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LA PORTE SECRèTE     MENANT À   LA RÉUSSITE
DU MÊME AUTEUR  Le jeu de la Vieet comment le jouer.Votre parole est une baguette magique.  ISBN : 2-900219-16-7
LA PORTE SECRèTE                 MENANT À     LA RÉUSSITE                      par  FLORENCE SCOVEL SHINNAuteur du JEU DE ...
INTRODUCTION   Ce livre se compose dune série de causeriesfaites par Mrs Shin. Elles nous montrent com-ment on peut arrive...
CHAPITRE I          LA PORTE SECRÈTE         MENANT À LA RÉUSSITE          Le peuple poussa des cris, et les prêtres      ...
Tous les récits bibliques comportent, évi-demment, une interprétation métaphysique.   Nous allons parler, aujourdhui de vo...
Ce fut quand les enfants dIsraël crièrentque les murs tombèrent. Or, quand vous affir-mez la Vérité vous ébranlez votre mu...
aventures dun chemineau et il y prit tant deplaisir quil devint par la suite un auteur con-nu. Je me souviens dun de ses l...
valier était la vedette faisait ressortir le pou-voir magique du sourire. Il est intitulé, dureste, « Avec le sourire ». U...
jamais de vos affaires en famille. « Le silenceest dor ».   Il suivit mon conseil et sabstint, dès lors, deparler de ce qu...
Puis il se lança dans un discours sur la réus-site. : « II y a des gens qui abandonnent lapartie juste au moment où la cha...
droite ni à gauche, afin de réussir dans toutce que tu entreprendras. Que ce livre de la loine séloigne point de ta bouche...
Dans les traditions populaires et certainscontes de fées, dérivant de légendes baséessur la Vérité, nous retrouvons la mêm...
CHAPITRE II       DES BRIQUES SANS PAILLE         On ne vous donnera point de paille, et       vous livrerez la même quant...
saires vinrent dire au peuple : « Ainsi parlePharaon, je ne vous donne plus de paille ; al-lez vous-mêmes vous procurer de...
connaître la loi afin de pouvoir laccomplir ».  Nous lisons au dernier verset du Psaume111 : « La crainte de lÉternel (la ...
« Le grand vaisseau qui sort du cœur étaitdans un si parfait état de conservation quona pu le sectionner en divers fragmen...
nera point de paille, et vous livrerez la mêmequantité de briques ».   Vous ferez des briques sans paille. Dieutrouve une ...
tions par une affirmation dynamique. Celle-ci par exemple : Linattendu arrive ! Ce quime semblait impossible saccomplit ma...
Je vais vous citer un fait qui va vous mon-trer comment la loi opère. Jétais à une soiréeoù les invités participaient à di...
Mais revenons à Pharaon loppresseur. Undespote nest, évidemment, aimé de personne.  Je ne puis mempêcher de penser au père...
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Un beau jour, tout en lui en achetant une,je lui dis : « Vous ne vendrez jamais vos pom-mes, à moins que votre expression ...
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parés à recevoir leur bien (faisant preuve, dece fait, dune foi active) en verront laccom-plissement.   Paraphrasant lÉcri...
connaissant la loi de la préparation, il fit lac-quisition dune malle. Elle était dun aspecttout à fait engageant et rien ...
gent consiste a se fier a son salaire, ses reve-nus et ses placements qui tous peuvent se trou-ver réduits en une nuit.   ...
réussite ; si celle-ci est basée sur le roc de lavérité et de la droiture, elle sera durable. Maissi elle est édifiée sur ...
celles-ci leur répondirent : « Non, il ny enaurait pas assez pour vous et pour nous. Allezplutôt chez ceux qui en vendent ...
Servez-vous, par exemple, de cetteaffirmation : je fais appel à la loi delaccroissement. Mon abondance vient de Dieuet, pa...
On prétend que « le jour du jugement » estsoumis au nombre sept et quil survient aubout de sept heures, de sept jours, de ...
rant votre argent de la banque de limagina-tion.   Une dame qui nétait pas très riche, appré-hendait de payer ses notes pa...
imprévisible va nous advenir », et continuaitses préparatifs. Cela faisait rire de bon cœurson mari qui racontait à qui vo...
CHAPITRE IV      À QUOI VOUS ATTENDEZ-VOUS ?         Il sera fait selon votre foi. — Matt. 9 : 29.Lsera fait selon attente...
attendiez au succès, au bonheur, àlabondance ; préparez-vous à recevoir le bienqui vous est réservé.   Faites quelque chos...
pousser à y aller. Considérez amicalement lesobjets que vous souhaitez ou dont vous avezbesoin.  Tenez, je connais une dam...
« Dieu est le Dispensateur et le Don » et IIcrée Lui-même les voies merveilleuses parlesquelles celui-ci se manifestera.  ...
Je viens de dire. Il est intitulé : « Lesamateurs de théâtre se passionnent pour lespièces traitant de sujets métaphysique...
tant pas fameuses, ont connu une faveurextraordinaire ».   « Je nen suis pas plus avancé quavant, re-marqua le directeur, ...
Si vous passez sous une échelle et vous at-tendez à ce que cela vous porte malheur,cela se réalisera. Léchelle ny est pour...
Le christianisme est fondé sur le pardondes péchés et un sépulcre vide.  Nous savons maintenant que, scientifique-ment tou...
CHAPITRE V      LE BRAS PUISSANT DE DIEU           Le Dieu de tous les siècles est ton sûr         asile ; ses bras éterne...
le soulagement dêtre débarrassé dune formequelconque de pensée négative. Peut-êtreavez-vous entretenu un tel ressentiment ...
Votre développement spirituel vous per-mettra de demeurer calme ou de vous tenir àlécart afin de laisser lIntelligence Inf...
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tend le moins, parce quà ce moment-là on arenoncé à toute volonté personnelle et que lagrande loi de lattraction a pu opér...
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le grand maître de lÉgypte. Son enseigne-ment soigneusement conservé nous parvientau bout de dix siècles. Il vivait en Égy...
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lopper quand ils vont à des cours où lon en-seigne la Vérité. Je me suis aperçue quuneparole propice met en oeuvre lactivi...
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tre occupée pendant tant dannées de mon in-térieur. Mais je fis cette affirmation : Dieurend possible ce qui est impossibl...
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Le pays dÉgypte symbolise les ténèbres spi-rituelles. Dans la maison de servitude, lhom-me est esclave de ses doutes, de s...
gauche, afin que tu réussisses dans tout ce quetu entreprendras ».  Aujourdhui, puisque nous voici à la croiséedes chemins...
CHAPITRE VII    LE PASSAGE DE LA MER ROUGE        Dis aux enfants dIsraël de se mettre en       marche. — Ex. 14 : 15.UN d...
Moïse faisait tout ce quil pouvait pour in-suffler sa foi aux enfants dIsraël.  Mais ceux-ci préféraient être asservis à l...
et tous les chevaux de Pharaon, ses chars etses cavaliers entrèrent à leur suite au milieude la mer...   Et LÉternel dit à...
La raison est toujours lalliée desÉgyptiens !   Tôt ou tard, cependant, vous recevez cetordre : « Mets-toi en marche ». Ce...
Cest alors quune amie lamena à lune demes réunions et quelle me confia son histoire.   — Avant tout, lui déclarai-je, il f...
décidé de lui abandonner la somme en litige,elle se trouva par la suite à la tête dun groscompte en banque.   Elle ne tard...
ceur les ordres de lÉternel quil devint un deshommes les plus forts de tous les temps ».  LÉternel lui dit : « Étends ta m...
rite. Sil sagit pour vous dun problème dor-dre financier, affirmez : mon abondance vientde Dieu. Par leffet de la grâce et...
Elle vint me voir. « Quavez-vous envie defaire ? » lui demandai-je. « Je souhaite vive-ment partir et du reste je ne me fa...
CHAPITRE VIII      LA SENTINELLE DE LA PORTE         Jai placé auprès de vous des       sentinelles ; soyez attentifs au s...
se dressaient sur leurs pattes de derrièreen manière de protestation, mais le chien secontenta de sasseoir devant eux, san...
La même expérience se renouvellera tantque la leçon naura pas été apprise. Cest cetteidée que met en évidence un film inti...
En chemin, elle fait la connaissance dunépouvantail qui se désole parce quil nest pasintelligent.   Plus loin, elle rencon...
mais la bonne fée leur montre que ceux-cile sont déjà. En cherchant à se tirer daffaireau milieu de toutes les embûches, l...
tourmenter, toute perturbation disparaît duplan extérieur.   « Quand vous avez compris lenseignementde vos maîtres, ceux-c...
vivaient, disait-on, en Sicile. La tradition rap-porte quils navaient quun œil situé au mi-lieu du front.   Le siège de li...
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éclair dintuition ou dillumination, mais ilretombe aussitôt dans son univers chaotique.  Il faut de la détermination et un...
votre vie et vous constaterez quune perfec-tion permanente règne dans tout ce qui vousconcerne.  Le lieu où je me trouve e...
CHAPITRE IX       LA ROUTE DE LABONDANCELunique,qui mèneny labondancepar quatre  Avoie          « on                 à    ...
de pauvreté et de limitation, subissent luneet lautre.   Ce nest pas en gémissant sur son sort quonpénètre dans le Royaume...
de sa prospérité. On ne lentendait plus parlerde pauvreté et de limitation : ses paroles etson attitude désormais, exprimè...
sespérément, mais, au contraire, en louant eten rendant grâce, car Jésus-Christ, le plusgrand des métaphysiciens, a dit de...
cercle chic sportif et se mit à jouer au golf.Il nétait plus jeune, cet exercice le fatigua àlexcès, et il mourut subiteme...
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  1. 1. Puisse ce livre vous apportez dubonheur comme il m’en a apporté etm’en apporte encore et encore !Je l’ai numérisé gratuitement pourvotre bonheur !Si vous l’aimez davantage, procurez-vous la version « papier » pour lebonheur de l’éditeur ! ☺ Anonyme
  2. 2. LA PORTE SECRèTE MENANT À LA RÉUSSITE
  3. 3. DU MÊME AUTEUR Le jeu de la Vieet comment le jouer.Votre parole est une baguette magique. ISBN : 2-900219-16-7
  4. 4. LA PORTE SECRèTE MENANT À LA RÉUSSITE par FLORENCE SCOVEL SHINNAuteur du JEU DE LA VIE ET COMMENT LE JOUERet de VOTRE PAROLE EST UNE BAGUETTE MAGIQUE TRADUIT DE LANGLAIS PAR JEANNE DENIS ÉDITIONS "ASTRA" 10, RUE ROCHAMBEAU, 10 ===== PARIS -9* =====
  5. 5. INTRODUCTION Ce livre se compose dune série de causeriesfaites par Mrs Shin. Elles nous montrent com-ment on peut arriver à dominer les évènementset à susciter l’abondance par la connaissancede la Loi Spirituelle.
  6. 6. CHAPITRE I LA PORTE SECRÈTE MENANT À LA RÉUSSITE Le peuple poussa des cris, et les prêtres sonnèrent des trompettes. Lorsque le peu- ple entendit le son de la trompette, il pous- sa de grands cris, et la muraille sécroula ; le peuple monta dans la ville, chacun de- vant soi. Ils semparèrent de la ville. — Josué 6 : 20.Omeneheureux : pasQueldemander à undehom- N manque « de est le secret vo-tre réussite ? » Par contre, on ne demande jamais à quel-quun qui a fait fiasco : « Quel est le secret devotre échec ? » On le devine aisément et, dureste, cela nintéresse personne. Ce que les gens désirent savoir, cest com-ment on peut ouvrir la porte secrète qui mè-ne au succès. La réussite est possible pour chacun, maisil semble quelle se retranche derrière uneporte ou une muraille. Nous avons tous ludans la Bible lhistoire extraordinaire de lachute des murailles de Jéricho.
  7. 7. Tous les récits bibliques comportent, évi-demment, une interprétation métaphysique. Nous allons parler, aujourdhui de votremuraille de Jéricho — de cette muraille quise dresse entre vous et votre réussite, car pres-que tout le monde a élevé un mur autour deJéricho, la ville quil convoite. -Ce lieu, où vous ne pouvez pénétrer, ren-ferme des trésors précieux : votre réussitedivinement prévue, et le plus cher désir devotre cœur. Quel genre de murs avez-vous édifié autourde votre Jéricho ? Cest souvent un mur cons-titué par vos ressentiments : ressentimentsque vous éprouvez à légard de quelquun oude quelque chose et qui vous séparent du bienqui vous est destiné. Si vous-même avez échoué et que le succèsdun autre vous irrite, vous éloignez de cefait votre réussite. Pour neutraliser la jalousie et le ressenti-ment, jai donné laffirmation suivante. Ce que Dieu a fait pour dautres. II le faitpour moi maintenant et plus encore. Une dame qui était dévorée denvie parcequune de ses amies avait reçu un certain ca-deau, fit cette affirmation. Elle reçut la répli-que exacte de lobjet convoité, accompagnéedun autre présent.
  8. 8. Ce fut quand les enfants dIsraël crièrentque les murs tombèrent. Or, quand vous affir-mez la Vérité vous ébranlez votre muraillede Jéricho. Jai conseillé à une dame de faire cette af-firmation : les murs de la pénurie et du re-tard sécroulent maintenant ; par la Grâce,jentre dans ma Terre promise. Elle se vit net-tement franchir un mur écroulé et, presqueimmédiatement, le bien quelle attendait semanifesta. Cest la parole positive qui provoque unetransformation dans vos conditions de vie, carles paroles et les pensées sont une forme dela radioactivité. Aimer son travail, le faire avec plaisir, ou-vre la porte secrète du succès. Il y a bien longtemps, je suis allée en Cali-fornie, en passant par le canal de Panama,pour faire des conférences dans différents cen-tres de métaphysique. Sur le bateau, je fis laconnaissance dun nommé Jim Tully. Il avaitmené une vie vagabonde pendant des annéeset sintitulait lui-même « Le roi des Trimar-deurs ». Mais, comme il était ambitieux, ilavait réussi néanmoins à sinstruire. Doué dune vive imagination, il sétait misà écrire le récit de ses pérégrinations. Il y évoquait dune façon pittoresque les
  9. 9. aventures dun chemineau et il y prit tant deplaisir quil devint par la suite un auteur con-nu. Je me souviens dun de ses livres, «Lextérieur regarde à lintérieur », dont on a,du reste, tiré un film. Il est maintenant à Hollywood ; cest un au-teur riche et célèbre. Comment sest ouvertepour lui la porte secrète de la réussite ? Intéressé par la vie pittoresque quil menait,il en tira le meilleur parti possible. Sur le bateau, nous prenions tous nos repasà la table du capitaine, ce qui nous donnaitloccasion de bavarder ensemble. Mrs Grâce Stone faisait partie des passa-gers. Elle venait décrire « Le thé amer duGénéral Yen ». Son long séjour en Chine luiavait inspiré ce livre et elle se rendait juste-ment à Hollywood où on allait en faire unfilm. Le Secret du Succès, le voilà ! Sachez pré-senter ce qui vous intéresse dune manière cap-tivante. Si vous prenez plaisir à ce qui vousoccupe, les autres vous trouveront intéressant. Un caractère agréable, un sourire, suffisentsouvent pour ouvrir la porte secrète de laréussite. Un proverbe chinois prétend que silon na pas un visage souriant on doit sabs-tenir douvrir une boutique. Un vieux film français dont Maurice Che-
  10. 10. valier était la vedette faisait ressortir le pou-voir magique du sourire. Il est intitulé, dureste, « Avec le sourire ». Un des personna-ges, devenu pauvre, malheureux, presque uneépave, s’écrie : — A quoi bon avoir été honnête toute mavie ? — Oh ! lui répond Maurice Chevalier, sansle sourire, lhonnêteté est parfaitement inutile ! Se rendant compte de la justesse de cetteréflexion, notre homme quitte sur-le-champson air lamentable et, transformé, remonte lecourant et connaît enfin la réussite. Vivre dans le passé, se plaindre de ses en-nuis, élève une épaisse muraille autour de vo-tre Jéricho. Trop parler de ses affaires, disperser sesforces, a un effet tout aussi néfaste. Jai con-nu un homme fort bien doué sous tous lesrapports, dont la vie était un échec complet. Il vivait avec sa mère et sa tante et je dé-couvris que, chaque soir, en dînant, il leurracontait tout ce qui sétait passé au bureaupendant la journée ; il les entretenait de sesespoirs, de ses craintes, de ses désappointe-ments. — Vous dispersez vos forces en parlant dece qui vous concerne, lui dis-je. Ne discutez
  11. 11. jamais de vos affaires en famille. « Le silenceest dor ». Il suivit mon conseil et sabstint, dès lors, deparler de ce qui lintéressait personnellementpendant le dîner. Sa mère et sa tante étaientdésolées. Elles aimaient à être tenues au cou-rant de tous ses faits et gestes, mais le prover-be savéra juste. À peu de temps de là, on lui offrit une bellesituation qui devint très brillante par la suite. La réussite nest pas un secret, cest un sys-tème. Bien des gens se heurtent aux murs du dé-couragement. Or, le courage et la ténacité fontpartie du système. Cest une constatation quelon fait en lisant la biographie de tous ceuxqui ont réussi dans la vie. Jen ai fait la remarque après un incident amusant. Jattendais une amie devant un ci- néma. À côté de moi, un jeune garçon vendait des programmes. — Le programme, criait-il, demandez le pro gramme complet, avec la photographie et la vie des artistes. La plupart des gens passaient sans le lui acheter. Tout à coup, à ma grande surprise, il se tourna vers moi et sécria : — Avouez que ce n’est pas un boulot pour un gars qui a de lambition !
  12. 12. Puis il se lança dans un discours sur la réus-site. : « II y a des gens qui abandonnent lapartie juste au moment où la chance est surle point de leur sourire. Un type qui veut réus-sir ne cale jamais ». Très intéressée, naturellement, par ses pro-pos, je lui dis : « Quand je reviendrai, je vousapporterai un livre intitulé « Le Jeu de la Vieet comment le jouer ». Vous serez du mêmeavis que lauteur sur bien des points ». Au bout dune ou deux semaines, je revinsavec le livre. « Passe-le-moi, Eddie, lui de-manda la caissière, je vais le parcourir pen-dant que tu vends tes programmes ». Un mon-sieur qui prenait son billet se pencha pourlire le titre du livre. « Le Jeu de la Vie » éveille toujours linté-rêt des gens. Trois semaines plus tard, je repris le che-min du cinéma. Eddie ny était plus. Il avaittrouvé un travail où ses capacités se donnaientmaintenant libre cours. Ses murailles de Jé-richo étaient tombées parce quil ne sétaitpas découragé. Le mot succès ne se trouve que deux foisdans la Bible et cest dans le livre de Josué. « Sois ferme et prends courage en agissantfidèlement selon toute la loi que Moïse monserviteur, la prescrite ; ne ten détourne ni à
  13. 13. droite ni à gauche, afin de réussir dans toutce que tu entreprendras. Que ce livre de la loine séloigne point de ta bouche, médite-le jouret nuit pour agir fidèlement selon tout ce qui yest écrit ; car cest alors que tu auras du succèsdans tes entreprises, cest alors que turéussiras ». Le chemin qui mène au succès est une voiedroite et étroite. Il faut le suivre avec un en-thousiasme soutenu et une attention de tousles instants. « On attire à soi les choses auxquelles onpense constamment ». Si donc vous entretenezdes pensées de pénurie, vous attirerez à vousla pénurie ; si vos pensées se concentrent surlinjustice, vous susciterez plus dinjustice en-core. LÉternel dit à Josué : « Quand ils sonne-ront de la corne retentissante, quand vous en-tendrez le son de la trompette, tout le peuplepoussera de grands cris. Alors, la muraille dela ville sécroulera, et le peuple montera, cha-cun devant soi ». Ce récit révèle, en réalité, la puissance dela parole, car votre parole, en effet, peut ren-verser les obstacles et faire tomber les bar-rières. Quand le peuple cria, les murailles sécrou-lèrent.
  14. 14. Dans les traditions populaires et certainscontes de fées, dérivant de légendes baséessur la Vérité, nous retrouvons la même idée :un mot a le pouvoir magique douvrir uneporte ou de fendre un rocher. Cest le sujetmême dun des Contes des Mille et Une Nuits,« Ali Baba et les quarante voleurs », dont ona tiré un film. Ali Baba a découvert une caverne cachéedans les rochers, où lon ne peut pénétrerquen prononçant la formule magique « Sé-same, ouvre-toi ». Face à la montagne, il criedonc « Sésame, ouvre-toi ! » et les rocherssécartent par enchantement. Cette histoire est très suggestive ; elle faitcomprendre comment ce qui constitue pourchacun, SES rochers et SES obstacles peuventsécarter sous linfluence dune parole confor-me à la Vérité. Faisons nôtre cette affirmation : les mu-railles de la pauvreté et des retards sécrou-lent et, par la Grâce, jentre dans la TerrePromise qui mest destinée.
  15. 15. CHAPITRE II DES BRIQUES SANS PAILLE On ne vous donnera point de paille, et vous livrerez la même quantité de briques. — Exode 5 : 18.Qtaphysique, le chapitre interprétation mé- on lui donne une UAND cinq de lExodenous offre un exemple de la vie quotidienne. Les Enfants dIsraël étaient asservis à Pha-raon, le maître cruel qui régnait sur lÉgypte.Réduits en esclavage, méprisés et haïs, ilsavaient pour tâche de fabriquer des briques. LÉternel avait donné à Moïse lordre de dé-livrer son peuple. « Moïse et Aaron se rendi-rent auprès de Pharaon et lui dirent : ainsiparle lÉternel, le Dieu dIsraël. Laisse allermon peuple pour quil célèbre au désert unefête en mon honneur ». Or, non seulement, Pharaon refusa de laisserpartir les Hébreux, mais il les avertit quil al-lait rendre leur tâche plus difficile encore. Do-rénavant, on ne leur fournirait plus la paillenécessaire au façonnement des briques. Les inspecteurs du peuple et les commis-
  16. 16. saires vinrent dire au peuple : « Ainsi parlePharaon, je ne vous donne plus de paille ; al-lez vous-mêmes vous procurer de la paille oùvous en trouverez, car lon ne retranche riende votre travail ». Faire des briques sans paille était impossi-ble. Les Enfants dIsraël opprimés par Pha-raon, étaient en outre battus parce que leurproduction de briques avait diminué. Cestalors quarriva le message de Jéhovah. « Maintenant, allez travailler, on ne vousdonnera point de paille et vous livrerez lamême quantité de briques ». En travaillant selon la Loi spirituelle ils pu-rent faire des briques sans paille, ce qui si-gnifie que lon peut accomplir ce qui appa-remment est impossible. Combien il est fréquent dans la vie davoirà affronter une situation semblable . Agnes M. Lawson, dans son livre « Conseilsà ceux qui étudient la Bible », écrit : « La Vieen Égypte sous loppression étrangère est lesymbole de lhomme esclave des maîtres im-pitoyables que sont la Pensée destructive, lOr-gueil, la Peur, le Ressentiment, la MauvaiseVolonté. La délivrance apportée par Moïse,cest la libération qui sobtient en étudiant leslois de la vie, car on ne peut se réclamer de laGrâce si lon ne connaît dabord la loi. Il faut
  17. 17. connaître la loi afin de pouvoir laccomplir ». Nous lisons au dernier verset du Psaume111 : « La crainte de lÉternel (la loi) est lecommencement de la sagesse. Tous ceux quiobservent ses commandements ont une raisonsaine. Sa gloire subsiste à jamais ». Si nous substituons à « Éternel » le mot loi,nous aurons la clef de ces paroles. La crainte de la loi ( loi karmique) est lecommencement de la sagesse (et non point lacrainte de lÉternel). Quand nous avons compris que tout ce quenous projetons revient à nous, nous commen-çons à redouter leffet de nos boomerangs. Jai lu dans un journal médical les faits sui-vants rui nous éclairent sur les suites produi-tes par le Boomerang du grand Pharaon. « II apparaîtrait que la chair hérite dunelongue et très ancienne suite de maladies, puis-que, ainsi que la révélé Lord Monyaham, lorsdune conférence à Lccds, le Pharaon qui op-prima les Hébreux souffrit dune sclérose, dunendurcissement du cœur au sens littéral. LordMonyaham montra quelques projections pho-tographiques dopérations chirurgicales ayanteu lieu mille ans avant Jésus-Christ et parmicelles-ci se trouvait un cliché des restes ana-tomiques du Pharaon qui opprima les Hé-breux.
  18. 18. « Le grand vaisseau qui sort du cœur étaitdans un si parfait état de conservation quona pu le sectionner en divers fragments et com-parer ceux-ci à des coupes de vaisseaux fai-tes récemment sans pouvoir les distinguer. Lesdeux cœurs projetés sur lécran avaient souf-fert dathérome, une dégénérescence de la tu-nique interne de lartère sur laquelle se dépo-sent des sels calcaires qui lui enlèvent sasouplesse ». Une trop grande pression sanguine avaitfait céder le vaisseau ; cet état saccompagnedu changement mental qui survient lorsque lesystème artériel se sclérose : Vues étroites, res-trictions et peur des initiatives, à la lettre undurcissement du cœur. Ainsi, la dureté morale de Pharaon lui en-durcit littéralement le cœur. Cest aussi vrai de nos jours que cela létait il y a quelques milliers dannées — et tous nous sommes appelés aussi à sortir du Pays dÉgypte, de la Maison de Servitude. Vos doutes et vos craintes vous maintien- nent en esclavage. Que faire quand vous de- vez affronter une situation qui paraît sans issue ? À vous aussi, il est demandé de faire des briques sans paille. Mais souvenez-vous des paroles de Jéhovah : « Maintenant, allez travailler, on ne vous don-
  19. 19. nera point de paille, et vous livrerez la mêmequantité de briques ». Vous ferez des briques sans paille. Dieutrouve une issue quand tout semble perdu. On ma raconté lhistoire dune dame quiavait besoin dargent pour payer son loyer ;il le lui fallait durgence. Elle avait tout es-sayé sans pouvoir se le procurer. Cependant,se conformant aux principes de la Vérité, ellerépétait fidèlement ses affirmations. Tout àcoup, son chien aboya pour quon le fasse sor-tir. Elle le mit en laisse et sapprêta à descen-dre la rue, selon son habitude, mais lanimaltirait de toutes ses forces dans la direction op-posée. De guerre lasse, elle le suivit. Un peu plusloin, à lentrée dun parc, son regard tombasur une liasse de billets de banque représen-tant exactement le montant de son loyer. Elle parcourut les annonces, fit limpossiblepour retrouver le propriétaire, mais ny par-vint jamais, dautant plus quil ny avait pasde maisons à proximité de lendroit où elleavait fait sa trouvaille. La raison, lintellect occupent dans votreconscience le trône de Pharaon et ne cessentde répéter : « A quoi bon ? Cela ne se peutpas ! » Débarrassons-nous de ces sombres sugges-
  20. 20. tions par une affirmation dynamique. Celle-ci par exemple : Linattendu arrive ! Ce quime semblait impossible saccomplit mainte-nant. Cela met un terme à tous les argumentsmis en avant par larmée des étrangers (laraison). « Linattendu arrive ! » Voilà une idée quela raison a peine à admettre. « Tes commandements me rendent plus sa-ges que mes ennemis » sécrie le Psalmiste.Les ennemis de chacun ce sont ses doutes, sespeurs, ses appréhensions. Pensez à la joie dêtre à jamais délivré deloppression de Pharaon quand lidée de sécu-rité, de santé, de bonheur, dabondance estétablie définitivement dans le subconscient. Lavie est alors affranchie de toute limitation. Elle devient le Royaume dont Jésus a parlé,où toutes choses automatiquement nous sontaccordées par surcroît. Cest à dessein que jemploie le mot« automatiquement ». En effet, la vie estvibrations, or quand nos vibrations saccordentavec celles du succès, du bonheur et delabondance, les choses qui symbolisent cesdifférents états de conscience, viennent à nousdelles-mêmes. Ayez limpression dêtre riche et de réussiret vous recevrez aussitôt une somme dargentimportante ou un beau cadeau.
  21. 21. Je vais vous citer un fait qui va vous mon-trer comment la loi opère. Jétais à une soiréeoù les invités participaient à divers jeux quicomportaient des prix pour les gagnants. Leplus beau était un éventail. Parmi ceux qui étaient là, il y avait unepersonne très riche, comblée de tout ce quelon peut désirer. Elle sappelait Clara. Cer-taines dames moins fortunées et un peu envieu-ses, avaient formé un petit groupe et murmu-raient entre elles : « Espérons que Clara negagnera pas léventail ! » Naturellement, cefut elle lheureuse gagnante. Elle ne se faisait aucun souci et ses vibra-tions concordaient avec celles de labondance.Lenvie et la rancune provoquent des courts-circuits sur le courant de votre bien et vousprivent de léventail ! Sil vous arrive dêtre jaloux et vindicatif,je vous conseille cette affirmation : ce queDieu a fait pour dautres, 11 le fait pour moimaintenant, et même plus encore. Vous recevrez alors léventail que vous sou-haitiez et bien dautres choses agréables. Chacun ne donne à soi-même que ce quilpossède, et ne se prive que de ce quil napas en lui. Le « Jeu de la Vie » ressemble aujeu du Solitaire, à mesure que vous changez,tout se modifie autour de vous.
  22. 22. Mais revenons à Pharaon loppresseur. Undespote nest, évidemment, aimé de personne. Je ne puis mempêcher de penser au pèrede Lettie, une de mes amies de jeunesse. Cé-tait un homme fort riche qui donnait à safemme et à sa fille tout ce qui leur était néces-saire, mais sans leur accorder aucun plaisir. Nous suivions des cours de dessin et tousles élèves sachetaient des reproductions dela « Victoire ailée » ou de « la Mère deWhistler » ; de tout ce qui était susceptible,enfin, dajouter une note artistique à leurdemeure. Le père de mon amie qualifiaittout cela de « butin ». « Ne tavise pas, luidisait-il, damener ce butin chez nous ! » II ne cessait de lui répéter, ainsi qua samère : « Vous serez très riches après mamort ». Un camarade demanda un jour à Lettie :« Quand iras-tu en Europe ? » Tous les élèvesallaient y faire un séjour. Elle répliqua allé-grement : « Oh, pas avant la mort de papa ». Nous aspirons tous à être délivrés de la mé-diocrité et de la tyrannie des pensées négati-ves ; nous avons été esclaves du doute, de lapeur, de linquiétude, affranchissons-nous-encomme Moïse libéra les Enfants dIsraël ; sor-tons du Pays dÉgypte et de la Maison de Ser-vitude.
  23. 23. Découvrez la pensée qui vous opprime leplus, trouvez ce qui fait obstacle a votre bien. Dans certaines contrées, après les coupes debois au printemps, les bûcherons confient lestroncs darbres a la rivière pour les transpor-ter à destination. Mais, parfois, les troncs sen-chevêtrent et navancent plus. Les flotteurscherchent le tronc qui a cause lincident (ilslappellent la cheville), le redressent et le trainde bois est emporté de nouveau par la riviè-re. Pour vous, la « cheville » qui retient le bienqui vous est destiné est peut-être le ressenti-ment, le mécontentement. Plus vous êtes irrité, plus votre irritationaugmente ; elle finit par creuser un sillon dansvotre cerveau et votre visage exprimera con-tinuellement le mécontentement. On vous évitera et vous manquerez locca-sion magnifique qui vous guette chaque jour. II y a quelques années, on trouvait dans lesrues une quantité de marchands de pommes.Ils se levaient très tôt pour occuper les bonscoins. Je passais souvent devant lun deux dansPark Avenue ; il avait lexpression la plusdésagréable que je n’aie jamais vue. II avait beau crier : « La pomme ! La bellepomme », les passants ne sarrêtaient pas.
  24. 24. Un beau jour, tout en lui en achetant une,je lui dis : « Vous ne vendrez jamais vos pom-mes, à moins que votre expression nechange ». II répliqua : « jsuis furieux ! Y a un typequi ma pris ma place au coin de la rue ». « Ne vous occupez donc pas de cela. Vouspouvez tout aussi bien vendre vos pommes icipourvu que vous ayez un air aimable ». « Ptête bien Madame, on verra ! » Quand je passai, le lendemain, il était trans-formé. II faisait des affaires dor en vendantses pommes avec le sourire. Trouvez donc votre « cheville », ce qui re-tient votre bien (il se peut même que vous enayez plusieurs !) et votre train de bois — lesuccès, le bonheur, l’abondance — suivra lecours de la rivière. « Maintenant, allez travailler ; on ne vousdonnera point de paille et vous livrerez la mê-me quantité de briques ».
  25. 25. CHAPITRE III « ET CINQ DENTRE ELLES ÉTAIENT SAGES » « Cinq dentre elles étaient sages et cinq étaient folles. Les folles, en prenant leurs lampes, nemportèrent point dhuile avec elles >. — Matt. 25 : 3.Jges pris comme sujet la parabole «des Vier- AI Folles et des Vierges Sages. Elles al-lèrent à la rencontre de lépoux. Cinq dentreelles étaient folles et cinq étaient sages. Lesfolles, en prenant leurs lampes nemportèrentpoint dhuile avec elles ; mais les sages pri-rent avec leurs lampes, de lhuile dans desvases ». Cette parabole nous enseigne que lavraie prière implique une préparation. Jésus a dit : « Tout ce que vous demanderezavec foi, en priant, vous le recevrez » (Matt.21 : 22). « Cest pourquoi je vous le déclare :Tout ce que vous demanderez en priant, cro-yez que vous lavez reçu et vous le verrezsaccomplir » (Marc 11 : 24). II montre danscette parabole que seuls ceux qui se sont pré-
  26. 26. parés à recevoir leur bien (faisant preuve, dece fait, dune foi active) en verront laccom-plissement. Paraphrasant lÉcriture, on pourrait dire :« Quand vous priez, croyez que vous avez déjàreçu. Quand vous priez, AGISSEZ comme sidéjà vous étiez exaucé ». La foi quon a quand on est tranquillementassis dans son fauteuil, ne transportera ja-mais de montagnes. Confortablement installéà méditer dans le silence, vous êtes émerveillépar la Vérité et vous sentez que votre foi nevacillera jamais. Vous savez que lÉternel estvotre berger et que vous naurez point dedisette. Vous sentez que votre Dieu est le Dieu delAbondance et quil vous délivrera du far-deau de vos dettes ou de vos limitations ; puisvous quittez votre fauteuil et vous entrez danslarène de la Vie. Or, ce nest que votre com-portement dans larène qui compte. Voici un exemple qui va vous montrer la façon dont opère la loi. Un de mes élèves de métaphysique désirait ardemment partir pour létranger. Il répéta cette affirmation : je rends grâce pour mon voyage divinement projeté, divinement finan- cé, par leffet de la grâce et dune manière parfaite. Il disposait de fort peu dargent, mais
  27. 27. connaissant la loi de la préparation, il fit lac-quisition dune malle. Elle était dun aspecttout à fait engageant et rien quà la voir en-tourée de sa large bande rouge, on se sentaitplein dentrain et despoir. Un jour, il eut lim-pression que sa chambre remuait ; on auraitdit le frémissement dun bateau, et, se pen-chant à la fenêtre pour respirer lair frais, ce-lui-ci lui apporta lodeur des quais. Sonoreille intérieure lui fit percevoir le cri dunemouette et le craquement de lembarcadère.La malle avait commencé son œuvre. Ellelavait mis au diapason des vibrations duvoyage. Peu de temps après, une grossesomme dargent lui parvint et il put mettreson projet à exécution. Dans larène de la Vie, nous devons nousmaintenir sans cesse en harmonie avec les vi-brations ambiantes. Agissons-nous poussés par la crainte oupar la foi ? Surveillez attentivement lesmotifs auxquels vous obéissez, car cest deuxque dépendent les événements de votre vie. Si ce qui vous préoccupe est un problèmedordre pécuniaire (comme cest le cas le plussouvent), il faut que vous vous mettiez audiapason sur le plan pécuniaire et que vousagissiez avec foi sans que votre discipline serelâche. Lattitude matérialiste à légard delar-
  28. 28. gent consiste a se fier a son salaire, ses reve-nus et ses placements qui tous peuvent se trou-ver réduits en une nuit. Lattitude spirituelle, par contre, se base surla confiance en Dieu seul pour subvenir à toutce qui est nécessaire. Si vous voulez conservervos biens, ne perdez jamais de vue quils sontune manifestation de Dieu. « Ce quAllah adispensé ne peut être diminué » ; dautre part,quand une porte se ferme, une autre souvreimmédiatement. Ne prononcez jamais des paroles exprimantla pauvreté ou la limitation, car « par vosparoles vous serez condamnés ». Vous vousunirez à ce que vous remarquez et si vousobservez continuellement des échecs et trou-vez que les temps sont durs, vous en subirezles conséquences logiques. II faut que vous preniez lhabitude de vivre dans la quatrième dimension, dans le « Monde du merveilleux », celui ou Ton ne juge pas se- lon les apparences. Habituez votre oeil intérieur à voir la réus- site dans Iéchec, la santé au delà de la mala- die et l’abondance à travers la pauvreté. Je vous donnerai la terre quembrasse votre vi- sion spirituelle. « Je te donnerai la terre que tu vois ». Lhomme qui réussit, a lidée arrêtée de la
  29. 29. réussite ; si celle-ci est basée sur le roc de lavérité et de la droiture, elle sera durable. Maissi elle est édifiée sur le sable, elle sera ba-layée par les flots et retournera au néantdoù elle est sortie. Seules les idées divines demeurent. Le malse détruit de lui-même, car cest un contre-courant qui va à lencontre de lordre univer-sel et le sort de celui qui le transgresse estdur ! « Les folles en prenant leurs lampesnemportèrent point dhuile avec elles, maisles sages prirent avec leurs lampes de lhuiledans des vases. La lampe symbolise la conscience de lhom-me. Lhuile, cest ce qui produit la lumière,la compréhension. « Comme lépoux tardait, toutes sassoupi-rent et sendormirent. Au milieu de la nuit,un cri se fit entendre : Vois lépoux, allez asa rencontre ! Alors toutes ces vierges se re-veillèrent et préparèrent leurs lampes. Lesfolles dirent aux sages : donnez-nous de votrehuile, car nos lampes séteignent ». Les vierges folles étaient dépourvues de sa-gesse, de compréhension, leur conscience« manquait dhuile ». Lorsquelles se trouvè-rent devant une situation grave, elles ne pu-rent y faire face. Quand elles demandèrentaux sages : « Donnez-nous de votre huile »,
  30. 30. celles-ci leur répondirent : « Non, il ny enaurait pas assez pour vous et pour nous. Allezplutôt chez ceux qui en vendent et achetez-enpour nous ». Cela signifie que les vierges folles ne pou-vaient recevoir plus que ne le permettait leurétat de conscience, ou si vous préférez, ce àquoi elles vibraient. Létudiant dont je vous ai parlé put faireson voyage parce que celui-ci était une réalitédans sa conscience. En soccupant de ses pré-paratifs, il faisait provision dhuile pour salampe. Prendre conscience dune chose cesten amener la manifestation. La loi de la préparation opère dans les deuxsens. Si vous vous préparez pour ce que vouscraignez ou ne désirez pas, vous commencezà lattirer. David sest écrié : « Ce que je re-doutais mest arrivé ! » Nous entendons direcouramment autour de nous : « II faut que jemette de largent de côté en cas de maladie ».On prépare ainsi délibérément sa maladie. Oubien encore : « Jéconomise pour les mauvaisjours ». Ceux-ci arriveront sûrement et aumoment le plus inopportun. Lidée divine à légard de tout homme, cestlabondance. Vos granges doivent être pleineset votre coupe doit déborder, mais il faut quevous appreniez à demander correctement.
  31. 31. Servez-vous, par exemple, de cetteaffirmation : je fais appel à la loi delaccroissement. Mon abondance vient de Dieuet, par leffet de la grâce, elle afflue etsaccroît. Cette déclaration ne vous suggère pas lamoindre idée dépargne ou de maladie. Ellevous donne le sentiment de labondance dansla quatrième dimension et laisse à lIntelligen-ce divine le soin de la réaliser. Chaque jour, vous devez faire un choix. Se-rez-vous sage ou fou ? Allez-vous vous pré-parer à recevoir votre bien ? Allez-vous pro-gresser à pas de géant dans la foi ? Ou bien,esclave du doute ou de la peur, laisserez-vousvotre lampe manquer dhuile ? « Mais, pendant quelles allaient en acheter,lépoux arriva ; celles qui étaient prêtes en-trèrent avec lui dans la salle des noces et laporte fut fermée. Plus tard, les autres vinrentaussi et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ! Mais il répondit : en vérité, je vousle dis, je ne vous connais point ». Vous trouvez, peut-être, que les vierges fol- les ont payé bien cher le fait davoir négligé de se munir dhuile, mais nous avons affaire à la loi du Karma (la loi de rétribution). Cest ce que lon appelle souvent « le jour du jugement », que les gens associent à tort à la fin du monde.
  32. 32. On prétend que « le jour du jugement » estsoumis au nombre sept et quil survient aubout de sept heures, de sept jours, de sept se-maines, de sept mois, de sept ans. Il peut mê-me surgir au bout de sept minutes. Vous payezalors quelques dettes karmique ; lamendedue pour avoir transgressé la loi. Vous navezpas eu confiance en Dieu et vous avez négligéde prendre de lhuile pour votre lampe. Faiteschaque jour lexamen de votre état de cons-cience pour voir ce que vous êtes en train devous préparer. Avez-vous peur de manquerde quoi que ce soit ? Regardez-vous à dépen-ser un franc, attirant de ce fait une pénurieplus grande ? Usez de ce que vous possédezavec sagesse, vous ouvrirez la voie à une abon-dance plus grande. Dans mon livre, « Votre parole est une ba-guette magique », je rappelle lhistoire de labourse enchantée, contée dans les Milles et uneNuit, qui se remplissait à mesure quon y pui-sait. Et je conseillais de faire cetteaffirmation : mon abondance provient deDieu. Je possède la bourse magique delesprit qui ne peut jamais être vide. Quandlargent en sort, il est immédiatementremplacé. Par leffet de la grâce et par desmoyens parfaits, elle est pleine à déborder.Cela fait surgir une image vivante en votreesprit : vous vous voyez ti-
  33. 33. rant votre argent de la banque de limagina-tion. Une dame qui nétait pas très riche, appré-hendait de payer ses notes parce que cela di-minuait encore son compte en banque. Mais,tout à coup, elle se dit avec conviction : jepossède la bourse magique de lesprit. Elle nepeut jamais être vide. À mesure que largenten sort, il est remplacé immédiatement ». Ellepaya ses notes sans plus se faire de souci etplusieurs chèques importants lui parvinrentdune manière tout à fait inattendue. « Veillez et priez de peur que vous ne tom-biez dans la tentation » de vous préparer àquelque chose de destructif, au lieu de fairesurgir des possibilités créatrices. Une dame de ma connaissance me confiaquelle avait toujours un grand voile de crêpetout prêt en cas de deuil. Je mécriai : « Maisvous êtes une menace pour votre famille !Vous vous préparez à enterrer tous vos pa-rents les uns après les autres, avec ce voile ».Heureusement, elle le détruisit. Une autre dame, absolument sans fortune,avait décidé denvoyer ses deux filles au col-lège. Son mari se moquait de ce projet. « Avecquoi, objectait-il, payeras-tu leur pension ? Tusais bien que nous navons pas largentnécessaire ». Elle répondait : « Je sais quunbien
  34. 34. imprévisible va nous advenir », et continuaitses préparatifs. Cela faisait rire de bon cœurson mari qui racontait à qui voulait lenten-dre, que sa femme sapprêtât à envoyer leursfilles au collège en comptant sur « un bienimprévisible ». Un beau jour, un parent richelui envoya une somme importante. « Le bienimprévisible » sétait matérialisé parce quelleavait fait preuve dune foi agissante. Je lui aidemandé ce quavait dit son mari quand lechèque était arrivé. « Oh ! Ma-t-elle répondu,je ne vexe jamais Georges en lui faisant re-marquer que javais raison ! » Eh bien, préparez-vous aussi à recevoirquelque « bien imprévisible ». Que chacunede vos pensées, que toutes vos actions expri-ment votre foi inébranlable. Tous les événe-ments de votre vie représentent une idéequi sest cristallisée. Vous les avez fait surgirsoit par votre peur, soit par votre foi. Vous lesavez préparés. Ayons donc la sagesse de prendre de lhuile pour notre lampe — et au moment où nous nous y attendons le moins, nous récolterons les fruits de notre foi. Ma lampe, maintenant est pleine de lhuilede la foi et de lexaucement.
  35. 35. CHAPITRE IV À QUOI VOUS ATTENDEZ-VOUS ? Il sera fait selon votre foi. — Matt. 9 : 29.Lsera fait selon attentefoi ». ; « il vous Afoi est une votre confiante On pourrait dire : iI vous sera fait selonvotre expectative, donc à quoi vous attendez-vous ? Certaines personnes sécrient : « Nous nousattendons au pire » ou bien « le pire est en-core à venir ». Délibérément, elles invitent lepire à survenir. Dautres disent : « Nous nous attendons àce que cela aille mieux ». Celles-là appellentla manifestation de conditions meilleures dansleur vie. Changez ce à quoi vous vous attendez et lescirconstances qui vous concernent se modifie-ront. Mais comment faire quand on a pris lha-bitude de prévoir les pertes, la pauvreté,léchec ? Commencez par agir comme si vous vous
  36. 36. attendiez au succès, au bonheur, àlabondance ; préparez-vous à recevoir le bienqui vous est réservé. Faites quelque chose prouvant que vouslattendez, car une foi active influence le sub-conscient. Si vous avez prononcé la parole (1) pouravoir un foyer, faites aussitôt les préparatifsnécessaires, comme sil ny avait pas un mo-ment à perdre. Mettez-vous en quête de bibe-lots, de napperons, etc. Jai connu une personne qui fit preuve dunefoi extraordinaire en achetant un grandfauteuil ; un fauteuil confortable quisymbolisait un projet sérieux ; elle sepréparait de la sorte à accueillir le mariquelle souhaitait et.... il vint. Quelquun objectera : « Et si lon na mê-me pas dargent pour acheter des bibelots ouun fauteuil ? » Eh bien, contentez-vous de lesadmirer dans les vitrines et possédez-les enpensée. Accordez vos vibrations aux leurs. Jentendsparfois des gens qui soupirent : « Je ne vaisjamais dans les magasins ; je ne puis me per-mettre dacheter la moindre des choses ». Voilà justement une raison qui devrait vous (1) Laffirmation pleine de foi basée sur la Vérité. -N. T.
  37. 37. pousser à y aller. Considérez amicalement lesobjets que vous souhaitez ou dont vous avezbesoin. Tenez, je connais une dame qui désirait unebague. Elle sen fut, sans hésiter, au rayon desbijoux et en essaya quelques-unes. Cela luidonna une telle impression den posséder uneque peu de temps après, une amie lui fit cecadeau. « Vous vous unissez à ce que vousregardez avec attention ». Ne vous lassez pas dêtre attentif aux belleschoses ; un contact invisible sétablit de lasorte entre vous et elles. Tôt ou tard, elles se-ront attirées dans votre vie à moins que vousne disiez : « Pauvre de moi ! Hélas, cest tropbeau pour que cela ne se réalise jamais ! » « Mon âme, confie-toi en Dieu seul, de luivient mon salut », voilà la déclaration la plusimportante du Psaume 62. Lâme appartient au subconscient ; le Psal-miste recommande à celui-ci dattendre toutechose directement de Dieu, sans compter surdautres sources ou dautres intermédiaires. Attendez-vous à ce que Dieu vous accordele bien qui vous paraît le plus irréalisable, àcondition, toutefois, que vous ne limitiez pasles moyens qui le feront apparaître. Ne dites pas comment vous voudriez quilsaccomplisse ou ne saccomplisse pas.
  38. 38. « Dieu est le Dispensateur et le Don » et IIcrée Lui-même les voies merveilleuses parlesquelles celui-ci se manifestera. Répétez cette affirmation : rien ne peut meséparer de Dieu le Dispensateur, par consé-quent rien ne peut me séparer de Dieu le Don.Le Don, cest Dieu en action. Prenez conscience que toute bénédiction estDieu à lœuvre. Voyez Dieu sur chaque visa-ge, et le bien en toute circonstance ; cela vouspermettra dêtre le maître de nimporte quellesituation. Jeus, un jour, la visite dune dame qui meraconta que son appartement nétait pas chauf-fé et que sa mère avait froid. Elle ajouta :« le propriétaire a déclaré quil ne chaufferaitpas limmeuble avant telle date ». Je luirépondis : « Cest Dieu votrepropriétaire ». « Cest tout ce que je désiraissavoir », me dit-elle, en me quittant vivementpour rentrer chez elle. Le soir même,lappartement était chauffé sans quelle leûtdemandé, mais parce quelle avait prisconscience que son propriétaire était unemanifestation de Dieu. Nous vivons à une époque magnifique, carlesprit des gens commence à sattendre aumiracle. Cest dans lair ! Un article de journal dont John Andersonest lauteur, corrobore absolument ce que
  39. 39. Je viens de dire. Il est intitulé : « Lesamateurs de théâtre se passionnent pour lespièces traitant de sujets métaphysiques ». « Un directeur de théâtre, que nous appelle-rons Brock Pemberton, me disait lautre soir,et dun ton un peu sarcastique, au cours duneconversation tardive dans la rue : Puisquevous savez si bien, messieurs les critiques dra-matiques, ce qui convient au public new-yor-kais, pourquoi ne me faites-vous pas quel-ques suggestions utiles ? Pourquoi ne maidez-vous pas au lieu de compliquer mes affaires ?Vous feriez mieux de me dire quel genre depièce attirerait les amateurs de théâtre ». « Jele ferais volontiers, répliquai-je, mais vousne me croiriez pas ». « Vous éludez laquestion ! En réalité, vous ignorez les goûts dupublic et vous faites semblant den savoir plusque vous nêtes disposé à le dire. Pas plus quemoi, vous navez idée des pièces (qui auraientdes chances de faire salle comble en cemoment » . « Cest ce qui vous trompe ! Il y aun sujet de pièce qui a eu et aura toujours dusuccès, quil soit mêlé ou non à une intriguedamour, à une histoire mystérieuse ou à unetragédie historique ; aucune pièce basée sur cethème na connu un fiasco complet pour peuquelle ait eu une valeur quelconque, etcertaines, qui nétaient pour-
  40. 40. tant pas fameuses, ont connu une faveurextraordinaire ». « Je nen suis pas plus avancé quavant, re-marqua le directeur, et vous ne me dites tou-jours pas de quelles pièces il sagit ». « De celles qui traitent de métaphysique,répondis-je, employant ce terme à dessein,avec un peu dironie et attendant leffetproduit ». « De métaphysique ? sexclama M.Pemberton. Vous avez bien dit, demétaphysique ? ». Je restai silencieux un instant et comme ilnajoutait rien, je lui énumérai quelquestitres : « Les verts pâturages », « Le miracledu Père Malachie », et bien dautres encore. Etremarquez, ajoutai-je, que ces pièces ont eudu succès auprès du public malgré lopinionde la critique. Mais M. Pemberton mavaitplanté là, pour aller senquérir probablementdans tous les théâtres de la ville. « Y a-t-il unmétaphysicien parmi vous ? » Les gens commencent à se rendre comptedu pouvoir de leurs paroles et de leurs pen-sées. Ils comprennent pourquoi « la Foi estune ferme assurance des choses que lon es-père et la démonstration de celles quon nevoit pas ». Cette loi de lattente confiante sapplique même aux superstitions.
  41. 41. Si vous passez sous une échelle et vous at-tendez à ce que cela vous porte malheur,cela se réalisera. Léchelle ny est pourrien, mais le contretemps survient parce quevous vous y attendiez. On pourrait dire : « lattente confiante est lasubstance des choses quon espère, mais elleest aussi la substance de ce que lhomme re-doute. « Ce que je craignais mestadvenu ». Rien nest trop beau pour être vrai, riennest trop merveilleux pour arriver, rien nesttrop bon pour durer, quand cest de Dieu quevous attendez votre bien. Pensez aux bénédictions quiapparemment ne peuvent se réaliser quedans un lointain avenir et attendez-vous à cequelles se manifestent maintenant, dunemanière inattendue par leffet de la Grâce,car Dieu Se sert de moyens imprévisiblespour accomplir Ses prodiges. Jai entendu dire que la Bible contenaittrois mille promesses. Attendons, maintenant, que toutes ces bé-nédictions se réalisent. Il nous est promis en-tre autres les Richesses et la Gloire, la Jeu-nesse éternelle, « Ta chair deviendra commecelle dun petit enfant », et la Vieéternelle « La mort elle-même seravaincue ».
  42. 42. Le christianisme est fondé sur le pardondes péchés et un sépulcre vide. Nous savons maintenant que, scientifique-ment toutes ces choses sont possibles. En faisant appel à la loi du pardon, noussommes délivrés de toutes nos fautes et deleurs conséquences. (« Quand vos péchés se-raient rouges comme lécarlate, ilsdeviendront blancs comme la laine »). Notre corps sera, alors, baigné de Lumière,il manifestera le « corps électrique » qui estincorruptible et indestructible, substance pu-re et lexpression de la perfection. Jattends limprévisible ; le bien magnifiquequi mest destiné se réalise, maintenant.
  43. 43. CHAPITRE V LE BRAS PUISSANT DE DIEU Le Dieu de tous les siècles est ton sûr asile ; ses bras éternels te soutiennent. — Deut. 33 : 27.DtoujoursBible, le bras deLes écrivains sa- ANSla la protection. Dieu représentecrés connaissaient la valeur du symbole ; ce-lui-ci évoque une image qui influence le sub-conscient. Il serait intéressant de compter tousceux que comporte la Bible, outre le rocher,la brebis, le berger, la vigne, la lampe. Le brasévoquait aussi la force. « Le Dieu de tous les siècles est ton sûrasile, ses bras éternels te soutiennent. Devanttoi, il a chassé lennemi et il ta dit :extermine ! » Quel est cet ennemi qui est « devant toi ? *Ce sont les pensées négatives qui ont pris for-me dans le subconscient. Les ennemis ne peu-vent quêtre ceux de sa propre maison. « Lesbras éternels » chassent ces pensées erronéeset les détruisent. N’avez-vous jamaiséprouvé
  44. 44. le soulagement dêtre débarrassé dune formequelconque de pensée négative. Peut-êtreavez-vous entretenu un tel ressentiment quemaintenant votre colère éclate à tout propos.Vous êtes irrité contre les gens que vous con-naissez et contre ceux qui vous sont inconnus,contre ceux du passé et ceux du présent ; etil est certain que même les générations futu-res néchapperont point à votre colère. Tout votre organisme est affecté par ce res-sentiment parce que chaque organe de votrecorps participe à votre irritation. Vous lepayez sous forme de rhumatismes, darthrite,de névrite, car les pensées « acides » produi-sent de lacidité dans le sang. Or, ces désa-gréments vous atteignent parce que vous li-vrez bataille vous-même, au lieu de vous con-fier au bras puissant de Dieu. Jai conseillé à nombre de mes élèves laffir- mation suivante : le bras puissant de Dieu sétend sur les gens et les événements ; II ré- git cette situation et protège mes intérêts. Vous évoquez par ces paroles limage dun bras puissant symbolisant la force et la pro- tection. En prenant conscience de ce pouvoir divin, vous cessez de résister et de vous irriter. Vous vous détendez et ne vous inquiétez plus. Les pensées erronées sont bannies et, partout, les conditions adverses disparaissent.
  45. 45. Votre développement spirituel vous per-mettra de demeurer calme ou de vous tenir àlécart afin de laisser lIntelligence Infinie secharger de votre fardeau et combattre en vo-tre faveur. Quelle impression de soulagementon éprouve quand on est délivré du poids delirritation ! On ressent de la bienveillancepour tout le monde et tous les organes du corpsse mettent à fonctionner parfaitement. Albert Edward Don D. D. (1) écrit à cesujet : « Quaimer ses ennemis soit favorableà la santé spirituelle est connu et accepté engénéral, mais que les émotions négatives etmalfaisantes détruisent la santé physique estune découverte relativement récente. Leproblème de la santé nest souvent quunequestion démotions. Les mauvais sentiments,répétés et entretenus sont une cause latente demaladie. Quand un prédicateur conseille daimer sesennemis, lhomme moyen sinsurge contre cet-te idée quil trouve insupportable et doriginereligieuse. Mais, en réalité, le prédicateur vousfait connaître une loi, une des plus impor-portantes de lhygiène et de la morale. Per-sonne, quand ce ne serait que pour le bien deson corps, ne peut se permettre de se laisseraller à la haine. Celle-ci fait leffet dune dose (1) Docteur en théologie.
  46. 46. répétée de poison. Quand on vous presse devous débarrasser de la peur, ce ne sont pointlà propos didéaliste un peu toqué, mais onvous donne un conseil qui est aussi importantpour votre santé quun régime judicieux ». On entend beaucoup parler de la nécessitédavoir un régime alimentaire équilibré, maison oublie que sans un esprit équilibré, on nepeut digérer ce que lon mange quel quensoit le nombre des calories. La non-résistance est un art : lacquérircest posséder le monde ! Trop de gens tâ-chent de forcer la victoire. Votre bien durablenapparaît jamais par la contrainte de votrevolonté. « Fuis les choses qui te fuient, Ne cherche rien, cest la Fortune qui te cher-che. Vois son ombre sur le sol. Déjà, elle se tient à la porte ». Je ne sais quel est lauteur de ces vers. Le célèbre athlète anglais, Lovelock, à qui on demandait comment il avait acquis sa rapi- dité et son endurance à la course, répondit : « Jai appris à me détendre ». Cest quand il courait le plus vite quil était le plus décon- tracté. Il faut arriver à ce calme dans laction. La chance la plus extraordinaire, la réussite la plus inespérée surgissent quand on sy at-
  47. 47. tend le moins, parce quà ce moment-là on arenoncé à toute volonté personnelle et que lagrande loi de lattraction a pu opérer. On neconçoit pas un aimant qui serait ennuyé etinquiet. Indifférent et sans souci, il sait par-faitement que rien ne peut empêcher les épin-gles dêtre attirées par lui. Ce que nous dési-rons légitimement se réalise quand nous des-serrons notre étreinte Ne permettez pas au désir de votre cœur dedevenir une maladie de cœur. Quand vous dé-sirez trop ardemment quelque chose, vous vousdémagnétisez complètement, car vous vousfaites du souci, vous avez peur, vous vous tour-mentez. « Aucune de ces choses ne mémeut »,telle est la loi occulte de lindifférence. Vosbateaux entrent au port sur une mer calme. Beaucoup de ceux qui sinitient à la Véritéirritent leurs amis parce quils insistent troppour que ceux-ci lisent certains livres ou sui-vent les conférences qui les intéressent eux-mêmes. Ils vont à rencontre de leur but. Un de mes amis avait apporté chez son frè-re mon livre, « Le Jeu de la Vie et commentle jouer », désirant le faire connaître. Les jeu-nes gens de la famille refusèrent tout net desintéresser à ces « balivernes ». Lun deux estchauffeur de taxi. Une nuit, il remplaça unde ses camarades. En examinant la voiture
  48. 48. qui lui était confiée, il découvrit un livre en-foui dans les coussins. Cétait justement « LeJeu de la Vie ». Le lendemain, il dit à satante : « Jai trouvé le bouquin de Mrs Shinndans un taxi la nuit dernière. Je lai lu. Il estformidable. Il y a des choses épatantes là-de-dans. Pourquoi nécrit-elle pas un autrelivre ? » Cest par des voies détournées queDieu accomplit Ses merveilles. Je rencontre toutes sortes de gens ; beau-coup sont malheureux ; en tout cas, il en estpeu qui soient contents de leur sort et recon-naissants. Un monsieur ma dit cependant unjour : « Jai tout lieu dêtre reconnaissant. Jaiune bonne santé, suffisamment dargent etjai la veine de nêtre pas marié ! » Le Psaume 89 est fort intéressant, car deuxinterlocuteurs y sont en présence : le récitant(tous les psaumes sont en effet des poèmes, deschants) et lÉternel Dieu des Armées qui luirépond. Cest un hymne de louange et de re-connaissance, glorifiant la puissance du brasde Dieu. « Je chanterai toujours les bontés delÉternel ! » « Éternel, Dieu des Armées, qui estpuissant comme toi ? » « Ton bras est puis-sant, Ta main-forte et ta droite exerce lau-torité suprême ». LÉternel, Dieu des Armées, répond :
  49. 49. « Jai choisi dans les rangs du peuple unélu, ma main le soutiendra et mon bras lefortifiera ». « Je lui conserverai ma faveur éternelle-ment, et mon alliance avec lui serainébranlable ». Ce nest que dans la Bible et les contes defées que lon emploie les termes « éternel »,« à jamais ». Dans labsolu, lhomme est horsdu temps et de lespace. Son bien demeuredéternité en éternité. Noublions pas que lescontes de fées dérivent dantiques légendes dela Perse qui étaient basées sur la Vérité. Aladdin et la lampe merveilleusereprésente la puissance de la Parole. Il suffitquAladdin touche la lampe pour que sesdésirs saccomplissent. Or, votre parole, estvotre lampe. La Parole et la pensée sont uneforme de la radioactivité et ne reviennentjamais à leur auteur sans effets. Un savant adéclaré que les paroles étaient revêtues delumière. Nous recollons continuellement lefruit de nos paroles. À lune de mes réunions, une élève me pré-vint quelle avait amené un de ses amis quiétait sans travail depuis plus dun an. Je con-seillai à celui-ci laffirmation suivante : Cestmaintenant le moment favorable. Je vais avoiraujourdhui une chance extraordinaire. Ces
  50. 50. mots se gravèrent dans sa conscience. Peu detemps après, il trouva une situation magnifi-que. Quand je bénis les offrandes, jaffirme quechacune delles reviendra mille fois à son do-nateur. Une de mes auditrices ma raconté quaprèsmavoir entendue, elle avait donné un dollarà la quête en se disant avec une profondecertitude : « Ce dollar est béni et retourneraà moi sous la forme de mille dollars ».Quelques jours plus tard, elle reçut cettesomme de la façon la plus inattendue. Pourquoi certains font-ils la preuve de cetteVérité tellement plus vite que dautres ? Toutsimplement parce quils ont des oreilles pourentendre. Jésus-Christ nous parle dans une deSes paraboles dun semeur dont la semencetomba sur un sol favorable. La semence, cestla parole. Je répète souvent : retenez laffir-mation qui vous frappe, qui vous émeut parcequelle fait image. Elle ne manquera pas deporter des fruits. Dernièrement, je suis allée dans un maga- sin dont je connais bien le propriétaire. Pour plaisanter, je lui dis en remettant à lune de ses employées une carte portant une affirmation : « Inutile de vous en donner une à vous. Vous ne lutiliseriez pas ». « Détrompez- vous !
  51. 51. protesta-t-il. Je men servirai certainement ».La semaine suivante, je lui en apportai une. Jenavais pas quitté la boutique quil se précipi-tait vers moi. « Jai fait votre affirmation etdeux nouveaux clients sont entrés aussitôt ».Il avait dit avec conviction : « Cest mainte-nant le moment favorable. Je vais avoir au-jourdhui une chance extraordinaire ». Trop de gens gaspillent leurs paroles en pro-pos étourdis ou exagérés. Mes séances chezle coiffeur me fournissent maints exemplespour mes causeries. Une jeune fille réclamait,lautre jour, une revue pour laider à passerle temps. « Donnez-moi, dit-elle à lemployé,quelque chose de terriblement nouveau etdaffreusement passionnant ». Tout cela pourquon lui donne le dernier numéro dun ma-gazine de cinéma ! Vous entendez des genssécrier : « Je voudrais quil marrivât quel-que chose de palpitant et de sensationnel ! »Ils invitent, de la sorte, quelque événementmalheureux, mais bouleversant à se produiredans leur vie. Ils se demandent ensuite pour-quoi une chose pareille leur est advenue. Il devrait y avoir dans tous les collèges unechaire de métaphysique. La métaphysique ré-sume la sagesse des siècles, cette antique sa-gesse enseignée au cours des âges aux Indes,en Égypte et en Grèce. Hermès Trimegiste fut
  52. 52. le grand maître de lÉgypte. Son enseigne-ment soigneusement conservé nous parvientau bout de dix siècles. Il vivait en Égyptequand la race humaine actuelle était encoreen enfance. Mais si vous lisez le « Xyballion »attentivement, vous découvrirez quil ensei-gnait ce que nous apprenons de nos jours. Ilaffirmait, en effet, que tout état mental est ac-compagné de vibrations et que lon sunit à ceà quoi lon vibre. Cest pourquoi nous allonsdorénavant harmoniser nos vibrations à cellesdu succès, du bonheur et de labondance. Cest maintenant le moment favorable. Au-jourdhui est un jour de chance inouïe.
  53. 53. CHAPITRE VI LA CROISÉE DES CHEMINS « Choisissez aujourdhui qui vous voulez servir ». — Josué 24 : 15.Csions unjour, il est nécessairetrouvons à fas- HAQUE choix (nous nous que nous unebifurcation). — Ferai-je ceci ou cela ? Irai-jeou resterai-je ? Beaucoup ne savent que fai-re. Ils sagitent en vain, laissant aux autres lesoin de prendre des décisions pour eux, puisregrettent davoir suivi leurs conseils. Dautres pèsent soigneusement le pour et lecontre. Ils évaluent et apprécient une situationcomme sil sagissait dune marchandise, et sedemandent ensuite pourquoi ils nont pas réussià atteindre leur but. Certains suivent le sentier magnifique delintuition et arrivent à la terre promise en unclin dœil. Lintuition est une faculté spirituelle biensupérieure à la raison ; lorsquon sy fie, elle
  54. 54. vous conduit vers tout ce que vous désirez,tout ce dont vous avez besoin. Dans mon livre « Le Jeu de la Vie et com-ment le jouer », je donne de nombreux exem-ples de réussites obtenues grâce à cette facul-té extraordinaire. Jexplique aussi que priercest téléphoner à Dieu et quil répond parlintermédiaire de lintuition. Prenez donc, aujourdhui, la résolution desuivre ce sentier magique. Dans mon cours,jenseigne à cultiver lintuition, car chez laplupart des gens cette faculté demeure assou-pie. Il faut que nous leur disions : « Réveille-toi, toi qui dors ! Prends conscience des direc-tives et des impulsions que tu reçois. Réveillela divinité qui est en toi ». Claude Bragdon a déclaré : « Vivre intui-tivement, cest vivre dans la quatrièmedimension ». Si vous vous trouvez à la croisée des che-mins, sil est nécessaire que vous preniez,maintenant, une décision, demandez quunedirection déterminée vous soit clairement don-née. Elle vous sera indiquée. On trouve dans le Livre de Josué plusieursévénements quon peut interpréter métaphy-siquement. « Après la mort de Moïse, lÉterneldit à Josué : « Maintenant, lève-toi, passe leJourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer
  55. 55. dans le pays que je donne aux Enfants dIs-raël. Tout lieu que foulera la plante de votrepied, je vous le donne ». Les pieds sont le symbole de la compréhen-sion, donc, métaphysiquement, ce passage si-gnifie que tout ce que nous comprenons ap-partient à notre conscience et quon ne peutnous ravir ce qui y est enraciné. La Bible, en effet, continue en ces termes :« Nui ne pourra tenir devant toi tant que tuvivras.... Je ne te délaisserai point. Sois fermeet prends courage et agis fidèlement selon tou-te la loi que Moïse, mon serviteur, taprescrite ; ne ten détourne ni à droite, ni àgauche, afin que tu réussisses dans tout ce quetu entreprendras ». Nous réussissons, par conséquent, lorsquenous observons la loi spirituelle avec fermetéet courage. Mais nous nous apercevons quar-rivés à la « croisée des chemins », il faut quenous fassions un choix. « Choisissez aujourdhui qui vous voulezservir », le guide divin ou lintellect. Un homme daffaires connu disait à un deses amis : « Jobéis toujours à mon intuition etje suis la chance incarnée ». Linspiration, cest-à-dire la direction divi-ne, est le facteur essentiel dans la vie. En réa-lité, cest elle que les gens cherchent à déve-
  56. 56. lopper quand ils vont à des cours où lon en-seigne la Vérité. Je me suis aperçue quuneparole propice met en oeuvre lactivité divine. Une dame vint me soumettre une situationfort compliquée. Je lui dis : « Laissez Dieudébrouiller Lui-même cette affaire ». Subju-guée, elle répéta : « Je laisse, maintenant,Dieu débrouiller cette affaire ». Presque aus-sitôt, elle loua sa maison qui était demeuréevacante pendant très longtemps. Laissez Dieu débrouiller les situations, carlorsque vous vous en mêlez, vous perdez àtout coup. On me demande souvent : « Com-ment faire pour que Dieu intervienne dans cequi nous préoccupe et pourquoi ne faut-il pasnous en mêler ? » Pourquoi ? Mais parcequalors cest lintellect qui prend laffaire enmain et soulève des objections : les temps sontdurs, les affaires ne vont pas, nespérez pasde reprise avant lautomne 58. Pour la loi spi-rituelle, seul compte maintenant. Avant da-voir appelé, vous êtes entendu, car « le tempset lespace ne sont quune illusion », et la bé-nédiction qui vous est destinée attend que vousla libériez par votre foi et votre parole. « Choisissez aujourdhui qui vous voulezservir », la peur ou la foi. Toute action inspirée par la peur porte enelle-même le germe de sa défaite.
  57. 57. Il faut beaucoup de force et de courage pourse fier uniquement à Dieu. Nous avons sou-vent confiance en Lui pour de petites choses,mais sil sagit dune situation grave, il noussemble plus prudent de nous en occuper nous-mêmes — ce qui a pour effet la défaite etléchec. Lextrait suivant dune lettre que ma en-voyée une correspondante de louest, montrecombien les circonstances peuvent se modi-fier rapidement. « Jai eu le plaisir de lire votre livre remar-quable « Le Jeu de la Vie et comment lejouer ». Jai quatre fils, âgés de dix, treize,quinze ans et dix-sept ans et je me dis quece serait magnifique pour eux sils pouvaientle comprendre et le mettre en pratique dèsleur jeunesse afin de posséder tout ce qui leurappartient par Droit divin. La personne qui ma prêté votre livre menavait proposé dautres, mais je fus attiréepar celui-ci comme par un aimant et je fusobligée de le lire dune traite. Quand je leusfini, je maperçus que je métais efforcée devivre conformément à la Loi divine, mais com-me je ne la comprenais pas, mes progrèsavaient été fort lents. Il me semblait très difficile, dabord, dar-river à me caser dans les affaires après mê-
  58. 58. tre occupée pendant tant dannées de mon in-térieur. Mais je fis cette affirmation : Dieurend possible ce qui est impossible. Et cest cequi se passa pour moi. « Je suis reconnaissante de la situation quejai maintenant et je souris quand les genssécrient : « Comment faites-vous pour vousoccuper de vos quatre grands garçons, de vo-tre maison, après avoir subi de si graves opé-rations et passé de si longs mois à lhôpital,sans que personne de votre famille puisse vousaider ? » Dieu lui trouva une place dans les affaires alors que tous ses amis la prévenaient quil ne fallait même pas y songer. Du reste, les gens vous répondent en géné- ral et à tout propos : « Cela ne se peut pas ! » Jen ai fait lexpérience, dernièrement. Ja- vais déniché dans une boutique un délicieux petit appareil en argent destiné à préparer une tasse de café ou dinfusion. Enchantée, je montrai ma trouvaille à des amis qui, à lu- nanimité, sexclamèrent : « Cela ne marchera pas ! » Lun deux me déclara : « À votre place, je nhésiterais pas à lui faire prendre le chemin de la poubelle ! » Mais, sans me lais- ser influencer, je fis confiance à mon petit per- colateur qui fonctionna à merveille. Mes amis appartenaient tout simplement au
  59. 59. type moyen qui ne manque jamais desécrier : « Cela ne marchera pas ! Ce nestpas possible ! » Toutes les grandes idées se heurtent à delopposition. Ne vous laissez influencer parpersonne. Suivez le sentier de la sagesse et dela compréhension, « ne ten détourne ni à droi-te, ni à gauche, afin de réussir dans tout ceque tu entreprendras ». Dans Josué, chapitre 24, verset 13, nous trou-vons cette déclaration remarquable : « Et jevous ai donné un pays que vous naviez pointcultivé, des villes que vous naviez point bâ-ties et que vous habitez, des vignes et des oli-viers que vous naviez point plantés et qui vousservent de nourriture ». Voilà qui nous montre que lhomme ne peutgagner quoique ce soit ; les bénédictions dontil bénéficie sont des dons. (Des dons, de crain-te que lhomme ne senorgueillisse de ce quilpossède). Quand nous avons pris conscience de la ri-chesse, le don nous en est fait. Si nous prenons conscience de la réussite,celle-ci nous est accordée ; car la réussite etlabondance sont des états desprit. « Car lÉternel est notre Dieu ; cest lui quinous a fait monter, nous et nos pères du paysdÉgypte, de la maison de servitude ».
  60. 60. Le pays dÉgypte symbolise les ténèbres spi-rituelles. Dans la maison de servitude, lhom-me est esclave de ses doutes, de ses peurs ; ilcroit à la pauvreté, aux limitations, tout celaparce quil sest trompé à la « croisée deschemins » et quil a pris la mauvaise route. Si lon est malheureux, cest quon a négligéde sen tenir strictement à ce que lEsprit avaitrévélé par lintuition. Toutes les grandes choses ont été accompliespar des hommes qui sont demeurés fidèles àleur idéal. Henry Ford avait dépassé la quarantainequand il eut lidée de sa voiture. Il se heurtaà de grandes difficultés pour se procurer lescapitaux nécessaires. Ses amis étaient persua-dés que son projet était insensé. Désolé, sonpère lui dit : « Henry, pourquoi abandonnes-tuune bonne situation de vingt-cinq dollars parsemaine pour te lancer dans une affaireridicule ? » Mais Ford ne se laissa influencerpar personne. Pour sortir du pays dÉgypte, de la maison de servitude, il faut que nous prenions des décisions dictées par la Vérité. Ne nous trompons pas au carrefour. « Sois ferme et prends courage ; agis fidèlement se- lon toute la loi que Moïse, mon serviteur, ta prescrite ; ne ten détourne ni à droite ni à
  61. 61. gauche, afin que tu réussisses dans tout ce quetu entreprendras ». Aujourdhui, puisque nous voici à la croiséedes chemins, obéissons sans crainte à la voixde lintuition. La Bible lappelle « le murmure doux etléger ». « Vos oreilles entendront derrière vous lavoix qui dira : Cest ici le chemin, suivez-le ! » Et dans ce chemin vous découvrirez le bienqui, déjà, est préparé pour vous. Vous trouverez « le pays que vous naviezpoint labouré, des villes que vous naviez pointbâties et que vous habitez, des vignes et desoliviers que vous naviez point plantés et quivous servent de nourriture ». Divinement conduit, je choisis la bonne rou-te à la croisée des chemins. Dieu fraie un che-min quand il ny en a pas.
  62. 62. CHAPITRE VII LE PASSAGE DE LA MER ROUGE Dis aux enfants dIsraël de se mettre en marche. — Ex. 14 : 15.UN desest lépisodeplus dramatiques de la Bible récits les qui raconte le passagede la Mer Rouge par les Enfants dIsraël. Moïse les conduisait hors du pays dÉgypteoù ils étaient retenus en captivité et les Égyp-tiens étaient à leur poursuite. Comme la plupart des gens, les Enfants dIs-raël nétaient guère enclins à faire confianceà Dieu ; ils ne cessaient de murmurer : « Ne tedisions-nous pas, en Égypte : Laisse-nous ser-vir les Égyptiens, car nous aimons mieux ser-vir les Égyptiens que de mourir au désert. « Moïse répondit au peuple : ne craignezrien. Demeurez tranquilles et contemplez ladélivrance que lÉternel va vous accorder ence jour ; car les Égyptiens que vous voyez au-jourdhui, vous ne les reverrez plus jamais. « LÉternel combattra pour vous, et vousgardez le silence ».
  63. 63. Moïse faisait tout ce quil pouvait pour in-suffler sa foi aux enfants dIsraël. Mais ceux-ci préféraient être asservis à leursdoutes et à leurs peurs (car lÉgypte symboliseles ténèbres) plutôt que de faire un bond pro-digieux dans la foi pour traverser le désertafin datteindre la Terre promise. Il faut, en effet, traverser le désert avantdarriver à la Terre promise. Les doutes anciens, les vieilles peurs cam-pent autour de nous, mais il se trouve tou-jours quelquun pour nous encourager à avan-cer, un Moïse pour nous entraîner en avant— cest parfois un ami, parfois une intuition. « Et lÉternel dit à Moïse : Pourquoi cries-tu vers moi ? Dis aux enfants dIsraël de semettre en marche ! « Quant à toi, étends ton bâton, étends tamain sur la mer et fends-la ; les enfants dIs-raël passeront au milieu de la mer à piedsec... « Moïse étendit sa main sur la mer. Et lÉter-nel refoula la mer par un vent dorient quisouffla avec impétuosité toute la nuit. Il mitla mer à sec et les eaux se fendirent. « Les enfants dIsraël entrèrent au milieude la mer à pied sec et les eaux formèrent unemuraille à leur droite et à leur gauche. « Les Égyptiens se mirent à leur poursuite
  64. 64. et tous les chevaux de Pharaon, ses chars etses cavaliers entrèrent à leur suite au milieude la mer... Et LÉternel dit à Moïse : Étends ta mainsur la mer et les eaux reviendront sur lesÉgyptiens, sur leurs chars et leurs cavaliers. « Moïse étendit sa main sur la mer et, surle matin, la mer reprit sa place habituelle. LesÉgyptiens senfuirent à son approche, maislÉternel les précipita au milieu de la mer. « Les eaux revinrent et couvrirent les chars,les cavaliers et toute larmée de Pharaon quiétaient entrés dans la mer à la suite des en-fants dIsraël ; il nen échappa pas un seul ». Noubliez pas que la Bible fait allusion àlindividu. Cest à votre désert, à votre MerRouge, à votre Terre promise, quelle fait al-lusion dans ce passage. Pour chacun de vous, il est une Terrepromise — le désir qui est le plus cher àvotre cœur — mais vous avez été tellementasservis par les Égyptiens (vos penséesnégatives) que ce vœu vous paraît duneréalisation impossible ou en tout cas fortlointaine. Vous considérez quil est bien risquéde vous confier absolument en Dieu et que ledésert sera peut-être pire que les Égyptiens. Et comment savoir si, après tout, votre Ter-re promise existe réellement ?
  65. 65. La raison est toujours lalliée desÉgyptiens ! Tôt ou tard, cependant, vous recevez cetordre : « Mets-toi en marche ». Ce sont sou-vent les circonstances qui vous entraînent. Je vais vous donner lexemple dune de mesélèves. Cest une pianiste remarquable. Après avoireu beaucoup de succès à létranger, elle étaitrevenue au pays avec un gros livre bourrédextraits de presse et le cœur débordant dejoie. Lun de ses parents sintéressa à elle etlui proposa des fonds pour organiser une tour-née de concerts. Us sadressèrent à un impré-sario qui devait soccuper de la location et deladministration financière de cette affaire. Après deux ou trois concerts, largent man-qua, limprésario se létait approprié. Cettejeune femme resta en panne, désolée et désil-lusionnée. Elle détestait tellement limprésario quelleen était malade. Presque sans argent, elle enétait réduite à vivre dans une chambre tristeet sans confort, où il faisait si froid quelle nepouvait même pas travailler son piano. Elle était, en vérité asservie aux Égyptiens— la haine, la rancune, la pauvreté et les li-mitations.
  66. 66. Cest alors quune amie lamena à lune demes réunions et quelle me confia son histoire. — Avant tout, lui déclarai-je, il faut quevous cessiez de haïr cet homme. Quand vouspourrez lui pardonner, le succès vous sourirade nouveau. Votre initiation à la nécessité dupardon commence dès maintenant. Ce conseil semblait bien difficile à suivre ;elle sy efforça néanmoins et suivit mes coursavec assiduité. Entre temps, son parent avait fait appel àla justice pour récupérer ses fonds, mais lesmois passèrent sans que laffaire fût plaidée. Mon amie fut appelée en Californie. Toutecette histoire avait cessé de la tourmenter ;elle avait pardonné à limprésario. Tout à coup, au bout de quatre ans, on luifit savoir que le différend allait être jugé. Enarrivant à New York, elle vint me voir pourme demander de prononcer la Parole de Vé-rité afin que triomphent le droit et la justice. À laudience, tout se termina au mieux.Limprésario fut condamné à rendre largentpar versements mensuels. Elle arriva chez moi toute joyeuse. « Je naiéprouvé aucun ressentiment contre cet hom-me, me dit-elle. Il a été bien étonné quand jelai salué cordialement ». Son parent ayant
  67. 67. décidé de lui abandonner la somme en litige,elle se trouva par la suite à la tête dun groscompte en banque. Elle ne tardera plus maintenant à entrerdans sa Terre promise. Elle est sortie de lamaison de servitude (la haine et la rancune);elle a traversé sa Mer Rouge. Sa bonne volontéà légard de son adversaire a écarté les eauxet elle a pu passer à pied sec. La terre ferme symbolise ce qui est substan-tiel, solide sous les pieds, et ceux-ci représen-tent la compréhension. Moïse apparaît comme lune des plus gran-des figures de lhistoire biblique. « Moïse comprit quil devait quitter lÉgyp-te avec tout son peuple. Le devoir qui latten-dait non seulement se heurtait à la mauvaisevolonté de Pharaon, décidé à ne pas libérerceux quil avait asservis à son profit, mais ilfallait encore pousser à la rébellion une na-tion trop longtemps opprimée qui avait perdutoute initiative. « Quel génie extraordinaire il fallait pourtriompher dune situation pareille ! Moïseavait ce génie ; il avait le courage de sesconvictions et ne pensait pas à lui-même.Loubli de soi-même ! La Bible dit : Moïseétait un homme fort patient, plus quaucunhomme sur la face de la terre. Il recevaitavec tant de dou-
  68. 68. ceur les ordres de lÉternel quil devint un deshommes les plus forts de tous les temps ». LÉternel lui dit : « Étends ta main sur lamer et fends-là ; les enfants dIsraël passerontau milieu de la mer à pied sec ». Sans éprouver le moindre doute, il dit àceux-ci : « Mettez-vous en marche ». Cétaitune entreprise hardie que dentraîner cettemultitude dans la mer, avec la certitude abso-lue quaucun ne périrait. Mais voici le miracle ! « LÉternel refoula la mer par un vent do-rient qui souffla avec impétuosité toute lanuit. Il mit la mer à sec et les eaux sefendirent ». Souvenez-vous que cela peut vous arriver àvous, aujourdhui même. Pensez à ce qui vouspréoccupe. Peut-être avez-vous perdu toute initiativepour avoir été si longtemps lesclave de Pha-raon (vos doutes, vos peurs, vos décourage-ments). Nimporte ! Donnez-vous cet ordre : mets-toi en marche ! « ....LÉternel refoula la mer par un ventdorient qui souffla avec impétuosité ». Ce vent impétueux sera pour vous une forteaffirmation. Faites une déclaration dynamique de la Vé-
  69. 69. rite. Sil sagit pour vous dun problème dor-dre financier, affirmez : mon abondance vientde Dieu. Par leffet de la grâce et de moyensparfaits, de magnifiques surprises vont se ma-nifester dans mes affaires. Cette affirmationest excellente parce quelle comporte un élé-ment de mystère. Nous avons appris, en effet, que Dieu ac-complit Ses prodiges par des voies mystérieu-ses, qui ne laissent pas de surprendre. Main-tenant que vous avez fait votre affirmationpour que se manifeste labondance, vous avezdéchaîné « le vent dorient ». Mettez-vous en marche vers votre Mer Rou-ge — la pénurie, les limitations — faites quel-que chose qui prouve votre intrépidité. Permettez-moi de vous raconter une histoirequi est arrivée à lune de mes élèves. Desamis lavaient invitée à venir faire un séjourdans une station dété très chic. Depuis longtemps elle vivait à la campa-gne. Étant devenue fort corpulente, aucunerobe ne lui allait plus, sauf le costume descout de sa fille. Quand cette invitation arrivatout à coup, elle navait rien à se mettre ; oril lui fallait des robes du soir, des chaussuresassorties et toutes sortes daccessoires de toi-lette quelle ne pouvait acheter, faute dar-gent.
  70. 70. Elle vint me voir. « Quavez-vous envie defaire ? » lui demandai-je. « Je souhaite vive-ment partir et du reste je ne me fais aucunsouci ». Elle se fourra tant bien que mal dans unerobe pour voyager elle se mit en route. Elle fut accueillie chaleureusement par seshôtes. Son amie, un peu embarrassée, lui ditaussitôt : « Ce que jai fait va peut-être vouschoquer, mais jai quelques robes du soir etdes chaussures que je ne porte jamais, je mesuis permis de les mettre dans votre cham-bre. Est-ce que cela vous ennuierait de lesmettre ? » Mon amie lui assura quelle en serait ravieet il se trouva que tout lui allait parfaitement. Elle avait, en vérité, passé la Mer Rouge etse trouvait sur terre ferme. Les eaux de ma Mer Rouge se séparent, jepasse à pied sec. Maintenant, javance versma Terre promise.
  71. 71. CHAPITRE VIII LA SENTINELLE DE LA PORTE Jai placé auprès de vous des sentinelles ; soyez attentifs au son de la trompette. Jérémie 6 : 17.Lveiller nos pensées,Porte, celle qui doit sur- ASentinelle de la cest lesprit supercons-cient. Nous avons la faculté de choisir nos pen-sées. Lhomme a entretenu pendant des millé-naires des pensées erronées devenues peu àpeu inhérentes au genre humain, si bien quillui semble presque impossible maintenant deles dominer. Elles envahissent son esprit com-me un troupeau affolé. Mais il suffit dun chien de berger pour ré-tablir lordre parmi des brebis effrayées etles diriger vers la bergerie. Au cinéma, jai vu aux actualités un chiende berger rassembler des moutons. Il lesavait tous groupés, sauf trois. Ceux-ci luitenaient tête et se rebellaient. En bêlant, ils
  72. 72. se dressaient sur leurs pattes de derrièreen manière de protestation, mais le chien secontenta de sasseoir devant eux, sans les quit-ter de lœil. Il restait tranquille et déterminé,sans aboyer ou menacer. Au bout dun mo-ment, les moutons, secouant la tête, prirentdeux-mêmes le chemin du bercail. Nous pouvons apprendre à dominer nos pen-sées de la même manière, par la douceur etla détermination, sans avoir recours à la for-ce. Choisissons une affirmation et répétons-lacontinuellement quand nos pensées battent lacampagne. Sil ne nous est pas toujours possible decontrôler celles-ci, par contre, nous pouvonssurveiller nos paroles ; une affirmation répé-tée finit par influencer le subconscient et noussommes, dès lors, maîtres de la situation. Nous lisons au chapitre six de Jérémie :« Jai placé auprès de vous des sentinelles ;soyez attentifs au son de la trompette ». Votre réussite et votre bonheur dépendentde la sentinelle qui veille à la porte de vospensées, car celles-ci, tôt ou tard, finiront parse matérialiser. On simagine quen fuyant une situation né-gative, on sen débarrassera ; cest une erreur,où quon aille elle se représentera.
  73. 73. La même expérience se renouvellera tantque la leçon naura pas été apprise. Cest cetteidée que met en évidence un film intitulé « LeMagicien dOz ». La petite Dorothée est très malheureuseparce quune méchante femme du village veutsemparer de son chien, Toto. Elle va confier son inquiétude à son oncleet à sa tante. « File dici ! » lui répondent-ils,trop occupés pour écouter ses doléances . « II y a là-haut, dans le ciel, explique-t-elleà Toto, un endroit merveilleux où tout le mon-de est heureux et où il ny a pas deméchants ». Elle voudrait bien y aller ! Tout à coup, un cyclone se déchaîne, quiemporte la fillette et son chien, loin, bien loindans le ciel et les fait atterrir dans un paysappelé Oz. À première vue, tout y semble charmant.Mais bientôt Dorothée y retrouve la vieillefemme du village qui la tourmentait. Cestmaintenant une affreuse sorcière qui sefforceencore de lui ravir Toto. Ah ! Que ne peut-elle revenir chez elle !On lui conseille de se rendre auprès du Magi-cien dOz. Il est tout puissant et exaucera sonvœu. La voilà partie à la recherche du palais en-chanté dans la ville des Émeraudes.
  74. 74. En chemin, elle fait la connaissance dunépouvantail qui se désole parce quil nest pasintelligent. Plus loin, elle rencontre un bonhomme deplomb désespéré de navoir pas de cœur. Enfin, elle se trouve nez à nez avec un lionqui est bien malheureux parce quil manquede courage. Elle les console tous les trois, puis leurpropose : « Allons ensemble voir le MagiciendOz, il est tout puissant, il nous donnera ceque nous désirons — lun aura un cerveau,celui-là un cœur et cet autre du courage ». Il leur arrive toutes sortes daffreux contre-temps, car la méchante sorcière est décidée àsemparer de Dorothée et de Toto et de lapantoufle de rubis qui protège la fillette. En-fin, ils se trouvent devant le Palais dÉmerau-des du Magicien dOz. Ils demandent à être reçus en audience, maison leur répond que jamais personne na puvoir le grand personnage qui vit caché dansle palais. Grâce à la bonne fée du Nord, ils y pénè-trent cependant et découvrent que le magi-cien nest autre que le prétendu sorcier quivivait dans le village de Dorothée. Les voilà désespérés parce que personne ne pourra réaliser leurs vœux,
  75. 75. mais la bonne fée leur montre que ceux-cile sont déjà. En cherchant à se tirer daffaireau milieu de toutes les embûches, lépouvan-tail a acquis un cerveau, le bonhomme deplomb saperçoit quil a maintenant un cœurpuisquil aime Dorothée ; quant au lion, ilest devenu intrépide parce quil a dû fairepreuve de courage au cours de leurs aventu-res. « Et toi, demande la bonne fée à Dorothée,quest-ce que tous ces événements tontenseigné ? » « Je sais maintenant que monplus cher désir cest de revenir à la maison,dans mon jardin ». La fée fait un signe de sabaguette magique et, aussitôt, la fillette se re-trouve chez elle. Elle se réveille et saperçoit que lépouvan-tail, le bonhomme de plomb et le lion sontles ouvriers agricoles qui travaillent dans laferme de son oncle et sont tout heureux deson retour. Ce conte nous montre que si nous fuyons nosdifficultés, elles nous courront après. Ne vouslaissez troubler par aucune situation et, delle-même, elle prendra fin. Il existe une loi occulte — la loi de lindif-férence. « Aucune de ces choses ne mémeut ».« Je ne tiens compte daucune de ces choses ».Dès que rien nest plus susceptible de vous
  76. 76. tourmenter, toute perturbation disparaît duplan extérieur. « Quand vous avez compris lenseignementde vos maîtres, ceux-ci nont plus raisondêtre ». « Jai placé près de vous des sentinelles ;soyez attentifs au son de la trompette ». Cet instrument était destiné jadis à attirerlattention du peuple sur un fait nouveau :promulgation dune loi, annonce dune victoi-re. Dès que vous vous serez rendu compte deleur importance, vous prendrez lhabitude deveiller sur chacune de vos pensées et de vosparoles. On a appelé limagination « les ciseaux delesprit ». Elle découpe, en effet, les imagesque lhomme ne cesse de former dans son es-prit et qui se matérialiseront ensuite dans savie. Beaucoup de gens découpent des imagesqui les effraient, parce que ce quils imagi-nent nest pas conforme au plan divin. La vision unique — lœil sain — permet àlhomme de ne voir que la Vérité. Au-delà dumal, il perçoit le bien qui en surgira. Il trans-forme linjustice en équité et désarme ses en-nemis par sa bienveillance. Vous avez tous lu certains récits mythologi- ques ayant trait aux cyclopes, ces géants qui
  77. 77. vivaient, disait-on, en Sicile. La tradition rap-porte quils navaient quun œil situé au mi-lieu du front. Le siège de limagination se trouve juste-ment dans le front — entre les deux yeux.Cest de ce fait quest venue lidée des géantsfabuleux. Quand vous possédez cet œil — cette visionunique, — vous êtes, en vérité, vous-même ungéant, car chacune de vos pensées est cons-tructive, chacune de vos paroles est douée depuissance. Que cet œil devienne la sentinelle qui veilleà la porte ! « Si ton œil est sain, tout ton corpssera éclairé ». Cette vision unique transformera votre corpsen un corps spirituel, « le corps électrique »créé à la ressemblance de Dieu et à Son image(imagination). Si nous pouvions concevoir clairement leplan divin, le monde serait régénéré, car no-tre vision intérieure nous montrerait un uni-vers où règne la paix, labondance et labonté. « Ne jugez pas selon les apparences, maisjugez selon la justice ». « Une nation ne tirera plus lépée contre une autre et on ne sexercera plus à faire la guerre ».
  78. 78. Quand on applique la loi occulte de lindif-férence, on cesse dêtre troublé par les appa-rences hostiles pour sattacher fermement àune pensée constructive qui finit par triom-pher. La loi spirituelle est plus puissante que laloi du Karma. Cest ce que ne doit jamais perdre de vue lepraticien en traitant ses malades spirituelle-ment. Il nopérera une transformation dans les-prit, le corps et les affaires de celui qui a re-cours à lui quen demeurant absolument in-différent aux apparences de pénurie, de pré-judice ou de maladie. Laissez-moi vous citer ce verset du chapi-tre trente et un de Jérémie. « Car le jour vientoù les gardes crieront sur la montagne dÉ-phraïm : levez-vous, montons à Sion, verslÉternel, notre Dieu ». Il exprime la joie. Ilévoque lhomme délivré de sa façon de pen-ser négative. La Sentinelle qui veille à la Porte « ne som-meille ni ne dort ». Cest « lœil qui veille surIsraël ». Mais lhomme perd conscience de cette vi-sion intérieure lorsquil vit dans un monde queses pensées erronées ont créé. Peut-être, à certains moments, a-t-il un
  79. 79. éclair dintuition ou dillumination, mais ilretombe aussitôt dans son univers chaotique. Il faut de la détermination et une vigilancede tous les instants pour surveiller ses paro-les et ses pensées, car toutes celles de peur,déchec, dirritation, de malveillance doiventêtre bannies et se dissiper. Affirmez : toute plante que na pas seméemon Père qui est dans les Cieux, doit êtreextirpée. Cela fera surgir nettement devant vous li-mage de quelquun arrachant des mauvaisesherbes dans son jardin. Celles-ci sont jetéesen tas et se dessèchent parce quelles sont pri-vées de la terre qui les nourrissait. Vous alimentez vos pensées négatives enleur accordant de lattention. Appliquez-leurla loi occulte de lindifférence et refusez deleur porter un intérêt quelconque. Bientôt, vous aurez réduit à la famine « lar-mée des étrangers ». Les idées divines afflue-ront dans votre conscience, tandis que lesidées erronées se dissiperont. Dès lors, vousne désirez plus que ce que Dieu veut pourvous. Un proverbe chinois dit : le philosophelaisse au tailleur le soin de couper son vête-ment. Abandonnez au divin architecte le plan de
  80. 80. votre vie et vous constaterez quune perfec-tion permanente règne dans tout ce qui vousconcerne. Le lieu où je me trouve est une terre sainte.Jaccomplis maintenant le plan divin dans le-quel tout est à jamais parfait.
  81. 81. CHAPITRE IX LA ROUTE DE LABONDANCELunique,qui mèneny labondancepar quatre Avoie « on à va pas est à senschemins », constate le vieux proverbe. On se dirige soit vers la pénurie, soit versla prospérité. La route diffère selon quon aconscience de la richesse ou de la pauvreté. Labondance existe à profusion, divinementprévue pour chacun. Le riche y puise large-ment, car cest son état desprit qui susciteune ambiance opulente. Changez vos pensées et, en un clin dœil, vosconditions de vie se transformeront. Le mon-de où vous évoluez est formé didées maté-rialisées, de paroles qui se sont concrétisées. Tôt ou tard, vous récolterez le fruit de vosparoles et de vos pensées. « Les paroles sont des entités, des forces quise meuvent en spirale pour revenir en tempsvoulu influencer lexistence de ceux qui lesont prononcées ». Les gens qui ne parlent que
  82. 82. de pauvreté et de limitation, subissent luneet lautre. Ce nest pas en gémissant sur son sort quonpénètre dans le Royaume de lAbondance. Jai connu une dame qui navait sur la pros-périté que des idées fort limitées. Au lieu desacheter des vêtements, elle sarrangeait pourque les siens « fassent laffaire » le plus long-temps possible. Elle ne dépensait son argentquavec parcimonie et ne cessait de recom-mander à son mari de se restreindre. On len-tendait répéter à qui voulait lentendre : « Jene désire rien que je ne puisse me permettre ». Comme elle ne pouvait pas se permettrebeaucoup, elle navait pas grand chose. Sou-dain, son existence changea brutalement. Sonmari la quitta, las de ses observations et deson attitude mesquines. Elle était désespéréequand un livre de métaphysique expliquantle pouvoir de la pensée et de la parole lui tom-ba un beau jour entre les mains. Comprenantquelle avait provoqué tous ses malheurs parses pensées erronées, elle rit de bon cœur ensongeant à ses fautes passées et jura que celalui servirait de leçon. Elle prit la résolutionde faire la preuve de la loi de labondance. Sans crainte, elle dépensa le peu qui lui res-tait pour montrer quelle avait foi en les ri-chesses invisibles et que Dieu était la source
  83. 83. de sa prospérité. On ne lentendait plus parlerde pauvreté et de limitation : ses paroles etson attitude désormais, exprimèrent laisance. Ses vieux amis ne la reconnaissaient plus.Allègrement, elle sétait élancée sur la routede labondance et se trouva en possession deplus dargent quelle nen avait jamais eu. Desportes quelle ne soupçonnait même pas sou-vrirent devant elle et des occasions extraordi-naires soffrirent de toute part. Elle réussit au-delà de toute espérance dans un travail pourlequel elle navait pas été préparée. Les miracles surgissaient autour delle. Qué-tait-il advenu ? Elle avait simplement changé la qualité deses pensées et de ses paroles. Confiante enDieu, elle Lavait pris pour associé. Beaucoup de ses démonstrations ne saccom-plirent quà la « onzième heure » (1), maisrien ne lui fit jamais défaut, car « elle creu-sait ses fossés » (2) et rendait grâce davance,sans arrière-pensée. Dernièrement, une personne est venue mevoir : « je cherche désespérément unesituation », me dit-elle. Je lui répondis : « Ne la cherchez pas dé- (1 et 2) Allusions à Matt. 20 : 9 et II Rois 3 :16.— N.T.
  84. 84. sespérément, mais, au contraire, en louant eten rendant grâce, car Jésus-Christ, le plusgrand des métaphysiciens, a dit de prier aveclouanges et actions de grâce ». Celles-ci, en effet, ouvrent toutes les portes,car la foi confiante triomphe toujours. Évidemment, la loi est impersonnelle, sibien quune personne malhonnête, mais qui en-tretient des pensées de prospérité, attire à ellela richesse — mais « bien mal acquis ne pro-fite jamais », la durée de ces biens est éphé-mère et ils ne sont pas une cause de joie. Nous navons quà lire les journaux pourêtre convaincus que le sort de ceux qui trans-gressent la loi na rien denviable. Voilà pourquoi il est tellement nécessairede faire appel à labondance universelle se-lon les règles, et de demander ce qui nous re-vient par droit divin et par la grâce. Certains attirent la richesse, mais sont in-capables de la conserver, soit quelle leur tour-ne la tête, soit que les soucis quils se font etleurs craintes, la leur fasse perdre. Un de mes élèves a relaté le fait suivant àlun de mes cours. Certaines personnes de la ville où il est né,après avoir été très pauvres, trouvèrent toutà coup une source de pétrole dans leur couret devinrent fort riches. Le père fit partie du
  85. 85. cercle chic sportif et se mit à jouer au golf.Il nétait plus jeune, cet exercice le fatigua àlexcès, et il mourut subitement sur les links. Toute la famille fut prise de panique. Cha-cun simagina souffrir dune maladie de cœur,si bien que maintenant, les uns et les autressont alités, ayant à leur chevet des nurses di-plômées, attentives à leur moindre battementde cœur. Lentendement humain se fait toujours dusouci pour une chose ou pour une autre. Lesgens dont je viens de vous parler nayant plusdennuis dargent, se tourmentent maintenantau sujet de leur santé. Ceux qui nont pas évolué spirituellementpensent communément : « On ne peut toutavoir. Quand on obtient quelque chose, on enperd une autre ». Ils ne manquent pas de vousprévenir : « Votre chance ne durera pas ».« Cest trop beau pour être vrai ». Jésus a dit : « Vous aurez des tribulationsdans le monde ; mais prenez courage, jaivaincu le monde (les pensées) ». Dans votre superconscient (Christ en vous)il y a de quoi répondre largement à toute de-mande et le bien y est parfait et permanent.Nous lisons dans Job : « Si tu reviens au Tout-Puissant, tu te relèveras (ton état de conscien-ce se transformera), tu éloigneras liniquité de

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