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Discours. Départ du poste de Secrétaire exécutif du Forum des Inspectipons générales d'Etat d'Afrique et Institutions assimilées

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En terminant cette chevauchée, je suis conscient des œuvres accomplies, de celles non accomplies, de ces brèves peines, déceptions, illusions et lueurs, de ces indestructibles résurgences d’optimisme, de foi et persistance que seule la grâce divine confère. Rien n’est étonnant en cela, car ceux qui aiment passionnément ce qu’ils font, qui persistent dans ce qu’ils croient ont intériorisé consciemment ou inconsciemment l’adage suivant : « On ne se plaint pas d’avoir peiné lorsque l’on fait ce que l’on a aimé ». Par cet amour, je faisais ce que j’aimais, peu importaient le temps, le coût, les succès et échecs, occasions d’apprendre ; j’ai pu alors me dévouer, gratuitement et sans rémunération, à l’accomplissement d’une œuvre dont la vision me paraît digne d’intérêt : « synergie pour une bonne gouvernance, faire du FIGE un des leaders de la pensée stratégique, normaliser les métiers des membres du FIGE, renforcer les capacités par la formation et la recherche, etc. ».

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Discours. Départ du poste de Secrétaire exécutif du Forum des Inspectipons générales d'Etat d'Afrique et Institutions assimilées

  1. 1. Monsieur le Ministre du Contrôle supérieur de l’Etat du Cameroun Monsieur le Président du Comité directeur du Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique et Institutions assimilées ; Messieurs, Mesdames les Inspecteurs, Contrôleurs et Vérificateurs généraux, Mesdames, Messieurs les Présidents d’Institutions de Contrôle, Mesdames, Messieurs les membres du Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique et Institutions similaires, Chers invités et partenaires, L’approbation par la présente Assemblée générale des résolutions de la réunion du Comité directeur tenue en Angola, du 14 au 16 mai 2014, consacrera la fin de mon mandat de Secrétaire exécutif du Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique et Institutions similaires (FIGE). En effet, en 2006, le destin m’avait inspiré en me conduisant à proposer la création de ce Forum. A l’époque, le deux Gouvernements de la République du Sénégal et de Djibouti convenaient de mon détachement en qualité d’Expert international pour créer et développer une Inspection générale d’Etat à Djibouti. En faisant le point, avant de passer la main à une nouvelle équipe, me revient l’obligation du devoir de la gratitude au sujet de laquelle le grand penseur musulman, soufi et mystique Djalal Muhamad Al Din Rumi disait « La gratitude est le paradis lui-même »! Il faut le dire : il ya eu au départ des gens optimistes convaincus du fait que si dans le Continent l’on pensait « Qu’impossible n’est pas Africain » naitraient alors tant de prouesses, de visions excellentes et d’impacts. Ceux-là m’auront encouragé à opérationnaliser l’idée de ce Forum en envoyant à Djibouti leurs représentants ou en participant eux-mêmes aux travaux d’approbation des projets de Statuts du FIGE, de la Déclaration de Djibouti, du Plan stratégique de Développement, du Plan de Financement à moyen et long terme. Ces fondateurs ont dû penser comme Goethe « L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie … ces moments où … vous avez osé … fait ce qu’il faut… fallait faire et comme par magie les choses se sont mises en place…. Tout est juste arrivé au bon endroit, au bon moment… comme par magie ». Ce bon moment, ce bon endroit, c’étaient les pères fondateurs, mais c’est encore vous, aujourd’hui. Cependant il a fallu l’appui de plusieurs personnes pour que le projet émerge et se consolide. C’est pourquoi je voudrais aussi faire une mention spéciale à son Excellence Monsieur Ismaël Omar GUELLEH, Président de la République de Djibouti et à son Premier Ministre de l’époque, Monsieur Dileïta Mohamed Dileïta. Ils auront bien accueilli ce projet, mais aussi accepté de faire présider l’ouverture de l’Assemblée générale constitutive par son Excellence le Premier Ministre de Djibouti. Cela n’était pas surprenant, et chose rare, ils accepteront de me nommer, moi un « étranger », dans la fonction publique d’Etat en qualité d’Inspecteur général d’Etat de leur pays et de Président du Comité de Pilotage du Projet de Gouvernance Financière et de Contrôle de Djibouti. Alors rien de surprenant aussi pour la destinée du FIGE si l’on sait qu’ils pousseront cette confiance jusqu’à me décorer non seulement au Grade de Chevalier du 27 juin, mais aussi de celui de Commandeur de l’Ordre national du 27 juin de Djibouti. Il y a aussi eu tant de gens, bien discrets et humbles, auxquels le FIGE doit quelques grandes reconnaissances comme mon ami Ali YACOUB, actuel Ministre de l’Energie qui avait participé à nos travaux, M.
  2. 2. 2 Awaleh Mohamed Awaleh, ancien Directeur de Cabinet du Premier Ministre et actuel Ministre de l’Agriculture qui clôturera les travaux de l’Assemblée générale constitutive du FIGE, M. BARKAT, ancien Ministre de la Justice, Hassan Issa Sultan, aujourd’hui Inspecteur général d’Etat, le personnel de l’IGE dont notamment Hibo Abdellahi, à l’époque Chef du Bureau Organisation et Méthodes, chargée de l’organisation matérielle de l’Assemblée constitutive, Mohamed Omar Ibrahim, à l’époque Inspecteur d’Etat, Madame Houffaneh Deka qui fut mon Assistante pour ce qui concerne le Forum, et tant d’autres… Par ailleurs, il convient aussi de faire une mention spéciale à Feu Jacques KATUALA, ancien Directeur de Programme de la Fondation pour le Renforcement des Capacités en Afrique (ACBF) qui fera financer l’Assemblée générale constitutive du FIGE par l’ACBF. Il y a donc eu ce destin qui fait penser comme Solon, un des sept sages de la Grèce antique, homme d’Etat, penseur et poète grecque : « Si le destin est inévitable pourquoi l’éviter ? » ! C’est aussi, non sans émotion, que je me rappelle les anciens pères fondateurs, points focaux, membres de délégations, aujourd’hui occupés à d’autres exigences, à la retraite ou encore en activité dans les Inspections générales d’Etat d’Afrique. Ces gens remarquables par leur posture, leur sens du compris, du « gagnant-gagnant » auront chacun, à un moment donné, jeté une pierre à l’édifice. Cependant, il faut rappeler et honorer l’histoire, car en l’occurrence c’est l’Inspection générale d’Etat de la Côte d’Ivoire qui, bien avant 2006, au cours d’un voyage d’études au Sénégal, avait proposé la création de ce Forum. Je n’ai donc eu que l’inspiration de m’en rappeler au gré d’une position d’Expert et d’Assistant technique international. Bienheureuse idée puisqu’aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est décidée à impulser décisivement l’Institut de Formation en Audit et Vérification du Forum installé à Yamoussoukro. A l’évidence, ma mission aurait été impossible sans l’appui de l’Inspection générale d’Etat du Sénégal et de ses dirigeants successifs, de 2006 à 2014: - Madame Nafi NGOM KEITA, Inspecteur général d’Etat, ancien Vérificateur général du Sénégal, Premier Président du Comité directeur du FIGE, de 2006 à 2011, actuel Président de l’OFNAC du Sénégal et Ambassadeur du FIGE ; - M. François COLLIN, Inspecteur général d’Etat, actuel Vérificateur général du Sénégal qui aujourd’hui participe à tous nos travaux en maintenant le soutien qui m’a permis jusqu’ici de défendre les idéaux du FIGE au plan national et international. Le Forum ayant rarement financé mes initiatives nationales et internationales, sans leur considération et prise en charge, les défis que j’ai relevés, de 2006 à 2014, auraient été impossibles à assumer et probablement, les acquis actuels n’auraient jamais pas vu le jour, faute de moyens appropriés ! Il me faut aussi remercier plusieurs partenaires étrangers : - l’OLAF/AIDCO la Commission Européenne, l’Inspection générale de la Banque Européenne d’Investissement pour leur appui en matière de renforcement des capacités, leur participation aux colloques et conférences du FIGE et sur l’optimisation et le contrôle des fonds internationaux et leurs collaborateurs;
  3. 3. 3 - l’Association des Inspecteurs généraux des Etats Unis et le John Jay of Criminal Justice avec lesquels d’intéressants chantiers sont en progression ; - les amis d’Angola avec lesquels j’ai réalisé cette dernière période de mandat avec le Président du Comité directeur, M. Joaquim Mandé, l’Inspecteur général d’Etat de ce pays, ses collaborateurs et collaboratrices Mesdames Beatriz Fernandez et Olga Guimarez et mon Ludwinda Ceasar Tijo avec qui je partage toute une histoire, etc. La liste est longue ! Comme on dit au Sénégal, « … qui cite omet forcément et si j’en ai oublié qu’ils me pardonnent les faiblesses de ma mémoire». Tout de même, aujourd’hui, je vous devais, par ce discours, m’acquitter du devoir sacré de reconnaissance, car « une simple pensée de gratitude dirigée vers le ciel est la plus parfaite des prières », pour parler comme les livres sacrés, Gandhi, notre sagesse africaine, le dramaturge et critique allemand Ephreim LESSIN, mais aussi comme Sénèque, dans Lettres à Lucilius : « C'est chose merveilleuse que la justesse de certaines expressions… Telle est assurément la locution habituelle : Ille illi gratiam retulit1 ». A tous merci ! En terminant cette chevauchée, je suis conscient des oeuvres accomplies, de celles non accomplies, de ces brèves peines, déceptions, illusions et lueurs, de ces indestructibles résurgences d’optimisme, de foi et persistance que seule la grâce divine confère. Rien n’est étonnant en cela, car ceux qui aiment passionnément ce qu’ils font, qui persistent dans ce qu’ils croient ont intériorisé consciemment ou inconsciemment l’adage suivant : « On ne se plaint pas d’avoir peiné lorsque l’on fait ce que l’on a aimé ». Par cet amour, je faisais ce que j’aimais, peu importaientt le temps, le coût, les succès et échecs, occasions d’apprendre ; j’ai pu alors me dévouer, gratuitement et sans rémunération, à l’accomplissement d’une oeuvre dont la vision me paraît digne d’intérêt : « synergie pour une bonne gouvernance, faire du FIGE un des leaders de la pensée stratégique, normaliser les métiers des membres du FIGE, renforcer les capacités par la formation et la recherche, etc. ». L’oeuvre, forcément immense, est loin d’être achevée et demeure plus que d’actualité. Pour quelqu’un qui croit à l’adage de Goethe « Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le. L'audace a du génie, du pouvoir, de la magie », d’autres chantiers finissent par éclore du « hasard », de l’étrangeté du destin, de la récompense divine ; alors il faut savoir et oser découvrir « l’ailleurs » que les grands créateurs ont exploré… A cet égard, pensez à ces deux adages de la langue Wolof pour que là où nous serons, même au loin, l’on ait eu raison de proposer la création de ce Forum : « Les paroles de l’ancien s’attardent dans la brousse, mais elles n’y passent pas la nuit (1), …. si les paroles d’un mort restent debout, c’est à cause des vivants (2). ». Partir, c’est aussi mourir un peu, mais il est plus sage de suivre les conseils de Lao Tseu : « Accomplis ta tâche puis fais un pas en arrière. C’est le seul chemin qui conduit à la sérénité. » ; c’est aussi un acte de foi, d’optimisme, de pari, de renouvellement ; c’est accepter de laisser toute la marge de manoeuvre et toute la latitude aux successeurs, fidèle à la haute posture de l’Enarque et du haut fonctionnaire dont je ne puis me départir… Et alors il appartient aux successeurs de trouver un nouvel élan car le 1 « Il a été reconnaissant… »
  4. 4. 4 FIGE est encore une institution fragile en termes de durabilité, de compétitivité, de réinvention et de valeur ajoutée…. En quittant mes fonctions de Secrétaire exécutif, je souhaite au FIGE des conditions optimales de performance pour : - tirer profit de son potentiel et des perspectives stratégiques formalisées dans le Déclaration de Djibouti et par son Plan stratégique de développement ; - finaliser les projets d’Institut de Formation du Forum en Audit et Vérification, de MPA spécial dédié au Contrôle d’Etat et de formation permanente récemment testés à Yamoussoukro, etc. ; - mieux opérationnaliser les domaines d’intervention stratégique du FIGE que sont la « Normalisation », la « Formation-action », la «Recherche-action », les « Nouvelles technologies appliquées aux métiers de contrôle », le « réseautage et la coopération internationale », « la bonne gouvernance du réseau » ; - démontrer au Monde par une recherche-action compétitive que la pensée de Léopold Sédar Senghor « penser par nous-mêmes et pour nous-mêmes » en étant ouverts aux apports fécondants de l’extérieur est possible. Cependant pour continuer sur cette voie, il faudra au FIGE une plus grande légitimité, une plus forte crédibilité, une puissante pensée stratégique endogène, mais ouverte au coeur des vrais défis de l’émergence, de la croissance rapide et du développement. Certains membres du FIGE savent déjà que je suis un écrivain, un poète-essayiste qui a publié quelques livres dont dans l’un est le recueil de poésie intitulé les « Portes étroites, 1977 », (car il faut sortir des portes étroites et c’est aussi cela le devoir de mes successeurs), publié aux « Nouvelles Editions africaines ». J’écrivais dans ce recueil ma page d’histoire que je vis aujourd’hui : « Le vieux temps n’est qu’un temps C’est la beauté de ses oeuvres qui l’immortalisent C’est un réceptacle de jours ternes Si de belles oeuvres n’y ont été accomplies Un foetus de souvenirs gais si la vérité fut son lot » C’est cela l’essentiel, j’ai donné ma part du bon vieux temps ! Alors je passe le témoin et pour parler comme la grande poétesse anglaise Chrisinna Rosseti, « Ce qui est plus triste qu’une oeuvre inachevée, c’est une oeuvre jamais commencée » Bonne chance au Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique ! Que Dieu guide ses pas. Merci ! Abdou Karim GUEYE Inspecteur général d’Etat du Sénégal, Secrétaire exécutif sortant du Forum des Inspections générale s d’Etat et Institutions similaires (FIGE) Ancien Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal.

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