I. Autobiographie del’écrivain
1. Né le 22 novembre 1869 à Paris et mort le 19 février 1951 à Paris
2. Еnfance marquée par un climat puritain
•il grandit dans une famille protestante
•Il perd son père à l’âge de 11 ans
•Sa mère exerce une influence protectrice jusqu’à sa mort en 1895
3. Plusieurs arrêts et crises pendant la période de son éducation. Il fréquente des salons littéraires, cherche seul ses vocations
littéraires et subit l’influence des rencontres avec les grands intellectuels de son époque: Oscar Wilde, Francis James, Paul Valéry
4. Fondateur de La Nouvelle Revue Française
5. 1893 – de premier de plusieurs voyages en Afrique qui le marquent profondément et dont il écrit des témoignages – Voyage
au Congo (1927). Il se déclare contre le colonialisme.
6. Il s’intéresse au communisme depuis le début des années 1930, mais subit une désillusion lors de son voyage sur place à l'été
1936 – Retour de L’USSR (1936)
7. Prix Nobel de littérature en 1947 pour la qualité de toute son œuvre
3.
6. Vie privée:
•Durant l'un de ses séjours à Rouen, à l'automne 1882, il surprend le chagrin secret que sa cousine
Madeleine entretient à propos des relations adultères de sa mère
•Il se construit peu à peu de sa cousine une image parfaite dont il tombe amoureux, de façon
purement intellectuelle et néanmoins passionnée
•Entre 1885 et 1888, le jeune André vit une période d'exaltation religieuse qu'il partage avec sa
cousine grâce à une correspondance et des lectures communes
•Plus tard, suite de la lecture des Elégies romaines de Goethe, il découvre la légitimité du plaisir — à
l’opposé du puritanisme qu’il a toujours connu — et il en découle pour lui une « tentation de vivre »
•Affranchissement moral et sexuel pendant les voyages en Afrique et initiation homosexuelle
•En 1895 André Gide se marie avec sa cousine Madeleine Rondeaux
•1923 – naissance de Catherine Gide qui n’est officiellement reconnue par son père qu’après la mort
de Madeleine, à qui cette naissance est soigneusement cachée
4.
II. Œuvres notoires
•LesCahiers d'André Walter, 1891
•Le Traité du Narcisse, 1891
•Les Nourritures terrestres, 1897 – premier œuvre saluée par la critique
•L'Immoraliste, 1902.
•Le Retour de l'Enfant prodigue, 1907
•La Porte étroite, Mercure de France, 1909
•Les Caves du Vatican, 1914
•Corydon, 1920 (tirage privé à 21 exemplaires)
•Les Faux-monnayeurs, 1925.
•Si le grain ne meurt, 1926.
5.
III. Gide etla crise du roman au XXe siècle
1. L’héritage du XIXe siècle:
- Au XIXe siècle, le roman français est engagé dans deux voies principales: le réalisme et le
naturalisme
2. Rejet du roman réaliste et naturaliste ou « la crise du roman ». La critique porte
essentiellement sur 4 aspects:
- Les tromperies de la mimèsis (ou l’« imitation ») et de l’objectivité
- Le narrateur omniscient
- Les descriptions – censées à contribuer à la représentation fidèle à la réalité
- La construction d’une intrigue – les dimensions artificielles d’une intrigue où tous les éléments
progressent vers un résultat final prédéterminé
6.
La narrationne sera plus linéaire et chronologique
3. La position d’André Gide
• la tentation symboliste – les symbolistes considèrent que le mystère est l’essence même de la
réalité qui nous entoure et que pour le saisir, la connaissance rationnelle est inefficace
Moyens d’expression: recherches sur le langage, interprétation de mythes, double sens du
langage
• des romans reniés: La porte étroite est composé comme un texte romanesque, mais plus tard
André Gide retire à tous ses textes leur appellation de « roman ». Il explique:
… le roman, tel que je le reconnais ou l’imagine, comporte une diversité de points de vue, soumise à
la diversité des personnages qu’il met en scène
•Recherche de l’authenticité de l’écriture: narrateur=protagoniste; plusieurs voix narratives,
incarnation de correspondance épistolaire et de moments autobiographiques
•Développement du psychologisme comme une strate importante du roman