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Le gal002

  1. 1. VALEUR TAXINOMIQUE DE LA PILOSITÉDANS LE GENRE SCUTELLINIA (COOKE)LAMB. EMEND. LE GALpar Mme Marcelle LE GALRésumé. - Une observation preCIse de la pilosité permet de grouper les Scutel-linia en sections naturelles. La longueur des poils na quune valeur relative. Dans lahiérarchie des caractères, nous donnons la primauté à lépaisseur des poils, à lépaisseurde leur membrane externe, à la fréquence et à la netteté plus ou moins grandes descloisons transversales internes, enfin à leur aspect général notamment dans la régionapicale. Or, les caractères mis ainsi en évidence sont confirmés par les caractères spo-raux et par la forme des paraphyses.Les poils des Scutellinia sont daspect rigide; ils possèdent une mem..brane externe continue, quun pigment colore plus ou moins intensément debrun. Ils présentent, en outre, des cloisons internes qui les divisent ensections plus ou moins nombreuses; mais parfois aussi il arrive quils soientdépourvus de tout cloisonnement transversal.Or, cette pilosité des Scutellinia est dun type bien particulier: elle atoujours son origirne dans la Zone moyenne interne de lexcipulum à hyphesentrecroisées, de calibre et de serrage variables selon les espèces. En effet,chez les réceptacles vus en coupe radiale, nous avons toujours constaté quela partie inférieure des poils émerge de la profondeur du tissu et que lescrampons divergents dont leur base est munie, apparaissent comme les pro..longements des hyphes de la zone moyenne interne.Cette origine interne de la pilosité correspond à un caractère génériqueimportant, conjointement avec le contenu sporal à guttules lipidiques sou..vent grosses et parfois si nombreuses que la spore en est littéralementbourrée.En dehors du genre Scutellinia, on ne rencontre ce type de pilosité quechez quelques espèces seulement du genre Cheilym.enia Boud., très affinedailleurs au précédent, mais dont les spores ont un contenu dépourvu degrosses guttules lipidiques et une forme généralement étroitement elliptique.Jusquà présent, la pilosité des Scutellinia ne paraît pas avoir été obser..vée dassez près, en sorte quon nen a pas tiré toutes les indications dordretaxinomique quelle pouvait révéler pour le regroupement des espèces en
  2. 2. - 228-sections naturelles, à lintérieur même du genre. Cest à combler cette lacuneque nous nous sommes appliquée ici.Ce qui a le plus frappé les auteurs et ce quils ont surtout observé,eest la longueur des poils. Or, cest le caractère qui varie le plus non seule...ment dune espèce à lautre, mais encore à lintérieur dune même espèce.Dailleurs, pour lensemble des espèces que nous classons dans le genre etdont le nombre atteint, jusquà ce jour, une soixantaine (compte nontenu de 6 variétés), la longueur des poils montre une forte amplitude devariation. Celle...ci se situe, en effet, entre 50 et 100 [J. environ pour les pluscourts et atteint jusquà 2 000 et 3 500 !1. pour les plus longs 1.Chez une même espèce, lamplitude de variation peut aller du simple audouble et même au delà. Par exemple, chez le s. Cubensis (Berk. et Curt.) LeGal dont les poils se montrent généralement si courts quils sont à peine visi...bles, nous avons pu observer, dans un même exemplaire et en suivant labordure marginale, des poils très courts, puis des poils atteignant 200 à400 !J., enfin un certain nombre dautres poils allongés jusquà 500 et 800 !J..Le S. umbrarum (Fr.) Lambotte est considéré, à juste titre, comme uneespèce à poils courts; ceux...ci, en effet, atteignent presque toujours de 200 à450 !J. de longueur, mais nous avons une récolte où les poils mesurent jusquà800!J. et 1 000 !J..Chez s. Erinaceus (Schw.) Kunt. = Lachnea Balansae Speg. = Lachnealurida P. Hennings et E. Nyman, qui est lespèce le plus communément ren...contrée en zone équatoriale et en zone tropicale à subtropicale humide, lespoils atteignent généralement de 300 à 1 000 !J.; toutefois, chez certainesrécoltes, ils ont jusquà 1 500 et même 2 000 !J.; quant au s. arenosa (Vel.)Le Gat il a des poils qui sont généralement courts (25 à 400 !J. environ), maisil lui arrive den posséder de plus allongés (jusquà 1 000 !J.).Parmi les caractères que nous considérons comme importants, mais qui,très souvent, ont été négligés par la plupart des auteurs, nous citerons, enpremier lieu, lépaisseur des poils ainsi que lépaisseur de leurs cloisons exter...nes; la fréquence plus ou moins grande des cloisons transversales internes ouleur absence.Secondairement nous avons retenu comme valables laspect général dupoil et le serrage à la marge de la pilosité (nombre de poils au mm. comptésur larête marginale) qui, bien que variable, se tient entre certaines limiteset peut fournir des données taxinomiquement utilisables.1. Nous ne considérons ici que les poils à crampons dorigine profonde, quon nedoit pas confondre avec la pilosité superficielle qui est plus ou moins développée selonles espèces et peut même manquer totalement. Cette pilosité superficielle correspondsimplement à une élongation des cellules marginales de la face externe des réceptacles.
  3. 3. - 229-Nous nomettrons pas de signaler que la coloration brune des poils peutvarier dintensité chez une même espèce; elle peut aller du presque incoloreau brun très foncé, ce qui a été à lorigine de noms donnés de façon erronée,comme par exemple nigro..hirtula appliqué à une espèce que nous avonsrécoltée avec des poils blond clair presque incolores.Lépaisseur des poils se situe, pour lensemble du genre, entre 15 tL et70 [J. dans la région basale, cette épaisseur diminuant ensuite progressivementjusquau sommet. Nous appelons poils minces, ceux dont lépaisseur nedépasse guère 35 [J. et poils épais, ceux dont lépaisseur dépasse 50 [J..Si un bon nombre de Scutellinia se rangent dans la catégorie des espècesà poils moyennement épais, nous avons pu néanmoins regrouper dans unemême section huit espèces dont les longs poils sont particulièrement épais àla base - puisque cette épaisseur peut atteindre 70 [J., - mais seffilent Ion..guement ainsi que progressivement vers le sommet. En outre, les parois laté..raIes de ces poils sont fort épaisses (entre 9 [J. et 15 [J.). Nous estimons quilsagit là daffinités naturelles, dautant que les caractères sporaux (spores plusou moins allongées et obtuses aux pôles, à reliefs souvent grossiers) semblentconfirmer les affinités que révèle la pilosité.Un second groupe nous a paru devoir être constitué: celui des Setosae(avec S. setosa (Nees ex Fr.) Kuntze pour typus), dont les poils, généralementmoins épais à la base cette fois, montrent également des parois latérales parti..culièrement épaisses. Toutefois, alors que, chez le groupe précédent, lescloisons transversales étaient nombreuses et toujours nettement visibles, chezce second groupe, les cloisons transversales internes peuvent se montrermoins nombreuses, peu visibles et même ne pas se former du tout.Dautre part, cette même particularité concernant les cloisons transver..sales, nous a amenée à reconnaître des affinités entre les Setosae et deuxautres groupes, que, de ce fait, nous considérons comme affines. Lun, celui desHirtae (typus: S. hirta (Schum. ex Fries) Cooke) se caractérise par ses poilscourts et ses spores nettement allongées; lautre, celui des Trechisporae(typus: S. trechispora (Berk. et Br.) Lambotte, où nous retrouvons deuxespèces : S. paludicola (Boud.) Le Gal et S. Barlae (Boud.) Maire à poils courtsnon ou peu cloisonnés transversalement, mais à spores rondes ou presquerondes.Il nous paraît opportun de rappeler ici que nous ne considérons pas, chezles Scutellinia, la forme plus ou moins ronde de la spore comme un caractèreimportant, étant donné quil est variable à lintérieur dune même espèce etque nous trouvons, chez un certain nombre despèces, des spores qui, au débutde leur formation, se montrent rondes et ne sallongent quensuite.
  4. 4. - 23°-A part les trois groupes précitést nous avons toujours observét chez lapilositét des cloisons transversales bien visibles et souvent nombreuses.Si nous considérons maintenant les poils du point de vue de leur aspectgénéral, que nous nous sommes toujours attachée à observert dessinant ceux...cisur toute leur longueur et dans leurs moindres détailst nous en avons tiré lesconclusions suivantes.Alors que certaines pilosités ont un aspect plutôt réguliert les paroisexternes des poils stallongeant progressivement depuis la base jusqutau som...met du poil. dtautrest au contrairet montrent un contour externe sinueuxttour à tour renflé puis aminci. Cette pilosité de type toruleux se rencontrefréquemment chez un groupe dtespèces dont nous faisons la section desBarbatae (avec pour typus : S. badioberbis (Berk. ex Cooke) O. Kuntze.Ces espèces ontt par ailleurst les spores plus ou moins étroitement ellip...tiques, ornées de pustules souvent grossières; elles se montrent de couleurrouge...orangé ou ocre...roux, parfois nuancées de verdâtre. Ce sont des Scutel...lrinia de climat humide et chaudt que lon ne rencontre pas dans la zone tem...pérée.Il nous a donc paru que leur pilosité avait une signification taxinomiquequi sajoutait aux autres caractères individualisant le groupe.Pour ce qui concerne la forme des poilst notons encore que la plupart desHirtae ont une pilosité daspect très irrégulier. Leurs poils sont onduleuxtrenflés par placest courbés dans la région apicale et parfois même assez brus...quement. Ces particularitést jointes à la rareté ou à labsence de cloisonstransversalest nous ont permis de situer ces espècest dtautant que les caractèresde la spore confirmaient leur appartenance au groupe où nous les avionsréunies.Ce type irrégulier de poil des Hirtae se retrouve encore, mais cette foisavec des cloisons transversales fréquentes et bien nettest chez les Scutellinia :Doelloi (Speg.) Le Gat ampullacea (Limm.) Kuntzet arenosa (Vel.) Le Galet subglobispora Svr. et Moravec, espèces de couleur rouge vif, riches en caro...ténoïdest caractérisées par leurs paraphyses renflées plus ou moins brus...quement en boule ou en poire au sommet.Nous les réunissons dans une section des Ampullacae, avec S. arenosapour typus; et nous retenons leur type de pilosité comme signe dtaffinité avecla section des Hirtae.Dtautres caractères secondaires concernapt surtout la région apicale dupoil, nous ont souvent aidée dans la détermination de nos espèces. Ainsi, nosBarbatae ont le sommet des poils fréquemment terminé en lancette. Cetaspect apparaît nettement chez S. Erinaceus = L. Balansae = L. lurida. Ontrouve des sommets légèrement recourbés en crochet chez S. pratensis (Vel.)
  5. 5. - 23 1 -Le Gal et S. nivalis (Boud.) Le Gal, du groupe de S. umbrarum (Fr.) Lamb.qui, lui...même, peut avoir exceptionnellement les poils terminés en pinces dehomard (var. cancrina Le Gal et Romagnesi).Quant à la pilosité de S. umbrarum, elle présente une grande similitudedaspect avec celle de S. patagonica Rehm ex Gamundi. Ce sont de grospoils courts et effilés, larges à la base (47 iL) mais à cloisons latérales assezminces (4 à 6 (1).Cest surtout la forme de la spore qui permet de distinguer les deuxespèces, celle de S. patagonica étant plus largement elliptique et mêmeparfois presque sphérique. En tout cas, les poils indiquent une telle affinitéentre les deux espèces, quon ne saurait les classer dans des groupes différents.La partie supérieure des poils se montre particulièrement effilée dansnotre section des Scutelliniae Svr. emend. Le Gal, notamment chez la var.terrigena (Karst.) Le Gal du S. scutellata (L. ex Saint...Amans) Lambotte.Quant au serrage marginal, il atteint le maximum (une soixantaine depoils au mm.) chez S. macrospora (Svr.) Le Gal et le serrage minimum sembleêtre celui de S. Heimii Le Gal (6 poils seulement au mm.).Ce serrage, bien que variable suivant les récoltes pour une même espèce,permet, par exemple, de distinguer le S. Gintlii (Vel.) Svr., qui ressemble àun grand S. scutellata à poils plus gros malgré le peu dépaisseur de leursparois latérales, car il possède un serrage peu élevé (une douzaine de poilsau mm.), alors que chez le scutellata, le serrage se situe entre 20 et 30 poilsau mm.Le serrage marginal permet encore de séparer du S. scutellata le S. cervo...rum (Vel.) Svrcek, souvent confondu avec lui. Le S. cervorum a des poilsraides et grossiers. aux parois latérales épaisses, et sa pilosité ne dépasse guèreune douzaine dunités au mm., alors quelle atteint 20 à 30 unités chez lescutellata, qui est muni de poils plus étroits aux cloisons latérales moinsépaisses.Enfin, nous ne manquerons pas de signaler le peu de rigidité des poilsde S. Kerguelensis, car cest un caractère spécifique valable qui peut éviterdes confusions.En bref, la pilosité des Scutellinia, aux aspects si divers, nous a puis...samment aidée à mettre en lumière des affinités pour le groupement desespèces à rintérieur du genre.Nous croyons que ces affinités sont valables puisque dautres caractèrestirés notamment de la spore et de la forme des paraphyses, dans leur régionapicale, les ont confirmées.Muséum National dHistoire Naturelle,Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue de Buffon, 75005 Paris.

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