Le communisme en embuscade. french. français

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Le communisme en embuscade. french. français

  1. 1. A L'ATTENTION DU LECTEUR La raison pour laquelle un chapitre supplémentaire est dédié à l'effondrement de la théorie de l'évolution est qu'elle constitue la base même de toutes les philosophies anti-spirituelles. Comme le darwinisme rejette l'idée de la créa- tion, et de ce fait l'existence de Dieu, il a été à l'origine, ces 150 dernières an- nées, de l'abandon de la religion par beaucoup de gens ou d'en avoir entraîné beaucoup d'autres à en douter. De ce fait, il est un devoir très important, in- timement lié à la religion, de montrer que cette théorie est un échec. Il est im- pératif que ce service important soit rendu à tout le monde. Certains de nos lecteurs n'auront peut-être l'occasion de ne lire qu'un seul de nos livres. Dans ce sens, nous estimons qu'il est important de consacrer un chapitre qui résume le sujet. Dans tous les livres de l'auteur, les questions liées à la foi sont expliquées à la lumière des versets coraniques et les gens sont invités à connaître la parole de Dieu et à vivre selon ses préceptes. Tous les sujets qui concernent les versets de Dieu sont expliqués de telle façon à ne laisser planer ni doute, ni question- nement dans l'esprit du lecteur. Par ailleurs, le style sincère, simple et fluide employé permet à chacun, quel que soit l'âge ou l'appartenance sociale, d'en comprendre facilement la lecture. Ces écrits efficaces et lucides permettent également leur lecture d'une seule traite. Même ceux qui rejettent vigoureuse- ment la spiritualité resteront sensibles aux faits rapportés dans ces livres et ne peuvent réfuter la véracité de leur contenu. Ce livre et tous les autres travaux de l'auteur peuvent être lus individuellement ou être abordés lors de conversations en groupes. Les lecteurs qui désirent tirer le plus grand profit des livres trouveront le débat très utile dans le sens où ils seront en mesure de comparer leurs propres réflexions et expériences à celles des autres. Par ailleurs, ce sera un grand service rendu à la religion que de contribuer à faire connaître et faire lire ces livres, qui ne sont écrits que dans le seul but de plaire à Dieu. Tous les livres de l'auteur sont extrêmement convaincants. De ce fait, pour ceux qui souhaitent faire connaître la religion à d'autres person- nes, une des méthodes les plus efficaces est de les encourager à les lire. Dans ces livres, vous ne trouverez pas, comme dans d'autres livres, les idées personnelles de l'auteur ou des explications fondées sur des sources dou- teuses. Vous ne trouverez pas non plus des attitudes qui sont irrespectueuses ou irrévérencieuses du fait des sujets sacrés qui sont abordés. Enfin, vous n'au- rez pas à trouver également de comptes-rendus désespérés, pessimistes ou sus- citant le doute qui peut affecter et troubler le cœur.
  2. 2. LE COMMUNISME EN EMBUSCADE Comment le fléau du 20ème siècle se prépare à une nouvelle sauvagerie ADNAN OKTAR (HARUN YAHYA)
  3. 3. A PROPOS DE L’AUTEUR ET DE SES ŒUVRES Adnan Oktar, qui écrit sous le pseudonyme HARUN YAHYA, est né à Ankara en 1956. Il a ef- fectué des études de beaux-arts à l'Université Mimar Sinan d'Istanbul, et a étudié la philosophie à l'Université d'Istanbul. Depuis les années 80, il a publié de nombreux ouvrages sur des sujets poli- tiques, scientifiques et liés à la foi. Harun Yahya est devenu célèbre pour avoir remis en cause la théorie de l'évolution et dénoncé l'imposture des évolutionnistes. Il a également mis en évidence les liens occultes qui existent entre le darwinisme et les idéologies sanglantes du 20ème siècle. Les ouvrages d’Harun Yahya, qui ont été traduits en 73 langues, constituent une collection de plus de 55.000 pages et 40.000 illustrations. Son pseudonyme est constitué des noms "Harun" (Aaron) et "Yahya" (Jean), en mémoire de ces deux prophètes estimés qui ont tous deux lutté contre le manque de foi de leurs peuples. Le sceau du Prophète (paix et bénédiction sur lui) qui figure sur la couverture des livres de l'auteur, revêt un caractère symbolique lié à leur contenu. Ce sceau signifie que le Coran est le dernier Livre de Dieu , Son ultime parole, et que notre Prophète (paix et bénédiction sur lui)) est le dernier maillon de la chaîne prophétique. En se référant au Coran et à la Sounna, l'auteur s'est fixé comme objectif d'anéantir les arguments des tenants des idéologies athées, pour réduire au silence les ob- jections soulevées contre la religion. Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) a atteint les plus hauts niveaux de la sagesse et de la perfection morale, c'est pourquoi son sceau est utilisé avec l'intention de rapporter le dernier mot. Tous les travaux de l'auteur sont centrés sur un seul objectif : communiquer aux autres le mes- sage du Coran, en les incitant à réfléchir à des questions liées à la foi, telles que l'existence de Dieu, Son unicité, l'au-delà, et en exposant les fondations faibles et les idéologies perverses des sys- tèmes athées. L'œuvre de Harun Yahya est connue à travers de nombreux pays, de l'Inde aux États-Unis, de la Grande-Bretagne à l'Indonésie, de la Pologne à la Bosnie, de l'Espagne au Brésil. Certains de ses livres sont disponibles dans les langues suivantes : l'anglais, le français, l'alle- mand, l'espagnol, l'italien, le portugais, l'urdu, l'arabe, l'albanais, le chinois, le swahili, le hausa, le divehi (parlé aux Maldives), le russe, le serbo-croate (bosniaque), le polonais, le malais, l'ouïgour, l'indonésien, le bengali, le danois et le suédois et de nombreux lecteurs du monde entier les ap- précient. Ces ouvrages ont permis à de nombreuses personnes d'attester de leur croyance en Dieu, et à d'autres d'approfondir leur foi. La sagesse et le style sincère et fluide de ces livres confèrent à ces derniers une touche distinctive qui ne peut manquer de frapper ceux qui les lisent ou qui sont amenés à les consulter. Ceux qui réfléchissent sérieusement sur ces livres ne peuvent plus soutenir l'athéisme ou toute autre idéologie et philosophie matérialiste, étant donné que ces ou- vrages sont caractérisés par une efficacité rapide, des résultats définis et l'irréfutabilité. Même s'il y a toujours des personnes qui le font, ce sera seulement une insistance sentimentale puisque ces livres réfutent telles idéologies depuis leurs fondations. Tous les mouvements de négation con-
  4. 4. temporains sont maintenant vaincus de point de vue idéologique, grâce aux livres écrits par Harun Yahya. L'auteur ne tire pas de fierté personnelle de son travail ; il espère seulement être un support pour ceux qui cherchent à cheminer vers Dieu. Aucun bénéfice matériel n'est recherché dans la publication de ces livres. Ceux qui encouragent les autres à lire ces livres, à ouvrir les yeux du cœur et à devenir de meilleurs serviteurs de Dieu rendent un service inestimable. Par contre, encourager des livres qui créent la confusion dans l'esprit des gens, qui mènent au chaos idéologique et qui, manifestement, ne servent pas à ôter des cœurs le doute, s'avère être une grande perte de temps et d'énergie. Il est impossible, pour les nombreux ouvrages écrits dans le seul but de mettre en valeur la puissance littéraire de leurs auteurs, plutôt que de servir le noble objectif d'éloigner les gens de l'égarement, d'avoir un impact si important. Ceux qui douteraient de ceci se rendront vite compte que Harun Yahya ne cherche à travers ses livres qu'à vaincre l'incrédulité et à diffuser les valeurs morales du Coran. Le succès et l'impact de cet engagement sont évidents dans la conviction des lecteurs. Il convient de garder à l'esprit un point essentiel : la raison des cruautés incessantes, des conflits et des souffrances dont la majorité des gens sont les perpétuelles victimes, est la prédo- minance de l'incroyance sur cette terre. On ne pourra mettre fin à cette triste réalité qu'en bâtis- sant la défaite de l'incrédulité et en sensibilisant le plus grand nombre aux merveilles de la création ainsi qu'à la morale co- ranique, pour que chacun puisse vivre en accord avec elle. En observant l'état actuel du monde qui ne cesse d'aspirer les gens dans la spirale de la violence, de la corruption et des conflits, il apparaît vital que ce service rendu à l'humanité le soit encore plus rapidement et efficacement. Sinon, il se pourrait bien que les dégâts causés soient irréversibles. Les livres d'Harun Yahya, qui assument le rôle principal dans cet effort, constitueront par la volonté de Dieu un moyen par lequel les gens at- teindront au 21ème siècle la paix, la justice et le bonheur promis dans le Coran.
  5. 5. w w w . h a r u n y a h y a . f r - f r . h a r u n y a h y a . t v
  6. 6. T A B L E D E S M A T I E R E S INTRODUCTION ......................................................................8 CHAPITRE I COMMENT LE COMMUNISME A COMMENCÉ ........................11 CHAPITRE II L'HISTOIRE DE LA SAUVAGERIE BOLCHEVIQUE.....................25 CHAPITRE III LE MONDE TERNE DU COMMUNISME....................................87 CHAPITRE IV LA TERREUR ROUGE EN ASIE...................................................111 CHAPITRE V L'HOSTILITÉ DU COMMUNISME À LA RELIGION....................153 CHAPITRE VI LE COMMUNISME RÔDE DANS LA DISSIMULATION .............173 ANNEXE I LA RÉALITÉ IMPORTANTE QUI INFIRME LE MATÉRIALISME......................................................................187 ANNEXE II LA TROMPERIE DE L'ÉVOLUTION............................................200
  7. 7. Le communisme a marqué son emprunte à la fin du 20ème siè- cle – une marque d'agressivité et de cruauté, de sang et de larmes. Les historiens ont estimé que l'idéologie a causé la mort de 120 millions de personnes depuis la Révolution Russe de 1917. Ces pertes ne comprennent pas seulement les soldats tués sur les champs de bataille, mais surtout les citoyens assassinés par leurs pro- pres gouvernements. Le monde entier a vu le massacre impitoyable mené par les dirigeants communistes. Cent millions d'hommes et de femmes, des personnes âgées aux jeunes et aux nourrissons, ont perdu leur vie à cause de cette idéologie froide, dure et sauvage. Les régimes communistes ont privé des dizaines de millions de personnes de leurs droits et de leurs libertés les plus fondamentaux en expulsant les per- sonnes de leurs demeures et en les soumettant systématiquement à des famines, à l'esclavage dans les camps de travail et à l'emprisonnement. Des millions de personnes ont été la cible de la guérilla communiste et des organisations terroristes et d'autres encore ont vécu dans la peur de devenir les cibles de leurs balles. Quelles sont les racines de cette idéologie? Où est né le commu- nisme? Comment se fait-il qu'une telle vision du monde cruelle et san- guinaire trouve des adhérents et sympathisants à travers le monde? Comment est-il arrivé au pouvoir et s'est-il épanoui, traînant dans son sillage des millions de personnes? Comment a-t-il pris fin avec l'effon- drement de l'Union soviétique? A-t-il vraiment pris fin ou menace-t-il toujours chaque pays sur terre? Ce livre répond à ces questions et attire notre attention sur une des plus importantes questions: cette menace sérieuse existe-t-elle toujours 8 INTRODUCTION
  8. 8. dans le monde? Malheureusement, oui. Le communisme est en embus- cade! Ce puits d'effusion de sang qui a coûté la vie de 120 millions de per- sonnes existe toujours. Le communisme a couvert le dessus du puits pour dissimuler ses activités insidieuses et camouflées dans ses envi- rons, le plaçant comme un piège pour les imprudents. Son apparence ex- térieure peut avoir changé, les noms de ses adhérents peuvent être différents mais il attend toujours l'occasion de semer une fois de plus la douleur sur l'humanité, comme il l'a fait dans le passé. Le but extrême- ment important de ce livre est de déchirer le masque de cette menace in- sidieuse et croissante et de révéler le vrai visage de l'idéologie communiste qui a causé tant de douleur et d'ennuis. 9
  9. 9. CHAPITRE I Charles Darwin Leon Trotsky Friedrich Engels Karl Marx
  10. 10. Afin de comprendre la naissance du communisme, nous de- vons examiner la culture européenne pendant les 18ème et 19ème siècles. À partir du 2ème siècle après J.-C. sous l'em- pereur Constantin, l'Europe a progressivement accepté le Christiannisme. La culture chrétienne a dominé jusqu'au siècle des Lumières du 18ème siècle quand un certain nombre d'artistes et de penseurs ont commencé à embrasser l'influence de la culture païenne grecque et romaine et par conséquent, à rejeter les préceptes de la reli- gion. Le résultat politique le plus important des Lumières a été la Révolution française, qui n'était pas seulement un soulèvement contre l'Ancien Régime, mais en même temps une révolte contre la religion. Le fondement de la Révolution française a été établi par l'influence des penseurs anti-religieux comme Voltaire, Diderot et Montesquieu. Dès 1789, le paganisme des Lumières et les tendances anti-religieuses sont devenus évidents. Après une intense campagne de propagande, les Jacobins vinrent mener la révolution, établirent un mouvement contre le Catholicisme orthodoxe et réussirent même à créer une nouvelle reli- gion. Le culte révolutionnaire, manifesté d'abord lors de la Fête na- tionale de la Fédération le 14 juillet 1790, se propagea rapidement. Robespierre, l'un des dirigeants de la révolution sanglante, a expliqué ses règles et ses principes dans un rapport qu'il a nommé "Le Culte de l'Être Suprême". La célèbre cathédrale de Notre Dame de Paris a été changée en ce qu'il a appelé le "temple de la Raison". Des statues de saints chrétiens ont été retirées des murs de la cathédrale et remplacée par la statue d'une femme allégorique appelée la "déesse de la Raison". Au cours de la Révolution française, de nombreux prêtres et religieuses ont été tués, des églises et des monastères ont été pillés et détruits. En même temps, la philosophie du matérialisme s'est ravivée et a COMMENT LE COMMUNISME A COMMENCÉ
  11. 11. Les racines du communisme remontent à la révolution française, lorsque l'hostilité contre la religion a été incarnée par la "déesse de la raison". Elle est apparue plus tard sur les af- fiches communistes, comme celle sur la gauche. commencé à se répandre dans toute l'Europe. Certains anciens philosophes grecs avaient d'abord proposé cette philosophie qui estime que seule la matière existe, que les êtres vivants – la conscience humaine elle-même – ne sont qu'une "matière en mouvement". Au 18ème siècle, deux grands noms de la Révolution française, Denis Diderot et son ami proche, le baron d'Holbach, ont adopté cette philosophie et l'ont imposé au peuple. Dans son livre intitulé Système de la Nature et publié en 1770, le baron d'Holbach a employé quelques hypothèses soi-disant "scien- tifiques" pour proposer que seule la matière et l'énergie existaient. Fanatique athée, d'Holbach était opposé à la notion de moralité et pré- conisait que les êtres humains devraient prendre tout le plaisir qu'ils peuvent et faire tout ce qu'ils peuvent pour l'obtenir. Au 18ème siècle, quelques penseurs ont adopté le matérialisme, mais il s'est beaucoup plus répandu au 19ème siècle, dépassant les frontières de la France pour prendre racine dans d'autres pays européens. Au début du 20ème siècle, deux importants penseurs matérialistes ont fait leur apparition en Allemagne: Ludwig Büchner et Karl Vogt. Vogt a es- sayé d'expliquer la rationalité humaine avec une comparaison: "le cerveau sécrète la pensée comme le foie sécrète la bile". Même les matéri- alistes de son époque n'ont pas accepté cette analogie absurde. Malgré la profération de telles propositions stupides, le matérialisme a été adopté par les forces anti-religieuses, qui ont commencé à l'imposer aux sociétés européennes. La propagande a été insistée pour que le matérialisme soit la base de la raison et de la science – une tromperie qui se répandit rapidement parmi les éclairés, se propageant d'abord de la France à l'Allemagne puis, progressivement, dans tout le reste de l'Europe. À cet égard, la franc-maçonnerie était un allié important. Les francs-maçons ont adopté le matérial- isme comme religion et au 19ème siècle, de 12 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE
  12. 12. nombreux Européens éclairés sont devenus ses membres. Puisque ce dogme antique s'étendait, il y avait des tentatives d'adapter le matérialisme à plusieurs branches de la science: 1. Aux sciences naturelles, par le naturaliste anglais Charles Darwin.2. Aux sciences sociales, par les philosophes allemands Karl Marx and Friedrich Engels. L'adaptation de Darwin est appelée la théorie de l'évolution, tandis que celle de Marx et d'Engels est appelée le communisme. Marx et Darwin Il n'est pas possible de dire que la théorie de Darwin comprend celle de Marx et d'Engels parce que le communisme est aussi une théorie de "l'évolution" adaptée à l'histoire et à la sociologie. Anton Pannekoek, un célèbre penseur darwiniste marxiste, résume cela dans son livre Marxism and Darwinism, publié au début du 20ème siècle: L'importance scientifique du marxisme aussi bien que du darwinisme consiste dans leur adhesion à la théorie de l'évolution, l'un dans le do- maine du monde organique, des choses animées, l'autre dans le domaine de la société… Ainsi, les deux enseignements, celui de Darwin et de Marx, l'un dans le domaine du monde organique et l'autre dans le domaine de la société humaine, ont élevé la théorie de l'évolution à une science positive. En faisant cela, ils ont rendu la théorie de l'évolution acceptable pour les masses comme conception de base de développement social et biologique.1 Le darwinisme et le marxiste sont entièrement compatibles dans les deux arguments fondamentaux: 1. Le darwinisme propose que toutes les choses existantes consistent en une "matière en mouvement". Ceci allègue qu'Allah n'a ni créé, ni commandé la matière et que par conséquent, toute vie a surgi par hasard. Les êtres humains sont une espèce animale évolués à partir d'autres espèces, des animaux peu évolués. Mais ces affirmations ne re- posent sur aucune preuve scientifique et se sont avérées être de fausses découvertes scientifiques subséquentes. Mais la théorie de Darwin s'ac- corde avec les points de vue de Marx et d'Engels, qui croyaient que seule la matière existait et que toute l'histoire humaine pouvait être expliquée en termes de matière. (Pour plus d'informations, veuillez consulter Réfutation du darwinisme: Comment le darwinisme s'effondre à la lumière 13 Adnan Oktar (Harun Yahya)
  13. 13. des sciences modernes et Le mensonge de l'évolution de Harun Yahya) 2. Le darwinisme a proposé que la "conflit" est la force motrice qui a entraîné le développement des êtres vivants. Son hypothèse de base était que les ressources naturelles dans le monde n'ont pas été suffisantes pour soutenir les êtres vivants; que par conséquent les organismes ont dû se battre dans une lutte constante qui a conduit à l'évolution. La méthode dialectique adoptée par Marx et Engels est la même que celle de Darwin. D'après la dialectique, la seule force motrice étant à la base du développement dans l'univers est le conflit entre les opposés. L'histoire humaine a progressé au moyen de ce conflit. L'humanité elle- même a avancé de la même manière. Une fois examinées de manière approfondie, les théories de Marx- Engels et de Darwin semblent être en harmonie totale, comme si elles avaient résulté d'une source unique. Darwin a appliqué la philosophie matérialiste à la nature, tandis que Marx-Engels l'ont appliqué à l'his- toire. IEn fait, Karl Marx a été le premier à réaliser la contribution impor- tante de Darwin au matérialisme. En lisant L'origine des espèces de Darwin, après sa publication en 1859, Marx y a trouvé un grand soutien pour sa propre théorie. Une lettre qu'il a écrite à Engels le 19 décembre 14 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE Engels (à droite) a vu Darwin et Marx (à gauche) comme des égaux du point de vue de la théorie communiste. D'après Engels, Marx a appliqué le matérialisme aux sciences sociales et Darwin, l'a appliqué à la biologie.
  14. 14. 1860 affirme que le livre de Darwin "contient la base de l'histoire naturelle pour notre point de vue".2 Dans une lettre à Lassalle du 16 jan- vier 1861, il dit, "le livre de Darwin est très im- portant et me sert de base dans les sciences naturelles pour la lutte des classes dans l'his- toire".3 La dédicace de Marx de sa plus grande œuvre, Das Kapital à Darwin montre l'esprit commun qu'ils partageaient. Dans l'édition allemande de son livre qu'il a envoyé à Darwin, Marx a écrit de sa propre main, "à Charles Darwin, d'un véritable admirateur, de Karl Marx". Engels a également admiré Darwin: "la na- ture est l'essai de la dialectique, et il faut dire… qu'en dernier ressort, la nature fonctionne dialectiquement et non métaphysiquement… À cet égard, Darwin doit être nommé avant les autres".4 Ailleurs, il dit que "tout comme Darwin a découvert la loi de l'évolution de la nature or- ganique, Marx a découvert la loi de l'évolution de l'histoire humaine".5 Georgy Valentinovich Plekhanov, l'un des dirigeants du commu- nisme russe que Lénine a salué pour sa maîtrise de toute la littérature in- ternationale marxiste, le résume succinctement quand il dit que le marxisme est le "darwinisme dans son application aux sciences so- ciales".6 Le professeur Malachi Martin, de l'Institut biblique pontifical du Vatican explique la relation entre Marx et Darwin en ces termes: …Quand Charles Darwin a publié sa théorie de l'évolution, Marx l'a consid- érée comme bien plus qu'une théorie. Il l'a saisie comme sa preuve "scien- tifique" selon laquelle il n'y a pas de royaume des Cieux mais uniquement le royaume de la Matière. Darwin avait donné raison à Marx dans son rejet [de l'idéalisme] de Hegel. Ignorant le fait que la théorie de l'évolution de Darwin n'était qu'une théorie… Marx a adapté les idées de Darwin aux classes so- ciales de son époque… La théorie de l'évolution de Darwin étant ce qu'elle est, Marx a estimé que les classes sociales, comme toute matière, devait tou- jours être en lutte les uns avec les autres pour leur suivie et leur dominance.7 D'après Plekhanov, un dirigeant du communisme russe, le marx- isme est le "darwinisme dans son application aux sciences sociales". Adnan Oktar (Harun Yahya)
  15. 15. Les évolutionnistes contemporains notent aussi le lien fort qui existe entre le darwinisme et le marxisme. L'un des partisans les plus célèbres de la théorie de l'évolution d'aujourd'hui est le biologiste Douglas Futuyma. Dans la préface de son livre, Evolutionary Biology, il dit, "avec la théorie matérialiste de Marx de l'histoire et de la société… Darwin a taillé les planches finales de la plate-forme du mécanisme et du matéri- alisme".8 Un autre célèbre paléontologue évolutionniste Stephen J. Gould, a déclaré que "Darwin a appliqué une philosophie cohérente du matérialisme à son interprétation de la nature".9 Léon Trotski qui avec Lénine a été l'un des architectes de la Révolution russe, a décrit la découverte de Darwin comme "le plus grand triomphe de la dialectique dans le domaine entier de la matière organique".10 Tout cela montre la grande affinité qui existe entre le darwinisme et le marxisme, qui sans l'influence de Darwin, la théorie marxiste n'aurait jamais eu lieu. Et si le darwinisme est invalide, nous comprendrons que le marxisme est également invalide. Mais l'inverse est également vrai: dans toute société où le darwinisme est largement accepté, la croissance du marxisme est inévitable. C'est pourquoi il est très important de comprendre pourquoi le dar- winisme n'a aucune validité dans les domaines de la science ou de la so- ciologie. Cette compréhension permettra d'empêcher la revitalisation du marxisme qui en découle et qui est à l'affût aujourd'hui – ainsi que de prévenir tout retour à l'agonie que l'humanité a souffert au cours du siè- cle précédent. L'histoire montre que sans le darwinisme, il ne peut y avoir aucun marxisme. 16 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE En refusant la création, Darwin a donné au communisme un fondement soi-disant scientifique. Par con- séquent, Trotski, l'un des dirigeants sanglants de la révolu- tion bolchevique a con- sidéré Darwin comme le promoteur du matérialisme dialec- tique dans le domaine des sciences naturelles.
  16. 16. La diffusion du darwinisme et la relation entre Le communisme et le capitalisme Lorsque nous étudions l'influence politique du darwinisme, gardons à l'esprit que cette idéologie n'est pas liée à une seule idéologie, mais à plusieurs idéologies qui semblent différentes. Mis à part le commu- nisme, le large spectre des idéologies reposant sur le darwinisme com- prend le racisme, l'impérialisme, le capitalisme et le fascisme. Le point commun que ces derniers apparemment indépendants même contraires partagent, est leur opposition aux religions monothéistes quelles que soient les valeurs morales que ces religions inculquent. Les dirigeants de ces idéologies considèrent les croyances et les valeurs religieuses comme des obstacles et utilisent le darwinisme comme arme pour les détruire. Ironiquement, en créant une "marge de manœuvre" pour leurs propres idéologies de cette manière, ils ne font que renforcer les idéologies concurrentes. Par exemple, les capitalistes prétendent que les perspectives darwinistes sont nécessaires pour légitimer l'impitoyable "lutte pour la survie" évidente dans le marché libre. De cette façon, ils soutiennent le communisme auquel même ils s'opposent. Le livre d'Anton Pannekoek, Marxism and Darwinism se réfère à ce paradoxe intéressant. Il décrit l'appui apporté au darwinisme par la bourgeoisie (la classe capitaliste riche de l'Europe) en ces termes: Le fait que le marxisme prenne son importance et sa position seulement du rôle qu'il prend dans la lutte de la classe prolétarienne est connu de tous… pourtant, il n'est pas difficile de voir que dans la réalité, le darwinisme a dû subir les mêmes expériences que le marxisme. Le darwinisme n'est pas une simple théorie abstraite qui a été adoptée par le monde scientifique après discussion et essai de cette dernière de manière simple et objective. Non, im- médiatement après que le darwinisme a fait son apparition, il avait ses défenseurs enthousiastes et des adversaires passionnés… Le darwinisme a lui aussi joué un rôle dans la lutte des classes et c'est grâce à ce rôle qu'il se ré- pandit si rapidement et eu des partisans enthousiastes et des adversaires venimeux. Le darwinisme a servi d'outil à la bourgeoisie dans sa lutte contre la classe féodale, contre la noblesse, les droits du clergé et les seigneurs féodaux. …Ce que la bourgeoisie voulait était de se débarrasser des vieilles puis- 17 Adnan Oktar (Harun Yahya)
  17. 17. sances dirigeantes debout dans leur chemin… Avec l'aide de la religion, les prêtres ont tenu la grande masse dans la soumission et préparé à s'opposer aux exigences de la bourgeoisie… les sciences naturelles sont devenues une arme dans l'opposition à la croyance et à la tradition; la science et les lois na- turelles nouvellement découvertes ont été avancées; ce sont avec ces armes que la bourgeoisie a combattu… Le darwinisme est venu à l'heure désiré, la théorie de Darwin selon laquelle l'homme serait le descendant d'un animal inférieur détruit le fondement en- tier du dogme chrétien. C'est pour cette raison que dès que le darwinisme a fait son apparition, la bourgeoisie s'en saisit avec beaucoup de zèle… Dans ces circonstances, même les discussions scientifiques ont été menées avec zèle et passion d'une lutte des classes. Les écrits qui semblent pour ou contre Darwin ont donc le caractère de polémique sociale, malgré le fait qu'ils por- tent les noms d'auteurs scientifiques.11 La diffusion du darwinisme s'est réellement produite de cette façon. Les forces qui régnaient en Europe ont vu le darwinisme comme une op- portunité rare pour légitimer l'ordre capitaliste qu'ils avaient établi dans leur propre pays et leurs systèmes coloniaux impérialistes dans le monde entier (Pour plus de détails, veuillez consulter Les désastres causes à l'humanité par le darwinisme, Harun Yahya, Editions Al-at- tique, 2001). L'inconsistance scientifique du darwinisme, ses supposi- tions imaginaires et ses affirmations absurdes ont été totalement ignorées. Ceux qui le considèrent comme une arme contre la religion et la moralité, l'ont disséminé pour des buts idéologiques. Mais la bourgeoisie – c'est-à-dire la classe responsable de la diffusion du darwinisme – a soutenu à la fois cette théorie et son rival. Pourquoi? Parce que la diffusion du darwinisme et la destruction concomitante de la croyance religieuse ont profité au marxisme autant qu'au capitalisme. La religion enseigne les valeurs telles que la modération, la modestie, la fraternité, le sacrifice de soi et la compassion. Ces derniers étant sup- primés, la société devient une arène sauvage dans laquelle le "combat pour la survie" parmi les capitalistes continue, tout comme la lutte des classes entre les capitalistes et les communistes. En automne 1871, les naturalistes européens se sont réunis à un con- grès international. L'un des orateurs, homme d'état et naturaliste alle- 18 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE
  18. 18. mand, a dit "soyez prudent avec cette théorie, car cette théorie est très connexe à la théorie qui a causé tant d'effroi dans notre pays voisin."12 Le pays qu'il entendait était la France et la théorie, le communisme français qui a créé la sanglante Commune de Paris en cette année. (La Commune fut une révolte dans toute la ville, menée par les commu- nistes à un moment où la France était affaiblie après avoir perdu la guerre franco-prussienne. Pendant des mois, les directeurs de la Commune ont administré la ville. Des assauts généralisés ont été organ- isés contre les centres religieux et le clergé.) Finalement, malgré leurs différences, les capitalistes et les commu- nistes ont trouvé un terrain d'entente dans leur opposition à la religion, et pour cette opposition, ils ont trouvé un grand soutien dans le darwin- isme. C'est pourquoi, les communistes estiment qu'avant que la révolu- tion puisse se produire, une société doit d'abord devenir capitaliste… Selon cette idée, avec l'adoption générale de la moralité capitaliste (où la propagande darwiniste joue un rôle essentiel), une société doit d'abord renoncer à la religion avant que le communisme puisse se développer. Dans l'article de Vladimir Lénine de 1909 intitulé "De l'attitude du parti ouvrier à l'égard de la religion", le dirigeant communiste décrit le rôle joué par la bourgeoisie capitaliste dans l'opposition à la religion: …la mission de combattre la religion est historiquement la mission de la bourgeoisie révolutionnaire. En Occident, cette mission a été dans une large mesure, réalisée par la démocratie bourgeoise, à l'époque de ses révolutions Lénine a écrit que les communistes et les bourgeois sont les mêmes en ce qui con- cerne leur hostilité envers la religion. D'après l'interprétation de Lénine, le conflit entre le communisme et le capitalisme est en réalité juste une "querelle interne", et l'ennemi commun de ces deux idéologies matérialistes est la religion.
  19. 19. contre le féodalisme et le médiévisme… La France et l'Allemagne ont une tradition de guerre bourgeoise contre la religion qui a commencé bien avant le socialisme (les encyclopédistes et Feuerbach). En Russie, en raison des conditions de notre révolution démocratique bourgeoise, cette mission in- combe aussi presque entièrement sur les épaules de la classe ouvrière.13 Lénine a dit que les capitalistes ont l'obligation de faire la guerre à la religion, comme ils l'ont fait en Europe; cela parce que la classe capital- iste n'existe pas en Russie, lui et son parti vont entreprendre cette guerre contre la religion. Ses propos montrent que dans l'essence, l'opposition entre le capitalisme et le communisme est seulement un "conflit interne". En réalité, l'ennemi commun des deux forces est la religion. Les communistes essayent clairement de miner les sociétés, d'éloigner les gens de la vérité et d'affaiblir les valeurs morales et l'hu- manité afin de leur faire accepter leur propre système irréligieux. Mais aucune de leurs attaques contre la religion ne peut réussir du tout. N'oubliez pas que nombreux ont essayé de détruire la vraie religion par le passé, ont désobéi aux apôtres d'Allah et se sont détournés de Ses Livres sacrés. Mais leur sort est le même: Allah afflige certains d'entre ceux qui luttent contre Sa religion avec des ennuis dans ce monde, tandis que d'autres doivent attendre la Fin des Temps pour avoir leur châti- ment douloureux. Comme le Coran l'annonce (Sourate Gafir, 4-6): Seuls ceux qui ont mécru discutent les versets d'Allah. Que leurs activités dans le pays ne te trompent pas. Avant eux, le peuple de Noé a traité (Son Messager) de menteur, et les coalisés après eux (ont fait de même), et chaque communauté a conçu le dessin de s'emparer de Son Messager. Et ils ont discuté de faux arguments pour rejeter la vérité. Alors Je les ai sai- sis. Et quelle punition fut la Mienne ! Ainsi s'avéra juste la Parole de ton Seigneur contre ceux qui ont mécru : “Ils seront les gens du feu”. Les membres du clergé sont alignés pour l'exécution en face d'un peloton d'exécu- tion des Comunards de Paris.
  20. 20. Marx, le fondateur du communisme, a déclaré que le conflit était la seule façon de parvenir à un développement historique. Il pensait que la société et les idées pouvaient avancer uniquement par la guerre et la révolution; et il a soutenu que tout resterait tel quel s'il n'y a pas de lutte et d'opposition. En disant que "la force est la sage-femme de toute vieille société enceinte d'une nouvelle société", Karl Marx a convoqué des millions de personnes à la guerre, à l'effusion de sang et au massacre. Ces idées de Marx ont gagné de nombreux partisans au cours des années. Le dirigeant communiste Lénine qui a présidé les tueries les plus cruelles, a estimé que le "développement est la 'lutte' des adversaires".2 Il pen- sait que cette lutte devait être formée par le sang. Comme les dirigeants communistes, les dirigeants fas- cistes croient également que la violence, la révolution et la guerre sont les seuls moyens de progresser. Heinrich von Treitschke, l'historien raciste qui a été le facteur le plus im- portant dans la formation des idées d'Hitler, a dit "les na- tions ne peuvent prospérer sans une concurrence intense, comme la lutte pour la survie de Darwin…"3 Mussolini était un autre dirigeant fasciste qui croyait que la violence était la force motrice de l'histoire et que la lutte amènerait la révolution. Pour lui, "la réticence de l'Angleterre à s'en- gager dans une guerre prouvait seulement la décadence de l'évolution de l'Empire britannique"4 L'appui de base de chacune de ces idéologies est la lutte pour la vie que Darwin a prétendu exister dans la nature. Le conflit qui constitue la base du matérialisme dialec- tique de Marx et l'affirmation du fascisme selon laquelle le conflit est une force motrice, ne sont rien de plus que la théorie de l'évolution de Darwin appliquée aux sciences sociales. Ces idéologies ont donné naissance à deux résultats: les affirmations selon lesquelles le conflit continu est néces- saire et une étape pour éradiquer complètement l'human- ité, menant à l'effusion de sang sans fin. Toute personne qui adopte ces idéologies ne peut éviter d'être constam- ment en conflit avec les autres, les soumettant à la cruauté et à l'effusion de sang au nom du progrès. Elles détruisent la paix et le bien-être aussi bien que l'amour, le respect, le sacrifice de soi et la partage qu'Allah a commandés parmi les gens. En raison de ces idéologies, le siècle dernier a été une ère de souffrance et de misère. En revanche, la violence et l'effusion de sang ne sont pas nécessaires. Les polarités sont partout: le jour et la nuit, la lumière et l'obscurité, le négatif et le positif, le chaud et le froid, le bon et le mauvais. Mais ces opposi- tions ont été créées pour souligner la beauté et pour faire naître des valeurs morales comme la compassion, le par- don et la paix. La même situation s'applique au domaine des idées. Le fait que les gens pensent différemment n'est pas une raison pour eux de tuer et de massacrer les uns les autres. Allah commande aux gens de bien se comporter envers leurs ennemis et de dire de bonnes paroles aux person- nes: La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. (Sourate Fussilat, 34) Comme révélé dans le Coran, les personnes de con- science et d'intelligence résolvent toutes les querelles dans une atmosphère de paix, de confiance et de com- passion. Ceux qui n'ont pas compris cela et qui ont cru à la tromperie du matérialisme dialectique, ont combattu les uns les autres pendant des années, se sont battus entre eux comme des animaux sauvages et ont finale- ment perdu leur pouvoir en tant que nation. Allah révèle la vérité dans le verset suivant du Coran (Sourate Al- Anfal, 46): Et obéissez à Allah et à Son messager; et ne vous dis- putez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force. Et soyez endurants, car Allah est avec les endurants. Comme indiqué dans ce verset, les personnes se sont écartées de la voie d'Allah que Ses prophètes ont révélée. Au lieu d'établir la paix, ils ont transformé la Terre en un terrain fertile pour la cruauté. C'est pourquoi, ils ont perdu tout leur pouvoir et se sont conduits à l'autode- struction. Il ne faut pas oublier que les vertus morales commandées dans le Coran – la compassion, la miséri- corde, le sacrifice de soi, la justice – sont les seules sources de force pour les personnes et de même que pour les nations. Les absurdités comme le matérialisme dialec- tique et le résultat de la folie irréligieuse ne rapportent que la douleur et le désastre. La seule façon pour les per- sonnes de trouver le salut, le bien-être et la sécurité en ce monde est de vivre selon l'enseignement moral qu'Allah a commandé dans le Coran: 1- Das Capital, Vol. I, 1955, p. 603 2- V. I. Lenin, "On the Question of Dialectics," Collected Works, Volume 38, p. 359 3- L. Poliakov, Le Mythe Aryen, Editions Complexe, Calmann- Lévy, Bruxelles, 1987, p. 343 4- Robert E. D. Clark, Darwin: Before and After, London, Paternoster Press, 1948, p. 115 LE DÉLIRE COMMUN DU FASCISME ET DU COMMUNISME: LE CONFLIT DARWINISTE
  21. 21. LE COMMUNISME EN EMBUSCADE 22 La dialectique sanglante du darwinisme Jusqu'ici, nous avons esquissé la diffusion du communisme dans le monde. Dans Presque tous les pays, il s'est développé comme une alterna- tive au capitalisme ou au fascisme. Le communisme peut sembler être l'opposé direct du capitalisme et du fascisme, mais le darwinisme est leur inspiration commune. Le capitalisme et le fascisme sont l'aile droite du darwinisme et le communisme, son aile gauche. Dans chaque pays, la dif- fusion du darwinisme donne lieu à la croissance soudaine des deux ailes. Par conséquent, ceux qui utilisent le darwinisme pour soutenir le fascisme et le capitalisme, auront inévitablement soutenu le communisme aussi! Selon la vision du monde athée du darwinisme, l'aile droite et gauche se donnent naissance et se nourrissent mutuellement. Chaque partie s'en- gage avec l'autre en situation de conflit continu. Le darwinisme considère cet affrontement comme approprié et même nécessaire pour les sociétés humaines. En observant ce schéma général, nous pouvons dire que le darwinisme a établi une dialectique sur le plan politique. La dialectique, une théorie proposée par le philosophe allemand Hegel et adoptée plus tard par Marx et Engels, suppose que chaque développement dans l'univers se produit suite au conflit. Chaque état, condition ou idée est une "thèse", suivie par une "antithèse". La thèse et l'antithèse s'engagent dans un conflit qui est fi- nalement résolu dans une "synthèse". Après un certain temps, cette syn- thèse devient elle-même une autre thèse et une autre antithèse entre en conflit avec elle. Selon la théorie de la dialectique, les conflits doivent con- tinuer dans cette voie indéfiniment. Le darwinisme a fait du monde un champ de bataille pour la dialec- tique en rejetant le fait qu'Allah a créé l'humanité et en promouvant l'idée que les êtres humains sont une autre espèce d'animal. Dans de nombreux pays, notamment en Europe, les darwinistes de l'aile droite ont régné une fois. Après avoir détruit la croyance religieuse ou en détruisant les valeurs morales, ils ont introduit le capitalisme impitoyable qui a conduit au fas- cisme. Contre ce groupe, les darwinistes de l'aile gauche – les commu- nistes – se sont organisés ; les deux sont entrés dans un état de conflit continuel avec les uns et les autres. La synthèse de cette dialectique dar- winiste est toujours la même: la torture, la douleur, le sang, la guerre les larmes… Nous avons examiné dans nos autres livres la terreur et la sauvagerie perpétrées par les fascistes, les représentants de la dialectique darwiniste de droite. Dans ce livre, nous allons examiner la terreur et la sauvagerie communiste.
  22. 22. L e matérialisme dialectique a pris son in- spiration dans le darwinisme, consid- érant l'histoire comme une lutte sans merci entre les idées opposées. Au 20ème siècle, les communistes se sont heurtés aux fascistes et ont monté les citoyens d'un pays les uns contre les autres, transformant le monde en un bain de sang. Chacun a cru que sa propre théorie sortirait vain- queur. Mais le communisme n'est pas sorti vain- queur de cette lutte et l'idée du matérialisme dialectique de la dialectique historique s'est égale- ment effondrée. Tout au long de l'histoire, il y a toujours eu une opposition entre le bien et le mal, même dans le domaine des idées. Le bien a toujours remporté parce que les méthodes de lutte qu'Allah a révélées aux gens dans le Coran sont conçues pour apporter la paix, la confi- ance et l'amitié, détruisant la discorde et l'inimitié. Par exemple, Allah a commandé à Moïse d'appeler Pharaon au droit chemin. Moïse et Pharaon avaient des objectifs complètement différents, mais quand Allah a amené ces deux camps opposés, Il a dit à Moïse et à son frère Aaron; "Allez vers Pharaon : il s'est vraiment rebellé. Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou [Me] craindra- t-il ?" (Sourate Ta-ha, 43-44) Comme Allah l'avait commandé, Moïse et Aaron allèrent auprès de Pharaon, utilisant patiemment diverses méthodes pour lui mon- trer le chemin juste et bon des commande- ments d'Allah. À la fin de ce raisonnement in- tellectuel, Pharaon n'a pas pu voir la vérité et a poursuivi son oppression. Mais il a été noyé dans la mer et Moïse et son peuple ont été sauvés. Cet exemple est un synopsis de l'his- toire humaine: personne ne gagne par les combats et les massacres. Même ceux qui sont arrivés au pouvoir au moyen de conflit ne peuvent pas mener leur vie dans la paix et le confort. Au contraire, ils vivent chaque in- stant sous le stress matériel et spirituel. Ceux qui prévalent sont des croyants qui invitent toujours les gens à discuter de leurs idées dans une atmosphère de paix et de confiance et les incitent à penser. Above is a relief depicting the Egyptian Pharaoh breaking the skulls of his oppo- nents. Pharaoh was proud of his cruel, op- pressive methods. But he had a sad end. CEUX QUI VEULENT FAIRE TAIRE LES IDÉES OPPOSÉES AVEC UN "CONFLIT DE DIALECTIQUE" SONT VAINCUS À CHAQUE ÉPOQUE
  23. 23. CHAPITRE II Joseph Staline, le meurtrier de 40 millions de personnes
  24. 24. L e 20ème siècle a été la période la plus sanglante de l'histoire hu- maine, avec deux guerres mondiales, les génocides, les camps de concentration le développement des armes chimiques et nu- cléaires, les bombardements, les guerres de guérilla et les activités in- connues auparavant. En conséquence de cette sauvagerie, le nombre de morts est estimé à plusieurs centaines de millions. Pourquoi le siècle dernier a été si sanglant? Tout d'abord, les progrès technologiques ont conduit à l'élaboration d'armes beaucoup plus meur- trières que les précédentes. Mais la deuxième et la plus importante rai- son fût que les idéologies ont causé l'emploi de ces armes avec une cruauté terrible. Le 20ème siècle a vu la récolte violente des divers "ismes" qui ont été fondées au 19ème siècle. Le communisme, la plus sanglante de ces "ismes", est bien la plus cru- elle et la plus répandue. Le nombre de tués par les régimes ou les organ- isations communistes au cours des cent dernières années s'élève à environ 120 millions. Seulement pour cette idéologie, ces personnes ont été arrachées de leur foyer, ont travaillé jusqu'à la mort dans les camps de concentration, ont été exilées pour périr sur les steppes de la Sibérie, ont été soumises à des horribles tortures dans les prisons les plus horri- bles, ont été exécutées par les militants communistes qui ont subi un lavage de cerveau, ont été étranglées, égorgées ou sont mortes de faim lors des famines délibérément créées. La sauvagerie de cette terreur rouge a d'abord commencé en Russie L'HISTOIRE DE LA SAUVAGERIE BOLCHEVIQUE
  25. 25. pendant la Révolution bolchevique de 1917. Elle s'est répandue dans toute l'Union soviétique nouvellement formée et de là, elle s'est répandue en Europe de l'Est, en Chine, en Corée, au Vietnam, au Cambodge, dans certains pays d'Amérique latine, à Cuba et en Afrique. La Révolution sanglante de Lénine Karl Marx n'a jamais dirigé un parti politique. Il a seulement été un théoricien qui a essayé de placer toute l'histoire humaine dans un con- texte de règles du matérialisme dialectique. De son point de vue, il a in- terprété le passé et a fait des prédictions sur le futur, dont la plus grande prédiction a été la révolution mondiale. Il a promis que les travailleurs détruiraient le système capitaliste, après quoi une société sans classe y ré- sulterait. Quelques décennies après la mort de Marx en 1883, la révolution qu'il avait annoncée avec tant d'assurance n'a jamais eu lieu. Dans les pays capitalistes de l'Europe, la vie des ouvriers et les conditions de travail se sont améliorées, atténuant quand même légèrement la tension entre les travailleurs et la bourgeoisie. La révolution ne se produisait pas et n'allait pas se produire. Dans les années 1900, un autre nom important est apparu en Russie. Vladimir Ilitch Lénine prenait progressivement de l'importance dans le Parti ouvrier social-démocrate de Russie, que les marxistes avaient fondé. Lénine a donné une toute nouvelle interprétation du marxisme. D'après lui, la révolution ne pouvait pas se produire spontanément parce que la classe ouvrière européenne avait été mise sous sédation par ce que la bourgeoisie leur avait offert et dans tous les autres pays il n'y avait au- cune mention de valeur de classe sociale. À ce problème, Lénine a pro- posé une solution militante: la révolution prédite de Marx ne se réaliserait pas par les travailleurs (le prolétariat dans la littérature marxiste) mais par des substituts – un parti communiste de révolutionnaires profession- nels ayant une formation militaire, agissant au nom des travailleurs. En utilisant une intervention armée et la propagande, "le Parti communiste" allait entraîner une révolution politique. À partir du moment où leur régime autoritaire prendrait le pouvoir, il allait établir ce que Lénine a ap- pelé la "dictature du prolétariat". Il allait supprimer l'opposition, abolir la propriété privée et veiller à l'avancement de la société vers un ordre com- muniste. 26 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE
  26. 26. 27 Ci-dessus: Après la mort de Marx, Lénine a interprété son idéologie, en essayant de combler les lacunes et de concilier les contradictions que Marx avait laissées. Ce faisant, Lénine a élaboré la formule pour amener le communisme au pouvoir par la force des armes. La photo ci-dessus, prise en 1897 à Saint-Pétersbourg, montre Lénine (au milieu) avec d'autres militants communistes. Ci-dessous: une édition russe de Das Kapital de Marx.
  27. 27. Lénine s'adressant à la foule sur la Place Rouge, 1919 Les révolution- naires bolcheviks posant avec leurs armes à Saint- Pétersbourg, no- vembre 1917
  28. 28. Avec la théorie de Lénine, le communisme allait devenir l'idéologie d'un groupe de terroristes armés. Après lui, des centaines de partis com- munistes (ou des partis ouvriers consacrés à la révolution sanglante) ont émergé partout dans le monde. Quelles méthodes le parti communiste a-t-il prévues pour sa révolu- tion? Lénine a répondu à ceci dans ses écritures et ses actions: le parti communiste répandrait autant de sang que possible. En 1906, onze ans avant la révolution bolchevique, il écrivit dans le magazine Proletary: Le phénomène qui nous intéresse est la lutte armée. Elle est menée par des individus et des petits groupes. Certains appartiennent à des organisations révolutionnaires, tandis que d'autres (la majorité dans certaines parties de la Russie) n'appartiennent pas à une organisation révolutionnaire. La lutte armée poursuit deux objectifs différents qui doivent être strictement distin- gués: en premier lieu, cette lutte vise à assassiner des individus, des chefs et des subalternes dans l'armée et la police; en second lieu, elle vise à la confis- cation des fonds monétaires tant du gouvernement que des particuliers. Les fonds confisqués entrent en partie dans le trésor du parti, en partie pour le but particulier d'armement et de préparation à l'insurrection et en partie pour l'entretien des personnes engagées dans la lutte que nous décrivons. Les grandes expropriations (comme le Caucase, impliquant plus de 200.000 roubles et Moscou impliquant 875.000 roubles) ont en fait été attribuées en premier lieu aux partis révolutionnaires – les petites expropriations ont été attribuées en grande partie, et parfois entièrement, à l'entretien des "expro- priateurs".14 Au début des années 1900, une importante divergence d'idées est survenue au sein du parti social-démocrate russe. Le groupe dirigé par Lénine a soutenu la révolution par la violence; tandis qu'un groupe voulait apporter le marxisme en Russie par des moyens plus démocra- tiques. Les léninistes, bien qu'en petit nombre, ont utilisé des méthodes différentes de pression pour obtenir la majorité et furent connus sous le nom de bolcheviks, mot russe qui désigne la majorité. L'autre groupe a été appelé les mencheviks, qui signifie minorité. Les bolcheviks ont commencé à s'organiser en suivant la voie que Lénine avait indiquée, par des méthodes comme les assassinats, la con- fiscation de l'argent du gouvernement et en privant les institutions offi- cielles. Après plusieurs années de bannissement, les bolcheviks ont 29 Adnan Oktar (Harun Yahya)
  29. 29. commencé leur révolution russe de 1917. En fait, cette année a vu deux révolutions distinctes. La première est survenue en février, quand le tsar Nicolas II a été destitué du trône et emprisonné avec sa famille et quand un gouvernement a été créé. Mais les bolcheviks ne voulaient pas la dé- mocratie, ils étaient déterminés à établir une dictature du prolétariat. En octobre 1917, leur révolution tant attendue a eu lieu. Les militants communistes dirigés par Lénine et Trotski, son chef adjoint, ont d'abord saisi l'ancienne capitale, Petrograd ("Peter City", du nom de Pierre le Grand) et ensuite Moscou. Les batailles dans ces deux villes ont établi le premier régime communiste du monde. Après la révolution d'octobre, la Russie a été ravagée par une guerre civile de trois ans entre l'armée dite blanche, réunie par des généraux tsaristes, et l'armée rouge dirigée par Trotski. En juillet 1918, Lénine a or- donné aux militants bolcheviks d'exécuter le tsar Nicolas II et sa famille, y compris ses enfants. Au cours de la guerre civile, les bolcheviks n'ont pas hésité à commettre les crimes les plus sanglants, des meurtres et des Ci-dessus, Lénine avec un groupe de militants bolcheviks en 1918. En télégraphes qu'il a envoyés à des militants communistes dans toutes les ré- gions du pays, Lénine donna des ordres constants pour les exécutions, qui devaient être menées de manière à répandre la peur parmi les gens.
  30. 30. tortures contre leurs adversaires. L'armée rouge et le Cheka, une organisation de police secrète fondée par Lénine, ont semé la terreur dans toutes les couches de la société op- posées à la révolution. Un livre intitulé The Black Book of Communism, écrit par un groupe de chercheurs et publié par la maison d'édition Harvard University Press et qui décrit les atrocités communistes à tra- vers le monde, dit ceci au sujet de la terreur bolchevique: Les bolcheviks avaient décidé d'éliminer, par des moyens juridiques et physiques, toute contestation ou résistance, même passive, à leur pourvoir absolu. Cette stratégie ne s'est pas seulement appliquée à des groupes ayant des points de vue politiques opposés mais aussi à des groupes sociaux tels que la noblesse, la classe moyenne, l'intelligentsia et le clergé, ainsi qu'à des groupes professionnels tels que les officiers militaires et la police. Parfois, les bolcheviks ont soumis ces personnes à un génocide. La politique de "de- Cossackization", commencée en 1920, correspond largement à notre défini- tion de génocide: un groupe de population bien établi sur un territoire particulier, les Cosaques en tant que tels, ont été exterminés, les hommes fusillés, les femmes, les enfants et les personnes âgées déportés et les vil- lages rasés ou remis à neuf pour les occupants non cosaques. Lénine a com- paré les Cosaques à la Vendée pendant la Révolution française et les a soumis volontiers à un programme que Gracchus Babeuf, "l'inventeur" du communisme moderne a caractérisé en 1795 de "populicide".15 Ils sont entrés dans chaque ville, les bolcheviks ont tué ceux qui n'é- taient pas ouverts à leur idéologie et ont commis des actes de sauvagerie excessive destinés à instiller la peur. The Black Book of Communism décrit les atrocités des bolcheviks en Crimée: Des actes similaires de violence sont survenus dans la plupart des villes de Crimée occupée par les bolcheviks, y compris Sébastopol, Yalta, Alouchta et Simferopol. Des atrocités similaires ont été enregistrées à partir d'avril et de mai 1918 dans les grandes villes cosaques alors en révolte. Le document très précis du rapport de commission de Dénikine note "des cadavres avec des mains coupées, des os cassés, des têtes arrachées, des mâchoires brisées et des organes génitaux coupés".16 L'historien russe socialiste S.P. Melgunov dit dans son livre The Red Terror in Russia, que Sébastopol a été transformé en "ville des pendus" 31 Adnan Oktar (Harun Yahya)
  31. 31. LES MILITANS IGNORANTS DU COMMUNISME Les bolcheviks se sont adressés aux masses ignorantes avec des slogans de base, ajoutant beau- coup de personnes dans leurs rangs en peu de temps grâce à une intense propagande. Les pauvres et les personnes igno- rantes ont été facilement conva- incus de croire aux mensonges des communistes, qui avaient promis du pain et une vie con- fortable. L'athéisme encouragé par le darwinisme a durci la propagande communiste. Cette photo montre un groupe de travailleurs et des paysans russes qui sont devenus commu- nistes en quelques jours à la suite de cette propagande.
  32. 32. Léon Trotski, le chef mili- taire de la révolution bolchevique et l'homme le plus important après Lénine, En tant que chef de l'Armée rouge, il a mené toute la Russie dans une guerre civile sanglante. Au sommet, on a un aperçu sur les dizaines de milliers d'innocents tués dans la guerre civile. Les soldats russes soutenant un soulèvement provoqué par Trotski contre le Tsar à Saint-Pétersbourg, 1917. Une affiche de propagande montrant Trotski comme un héros de guerre.
  33. 33. en raison de la campagne d'extermi- nation contre les témoins survivants: De Nakhimovsky, tout ce que l'on pouvait voir, c'était les corps sus- pendus d'officiers, de soldats et de civils arrêtés dans les rues. La ville était morte et les seules personnes en- core en vie étaient cachées dans les greniers ou les caves. Tous les murs, les devantures de magasins et les poteaux télégraphiques ont été recouverts d'affiches appelant à la "mort aux traîtres". Ils pendaient des personnes pour le plaisir.17 Les bolcheviks ont trié les personnes qu'ils voulaient éliminer en cer- taines catégories. Par exemple, la bourgeoisie (ou les "mencheviks" qui ont compris le socialisme différemment des bolcheviks) était parmi les principaux ennemis du nouveau régime. Les "koulaks", la catégorie la plus nombreuse a été particulièrement visée. En russe, un koulak est le nom donné à un riche propriétaire terrien. Pendant la révolution et la guerre civile, Lénine a publié des centaines d'ordres qui faisaient pleu- voir la terreur impitoyable sur les koulaks. Par exemple, dans un télé- gramme au Comité exécutif central du soviet de Penza, il dit: Camarades! Le soulèvement du koulak dans vos cinq secteurs doit être écrasé sans pitié. Les intérêts de la révolution entière exigent de telles ac- tions, car la lutte finale avec les koulaks a maintenant commencé. Vous devez faire un exemple de ces personnes. Pendez (je veux dire pendez publiquement, pour que les gens le voient) au moins 100 koulaks, les riches bâtards et les sangsues connues. Publiez leurs noms. Saisissez toutes leurs céréales… Faites tout cela de sorte que des kilomètres autour des gens voient tout, tremblent… Répondez en disant que vous avez reçu et exécuté ces instructions. Salutations, Lénine.18 Lénine a donné plusieurs ordres comme celui-ci. Les militants bolcheviques ont exécuté volontiers ses instructions, inventant même leur propre style de sauvagerie. Le célèbre auteur Maxim Gorky a été té- moin de certaines de ces méthodes et a écrit plus tard: Dans la province de Tambov, les communistes ont cloué les captifs avec des Maxime Gorki
  34. 34. crampons pour rails par leur main et par leur pied gauche aux arbres à un mètre au-dessus du sol et ils regardaient volontiers les tourments de ces per- sonnes étrangement crucifiées. Ils ouvraient le ventre d'un prisonnier, pre- naient le petit intestin et le clouaient à un arbre ou à un poteau télégraphique, ils conduisaient l'homme autour de l'arbre avec des coups, re- gardant l'intestin se dérouler à cause de la blessure. Ils dénudaient un officier capturé, ils déchiraient des bouts de peau de ses épaules en forme de bretelles…19 Les bolcheviks ont entrepris d'exterminer ceux qui ne voulaient pas adopter le communisme. Des dizaines de milliers de personnes ont été exécutées sans procès. Beaucoup d'opposants au régime ont été envoyés aux camps de concentration, collectivement, appelés "goulag", où on fai- sait travailler les prisonniers presque à mort dans des conditions très dif- ficiles. Beaucoup n'ont jamais quitté ces camps en vie. Dans la période allant de 1918 à 1922, ils ont assassiné des centaines de milliers de tra- vailleurs et villageois qui s'étaient opposés au régime. L'historien de Harvard, Richard Pipes, a étudié les archives sovié- tiques secrètes pour son livre, The Unknown Lenin. En révélant le fait que Lénine donna d'innombrables ordres de faire torturer et d'assassiner des gens, il finit son livre avec cette évaluation: Avec les données actuellement disponibles, il devient difficile de nier que Lénine était non pas un idéaliste mais un tueur de masse, un homme qui croyait que la meilleure façon de résoudre les problèmes - peu importe qu'ils soient réels ou imaginaires – était de tuer les gens qui les avaient causés. C'est lui qui a lancé la pratique de l'extermination politique et sociale qui au 20ème siècle allait coûter la vie à des dizaines de millions de person- nes.20 Les chiens de Pavlov et les plans de Lénine pour l'évolution humaine Il est important de comprendre la raison derrière la violence de Lénine et celle-ci a été la base d'autres exemples de tragédies commu- nistes. Pourquoi Lénine et les autres dirigeants communistes que nous allons examiner plus tard – Staline, Mao et Pol Pot – sont-ils devenus des meurtriers fous? La raison est la philosophie matérialiste qu'ils ont statuée et leur vue 36 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE
  35. 35. sur les êtres humains. Comme nous l'avons vu au début, le commu- nisme est fondamentalement la philosophie matérialiste appliquée à l'histoire en totale harmonie avec la théorie de l'évolution de Darwin - qui à son tour, est l'adaptation de la philosophie matérialiste au monde naturel. Quelques éléments de base de cette philosophie perverse peu- vent être décrits comme suit: 1. Un être humain est composé uniquement de matière, sans esprit ou âme. 2. Un être humain est une espèce animale très évoluée. Essentiellement, il n'y a aucune différence entre les êtres humains et les animaux. La seule dif- férence entre un être humain et les autres animaux, c'est que son environ- nement l'a apprivoisé. 3. Dans la nature et la société humaine, la seule loi immutable est celle du conflit. Les intérêts contradictoires aboutissent à la lutte. À la fin de toute lutte, il est naturel - même nécessaire – qu'un côté perde, souffre et meurt. 4. Par conséquent, du point de vue communiste, pour que tout développe- ment ait lieu – par exemple, pour que la "révolution" réussisse – il est in- évitable, voire nécessaire, que beaucoup de gens souffrent, soient soumis à la torture et meurent. 5. Pour légitimer ces convictions, le communisme – et toute autre idéologie qui adopte une philosophie matérialiste – recourt à la destruction de la foi en Allah d'une société. En réalité, l'objectif du matérialisme est d'éliminer la croyance en Allah et les valeurs morales religieuses d'une société et de faire naître une masse d'êtres humains qui se considèrent comme un assortiment d'animaux sans âme. De cette façon, ces idéologies croient qu'ils peuvent contrôler les masses, établir leur propre pouvoir et préparer une base légitime pour toute immoral- ité ou cruauté qu'ils souhaitent commettre. Étant donné que le communisme consid- ère les êtres humains de cette sorte, il s'ensuit que ses efforts majeurs ont été orientés à les "bestialiser" – les battant comme des animaux sauvages, les "éduquant" en instillant la peur et en infligeant de la douleur et si nécessaire, 37 Adnan Oktar (Harun Yahya) Ivan Pavlov, connu pour ses expéri- ences sur le réflexe condi- tionné, effec- tuées sur des animaux.
  36. 36. LE DECLENCHEMENT DES REFLEXES CONDITIONNES Trotski fait un discours de pro- pagande à la foule de masse sur la Place Rouge en 1918. Lénine et Trotski ont cru qu'ils pouvaient éduquer les êtres hu- mains comme des animaux en utilisant des méthodes pour évoquer une réponse condition- née. L'Union soviétique a or- ganisé le Parti communiste conformément à cette logique.
  37. 37. en les égorgeant. Très clairement, Lénine a accepté cette philosophie matérialiste-dar- winiste qui considère les êtres humains comme des animaux. Après avoir parlé en privé avec Ivan Petrovich Pavlov, le scientifique russe célèbre pour ses expériences sur les réflexes conditionnés des animaux, Lénine a essayé d'appliquer les méthodes de Pavlov à la société russe. Dans son livre, A People's Tragedy: A History of the Russian Revolution, Orlando Figes écrit sur le désir de Lénine d'"éduquer" le pe- uple russe comme le ferait un dresseur d'animaux et comment les racines de cette ambition résident dans le darwinisme: En octobre 1919, d'après la légende, Lénine a effectué une visite secrète au laboratoire du grand physiologiste I. P. Pavlov pour savoir si son travail sur les réflexes conditionnels du cerveau pouvait aider les bolcheviks à contrôler le comportement humain. "Je veux que les masses de Russie suivent un mod- èle communiste de pensée et de réaction", a expliqué Lénine… Pavlov était stupéfait. Il semblait que Lénine voulait qu'il fasse pour les humains ce qu'il avait déjà fait pour les chiens. "Voulez-vous dire que vous aimeriez stan- dardiser la population de la Russie? Faire en sorte qu'ils se comportent tous de la même façon?" demanda-t-il. "Exactement" répondit Lénine. "L'homme doit être corrigé. L'homme doit être fait comme ce que nous voulons qu'il soit". …Le but ultime du système communiste était la transformation de la nature humaine. C'était un objectif partagé par les autres soi-disant régimes totalitaires de l'entre-deux-guerres… Comme l'un des pionniers du mouve- ment eugénique de l'Allemagne nazie a exprimé en 1920, "on pourrait presque dire que nous avons assisté à un changement dans le concept d'hu- manité… Nous avons été contraints par les terribles nécessités de la guerre d'attribuer une valeur différente à la vie de l'individu par rapport à ce qu'elle était avant". ...L'idée de créer un nouveau type d'homme par l'éclaircissement des masses a toujours été la mission messianique de l'intelligentsia russe du 19ème siè- cle, de laquelle les bolcheviks sont apparus. La philosophie marxiste a de même enseigné que la nature humaine était un produit du développement historique et qu'elle pouvait donc être transformée par une révolution. Le matérialisme scientifique de Darwin et de Huxley, qui avait le statut d'une religion parmi l'intelligentsia russe pendant la jeunesse de Lénine, se prêtait 40 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE
  38. 38. à l'idée que l'homme était déterminé par le monde dans lequel il vivait. Ainsi les bolcheviks ont été amenés à conclure que leur révolution, avec l'aide de la science, pouvait créer un nouveau type d'homme… ...Bien que Pavlov ait ouvertement critiqué la révolution et ait souvent été menacé d'exil, il a été patronné par les bolcheviks. Après deux ans de culture de ses propres carottes, Pavlov a reçu une belle ration et un appartement spacieux à Moscou… Lénine parlait des travaux de Pavlov comme étant "ex- trêmement importants" pour la révolution. Bukharin l'a appelé "une arme de l'arsenal de fer du matérialisme."21 Trotski, un important théoricien de l'idéologie communiste et l'asso- cié le plus important de Lénine, était d'accord avec les opinions de Lénine sur "la transformation de la nature humaine" qui avaient leur origine dans le darwinisme. Comme Trotski l'a écrit: Qu'est-ce que l'homme? Il n'est en aucun cas un être fini ou harmonieux. Non, il est encore une créature très maladroite. L'homme, en tant qu'ani- mal, n'a pas évolué selon un plan mais spontanément et a accumulé de nombreuses contradictions. La question de la façon d'éduquer et de réguler, d'améliorer et de compléter la construction physique et spirituelle de l'homme, est un problème colossal qui peut seulement être conçu sur la base du socialisme. Nous pouvons construire un chemin de fer à travers le Sahara, nous pouvons construire la Tour Eiffel et parler directement avec New York, mais nous ne pouvons certainement pas améliorer l'homme. Non, nous le pouvons! Produire une nouvelle "version améliorée" de l'homme – c'est la future mission du communisme… L'homme doit se re- garder et se voir comme une matière première ou au mieux comme un pro- duit semi-fini, et dire: "enfin, mon cher homo sapiens, je vais travailler sur vous."22 Avec Lénine et Trotski, les bolcheviks croyaient que les êtres hu- mains étaient des espèces animales, rien de plus qu'un agglomérat de matière. Parce qu'ils n'ont vu aucune valeur en la vie humaine, des mil- lions de personnes pouvaient facilement être sacrifiées au nom de la révolution. D'après le livre de Richard Pipes, The Unknown Lenin, "pour l'humanité au sens large, Lénine n'avait que du mépris: les docu- ments confirment l'affirmation de Gorki selon laquelle les êtres humains n'avaient pour Lénine "presque aucun intérêt" et qu'il traitait la classe ouvrière comme un ouvrier métallurgiste traiterait le minerai de fer." 23 41 Adnan Oktar (Harun Yahya)
  39. 39. La politique de famine délibérée de Lénine Presque tous les régimes communistes du 20ème siècle ont soumis leurs peuples à la famine. Au temps de Lénine, la famine a causé la mort à cinq millions de personnes. De 1932 à 1933, à l'époque de Staline, la même catastrophe s'est reproduite mais avec une portée beaucoup plus importante; plus de 6 millions de personnes sont mortes à la suite de celle-ci. Comme nous le verrons dans les pages suivantes, des millions de personnes sont mortes des suites de la famine en Chine rouge de Mao et au Cambodge de Pol Pot. Aujourd'hui avec les supermarchés, les boulangeries, les pâtisseries, les restaurants et tout autour de nous, la famine semble un concept étranger. Quand nous entendons parler de la famine, le plus souvent nous pensons qu'il s'agit d'une période de faim temporaire. Mais les famines en Russie, en Chine et au Cambodge étaient un état prolongé qui a duré pendant des mois voire des années. En dehors des céréales et du riz que les villageois pouvaient cultiver pour se nourrir, tous les pro- duits ont été saisis de leurs mains, ne leur laissant rien d'autre à manger. Les gens mangeaient tous les fruits et légumes qu'ils avaient l'habitude de recueillir pour vendre et tous les animaux qu'ils pouvaient abattre. Lorsque cet approvisionnement s'épuisait rapidement, ils recourraient au bouillonnement de feuilles, d'herbes et d'écorces d'arbres. Après plusieurs semaines de faim continuelle, leurs corps s'affaiblissaient et maigrissaient. Certains mangeaient des chats et des chiens égarés et d'autres créatures sauvages, y compris des insectes. Bientôt, en proie à la douleur, les gens commençaient à mourir, l'un après l'autre, sans per- sonne pour les enterrer. Finalement apparaissait le pire de tous les as- pects de la famine: le cannibalisme. Les gens commençaient d'abord à manger des cadavres, puis s'attaquaient mutuellement, saisissant des enfants pour abattre et dévorer. Conformément à la philosophie com- muniste, ils devenaient en effet bestialisés et non plus humains. C'était le but du régime communiste. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cela s'est d'abord produit au 20ème siècle dans la Russie bolchevique sous la direction de Lénine. En 1918, peu après l'arrivée au pouvoir des bolcheviks, Lénine décida d'abolir la propriété privée. Le résultat le plus important de sa décision a 42 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE
  40. 40. 43 été la nationalisation des terres qui appartenaient autrefois aux villa- geois. Des militants bolcheviks, des agents de la police de la Cheka et des unités de l'Armée rouge ont fait irruption dans les fermes dans toute la Russie et, sous la menace des armes, ils ont confisqué les produits qui étaient la seule source de nourriture des villageois qui vivaient déjà dans des conditions difficiles. Un quota à livrer aux bolcheviks a été établi pour les fermiers, mais pour le remplir, la plupart des fermiers devaient livrer tous les produits qu'ils avaient. Les villageois qui résistaient ont été réduits au silence par les méthodes les plus brutales. Pour ne pas que tout leur blé soit saisi, certains fermiers cachaient une partie en stockage. Les bolcheviks considéraient ce genre de com- En raison de son engagement au darwinisme, Lénine a considéré les êtres humains comme un troupeau d'animaux et il n'a pas hésité à employer contre eux, les méth- odes les plus cruelles.
  41. 41. CANNIBALES MANGEANT DES ENFANTS CAPTURE ET ENLEVE Au cours de la famine que Lénine considérait comme "bénéfique", on a découvert des cas de cannibalisme. Cette photographie, prise dans un village russe dans la ré- gion de la Volga en 1921, montre deux adultes mangeant des enfants qu'ils avaient enlevés et massacrés. Cette scène de sauvagerie est une preuve du modèle que le communisme cherche à établir.
  42. 42. portement comme une "trahison contre la révolution" et punissaient avec une sauvagerie atroce. Le 14 février 1922, un inspecteur est allé dans la région d'Omsk et a décrit ce qui s'y était passé: Les abus de position des réquisitions des détachements, pour parler franche- ment, ont maintenant atteint des niveaux incroyables. Systématiquement, les paysans qui sont arrêtés sont tous enfermés dans de grandes granges non chauffées, ils sont ensuite fouettés et menacés d'exécution. Ceux qui n'ont pas rempli la totalité de leur quota sont liés par les mains et les bras et forcés à courir nu tout au long de la rue principale du village et sont ensuite enfermés dans un autre hangar non chauffé. Un grand nombre de femmes ont été battues jusqu'à ce qu'elles soient inconscientes et puis jetées nues dans des trous creusés dans la neige…24 Lénine est devenu furieux quand il a vu que les quotas fixés pour les villageois n'étaient pas respectés. Enfin, en 1920, il a imposé une puni- tion terrible aux villageois dans certaines zones qui résistaient aux con- En 1921 et 1922, à la suite de la famine délibérément provoquée par Lénine, 29 mil- lions de personnes à l'intérieur des frontières de l'Union soviétique, ont été prises dans les griffes de la famine. Cinq millions d'entre elles sont mortes de faim.
  43. 43. ALORS QUE LES PAYSANS MOURAIENT DE FAIM... La famine au début des années 1920 ré- sulte de la confiscation des récoltes des paysans par les bolcheviks. Des mil- lions de personnes, dont des centaines de milliers d'enfants, sont mortes de la famine. Lénine a dit à ses camarades que cette famine était très bénéfique car "elle détruirait la foi en Dieu".
  44. 44. Les enfants sont simplement devenus des peaux et des os et sont morts de faim, mais les bolcheviks ont continué à confisquer le grain des paysans. Les sacs que les paysans cachaient sous terre ont été trouvés et traînés hors de leurs trous par les militants com- munistes. Les villageois qui avaient caché les sacs ont été torturés à mort. Dans la région de Kurgan en 1918, les sacs de blé ont été recueillis de force des per- sonnes pour nourrir l'Armée rouge. ...L'ARMEE ROUGE PILLAIT LEUR GRAIN
  45. 45. LE COMMUNISME EN EMBUSCADE 48 fiscations: non seulement on a pris à ces villageois leurs produits mais aussi leurs graines. Cela signifiait qu'ils ne pouvaient pas planter de nouvelles cultures et qu'ils mourraient certainement de faim. De 1921 à 1922, la famine toucha 29 millions de russes et 5 millions d'entre eux sont morts. Quand les nouvelles de la famine ont atteint les pays occidentaux, ils ont organisé une campagne d'aide pour aider à alléger la catastrophe. Cela a presque réussi, mais elle arriva trop tard. Les bolcheviks, voulant cacher la catastrophe totale, leur politique agricole, ont interdit la publi- cation de toutes nouvelles sur la famine, niant constamment ce qui se passait. Dans son livre, A Concise History of the Russian Revolution, Richard Pipes écrit: Au printemps de 1921, les paysans dans les zones frappées par la famine ont recouru à l'herbe, aux écorces d'arbres et à des rongeurs… Il y a eu des cas confirmés de cannibalisme. Rapidement, des millions d'êtres humains misérables abandonnèrent leurs villages et se dirigèrent vers la gare de chemin de fer la plus proche dans l'espoir de faire leur chemin vers des régions où, selon la rumeur, il y avait de la nourriture. Ils ont obstrué les chemins de fer car il se sont vus refuser le transport, parce que jusqu'en juillet 1921 Moscou a persisté à nier qu'une catastrophe s'était produite. Ici, dans les mots d'un contemporain, ils ont attendu "les trains qui n'allaient jamais venir ou la mort qui était inévitable". Les visiteurs des zones sinistrées sont passés village après village sans aucun signe de vie, soit les habitants avaient quitté leurs cottages, soit ils étaient couchés, trop fa- tigués pour se déplacer. Dans les villes, les cadavres jonchaient les rues…25 Quel était le but de cette politique? Lénine voulait renforcer l'économie du régime bolchevique en saisissant les Une photographie de Lénine, peu avant sa mort.
  46. 46. LA FIN DE LENINE EST UNE LECON POUR TOUS Avant de mourir, Lénine est devenu fou. Cette pho- tographie, prise peu de temps avant sa mort, ap- prend un exemple de la tourmente qu'Allah envoie dans ce monde aux dirigeants de l'irréligion. Cette fin est annoncée dans le verset 10 de la Sourate Ar- rum du Coran: "Puis, mauvaise fut la fin de ceux qui faisaient le mal, ayant traité de mensonges les versets d'Allah et les ayant raillés."
  47. 47. produits des villageois et réaliser le rêve communiste de l'abolition de la propriété privée. Mais en soumettant volontairement ses compatriotes russes à la famine, Lénine avait aussi un autre objectif: il savait que la faim aurait un effet dévastateur sur leur moral et leur psychologie. Il voulait utiliser la famine comme un outil pour détruire la foi des gens en Allah et susciter un mouvement contre l'église. Le livre, The Black Book of Communism, décrit l'état d'esprit de Lénine: Un jeune avocat appelé Vladimir Ilitch Oulianov vivait alors à Samara, la capitale régionale de l'une des zones les plus touchées par la famine. Il était le seul membre de l'intelligentsia locale qui n'a pas seulement refusé de par- ticiper à l'aide contre la faim mais qui s'y est aussi publiquement opposé. Comme l'un de ses amis se rappellera plus tard, "Vladimir Ilitch Oulianov a eu le courage de sortir et de dire que la famine aurait de nombreux résul- tats positifs en particulier dans l'apparition d'un nouveau prolétariat indus- triel qui prendrait la relève de la bourgeoisie… La famine, a-t-il expliqué, en détruisant l'économie paysanne obsolète, entraînerait l'étape suivante plus rapidement et ouvrirait la voie au socialisme, l'étape qui suit néces- sairement le capitalisme. La famine détruirait aussi la foi non seulement en le tsar mais aussi en Dieu". Trente ans plus tard, lorsque le "jeune avocat" était devenu le chef du gou- vernement bolchevique, ses idées sont restées inchangées: la famine pour- rait et devrait "porter un coup mortel à l'ennemi". L'ennemi en question Le corps de Lénine a été momifié comme un pharaon égyptien et placé dans un tombeau évocateur d'un temple grec.
  48. 48. était l'Église orthodoxe.26 Une lettre de Lénine envoyée aux membres du Politburo le 19 mars 1922 montre qu'il voulait utiliser la faim comme méthode pour briser le lien entre la religion et les masses, pour engourdir leurs réactions et ainsi faciliter son assaut prévu contre les institutions religieuses: En fait, le moment présent nous favorise beaucoup plus qu'il ne les favorise. Nous sommes sûrs à presque 99 pour cent que nous pouvons leur [à nos en- nemis] porter un coup mortel et consolider la position centrale que nous al- lons avoir besoin d'occuper pendant plusieurs décennies à venir. Avec l'aide de tous ces gens affamés qui commencent à se manger, qui meurent par millions et dont les corps jonchent les routes dans tout le pays, c'est main- tenant et seulement maintenant que nous pouvons – et que nous devons – confisquer tous les biens de l'église avec toute l'énergie impitoyable que nous pouvons toujours rassembler… Tout indique que nous ne pouvions pas faire cela à tout moment, parce que notre seul espoir, c'est le désespoir engendré dans les masses par la famine qui les amènera à nous regarder sous un jour favorable ou, du moins, avec indifférence.27 Les méthodes cruelles de Lénine sont le premier exemple de sauvagerie com- muniste. Staline et Mao, les dictateurs qui sont venus après lui, ont seulement aug- menté la portée de l'horreur. La mort de Lénine est assez révéla- trice. Il a souffert de sa première crise en mai 1922. Le 16 décembre 1922, il a souf- fert d'une autre principale crise. À moitié paralysé, il a été confiné au lit. En mars 1923, sa maladie s'est aggravée consid- érablement et il a perdu la capacité de parler. Affligé par de terribles maux de tête, il a passé la plupart de l'année dans un fauteuil roulant. Dans les derniers mois de sa vie, ceux qui le voyaient étaient horrifiés par l'expression épou- vantable, à moitié folle sur son visage. Il mourut d'une hémorragie cérébrale le 21 51 Adnan Oktar (Harun Yahya) Staline a été élevé pour être prêtre, mais à un jeune âge il a été entraîné dans l'athéisme par certains livres qu'il a lus, dont le plus influent était De l'origine des espèces de Darwin.
  49. 49. janvier 1924. Leur crainte allait augmenter dans les années à venir. Joseph Staline, successeur de Lénine, était encore plus cruel et sadique. En peu de temps, il a établi le plus grand "règne de la terreur" dans l'histoire mod- erne. Comment Staline est-il devenu communiste? Iosif Vissarionovitch Djougachvili est né en 1879 dans une famille pauvre à Gori, une petite ville près de Tbilissi en Géorgie. Il a commencé à utiliser le nom de Staline, qui signifie "homme d'acier" en russe après 1913. Sa mère était une femme religieuse. Elle a utilisé toutes ses forces pour élever son fils pour qu'il soit prêtre, alors elle l'a inscrit dans une école religieuse de Gori. Il a obtenu un diplôme après cinq ans là-bas et est entré au séminaire de Tbilissi pour commencer ses études pour de- venir prêtre de l'Église orthodoxe géorgienne. Durant cette période, cependant, Staline a lu quelques livres qui ont changé sa vision du monde. Jusqu'alors, il avait été le fils pieux d'une mère religieuse, mais il a perdu sa foi en Allah et en la religion et est de- venu athée après avoir lu The Origin of Species de Darwin. Dans son livre, Stalin and the Shaping of the Soviet Union, l'historien de l'Université d'Oxford, Alex de Jonge, montre le rôle essentiel de Darwin dans la formation des perspectives dans la jeunesse de Staline. Selon De Jonge, c'était "un étudiant en théologie qui a perdu sa foi; Staline avait toujours soutenu que c'était Darwin qui était respons- able de cette perte".28 L'adoption du marxisme de Staline s'est produite Après que Staline ait re- joint le rang des commu- nistes, il a été arrêté à plusieurs reprises sous le régime du tsar. A gauche, une série de pho- tographies de l'une des ar- restations.
  50. 50. peu après. De Jonge déclare que Staline insistait souvent sur ce point dans ses conversations privées. Dans son livre, Hitler and Stalin: Parallel Lives, l'historien anglais Alan Bullock compare ces deux hommes disant que dans sa jeunesse, Staline était très influencé par les travaux de Karl Marx et d'Auguste Comte qu'il a lus dans les traductions russes.29 En fait, cette tromperie a touché non seulement Staline mais aussi la majorité d'une génération d'étudi- ants russes et d'autres jeunes. Les mythes apparemment scientifiques proposés par Darwin, Huxley et Lamarck ont conduit de nombreux jeunes russes à devenir athées. Dans A People's Tragedy, A history of the Russian Revolution, l'historien Orlando Figes dit, "Le matérialisme scien- tifique de Darwin et de Huxley… avait le statut d'une religion parmi l'intelligentsia russe pendant la jeunesse de Lénine".30 Figes raconte comment Semen Kanatchikov, un jeune ouvrier qui a ensuite rejoint les bolcheviks, a abandonné sa religion suite à la propagande évolution- niste: Un jeune ouvrier lui a "prouvé" que Dieu n'avait pas créé l'homme en mon- trant que si l'on remplissait une boîte avec de la terre et qu'on la gardait au chaud, les vers et les insectes y apparaîtraient finalement. Cette sorte de sci- ence pré-darwinienne déplacée qui était largement répandue dans les brochures de gauche de cette époque a eu un impact considérable sur les je- unes travailleurs comme Kanatchikov… "Désormais, mon émancipation de mes vieux préjugés a avancé à un rythme accéléré", écrit-il plus tard. "J'ai cessé d'aller chez le prêtre pour la confession, non plus à l'église et j'ai com- mencé à manger de la nourriture "interdite".31 Des exemples comme celui cité ci-dessus, utilisés pour soutenir l'af- firmation selon laquelle Allah n'a pas créé la vie et que tout est venu à l'existence par hasard est une pure superstition. Les vers et les insectes Staline s'est rapproché de Lénine en ses derniers jours et a essayé de progresser au sein du parti. Après la mort de Lénine, Staline est venu à bout de ses rivaux et est devenu le dirigeant unique de l'Union sovié- tique.
  51. 51. n'ont pas surgi par hasard – à partir de rien comme la croy- ance médiévale à la génération spontanée le croyait – mais des œufs pondus dans le sol. Mais parce que le monde scientifique ne savait pas encore que les créatures vivantes ne pouvaient jamais être générées à partir de la matière inanimée, des mythes comme ceux-ci ont surgi comme une inondation, noyant la je- unesse russe demi-ignorante dans l'athéisme. Les membres de la généra- tion athée qui ont grandi en Russie au 19ème siècle, sont ap- parus au 20ème siècle en tant que communistes passionnés. L'un d'entre eux était Staline. En 1898, il a rejoint une organisation secrète commu- niste et a commencé à écrire en 1901 pour un magazine communiste, Brdzola (La Lutte). En 1917, il a été un militant actif du mouvement com- muniste dirigé par Lénine. Après la Révolution d'Octobre de 1917, il est devenu l'un des cinq membres du Politburo, le plus haut degré d'appar- tenance au Parti communiste. Alors que Lénine est malade en 1923, le pouvoir de Staline a continué à croître dans le parti et à la mort de Lénine, il est devenu l'autorité suprême. Pendant les cinq années, entre 1924 et 1929, il a débarrassé le parti de tous ses adversaires par l'assassi- nat, l'exécution ou l'exil. Même Trotski, l'un des architectes de la Révolution d'Octobre est devenu l'objet de sa rage et a été chassé de l'Union soviétique. Après avoir consolidé son pouvoir, Staline tourna son poing de fer sur la société. Lénine avait essayé de nationaliser toutes les terres agri- coles en Russie mais la dévastation causée par la grande famine de 1920- 1921 l'a obligé à reporter cette entreprise. Staline, déterminé à mettre son plan en vigueur, a commencé à appliquer une politique secrète appelée 54 Les paysans en Ukraine en 1929 écoutant la propagande de la collectivisation. La collectivisation a été présentée comme un moyen d'augmenter le rendement agricole, mais sa mise en œuvre a provo- qué une terrible famine. LE COMMUNISME EN EMBUSCADE
  52. 52. "collectivisation". Son but était de nationaliser tous les biens des villa- geois, de confisquer et d'exporter leurs récoltes et d'utiliser les recettes pour soutenir l'industrie soviétique et renforcer l'armée. Staline a réalisé sa politique de collectivisation par la torture, l'assas- sinat et la famine. Six millions de personnes sont mortes de la famine, alors qu'il exportait des centaines de milliers de tonnes de céréales. Encore une fois, Staline a documenté la sauvagerie des idées matérial- istes-darwinistes, qui ont considéré l'humanité comme une espèce ani- male qui a dû être formée en infligeant la douleur comme punition corrective. La sauvagerie de la collectivisation Cette politique de Staline a commencé en 1929. Selon son plan, toutes les propriétés privées devaient être abolies. Chaque villageois devait donner un certain quota de sa production à l'État et il leur était interdit de vendre leur propre production. Les quotas des villageois étaient très élevés et pour le respecter, la plupart des villageois devaient livrer tout
  53. 53. ce qu'ils avaient. La tyrannie que Lénine avait commencée dans les an- nées 1920 avait repris une fois de plus. Pour mettre en œuvre la collectivisation, Staline a employé les méth- odes les plus cruelles. Ceux qui résistaient étaient tués, exilés en Sibérie (essentiellement, le meurtre sur le long terme) ou mourraient de faim (meurtre lent). Dans tout le pays, les koulaks (riches propriétaires ter- riens) qui ont résisté à la collectivisation – et par conséquent, au commu- nisme en général – ont été pourchassés. The Black Book of Communism décrit cette politique: Les koulaks qui résistaient à la collectivisation étaient abattus et les autres, déportés avec leurs épouses, enfants et membres de la famille plus âgés. Même si tous les koulaks n'étaient pas tous exterminés directement, les peines de travail forcé dans les régions sauvages de la Sibérie ou de l'extrême nord leur ont laissé peu de chances de survie. Plusieurs dizaines de milliers y ont péri, le nombre exact des victimes reste inconnu. Quant à la grande famine en Ukraine en 1932-1933 qui a résulté de la résistance de la popula- tion rurale à la collectivisation forcée, 6 millions de personnes sont mortes dans une période de quelques mois.32 La sauvagerie infligée aux koulaks comprenait la plupart des horri- bles tortures. Dans une lettre à Staline d'avril 1933, l'écrivain Mikhail Cholokhov a écrit: Dans le kolkhoze Napolovski [une ferme collective dans l'Union soviétique] un certain Plotkin, plénipotentiaire du Comité du district, forçait les tra- vailleurs collectifs interrogés à s'allonger sur un poêle chauffé à blanc, puis il les "déchauffait" en les enfermant nus dans un hangar. 33 Le régime de Staline, comme Lénine avant lui, a créé des ennemis imaginaires qu'ils ont appelé "koulaks". Ils ont visé tous ceux qui qu'ils voulaient éliminer en les tamponnant avec ce nom. Il était facile pour les communistes de classer ceux qu'ils n'aimaient pas comme les "koulaks" et d'envoyer des ordres à chaque ville ordonnant qu'un certain nombre de ces "koulaks" soit rassemblé et exécuté. Ceci est décrit The Black Book of Communism: Dans de telles conditions, il n'est pas surprenant que dans certains quartiers entre 80 et 90 pour cent des personnes victimes du processus de dékoulaki- sation aient été des serednjaki, ou des paysans à revenu moyen. Les brigades devaient atteindre les quotas exigés et si possible, les dépasser. 56 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE
  54. 54. Cet enfant russe a perdu l'usage de ses jambes à la suite de la famine provoquée par la politique de famine délibérée de Staline.
  55. 55. 58 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE Les paysans étaient arrêtés et déportés pour avoir vendu des céréales sur le marché ou pour avoir eu un employé pour aider à la récole en 1925 ou 1926, pour posséder des samovars, pour avoir tué un cochon en septembre 1929 "avec l'intention de le consommer et donc de le garder de l'appropriation so- cialiste". Les paysans étaient arrêtés sous le prétexte qu'ils avaient "pris part au commerce" quand tout ce qu'ils avaient fait était de vendre quelque chose de leur propre fabrication. Un paysan était expulsé sous le prétexte que son oncle avait été un officier tsariste, un autre était qualifié de koulak en raison de ses "visites excessives à l'église". Mais le plus souvent, les gens étaient classés comme koulaks simplement parce qu'ils avaient résisté à la collectivi- sation. À certains moments la confusion régnait dans les brigades de dék- oulakisation de façon presque comique: dans une ville en Ukraine, par exemple, un serednjaki qui était membre d'une brigade de dékoulakisation a été lui-même arrêté par un membre d'une autre brigade de dékoulakisation qui opérait sur l'autre côté de la ville. 34 En début de liste, ceux marqués comme koulaks, c'était le clergé. En 1930, plus de 13000 prêtres étaient "dékoulakizés". Dans de nombreux villages et villes, la collectivisation a commencé symboliquement avec la fermeture de l'église et la déposition des chefs religieux locaux.35 La collectivisation a eu deux résultats majeurs: la famine et l'exil. Alors que les Russes meurent de faim, les granges du Parti communiste étaient pleines à craquer. A gauche, une église utilisée comme entrepôt pour le grain au cours de la mise en œuvre de la collectivisation dans les années 1930.
  56. 56. Ci-dessus, une mère et son enfant en train de mourir de faim. Ci-dessous, des petits en- fants qui sont morts de la famine. A la suite de la famine délibérée de Staline, quatre mil- lions d'Ukrainiens sont morts.
  57. 57. LE MENSONGE DE STALINE...
  58. 58. ... ET LA VERITE DE STALINE Une des caractéristiques du communisme est qu'elle s'appuie sur des mensonges produites officiellement et diffusées. A la suite de la famine fabriquée dans l'Union soviétique de Staline, six millions de personnes sont mortes de faim et des dizaines de milliers d'enfants ont été les cibles de cette catastrophe. Cette photographie documente le "niveau de vie" considéré acceptable pour les enfants russes dans l'ère de Staline. Mais les affiches de propagande ont dépeint Staline comme étant un dirigeant aimable occupé à recevoir les cadeaux de fleurs d'en- fants heureux.
  59. 59. La famine provoquée par Staline Comme Lénine avant lui, Staline a prévu d'utiliser la collectivisation comme arme contre la société. En recueillant autant de céréales qu'il voulait de toutes les régions du pays, il a soumis tous les peuples de ces régions à la famine. Parce que l'Ukraine a résisté au communisme, elle est devenue la cible de la collectivisation. Cette région a souffert de la plus grande famine artificielle de l'histoire avec un total de quatre mil- lions de morts de la famine. La manière dont cela s'est produit est significative. Tout d'abord, con- formément à la politique de collectivisation générale de l'État de 1931, un total de 7,7 millions de tonnes de céréales ont été exigées de la récolte ukrainienne que la collectivisation a réduite de 18 millions de tonnes. Cela a porté les villageois déjà accablés au bord de la famine, et les villa- geois de l'Ukraine ont commencé à résister aux troupes de Staline – ce qui a rendu Staline encore plus impitoyable. En juillet 1932, il a émis une ordonnance de mort virtuelle contre toute l'Ukraine avec l'augmentation du quota précédent exigeant encore 7,7 millions de tonnes de céréales à livrer à l'État. Des millions de personnes ont été condamnées à mourir de faim. Cette politique est décrite dans le livre de Brian Moynahan, The Russian Century: A History of the Last Hundred Years: Les bandes réquisitionnées de militants communistes, armés de barres d'acier jusqu'à dix pieds de long, fourmillaient en Ukraine. "Ils ont fouillé la maison, le grenier, le hangar et la cave…", s'est rappelée une victime. "Puis ils sont allés à l'extérieur et ont recherché dans la grange, la porcherie, le gre- nier et la pile de paille…" Des miradors bruts ont été mis en place dans les champs, des postes avec une cabane de bois et de la paille au-dessus. Ici des gardes armés de fusils de chasse recherchaient des tireurs embusqués, ceux qui ont été poussés par la famine à couper des épis de maïs avec des ciseaux. Ceux qui ont été attrapés ont eu un minimum de dix années conformément à la Loi des Sept-huitièmes; certains ont été abattus. Une cour de Kharkov a publié mille cinq cents condamnations à mort en un mois; une femme a été condamnée à une peine de dix ans pour avoir coupé 100 épis de maïs de sa propre parcelle deux semaines après que son mari soit mort de faim. Les poulets et les porcs restants ont été mangés en début de l'hiver 1932. Puis les 62 LE COMMUNISME EN EMBUSCADE

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