Reparties
et bons mots.
2022.05.21 /oma@omacinem.fr
Il fut un temps, paraît-il, où on sauvait sa tête avec un mot d’esprit.
J’imagine mieux le temps où un mot d’esprit la fait perdre.
(Montherlant)
L'archevêque : Sachez qu'on juge un homme à ses fréquentations.
Ponceludon : On a tort Monseigneur. Judas en avait d'excellentes.
Un courtisan : Il est moins sot qu'il en a l'air .
Ponceludon : C'est toute la différence entre vous et moi Monsieur.
Le roi Louis XVI : Faites-nous un mot, là, au débotté. Sur moi par exemple.
Ponceludon : Sire, le roi n'est pas un sujet !
(dans le film Ridicule)
Le Vicomte : Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule !
Cyrano ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter :
Ah ? …. Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule De Bergerac.
1966, débat télévisé entre le sénateur Fritz Hollings et son adversaire républicain Henry McMaster.
McMaster invite Fritz à effectuer un test de dépistage de drogue.
Fritz : «Je ferai un test de drogues, si vous faites un test de QI»
A la fin d'un dîner organisé par Winston Churchill, le maître d'hôtel présente la cave à cigare aux invités.
L'un d'entre eux en prends cinq et déclare : c'est pour la route.
Et Churchill lui répond : merci d'être venu d'aussi loin.
Londres. Seconde guerre mondiale. De gaulle prie Churchill de le voir le plus tôt possible.
- Disons à 7 heures, monsieur le premier ministre
Mais Churchill n’aime guère les levers matinaux et lui réplique :
-Pourquoi pas 6 heures, mon général ? Nous pourrions prendre la douche
ensemble
Paul de Castagnac, se battait souvent en duel;
en avoir un avec lui, c'était la notoriété assurée, pratiquement du jour au lendemain.
De ce fait, il était très souvent provoqué.
Un jour, entre autres, par un jeune journaliste, avide de gloire.
- Très bien, dit Castagnac, nous nous battrons.
Mais comme je suis l'insulté, je peux choisir les armes.
Eh bien, j'ai lu vos articles, je choisis l'orthographe, vous êtes mort.
Paul de Castagnac, député et journaliste, interpella, un jour, un orateur qui se trouvait à la tribune de
l'Assemblée, en lui criant :
- Porc-épic ! Vous êtes un porc-épic, Monsieur.
- Retirez ce mot, monsieur de Castagnac, lui demanda le Président.
- Non.
- Je vous demande de le retirer.
- Très bien. Alors, je retire "épic", monsieur le Président.
Je pars pour une huitaine de jours, lui annonça une dame de ses amies.
Mais, comptez sur moi, je vous écrirai sans faute.
- Ne vous gênez pas pour moi, dit Rivarol, écrivez comme d'habitude.
Un écrivain de troisième ordre présente sa nouvelle
œuvre à Albert Capus :
- Cher ami, voici mon dernier livre
- Le dernier ? Parfait ! Parfait !
A quelqu'un qui lui indiquait que les Hollandais ont un dossier de 39
pages contre l'indépendance de la Belgique, Talleyrand de répliquer :
"quand on a raison, on n’écrit pas 39 pages."
Deux politiques anglais, Gladstone et Disraeli se firent la guerre pour le poste de premier ministre.
Ils eurent cet échange houleux :
- Vous, vous finirez pendu ou miné par une maladie vénérienne ! s'exclama
Gladstone
- Cela dépendra, cher ami, de qui j'aurai épousé : vos principes ou votre
maîtresse… contre-attaqua Disraeli
- C’est bien beau de faire des discours, mais nous voulons des propositions
concrètes.
- (Adlai) Stevenson : Voici ma proposition : si nos adversaires cessent de dire des
mensonges sur nous, eh bien je m’abstiendrai de dire la vérité sur eux.
Un corsaire français est fait prisonnier par les anglais :
- Monsieur, vous vous battez pour de l'argent;
nous autres anglais, nous nous battons pour l'honneur.
- Monsieur, on se bat pour ce que l'on ne possède pas.
A un spectateur qui arrive en retard et
demande :
- J’ai manqué le 1er acte
- (Tristan Bernard de répondre) :
Rassurez-vous, l’auteur aussi !
Un auteur médiocre s’adresse avec emphase à Saint-Evremond :
- Je voudrai travailler à un ouvrage auquel
personne n’aurait jamais travaillé et ne
travaillera jamais
- Eh bien, travaillez à votre éloge, monsieur !
Au milieu d’un dîner bien arrosé, un invité se vante auprès de Marcel Aymé
- Moi je me suis fait tout seul
- Ah, monsieur vous déchargez Dieu d’une bien grande responsabilité
- J'aime bien votre livre, dit un éditeur à un auteur.
Sauf la fin.
- Pourquoi ?
- Elle est trop loin du début !
(Jacques Séguéla)
- Un cheval, mon royaume pour un cheval,
déclamait un acteur
- Un âne ne suffirait pas ?
lance un spectateur du balcon
- Mais bien sûr, descendez donc, cher monsieur!
Prêter à rire
est sans intérêt.
Si haut qu'on monte,
on finit toujours par des cendres.
(Henri Rochefort)
Etre dans le vent :
une ambition de feuille morte..
(Guillaume Thibon)
La Bible
ne fait pas le moine.
(Alexandre Breffort)
N'oublie pas qu'on écrit avec un
dictionnaire et une corbeille à papier.
Tout le reste n'est que litres et
ratures.
(Antoine Blondin)
Au rugby, contrairement à
l’amour,
on plaque quelqu’un pour
l’empêcher de partir.
(Serge Simon in Ce petit c’est un neuf dur)
- A quoi est due la
chute d'Adam et Eve ?
- C'était une erreur de Genèse.
(Boris Vian)
- Toi, tu mets ton point d'honneur
à ne pas être dans le vent !
- J'ai peur de m'enrhumer.
(Jean Anouilh)
Pourquoi lave-t-on une injure alors qu'on essuie un affront ?
(Alphonse Allais)
George Bernard Shaw répondit un jour à un jeune
auteur qui lui avait envoyé un manuscrit:
- Votre texte est à la fois bon et original.
Malheureusement, les parties qui sont bonnes
ne sont pas originales, et les parties qui sont
originales ne sont pas bonnes
Tristan Bernard écrivit à l'un de ses critiques le billet
suivant :
"Monsieur, je me trouve dans la pièce la plus
exiguë de mon appartement, et le siège où je
me tiens est en porcelaine. J'ai devant moi le
texte de votre critique parue hier, et dans un
instant il sera derrière moi"
Alors que Feydeau vient reprendre son vestiaire à
l’entracte
- Mais monsieur Feydau il y a encore un
acte …
- C‘est pour pour cela que je m’en vais.
Jean Anouilh reçoit d'un directeur de théâtre deux
places pour une "première", avec le mot suivant :
- Venez avec un ami, si vous en avez un.
Et répond à cette offense bien gratuite par le
mot suivant :
- Je viendrai à la seconde représentation, s'il y
en a une.
En 1937, Otto Abetz, ambassadeur de l'Allemagne nazie, découvre "Guernica" exposé pour la première fois au
public.
- C'est vous qui avez fait cette horreur ? demande-t-il à Picasso
- Non, c'est vous, répond Picasso.
Pablo Picasso dînait dans un restaurant en griffonnant des choses sur la nappe en papier.
Le patron, au moment de l'addition :
- Maître, vous être bien entendu mon invité, si vous daignez signer cette nappe.
- Cher ami, je veux bien payer mon dîner, mais je n'ai nulle intention d'acheter
votre restaurant.
Dans un restaurant le Premier Ministre britannique David Lloyd George cherche les toilettes,
Churchill lui indique le chemin :
« Là-bas, au fond : vous verrez écrit Gentlemen.
Vous entrerez quand même »
Je préfère
le vin d'ici
à l'eau delà !
(Francis Blanche)
La Mode,
c'est ce qui se démode.
(Coco Chanel)
J'avance dans
l'hiver
à force
de printemps.
(Prince de Ligne)
Rien de plus
sale
que l'amour-propre.
(Marguerite Yourcenar)
Nous sommes tous les deux
voisins du ciel, Madame,
Puisque vous êtes belle
et puisque je suis vieux.
(Victor Hugo)
Francis Blanche,
à un journaliste qui lui demandait
d'expliquer la mécanique du rire :
N'insistez pas,
je n'y suis pour Bergson.
Diogène, à un chauve qui l'insultait :
Je ne vais pas être insolent envers
toi, mais je félicite tes cheveux
d'avoir abandonné une sale tête.
Groucho Marx, sortant d'un dîner soporifique :
J'ai passé une excellente soirée,
mais ce n'était pas celle là.
Pendant la guerre, un homme d’affaires cherche à rencontrer Churchill et réussit à l’aborder :
- Monsieur le Premier Ministre, est-ce que je vous ai déjà parlé de mon neveu ?
- Non, jamais, et je vous en suis reconnaissant.
- Winston Churchill, vous êtes ivre ! (Lady Astor)
- Et vous, Madame, vous êtes laide.
Mais moi, demain, je serai sobre !
Un jour, alors qu'il recevait la féministe Lady Astor, cette dernière lui lança :
-Winston, si j'étais votre femme, je mettrais du poison dans votre verre! .
- Eh bien moi, Nancy, si j'étais votre mari, je le boirais !
Churchill entend un député chuchoter :
- Il est paraît que le vieux est en train de devenir gâteux …
- Il paraît même qu’il devient sourd ! (Churchill)
Le général Bonaparte interroge Talleyrand sur le directoire :
Trois tiers : des faibles, des pourris, des modérés.
- Vous êtes le roi de la conversation en Europe (Napoléon à Talleyrand).
Quel est donc votre secret ?
- Sire, je choisis toujours le terrain de la conversation. Je n’accepte que là où j’ai quelque
chose à dire. Je ne réponds rien au reste. En général, je ne me laisse pas questionner, excepté
par vous, ou, si on me demande quelque chose, c’est moi qui ai suggéré les questions.
Si la conversation de M. de Talleyrand
était à vendre, je m’y ruinerais !
(Germaine de Staël)
Il est le seul avec lequel
je puisse causer.
(Bonaparte, à propos de Talleyrand)
Un jour que Louis XVIII avait tenu conseil pendant trois
heures et que l’on demandait à Talleyrand ce qui s’était
passé,
il répondit : «Trois heures»
Si cela va sans le dire,
cela ira encore mieux en le disant.
(6 octobre 1814, Talleyrand) Grand diplomate, le prince de Talleyrand détestait
l'ambiguïté dans les traités internationaux et aimait que les choses fussent dites
clairement.
Lors d'un débat politique animé, le nationaliste Paul Déroulède lance au poète Paul Arène :
- Moi, je suis un convaincu !
- Ne vous en faites pas, vous prendrez votre revanche
Alors qu’on vient de faire l’éloge d’André Dupin, président de la Chambre des députés, un auteur
déclare:
«Je savais qu’on pouvait l’acheter,
mais j’ignorais qu’on pouvait le louer.»
Pour remercier le prêtre, propriétaire du jardin attenant à son cabinet de travail,
d'avoir élagué l'arbre qui assombrissait son bureau,
Clemenceau lui envoya un mot commençant ainsi :
- Je puis bien vous appeler mon père puisque vous m’avez donné le jour.
En retour, le prêtre lui adressa une lettre qui débutait par :
- Je puis bien vous appeler mon fils puisque, grâce à moi, vous avez entrevu le
ciel.
Un père Jésuite demande son chemin à Alphonse Allais, réponse de l'humoriste :
Vous ne trouverez jamais mon père, c'est tout droit.
Au Conservatoire national d'art dramatique, Louis Jouvet, professeur à François Périer, jeune élève :
- Si Molière voit comment tu interprètes ton Don Juan, il doit se retourner
dans sa tombe.
Et Périer de répliquer du même ton :
- Comme vous l'avez joué avant moi, ça le remettra en place.
Le général de Gaulle voit s'avancer vers lui Churchill vêtu comme un dandy :
- Mais c'est le carnaval de Londres !
- Mon cher, répond Churchill, tout le monde ne peut pas s'habiller en
soldat inconnu !
Anna Tyskiewicz, future comtesse Potocka, cachait avec soin un strabisme divergent.
Mais Talleyrand, le plus célèbre pied-bot de l'Histoire connaissait cette infirmité.
Un jour, elle s'avisa de lui demander :
- Comment allez-vous, Prince ?
- Comme vous voyez, madame, répondit Talleyrand.

WIN#41-BonMots.pdf

  • 1.
    Reparties et bons mots. 2022.05.21/oma@omacinem.fr Il fut un temps, paraît-il, où on sauvait sa tête avec un mot d’esprit. J’imagine mieux le temps où un mot d’esprit la fait perdre. (Montherlant)
  • 2.
    L'archevêque : Sachezqu'on juge un homme à ses fréquentations. Ponceludon : On a tort Monseigneur. Judas en avait d'excellentes. Un courtisan : Il est moins sot qu'il en a l'air . Ponceludon : C'est toute la différence entre vous et moi Monsieur. Le roi Louis XVI : Faites-nous un mot, là, au débotté. Sur moi par exemple. Ponceludon : Sire, le roi n'est pas un sujet ! (dans le film Ridicule) Le Vicomte : Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule ! Cyrano ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter : Ah ? …. Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule De Bergerac.
  • 3.
    1966, débat téléviséentre le sénateur Fritz Hollings et son adversaire républicain Henry McMaster. McMaster invite Fritz à effectuer un test de dépistage de drogue. Fritz : «Je ferai un test de drogues, si vous faites un test de QI» A la fin d'un dîner organisé par Winston Churchill, le maître d'hôtel présente la cave à cigare aux invités. L'un d'entre eux en prends cinq et déclare : c'est pour la route. Et Churchill lui répond : merci d'être venu d'aussi loin. Londres. Seconde guerre mondiale. De gaulle prie Churchill de le voir le plus tôt possible. - Disons à 7 heures, monsieur le premier ministre Mais Churchill n’aime guère les levers matinaux et lui réplique : -Pourquoi pas 6 heures, mon général ? Nous pourrions prendre la douche ensemble
  • 4.
    Paul de Castagnac,se battait souvent en duel; en avoir un avec lui, c'était la notoriété assurée, pratiquement du jour au lendemain. De ce fait, il était très souvent provoqué. Un jour, entre autres, par un jeune journaliste, avide de gloire. - Très bien, dit Castagnac, nous nous battrons. Mais comme je suis l'insulté, je peux choisir les armes. Eh bien, j'ai lu vos articles, je choisis l'orthographe, vous êtes mort. Paul de Castagnac, député et journaliste, interpella, un jour, un orateur qui se trouvait à la tribune de l'Assemblée, en lui criant : - Porc-épic ! Vous êtes un porc-épic, Monsieur. - Retirez ce mot, monsieur de Castagnac, lui demanda le Président. - Non. - Je vous demande de le retirer. - Très bien. Alors, je retire "épic", monsieur le Président.
  • 5.
    Je pars pourune huitaine de jours, lui annonça une dame de ses amies. Mais, comptez sur moi, je vous écrirai sans faute. - Ne vous gênez pas pour moi, dit Rivarol, écrivez comme d'habitude. Un écrivain de troisième ordre présente sa nouvelle œuvre à Albert Capus : - Cher ami, voici mon dernier livre - Le dernier ? Parfait ! Parfait ! A quelqu'un qui lui indiquait que les Hollandais ont un dossier de 39 pages contre l'indépendance de la Belgique, Talleyrand de répliquer : "quand on a raison, on n’écrit pas 39 pages."
  • 6.
    Deux politiques anglais,Gladstone et Disraeli se firent la guerre pour le poste de premier ministre. Ils eurent cet échange houleux : - Vous, vous finirez pendu ou miné par une maladie vénérienne ! s'exclama Gladstone - Cela dépendra, cher ami, de qui j'aurai épousé : vos principes ou votre maîtresse… contre-attaqua Disraeli - C’est bien beau de faire des discours, mais nous voulons des propositions concrètes. - (Adlai) Stevenson : Voici ma proposition : si nos adversaires cessent de dire des mensonges sur nous, eh bien je m’abstiendrai de dire la vérité sur eux. Un corsaire français est fait prisonnier par les anglais : - Monsieur, vous vous battez pour de l'argent; nous autres anglais, nous nous battons pour l'honneur. - Monsieur, on se bat pour ce que l'on ne possède pas.
  • 7.
    A un spectateurqui arrive en retard et demande : - J’ai manqué le 1er acte - (Tristan Bernard de répondre) : Rassurez-vous, l’auteur aussi ! Un auteur médiocre s’adresse avec emphase à Saint-Evremond : - Je voudrai travailler à un ouvrage auquel personne n’aurait jamais travaillé et ne travaillera jamais - Eh bien, travaillez à votre éloge, monsieur ! Au milieu d’un dîner bien arrosé, un invité se vante auprès de Marcel Aymé - Moi je me suis fait tout seul - Ah, monsieur vous déchargez Dieu d’une bien grande responsabilité - J'aime bien votre livre, dit un éditeur à un auteur. Sauf la fin. - Pourquoi ? - Elle est trop loin du début ! (Jacques Séguéla) - Un cheval, mon royaume pour un cheval, déclamait un acteur - Un âne ne suffirait pas ? lance un spectateur du balcon - Mais bien sûr, descendez donc, cher monsieur!
  • 8.
    Prêter à rire estsans intérêt. Si haut qu'on monte, on finit toujours par des cendres. (Henri Rochefort) Etre dans le vent : une ambition de feuille morte.. (Guillaume Thibon) La Bible ne fait pas le moine. (Alexandre Breffort)
  • 9.
    N'oublie pas qu'onécrit avec un dictionnaire et une corbeille à papier. Tout le reste n'est que litres et ratures. (Antoine Blondin) Au rugby, contrairement à l’amour, on plaque quelqu’un pour l’empêcher de partir. (Serge Simon in Ce petit c’est un neuf dur) - A quoi est due la chute d'Adam et Eve ? - C'était une erreur de Genèse. (Boris Vian) - Toi, tu mets ton point d'honneur à ne pas être dans le vent ! - J'ai peur de m'enrhumer. (Jean Anouilh) Pourquoi lave-t-on une injure alors qu'on essuie un affront ? (Alphonse Allais)
  • 10.
    George Bernard Shawrépondit un jour à un jeune auteur qui lui avait envoyé un manuscrit: - Votre texte est à la fois bon et original. Malheureusement, les parties qui sont bonnes ne sont pas originales, et les parties qui sont originales ne sont pas bonnes Tristan Bernard écrivit à l'un de ses critiques le billet suivant : "Monsieur, je me trouve dans la pièce la plus exiguë de mon appartement, et le siège où je me tiens est en porcelaine. J'ai devant moi le texte de votre critique parue hier, et dans un instant il sera derrière moi" Alors que Feydeau vient reprendre son vestiaire à l’entracte - Mais monsieur Feydau il y a encore un acte … - C‘est pour pour cela que je m’en vais. Jean Anouilh reçoit d'un directeur de théâtre deux places pour une "première", avec le mot suivant : - Venez avec un ami, si vous en avez un. Et répond à cette offense bien gratuite par le mot suivant : - Je viendrai à la seconde représentation, s'il y en a une.
  • 11.
    En 1937, OttoAbetz, ambassadeur de l'Allemagne nazie, découvre "Guernica" exposé pour la première fois au public. - C'est vous qui avez fait cette horreur ? demande-t-il à Picasso - Non, c'est vous, répond Picasso. Pablo Picasso dînait dans un restaurant en griffonnant des choses sur la nappe en papier. Le patron, au moment de l'addition : - Maître, vous être bien entendu mon invité, si vous daignez signer cette nappe. - Cher ami, je veux bien payer mon dîner, mais je n'ai nulle intention d'acheter votre restaurant. Dans un restaurant le Premier Ministre britannique David Lloyd George cherche les toilettes, Churchill lui indique le chemin : « Là-bas, au fond : vous verrez écrit Gentlemen. Vous entrerez quand même »
  • 12.
    Je préfère le vind'ici à l'eau delà ! (Francis Blanche) La Mode, c'est ce qui se démode. (Coco Chanel) J'avance dans l'hiver à force de printemps. (Prince de Ligne) Rien de plus sale que l'amour-propre. (Marguerite Yourcenar)
  • 13.
    Nous sommes tousles deux voisins du ciel, Madame, Puisque vous êtes belle et puisque je suis vieux. (Victor Hugo) Francis Blanche, à un journaliste qui lui demandait d'expliquer la mécanique du rire : N'insistez pas, je n'y suis pour Bergson. Diogène, à un chauve qui l'insultait : Je ne vais pas être insolent envers toi, mais je félicite tes cheveux d'avoir abandonné une sale tête. Groucho Marx, sortant d'un dîner soporifique : J'ai passé une excellente soirée, mais ce n'était pas celle là.
  • 14.
    Pendant la guerre,un homme d’affaires cherche à rencontrer Churchill et réussit à l’aborder : - Monsieur le Premier Ministre, est-ce que je vous ai déjà parlé de mon neveu ? - Non, jamais, et je vous en suis reconnaissant. - Winston Churchill, vous êtes ivre ! (Lady Astor) - Et vous, Madame, vous êtes laide. Mais moi, demain, je serai sobre ! Un jour, alors qu'il recevait la féministe Lady Astor, cette dernière lui lança : -Winston, si j'étais votre femme, je mettrais du poison dans votre verre! . - Eh bien moi, Nancy, si j'étais votre mari, je le boirais ! Churchill entend un député chuchoter : - Il est paraît que le vieux est en train de devenir gâteux … - Il paraît même qu’il devient sourd ! (Churchill)
  • 15.
    Le général Bonaparteinterroge Talleyrand sur le directoire : Trois tiers : des faibles, des pourris, des modérés. - Vous êtes le roi de la conversation en Europe (Napoléon à Talleyrand). Quel est donc votre secret ? - Sire, je choisis toujours le terrain de la conversation. Je n’accepte que là où j’ai quelque chose à dire. Je ne réponds rien au reste. En général, je ne me laisse pas questionner, excepté par vous, ou, si on me demande quelque chose, c’est moi qui ai suggéré les questions. Si la conversation de M. de Talleyrand était à vendre, je m’y ruinerais ! (Germaine de Staël) Il est le seul avec lequel je puisse causer. (Bonaparte, à propos de Talleyrand) Un jour que Louis XVIII avait tenu conseil pendant trois heures et que l’on demandait à Talleyrand ce qui s’était passé, il répondit : «Trois heures» Si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant. (6 octobre 1814, Talleyrand) Grand diplomate, le prince de Talleyrand détestait l'ambiguïté dans les traités internationaux et aimait que les choses fussent dites clairement.
  • 16.
    Lors d'un débatpolitique animé, le nationaliste Paul Déroulède lance au poète Paul Arène : - Moi, je suis un convaincu ! - Ne vous en faites pas, vous prendrez votre revanche Alors qu’on vient de faire l’éloge d’André Dupin, président de la Chambre des députés, un auteur déclare: «Je savais qu’on pouvait l’acheter, mais j’ignorais qu’on pouvait le louer.» Pour remercier le prêtre, propriétaire du jardin attenant à son cabinet de travail, d'avoir élagué l'arbre qui assombrissait son bureau, Clemenceau lui envoya un mot commençant ainsi : - Je puis bien vous appeler mon père puisque vous m’avez donné le jour. En retour, le prêtre lui adressa une lettre qui débutait par : - Je puis bien vous appeler mon fils puisque, grâce à moi, vous avez entrevu le ciel. Un père Jésuite demande son chemin à Alphonse Allais, réponse de l'humoriste : Vous ne trouverez jamais mon père, c'est tout droit.
  • 17.
    Au Conservatoire nationald'art dramatique, Louis Jouvet, professeur à François Périer, jeune élève : - Si Molière voit comment tu interprètes ton Don Juan, il doit se retourner dans sa tombe. Et Périer de répliquer du même ton : - Comme vous l'avez joué avant moi, ça le remettra en place. Le général de Gaulle voit s'avancer vers lui Churchill vêtu comme un dandy : - Mais c'est le carnaval de Londres ! - Mon cher, répond Churchill, tout le monde ne peut pas s'habiller en soldat inconnu ! Anna Tyskiewicz, future comtesse Potocka, cachait avec soin un strabisme divergent. Mais Talleyrand, le plus célèbre pied-bot de l'Histoire connaissait cette infirmité. Un jour, elle s'avisa de lui demander : - Comment allez-vous, Prince ? - Comme vous voyez, madame, répondit Talleyrand.