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Journal COPAS n°1

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=> La gestion des parcours professionnels: préserver l'attractivité du secteur social.

=> Constituer un réseau des structures d’accueil par la formation du personnel.
1/ Mettre en forme la réflexion à partir des pratiques
2/ Former, ça n'est pas seulement augmenter les compétences
3/ Des procédures inter-actives de production
4/ La DRFP est partie-prenante
5/ La formation participe de la structuration d'une dynamique locale

=> Tribune à Pierre-Marie Adam: La police, les jeunes, la cité

www.copas.coop
Copas est une société coopérative de conseil, spécialisée dans le domaine des politiques sociales.
Elle a été créée en 1983, et est composée de 7 salariés associés. Implantés en métropole lilloise et en Ile de France, nous intervenons sur tout le territoire. L’esprit coopératif se traduit dans notre organisation:
- une égalité des statuts : tous les salariés sont associés de la SCOT.
- des prises de décisions collectives : un conseil de direction élu tous les 3 ans, des réunions d’équipe bi-mensuelles.

Nous intervenons en conseil stratégique, recherche et développement, conduite de projets, audit et évaluation, formation et développement des ressources humaines... dans les champs de l’action sociale, du développement local et de l’insertion.

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Journal COPAS n°1

  1. 1. Conseil en Pratiques et Analyses Sociales -Lyéditorial _I/ insertion sociale et profess/ ionnelle. l'action sociale, la pre- vention de la delinquance et le developpement urbain : autant de champs ou la multiplicité des acteurs. la diversité des experiences, et _ | 'évo| ution des poiitiques oblige chacun E1 constamment inventer do -En question nouvcaux modes d'intervention, évaluer son action, réajuster son - 0‘it')1 t >d’f' ' ‘ ‘t ’ La gesnon des pap p s l(El neinen , re e inir sa s rategic _ _ i ‘ ) . _ n agissant aupres d acteurs de terrain mars aussi aupres de de— cours professlonnels . 4 COPAS i i 1 , fl . préserver | .am, actMté Ck eurs, est au coeur L e ces mouvements et a e a re exron. - Et parce qu elles suivent au plus pres les préoccupations de nos du secteur social. . . . , . . interlocuteurs, nos activites prennent des formes extremement d1ver— ses, qui évoluent en permanence. Comment. dans ce cas, les faire connaitre .7 ‘lnterVent'°n . Au-deli‘: d'intitulés forcément réducteurs et de références qui Champagne_Ardenne : ne parle/ ront qu'§1 ceux qui s'y reconnaitront, nous avons choisi de consmuer un réseau vous presenter 3 fors par an et en quelques rubriques, certains as- des Structures d-aC_ pects de nos interventions et des problématiques que nous rencon— cueil par la formation "Om" du Per3°nne| - — D'un secteur E1 l'autre, les questionnements peuvent étre communs ou transférables. Ifn Qn. .~rum permet 51 un consultant de faire le point sur un theme qui nous parait central. -Tnbune - Vous attendez de nos prestations qu'elles soient utiles. pier. -e_Ma, —ie ADAM; int. -umrumvous présente une des actions dans lesquelles nous La po| iCe_ [es Jeunes, sommes engagés, tant dans ses modalités concretes que par les objec- | a Cité_ tifs dbpérationnalité que nous poursuivons. — Nous partageons vos préoccupations. Trihmic donne it un de nos clients, décideur ou acteur de terrain, l'0ccasion de s'expri1ner sur un sujet qui lui tient 5 coeur. — 11 est difficile de choisir parmi toutes nos actions celles qui feront l'objet d'une presentation plus développée. En mun vous donne un apergu en quelques lignes de certaines de nos interventions actuelles ou récentes. Gageons que cette découverte par touches successives des di» verses facettes de notre activité nous permettra de tisser ensemble de nouvelles collaborations. Véronique PERSUY I C OTZS ‘ . Novcmbrc 92 ’
  2. 2. I -§ Nous avons ete amenes, a l'occasion de missions relatives a la "Gestion des Ressources Humaines" dans des etablissements ou services du secteur social, it reflechir sur la notion de "gestion des parcours professionnels" ; cette notion, assez inhabituelle, merite quelques precisions. Elle derive tie la notion plus classique de "gestion de carriere", mais s'en distingue assez nettement. En effet. la carriere, pour autant que ce terme ait encore un sens dans le monde du travail actuel, renvoie it une apprehension individuelle de la trajectoire professionnelle et done it des strategies personnelles. En revanche, la no- tion de parcours professionnels permet une double lecture, 5 la fois individuelle et collective. Autre— ment dit, elle permet de confronter les interéts individuels des salaries (en terme de strategies d'er'olu- tion et de carriere) et les interets d'un secteur d'acti'ite (en terme d'attractivite’ et de qualification). Lliypothese sous-jacente 5. cette analyse, est qu'on peut trouver un optimum oi‘: les souhaits de mobilite individuels renconrrent l'interét ge- neral d'un secteur d'activite dont la permeabi- lité a d'autres secteurs (flux d'entrees et flux de sorties) doit etre controlee. Dans le secteur social non lucratif, on est loin — semble-t-il —— (l€ cet optimum. Citons les principaux facteurs explicatifs 2 - la professionnulisution reluti-vcnrent récente (40 ans pour les assistants de service social, 30 ans pour les educateurs specialises, Z0 pour les animateurs) de ce secteur d'activite a contribue 2‘) retarder jusqu'a une periode recente les probleines lies a la demographic professionnelle, Z1 l'engorgement des postes d'encadre- ment. - la soumission de fair des structures em- ployeurs aux régles administratives des organis- ines de tutelle les a souvent empeches cle inet- tre en oeuvre les moyens financiers necessaires a une reelle gestion des evolutions profession- nelles, en raison des contraintes d'une politique salariale calquee sur celle de la fonction publi- que. COT/ ‘L9 Novembre 92 Un systerric dc connuintcs exicrnes culqnécs Sit? ‘ ccllcs de la fonction publique - lit fail7le. t.se relative des ienlurleratioris dans ce secteur d'activite', accompagnee d'une evolu- tion de carriere presque uniquement basee sur l'anciennete, a contribue a vider de son conte- nu toute competition individuelle Z1 l'interieur du secteur ; l'alternative devient souvent, apres 40 ans : vegeter it l'interieur, ou quitter la pro- fession, malgre les difficultes de reclassement que l'on devine. - les oeuvres et les associations ges- tionnaires qui en sont le prolonge- ment (ou le pendant) laicise, res- tent en general marquees par une vision trés putemaliste des rupports an travail (avec souvent une occul- tation des phenomenes de pouvoir et de hiérarchie). - Pengagement bénévole des adminis- trateurs dans ces structures est en general base sur la fidélite, sur le long terme, sur la stabilite ; ces valeurs viennent en contradiction avec la mobilité, l'evolution, la carriere, qui caracteri- sent la maniere contemporaine d'envisager la gcstion des parcours ptofessionnels. Par ailleurs, le secteur associatif attache beau- coup d'importances aux valeurs identitaires, et chaque organisme employeur a tendance 21 vi- vre le depart d’un salarie (competent) comme
  3. 3. une trahison. ce qui genere des ressentiinents vis 5 vis du concurrent qui a debauche le salarie. A partir de ces constats, on peut cxpliciter trois hypotheses 2 - sur le registre des t'LllL’llTS cl des representations, les profes- sions sociales se sont en quel- que sorte ban-alisees, cllcs sont dc moins en moins d'or- Llre vocationnel ; ll y a en consequence un decouplage quasi-complet entre le statut et la position sociale ties per- sonnes qui sont l'objet dLi tra- vail social, et le statut et la position sociale des profes- sionnels du secteur. ll y a cer- tes des organisations militan- tes qui resistent 51 Ce decou- plage, inais cette position est tout it fait minoritaire (en nombre d'emplois concernes). - sur le registre (lL’ la mobilisa- tion tles salaries, la qualite’ de la contribution de chacun au projet commun sera d'autanr plus grande qu'elle ne sera pas contrainte. Le sentiment do ifa't>ii' pas d'au1're issue, tl'C'tre en quelque sorte coince dans un secteur d'acrivite. voire dans un emploi donne, provoque 5 terme Lin ressenti- ment dommageable it l'invcs- tissement personnel dans la fonction. - sur le registre des competen- ces tleveloppees, la linearite des parcours professionnels (c'est a dire l‘-ascension dans la hierarchie basee sur l'an- cienneté) est dommageable 21 la qualité des contributions des salaries. Cette hypothesc, tres genérale, est 51 notre avis specialement pertinente dans le secteur social (comme aus- si dans le secteur de l'educa- tion) ; en effet, la technicite de la prestation est indisso- ciable dc l'etendue dc l'expe- rience hum-ainc sous-jacente, dont la mobilite profession- nelle intersectorielle, dans uo parcours personnel, est un bon indicateur. A partir de ces hypotheses, le programme tres general d'une I La communauté urbaine de Lille a entrepris l'é| aboration d'un pro- gramme de développement des espaces verts de la métropole. Pour ce faire une etude a été commanditée afin de proposer les amé- nagements et actions qui permettront de valoriser les espaces existants et de créer de nouvelles zones vertes. Associé a un bureau d'études de paysagistes et a un groupement d'ingénieurs écologues, Copas assure l'étude des besoins de la population. I Insertion professionnelle des handicapés : un dispositif experimental Six CAT du Nord-Pas de Calais, adhérents d’Uniformation, participant a la mise en oeuvre de ce dispositif. L’objectlf final est de parvenir a inse- rer professionnellement, dans un milieu moins protégé, une cinquantai- ne de travailleurs handicapés. COPAS assure le développement, le suivi, la cohérence méthodologi- que et technique de ce projet, ainsi que sa transférabilité a d'autres regions. gestion raisonnée (sinon ra- tionnclle) des parcours pro- fessionnels se dessine. Nous pensons que cette gestion de- vrait etre mise en oeuvre sur deux plans 2 - sur le plan de l'aitle indivi- tluelle apportcr aux salaries, (en particulier des cadres), en hfitissant des plans de forma- tion ii moyen terme, on pre- nant en compre des reconver- sions necessaires en raison dc l'usurc inevitable dans ces professions, en enrichissant des experiences profession- nelles par une mobilite inter- ne plus volonrariste, etc. .. - sur le plan de fattractitiité tlu secteur, en facilitant la permeabilite avec d'autres secteurs d'activite, tant l'en- tree qu'a la sortie. Une politi- que des ressources humaines au sein du secteur social, qui viserait entre autres £1 reduire les barrieres corporatistes, I1 diminuer les ecarts dc salaires avec d'autres secteurs con- nexes, permettrait a la fois d'attirer des competences for- gees dans d'autres secteurs d'activite, et d'eviter l'engor- gement sclerosant dans les postes de responsabilite. ()n le concoit, Lin tel pro- gramme, par son ambition, suppose que soient affinees les analyses, que soient reperés les leviers sur lesquels agir. .. et surtout que les decideurs multiples soient convaincus de la necessite d'agir en ce sens, en redonnant du jeu a un systeme de contraintes fi- nancieres, adininistratives et conventionnelles particuliere- ment sclerosant. Jean Bernard DUMORTIER I C OTfl5 Novembre 92
  4. 4. 51$§; s;s. s;: 'sgf>2;s; :r3;s; %««firt”lesf: rte : §?1%§T‘§§L§, '.§%iff§“ £33} '§‘”%f? f%§327§‘§}i f§l’, 'K’iE{Z§, i3t§7°é§f$ A la dernande de la Délégation Régionale 5 la Formation Professionnelle de Champagne-Ardenne, COPAS inter» vient dans le cadre de la formation du personnel des structures d'accueil des jeunes 2 Missions Locales et Per— manences d'Accueil, d'Information et d'Orientation, qu'il s'agisse de leurs responsables ou des animateurs et corres- au nom de leur savoir-faire. de leur connaissance du pu- blic et du suivi des parcours des jeunes, qu'ils pourront se «fir. pondants. La démarclie mise en place dans cette région a d'abord pris la forme d'une recherche- action sur les pratiques pro» fessionnelles des participants : 10 personnes au cours de 10 journées de travail, ont 1nis :1 plat leurs pratiques profes- sionnelles, les out décorti» quées pour en repérer les ca- ractéristiques communes, ont analyse les difficultés rencon— trées au quotidien, ont évalué leurs atouts et leurs faiblesses au regard des exigences des dispositifs dans lesquels ils s'inscrivent. Ce travail a per— mis de faire des propositions de formation pour l'ensemble des correspondants de la Re» gion, qui répondent aux be— soins immédiats des person- COT/ '15 Novembre 92 nels. notamment en terme d'augmentation de leurs comv pétences. Mais ce travail a aussi permis aux participants cle mesurer les enjeux de la fonction ac— cueil, de réflécliir £1 leur posi- tionnement et 5 celui de leur structure dans le cadre des re- lations qu'ils établissent né— cessairement avec d'autres ac- teurs des dispositifs d'inser— tion. La nécessité de dévelop- per une identité profession» nelle, de faire reconnaitre le métier de correspondant allait de pair avec la mise en place de modules plus techniques er lui donnait sens. En effet, c'est situer en partenaires aupres des organismes de formation, des centres dc bilan et des services sociaux. Et c'est par- Cc que leur role sera conside- ré comme central dans les dispositifs, qu'il y a lieu de dé- velopper leurs competences. §-"1 , . ' Au—dela des 10 participants, c'est l'ensemble des corres- pondants et des structures d'accueil qui était concerne’. La réflexion du groupe a donné lieu apres chaque joumée de travail 5 un document écrit que le consultant COPAS adressait a chaque participant. A cha- que étape, le texte produit pouvait étre amendé, corrigé ou susciter de nouvelles ré— flexions. En fin de rechercl1e— action, l'ense1nble du groupe a participe’ 5 l'élaboration d'un document final, repre- nant la totalité des écrits par—
  5. 5. tiels, et faisant etat de propo- sitions de suites it donner. Pendant tout le temps de cette action, les consultants COPAS sont restés en relation avec la tous les correspondants. Pa- rallelement, des modules de formation it l'entretien ont été mis en place, ainsi que des informations sur les dis- positifs. Puis 2 journees de travail a partir de ce docu- ment et des propositions qui en émergeaient ont regroupe, l'une tous les responsables de structures d'accueil, et l'autre DRFP. Celle-ci ayant elle-me- 70 correspondants de la re- me travaille it partir du docu- gion. ment produit par le groupe. nous avons cherche ensemble les modalites a mettre en pla- ce pour poursuivre la dé1nar- che engagee. Dans un pre- mier temps, le texte complet a été adresse 2 toutes les structures d'accueil de la re- gion par la DRFP, en souhai- tant la diffusion aupres de Ces journées debouchent maintenant sur 2 actions me- Prévention de la déllnquance : une animation de réseau Les grandes villes du département du Nord disposent pour la plupart d'un charge de mission aupres du Conseil Communal de Prévention de la Délinquance. Tous les deux mois nous animons un cycle de travail au cours duquel un chargé de mission invite | 'un de ses collegues a venir travailler sur un theme de son choix. C'est une occasion de confronter les pratiques et de construire un réseau de coopération inter-villes. Insertion des jeunes en difficulté : un Guide pour lire les actions A la demande de la Délégation a la Formation Professionnelle, nous intervenons aupres des regions qui le souhaitent (quatorze régions, actuellement) pour favoriser Ia diffusion et l'utilisation de notre Guide de lecture des actions a destination des jeunes en grande difficulté. Mots d'ordre de ces interventions : adaptation aux situations locales, integration effective aux procédures existantes. SSAE, Service Social d'Aide aux Emigrants. Region Nord. ll s'agit d'une équipe régionale de travailleurs sociaux qui veut déve- lopper une stratégie commune. Le travail consiste a analyser les prati- ques, a déterminer des priorités, a mettre en forme un tableau de bord des actions menées. Le chantier s'étend sur 6 mois a raison d'une séance par mois. nées parallelement pour faci- liter les interactions : ' l'une avec des responsables de structures, sous forme de formation-action et qui a pour objectifs d'optimiser le partenariat, améliorer la ges- tion des ressources internes et aider a la definition d'un pro- jet de structure. Le groupe devra produire des outils ine- thodologiques transferables. ° l'autre avec des correspon- dants et agents d'accueil, en accompagnant la mise en pla- ce du réseau regional par la formation de relais locaux et qui porte sur 2 themes trans- versaux lies it leur pratique professionnelle : le "métier" et la communication et l'infor- mation. La encore nous cher- chons a aboutir it la produc- tion de documents et d'outils communs, qui, parce qu'ils se- ront harmonisés, rendront les pratiques mieux identifiables par les autres acteurs. Reflexion. production, diffu- sion sont les trois phases au- tour desquelles s'articule cha- que etape de la construction du réseau. C'est a partir de ce travail que l'offre régionale de formation des agents d'accueil et correspondants peut, au- dela du simple catalogue, de- venir un veritable plan de for- mation. Veronique PERSUY C OTfl5 Novembre 92
  6. 6. TRIBUNE Pour moi, la priorite est claire : il faut que la police puisse faire son travail. Permettre a l'auto- rite de s’exercer. Pour cela, les comportements doivent evoluer de part et d’autre : il faut que les policiers aient un comportement acceptable par la popula- tion, et reciproquement. Les deux sont bien sfir lies : si le policier se fait insulter quand il passe dans le quartier pour une intervention dc routine, il aura tendan- ce it se raidir et £1 intervenir, peut-étre, trop durement la fois suivante, ou in faire de la petite provocation. De meme, si le jeune se fait malmener. meme it | 'occa- sion d'une intervention policiere justiftee, ou s'il est victime d'une inter- vention injustifiee, il aura tendance ii etre plus agressif la prochaine fois. ll faut que chacun puisse etre dans son role 2 le policier a une inter- vention a faire, il la fait, il sait qui est en face de lui et ceux Cela ne va pas tout ar- ranger, mais il est tout de meme plus difficile (l'in- sulter, par la suite, quel- qu'un avec qui l'on s’est retrouve autour d’unre table. On a observe des ef- fets tres nets : beaucoup de dérapages n’ap- paraissent plus. Maintenant, il faut étre Clair : c'est mon ob- jectif prioritaire, mais ce n’est pas forcément celui de tout le monde. Pour A. Ferhati. il s’agit de chasser les comportements racistes au sein de la police. ]e partage egalement cet objectif, et il est certain que cela a aussi une efficacite’. ]'ai pu entendre des policiers qui n'avaient jamais tenu que des propos ex- tremistes, sur les jeunes arabes en parti- culier, me dire “c'est vrai qu’ils ne sont pas tous pareil, qu'il y en a qui ont leur place ici, etc". qui sont autour de lui savent La P0hti¢1u9 d9 WW9 9071379 10 d9lim1“a"99 "9P0' C'est1m pen miraculeux, non .7 qui 31 est (fest [Out ; 1m 11 est se sur deux piliers essentiels : la prevention et la dans son intervention, les au- ’9P"955l0"- C95 119149‘ V019‘-9 50"‘ 5°“”9"‘ 530193» Ah non, vraiment pas dL1 tres sont dans leur role. Ce mais '1“m'V9 “"35 414,0" 5'9fi0"99 d9 [93 ‘I530’ tout. 11 y a des limites tres n'est pas une guerre entre les 959’ POW d¢W'-"W189 d’9ffiC<1C1't9- Pi9"9‘Ma7i9 claires. D'abord, les evolu- cow boys et les indiens. C'est Adam 95‘ “'1 P9“ l"'"9amafi0" d9 99 D7019‘ 5 D0‘ tions sont tres fragiles. ll cela qu'il faut faire compren- 1'39’: '1 95’ démché a“P’95 d9 1“ “"9 d9 Maw suffit que quelqu’un qui a dre_ beuge pour une mission globale de prevention. ll Commencé 5, éV0[ue1~_ soit Actuellement, on a deux blocs 0551479 la “also” ‘W99 595 a“Ci9"5 9°"98"95r "Wis brutalement confronte E1 des face a face : pour les jeunes, ii °°°"d0""9 ““$5i “"9 9‘l“iP9 d’a'"'mat9“’'5 50' incidents “classiques". pour tous les flics sont pareils ; et Claw‘ 9' “"i"‘9 '9 C°"59il Communal ‘[9 P"é°9"' qu’il soit tente de revenir lui pour les ploiciers tous les jeu- '50" (19 [9 D9li"¢1“¢1"C9- EXWPI9 ‘yPiq“9 d9 99“9 aussi a des stereotypes ante- nes sont pareils. Chacun reste 00107159 ‘'19 ‘‘l'0i71d? ‘9 les deux b0Vv¢8" 3 19$ rieurs. C'est meme quelque dans son coin et les percep- i9“"95’fliC3 fWiT9'| Cad7léCl"00TltT€)- fois tres fort affectivement, tions caricaturales ne peuvent que se renforcer ; et ceux qui, de chaque cote, ont effective- inent des comportements inacceptables peuvent rester tranquillement caches dans la masse. Dans ces seminaires, les uns et les autres vont pouvoir se rendre compte qu'ils ont affaire a des individus, qui ont chacun. leur maniere d’etre, mais qui peuvent les ecouter ou avec qui il est possible de parler. C 0995 Ntweinbre 92 et c'est peut-etre un des pie- ges de ces seminaires : on passe brusquement de la hai- ne globale au grand amour, on finit les seminaires en tombant dans les bras, mais cela reste tres affectif, tres irration- nel. Et si, par exemple, le jeune qu’on a connu au seminaire fait une conne- rie et se comporte de maniere inaccep- table au moment oft il se fait pincer, ou si le policier qu’on a connu fait
  7. 7. quelque chose tl'injustifié, c'est vécu comme un traliison, et chacun rehas- cule (lHDSll€X[1'€‘l11€ inverse. Cest un prolwléine tle fond. ]e parlais LlC l'autorité dc la police. Mais est—ce la seule .7 L’autorité, c'est d’abord une fonction des parents ; et la, c’est normal que cela mar- che E1 l’amour et 51 la liaine, au passionnel. Quel est le minimum klt. ‘ distance 51 gfll1l€l' pour pouvoir travailler .7 Les lialwit-ants “normaux" des quartiers sont les premiers a nous interpeller la—tlessus. Ils ne se sentent plus protégés si le policier tlit bonjour au jeune et s'il se laisse connaitre par son nom, et plus encore s'il joue au foot avec ou qu’il boit un coup au club ale jeunes. Pour eux, il ne fait plus son boulot. Ces habitants Mais quand la police. qui est une institution d'état, qui doit étrc bien controlée par la loi. se retrouve a jouer les papas, cela ne Va plus. Et Ce n'est pas en passant (les papas aux grands ireres que cela ira mieux. Peut étre qu'il fauclra faire LlCS seminaires parents- policiers ; mais qui y viendra ? l. a tleuxiéme déiive. c’est que les jeunes ont tendance a se sewir ale leur participation aux séminaires pour essayer clécliappcr -.1 leurs responsalwilités, ou en tout cas pour faire les malins. Si au moment oil Les séminaires “bem's—flics” Devenus ensuite "jeunes—flics", pour nu pus stigmati- ser lbrigine des participants, ont été luncés par l’as— sociarinn Espuce lnrégmcion. cl'Amn Ferliatii Une autre association, lmcr Service Migrants, dc Pariah Clielmb, propose égulemem (les unirriutions de ce type. Lc principzz cle ces renconrres est trés simple : metcre face it face, sous la regard cle pmfessiurmels (p5ycho— logues et p-rofesseurs pour Espace Imégmtion, jam» nalistes ct leaders associatifs pour 1.S. M.) des "jeu- nes rm clifficulte’ issus des banlieuex déftworisées" at des policiers appelés Zr les rencontrer fréquemmem sur le terrain. La rencomre (lure deux jours pour Espuce incégrazion rm seul pour I. S.M. ne se rendent pas comptc que si les agents ne dialoguaient pas avec les jeunes, la situation serait bien pire. Mais ce n'est pas forcément Completemcnt {aux non plus. C’est tres compliqué, parce que cela depend completement des situations. ales jeunes, et ales categories Lle policiers. C'est la que notre role est im» portant. Cest a nous. en tant que service cle prévention, ale savoir ce qui se passe sur le terr rain, pour déterminer les objec— tifs prioritaires et ensuite assurer on les airéte. par exemple. il tlisent “Vous allcz voir, je connais Pierre«Marie Adam. ou le commissaire, ou je ne sais qui, je vais lui en parler, vous allez voir". On sait que les policiers n'aiment pas Llll tout Ce genre ale reactions ! Méme si c'est presque toujours Llll bluff ale la part des jeunes, les policiers no le savent pas et ils sont furieux. Er la. c’est le deuxiéme probleme de fond. tion. le suivi : prévoir cl’autres ren— contres moins formelles. autour d’un match de football ou d'un- couscous. S’il n'y a pas un organisatcur, ces acti0ns—la disparaissent cl’elles—mémes. Les séminaires doivent tl’ailleurs n'étre qu'un moyen parmi d'autres. Pour que ce soit efficace. il faut que ce soit inscrit, au méme titre qulune commission du CCPD, par exemple. comme un Ll('. ‘S axes de travail permanent. I Les associations nationaies de bénévoles intervenant en milieu hospitalier (plus de 10 000 bénévo- les sont concernés) ont eu recours a Copas pour mettre au point une charte de déontologie, dans Ie but de mieux se faire reconnaitre par les directions hospitaliéres et les pouvoirs publics. L'accuei| tres positif des partenaires hospitaliers a | 'égard de ce travail les incite a poursuivre leur ré- flexion. Une journée d'étude sur ie secret professionnei (vu du cété bénévole) est en cours de prepara- I Le recrutement des cadres de haut niveau dans Ie secteur social n'est pas toujours chose aisée, surtout | orsqu'on désire attirer des compétences venant d'autres secteurs professionnels. COPAS a inauguré en 92 un nouveau service : Ie conseil en recrutement spécialisé ; il a contribué au cours de cette année a la sélection de 8 cadres associatifs. C‘O£P}’L§ NU'L‘l| Il‘l'L‘ 9.7.
  8. 8. 8 1983 est la date de création de COPAS, ; ‘ ,1,“ 7707 notre code APE qui, s'il Hi». indique que nous sommes une ‘ ' ~ , ‘~ . . J société de conseil omet de Emmanuel SION Ericl: MlZZl pf T‘: no“: s‘(1)mme_s d 2091 12 17 20 770547 205613 12 5l’““’‘ '3“ “"3 3 °’"“"‘e ‘*5 politiques sociales ii. §' _ - 1 7-1, Ell I H14’ l‘ r A/ ' Véronique PERSUY 20 56 41 O2 8 le nombre de salariés associés de notre société coopérative, ’ » »- . » 7 celuides consultants, 37. place Riliour 59800 LILLE Tel : 20 57 89 25 Fax : Z0 57 89 22 38 notre moyenne d'c‘tge, 3.000.000 notre chiffre d'affaires en 1991 100 le nombre de nos clients cette méme année, Guylainc PRE 20 57 89 25 et 100 % d'entre eux. .. Jean Bemard DUMORTIER 20 O6 88 01 Jean Louis NAVARRO 22 91 53 56 Claude COQUELLE 20 54 38 Z7 Quelques références Délégation 5 la Formation Professionnelle : élaboration et diffusion d’un guide de lecture des actions de forma- tion pour les publics en difficultés — DRFP Ile de France : Etude sur les “dispositifs permanents d’insertion” — Mis- sion Locale de Lille : Aide .5 l'évaluation du Comité Lillois d’Aide aux Projets — Association Réussir : Evaluation du Plan Lillois d’Insertion — Délégation pour l'insertion des jeunes : Etude sur le public féminin des Missions Loca» les (Nord—Pas de Calais—Picardie) — Coordination et Développement du Partenariat pour l'Insertion (CDPI- Rouen) : Structuration des collaborations inter—structures dans le cadre d'une Convention pour la Promotion de l'Emploi avec la DDTEFP — Région Nord-Pas de Calais : Elaboration, étude de faisabilité et mise en place d’une formation “d’artisans d’environnement” — Fédération des Centres Sociaux/ Caisse des dépots : Mise en place de services de proximité—étude de faisabilité de trois projets - Ville de Lille : Evaluation du CCPD — Ville de Tour— coing : Aide a la réorganisation des actions DSQ - Fédération des PACT»ARIM : Elaboration des Projets de Dé- veloppement Départementaux — Association Sauvegarde des Yvelines : Audit d’Etablissements et Communication Institutionnelle — Association pour la Gestion des Services Sociaux de l'UDAF : Dispositif d'accueil des person— nels nouvellement embauchés —Union Nationale Aide 5 Domicile en Milieu Rural : Conseil en Développement. C OTHS Novembre 92

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