La Théorie du Management Moléculaire

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Présentée à l'IAE Metz à l'occasion d'un exposé sur le Management ... la Théorie du Management Moléculaire !!!

C'est un concept innovant et inédit, le rapprochement entre les sciences physiques (la molécule) et les sciences sociales (le Management) avec une présentation sympa ...
encore plus sympa si vous mettez en PLEIN ECRAN et AVEC LE SON (en bas à droite) :
http://www.comet-line.com/tmm

Merci de vos réactions et remarques sur cette théorie ...

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La Théorie du Management Moléculaire

  1. 1. GENESE″ Une personne qui n’a jamais commis d’erreurs n’a jamais tentéd ’ innover. ″ [Albert Einstein] L’origine du projet de conception d’une théorie du managementmoléculaire vient d’une idée toute simple. En réalité, l’idée elle-même tient d’unsimple griffonnage. A l’occasion d’un cours sur le management, auquel nousassistions, l’un de nous s’est mis à dessiner sur un cahier tout et n’importe quoi. Legenre de dessin que l’on réalise mécaniquement lorsque l’on écoute attentivementl’intervenant mais que nos doigts ont besoin de s’occuper. Notre esprit était occupéà parcourir les théories du management alors que se dessinaient des formesgéométriques de manière totalement libérée. Alors que l’intervenant reprenait sonsouffle, notre regard se posa sur la feuille de papier étendue devant nous et nousdécouvrîmes ce qui était esquissé. Plusieurs ronds reliés les uns aux autres par destraits (cf. Schéma 1). Pas moche mais pas forcément à la hauteur d’un chef d’œuvre… même contemporain. Nous avons échangé un regard étonné en même temps quenous réalisions que ce dessin ressemblait à quelque chose connu par ailleurs. Ils’agissait de cercles qui figuraient les individus, groupés autour d’un chef – lui-mêmereprésenté par un cercle - et reliés les uns aux autres. Ce dessin ramenait à un coursde physique d’il y a très très longtemps où était présentée une merveille de lascience : la molécule ! A la pause, nous avons brièvement échangé pour nous apercevoir que nous avions fait le même rapprochement. Les cours de physique nous semblant un peu loin, il nous a fallu nous replonger rapidement dans quelques encyclopédies pour nous rafraîchir la mémoire et ce que nous découvrîmes nous fit frémir de surprise : la composition d’une molécule et son mode de fonctionnement ressemblait en de nombreux points à l’idée Schéma 1 que nous avions pu nous faire du management. Les rapprochementssemblaient au premier abord particulièrement pertinents, tant au niveau de lathéorie qu’au niveau dans son application pratique ; ce que nous avions pu envérifier en tous cas, au travers de nos propres expériences professionnelles.C’est à partir de ce point que nous avons décidé de nous lancer dansl’approfondissement de cette théorie. Cela nous semblait d’autant plus palpitantque la molécule est à la base de la constitution des organismes vivants. Rien de telque de revenir à l’essence des choses et de tenter de poser le microscope de sonattention sur l’organisme vivant qu’est l’organisation. Nous vous proposons de fairele chemin de cette bouleversante découverte des sciences humaines avec nous pour 1mieux en saisir le cheminement …
  2. 2. DU RAPPORT PHYSIQUE ENTRE LA MOLECULEET L’ORGANISATION″ Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous sembledurer une heure. Asseyez-vous auprès dune jolie fille uneheure et ça vous semble durer une minute. Cest ça la relativité.″ [Albert Einstein] Parlant de rapport physique, n’allez pas vous imaginer autre chosequ’une approche entièrement dévouée à une analyse scientifique telle qu’elle seradéveloppée dans la présente théorie. La notion de rapport physique fait ici allusionà la science physique, à l’enveloppe matérielle des deux corps que nous allonsconsidérer : la molécule d’une part et l’organisation d’autre part.Nous allons donc, dans un premier temps, examiner la constitution physique desdeux corps et voir comment peuvent s’établir les ressemblances. C’est le momentde sortir les microscopes …Commençons par le commencement et une définition très sommaire de la molécule: « une structure de base de la matière. Cest lassemblage dau moins deux atomes.». Bien que succincte, cette définition nous fourni déjà quelques enseignements.Nous comprenons ici qu’à la base de la composition d’une molécule, que nouscomparerons dans le présent développement à une organisation, se trouvent aumoins deux atomes. L’unité de base sera donc l’atome, sur lequel nous nouspencherons avec attention. Nous comprenons également que la molécule est unestructure de base de la matière. Physiquement parlant, nous pouvons donc luiaccorder une importance toute particulière. Le parallèle avec des élémentstangibles de notre existence est assez flagrant. En effet, au cœur de notre vie même,l’organisation occupe une place prépondérante. Qu’il s’agisse de l’organisationfamiliale, de l’organisation professionnelle ou de toute autre organisation, noussommes toujours au cœur d’un système d’organisation et gravitons non pas seulsmais avec autour de nous un ou plusieurs individus avec qui nous formons, quenous le voulions ou non, une organisation… un équivalent de structure moléculaire.Voilà qu’habilement nous avons introduit dans le discours l’élément fondamental decette théorie, la composante de la molécule : l’atome ou, dans le domaine réel,l’individu. Et encore une fois, l’analogie est saisissante, tant la définition des deuxentités est proche. D’un côté, l’atome peut se définir comme suit : un atome (grecancien [atomos], « qui ne peut être divisé ») est la plus petite partie dun corpssimple. De l’autre côté, l’individu renvoie à la définition suivante : du latin[individuum], « ce qui est indivisible », est ce qui ne peut être ni partagé ni divisésans perdre les caractéristiques qui lui sont propres. Nous arrivons ainsi à la basefondatrice de cette démonstration : l’élément unique composant les différentsensembles auquel il est attaché. 2
  3. 3. DU RAPPORT PHYSIQUE ENTRE LA MOLECULEET L’ORGANISATION Nous reviendrons ultérieurement plus en profondeur sur cette entité« atome / individu », mais nous allons d’abord rester sur les caractéristiquesphysiques de ces éléments afin de voir comment ils s’imbriquent entre eux. Nousajouterons juste à la définition de l’atome, qu’il « est constitué dun noyauconcentrant plus de 99,9 % de sa masse, autour duquel se distribuent des électrons» (cf. Schéma 2). Nous aurons à revenir sur les propriétés de ces électrons, retenez-en donc la présence autour du noyau de l’atome.Pour poursuivre sur laconstitution d’une molécule,outre que celle-ci est constituéed’atomes, nous ajouterons deuxéléments intéressants à sacomposition. Le premier élémentest que « Lassemblage datomesconstituant une molécule nestpas définitif, il est susceptible desubir des modifications, c’est-à-dire de se transformer en une ouplusieurs autres molécules ». Lesecond élément est que « cesatomes sont liés par des forces Schéma 2de valence ».A propos de l’assemblage non définitif de la molécule, le rapport à la vie réelle desindividus est assez apparent. Toutes les organisations humaines quelles qu’ellessoient peuvent évoluer. Qu’il s’agisse de l’organisation familiale, des organisationsde connaissances ou d’amitiés ou bien encore de rapprochements moléculairesdans le cadre professionnel, ces assemblements atomiques sont en perpétuelleévolution.A propos des forces de valence, autrement dit de la liaison covalente rassemblantles atomes, on notera qu’il s’agit d’une « liaison chimique dans laquelle chacun desatomes liés met en commun un électron dune de ses couches externes afin deformer un doublet délectrons liant les deux atomes. Cest une des forces quiproduit lattraction mutuelle entre atomes ». Comme on le comprend, un élémentde la couche externe de l’atome, un électron, établi une liaison avec un autreélectron d’un autre atome. Nous pourrons, pour reprendre l’analogie de départ,considérer cet électron comme l’une des [valeurs] d’un individu et c’est par unevaleur correspondante qu’il peut se lier à un autre individu (cf. Schéma 3). Le motvaleur prend ici une acception très large. Valeur peut ainsi englober une valeurcommune à l’organisation, même si elle n’est pas intimement partagée par l’individumais auquel il se plie pour s’intégrer à l’organisation. Sur la base de cette valeur, ilpourra établir une connexion avec un ou plusieurs individus au sein de l’organisationet former une « molécule de travail ». Chacun des atomes ou individu partageantune même valeur de départ, ce qui assure la liaison entre eux. 3
  4. 4. DU RAPPORT PHYSIQUE ENTRE LA MOLECULEET L’ORGANISATION Schéma 3Nous rapprochons ici les atomes par leurs « électrons / valeurs ». Mais la physiquemoléculaire nous apporte encore d’autres éléments qui viennent compléter notrecompréhension générale du sujet et nous surprendre encore davantage par lapertinence de l’analogie.Ainsi, les propriétés chimiques qui constituent les atomes et vont permettre leurrassemblement en molécules s’appuient-t-elles sur une caractéristique singulière : laconfiguration électronique. Celle-ci n’a rien à voir avec des gadgets importés d’Asiedu Sud-est bourrés de composants électroniques mais bien avec les particularitésdes électrons composant l’atome. Cette configuration électronique est la répartitionde ces électrons en suivant leur énergie et leur spin. Normalement, à ce stade del’explication, soit vous aurez complètement décroché, soit votre curiosité et votreesprit investigateur seront piqués au vif et vous souhaiterez ardemment poursuivre.Poursuivons donc car cela présente un réel intérêt et un apport considérable auxsciences fondamentales physiques et sociales. L’énergie à laquelle est soumis unélectron est sa capacité à modifier son état ou à produire un travail entraînant unmouvement ou de la chaleur par exemple. Il est une nouvelle fois étonnant de voircomme ce principe peut s’appliquer aux valeurs que peuvent partager les individus.Ces valeurs peuvent en effet amener ces individus à modifier leur état (et parextension celui de l’organisation à laquelle ils appartiennent) ou bien encoreproduire un travail voire créer de la chaleur entre ces individus. Chaleur dans le sensoù les valeurs partagées vont réconforter les individus dans leur attachement à cettevaleur. Le spin de l’électron, quant à lui, est son état général de rotation. Jusque là,rien que de très physique mais en cherchant la signification du spin – ignorants quenous sommes – nous découvrons avec ravissement que celui-ci est soumis au «principe d’incertitude » ! En physique, pour l’électron, cela équivaut à ne paspouvoir connaître simultanément sa position et sa vitesse. En sons sens social, celaéquivaut à ne pas pouvoir prédire avec certitude le comportement d’un individu.En conclusion, nous comprenons comment l’organisation peut se compareradmirablement à la molécule et l’individu à l’atome. Nous allons voir désormais, 4comment les mécanismes des uns peuvent s’appliquer aux autres.
  5. 5. DE LA MECANIQUE QUANTIQUE ET DE L’ONTOLOGIE″ La théorie, cest quand on sait tout et que rien ne fonctionne.La pratique, cest quand tout fonctionne et que personne nesait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien nefonctionne... et personne ne sait pourquoi ! ″ [Albert Einstein] L’individu, étudié sous la « vision » du philosophe ou dumétaphysicien se rapporte à ce que regroupe la notion d’ « être ». Cette notion,bien qu’apparemment simple, revêt une complexité certaine et l’étude de l’être apour nom l’ontologie. L’être peut être défini comme la perception que nous pouvonsavoir d’exister, ce qui en appelle à notre réalité physique et à toutes sescaractéristiques mais également à toutes tes les choses qui sont, au monde qui nousentoure et même … au rapport de cet être et ce monde à Dieu. Les rapports autemps, à l’espace, à la réalité sont parmi les questions soulevées par lesmétaphysiciens et … des questions du même ordre sont également soulevées parles physiciens qui remettent en cause les phénomènes fondamentaux à la base dessystèmes physiques, et plus particulièrement dans le domaine de la mécaniquequantique, qui s’applique… à l’échelle atomique ! S’il était encore permis de douterde la pertinence de l’analogie, le concept même de l’ontologie nous confirme quenous sommes bien sur la bonne voie.Nous aborderons donc la théorie du management moléculaire sous ce doubleaspect : ontologique d’une part, c’est-à-dire ramené à l’être, et physique d’autrepart, c’est-à-dire ramené à la matière mais sous une vision atomique.Les sources d’inspiration sont variées, à commencer par de propres expériencesvécues. En dehors de cet apport personnel, les réflexions de cette théorie ont éténotamment complétées par une analyse de l’œuvre de Louis Lavelle, un des piliersde l’ontologie moderne, ainsi que par les travaux d’Albert Einstein que l’on neprésente plus et à qui sont également empruntées quelques brillantes citationsdémontrant la proximité entre un brillant esprit scientifique et … un philosophe. 5
  6. 6. DE LA FORMATION MOLECULAIRE″ La vraie valeur dun homme se détermine en examinant dansquelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer dumoi. ″ [Albert Einstein] On l’aura compris, la molécule ou organisation sera donc composéede plusieurs atomes. Cette réunion atomique ou interindividuelle peut se produiredans diverses circonstances. La première de ces circonstances, et celle qui serapprochera le plus de nos préoccupations est celle de l’équipe au sein d’uneentreprise. Mais ce rapprochement moléculaire peut tout aussi bien se produiredans d’autres cadres : dans la vie associative, familiale ou dans la sphèrepersonnelle par exemple. L’intérêt d’étendre la comparaison à une sphère autre queprofessionnelle est qu’elle permet de mieux saisir ce qui fonde ce rassemblement.Ainsi la sphère familiale n’est-elle pas – du moins en considérant la descendance –un rapprochement choisi. Qu’on le veuille ou non, un individu « hérite » de sesparents et grands-parents, de ses cousins, etc … La molécule familiale est ainsiconstituée sans que l’atome n’ait pu y exprimer une grande volonté de choix. Oncomprend la présence d’un facteur extérieur à l’individu sur lequel il ne peut agir aupremier abord, recevant une situation qui lui échappe. Cela n’est bien sûr pas figé etl’individu pourra par la suite exprimer par son comportement et ses propres actionsla volonté de son propre choix en s’éloignant ou en se rapprochant de l’atomefamilial constitué. A l’opposé, une molécule associative ou politique à laquellel’individu décidera de lui-même d’adhérer ne sera que l’expression de choixvolontaires et librement fondés. Par ces exemples, nous saisissons les premièresnotions importantes dans la formation moléculaire à taille humaine : la liberté et lavolonté laissées à l’individu de s’y attacher.Le domaine de l’entreprise se situe juste entre ces deux exemples : il participe pourpartie d’une certaine nécessité et pour partie d’une certaine liberté. L’adjectif «certain » étant ici employé à dessein, car il relativise l’une et l’autre notion,opposées l’une à l’autre par ailleurs. En effet, entre une molécule familiale imposéedans sa structure (non immuable cependant mais néanmoins non choisie au départ)et une molécule associative totalement libre d’accès se situe la molécule del’entreprise. Si l’entrée d’un individu en son sein se fait par une absolue purenécessité alors elle se rapprochera dans sa configuration (et uniquement parrapport à cet individu) de la molécule familiale imposée. Si à l’inverse l’individu s’yrattache dans une absolue liberté, la configuration que cette molécule aura pour luisera toute autre. Un premier aspect de complexité du rapport entre l’atomeindividuel et la molécule organisation apparaît : le niveau de balance entre lanécessité et la liberté. Selon les caractéristiques du poste occupé, selon le besoind’un individu à occuper ce poste ou selon son envie, la part que l’individu occuperaau sein de l’organisation s’en verra considérablement variable. 6
  7. 7. DE L’IMPACT DES CHARGES POSITIVES ET NEGATIVES″ La connaissance sacquiert par lexpérience, tout le reste nestque de linformation. ″ [Albert Einstein] La constitution d’un atome est basé sur la relation entre desélectrons chargés négativement (-) qui gravitent autour d’un noyau, lui-mêmecomposé de protons, électriquement positifs (+) et de neutrons … électriquement …neutres (d’où le nom de neutrons, neutre > neutron … vous avez saisi le rapport ?Sinon, ce n’est pas la peine d’aller plus loin, vous reprendrez la lecture demain àl’aube d’un jour meilleur). Sans en saisir complètement le fonctionnement, oncomprendra néanmoins que leur constitution même repose sur un équilibre basésur une certaine tension électrique. La relation entre les atomes pour former unemolécule n’est pas marquée d’un caractère « électrique », il s’agit d’un assemblagechimique, électriquement neutre.Rapporté au modèle de l’entreprise, on entrevoit qu’à la base de la relation entre lesindividus au sein des équipes ne se trouve pas un principe électrique pouvantdéstabiliser l’équilibre de l’une ou l’autre de ses composantes. En dehors de toutélément perturbateur, une connexion entre les individus peut donc, dans cette idéed’assemblage atomique s’opérer de manière assez équilibrée, dans le cadre d’unbon fonctionnement de l’organisation moléculaire.Il n’en demeure pas moins qu’un certain nombre de facteurs, internes ou externes àcette structure moléculaire peuvent venir la perturber. Des connaissances enphysique nucléaire somme toute réduites ne permettront pas d’étayer toutes lesmodalités de ces perturbations mais certaines sont confirmées comme lerapportent les deux caractéristiques physiques suivantes :Petit cours de physique pour vous (re)présenter les modalités de la pression :« Si lon oblige des atomes à rester dans un volume donné, la pression sélève avec latempérature. Si la température est plus élevée à lintérieur quà lextérieur, lesatomes vont chercher à s’échapper de ce volume vers lextérieur.Par contre si la température à lintérieur de ce volume donné est la même quàlextérieur, mais quil y a plus de matière, à volume égal la pression intérieure seraplus élevée, les atomes seront donc éjectés de la même manière.Cest le principe même de base des fusées. À lintérieur des réservoirs on fait chaufferle gaz jusquà ce que la pression soit plus élevée à lintérieur quà lextérieur, puis dèsque lon ouvre la soupape, le gaz séchappe. Par réaction la fusée décolle. Il suffitsimplement de contrôler les quantités de matière et de température de manière àdonner juste la force nécessaire pour pousser la fusée mais sans faire exploser lesréservoirs. »* 7
  8. 8. DE L’IMPACT DES CHARGES POSITIVES ET NEGATIVESOn pourra repartir ainsi sur notre modèle d’organisation en lui appliquant le mêmeprincipe. Si l’organisation devient un peu trop étroite, serrée, en son sein lesindividus vont commencer à s’échauffer et mettre en action leurs chargesélectriques … l’ambiance en devient électriquement chargée et les tensions sontpalpables. Les individus vont alors chercher à quitter la structure pour y trouver uneautre molécule plus propice à leur épanouissement.Autre caractéristique physique globalement comprise mais qui mérite un petitrafraîchissement : la dilatation.« Pour prendre une métaphore, dans un jeu de billard, plus la vitesse et lénergie dela boule initiale seront élevées, plus les autres boules sécarteront. Pour en revenir ànotre température, plus elle est élevée, plus les atomes et molécules auront donctendance à sécarter les uns des autres.Avec laugmentation de la température, un bloc de matière augmente de volume.Une tige de métal va sallonger. Cest pour cette raison que lon voit un petit écart(de lordre du millimètre) entre les rails de train ; Si les rails étaient soudés etformaient un bloc dun seul tenant sur des kilomètres, en été avec la chaleur les railsse disloqueraient de leur support. »*Imaginons ici que des contraintes externes fassent s’échauffer la structure. Lesindividus la composant vont alors prendre de la distance les uns d’avec les autressous l’effet de l’augmentation de la température. Ce principe physique est vérifiabledans la réalité de l’entreprise qui sous la pression de la concurrence, sous lapression de contraintes financières se met à s’échauffer à proprement parler.Parmi les autres contraintes internes pouvant amener des perturbations notoires aucœur de notre molécule, on pourra également ajouter l’arrivée ou le départ de l’unde ses atomes. En physique, comme c’est le cas pour une organisation, un élémenten moins ou en plus va forcément perturber l’équilibre moléculaire. Cela ne sera pasforcément une mauvaise chose, dans un cas comme dans l’autre. Le nouvel entrantpourra apporter un bénéfice certain et le sortant pourra assainir la structure.Néanmoins, dans les deux cas, la structure se modifie et l’équilibre doit se recréerpour son bon fonctionnement. La liaison chimique entre les atomes doit s’établircorrectement pour que la molécule englobant ces atomes puisse elle-même assurerson propre équilibre avec l’extérieur.* http://www.alphaquark.com/Sciences/Atome.htm 8
  9. 9. DE L’EQUILIBRE ELECTROMAGNETIQUE″ Je ne crois point, au sens philosophique du terme, à la libertéde lhomme. Chacun agit non seulement sous une contrainteextérieure, mais aussi daprès une nécessité intérieure. ″ [Albert Einstein] Lorsqu’il s’agit de se pencher sur les fondements de l’équilibremoléculaire, en considérant l’individualité de chacun de ses atomes, lescaractéristiques qui leurs sont propres et les éléments qu’ils peuvent avoir tous encommun pour cimenter une relation assez forte entre eux pour former cet équilibre,les choses se compliquent un tant soit peu. Remarquez bien que là réside toutel’audace de cette Théorie Moléculaire du Management … s’aventurer sur une voieque seuls d’intrépides esprits peuvent suivre. Eclaircissements …D’un côté Albert Einstein, le physicien, cité en début de ce chapitre, ne croit pas enla liberté de l’homme. Face à lui, Louis Lavelle, le métaphysicien, qui prend unedirection semble-t-il toute opposée en arguant : « Notre fixation dans lêtre ne peutse manifester que grâce à lexpression phénoménale de notre liberté ». Or si nousfaisons partie d’une quelconque structure moléculaire, c’est bien que nous nousétablissons comme des êtres manifestés…Voilà que les deux principales sources d’inspiration de cette théorie s’opposent à unmoment crucial de son élaboration ! Perturbant ? Point davantage n’en faut à unesprit critique déterminé comme un gladiateur à trancher les barrières quipourraient s’élever devant sa motivation à poursuivre une voie que personne avantlui n’avait jamais ouverte !A y regarder plus attentivement, nous revenons au point déjà exposé sur la balanceexistant à l’origine de l’adhésion d’un atome à la molécule ; balance entre lesnotions de nécessité et de liberté. Nos deux penseurs semblent ne pas croire autantl’un que l’autre à la possible liberté de l’individu. En fait, Louis Lavelle dans sonentendement, expose que l’être ne peut se réaliser que dans l’expérience del’existence. Pour lui, « Lexistence est le lieu de toutes les inquiétudes mais aussi detoutes les ferveurs. En elle sexprime une puissance dêtre, un projet inédit, lespoirdun accomplissement. Néanmoins, constamment menacée par léchec, elle doitlutter pour se produire elle-même. Chaque moi est exposé non seulement auxvicissitudes de la matière, mais aussi - et cest beaucoup plus contrariant - àlincompréhension des autres, quand ce nest pas à leur indifférence ou à leurhostilité ». Il va ainsi positionner d’un côté une attitude passive, sans action qu’il nequalifiera pas d’existence face à une attitude réellement proactive, preuve devolonté, qui sera à même d’obtenir une certaine liberté. Cela ne contrarie pasforcément la position d’Albert Einstein sur le sujet mais replace son point de vuesous un autre angle. 9
  10. 10. DE L’EQUILIBRE ELECTROMAGNETIQUENous mettons le doigt ici sur le point le plus important de cette théorie. Endétectant les éléments les plus libres de la structure moléculaire, nous endécouvrons ceux qui lui donneront le plus d’énergie. L’expérience (toutepersonnelle) montre – et cela est valable pour tout type de structure moléculairemais plus remarquable encore dans le monde de l’entreprise – que la molécule estformée de différents types d’atomes. Certains sont plutôt neutres, certainsrécalcitrants et certains plus dynamiques, plus motivés, mus par plus de volonté. Ladétection du niveau de balance individuelle entre la nécessité et la liberté nousapporte une clef majeure dans la compréhension de la structure moléculaire. Ainsi,les éléments principalement poussés par la nécessité n’auront qu’un faibleattachement aux autres atomes et fragiliseront potentiellement la structure. Aucontraire, les éléments plus libres et avec plus de volonté vont renforcer lastructure. Louis Lavelle précise d’ailleurs : « La volonté nous engage physiquementdans le monde, cest elle qui nous fait prendre contact avec le réel, qui met enmouvement nos forces et par la même occasion fait se dresser les obstacles surnotre chemin. » … et il retombe ainsi sur le terrain d’Albert Einstein qui disait qu’«une personne qui n’a jamais commis d’erreurs n’a jamais tenté d’innover. » … Oui,oui, cette citation a déjà été utilisée. Vous pouvez penser que l‘on tourne au rondmais il s’agit plutôt de la démonstration d’une exquise homogénéité de pensée !DE LA STIMULATION ET DE LA CONSOLIDATION ATOMIQUE … ″ La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ″ [Albert Einstein] Une fois déterminée la configuration de la structure moléculaire, il convient d’adopter une véritable politique visant à renforcer cette structure, à éviter qu’elle ne puisse s’effriter et au contraire chercher à ce qu’elle puisse se développer harmonieusement. Il sera habile de choisir de récompenser à leur juste valeur les efforts des éléments les plus volontaires, au sens qu’ils construisent véritablement la solidité et la dynamique de la molécule. Louis Lavelle souligne d’ailleurs que « La "volonté" est le terme le plus approprié pour exprimer le pouvoir de création qui nous caractérise » et la force des entreprises moléculaires de demain ne réside-t-elle pas dans cette capacité de création, d’innovation qu’il va lui falloir démultiplier pour parvenir à grandir ? 10
  11. 11. DE LA STIMULATION ET DE LA CONSOLIDATION ATOMIQUE …Pour ce qui concerne les éléments les plus neutres de la structure moléculaire, ils’agira soit d’en accepter l’irrémédiable neutralité, soit de charger positivementleurs possibilités en augmentant leurs options ou leurs libertés. Non pas pour direque davantage d’autonomie ou de responsabilité peut convenir à tout un chacun.Certains éléments n’ont pas et n’auront peut-être pas la volonté de parvenir àdavantage de liberté. Se satisfaisant à la résolvance de leur nécessité, ils nedésireront pas encourir les risques liés à davantage de liberté. Néanmoins, mêmepour eux, en leur assurant le confort d’une démarche dépourvue du risque d’échec,ils seront à même de dépasser leur passivité affichée pour exprimer au travers deréalisations hors de leur habituel parcours atomique leur potentiel pouvoir decréation … **Un autre élément prééminent de l’organisation de la structure est la place qu’y tientchacune de ses composantes. En effet, « à priori », chaque individu est à sa placedans la molécule organisation puisque celle-ci fonctionne. Néanmoins, une foisécartée la couche des apparences et dissipé l’aspect fonctionnel de chaque atomeon peut souvent apercevoir la superficialité de la solidité moléculaire. Dans denombreuses organisations, si chaque rôle est occupé par une personne à tout lemoins compétente et un minimum assidue, nous pourrons avoir l’impression, vu del’extérieur, d’une configuration quelque peu solide. En examinant de plus près lastructure, il n’est pas rare de percevoir des failles pouvant se transformer en unevéritable fragilité structurelle. Ainsi, si le services des Achats fonctionne enapparences de façon tout à fait normale, ne s’agit-il en effet que d’une apparence.Madame Turseau n’applique les principes de ponctualité qu’à l’heure de sortie desbureaux, Mademoiselle Sanders porte plus haut les couleurs de son insatisfactionque l’étendard de l’entreprise et le Manager du service ne sait-il répondre qu’auxquestions qu’on ne lui pose pas. Vu de l’extérieur, la molécule du service fonctionne.Les achats sont effectués tant bien que mal et l’équipe ne présente pas de risqueimminent d’implosion. Beaucoup de services dans beaucoup d’entreprises neprésentent pas de menaces imminentes de fission nucléaire … ils ne constituent paspour autant des structures optimales. Beaucoup d’éléments peuvent expliquer cetteinsidieuse fragilité mais nous pointerons ici un élément en particulier : la place dechaque atome dans chaque molécule. Bien sûr le propos n’est pas ici de dire que lesindividus sont interchangeables et que n’importe quel atome peut prendre la placede n’importe quel autre. Cependant, force est de constater, à travers la mobilitéinterne en entreprise, que certaines fonctions sont particulièrement appropriéespour la transposition atomique. L’avantage de considérer cette possibilité est le faitque sur des fonctions similaires, pour un même atome, la constitution de lamolécule autour de lui pourra largement influer sur son efficacité et son niveaud’excitation (comprendre ici sa motivation). Pour reprendre l’exemple précédent, lefait d’offrir la possibilité à Mademoiselle Sanders de rejoindre le service Export, surun niveau de fonction équivalent pourra changer grandement son niveau demotivation, d’implication, d’efficacité et … de bonne humeur, ce qui ne gâche rienconnaissant Mademoiselle Sanders. 11
  12. 12. DE LA STIMULATION ET DE LA CONSOLIDATION ATOMIQUE …Pour aller un peu plus loin encore dans le positionnement atomique au seinde la molécule, et au risque de choquer le lecteur convaincu jusqu’ici d’unparcours démonstratif sans heurt, il faut se résoudre à établir un constatfrappant : certains individus n’ont vraiment rien à foutre là où ils sont.Evidemment l’adjonction du verbe « foutre » est totalement bien placé autantqu’il est déplacé. Il n’a pour but que de mesurer votre niveau d’attention à cestade avancé de la démonstration. Et quel bonheur de jurer ainsi au beaumilieu de l’exposé d’une découverte si révolutionnaire. ;-) Cette petite figurede style mise à part, le constat n’en est pas moins pertinent. Certainespersonnes ne sont pas du tout à leur place. Ils peuvent tout à fait remplir lesrôles et tâches pour lesquels ils sont missionnés. Ils en ont certainement lescompétences minimum requises mais ce ne sont même pas forcément descompétences qui leur siéent (bonus track : vous apprendrez ici laconjugaison et l’infinitif du verbe « seoir », ce qui justifie pleinement le prixque vous avez mis dans l’acquisition de cet ouvrage !). Les cas évoqués iciconcernent des personnes qui ne voudront même pas considérer unrepositionnement moléculaire qui pourrait leur permettre davantaged’épanouissement. La nature humaine est ainsi faite que parfois, face à lapotentialité de choix plus profitables, l’homme (ou la femme … cettecaractéristique respectant scrupuleusement un équilibre paritaire) va opterpour la solution la moins avantageuse. Curieuse caractéristique, totalementabsente du règne animal et énoncé de façon plus simple par le précepte : «on t’assure que c’est mieux, parce que c’est réellement mieux, tu sais trèsbien que c’est mieux, mais non … tu n’y vas pas ! ». S’il n’en était que dubien-être de l’atome en lui-même qui en soi constitue une préoccupationcertaine ; mais c’est toute l’énergie de la molécule qui se trouve réduite parune force d’inertie préjudiciable. Dans de tels cas de figure, les solutions àadopter sont parfois radicale : mouvement atomique forcé à l’intérieur ou versl’extérieur de la structure moléculaire !** Plus de détails dans l’excellent ouvrage des Professeurs Lezer & Chausse « duParadigme du Management Moléculaire rapporté à la motivation » aux Editions OnvilleManor. 12
  13. 13. EN GUISE DE CONCLUSION … ″ Dans mon commencement est ma fin et dans ma fin mon commencement. ″ [Thomas Stearns Eliot] Nous espérons que vous aurez apprécié ce voyage au travers de deux univers passionnants : celui de la sociologie et celui de la physique nucléaire. Ce voyage n’en est qu’à son commencement et il ne manquera pas d’être étayé par d’autres esprits brillants … pas aussi brillants, mais certainement un peu brillants quand même. Nous espérons qu’au travers de vos propres expériences vous repenserez à la Théorie du Management Moléculaire et saurez vous montrer parmi les atomes les plus énergétiques, qu’importe la structure moléculaire dans laquelle vous vous trouvez. Professeurs Nicolas Lezer & Pierre-Etienne Chausse Découvrez la présentation de la Théorie du Management Moléculaire à l’adresse : http://www.comet-line.com/tmmCopyright Nicolas Lezer (niko@lezer.fr) | Pierre-Etienne Chausse (petienne73@gmail.com) 13

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