Les Pyrénées      Nature et culture
Les Pyrénées    catalanes
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Les Pyrénées catalanes offrent toutes sortes de paysages. Leurs réserves protégées et leurs parcs naturels, leurs églises romanes inscrites au patrimoine mondial par l’Unesco, leurs vallées argées d’Histoire et d’histoires, leur excellente cuisine et leurs fêtes plusieurs fois centenaires en font un lieu de vacances sans équivalent.

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Les Pyrénées catalanes

  1. 1. Les Pyrénées Nature et culture
  2. 2. Les Pyrénées catalanes
  3. 3. Les sources du Llobregat, près de Castellar de n’HugLes Pyrénées catalanes offrent toutes sortesde paysages. Leurs réserves protégées et leursparcs naturels, leurs églises romanes inscritesau patrimoine mondial par l’Unesco, leurs valléeschargées d’Histoire et d’histoires, leur excellentecuisine et leurs fêtes plusieurs fois centenairesen font un lieu de vacances sans équivalent.
  4. 4. 3
  5. 5. Val d’Aran Vielha France Andorre Llívia El Pont de Suert Sort Puigcerdà La Seu d’Urgell Figueres Ripoll Pirineus Tremp Olot Berga Solsona Costa Brava Girona Terres de Lleida Catalunya Central Lleida Costa de Barcelona-Maresme Costa del Garraf Barcelona Costa Daurada TarragonaTerres de l’Ebre Mer Méditerranée Catalogne Val d’Aran Costa Brava
  6. 6. c’est les PyrénéesPréface 7Le parc national d’Aigüestortes et du lacde Sant Maurici, des paysages sculptés par la glace 11Des paysages préservés,la nature dans toute sa pureté 21Le Val d’Aran, un petit pays occitan 29La vallée de Boí, patrimoine mondial 37Le contraste des vallées,des cours d’eau porteurs de vie 45La Seu d’Urgell, le carrefour des Pyrénées 53Olot, la ville volcanique 61Solsona, des racines de pierre 69Les villes de montagne 77L’essence médiévale 83La Route des Pyrénées comtales 89La vie dans la montagne 99Des vacances actives 107La culture du feu, des fêtes toute l’année 115La cuisine, un bouquet de saveurs ancestrales 123Renseignements utiles 130
  7. 7. Le Pedraforca, une montagne mythique6
  8. 8. Les Pyrénéescatalanes,une montagneinfinieÀ l’est, la tramontane caresse les côtes brunes des Albères. Plusau sud, des volcans ponctuent ici et là le territoire de la Garrotxa.Au-dessus du sanctuaire de Núria, les Pyrénées flirtent avec les3 000 mètres. Les chaînes du Moixeró et du Cadí délimitent avecle massif du Pedraforca un espace qui recèle des trésors naturelsde haute montagne. Le sommet catalan le plus élevé est la Picad’Estats, qui atteint 3 143 mètres. Tout près s’étend le parcnational d’Aigüestortes et du lac de Sant Maurici, véritable paradisde l’eau. Enfin, au nord, le Val d’Aran s’ouvre sur les plainesgasconnes. Du cap de Creus jusqu’aux abords de l’Aneto, lesPyrénées catalanes offrent une diversité de paysages inépuisable.Le climat varie, lui aussi, selon les vallées, depuis le ciel pur de laMéditerranée où la montagne vient plonger dans la mer, jusqu’auxvents atlantiques qui guident les nuages vers le Val d’Aran. Le longde cette chaîne, la neige recouvre les sommets six mois par an.L’ensoleillement, les températures, l’eau et la main de l’homme ontdonné lieu à une flore et à une faune d’une très grande variété. 7
  9. 9. Au cap de Creus Une loutre La Pica d’Estats, le toit de la Catalogne Mais les Pyrénées, c’est aussi une présence de l’homme immémoriale. Les vestiges de toutes les époques sont innombrables, depuis les dolmens et les menhirs du massif des Albères jusqu’aux lacs de barrage les plus récents. De plus, c’est là que l’histoire a fait naître notre pays. De cette période subsiste une église romane dans quasiment tous les villages. Quant au présent, il s’exprime par une culture vivante, pleine de légendes, de plats du terroir, de danses, de chansons et de fêtes populaires. Dans les pages qui suivent, nous tâcherons de vous en donner un aperçu. Nous devrons nous en contenter, car une liste exhaustive dépasserait les limites de cette brochure. Région tout à fait singulière, les Pyrénées catalanes sont autant appréciées par ceux qui souhaitent simplement passer quelques jours au calme que par les amateurs d’activités sportives. Les montagnes sont sillonnées de chemins, la neige tant attendue des skieurs est là chaque hiver, il y a des parois pour l’escalade et des rivières à descendre en kayak. D’un bout à l’autre, les Pyrénées sont riches d’attraits infinis.8
  10. 10. Le cirque lacustre de Baiau 9
  11. 11. 10
  12. 12. Le parc nationald’Aigüestortes et du lacde Sant MauriciDes paysages sculptéspar la glaceDes sommets de trois mille mètres, des falaises,des névés, des congères, des lacs par centaines,des eaux qui jaillissent, d’autres qui se prélassent,des prairies à n’en plus finir, des forêts de pinLaricio côtoyant des sous-bois d’airelles et derhododendrons, des sapins, des hêtres, des isards,des coqs de bruyère et, ici et là, un gypaète barbuqui plane… Le parc national d’Aigüestortes et du lacde Sant Maurici est un parc de haute montagne,somptueux et sans pareil, qui attire chaque annéedes milliers de visiteurs.Dans le parc national d’Aigüestortes et du lac de Sant Maurici 11
  13. 13. Le refuge Josep Maria Blanc, au bord du lac Tort de PegueraSorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) Gentiane des Alpes (Gentiana alpina) Digitale pourpre (Digitalis purpurea)Il y a plus de cinq cents Très vite, la végétationmillions d’années, a colonisé les espacesles plissements qui ont donné lieu à la chaîne des Pyrénées sesont formés. Ensuite, c’est la force de la glace qui a sculpté les restés libresmontagnes et les vallées du parc national telles que nous les Le fond des vallées s’est peuplé de bouleaux et de chênes,connaissons. Les glaciers sont descendus dans les vallées de peupliers et de hêtres, tandis que les pins sylvestres et lessur plusieurs dizaines de kilomètres, atteignant des centaines sapins colonisaient les versants. Le pin Laricio s’est installéde mètres d’épaisseur, et ont labouré, avec une implacable encore plus haut, avec des sous-bois d’airelles, deténacité, les parois de ces vallées. La dernière période rhododendrons et de genévriers, laissant les cotes les plusglaciaire s’est achevée il y a dix mille ans. Les glaciers ont élevées aux prairies ponctuées de gentianes, d’œilletsalors fondu et laissé à découvert de vastes cirques de pierre sauvages et de renoncules. Dans les tourbières a pris placedans le haut et des vallées en auge, à fond plat et parois la violette d’eau. Au milieu des éboulis sont apparues lesverticales, plus bas. Sur chaque replat, l’eau est restée en immortelles et les saxifrages. Enfin, près des sommets, sur lessouvenir de ces glaciers disparus. Le parc national recèle des parois de pierre lisse, ont poussé les mousses et les lichens.centaines de lacs, une concentration que l’on ne retrouve nullepart ailleurs dans les Pyrénées.12
  14. 14. Le lac Llong 13
  15. 15. Ces contrées élevées et inhospitalières étaient peu fréquentées par les humains Des siècles durant, il y eut des bergers qui menaient leursChaque étage alpin troupeaux à l’estive et les borderies dans lesquelles ils se réfugiaient portent encore le témoignage de leur passage.possède sa propre faune On y travaillait le bois et on y voyait passer des chasseurs. Tout cela jusqu’au début du siècle passé, où, l’énergieLes isards s’aperçoivent sur les plus hauts rochers. hydroélectrique se développant, on construisit des barragesLe lagopède alpin se cache sur les versants enneigés tandis sur les lacs et des conduites pour faire descendre l’eauqu’un aigle royal traverse le ciel ou que planent le gypaète jusqu’aux centrales. Toute cette agitation fit naître l’idée qu’ilbarbu ou le vautour. Dans les prairies, il n’est pas rare fallait nécessairement protéger la haute montagne. C’estd’entendre le sifflement des marmottes. Dans les forêts se pourquoi, en 1955, un décret instituait le parc nationalcachent le sanglier et l’écureuil, souvent accompagnés du d’Aigüestortes et du lac de Sant Maurici, le seul parc à avoirtambourinage du pic ou, pendant la pariade, du chant du coq ce statut en Catalogne, reclassé par le gouvernement catalande bruyère. Les loutres poursuivent les truites dans les rivières. en vertu de la loi 7/1988, du 30 mars 1988.Le lac de Sant Maurici Une marmotte14
  16. 16. AigüestortesLe parc national s’étend Dans le secteurà cheval d’Aigüestortes,sur l’Alta Ribagorça et le Pallars Sobirà, débordant sur le certains sommets dépassent les trois mille mètres. C’est lePallars Jussà et le Val d’Aran ; il occupe une superficie de cas de Punta Alta et de la crête qui relie le Comaloformo et40 852 ha, dont 14 119 ha correspondent au parc proprement les Besiberris. Mais la vallée qui reçoit le plus de visiteurs estdit et 26 733 à sa périphérie. Comme son nom l’indique, il est celle qui part de la vallée de Boí pour remonter le cours de ladivisé en deux grands secteurs : Aigüestortes, dans l’Alta rivière Sant Nicolau. Accessible à pied ou en taxi, elle conduitRibagorça, qui donne sur la vallée de Boí, et Sant Maurici, au lac de Llebreta et aux plateaux où la rivière dessine dedans le Pallars Sobirà, qui s’ouvre sur la vallée d’Espot. Un nombreux méandres et se divise en de nombreusescentre d’information a été installé dans chacun de ces ramifications, d’où le nom d’Aigüestortes (« eaux en zigzags »).secteurs. La vallée continue vers le lac Llong, et se poursuit jusqu’au col du Portarró d’Espot. Là, on change de bassin et on passe sur le versant est du parc. 15
  17. 17. Le pic de MontardoLe secteur Dans le Val d’Aran,de Sant Maurici le pic de Montardo est facilement reconnaissable. Mais le Gran Tuc de Colomers, à 2 936 m, le dépasse de cent mètres.est accessible en taxi depuis Espot ou à pied. Le lac de Sant Ce sommet domine un vaste cirque où les eaux dévalent enMaurici est entouré de prairies et de forêts et dominé par Els cascades d’un lac à un autre (plus de soixante lacs au total),Encantats, la montagne aux deux sommets jumeaux, qui avant d’aller se déverser dans la Garonne.seraient, d’après ce que nous dit la légende, deux chasseurstransformés en rochers pour ne pas avoir assisté à la messe.La piste qui conduit au lac de Sant Maurici continue degrimper vers les lacs d’Amitges, sous les aiguilles du mêmenom, destination de nombreux alpinistes. Du côté du PallarsSobirà, on entre dans le parc sous le col de La Bonaigua et onremonte vers le lac de Gerber, en traversant d’exubérantessapinières. Du côté du Pallars Jussà, l’entrée du parc se situeen haut de la Vall Fosca. Du barrage de Sallente part untéléphérique qui monte jusqu’au lac Gento. On peut enredescendre à pied en suivant la voie du petit train quitransportait autrefois du matériel vers les barrages ; plus loin,le chemin descend tout droit jusqu’à Sallente.16
  18. 18. Le parc nationald’Aigüestortes et du lacde Sant Mauriciest un lieu splendide, un joyau de la nature sous l’emprisede la pierre, de l’eau et de la végétation. Mais c’est aussi unendroit fragile, soumis aux périls que peuvent constituer lesnombreuses visites que lui vaut sa beauté. Toute activitélaissant des traces y est donc à proscrire. Si l’on veut y passerla nuit, il est nécessaire de réserver dans l’un des refugesprévus à cet effet. Il est vivement recommandé de suivrel’itinéraire, appelé Carros de Foc (chariots de feu), qui relieles neuf refuges gardés du parc.En outre, on n’oubliera jamais que ce parc national est un lieude haute montagne : un orage peut s’y former en quelquesheures, les températures peuvent baisser tout d’un coup etil peut neiger à tout moment de l’année. Il est donc conseilléd’être toujours bien équipé pour parcourir le parc.Aigüestortes est un joyau de la nature sousl’emprise de la pierre, de l’eau et de la végétation.Le Sant Nicolau dans le secteur d’Aigüestortes 17
  19. 19. Pâturages dans les Pyrénées18
  20. 20. Randonnéede haute montagneLe parc du sud au nordLe point de départ est à Espot. Suivre la vallée de la rivière dePeguera jusqu’au lac Tort et passer la nuit au refuge Josep MariaBlanc. Monter jusqu’au lac de la Llastra et au col de Monestero,descendre au lac de Monestero et suivre la vallée jusqu’au lac deSant Maurici ; passer la nuit au refuge Ernest Mallafré. Du Portde Ratèra de Colomèrs, descendre au lac Deth Miei. Continuerjusqu’au lac Major de Saboredo, franchir le col entre les Agulhes(les aiguilles) de Saboredo et descendre jusqu’au refuge Gerber ;passer par le lac de Gerber pour rejoindre la route C-28.Difficulté : moyenne. Durée : 4 jours. On aura soin de bien s’équiperet de réserver sa place aux refuges.Point de départ : Espot. Il est conseillé de disposer d’une autrevoiture au bout de l’itinéraire, sur le parking du sanctuaire de la Marede Déu de les Ares, route C-28.Pour en savoir plus :Maison du parc à EspotRefuge Sant Maurici / J. M. Blanc, tél. (+34) 973 250 108,www.jmblanc.comRefuge E. Mallafré, tél. (+34) 973 250 105Refuge Saboredo, tél. (+34) 973 253 015, www.refugisaboredo.comPour faire des randonnées en haute montagne, il est nécessairede disposer de bonnes cartes et de se documenter.Adresses utilesEntrées du parc Itinéraire Carros de FocCa de Simamet, Graieres, 2 www.carrosdefoc.com25528 Vall de BoíTél. (+34) 973 696 189 Parcs naturels de Catalogne www.parcsdecatalunya.netPrat del Guarda, 425597 Espot Offices de tourisme de SortTél. (+34) 973 624 036 et de la Vall de Boí (Voir pages 130 et 131)Syndicat d’initiativede la Vall Foscawww.vallfosca.cat 19
  21. 21. Des paysages préservésLa nature dans toutesa puretéLes Pyrénées catalanes recèlent une multitudede sites naturels de grande valeur, dont l’intérêt estaussi bien environnemental que culturel ouarchitectural. Certains de ces territoires sontprotégés à des degrés divers, afin de préserver laqualité et l’intérêt du paysage, la richesse de la fauneou le patrimoine humain qui y subsiste.Le lac de Naorte 21
  22. 22. Le parc naturelde l’Alt PirineuC’est le plus grand parc de Catalogne. Il recouvre quelque coqs de bruyère y sont plus nombreux que partout ailleurs ensoixante-dix mille hectares de paysages de haute montagne Catalogne. Ils partagent les lieux avec l’aigle royal, le gypaèterestés pratiquement vierges jusqu’à aujourd’hui et abritant barbu, la chouette, le lagopède alpin, et avec des ongulés telsune exceptionnelle diversité de faune et de flore. Il se trouve que l’isard, le mouflon, l’écureuil, le daim et le sanglier. Unen plein cœur des Pyrénées, à cheval sur le Pallars Sobirà grand nombre de rivières et de lacs accueillent différenteset l’Alt Urgell. espèces de poissons, dont la truite, et la flore est riche deAu nombre des sites d’une valeur inestimable figurent la mille cinq cents espèces, dont beaucoup sont endémiquesvallée de Bonabé et ses épaisses forêts de sapins et de pins des Pyrénées.Laricio, et la vallée d’Àrreu, qui n’est accessible qu’à pied Le parc renferme certaines des montagnes les pluset a conservé de ce fait un patrimoine naturel d’un très haut emblématiques et les plus élevées des Pyrénées, telle la Picaintérêt et très peu altéré. Le cirque de Noarre est, lui aussi, d’Estats qui, avec ses 3 143 m, est le sommet le plus hautquasiment intact ; le Pla de Boavi, point de rencontre de de la Catalogne. Pour bien connaître ce parc, rien de mieuxplusieurs vallées, offre une grande diversité de végétation. que parcourir à pied les innombrables sentiers et itinérairesLa forêt de Virós est un autre des joyaux naturels du parc, balisés, mais on peut aussi préférer d’autres modalitésà quoi s’ajoute la vallée de Santa Magdalena, qui recèle sportives telles que le VTT, l’alpinisme, les raquettes à neige,des hameaux, des borderies et des chapelles au charme le ski de fond et le ski alpin, les randonnées à cheval ou lesenvoûtant. activités praticables sur les rivières. Les nombreuses églisesAprès de nombreuses années d’absence, l’ours brun se et chapelles romanes réparties dans tout le parc constituentpromène à nouveau dans ces parages, et les énigmatiques l’un de ses principaux attraits. Il en est ainsi de Sant Pere Borderie dans le parc naturel de l’Alt Pirineu Une maison traditionnelle22
  23. 23. Arsdel Burgal, de Sant Serni de Baiasca, de Santa Maria d’Àneu,de Sant Pau d’Esterri de Cardós, de Santa Maria de Ginestarre, deSant Joan d’Isil (sur les bords de la Noguera Pallaresa), deSanta Maria de Ribera...Les villages conservent d’intéressants exemples d’architecturetraditionnelle et quelques ensembles historiquesremarquables, comme la cité médiévale fortifiée d’Escaló et levieux centre de Castellbò, qui témoignent d’anciens modesd’aménagement urbain. Les scieries, les ruines de forgesd’antan, les moulins, les pigeonniers, les charbonnières sontautant de témoignages de l’exploitation des ressourcesnaturelles de ces vallées. 23
  24. 24. L’un des endroits les plus impressionnants du parcest la face nord du Cadí, avec ses escarpementsgéants quasiment verticaux et ses valléesprofondes et boisées.L’église Sant Joan, à Isil24
  25. 25. Arsèguel, au pied du massif du CadíLe parc naturel Les Albères et le parcdu Cadí-Moixeró naturel du cap de CreusCe parc englobe les chaînes du Cadí et du Moixeró, le massif Ces deux unités géographiques constituent les derniersde Pedraforca – classé site naturel d’intérêt national – et la contreforts des Pyrénées avant qu’elles ne plongent dansvallée de Gresolet, ainsi qu’une bonne partie de la Tossa d’Alp la Méditerranée. Le massif des Albères, classé site naturelet du Puigllançada. Les endroits les plus impressionnants d’intérêt national, sert de frontière naturelle entre deuxdu parc sont le versant nord du Cadí, avec ses escarpements grandes plaines catalanes, l’Empordà et le Roussillon, avecgéants quasiment verticaux et ses vallées profondes et boisées, des sommets comme le Puig Neulós (1 257 m). Le secteuret le Pedraforca, qui, avec sa majestueuse silhouette, est ouest, du côté de Requesens, comprend les zones les plusl’une des montagnes les plus appréciées des alpinistes humides et les plus élevées, couvertes de forêts de chênes-catalans. Les autres sites remarquables sont les alpages lièges, de chênes verts, de chênes rouvre et de châtaigniers,du Cadí et la roche de l’Ordiguer, sur la face nord du Cadí, sans compter les hêtraies et les prairies alpines. Le secteurou encore la vallée de Gréixer, sur le versant sud, au-dessus est s’étend autour du monastère de Sant Quirze de Colera.de laquelle se dresse le Moixeró, qui culmine aux fières Les Albères sont l’une des régions d’Europe qui possèdentPenyes Altes de Moixeró. le plus grand nombre de mégalithes.Un bon nombre de localités conservent leur architecture Le cap de Creus s’avance dans un site marin exceptionnel.traditionnelle. Il en va ainsi de Bagà, l’ancien chef-lieu de la La beauté des côtes de cette presqu’île n’a rien à envier àbaronnie de Pinós, qui a conservé une partie de ses murailles celle de l’intérieur de ses terres. Plusieurs écosystèmes ymédiévales et une jolie place à arcades, et de Bellver de coexistent, d’où la présence de nombreuses espèces, dontCerdanya, centre d’un ancien bailliage, qui domine la plaine certaines sont endémiques. Le riche patrimoine architecturaldu Segre. Des petits villages de montagne, tous nichés dans de la région trouve son point d’orgue au monastère de Santde beaux sites, ont conservé d’intéressants exemplaires Pere de Rodes. Tout près s’étend le parc naturel desd’architecture civile et religieuse : Adraén, Querforadat, Aiguamolls de l’Empordà, deuxième zone humide de laCornellana, Cava, Ansovell, Gisclareny, Gréixer, Gósol, Catalogne, avec des points d’observation sur les étangsGresolet, Bastanist, le monastère de Sant Llorenç prop Bagà, et les marais.l’église de Talló, Sant Julià de Pedra, Bor, Coborriu, Tartera,Mosoll, Talltendre, etc. 25
  26. 26. Promenade en calèche dans la hêtraie dite Fageda d’en Jordà Le défilé de Mont-rebeiLe parc naturel Le défilé de Mont-rebeide la zone volcanique En traversant la chaîne du Montsec, les eaux de la Noguera Ribagorçana ont creusé un profond défilé, le seul de Catalognede la Garrotxa à être resté vierge, sans routes, sans voies ferrées, sans lignes électriques. Un chemin creusé partiellement dans le rocherEspace protégé et très humanisé, ce parc constitue le plus bel permet d’admirer ce site spectaculaire, formé de parois quiexemple de paysage volcanique dans la péninsule Ibérique, atteignent par endroits plus de cinq cents mètres à la verticale.avec sa trentaine de cônes d’anciens volcans de typestrombolien, ses cratères et ses coulées de lave basaltique.Les plus beaux éléments en sont les falaises basaltiquesde Castellfollit de la Roca et de Sant Joan les Fonts, lesvolcans d’El Croscat, de Santa Margarida et du Montsacopa,et la hêtraie dite Fageda d’en Jordà, immortalisée dans unpoème de Joan Maragall. La rusticité du paysage de laGarrotxa s’accentue vers le nord, donnant des lieuxemblématiques comme Sant Aniol d’Aguja et la vallée d’El Bac.26
  27. 27. La traversée du MoixeróLe point de départ est Bagà. Se diriger vers le nord pour Difficulté : moyenne. Durée : 3 jours.monter jusqu’au refuge de Rebost pour y passer la nuit. Point de départ : Bagà, par la route C-16, après GuardiolaContinuer jusqu’au Pla dels Orris, passer par le col de de Berguedà.Comafloriu et rejoindre le sommet de la Tossa d’Alp et le Pour en savoir plus :refuge Niu de l’Àliga pour y passer la nuit. Poursuivre l’itinéraire Bureaux du parc naturel Cadí-Moixeró à Bagàen suivant la crête du Moixeró et monter jusqu’aux Penyes Refuge de Rebost, tél. (+34) 608 736 714, www.refugirebost.catAltes (2 279 m). Au col de Moixeró, prendre le chemin du col Refuge Niu de l’Àliga, tél. (+34) 647 477 774d’El Dental et rejoindre le refuge Sant Jordi. Le dernier jour, Refuge Sant Jordi / Font del Faig, tél. (+34) 619 239 860descendre en suivant le torrent d’El Pendís jusqu’à la piste qui Pour faire des randonnées en haute montagne, il est nécessaire de disposerlonge le cours du Bastareny pour retourner à Bagà. de bonnes cartes et de se documenter.Adresses utilesParc naturel de l’Alt Pirineu Site naturel d’intérêt national Parc naturel de la zone Parcs naturels de CatalogneCtra. Val d’Aran, 31 des Albères volcanique de la Garrotxa www.parcsdecatalunya.net25595 Llavorsí Rectoria Vella, Amadeu Sudrià, 3 Casal dels Volcans, av. SantaTél. (+34) 973 622 162 17753 Espolla Coloma, s/n Tél. (+34) 972 545 079 17800 OlotParc naturel du Cadí-Moixeró Tél. (+34) 972 266 202et du massif du Pedraforca Parc naturel du cap de CreusVinya, 1 Monestir de Sant Pere de Rodes Défilé de Mont-rebei08695 Bagà 17489 El Port de la Selva Ajuntament de Sant EsteveTél. (+34) 938 244 151 Tél. (+34) 972 193 191 de la Sarga Tél. (+34) 973 653 377 27
  28. 28. 28
  29. 29. Le Val d’AranUn petit pays occitanÀ l’extrémité ouest des Pyrénées catalanes,le Val d’Aran, qui s’ouvre vers le nord de la chaîne,se distingue par un ensemble de traits que l’on netrouve nulle part ailleurs en Catalogne.L’orientation de la vallée a pour conséquenceque les vents atlantiques y pénètrent chargésd’humidité. Dans le Val d’Aran, la pluviosité est plusrégulière que dans les autres régions pyrénéennesde Catalogne, où la pluie dépend davantage descaprices méditerranéens. L ’eau, en torrents ourivières, se déverse dans la Garonne, qui devientplus loin le grand fleuve traversant les plainesaquitaines avant de se jeter dans l’Atlantique.Gausac 29
  30. 30. Comme les nuages Dès que l’on sort duet la pluie,le commerce et la culture se sont tournés vers le nord. Au sud, tunnel de Vielha,la barrière montagneuse a rendu les communications difficiles on voit tout de suite que les pentes sont plus vertes, que leavec l’Aragon et la Catalogne. Pendant des siècles, la neige climat a changé et aussi les villages, avec leurs clochersa empêché, six mois par an, toute traversée des cols des couronnés de toits en pointe. Nombreux sont les villages quimontagnes. Il n’est donc pas étonnant que les Romains soient ont conservé leur structure et leur architecture traditionnelles.entrés dans cette vallée en suivant le cours de la Garonne, En revanche, Vielha, le chef-lieu situé au centre de la vallée,et que sa langue, l’aranais, soit un dialecte du gascon et par est une ville dynamique et moderne. De son origine romaine,là même un dialecte de l’occitan, la langue des troubadours elle a conservé son nom, et de son passé médiéval lesdu Moyen Âge. Mais l’histoire a rapproché le Val d’Aran des vestiges romans et gothiques de l’église Sant Miquèu. Cettecomtés aragonais et catalans. En 1313, Jacques II accordait église abrite une sculpture sur bois remarquable : Le Christà la vallée le privilège de la Querimonia, une charte juridique de Mijaran, qui faisait partie d’une Descente de Croix romane.qui octroyait d’importantes exonérations aux Aranais. Le Val Dans la vieille ville, on peut voir de belles maisonsd’Aran était structuré en six terçons, qui élisaient leurs seigneuriales, telle la Casa de Santesmasses, aussi appeléeconselhers au Conselh Generau, une institution qui s’est Tor deth Generau Martinhon. Elle héberge le musée du Valmaintenue jusqu’en 1835 puis a été rétablie en 1991. d’Aran, qui présente une vision complète de ce territoire.Le Torà Arties30
  31. 31. Peintures de style tardo-gothique dans l’église Sant Andrèu, à Salardú Le Christ de Mijaran, dans l’église Sant Miquèu, à VielhaLe patrimoine artistique En remontant le coursest disséminé dans de la Garonnetoute la vallée viennent Betren et Gausac, aux abords de Vielha. L’église de Betren présente un portail gothique à voussures sculptées.Près de la frontière avec la France, sur la rive gauche de la L’église Sant Martin de Gausac est gothique, possédant unGaronne, le village de Bossòst possède une belle église du robuste clocher qui servait de tour de défense, ce qui n’estXIIe siècle, dite Era Mair de Diu dera Purificacion ; ce bel pas rare dans les églises de l’époque, dont l’enceinte étaitédifice roman comporte trois absides à décoration lombarde aussi une protection. Par exemple, une enceinte fortifiéeet a un portail orné de trois arcades, de colonnes et de entourait Santa Maria d’Arties. D’origine romane, cette églisechapiteaux sculptés ainsi que d’un tympan montrant un Christ est sur plan basilical ; l’intérieur abrite un retable gothiqueen majesté et les Évangélistes. Vilamòs, perché sur la rive peint par le maître de Vielha et des fresques de style gothiquedroite, recèle une autre église romane, l’une des plus tardif montrant le jugement dernier. Arties s’est développéanciennes. La Casa Joanchiquet a été aménagée en musée. autour de cette église et s’étend aujourd’hui en une mosaïque de toits de schiste ardoisier. On y remarque Ço de Paulet, une belle demeure du XVIe siècle, et la solide tour de la maison des Portolà, une famille à laquelle appartenait le premier gouverneur de Californie, Gaspar de Portolà. Toujours à Arties, l’église Sant Joan, de style roman à la base, a évolué vers un gothique austère ; elle sert aujourd’hui de salle d’expositions temporaires. 31
  32. 32. Après le travail vient le temps de la fête,À Salardú,l’église Sant Andrèu est un édifice roman et gothique de des danses...transition, montrant trois nefs et trois absides, et un imposant Et, parmi ces danses, figurent de nombreuses dansesclocher octogonal. À l’intérieur, on admire un magnifique traditionnelles qui ont survécu jusqu’à nos jours. La premièreChrist roman, qui rappelle celui de l’église de Casarilh en aval fête de l’année est celle des Magràs ou fête du carnaval.du fleuve, et des peintures du gothique tardif restaurées à la Pendant la semaine de Pâques, on assiste à des processionsfin du siècle dernier. Plus haut, Unha possède une belle église à Bossòst. Le 13 mai, la fête de la Sainte-Croix, à Salardú,romane, Santa Eulària, dont le clocher est coiffé d’un bulbe. rassemble autour du Christ de Salardú les croix des huitDans ces bourgades, la population vivait essentiellement hameaux de la commune. Le solstice d’été, le 23 juin, estde l’élevage et de l’exploitation du bois. Mais il y avait d’autres particulièrement fêté à Les et à Arties (voir la rubrique desactivités, et notamment une tradition minière : extraction fêtes). De plus, chaque village organise sa fête patronale.de fer, de cobalt, de galène et, surtout, de zinc et de plomb, Une fête plus moderne, la Hèsta d’Aran, a lieu le 17 juin,ce dont témoigne une mine réhabilitée au nord d’Arres, la en commémoration du rétablissement du Conselh Generau.Mina Victòria. À Vielha, on peut visiter la Fabrica dera Lan Enfin, la Corsa Aran per sa Lengua, une course populaire(fabrique de laine), qui utilisait la force motrice des eaux du organisée pour la défense de l’aranais, rassemble desNere. Enfin, à Salardú fonctionne un ancien moulin à farine. coureurs des divers terçons et s’achève par un concert.Salardú32
  33. 33. Danses traditionnelles à Arròs BossòstMais le Val d’Aran n’est Pour reprendre despas que villages, travail forces après uneet fêtes journée bien remplie,Le Val d’Aran, c’est d’abord la montagne. Un tiers du territoire rien de tel que goûter à la cuisine de la vallée, qui offre unearanais se trouve à une altitude supérieure à deux mille grande variété de spécialités (voir le chapitre « La cuisine, unmètres. Si des milliers de skieurs profitent de la neige à bouquet de saveurs ancestrales »). Une brochure sur le ValBaqueira Beret pendant les mois d’hiver, il existe aussi d’Aran, publiée dans cette même collection, présente en détaild’autres options. Ainsi, on ne manquera pas d’aller voir les spécificités de cette belle vallée.L’ Artiga de Lin et les chutes des Uelhs deth Joèu, où jaillissentles eaux provenant du glacier de l’Aneto. Le Montcorbison,tout près de Vielha, est d’ascension facile et offre demagnifiques panoramas. Dans le secteur du parc nationald’Aigüestortes et du lac de Sant Maurici, on retiendra lesommet du Montardo et le cirque de Colomèrs, où se trouveune importante zone lacustre. Sur les versants qui ferment lavallée au nord, le chemin qui va du Pla de Beret jusqu’ausanctuaire de la Mair de Diu de Montgarri est bien connu desrandonneurs. En hiver, ce chemin est praticable à raquettes.Partout, on trouve des pentes qui offrent d’infinies possibilitéspour pratiquer le ski alpin ou le ski de fond. En été, le nordde la vallée est peu fréquenté ; il présente néanmoins de trèsbeaux sommets, tel le Tuc de Maubèrme. 33
  34. 34. Unha34
  35. 35. La forêt de La Tuca(À VTT)Sur la place de Betren, prendre la direction de Vielha. Avantde traverser le pont qui enjambe le Nere, tourner à gauche versla place de l’église. Continuer et remonter la piste qui longela rivière jusqu’au km 5, où l’on rejoint la route de Vielha et dela France (N-230) devant la bouche nord du tunnel de Vielha.Continuer sur la piste jusqu’à l’incinérateur. Sur la droite monteune piste forestière qui atteint la cote maximale de cet itinéraire(1 530 m). Redescendre jusqu’à la route C-28, qu’il fauttraverser pour revenir à Betren.Difficulté : moyenne.Point de départ : Betren, que l’on rejoint, en venant de Vielha, par laC-28 en direction de Salardú (vers l’est).Pour en savoir plus :Routes du Palau Robert, www.gencat.cat/probertOffice de tourisme de VielhaAdresses utilesOffice de tourismedu Val d’AranCtra. Gausac, 125530 Vielha e MijaranTél. (+34) 973 640 688www.torismearan.orgOffices de tourisme de Les,Salardú et Vielha(Voir pages 130 et 131) 35
  36. 36. 36
  37. 37. La vallée de BoíPatrimoine mondialL art roman le plus pur atteint son apogée dans ’la vallée de Boí, avec une concentrationexceptionnelle d’églises construites aux xe, xie et xiiesiècles, qui ont conservé leurs beaux clochers,une décoration extérieure raffinée et des peinturesreligieuses de renom international. L ensemble des ’neuf églises de la vallée de Boí (l’ Assumpció de Cóll,Santa Maria de Cardet, Sant Feliu de Barruera,l’église de la Nativitat et la chapelle de Sant Quirc deDurro, Santa Eulàlia d’Erill la Vall, Sant Joan de Boí,Santa Maria de Taüll et Sant Climent de Taüll) a étéinscrit sur la liste du patrimoine mondial par l’Unesco.L’église Sant Feliu, à Barruera 37
  38. 38. L’église de la Navitat, à Durro L’église Sant Joan, à Boí La chapelle de Sant Quirc, près de DurroL’église Santa Maria, à Cóll L’église Santa Eulàlia, à Erill la Vall La Main de Dieu, Sant Climent, Taüll (MNAC) Des joyaux de l’art roman La construction de ces églises est due à l’initiative des seigneurs d’Erill, une grande famille féodale attestée dès 1077 qui exerça sa domination sur toute la vallée. Son isolement a contribué à préserver une grande partie de l’ensemble monumental actuel. Entre 1919 et 1923, la direction des musées de Barcelone a procédé au transfert de la plupart des peintures, afin de parer à l’éventualité d’une spoliation. Les fresques ont été détachées et sont visibles aujourd’hui à Barcelone, au Musée national d’art de Catalogne (MNAC). Les deux églises de Taüll (Santa Maria et Sant Climent) ont été classées monument historique et artistique en 1931. Plus tard, le gouvernement catalan a classé l’ensemble des églises romanes « bien d’intérêt culturel ». En 1994, un plan de restauration architecturale de ces monuments fut mis en place et l’Unesco procéda à leur inscription sur la liste du patrimoine mondial en l’an 2000. L’église Sant Climent, à Taüll38
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  40. 40. En route dans la valléede BoíL’une des premières églises romanes que l’on trouve dans Mais on peut admirer une reproduction fidèle de ce groupela vallée est celle de Cóll, à l’extérieur du village : petite, elle à l’intérieur de l’église.présente un portail roman du XIIe siècle. Un embranchement mène à Boí. L’église Sant Joan aUn peu plus haut se trouve Cardet. Son église romane Santa conservé son clocher d’origine, de style lombard, et uneMaria n’a qu’une seule nef et son abside est d’une hauteur abside. Les autres parties de l’édifice sont le résultat deconsidérable ; elle abrite une statue de la Vierge de différentes restaurations. À l’intérieur, on voit une reproductionCabanasses. des peintures murales des XI e et XII e siècles qu’abritaitÀ Barruera, l’église romane Sant Feliu se trouve aussi auparavant l’église.à l’extérieur du village. À une seule nef, elle a un clocher carré Enfin, un kilomètre plus loin ou guère plus, la route rejointtrès robuste. Taüll. Divisé en deux secteurs, ce village s’est développéOn gagne Durro par une route secondaire. L’église romane autour de deux des églises romanes les plus emblématiquesde la Mare de Déu de Durro, du XIIe siècle, présente une seule de toutes les Pyrénées : Santa Maria et Sant Climent. L’églisenef couverte d’un berceau et un porche latéral à arcades ; Santa Maria est l’église paroissiale de Taüll. Datée du XIIele clocher est carré, à voûtes lombardes ; le portail est formé siècle, elle se trouve sur la Plaça Major et se compose de troisd’archivoltes reposant sur une double rangée de colonnes. nefs séparées par des colonnes et terminées par trois absides ;Une Vierge romane du XIIe siècle provenant de Durro, et qui on y admire une reproduction de l’ensemble pictural quifaisait partie d’une Descente de Croix, est aujourd’hui visible l’ornait ; le clocher est sur plan carré. En bas du village seau MNAC. dresse l’église Sant Climent. Datée du XIIe siècle, elle a étéErill la Vall se trouve sur la rive droite de la Noguera de Tor. construite en même temps que l’église Santa Maria, et toutesSon église paroissiale Santa Eulàlia, du XIIe siècle, est l’un deux furent consacrées par l’évêque Ramon Guillem de Rodades joyaux de l’architecture romane d’influence lombarde : en décembre 1123. Sant Climent a, elle aussi, trois nefsune seule nef, une abside et deux absidioles formant un trèfle ; séparées par des colonnes et terminées par trois absidesun porche formé d’arcades en plein cintre et un clocher très décorées d’arcatures lombardes et de fenêtres géminées ;stylisé. Au début du XXe siècle, on retrouva dans la sacristie un le clocher s’élève sur six étages. À l’intérieur de l’église segroupe sculpté en bois de style roman, du XIIe siècle, qui trouvent des peintures murales d’une polychromie remarquablereprésentait une Descente de Croix. Aujourd’hui, une partie en ainsi que la reproduction du célèbre Pantocrator, ou Christ enest conservée au musée épiscopal de Vic et l’autre au MNAC. majesté, qui se trouvait auparavant dans l’abside centrale.L’église Santa Maria, à Cardet40
  41. 41. Caldes de BoíUne station thermaleen pleine montagneUn bon bain peut être l’assurance d’un repos bien mérité,après ces nombreuses visites ou une randonnée dans le parcnational d’Aigüestortes et du lac de Sant Maurici. À Caldesde Boí, il y avait, au XVIIIe siècle, un établissement de bains.C’est aujourd’hui un complexe comprenant deux hôtels, unétablissement thermal, un centre de soins de beauté et dessalles de conférence. 41
  42. 42. Le Pantocrator de l’église Sant Climent, à Taüll42
  43. 43. De Barruera à DurroÀ Barruera, emprunter la route de Durro et traverser le pontqui franchit la Noguera de Tor ; un peu plus loin commence lechemin balisé. À Durro, prendre le chemin de pierre qui monte àl’église, continuer de monter pour rejoindre, en haut du village,la piste qui conduit à la chapelle Sant Quirc de Durro.7,5 km, 2 h 15 min.Difficulté : aucune difficulté, 360 m de montée.Point de départ : Barruera. À El Pont de Suert, prendre la N-230,puis la L-500.Pour en savoir plus :Offices de tourisme d’El Pont de Suert et de la vallée de BoíAdresses utilesCentre de l’art roman de la Musée épiscopal de Vicvallée de Boí Pl. Bisbe Oliva, 3Camí del Batalló, 5 08500 Vic25528 Erill la Vall Tél. (+34) 938 869 360Tél. (+34) 973 696 715 www.museuepiscopalvic.comwww.centreromanic.com Syndicat d’initiative de laMusée national d’art de vallée de BoíCatalogne (MNAC) www.vallboi.comPalau NacionalParc de Montjuïc Offices de tourisme d’El Pont08038 Barcelona de Suert et de la vallée de BoíTél. (+34) 936 220 376 (Voir pages 130 et 131)www.mnac.cat Détail du parement d’autel de Sant Pere de Boí (vers 1260), au MNAC 43
  44. 44. Le contraste des valléesDes cours d’eau porteursde vieLes cours d’eau qui dévalent des sommetspyrénéens ont creusé des dizaines de vallées, dontchacune est différente des autres. Nous en avonschoisi sept, aux attraits et au peuplement trèsdiversifiés, que nous présentons selon la course dusoleil, d’est en ouest. Une liste minimale, qui pourraitêtre beaucoup plus étendue.Pont sur le Llierca 45
  45. 45. Le train à crémaillère de Núria Le sanctuaire de NúriaLa vallée de Sant Aniol La vallée de Núria« Garrotxa » signifie terre âpre et rocailleuse, et l’on n’est pas Pour rejoindre Núria, on prend un train à crémaillère à Ribessurpris de ce nom lorsque l’on pénètre dans les vallées qui de Freser ou à Queralbs, dont il convient de visiter la belleferment cette région au nord. En remontant le cours du église romane. En montant, le train laisse derrière lui des forêtsLlierca, on rencontre bientôt un pont médiéval à une seule de frênes et de noisetiers et des chênes rouvre qui s’éloignentarche, qui franchit, aérien, un gouffre profond. Plus loin, après au fond des vallées. Le pin Laricio obscurcit les versants, puis,le petit village de Sadernes, la rivière s’encaisse entre des remontant des torrents au bord des falaises, le train parvientparois calcaires. La vallée de Sant Aniol s’étire entre les au bord d’un lac. De l’autre côté se dresse le complexe dumontagnes de Gitarriu et le Puig de Plansesserres, et la rivière sanctuaire, avec la chapelle qui abrite la Vierge de Núria, unese repose dans des gouffres calmes et transparents. statue romane en bois, du XIIe siècle. Le complexe comprendDes chênes verts, des houx, des châtaigniers et des chênes des restaurants, des boutiques et un hôtel. Plus haut, onrouvre jalonnent le chemin. Sur la rive gauche part le chemin trouve une auberge. On est ici à deux mille mètres d’altitude,qui monte vers le Puig de Bassegoda ; sur l’autre rive, un autre et les sommets qui entourent la vallée de Núria avoisinent leschemin monte jusqu’à Taleixà, un village aujourd’hui trois mille mètres. Outre une petite station de ski et desabandonné. En suivant le cours de la rivière, on aboutit à la balades à cheval en été, la vallée offre de multiples activitéschapelle Sant Aniol d’Aguja, nichée dans un site plein de possibles : ascension du Puigmal ou des pics de Noufonts,charme, où l’écrivain Marià Vayreda situe le début de son de La Fossa del Gegant et de l’Infern, traversées vers Ulldeterroman La punyalada. Un peu plus haut, on rejoint les chutes et les gorges de Carançà.d’El Brull.46
  46. 46. LlíviaLa CerdagneContrairement aux autres vallées pyrénéennes, qui sont vallée, comme en témoigne l’enclave de Llívia, perchéeorientées vers le nord ou vers le sud, la vallée de la Cerdagne comme une île en plein territoire français. Au cœur de las’étend d’est en ouest, bordée par les hauts sommets des Cerdagne, sur une hauteur, se dresse Puigcerdà, le chef-lieu,Pyrénées et ceux du Moixeró et du Cadí. Cela est dû au fait qui constitue un excellent belvédère sur la région. Au début duque la Cerdagne s’est formée par l’enfoncement d’une faille. siècle dernier, les touristes y venaient pour la pureté de l’airDu peuplement préromain subsistent des toponymes tels que et la fraîcheur en été. Aujourd’hui, il existe une grande stationBor, Urús, Alp et Das. Le Moyen Âge a laissé dans cette vallée de sports d’hiver, créée par la réunion des pistes de Lades églises romanes, Sant Pere d’Olopte, Santa Cecília de Masella et de La Molina. L’été offre mille randonnées à traversBolvir et la majestueuse basilique de Santa Maria de Talló, par les pins et les sapins du parc naturel du Cadí-Moixeró, vers lesexemple, ainsi que l’ancienne muraille de Bellver. Mais le traité lacs de La Pera et de Malniu, ou encore vers les sommetsdes Pyrénées a fractionné de façon aléatoire l’unité de la frontaliers de l’Andorre. 47
  47. 47. La vallée d’Aigua d’Ora La vallée de CardósÀ l’extrémité est du Solsonès, la rivière Aigua d’Ora s’étire, La route se fraye un passage en concurrence avec les eauxdepuis le village de Navès, dans une étroite et longue vallée de la Noguera de Cardós. Plus haut, la vallée s’élargit etparsemée de solides maisons rurales et où l’on peut visiter Ribera de Cardós apparaît : petits hôtels, tour romane à côtéun écomusée où fonctionnent encore une vieille scierie et un de l’église, ruelles étroites, murs et toits d’ardoise, sans oubliermoulin alimentés par la force de l’eau. Au fond, les montagnes mille et une propositions de sports d’aventure. Entouréede Busa dessinent un haut plateau entouré d’impressionnantes de sommets qui font partie du parc naturel de l’Alt Pirineu,falaises. En aval, dans un rétrécissement de la vallée, se niche une la vallée est ponctuée de rares plats où ont pu s’installerjolie église romane du XIIe siècle : Sant Pere de Graudescales. des villages : Surri, Anàs, Estaon (construit sur un éperon),Cette église, qui appartenait à un monastère vite disparu, Ginestarre et sa petite église romane qui en garde l’entrée,présente un plan en croix latine, une coupole au-dessus du Aineto (accroché à la montagne), Tavascan. Au-dessus,transept et trois absides. c’est la montagne qui impose sa loi.Entourée de sommets qui font partie du parcnaturel de l’Alt Pirineu, la vallée est ponctuéede rares plats où ont pu s’installer des villages.Sant Pere de Graudescales48
  48. 48. L’église Santa Maria, à Ribera de CardósLes vallées d’Àneu La Vall FoscaDans la partie haute du Pallars Sobirà, les vallées d’Àneu Dans cette vallée fermée par des montagnes, le soleil sesont occupées par quatre communes qui rassemblent vingt- couche tôt (d’où son nom, « vallée sombre »). La partie hautequatre hameaux et lieux-dits. Entourées du parc naturel est limitrophe avec le parc national d’Aigüestortes et du lacde l’Alt Pirineu et du parc national d’Aigüestortes et du de Sant Maurici. Puis elle s’étire vers le sud en suivant le courslac de Sant Maurici, elles présentent un intérêt écologique du Flamisell. Cabdella, le dernier village, possède une belleévident. Il s’y trouve aussi un riche patrimoine d’art roman : église romane (Sant Vicenç) et offre des vues magnifiques.églises Sant Joan d’Isil et Santa Maria d’Àneu à Escalarre, En contrebas se trouve la centrale de Cabdella, qui abrite unensemble monumental de Son de Pi, monastère bénédictin musée de l’hydro-électricité. Plus au sud, Espui conservede Sant Pere del Burgal à Escaló, ponts d’Espot et d’Esterri aussi une église romane, l’église Sant Julià. À La Torre ded’Àneu ; sans oublier l’écomusée des vallées d’Àneu (voir les Cabdella se trouve la chapelle Sant Martí. Enfin, Estavill adétails dans la rubrique consacrée à la vie dans la montagne). gardé sa structure médiévale de village fortifié et un réseauEnfin, la fondation Territori i Paisatge, installée à Les Planes de ruelles couvertes.de Son, propose des activités visant à faire découvrir la natured’une façon à la fois ludique et pédagogique. 49
  49. 49. Olopte50
  50. 50. Montée à Perafitaet Monturull à partirdes lacs de la PeraLe point de départ est à Les Pollineres. Monter jusqu’au Difficulté : moyenne. Durée : de 4 à 5 h.premier lac, laisser sur la gauche le lac Inferior de la Pera Point de départ : Les Pollineres. À Martinet de Cerdanya, emprunteret passer le petit pont qui franchit la rivière. Emprunter le chemin la route LV-4036. Avant d’arriver à Lles, tourner sur la gauche pour aller à Arànser, d’où l’on rejoint, par un chemin goudronné, les pistesqui remonte la rivière sur sa rive droite. Au bout de 200 m, de ski nordique. Suivre sur 12 km la piste forestière qui mène à Leson rejoint le lac Superior de la Pera. Monter vers le col sur Pollineres (2 040 m), où on laisse la voiture.la gauche du Monturull puis au pic de Monturull. Descendre Pour en savoir plus :jusqu’au col de Claror, et suivre la crête qui monte jusqu’au Refuge des lacs de la Pera, Lles de CerdanyaPerafita ou Tossal de la Truita. Descendre au Port de Perafita Tél. (+34) 972 140 559 et (+34) 934 120 777et au Collet Sant Vicenç. En longeant la montagne sous le pic Offices de tourisme de la Cerdagned’El Sirvent, on redescend jusqu’au refuge des lacs de la Pera Pour faire des randonnées en haute montagne, il est nécessaire de disposeret de là jusqu’à Les Pollineres. de bonnes cartes et de se documenter.Adresses utilesConsortium de l’Alta Garrotxa Mairie de Navès Syndicat d’initiative municipal(Vall de Sant Aniol) (Vall d’Aigua d’Ora) de la Vall FoscaRectoria de Sadernes Tél. (+34) 973 482 553 Tél. (+34) 973 663 001Tél. (+34) 972 287 882 naves.ddl.net www.vallfosca.catwww.altagarrotxa.org Conseil culturel des vallées Offices de tourisme d’EsterriVallée de Núria d’Àneu d’Àneu, La Torre de Cabdella,Tél. (+34) 972 732 020 Tél. (+34) 973 626 316 Puigcerdà, Ribera de Cardós,www.valldenuria.cat www.aneu.org Ribes de Freser et Solsona (Voir pages 130 et 131)Portail touristique de laCerdagnewww.cerdanya.cat 51
  51. 51. La Seu d’UrgellLe carrefour des PyrénéesLe chef-lieu de l’Alt Urgell occupe un emplacementprivilégié : La Seu se trouve au centre des Pyrénéescatalanes, entre les montagnes andorranes et lesderniers contreforts de la chaîne du Cadí, dominantla plaine alluviale déposée par les eaux du Segreet de la Valira. Un carrefour ancestral de voies decommunication entre le Pallars Sobirà, l’Andorre et laCerdagne, qui a vécu au cœur de l’histoire du paysLe cloître de la cathédrale 53
  52. 52. La cathédrale La ville primitive, appelée Orgellia, occupait la butte où se trouve aujourd’hui le quartier de Castellciutat. Siège épiscopal, elle fut saccagée par les musulmans. Plus tard, on transféra la ville dans la plaine et on y construisit une cathédrale qui fut consacrée au IXe siècle. Mais, au XIIe siècle, on la remplaça par la grande cathédrale romane Santa Maria d’Urgell. D’une délicate architecture lombarde, elle présente l’un des plus beaux cloîtres de style roman catalan, avec des colonnes couronnées par des chapiteaux de granit sculptés de personnages appartenant à la mythologie médiévale, qui évoquent les chapiteaux présents dans le Roussillon. Adossée au cloître, l’église Sant Miquel, romane, est la seule survivante d’un ensemble d’églises épiscopales construites à l’initiative de saint Ermengol au début du XIe siècle. La cathédrale romane Santa Maria d’Urgell54
  53. 53. L’urne en argent dédiée à saint Ermengol (1755) Le Beatus de LiébanaLa cathédrale présente l’un des plus beauxcloîtres de style roman catalan, avec des colonnescouronnées par des chapiteaux de granit sculptésde personnages appartenant à la mythologiemédiévale, qui évoquent les chapiteaux présentsdans le Roussillon.Le musée diocésaind’UrgellJouxtant la cathédrale, ce musée présente l’une des plusbelles collections d’art médiéval de Catalogne. Il recèle uneinestimable collection de pièces d’art sacré provenant de toutl’évêché d’Urgell ainsi qu’une importante série de Viergesromanes. Mais ses pièces les plus connues sont le célèbreBeatus de Liébana (un manuscrit enluminé du Xe siècle), leretable gothique d’Abella de la Conca exécuté par Pere Serraen 1364 ou encore une urne en argent de 1755, dédiée à saintErmengol et que l’on doit à l’orfèvre baroque Pere Lleopart. 55
  54. 54. Dans le centre historiqueLe quartier médiéval Une ville de culturePrès de la cathédrale partent les deux rues à arcades de La Seu Tout au long de l’année se succèdent divers événements :d’Urgell. L’une est le Carrer dels Canonges, principal axe de la festival international de musique Joan Brudieu en juillet et août ;vieille ville, jalonné de belles demeures aux fenêtres gothiques représentations du Retaule de Sant Ermengol la premièreet aux poutres décorées : Cal Botxí, Cal Roger, Ca l’Armenter… quinzaine d’août (inspirées du retable du même nom) ; foireL’autre rue à arcades est le Carrer Major, où l’on voit les de la Saint-Ermengol, le troisième dimanche d’octobre, lors de« mesures de la Bladeria » (deux blocs de pierre qui servaient à laquelle ont lieu plusieurs manifestations thématiques : la foiremesurer le grain) et quelques demeures seigneuriales. Le Carrer aux fromages d’artisanat des Pyrénées, la foire aux produitsde Capdevila et le Carrer de les Eres datent de l’agrandissement touristiques des Pyrénées et du ski nordique, l’exposition dede la ville effectué au XIIIe siècle. produits alimentaires traditionnels « Fet i pastat a la Seu » et un petit marché dans le Carrer dels Canonges, où se tiennent des artisans des Pyrénées. L’église gothique Sant Domènec, devenue maison de la culture, organise régulièrement des expositions, des congrès et des concerts.56
  55. 55. Le marché hebdomadaire Kayak dans le parc olympique du SegreLes marchés Le parc olympiqueUn marché hebdomadaire se tient à La Seu d’Urgell depuis1029, et sa foire est attestée depuis 1048. Aujourd’hui, tous du Segreles mardis et samedis, les rues du centre historique se Cet équipement sportif unique a été créé à l’occasion des Jeuxremplissent d’étals. Dans les commerces de la ville, on trouve olympiques de 1992. Un ensemble de canaux d’eaux calmesles produits d’artisanat typiques des Pyrénées, les meilleurs et d’eaux vives, disposant d’un système de remontéesfromages et beurres de la région, des charcuteries, du miel, mécaniques, accueille les amateurs de canoë-kayak, de raftingdes conserves de champignons ainsi que toutes sortes et d’hydrospeed.de viandes et autres produits frais du terroir. 57
  56. 56. Le centre de La Seu d’Urgell58
  57. 57. De La Seu d’Urgell à Alàset Les Peces(À VTT)Le point de départ est le parc du Segre. Suivre la rive droite Difficulté : moyenne.de la rivière et la traverser par la passerelle d’Alàs. Emprunter la Point de départ : le parc olympique du Segre, à La Seu d’Urgell.route qui monte à Alàs ; sur la place, prendre la piste qui mène Pour en savoir plus :à Les Peces et à Banat. Plus haut se trouve l’église romane Centre VTT La Seu –Alt Urgell, parc olympique du SegreSanta Maria de les Peces. Pour le retour, redescendre à Alàs www.parcolimpic.com/bttet, sans traverser le Segre, suivre la piste de la rive gauche.Traverser la rivière par la passerelle de La Seu pour entrerdans la ville.14,6 kmAdresses utilesMusée diocésain d’UrgellPl. Deganat25700 la Seu d’UrgellTél. (+34) 973 353 242www.museudiocesaurgell.orgParc olympique du SegreTél. (+34) 973 360 092www.parcolimpic.comSyndicat d’initiative de La Seud’Urgellwww.turismeseu.comOffices de tourisme de La Seud’Urgell(Voir pages 130 et 131) Un chapiteau du cloître de la cathédrale 59
  58. 58. 60
  59. 59. OlotLa ville volcaniqueQuand on nous parle d’explosions, de tremblementsde terre, de langues de feu, de coulées volcaniques,nous imaginons les portes de l’enfer ; nousn’imaginons pas la Garrotxa, ni son chef-lieu, Olot.Pourtant, Olot est entouré de quatre volcans :le volcan des Bisaroques, celui de Montolivet, celuide la Garrinada et le volcan Montsacopa. Le plusvisible est le Montsacopa, avec sa chapelle SantFrancesc au bord du cratère et ses flancs entourésdu tissu urbain.Santa Pau 61
  60. 60. Mais il n’y a pas lieu des’inquiéter : ces volcansse sont endormis ily a plus de 11 000 anset les deux derniers séismes dévastateurs ont eu lieuil y a cinq siècles. Quasiment tous les murs s’effondrèrent Le musée cantonal està ce moment-là, ce qui poussa la population à changerl’emplacement de la ville et à quitter les terrains qui aménagé dans l’ancienappartenaient au monastère de Ripoll, échappant de ce faità sa juridiction. La ville qui s’étend aux pieds du Montsacopa hospiceen est aujourd’hui le résultat. En descendant du volcan, on On y voit l’évolution de la région ainsi que des œuvres destrouve le Firal ou Passeig d’en Blay, qui accueille un marché grands artistes qui l’ont visitée. Plusieurs salles sonttous les lundis. C’est là que se dresse la Casa Solà Morales, consacrées à l’école paysagiste d’Olot, fondée par les frèresun remarquable édifice moderniste rénové par Lluís Joaquim et Marià Vayreda, avec Josep Berga, les premiersDomènech i Montaner et orné de cariatides sculptées par artistes en Catalogne qui sont sortis de leur atelier pourEusebi Arnau. La visite suivante pourrait être celle de l’église peindre en pleine nature. Il y a aussi des sculptures de MiquelSant Esteve, un solide monument à la façade baroque qui Blay et de Josep Clarà, le célèbre tableau de Ramon Casasabrite des retables du même style ; un tableau du Gréco est La Charge et une collection d’affiches publicitaires desexposé au musée paroissial. À côté, Can Trincheria est une Cigarrillos París. Enfin, des salles sont réservées auxmaison transformée en musée. expositions temporaires.Can Trincheria Les Lavandières, de Joaquim et Marià Vayreda (MCG)Le musée des volcans L’église Sant Esteve La Torre Malagrida62
  61. 61. Le volcan de Santa Margarida 63
  62. 62. Après avoir traversé le Fluvià, on entre dans le parc Nou, à l’ombre d’un bois de chênes rouvre qui occupe l’emplacement de ce qui était la plaine d’Olot. On y voit aussi des tilleuls, des frênes, des ormes, des cerisiers et des érables, dépassant d’un sous-bois où poussent les noisetiers,Dans le centre d’Olot, les houx, le buis et des buissons d’aubépines. Le parc abrite un musée des volcans. Installé dans l’ancienne Torreles rues qui entourent la Plaça Major invitent à la promenade, Castanys, il présente l’origine, le fonctionnement et les effetstout comme les cloîtres d’El Carme, un ouvrage Renaissance des séismes et des volcans ; un simulateur y donne l’occasionqui abrite aujourd’hui l’École d’art d’Olot. De la Plaça de Josep de ressentir les effets d’un tremblement de terre. On yClarà part vers le sud le Passeig de Barcelona, flanqué découvre aussi les principaux écosystèmes de la Garrotxad’immenses platanes. C’est là que commence l’Eixample (ce qui ne saurait dispenser d’une visite des sites en question) :Malagrida, une zone résidentielle conçue comme une cité- tout près, par exemple, on trouve les marais de la Moixina ; unjardin et offerte par Malagrida, un fils d’Olot émigré en peu plus loin, la hêtraie dite Fageda d’en Jordà, chantée parArgentine, qui s’était enrichi dans le commerce du tabac. le poète Joan Maragall ; il y a aussi les volcans d’El Croscat etLa Torre Malagrida, qui abrite aujourd’hui une auberge de Santa Margarida. Enfin, une option intéressante : enfourcherde jeunesse, est la maison seigneuriale qu’il fit construire le vélo et suivre la Ruta del Carrilet, une « voie verte »pour sa famille. empruntant l’ancienne ligne de chemin de fer menant à Gérone.La hêtraie dite Fageda d’en Jordà64
  63. 63. Casa Solà-Morales. OlotLe volcan du MontsacopaDans le parc Nou, on voit des tilleuls, des frênes,des ormes, des cerisiers et des érables, dépassantd’un sous-bois où poussent les noisetiers, les houx,le buis et des buissons d’aubépines.La Plaça Major La Casa Escubós La Casa Gaietà Vila 65
  64. 64. Le centre d’Olot66
  65. 65. D’Olot à la hêtraie diteFageda d’en JordàSortir du parc Nou (le « nouveau parc ») par la porte sud.Au lieu-dit La Moixina commence l’itinéraire 9 ; sur la gauche,on voit le Camp d’en Broc, une zone de marécages. Une foisarrivé à El Triai, on traverse un champ et on rejoint le cheminqui vient du pont de Les Móres et qui mène à la hêtraie d’EnJordà. Avant de pénétrer dans la forêt, le chemin décrit unefourche : en prenant à droite, on traverse la hêtraie, on passepar Can Jordà, on revient sur la hêtraie et on monte vers CanXel, d’où l’on peut gagner les glaisières du volcan Croscatou le volcan Santa Margarida.Difficulté : moyenne.Point de départ : le parc Nou, à Olot.Pour en savoir plus :Maison des volcansOffice de tourisme d’OlotOffice de tourisme de la GarrotxaAdresses utilesMusée cantonal de la Maison des volcans Office de tourisme d’OlotGarrotxa Parc Nou, av. Santa Coloma, 43 (Voir pages 130 et 131)Hospici, 8 – 17800 Olot 17800 OlotTél. (+34) 972 279 130 Tél. (+34) 972 266 202museucomarcal@olot.org museuvolcans@olot.catInstitut culturel de la Ville Office de tourisme de lad’Olot GarrotxaCasa Museu Can Trincheria Av. Onze de Setembre, 22, 2nSant Esteve, 29 – 17800 Olot 17800 OlotTél. (+34) 972 272 777 Tél. (+34) 972 271 600www.olot.cat/cultura www.turismegarrotxa.com Détail d’un balcon de la Casa Solà-Morales 67
  66. 66. SolsonaDes racines de pierreSolsona est une ville pleine de caractère, quipossède un patrimoine riche et cossu, édifiépendant plusieurs siècles, pierre à pierre, surde solides fondations. Ses rues à arcades, sesbelles demeures gothiques, Renaissanceet néoclassiques et ses sveltes fontaines méritentd’être longuement visitées. Mais la ville sait aussiexploser de vie, lorsque le vacarme des tromblons,les géants et les personnages du bestiairefolklorique catalan animent les nombreuses fêtesqui ponctuent l’année. Solsona et sa région,le Solsonès, s’enorgueillissent également d’untrès riche héritage de l’époque baroque, au seinduquel le sanctuaire d’El Miracle et le retable de laMare de Déu dels Colls, à Sant Llorenç de Morunys,occupent une place de choix.Dans le vieux quartier de Solsona 69
  67. 67. Le musée diocésain et cantonal et la cathédraleLe musée diocésain La vieille villeet cantonal Une promenade dans les rues pavées de la vieille ville passe forcément par la Plaça Major, la place à arcades où se tient leIl se trouve dans le palais épiscopal, un très bel édifice marché tous les vendredis. De là part le Carrer del Castell, oùnéoclassique. Sa collection comprend des outils se trouvent l’hôtel de ville, une belle bâtisse Renaissance, et lapréhistoriques, ibères et romains, mais l’essentiel des pièces Tour des Heures. Tout près, une fontaine du XVe siècle seexposées a surtout trait au Moyen Âge : les fresques dresse sur la Plaça de Sant Joan. Au sud du Carrer delpréromanes provenant de l’église Sant Quirze de Pedret, un Castell, on rejoint le Carrer de Llobera où subsistent une autregrand nombre de statues de la Vierge, des parements d’autel porte de la ville et de nombreuses demeures cossues. Dansprovenant de Sagàs, et La Cène, un tableau gothique de cette rue, un musée du couteau et des instruments tranchantsJaume Ferrer Ier, entre autres. On y voit aussi une grande nous rappelle la tradition industrielle de Solsona, quicollection d’objets liturgiques plus récents. concurrençait Olot ou Tolède, célèbres pour la qualité du travail de leurs artisans ferronniers.70
  68. 68. La porte d’El Pont La cathédraleUne bonne partie des remparts construits autour de Solsona La cathédrale gothique actuelle possède trois absides et unau XIe siècle est encore debout. La porte d’El Pont, qui date clocher romans ayant appartenu à une cathédrale plusde la fin du XVIIIe siècle, est toujours l’entrée principale ancienne. À l’intérieur, on admire un retable baroque et unedu cœur de la vieille ville. Plus haut, la cathédrale arbore belle statue en pierre de la Mare de Déu del Claustre (la Viergeses trois absides romanes. du cloître), la sainte patronne de la ville, réalisée au XIIe siècle.La cathédrale gothique actuelle possède troisabsides et un clocher romans ayant appartenuà une cathédrale plus ancienne. On peut y voir unretable baroque et une belle statue en pierre de laMare de Déu del Claustre (la Vierge du cloître),la sainte patronne de la ville.Fontaine du XVe siècle sur la Plaça de Sant Joan Le Carrer del Castell 71
  69. 69. Le musée diocésain et cantonal de Solsona72
  70. 70. Le retable de la chapelle de la Mare de Déu dels Colls, Le retable du sanctuaire d’El Miracle, à Rinerà Sant Llorenç de MorunysOlius El MiracleÀ six kilomètres à l’est de Solsona se trouve l’église romane À douze kilomètres au sud de Solsona, le sanctuaireSant Esteve. On y découvre une belle crypte intime, sous une d’El Miracle comprend plusieurs édifices austères quivoûte de pierre rustique soutenue par six délicates colonnes. contrastent fortement avec l’impressionnant retable baroqueDe l’autre côté de la route, un cimetière se fond dans le de la basilique. Il fallut dix ans à Carles Morató pour lepaysage ; très inspiré par l’architecture de Gaudí, il a été sculpter, et dix autres années à Antoni Bordons pour le dorer.conçu en 1916 par Bernadí Martorell. Le résultat est spectaculaire comme une scène d’opéra : saints et anges gesticulant, éclats d’or, volutes et spirales de nuages. 73
  71. 71. Le centre de Solsona74
  72. 72. Solsona et ses environs(À pied et en voiture)Entrer à pied dans Solsona par la porte d’El Pont. À gauchese trouvent la cathédrale et, tout à côté, le palais épiscopalqui abrite le musée diocésain et cantonal. Continuer vers laPlaça Major et le Carrer del Castell. Sur la droite de l’hôtelde ville, un passage rejoint la Plaça de Sant Joan. Revenir auCarrer del Castell et passer par le Musée du couteau et desinstruments tranchants. Repasser sous la porte d’El Pont etprendre la voiture. Par la route de Manresa (C-55) et la C-26,on rejoint l’embranchement d’Olius. Revenir sur la C-26 etcontinuer sur la C-149 ; ensuite, la LV-3005 et la LV-3002 nousconduisent au sanctuaire d’El Miracle, à 12 km de Solsona.Difficulté : aucune.Point de départ : le parking situé devant la porte d’El Pont.Pour en savoir plus :Office de tourisme de SolsonaAdresses utilesMusée diocésain et cantonal Mairie d’OliusPalau Episcopal Tél. (+34) 973 480 961Pl. Palau, 1 olius.ddl.net25280 SolsonaTél. (+34) 973 482 101 Sanctuaire d’El Miraclemuseu.bisbatsolsona.cat 25287 El Miracle Tél. (+34) 973 480 002Musée du couteau et des www.santuarielmiracle.cominstruments tranchantsTrav. St. Josep, 9 Office de tourisme de Solsona25280 Solsona (Voir pages 130 et 131)Tél. (+34) 973 480 050www.ajsolsona.cat La crypte de Sant Esteve, à Olius 75
  73. 73. 76
  74. 74. Les villes de montagneSitués au cœur même de la montagne, les villes,bourgs et villages pyrénéens se trouvent endes lieux stratégiques qui, depuis des siècles,constituent de véritables carrefours faisant le lienentre la montagne et la plaine. Tel est le casde Ripoll, de Puigcerdà, de Berga, ou encorede Tremp, de Sort et d’El Pont de Suert. Ces villeschargées d’histoire, restées fidèles à leur glorieuxpassé, ont toutes leur marché et leurs quartierscommerçants, où les gens de la montagneviennent s’approvisionner régulièrement. Elles ontgardé leur charme et leur personnalité d’antan.Le portail roman du monastère de Ripoll 77
  75. 75. RipollC’est la vallée qui a déterminé l’emplacement de ce chef-lieudu Ripollès, au confluent de deux rivières, le Ter et le Freser.Au centre du bourg se dresse l’église d’un monastère fondé Puigcerdàpar le comte Wilfred le Velu au IXe siècle, sur le clocher Chef-lieu de la Cerdagne, Puigcerdà domine la plaine cerdanede laquelle le drapeau aux quatre barres symbolisant la du haut de la colline qui lui a donné son nom. On y jouit deCatalogne – qui fut la bannière du comte – flotte en l’un des plus beaux points de vue de toute la Catalogne. Villepermanence. Le monastère de Ripoll fut le plus important de marché, c’est depuis des lustres le centre de services de ladu pays pendant plusieurs siècles, avant d’être saccagé puis région. On peut y voir des fresques gothiques au couvent Santincendié en 1835 ; on y voit encore un portail roman d’un Domènec, ainsi que de beaux monuments, comme le pontintérêt exceptionnel. La cité, qui s’était développée autour gothique Sant Martí, l’hôpital ou encore Can Deulofeu. Sondu monastère, avait pour spécialité le travail du fer et de l’acier, magnifique lac, un immense bassin d’irrigation du XIVe siècleobtenus selon un ensemble de procédés connu sous le nom autour duquel furent construites de magnifiques demeures aude « forge à la catalane ». Il convient donc d’aller voir la belle siècle dernier, lorsque la bourgeoisie barcelonaise s’éprit ducollection des armes que l’on y fabriquait qui est conservée climat frais et tonifiant de la Cerdagne, est empreint d’uneau musée ethnographique de Ripoll. indéniable noblesse.Ripoll Lac près de Puigcerdà78
  76. 76. Le sanctuaire de QueraltBergaSituée dans le piémont pyrénéen, Berga occupe une situationstratégique qui lui permet de faire le lien entre la plaine et lamontagne. De l’ancienne cité fortifiée et de son châteausubsistent encore des pans de mur du château, des tronçonsdes remparts qui la protégeaient et une porte d’accès à lavieille ville sur la Plaça de Santa Magdalena. À Berga se trouve Sortaussi la petite chapelle romane Sant Pere de Madrona, l’église Chef-lieu du Pallars Sobirà, Sort est située sur la rive droiteSant Joan (beaux éléments gothiques) et des vestiges de de la Noguera Pallaresa, au pied d’un château médiéval.l’ancien quartier juif. La ville abrite également un théâtre et un Dans la partie ancienne de la ville, on peut encore voir lescasino de style moderniste (l’Art nouveau catalan). Une visite grandes tours rondes, la façade gothique et les murs dude Berga s’accompagne agréablement d’une montée au château, dont l’intérieur a été rénové et sert désormaissanctuaire de Queralt, d’un tour du côté du pont et de l’église d’espace polyvalent pour l’organisation d’expositions etpréromane de Sant Quirze de Pedret ou d’une balade dans autres activités. Sort est également le point de départ dele beau paysage pyrénéen d’Els Rasos de Peguera, mais nombreuses belles randonnées, notamment vers plusieursde nombreuses autres randonnées sont aussi possibles. villages de la vallée d’Àssua, tels qu’Altron, Sorre ouIl ne serait pas envisageable de parler de la ville sans évoquer Llessui. Les rapides de la Noguera Pallaresa qui se trouventla Patum, une fête populaire déclarée chef-d’œuvre du à la hauteur de Sort sont particulièrement appréciés despatrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’Unesco. amateurs de canoë-kayak en eaux vives. Berga Sort 79
  77. 77. TrempLes remparts de Tremp étaient protégés par six tours,dont trois subsistent aujourd’hui. Une visite de Tremp ne El Pont de Suertpeut ignorer l’hôpital des pauvres, la basilique de la Mare Le chef-lieu de l’Alta Ribagorça se trouve sur les bords de lade Déu de Valldeflors ou le pont Sant Jaume, d’origine Noguera Ribagorçana, au confluent des vallées de Barravés,romane. Mais le territoire du chef-lieu du Pallars Jussà est Boí, Castanesa et Viu. Dans son vieux quartier, on pourratrès étendu. C’est le plus grand de Catalogne car il englobe visiter la Plaça Major, la Plaça del Mercadal, l’église Vella (lala Terreta, une vallée plantée de chênes rouvre, de hêtres et vieille église) et le palais abbatial. L’église Nova (la nouvelled’ifs qui est sillonnée de nombreux sentiers à parcourir à pied. église) est un bel édifice construit en 1955.La basilique de Tremp La nouvelle église d’El Pont de Suert80
  78. 78. La Route du ferRipoll – Sant Joande les Abadesses(À vélo)En suivant le Passeig de Sant Joan à Ripoll puis la C-26, Difficulté : aucune, 120 m de montée.qui conduit à Camprodon, on rejoint la piste cyclable qui mène Point de départ : Ripoll.à la gare de Toralles, à Sant Joan de les Abadesses (km 12). Pour en savoir plus :Ici, une visite s’impose : monastère, musée, église Sant Routes du Palau RobertJoanipol et pont médiéval. Pour revenir au point de départ, www.gencat.cat/probertrebrousser chemin.24 km, 1 h 30 min.Adresses utilesMusée ethnographiquede Ripoll(Fermé pour travaux ;expositions temporaires)Pl. Ajuntament, 3 – 17500 RipollTél. (+34) 972 703 144www.museuderipoll.orgOffices de tourisme de Berga,El Pont de Suert, Puigcerdà,Ripoll, Sort et Tremp(Voir pages 130 et 131) Sant Joan de les Abadesses 81
  79. 79. 82
  80. 80. L’essence médiévaleLa Catalogne s’est développée avec les Pyrénéespour colonne vertébrale. Le rôle clé qu’ont joué cesmontagnes au Moyen Âge est attesté par la quantitéet la qualité du patrimoine existant. L médiéval est ’artpartout présent : dans les églises et les monastèresromans, dans l’architecture civile et dans les petiteschapelles nichées dans les endroits les plusinaccessibles.Sant Pere de Rodes 83
  81. 81. Sant Pere de RodesDominant El Port de la Selva, ce monastère, dit la légende,aurait reçu les reliques de saint Pierre et autres saints. L’égliseactuelle remonte probablement au XIe siècle, mais elleprésente des éléments appartenant à la période préromane. Sant Quirze de ColeraSes trois nefs, très hautes, sont séparées par des piliers et Au pied des monts des Albères se dresse une petite abbayedes colonnes reposant sur de grands socles et couronnés par bénédictine rénovée vers 1123. Construite par une superpositiondes chapiteaux corinthiens ornés de têtes zoomorphes et de pierres en épine de poisson, elle présente trois nefs et troispolygonales et de motifs géométriques. Le clocher, haut de absides de type lombard, ainsi que des restes d’une églisevingt-sept mètres, est de type lombard. Un sentier monte antérieure, d’un cloître et de fortifications. Non loin se trouvejusqu’à la ligne de crête et aux vestiges du château Sant l’ancienne église paroissiale Santa Maria de Colera, un petitSalvador, d’où l’on a une superbe vue panoramique. édifice à une nef et une abside construit au XIIe siècle.Sant Quirze de Colera Le Très Saint Mystère, à Sant Joan de les AbadessesLe monastère de Sant Le monastère de SantaJoan de les Abadesses Maria de RipollFondé au IXe siècle par Wilfred le Velu, ce monastère recèle un D’origine wisigothique, Santa Maria de Ripoll fut refondé à la finmagnifique groupe sculpté du XIIIe siècle, appelé Très Saint du IXe siècle par le célèbre comte Wilfred le Velu. Sous sonMystère, qui représente une Descente de Croix. On y voit égide, la bibliothèque monastique devient l’une des plus richesaussi des retables gothiques dédiés à saint Augustin et à de l’époque. À partir du Xe siècle, l’abbé Oliba poursuit lasainte Marie la Blanche et la tombe du bienheureux Miró, construction de l’édifice dans le style roman. Santa Maria degothique également. Un cloître gothique, une salle capitulaire Ripoll arbore un portail du XIIe siècle, qui est l’ouvrage romandotée d’une fenêtre romane et la chapelle baroque d’Els sculpté le plus important de la Catalogne. Panthéon comtal, ilDolors, qui abrite une belle Pietà contemporaine, complètent abrite les restes du comte Wilfred.cet ensemble.84
  82. 82. Sant Serni de Tavernoles Sant Jaume de Frontanyà Santa Maria de Gerri, à Gerri de la SalSant Jaume Sant Sernide Frontanyà de TavèrnolesCette ancienne collégiale augustinienne est un très beau Cette abbaye existait déjà au début du IXe siècle et avait desspécimen du roman lombard du XIe siècle. Construite sur plan possessions qui s’étendaient du Berguedà à l’Andorre, de lade croix latine, elle présente trois absides et une façade Cerdagne à Isona et au Pallars, ainsi que des domaines enaustère. On peut voir à l’intérieur de l’église une majestueuse Aragon et en Castille. Ce qui explique la grande église abbatialecoupole polygonale à douze faces, soutenue par des trompes consacrée en 1040, dont le seul élément resté entier est leconiques ; cet élément, unique en Catalogne, a servi de chevet. Des chapiteaux du cloître et le parement d’autel sontmodèle pour la restauration du monastère de Ripoll. exposés au Musée national d’art de Catalogne (MNAC). Plusieurs documents provenant de l’abbaye, et notamment son cartulaire, sont conservés à La Seu d’Urgell.Santa Maria de GerriAncienne abbaye sur les bords de la Noguera Pallaresa.L’image caractéristique de cet édifice est sa façade couronnéed’un clocher à jour de trois étages. L’intérieur, à trois nefs, estplus spacieux qu’il ne le semble depuis l’extérieur. 85

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