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Dossier sur le coworking paru dans le Bien Public du 20 octobre 2014

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  1. 1. 11 £Pétrole L’entreprise Vallourec Umbilicals, à Venarey-Les Laumes, monte en puissance sur l’offshore, avec une première commande pour le Royaume-Uni. À lire en page 14 Dossier £ Le coworking se développe en région et de multiples façons. Pages 11 à 13 ÉCONOMIE BOURGOGNE TENDANCE.Covoiturage, puis colocation et maintenantcoworking :commentmutualiser les coûts ? Liés par le sens du partage Définition.Lecoworkingimplique, plusquedanslecasdecentres d’affairesoud’incubateurs,deséchangesentreentreprises. ses compétences, ses con-naissances, ses passions, ses loisirs… Les transactions fi-nancières sur les platefor-mes de crowdfunding fonc-tionnent et se généralisent. BGE, le réseau d’accompa-gnement à la création d’en-treprise, et MyMajorCom-pany, leader national du crowdfunding (finance-ment participatif), ont mê-me lancé fin 2013 une plate-forme web entièrement dédiée aux projets entrepre-neuriaux : www.notrepeti- Et si une économie pouvait être basée sur l’échange, le par-tage et l’entraide ? C’est un peu le résumé – l’utopie ? – de l’économie collaborati-ve. D’après une étude TNS-Sofres datant de 2013, près d’un Français sur deux en serait déjà adepte. Du covoiturage au coworking Le préfixe co- du latin cum, dit le Larousse, indi-que l’association, la partici-pation, la simultanéité. Co-voiturage, colocation, coworking… L’un des pre-miers modèles de partage a été le covoiturage. Des pro-fessionnels se sont très vite engouffrés dans la brèche. Oncompte plus de cinq mil-lions d’Européens sur les deux principales platefor-mes de covoiturage Blabla-car et Carpooling. Au fil des années, des sites collaboratifs ont vu le jour sur à peu près tous les su-jets : la colocation des étu-diants, puis des jeunes adul-tes ; la mise en partage de Petitlexiquedel’économiecollaborative Co-working : plutôtquedetravailler seulschezeux, certains travailleursindépendantsfontlechoixdepartagerunespacede co-working.Unbureautiers quirépondàplusieursbesoinsba-siquescommele wifi et lecafépourles clients,unloyermutuali-séet d’autresbesoinsmoinsmatérielscommebénéficierd’un environnementcréatif,développerdesprojetscommuns… Crowdfunding :unnouveaumodedefinancementquisedé-veloppeàgrandevitessesur internet.Ledemandeurprésente sonprojet, chiffresesbesoins, le tout estenligne suruneplate-formedecollectedefonds, commeKisskissbankbank… Naissance.Lecoworkingestdansl’airavecdenombreuses organisations informelles.Maispeuseconcrétisent vraiment. teentreprise.com. Ce parte-nariat était alors annoncé comme une grande premiè-re en France. Un tiers lieu Aujourd’hui, l’heure est au coworking, cet espace de travail partagé où l’on mu-tualise les ressources et les compétences. Il existait dé-jà les centres d’affaires, où chacun peut louer son bu-reau dans des locaux com-muns, mais le coworking va au-delà en s’apparentant presque à une philosophie. « Plus qu’un simple lieu de travail, explique Florian Re-cole, c’est surtout un lieu d’échange et de mise en re-lation de professionnels, en open-space », maintient le fondateur de l’espace Tra-v’Ailleurs à Mâcon, en Saô-ne- et-Loire,mêmesi celui-ci va fermer, faute de rentabili-té. Les Docks numériques à Dijon, qui sont plutôt sur l’économie numérique ou la Coursive Boutaric, inscrite dans le réseau culturel, dé-veloppent les mêmes théo-ries : partager, rencontrer, échanger… « Ce qui fait la différence », dit Silvère De-nis des Docks, « ce n’est pas le nombre de mètres carrés, c’est le service. Le vrai plus, c’est la communauté qui se crée, se développe autour toute une économie. » NICOLAS DESROCHES ET JOCELYNE REMY Un bureau à soi dans une pièce que l’on partage avec d’autres entreprises, des services mutualisés et des rencontres. Le coworking se développe. Bruno-Louis Seguin et Silvère Denis, les deux cogérants des Docks numériques sur leur futur plateau, à Dijon Photo J. Rémy L’EXPERT YVES JACQUOT Chargé de mission TIC Pays Auxois-Morvan Une vraie demande «Danslemonderural,sur le territoire demonres-sort, onn’apasd’endroitde coworking(sionmetàpartle CraneàMilleryquiaunevo-cation culturelle).Lescho-sessefontdefaçoninformel-le. Ilyaunevraiedemande.Il yaénormémentdegensqui travaillententélétravail,ou autourdel’e-commerceou dunumérique.Desgensqui pourraientenprofiter quel-ques heures ou quelques jours.Onestéquipéd’espa-ces publics numériques (EPN),leplussouventlabel-lisés Sati21. Mais les Sati n’ont pas vocation profes-sionnelle. Ilssontàvocation scolaireoupourles seniors. Iln’yapasd’espaceprivatisé etledébitesttrèsmoyen.Les Satidoiventévoluer.Leplan d’aménagementdudéparte-mentest plutôtbienfait : ila prévudanslemonderural50 TICprioritairesquidoivent être fibrés.Parcontreauni-veaustratégiededévelop-pement, unefoisquecettefi-bre va être posée, ça va poser la questiondudéve-loppementdunumérique : avecl’implantationdedata center,quivonts’implanter, etconstruiredesespacesde réunionenfonctiondesbe-soins. » “On fait les choses différemment. On a besoin d’outils. On n’attend pas les aides, on fait. Et on travaille les uns avec les autres.” Bruno-Louis Seguin, cogérant les Docks numériques
  2. 2. 12 ÉCONOMIE BOURGOGNE LE BIEN PUBLIC Lundi 20 octobre 2014 L’économie dite “collaborative” vue de Saône-et-Loire £ Exemples. En Bourgogne, des entreprises saône-et-loiriennes se distinguent en la matière. COIFFURE. Bernard Jannin a inventé un concept qui pourrait sortir la coiffure de son marasme. Des fauteuils en location “Autant avoir un salon qui marche bien avec plusieurs professionnels à l’intérieur, que plusieurs salons en panne de clients. ” Bernard Jannin tout en rendant service à une autre personne. De la garde d’enfant au soutien scolaire, à l’aide pour ar-roser vos plantes ou s’oc-cuper de vos animaux do-mestiques pendant vos vacances, vous trouverez forcément quelqu’un pour vous aider sur Zelpus. « Notre site est ouvert aux particuliers et aux profes-sionnels, insiste-t-il. C’est aussi un moyen de les aider à trouver des mar-chés. » Opérationnel le 1er janvier 2015, Zelpus n’attend plus que vous ! N.D. ser internet pour créer du lien et promouvoir la soli-darité. » Il est accessible à tous et les inscriptions sont déjà ouvertes. Ouver t aux par ticu-liers… et aux professionnels Alors, si vous avez be-soin d’un coup de main pour le jardin, bouger un meuble ou que vous avez envie de partager avec une autre personne vos passions pour le sport, la couture ou autre, n’hési-tez pas. Vous proposez votre aide à quelqu’un, que-t-il. Notre site ne vend rien, il se contente d’utili-tre en relation les gens les uns avec les autres, expli- Bernard Jannin aurait pu profiter de sa re-traite pour se la cou-ler douce. Mais quelques mois avant de revendre ses salons de coiffure, il a eu l’idée novatrice de louer ses fauteuils à d’autres coif-feurs. Une réponse aux difficultés « Les salons traditionnels souffrent de plus en plus, explique-t-il. Les clients n’accepteraient pas une augmentation des prix. Il est plus facile de donner 150 euros à son garagiste que 50 euros à un coiffeur pour une coupe. Pourtant, l e s charges ne cessent d’être revues à la haus-se. 80 % des salons sont en difficulté et la moitié d’en-tre- eux en grande difficul-té. » La solution, il l’a trouvé en mettant des fauteuils de ses salons en location. Un moyen de partager les frais En dehors de ses heures de travail, le Chalonnais Xavier Bélissent a eu une idée alors qu’il cherchait « un coup de main pour faire des petits travaux de peinture ». « Je n’y arri-vais pas tout seul, se sou-vient- il, et je ne trouvais personne dans mon en-tourage pour m’aider… Et aucun artisan n’aurait été intéressé pour se déplacer et les faire. » Du coup, Xa-vier Bélissent a donc déci-dé de mettre en place le si-te www.zelpus.com, aidé par des amis et de la fa-mille. « L’idée est de met- fixes (loyers, charges cou-rantes…), tout en restant indépendant. « Les grands salons sont moins nom-breux, les multi-salons vi-vent leurs dernières heures et les réseaux de franchise perdent leurs effectifs, les fermetures se multiplient, et les salaires ne permet-tent plus à une coiffeuse de vivre de son savoir-faire. Le marché est saturé. Autant avoir un salon qui marche bien avec plusieurs profes-sionnels à l’intérieur, que plusieurs salons en panne de clients. La profession a besoin d’être restructurée plutôt qu’éparpillée. » Dans son système de loca-tion de fauteuil, chacun y retrouve son compte : le propriétaire, en se faisant un complément pour payer les charges et un petit béné-fice, ainsi que le sous-loca-taire y trouvant du confort, financier et dans le travail. De Dijon à Lyon Après avoir revendu ses salons (à Chalon, Chagny, le Creusot, Gueugnon ou Châtenoy-le-Royal) et cessé son activité, Bernard Jan-nin n’a pas tout à fait rac-croché. Il envisage de lan-c e r s o n a c t i v i t é d e consultant afin d’aider les professionnels désireux de louer leurs fauteuils, aussi bien sur le plan administra-tif, juridique… « J’avais dé-jà aidé des salons à Dijon et à Lyon à franchir le pas », ajoute-t-il. Il a mis en place un site Internet (www.lhai-runique. com) qui, au dé-part, n’avait que peu de vi-sites. « Si nous avions des demandes tous les trois ou quatre mois, c’était bien. Aujourd’hui, j’ai plusieurs appels par semaine. » Bref, ce concept, qui n’avait pas pris à sa créa-tion, en 2010, est en train de faire des émules. La cri-se dans le secteur de la coif-fure n’y est sans doute pas étrangère. NICOLAS DESROCHES Quelques années avant de prendre sa retraite, Bernard Jannin a eu l’idée de louer les fauteuils de ses salons à des coiffeurs n’ayant pas les moyens d’en ouvrir un. Bernard Jannin envisage de lancer son activité de consultant afin d’aider les professionnels désireux de louer leurs fauteuils, aussi bien sur le plan administratif que juridique… Photo N.D. INITIATIVE Zelpus.com,unsitecollaboratifquiveutcréerdulienetpromouvoirlasolidarité Avec son site, Xavier Bélissent souhaite mettre en relation les gens pour qu’ils s’échangent des services. Photo DR
  3. 3. LE BIEN PUBLIC Lundi 20 octobre 2014 ÉCONOMIE BOURGOGNE 13 L’économie dite “collaborative” vue de Côte-d’Or £ Exemples. En Bourgogne, des entreprises côte-d’oriennes se distinguent en la matière. ASSOCIATIONSCULTURELLES LaCoursive Boutaric,uncoworking qui défend des valeurs de solidarité publiée n’était pas contrac-tuelle. « Un bureau » dans une pièce de 40m². Une sal-le de réunion équipée d’un vidéoprojecteur est égale-ment prévue. Vincent Ro-dier a déjà six réservations. « À Paris, ça tourne tout seul ! Il n’y a pas de raison que ça ne marche pas à Di-jon ! » Ont réservé un pho-tographe, un graphiste, trois restaurateurs… et lui ! J. R. Ils sont tous les deux béné-voles. Et tous les deux per-suadés de l’excellence à long terme de la formule qu’ils gèrent depuis quatre ans. Bruno-Louis Seguin et Silvère Denis animent les Docks numériques, une coo-pérative qui fonctionne, et même très bien. Ils ont démé-nagé il y a six mois sur 200m² quai Nicolas-Rolin, à Dijon, et ils envisagent aujourd’hui PARTICULIER Le coworking conçu d’un point de vue purement immobilier Chaudronnerie à Dijon (comme il avait déjà acheté 25 m² du côté de Boulogne et 22 au Trocadéro, à Paris). Il est en train de faire réha-biliter cet appartement de plein centre-ville : « Ça sera assez joli : parquet au sol, cheminée en pierre, vieilles armoires et bureaux en ver-re », explique-t-il. Quelque chose qui ressemble à la pe-tite annonce passée sur le Boncoin, même si la photo d’origine dijonnaise, vient d’acheter un local , rue maine. En termes clairs, Vincent Rodier, qui est « Je mène déjà un projet similaire à Paris depuis deux ou trois ans ».Vincent Rodier, 30 ans, s’est mis en disponibilité – après des études à l’IAE Grenoble et à l’université de Shanghai, il travaillait à la BPI – pour gérer son auto-entreprise. Il développe le coworking sur Dijon. Selon un principe simple : le droit d’utiliser un bureau quelques heures ou quelques jours par se- encore de s’agrandir jusqu’à 900 m². « Les locaux sont pleins et les demandes conti-nuent à affluer », expliquent-ils, « mais ce ne sont pas seu-lement les locaux que les gens cherchent ». D’un point de vue pratique, ici pas de bail commercial contraignant de trois, six ou neuf ans. « Onne loue pas desm² mais un servi-ce. Cela permet de s’étendre ou de rétrécir du jour au len-demain ou presque ». Les Docks accueillent et organi-sent toutes sortes d’événe-ments :barcamps,workshop, “apéros docks”. Le principe du coworking est aussi de re-chercher le lien social. « Tra-vailler les uns avec les autres prend un peu plus de temps, mais cela rapporte autre cho-se : c’est toute l’éthique de l’économie collaborative », affirment-ils encore. Les en-vies sont là, suivies d’échecs parfois : « Oui, il y a beau-coup de casse. Mais celui qui se plante, ce n’est pas grave : il a quelque chose à transmet-tre pour éviter des erreurs aux autres. » Aujourd’hui, les Docks s’intéressent au French Digital Tour et tra-vaillent surunprojetd’accélé-rateur qui permettraitunvéri-table accompagnement. « Le talent il faut l’encourager, pas le dissuader ! » Tout est dit. J. R. COOPÉRATIVE. Les Docks Numériques acteurs de l’économie collaborative. Le coworking des start-up Ils ne sont pas les seuls en Côte-d’Or, mais les Docks Numériques sont certaine-ment les plus emblémati-ques du développement du coworking. Bruno-Louis Seguin et Silvère Denis, cogérants des Docks. Photo J. R. C’est un projet collectif, un pôle où des entreprises se réunissent, réfléchissent en-semble à ce qu’il faudrait dé-velopper. C’est aussi la vo-lonté affirmée de s’intégrer au quartier, en fin de réno-vation urbaine, et de tra-vailler avec ses habitants. On n’est pas à la Coursive par hasard. 18 entreprises « culturelles et créatives » en sont membres, dix dans l’immeuble, huit connec-tées. J. R. de nouvelles sources de financement, et de les ac-compagner vers l’entrepre-neuriat culturel pour faire face à une baisse assez dras-tique des subventions. C’est aussi une offre de ser-vices mutualisés, comme une veille sur les appels des marchés publics ou un site internet. C’est encore des es-paces de coworking dispo-nibles Mais pas seulement. Cela va au-delà, expliquent Marion Godey et Aurélie Miller, les deux animatrices. Des logements vacants dans un immeuble d’habitat social. L’idée de revivifier et de dynamiser un quartier déshérité. Une association Zutique Productions qui donne dans la musique, vite rejointe par deux ou trois autres… L’ idé e de l a Cour s i v e Boutaric était née, qui se structure et se développe à partir de 2010. Il s’agit dès lors d’accueillir et de déve-lopper des structures cultu-relles, de les aider à trouver- Marion Godey (animation) et Aurélie Miller (chargée de développement) sur la coursive… Photo Jocelyne Remy “En catalysant les énergies et en mutualisant les moyens.” Bruno-Louis Seguin, cogérant des Docks numériques

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