" Intelligence collective : condition de l'Intelligence Stratégique"
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" Intelligence collective : condition de l'Intelligence Stratégique"

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Ce compte rendu a été co-rédigé par D.Commarmond et V. Drouet, pour le compte de l'Association G.C.I.C.. Le contenu de ce document n'engage que leurs auteurs. ...

Ce compte rendu a été co-rédigé par D.Commarmond et V. Drouet, pour le compte de l'Association G.C.I.C.. Le contenu de ce document n'engage que leurs auteurs.
Il vise à donner une vision la plus complète possible du déroulement du colloque de février 2013, à l'OCDE, organsiée par l'AAIE IHEDN, dont la thématique était l'intelligence collective et stratégique.

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" Intelligence collective : condition de l'Intelligence Stratégique" Document Transcript

  • 1. Le meilleurdes événements,des interventions,des conférences etdes salons vus par lesmembres du G.C.IC.mis à votre disposition.Cette publication, réalisée et diffusée en Avril 2013, reflète la perception et l’opinion du G.C.I.C.à la date de sa diffusion. Elle est réalisée à titre purement informatif et nengage que sesauteurs.
  • 2. Résumé :Lurgence est là. Tous les signaux sont au rouge. Mais nous sommes toujours entrain de tergiverser, mégoter sur le bien fondé et limpérieuse nécessité de favoriserlintelligence collective.Lintelligence économique et stratégique nest plus une question dopinion, mais uneimpérieuse nécessité de compétitivité.Devant un parterre dentrepreneurs, de dirigeants des secteurs public et privé, deprofessionnels civils et militaires, détudiants, ce colloque entendait doncappréhender la notion « dIntelligence Collective » sous langle de quatre enjeuxfondamentaux :- la nécessité dune « intelligence collective »,- le pragmatisme : des exemples de bonnes pratiques,- la mobilisation des parties prenantes : éducation, réseaux professionnels, …- les synergies : intergénérationnelles, interculturelles, public-privé, …Cest cet ambitieux projet que le programme organisé par lAAIE-IHEDN entendaitdévelopper au cours de cette journée qui se tenait dans les locaux de lOCDE. Sonobjectif était de convaincre les acteurs de la société civile de limportance defavoriser le passage dune « société de la défiance » à une « société de laconfiance ».Il sagit là dun passage symbolique de la compétition à la coopération, sans pourautant négliger les impératifs de sécurité nationale et les contraintes dun État deDroit en matière dIntelligence Stratégique.Organisation de Coopérationet de Développement Économiques2 rue André Pascal75775 Paris Cedex 16Tel +33 1 45 24 82 00Fax +33 1 45 24 85 00www.oecd.orgSous le Haut Patronage de Madame Nicole BRICQMinistre du Commerce Extérieur
  • 3. Table ronde n°1 : Nécessité dune intelligence collectiveLes Institutions publiques, les entreprises, nos sociétés sont concernées par destendances de fonds et de rupture, remettant en question leur identité, leur culture,leur mode de gestion, leur organisation. Les nouvelles technologies elles aussi ontun impact sur les acteurs et cet ensemble de mutations rend nécessaire desadaptations économiques et stratégiques.Dans ces environnements mouvants apparaissent de nouveaux centres de pouvoiranimés par des intérêts divergents et/ou convergents entraînant par là-mêmelapparition de nouvelles sphères dinfluence et de nouveaux conflits latents.Ainsi une intelligence collective « moderne » au service de la stratégie prend-elletoute son importance afin de mobiliser les ressources nécessaires et dacquérir lesmoyens dappréhension, de compréhension et de maîtrise dun environnementrendu toujours plus complexe.Animée par Dominique LAMOUREUX, Président de la Commission IntelligenceÉconomique du MEDEF.Lintelligence collective ? .... bien sûr… mais pour quoi Faire ?Dominique LAMOUREUXPrésident de la CommissionIntelligence Économique - MEDEFDiplômé de lIEP Paris et licencié en Sciences Économiques à lUniversité de Paris, il aoccupé les fonctions de Secrétaire Général de Thalès International et, depuis 2005 iloccupe la fonction de Directeur Éthique et Responsabilité dEntreprise du groupe.Sa mission consiste à promouvoir une politique éthique globale particulièrement dansla conformité aux réglementations internationales du commerce. Afin de veiller àlémergence de nouvelles normes et de développer les meilleures pratiques, il est trèsactif dans de nombreux organismes et associations. A ce titre il préside le Comité IEdu MEDEF, est présent notamment au sein du Pacte Mondial des Nations Unies, duComité Consultatif Économique et Industriel de lOCDE.Ses compétences servent les travaux de différentes associations professionnelles du monde de laDéfense, du Spatial et de lIndustrie Électronique (ASD, GIFAS, FIEEC etc.)Il est habilité Secret Défense, auditeur IE de lIHEDN, a été décoré de lOrdre National du Mérite et aété fait Chevalier de la légion dHonneur.
  • 4. Table ronde n°1 : Nécessité dune intelligence collectiveOuverture dune grande journée déchanges sur le thème de « lintelligencecollective » à lOCDE« Les mutations sociologiques et économiques doivent désormais être prises encompte dans la gestion des organisations »Camille Grand commence par faire un rappel historique sur lesmutations qua connu ou connaît le monde actuel. Pour lui « leXXIème siècle est une période caractéristique de lhumanité oude nombreuses mutations ont soumis les corps sociaux etsociétaux, de fortes pressions comparables à celles survenuesau Moyen Âge. Avec parfois lémergence de surprisesstratégiques et de ruptures. Ruptures dont nous navons pasparticulièrement mesurer les impacts pour les populations.Pourtant de gré ou de force, ces changements seffectuent. Ilsont été absorbés par les différents corps de la société parfoistrès partiellement. Cest pourquoi, pour Camille Grand, il y a unenécessité à accepter dans le développement de nos stratégiesune part dincertitude et dinconnu, « même si lon ne sait pas dequoi demain sera fait ».A titre dexemple, dans lactualité récente, le Mali nous a imposéde réagir dans des délais brefs mais « certainement pas commenous lavions prévu ».De même, nous navons pas encore mesuré limpact desconséquences dune attaque cybernétique de grande envergure.Il faut aussi noter que « la puissance publique na plus lemonopole de la compréhension du monde ». Pour lui lapuissance publique doit davantage apporter une analyse plutôtque de fournir de linformation brute. Grâce au développementdes vecteurs dinformations, nous disposons tous de laccès à lamême quantité dinformations.Mais de souligner que la France accuse un retard importantdans sa capacité à mobiliser dans un même lieu tous les acteursde la société civile pour réfléchir ensemble. Pour lui « Nousdevons progresser dans la détection et la prise en compte dessignaux faibles » :« L’infobésité » a selon lui remis en cause l’adage très franco-français qui veut que l’information soit « synonyme de pouvoir »et « bonne » par principe.De plus il ajoute que la complexité de l’information « liquide »faite de sentiment, d’humeur et d’opinion rend lopinion publiqueplus imprévisible et soumise aux émotions.Enfin, le principal retard français réside dans l’approche dumonde et de l’environnement notamment dans la capacité àmixer les acteurs et mixer les expertises.L’une des faiblesses françaises est de ne pas appréhender lessignaux faibles, prenant l’exemple des réseaux Sud/Sud et de laprolifération des armes nucléaires dans le monde. A titredexemple, lannée 2012 a vu pour la première fois les dépensesmilitaires de l’Asie être supérieures aux dépenses en Europe,vrai signe des évolutions géopolitiques du monde actuel.Il a prôné pour une mobilisation collective des intelligences.« L’une des faiblessesfrançaises est de ne pasappréhender les signauxfaibles »Désigné directeur de laFondation pour laRecherche Stratégique parle conseil dadministration enmai 2008, Camille Grand apris ses fonctions le 1erseptembre 2008.Fondation pour la recherche stratégique4 bis, rue des pâtures75016 Paris - Francewww.frstrategie.orgTel +33-1-4313-7750Fax +33-1-4313-7778Mail c.grand@frstrategie.orgCamille GRAND – DirecteurFondation pour la Recherche StratégiqueCamille Grand enseigne à Sciences PoParis depuis 1998 et à l’École nationaledadministration (ENA) depuis 2006. Il aété professeur associé à l’Écolespéciale militaire de St Cyr-Coëtquidan(1995-2002) et chargé de cours auxUniversités de Paris-Nord et Marne-la-Vallée.Il a publié ou dirigé plusieurs ouvrageset monographies ainsi que denombreux articles consacrés auxquestions stratégiquescontemporaines, en particulier auxquestions de sécurité européenne, à lapolitique nucléaire, à la non-prolifération et au désarmement.
  • 5. Jean-Philippe MOUSNIERSociologue - ExpertDéveloppement DurableIntelligence CulturelleTable ronde n°1 : Nécessité dune intelligence collectiveJean-Philippe Mousnier prend la parole et revient sur deux notionsimportantes : « lintelligence collective » et la « sociologie des organisations ».Ainsi lintelligence collective trouve sa valeur dans la rencontre entre le citoyenet lexpert, lexpertise étant définie selon les différentes acceptations sociales.Lintelligence doit ainsi dépasser le collectif afin dêtre créatrice de valeur. Atitre dexemple, le Web 2.0 est collectif et non « collaboratif » comme il estcoutume de le définir.Concernant la sociologie des organisations, il précise quentre lorganisationpyramidale traditionnelle et lorganisation en réseaux se situe « lorganisationdes connexions » porteuses didentités et de fonctions différentes.Jean-Philippe Mousnier développe ainsi une analyse axée sur la société civile,les organisations et les réseaux sociaux. La société civile est selon lui unmagma de possibilités de mobilisation sur toutes les causes émotionnelles. Lecitoyen devient un enjeu et la cible de négociations notamment pour lesaspects de développement durable. Les réseaux sociaux quant à euxinduisent une dose dimprévisibilité. Ainsi nous nous préoccupons plus desdommages collatéraux que du retour sur investissement et de fustigerlattention excessive des médias quant au principe de précaution qui devraitévoluer vers un principe de prévention.Il poursuit sa démonstration sur le caractère inéluctable de ladoption au seindes stratégies dentreprise de lintelligence collective insistant sur lintelligenceculturelle qui sert au rayonnement de la culture et de lindustrie française. Etde renforcer son propos : « Lintelligence culturelle est mieux maîtrisée par lesvoisins de la France ».Il a souhaité aborder trois « concepts fondamentaux » :Le développement de la qualité totale (AFNOR) qui a permis de faire émergerde nouveaux acteurs : le client, le fournisseur et l’actionnaire, obligeantnotamment ces acteurs a être pris en compte dans le système de «qualité ».Le développement durable qui a permis de faire émerger les concepts degénérations futures et de parties prenantes.Les réseaux sociaux qui ont fait émerger les notions de tribu(s) et de « restedu monde », permettant de tisser des liens « contre toute attente » en yajoutant la capacité de mobilisation de l’imprévisible et de l’improbable.Monsieur Mousnier a ensuite tenu à illustrer ses propos par trois exemples :Le cas de GDF Suez et son opération de communication et de mécénat pourle Musée Magritte de Bruxelles, contribuant à lacceptation de la fusion avecElectrabel dans limaginaire collectif belge.Le phénomène Qatari et lutilisation de la culture dans le processus derayonnement politique de ce « petit Etat » à travers le monde.Le cas de Doctissimo et de linfluence du site sur le milieu médical, ce dernierayant tenté sans grand succès de contrôler et normaliser le réseau social.Avant de conclure, Monsieur Mousnier a tenu à insister sur l’association delhumain aux technologies et aux outils, soulignant que les enjeux de demainsont cruciaux et quil est nécessaire danticiper et de se projeter dans lavenir.Et de conclure par la reprise de la notion de « rationalité limitée » dans la« prise de décision », de limportance de la « Responsabilité Sociétale delentreprise », et de la réflexion sur « lEnvironnement ImprobableImprévisible ».Le profil de MonsieurMousnier présente un hommeaux multiples facettes etcasquettes.Ancien administrateur, auxcôtés de Jean-Louis Levet etPhilippe Clerc, de lAssociationFrançaise pour leDéveloppement delIntelligence Économique(AFDIE), il est expert etconsultant sur les nouveauxprocessus de décision, etsintéresse à lintelligenceculturelle compétitive et autourisme culturel durable.Il occupe la fonction deCorrespondant de lAcadémiede lAir et de lEspace (AAE)en particulier dans sacommission Prospective.Également expert en santépublique et membre de lacommission de certification dela Haute Autorité de Santé(HAS), Monsieur Mousnier esttrès actif sur lesproblématiques médicales etde santé. Ainsi il fait partie dela Société Française etFrancophone d’ÉthiqueMédicale (SFFEM), occupe lafonction de Président delAssociation Scientifiqueeuropéenne VVE2025 dont lebut est la détection, le débat etla diffusion des innovationsscientifiquement innovantesafin de répondre aux défis duvieillissement de la populationwww.mvve.euEnfin Monsieur Mousnier estdirecteur associédAEQUOLAB-LAVAL,structure innovante dédiée auxtechnologies émergentes pourles personnes fragileswww.aequolab-laval.com« Le collectif nest pas le collaboratif »ConvergencedesRéseauxConvergencedesSavoirsConvergencedesTechnologiesConvergencedesExperts
  • 6. Claude Revel commence son intervention en posant laquestion du « Pourquoi narrive-t-on pas à travailler ensembleen France ? ». Afin de resituer ces propos, elle pose laproblématique du « travailler ensemble » soumis à la rencontrede multiples et nouvelles compétences ainsi quà l’émergenced’un monde nouveau porteur dautant de risques.Et de citer le nouveau rôle incombant aux entreprises quant àleur responsabilité et leur citoyenneté, le déclin de la puissancedes États, la montée en puissance de nouveaux acteurs etparties prenantes. Ainsi aujourdhui, la dimension des questionsà résoudre est démultipliée par rapport à hier et il faut donc unirnos intelligences.Cette nécessité de réunir plusieurs intelligences suppose denouvelles qualités dont la diplomatie afin dobtenir ladhésiondes parties prenantes. Diplomatie qui nest plus réservée auxÉtats, qui se diffuse dans les entreprises et impacte leur prisede décision. Celle-ci nest plus verticale, mais est le fruit dunconsensus. Et dajouter que dans la majorité des cas, ladécision mise en œuvre est celle que les acteurs ont défenduavec le plus dénergie auprès du décideur.Et de mentionner les nouveaux concepts de « BusinessDiplomacy », de « Commercial Diplomacy » et de « PublicDiplomacy ». Le lobbying est donc dorénavant collectif, lesMétiers, les Entreprises les Fondations, Ies Institutions etc.« s’auto-régulent », une norme obtenant légitimité lorsquelleest adoptée par les praticiens et les marchés. Et dédicter deuxrègles que sont l’Alliance et la Coopétition.Mme Revel voit deux principaux risques dans l’Intelligencecollective : celui de ne pas voir du fait d’un cadre de penséetrop cadré et unique, et celui du refus de voir.En France, celui qui alerte a souvent le plus mauvais rôle. LaFrance a ainsi une culture « anti-collective » et pâtit d’unmanque de transversalité. L’information considérée comme unenjeu de pouvoir, le pays n’est pas adapté au changement deparadigme qui veut que cela soit « la circulation de l‘informationqui engendre un changement des lignes de pensées ». Laconnaissance est désormais « l’enjeu du pouvoir ».Et de souligner que les professionnels des RessourcesHumaines doivent semparer de la notion d’intelligencecollective afin de trouver des profils « ouverts », de forcer à despratiques de rapport d’étonnement, de « reporteur /rapporteur », et d’inciter à la motivation, à l’envie descollaborateurs.Afin de conclure son intervention, Mme Revel a souhaitéabordé la notion anglo-saxonne du « Mission Statement ». Ilest ainsi primordial, au sein de tous les types dorganisation desavoir pourquoi on agit, ce que l’on défend, être sur de soi etde ce que l’on fait. Et de souligner trois opportunités pour laFrance afin de développer son influence et de consolider sonrayonnement que sont la Responsabilité SocialeEnvironnementale pour laquelle les entreprises françaises ontune vraie expertise, la propriété intellectuelle, processus ausein duquel les représentants français sont moteurs, et enfin laréciprocité des échanges, valeur défendue au sein desinstitutions et organisations internationales par les Français.Table ronde n°1 : Nécessité dune intelligence collectiveClaude REVEL – DirectriceCabinet IrisActionCentre Global Intelligence & Influence – SKEMAChevalier de lOrdre national du Mérite etChevalier de la Légion dHonneur (2004), Hautfonctionnaire de 1980 à 1988, elle est passé parles Ministères de l’Équipement, du CommerceExtérieur et des Affaires Étrangères. Puis elle acréé en 1988 lOBSIC « Observatoire dumarché international de la Construction »,cabinet dIE au service des principaux groupesfrançais de construction.Elle a siégé au Haut Conseil pour la CoopérationInternationale auprès du Premier Ministre. Elleoccupe aussi la fonction dadministrateurindépendant de la société Clasquin spécialiséeen logistique internationale. Elle est conseillèredu Commerce Extérieur, VP de la Commission« Droit et Influence internationale de la France ».Lactivité de Mme Revel se décompose autourde trois pôles que sont : le conseil en IE,lenseignement, la publication dessai et laparticipation à des conférences.Elle dirige IrisAction, depuis 2003, cabinetspécialisé en géo-économie, anticipation desrisques et influence sur les normes et règlesinternationales, diplomatie dentreprise etresponsabilité sociale.Elle enseigne au sein de SKEMA businessSchool, école de commerce, les matièresrelatives à lIE, influence, la normalisationinternationale, la géo-économie etc.Elle est lauteure de nombreux articles etouvrages. A ce titre elle sest vue confiée par laMinistre Nicole Bricq, la réalisation du rapportintitulé « Développer une influence normativeinternationale stratégique pour la France » :http://goo.gl/jctLeDiplômée de lENA (promotionvoltaire) en 1980, de lIEP Pariset de Paris II en Droit desAffaires, elle fait partie despionnières de lIntelligenceÉconomique et est reconnuecomme lun des meilleursspécialistes de l’influence.IrisAction5, rue la Boétie - 75008 ParisTél. : +33 1 42 15 19 84Fax : +33 1 42 15 11 38E-mail : claude@irisaction.com« La diplomatie nest plusréservée aux États … »« En France on a beaucoup deneurones mais il manque dessynapses »
  • 7. Table ronde n°2 : Pragmatisme : des exemples de bonnes pratiquesL’intelligence collective est tout à la fois une idée et un concept mais sonexpression est incarnée par les stratégies, les expériences professionnelles etlapprentissage des « Best Practices ».Ainsi le pragmatisme se traduit à la fois par la concrétisation et lexpérimentation delidée et par la diffusion et l’évolution du concept même de lintelligence collective.Anne-Bénédicte VOLOIRAvocate Associée - CapstanTitulaire dune maîtrise de droit privé, diplômée dun DESS de Gestion d’entreprises delIAE de Lille et spécialisée en droit social (École de Formation du Barreau), elle débutesa carrière comme responsable des ressources humaines dans différents secteurs(aéronautique, hôtellerie restauration) puis occupe ensuite le poste de RRH, et DRHdAlstom Transport.En 1995, Madame Voloir entre au cabinet Capstan et en devient associée en 2004, yanimant notamment une équipe davocats en charge de la clientèle entreprises. Elleintervient plus particulièrement sur les projets de restructuration, de transfert dactivité,des fusions acquisitions, et des principales composantes du droit social (négociationcollective, durée de travail, épargne salariale, stratégie sociale, gestion des risquespsychosociaux)Ses travaux sattachent à la restructuration d’entreprise, aux aspects collectifs etindividuels du droit social.Animée par Anne-Bénédicte VOLOIR, AvocateAssociée chez Capstan Avocats, lobjectif de cetteseconde table ronde est le partage, partagedexpériences réussies sur les plans militaires,industriels, normatifs et managériaux. Ces témoignagesdoivent ainsi démontrer que le concept dintelligencecollective sert concrètement dun point de vuemanagérial et organisationnel et quil est porteur deconditions et de facteurs dinnovations etdanticipations.
  • 8. LAmiral situe le début de son intervention à la fin de laguerre froide, laissant un « monde en dégel », un mondeliquide porteur de profonds bouleversements. Et dementionner la disparition de la notion d’Empire, qui n’aplus lieu dêtre depuis la chute de l’URSS, avec lenécessaire renouvellement de la notion dorganisation dessystèmes pyramidaux.Il choisit ainsi de faire part de son expérience au sein desforces armées maritimes, insistant sur la notion« déquipage » prenant le contre pied des événementsmédiatisés que sont les courses en solitaire.... et desouligner que de tels exploits ne sont réalisés que grâceaux hommes et femmes qui restent à terre et assurent leback office. « Il ny a pas de victoire en solitaire sans untravail collectif »Reprenant son expérience dans la Marine, il rappellelimportance dune organisation et dune hiérarchie,lorganisation permettant de dépasser les manquementsindividuels. Ainsi là où un individu faillit, la mise en placedune organisation, de procédures et de contrôles peutpallier aux insuffisances.Il souhaita aborder le paradoxe et la difficulté auxquels les« anciens », qui possèdent lexpérience du Métier, sontaujourdhui confrontés dans la chaîne de commandementvis-à-vis des « jeunes », dépositaires de la connaissancetechnique mais dont lexpérience reste à forger. Relevantla formidable capacité à se former et acquérir cetteconnaissance manquante du terrain, cette situation nestpas sans impact au sein de la hiérarchie et de la chaînede commandement. Et dillustrer son propos dans le cadrede la navigation dune frégate : « avant on savait où aller,mais on ne savait pas où on se situait, maintenant on saitoù on se situe, mais on ne sait pas où on va ! ». Ce conflitde génération entre le savoir faire « militaire » du marin etle savoir faire « technologique » des nouveaux personnelsoblige à de nouveaux modes de management organiséentre ceux qui « savent » ( par lexpérience et léducation)et ceux qui « savent comment faire », les techniciens,ingénieurs et utilisateurs des nouvelles technologies.Il a été commandant en second des sous-marins Morse, Rubis et Inflexible, a commandé l’équipage rouge du sous-marin nucléaire d’attaque Rubis et léquipage bleu du sous-marin nucléaire lanceur d’engins le Tonnant.Promu officier général en 2001, il a été amiral adjoint territorial au commandant de la région maritime Atlantique puisoccupe le rang de Vice-amiral commandant des Forces Sous-Marines et la Force Océanique Stratégique (ALFOST)avant de devenir, en 2005, Major général de la Marine. Diplômé de lécole des officiers des armes sous-marines,ingénieur en génie atomique et breveté de lenseignement militaire supérieur, l’amiral Pierre-François Forissier estaussi ancien auditeur de lIHEDN et du Centre des Hautes Études Militaires.En 2011, il quitte sa fonction de Chef détat major de la Marine et retournant à la vie civile il fonde la société MarineFirminy SAS dont il est Président et Administrateur. Il est Grand officier de la Légion dHonneur et Commandeur duMérite maritime.Table ronde n°2 : Pragmatisme : des exemples de bonnes pratiquesAmiral Pierre-François FORISSIERPrésident Marine Firminy« Lorganisation permet de dépasserles manquements individuels »Lintervention de lAmiral fut riche en anecdotes :Ainsi sur un porte avion, il faut savoir quil existeune Police. Compte tenu de la composition despersonnels, beaucoup dentre eux n’ayant pas leniveau BAC, ou supérieur, la Police, lorganisationpermet à chacun de prendre conscience quil estest au service de la machine mais surtout de sonpilote, et quil est un rouage indispensable del’organisation. Et dexpliquer pourquoi la Marineest lun des principaux pourvoyeurs des métiersdu BTP, celle-ci portant et inculquant des valeursde sécurité, d’organisation, de rigueur etd’efficacité.Il continua avec la notion de « technologiedésacralisée » au sein dun sous-marin nucléaire.En effet bien que disposant de larme nucléaire, lesous-marin, et les hommes de léquipage sontsoumis aux lois de la physique. Et pourtant la dureréalité sapplique, dans un tel bâtiment, lerreur etla catastrophe sont inacceptables.Et de conclure son intervention en citant sonparcours au sein de l’École Supérieure de GuerreNavale où étaient enseignés les principes de laGuerre, principes que se sont dailleurs appropriésles entreprises et le management moderne.Toutefois il décida de soulever le problème venantde la théorisation qui ne permet pas de faire faceà une situation réelle de crise. Ainsi commentréagir face à l’effet de surprise, pourtant l’un desprincipes phares de l’art de la guerre.... utiliséefficacement par de potentiels agresseurs commeles mouvements terroristes !Lamiral Pierre-François Forissier, né à Lorient en 1951, a suivi sa scolarité secondaireà Nice, Marseille et Toulon avant de rentrer en 1968 au Collège Naval de Brest pourintégrer la promotion 1971 de lÉcole navale, en sortant « enseigne de vaisseau depremière classe en 1974. Entré dans les Forces Sous-Marines en 1975, il y effectueune carrière complète entre Toulon, Brest et Lorient en servant à bord de tous lestypes de sous-marins opérationnels.« La mer c’est ce que les gensont dans leur dos quand ilsregardent la plage » - Tabarly
  • 9. Table ronde n°2 : Pragmatisme : des exemples de bonnes pratiquesCorinne LAGACHE - Vice-PrésidenteTrade Compliance & Export ControlSAFRANDiplômée en scienceséconomiques et financières àlIEP Paris, de lUniversité deParis Dauphine et auditriceIHEDN, session 48« Armement et Économie deDéfense ».Lintervention de Madame Lagache débute par un légerdésaccord avec lAmiral Forissier. Celle-ci rebondit sur certainsdes propos de lAmiral :« un sous marin est un espace cloisonné, fermé sur lui-même »« plus les professionnels sont formés, plus ils sont sensibles àlintelligence collective »Et lAmiral de répondre :« oui un sous-marin est fermé mais il évolue en mer, un mondequi contrairement au film du Commandant Cousteau nest en rienun monde du silence, arguant quil y a dautres sens que la vue »« la formation est essentielle, mais lorganisation de chacun auservice dun tout promeut lintelligence collective »Corinne Lagache entame son intervention en lancrant dans lesecteur de la Défense et de lAéronautique, secteur où « Nousavons besoin de changer les comportements dans les businessde cycles longs ».Corinne Lagache va tenter de démontrer lenjeu de latransparence dans les relations daffaires vis-à-vis despartenaires... tout en préservant la « confidentialité des affaires ».Ainsi la problématique pour le groupe a été de savoir comments’organiser par rapport aux nouvelles règles déthiques tout enmaintenant son courant daffaires dans un environnement oùsubsistent de grandes distorsions de concurrence.La lutte anti-corruption est bien entendue là pour sécuriser lestransactions, mais dans le domaine ce sont bien les industriels quiont embrassé la problématique et de souligner que les Étatssoutiennent relativement peu les entreprises contre la corruptionet la criminalité.Son propose vise à démontrer que des acteurs industriels dunmême secteur, quoique concurrents, peuvent agir collectivementafin de pérenniser leurs affaires. Et de citer un certain nombredinitiatives prises :Dès 2002, au niveau européen, l’industrie Aéronautique et deDéfense (ASD) a créé des groupes de travail et une base de« standards communs » reconnus par les institutionnels,reprenant notamment les notions de « Level Playing Field » etdASD « Common industry standards » signés par 40 entrepriseseuropéennes en avril 2007,Puis en 2009, a été lancé le projet « Global Principles of BusinessEthics » visant à internationaliser la démarche européenne, afinnotamment daborder les concepts de Due Dilligence et deTolérance Zéro face à la corruption.Sensuit l’organisation de 3 forums, les « International Forum onBusiness Ethical Conduct for the Aerospace and DefenceIndustry » (IFBEC) financés par les entreprises signataires, àBerlin (janvier 2010), à Washington (octobre 2011) et à Madrid(Septembre 2012).Ainsi, lors de son intervention, Madame Lagache a démontré enquoi un secteur industriel hyper-concurrent et stratégique a sufaire preuve dune mobilisation collective de ses acteurs, et a suadopter des règles et codes de bonne conduite tout en sécurisantle déroulement des affaires,Les notions et textes de référenceLevel Playing Fieldhttp://goo.gl/NJXpxASD "Common industry standards :http://goo.gl/zP1lFGlobal Principles of Business Ehtics Forthe Aeropsace and Defense Securityhttp://goo.gl/rWY2ZIFBEC : http://ifbec.info/Elle a débuté sa carrière au sein deCediver, filiale du groupe Alstom, en tantque Secrétaire Générale adjointe. PuisMadame Lagache a exercé en tant queconsultante au sein du cabinet Heidrick &Struggles, cabinet américain spécialiste durecrutement de dirigeant.Sa carrière sest poursuivie au sein dEADSet du Département OpérationsInternationales, en tant que VP RiskManagement & Control, puis en tant quInternational Compliance Officer au niveaugroupe.Depuis 2009, elle occupe la fonction de VPTrade Compliance & Export Control, ausein du groupe aéronautique et de défenseSafran, et est aussi Membre du Comité dePilotage de lInternational Forum ofBusiness Ethical Conduct (IFBEC),« L’intelligence collective,condition dadoption debonnes conduites et desécurisation des affaires »
  • 10. Table ronde n°2 : Pragmatisme : des exemples de bonnes pratiquesJamy MICHELIndustry DirectorMitsubishi ElectricMonsieur Michel a axé son intervention sur sonexpérience de manager au sein dentreprisesinternationales et de structures matricielles, danslesquelles linterculturalité est un vrai enjeu pour bâtirune intelligence collective.Au sein des grandes entreprises, la notion deverticalisation des marchés a rendu nécessaire laverticalisation des organisations. Dans ce contexte, ilest crucial de pouvoir mixer l’expérience, l’emploides seniors, les liens privilégiés avec le client,insistant de fait sur la notion de Global AccountManager. Le GAM est au cœur de la « Grey zone »,son relationnel permettant d’obtenir le maximumd’information en provenance de son client. Il s’agitd’influencer collectivement le client tant en externe,via la communication pour le rassurer, quen internevia la maîtrise du cycle de l’information.La gestion de l’intelligence collective est à la base dela production de l’information et de la connaissancecollective. Cet axe de développement doit êtrepartagé par les collaborateurs en mobilisant defaçon collective les différentes ressources del’entreprise. L’objectif au sein des organisations estdonc de développer une intelligence collectivecommune et cohérente à travers toutes sescomposantes, intelligence relayée par et auprès duclient, indépendamment de la géographie, de lahiérarchie, de la culture de l’entreprise ou de sesfiliales.Il nest plus possible davoir une communicationverticale et unilatérale, relevant toutefois quelentreprise est confrontée à de nombreux défis. Etde citer parmi ceux-ci le management interculturel.« Il faut que la gestion pyramidale devienne unegestion en mode réseau ! » mettant en gardelauditoire : la « co-élaboration de l’information et dela connaissance » ne présuppose pasnécessairement une « flat organization » à la mode« start-up ».Lautre défi consiste en la capacité à éviter lasurinformation, linformation devant servir lastratégie, défendant la notion anglo-saxonne du« Taget Centric ».« Il est important dinfluencercollectivement le client »Jamy Michel, américain francophone, est diplômé dun MS en Étudesmédicales et cliniques (Université UCLA Los Angeles) et dun MBA enSystèmes dInformation (Université San Diego State). Il est membre desassociations des anciens des deux Universités.« La gestion pyramidale doit devenir une gestion en mode réseau »Il a débuté sa carrière comme responsable des ventes chez QAD, conception de logiciels informatiques. Il rejointensuite Aspen Tech en tant que responsable des ventes et quittera lentreprise en 2005 pour RockwellAutomation. Au sein de Rockwell Automation, il a occupé les fonctions de Team Leader et de Responsable desmarchés pharmaceutiques au niveau mondial. Depuis septembre 2011, il occupe la fonction dIndustry Directorchez Mitsubishi Electric Automation et est en charge du Marché des Biens de consommation, agroalimentaire etpharmacie pour la zone EMEA.http://fr.linkedin.com/pub/jamy-michel/8/1aa/274Jamy Michel fustige lopposition commune des notions de« collectif » et « dindividu ». « Pour quune société soitperformante et innovante, elle doit mettre en place unestratégie collective ». Il existe un problème culturelfrançais, le pays pensant la concurrence mondiale« transparente » et mettant en avant l’individu, au-dessusdu collectif. Il oppose ainsi cette situation à la situationjaponaise, pays innovant et formé à l’IE où le collectifprime. Aux USA, sont mis en avant le libéralisme et lacollaboration pour avancer et innover tandis quen Chine,la faculté à la logique répétitive nest pas adaptée auxchangements rapides et structurants (demandespécifique, adaptation de processus etc.)Ainsi les meilleurs projets sur lesquels il a eu à travaillerfurent ceux où le relation client devient une relation departenaire, dégal à égal, valorisant le partage dun intérêtet dun objectif commun. Et de préciser quil est primordialde protéger le « sensible » au sein des relations daffaires.Reprenant la notion de « mouvement collaboratif », ilconcède que cest un facteur damélioration de lacompétitivité mais quil est générateur de problématique.Ainsi il n’est pas aisé d’appliquer la rigueur inhérente àune entreprise japonaise au sein dune zone EMEA dont ila la charge. Et de comparer les mode de prise de décisionjaponais et américains. Ainsi le premier est un processuscollectif et longuement pensé car régi par des règlestraditionnelles . Le second est lui un processus rapide etréactif mais qui peut impliquer, si la décision nest pasoptimale, une adaptation toute aussi réactive.Il choisit enfin de conclure son intervention avec lexempledes conglomérats et de la notion de « coopétition ». Et deciter lentreprise FujiFilm, spécialiste historique de laphotographie, qui s’oriente vers les secteurs de la santé etde la cosmétique. Ce mouvement stratégique sexpliquepar la connaissance et la maîtrise en interne de savoir-faire liés au « collagène ». Utilisé à la fois dans laphotographie et dans la cosmétique, cette diversificationstratégique a donné naissance à la société Astaliftspécialisée dans les crèmes anti-rides et anti-âge.« Fugifilm s Picture - perfect brand extension : Anti-agingskin cream »www.brandchannel.com/home/post/2012/01/25/fujifilm-beauty-astalift-012512.aspx
  • 11. Table ronde n°2 : Pragmatisme : des exemples de bonnes pratiquesMadame Anne-Sophie Novel, économiste et journalisteindépendante na pu assister au colloque. Ainsi cest le co-auteur delouvrage « Vive la CoRévolution ! pour une société collaborative »,Monsieur Stéphane Riot qui la remplaça.http://fr.viadeo.com/fr/profile/stephane.riothttp://fr.linkedin.com/pub/stephane-riot/0/876/415Lintervention de Monsieur Riot a été axée sur le mouvement collaboratifet lintelligence collective. Selon lui, la « CoRévolution » est en marcheet constitue un vrai phénomène de société, un mouvement qui impactel’écosystème et de mentionner les tendances émergentes visant à lacoopération et à la co-création de valeur.Ce phénomène bénéficie d’un terreau fertile, le « Tous connectés »,mais aussi le « Tous concernés (et concentrés) », le « Tous mobilisés(et mobilisables), le « Tous en système D ». Cette connexion fait doncémerger des tendances de « co-usages », de « co-élaboration », de« co-habitation », de débrouille et de coopération radicale, autant detendances porteuses de valeurs et donnant naissance à de nouveauxmodèles économiques.Et d’illustrer, le « Co-usage », consommation collaborative engendrantde nouveaux business modèles tels que :« Cup of teach », www.cupofteach.com, université entre particuliers, quipermet à des passionnés ou à des professionnels de réaliser desateliers et à dautres de les suivre et de les recommander, chacunpouvant devenir « professeur ».« La Machine du voisin », www.lamachineduvoisin.fr, plateforme mettanten relation des propriétaires de machines à laver et des personnes quien sont dépourvues ou qui sont trop éloignées dune laverie.« Airbnb », www.airbnb.fr, plate forme permettant de trouver unlogement chez le particulier.Et d’illustrer ensuite la « Co-élaboration », la « co-création », ou le « Co-financement » avec des initiatives telles que :Les « Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne »,AMAP, et lexemple de « La ruche qui dit oui », www.laruchequiditoui.fr,permettant de passer commande collectivement à des paysansproducteurs de proximité.« My Major Company »,www.mymajorcompany.com, dont le principefondateur est la découverte de talents musicaux en les faisant accéder àune production professionnelle via linvestissement des internautes.« KiisKissBankBank », ww.kisskissbankbank.com, plateforme demécénat solidaire ou « Crowfunding », visant au co-financement deprojets créatifs, dont la croissance est de 30% par an.Désormais cohabitent les valeurs de l’entreprise et celles de la sociétécivile, citant lexemple de la coopération entre le cimentier Lafarge et lesONG Greenpeace et WWF. Tendance qui est aussi à loeuvre entre lesorganisations concurrentes illustrant la « coopération radicale » et lepartenariat entre la NASA et lESA sur un sujet et projet partagé, lavenirdes déchets spatiaux.Et de conclure son intervention sur « la génération Y » fonctionnant enréseau et en partage, ses idées amenant ainsi lauditoire à se poser laquestion du « Comment fonctionner avec cette génération Y enentreprise ? » La génération Y révolutionne le management du futurmais pose la problématique de la transgression les hiérarchies internes.Stéphane Riot est diplôméen relations internationales,en psychopédagogie et engestion des relationshumaines en entreprise.Stéphane RIOTFondateur - NoveTerraPassionné des neurosciences et desapproches cognitives etcomportementales , il participe àplusieurs groupes de recherches surces thématiques.Il intervient aussi au sein décoles etorganismes (HEC, CHEDD, Skema,IFS) sur les thématiques dumanagement collaboratif, dudéveloppement durable et de laprospective.Avant de fonder NoveTerra, il aoccupé le poste de consultant senior ausein du cabinet Maillot & Associés (1996à 1999), puis Analyste Marché etResponsable Communication pourVivendi North America (1999 à 2000) etde 2001 à 2004 a occupé la premierposte de Responsable DéveloppementDurable au sein de Vivendi Universal.Depuis 2005 et la création deNoveTerra, Monsieur Riot accompagnela transition éco-systémique desorganisations et des individus. Il estreconnu pour son approche globale, sonexpertise stratégique et technique desmodèles économiques durables, pourson savoir-faire en intelligence collectiveet en accompagnement du facteurhumain dans les organisations.Il créé ainsi des « espaces d’explorationinnovants » afin de permettre à sesclients de dépasser les freins auchangement via une « ExpérienceGlobale de Transition(s) » à la foisindividuelle, collective, organisationnelle,cognitive et comportementale.Il est le co-auteur de :« Vive la CoRévolution !, pour unesociété collaborative » - 2012Et est contributeur d’ouvrage collectifs :« S’approprier les clés de la mutation » -2012)Contributeur de : Co-Lab, Ecolo-Info etTransition(s)7 rue de lEncheval75019 Paris - Francehttp://noveterra.comTel +33 1 45 75 52 55« Le partage de linformation nest pas dans lADN des entreprises françaises »
  • 12. Table ronde n°3 : Mobilisation des Parties PrenantesDans un environnement et un monde de plus en plus complexes, la stratégieréseau est rendue nécessaire pour lensemble des acteurs. Mais qui dit démarcheréseau suppose la formulation dun objectif commun afin de lier les différentesparties prenantes. Au-delà de lobjectif commun, cest la compréhension des enjeuxde chacun qui nourrira une stratégie de mobilisation des acteurs, des ressources etdes compétencesAnimée par Jérémie ABOIRON, Directeur Associé, Aboiron & Associés, Cabinetconseil en Stratégie.Une mobilisation collective nécessaire........ mais pour quel dessein ?
  • 13. Table ronde n°3 : Mobilisation des Parties PrenantesJérémie ABOIRONDirecteur Associé, Aboiron & AssociésIngénieur en informatique, diplômé de la Harvard Business School et de lUniversitéPanthéon-Assas, il est auditeur IE de lIHEDN.Il a débuté sa carrière en tant que responsable informatique au sein du groupe Lagardèreet a ensuite embrassé une carrière de consultant en gestion aux USA, à Londres etParis, pour occuper ensuite le poste de Chargé d’étude au bureau des partenariatsinternationaux et de la compétitivité au MINEFI.Lobjectif de son cabinet est le développement des entreprises et de la compétitivité, ilest Vice-Président de lAAIE IHEDN et conférencier.Aboiron & Associés37 rue des Mathurins75008 Paris - Francewww.aboiron-associés.comTel +33 1 84 23 01 15Mob +33 6 34 11 90 47E-Mail contact@aboiron-associes.comLors de cette table ronde, Jérémie Aboiron va prendre son rôledanimateur très à cœur.En tant que Vice-Président de lAAIE IHEDN, il est à l’initiative delorganisation de ce colloque.Laissant libre l’intervention des participants, il fera le lien entre lesdifférents propos et posera mêmes certaines questions « gênantes »....notamment à ladresse de Monsieur Maillard et de son optimisme relatifà lévolution de lenseignement supérieur dans son approche de lIE.Jean-Jacques MAILLARDAncien responsable des relations Universités-EntreprisesMinistère de lEnseignement Supérieur et de la RechercheIngénieur diplômé du Supmeca et de lENSPM, titulaire dun master de lIAE de Paris, il a menéune carrière industrielle de responsable de projet à la Saviem, de membre du Comité dedirection de Faiveley Transport, et directeur général de Hagenuk Faiveley GmbH & Co enAllemagne. De 2000 à 2010, il a dirigé Supmeca et a aussi occupé les fonctions de Président duHaut Comité « Education-Economie-Emploi » de 2004 à 2008, Président du CA des concourscommuns Polytechniques (2001 à 2004, 2007 à 2010), Président des groupes de normalisationeuropéenne Cenelec et CEN (1992 à 1999), et membre du jury international dévaluation desPôles de Compétitivité du Gouvernement de la Wallonie.De mars 2010 à décembre 2012, il a occupé les fonctions de chargé de mission pour lesrelations Universités-entreprises auprès du Directeur Général pour lenseignement supérieur etlInsertion Professionnelle (DGESIP), au sein du Ministère de lEnseignement Supérieur et de laRecherche. Dans le cadre de ses fonctions, il a notamment animé des groupes de travail visantà lélaboration de référentiels de formation sur la thématique de « lIE et des nouveaux risquesdu 21ème siècle ».http://fr.viadeo.com/fr/profile/jean-jacques.maillard3www.letudiant.fr/educpros/personnalites/maillard-jean-jacques-350.html
  • 14. Table ronde n°3 : Mobilisation des Parties PrenantesCest sur un ton enjoué et volontairement optimiste que Monsieur Maillard a présenté le référentiel decompétences « Intelligence Économique et Nouveaux Risques du 21ème siècle ».Selon Monsieur Maillard, environ 400,000 étudiants sortent chaque année avec un diplôme de l’enseignementsupérieur en France. Partant du constat que lenseignement supérieur français a, depuis 30 ans, relevé le défide la massification et a développé une offre de formation permettant l’acquisition de savoirs et de compétencespour un public aux cursus de plus en plus diversifiés, il n’en reste pas moins que l’on attend desétablissements qu’ils intègrent dans leur stratégie, le devenir professionnel des étudiants que la Nation leurconfie ainsi que l’apprentissage de la citoyenneté.Ainsi il appelle tous les établissements d’enseignement supérieur à prendre leur part dans la rénovation de lapensée stratégique. Ces établissements ont notamment vocation à créer des synergies entre les acteurs maisaussi à diffuser plus largement des réponses à l’ensemble des risques et menaces susceptibles de porteratteinte à la vie de la Nation. Les questions de défense, de sécurité et d’intelligence économique doiventimpérativement faire partie du bagage indispensable à tout citoyen, et encore plus les futurs responsableséconomiques, politiques, culturels et sociaux que forme l’enseignement supérieur.Bien que vitale pour notre pays, la thématique « d’intelligence économique » est encore trop peu présente dansl’enseignement supérieur.Il a ensuite tenu à présenter le Référentiel dont il a coordonné un certain nombre de groupes de travail visant àson élaboration abordant dans un premier temps la méthodologie suivie et dans un second temps sonexpérimentation et les objectifs poursuivis.Méthodologie : Les travaux du groupe de travail se sont déroulés en 2 phases, de novembre à décembre2010 puis de janvier à février 2011. La 1ère phase a été axée sur laudition de spécialistes de l’IntelligenceÉconomique et/ou de la sécurité (DCRI, Préfet Pautrat, Skema, Insa Lyon etc.), la 2ème phase étant axée surlélaboration du référentiel par 2 sous-groupes : «Intelligence Économique » et « Nouveaux risques du 21esiècle ».Expérimentation : Avant le déploiement à tous les établissements d’enseignement supérieur, il a été proposéd’effectuer une phase d’expérimentation dune durée de deux ans au sein d’une trentaine d’établissementschoisis selon des critères assurant une bonne représentativité de lenseignement supérieur et une bonnediversité : Universités et Écoles d’ingénieurs et de management, Établissements pluridisciplinaires ou àdominante forte, Établissements situés en région parisienne et en province, Établissements de taillesdifférentes, Établissements possédant déjà une formation dans ces domaines ou établissements néophytes,Établissements privés ou publics sous la tutelle d’autres ministères.Objectifs poursuivis : Pendant la phase de lexpérimentation du référentiel, les objectifs sont lanalyse globalede lattractivité et/ou des causes déchecs, lappréciation des modalités de mise en application du référentiel, ladétection des problèmes et/ou des dysfonctionnements, la formation des formateurs, la disponibilité desintervenants extérieurs, la réaction des étudiants et la fréquentation des unités denseignement (UEL), larépartition des heures entre les deux volets du référentiel, la mise en place de relais locaux et enfin latransmission des « bonnes pratiques » dun établissement à lautre.Référentiel de compétences : « Intelligence Économique et Nouveaux Risques du 21ème siècle »Thème 1 : « Mondialisation et nouveaux paramètres des affaires » - Cycle LicenceThème 2 : « Les acteurs géostratégiques » - Cycle LicenceThème 3 : « La vulnérabilité des entreprises, des hommes, des outils et de l’information » - Cycle LicenceThème 4 : « Valeur et cycle de l’information » - Cycle MasterThème 5 : « Les enjeux normatifs et juridiques » - Cycle MasterThème 6 : « Les enjeux de la propriété intellectuelle » - Cycle MasterThème 7 : « Les acteurs nationaux et territoriaux de soutien aux entreprises » - Cycle MasterA télécharger : http://goo.gl/zJXaz« Dans cinq ans, tout nouvel embauché dansnos entreprises aura entendu parler dIE »
  • 15. Serge AIRAUDI,Philosophe, EthnologueTable ronde n°3 : Mobilisation des Parties PrenantesLintervention de Serge Airaudi apporte une vision décalée insistant sur la nécessitéde renouveler le management « traditionnel ». Le manager doit apprendre à avoirune « relation personnalisée » avec ses collaborateurs. Lentreprise avance vers unobjectif si un certain nombre de valeurs sont portées et relayées par lemanagement. Le thème central de son intervention est le « nouvel enjeu de ladimension humaine dans les grandes organisations ».Et de décrire lentreprise comme une entité créatrice de valeur pour le client et pourl’actionnaire, création de valeur rendue possible par sa compétitivité sur sesmarchés. Toutefois la limite de cette réflexion est inhérente au capitalisme du21ème siècle, rendant nécessaire une nouvelle valeur, la « valeur culturelle »,valeur non économique créée pour lenvironnement de lentreprise. Deux facteurssont différenciants dans cette mutation imposée à lorganisation :La forme d’organisation et de division du travail : les entreprises doiventdorénavant générer de la valeur non économique tandis que les institutionsdoivent générer de la valeur économique. Lenjeu pour ces acteurs est doncleur mutation, leur transformation afin de créer ces nouvelles valeurs. Et deciter lex-URSS et le communisme dont la force majeure était dorienterléconomie vers lhumain, obligeant ainsi le capitalisme modernedapprendre de la force de son « adversaire historique », à savoir la créationde valeur pour lhomme (collaborateurs, clients, ensemble des partiesprenantes).Le modèle de l’entreprise : l’entreprise ne doit pas être uniquement un« Business Modèle », celui-ci est initié et porté par le stratège. Mais stratègeet business modèle ne sont rien sans le groupe social qui constitue la basede lentreprise et qui est attaché au modèle culturel, à savoir lhistoire delentreprise. La complexité vient donc de l’opposition entre ces deuxmodèles et la responsabilité incombant au « middle management » dagir eninterface tel une courroie de transmission. Lautre complexité vient de lamodélisation du modèle culturel, les hommes porteurs de lidentité culturellene devant pas être vus uniquement comme une ressource pour la créationde valeur économique. Lhumain est donc une fin en soi et non pas quunmoyen, véritable enjeu pour la création de la richesse identitaire delorganisation, facteur clé de compétitivité.Diplômé en philosophie etsémiologie de lUniversitédAix en Provence, il est undisciple de lenseignement deRoland Barthes, lors de sonpassage à l’École Pratiquedes hautes ÉtudesIl a fondé lInstitut deRecherche du CRC, Centrede Recherches et d’Étudesdes Chefs dEntreprises et y aoccupé la direction desProgrammes Internationaux,Ses domaines de prédilectionsont linterculturalité, latransculturalité, laglobalisation etlinternationalisation.Développeur de projet en co-création dentreprises,agissant à linterface entre lesméthodologies culturelles,organisationnelles et leurschamps dapplicationmanagériales et stratégiques.Il a notamment modélisé lesinteractions entre la structureorganisationnelle et le groupesocial de base duneorganisation, confrontés àlenvironnement, modélisationutilisée afin daplanir lesrésistances au changementau sein dorganisations entransformation et àlinternational.Il est lauteur de :« Biorythme de lentreprise etconquête de la frontièreintérieure » - 2004« Lavenir de lorigine :genèse de la Mondialisation »- 2012« Les hommes ne sont pas quune ressource...ils sont une fin en soi »Afin dembrasser cette mutation, S. Airaudi aborde cinq pistes pour un « nouveaumanagement et leadership » :Le management par objectifs, mode de gestion de plus en plus dur etfonction de lhyper-compétition mondiale. Face à cette tendance lourde, il estnécessaire dincorporer de nouveaux objectifs, différents car porteurs desens pour lensemble des strates de lorganisation.Le management par la vision et le sens, mode de gestion responsabilisantvisant à rendre les collaborateurs fiers, acteurs et porteurs de sens, et doncmoteurs de la création de richesse.Le management par les valeurs, mode de gestion unissant et réunissant lesindividus, les valeurs ayant la force de faire cohabiter des représentationsindividuelles différentes afin daffronter des défis et challenges communs.Le management par la créativité, mode de gestion axé sur les marges demanœuvre et de liberté des collaborateurs. La créativité des équipes,porteuse d’innovation et de différenciation, doit ouvrir à des perspectivesnouvelles en favorisant la prise de risque et la responsabilité. Et de citerHegel et la Phénoménologie de l’Esprit : « le barbare n’ayant pas peur de lamort, il gagne ! »Le management par la personnalisation, mode de gestion axé sur la relationpersonnalisée entre le collaborateur et le manager. Il faut en finir avec lalogique du râteau organisationnel et hiérarchique.
  • 16. Table ronde n°3 : Mobilisation des Parties PrenantesChristian Harbulot sera moins optimiste et enjoué que le précédentintervenant. Tentant de faire la parallèle entre les propos relatifs auréférentiel et lenjeu de mobilisation française pour un combat communde lensemble des parties prenantes. En effet la société de linformationest un nouvel espace de conflictualité, où la « cyberguerre nest quunemince feuille de papier recouvrant une infime partie de la réalité ».Fort de son expérience denseignant, C.Harbulot affirme quavec desgroupes restreints d’étudiants, il est possible de faire de grandes choses,de grandes analyses. Il indique toutefois que dans certaines écoles, l’IEne se développe pas car on y conserve les mêmes enseignements, lesmêmes réflexes, les mêmes discours. Il insiste ainsi sur la nécessitédévangéliser au sein des Grandes Écoles les formateurs et les étudiantsafin de leur apprendre à affronter le monde, les nouvelles puissances(BRIC, TIMBI, BNP etc.) à savoir les parties du monde les plusdynamiques et donc les plus porteuses d’opportunités.... mais aussi demenaces compte tenu de leur volonté de conquête.Ainsi concernant la formation des étudiants français, il cite le respect quilporte à l’instruction civique souligne qu’enseigner c’est utile et nécessairemais que cela na pas grande utilité si aucune finalité n’y est liée ! Il fautune âme, des valeurs communes afin de mener à bien un combat !Il donnera notamment lexemple du « Made in America », consensus desélites nord-américaines visant à préserver la puissance américaine,mettant en perspective la promotion symbolique du « Made inFrance » via une simple marinière !Au-delà de la rhétorique, de réelles mesures sont prises aux USA :protectionnisme, small business act, gaz de schiste, reshoring etc. Etdenfoncer le clou rappelant quen France, dans les années 70, uneinitiative promouvant une politique industrielle invitant à la collaborationdes grandes et petites entreprises avait été annihilée par ces mêmesgrandes entreprises...dirigées par les mêmes élites.Dans le cas de la notion de « menace non perçue, et donc noncontrée », il citera l’exemple du Brésil et la disparition de son industrie dela chaussure face à la concurrence chinoise.Enfin Christian Harbulot conclu son intervention en réaffirmantlimportance de trouver et de former des formateurs en IE afin dedéployer la culture de lIE et le Référentiel. Et dinsister sur les liens àtisser entre les entreprises et la formation, en laissant entrer l’entreprisedans lécole, dans luniversité afin de (re)mobiliser les étudiants pour uncombat collectif : le sauvetage de l’entreprise France !Intervention de Monsieur Harbulot sur le site de lE.G.E.:www.ege.fr/index.php/actualites/evenements/item/christian-harbulot-et-l-ege-au-colloque-intelligence-collective-condition-de-l-intelligence-strategique-organise-par-l-aaie-ihedn.htmlChristian HARBULOTDirecteur E.G.E. (ESLSCA)Directeur Associé - Spin PartnersOn ne présente plus Monsieur Harbulot.Diplômé de lIEP Paris, licencié enHistoire et titulaire dun DEA danalysecomparée des systèmes politiques, ilest le fondateur et directeur de l’Écolede Guerre Économique (ESLSCA).Expert international en IE, historien etpolitologue, il travaille sur lesproblématiques daffrontementséconomiques et les stratégies depuissance dans les années 1980, pouren 1990 être nommé directeur desrelations extérieures de lADITECH(future ADIT). Ces travaux lui vaudrontla reconnaissance dEdith Cresson, ilsera nommé conseiller personneldHenri Martre au CommissariatGénéral au Plan, et est co-auteur durapport Martre, en 1994, rapportdonnant naissance à lIntelligenceÉconomique en France.Enseignant (ESSEC, École des Mines),conférencier (IHEDN, CollègeInterarmées de Défense), membre duConseil Scientifique de la Formation etde la Recherche Stratégique, Vice-Président de lInstitut de lIE, il estégalement directeur associé du cabinetSpin Partners, cabinet dIntelligenceÉconomique et de Lobbying.C. Harbulot est notamment lauteur de :« La Main invisible des puissances » -2007« La guerre économique » - 2010« Manuel d’Intelligence Économique » -Coordinateur - 2012Spin Partners55 rue du Faubourg Montmartre75009 Paris - Francewww.spinpartners.frTel +33 1 40 16 07 07Fax +33 1 48 74 43 38Mail info@spinpartners.fr« Made in America : le retour ? »http://economieamericaine.blog.lemonde.fr/2012/09/26/made-in-america-le-retour/« Rising U.S. Exports - Plus Reshoring - Could Help Create up to 5 Million Jobs by 2020 » - Étudedu Boston Consulting Group – Sept.2012www.bcg.com/media/PressReleaseDetails.aspx?id=tcm:12-116389« Donnons envie à nos étudiants de se battre pourun esprit collectif....Sauvons lEntreprise FRANCE ! »
  • 17. Table ronde n°4 : SynergiesUne journée de débats dédiée à lintelligence collective, maisquen est-il de la stratégie ? En effet pour être stratégique,lIntelligence doit être nourrie de façon perpétuelle et continue« du et par » le collectif.Le monde contemporain subit de profondes et rapidesmutations, des ruptures radicales avec les modes de penser,de vivre, de travailler..... autant de changements annonciateurset porteurs de possibles synergies contribuant audéveloppement dune intelligence collective.Ainsi il sagit, au cours de cette dernière table ronde, daborderles mutations, les ruptures et les enjeux, dappréhender cesévolutions dans les domaines du Management, desTechnologies et des Relations Intergénérationnelles. Cesthématiques seront abordées et illustrées de cas concrets et debonnes pratiques visant à identifier de nouvelles pistes dedéveloppement de et par des pratiques innovantes.Animée par Jean-Claude JAVILLIER, Président de lAAIEIHEDN.De nouvellespratiques collectiveset collaboratives....forces motrices duneintelligence stratégique !Professeur agrégé des facultés de droit, Professeur émérite de Droit àl’Université Panthéon-Assas (Paris II), il est avocat au Barreau de Paris ,et membre du conseil scientifique du cabinet Capstan.Il est spécialisé en droit social et relations industrielles internationales etcomparées. Ses travaux actuels se concentrent sur la ResponsabilitéSociétale des Entreprises et le développement de l’État de droit dans lemonde.Il a occupé les fonctions de Président de la section du BIT de la Sociétéinternationale de droit du travail et de la sécurité sociale. Au sein du BIT(Bureau International du Travail), de 2001 à 2009, il a occupé les postesde Directeur du Département des normes internationales du travail, puisde Conseiller principal à l’Institut International d’Études Sociales. Il apublié divers ouvrages et articles.Actuellement Président de lAAIE – IHEDN et de lAssociation Françaisepour lOrganisation Internationale du Travail, il travaille aussi sur la « partdu droit » dans l’intelligence stratégique.Jean-Claude JAVILLIER,Président de lAAIE IHEDN
  • 18. Jean-Michel BILLAUTAnthropologuedu monde NumériqueTable ronde n°4 : SynergiesLintervention de Jean-Michel Billaut a été articulée en deux temps.Tout dabord, le fondateur de lAtelier BNP Paribas a fustigé limpréparation de laFrance à lintelligence collective. Selon lui, lune des causes de cette situation estlomni-présence des élites (ENA, X etc.) à la manœuvre dans les institutions etles entreprises. Et face à cette sclérose de la pensée unique, la France ne saitpas ou plus sinformer !Prenant son cas personnel de fondateur de l’Atelier BNP Paribas, il se définitcomme un « anthropologue numérique » ayant procédé à l’interview de plus de1.000 « start-up » françaises. Réalisées par visioconférence, ces interviewsvisent à sonder et appréhender l’innovation (notamment numérique) en France.Toutes ces interviews sont reprises dans le « Billaushow ».Selon lui, l’être humain est dans sa 3èmerévolution à savoir celle de la« singularité », basée sur les nouvelles technologies mentionnant notamment 4mouvements de fond « disruptifs » :les nanotechnologies,les robots humanoïdes, « pour garder les personnes âgées », cynisme de lapart de l’intervenant qui indique qu’en France seule la société Aldebarantravaillait dans ce secteur, société récemment rachetée par le Japonais Softbankpour 100 millions €la génétique, précisant que dans 10 ans, chaque être humain aura sonséquençage génétique... et dinsister sur le retard « idéologique » français face àdautres pays. En France on est passible dune amende de 150.000 € si lon veutobtenir son séquençage génétique.les énergies renouvelables, lavenir des entreprises étant au biomimétisme et àla production dénergie à limage de la photosynthèse des plantes.Enfin il termine son intervention par mettre en exergue la non formation et lanon-organisation du système éducatif français aux nouvelles technologies et à lascience de l’information ainsi que la méfiance en France par rapport à l« informateur et au curateur ».Né en avril 1945, J-M Billautest diplômé déconomie etdinformatique.Economiste junior à la CCI deParis, il rejoint la CompagnieBancaire (futur Paribas)comme analyste prévisionniste,Il y occupera les fonctionsdéconomiste sénior, de Vice-Président Communication, etPrésident du « CentredInformation et d’Études sur leCrédit ».Notamment impliqué danslidée de la connexion duMinitel aux serveurs bancaireset dans la transformation decelui-ci en une applicationconcrète destinée auxcommerçants.En 1978, il créé « LAtelier BNPParibas », un centre de veilletechnologique et danalyse desnouvelles technologies.Il fait partie des personnalitéspionnières de lInternet enFrance. Il est notammentconnu pour ses« billautshows », interviewantdes personnalités de linternetfrançais et publiant ces vidéoset analyses sur son blog,Jean Michel Billaut, a été élu« Personnalité Numérique » enavril 2010 par lAcsel et a reçule Prix du « Promoteur de laSociété Numérique » 2011pour son action en faveur del’Internet en France. Il aégalement reçu un Hub Awardsdhonneur lors de laconférence Hub Forumhttp://billaut.typepad.com/Mail jmbillaut@yahoo.fr« Les élites françaises ont émasculé la France dans sacapacité de penser et dinnover collectivement »Monsieur Billaut écourte son intervention pour passer la main àBenoît Feron, créateur de la start-up « Modizy », arguant quun teltémoignage est le meilleur exemple de la sclérose française.Après avoir étudié à l’ESSEC et travaillé au sein dun fondsd’investissement, Monsieur Feron était avide de responsabilité etd’innovation. Aussi il décide de créer sa propre start-up « Modizy »,un assistant shopping personnalisé.Ancrée dans la tendance des Big Data, le fonctionnement deModizy est basé sur un algorithme et une intelligence artificiellecollective. La technologie est cachée à lutilisateur derrière la« gamification » et la compréhension modélisée de comportementsde masse.Lobjectif est ainsi de proposer les articles de mode correspondantsaux profils des modistes et acheteuses.Au-delà de la dynamique innovante de la start-up, lintérêt de laprésentation de Benoît Feron était que celui-ci devravraisemblablement s’expatrier de France pour trouver desfinancements et des capital-risqueurs afin de garantir ledéveloppement de sa société. Selon lui, la première et uniquequestion dun banquier ou dun investisseur en France est le ROI àCourt Terme. Il dénonce ainsi le manque dappréhension deslogiques à moyen et long terme !http://fr.linkedin.com/in/benoitferonmodizywww.modizy.comhttp://billaut.typepad.com/jm/2013/01/connaissez-vous-beno%C3%AEt-feron-from-montreuil-modizy-.html
  • 19. Jean-Christophe LAUGEEDirecteur de lInnovation Socialeet de lÉcosystème - DanoneTable ronde n°4 : SynergiesLintervention de Jean-Christophe Laugée, directeur de linnovationsociale et de lécosystème de Danone a été axée sur son expérienceau sein de cette multinationale de lagroalimentaire.En effet, un acteur comme Danone a besoin de lensemble desacteurs de la société civile pour laider dans ses projets dedéveloppement. Et de mentionner que cest sur la capacité à utiliserlinformation que le groupe veut désormais investir.Il rappelle ainsi que Danone mobilise un fonds de 100 millions € afindaider les entreprises « inclusives » via la mise en place deprogramme de coopération entre la multinationale et les « petits »acteurs locaux qui gravitent autour delle.Ainsi il défend ce programme comme une nouvelle formed’intelligence collective au sein dun grand groupe visant à la « co-création responsable » grâce à une gouvernance ouverte.Il reprend notamment le concept de « copyright » bien moins innovantet porteur davenir que le « copyleft » arguant que l’open source estgage d’innovation et que le réseau, cest la Force !Et dexpliquer que Danone collabore avec des organismes dedéveloppement, des ONG, des universités, des fournisseurs et doncl’ensemble des parties prenantes de la multinationale. Lobjectif étantde favoriser le micro-développement et la micro-entreprise.Cette une nouvelle forme de gouvernance, de partage dobjectifscommuns qui est stratégique pour la multinationale afin de sedévelopper de façon responsable. Lenjeu est donc de travailler aveclensemble des partenaires pour acculturer, approuver et secomprendre.Bien entendu, Monsieur Laugée ne fait pas fi de la protection de laPropriété intellectuelle ou de la sécurisation de ce qui doit l’être pourlintérêt stratégique et le business de lentreprise, pour la pérennité etla durabilité de lentreprise.Enfin il indique que Danone, plus de 100.000 collaborateurs dans lemonde, représente via son impact sociétal et social une communautédintérêts communs de plus de 700 à 800.000 personnes.Diplômé de lUniversité Panthéon Assas(Paris II) et du CIFFOP, il est entré chezBlédina en 1998 en tant queResponsable des Ressources Humainesjusquen 2004, Directeur des RessourcesHumaines de Danone en Russie, il estnommé Directeur de « lIntégration duDéveloppement durable » au sein deDanone entre 2008 et 2012 et occupe safonction actuelle depuis janvier 2010.Il a notamment été en charge duProgramme « Danone Supporting Life »qui vise à donner une nouvelle ambitionaux nombreuses initiatives sociétalesmises en place par les salariés dans lesdifférents pays où Danone est présent.http://fr.linkedin.com/pub/jean-christophe-laugee/0/a66/a71« Pour une nouvelle forme de gouvernance basée sur la reconnaissancede la complémentarité des compétences et des expertises »« Danone Supporting Life » : Cette plate forme créée au sein de Danone regroupedifférentes initiatives locales des filiales en faveur des communautés. Les initiativesdoivent reposer sur un concept de triple bénéfice :La réponse à un enjeu lié à lactivité de la filialeLe renfort de lengagement des salariés de DanoneLa Participation au développement local dans des domaines liés à lexpertise dugroupe : nutrition, santé, protection de la natureAinsi parmi les programmes développés dans le monde entier on peut citer : linitiative"Wash" de Danone Aqua en Indonésie, qui a rendu possible laccès pour plus de30.000 personnes à leau courante et à des systèmes de sanitation. Mobilisant près de400 salariés de Danone et cinq ONG partenaires, le consommateur indonésien a aussipu participer au programme grâce à laction « 1 Litre acheté 10 Litres distribués » pourles communautés locales. Laction Wash sinscrit dans les « Objectifs du millénairepour le développement », adoptés par les États membres de lONU en 2000, et devaitbénéficier à près de 66.000 personnes à fin 2011.Article et interview par Bertrand Duperrin :« Vers des business models dun nouveau genre : lexemple de Danone Supporting Life » et interview de J-CLaugee en Mai 2009 : http://goo.gl/qPOY0
  • 20. François MATTENSSecrétaire GénéralANAJ IHEDNTable ronde n°4 : SynergiesLintervention de François Mattens portera sur les relationsintergénérationnelles prenant lexemple du rôle de lANAJ IHEDN.Ainsi celle-ci joue sur laspect impertinence conférée par la jeunessede ses membres afin de toucher un nouveau public, plus jeune, surles questions de Défense. Et de souligner auprès des plus jeunes dela salle que « le culot, cest maintenant que vous pouvez lavoir, etcest plus difficile après ».Ainsi il défend lidée que lon a tous une complémentarité entre nouset que cette complémentarité est une richesse pour préparer lavenir.Mettant en avant le côté dynamique de l’association et de cette vieétudiante, il cite l’exemple de l’organisation d’un colloque sur lemonde du renseignement au cinéma, colloque pendant lequel il a étépossible de faire se rencontrer des cinéastes et des professionnelsdu monde du renseignement. Ainsi lors des conférences de lANAJ,la réussite est de créer des liens entre les jeunes, le monde militaireles anciens de lIHEDN et les professionnels.Il citera également la réalisation d’un colloque sur l’Affaire Farewell(1983) au cours duquel l’ANAJ a été en mesure de retrouverl’ensemble des protagonistes de laffaire.Il termine son intervention par le récit du lancement en janvier 2013dune délégation de jeunes de l’IHEDN à Washington, initiative quiavait été vécue par les français aux USA et les américains commeune initiative très forte de la part de jeunes étudiants.Tout cela pour mettre en avant la complémentaritéintergénérationnelle, et de citer Corneille et Don Rodrigue dans LeCid.Diplômé en relations internationales, droitpublic et management du risque, il atravaillé sur les questions de sécurité auMinistère des Affaires Étrangères, auSénat et au Ministère de lIntérieur.Il travaille dorénavant dans le secteurprivé en tant que Chef de Projet encommunication de crise et en affairespubliques.Il assure depuis 2010 les fonctions desecrétaire général de lAssociationNationale des Auditeurs Jeunes delIHEDN, association de plus de 1.500membres dont lambition est lerayonnement de « lEsprit de Défense »« Dans le monde daprès, le partage sera une valeurporteuse de créativité »« Je suis jeune, il est vrai,mais aux âmes bien nées.La valeur n’attend pas lenombre des années. »Le Cid - CorneilleMathieu BAUDIN - ProspectivisteDirecteur de lInstitut des Futurs souhaitables - IFsHistorien et prospectiviste de formation, il dirige le « Think and Do Thank » IFs, Institut desFuturs souhaitables, www.futurs-souhaitables.org, dont lobjectif est la réhabilitation du TempsLong dans la prise de décisions et la mise en avant de linspiration et de la prospective dans ledébat public afin denvisager les « futurs souhaitables » pour notre société. LIFs, composédune centaine dexperts et artistes, organise des « explorations intellectuelles » dénomméeLab sessions afin de mieux se repérer, mieux appréhender le monde d’aujourd’hui et surtoutse projeter dans « le monde de demain »,Monsieur Baudin enseigne le développement durable depuis près de 10 ans (Ei Cnam,Centrale paris etc.), sintéresse à la culture générale, au concept didéation, à« lécoprospective », autant de prétextes à réflexion sur la nécessaire réinvention des sociétés.Lintervention de Monsieur boudin a été pleine de poésie et doptimisme. Rappelant que dans la nature, lessystèmes ayant la biodiversité la plus grande lemportent. Il fait de la coopération et de la complémentarité unevaleur forte pour le développement futur de nos sociétés.Fort dun discours prospectiviste, il a décrit le rôle des Labs Sessions de lIFs, formations de 20 personnes, auxprofils et origines variées représentant l’État, les collectivités, les entreprises, les chômeurs, la société civile, dontlobjectif est lexploration intellectuelle du Futur grâce à lintervention dexperts, artistes, professionnels. L’idée estainsi de prendre conscience du monde tel qu’il est et de travailler à que ce qu’il va être ! Et dinsister que mêmesi la démarche n’est pas commune, au pire…. elle fonctionne !Et de mentionner un certains nombres de signaux forts constitutifs du monde qui vient à savoir le partage de larichesse, le partage de la responsabilité, le partage de la créativité, autant de tendances de fonds présentesdans le monde entier. Il promeut ainsi « l’Intelligence de l’Air du temps » et cest en cela que lintelligencecollective et l’intelligence stratégique sont des conditions de lanticipation des mutations du monde.www.mathieubaudin.comwww.linkedin.com/in/mathieubaudin
  • 21. Afin de clore cette journée riche en expériences et débast, la parole est donnée àMonsieur François David, haut fonctionnaire et ancien Président de la COFACE. Fort deson expérience internationale notamment dans la négociation des « grands contrats », etancien collaborateur du Président Henri Martre, il axe son intervention sur les aspects deguerre économique.Selon Monsieur David, son expérience professionnelle,dun point de vue de lintelligence collective et stratégiquea été plutôt « frustrante », insistant sur la nécessité de latenue dun tel colloque.Ainsi, il indique avoir axé toute sa vie professionnelleautour de lIE en manifestant une certaine déceptionquant à l’appropriation de cette culture au sein desentreprises et administrations françaises.Au sein de la DREE, il rappelle lexistence des « grandscontrats à lexportation », aide couplée au « crédit mixte »visant à soutenir la vente des fleurons technologiquesfrançais à linternational. Dans ce cadre de guerreéconomique, il pointe les USA et leur lobbying au sein delOCDE afin de mettre fin à ces aides qui dénaturent laconcurrence. Toujours dans le cadre de la DREE, il meten exergue les manquements de diplomatie économiquede la part des ambassades, qui nont aucuneconnaissance des moyens dattaquer un marché. Il relèvetoutefois que le nouveau Ministre des Affaires Étrangèresa décidé de faire de la diplomatie économique un élémentimportant de la politique du nouveau gouvernement.Au sein de lAérospatiale, il salue le Président Martre,présent dans la salle. Selon lui, il y occupait le poste de« Commercial de luxe », sensé identifier les pouvoirs dedécisions locaux impliqués dans le cadre de grandscontrats. Ainsi, afin de bien vendre, il insiste sur lanécessité des commissions et des aides à l’exportation,soulignant à nouveau le travail des USA afin de mettre finà ces pratiques.Enfin au sein de la COFACE, il met en avant le rôle decette entreprise en tant qu « outil de connaissance dumonde et des entreprises ». Outil de notation, aide à lavente à linternational, il insiste sur le fait que la COFACE,deux mois avant la faillite dEnron, était au fait desdifficultés de lancien géant américain.Enfin il aborde la représentation de la France au sein desinstitutions internationales, insistant sur limpérieusenécessité dêtre performant et présent afin de défendreles intérêts de la France et de ses acteurs économiques.Il est nécessaire, selon lui, dadopter une meilleurecoordination des acteurs franco-français, dans la sphèrepublique et privée. Enfin au niveau européen, il militepour plus de fonctionnaires français à Bruxelles.Il achèvera son intervention par une histoire drôle senséedémontrée la différence culturelle entre la France,lAllemagne et le Royaume-Uni.Diplômé de sociologie, de lIEPParis et ancien de la PromotionJean Jaurès de lENA (1969),Monsieur David, hautfonctionnaire, a entamé sa carrièreau sein de la DREE – Direction desRelations ÉconomiquesExtérieures où il a occupé lafonction dAdministrateur civil(1969 - 1978).François DAVID – Haut fonctionnaireAncien Président de la COFACEDe 1978 à 1986, il est conseiller technique aucabinet du Ministre du Commerce Extérieur Jean-François Deniau, puis de 1986 à 1987, il estdirecteur de cabinet de Michel Noir, Ministredélégué auprès du Ministre d’État, ministre del’Économie en charge du commerce extérieur.De retour à la DREE en tant que Directeur (1987à 1989), il rejoint lAérospatiale de 1990 à 1994 entant que Directeur Général International. Enfin iloccupera de 1994 à 2012 les fonctions dePrésident, Président du conseil de surveillance(Coface Allemagne), Président du conseildadministration (Coface Italie) et Présidentdhonneur.Parallèlement à ces mandats, il est aussiAdministrateur de la société Rexel depuis 2003, asiégé au conseil d administration de Vinci, a étémembre des conseils de surveillance dAreva etde Lagardère.Monsieur David est enfin, Commandeur de laLégion dHonneur, Chevalier de lOrdre Nationaldu Mérite. En novembre 2009, le PrésidentSarkozy le nomme membre du Conseil de lOrdrede la Légion dHonneur.Enfin François David est lauteur de :« Le Commerce international à la dérive » - 1982« La guerre de lexport » 1986« Les échanges commerciaux dans la nouvelleéconomie » - 1994« Itinéraire dun énarque gâté » - 2007« La diplomatie économique, une priorité pour laFrance » - Laurent Fabius, Les Echos - 23 août2012 http://goo.gl/YdYkb« Un français, un allemand et un anglais sont en Chine,condamnés à la peine de mort pour espionnageéconomique, ils ont droit à un dernier vœu :Le français souhaite un repas chinois luxueuxaccompagné dune très bonne bouteille de vin, le vœu estexaucé. L’allemand, lui, souhaite prononcer un très longdiscours sur les grands enjeux du monde moderne, sonvœu est exaucé. Enfin l’anglais, pragmatique, souhaiteêtre exécuté avant que l’allemand ne puisse prononcerson discours ! »« Si nous avons perdu nos grandscontrats, cest par manque decoordination et dintelligenceéconomique. »
  • 22. Conclusion :Cest à Jean-Claude Javillier, le Président de lAAIE IHEDN que sera confiée laconclusion de ce colloque dédié à lIntelligence collective.Sous le Haut Patronage de Nicole BRICQMinistre du Commerce ExtérieurMonsieur Javillier débute sa conclusion en mettant en avant une« inquiétude grandissante » vis-à-vis des évolutions et des révolutionsque subit et subira le monde daujourdhui.Mais au-delà de cette inquiétude, il pose la question de savoir si nouspourrons et saurons assez créatifs pour adopter les changementsnécessaires face à ces grands défis qui nous attendent.Et de noter certaines notes despoir encourageant à loptimisme. Ainsiface au changement des mondes, vécu depuis la chute du mur deBerlin, il insiste sur la faculté de lhomme à construire de nouveauxmurs et barrières tant physiques que conceptuels. Mais face à cettetendance, il souligne que le « territoire » est un monde intérieur qui nepeut être dissocié du monde extérieur, soulignant ainsi la relative« efficacité » de ces « murs »Et dajouter que les principales caractéristiques de ce nouveau monde« liquide », permettront de faire tomber ou de contourner lesdifférentes frontières.Il aborde ensuite la notion du « Temps ». La fulgurance de celui-ci, sagestion et la tyrannie quil impose peuvent être modérées, soulignantl’importance de lapproche « intergénérationnelle » dans ce processus.Enfin il aborda la notion de « Pouvoir », qui peut selon lui, être moduléet contre-balancé par des éléments tels que les « non-dits » culturelset la confiance en autrui.« Aucune carte du monde nest digne dunregard si le pays de lUtopie ny figure pas »Oscar Wilde – LUtopie
  • 23. Fondée en 1999, lAssociation des Auditeurs en Intelligence Économique (AAIE) membre de lUnion desAssociations de lIHEDN, contribue au rayonnement de la mission de lInstitut des Hautes Études de DéfenseNationale.Elle rassemble une centaine de praticiens, cadres responsables dactivités liées à lintelligence économique (IE),dirigeants dentreprises, fonctionnaires de l’État, relais dopinion, représentant un éventail très large de métiers etde secteurs.Consciente de lenjeu majeur de lIE dans la vie des entreprises, lAAIE-IHEDN sest fixée comme mission depromouvoir lintelligence économique dans tous les secteurs dactivité de notre société.Les activités de lassociation contribuent activement à diffuser une véritable culture dintelligence économique auplan national et à développer la compétitivité des entreprises.Au travers de son réseau professionnel, lAAIE-IHEDN développe des pôles de compétence et dexpertise dans ledomaine de l’intelligence économique. Commissions, groupes de prospective, colloques et manifestations diversescontribuent à enrichir la réflexion nationale et européenne ainsi quà formaliser les démarches et méthodes demise en œuvre de lintelligence économique et stratégique.Association des Auditeurs en Intelligence ÉconomiqueInstitut des Hautes Études de Défense NationaleAnciens auditeurs et auditrices des sessions « Intelligence Économique » de l’IHEDN,rejoignez l’association !Auditeurs en intelligence économique de l’Institut des hautes études de la défense nationale (AAIE-IHEDN) est uneassociation sans but lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901.Pour toutes questions, y compris demande d’adhésion, contactez-nous sur assoc.aaie@gmail.comL’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale, www.ihedn.fr, placé sous la tutelle du Premier Ministre, avocation à former de hauts responsables, civils et militaires, aux questions de défense appréhendées dans unevision dépassant le seul cadre militaire et de promouvoir, au sein de la Nation, toutes connaissances utiles en lamatière. S’adaptant à l’environnement qui s’internationalise, l’Institut organise des cycles de formation àl’Intelligence Économique depuis 1995.On trouvera sur le site de l’Institut l’ensemble des informations sur ces formations:http://www.ihedn.fr/?q=content/cycles-de-sensibilisation-a-lintelligence-economique-et-strategique
  • 24. Le GCIC, groupement de compétences pluridisciplinaires vous accompagne dans une démarche d’intelligenceéconomique :• Maîtrise et management de l’information stratégique• Sécurité des systèmes d’information et de l’Internet• Protection du patrimoine informationnel• Gestion des risquesIl a vocation à favoriser la synergie entre les différentes compétences et expertises de ses membres pourexploiter les ressources de lintelligence économique, en tant quapproche globale et transverse, au service de lapolitique générale de lentreprise et du territoire.Plate forme de collaboration et déchanges, le G.C.I.C se concentre sur les aspects dédiés à linformation et à lacompétitivité.Vous souhaitez participer à nos activités ?Nous serions heureux de vous rencontrer. Nhésitez pas à nous contacter !Contact :Eric DAVID de SAULSESE-mail : eric.david@gcic-asso.frSite : http://gcic-asso.frAssociation enregistrée en Préfecture sous le n° 0913013723Déclaration CNIL n° 1178543 SIRET n°754 099 521 0017Adresse : Mairie dOrsay / Maison des Associations 7, avenue Maréchal Foch, 91400 ORSAYGroupement de Compétencespour l’Information et la Compétitivité »Association loi 1901Créée en 2004+ 30 adhérents+ 700 sympathisantsNos centres d’intérêt :Lingénierie en management de linformationLe courtage dinformationsLa veille et la gestion des connaissancesLaccompagnement et soutien au développement des entreprises,y compris à linternationalLappui au développement économique des territoires et àlinnovationLingénierie dans les processus et systèmes daide à la décisionLa gestion des risquesLa sécurité et sûreté des entreprisesLa protection du patrimoine informationnelLa sécurité des SILa recherche et linvestigation privéeLe coaching des dirigeants et des cadresLa formationNos Valeurs :ConvivialitéTravaux collaboratifsDéontologie et éthiqueLoyautéEngagements de réciprocité, d’équité,de profitabilité, de non concurrenceSynergie des compétencesAmitié
  • 25. David Commarmond, est chargé détudes pour lasociété Acrie, poste qui consiste à établir des plansde recherche et de collecte de linformation etdassurer la réalisation de prestations de veilles etdétudes afin de favoriser la prise de décision. Celaconsiste également à se rendre sur les salons etconférences afin de prendre contacts avec lesdifférents acteurs et de réaliser des comptesrendus.Passionné par le monde de linformation et de lacommunication, le fil rouge quil a toujours suivi estla gestion de linformation quel quen soit sonsupport et sa forme,Son offre de services consiste en le suivi, depuis laconception à la diffusion via divers supportsmédias web, du message de lentreprise, de porterà la connaissance des différents publics etpartenaires les valeurs de celle-ci, afin de susciterladhésion. Sa valeur ajoutée réside en laconnaissance des différents supports ainsi que sacapacité à valoriser linformation.Les domaines de compétences et de prédilectionde David sont :La conception et la réalisation de supports média(contenu web , sites et mini-sites internet,animations didactiques)La gestion de linformation,La création de connaissanceLa vulgarisation scientifiqueLe Référencement (SEO, RSO), le « Faire savoir »La réalisation de cartographie et la visualisation delinformationLa communication sur les réseaux sociauxHaut-normand, Vincent est Diplômé de l’Universitédes Affaires Internationales du Havre en Commerceet Management International (Maîtrise et DESS).Fort d’une spécialisation sur les marchés latino-américains, il a complété ce cursus international parun Master en Alternance « Intelligence Économiqueet Compétitivité des Entreprises » délivré parl’ISEAM duquel il est sorti Major.Ses expériences professionnelles lui ont permisd’évoluer au sein de différentes structures(Préfecture de Région, PME du BTP, SSII,Multinationale des télécommunications, ADITCabinet Conseil en Intelligence Économique) enFrance et au Mexique. Au sein de celles-ci, il aoccupé les fonctions de Chargé de mission,Analyste « business », Chef de projet et Consultanten Intelligence ÉconomiqueSon parcours professionnel et ses centres d’intérêtslui ont permis de développer des compétences etexpertises en développement économique, engestion de projet (relation et fidélisation client, projetinformatique, veille etc.) et il dispose d’une forteappétence pour les nouveaux usages numériqueset collaboratifs. Il parle couramment l’anglais etl’espagnol et possède de solides basesen portugais et allemand.Vincent est membre du Groupement deCompétences pour l’Information et la Compétitivité(GCIC) et a récemment fondé « NormandIntelligence Économique ». Soucieux de promouvoircette culture et « état desprit » sur son territoired’origine, la Haute Normandie, il cherche àévangéliser les acteurs économiques de cetterégion en mettant en avant la maîtrise et l’analysede l’information stratégique comme vecteurd’identification de nouveaux relais de croissance,de conquête de marchés et de leviers d’influence.David COMMARMONDCHARGE DETUDES ET DE VEILLEVincent DROUETANALYSTE – CONSULTANTContact :Mobile : 06 62 40 16 52E-mail : commarmond.david@gmail.comCV en ligne : www.doyoubuzz.com/david-commarmondContact :Mobile : 06 86 97 99 21E-mail : vincent_drouet@yahoo.frCV en ligne : www.doyoubuzz.com/vincent-drouetTwitter : @vidrouetfr.viadeo.com/fr/profile/vincent.drouetfr.linkedin.com/in/drouetvincent/frwww.scoop.it/u/vincent-drouet