Qu'est-ce que la santé et la sécurité des travailleurs?
L'étude de la santé et la sécurité des travailleurs est une discipline très large qui
recouvre de nombreux domaines spécialisés. Dans son sens le plus général, elle
doit viser à:
• promouvoir et maintenir le plus haut degré possible de bien-être physique,
mental et social des travailleurs dans tous les métiers;
• prévenir les effets néfastes sur la santé des travailleurs dus à leurs conditions
de travail;
• protéger les travailleurs contre les dangers qui menacent leur santé;
• placer et maintenir les travailleurs dans un environnement de travail adapté à
leurs besoins physiques et mentaux;
• adapter le travail aux hommes.
1
Qu’est-ce que le bien-être?
La définition du terme bien-être touche plusieurs domaines qui en font partie :
 La sécurité du travail;
 La protection de la sante du travailleur au travail;
 La charge psychosociale occasionnée par le travail;
 L’ergonomie;
 L’hygiène au travail;
 Les mesures prises par l’entreprise en matière d’environnement
 La protection des travailleurs contre la violence, le harcèlement moral ……
2
Pourquoi la santé et la sécurité des travailleurs sont importantes?
Le travail joue un rôle central dans la vie des gens, puisque la plupart des
travailleurs passent au moins huit heures par jour sur leur lieu de travail, que ce
soit une plantation, un bureau, une usine, etc. Par conséquent, le milieu de
travail devrait être sain et sûr. Malheureusement, ce n'est pas le cas pour de
nombreux travailleurs. Tous les jours des travailleurs partout dans le monde sont
exposés à diverses menaces pour leur santé.
3
4
Quelles sont les principales mesures de sécurité
à prendre sur un chantier de construction ?
• Mise en place de barrières de sécurité et de signalisation pour délimiter les
zones dangereuses.
• Formation du personnel aux bonnes pratiques de sécurité.
• Inspection régulière des équipements et des lieux de travail pour détecter
les dangers potentiels.
• Respect des consignes de sécurité et des règles établies par l'entreprise.
• Évacuation rapide en cas d'urgence grâce à des plans d'évacuation clairs et
à des exercices réguliers.
5
Quelles sont les conséquences possibles d'un non-
respect des règles de sécurité sur un chantier de
construction ?
• Risques d'accidents graves, voire mortels, pour les travailleurs.
• Coûts financiers importants pour l'entreprise (amendes, compensations,
frais médicaux, etc.).
• Retards dans la réalisation du projet en raison des arrêts de travail liés
aux accidents.
• Détérioration de l'image de l'entreprise, ce qui peut entraîner une perte
de contrats futurs.
• Impact sur la productivité et la motivation des travailleurs en raison d'un
environnement de travail dangereux et stressant.
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Comment prévenir les risques de chute de hauteur
sur un chantier de construction ?
• Utilisation de garde-corps, de filets de protection ou de harnais de
sécurité pour empêcher les chutes.
• Formation des travailleurs aux bonnes pratiques d'accès en hauteur et à
l'utilisation des équipements de protection individuelle.
• Mise en place de procédures de travail sécurisées, telles que
l'utilisation d'échafaudages conformes aux normes de sécurité.
• Inspection régulière des structures en hauteur pour détecter les signes
de détérioration ou de faiblesse.
• Sensibilisation des travailleurs aux risques de chute et à l'importance
du respect des mesures de sécurité.
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La Constitution marocaine consacre un certain nombre de droits civils et
sociaux relatifs à la santé et à la sécurité au travail, plus particulièrement le
droit à la vie (article 20). La Constitution de 2011 stipule également qu'il ne
peut être porté atteinte à l'intégrité physique ou morale de quiconque, en
quelque circonstance que ce soit, et par quelque partie que ce soit (article 22).
Selon l'article 31, la Constitution reconnaît le droit aux soins de santé, à la
protection sociale, à la couverture médicale et à la solidarité mutualiste.
Parallèlement, l’article 71 prévoit le cadre juridique des relations de travail, de
sécurité sociale, d’accidents de travail et de maladies professionnelles.
La cadre législatif
II- Etat de lieu au niveau national
(Maroc)
8
le Code de travail est la principale référence juridique encadrant la santé et la
sécurité au travail dans le secteur privé. En dépit de l'adoption de législations
nationales sur les droits fondamentaux liés à la santé et à la sécurité au travail,
leur mise en œuvre sur le terrain demeure en deçà des attentes, en raison
notamment de la défaillance des règles de santé et de sécurité en vigueur au
sein d’une large frange du tissu économique.
Quelques statistiques
Selon le ministère de l'Emploi et de l'Insertion professionnelle, en 2018, le
nombre d'accidents de travail au Maroc a dépassé 50.000 cas, causant 756
décès, 13.208 cas d’incapacité temporaire et 36.561 cas d’incapacité
permanente. Sachant que ces chiffres ne rendent pas compte du bilan réel des
accidents de travail au Maroc.
9
La pandémie du coronavirus souligne l’importance de la santé et
la sécurité au travail
La crise sanitaire du Coronavirus pose de nouveaux défis à la santé et la sécurité au
travail. En effet, la crise a imposé l'adoption de larges mesures pour la préservation
de la santé publique et la protection de la santé au travail en particulier. De nouvelles
exigences se révèlent nécessaires à l’examen de la nouvelle donnée imposée par la
crise sanitaire en matière de conditions et de modes de travail et leur impact sur les
indicateurs relatifs aux accidents et maladies professionnelles. Aussi, la pandémie du
Coronavirus a-t-elle mis en avant la question de la santé et de la sécurité dans le
milieu professionnel. Une conformité légale et réglementaire
Une analyse réglementaire préalable conformément aux textes de lois marocains
relativement à l’activité de l’entreprises est une étape primordiale pour cerner les
exigences applicables à partir de laquelle l’entreprise pourra déduire son plan
d’action pour la mise en conformité, ceci reste un passage obligatoire.
10
les axes les plus importants liés au sujet peuvent être résumés comme suit :
Responsabilité de l’opérateur
De manière générale, la responsabilité de
l’employeur est d’initier l’intégralité des
mesures de la sécurité, de la santé et de
la dignité des employés lors de
l’exécution du travail qu’ils sont appelés
à accomplir dans le cadre de l’emploi.
L’employeur doit veiller à la propreté du
lieu de travail, et il doit assurer toutes les
conditions de protection de la santé,
ainsi que les exigences de sécurité
nécessaires à la préservation de la santé
des salariés.
Selon l’article 304 du Code du travail, « un service
médical du travail indépendant » doit être crée
auprès :
1. des entreprises industrielles, commerciales et
d'artisanat ainsi que des exploitations agricoles et
forestières et leurs dépendances lorsqu'elles
occupent cinquante salariés au moins ;
2. des entreprises industrielles, commerciales et
d'artisanat ainsi que des exploitations agricoles et
forestières et leurs dépendances et employeurs
effectuant des travaux exposant les salariés au
risque de maladies professionnelles.
Services médicaux du travail
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Comité de sécurité et d’hygiène en entreprise
Le Code de travail impose aux entreprises industrielles et commerciales, aux
entreprises artisanales, aux exploitations agricoles et forestières, qui emploient
cinquante salariés ou plus, de créer un comité de sécurité et d’hygiène d’entreprise.
C’est un organe d’importance majeure pour mettre en œuvre des règles de santé et de
sécurité au travail en entreprise.
En application de l’article 332 du Code du travail, un conseil consultatif a été créé
auprès du département chargé de l’Emploi, sous le nom de « Conseil de médecine du
travail et de prévention des risques professionnels ». Ce dernier est chargé de présenter
des propositions et des avis afin de promouvoir l'inspection de la médecine du travail
et les services médicaux du travail. Il s'intéresse également à tout ce qui concerne
l'hygiène et la sécurité professionnelles et la prévention des accidents du travail et des
maladies professionnelles.
Conseil de médecine du travail et de prévention des risques professionnels
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Les problèmes rencontrés dans le domaine santé et sécurité au travail
Une faible culture de la santé et de la sécurité au
travail
La réalité des chantiers et des unités de production
Manque de compétences dans le domaine de la santé
et de la sécurité au travail
 Faible application de la loi
Capacités limitées du dispositif de surveillance
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1- Quelles mesures auriez-vous dû prendre pour prévenir cet accident?
2- Comment auriez-vous dû réagir immédiatement après l‘accident ?
3- Quels sont les risques spécifiques associés à ce chantier de construction et comment
pourraient-ils être atténués ?
4- Quels sont les équipements de protection individuelle (EPI) nécessaires sur ce chantier ?
5- Quelles sont les étapes clés pour assurer une communication efficace en matière de
sécurité sur ce chantier ?
Contexte : Vous êtes responsable de la sécurité sur un chantier de construction
d'un immeuble de grande hauteur en centre-ville. Le chantier est en cours depuis
plusieurs mois et implique une équipe de travailleurs qualifiés. Cependant,
récemment, il y a eu un accident sur le site où un ouvrier a chuté d'un
échafaudage en raison d'une marche défectueuse.
Etude de cas: Chantier de construction - Gestion des risques et
sécurité
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Réponses :
1.Pour prévenir cet incident, vous auriez dû effectuer des inspections
régulières de l'échafaudage pour détecter les éventuelles défaillances et les
corriger immédiatement. Vous auriez également dû fournir une formation
adéquate sur l'utilisation sécuritaire de l'échafaudage et veiller à ce que tous
les travailleurs respectent les procédures de sécurité établies.
2-Après l‘accident, vous auriez dû immédiatement assurer les premiers
secours à l'ouvrier blessé, puis sécuriser la zone de l'incident pour éviter
d'autres accidents. Ensuite, vous auriez dû mener une enquête approfondie
pour déterminer les causes de l'incident et prendre des mesures correctives
pour empêcher qu'il ne se reproduise.
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3- Les risques spécifiques associés à ce chantier de construction
pourraient inclure les chutes de hauteur, les blessures par écrasement, les
risques électriques, etc. Pour atténuer ces risques, vous pourriez mettre
en place des garde-corps sur les échafaudages, fournir une formation sur
la manipulation sécuritaire des équipements lourds, installer des
dispositifs de sécurité électriques, etc.
4- Les EPI nécessaires sur ce chantier pourraient inclure des casques de
sécurité, des harnais de sécurité, des chaussures de sécurité, des gants de
protection, des lunettes de sécurité, etc. Assurez-vous que tous les
travailleurs portent ces équipements correctement et qu'ils sont en bon
état.
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5- Pour assurer une communication efficace en matière de sécurité
sur ce chantier, vous devriez mettre en place des réunions régulières
pour discuter des risques potentiels, des mesures de sécurité et des
procédures à suivre en cas d'urgence. Vous devriez également
encourager les travailleurs à signaler tout problème de sécurité et à
poser des questions s'ils ne comprennent pas les procédures à
suivre. Enfin, vous devriez fournir une formation continue sur la
sécurité pour sensibiliser les travailleurs aux risques et aux
meilleures pratiques.
Un danger ou phénomène
dangereux est toute source
potentielle de dommage, de
préjudice ou d'effet nocif à l'égard
d'une chose ou d'une personne dans
certaines conditions dans le milieu
de travail.
Prévention : ensemble de méthodes,
de techniques et de mesures prises
en vue de réduire l’occurrence des
risques.
Un risque est la probabilité qu'une
personne subisse un préjudice ou
des effets nocifs pour sa santé en cas
d'exposition à un danger.
Un dommage : lésion physique ou
atteinte à la santé ou aux biens.
Protection : ensemble de méthodes,
de techniques et de mesures prises
en vue de réduire la gravité des
risques et les conséquences d’un
incident ou d’un accident.
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Sécurité : état d’esprit confiant lié au sentiment d’être à l’abri du danger,
c’est également l’état résultant de l’absence de danger.
Auteur, année Définition
Le petit Larousse Possibilité, probabilité d’un fait, d’un événement considéré comme un mal ou un
danger.
Le petit Robert Un danger éventuel, plus ou moins prévisible ou s’exposer à un danger, dans
l’espoir d’obtenir un avantage.
INRS Risque : couple « probabilité d’occurrence / gravité des conséquences » appliqué à
un évènement non souhaité.
Danger : propriété intrinsèque, d’une situation, d’un produit, d'un équipement
susceptible de causer un dommage.
Bernoulli D., 1738 L’espérance mathématique d’une fonction de probabilité d’événements.
Kervern, 1995 Un événement dont l'apparition n'est pas certaine et dont la manifestation est
susceptible d'engendrer des dommages significatifs sur un programme entraînant
la baisse des performances du système ou l’augmentation des coûts de maintien en
conditions opérationnelles.
Aloui S., 2007 L’exposition (d’une personne ou d’un bien) à un danger
potentiel, inhérent à une situation ou à une activité.
Xu J., 2008 lié à l’incertitude des résultats, la probabilité de perte et de
non détection, la différence entre résultats et attentes et le
changement vers la perte.
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définitions du risque
19
Gestion des risque
IV- Typologie des risques en santé
et sécurité du travail
20
Typologie des risques en santé et sécurité du travail
Risques Formes Effets
Risques chimiques • Matières dangereuses (nocives,
toxiques, corrosives, cancérogène,
mutagènes, irritantes).
• Matières combustibles,
inflammables, comburantes,
explosives.
• Gaz, fumées, liquides, solides,
brouillard.
• Poussières….
• Dommages pour la santé,
brûlure chimique.
• Intoxication, irritation.
• Maux de tête.
• Problèmes respiratoires.
• Dommages résultant
d’incendies/d’explosions
Risques physiques • Bruit, vibrations.
• Électricité (conducteurs sous
tension, éléments de machines sous
tension…).
• Ambiance de travail froide ou
chaude.
• Objets ou matériaux à des
températures extrêmes (hautes ou
basses).
• Radiations, rayons X et gamma.
• Détérioration de l’acuité
auditive, de l’équilibre.
• Fatigue, stress, baisse de la
vigilance.
• Choc ou brûlure électrique
• Électrisation.
• Électrocution.
• Brûlures.
• Troubles neurologiques.
• Troubles vasculaires.
• inconfort.
• TMS.
• Mutations génétiques…
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Risques Formes Effets
Risques liés à la sécurité
ou danger pour la sécurité
• Machines dangereuses
• Pièces et outils en mouvement, angles
rentrants (rouleaux, convoyeurs) .
• Formes dangereuses (tranchantes,
pointues, rugueuses, etc.).
• Résistance mécanique inadéquate
(rupture, éclatement, flexion).
• Accumulation d’énergie à l’intérieur
d’une machine causée par des ressorts, des
gaz ou liquides sous pression
(hydraulique, pneumatique) .
• Particules projetées.
• Travail en hauteur .
• Planchers glissants ou irréguliers.
• Incendies, explosions.
• Véhicules…
• Fracture.
• Coupure.
• Perforation/piqûre, irritation..
• Contusion.
• Brûlure par friction.
• Écrasement.
• Blessures multiples, décès
Risques Formes Effets
Risques psychosociaux • Intensification du travail
caractérisée par des contraintes de
temps, une clientèle difficile.
• Manque de maîtrise des tâches,
violence.
• Harcèlement psychologique…
• Problèmes de sommeil,
dépression .
• Maladies psychosomatiques,
pathologies physiques (maux
de dos ou dans les membres).
• Effets psychophysiologiques
(effet de la surcharge
mentale, notamment le
stress)
Quelques exemples
22
1- Risque de chute
Dangers ou situation dangereuses
Chutes de plain-pied
 Sol glissant;
 Sol inégal (marches);
 Sol défectueux (trous);
 Passage étroit;
 Passage encombré;
 Lieux mal éclairés;
Chutes de hauteur
 Accès à des parties hautes (toiture..);
 Utilisation des dispositifs mobiles
(échelles, échafaudage..);
 Utilisation de moyen inadaptés (
chaise..);
Mesures de prévention
Protections collectives
 Organiser la circulation des
personnes;
 Entretenir le sol;
 Dégager et éclairer les passages;
 Supprimer les zones avec différence
de niveau et les accès en hauteur;
 Mettre en place des protection
antichute (garde corps..);
 Former le personnel;
 Entretenir les dispositifs antichutes;
Protections individuelles
 Porter des chaussures
antidérapantes;
 Utiliser des harnais de sécurité…
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2- Risque lié à la manutention manuelle
Dangers ou situation dangereuses
 Manutention des charges
lourdes;
 Manutention effectuées de façon
répétitive;
 Charges difficiles à
manutentionner: grandes
dimensions, arêtes vives…
 Mauvaises postures prises par le
personnel: dos courbé..
 Condition d’ambiance difficiles:
température élevée ou basse…
Mesures de prévention
 Organiser les postes de travail pour
supprimer ou diminuer les
manutentions;
 Utiliser des moyens de manutention:
transpalette, chariot à roulette….
 Utiliser des moyens de mise à
niveau: table élévatrice, chariot
élévateur….
 Former le personnel à adopter des
gestes et postures appropriés;
 Porter des EPIs ( gants, chaussures..)
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3- Risque lié à la manutention mécanisée
Dangers ou situation dangereuses
Outil de manutention
 Inadapté à la tâche effectuer;
 En mauvaise état, irrégulièrement
entretenu;
 Sécurités absentes ou inefficaces lors de
l’utilisation, lors de la maintenance;
Opérateur
 Inhabituel ou occasionnel;
 Non autorisé pour les machines
concernées;
 Aptitude médicale non vérifiée
 EPIs inadaptés;
Environnement
 Absence de plan de circulation;
 Mauvais état des sols, encombrement;
 absence de règlement intérieur;
Mesures de prévention
 Utiliser des engins appropriés à la
tâche;
 Vérifier et contrôler régulièrement
l’état des engins mobiles;
 limiter l’usage aux seules personnes
formées et habilitées;
 vérifier les conditions de visibilité et
au l’état des sols;
 Organiser la circulation des
personnes et des véhicules;
 Signaler et entretenir les voies de
circulation;
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4- Risque lié aux circulations et aux déplacements
Dangers ou situation dangereuses
Dans l’entreprise
 Absence de plan de circulation (Zones
réservées aux piétons et aux véhicules);
 Voies de circulation encombrées ou
étroites ;
 Vitesse excessive des chariots
 Absence de visibilité lors des
manœuvres;
Hors de l’entreprise
 Vitesse excessive pour répondre aux
contraintes de temps ;
 Utilisation du téléphone portable en
conduisant;
 Condition météorologique;
Dans les deux cas
 Mauvais état des véhicules (freins,
véhicules, éclairage…);
 Formation insuffisante des chauffeurs;
Mesures de prévention
 Mettre à disposition des véhicules
adaptés ( climatisation…);
 Entretenir périodiquement les
véhicules;
 Réactualiser la formation du
personnel sur la maniéré de conduire;
 Signaler, entretenir et éclairer les
voies de circulation et les zones de
manœuvre;
 Organiser les déplacements
(horaires, temps de trajet, état de la
météo…)
 Ne pas utiliser le téléphone en
conduisant;
 Interdire l’alcool en conduisant;
 Vérifier périodiquement l’aptitude
médicale;
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5- Risque lié aux effondrements et aux chutes d’objet
Dangers ou situation dangereuses
 Objet stockés en hauteur;
 Moyens de stockage inadaptés ou en
mauvais état ( poids et volumes des
charges, types et état des palettes…);
 Travaux effectués simultanément à des
hauteurs;
 Mauvaise accessibilité des zones de
stockage;
Mesures de prévention
 Organiser les stockage (emplacement
réservé, mode de stockage adapté
aux objets, respect des charges
maximales, largeur des allées
compatible avec les moyens de
manutention utilisés…);
 Limiter les hauteurs de stockage en
tenant compte des caractéristiques
des objets;
 Installer des protection pour retenir
les chutes d’objets et les matériaux
qui peuvent s’effondrer;
 Entretenir régulièrement les éléments
constitutifs de la zone de stockage
(échelles…) et les moyens d’accès;
 porter des EPIs (casques,
chaussures de sécurité….)
27
6- Risque lié aux produits chimiques
Dangers ou situation dangereuses
 Présence dans l’entreprise des produits
toxiques, nocifs, corrosifs et/ou
irritants....;
 Emissions de gaz, poussières (ciment),
fumées;
 Mauvaise condition de stockages des
produit chimique (absence d’aération,
de cuve de rétention, incompatibilité
entre les produits chimiques….);
 Ventilation inadaptée aux postes de
travail;
 Absence d’étiquetage des produit
chimique;
Mesures de prévention
 Demander aux fournisseurs des
Fiches de Données de Sécurités FDS
récentes;
 Hiérarchiser les produits selon leur
toxicité;
 Remplacer un produit dangereux par
un autre moins dangereux;
 Limiter les manipulations et
l’exposition:
- utiliser en vase clos, réduire
les quantités;
- aspirer à la source, ventiler
les locaux;
 porter les EPIs (gants, lunettes,
masques….);
 Informer le personnel;
 Effectuer un suivi médical adapté;
 Mettre en place les moyens
d’intervention adapté en cas
d’accident;
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7- Risque d’incendie et d’explosion
Dangers ou situation dangereuses
 Présence dans l’entreprise des produits
explosifs, inflammables;
 Mélange de produits incompatibles ou
stockages non différencies;
 Présence de sources de flammes ou
d’étincelles (soudure, étincelle
électrique….);
Mesures de prévention
 Remplacer un produit dangereux par
un autre moins dangereux;
 Stocker les produits dangereux à
l’extérieur de la zone de production
et en tenant compte de la
compatibilité des produits;
 Eloigner les sources d’énergie
(soudure…);
 Rappeler l’interdiction de fumer;
 Eviter la propagation du feu
(conception des systèmes de
ventilation….);
 Vérifier les moyens de détection,
d’alarme, d’extinction (sprinklers,
extincteurs…) et leur accessibilité;
 Etablir des plans d’évacuation;
 Former le personnel à la gestion des
situations d’urgence et à l’utilisation
des moyens d’extinction;
29
7- Risque biologique
Dangers ou situation dangereuses
 Contact avec des êtres vivants:
- Soins infirmiers aux malades,
laboratoires d’analyses médicales
(VIH, hépatite B et C…);
- Contact avec animaux;
 Contact avec les déchets;
Mesures de prévention
 Confiner les zones à risques;
 Organiser la circulation et la
manutention des produits
contaminants;
 Organiser le stockage et l’élimination
des déchets;
 Former et informer le personnel;
 Utiliser du matériel à usage unique;
 Porter les EPIs adaptés à la tâche;
8- Risque lié à l’électricité
 Conducteur nu sous tension accessible
(armoires électriques ouvertes, câbles
détériorés…);
 Non habilitation électrique du personnel
intervenant;
 Lignes électrique enterrées;
 Vérifier périodiquement les
installations électriques par un
personnel qualifié;
 Habiliter le personnel intervenant sur
les installations électriques;
 Porter les EPIs appropriés;
30
9- Risque lié au bruit
Dangers ou situation dangereuses
 Exposition sonore continue supérieure à
85 dB(A) ou bruit impulsionnels
supérieurs à 135 dB(A);
 Gêne dans la communication;
 Signaux d’alarme masqués par le bruit
ambiant;
Mesures de prévention
 Supprimer les sources de bruit;
 Installer des protecteurs (parois
antibruit, traitement phonique des
ateliers…);
 Informer et former les salariés;
 Porter des EPIs adaptés;
 Organiser la surveillance médicale
spéciale des travailleurs exposés;
9- Risque lié aux vibrations
Dangers ou situation dangereuses
 Outils pneumatique à mains
(compacteur, marteau piqueur…);
 Conduite de véhicules ou d’engins de
chantier;
 Conduite de chariots élévateurs;
Mesures de prévention
 Modifier le mode opératoire;
 Atténuer les vibrations
(antivibratoire…);
 Informer le personnel;
 Réduire la durée d’exposition
(organisation des micro-pauses..)
31
10- Risque lié aux ambiances thermiques
Dangers ou situation dangereuses
 Travail en ambiance froide, humide
(chambre froide…) aggravé par une
mobilité réduite;
 Travail en ambiance chaude
(fonderie….) aggravé par les efforts
physique;
 Travail isolé dans les ambiance extrême.
Mesures de prévention
 Réduire le temps d’exposition;
 Organiser le travail (micro-pauses,
local de repos, rotation des tâche…);
 Porter des EPIs adaptés;
 Informer les salariés sur ce risque;
 diminuer la vitesse de circulation
d’air pour les ambiances froides;
 Augmenter l’apport d’air neuf pour
les ambiances chaudes;
 Mettre à disposition des boisons.
32
10- Risque lié à l’éclairage
Dangers ou situation dangereuses
 Défaut d’éclairage (poste de travail,
zone de passage, allée ou escalier peu ou
pas éclairé);
 Éclairage éblouissant (travail sur écran,
rayonnement de soleil…).
Mesures de prévention
 Privilégier l’éclairage naturel;
 Permettre le réglage individuel de
l’éclairage (en fonction de la tâche et
de l’opérateur);
 Entretenir régulièrement les vitres et
les lampes;
 Aménager les locaux par des stores,
des vitres teintées, des rideaux….
 Informer les salariés sur ce risque.
33
11- Risque lié aux rayonnements
Dangers ou situation dangereuses
 Utilisation des laser industriel ou
médical;
 Utilisation de rayonnement ionisants:
radiographie médicale, centrale
nucléaire…
 Soudage à l’arc ou à chalumeau.
Mesures de prévention
 Contrôler les sources (éviter les
fuites);
 Utiliser les écrans de protection;
 Organiser le travail (zone à accès
contrôlé);
 Porter les EPIs;
 Informer les salariés à ce risque;
 Former les salariés sur l’utilisation
du matériel générant des
rayonnements;
 organiser la surveillance médicale
spéciale pour les salariés exposés aux
rayonnements ionisants;
 Effectuer des contrôles par la
dosimétrie.
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11- Risque lié aux machines et outils de travail
Dangers ou situation dangereuses
 Accès à la zone de travail de la machine;
 Accès aux organe de transmission de la
puissance (courroie, engrenage…);
 Projection des particules solides, fluides
ou sous forme de poussières;
 Utilisation d’outils tranchants (coteaux,
cutters…)
 Utilisation d’outils portatifs (scie
circulaire, meuleuse…).
Mesures de prévention
 Mettre en conformité les machines
fixes et portatives;
 Utiliser les machines suivant les
prescriptions du constructeur;
 Vérifier le bon fonctionnement des
dispositifs de protection;
 Contrôler la visibilité des arrêts
d’urgences et leur accessibilité;
 Former le personnel à la sécurité sur
le poste de travail;
 Mettre en place des fiches de poste;
 Porter les EPIs.
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12- Risque lié à l’organisation du travail
Dangers ou situation dangereuses
 Travail de nuit, en équipe ou le week-
end;
 Horaires décalés ou irréguliers;
 Durée et/ou fréquence des pauses
inadaptées;
 Travail dans l’urgence;
 Recours à des intérimaires;
 Formation et information des salariés
non assurée ou inadaptés;
 Absence de communication;
 Agression, violence;
 Surcharge;
 Absence d’autonomie.
Mesures de prévention
 Organiser la formation
professionnelle;
 Organiser l’accueil aux postes de
travail;
 Mettre à disposition la
documentation nécessaire;
 Mettre en place des moyens de
communication (panneaux
d’affichage, signalisation…);
 Rédiger une liste pour identifier les
postes à risques;
 Former des sauveteurs secouristes du
travail.
Exemple N°1 :
Monsieur Martin travaille au fond d’une tranchée en terre de 3
mètres de profondeur. Il dégage de la terre tombée au fond de la
tranchée gênant la pose du blindage. Un engin lourd conduit par
monsieur Durand passe au bord de la tranchée et la fait
s’écrouler. Monsieur Martin est enseveli.
36
M. Martin est au fond
d’une tranchée de 3 mètres
Eboulement de la tranchée
Ouvrier enseveli
Engin lourd au bord
de la tranchée
Exemple N°2 :
Trois salariés d’une entreprise de nettoyage de locaux assurent la remise en état d’un
appartement pour un cabinet immobilier. Un des ouvriers, monsieur Durand, intérimaire
depuis 3 mois, enlève dans une cuisine non aérée, des taches de peinture restées sur le
carrelage du sol. Pour cela il utilise un produit de nettoyage contenant du chlorure de
méthyle et du méthanol. A genoux sur le carrelage de la cuisine il répand du produit et essaie
de gratter les taches. Après 2 heures de travail, l’intérimaire ressent un malaise par
intoxication.
37
Utilisation de chlorure
de méthanol
et de méthyl dans une
pièce non aérée
Ouvrier asphyxié
Inhalation de solvants
M. Durand nettoie
à genoux
le carrelage
Exemple N°3 :
Monsieur Toulisse travaille dans une entreprise de travaux publics. Il travaille
en ce moment sur un chantier de réparation d’une conduite. En retard il arrive
ce matin à 8h30, son chef de chantier, un peu énervé, lui demande de prendre
le gros compresseur et le marteau piqueur. A 16 heures, Bernard Toulisse
utilisait toujours le même marteau piqueur sans son casque et il a mal aux
oreilles.
38
Marteau piqueur
extrêmement bruyant
Lésion importante au
tympan
Travail pendant 6 heures
M. Toulisse utilise
un marteau piqueur
sans casque
Presque accident: (ou quasi accident): Est un évènement non voulu,
qui n’a pas eu de lésion ni de dégât comme conséquence mais qui
aurait pu, dans des circonstances moins favorables, mener a un
accident.
39
Accident du travail: Est un évènement non voulu qui a mené a
une lésion (chez les hommes) ou a des dégâts (pour le matériel),
on comprend ici les pertes de production et les arrêts de travail.
Maladie professionnelle: est définie comme une maladie ou un
état de santé d’un salarié ayant un lien direct avec son activité
professionnelle ou ses conditions de travail.
40
L’accident du travail doit réunir les critères suivants :
• Il se produit dans le cadre de l’activité professionnelle du salarié, c’est-à-dire que celui-ci
est placé sous le contrôle et l’autorité de l’employeur. Ainsi, lorsqu’il survient dans les
locaux de l’entreprise, les temps de pause sont pris en compte ;
• Il est soudain, ce qui permet de le distinguer de la maladie professionnelle ;
• Il est circonstancié de façon certaine ;
• Il entraîne une lésion corporelle ou psychologique.
Ce dommage peut être un des suivants :
 Coupure ou brûlure;
 Douleur musculaire apparue soudainement à la suite du port d'une charge;
 Fracture survenue à occasion d'une chute ou d'un choc;
 Malaise cardiaque;
 Choc émotionnel consécutif à une agression commise dans l'entreprise.
41
Les caractéristiques d’un AT et d’une MP
Exemples
42
43
Monsieur Paul est salarié. Alors qu’il participe à un mouvement de grève, il
tombe dans un mouvement de foule et se casse le bras.
Il ne s’agit pas d’un accident du travail.
De même, si le salarié a interrompu son activité professionnelle pour un motif
personnel, il ne sera pas en cas d’accident, couvert par la législation relative à
l'accident du travail, à moins que cette interruption soit liée à une nécessité de
la vie courante (par exemple : manger, boire, se rendre aux toilettes, etc.).
Exemple 1
44
Madame Françoise est secrétaire dans une société. Elle décide de quitter son
poste de travail pour se rendre à la fontaine à eau au troisième étage et tombe
dans les escaliers.
Exemple 2
Il s’agit bien d’un accident du travail.
Pour être qualifié d’accident du travail, l’accident doit être intervenu pendant
le « temps normal de travail ».
Le temps normal de travail correspond aux jours et aux heures où le salarié
est censé travailler.
Ce critère est plus facile à apprécier pour un salarié ayant des horaires
strictement encadrés par son contrat de travail, que pour les salariés ayant des
horaires libres.
45
Exemple 3
Madame Sara travaille (conformément à son contrat de travail), du lundi au
vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30. Madame Sara a oublié ses clés à son
bureau. Elle se casse la jambe au bureau le vendredi soir à 21h en allant
chercher ses clés.
Il s’agit bien d’un accident (évènement soudain ayant entrainé une lésion
corporelle) mais pas d’un accident du travail, puisque Madame Sara est en
dehors de ses horaires de travail.
46
Les juges dans leur appréciation de l’accident du travail tolèrent des écarts
de temps tel qu’une présence sur le lieu de travail :
 Avant l’heure officielle si cette présence était connue et tolérée ou prévue
par l’employeur;
 Après la cessation du travail pour des motifs liés au travail tels que finir
un dossier ou ranger son poste de travail.
Les juges considèrent également comme du temps de travail :
 Les temps de transport, si le salarié utilise le véhicule de l’entreprise
lorsque le temps de trajet est compris dans les horaires de travail et
rémunérés;
 Les temps de pauses justifiés par les nécessités de la vie courante
(exemple : boire, manger, aller aux toilettes, fumer, etc.
47
Les
coûts
humains
Perte d’emploi
Problèmes
familiaux
Handicap
Douleurs
Réadaptation
Coût humains
Les différents coûts des AT et des MP
Cout direct Cout indirect
 paiement du travail non effectué;
 frais médicaux;
 remplacement ou réparation des
machines et équipements endommagés;
 réduction ou arrêt temporaire de la
production;
 accroissement des dépenses de
formation et d'administration;
 éventuelle réduction de la qualité du
travail;
 effet négatif sur le moral des autres
travailleurs.
 le travailleur blessé ou malade doit être
remplacé;
 un nouveau travailleur doit être formé et il
faut lui laisser le temps de s'adapter;
 il faut un certain temps que le nouveau
travailleur soit aussi productif que l'ancien;
 les accidents préoccupent souvent les autres
travailleurs et ont une influence négative sur
les relations entre travailleurs et employeurs;
 l'existence de mauvaises conditions d'hygiène
et de sécurité sur le lieu de travail peut aussi
donner une image négative de l'entreprise.
48
49
Analyse d’AT
L’analyse des accidents du travail doit permettre de mettre en place des
actions de prévention ou de protection visant à supprimer ou réduire les
conséquences de l’accident.
Les différentes phases de l’analyse d’accident :
1. Le recueil des faits
Il permet de collecter tous les éléments liés directement ou indirectement à
l’enquête :
• L’observation des lieux de l’accident;
• Les photos ou croquis;
• L’entrevue avec les témoins ou impliqués;
• La consultation des rapports (rapport d’accident) ou des registres.
50
Méthode I / TA / MA / MI :
Individu :
 Qui a été blessé ?
 Qui effectuait le travail ?
 Qualification – formation ?
 Capacités physiques ?
Tâche :
 Que faisait la victime et
comment le faisait-elle ?
 A quel rythme ?
 Que faisaient les personnes à
proximité et celles impliquées
dans la même tâche ?
 Matériel :
 Quel était le matériel utilisé ?
 Etat du matériel ?
 Le matériel était-il contrôlé ?
Quand et par qui ?
 Les équipements et les
dispositifs de sécurité
fonctionnent-ils ?
Milieu :
 A quel endroit l’accident s’est-il
produit ?
 Le poste de travail était-il
encombré ?
 Ambiances de l’environnement
de travail : bruit ;températures ;
éclairage
51
2- L’analyse des faits :
Deux méthodes :
• L’arbre des causes
• Le diagramme d'Ishikawa (méthodes des 5 M)
L’arbre des causes :
Il se construit à partir du fait ultime : « Marc s’est entaillé la main droite ».
Il faut ensuite se poser les questions suivantes dans l’ordre :
Qu’a-t-il fallu pour que cela arrive ?
Est-ce nécessaire ?
Est-ce suffisant ?
52
L’arbre des causes :
Se poser systématiquement, pour chaque fait recueilli, les questions
suivantes :
Quelle est la cause de ce fait ?
A t-elle été nécessaire à la production de ce fait ?
A t-elle été suffisante, c’est-à-dire n’y a t-il pas eu d’autres causes elles
mêmes nécessaires ?…
Fracture de la
cheville de
Pierre
Pierre trébuche
sur les outils au
sol
Fait
ultime
 Qu’a-t-il fallu pour que Pierre se fracture la cheville ?
 Que Pierre trébuche sur les outils au sol
53
Fracture de la
cheville de
Pierre
Pierre trébuche
sur les outils au
sol
Pierre entre
dans la pièce A
pour récupérer
le fax
Les outils de
Fabrice au sol
 Qu’a-t ’-il fallu pour que Pierre trébuche sur les outils au sol ?
Que Pierre entre dans la pièce A pour récupérer le fax.
 Est-ce nécessaire ?
Oui, si Pierre ne rentre pas dans la pièce, il ne trébuche pas sur les outils
au sol.
 Est-ce suffisant ?
Non, les outils de Fabrice était également au sol.
54
Il y a deux types de liaisons dans l’arbre des causes :
• Les enchainements : un seul fait a été causé par un seul
antécédent.
Paul
s’électrise
La main de Paul
touche la pièce
nue sous
tension
• Les conjonctions : un seul fait a été causé par un plusieurs
antécédents.
L’ouvrier
glisse
L’ouvrier se
déplace
Une flaque
d’huile au sol
55
ETUDE DE CAS
au poste de travail :
« L’accident s’est passé au niveau d’un poste de contrôle. Dans cet espace, il est interdit de fumer
(d’ailleurs, il n’y a pas de cendrier) et le bureau de Monsieur Martin (MM), opérateur sur ce poste,
était en désordre.
M.M. fait une pause et allume une cigarette. Il jette des papiers dans la poubelle à côté du bureau. Au
même moment, il aperçoit le chef d’équipe qui arrive et jette précipitamment sa cigarette dans la
poubelle. La cigarette n’est pas éteinte et la poubelle prend feu immédiatement.
C’est alors qu’il s’aperçoit qu’il a jeté son chèque de paie dans la poubelle et que celui-ci est en train
de brûler aussi.
Il se précipite pour le récupérer et se brûle la main. »
Liste des faits :
- Il est interdit de fumer.
- Il aperçoit le chef d’équipe.
- La cigarette n’est pas éteinte.
- Il jette précipitamment sa cigarette.
- Il n’y a pas de cendrier.
- La poubelle prend feu.
- M.M. se brûle la main.
- Il met la main dans la poubelle.
- Il y a des papiers dans la poubelle.
- Il veut récupérer son chèque.
56
L’arbre des causes :
M.M se brûle la
main
Il met la main
dans la poubelle
La poubelle
prend feu
Il veut
récupérer son
chèque
Il y a des
papiers dans la
poubelle
La cigarette
n’est pas éteinte
dans la poubelle
Il jette sa
cigarette
Il n’y a pas de
cendrier
Il aperçoit le
chef d’équipe
Il est interdit de
fumer
57
Actions de
préventions
Actions de
protections
Actions de
prévisions
Elles interviennent en
amont de l’élément
déclencheur (avant
l’accident pour éviter
qu’il ne se produise).
EX: Armoire électrique
fermée à clé ; habilitation
du personnel au risque
électrique ; signalisation
des travaux…
Elles interviennent
pendant l’accident
(après l’élément
déclencheur pour
supprimer ou limiter les
dommages).
EX: Protection par
disjoncteur différentiel ;
gants isolants ; écran de
protection….
Elles interviennent
après l’accident pour
limiter les lésions sur
les agents.
EX: Formation du
personnel aux premiers
secours ; organisation
des secours.
Gestion du risque:
Gérer signifie prendre des décisions. La gestion du risque dans le domaine
de la santé et de la sécurité au travail, consiste donc à pendre des décisions
sur la base d’information appropriées, de manière à maintenir le risque à
un niveau acceptable et garantir ainsi des conditions de travail adéquates
et le respect de l’environnement.
58
Evaluation des risques:
En quoi consiste une évaluation des risques?
 Identifier les dangers.
 Analyser ou à évaluer les risques associés à un danger.
 Déterminer les moyens appropriés pour éliminer ou maîtriser ces risques.
59
Pourquoi une évaluation des risques est-elle si importante?
Les évaluations des risques sont très importantes puisqu'elles font partie intégrante
d'un bon plan de gestion de la santé et de la sécurité au travail. Elles contribuent à :
 Sensibiliser les personnes aux dangers et aux risques.
 Déterminer qui est exposé à des risques (employés, personnel d'entretien,
visiteurs, entrepreneurs, membre du public, etc.).
 Déterminer si les mesures de maîtrise des risques en place sont appropriées ou
s'il faut en instaurer d'autres.
 Prévenir les blessures ou les maladies lorsque les évaluations sont effectuées à
l'étape de la conception ou de la planification.
 Hiérarchiser les risques et les mesures de maîtrise de ces derniers.
60
Quel est l'objectif de l'évaluation des risques?
L'objectif du processus d'évaluation des risques consiste à éliminer un danger ou à
réduire le niveau de risque en instaurant des mesures de maîtrise ou en adoptant des
précautions appropriées, s'il y a lieu. C'est ainsi que l'on peut créer un lieu de travail
sain et sécuritaire.
1- Création du groupe de travail
définition des objectifs et des
unités de travail.
2- Identification des
dangers
analyse des risques
3- Evaluation
des risques
4-Définition du
programme
d'action
5- Mise en oeuvre
du programme
d'action et de suivi
Comment procède-t-on pour réaliser une évaluation des risques?
Effet nocif pour la santé
Une définition générique d'effet nocif pour la santé est : « tout changement
dans les fonctions de l'organisme ou dans les structures des cellules susceptible
d'entraîner une maladie ou des problèmes de santé ».
61
L’évaluation des risques
L’évaluation des risques professionnels est une approche structurée qui
consiste à identifier, classer, hiérarchiser les risques en vue de mettre
en place des actions de prévention pertinentes. C’est une démarche
qui doit être globale, exhaustive et préventive.
62
Les différentes étapes d’une démarche d’EvRP
63
Pour réussir l’évaluation des risques:
Méthode d’évaluation des risques:
1/ Préparer l’évaluation des risques
2/ Identifier les risques
3/ Classer les risques
4/ Proposer des actions de prévention
64
65
Estimation ou cotation du risque
66
Grille de cotation Grille d’évaluation
Les principes généraux de la prévention
1- Eviter les risques.
2- Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités.
3- Combattre les risques à la source
4- Adapter le travail à l’homme (afin notamment de limiter le travail
monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé),
5- Tenir compte de l’état d’évolution de la technique
6- Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou moins
dangereux.
7- Planifier la prévention (en intégrant la technique, l’organisation, les
conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs
ambiants),
8- Prendre les mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur
les mesures de protection individuelle
9- Donner les instructions appropriées aux travailleurs
67
68
Exemples des principes généraux de la prévention
1- Eviter le risque:
Présence dans un atelier de seconde transformation du bois d’un compresseur, à
l’origine d’une source sonore importante.
Danger : le compresseur
Situation dangereuse : travail à proximité du compresseur
Dommage : gêne, perte auditive, surdité
Le déplacement du compresseur à l’extérieur, ou dans une pièce isolée dans
laquelle aucun salarié n’est amené à travailler permet de supprimer la situation
dangereuse et donc d’éviter le risque.
69
2- Evaluer le risque:
Il n’est pas possible de déplacer le compresseur à l’extérieur.
On va dans un premier temps effectuer une métrologie de bruit afin de déterminer
le niveau d'exposition des salariés (niveau de bruit en décibels, fréquences
d'émission, ...) Cette métrologie s'accompagne d'une analyse de l'activité,
permettant d'identifier combien de salariés sont exposés, à quels moments, et
pendant combien de temps.
Ces informations permettent de déterminer le niveau de risque et d'orienter les
mesures de prévention.
70
3- Combattre le risque à la source:
Agir au plus près de la source d'émission.
La phase d’évaluation des risques classe cette situation dangereuse comme
prioritaire.
Danger : le compresseur
Situation dangereuse : travail à proximité du compresseur
Dommage : gêne, perte auditive, surdité
Le capotage du compresseur, qui repose sur l’enveloppement de ce dernier par
des matériaux spécifiques, permet de limiter voir supprimer la propagation du
bruit dans l’atelier. Cette mesure de prévention permet de combattre le risque à la
source.
71
4- Adapter le travail à l'homme
Danger : hauteur de la ligne de production.
Situation dangereuse : travail sur des lignes de hauteur non adaptée aux opérateurs.
Dommage : survenue de lombalgies ou troubles musculosquelettiques.
Adaptation des hauteurs des plans de travail en fonction des caractéristiques
anthropométriques des opérateurs = réduction des effets du travail sur la santé
72
5- Tenir compte de l'évolution de la technique
Même exemple. Le risque n’a pas pu être combattu à la source.
Il est alors nécessaire de voir quelles sont les nouvelles innovations technologiques
concernant les compresseurs : moins bruyants, équipés d’un capotage spécifique,
présentant des caractéristiques permettant de la placer à l’extérieur,…
6- Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l'est pas ou moins
Consiste par exemple à utiliser des produits dont les dommages potentiels résultant de
l’exposition sont moins importants.
7- Planifier la prévention
Ce principe repose sur le fait de réaliser un plan d’action pour la mise en place
des mesures de prévention. Ce plan d’action permet de définir concrètement qui
fait quoi et dans quel délai.
73
8- Prendre des mesures de protection, en privilégiant les mesures collectives sur les
mesures individuelles
Les mesures de prévention collective permettent d’impacter sur un ensemble de salarié,
contrairement aux protections individuelles.
Même exemple. La phase d’évaluation des risques classe cette situation dangereuse
comme prioritaire. Le risque n’a pas pu être combattu à la source, le matériel utilisé est le
dernier mis sur le marché
Mesure collective : La mise en place d’une mesure collective reposerait par exemple sur
la réalisation d’un traitement acoustique du local. Ainsi, on réduit l’exposition de tous les
salariés, et on limite les effets sur la santé.
La mise en place de mesures individuelles correspondrait dans ce cas à la mise à
disposition des salariés de Protecteurs Individuels Contre le Bruit (PICB) adaptés. Leur
efficacité dépendra fortement du type de PICB fournit, des conditions de port de ce
dernier, de la volonté et de la formation des salariés.
74
Ce principe doit accompagner l’ensemble des 8 autres. Les salariés doivent être
informés des dangers auxquels ils sont potentiellement exposés ainsi que des mesures
de prévention mises à leur disposition pour les protéger.
Les salariés devront être informés des mesures et protocoles de sécurité mis en place.
On doit leur expliquer l’utilité de ces mesures et les risques encourus afin d’éviter les
comportements dangereux .
Si l’utilisation d’EPI s’avère nécessaire, l’employeur devra s’assurer de leur fournir des
équipements adaptés (de les fournir et non de les laisser à disposition sur demande) et
de former les salariés pour une utilisation correcte et systématique de ces équipements.
9- Donner les instructions appropriées aux salariés
L’information et la formation des travailleurs
1/ L’affichage et la signalisation
A. Affichage sur les lieux de travail
 Consignes incendie:
Pour les entreprises mettant en œuvre des matières inflammables, une consigne
doit être établie et affichée d'une manière très apparente :
" dans chaque local dont l'effectif est supérieur à cinq personnes,
" dans chaque local ou chaque dégagement desservant un groupe de locaux dans
les autres cas.
 Numéro des secours d'urgences.
 Adresse et numéro d'appel du service de santé et sécurité au travail .
 Adresse, numéro d'appel et nom de l'inspecteur du travail ou du contrôleur
du travail.
75
 Liste nominative des sauveteurs secouristes du travail (SST).
 Informations de sécurité au poste de travail concernant les risques,
appareils de protection à utiliser, la conduite à tenir en cas d'accident.
B. Signalisation
 Elle concerne aussi bien le balisage des voies de circulation dans
l’entreprise que l’accès aux différents lieux où s’exerce l’activité pour
informer les transporteurs, les visiteurs, etc.
 Elle servira à identifier les tuyauteries rigides et les bouteilles de gaz
transportables.
 Elle servira à informer sur les risques par des avertissements, des
obligations, des interdictions et des informations de secours (accidents,
incendie).
76
Quelques exemples :
Sauvetage et secours
Matériel de secours
77
Interdiction
Avertissement
Obligations
78
79
1- Approche rétrospective
Cette approche fondée sur le retour d’expérience, telle que pratiquée
actuellement dans les établissements, par la mise en oeuvre d’un système de
signalement des évènements indésirables, peut être optimisée par l’utilisation
des méthodes «diagramme de PARETO » et « diagramme causes-effets » (ou
diagramme d’ISHIKAWA) en vue d’aider au choix d’actions correctives
prioritaires.
IV- Méthodes et outils de la
gestion des risques professionnels
80
a. Le diagramme de PARETO
Utilisée lors de la phase d’analyse des évènements indésirables signalés, cette méthode
permet de hiérarchiser et de visualiser l’importance relative de différents évènements
pour les classer par ordre décroissant de fréquences et ainsi déterminer les priorités.
Déroulement
a) Etablir la liste des évènements signalés.
b) Les classer par ordre décroissant en fréquences calculées en pourcentage ramené à
un échantillonnage de fiches de signalement correspondant à une période définie
(exemple :200 fiches recensées sur 3 mois).
c) Faire les sommes cumulées des pourcentages.
d) Tracer le graphique des valeurs cumulées.
e) Visualiser le point 80 % du cumul des fréquences.
f) Sélectionner les évènements dont le cumul des fréquences atteint 80 % ; cette
sélection représente environ 20 % des évènements. Ces évènements sont donc à traiter
en priorité pour la mise en place d’actions correctives.
81
Interprétation des résultats
82
b- Le diagramme causes - effets (ou diagramme d’ISHIKAWA)
C’est la mise en œuvre d’une représentation graphique claire, présentant pour un
évènement constaté, les causes classées et hiérarchisées par famille et sous famille
autour des 5 M (Main d’ œuvre, Matériel, Matière, Méthode, Milieu).
Déroulement :
a) Sélectionner l’événement à analyser.
b) Rechercher les causes par séances de brainstorming produit par un groupe de
travail pluridisciplinaire compétent sur le sujet.
c) Classer chaque cause dans l’une des familles (si nécessaire, faire des sous
familles).
d) Construire le diagramme.
e) Exploiter le diagramme en identifiant les causes majeures (par un vote pondéré
ou mieux, en utilisant un arbre de décisions), afin de déterminer les axes
d’amélioration.
83
84
Exercice d’application
Chute dans les escaliers d’un agent du service informatique
85
Elle consiste en une analyse méthodique des processus afin de prévoir les
risques à venir en utilisant une ou plusieurs des méthodes suivantes :
La méthode AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets
et de leur Criticité).
La méthode HAZOP (Hazard and Operability study).
La méthode « if what » (et si !).
Ces méthodes ont pour but d’établir une cartographie à priori des risques
susceptibles de survenir dans des différents établissements.
2- Approche prédictive
86
a- La méthode AMDEC
C’est un outil très utilisé dans de nombreux secteurs industriels souhaitant
évaluer la fiabilité d’un processus et les risques inhérents. Appliqué en
établissement de santé, il a un grand intérêt car il permet :
D’identifier les défaillances potentielles d’un processus.
De décrire les conséquences de ces défaillances sur l’organisation interne
ou pour les patients (mesure de la gravité).
De classer les défaillances selon leur criticité (une défaillance est
d’autant plus critique qu’elle est fréquente, grave et difficilement
détectable.
Les processus à analyser en priorité sont ceux qui correspondent à des
enjeux forts pour l’établissement du fait de leur impact sur la sécurité des
patients, leur satisfaction, ou l’organisation interne.
87
Déroulement :
a) Définir précisément les processus à analyser afin de fixer les limites de
l’étude.
b) Constituer un groupe de travail multidisciplinaire représentant l’ensemble
des acteurs impliqués dans le processus.
c) Formaliser les étapes du processus sous la forme d’un logigramme.
d) Définir des échelles de cotation pour la gravité la probabilité d’occurrence
et la probabilité de non détection d’une défaillance.
e) Réaliser une analyse qualitative et quantitative des défaillances
potentielles :
88
Analyse qualitative : recensement des défaillances potentielles, recherche et
identification des causes de ces défaillances ainsi que leurs effets
Analyse quantitative : évaluation des défaillances potentielles afin de les
hiérarchiser en calculant la criticité selon plusieurs critères : la gravité des effets
(indice de gravité), la fréquence d’apparition des causes (indice de fréquence), la
capacité de détection des défaillances (indice de détection).
f) Déterminer grâce à la valeur de criticité C les défaillances qui doivent faire
l’objet d’actions prioritaires de prévention du fait du niveau de risque jugé
inacceptable.
Les quatre questions de base de l’AMDEC
89
Exemple

sante securite.pptxhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

  • 1.
    Qu'est-ce que lasanté et la sécurité des travailleurs? L'étude de la santé et la sécurité des travailleurs est une discipline très large qui recouvre de nombreux domaines spécialisés. Dans son sens le plus général, elle doit viser à: • promouvoir et maintenir le plus haut degré possible de bien-être physique, mental et social des travailleurs dans tous les métiers; • prévenir les effets néfastes sur la santé des travailleurs dus à leurs conditions de travail; • protéger les travailleurs contre les dangers qui menacent leur santé; • placer et maintenir les travailleurs dans un environnement de travail adapté à leurs besoins physiques et mentaux; • adapter le travail aux hommes. 1
  • 2.
    Qu’est-ce que lebien-être? La définition du terme bien-être touche plusieurs domaines qui en font partie :  La sécurité du travail;  La protection de la sante du travailleur au travail;  La charge psychosociale occasionnée par le travail;  L’ergonomie;  L’hygiène au travail;  Les mesures prises par l’entreprise en matière d’environnement  La protection des travailleurs contre la violence, le harcèlement moral …… 2
  • 3.
    Pourquoi la santéet la sécurité des travailleurs sont importantes? Le travail joue un rôle central dans la vie des gens, puisque la plupart des travailleurs passent au moins huit heures par jour sur leur lieu de travail, que ce soit une plantation, un bureau, une usine, etc. Par conséquent, le milieu de travail devrait être sain et sûr. Malheureusement, ce n'est pas le cas pour de nombreux travailleurs. Tous les jours des travailleurs partout dans le monde sont exposés à diverses menaces pour leur santé. 3
  • 4.
    4 Quelles sont lesprincipales mesures de sécurité à prendre sur un chantier de construction ? • Mise en place de barrières de sécurité et de signalisation pour délimiter les zones dangereuses. • Formation du personnel aux bonnes pratiques de sécurité. • Inspection régulière des équipements et des lieux de travail pour détecter les dangers potentiels. • Respect des consignes de sécurité et des règles établies par l'entreprise. • Évacuation rapide en cas d'urgence grâce à des plans d'évacuation clairs et à des exercices réguliers.
  • 5.
    5 Quelles sont lesconséquences possibles d'un non- respect des règles de sécurité sur un chantier de construction ? • Risques d'accidents graves, voire mortels, pour les travailleurs. • Coûts financiers importants pour l'entreprise (amendes, compensations, frais médicaux, etc.). • Retards dans la réalisation du projet en raison des arrêts de travail liés aux accidents. • Détérioration de l'image de l'entreprise, ce qui peut entraîner une perte de contrats futurs. • Impact sur la productivité et la motivation des travailleurs en raison d'un environnement de travail dangereux et stressant.
  • 6.
    6 Comment prévenir lesrisques de chute de hauteur sur un chantier de construction ? • Utilisation de garde-corps, de filets de protection ou de harnais de sécurité pour empêcher les chutes. • Formation des travailleurs aux bonnes pratiques d'accès en hauteur et à l'utilisation des équipements de protection individuelle. • Mise en place de procédures de travail sécurisées, telles que l'utilisation d'échafaudages conformes aux normes de sécurité. • Inspection régulière des structures en hauteur pour détecter les signes de détérioration ou de faiblesse. • Sensibilisation des travailleurs aux risques de chute et à l'importance du respect des mesures de sécurité.
  • 7.
    7 La Constitution marocaineconsacre un certain nombre de droits civils et sociaux relatifs à la santé et à la sécurité au travail, plus particulièrement le droit à la vie (article 20). La Constitution de 2011 stipule également qu'il ne peut être porté atteinte à l'intégrité physique ou morale de quiconque, en quelque circonstance que ce soit, et par quelque partie que ce soit (article 22). Selon l'article 31, la Constitution reconnaît le droit aux soins de santé, à la protection sociale, à la couverture médicale et à la solidarité mutualiste. Parallèlement, l’article 71 prévoit le cadre juridique des relations de travail, de sécurité sociale, d’accidents de travail et de maladies professionnelles. La cadre législatif II- Etat de lieu au niveau national (Maroc)
  • 8.
    8 le Code detravail est la principale référence juridique encadrant la santé et la sécurité au travail dans le secteur privé. En dépit de l'adoption de législations nationales sur les droits fondamentaux liés à la santé et à la sécurité au travail, leur mise en œuvre sur le terrain demeure en deçà des attentes, en raison notamment de la défaillance des règles de santé et de sécurité en vigueur au sein d’une large frange du tissu économique. Quelques statistiques Selon le ministère de l'Emploi et de l'Insertion professionnelle, en 2018, le nombre d'accidents de travail au Maroc a dépassé 50.000 cas, causant 756 décès, 13.208 cas d’incapacité temporaire et 36.561 cas d’incapacité permanente. Sachant que ces chiffres ne rendent pas compte du bilan réel des accidents de travail au Maroc.
  • 9.
    9 La pandémie ducoronavirus souligne l’importance de la santé et la sécurité au travail La crise sanitaire du Coronavirus pose de nouveaux défis à la santé et la sécurité au travail. En effet, la crise a imposé l'adoption de larges mesures pour la préservation de la santé publique et la protection de la santé au travail en particulier. De nouvelles exigences se révèlent nécessaires à l’examen de la nouvelle donnée imposée par la crise sanitaire en matière de conditions et de modes de travail et leur impact sur les indicateurs relatifs aux accidents et maladies professionnelles. Aussi, la pandémie du Coronavirus a-t-elle mis en avant la question de la santé et de la sécurité dans le milieu professionnel. Une conformité légale et réglementaire Une analyse réglementaire préalable conformément aux textes de lois marocains relativement à l’activité de l’entreprises est une étape primordiale pour cerner les exigences applicables à partir de laquelle l’entreprise pourra déduire son plan d’action pour la mise en conformité, ceci reste un passage obligatoire.
  • 10.
    10 les axes lesplus importants liés au sujet peuvent être résumés comme suit : Responsabilité de l’opérateur De manière générale, la responsabilité de l’employeur est d’initier l’intégralité des mesures de la sécurité, de la santé et de la dignité des employés lors de l’exécution du travail qu’ils sont appelés à accomplir dans le cadre de l’emploi. L’employeur doit veiller à la propreté du lieu de travail, et il doit assurer toutes les conditions de protection de la santé, ainsi que les exigences de sécurité nécessaires à la préservation de la santé des salariés. Selon l’article 304 du Code du travail, « un service médical du travail indépendant » doit être crée auprès : 1. des entreprises industrielles, commerciales et d'artisanat ainsi que des exploitations agricoles et forestières et leurs dépendances lorsqu'elles occupent cinquante salariés au moins ; 2. des entreprises industrielles, commerciales et d'artisanat ainsi que des exploitations agricoles et forestières et leurs dépendances et employeurs effectuant des travaux exposant les salariés au risque de maladies professionnelles. Services médicaux du travail
  • 11.
    11 Comité de sécuritéet d’hygiène en entreprise Le Code de travail impose aux entreprises industrielles et commerciales, aux entreprises artisanales, aux exploitations agricoles et forestières, qui emploient cinquante salariés ou plus, de créer un comité de sécurité et d’hygiène d’entreprise. C’est un organe d’importance majeure pour mettre en œuvre des règles de santé et de sécurité au travail en entreprise. En application de l’article 332 du Code du travail, un conseil consultatif a été créé auprès du département chargé de l’Emploi, sous le nom de « Conseil de médecine du travail et de prévention des risques professionnels ». Ce dernier est chargé de présenter des propositions et des avis afin de promouvoir l'inspection de la médecine du travail et les services médicaux du travail. Il s'intéresse également à tout ce qui concerne l'hygiène et la sécurité professionnelles et la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Conseil de médecine du travail et de prévention des risques professionnels
  • 12.
    12 Les problèmes rencontrésdans le domaine santé et sécurité au travail Une faible culture de la santé et de la sécurité au travail La réalité des chantiers et des unités de production Manque de compétences dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail  Faible application de la loi Capacités limitées du dispositif de surveillance
  • 13.
    13 1- Quelles mesuresauriez-vous dû prendre pour prévenir cet accident? 2- Comment auriez-vous dû réagir immédiatement après l‘accident ? 3- Quels sont les risques spécifiques associés à ce chantier de construction et comment pourraient-ils être atténués ? 4- Quels sont les équipements de protection individuelle (EPI) nécessaires sur ce chantier ? 5- Quelles sont les étapes clés pour assurer une communication efficace en matière de sécurité sur ce chantier ? Contexte : Vous êtes responsable de la sécurité sur un chantier de construction d'un immeuble de grande hauteur en centre-ville. Le chantier est en cours depuis plusieurs mois et implique une équipe de travailleurs qualifiés. Cependant, récemment, il y a eu un accident sur le site où un ouvrier a chuté d'un échafaudage en raison d'une marche défectueuse. Etude de cas: Chantier de construction - Gestion des risques et sécurité
  • 14.
    14 Réponses : 1.Pour prévenircet incident, vous auriez dû effectuer des inspections régulières de l'échafaudage pour détecter les éventuelles défaillances et les corriger immédiatement. Vous auriez également dû fournir une formation adéquate sur l'utilisation sécuritaire de l'échafaudage et veiller à ce que tous les travailleurs respectent les procédures de sécurité établies. 2-Après l‘accident, vous auriez dû immédiatement assurer les premiers secours à l'ouvrier blessé, puis sécuriser la zone de l'incident pour éviter d'autres accidents. Ensuite, vous auriez dû mener une enquête approfondie pour déterminer les causes de l'incident et prendre des mesures correctives pour empêcher qu'il ne se reproduise.
  • 15.
    15 3- Les risquesspécifiques associés à ce chantier de construction pourraient inclure les chutes de hauteur, les blessures par écrasement, les risques électriques, etc. Pour atténuer ces risques, vous pourriez mettre en place des garde-corps sur les échafaudages, fournir une formation sur la manipulation sécuritaire des équipements lourds, installer des dispositifs de sécurité électriques, etc. 4- Les EPI nécessaires sur ce chantier pourraient inclure des casques de sécurité, des harnais de sécurité, des chaussures de sécurité, des gants de protection, des lunettes de sécurité, etc. Assurez-vous que tous les travailleurs portent ces équipements correctement et qu'ils sont en bon état.
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    16 5- Pour assurerune communication efficace en matière de sécurité sur ce chantier, vous devriez mettre en place des réunions régulières pour discuter des risques potentiels, des mesures de sécurité et des procédures à suivre en cas d'urgence. Vous devriez également encourager les travailleurs à signaler tout problème de sécurité et à poser des questions s'ils ne comprennent pas les procédures à suivre. Enfin, vous devriez fournir une formation continue sur la sécurité pour sensibiliser les travailleurs aux risques et aux meilleures pratiques.
  • 17.
    Un danger ouphénomène dangereux est toute source potentielle de dommage, de préjudice ou d'effet nocif à l'égard d'une chose ou d'une personne dans certaines conditions dans le milieu de travail. Prévention : ensemble de méthodes, de techniques et de mesures prises en vue de réduire l’occurrence des risques. Un risque est la probabilité qu'une personne subisse un préjudice ou des effets nocifs pour sa santé en cas d'exposition à un danger. Un dommage : lésion physique ou atteinte à la santé ou aux biens. Protection : ensemble de méthodes, de techniques et de mesures prises en vue de réduire la gravité des risques et les conséquences d’un incident ou d’un accident. 17 Sécurité : état d’esprit confiant lié au sentiment d’être à l’abri du danger, c’est également l’état résultant de l’absence de danger.
  • 18.
    Auteur, année Définition Lepetit Larousse Possibilité, probabilité d’un fait, d’un événement considéré comme un mal ou un danger. Le petit Robert Un danger éventuel, plus ou moins prévisible ou s’exposer à un danger, dans l’espoir d’obtenir un avantage. INRS Risque : couple « probabilité d’occurrence / gravité des conséquences » appliqué à un évènement non souhaité. Danger : propriété intrinsèque, d’une situation, d’un produit, d'un équipement susceptible de causer un dommage. Bernoulli D., 1738 L’espérance mathématique d’une fonction de probabilité d’événements. Kervern, 1995 Un événement dont l'apparition n'est pas certaine et dont la manifestation est susceptible d'engendrer des dommages significatifs sur un programme entraînant la baisse des performances du système ou l’augmentation des coûts de maintien en conditions opérationnelles. Aloui S., 2007 L’exposition (d’une personne ou d’un bien) à un danger potentiel, inhérent à une situation ou à une activité. Xu J., 2008 lié à l’incertitude des résultats, la probabilité de perte et de non détection, la différence entre résultats et attentes et le changement vers la perte. 18 définitions du risque
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    19 Gestion des risque IV-Typologie des risques en santé et sécurité du travail
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    20 Typologie des risquesen santé et sécurité du travail Risques Formes Effets Risques chimiques • Matières dangereuses (nocives, toxiques, corrosives, cancérogène, mutagènes, irritantes). • Matières combustibles, inflammables, comburantes, explosives. • Gaz, fumées, liquides, solides, brouillard. • Poussières…. • Dommages pour la santé, brûlure chimique. • Intoxication, irritation. • Maux de tête. • Problèmes respiratoires. • Dommages résultant d’incendies/d’explosions Risques physiques • Bruit, vibrations. • Électricité (conducteurs sous tension, éléments de machines sous tension…). • Ambiance de travail froide ou chaude. • Objets ou matériaux à des températures extrêmes (hautes ou basses). • Radiations, rayons X et gamma. • Détérioration de l’acuité auditive, de l’équilibre. • Fatigue, stress, baisse de la vigilance. • Choc ou brûlure électrique • Électrisation. • Électrocution. • Brûlures. • Troubles neurologiques. • Troubles vasculaires. • inconfort. • TMS. • Mutations génétiques…
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    21 Risques Formes Effets Risquesliés à la sécurité ou danger pour la sécurité • Machines dangereuses • Pièces et outils en mouvement, angles rentrants (rouleaux, convoyeurs) . • Formes dangereuses (tranchantes, pointues, rugueuses, etc.). • Résistance mécanique inadéquate (rupture, éclatement, flexion). • Accumulation d’énergie à l’intérieur d’une machine causée par des ressorts, des gaz ou liquides sous pression (hydraulique, pneumatique) . • Particules projetées. • Travail en hauteur . • Planchers glissants ou irréguliers. • Incendies, explosions. • Véhicules… • Fracture. • Coupure. • Perforation/piqûre, irritation.. • Contusion. • Brûlure par friction. • Écrasement. • Blessures multiples, décès Risques Formes Effets Risques psychosociaux • Intensification du travail caractérisée par des contraintes de temps, une clientèle difficile. • Manque de maîtrise des tâches, violence. • Harcèlement psychologique… • Problèmes de sommeil, dépression . • Maladies psychosomatiques, pathologies physiques (maux de dos ou dans les membres). • Effets psychophysiologiques (effet de la surcharge mentale, notamment le stress)
  • 22.
    Quelques exemples 22 1- Risquede chute Dangers ou situation dangereuses Chutes de plain-pied  Sol glissant;  Sol inégal (marches);  Sol défectueux (trous);  Passage étroit;  Passage encombré;  Lieux mal éclairés; Chutes de hauteur  Accès à des parties hautes (toiture..);  Utilisation des dispositifs mobiles (échelles, échafaudage..);  Utilisation de moyen inadaptés ( chaise..); Mesures de prévention Protections collectives  Organiser la circulation des personnes;  Entretenir le sol;  Dégager et éclairer les passages;  Supprimer les zones avec différence de niveau et les accès en hauteur;  Mettre en place des protection antichute (garde corps..);  Former le personnel;  Entretenir les dispositifs antichutes; Protections individuelles  Porter des chaussures antidérapantes;  Utiliser des harnais de sécurité…
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    23 2- Risque liéà la manutention manuelle Dangers ou situation dangereuses  Manutention des charges lourdes;  Manutention effectuées de façon répétitive;  Charges difficiles à manutentionner: grandes dimensions, arêtes vives…  Mauvaises postures prises par le personnel: dos courbé..  Condition d’ambiance difficiles: température élevée ou basse… Mesures de prévention  Organiser les postes de travail pour supprimer ou diminuer les manutentions;  Utiliser des moyens de manutention: transpalette, chariot à roulette….  Utiliser des moyens de mise à niveau: table élévatrice, chariot élévateur….  Former le personnel à adopter des gestes et postures appropriés;  Porter des EPIs ( gants, chaussures..)
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    24 3- Risque liéà la manutention mécanisée Dangers ou situation dangereuses Outil de manutention  Inadapté à la tâche effectuer;  En mauvaise état, irrégulièrement entretenu;  Sécurités absentes ou inefficaces lors de l’utilisation, lors de la maintenance; Opérateur  Inhabituel ou occasionnel;  Non autorisé pour les machines concernées;  Aptitude médicale non vérifiée  EPIs inadaptés; Environnement  Absence de plan de circulation;  Mauvais état des sols, encombrement;  absence de règlement intérieur; Mesures de prévention  Utiliser des engins appropriés à la tâche;  Vérifier et contrôler régulièrement l’état des engins mobiles;  limiter l’usage aux seules personnes formées et habilitées;  vérifier les conditions de visibilité et au l’état des sols;  Organiser la circulation des personnes et des véhicules;  Signaler et entretenir les voies de circulation;
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    25 4- Risque liéaux circulations et aux déplacements Dangers ou situation dangereuses Dans l’entreprise  Absence de plan de circulation (Zones réservées aux piétons et aux véhicules);  Voies de circulation encombrées ou étroites ;  Vitesse excessive des chariots  Absence de visibilité lors des manœuvres; Hors de l’entreprise  Vitesse excessive pour répondre aux contraintes de temps ;  Utilisation du téléphone portable en conduisant;  Condition météorologique; Dans les deux cas  Mauvais état des véhicules (freins, véhicules, éclairage…);  Formation insuffisante des chauffeurs; Mesures de prévention  Mettre à disposition des véhicules adaptés ( climatisation…);  Entretenir périodiquement les véhicules;  Réactualiser la formation du personnel sur la maniéré de conduire;  Signaler, entretenir et éclairer les voies de circulation et les zones de manœuvre;  Organiser les déplacements (horaires, temps de trajet, état de la météo…)  Ne pas utiliser le téléphone en conduisant;  Interdire l’alcool en conduisant;  Vérifier périodiquement l’aptitude médicale;
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    26 5- Risque liéaux effondrements et aux chutes d’objet Dangers ou situation dangereuses  Objet stockés en hauteur;  Moyens de stockage inadaptés ou en mauvais état ( poids et volumes des charges, types et état des palettes…);  Travaux effectués simultanément à des hauteurs;  Mauvaise accessibilité des zones de stockage; Mesures de prévention  Organiser les stockage (emplacement réservé, mode de stockage adapté aux objets, respect des charges maximales, largeur des allées compatible avec les moyens de manutention utilisés…);  Limiter les hauteurs de stockage en tenant compte des caractéristiques des objets;  Installer des protection pour retenir les chutes d’objets et les matériaux qui peuvent s’effondrer;  Entretenir régulièrement les éléments constitutifs de la zone de stockage (échelles…) et les moyens d’accès;  porter des EPIs (casques, chaussures de sécurité….)
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    27 6- Risque liéaux produits chimiques Dangers ou situation dangereuses  Présence dans l’entreprise des produits toxiques, nocifs, corrosifs et/ou irritants....;  Emissions de gaz, poussières (ciment), fumées;  Mauvaise condition de stockages des produit chimique (absence d’aération, de cuve de rétention, incompatibilité entre les produits chimiques….);  Ventilation inadaptée aux postes de travail;  Absence d’étiquetage des produit chimique; Mesures de prévention  Demander aux fournisseurs des Fiches de Données de Sécurités FDS récentes;  Hiérarchiser les produits selon leur toxicité;  Remplacer un produit dangereux par un autre moins dangereux;  Limiter les manipulations et l’exposition: - utiliser en vase clos, réduire les quantités; - aspirer à la source, ventiler les locaux;  porter les EPIs (gants, lunettes, masques….);  Informer le personnel;  Effectuer un suivi médical adapté;  Mettre en place les moyens d’intervention adapté en cas d’accident;
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    28 7- Risque d’incendieet d’explosion Dangers ou situation dangereuses  Présence dans l’entreprise des produits explosifs, inflammables;  Mélange de produits incompatibles ou stockages non différencies;  Présence de sources de flammes ou d’étincelles (soudure, étincelle électrique….); Mesures de prévention  Remplacer un produit dangereux par un autre moins dangereux;  Stocker les produits dangereux à l’extérieur de la zone de production et en tenant compte de la compatibilité des produits;  Eloigner les sources d’énergie (soudure…);  Rappeler l’interdiction de fumer;  Eviter la propagation du feu (conception des systèmes de ventilation….);  Vérifier les moyens de détection, d’alarme, d’extinction (sprinklers, extincteurs…) et leur accessibilité;  Etablir des plans d’évacuation;  Former le personnel à la gestion des situations d’urgence et à l’utilisation des moyens d’extinction;
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    29 7- Risque biologique Dangersou situation dangereuses  Contact avec des êtres vivants: - Soins infirmiers aux malades, laboratoires d’analyses médicales (VIH, hépatite B et C…); - Contact avec animaux;  Contact avec les déchets; Mesures de prévention  Confiner les zones à risques;  Organiser la circulation et la manutention des produits contaminants;  Organiser le stockage et l’élimination des déchets;  Former et informer le personnel;  Utiliser du matériel à usage unique;  Porter les EPIs adaptés à la tâche; 8- Risque lié à l’électricité  Conducteur nu sous tension accessible (armoires électriques ouvertes, câbles détériorés…);  Non habilitation électrique du personnel intervenant;  Lignes électrique enterrées;  Vérifier périodiquement les installations électriques par un personnel qualifié;  Habiliter le personnel intervenant sur les installations électriques;  Porter les EPIs appropriés;
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    30 9- Risque liéau bruit Dangers ou situation dangereuses  Exposition sonore continue supérieure à 85 dB(A) ou bruit impulsionnels supérieurs à 135 dB(A);  Gêne dans la communication;  Signaux d’alarme masqués par le bruit ambiant; Mesures de prévention  Supprimer les sources de bruit;  Installer des protecteurs (parois antibruit, traitement phonique des ateliers…);  Informer et former les salariés;  Porter des EPIs adaptés;  Organiser la surveillance médicale spéciale des travailleurs exposés; 9- Risque lié aux vibrations Dangers ou situation dangereuses  Outils pneumatique à mains (compacteur, marteau piqueur…);  Conduite de véhicules ou d’engins de chantier;  Conduite de chariots élévateurs; Mesures de prévention  Modifier le mode opératoire;  Atténuer les vibrations (antivibratoire…);  Informer le personnel;  Réduire la durée d’exposition (organisation des micro-pauses..)
  • 31.
    31 10- Risque liéaux ambiances thermiques Dangers ou situation dangereuses  Travail en ambiance froide, humide (chambre froide…) aggravé par une mobilité réduite;  Travail en ambiance chaude (fonderie….) aggravé par les efforts physique;  Travail isolé dans les ambiance extrême. Mesures de prévention  Réduire le temps d’exposition;  Organiser le travail (micro-pauses, local de repos, rotation des tâche…);  Porter des EPIs adaptés;  Informer les salariés sur ce risque;  diminuer la vitesse de circulation d’air pour les ambiances froides;  Augmenter l’apport d’air neuf pour les ambiances chaudes;  Mettre à disposition des boisons.
  • 32.
    32 10- Risque liéà l’éclairage Dangers ou situation dangereuses  Défaut d’éclairage (poste de travail, zone de passage, allée ou escalier peu ou pas éclairé);  Éclairage éblouissant (travail sur écran, rayonnement de soleil…). Mesures de prévention  Privilégier l’éclairage naturel;  Permettre le réglage individuel de l’éclairage (en fonction de la tâche et de l’opérateur);  Entretenir régulièrement les vitres et les lampes;  Aménager les locaux par des stores, des vitres teintées, des rideaux….  Informer les salariés sur ce risque.
  • 33.
    33 11- Risque liéaux rayonnements Dangers ou situation dangereuses  Utilisation des laser industriel ou médical;  Utilisation de rayonnement ionisants: radiographie médicale, centrale nucléaire…  Soudage à l’arc ou à chalumeau. Mesures de prévention  Contrôler les sources (éviter les fuites);  Utiliser les écrans de protection;  Organiser le travail (zone à accès contrôlé);  Porter les EPIs;  Informer les salariés à ce risque;  Former les salariés sur l’utilisation du matériel générant des rayonnements;  organiser la surveillance médicale spéciale pour les salariés exposés aux rayonnements ionisants;  Effectuer des contrôles par la dosimétrie.
  • 34.
    34 11- Risque liéaux machines et outils de travail Dangers ou situation dangereuses  Accès à la zone de travail de la machine;  Accès aux organe de transmission de la puissance (courroie, engrenage…);  Projection des particules solides, fluides ou sous forme de poussières;  Utilisation d’outils tranchants (coteaux, cutters…)  Utilisation d’outils portatifs (scie circulaire, meuleuse…). Mesures de prévention  Mettre en conformité les machines fixes et portatives;  Utiliser les machines suivant les prescriptions du constructeur;  Vérifier le bon fonctionnement des dispositifs de protection;  Contrôler la visibilité des arrêts d’urgences et leur accessibilité;  Former le personnel à la sécurité sur le poste de travail;  Mettre en place des fiches de poste;  Porter les EPIs.
  • 35.
    35 12- Risque liéà l’organisation du travail Dangers ou situation dangereuses  Travail de nuit, en équipe ou le week- end;  Horaires décalés ou irréguliers;  Durée et/ou fréquence des pauses inadaptées;  Travail dans l’urgence;  Recours à des intérimaires;  Formation et information des salariés non assurée ou inadaptés;  Absence de communication;  Agression, violence;  Surcharge;  Absence d’autonomie. Mesures de prévention  Organiser la formation professionnelle;  Organiser l’accueil aux postes de travail;  Mettre à disposition la documentation nécessaire;  Mettre en place des moyens de communication (panneaux d’affichage, signalisation…);  Rédiger une liste pour identifier les postes à risques;  Former des sauveteurs secouristes du travail.
  • 36.
    Exemple N°1 : MonsieurMartin travaille au fond d’une tranchée en terre de 3 mètres de profondeur. Il dégage de la terre tombée au fond de la tranchée gênant la pose du blindage. Un engin lourd conduit par monsieur Durand passe au bord de la tranchée et la fait s’écrouler. Monsieur Martin est enseveli. 36 M. Martin est au fond d’une tranchée de 3 mètres Eboulement de la tranchée Ouvrier enseveli Engin lourd au bord de la tranchée
  • 37.
    Exemple N°2 : Troissalariés d’une entreprise de nettoyage de locaux assurent la remise en état d’un appartement pour un cabinet immobilier. Un des ouvriers, monsieur Durand, intérimaire depuis 3 mois, enlève dans une cuisine non aérée, des taches de peinture restées sur le carrelage du sol. Pour cela il utilise un produit de nettoyage contenant du chlorure de méthyle et du méthanol. A genoux sur le carrelage de la cuisine il répand du produit et essaie de gratter les taches. Après 2 heures de travail, l’intérimaire ressent un malaise par intoxication. 37 Utilisation de chlorure de méthanol et de méthyl dans une pièce non aérée Ouvrier asphyxié Inhalation de solvants M. Durand nettoie à genoux le carrelage
  • 38.
    Exemple N°3 : MonsieurToulisse travaille dans une entreprise de travaux publics. Il travaille en ce moment sur un chantier de réparation d’une conduite. En retard il arrive ce matin à 8h30, son chef de chantier, un peu énervé, lui demande de prendre le gros compresseur et le marteau piqueur. A 16 heures, Bernard Toulisse utilisait toujours le même marteau piqueur sans son casque et il a mal aux oreilles. 38 Marteau piqueur extrêmement bruyant Lésion importante au tympan Travail pendant 6 heures M. Toulisse utilise un marteau piqueur sans casque
  • 39.
    Presque accident: (ouquasi accident): Est un évènement non voulu, qui n’a pas eu de lésion ni de dégât comme conséquence mais qui aurait pu, dans des circonstances moins favorables, mener a un accident. 39 Accident du travail: Est un évènement non voulu qui a mené a une lésion (chez les hommes) ou a des dégâts (pour le matériel), on comprend ici les pertes de production et les arrêts de travail. Maladie professionnelle: est définie comme une maladie ou un état de santé d’un salarié ayant un lien direct avec son activité professionnelle ou ses conditions de travail.
  • 40.
    40 L’accident du travaildoit réunir les critères suivants : • Il se produit dans le cadre de l’activité professionnelle du salarié, c’est-à-dire que celui-ci est placé sous le contrôle et l’autorité de l’employeur. Ainsi, lorsqu’il survient dans les locaux de l’entreprise, les temps de pause sont pris en compte ; • Il est soudain, ce qui permet de le distinguer de la maladie professionnelle ; • Il est circonstancié de façon certaine ; • Il entraîne une lésion corporelle ou psychologique. Ce dommage peut être un des suivants :  Coupure ou brûlure;  Douleur musculaire apparue soudainement à la suite du port d'une charge;  Fracture survenue à occasion d'une chute ou d'un choc;  Malaise cardiaque;  Choc émotionnel consécutif à une agression commise dans l'entreprise.
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  • 42.
  • 43.
    43 Monsieur Paul estsalarié. Alors qu’il participe à un mouvement de grève, il tombe dans un mouvement de foule et se casse le bras. Il ne s’agit pas d’un accident du travail. De même, si le salarié a interrompu son activité professionnelle pour un motif personnel, il ne sera pas en cas d’accident, couvert par la législation relative à l'accident du travail, à moins que cette interruption soit liée à une nécessité de la vie courante (par exemple : manger, boire, se rendre aux toilettes, etc.). Exemple 1
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    44 Madame Françoise estsecrétaire dans une société. Elle décide de quitter son poste de travail pour se rendre à la fontaine à eau au troisième étage et tombe dans les escaliers. Exemple 2 Il s’agit bien d’un accident du travail. Pour être qualifié d’accident du travail, l’accident doit être intervenu pendant le « temps normal de travail ». Le temps normal de travail correspond aux jours et aux heures où le salarié est censé travailler. Ce critère est plus facile à apprécier pour un salarié ayant des horaires strictement encadrés par son contrat de travail, que pour les salariés ayant des horaires libres.
  • 45.
    45 Exemple 3 Madame Saratravaille (conformément à son contrat de travail), du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30. Madame Sara a oublié ses clés à son bureau. Elle se casse la jambe au bureau le vendredi soir à 21h en allant chercher ses clés. Il s’agit bien d’un accident (évènement soudain ayant entrainé une lésion corporelle) mais pas d’un accident du travail, puisque Madame Sara est en dehors de ses horaires de travail.
  • 46.
    46 Les juges dansleur appréciation de l’accident du travail tolèrent des écarts de temps tel qu’une présence sur le lieu de travail :  Avant l’heure officielle si cette présence était connue et tolérée ou prévue par l’employeur;  Après la cessation du travail pour des motifs liés au travail tels que finir un dossier ou ranger son poste de travail. Les juges considèrent également comme du temps de travail :  Les temps de transport, si le salarié utilise le véhicule de l’entreprise lorsque le temps de trajet est compris dans les horaires de travail et rémunérés;  Les temps de pauses justifiés par les nécessités de la vie courante (exemple : boire, manger, aller aux toilettes, fumer, etc.
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  • 48.
    Cout direct Coutindirect  paiement du travail non effectué;  frais médicaux;  remplacement ou réparation des machines et équipements endommagés;  réduction ou arrêt temporaire de la production;  accroissement des dépenses de formation et d'administration;  éventuelle réduction de la qualité du travail;  effet négatif sur le moral des autres travailleurs.  le travailleur blessé ou malade doit être remplacé;  un nouveau travailleur doit être formé et il faut lui laisser le temps de s'adapter;  il faut un certain temps que le nouveau travailleur soit aussi productif que l'ancien;  les accidents préoccupent souvent les autres travailleurs et ont une influence négative sur les relations entre travailleurs et employeurs;  l'existence de mauvaises conditions d'hygiène et de sécurité sur le lieu de travail peut aussi donner une image négative de l'entreprise. 48
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    49 Analyse d’AT L’analyse desaccidents du travail doit permettre de mettre en place des actions de prévention ou de protection visant à supprimer ou réduire les conséquences de l’accident. Les différentes phases de l’analyse d’accident : 1. Le recueil des faits Il permet de collecter tous les éléments liés directement ou indirectement à l’enquête : • L’observation des lieux de l’accident; • Les photos ou croquis; • L’entrevue avec les témoins ou impliqués; • La consultation des rapports (rapport d’accident) ou des registres.
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    50 Méthode I /TA / MA / MI : Individu :  Qui a été blessé ?  Qui effectuait le travail ?  Qualification – formation ?  Capacités physiques ? Tâche :  Que faisait la victime et comment le faisait-elle ?  A quel rythme ?  Que faisaient les personnes à proximité et celles impliquées dans la même tâche ?  Matériel :  Quel était le matériel utilisé ?  Etat du matériel ?  Le matériel était-il contrôlé ? Quand et par qui ?  Les équipements et les dispositifs de sécurité fonctionnent-ils ? Milieu :  A quel endroit l’accident s’est-il produit ?  Le poste de travail était-il encombré ?  Ambiances de l’environnement de travail : bruit ;températures ; éclairage
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    51 2- L’analyse desfaits : Deux méthodes : • L’arbre des causes • Le diagramme d'Ishikawa (méthodes des 5 M) L’arbre des causes : Il se construit à partir du fait ultime : « Marc s’est entaillé la main droite ». Il faut ensuite se poser les questions suivantes dans l’ordre : Qu’a-t-il fallu pour que cela arrive ? Est-ce nécessaire ? Est-ce suffisant ?
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    52 L’arbre des causes: Se poser systématiquement, pour chaque fait recueilli, les questions suivantes : Quelle est la cause de ce fait ? A t-elle été nécessaire à la production de ce fait ? A t-elle été suffisante, c’est-à-dire n’y a t-il pas eu d’autres causes elles mêmes nécessaires ?… Fracture de la cheville de Pierre Pierre trébuche sur les outils au sol Fait ultime  Qu’a-t-il fallu pour que Pierre se fracture la cheville ?  Que Pierre trébuche sur les outils au sol
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    53 Fracture de la chevillede Pierre Pierre trébuche sur les outils au sol Pierre entre dans la pièce A pour récupérer le fax Les outils de Fabrice au sol  Qu’a-t ’-il fallu pour que Pierre trébuche sur les outils au sol ? Que Pierre entre dans la pièce A pour récupérer le fax.  Est-ce nécessaire ? Oui, si Pierre ne rentre pas dans la pièce, il ne trébuche pas sur les outils au sol.  Est-ce suffisant ? Non, les outils de Fabrice était également au sol.
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    54 Il y adeux types de liaisons dans l’arbre des causes : • Les enchainements : un seul fait a été causé par un seul antécédent. Paul s’électrise La main de Paul touche la pièce nue sous tension • Les conjonctions : un seul fait a été causé par un plusieurs antécédents. L’ouvrier glisse L’ouvrier se déplace Une flaque d’huile au sol
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    55 ETUDE DE CAS auposte de travail : « L’accident s’est passé au niveau d’un poste de contrôle. Dans cet espace, il est interdit de fumer (d’ailleurs, il n’y a pas de cendrier) et le bureau de Monsieur Martin (MM), opérateur sur ce poste, était en désordre. M.M. fait une pause et allume une cigarette. Il jette des papiers dans la poubelle à côté du bureau. Au même moment, il aperçoit le chef d’équipe qui arrive et jette précipitamment sa cigarette dans la poubelle. La cigarette n’est pas éteinte et la poubelle prend feu immédiatement. C’est alors qu’il s’aperçoit qu’il a jeté son chèque de paie dans la poubelle et que celui-ci est en train de brûler aussi. Il se précipite pour le récupérer et se brûle la main. » Liste des faits : - Il est interdit de fumer. - Il aperçoit le chef d’équipe. - La cigarette n’est pas éteinte. - Il jette précipitamment sa cigarette. - Il n’y a pas de cendrier. - La poubelle prend feu. - M.M. se brûle la main. - Il met la main dans la poubelle. - Il y a des papiers dans la poubelle. - Il veut récupérer son chèque.
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    56 L’arbre des causes: M.M se brûle la main Il met la main dans la poubelle La poubelle prend feu Il veut récupérer son chèque Il y a des papiers dans la poubelle La cigarette n’est pas éteinte dans la poubelle Il jette sa cigarette Il n’y a pas de cendrier Il aperçoit le chef d’équipe Il est interdit de fumer
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    57 Actions de préventions Actions de protections Actionsde prévisions Elles interviennent en amont de l’élément déclencheur (avant l’accident pour éviter qu’il ne se produise). EX: Armoire électrique fermée à clé ; habilitation du personnel au risque électrique ; signalisation des travaux… Elles interviennent pendant l’accident (après l’élément déclencheur pour supprimer ou limiter les dommages). EX: Protection par disjoncteur différentiel ; gants isolants ; écran de protection…. Elles interviennent après l’accident pour limiter les lésions sur les agents. EX: Formation du personnel aux premiers secours ; organisation des secours.
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    Gestion du risque: Gérersignifie prendre des décisions. La gestion du risque dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail, consiste donc à pendre des décisions sur la base d’information appropriées, de manière à maintenir le risque à un niveau acceptable et garantir ainsi des conditions de travail adéquates et le respect de l’environnement. 58 Evaluation des risques: En quoi consiste une évaluation des risques?  Identifier les dangers.  Analyser ou à évaluer les risques associés à un danger.  Déterminer les moyens appropriés pour éliminer ou maîtriser ces risques.
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    59 Pourquoi une évaluationdes risques est-elle si importante? Les évaluations des risques sont très importantes puisqu'elles font partie intégrante d'un bon plan de gestion de la santé et de la sécurité au travail. Elles contribuent à :  Sensibiliser les personnes aux dangers et aux risques.  Déterminer qui est exposé à des risques (employés, personnel d'entretien, visiteurs, entrepreneurs, membre du public, etc.).  Déterminer si les mesures de maîtrise des risques en place sont appropriées ou s'il faut en instaurer d'autres.  Prévenir les blessures ou les maladies lorsque les évaluations sont effectuées à l'étape de la conception ou de la planification.  Hiérarchiser les risques et les mesures de maîtrise de ces derniers.
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    60 Quel est l'objectifde l'évaluation des risques? L'objectif du processus d'évaluation des risques consiste à éliminer un danger ou à réduire le niveau de risque en instaurant des mesures de maîtrise ou en adoptant des précautions appropriées, s'il y a lieu. C'est ainsi que l'on peut créer un lieu de travail sain et sécuritaire. 1- Création du groupe de travail définition des objectifs et des unités de travail. 2- Identification des dangers analyse des risques 3- Evaluation des risques 4-Définition du programme d'action 5- Mise en oeuvre du programme d'action et de suivi Comment procède-t-on pour réaliser une évaluation des risques?
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    Effet nocif pourla santé Une définition générique d'effet nocif pour la santé est : « tout changement dans les fonctions de l'organisme ou dans les structures des cellules susceptible d'entraîner une maladie ou des problèmes de santé ». 61 L’évaluation des risques L’évaluation des risques professionnels est une approche structurée qui consiste à identifier, classer, hiérarchiser les risques en vue de mettre en place des actions de prévention pertinentes. C’est une démarche qui doit être globale, exhaustive et préventive.
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    62 Les différentes étapesd’une démarche d’EvRP
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    Méthode d’évaluation desrisques: 1/ Préparer l’évaluation des risques 2/ Identifier les risques 3/ Classer les risques 4/ Proposer des actions de prévention 64
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    66 Grille de cotationGrille d’évaluation
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    Les principes générauxde la prévention 1- Eviter les risques. 2- Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités. 3- Combattre les risques à la source 4- Adapter le travail à l’homme (afin notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé), 5- Tenir compte de l’état d’évolution de la technique 6- Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou moins dangereux. 7- Planifier la prévention (en intégrant la technique, l’organisation, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants), 8- Prendre les mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle 9- Donner les instructions appropriées aux travailleurs 67
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    68 Exemples des principesgénéraux de la prévention 1- Eviter le risque: Présence dans un atelier de seconde transformation du bois d’un compresseur, à l’origine d’une source sonore importante. Danger : le compresseur Situation dangereuse : travail à proximité du compresseur Dommage : gêne, perte auditive, surdité Le déplacement du compresseur à l’extérieur, ou dans une pièce isolée dans laquelle aucun salarié n’est amené à travailler permet de supprimer la situation dangereuse et donc d’éviter le risque.
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    69 2- Evaluer lerisque: Il n’est pas possible de déplacer le compresseur à l’extérieur. On va dans un premier temps effectuer une métrologie de bruit afin de déterminer le niveau d'exposition des salariés (niveau de bruit en décibels, fréquences d'émission, ...) Cette métrologie s'accompagne d'une analyse de l'activité, permettant d'identifier combien de salariés sont exposés, à quels moments, et pendant combien de temps. Ces informations permettent de déterminer le niveau de risque et d'orienter les mesures de prévention.
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    70 3- Combattre lerisque à la source: Agir au plus près de la source d'émission. La phase d’évaluation des risques classe cette situation dangereuse comme prioritaire. Danger : le compresseur Situation dangereuse : travail à proximité du compresseur Dommage : gêne, perte auditive, surdité Le capotage du compresseur, qui repose sur l’enveloppement de ce dernier par des matériaux spécifiques, permet de limiter voir supprimer la propagation du bruit dans l’atelier. Cette mesure de prévention permet de combattre le risque à la source.
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    71 4- Adapter letravail à l'homme Danger : hauteur de la ligne de production. Situation dangereuse : travail sur des lignes de hauteur non adaptée aux opérateurs. Dommage : survenue de lombalgies ou troubles musculosquelettiques. Adaptation des hauteurs des plans de travail en fonction des caractéristiques anthropométriques des opérateurs = réduction des effets du travail sur la santé
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    72 5- Tenir comptede l'évolution de la technique Même exemple. Le risque n’a pas pu être combattu à la source. Il est alors nécessaire de voir quelles sont les nouvelles innovations technologiques concernant les compresseurs : moins bruyants, équipés d’un capotage spécifique, présentant des caractéristiques permettant de la placer à l’extérieur,… 6- Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l'est pas ou moins Consiste par exemple à utiliser des produits dont les dommages potentiels résultant de l’exposition sont moins importants. 7- Planifier la prévention Ce principe repose sur le fait de réaliser un plan d’action pour la mise en place des mesures de prévention. Ce plan d’action permet de définir concrètement qui fait quoi et dans quel délai.
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    73 8- Prendre desmesures de protection, en privilégiant les mesures collectives sur les mesures individuelles Les mesures de prévention collective permettent d’impacter sur un ensemble de salarié, contrairement aux protections individuelles. Même exemple. La phase d’évaluation des risques classe cette situation dangereuse comme prioritaire. Le risque n’a pas pu être combattu à la source, le matériel utilisé est le dernier mis sur le marché Mesure collective : La mise en place d’une mesure collective reposerait par exemple sur la réalisation d’un traitement acoustique du local. Ainsi, on réduit l’exposition de tous les salariés, et on limite les effets sur la santé. La mise en place de mesures individuelles correspondrait dans ce cas à la mise à disposition des salariés de Protecteurs Individuels Contre le Bruit (PICB) adaptés. Leur efficacité dépendra fortement du type de PICB fournit, des conditions de port de ce dernier, de la volonté et de la formation des salariés.
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    74 Ce principe doitaccompagner l’ensemble des 8 autres. Les salariés doivent être informés des dangers auxquels ils sont potentiellement exposés ainsi que des mesures de prévention mises à leur disposition pour les protéger. Les salariés devront être informés des mesures et protocoles de sécurité mis en place. On doit leur expliquer l’utilité de ces mesures et les risques encourus afin d’éviter les comportements dangereux . Si l’utilisation d’EPI s’avère nécessaire, l’employeur devra s’assurer de leur fournir des équipements adaptés (de les fournir et non de les laisser à disposition sur demande) et de former les salariés pour une utilisation correcte et systématique de ces équipements. 9- Donner les instructions appropriées aux salariés
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    L’information et laformation des travailleurs 1/ L’affichage et la signalisation A. Affichage sur les lieux de travail  Consignes incendie: Pour les entreprises mettant en œuvre des matières inflammables, une consigne doit être établie et affichée d'une manière très apparente : " dans chaque local dont l'effectif est supérieur à cinq personnes, " dans chaque local ou chaque dégagement desservant un groupe de locaux dans les autres cas.  Numéro des secours d'urgences.  Adresse et numéro d'appel du service de santé et sécurité au travail .  Adresse, numéro d'appel et nom de l'inspecteur du travail ou du contrôleur du travail. 75
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     Liste nominativedes sauveteurs secouristes du travail (SST).  Informations de sécurité au poste de travail concernant les risques, appareils de protection à utiliser, la conduite à tenir en cas d'accident. B. Signalisation  Elle concerne aussi bien le balisage des voies de circulation dans l’entreprise que l’accès aux différents lieux où s’exerce l’activité pour informer les transporteurs, les visiteurs, etc.  Elle servira à identifier les tuyauteries rigides et les bouteilles de gaz transportables.  Elle servira à informer sur les risques par des avertissements, des obligations, des interdictions et des informations de secours (accidents, incendie). 76
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    Quelques exemples : Sauvetageet secours Matériel de secours 77
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    79 1- Approche rétrospective Cetteapproche fondée sur le retour d’expérience, telle que pratiquée actuellement dans les établissements, par la mise en oeuvre d’un système de signalement des évènements indésirables, peut être optimisée par l’utilisation des méthodes «diagramme de PARETO » et « diagramme causes-effets » (ou diagramme d’ISHIKAWA) en vue d’aider au choix d’actions correctives prioritaires. IV- Méthodes et outils de la gestion des risques professionnels
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    80 a. Le diagrammede PARETO Utilisée lors de la phase d’analyse des évènements indésirables signalés, cette méthode permet de hiérarchiser et de visualiser l’importance relative de différents évènements pour les classer par ordre décroissant de fréquences et ainsi déterminer les priorités. Déroulement a) Etablir la liste des évènements signalés. b) Les classer par ordre décroissant en fréquences calculées en pourcentage ramené à un échantillonnage de fiches de signalement correspondant à une période définie (exemple :200 fiches recensées sur 3 mois). c) Faire les sommes cumulées des pourcentages. d) Tracer le graphique des valeurs cumulées. e) Visualiser le point 80 % du cumul des fréquences. f) Sélectionner les évènements dont le cumul des fréquences atteint 80 % ; cette sélection représente environ 20 % des évènements. Ces évènements sont donc à traiter en priorité pour la mise en place d’actions correctives.
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    82 b- Le diagrammecauses - effets (ou diagramme d’ISHIKAWA) C’est la mise en œuvre d’une représentation graphique claire, présentant pour un évènement constaté, les causes classées et hiérarchisées par famille et sous famille autour des 5 M (Main d’ œuvre, Matériel, Matière, Méthode, Milieu). Déroulement : a) Sélectionner l’événement à analyser. b) Rechercher les causes par séances de brainstorming produit par un groupe de travail pluridisciplinaire compétent sur le sujet. c) Classer chaque cause dans l’une des familles (si nécessaire, faire des sous familles). d) Construire le diagramme. e) Exploiter le diagramme en identifiant les causes majeures (par un vote pondéré ou mieux, en utilisant un arbre de décisions), afin de déterminer les axes d’amélioration.
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    84 Exercice d’application Chute dansles escaliers d’un agent du service informatique
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    85 Elle consiste enune analyse méthodique des processus afin de prévoir les risques à venir en utilisant une ou plusieurs des méthodes suivantes : La méthode AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité). La méthode HAZOP (Hazard and Operability study). La méthode « if what » (et si !). Ces méthodes ont pour but d’établir une cartographie à priori des risques susceptibles de survenir dans des différents établissements. 2- Approche prédictive
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    86 a- La méthodeAMDEC C’est un outil très utilisé dans de nombreux secteurs industriels souhaitant évaluer la fiabilité d’un processus et les risques inhérents. Appliqué en établissement de santé, il a un grand intérêt car il permet : D’identifier les défaillances potentielles d’un processus. De décrire les conséquences de ces défaillances sur l’organisation interne ou pour les patients (mesure de la gravité). De classer les défaillances selon leur criticité (une défaillance est d’autant plus critique qu’elle est fréquente, grave et difficilement détectable. Les processus à analyser en priorité sont ceux qui correspondent à des enjeux forts pour l’établissement du fait de leur impact sur la sécurité des patients, leur satisfaction, ou l’organisation interne.
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    87 Déroulement : a) Définirprécisément les processus à analyser afin de fixer les limites de l’étude. b) Constituer un groupe de travail multidisciplinaire représentant l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus. c) Formaliser les étapes du processus sous la forme d’un logigramme. d) Définir des échelles de cotation pour la gravité la probabilité d’occurrence et la probabilité de non détection d’une défaillance. e) Réaliser une analyse qualitative et quantitative des défaillances potentielles :
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    88 Analyse qualitative :recensement des défaillances potentielles, recherche et identification des causes de ces défaillances ainsi que leurs effets Analyse quantitative : évaluation des défaillances potentielles afin de les hiérarchiser en calculant la criticité selon plusieurs critères : la gravité des effets (indice de gravité), la fréquence d’apparition des causes (indice de fréquence), la capacité de détection des défaillances (indice de détection). f) Déterminer grâce à la valeur de criticité C les défaillances qui doivent faire l’objet d’actions prioritaires de prévention du fait du niveau de risque jugé inacceptable. Les quatre questions de base de l’AMDEC
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