Suétone :
Biographie :
Caius SuetoniusTranquillus, 70 ap JC, du rang equestre (chevalier = familles les plus riches). Ab e...
plus prospère (en 41)> Agrippine revient et épouse un riche. Peur de Messaline > femme de Claude et ensuite
c’est Agrippin...
Pallas. Néron ne maîtrise pas grand-chose. Promenades avec la mère : on peut se demander quel est l’intérêt =>
suspicion d...
Lié au voyage en achaie. Le seul objectif de ce voyage est de se produire sur scène. « cantanteeo ». Récit
assez imprécis....
L’étendue des terres : rendue par l’alternance des types de jardins. Passage de l’étendue au luxe car les jardins
sont trè...
2. L’assassinat de Britannicus :
Février 65. Il n’y aucun pathétique /vs/ texte de Tacite. L’épisode du chant qui attendri...
qu’elle est saine et sauve. Nouvelle ellipse > pas de récit de la mort d’Agrippine. Par contre deux phrases
prolongent le ...
Commentaire 9 :
La fin du règne est très longue. 14 ans > 54 => 68. Dès le début du texte la tonalité n’est pas très favor...
pourrait arbitrer les querelles). Pas digne d’exercer cette fonction. Plerique => ça se répand, plusieurs hommes
donc pas ...
et est un artiste. Il prononce sa propre épitaphe + pleure devant les préparatifs de son tombeau. Il fait son
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Suétone

  1. 1. Suétone : Biographie : Caius SuetoniusTranquillus, 70 ap JC, du rang equestre (chevalier = familles les plus riches). Ab epistulis> charger de la correspondance impériale sous Adrien / a bibliothecis sous Tragent> C’est un homme instruit, curieux, de bureau => accès à des documents pour avoir des sources pour son travail de biographe > accès à certaines lettres privées/ Il est né sous Flavien mais sous Antonin il vit, il connait Tacite, et vit en même temps qu’Euclide. Les faits racontés étant antérieurs à son époque il doit avoir accès aux docs. Un biographe plus qu’un historien : La vie des Douze Césars > dénigré, on souligne son goût exagéré pour l’anecdote > on lui reproche qu’il soit trop dans le détail, pas de plan, pas d’analyse des causes et des csq, chronologie non respectée, centré sur un personnage uniquement > pas de visée générale. Mais il n’est pas comme Tacite > s’inscrit dans la tradition de la biographie = discours élogieux enkômion + éloge funèbre. C’est une œuvre pour des gens lettrés qui l’ont bcp apprécié et ont assuré son succès. Camus s’en inspire pour Caligula. Rend les grandes figures familières et deviennent emblématiques de l’homme et du pouvoir. Plan d’une biographie par Suétone : cf 1 Montre visée psychologique > première partie = les facta, les faits chronologiques / Deuxième partie = examens par catégorie des virtutes et des vitia => visée thématique, certaine neutralité + cherche plus la psychologie. Doc 2 : Traduntur = dit-on / sont dits + imperasse Ex occursu : à la suite d’une rencontre Quo + comparatif = ut + subj> pour que Commentaire : Origine d’un surnom : cf : 3 Relativement obscur < écho d’une tradition, pas de sources, de dates « quondam », les personnages sont inconnus, qui sont-ils d’où viennent-ils ? quelle victoire ? Peut-être les érudits devaient-ils y reconnaitre Castor et Pollux. Bataille du Lac Régille au début de la République -496 où les Romains auraient été aidés par les Dioscures. Chez Suétone le côté historique est totalement gommé pour laisser place au propos sur l’hérédité. L’hérédité familiale : Pour Suétone important >cf 3 Tibère doit être comme ses parents, le caractère se transmet par l’hérédité. Caligula = monstre parce qu’il ne respecte pas les règles de l’hérédité. Néron ne va pas respecter l’hérédité non plus > négatif, insère dès le début son point de vue. Commentaire 1 : Naissance de Néron > comme dans scène d’expo > évoque des thèmes essentiels pour mieux saisir le personnage + travail de composition. 1. Les éléments biographiques essentiels : Incontournables dans les facta> le lieu de naissance, Antium, sud de Rome => ville de Caligula, lieu de résidence favori des Julio Claudiens. Après la mort de Tibère, pendant le règne de Caligula > il apparait dans le texte même si pas évident à reconnaitre (frère d’Agrippine). Difficile de tout comprendre dans la généalogie alors que Suétone est précis > on sait de quel côté sont les oncles et tantes. Notations précises > pour les romains c’est surement évident. Une enfance marquée par des conflits familiaux pour le pouvoir : le rôle des Empereurs => relations difficiles car le prénom choisi par dérision, détourne l’héritage, relègue sa mère loin de Rome > situation qui n’est pas très favorable pour Néron. Mais dès qu’arrive Claude, frère de Germanicus, la période est beaucoup
  2. 2. plus prospère (en 41)> Agrippine revient et épouse un riche. Peur de Messaline > femme de Claude et ensuite c’est Agrippine qui devient sa femme. Mais du côté de son père : mort du père ; sa tante qui la recueille, relations incestueuse avec le père de Néron peut-être comme expliqué avant ; le beau-père a épousé d’Agrippine avant frère d’une sœur > relations familiales tout aussi compliquées de ce côté-là. 2. La composition : Brouillage chronologique car Agrippine est reléguée en 39 alors que le père est mort avant > historiquement = inverse de l’ordre du texte. Est-ce une erreur ? On a l’impression que relégation > le coup de grâce => montre que les destins de la mère et du fils sont liés > donc composition au service d’une idée /vs/ chronologie. Mouvement ascendant quand elle revient en grâce : destins en parallèle. Thème des mères important : soucis de Messaline de faire assassiner Néron pour son fils / soucis d’Agrippine avec le talisman. Anticipation intentionnelle : adoption par Claude. Ce qui n’était qu’une plaisanterie > c’est ce qui va donner le pouvoir. 3. Motifs essentiels : La vie placée sous l’égide de l’infelicitas> thème qu’on va retrouver sans cesse, avec de l’ironie tragique car Néron est persuadé qu’il a une chance exceptionnelle et durable. Dès le départ ce mauvais destin à venir apparait à travers des présages nombreux qui émanent de beaucoup de gens, et même de ses proches. Cf 3 ? texte> autres présages / Sénèque > précepteur de Néron, dans son discours pour sénateur > allusion à la parole du père. Modèle d’une monarchie orientale, et un pouvoir théocratique > à peine ébauché ici avec les rayons du soleil cf textes. Discret mais la phrase est quand même étendue. Ensuite frappe des monnaies avec symbole du culte d’Apollon couronne radiée. Episode du serpent : signe de grande puissance ? Tacite n’y croit pas, Néron non plus > fable d’un style étranger. Pas très loin des génies protecteurs des monarchies orientales. Cf : hercule enfant. Devient un talisman. La rivalité avec Britannicus à venir et les relations de Néron avec sa mère : Messaline semble lancer les hostilités> étonnant car Néron n’est pas encore puissant ni dangereux. Agrippine évoquée à la fin > relations conflictuelles déjà esquissées. CCL : Récit biographique qui relève des facta, mais les phénomènes de brouillage chrono montre un travail de composition et Suétone sélectionne les faits qui seront ensuite des motifs essentiels de sa vie. Commentaire 2 : 1. L’accession au pouvoir : Passage obligé dans une vie de Suétone. Le 13 octobre 54. Le récit qu’en fait Suétone est bref : l’âge > très jeune ; journée très rapide qui s’enchaîne très vite « raptim » > est-il simplement un pion ; une seule trace d’inquiétude c’est la météo > voir récit de Tacite = on n’annonce pas tout de suite la mort de Claude > on attend le moment propice pour que Néron puisse prendre le pouvoir, récit plus cruel et cynique > y a le rival Britannicus et des soldats pas toujours ok. Chez Tacite : on achète les soldats => totalement évasif. Suétone : tout semble couler, pas très actif et assez passif => mais en fait tout à été préparé on le voit dans les autres textes > il ne fait qu’exécuter = derrière lui Sénèque, Burrus, Agrippine. Chose étonnante : important = annonce publique de la mort importante > en fait on considère que le lecteur sait déjà parce que lecture de la vie de Claude ou encore parce que c’est de connaissance publique. 2. La pietas du prince : Species positive : piété filiale. Pourquoi ostentatio : est-ce qu’il la montre juste ou fait étalage de ? Déjà négatif ? Suspicion, très élogieux pour Claude dans ses propos alors qu’en fait présenter comme un complice + dans la vie de Claude on dit que Néron abandonne le culte de Claude. On soupçonne donc qu’en fait pas vraiment très touché par la mort. Difficile de faire moins que ces funérailles + décrétées par le Senat donc il n’a rien fait de spécial. Eloge funèbre : très court chez Suétone, beaucoup plus cruel chez Tacite. Accession au rang de Dieu : initiative qui venait surement en partie d’Agrippine => pour être considérée comme la veuve d’un grand homme divinisé. Honores maximos : si on lit juste avant > conduite détestable du père donc lui rendre des hommages => pas très mérités. Avec sa mère : beaucoup plus long > au début relations excellentes et elle a l’ascendant > régence. Même récit chez Tacite exactement. Tout le début du texte = Burrus et Sénèque en conflit avec la mère alliée de
  3. 3. Pallas. Néron ne maîtrise pas grand-chose. Promenades avec la mère : on peut se demander quel est l’intérêt => suspicion d’inceste. Dion Cassius : même épisode mais on enlève tous les soupçons d’inceste mais c’est vraiment le larbin. 3. Les voyages : Il a fait peu de voyage. Peregrinatio : à l’étranger > entreprit deux mais en fait il n’en a fait qu’un. Il semble trouver ça bien : il s’occupait plus de Rome que de l’étranger. Premier voyage à Alexandrie : annulé suite à mauvais présage, on ne sait rien de ce voyage => motif pas beau, attiré par l’Orient et les Romains étaient contre cette attirance > passée sous silence car on est dans la rubrique positive. Trouve positif : scrupules religieux => Tacite même épisode mais on voit qu’il respecte les avertissements religieux + amour de la patrie souligné. Voyage qu’on revoit dans ses versants négatifs. Isthme de Corinthe : grand projet idée d’un canal > Néron n’est pas le premier, Caligula l’a eu d’abord et avant envisagé par les Grecs. Mais c’est lui qui l’a véritablement commencé. Canal moderne = même tracé que celui suivi par Néron. Idée = faciliter les échanges commerciaux. Suétone trouve le projet favorable. Suite étonnante : seuls les prétoriens qui creuseraient le canal ? Pourquoi insistance sur lui > ironie à cause de deux diminutifs ? Position assez originale de Suétone : les avis sont habituellement très négatifs > Dion Cassius. Vainc les superstitions par son intervention personnelle. Expédition : vraiment préparée > cruel projet avorté => termine les species positives. Toutes ces species sont ambivalentes. Commentaire 3 : Nous sommes dans les actions honteuses. La musique et le chant, la tournée en Grèce et les courses de chars. Pq est-ce négatif : il joue comme un acteur, se pose en professionnel. Condamnation unanime. Pour un homme de ce rang choquant de se produire sur scène. Cf autres textes. 1. La passion de Néron pour le chant : Formation pour la musique dès l’enfance > on insiste sur la précipitation => aussitôt (statim) > première chose qu’il fait. Cf autre texte de Tacite > un peu plus tard mais même idée. Cupido / concupiit => projet qui lui tient à cœur. Passion qui le tient depuis très longtemps et difficile à satisfaire car à l’encontre de l’usage public. Dans cette formation : essaye de respecter les préceptes des professionnels > feuille de plomb, vomitifs => désagréables donc vraiment passionné. Autres conseils chez Quintilien ; bon aliments : poivrons, ail et figue séchées d’après Pline l’Ancien. Qualité de la voix de Néron > très technique « exiguaefuscae ». Très précis chez Quintilien > nature et quantité. Claire ou sourd / forte ou grêle. De ce point de vue les voies sombres > très bonnes pour adopter les inflexions tendres des orphelins. Texte 23. 2. Le premier spectacle en public : Quelque chose de curieux > Suétone quitte son objectivité. Phrase où il dit qu’il doit se produire sur scène > charmé de ses progrès quoique> donc il introduit un jugement négatif alors que peut-être qu’il a fait des progrès. Donc impression : seulement Néron voit ses progrès et en fait voix de merde. Enchaînement rapide entre le désir et la production sur scène > impétuosité. Il hésite quand même un peu > n’ose pas commencer par Rome => Naples en premier cf : Tacite 24 => ville de culture grecque. Souligne chez Suétone le côté jusqu’au boutiste + la rapidité. 3. Le voyage en Achaïe : Déjà vu cet épisode et il le rappelle. Mais cette fois mauvaise raison de voyager > maxime => raison principale et donc efface la bonne species. Le récit manifeste une grande précipitation > réception des ambassadeurs en « primos », nec profectione dilata. Statim / ut primum => dévoré par la passion, ne souffre aucun retard. Quelque chose d’inquiétant évoqué > cette passion pourrait nuire à la politique étrangère. Bouleverse complètement le calendrier des jeux + transgresser les règles. Seul témoignage du concours de chant d’Olympie mais archéo : travaux à ce moment. C’est une véritable passion dévorante qui peut nuire à l’Etat. =>vraiment un point négatif. Commentaire 4 : Séquences narratives d’une certaine ampleur. 1. Néron se produit sur scène (paragraphe 23et 24) :
  4. 4. Lié au voyage en achaie. Le seul objectif de ce voyage est de se produire sur scène. « cantanteeo ». Récit assez imprécis. On ne sait pas dans quelle ville. Clausisoppidorum portis = les portes de la ville ou du théâtre ? Dicuntur = qui rapporte ? Quaedam, multi = imprécisions. Néanmoins description de façon saisissante à quel point Néron ne supporte pas qu’on n’assiste pas à la globalité de son spectacle. Choses extrêmes. Paraît assez invraisemblables (accouchements, morts). La scène en devient très frappante. Texte 26. Deuxième séquence narrative = évoque l’attitude de Néron envers ses adversaires, envers les juges et lors du concours. Vix credipoteste = l’attitude est déplacée. Néron est l’empereur et il considère les autres comme ses égaux. Position d’infériorité par rapport aux juges. Attitude dont il a l’habitude. Usage des imparfaits. Avilissement. Respect scrupuleux du concours. Texte 27. Un vulgaire compétiteur. Texte 28. Réaction indigné. Texte 29. Suétone adopte une présentation assez neutre mais l’accumulation est très expressive. Vix credipotest = est-ce parce que c’est scandaleux où pour convaincre le lecteur que cela est vrai. Certains auteurs se montrent plus incisifs. Texte 27. Il n’avait pas réellement peur car il a tous les pouvoirs. Récit assez bienveillant chez Suétone. Derrière le portrait du compétiteur = image d’un homme anxieux et inquiet = image du tyran. Même quand les juges le rassurent, il reste inquiet. Passage assez inquiétant car Néron est inquiet. Image plus sombre se dessine. De plus, une façon de le tourner en ridicule. 2. Les affaires politiques : Très discrètes, il ne s’y intéresse pas vraiment. Mention de l’affranchi Hélios. Texte 30. Hélios a tout le pouvoir. Sans doute une tentative de complot ??? La réponse de Néron = discours indirect, peut-être un vrai passage trouvé dans les archives ? Revenir digne de Néron = digne de son talent artistique alors qu’on voudrait qu’il soit digne d’un empereur. Pratique du pouvoir avec un autre modèle idéologique. Il donne à la Grèce la liberté. Geste inconsidéré qui affaiblissait l’empire. Province sénatoriale, prouve qu’il se fiche du Sénat. Mesure abolie par Vespasien. Il est prêt à brader l’empire. 3. Le triomphe de Néron. Le retour est décrit avec force de détail. Le parcours est organisé, ville natae, demeure un péril. Similitude dans les arrivées. A Rome la cérémonie s’avère scandaleuse. Elle imite le triomphe, normalement décerné par le Sénat en vertu d’une victoire militaire. Ceux qui le précèdent ce sont les couronnes et les pancartes. Suivi des soldats qui chantaient des refrains satiriques à l’adresse de leur chef. Augustianis. Ils ne semblent pas chanter des refrains satiriques mais la gloire de Néron ; teinté d’hellénisme alors que les romains n’aiment pas les grecs. Texte 32. Basse flatterie. Cela choque car les plaisanteries satiriques étaient là pour faire un contrepoint à l’autorité personnelle. Nouveau modèle théocratique. Le parcours est tourné. Normalement il faut arriver au temple de Jupiter. Il va au temple d’Apollon. Ce n’est pas latin. Dieu des artistes. Dieu solaire d’origine grecque. Nouvelle orientation idéologique. Les augustiens sont ses gardes du corps = image du tyran se dessine. Commentaire 5 : On va quitter le domaine des probra : les choses scandaleuses. On rentre dans les scelera : les crimes. Plus exactement : les différents vices du caractère. Au paragraphe 26 de naturaevitia : les défauts de la nature. La libido déjà évoquée. On en arrive à la luxuria : le goût du luxe et de la dépense inconsidérée. Ensuite la vitia et la crudelitas. On va trouver des choses évoquées auparavant : Néron bâtisseur présenté de manière positive > parce que travaux qui visaient à une meilleure sécurité pour la ville de Rome. Ici ce sont des travaux inutiles, jsute pour la gloire personnelle > ruine l’Etat. 1. La domusaurea : emblématique des extravagances C’est sans doute la description la plus précise. Le seul qui parle de la salle à manger ronde qui tourne. Description assez courte : sélection de certains détails /vs/ Pline le Jeune qui raconte tout dans le moindre détail. Là il est synthétique. Il retrace l’historique de ce projet de se faire construire une vaste demeure impériale. Première demeure détruite > le passage, par l’incendie de Rome. Chez Tacite évoquée très rapidement voir poly. Plus précis chez Tacite que chez Suétone pour la localisation. La demeure impériale rejoint les jardins et la demeure des césars : unification des demeures impériales et montre l’empreinte foncière sur Rome. Façon de montrer que pas à pas, projets après projets Néron s’approprie Rome. Sous-entendu : l’incendie a permis de lancer un nouveau projet > soit il a provoqué l’incendie soit en profite. L’étendue de la maison : le colosse de 36 mètres + portiques d’un kilomètre et demi de long. Pour les autres éléments pas de mesure mais par la comparaison : comme la mer. Pluriel > beaucoup de maisons. Commencer la description par le colosse >vestibulum au début de la maison + visible du forum. Montre la démesure et la mégalomanie.
  5. 5. L’étendue des terres : rendue par l’alternance des types de jardins. Passage de l’étendue au luxe car les jardins sont très chers et très appréciés des Romains. Frappent Tacite aussi : texte 34 > blasé par le luxe. Pour Suétone : pas blasé, étale les différents matériaux utilisés. Aurea : soit matériel utilisé soit il veut faire revenir l’âge d’or. Détails plus exceptionnels que Suétone trouve incroyable : les mécanismes ingénieux. Néron était passionné par les mécanismes ingénieux > la révolte gronde et pourtant il va présenter longuement des orgues hydraulique. Les tablettes d’ivoire avec deux mécanismes. On est déçu > moins d’informations sur la salle à manger qui tourne. Maison entièrement dédiée aux loisirs : on évoque les bains et la salle à manger > c’est tout. Ce luxe n’est que pour son intérêt personnel. La description se ferme sur les lieux privés de l’otium> choqué par la remarque de Néron : mépris, tout lui est dû alors qu’on a dit tout le mal qu’on a eu à construire cette maison. 2. Les autres grands projets Deux projets exprimés de manière symétrique. Le canal > par Tacite aussi. La piscine il n’y a que Suétone qui en parle. Gigantisme d’un tel projet : conclusa / contuca> surface énorme à fermer et à couvrir. Idée d’appropriation. Le canal mentionné par Tacite > définition de la largeur et de la longueur. C’est la démesure qu’il condamne /vs/ le côté personnel > ça va aider les autres gens. Tacite condamne encore plus : désireux des choses incroyables. L’ordre des mots : ut… igitur> la raison n’est pas condamnable > rejeté en début de phrase => toute la fin > négative, basculement de l’opinion car c’est démesuré. Travaux pharaoniques > nécessite une main d’œuvre importante > on fait une zone où il y a plein de prisonniers et très dangereux. On concentre près du pouvoir des populations dangereuses. 3. L’espoir nourri par Néron pour un trésor caché Dans le raisonnement logique de Suétone : la ruine de l’empire >Furor = mot très fort, folie dépensière. Il est prêt à puiser dans les caisses de l’Etat. Espoir secret >quadam = montre l’absurdité et l’inadéquation du terme espoir. Lubie : témoignage d’un seul homme qui reste anonyme. Récit très douteux. Tacite est assez cruel > souligne beaucoup la crédulité de Néron. Suétone laisse le lecteur juger et ménage une transition vers autre chose : l’avaritia car l’espoir va être décu. Distorsion chronologique : cet épisode 65/66 la construction de la domusaurea était déjà commencée > y a-t-il un lien entre les deux en vrai ? CCL : personnage fantasque, sans aucun scrupule, prêt à tout pour satisfaire ses propres désirs. Souci de sa gloire personnelle et de son renom. Souci de son bien-être quitte à ruiner Rome et à s’approprier une grande partie de la ville. La naïveté est estompée pour insister sur son incapacité à s’arrêter de dépenser : il lui en faut toujours plus. Persuadé qu’il a une bonne fortune et qu’il a trooop de chance. Commentaire 6 : C’est le dernier aspect des scelera et relève d’un autre défaut de caractère : la crudelitas. Meurtre des proches : Claude, Britannicus, Agrippine… / meurtre ni des parents ni des proches / meurtre du peuple avec l’incendie de Rome. 1. La mort de Claude : On a l’impression que c’est chronologique > il commença. Mais non. C’est le seul à dire que Néron a tué Claude, tous les autres disent que c’est Agrippine. Parti pris audacieux. Chez Tacite : Agrippine est l’instigatrice du crime. C’est ce qui va permettre l’arrivée au pouvoir : il accède au pouvoir par le crime et ensuite il continue. Dans la Vie de Claude : il ne dit pas que c’est Néron > il y va fort et tout de suite il atténue. Au début phrase très ambigu, puis il est dans le complot > puis preuve = histoire de champignon. Donc se rend compte que pas très convaincant : « certe » > en tout cas, déshonore. Ne cesse de reculer sur ses positions. Manquait de respect. Parricidia : exagéré, ce n’était pas son père / Britannicus n’est pas son père > Suétone fait un procès très grave à Néron. L’argument des champignons : très faible d’après les autres historiens : très vite tout le monde a été au courant de l’affaire > donc était-il vraiment dans les secrets ? 36/37. A défaut de persuader, il fait preuve d’un cynisme parfait : plaisanterie très mal venue. « Mets des dieux » : a envoyé Claude rejoindre les Dieux. Tout le manque d’égard : les honneurs sont purement conventionnels > la pietas est totalement niée. Reproche à Claude sa stupidité : tout le monde le faisait. En revanche quand il parle de la violence : moins pour Claude que pour lui. Relevait de la propagande du début de l’accession au pouvoir : présentation comme un bon empereur et un homme clément. Plaisanterie sur le double sens de morari : rattache ce verbe qui veut dire séjourner > fou, insensé en grec. Plaisanterie de bilingues. D’autant plus facile car deux fois il a été qualifié de moros. Sur cet épisode-là on voit bien que Suétone est tout sauf un rapporteur d’anecdotes. Il juge et prend parti.
  6. 6. 2. L’assassinat de Britannicus : Février 65. Il n’y aucun pathétique /vs/ texte de Tacite. L’épisode du chant qui attendrit tout le monde : il allait avoir quatorze ans > très jeune. Chez Tacite on a un tableau : réactions des convives / de Néron. Chez Suétone comme bio : tout le portrait est centré sur Néron. On ne parle jamais du personnage de Britannicus : effondré dès qu’il goûte > c’est tout ce qu’on a. Commence par l’énoncé des motifs : la jalousie pour la voix ; la crainte qu’il accède au pouvoir > le deuxième fondé : menace pour l’avenir. Néron était plus vieux que Britannicus : 17/13 ans à la mort de Claude. A première vue deuxième motif raisonnable. Premier : ridicule, fantaisiste. Pourquoi le mettre en premier : donner du crédit au premier par le deuxième venant ensuite > la raison politique pouvait sembler acceptable à certains romains /vs/ la voix si on considère que c’est une vraie raison > parfaite illustration de la cruauté de Néron. Cette position seconde de l’argument politique renforce le premier. Peut-être des précédents : chez Tacite > refus de rendre les vers publiques. Référence à l’épisode du chant de Tacite. Le poison : première tentative ratée, l’impatience de Néron à voir ce poison agir > ironie. Cobaye > jeunesse comme Britannicus > seul pathétique + insistance sur la cruauté. Il accomplit trois fois la mort > démultipliée. Les fortes pluies : autres interprétations dans d’autres textes. Ici : on se débarrasse le plus vite possible. Tacite : marque de la colère des Dieu. Suétone insiste juste sur le souhait de se débarrasser de lui >préparatifs minutieux. Locuste : scène essentielle. Instrument du pouvoir + menace qui peut se prolonger à cause des disciples. CCL : le récit souvent sec, factuel, décevant relève du parti pris de s’en tenir au cadre d’une bio. Ne nuit pas à la densité du propos. La description minutieuse des préparatifs : Néron cruel et homme de l’ombre + veut être là pour la mort + n’hésite pas à dissimuler. Rapidité, sécheresse de l’ordre. Aussitôt après > perte d’intérêt. Contraste effrayant chez lui : fureur /vs/ calme après la mort, sang-froid terrible. Incapable de maîtriser ses désirs mais d’un cynisme terrible. Côté puéril dans l’impatience + dans les motifs. Commentaire 7 : Lutte à mort pour la survie : Néron a vraiment peur. C’est le crime par excellence : faute éternelle > Matricide. Quatre ans après la morte de Britannicus. Fin du quinquennium = les cinq ans de règne heureux de Néron. Le récit est suivi et assez long par rapport aux autres > s’attarde dessus. 1. Une progression inéluctable vers la mort de l’un des deux : Dès le début on montre que le thème va être la mère > premier mot. Une mère très envahissante qui déborde sur la vie de Néron. A défaut de disparaître de l’univers de Néron elle disparait du texte > phrases totalement elliptique. On voit que la violence va croissant avec des marqueurs temporels. Et les coordinations renforcées = elle n’a aucun répit. Elle est harcelée tout le temps et partout. Malgré ce déchaînement c’est un échec : c’est lui qui a peur /vs/ elle menacée. On voit s’amorcer la logique du coup contre coup > elle lui pèse et donc lui renvoie du poids > phrase 1. C’est lui qui la harcèle de coup et il a peur de ses menaces => sans arrêt c’est une lutte. Cette idée de poids se retrouve chez Tacite aussi. 2. Des tentatives multiples et de plus en plus sophistiquées : Malgré la première phrase qui montre la croissance, est effrayé. D’où la volonté de la tuer > « verum » = très fort. Six tentatives : trois de poisons, plus les trois autres. Finalement la solution est plus simple. Elle a toujours un coup d’avance : logique du coup pour coup. Texte 41 : on voit la réflexion préalable > ce n’est pas facile de s’en débarrasser. La quatrième tentative est itée uniquement par Néron : le plafond. Parfois plafond écroulé sur le bateau mais pas chez elle. C’est un échec total. Cinquième tentative : le bateau truqué > l’hypothèse racontée le plus longuement. Pour Suétone il met tout en place, il est l’instigateur. Texte 42 : pour Tacite c’est un mauvais génie > l’affranchi > qui donne toute l’idée. Version de Dion Cassius : 43 = au départ spectacle théâtral qui aurait donné l’idée. On a donc un doute on ne sait pas trop comme devait fonctionner la bateau > pas de certitude. La construction de la phrase est totalement centrée sur Néron : duplicité du personnage par les embrassades + les préparatifs. C’est un dissimulateur « simulata » « ita ». Tout est faux, aucun sentiment pour elle, c’est juste un guet-apens. Tous les détails rejetés à la fin sont encore plus cruels, manifeste son cynisme, sa gaieté car il va la tuer. Baiser sur les seins : soupçon d’inceste. Joie indigne + inceste > absolument connard. Texte 44 : Tacite présente les choses différemment. Contraste avec la joie > il a peur et c’est encore un échec = première réaction il est dans un total désarroi. Ensuite se jette sur la première solution présente. Il agit sur le coup. Retour de coup : « cum gaudio » /vs/ « hilare ». Effet de contraste > elle va mourir parce qu’on annonce
  7. 7. qu’elle est saine et sauve. Nouvelle ellipse > pas de récit de la mort d’Agrippine. Par contre deux phrases prolongent le récit : l’attitude indigne de Néron qui profane le cadavre, victoire totale, inceste + les remords. Les sources > obligé parce que trop horrible ? Charge encore plus parce que cautionné ? Il est hanté au sens propre par sa mère défunte > proche de l’esthétique des pièces de théâtre élisabéthaines. Remords /vs/ elle est impopulaire. Face à face entre fils et mère, plus de politique. Combat de deux créatures monstrueuses : sombres tonalités. Deux sentiments importants = la peur ; l’indécision. La mort d’Agrippine préfigure la sienne. Commentaire 8 : On arrive à la fin de la partie thématique avec les qualités et les défauts. On retourne ensuite dans la chronologie pour revenir sur la mort de Néron. Dernier des scelera après les meurtres de sa famille. Cette fois-ci il s’en prend au peuple et à la patrie tout entière : le plus grave. C’est presque un parricide après le matricide. Progression qui n’est pas chronologique > le dernier des crimes parce que c’est le plus grave. Le mot patria = postposé /vs/ normalement antéposé et donc mot très fort pour rappeler l’idée de Père. Dans la hiérarchie des devoirs des romains le plus important c’est la patrie. 1. Néron incendiaire : Il est diabolique : prend parti contre Néron. Sans aucune précaution annoncé direct > + c’est lui qui orchestre tout. Pour un motif très futile : un vers grec qui vient d’une tragédie. Tentation du chaos. Il le dit et il le fait > donc direct et effarent. La cause de vouloir reconstruire Rome est récusée par Suétone avec le « quasi » qui présent comme un prétexte > donc finalement même ça ça serait mieux alors que c’est déjà glauque. Véritable problème d’urbanisme = texte 49 de Tacite > fait de la volonté d’arranger Rome un mauvais prétexte. Les preuves sont très vagues : des conseillaires « plusieurs » qui découvrent des incendiaires chez eux + destruction de grenier en pierre =>peut être juste volonté d’arrêter le feu. Suétone semble considérer qu’avec ces deux faits, les preuves sont suffisantes > un peu vite fait. Il enchaîne directement avec le déroulement de l’incendie. 2. Les conséquences terribles : Récit étonnant car uniquement centré sur Néron. Texte 50 /51 : on voit les grandes catastrophes. Fragilise les témoignages de Suétone : les deux récits sont plus réalistes et montre l’incertitude des preuves que Néron soit commanditaire de l’incendie. Chez Suétone : la durée pour montrer que c’est une catastrophe ; mais on ne dit pas qu’il y a une reprise du feu pendant trois jours ensuite. Les monuments publiques et les tombeaux > très brièvement traité, pour annoncer la mort des peuples. Le problème de la population est très rapidement évacué pour se concentrer sur la ruine de Rome. Un soupçon d’avoir voulu faire table rase du passé pour créer une nouvelle capitale. Parle plus des bâtiments que des gens. On décrit tout le passé de Rome qui s’effondre et encore une fois c’est très vague et pas précis. Texte 52 : Néron accueille le peuple, donc il essaye vraiment d’aider > prend des mesures. Tacite dit juste que ça ne fonctionne pas. On apprend que c’est au deuxième départ du feu qu’on soupçonne Néron d’avoir voulu tout brûlé. Suétone concentre tout sur le premier incendie et une seule rumeur, laissant implicite l’idée de la Néropolis. L’attitude de Néron n’est qu’une rumeur mais ici tout à fait saisissante. Juste après ce descriptif de Rome où tout est détruit > l’homme qui regarde et qui chante en étant heureux. Contraste, attitude déviante, soucis esthétique monstrueux. Banalité déconcertante des mots rapportés > prouve juste la cruauté, montre qu’il trouve ça beau. Goût extrême de Néron pour l’hellénisme > dangereux. Ennemi de Rome > goût dangereux. Fin du texte 52 : travail de construction très raisonnable > normes pour éviter une autre catastrophe. Donc c’est plutôt positif. Néron fait évacuer plein de choses : mais pour Suétone tout est une question d’enrichissement => les motifs sont tous négatifs. Il a à un autre moment évoqué les reconstructions positives après l’incendie mais ici il n’en parle plus du tout. Ensuite on enchaîne entre le chant et l’enrichissement : accumulation. On a le portrait d’un fou qui néglige Rome, son peuple, qui prend un plaisir totalement malsain et qui n’oublie jamais ses intérêts.
  8. 8. Commentaire 9 : La fin du règne est très longue. 14 ans > 54 => 68. Dès le début du texte la tonalité n’est pas très favorable : talemprincipem = au début rejet, donc défavorable vu ce qui vient de précéder, les scelera. Connotation défavorable confirmer par tandem = enfin. 1. Les prédictions : Décrochage temporel > « olim » => il interrompt son récit pour mentionner les prédictions faites à Néron. Bien entendu l’idée c’est que Néron est totalement aveuglé et se trompe complètement. Plusieurs = des astrologues / oracle de Delphes / certains. On ne sait pas trop > contradictoires, perdre le pouvoir puis le retrouve en Orient ou partout. Au milieu il coupe cette séquence pour insérer la parole de Néron qu’il interprète comme sa volonté d’être un artiste > finalement le pouvoir ne l’intéresse que moyennement. Texte55 : Cette tentation d’une vie complètement dédiée à l’art on la trouve aussi chez Don Cassius mais un peu plus tard. Il choisit toujours celle qui est la plus favorable. Mais ça l’inquiète quand même > va chercher la prédiction de l’oracle de Delphes pour se rassurer. Au début à sa naissance : « futurainfelicitatis » => il est le seul à croire que sa vie est sous le signe de la perpetuamfelicitatem. L’aveuglement part de ce malentendu sur sa fortune. Suétone fait un enchaînement cruel : avec la « quasi » > montre son erreur totale. Il pense qu’il a un destin heureux > non dubitaverit / tantafiducia => excès de confiance. L’anneau qui revient : la fortune refuse son cadeau > mauvaise interprétation. Insiste lourdement sur le fait que Néron ne fait rien. Il est à Naples > il est loin, se désintéresse de Rome. Tout alourdit le trait : le jour anniversaire de la mort de sa mère. Accusation exagéré qu’il ne prend pas à son compte =>quand il parle de la réjouissance de Néron. Le temps s’accélère /vs/ lui continue son petit train-train quotidien. Excanduit = très fort, se mettre très en colère, hors de lui > expression forte réduite par hactenus + action ridicule qui se limite à des menaces verbales. Il semble surjouer la colère mais en fait il ne fait rien. « Per octo continuos dies » > per = renforcé par continuos montre que c’est une durée ininterrompue. Tandem : enfin il fait quelque chose /vs/ Vindex se déchaîne. Finit enfin par réagir en demandant une vengeance => détail invalidé par le prétexte ridicule. Discours indirect donc extrait de la lettre où il parle vraiment de la gorge >cf = artiste lyrique. Texte 54. Ce qui touche vraiment Néron c’est le fait d’être mauvais citharède. C’est sa principale préoccupation. Il le répète à plusieurs reprise qu’il est le meilleur > ça se fait pas ! Ce n’est pas la question de l’Empire qui lui pose problème. Texte 53 = les discours de Vindex > la façon dont il monte les Gaulois contre Néron. Commentaire 10 : Prédictions très claires de la fin du règne + impopularité de Néron qui est nouvelle. Chaque paragraphe = un par un. 1. L’impopularité de Néron : Invidia = invideo> idée d’envie et de jalousie, regarder trop les richesses du voisin > terme surprenant. Malveillance du peuple qui considère qu’il n’a plus de légitimité à le gouverner >le peuple à Rome est fondamental, l’autorité romaine repose dessus. Si on en croit Suétone : impopularité déclenchée par la coïncidence entre une famine et l’arrivée d’un bateau apportant du sable et pas de la nourriture. Nuntiaretur et aduxisse : pas continue > met en valeur la destination et le contenu du bateau. Coïncidence pas voulue : et forte => montre l’inconscience de Néron. Elle ne suscite pas la haine mais l’accentuer. Là à priori Néron a toujours bénéficié du soutien du peuple en vérité /vs/ Sénat à qu’il s’oppose. Donc après sa mort toujours populaire on le verra. Donc la crise de confiance est limitée dans le temps. Suétone présente les faits comme une haine durable > même le peuple se détourne de lui. Accumule les procédés qui montre l’impopularité > énumère les faits. Impression que les anecdotes se situent en même temps, sont chronologiques mais en fait c’est faux > ambigüité. Les différents griefs : la mèche de cheveux > les statues d’Apollon citharède => critique de son goût excessif pour la culture grecque et pour l’art, de sa posture d’esthète loin de la vraie vie. Inscription en grec pour stigmatiser ce goût pour le grec. Mais Agona = vrai combat politique /vs/ lutte artistique. Inapte au combat politique. Deuxième anecdote : l’outre de cuir. Allusion au meurtre de sa mère > outre = rappel le sac du parricide + le sac du mendiant > le particulier qui a fait ça n’est pas en mesure de condamner le parricide mais pose le sac sur la statue pour l’inciter à partir en exil mendier ailleurs. Deux principaux griefs : parricides et trop musicien. Les deux autres liés à l’actualité : Gallos (les coqs et les gaulois, jeu de mot) + Vindex (celui qui
  9. 9. pourrait arbitrer les querelles). Pas digne d’exercer cette fonction. Plerique => ça se répand, plusieurs hommes donc pas uneuuu seule personne et une action isolée. 2. Les présages : Terrebatur qui donne la tonalité > Néron est un homme qui a peur et surtout à la fin de sa vie. Trois sources des présages : les auspices, présages de oiseaux ; les présages de l’ouïe ; les présages des rêves. Les rêves sont bien séparés mais ensuite alternent les deux autres types. Les présages annoncent l’avenir mais ne le déterminent pas et donc Néron aurait dû réagir. Catalogue thématique > perte de la trame chronologique > présenté comme tel. Cum… tum : assume le mélange. Jusqu’à présent pas de rêve : commence avec les meurtres de sa mère > échos à hanté par les furies et le fantôme de sa mère. Navire = image courante > on lui enlève donc le pouvoir. Se superpose à cette comparaison tradi le navire pour tuer sa mère > d’où le meurtre d’Octavie qui arrive après. Première épouse, fille de Claude, épousée pour légitimité. En 53 > répudiée en 58 puis mise à mort > populaire et donc choc. Les fourmis ailées = signe qu’il est abandonné par le peuple. Les statues des nations 14 qui représentaient les nations soumises par Pompée > signe de la défection à venir de l’Empire. Les autres présages : Mausolée > tombeau d’Auguste ; voix = fin d’une dynastie + mort proche. Statue de lard > public qu’on honorait => les dieux n’approuvent plus son règne. Proserpine : présage de mort et brutale. Le discours au Sénat > juste avant il a refusé de venir par son mal de gorge => là ce n’est pas très clair > est-ce qu’il lisait ou non ? interpellation. Exclamation à double sens : soit tu puniras / soit tu connaîtras une fin digne de toi. C’est lui-même qui présage de sa fin dans un vers qu’il dit > grief = ses crimes + se produire sur scène au lieu de s’occuper de l’Etat. Progression dans les présages énoncés. 3. Les réactions de Néron : On reprend la chronologie. La révolte = colère mais pas de véritable action. Là Galba plus grave pour lui > il s’était évanoui. Cette fois-ci devient grave car toutes les armées > réaction émotive violente qui ne l’amène à rien. Exprimée par trois vers > à quoi l’avance cela ? La longue relative montre qu’il s’intéresse trop à la Grèce. Puéril. « Ac » > il s’en va mais il ne fait rien d’autre. Prend ses précautions > prend ses poisons. On mentionne encore Locuste pour rappeler ses crimes. Cette fin est donc un juste châtiment. Les appuis se font rares > que quelques affranchis qui sont sûrs. Essaye de sonder les prétoriens (garde personnelle) > les préfets ont déjà fait défection, il sonde que les plus bas. Ils hésitent à lui dire non mais surtout refusent. Le dernier : prémonitoire + vers de Virgile > façon de dire que lui il est romain. Annonce aussi la difficulté de la mort. A priori il doit fuir seul > il cherche à faire autre chose. Montre son indécision « varie » > alors qu’il n’a pas le temps. Incapable de prendre une décision + inconscient de l’urgence. Tous les projets sont des rôles, sont totalement théâtraux. La seul chose moins théâtrale > c’est d’obtenir l’Egypte. La suite est brutale. Commentaire 111 : L’esthète et son destin ; Néron mort un personnage ambigu 1. La peur, l’homme acculé : Plus que trios affranchis avec lui Phaon, Epaphrodite et Sporus. Il est dans la maison d’un de ses affranchis, retiré. Il sait qu’il ne peut plus s’en sortir : ses amis l’invitent à se soustraire au sort qui l’attend. Sa vie ne peut plus être que honteuse car ne peut plus rien attendre. Mais se dérobe à la mort = très choquant pour les Romains eux se suicident beaucoup. Quand on est acculé par le destin, quand on ne peut plus s’en sortir = on se tue. C’est une façon raisonnable d’agir. Sénèque s’ouvre les veines ; un homme doit se poignarder et sa femme le fait devant lui > pour une affaire politique. Néron qui tarde : choquant par rapport aux valeurs romaines. Trois avertissement : ses amis ; la lettre ; l’approche des cavaliers. Il attend la troisième et il n’y arrive pas tout seul > il faut qu’on l’aide. Et pourtant c’est un homme en proie à la peur > c’est elle qui le décide à envisager une première fois la mort quand il pense à la punition du Sénat. Peur de la douleur physique /vs/ peur de la mort > mais n’y arrive quand même pas > description concrète des deux poignards => presque des accessoires de théâtre. Mais précaution. Il apparait comme un lâche et lui-même en a conscience et dénonce sa lâcheté. Pourtant il essaye de donner le change en multipliant les ordres => ça va decrescendo > ordonne, exhorter, supplie. A sa décharge : il est très jeune. Mais Suétone ne cesse d’insister sur son hésitation /vs/ quamprimum dès le début du texte > inter moras. Tous les préparatifs sont des excuses, gagne du temps. Modo / modo / interdum + imparfait. Dernier rebondissement : semianimis en début de phrase > encore vivant et continue à parler. 2. L’esthète et le destin : Importance des discours rapportés, direct ou indirect. Deux récits : celui de Suétone et celui de Néron qui envisage sa mort. Dédoublement : il est spectateur de sa mort et dès la première phrase => se dédouble, il meurt
  10. 10. et est un artiste. Il prononce sa propre épitaphe + pleure devant les préparatifs de son tombeau. Il fait son propre éloge car celle des autres est improbable. Double thématique : l’esthète et la félicitas > toujours persuadé d’avoir une grande chance. « Fatalemhoram » > il avait dû attendre comme ça pour le pouvoir aussi > là il pense aussi que ce n’est pas arrivé. Conscience qu’il n’est pas à la hauteur de son personnage : avec les citations grecques, réveille-toi, reprends ta dignité. Dernière dignité à sa mort > vraiment sordide. Haec est fides = redonner un peu d’élan. Face au centurion > essaye de donner une belle forme à sa mort => inquiétude de son tombeau + son corps. Choix du meilleur accessoire > mise en scène de sa propre vie. « Deformiter » > contre la beauté, sa vie devient informe c’est mauvais > manque de beauté. On voit sa culture grecque très belle > contexte différent pour les cavaliers > espère voir revenir Ulysse => ironie car les chevaux devaient être Thraces et ce sont les seules qui auraient pu l’aider. 3. Ambiguité du personnage : Il se fige dans une rigidité objet d’horreur et d’effroi. Mais après : dernière partie => montre la complexité du personnage. Après élément objectif, élément de vengeance du destin par rapport au jour, élément positif. Deux fois de dire c’est le jour où => vrai travail de composition. Vu le portrait on comprend que la foule est contente, célèbre la liberté retrouvée. Mais même Suétone pas favorable > honnêteté de montrer que les choses sont compliquée => la popularité qu’il pouvait avoir. Texte 56 : on voit qu’il est pas si affreux que ça ; TEXTE 57 : Tacite = hautes classes sociales très contentes, tous les indignes sont dégoûtés ; Le texte de Suétone va encore plus loin qui fait croie que Néron va revenir. Rebondissement supplémentaire : les Parthes qui ne l’honoreront pas. Etape ultime : la venue d’un faux Néron >Suétone intervient directement dans son récit => témoin des faits. En fait il y a eu trois faux Néron. Même Suétone fait cette fi qui montre la fascination sur les Parthes. Tacite ne raconte pas la mort de Néron > seul récit et tous les critiques s’accordent à reconnaitre la grande qualité de ce texte.

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