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Comment investir en bourse (l'analyse technique)

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Comment investir en bourse (l'analyse technique)

  1. 1. Comment choisirses actionsL’analysetechniqueCommentinvestiren Bourse?«boursemini-guideAOFMai 2009
  2. 2. Comment choisir ses actions : l’analyse techniqueoption finance expertise - mai 20093.Comment choisirses actionsL’analysetechniqueSOMMAIRELes lignes de tendance p. 4Les moyennes mobiles p. 5La théorie de Dow p. 8Les vagues d’Elliott p. 10Les principales figures typiques de l’analyse technique p. 11■ Les gaps p. 11■ Le reversal day p. 11■ L’island reversal p. 12■ La tête et épaules p. 12■ La tête et épaules inversées p. 13■ Le double ou triple top (sommet) p. 13■ La méthode des points et figures (OX) p. 13■ Les autres figures (chandeliers japonais, le triangle) p. 14Option Finance Expertise - 91 bis, rue du Cherche-Midi 75006 Paris - RC 429.986.136 - Tél. : 01 53 63 55 55 - Fax : 01 53 63 55 50Toute reproduction, même partielle et quel qu’en soit le support, même électronique ou informatique, est interdite sans autorisation préalable de l’éditeur.Le bureau détudes et danalyses dOption Finance
  3. 3. 5. option finance expertise - mai 2009option finance expertise - mai 2009 4.Comment choisir ses actions : l’analyse techniqueL’analyse technique ou graphique a pour objectifde décrire les variations des cours boursiers, enécartant tout événement fondamental lié à la viedes sociétés, de façon à prévoir leur évolution.Comment,eneffet,expliquerquelecoursd’untitrebaisse alors qu’aucun événement nouveau n’aaffecté l’entreprise ?L’analyse technique vise à étudier le marché selontrois données : les cours, les volumes de transac-tion et les positions ouvertes.L’idée sous-jacente est que l’évolution des coursest le résultat d’un processus compliqué. Elle peutrésulter d’une nouvelle information concernant lasociété, mais elle peut aussi provenir d’un ajuste-ment de position ou encore d’autres facteurs – telsque des rumeurs.L’objectif n’est pas la valorisation d’un actif finan-cier. Il s’agit plutôt de déceler dans les cours histo-riques d’un titre les comportements types dansune situation donnée pour ensuite prévoir les évo-lutions des titres financiers.Certes, l’analyse technique ne remplace pas l’ana-lyse fondamentale pour apprécier le «juste prix»d’une société sur le marché, mais elle pourra vousêtre utile pour déterminer les seuils d’achat et devente d’une valeur. C’est pourquoi les deux typesd’analyse se complètent.L’analysetechniqueestsouventutiliséeparlestra-ders qui prennent des positions sur des périodestrès courtes, sur quelques jours, voire quelquesheures.Trois idées phares sous-tendent les principes del’analyse technique :– le prix d’un titre reflète sa valeur. Le cours est leproduit d’un ensemble de facteurs. L’analystetechnique cherchera à déterminer les évolutionsdu marché ;– les évolutions de cours sont soumises à des ten-dances. Celles-ci sont considérées comme étantprévisibles. La tâche de l’analyste consistera alorsà les identifier et à déterminer, le plus rapidementpossible, les points de retournement ;– les cycles se répètent, car la psychologie desinvestisseurs est constante. C’est pourquoi l’exa-men du passé est primordial.Avant d’apprendre à «repérer» des figures tech-niques au travers de l’évolution du cours desvaleurs,ilestimportantdeconnaîtrelesprincipauxconcepts de l’analyse technique.Les lignes de tendanceCes lignes de tendances sont à étudier soigneuse-ment, de façon à déceler le comportement d’untitre et à savoir comment il évolue.Enprenantcommehypothèsequelacroissanceducours d’une action ne cesse de s’accélérer sur lesderniers mois, vous devez savoir que les courbesde ces cours sont soumises aux lignes de tendance.Une première ligne (ligne A) rejoint les points lesplus hauts de la courbe des cours. Si une lignerejointaumoinstroispointsdelacourbe,alorselledevient significative. C’est une ligne de résistance,la résistance étant dans le langage de l’analysetechniquelavaleurqueleprixatrèspeudechancede dépasser à la hausse. Si cela se produit, alorscet événement signifie qu’un changement impor-tantaeulieuetquelahaussedevraitsepoursuivrepour un moment.Une autre ligne peut être tracée (ligne B), qui tientcette fois compte des cours les plus bas. Elle définitun support, c’est-à-dire une valeur que le cours del’action a très peu de chance de franchir à la baisse.Si la ligne est néanmoins percée et que les coursdescendentàdesniveauxencoreplusbas,celapeutprovenird’unedépressiongénéraledesmarchés.Des lignes intermédiaires peuvent facilement êtredécelées. Pour cela, il suffit de tracer une droiteparallèle à une résistance ou un support et de lafaire évoluer au sein même de la courbe des cours.Ces lignes intermédiaires sont très utiles pour éva-luerlecomportementdesplacementsdequelquesjours. Néanmoins, elles exigent une grande expé-rience des marchés.Les moyennes mobilesLa méthode des moyennes mobiles représentela méthode la plus ancienne. Etant particulière-ment simple à comprendre et à appliquer, elleest la plus utilisée.La moyenne mobile est constituée d’une série depoints, dont chacun est une moyenne d’un certainnombre de cours. Par exemple, pour calculer lamoyenne mobile à 50 jours d’une valeur donnée, ilsuffit de faire la somme de ses cours d’ouverture(ou de clôture) sur les 50 dernières séances deBourse, de diviser cette somme par 50 et de repor-ter le résultat sur un graphique. Le jour suivant, lamoyenne tiendra compte des 49 cours précédentsetdeceluidelaveille,fraîchementcollecté,etainside suite.A ce stade, déjà, deux écoles s’opposent. La pre-mière considère qu’il est normal d’accorder unpoids égal à chacune des séances de Bourse.Danscecas,ils’agitd’unemoyennemobilesimple,obtenue de la manière décrite précédemment.La seconde considère, au contraire, qu’il est nor-mal d’accorder davantage de poids aux événe-ments les plus récents et pondère d’un coeffi-cient plus élevé les données les plus fraîchementrecueillies. Dans ce cas, il s’agit d’une moyennesimple pondérée.● Imaginez que l’action du groupe de luxeHermès (nommée Hermès International)clôture, durant la semaine, sur les cours deBourse suivants :lundi mardi mercredi jeudi vendredi100 € 102 € 100 € 99 € 104 €Dans le cas d’une moyenne simple, la moyennemobile à 5 jours fera ressortir, pour vendredi, lamoyenne des 5 derniers jours de Bourse (vendrediinclus). Cette moyenne s’établit à :(100 + 102 + 100 + 99 + 104)= 101 €A savoirLe graphique («chart», en anglais) étant le pre-mier outil de l’analyse technique, cette dernièrea longtemps été assimilée à la seule analysegraphique. Or, ce n’est plus aussi vrai aujour-d’hui du fait de l’essor de l’analyse statistique,conjointement au développement des res-sources informatiques. Son avantage essentielest que la part de subjectivité, qui pouvait inter-venir dans l’élaboration d’un graphe, est iciinexistante. Cette évolution a permis à l’analysetechnique d’acquérir la dimension scientifiquequi lui manquait.A savoirFace à la crise financière actuelle et au reculconsécutif des cours d’un grand nombre devaleurs, les spécialistes considèrent que, surles marchés européens et d’un point de vue del’analyse technique, la situation ressembleassez à celle de la Grande Dépression desannées 1930 aux Etats-Unis. Cette périodeavait été marquée par la déflation et une fortemontée du chômage. Les analystes envisagent2010 avec beaucoup plus d’optimisme.Courbe des cours quotidiens dune actionLigne ALigne B
  4. 4. 7. option finance expertise - mai 2009option finance expertise - mai 2009 6.Comment choisir ses actions : l’analyse techniqueDans le cas d’une moyenne simple pondérée, vousallezaffecterlecoefficient5àlajournéedevendre-di, 4 à celle de jeudi, 3 à celle de mercredi, 2 à cellede mardi et, enfin, 1 à celle de lundi, afin de donnerplusdepoidsauxcoursdeclôturelesplusrécents.La moyenne de la semaine pondérée par ces coef-ficients est égale à :[100 + (2 x 102) + (3 x 100) + (4 x 99) + (5 x 104)]/15= 101,33 €Vous obtenez alors un chiffre légèrement plusélevé que dans le cas de la moyenne simple. Eneffet, dans le cas présent, vous avez tenu comptede l’évolution la plus récente du titre, alors mêmeque la valeur a enregistré son meilleur score sur laséance de vendredi à 104 €.Vous trouverez parfois les moyennes mobilesreprésentées sous forme graphique sur du papiersemi-logarithmique. En effet, avec ce type d’échel-le,uneprogressionidentiqueenpourcentagedelavaleur sera visualisée graphiquement de la mêmefaçon.Reprenons l’exemple de la valeur Hermès Interna-tional:imaginezquelegroupepétroliercote100€du mois de janvier au mois de juin, puis 130 €de juin à septembre et enfin 169 € de septembre àdécembre.Si l’échelle était linéaire, la représentation gra-phique serait la suivante :Vous pouvez constater que le saut du mois de juin(de 100 à 130 €) est inférieur, visuellement, à celuideseptembre(de130à169€).Celasemblenormalpuisque, dans le premier cas, l’action progresse de30 €, alors qu’elle s’adjuge 39 € par la suite. Celadit, la progression en pourcentage (+ 30 %) estidentique dans les deux cas.Lamêmeanalysemenéecettefois-cisuruneéchellesemi-logarithmique nous donne la représentationsuivante :Au-delà du simple calcul des moyennes mobiles,vous allez devoir apprendre à les utiliser pourinvestir le plus judicieusement possible.Ces moyennes sont censées déterminer dessignaux d’achat ou de vente lorsqu’elles sont tra-versées dans un sens ou dans l’autre par la courbedes cours de la valeur qui fait l’objet de l’analyse,et ce sur la même période d’observation.Autrement dit, les moyennes mobiles vont vousindiquerlepassaged’unetendancebaissièreàunetendance haussière et inversement.De ce fait, une moyenne mobile ne peut vous don-ner un signal clair sur l’attitude à adopter qu’aprèsquelanouvelletendancedelavaleurnes’estmani-festée.Par conséquent, la différence entre le début de latendance observée sur les cours et l’instant où lesignal est donné par l’analyse technique se soldepar une perte de profit.Les utilisateurs de moyennes mobiles considèrentde courte période (à 50 jours, par exemple) croisela moyenne mobile d’une période plus longue (à150 ou 200 jours).Ainsi, le schéma suivant nous indique clairementun signal de vente :AstuceEn analyse technique, il vous faudra apprendreà repérer les faux signaux. Les signaux ne sontvalables que si la ligne de la moyenne mobile vadans le même sens que la tendance des coursqu’elle est censée refléter.Le graphique ci-dessus peut être utilisé commeun indicateur, car les cours de la valeur «cas-sent» à la baisse une moyenne mobile quin’était déjà plus dans une phase ascendante.Moyenne mobile et cours baissent donc enmême temps, ce qui constitue un signal devente de la valeur.Au contraire, le graphique ci-dessus émet unfaux signal puisque, dans ce cas, les coursviennent «casser» à la baisse une moyennemobile qui évolue toujours de manièreascendante.Cours de laction100200J F M A M J J A S O N DCours de laction10000100J F M A M J J A S O N DCourbe desmoyennes mobilesCourbe descours journaliersCourbe desmoyennes mobilesCourbe descours journaliersCourbes desmoyennes mobilesCourbe descours journaliersA savoirDans cette période de crise financière majeure,qui a débuté avec la crise des subprimes amé-ricains, l’analyse des moyennes mobiles est lar-gement utilisée. Cette méthode simple de l’ana-lyse graphique permet aux spécialistes, sur desmarchés très volatils, d’évaluer l’évolution descours des actions, mais aussi celle des indices,en particulier le CAC 40, qui accuse un net repli.Ils étudient en particulier les courbes desmoyennes mobiles à 50 et 100 jours.
  5. 5. 9. option finance expertise - mai 2009option finance expertise - mai 2009 8.Comment choisir ses actions : l’analyse techniqueMalheureusement pour les investisseurs férusd’analyse technique, les signaux graphiques nesont pas toujours aussi clairs…Certains analystes affinent leur analyse en calcu-lant les moyennes mobiles, non pas à partir descours de clôture de la journée, mais à partir descours les plus hauts et des cours les plus bas dechaque séance sur une période donnée (highsand lows).Ils obtiennent alors deux courbes de moyennemobile, qui peuvent être ou non parallèles. Ils vali-dent un signal haussier un jour donné lorsque lecourshautdujourtraverseàlahausselamoyennemobile des plus hauts et que le cours bas du jourest plus haut que la moyenne mobile des plus bas.A l’inverse, ils valident un signal baissier lorsque leplus bas du jour traverse à la baisse la moyennemobiledesplusbasalorsquelecourshautdujourestplusbasquelamoyennemobiledesplushauts.La théorie de DowCharles Dow est un journaliste financier américaindes années 1930, réputé le fondateur de l’analysetechnique. Fort de l’idée que les cours des actionssuivent, le plus souvent, la tendance majeure dumarché, il a introduit le terme d’indice boursier. Ila donné, en partie, son nom à la référence bour-sière la plus médiatique de la planète, le DowJones, l’indice phare américain.Sa théorie est basée sur les hypothèses suivantes.• 1rehypothèseLemarchéestefficientetleprixd’uneactiontraduitl’exact point d’équilibre entre l’offre et la demandesurcetitre.Decefait,ilsembledoncimpossibledeprévoirl’évolutionducoursd’uneactionàpartirdedonnées fondamentales.• 2ehypothèseTrois types de tendance existent. Tous les marchéssuivent une tendance à long terme que l’on peutqualifier de «tendance majeure». Leur durée varieentre un peu moins d’un an et plusieurs années.Une deuxième tendance, contraire à la tendancemajeure,durantaumoinstroissemaines,voireplu-sieurs mois, n’est en fait qu’une tendance correc-trice de la tendance principale.Enfin,unetroisièmetendance,qualifiéede«mineure»,est composée des variations de faible ampli-tude du cours de Bourse à très court terme (dequelques heures à trois semaines). Elle n’intéresseque les investisseurs à court terme.• 3ehypothèsePourCharlesDow,latendancemajeureestdonnéepar les opérateurs de marché les plus avertis, quiont seuls la capacité d’anticiper un changementradical des fondamentaux d’une société.Imaginons que ces opérateurs prévoient l’amélio-ration des fondamentaux d’une entreprise. La ten-dancemajeurequivasedessinerseraunetendancehaussière.Sileuranalyseestcorrecte,l’annonceparles dirigeants de la société de perspectives encou-rageantes va générer une deuxième vague dehausse. Quant à la dernière vague haussière, ellese produira au moment où il n’y aura plus aucundoute dans l’esprit du public sur l’avenir de cetteentreprise.Ensuite, les mêmes observateurs avertis quiavaientétéàl’originedelatendancemajeurehaus-sière vont se mettre à considérer que les cours dela valeur se situent désormais au-delà du raison-nable et vendre la valeur.S’en suivra un deuxième mouvement de baisse,provoqué par des ventes de titres par les investis-seurs qui n’ont pas acheté la valeur au plus bas etqui n’ont pas vendu au plus haut, mais pour les-quels la plus-value reste substantielle.Enfin, la dernière vague de baisse interviendralorsque les derniers investisseurs perdront l’espoird’une hausse des cours et décideront de liquiderleur position.Amplitude quotidiennedu cours de lactionCourbe mobilesdes basCourbe mobilesdes hautsSignaldachatCours de lactionTendancemajeureTendancemineureTendanceinter-médiaireA savoirCharles Dow, qui étudiait à l’époque l’orienta-tion de l’indice Dow Jones, ne validait les hypo-thèses de sa théorie que lorsque l’indice dusecteur des transports confirmait la tendanceobservée sur l’indice du secteur industriel.Une tendance haussière est confirmée lorsqueles sommets atteints par les cours sont de plusen plus élevés et que les cours les plus basaugmentent. Une tendance baissière est confir-mée si les cours les plus hauts sont de moinsen moins élevés et que les cours les plus basrégressent.Deux situations infirment une tendance, haus-sière ou baissière :-–la première, nommée «failure swing», estcaractérisée par l’incapacité du marché àdépasser de nouveaux sommets (ou pointsbas). L’enfoncement d’un support (ou d’unerésistance) marque alors la fin d’une tendancehaussière (ou baissière) ;-–la seconde, nonfailure swing, se caractérisepar l’enfoncement du point de support des deuxderniers sommets dans une tendance haussiè-re et d’une résistance des deux derniers pointsbas dans le cas d’une tendance baissière. Ellesouligne la fin de la tendance en cours etmarque l’apparition d’une tendance contraire.Nonfailure Swing DownFailure Swing DownNonfailure Swing TopFailure Swing Top
  6. 6. 11. option finance expertise - mai 2009option finance expertise - mai 2009 10.Comment choisir ses actions : l’analyse techniqueLes vagues d’ElliottRalph Nelson Elliott (1871-1948) est à l’origine de laméthode qui porte son nom et qui se fonde sur lacyclicitédescoursdesactifs.Sathéoriefutélaboréeàlafindesannées1930auxEtats-Unis.Elles’inspiredes travaux de Charles Dow, que nous venonsd’aborder,etdeLeonardoFibonnacci,lemathémati-cienitalienquidéveloppalathéoriedunombred’or.La théorie des vagues d’Elliott a réellement été uti-liséeenFrancedepuislekrachboursiersurvenuenoctobre 1987.Près de 70 ans après sa mise au point, la méthoded’Elliott n’a rien perdu de son actualité et continued’être utilisée par les analystes graphiques dumonde entier.L’idée fondamentale qui sous-tend cette théorieest que les cours n’évoluent pas de manière désor-donnée,maisqu’ilssontplutôtsoumisàdescyclesharmonieux ascendants et descendants, à l’imagede vagues.Sonprincipereposesurleconstatsuivant:lorsquele marché monte, il effectue sa progression en cinqvagues successives (hausse, baisse, hausse, bais-se, hausse). A l’inverse, il baissera également encinq vagues successives (baisse, hausse, baisse,hausse, baisse).Ensuite,àl’issued’unevagueascendante,ledéclins’effectue en trois sous-vagues (baisse, hausse,baisse). On a alors la représentation suivante :Pour Elliott, une structure complète d’évolutiond’un titre boursier est donc composée de huitvagues (nombres de Fibonacci). Ces dernièresincluent 5 vagues de tendance, auxquelles succè-dent 3 vagues de correction.Lesvagues1,3et5sontlestroisvaguesprincipales(ou d’impulsion). Les vagues 2 et 4 sont les vaguesde correction intermédiaire.Ces vagues sont elles-mêmes constituées de sous-vagues. La décomposition des vagues est la sui-vante : une vague de tendance comprend cinqsous-vagues, tandis qu’une vague de correction eninclut trois.La tendance principale peut avoir une durée trèslargecompriseentrequelquesminutesetplusieursannées.La décomposition sous forme de vagues est quasiinfinie, car chaque vague peut se décomposer envagues de plus petite période. Chaque ensembledevaguespeutégalementfairepartied’unmouve-ment de plus grande ampleur.Toute la difficulté pour l’analyste consistera à iden-tifier les vagues afin de savoir si l’on se trouve enprésence d’une vague ou d’une sous-vague, enfonction de la durée du cycle.Vous pouvez donc retenir que, pour Elliott, il existeplusieurs degrés de vagues intéressantes. Cela vadu «grand supercycle», qui recouvre plusieurssiècles, à la «sous-minute» pour de l’ultracourtterme (quelques heures).Retenez seulement que, lorsque la cinquièmevague mineure de la cinquième vague majeuredébutera,ilvousfaudraquitterlemarchéetvendrevostitresavantquenesurvienneunecorrectiondeforte amplitude.Les principales figures typiquesde l’analyse techniqueIlconvientd’aborddebienconnaîtrelesprincipalesfiguresdel’analysetechniqueafindepouvoir,dansla mesure du possible, anticiper la réalisation desévénements qu’elles sont censées augurer. Eneffet, il faut savoir que, lorsqu’une figure typiqueest validée par les spécialistes, il est souvent troptard pour prendre position sur le marché.Les gapsVous trouverez de plus en plus de représentationsgraphiques qui ne se contentent pas de retenir lecours de clôture pour former une courbe, mais quitiennent compte également du cours d’ouverture,du plus haut et du plus bas. Il s’agit alors de gra-phiques en bar charts, l’une des figures les pluscourantesdel’analysetechnique,etquiontl’appa-rence suivante :Le point A indique le cours d’ouverture, B le cours declôture, C le plus haut enregistré dans la séance et Dleplusbasenregistréaucoursdecettemêmeséance.Le bar chart est donc une succession de bâtonnetsdont la hauteur représente l’amplitude des cours.Un gap (terme anglais signifiant «espace» ou«trou») représente une fourchette de cours pourlaquelle aucun échange n’a eu lieu. Les gaps peu-vent alors traduire plusieurs événements : unmanque de liquidités du marché, un désintérêt delapartdesinvestisseurspourlavaleuroualorsunerupture par rapport à la tendance qui prévalaitauparavant.Plusieurs types de gaps existent. Ils correspondentà des phénomènes bien différents et leur identifi-cation permettra à l’investisseur de mieux appré-hender les évolutions du marché :–le gap commun intervient quand le cours d’unevaleur varie peu. Il peut résulter d’un effet d’an-nonce à court terme, mais il ne remet pas en ques-tion les tendances du marché ;–le gap de rupture (ou breakaway gap) reflète, aucontraire,ledébutd’unretournementdetendance.Comment le repérer ? Il est souvent accompagnéde volumes d’échanges conséquents et il n’est pascomblé totalement ;–legapdepoursuite(runawaygap)confirme,lui,latendance observée après le gap de rupture. Il estégalement marqué par des volumes élevés. Il estaussi nommé «measuring gap» car il se produitgénéralementàlamoitiédumouvementenregistrépar le gap de rupture ;–enfin,legapterminal(ou«exhaustion»gap)appa-raît lorsque les deux précédents gaps se sont pro-duits. Il est rapidement comblé et confirme que leretournement du marché s’est bel et bien produit.Le reversal day (ou «jourde retournement»)Cette figure technique se forme sur une seule jour-née de Bourse et reste peu fréquente. Dans le casd’un reversal day, le plus haut du jour dépasse leplus haut de la veille, puis la clôture s’effectue auplus bas de la journée, lui-même inférieur au plusbas de la veille. On parle alors de «top reversalday».Vous avez là un signal de vente.Le reversal day peut, bien entendu, être appliquéen sens inverse. Vous aurez alors un plus bas qui5 vagues de tendance 3 vagues de correctionVague de correctionVague dimpulsion12abc354ABCD
  7. 7. 13. option finance expertise - mai 2009option finance expertise - mai 2009 12.Comment choisir ses actions : l’analyse techniqueenfonce le plus bas de la veille et un plus haut enclôturesupérieuràceluidujourprécédent.Danscecas, il s’agit d’un bottom reversal day. Vous avezalors un signal d’achat.Vous pouvez également raisonner en cours hebdo-madairesetnonplusencoursquotidiens.Lesignaldonné par le reversal day sera alors encore plusfort. En outre, plus la différence de prix est impor-tante et plus les volumes sont élevés, plus leretournement sera marqué.A noter que le key reversal day signifie un renver-sementàlongtermedumarchéalorsquelesrever-sal day soulignent généralement des tendances àcourt terme.L’island reversalL’island reversal fait référence à la notion de gap.L’island reversal peut se former à la suite d’un pre-mier gap, par exemple à la hausse, suivi d’unsecond gap à la baisse, ou vice versa.On voit donc clairement qu’entre les deux gaps unensemble (ou un seul) de bâtonnet(s) sont (est)isolé(s) comme sur une île. Pour être validée, cettefigure n’implique pas que le second gap se produi-se nécessairement dès le lendemain.Notez que ces signaux d’achat ou de vente serontd’autant plus forts qu’ils se situent à la fin d’unmouvement puissant.La tête et épaulesCette figure est sans doute la plus connue desfigures techniques dites de «retournement». Laplus connue, car la plus puissante, mais aussi laplus facilement repérable. Cette figure inclut unetête, deux épaules et un cou (neckline), lequelsupporte le tout.On peut la schématiser de cette manière :Lalignedecoudecette«têteetépaules»alignelespoints B, D et F. Si vous anticipez, à partir de E, unechuteverslepointF,etdoncunecassuredelalignede cou, vous allez devoir agir rapidement et vendrevostitresavantquelecoursnefranchisselepointF.Si F n’est pas cassé, la figure n’est pas validée. Laligne de cou peut être horizontale, oblique descen-dante (comme c’est le cas sur le graphique) ouobliqueascendante.Logiquement,cettefiguredoits’accompagnerdevolumesplusimportantslorsdupremier et du troisième sommet.Généralement,lachuteducoursdeBourseàlasor-tieestproportionnelleàlahaussequil’aprécédée.La tête et épaules inverséesC’est le schéma strictement inverse au précédent,qui symbolise une tendance haussière.Le signal d’achat est alors donné lorsque la cour-be traverse à la hausse la ligne de cou (B, D, F) aupoint F.Quelques règles sont à respecter pour que cesfigures (tête et épaules et tête et épaules inver-sées) soient vérifiées :- la pente de la ligne de cou ne doit pas être supé-rieure à 10 %. Certains puristes considèrent que laligne de cou, pour être validée, doit être dépasséede plus de 3 % ;- la taille des deux épaules doit également êtreéquilibrée. Leur taille doit aussi être comparable àcelle de la tête ;- la cassure de la ligne de cou doit être combinéeavec des volumes élevés, tandis que ceux enregis-trés lors de la tête sont faibles.Le double ou triple top (sommet)Dans cette figure (en double top dans l’exemple),les cours viennent buter 2 ou 3 fois sur le mêmesommet. Le signal est donné lorsque le niveau ducreux, qui se situe entre les deux sommets, estcassé à la baisse. Le double top appartient à lafamille des graphes têtes et épaules. Il est égale-ment nommé «figure en M» ou «double sommet».La figure inverse se nomme «double» ou «triple bot-tom» (plancher). Les doubles bottoms sont égale-mentappelés«figuresenW»ou«doublecreux».La méthode des points et figures(OX)C’est une des méthodes les plus anciennes et lesplus simples de l’analyse graphique. Pourtant, lesformesétrangesqu’ellesuscitepeuventrebuterlesinvestisseurs non avertis.Elle consiste à inscrire un X à chaque fois que lecours d’une valeur s’apprécie d’un certain pour-centage (1 %, par exemple) par rapport à un repèrede départ, et à inscrire un O à chaque fois que lemouvement inverse se produit.Contrairement aux autres méthodes présentéesauparavant, elle ne s’intéresse pas au facteurtemps. Seules importent les cotations. C’est pour-quoi ces graphiques n’ont qu’un seul axe, uneordonnée qui hiérarchise les prix. Ils ne retiennentpas l’axe du temps en abscisse. L’objectif est quel’analyse évalue les rapports de forces entre l’offreet la demande d’un titre donné.Le passage d’une colonne de X à une colonne de Ose fait selon des règles très précises.Premier gap Second gapTêteACED FBEpauleEpauleAEDCFBSignal baissier
  8. 8. 15. option finance expertise - mai 2009option finance expertise - mai 2009 14.Comment choisir ses actions : l’analyse techniqueDeuxindicateurssontessentielsàlaconstruction :–la boîte (ou box), qui fixe la variation minimale dutitre pour qu’un symbole (croix ou rond) soit inscritsur l’axe vertical. Elle doit être exprimée en eurosou en pourcentage ;–le seuil de retournement, qui détermine la varia-tion minimale nécessaire pour tracer une nouvellecolonne sur l’axe horizontal du graphique.Ainsi, un graphique points et figures 5 X 3 a uneboîte de 5 euros et un seuil de retournement de3boîtes, ce qui correspond au niveau standard. Sile cours varie de plus de 5 euros dans le sens de laprincipale tendance, un symbole (X ou O) seratracé. L’analyste changera de symbole (et parconséquentdecolonne)lorsquelecoursvaried’aumoins 15 euros en sens inverse. Cela signifie qu’unretournement de tendance inférieur à 15 eurosn’est pas pris en compte.Dès lors, on obtient des graphiques de ce type :Les mouvements haussiers sont donc symboliséspar des colonnes de X, alors que les mouvementsbaissiers sont illustrés par des colonnes de O.Le signal d’une nouvelle tendance va être donné,en fonction des figures déterminées par cescolonnes de X et de O.De manière très basique, un signal de hausse seradonnélorsqu’unecolonnedeXdépasseralacolon-ne précédente de X comme ceci :Inversement, un signal de baisse sera donné lors-qu’une colonne de O dépassera la colonne précé-dente de O, comme ceci :La parfaite clarté de ces signaux d’achat ou devente a fait le succès de ce type de figures.En pratique, les spécialistes de la méthode despoints et figures ne se contentent pas d’un simplesignal haussier ou baissier, mais répertorient plu-sieurs figures plus complexes qui vont du doubletop au triple bottom, en passant par les triangleshaussiers ou baissiers.Les autres figures (chandeliersjaponais, le triangle)Vous aurez également l’occasion de rencontrerdeux autres types de figures. Les premières, chan-deliers (encore ou bougies ou bâtonnets) japonaisrelèventdelalogiquedesbarcharts.Ilssontmoinsutilisés que les précédents graphiques, mais ilscontiennent davantage d’informations. Ils compa-rentnotammentlescoursdeclôtureetd’ouvertured’une journée de Bourse.Le chandelier sera clair lorsque le cours de clôturesera supérieur au cours d’ouverture. Il sera noirdans le cas contraire. L’écart entre les deux coursest le corps (ou body) du chandelier. Ses extrêmessont représentés, de la même façon que les barcharts, à partir des cours les plus hauts et les plusbas de la journée.Grâce à la couleur générale du graphique le poidsdestendances(haussièreetbaissière)seraévalué.Lestrianglesseront,eux,constatéslorsqueaucunetendance définie n’existe et que les droites de sup-port et de résistance tendent à se rejoindre.Lorsque ces droites se rejoindront, les cours sorti-ront par le haut (tendance haussière) ou par le bas(tendance baissière).Voici donc énoncées les grandes tendances del’analyse technique, qui est, aujourd’hui, uneméthode de plus en plus utilisée par les inves-tisseurs.S’il est certain que l’analyse technique ne se suffitpas à elle-même, elle permet de prévoir des mou-vements de grande ampleur sur les marchés. Parailleurs, gardez toujours à l’esprit que l’on a tou-jourstortcontrelemarché,quellequesoitsonopi-nion, et que les graphiques ne font que refléter lapsychologie de ce dernier.Une pratique régulière est indispensable à la maî-trise des différentes techniques. Rien ne vaut, eneffet, l’expérience pour détecter les faux signaux.Prixxxxxxxxxxxooooooooooooxxxxxxxxxxxxxxxooo ooooooooooSignal de haussexxxxxxxxoooSignal de baissexxxxooooooooCours de clôture> cours douvertureOmbreCours de clôture< cours douvertureCorps

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