By Léo Joseph
The New York City Police
Department is gearing up to hire
more minorities into its force in a
big way. They are counting on
the City’s ethnic and community
media to help bring the message
across. That’s what the Police
Commissioner told publishers
and representatives of the minor-
ity press at a special meeting held
at One Police Plaza on Monday,
August 1.
In the presence of members
of his staff, among them first
Par Léo Joseph
Dans le cadre de l’enquête fédé-
rale en cours sur l’affaire du ba-
teau d’Accra, déjà vieille de plus
de quatre mois, un bon nombre
d’accusés ont été identifiés.
Dans la foulée, plusieurs té-
moins à charge ont été retenus,
la plupart d’entre ces derniers,
également impliqués dans l’im-
portation et le débarquement au
Terminal Varreux, à Port-au-
Prince, de dizaines de tonnes de
cocaïne et d’héroïne, ayant opté
pour faire des aveux au préjudi-
ce des hommes d’affaires et
politiciens haïtiens qui ont com-
mandité et financé l‘achat et le
transport en Haïti de la cargaison
illicite. Une fois lancée l’éven-
tuelle action judiciaire suscep-
tible de découler de ces opéra-
tions criminelles, ceux qui font
l’objet de poursuites devien-
dront passibles de prison ou
d’amendes, ou des deux à la fois.
Quant au port où le bateau pan-
améen a déchargé sa cargaison
interdite, Terminal Varreux, il
sera, dit-on, confronté à l’isole-
ment commercial ou à la saisie
fédérale tout court. Mais, par
pure coïncidence ou stratégie de
défense, les dirigeants des instal-
lations portuaires de Chancerel-
les ont décidé de modifier le sta-
tut juridique de leur port, dans le
cadre d’une association avec des
Par Léo Joseph
SOURCES COMBINÉES, 1er
septembre — Il semble que les
actions judiciaires intentées en
Haïti contre le fils aîné du cou-
ple présidentiel haïtien soient
mises en veilleuse, car absent du
pays depuis plusieurs semaines,
il serait aux ordres des autorités
fédérales qui l’auraient retenu
par anticipation dans le cadre
d’un procès qui impliquerait
également ses parents et plu-
sieurs hommes d’affaires d’ori-
gine haïtienne. Depuis qu’Haïti-
Observateur avait annoncé son
arrestation, à Port-au-Prince,
par des agents fédéraux, le 22
juillet, fiston Martelly était in-
trouvable en Haïti. Suite à son
dernier déplacement, qui l’aurait
emmené à Dubaï, pour consulta-
tion avec un associé, on ne pou-
vait plus retrouver ses traces.
Jusqu’à maintenant.
H-O a appris, en effet, que
peu après son retour des Émirats
Arabes Unis, Olivier Martelly a
été mis en lieu sûr, car il aurait
été déposé dans un centre de
détention fédéral, dans la zone
métropolitaine de Miami, qui
reste une énigme. Des informa-
teurs proches du dossier, qui
préfèrent rester anonymes, ont
expliqué que le cas qui concerne
le jeune Martelly est « une gros-
se affaire ». Car il s’agit de plu-
sieurs dossiers impliquant au
moins une vingtaine de per-
sonnes en Haïti. Un témoin
important, les dirigeants fédé-
raux auraient, dit-on, pris la
décision d’assurer sa protection,
en vue de prévenir son « évasion
». Mais surtout pour éviter qu’il
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observateur
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Kreyòl : Paj 6
Fondé à New York,
cet hebdomadaire est édité
par la société
Haïti-Observateur Group, Inc.
www.haiti-observateur.net
Haïti-Observateur
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LA MACHINE JUDICIAIRE FÉDÉRALE EST-ELLE DÉJA MISE EN BRANLE ?
Olivier Martelly serait
en détention à Miami
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Suite en page 3
SEEKING THE RECRUITMENT OF
MINORITIES IN THE POLICE FORCE
DANS L’AFFAIRE DU BATEAU D’ACCRA,
ACCUSÉS ET TÉMOINS À CHARGE IDENTIFIÉS
NYPD reaches out
to the ethnic and
community media
Le terminal Varreux confronté à l’isolement
commercial ou à la saisie fédérale
PORT-AU-PRINCE, Haïti —
La sortie inattendue du conseiller
électoral Jaccéus Joseph vient
fragiliser la cohésion nécessaire
pouvant faciliter un travail serein
au sein du Conseil électoral pro-
visoire (CEP). Il a fait la ronde
des media de la capitale (31août
2015) afin de justifier sa position,
clamant à cors et à cri la nécessi-
té de rebattre les cartes au sein de
l’institution électorale.
En effet, Me Jaccéus a décla-
ré tout de go : « On ne peut pas
ravir à une population le droit de
choisir ses dirigeants. C’est un
accroc à la démocratie ». En mê-
me temps, il réclame une enquê-
te pour « fixer la position des
membres du CEP dans les irré-
gularités ». Cette dernière paren-
thèse laisserait sous-entendre que
la magouille et les actes de vio-
lence auraient été orchestrés avec
la complicité ou l’expertise de
certains membres dudit conseil
électoral. Il n’en fallait pas plus
pour que le nom du président du
Jaccéus Joseph lave le linge sale en public
LE CONSEIL ÉLECTORAL DIVISÉ EN DEUX CAMPS
En violation de la loi électorale, le candidat à la présidence proche du
pouvoir Steve Kwaly affiche ses photos sur les pilonnes électriques de
lacapitalealorsqueleCEPdePierre-LouisOpontnepeutréagirdans
les normes (photo Mirabel).
Olivier Martelly.
NYPD Commissioner William J. Bratton.
Suite en page 2
Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 1
Conseil électoral, Pierre-Louis
Opont, soit cité comme le cer-
veau de cette machination qui a
saboté le processus démocratique
mise en veilleuse par différentes
administrations du président Mi-
chel Joseph Martelly.
Élargissement du
camp des mecon-
tents au sein du CEP
Trois semaines après la première
tentative du gouvernement Mar-
telly pour réaliser des élections
dans le pays, le Conseil électoral
provisoire, à force de compromis
et de compromissions, subit les
invectives de la population et des
partis politiques mécontents du
déroulement des joutes du 9 août
2015. Pas moins de neuf partis
politiques réclament le départ de
son président, Pierre-Louis
Opont, qui avait eu l’audace de
déclarer,àl’issuedelajournéedu
9 août, que « les élections étaient
réussies à 95 % ». Même l’am-
bassadrice des États-Unis d’-
Amérique, Pamela White, que
l’on accuse souvent de conniven-
ce avec le pouvoir, avait décla-
ré « acceptables » lesdites élec-
tions, pour rejoindre le camp
Opont. Mais, les déclarations de
Me Jaccéus Joseph viennent jeter
une douche froide sur ces élec-
tions frauduleuses et violentes
qui placeraient les partis politi-
ques proches du pouvoir en posi-
tion de contrôler la 50e
Législature.
Outre le camp Martelly/
Opont, soutenu par une fraction
des représentants de la commu-
nauté internationale établie dans
le pays, le camp démocratique se
relève avec les déclarations de M
Joseph. Il est rejoint par le porte-
parole du CEP, Frantz Bernardin,
et des conseillers électoraux tels
que Me Néhémie Joseph et Mme
Yolette Mengual. Celle-ci aurait
été rabrouée par le président du
CEP pour ses déclarations con-
cernant les cas de violence or-
chestrés par des membres du
parti Bouclier dans la Grande-
Anse, le jour des élections.
Incapable de sévir
contre les partis
proches du pouvoir
L’inertie de l’appareil électoral
proviendrait de son incapacité à
sévir contre les partis politiques
proches du pouvoir ayant fomen-
té la magouille et les actes de vio-
lence afin de voler les élections
en faveur de leurs poulains.
Partie prenante de la continuité
du pouvoir de M. Martelly,
Pierre-Louis Opont conduit
aveuglément l’appareil électoral
dans une partisannerie qui con-
traste avec la volonté populaire.
Dans ce cas, même une apparen-
ce de démocratie ne transpire
dans ses faits et gestes.
À la capitale haïtienne, où
les cas de violation de la loi élec-
torale reste flagrante, le candidat
à la présidence proche du pou-
voir, Steve Kwaly, a été dénoncé
par un adversaire, Eric Jean-
Baptiste, pour ses affiches publi-
citaires qui envahissent des es-
paces visibles tels la route de
l’aéroport, alors que la campagne
présidentielle n’a pas encore été
déclenchée. Dans ce cas précis, il
n’y a eu aucune réaction de la
part du CEP, surtout que ces affi-
ches surplombent des pilonnes
électriques depuis plusieurs
semaines.
D’autres cas flagrants de
partisannerie ont été décelés le
jour des élections, alors que des
membres de partis politiques pro-
ches du pouvoir, tels Vérité,
Bouclier et Parti Haïtien Tet Kale
(PHTK), déclenchaient la violen-
ce, bourraient les urnes et dans
certains cas partaient avec elles.
Pour le moment, le CEP de
Pierre-Louis Opont n’a pas enco-
re réagi, tout en espérant que le
temps fera le travail de sape du
processus démocratique afin de
permettre à Michel Joseph Mar-
telly de gouverner à travers un
homme de paille, après le 7
février 2016.
Autre cas qui mériterait une
attention particulière est celui du
candidat à la députation dans la
commune de Delmas, Gary Bo-
deau, dont le nom figurerait par-
mi ceux qui avaient battu le
défunt père Gérard Jean-Juste
munis d’une serviette dans
laquelle on avait placé de grosses
pierres. Acclamé « numéro 1 »
par le CEP de Pierre-Louis
Opont, pour aller au second tour,
le 26 octobre, s’il passe dans les
filets d’une enquête, la candidat
du parti Bouclier dont la devise
est « Légitime-Défense », rentre-
rait par la grande porte à la 50e
Législature.
Jaccéus Joseph
ouvre la porte au
démantèlement du
CEP
En lavant le lige sale en public, le
conseiller électoral Jaccéus Jo-
seph vient apporter de l’eau au
moulin de ceux qui revendiquent
le démantèlement du CEP dans
sa forme actuelle ou, du moins, le
sacrifice de Pierre-Louis Opont.
Présentement, pour sauver la
peau de celui-ci, l’intervention de
candidats de paille a été « recom-
mandée » par le pouvoir dont le
sort dépend des magouilles dont
la présence de M. Opont semble
garantir du bec et des ongles.
Mais le fait d’accuser le CEP de
« ravir à une population le droit
de choisir ses dirigeants » pèse
lourdement sur son président et
surtout sur la composition actuel-
le de l’institution électorale. Crise
après crise, le pays vit actuelle-
ment des heures sombres avec
des arriérés de salaires un peu
partout dans l’administration
publique, la chute de la gourde et
des menaces de famine dans les
zones fragiles. La crise politique
vient en quelque sorte se greffer
sur ces zones d’ombres à la veille
d’une rentrée scolaire incertaine
et des dépenses faramineuses au
festival Carifiesta ou un gouver-
nement prédateur aura investi
plus de dix millions de dollars
américains.
2 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
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Jaccéus Joseph lave le linge sale en public
LE CONSEIL ÉLECTORAL DIVISÉ EN DEUX CAMPS
Suite de la page 1
Le candidat de Bouclier,Gary Bodeau est dans l’eau chaude depuis
qu’il est rattrapé par son passé. Il est accusé d’avoir été du commando
qui avait battu le défunt père Gérard Jean-Juste (photo Mirabel).
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Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 2
3Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
l ne soit victime d’un attentat de
la part d’autres accusés concer-
nés.
Toute la première
famille haïtienne
dans les lunettes
fédérales ?
Olivier Martelly ne serait pas
l’unique membre de la première
famille d’Haïti en difficulté avec
la justice fédérale. Car ses
parents sont également dans les
lunettes de la justice fédérale. À
telle enseigne que certaines gens
proches des enquêteurs fédéraux
ont laissé entendre que la mère
d’Olivier serait la prochaine per-
sonne sur la liste des arrestations
à effectuer prochainement.
Des gens qui passent pour
être proches des enquêteurs fé-
déraux chargés de l’instruction
de l’affaire des Martelly ont pré-
cisé que cette famille est con-
frontée à toute une série d’accu-
sations bien différentes d’un
membre à l’autre du clan.
En effet, on laisse croire que
tandis qu’Olivier et sa mère se-
raient accusés surtout de «cor-
ruption », « de blanchiment
d’argent » et d’ « évasion fisca-
le», dénonciations qui valent
aussi pour Michel Martelly; ce
dernier est aussi l’objet d’accu-
sations encore plus graves. On
affirme en fait que longtemps
dans le collimateur de la justice
fédérale, pour son implication
dans la « consommation » de
drogue, mais principalement
pour les «transactions clandes-
tines » qu’il a menées. Selon ces
informateurs, Michel Martelly a
semblé profiter des privilèges de
la présidence pour intensifier ses
activités de dealers. Puisque, dit-
on, c’est pendant qu’il est prési-
dent qu’il a négocié (ou partici-
pé) aux plus importantes négo-
ciations.
Pendant ce temps, des agents
fédéraux parmi les plus de 200
déployés en Haïti, depuis la
prestation de serment de Mar-
telly, ont indiqué que plusieurs
trafiquants « épinglés » dans le
cadre des investigations en
cours sur le trafic de drogue en
Haïti ont mis le premier citoyen
du pays au centre de ce négoce.
Les agents qui ont parlé sous le
sceau du secret ont fait remar-
quer que les témoignages contre
Sweet Mickey sont « néfastes ».
Mais ont-ils fait savoir, c’est
l’affaire du bateau d’Accra qui
présente Martelly « dans toutes
ses dimensions » de commer-
çant « endurci ».
Selon les agents, les preuves
recueillies contre lui « sont écra-
santes ». De toute évidence, ont
encore précisé ces derniers, il va
falloir exploiter à fond les témoi-
gnages obtenus contre lui. On
indique que des hommes d’af-
faires qui ont également investi
dans la cocaïne transporté par le
bateau d’Accra ont fait des révé-
lations intéressantes à son sujet.
Au fait, un des agents a même
fait remarquer que quand il
s’agit de se protéger ou de pren-
dre une chance de « faire rédui-
re sa peine », la solidarité n’-
existe plus entre les hommes qui
ont participé ensemble à ces
crimes.
Olivier Martelly
absent au Carifesta
On ignore comment ça va finir
pour Olivier Martelly, qui est
«porté manquant » depuis plu-
sieurs semaines. Au moment où
le Palais national ou les milieux
proches de la présidence le place
à Dubaï ,pour affaire; ou bien au
Maroc, pour se soustraire aux
inquisitions des agents fédéraux,
il était bel et bien mis « sous
contrôle » par la justice améri-
caine.
En effet, la disparition d’Oli-
vier Martelly de la circulation, à
la capitale haïtienne, depuis plu-
sieurs semaines, intriguait les
observateurs. Mais à chaque
question le concernant posée par
des personnes qui avaient lu
l’article paru dans l’édition du
29 juillet d’Haïti-Observateur
faisant état de son arrestation par
des policiers haïtiens accompa-
gnés d’agents de la DEA, puis
transféré à Miami un des sicaires
du président Martelly laissait
entendre qu’il avait été en voya-
ge d’affaires. Mais quand on a
constaté son absence au festival
de Carifesta, d’aucuns commen-
çaient à comprendre la réalité
différemment.
L’absence d’Olivier de la cir-
culation commençait à intriguer
lorsqu’on a découvert qu’un nu-
méro de téléphone qu’il avait
donné à des proches était dé-
branché, c’était le comble. Il y a
panique dans la demeure. D’ail-
leurs, il était devenu injoignable
pour des petites amies qui
avaient l’habitude de le joindre
au téléphone.
Interrogé sur la disparition
du jeune Martelly, un agent
fédéral a répondu simplement
qu’il n’a point voulu devenir
«agent double », il reste bloqué
en détention.
Par DanAlbertini
Dosieto Petrov est un film triste
figé dans le pattern d’Amanet (N.
Ajazi).Cequel’onappelleleBloc
de l’Est de l’ère soviétique n’a
jamais pu se libérer de cette triste
réputation de rideau de fer. C’est
pourtant ce que le cinéaste améri-
cain ne dénonce pas tandis que
des murs s’érigent dans sa pensée
comme sur ses frontières. Ce n’est
Lénine ni Andropov ou Brej-
nev,mais Christie, Trump, Rubio,
tous candidats. Ils proposent ce
que leurs pères ont rejeté en
démocratie. Pourtant, l’Amérique
fascine au cinéma, autant que
l’Est se fait craindre. Ce n’est cer-
tainement pas l’Affaire d’une
époque ni d’une religion. Car, on
retrouverait, par exemple, un Juif
bulgaredanscefilm,autantqu’un
Juif américain dans un film qui
dessert un autre fonctionnalisme.
Contexte.
Petrovportesonnom.Ilfaitsa
réputation dans les arts, pas les
Ballets de Tchekhov, mais l’autre
genre. Le théâtre. D’entrée de jeu,
on devrait s’attendre à des coups
de théâtre comme des valses à
trois, avec autant d’acrobaties
politiques que possible. Mais la
scène des pays de l’Est est prévi-
sible. Ce film n’en dément pas. Il
confirme la règle. La mort est au
rendez-vous comme une recette
politique favorite. Elle est incon-
tournable. Même si l’on s’attend à
un détour, la mort arrive comme
une folie récurrente sur une ligne
symétrique. On sait ce qui va se
passer,commentaussi.Sij’ytrou-
ve ma passion, je suis trop Améri-
cain.Ilnousfaut,nousautresciné-
philes, du nouveau monde, un
morceau pour critiquer le Russe
par défaut. C’est notre vraie pas-
sion pour ce genre de film.
Curieux, la recette fonctionne. Ce
malgré l’avis. La Bulgarie n’y
échappe pas. Jamais.
Les services secrets sont par-
tout et dans tout. Le Noir améri-
cain ne saurait y vivre, sauf que
l’Haïtien, fort dans son marron-
nage révolutionnaire, s’y plairait.
F. Duvalier, par exemple, aurait
aimé le déplacement des ombres
dans la pénombre. On aura beau
critiqué l’exagération du success
storyducinémahollywoodienque
lamachineéprouvéedanslamen-
talité du cinéma de Prague, de
Sofia ou de Tirana, reste et
demeure une pédagogie répressi-
ve systémique qui produit un
Milosevic à Sarajevo. Certes, que
j’ai sévèrement critiqué Twelve
Years a Slave, Majordome, La
Couleur Pourpre. C’était une
époque. Oui, le cinéma américain
couveencored’autressecretsgar-
dés dans ses archives. On peut
reprocheràHollywooddeprodui-
re par des Rambo Warior’s, que le
Noir américain a trouvé son Den-
zel Washington, son Eddy Mur-
phy, même si l’Européen citera le
prix Malcom X en oubliant Hitler.
C’est, d’ailleurs, ce petit côté
Hegelfroidquel’onretrouvedans
ce cinéma made in Prague qui, à
notre avis, produira un Elstine ou
reproduira un Poutine. C’est avec
cet œil que j’ai visionné Dosieto
Petrov.
En quoi concerne ce film ?
Brillant, l’homme de théâtre est
confronté à une dure réalité au
sommet de sa gloire. Le prix
décerné dérive d’une relation res-
pectueuse plus élevée, qu’il
découvre être son dénonciateur
dans le temps. Le rideau tombe,
l’ancien spectre garde les résidus
qui resteront. Celui qui lui ouvre
l’œil connaît aussi son secret.
Petrov avait lui aussi tué pour le
système. La meilleure fuite pour
tout le monde c’est que l’ancien
camarade le fera mourir à son
tour, en attendant d’être lui aussi
exécuté.
Merci d’y croire !
lovinsky2008@hotmail.com
Par Dan Albertini
Qui voudra vivre trois heures
d’horloge pour un film iranien
qui parle du prophète, s’il n’est
islamiste ? Fatigué du sermon,
une langue plus incomprise
que l’arabe. En sus, une mani-
festation connexe au tapis
rouge dehors, dénonçant l’is-
lam faisant des prisonniers.
Mission accomplie. Je suis
pourtant rentré dans la salle
avec la pensée d’en ressortir
aussi vite, après présentation
et capture d’écran. Oh que
non. Hors du commun, un 3/60
nous attendait pour un 175mn.
La formule « bois kay Imam »
haïtienne s’en réjouirait.
L’inauguration proposait
que les couteaux volent bas,
avec la présence du maire zago
loraj. Serge Losique lui a valu
une de ces leçons d’académie,
profitant de la présence du pré-
sident du jury doublé d’un cha-
peau d’immortel. Bref, si bien
dit pour faireAznavour : « mon
ami, mon Juda, tu as le profil
de l’emploi ». Du sarcasme
élégant, de Dardamelle dans
Carnaval-1953. Losique met et
démet la table, un maire sans
micro, en menottes de l’embar-
ras. Un grand écran blanc l’at-
tendait pour lui rappeler son
rabat politique grivois contre
l’imam du coin. Le film.
D’abord, il faut dire que le
réalisateur a réussi son coup, ce
sans vouloir prétendre le sans
faute. Car le film est trop long,
telle une lecture coranique loin
de mon genre, bien que chris-
tianisé. En outre, ce ne fut pas
une torture comme on accusait
l’islam à l’extérieur, je suis
resté cloué au siège, il y avait
du neuf. Effet sonore extraordi-
naire, artifices adaptés mais
non fastidieux pour l’ignorant
de l’islam que je suis. Abdoul
Salam m’avait donné un Coran
en cadeau, avec un nouveau
discours pour moi. Une fouille
sporadique m’avait suggéré
qu’un film serait mieux pour
moi. Oui, dans Muhammad.
Le metteur en scène sait
surprendre. Il m’a eu dans sa
présentation quand de l’enfant
est né. J’ai complètement ou-
blié le sit-in du vénérable al-
lant consulter Allah pour ré-
pondre aux adeptes de Baal.
Nouvelle compréhension, ce
sont des gens de parole loin de
la critique radicale protestante
adepte des vérités exclusives
du judaïsme orthodoxe de cer-
tains hassidiques. Le film se
veut un mélange religieux qui
démystifie. Focus : la fausse
publicité. Il n’y a qu’un écart
de mensonges mutuels entre
paysans du terroir.
Majid Majidi propose
mieux, si on le compare à
Avatar, qui va chercher une
cruelle fiction comme pédago-
gie. L’histoire peut être encore
intéressante avec son humanité
aux facettes inexpliquées par
un cinéma qui fait dans la pro-
pagande haineuse contre tout
ce qui ne lui convient pas.
C’est là le couloir de l’islamo-
phobie prônée ici. C’était aussi
là une leçon nécessaire à un
maire zago loraj, s’il était resté
jusqu’à la fin. Un cinéma utili-
taire, je dirais. Le tournage a dû
être une épreuve pour des arti-
fices mis au naturel.
Les grands studios d’Holly-
wood ont-ils perdu le pari de
l’exclusivité du savoir-faire ?...
Majidi a réussi, gageons que sa
grande première fait déjà
école.
Merci d’y croire !
lovinsky2008@hotmail.c
om
LA MACHINE JUDICIAIRE FÉDÉRALE EST-ELLE DÉJA MISE EN BRANLE ?
Olivier Martelly serait
en détention à Miami
Le dossier Petrov
Muhammad
Majid Majidi met en vedette l’islam inconnu, au 39me du FFM
Un film de Georgi Balabanov mettant en
vedette un titan du théâtre nommé Petrov
Suite de la page 1
SUR LA ROUTE DU CINÉMA
Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 3
By Garry Emmanuel
Cabbage is packed with nutrients
andfiber.Ancienthealersdeclared
it contained moon power because
it grew in the moonlight. Modern
nutritional science understands its
power comes from its high sulfur
andvitaminCcontent.Eitherway
– it is worth adding this Power-
food to your diet.
Experts outline the following
twelve (12) health benefits of cab-
bage:
Anti-cancer
Cabbagecomesinmanyvarieties,
including green, purple, and whi-
te. It has well-known cancer pre-
ventative compounds lupeol, sini-
grin and sulforaphane. They stim-
ulate enzyme activity and inhibit
the growth of cancer tumors. The
brightly colored purple cabbage is
not only beautiful, but contains
anthocyanins, which have been
proven to have anti-carcinogenic
properties. This means, it helps
your body fight off cancer.AStu-
dy on women showed a reduction
in breast cancer when cruciferous
vegetables like cabbage were
added to their diet.
Weight loss
Cabbage has only 33 calories in a
cup of cooked cabbage. It is very
low in saturated fat and choles-
terol,andisagoodsourceoffiber.
Are you trying to maintain a
healthy weight? Try adding cab-
bage into a mixed green salad. It
willhelpfillyouup,keepyoureg-
ular, and fits into the zero-calorie
group.
Folic acid
Folic acid is one of the essential
components of DNA, especially
pregnant women. Not only does
adding cabbage to their diet help
protect their babies from birth de-
fects, but it will also satisfy their
rumbling tummy without adding
unnecessary calories.
Healthy bones and
immune system
Cabbage is a good source of vita-
min C and vitamin K. Vitamin C
helps the body develop resistance
againstinfectiousagentsandscav-
enging, harmful, pro-inflammato-
ryfreeradicals.EnoughvitaminK
in the diet makes your bone stron-
ger, healthier and delays osteo-
porosis.
Multi-vitamin
content
While taking a multi-vitamin
daily is a good idea, adding cab-
bage to your diet just bolsters the
good work your vitamin of choice
is doing for your health. Like
other green vegetables, it is good
sourceofmanyessentialvitamins,
such as riboflavin, pantothenic
acid, and thiamin. In addition, it is
anaturalsourceofelectrolytesand
minerals like calcium, potassium,
phosphorous, manganese, iron
and magnesium, which can help
control heart rate and blood pres-
sure. Iron is required for red blood
cell formation. It is also an impor-
tant mineral for expectant moth-
ers, as it helps in avoiding anemia.
Headaches
Awarmcompressmadewithcab-
bage leaves can help relieve the
pain of a headache. Crush cab-
bage leaves, place in a cloth, and
apply on the forehead.Also, drink
raw cabbage juice 1-2 oz. (25-
50ml) daily for chronic head-
aches.
Brain food
As stated earlier, cabbage is full of
vitamin K and anthocyanins that
help with mental function and
concentration. These nutrients al-
sopreventnervedamage,improv-
ing your defense against Alzhei-
mer’s disease, and dementia. Red
cabbagehasthehighestamountof
these power nutrients.
Beautifying mineral
Because of its high sulfur content,
cabbage helps dry up oily and
acne skin. Internally, sulfur is es-
sential for keratin, a protein sub-
stance necessary for healthy hair,
nails, and skin. All vegetables are
good for the skin; however, cab-
bage is one of the best!
Detoxification
Cabbage detoxifies the body. The
high content of vitamin C and sul-
phur in cabbage removes toxins
(freeradicalsanduricacid).These
are the main causes of arthritis,
skin diseases, rheumatism and
gout.
Blood pressure
Cabbage keeps blood pressure
fromgettinghigh.Thehighpotas-
sium content helps by opening up
blood vessels, easing the flow of
blood.
Anti-inflammatory
and blood sugar
regulator
The natural red pigment of red
cabbage (betalains) is said to
lower blood sugar levels and
boost insulin production. Of cour-
se, it has no white sugars and very
few simple sugars. Betalains have
powerful anti-inflammatory prop-
erties just like beets.
Hangovers
Cabbage also fights hangovers.
Hangovers from heavy drinking
were reduced by using cabbage,
since Roman times.
CAUTION:
Those having thyroid problems
shouldavoideatinglargeamounts
of cabbage. Cabbage interferes
withthebody’sabsorptionofiodi-
ne, needed by the thyroid gland.
Thisappliestoallcruciferousveg-
etables.
The challenge: If you want to
enhance your immune system,
perhaps it is time to consider in-
cludingcabbageinyourdailydiet.
So in the end, as with everything
else, what you do with this infor-
mationisasalwaysuptoyou.But
do remember that your health is
the most precious asset you have.
It is up to you to choose how to
preserve it. Let us launch today
our cabbage awareness cam-
paign for a happier, healthier,
stronger, and richer 2015!
Food forThought: “Your daily choic-
es determine the quality of your
health. Your lifestyle reveals your
choices.”
Disclaimer: The information con-
tained in Health Nuggets for Smart
People is for general information or
entertainmentpurposesonlyanddoes
not constitute professional health
advice. Please contact your personal
physician or an independent health
professional for advice regarding
your specific situation.
September 2, 2015
HEALTH NUGGETS
FOR SMART PEOPLE
Did You Know…?
Volume 3, Issue 93
Par Rosie Bourget
Des chercheurs estiment que, de
par leurs bienfaits sur la santé, la
bonne humeur et le rire contri-
buent à une diminution de l’ab-
sentéisme comme celui des acci-
dents du travail. De tout temps,
l’humour a été plus qu’un moyen
d’expression. Il est porteur de
messages. Ses objectifs sont
nombreux. Il joue un rôle essen-
tiel dans l’équilibre de la person-
ne, libère les tensions et préserve
la santé.
Les gens avec un bon sens de
l’humour, qui rient tous les jours,
sont plus susceptibles d’avoir
plus sains cœurs. Une étude me-
née par l’Université du Maryland
aconstatéquelespersonnesayant
une maladie cardiaque avait été
de 40 % moins susceptibles de
rire ou de sourire en général. Les
chercheurs ont conclu que le rire
est susceptible de protéger le
cœur.
Le rire aide à oxygéner le
sang et à améliorer le fonctionne-
ment du cerveau. Certaines étu-
des ont montré que, après avoir ri
les sujets montrent une certaine
amélioration dans leur capacité à
saisir l’apprentissage du nouveau
matériel, suggérant une améliora-
tion dans les centres d’apprentis-
sage du cerveau. L’humour sou-
lagelestressetpeutaideruneper-
sonne à développer une meilleure
perspective. Il est souvent bien
mieux d’apprécier le côté plus
comique des choses que l‘aspect
sérieux.
La réalisation de petites con-
nexions positives avec les autres
remonte le moral et crée une at-
mosphère propice à l’humour
pour développer. L’humour ras-
semble les gens et crée une atmo-
sphère plus détendue. Tout le
monde aime se divertir et le rire
est très amusant (et contagieux).
L’humour peut être utilisé pour le
collage, libérer les tensions, attirer un
partenaire, en mettant un rival à sa
place, ou se divertir un enfant. Il y a
autant de fonctions et de styles qu’il
y a des variations sur la blague de
l’ampoule.
Développer un sens de l’hu-
mour peut conjurer la dépression
par le remplacement des senti-
ments négatifs avec des émotions
agréables. L’humour semble aug-
menter notre niveau d’énergie.
Quand nous rions, nous sommes
plus enclins à nous engager dans
des activités plus saines. L’hu-
mour « brise la glace » et peut
aider les gens à apprendre à se
connaître les uns les autres plus
facilement. Lorsque vous rencon-
trez quelqu’un pour la première
fois, il est toujours mieux de par-
tager un éclat de rire qu’une
plainte.
Ne vous prenez pas trop au
sérieux : Notez les bêtises que
vous faites, remarquez combien
de choses ne sont vraiment pas si
importantes que cela et soyez
avisé si vous êtes ou non un peu
trop guindé pour votre propre
bien. Amusez-vous à vous-
même.
Avez-vous déjà vu le sérieux
qui règne quasi systématique-
ment dans les églises lors d’une
messe ? Aucun sourire, générale-
ment les participants sont prostrés
et figés comme des tombes, on se
croirait dans un cimetière. Tout
semble mort et l’on prétend y
nourrir la foi. Les théories, les
concepts,lesidéologies,lesphilo-
sophies et la théologie rendent
sérieux et amènent à tout appré-
hender avec gravité et lourdeur.
Alors la tête est pleine, mais le
cœur est profondément vide.
L’être humain en grandissant de-
vient coincé, handicapé, constipé
du sourire. Son sens de l’humour
ressemble à un vaste désert du-
quel la vie se serait retirée.
L’humour ouvre la porte du
cœur, désamorçant tout jugement
et ouvrant à la compassion. Rire
de soi et du ridicule de nos modes
de fonctionnement est donc la
meilleure manière de les enrayer.
Ladérisionpermetdesedétacher,
de relativiser, de retirer l’impor-
tance exagérément accordée à
unesituation,unepersonne.L’hy-
pocrisie humaine, appelée aussi
« diplomatie », est souvent très
drôle à observer.
La vie est une grande farce,
une pièce de théâtre improvisée
dans laquelle nous avons tous un
rôle. Observez les enfants, ce sont
les meilleurs acteurs. Ils savent
nous ramener à cette innocence, à
cette pureté que nous avons
connue également. L’enfant est
spontané avant d’être formaté.
Son rire est profond, il émane du
cœur, instinctivement. Il sait se
moquer, vexant bien souvent les
adultes par son authenticité :
« Maman, pourquoi la dame elle
sent mauvais de la bouche ? ».
L’humour fait partie intégrante de
la vie. Avoir le sens de l’humour
ne consiste pas seulement à
visionner les DVD des humo-
ristes en vogue, mais surtout à
avoir ce regard amusé et léger sur
la vie, et avant tout sur soi.
Lerireestunétatméditatifqui
nous reconnecte à notre essence.
Lorsque vous riez pleinement, il
n’yaplusdepensée,votremental
s’arrêtebrusquement.Ilesttotale-
ment impossible de penser en
riant, le rire est aux antipodes du
rationnel. Il ne répond à aucune
logique, c’est l’une des rares clés,
accessible à chaque instant, pou-
vant amener à un profond état
méditatif. Le rire est un déborde-
ment intérieur, une fontaine jail-
lissante qui vous inonde d’une
joie profonde. Une fois emporté
par un fou rire, même dans des
situations où le sérieux est de
mise, vous ne contrôlez plus rien,
vousméditezpleinement,profon-
dément.
Avoir un sens de l’humour est
essentiel pour profiter de la vie. Il
aideraàsoulagerlestress,amélio-
rer les relations et il peut même
prolonger la vie. Si vous avez
déjà un sens de l’humour, essayez
de l’utiliser aussi souvent que
possible. Si vous n’en avez pas,
alors développez en un dès que
possible.
r_bourget@yahoo.com
MTS (Maitrise en Travail
Social)
4 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
Le sens de l’humour et ses bienfaits sur la santé
Rosie Bourget.
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Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 4
5Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
firmes étrangères plusieurs fois
plus riches que leur société.
En effet, selon l’acte cons-
titutif de la société nouvellement
créée par acte soumis au notaire
Gary Brisson Cassagnol par Me
Siybil Théard Mevs, les proprié-
taires majoritaires de Terminal
Varreux se sont mis d’accord
pour former une nouvelle socié-
té baptisée « TVB Port-au-Prin-
ce Terminal S.A. ».Avec un capi-
tal de 100 mille gourdes, comme
celle-là; ses actionnaires sont
Fritz Mevs, Richard Lebrun,
Bernhard Mevs et Christelle
Vaval.
Six compagnies
regroupées en une
seule société
Après la création de la TVB
Port-au-Prince Terminal S.A.,
les actionnaires ont décidé de
former encore une autre entrepri-
se composée de six différentes
sociétés, trois haïtiennes, avec un
capital total de 250 mille gour-
des, et trois étrangères au capital
conjoint de 174 millions 354 643
euros.
En effet, dans l’édition du 9
juillet 2015 de l’organe officiel,
Le Moniteur, est annoncée la
création d’une entreprise « ci-
après la Société » formée par les
responsables de TVB Port-au-
Prince Terminal S.A., la Société
Holding d’investissements 1
S.A, la Société Holding d’inves-
tissements 2 S.A., trois compa-
gnies haïtiennes; ainsi que de
Bollore Africa Logistics et
Société financière panafricaine,
avec Société de participations
africaines.
Les actionnaires étrangers
intégrés à « la Société » son
ceux de la firme « Bollore Africa
Logistics ». Dans l’avis diffusé
dans l’édition du 9 juillet 2015
du Moniteur annonçant création
de « la Société », cette dernière
entreprise est présentée comme
associée numéro 1, « une société
par actions simplifiée de droit
français au capital de 174 mil-
lions 334 mille 640 euros, dont
le siège social est située au 31-
32 quai de Dion Bouton , 43800
Puteaux (France...) ». Le même
avis précise que cette compagnie
est représentée au sein de « la
Société » par Philippe Labonne,
« en sa qualité de président
dûment représenté à l’effet des
présentes , ayant pour manda-
taire spécial Christelle Vaval,
avocate du Bareau de Port-au-
Prince (...) apert mandat du
10/3/2015 légalisé au Consulat
d’Haïti à Paris le...; ».
Les membres fondateurs du
TVB Port-au-Prince Terminal
S.A., qui ne sont autres que les
propriétaires du Terminal Var-
reux, sont classés numéro 2 dans
« la Société » et représentés par
Fritz Mevs, en sa qualité de pré-
sident du Conseil d’administra-
tion de l’entreprise. Dotée d’un
capital de 100 mille gourdes, cet-
te firme réside à Chancerelles,
Port-au-Prince, Haïti.
En troisième position, figure
la « Société financière panafri-
caine » décrite comme suit dans
l’avis du ministère du Commer-
ce : « une société par actions
simplifiée de droit français au
capital de 10 mille euros» dont
le siège social se trouve à la mê-
me adresse que Bollore Africa
Logistics. Curieusement, celle-là
est également représentée au
sein de « la Société » par Philip-
pe Labonne, aussi son président,
« apert mandat du 10/3/2015 lé-
galisé au Consulat d’Haïti à
Paris le ci-après “ SFP “ ».
En position numéro 4 est pla-
cée la « Société de participations
africaines », aussi bien «une
société par actions simplifiée de
droit français au capital de 10
mille euros ». L’adresse de son
siège social est identique à celle
des deux précédentes firmes.
Mais avec cette différence : elle
est représenté par Éric Melet,
«son président dûment habilité
ayant pour mandataire spécial
Christelle Vaval, avocate du bar-
reau de Port-au-Prince (...)
apert mandat du 10/3/2015 lé-
galisé au Consulat d’Haïti à
Paris le ci-après “ SFP “ ».
Dans l’ordre présenté dans
l’Avis, en cinquième position est
placée la « Société Holding d’In-
vestissements 1 S.A. » ainsi pré-
sentée : « Société anonyme de
droit haïtien au capital de 25
mille gourdes dont le siège so-
cial est Route Hasco Terminal
Varreux, Chancerelles, Port-au-
Prince, Haïti ». Le même Avis
du ministère du Commerce sou-
ligne que cette compagnie est : «
représentée par Richard Lebrun
en sa qualité de président du
Conseil d’administration ».
La sixième place est attri-
buée à la « Société Holding d’-
Investissements S.A. 2 », ainsi
décrite : « Société anonyme de
droit haïtien au capital de 25
mille gourdes dont le siège
social est Route Hasco Terminal
Varreux, Chancerelles, Port-au-
Prince, Haïti ». Le document
publié dans Le Moniteur infor-
me aussi que cette société est
«représentée par Bernhard Me-
vsen sa qualité de président de
son Conseil d’administration ».
Mêmes objectifs que
Terminal Varreux
Cette nouvelle entité, qui semble
s’inscrire dans une stratégie de
défense par rapport à l’affaire du
bateau d’Accra, dont la destina-
tion de la cargaison a été le
Terminal Varreux, est la grande
idée de l’avocate Sybille Théard
Mevs, qui est aussi l’épouse du
président de Terminal Varreux et
membre fondateur des deux so-
ciétés nouvellement créées. Des
observateurs voient dans ces
multiplicités d’entreprises ayant
les mêmes vocations se proté-
geant mutuellement, un moyen
d’assurer la défense du Terminal
Varreux contre une décision fé-
dérale négative à son encontre.
Ce qui reste une réelle possibili-
té vu que, selon les informations
obtenues par les agents fédéraux,
ce port aurait tout mis en œuvre
pour faciliter la récupération de
la cargaison illicite par les hom-
mes d’affaires qui avaient effec-
tué la transaction avec les cartels
latino-américains de drogue.
Cette théorie s’est dévelop-
pée à lumière des données sur les
objectifs de « la Société » qui se
confondent avec ceux du Ter-
minal Varreux. On en veut pour
preuve, les informations rela-
tives aux buts de cette compa-
gnie dont les caractéristiques
élargissent ses horizons, lui per-
mettant de fournir toute une
gamme de services dans plu-
sieurs domaines.
En effet, sous la rubrique des
objectifs de « la Société », l’Avis
du ministère du Commerce et de
l’Industrie souligne : « exploita-
tions des activités de manuten-
tion de conteneurs, de général
cargo et de fret sec en vrac, à
l’exception du vrac liquide et du
ciment en vrac au sein du péri-
mètre foncier du terminal Var-
reux (le “ Terminal ;
« à ce titre elle s’adonnera à
l’aménagement des espaces et à
la construction de quais, terre-
pleins, bâtiments et hangars né-
cessaires pour la bonne exploi-
tation de l’activité de la Société,
au maintien du dragage, à l’ac-
quisition d’équipements por-
tuaires pour la manutention de
conteneurs (...) ».
Une société anony-
me d’État dirigé par
un privé ?
La stratégie des responsables du
TerminalVarreux déroute les ob-
servateurs en ce sens qu’une so-
ciété anonyme d’État créée par
des hauts fonctionnaires de l’ad-
ministration publique a une enti-
té privé comme directeur de son
Conseil d’administration.
En effet, il est rapporté dans
Le Moniteur du 9 juillet 2015,
cité plus haut, que la « Société
Holding d’Investissements 1
S.A.», qui vient d’entrer en asso-
ciation avec « la Société », a
Richard Lebrun, également ac-
tionnaire du Terminal Varreux,
comme président du Conseil
d’administration. Pourtant dans
le numéro extraordinaire de Le
Moniteur, en date du 22 no-
vembre 2013, il est fait état de la
création d’une société anonyme
dénommée « Société Holding
d’Investissements 1 S.A. », au
rapport du notaire Jean- Marie
Jude Emmanuel Lesly Laroche,
au capital de 25 mille gourdes; et
qui a pour avocat Me Camille
Fièvre.
L’avis du ministère du Com-
merce et de l’Industrie relatif à
cette entreprise reste muet sur les
détails de sa formation mais cite
un fonctionnaire d’État comme
président de son Conseil d’admi-
nistration. Le document, tel que
publié dans l’organe officiel du
gouvernement signale que «l’-
original du procès verbal de la
première réunion de l’Assemblée
constitutive de la Société anony-
me dénommée “Société Holding
d’Investissements 1 S.A. “ tenue
à la date de dix mars deux mille
treize ».
On peut lire plus loin : «Ledit
procès verbal est dactylographié
au recto d’une feuille de papier
blanc et est revêtu de trois signa-
tures identifiées comme étant
celles de Madame Marie Gesly
Lévèque, de Monsieur Andy
René et de Monsieur Jean
Philippe Vixamar ».
Parmi les décisions prises par
les fondateurs de cette société, la
cinquième stipule : « Jusqu’à la
réunion de la prochaine Assem-
blée générale des actionnaires,
le Conseil d’administration de la
Société sera composée comme
suit :
« Centre de facilitation des
investissements représenté par
son directeur général, Monsieur
Andy René identifié au No. 003-
869-900-8, Président;
« Banque Populaire Haïtien-
ne (BPH), représentée par le
président de son directeur géné-
ral, Madame Gesly Lévèque,
identifiée au No. 003-047-815-4,
secrétaire;
« Banque nationale de crédit
(BNC), représentée par le prési-
dent de son Conseil d’adminis-
tration, Monsieur Jean Philippe
Vixamar ».
D’aucuns se demandent
comment justifier la mise en cir-
culation d’une « édition extraor-
dinaire » du Moniteur pour don-
ner publication à l’avis autori-
sant le fonctionnement de la
société « Société Holding d’In-
vestissements 1 S.A. ». Au fait,
au sommaire de ce numéro de
l’organe officiel figure égale-
ment un avis relatif au fonction-
nement de la société « Catalog
Construction S.A. ». Mais la co-
pie du Moniteur consultée ne fait
aucune allusion à cette dernière
entreprise. À la lumière de ces
faits, tout laisse croire qu’il y a
anguille sous roche et que le
pouvoir en place a toutes les rai-
sons de créer une association
entre lui et les responsables de
«Société Holding d’Investisse-
ments 1 S.A. », qui, à leur tour,
sont affiliés au Terminal Var-
reux. Cela pourrait confirmer
l’information selon laquelle au
moins un membre du gouverne-
ment Martelly avait persuadé les
dirigeants de ce port d’accueillir
le Manzanares, bateau battant
pavillon panaméen arrivé au port
Varreux avec quelque 665 ton-
nes de sucre parmi lesquelles ont
été découvertes, après trois se-
maines de fouille-déchargement,
environ 140 tonnes de cocaïne,
d’héroïne et de marijuana. Cette
découverte par des policiers haï-
tiens, surveillés de près par des
agents de la DEA, a déclenché
cette enquête fédérale multifor-
me au bout de laquelle plus
d’une douzaine d’actes d’incul-
pation pourraient être émis.
Le Terminal Varreux
et l’affaire du bateau
d’Accra
Au regard de l’enquête fédérale
sur l’arrivée en Haïti du bateau
Manzanares, son accostage au
Terminal Varreux suivi de la
confiscation du vaisseau et de sa
cargaison par les autorités poli-
cières haïtiennes, sous haute sur-
veillance des agents de la DEA,
les responsables de ce port doi-
vent avoir de grands soucis. Au
cas où ils seraient inclus dans
l’action fédérale visant potentiel-
lement les hommes d’affaires
haïtiens impliqués dans l’achat
suivi des arrangements ayant
abouti au transport de la cargai-
son illicite à Port-au-Prince. Le
fait que la destination du Man-
zanares était le Port Varreux met
le port en très mauvaise posture.
En effet, tout dépend de ce
qu’auront établi les autorités
judiciaires fédérales en termes
de responsabilités du port d’en-
crage du vaisseau, les experts en
droit criminel au niveau fédéral
pensent qu’un verdict de culpa-
bilité pourrait entraîner une ou
deux conséquences. La mise à
l’index du Terminal Varreux par
les bateaux commerciaux tou-
chant les ports américains. Puis-
que, soulignent ces experts, un
bateau pris en flagrant délit de
transport de drogue est banni de
mouiller dans des ports améri-
cains.
D’autre part, affirment
encore ces experts, dépendant de
la gravité du verdict, les autorités
judiciaires fédérales pourraient
décider d’opérer la saisie du
port.
Le grand problème de l’ad-
ministration du Terminal Var-
reux réside dans les témoignages
faits par au moins un des dockers
réguliers de ce port, qui aurait
déclaré que « les patrons sa-
vaient » qu’il y avait la drogue à
bord. Il semble que d’autres
témoins aient corroboré les
aveux de ce docker.
Mais il y a encore d’autres
témoins secrets qui auraient fait
« des aveux compromettants »
contre les responsables du port et
les importateurs de la marchan-
dise que transportait le bateau.
On affirme, dans les milieux
proches des procureurs fédé-
raux, que des actes de mise en
accusation seraient « prêts » et
qu’on commencera prochaine-
ment avec des arrestations.
Suite en page 8
DANS L’AFFAIRE DU BATEAU D’ACCRA, ACCUSÉS ET TÉMOINS À CHARGE IDENTIFIÉS
Le terminal Varreux confronté à l’isolement commercial ou à la saisie fédérale
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Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 5
BWOUKLIN, NOUYOK – Depi
aprè 18 novanm 1803 lè yon gwo
kokenn viktwa te eklate pou pèp ayi-
syen pran endepandans li nan lakou
Vètyè, nan Nò peyi a, pou akouche
premye janvye 1804 ki te vin fè nou
tout lib e pou te penmèt lot nasyon yo
te vin lib tou la, pèp ayisyen te ranpò-
te yon viktwa san parèy nan peyi
Etazini 20 avril 1991.
Se yon jou ke Ayisyen pa fouti
bliye, paske l te fè pon Bwouklin nan
sekwe avèk mas pèp sa a mele avèk
kèk etranje pou te reklame dwa pa l
kòm pèp tou k ap viv nan peyi etran-
je. Si nou konprann se ti bagay sa a ki
kapab fè nou reprann valè nou sou
planèt la, nou nan erè, daprè sa obsè-
vatè yo deklare. Yon nasyon ki reyèl-
man vle avanse vre dwe fè anpil jèfò
pou l viv nan linyon ki se sèl garanti
nou.Dayè,seyondevizkezansètnou
yotekitepounoutekapabitilizelpou
n rete konsekan a nou menm.
Malarèzman, gen anpil nan nou
ki reyèlman pa konprann istwa peyi
nou nan fè jalouzi ki definitivman p
ap mennen nou okenn kote. Nou tout
gen menm dwa kòm sitwayen peyi a.
Se linyon nan tout sans ke zansèt nou
yo te mande n pou n fè defason pou n
sa kenbe flanbo libète a. Nou refize fè
tout sa ki bon pou n rive ansanm nan
kafou devlopman k ap bon pou nou
tout e k ap fè tout moun respekte nou.
Jounen jodi a sa nou konstate nan
sen nou se jalouzi, egoyis avèk anbi-
syon meskin ki anpeche nou fè bon
bagay. Bagay yo dwe chanje nan tout
sans e se sa tout atis ayisyen yo
mande nan mesaj yo toujou fè pase.
Malerèzman, politisyen ayisyen refi-
ze fè yon antant antre yo pou penmèt
chanjman total kapital nan peyi a.
Avan gouvènman Mateli/Pòl
remèt plas la bay yon lòt gouvènman
pou kontinye travay la, li te òganize
yon festivite ki rele Karifyesta; se te
yon rankont atis etranje e ayisyen pou
yon inyon atistik. Tout moun te kons-
tate kominyon fratènèl kote tout atis
reyini sou menm platfòm oubyen sèn
pou yo manifeste lanmou yo pou
Ayiti, manman nou.
Koudjay sa a retire tout èn ak
politik ant patizan ak patizan e mizi-
syen yon gwoup ak yon lòt. Se nan
momansaavrenoutewèkoteChaba
te vin nan « TVice » Tivas pou l te
montre lemonn ke l pa gen anyen
avèk Wobèto pou yo te chante an-
sanm e fòme chenn solidarite a pou
yokapabavansepidevan.Setereyèl-
man yon kominyon e yon leson ke
politisyen yo dwe tire pou penmèt
peyi a respire nan tout sans.
Toutmounapmandesisemovèz
fwa ki nan kò politisyen nou yo ki
refize kole zèpòl ak zèpòl pou yo fè
kesyon yo. Si mesye-dam yo t ap
reglezafèpeyi,tankouanpilsitwayen
konsekan e konsène di, yo t ap fòme
yon sèl blòk pou yo pran pouvwa a e
aprè yo ta fè yon pataj pou tout moun
jwenn moso gato pa yo. Anbisyon
lidèyoparètlèdkeyofèfayitnantout
sans. Se yon makon radotè yo tout ye
Nou te rive nan Bwouklin same-
di swa e nou te tande koze pou n pa
chape. Nou oblije rete la pou kite lòt
yo pase opinyon yo nan zafè peyi a.
Yon sèl nou
fèb, ansanm nou fò
Jesnè : Nou pa fouti rete endiferan
devan sa Mateli fè a pou penmèt
linyon nan sen popilasyon an nan
reyalizasyon Karifyesta ann Ayiti, ki
se douzyèm aktivite ke tout peyi
manm Karikòm pran pou òganize
chak mwa dawou yon maryaj ou
linyon tout atis nan Karayib la pou
youn konnen lòt. Se yon bèl inisyativ
e nou felisite manm òganizatè yo ki
konn fè bon bagay.
Kamita  : Gade, Jesnè, mwen pa
renmen sa ditou, paske w vòlè lide m
pou pote ban nou. Se sa m ta pral di.
Antouka, se pa mal, paske nou dwe
panse ansanm pou n fè bèl bagay.
Jesnè : Mwen byen kontan ou vin
avèk bagay sa a ki ekstraòdinè. Nou
dwe travay ansanm pou bon repita-
syon peyi nou, paske nou kapab nan
tout sans. Gade yon festivite ki ògani-
ze nan lanmou.
Kamèn  : Ou fè tout, Jesnè ak
Kamita. Mwen santi m fyè mwen se
Ayisyèn. Nou se yon pèp ki gen mati-
rite nan tout sans. Si nou te mete tèt
nou ansanm, nou t ap fè anpil mèvèy.
Se pou nou tout fyè nou se Ayisyen,
paske nou gen talan pou n fè bèl
bagay. Nan sikonstan sa a, nou gen
dwa pou n di mèsi pèp ayisyen ki
konn apresye e koopere tou. N ap di
tout etranje yo mèsi ki te fè deplas-
man an pou patisipe nan festivite sa a.
Kamita : Non, Kamèn, ou pa fouti
pran kòn nan nèt pou ou, paske gen
lòt ki vle di yon mo tou. Fòk ou pa fè
tankou vye politisyen figi di yo ki
pran nan pwòp pyèj yo, paske yo pa
janm vle aprann bon bagay. Nou tout
Ayisyen otantik, ki konn apresye,
dwe fyè e nou tout fè yon chenn soli-
darite pou n di prezidan Mateli mèsi
paskelikonprannvalèyonatiskòmli
menm se atis tou. Gade yon prezidan
ke bann teworis la te vle voye ale
odyab.
Kantav :Yotoutseziesetevèvenn
y ap pran, paske yo pran nòmalman 5
a zewo nan tout tou kò yo, paske yo
pa janm prepare yo e yo tout refize
kwè ke se linyon ki mennen lafòs.
Kamita  : Kantav, ou pa manti,
paske yè mwen te pase lakay Ti Jan,
mwen wè se te vèvenn li t ap bwè,
paske Lavlas la fini e li tounen defen
tou. Non, mezanmi, se pa posib sa
menm, paske bann kreten yo dwe
retounen al aprann politik, tout ekspè
nanpolitikyojanmregleanyenserye.
Gen yon pakèt Nèg ki rele tèt yo poli-
tològ ki pa menm konnen nosyon
politik. Se yon makon malpwop.
Kamèn : Se sa menm, sè mwen.
Nan tout bagay yon moun ap fè nan
lavi a, fòk gen preparasyon, paske
denmen pa janm pote anyen si w pa
prepare depi byen avan. Ti Nèg
Dayiti refize aprann leson yo pou yo
rive fè bèl bagay.
Krisyan : Mesye-dam atis yo voye
yon mesaj bay bann enkonsyan yo ki
refize lage peyi a nan malfezans yo.
Sa demontre nou klèman ke nou pa
gen lidè nan peyi a. Nou gen yon
pakèt vagabon, mechan ki reyèlman
pran plezi nan kreye kriz.
Michèl : Nou nan tout sa k pa bon,
paske si n pa mete yon fren nan zak
briganday k ap fèt nan peyi a, nou p
ap janm fè youn pa. Politisyen nan
peyi lakay pa bezwen anyen ke vin
okipe pozisyon fotèy boure a pou yo
fè fòtin yo, pou yo vin milyonè tank-
ou zòt. Non , pa gen plas pou yo.
Kantav :Michèl,frèmwen,noupa
kache men voye wòch e nou pa janm
kache lonbrit pou n benyen. Dayè,
nou pa nan zafè pale daki. Nou dwe
di bagay yo jan yo ye. Kesyon zafè
zòt la, nou pa ladann. Se 2 prezidan
nan peyi a ki vin milyonè, se Papa
Dòk ak Ti pè a. Pa gen lòt ankò. Nou
pa nan voye monte ni nou pa rete
avèk oken pap pou n pa di verite a.
Michèl : Se yon fason pale paske
nou menmAyisyen pa janm vle non-
men non moun, nou prefere fe refe-
rans. Mwen konprann ou pafètman
paske nou p ap viv nan tan lontan
kote nou pa t fouti opine. Nou te zon-
bifye. Jodi a se demokrasi nan tout
tou kò nou pou n di sa ki reyèlman fè
nou mal ak tout sa k fè nou plezi sou
dal. Anverite, mwen dakò avèk ou
sou tout pwen e sou tout fòm.
Sena : Bon, mezanmi, nou pa wè
jan sa ta bèl si n mete tèt nou ansanm
pou n fè bèl bagay. Se movèz fwa
anpil nan nou ki lakòz nou dèyè
kamyonnèt la ap rele Yogàn, Yo-
gàn… tout lasentjounen. Bagay mete
sou dèyè paske nou pa fouti evolye
pou n fè bèl bagay tankou vwazen an
ak lòt nasyon yo.
Sovè :Noumalonnètenoupakonn
bèl bagay menm. Non se pa serye sa
pou n rete konsa ap betize. Sa n ap
kitepoulòtjenerasyonyo.Zansètnou
yo te kite bon bagay pou nou ki sèvi
nou e sèvi lòt pèp sou tè a. Libète se
sa li ye e se sa tout moun bezwen pou
avanse. Lè w sou dominasyon, ou pa
fouti pwodwi, paske ou sou zòd. Se
pounmetetoutdinozòyodeyòpoun
pran responsabilité peyi a. Nou tout
wè ki dega Nèg yo fè pou anpeche
peyi a avamse. Nou pral ba yo kanè.
Samyèl : Ou gen rezon, Sovè e ou
pale dò nan tout sans. Mwen kwè
menm jan avèk ou, paske tout sa w di
la a avèk lòt fè pwa sou balans la.
Mwen dakò avèk nou pou n pran res-
ponsabilite nou. Nou gen yon peyi k
ap fini nan men nou, malgre jefò yon
ekip ap fè e lòt ekip la ap sabote l. Se
pou mete tout vagabon sa yo nan wòl
yo pou yo sispann anmède moun .
Selya : Non, se pa serye sa pou n
kite yon ti ponyen malonnèt ap boul-
vèse peyi a konsa. Nou bezwen yon
lòt revolisyon pou chatye e menm
chatretoutvagabonyokienpozepeyi
a dekole. Yo mèt di tout sa yo vle,
Mateli fè anpil istwa nan peyi a. Kòm
se kritike yo la sèlman pou kritikwe
sanpoteyonsolisyonpoupwoblèmn
ap konfwonte. N ap pare pou yo nan
chimen jennan an pou n ba yo tout sa
yo merite.
Grasya : Ou pale dò, kòmè mwen.
Nou bezwen fè aksyon tankou nou
kòmanse fè l la. Ou pa wè pèp la pa
okipe yo, paske l pa kwè nan yo ankò
kòm blofè e menm teworis tou.
Mona  : Gason mwen, ou di yon
pawòl ki fò anpil. Si pèp la t ap koute
yo, nou t ap nan yon kriz san parèy,
paskejepeplakleresouchemenkon-
petans pou l fè siksè.
Je pèp la klere sou bagay ki
bon k ap sèvi l tou
Kamita : Nou kapab remake jan
pèp la boude yo. Se opozan fawouch
sa a, Tinèb Dèlpe, ki fè konnen sa yo
te espere a p ap sa rive, paske yo te
konprann nan jounen 12 janvye sa a,
pèp la t ap leve kanpe pou l te mete
Mateli atè. Sa se te byen konte, mal
kalkile. Se Bondye ki te mete Mateli
pou sove peyi sa a e kòmanse bay
Ayiti yon figi abòdab.
Selya  : Se sa l ye menm. Mwen
kwèpèplapralvotekonpetans,moun
k ap vin fè pou peyi a e non pa k ap
vin pran tankou anpil vòlè ap pare yo
pou y al tire lèt nan manmèl bèf la.
Dimèl : Se yon pakèt asasen, vòlè,
tou pare e san wont tou ki amize yo
piye olye pou yo ede. Se sa k fè gen
yon pakèt kandida malatchong nan
peyi a ke gwoup frè Paran an mande
pou lage chen dèyè yo tout kòm
delenkan, tapajè, ensanse e menm
gwo lide.
Simeyon : Mwen dakò avèk yo,
paskeseyonpakètatoufèkireyèlman
pa gen yon plan pou peyi a. Yo youn
pa gen yon pwojè pou sosyete a,
paskeyotoutpasensè.Napparetann
yo tout pou n ba yo sa yo merite,
paske nou deja konnen pou ki moun
nou pral vote pou ede peyi a an jene-
ral. Nou p pral vote enkonpetans.
Kamita : Se pa serye sa pou depi
1803 nou fin pran endepandans nou,
aprè 300 an soufrans, tribilasyon ak
tout sòt enjistis pou gen moun ki pare
ankò pou vin souse manman nou.
Moun sa yo san konsyans e yo gen
pou peye pou zak kriminèl sa yo ki
anime nan konsyans yo.
Klotid : Nèg yo pa reflechi.Yo tout
apkouripouyalchitasouchèzboure
a ki chaje ak pikan. Se nan san sans
anpil mesaje kontinye ap voye mesaj
pou tout sa ki gen zòr tande e koute
tou. Mwen sonje kèk pasaj nan yon
chante gwoup Koudyay ke wa Kesi
avèk tout sèvitè li yo te pote pou pèp
la. M ap mande pou n pran tan nou
pou n tande pawòl yo :
« Pèp o. pèp o, pèp o !
Kouman nou ye ?
Mwen konn sa n ap pase
Anba bouch mechan yo
Tout kote nou pase
Yo tonbe kritikwe n.
Yo di n ap sa ekri analfabèt
Nou p ap sa ekri non vanyan nou
N ap fè yo wè non n ekri :
« P… e aksan fòs P se pèp la »
Alfabetize, n ap kenbe vòlè fo papye
yo
Lè sa a y ap kriye
Nou menm n ap fete
Na vin eklere
Nou p ap pran fo papye vòlè save
Nou mèt si se te yon zetwal
Ki te klere tout latè
Epi li te respekte moun sa a
Ki aprann li a 40 an
Mezanmi, yo mèt ban mwen kou
Pou verite m pale a
Si w al Site Solèy, wa jwenn
Wa jwenn yon pèp k ap kriye
Mezanmi, yo mèt fizye m
Pou verite m ap chante a
Si w al Matisan,
Wa jwenn yon pèp k ap kriye
Mezanmi, ou mèt sapata m
Pou verite m pale a
Si w pase Lasalin,
Wa jwenn yon pèp k ap kriye
Pandan m ap pase
Mwen tande yon vwa k ap kriye
Vwa a tèlman tris
Se yon pèp k ap soufri,
Mwen t ap souri
Menm moman an m vin fremi
Kay la se pa w
Peyi a se pou ou.
Pi gwo manman kriye !
Pi gwo manman kriye !
Men Labib te pale vre
Pèsonn pa aplike l.
Lemonn ap boulvèse
Lafen dimonn rive
Ya mande Bondye e sa yo fè
Woy, woy, woy,
Pi gwo manman kriye !
Mari Woz, ede m kenbe koukou yo !
Jou bare, jou bare koukou yo
Lanjelis, jou bare yo
Yo kenbe koukou yo
Yo mare 2 pye l
Plonje l tèt anba
Yo fè l depale
Yo fè l pale fatra
Li tande !
Depi pèp la parèt
Mete tout zam atè
Leve de men anlè
Koul, nonb !
Alo. Alo Jeova !
Se sa menm pèp la bezwen
Sekirite n ap mande !
Elektrisite n ap chache
Se lasante n ap mande !
Se sa yon peyi bezwen
Anpil sekirite
Doktè pou lasante
Ak elektrisite
Si n alfabetize
Peyi nou va mache
Si tout Ayisyen te gen chans
Met tèt ansanm
Peyi n ta pi bèl.
Yo bare koukou nan kalòj la
Yo kenbe koukou nan kalòj la
6 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
Kreyòl
Ale nan paj 14
VERITE SOU TANBOU :
Pèp ayisyen konnen,
li wè, li pale verite
Si nou te mete tèt ansanm
nou ta fè anpil mèvèy
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7Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
AVIS DE DIVORCE
PAR CES MOTIFS, le Tribunal, après examen, le ministère public entendu, maintient
le défaut octroyé contre la défenderesse à l’audience précitée; pour le profit déclare fon-
dée ladite action. Admet en conséquence le divorce du sieur PHORTU MARCELIN
d’avec son épouse, née CIDONIAALCIDONIS, pour injures graves et publiques. PRO-
NONCE la dissolution des liens matrimoniaux existant entre les dits époux; ORDON-
NE à l’officier de l’état civil de la Section Est de Port-au-Prince de transcrire sur les
registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans
l’un des quotidiens s’éditant à la capitale, sous peine de dommages-intérêts envers les
tiers, s’il y échet; commet l’huissier JOHNNY JEAN de ce siège pour la signification de
ce jugement; compense les dépens.
AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ par nous MARLEINE BERNARD DELVA, juge en
audience civile ordinaire et publique du jeudi deux juillet juin deux mille quinze, en pré-
sence de Me. RONALD PIERRE, substitut du commissaire du gouvernement de ce res-
sort et avec l’assistance du sieur JOSEPH PIERRE-LOUIS, greffier du siège.-
IL EST ORDONNÉ, à tous les huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à
exécution, aux officiers du ministère public près les Tribunaux civils d‎’y tenir la main,
à tous les commandants et autres officiers de la force publique d y pr ter main
forte lorsqu ils en seront l galement requis.-
EN FOI DE QUOI, la minute du pr sent jugement est sign e du juge et
du greffier susdits.
Ainsi sign ˚: MARLEINE BERNARD DELVA et JOSEPH PIERRE-LOUIS
Pour exp dition conforme
collationn e˚
Le Greffier
AVIS DE DIVORCE
PAR CES MOTIFS, le Tribunal, après examen et sur les conclusions du ministère
public, maintient le défaut octroyé contre la défenderesse à l’audience précitée, pour le
profit du défaut, déclare fondée ladite action, admet en conséquence le divorce du sieur
Shubert CINÉUS d’avec son épouse, née Nadège DORIVAL, pour injures graves et
publiques aux torts de l’épouse. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant
existé entre lesdits époux; ordonne à l’officier de l’état civil de la Section Sud de Port-
au-Prince de transcrire dans ses registres à ce destinés, le dispositif du présent juge-
ment dont un extrait sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant à la capitale, sous
peine de dommages-intérêts envers les tiers, s’il y échet, commet l’huissier Clerbrun
FAURE de ce siège pour la signification de ce jugement; compense les dépens.
AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ PAR NOUS, Gerty Léon ALEXIS, juge en audience civi-
le, ordinaire et publique du trois juillet deux mille quinze, en présence de Me. Mirlande
Dupiche PRÉVOST, substitut-commissaire du gouvernement de ce ressort avec l’assis-
tance du greffier Joseph PIERRE LOUIS.
IL EST ORDONNÉ, ETC.
EN FOI DE QUOI ,ETC.
POUR EXPÉDITION CONFORME
COLLATIONNÉE
Me. Sergot ORESTE
AVIS DE DIVORCE
PAR CES MOTIFS, le Tribunal, après examen, le ministère public entendu,
maintient le défaut octroyé contre la défenderesse à l’audience précitée; pour le
profit déclare fondée ladite action. Admet en conséquence le divorce du sieur
Gesner Morancy d’avec son épouse, née Rose Marie Thélimond, pour injures
graves et publiques aux torts de l’épouse. Prononce la dissolution des liens matri-
moniaux existant entre les dits époux; ordonne à l’officier de l’état civil de
Delmas, de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent juge-
ment dont un extrait sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant à la capitale,
sous peine de dommages-intérêts envers les tiers, s’il y échet; commet l’huissier
VILNERET GABRIEL de ce siège pour la signification de ce jugement; compen-
se les dépens.
AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ par Nous, Marlene Bernard Delva, juge en
audience civile ordinaire et publique du jeudi dix huit juin deux mille quinze, en
présence de Me. Ronald PIERRE, substitut du commissaire du gouvernement de
ce ressort et avec l’assistance du sieur JOSEPH PIERRE-LOUIS, greffier du
siège.-
Me. Gilbert Myrthil, Av.
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8 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
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9Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
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LL
e Conseil électoral provi-
soire (CEP), aux comman-
des de Pierre Louis Opont,
de concert avec la prési-
dence, ont projeté de faire
main basse sur l‘appareil d’État en
noyautant les différentes institutions
qui la composent avec des élus in-
dignes et non qualifiés. Tel a toujours
été et reste l’objectif visé par Michel
Martelly, ses amis et clientèles poli-
tiques, qui ont besoin de tels moyens
pour accélérer la descente aux enfers
du pays que le régime tète kale a
amorcée dès le lendemain de l’inves-
titure de Sweet Mickey. Le scrutin du
9 août 2015 a été conditionné de ma-
nière à satisfaire aux intérêts sordides
de cette équipe, qui ne s’est pas
gênée pour accoucher de cette mas-
carade au vu et au su du monde en-
tier. C’est pourquoi, accepter les ré-
sultats bidon de ces élections équi-
vaut à la prise en otage d’Haïti par
des brigands avec les conséquences
néfastes que cela apportera au pays.
Pour commencer, les nombreuses
dérives du pouvoir rose, qui jalonnent
l’administration Martelly Lamothe,
d’bord, puis Martelly-Paul, ne sont
qu’un avant-goût de ce qui sera servi
au peuple haïtien par un gouverne-
ment avec un Parlement majoritaire-
ment composé de criminels dénon-
cés et dans les postes clés du pays
des individus nommés par ces der-
niers. Un tel scénario sera garanti si
l’œuvre scélérate de ce CEPn’est pas
combattue et ses auteurs mis en
déroute, en sus de recevoir le juste
châtiment que mérite leur forfaiture.
En effet, après plus de quatre ans
de gouvernement, Martelly et son
équipe ont mis le pays en coupe ré-
glée, trop souvent éliminant les ac-
quis démocratiques et sociaux ga-
gnés de hautes luttes au cours des
dernières décennies. Les défenseurs
de la démocratie et ceux qui se bat-
tent inlassablement pour l’intégrité
de nos institutions ne peuvent oublier
de si tôt les accrocs faits à la Cons-
titution et aux normes républicaines
par le président Martelly et ses con-
seillers. Certes, non seulement les
«bandits légaux » occupent le haut
du pavé, sous le régime tèt kale, mais
encore le Palais national intervient
de manière éhontée dans les déci-
sions judiciaires, faisant innocenter
les criminels et niant justice aux vic-
times. La Constitution et les lois du
pays son violées avec impunité par le
président haïtien, ses partisans et ses
amis. Ceux pris en flagrant délit dans
la perpétration de crimes sont blan-
chis par des juges triés sur le volet
par M. Martelly qui, trop souvent,
intervient pour arracher ses amis des
griffes de la justice; ou bien pour
empêcher que soit dit le mot du droit
sans inhibition ou interférence. Ci-
tons, à titre d’exemples, le cas Calix-
te Valentin, conseiller spécial du pré-
sident Martelly renvoyé hors de
cause pour le meurtre en flagrant
délit d’un commerçant de Fonds
Parisien; la mort dans des circons-
tances jamais élucidées du juge Jean
Serge Joseph, qui était chargé de
l’instruction du dossier de la premiè-
re dame et du fils aîné du président
accusés de détournements de fonds
publics, de corruption et d’associa-
tion de malfaiteurs; intervention
directe de M. Martelly pour faire li-
bérer son ami Woodley Éthéard,
communément appelé Sonson La
Familia, chef de gang arrêté pour tra-
fic de drogue et kidnappings; sous
l’administration Martelly-Lamothe,
des centaines de prisonniers ont été
libérés d’une prison de haute sur-
veillance afin de faciliter l’évasion
de trafiquants de drogue colombiens;
l’homme d’affaires Clifford Brandt,
incarcéré pour kidnappings, attend
encore son procès plus de deux ans
après son arrestation; au nom du chef
de l’État, le ministre de la Justice fit
arrêter l’instruction du dossier du tra-
fiquant de drogue Evinx Daniel, ami
et partenaire en affaire du chef de
l’État, qui disparut ensuite sans lais-
ser de traces.
On ne peut énumérer ici tous les
cas de corruption signalés contre la
famille présidentielle et des proches
du premier citoyen du pays. On se
borne à souligner les plus flagrants,
notamment les détournements de
fonds perpétrés contre les caisses pu-
bliques et les accusations de corrup-
tion dont le président Martelly est
directement accusé.
En effet, le président haïtien a
reçu plus de USD 2 millions de pots
de vin du sénateur dominicain Félix
Bautista en échange de contrats de
construction octroyés aux firmes de
ce parlementaire. Michel Martelly et
Laurent Lamothe ont dilapidé le
Fonds PetroCaribe et le Fonds d’-
éducation sans jamais fournir de jus-
tifications pour les millions décaissés
soi-disant pour financer des projets
de construction.
Voilà succinctement les brigan-
dages perpétrés dans la gestion des
affaires du pays par Michel Martelly
et sa clique, au cours des quatre der-
nières années. Après tout ce gâchis
assorti de crimes graves rendant M.
Martelly et ses complices passibles
de poursuites judiciaires, ce dernier
se débat comme un beau diable pour
éviter d’affronter l’orage dont il
craint l’approche. D’où son projet
d’occuper tous les compartiments du
pouvoir en y favorisant l’accès à ses
hommes et femmes de confiance qui,
comme lui, sont à la recherche d’im-
punité pou éviter de se retrouver au
rendez-vous avec la justice.
Incontestablement, cette vaste
conspiration électorale montée par
Pierre Louis Opont et son CEP, de
concert avec Michel Martelly, les
partis PHTK, Bouclier, Vérité et
leurs alliés vise tout simplement à
prendre le pays en otage. Négliger de
se battre rudement pour contrecarrer
un tel projet équivaut à contribuer à
sa réussite. Il appartient donc aux
authentiques filles et fils d’Haïti de
barrer la route à ces imposteurs par
tous les moyens démocratiquement
possibles.
Nonobstant une conspiration d’un
autre genre concoctée par un secteur
de la communauté internationale,
pour quelque raison que ce soit, afin
de faire passer cette mascarade
d’élections, les amis et défenseurs de
la démocratie ne doivent pas donner
dans le panneau. Car seuls les Haï-
tiens savent et comprennent ce que
signifie la perte de la souveraineté
démocratique du pays au profit d’-
une clique de bandits. En un mot, il
faut absolument rejeter le scrutin du
9 août 2015.
10 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
ÉDITORIAL
Haïti-
Observateur
P.O. Box
356237
Briarwood, NY
11435-6235
Tél. (718) 812-
2820
Pour sauver Haïti, il faut
rejeter le scrutin du 9 août 2015
Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 10
TT
he Provisional Electoral
Council (French acronym
CEP,) under the leadership
of Pierre Louis Opont,
together with the presiden-
cy, plan to make off with the state
apparatus by stacking the various ins-
titutions with elected individuals who
are both unworthy and unqualified.
This has always been, and remains
the objective of Michel Martelly, his
friends and political clients who need
such means to accelerate the down-
ward spiral of the country started by
the bald-headed team since the day
after the inauguration of Sweet
Mickey. The result of the August 9,
2015 vote was inured to meet the sor-
did interests of the team that gave
birth to this masquerade in full sight
of the whole world without the slight-
est embarrassment. Therefore, ac-
cepting the phony election results is
equivalent to helping Haiti to be
taken hostage by brigands with all the
negative consequences this will bring
upon the country.
For starters, the numerous drifts
of the pink power, which mark the
Martelly-Lamothe administration,
first with Martelly and Lamothe, then
with Martelly and Paul, are only a
prelude to what will be served to the
Haitian people by a government with
a Parliament mainly composed of
denounced criminals and individuals
appointed by them in key positions
throughout the land. Such a scenario
will be guaranteed if the work of this
villainous CEP is not addressed and
those responsible for it routed, in
addition to receiving their just pun-
ishment that their acts of malfeasance
deserve.
Indeed, throughout more than
four years of Martelly government,
he and his team have the country
under their collective thumb, elimi-
nating the democratic and social
gains won at the price of high strug-
gles in recent decades. The defenders
of democracy and those who are tire-
lessly fighting for the integrity of our
institutions can‘t forget any time soon
snagging made to the Constitution
and republican standards by Presi-
dent Martelly and his advisers. Cer-
tainly not only the “legal bandits” oc-
cupy the high ground, under the bald-
headed régime, but the National Pa-
lace is shamelessly involved in judi-
cial decisions, ordering criminals to
be rendered innocent, and denying
justice to victims. The Constitution
and the laws of his country are violat-
ed with verve and absolute impunity
by the Haitian president, his support-
ers and friends. Those caught in the
commission of crimes are set free by
judges handpicked by Mr. Martelly
who, too often, intervenes to rescue
his friends from the clutches of jus-
tice; or to prevent a final legal deci-
sion from being rendered without
inhibition or interference. These in-
clude, as examples, the case of Calix-
te Valentin, a special advisor to Pre-
sident Martelly who was exonerated
in the act of committing the murder
of a trader from Fonds Parisien; it has
never been established as to the death
of Judge Jean Serge Joseph, in un-
clear circumstances, who was res-
ponsible for investigating the case of
the first lady and the eldest son of the
president accused of embezzlement,
bribery and criminal conspiracy;
direct intervention of Mr. Martelly to
free his friend Woodley Éthéard,
commonly known as Sonson La
Familia, a gang leader arrested for
drug trafficking and kidnappings;
under the Martelly-Lamothe regime,
hundreds of prisoners were released
from a high security prison to facili-
tate the escape of Colombian drug
traffickers; businessman Clifford
Brandt, imprisoned for kidnapping, is
still awaiting trial more than two
years after his arrest; on behalf of the
Head of State, the Minister of Justice
ordered the arrest of the investigation
of drug trafficker Evinx Daniel, a
friend and business partner of the
Head of State, who later disappeared
without a trace.
We can‘t list all the cases of cor-
ruption reported against the presiden-
tial family and relatives of the first
citizen of the country. We’ll only
point to the most egregious ones, in-
cluding embezzlement perpetrated
against public funds and perennial
corruption charges against President
Martelly who has been directly
accused.
Indeed, the Haitian president has
received more than $ 2 million in
bribes from Dominican Senator Felix
Bautista in exchange of construction
contracts awarded to firms belonging
to this parliamentarian. Michel Mar-
telly and Laurent Lamothe have
squandered the PetroCaribe Fund and
Education Fund without any explana-
tion for millions allegedly disbursed
to finance so-called construction
projects.
That succinctly describes cor-
ruption cases committed in the man-
agement of national affairs by Michel
Martelly and his clique, over the last
four years. After all this mess accom-
panied by serious crimes making Mr.
Martelly and his accomplices liable
to prosecution, the latter is struggling
like hell to avoid facing the storm he
fears approaching. Hence his plan to
occupy all areas of power by making
them accessible to the men and
women entirely devoted to him who,
like him, are seeking impunity in
order to avoid ending up at their well
deserved rendezvous with justice .
Undoubtedly, this vast conspira-
cy mounted by Pierre Louis Opont
and his electoral council, together
with Michel Martelly, political par-
ties PHTK, Bouclier, Vérité and their
allies is simply a ploy being used to
take the country hostage. Neglecting
to fight rudely to thwart this project is
tantamount to contributing to its suc-
cess. It falls, therefore, to the genuine
sons and daughters of Haiti to block
the road to these impostors democrat-
ically by all means possible and post
haste.
Notwithstanding a conspiracy of
another sort concocted by a sector of
the international community, for
whatever reason, in order to pass this
election farce, friends and defenders
of democracy must not fall into their
trap. Because only Haitians know
and understand what it means for our
country to lose its democratic sover-
eignty in favor of a gang of bandits.
In a word, we must absolutely reject
the results of theAugust 9, 2015 elec-
tion.
11Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
EDITORIAL
Haïti-
Observateur
P.O. Box
356237
Briarwood, NY
11435-6235
Tél. (718) 812-
2820
To save Haiti, we must reject the
results of the August 9, 2015 vote
Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 11
1212 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
2 septembre 2015 [1]
Par Docteur Loren Ekroth, Ph.
D. [2]
Le point focal de l’article de cette
semaine : Quelques « outils de
conversation » différents peuvent
optimiser la qualité de vos con-
versations non seulement pen-
dant « La Semaine de meilleures
conversations », mais également
à d’autres occasions.
Les vieilles habitudes de
conversationsontcommedesrai-
nures dans un enregistrement de
vinyle qui se traduisent par les
mêmes conversations insipides
lorsqu’il est tourné. Essayer quel-
ques nouvelles approches pour-
rait rafraîchir les entretiens de
routine et produire une expérien-
ce plus enrichissante. Quelques
approchesdeconversationsdiffé-
rentes avec des amis et des mem-
bres de la famille : Pour évoquer
des histoires de vie personnelles
dans des groupes, essayez :
1. D’écouter des chansons
populaires de ces dernières dé-
cennies et demander aux adultes
de partager le souvenir d’une ex-
périence qu’évoque une chanson.
Exemple : Pour moi, la chanson
des Beatles « Hier » évoque le
souvenir d’une romance dans les
années 1960.
2. D’étaler des clichés sur une
table et demander à chaque per-
sonne d‘en choisir un et de racon-
ter son histoire.
Exemple:Unedemes photos
préférées comme un petit garçon
est lorsque j’étais assis au bout
d’un quai avec une canne à pê-
che, au cours d’un pique-nique
familial. J’ai attrapé un petit arle-
quin, mais ma sœur, qui se sentait
désolée pour le petit arlequin, l’a
pris et l’a remis dans le lac. Boo-
hoo.
3. D’utiliser la nourriture ou
des boissons comme des entrées.
Par exemple, si vous vous ras-
semblezpourunbanquetfestival,
demandez aux participants d’ap-
porter un plat traditionnel ou
ancestral transmis par un aîné.
«Ma grand-tante Emma a fait un
menu spécial, et j’ai fait de mon
mieux pour recréer le même. Ses
ingrédientssont...» Ensuite,vous
partagerez quelques souvenirs de
votre tante.
4. Un segment de contes en
cercle : À un certain moment, au
cours de votre réunion, réservez
une heure ou deux pour les adul-
tes de partager brièvement des
histoires de vie personnelles.
Avertissez les participants à l’-
avance que chacun sera demandé
– mais ce n’est pas obligatoire –
de partager une histoire person-
nelle en réponse à des questions
comme celles-ci :
- À un couple : « Comment
vous êtes vous rencontrés ? »
- « Quelle a été votre premiè-
re voiture ? »
- « Quelle a été votre premier
emploi ? »
- « Quelle est la personne en
dehors du cercle familial qui a eu
le plus d’influence sur vous et sur
votre vie ? »
- « Quel est le meilleur
conseil que quelqu’un vous ait
donné ? Et qui était cette person-
ne ? »
Donnez aux gens le temps de
réfléchir avant de raconter leur
histoire. Si vous attendez leur ré-
ponse avec impatience, cela leur
rendra nerveux.
Pour plus de questions, con-
sultez des ressources supplémen-
taires à www.storycorps.org où
vous trouverez des centaines
d’entre lesquelles choisir.
a. Mettez de côté un temps et
un endroit éloigné de toutes dis-
tractions. Un salon ou la salle fa-
milialeestmieuxquedes’asseoir
autour d’une table. Pour un grou-
pe de 10 ou moins, une heure
d’horloge sera suffisante. Je sug-
gère 5 minutes par personne,
mais ce n’est pas nécessairement
obligatoire, aussi longtemps que
quelqu’un ne domine la conver-
sation.
b. Utilisez un microphone ou
un téléphone intelligent. Cela
permettraitauxintervenantsdese
concentrer, et plus tard des CD de
leurs histoires pourraient être dis-
tribués à ceux-là qui n’avaient
pas pu assister.
c. Utilisez la méthode « pop-
corn » afin que les participants ne
parlent que lorsqu’ils sont prêts à
le faire. C’est mieux que de faire
« le tour du cercle », où les per-
sonnes qui font la queue pour-
raient s’occuper davantage à pra-
tiquer ou à répéter leurs propres
histoires, au lieu d’écouter. La
méthode « pop-corn » est plus
spontanée.
5.Amusez-vous avec des bis-
cuits de fortune. À des dîners et
même à des rencontres d’affaires
mixtes, j‘ai utilisé des biscuits de
qualité avec des fortunes fasci-
nantes que j’ai glissées à l’inté-
rieur. Voici 2 exemples que j’ai
trouvés au hasard dans ma boîte
de biscuits : « La vie est en mar-
che, que nous nous comportions
comme des lâches ou des héros »
et « N’exigez pas de quelqu’un
qu’ilvousdonnesonâmelorsque
vous avez déjà obtenu son cœur».
Je demande toujours aux par-
ticipants de partager: “Quel est,
s’il y en a, le rapport existant en-
tre vous et votre fortune? Expli-
quez.”
Les réponses seront improvi-
sées, spontanées, et souvent intel-
ligentes. Autour d’une table, une
personne à la fois ouvre un bis-
cuit, lit la fortune à haute voix, et
répond.
En paires, faites la même
chose. À des événements de ren-
contre sociale, j’ai observé que
des paires d’étrangers se dépar-
tent des petites conversations ha-
bituelles pour tisser des liens
d’amitié plus solides.
Pour éviter les fortunes vides
de sens que je trouve souvent à
un restaurant chinois dans mon
quartier, j’utilise la marque Bol
Doré (Golden Bowl), que j’ai
achetée en ligne sur Amazon.
com. Ou bien vous pourriez insé-
rer des citations lapidaires et des
pensées morales dans les biscuits
que vous préparez vous même.
Ce qu’il faut retenir aujour-
d’hui :
1. Tout le monde a une histoi-
re à raconter. Donnez-leur l’occa-
sion de le dire.
2. Cessez les conversations
de routine. Choisissez plutôt une
approche différente comme l’une
de celles mentionnées ci-dessus.
3. Profitez des rassemble-
ments de famille durant les fêtes
traditionnelles pour collecter des
histoires précieuses des aînés de
la famille. S’ils sont timides,
mais quand même prêts à parta-
ger en privé, vous pourriez les
enregistrer sur une cassette audio
oulesvidéographierendehorsdu
groupe. StoryCorps.org contient
de brillantes questions que vous
pouvez poser à vos aînés.
[1] Publié avec la permission
du Docteur Loren Ekroth, éditeur
du magazine Better Conversa-
tions. Pour ceux qui préfèrent la
version originale en anglais, ils
peuvent s’inscrire pour l’abonne-
ment hebdomadaire gratuit du
magazine à : www.conversation-
matters.com.
[2] Docteur Loren Ekroth est un
spécialiste américain en commu-
nication humaine et un expert
national en conversation des
affaires et de la vie sociale.
Traduit de l’anglais par
Réginald Barthélemy, MBA
Volume 3, Edition 84
TECHNIQUES DE CONVERSATION
Tout le monde a une histoire à raconter
By Reginald Barthelemy
Centuries ago, a homeless Psy-
chiatrist lived in a country where
many of His contemporaries
suffered from nervous or mental
breakdown. This was because
they had trouble making ends
meet, and He gave them the best
counsel ever for mental health
and healthy living. From a
mountaintop, He delivered a
powerful speech ever recorded
in the history of mankind. Down
through the ages, His address
has made a profound impact on
the human family.As a prescrip-
tion to an anxious crowd that
gathered around Him, He said:
“Do not worry about tomorrow;
it will have enough worries of its
own. There is no need to add to
the troubles each day brings”
(Matthew 6:34, GNT). His
remark could be summed up in
this way: “Get completely and
totally engaged in living one day
at a time.”
The secret to healthy living
lies in living in the present – one
day at a time. Would you like to
know how to live one day at a
time? Here is how it can be
achieved:
Value each day as
a gift from God
Always begin the day with God.
Speak to Him first before speak-
ing to any human being. Have a
good, well-balanced spiritual
breakfast on empty stomach to
break the fast from the night
before. This can be accomplish-
ed by praising Him for His pro-
tective care during the night, by
drinking a good dose of spiritual
milk from the fountain of the
Holy Word, and by presenting to
Him your needs through prayer.
Train yourself to
have your mind
stay focused on
TODAY
Life, real life, is lived one day at
a time. We are not wired to man-
age long lengths of time at a
time, but we can surely manage
one day at a time. A good many
of us, however, act like fools; we
are not content to live just one
day at a time. We rather split
ourselves and live in two differ-
ent worlds at the same time. We
have one foot in the past and the
other in the future while putting
off living in the present. But do
you know this is not a wise way
to live? When we do, we are
hurting ourselves. Of course,
this is a recipe for mental break-
down. The healthy way to live is
to shut off the past and the future
and lock ourselves tight in the
present. From the time you
wake up until bedtime, make a
conscious effort to be fully
engaged in living and enjoying
those hours.
Cultivate a
thankful attitude
Never make a list of your trou-
bles. Instead, count your bless-
ings one by one. No matter what
life hands you, always strive to
look for the silver lining in every
situation. Consider that it could
have been worse. The benefits
of a grateful attitude are count-
less - physically, mentally, emo-
tionally, psychologically, and
spiritually.
Be kind
Kindness is the essence of life.
Everyone who crosses our path
is collapsing under the crushing
burdens of life. It is simply hu-
man to give a helping hand.
During those 24 hours, seek to
do at least one act of kindness to
a person in need. As Alice
Childress observed: “Life is just
a short walk from the cradle to
the grave, and it sure behooves
us to be kind to one another
along the way.”
Be active
If you feel worry coming on,
wake up your happy hormones
by getting busy involved in
some physical activity. Worry
does not disturb busy people.
When you are busy, you have no
time to feed your mind on any
dark, distressing thoughts.
Never forget that idleness is the
mother of worry and anxiety.
Have a
forgiving spirit
Not only is forgiveness a spiritu-
al admonition, but there is also a
direct link between un-forgive-
ness and many health challenges
people are facing. In the words
of Dr. Glenn Mack Harndon:
“Forgiveness releases the of-
fended from prolonged anger,
rage and stress that have been
linked to physiological prob-
lems, such as cardiovascular dis-
eases, high blood pressure,
hypertension, cancer, and other
psychosomatic illnesses.” He
suggests that among other
things, releasing your anger reg-
ulates your blood pressure.
Live out your faith
Be a living demonstration of
your religious beliefs to the
unbelieving world. While living
in the present, make it your
sacred duty to witness for God
before the world and tell others
about His goodness. And the
best way to accomplish this is
through your daily actions and
words. As an unknown inspira-
tional author puts it so eloquent-
ly: “The way you live may be
the only Holy Word many peo-
ple read.”
Today, many are bedridden
or suffer from nervous or mental
collapse or other health challen-
ges because they rejected
Christ’s counsel: “Have no wor-
ries about tomorrow.” They
thought that He was a lunatic.At
this very moment you and I are
standing at the intersection of
two critical times: on one hand,
the past and its dead yesterdays
and, on the other hand, the fu-
ture and its unborn tomorrows.
We should neither be concerned
about the past nor the future. A
day of 24 hours is enough for us
to manage. Living one day at a
time is to our mental health
something like gratitude to our
physical health. It triggers a feel-
ing of well-being – and it is easy
to do and accessible to all. If you
put into practice these seven
steps, you have enough to keep
you going and fully engaged in
living in the present. How can
you, in a practical way, put
Christ’s counsel into practice in
your daily life? Well, if you have
both feet firmly planted in the
present, you will have no time to
be worried about the past or the
future. Do you find them hard,
or too hard, to practice? The
counsel of the famous homeless
Psychiatrist is still relevant. It
makes for good mental, psycho-
logical, physical, and spiritual
well-being. Living one day at a
time – living in the present – is
the best and wisest way to live
life.
Food for Thought: “The great use
of life is to spend it for something
that will outlast.” (William James)
September 2, 2015
Volume 3, Issue 93
POSTCARDS FROM AFRICA
Living in the present
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Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 12
Par Charles Dupuy
Le mercredi 21 avril 1971,
François Duvalier mourait au
Palais national laissant le pouvoir
à son fils, Jean-Claude. L’autre
héritière du pouvoir, celle qui al-
lait jouer un rôle politique pré-
pondérant durant cette période,
c’était la veuve de François Du-
valier, Simone Ovide. Apparem-
ment, celui à qui Duvalier voulait
laisser la charge de la régence
était Hervé Boyer, son ministre
des Finances. Mais ce dernier
sera pris de vitesse par Luckner
Cambronne et c’est bien Cam-
bronne qui, durant ces minutes
cruciales, et avec le plein accord
de la première dame, va s’empa-
rer des rênes du gouvernement.
Cambronne s’octroie le ministère
de l’Intérieur, de la Défense na-
tionale et de la Sécurité publique
avant de distribuer les postes po-
litiques clés à un groupe d’amis
sûrs et de protégés de Simone
Ovide.
Deux jours après l’installa-
tion de Jean-Claude Duvalier,
l’arrêté présidentiel du 24 avril
1971 confirmait Madame veuve
François Duvalier dans son rôle
de première dame de la Républi-
que. On comprend que l’entoura-
ge de Jean-Claude confiait de
manière officieuse la charge de la
régence à la mère, Simone Ovi-
de. « Ma mère demeure ma pre-
mière conseillère », répétait sans
cesse Jean-Claude pour bien faire
sentir le poids politique de celle
qui se présentait comme la garan-
te de la continuité. Le dimanche
25 avril se déroulait le premier
conseil des ministres sous la con-
duite du nouveau président à vie,
Jean-Claude Duvalier. À la sur-
prise générale et au rebours des
règles établies, la sœur et secré-
taire privée du président, Marie-
Denise Duvalier, entrait d’autori-
té dans la salle des délibérations
et participait à la séance. Les
affairesdel’Étatétaientdevenues
les affaires de la famille Duvalier.
Tout le poids du pouvoir tombait
entre les mains de cette famille
dynastique avec, à sa tête, Simo-
ne Ovide comme véritable maî-
tresse du jeu. Pour exécuter ses
volontés, Simone Ovide avait
son homme, et cet homme s’ap-
pelait Luckner James Cambron-
ne. Celui-ci agissait alors en chef
de gouvernement et partageait
avec Simone Ovide l’administra-
tiondesaffairesdel’État.Simone
lui accorde une confiance si ab-
soluequepourexpliquerleurbel-
le entente, les mauvaises langues
nepurentrésisteràl’enviedevoir
un peu plus que de l’amitié dans
leurs relations. On murmurait
avec insistance qu’il y avait une
vieille liaison amoureuse entre
Simone Ovide et l’homme fort
du moment. Si la plupart des fa-
miliers du Palais doutaient de ces
histoiresqu’ilsprenaientpourdes
ragots inventés de toutes pièces
par des langues envenimées, d’-
autres cependant les tenaient
pour fondées, affirmaient mordi-
cus que le ministre et la veuve
toute-puissante se témoignaient
de l’affection, qu’il existait effec-
tivement entre eux une aventure
galante et que rien en dehors du
feu brûlant de ces amours clan-
destines ne pouvait expliquer
l’extraordinaire fortune politique
de Cambronne.
« Cambronne, un jour, nous
apprend le Dr Rony Gilot, avait
pleuré des larmes de sang à en-
tendre une telle ignominie au
sujet d’une madone qu’il véné-
rait comme sa propre mère, com-
me une sainte ». (Jean-Claude
Duvalier ou l’ingénuité captive,
p.105) Il faut savoir que Cam-
bronne vivait dans l’intimité des
Duvalier qui le considéraient
comme un ami, un proche parent,
un membre de la famille. « Cam-
bronne aimait Duvalier comme
un père, l’adorait comme un
dieu, nous dit encore le Dr Gilot.
Il ne découchait pas de la cham-
bre empuantie de Duvalier mala-
de et moribond. Et quand survint
l’événement fatal, l’on comprend
qu’il ne fut pas disposé à se lais-
ser coiffer sur le poteau par quel-
que dinosaure, même désigné et
en attente du sceptre du pouvoir
réel à l’ombre de l’héritier ado-
lescent » (idem, p. 51).Au Palais,
les courtisans ne savaient plus où
donner de la courbette. Fallait-il
faire sa cour à Jean-Claude, le
président de la République, ou
bien à Cambronne, le maître du
moment, ou bien encore à Simo-
ne Ovide, la régente officieuse, la
véritable détentrice du pouvoir
politique. Simone Ovide est alors
lasouverainetoute-puissanteetla
moindre des décisions qui se
prend au Palais doit obligatoire-
ment passer par elle. La photo
officielle de Jean-Claude Duva-
lier flanqué de sa mère trône dans
tous les bureaux publics du pays.
Désormais, on ne peut plus parler
du président sans ajouter une
mentionflatteuseàl’endroitdesa
mère, la première dame de la Ré-
publique. Ainsi, dans son homé-
lie du 1er janvier 1972, l’arche-
vêque de Port-au-Prince, Mgr
Wolf Ligondé, propose Jean-
Claude Duvalier comme exem-
ple à la jeunesse du pays et sa
mère, Simone Ovide, comme
modèle à toutes les mères
d’Haïti.
« En tout cas, affirme le Dr
Rony Gilot, la consécration de la
mère comme Première Dame de
la République conforte toute la
cour dans la perception qu’elle
détient effectivement, à elle seule,
les leviers de commande. On
s’organise autour d’elle, laissant
à Jean-Claude le rôle secondaire
d’apposer sa signature sur les
décisions et mesures que les con-
seillers élaboraient dans les bu-
reaux de la Première Dame. Cel-
le-ci, il ne faut pas omettre de le
signaler, entretient sa propre
cour, constituée de ses amies de
vieille date : Simone Georges, sa
cousine Clélie Ovide et son mari
Jacques Tassy, Laura Cantave,
Marlène Ovide, dite Yaya et son
époux Lamartinière Adé, Lucia
Lamothe, ex-femme de Lucien
Daumec, Astrée, sa coiffeuse et
amie... et tant d’autres moins as-
sidues » (idem, p.106).
C’est donc Simone Ovide, la
veuve de François Duvalier, qui
dirige les affaires de l’État avec,
pour la seconder, Luckner Cam-
bronne, l’homme fort qu’elle a
choisi pour imposer sa volonté à
tous les échelons de la hiérarchie.
C’est le même Cambronne qui
est chargé d’initier le jeune chef
d’État aux devoirs de sa fonction,
de lui montrer les dessous du
métier de politicien.
Les choses auraient pu rester
dans cet équilibre pendant un
temps infini lorsque surviennent
les premières difficultés qui font
enrayer la machine. Le 16 no-
vembre 1972, par arrêté prési-
dentiel, Luckner Cambronne
était révoqué de son poste de
ministre de l’Intérieur. Ce coup
de théâtre spectaculaire éclate
comme une bombe dans la capi-
tale haïtienne. Il s’agissait d’un
véritable coup d’État mis au
point par la coterie des dino-
saures qui auront profité d’un
déplacement de Simone Ovide à
l’étranger pour chasser Cam-
bronne du gouvernement et le
remplacer par Roger Lafontant.
Cambronne, à qui on a interdit
l’accès du Palais, se sent livré à
lui-même, prend peur et se préci-
pite à l’ambassade de Colombie
où il réclame l’asile politique. En
apprenant la nouvelle, Simone
écourte son voyage, rentre préci-
pitamment à Port-au-Prince où
elle constate les dégâts qu’elle
tente de réparer de son mieux.
Elle commence d’abord par ex-
traire Cambronne de son ambas-
sade et, quand elle veut renverser
la décision de son fils, qui vient
de limoger son homme de con-
fiance, c’est Cambronne lui-mê-
me qui proteste et dit préférer
prendre la route de l’exil. Il quit-
te alors le pays pour séjourner
d’abord brièvement en Colombie
avant d’aller s’établir en Flori-
de. C.D.coindelhistoire@hot-
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Grandes Dames en appelant au
(514) 862-7185
1313
LE COIN DE L HISTOIRE
Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
Simone Ovide Duvalier ou la gar-
dienne de la révolution
AVIS DE DIVORCE
PAR CES MOTIFS, le Tribunal, après examen, le minis-
tère public entendu, maintient le défaut octroyé contre le
défendeur à l’audience précitée; pour le profit déclare
fondée ladite action. Admet en conséquence le divorce de
la dame HUDSON RENÉ, née NAGELA CHÉRY,
d’avec son époux pour injures graves et publiques aux
torts de l’époux. Prononce la dissolution des liens matri-
moniaux existant entre les dits époux; ordonne à l’officier
de l’état civil de la Section Sud de Port-au-Prince de
transcrire, dans les registres à ce destinés, le dispositif du
présent jugement dont un extrait sera inséré dans l’un des
quotidiens s’éditant à la capitale, sous peine de dom-
mages-intérêts envers les tiers, s’il y échet; commet
l’huissier CANAL GABRIEL de ce siège pour la signifi-
cation de ce jugement; compense les dépens.
AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ PAR NOUS, MARLEI-
NE BERNARD DELVA, juge en audience civile ordinai-
re et publique du jeudi huit Janvier deux mille quinze, en
présence de Me. MIRLANDE DUPICHE PRÉVOST,
substitut du commissaire du gouvernement de ce ressort
et avec l’assistance du sieur Joseph PIERRE-LOUIS,
greffier du siège.-
Il est ordonné, etc.
En foi de quoi, etc.
Pour expédition conforme
collationnée
Me. Achille P. Joseph, Av.
AVIS DE D GUERPISSEMENT
PAR CES CAUSES ET MOTIFS, le Tribunal, après
examen et après en avoir délibéré conformément au vœu
de la loi, se déclare compétent pour entendre et trancher
de l’espèce pendant; maintient le défaut requis contre la
partie défenderesse se renfermant dans les conclusions
dans l’acte d’instance de la partie demanderesse, par
conséquent le Tribunal dire et déclarer résilié le contrat de
bail à ferme existant entre la requérante, la dame Marie
Jocelyne Félix, et le sieur Jena Ferdinand, locataire du
shop # 76 situé au marché Hyppolite; accorder l’exécu-
tion provisoire sans caution sur le chef de déguerpisse-
ment nonobstant appel et pourvoir en cassation; réserve le
droit de la requérante de réclamer les dommages et inté-
rêts pour les préjudices indument causés le condamne aux
frais et dépens. Commet l’huissier Jean Michael de ce
siège pour la signification avec le commandant du présent
jugement d’autant qu’il est par défaut.
AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ par nous, Me Fritz
Délia, juge en audience civile et publique du jeudi sept
mai deux mille quinze(7 mai 2015) , an 212e de l’indé-
pendance.
IL EST ORDONNÉE à tous huissiers sur ce requis de
mettre le présent jugement à exécution, aux officiers du
ministère public près les Tribunaux civils d‎’y tenir la
main forte lorsqu’ils en seront légalement requis.
EN FOI DE QUOI, la minute du présent jugement est
signée du Juge et du greffier.
Ainsi signé : Me. Fritz Délia, juge de Paix; Me Bruno
Taylor, greffier.
Pour expédition cnforme
collationnée 
Me Reynold Dorestan et Me Faniel Refusé, avocats.
Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 13
1414 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
Men koukou
Ou konnen ou pa wè lajounen !
Kenbe yo
Kenbe yo
Yo kriye !
Yo rele
Kenbe yo !
Mare yo ! »
Ti lespri bann koken
yo tou ba
Sovè :Wi,noupralkenbeyoemare
yo tout nan chemen eleksyon an pou
n pann yo tèt anba pou yo pale raje ak
koze kredi, paske yo tout pa gen
okenn sibstans. Yon bann vòlè ranje
kò yo pou yo fofile rantre pou yo vin
piye. N ap pare tann yo nan chimen
jennen pou n kwense yo.
Sonya  : Konpliman, Klotid, pou
miziksaaoupotepounoukisotitout
dwatnankoudjay.Atisnouyodelivre
e yo pote bon mesaj pou pèp la ki nan
soufrans. Sa m konprann tout bon vre
nan ajisman nou nan lòbèy nan peyi a
sè ke nou lese twòp ale. Moman an
rive pou n bay tout sèpida yo sa yo
merite jan sa ye. Mesye-dam yo met
byen wo ap montre elegans yo men ti
lespri yo byen ba.
Krisyan : Kote Sonya jwenn koze
sa yo ?Yo gen rezon di « mefiez-vous
de l’eau qui dort ».Wi, nou dwe pran
anpil prekosyon kote nou wè dlo a
poze. Sonya di yon pakèt bagay la a
ki reyèlman fè nou konprann gen
lespwa, paske nou pa bezwen vaga-
bon ak ti lespri byen ba. Nou dwe
mache touttan pou n pa paralize. Yo
konprann yo kapab fè nou kokobe.
Non, moun sa yo twò piti pou pliye
nou e andikape nou nan ajisman yo.
Sovè :Ala bèl bagay lè nou konnen
valè nou ki se yon bagay ke moun pa
fouti ban nou. Mwen remake pèp
ayisyen konprann jwèt la trè byen,
paske bann mèsenè yo ap pase pou
piye. Men se pa pèp la ki pral ba yo
mwayenpouyoajikonsa.Eleksyon9
dawou a pwouve pa gen anpil moun
konpetan nan pewyi a pou plas depi-
te ak senatè a ke yo pran pou jwèt ti
mounn. Se yon wont pou m konstate
ke bann moun sa yo nou wè chak jou
nan 4 kwen peyi a ap fè dezòd pou
anyen serye pa janm regle.
Kamita : Nou pa bezwen bann ti
sèlpoulkapvinmetedivizyonevòlè
tou, yon fason pou yo kapab regle
zafèyo.Mwenkonprannbyenreyali-
te a e nou mete konfyans nou sou pèp
la ki definitivman pa pral vote youn
nan bann voryen yo ki konprann ke
dirije se yon bagay ki fasil san pa gen
yon mwayen pou jere bagay yo nan
bon ti mamit.
Jilbèt :Pèpayisyentedejaprannòt
pou l distenge moun k ap ede l e
moun ki vin pou vòlè. Tout vagabon
pral pran kanè pou yo pa janm gen
entansyon pou yo kandida pou kèl-
keswa pozisyon an. Pèp la pa bezwen
vòlè k ap vin dechèpiye l. Li bezwen
moun solid ki kapab fè kesyon yo jan
sa dwe ye.
Ki gwoup ki te chwazi
KEP la ?
Kamita : Mwen pa fouti rive kon-
prann anyen nan pozisyon bann san
konsyans yo. Se yo menm ki te fè
chwa yo pou yo te retade pwosesis la
pou yo te fè konnen ke Mateli ak Pòl
pa fouti jere zafè eleksyon.Yo pran
nan pwòp pyèj yo pou enkonpetans
ak kapasite.
Sovè : Pa di sa, Kamita. Si w di sa,
ya va manje w san yon grenn sèl.
Mwen kwè konpozisyon KEP la soti
nan sen lopozisyon an ki te bezwen
mounpalpoufèkesyonretire/ranpla-
se, yon bra de fè, yon diktaktè mode-
reepwogresispoupeyiakapabavan-
se nòmalman. Epi se pou aparèy Leta
a refonksyone nòmalman pou bagay
yo sa fèt.
Makso  : Sovè, ou gen nan ou,
konpè.Ti Nèg Dayiti renmen moun k
ap toufounen yo, k ap vòlè yo olye
pou travay ak yo. Se yon bann radòtè
ki enstale nan peyi a pou pale sèlman
olyeyoankadrepèplakibezwenbon
bagay pou l vanse tout bon nan mou-
van evolisyon an. Ti anplwaye pou
rive sou chèf la dwe rete pou yo
kapab fè kesyon yo. Li te lè li te tan
pounpranmennounanfèbonbagay.
Yon pakèt kandida payaya
Sovè : Gade yo ! Gade yon pakèt
gason ak fanm nan lakou peyi Dayiti
apmontedesanntankouchenfoupou
pòs senatè, depite ak prezidan san yo
pa menm prepare pou fè djòb la.
Men, moun sa yo nou wè la a san
konsyans e yo manke anpil. Se pou
pèp la ba yo tout kanè pou yo tout pa
janm gen entansyon kandida pou yon
pòs enpòtan, paske yo tout pa gen
kapasite.
Selya : Gade Sovè k ap pale avèk
prekosyon. Ou pa pale avèk jantiyès
poutoutvyekandidapayasyo.Oupa
wè ki pwen yo fè, paske yo pa gen
moun dèyè yo. Menm madanm,
mennaj, mari oubyen pitit yo pa vote
pou yo. Menm bòn lakay yo pa vote
pou yo, paske yo enkonpetan.
Sovè : Ou gen rezon, Selya. Men
fòk mwen ajoute ti pawòl sa a, menm
sinoudwepalebosalakyo.Nanpeyi
Dayiti gen yon pakèt moun fou,
menmsiwwèyoabiyechak.Seyon
pakèt moun fou dou ki poko pran
voye wòch dèyè lòt. Si m sonje byen
pawòl la di konsa :
« Ils sont fous
Comme des coucous
Pleins de poux
Sans bijoux ».
Menelas : Ou kapab, Sovè ! Ou
rete la konsa ap pale e ou gen tan
jwenn yon pawòl ki sanble bann
payaya yo. Nou nan tout sa k pa bon
si n pa klere je nou sou moun sa yo ki
konpran yo kapab pran peyi a daso.
Pyè : Moman ki t ap bon an pase e l
fini pou yo tout. Pèp la konnen ki
moun ki kalifye e byen plase pou fè
bagay yo nòmalman. Anpil vagabon
abiye yo tonbe, paske yo pa t janm
kalifyepoudjòbla.Seyonpakètsèpi-
da ki konprann yo kapab mele pèp la
nan malpwòpte yo.
Sovè : Nou wè ki jan bann politi-
syen odasye yo reaji tankou yo te gen
moun dèyè yo. Sa vrèman tris pou n
konstate nan ki nivo degradan bann
lidè politik yo tonbe. Se pou pèp la ba
yotoutkanèsankonsiderasyon.Gade
yon travay mayifik gouvènman Ma-
teli/Pòl la fè nan kad Karifyesta.
Jèmèn : Pa gen okenn kritik bann
aryenafè yo kapab fè. Gen yon mal-
pouwontkirelefestiviteaFyestFatra.
Se nan fatra yo renmen rete, paske se
yonpakètsalòpkiamizeyopalekoze
kredi. Pèp la fatige avèk bann kwou-
pyon sa yo ki reyèlman pa gen anyen
y ap regle.Nou pa vle wè ti Lolit yo
ki vin pou piye e non pa pou mete
peyi a sou ray developman.
Kòryolan : Nèg yo malad, egri e
yo rive menm fè tenten pou yon pozi-
syon ke yo pa merite tout bon vre.
Gade kote Mateli soti e l pase sou
tout dizonò yo. Sa se yon leson byen
bay. Si m pa twonpe m, yo pral pran
menm kout baton an, paske yo pa
janm prepare yo pou fè travay la.
Mwen kwè yo dwe retire kò yo pou
bay konpetans ak kapasite ranpli
fonksyon yo.
Igèt : Nou rive nan kafou verite a,
kote nou dwe fè jefo pou nou antann
nou. Politisyen yo, rele sou kò nou,
paske mizisyen yo ban nou tout yon
mesaj byen klè ki se linyon nasyonal,
sètadinantoutpeyia.Mounkipagen
kouraj pou denonse tout sa k pa bon
nan peyi a se bagay ki regade yo.
Mwen menm Igèt, ti landeng, se pou
m pale menm, paske si m kite tenten
sa yo kontinye, m ap pami tout kou-
pab yo. Mwen refize patisipe nan
voksal sa yo.
Phanò : Peyi Dayiti pase yon etap
enpòtan nan mouvman karayibeyen
an. Karikòm felisite prezidan an avèk
pèp ayisyen an ki renmèt yon travay
sipèb.Tout bagay te byen pase san
okenpwoblèm.Vlepavle,toutbagay
byen pase e non prezidan Mateli fè
ekomalgredenigremanbannsenden-
den yo.
Tita : Ki jan bann aladen yo refize
konprann ke yo neye nan dlo e ke pa
gen chans pou yo retounen sou tè a.
Prezidan òganizasyon KARIKOM
nan fè konnen li te gen yon konvèza-
syon avèk yon jenn dam ayisyèn ki te
di : « Mwen pa ni karayibeyèn ni
antiyèz byen avan Karifyesta a te
òganize nan peyi a. Men avèk
Karifyesti 12 la fè m fyè mwen se yon
Karibeyèn e yonAntiyèz ». Jodi a tout
vagabon yo sispann ranse.
Nikòl : Se yon bagay ekstraòdinè ki
fèt sou gouvènman Mateli/Pòl la. Se
pa pou granmesi prezidan Mateli
mandesiksesèliapoulkontinyeakti-
vite sa a.Ayisyen te swaf bagay sa a
e Ayisyen byen resevwa etranje yo
avèk lanmou. Se te yon kominyon
ekstraòdinè ant mizisyen etranje yo
ak mizisyen ayisyen yo.
Gabriyèl : Mwen toujou di ke nou
kapab fè mèvèy si nou mete tèt nou
ansanm pou n travay. Na sonje byen
aprè 1803 ak 1991 nou te fè 2 bagay
ekstraòdinè. Nou kapab fè anpil bèl
bagay toujou.
Kantav : Konstitisyon peyi a bez-
wen refèt. Si pa genL pa fouti gen
Konstitisyon non plis, paske règ jwèt
la sipoze respekte nan tout sans e nan
tout kondisyon.
Selya : ToutAyisyen konsène, kèl-
keswa kote y ap viv, an nou ini nou
pou nou rebati lakay. Se nan koze
divizyon sa a ki lakòz nou nan kafou
tenten akòz yon bann sendenden, tan-
kou anpil konpatriyòt konsekan di .
Jodi a nou gen tout privilèj ak oka-
zyon pou fè tout sa nou dwe ki reyèl-
man yon obligasyon pou nou nan:
« Kenbe flanbo a wo
Depi lane 1806
Nou kenbe nan men nou doub sis
Nou rete nan kouto tire
Ki pa p mennen n okenn kote
Zansèt nou yo te rasanble
Nan mitan lavil Lakayè
Pou yo te plante yon drapo
Pou n pat janm bay Ayiti do.
Jou 18 me 1803
Nou te kòmanse fè lalwa
Pou n te sispann fè tchoul Blan,
Pou peyi nou endepandan.
Lib tankou van an k ap soufle
Pou nou respire bon van fre.
Van libète pou lespwa nou
Pou nou veye kou toupatou
Pou n anpeche tout fòs fè nwa
Lage nou fon nan antrenwa
Pou di nou : Naje pou’n sòti “
Pou Ayiti pa peri.
Chenn esklavaj la te kase
Pou rezon byen detèmine :
Defann Ayiti nan tout sans
Pou li pa janm an dekadans “.
Anpil nan nou pa janm konprann
Ke nou pa dwe rete ap tann
Nou tout gen pou obligasyon
Pou n toujou chèche fè linyon
Ki se reyèlman yon flanbo
Pou lòt yo kwè nou gen drapo.
Pèp ayisyen leve kanpe !
Manman nou ap trepase.
Nou pa gen tan pou nou pèdi
Pou Ayiti pa fouti ».
Kleman :Mwen pa gen anyen pou
m di. Mwen fèmen ti fèy bèk mwen,
pou pèsonn pa vin fè m laleson. Nou
pa fouti rete bra kwaze oubyen nan
rete tann lama soti nan syèl. Nou gen
yon devwa pou nou travay ansanm
pou fè tout bèl bagay pou peyi nou.
Peyi a pa okipe nan jan nou tout ta
konprannokipasyonan.Okontrè,nou
gen tout opòtinite pou mete tèt
ansanm nan kole zèpòl ak zèpòl pou
nou retire peyi a nan dlo kowonpi sa
a.
Viktò : Si nou analize byen sitiya-
syon nou ye jodi a, na rive konprann
tout bon ke se nou menm ki mete tèt
nou nan okipasyon sa a, sètadi nou
okipe pwòp tèt nou nan tout sans.
Kalo : Egoyis fè nou pèdi tèt nou.
Rayisman fè nou vann frè nou ak sè
nou. Li pa posib pou nou rete nan
kondisyon sa a san nou pa avanse.
Atansyon ! Nou gen yon bann ki gen
valè k ap pèdi nan rete di n ap tann, n
ap gade, pa gen anyen nou ka fè pou
retire peyi a kote li ye la a... Dayè, sa
nou fè avèk deviz nou an : « Yon sèl
nou fèb, ansanm nou fò » ke zansèt
nou yo te kite pou nou itilize chak jou
nan vi nou ?
Janba : Depi nou rete ap plenyen
san avanse, nou bay legen. Nou dwe
kolabore e fè aksyon nòmal pou nou
vinfò.Lifasilanpilpounoupranche-
men sa a nan òganizasyon serye, non
pa nan pale met la. Yon bon òganiza-
syon solid pa bezwen kòmanse avèk
anpil moun pou li vin yon òganiza-
syon djanm e dirab. Si nou kwè nan
respè ak disiplin, nou kapab òganize
nou pou nou rive byen lwen.
Kamita : Depi mwen gen konne-
sans, opozisyon ayisyen an pa janm
regle anyen serye. Se yon bann ti
gwoup ka p voye flè. Yo pa chita sou
anyen. Sèlman y ap tann kote dlo a
koule pi fre pou yo parèt e ranje chita
yo.Yo tout nan manti.
Silvyo : Nèg yo, ki pran pòz gwo
potanta yo, pa gen okenn plan ekono-
mik, sosyal, politik pou yo ofri e pi
tou pou mete peyi a kanpe. Pèp la
bezwen bon jan eksplikasyon pou li
kapab konprann kote li prale tout bon
nan mouvman devlopman an, lè li
remake pa gen okenn pwogrè ak sou-
lajman pou pitit peyi a ki, olye pou li
fè yon pa ann avan, yo prefere li fè
100 pa an aryè. Kote nou, bann opo-
zan azizwèl nan peryi a ?
Kleman :Nou pa gen bagay konsa
nan peyi a. Nou pa gen opozan nan
sanreyèlmoa.Seyonpakètsouflant-
chou, yon bann mèsenè ki gen foli
pouvwa.Yovizesèlmanchèzbourea
san okenn preparasyon. Se sa ki fè yo
se yon bann ak kantite.
Sebasyen  : Ou pa manti.
Konbyen opozan ki vin avèk yon
bagay solid kòm plan pou demare
aksyon pozitif. Pa gen youn ki janm
vin ak yon bagay serye. Pasyon yo se
kritike san pwouve e menm realize.
Yo tout nan manti e yo nan emosyon
tou. Opozisyon ayisyèn an nan ti
godèt li. Nou kapab di yo fini
Gaspa : Non, nou pa p kite sa pase
konsa.Fòknoudibagayyojanyoye,
san wete, san mete. Ki politisyen
serye ki pran pouvwa a depi 1987 ?
Pagenyoun.Jan-BètranAristidteyon
novis san preparasyon e yon aktivis
tèt chat ki te pran mayèt la 2 fwa, e ki
tonbe pou fèzè ak lang sal. Li fini nan
jwèt la malgre patizan li yo ap fè jim-
nastik ak tenten pou li tounen nan
pouvwa a. Yon bagay konsa ta fèt,
Ayiti ta p pran dife e san tap tounen
lapli. Lavalas la fini-kaba.
Sovè : Divizyon an tèlman fò li vin
tounen yon siklòn pou opozan itilize
pou kraze lòt ki kapab fè bon bagay,
paske yo pa vle peyi Dayiti fè yon pa
kote li dwe fè a pou l jwenn pwogrè
a. Nou konprann se ajisman malouk
sa a ki anpeche nou mete tèt nou
ansanm pou bonè peyi a. Na sonje trè
byen ke koukou wouj nan Pon Wouj
17 oktòb 1806 te bay anpil tèt fè mal,
paske peyi a vin divize.
Kamita  : Nou tande koze a.
Mesye-damyoapprepareyopouyal
fè dezòd. Y ap ame patizan yo pou
kontrekare Lapolis. Si se sa tout bon,
yo reyelman nan dlo. Gen yon deni-
greman san parèy, paske gouvènman
kilaapagentanpoulokipetoutchen
yokapjape,paskelimenmaptravay,
daprè sa yon konpatriyòt nan sen
menm opozisyon sa a ki opoze ak tèt
li, paske pèp la pa pran li oserye e yo
pèdi tout ti kredi yo te genyen an.
Fito : Bagay yo grav pou yo, paske
yo toujou gaye e y ap fè bagay yo
avèk emosyon, yo pa gen yon done
valab e yon pwen pou yo deplase pou
yo rive nan bout li. Tout sa yo fè tou-
nendèyèyo,paskeyopakonsekanak
tèt yo.
Sonya : Oupamanti,frèmwen.Yo
tout pèdi, paske prezidan an te fè yon
kou maton sou tout denmèplè. Mwen
konnen gen Ginen ki la pou ede nou
nantravèsenou.Mwenmenm,senan
sa mwen kwè tout bon vre :
Refren
« An nou rele
Zanj Ginen yo
Se yo menm sèl
Ki ka ban nou wout la.
Jete dlo, konpè
Jete dlo kòmè.
An nou tout ki la a
Fè travay liberasyon an.
-1-
Nou se Nèg Dafrik
A swiv
Soti nan paj 6
Kreyòl
Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 14
deputy Commissioner Benjamin
B. Tucker, Ms Edna Wells Han-
dy, counsel to the Commissioner
and others, Police Commissioner
William J. Bratton laid out his
plan for technologically upgrad-
ing the Force within the scope of
the vision of Mayor Bill de
Blasiofortheoverallsecurityand
protection of the City of New
York. In front of more than a
dozen representatives of the eth-
nic media who responded to Mr.
Bratton’sinvitation,theCommis-
sioner explained the main reason
for calling on them, underlying
his plan for substantially increas-
ing the number of minorities in
the NYPD. Commissioner Brat-
ton said that he is counting on the
ethnic media to carry the mes-
sage to potential candidates with-
in the minority communities.
The chief of Police took time
to explain that the new recruiting
strategy that’s being put in place
targets the different segments of
our communities which, accord-
ing to him, have many different
ethnic groups. He underlined the
fact that in this very socially and
culturally diverse environment,
which is New York, this cam-
paign must address the different
sensibilities represented. Clearly,
the police force, within the scope
of this new strategy, is aimed at
changing the face of the NYPD,
to make it more in harmony with
the population of New York.
The Five Ts in NYPD’s
new plan of action
Before unveiling his plan for
bringing in more minorities in
the ranks of New York City’s
Police, Commissioner Bratton
put forth what he describes as the
‎strategic changes” in how the
Force carries out its critical mis-
sion, the project, he says, is being
developed under the five T’s.
The new strategy encom-
passes: Tackling Crime, Tech-
nology, Training, Terrorism and
Trust. With these five compo-
nents, new recruits will have the
opportunity to work in an envi-
ronment conditioned by technol-
ogy. By way of the five T’s, Poli-
ce officers will have at their dis-
posal new tools that will help
them use their talents and resour-
ces to the fullest.
Mr. Bratton explained that
his Department is fortunate to
obtain from the Mayor the
resources needed to make NYPD
one of the most technologically
viable entity in terms of security.
He explained, for instance, that
Police Officers deployed on the
streets will carry telephone and
cameras equipped with GPS ca-
pabilities, enabling them to ac-
cess information from their bases
in real time.At the same time, the
location of the Officers on the
beat will be pinpointed at the
touch of a button, minimizing the
time needed to identify and
immediately address the source
of trouble, but most of all, to
locate a suspect quickly.
Clearly, the new recruits that
will be brought into NYPD will
be better equipped to do their job
and serve the people of New
York.
More details of NYPD’s new
plan of action will be published
in the coming edition.
Par Jean Robert Noël
La décadence de la musique de
danse haïtienne est liée à diffé-
rents facteurs qu’on n’arrive pas
toujours à identifier en un clin
d’œil. Certains promoteurs dé-
noncent le coût élevé des contrats
de soirées, de spectacles qu’exi-
gent les groupes musicaux. Le
public ne participe plus aux soi-
rées comme autrefois. Bon
nombre d’entre eux, principale-
ment les jeunes entre 18 et 30
ans, trouvent que les frais d’ad-
mission sont exorbitants. Les DJs
les attirent en masse parce qu’ils
offrent ce que les promoteurs et
les orchestres ne peuvent concur-
rencer : un prix dérisoire et la
diversité de répertoire musical.
Malgré tous ces facteurs, qui
jouent contre eux, les groupes
musicaux parlent encore de mil-
liers de participants aux soirées
qu’ils animent.
Le manque de
créativité musica-
le paralyse la
« scène » HMI 
Certaines gens se plaignent de la
stagnation au niveau de créativité
musicale, se référant au répertoi-
re musical lassant « men m ti ba-
gay la » que leur offrent les or-
chestres à chaque prestation.
Quand on écoute les déclarations
de certains musiciens, on aurait
tendance à croire que le compas
direct se porte bien. Hier, tous les
groupes musicaux de la « nouvel-
le génération de vieux » s’auto-
proclamaient « numéro un –
number one » de la « scène »
HMI. Aujourd’hui, ils se décla-
rent tous champions, comme tel a
été le cas lors des carnavals. Ils
abandonnent le chiffrage pour
s’attribuer le titre de champion.
Cela voudrait-il dire que tout va
mieux maintenant ?
Les orchestres utilisent la
méthode de tâtonnement « trial
and error method » pour évaluer
le nombre de participants à leur
soirée dansante. En fait, ils spé-
culent et affichent des chiffres
imaginaires sur les réseaux
sociaux, laissant l’impression
que leur groupe draine toujours
une plus grande foule aux bals
que leurs compétiteurs. Ce sont
donc des futilités qui ne font pas
avancer la cause et aider le com-
pasdirectàseredresser.Lessolu-
tions aux problèmes du compas
direct devraient être la priorité
des musiciens. Depuis des an-
nées, on n’a jamais vu tant de
gens se pencher sur les difficultés
du compas direct. Bien de propo-
sitions sont faites pour essayer de
changer la situation. Du temps
des Frères Dejean de Pétion-
Ville, des Shleu Shleu, des Fan-
taisistes de Carrefour, des Diffici-
les de Pétion-Ville, desAmbassa-
deurs, de DP Express, de Bossa
Combo, de Tabou Combo, de
Skah-Shah #1, de System Band,
de Djet X, de Magnum Band,
etc., le marché musical était flo-
rissant et accusait d’une certaine
stabilité. Le Tabou Combo fonc-
tionne encore après 47 ans (août
1968-août 2015).Une source
digne de foi nous apprend que
cette formation musicale prépare
un nouveau CD. La production
musicale des orchestres d’hier
reflétait une certaine fertilité
d’imagination des musiciens.
Vraiment, ces artistes étaient ani-
més d’un grand esprit créatif.
Le Skah-Shah #1 était aussi
en studio enregistrant un album
avec les voix de Cubano et de
Zouzoul.DepuisleretourdeJean
Élie Telfort au sein de cet orches-
tre, ce groupe n’a offert qu’une
seule prestation aux États-Unis.
Elle a eu lieu en mars 2015 en
Floride, et depuis on n’entend
plus parler de ces musiciens.
Nous avons essayé de contacter
le maestro Loubert Chancy via
téléphone, le 26 juin dernier, à 11
h 50
a .m, soit deux jours après la
date d’anniversaire de la fonda-
tion du Skah-Shah #1. Le maes-
tro nous avait promis de nous
rappeler, via message texte. Cela
datedeplusdedeuxmoisetiln’a
jamais retourné l’appel. Cela se
comprend bien et nous connais-
sons les motifs de son indifféren-
ce et du silence. Les faits sont
connus et l’histoire sera déballée
dans les jours à venir.
Les jours se succè-
dent et ne se res-
semblent pas
Les groupes musicaux d’hier
produisaient au moins un album
par année. Quand on compare les
textes des chansons des deux
« générations », la différence
saute aux yeux. Les chansons des
aînéstraduisaientlesréalitésdela
vie. Ils évitaient la trivialité,
chantant la nature, la femme haï-
tienne, la patrie, l’amour incondi-
tionnel. Ils mettaient surtout l’ac-
cent sur les valeurs morales. On
peut même parler de classiques
de ces groupes. Aujourd’hui, on
fredonne encore leurs mélodies.
Combien de groupes d’aujour-
d’hui peuvent parler de clas-
siques ?
On note une dépravation
marquante aujourd’hui au niveau
des textes que nous offrent les
formations musicales. Même les
noms de certains groupes musi-
caux paraissent surprenants, il
n’y a rien d’attirant. Comment
expliquer qu’un groupe musical
pour s’identifier adopte le slogan
de « Djaz yayad la » ? Même au
niveau des disques solos des
artistes d’aujourd’hui, on n’y
trouve aucune substance. À bien
comparer,lesdisquessolos«GM
Connection », « We Gotta Move
On » de Mini-All Stars de Fred
Paul, arrangés par Dernst Emile
et produits par Mini Records,
sontd’unerarefacture.Nouspro-
fitons de l’occasion pour annon-
cer la sortie prochaine d’un CD
de Dernst Emile, arrangeur, com-
positeur, professeur de musique,
pianiste et guitariste. Il a été pen-
dant longtemps l’arrangeur du
groupe Skah-Shah #1. Il nous
offredelamusiquesavante,agré-
mentée de quatre excellentes
musiques haïtiennes.
Aujourd’hui, tout marche à
reculonssurla«scène»HMI.Le
marché musical « konpa dirèk »
se désagrège. Dans un temps,
New York City était le marché le
plusricheetleplusattrayantdela
« scène » HMI. Il est devenu un
désert. La situation ne diffère pas
en Floride. Les gens ne s’intéres-
sent plus aux activités des grou-
pes musicaux, ni à leurs soirées
dansantes. Que d’échecs ont es-
suyés des groupes de renom dans
leBigApple!L’argentsefaitrare
et les priorités ont brusquement
changé. Les promoteurs ne peu-
vent plus tirer leur épingle du jeu
comme autrefois. Conscients de
cette grave situation, les promo-
teurs de New York ont eu l’idée
de créer une association légale.
D’après nos enquêtes méticu-
leuses, ces promoteurs ont enga-
gé une firme d’avocats pour
régulariser leur statut. Ils veulent
s’entraider. Nous sommes au
courant de tous les points d’inté-
rêt général discutés au cours de
leurs dernières réunions. Ils sont
sur la bonne voie. Voilà donc ce
que les musiciens haïtiens d’ici et
d’ailleurs ne peuvent pas réaliser.
Ils préfèrent plutôt animer les
petits bals du samedi au lieu de
présenter des concerts pour chan-
ger le décor et attirer les gens qui
n’aiment pas l’ambiance des soi-
rées dansantes.
L’on se demande si les musi-
ciens n’ont jamais pensé au bien-
être collectif. D’ailleurs, ils ne
produisent plus rien et ne créent
rien. Beaucoup de ces groupes
musicaux n’assurent plus des
séances de répétitions. Cela est-il
dû à la paresse ou au manque
d’intérêt ? D’ailleurs, ils com-
mencent à interpréter la musique
des anciens groupes des années
60-70. Mais quand on leur parle
de leurs aînés, ils n’ont qu’une
réponse : « Moun sa yo, tan yo
pase, na p fè lajan pase yo », ne
tenant même pas compte du coût
de la vie.
Hier, cinq (5) gourdes va-
laient USD 1 $. La dépréciation
de la monnaie haïtienne rend la
situation des musiciens plus diffi-
cile. Les artistes d’antan se con-
tentaient de peu, puisqu‘il était
motivé par l’amour de la musi-
que. Il y en a même parmi ceux
d’aujourd’hui qui font croire que
leurs groupes n’ont besoin d’au-
cun disque puisqu’ils trouvent
encoredescontratsdebals. Ilsne
se rendent même pas compte que
le public leur tourne le dos gra-
duellement. Au moment où le
compas direct préoccupe les
esprits de ceux qui rêvent d’un
changement de la musique de
danse haïtienne, les musiciens
sont satisfaits de leur pauvre
condition d’existence. Il sera
peut-être trop tard quand ils vou-
dront remédier à la situation.
robertnoel22@yahoo.com
1515Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
Le compas direct préoccupe tous les esprits aujourd’hui
From page 1
SEEKING THE RECRUITMENT OF MINORITIES IN THE POLICE FORCE
NYPD reaches out to the ethnic and community media
Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:36 aM Page 15
16 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015
CHEVROLET MALIBU
“Most Dependable
Midsize Car” in 2015**
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Malibu with 2.5L engine 25 MPG city. **
The Chevrolet Malibu received the lowest number of problems
per 100 vehicles among midsize cars in the proprietary J.D. Power 2015 Vehicle Dependability Study.SM
Study based on responses from 34,372 original owners of 2012 model-year vehicles after three years
of ownership about problems experienced in the past 12 months. Proprietary study results are based
on experiences and perceptions of consumers surveyed November–December 2014. Your experiences
may vary. Visit jdpower.com.
THE 2015 CHEVROLET MALIBU WITH AN EPA-ESTIMATED 36 MPG HIGHWAY.
The Chevrolet Malibu offers seamless stop/start technology that can
automatically shut off the engine when the car is stopped to increase fuel
efficiency.* So by stopping, you’ll be able to keep going and going.
WE’VE GONE TO GREAT LENGTHS
TO ENSURE YOU CAN DO THE SAME.
Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:36 aM Page 16

haiti obs

  • 1.
    By Léo Joseph TheNew York City Police Department is gearing up to hire more minorities into its force in a big way. They are counting on the City’s ethnic and community media to help bring the message across. That’s what the Police Commissioner told publishers and representatives of the minor- ity press at a special meeting held at One Police Plaza on Monday, August 1. In the presence of members of his staff, among them first Par Léo Joseph Dans le cadre de l’enquête fédé- rale en cours sur l’affaire du ba- teau d’Accra, déjà vieille de plus de quatre mois, un bon nombre d’accusés ont été identifiés. Dans la foulée, plusieurs té- moins à charge ont été retenus, la plupart d’entre ces derniers, également impliqués dans l’im- portation et le débarquement au Terminal Varreux, à Port-au- Prince, de dizaines de tonnes de cocaïne et d’héroïne, ayant opté pour faire des aveux au préjudi- ce des hommes d’affaires et politiciens haïtiens qui ont com- mandité et financé l‘achat et le transport en Haïti de la cargaison illicite. Une fois lancée l’éven- tuelle action judiciaire suscep- tible de découler de ces opéra- tions criminelles, ceux qui font l’objet de poursuites devien- dront passibles de prison ou d’amendes, ou des deux à la fois. Quant au port où le bateau pan- améen a déchargé sa cargaison interdite, Terminal Varreux, il sera, dit-on, confronté à l’isole- ment commercial ou à la saisie fédérale tout court. Mais, par pure coïncidence ou stratégie de défense, les dirigeants des instal- lations portuaires de Chancerel- les ont décidé de modifier le sta- tut juridique de leur port, dans le cadre d’une association avec des Par Léo Joseph SOURCES COMBINÉES, 1er septembre — Il semble que les actions judiciaires intentées en Haïti contre le fils aîné du cou- ple présidentiel haïtien soient mises en veilleuse, car absent du pays depuis plusieurs semaines, il serait aux ordres des autorités fédérales qui l’auraient retenu par anticipation dans le cadre d’un procès qui impliquerait également ses parents et plu- sieurs hommes d’affaires d’ori- gine haïtienne. Depuis qu’Haïti- Observateur avait annoncé son arrestation, à Port-au-Prince, par des agents fédéraux, le 22 juillet, fiston Martelly était in- trouvable en Haïti. Suite à son dernier déplacement, qui l’aurait emmené à Dubaï, pour consulta- tion avec un associé, on ne pou- vait plus retrouver ses traces. Jusqu’à maintenant. H-O a appris, en effet, que peu après son retour des Émirats Arabes Unis, Olivier Martelly a été mis en lieu sûr, car il aurait été déposé dans un centre de détention fédéral, dans la zone métropolitaine de Miami, qui reste une énigme. Des informa- teurs proches du dossier, qui préfèrent rester anonymes, ont expliqué que le cas qui concerne le jeune Martelly est « une gros- se affaire ». Car il s’agit de plu- sieurs dossiers impliquant au moins une vingtaine de per- sonnes en Haïti. Un témoin important, les dirigeants fédé- raux auraient, dit-on, pris la décision d’assurer sa protection, en vue de prévenir son « évasion ». Mais surtout pour éviter qu’il haiti observateur ENglish PagEs : 11 VOL. XXXXV, No. 36 New York: Tel : (718) 812-2820; • Montréal (514) 321-6434; • Port-au-Prince: (011 509) 223-0785 • Paris (33-1)43-63-28-10 2 -9 septembre 2015 Kreyòl : Paj 6 Fondé à New York, cet hebdomadaire est édité par la société Haïti-Observateur Group, Inc. www.haiti-observateur.net Haïti-Observateur P.O. Box 356237 Briarwood, NY 11435-6235 Tél. (718) 812-2820 haiti_observateur@yahoo.com New York: $1,00 Partout ailleurs : 1,50 $ Haïti: 20 gourdes Tél. (718) 812-2820 Lè manke gid, pèp la gaye ! LA MACHINE JUDICIAIRE FÉDÉRALE EST-ELLE DÉJA MISE EN BRANLE ? Olivier Martelly serait en détention à Miami Go to page 15Suite en page 5 Suite en page 3 SEEKING THE RECRUITMENT OF MINORITIES IN THE POLICE FORCE DANS L’AFFAIRE DU BATEAU D’ACCRA, ACCUSÉS ET TÉMOINS À CHARGE IDENTIFIÉS NYPD reaches out to the ethnic and community media Le terminal Varreux confronté à l’isolement commercial ou à la saisie fédérale PORT-AU-PRINCE, Haïti — La sortie inattendue du conseiller électoral Jaccéus Joseph vient fragiliser la cohésion nécessaire pouvant faciliter un travail serein au sein du Conseil électoral pro- visoire (CEP). Il a fait la ronde des media de la capitale (31août 2015) afin de justifier sa position, clamant à cors et à cri la nécessi- té de rebattre les cartes au sein de l’institution électorale. En effet, Me Jaccéus a décla- ré tout de go : « On ne peut pas ravir à une population le droit de choisir ses dirigeants. C’est un accroc à la démocratie ». En mê- me temps, il réclame une enquê- te pour « fixer la position des membres du CEP dans les irré- gularités ». Cette dernière paren- thèse laisserait sous-entendre que la magouille et les actes de vio- lence auraient été orchestrés avec la complicité ou l’expertise de certains membres dudit conseil électoral. Il n’en fallait pas plus pour que le nom du président du Jaccéus Joseph lave le linge sale en public LE CONSEIL ÉLECTORAL DIVISÉ EN DEUX CAMPS En violation de la loi électorale, le candidat à la présidence proche du pouvoir Steve Kwaly affiche ses photos sur les pilonnes électriques de lacapitalealorsqueleCEPdePierre-LouisOpontnepeutréagirdans les normes (photo Mirabel). Olivier Martelly. NYPD Commissioner William J. Bratton. Suite en page 2 Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 1
  • 2.
    Conseil électoral, Pierre-Louis Opont,soit cité comme le cer- veau de cette machination qui a saboté le processus démocratique mise en veilleuse par différentes administrations du président Mi- chel Joseph Martelly. Élargissement du camp des mecon- tents au sein du CEP Trois semaines après la première tentative du gouvernement Mar- telly pour réaliser des élections dans le pays, le Conseil électoral provisoire, à force de compromis et de compromissions, subit les invectives de la population et des partis politiques mécontents du déroulement des joutes du 9 août 2015. Pas moins de neuf partis politiques réclament le départ de son président, Pierre-Louis Opont, qui avait eu l’audace de déclarer,àl’issuedelajournéedu 9 août, que « les élections étaient réussies à 95 % ». Même l’am- bassadrice des États-Unis d’- Amérique, Pamela White, que l’on accuse souvent de conniven- ce avec le pouvoir, avait décla- ré « acceptables » lesdites élec- tions, pour rejoindre le camp Opont. Mais, les déclarations de Me Jaccéus Joseph viennent jeter une douche froide sur ces élec- tions frauduleuses et violentes qui placeraient les partis politi- ques proches du pouvoir en posi- tion de contrôler la 50e Législature. Outre le camp Martelly/ Opont, soutenu par une fraction des représentants de la commu- nauté internationale établie dans le pays, le camp démocratique se relève avec les déclarations de M Joseph. Il est rejoint par le porte- parole du CEP, Frantz Bernardin, et des conseillers électoraux tels que Me Néhémie Joseph et Mme Yolette Mengual. Celle-ci aurait été rabrouée par le président du CEP pour ses déclarations con- cernant les cas de violence or- chestrés par des membres du parti Bouclier dans la Grande- Anse, le jour des élections. Incapable de sévir contre les partis proches du pouvoir L’inertie de l’appareil électoral proviendrait de son incapacité à sévir contre les partis politiques proches du pouvoir ayant fomen- té la magouille et les actes de vio- lence afin de voler les élections en faveur de leurs poulains. Partie prenante de la continuité du pouvoir de M. Martelly, Pierre-Louis Opont conduit aveuglément l’appareil électoral dans une partisannerie qui con- traste avec la volonté populaire. Dans ce cas, même une apparen- ce de démocratie ne transpire dans ses faits et gestes. À la capitale haïtienne, où les cas de violation de la loi élec- torale reste flagrante, le candidat à la présidence proche du pou- voir, Steve Kwaly, a été dénoncé par un adversaire, Eric Jean- Baptiste, pour ses affiches publi- citaires qui envahissent des es- paces visibles tels la route de l’aéroport, alors que la campagne présidentielle n’a pas encore été déclenchée. Dans ce cas précis, il n’y a eu aucune réaction de la part du CEP, surtout que ces affi- ches surplombent des pilonnes électriques depuis plusieurs semaines. D’autres cas flagrants de partisannerie ont été décelés le jour des élections, alors que des membres de partis politiques pro- ches du pouvoir, tels Vérité, Bouclier et Parti Haïtien Tet Kale (PHTK), déclenchaient la violen- ce, bourraient les urnes et dans certains cas partaient avec elles. Pour le moment, le CEP de Pierre-Louis Opont n’a pas enco- re réagi, tout en espérant que le temps fera le travail de sape du processus démocratique afin de permettre à Michel Joseph Mar- telly de gouverner à travers un homme de paille, après le 7 février 2016. Autre cas qui mériterait une attention particulière est celui du candidat à la députation dans la commune de Delmas, Gary Bo- deau, dont le nom figurerait par- mi ceux qui avaient battu le défunt père Gérard Jean-Juste munis d’une serviette dans laquelle on avait placé de grosses pierres. Acclamé « numéro 1 » par le CEP de Pierre-Louis Opont, pour aller au second tour, le 26 octobre, s’il passe dans les filets d’une enquête, la candidat du parti Bouclier dont la devise est « Légitime-Défense », rentre- rait par la grande porte à la 50e Législature. Jaccéus Joseph ouvre la porte au démantèlement du CEP En lavant le lige sale en public, le conseiller électoral Jaccéus Jo- seph vient apporter de l’eau au moulin de ceux qui revendiquent le démantèlement du CEP dans sa forme actuelle ou, du moins, le sacrifice de Pierre-Louis Opont. Présentement, pour sauver la peau de celui-ci, l’intervention de candidats de paille a été « recom- mandée » par le pouvoir dont le sort dépend des magouilles dont la présence de M. Opont semble garantir du bec et des ongles. Mais le fait d’accuser le CEP de « ravir à une population le droit de choisir ses dirigeants » pèse lourdement sur son président et surtout sur la composition actuel- le de l’institution électorale. Crise après crise, le pays vit actuelle- ment des heures sombres avec des arriérés de salaires un peu partout dans l’administration publique, la chute de la gourde et des menaces de famine dans les zones fragiles. La crise politique vient en quelque sorte se greffer sur ces zones d’ombres à la veille d’une rentrée scolaire incertaine et des dépenses faramineuses au festival Carifiesta ou un gouver- nement prédateur aura investi plus de dix millions de dollars américains. 2 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015 1 bdrm & studio apts for Rent Located in Upper Darby, PA 19082 Utilities included (not electric) Call: 610-352-5975 lve msg or 610-342-5914 Jaccéus Joseph lave le linge sale en public LE CONSEIL ÉLECTORAL DIVISÉ EN DEUX CAMPS Suite de la page 1 Le candidat de Bouclier,Gary Bodeau est dans l’eau chaude depuis qu’il est rattrapé par son passé. Il est accusé d’avoir été du commando qui avait battu le défunt père Gérard Jean-Juste (photo Mirabel). APARTEMENT À LOUER/ APPARTMENT FOR RENT 3 bedrooms, attic included in one of the bed- rooms; 1 bathroom, kitchen, dining area, liv- ing room. Price: $1,500.00 negotiable. Rosedale, Queens, quiet neighborhood. Call Edzer at (718) 978-0491. 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  • 3.
    3Haïti-Observateur 2 -9septembre 2015 l ne soit victime d’un attentat de la part d’autres accusés concer- nés. Toute la première famille haïtienne dans les lunettes fédérales ? Olivier Martelly ne serait pas l’unique membre de la première famille d’Haïti en difficulté avec la justice fédérale. Car ses parents sont également dans les lunettes de la justice fédérale. À telle enseigne que certaines gens proches des enquêteurs fédéraux ont laissé entendre que la mère d’Olivier serait la prochaine per- sonne sur la liste des arrestations à effectuer prochainement. Des gens qui passent pour être proches des enquêteurs fé- déraux chargés de l’instruction de l’affaire des Martelly ont pré- cisé que cette famille est con- frontée à toute une série d’accu- sations bien différentes d’un membre à l’autre du clan. En effet, on laisse croire que tandis qu’Olivier et sa mère se- raient accusés surtout de «cor- ruption », « de blanchiment d’argent » et d’ « évasion fisca- le», dénonciations qui valent aussi pour Michel Martelly; ce dernier est aussi l’objet d’accu- sations encore plus graves. On affirme en fait que longtemps dans le collimateur de la justice fédérale, pour son implication dans la « consommation » de drogue, mais principalement pour les «transactions clandes- tines » qu’il a menées. Selon ces informateurs, Michel Martelly a semblé profiter des privilèges de la présidence pour intensifier ses activités de dealers. Puisque, dit- on, c’est pendant qu’il est prési- dent qu’il a négocié (ou partici- pé) aux plus importantes négo- ciations. Pendant ce temps, des agents fédéraux parmi les plus de 200 déployés en Haïti, depuis la prestation de serment de Mar- telly, ont indiqué que plusieurs trafiquants « épinglés » dans le cadre des investigations en cours sur le trafic de drogue en Haïti ont mis le premier citoyen du pays au centre de ce négoce. Les agents qui ont parlé sous le sceau du secret ont fait remar- quer que les témoignages contre Sweet Mickey sont « néfastes ». Mais ont-ils fait savoir, c’est l’affaire du bateau d’Accra qui présente Martelly « dans toutes ses dimensions » de commer- çant « endurci ». Selon les agents, les preuves recueillies contre lui « sont écra- santes ». De toute évidence, ont encore précisé ces derniers, il va falloir exploiter à fond les témoi- gnages obtenus contre lui. On indique que des hommes d’af- faires qui ont également investi dans la cocaïne transporté par le bateau d’Accra ont fait des révé- lations intéressantes à son sujet. Au fait, un des agents a même fait remarquer que quand il s’agit de se protéger ou de pren- dre une chance de « faire rédui- re sa peine », la solidarité n’- existe plus entre les hommes qui ont participé ensemble à ces crimes. Olivier Martelly absent au Carifesta On ignore comment ça va finir pour Olivier Martelly, qui est «porté manquant » depuis plu- sieurs semaines. Au moment où le Palais national ou les milieux proches de la présidence le place à Dubaï ,pour affaire; ou bien au Maroc, pour se soustraire aux inquisitions des agents fédéraux, il était bel et bien mis « sous contrôle » par la justice améri- caine. En effet, la disparition d’Oli- vier Martelly de la circulation, à la capitale haïtienne, depuis plu- sieurs semaines, intriguait les observateurs. Mais à chaque question le concernant posée par des personnes qui avaient lu l’article paru dans l’édition du 29 juillet d’Haïti-Observateur faisant état de son arrestation par des policiers haïtiens accompa- gnés d’agents de la DEA, puis transféré à Miami un des sicaires du président Martelly laissait entendre qu’il avait été en voya- ge d’affaires. Mais quand on a constaté son absence au festival de Carifesta, d’aucuns commen- çaient à comprendre la réalité différemment. L’absence d’Olivier de la cir- culation commençait à intriguer lorsqu’on a découvert qu’un nu- méro de téléphone qu’il avait donné à des proches était dé- branché, c’était le comble. Il y a panique dans la demeure. D’ail- leurs, il était devenu injoignable pour des petites amies qui avaient l’habitude de le joindre au téléphone. Interrogé sur la disparition du jeune Martelly, un agent fédéral a répondu simplement qu’il n’a point voulu devenir «agent double », il reste bloqué en détention. Par DanAlbertini Dosieto Petrov est un film triste figé dans le pattern d’Amanet (N. Ajazi).Cequel’onappelleleBloc de l’Est de l’ère soviétique n’a jamais pu se libérer de cette triste réputation de rideau de fer. C’est pourtant ce que le cinéaste améri- cain ne dénonce pas tandis que des murs s’érigent dans sa pensée comme sur ses frontières. Ce n’est Lénine ni Andropov ou Brej- nev,mais Christie, Trump, Rubio, tous candidats. Ils proposent ce que leurs pères ont rejeté en démocratie. Pourtant, l’Amérique fascine au cinéma, autant que l’Est se fait craindre. Ce n’est cer- tainement pas l’Affaire d’une époque ni d’une religion. Car, on retrouverait, par exemple, un Juif bulgaredanscefilm,autantqu’un Juif américain dans un film qui dessert un autre fonctionnalisme. Contexte. Petrovportesonnom.Ilfaitsa réputation dans les arts, pas les Ballets de Tchekhov, mais l’autre genre. Le théâtre. D’entrée de jeu, on devrait s’attendre à des coups de théâtre comme des valses à trois, avec autant d’acrobaties politiques que possible. Mais la scène des pays de l’Est est prévi- sible. Ce film n’en dément pas. Il confirme la règle. La mort est au rendez-vous comme une recette politique favorite. Elle est incon- tournable. Même si l’on s’attend à un détour, la mort arrive comme une folie récurrente sur une ligne symétrique. On sait ce qui va se passer,commentaussi.Sij’ytrou- ve ma passion, je suis trop Améri- cain.Ilnousfaut,nousautresciné- philes, du nouveau monde, un morceau pour critiquer le Russe par défaut. C’est notre vraie pas- sion pour ce genre de film. Curieux, la recette fonctionne. Ce malgré l’avis. La Bulgarie n’y échappe pas. Jamais. Les services secrets sont par- tout et dans tout. Le Noir améri- cain ne saurait y vivre, sauf que l’Haïtien, fort dans son marron- nage révolutionnaire, s’y plairait. F. Duvalier, par exemple, aurait aimé le déplacement des ombres dans la pénombre. On aura beau critiqué l’exagération du success storyducinémahollywoodienque lamachineéprouvéedanslamen- talité du cinéma de Prague, de Sofia ou de Tirana, reste et demeure une pédagogie répressi- ve systémique qui produit un Milosevic à Sarajevo. Certes, que j’ai sévèrement critiqué Twelve Years a Slave, Majordome, La Couleur Pourpre. C’était une époque. Oui, le cinéma américain couveencored’autressecretsgar- dés dans ses archives. On peut reprocheràHollywooddeprodui- re par des Rambo Warior’s, que le Noir américain a trouvé son Den- zel Washington, son Eddy Mur- phy, même si l’Européen citera le prix Malcom X en oubliant Hitler. C’est, d’ailleurs, ce petit côté Hegelfroidquel’onretrouvedans ce cinéma made in Prague qui, à notre avis, produira un Elstine ou reproduira un Poutine. C’est avec cet œil que j’ai visionné Dosieto Petrov. En quoi concerne ce film ? Brillant, l’homme de théâtre est confronté à une dure réalité au sommet de sa gloire. Le prix décerné dérive d’une relation res- pectueuse plus élevée, qu’il découvre être son dénonciateur dans le temps. Le rideau tombe, l’ancien spectre garde les résidus qui resteront. Celui qui lui ouvre l’œil connaît aussi son secret. Petrov avait lui aussi tué pour le système. La meilleure fuite pour tout le monde c’est que l’ancien camarade le fera mourir à son tour, en attendant d’être lui aussi exécuté. Merci d’y croire ! lovinsky2008@hotmail.com Par Dan Albertini Qui voudra vivre trois heures d’horloge pour un film iranien qui parle du prophète, s’il n’est islamiste ? Fatigué du sermon, une langue plus incomprise que l’arabe. En sus, une mani- festation connexe au tapis rouge dehors, dénonçant l’is- lam faisant des prisonniers. Mission accomplie. Je suis pourtant rentré dans la salle avec la pensée d’en ressortir aussi vite, après présentation et capture d’écran. Oh que non. Hors du commun, un 3/60 nous attendait pour un 175mn. La formule « bois kay Imam » haïtienne s’en réjouirait. L’inauguration proposait que les couteaux volent bas, avec la présence du maire zago loraj. Serge Losique lui a valu une de ces leçons d’académie, profitant de la présence du pré- sident du jury doublé d’un cha- peau d’immortel. Bref, si bien dit pour faireAznavour : « mon ami, mon Juda, tu as le profil de l’emploi ». Du sarcasme élégant, de Dardamelle dans Carnaval-1953. Losique met et démet la table, un maire sans micro, en menottes de l’embar- ras. Un grand écran blanc l’at- tendait pour lui rappeler son rabat politique grivois contre l’imam du coin. Le film. D’abord, il faut dire que le réalisateur a réussi son coup, ce sans vouloir prétendre le sans faute. Car le film est trop long, telle une lecture coranique loin de mon genre, bien que chris- tianisé. En outre, ce ne fut pas une torture comme on accusait l’islam à l’extérieur, je suis resté cloué au siège, il y avait du neuf. Effet sonore extraordi- naire, artifices adaptés mais non fastidieux pour l’ignorant de l’islam que je suis. Abdoul Salam m’avait donné un Coran en cadeau, avec un nouveau discours pour moi. Une fouille sporadique m’avait suggéré qu’un film serait mieux pour moi. Oui, dans Muhammad. Le metteur en scène sait surprendre. Il m’a eu dans sa présentation quand de l’enfant est né. J’ai complètement ou- blié le sit-in du vénérable al- lant consulter Allah pour ré- pondre aux adeptes de Baal. Nouvelle compréhension, ce sont des gens de parole loin de la critique radicale protestante adepte des vérités exclusives du judaïsme orthodoxe de cer- tains hassidiques. Le film se veut un mélange religieux qui démystifie. Focus : la fausse publicité. Il n’y a qu’un écart de mensonges mutuels entre paysans du terroir. Majid Majidi propose mieux, si on le compare à Avatar, qui va chercher une cruelle fiction comme pédago- gie. L’histoire peut être encore intéressante avec son humanité aux facettes inexpliquées par un cinéma qui fait dans la pro- pagande haineuse contre tout ce qui ne lui convient pas. C’est là le couloir de l’islamo- phobie prônée ici. C’était aussi là une leçon nécessaire à un maire zago loraj, s’il était resté jusqu’à la fin. Un cinéma utili- taire, je dirais. Le tournage a dû être une épreuve pour des arti- fices mis au naturel. Les grands studios d’Holly- wood ont-ils perdu le pari de l’exclusivité du savoir-faire ?... Majidi a réussi, gageons que sa grande première fait déjà école. Merci d’y croire ! lovinsky2008@hotmail.c om LA MACHINE JUDICIAIRE FÉDÉRALE EST-ELLE DÉJA MISE EN BRANLE ? Olivier Martelly serait en détention à Miami Le dossier Petrov Muhammad Majid Majidi met en vedette l’islam inconnu, au 39me du FFM Un film de Georgi Balabanov mettant en vedette un titan du théâtre nommé Petrov Suite de la page 1 SUR LA ROUTE DU CINÉMA Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 3
  • 4.
    By Garry Emmanuel Cabbageis packed with nutrients andfiber.Ancienthealersdeclared it contained moon power because it grew in the moonlight. Modern nutritional science understands its power comes from its high sulfur andvitaminCcontent.Eitherway – it is worth adding this Power- food to your diet. Experts outline the following twelve (12) health benefits of cab- bage: Anti-cancer Cabbagecomesinmanyvarieties, including green, purple, and whi- te. It has well-known cancer pre- ventative compounds lupeol, sini- grin and sulforaphane. They stim- ulate enzyme activity and inhibit the growth of cancer tumors. The brightly colored purple cabbage is not only beautiful, but contains anthocyanins, which have been proven to have anti-carcinogenic properties. This means, it helps your body fight off cancer.AStu- dy on women showed a reduction in breast cancer when cruciferous vegetables like cabbage were added to their diet. Weight loss Cabbage has only 33 calories in a cup of cooked cabbage. It is very low in saturated fat and choles- terol,andisagoodsourceoffiber. Are you trying to maintain a healthy weight? Try adding cab- bage into a mixed green salad. It willhelpfillyouup,keepyoureg- ular, and fits into the zero-calorie group. Folic acid Folic acid is one of the essential components of DNA, especially pregnant women. Not only does adding cabbage to their diet help protect their babies from birth de- fects, but it will also satisfy their rumbling tummy without adding unnecessary calories. Healthy bones and immune system Cabbage is a good source of vita- min C and vitamin K. Vitamin C helps the body develop resistance againstinfectiousagentsandscav- enging, harmful, pro-inflammato- ryfreeradicals.EnoughvitaminK in the diet makes your bone stron- ger, healthier and delays osteo- porosis. Multi-vitamin content While taking a multi-vitamin daily is a good idea, adding cab- bage to your diet just bolsters the good work your vitamin of choice is doing for your health. Like other green vegetables, it is good sourceofmanyessentialvitamins, such as riboflavin, pantothenic acid, and thiamin. In addition, it is anaturalsourceofelectrolytesand minerals like calcium, potassium, phosphorous, manganese, iron and magnesium, which can help control heart rate and blood pres- sure. Iron is required for red blood cell formation. It is also an impor- tant mineral for expectant moth- ers, as it helps in avoiding anemia. Headaches Awarmcompressmadewithcab- bage leaves can help relieve the pain of a headache. Crush cab- bage leaves, place in a cloth, and apply on the forehead.Also, drink raw cabbage juice 1-2 oz. (25- 50ml) daily for chronic head- aches. Brain food As stated earlier, cabbage is full of vitamin K and anthocyanins that help with mental function and concentration. These nutrients al- sopreventnervedamage,improv- ing your defense against Alzhei- mer’s disease, and dementia. Red cabbagehasthehighestamountof these power nutrients. Beautifying mineral Because of its high sulfur content, cabbage helps dry up oily and acne skin. Internally, sulfur is es- sential for keratin, a protein sub- stance necessary for healthy hair, nails, and skin. All vegetables are good for the skin; however, cab- bage is one of the best! Detoxification Cabbage detoxifies the body. The high content of vitamin C and sul- phur in cabbage removes toxins (freeradicalsanduricacid).These are the main causes of arthritis, skin diseases, rheumatism and gout. Blood pressure Cabbage keeps blood pressure fromgettinghigh.Thehighpotas- sium content helps by opening up blood vessels, easing the flow of blood. Anti-inflammatory and blood sugar regulator The natural red pigment of red cabbage (betalains) is said to lower blood sugar levels and boost insulin production. Of cour- se, it has no white sugars and very few simple sugars. Betalains have powerful anti-inflammatory prop- erties just like beets. Hangovers Cabbage also fights hangovers. Hangovers from heavy drinking were reduced by using cabbage, since Roman times. CAUTION: Those having thyroid problems shouldavoideatinglargeamounts of cabbage. Cabbage interferes withthebody’sabsorptionofiodi- ne, needed by the thyroid gland. Thisappliestoallcruciferousveg- etables. The challenge: If you want to enhance your immune system, perhaps it is time to consider in- cludingcabbageinyourdailydiet. So in the end, as with everything else, what you do with this infor- mationisasalwaysuptoyou.But do remember that your health is the most precious asset you have. It is up to you to choose how to preserve it. Let us launch today our cabbage awareness cam- paign for a happier, healthier, stronger, and richer 2015! Food forThought: “Your daily choic- es determine the quality of your health. Your lifestyle reveals your choices.” Disclaimer: The information con- tained in Health Nuggets for Smart People is for general information or entertainmentpurposesonlyanddoes not constitute professional health advice. Please contact your personal physician or an independent health professional for advice regarding your specific situation. September 2, 2015 HEALTH NUGGETS FOR SMART PEOPLE Did You Know…? Volume 3, Issue 93 Par Rosie Bourget Des chercheurs estiment que, de par leurs bienfaits sur la santé, la bonne humeur et le rire contri- buent à une diminution de l’ab- sentéisme comme celui des acci- dents du travail. De tout temps, l’humour a été plus qu’un moyen d’expression. Il est porteur de messages. Ses objectifs sont nombreux. Il joue un rôle essen- tiel dans l’équilibre de la person- ne, libère les tensions et préserve la santé. Les gens avec un bon sens de l’humour, qui rient tous les jours, sont plus susceptibles d’avoir plus sains cœurs. Une étude me- née par l’Université du Maryland aconstatéquelespersonnesayant une maladie cardiaque avait été de 40 % moins susceptibles de rire ou de sourire en général. Les chercheurs ont conclu que le rire est susceptible de protéger le cœur. Le rire aide à oxygéner le sang et à améliorer le fonctionne- ment du cerveau. Certaines étu- des ont montré que, après avoir ri les sujets montrent une certaine amélioration dans leur capacité à saisir l’apprentissage du nouveau matériel, suggérant une améliora- tion dans les centres d’apprentis- sage du cerveau. L’humour sou- lagelestressetpeutaideruneper- sonne à développer une meilleure perspective. Il est souvent bien mieux d’apprécier le côté plus comique des choses que l‘aspect sérieux. La réalisation de petites con- nexions positives avec les autres remonte le moral et crée une at- mosphère propice à l’humour pour développer. L’humour ras- semble les gens et crée une atmo- sphère plus détendue. Tout le monde aime se divertir et le rire est très amusant (et contagieux). L’humour peut être utilisé pour le collage, libérer les tensions, attirer un partenaire, en mettant un rival à sa place, ou se divertir un enfant. Il y a autant de fonctions et de styles qu’il y a des variations sur la blague de l’ampoule. Développer un sens de l’hu- mour peut conjurer la dépression par le remplacement des senti- ments négatifs avec des émotions agréables. L’humour semble aug- menter notre niveau d’énergie. Quand nous rions, nous sommes plus enclins à nous engager dans des activités plus saines. L’hu- mour « brise la glace » et peut aider les gens à apprendre à se connaître les uns les autres plus facilement. Lorsque vous rencon- trez quelqu’un pour la première fois, il est toujours mieux de par- tager un éclat de rire qu’une plainte. Ne vous prenez pas trop au sérieux : Notez les bêtises que vous faites, remarquez combien de choses ne sont vraiment pas si importantes que cela et soyez avisé si vous êtes ou non un peu trop guindé pour votre propre bien. Amusez-vous à vous- même. Avez-vous déjà vu le sérieux qui règne quasi systématique- ment dans les églises lors d’une messe ? Aucun sourire, générale- ment les participants sont prostrés et figés comme des tombes, on se croirait dans un cimetière. Tout semble mort et l’on prétend y nourrir la foi. Les théories, les concepts,lesidéologies,lesphilo- sophies et la théologie rendent sérieux et amènent à tout appré- hender avec gravité et lourdeur. Alors la tête est pleine, mais le cœur est profondément vide. L’être humain en grandissant de- vient coincé, handicapé, constipé du sourire. Son sens de l’humour ressemble à un vaste désert du- quel la vie se serait retirée. L’humour ouvre la porte du cœur, désamorçant tout jugement et ouvrant à la compassion. Rire de soi et du ridicule de nos modes de fonctionnement est donc la meilleure manière de les enrayer. Ladérisionpermetdesedétacher, de relativiser, de retirer l’impor- tance exagérément accordée à unesituation,unepersonne.L’hy- pocrisie humaine, appelée aussi « diplomatie », est souvent très drôle à observer. La vie est une grande farce, une pièce de théâtre improvisée dans laquelle nous avons tous un rôle. Observez les enfants, ce sont les meilleurs acteurs. Ils savent nous ramener à cette innocence, à cette pureté que nous avons connue également. L’enfant est spontané avant d’être formaté. Son rire est profond, il émane du cœur, instinctivement. Il sait se moquer, vexant bien souvent les adultes par son authenticité : « Maman, pourquoi la dame elle sent mauvais de la bouche ? ». L’humour fait partie intégrante de la vie. Avoir le sens de l’humour ne consiste pas seulement à visionner les DVD des humo- ristes en vogue, mais surtout à avoir ce regard amusé et léger sur la vie, et avant tout sur soi. Lerireestunétatméditatifqui nous reconnecte à notre essence. Lorsque vous riez pleinement, il n’yaplusdepensée,votremental s’arrêtebrusquement.Ilesttotale- ment impossible de penser en riant, le rire est aux antipodes du rationnel. Il ne répond à aucune logique, c’est l’une des rares clés, accessible à chaque instant, pou- vant amener à un profond état méditatif. Le rire est un déborde- ment intérieur, une fontaine jail- lissante qui vous inonde d’une joie profonde. Une fois emporté par un fou rire, même dans des situations où le sérieux est de mise, vous ne contrôlez plus rien, vousméditezpleinement,profon- dément. Avoir un sens de l’humour est essentiel pour profiter de la vie. Il aideraàsoulagerlestress,amélio- rer les relations et il peut même prolonger la vie. Si vous avez déjà un sens de l’humour, essayez de l’utiliser aussi souvent que possible. Si vous n’en avez pas, alors développez en un dès que possible. r_bourget@yahoo.com MTS (Maitrise en Travail Social) 4 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015 DÉVELOPPEMENT PERSONNEL Le sens de l’humour et ses bienfaits sur la santé Rosie Bourget. Solisyon... Sa l Ye, Jodia Mize fini pou Fanm ak Gason kap soufwi depi lontan Ak doule yo rele Kraze Zo. E sou zafe Sik la Genou. Cheviy.Zepol Kou. Epol. Ren. Koud Pranye. Janb. kuis... .Pou Plase Komand ou Rele san pedi tan nan : (347) 933-9873; (514) 501-9714 Mande pou Salomon E-mail: cbseafbk@yahoo.com MAISON À VENDRE Grande maison située à Delmas construite sur deux tiers de car- reau de terre nivelée, dans le voisinage de l’église Pasteur Nérée. Zone résidentielle et tranquille. 6 chambres à coucher, 2 salles de bain, grand salon, électricité, eau, téléphone, grande cour. Option affaire : orphelinat, pension de famille ou résidence privée tout court. Pour plus d’information, composez le 347-387-1840. Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 4
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    5Haïti-Observateur 2 -9septembre 2015 firmes étrangères plusieurs fois plus riches que leur société. En effet, selon l’acte cons- titutif de la société nouvellement créée par acte soumis au notaire Gary Brisson Cassagnol par Me Siybil Théard Mevs, les proprié- taires majoritaires de Terminal Varreux se sont mis d’accord pour former une nouvelle socié- té baptisée « TVB Port-au-Prin- ce Terminal S.A. ».Avec un capi- tal de 100 mille gourdes, comme celle-là; ses actionnaires sont Fritz Mevs, Richard Lebrun, Bernhard Mevs et Christelle Vaval. Six compagnies regroupées en une seule société Après la création de la TVB Port-au-Prince Terminal S.A., les actionnaires ont décidé de former encore une autre entrepri- se composée de six différentes sociétés, trois haïtiennes, avec un capital total de 250 mille gour- des, et trois étrangères au capital conjoint de 174 millions 354 643 euros. En effet, dans l’édition du 9 juillet 2015 de l’organe officiel, Le Moniteur, est annoncée la création d’une entreprise « ci- après la Société » formée par les responsables de TVB Port-au- Prince Terminal S.A., la Société Holding d’investissements 1 S.A, la Société Holding d’inves- tissements 2 S.A., trois compa- gnies haïtiennes; ainsi que de Bollore Africa Logistics et Société financière panafricaine, avec Société de participations africaines. Les actionnaires étrangers intégrés à « la Société » son ceux de la firme « Bollore Africa Logistics ». Dans l’avis diffusé dans l’édition du 9 juillet 2015 du Moniteur annonçant création de « la Société », cette dernière entreprise est présentée comme associée numéro 1, « une société par actions simplifiée de droit français au capital de 174 mil- lions 334 mille 640 euros, dont le siège social est située au 31- 32 quai de Dion Bouton , 43800 Puteaux (France...) ». Le même avis précise que cette compagnie est représentée au sein de « la Société » par Philippe Labonne, « en sa qualité de président dûment représenté à l’effet des présentes , ayant pour manda- taire spécial Christelle Vaval, avocate du Bareau de Port-au- Prince (...) apert mandat du 10/3/2015 légalisé au Consulat d’Haïti à Paris le...; ». Les membres fondateurs du TVB Port-au-Prince Terminal S.A., qui ne sont autres que les propriétaires du Terminal Var- reux, sont classés numéro 2 dans « la Société » et représentés par Fritz Mevs, en sa qualité de pré- sident du Conseil d’administra- tion de l’entreprise. Dotée d’un capital de 100 mille gourdes, cet- te firme réside à Chancerelles, Port-au-Prince, Haïti. En troisième position, figure la « Société financière panafri- caine » décrite comme suit dans l’avis du ministère du Commer- ce : « une société par actions simplifiée de droit français au capital de 10 mille euros» dont le siège social se trouve à la mê- me adresse que Bollore Africa Logistics. Curieusement, celle-là est également représentée au sein de « la Société » par Philip- pe Labonne, aussi son président, « apert mandat du 10/3/2015 lé- galisé au Consulat d’Haïti à Paris le ci-après “ SFP “ ». En position numéro 4 est pla- cée la « Société de participations africaines », aussi bien «une société par actions simplifiée de droit français au capital de 10 mille euros ». L’adresse de son siège social est identique à celle des deux précédentes firmes. Mais avec cette différence : elle est représenté par Éric Melet, «son président dûment habilité ayant pour mandataire spécial Christelle Vaval, avocate du bar- reau de Port-au-Prince (...) apert mandat du 10/3/2015 lé- galisé au Consulat d’Haïti à Paris le ci-après “ SFP “ ». Dans l’ordre présenté dans l’Avis, en cinquième position est placée la « Société Holding d’In- vestissements 1 S.A. » ainsi pré- sentée : « Société anonyme de droit haïtien au capital de 25 mille gourdes dont le siège so- cial est Route Hasco Terminal Varreux, Chancerelles, Port-au- Prince, Haïti ». Le même Avis du ministère du Commerce sou- ligne que cette compagnie est : « représentée par Richard Lebrun en sa qualité de président du Conseil d’administration ». La sixième place est attri- buée à la « Société Holding d’- Investissements S.A. 2 », ainsi décrite : « Société anonyme de droit haïtien au capital de 25 mille gourdes dont le siège social est Route Hasco Terminal Varreux, Chancerelles, Port-au- Prince, Haïti ». Le document publié dans Le Moniteur infor- me aussi que cette société est «représentée par Bernhard Me- vsen sa qualité de président de son Conseil d’administration ». Mêmes objectifs que Terminal Varreux Cette nouvelle entité, qui semble s’inscrire dans une stratégie de défense par rapport à l’affaire du bateau d’Accra, dont la destina- tion de la cargaison a été le Terminal Varreux, est la grande idée de l’avocate Sybille Théard Mevs, qui est aussi l’épouse du président de Terminal Varreux et membre fondateur des deux so- ciétés nouvellement créées. Des observateurs voient dans ces multiplicités d’entreprises ayant les mêmes vocations se proté- geant mutuellement, un moyen d’assurer la défense du Terminal Varreux contre une décision fé- dérale négative à son encontre. Ce qui reste une réelle possibili- té vu que, selon les informations obtenues par les agents fédéraux, ce port aurait tout mis en œuvre pour faciliter la récupération de la cargaison illicite par les hom- mes d’affaires qui avaient effec- tué la transaction avec les cartels latino-américains de drogue. Cette théorie s’est dévelop- pée à lumière des données sur les objectifs de « la Société » qui se confondent avec ceux du Ter- minal Varreux. On en veut pour preuve, les informations rela- tives aux buts de cette compa- gnie dont les caractéristiques élargissent ses horizons, lui per- mettant de fournir toute une gamme de services dans plu- sieurs domaines. En effet, sous la rubrique des objectifs de « la Société », l’Avis du ministère du Commerce et de l’Industrie souligne : « exploita- tions des activités de manuten- tion de conteneurs, de général cargo et de fret sec en vrac, à l’exception du vrac liquide et du ciment en vrac au sein du péri- mètre foncier du terminal Var- reux (le “ Terminal ; « à ce titre elle s’adonnera à l’aménagement des espaces et à la construction de quais, terre- pleins, bâtiments et hangars né- cessaires pour la bonne exploi- tation de l’activité de la Société, au maintien du dragage, à l’ac- quisition d’équipements por- tuaires pour la manutention de conteneurs (...) ». Une société anony- me d’État dirigé par un privé ? La stratégie des responsables du TerminalVarreux déroute les ob- servateurs en ce sens qu’une so- ciété anonyme d’État créée par des hauts fonctionnaires de l’ad- ministration publique a une enti- té privé comme directeur de son Conseil d’administration. En effet, il est rapporté dans Le Moniteur du 9 juillet 2015, cité plus haut, que la « Société Holding d’Investissements 1 S.A.», qui vient d’entrer en asso- ciation avec « la Société », a Richard Lebrun, également ac- tionnaire du Terminal Varreux, comme président du Conseil d’administration. Pourtant dans le numéro extraordinaire de Le Moniteur, en date du 22 no- vembre 2013, il est fait état de la création d’une société anonyme dénommée « Société Holding d’Investissements 1 S.A. », au rapport du notaire Jean- Marie Jude Emmanuel Lesly Laroche, au capital de 25 mille gourdes; et qui a pour avocat Me Camille Fièvre. L’avis du ministère du Com- merce et de l’Industrie relatif à cette entreprise reste muet sur les détails de sa formation mais cite un fonctionnaire d’État comme président de son Conseil d’admi- nistration. Le document, tel que publié dans l’organe officiel du gouvernement signale que «l’- original du procès verbal de la première réunion de l’Assemblée constitutive de la Société anony- me dénommée “Société Holding d’Investissements 1 S.A. “ tenue à la date de dix mars deux mille treize ». On peut lire plus loin : «Ledit procès verbal est dactylographié au recto d’une feuille de papier blanc et est revêtu de trois signa- tures identifiées comme étant celles de Madame Marie Gesly Lévèque, de Monsieur Andy René et de Monsieur Jean Philippe Vixamar ». Parmi les décisions prises par les fondateurs de cette société, la cinquième stipule : « Jusqu’à la réunion de la prochaine Assem- blée générale des actionnaires, le Conseil d’administration de la Société sera composée comme suit : « Centre de facilitation des investissements représenté par son directeur général, Monsieur Andy René identifié au No. 003- 869-900-8, Président; « Banque Populaire Haïtien- ne (BPH), représentée par le président de son directeur géné- ral, Madame Gesly Lévèque, identifiée au No. 003-047-815-4, secrétaire; « Banque nationale de crédit (BNC), représentée par le prési- dent de son Conseil d’adminis- tration, Monsieur Jean Philippe Vixamar ». D’aucuns se demandent comment justifier la mise en cir- culation d’une « édition extraor- dinaire » du Moniteur pour don- ner publication à l’avis autori- sant le fonctionnement de la société « Société Holding d’In- vestissements 1 S.A. ». Au fait, au sommaire de ce numéro de l’organe officiel figure égale- ment un avis relatif au fonction- nement de la société « Catalog Construction S.A. ». Mais la co- pie du Moniteur consultée ne fait aucune allusion à cette dernière entreprise. À la lumière de ces faits, tout laisse croire qu’il y a anguille sous roche et que le pouvoir en place a toutes les rai- sons de créer une association entre lui et les responsables de «Société Holding d’Investisse- ments 1 S.A. », qui, à leur tour, sont affiliés au Terminal Var- reux. Cela pourrait confirmer l’information selon laquelle au moins un membre du gouverne- ment Martelly avait persuadé les dirigeants de ce port d’accueillir le Manzanares, bateau battant pavillon panaméen arrivé au port Varreux avec quelque 665 ton- nes de sucre parmi lesquelles ont été découvertes, après trois se- maines de fouille-déchargement, environ 140 tonnes de cocaïne, d’héroïne et de marijuana. Cette découverte par des policiers haï- tiens, surveillés de près par des agents de la DEA, a déclenché cette enquête fédérale multifor- me au bout de laquelle plus d’une douzaine d’actes d’incul- pation pourraient être émis. Le Terminal Varreux et l’affaire du bateau d’Accra Au regard de l’enquête fédérale sur l’arrivée en Haïti du bateau Manzanares, son accostage au Terminal Varreux suivi de la confiscation du vaisseau et de sa cargaison par les autorités poli- cières haïtiennes, sous haute sur- veillance des agents de la DEA, les responsables de ce port doi- vent avoir de grands soucis. Au cas où ils seraient inclus dans l’action fédérale visant potentiel- lement les hommes d’affaires haïtiens impliqués dans l’achat suivi des arrangements ayant abouti au transport de la cargai- son illicite à Port-au-Prince. Le fait que la destination du Man- zanares était le Port Varreux met le port en très mauvaise posture. En effet, tout dépend de ce qu’auront établi les autorités judiciaires fédérales en termes de responsabilités du port d’en- crage du vaisseau, les experts en droit criminel au niveau fédéral pensent qu’un verdict de culpa- bilité pourrait entraîner une ou deux conséquences. La mise à l’index du Terminal Varreux par les bateaux commerciaux tou- chant les ports américains. Puis- que, soulignent ces experts, un bateau pris en flagrant délit de transport de drogue est banni de mouiller dans des ports améri- cains. D’autre part, affirment encore ces experts, dépendant de la gravité du verdict, les autorités judiciaires fédérales pourraient décider d’opérer la saisie du port. Le grand problème de l’ad- ministration du Terminal Var- reux réside dans les témoignages faits par au moins un des dockers réguliers de ce port, qui aurait déclaré que « les patrons sa- vaient » qu’il y avait la drogue à bord. Il semble que d’autres témoins aient corroboré les aveux de ce docker. Mais il y a encore d’autres témoins secrets qui auraient fait « des aveux compromettants » contre les responsables du port et les importateurs de la marchan- dise que transportait le bateau. On affirme, dans les milieux proches des procureurs fédé- raux, que des actes de mise en accusation seraient « prêts » et qu’on commencera prochaine- ment avec des arrestations. Suite en page 8 DANS L’AFFAIRE DU BATEAU D’ACCRA, ACCUSÉS ET TÉMOINS À CHARGE IDENTIFIÉS Le terminal Varreux confronté à l’isolement commercial ou à la saisie fédérale Take Out & Catering We serve a delightful array of dishes for Breakfast, Lunch and Dinner Located Next to MERRICK LAUNDROMAT AT 233-06 Merrick Blvd. (between 233rd St. & 234th St.) Phone: 718-341-8566 Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 5
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    BWOUKLIN, NOUYOK –Depi aprè 18 novanm 1803 lè yon gwo kokenn viktwa te eklate pou pèp ayi- syen pran endepandans li nan lakou Vètyè, nan Nò peyi a, pou akouche premye janvye 1804 ki te vin fè nou tout lib e pou te penmèt lot nasyon yo te vin lib tou la, pèp ayisyen te ranpò- te yon viktwa san parèy nan peyi Etazini 20 avril 1991. Se yon jou ke Ayisyen pa fouti bliye, paske l te fè pon Bwouklin nan sekwe avèk mas pèp sa a mele avèk kèk etranje pou te reklame dwa pa l kòm pèp tou k ap viv nan peyi etran- je. Si nou konprann se ti bagay sa a ki kapab fè nou reprann valè nou sou planèt la, nou nan erè, daprè sa obsè- vatè yo deklare. Yon nasyon ki reyèl- man vle avanse vre dwe fè anpil jèfò pou l viv nan linyon ki se sèl garanti nou.Dayè,seyondevizkezansètnou yotekitepounoutekapabitilizelpou n rete konsekan a nou menm. Malarèzman, gen anpil nan nou ki reyèlman pa konprann istwa peyi nou nan fè jalouzi ki definitivman p ap mennen nou okenn kote. Nou tout gen menm dwa kòm sitwayen peyi a. Se linyon nan tout sans ke zansèt nou yo te mande n pou n fè defason pou n sa kenbe flanbo libète a. Nou refize fè tout sa ki bon pou n rive ansanm nan kafou devlopman k ap bon pou nou tout e k ap fè tout moun respekte nou. Jounen jodi a sa nou konstate nan sen nou se jalouzi, egoyis avèk anbi- syon meskin ki anpeche nou fè bon bagay. Bagay yo dwe chanje nan tout sans e se sa tout atis ayisyen yo mande nan mesaj yo toujou fè pase. Malerèzman, politisyen ayisyen refi- ze fè yon antant antre yo pou penmèt chanjman total kapital nan peyi a. Avan gouvènman Mateli/Pòl remèt plas la bay yon lòt gouvènman pou kontinye travay la, li te òganize yon festivite ki rele Karifyesta; se te yon rankont atis etranje e ayisyen pou yon inyon atistik. Tout moun te kons- tate kominyon fratènèl kote tout atis reyini sou menm platfòm oubyen sèn pou yo manifeste lanmou yo pou Ayiti, manman nou. Koudjay sa a retire tout èn ak politik ant patizan ak patizan e mizi- syen yon gwoup ak yon lòt. Se nan momansaavrenoutewèkoteChaba te vin nan « TVice » Tivas pou l te montre lemonn ke l pa gen anyen avèk Wobèto pou yo te chante an- sanm e fòme chenn solidarite a pou yokapabavansepidevan.Setereyèl- man yon kominyon e yon leson ke politisyen yo dwe tire pou penmèt peyi a respire nan tout sans. Toutmounapmandesisemovèz fwa ki nan kò politisyen nou yo ki refize kole zèpòl ak zèpòl pou yo fè kesyon yo. Si mesye-dam yo t ap reglezafèpeyi,tankouanpilsitwayen konsekan e konsène di, yo t ap fòme yon sèl blòk pou yo pran pouvwa a e aprè yo ta fè yon pataj pou tout moun jwenn moso gato pa yo. Anbisyon lidèyoparètlèdkeyofèfayitnantout sans. Se yon makon radotè yo tout ye Nou te rive nan Bwouklin same- di swa e nou te tande koze pou n pa chape. Nou oblije rete la pou kite lòt yo pase opinyon yo nan zafè peyi a. Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò Jesnè : Nou pa fouti rete endiferan devan sa Mateli fè a pou penmèt linyon nan sen popilasyon an nan reyalizasyon Karifyesta ann Ayiti, ki se douzyèm aktivite ke tout peyi manm Karikòm pran pou òganize chak mwa dawou yon maryaj ou linyon tout atis nan Karayib la pou youn konnen lòt. Se yon bèl inisyativ e nou felisite manm òganizatè yo ki konn fè bon bagay. Kamita  : Gade, Jesnè, mwen pa renmen sa ditou, paske w vòlè lide m pou pote ban nou. Se sa m ta pral di. Antouka, se pa mal, paske nou dwe panse ansanm pou n fè bèl bagay. Jesnè : Mwen byen kontan ou vin avèk bagay sa a ki ekstraòdinè. Nou dwe travay ansanm pou bon repita- syon peyi nou, paske nou kapab nan tout sans. Gade yon festivite ki ògani- ze nan lanmou. Kamèn  : Ou fè tout, Jesnè ak Kamita. Mwen santi m fyè mwen se Ayisyèn. Nou se yon pèp ki gen mati- rite nan tout sans. Si nou te mete tèt nou ansanm, nou t ap fè anpil mèvèy. Se pou nou tout fyè nou se Ayisyen, paske nou gen talan pou n fè bèl bagay. Nan sikonstan sa a, nou gen dwa pou n di mèsi pèp ayisyen ki konn apresye e koopere tou. N ap di tout etranje yo mèsi ki te fè deplas- man an pou patisipe nan festivite sa a. Kamita : Non, Kamèn, ou pa fouti pran kòn nan nèt pou ou, paske gen lòt ki vle di yon mo tou. Fòk ou pa fè tankou vye politisyen figi di yo ki pran nan pwòp pyèj yo, paske yo pa janm vle aprann bon bagay. Nou tout Ayisyen otantik, ki konn apresye, dwe fyè e nou tout fè yon chenn soli- darite pou n di prezidan Mateli mèsi paskelikonprannvalèyonatiskòmli menm se atis tou. Gade yon prezidan ke bann teworis la te vle voye ale odyab. Kantav :Yotoutseziesetevèvenn y ap pran, paske yo pran nòmalman 5 a zewo nan tout tou kò yo, paske yo pa janm prepare yo e yo tout refize kwè ke se linyon ki mennen lafòs. Kamita  : Kantav, ou pa manti, paske yè mwen te pase lakay Ti Jan, mwen wè se te vèvenn li t ap bwè, paske Lavlas la fini e li tounen defen tou. Non, mezanmi, se pa posib sa menm, paske bann kreten yo dwe retounen al aprann politik, tout ekspè nanpolitikyojanmregleanyenserye. Gen yon pakèt Nèg ki rele tèt yo poli- tològ ki pa menm konnen nosyon politik. Se yon makon malpwop. Kamèn : Se sa menm, sè mwen. Nan tout bagay yon moun ap fè nan lavi a, fòk gen preparasyon, paske denmen pa janm pote anyen si w pa prepare depi byen avan. Ti Nèg Dayiti refize aprann leson yo pou yo rive fè bèl bagay. Krisyan : Mesye-dam atis yo voye yon mesaj bay bann enkonsyan yo ki refize lage peyi a nan malfezans yo. Sa demontre nou klèman ke nou pa gen lidè nan peyi a. Nou gen yon pakèt vagabon, mechan ki reyèlman pran plezi nan kreye kriz. Michèl : Nou nan tout sa k pa bon, paske si n pa mete yon fren nan zak briganday k ap fèt nan peyi a, nou p ap janm fè youn pa. Politisyen nan peyi lakay pa bezwen anyen ke vin okipe pozisyon fotèy boure a pou yo fè fòtin yo, pou yo vin milyonè tank- ou zòt. Non , pa gen plas pou yo. Kantav :Michèl,frèmwen,noupa kache men voye wòch e nou pa janm kache lonbrit pou n benyen. Dayè, nou pa nan zafè pale daki. Nou dwe di bagay yo jan yo ye. Kesyon zafè zòt la, nou pa ladann. Se 2 prezidan nan peyi a ki vin milyonè, se Papa Dòk ak Ti pè a. Pa gen lòt ankò. Nou pa nan voye monte ni nou pa rete avèk oken pap pou n pa di verite a. Michèl : Se yon fason pale paske nou menmAyisyen pa janm vle non- men non moun, nou prefere fe refe- rans. Mwen konprann ou pafètman paske nou p ap viv nan tan lontan kote nou pa t fouti opine. Nou te zon- bifye. Jodi a se demokrasi nan tout tou kò nou pou n di sa ki reyèlman fè nou mal ak tout sa k fè nou plezi sou dal. Anverite, mwen dakò avèk ou sou tout pwen e sou tout fòm. Sena : Bon, mezanmi, nou pa wè jan sa ta bèl si n mete tèt nou ansanm pou n fè bèl bagay. Se movèz fwa anpil nan nou ki lakòz nou dèyè kamyonnèt la ap rele Yogàn, Yo- gàn… tout lasentjounen. Bagay mete sou dèyè paske nou pa fouti evolye pou n fè bèl bagay tankou vwazen an ak lòt nasyon yo. Sovè :Noumalonnètenoupakonn bèl bagay menm. Non se pa serye sa pou n rete konsa ap betize. Sa n ap kitepoulòtjenerasyonyo.Zansètnou yo te kite bon bagay pou nou ki sèvi nou e sèvi lòt pèp sou tè a. Libète se sa li ye e se sa tout moun bezwen pou avanse. Lè w sou dominasyon, ou pa fouti pwodwi, paske ou sou zòd. Se pounmetetoutdinozòyodeyòpoun pran responsabilité peyi a. Nou tout wè ki dega Nèg yo fè pou anpeche peyi a avamse. Nou pral ba yo kanè. Samyèl : Ou gen rezon, Sovè e ou pale dò nan tout sans. Mwen kwè menm jan avèk ou, paske tout sa w di la a avèk lòt fè pwa sou balans la. Mwen dakò avèk nou pou n pran res- ponsabilite nou. Nou gen yon peyi k ap fini nan men nou, malgre jefò yon ekip ap fè e lòt ekip la ap sabote l. Se pou mete tout vagabon sa yo nan wòl yo pou yo sispann anmède moun . Selya : Non, se pa serye sa pou n kite yon ti ponyen malonnèt ap boul- vèse peyi a konsa. Nou bezwen yon lòt revolisyon pou chatye e menm chatretoutvagabonyokienpozepeyi a dekole. Yo mèt di tout sa yo vle, Mateli fè anpil istwa nan peyi a. Kòm se kritike yo la sèlman pou kritikwe sanpoteyonsolisyonpoupwoblèmn ap konfwonte. N ap pare pou yo nan chimen jennan an pou n ba yo tout sa yo merite. Grasya : Ou pale dò, kòmè mwen. Nou bezwen fè aksyon tankou nou kòmanse fè l la. Ou pa wè pèp la pa okipe yo, paske l pa kwè nan yo ankò kòm blofè e menm teworis tou. Mona  : Gason mwen, ou di yon pawòl ki fò anpil. Si pèp la t ap koute yo, nou t ap nan yon kriz san parèy, paskejepeplakleresouchemenkon- petans pou l fè siksè. Je pèp la klere sou bagay ki bon k ap sèvi l tou Kamita : Nou kapab remake jan pèp la boude yo. Se opozan fawouch sa a, Tinèb Dèlpe, ki fè konnen sa yo te espere a p ap sa rive, paske yo te konprann nan jounen 12 janvye sa a, pèp la t ap leve kanpe pou l te mete Mateli atè. Sa se te byen konte, mal kalkile. Se Bondye ki te mete Mateli pou sove peyi sa a e kòmanse bay Ayiti yon figi abòdab. Selya  : Se sa l ye menm. Mwen kwèpèplapralvotekonpetans,moun k ap vin fè pou peyi a e non pa k ap vin pran tankou anpil vòlè ap pare yo pou y al tire lèt nan manmèl bèf la. Dimèl : Se yon pakèt asasen, vòlè, tou pare e san wont tou ki amize yo piye olye pou yo ede. Se sa k fè gen yon pakèt kandida malatchong nan peyi a ke gwoup frè Paran an mande pou lage chen dèyè yo tout kòm delenkan, tapajè, ensanse e menm gwo lide. Simeyon : Mwen dakò avèk yo, paskeseyonpakètatoufèkireyèlman pa gen yon plan pou peyi a. Yo youn pa gen yon pwojè pou sosyete a, paskeyotoutpasensè.Napparetann yo tout pou n ba yo sa yo merite, paske nou deja konnen pou ki moun nou pral vote pou ede peyi a an jene- ral. Nou p pral vote enkonpetans. Kamita : Se pa serye sa pou depi 1803 nou fin pran endepandans nou, aprè 300 an soufrans, tribilasyon ak tout sòt enjistis pou gen moun ki pare ankò pou vin souse manman nou. Moun sa yo san konsyans e yo gen pou peye pou zak kriminèl sa yo ki anime nan konsyans yo. Klotid : Nèg yo pa reflechi.Yo tout apkouripouyalchitasouchèzboure a ki chaje ak pikan. Se nan san sans anpil mesaje kontinye ap voye mesaj pou tout sa ki gen zòr tande e koute tou. Mwen sonje kèk pasaj nan yon chante gwoup Koudyay ke wa Kesi avèk tout sèvitè li yo te pote pou pèp la. M ap mande pou n pran tan nou pou n tande pawòl yo : « Pèp o. pèp o, pèp o ! Kouman nou ye ? Mwen konn sa n ap pase Anba bouch mechan yo Tout kote nou pase Yo tonbe kritikwe n. Yo di n ap sa ekri analfabèt Nou p ap sa ekri non vanyan nou N ap fè yo wè non n ekri : « P… e aksan fòs P se pèp la » Alfabetize, n ap kenbe vòlè fo papye yo Lè sa a y ap kriye Nou menm n ap fete Na vin eklere Nou p ap pran fo papye vòlè save Nou mèt si se te yon zetwal Ki te klere tout latè Epi li te respekte moun sa a Ki aprann li a 40 an Mezanmi, yo mèt ban mwen kou Pou verite m pale a Si w al Site Solèy, wa jwenn Wa jwenn yon pèp k ap kriye Mezanmi, yo mèt fizye m Pou verite m ap chante a Si w al Matisan, Wa jwenn yon pèp k ap kriye Mezanmi, ou mèt sapata m Pou verite m pale a Si w pase Lasalin, Wa jwenn yon pèp k ap kriye Pandan m ap pase Mwen tande yon vwa k ap kriye Vwa a tèlman tris Se yon pèp k ap soufri, Mwen t ap souri Menm moman an m vin fremi Kay la se pa w Peyi a se pou ou. Pi gwo manman kriye ! Pi gwo manman kriye ! Men Labib te pale vre Pèsonn pa aplike l. Lemonn ap boulvèse Lafen dimonn rive Ya mande Bondye e sa yo fè Woy, woy, woy, Pi gwo manman kriye ! Mari Woz, ede m kenbe koukou yo ! Jou bare, jou bare koukou yo Lanjelis, jou bare yo Yo kenbe koukou yo Yo mare 2 pye l Plonje l tèt anba Yo fè l depale Yo fè l pale fatra Li tande ! Depi pèp la parèt Mete tout zam atè Leve de men anlè Koul, nonb ! Alo. Alo Jeova ! Se sa menm pèp la bezwen Sekirite n ap mande ! Elektrisite n ap chache Se lasante n ap mande ! Se sa yon peyi bezwen Anpil sekirite Doktè pou lasante Ak elektrisite Si n alfabetize Peyi nou va mache Si tout Ayisyen te gen chans Met tèt ansanm Peyi n ta pi bèl. Yo bare koukou nan kalòj la Yo kenbe koukou nan kalòj la 6 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015 Kreyòl Ale nan paj 14 VERITE SOU TANBOU : Pèp ayisyen konnen, li wè, li pale verite Si nou te mete tèt ansanm nou ta fè anpil mèvèy Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 6
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    7Haïti-Observateur 2 -9septembre 2015 AVIS DE DIVORCE PAR CES MOTIFS, le Tribunal, après examen, le ministère public entendu, maintient le défaut octroyé contre la défenderesse à l’audience précitée; pour le profit déclare fon- dée ladite action. Admet en conséquence le divorce du sieur PHORTU MARCELIN d’avec son épouse, née CIDONIAALCIDONIS, pour injures graves et publiques. PRO- NONCE la dissolution des liens matrimoniaux existant entre les dits époux; ORDON- NE à l’officier de l’état civil de la Section Est de Port-au-Prince de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant à la capitale, sous peine de dommages-intérêts envers les tiers, s’il y échet; commet l’huissier JOHNNY JEAN de ce siège pour la signification de ce jugement; compense les dépens. AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ par nous MARLEINE BERNARD DELVA, juge en audience civile ordinaire et publique du jeudi deux juillet juin deux mille quinze, en pré- sence de Me. RONALD PIERRE, substitut du commissaire du gouvernement de ce res- sort et avec l’assistance du sieur JOSEPH PIERRE-LOUIS, greffier du siège.- IL EST ORDONNÉ, à tous les huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution, aux officiers du ministère public près les Tribunaux civils d‎’y tenir la main, à tous les commandants et autres officiers de la force publique d y pr ter main forte lorsqu ils en seront l galement requis.- EN FOI DE QUOI, la minute du pr sent jugement est sign e du juge et du greffier susdits. Ainsi sign ˚: MARLEINE BERNARD DELVA et JOSEPH PIERRE-LOUIS Pour exp dition conforme collationn e˚ Le Greffier AVIS DE DIVORCE PAR CES MOTIFS, le Tribunal, après examen et sur les conclusions du ministère public, maintient le défaut octroyé contre la défenderesse à l’audience précitée, pour le profit du défaut, déclare fondée ladite action, admet en conséquence le divorce du sieur Shubert CINÉUS d’avec son épouse, née Nadège DORIVAL, pour injures graves et publiques aux torts de l’épouse. Prononce la dissolution des liens matrimoniaux ayant existé entre lesdits époux; ordonne à l’officier de l’état civil de la Section Sud de Port- au-Prince de transcrire dans ses registres à ce destinés, le dispositif du présent juge- ment dont un extrait sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant à la capitale, sous peine de dommages-intérêts envers les tiers, s’il y échet, commet l’huissier Clerbrun FAURE de ce siège pour la signification de ce jugement; compense les dépens. AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ PAR NOUS, Gerty Léon ALEXIS, juge en audience civi- le, ordinaire et publique du trois juillet deux mille quinze, en présence de Me. Mirlande Dupiche PRÉVOST, substitut-commissaire du gouvernement de ce ressort avec l’assis- tance du greffier Joseph PIERRE LOUIS. IL EST ORDONNÉ, ETC. EN FOI DE QUOI ,ETC. POUR EXPÉDITION CONFORME COLLATIONNÉE Me. Sergot ORESTE AVIS DE DIVORCE PAR CES MOTIFS, le Tribunal, après examen, le ministère public entendu, maintient le défaut octroyé contre la défenderesse à l’audience précitée; pour le profit déclare fondée ladite action. Admet en conséquence le divorce du sieur Gesner Morancy d’avec son épouse, née Rose Marie Thélimond, pour injures graves et publiques aux torts de l’épouse. Prononce la dissolution des liens matri- moniaux existant entre les dits époux; ordonne à l’officier de l’état civil de Delmas, de transcrire sur les registres à ce destinés le dispositif du présent juge- ment dont un extrait sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant à la capitale, sous peine de dommages-intérêts envers les tiers, s’il y échet; commet l’huissier VILNERET GABRIEL de ce siège pour la signification de ce jugement; compen- se les dépens. AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ par Nous, Marlene Bernard Delva, juge en audience civile ordinaire et publique du jeudi dix huit juin deux mille quinze, en présence de Me. Ronald PIERRE, substitut du commissaire du gouvernement de ce ressort et avec l’assistance du sieur JOSEPH PIERRE-LOUIS, greffier du siège.- Me. Gilbert Myrthil, Av. MAISON À VENDRE Grande maison double à Santo 19, bâtie sur une pro- priété clôturée de 25/100, soit _ de carreau. Évaluation formelle par un ingénieur accrédité. 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Leave a message when answering message is on. Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 7
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    LL e Conseil électoralprovi- soire (CEP), aux comman- des de Pierre Louis Opont, de concert avec la prési- dence, ont projeté de faire main basse sur l‘appareil d’État en noyautant les différentes institutions qui la composent avec des élus in- dignes et non qualifiés. Tel a toujours été et reste l’objectif visé par Michel Martelly, ses amis et clientèles poli- tiques, qui ont besoin de tels moyens pour accélérer la descente aux enfers du pays que le régime tète kale a amorcée dès le lendemain de l’inves- titure de Sweet Mickey. Le scrutin du 9 août 2015 a été conditionné de ma- nière à satisfaire aux intérêts sordides de cette équipe, qui ne s’est pas gênée pour accoucher de cette mas- carade au vu et au su du monde en- tier. C’est pourquoi, accepter les ré- sultats bidon de ces élections équi- vaut à la prise en otage d’Haïti par des brigands avec les conséquences néfastes que cela apportera au pays. Pour commencer, les nombreuses dérives du pouvoir rose, qui jalonnent l’administration Martelly Lamothe, d’bord, puis Martelly-Paul, ne sont qu’un avant-goût de ce qui sera servi au peuple haïtien par un gouverne- ment avec un Parlement majoritaire- ment composé de criminels dénon- cés et dans les postes clés du pays des individus nommés par ces der- niers. Un tel scénario sera garanti si l’œuvre scélérate de ce CEPn’est pas combattue et ses auteurs mis en déroute, en sus de recevoir le juste châtiment que mérite leur forfaiture. En effet, après plus de quatre ans de gouvernement, Martelly et son équipe ont mis le pays en coupe ré- glée, trop souvent éliminant les ac- quis démocratiques et sociaux ga- gnés de hautes luttes au cours des dernières décennies. Les défenseurs de la démocratie et ceux qui se bat- tent inlassablement pour l’intégrité de nos institutions ne peuvent oublier de si tôt les accrocs faits à la Cons- titution et aux normes républicaines par le président Martelly et ses con- seillers. Certes, non seulement les «bandits légaux » occupent le haut du pavé, sous le régime tèt kale, mais encore le Palais national intervient de manière éhontée dans les déci- sions judiciaires, faisant innocenter les criminels et niant justice aux vic- times. La Constitution et les lois du pays son violées avec impunité par le président haïtien, ses partisans et ses amis. Ceux pris en flagrant délit dans la perpétration de crimes sont blan- chis par des juges triés sur le volet par M. Martelly qui, trop souvent, intervient pour arracher ses amis des griffes de la justice; ou bien pour empêcher que soit dit le mot du droit sans inhibition ou interférence. Ci- tons, à titre d’exemples, le cas Calix- te Valentin, conseiller spécial du pré- sident Martelly renvoyé hors de cause pour le meurtre en flagrant délit d’un commerçant de Fonds Parisien; la mort dans des circons- tances jamais élucidées du juge Jean Serge Joseph, qui était chargé de l’instruction du dossier de la premiè- re dame et du fils aîné du président accusés de détournements de fonds publics, de corruption et d’associa- tion de malfaiteurs; intervention directe de M. Martelly pour faire li- bérer son ami Woodley Éthéard, communément appelé Sonson La Familia, chef de gang arrêté pour tra- fic de drogue et kidnappings; sous l’administration Martelly-Lamothe, des centaines de prisonniers ont été libérés d’une prison de haute sur- veillance afin de faciliter l’évasion de trafiquants de drogue colombiens; l’homme d’affaires Clifford Brandt, incarcéré pour kidnappings, attend encore son procès plus de deux ans après son arrestation; au nom du chef de l’État, le ministre de la Justice fit arrêter l’instruction du dossier du tra- fiquant de drogue Evinx Daniel, ami et partenaire en affaire du chef de l’État, qui disparut ensuite sans lais- ser de traces. On ne peut énumérer ici tous les cas de corruption signalés contre la famille présidentielle et des proches du premier citoyen du pays. On se borne à souligner les plus flagrants, notamment les détournements de fonds perpétrés contre les caisses pu- bliques et les accusations de corrup- tion dont le président Martelly est directement accusé. En effet, le président haïtien a reçu plus de USD 2 millions de pots de vin du sénateur dominicain Félix Bautista en échange de contrats de construction octroyés aux firmes de ce parlementaire. Michel Martelly et Laurent Lamothe ont dilapidé le Fonds PetroCaribe et le Fonds d’- éducation sans jamais fournir de jus- tifications pour les millions décaissés soi-disant pour financer des projets de construction. Voilà succinctement les brigan- dages perpétrés dans la gestion des affaires du pays par Michel Martelly et sa clique, au cours des quatre der- nières années. Après tout ce gâchis assorti de crimes graves rendant M. Martelly et ses complices passibles de poursuites judiciaires, ce dernier se débat comme un beau diable pour éviter d’affronter l’orage dont il craint l’approche. D’où son projet d’occuper tous les compartiments du pouvoir en y favorisant l’accès à ses hommes et femmes de confiance qui, comme lui, sont à la recherche d’im- punité pou éviter de se retrouver au rendez-vous avec la justice. Incontestablement, cette vaste conspiration électorale montée par Pierre Louis Opont et son CEP, de concert avec Michel Martelly, les partis PHTK, Bouclier, Vérité et leurs alliés vise tout simplement à prendre le pays en otage. Négliger de se battre rudement pour contrecarrer un tel projet équivaut à contribuer à sa réussite. Il appartient donc aux authentiques filles et fils d’Haïti de barrer la route à ces imposteurs par tous les moyens démocratiquement possibles. Nonobstant une conspiration d’un autre genre concoctée par un secteur de la communauté internationale, pour quelque raison que ce soit, afin de faire passer cette mascarade d’élections, les amis et défenseurs de la démocratie ne doivent pas donner dans le panneau. Car seuls les Haï- tiens savent et comprennent ce que signifie la perte de la souveraineté démocratique du pays au profit d’- une clique de bandits. En un mot, il faut absolument rejeter le scrutin du 9 août 2015. 10 Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015 ÉDITORIAL Haïti- Observateur P.O. Box 356237 Briarwood, NY 11435-6235 Tél. (718) 812- 2820 Pour sauver Haïti, il faut rejeter le scrutin du 9 août 2015 Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 10
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    TT he Provisional Electoral Council(French acronym CEP,) under the leadership of Pierre Louis Opont, together with the presiden- cy, plan to make off with the state apparatus by stacking the various ins- titutions with elected individuals who are both unworthy and unqualified. This has always been, and remains the objective of Michel Martelly, his friends and political clients who need such means to accelerate the down- ward spiral of the country started by the bald-headed team since the day after the inauguration of Sweet Mickey. The result of the August 9, 2015 vote was inured to meet the sor- did interests of the team that gave birth to this masquerade in full sight of the whole world without the slight- est embarrassment. Therefore, ac- cepting the phony election results is equivalent to helping Haiti to be taken hostage by brigands with all the negative consequences this will bring upon the country. For starters, the numerous drifts of the pink power, which mark the Martelly-Lamothe administration, first with Martelly and Lamothe, then with Martelly and Paul, are only a prelude to what will be served to the Haitian people by a government with a Parliament mainly composed of denounced criminals and individuals appointed by them in key positions throughout the land. Such a scenario will be guaranteed if the work of this villainous CEP is not addressed and those responsible for it routed, in addition to receiving their just pun- ishment that their acts of malfeasance deserve. Indeed, throughout more than four years of Martelly government, he and his team have the country under their collective thumb, elimi- nating the democratic and social gains won at the price of high strug- gles in recent decades. The defenders of democracy and those who are tire- lessly fighting for the integrity of our institutions can‘t forget any time soon snagging made to the Constitution and republican standards by Presi- dent Martelly and his advisers. Cer- tainly not only the “legal bandits” oc- cupy the high ground, under the bald- headed régime, but the National Pa- lace is shamelessly involved in judi- cial decisions, ordering criminals to be rendered innocent, and denying justice to victims. The Constitution and the laws of his country are violat- ed with verve and absolute impunity by the Haitian president, his support- ers and friends. Those caught in the commission of crimes are set free by judges handpicked by Mr. Martelly who, too often, intervenes to rescue his friends from the clutches of jus- tice; or to prevent a final legal deci- sion from being rendered without inhibition or interference. These in- clude, as examples, the case of Calix- te Valentin, a special advisor to Pre- sident Martelly who was exonerated in the act of committing the murder of a trader from Fonds Parisien; it has never been established as to the death of Judge Jean Serge Joseph, in un- clear circumstances, who was res- ponsible for investigating the case of the first lady and the eldest son of the president accused of embezzlement, bribery and criminal conspiracy; direct intervention of Mr. Martelly to free his friend Woodley Éthéard, commonly known as Sonson La Familia, a gang leader arrested for drug trafficking and kidnappings; under the Martelly-Lamothe regime, hundreds of prisoners were released from a high security prison to facili- tate the escape of Colombian drug traffickers; businessman Clifford Brandt, imprisoned for kidnapping, is still awaiting trial more than two years after his arrest; on behalf of the Head of State, the Minister of Justice ordered the arrest of the investigation of drug trafficker Evinx Daniel, a friend and business partner of the Head of State, who later disappeared without a trace. We can‘t list all the cases of cor- ruption reported against the presiden- tial family and relatives of the first citizen of the country. We’ll only point to the most egregious ones, in- cluding embezzlement perpetrated against public funds and perennial corruption charges against President Martelly who has been directly accused. Indeed, the Haitian president has received more than $ 2 million in bribes from Dominican Senator Felix Bautista in exchange of construction contracts awarded to firms belonging to this parliamentarian. Michel Mar- telly and Laurent Lamothe have squandered the PetroCaribe Fund and Education Fund without any explana- tion for millions allegedly disbursed to finance so-called construction projects. That succinctly describes cor- ruption cases committed in the man- agement of national affairs by Michel Martelly and his clique, over the last four years. After all this mess accom- panied by serious crimes making Mr. Martelly and his accomplices liable to prosecution, the latter is struggling like hell to avoid facing the storm he fears approaching. Hence his plan to occupy all areas of power by making them accessible to the men and women entirely devoted to him who, like him, are seeking impunity in order to avoid ending up at their well deserved rendezvous with justice . Undoubtedly, this vast conspira- cy mounted by Pierre Louis Opont and his electoral council, together with Michel Martelly, political par- ties PHTK, Bouclier, Vérité and their allies is simply a ploy being used to take the country hostage. Neglecting to fight rudely to thwart this project is tantamount to contributing to its suc- cess. It falls, therefore, to the genuine sons and daughters of Haiti to block the road to these impostors democrat- ically by all means possible and post haste. Notwithstanding a conspiracy of another sort concocted by a sector of the international community, for whatever reason, in order to pass this election farce, friends and defenders of democracy must not fall into their trap. Because only Haitians know and understand what it means for our country to lose its democratic sover- eignty in favor of a gang of bandits. In a word, we must absolutely reject the results of theAugust 9, 2015 elec- tion. 11Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015 EDITORIAL Haïti- Observateur P.O. Box 356237 Briarwood, NY 11435-6235 Tél. (718) 812- 2820 To save Haiti, we must reject the results of the August 9, 2015 vote Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 11
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    1212 Haïti-Observateur 2-9 septembre 2015 2 septembre 2015 [1] Par Docteur Loren Ekroth, Ph. D. [2] Le point focal de l’article de cette semaine : Quelques « outils de conversation » différents peuvent optimiser la qualité de vos con- versations non seulement pen- dant « La Semaine de meilleures conversations », mais également à d’autres occasions. Les vieilles habitudes de conversationsontcommedesrai- nures dans un enregistrement de vinyle qui se traduisent par les mêmes conversations insipides lorsqu’il est tourné. Essayer quel- ques nouvelles approches pour- rait rafraîchir les entretiens de routine et produire une expérien- ce plus enrichissante. Quelques approchesdeconversationsdiffé- rentes avec des amis et des mem- bres de la famille : Pour évoquer des histoires de vie personnelles dans des groupes, essayez : 1. D’écouter des chansons populaires de ces dernières dé- cennies et demander aux adultes de partager le souvenir d’une ex- périence qu’évoque une chanson. Exemple : Pour moi, la chanson des Beatles « Hier » évoque le souvenir d’une romance dans les années 1960. 2. D’étaler des clichés sur une table et demander à chaque per- sonne d‘en choisir un et de racon- ter son histoire. Exemple:Unedemes photos préférées comme un petit garçon est lorsque j’étais assis au bout d’un quai avec une canne à pê- che, au cours d’un pique-nique familial. J’ai attrapé un petit arle- quin, mais ma sœur, qui se sentait désolée pour le petit arlequin, l’a pris et l’a remis dans le lac. Boo- hoo. 3. D’utiliser la nourriture ou des boissons comme des entrées. Par exemple, si vous vous ras- semblezpourunbanquetfestival, demandez aux participants d’ap- porter un plat traditionnel ou ancestral transmis par un aîné. «Ma grand-tante Emma a fait un menu spécial, et j’ai fait de mon mieux pour recréer le même. Ses ingrédientssont...» Ensuite,vous partagerez quelques souvenirs de votre tante. 4. Un segment de contes en cercle : À un certain moment, au cours de votre réunion, réservez une heure ou deux pour les adul- tes de partager brièvement des histoires de vie personnelles. Avertissez les participants à l’- avance que chacun sera demandé – mais ce n’est pas obligatoire – de partager une histoire person- nelle en réponse à des questions comme celles-ci : - À un couple : « Comment vous êtes vous rencontrés ? » - « Quelle a été votre premiè- re voiture ? » - « Quelle a été votre premier emploi ? » - « Quelle est la personne en dehors du cercle familial qui a eu le plus d’influence sur vous et sur votre vie ? » - « Quel est le meilleur conseil que quelqu’un vous ait donné ? Et qui était cette person- ne ? » Donnez aux gens le temps de réfléchir avant de raconter leur histoire. Si vous attendez leur ré- ponse avec impatience, cela leur rendra nerveux. Pour plus de questions, con- sultez des ressources supplémen- taires à www.storycorps.org où vous trouverez des centaines d’entre lesquelles choisir. a. Mettez de côté un temps et un endroit éloigné de toutes dis- tractions. Un salon ou la salle fa- milialeestmieuxquedes’asseoir autour d’une table. Pour un grou- pe de 10 ou moins, une heure d’horloge sera suffisante. Je sug- gère 5 minutes par personne, mais ce n’est pas nécessairement obligatoire, aussi longtemps que quelqu’un ne domine la conver- sation. b. Utilisez un microphone ou un téléphone intelligent. Cela permettraitauxintervenantsdese concentrer, et plus tard des CD de leurs histoires pourraient être dis- tribués à ceux-là qui n’avaient pas pu assister. c. Utilisez la méthode « pop- corn » afin que les participants ne parlent que lorsqu’ils sont prêts à le faire. C’est mieux que de faire « le tour du cercle », où les per- sonnes qui font la queue pour- raient s’occuper davantage à pra- tiquer ou à répéter leurs propres histoires, au lieu d’écouter. La méthode « pop-corn » est plus spontanée. 5.Amusez-vous avec des bis- cuits de fortune. À des dîners et même à des rencontres d’affaires mixtes, j‘ai utilisé des biscuits de qualité avec des fortunes fasci- nantes que j’ai glissées à l’inté- rieur. Voici 2 exemples que j’ai trouvés au hasard dans ma boîte de biscuits : « La vie est en mar- che, que nous nous comportions comme des lâches ou des héros » et « N’exigez pas de quelqu’un qu’ilvousdonnesonâmelorsque vous avez déjà obtenu son cœur». Je demande toujours aux par- ticipants de partager: “Quel est, s’il y en a, le rapport existant en- tre vous et votre fortune? Expli- quez.” Les réponses seront improvi- sées, spontanées, et souvent intel- ligentes. Autour d’une table, une personne à la fois ouvre un bis- cuit, lit la fortune à haute voix, et répond. En paires, faites la même chose. À des événements de ren- contre sociale, j’ai observé que des paires d’étrangers se dépar- tent des petites conversations ha- bituelles pour tisser des liens d’amitié plus solides. Pour éviter les fortunes vides de sens que je trouve souvent à un restaurant chinois dans mon quartier, j’utilise la marque Bol Doré (Golden Bowl), que j’ai achetée en ligne sur Amazon. com. Ou bien vous pourriez insé- rer des citations lapidaires et des pensées morales dans les biscuits que vous préparez vous même. Ce qu’il faut retenir aujour- d’hui : 1. Tout le monde a une histoi- re à raconter. Donnez-leur l’occa- sion de le dire. 2. Cessez les conversations de routine. Choisissez plutôt une approche différente comme l’une de celles mentionnées ci-dessus. 3. Profitez des rassemble- ments de famille durant les fêtes traditionnelles pour collecter des histoires précieuses des aînés de la famille. S’ils sont timides, mais quand même prêts à parta- ger en privé, vous pourriez les enregistrer sur une cassette audio oulesvidéographierendehorsdu groupe. StoryCorps.org contient de brillantes questions que vous pouvez poser à vos aînés. [1] Publié avec la permission du Docteur Loren Ekroth, éditeur du magazine Better Conversa- tions. Pour ceux qui préfèrent la version originale en anglais, ils peuvent s’inscrire pour l’abonne- ment hebdomadaire gratuit du magazine à : www.conversation- matters.com. [2] Docteur Loren Ekroth est un spécialiste américain en commu- nication humaine et un expert national en conversation des affaires et de la vie sociale. Traduit de l’anglais par Réginald Barthélemy, MBA Volume 3, Edition 84 TECHNIQUES DE CONVERSATION Tout le monde a une histoire à raconter By Reginald Barthelemy Centuries ago, a homeless Psy- chiatrist lived in a country where many of His contemporaries suffered from nervous or mental breakdown. This was because they had trouble making ends meet, and He gave them the best counsel ever for mental health and healthy living. From a mountaintop, He delivered a powerful speech ever recorded in the history of mankind. Down through the ages, His address has made a profound impact on the human family.As a prescrip- tion to an anxious crowd that gathered around Him, He said: “Do not worry about tomorrow; it will have enough worries of its own. There is no need to add to the troubles each day brings” (Matthew 6:34, GNT). His remark could be summed up in this way: “Get completely and totally engaged in living one day at a time.” The secret to healthy living lies in living in the present – one day at a time. Would you like to know how to live one day at a time? Here is how it can be achieved: Value each day as a gift from God Always begin the day with God. Speak to Him first before speak- ing to any human being. Have a good, well-balanced spiritual breakfast on empty stomach to break the fast from the night before. This can be accomplish- ed by praising Him for His pro- tective care during the night, by drinking a good dose of spiritual milk from the fountain of the Holy Word, and by presenting to Him your needs through prayer. Train yourself to have your mind stay focused on TODAY Life, real life, is lived one day at a time. We are not wired to man- age long lengths of time at a time, but we can surely manage one day at a time. A good many of us, however, act like fools; we are not content to live just one day at a time. We rather split ourselves and live in two differ- ent worlds at the same time. We have one foot in the past and the other in the future while putting off living in the present. But do you know this is not a wise way to live? When we do, we are hurting ourselves. Of course, this is a recipe for mental break- down. The healthy way to live is to shut off the past and the future and lock ourselves tight in the present. From the time you wake up until bedtime, make a conscious effort to be fully engaged in living and enjoying those hours. Cultivate a thankful attitude Never make a list of your trou- bles. Instead, count your bless- ings one by one. No matter what life hands you, always strive to look for the silver lining in every situation. Consider that it could have been worse. The benefits of a grateful attitude are count- less - physically, mentally, emo- tionally, psychologically, and spiritually. Be kind Kindness is the essence of life. Everyone who crosses our path is collapsing under the crushing burdens of life. It is simply hu- man to give a helping hand. During those 24 hours, seek to do at least one act of kindness to a person in need. As Alice Childress observed: “Life is just a short walk from the cradle to the grave, and it sure behooves us to be kind to one another along the way.” Be active If you feel worry coming on, wake up your happy hormones by getting busy involved in some physical activity. Worry does not disturb busy people. When you are busy, you have no time to feed your mind on any dark, distressing thoughts. Never forget that idleness is the mother of worry and anxiety. Have a forgiving spirit Not only is forgiveness a spiritu- al admonition, but there is also a direct link between un-forgive- ness and many health challenges people are facing. In the words of Dr. Glenn Mack Harndon: “Forgiveness releases the of- fended from prolonged anger, rage and stress that have been linked to physiological prob- lems, such as cardiovascular dis- eases, high blood pressure, hypertension, cancer, and other psychosomatic illnesses.” He suggests that among other things, releasing your anger reg- ulates your blood pressure. Live out your faith Be a living demonstration of your religious beliefs to the unbelieving world. While living in the present, make it your sacred duty to witness for God before the world and tell others about His goodness. And the best way to accomplish this is through your daily actions and words. As an unknown inspira- tional author puts it so eloquent- ly: “The way you live may be the only Holy Word many peo- ple read.” Today, many are bedridden or suffer from nervous or mental collapse or other health challen- ges because they rejected Christ’s counsel: “Have no wor- ries about tomorrow.” They thought that He was a lunatic.At this very moment you and I are standing at the intersection of two critical times: on one hand, the past and its dead yesterdays and, on the other hand, the fu- ture and its unborn tomorrows. We should neither be concerned about the past nor the future. A day of 24 hours is enough for us to manage. Living one day at a time is to our mental health something like gratitude to our physical health. It triggers a feel- ing of well-being – and it is easy to do and accessible to all. If you put into practice these seven steps, you have enough to keep you going and fully engaged in living in the present. How can you, in a practical way, put Christ’s counsel into practice in your daily life? Well, if you have both feet firmly planted in the present, you will have no time to be worried about the past or the future. Do you find them hard, or too hard, to practice? The counsel of the famous homeless Psychiatrist is still relevant. It makes for good mental, psycho- logical, physical, and spiritual well-being. Living one day at a time – living in the present – is the best and wisest way to live life. Food for Thought: “The great use of life is to spend it for something that will outlast.” (William James) September 2, 2015 Volume 3, Issue 93 POSTCARDS FROM AFRICA Living in the present MAISON À VENDRE Position Strategique donnant sur deux rues - Propriete Fonds et Batisse situee a Petion-Ville, angle rue Geffrard et Villatte #32, mesurant 76 pieds ou 24 metres 67 centimetres aux cotes nord et sud et 30 pieds ou 9 metres 75 centimetres aux cotes est et ouest. Prix a negocier. Tel. 212-569- 4068. Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 12
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    Par Charles Dupuy Lemercredi 21 avril 1971, François Duvalier mourait au Palais national laissant le pouvoir à son fils, Jean-Claude. L’autre héritière du pouvoir, celle qui al- lait jouer un rôle politique pré- pondérant durant cette période, c’était la veuve de François Du- valier, Simone Ovide. Apparem- ment, celui à qui Duvalier voulait laisser la charge de la régence était Hervé Boyer, son ministre des Finances. Mais ce dernier sera pris de vitesse par Luckner Cambronne et c’est bien Cam- bronne qui, durant ces minutes cruciales, et avec le plein accord de la première dame, va s’empa- rer des rênes du gouvernement. Cambronne s’octroie le ministère de l’Intérieur, de la Défense na- tionale et de la Sécurité publique avant de distribuer les postes po- litiques clés à un groupe d’amis sûrs et de protégés de Simone Ovide. Deux jours après l’installa- tion de Jean-Claude Duvalier, l’arrêté présidentiel du 24 avril 1971 confirmait Madame veuve François Duvalier dans son rôle de première dame de la Républi- que. On comprend que l’entoura- ge de Jean-Claude confiait de manière officieuse la charge de la régence à la mère, Simone Ovi- de. « Ma mère demeure ma pre- mière conseillère », répétait sans cesse Jean-Claude pour bien faire sentir le poids politique de celle qui se présentait comme la garan- te de la continuité. Le dimanche 25 avril se déroulait le premier conseil des ministres sous la con- duite du nouveau président à vie, Jean-Claude Duvalier. À la sur- prise générale et au rebours des règles établies, la sœur et secré- taire privée du président, Marie- Denise Duvalier, entrait d’autori- té dans la salle des délibérations et participait à la séance. Les affairesdel’Étatétaientdevenues les affaires de la famille Duvalier. Tout le poids du pouvoir tombait entre les mains de cette famille dynastique avec, à sa tête, Simo- ne Ovide comme véritable maî- tresse du jeu. Pour exécuter ses volontés, Simone Ovide avait son homme, et cet homme s’ap- pelait Luckner James Cambron- ne. Celui-ci agissait alors en chef de gouvernement et partageait avec Simone Ovide l’administra- tiondesaffairesdel’État.Simone lui accorde une confiance si ab- soluequepourexpliquerleurbel- le entente, les mauvaises langues nepurentrésisteràl’enviedevoir un peu plus que de l’amitié dans leurs relations. On murmurait avec insistance qu’il y avait une vieille liaison amoureuse entre Simone Ovide et l’homme fort du moment. Si la plupart des fa- miliers du Palais doutaient de ces histoiresqu’ilsprenaientpourdes ragots inventés de toutes pièces par des langues envenimées, d’- autres cependant les tenaient pour fondées, affirmaient mordi- cus que le ministre et la veuve toute-puissante se témoignaient de l’affection, qu’il existait effec- tivement entre eux une aventure galante et que rien en dehors du feu brûlant de ces amours clan- destines ne pouvait expliquer l’extraordinaire fortune politique de Cambronne. « Cambronne, un jour, nous apprend le Dr Rony Gilot, avait pleuré des larmes de sang à en- tendre une telle ignominie au sujet d’une madone qu’il véné- rait comme sa propre mère, com- me une sainte ». (Jean-Claude Duvalier ou l’ingénuité captive, p.105) Il faut savoir que Cam- bronne vivait dans l’intimité des Duvalier qui le considéraient comme un ami, un proche parent, un membre de la famille. « Cam- bronne aimait Duvalier comme un père, l’adorait comme un dieu, nous dit encore le Dr Gilot. Il ne découchait pas de la cham- bre empuantie de Duvalier mala- de et moribond. Et quand survint l’événement fatal, l’on comprend qu’il ne fut pas disposé à se lais- ser coiffer sur le poteau par quel- que dinosaure, même désigné et en attente du sceptre du pouvoir réel à l’ombre de l’héritier ado- lescent » (idem, p. 51).Au Palais, les courtisans ne savaient plus où donner de la courbette. Fallait-il faire sa cour à Jean-Claude, le président de la République, ou bien à Cambronne, le maître du moment, ou bien encore à Simo- ne Ovide, la régente officieuse, la véritable détentrice du pouvoir politique. Simone Ovide est alors lasouverainetoute-puissanteetla moindre des décisions qui se prend au Palais doit obligatoire- ment passer par elle. La photo officielle de Jean-Claude Duva- lier flanqué de sa mère trône dans tous les bureaux publics du pays. Désormais, on ne peut plus parler du président sans ajouter une mentionflatteuseàl’endroitdesa mère, la première dame de la Ré- publique. Ainsi, dans son homé- lie du 1er janvier 1972, l’arche- vêque de Port-au-Prince, Mgr Wolf Ligondé, propose Jean- Claude Duvalier comme exem- ple à la jeunesse du pays et sa mère, Simone Ovide, comme modèle à toutes les mères d’Haïti. « En tout cas, affirme le Dr Rony Gilot, la consécration de la mère comme Première Dame de la République conforte toute la cour dans la perception qu’elle détient effectivement, à elle seule, les leviers de commande. On s’organise autour d’elle, laissant à Jean-Claude le rôle secondaire d’apposer sa signature sur les décisions et mesures que les con- seillers élaboraient dans les bu- reaux de la Première Dame. Cel- le-ci, il ne faut pas omettre de le signaler, entretient sa propre cour, constituée de ses amies de vieille date : Simone Georges, sa cousine Clélie Ovide et son mari Jacques Tassy, Laura Cantave, Marlène Ovide, dite Yaya et son époux Lamartinière Adé, Lucia Lamothe, ex-femme de Lucien Daumec, Astrée, sa coiffeuse et amie... et tant d’autres moins as- sidues » (idem, p.106). C’est donc Simone Ovide, la veuve de François Duvalier, qui dirige les affaires de l’État avec, pour la seconder, Luckner Cam- bronne, l’homme fort qu’elle a choisi pour imposer sa volonté à tous les échelons de la hiérarchie. C’est le même Cambronne qui est chargé d’initier le jeune chef d’État aux devoirs de sa fonction, de lui montrer les dessous du métier de politicien. Les choses auraient pu rester dans cet équilibre pendant un temps infini lorsque surviennent les premières difficultés qui font enrayer la machine. Le 16 no- vembre 1972, par arrêté prési- dentiel, Luckner Cambronne était révoqué de son poste de ministre de l’Intérieur. Ce coup de théâtre spectaculaire éclate comme une bombe dans la capi- tale haïtienne. Il s’agissait d’un véritable coup d’État mis au point par la coterie des dino- saures qui auront profité d’un déplacement de Simone Ovide à l’étranger pour chasser Cam- bronne du gouvernement et le remplacer par Roger Lafontant. Cambronne, à qui on a interdit l’accès du Palais, se sent livré à lui-même, prend peur et se préci- pite à l’ambassade de Colombie où il réclame l’asile politique. En apprenant la nouvelle, Simone écourte son voyage, rentre préci- pitamment à Port-au-Prince où elle constate les dégâts qu’elle tente de réparer de son mieux. Elle commence d’abord par ex- traire Cambronne de son ambas- sade et, quand elle veut renverser la décision de son fils, qui vient de limoger son homme de con- fiance, c’est Cambronne lui-mê- me qui proteste et dit préférer prendre la route de l’exil. Il quit- te alors le pays pour séjourner d’abord brièvement en Colombie avant d’aller s’établir en Flori- de. C.D.coindelhistoire@hot- mail.com Achetez le livre Les Grandes Dames en appelant au (514) 862-7185 1313 LE COIN DE L HISTOIRE Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015 Simone Ovide Duvalier ou la gar- dienne de la révolution AVIS DE DIVORCE PAR CES MOTIFS, le Tribunal, après examen, le minis- tère public entendu, maintient le défaut octroyé contre le défendeur à l’audience précitée; pour le profit déclare fondée ladite action. Admet en conséquence le divorce de la dame HUDSON RENÉ, née NAGELA CHÉRY, d’avec son époux pour injures graves et publiques aux torts de l’époux. Prononce la dissolution des liens matri- moniaux existant entre les dits époux; ordonne à l’officier de l’état civil de la Section Sud de Port-au-Prince de transcrire, dans les registres à ce destinés, le dispositif du présent jugement dont un extrait sera inséré dans l’un des quotidiens s’éditant à la capitale, sous peine de dom- mages-intérêts envers les tiers, s’il y échet; commet l’huissier CANAL GABRIEL de ce siège pour la signifi- cation de ce jugement; compense les dépens. AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ PAR NOUS, MARLEI- NE BERNARD DELVA, juge en audience civile ordinai- re et publique du jeudi huit Janvier deux mille quinze, en présence de Me. MIRLANDE DUPICHE PRÉVOST, substitut du commissaire du gouvernement de ce ressort et avec l’assistance du sieur Joseph PIERRE-LOUIS, greffier du siège.- Il est ordonné, etc. En foi de quoi, etc. Pour expédition conforme collationnée Me. Achille P. Joseph, Av. AVIS DE D GUERPISSEMENT PAR CES CAUSES ET MOTIFS, le Tribunal, après examen et après en avoir délibéré conformément au vœu de la loi, se déclare compétent pour entendre et trancher de l’espèce pendant; maintient le défaut requis contre la partie défenderesse se renfermant dans les conclusions dans l’acte d’instance de la partie demanderesse, par conséquent le Tribunal dire et déclarer résilié le contrat de bail à ferme existant entre la requérante, la dame Marie Jocelyne Félix, et le sieur Jena Ferdinand, locataire du shop # 76 situé au marché Hyppolite; accorder l’exécu- tion provisoire sans caution sur le chef de déguerpisse- ment nonobstant appel et pourvoir en cassation; réserve le droit de la requérante de réclamer les dommages et inté- rêts pour les préjudices indument causés le condamne aux frais et dépens. Commet l’huissier Jean Michael de ce siège pour la signification avec le commandant du présent jugement d’autant qu’il est par défaut. AINSI JUGÉ ET PRONONCÉ par nous, Me Fritz Délia, juge en audience civile et publique du jeudi sept mai deux mille quinze(7 mai 2015) , an 212e de l’indé- pendance. IL EST ORDONNÉE à tous huissiers sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution, aux officiers du ministère public près les Tribunaux civils d‎’y tenir la main forte lorsqu’ils en seront légalement requis. EN FOI DE QUOI, la minute du présent jugement est signée du Juge et du greffier. Ainsi signé : Me. Fritz Délia, juge de Paix; Me Bruno Taylor, greffier. Pour expédition cnforme collationnée  Me Reynold Dorestan et Me Faniel Refusé, avocats. Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 13
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    1414 Haïti-Observateur 2-9 septembre 2015 Men koukou Ou konnen ou pa wè lajounen ! Kenbe yo Kenbe yo Yo kriye ! Yo rele Kenbe yo ! Mare yo ! » Ti lespri bann koken yo tou ba Sovè :Wi,noupralkenbeyoemare yo tout nan chemen eleksyon an pou n pann yo tèt anba pou yo pale raje ak koze kredi, paske yo tout pa gen okenn sibstans. Yon bann vòlè ranje kò yo pou yo fofile rantre pou yo vin piye. N ap pare tann yo nan chimen jennen pou n kwense yo. Sonya  : Konpliman, Klotid, pou miziksaaoupotepounoukisotitout dwatnankoudjay.Atisnouyodelivre e yo pote bon mesaj pou pèp la ki nan soufrans. Sa m konprann tout bon vre nan ajisman nou nan lòbèy nan peyi a sè ke nou lese twòp ale. Moman an rive pou n bay tout sèpida yo sa yo merite jan sa ye. Mesye-dam yo met byen wo ap montre elegans yo men ti lespri yo byen ba. Krisyan : Kote Sonya jwenn koze sa yo ?Yo gen rezon di « mefiez-vous de l’eau qui dort ».Wi, nou dwe pran anpil prekosyon kote nou wè dlo a poze. Sonya di yon pakèt bagay la a ki reyèlman fè nou konprann gen lespwa, paske nou pa bezwen vaga- bon ak ti lespri byen ba. Nou dwe mache touttan pou n pa paralize. Yo konprann yo kapab fè nou kokobe. Non, moun sa yo twò piti pou pliye nou e andikape nou nan ajisman yo. Sovè :Ala bèl bagay lè nou konnen valè nou ki se yon bagay ke moun pa fouti ban nou. Mwen remake pèp ayisyen konprann jwèt la trè byen, paske bann mèsenè yo ap pase pou piye. Men se pa pèp la ki pral ba yo mwayenpouyoajikonsa.Eleksyon9 dawou a pwouve pa gen anpil moun konpetan nan pewyi a pou plas depi- te ak senatè a ke yo pran pou jwèt ti mounn. Se yon wont pou m konstate ke bann moun sa yo nou wè chak jou nan 4 kwen peyi a ap fè dezòd pou anyen serye pa janm regle. Kamita : Nou pa bezwen bann ti sèlpoulkapvinmetedivizyonevòlè tou, yon fason pou yo kapab regle zafèyo.Mwenkonprannbyenreyali- te a e nou mete konfyans nou sou pèp la ki definitivman pa pral vote youn nan bann voryen yo ki konprann ke dirije se yon bagay ki fasil san pa gen yon mwayen pou jere bagay yo nan bon ti mamit. Jilbèt :Pèpayisyentedejaprannòt pou l distenge moun k ap ede l e moun ki vin pou vòlè. Tout vagabon pral pran kanè pou yo pa janm gen entansyon pou yo kandida pou kèl- keswa pozisyon an. Pèp la pa bezwen vòlè k ap vin dechèpiye l. Li bezwen moun solid ki kapab fè kesyon yo jan sa dwe ye. Ki gwoup ki te chwazi KEP la ? Kamita : Mwen pa fouti rive kon- prann anyen nan pozisyon bann san konsyans yo. Se yo menm ki te fè chwa yo pou yo te retade pwosesis la pou yo te fè konnen ke Mateli ak Pòl pa fouti jere zafè eleksyon.Yo pran nan pwòp pyèj yo pou enkonpetans ak kapasite. Sovè : Pa di sa, Kamita. Si w di sa, ya va manje w san yon grenn sèl. Mwen kwè konpozisyon KEP la soti nan sen lopozisyon an ki te bezwen mounpalpoufèkesyonretire/ranpla- se, yon bra de fè, yon diktaktè mode- reepwogresispoupeyiakapabavan- se nòmalman. Epi se pou aparèy Leta a refonksyone nòmalman pou bagay yo sa fèt. Makso  : Sovè, ou gen nan ou, konpè.Ti Nèg Dayiti renmen moun k ap toufounen yo, k ap vòlè yo olye pou travay ak yo. Se yon bann radòtè ki enstale nan peyi a pou pale sèlman olyeyoankadrepèplakibezwenbon bagay pou l vanse tout bon nan mou- van evolisyon an. Ti anplwaye pou rive sou chèf la dwe rete pou yo kapab fè kesyon yo. Li te lè li te tan pounpranmennounanfèbonbagay. Yon pakèt kandida payaya Sovè : Gade yo ! Gade yon pakèt gason ak fanm nan lakou peyi Dayiti apmontedesanntankouchenfoupou pòs senatè, depite ak prezidan san yo pa menm prepare pou fè djòb la. Men, moun sa yo nou wè la a san konsyans e yo manke anpil. Se pou pèp la ba yo tout kanè pou yo tout pa janm gen entansyon kandida pou yon pòs enpòtan, paske yo tout pa gen kapasite. Selya : Gade Sovè k ap pale avèk prekosyon. Ou pa pale avèk jantiyès poutoutvyekandidapayasyo.Oupa wè ki pwen yo fè, paske yo pa gen moun dèyè yo. Menm madanm, mennaj, mari oubyen pitit yo pa vote pou yo. Menm bòn lakay yo pa vote pou yo, paske yo enkonpetan. Sovè : Ou gen rezon, Selya. Men fòk mwen ajoute ti pawòl sa a, menm sinoudwepalebosalakyo.Nanpeyi Dayiti gen yon pakèt moun fou, menmsiwwèyoabiyechak.Seyon pakèt moun fou dou ki poko pran voye wòch dèyè lòt. Si m sonje byen pawòl la di konsa : « Ils sont fous Comme des coucous Pleins de poux Sans bijoux ». Menelas : Ou kapab, Sovè ! Ou rete la konsa ap pale e ou gen tan jwenn yon pawòl ki sanble bann payaya yo. Nou nan tout sa k pa bon si n pa klere je nou sou moun sa yo ki konpran yo kapab pran peyi a daso. Pyè : Moman ki t ap bon an pase e l fini pou yo tout. Pèp la konnen ki moun ki kalifye e byen plase pou fè bagay yo nòmalman. Anpil vagabon abiye yo tonbe, paske yo pa t janm kalifyepoudjòbla.Seyonpakètsèpi- da ki konprann yo kapab mele pèp la nan malpwòpte yo. Sovè : Nou wè ki jan bann politi- syen odasye yo reaji tankou yo te gen moun dèyè yo. Sa vrèman tris pou n konstate nan ki nivo degradan bann lidè politik yo tonbe. Se pou pèp la ba yotoutkanèsankonsiderasyon.Gade yon travay mayifik gouvènman Ma- teli/Pòl la fè nan kad Karifyesta. Jèmèn : Pa gen okenn kritik bann aryenafè yo kapab fè. Gen yon mal- pouwontkirelefestiviteaFyestFatra. Se nan fatra yo renmen rete, paske se yonpakètsalòpkiamizeyopalekoze kredi. Pèp la fatige avèk bann kwou- pyon sa yo ki reyèlman pa gen anyen y ap regle.Nou pa vle wè ti Lolit yo ki vin pou piye e non pa pou mete peyi a sou ray developman. Kòryolan : Nèg yo malad, egri e yo rive menm fè tenten pou yon pozi- syon ke yo pa merite tout bon vre. Gade kote Mateli soti e l pase sou tout dizonò yo. Sa se yon leson byen bay. Si m pa twonpe m, yo pral pran menm kout baton an, paske yo pa janm prepare yo pou fè travay la. Mwen kwè yo dwe retire kò yo pou bay konpetans ak kapasite ranpli fonksyon yo. Igèt : Nou rive nan kafou verite a, kote nou dwe fè jefo pou nou antann nou. Politisyen yo, rele sou kò nou, paske mizisyen yo ban nou tout yon mesaj byen klè ki se linyon nasyonal, sètadinantoutpeyia.Mounkipagen kouraj pou denonse tout sa k pa bon nan peyi a se bagay ki regade yo. Mwen menm Igèt, ti landeng, se pou m pale menm, paske si m kite tenten sa yo kontinye, m ap pami tout kou- pab yo. Mwen refize patisipe nan voksal sa yo. Phanò : Peyi Dayiti pase yon etap enpòtan nan mouvman karayibeyen an. Karikòm felisite prezidan an avèk pèp ayisyen an ki renmèt yon travay sipèb.Tout bagay te byen pase san okenpwoblèm.Vlepavle,toutbagay byen pase e non prezidan Mateli fè ekomalgredenigremanbannsenden- den yo. Tita : Ki jan bann aladen yo refize konprann ke yo neye nan dlo e ke pa gen chans pou yo retounen sou tè a. Prezidan òganizasyon KARIKOM nan fè konnen li te gen yon konvèza- syon avèk yon jenn dam ayisyèn ki te di : « Mwen pa ni karayibeyèn ni antiyèz byen avan Karifyesta a te òganize nan peyi a. Men avèk Karifyesti 12 la fè m fyè mwen se yon Karibeyèn e yonAntiyèz ». Jodi a tout vagabon yo sispann ranse. Nikòl : Se yon bagay ekstraòdinè ki fèt sou gouvènman Mateli/Pòl la. Se pa pou granmesi prezidan Mateli mandesiksesèliapoulkontinyeakti- vite sa a.Ayisyen te swaf bagay sa a e Ayisyen byen resevwa etranje yo avèk lanmou. Se te yon kominyon ekstraòdinè ant mizisyen etranje yo ak mizisyen ayisyen yo. Gabriyèl : Mwen toujou di ke nou kapab fè mèvèy si nou mete tèt nou ansanm pou n travay. Na sonje byen aprè 1803 ak 1991 nou te fè 2 bagay ekstraòdinè. Nou kapab fè anpil bèl bagay toujou. Kantav : Konstitisyon peyi a bez- wen refèt. Si pa genL pa fouti gen Konstitisyon non plis, paske règ jwèt la sipoze respekte nan tout sans e nan tout kondisyon. Selya : ToutAyisyen konsène, kèl- keswa kote y ap viv, an nou ini nou pou nou rebati lakay. Se nan koze divizyon sa a ki lakòz nou nan kafou tenten akòz yon bann sendenden, tan- kou anpil konpatriyòt konsekan di . Jodi a nou gen tout privilèj ak oka- zyon pou fè tout sa nou dwe ki reyèl- man yon obligasyon pou nou nan: « Kenbe flanbo a wo Depi lane 1806 Nou kenbe nan men nou doub sis Nou rete nan kouto tire Ki pa p mennen n okenn kote Zansèt nou yo te rasanble Nan mitan lavil Lakayè Pou yo te plante yon drapo Pou n pat janm bay Ayiti do. Jou 18 me 1803 Nou te kòmanse fè lalwa Pou n te sispann fè tchoul Blan, Pou peyi nou endepandan. Lib tankou van an k ap soufle Pou nou respire bon van fre. Van libète pou lespwa nou Pou nou veye kou toupatou Pou n anpeche tout fòs fè nwa Lage nou fon nan antrenwa Pou di nou : Naje pou’n sòti “ Pou Ayiti pa peri. Chenn esklavaj la te kase Pou rezon byen detèmine : Defann Ayiti nan tout sans Pou li pa janm an dekadans “. Anpil nan nou pa janm konprann Ke nou pa dwe rete ap tann Nou tout gen pou obligasyon Pou n toujou chèche fè linyon Ki se reyèlman yon flanbo Pou lòt yo kwè nou gen drapo. Pèp ayisyen leve kanpe ! Manman nou ap trepase. Nou pa gen tan pou nou pèdi Pou Ayiti pa fouti ». Kleman :Mwen pa gen anyen pou m di. Mwen fèmen ti fèy bèk mwen, pou pèsonn pa vin fè m laleson. Nou pa fouti rete bra kwaze oubyen nan rete tann lama soti nan syèl. Nou gen yon devwa pou nou travay ansanm pou fè tout bèl bagay pou peyi nou. Peyi a pa okipe nan jan nou tout ta konprannokipasyonan.Okontrè,nou gen tout opòtinite pou mete tèt ansanm nan kole zèpòl ak zèpòl pou nou retire peyi a nan dlo kowonpi sa a. Viktò : Si nou analize byen sitiya- syon nou ye jodi a, na rive konprann tout bon ke se nou menm ki mete tèt nou nan okipasyon sa a, sètadi nou okipe pwòp tèt nou nan tout sans. Kalo : Egoyis fè nou pèdi tèt nou. Rayisman fè nou vann frè nou ak sè nou. Li pa posib pou nou rete nan kondisyon sa a san nou pa avanse. Atansyon ! Nou gen yon bann ki gen valè k ap pèdi nan rete di n ap tann, n ap gade, pa gen anyen nou ka fè pou retire peyi a kote li ye la a... Dayè, sa nou fè avèk deviz nou an : « Yon sèl nou fèb, ansanm nou fò » ke zansèt nou yo te kite pou nou itilize chak jou nan vi nou ? Janba : Depi nou rete ap plenyen san avanse, nou bay legen. Nou dwe kolabore e fè aksyon nòmal pou nou vinfò.Lifasilanpilpounoupranche- men sa a nan òganizasyon serye, non pa nan pale met la. Yon bon òganiza- syon solid pa bezwen kòmanse avèk anpil moun pou li vin yon òganiza- syon djanm e dirab. Si nou kwè nan respè ak disiplin, nou kapab òganize nou pou nou rive byen lwen. Kamita : Depi mwen gen konne- sans, opozisyon ayisyen an pa janm regle anyen serye. Se yon bann ti gwoup ka p voye flè. Yo pa chita sou anyen. Sèlman y ap tann kote dlo a koule pi fre pou yo parèt e ranje chita yo.Yo tout nan manti. Silvyo : Nèg yo, ki pran pòz gwo potanta yo, pa gen okenn plan ekono- mik, sosyal, politik pou yo ofri e pi tou pou mete peyi a kanpe. Pèp la bezwen bon jan eksplikasyon pou li kapab konprann kote li prale tout bon nan mouvman devlopman an, lè li remake pa gen okenn pwogrè ak sou- lajman pou pitit peyi a ki, olye pou li fè yon pa ann avan, yo prefere li fè 100 pa an aryè. Kote nou, bann opo- zan azizwèl nan peryi a ? Kleman :Nou pa gen bagay konsa nan peyi a. Nou pa gen opozan nan sanreyèlmoa.Seyonpakètsouflant- chou, yon bann mèsenè ki gen foli pouvwa.Yovizesèlmanchèzbourea san okenn preparasyon. Se sa ki fè yo se yon bann ak kantite. Sebasyen  : Ou pa manti. Konbyen opozan ki vin avèk yon bagay solid kòm plan pou demare aksyon pozitif. Pa gen youn ki janm vin ak yon bagay serye. Pasyon yo se kritike san pwouve e menm realize. Yo tout nan manti e yo nan emosyon tou. Opozisyon ayisyèn an nan ti godèt li. Nou kapab di yo fini Gaspa : Non, nou pa p kite sa pase konsa.Fòknoudibagayyojanyoye, san wete, san mete. Ki politisyen serye ki pran pouvwa a depi 1987 ? Pagenyoun.Jan-BètranAristidteyon novis san preparasyon e yon aktivis tèt chat ki te pran mayèt la 2 fwa, e ki tonbe pou fèzè ak lang sal. Li fini nan jwèt la malgre patizan li yo ap fè jim- nastik ak tenten pou li tounen nan pouvwa a. Yon bagay konsa ta fèt, Ayiti ta p pran dife e san tap tounen lapli. Lavalas la fini-kaba. Sovè : Divizyon an tèlman fò li vin tounen yon siklòn pou opozan itilize pou kraze lòt ki kapab fè bon bagay, paske yo pa vle peyi Dayiti fè yon pa kote li dwe fè a pou l jwenn pwogrè a. Nou konprann se ajisman malouk sa a ki anpeche nou mete tèt nou ansanm pou bonè peyi a. Na sonje trè byen ke koukou wouj nan Pon Wouj 17 oktòb 1806 te bay anpil tèt fè mal, paske peyi a vin divize. Kamita  : Nou tande koze a. Mesye-damyoapprepareyopouyal fè dezòd. Y ap ame patizan yo pou kontrekare Lapolis. Si se sa tout bon, yo reyelman nan dlo. Gen yon deni- greman san parèy, paske gouvènman kilaapagentanpoulokipetoutchen yokapjape,paskelimenmaptravay, daprè sa yon konpatriyòt nan sen menm opozisyon sa a ki opoze ak tèt li, paske pèp la pa pran li oserye e yo pèdi tout ti kredi yo te genyen an. Fito : Bagay yo grav pou yo, paske yo toujou gaye e y ap fè bagay yo avèk emosyon, yo pa gen yon done valab e yon pwen pou yo deplase pou yo rive nan bout li. Tout sa yo fè tou- nendèyèyo,paskeyopakonsekanak tèt yo. Sonya : Oupamanti,frèmwen.Yo tout pèdi, paske prezidan an te fè yon kou maton sou tout denmèplè. Mwen konnen gen Ginen ki la pou ede nou nantravèsenou.Mwenmenm,senan sa mwen kwè tout bon vre : Refren « An nou rele Zanj Ginen yo Se yo menm sèl Ki ka ban nou wout la. Jete dlo, konpè Jete dlo kòmè. An nou tout ki la a Fè travay liberasyon an. -1- Nou se Nèg Dafrik A swiv Soti nan paj 6 Kreyòl Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:35 aM Page 14
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    deputy Commissioner Benjamin B.Tucker, Ms Edna Wells Han- dy, counsel to the Commissioner and others, Police Commissioner William J. Bratton laid out his plan for technologically upgrad- ing the Force within the scope of the vision of Mayor Bill de Blasiofortheoverallsecurityand protection of the City of New York. In front of more than a dozen representatives of the eth- nic media who responded to Mr. Bratton’sinvitation,theCommis- sioner explained the main reason for calling on them, underlying his plan for substantially increas- ing the number of minorities in the NYPD. Commissioner Brat- ton said that he is counting on the ethnic media to carry the mes- sage to potential candidates with- in the minority communities. The chief of Police took time to explain that the new recruiting strategy that’s being put in place targets the different segments of our communities which, accord- ing to him, have many different ethnic groups. He underlined the fact that in this very socially and culturally diverse environment, which is New York, this cam- paign must address the different sensibilities represented. Clearly, the police force, within the scope of this new strategy, is aimed at changing the face of the NYPD, to make it more in harmony with the population of New York. The Five Ts in NYPD’s new plan of action Before unveiling his plan for bringing in more minorities in the ranks of New York City’s Police, Commissioner Bratton put forth what he describes as the ‎strategic changes” in how the Force carries out its critical mis- sion, the project, he says, is being developed under the five T’s. The new strategy encom- passes: Tackling Crime, Tech- nology, Training, Terrorism and Trust. With these five compo- nents, new recruits will have the opportunity to work in an envi- ronment conditioned by technol- ogy. By way of the five T’s, Poli- ce officers will have at their dis- posal new tools that will help them use their talents and resour- ces to the fullest. Mr. Bratton explained that his Department is fortunate to obtain from the Mayor the resources needed to make NYPD one of the most technologically viable entity in terms of security. He explained, for instance, that Police Officers deployed on the streets will carry telephone and cameras equipped with GPS ca- pabilities, enabling them to ac- cess information from their bases in real time.At the same time, the location of the Officers on the beat will be pinpointed at the touch of a button, minimizing the time needed to identify and immediately address the source of trouble, but most of all, to locate a suspect quickly. Clearly, the new recruits that will be brought into NYPD will be better equipped to do their job and serve the people of New York. More details of NYPD’s new plan of action will be published in the coming edition. Par Jean Robert Noël La décadence de la musique de danse haïtienne est liée à diffé- rents facteurs qu’on n’arrive pas toujours à identifier en un clin d’œil. Certains promoteurs dé- noncent le coût élevé des contrats de soirées, de spectacles qu’exi- gent les groupes musicaux. Le public ne participe plus aux soi- rées comme autrefois. Bon nombre d’entre eux, principale- ment les jeunes entre 18 et 30 ans, trouvent que les frais d’ad- mission sont exorbitants. Les DJs les attirent en masse parce qu’ils offrent ce que les promoteurs et les orchestres ne peuvent concur- rencer : un prix dérisoire et la diversité de répertoire musical. Malgré tous ces facteurs, qui jouent contre eux, les groupes musicaux parlent encore de mil- liers de participants aux soirées qu’ils animent. Le manque de créativité musica- le paralyse la « scène » HMI  Certaines gens se plaignent de la stagnation au niveau de créativité musicale, se référant au répertoi- re musical lassant « men m ti ba- gay la » que leur offrent les or- chestres à chaque prestation. Quand on écoute les déclarations de certains musiciens, on aurait tendance à croire que le compas direct se porte bien. Hier, tous les groupes musicaux de la « nouvel- le génération de vieux » s’auto- proclamaient « numéro un – number one » de la « scène » HMI. Aujourd’hui, ils se décla- rent tous champions, comme tel a été le cas lors des carnavals. Ils abandonnent le chiffrage pour s’attribuer le titre de champion. Cela voudrait-il dire que tout va mieux maintenant ? Les orchestres utilisent la méthode de tâtonnement « trial and error method » pour évaluer le nombre de participants à leur soirée dansante. En fait, ils spé- culent et affichent des chiffres imaginaires sur les réseaux sociaux, laissant l’impression que leur groupe draine toujours une plus grande foule aux bals que leurs compétiteurs. Ce sont donc des futilités qui ne font pas avancer la cause et aider le com- pasdirectàseredresser.Lessolu- tions aux problèmes du compas direct devraient être la priorité des musiciens. Depuis des an- nées, on n’a jamais vu tant de gens se pencher sur les difficultés du compas direct. Bien de propo- sitions sont faites pour essayer de changer la situation. Du temps des Frères Dejean de Pétion- Ville, des Shleu Shleu, des Fan- taisistes de Carrefour, des Diffici- les de Pétion-Ville, desAmbassa- deurs, de DP Express, de Bossa Combo, de Tabou Combo, de Skah-Shah #1, de System Band, de Djet X, de Magnum Band, etc., le marché musical était flo- rissant et accusait d’une certaine stabilité. Le Tabou Combo fonc- tionne encore après 47 ans (août 1968-août 2015).Une source digne de foi nous apprend que cette formation musicale prépare un nouveau CD. La production musicale des orchestres d’hier reflétait une certaine fertilité d’imagination des musiciens. Vraiment, ces artistes étaient ani- més d’un grand esprit créatif. Le Skah-Shah #1 était aussi en studio enregistrant un album avec les voix de Cubano et de Zouzoul.DepuisleretourdeJean Élie Telfort au sein de cet orches- tre, ce groupe n’a offert qu’une seule prestation aux États-Unis. Elle a eu lieu en mars 2015 en Floride, et depuis on n’entend plus parler de ces musiciens. Nous avons essayé de contacter le maestro Loubert Chancy via téléphone, le 26 juin dernier, à 11 h 50 a .m, soit deux jours après la date d’anniversaire de la fonda- tion du Skah-Shah #1. Le maes- tro nous avait promis de nous rappeler, via message texte. Cela datedeplusdedeuxmoisetiln’a jamais retourné l’appel. Cela se comprend bien et nous connais- sons les motifs de son indifféren- ce et du silence. Les faits sont connus et l’histoire sera déballée dans les jours à venir. Les jours se succè- dent et ne se res- semblent pas Les groupes musicaux d’hier produisaient au moins un album par année. Quand on compare les textes des chansons des deux « générations », la différence saute aux yeux. Les chansons des aînéstraduisaientlesréalitésdela vie. Ils évitaient la trivialité, chantant la nature, la femme haï- tienne, la patrie, l’amour incondi- tionnel. Ils mettaient surtout l’ac- cent sur les valeurs morales. On peut même parler de classiques de ces groupes. Aujourd’hui, on fredonne encore leurs mélodies. Combien de groupes d’aujour- d’hui peuvent parler de clas- siques ? On note une dépravation marquante aujourd’hui au niveau des textes que nous offrent les formations musicales. Même les noms de certains groupes musi- caux paraissent surprenants, il n’y a rien d’attirant. Comment expliquer qu’un groupe musical pour s’identifier adopte le slogan de « Djaz yayad la » ? Même au niveau des disques solos des artistes d’aujourd’hui, on n’y trouve aucune substance. À bien comparer,lesdisquessolos«GM Connection », « We Gotta Move On » de Mini-All Stars de Fred Paul, arrangés par Dernst Emile et produits par Mini Records, sontd’unerarefacture.Nouspro- fitons de l’occasion pour annon- cer la sortie prochaine d’un CD de Dernst Emile, arrangeur, com- positeur, professeur de musique, pianiste et guitariste. Il a été pen- dant longtemps l’arrangeur du groupe Skah-Shah #1. Il nous offredelamusiquesavante,agré- mentée de quatre excellentes musiques haïtiennes. Aujourd’hui, tout marche à reculonssurla«scène»HMI.Le marché musical « konpa dirèk » se désagrège. Dans un temps, New York City était le marché le plusricheetleplusattrayantdela « scène » HMI. Il est devenu un désert. La situation ne diffère pas en Floride. Les gens ne s’intéres- sent plus aux activités des grou- pes musicaux, ni à leurs soirées dansantes. Que d’échecs ont es- suyés des groupes de renom dans leBigApple!L’argentsefaitrare et les priorités ont brusquement changé. Les promoteurs ne peu- vent plus tirer leur épingle du jeu comme autrefois. Conscients de cette grave situation, les promo- teurs de New York ont eu l’idée de créer une association légale. D’après nos enquêtes méticu- leuses, ces promoteurs ont enga- gé une firme d’avocats pour régulariser leur statut. Ils veulent s’entraider. Nous sommes au courant de tous les points d’inté- rêt général discutés au cours de leurs dernières réunions. Ils sont sur la bonne voie. Voilà donc ce que les musiciens haïtiens d’ici et d’ailleurs ne peuvent pas réaliser. Ils préfèrent plutôt animer les petits bals du samedi au lieu de présenter des concerts pour chan- ger le décor et attirer les gens qui n’aiment pas l’ambiance des soi- rées dansantes. L’on se demande si les musi- ciens n’ont jamais pensé au bien- être collectif. D’ailleurs, ils ne produisent plus rien et ne créent rien. Beaucoup de ces groupes musicaux n’assurent plus des séances de répétitions. Cela est-il dû à la paresse ou au manque d’intérêt ? D’ailleurs, ils com- mencent à interpréter la musique des anciens groupes des années 60-70. Mais quand on leur parle de leurs aînés, ils n’ont qu’une réponse : « Moun sa yo, tan yo pase, na p fè lajan pase yo », ne tenant même pas compte du coût de la vie. Hier, cinq (5) gourdes va- laient USD 1 $. La dépréciation de la monnaie haïtienne rend la situation des musiciens plus diffi- cile. Les artistes d’antan se con- tentaient de peu, puisqu‘il était motivé par l’amour de la musi- que. Il y en a même parmi ceux d’aujourd’hui qui font croire que leurs groupes n’ont besoin d’au- cun disque puisqu’ils trouvent encoredescontratsdebals. Ilsne se rendent même pas compte que le public leur tourne le dos gra- duellement. Au moment où le compas direct préoccupe les esprits de ceux qui rêvent d’un changement de la musique de danse haïtienne, les musiciens sont satisfaits de leur pauvre condition d’existence. Il sera peut-être trop tard quand ils vou- dront remédier à la situation. robertnoel22@yahoo.com 1515Haïti-Observateur 2 -9 septembre 2015 Le compas direct préoccupe tous les esprits aujourd’hui From page 1 SEEKING THE RECRUITMENT OF MINORITIES IN THE POLICE FORCE NYPD reaches out to the ethnic and community media Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:36 aM Page 15
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    16 Haïti-Observateur 2-9 septembre 2015 CHEVROLET MALIBU “Most Dependable Midsize Car” in 2015** * Malibu with 2.5L engine 25 MPG city. ** The Chevrolet Malibu received the lowest number of problems per 100 vehicles among midsize cars in the proprietary J.D. Power 2015 Vehicle Dependability Study.SM Study based on responses from 34,372 original owners of 2012 model-year vehicles after three years of ownership about problems experienced in the past 12 months. Proprietary study results are based on experiences and perceptions of consumers surveyed November–December 2014. Your experiences may vary. Visit jdpower.com. THE 2015 CHEVROLET MALIBU WITH AN EPA-ESTIMATED 36 MPG HIGHWAY. The Chevrolet Malibu offers seamless stop/start technology that can automatically shut off the engine when the car is stopped to increase fuel efficiency.* So by stopping, you’ll be able to keep going and going. WE’VE GONE TO GREAT LENGTHS TO ENSURE YOU CAN DO THE SAME. Journal du 2 -9 septembre 2015:hO 9/1/15 3:36 aM Page 16