DOSSIER D'HISTOIRE DES ARTS




                    Dossier: Les Avant-Gardes
                       Thème: La sculpture
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SOMMAIRE




Introduction: Qui est Calder ?                              Page 3




Le mouvement pour donner la vie       ...
Introduction

Alexander Calder est un sculpteur et un peintre américain né à la fin du Xxème
siècle. Ingénieur de formation...
mécanismes et tire les ficelles mais c'est un travail plus mécanique qui laisse place
au mouvement des petites marionnettes...
II Le mouvement comme retour à l'équilibre




   • Les mobiles abstraits



En 1930, Calder entame un changement radical ...
Conclusion

Calder considère le mouvement comme un moyen de faire passer une émotion ou
une impression au début de sa carr...
Annexe un: Untitled (Monkey)
                (1925) par Calder.




Annexe deux: Statue fil-de-fer de Joséphine Baker
(1928...
Annexe trois: Objet avec disques rouges
                                      (1931) par Calder.




Annexe quatre: Quatre...
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Calder

  1. 1. DOSSIER D'HISTOIRE DES ARTS Dossier: Les Avant-Gardes Thème: La sculpture Problématique: Le mouvement chez Calder: but ou moyen ? Le mouvement chez Calder: Expression de la vie ou fin en soi ? 1
  2. 2. SOMMAIRE Introduction: Qui est Calder ? Page 3 Le mouvement pour donner la vie Page 3 • Les dessins; témoins de deux mouvements parallèles. • Le grand Cirque Calder. • Les sculptures en fil de fer. II Le mouvement comme retour à l'équilibre. Page 4 • Les mobiles abstraits. • Le paradoxe du mouvement. Conclusion Page 5 Annexes Page 5 Bibliographie
  3. 3. Introduction Alexander Calder est un sculpteur et un peintre américain né à la fin du Xxème siècle. Ingénieur de formation, il s'intéresse au mouvement, à l'équilibre. Il va se découvrir une passion pour le Cirque et fabrique un Cirque miniature, créant ses propres personnages, des petits jouets, avec des matériaux de récupération: bouchon, chutes de tissus, fils de fer, boites de conserve, morceaux de bois... Il met en scène avec son Cirque, des petites saynètes, des numéros de cirque (voir d'acrobatie aérienne !) et se fait rapidement connaître. Il est également célèbre pour ses sculptures en fil de fer. Caricaturant des visages en ne montrant que l'essentiel avec un fil de fer, Calder va chercher à étendre sa sculpture plus loin et va créer des mobiles abstraits. I Le mouvement pour donner la vie • Les dessins, témoins de deux mouvements parallèles Calder va dessiner tout au long de sa vie. Formé au dessin et à la caricature, il va se consacrer en 1925 à peindre la nature et plus particulièrement, les animaux du Zoo de New-York. Comme on peut le remarquer avec cette silhouette à peine esquissée de singe en annexe une, Calder joue sur un double mouvement. Premièrement il insiste sur le mouvement souple, leste, du singe et dans un second temps, il montre le mouvement souple du pinceau. Le pinceau s'adapte à la silhouette désirée. Calder tend à capter l'instant présent. Ses croquis sur le vif décrivent à la fois « l'expression et le mouvement de l'animal. [Ils annoncent] ses futures sculptures en fil de fer. » Il y a donc deux mouvements en parallèles et pourtant ils sont liés. Le geste de la main est lié au geste du sujet. • Le grand Cirque Calder Le grand Cirque Calder est un cirque miniature composé de petits personnages crées par Alexander Calder lui même. Ces personnages interagissaient lorsque Calder abaissait tel levier, tirait telle ficelle, coupait tel fil... Les mécanismes qui régissaient ces personnages les faisait voltiger, danser, bouger. Un monde plein d'enfance s'actionnait alors. On peut y voir, un lion et son dompteur, un éléphant, des cow-boys, des danseuses... etc Le cirque est intéressant non pas seulement par l'ingéniosité et la précision des montages qui le compose mais également par ce que ce cirque signifie dans la vie artistique de Calder et sa quête du mouvement. On l'a vu précédemment, ses dessins avaient apportés deux mouvements: l'un du créateur, l'autre du sujet. Dans le cirque, le mouvement du créateur n'est plus. Certes, Calder actionne les 3
  4. 4. mécanismes et tire les ficelles mais c'est un travail plus mécanique qui laisse place au mouvement des petites marionnettes. L'auteur devient secondaire et cède sa place à sa création. Le cirque est la suite logique des dessins du Zoo. C'est l'application des dessins en trois dimensions. Avec cette dimension supplémentaire, Alexander Calder effectuer un travail de pensée sur l'équilibre de ses petits personnages. Pour immortaliser le cirque de Calder, de nombreux photographes se posé des questions: Comment photographier un tel spectacle, tout en mouvement, tout en événement. Un photographe avant-gardiste d'origine hongroise, Brassaï, va choisir de raconter le cirque sous forme d'un récit découpé par des photographies successives. • Les sculptures en fil de fer: Fluidité et dynamisme. Calder met en place un système de sculptures en fil de fer vers 1928. Ces sculptures sont dans la veine directe de l'Animal Sketching. Le fil est tordu pour donner le contour de la statue et l'on retrouve les thèmes utilisés dans l'Animal Sketching: Mouvement fluide du fil de fer, donc du créateur, volonté de simplifier les formes à l'extrême, pour ne garder que l'essentiel. Ces statues en fil de fer sont figées et n'ondulent pas, à une exception près: la danseuse et chanteuse Joséphine Baker. Calder fait cinq statues d'elle (voir annexe deux). La position des bras, des pieds qui semblent sur leur pointe, ainsi que la structure du ventre et des seins, tout cela donne l'impression que Joséphine Baker effectue la danse du ventre. S'appuyant sur ses talents de caricaturiste, Calder crée aussi des portraits fil-de-fer notamment de ses amis artistes. Malgré les volumes vides de ses sculptures, Calder arrive à insuffler de l'expression dans ces visages. De la même manière que pour le Cirque Calder, la question se pose quant à la photographie. Cet objet si fin, si immatériel ne peut être pris en photo. Marc Vaux, un photographe parisien trouve une parade astucieuse: Il applique des fonds blancs derrière les portraits et sculptures pour obtenir un effet d'ombre porté et de duplication des personnages. Cela renvoie à une lecture dynamique de l'oeuvre qui acquiert une véritable place dans l'espace. Ce principe est toujours appliqué aujourd'hui. A vrai dire, les portraits qui sont fixés au plafond avec du fil bougent avec les mouvements d'air et en les regardant bouger on a l'impression de se sentir observé par deux personnes. 3
  5. 5. II Le mouvement comme retour à l'équilibre • Les mobiles abstraits En 1930, Calder entame un changement radical dans son rapport à l'art. Ce changement provient de sa rencontre avec Piet Mondrian. Arrivé dans son atelier, Calder observe une frise composé de cartons noirs, rouges, bleus, jaunes et imagine les possibilités à faire osciller ces cartons entre eux. De cette pensée vont naître les mobiles. Calder va étudier trois types de mobiles: Les mobiles libres, ceux à moteur et les mobiles sonores. Les mobiles libres sont composés de telles façons que des tensions peuvent se créer au sein du mobile ce qui obligerai son mouvement. Dans l'annexe trois on observe une grande branche noire qui soutient en bas une sphère, elle même à l'intérieur du pied évidé de la sculpture. A son autre extrémité se déploie une cascade de tiges en fil de fer, qui se prolongent par des disques rouges. Ces tiges, rattachées les unes aux autres, sont maintenues en tension par la traction d'une autre boule, tout en haut du système. Ce système peut créer un état de tension permanent qui ne peut se résoudre qu'avec le mouvement. C'est là que le mouvement est un retour à l'équilibre. Et ce mouvement est au centre des mobiles que déploie Calder. A vrai dire, c'est le mouvement, le sujet. Les mobiles à moteur sont aussi utilisés par Calder pour étudier le mouvement. Ces mobiles, sont des œuvres d'art cinétiques, c'est à dire qu'elles ont une apparence variable. Marc Vaux est encore là pour trouver une façon astucieuse de montrer le mouvement de ces mobiles à travers la photographie. En utilisant un temps de pause plus long que la normale, il parvient à traduire le mouvement par un effet de flou. • Le paradoxe du mouvement Calder en créant ses mobiles met en exergue une vision des choses jusque là ignorée. Les mobiles sont des composition d'équilibre lorsqu'ils sont immobiles. Et l'équilibre appelle l'immobilisme. Dès lors qu'est ce qui pourrait pousser le mobile à se mettre en mouvement ? Calder répond que ce mouvement est un retour à la position d'équilibre. Calder se place en désaccord avec les futuristes qui affirment le mouvement en tant que recherche du dynamisme, de la vitesse. 4
  6. 6. Conclusion Calder considère le mouvement comme un moyen de faire passer une émotion ou une impression au début de sa carrière. La recherche successive sur l'équilibre des objets, leur mouvement, le pousse à admettre une vision neuve jusque là. Le mouvement n'est plus un moyen, il est un objet à part entière. Cette vision décalée sur les choses est sans doute un élément majeur de la position de Calder dans l'art du Xxème Siècle. En utilisant ce regard là sur les choses, Calder se place en avant-gardiste audacieux. Bibliographie • Site web « centrepompidou.fr » • Site web « filmsduparadoxe.com » • Site web « arteseleccion.com » • Site web « calder.org » Annexes 5
  7. 7. Annexe un: Untitled (Monkey) (1925) par Calder. Annexe deux: Statue fil-de-fer de Joséphine Baker (1928) par Calder. 6
  8. 8. Annexe trois: Objet avec disques rouges (1931) par Calder. Annexe quatre: Quatre feuilles et trois pétales (1939) par Calder. 7

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