2022-2023
Méthodes et outils de L’évaluation des impacts environnementaux
Module : évaluation et aide de la décision
Présenté par :
ROCHDI Mohamed
El FADIL Omar
JALLOULI Firdaous
ESSALIM Fatima-ezzahra
Chokeir Anass
Master : économie appliquée en environnement et
changement climatique
Encadré par :
Pr. Jabrane AMAGHOUSS
MÉTHODES D’EXPERTISE EN ÉIE
Ces méthodes Reposent avant tout sur une opinion d’expert, reflètent une expertise
antérieure, actuelle ou en devenir; d'une part, d'autre part, on s'attend à ce que Cette
expertise se retrouve sous diverses configurations :
A. les listes de contrôle;
B. la fiche d’impact;
C. l’enquête Delphi;
D. les méthodes ad hoc.
A- la liste de contrôle :
Il existe cinq types des listes de contrôle :
1. Des listes des activités humains ou de composantes de projet
2. Des listes comprennent les différents éléments de l'environnement
3. Des listes d'effets ou d'impacts
4. Des listes d'indicateurs permettent de sélectionner les différents outils de
mesures des éléments, effets et impacts environnementaux
5. Des listes comprennent celles faisant d'énumération de mesures d'atténuation
ou de modifications à effectuer
B- fiche d'impact :
 Un instrument d’identification et de support à l’information, en font au
même titre que la liste de contrôle un outil bien particulier de l’ÉIE.
 la fiche d’impact s’avère un outil fort commode de compilation des données.
 La standardisation permise grâce à ce support uniforme permet une
codification efficace de l’information et par la suite un moyen rapide de
recherche de renseignements.
 Cette efficacité est importante en raison de la nature disciplinaire de la
caractérisation du milieu et de la prédiction des impacts, ce qui engendre une
très grande variabilité dans la description et la présentation des résultats.
 Par l’emploi de fiches standardisées, il est plus facile de repérer ensuite
l’information complète au sujet d’un impact donné. Le contrôle et l’accès
aux données en sont considérablement facilités.
 La fiche d’impact offre une vue incomplète de l’évaluation de l’impact d’un
projet, elle ne peut contenir tous les paramètres et les aspects nécessaires à
un examen entier. Toutefois, elle expose adéquatement les différents impacts
environnementaux et elle représente un complément opportun, voire
indispensable, des autres méthodes d’ÉIE et tout particulièrement des
approches matricielle et cartographique.
C- enquête Delphi
 Il s’agit d’une technique générale d’acquisition des connaissances.
 Cette méthode vise à confronter les opinions d’un groupe d’évaluateurs
(experts du domaine) à l’aide de questionnaires successifs.
 L’une des particularités fort intéressantes de l’enquête Delphi est que les
répondants ne communiquent jamais les uns avec les autres, L’anonymat
ainsi obtenu réduit l’influence que certains experts, du fait de leur autorité,
de leur attitude ou de leur prestance, exerceraient sur les autres, ce qui
pourrait modifier les résultats de l’enquête.
D- méthode ad hoc:
La base méthodologique de l’approche ad hoc est l’expérience et l’intuition des
spécialistes (évaluateurs d’impacts) qui fournissent des lignes générales sur le type
et la nature des impacts anticipés d’un projet précis.
D-1 méthode ad hoc d’évaluation générique :
 A ce niveau-là, en s'attend à ce que l’objet d’étude n’était pas un projet de
développement bien précis mais plutôt une analyse comparative prospective
des diverses filières énergétiques dans le contexte d’une éventuelle politique
québécoise de l’énergie.
 C'est une «évaluation stratégique d’impact» (ÉSI) et non d’une véritable ÉIE
de projet. De plus, cet exercice constituait en quelque sorte un examen initial
d’une future politique prenant en compte l’environnement.
D-2 méthode ad hoc d'évaluation de projet :
 une démarche simple d’évaluation de projet employée aux États-Unis au
début des années 1970.
 La démarche suivie dans cette étude fait appel à plusieurs méthodes, en
particulier l’emploi de matrices et de fiches d’impact ainsi que l’utilisation
de l’enquête Delphi, notamment pour la pondération et l’évaluation globale
des impacts.
 L’approche méthodologique est divisée en trois étapes ou phases principales:
1. l’identification des actions possibles.
2. la prévision des effets de chaque action.
3. l’évaluation synthétique de ces effets.
1. L’identification des actions possibles:
 Étape basée sur la liste des diverses filières énergétiques qui peuvent être
considérées comme variantes ou solutions de rechange possibles pour
l’établissement d’une politique de gestion des ressources énergétiques au
Québec.
2. La prévision des effets de chaque action:
 La seconde étape, doit permettre de déceler les interactions entre les activités
considérées et les «critères environnementaux» et, ensuite, d’en évaluer
l’impact sur l’environnement, Une fois encore, le très grand nombre
d’interactions possibles conduit à un regroupement en 16 critères. Ces
critères de comparaison ont été déterminés à la suite de l’analyse des critères
retenus dans plusieurs travaux similaires.
3. L’évaluation synthétique de ces effets:
 Les 16 critères environnementaux sont d’abord regroupés sous quatre thèmes
d’analyse, définis en fonction de principes qui se dégagent du concept de
développement durable et qui serviront à établir la comparaison finale entre
les filières énergétiques. Par la suite, un rang est attribué à chacune des
filières pour chacun des critères environnementaux. Ce rang est attribué en
tenant compte des cotes précédemment établies ainsi que des renseignements
contenus dans les fiches d’impact, les tableaux comparatifs et l’évaluation
qualitative. Ce premier classement permet d’intégrer les cotes émises pour
les trois phases de production de chacune des filières en une seule estimation,
et ce, de façon relative entre les filières. Le rang obtenu est alors indiqué à la
matrice comparative des diverses filières énergétiques.
Les modèles et systèmes :
Sous ce nom, il résume la façon dont divers paramètres sont étudiés dans une
approche systématique, y compris les composantes du projet, les facteurs
environnementaux et les impacts environnementaux. Ces différentes méthodes
visent principalement à découvrir les interactions entre les différents paramètres
considérés (activités, facteurs, influences). Par conséquent, l'objectif principal est
d'explorer la causalité dans la population étudiée. Cette démarche va donc au-delà
de la simple identification des facteurs et impacts environnementaux, comme c'est
le cas par exemple avec les listes de contrôle.
On regroupe trois méthodes:
1. Les matrices
2. Les réseaux
3. Les modèles et modélisation
C’est méthodes et outils sont fréquemment employés depuis le début de l’EIE. On
commence par la première méthode qui porte sur les matrices
1. Les matrices
D’une définition générale les matrices représentes des tableaux à double entrée,
elles visent à visualiser et présenter les différents impacts d’un projet, et plus
particulièrement les interactions entre les activités projetées et les éléments
environnementaux.
1. 1 Matrices de Léopold
La matrice de Léopold développé au cours des années 70 par (Léopold et coll), il
offre à la fois la possibilité d’identification et d’évaluation des impacts.
La matrice de Léopold peut aussi bien servir de double liste de contrôle, en utilisant
soit l’axe vertical (les actions projetées), soit l’axe horizontal (les éléments de
l’environnement), que de matrice d’identification et d’évaluation des impacts
environnementaux.
Cette figure présente une section de la matrice de Léopold (partie supérieure)
L’axe horizontale présente les actions projetées et l’axe verticale visualise les
éléments de l’environnement.
Chacune des cases d’interaction de la matrice (impact potentiel) est divisée par une
ligne diagonale créant ainsi deux parties distinctes d’évaluation.
La partie en haut à gauche correspond à l’intensité ou ordre de grandeur de l’impact
(l’importance absolue), elle est considérée indépendamment de son contexte.
L’autre partie sert par contre à indiquer l’importance relative de l’impact, c’est-à-
dire qu’elle tient compte du contexte d’insertion de l’impact.
1.2. L’analyse matricielle depuis Léopold
La méthode du Central New York Regional Planning and Development Board
(1972) est semblable à celle de Léopold, elle présente deux matrice
La première consiste à relever les relations entre les éléments du milieu et les
activités anticipées ; elle détermine ainsi les impacts directs ou primaires, comme
celle de Léopold.
La deuxième matrice reprend les impacts notés par la première et les croise de
nouveau avec les éléments de l’environnement afin de déterminer les impacts
indirects et secondaires.
Cette matrice représente les interactions potentielles entre des activités et des
éléments de l’environnement dans le cas de projets d’adduction en eau potable au
Maroc.
En outre le carré noir désigne un impact négatif, ainsi la couleur grise visualise les
impacts positifs.
2. Les réseaux
L’approche en réseau se présente généralement sous la forme de diagrammes
illustrant les interactions entre les activités du projet et les éléments du milieu ainsi
que les divers liens des éléments et des impacts entre eux.
Cette illustration permet de saisir
facilement qu’un impact affectant
les bourgeons de plante aura de
multiples incidences sur plusieurs
éléments de l’environnement,
donc de nombreux impacts
secondaires.
2.1. Méthode de Sorensen
Méthode en réseau : mise en évidence de l’interaction entre les divers paramètres et
notamment les impacts secondaires et indirects
•Approche intermédiaire entre la matrice et le réseau de type « écologique »
•Réseau de matrice qui permet une modélisation du milieu réel qui tiendrait compte
des effets dynamiques (temps)
Exemple : projet d’aménagement urbain/résidentiel- milieu sol
La cotation de l’indice global élaboré par Rau à partir des indices (index)
arborescents de la méthode de Sorensen est présentée à la figure 5.11. Il s’agit des
différents « indices arborescents » (branch indexes) et de l’« indice général» (grand
index).
La cotation des impacts se répartit sur une échelle d’importance et d’ampleur
variant de 1 à 10.
Ainsi que l’importance et la probabilité sont déterminées sur la base de l’expertise.
3. L’emploi des modèles et modélisation
Cette partie montre les différentes étapes qu’on va suivre dans une modélisation
mathématique
I-La représentation spatiale et cartographique :
A-Les méthodes spatiales et cartographiques sont disponibles pour la présentation et l
l’analyse des résultat
Ce domaine de recherche regroupe différentes approches pour visualiser les multiples
paramètres à prendre en compte dans les évaluations des impacts environnementaux.
Les divers méthodes et outils regroupes sous l’axe de la représentation spatiale et
cartographique sont :
1. La superposition cartographique :
a-Définition :
La superposition cartographique de données spatiales organisées en couches et est une technique de
visualisation de données cartographique l’objectif de cette méthode a donner une vue globale de
l’environnement.
Nous avons présenté la superposition de McHarg est un architecte paysagiste britannique, le fondateur
du département d’architecture paysagiste. Celui qui a proposé en 1968 la méthode de la superposition
cartographique, Le professeur McHarg a introduit la méthode de superposition
Cartographique pour évaluer l'impact environnemental des projets routiers en 1968 La méthode
développée par McHarg dans Design by Nature (McHarg, 1969 et 1992) est l'une des méthodes
de planification environnementale les plus couramment utilisées. Il est souvent utilisé dans l'EIE.
Ses principaux atouts sont la simplicité et le gain de temps et de moyens. La superposition de
plusieurs transparents, chacun composé d'un thème précis (société, milieu naturel, etc.), permet
de considérer les différents éléments qui peuvent être pris en compte. Par conséquent, l'EIE.
b - une carte composite comprenant les différentes cartes thématiques :
La modélisation informatique permet le
transfert de cette approche manuelle au
traitement informatique. (SIG) est devenu par
la suite un outil important pour l'EIE. - Le SIG
représente pratiquement une évolution des
superpositions cartographiques traditionnelles
en automatisant et en améliorant les
performances de traitement et d'analyse des
données de base
Réalisé par : ESSALIM Fatima ezzahra
[NOM DE LA SOCIETE]
Lorsque nous avons une grande entité géographique, il
est possible de subdiviser la zone en unités plus pratiques.
- La superposition de McHarg, en déterminant
explicitement les critères d'applicabilité des entités
géographiques, représente d'abord un outil de
planification
- Plan d'ensemble de la feuille de route Méthodes et outils
d'évaluation des impacts sur l'environnement, onze à
seize caractéristiques environnementales
c - Les avantages et les inconvénients de la superposition cartographie
II- l’emploi de photos, de vidéos et d’illustrations :
l’emploi de photographies, d’images vidéo et le dessin permet une représentation claire et
précise de la caractérisation du milieu ,La photographie est utilisée comme simple complément
dans la plupart des études améliorer la présentation des impacts ou des composantes du projet.
Les deux photographies présentées les résultats d’une superposition photographique élémentaire
Les avantages Les inconvénients
détermine clairement les critères d’aptitude
d’une entité géographique
Une faible mesure, d’évaluation des
contraintes, des potentialités et des
sensibilités de l’environnement
représente un outil d'aménagement Elle ne permet pas non plus de déterminer
les interactions existantes
l’analyse thématique n’offre pas une telle
intégration
L’identification d’un certain nombre
d’impacts, uniquement ceux cartographiables
ne permet pas de relever ni surtout
d’évaluer clairement tous les types
d’impacts.
Les composantes du pont projeté sont reportées sur la
photographie initiale du site, Les composants du pont
proposé sont illustrés sur les photographies initiales du site,
tel qu'il aurait été avant la mise en place du projet.
Plusieurs photos prises sous différents angles Une série de
photos similaires peut facilement fournir une appréciation
complète de l'impact visuel d'un projet à tous les points de
vue. De plus, une telle opération permet de mieux faire
connaître les composantes d’un projet et conséquemment
d’en appréhender les conséquences.
III- les systèmes d’information géographique (SIG) :
a-Définition :
Un système informatique de matériels de logiciels et de processus conçus pour permettre la
collecte la gestion la manipulation l’analyse la modélisation l’affichage de données à référence
spatiale afin de résoudre des problèmes complexes d’aménagement et de gestion .
Une donnée ou information géographique possède généralement trois caractéristiques principales
: la nature du phénomène la position (dans l’espace géographique), l’analyse temporelle
la source des données géographiques employées proviennent de cartes, de photographies aériennes
et d’images satellites et aussi nous permet de l’emploi d’un SIG pour l’examen d’un projet suppose
des moyens importants en matériel, en données, en temps, en argent et en personnel.la capacité de
stockage de données, le traitement flexible la rapidité d’exécution des multiples manipulations
possibles.
b-Utilisation des systèmes d'information géographique
Les systèmes actuels sont davantage des outils de gestion environnementale que de véritables
instruments d'analyse L’utilisation de modèles est en augmentation, et elle est de plus en plus
adaptée aux caractéristiques des différents projets, pas seulement pour s'adapter à divers
environnements, L’utilisation du SIG dans les évaluations d'impact environnemental est
particulièrement bénéfique dans le cas de projets importants ou répétitifs développement
d'interfaces entre différentes bases de données et amélioration des outils de requêtes,
Un exemple d’évolution temporelle par superpositioncartographique. Développement urbainde Conakry
(Guinée): 1900-2020
Cette image présente la disposition du développement anticipé à partir des tendances du passé
illustrées sur les trois premières cartes et des potentiels de développement sur le terrain
(contraintes physiques). Les quatre schémas représentés à la figure montrent clairement
l’évolution intervenue au cours du siècle dans le cas de Conakry (Guinée), une ville africaine
comme bien d’autres en pleine expansion. La dernière carte, celle de la situation de 2020,
I-La représentation spatiale et
cartographique :
Méthodes comparatives unicritères :
Sous l’expression « méthodes comparatives uni critères », nous regroupons diverses méthodes
ayant en commun la détermination d’un critère unique de comparaison. Ainsi ces méthodes visent
d'abord à transformer différentes valeurs des paramètres étudiés en une seule et unique valeur.
Par conséquent, le but ultime de ces méthodes de comparaison est de fonder le jugement final sur
un seul standard de comparaison, d'où l'expression « standard unique ».
Les méthodes de comparaison standard unique sont souvent utilisées à des fins d'examen
spécifiques ou pour compléter l'utilisation d'autres méthodes d'EIE.
Ces méthodes sont généralement considérées comme une aide à la décision efficace et précieuse,
notamment pour les décideurs, en raison du choix final unique, surtout lorsqu'il est exprimé en
termes financiers. Pour le grand public, en revanche, il est parfois difficile de comprendre les
méthodes utilisées et la validité des résultats est souvent remise en cause.
Les méthodes comparatives unicritères comprend deux méthodes, l'une est la méthode numérique et l'autre
est la méthode économique.
1-les méthodes numériques :
Les méthodes numériques d’évaluation d’impact environnemental sont des outils qui permettent de
quantifier les impacts environnementaux d’un produit ou d’un service tout au long de son cycle de vie. Ces
méthodes sont basées sur des modèles mathématiques qui prennent en compte les différentes étapes du cycle
de vie du produit ou du service, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du produit.
Les méthodes numériques d’évaluation d’impact environnemental ont pour objectif de quantifier les impacts
environnementaux d’un produit ou d’un service tout au long de son cycle de vie. Ces méthodes sont basées
sur des modèles mathématiques qui prennent en compte les différentes étapes du cycle de vie du produit ou
du service, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du produit.
A- Méthode de batelle
La méthode de Batelle est une méthode d’évaluation d’impact environnemental qui a été
développée par le centre de recherche américain Batelle Mémorial Institute. Cette méthode est
basée sur une analyse des flux de matières et d’énergie associés à un produit ou à un service tout
au long de son cycle de vie. Elle permet de quantifier les impacts environnementaux potentiels
d’un produit ou d’un service et de proposer des pistes d’amélioration pour réduire ces impacts.
Les méthodes numériques d’évaluation d’impact environnemental ont pour objectif de quantifier
les impacts environnementaux d’un produit ou d’un service tout au long de son cycle de vie. Ces
méthodes sont basées sur des modèles mathématiques qui prennent en compte les différentes étapes
du cycle de vie du produit ou du service, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin
de vie du produit.
La valeur de l’impact ou « fonction de valeur environnementale » de la qualité de
l’environnement est déterminée grâce à la réalisation de courbe singulière de la valeur
environnementale
La méthode de batelle vise à déterminer de manière précise la valeur des modifications résultant
de la qualité de l’environnement. Elle permet donc de mesurer de manière quantitative, pour chacun
des paramètres possédant une courbe de valeur environnementale, la différence entre l’état initial
de l’environnement et l’état subséquent, c’est-à-dire à la suite de l’intervention projetée.
B-Méthode d’odum
la méthode d’Odum vise à favoriser une estimation globale de l’impact à partir d’un critère unique
d’évaluation .
2-Méthodes économiques
Les méthodes économiques d’évaluation sont des méthodes d’évaluation qui permettent de
mesurer les impacts environnementaux en termes économiques. Elles sont utilisées pour évaluer
les coûts et les avantages des projets et des politiques environnementales
Toutes ces approches posent le problème délicat de l'évaluation critique des valeurs non
marchandes, c'est-à-dire qu'il faut attribuer une valeur économique à chaque composante de
l'environnement. Mais en règle générale, la plupart des éléments environnementaux n'ont
évidemment aucune valeur marchande ou monétaire.
-Le schéma de la figure suivant montre une série de ces méthodes de fixation de la valeur environnementale
des dommages
A-Analyse des coût-avantage
L’analyse coûts-avantages environnementale est une méthode qui permet d’évaluer les avantages et les coûts
associés à un projet ou une politique qui vise explicitement à améliorer la qualité del’environnement ou qui a
un effet indirect sur les milieux. Cette méthode permet de comparer les avantages et les coûts d’un projet ou
d’une politique et de déterminer si les avantages l’emportent sur les coûts.
-un exemple simple pour illustrer l’analyse coûts-avantages environnementale. Supposons qu’une entreprise
envisage de construire une usine qui produira des produits chimiques. L’entreprise doit décider si elle doit
construire l’usine ou non. Si elle construit l’usine, elle devra payer les coûts de construction et d’exploitation
del’usine.D’autrepart,laproductiondeproduits chimiques peut avoirunimpact négatifsurl’environnement
local.
B-Matrice d’obtention d’objectifs
La matrice d’obtention d’objectifs est un outil de gestion de projet qui permet de définir des objectifs clairs et
mesurables. Elle est souvent utilisée en conjonction avec la méthode SMART (Spécifique, Mesurable,
Atteignable, Réaliste et Temporellement défini) pour aider à définir des objectifs qui sont à la fois ambitieux
et réalisables
L'arbre d'objectifs est un autre outil qui peut être utilisé pour décomposer les objectifs en sous-objectifs plus
petits et plus gérables
C-LES METHODES MULTICRITERES:
1.La Méthode de Holmes:
La méthode de Holmes est une méthode multicritère qui permet d’évaluer les options en
fonction de trois critères principaux :
L’impact économique, environnemental et l’impact social.
Chaque critère est divisé en sous-critères qui sont évalués a l’aide d’une échelle de notation.
Les scores sont ensuite pondérés en fonction de l’importance relative de chaque critère et
agrégés pour obtenir une note globale pour chaque option.
La méthode de Holmes est utilisée pour aider à la prise de décision dans le domaine de
l’énergie, mais elle peut être adaptée à d’autres domaine.
2.Les différentes étapes :
1.1 Classification de l’importance des critères
1.2 Ordonnancement des options
1.3 Etablissement de la position correspondante
1.4 Détermination de l’ordre de supériorité des options
-Points forts de la méthode :
Hiérarchisation commode des critères de comparaison en nombre restreint de classes.
 Facilite la comparaison : critères les plus significatifs déterminent le classement respectif des
options.
-Points faibles de la méthode :
 Prise en compte des écarts possibles entre les différents critères (ainsi qu’entre le positionnement
respectif des solutions de rechange et variantes) est presque absent,
 Nécessité un outil informatique pour affiner la méthode.
3- Applications contemporaines de techniques
ordinales
Plusieurs des projets comprenant des options clairement énoncées emploient une démarche d’étude
d’ordonnancement similaire à celle utilisée jadis par Holmes. Parmi les plus récents exemples
d’application, nous n’allons examiner qu’un seul cas, celui de l’organisme fédéral Parcs Canada
concernant la décontamination des sédiments de fond du canal Lachine, projet étudié devant une
commission mixte fédérale provinciale en 1996. Le projet de décontamination du canal Lachine
est un projet fort intéressant en raison de la présence de six options de décontamination et de gestion
des sédiments. Toutefois, la solution zéro, c’est-à-dire le maintien du statu quo, n’a pas été retenue.
Les six possibilités retenues par le promoteur sont :
1) Le confinement en milieu terrestre des sédiments du canal ;
2) Le confinement in situ des sédiments au fond du canal (géomembrane);
3) L’encapsulation des sédiments à l’intérieur du canal ;
4) La solidification/stabilisation ex situ ; •
5) La solidification/stabilisation in situ ; • l’extraction physicochimique.
CAS DU CANAL DE LACHINE
4-Les différentes critères :
I. Critters Techniques:
1 er Classement : La faisabilité technique
1 er rang: technologie éprouvée commercialement pour un substrat similaire
2 e rang: technologie éprouvée commercialement pour un substrat différent
3 e rang: technologie non éprouvée commercialement (projet pilote)
2 -ème Classement : La flexibilité après travaux
1 er rang : fond du canal naturel = facilité d’installation des nouvelles infrastructures (câbles,
tuyaux, etc.)
2 e rang : présence des enceintes en rive ou au fond = difficulté de…
3 e rang : fond altéré présence de béton ou géomembrane = grande difficulté…
3 -ème Classement : Les mesures de suivi
1 er rang : pas de suivi requis
2 e rang : contrôle requis et facile = faible nombre de points d’échantillonnage
3 e rang : contrôle requis et difficile =nombre élevé de points d’échantillonnage
II. Criters économiques :
1 er Classement : le coût total du projet 1 er rang : 10 millions $ et moins
2 e rang : entre 10 et 30 M$
3 e rang : plus de 30 M$
III. Critères Environnementaux (à caractère permanent):
1 er Classement : La gestion de sédiments
1 er rang : les sédiments demeurent dans la zone produite = gestion responsable
2 e rang : les sédiments sont envoyés à l’extérieur de la zone de production = gestion moins
responsable
2 -ème Classement : Les contaminants
1 er rang : élimination des contaminants = solution définitive
2 e rang : isolement ou neutralisation des contaminants = solution temporaire
3 -ème Classement : Les risques de contamination des eaux
1 er rang : pas de risque = les contaminants ont été enlevés de la zone d’étude
2 e rang : faible risque = les contaminants sont confinés et fixés
3 e rang : risque modéré = les contaminants sont confinés mais pas fixés
4 -ème Classement : Le patrimoine culturel et architectural
1 er rang : aucun changement dans la configuration du canal = préservation de l’architecture
historique du canal
2 e rang : changements de la forme ou configuration = destruction ou modification d’un lieu
historique Critères environnementaux (à caractère temporaire
5-D’autres méthodes multicritères :
a) Méthode Electre : dont l’acronyme désigne élicitation et choix traduisant la réalité
regroupent une famille de méthodes d’aide à la décision dont la particularité est l’agrégation
partielle via la construction de relations de comparaisons de performances de chaque couple
de solutions.
b) Méthode Prométhée : une approche perspective d’analyse multicritère de problème
présentant un nombre d’actions (ou décisions) évaluées selon plusieurs critères. Elle est
associée à l’approche descriptive, qui permet de visualiser les conflits et les synergies entre
critères, GAIA
Conclusion :
Depuis quelques années les modèles multicritères sont de plus en plus employés, tant en
enseignement qu’en recherche. Simo pour l’un des rares cas bien documentés, celui de l’analyse
comparative des options possibles pour les déchets urbains de Genève en Suisse2. Les modèles
multicritères, comme nous le mentionnions récemment à propos des différents outils sophistiqués
employés en ÉIE, sont bien sûr des instruments d’analyse performants et ils pourraient fournir de
grands services en ÉIE. Comme pour les autres méthodes comparatives, ils ne représentent
toutefois qu’une démarche partielle et spécifique d’évaluation.
Les modèles multicritères ne sont pas adaptés pour l’évaluation globale d’un projet. Ils permettent
de comparer les avantages et les inconvénients de diverses options à partir des différents critères
de comparaison possibles. Ils agissent en fait un peu comme l’approche d’ordonnancement de
Holmes. Cependant, l’emploi du support informatique implique une grande combinaison et
manipulation des données.
Merci pour votre attention

amaghoss.docx

  • 1.
    2022-2023 Méthodes et outilsde L’évaluation des impacts environnementaux Module : évaluation et aide de la décision Présenté par : ROCHDI Mohamed El FADIL Omar JALLOULI Firdaous ESSALIM Fatima-ezzahra Chokeir Anass Master : économie appliquée en environnement et changement climatique Encadré par : Pr. Jabrane AMAGHOUSS
  • 2.
    MÉTHODES D’EXPERTISE ENÉIE Ces méthodes Reposent avant tout sur une opinion d’expert, reflètent une expertise antérieure, actuelle ou en devenir; d'une part, d'autre part, on s'attend à ce que Cette expertise se retrouve sous diverses configurations : A. les listes de contrôle; B. la fiche d’impact; C. l’enquête Delphi; D. les méthodes ad hoc. A- la liste de contrôle : Il existe cinq types des listes de contrôle : 1. Des listes des activités humains ou de composantes de projet 2. Des listes comprennent les différents éléments de l'environnement 3. Des listes d'effets ou d'impacts 4. Des listes d'indicateurs permettent de sélectionner les différents outils de mesures des éléments, effets et impacts environnementaux 5. Des listes comprennent celles faisant d'énumération de mesures d'atténuation ou de modifications à effectuer B- fiche d'impact :  Un instrument d’identification et de support à l’information, en font au même titre que la liste de contrôle un outil bien particulier de l’ÉIE.  la fiche d’impact s’avère un outil fort commode de compilation des données.  La standardisation permise grâce à ce support uniforme permet une codification efficace de l’information et par la suite un moyen rapide de recherche de renseignements.  Cette efficacité est importante en raison de la nature disciplinaire de la caractérisation du milieu et de la prédiction des impacts, ce qui engendre une très grande variabilité dans la description et la présentation des résultats.
  • 3.
     Par l’emploide fiches standardisées, il est plus facile de repérer ensuite l’information complète au sujet d’un impact donné. Le contrôle et l’accès aux données en sont considérablement facilités.  La fiche d’impact offre une vue incomplète de l’évaluation de l’impact d’un projet, elle ne peut contenir tous les paramètres et les aspects nécessaires à un examen entier. Toutefois, elle expose adéquatement les différents impacts environnementaux et elle représente un complément opportun, voire indispensable, des autres méthodes d’ÉIE et tout particulièrement des approches matricielle et cartographique. C- enquête Delphi  Il s’agit d’une technique générale d’acquisition des connaissances.  Cette méthode vise à confronter les opinions d’un groupe d’évaluateurs (experts du domaine) à l’aide de questionnaires successifs.  L’une des particularités fort intéressantes de l’enquête Delphi est que les répondants ne communiquent jamais les uns avec les autres, L’anonymat ainsi obtenu réduit l’influence que certains experts, du fait de leur autorité, de leur attitude ou de leur prestance, exerceraient sur les autres, ce qui pourrait modifier les résultats de l’enquête. D- méthode ad hoc: La base méthodologique de l’approche ad hoc est l’expérience et l’intuition des spécialistes (évaluateurs d’impacts) qui fournissent des lignes générales sur le type et la nature des impacts anticipés d’un projet précis. D-1 méthode ad hoc d’évaluation générique :  A ce niveau-là, en s'attend à ce que l’objet d’étude n’était pas un projet de développement bien précis mais plutôt une analyse comparative prospective des diverses filières énergétiques dans le contexte d’une éventuelle politique québécoise de l’énergie.  C'est une «évaluation stratégique d’impact» (ÉSI) et non d’une véritable ÉIE de projet. De plus, cet exercice constituait en quelque sorte un examen initial d’une future politique prenant en compte l’environnement. D-2 méthode ad hoc d'évaluation de projet :  une démarche simple d’évaluation de projet employée aux États-Unis au début des années 1970.
  • 4.
     La démarchesuivie dans cette étude fait appel à plusieurs méthodes, en particulier l’emploi de matrices et de fiches d’impact ainsi que l’utilisation de l’enquête Delphi, notamment pour la pondération et l’évaluation globale des impacts.  L’approche méthodologique est divisée en trois étapes ou phases principales: 1. l’identification des actions possibles. 2. la prévision des effets de chaque action. 3. l’évaluation synthétique de ces effets. 1. L’identification des actions possibles:  Étape basée sur la liste des diverses filières énergétiques qui peuvent être considérées comme variantes ou solutions de rechange possibles pour l’établissement d’une politique de gestion des ressources énergétiques au Québec. 2. La prévision des effets de chaque action:  La seconde étape, doit permettre de déceler les interactions entre les activités considérées et les «critères environnementaux» et, ensuite, d’en évaluer l’impact sur l’environnement, Une fois encore, le très grand nombre d’interactions possibles conduit à un regroupement en 16 critères. Ces critères de comparaison ont été déterminés à la suite de l’analyse des critères retenus dans plusieurs travaux similaires. 3. L’évaluation synthétique de ces effets:  Les 16 critères environnementaux sont d’abord regroupés sous quatre thèmes d’analyse, définis en fonction de principes qui se dégagent du concept de développement durable et qui serviront à établir la comparaison finale entre les filières énergétiques. Par la suite, un rang est attribué à chacune des filières pour chacun des critères environnementaux. Ce rang est attribué en tenant compte des cotes précédemment établies ainsi que des renseignements contenus dans les fiches d’impact, les tableaux comparatifs et l’évaluation qualitative. Ce premier classement permet d’intégrer les cotes émises pour les trois phases de production de chacune des filières en une seule estimation, et ce, de façon relative entre les filières. Le rang obtenu est alors indiqué à la matrice comparative des diverses filières énergétiques.
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    Les modèles etsystèmes : Sous ce nom, il résume la façon dont divers paramètres sont étudiés dans une approche systématique, y compris les composantes du projet, les facteurs environnementaux et les impacts environnementaux. Ces différentes méthodes visent principalement à découvrir les interactions entre les différents paramètres considérés (activités, facteurs, influences). Par conséquent, l'objectif principal est d'explorer la causalité dans la population étudiée. Cette démarche va donc au-delà de la simple identification des facteurs et impacts environnementaux, comme c'est le cas par exemple avec les listes de contrôle. On regroupe trois méthodes: 1. Les matrices 2. Les réseaux 3. Les modèles et modélisation C’est méthodes et outils sont fréquemment employés depuis le début de l’EIE. On commence par la première méthode qui porte sur les matrices 1. Les matrices D’une définition générale les matrices représentes des tableaux à double entrée, elles visent à visualiser et présenter les différents impacts d’un projet, et plus particulièrement les interactions entre les activités projetées et les éléments environnementaux. 1. 1 Matrices de Léopold La matrice de Léopold développé au cours des années 70 par (Léopold et coll), il offre à la fois la possibilité d’identification et d’évaluation des impacts. La matrice de Léopold peut aussi bien servir de double liste de contrôle, en utilisant soit l’axe vertical (les actions projetées), soit l’axe horizontal (les éléments de l’environnement), que de matrice d’identification et d’évaluation des impacts environnementaux.
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    Cette figure présenteune section de la matrice de Léopold (partie supérieure) L’axe horizontale présente les actions projetées et l’axe verticale visualise les éléments de l’environnement. Chacune des cases d’interaction de la matrice (impact potentiel) est divisée par une ligne diagonale créant ainsi deux parties distinctes d’évaluation. La partie en haut à gauche correspond à l’intensité ou ordre de grandeur de l’impact (l’importance absolue), elle est considérée indépendamment de son contexte. L’autre partie sert par contre à indiquer l’importance relative de l’impact, c’est-à- dire qu’elle tient compte du contexte d’insertion de l’impact. 1.2. L’analyse matricielle depuis Léopold La méthode du Central New York Regional Planning and Development Board (1972) est semblable à celle de Léopold, elle présente deux matrice
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    La première consisteà relever les relations entre les éléments du milieu et les activités anticipées ; elle détermine ainsi les impacts directs ou primaires, comme celle de Léopold. La deuxième matrice reprend les impacts notés par la première et les croise de nouveau avec les éléments de l’environnement afin de déterminer les impacts indirects et secondaires. Cette matrice représente les interactions potentielles entre des activités et des éléments de l’environnement dans le cas de projets d’adduction en eau potable au Maroc. En outre le carré noir désigne un impact négatif, ainsi la couleur grise visualise les impacts positifs. 2. Les réseaux L’approche en réseau se présente généralement sous la forme de diagrammes illustrant les interactions entre les activités du projet et les éléments du milieu ainsi que les divers liens des éléments et des impacts entre eux.
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    Cette illustration permetde saisir facilement qu’un impact affectant les bourgeons de plante aura de multiples incidences sur plusieurs éléments de l’environnement, donc de nombreux impacts secondaires. 2.1. Méthode de Sorensen Méthode en réseau : mise en évidence de l’interaction entre les divers paramètres et notamment les impacts secondaires et indirects •Approche intermédiaire entre la matrice et le réseau de type « écologique » •Réseau de matrice qui permet une modélisation du milieu réel qui tiendrait compte des effets dynamiques (temps) Exemple : projet d’aménagement urbain/résidentiel- milieu sol
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    La cotation del’indice global élaboré par Rau à partir des indices (index) arborescents de la méthode de Sorensen est présentée à la figure 5.11. Il s’agit des différents « indices arborescents » (branch indexes) et de l’« indice général» (grand index). La cotation des impacts se répartit sur une échelle d’importance et d’ampleur variant de 1 à 10. Ainsi que l’importance et la probabilité sont déterminées sur la base de l’expertise. 3. L’emploi des modèles et modélisation
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    Cette partie montreles différentes étapes qu’on va suivre dans une modélisation mathématique
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    I-La représentation spatialeet cartographique : A-Les méthodes spatiales et cartographiques sont disponibles pour la présentation et l l’analyse des résultat Ce domaine de recherche regroupe différentes approches pour visualiser les multiples paramètres à prendre en compte dans les évaluations des impacts environnementaux. Les divers méthodes et outils regroupes sous l’axe de la représentation spatiale et cartographique sont : 1. La superposition cartographique : a-Définition : La superposition cartographique de données spatiales organisées en couches et est une technique de visualisation de données cartographique l’objectif de cette méthode a donner une vue globale de l’environnement. Nous avons présenté la superposition de McHarg est un architecte paysagiste britannique, le fondateur du département d’architecture paysagiste. Celui qui a proposé en 1968 la méthode de la superposition cartographique, Le professeur McHarg a introduit la méthode de superposition Cartographique pour évaluer l'impact environnemental des projets routiers en 1968 La méthode développée par McHarg dans Design by Nature (McHarg, 1969 et 1992) est l'une des méthodes de planification environnementale les plus couramment utilisées. Il est souvent utilisé dans l'EIE. Ses principaux atouts sont la simplicité et le gain de temps et de moyens. La superposition de plusieurs transparents, chacun composé d'un thème précis (société, milieu naturel, etc.), permet de considérer les différents éléments qui peuvent être pris en compte. Par conséquent, l'EIE. b - une carte composite comprenant les différentes cartes thématiques : La modélisation informatique permet le transfert de cette approche manuelle au traitement informatique. (SIG) est devenu par la suite un outil important pour l'EIE. - Le SIG représente pratiquement une évolution des superpositions cartographiques traditionnelles en automatisant et en améliorant les performances de traitement et d'analyse des données de base Réalisé par : ESSALIM Fatima ezzahra [NOM DE LA SOCIETE]
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    Lorsque nous avonsune grande entité géographique, il est possible de subdiviser la zone en unités plus pratiques. - La superposition de McHarg, en déterminant explicitement les critères d'applicabilité des entités géographiques, représente d'abord un outil de planification - Plan d'ensemble de la feuille de route Méthodes et outils d'évaluation des impacts sur l'environnement, onze à seize caractéristiques environnementales c - Les avantages et les inconvénients de la superposition cartographie II- l’emploi de photos, de vidéos et d’illustrations : l’emploi de photographies, d’images vidéo et le dessin permet une représentation claire et précise de la caractérisation du milieu ,La photographie est utilisée comme simple complément dans la plupart des études améliorer la présentation des impacts ou des composantes du projet. Les deux photographies présentées les résultats d’une superposition photographique élémentaire Les avantages Les inconvénients détermine clairement les critères d’aptitude d’une entité géographique Une faible mesure, d’évaluation des contraintes, des potentialités et des sensibilités de l’environnement représente un outil d'aménagement Elle ne permet pas non plus de déterminer les interactions existantes l’analyse thématique n’offre pas une telle intégration L’identification d’un certain nombre d’impacts, uniquement ceux cartographiables ne permet pas de relever ni surtout d’évaluer clairement tous les types d’impacts.
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    Les composantes dupont projeté sont reportées sur la photographie initiale du site, Les composants du pont proposé sont illustrés sur les photographies initiales du site, tel qu'il aurait été avant la mise en place du projet. Plusieurs photos prises sous différents angles Une série de photos similaires peut facilement fournir une appréciation complète de l'impact visuel d'un projet à tous les points de vue. De plus, une telle opération permet de mieux faire connaître les composantes d’un projet et conséquemment d’en appréhender les conséquences. III- les systèmes d’information géographique (SIG) : a-Définition : Un système informatique de matériels de logiciels et de processus conçus pour permettre la collecte la gestion la manipulation l’analyse la modélisation l’affichage de données à référence spatiale afin de résoudre des problèmes complexes d’aménagement et de gestion . Une donnée ou information géographique possède généralement trois caractéristiques principales : la nature du phénomène la position (dans l’espace géographique), l’analyse temporelle la source des données géographiques employées proviennent de cartes, de photographies aériennes et d’images satellites et aussi nous permet de l’emploi d’un SIG pour l’examen d’un projet suppose des moyens importants en matériel, en données, en temps, en argent et en personnel.la capacité de stockage de données, le traitement flexible la rapidité d’exécution des multiples manipulations possibles. b-Utilisation des systèmes d'information géographique Les systèmes actuels sont davantage des outils de gestion environnementale que de véritables instruments d'analyse L’utilisation de modèles est en augmentation, et elle est de plus en plus adaptée aux caractéristiques des différents projets, pas seulement pour s'adapter à divers environnements, L’utilisation du SIG dans les évaluations d'impact environnemental est particulièrement bénéfique dans le cas de projets importants ou répétitifs développement d'interfaces entre différentes bases de données et amélioration des outils de requêtes, Un exemple d’évolution temporelle par superpositioncartographique. Développement urbainde Conakry (Guinée): 1900-2020
  • 14.
    Cette image présentela disposition du développement anticipé à partir des tendances du passé illustrées sur les trois premières cartes et des potentiels de développement sur le terrain (contraintes physiques). Les quatre schémas représentés à la figure montrent clairement l’évolution intervenue au cours du siècle dans le cas de Conakry (Guinée), une ville africaine comme bien d’autres en pleine expansion. La dernière carte, celle de la situation de 2020,
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    I-La représentation spatialeet cartographique : Méthodes comparatives unicritères : Sous l’expression « méthodes comparatives uni critères », nous regroupons diverses méthodes ayant en commun la détermination d’un critère unique de comparaison. Ainsi ces méthodes visent d'abord à transformer différentes valeurs des paramètres étudiés en une seule et unique valeur. Par conséquent, le but ultime de ces méthodes de comparaison est de fonder le jugement final sur un seul standard de comparaison, d'où l'expression « standard unique ». Les méthodes de comparaison standard unique sont souvent utilisées à des fins d'examen spécifiques ou pour compléter l'utilisation d'autres méthodes d'EIE. Ces méthodes sont généralement considérées comme une aide à la décision efficace et précieuse, notamment pour les décideurs, en raison du choix final unique, surtout lorsqu'il est exprimé en termes financiers. Pour le grand public, en revanche, il est parfois difficile de comprendre les méthodes utilisées et la validité des résultats est souvent remise en cause. Les méthodes comparatives unicritères comprend deux méthodes, l'une est la méthode numérique et l'autre est la méthode économique. 1-les méthodes numériques : Les méthodes numériques d’évaluation d’impact environnemental sont des outils qui permettent de quantifier les impacts environnementaux d’un produit ou d’un service tout au long de son cycle de vie. Ces méthodes sont basées sur des modèles mathématiques qui prennent en compte les différentes étapes du cycle de vie du produit ou du service, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du produit. Les méthodes numériques d’évaluation d’impact environnemental ont pour objectif de quantifier les impacts environnementaux d’un produit ou d’un service tout au long de son cycle de vie. Ces méthodes sont basées sur des modèles mathématiques qui prennent en compte les différentes étapes du cycle de vie du produit ou du service, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du produit. A- Méthode de batelle La méthode de Batelle est une méthode d’évaluation d’impact environnemental qui a été développée par le centre de recherche américain Batelle Mémorial Institute. Cette méthode est basée sur une analyse des flux de matières et d’énergie associés à un produit ou à un service tout au long de son cycle de vie. Elle permet de quantifier les impacts environnementaux potentiels d’un produit ou d’un service et de proposer des pistes d’amélioration pour réduire ces impacts.
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    Les méthodes numériquesd’évaluation d’impact environnemental ont pour objectif de quantifier les impacts environnementaux d’un produit ou d’un service tout au long de son cycle de vie. Ces méthodes sont basées sur des modèles mathématiques qui prennent en compte les différentes étapes du cycle de vie du produit ou du service, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie du produit. La valeur de l’impact ou « fonction de valeur environnementale » de la qualité de l’environnement est déterminée grâce à la réalisation de courbe singulière de la valeur environnementale La méthode de batelle vise à déterminer de manière précise la valeur des modifications résultant de la qualité de l’environnement. Elle permet donc de mesurer de manière quantitative, pour chacun des paramètres possédant une courbe de valeur environnementale, la différence entre l’état initial de l’environnement et l’état subséquent, c’est-à-dire à la suite de l’intervention projetée. B-Méthode d’odum la méthode d’Odum vise à favoriser une estimation globale de l’impact à partir d’un critère unique d’évaluation . 2-Méthodes économiques Les méthodes économiques d’évaluation sont des méthodes d’évaluation qui permettent de mesurer les impacts environnementaux en termes économiques. Elles sont utilisées pour évaluer les coûts et les avantages des projets et des politiques environnementales Toutes ces approches posent le problème délicat de l'évaluation critique des valeurs non marchandes, c'est-à-dire qu'il faut attribuer une valeur économique à chaque composante de l'environnement. Mais en règle générale, la plupart des éléments environnementaux n'ont évidemment aucune valeur marchande ou monétaire.
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    -Le schéma dela figure suivant montre une série de ces méthodes de fixation de la valeur environnementale des dommages A-Analyse des coût-avantage L’analyse coûts-avantages environnementale est une méthode qui permet d’évaluer les avantages et les coûts associés à un projet ou une politique qui vise explicitement à améliorer la qualité del’environnement ou qui a un effet indirect sur les milieux. Cette méthode permet de comparer les avantages et les coûts d’un projet ou d’une politique et de déterminer si les avantages l’emportent sur les coûts. -un exemple simple pour illustrer l’analyse coûts-avantages environnementale. Supposons qu’une entreprise envisage de construire une usine qui produira des produits chimiques. L’entreprise doit décider si elle doit construire l’usine ou non. Si elle construit l’usine, elle devra payer les coûts de construction et d’exploitation del’usine.D’autrepart,laproductiondeproduits chimiques peut avoirunimpact négatifsurl’environnement local. B-Matrice d’obtention d’objectifs La matrice d’obtention d’objectifs est un outil de gestion de projet qui permet de définir des objectifs clairs et mesurables. Elle est souvent utilisée en conjonction avec la méthode SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporellement défini) pour aider à définir des objectifs qui sont à la fois ambitieux et réalisables L'arbre d'objectifs est un autre outil qui peut être utilisé pour décomposer les objectifs en sous-objectifs plus petits et plus gérables C-LES METHODES MULTICRITERES: 1.La Méthode de Holmes:
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    La méthode deHolmes est une méthode multicritère qui permet d’évaluer les options en fonction de trois critères principaux : L’impact économique, environnemental et l’impact social. Chaque critère est divisé en sous-critères qui sont évalués a l’aide d’une échelle de notation. Les scores sont ensuite pondérés en fonction de l’importance relative de chaque critère et agrégés pour obtenir une note globale pour chaque option. La méthode de Holmes est utilisée pour aider à la prise de décision dans le domaine de l’énergie, mais elle peut être adaptée à d’autres domaine. 2.Les différentes étapes : 1.1 Classification de l’importance des critères 1.2 Ordonnancement des options 1.3 Etablissement de la position correspondante 1.4 Détermination de l’ordre de supériorité des options -Points forts de la méthode : Hiérarchisation commode des critères de comparaison en nombre restreint de classes.  Facilite la comparaison : critères les plus significatifs déterminent le classement respectif des options.
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    -Points faibles dela méthode :  Prise en compte des écarts possibles entre les différents critères (ainsi qu’entre le positionnement respectif des solutions de rechange et variantes) est presque absent,  Nécessité un outil informatique pour affiner la méthode. 3- Applications contemporaines de techniques ordinales Plusieurs des projets comprenant des options clairement énoncées emploient une démarche d’étude d’ordonnancement similaire à celle utilisée jadis par Holmes. Parmi les plus récents exemples d’application, nous n’allons examiner qu’un seul cas, celui de l’organisme fédéral Parcs Canada concernant la décontamination des sédiments de fond du canal Lachine, projet étudié devant une commission mixte fédérale provinciale en 1996. Le projet de décontamination du canal Lachine est un projet fort intéressant en raison de la présence de six options de décontamination et de gestion des sédiments. Toutefois, la solution zéro, c’est-à-dire le maintien du statu quo, n’a pas été retenue. Les six possibilités retenues par le promoteur sont : 1) Le confinement en milieu terrestre des sédiments du canal ; 2) Le confinement in situ des sédiments au fond du canal (géomembrane); 3) L’encapsulation des sédiments à l’intérieur du canal ; 4) La solidification/stabilisation ex situ ; • 5) La solidification/stabilisation in situ ; • l’extraction physicochimique. CAS DU CANAL DE LACHINE
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    4-Les différentes critères: I. Critters Techniques: 1 er Classement : La faisabilité technique 1 er rang: technologie éprouvée commercialement pour un substrat similaire 2 e rang: technologie éprouvée commercialement pour un substrat différent 3 e rang: technologie non éprouvée commercialement (projet pilote) 2 -ème Classement : La flexibilité après travaux 1 er rang : fond du canal naturel = facilité d’installation des nouvelles infrastructures (câbles, tuyaux, etc.) 2 e rang : présence des enceintes en rive ou au fond = difficulté de… 3 e rang : fond altéré présence de béton ou géomembrane = grande difficulté… 3 -ème Classement : Les mesures de suivi 1 er rang : pas de suivi requis 2 e rang : contrôle requis et facile = faible nombre de points d’échantillonnage 3 e rang : contrôle requis et difficile =nombre élevé de points d’échantillonnage II. Criters économiques : 1 er Classement : le coût total du projet 1 er rang : 10 millions $ et moins 2 e rang : entre 10 et 30 M$ 3 e rang : plus de 30 M$ III. Critères Environnementaux (à caractère permanent): 1 er Classement : La gestion de sédiments 1 er rang : les sédiments demeurent dans la zone produite = gestion responsable 2 e rang : les sédiments sont envoyés à l’extérieur de la zone de production = gestion moins responsable 2 -ème Classement : Les contaminants
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    1 er rang: élimination des contaminants = solution définitive 2 e rang : isolement ou neutralisation des contaminants = solution temporaire 3 -ème Classement : Les risques de contamination des eaux 1 er rang : pas de risque = les contaminants ont été enlevés de la zone d’étude 2 e rang : faible risque = les contaminants sont confinés et fixés 3 e rang : risque modéré = les contaminants sont confinés mais pas fixés 4 -ème Classement : Le patrimoine culturel et architectural 1 er rang : aucun changement dans la configuration du canal = préservation de l’architecture historique du canal 2 e rang : changements de la forme ou configuration = destruction ou modification d’un lieu historique Critères environnementaux (à caractère temporaire 5-D’autres méthodes multicritères : a) Méthode Electre : dont l’acronyme désigne élicitation et choix traduisant la réalité regroupent une famille de méthodes d’aide à la décision dont la particularité est l’agrégation partielle via la construction de relations de comparaisons de performances de chaque couple de solutions. b) Méthode Prométhée : une approche perspective d’analyse multicritère de problème présentant un nombre d’actions (ou décisions) évaluées selon plusieurs critères. Elle est associée à l’approche descriptive, qui permet de visualiser les conflits et les synergies entre critères, GAIA Conclusion : Depuis quelques années les modèles multicritères sont de plus en plus employés, tant en enseignement qu’en recherche. Simo pour l’un des rares cas bien documentés, celui de l’analyse comparative des options possibles pour les déchets urbains de Genève en Suisse2. Les modèles multicritères, comme nous le mentionnions récemment à propos des différents outils sophistiqués employés en ÉIE, sont bien sûr des instruments d’analyse performants et ils pourraient fournir de grands services en ÉIE. Comme pour les autres méthodes comparatives, ils ne représentent toutefois qu’une démarche partielle et spécifique d’évaluation. Les modèles multicritères ne sont pas adaptés pour l’évaluation globale d’un projet. Ils permettent de comparer les avantages et les inconvénients de diverses options à partir des différents critères de comparaison possibles. Ils agissent en fait un peu comme l’approche d’ordonnancement de Holmes. Cependant, l’emploi du support informatique implique une grande combinaison et manipulation des données.
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