25 novembre 2004     Organiser des rencontres          participatives               Guide pratique et de méthode          ...
2
RemerciementsNous tenons à remercier particulièrement le Président du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais etsa vice-pré...
4
TABLE DES MATIÈRESORGANISER DES RENCONTRES ..............................................................1PARTICIPATIVES ....
Laccueil pendant les rencontres ..............................................................................25  Le forum...
Pourquoi ce guide ?Les premières rencontres de léducation citoyenne, qui se sont tenues à Lille les samedi 7 etdimanche 8 ...
8
Première étape :                      fixer les objectifs et le cadrePréciser les objectifsNous nous situons dans lhypothè...
La place de limprévuIl est important de laisser un espace (dans lénoncé des objectifs et dans le déroulement) pour desques...
contact très en amont, par exemple avec UNIFORMATION, pour négocier la prise en charge ducoût par le fond dassurance forma...
lhistorique des rencontres, quelques expériences, sil veut aller plus loin. Des contacts directs avecles journalistes, quo...
Deuxième étape :        La construction collective et lorganisationConstituer un collectif de préparationConstituer un col...
Pour choisir le processus, il convient de tenir compte de la situation locale et de bien clarifier lesobjectifs et les éch...
et co-responsable, il faut faire appel à sa participation dès le temps de préparation et tout au long duprocessus :  • Lor...
La préparation opérationnelleUne équipe restreinte doit être constituée pour piloter le dispositif opérationnel. Elle peut...
midi. Il vaut mieux sous-estimer le nombre de repas que le surestimer, car souvent les repascommandés sont payés.Sono et d...
18
3ème étape :                    Le déroulement et lanimationDes ateliers co-construits et animésLa préparation collective ...
Dispositions pratiques               Garder une réserve de deux ou trois ateliers supplémentaires, car de               no...
chacun. Certains prévoient sur une journée deux temps de travail en atelier, ce qui est beaucoupmieux.Quand les rencontres...
synthèse dans les jours qui suivent les rencontres. Il peut être utile de fournir à titre indicatif unexemple de compte re...
Avantage de cette méthode : une expression directe de la question essentielle pour un groupedatelier. Inconvénients : les ...
pour faire la restitution, il sera préférable qu’ils le fasse chacun de différents coins de la salle, demanière à ce que c...
- Le débat est aussi un dialogue avec Claire HEBER-SUFFRIN, qui prend la parole et          commente quand elle lestime ut...
recevoir une facture au nom de leur organisation par la suite. Ces deux tables               fonctionnent également pendan...
Un espace librairie est important pour compléter cet espace. Le plus simple est de trouver unlibraire pour le tenir.La fêt...
Tâche                          Horaire   Qui       Observations Préparation de la salle des          2 réunions plénières ...
Quatrième partie :                          Valoriser les rencontres,                    faire connaître, gérer les suites...
lessentiel de chaque intervention, en particulier au niveau des raisonnements, des exemples et desphrases clés.Comment fai...
Des actions communesLa réflexion et les échanges respectant la diversité des points de vues débouchent souvent sur desacti...
32
Charte de principes                     des rencontres de l’éducation citoyenneCette proposition de charte, inspirée de la...
Lobjectif de ce guide de méthodes est de mettre à la disposition des acteurs locaux sous une formepratique et accessible à...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Guide rencontres participatives

296 vues

Publié le

0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
296
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
2
Actions
Partages
0
Téléchargements
3
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Guide rencontres participatives

  1. 1. 25 novembre 2004 Organiser des rencontres participatives Guide pratique et de méthode Didier MINOTTravail réalisé avec lappui du Conseil Régional Nord-Pas de Calais 1
  2. 2. 2
  3. 3. RemerciementsNous tenons à remercier particulièrement le Président du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais etsa vice-présidente, Mme Ginette VERBRUGGHE, sans qui la rédaction de ce guide naurait pas étépossible.Nous remercions enfin tous les participants qui se sont mobilisés avant, pendant et après lesRencontres pour assurer un travail efficace et professionnel avec très peu de moyens, notamment lesorganisateurs Kèmi FAKAMBI, déléguée de RECIT, Marie France DANIAU, Charles et HélèneCAPRANI, Denise MAIL, Pierre TRAMONTI, Gwénaëlle COUDROY, Brigitte ERNY. Leurexpérience commune a constitué la base qui a permis de rédiger ce document. Crédits croquis Olivier Rosenwald 3
  4. 4. 4
  5. 5. TABLE DES MATIÈRESORGANISER DES RENCONTRES ..............................................................1PARTICIPATIVES .......................................................................................... 1GUIDE PRATIQUE ET DE MÉTHODE.......................................................1 Remerciements...........................................................................................................3 TABLE DES MATIÈRES.........................................................................................5 Pourquoi ce guide ?....................................................................................................7PREMIÈRE ÉTAPE : ...................................................................................... 9FIXER LES OBJECTIFS ET LE CADRE.....................................................9 Préciser les objectifs...................................................................................................9 Vérifier la faisabilité ...............................................................................................10 Rechercher des financements très en amont............................................................10 Faire les démarches administratives nécessaires......................................................11 Communiquer ..........................................................................................................11DEUXIÈME ÉTAPE : ................................................................................... 13LA CONSTRUCTION COLLECTIVE ET LORGANISATION..............13 Constituer un collectif de préparation......................................................................13 Faire une grille de déroulement ...............................................................................13 Mettre en place une démarche participative.............................................................14 Chercher les convergences ......................................................................................15 La préparation opérationnelle..................................................................................16 Différentes tâches dans les derniers jours et pendant les rencontres..........................................173ÈME ÉTAPE :............................................................................................... 19LE DÉROULEMENT ET LANIMATION..................................................19 Des ateliers co-construits et animés.........................................................................19 La préparation collective des ateliers.........................................................................................19 Différentes méthodes danimation des ateliers...........................................................................20 La durée, condition de la participation.......................................................................................20 Le rôle de chacun pendant les ateliers .......................................................................................21 Larticulation avec les séances plénières : une restitution rapide...............................................22 Lorganisation des séances plénières et des débats..................................................23 La nécessaire préparation des réunions plénières.......................................................................24 5
  6. 6. Laccueil pendant les rencontres ..............................................................................25 Le forum, les stands, la fête.....................................................................................26 Un forum des rencontres............................................................................................................26 Les stands et les panneaux dexposition des organisations.........................................................26 La fête.........................................................................................................................................27 Tâches de coordination pendant les rencontres........................................................27 La répartition du travail pendant les rencontres.......................................................27QUATRIÈME PARTIE : .............................................................................. 29VALORISER LES RENCONTRES, ............................................................29FAIRE CONNAÎTRE, GÉRER LES SUITES.............................................29 Communiquer...........................................................................................................29 Des publications pour valoriser le travail de réflexion des rencontres....................29 Formes écrites : ouvrage et fascicules........................................................................................29 Des documents audiovisuels (tout le monde ne lit pas).............................................................30 Des actions communes.............................................................................................31 Charte de principes...................................................................................................33 des rencontres de l’éducation citoyenne..................................................................33 6
  7. 7. Pourquoi ce guide ?Les premières rencontres de léducation citoyenne, qui se sont tenues à Lille les samedi 7 etdimanche 8 février 2004, ont montré le besoin de rencontres entre acteurs, et la fécondité demanifestations préparées en commun. Ce constat peut aussi être fait avec les nombreuses initiatives(forums sociaux locaux, rencontres à thème, fêtes) qui se multiplient aujourdhui, non sans rapportavec lémergence de nouvelles formes de citoyenneté.Cependant; les promoteurs de telles rencontres sont souvent démunis pour mettre en place desformes dorganisation permettant une réelle participation des citoyens et des porteurs de projets. Lesméthodes oscillent entre les formes classiques de colloques ou dassemblées et le spontanéisme deréunions informelles. Dautres achoppent sur des questions pratiques dhoraires, de moyensmatériels ou de communication et parfois hésitent faute dexpérience antérieure.Lobjectif de ce guide de méthodes est de mettre à la disposition des acteurs locaux sous une formepratique et accessible à tous, lexpérience acquise par RECIT dans les multiples rencontresauxquelles il a participé, afin de favoriser la multiplication de rencontres réellement participatives,cest-à-dire construites en commun depuis le départ, tant au niveau des questions densemble que dela mise au point des ateliers.Pour cela nous avons choisi de parcourir les principales étapes de la construction, de la réalisation etde la valorisation des rencontres, en essayant de proposer des solutions aux nombreuses questionsqui se sont posées aux organisateurs et aux participants qui nous ont fait connaître leur opinion.Bien entendu, tout ceci nest pas à appliquer tel quel. Ce guide est plutôt une boîte à idées. 7
  8. 8. 8
  9. 9. Première étape : fixer les objectifs et le cadrePréciser les objectifsNous nous situons dans lhypothèse où lobjectif des rencontres est de mobiliser les citoyens, auniveau dune région, dune ville ou dun bassin de vie, y compris ceux qui n’ont pas lhabitude departiciper, ainsi que des militants qui travaillent au sein des différentes composantes du mouvementsocial (associations, ONG, mutuelles, coopératives, entreprises déconomie sociale, citoyensvolontaires). De telles rencontres ont plusieurs dimensions : • se connaître, échanger sur les pratiques des uns et des autres, • débattre, mener une réflexion commune en réponse à des questions, • constituer des réseaux, faciliter la mise en place dactions communes, • faire converger les actions sur des principes communs.Une question centraleLes rencontres sont identifiées par une question centrale, qui figure en sous-titre du programme. Parexemple, pour les rencontres de Lille, la question centrale était : « comment permettre à chacund’être acteur de sa propre vie et citoyen d’un monde solidaire ? » Cette question centrale se déclineensuite en une série de questions à traiter pendant les différents temps de débats et les ateliers.La formulation des objectifs doit pouvoir être comprise par tous : ceux qui ont une approcheconcrète et ceux qui manient davantage les idées. Le choix des mots, le vocabulaire et le style de larédaction peuvent rassembler ou diviser.Du local au global, du concret à labstraitDans des colloques universitaires, on pose demblée une question théorique que lon va sefforcer dedécortiquer. Dans des rencontres dacteurs, on parle plus souvent des pratiques pour aller vers desquestions de fond. Dans des rencontres locales, on commence souvent par poser la question desenjeux locaux. Dans notre optique, où lon cherche la participation de tous, il est préférable decommencer par le concret et le local, pour aller vers le global et labstrait, et déboucher sur lesactions et pratiques instaurées.Spontanément on a tendance à limiter cette recherche à l’action militante. Il est essentiel d’élargircette interrogation au travail (le travail n’est pas qu’une marchandise), au choix personnels porteurdenjeux globaux (la voiture électrique ou le 4 x 4), aux actes de la vie de tous les jours (tous nosactes sont signifiants). 9
  10. 10. La place de limprévuIl est important de laisser un espace (dans lénoncé des objectifs et dans le déroulement) pour desquestions non prévues par le collectif organisateur. Dispositions pratiquesLe thème général doit être prévu un an à lavance, ainsi que le nombre indicatif de participants, lenombre dateliers et une grille de déroulement sommaire. Cela est nécessaire pour chercher une villeoù une région et une salle qui correspondent à ce que lon désire.En particulier en doit sadapter aux disponibilités des salles. Si lon prévoit beaucoup dateliers, onpeut prospecter des espaces universitaires ou des lieux jouxtant un lycée, mais pendant les périodesde congés scolaires.Il est prudent, dès quun lieu est envisagé, daller le voir avec une série de questions très pratiques,avant de prendre une décision (voir plus loin).Vérifier la faisabilitéDe beaux projets achoppent parfois sur des détails matériels, comme par exemple le nombre desalles datelier disponibles. Il est donc nécessaire de vérifier que les principales contraintes du projetpermettent tout de même sa réalisation.Il faut en particulier aller voir les lieux avant de prendre une décision. Questions à poser lors dune visite sur place : - Accès depuis la gare et laéroport, transports en commun, accès routier, possibilités de parking. Plan de la ville. - Avec qui voir les possibilités dhôtellerie, dAJ, de lieux daccueil. - Plan des lieux, nombre de salles de plénières et dateliers, capacités des salles, sonorisation des plénières, possibilités de vidéo, diaporamas, équipement en tableaux de papier, en prises de courant, en téléphone et prises internet (situer tout cela sur le plan des lieux), possibilités de fléchage. - Demander sil y a un opérateur pour la sono et éventuellement pour la maintenance dun diaporama (si on prévoit le passage en vues fixes du titre des exposés et les questions dont on débat). Prévoir également qui distribue les micros baladeurs pendant les temps de débats - Salle pour la presse, pour les organisateurs, petite salle calme pour rédiger. Possibilités de repas sur place, de bar. Nombre de repas maximum à midi et le soir, buffet ou traiteur. Adresses conseillées de traiteurs (penser aux entreprises dinsertion) - Espaces dexposition Contraintes daffichage sur les murs... Tables disponibles pour des stands et des panneaux dexposition. - Taille du calicot extérieur, dun calicot à fixer devant la tribune (s’il y en a une), des indicateurs à lentrée des salles, de la table de la tribune (pour y mettre un tapis de table). - Services disponibles (ouverture des portes, accueil, fléchage, prise de son, vidéo, avec ou sans opérateur). - Disponibilités des lieux avant les rencontres (un jour avant ?)Rechercher des financements très en amontDans la période ou nous sommes, des financements doivent être recherchés auprès de partenairespublics ou privés. Il est pour cela nécessaire détablir un budget prévisionnel prévoyant desconcours financiers. On a intérêt à prévoir large, de façon à pouvoir solliciter plusieurs partenaireset répartir les risques.À noter quil est possible également de négocier avec des fonds dassurance formation léligibilitédes rencontres en temps que temps de formation pour les participants. Il faut pour cela prendre 10
  11. 11. contact très en amont, par exemple avec UNIFORMATION, pour négocier la prise en charge ducoût par le fond dassurance formation. Dispositions pratiquesPour les partenaires publics, les délais de réponse sont de lordre de plusieurs mois, et dépendent ducalendrier des décisions en fonction de lannualité budgétaire. Il est souvent préférable de formulerles demandes pour la fin de lannée, car les prévisions de dépense peuvent alors est intégré dans lebudget primitif de la collectivité ou les prévisions budgétaires du ministère concerné.Pour les partenaires privés, les délais sont également supérieurs à six mois, même si dans certainscas des décisions rapides peuvent intervenir.Dans tous les cas, la décision dépendra des contacts préalables qui auront été noués dans la durée,avant la demande de financements, des interactions avec sa propre politique et ses propres priorités,et des retombées espérées par le financeur en termes dimage.Chacun des partenaires se fixe en général un plafond de participation en termes de pourcentage dumontant total des dépenses. Pour respecter ses plafonds, on peut présenter un budget qui valorise letravail associatif, car les seules dépenses directes (frais de déplacement, matériel, location salle) nereprésentent quune partie de linvestissement réalisé.Faire les démarches administratives nécessairesPlusieurs démarches administratives sont nécessaires.AssuranceVoir ce qui est déjà compris dans le contrat dassurance de lorganisateur. Une assurancecomplémentaire spécifique est souvent nécessaire (par exemple, en 2004, 120 € pour unemanifestation de 500 personnes)Réductions SNCFLes tickets congrès, qui permettent dobtenir 20% de réduction, se demandent au minimum troismois à lavance. Il faut pouvoir de les envoyer avec les invitations.Pour avoir les tickets congrès SNCF, contacter le service commercial de la SNCF au 01 57 23 61 05(Cétait M. Lepage en 2004)Contacts avec la mairie et les services de policeIl est nécessaire dinformer suffisamment tôt les services municipaux et la police de la tenue de lamanifestation si elle est importante. Cela permet dinstaurer des relations de collaboration et parfoisde négocier des aménagements, des permis de stationner. On peut aussi se mettre daccord sur lestermes dune annonce des rencontres par le service dinformation municipal.CommuniquerUn travail dans la duréeIl est essentiel de communiquer à plusieurs reprises sur lannonce, le déroulement et les résultats desrencontres. Pour cela, il est nécessaire de présenter en une page, trois semaines avant lévènement,les objectifs et les méthodes de la manifestation projetée, et de constituer un dossier de presse. Lechoix dune photo peut être très utile pour symboliser les rencontres.Pour comprendre ce qui est efficace, il faut se placer ce dans la peau des journalistes, qui reçoiventdes tonnes dinformations, sont soumis à une très forte pression de rendement, n’ont pas le temps defaire correctement leur travail, et doivent produire essentiellement de limage et de la surprise plusque des analyses. Pour ces raisons, le travail des journalistes doit être préparé, en rédigeant uncommuniqué très court, si le journaliste doit faire une brève, une présentation en une page, avec desexemples, sil souhaite faire un article, un dossier présentant les organisations en présence, 11
  12. 12. lhistorique des rencontres, quelques expériences, sil veut aller plus loin. Des contacts directs avecles journalistes, quon peut inviter aux débats publics, sont plus efficaces que lenvoi du seuldocument écrit.Progressivement, chaque organisation doit se doter dun répertoire de journalistes susceptibles dêtreintéressés par ses activités. Ce travail, qui prend du temps, ne peut pas être improvisé juste avant lesrencontres. On gagnera souvent à se faire aider par les services de communication des collectivitéspartenaires, à condition de pouvoir fournir son propre dossier de presse.Les rencontres doivent également être préparées par un certain nombre de relations publiques. Cestun des rôles du président et des membres du bureau de prendre des contacts, voir des partenairesinstitutionnels, rencontrer les responsables des collectivités partenaires et les intervenants potentiels. Dispositions pratiques Choisir un logo ou une photo qui symbolise les rencontres. Constituer une liste de journalistes et de correspondants (presse associative, principales organisations nationales, outils de communication qui en dépendent - journaux, revues, sites Internet) quon se propose dinformer, dinviter aux points presse. Constituer un dossier de presse comportant une présentation en une demi page des objectifs, des méthodes, de lesprit et de la forme des rencontres, un projet darticle un peu plus fourni, avec des allusions à des exemples, une présentation des organisations participantes, de lhistorique des rencontres, et quelques expériences. Diffuser ce dossier à la demande ou de façon ciblée, en commençant par la presse associative et les mensuels (qui bouclent 2 mois à lavance) puis les hebdo, enfin les quotidiens. 12
  13. 13. Deuxième étape : La construction collective et lorganisationConstituer un collectif de préparationConstituer un collectif dorganisationDès le départ, le choix des objectifs et du déroulement doit être partagé. Si une organisation est plusstructurée que les autres et prend l’initiative, elle ne doit pas tout faire en cédant au sentimentd’urgence, naturel dans la période, mais prendre le temps de la reformulation, des tâtonnements etde la pédagogie, accepter d’amender le projet. Quant au projet, participent ceux qui se sententassociés aux décisions.Il est important de jouer le jeu de la démocratie au sein de ce collectif, même si cela demande dutemps : la méthode est inséparable du but poursuivi. En particulier, la responsabilité des différentsateliers et interventions pourra être confiée aux principales organisations organisatrices, tout enprécisant bien quil sagit dun travail commun avec tous les participants à latelier.On doit pour cela constituer un collectif de citoyens et dorganisations, en appelant à une premièreréunion ouverte à tous ceux qui se reconnaissent dans la charte. Ce collectif sera réuni aux momentsclés de la préparation. Lorsque des rencontres nationales se tiennent dans une ville en région, il peutêtre opportun de constituer aussi un collectif local, afin de mobiliser les organisations de la région.Par exemple pour les rencontres de léducation citoyenne, des réunions du collectif ont eu lieu àParis et dautres à Lille, avec des acteurs régionaux. Il a permis de mobiliser largement, en tâchedhuile, des organisations et des militants participant à des expériences locales, malgré la faiblessedes moyens de communication. Lexpérience montre que le bouche-à-oreille fonctionne souventmieux que linformation officielle au sein des grandes organisations.Faire une grille de déroulementDuréeEn termes de durée, diverses solutions sont possibles en fonction des objectifs et de la situation : • la durée peut être brève : un à deux jours. il sagit alors dun temps fort de mobilisation qui rassemble des participants différents, en assez grand nombre, le relais étant pris par dautres structures. • Elle peut être plus longue (en semaines ou en mois) afin de susciter une dynamique de rassemblement dans la durée permettant de créer une dynamique durable sur un territoire • La rencontre peut mobiliser des groupes thématique sur des questions à approfondir (préparation commune) et déboucher ensuite sur un temps fort de rassemblement plus large. 13
  14. 14. Pour choisir le processus, il convient de tenir compte de la situation locale et de bien clarifier lesobjectifs et les échéances quon se donne. La mobilisation implique une démarche de projet partagé(diagnostic des forces et faiblesses de la participation locale, objectifs, stratégie et programmedaction1)ProgressionAlterner les temps de travail par petits groupes, des temps dapports de contenus structurés, enréponse aux questions sorties des petits groupes, des temps de débats en grands groupes, des pausestoutes les deux heures et des temps informels assez longs. Si des apports de contenu sontnécessaires, ils doivent être très synthétiques (pas plus de 20 à 30) et structurés. Il est nécessaire dene pas prévoir plus dun exposé par demi journée.En fonction des objectifs, il est nécessaire de déterminer des étapes, constituant un enchaînementlogique. Plusieurs schémas peuvent être proposées (on peut en imaginer dautres) :- commencer par un travail sur les faits (état des lieux, pratiques et expériences), puis approfondirlanalyse, enfin préciser un programme daction et des propositions,- partir des échanges de pratiques, travailler sur les convergences (en termes de principe, de valeurs,de comportement et de méthodes) qui sous-tendent ces actions, préciser un programme daction etde propositions,- commencer par des exposés introductifs qui apportent un contenu pratique et théorique, travailleren ateliers pour confronter cet apport aux pratiques des participants, débattre et faire despropositions.Par exemple pour les rencontres de Lille, il a été proposé de travailler autour de 3 « trémies », quidébouchaient sur un rapport de synthèse, autour des valeurs et principes, des démarches (gestes,méthodes) qui contiennent la finalité poursuivie, de la territorialisation (locale, nationale,européenne, planétaire) et des différents volets de l’éducation émancipatrice.Une grille de déroulementEn fonction des objectifs, de la durée du nombre de participants, des méthodes retenues, il estpossible délaborer une grille de déroulement qui précise dans les grandes lignes des principalesétapes du déroulement.Voici quelques exemples de grille.Exemple N°1 : Entretiens de Rambouillet. Sur une journée et pour 100 personnes, le déroulement est le suivant : - accueil, et exposés introductifs : 10h -11h - travail en ateliers : 11 h 15 à 12 h 30 - restitution des travaux dateliers 14 heures 14 h 30 - débat 14 h 30 à 15 h 30 - table ronde conclusion 15 h 30 à 16 h 30Exemple N°2 : Rencontres de léducation citoyenne. Sur deux jours et pour 500 personnes le déroulement du premierjour a été le suivant : Premier jour - 10 h 11 h : accueil et exposés introductifs - 11 h 15 à 12 h 45 : premier temps de travail en ateliers (actions menées, principes et valeurs) - 14 h 15 à 15 h 45 : restitution des ateliers et premier débat en plénière - 16 h 30 à 18 h : second temps de travail en ateliers (comportement, méthodes et outils) - 18 h 30 à 19 h 45 : forum (temps libre pour se rencontrer) - 20 h à 23 h 30 : dîner et fête.Mettre en place une démarche participativeLes rencontres ont pour but de permettre aux expériences et aux réseaux de se connaître, derespecter les différences, tout en recherchant les convergences. Pour que chacun se sente concerné1 Des documents plus complets sur la logique de projet sont disponibles sur demande à RECIT 14
  15. 15. et co-responsable, il faut faire appel à sa participation dès le temps de préparation et tout au long duprocessus : • Lors de la constitution du collectif, commencer par une présentation des participants, chacun expliquant ce quil fait, quelles sont ses attentes et ses questions. Compter une heure et demi de présentation pour un groupe de 35 personnes. Si lassemblée est trop nombreuse, on peut faire une présentation en sous-groupes. Certains préconisent de se présenter au sein de petits groupes de trois personnes. • Remettre au jugement du groupe les documents, programmes, choix dexpériences, et dans la mesure du possible prendre en compte les avis. Il est nécessaire que quelquun fasse le travail de préparation, mais les orientations doivent pouvoir être remises en cause par le groupe. • Dans les ateliers, faire appel à des récits dexpérience, de vie, de situations, et les mettre en réflexion pour en tirer la signification. Ce travail peut être fait de façon verbale ou par un travail de jeux, de mises en scènes, de mime, etc... A noter quil est nécessaire dinterpréter les expériences pour quelles prennent du sens (une expérience pure est lisible de mille manières). • Dans les débats, prévoir un temps de prise de parole égal pour tous, annoncé à lavance et inscrire les demandes de parole. Ne pas hésiter à couper les premiers bavards.Chercher les convergencesA travers la diversité des expériences, des objectifs et des cultures, les échanges peuvent permettrede constater que tous se retrouvent sur des principes daction communs. On constate souvent quedes actions très diverses répondent à un petit nombre de principes daction commun, qui constitue levéritable soubassement des rencontres et ont permis denrichir la charte commune de RECIT. • Respecter les droits de lhomme et la dignité humaine, en dépassant légalité formelle pour aller vers une égalité effective dans les conditions daccès à léducation, aux services, à la santé, à la culture. • Lutter contre toutes les discriminations et les oppressions entre genres (hommes-femmes), envers les minorités, les jeunes, les vieux, les faibles. • Répondre aux besoins fondamentaux des hommes et des femmes daujourdhui en matière de sécurité, de paix, de revenu selon son travail, de services, dhabitat, déducation. • Concevoir la solidarité comme une réciprocité et une co-responsabilité de chacun envers tous, du niveau interpersonnel à une solidarité mondiale. • Promouvoir des logiques de coopération et de fraternité. Légalité et la liberté ne trouvent leur sens que dans un contexte de fraternité. • Préserver les biens communs de lhumanité nécessaires aux générations actuelles et futures, et assurer les conditions de poursuite de laventure humaine. • Favoriser la pratique de la démocratie participative, par lécoute et la réciprocité, et permettre à chacun de dépanouir ses potentialités. • Permettre à chacun de développer et dépanouir ses potentialités, en particulier ses capacités de don, de réciprocité et de non violence. • Chercher une cohérence entre laction personnelle et le sens donné par chacun à son existence, dans la diversité des options et des histoires, avec un équilibre entre identité et ouverture, entre culture propre et métissage.Ce sont ces convergences qui permettent de bâtir des actions communes. Les reconnaître nimpliquepas labandon de la spécificité de chacun mais de relativiser les différences. 15
  16. 16. La préparation opérationnelleUne équipe restreinte doit être constituée pour piloter le dispositif opérationnel. Elle peut êtrecomposée essentiellement de bénévoles disposant de temps, qui sengagent pour une partie de leurtemps pendant une durée limitée.Pour des rencontres importantes, il devient nécessaire de disposer dun chef de projet à plein tempspour monter les dossiers de financement et assurer la coordination densemble (et les liaisons avecacteurs : responsables dateliers, intervenants, organisations tenant des stands, différents partenaires)Répartition des salles datelierLa répartition des salles dateliers doit bien sûr être effectuée à lavance en fonction de la capacité dechacune et du nombre dinscrits par atelier.Les participants ont souvent des difficultés à repérer leur atelier. Cest pourquoi il est suggéré demettre dans les dossiers un plan des lieux, avec les noms des salles et le titre des ateliers en clair.Les mêmes noms doivent servir au fléchage et à linscription sur les portes des numéros et nomsdateliers.Dossiers par atelierDes dossiers doivent être constitués par atelier, avec :- pour lanimateur un rappel des objectifs et du déroulement, une feuille de présence, des précisionspratiques, les téléphones utiles et éventuellement un questionnaire destiné à recueillir desinformations sur les expériences, les sites des organisations, les suggestions de chacun. Cequestionnaire est à faire circuler dès le début des ateliers.- pour chaque participant le rappel du déroulement, de la problématique et des questions directricesde latelier, une fiche dexpérience vierge.Confection des dossiers du participantAfin déviter les paniques de dernière minute, le dossier du participant doit être réalisé au moins huitjours avant les rencontres. Lexpérience montre quon a intérêt à préparer calmement lensemble desdossiers et les transporter sur le lieu des rencontres plutôt que vouloir les faire sur place.Le dossier du participant comporte classiquement le programme des rencontres, un documentdorientation, le plan des lieux et éventuellement de la ville, la liste des participants, avec organismeet expérience, une présentation de lorganisation invitante, des documents fournis par les financeurs.Tirages de documentsUne liste précise des documents à tirer doit être établie avec, pour chaque document le nombre defeuilles, le nombre dexemplaires, le mode dagrafage, la possibilité de rectos versos. Une équipereproduction peut alors sorganiser pour effectuer les tirages.Panneaux et annoncesIl faut préciser à lavance les panneaux qui seront nécessaires dans le hall ou dans dautres sallespour affichages (expériences, programme,…) messages personnels, activités du forum, etc…, afinde les fabriquer, les transporter et les poser.Estimation du nombre de participants et de repasUne des difficultés majeures de lorganisation est destimer le nombre dinscriptions et de repas. Eneffet, le restaurateur demande des prévisions qui doivent saffiner progressivement.On peut estimer que le tiers des participants sinscrive dans les huit derniers jours, et quenviron 5 %des inscrits ne viennent pas pour des raisons diverses. On sait aussi quune partie des participantsdéjeune ou dîne en ville. Pour des rencontres de deux jours, en week-end, on peut compter enmoyenne 70 % de repas que par rapport aux inscrits le samedi midi, 50 % le soir, 60 % le dimanche 16
  17. 17. midi. Il vaut mieux sous-estimer le nombre de repas que le surestimer, car souvent les repascommandés sont payés.Sono et diaporamasSi le gestionnaire de la salle ne le prévoit pas, prévoir un opérateur pour la sono et éventuellementpour la maintenance dun diaporama (si on prévoit le passage en vues fixes du titre des exposés etles questions dont on débat). Prévoir également qui distribue les micros baladeurs pendant les tempsde débats si ce nest pas assuré.Différentes tâches dans les derniers jours et pendant les rencontresUn certain nombre de tâches ne peuvent être réalisé quau dernier moment. En faisant appel auxvolontaires, on peut constituer un certain nombre de chantiers, le cas échéant sur place. Voici unéchantillon des tâches auxquelles il peut être utile de penser : Dispositions pratiques Confection de badges de couleurs différentes (organisateurs, participants, presse) Multiplication des différents documents Préparation et transports des dossiers Fléchage extérieur depuis la gare et vérification du fléchage intérieur. Réception des ouvrages et documents de la librairie. Réception des exposants sur le lieu des stands Réalisation diaporama pour les séances plénières avec questions, nom des intervenants, etc… Vérification de la compatibilité des ordinateurs et du diaporama Confection de panneaux dinformation de lentrée et du stand RECIT Transports éventuels de tables, chaises, paper boards Aménagement des salles (marqueurs mais aussi magnétoscopes et télévisions) Décoration et personnalisation des salles (logos, photos, textes, affiches) Derniers achats nécessaires Vérification de linstallation et des noms des comptoirs daccueil Pose des panneaux dinformation à lentrée 17
  18. 18. 18
  19. 19. 3ème étape : Le déroulement et lanimationDes ateliers co-construits et animésLa préparation collective des ateliersIl est possible de préparer les ateliers de façon collective, à condition de se mobiliser suffisammenttôt. La préparation permet alors de mettre au point collectivement les axes et le déroulement delatelier, avec une partie des personnes qui vont y participer. Nous proposons ici une méthode qui aété testée pour les rencontres de Lille.Pour chaque atelier, un animateur et un noyau initial de 2 à 3 personnes élabore une série dequestions et une présentation en une page qui précise le thème et les objectifs, les questions supportdes débats et le déroulement de chacune des périodes (quels témoignages introductifs, quels toursde table, quels temps de débat ou même de silence).Les questions sont insérées dans linvitation. Les personnes qui sinscrivent aux rencontres sontpriées de sinscrire dans un des ateliers. Elles sont alors intégrées au groupe de préparation, et sontsollicités pour donner à distance, leur avis sur les questions et les expériences. Peu à peu le groupede préparation sélargit en mobilisant dautres personnes porteuses dexpériences, par bouche-à-oreille. Il ny a pas de réunion physique du groupe, mais des échanges par mail ou par des groupesde discussion. La version finale constitue la trame du déroulement de latelier.On a pu observer que ce travail de préparation collective contribue à susciter une dynamiquecollective, même si les modifications du programme initial sont en général assez faibles. Ellecomporte cependant une forte exigence en termes de démarche et de rigueur dans le dialogue avecceux qui arrivent en cours de préparation, donc de temps investi pour cette étape.Une réunion des animateurs dateliers est nécessaire trois mois avant la date des rencontres pour semettre daccord ensemble sur le déroulement général et leur rôle : contacter les expériences, entrouver de nouvelles, relancer les participants potentiels. Les organisateurs des rencontres doiventensuite maintenir le contact avec chacun des animateurs et leur donner un appui si nécessaire. UnRDV avec chacun à mi parcours est très utile. 19
  20. 20. Dispositions pratiques Garder une réserve de deux ou trois ateliers supplémentaires, car de nouveaux besoins se dégagent très souvent en cours de préparation. Elaborer un cahier des charges précisant le rôle des animateurs et des rapporteurs des ateliers. Organiser pour cela une réunion de lensemble des animateurs et rapporteurs datelier, par exemple à loccasion dune des réunions du collectif dorganisation, pour améliorer collectivement le dispositif mis en place, afin de pouvoir sassurer de lengagement de chacun. Notamment pour animer la préparation de latelier de façon autonome, en cherchant dautres expériences, en faisant circuler linformation, et en rédigeant la problématique et les questions qui serviront de fil directeur. Faire un suivi avec chaque animateur (rencontre ou entretien téléphonique approfondi), pour lui transmettre des informations sur les expériences et les personnes mobilisables, les documents ressources quil peut utiliser. Chaque animateur est également invité à préciser ses besoins matériels (paper board, vidéo, disposition de la salle, etc.)Différentes méthodes danimation des ateliersAu sein des ateliers, pour favoriser la participation de tous, de nombreuses formes danimationpeuvent être pratiquées, visant à favoriser lexpérimentation, la créativité ou la participation de tous.Voici quelques exemples tirés des rencontres de Lille.- On peut commencer par un "brain storming silencieux" à partir des questions posées, puis untemps de restitution où chacun peut apporter ses réponses. Celles-ci sont marquées sur des post-it etsituées sur un grand tableau en fonction de leur proximité. Le système est très favorable à laconstitution du groupe en tant que collectif de réflexion. Mais cette méthode devient difficile à gérerquand la taille du groupe dépasse 20 personnes.- Dans de multiples ateliers, les débats sont appuyés sur des témoignages, soit après un ou deuxexposés, soit en demandant aux participants disposant dune expérience de dire en quoi celle-ciéclaire la question posée.- Dans un des ateliers les animateurs ont proposé une méthode reposant sur un démarrage immédiat(après justification) en 9 petits groupes de 3, sans présentation des participants, avec des interviewssuccessives au sein de chaque petit groupe. Cette méthode demande beaucoup de temps et un thèmetrès bien circonscrit.- Dans un atelier de pratiques corporelles, les participants venaient dhorizons très différents(danseuse, kinésiologue, responsable dassociation culturelle, pratiquante du tango, pompier, …).Chacun a fait pratiquer aux autres des exercices et le travail de réflexion cest appuyé sur cespratiques partagées.La durée, condition de la participationPour un travail approfondi et une connaissance mutuelle, où chacun participe, il est nécessaire queles ateliers durent suffisamment longtemps.Dans des rencontres dune journée, on se contente souvent, faute de temps dune heure et demidateliers. Cest un minimum et il est alors très difficile en si peu de temps de lancer une dynamiquede groupe. Seuls des ateliers peu nombreux (10 à 15 personnes) permettent alors la participation de 20
  21. 21. chacun. Certains prévoient sur une journée deux temps de travail en atelier, ce qui est beaucoupmieux.Quand les rencontres se déroulent sur 2 ou 3 jours, il peut être très opportun de réunir les mêmesateliers à plusieurs reprises dans la même composition. On observe alors une dynamique au sein delatelier. Des liens plus forts sétablissent, les discussions abordent davantage les questions de fond.Chaque temps d’atelier peut être centré sur une question spécifique, qui forme une progression. Parexemple, à Lille, les trois temps datelier étaient centrés sur les questions suivantes : - Quelles sont les actions menées par chacun, en réponse à quels enjeux, en référence à quelles valeurs ? - Sur quels comportements reposent ces démarches, en cohérence avec ces valeurs ? Quelles démarches éducatives sont elles nécessaires pour répondre aux besoins de chacun, et aller vers ceux qui ne participent pas facilement ? Comment créer des espaces de confiance et de participation ? - Quels sont les lieux et les domaines de l’action éducative ? Quelles propositions peut-on formuler (ce qu’on peut faire soi-même et les politiques nécessaires) ?Le rôle de chacun pendant les ateliersLe rôle de l’animateur des débatsLanimateur des débats nest pas obligatoirement celui qui a préparé latelier dans les moisprécédents. Ce rôle peut être partagé au cours du déroulement (animation tournante).Le rôle de lanimateur est de faire en sorte que les questions essentielles soient toutes abordées(gestion du temps), et de veiller à ce que tous les participants se soient exprimés (par la parole, maisce peut être aussi par écrit, par un langage de signes établi à l’avance dans le groupe). La méthodede conduite et de participation aux débats conditionne la finalité poursuivie. La fin est contenue enpartie dans les moyens. Pour que la discussion soit une expérience vécue de démarche éducative, ilest nécessaire de respecter des attitudes d’écoute, de réciprocité, de respect des différences, decoopération pour répondre à des enjeux communs. Lobjectif n’est pas d’échanger des points devues qui seraient figés, mais de dégager les questions auxquelles tous sont confrontés et d’essayerd’y répondre ensemble.Il revient à lanimateur de préciser au début les objectifs et le déroulement, de distribuer la parole(demander aux gens de sinscrire pour intervenir), de permettre à chacun de parler sans êtreinterrompu, de brider un intervenant trop bavard qui empêche lexpression des autres membres dugroupe. Si nécessaire, à mi débat, il pourra solliciter une intervention de ceux qui nont pas encorepris la parole. Pour ceux qui ont de la difficulté à s’exprimer par oral, cette intervention peut aussiêtre transmise par écrit à l’animateur qui essaiera de retransmettre la contribution au groupe. Si ledébat sanime, on pourra demander aux participants de sinscrire et donner la parole dans lordredinscription.Le rôle des rapporteursLe rôle du rapporteur est de prendre des notes les plus précises possibles de lexposé initial et dudébat, et de dégager les principales conclusions du groupe (éléments danalyse, de diagnostics, et depropositions), même si elles sont seulement esquissées. (Il peut être utile de surligner les idéesessentielles au moment où on les note).La plupart des difficultés de la synthèse viennent dune mauvaise prise de notes, notamment quandles débats saniment. Cest pourquoi nous préconisons une équipe de rapporteurs (2 à 3) quiprennent des notes en double et se relaient, tout en sachant qui va faire la synthèse (rapporteurprincipal). Dix minutes avant la fin du temps, il sera demandé à ce dernier de résumer les idéesessentielles afin que le groupe les valide et les complète.Le groupe des rapporteurs doit être constituée avant les rencontres, et chacun doit être contacté parles organisateurs pour vérifier quil est bien daccord pour assumer ce rôle, en particulier faire une 21
  22. 22. synthèse dans les jours qui suivent les rencontres. Il peut être utile de fournir à titre indicatif unexemple de compte rendu. Cette équipe aura également à prévoir les moyens de valorisation dutravail de l’atelier. Moyens classiques (rédaction d’un fascicule faisant la synthèse des travaux),moyens audiovisuels (vidéo, enregistrements audio), diaporama, etc… (voir plus loin)Lexpérience montre quune réunion des rapporteurs est nécessaire juste avant le déroulement desateliers pour bien préciser leur travail. Ce temps doit être prévu dans le déroulement général. Pourceux qui le peuvent, une session "comment prendre des notes, faire un CR, faire une synthèse desession avec plusieurs thèmes qui sentrecroisent". Dispositions pratiques Avoir un contact préalable avec chaque rapporteur pour préciser le type de rendu attendu. Fixer des délais extrêmement courts pour la remise des comptes- rendus (soit avant la fin des rencontres, soit dans les 3 jours qui suivent). Lexpérience montre que des délais plus longs conduisent un taux de retour extrêmement faible, donc une grande difficulté de capitaliser le travail fourni pendant les rencontres.Le rôle des témoinsIl arrive fréquemment quon demande à un porteur dexpérience de témoigner. Le rôle de témoinnest pas de faire un exposé complet sur l’expérience ou le thème considéré, mais dillustrer lesquestions essentielles qui se posent à travers son expérience ou ses travaux. Aussi lexposéintroductif doit être court (8) pour ne pas "manger" le temps du débat, mais lintervenant peut réintervenir dans le débat par la suite.Comme cet exercice est frustrant, il peut être proposé au témoin qu’il fournisse, en une à deuxpages, le récit de son expérience et le distribue aux participants. Quand les rencontres ne disposentpas de gros moyens, la gestion de ces documents peut savérer très lourde. Aussi on peut suggérerque les témoins arrivent à l’atelier avec 30 ou 40 photocopies du récit de leur expérience (avec desphotocopies faites à l’avance)La collecte dexpériencesLes rencontres sont loccasion de collecter des expériences qui pourront être restituées soit dans lasynthèse, soit sur un site. Il faut pour cela une règle du jeu précise avec cadre (modèle de fiches,longueur). On peut aussi décider de proposer à une personne par groupe de travail d’être« collecteur », responsable de noter systématiquement toutes les expériences mentionnées dans unéchange de groupe, en donnant le plus de précisions possibles sur l’expérience et surtout lescoordonnées de la personne qui l’a indiqué.Le repérage de ces expériences peut être organisée au moment des inscriptions ou sur place, endemandant à chacun de préciser en une dizaine de lignes lexpérience dont il est éventuellementporteur.Larticulation avec les séances plénières : une restitution rapideLes ateliers font apparaître des exemples, des questions et des idées forces. Comment celles-cipeuvent-elles être prises en compte par lensemble des participants dans les séances plénières ?Deux méthodes peuvent être proposées ici.1 Une courte restitution par chaque rapporteur. En quelques mots le rapporteur donne un aperçudes propositions sorties de latelier. Il ne doit pas restituer lensemble des idées mais seulement cequil a écrit sur une demi feuille de papier. 22
  23. 23. Avantage de cette méthode : une expression directe de la question essentielle pour un groupedatelier. Inconvénients : les redites éventuelles, le risque de dérapage dans le temps.2 La synthèse de fiches minutes émanant de chaque atelier. Chaque atelier rédige une ficheminute, dune page. Lensemble des fiches minutes sont lues et synthétisées par un rapporteurgénéral. Celui-ci fournit en 10 minutes une impression densemble et quelques conclusionsessentielles, en introduction à un débat général (pas un compte rendu) qui introduit le débat enséance plénière.Avantages : on peut faire remonter les questions essentielles dun grand nombre dateliers (jusquà25). Inconvénients : Les questions sont filtrées et peuvent être déformées. Cette fiche minute tientlieu de compte rendu pour certains groupes, et il est difficile d’obtenir ensuite une synthèse pluscomplète. Aussi, il faut être très explicite sur la nécessité dune valorisation plus complète delatelier (voir plus loin, 4ème partie) Exemple de FICHE MINUTE (1 page) Quels sont les 2 expériences les plus significatives restituées par les participants ? Quelles sont les éléments de réponse essentiels aux questions posées ? Question 1 (la rappeler en abrégé) : Question 2 (la rappeler en abrégé) : Question 3 (la rappeler en abrégé) : Quelles sont les deux propositions essentielles formulées? Quelles sont les deux phrases qui vous ont le plus frappé ? Autres observations sur le déroulement et la portée des débatsCe travail ne remplace pas le véritable compte rendu de latelier, qui est fait le plus tôt possibleaprès les rencontres (voir 4ème partie)Lorganisation des séances plénières et des débatsLes réunions plénières permettent de confronter les idées, d’exprimer les dissensus et les consensus,de préciser des orientations, ou entendre une parole construite qui propose des éléments de réflexionet des réponses. Sa réussite repose sur 3 conditions : - un objectif clair pour chaque séance (débat sur un rapport ou une intervention, réponse à une question posée, débat autour de propositions,…) - une séparation nette entre les temps dexposés et les temps de débat, - une animation préparée, ferme et souple, avec une gestion du temps et de la prise de parole qui permettent datteindre lobjectif.Une expérience québécoise a montré qu’il est aussi important d’être attentifs au mouvementpendant la réunion plénière : plutôt que tous les rapporteurs et intervenants soient à la même tribune 23
  24. 24. pour faire la restitution, il sera préférable qu’ils le fasse chacun de différents coins de la salle, demanière à ce que ce soit les auditeurs qui, en se tournant vers la personne qui parle, soient enmouvement pour écouter. Dispositions pratiquesIl faut établir suffisamment tôt le programme des plénières, choisir les animateurs et lesintervenants, afin de pouvoir discuter ces choix avec le collectif, qui souvent les enrichit.De même, le travail préalable avec les animateurs et les intervenants doit être organisé le plus tôtpossible afin de pouvoir infléchir le programme en fonction de leurs avis et de leurs possibilités.La nécessaire préparation des réunions plénièresUn travail préalable est indispensable avec lanimateur et le ou les éventuels intervenants pourpréciser lobjectif, le déroulement et le rôle de chacun. En particulier il faut prévoir quandlintervenant intervient, sur quel thème. Il faut bien préciser ce quon attend de lintervenant, faute dequoi celui-ci arrive avec sa thématique ou son discours de façon un peu « plaquée », avec parfoispeu de lien avec le thème annoncé.Les différents temps doivent être minutés et spécifiés par écrit, avec une fiche de déroulement.Voici un exemple de fiche de déroulement : Déroulement du deuxième temps de débats Démarches, outils, participants Dimanche, 9h00-10h 15 Objectifs La finalité est contenue dans les comportements, les méthodes et les outils. Quelles sont les formes déducation réellement émancipatrices ? Comment et avec qui travaillons-nous ? Pour quels citoyens ? Comment permettre aux gens de participer, y compris ceux qui ne sexpriment pas dans les formes qu’on leur propose ? Pour cela, comment instaurer des espaces de confiance et restaurer une volonté de participation ? Lobjectif nest pas dabord de transmettre des connaissances à des gens qui nen auraient pas, ni de fournir des recettes et des outils à des personnes qui les absorberaient comme des buvards. Il est de permettre à chacun d’agir par lui même, de retrouver une qualité de sujet libre (et non dobjet ou de "public"), et dagir avec dautres, solidairement. Déroulement Temps dintroduction de lanimateur : Michel DEHU (2) Rappel des objectifs de ce débat : mettre en commun les réflexions des ateliers autour de 3 questions transversales. Restitution des questions posées par les ateliers, par Rolande MILLOT (10), assistée de Raymond MILLOT, Roland GÉRARD et Jean Paul LEROUX Réaction de Claire HEBER-SUFFRIN (3) Ouverture du débat, pendant 50 autour des questions : Comment répondre aux besoins de chacun, permettre à chacun de participer, aller vers ceux qui ne participent pas facilement ? Comment créer des espaces de confiance et de participation ? (20) Quelles démarches, quelles formations, quels outils sont en cohérence avec les valeurs communes ? (30) Conclusions de Claire HEBER-SUFFRIN 15 Modalités du débat : - Interventions limitées à 2 minutes. - Trois micros sont donnés aux orateurs dans la salle par trois hôtesses - Relance par Michel DEHU qui distribue la parole et décide de prolonger les échanges entre Claire et un intervenant ou de passer à un autre sujet - Rolande MILLOT reste à la tribune après son intervention et peut intervenir 24
  25. 25. - Le débat est aussi un dialogue avec Claire HEBER-SUFFRIN, qui prend la parole et commente quand elle lestime utile - Michel DEHU est aussi gardien de la montre et veille à finir à lheureLe rôle essentiel de lanimateurOn ne peut pas toujours éviter que les débats partent dans tous les sens, donnant limpression deplusieurs débats entremêlés. Lart de lanimateur est dordonner le débat, de vider une question avantdaborder la suivante, de clore les inscriptions sur un thème afin de garder le temps pour les autres.Une animation facilitant ou recentrant la parole permet de limiter les inévitables prises de paroleshors sujet et faire rebondir le débat, au lieu de laisser se juxtaposer pêle-mêle les points de vue,chapelles, humeurs et autres interventions en tous genres. Ce rôle est évidemment très difficile àtenir et demande une certaine expérience.La participation de chacun dans les plénières et les grands groupesDans des séances plénières regroupant parfois plusieurs centaines de personnes, la forme classiquede débat reste nécessaire pour confronter les idées et préciser les orientations. Mais elle ne permetpas à chacun de sexprimer.Dans la plupart des cas, on gagne à prendre 15 minutes en petits groupes (du type 6 x 6, sur place)afin de préparer lécoute, rassembler les questions et de mûrir les points de vues. Ces temps departicipation peuvent aussi être prévus entre deux phases de débat, et avant où après un exposé. Sile nombre de petits groupes nest pas trop nombreux (inférieur à 15) on peut demander en deux motsune restitution de chacun des groupesDautres formes de participation peuvent être envisagées : - On peut faire pratiquer un exercice corporel ou relationnel (gestes, salut, échange symbolique) à lensemble des participants (par exemple temps de relaxation de 2 minutes aux journées de Lille) - Les analyses, les questions et les propositions posées par les différents ateliers peuvent être synthétisées par un groupe de lecture et restituées au début du débat par un rapporteur. - Des questions peuvent être posées par des petits papiers qui sont ramassés, classés et restitués par un groupe de lecteurs. - Des formes de votes par des papiers de couleur, à main levée, peuvent solliciter des avis, avec des explications de vote.Dans toutes ces formes qui impliquent une synthèse, la qualité de la communication dépend de lacapacité de synthèse du groupe et du temps dont il dispose.Laccueil pendant les rencontresLaccueil et la remise des dossiersDés lheure douverture des portes, les équipes doivent se mettre en place pour accueillir lesparticipants. Lexpérience montre ce quil faut avoir une série de tables Dispositions pratiques Deux à quatre tables (selon le nombre de participants) pour les inscriptions et la remise des dossiers, classés préalablement par ordre alphabétique, avec une table spécifique pour les intervenants et la presse. Chaque participant reçoit une étiquette à son nom (ou un badge à mettre autour du cou), et signe une feuille de présence. Deux tables pour les non inscrits. Les organisateurs font remplir des fiches dinscriptions, prélèvent le montant de linscription, remplissent des badges en blanc, remettent un dossier. Il faut prévoir un espace annexe pour que les gens puissent remplir tranquillement leur fiche dinscription. Deux tables distribuent les tickets repas, soit en percevant leur montant, soit en les accompagnant dun reçu pour ceux qui ont payé au préalable. Cette table doivent disposer de fiches de reçus en blanc et de bons de commande pour ceux qui veulent 25
  26. 26. recevoir une facture au nom de leur organisation par la suite. Ces deux tables fonctionnent également pendant les pauses, et peuvent se situer dans un espace plus central que le hall daccueil.Une personne doit être chargée de laccueil des invités d’honneur, des personnes handicapées ouâgées. Il faut prévoir lheure darrivée et laccueil à la gare, les déplacements à lhôtel et lescontraintes particulières. Il est prudent davoir pour cela la disposition dune voiture et dunchauffeur.Pour les personnalités (par exemple président de région ou de conseil général) qui arrivent en coursde séance, prévoir une personne qui les accueille à la porte et les conduit à la salle.Accueil café, réserves deau.Un lieu est nécessaire pour servir du café et des viennoiseries aux arrivants le premier jour, etéventuellement lors des pauses. Ce lieu doit être en place dès louverture des portes le premier jour.(Question à se poser : qui les prépare, qui assure le service ?)Prévoir des réserves deau pour les plénières et les ateliers.StandsEn même temps que les inscriptions, un appel doit être lancé aux organisations pour savoir quivoudrait disposer dun stand, en précisant le coût éventuel et les conditions matérielles.Pour cela il faut faire préciser au lieu daccueil le matériel disponible : tables et chaises, panneauxgrillagés, courant électrique le moment à partir duquel le lieu dexposition est accessible avant ledébut des rencontres, la possibilité de stocker du matériel avant cette date, la disponibilité dediables.Le forum, les stands, la fêteLa qualité des rencontres repose aussi sur des temps plus libres déchanges et de "regards croisés",d’informations réciproques, et sur la fête, le jeu, le rire.Un forum des rencontresDes temps peuvent être réservés à la présentation, par tous ceux qui le veulent, de leur action ou deleur réflexion. Lexpérience montre que ces temps de respiration sont des occasions de contacts, dedécouvertes. Ils contribuent puissamment à "faire réseau".Par exemple, à Lille, pendant une heure et demi, trois vidéos, trois livres, des expériences ont étéprésentées. A noter, Bertrand Schwartz a animé un débat où il a présenté le bilan quil tire de 40ans daction éducative. Ce fut un grand moment pour les quarante personnes qui ont participé à cedébat.Les stands et les panneaux dexposition des organisationsDes stands peuvent être réservés pour des organisations qui souhaitent présenter leur action sousforme de stands ou de panneaux dexposition. Lexpérience montre quils permettent de rendreencore plus réelle la multiplicité des actions menées. Mais il faut pour cela que le coût des standssoit très fortement modulé selon les capacités contributives des participants, et gratuits pour certains: les associations les plus innovantes roulent rarement sur lor. Cette orientation de lespaceexposition est radicalement différent de celle des foires expositions où seules les collectivités lesplus importantes et les entreprises peuvent exposer. Par exemple, à Lille, les stands étaient gratuitset 22 organisations ont présenté leur action (pédagogie Freinet, centre régional de documentationtiers monde, paroles dhabitants, Center for Innovation in Volontary Action, Yoranoo, etc…). 26
  27. 27. Un espace librairie est important pour compléter cet espace. Le plus simple est de trouver unlibraire pour le tenir.La fêteIl est impensable quun temps de rencontres autour de la solidarité ne préfigure pas celle-ci avec untemps de réjouissance et de fête, valorisant les cultures locales. Le style et la forme sont selon : icice sera un buffet gascon, là des musiques afro, ou encore un temps de danses ou de spectacle vivant.On pourra rechercher un autre lieu, si possible symbolique (à Lille, une ancienne usine dans unquartier de tradition ouvrière), ou transformer lespace des rencontres pour ce temps de fête.Tâches de coordination pendant les rencontresLéquipe de coordination a souvent de nombreux imprévus à gérer au cours des rencontres. Elle doitsorganiser en prévoyant des temps fixes, même brefs, pour que léquipe se retrouve, et un certainnombre de dispositions très pratiques.Téléphones utiles et numéros durgenceAffichés au QG et distribués aux membres du groupe de coordination et aux animateurs latelier.Les membres de léquipe doivent pouvoir sappeler par portable.PhotocopiesIl est nécessaire soit de disposer que dune photocopieuse dans lenceinte des rencontres, soit desavoir où on peut réaliser rapidement des photocopies à lextérieur, avec quels horaires douvertureet quels tarifs.Salle des réunions plénières.Dans une configuration classique avec une tribune, on essaiera déviter une tribune située 2 mètresau-dessus de la salle. Le nombre de places à la tribune doit être prévu en fonction du déroulement. Ilest aussi possible d’innover : plusieurs tables légèrement surélevées aux quatre coins de l’espace(pour une mise en mouvement pendant toute la durée de la séance qui favorise l’attention et l’écouteet qui évite de s’endormir dans une position statique), une assistance réunie en tablées comme dansun café. A prévoir : des cavaliers qui annoncent le nom des orateurs, un tapis sur la table, la banderole àagrafer devant la table (même texte quà lextérieur). Prévoir aussi dessayer la sono et la vidéo laveille au soir.La répartition du travail pendant les rencontresPour les deux jours des rencontres, un certain nombre de fonctions dorganisation sont à assurer. Ilest indispensable de répartir dans les jours qui précèdent ses tâches entre les volontaires. On doitprévoir de se retrouver la veille au soir et de venir très tôt le matin des rencontres, pour biensassurer que chacun est au point sur ce quil doit faire. Il faut sassurer que toutes les personnesconcernées peuvent bien arriver la veille.Un tableau de bord récapitule ces tâches. À titre indicatif, voici la répartition des postes de travailprévu pour les rencontres de Lille : 27
  28. 28. Tâche Horaire Qui Observations Préparation de la salle des 2 réunions plénières Installation salles dateliers 2 Préparation de laccueil au 1 bar : réception viennoiseries Table N°1 Dossiers A à D 2 Table N°2 Dossiers E à M 2 Table N°3 Dossiers N à Z 2 Table N° 4 Non inscrits 2 Table N° 5 Non inscrits 2 Table N° 6 Tickets repas 2 Table N° 7 Tickets repas 2 Accueil des personnes à la 1 gare (avec une voiture) Préparation de la fête du soir 3 Accueil des retardataires au 1 guichet dentrée Récupération des fiches 1 minutes samedi midi Récupération des fiches 1 minutes samedi 18h 45 Récupération des fiches 1 minutes dimanche 12h 15 Service dordre pour lentrée 3 de la salle de la fête Nettoyage salle après la fête tous Démontage et rangement tous dans les voitures Boire un pot à la fin des tous rencontres Dispositions pratiquesLes organisateurs doivent prévoir de réunir un certain nombre dobjetsnécessaires, et dautres qui peuvent savérer très utiles. Il sagit deprévoir limprévu et de se prémunir contre les incidents qui peuventsurvenir. Voici une liste indicative de cette "chasse au trésor"Rouleaux de rechange pour paper boardsFeutres pour les ateliersAgrafeuses, 3 ramettes de papierPrises multiples et rallongesNappes couleur, verres plastiques, éponges, sacs poubelle, éponge et serpillière.Trousse de secourisme avec aspirine, etc…Cassettes pour enregistrementsAppareil photoRouleaux de scotch, Patafix (qui permet dafficher sans abîmer les murs)De la monnaie pour la caisseCahiers pour noter à laccueil et pour ce qui doit être mémorisé (erreurs,réclamations, informations, etc…) 28
  29. 29. Quatrième partie : Valoriser les rencontres, faire connaître, gérer les suitesCommuniquerLa communication doit être une préoccupation au cours des rencontres et immédiatement après.Laccueil des journalistes qui participent au forum doit être prévu, avec une personne chargée delaccueil et des documents adaptés (dossier de presse, communiqué donnant le nombre departicipants effectifs, les personnalités présentes et les premiers résultats, expériences pouvant êtrecitées)Pendant le forum, il est utile de prévoir un ou deux temps forts avec des gestes symboliquespermettant de visualiser ce quon est en train de faire. (Les journalistes ont besoin dimages).Sagissant de rencontres, il est bon de prévoir une expression publique collective pour montrer lapluralité des approches et en même temps revenir aux principes communs.Juste après lissue du forum et envoyées le jour même, des premières conclusions doivent êtreexprimées en temps réel par mail, aux correspondants quon aura identifiés.Des publications pour valoriser le travail de réflexion des rencontresLes échanges en atelier et en séance plénière produisent une somme dexemples, de réflexions et depropositions quil est souvent difficile de capitaliser. Or la fécondité de ces réflexions dépend,certes, de ce quen auront tiré les participants, mais aussi de la diffusion qui pourra être faite par lasuite, dans la durée.Pour valoriser la production des rencontres, la forme écrite est irremplaçable, mais elle ne suffit pas.Il est possible de développer d’autres formes de valorisation, faisant appel au son ou à l’image (voirplus loin).Formes écrites : ouvrage et fasciculesPrise de notes et synthèse des travauxLa première difficulté est dans la prise de notes, le recueil des interventions. On doit se situer entreune transcription intégrale des interventions, trop touffue pour être exploitée compte tenu delabondance, et le recueil des seules conclusions des réunions. Il est nécessaire de pouvoir reprendre 29
  30. 30. lessentiel de chaque intervention, en particulier au niveau des raisonnements, des exemples et desphrases clés.Comment faire une synthèse qui restitue la production collective du groupe ? Comment transformerles multiples matériaux dun atelier ou dune plénière en un tout cohérent, tenant compte du point devue de chacun ? Une synthèse est plus quun compte rendu, dans la mesure où elle sattache au sensporté par les différents points de vue, en allant parfois au delà de lexpression immédiate et desformulations à demi-mot. Cest à ce niveau que se joue lattitude découte, de respect et devalorisation des différences.Pour ce faire, on peut proposer la méthode suivanteAprès la réunion, on saisit les différentes interventions2. Une analyse de contenu de cetteretranscription permet de recenser les idées émises par chaque intervention, au plus près de leurformulation et de reclasser les interventions voisines. Lanalyse de ces regroupements conduit àfaire émerger une problématique, cest à dire un enchaînement de questions et de réponsesassemblées selon un ordre logique. Ce travail permet de rédiger une synthèse tenant compte aumaximum des avis et propositions exprimés par chacun.Différents types de documents écritsCes rédactions peuvent donner lieu à la production de plusieurs types de documents écrits : • Une courte synthèse (2 pages) par atelier, qui met en perspective les principales idées, les analyses et les propositions, sans tout restituer. • Un document plus complet (10 à 15 pages), restituant les principales idées dun atelier, les exemples fournis et énonçant des propositions. Ce document peut donner lieu à une publication sous forme de fascicule. • Une publication peut reprendre lensemble des conclusions des rencontres dans le format dun livre (100 à 200 pages), en sappuyant sur les synthèses d’ateliers et les débats en séance plénière.Il est possible de jouer sur ces trois possibilités selon la qualité du travail des ateliers et ladisponibilité des rapporteurs.Des documents audiovisuels (tout le monde ne lit pas)La forme écrite est irremplaçable, mais ne suffit pas. En effet, tout le monde ne lit pas. Chaqueatelier peut être invité à réfléchir à dautres formes de communication, faisant appel à limage(diaporama, prises dimage vidéo, interviews ou prises de son de débats, petits objets alternatifs).Mais il faut pour cela constituer une petite équipe, composée de spécialistes de laudiovisuel; quipuisse apporter un appui aux ateliers qui veulent se lancer.2 Bien sûr, pour ceux qui peuvent, la saisie des interventions pendant la réunion représente un gain de temps considérable, àcondition de noter avec suffisamment de détails. 30
  31. 31. Des actions communesLa réflexion et les échanges respectant la diversité des points de vues débouchent souvent sur desactions communes, mobilisant tout ou partie des participants. Citons trois pistes qui peuventapparaître : • des actions de formation citoyenne peuvent savérer utiles pour répondre à des questions apparues en cours de débats. Ces formations gagnent à rassembler des participants de plusieurs organisations. • une réflexion commune ou un débat permanent peuvent être entrepris pour approfondir certaines questions en termes danalyses ou de projet. • des actions communes peuvent répondre à un besoin de mobilisation partagé.Pour éviter que la discussion ne se focalise sur les questions de pouvoir liées à laction, quelquesprincipes peuvent être mis en avant : • Ne pas chercher lunanimité dans laction. Il est légitime que plusieurs actions différentes sortent des débats, portées par des convergences diverses entre tels ou tels. • Pousser à ce que les actions communes soient portées et mises en oeuvre par ceux qui les proposent. • Il convient toujours de rappeler que la pluralité dans laction (pour des actions multi-partenaires) nécessite des instances de débats de décision partagée et de contrôle.Lorsquune action commune sort des rencontres, un nouveau collectif doit être constitué, regroupantceux qui participent à cette action. Ce collectif pourra être distinct de celui des rencontres car tousne souhaitent pas sengager.A noter que les rencontres constituent un temps fort, à un moment donné. Quand elles réussissent,un esprit différent se crée, qui produit ses effets dans la durée. Les réflexions produites ont vocationà être utilisées à un autre niveau, régional, national ou international. 31
  32. 32. 32
  33. 33. Charte de principes des rencontres de l’éducation citoyenneCette proposition de charte, inspirée de la charte de principes du forum social mondial et desforums sociaux européens, vise aussi à préciser que laction éducative libératrice que nousrecherchons est celle qui vise à l’autonomie et la liberté des personnes, dans une perspective desolidarité, de coopération, d’égalité effective de tous les humains, de souci du long terme, et nonune éducation à l’individualisme, à la concurrence et à la compétition de tous contre tous.Elle vise aussi à se donner une règle du jeu qui met en avant lécoute réciproque, le respect de ladiversité des points de vues, lexpression de chacun. Il ne s’agit pas de construire un mouvementpédagogique, qui supposerait une ligne unique, mais de créer des espaces déchanges et deréflexion, qui favorisent le décloisonnement et la mise en réseau et permettent de déboucher sur desactions communes entre ceux qui le souhaitent.1. Les rencontres de l’éducation citoyenne constituent un espace de débats didées, déducationréciproque, déchanges, et dactions communes entre tous les citoyens et les organisations qui sereconnaissent dans le combat pour une société et un monde à finalité humaine, pour une société plusjuste et fraternelle. Cette construction passe par l’action collective et par un travail sur soi même.2. Les rencontres sont organisées à linitiative dinstances et mouvements se préoccupant d’uneéducation émancipatrice, mais elles ne prétendent pas constituer une instance représentative de lacommunauté éducative. Elles n’ont pas de caractère délibératif. Elles ne constituent donc pas uneinstance de pouvoir que peuvent se disputer ceux qui participent à ces rencontres.3. Les rencontres constituent un espace découte réciproque, pluriel et diversifié, non confessionnel,non gouvernemental et non partisan. Elles sont ouvertes au pluralisme et à la diversité desengagements et actions des participants, comme à la pluralité des sexes, cultures et générations. Lesreprésentants de partis, de lÉtat, comme les élus, les parlementaires et les techniciens peuventparticiper aux rencontres à titre personnel.4. les rencontres sopposent à toute vision totalitaire et réductrice de l’éducation, léconomie, dudéveloppement et de lhistoire, et à lusage de la violence et de l’intérêt individuel comme seulsmoteurs de la vie en société moyen de contrôle social. Elles y opposent le respect des droitshumains, la démocratie participative, la coopération, le développement de relations égalitaires,solidaires et pacifiques entre les personnes, les genres, les cultures et les peuples.5. En tant quespace de débats et déducation réciproque, les rencontres ont pour objectif de stimulerla réflexion et la diffusion transparente des fruits de cette réflexion, en particulier sur les conditionsd’une éducation émancipatrice, la pertinence des méthodes qui peuvent être mutualisées, les valeursqui sous tendent ces démarches.6. En tant quespace déchange dexpériences, les rencontres favorisent la connaissance et lareconnaissance mutuelles de la richesse des actions menées pour éduquer les citoyens à tous lesâges de la vie à une société plus humaine, nouer de échanges équitables et une consommationresponsable, décider ensemble, créer du lien social et de la convivialité, aujourdhui et pour lesfutures générations.7. En tant quespace de mise en réseau, les rencontres permettent de créer et fortifier de nouvellesrelations personnelles, locales, nationales et internationales entre tous ceux qui contribuent à uneéducation émancipatrice. Ces réseaux solidaires contribuent à renforcer les capacités de résistancenon violente au processus de déshumanisation que le monde est en train de vivre, et à construire desrelations fondées sur une plus grande humanisation. 33
  34. 34. Lobjectif de ce guide de méthodes est de mettre à la disposition des acteurs locaux sous une formepratique et accessible à tous, lexpérience acquise par RECIT dans les multiples rencontresauxquelles il a participé, afin de favoriser la multiplication de rencontres réellement participatives,cest-à-dire construites en commun depuis le départ, tant au niveau des questions densemble que dela mise au point des ateliers.Pour cela nous avons choisi de parcourir les principales étapes de la construction, de la réalisation etde la valorisation des rencontres, en essayant de proposer des solutions aux nombreuses questionsqui se posent aux organisateurs.Bien entendu, tout ceci nest pas à appliquer tel quel. Ce guide est plutôt une boîte à idées. ≈ ≈ ≈≈ ≈ ≈ ≈ ≈ ≈ ≈ ≈ ≈ ≈ ≈ ≈RECIT (réseau des écoles de citoyens) est un réseau d’acteurs et de lieux porteurs d’éducationcitoyenne, crée en octobre 2002, qui se propose de mettre en lien dans tous les domaines (école,éducation populaire, action sociale, environnement, territoires, échanges internationaux,consommation, action citoyenne,..), tous ceux qui donnent aux citoyens les moyens d’être acteursde leur propre vie et citoyens d’un monde solidaire. 150 organisations et 190 expériences deterrain ont participé aux récentes rencontres de l’éducation citoyenne, à Lille, en février 2002.Descollectifs régionaux et locaux sont en cours de constitution. Edité par RECIT Pour plus dinformation on peut consulter le site www.recit.net RECIT (réseau d’écoles de citoyens) recit@recit.net 15 avenue Robert Fleury 78 220 VIROFLAY (France) 34

×