INTRODUCTION AU SYSTÈME ÉCONOMIQUE                     EN ISLAM                               Au nom de Dieu, le Bienfaite...
méthode productive de pensée, c’est-à-dire sans posséder des idées bien déterminées qu’elles’emploie à mettre en pratique ...
1.3 Méthode de changementPour parvenir à un changement, il est indispensable que celui qui appel à l’Islam (Da`i), exposec...
3. Le prix, et le rôle qu’il joue dans la production, la consommation et la distribution. C’est la pierreangulaire du syst...
limités selon eux, ils ne sont pas suffisants pour couvrir les besoins de l’homme car ces besoins,estiment-ils, sont illim...
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l’équilibre entre la production et la consommation et il constitue en même temps un outil decommunication entre le product...
ou spirituel, et ils demandent tous à être satisfaits comme les besoins matériels, et nécessitent touspour cela des biens ...
satisfaire les besoins des individus et de faciliter la satisfaction des besoins de chaque membre de lasociété mais essent...
limités et les ressources et les efforts qu’ils appellent les biens et les services existants dans le mondesont certaineme...
et non celle des besoins qui se renouvellent avec le degré d’urbanisation. Ce qui est recherché c’estrésoudre le problème ...
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4.2 Divergences entre les courants socialistes4.2.1 Forme finale de l’égalitéLes écoles de pensée socialistes diffèrent su...
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Karl Marx a estimé que les écoles socialistes qui ont existé avant lui devaient leur succès à l’amourde la justice et la v...
disparaîtra par l’effet des lois économiques auxquelles il obéit. Il est arrivé un moment où la classemoyenne a eu la vict...
Premièrement, la généralisation, de sorte que dans un pays, la crise atteigne tous les aspects de laprospérité économique ...
de façon définitive. Ce besoin de posséder fait partie de la nature humaine, c’est une partie intégrantede son être qui ne...
fer, ou d’usines ; ou qu’il soit laissé à l’État le soin d’empêcher la possession d’un bien chaque foisque l’intérêt publi...
s’agit d’un groupe qui est arrivé au pouvoir par une révolution sanglante et qui s’est mis à appliquerses idées sur le peu...
Introduction au Système Economique en Islam
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Introduction au Système Economique en Islam

  1. 1. INTRODUCTION AU SYSTÈME ÉCONOMIQUE EN ISLAM Au nom de Dieu, le Bienfaiteur, Miséricordieux1. Préambule1.1 Importance des idées dans une nationLes idées représentent, dans toute nation, la plus grande richesse que celle-ci puisse avoir lorsqu’ellecherche à se développer et à progresser ; elles constituent également le plus grand héritage quepuissent laisser les nations précédentes à condition que ces dernières aient été attachées à la penséeéclairée.Les idées dépassent de loin les richesses matérielles, les découvertes scientifiques, les inventionstechniques et autres réalisations. En effet, l’acquisition même de ces richesses dépend des idées, et ilen va de même de leur conservation.Ainsi, s’il arrive que les richesses matérielles d’une nation soient détruites, il est possible de lesreconstituer rapidement tant que cette nation préservera sa richesse intellectuelle. Par contre si jamaisla richesse intellectuelle d’une nation venait à disparaître, la nation ne conservant que ses richessesmatérielles, celles-ci ne tarderont pas à diminuer et disparaître à leur tour, et la nation serainévitablement réduite à la pauvreté. La plupart des valeurs scientifiques que la nation avaitdécouvertes peuvent être retrouvées, à condition qu’elle ait conservé les idées qui y avaient conduit.Tandis que si elle perd la méthode productive de pensée, elle régressera rapidement et perdra sesdécouvertes et ses inventions. Par conséquent, il est nécessaire de se préoccuper tout d’abord desidées. Partant de ces idées, en relation avec la méthode productive de pensée, la richesse matériellesera obtenue, les découvertes scientifiques et les inventions industrielles seront réalisées.Nous entendons ici par idées, l’existence, chez une nation, d’un processus intellectuel qui a pourobjet les événements importants de la vie de cette nation, de sorte que la majorité de ses membress’en sert lorsqu’elle considère ces événements et y portent un jugement. Cela signifie qu’ils ont desidées qu’ils s’astreignent à appliquer dans la vie et qui, à force d’être utilisées et réutilisées avecsuccés, créent chez eux une méthode productive de pensée. La pensée la plus importante est l’idéeglobale expliquant l’homme, la vie, l’univers et les relations qui existent entre ces éléments avec cequi les précède et ce qui les suit.1.2 Situation actuelle de la Nation IslamiqueLa nation islamique (Oumma) actuelle manque d’idées. Elle est donc dépourvue de méthodeproductive de pensée. En effet, la génération actuelle n’a reçu, de la génération précédente, aucunepensée islamique, ni n’en a produit par elle même. Aussi, est-il naturel de voir cette Nation dans unétat de pauvreté bien qu’elle dispose d’importantes ressources matérielles dans ses régions. Il estégalement naturel qu’elle perde les découvertes scientifiques et les inventions industrielles, bienqu’elle étudie la théorie de ces découvertes et inventions et les vit. Il en est ainsi car, il est impossibleà la nation islamique de tirer profit de ces ressources de façon productive sans posséder une 1
  2. 2. méthode productive de pensée, c’est-à-dire sans posséder des idées bien déterminées qu’elles’emploie à mettre en pratique dans la vie. Par conséquent, il est indispensable aux musulmans,d’établir pour eux-mêmes des idées et une méthode productive de pensée. La nation musulmanepourra alors par la suite évoluer suivant ces idées pour acquérir les richesses matérielles, faire desdécouvertes scientifiques et des inventions industrielles. Tant que les musulmans ne procéderont pasde cette manière, ils ne progresseront pas d’un pouce. Ils continueront plutôt à tourner dans uncercle vicieux, consumant leur réserve d’énergie physique et intellectuelle dans une course sans fin,pour ne se retrouver au bout du compte qu’à leur point de départ.La présente génération de musulmans n’a pas adopté les idées qu’elle porte, qui sont contraires àcelles qu’elles devraient avoir et appliquer, au moyen d’une pensée objective ; c’est-à-dire qu’ellen’a pas adopté ces idées suite à un examen rationnel minutieux des systèmes d’idées en conflit qui luiaurait permis de choisir le système juste. Au contraire, cette génération est tout simplementdépourvue de tout système d’idées quel qu’il soit et de toute méthode productive de pensée quellequ’en soit la nature. Elle se trouve dans cette situation parce qu’elle a hérité la pensée islamiquecomme si c’était une philosophie fictive, au même titre que celle de Platon et d’Aristote pour lesGrecs d’aujourd’hui, et hérité l’Islam en tant que culte et rites, exactement comme le font leschrétiens pour leur religion. Elle vénère en même temps les idées capitalistes à la simple vue de leursrésultats et accepte volontairement d’appliquer le système capitaliste. Cependant, cela ne résultenullement d’une compréhension de la réalité de ces idées, ni de la façon dont les solutions capitalistesdécoulent de la vision du monde adopté par les capitalistes. Cette génération est doncintellectuellement dépourvue de la pensée capitaliste, bien qu’elle aborde les problèmes de la viesuivant la méthode capitaliste. Elle est également devenue vide de la pensée islamique sur le planpratique, bien qu’elle s’en réclame et l’étudie.L’attrait de cette génération pour les idées capitalistes dépasse de loin la simple tentative de concilierl’Islam aux lois et solutions capitalistes. En effet, elle en est parvenue à ressentir l’incapacité del’Islam à résoudre les nouveaux problèmes de la vie, et à éprouver la nécessité de prendre lessolutions capitalistes telles qu’elles, sans même éprouver le besoin de les réconcilier à l’Islam. LaOumma en est parvenu à ne plus voir de mal, ni de péché, à laisser tomber la Loi islamique (charia)et à adopter d’autres lois à sa place afin de progresser dans le même sens que le monde dit civilisé,et rattraper le convoi des Nations capitalistes ou les Nations socialistes qui évoluent vers lecommunisme, les considérant comme des peuples élevés. Quant au reste qui adhère à l’Islam, ils ontégalement le même penchant pour les idées capitalisme mais ils espèrent pouvoir les concilier ou toutau moins les apaiser par l’Islam. Cependant, ceux qui essaient de concilier l’Islam avec d’autresidées n’ont aucune influence sur le cours de la vie ni sur la société, c’est-à-dire sur les rapports quiexistent réellement entre les gens.Par conséquent, les pensées et les règles juridiques islamiques pour résoudre les affaires et lesproblèmes de la vie entrent en conflit avec des esprits vides de pensées islamiques et dépourvus deméthode productive de pensée. Elle se heurte également à l’attirance générale des musulmans vers lecapitalisme ou le socialisme, tout comme elle entre en contradiction avec la réalité de la vie,gouvernée par le système capitaliste. Ainsi, à moins que l’idée soit suffisamment forte pour secouerles coeurs et les esprits, elle ne pourra pas mobiliser l’attention des musulmans. Elle doit, en effet,amener des esprits engourdis et superficiels à penser profondément, et éliminer les idées déviées etles goûts malsains, afin d’établir la véritable inclination vers les nobles idées de l’Islam et la Loiislamique. 2
  3. 3. 1.3 Méthode de changementPour parvenir à un changement, il est indispensable que celui qui appel à l’Islam (Da`i), exposeclairement les bases sur lesquelles sont fondées les lois et solutions capitalistes, démontre leurfausseté et les démolisse intellectuellement. Il doit s’intéresser aux divers nouveaux problèmes de lavie et y apporter des solutions islamiques. Il démontrera ainsi la capacité de l’Islam en tant que loisdevant être appliquées, parce qu’elles sont les seules agrées par Dieu car, déduites du Coran et de laSunna (traditions prophétiques) ou des preuves que ces deux sources ont indiquées. Ces lois nedoivent pas être suivies parce qu’elles seraient convenables ou non pour une époque donnée, c’est-à-dire qu’elles doivent être adoptées par conviction idéologique et non pas par intérêt. Aussi, chaqueloi doit être accompagnée de la source révélée d’où elle est déduite, ou de l’explication de la causerévélée (`illa) qui lui est associée ou qui la représente dans le texte légal.Il importe de rappeler que les idées liées au système de gouverner et celles concernant l’économiesont celles dont les musulmans étaient le plus fascinés et pour lesquelles ils ont connu les plus grandsdéboires dans leur vie. Ce sont les idées les plus grandioses qui ont reçu la grande attention desmusulmans, et que l’Occident essaie d’instituer et contrôler pratiquement et veille avec persistance àleur application. Si la Oumma islamique est gouvernée par la démocratie au niveau de la forme, pourpréserver les intérêts et les systèmes du colonisateur occidental, elle est gouvernée dans la pratiquepar le système économique capitaliste dans tous les aspects de la vie. Or, ce sont les idées de l’Islamsur l’économie qui sont les plus fortes, celles qui avaient la plus grande influence sur le mondemusulman, capables de réaliser un revirement total de sa situation. Elles sont également les idées quiseront le plus combattues par le colonisateur, et les dirigeants actuels qui ont pris la relève des agentscoloniaux, ces fascinés de l’Occident parmi lesquels les despotes et les défaitistes.Dès lors, il est indispensable de présenter une image claire du système capitaliste, en classifiant lesidées de base sur lesquelles sont fondées les politiques économiques en Occident, pour que ceux quisuivent le système économique occidental puissent toucher du doigt la corruption de ce système et sacontradiction avec l’Islam. Nous examinerons ensuite les idées de l’Islam qui traitent des problèmeséconomiques et les présentent comme un mode de vie spécifique qui s’oppose à la vie capitalisteaussi bien dans ses principes que dans ses détails.2. Présentation du système économique capitaliste2.1 Principes de base du système économique capitalisteSi nous passons en revue le système économique dans l’idéologie capitaliste, nous trouvons quel’économie est la branche des connaissances qui étudie les besoins de l’homme et les moyens de lessatisfaire. Elle s’intéresse uniquement au côté matériel de la vie humaine ; et elle est établie sur troisprincipes :1. La question de la rareté relative des biens et des services par rapport aux besoins. C’est-à-dire,l’insuffisance des biens et des services pour satisfaire les besoins toujours croissants de l’homme.Ceci représente le problème économique de la société selon eux.2. La valeur du produit, qui est la base de la plupart des recherches et des études économiques. 3
  4. 4. 3. Le prix, et le rôle qu’il joue dans la production, la consommation et la distribution. C’est la pierreangulaire du système capitaliste2.2 Rareté relative des biens et des servicesComme nous le verrons, le problème de la rareté relative des biens et des services se pose parceque les biens et les services sont considérés comme étant les seuls moyens permettant de satisfaireles besoins de l’homme.2.3 Biens et services comme moyens de satisfaction des besoinsLes capitalistes estiment que l’homme a des besoins qui demandent tous à être satisfaits, il faut doncdes moyens pour répondre à ces besoins. Ces besoins, considèrent-ils, sont purement matériels, carils sont soit sensibles et tangibles, tels que le besoin de se nourrir ou de s’habiller, soit sensibles maisnon tangibles, tels que les services d’un médecin ou d’un enseignant. Quant aux besoins d’ordremoral et spirituel, tels que la glorification du Créateur ou l’adoration, ils ne sont pas reconnuséconomiquement, ils sont donc ignorés et ne sont pas pris en compte dans les rechercheséconomiques.Les moyens de satisfaction des besoins sont appelés biens et services. Les biens sont les moyens desatisfaction des besoins sensibles et tangibles, et les services, ceux des besoins sensibles maisintangibles. Ce qui procure la satisfaction dans les biens et les services, selon eux, c’est le ‘’profit’’qu’ils renferment. Ce profit est un attribut qui rend la chose convenable pour satisfaire un besoin. Lebesoin étant le désir sur le plan économique, alors que ce qui est économiquement profitable, c’esttoute chose qui est désirée, qu’elle soit essentielle ou non, et même si certaines personnes l’estimentprofitable et d’autres la considèrent nuisible. Elle sera considérée profitable tant qu’il y auraquelqu’un qui la désire. Ceci conduit les capitalistes à considérer les choses profitables du point devue économique même si l’opinion publique les juge d’aucune utilité ou nuisibles. Ainsi, le vin et lehachisch sont des choses profitables aux yeux des économistes étant donné que certaines personnesen veulent.De même, les économistes considèrent les moyens de satisfaction, c’est-à-dire les biens et lesservices, uniquement comme satisfaisant un besoin, et ne prennent aucun autre critère en compte.Autrement dit, ils considèrent les besoins et les moyens de satisfaction tels qu’ils sont et non pas telsqu’ils devaient être. Ils regardent donc le profit simplement en tant que satisfaisant un besoin, sansplus. Ils attribuent une valeur économique au vin parce qu’il répond à la demande d’une clientèle, etconsidèrent que le producteur de vin fournit un service en ce sens que ce service, comporte unevaleur économique puisqu’il satisfait au besoin de certaines personnes.Telle est, chez les capitalistes, la nature des besoins et des moyens de leur satisfaction.2.4 Problème économique de la sociétéIl ressort de ce que précède que l’économiste capitaliste ne se préoccupe pas de ce que la sociétédevrait être, il ne s’intéresse qu’au produit économique dans sa capacité à satisfaire un besoin. Pourcette raison, ce qui importe aux économistes c’est de fournir des biens et des services, autrement ditmettre à la disposition de la société des moyens pour satisfaire les besoins de l’homme, sans aucuneautre considération. Ainsi, l’optimisation des moyens de satisfaction des besoins constitue le principalobjet de leur étude. Les biens et les services qui sont les moyens de satisfaction des besoins, étant 4
  5. 5. limités selon eux, ils ne sont pas suffisants pour couvrir les besoins de l’homme car ces besoins,estiment-ils, sont illimités. Par conséquent, on distingue un certain nombre de besoins qui sont desbesoins fondamentaux que l’homme doit nécessairement satisfaire et des besoins qui augmententavec le développement de l’urbanisation. Tous ces besoins, sans cesse croissants, demandent à êtresatisfaits complètement. Ce qui est irréalisable quel que soit le niveau d’augmentation des biens etdes services. D’où la base du problème économique qui est l’excès des besoins et l’insuffisance desmoyens de leur satisfaction. Autrement dit, c’est l’insuffisance des biens et services pour satisfairecomplètement tous les besoins de l’homme. Dès lors, la société est confrontée au problèmeéconomique qui se traduit par la rareté relative des biens et des services.2.5 Solution du problème économiqueLa conséquence inévitable de cette situation est que certains besoins ne pourront être quepartiellement satisfaits ou pas satisfaits du tout. Il devient donc indispensable pour la société d’établirdes règles qui vont décider quels besoins seront satisfaits et quels autres ne le seront pas. En d’autrestermes, il s’agit de déterminer la manière de distribuer les ressources limitées parmi les besoinsillimités. Pour les capitalistes, le problème se situe donc au niveau des besoins et des ressources, etnon pas au niveau de l’individu. C’est-à-dire que ce qui les préoccupe c’est d’optimiser lesressources pour satisfaire le plus grand nombre de besoins et non pas satisfaire les besoins dechaque individu pris isolément. Le problème, vu sous cet angle, implique que les règles à établirsoient de nature à garantir le plus haut niveau de production possible pour maximiser les ressources.Il s’agit donc de fournir des biens et des services pour répondre aux besoins de la société en généralet non à ceux de chaque individu en particulier. Il s’en suit que le problème de la distribution desressources est intimement lié à celui de leur production, et l’objectif des études économiques est detravailler pour augmenter la consommation globale des biens et des services par la société. De cefait, l’étude des éléments ayant une influence sur le volume de la production national occupe uneplace de choix par rapport à l’ensemble des thèmes économiques, car la recherche del’augmentation de cette production est l’un des plus importants sujets de recherche pour résoudre leproblème économique qui est, rappelons-le, la rareté des biens et des services relativement auxbesoins. Il en est ainsi parce que selon eux la seule voie pour résoudre le problème de la pauvreté etde la privation passe par l’augmentation de la production, et il en va de même du problèmeéconomique.2.6 Valeur du produitLa valeur d’un produit se définit par son degré d’importance, soit par rapport à un individu donné,soit par rapport à une autre chose. Dans le premier cas, elle est appelée valeur de profit et dans lesecond, ‘’valeur d’échange’’.2.6.1 Valeur de profitLa valeur de profit ou valeur d’usage de chaque unité d’une chose est évaluée par son utilitémarginale, c’est-à-dire par le profit attribuée à l’unité qui satisfait le plus petit besoin. Leséconomistes capitalistes appellent cela la théorie de l’utilité finale ou marginale. Cela signifie que leprofit ne se définit pas du point de vue du producteur, en l’évaluant par son coût de production, car,procéder ainsi reviendrait à considérer l’offre sans la demande. Le profit ne doit pas non plus sedéfinir du point de vue du consommateur en prenant en compte le profit qui existe réellement dans le 5
  6. 6. produit, et le niveau de besoin qu’en éprouve le consommateur tout en ayant à l’idée le facteur de larareté relative, car, ce serait considérer la demande sans l’offre. Il est alors indispensable deconsidérer en même temps l’offre et la demande pour déterminer le profit à la limite de la satisfactiondu besoin. De cette façon, la valeur du pain, par exemple, sera estimée à la fin de la faim et non àson début, et au moment de son abondance sur le marché et non de sa pénurie.2.6.2 Valeur d’échangeLa valeur d’échange est le mérite contenu dans une chose qui la rend désirable pour l’échange. Ellese mesure par rapport à une autre chose. Ainsi, la valeur d’échange du blé par rapport au maïs estestimée par la quantité de maïs qui doit être livrée contre une unité de blé. Les capitalistes se réfèrentà la valeur de profit en utilisant uniquement le terme profit, et se réfèrent à la valeur d’échange,simplement par le mot valeur.L’échange est conditionné par l’existence d’une compensation sous la forme d’un bien ou d’unservice qui lui soit proche ou équivalent en terme de valeur. Dès lors, il était indispensable auxéconomistes capitalistes d’étudier la valeur, car, elle est la base sur laquelle s’effectue l’échange, ence sens qu’elle est le facteur mesurable. Elle représente à ce titre l’échelle par laquelle les produitséconomiques sont évalués. De plus, c’est elle qui permet de distinguer une activité productive, d’uneactivité qui ne l’est pas. La production est considérée par les capitalistes comme une création devaleur ou tout au moins son augmentation, et elle s’effectue nécessairement par le travail. Parconséquent, pour distinguer le travail productif du travail improductif, et pouvoir classifier les activitésselon leur degré de productivité, il fallait évaluer avec précision les différents biens et services. Cetteévaluation correspond aux valeurs sociales attribuées aux divers produits économiques. Il s’agit, end’autres termes, d’une estimation globale de l’effort de travail accompli ou du service rendu. Unetelle évaluation est devenue indispensable car la production pour l’autoconsommation a étéremplacée dans les sociétés modernes par la production pour l’échange. Aujourd’hui chacunéchange la totalité ou la plus grande partie de sa production, contre d’autres produits. Or, pour quel’échange se fasse, il faut qu’il existe une compensation. Il est donc indispensable de déterminer lavaleur d’un bien, non seulement pour sa production mais aussi sa consommation et, partant, pour lasatisfaction des besoins de l’homme.2.7 Le prixDe nos jours, la valeur d’échange a été restreinte à une seule de ses valeurs qui l’emporte sur lesautres. En effet, elle ne s’évalue plus par rapport à chacun des divers autres produits, maisuniquement par rapport à un bien particulier qui est la monnaie. C’est la valeur d’échange d’unechose par rapport à la monnaie qui est appelée le prix. La différence entre la valeur d’échange et leprix est que la première peut se définir par rapport à tout autre bien alors que le prix est relatif à lamonnaie uniquement. Il en résulte que les prix de tous les produits peuvent monter ou descendre tousensemble, alors qu’il est impossible que les valeurs d’échange des produits, les uns par rapport auxautres, puissent augmenter ou baisser tous ensemble. De même, le prix d’un bien peut varier sansque sa valeur d’échange varie. Ainsi, le prix est une des valeurs d’un produit : sa valeur d’échangepar rapport à la monnaie uniquement. A ce titre, il est naturel que la monnaie soit l’instrumentpermettant de juger si une chose est utile ou non et de mesurer son degré d’utilité. Partant, un bienou un service donné sera jugé productif et utile si la société lui attribue un prix. Quant à son degréd’utilité, il est déterminé par le prix auquel la communauté des consommateurs est prête à l’acquérir. 6
  7. 7. Cela est valable quel que soit le type de produit, que le bien soit agricole ou industriel, et que leservice soit une prestation d’une société commerciale, de transport, d’un médecin ou d’un ingénieur.2.7.1 Rôle joué par le prix dans la production, la consommation et la distributionLe prix est l’outil qui décide quels producteurs entreront dans la course à la production, et quelsautres seront maintenus à l’écart, de la même manière qu’il décide quels consommateurs auront leloisir de satisfaire leurs besoins et quels autres resteront insatisfaits. Le coût de production d’un bienest le premier facteur qui gouverne son offre sur le marché tandis que l’utilité quil renferme est lepremier facteur qui gouverne sa demande, et les deux facteurs sont mesurés par le prix. Parconséquent l’étude de l’offre et de la demande constitue deux sujets de recherche essentiels dansl’économie capitaliste. Dans l’expression ‘’l’offre et de la demande’’, il s’agit de l’offre du marché etde la demande du marché. Tout comme la demande ne peut être définie sans mentionner le prix,l’offre ne peut être évaluée sans le prix. La demande varie de façon contraire à la variation du prix.En effet, la demande diminue lorsque le prix augmente, et elle augmente lorsque le prix baisse.L’offre, au contraire, s’accroît avec l’augmentation du prix, et diminue avec sa baisse. Le prix jouedonc un rôle capital aussi bien dans la production que dans la consommation.Pour les capitalistes, le système de prix est la méthode idéale pour distribuer les biens et les servicesparmi les membres de la société. Il en est ainsi car, ils considèrent que les profits sont le résultat desefforts que déploie l’homme et, tant que la récompense n’est pas équivalente au travail, le niveau deproduction chutera inévitablement. Pour cette raison, la méthode idéale pour la distribution des bienset des services parmi les gens est celle qui garantie le niveau de production le plus élevé possible.Cette méthode, c’est le système de prix qui est aussi appelée mécanisme de prix car, selon eux, ilréalise automatiquement l’équilibre. Il consiste à laisser aux consommateurs la liberté de décider eux-mêmes de la répartition des ressources de la société aux différents secteurs d’activité, en demandantcertains produits et se détournant de certains autres. De cette façon, ils dépenseront leur revenu enachetant ce dont ils ont besoin ou qu’ils désirent comme bon leur semble. Ainsi, le consommateur quidéteste le vin s’abstiendra de l’acheter et dépensera son revenu dans d’autres choses. Si le nombrede ceux qui détestent le vin s’accroît, ou que tout le monde vient à ne plus en vouloir, alors laproduction du vin ne sera plus profitable du fait de la chute de sa demande, et s’arrêteranaturellement. Il en va de même des autres produits. Les consommateurs décident donc eux mêmede la qualité et de la quantité de la production, grâce à la liberté qui leur est donnée d’acheter ou des’abstenir. C’est le prix qui joue le rôle d’interface pour la distribution des biens et services, en lesrendant accessibles ou non aux consommateurs, rentables ou non aux producteurs.Le mécanisme de prix est le stimulant de la production, le régulateur de la distribution, il est le moyende communication entre le producteur et le consommateur, c’est-à-dire que c’est lui qui assurel’équilibre entre la production et la consommation.2.7.2 Le prix, stimulant de la productionLes économistes capitalistes considèrent que le prix est le principal facteur qui pousse l’homme àentreprendre tout effort de production ou tout sacrifice car, par tout effort qu’il déploie, l’hommerecherche une contrepartie matérielle. Ils excluent la possibilité que l’homme puisse produire unquelconque effort dans un but moral ou spirituel. Même s’ils reconnaissent la motivation morale, ils 7
  8. 8. l’attribuent à un mobile matériel, et estiment que l’homme vise essentiellement, par ses efforts, àsatisfaire ses besoins et assouvir ses désirs. Cette satisfaction passe par la consommation des biensqu’il produit lui-même, ou l’obtention d’une récompense monétaire lui permettant d’acquérir lesbiens et les services produits par d’autres. Puisque l’homme se base sur l’échange de ses effortscontre ceux des autres pour satisfaire la plupart de ses besoins, si ce n’est pas tous, alors il seconcentre plus sur l’obtention de la récompense monétaire de ses efforts que sur la productiondirecte des biens et services dont il a besoin. C’est donc l’obtention de la contrepartie monétaire (leprix), qui pousse l’homme à produire. Par conséquent, le prix stimule les producteurs à fournir desefforts et, à ce titre, il est le stimulant de la production.2.7.3 Le prix, régulateur de la distributionL’homme cherche à satisfaire complètement l’ensemble de ses besoins. C’est pour cette raison qu’ils’efforce à acquérir les biens et les services qui sont les moyens de satisfaction de ces besoins. Si onlaissait à chaque homme la possibilité de se servir librement pour satisfaire ses besoins, il n’arrêteraitpas de consommer ou prendre possession des biens et des services dont il a envie. Mais, puisquetous les individus poursuivent le même objectif, il est indispensable de s’arrêter dans la satisfaction deses besoins, là où s’arrête sa capacité à échanger ses efforts contre ceux des autres, c’est-à-dire à lalimite de la contrepartie monétaire de ses efforts, autrement dit à la limite du prix. Par conséquent, leprix est la contrainte qui agit naturellement et pousse l’homme à arrêter la possession et laconsommation à une limite proportionnelle à ses ressources. C’est l’existence du prix qui amènel’homme à réfléchir, comparer et définir des priorités parmi ses concurrents besoins qui demandenttous à être satisfaits pour en retenir ceux qu’il estime indispensables et délaisser ceux qui le sontmoins. Le prix oblige ainsi l’individu à se contenter d’une satisfaction partielle de certains de sesbesoins. C’est donc le prix qui guide la répartition des nombreux besoins qui sollicitent l’individu. Demême, le prix régule la distribution des profits limités parmi la multitude de consommateurs qui lesrecherchent. La disparité des revenus fait que chacun consomme dans la limite de ce que luipermettent ses revenus. Il en résulte que certains biens deviennent réservés à la catégorie de ceux quien ont les moyens, et la consommation de certains autres biens de bas prix devient commune àl’ensemble des gens aux revenus les plus modestes. L’élévation du prix de certains produits et labaisse de celui de certains autres, ajouté à l’abondance ou l’insuffisance des ressources suivant lesindividus font que le prix est bien un régulateur de la distribution des profits parmi lesconsommateurs.2.7.4 Le prix, source d’équilibre entre production et consommationLe prix est le moyen de communication entre le producteur et le consommateur, car le producteurqui répond aux besoins des consommateurs est récompensé à travers les profits qu’il va réaliser. Leproducteur dont les produits sont mal accueillis par les consommateurs finira à coup sûr par despertes. Le moyen dont dispose le producteur pour connaître le désir des consommateurs est le prix.En effet si la demande des consommateurs augmente pour un produit donné, son prix va augmentersur le marché et sa production augmentera en réponse au désir des consommateurs. A l’inverse, siles consommateurs se détournent d’un certain produit, son prix baissera sur le marché et saproduction diminuera en conséquence. Ainsi, les ressources affectées à la production augmententlorsque le prix s’élève et diminuent lorsqu’il baisse. C ’est donc, bel et bien le prix qui réalise 8
  9. 9. l’équilibre entre la production et la consommation et il constitue en même temps un outil decommunication entre le producteur et le consommateur. Tout cela se produit automatiquement. Parconséquent, le prix est la base sur laquelle s’appuie l’économie aux yeux des capitalistes, et il est,selon eux, la pierre angulaire de l’économie.Ceci est un résumé du système économique dans l’idéologie capitaliste que les intéressés appellent‘’l’économie politique’’. Il ressort clairement de son étude et analyse approfondie présentée ci-dessous, la fausseté du système économique capitaliste à plus d’un titre.3. Critique de l’économie capitalisteLes capitalistes considèrent que l’économie est le domaine des connaissances qui étudie les besoinsde l’homme et les moyens de les satisfaire, et font de la production des biens et des services qui sontles moyens de satisfaction des besoins, et de la distribution des ces biens et services parmi leshommes un même sujet de recherche. Cela signifie qu’il mélange les besoins et les moyens de lessatisfaire en un seul et même problème et en font une recherche unique. Ils ne font aucune distinctionentre les deux, au contraire, ils les entremêlent de façon inextricable. Ainsi le problème de ladistribution des biens et des services est inclus dans celui de leur production. A partir de là, ilsregardent l’économie d’un point de vue qui inclue ressources économiques et la méthode de leurpossession, sans séparation entre eux et sans les différencier. Autrement dit, ils traitent la scienceéconomique et le système économique ensemble comme un seul sujet, sans faire de distinction. Or, ilexiste une grande différence entre le système économique et la science économique. En effet, lesystème économique est celui qui traite le problème de la distribution de la richesse, de sapossession, de la manière d’en disposer et d’autres questions semblables. Dans son développement,le système économique suit une vision du monde bien déterminée, ou idéologie particulière. Parconséquent, le système économique en Islam diffère de celui du capitalisme tout comme de celui dusocialisme/communisme car chacune suit le point de vue de l’idéologie qui lui a donné naissance. Ildiffère de la science économique qui étudie la production, et recherche les moyens d’améliorer laproduction et ses outils. Elle est universelle, commune à toutes les nations et n’est associée à aucuneidéologie particulière tout comme les autres sciences. Ainsi, par exemple, la définition de la notion depropriété dans le système capitaliste diffère de celle du socialisme/communisme aussi bien que decelle de l’Islam. Par contre l’amélioration de la production qui est l’étude d’une réalité, il s’agit d’unproblème scientifique, il est le même pour tout le monde, quelles que soient les différencesidéologiques.Le mélange entre les besoins et les moyens de leur satisfaction dans les études, c’est-à-dire entre lesressources économiques et leur distribution pour en faire un seul et même sujet de recherche, est uneerreur qui induit le mélange et la confusion dans les recherches économiques menée par lescapitalistes. Par conséquent la base même de la construction de l’économie capitaliste est fausse.Le fait de considérer que les besoins qui nécessitent une satisfaction sont uniquement d’ordrematériel est également une erreur et contredit la réalité. En effet, il existe des besoins d’ordre moral 9
  10. 10. ou spirituel, et ils demandent tous à être satisfaits comme les besoins matériels, et nécessitent touspour cela des biens et des services.Quant au fait de considérer que les besoins et les profits tels qu’ils sont, et non telle que la sociétédevrait être, cette vision des choses montre que l’économiste capitaliste regarde l’homme comme unêtre purement matériel dépourvu de tout penchant spirituel, de toute éthique et de tout idéal moral. Ilne se préoccupe pas de ce que la société devrait être en terme d’élévation morale en faisant desvertus la base des relations, ni de ce qui devrait la guider en terme d’élévation spirituelle en faisant dela relation avec Dieu la ligne directrice des toutes les relations au sein de la société, dans le seul butde mériter l’agrément de Dieu. Il ne se soucie nullement de tout cela. Ce qui le préoccupe, c’estuniquement la pure matière pour satisfaire des besoins purement matériels. Ainsi s’il ne triche pasdans la vente, c’est pour que son commerce marche, mais s’il peut mieux réussir en trichant alors iltricherait sans état d’âme. De même, ce n’est pas en réponse à l’ordre de Dieu de donner l’aumônequ’il nourrit les pauvres, mais simplement pour qu’ils ne volent pas de sa marchandise ou pour lapublicité. Si leur famine pouvait l’enrichir, alors il choisirait volontiers de les affamer. Ainsi,l’économiste considère les profits uniquement comme source de satisfaction de besoins matériels.Une telle personne qui regarde l’homme à travers cette vision basée sur le profit matériel, et quiétablit la vie économique sur elle, est des plus dangereuses qui puissent exister dans la société.En ce qui concerne les richesses et les efforts qu’ils appellent les biens et les services, il faut noterque les gens s’efforcent à les acquérir pour en tirer profit et les échanges qui en résultent établissentautomatiquement des relations entre les gens et définissent la société. Aussi est-il indispensable deprendre en compte ce que va être la société aussi bien globalement que dans les détails, lorsqu’onétudie les ressources et les besoins. Le fait de se préoccuper de la matière économique en termes desatisfaction de besoins sans se soucier de ce que devrait être la société, est une séparation entre lesproduits économiques et les relations qui en découleront dans la société. Cela est contraire à lanature des choses. Pour cette raison, il est erroné de considérer une chose comme étant bénéfiquesimplement parce qu’il existe des individus qui en veulent, qu’elle soit par sa nature bénéfique ounéfaste pour eux, ou qu’elle ait une influence sur les relations entre les gens ou non, et qu’elle soitlicite dans la croyance de la société ou illicite. Il faut plutôt ne qualifier les choses de bénéfiques quesi elles sont réellement bénéfiques compte tenu de ce que la société devrait être. Ainsi, il est faux deconsidérer le haschich, l’opium et les produits semblables comme bénéfiques et leur attribuer unevaleur économique, simplement parce que des individus les désirent. Il est donc absolumentnécessaire, de prendre en compte la répercussion qu’aura un produit sur les relations au sein de lasociété, lorsqu’on étudie son l’utilité, c’est-à-dire lorsqu’on veut déterminer si oui ou non le produit aune valeur économique. En d’autres termes, il est indispensable de considérer une chose en fonctionde ce que la société devrait être et non pas restreindre l’analyse juste à la chose telle qu’elle est, enfermant les yeux sur ses conséquences sociales.En incluant le problème de la satisfaction des besoins dans celui des moyens de leur satisfaction, eten regardant ces moyens uniquement comme répondant à des besoins, les économistes se sontconcentrés sur la production des richesses plus que sur leur distribution pour satisfaire effectivementles besoins. Le problème de la distribution est devenu secondaire. Le système économiquecapitaliste vise un seul objectif : augmenter la richesse globale du pays. Il travaille pour atteindre leplus haut niveau de production possible. Pour les capitalistes l’acquisition du niveau de bien être leplus élevé des individus passe par l’augmentation du revenu national en élevant la production dupays, et en donnant aux individus la possibilité de prélever de la richesse au travers de la liberté qu’ilsont de travailler pour produire et posséder la richesse. Le rôle de l’économie n’est donc pas celui de 10
  11. 11. satisfaire les besoins des individus et de faciliter la satisfaction des besoins de chaque membre de lasociété mais essentiellement celui d’augmenter les moyens de satisfaction des besoins individuels. Ils’agit, en d’autres termes de chercher à satisfaire les besoins de la communauté prise globalement enélevant le niveau de production et en augmentant le revenu national du pays. La disponibilité de cerevenu national est sensée entraîner automatiquement sa distribution parmi les individus, grâce à laliberté de propriété et la liberté de travail. Il est donc laissé aux membres de la société d’obtenir cequ’ils peuvent de la richesse du pays, chacun selon ce qu’il détient comme facteurs de production,que tous soient satisfaits ou seulement une partie d’entre eux.Nous venons de voir l’économie politique, autrement dit l’économie capitaliste. Elle estmanifestement fausse, et loin d’être conforme à la nature des choses. Elle ne conduit pas àl’amélioration du niveau de vie de tous les individus, et ne satisfait pas les besoins vitaux de chaqueindividu. L’erreur dans cette conception des choses est que les besoins qui demandent à êtresatisfaits sont des besoins individuels, ce sont des besoins humains. Il s’agit des besoins de Jean, deMarie, de Hassan et non pas ceux d’un g roupe d’individus, de pays ou de peuples. Celui quis’efforce à satisfaire ses besoins c’est l’individu, que la satisfaction puisse s’obtenir directement àl’échelle individuelle, comme le besoin de manger, ou qu’elle soit liée à l’ensemble de lacommunauté, comme la défense de la nation. Pour cela, le problème économique devrait être enréalité basé sur la distribution des moyens de satisfaction des besoins à l’individu, autrement dit, surla distribution des richesses et des profits à chaque membre de la nation, et non pas sur les besoinsqu’éprouve l’ensemble de la nation sans tenir compte des besoins de chaque individu pris isolément.En d’autres termes, le vrai problème c’est la pauvreté qui atteint l’individu et non pas la pauvreté quiatteint la nation. Ainsi, la préoccupation du système économique doit être uniquement celle desatisfaire les besoins vitaux de chaque individu et non pas d’entreprendre des recherches sur laproduction de la matière économique.Dès lors, l’étude des facteurs qui influencent le volume de la production nationale n’est pas un sujetde recherche pertinent pour la satisfaction complète de l’ensemble des besoins essentiels de chaqueindividu pris isolément. Mais le véritable sujet de recherche dans ce sens consiste à étudier lesbesoins essentiels l’homme en tant quêtre humain, étudier la distribution de la richesse à chaquemembre de la société de manière à garantir la satisfaction de tous ses besoins essentiels. C’est cesujet là qu’il faudrait traiter avant toute chose. En effet, résoudre le problème de la pauvreté du paysne résout pas le problème de chaque individu. Par contre, le fait de combattre la pauvreté desindividus et de distribuer la richesse du pays parmi eux, les encourage à travailler pour augmenter lerevenu national. Quant à l’étude des facteurs qui influencent la taille de la production etl’accroissement du revenu national, c’est dans le cadre de la science économique qu’elle devrait êtreentreprise, c’est-à-dire dans le cadre de la recherche sur la matière économique et sonaugmentation, mais pas dans l’étude de la satisfaction des besoins humains qui est l’objet du systèmeéconomique.Nous rappelons que selon les capitalistes la base du problème économique qui se pose à la sociétéest la rareté relative des biens et des services par rapport aux besoins. Ils affirment que compte tenudes besoins sans cesse croissants des individus, les ressources sont insuffisantes pour satisfairecomplètement les besoins de l’homme. D’où le problème économique. C’est une erreur et neconcorde pas avec la réalité. En effet, les besoins qui nécessitent absolument d’être satisfaits sontuniquement les besoins vitaux de l’individu en tant quêtre humain, et non les besoins secondaires oude luxe, bien que l’homme s’efforce à satisfaire même ses besoins de luxe. Les besoins vitaux sont 11
  12. 12. limités et les ressources et les efforts qu’ils appellent les biens et les services existants dans le mondesont certainement suffisants pour satisfaire les besoins vitaux de l’homme ; il est possible de satisfairecomplètement tous les besoins vitaux de l’humanité. Il n’existe donc pas de problème au niveau desbesoins essentiels qui mérite d’en faire le problème économique posé à la société. Le problèmeéconomique c’est plutôt de distribuer les ressources existantes à chaque individu pour satisfairetotalement l’ensemble de ses besoins vitaux, et de l’aider à satisfaire ses besoins de luxe.Les besoins croissantsEn ce qui concerne les besoins qui se renouvellent et augmentent sans cesse, il ne s’agit pas desbesoins vitaux, car les besoins essentiels de l’homme en tant quêtre humain n’augmentent pas, c’estuniquement les besoins secondaires qui peuvent s’accroître et se renouveler. L’accroissement desbesoins dû au progrès de la vie urbaine relève uniquement des besoins secondaires. Bien quel’homme travaille pour les satisfaire, leur insatisfaction ne constitue pas un problème. Ce qui pose unproblème c’est la non-satisfaction des besoins vitaux. De plus, la question de l’augmentation desbesoins secondaires concerne une communauté vivant dans un pays donné et non chaque individu dece pays. Cette question est résolue par l’impulsion naturelle qu’a l’homme à rechercher à satisfaireses besoins. Avec l’accroissement des besoins secondaires, cette impulsion le pousse à travaillerd’avantage pour subvenir aux nouveaux besoins en exploitant les ressources de son pays, en initiantune activité professionnelle dans un autre pays, en rejoignant un nouveau pays par l’extension desactivités ou la fusion avec des entreprises locales. Cette question est bien différente du problème dela satisfaction complète des besoins vitaux de chaque membre de la société. En effet, le problème dela distribution de la richesse à chacun des individus de la société pour satisfaire totalement sesbesoins vitaux et l’aider à répondre à ses besoins secondaires, est un problème qui relève de lavision du monde et, il est donc propre à une Nation donnée, ou une idéologie déterminée. Parcontre, la question de l’accroissement du revenu national par l’augmentation de la productionconcerne la situation réelle du pays, du point de vue de connaissances pratiques permettantd’accroître la richesse, que ce soit par l’exploitation des ressources du pays, par l’émigration,l’extension ou la fusion. Ce problème d’accroissement des richesses relève directement de la réalitéet concerne chaque être humain. Il s’agit d’un problème général qui n’est pas lié à une vision dumonde particulière, ni à une nation spécifique, ni à une idéologie déterminée.Les principes économiques qui doivent être appliqués sont ceux qui garantissent la distribution de larichesse intérieure et extérieure du pays à tous les individus de la Nation, de manière à garantir lasatisfaction complète de l’ensemble de leurs besoins essentiels, et de permettre ensuite à chacund’entre eux de réaliser ses besoins secondaires. Quant à l’élévation du niveau de la production, c’estun problème qui nécessite des recherches scientifiques et le fait de le traiter dans le cadre du systèmeéconomique ne résout pas le problème économique de base, à savoir, la satisfaction complète del’ensemble des besoins vitaux de chaque citoyen, individuellement. En effet, l’augmentation de laproduction conduit à l’élévation du niveau de richesse du pays, mais elle ne conduit pas à lasatisfaction totale de tous les besoins essentiels de chaque individu. Il se peut qu’un pays soit richede part sa production comme l’Irak et l’Arabie Saoudite par exemple, mais que l’ensemble desbesoins vitaux de la majorité de ses citoyens ne soient pas complètement satisfait. Ce qui montrebien que l’accroissement de la production ne résout pas le problème économique de base quipourtant doit absolument être résolu avant toute chose. Nous rappelons qu’il s’agit de satisfaire toutd’abord complètement l’ensemble des besoins de base de tous les individus, individuellement, et deles aider ensuite à satisfaire leurs besoins secondaires. Il ressort de ce qui précède que la pauvreté etla privation à combattre, c’est la non-satisfaction des besoins vitaux de l’homme en tant quhomme, 12
  13. 13. et non celle des besoins qui se renouvellent avec le degré d’urbanisation. Ce qui est recherché c’estrésoudre le problème de pauvreté et de privation de chaque individu de la société, individuellementet non pas celui de la pauvreté et de la privation qui affectent le pays. Le problème de la pauvreté etde la privation ainsi compris ne se résout pas par l’augmentation de la production, mais plutôt par lemode de distribution de la richesse à l’ensemble des individus individuellement, de sorte que chacunpuisse satisfaire complètement tous ses besoins fondamentaux et être aidé pour faire face à sesbesoins secondaires.Le système économique capitaliste considère la valeur comme chose relative et non réelle, elle estdonc fictive selon eux. Ainsi la valeur d’un mètre d’étoffe en laine est sa valeur marginale en périodede disponibilité sur le marché. Elle est aussi la quantité de biens et de services pouvant être obtenueen échange de cette étoffe. Cette valeur devient le prix si le bien reçu en échange est de la monnaie.Ces deux valeurs sont distinctes selon eux, et portent deux noms différents. La première étantappelée profit ou utilité, et la seconde valeur d’échange. Cette conception de la valeur incluant unedistinction est inexacte car, la valeur de tout bien est la quantité de profit qu’il contient en prenant encompte le critère de la rareté. Ainsi, l’évaluation exacte de tout bien consiste à considérer l’utilitéqu’il présente en tenant compte de sa rareté, que ce soit par rapport à une personne ou à un autrebien et, que ce bien soit possédé par l’homme initialement, comme la chasse, ou obtenu par échange.Par conséquent la valeur est un signifiant correspondant à un signifié bien définit, ayant une réalitéspécifique et non un terme désignant une chose fictive pouvant être appliqué à un signifié souscertaines hypothèses et ne pas l’être sous d’autres. La valeur est donc une chose réelle et nonrelative. Il s’en suit que la conception de la valeur que se font les économistes capitalistes est faussedès sa base.Ce qui est appelé ‘’valeur marginale’’ est en fait une estimation conçue pour concentrer laproduction sur les conditions les plus défavorables de distribution des produits. Ainsi l’estimation dela valeur des produits est basée sur la limite la plus basse de telle sorte que la production se fassedans des conditions garantissant la distribution. L’utilité marginale n’est pas réellement une valeur duproduit, ni même son prix car, la valeur d’un produit s’estime par la quantité de profit qu’il renfermeau moment de l’évaluation en prenant en compte l’élément de sa rareté à ce moment. Cette valeur duproduit ne diminuera pas si son prix baisse par la suite, il n’augmentera pas non plus avec une haussedu prix car, elle est considérée au moment de l’évaluation. La théorie de l’utilité marginale est doncune théorie pour le prix mais pas pour la valeur. Or, il y a une différence entre le prix et la valeur,même chez les capitalistes. Ce qui détermine l’estimation du prix c’est l’abondance de la demandeaccompagnée d’une insuffisance de l’offre ou l’abondance de l’offre accompagnée d’une demandeinsuffisante. C’est une question liée à l’augmentation de la production et non à sa distribution. Alorsque ce qui intervient dans la définition de la valeur d’un bien c’est la quantité de profit qu’il renfermeen tenant compte de sa rareté sans que celle-ci soit une composante de l’évaluation.Il découle de ce qui précède que l’étude de la valeur chez les capitalistes est fausse dès sa base, ettoute recherche qui s’appuie sur elle est également fausse, le concept de base étant lui-même faux.Cependant, si la valeur d’un bien ou d’un service était estimée par son utilité ou l’effort investi alorselle serait une estimation correcte pouvant rester stable sur le court terme. Si, par contre, l’estimationde la valeur se base sur le prix, alors elle sera fictive et susceptible de changer à tout moment enfonction du marché. Dès lors, elle perd sa qualité de valeur, et le terme valeur devient impropre 13
  14. 14. pour la désigner. Il ne s’agira plus que d’un moyen permettant de gagner de l’argent en fonction dumarché et non selon ce que renferme le bien comme utilité.Les économistes capitalistes affirment que le profit est le résultat des efforts consentis par l’homme.Aussi, si la récompense n’est pas égale au travail, alors le niveau de production chutera sans aucundoute. Ce qui les amène à considérer que la méthode idéale pour distribuer la richesse est celle quigarantie la possibilité d’atteindre le plus haut niveau de production. Eh bien, nous allons montrer quetout cela est complètement faux. En effet, la réalité tangible est que la source première de l’utilitédans tout bien est la richesse que Dieu a crée dans l’univers. Ce sont les dépenses consenties pouraméliorer ou initier l’utilité de cette richesse, ajoutées au travail qui la mette sous une forme procurantune utilité donnée. Par conséquent, considérer le profit comme étant le résultat des seuls efforts estune erreur, car cela est contraire à la réalité. C’est une méconnaissance de l’importance de la matièrepremière et des autres dépenses ayant permis d’augmenter le profit. Ces dépenses pourraient êtreune compensation de la matière première mais pas de l’effort. Donc, le profit peut être le résultat del’effort, le résultat de l’existence d’une matière première, ou des deux à la fois, mais il n’est pas lerésultat du seul effort humain.Quant à la chute du niveau de la production, il ne résulte pas uniquement de l’inégalité entre larécompense et le travail, elle peut résulter de cela, mais elle peut aussi résulter d’une baisse généralede la richesse du pays, tout comme elle peut être la conséquence d’une guerre ou d’autres crises.Par exemple le déclin de la production qui s’est produit en France et en Angleterre après ladeuxième Guerre mondiale n’a pas été dû à une inégalité entre la récompense et le travail, mais de larupture de leur influence sur leurs riches colonies et de leur implication dans la guerre. De même, lachute de la production des États Unis durant la deuxième Guerre mondiale n’a pas eu pour causel’inégalité entre la récompense et le travail, mais à son intervention dans la guerre contre l’Allemagne.La crise de la production dans le monde musulman aujourd’hui n’est pas due à une différence quiexisterait entre la récompense et le travail mais résulte de la crise intellectuelle dans laquelle pataugela nation islamique dans sa totalité. Cela montre bien que l’inégalité entre la récompense et le travailn’est pas la seule cause de la chute de la production. Il est donc incorrect de partir de là pourdéduire que la méthode idéale est celle qui garantie l’élévation du niveau de production. De plus,atteindre le niveau de production le plus élevé n’a aucun rapport avec le problème de la distributiondes richesses à tous les individus.Les capitalistes affirment par ailleurs que le prix est le moteur de la production car ce qui poussel’homme à fournir tout effort c’est la contrepartie matérielle qu’il escompte. Cette affirmation estinexacte et contraire à la réalité. En effet, il existe de nombreux cas où l’homme dépense ses forcespour un idéal tel que la quête de la gloire, ou spirituel comme l’espoir de gagner des récompensesdivines ou encore éthique comme l’honnêteté. Les besoins de l’homme peuvent donc effectivementêtre matériels sous forme de profit matériel, mais ils peuvent aussi être spirituels ou moraux. Parconséquent il est erroné de restreindre les besoins aux seuls besoins m atériels. Il peut arriver quel’homme dépense plus généreusement son argent ou son effort pour la satisfaction de ses besoinsspirituels ou moraux qu’il ne le ferait pour ses besoins matériels. D’où, le prix n’est pas l’uniquefacteur qui pousse à la production ; ce peut être le prix mais ce peut aussi être autre chose. En effet,n’a-t-ont jamais vu un tailleur de pierre passer des mois à travailler laborieusement pour laconstruction d’une mosquée, ou une usine consacrer plusieurs jours de production au profit des 14
  15. 15. pauvres, ou encore une nation travailler pour mettre en place une infrastructure pour défendre sonterritoire. Alors toutes ces sortes de production sont-elles motivées par le prix? De plus, lacontrepartie matérielle elle-même ne se limite pas au prix puisqu’elle peut être un autre bien ouservice. Donc faire du prix le seul moteur de la production est absolument inexact.Un des points les plus étranges du système capitaliste est le fait qu’il considère le prix commel’unique critère de la distribution des richesses parmi les membres de la société. Ils disent que le prixest le facteur qui contraint l’homme à s’arrêter de posséder et de consommer à une limiteproportionnelle à ses revenus, restreignant la consommation de chaque individu à ce que permettentses revenus. En conséquence, par la hausse du prix de certains produits et la baisse d’autres et par ladisponibilité de l’argent chez certains et sa non-disponibilité chez d’autres, le prix régule ladistribution de la richesse parmi les consommateurs. Il en résulte que la part de chaque individu dansla richesse du pays n’est pas selon ses besoins vitaux mais égale à sa contribution dans la productiondes biens et des services, c’est-à-dire qu’elle est égale à ce qu’il possède comme terre ou capital, ouencore à l’effort qu’il aura déployé au travail.Par cette règle, qui consiste à faire du prix le régulateur de la production, le système économiquecapitaliste a clairement décidé que l’homme ne mérite la vie que s’il est capable de contribuer à laproduction des biens et des services. Quant à celui qui est incapable de participer à la productionparce qu’il est né faible, ou qu’il a été victime d’un handicap quelconque, alors il ne mérite pas la viecar, il ne mérite pas de prélever à la richesse du pays ce dont il lui faut pour satisfaire ses besoinsvitaux. De même, toute personne ayant plus de possessions par un moyen ou un autre, parce qu’elleest née physiquement plus forte, ou intellectuellement plus apte aura droit de consommer plus qu’ellen’en a besoin et de dominer les autres. Celui dont l’attrait pour le matériel est plus forte posséderaplus que les autres, tandis que celui dont le penchant spirituel est plus prononcé et dont l’attachementà des valeurs morales est plus fort aura moins que les autres du fait de son respect de contraintesmorales ou spirituelles durant la quête de la richesse.Cela écarte les valeurs spirituelles et éthiques de la vie et la rend purement matérielle. La vie devientbasée sur un combat matérialiste dont le but est de gagner les moyens permettant de satisfaire lesbesoins matériels. C’est ce qui se passe réellement dans les pays qui adoptent le système capitalisteet ceux qui l’appliquent. Il est apparu dans les pays qui ont adopté le capitalisme comme systèmeéconomique, la domination des monopoles capitalistes, les producteurs imposant leurs lois auxconsommateurs. Un petit groupe de personnes comme les propriétaires des sociétés d’exploitationde pétrole, de fabrication automobile et des industries lourdes, en sont venus à régner littéralementsur la masse de consommateurs leurs imposants des prix déterminés pour les biens. Ce qui a conduità certaines tentatives de colmatage du système. Ainsi, ils ont donné à l’État le droit d’intervenir pourfixer le prix dans certaines circonstances afin de préserver l’économie nationale, protéger lesconsommateurs, réduire la consommation de certains produits et, ce faisant, limiter l’autorité desmonopoles.RaccommodagesIls ont par ailleurs inclus dans l’organisation de la production, des projets publics dirigés par l’État.Cependant, toutes ces raccommodages, déjà en contradiction avec la base même du systèmecapitaliste - qui est la liberté de propriété -, ne sont appliquées que dans des circonstances trèslimitées. De plus, de nombreux capitalistes, tels que les partisans des courants individualistes récusentcet interventionnisme de l’État et le rejettent. Ces derniers estiment que le mécanisme du prix suffit à 15
  16. 16. lui seul pour réaliser l’harmonie entre les intérêts des producteurs et ceux des consommateurs sansaucun besoin d’une quelconque intervention de l’État.Comme nous l’avons dit les raccommodages préconisées par les interventionnistes ne s’appliquentque dans des circonstances et conditions bien déterminées, mais même dans le cas de leurapplication, la distribution de la richesse ne satisfait pas les besoins de tous les membres de sociétéindividuellement et de manière complète.La mauvaise distribution des biens et des services qui résulte du concept de la liberté de propriété etdu concept qui fait du prix le seul outil de distribution de la richesse, prédomine dans toute sociétéqui applique le système économique capitaliste. En ce qui concerne l’Amérique, où, à un momentdonné, chaque citoyen avait pu prélever de la richesse nationale de quoi satisfaire complètement sesbesoins vitaux et une partie de ses besoins secondaires, cela a été dû à l’abondance des richessesdans le pays. Mais, cela n’était nullement le résultat de l’égalité de la part de chacun avec sacontribution dans la production des biens et des services. Par ailleurs, le fait de considérer le prixcomme l’unique régulateur de la distribution a conduit les monopoles capitalistes à sortir de leur payspour conquérir de nouveaux marchés pour acquérir la matière première et écouler leurs produits.Tout ce dont souffre le monde en terme de colonisation, de zones d’influences et d’invasionéconomique n’est que le résultat de ces monopoles et de celui de l’utilisation du prix comme outil dedistribution des ressources. Ainsi toutes les ressources de la terre vont être rassemblées sur cettebase pour être mises entre les mains des monopoles capitalistes. Tout cela est dû aux règles etprincipes erronés sur lesquels a été construit le système économique capitaliste.4. Le système économique socialiste (et communiste)4.1 Particularités du système économique socialisteLe système économique socialiste dont le communiste est l’opposé du système économiquecapitaliste. La plupart des idées socialistes sont apparues au dix-neuvième siècle. Les socialistes ontcombattu vigoureusement les idées des courants libéraux, et donc le système économique capitaliste.La puissante apparition du socialisme est due à la flagrante injustice du capitalisme dont la société asouffert ainsi qu’aux nombreuses erreurs et inadéquations de ce système. Si l’on examine les écolesde pensées socialistes, il ressort qu’elles partagent trois thèmes qui les distinguent des autres écolesde pensée économiques:1. La réalisation d’une certaine forme d’égalité2. Abolition complète ou partielle de la propriété privée3. Organisation de la production des biens et services par l’intermédiaire de l’ensemble de la population.Cependant, malgré leur entente sur ces points, ils diffèrent fondamentalement les uns des autres surplusieurs autres points dont nous rappelons les plus importants dans ce qui suit. 16
  17. 17. 4.2 Divergences entre les courants socialistes4.2.1 Forme finale de l’égalitéLes écoles de pensée socialistes diffèrent sur la forme finale de l’égalité qu’ils visent à réaliser. Unpremier groupe préconise l’égalité arithmétique, ce qui signifie égalité dans tout bien profitable, ainsi àchacun est donné ce qui est donné à l’autre.Un autre groupe suggère la forme communiste de l’égalité qui consiste à prendre en compte l’habilitéde chacun lors de la distribution du travail, et à considérer les besoins de chacun au moment de ladistribution de la production. Selon eux l’égalité est réalisée lorsque le principe suivant est respecté :chacun est demandé suivant ses forces ou son habileté dans le travail qu’il effectue, à chacun estdonné suivant ses besoins. Ce principe se résume en : ‘’De chacun selon ses capacités, à chacunselon ses besoins’’.Un troisième groupe adopte l’égalité en termes de moyens de production puisque les ressources nesont pas suffisantes pour satisfaire les besoins de tous les individus. Ainsi, la base de la distributionest : ‘’De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail’’. Ils estiment que l’égalité estréalisée lorsque tout le monde dispose de moyens de production similaires.4.2.2 Part de propriété privée à abolirLes écoles de pensée socialistes diffèrent dans la quantité de ce qu’il faut abolir comme propriétéprivée.Un groupe adopte l’abolition complète de la propriété privée, c’est le communisme.Un autre préconise l’abolition de la propriété privée relative aux ressources productives appeléescapital, tels que la terre, les usines, les chemins de fer, les mines, etc. Ils empêchent donc lapossession de tout bien utilisé pour la production. Ainsi, l’on ne peut pas posséder une maison àlouer, une usine ou une terre. Mais l’on peut garder la propriété individuelle des biensconsommables. Il est donc permis aux gens de posséder tout ce qu’ils consomment. Ainsi ils nepeuvent posséder une maison que pour y habiter, et posséder ce que la terre ou les usinesproduisent. Ceci est le capitalisme socialiste.Un troisième groupe ne réclame pas l’abolition de la propriété privée à l’exception de ce qui relèvedes terres agricoles. C’est le socialisme agricole.Un quatrième groupe estime que chaque cas où l’intérêt public exige le passage de la propriétéprivée à la propriété publique, doit être étudié. Ils appellent à la restriction du nombre depropriétaires privés dans plusieurs domaines, en instituant des lois concernant la limite maximale del’intérêt, les limites de locations, des salaires minimums et en attribuant aux travailleurs des parts dansle capital. Ceci est appelé socialisme d’État.4.2.3 Moyens d’atteindre leurs objectifsLes écoles de pensée socialistes diffèrent également en terme des moyens qu’ils adoptent pouratteindre leurs objectifs. Le socialisme révolutionnaire compte sur la libération de la force ouvrièrepar ce qu’il appelle action directe, c’est-à-dire par l’effort des ouvriers eux-mêmes, comme les 17
  18. 18. grèves illimitées, la destruction des machines et la propagation des idées de grèves générales parmiles ouvriers. Par l’empressement à réaliser ces grèves illimitées jusqu’au moment où ils serontcapables d’appliquer leurs exigences, les processus économiques sont paralysés et le systèmeéconomique en place est démoli. Les socialistes marxistes quant à eux, croient à la loi naturelle del’évolution dans la société, et sont confiants qu’elle est suffisante à elle seule pour détruire le systèmeen place et le remplacer par un nouveau système qui sera établi sur le socialisme. Quant auxpartisans du socialisme d’État, le moyen d’appliquer leurs idées est la voie législative. Ainsi, enmettant en place des lois canons, ils garantissent la préservation de l’intérêt public et l’améliorationdes conditions de la force ouvrière. De plus, en prélevant des taxes, en particulier sur le capital etl’héritage, il y aura une réduction de la disparité entre les propriétés.4.2.4 Structures administrativesLes courants de pensée socialistes se distinguent par la structure nécessaire pour administrer lesprojets dans le système socialiste. Par exemple, les capitalistes socialistes veulent attribuerl’organisation de l production et la distribution au gouvernement (l’État). Tandis que les syndicats aveulent assigner la gestion à un groupe organisé d’ouvrier dirigé par leurs chefs.4.3 Conception de la valeurLes plus célèbres et les plus influentes des théories socialistes sont celles de l’allemand Karl Marx.Ses théories ont dominé le monde socialiste. C’est sur elles que le parti communiste et l’UnionSoviétique étaient établis. Elles ont encore une grande influence aujourd’hui.Une des théories les plus connues de Karl Marx est la théorie de la ‘’valeur’’ qu’il a pris despenseurs capitalistes, et sur laquelle il a attaqué le capitalisme. Adam Smith, qui est considéré commele fondateur de l’école libérale en Angleterre et celui qui a posé les bases de l’économie politique,c’est-à-dire le système économique capitaliste, a définit la valeur en disant : ‘’ la valeur de tout biendépend de la quantité d’effort dépensé dans sa production’’.Ainsi, la valeur d’un bien dont la production nécessite 2 heures aura une valeur double de bien dontla production ne demande qu’une heure. Ricardo est venu par la suite convoiter dans sa théorie dutravail lorsqu’il a défini la valeur en disant : ‘’Ce qui détermine la valeur d’un bien n’est pas seulementla quantité de travail investie directement dans sa production, mais aussi le travail réalisé dans lepassé pour la production des outils et les machines utilisées dans le processus de la production’’.Cela signifie que Ricardo croit que la valeur d’un produit dépend des dépenses consenties dans saproduction. Il traduit ces dépenses par un élément qui est le travail.Après cela, Karl Marx prendra la théorie de Ricardo concernant la conception de la valeur dans lesystème économique capitaliste comme une arme pour attaquer le concept de la propriété privée etle système économique capitaliste tout entier. Il affirme que la seule source de valeur d’un bien est letravail effectué pour sa production, et les propriétaires paient l’énergie des travailleurs à un prix quine dépasse pas la limite juste nécessaire pour les maintenir en vie et leur permettre de continuer àtravailler. Le financier exploite donc leur énergie en produisant des biens dont la valeur dépasse deloin celle qui leur est payée. Karl Marx appelle la différence entre la valeur que produit l’ouvrier etcelle qui lui est réellement payée la ‘’plus-value’’. Il a donc considéré que cette plus-value représentece que les propriétaires et les employeurs usurpent des droits des travailleurs sous forme de revenus,de profits et d’intérêt dont naturellement il ne reconnaît pas la légalité. 18
  19. 19. Karl Marx a estimé que les écoles socialistes qui ont existé avant lui devaient leur succès à l’amourde la justice et la volonté de défendre l’oppressé qui sont innés chez l’homme. Ces écoles adoptaientde nouvelles méthodes qu’elles considéraient applicables à la société, puis les présentaient auxgouvernants, aux propriétaires et aux intellectuels pour les inciter à mettre ces méthodes enapplication. Karl Marx, lui, n’a pas construit son école de pensée sur cette procédure, ni adoptéleurs méthodes. Il l’a établi sur une idée philosophique connue sous le nom de ‘’matérialismehistorique’’, également désigné par la ‘’théorie dialectique’’. Selon lui, l’instauration d’un nouveausystème dans la société se fera par l’effet des seules lois économiques conformément à la loi del’évolution qui existe dans la société. Tout cela sans l’intervention de qui que ce soit pour légiférer ouréformer. Le socialisme de Karl Marx a été appelé ‘’socialisme scientifique’’, pour le distinguer desautres méthodes socialistes qui l’ont précédé et qui ont été désigné sous le nom de ‘’socialismeidéaliste’’. La théorie socialiste de Karl Marx se résume comme suit :Le système qui anime la société à chaque époque est le résultat de la situation économique. Leschangements qui affectent ce système sont tous dus à une seule raison qui est la lutte des classespour améliorer leur situation matérielle. L’histoire nous montre que cette lutte finit toujours par lemême résultat qui est la victoire de la classe la plus nombreuse et dont la plus pauvre sur la classe laplus riche et la plus petite en nombre. Il appelle cela la loi de l’évolution sociale. Elle s’applique aussibien à l’avenir qu’au passé. Dans le passé cette lutte des classes existait entre les hommes libres etles esclaves, ensuite entre les nobles et les hommes du commun, puis entre les nobles et les paysans,de même entre les maîtres de jurande et les compagnons. La lutte finit toujours par la victoire de laclasse opprimée, majoritaire, sur la classe oppressive, minoritaire. Après sa victoire la classeopprimée se transforme en une classe oppressive et conservatrice.Depuis la révolution française, la lutte existe entre la bourgeoisie et la classe des travailleurs. Lapremière classe est devenue la maîtresse des projets économiques, la propriétaire du capital etconservatrice. En face d’elle se dresse la classe des travailleurs qui ne possède rien du capital maisqui est numériquement plus grande. Il y a donc un conflit d’intérêt entre ces deux classes, et il est dûà des raisons économiques.Le système de production aujourd’hui ne marche plus avec le système de propriété. La productionn’est plus individuelle, c’est-à-dire réalisée par une seule personne comme c’était le cas dans lepassé ; mais elle est devenue collective, c’est-à-dire partagée entre plusieurs individus. Cependant, lapropriété n’a pas changé en conséquence. Ainsi, la propriété individuelle a perduré et elle est encorela base du système en cours dans la société actuelle. En conséquence, la classe ouvrière qui participeà la production n’est pas associée à la propriété du capital et se retrouve à la merci des capitalistes(les propriétaires du capital) qui, de surcroît, ne participent pas en personne à la production. Alorsqu’ils exploitent les ouvriers en ne les payant qu’un salaire de survie et les ouvriers sont contraintsd’accepter ce salaire puisque leur unique source de revenu est leur travail. La différence entre lavaleur du produit et le salaire ouvrier - que Marx appelle ‘’plus-value’’- constitue le profit quemonopolise le capitaliste alors que la justice veut qu’il la partage avec les travailleurs.Par conséquent, le conflit continuera entre les deux classes jusqu’à ce que le système de propriétésoit conforme au système de production, c’est-à-dire lorsque la propriété devient socialiste oucollective. Ce combat finira par la victoire de la classe ouvrière conformément à la loi de l’évolutionde la société, puisque c’est la classe opprimée et numériquement la plus importante.Quant à la manière dont la classe ouvrière vaincra et les causes de sa victoire, la loi de l’évolution dela société en donne l’explication. L’ordre social en place porte en lui les racines du groupe à venir et 19
  20. 20. disparaîtra par l’effet des lois économiques auxquelles il obéit. Il est arrivé un moment où la classemoyenne a eu la victoire sur la classe des nobles et a joué un rôle important dans l’économiepuisqu’elle était alors propriétaire du capital. Cependant, aujourd’hui, son rôle est terminé et lemoment est arrivé pour elle de céder la place à la classe ouvrière. Ce qui le contraint à cela c’est laloi de la ‘’concentration’’ et le jeu de la libre compétition. Par l’effet de la ‘’loi de la concentration’’,le nombre de capitalistes diminue, et le nombre d’individus de la classe ouvrière augmente. Par l’effetde la ‘’libre compétition’’, la production dépasse toute limite, et la quantité produite dépasse ce queles consommateurs, membres de la classe ouvrière peuvent acheter avec leur faible salaire. Celaconduit à des crises entraînant certains à perdre leur capital et rejoindre ainsi dans la classe ouvrière.Avec l’évolution du processus, les crises s’intensifient, leur fréquence augmente et, le nombre decapitalistes diminue progressivement. Alors il ne sera plus loin le moment où une crise beaucoup plusimportante que toutes les précédentes surviendra. Elle sera d’une telle ampleur qu’elle détruira lespiliers du système économique capitaliste, et le socialisme s’établira sur les ruines du capitalisme.Marx voit dans l’avènement du socialisme l’étape ultime de l’évolution historique, car il détruit lapropriété privée, et par conséquent il n’existera plus de raisons pour provoquer des conflits entre lesclasses sociales puisqu’il n’y aura plus de différence entre elles.La loi de la concentration à laquelle Marx fait référence fait partie du système économiquecapitaliste. En résumé, il y a une migration du capital de certains projets vers d’autres, de sorte quecertains augmentent tandis que d’autres diminuent. Tout cela constitue des signes annonciateursd’une concentration dans la production. Si vous comptez le nombre de projets dans un secteur deproduction industrielle, les usines de chocolat par exemple, vous trouverez que le nombre de projetdiminue graduellement avec le temps, alors que la moyenne de la force de travail mise en oeuvre parprojet augmente. Ce qui prouve qu’il y a eu concentration dans ce secteur de production, puisque lesunités de production de grande taille remplacent progressivement les petites. Ainsi, si le nombred’usines était de dix par exemple, il ne sera plus que de quatre ou cinq grandes usines et les autresauront disparu.Quant à la libre compétition évoquée par Marx, cela exprime le principe de la liberté du travail, cequi signifie que chaque individu a le droit de produire ce qu’il veut comme il veut.Pour ce qui est des crises économiques mentionnées dans ses propos, elles s’appliquent à touteperturbation brusque affectant la balance économique. La crise spécifique comprend toutes sortes decrises qui s’abattent sur un secteur particulier, du fait du déséquilibre entre la production et laconsommation. Cela se produit soit à cause d’une surproduction, soit à cause d’unesurconsommation ou d’une sous-consommation.La crise générale périodique, apparaît sous la forme d’une violente agitation qui secoue les piliers dusystème économique tout entier. Elle devient alors le point de séparation entre la période de pleinessor économique et celle de la dépression. Chacune de ces deux périodes dure entre trois et cinqans. Les crises générales périodiques ont des caractéristiques particulières qui les distinguent desautres.4.4 Caractéristiques des crisesLa plupart des caractéristiques se retrouvent dans les trois qualités suivantes : 20
  21. 21. Premièrement, la généralisation, de sorte que dans un pays, la crise atteigne tous les aspects de laprospérité économique ou au moins la plupart. Elle apparaît d’abord dans un pays et s’y généralise,puis elle contamine d’autres pays, ceux qui ont réalisé un certain progrès économique et qui sont liéspar des relations permanentes.La deuxième qualité est la périodicité, dans ce sens qu’elle apparaît après un certain laps de tempsde façon périodique. La durée entre deux crises est comprise entre sept et onze ans. Cette duréen’est pas fixe, mais elle reste périodique.La troisième qualité est l’excès de production, de telle sorte que les propriétaires de grandes unitésde production aient une grande difficulté à écouler leurs produits. Ainsi, la production surpasse laconsommation pour la plupart des produits, et, la crise s’installe.Karl Marx considèrent que la crise conduit à la perte des capitaux de beaucoup de propriétaires quigagnent alors les rangs des travailleurs. Ce qui entraîne la diminution du nombre de capitalistes etl’augmentation de celui des travailleurs, préparant ainsi la société à une crise générale qui détruiral’ancien système.5. Critique de l’économie socialisme5.1 De la question de l’égalitéIl ressort de ce bref résumé du socialisme, et du communisme qui est une de ses formes, que lesécoles socialistes, dont le communisme, travaillent pour l’égalité réelle entre les individus. Cetteégalité s’exprime, selon les tendances, soit en termes de profits, soit en termes de moyens deproduction, soit de façon absolue. Chacune de ces types d’égalité n’est que purement imaginaire carimpossible à réaliser dans la réalité. Il s’agit là donc d’une impossibilité pratique. Il en ainsi carl’égalité envisagée est elle-même irréelle, et donc impossible à mettre en pratique. L’irréalité de cetteégalité s’explique par le fait que les êtres humains, par leur nature innée diffèrent aussi bien sur le planphysique que mental. De même ils diffèrent en termes de satisfaction de leurs besoins. D’oùl’impossibilité de réaliser une égalité entre eux. En effet, même si on leur distribue, par force, la mêmequantité de biens et de services, ils ne pourront pas en tirer profit de façon égale. Par ailleurs, il estimpossible de faire l’égalité entre les gens en termes de quantité de biens, nécessaire pour satisfaireleurs besoins. Un homme de grande corpulence a habituellement besoin de manger plus qu’unepersonne petite. Les besoins secondaires aussi varient largement suivant les individus. Aussi l’égalitéentre les gens n’est-elle qu’une philosophie, purement théorique et imaginaire.De plus, l’égalité entre les gens elle-même, alors qu’ils n’ont pas les mêmes capacités, est loin de lajustice que les socialistes prétendre essayer de réaliser. Les différences entre les êtres humains entermes de propriété, de moyens de production sont une réalité inévitable et, cela est tout à faitnormal et naturel. Toute tentative de réaliser l’égalité est vouée à l’échec car elle s’oppose auxdifférences naturelles qui existent entre les gens.5.2 De l’abolition de la propriétéQuant à l’abolition de la propriété privée, elle est contraire à la nature humaine, car le besoin deposséder est inné en l’homme, c’est une des manifestations de son instinct de survie qui existe en lui 21
  22. 22. de façon définitive. Ce besoin de posséder fait partie de la nature humaine, c’est une partie intégrantede son être qui ne saurait lui être dissocié. Il est impossible de l’abolir car c’est instinctif. En effet,tout ce qui est instinctif en l’homme ne peut lui être enlevé tant qu’il est vivant. Toute tentatived’abolition de propriété privée est une tentative de suppression d’un instinct naturel et ne mèneraqu’à la désolation et au trouble. Par conséquent, ce qu’il convient de faire c’est organiser les instinctspour l’intérêt de la société, plutôt que d’essayer de les éliminer.S’agissant de l’abolition partielle de la propriété, cela peut recouvrir différentes significations quiméritent d’être précisées.• Si l’on entend par là, la restriction de la possession par un plafond, alors ce serait une limitation en termes de quantité, ce qui est faux car cela reviendrait à limiter l’activité humaine, freiner ses efforts et réduire sa production. En empêchant à l’homme de posséder au delà d’un certain niveau, il sera effectivement arrêté à cette limite, son activité sera suspendue, et la société sera privée du bénéfice de l’activité qu’il aurait pu mener. Les sociétés qui ont appliqué cette restriction de la propriété sont inévitablement marquées par un manque de motivation à travailler et à être productif. Cependant, si la propriété est limitée à certains produits mais sans limitation de la quantité possédée, alors c’est acceptable car cela ne met pas d’obstacle à l’activité de l’homme. Cette approche organise la propriété des biens parmi les individus, et permet ainsi d’encourager à fournir des efforts et accroître l’activité.• Si l’abolition partielle signifie empêcher l’individu de posséder certains biens, tandis que d’autres biens peuvent être possédés sans aucune limite sur la quantité, là aussi il faut examiner le cas. Si l’utilité que recèle le bien ne peut être tirée par un seul individu qu’en privant le public d’en bénéficier, alors il est tout à fait normal d’empêcher sa possession par un seul individu. Il s’agit dans ce cas de biens dont le profit est par nature commun aux gens, tels que les routes, les jardins publics, les fleuves, les mers et autres biens analogues. La restriction est imposée par la nature même du bien. Pour cette raison, il n’y a aucun mal à interdire la propriété exclusive par un individu de certains biens qui sont d’utilité publique, au cas où cette propriété individuelle empêcherait les autres d’en profiter.• Si la nature du bien ne requiert pas une restriction à sa possession, dans ce cas il faut également examiner plusieurs éventualités avant de décider un droit de propriété sans limites. Si le bien est directement lié à un bien dont la propriété individuelle est interdite, comme les biens dont la source ne peut être possédée de façon privée, tels que l’eau et les immenses ressources minérales, alors il n’y a pas de mal à en interdire la propriété privée. Ce qui lie ces deux types de biens c’est leur origine commune. Si les biens qui ne sont pas communs par nature ne présentent pas un tel lien, alors il ne devrait pas y avoir une restriction à leur possession. Le faire limiterait injustement la propriété sans aucune raison. Cela est semblable à la limitation de propriété par la quantité et conduit aux mêmes résultats, c’est-à-dire : restriction de l’activité humaine, frein de ses efforts, réduction de la production et arrêt de travail, une fois arrivé au seuil imposé.L’abolition partielle de la possession dont il est question dans le socialisme est une limitation par laquantité plutôt que par la manière. Elle empêche la possession de certains biens qui par leur nature etcelle de leur origine devraient être possédés de façon individuelle. Le socialisme limite la propriétésoit par la quantité, comme la restriction de la possession des terres dans certaines régions, soit parcertaines caractéristiques comme l’interdiction de propriété des biens qui sont des moyens deproduction. Beaucoup de ces biens, par leur nature, pouvaient être possédés par des individus.L’interdiction de la possession de ces biens est une restriction de l’activité humaine, que ces bienssoient spécifiés, comme l’interdiction du droit d’héritage, la possession des mines, des chemins de 22
  23. 23. fer, ou d’usines ; ou qu’il soit laissé à l’État le soin d’empêcher la possession d’un bien chaque foisque l’intérêt public l’exige. Tout cela constitue une limitation à l’activité des individus tant que cesbiens sont empêchés d’être possédé, alors que de par leur nature ils peuvent être possédés par desindividus.5.3 De l’organisation de la productionEn ce qui concerne l’organisation de la production et la distribution par des moyens publics, celan’est pas satisfaisant puisqu’elle provoque inquiétude et perturbation parmi les gens, et crée rancoeuret haine parmi eux, les uns envers les autres. Il en résultat donc de l’anarchie et non de l’organisation.De plus une organisation ne vient pas naturellement par le cours des choses en laissant les travailleurssubir l’injustice des propriétaires. En effet, il se peut que ces derniers soient assez habiles pour payerles travailleurs de quoi satisfaire tous leurs besoins essentiels - comme c’est le cas aux États-Unis parexemple - de sorte que ceux-ci ne se rendent pas compte de l’injustice commis par les propriétairesen spoliant le fruit de leurs efforts. Par conséquent, l’évolution sensée réguler la production et ladistribution ne se produira pas d’elle même, et elle ne s’est pas produite dans l’exemple cité. Pourcette raison, il est indispensable que cette régulation soit mise en place par des lois et des solutionsappropriées, fondées sur une base sûre et définitive qui s’applique bien à la réalité des problèmes.Or, pour organiser la production et la distribution, le socialisme recours soit à la création des tensionset des troubles parmi les travailleurs, soit à la loi de l’évolution de la société, soit enfin à unelégislation établie par l’homme, et donc circonstancielle et non fondée sur une base sûre et définitive.Par conséquent, cette organisation est fausse dès sa base.Ceci est une preuve de la fausseté du socialisme en général. Quant à la fausseté du socialisme deKarl Marx en particulier, elle apparaît sous trois aspects.5.4 De la théorie marxistePremièrement : Son opinion sur la valeur est erronée et contraire à la réalité. En effet, considérer quela seule source de valeur d’un bien est le travail est en contradiction flagrante avec la réalité puisquele travail n’est qu’une source de la valeur et non pas la seule source. Il y a bien d’autres facteursautres que le travail qui entre dans la constitution de la valeur d’un produit. Il y a par exemple lamatière première sur laquelle se fait le travail, il y a aussi le désir exprimé pour l’utilité que comportele produit. Dans certains cas la matière première présente plus d’intérêt que le travail effectué pourles acquérir, comme dans la chasse par exemple. Sans gibier, l’action de chasser ne saurait créer dela valeur. Par ailleurs, un produit peut ne pas avoir de la demande sur le marché local et être interdità l’exportation comme le vin chez les musulmans. Ainsi, considérer le travail comme la seule sourcede valeur est incorrect, et ne correspond pas à la réalité du produit en tant que tel.Deuxièmement : Karl Marx affirme que le système social qui existe à une époque donnée est lerésultat de la situation économique, et que les divers changements qui affectent ce système sont tousdus à une seule raison qui est la lutte des classes pour améliorer leurs conditions matérielles. Eh bien,cette affirmation est une erreur. Elle est en contradiction avec la réalité et basée sur une suppositionthéorique douteuse. La preuve de sa fausseté et de sa contradiction avec la réalité apparaîtclairement aussi bien à travers les événements historiques que les faits vécus. En effet, chacun peutconstater que le passage de la Russie soviétique au socialisme n’a été ni le résultat d’une évolutionmatérielle, ni celui d’une lutte entre les classes qui aurait remplacé un système par un autre. Mais il 23
  24. 24. s’agit d’un groupe qui est arrivé au pouvoir par une révolution sanglante et qui s’est mis à appliquerses idées sur le peuple, changeant ainsi le système. C’est le même scénario qui s’est déroulé enChine. L’application du socialisme à l’Allemagne de l’Est à l’exclusion de l’Ouest, et à L’Europe del’Est et pas à l’Europe de l’Ouest, n’a pas été non plus le résultat d’une lutte des classes. Cela a étéplutôt le fait de l’occupation de ces pays par un État socialiste qui a appliqué son système sur eux,exactement comme cela s’est passé avec le système capitaliste, avec le système de l’Islam et,comme cela se passe avec tout système.Les pays pour lesquels la loi de l’évolution prévoit un changement par l’effet de la lutte des classessont l’Allemagne, l’Angleterre et les États-Unis, qui sont des pays capitalistes et où les propriétaireset les travailleurs sont les plus nombreux ; et non pas la Russie tsariste ou la Chine qui sont deux paysbeaucoup plus agricoles quindustriels, et où les classes capitalistes et ouvrières sont plutôt réduites,comparées aux pays occidentaux. Et malgré la présence de ces deux classes antagonistes en Europeoccidentale et en Amérique, il ne s’est pas produit un passage au socialisme dans ces régions, et ellescontinuent d’appliquer le système capitaliste. La présence des classes capitalistes et ouvrières n’a euaucune influence sur le système en cours. Cela suffit largement pour réfuter cette théorie del’évolution dès sa base.La troisième erreur de la théorie de Karl Marx apparaît dans son opinion à propos de l’évolution dela société, affirmant que le système économique est fatalement destiné à l’extinction par l’effet deslois économiques auxquelles il est soumis. Il ajoute que la classe moyenne, victorieuse de la classedes nobles - précédemment détentrice des capitaux -, cédera inévitablement sa place à la classeouvrière et cela par le seul effet de la loi de concentration. L’erreur dans cette opinion vient du faitque Marx l’a fondée sur sa théorie concernant la concentration de la production selon laquelle lenombre des travailleurs augmenterait sans cesse et celui des propriétaires diminuerait sans cesse estfausse. Elle est fausse parce qu’il y a une limite que la concentration de la production ne peut pasdépasser. En effet, arrivée à une certaine limite la concentration s’arrête, et par conséquent, il ne seproduit jamais l’évolution qu’a imaginée Marx. De plus, la concentration n’intervient pas du tout dansl’un des plus importants secteurs d’activité qui est l’agriculture. Alors comment la loi de l’évolutionpeut-elle s’appliquer sur la société ? Par ailleurs, Karl Marx croit que la concentration de laproduction sera suivie par celle des ressources, qui entraînera la réduction du nombred’investisseurs, détenteurs des capitaux, et l’augmentation de celui des travailleurs démunis. Or, celaest faux car la concentration de la production peut entraîner une augmentation de propriétaires decapitaux, et il peut même en résulter la transformation de la classe ouvrière en capitaliste. Lessociétés par actions, forme la plus courante pour les grands projets, comptent souvent parmi lesactionnaires plusieurs de leurs propres salariés. Ces travailleurs sont donc, en même temps,détenteurs de capitaux, ce qui réfute la théorie de la concentration. De plus, dans les usines,beaucoup d’employés ont des salaires élevés tels que les ingénieurs, les chimistes, les gestionnaires.Ils sont ainsi capables d’épargner une bonne partie de leurs revenues et devenir eux-mêmes desinvestisseurs sans avoir à créer de nouvelles entreprises. Par conséquent, ce que Karl Marx répandcomme théorie à propos de l’évolution de la classe ouvrière ne s’applique à eux.Ceci n’est qu’un bref examen des principes sur lesquels sont établis respectivement les systèmeséconomiques capitaliste et socialiste, y compris communiste. Cet examen rapide fait ressortir unepetite partie de ce que ces systèmes recèlent comme erreurs, idées fausses et conceptions perverses. 24

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