D’OÙ VENONS-NOUS ? - Peut-être du Continent américain? - Peut-être du Continent asiatique?
Nos ancêtres viennent du Continent asiatique Pourquoi ? - Scientifiquement nous avons des similitudes dans le domaine anthropologique, botanique, zoologique et linguistique. - Les tests A.D.N. confirment aussi cela.
Comment les premiers hommes sont-ils arrivés ?
Le Peuplement du triangle polynésien
LA PREMIÈRE RENCONTRE avec l’extérieur  depuis l’an 300 ap. j.c. Alvaro de Medena de Neira Le 21 Juillet 1595, le navigateur espagnol A. Mendena de Neira et son pilote portugais P.F. de Quiros découvrent Fatuiva mais c’est à Tahuata  qu’ils débarquent pour effectuer  un ravitaillement immédiat. Mendena croit d’abord découvrir  les Salomon, c’est en fait le groupe  Sud Est de ce qu’il va finalement appeler  « Las Marquesas de Mendeza »  en l’honneur du Marquis de Canete,  Don Garcia Hurtado de Mendeza  (conquérant du Chili).
Les autres navigateurs et le commerce
LA COLONISATION FRANÇAISE DES MARQUISES Iotete   Chef de Vaitahu  et Hanamïaï Instructions du Ministre de la Marine et des Colonies à ADPT  : “Une attitude ferme, au début doit assurer notre souveraineté, soit qu’elle doit être acquise par des concessions et des présents, ou obtenue par la force. Dans tous les cas, notre domination devra être confirmée par des traités avec les chefs par un acte authentique dressé par triplicata. Ces trois exemplaires sont destinés au ministre de la marine, au ministre des affaires étrangères et au Commandant de la station; aucun pour les chefs marquisiens”. La France  a besoin d’appui dans le grand océan pour son commerce,  les Marquises  feront l’affaire car c’est une plaque tournante en plein milieu du Pacifique (Chine, Amérique, …)
La baie de Vaitahu (Avril 1774)   Iotete   a eu des problèmes avec un équipage américain.  Il demeure inquiet et demande à Dupetit-Touars de débarquer avant son départ une partie de l’équipage et des canons.  Le contre-amiral n’en demandait pas tant. Il saisit bien sûr cette perche tendue pour répondre qu’il y consent si son interlecuteur veut bien reconnaître la souveraineté de S.M. Louis Philippe et prendre le pavillon français.  Iotete accepte avec empressement. C’est la seule baie du Sud suffisamment abritée pour accueillir les navires européens.
Annexion de Tahuata (1 er  mai 1842)   En présence de deux chefs marquisiens : Iotete et Maheono. La cérémonie officielle a lieu le 1 er  mai 1842,  jour de la fête de S.M. Louis Philippe. Quand l’état-major de la Frégate, la musique militaire et la compagnie de marins fûrent rangés autour du mât du pavillon, l’amiral fit approcher les chefs de Tahuata et  pria  M. François de Paule de leur rendre intelligible l’acte dont ils allaient être témoins. Il fit alors ouvrir un ban et tirant son épée, il frappa le sol, déclarant prendre, au nom du roi des français, possession de toutes  les terres du groupe SE des Marquises.  Le pavillon fut aussitôt hissé aux cris de “vive  le roi! Vive la France!”. Le procés verbal de la prise de possession est signé dans la demeure du chef Iotete.   Max Radiguet, secrétaire de l’amiral note qu’avant de signer, Iotete paraît soucieux et défiant.  Il semble qu’on ne lui traduise pas bien l’expression “prise de possession”.  Iotete a demandé  la protection de l’armée française qui a avant tout pour mission d’assurer la protection du pavillon français, comme il est écrit dans l’acte. Sans perdre de temps, les marins de la 120ème compagnie se mettent à construire des logements et des magasins.  Le Capitaine de corvette Halley reste à Tahuata dans un poste suffisamment fortifié avec des hommes bien armés et capables de battre à eux seuls tous  les habitants de Tahuata (700 à 800).
Annexion de Nuku Hiva (31 mai 1842) : La baie de Taiohae Le 31 mai 1842, la prise de possession s’effectue à Taiohae  en présence des chefs de Nuku Hiva et parmi eux le chef Temoana.  Un fort est mis aussitôt en chantier sur une élévation bien placée stratégiquement tant pour surveiller la baie que les terres environnantes.
Le soulèvement de Iotete   (Septembre 1842) A Vaitahu ,  le chef Iotete ne supporte pas de constater qu’il ne commande plus son île.  Il se retire dans la montagne,  en septembre 1842 , entraînant sa famille et une partie de la population de Vaitahu.  Le commandant Halley le déclare déchu de son titre et nomme roi son neveu Maheono.
Maheono  Chef de Hanatetena puis Chef de Tahuata après que son oncle Iotete soit déchu. Il se réfugie à Hiva Oa où ses actions désordonnées l’ont conduites, il est capturé en avril 1880 et mis à mort par les Pahatai de Puamau. Cherchant à capturer Iotete, Halley et un autre officier meurent sous les balles des insulaires. Cela se termine par un carnage dans la vallée de Vaitahu. La guerre s’installe pour plusieurs jours, jusqu’à l’arrivée des renforts de la garnison de Taiohae. Outre les deux officiers tués, il y a une vingtaine de français blessés et tués. On ne connaît pas les pertes dans le camp Marquisien. Maheono promet d’accepter l’autorité française, lui et son peuple. La paix revient, Iotete est exilé à Hapatoni, il meurt l’année suivante. Il en est de même sur l’île de Nuku-Hiva. Un des chefs menant la révolte sera alors châtié en 1844 à Hapa (aujourd’hui baie du contrôleur).
Dupetit-Touars, Temoana et Pakoko (Nuku Hiva 1843)
L’Annexion de l’Archipel des Marquises Îles   Date d’annexion  texte en : Signé par : Tahuata et Gpe SO   1er mai 1842   français   2 chefs Hiva-Oa   5 mai 1842   français   2 chefs Nuku-Hiva   31 mai 1842   français   6 chefs Gpe NO  1er juin 1842   français   2 chefs Ua Pou   12 juin 1842   français   1 chef Fatu-Hiva   24 août 1842   français
Fort d’une armada de 1800 marins, 400 soldats et de plusieurs pièces d’artilleries. En l’espace de 4 mois, entre le 1 er  mai et le  30 août 1842 , et de manière extrêmement rusée, la conquête militaire des îles Marquises par le Contre-Amiral Dupetit-Thouars   se fera île après île, voire vallée après vallée, baie après baie. Cette conquête suscite des commentaires. D’abord, la ruse autant que la force fût l’arme la plus efficace. On remarque qu’un petit nombre de chefs signent tous un bout de papier qu’ils ne comprennent pas, pour s’allier à des visiteurs et combattre les autres chefferies de l’île. Ensuite, nous n’avons trouvé aucune trace d’une version marquisienne des traités. Comme pour le traité de Waitangi signée  en 1840  à Aotearoa (Nouvelle-Zélande), il est fort peu probable que les Marquisiens connaissaient la signification de « souveraineté », concept inconnu et difficile à traduire pour les autochtones. Enfin, à cette même époque, il est peu probable qu’un Marquisien maîtrise le français, et on sait par les témoignages recueillies, que pour signer les traités, certaines mains des chefs ont été aidées par des occidentaux présents ces jours-là.  On s’interroge sur la véracité des cinq signatures au bas de l’acte concernant Ua Huka. Il y a une ressemblance telle que la main de ces chefs a été tenue par la même personne.   Ici, on peut lire le « traité-type » qui a été utilisé dans toutes les annexions marquisiennes.
Déclaration de prise de Possession de l’île de Tahuata  (1 er  mai 1842)
Nous sommes un Peuple, une Nation :  Te Ao Maohi Travaillons ensemble pour les enfants de ce Pays
Nous sommes un Peuple, une Nation :  Te Ao Maohi Travaillons ensemble pour les enfants de ce Pays

Annexion marquises

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    D’OÙ VENONS-NOUS ?- Peut-être du Continent américain? - Peut-être du Continent asiatique?
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    Nos ancêtres viennentdu Continent asiatique Pourquoi ? - Scientifiquement nous avons des similitudes dans le domaine anthropologique, botanique, zoologique et linguistique. - Les tests A.D.N. confirment aussi cela.
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    Comment les premiershommes sont-ils arrivés ?
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    Le Peuplement dutriangle polynésien
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    LA PREMIÈRE RENCONTREavec l’extérieur depuis l’an 300 ap. j.c. Alvaro de Medena de Neira Le 21 Juillet 1595, le navigateur espagnol A. Mendena de Neira et son pilote portugais P.F. de Quiros découvrent Fatuiva mais c’est à Tahuata qu’ils débarquent pour effectuer un ravitaillement immédiat. Mendena croit d’abord découvrir les Salomon, c’est en fait le groupe Sud Est de ce qu’il va finalement appeler « Las Marquesas de Mendeza » en l’honneur du Marquis de Canete, Don Garcia Hurtado de Mendeza (conquérant du Chili).
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    Les autres navigateurset le commerce
  • 8.
    LA COLONISATION FRANÇAISEDES MARQUISES Iotete Chef de Vaitahu et Hanamïaï Instructions du Ministre de la Marine et des Colonies à ADPT : “Une attitude ferme, au début doit assurer notre souveraineté, soit qu’elle doit être acquise par des concessions et des présents, ou obtenue par la force. Dans tous les cas, notre domination devra être confirmée par des traités avec les chefs par un acte authentique dressé par triplicata. Ces trois exemplaires sont destinés au ministre de la marine, au ministre des affaires étrangères et au Commandant de la station; aucun pour les chefs marquisiens”. La France a besoin d’appui dans le grand océan pour son commerce, les Marquises feront l’affaire car c’est une plaque tournante en plein milieu du Pacifique (Chine, Amérique, …)
  • 9.
    La baie deVaitahu (Avril 1774) Iotete a eu des problèmes avec un équipage américain. Il demeure inquiet et demande à Dupetit-Touars de débarquer avant son départ une partie de l’équipage et des canons. Le contre-amiral n’en demandait pas tant. Il saisit bien sûr cette perche tendue pour répondre qu’il y consent si son interlecuteur veut bien reconnaître la souveraineté de S.M. Louis Philippe et prendre le pavillon français. Iotete accepte avec empressement. C’est la seule baie du Sud suffisamment abritée pour accueillir les navires européens.
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    Annexion de Tahuata(1 er mai 1842) En présence de deux chefs marquisiens : Iotete et Maheono. La cérémonie officielle a lieu le 1 er mai 1842, jour de la fête de S.M. Louis Philippe. Quand l’état-major de la Frégate, la musique militaire et la compagnie de marins fûrent rangés autour du mât du pavillon, l’amiral fit approcher les chefs de Tahuata et pria M. François de Paule de leur rendre intelligible l’acte dont ils allaient être témoins. Il fit alors ouvrir un ban et tirant son épée, il frappa le sol, déclarant prendre, au nom du roi des français, possession de toutes les terres du groupe SE des Marquises. Le pavillon fut aussitôt hissé aux cris de “vive le roi! Vive la France!”. Le procés verbal de la prise de possession est signé dans la demeure du chef Iotete. Max Radiguet, secrétaire de l’amiral note qu’avant de signer, Iotete paraît soucieux et défiant. Il semble qu’on ne lui traduise pas bien l’expression “prise de possession”. Iotete a demandé la protection de l’armée française qui a avant tout pour mission d’assurer la protection du pavillon français, comme il est écrit dans l’acte. Sans perdre de temps, les marins de la 120ème compagnie se mettent à construire des logements et des magasins. Le Capitaine de corvette Halley reste à Tahuata dans un poste suffisamment fortifié avec des hommes bien armés et capables de battre à eux seuls tous les habitants de Tahuata (700 à 800).
  • 11.
    Annexion de NukuHiva (31 mai 1842) : La baie de Taiohae Le 31 mai 1842, la prise de possession s’effectue à Taiohae en présence des chefs de Nuku Hiva et parmi eux le chef Temoana. Un fort est mis aussitôt en chantier sur une élévation bien placée stratégiquement tant pour surveiller la baie que les terres environnantes.
  • 12.
    Le soulèvement deIotete (Septembre 1842) A Vaitahu , le chef Iotete ne supporte pas de constater qu’il ne commande plus son île. Il se retire dans la montagne, en septembre 1842 , entraînant sa famille et une partie de la population de Vaitahu. Le commandant Halley le déclare déchu de son titre et nomme roi son neveu Maheono.
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    Maheono Chefde Hanatetena puis Chef de Tahuata après que son oncle Iotete soit déchu. Il se réfugie à Hiva Oa où ses actions désordonnées l’ont conduites, il est capturé en avril 1880 et mis à mort par les Pahatai de Puamau. Cherchant à capturer Iotete, Halley et un autre officier meurent sous les balles des insulaires. Cela se termine par un carnage dans la vallée de Vaitahu. La guerre s’installe pour plusieurs jours, jusqu’à l’arrivée des renforts de la garnison de Taiohae. Outre les deux officiers tués, il y a une vingtaine de français blessés et tués. On ne connaît pas les pertes dans le camp Marquisien. Maheono promet d’accepter l’autorité française, lui et son peuple. La paix revient, Iotete est exilé à Hapatoni, il meurt l’année suivante. Il en est de même sur l’île de Nuku-Hiva. Un des chefs menant la révolte sera alors châtié en 1844 à Hapa (aujourd’hui baie du contrôleur).
  • 14.
    Dupetit-Touars, Temoana etPakoko (Nuku Hiva 1843)
  • 15.
    L’Annexion de l’Archipeldes Marquises Îles Date d’annexion texte en : Signé par : Tahuata et Gpe SO 1er mai 1842 français 2 chefs Hiva-Oa 5 mai 1842 français 2 chefs Nuku-Hiva 31 mai 1842 français 6 chefs Gpe NO 1er juin 1842 français 2 chefs Ua Pou 12 juin 1842 français 1 chef Fatu-Hiva 24 août 1842 français
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    Fort d’une armadade 1800 marins, 400 soldats et de plusieurs pièces d’artilleries. En l’espace de 4 mois, entre le 1 er mai et le 30 août 1842 , et de manière extrêmement rusée, la conquête militaire des îles Marquises par le Contre-Amiral Dupetit-Thouars se fera île après île, voire vallée après vallée, baie après baie. Cette conquête suscite des commentaires. D’abord, la ruse autant que la force fût l’arme la plus efficace. On remarque qu’un petit nombre de chefs signent tous un bout de papier qu’ils ne comprennent pas, pour s’allier à des visiteurs et combattre les autres chefferies de l’île. Ensuite, nous n’avons trouvé aucune trace d’une version marquisienne des traités. Comme pour le traité de Waitangi signée en 1840 à Aotearoa (Nouvelle-Zélande), il est fort peu probable que les Marquisiens connaissaient la signification de « souveraineté », concept inconnu et difficile à traduire pour les autochtones. Enfin, à cette même époque, il est peu probable qu’un Marquisien maîtrise le français, et on sait par les témoignages recueillies, que pour signer les traités, certaines mains des chefs ont été aidées par des occidentaux présents ces jours-là. On s’interroge sur la véracité des cinq signatures au bas de l’acte concernant Ua Huka. Il y a une ressemblance telle que la main de ces chefs a été tenue par la même personne. Ici, on peut lire le « traité-type » qui a été utilisé dans toutes les annexions marquisiennes.
  • 17.
    Déclaration de prisede Possession de l’île de Tahuata (1 er mai 1842)
  • 18.
    Nous sommes unPeuple, une Nation : Te Ao Maohi Travaillons ensemble pour les enfants de ce Pays
  • 19.
    Nous sommes unPeuple, une Nation : Te Ao Maohi Travaillons ensemble pour les enfants de ce Pays