TUNIS OPEN 2013

1 150 vues

Publié le

TENNIS: The official Magazine of the Open of Tunisia 2013.

Publié dans : Sports
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 150
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
13
Actions
Partages
0
Téléchargements
0
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

TUNIS OPEN 2013

  1. 1. 1Tunis Open 2013
  2. 2. 2 Tunis Open 2013
  3. 3. 3Tunis Open 2013
  4. 4. 4 Tunis Open 2013
  5. 5. 5Tunis Open 2013
  6. 6. 6 Tunis Open 2013 Président du Comité National Olympique Tunisien La 12ème édition du Tunis Open doit être perçue comme un motif de fierté pour l’ensemble de la famille du Tennis tunisien, tant est-il, aujourd’hui, ancré, grâce au dévoue- ment de toute une génération de dirigeants et d’adhérents du Tennis Club de Tunis, dans les mœurs du mouvement sportif et olympique tunisien. Je voudrais, à l’occasion, rendre un vibrant hommage au pionnier Mohamed Ben Smail. C’est grâce à lui que Tunis a son Open. Nous lui devons tous une fière chandelle de nous avoir appris à servir sans compter et à faire du club un modèle d’école de formation de jeunes et de champions. Le tennis Club qui fête, aujourd’hui, ses 90 ans et le Tunis Open sont, en effet, l’incarnation de la réussite sportive et de la consécration des nobles valeurs du sport telles que vé- hiculées par la Charte Olympique que j’ai l’honneur, depuis peu, de défendre à la tête d’un nouveau comité national olympique fortement animé par la volonté de revaloriser la pratique sport- ive en tant que vecteur de rassemblement, de solidarité et de performance. Puisse cette 12ème édition de l’Open, sous la con- duite de l’enfant du club Mongi Bouhlila et avec le bienveillant concours des autorités publiques et des sponsors fidèles, être couronnée de succès et contribuer à véhiculer, à nos hôtes, au monde du Tennis et du Sport en général, une image re- splendissante de la Tunisie nouvelle, la Tunisie de la Liberté, de la Démocratie et de la Paix. Bonne chance à tous les compétiteurs MehrezBoussayene
  7. 7. 7Tunis Open 2013
  8. 8. 8 Tunis Open 2013 1923…2013 ; quatre vingt dix ans … et toutes ses dents Président TCT Le TENNIS CLUB DE TUNIS, doyen des clubs de tennis et l’un des plus anciens clubs sportifs tunisiens, fête cette an- née ses quatre vingt dix ans d’existence. A lui seul il renferme un pan de l’histoire de la Tunisie et ceux qui en ont une connais- sance profonde mesurent sans nul doute l’honneur et le plaisir d’appartenir à ce club. Mais aujourd’hui et depuis quelque temps, qui dit TCT dit TUNIS OPEN. Le TUNIS OPEN murit et grandit. Il commence à ac- quérir une immunité qui lui permettra de résister aux aléas de l’histoire. Quoi de mieux comme preuve que cette merveilleuse édition 2012 après le « break révolutionnaire » ! L’an passé le TU- NIS OPEN a crevé l’écran en se faisant aider par un nouveau né, le NANA TROPHY dont le succès à dépassé les attentes. Malgré une conjoncture nationale difficile sur tous les plans, le TCT et son comité directeur ont tenu à continuer l’aventure en 2013. Le TUNIS OPEN et le NANA TROPHY sont de ces rares événements sportifs et touristiques capables de véhiculer une image positive de la Tunisie, celle d’un pays serein, accueillant et sûr. D’ailleurs les deux tournois se présentent cette année sous les meilleurs auspices et les deux tableaux féminin et masculin sont très relevés; c’est là une première satisfaction pour l’édition 2013. Le TUNIS OPEN n’est pas qu’une manifestation sport- ive, c’est également une magnifique aventure humaine. Il a pu fédérer autour d’un beau challenge sportif une grande chaine de bénévoles, motivés, il est vrai, par l’appui d’un ensemble de sponsors convaincus de la bonne cause. Mais la boucle ne se- rait pas bouclée sans l’implication des medias, qui, plusieurs semaines durant, propulsent le TUNIS OPEN au devant de la scène sportives nationale et internationale. La force du TUNIS OPEN est sa réussite à fidéliser ses partenaires de tout bord et c’est là le principal atout de cet événement : que ceux-ci sans exception trouvent ici nos marques de sympathie et de reconnaissance. Comme chaque année, le TUNIS OPEN intègre des nouveautés qui lui permettent de se rapprocher des plus grands tournois du monde. Nous mettrons en place sur le court central un système radar permettant de mesurer et afficher la vitesse de la balle, information très prisée par le public. Un nouveau système d’affichage à Led sera égale- ment installé sur les courts de compétition. Ce système sera utilisé pour l’affichage du score et exploité pour la promotion de nos sponsors. Les enjeux sportifs restent les mêmes, à savoir of- frir au public tunisien le spectacle du tennis de haut niveau mais aussi et surtout donner l’opportunité à nos joueurs et joueuses de se mesurer aux meilleurs. Le tennis national n’en sortira que grandi. Merci encore à tout ceux qui font perpétuer la tradi- tion du TUNIS OPEN. Mongi Bouhlila
  9. 9. 9Tunis Open 2013 Par Yamen Ben Ali LOGO OFFICIEL DU TUNIS OPEN
  10. 10. 10 Tunis Open 2013 IMAGE « Réunir toutes les conditions pour faire du Tunis Open un Grand évènement » Traditionnellement situé à quelques semaines de Rolland Garros, grand schelem par excellence sur terre battue, le Tunis Open représente pour les joueurs l’opportunité idéale pour se préparer à cette échéance. Ceci motive des tennis- men de très haut niveau à être au rendez vous du Tunis Open. L’édition 2013 revêt une saveur bien particulière puisque coïncidant avec la célébration du quatre vingt dixième an- niversaire du TCT (Tennis Club de Tunis). A cette occasion et afin de faire de ce tournoi et de celui qui le précède, le Nana Trophy une réussite et un grand évènement de sport, dégageant la belle image de la Tunisie, l’équipe d’organisation, forte de son expérience et motivée, soutenue par des partenaires chaque année mobilisés et voulant contribuer à cette saga, s’est engagée à redou- bler d’efforts pour rehausser davantage le niveau de cette quinzaine et présenter aux amoureux du tennis un tableau attractif à la hauteur de leur attente et même au delà de leur espérance. Nous veillons, de même, à interpeller les différents médias pour assurer la visibilité du tournoi et sa couverture. Mission à laquelle ils s’investissement avec suc- cès et qui sera autrement plus importante durant l’actuelle édition afin de présenter une image différente de celle con- sidérablement entachée cette année par les évènements sociopolitiques dans notre pays. KARIM BEN AMMAR Membre du TCT et directeur du Tunis Open
  11. 11. 11Tunis Open 2013 FRIDA DARGHOUTH Membre du bureau du TCT et directrice du Nana Trophy « Le niveau du tournoi féminin plus élevé cette année» Le Nana trophy, initié et lancé l’année dernière par les soins de Monsieur Aziz Zouhir, président directeur général du groupe Sancella, lui-même ancien joueur de tennis, a connu pour sa première édition un succès retentissant et un afflux du public, un engouement au delà des prévisions. Ce tournoi international féminin, doté de 25000 dollars a at- tiré plusieurs bonnes joueuses (44) et s’est avéré d’un niveau assez rehaussé. Cette année 58 joueuses de 28 nationalités différentes se sont inscrites à cette semaine de tennis. Nous nous attendons, donc, à un niveau autrement plus élevé. Déjà, durant la première édition, les tenniswomen avaient hautement apprécié le cadre agréable et accueillant du TCT, savouré nos prestations culinaires et étaient satisfaites des conditions de sécurité et ceux d’une organisation aussi mé- ticuleuse que respectueuse des timings et soucieuse de leur confort et leur concentration. Pour ma première expéri- ence en tant que directrice du tournoi féminin, je peux me vanter d’avoir relevé le défi et gagné le challenge aidée en cela par une équipe rodée et aguerrie à l’organisation de pa- reilles manifestations. Cette année, nous comptons faire encore plus pour nos hôtes et nous nous sommes engagés à leur assurer le transfert de l’aéroport à l’hôtel, prestation qui ne figure pas dans le cahier des charges des tournois ITF dotés de 25 000 dollars. La performance d’Ons Jeber durant l’édition écoulée nous a tous fait rêver et vibrer. Nous avons retenu notre souffle jusqu’à la finale palpitante contre la polonaise Sandra Za- niewska, perdue (2 sets à 1). Ses apparitions sur le court cen- tral ont drainé un public fervent et passionné totalement ac- quis à sa cause et séduit par son aura. Il ne nous est pas interdit d’espérer que cette année, elle fasse mieux!
  12. 12. 12 Tunis Open 2013 SOMMAIRE 04- Le mot du président de la délégation spéciale de Tunis. 06- Le mot du président du CNOT. 08- Le mot du président du TCT et du comité d’organisation. 10- Le mot du directeur du Tunis Open. 11- Le mot de la directrice du Nana Trophy. 14- Le mois de la balle jaune. 16- Aziz Zouhir Président de Sotupa. 20- Une rafraichissante saga. 22- Le palmarès. 24- Tunisie Télécom. 26- Il n’y avait pas photo. 28- Habib Ammar Directeur général ONTT. 31- Présentation du Logo Officiel du Tunis Open. 32- Nana Trophy; Né sous une bonne étoile. 34- Tableau Dames. 46- Tableau Messieurs. 48- Tarek Cherif Président de la CONECT et de la CAT. 50- Mehdi Mahjoub Président-directeur général de City Cars KIA. 52- Lotfi Abdennadher Président-directeur général Group Abdennadher. 53- Hamadi Smaoui Directeur général ABC. 54- Lotfi Zeghdana Directeur Général Adjoint Shems FM. 56- Nabil Sinaoui Directeur de l’hôtel Regency. 58- Ahmed Karam président du directoire d’Amen Bank. 60- Leila Ridha Directrice Argania. 62- Nizar Chaari PDG Tunivisions. 64- LE TUNIS OPEN: Un tournoi à enjeux. 66- Organigramme comité d’organisation. 68- L’histoire s’écrit aussi en images. 36- Ons Jabeur... Pourra-t-elle faire mieux? 38- Mohamed Frikha PDG Syphax Airlines. 42- Malek Jaziri ou l’étoffe des grands champions.
  13. 13. 13Tunis Open 2013
  14. 14. 14 Tunis Open 2013 NotreTunisieabesoindesonTunisOpen 31 ans d’existence, et toujours autant d’ambition ! Tel pourrait être la devise du Tunis Open de tennis, dont la 12ème édition aura lieu cette an- née du 29 avril au 5 mai. Et les raisons d’aller ad- mirer les prouesses des pros de la balle jaune au Tennis Club de Tunis sont nombreuses. Le ciel de Tunis n’a que faire du célèbre adage « en avril, ne te découvre pas d’un fil ». C’est sous le soleil, à la saison où les gladiateurs en raquette se démènent sur la terre battue jusqu’à l’étape finale, porte d’Auteuil, que la grande messe du tennis rassemblera les aficionados d’un sport qui perce de plus en plus en Tunisie. Les exploits de nos champions Malek Jaziri et Ons Jabeur ces dernières années ne sont pas passés inaperçus, et inspireront sans doute une nouvelle génération de joueurs qui tutoiera les sommets, si les efforts engagés se poursui- vent. Alors que la Tunisie attend toujours qu’un de ses enfants soit couronné à domicile, la concur- rence sera rude cette année pour les 125 points ATP. Le Tunis Open est en outre doté, depuis 2010, de 125.000 dollars. Le mois de la balle jaune disions-nous… Les fans de tennis auront concrètement droit à trois se- maines d’émotion, de rencontres intenses et de célébration, dès le 15 avril ! Dans le cadre des festivités de son 90ème an- niversaire, le TCT a en effet l’honneur de vous annoncer la naissance du « 1st Senior Open of Tennis Club de Tunis », un nouveau rendez- vous pour les joueurs vétérans du monde en- tier destiné à promouvoir la destination Tunisie par le sport. Du 15 au 19 avril, le Senior Open a remonté le temps et vous a rapproché des étoiles de la constellation Tennis qui vous ont fait aimer ce sport décidément si spécial. Le rythme s’accélère à partir du 22 avril, et jusqu’au 28 du mois, avec le tournoi WTA Nana Trophy ! Née en 2012, la petite sœur du Tunis Open a vu s’imposer pour sa première édition la Polonaise Sandra Za- niewska, face à la Tunisienne Ons Jabeur, sur le score de 4-6, 6-4, 6-2 en finale. Les championnes sont de retour au TCT cette an- née, et se disputeront les 25.000 dollars de dotation. Sponsorisé par Nana, marque notoire sur le marché de l’hygiène féminine appartenant au groupe San- cella, le Nana Trophy précède donc le Tunis Open, qui clôt une période faste pour le tennis en Tunisie. LE MOIS DE LABALLE JAUNE
  15. 15. 15Tunis Open 2013 Vecteur essentiel de l’image à l’échelle internationale, le sport a fait connaître les charmes de Barcelone et de Pékin à la planète à l’occasion des Jeux Olympiques (respectivement 1992 et 2008). Le sport pourrait être un des meilleurs atouts dans la manche des professionnels du tourisme, voire la carte gagnante dans une partie de reconquête des marchés internationaux qui s’annonce fort intéressante. Forte d’une expérience indéniable dans l’organisation des évènements sportifs (Jeux Méditerranéens en 2001, Coupe d’Afrique des Nations en 2004, mondial de Hand- ball en 2005 entre autres), la Tunisie gagnerait à rappeler à tout un chacun son amour du sport, dans toutes ses disciplines. LE SPORT, OU COMMENT SÉDUIRE AUTREMENT Une expérience dont peut aussi se prévaloir le Tu- nis Open, fringuant trentenaire né en 1982 sous l’impulsion de M’hamed Ben Ismaïl. Ambitionnant de créer une compétition de haut niveau respec- tée et attractive pour les pros du circuit ATP, il sem- ble avoir réussi son coup. 31 ans après, le Tunis Open est plus en forme que jamais, et prêt à ravir les aficionados de la balle jaune. Le tournoi a vu s’épanouir de futurs grands espoirs du tennis à l’instar du Français Gaël Monfils, vainqueur en 2005. Le TCT fut aussi une terre de consécration pour des champions établis comme l’Argentin Gaston Gaudio, sacré à Tunis en 2009 et vainqueur de Roland-Garros en 2004 au terme d’une finale littéralement folle. Dans les années 80, c’est le Suédois Henrik Sund- ström, vainqueur en 1983 et 1984, l’Espagnol Emilio Sanchez et l’Iranien Mansour Bahrami, entre au- tres, qui ont fait la joie des spectateurs à Tunis. Leurs successeurs, dont des joueurs du Top 100 mondial, affuteront leur jeu et dégaineront les ra- quettes du côté de l’avenue Alain Savary à Tunis. La tradition se perpétue désormais tous les ans au printemps, et quel beau sentiment que celui de voir une mécanique bien huilée rouler sans accrocs, tout en laissant son charme s’affiner de tournoi en tournoi. LE TUNIS OPEN, UN JEUNE HOMME QUIALE VENT EN POUPE
  16. 16. 16 Tunis Open 2013 « Il existe une très grande histoire d’amour entre le Tunis Open et moi» Aziz Zouhir ne s’est pas improvisé mécène du sport, il a prof- ité d’un héritage quasi congénital transmis de son paterne, président de l’un des clubs les plus prestigieux de Tunisie ; l’EST. Moncef Aziz au dévouement invétéré pour son club de cœur, l’EST, association étroitement liée aux destinées et du pays et de la famille Zouhir. La passion se transmet de père en fils et c’est valable pour le petit fils, aussi, Farouk, baigné dans un milieu familial où l’engagement pour le sport est plus qu’une passion, presqu’une religion. Entre le tennis et le ballon rond, le cœur d’Aziz Zouhir chavire mais c’est sur les courts qu’il fera ses preuves ainsi qu’une belle carrière. Pourtant, entre un derby décisif de l’EST et une finale du Tunis Open que Malek Jaziri disputerait, il hésite à déclarer où irait sa préférence et où il afficherait sa présence mais finit par avouer : «Ca, c’est une question difficile, ré- torque t’il amusé, mais je pense que j’irai au derby quand même. J’ai un grand amour pour le football et je suis un peu plus difficile au niveau tennis. Ceci dit, je souhaite vraiment que Malek ait de bons résultats, qu’il gagne l’Open cette an- née et qu’il parvienne à entrer dans les cinquante premiers mondiaux». Les tournois et les consécrations, il connait. Il gérera brille- ment un parcours de champion de 1969 à 1984, rem- portant des championnats au niveau national. Partisan de l’excellence, il glanera le titre glorieux de numéro un du ten- nis tunisien de 1976 à 1984 et fera parti de l’équipe tunisienne de coupe devis de 1978 à 1984. Il n’aime pas qu’on minimise la place du tennis tunisien clamant haut et fort que: «Le tennis a une grande histoire que les gens ont tendance à oublier. Nous avons des joueurs qui sont nés et se sont entraînés en Tunisie comme Nicola Pi- etrangeli l’italien, vainqueur à deux reprises de Rolland Garros, Pierre Darmon, neuf fois champion de France, Mustapha Belkhoja, champion junior de France, vainqueur de Rolland Garros junior. ces noms dénotent une grande tradition de ten- nis en Tunisie et il n’est guère étonnant de voir, de nos jours, des joueurs comme Malek Jaziri ou Ons Jaber briller. Pour moi, ce n’est pas surprise, affirme Aziz Zouhir!» Deux noms sont t’ils suffisants pour dorer le blason d’un sport taxé élitiste ou « Sport de riche » ? La réponse de Aziz Zouhir est toute prête: «En fait, ce qui n’a pas permis au tennis tunisien de véritablement évoluer, c’est essentiellement le manque d’infrastructure. Il n’y a pas eu une augmentation proportionnelle du nombre de terrains et celui de clubs par rapport à celle de la population. Les clubs existants n’ont pas, non plus, le nombre de terrains requis pour satisfaire la demande de ses membres et accueillir une respectable école de tennis en plus d’une équipe compétitive. Pour se faire, 12 courts doivent exister dans un seul club, au moins». La formation des cadres demeurent aussi le Talon d’Achille de ce sport? Aziz Zouhir confirme : «La formation des cadres n’a pas été faite d’une manière rationnelle et poussée. Ce ne sont pas des stages de 10 jours ou de 15 qui font des entraîneurs de tennis. Ce sont des longues études de sport avec une spécialisation d’au moins deux ans, après avoir été joueur. Nous avons besoin, de même, de locomotives, à l’instar de Malek Jaziri pour drainer les jeunes. La fédération et les clubs ont le devoir d’accompagner les jeunes joueurs depuis leur initiation jusqu’au circuit professionnel pour les aider à bien gérer leur plan de carrière. C’est à la fois une question de moyens et de savoir faire ainsi que de bons choix». Aziz Zouhir PDG SOTUPA SANCELLA
  17. 17. 17Tunis Open 2013
  18. 18. 18 Tunis Open 2013 «Les participants au Tunis Open peuvent devenir les ambassadeurs de la Tunisie pour rectifier l’image actuelle que dégage le pays» Loin des réserves que Aziz Zouhir peut émettre en ce qui concerne la gestion des carrières de tennismen et tenniswom- en, l’ancien champion, change de ton en évoquant le grand évènement du tennis national, le Tunis Open! Il dira: «Il existe une très grande histoire d’amour entre le TCT et moi et plus particulièrement entre le Tunis Open et moi. Et là je tiens à rendre hommage à Si Mohamed Ben Ismail, promoteur initial de cet évènement que j’ai aidé durant les pre- mières éditions. Nous avons mis ce tournoi en route au début des années 80 quand j’étais encore joueur avant de passer responsable au niveau de l’organisation. Ce tournoi a permis à des joueurs tunisiens de jouer pendant un certain temps de l’année en Tunisie. Ça permet de donner des Wild Card, ça permet aux joueurs d’avoir des points et même un petit peu d’argent. C’est un tournoi que j’ai toujours supporté moralement et matériellement. «Ons Jaber m’a motivé pour lancer la Nana Trophy et le sponsoriser» Pour Aziz Zouhir, la performance ne se conjugue pas d’une manière distincte quand la troisième personne est féminine ou masculine. Seul le potentiel de l’athlète intéresse le mentor du sport. L’exploit de Ons Jaber à Roland Garros et le titre remporté en junior l’ont largement motivé pour lancer et sponsoriser le Nana Trophy: «Après la performance de Ons Ja- ber à Rollag Garros, Je voulais lui donner une chance, une possibilité pour gagner des points, de l’argent dans un tournoi organisé par des tunisiens». Quand on réussit dans les affaires et qu’on investi dans le sport, on s’attend certainement à un retour sur investissement. Bien qu’Aziz Zouhir conçoive différemment la gestion du sport de celle des affaires: « Investir dans le monde des affaires est plus rationnel. Le sport n’est pas une science exacte. En affaires lorsque vous investissez dans de bonnes machines, que vous recrutez des cadres compétents, de bons équipements et que vous mettez en place des procédures, les chanc- es de réussite sont grandes. En sport, en football par exemple, vous pouvez avoir les onze meilleurs joueurs au monde et ne pas gagner la coupe du monde. Par contre, ce que m’a appris le sport et m’a servi dans le monde des affaires, c’est beaucoup de préparation et de rigueur dont je m’inspire dans la pré-compétition et pour la préparation de réunions et de conseils d’administration». Marqué par le doublé de 2006 gagné alors qu’il était président de l’EST, son espoir est de vivre de grandes sensations à l’occasion des deux tournois de tennis; le Nana Trophy ou le Tunis Open. Melek Jaziri est pour lui le meilleur tennisman de tous les temps. Cette année pourra t’elle être la sienne ? La messe est dite et les dès jetés. La balle est désormais dans le court des joueurs tunisiens qui ont pour devoir de con- firmer et de mériter la confiance que l’un des plus grands mentors du sport, Aziz Zouhir, a placé en eux. A.A.A Depuis l’année dernière, nous avons des athlètes qui sont capables de gagner le tournoi et ça, c’est une grande nou- veauté. Ons Jaber peut gagner le Nana Trophy et Malek Jaziri peut soulever le trophée du Tunis Open. Ils ont le po- tentiel pour le faire». Cette année, la 2ème édition du Nana Trophy et la 12ème du Tunis Open revêtent une connotation aussi particulière que spéciale puisque coïncidant avec le 90ème anniversaire du Tennis Club de Tunis. Le TCT n’a pas pris de rides. Il cultive son jardin et embelli son image grâce entre autres à son tournoi qui prend chaque année un peu plus d’envergure. Un lifting à une image considérablement entachée cette année, la Tunisie en a besoin plus que jamais! Le Tunis Open peut t’il y contribuer ? Ce n’est pas Aziz Zouhir qui déniera! «Malgré les difficultés que traverse le pays, j’ai beaucoup in- sisté auprès du président du TCT, monsieur Mongi Bouhlila pour qu’il continue à organiser ce tournoi pour améliorer l’image de la Tunisie et la rendre un peu plus positive. Tous ces joueurs et les délégations qui les accompagnent vont devenir des ambassadeurs de la Tunisie et prêcher la bonne parole à leur retour pour dire que la Tunisie est un pays agréable à vivre et qu’ils ont reçu un bel accueil».
  19. 19. 19Tunis Open 2013
  20. 20. 20 Tunis Open 2013 TunisOpen,lamagiedelaballejaune La fête de la balle jaune du côté des courts de l’Avenue Alain Savary de Tunis a régulièrement lancé la carrière de beaucoup de tennismen qui allaient faire leur bonhomme de chemin. Les précieux points accumulés servent de rampe de lancement ouvrant les plus belles promesses. L’Open tunisois organisé par le TCT a vécu deux phases distinctes de son his- toire: -De 1982 jusqu’à son arrêt provisoire en 1985 -Au bout de deux longues décennies d’arrêt, le grand retour dans un format plus adapté à l’air du temps. Les temps héroïques de l’Open Au début de l’aventure, peu de gens croyaient vraiment en ce nouveau-né qui souffrait énormément de la com- paraison : un challenger de plus ou de moins, que pourrait-il changer au vrai ? D’ailleurs, la participation de petits vétérans en tout bout de parcours à l’instar de l’Egyptien Ismaiel el-Chaffai ou du Tchèque Jan Kodès (trente-cinq ans, ce n’est pas très jeune!) faisaient douter du bien-fondé du lancement de ce tournoi largement desservi au départ par la comparaison avec ceux essaimant un peu partout en Europe. Les Espagnols Juan Avendano, vain- queur final, et José Garcia, le finali- ste, deux jeunes raquettes pleines d’entrain et de fraicheur démentirent pourtant les pronostics les plus pessi- mistes. D’autant que le champion lo- cal, Aziz Zouhir, l’Allemand Keretic ou encore le Suédois Sundstroëm qui al- lait marquer de son éclatante empre- inte non seulement l’Open, mais aussi le tennis mondial donnaient une au- tre dimension à ce great-event. L’Iranien installé en France Mansour Bahrami assure l’originalité du Tunis Open grâce à son style de boute-en- train et d’increvable pince-sans-rire aux milles farces. La première finale de l’Open se déroule le dimanche 21 février 1982 et l’on y re- fuse du monde. L’année suivante et celle d’après, le Suédois Sundstrom et son pé- tillant tennis fin, aérien, élégant et majestueux écrasent le tournoi , ren- voyant à ses chères études un Tu- lasne finaliste malheureux de deux éditions consécutives. En 1985, le dernier tournoi avant la longue trêve de deux avares décen- nies, le Français Schwaier impose sa loi devant l’Allemand Popp. UNE RAFRAICHISSANTE SAGA Lancé en 1982, le Tunis Open reste le rendez-vous incontournable de la terre battue servant de mise en bouche avant les Interna-
  21. 21. 21Tunis Open 2013 Le triomphe de la jeunesse L’Open reviendra deux décennies plus tard sous le signe du triomphe de la jeunesse qu’illustre à merveille le sacre du Français Gael Monfils en 2005 et celui, plus surprenant encore de l’Algérien Lamine Wahab. De 2005 à 2012, le Tunis Open des temps modernes a permis d’attirer des valeurs sûres sur les courts en terre battue du TCT. Il faut dire que la semaine tunisoise sert de préparation pour Roland -Garros, sur une même surface qui offre l’avantage de la proximité de l’Europe et d’une véritable fête par un temps estival. Le vainqueur 2005, le Français Gael Monfils éclabousse de son im- mense talent la scène du tennis mondial. Sa victoire de Tunis, contre l’expérimenté Fabrice Santoro en trois sets (7-5, 3-6, 7-6 ) allait booster son capital de 90 précieux points pour accéder au 65è rang mondial au classement ATP. De plus, le jeune lauréat tunisois, qui n’avait alors que 19 ans et 4 mois, prend une belle revanche sur son vainqueur, trois mois plus tôt à Doha, qui était pourtant tête de série numéro 1 et 49è mondial alors que Monfils pointait au départ au 107è rang mondial. Au derby français Monfils-Santoro en guise d’appétissante apothéose succède l’année 2006 une finale cent pour cent maghrébine, ce qui avait sur le coup surpris plus d’un observateur. L’Algérien Lamine Ouahab remporte le titre sans coup férir, et en même temps sans combattre, son adversaire, le Marocain Younès El Aynaoui déclarant forfait. Il souf- frait en effet d’une déchirure musculaire et d’une luxation du tendon gauche. Pointant à son arrivée à Tunis à une modeste 250è place mondiale, le Champion d’Afrique 2005 engrangeait les 90 points ATP et un chèque de 18.000 dollars. En 2010, le vieux requin roumain Andreï Pavel, 108è mondial, bute en fi- nale sur un os dur, l’Italien Simone Bolelli. Le vainqueur final avait onze ans de moins que son adversaire. Cette fraîcheur supérieure a permis au jeune dauphin de l’emporter au bout de trois sets plutôt accrochés (4-6, 7-6, 6-2). En 2011, les organisateurs ont préféré s’accorder une courte pause.Le temps que les affaires du sport puissent reprendre sereinement et que le tennis retrouve ses droits de cité après la révolution de la Liberté et de la Dignité. L’année dernière, c’est le 110e mondial, l’Espagnol Ruben Ramirez Hidalgo qui décroche la timbale en battant en finale de façon nette le Français Jeremy Chardy 6-1 6-4. TG
  22. 22. 22 Tunis Open 2013 1982 Avendano (ESP)-Garcia (ESP): 64 64 64 SIMPLE Le palmarès 1983 Sundstrom (SUE)-Tulasne (FRA): 63 64 62 1984 Sundstrom (SUE)-Tulasne (FRA): 62 64 1985 Schwair (FRA) - Popp (RFA): 64 64 2002 Raemon Sluiter (NED) - Mario Radic (CRO): 62 75 2005 Gael Monflis (FRA) - Fabrice Santoro (FRA): 75 36 76(9) 2006 Lamine Ouahab (ALG) - Younes El Aynaoui (MAR): w.o. 2007 Simone Bolelli (ITA) - Andrei Pavel (ROU): 46 76(4) 62 2008 Thomaz Bellucci (BRA) - Dusan Vemic (SRB): 62 64 2009 Gaston Gaudio (ARG) - Frederico Gil (POR): 6-2 1-6 6-3 2010 Jose Acasuso (ARG) - Daniel Brands (GER): 63 64 2012 Ruben Ramirez Hidalgo (ESP)-Jeremy Chardy (FRA) : 61 64
  23. 23. 23Tunis Open 2013 2002 Alex Lopez Moron,(ESP) / Andres Schneiter (ITA) Devin Bowen (USA) / Ashley Fisher (AUS): 64 76(6) 2005 Tomas Beherend (GER) / Robert Lindstedt (SWE) Marco Chiudinelli (SUI) 2006 Daniel Gimeno-Traver (ESP) / Ivan Navarro Pastor (ESP) Bart Beks (NED)Jean-Claude Scherrer (SUI): 36 61 63 2007 Lukasz Kubot (POL) / Oliver Marach (AUT) - Marc Fornell (ESP) / Lamine Ouahab (ALG): 62 62 2008 Thomaz Bellucci (BRA) / Bruno Soares (BRA) Jean-Claude Scherrer (SUI) / Nicolas Tourte (FRA): 63 64 2009 Brian Dabul (ARG) / Leonardo Mayer (ARG) - Johan Brunstrom (SWE) / Jean-Julien Rojer (AHO): 36 76(3) 10-5 2010 Jeff Coetzee (RSA) / Kristof Vliegen (BEL) James Cerretani (USA) / Adil Shamasdin (CAN): 76(3) 63 2011 Jerzy Janowics (POL)/Jurgen Zopp (EST) Nicolas Monroe (USA)/Simon Stadler (GER) 76(1) 63 DOUBLE Le palmarès
  24. 24. 24 Tunis Open 2013 Tunisie Telecom, premier opérateur global des télécommunications est fier d’accompagner la 12éme Edition de l’Open de Tennis en qualité de Sponsor Officiel. Le Sponsoring du Sport et du TENNIS en l’occurrence, reflète l’engagement réel, profond et constant de Tunisie Telecom, Entreprise qui se veut proche de ses clients et de leurs passions. Cette année encore, l’OPEN DE TENNIS promet d’offrir aux amateurs de Tennis en Tunisie une expérience unique du 29 Avril au 5 Mars prochain ; des matchs de qualité, des tennismen de haut niveau, une organisation de professionnels… le tout dans le plus prestigieux des sites de Tennis en Tunisie. Dans l’attente et le plaisir de vous retrouver, une nouvelle fois, au rendez-vous incontournable des « mordus » du Tennis ! TUNISIE TELECOM SPONSOR OFFICIEL DE L’OPEN DE TENNIS 2013
  25. 25. 25Tunis Open 2013
  26. 26. 26 Tunis Open 2013 La finale de l’édition 2012 a sacré un grand compétit- eur que personne ou presque n’attendait sur la plus haute marche du podium. L’Espagnol Ruben Ramirez Hidalgo, tête de série numéro 4 n’a fait qu’une bouchée du Français Jeremy Chardy. A 34 ans, l’ancien pensionnaire du Top 50 touche le Graal sur les courts du Tunis Club de Tennis. Solide, endurant, frappe surpuissante et fin tacticien, il ne laissa que des miettes à son rival qui ne fit illusion qu’en tout début de rencontre lorsqu’il égalise un jeu par- tout. Sa première balle étant inopérante, le Frenchie lâche vite prise, perdant tous les jeux suivants et la première manche (6-1). Hidalgo empoche rapidement des deux premiers jeux du second set (dont le 2e à blanc). Chardy s’accroche tant bien que mal 3-4, 4-5 pour finalement baisser pavillon (6-4) et le match en deux sets secs. D’habitude, l’Open sacre une jeune promesse. Mais cette fois, il a choisi de récompenser un vieux routier que le marathon de la veille en demi-finale remportée 7/6, 7/6 (deux heures et demie contre son compatriote, Marcel Granollers, une heure de plus que son adversaire vainqueur de l’Estonien Jurgen Zopp 6/1, 7/6) n’avait guère atteint. Ramirez Hidalgo admettait après son triomphe que les nombreuses balles perdues par le Français lui ont énormément facilité la tâche.”J’ai vécu ici une formidable semaine, car il est toujours merveilleux de remporter un tournoi. L’objectif est atteint, car sans fausse modestie, je dois rappeler que j’étais venu à Tunis avec l’espoir d’empocher le titre”, souligne l’athlétique joueur ibérique. Pour sa part, Chardy regrette n’avoir jamais réussi à entrer dans le match. “Ramirez Hidalgo a pu sortir le grand jeu, sa victoire n’en est que méritée. Ce fut malgré tout une très belle expérience. Je garde de beaux souvenirs de mon passage à Tunis”, reconnait-il. T.G. Finale 2012: Ruben Ramirez Hidalgo (ESP)- Jeremy Chardy (FRA) Il n’y avait pas photo !
  27. 27. 27Tunis Open 2013
  28. 28. 28 Tunis Open 2013 « Le Tunis Open; l’occasion de dégager l’image de la Tunisie accueillante et joy- euse» Pour Habib Ammar, directeur général de l’ONTT, il n’y a pas d’équivoque possible, « le tourisme et le sport sont très liés», affirme t-il convaincu. « Nous communiquons en tant que destination touristique sur le tourisme sportif qui est un produit à par entière. Nous avons une grande demande de personnes qui viennent aujourd’hui et qui connaissent leur destination touristique à travers des évènements sportifs qui s’y passent tel que les rallyes, tel que les tournois de golf ou ceux de tennis ». Le tennis tout spécifiquement représente t’il un sport de choix et une cible distinguée du tourisme, détermine t’il le choix de la destination pour les visiteurs? Habib Ammar n’a aucun doute la dessus et est catégorique sur ce point déclarant: «Le tennis est un sport de choix. Il y’a des vedettes, des joueurs très connus à l’instar de Malek Jazi- ri qui est un ambassadeur de l’office du tourisme tunisien. Il a porté les couleurs de l’officie du tourisme dans tous les grands tournois qu’il a disputé, ceux du grand schelem es- sentiellement. Pour nous, c’est un excellent vecteur de com- munication. Et c’est justement l’organisation d’évènements comme le Tunis Open qui peut contribuer à faire connaître la Tunisie comme destination touristique en même temps que démontrer que ce pays est une destination où le ten- nis est vivant et occupe une place importante. En termes d’image c’est très bien pour notre pays et pour ce sport.» Habib Ammar Directeur général ONTT
  29. 29. 29Tunis Open 2013
  30. 30. 30 Tunis Open 2013 «Le Tunis Open apporte à la Tunisie de la notoriété» Le Tunis Open vient t’il à point nommé pour aider à dépass- er la crise du tourisme en Tunisie accentuée par une image négative dégagée par des conditions sécuritaires précaires? «Exactement, certifie Habib Ammar, nous avons besoin d’un maximum d’évènements de ce genre pour faire parler de la Tunisie autrement, faire parler de la Tunisie comme un pays qui accueille, qui organise des évènements joyeux, positifs et contrecarrer un peu tous ses articles publiés et toutes ses émissions diffusées et démontrent une image néga- tive de l’état de la sécurité dans le pays et accentuent sur les problèmes sociopolitiques. L’évènement en question (le Tunis Open) est un excellent moyen de communiquer sur des choses positives qui se passent en Tunisie à l’heure ac- tuelle.» Le Tunis Open peut-il être le point de départ de ce plan d’action et rectifier un tant soit peu cette image considérable- ment entachée contribuant, ainsi, à relancer le tourisme? Habib Ammar confirme: «Le Tunis Open peut dégager l’image d’une destination dynamique, d’une destination diversifiée où il n’y a pas que le sable et le soleil mais offre d’autres attractions et activités touristiques. Et ceci constitue effectivement la principale problématique du tourisme pour les prochaines années; comment réussir la diversification du tourisme. C’est le cœur du problème du tourisme, c’est là où on n’a pas réussi jusqu’à maintenant ». Que peut apporter le Tunis Open au tourisme? La réponse de Habib Ammar fuse claire et nette: «Le Tunis Open apporte à la Tunisie de la notoriété. Le tennis est un sport à la fois noble et populaire. Il permet de faire parler de la Tunisie sur un évènement positif, agréable. Notre soutien à nous en tant qu’ONTT provient du fait que cet évènement va être couvert médiatiquement relayé par les médias internationaux et tout ce qui fait parler de la Tunisie dans le bon sens nous intéresse. Ceci fait partie de nos axes de communication; communiquer et médiatiser les évènements qui se passent en Tunisie. Et Lorsque vous avez des joueurs de dimension internationale, mondiale, ils représentent à eux seuls une garantie de notoriété pour leur pays. Nous en avons, nous même, quelques uns et Malek Jaziri est l’un des plus prestigieux». Il ne nous reste qu’à mettre en place la bonne politique et investir lourdement dans la formation des sportifs d’élite qui sont autant d’ambassadeurs pour le pays. Pour le tourisme ; «la priorité, à l’heure actuelle consiste à retrouver l’activité normale du secteur d’avant la révolution mais entre temps, nous avons déjà engagé les chantiers structurels qui donneront leur fruit dans quelques années.», précise Habib Ammar. Ainsi soit-il! A.A.A
  31. 31. 31Tunis Open 2013
  32. 32. 32 Tunis Open 2013 Nana Trophy; Né sous une bonne étoile Fort du succès retentissant de sa première édition, le Nana Trophy réédite l’expérience cette année avec beaucoup d’enthousiasme et d’optimisme. Voir une championne tunisienne atteindre la fi- nale de l’épreuve dès sa première édition n’a pu que conforter les organisateurs dans leur choix et les remplir d’espoir de voir leur bébé grandir rapide- ment. En 2012, le Tunis Open fut précédé, du 23 au 29 avril, du NanaTrophy, un tournoi féminin WTA doté de 25.000 dollars, initié par Aziz Zouhir, patron du groupe Sancella (fabricant de la marque Nana), et lancé afin d’accomp agner le succès grandissant du ten- nis féminin en Tunisie à travers les performances réalisées à l’échelle internationale par nos joueuses. Rappelons que la jeune Ons Jabeur a notamment remporté l’édition 2011 du célèbre tournoi de Roland Garros dans la catégorie junior. Le Nana Trophy offre la possibilité à nos tenniswom- en de se frotter au haut niveau afin de progresser dans la hiérarchie mondiale et ainsi contribuer au développement et à la promotion du sport féminin en général et du tennis féminin en particulier. 43 joueuses de 18 nationalités sont ainsi venues dé- fier Ons Jabeur sur ses terres, et c’est la Polonaise Sandra Zaniewska qui a réussi en 2012 à priver notre championne du titre, au terme d’une finale passi- onnante remportée deux sets à un (6/4 – 4/6- 6/2). Ceci n’a pas empêché les organisateurs d’être fiers de leur œuvre et de revenir avec encore plus de dé- termination et d’enthousiasme pour cette édition 2013 qui promet d’être aussi captivante, pour ne pas dire plus séduisante que la première. Chiraz Ounaïs
  33. 33. 33Tunis Open 2013
  34. 34. 34 Tunis Open 2013 NANATROPHY DE KRUNIC À JABEUR, LE TALENT AU FÉMININA Une belle brochette de joueuses participeront au tableau final du tournoi féminin Nana Trophy. Les animatrices de cette compétition sont situées entre le 155e rang mondial et la 345e position. Voici la carte visite du Top Ten. 155e mondiale. 20 ans, 1,67m pour 48 Kg. Vainqueur de sept titres single au circuit ITF, deux en double. Prize money gagné : 116.123USD A remporté en mars 2013 l’ITF II de Mexico à Acapulco, battant en finale Olga Savchuk (Ukraine) 7-6 (4) , 6-4 194e mondiale. 19 ans,préfère les surfaces dures, 67 parties gagnées, 43 perdues. A remporté en 2012 les tournois de Stuttgart, Vaihingen, Kazan et Shymkent. 238e mondiale (81e mondiale en 2010). 29 ans, 1,76m, 62 Kg. Droitière, revers à deux mains.2 vic- toires, 4 défaites en 4 tournois disputés en 2013. 242e mondiale au 15 avril. 21 ans, droitière, revers à deux mains. 0 victoires, 3 défaites en 2013. 18 victoires, 17 défaites en 2012. 248e mondiale.26 ans.1,75m, 60 Kg.Droitière, revers à deux mains.6 victoires, 4 défaites en 2013.16 victoires, 11 défaites en 2012.120e mondiale en 2009. ALEKSANDRAKRUNIC KATERINAKOZLOVA RENATAVORACOVA VICTORIALARRIÈRE MASAZEC-PESKIRIC Serbie Ukraine RépubliqueTchèque France Croatie
  35. 35. 35Tunis Open 2013 249e mondiale. 18 ans. Droitière, revers à deux mains. 5 victoires, 5 défaites en 2013. 5 victoires, 7 défaites en 2012. 260e mondiale au 15 avril. 21 ans. 8 victoires, 11 défaites en 2012.198e mondiale en 2011. 261e mondiale.23 ans. 3 victoires, 3 défaites en 2013. 10 victoires, 21 défaites en 2012.157e mondiale en 2011. 259e mondiale. 26 ans.186e mondiale en 2011. 10 victoires, 11 défaites en 2012. 12 victoires, 11 défaites en 2011. 274e mondiale. 18 ans. 1,67m. Droitière. Revers à deux mains. 1 victoire, 4 défaites jusqu’au 15 avril 2013. 16 victoires, 9 défaites en 2012. 260e mondiale en 2012. DANKAKOVINIC ELENABOGDAN ELITSAKOSTOVA MADALINAGOJNEA ONSJABEUR Monténégro Roumanie Bulgarie Roumanie Tunisie
  36. 36. 36 Tunis Open 2013 ONSJABEUR POURRA-T-ELLEFAIREMIEUX?
  37. 37. 37Tunis Open 2013 Ons Jaber a survolé la 1er édition du Nana Trophy en 2012 comme une grande, méritant la confi- ance placée en elle par le créateur de ce tournoi, Aziz Zouhir et la Wild Card qui lui a été réservée. Elle parvenait à aller jusqu’en finale drainant une foule de supporteurs au court central du TCT, venus spécialement l’encourager et la pousser vers les sommets. Elle fit, ainsi, de ce tournoi du Nana Trophy une réussite sans égal et une motivation pour l’améliorer encore plus. Aziz Zouhir, ancien tennisman et PDG du groupe SANCELLA, SOTUPA a tout de suite été séduit par le talent brut de cette jeune sportif de Ksar Hellal qui a fait parler d’elle et s’est mise sous les feux des projecteurs en 2010 à l’occasion du tournoi junior de Rolland Garros, en se qualifiant pour la finale pour finir par s’incliner en deux sets face à l’ukrainienne, Elina Svitolina. En 2011, elle retourne dans ce même tournoi avec des ambitions décuplées et une détermination encore plus grande, le remportant à la surprise générale aux dépens de la portoricaine Monica Puig. Elle enthousiasmait ainsi les tunisiens et passionnait les férus de la balle jaune. A l’Open de la Marsa, elle se contente du deuxième tour et sort déçu et déconfite. La Fed Cup au Monténégro lui permet de reprendre du tonus et de se remonter le moral, con- stituant une belle préparation au Nana Trophy. Pour les tunisiens, une interrogation; Pourra t’elle faire mieux que l’année précédente et aller chercher ce titre sur le court de la terre battue du TCT, un cadre qui lui convient merveilleuse- ment bien puisque c’est là qu’elle a choisi de s’entraîner après son retour de blessure et pour sa préparation à l’Open de la Marsa. Le public l’attend avec ferveur et les techniciens du tennis place leur espoir en elle. Ons Jaber aura très certainement à cœur de ne pas décevoir! A.A.A Elle se fraye un chemin parmi les grandes et devient la première africaine à gagner un tourn- oi du grand chelem en simple, junior et sénior confondus, toutes catégories confondues (sim- ple et double). Ce trophée était censé lui ouvrir les portes de la gloire en faisant l’espoir du ten- nis africain. Elle devient rapidement professionnelle et in- tègre le centre d’entraînement « Justin Hénin » en Belgique. Elle parcourt les circuits et peau- fine son jeu, avançant inexorablement dans le classement ; de 1209ème en 2011 à 274éme en 2013. A 18 ans, Ons possède presque tous les coups du tennis et un potentiel physique considérable lui permettant de tenir tête à ses adversaires et de se colleter aux plus grandes mais manque encore de maturité et doit travailler davantage son mental, apprendre à être un peu plus pati-
  38. 38. 38 Tunis Open 2013 «Le Tunis Open va prendre son véritable envol avec Syphax Airlines!» Le cursus de Mohamed Frikha, actuel PDG de Syphax ne pouvait que le prédestiner à la réussite dans les affaires. Pourtant cette réussite dans les affaires ne lui monte aucu- nement à la tête. Et alors que les hommes d’affaires et ceux du monde de la politique sont attirés comme des abeilles par la responsabilité sportive, garante de la reconanaissance sociale, à notre question si pareille expérience le tente, Mo- hamed Frikha affirmera très détaché: «Non pas du tout. D’ailleurs, à un moment on parlait de moi pour la présidence du Club Sportif Sfaxien mais ce n’est pas véritablement ma tasse de thé. Je pense que chacun a une mission dans la vie. Le sport est très important, il permet de rapprocher les régions, au niveau national et les différentes nations. Il fait oublier le stress quotidien et offre des moments agréables mais ce n’est pas ma spécialité et je ne pense pas être fait pour être responsable sportif. Je préfère laisser cela aux compétences qui s’y connaissent dans ce domaine!». Le ton est sincère et sans aucune fausse modestie. La distance qu’il observe par rapport aux responsabilités sportives provient d’un choix personnel et d’une conviction pro- fonde. Mohamed Frikha explique: «Ma destinée est de développer la technologie dans le pays, elle consiste à lancer des projets dans l’aérien, des projets complexes visant d’aider à développer les régions. Ceci ne m’empêche pas de penser que le sport devient au niveau mondial prioritaire. Lorsqu’on voit les présidents de la république assister aux matches, lorsqu’on voit les batailles qui sont livrées pour gagner le privilège et acquérir le droit d’organiser la coupe du monde, les jeux méditerranéens ou ceux olympiques, ça ne prête aucunement à équivoque. Là je pense pouvoir servir; faire profiter le pays d’organisation de grands évènements sportifs à travers mes connaissances in- ternationales. On aurait d’ailleurs pu profiter de la notoriété qu’on a eu juste après la révolution pour aspirer à l’organisation d’un grand évènement sportif, profiter du courant de sympathie avant que les choses se corsent et que les problèmes sécuritaires surgissent». Mohamed Frikha PDG Syphax Airlines
  39. 39. 39Tunis Open 2013 La porte de l’orient avec Syphax à partir de 400dt* TTC FlySyphax.com Découvrez Paris la ville des lumières 300dt* TTC à partir de
  40. 40. 40 Tunis Open 2013 L’implication dans le Tunis Open en at- tendant l’Open Sky! Coriace en affaire et fervent défenseur de sa vision, Mo- hamed Frikha attend impatiemment l’entrée en application de «l’Open Sky», ouverture totale et complète du ciel tunisien, qu’il considère comme pouvant être très bénéfique pour le pays afin de mettre à niveau nos aéroports et nos entre- prises d’aviation et les moderniser. En attendant que l’Open Sky se matérialise, le Tunis Open est l’évènement phare sportif et l’alternatif pour Syphax et son PDG qui a choisi de le sponsoriser cette année. Mohamed Frikha explique le pourquoi de cette implication: «Pour nous, c’est une conviction; les grands évènements sportifs peu- vent être d’un grand apport pour le pays ; ça donne une belle image de La Tunisie, l’image d’un pays en paix, un pays ou- vert à d’autres nations. Si on met les moyens, nous pouvons contribuer à dégager une belle image. C’est pour cette rai- son que nous avons pris contact en France avec des tours opérateurs avec des voyagistes pour organiser des voyages spéciaux pour ce tournoi de tennis, pour faire venir des gens et leur montrer que la réalité du pays est autre que celle vé- hiculée ces derniers temps. Le tennis est, aussi, un sport de très haut niveau, un sport qui est très fin de point de vue compétition et environnement de jeu. Il y’a un engouement intéressant pour ce sport. Il ne faut pas oublier non plus, que nous sommes une compag- nie aérienne qui travaille à l’internationale et que ce tournoi va faire beaucoup de flux de personne qui vont venir en Tu- nisie». Adepte de l’une des devises de John Fitzgerald Kennedy ; «Ne demandez jamais ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez ce que vous pouvez apporter à votre pays » qu’il a fait sienne, Mohamed Frikha mise sur son en- gagement pour le Tunis Open pour concrétiser cette vision des choses: il assure: «Nous allons apporter de la visibilité à ce tournoi, être le transporteur officiel des joueurs, les sup- porteurs et le personnel intermédiaire tel que les ramas- seurs et leur proposer les meilleures conditions. Nous allons aussi, essayer avec les tours opérateurs d’organiser des vis- ites. Nous nous attendons aussi à augmenter notre noto- riété à travers ce tournoi et donner une bonne image de la compagnie qui constitue aussi une publicité indirecte pour augmenter nos ventes et nos clients.» Syphax Airlines peut t’elle permettre au Tunis Open de voler encore plus haut? Un petit rire vient accompagner la réponse de Mohamed Frikha: «Je travaille dans le domaine des technologies mais je demeure superstitieux. La preuve, avec l’équipe nationale de football, à chaque fois que notre sélection a pris le vol de Syphax Airlines, elle a toujours gagné et c’est pour cette rai- son qu’on a signé avec eux la convention de transporteur officiel. Je pense que le Tunis Open va prendre son vrai envol avec Syphax Airlines!» C’est tout ce que les organisateurs et toutes les parties im- pliquées dans ce tournoi international, ce bel évènement sportif qu’abrite notre pays, demandent! A.A.A
  41. 41. 41Tunis Open 2013
  42. 42. 42 Tunis Open 2013 MALEKJAZIRI OUL’ÉTOFFEDESGRANDSCHAMPIONS
  43. 43. 43Tunis Open 2013 A 27 ans, le tennisman Malek Jaziri signait la révolte et inscrivait l’année 2011 comme celle de sa véritable éclosion. Il sonne ainsi le réveil du lion ! Acculé pendant toute sa carrière à être dans l’ombre, victime d’une méchante blessure au genou, il n’en démord pas et continue son bout de chemin, fort d’une conviction inébranlable, poussé par un rêve d’enfant; joindre le groupe privilégié des 100 meilleurs d’un sport qui requiert des efforts de titan! Objectif atteint pour ce jeune homme à l’immuable détermination, propulsé le 16 juillet 2012 à la 69ème place dans le classement général de l’ATP. Auparavant, il s’est évertué à grimper graduellement les échelons du tennis, en premier lieu, en 2011, suite à la finale disputée et perdue dans le tournoi de la ville française de Quimper, face au néerlandais Igor Siljsling (6-3), (6-4), gagnant la 102ème place mondiale et entrant, ainsi, officielle- ment dans le gratin du tennis mondial. L’homme ne cache pas sa satisfaction, « J’ai repris la compétition au plus haut niveau avec les consécrations au bout. J’ai gagné le championnat d’Afrique, j’ai avancé au classement mon- dial, j’ai participé aux grands Chelem de l’US Open à celui d’Australie puis Rolland Garros et Wimbledon. J’ai réalisé tous mes objectifs et le meilleur reste à venir, j’en suis persuadé!» 2012 allait consacrer l’ascension de Malek Jaziri ; le 28 mai de l’année en question, il remporte son premier match à Rolland Garros face à l’allemand Philipp Petzschner et perd au second tour face à l’espagnol Marcel Granollers en 5 sets, lequel joueur avait participé, auparavant au Tunis Open. Il remporte le 26 juin 2012 son premier match à Wimbledon et perd au second tour aussi. En octobre de la même année, il atteint les demi-finales de la coupe du Kremlin à Moscou, devenant le premier tunisien à aller aussi loin dans un tournoi de première catégorie (ATP 250) du calendrier ATP. Le 25 février 2013 au premier tour de l’Open de Dubaï, il affronte Roger Fédérer, numéro deux mondial et lui prend le premier set avant de s’incliner sur le score de (2sets à 1). Le garçon est ambitieux et il ne s’en cache pas bien qu’il affirme bénéficier de moyens déri- soires par rapport à ceux requis pour passer à un palier supérieur. Ce fut le déclic et depuis, Malek Jaziri s’engageait dans plusieurs tournois avec le succès au bout dont le « Genève Challenger 2011 » qu’il rem- portait le 13 novembre. Un tournoi où étaient inscrits Olivier Rochus (69ème), Steve Darcis (89ème), Mathias Bachinger (90ème) ainsi que Martin e Kilzan (92ème). Une saison qui lui a souri avec deux victoires en Angleterre et au tournoi Future F4 de Kazakh- stan et une finale en Ouzbékistan. Mais la cerise sur le gâteau fut, sans aucun doute, l’invitation au tableau des qualifications du grand Chelem de l’US Open à New York en aout. Il inscrivait son nom comme le seul tu- nisien à avoir pris part à ce rendez vous. Il passait, brillement, le cap du premier tour et se qualifiait pour le deuxième tour du tournoi s’octroyant l’immense plaisir d’affronter sur le court central, Arthur Ashe, devant 22 mille spectateurs, l’américain tête de série numéro 8 Mardy Fish.
  44. 44. 44 Tunis Open 2013 «Le rêve est permis! Pendant longtemps le joueur s’est déplacé es- seulé, a parcouru le monde et sillonné les courts, sans entraîneur, sans kiné, livré à lui-même dans un sport où le mental occupe la part du lion. Gérer la solitude en même temps que la prépara- tion d’avant match et la performance à réaliser s’avère une mission pas évidente et pourtant, Malek y parvient parfaitement parce que fixé sur ses objectifs, animé par sa passion et sa volonté à relever le défi. «J’ai trouvé tous les encouragements de la part de ma famille. Les responsables et la tutelle ont aussi fini par comprendre les difficultés liées à ce sport et les moyens gigantesques qu’il requiert. Mon père caressait le rêve, depuis que j’étais en- fant, de me voir disputer un grand Chelem. C’est fait! Certains prennent le tennis pour un sport de riche. J’affirme que c’est un sport d’efforts, de sac- rifices, de surpassement de soi et de douleur. J’ai appris à m’entraîner sans relâche, à aller au- delà de la souffrance, jusqu’au bout de l’effort. Chaque échange, chaque jeu, chaque set, chaque match, chaque semaine, chaque tournoi de la saison est important. Il faut tout le temps être concentré et attendre son heure, attendre sa chance et la saisir. Aujourd’hui, j’ai acquis une place sur l’échiquier. Les grands joueurs, suivent l’ascension des au- tres et s’en méfient. Je suis persuadé que les mieux classés gardent un œil sur moi. Je ne surestime pas mes adversaires et je n’ai aucun complexe. Je vis pleinement mon rêve et j’y crois ferme- ment ». Faut t’il rêver grand ou le rêve doit t’il être à la mesure des moyens ? Toute la question est là! L’essentiel est de ne point lésiner sur l’effort, de planifier, de tracer les buts et de se donner les moyens de les réaliser. C’est sur cela que table, effectivement le tennisman tunisien. «Gagner le Tunis Open serait le top» Le Tunis Open constitue, pour Malek, un rendez vous avec l’histoire. Il dira: «ca serait le top si je par- viens à soulever ce trophée devant le public tu- nisien ». Cette année encore, il s’y colle, s’y prépare, espère, agit et joue sans relâche pour être fin prêt le jour J. Sa sortie timide de l’édition écoulée lui est très certainement restée au travers de la gorge mais Malek n’est pas le genre à abdiquer ni à focaliser sur les échecs. En sport, on ne compte pas les défaites et les victoires, on demeure focalisé sur l’objectif final et le plan de carrière. Il revient cette année pour le 90ème anniversaire du TCT et la 12ème édition du Tunis Open plus dé- terminé que jamais à se faire une place au soleil. Le ton ferme, le regard direct, les idées claires, les objectifs préétablis, le programme arrêté et les ambitions, continuellement, à la hausse, Malek Jaziri est face à son destin, prêt à l’affronter et à aller jusqu’au bout de ses intentions. Alléluia! Nous croisons les doigts et soutenons ce beau champion parce qu’il le vaut bien! A.A. A
  45. 45. 45Tunis Open 2013
  46. 46. 46 Tunis Open 2013 TableauMessieurs UN PLATEAU RELEVÉ C’est un plateau relevé que réserve l’édition 2013 de l’Open de Tunis aux fins gourmets amateurs de tennis. On y trouve en effet trois joueurs classés dans les cent premiers mondiaux : Benjamin Becker (ALL), Albert Montanes (ESP) et Guillermo Garcia-Lopez, et neuf autres dans les 150 premiers mondiaux. Voici la fiche des dix meilleurs classés qui seront sur les courts du TCT à l’occasion de l’Open 2013: 83e mondial au 15 avril. 32 ans, 1,75m 70 Kg. Droitier, revers à deux mains. 4 victoires, 6 défaites jusqu’au 15 avril en 2013. 7 victoires, 16 défaites en 2012. 5 titres remportés. Meilleur classement: 22e mondial le 2 août 2010. 1/8e de finale de l’USOpen 2010 et de Roland-Garros 2011 1/16e de finale à Wimbledon 2010, à Roland-Garros 2001,2002, 2006, 2007, 2010 et à l’Open d’Australie 2010. 91e mondial au 15 avril. Meilleur classement final par saison: 40e en 2009. 31 ans, 1,87m, 79 Kg. Droiti- er, revers à deux mains. 2 victoires, 9 défaites au 15 avril en 2013. 10 victoires, 14 défaites en 2012. 2 titres remportés. Meilleure performance en Grand Chelem : 1/8e à l’USOpen 2006. 99e mondial au 15 avril . Meilleur classement final par saison: 33e mondial en 2010. 29 ans. 1,88m, 82 Kg. Droitier, revers à une main. 2 victoires, 7 défaites au 15 avril en 2013. 20 victoires, 25 défaites en 2012. 2 titres remportés. Meilleure performance en Grand Chelem: 1/16e de finale à l’Open d’Australie 2008 et 2011, à Roland- Garros 2011 et à Wimbledon 2008. 102e mondial au 15 avril, c’est son meilleur classement. 25 ans. 2,02m. Gaucher, revers à une main. 1 victoire, 2 défaites au 15 avril en 013. 1 victoires, 4 dé- faites en 2012. Meilleure performance en Grand Chelem : 1/32e à Wimbledon 2012. 107e mondial au 15 avril. Meilleur classement final par saison: 75e mondial en 2011. 29 ans. 1,72m, 74 Kg. Droitier, revers à une main. 2 victoires, 7 défaites au 15 avril en 2013.17 victoires, 23 défaites en 2012. Meilleure performance en Grand Chelem : 1/16e à l’USOpen 2008. ALBERTMONTANES BENJAMINBECKER GUILLERMOGARCIA-LOPEZ KENNYDESCHEPPER FLAVIOCIPOLLA Espagne Allemagne Espagne France Italie
  47. 47. 47Tunis Open 2013 124e mondial au 15 avril. Meilleur classement finalpar saison : 99e mondial en 2012. 28 ans. 1,78m, 73 Kg. Droitier, revers à une main. 0 victoires, 4 défaites (dont 2 en coupe Davis) au 15 avril en 2013. 1 victoire, 12 défaites en 2012. Meilleure performance en Grand Chelem : 1/32e à Roland Garrons 2012. 126e mondial au 15 avril. Meilleur classement final par saison: 135e mondial en 2012.25 ans. 1,88m. Droitier, revers à deux mains. 1 victoire, 3 défaites au 15 avril en 2013. 0 victoires, 3 défaites en 2012. Meilleure performance en Grand Chelem : 1er tour à l’Open d’Australie en 2012. 127e mondial au 15 avril. 31 ans. 75Kg. 2 victoires, 3 défaites au 15 avril en 2013. 3 victoires, 4 défaites en 2012. Meilleure performance en Grand Chelem : 1er tour à Roland Garros 2012 et à l’Open d’Australie 2013. 130e mondial au 15 avril. 22 ans. 1,93m, 86 Kg. 0 victoire, 2 défaites au 15 avril en 2013. 3 victoires, 3 défaites en 2012. 141e mondial au 15 avril. Meilleur classement: 36e au 26 juin 2006. Meilleur classement final par saison : 49e en 2005. 32 ans, 1,80m, 70 Kg.Droitier, revers à deux mains. 0 victoires, 2 défaites au 15 avril en 2013. 5 victoires, 8 défaites en 2012. 2 titres remportés. Meilleure performance en Grand Chelem : 1/16e de finale à l’Open d’Australie 2010 et à Roland Gar- ros 2008. ADRIANUNGUR VIOLAMATTEO DANIELMUNOZ-DELANAVA COPILMARIUS FLORENTSERRA Roumanie Italie Espagne Roumanie France
  48. 48. 48 Tunis Open 2013 «L’apothéose sera que Malek ou Ons gagne le tournoi tunisien» Tarek Cherif est imprégné du tennis depuis l’âge de six ans. Quand il évoque ce sport, il le fait avec amour: « J’ai toujours appartenu à la famille du tennis en tant que joueur jusqu’à ce jour et en tant que membre du Tunis Club de Tennis depuis mon retour de France en 1980. Le sport revêt une im- portance capitale pour moi. Il permet de réaliser un équili- bre absolument extraordinaire. Je me suis astreint à faire du sport d’une manière régulière et je le conseille à tout le monde. Le sport est la meilleure barrière à toutes les dérives ». Sa passion pour le sport et tout particulièrement pour le ten- nis ne faisant plus de doute, Tarek Cherif a, aussi, son mot à dire sur la gestion du sport comme celle des affaires où il a brillement réussi. Patron du groupe Alliance (Chimie BTP) et ancien président de l’UTICA, ensuite membre de son bureau, il quitte cette organisation en septembre dernier pour créer une nouvelle centrale patronale qu’il préside, la CONECT (Confédération des entreprises citoyennes en Tunisie). Con- nu pour son dynamisme, il engage plusieurs actions au sein de la CONECT dont la signature d’une convention de parte- nariat avec la Confédération Turque des Hommes d’Affaires et organise une mission d’affaires à Benghazi. Il dira: «Le tennis est un sport particulier qui m’a appris à compter sur moi-même, à ne pas chercher des alibis dans les échecs dans les affaires. Un tennisman ne peut pas dire, dans les défaites, c’est la faute à l’arbitre ou encore le terrain n’est pas en bon état. Le fait de compter sur soi même et d’être le seul responsable de ses réussites et ses échecs forge une structure d’esprit qui fonctionne pour gagner ». «Le Tunis Open est important pour le tennis mais aussi pour la pays» La compétition, la concurrence, la gagne sont des mots qui pèsent lourds dans le quotidien d’un homme né pour diriger; de la présidence de la FTT (fédération tunisienne de tennis, à celle de la CAT (Confédération Africaine de tennis) ainsi que la première responsabilité de la CONECT (Confédération des Entreprises Citoyennes en Tunisie), Tarek Cherif a la gestion des entreprises, des hommes et du sport infuse. Il parcoure le monde et l’Afrique pour ses affaires et ses responsabilités au sein de la CAT mais n’hésite pas à choisir le Maroc d’emblée comme modèle de réussite dans le tennis qui peut être adapté à la réalité tunisienne. Pourquoi le Maroc? «Le Maroc a investit dans ce sport et mis les moyens nécessaires ; il a introduit le tennis à l’école et a, donc, élargi la base de travail et touché le maximum de jeunes. En termes d’organisation de tournois, c’est aussi le pays qui abrite le plus de tournoi». Tarek Cherif a aussi son idée sur la manière de faire décoller le tennis tunisien. Il affirme: «Pour que le tennis arrive à pren- dre son envol nous avons besoin de joueurs références qui montrent l’exemple qui motivent les nouvelles générations et les amènent à croire au rêve, à se dire ; on peut arriver dans les 50 premiers. Bien sur, nous ne pouvons occulter les moyens et le financement. Il faut donner la chance à tous les sports d’une manière équivalente et ne pas tout miser sur le football.» «Le Tunis Open est important pour le tennis mais aussi pour la pays» L’implication de Tarek Cherif dans le Tennis Open ne s’explique pas seulement par son poste de président de la CAT mais provient aussi et surtout de sa conviction que ce tournoi représente énormément pour le pays. Il dira: «tout type de tournoi sportif est fondamentalement important et ses répercussions sont immédiates à l’intérieur et l’extérieur du pays. Le Tunis Open offre l’occasion à nos joueurs et joueuses de jouer chez eux et ça peut leur permettre de gagner des points en Tu- nisie. L’apothéose serait qu’Ons Jaber ou Malek Jaziri gagnent les tournois tunisiens auxquels ils participent (Nana Trophy et Tunis Open). Ça serait la consécration pour toutes celles et tous ceux qui travaillent pour ce sport et c’est possible!». Une possibilité que nos joueurs doivent saisir au vol. Qui sait, cette année est peut-être la leur! A.A.A TAREK CHERIF Président de la CONECT et de la CAT
  49. 49. 49Tunis Open 2013
  50. 50. 50 Tunis Open 2013 « Le tennis est un sport où il est impos- sible de tricher » Au bureau de 07h30 jusqu’à tard le soir, le PDG de City Cars KIA, Mehdi Mahjoub, est un infatigable bosseur. Sa volonté et son abnégation lui ont notamment permis de traverser le périlleux cap survenu lors de la révolution de 2011. Cette année-là, la toute jeune société City Cars KIA avait enregistré plus de 5 millions de dinars de pertes à la suite d’actes de vandalisme sur les véhicules KIA parqués dans le dépôt de La Goulette. Respecté par ses pairs et pouvant compter sur une équipe entièrement dévouée à sa cause, Mehdi Mahjoub est allé au charbon pour éviter à son entreprise le lourd glas d’une crise financière : «Ce fut une période difficile pour tout le monde », se souvient-il. « Heureusement que personne n’a quitté le bateau. Nous nous sommes serrés les coudes et nous avons fini par passer l’écueil sans trop de dégâts ». Mehdi Mahjoub a ainsi eu le mérite de garder la confiance de ses principaux bailleurs de fonds ainsi que celle de ses clients. La quarantaine à peine entamée, le jeune dirigeant a notam- ment occupé des postes de responsabilité au sein du groupe Kilani, de Hertz,d’ARTES Renault et à ENNAKL. Ingénieur prin- cipal en mécanique diplômé de l’ENIT de Tunis, Mehdi Mah- joub s’est toujours distingué par son sens de l’organisation et de l’analyse. Ceux qui l’ont côtoyé lui attribuent également un rôle de leader inné. Appréciant le travail en équipe, il a lui- même supervisé le recrutement des cadres de City Cars KIA. « On m’a toujours demandé comment je parvenais à abat- tre un tel travail avec une équipe aussi réduite. Je réponds tout simplement qu’il faut avoir un bon sens de l’organisation en désignant les bonnes personnes aux bonnes places ». avoue-t-il. Depuis quelques mois, Mehdi Mahjoub peut enfin souffler car son entreprise est à nouveau bénéficiaire. Mieux encore, le nouveau consortium Bouchammaoui-Chabchoub, qui a remporté l’appel d’offres relatif à la cession de 66,70% du capital des actions de la société City Cars KIA, va améliorer la stratégie de développement de l’entreprise. « Les nouveaux actionnaires, signale-t-il, font entièrement confiance à l’équipe en place. Leur mode de management et leur stratégie de développement correspondent parfaitement à ceux que nous avons mis en place depuis la création de City Cars KIA. Je suis donc tout à fait serein». Le Tennis ; une passion familiale Même s’il a très peu de temps libre, il tient à respecter sa séance hebdomadaire sur un court de tennis. « Le tennis est un sport où il est très difficile de tricher. Les deux adversaires sont séparés par un filet et c’est le meilleur des deux qui gagne quoi qu’il arrive. C’est pourquoi j’apprécie particulièrement ce sport. Mon épouse et mes enfants pra- tiquent également et régulièrement le tennis, ce qui nous permet de nous retrouver autour d’une même passion sportive. » Ceci tombe bien, KIA est sponsor du tennis mondial et c‘est donc tout logiquement que City Cars KIA accompagne depuis trois ans le Tunis Open. « C’est un bel événement qui ne cesse de s’améliorer d’année en année. Nous sommes partenaires de cette manifesta- tion car le tennis fait partie de la stratégie marketing de KIA à l’échelle mondiale. Au niveau international, KIA sponsorise notamment le Grand Chelem, l’Open d’Australie et le champion espagnol Rafael Nadal.Le Tunis Open nous permet d’aller à la rencontre d’une clientèle aisée et de leur faire ainsi découvrir les différents modèles de notre marque. Au niveau de la compétition je serais évidemment le premier fan de Malek Jaziri. J’espère juste que d’ici début mai, il aura récupéré tous ses moyens physiques », conclut Mehdi Mahjoub. M.B Mehdi Mahjoub Président-directeur général de City Cars KIA
  51. 51. 51Tunis Open 2013
  52. 52. 52 Tunis Open 2013 « Mon implication dans le sport et dans le Tunis Open est totale» Lotfi Abdennadher a toujours fait partie de la famille dirigeante du Club Sportif Sfaxien, en tant que membre du bureau, du comité de soutien ou encore comme premier responsable du club qu’il a présidé de 1998 à 2002 et occupe le même poste actuellement. Convaincu de l’importance de l’infrastructure et de la formation de base, il en fait la pierre de touche de sa campagne électorale. Habitué aux difficultés financières, il comprend que le sport ne peut sur- vivre sans des mécènes et des sponsors ce qui le pousse à s’impliquer à fond dans la spon- sorisation d’évènements sportifs et à l’inclure dans le budget annuel de son groupe. Le Tunis Open en fait partie. Lotfi Abdennadher soutien que : «Un évènement de cette taille et avec toutes les retombées positives qu’il peut avoir sur le tourisme tunisien ne peut que nous motiver à y investir. Il n’y a pas que le football qui mérite notre mobilisation. Nous servons le sport dans sa dimension glo- bale et surtout les sports qui peuvent dégager une belle image ce qui n’est pas le cas du foot ces derniers temps». « Le Tunis Open tombe à pic dans une période de crise du tourisme tunisien». «Il va de soi, qu’en tant qu’hommes d’affaires, nous soyons investi d’une mission et il est de notre devoir de nous en acquitter, rétorque Lotfi Abdennadher. Je tiens personnellement à ce que le sport ait le soutien nécessaires de mes sociétés et le Tunis Open particulièrement. L’ambiance du tennis est toute particulière. Elle ressemble très peu au foot. Je suis convaincu que nous devons avant tout penser au bien de notre pays, à la relance du secteur touristique qui passe par une image positive que le Tunis Open peut dégager. J’ai essayé dernièrement de jouer le conciliateur dans les affaires du foot et d’œuvrer pour que les Play off se jouent à six équipes rien que pour éviter les problèmes et les descensions au sein de notre Tunisie. Vous imaginez que je ne peux qu’adhérer et encourager un tournoi comme le Tunis Open qui peut réunir les tunisiens autour de la passion du sport loin des grabuges et des conflits d’intérêt ». A.A.A LOTFI ABDENNADHER Président-directeur général Group Abdennadher
  53. 53. 53Tunis Open 2013 «Le Tunis Open évolue d’une édition à une autre» Confortablement installé dans son bureau, entouré de dossiers importants, Hamadi Smaoui, directeur général d’ABC est aussi à l’aise pour parler affaires que sport et surtout tennis. «Comme tous les tunisiens, je me suis intéressé au tennis depuis le temps d’antenne 2 et de la retransmission de Rolland Garros. J’ai gardé cet engouement et l’ai transféré sur le tennis tunisien». Affirme-t-il. Totalement pris par les affaires, il ne manque pas de relever les ressemblances entre ce monde et celui sportif et dira: «les deux nécessitent une stratégie préétabli et des objectifs à atteindre. La différence se situe au niveau des moyens. Pour les affaires, on trouve plus facilement les moyens ce qui n’est pas évident pour le sport. Le sport vient toujours en second lieu même sur le plan personnel. L’accaparement par le monde des affaires nous empêche de faire du sport alors que nous devrions faire un petit effort pour en trouver le temps. Nous essayons de le faire au niveau de notre société pour aider au financement du sport. Nous avons un département de communication qui définit un budget annuel en marketing et une bonne partie de ce bud- get est consacrée au sport. Nous faisons notre possible pour donner satisfaction aux clubs qui demandent notre aide». « Le Tunis Open est un beau spectacle dont doit profiter le public » Sur le Tunis Open, Hamadi Smaoui est catégorique: « Le Tunis Open est une occasion pour améliorer l’image de la Tunisie à l’extérieur en ces temps surtout que cet évènement prend de l’envergure et évolue considérablement d’une édition à l’autre. Je sais que le grand public est plus motivé par les matches de foot mais il devrait donner au tennis la place qu’il mérite, spé- cialement un grand évènement comme le Tunis Open. Nous remarquons que dans les grands tournois internationaux les hommes d’affaires se mobilisent et sponsorisent ces évènements. Nous n’avons pas encore le même degré d’implication en Tunisie.» La société ABC a, quand à elle, choisi son camp et confirme d’année en année son soutien au Tunis Open par amour pour le Tennis mais aussi parce que le retour sur investissement est garanti. Hamadi Smaoui explique: «Notre objectif est aussi de nous assurer une visibilité et de la pub pour notre entreprise. Nous nous attendons certainement à un retour sur investissement. Pour ma part, je serai le premier supporteur de ce tournoi. J’ai beaucoup d’amis au TCT et je m’en fais de nouveaux chaque année. C’est déjà ça de gagné !» A.A.A. HAMADI SMAOUI Directeur général ABC
  54. 54. 54 Tunis Open 2013 « Le Tunis Open porte haut l’image du pays » Fort d’une expérience de plus de 17 ans dans le domaine du marketing et de la communication, Lotfi Zeghdana oc- cupe aujourd’hui le poste de Directeur générale adjoint de la chaîne radio privée Shems FM, mais cela ne l’empêche pas de garder une sorte de nostalgie à ses premiers amours. Ce lien indissociable a mené notre DGA à porter également la casquette de responsable de la promotion de l’antenne au sein de sa radio. Du coup, c’est lui qui, convaincu de la portée et de l’impact d’un événement de l’envergure du Tunis Open, a fait en sorte que Shems FM soit partenaire de l’événement. Un partenariat que Lotfi Zeghdana a toujours tenu à entre- tenir, là où il est passé, et qu’il a établi avec le Tunis Open dès la résurrection de ce dernier en 2005. En commençant par l’époque où il occupait les fonctions de directeur de market- ing au sein de la marque d’eau minérale Sabrine, puis lors de son bref passage en tant que conseiller chez Mosaïque FM et enfin aujourd’hui qu’il est responsable à Shems FM. A ce propos, il nous affirme : « Le Tunis Open est un événement qui a suscité chez moi énormément d’intérêt dès son retour au grand jour. C’est en effet l’un des rares événement spor- tif d’envergure internationale organisé régulièrement en Tu- nisie et, comme tout ce qui porte le nom Tunisie, je ne peux que le soutenir sans réserve et cela se poursuivra tant que je suis à Shems FM ». «Un événement en progrès constant Lotfi Zeghdana n’est pas non plus sans ignorer que le fait d’associer le nom de sa chaîne à celui du Tunis Open ne peut qu’être bénéfique : « C’est un événement qui permet de véhiculer l’image de notre chaîne et, en tant que responsable de la promotion de l’antenne, je me dois d’entretenir l’image de marque de la radio ». En contrepartie, Shems FM assure au tournoi une large promotion médiatique à travers des spots, avant, pendant et après le déroulement des épreuves, mais aussi à travers une couverture exhaustive des épreuves sportives avec l’édition d’un bulletin quotidien diffusé deux fois par jour qui présente le programme du jour et les résultats de la veille dès la pre- mière édition du matin, ainsi que tous les résultats de la journée lors de l’édition du soir. Sans compter la diffusion de plusieurs interviews de joueurs au sein des cinq émissions sportives quotidiennes que compte la chaîne de radio. Lotfi Zeghdana est également motivé par le Tunis Open en ce que : « Le niveau ne cesse de s’améliorer d’une année à l’autre en ce qui concerne notamment l’organisation, mais également pour ce qui du niveau du jeu et des joueurs ». Ce qui fait dire à notre interlocuteur : « J’espère que l’initiative continuera pour contribuer à redorer l’image du pays, surtout avec tout ce qui se passe en ce moment après les événements qui ont marqué cette période postrévolutionnaire ». Espérons que les espoirs de Lotfi Zeghdana se réalisent afin que la Tunisie redevienne ce havre de paix qu’elle a toujours été. Chiraz Ounaïs LOTFI ZEGHDANA Directeur Général Adjoint Shems FM
  55. 55. 55Tunis Open 2013
  56. 56. 56 Tunis Open 2013 «Le Tunis Open, un vecteur de notoriété pour nous » Fidèle parmi les fidèles, le directeur du Regency nous rap- pelle que lui et toute la famillede son hôtel ont adhéré au projet du Tunis Open dès la gestation de l’idée de relancer ce tournoi né en 1982, et resté en hibernation pendant 20 ans. Dès 2005, les responsables de l’hôtel Regency se sont in- vesti corps et âme dans ce qui représente aujourd’hui le plus grand événement tennistique du pays. Question de flair ! - Vous êtes partenaire historique du Tu- nis Open. Pourquoi un tel choix ? - Dès que le projet de partenariat nous a été soumis par les organisateurs du Tunis Open, nous n’avons pas hésité un seul instant à nous associer à cet événement, auquel nous avons immédiatement cru. Et ce d’autant plus que, de tout temps, nous voulions participer à des événements sportifs, et a fortiori lorsqu’il s’agit d’un tournoi qui contribue au dével- oppement du tourisme sportif. Nous étions d’emblée con- vaincus de la réussite du tournoi. - Qu’est ce qui a fait que votre conviction soit aussi forte ? - Nous n’étions pas sans ignorer la réputation acquise par le tournoi lors de ses premièreséditions et, vu l’enthousiasme af- fiché par les organisateurs de l’époque pour reprendrele flambeau, nous ne pouvions qu’être persuadés que l’événement allait être à la hauteur de l’héritage légué par les trois premières éditions. Nous avons constaté qu’il y avait uneorganisa- tion solide, structurée et professionnelle. Et aujourd’hui, nous ne regrettons nullement ce choix. Nous en sommes même très fiers. - Peut-on considérer que vous êtes même gagnant au change ? Associer notre image à celle d’un évènement d’une telle envergure ne peut que nous combler d’aise. Cela nous a permis de présenter la qualité de notre service et de notre savoir-faire aussi bien à notre clientèle locale qu’aux nombreux étrang- ers qui sont nos hôtes pendant le déroulement de l’épreuve. Le fait de pouvoir côtoyer les autres partenaires du tournoi nous a permis d’établir des liens solides avec des entreprises qui représentent le fleuron du pays, et de nouer avec elles des relations de partenariat. Je peux donc dire que cette expérience avec le Tunis Open est, à tous les égards, enrichis- sante pour notre établissement. Chiraz Ounaïs Nabil Sinaoui Directeur de l’hôtel Regency
  57. 57. 57Tunis Open 2013
  58. 58. 58 Tunis Open 2013 « Le sport, une activité humaine primor- diale » Doté d’une expérience professionnelle de plus de quarante ans dans le secteur bancaire, Ahmed Karam est certaine- ment une personnalité incontournable de l’économie natio- nale. Président du directoire d’Amen Bank, il se distingue par son humilité et sa courtoisie. Au cours de notre entretien, il a d’abord présenté sa presti- gieuse institution : « Amen Bank a été la première banque certifiée ISO 9002. Nous sommes également la première banque tunisienne entièrement privée, vouée principale- ment au service de sa clientèle et au développement de l’économie nationale. Amen Bank compte 160 agences réparties dans tous les secteurs de l’économie nationale. Nous accordons une grande importance à tout ce qui touche au domaine des nouvelles technologies. Si ses lourdes fonctions ne lui permettent plus, faute de temps, de pratiquer une activité sportive, il reste un spectateur attentif de tout ce qui touche le domaine sportif : « Le sport est une activité humaine primordiale. Il véhicule des val- eurs sûres de fraternité et de convivialité. Au niveau financier, le sport mondial de haute compétition draine des capitaux très élevés ». Ceci nous amène naturellement à l’intérêt que porte Amen Bank au Tunis Open : « Depuis plusieurs années, nous soutenons le Tunis Open car il s’agit d’une manifestation d’envergure pour la promotion touristique de notre pays. Mais nous sommes également mécènes dans de nombreux évènements culturels et sociaux organisés en Tunisie ». Concernant l’actuel état de l’économie nationale, Ahmed Karam reste d’un optimiste sans faille : « En quarante ans d’expérience dans le secteur bancaire j’ai assisté à des situations de crise économique bien plus inquiétantes. La Tunisie a toujours su se sortir de situations difficiles. Cette fois-ci, et suite à la révolution, cela prendra juste un peu plus de temps que prévu. » M.B Ahmed Karam président du directoire d’Amen Bank
  59. 59. 59Tunis Open 2013
  60. 60. 60 Tunis Open 2013 « Lorsqu’on intègre Argania c’est pour la vie » Le physique attrayant, un maquillage soft et discret, le par- fum léger et voluptueux, Leila Ridha nous accueille dans ses bureaux avec le sourire. Chez Argania depuis plus de 20 ans, elle fait partie de cadres sur lesquels on compte au sein du groupe Kilani. Diplômée d’IHEC, doublé d’un MBA aux USA, Leïla Ridha a très vite adhéré à l’esprit de travail qui est de mise au sein du groupe Kilani : « Chez nous, l’esprit de famille est le maître mot. Lorsque l’on intègre ce groupe c’est avant tout pour y faire une longue carrière. Notre directrice market- ing a ainsi plus de 14 ans parmi nous et il en est de même pour la plupart de nos cadres ». Concernant le groupe Kilani, Leïla Ridha nous précise qu’il est présent dans le domaine parapharmaceutique, pharma- ceutique, avec le laboratoire TERIAK, et cosmétique avec des marques aussi prestigieuses que Givenchy, Kenzo, Hermes, Cartier, Versace… « Nous possédons également la chaîne de boutiques de cosmétique FATALES ». Lorsque nous lui parlons de sport Leila Ridha avoue qu’elle en pratique très peu et qu’elle le regrette beaucoup car : « La pratique du sport est indispensable et l’on devrait inculquer cela aux enfants dès leur jeune âge. Personnellement, j’ai es- sayé de mettre ma fille au tennis mais elle préfère la danse classique. C’est toujours ça de pris ». Le tennis justement, où la marque Argania sponsorise le plus fameux des tournois de tennis tunisien, le Tunis Open, Leïla Ridha nous explique que : « Cela fait plusieurs années que nous sommes partenaires de cette manifestation. Le Tunis Open est une belle vitrine promotionnelle pour Agania. Cette année nous serons d’ailleurs présent avec deux stands, l’un pour les produits AVENE avec la gamme protection solaire, et le second pour le parfum KENZO Homme Sport ». MB Leila Ridha Directrice Argania
  61. 61. 61Tunis Open 2013
  62. 62. 62 Tunis Open 2013 «Le Tunis Open prend de l’ampleur et devient people ce qui correspond à la vocation de Tunivisions» Nizar Chaari baigne dans le monde des médias depuis 1993. De radio Sfax à mosaïque Fm, Canal 21, Télévision nationale, Etounissiya TV ou même presse écrite; il a été l’auteur d’une colonne hebdomadaire dans le quotidien « Le Renouveau » sous le titre Star news, il a fait de la communication sa pierre de touche et son leitmotiv. En 2009, il rachète le magazine people Tunivisions et devient son directeur général en faisant le magazine people par ex- cellence du pays et celui le plus prisé par les annonceurs et sponsors. Il crée le site du même nom et le propulse parmi les sites les plus visités. Cette réussite n’est pas une surprise pour un garçon dynamique et excessivement réactif qui répond au téléphone dès la première sonnerie. Bon négocia- teur, il n’hésite pas à s’impliquer sur les projets qui l’emballent et ce fut tout de suite le cas pour le Tunis Open. Convaincu par cet évènement sportif international, Nizar Chaari explique son engouement en ses termes: «Cette année, on a l’honneur d’être sponsor médiatique de l’Open de Tunis parce que cette manifestation sportive prend de plus en plus d’ampleur. Elle devient de plus en plus people. Ce qui correspond exactement à notre vocation à Tunivisions. Donc, cette année, nous serons présents au TCT pour accompagner les joueurs tunisiens et ceux internationaux ainsi que les supers sponsors de cette évènement pour donner une belle image de notre Tunisie, d’une Tunisie qui s’ouvre sur le monde qui donne la chance à sa jeunesse et à tout le monde d’être présent et de vivre la joie du sport et de la vie à la tunisienne». A.A.A NIZAR CHAARI PDG Tunivisions
  63. 63. 63Tunis Open 2013www.tunivisions.net 71 285 565 - 71 285 582 contact@tunivisions.net
  64. 64. 64 Tunis Open 2013 UNEDATE quitombeàpic Lesenjeux SPORTIFS Lesenjeux FINANCIERS Le Tunis Open appartient, en effet, à la catégorie des tournois Chal- lengers inscrits au calendrier de l’A.T.P, le circuit mondial du tennis professionnel. Il s’intègre idéalement dans le calendrier de préparation d’un tournoi de Grand Chelem, les Internationaux de France de Roland Garros (27 mai). Il se place entre le Barcelona Open Banc Sabadell (ATP 500 du 23 au 29 avril) et le Mutua Madrid Open (ATP 1000 du 07 au 13 mai). Cette date constitue une forte incitation pour bon nombre de joueurs ap- partenant au Top 100 mondial à y participer. Voici la réparation des points du simple: Vainqueur : 125 points Finaliste : 75 points Demi-finalistes : 45 points Quarts finalistes : 25 points Huitièmes finalistes : 10 points Premier Tour : 0 point Qualifiés : 5 points Réparation des points pour le Double: Vainqueur : 125 points Finaliste : 75 points Demi-finalistes : 45 points Quarts finalistes : 25 points Premier tour: 0 points Sur le plan financier, le Tunis Open est doté d’une prime de 125 mille Dollars, 93.750 Dollars pour le tableau simple et 31.250 Dollars au dou- ble. Pour le simple, voici ce que rapportera le Tunis Open aux joueurs : Vainqueur : 18.000 Dollars Finaliste : 10.600 Dollars Demi-finalistes : 6.275 Dollars Quarts finalistes : 3.650 Dollars Huitièmes finalistes : 2.150 Dollars Seizièmes finalistes : 1.300 Dollars Dans le double, les gains sont les suivants : Vainqueurs : 7.750 Dollars Finalistes : 4.500 Dvollars Demi-finalistes : 2.700 Dollars Les quarts finalistes : 1.600 Dollars Les huitièmes finalistes : 900 Dollars A cela s’ajoute l’hospitalité (représentant une charge financière aussi importante que la dotation) qui est offerte à tous les joueurs. LETUNISOPEN:Untournoiàenjeux
  65. 65. 65Tunis Open 2013 PUB
  66. 66. 66 Tunis Open 2013 Organigrammecomitéd’organisation
  67. 67. 67Tunis Open 2013
  68. 68. 68 Tunis Open 2013 L’HISTOIRE S’ÉCRIT A
  69. 69. 69Tunis Open 2013 T AUSSI EN IMAGES
  70. 70. 70 Tunis Open 2013 L’HISTOIRE S’ÉCRIT A
  71. 71. 71Tunis Open 2013 T AUSSI EN IMAGES
  72. 72. 72 Tunis Open 2013
  73. 73. 73Tunis Open 2013
  74. 74. 74 Tunis Open 2013 Rédactrice En Chef DirecteurArtistique Rédacteurs Photographe Impression AidaArab Yamen BenAli Chiraz Ounaies Mokhtar Hmima Delta Impression www.deltaimpression.com.tn contact@deltaimpression.com.tn Tél.: (+216) 71 409 500 Fax: (+216) 71 409 600 Tarek Gharbi Mourad Bouzidi
  75. 75. 75Tunis Open 2013
  76. 76. 76 Tunis Open 2013

×