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La femme est l'avenir de l'Afrique. Un rapport réalisé par ONE : ONE est une organisation de campagne et de plaidoyer sans-parti comptant plus de 2 millions de membres engagés dans la lutte contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables, particulièrement en Afrique. Pour en savoir plus www.one.org

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  1. 1. 44%des entreprises au Ghana sont dirigées par des femmes 43% 41% le sont au Cap-Vert au Rwanda LAFEMMEEST L’AVENIRDE L’AFRIQUE Il y a actuellement 168MILLIONS de femmes actives dans les économies africaines subsahariennes. Il est prévu que ce chiffre augmente de près d’un tiers au cours des 10 prochaines années EnAfrique, lesfemmes produisent 80% dela nourriture
  2. 2. 3AVANT-PROPOS Magrand-mèrepaternelle(quivécut102ans)étaitconsidéréeparbeaucoupcommeunefemme enavancesursontemps.Mon grand-père et elle eurent 7 enfants : 3 filles et 4 garçons. Bien qu’elle fût maîtresse d’école et mon grand-père pasteur d’une église luthérienne, ils eurent une vie rurale relativement modeste. Mais en tant que femme instruite, elle avait une valeur qu’elle appliqua avec une grande fermeté dans sa famille : tous ses enfants (filles et garçons) devraient bénéficier des mêmes opportunités d’éducation. Heureusement, mes grands-parents furent capables de leur offrir ces opportunités. Cependant, on pouvait souvent entendre ma grand-mère dire que si un jour ils avaient des problèmes d’argent, en cas de mauvaises récoltes par exemple, elle utiliserait ce qui lui resterait pour l’éducation de ses 3 filles. C’est parce qu’elle croyait fermement que si enseigner à un petit garçon revenait à instruire un homme, enseigner à une petite fille revenait en revanche à instruire une nation entière. Aujourd’hui encore, cette conviction se transmet comme une évidence dans ma famille. Les histoires que vous lirez dans ce rapport – des histoires de courage, de résistance et de réussite dans des circonstances parfois extrêmement difficiles – ne représentent qu’un tout petit échantillon des femmes qui apportent leur pierre au développement de l’Afrique. Cependant, elles démontrent clairement qu’investir dans les femmes reste la chose la plus intelligente à faire, celle qui offre les plus importants retours sociaux sur investissement. Ce que ces histoires vous feront comprendre, c’est que les femmes d’Afrique constituent véritablement l’épine dorsale de leurs communautés et que l’avenir du continent dépendra de notre faculté à puiser dans cette source de richesse en capital humain qui demeure largement sous-utilisée, sous-appréciée et sous-estimée. Nous espérons que ces histoires fascinantes vous feront voir en quoi investir et puiser dans le potentiel des femmes est particulièrement crucial pour révéler le véritable potentiel économique de l’Afrique. Comme l’ont montré de nombreuses études, une femme instruite a plus de chances de créer de la richesse parce que son éducation se traduit par un investissement supplémentaire dans sa propre famille. Elle se traduit par une meilleure alimentation pour sa famille, une meilleure éducation pour ses enfants, une meilleure santé, et une meilleure qualité de vie en général. Tout ceci est moins susceptible de se produire lorsque c’est le sort d’un homme qui s’améliore. Dans ce dernier cas, l’argent a plutôt tendance à n’améliorer que le statut social de cet homme. Outre les retombées pour leur famille proche, les avantages sociaux de l’investissement dans les femmes contribuent presque toujours à la création de richesse parce que les femmes partagent les connaissances qu’elles ont acquises avec d’autres femmes de leurs communautés. Chez ONE, nous avons récemment été au contact d’un groupe de femmes entrepreneurs africaines qui nous ont raconté comment elles s’efforçaient de partager des renseignements avec leurs pairs sur ce qui a marché dans leur cas, parce qu’elles savent que ce sera mis en pratique et aidera d’autres familles de leurs communautés. Les histoires des femmes de ce rapport vous inspireront et vous déconcerteront en vous montrant les raisons pour lesquelles les femmes continuent de faire face à d’immenses défis, depuis le manque d’accès au financement pour leurs entreprises aux lois leur interdisant l’accès à la propriété. Et pourtant, si on leur donne ne serait-ce qu’une demi- chance, les femmes continueront de surmonter ces défis et de sortir leurs familles, leurs communautés et leurs nations de la pauvreté. Il est temps d’investir dans les femmes africaines pour créer un meilleur avenir pour l’Afrique. Dr Sipho Moyo LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE ONE est une organisation de campagne et de plaidoyer avec plus de 2 millions de membres engagés dans la lutte contre la pauvreté extrême et les maladies évitables, en particulier en Afrique. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.ONE.org Dr Sipho Moyo
  3. 3. 4 5 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE Silemondeestsérieux danssavolontédes’attaquer àl’extrêmepauvretéet auxmaladies,alorsilest tempsd’intensifiernos investissementsdanslesfilles etfemmesd’Afrique. Ilesttempsdechanger. INTRODUCTIONINTRODUCTION Au cours des dix dernières années, la lutte contre la pauvreté s’est essentiellement axée sur la provision de solutions à fort impact, telles que la vaccination, les moustiquaires de lit pour protéger du paludisme, et les engrais pour augmenter la production agricole. Ces investissements ont donné des résultats impressionnants et doivent être poursuivis. Cependant, sans la mise en place des conditions à long terme pour le développement et l’autosuffisance (un pouvoir engagé et transparent, une économie forte), ces résultats ne dureront pas. Une nouvelle stratégie de développement, consistant à investir dans le potentiel des femmes africaines pour améliorer la gouvernance et créer une croissance économique équitable et durable, aidera l’Afrique à se mettre sur la voie de la réalisation des OMD d’ici 2015, éradiquer la pauvreté, et parvenir à la prospérité dans les années à venir. Les recommandations de ce rapport soulignent les mesures que tous les partenaires de développement devraient mettre en œuvre pour améliorer la gouvernance, créer des opportunités économiques et augmenter les investissements intelligents en vue d’atteindre les OMD d’ici 2015, particulièrement en puisant dans le potentiel des filles et des femmes pour stimuler le développement de leurs pays. 1. Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) sont un ensemble de buts visant à réduire les maladies et la pauvreté dans le monde d’ici 2015. Les dirigeants de 189 nations se sont engagés à atteindre ces objectifs en signant la Déclaration du Millénaire lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2000. Les progrès réalisés pour atteindre les OMD seront passés en revue lors du rassemblement des chefs d’Etat et de gouvernement à l’Assemblée Générale annuelle des Nations Unies en septembre 2010. LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE B eaucoup doit encore être fait pour révéler le potentiel des 430 millions de filles et femmes africaines. Le Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) des Nations Unies en septembre est le moment où le monde doit leur apporter tout son soutien.1 Nous savons ce qui est nécessaire pour révéler le potentiel des filles et femmes à travers le monde : de meilleurs hôpitaux, davantage de filles à l’école, des moyens plus simples pour créer et faire croître une entreprise, et davantage de possibilités pour les femmes d’accéder à des fonctions de direction. L’avenir de l’Afrique dépend de la faculté du continent à surmonter des défis apparemment impossibles au cours de la prochaine décennie : faire en sorte que les mères ne meurent plus en donnant naissance, se faire une place dans l’économie mondiale, aider les agriculteurs à cultiver assez pour nourrir leurs familles et leurs communautés, instruire la prochaine génération de dirigeants. L’Afrique n’y parviendra pas tant que nous n’investirons pas dans l’avenir de ses femmes, en tant qu’agricultrices, mères, médecins, entrepreneurs… et que nous ne leur permettrons pas de prospérer et de conduire le changement, depuis leurs foyers jusqu’au sommet des gouvernements. Les femmes présentées dans ce rapport, de la cultivatrice de patates douces tanzanienne à la directrice générale de la Commission boursière du Nigéria, sont les locomotives qui ont permis à l’Afrique de progresser au cours des dix dernières années, démontrant ce qu’il est possible de réaliser dans les communautés du continent tout entier. Nous savons que la femme est l’avenir de l’Afrique. Faisons en sorte que l’avenir soit brillant en accroissant notre investissement dans les filles et les femmes. Lesfemmes représentent 70% environdes personnes ensituation d’extrême pauvreté dansle monde
  4. 4. 6 7 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE GOUVERNANCEGOUVERNANCE P our une famille africaine, moins de corruption signifiera ne pas avoir à payer de pot-de-vin pour louer une parcelle de terre, ou encore ne pas être confrontée à des prix exagérés pour obtenir des médicaments au dispensaire local. Des budgets transparents et accessibles signifieront que les parents pourront vérifier que les fonds alloués parviennent bien à l’école de leurs enfants, ou encore que les revenus de ressources naturelles telles que le pétrole sont bien investis dans la construction de routes ou de puits pour leur village. La paix et la stabilité signifieront que les femmes pourront travailler tard le soir sans avoir peur d’être harcelées, et des élections libres et justes que tous les citoyens auront une voix dans leur gouvernement et la possibilité de se présenter aux élections. Des dirigeants dévoués, responsables vis-à-vis de leurs citoyens, permettront de poser les fondations-clés du développement : une économie prospère, une société civile active, et des ressources efficaces pour lutter contre la pauvreté. L’amélioration de la gouvernance nécessitera de faire des femmes africaines des dirigeantes et des militantes, et de supprimer les barrières juridiques, administratives et traditionnelles qui entravent leur réussite. En tant que responsables politiques, les femmes peuvent apporter une perspective unique à la prise de décisions. A travers leur rôle de prestataires de soins dans leurs familles, les femmes ont un intérêt à s’assurer que les ressources pour des domaines tels que la santé et l’éducation sont dépensées intelligemment. Des études ont également montré que plus les femmes sont représentées dans les parlements, plus le niveau de corruption est bas.2 De plus, les pays ayant réussi à sortir du conflit, tels que le Libéria et le Mozambique, ont aussi montré que mettre les femmes à la tête de la réconciliation et du redressement peut transformer même les pays les plus appauvris en symboles de progrès dans la lutte contre la pauvreté. Un ave Une étude réalisée par la Banque mondiale dans 100 pays a montré que plus les femmes sont représentées dans les parlements, plus le niveau de corruption est bas 5 Proportion des bourses parvenant aux écoles dans une communauté ougandaise en 1999 et en 2006 respectivement, après qu’une campagne d’information dans les journaux a informé les parents des sommes que leurs écoles étaient censées recevoir 3 Les femmes composent 56% du Parlement rwandais, ce qui représente le pourcentage le plus élevé de législateurs femmes au monde 6 Les hommes sont 4 fois plus nombreux que les femmes dans les législatures du monde 7 Les femmes jouent déjà un rôle crucial dans la promotion d’un pouvoir plus engagé et plus honnête en Afrique, probablement parce qu’elles et leurs familles bénéficieraient énormément d’une meilleure gouvernance. 2. D. Dollar, R. Fisman et R. Gatti, «Are Women Really the ‘Fairer’ Sex? Corruption and Women in Government», Policy Research Report on Gender and Development, Working Paper Series, No. 4, Banque mondiale, octobre 1999, http://www.huntalternatives.org/download/169_womencorruption1999.pdf 3. R. Reinikka et J. Svensson, «Fighting Corruption to Improve Schooling: Evidence from a Newspaper Campaign in Uganda», Journal of the European Economic Association, 3 (2-3), avril-mai 2005, pp. 259-267, http://econ.lse.ac.uk/staff/rburgess/eea/svenssonjeea.pdf 4. Union interparlementaire, «Les femmes dans les parlements nationaux», 31 juillet 2010, http://www.ipu.org/wmn-f/classif.htm. 5. D. Dollar, R. Fisman et R. Gatti, op. cit. 6. UNIFEM, «Women’s Land and Property Rights», http://www.unifem.org/gender_issues/women_poverty_economics/land_property_rights.php 7. Union interparlementaire, «Les femmes dans les parlements nationaux», 31 juillet 2010, http://www.ipu.org/wmn-f/world.htm. JAPON 14% ÉTATS-UNIS 16% ROYAUME-UNI 21% RWANDA BURUNDI ANGOLA AFRIQUE DU SUD OUGANDA TANZANIE MOZAMBIQUE Dans 7 pays d’Afrique, les femmes occupent 30% ou plus des sièges dans les parlements... Elles ne sont que 14% au Japon, 16% aux États-Unis, et 21% au Royaume- Uni 4 24%1999 80% 2006 nir bien gouverné
  5. 5. LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE 9GOUVERNANCE8 GOUVERNANCE Tous les partenaires de développment doivent faire davantage pour s’assurer que les pays donateurs et les pays africains mettent en place des politiques qui éliminent la corruption et maximisent l’impact des investisse- ments de développement. En 2010 et au-delà, les partenaires de dévelop- pement devraient collaborer en vue d’atteindre les objectifs suivants : • Récompenser la bonne gouvernance : Dans les pays ayant réalisé des progrès en matière de gouvernance et ayant démontré un engagement envers le développement, la transparence et la lutte contre la corruption, les donateurs devraient fournir le soutien flexible qui est nécessaire pour construire des systèmes et une infrastructure durables, ainsi que des politiques de promotion des investissements et des incitations commerciales ciblées. Dans les pays souffrant de problèmes de gouvernance (en particulier les États post-conflit et les États fragiles), les donateurs devraient investir dans le secteur social et fournir une aide au développement qui soutienne les efforts visant à augmenter la transpa- rence et la responsabilité, et à renforcer la société civile. • Soutenir les initiatives de gouvernance mondiales : Tous les pays ont un rôle à jouer dans l’élimination de la corruption mondiale et l’amélioration de la trans- parence. Les gouvernements peuvent contribuer à faire en sorte que les investissements dans le secteur privé en Afrique soient réalisés de façon transparente et honnête, en soutenant des initiatives de promotion de la transparence et de lutte contre la corruption telles que l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), la Charte des Ressources Naturelles, et la Convention des Nations Unies contre la corruption. Les gouvernements devraient aussi fermer leurs banques aux avoirs ayant pu être obtenus de manière illicite par des politiciens corrompus, tout en aidant à ce que tout avoir volé existant soit retourné aux pays qui en ont besoin en soutenant l’Initiative pour la restitution des avoirs volés (StAR). • Etablir un budget pour le développement : Les gouvernements africains devraient s’engager à financer eux-mêmes la réduction de la pauvreté, honorer cet engagement, et garantir que leurs budgets soient accessibles au public pour que leurs citoyens puissent contrôler les ressources dirigées vers les priorités de développement. • Soutenir les groupes de citoyens en Afrique : Les citoyens africains doivent avoir les moyens de défendre leurs propres priorités de développement. Les gouvernements africains devraient s’assurer que les organisations de la société civile disposent de l’espace nécessaire pour s’engager, ainsi que de la protection et de l’accès aux informations dont ils ont besoin pour être efficaces. Les donateurs peuvent jouer un rôle important pour renforcer leur voix en leur fournissant une assistance technique et financière. En raison du rôle central joué par les femmes dans leurs communautés en tant que mères, enseignantes, infirmières et prestataires de soins, elles peuvent être des dirigeantes efficaces pour encourager une réponse plus responsable et la mise en place de politiques améliorant la santé et l’éducation. • Garantir un cadre légal pour l’égalité : Les gouvernements devraient s’assurer que tous les citoyens disposent d’une protection, de chances et de droits identiques selon la loi. Des politiques visant à garantir que les femmes aient la possibilité de participer à la gouvernance de leur pays, d’accéder aux crédits, de posséder et d’hériter de propriétés doivent être mises en œuvre par les dirigeants à tous les niveaux pour garantir que les femmes puissent jouer un rôle actif dans leurs communautés et dans l’économie de leurs pays. Combatpourune réformeauNigéria Un avenir bien gouverné P our Arunma, lorsqu’un investisseur met de l’argent sur le marché, qu’il s’agisse d’un groupe de femmes créant une nouvelle entreprise au Nigéria ou d’une grande société à l’étranger, il doit avoir confiance dans le fait que son argent sera traité de manière équitable, sans tromperie. Il était donc temps de faire savoir à tout le monde qu’un comportement inapproprié ne serait pas accepté. «Dans mon pays, l’esprit entrepreneurial est tout simplement remarquable», déclare Arunma. «Il y a des personnes vraiment travailleuses qui souhaitent réellement changer les choses, et les marchés leur offrent les moyens d’augmenter leur capital et d’investir. C’est pourquoi, à la SEC, nous devons appliquer une tolérance zéro vis-à-vis des comportements inappropriés quels qu’ils soient, parce que les marchés financiers reposent sur la confiance.» Au cours des 6 derniers mois, Arunma a travaillé dur pour lutter de front contre la corruption afin que tout le monde entende un message clair : le Nigéria est un excellent endroit pour investir. «Les investisseurs locaux et internationaux doivent comprendre que les choses ont changé.» Au début de l’année, elle a promis une régulation plus stricte des marchés financiers du Nigéria. Elle a également lancé des enquêtes pour restaurer la confiance et régler des problèmes de responsabilité et de mauvaise gestion financière. Elle a permis aux directeurs de faire part de préoccupations portant sur la manière de diriger justement. Elle travaille à la mise à jour du code de gouvernance institutionnelle de la SEC, en y ajoutant des règles telles que «pas plus de deux membres de la même famille ne peuvent siéger au conseil d’administration d’une société pour en garantir l’indépendance.» Elle a conscience que lorsque le monde fera confiance au Nigéria en tant que marché de classe mondiale, il voudra y investir. Et lorsqu’il y investira, cela signifiera plus d’emplois, une base d’impôts plus solide, et par conséquent de meilleures écoles, de meilleures routes, et un meilleur accès à l’eau potable pour sa communauté et son pays. Arunma réalise de grandes avancées dans la réforme des pratiques de gouvernance institutionnelle au Nigéria. Arunma Oteh sait que le changement n’est pas toujours facile. Mais lorsqu’elle est devenue directrice générale de la Commission boursière du Nigéria (SEC) début 2010, elle a su qu’un changement important était nécessaire. A cette époque,leNigériaessayaittoujoursdeseredresser de la crise financière mondiale, et, abritant la deuxième plus grande bourse d’Afrique, le pays luttait contre une réputation de forte corruption. Recommandations aux dirigeants de ce monde Améliorerlagouvernance
  6. 6. 10 11 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE CROISSANCE ÉCONOMIQUECROISSANCE ÉCONOMIQUE B ien que le travail des femmes soit un moteur majeur de la croissance économique en Afrique, elles font face à des obstacles importants lorsqu’il s’agit d’accéder à l’éducation, de posséder une propriété, et d’obtenir un crédit et des services financiers. Les opportunités économiques, surtout pour les femmes, sont essentielles pour que les familles africaines se fraient un chemin hors de la pauvreté et pour que les pays génèrent les revenus dont ils ont besoin pour subvenir à leurs propres besoins. Lorsque les femmes ont accès à l’enseignement supérieur, qu’elles peuvent posséder des terres et des propriétés et gérer leurs propres actifs financiers, les économies prospèrent. En outre, les avantages de la croissance économique ont aussi plus de chances d’atteindre des familles entières lorsque les femmes sont impliquées : les femmes investissent 90% de leurs revenus dans la santé, l’éducation et le bien-être de leurs familles, contre seulement 30 à 40% dans le cas des hommes.9 La croissance économique des pays est alimentée par le commerce et l’investissement, mais les personnes les plus pauvres du monde s’intéressent moins à la politique économique qu’aux opportunités qui leur permettront, à elles et à leurs familles, de sortir de la pauvreté. Pour saisir ces opportunités, les femmes africaines ont besoin d’accéder à l’enseignement secondaire et à des formations professionnelles pour se préparer à de futurs emplois. Les propriétaires de petites entreprises et les agriculteurs africains, dont la majorité sont des femmes, ont aussi besoin d’accéder aux services financiers et aux capitaux pour développer leurs entreprises et investir dans de nouvelles activités. Pour vendre leurs biens sur différents marchés, les propriétaires d’entreprises ont aussi besoin de réglementations commerciales équitables, de procédures douanières simples, de routes en bon état, d’une provision en électricité fiable, et d’un accès aux technologies telles que la téléphonie mobile et l’Internet. Il y a actuellement 168millionsde femmesactives dans les économies d’Afrique subsaharienne. Il est prévu que ce chiffre augmente de près d’un tiers au cours des 10 prochaines années 11 Les opportunités limitées d’emploi et d’éducation pour les femmes en Afrique réduisent la croissance annuelle par habitant de 0,8%. Si cela n’avait pas été le cas, les économies d’Afrique auraient doublé en taille au cours des 30 dernières années 13 8 femmes actives sur 10 en Afrique subsaharienne ne reçoivent pas de salaire officiel 15 Lorsque les filles et les femmes ont des revenus, 90% de cet argent est réinvesti dans leurs familles, alors que les hommes n’en réinvestissent que de 30 à 40% 16 Les chances de survie d’un enfant augmentent de 20% lorsque les revenus du foyer sont gérés par la mère plutôt que par le père 17 8. Société financière internationale, «IFC Supports Women Entrepreneurs», 24 août 2007, http://www.ifc.org/ifcext/africa.nsf/Content/MainStory_GOWE_August2007 ; ICRW, R. Mehra et M. Hill Rojas, «Women, Food Security, and Agriculture in a Global Marketplace», 2008, http://www.icrw.org/files/publications/A-Significant-Shift-Women-Food%20Security-and-Agriculture-in-a-Global-Marketplace.pdf 9. C. Fortson, op. cit. 10. PNUD, «Gender and Poverty», http://www.undp.org/poverty/focus_gender_and_poverty.shtml 11. FAO, Base de données statistiques de la FAO, http://faostat.fao.org/DesktopDefault.aspx?PageID=550&lang=fr#ancor 12. Banque mondiale, Doing Business: Women in Africa, http://www.doingbusiness.org/documents/Women_in_Africa.pdf 13. Africa Partnership Forum, NEPAD, «Gender and Economic Empowerment in Africa», 22-23 mai 2007, http://www.oecd.org/dataoecd/57/53/38666728.pdf Seuls 25% des internautes africains sont des femmes 14 44%des entreprises au Ghana sont dirigées par des femmes 43% 41% le sont au Cap-Vert au Rwanda12 30-40% HOMMES 90%FEMMES/FILLES 14. International Center for Research on Women, Kirrin Gill et al., Bridging the Gender Divide: How Technology Can Advance Women Economically, 2010, http://www.icrw.org/files/publications/Bridging-the-Gender- Divide-How-Technology-can-Advance-Women-Economically.pdf 15. OIT, «Global Employment Trends for Women», mars 2008, http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/documents/publication/ wcms_091225.pdf 16. C. Fortson, op. cit. 17. Thomas, Duncan, «Intra-Household Resource Allocation: An Inferential Approach», The Journal of Human Resources, 4, 1990. 75%des femmes dans le monde ne peuvent pas effectuer d’emprunts bancaires parce qu’elles ont des emplois non rémunérés ou précaires et qu’elles ne possèdent pas de propriété 10 Les femmes sont une force motrice de l’économie africaine, dirigeant environ 48% des petites et moyennes entreprises et cultivant 80% des aliments.8 Un avenir prospère
  7. 7. SECTION TITLE12 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE 13 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE 12 CROISSANCE ÉCONOMIQUE CROISSANCE ÉCONOMIQUE L orsqu’elles créent leur entreprise de paniers, sous un arbre, dans le village isolé de Gitarama, elles n’emploient que 27 vannières. Elles achètent des matériaux grâce aux gains d’un concours de projet commercial de la Banque mondiale et ouvrent une petite boutique à Kigali après avoir vendu une propriété, ce que les femmes rwandaises ne pouvaient pas faire avant 1999. C’est alors que les «paniers de la paix», fabriqués par des femmes Hutu et Tutsi, se retrouvent dans les pages du magazine Marie Claire. Plus de 1 000 commandes sont placées. Peu après, c’est dans le magazine Oprah que ces paniers apparaissent. Et lorsque l’entreprise reçoit le soutien d’USAID pour participer à un salon commercial à New York, elle prend une dimension internationale. Les deux sœurs signent un contrat avec le grand magasin américain Macy’s, s’associent à une société de commerce et de marketing américaine et, avant de le savoir, leurs paniers de la paix se retrouvent dans de nombreux foyers à travers les États-Unis. «[Parmi mes vannières], j’ai des survivantes, j’ai des veuves, j’ai des femmes dont les maris sont en prison», déclare Janet. «Les voir assises tissant sous le même toit et faisant des affaires ensemble est un énorme accomplissement... ces femmes sont ensemble maintenant, et elles gagnent un revenu. C’est extraordinaire.» La société de Janet et Joy, Gahaya Links, emploie désormais plus de 4 000 femmes, et, en 2007, l’entreprise a produit 35 000 paniers, réalisant des ventes annuelles de 300 000 dollars. En fait, Gahaya Links est maintenant le plus grand exportateur de ces paniers rwandais uniques en leur genre dans le cadre de l’African Growth and Opportunity Act (qui permet l’entrée d’exportations rwandaises exemptées de taxes sur le marché américain). Mais l’entreprise n’a pas seulement changé les vies de Joy et de Janet, elle a aussi offert un avenir meilleur à des milliers de mères, filles et sœurs défavorisées dans tout le Rwanda. Les femmes employées par Gahaya Links ont acquis de nouvelles compétences dans le cadre du programme de formation rigoureux de la société. Les recettes de la vente des paniers ont aidé plus de 18 000 enfants à aller à l’école. Le groupe a créé une banque communale. Et les femmes disent qu’elles sont maintenant traitées avec plus de respect dans leurs communautés. Bien sûr, cela ne signifie pas que les deux sœurs ne font face à aucune difficulté. Les coûts d’expédition restent élevés, et cela peut prendre des mois pour faire parvenir de la teinture biologique et des matériaux d’expédition, même à partir des pays voisins. Mais elles ont déjà développé de nouveaux produits (bijoux et textiles), et elles espèrent gagner de nouveaux marchés : l’Europe et le Canada. Janet et Joy travaillent à employer leur communauté et leur pays pour le long terme. – Récit adapté du rapport de 2008 «Doing Business: Women in Africa» de la Société financière internationale et de la Banque mondiale FairedesaffairesauRwanda Un avenir prospère JanetNkubanaetJoyNdunguste,deuxsœurs,n’auraientjamais imaginéfaireunjourdesaffairesavecMacy’s. La croissance économique peut contribuer au développement et à la réduction de la pauvreté. S’assurer que cette croissance aide les plus pauvres à sortir de la pauvreté nécessitera des investissements et des changements politiques de la part de tous les partenaires de développement. En 2010 et au-delà, les partenaires de développement devraient collaborer dans le but d’atteindre les objectifs suivants : • Etendre l’accès aux services financiers et à la technologie : Un accès à des services financiers fiables et abordables est crucial pour que les familles et les entreprises puissent investir dans de nouvelles opportunités et se protéger des chocs imprévus. Les femmes en particulier devraient être ciblées par ces services et la technologie nécessaire pour en tirer profit, telle que la téléphonie mobile. Le soutien aux micro-entreprises peut conduire à une meilleure productivité économique, mais il est encore plus crucial de soutenir les petites et moyennes entreprises, qui constituent la majorité des sociétés africaines et sont souvent dirigées par des femmes. • Renforcer l’infrastructure : Le commerce au sein des pays africains ainsi qu’avec des partenaires commerciaux africains et internationaux requiert des outils pour transférer l’information et transporter les biens. Des infrastructures renforcées pour l’énergie, la communication et le transport amélioreraient la faisabilité et la rentabilité du commerce régional et international. Les pays développés peuvent contribuer à soutenir la croissance économique à travers des investissements dans des institutions telles que la Banque africaine de développement, qui soutient la croissance de «couloirs économiques» régionaux à travers l’amélioration des infrastructures. • Encourager l’investissement : Les opportunités d’investissement privé augmentent à travers l’Afrique dans des secteurs émergents tels que les télécommunications et les sources d’énergie renouvelable. Les pays développés et en voie de développement devraient se servir des opportunités internationales, telles que la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur la réalisation des OMD et les Sommets du G20, comme d’une plateforme pour accroître la connaissance des opportunités d’investissement en Afrique et pour encourager l’investissement dans le continent. Pour renforcer les moyens de subsistance dans les régions rurales (où vivent et travaillent près de 75% des Africains), les partenaires de développement devraient particulièrement encourager les investissements publics et privés dans la productivité agricole et l’agro- industrie. • Donner la priorité à un accord sur des politiques commerciales mondiales soutenant le développement : Les pays en voie de développement font face à des difficultés pour accéder aux marchés mondiaux (souvent en raison de taxes ou de quotas), surmonter les effets des subventions agricoles, et résoudre les contraintes liées aux approvisionnements. Les partenaires mondiaux débattent depuis près de 10 ans au sein du Cycle de négociations commerciales de Doha sous l’égide de l’OMC, mais ne sont encore parvenus à un accord sur aucun des domaines politiques prioritaires qui pourraient véritablement bénéficier aux plus pauvres. Recommandations aux dirigeants de ce monde Créerdesopportunitéséconomiques
  8. 8. 14 15 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – SANTÉINVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – SANTÉ L es femmes africaines sont les plus frappées par des maladies telles que le VIH/sida et le paludisme, et ce sont elles qui souffrent le plus du manque de personnel soignant formé, d’accès de base à des services de santé et aux installations médicales. Mais, en tant que mères, elles constituent des forces motrices pour améliorer la santé de leurs enfants. Équiper une femme des bons outils et connaissances, par exemple pour prévenir le VIH/sida, décider de la taille de sa famille et de l’espacement entre ses accouchements, donner naissance de manière sûre dans un établissement médical et protéger ses enfants contre les maladies évitables telles que la diarrhée et le paludisme, contribuera aussi à garantir que les familles s’élargissent dans de bonnes conditions de santé. Et comme les femmes occupent des postes d’infirmières, de professionnelles de santé et de prestataires de soins pour leurs voisins et les membres de leur famille souffrant du VIH/sida, leur action profite à la santé de l’ensemble de leurs communautés. Plus de 1 000 bébés naissent avec le VIH chaque jour, mais grâce aux médicaments et aux services médicaux, le risque que des mères porteuses du virus le transmettent à leur bébé peut être réduit à moins de 2%. Le Botswana, la Namibie et le Swaziland sont près d’atteindre l’élimination quasi-totale de la transmission mère-enfant du VIH 22 En Afrique du Sud, les jeunes femmes ont trois fois plus de chances d’être infectées par le VIH que les jeunes hommes 26 Seulement 50% des femmes africaines ont accès à des sages- femmes qualifiées 25 Dans les pays en voie de développement, 25 à 50% des filles deviennent mères avant l’âge de 18 ans 24 Les femmes jouent un rôle majeur dans la réalisation des trois Objectifs du Millénaire pour le Développement concernant l’amélioration de la santé mondiale, dont les buts sont de réduire la mortalité infantile et maternelle, ainsi que la propagation du VIH/sida, du paludisme et d’autres maladies infectieuses. Les enfants qui perdent leurs mères ont cinq fois plus de chances que les autres de mourir pendant leur enfance 19 En Afrique subsaharienne, les femmes ont 1 chance sur 22 de décéder lors de l’accouchement (contre 1 sur 4 800 aux États-Unis) 18 1/4 800 1 22 Chaque année, entre 10 et 15 millions de femmes souffrent de maladies ou de handicaps sévères ou durables du fait de complications survenues durant la grossesse ou l’accouchement 23 Les complications durant la grossesse ou l’accouchement sont la cause principale de décès chez les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans dans les pays en développement 27 18. UNICEF, «The State of the World’s Children Statistical Tables», 2009, http://www.unicef.org/ publications/files/SOWC_Spec_Ed_CRC_Statistical_Tables_EN_111809.pdf 19. S. Brown, UNICEF, «Working Together for Maternal and Newborn Health», http://www.unicef.org/sowc09/docs/SOWC09- Panel-5.1-EN.pdf 20. Global Coalition on Women and AIDS, Keeping the Promise: An Agenda for Action on Women and AIDS, 2006, http://data.unaids.org/pub/Booklet/2006/20060530_FS_ Keeping_Promise_en.pdf 21. UNICEF, «Prevention of Mother to Child Transmission», http://www.unicef.org/supply/index_42855.html 22. UNAIDS, «UNAIDS Satellite Explores Paving the Way Towards Virtual Elimination of Mother-to-Child Transmission of HIV», 20 juillet 2010, http://www.unaids.org/en/KnowledgeCentre/Resources/FeatureStories/archive/2010/20100720_sattelite_pmtct.asp 23. UNFPA, «UNFPA Scales Up Efforts to Save Millions of Women», 14 février 2008, http://www.unfpa.org/public/global/pid/979 24. UNFPA, «Adolescents Fact Sheet», http://www.unfpa.org/swp/2005/presskit/factsheets/facts_adolescents.htm 25. UNICEF, ChildInfo, «Maternal Health», novembre 2009, http://www.childinfo.org/delivery_care.html 26. Banque mondiale, «World Development Indicators and Global Development Finance», http://databank.worldbank.org 27. G.C. Patton et al., «Global Patterns of Mortality in Young People: a systematic analysis of population health data», The Lancet, 374 (9693), pp. 881 - 892, 12 septembre 2009 des jeunes porteurs du VIH en Afrique sont des filles 20 75% <2% Un futur en bonne santé
  9. 9. SECTION TITLE16 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE 17INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – SANTÉ LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE 16 INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – SANTÉ Enmarcheversune Éthiopieenmeilleuresanté Un futur en bonne santé Fairedeskilomètresafindecombattreles maladiesfaitpartiedutravaildeLomita. LomitaestvisiteusesanitaireenÉthiopie depuistroisans,quatresil’oncompteson annéedestageintensif. L’accès aux interventions permettant de sauver des vies telles que le traitement antirétroviral pour le VIH/sida, les moustiquaires de lit pour protéger du paludisme et les vaccins s’est fortement développé aux cours des dix dernières années. Cependant, les systèmes de santé en Afrique subsaharienne demeurent extrêmement faibles et la région reste à la traîne en matière d’efforts pour la prévention, les traitements et les soins, surtout en ce qui concerne la tuberculose et la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. En 2010 au-delà, les partenaires de développement devront collaborer en vue d’atteindre les objectifs suivants : • Continuer à combattre les maladies infectieuses : Améliorer la santé des femmes africaines et de leurs familles exige d’assurer la continuité des progrès accomplis contre les maladies telles que le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme et la polio, qui souvent frappent le plus durement les femmes et les enfants. Afin de soutenir des programmes efficaces et de répondre à la demande de nouvelles initiatives, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme aura besoin de 17 à 20 milliards de dollars entre 2011 et 2013. • Accroître les efforts en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants : Les partenaires de développement doivent améliorer l’accès aux interventions qui permettront aux mères de mener une grossesse saine, ainsi qu’aux enfants de 0 à 5 ans de rester en bonne santé, et soutenir en même temps le renforcement de l’ensemble des systèmes et infrastructures afin d’améliorer les soins de santé de manière plus large. L’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) est un mécanisme multilatéral primordial pour améliorer la santé des enfants. Le GAVI aura besoin d’environ 4,3 milliards de dollars supplémentaires entre 2010 et 2015. Les partenaires de développement devraient également clarifier et mener à bien leurs engagements à l’égard de l’Initiative de Muskoka afin d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. E lle fait partie des 30 000 femmes formées qui voyagent de maison en maison dans les zones rurales en vue d’enseigner aux familles comment prévenir les maladies. «J’aime mon travail car je fais partie de cette communauté. Je partage leur tristesse ou leur souffrance. Devenir visiteuse sanitaire et aider mon peuple est un vrai cadeau», dit-elle. Le gouvernement a maintenant formé deux femmes par village afin d’aider à distribuer des moustiquaires de lit pour protéger les familles des moustiques porteurs du paludisme (une maladie mortelle), des vaccins pour maintenir les enfants en bonne santé, et enfin des médicaments pour les personnes malades. Dans le cadre de son travail, Lomita doit également enregistrer le nombre de grossesses et de naissances, et les types de maladies qu’elle rencontre. Ensuite, elle en fait part au gouvernement, offrant ainsi de meilleures statistiques aux responsables pour qu’ils puissent décider où canaliser leurs financements. Grâce à son dur travail, les maladies ont diminué dans le village de Lomita. Comme elle le dit elle-même, «si on instruit la communauté, elle fait de meilleurs choix». C’est avec fierté qu’elle la voit faire des choix meilleurs, et qu’elle constate que de meilleures décisions sont prises par son gouvernement. Le programme d’extension des services de santé («health extension workers programme»), soutenu par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI), a permis de réduire les cas de paludisme de moitié et a offert l’accès aux vaccins à plus d’Éthiopiens que jamais. Lomita aide à maintenir sa famille, sa communauté et son pays en bonne santé sur le long terme. – Récit adapté du “Living Proof Project” et de la Fondation Bill and Melinda Gates Recommandations aux dirigeants de ce monde Améliorerlasanté
  10. 10. 18 19 Un avenir fondé sur la sécurité alimentaire INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – SÉCURITÉ ALIMENTAIREINVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – SÉCURITÉ ALIMENTAIRE B ien que ce soient les femmes qui préparent les terres, désherbent, récoltent les cultures et les vendent sur les marchés locaux, dans de nombreuses familles et communautés, ce sont les hommes qui possèdent les terres et reçoivent les formations, et ils ont un meilleur accès aux outils, semences, engrais et crédits. Par conséquent, les femmes n’ont pas accès aux profits de ces activités, elles ne peuvent pas les réinvestir ou avoir accès au capital afin d’accroître leurs investissements, et ne peuvent donc pas sortir de la misère, malgré leurs efforts. En offrant aux femmes un accès égal à ces biens, la production et le rendement augmenteraient, et ce jusqu’à 22% selon certaines études.30 Donner aux femmes le contrôle sur leurs terres permettrait également de s’assurer que leurs familles en récoltent les bénéfices. Des études montrent que lorsque les femmes sont propriétaires de leurs terres et gestionnaires de leurs revenus, leur productivité agricole augmente et leurs enfants ont une alimentation plus saine.31 Les femmes représentent la majorité des agriculteurs en Afrique, produisant quelques 80% de la nourriture du continent.28 Étant donné que près de 75% de la population du continent vit et travaille dans les zones rurales, la diminution de la pauvreté est étroitement liée à la sécurité alimentaire et à la productivité agricole.29 ...et possèdent uniquement 1% des terres 32 Lorsque les femmes ont le même accès que les hommes aux formations, outils ou engrais, le rendement total peut augmenter jusqu’à 20% 33 Au Kenya, les femmes produisent 80% de la nourriture 34 ... ...représentent 70% de l’ensemble des agriculteurs... ...et gèrent plus d’un tiers des petites exploitations. Cependant, elles reçoivent moins de 10% des crédits offerts aux petits exploitants,35 et possèdent moins de 10% des terres 36 28. ICRW, R. Mehra et M. Hill Rojas, op. cit. 29. Banque mondiale, «Regions», http://go.worldbank.org/ RF3O70S7F0 30. A. Quisumbing, «Male-Female Differences in Agricultural Productivity: Methodological Issues and Empirical Evidence», World Development, 24, 1996, pp. 1579-95. 31. International Center for Research on Women, «Assets and Property Rights», http://www.icrw.org/what-we-do/property-rights Les femmes africaines reçoivent moins de 10% des crédits pour petits exploitants... 20% 32. ICRW et Women Thrive, K. Selvaggio et al., «Value Add: Women and U.S. Foreign Assistance for the 21st Century», juillet 2008, http://www.policyarchive.org/handle/10207/bitstreams/9660.pdf 33. IFAD, «Assessment of Rural Poverty: Western and Central Africa», décembre 2001, http://www.ifad.org/poverty/region/pa/english.pdf 34. USAID, «Women in Development: Country Snapshot: Kenya and Agriculture & Micro- enterprise», 9 juin 2008, http://www.usaid.gov/our_work/cross-cutting_programs/wid/snapshot/africa/kenya/kenya_ag_me.html 35. Banque mondiale, Gender in Agriculture Sourcebook, 2009, p.16, http://siteresources. worldbank.org/INTGENAGRLIVSOUBOOK/Resources/CompleteBook.pdf 36. Idem, p.15 LA FEMME EST L’AVENIR DE L’AFRIQUE
  11. 11. SECTION TITLE20 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE 21INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – SÉCURITÉ ALIMENTAIRE LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE 20 INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – SÉCURITÉ ALIMENTAIRE Malgré une attention mondiale à la sécurité alimentaire accrue, les petits exploitants agricoles des quatre coins du monde sont toujours confrontés à d’importantes barrières lorsqu’ils tentent d’augmenter leur productivité, d’accéder aux marchés, et de cutiver une quantité suffisante de nourriture pour alimenter leurs familles et communautés. En 2010 et au- delà, les partenaires de développement devront collaborer en vue d’atteindre les objectifs suivants : • Respecter leurs engagements en matière de sécurité alimentaire : Les donateurs devront aller jusqu’au bout de leurs engagements à l’égard de l’Initiative de L’Aquila sur la sécurité alimentaire, l’initiative «Feed the Future», et le Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA), en garantissant que les solutions viennent de la base, que les efforts soient ordonnés et concertés, et que les priorités des pays en développement soient entièrement financées. • Développer une stratégie pour stimuler le développement de l’agriculture à long terme : Les partenaires de développement devront également soumettre une stratégie détaillée qui aille au-delà des engagements existants en matière de sécurité alimentaire, en vue d’atteindre une croissance économique durable grâce au développement de l’agriculture, et en mettant l’accent sur les femmes. En Afrique, les donateurs doivent s’engager à soutenir pleinement le processus du PDDAA. L’Initiative de L’Aquila sur la sécurité alimentaire constitue une tentative historique de redonner un rôle majeur à l’agriculture afin de réduire la pauvreté et construire une croissance durable, mais il faut redoubler d’efforts afin de garantir un financement adéquat pour mener à bien l’OMD numéro 1 : réduire de moitié la faim et la pauvreté. Récolterunmeilleur avenirenTanzanie Un avenir fondé sur la sécurité alimentaire Recommandationsauxdirigeantsdecemonde Atteindrelasécurité alimentaire M ais un jour, elle rencontre Mwanaidi Rhamadani, une agricultrice qui avait reçu une formation dans sa maison de Mwasonge, en Tanzanie. Mwanaidi lui parle d’une nouvelle espèce cultivable, qui a été mise en culture spécialement pour leur région : la patate douce orange, riche en vitamines et nutriments. Maria saute sur l’occasion pour en apprendre davantage. Elle découvre les meilleures semences à cultiver sur sa petite parcelle de terre, le meilleur moyen d’utiliser l’eau, et comment séparer un plant en deux. Elle apprend même à obtenir le meilleur prix pour ses patates au marché. Aujourd’hui, grâce à cette formation créée par USAID, Maria vend bien plus que des patates : «Maintenant, je vends des semences, des chips, des biscuits, des beignets, de la farine et même des crêpes, le tout fait à partir des patates douces». En réalité, les programmes tels que celui-ci ont aidé les agriculteurs comme Maria à augmenter leurs revenus jusqu’à 400%, et Maria a utilisé ces nouveaux revenus pour envoyer ses enfants à l’école et construire une nouvelle maison solide. Maria et ses enfants ne devront désormais plus dormir sur un tapis à même le sol. «Je travaille heureuse en sachant que ce que je fais me permettra de sortir de la pauvreté. Lorsque je m’endors, la seule chose à laquelle je pense, ce sont les patates», dit-elle. Maria enseigne maintenant ce qu’elle a appris aux autres agriculteurs. Elle aide même sa communauté à être en bonne santé. Le centre de santé de Mwasonge a déclaré qu’il y a à présent moins de malnutrition parmi les enfants de moins de cinq ans parce que ceux-ci ont une alimentation plus riche en nutriments. Maria aide à nourrir sa famille, sa communauté, et toute sa nation sur le long terme. – Récit adapté du «Living Proof Project» et de la Fondation Bill and Melinda Gates Maria Mchele Mwasonge avait l’habitude de dormir sur un tapis à même le sol avec ses cinq enfants.
  12. 12. 22 23 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – ÉDUCATIONINVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – ÉDUCATION 33-85% L es filles représentent 54% des 32 millions d’enfants non scolarisés en Afrique subsaharienne.37 Pour de nombreuses familles pauvres, les tâches ménagères ou le besoin de revenus supplémentaires l’emportent sur les bénéfices à long terme qu’offre la scolarisation des filles. Par conséquent, les filles ont beaucoup plus de chances de ne jamais aller à l’école que les garçons. Douze millions de filles d’Afrique subsaharienne n’iront jamais à l’école, contre 7 millions de garçons.38 De nombreuses filles qui vont à l’école finiront par abandonner, le plus souvent à l’adolescence, ou ne poursuivront pas d’études supérieures après avoir été diplômées. Par rapport à une fille n’ayant pas reçu d’éducation, une fille instruite a plus de chances de se marier plus tard, d’avoir moins d’enfants, et d’investir dans la santé et l’éducation de ses enfants. Elle sera également mieux préparée pour trouver un emploi, aura plus de pouvoir de décision au sein de sa famille, et sera plus active dans sa communauté et son gouvernement. Les filles passent de 33 à 85% plus de temps que les garçons du même âge à travailler à la maison ou sur des marchés sans être payées43 43% des filles de 12 à 18 ans vont à l’école secondaire dans les pays en développement 44 Les grossesses des jeunes élèvesexpliquent 5 à 10% des abandons scolaires en Afrique francophone, et probablement ailleurs45 Puisque l’éducation est liée à une meilleure santé, à la croissance économique et au renforcement des communautés,scolariserunefilleaun effet multiplicateur sur les familles, les communautés, et les pays. Deux tiers des adultes analphabètes dans le monde sont des femmes 41 Pour chaque année d’éducation qu’une femme reçoit, la mortalité infantile recule de 5 à 10% 2/ 3 37. UNESCO, Rapport mondial de suivi sur l’EPT, 2010, Tableau 5, p. 370. 38. Idem, p. 66. 39. UNFPA, State of World Population 1990, http://www.unfpa.org/public/cache/bypass/home/publications/search_pubs/swpreports 40. Center for Global Development, R. Levine et al., «Girls Count: A Global Investment and Action Agenda», 14 janvier 2008, http://www.cgdev.org/content/publications/detail/15154 41. UNICEF, «Millennium Development Goals. Promote Gender Equality and Empower Women», http://www.unicef.org/mdg/gender.html 42. P. Shultz, «Mortality Decline in the Low-Income World: Causes and Consequences», The American Economic Review, 83 (2), mai 1993, pp. 337-42. 43. M.A. Hill et E.M. King, Women’s Education in Developing Countries: Barriers, Benefits and Policies, The Johns Hopkins University Press, 1995. 44. UNICEF, From Invisible to Indivisible: Promoting and Protecting the Right of the Girl Child to be Free from Violence, 2007, New York, http://www.ceipaz.org/images/contenido/ invisible%20to%20indivisible_promoting%20and%20protecting%20the%20right%20of%20the%20girl%20child.pdf 45. C. Lloyd et B. Mensch, «Marriage and Childbirth as Factors in Dropping out from School: An analysis of DHS data from sub-Saharan Africa», Population Studies, 62 (1), 2008, pp. 1-13. Lorsqu’unefille d’un pays en développement est scolarisée au moins sept ans, elle se marie quatre ans plus tard et a 2,2 enfants de moins39 Offrir aux filles une année d’éducation de plus que la moyenne augmente leurs revenus de 10 à 20%, contre 1 à 15% pour les garçons 40 Éduquerpourunavenirmeilleur
  13. 13. SECTION TITLE24 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE 25INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – ÉDUCATION LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – ÉDUCATION24 Unefamille scolariséeen Ouganda Éduquer pour un avenir meilleur M algré ses nouvelles responsabilités, elle a refusé d’abandonner l’école. Elle était consciente de l’importance de ses études pour l’avenir de sa famille : «J’ai fait toutes sortes de petits boulots, déclare-t-elle, même vendre des poulets tous les jours après la classe». Mais, au moment de commencer l’école secondaire, les frais de scolarité sont devenus trop coûteux. Elle ne pouvait désormais plus aller en classe tout en continuant à subvenir aux besoins de sa famille. Grace en a conclu qu’elle devait arrêter l’école. C’est alors qu’elle a découvert le Forum des éducatrices africaines (FAWE), une organisation à but non-lucratif créée pour s’assurer que toutes les filles d’Afrique puissent aller à l’école. Le FAWE accepte de prendre en charge les frais de scolarité aussi longtemps que nécessaire. Aujourd’hui, grâce à l’aide de l’organisation, Grace est titulaire d’un diplôme en Sciences de l’information et possède sa propre société. C’est elle qui paie pour la scolarité de ses frères et sœurs. Elle espère que son histoire inspirera des jeunes filles comme elle. «Je suis tellement fière de ce que je suis devenue. Je veux être un exemple pour les filles de mon pays et d’ailleurs.» – Récit adapté du FAWE Les parents de Grace Nangyonga sont décédés lorsqu’elle n’avait que huit ans. Étant l’aînée d’une famille de sept enfants, elle a dû, du jour au lendemain, veiller au bien-être de sa famille. Bien que le nombre d’enfants inscrits à l’école primaire ait augmenté de manière significative dans les pays africains au cours des dix dernières années, les progrès concernant l’amélioration de la qualité et l’achèvement de l’enseignement primaire, de même que l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur, ont été beaucoup plus lents. En 2010 et au-delà, les partenaires de développement devront collaborer en vue d’atteindre les objectifs suivants : • Donner la priorité à la qualité, à l’achèvement de la scolarité et à l’école secondaire : Améliorer la qualité de l’éducation demandera des efforts accrus afin de recruter et de faire rester les professeurs qualifiés, d’améliorer l’accès aux manuels scolaires et aux salles de classe, et de contrôler les résultats grâce aux évaluations en classe mais également grâce à des évaluations nationales et régionales. Afin d’encourager l’achèvement du primaire et d’augmenter le nombre d’inscriptions au secondaire, les pays en développement et les donateurs devront analyser les barrières que représente l’école secondaire, comme par exemple les frais d’inscription, les coûts annexes ou la distance jusqu’à l’école, de même que les barrières socio-culturelles, en particulier pour les filles, et s’assurer que celles-ci seront prises en compte dans les plans nationaux d’éducation lorsque la demande pour l’enseignement secondaire augmentera. • Des ressources accrues et efficaces : Les progrès en matière d’inscription, de qualité et d’achèvement de la scolarité dans le primaire dépendent de ressources accrues ainsi que de la réforme et de la réussite de l’Initiative Fast Track (FTI) pour une mise en œuvre accélérée de l’Éducation pour tous (EPT). Recommandationsauxdirigeantsdecemonde Éduquerlesnouvelles générationsafricaines
  14. 14. 26 27 LA FEMME EST L’ AVENIR DE L’ AFRIQUE INVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – PARTENARIATSINVESTIR POUR ATTEINDRE LES OBJECTIFS – PARTENARIATS Unpartenariatpour l’avenirdel’Afrique Unebonnegouvernanceetune croissanceéconomiquepermettront àl’Afriquedeprendrelecheminqui,à moyenetlongtermes,luipermettra desortirdelapauvreté.Cependant, améliorerlesmoyensdesubsistance immédiatementexigeégalementdes ressourcespourledéveloppement quisoientaccruesetaxéessurles résultats,etquiproviennentnon seulementdespaysafricainsmais égalementdesdonateurs. Les investissements dans la santé, l’éducation et la sécurité alimentaire ont fourni des résultats impressionnants aux cours des dix dernières années, et ceux-ci devraient être soutenus et accélérés afin d’atteindre les OMD en 2015. En 2010 et au-delà, les partenaires de développement devront collaborer en vue d’atteindre les objectifs suivants : • Augmenter les ressources nationales destinées au développement : Les pays en voie de développement doivent s’engager à utiliser leurs ressources nationales afin de réduire la pauvreté et en être tenus responsables. Cela implique d’atteindre les objectifs établis à Abuja et Maputo, où les pays africains se sont engagés à allouer respectivement 15 et 10% de leurs budgets nationaux à la santé et l’agriculture. • Augmenter l’aide au développement pour les programmes ayant fait preuve de leur efficacité : Les donateurs ayant pris des engagements en matière d’aide au développement après 2010 (tels que l’objectif des membres de l’UE d’y consacrer 0,7% de leur PNB d’ici 2015 ou avant) devront les réitérer et clarifier quelle part sera dédiée à l’Afrique subsaharienne. Les pays n’ayant pas établi d’objectifs après 2010 devront fixer des cibles plus ambitieuses et inclure un objectif pour l’Afrique subsaharienne. Ces investissements devront être directement dirigés envers des mécanismes durables et efficaces, dont beaucoup sont confrontés à des problèmes de financement en 2010, comme par exemple le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et le GAVI. • Prendre des engagements responsables : En conformité avec les principes «TRACK» de ONE pour une responsabilité renforcée, tous les engagements pris par le donateur devront être Transparents, axés sur les Résultats, clairs sur leur caractère Additionnel et Conditionnel, et évalués par un mécanisme indépendant afin de garantir que les promesses sont tenues (« Kept » en anglais). • Améliorer la qualité de l’aide au développement : Afin d’assurer que leur aide au développement offre des résultats optimaux, les donateurs devront s’engager à accélérer leurs efforts pour rendre leur aide plus efficace, et en particulier pour mener à bien la Déclaration de Paris et le Programme d’Action d’Accra en adoptant des plans d’action et en établissant des objectifs et des programmes clairs afin d’améliorer la transparence et la prévisibilité, utiliser les systèmes nationaux, et unir les efforts de ces acteurs. • Faire en sorte que le genre soit intégré en tant que priorité aux politiques de développement : Des ressources accrues devront soutenir les programmes qui investissent dans le potentiel des femmes et des filles et qui prennent en compte l’impact des dynamiques de genre sur le développement. Les partenaires de développement devront travailler afin de garantir que la question du genre soit prise en considération à chaque étape de la formulation et de la mise en œuvre des politiques, et dans tous les programmes de développement, multilatéraux comme bilatéraux. Avec les ressources et le soutien politique adéquats des partenaires de développement, la nouvelle entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ONU Femmes pourrait également aider à accroître le rôle des femmes dans le développement mondial et à intégrer les problématiques de genre dans la formulation des politiques publiques et la prise de décisions à travers le monde. Recommandationsauxdirigeantsdecemonde Ressourcespourledéveloppement
  15. 15. ONE est une organisation de campagne et de plaidoyer avec plus de 2 millions de membres engagés dans la lutte contre la pauvreté extrême et les maladies évitables, en particulier en Afrique. Pour plus d’informations, rendez-vous sur www.ONE.org Les chances de survie d’un enfant augmentent de 20% lorsque les revenus du foyer sont gérés par la mère plutôt que par le père Dans7pays d’Afrique, lesfemmes occupent30% ouplusdes siègesdans lesparlements

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