L'ARGENT DANS LES FAUX MONNAYEURS
Introduction
Le roman  Les Faux-Monnayeurs  d’André Gide nous pousse de par
son titre à réfléchir sur la place que l’argent pourrait avoir dans
son roman. En effet, ce thème fait de multiples apparitions mais
n’en est pas le thème central du roman (pas comme on pourrait s’y
attendre par rapport au titre). Nous verrons comment s'articulent
les différents échanges de monnaies entre les personnages. Par la
suite, nous analyserons les différentes utilisations de cette « 
fausses  » monnaies. Enfin, l'utilisation du termes «  faux  » nous
permettra (par opposition) de nous questionner sur les réelles
formes que prend la monnaie dans l'oeuvre de GIDE.
I)Les différents échanges de monnaies entre les personnages  
Au tout début du roman, nous pouvons suivre l’histoire d’un jeune adolescent ,Bernard, venant 
de fuguer de chez lui. Seul, il doit trouver de l'argent pour se nourrir et se loger (la notion de 
l'argent prend donc place au sein de l’histoire) -Lors de la première nuit de sa fugue, il loge chez 
son meilleur ami Olivier. On sait qu’il n’a que 14 sous en poche. Celui-ci se trouve dans une 
situation tellement précaire qu'il en arrive à voler la valise d'Edouard.
Nous pouvons également souligner un autre fait. En effet, le petit George, qui était à ce moment 
la sur les quais de Seine, souhaitait voler un livre sur la Guerre d'Algérie. Or, un homme (nous 
apprendrons plus tard qu'il s'agit de son oncle Edouard) se propose de lui donner les quelques 
francs nécessaires pour l'achat du livre.
On sait que en parrallèle Laura, l’ami de Vincent (le frère d’Olivier), n’a plus un sous pour
payer sa chambre d’hôtel. Vincent se propose alors de la lui payer avec les 500 francs que sa
mère a durement économiser pour lui. Mais il décide de les jouer pour tenter de gagner plus
mais perd tout  . Alors, Passavant se propose de lui donner de l'argent afin de compenser sa
perte. Vincent parvient à ses fins et multiplie par 10 sa mise. Ici, nous comprenons bien que
Vincent est fou amoureux de Laura, cela introduit d'une certaine façon un caractère
romanesque à certaines transactions financières dans le roman. 
-On peut observer dans ces deux cas de figure ou l’argent rentre en compte que Vincent et
Olivier Molinier font preuve d'une grande bonté. Cela est un paradoxe compte tenu de la
situation dans laquelle leur 3ème petit frère (George) se trouve. En effet, George volera un
billet à sa mère, sûrement par nécessité d’argent.
II) Les fausses monnaies
  
Lorsque l’on parle de fausse monnaie, nous entendons par là une forme d'illégalité et 
donc l’intervention d’hommes de droit, relevant de la justice. Nous trouvons une 
logique à cela puisque le père de Bernard Profitendieu est juge. Cet élément permet 
au lecteur de se questionner sur la nature de ce livre. (est-ce un roman policier?)
De plus, l'oncle de GIDE, qui était juriste, avait introduit en France la loi
de «  Grisham  », celle-ci affirme que «  dans tout les pays ou deux
monnaies sont en circulation, la mauvaise chassera la bonne  ». Nous
pouvons retrouver cette inspiration chez Strouvhillou, en effet, avant le
suicide de Boris, un trafic de pièces est organisé entre les différents
jeunes dont Strouvhillou est le chef. L'apparition de cette monnaie est
étonnament tardive (compte tenu du titre). Celle-ci apparaît lorsque le
lecteur apprend l'existence d'un trafic entre les adolescents ainsi qu'une
affaire de prostitution dans laquelle ils prendraient part.
Les pièces circulent durant tout le roman. Le titre du livre possède certe une référence 
à l’argent, mais nous comprenenons rapidement que l’argent n´est qu’un symbole des 
échanges implicites qui se déroulent dans le roman.
III) L'utilisation implicite du terme « monnaie »
Les relations d’argent entre les personnages n’est pas seulement monétaire, mais
peut se présenter sous d’autres formes, en effet, nous retrouvons d’autre types
d’échanges dans le thème de l’argent  :
La lettre de Bernard destinée à son père dans laquelle il transmet un message qu’il
n’aurait pu lui exprimer en face. En utilisant un moyen implicite de communiquer avec
son père, Bernard le blesse surement plus que si son message avait été oral.
- L'histoire se déroule dans un milieu bourgeois, et donc riche. L'argent tient une
place prépondérante dans leur vie. Comme nous pouvons le voir au fil de la lecture,
les relations sont régis par cette « monnaie » et non par les véritables sentiments
des protagonistes. Implicitement, GIDE dénonce cette société du paraître, hypocrite et
prête à tout pour de l'argent. Cette forme de dénonciation est perceptible lorsque Lady
Griffith se jouent de Vincent, en effet, celle ci a pour but « d'acheter » Vincent
Molinier afin de pouvoir s'en servir par la suite. Comme dis précédemment, l'une des
valeur centrale de la bourgeoisie reste l'argent. Or, nous nous rendons compte que
tout est remis en cause à cause de la fausse monnaie : les situations sont elles vraies
ou fausses ? Ici s'engage un bras de fer entre appararences et réalité. Enfin, nous
pouvons faire un parallèle entre l'économie qui se trouve déstabilisée par cette fausse
monnaie et les personnages eux aussi déstabilisés par la superficialité de leurs
sentiments.
Conclusion  :
Après avoir observé les différentes présence du thème de
l’argent dans le roman. Nous pouvons en conclure que
l’argent est présent sous forme concrète (pièces de
monnaie) ou de manière plus abstraite (lettre d’échange
de sentiments, de ressenties...). Finalement, à travers
son utilisation du terme «  monnaie  », GIDE met en
exergue l'implicité de son utilisation. En effet, il dénonce
à travers elle la duplicité de la bourgeoisie quand il s'agit
d'argent.
Conclusion  :
Après avoir observé les différentes présence du thème de
l’argent dans le roman. Nous pouvons en conclure que
l’argent est présent sous forme concrète (pièces de
monnaie) ou de manière plus abstraite (lettre d’échange
de sentiments, de ressenties...). Finalement, à travers
son utilisation du terme «  monnaie  », GIDE met en
exergue l'implicité de son utilisation. En effet, il dénonce
à travers elle la duplicité de la bourgeoisie quand il s'agit
d'argent.

L'argent dans les faux monnayeurs rudina iasan léa

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    L'ARGENT DANS LESFAUX MONNAYEURS Introduction Le roman  Les Faux-Monnayeurs  d’André Gide nous pousse de par son titre à réfléchir sur la place que l’argent pourrait avoir dans son roman. En effet, ce thème fait de multiples apparitions mais n’en est pas le thème central du roman (pas comme on pourrait s’y attendre par rapport au titre). Nous verrons comment s'articulent les différents échanges de monnaies entre les personnages. Par la suite, nous analyserons les différentes utilisations de cette «  fausses  » monnaies. Enfin, l'utilisation du termes «  faux  » nous permettra (par opposition) de nous questionner sur les réelles formes que prend la monnaie dans l'oeuvre de GIDE.
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    I)Les différents échangesde monnaies entre les personnages   Au tout début du roman, nous pouvons suivre l’histoire d’un jeune adolescent ,Bernard, venant  de fuguer de chez lui. Seul, il doit trouver de l'argent pour se nourrir et se loger (la notion de  l'argent prend donc place au sein de l’histoire) -Lors de la première nuit de sa fugue, il loge chez  son meilleur ami Olivier. On sait qu’il n’a que 14 sous en poche. Celui-ci se trouve dans une  situation tellement précaire qu'il en arrive à voler la valise d'Edouard. Nous pouvons également souligner un autre fait. En effet, le petit George, qui était à ce moment  la sur les quais de Seine, souhaitait voler un livre sur la Guerre d'Algérie. Or, un homme (nous  apprendrons plus tard qu'il s'agit de son oncle Edouard) se propose de lui donner les quelques  francs nécessaires pour l'achat du livre. On sait que en parrallèle Laura, l’ami de Vincent (le frère d’Olivier), n’a plus un sous pour payer sa chambre d’hôtel. Vincent se propose alors de la lui payer avec les 500 francs que sa mère a durement économiser pour lui. Mais il décide de les jouer pour tenter de gagner plus mais perd tout  . Alors, Passavant se propose de lui donner de l'argent afin de compenser sa perte. Vincent parvient à ses fins et multiplie par 10 sa mise. Ici, nous comprenons bien que Vincent est fou amoureux de Laura, cela introduit d'une certaine façon un caractère romanesque à certaines transactions financières dans le roman.  -On peut observer dans ces deux cas de figure ou l’argent rentre en compte que Vincent et Olivier Molinier font preuve d'une grande bonté. Cela est un paradoxe compte tenu de la situation dans laquelle leur 3ème petit frère (George) se trouve. En effet, George volera un billet à sa mère, sûrement par nécessité d’argent.
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    II) Les fausses monnaies    Lorsque l’on parle de fausse monnaie, nous entendons par là une forme d'illégalité et  donc l’intervention d’hommes de droit, relevant de la justice. Nous trouvons une  logique à cela puisque le père de Bernard Profitendieu est juge. Cet élément permet  au lecteur de se questionner sur la nature de ce livre. (est-ce un roman policier?) De plus, l'onclede GIDE, qui était juriste, avait introduit en France la loi de «  Grisham  », celle-ci affirme que «  dans tout les pays ou deux monnaies sont en circulation, la mauvaise chassera la bonne  ». Nous pouvons retrouver cette inspiration chez Strouvhillou, en effet, avant le suicide de Boris, un trafic de pièces est organisé entre les différents jeunes dont Strouvhillou est le chef. L'apparition de cette monnaie est étonnament tardive (compte tenu du titre). Celle-ci apparaît lorsque le lecteur apprend l'existence d'un trafic entre les adolescents ainsi qu'une affaire de prostitution dans laquelle ils prendraient part. Les pièces circulent durant tout le roman. Le titre du livre possède certe une référence  à l’argent, mais nous comprenenons rapidement que l’argent n´est qu’un symbole des  échanges implicites qui se déroulent dans le roman.
  • 5.
    III) L'utilisation implicitedu terme « monnaie » Les relations d’argent entre les personnages n’est pas seulement monétaire, mais peut se présenter sous d’autres formes, en effet, nous retrouvons d’autre types d’échanges dans le thème de l’argent  : La lettre de Bernard destinée à son père dans laquelle il transmet un message qu’il n’aurait pu lui exprimer en face. En utilisant un moyen implicite de communiquer avec son père, Bernard le blesse surement plus que si son message avait été oral. - L'histoire se déroule dans un milieu bourgeois, et donc riche. L'argent tient une place prépondérante dans leur vie. Comme nous pouvons le voir au fil de la lecture, les relations sont régis par cette « monnaie » et non par les véritables sentiments des protagonistes. Implicitement, GIDE dénonce cette société du paraître, hypocrite et prête à tout pour de l'argent. Cette forme de dénonciation est perceptible lorsque Lady Griffith se jouent de Vincent, en effet, celle ci a pour but « d'acheter » Vincent Molinier afin de pouvoir s'en servir par la suite. Comme dis précédemment, l'une des valeur centrale de la bourgeoisie reste l'argent. Or, nous nous rendons compte que tout est remis en cause à cause de la fausse monnaie : les situations sont elles vraies ou fausses ? Ici s'engage un bras de fer entre appararences et réalité. Enfin, nous pouvons faire un parallèle entre l'économie qui se trouve déstabilisée par cette fausse monnaie et les personnages eux aussi déstabilisés par la superficialité de leurs sentiments.
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    Conclusion  : Après avoirobservé les différentes présence du thème de l’argent dans le roman. Nous pouvons en conclure que l’argent est présent sous forme concrète (pièces de monnaie) ou de manière plus abstraite (lettre d’échange de sentiments, de ressenties...). Finalement, à travers son utilisation du terme «  monnaie  », GIDE met en exergue l'implicité de son utilisation. En effet, il dénonce à travers elle la duplicité de la bourgeoisie quand il s'agit d'argent.
  • 7.
    Conclusion  : Après avoirobservé les différentes présence du thème de l’argent dans le roman. Nous pouvons en conclure que l’argent est présent sous forme concrète (pièces de monnaie) ou de manière plus abstraite (lettre d’échange de sentiments, de ressenties...). Finalement, à travers son utilisation du terme «  monnaie  », GIDE met en exergue l'implicité de son utilisation. En effet, il dénonce à travers elle la duplicité de la bourgeoisie quand il s'agit d'argent.