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Comme la Norvège, Moscou ne veut pascéder sa place, et tant pis si la mine decharbon ne tourne plus quau ralenti depuisla ...
En attendant, Barentsburg vivote. Même si, à linstar de sa voisine, elle a décidé cette année de relancerson activité scie...
Dans cette cité autrefois pimpante, tout est aujourdhui de guingois. Les maisons et les rues sontdélabrées, et la salle de...
Pour payer, les habitants utilisent une carte « ArticUgol », qui débite largent directement sur leurcompte en banque, alim...
Entre Longyearbyen la coquette et Barentsburg, le contraste est assez saisissant. Et pour les habitants, qui nepeuvent rej...
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A la découverte de Svalbard - Côté russe 8/8

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« On dit que lorsque l'on arrive à Barentsburg, on retourne en Union soviétique... C'est tout à fait vrai ! ». Une vie étroite et travailleuse, régie par l'entreprise, dont le logo est est partout.

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A la découverte de Svalbard - Côté russe 8/8

  1. 1. A la découverte de… Svalbard, côté russe
  2. 2. Lorsque commence la saison dété etque la glace fond, les habitants deLongyearbyen et les touristesfraîchement débarqués vont visiterBarentsburg, le village russe de lîlede Svalbard. Une sorte de safari, enterre inconnue... En vertu du statutinternational de larchipel, la Russie aen effet maintenu une présence surplace depuis son arrivée sur les lieux,en 1932.
  3. 3. Comme la Norvège, Moscou ne veut pascéder sa place, et tant pis si la mine decharbon ne tourne plus quau ralenti depuisla chute de lUnion soviétique, faute demoyens.Les deux pays anticipent en effet leschangements géostratégiques à venir, maiségalement lévolution du climat. En effet, sile réchauffement climatique se poursuit,une voie navigable souvrira au nord, quipermettra de relier lEurope à lAsie oulAmérique du nord en passant près dupôle.
  4. 4. En attendant, Barentsburg vivote. Même si, à linstar de sa voisine, elle a décidé cette année de relancerson activité scientifique, sa base dédiée aux sciences arctiques est loin davoir lenvergure des projetsnorvégiens. La vie aussi est totalement différente. Tout le village est lié à lentreprise détat qui extrait lecharbon, ArticUgol, qui achemine les travailleurs, les paye, leur fournit un logement et leur billet retour. Cesont dailleurs surtout des ouvriers ukrainiens, des bassins miniers du Donbass ou de Lougantz, quidébarquent à Barentsburg, attirés ici par des salaires plus haut que dans leur pays dorigine.
  5. 5. Dans cette cité autrefois pimpante, tout est aujourdhui de guingois. Les maisons et les rues sontdélabrées, et la salle de sport dotée dune piscine deau de mer, dont tous les habitantssenorgueillissent, mériterait un bon coup de peinture. Le bar a fermé depuis longtemps et deuxmagasins subsistent, lun pour les aliments, lautre pour les vêtements et autres produitsdentretien.
  6. 6. Pour payer, les habitants utilisent une carte « ArticUgol », qui débite largent directement sur leurcompte en banque, alimenté par lentreprise. Certains produits sont rationnés, comme lalcool ou lesucre. Ksénia, professeur à lécole du village, postière à ses heures perdues mais également responsablede la Maison de la culture, sen amuse : « On dit que lorsque lon arrive à Barentsburg, on retourne enUnion soviétique... Cest tout à fait vrai ! ».Une vie étroite et travailleuse, régie par lentreprise, dont le logo est est partout. Même si elle netravaille pas dans la mine, Ksénia est elle aussi sous contrat avec ArticUgol, pour deux ans. Son amie,Natalia, travaille à Barentsburg depuis cinq ans : « Je suis venue ici parce que je suis seule, et que jedois élever mon fils, qui a 14 ans. Chez nous en Ukraine, si tu gagnes 5000 grivnas (environ 450 euros),pour une femme, cest bien le maximum. Et que faire avec ça ? Donc je travaille ici, pour améliorer mesfinances et mon fils vit avec mes parents là-bas, à Lougantz. La Russie nourrit les Ukrainiens et nous luidisons merci ! »
  7. 7. Entre Longyearbyen la coquette et Barentsburg, le contraste est assez saisissant. Et pour les habitants, qui nepeuvent rejoindre le village norvégien quavec lhélicoptère de la compagnie, difficile de soutenir lacomparaison. « Là-bas, il y a des routes, de lasphalte. Ici, cest des montagnes et encore des montagnes,soupire Natalia. Chez nous, il y a peut-être cinq voitures en tout et tout est plus compliqué, pour leravitaillement, les déplacements.... Nous sommes plus isolés. »Le dentiste de lhôpital de Barentsburg, arrivé il y a un an, nen peux plus, il nira pas au bout de son contrat :« Jai signé pour deux ans mais je veux rentrer, cest dur ici, surtout lhiver, six mois sans voir le soleil. Ça useun peu le moral. Et puis surtout, je veux voir mon fils, que nous avons laissé ma femme et moi à ses grand-parents lorsquil avait six mois. Cela fait un an que nous ne lavons pas vu. »Non loin de là, nous rencontrons Zina, qui se baigne avec son amie Tania dans leau trouble de la piscine duvillage. Sa voix et son rire résonne sous les voûtes du bassin... « Je suis météorologue et jai toujours rêvé devenir ici ! Quand je suis arrivée, il y a dix ans, je nai plus quitté cet endroit. La nature, les animaux sauvages,cest incroyable. Et nous avons tout ceci sous nos yeux, devant nos fenêtres ! » Pour un petit nombre,Barentsburg reste le paradis.
  8. 8. Reportage original réalisé par Mathilde Goanec pour www.greenetvert.fr

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