ETUDE D’IMPACT
ENVIRONNEMENTALE ET
SOCIALE (EIES)
Dr GNAGNE AGNESS YVES
Environnementaliste / Enseignant
chercheur à l’UFR – SFA (UNA) 1
Cel: 07-59-23-23-68 / 05-06-08-14-31
eMail: gaejey_2006@yahoo.fr
I- INTRODUCTION
II-NOTION D’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTEE DE L’EIES
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT
DES PROJETS
VI- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
VII- GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
VIII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (PGES)
IX-PARTICIPATION DU PUBLIC
X-CONCLUSION
SOMMAIRE DU COURS
2
3
I- INTRODUCTION
II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
II-1-Notion
II-2-Objectif
II-3-Historique
III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
III-1- OUTILS DE CONTROLE
III-2- OUTILS DE PREVENTION
III-2-1- EES
III-2-2-EIES
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I- INTRODUCTION GENERALE
Du développement après la Seconde Guerre mondiale au développement durable depuis le
Sommet de la Terre de 1992 à Rio, le monde est toujours à la recherche de modèles «
adéquats » pour satisfaire les besoins en biens et services de l’humanité. Que ce soit dans
les pays dits du Nord ou du Sud, il est devenu prioritaire d’intégrer les enjeux
environnementaux dans les processus de développement économique et social.
Ainsi, dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des citoyens, plusieurs projets de
développement sont mis en œuvre, de la construction des infrastructures socioéconomiques
de base à l’approvisionnement en eau pour le développement des activités et pour les besoins
domestiques, en passant par l’exploitation des diverses ressources naturelles.
5
I- INTRODUCTION
Ces activités de développement sont susceptibles d’entraîner la consommation des
ressources naturelles, la pollution, la destruction des milieux naturels et des espèces qui les
composent, etc. Une mauvaise gestion de l’environnement lors de la réalisation de ces
projets peut anéantir les efforts de développement souhaités. D’où la nécessité d’intégrer
les considérations environnementales dans les programmes de développement et les
politiques macroéconomiques et commerciales.
OBJECTIF: Mettre à la disposition des auditeurs
(ingénieurs et des environnementalistes) des outils
nécessaires à la compréhension et à la réalisation
d’une Evaluation environnementale.
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I- INTRODUCTION
 Faire comprendre aux uns et aux autres (ingénieurs, techniciens, développeurs,
aménagistes,...) la notion et l'étendue du terme environnement, l'importance de sa prise
en compte dans chacune de nos actions;
 Rapprocher les manières de penser des ingénieurs et des environnementalistes afin
d'amener les premiers à reconnaître la nécessité des études d'impacts sur
l'environnement lors de la conception et la mise en œuvre des projets de développement;
 Faire connaître les principales atteintes à l'environnement et en particulier à
l'environnement africain des actions d'aménagement et de construction des ouvrages, des
activités et pratiques anthropiques;
 Faire connaître la structure et les étapes d'exécution d'une étude d'impact
environnemental d'un projet afin d'être capable de rédiger les termes de référence de
cette étude.
5
SPECIFIQUEMENT:
7
I- INTRODUCTION
INTERET DU COURS: de faire
comprendre qu'il est possible de
combiner développement et protection
de l'environnement
8
II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
II-1-Notion
Ensemble de processus qui visent la prise en compte de l’environnement dans la
planification des opérations ou du développement de projets, de plans, de
programmes ou de politiques, tant en ce qui concerne l’État que l’entreprise (Samoura
et Yonkeu 2011)
L’EE s’entend d’une procédure ayant pour objectif de permettre l’évaluation des effets
éventuels d’une activité ou d’un projet envisagé sur l’environnement (Michel, 2001).
Ce mécanisme primordial de promotion du développement durable est reconnu partout
dans le monde. En raison de sa nature préventive, une EE opportune et efficiente aboutit à
une prise de décision éclairée et favorable au développement durable.
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II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
Permet de :
- prévenir les mesures de réparation coûteuse,
- assurer la durabilité des projets et de ses
objectifs,
- identifier des améliorations dans le but
d’éliminer les effets néfastes.
II-2-Objectifs
Outil de :
- planification pour le promoteur,
- participation pour le public,
- prévention et de prise de décisions pour
les décideurs (gouvernement, bailleurs de
fonds).
- protection de l’environnement humain,
naturel, économique et d’aide à la décision,
dont la mise en œuvre effective pourrait
contribuer à l’atteinte DD.
10
II-3- Historique
1970 : L’évaluation environnementale a vu le jour aux États-Unis avec le National
Environmental Policy Act (NEPA), une disposition exigeant la prise en considération des
préoccupations environnementales dans les prises de décision (Lerond et al., 2003).
Cette loi se résumait à l’étude d’impact sur l’environnement (EIE). Dans les années qui
suivirent l'adoption de la NEPA, le Canada, le Québec, la France ainsi que toute la
communauté européenne ont suivi le mouvement et se sont dotés de procédures formelles
d'EIE.
II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
11
Facteurs contribuant son introduction dans la politique nationale de l’environnement au USA
 l’inquiétude du public pour l’environnement, les effets croissants de nouvelles
technologies,
 le gigantisme de certains projets de développement,
 les techniques d’évaluation économique utilisées à l’époque, telle l’analyse
avantages-coûts, ne prenaient pas en compte l’impact environnemental et social
des grands projets.
II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
II-3- Historique
12
1972 (5 au 16 juin): La Conférence des Nations-Unies (Stockholm)
II-3- Historique
Déclaration de Stockholm sur l’Environnement: Grands principes devant guider et
inspirer les efforts des peuples du monde pour :
 une gestion écologiquement rationnelle de l’environnement,
 la préservation et l’amélioration de l’environnement,
 la conservation de la nature,
 la sauvegarde et la sage gestion du patrimoine (la flore et la faune sauvages et leur
habitat),
 la préservation des ressources naturelles du globe, y compris les milieux
récepteurs (l’air, l’eau, la terre).
II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
13
II-3- Historique
1992 (3-14 juin): Conférence des Nations-Unies sur l’Environnement et le Développement
Rio de Janeiro (Brésil)/ Sommet « Planète Terre » (ou Sommet de la terre)
Déclaration: vingt-sept (27) principes
définissant les droits et les responsabilités
des États, visant à garantir l’intégrité de
l’environnement mondial dans le processus
de développement
Principe 17 « Une Etude d’Impact
sur l’Environnement, en tant
qu’instrument national, doit être
entreprise dans le cas des activités
envisagées qui risquent d’avoir des
effets nocifs importants sur
l’environnement et qui dépendent de
la décision d’une autorité nationale
compétente »
1988: la Commission Mondiale sur l'Environnement et le Développement insiste sur
l'importance d'évaluer les impacts des Politiques, des Plans et Programmes (PPP) sur
l'environnement.
II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
14
II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
Dossou Guèdègbé, (2012): L’évaluation environnementale est une boîte à outils qui
permet l’intégration des préoccupations environnementales dans les Politiques, Plans,
Programmes et Projets de développement. Sa mise en œuvre varie selon le contexte et
s’appuie sur des méthodes spécifiques. C’est donc une science.
Caractéristiques de l’EE
Evolution de l’EE: plusieurs tentacules au nombre desquels se trouvent l’Évaluation
Environnementale Stratégique (EES), l'Étude d’Impact environnemental et social (EIES),
l'Analyse de Cycle de Vie (ACV), le Cadre de Gestion Environnementale et Sociale
(CGES), l’Audit environnemental et Social (AES), l’Inspection Environnementale (IE), etc.
qui sont des instruments d'EE, utilisés dans le monde. Elle est devenue une exigence
voire une condition de mobilisation des ressources d’investissement des Partenaires
Techniques et Financiers.
15
III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
L’EE est composée d’un ensemble d’instruments qui assurent l’intégration de l’environnement
dans les processus de planification, d’exécution et de suivi d’évaluation, à des échelles et
échelons donnés.
l’EE regroupe deux grandes catégories d’outils : les outils de prévention et les outils de
contrôle.
• les outils de prévention, encore appelés outils d’anticipation ou de gestion de
l’environnement sont : l’Évaluation Environnementale Stratégique (EES), l’Étude d’Impact
Environnemental et Social (EIES) ; le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES),
etc.
• pour les outils de contrôle, il s’agit par exemple de l’Audit Environnemental et Social
(AES), l’Inspection Environnementale (IE), le Monitoring Environnemental (ME), etc….
16
III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
17
L'audit environnemental est une Evaluation systématique et documentée de la
performance environnementale d’un organisme pour déterminer ses forces et
faiblesses en vue de l’élaboration d’un plan d’actions correctives. L’audit a le soutien
de la direction générale de l’organisme.
III-1- LES OUTILS DE CONTROLE
 Audit interne
Conduit du propre fait de l’entreprise, l’audit interne vise à vérifier le bon
fonctionnement de son Plan de Gestion Environnementale-Audit ou de son Système
de Management Environnemental. Il peut être réalisé soit par un auditeur interne,
soit par des auditeurs externes selon la procédure d’audit propre à l’entreprise.
On distingue trois types d'audits : audit interne, audit externe et de certification
III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
18
III-1- LES OUTILS DE CONTROLE
 Audit externe
Il est réalisé par des auditeurs externes agréés par le Ministère chargé de l’Environnement
sur avis de l’Agence Nationale de l’Environnement (L’audit externe PGE-A, L’audit externe
SME).
 Audit de certification
L’audit de certification est réalisé par un organisme accrédité et reconnu par les
institutions du pays. Il est initié dans l’optique de la certification des activités d’une
entreprise ou de son Système de Management Environnemental (SME) par rapport à une
norme internationale.
III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
19
III-1- LES OUTILS DE CONTROLE
Inspection environnementale a pour but de protéger les personnes, les biens, la faune,
la flore, l'air, l'eau, le sol et le sous-sol contre les activités et les actes qui présentent des
risques pour l'environnement, ou pour la sante, la sécurité et la salubrité publique.
L'audience publique a pour objectif de faire participer les citoyens a la prise de décisions
relatives a la mise en œuvre des projets susceptibles d'avoir des incidences sur leur milieu
de vie et de faciliter la prise de décision gouvernementale. Elle assure aux citoyens l'accès a
l'information et leur permet de poser des questions afférentes au projet, ou d'exprimer leurs
opinions.
L’ACV: Analyse de cycle de vie permet de quantifier les impacts d’un « produit » (qu’il
s’agisse d’un bien, d’un service, voire d’un procédé), depuis l’extraction des matières
premières qui le composent jusqu’à son élimination en fin de vie, en passant par les phases
de distribution et d’utilisation, soit « du berceau à la tombe ».
III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
20
III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
 DEFINITION
Selon le Décret n° 2013-41 du 30 janvier 2013, l’Évaluation Environnementale
Stratégique (EES) est : « l’approche analytique et participative qui vise à prendre
en compte les considérations environnementales dans l’élaboration des politiques,
plans et programmes et à évaluer leurs interactions avec les considérations d’ordre
économique et social avant leur mise en œuvre ».
Il s’agit donc d’un processus systématique, formel et exhaustif, d’évaluation et de prise en
compte des enjeux environnementaux et leurs conséquences lors de l’élaboration ou la
révision des projets de politiques, plans et programmes afin d’aider à la prise de décision
éclairée au plus haut niveau du processus décisionnel pour la mise en œuvre de ces
projets. Il a pour finalité de :
III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
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III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
 Prévenir et de réguler les éventuelles répercussions négatives des politiques, plans et
programmes de développement sur l’environnement, les sociétés, les cultures et
l’économie,
 Favoriser la conception de projets conformes aux valeurs acceptables par la
communauté,
 Renforcer la responsabilisation et la confiance du public dans le fait que les décisions
du gouvernement sont prises en tenant compte de leurs incidences potentielles sur
l’environnement.
OBJECTIF
III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
22
III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
En termes plus spécifiques, l’EES est décrit en tant qu’outil pour :
• Structurer le débat public et gouvernemental dans la préparation des politiques, plans et
programmes ;
• Alimenter ce débat à travers une évaluation solide des conséquences environnementales et
leurs interrelations avec les aspects sociaux et économiques ;
• Assurer que les résultats de l’évaluation et du débat sont pris en compte au cours de la
prise de décision et de la mise en œuvre.
Cela signifie que l’implication, la transparence et une information de bonne qualité des parties
prenantes sont des principes clés. L’EES est donc plus que la préparation d’un rapport ; c’est
un outil pour améliorer une bonne gouvernance.
III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
23
III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
 DEFINITION
Terminologies « Politiques, Plans et Programmes » (PPP)
La Politique est la ligne de conduite générale ou la proposition d’orientation d’ensemble
qu’un gouvernement adopte et qui guide les prises de décision en aval. Il s’agit
essentiellement d’un acte d’orientation générale.
Le Plan est l’ensemble des schémas généraux ou directeurs, ou l’ensemble d’objectifs
coordonnés et organisés dans le temps, souvent assorti de priorités, d’options et de mesures,
qui visent à mettre en œuvre une politique dans un secteur ou une région en particulier.
Le Programme est l’ensemble des actions qui permettent la mise en œuvre d’un plan ou
d’une politique. Le Programme est un calendrier structuré et cohérent d’engagements,
d’instruments proposés ou d’activités comportant des domaines d’intervention plus restreints
(mesures d’intervention financière, activités gouvernementales, activités communales ou
municipales, etc.).
III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
24
I- INTRODUCTION
III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
Les PPP possèdent une forte composante spatiale et temporelle :
Composante spatiale : ensemble du pays (ex. Politique de développement de la Côte
d’Ivoire horizon 2030) ; partie du pays zone géographique (ex. Plan d’aménagement du
‘‘grand Abidjan’’) ou région (ex. planification régionale) ;
Composante temporelle : court, moyen ou long terme.
Les PPP peuvent être : (i) globaux (Politique de développement de la Côte d’Ivoire à
l’horizon 2030, Plan d’orientation 2012-2017) ; (ii) thématiques (Document de Stratégie
de Lutte Contre la Pauvreté (DSLCP) 2018-2023, Déclaration de Politique en matière de
Population, Plan cadre de Lutte contre le VIH/SIDA) ; (iii) sectoriels (eau, santé,
éducation, etc.).
III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
25
I- INTRODUCTION
III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
Évaluation environnementale stratégique régionale (EESR)
Évaluation environnementale stratégique sectorielle (EESS)
III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
26
 Évaluation Environnementale Stratégique Sectorielle (EESS)
Définition: EESS est une EES qui s’applique à l’ensemble des
projets de politiques, plans et programmes dans un secteur
donné.
Objectif: La finalité de cette EES est d’arriver à la sélection des
options ou alternatives (scénarios) compatibles avec les potentialités
et les contraintes (environnementales, économiques et sociales) au
niveau national, de la région ou de la localité, y compris le
changement climatique et les risques de catastrophes en tenant
compte des incertitudes.
III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
27
 Évaluation Environnementale Stratégique Sectorielle (EESS)
Exemple: Politique nationale sur l’énergie
gaz au lieu de charbon au lieu d'énergie
hydroélectrique, au lieu d'énergie nucléaire au
lieu de pétrole dans le domaine de l'énergie.
III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
28
Définition: L’EES Régionale est une EES qui s’applique à des projets de politiques, de
plans et des programmes ou à un ensemble de projets (politiques nationales pour les
zones humides, plan de développement urbain, programme de modernisation des
infrastructures scolaires dans une province) dans une entité géographique donnée (un
pays, une région, une commune, une ville, un bassin versant, etc.).
 Évaluation Environnementale Stratégique Régionale (EESR)
Objectif: La finalité de l’EESR est d’appréhender l’ensemble des impacts causés par les
différents projets de politiques, de plans et de programmes mis en œuvre dans l’entité
géographique définie, quel que soit le secteur d’activités, et leurs interactions possibles.
Elle permet donc de prendre en compte les impacts cumulatifs et les impacts
synergiques.
III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
29
 Évaluation Environnementale Stratégique Régionale (EESR)
Circonscription administrative (région,
département, commune), d’un géo-système
cohérent (vallée, zone côtière,…) ou d’une
région thématique vécue (région agricole, …).
III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
30
III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
Ensemble des procédés utilisés pour
évaluer les effets d’une activité donnée sur
l’environnement naturel et humain et à
proposer des mesures ou actions en vue
de faire disparaître, réduire ou atténuer les
effets néfastes et bonifier les effets positifs
pour l’environnement de ces projets (Art 3
Décret n° 96-894 du 08 novembre 1996)
 Notion de base
Outil juridique, technique, de
planification et de gestion pour la
prise en compte des préoccupations
en matière d’environnement dans les
projets de développement.
1996 (03 octobre): L’adoption de la Loi n° 96-766 du 03 octobre 1996, portant Code
de l’Environnement
31
III-2-1- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
Art.35:Lors de la planification et de l’exécution d’actes pouvant avoir un impact
important sur l’environnement, les autorités publiques et les particuliers se
conforment au principe suivant :
- Principe de précaution
Art.35.1: Lors de la planification ou de l’exécution de toute action, des mesures
préliminaires sont prises de manière à éviter ou à réduire tout risque ou tout
danger pour l’environnement. Toute personne dont les activités sont susceptibles
d’avoir un impact sur l’environnement doit, avant d’agir, prendre en considération
les intérêts des tiers ainsi que la nécessité de protéger l’environnement. Si, à la
lumière de l’expérience ou des connaissances scientifiques, une action est jugée
susceptible de causer un risque ou un danger pour l’environnement, cette action
n’est entreprise qu’après une évaluation préalable indiquant qu’elle n’aura pas
d’impact préjudiciable à l’environnement.
1996 (08 novembre): La promulgation du décret n° 96-894 du 08 novembre 1996
relatif aux règles et procédures applicables aux études d’impact environnemental par
la république de Côte d’Ivoire, fait obligation pour les projets d’investissement
publics ou privés susceptibles de porter atteinte à l’environnement, de faire :
Etude d’Impact Environnemental
et Social (EIES)
Constat d’impact Constat d’exclusion catégorielle
selon leurs natures techniques, leurs ampleurs et selon
la sensibilité de leurs milieux d’implantation.
32
III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
33
Constat d’exclusion catégorielle : rapport
justifiant l’exclusion catégorielle. En effet,
lorsqu’un projet ne figure dans aucune des
catégories citées aux annexes I, II et III, il
bénéfice d’une exclusion catégorielle, qui le
dispense à priori d’une étude d’impact
environnemental et du constat d’impact
Constat d’impact : inventaire des
effets du projet ou programme, sans
suggérer nécessairement l’étude des
variantes et les moyens permettant de
corriger les effets négatifs
 Projet soumis à l’EIES
Définition des concepts
Etude d’Impact Environnemental (EIE)
Ensemble des procédés utilisés pour évaluer les
effets d’une activité donnée sur l’environnement
naturel et humain et à proposer des mesures ou
actions en vue de faire disparaître, réduire ou
atténuer les effets néfastes et bonifier les effets
positifs pour l’environnement de ces projets.
34
 But et objectif
Le but immédiat de l’ÉIE est d’éclairer le processus de décision en identifiant les effets
et risques significatifs du point de vue de l’environnement.
 But
Le but final (à long terme) de l’ÉIE est de promouvoir le développement durable en
faisant en sorte que les projets de développement ne compromettent pas les
ressources essentielles et l’écosystème ou le bien-être, le mode de vie et les moyens de
subsistance des communautés et des personnes qui en dépendent.
 Objectif
Les objectifs immédiats de l’ÉIE sont :
• d’améliorer la conception des projets en matière environnementale ;
• de faire en sorte que les ressources soient utilisées correctement et efficacement ;
• d’identifier les mesures nécessaires pour atténuer les impacts potentiels du projet ; et
III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
35
 But et objectif
 Objectif
• d’éclairer le processus de décision, notamment en fixant les termes et conditions de
réalisation du projet en matière environnementale.
Les objectifs à long terme de l’EIES sont :
• de protéger la santé humaine et d’assurer la sécurité ;
• d’éviter que des changements irréversibles et des dommages graves ne soient infligés à
l’environnement ;
• de sauvegarder les ressources précieuses, les zones naturelles et les composantes de
l’écosystème ; et
• de renforcer les aspects sociaux des projets.
III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
 PROMOTEUR OU MAITRE D’OUVRAGE DU PROJET
-Commanditaire de l’EIE : recours à un Bureau d’Études de son choix, agréé par le MINEDD
pour conduire l’étude.
36
 Acteurs de l’EIES
 BUREAU D’ETUDES
- Chargé de conduire et de réaliser l’étude pour le compte du promoteur.
 ANDE ( Bureau d’étude d’impact environnemental)
- chargée de la mise en œuvre de la procédure d’EIE,
- mission « d’élaborer les termes de référence (TDR) en concertation avec l’administration
technique de tutelle, le maître d’ouvrage, ou pétitionnaire ou son représentant et
éventuellement le public »,
- la responsabilité de l’ANDE se situe au niveau de la supervision, de la validation et du
contrôle des EIE.
III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
37
 Acteurs de l’EIES
 MINISTERES TECHNIQUES/Services déconcentrés
-Participent à la prise de décision à travers les travaux du comité interministériel
d’évaluation des rapports d’E.I.E.S (arrêté ministériel n°01035 du 20 aout 2008)
 AUTORITES ADMINISTRATIVES ET POLITIQUES DES COLLECTIVITES
TERRITORIALES (Préfets, Sous-préfets, Maires, …)
Impliqués à tous les stades de la procédure de l’EIES
 POPULATIONS, ONG
- Subit les conséquences néfastes du projet
- Leur participation fait partie intégrante du processus de l’EIES
- La prise en compte de leur avis et préoccupations améliore la viabilité du projet
III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
38
I-2-3- DIFFERENCES ENTRE EES et EIE
EIES EES
Grands projets et certains
programmes
Nombreux Plans, Programmes, et
Projets à portées très variées
Aire d’étude plutôt restreinte Aire d’étude plus étendue
Enjeux environnementaux se
rapportant à un site ou un tracé
Enjeux environnementaux plus
larges et diffus, voire globaux
Public intéressé : surtout la
population touchée par le projet
Public intéressé : intervenants plus
spécialisés et représentants de la
société
39
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
IV-1 PROCÉDURE DE L’EIES
IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE
IV-1-2 DÉFINITION DU CHAMP DE L’ÉTUDE
IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE
IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT
IV-1-5 PRISE DE DÉCISION
IV-1-6 SUIVI ENVIRONNEMENTALE
IV-2 PORTÉE DE L’EIES
40
L’élaboration d’une EIES obéit à la procédure réglementaire du Code
de l’Environnement, la loi n° 96-766 du 03 octobre 1996
portant Code de l’Environnement et au décret n°96-894 du 08
novembre 1996, déterminant les règles et procédures applicables
aux études relatives à l’impact environnemental des projets de
développement, notamment en son article 12. Cette procédure peut
être schématisée de la manière suivante (figure 1).
IV-1 PROCÉDURE DE L’EIES
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
41
Etape 1 : Étude préalable
(Projet soumis à EIES)
Etape 2 : Définition du champ
de l’étude
Etape 3 : Réalisation de l’étude
(Elaboration du Rapport d’EIES)
Etape 4 : Examen du Rapport
(Examen technique et public)
Etape 5 : Prise de décision
(Approbation)
Etape 6 : Suivi environnemental
(Rapport de suivi)
IV-1- PROCÉDURE DE L’EIES
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
Figure 1: Procédure d’élaboration d’une EIES (Source : GVGCS-CI, août 2018)
Etape Pré étude
Etude
Etape Post étude
42
A cette étape, le promoteur vérifie si son projet est assujetti à une Etude d’Impact
Environnemental et Social (EIES).
IV-1-1- ETUDE PRÉALABLE
Compare à des listes positives ou
listes d’inclusion/ listes négatives,
liste d’exclusion qui recensent les
projets nécessitant / ou non une EIE qui
indiquent les exigences de l’évaluation
Soumet un avis de projet
(description du projet) à
l’ANDE pour la demande des
Termes De Référence (TDR).
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
•nature du projet, sa taille, son emplacement, son coût et le calendrier d’exécution
•indications sur la/les technologies, les processus, les procédés, ainsi que des
renseignements préliminaires sur les émissions et les effluents anticipés
Avis de projet
43
LES PROJETS SOUMIS A EIES
 ANNEXE I: Les établissements dangereux, insalubres ou incommodes soumis à
autorisation de la nomenclature des installations classées (art 2 alinéa 1, code environnement
2008)
Exemples: Exploitation agricole intensive d’une superficie supérieure à 999 ha, Industries extractives
(expoitation petrole, mine), Industrie de l’énergie (rafinerie, centrale thermique), Elimination des déchets
(step), Industries des produits alimentaires, Projets d’infrastructures (installation oleoduc, gazoduc Etc.)
 ANNEXE III: Sites dont les projets sont soumis à EIE (art 2 alinéa 1, code environnement 2008)
 Aires protégées et réserves analogues ;
 Zones humides et mangroves ;
 Espaces d’intérêt scientifique, culturel et touristique ;
 Zones définies écologiquement sensibles ;
 Périmètre de protection des points d’eau ;
 Espaces maritimes sous juridiction nationale, internationale ou autres eaux internationales.
IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE
 Catégorisation du projet / screening
Listes prédéfinies
44
 ANNEXE II: projet soumis au constat d’impact Environnementale (art 5, code
environnement 2008)
LES PROJETS SOUMIS A UN CIE
• Projet agricole (exploitation pouvant abriter des volailles, des porc et autres ruminants,
exploitation agricole intensive d’une superficie comprise entre 100ha et 999ha etc …)
• Industries extractives (forage géothermique, approvisionnement en eau etc…)
Industries de l’énergie (stockage de gaz combustible, aérien de gaz naturel, transport de gaz, de
vapeur d’eau chaude, d’énergie électrique par ligne etc…)
• Travaux de métaux (chaudronnerie etc)
• Industrie textile, du cuir, du bois, du papier, du caoutchouc
• Projet d’infrastructure (construction de route, de tramways et d’aérodrome, les projets qui ne
figurent pas dans l’annexe I)
 Catégorisation du projet / screening
IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE
Listes prédéfinies
45
IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
La catégorisation du projet / screening
Etude d’Impact Environnemental
et Social (EIES)
Constat d’impact
Constat d’exclusion catégorielle
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IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES)
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REGLES DE PROCEDURES
Article 5 : Pour tout projet ayant un lien avec les domaines prévus à l’annexe II du présent décret,
l’autorité habilitée à délivrer l’autorisation doit exiger du maître d’ouvrage ou du pétitionnaire
un constat d’impact aux fins d’en évaluer le risque d’impact sérieux sur l’environnement et
d’exiger ou non une étude d’impact environnemental.
Article 6 :Les projets bénéficiant d’une exclusion catégorielle doivent faire l’objet d’un constat
d’exclusion catégorielle, délivrée dans un délai de 30 jours à compter de la date
d’introduction de la demande du pétitionnaire auprès de l’administration technique de tutelle
et portant le visa du Bureau d’étude d’impact environnemental.
A l’expiration de ce délai et en cas de silence du Bureau d’Etudes d’Impact Environnemental,
le projet est réputé conforme aux objectifs de préservation de l’environnement.
Article 7 : Dans un délai n’excédant pas les 30 jours à compter de la date effective de réception du
constat d’impact, le Ministre chargé de l’environnement doit aviser le Maître d’ouvrage ou le
pétitionnaire soit de son approbation, soit de l’exigence de la présentation d’une étude d’impact
environnemental, soit de la prolongation de l’examen du dossier dans un délai complémentaire de 15
jours. Une copie de la décision sera transmise à l’administration technique concernée. Le dépôt d’un
constat d’impact doit faire l’objet d’un récépissé.
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REGLES DE PROCEDURES
A l’expiration de ce délai et en cas de silence du Bureau d’Etudes d’Impact Environnemental, le
projet est réputé conforme aux objectifs de préservation de l’environnement.
Article 8 : Si l’administration technique habilitée à délivrer l’autorisation considère que le projet peut
avoir des conséquences négatives notables sur l’environnement, même en l’absence de liens
avec les listes établies en annexes I,II, III, elle peut lui appliquer les dispositions de l’article 5.
De même le Ministre chargé de l’environnement peut saisir l’administration technique habilitée
à délivrer l’autorisation pour exiger la réalisation d’une étude d’impact pour un projet ou
programme, même en l’absence de liens avec les listes établies en annexes I,II,III.
Si l’administration technique habilitée à délivrer l’autorisation est saisie par la société civile de la
nécessité d’une étude d’impact environnemental, elle peut après examen du dossier de projet
exiger un constat d’impact pour apprécier les risques et exiger ou non une étude d’impact.
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IV-1-2 DÉFINITION DU CHAMP DE L’ÉTUDE/CADRAGE/ SCOPING
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
Le cadrage (scoping) s’effectue une fois qu’il est établi qu’une EIES doit être entreprise
pour un projet donné. Son objectif est de circonscrire et déterminer avec plus de précision
la nature des renseignements que devra contenir l’étude d’impact.
Cet exercice consiste à indiquer, parmi le vaste champ des problèmes environnementaux
potentiels, un nombre restreint d’enjeux à traiter de manière approfondie dans l’étude
d’impact. Il sert également à recenser et définir, dès les premiers stades du processus de
planification, les préoccupations des parties prenantes, les exigences et les limites de
l’EIES et préparer les Termes De Référence de l’étude d’EIES (TDR).
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IV-1-2 DÉFINITION DU CHAMP DE L’ÉTUDE/CADRAGE/ SCOPING
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
 Objectifs Des TDR
3-d’amener le promoteur du projet à élaborer un rapport d’EIES conforme à la
réglementation en vigueur
2-définir un canevas méthodologique de l’EIES incluant les enjeux majeurs du
projet
1-Indiquer les principales tâches à réaliser durant l’étude et le niveau d’effort requis
pour la préparation de l’EIES
Les termes de références doivent être clairs et assez précis pour permettre aux promoteurs
de réaliser efficacement l’étude d’impact.
Le cadrage est de la responsabilité exclusive de l’autorité compétente, il peut cependant
être réalisé en collaboration avec le promoteur. Le promoteur procède alors à un exercice
d’examen préalable de son projet.
51
ANDE valide les TDR qu’elle met à la disposition du demandeur
IV-1-2 DÉFINITION DU CHAMP DE L’ÉTUDE
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
l’ANDE est chargée de l’élaboration des TDR de l’EIES :
- description du projet et d’une visite de reconnaissance du site du projet,
- collecte des données (entreprise ou administration)
La réalisation de l’étude d’impact est de la responsabilité du promoteur qui doit la
faire conformément aux termes de référence (TdR). Il peut confier cette activité à un
prestataire externe, un expert ou, souvent, une firme spécialisée ou un Bureau
d’étude Environnemental Agrée (BEEA). Cependant, le promoteur demeure le seul
responsable de l’étude.
IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE
52
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE
Le promoteur choisi un Bureau d’Etudes Environnementales Agréé pour réaliser
l’Etude d’Impact Environnemental et Social qui aboutit à l’élaboration d’un rapport
conformément aux TDR. La réalisation de l’EIES intègre une consultation publique
des parties intéressées. Le rapport d’EIES est édité et transmis à l’ANDE par le
promoteur, commanditaire de l’étude.
Le promoteur prend en charge les coûts de réalisation de l’EIES qu’il
négocie directement avec le Bureau d’Etude Environnementale Agréé qu’il aura
choisi sur la liste officielle de l’ANDE selon ses propres critères.
53
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE
Le BEEA forme une équipe pluridisciplinaire composée d’un gestionnaire en
environnement, d’un socio économiste ou d’un sociologue et d’autres spécialités
dans le domaine du projet sur la base des TDR de l’EIES.
Sur ces TDR, le BEEA recrute l’équipe de travail et définit un planning de
réalisation de l’EIES. Chacun des consultants reçois un cahier de charge avec un
chronogramme bien définit.
54
Pendant la réalisation de l’EIES, le promoteur et son Bureau d’Etude Agréé
organisent une consultation publique.
La Consultation Publique est une séance d’information organisée par le promoteur
en collaboration avec son Bureau d’Etude Agréé pour expliquer le projet aux
populations susceptibles d’être affectées par celui-ci en vue de recueillir leurs avis
et/ou préoccupations.
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE
Chaque consultant est emmener à faire des recherche bibliographiques, à faire des
investigations sur le terrain en vue de collecter les données, rédiger un rapport
d’étape et le rendre au consultant gestionnaire de l’environnement, Chef d’équipe.
55
La consultation publique est un élément essentiel de l’étude socio-économique menée
au cours de la réalisation de l’EIES.
Les résultats de cette consultation publique sont intégrés dans le rapport de l’EIES que
le promoteur devra transmettre à l’ANDE pour instruction.
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE
L’EIES doit être conçue et exécutée selon des méthodes scientifiques reconnues, et s’appuyer
sur des données fiables et validées ou, du moins, vérifiables. Elle doit intégrer les
commentaires et les recommandations émis par les parties prenantes qui sont informées et
consultées pendant la réalisation de l’étude.
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IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE
Le temps imparti pour la réalisation de l’EIES est à la discrétion du promoteur du
projet. Cependant, dans certains territoires, il arrive que l’autorité attribue à la
directive ou aux termes de références une date de péremption au-delà de laquelle
une nouvelle directive ou TdR pourra être émise si l’EIES n’est pas terminée.
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IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT
 Enquête publique
Avant l’examen technique du rapport, une enquête publique peut être réalisée. Son effectivité
est laissée à l’appréciation de l’ANDE qui tient compte des enjeux liés au projet.
Objectif: Informer et recueillir les appréciations, suggestions et contre propositions de la
population affectée afin de permettre à l’ANDE de disposer de tous les éléments nécessaires à
son information pour une prise de décision éclairée.
Méthodologie de conduite de l’enquête
• Lieu: dans la localité qui abrite le projet
• Prise d’une décision Ministérielle d’organisation de l’enquête (MINEDD)
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IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
• Prise d’un arrêté préfectoral d’ouverture et de clôture
• Désignation d’un commissaire enquêteur
• Couverture médiatique (communiqués dans la presse audiovisuelle)
Le rapport d’enquête publique constitue un élément important du dossier sur le plan
socio-économique.
 Réunion publique : lancement de l’enquête (cérémonie d’ouverture)/durée 10 jours
ouvrés
 Clôture de l’enquête: Rédaction du PV (rapport du commissaire enquêteur) comportant
le visa du préfet de la localité.
 Enquête publique
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IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT
Objectifs
-Vérifier la pertinence environnementale du projet
-Décider de la recevabilité du rapport de l’EIES
Méthodologie
 Organisation de la séance d’examen en Commission Interministérielle
Réunir des Experts pluridisciplinaires soigneusement identifiés par l’ANDE selon la
nature du projet,
 Déroulement de la séance d’examen technique
- Recueillir les avis techniques des Experts des Différents Ministères Techniques et
autres structures sur le contenu du rapport d’EIES.
- Permettre aux Experts d’analyser les conclusions de l’enquête publique (Compte
rendu des réunions d’ouverture, de clôture et du PV de l’Enquête Publique).
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
60
IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
Processus d’évaluation du rapport
L’évaluation des rapports d’EIES se fait à deux niveaux :
- l’évaluation de la recevabilité administrative des EIES ;
- l’évaluation de la consistance technique des EIES.
 Evaluation de la recevabilité administrative des EIES
L’évaluation administrative des EIES se fait à travers trois (03) points de vérification :
- Les Termes De Référence (TDR) ont-ils été élaborés ou le cas échéant validés
par l’ANDE : suivant la réglementation en vigueur, la définition des TDR se fait
notamment en concertation avec l’administration technique de tutelle, le maître
d’ouvrage, ou pétitionnaire. Ainsi, toute étude dont les TDR n’ont pas été approuvés
par l’ANDE n’est pas recevable ;
61
IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
- L’EIES est-elle réalisée par un Cabinet d’Etudes agréé : suivant l’Arrêté N°00303 du
15 Octobre 2019, fixant les conditions d’agréments aux bureaux d’études et consultants
indépendants pour la réalisation des études d’évaluation environnementale et stratégique,
des études d’impact environnemental et social et des audits environnementaux doivent être
réalisées par des bureaux d’études agréés. Toute étude réalisée par un cabinet non agréé
par le Ministère en charge de l’environnement n’est pas recevable.
- Le promoteur a-t-il transmis le rapport de l’EIES à l’ANDE : suivant la décision le
promoteur doit transmettre 25 copies du rapport sur clé USB et 3 copies physiques de
rapports à l’ANDE
Processus d’évaluation du rapport
 Evaluation de la recevabilité administrative des EIES
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IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
 Consistance technique des EIES
L’évaluation technique des rapports d’EIES met à contribution les dispositions du décret
n° 96-894 du 08 novembre 1996 déterminant les règles et procédures applicables aux
études relatives à l’impact environnemental des projets de développement qui précise le
contenu des études d’impact environnemental et social, mais également l’expertise
de l’évaluateur.
Processus d’évaluation du rapport
De ce fait, l’évaluation porte aussi sur le fond et sur la forme du rapport :
- Sur la forme : il s’agit d’apprécier la présentation générale du rapport :
 qualité physique ;
 fautes et coquilles ;
 Illustrations du document .
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IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
Processus d’évaluation du rapport
 Consistance technique des EIES
- Sur le fond : il s’agit d’apprécier la conformité du contenu du rapport de l’EIES sur la
base des TDR élaborés ou validés par l’ANDE et la consistance technique des différents
éléments constitutifs du rapport. Spécifiquement, les éléments de fond comprennent :
 la conformité de l'étude aux TDR;
 la consistance du résumé non technique;
 la consistance de l'introduction ;
 la consistance de la description du projet ;
 l’exhaustivité de la description de l'état initial actuel du site et de son environnement ;
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IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
Processus d’évaluation du rapport
 Consistance technique des EIES
 l’exhaustivité de l’identification des impacts du projet sur l'environnement et de
l’évaluation de ces impacts identifiés ;
 la pertinence des mesures d’atténuation des impacts ;
 la pertinence du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES);
 la prise en compte de la participation publique dans à la réalisation de l'étude.
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IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
La finalité de l’analyse de recevabilité du rapport d’étude d’impact est de produire un rapport
d’analyse du rapport d’étude d’impact se concluant par un avis de recevabilité. Ce document
informe le ministre que l’étude d’impact répond ou non aux exigences des termes de
référence ou de la directive et lui donne la perspective nécessaire pour décider s’il est
pertinent de délivrer l’autorisation environnementale et de rendre publique l’étude
d’impact. L’avis de recevabilité permet de préconiser quatre types de décisions:
Recevabilité du rapport
66
IV-1-5 PRISE DE DÉCISION
II- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
L’autorité compétente en charge de l’environnement sur information de l’ANDE rend
un avis sur le projet
une autorisation de procéder
sans modification au projet
une autorisation de procéder
avec modifications au projet
une suspension de l’autorisation
dans l’attente de renseignements
complémentaires
un rejet du projet
67
 Phase 1 : Notification de la recevabilité du rapport de l’EIES
Suite à l’évaluation technique, l’ANDE notifie au promoteur, à travers un courrier (de
validation), la recevabilité du rapport de l’EIES.
 Phase 2 : Délivrance de l’arrêté ministériel d’approbation du rapport de l’EIES
En application de l’article 14 du décret sur les EIES, la décision d’approbation est
notifiée au promoteur par un arrêté d’approbation signé par le Ministre chargé de
l’Environnement.
 Approbation du rapport de l’EIES
En application des articles 4 et 14 du décret 96-894 du 8 novembre 96 relatif aux
EIE, la procédure d’approbation comporte plusieurs phases.
Les différentes phases d’approbation d’un Rapport d’EIES sont:
IV-1-5 PRISE DE DÉCISION
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
68
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
Une fois le certificat de conformité environnementale (arrêté d’approbation) délivré, il
revient au promoteur de réaliser son projet conformément aux clauses accompagnant cette
autorisation. Par conséquent, l’approbation du projet implique pour le pétitionnaire
l’obligation de respecter et d’exécuter les mesures énoncées dans l’étude d’impact et, en
particulier, dans son plan de gestion environnementale et sociale. Ce dernier, ainsi que
d’autres exigences supplémentaires, est toujours une condition liée au certificat
d’autorisation ; il constitue alors un cahier de charges qui engage légalement le promoteur
du projet.
Pendant la mise en œuvre des phases d’installation, de construction et d’exploitation,
l’ensemble du projet demeure sous surveillance afin que soit assuré le respect de la décision
prise par l’autorité responsable de l’Environnement.
 Etapes post-décision
Responsable: ANDE
Objectif
-Veiller à la mise en œuvre effective des mesures d’atténuation préconisées dans le
rapport de l’EIES
-Permettre au promoteur de préciser, d’ajuster, de réorienter ou d’adapter
éventuellement certaines mesures au regard des caractéristiques des composantes
du milieu.
Méthodologie
-Élaboration d’un document méthodologique de suivi (activités à mener et leur
programmation).
-Visite de terrain (contrôles programmés ou inopinés sur le terrain pendant les
phases de pré-construction, construction, d’exploitation du projet, de fermeture et
de réhabilitation du site du projet). 69
IV-1-6 SUIVI ENVIRONNEMENTALE
II- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
-Bilan environnemental
•Synthèse de toutes les mesures et observations pendant la période de suivi.
•Capitalisation des acquis du projet (enseignements susceptibles d’être retenus en
vue des projets futurs).
70
IV-1-6 SUIVI ENVIRONNEMENTALE
II- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
71
Projet
Détermination de la catégorie
EIES Constat d’Impact Exclusion
catégorielle
Cadrage (TDR) Elaboration de prescription Env
Enquête Réalisation EIES Réalisation Constat
Publique d’Impact E.
Evaluation technique en commission
interministérielle
Refus Décision Approbation
Suivi Env. Réalisation du projet
 Schématisation de la procédure administrative
72
Le champ couvert par l’étude d’impact environnemental et social comprend : le
périmètre du site d’influence directe ou indirecte du projet ; et, les
périmètres correspondants aux risques potentiels de pollution des
écosystèmes de la zone d’influence directe ou indirecte du projet. L’étude prend
en compte toutes les composantes environnementales susceptibles d’être
impactées positivement et négativement notamment :
‫ـ‬ le milieu physique (les eaux de surface et souterraine, l’air de la zone, le sol) ;
‫ـ‬ le milieu biologique (la biologie de la zone du projet, les habitats floristiques et
fauniques de la zone d’étude et ses environs) ;
‫ـ‬ le milieu humain (le personnel et les populations de la zone d’étude, ainsi que les
activités socio-économiques).
IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
IV-2 PORTÉE DE L’EIES
73
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
V-2-Evaluation environnementale par la Société financière internationale
V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
Recherche
- L’évaluation environnementale par la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures
- L’évaluation environnementale par les banques commerciales : les Principes de l’Équateur
74
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
La gouvernance environnementale est d’abord l’affaire de l’État. Elle prend la forme d’un
arsenal législatif et réglementaire concernant l’environnement. Cet arsenal réglementaire
inclut le processus de l’évaluation environnementale (EE) des projets. Il appartient en
effet à l’État d’édicter ou d’adopter différentes normes environnementales telles que des
normes sanitaires et des politiques touchant la conservation des habitats naturels, la lutte
contre les changements climatiques, la conservation de la diversité biologique, les
émissions atmosphériques, la pollution des cours d’eau, les seuils de bruit acceptables et
ainsi de suite.
Ces cibles, normes, objectifs et programmes sont tous intégrés dans diverses dispositions
législatives nationales. L’ensemble de ces normes se trouve pris en compte quand il s’agit
d’évaluer les effets sur l’environnement du développement, au moyen de l’évaluation
environnementale des projets, des plans ou des programmes. À ces fins, l’arsenal étatique
se formalise et comprend des lois et des décrets d’application, qui encadrent et décrivent
le processus d’EE, incluant, dans certains cas, l’obligation pour le promoteur du projet de
réaliser une étude d’impact environnemental et social (EIES).
75
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
76
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
Cependant, dans les pays en développement, il n’y a pas que l’État qui intervient dans
le processus d’evaluation environnementale. En effet, plusieurs projets s’appuient en
effet sur l’apport d’institutions multilatérales de financement (IMF), aussi appelées
bailleurs multilatéraux internationaux ou régionaux, telles la Banque mondiale, la
Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque
européenne de reconstruction et de développement et, plus récemment, la Banque
asiatique d’investissement pour les infrastructures et d’agences bilatérales telles que
l’Agence française de développement (AFD), l’Agence de coopération internationale du
Japon, la Coopération technique belge, l’Agence allemande de coopération
internationale (GIZ), et plusieurs autres (DANIDA, FINIDA, Norvège, Pays-Bas,
Canada). Tous ces organismes fournissent de l’aide publique au développement, selon
la nature et l’importance du projet ou du programme.
77
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
78
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
79
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
Ils assortissent leur contribution de conditions environnementales et requièrent, sous
une forme ou une autre, un processus formel d’EE qui leur est propre ou qui s’inspire
de régimes ou de «bonnes pratiques » conçus par d’autres organismes
internationaux tels que l’Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE).
Ces conditions constituent en général des régimes d’évaluation environnementale
distincts, parallèles au régime du pays concerné. Il s’agit là d’une seconde forme de
gouvernance, relevant cette fois de l’autorégulation plutôt que de la législation,
puisque l’évaluation environnementale relève non pas d’une loi, mais des principes de
saine gestion d’un acteur extranational. Il est extrêmement utile de connaître cet
arsenal dans tous ses détails, car bien qu’il échappe au contrôle des États, il reste un
cadre contraignant lorsque le financement externe et l’aide publique sont la condition
nécessaire du développement.
80
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
 Le Groupe de la banque mondiale
La Banque mondiale est en réalité le «Groupe de la Banque mondiale », car elle se compose de
cinq institutions indépendantes, regroupées sous un même conseil d’administration:
• la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD/IBRD),
• l’Agence internationale pour le développement (AID/IDA),
• la Société financière internationale (SFI/IFC),
• l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA),
• le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements
(CIRDI/ ICSID).
Trois de ces cinq institutions (la BIRD, l’AID et la SFI) sont directement impliquées dans le
financement du développement. Les deux autres sont des institutions associées qui s’occupent
de la réassurance des prêts (la MIGA) ou de l’arbitrage des disputes contractuelles (le CIRDI).
81
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
NB : Définition
BIRD : Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement
AID : Agence Internationale de Développement
SFI : Société Financière Internationale
MIGA : Agence Multilatérale de Garantie des Investissements.
CIRDI : Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements.
 Différence entre la BIRD, l’AID et la SFI
Ensemble, la BIRD et l’AID sont indistincts et représentent ce que presque tout le monde
appelle couramment la «Banque mondiale ». Trois autres institutions complètent néanmoins
le Groupe. Dans les faits, lorsque l’on entend que tel ou tel projet a été «financé par la
Banque mondiale», la plupart du temps le financement combine en réalité un prêt
concessionnel remboursable, fourni par la BIRD, et une subvention (non remboursable) de
l’AID.
82
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
La part de l’un et de l’autre, comme les arrangements de prêt (durée, taux d’intérêt,
vacances d’intérêts) sont des éléments négociés, qui dépendent de la nature du
projet, de l’État qui en fait la demande et d’autres facteurs contextuels. La Société
financière internationale a pour mission de favoriser le développement de
l’investissement privé dans les pays en développement et de promouvoir dans ces
pays un environnement favorable à la croissance. Elle dispose de services
autonomes qui travaillent en relation avec les entreprises désireuses d’investir dans
les pays en développement.
83
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
Quelle différence y a-t-il entre une évaluation environnementale réalisée pour la
Banque et une EE produite pour les services nationaux d’un État à l’égard
d’un même projet ?
En réalité, les deux processus sont indépendants et autonomes. Ils peuvent et doivent
coexister sur un même projet. Le processus de la Banque mondiale ne débouche pas sur la
délivrance d’un permis. Selon la PO 4.01, l’Evaluation Environnementale de la Banque
mondiale ne vise pas à « autoriser un projet» (ou à ne pas l’autoriser). Ce genre de permis
ou d’autorisation est la prérogative de l’État.
On voit donc qu’en réalité, les deux processus non seulement peuvent, mais doivent
coexister. S’agit-il d’un dédoublement des efforts, des retards, des coûts ? Pas tout à fait. En
général, tous les efforts sont mis en œuvre pour que, par exemple une seule étude d’impact
soit réalisée, pourvu qu’elle réponde à la fois aux exigences de la Banque et à celles de
l’État. D’ailleurs, une des exigences de la Banque est que le projet ait été «autorisé» par le
pays récepteur.
84
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
Quelle différence y a-t-il entre une évaluation environnementale réalisée pour la
Banque et une EE produite pour les services nationaux d’un État à l’égard
d’un même projet ?
L’Evaluation Environnementale de la Banque est simplement une décision de
«banquier»; elle consiste à autoriser ou pas un investissement ou un décaissement.
Dans la réalité, bien sûr, cette décision peut effectivement être déterminante à savoir
si un projet ira de l’avant ou non, mais la seule décision de la Banque mondiale aura
été de «décaisser ou non». Et si elle le fait, ce sera à ses propres conditions, y
compris ses propres conditions environnementales (les Politiques de sauvegarde,
devenues le Cadre environnemental et social de la Banque). Libre à l’État d’autoriser
le projet officiellement, si celui-ci correspond à ses propres normes
environnementales.
85
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
Politiques opérationnelles (PO) Normes environnementales et sociales (NES)
Ancien système, en vigueur jusqu’en 2023 pour les
projets déjà engagés
Nouveau système, en vigueur depuis le 1er octobre 2018
PO 4.01 – Évaluation environnementale et sociale Remplacée, incorporée et modifiée par la NES 1– Évaluation et gestion des risques et
effets environnementaux et sociaux.
PO 4.04 – Habitats naturels Remplacée, incorporée et augmentée par NES 6 – Préservation de la biodiversité et
gestion durable des ressources naturelles biologiques
PO 4.09 – Lutte antiparasitaire Remplacée et incorporée par NES 3– Utilisation rationnelle des ressources et
prévention et gestion de la pollution.
PO 4.10 – Peuples autochtones Remplacée et incorporée par NES 7 – Peuples autochtones/ Communautés locales
traditionnelles d’Afrique subsaharienne historiquement défavorisées.
PO 4.11 – Patrimoine culturel Incorporée par NES 8 – Patrimoine culturel
O 4.12 – Réinstallation involontaire Remplacée et augmentée par NES 5 – Acquisition de terres, restrictions à l’utilisation
de terres et réinstallation involontaire.
PO 4.36 – Forêts Remplacé, incorporé et augmenté par NES 6 – Conservation de la Diversité biologique
et Gestion durable des Ressources écosystémiques.
PO 4.37 – Sécurité des barrages Remplacée, incorporée et augmentée par NES 4 – Santé et sécurité des populations.
PO 7.50 – Voies d’eau internationales Toujours en vigueur.
PO 7.60 – Zones en litige Toujours en vigueur.
PB 17.50 – Diffusion de l’information Incorporée par NES 10 – Mobilisation des parties prenantes et information.
Nouvelles normes
NES 2 – Emploi et conditions de travail.
TABLEAU 1. Correspondance entre les Politiques de sauvegarde (ancien système) et les nouvelles Normes environnementales et sociales
(nouveau système)
86
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
 Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale
financé par le groupe de la Banque mondiale
Un bailleur multilatéral ou bilatéral du groupe de la banque Mondiale (BIRD et l’AID)
s’adresse principalement et directement aux États. Il finance donc l’État qui pilote un projet
ou développe un programme, sous forme de prêt concessionnel ou de don ; il pourrait s’agir
par exemple d’un prêt (ou un don) de la Banque mondiale au gouvernement Ivoirien dans le
cadre de la construction d’une usine de transformation de Cacao. Les étapes de la procédure
sont les suivantes :
1. Emission de demande de prêt pour un projet de développement par l’état ;
2. Réception de la demande de prêt par le service concerné de la banque, plus
précisément par le service responsable de l’environnement ;
Toutefois, l’ensemble des PO des Politiques de sauvegarde continuera de s’appliquer aux projets
en cours, et on estime que les deux systèmes coexisteront au moins jusqu’en 2023. Pour cette
raison, il est nécessaire d’étudier ces deux systèmes qui sont encore appelés à coexister pendant
plusieurs années.
87
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
 Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale
financé par le groupe de la Banque mondiale
3-Le service responsable de l’environnement de la banque pose les actes suivant :
a-Examine la demande
b-Catégorise le risque environnemental et social :
b1-Risque élevé (ici l’EIES doit inclure une analyse de la conformité à toutes les
NES)
b2- Risque substantiel
b3- Risque modéré
b4- Risque faible
Pour ces trois dernières catégories, le cadrage de la Banque définira les NES à
respecter.
4- Enclenchement de la procédure nationale d’Evaluation environnementale par
l’ANDE ;
88
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
 Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale
financé par le groupe de la Banque mondiale
5- Préparation et Réalisation de l’Evaluation Environnementale, selon le régime
national (Voir la procédure nationale) en prenant en compte les NES exigés par la
Banque. Aussi, la banque exige-t-il d’accompagner l’évaluation environnementale
d’un PGES (plan de gestion environnementale et sociale) ; et le cas échéant, un PAR
(plan d’action de réinstallation). La Banque demande également la préparation d’un
plan de mobilisation des parties prenantes (PMPP), ainsi que d’un plan
d’engagement environnemental et social (PEES). Ces plans visent à assurer le
maintien de saines relations communautaires et l’engagement de mise en œuvre de
toutes les mesures prévues au plan de gestion, pendant et après la réalisation du
projet.
89
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale
 Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale
financé par le groupe de la Banque mondiale
6- le service responsable de l’environnement de la banque peut Conseiller et accompagner
l’état dans la réalisation de l’étude;
7- Examen de la conformité et de la qualité, et validation de l’EIES selon la procédure
nationale
8- Validation indépendante de l’Evaluation environnementale et Vérification de la
conformité à toutes les NES exigées. Ce travail est effectué par des spécialistes de la banque
(service de l’environnement de la banque ) ou des experts externes recrutés à cette fin par la
banque.
9- Apres la validation au niveau locale, le Ministère de l’environnement délivre un arrêté
d’approbation qui fait office d’Autorisation environnementale du projet ;
10- Apres la validation de l’étude par la Banque, Elle va s’entendre sur le plan contractuel
avec l’état et procéder au décaissement
90
V-2-Evaluation environnementale par la Société financière internationale
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
Rappelons que la SFI, créée en 1956, a pour mission de favoriser le développement
de l’investissement privé dans les pays en développement et d’y promouvoir un
environnement favorable à la croissance. Elle dispose de services autonomes qui
travaillent en relation avec les entreprises souhaitant investir dans les pays en
développement. Elle est juridiquement indépendante de la BIRD (avec laquelle, par
ailleurs, elle collabore étroitement). Le «patron» de la SFI est le vice-président
proforma de la Banque mondiale, mais il dirige une administration autonome et
indépendante. Bien qu’elle n’investisse qu’avec le secteur privé, la SFI garde un lien
avec les États, car elle joue un rôle important de conseiller en matière de régulation
des affaires, par exemple, aux fins d’améliorer les conditions (le « climat»)
d’investissement dans le pays en question. intermédiaires financiers pour le
financement de projets en partenariat avec des investisseurs privés
91
V-2-Evaluation environnementale par la Société financière internationale
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
Elle peut même, à l’occasion, agir comme intermédiaire ou conseiller pour une
transaction particulière quand l’État est le promoteur de grands projets qu’il souhaite
ouvrir aux partenariats public-privé ou, carrément, au secteur privé. La SFI intervient
donc principalement sous la forme de participations en capital ou de prêts, soit à des
entreprises, soit à des banques commerciales à qui elle garantit des marges de crédit
et qui agissent comme intermédiaires financiers pour le financement de projets en
partenariat avec des investisseurs privés
Tout comme la Banque mondiale, la SFI a énoncé une politique environnementale et
s’est dotée en 2006 de Normes de performance en matière de durabilité
environnementale et sociale, qu’elle a révisées en 2012. Ces Normes de performance
sont au nombre de huit. En cas de financement d’un projet par la SFI ces normes de
performance en matière de durabilité environnementale et sociale doivent être
respectées.
92
V-2-Evaluation environnementale par la Société financière internationale
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
 Liste des Normes de performance environnementale de la Société financière
internationale
Norme de performance 1: Évaluation et gestion des risques et des impacts
environnementaux et sociaux ;
Norme de performance 2: Main-d’œuvre et conditions de travail ;
Norme de performance 3: Utilisation rationnelle des ressources et prévention de la
pollution ;
Norme de performance 4: Santé, sécurité et sûreté des communautés ;
Norme de performance 5: Acquisition de terres et réinstallation involontaire ;
Norme de performance 6: Conservation de la biodiversité et gestion durable des ressources
naturelles vivantes ;
Norme de performance 7: Peuples autochtones ;
Norme de performance 8: Patrimoine culturel.
93
V-2-Evaluation environnementale par la Société financière internationale
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
 Catégorisation des projets selon la Société financière internationale
Projets de catégorie A: Projets présentant des impacts négatifs sociaux ou
environnementaux potentiels significatifs, hétérogènes, irréversibles ou sans précédent.
Projets de catégorie B: Projets présentant des impacts négatifs sociaux ou
environnementaux limités moins nombreux, généralement propres à un site,
largement réversibles et faciles à traiter par des mesures d’atténuation.
Projets de catégorie C: Projets présentant des impacts négatifs sociaux ou
environnementaux minimes ou nuls, y compris certains projets de financement par le biais
d’intermédiaires financiers (IF) présentant des risques minimes ou nuls.
Projets de catégorie IF: Tous les projets de catégorie A ou B effectués par le moyen
d’intermédiaires financiers. La SFI a introduit de manière explicite la prise en compte des
enjeux des changements climatiques, des droits de l’homme et des questions de genre
auprès des intermédiaires financiers.
94
V-2-Evaluation environnementale par la Société financière internationale
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
 Processus administratif de réalisation d’une évaluation
environnementale financé par la SFI
Le processus est pareil que celui développé dans la réalisation d’une évaluation
environnementale financé par le groupe de la Banque mondiale. Seulement, il faut
prendre en compte la spécificité de la SFI en matière des exigences en termes de
politique environnementale et dans le screening des projets (catégorisation des
projets).
95
V-2-Evaluation environnementale par la Société financière internationale
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
 Processus administratif de réalisation d’une évaluation
environnementale financé par la SFI
 Similitudes et différences entre la SFI et les systèmes étatiques.
Tout comme les EE de la Banque mondiale, celles effectuées par et pour la SFI ont un tout
autre but que celles effectuées par et pour l’État, bien qu’elles puissent in fine viser les
mêmes résultats. Les EE de la SFI ont pour principal but de gérer le risque de
l’investissement et d’autoriser ce dernier. Elles ne sont pas des exercices qui visent la
délivrance d’un visa de réalisation. Il faut cependant noter qu’une des exigences de la SFI,
dans les cas d’un projet de catégorie A ou B, est que celui-ci ait obtenu ou soit en mesure
d’obtenir un tel visa de la part de l’État dans lequel le projet s’implante. Une autre similitude
avec les EE de la Banque mondiale a trait à la validation des études d’impact et des PGES,
ue la SFI confie à des spécialistes maison ou à des experts externes recrutés à cette fin.
96
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
Créée en 1964, la Banque africaine de développement (BAD5 ; ) a pour mission de
contribuer au développement économique et au progrès social des pays africains en
stimulant et en mobilisant l’investissement, ainsi que de fournir une assistance
technique et financière aux pays africains. La BAD regroupe 54 pays membres,
tous du continent africain et 27 pays non membres, dont la plupart sont des pays
développés et membres de l’OCDE (Organisation de Coopération et de
Développement Économiques). La BAD est une institution multilatérale dite
«régionale» parce qu’elle dessert exclusivement une région spécifique qui s’adresse
à la fois aux secteurs public et privé. Le Groupe est constitué de trois institutions qui
partagent le même siège social : la Banque africaine de développement sensu stricto,
qui consent essentiellement des prêts concessionnels;
97
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
le Fonds africain de développement, qui consent essentiellement des dons ou des
subventions; le Fonds spécial du Nigeria, qui peut fournir les deux précédents. De 1967 à
2010, la BAD a effectué 3 526 prêts et dons se chiffrant à environ 55 milliards de dollars
américains. Quelques exemples sont présentés dans l’encadré 11.10.
La politique environnementale et sociale
Depuis 1990, la BAD possède sa propre politique environnementale. Pendant plusieurs
années, elle s’est appuyée sur les Procédures d’évaluation environnementale et sociale
(BAD, 2015b), traduites en opérations par les Lignes directrices pour l’évaluation intégrée des
impacts environnementaux et sociaux (BAD, 2003). Une de ces lignes directrices porte sur
l’évaluation environnementale des projets. De 1990 à 2013, la Banque a exigé, pour certains
projets, la réalisation d’analyses environnementales incluant des études d’impact, en se
fondant non pas sur des normes, mais sur des énoncés touchant des « questions
transversales ».
98
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
La politique environnementale et sociale
Pour les fins de l’évaluation environnementale, la
catégorisation des projets est semblable, dans sa
structure, à celle de l’ancien système de la Banque
mondiale ou de la SFI, bien que les appellations
diffèrent (encadré 11.12).
99
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
La politique environnementale et sociale
100
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
Les sauvegardes opérationnelles environnementales et sociales intégrées
En 2013, la Banque a adopté effectivement son Système de sauvegardes intégré (SSI)
afin de favoriser une croissance socialement inclusive et écologiquement durable. Le
SSI comprend quatre volets :
• la Déclaration de politique de sauvegardes intégrées;
• les Sauvegardes opérationnelles, un ensemble de cinq critères de sauvegardes;
• des procédures d’évaluation environnementale et sociale ;
• des lignes directrices d’évaluation intégrée des impacts environnementaux et sociaux.
101
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
102
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
La SO 1 énonce les principes de l’évaluation environnementale et consacre la
catégorisation utilisée antérieurement (catégories 1, 2, etc.) en y ajoutant une
nouveauté : une sous-classification du risque climatique (encadré 11.13). Elle
propose, comme la Banque mondiale, une variété d’outils d’analyse, dont l’étude
d’impact et l’EES, pour lesquels elle adopte une procédure de réalisation
comparable en tous points à celle de la Banque.
Les sauvegardes opérationnelles environnementales et sociales intégrées
103
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
Les sauvegardes opérationnelles environnementales et sociales intégrées
104
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
105
V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
 IMPUTABILITÉ
Le Panel d’inspection. Un des outils et mécanismes d’imputabilité choisis par la Banque
réside dans un panel constitué d’experts indépendants et éminents. Le Panel d’inspection de
la Banque mondiale est une instance de recours pour toute partie prenante (client, personne
affectée, etc.) qui se trouverait insatisfaite ou lésée en vertu du non-respect par la Banque
de ses propres règles. constitué de trois personnes complètement indépendantes de la
Banque, sur mandats de cinq ans. Il ne s’agit ni d’une instance judiciaire ni d’un recours en
indemnisation. Toutefois, le Panel, qui relève directement du conseil d’administration de la
Banque, peut exiger que des procédures soient entièrement reprises si elles n’ont pas été
suivies ou respectées par le personnel de la Banque.
106
VII-0-METHODOLOGIE
VII-1-PARTIE PERSPECTIVE
VII-2-PARTIE DESCRIPTIVE
VII-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
VII- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
107
V-PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
Une étude d’impact est un document technique qui s’appuie sur des données fiables
ainsi que sur des méthodes et des modélisations validées et reconnues sur le plan
scientifique. Il contient un certain nombre de rubriques standards composant les
parties de l’étude, notamment une partie perspective, une partie descriptive,
une partie analytique et une partie prescriptive.
108
V-0-METHODOLOGIE
 identification des caractéristiques du projet (Avis de projet, connaissance du
dossier technique du projet, avant-projet sommaire (APS), plans, croquis, vue
en coupe, études géotechniques, étude de sécurité, APD: avant-projet détaillé
etc.).
 élaboration des outils de collecte des données (Support de collecte :
questionnaires, guide d’entretien, guide d’observation de terrain, liste des
acteurs) ;
 collecte des données
• Revue documentaire: caractéristiques physiques, environnementales,
démographiques, sociales, économiques et culturelles de la zone du projet,
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
109
- traitement, l’analyse et la synthèse des informations ;
- rédaction du rapport d’EIES.
informations relatives aux cadres législatif et réglementaire applicables aux
évaluations environnementales et sociales.
V-0-METHODOLOGIE
 Rencontres avec les institutions ressources : informer les acteurs, collecter des
données sectorielles, d’apprécier les capacités institutionnelles et les responsabilités
dans la mise en œuvre et le suivi du projet.
 Rencontres avec les autorités administratives : informer, collecter des informations
propre à la localité caractéristiques physique, environnementale, démographique,
sociale, économique et culturelle de la zone du projet (Monographie)
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
110
structure se définit comme suit :
‫ـ‬ Chapitre 0 : résumé non technique ;
‫ـ‬ Chapitre 1 : introduction ;
‫ـ‬ Chapitre 2 : description du projet ;
‫ـ‬ Chapitre 3 : Cadre législatif, règlementaire et institutionnel
‫ـ‬ Chapitre 4 : état initial de l’environnement ;
‫ـ‬ Chapitre 5 : identification, analyse/prédiction et évaluation de l’importance des
impacts induits par le projet ;
‫ـ‬ Chapitre 6 : mesures de protection de l’environnement ;
‫ـ‬ Chapitre 7 : gestion des risques et des accidents ;
‫ـ‬ Chapitre 8 : plans de gestion environnementale et sociale ;
‫ـ‬ Chapitre 9 : consultations publiques.
- Ossature du rapport d’EIES
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
111
La partie perspective comprend les deux sections suivantes :
• la mise en contexte du projet et sa justification ;
• le cadre législatif, réglementaire et institutionnel auquel il doit répondre.
V-I-PARTIE PERSPECTIVE
V-PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
 Mise en contexte du projet et justification
La mise en contexte présente les éléments à l’origine du projet. Elle comprend une courte
présentation de l’initiateur et du projet, un exposé du contexte d’insertion et de la raison
d’être du projet, une présentation des solutions envisagées, et l’analyse effectuée en vue
de la sélection de la solution retenue.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
112
V-I-PARTIE PERSPECTIVE
 Mise en contexte du projet et justification
L’exposé du contexte d’insertion et de la raison d’être du projet doit permettre d’en dégager
les enjeux environnementaux et sociaux ainsi que les contextes économiques et techniques
à l’échelle locale et régionale et possiblement nationale. En général, cette partie de l’EIES
doit permettre de répondre aux questions suivantes :
 Quel est le contexte de la proposition du projet ?
• Quel est le besoin ou le problème à résoudre ?
• Quel est le projet proposé ?
• Quelles sont les solutions (options) du projet offertes pour résoudre le problème ?
• Quelles sont les conséquences environnementales de ces options ?
• Quelle est l’option préférable et pourquoi ?
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
113
La définition du projet doit être la plus précise possible en présentant ses principales
caractéristiques techniques telles qu’elles apparaissent au stade initial de sa planification et
de sa conception. L’objectif de la définition du projet pour les besoins d’une EIES consiste à
définir le projet avec assez de spécificité pour déterminer avec précision la zone des impacts
possibles de sorte que la totalité des enjeux et éventuellement des impacts
environnementaux soient évalués.
V-I-PARTIE PERSPECTIVE
 Mise en contexte du projet et justification
cadre législatif, réglementaire et institutionnel
Il s’agit de présenter les lois et la réglementation pertinentes pour le projet. Il faut
également présenter les obligations de mise en œuvre des conventions ou traités
internationaux touchant les aspects environnementaux et sociaux du projet.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
114
Exemples :
loi n° 2016-886 du 08 novembre 2016 portant Constitution de la République de Côte
d’Ivoire
loi n° 96-766 du 3 octobre 1996 portant Code de l’Environnement ;
loi n° 98-755 du 23 décembre 1998 portant Code de l’Eau ;
loi n° 95-15 du 12 janvier 1995 portant Code du Travail ;
Il s’agit également de décrire les conventions internationales et sous régionales signées
et/ou ratifiées par la Côte d’Ivoire et traitant des aspects environnementaux et sociaux.
 Exemple: Convention Cadre des Nations Unies sur la diversité biologique (1992).
V-I-PARTIE PERSPECTIVE
cadre législatif, réglementaire et institutionnel
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
115
V-I-PARTIE PERSPECTIVE
cadre législatif, réglementaire et institutionnel
L’EIES présente enfin le cadre institutionnel mobilisé par le projet et la démarche. Cela
consiste à recenser et définir les rôles que les institutions étatiques et privées, les
organisations et les associations vont jouer au cours des différentes phases du projet ainsi
que leur participation à l’EIES.
Exemples :
 Ministère de l’environnement : structure sous tutelle ANDE, CIAPOL, etc.
 Ministère de l'assainissement et de la Salubrité : structure sous tutelle ONAD,
ANAGED, etc.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
116
Le cadre législatif comprend aussi une explication des obligations environnementales qui
incombent aux cofinanceurs. Dans le cas d’un financement par un bailleur international, les
politiques opérationnelles et les critères de performances de ce dernier seront présentés.
V-I-PARTIE PERSPECTIVE
cadre législatif, réglementaire et institutionnel
Exemple: la Politique environnementale et sociale de la Banque Mondiale
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
117
V-2-PARTIE DESCRIPTIVE
Elle couvre la description du projet et la description de l’environnement du milieu d’accueil.
V-2-1-Description des variantes
Par définition, l’EIES doit concourir à améliorer un projet, ce qui suppose la recherche
de variantes dans la mesure du possible. L’EIES explore toutes les solutions de rechange au
projet y compris l’éventualité de sa non-réalisation ou de son report et, le cas échéant,
toute solution proposée lors des consultations effectuées par l’initiateur de projet. Les
variantes sont généralement de deux natures. Il peut s’agir de choix stratégique du projet
(planification) d’une part ou de choix de conception, de localisation, ou de réalisation du
projet d’autre part. Les différentes variantes doivent être analysées en tenant compte de
critères techniques, économiques et environnementaux. Cette analyse doit permettre de
comparer les variantes envisagées et d’évaluer leurs avantages respectifs sur tous les plans.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
118
FORET SACREE
VILLAGE B grande zone
de production de cacao
VILLAGE A
VILLE
OPTION 1
OPTION 2
TECHNIQUE
ECONOMIQUE
ENV ET SOCIAL
119
V-2-1- Exemple description des variantes/ alternatives
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
120
V-2-1- Exemple description des variantes/ alternatives
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
121
Sélection des variantes pertinentes au projet : Alternative (sans projet / avec
projet). L’objectif ici consiste à démontrer que la variante du projet retenue par le
promoteur constitue globalement la meilleure option aux plans technique,
économique et environnemental.
Cet objectif est atteint en comparant entre elles les différentes variantes du projet
(sans projet / avec projet) de manière à en faire ressortir les points forts et les
points faibles. L’analyse comparative est généralement complétée par une
démonstration qui met en évidence la variante préférable.
Cette étape comprend les éléments suivants : (i) la description des variantes, (ii)
l’analyse comparative des variantes et (iii), la justification du choix de la variante
préférable.
 Exemple de Description des variantes/Alternatives
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
122
 Exemple de description des alternatives
ALTERNATIVES SANS PROJET AVEC PROJET
Avantages • Pas d’impact sur l’environnement
biophysique et humain
• Pas de perturbation des activités
environnantes ;
• Pas de nuisances et de perturbation
du cadre de vie ;
• Pas de recrudescences d’infections
respiratoires
• création d’emploi ;
• création de richesse (entrée de devises) ;
• Augmentation de l'indice de développement humain (IDH);
• Nouveaux investissements dans l’agrobusiness du cacao ;
• Atteinte des objectifs de la politique d’industrialisation et de
transformation locale des matières premières agricoles.
Inconvénients • Pas d’accroissement de la capacité
de transformation du cacao ivoirien ;
• Pas d’investissements dans
l’agrobusiness du cacao
• Pas de création d’emploi ;
• Pas de création de richesse.
• Risques de dégradation du sol, de pollution de l’air et des
eaux souterraines ;
• Recrudescence des maladies respiratoires ;
• Perturbation du trafic routier de la zone ;
• Risques d’accidents et de nuisances liés aux travaux.
Conclusion Les impacts négatifs peuvent être évités ou fortement réduits par la mise en œuvre de mesures
appropriées. Sur cette base, la situation « avec projet » doit être privilégiée au regard des avantages
qu’elle peut générer au plan socio-économique.
PROJET D’AUGMENTATION DE LA CAPACITE DE STOCKAGE DES FEVES DE CACAO
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
123
EXERCICE: Décrivez, analysez et justifiez les alternatives du projet
concernant la Construction du Centre Hospitalier et Universitaire de CSI
POLYTECH à DABOU.
V-2-1-Description des variantes/ alternatives
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
124
La description du projet concerne tant le projet initial que toutes ses variantes. Elle doit
servir à définir la méthode de travail et à délimiter la zone d’influence du projet. Elle
comprend les informations relatives :
• au site d’implantation : emprise du projet, des chantiers ;
• à la nature et à la conception du projet : processus de fabrication ou de construction,
rejets, trafic et populations concernées, types d’ouvrages d’art ;
• à ses caractéristiques architecturales : dimensions, matériaux.
V-2-2-Description du Projet
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
125
 présenter le plan d’ensemble des composantes du projet ;
 décrire les activités d’aménagement ;
 décrire les activités de construction (matériaux de construction, quantité d’eau et
d’électricité à utiliser et leurs sources ;
 décrire les mesures de protection envisagées (sol, eau, atmosphère, faune, flore) ;
 décrire les installations du chantier ou temporaire ;
 décrire les bâtiments et structures permanentes ;
 décrire les infrastructures et installations connexes ;
 décrire les modes d’exploitation, procédés et équipements,
 décrire les matières premières et additifs ;
V-2-2-Description du Projet
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
126
 décrire les rejets (solide, liquide et gazeux) et nuisances susceptibles d’être
produites par le projet (durant toutes ses phases) ;
 décrire les mesures d’utilisation rationnelles et de conservation des ressources ;
 décrire le plan de fermeture ;
 présenter le calendrier et le coût du projet.
V-2-3-Description de l’environnement
Evidence les activités sources d’impacts
V-2-2-Description du Projet
La description de l’environnement consiste à faire le point sur l’ensemble des
caractéristiques et relations propres à l’environnement susceptible d’être modifié par le
projet. L’environnement résulte de la combinaison de trois grands types de
milieux :
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
127
V-2-3-Description de l’environnement
 Le milieu physique comprend le sous-sol et les eaux souterraines, le sol et les eaux de
surfaces, l’air et le relief.
Le milieu biologique comprend la flore, la faune et les communautés vivantes.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
128
V-2-3-Description de l’environnement
Le milieu humain et social qui comprend les caractéristiques démographiques, tous les
éléments construits, les relations sociales, les modes d’utilisation de l’espace (territoire), le
patrimoine culturel et les paysages.
Cette description de l’environnement se fait à l’intérieur de la zone d’influence du projet.
C’est l’aire d’étude. Elle correspond à une zone géographique soumise à au moins un des
effets provoqués par le projet. La description de l’environnement est présentée grâce à des
données disponibles ou à recueillir.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
129
V-2-3-Description de l’environnement
Il est important de faire ressortir les données les plus pertinentes au projet afin de rester dans
les limites de coûts et de temps raisonnables.
La description de l’environnement doit aussi tenir compte de son évolution ; c'est-à-dire
l’environnement futur probable, et les autres projets annoncés.
La description et l’analyse de l’environnement nous permettent de procéder à une synthèse
des contraintes par superposition des informations cartographiées et à identifier les zones de
moindre impact. C’est cela qui permet de localiser les activités du projet dans les espaces à
faibles enjeux et sensibilités.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
130
Délimitation de la zone d’étude
La délimitation ou définition de la zone d’étude est nécessaire, voire indispensable,
pour cerner tous les milieux touchés directement ou indirectement par le projet.
Cette délimitation de la zone d’influence directe du projet doit se faire en fonction de
la nomenclature des installations classées.
Description des composantes pertinentes
Milieu physique
Milieu biologique Milieu socio-
économique et
culturel
Composantes
du milieu
V-2-3-Description de l’environnement
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
131
MILIEU PHYSIQUE
 Géologie générale
-Définir les formations géologiques;
-Dresser le profil géologique et géotechnique de la zone du
projet.
- Définir l’état de référence du sol
 Les eaux
-Définir l’état de référence des eaux (souterraines et
superficielles) carte à l’appui
-Préciser l’existence ou non des nappes sous le site et leurs
caractéristiques
-Voir en aval et amont les captages d’eaux pour
l’alimentation en eau potable et ou industrielles ainsi que
leurs qualités.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-2-3-Description de l’environnement
132
MILIEU PHYSIQUE
Analyse des eaux
- le pH ; la conductivité ; la température ;
- la turbidité ;les matières en suspension ;
- la DCO; la DBO5, l’azote ammoniacal ;
- l’azote des nitrates
- Etc………
Analyse de sol
- le pH ;
- Hydrocarbure totaux ;
- Pesticide ;
- ETM (As, Cd, Pb, Hg, Cu) ;
- Etc………
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-2-3-Description de l’environnement
133
MILIEU PHYSIQUE
 CLIMATOLOGIE
-Saisons
-Précipitations
-Températures
-Humidité relative
-Vitesse et direction des vents
Histogramme des précipitations
ROSE DES VENTS
Données brutes disponibles à la SODEXAM
 Qualité de l’air: Définir l’état de référence
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-2-3-Description de l’environnement
134
 les matières particulaires (PM10 ;PM5,
PM2,5, PM1)
 la quantité totale de particules en
suspension ;
 SO2 ;
 NOx;
 CO / CO2
 NH3;
 H2S.
Tableau I : Niveaux sonores d’émission admissible en décibel (dB (A))
MILIEU PHYSIQUE
 Mesure de qualité de l’air
 Mesure des nuisances acoustiques : Bruit
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-2-3-Description de l’environnement
135
MILIEU BIOLOGIQUE
 Formations végétales
 Ecosystèmes aquatiques
 Faune (Espèces animales)
 Flore (Espèces végétales)
Faire une liste des espèces menacées
Photo 1: Pièges de type Sherman, Chauvancy et
Tapette pour la capture des rongeurs
Photo 2: Végétation de Ficus benjamina avec en dessous
Information disponible à L’UICN
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
136
MILIEU SOCIO-ÉCONOMIQUE ET CULTUREL
o Structuration administrative et démographique
o Population (Données démographiques et historiques)
o Occupation des sols, activités économiques
(Activités agricoles , industrielles, chasses, pêches…)
o Etat du voisinage
o Organisation socio-politique et culturelle
o Cadre de vie des populations (santé et hygiène publique, sécurité,
gestion des déchets, voirie, éducation)
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-2-3-Description de l’environnement
137
- la phase de préparation ou de pré construction ;
- la phase de construction ;
- la phase d’exploitation ;
- la phase de fermeture ou de réhabilitation.
Exécution du projet comprend quatre (4) principales phases
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
La gestion des impacts anticipés
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
Cette étape a pour objectif de déterminer tous les impacts probables associés à la
réalisation du projet sur le milieu physique, les ressources biologiques et les
communautés humaines, ainsi que les mesures à prendre pour les minimiser au
mieux, les prévenir. Le promoteur doit proposer une méthode d’identification et
d’évaluation des impacts qui soit objective, concrète et reproductible. Le
raisonnement doit être clair et accessible pour le lecteur.
Les impacts potentiels du projet ainsi que les mesures d'atténuations sont identifiés,
caractérisés et évalués sur la base d'une méthodologie développée autour des
éléments suivants:
138
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
-Une analyse des données acquises sur l'environnement physique, biologique et
social de la zone du projet;
-Une évaluation des informations obtenues sur les étapes de développement et
de fonctionnement du projet;
-Les avis et préoccupations recueillis par le Bureau d’Etudes auprès des
populations et autorités traditionnelles (Chefs de Village et Chefs de Terre) de
différents villages visités dans la zone,
139
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
140
L’objectif est de prendre en compte toutes les interactions entre l’environnement et les
composantes du projet.
Deux éléments sont essentiels pour recenser ou déterminer les impacts : les
composantes du projet ou sources d’impacts, et les éléments du milieu d’accueil
du projet, ou récepteur d’impact.
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
141
Identification des activités sources d’impact
 Source d’impact
Une source d’impact est un élément constituant ou une composante d’un projet ou d’une
activité de construction, d’exploitation ou d’entretien qui est susceptible d’avoir un impact sur
l’environnement. Les sources d’impact se trouvent donc dans les activités et, plus
précisément, les interventions, les intrants (moyens nécessaires pour mener les activités) et
les extrants (produits ou déchets issus des activités).
 Définition du concepts de « source d’impact »
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
142
 Définition du concepts de « source d’impact / Impact »
Pour déterminer les différentes sources d’impact, il faut procéder à la description du projet.
Celle-ci peut comprendre les principaux éléments du projet : les structures permanentes et
temporaires ; la façon dont le projet sera construit et valorisé ; une explication de son type
d’activité et le détail des interventions ; ses processus de production, y compris les besoins
pour y aboutir ; enfin, les déchets qui sont susceptibles d’être produits.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
 Source d’impact
143
Analyse
- Avant projet sommaire
- Avant projet détaillé
- Rapport géotechnique
- Autres documents
Description des variantes
sélectionnées
 Détermination des activités « source d’impact »
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
144
 Phase d’aménagement et de construction
Les activités d’aménagement et de construction et les opérations prévues (déboisement,
défrichage, brûlage, forage, excavation, dynamitage, creusage, remblayage, franchissement
de cours d’eau, enlèvement du sol arable, utilisation de machinerie lourde, utilisation
d’herbicides et de pesticides, démolition ou déplacement de bâtiments, etc.).
 Phase d’exploitation
Les activités et les modes d’exploitation (entretien des ouvrages, des aménagements et des
installations, aménagements paysagers, etc.). Les rejets liquides, solides et gazeux (quantité
et caractéristiques physiques et chimiques détaillées, localisation précise de leurs points de
rejet) des activités (par exemple, les eaux de procédé, de refroidissement
 Détermination des activités « source d’impact »
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
145
et de ruissellement, la production d’énergie ou de vapeur), le bruit, les odeurs, les
émissions diffuses et les autres types de nuisance, ainsi que les équipements et
installations qui y sont associés (captage, épuration, traitement, dispersion, diffusion,
élimination, contrôle, réception, entreposage, manipulation, etc.).
 Phase de cessation
- Démantèlement des structures
- Démolition de bâtiments
- Réhabilitation
 Détermination des activités « source d’impact »
 Phase d’exploitation
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
146
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
 Impact
Un impact est une conséquence positive ou négative d’une action ou d’une activité en
interaction avec l’environnement. Il est qualifiable ou mesurable, ou les deux. On distingue
plusieurs types d’impacts :Les impacts directs, Les impacts indirects, Les impacts différés,
Les impacts cumulatifs, Les impacts synergiques, Les impacts résiduels.
Les impacts directs découlent d’une activité de projet, selon un lien direct de cause à
effet (ex.: les pertes des espèces végétales rares à la suite du dessouchage et du
débroussaillage pour l’ouverture d’une route).
 Différents types d’impacts
147
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
Les impacts indirects sont ceux qu’on ne peut pas relier à une activité du projet par un
lien direct de cause à effet. Ils peuvent se produire plus tard ou à plus grande distance, tout
en étant raisonnablement prévisibles (ex.: l’érosion du sol à la suite de la coupe de la
végétation sur le flanc d’une colline).
Les impacts différés se manifestent à un moment ultérieur à la réalisation du projet ou
de l’activité (ex.: la manifestation du cancer chez les employés d’une société de
construction utilisant de l’amiante dans la pose des plafonds).
 Différents types d’impacts
148
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
Les impacts synergiques résultent de l’association de plusieurs impacts qui concourent à un effet
donné. Considérés individuellement, ces impacts peuvent présenter peu d’intérêt, alors qu’ils
prennent une dimension significative lorsqu’ils sont conjugués. Les effets synergiques doivent être
considérés à deux niveaux : entre les répercussions propres à une intervention ; entre les
répercussions individuelles ou conjuguées d’une intervention et le milieu d’implantation.
Les impacts résiduels sont des impacts négatifs qui persistent après l’application de mesures
d’atténuation.
Les impacts cumulatifs sont des effets additifs ou interactifs qui induisent, sur l’environnement
biophysique ou humain, des changements brusques ou progressifs dans le temps et dans l’espace. La
considération des impacts cumulatifs d’une intervention renvoie à l’évaluation de la potentialité de son
tout ou de ses parties d’aggraver ou d’amplifier un phénomène particulier.
149
 Récepteur d’impact
Un récepteur d’impact est un élément de l’environnement qui subira les effets des
éléments constituants d’un Projet ou d’une activité. Les récepteurs sont définis en
analysant l’état initial ou de référence du site et de l’environnement du projet, avant la
réalisation du projet. Ici, la notion d’environnement recouvre un ensemble de
préoccupations interdépendantes relevant notamment de la nature, des paysages, de la
qualité de vie, de la sociologie et de l’économie. On peut citer, entre autres :
la faune et la flore, les sites et les paysages, le sol, l’eau, l’air, le climat, les milieux naturels
et les équilibres biologiques, la protection des biens et du patrimoine culturel,
 Définition de concept
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
150
 Récepteur d’impact
la commodité de voisinage (bruit, vibrations, odeurs, émissions lumineuses et autres
émissions polluantes), l’hygiène, la santé, la sécurité et la salubrité publique, de même que
les interactions éventuelles entre ces différents éléments et l’évolution naturelle de
cet environnement.
 Définition de concept
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
151
 Récepteur d’impact
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
152
MATRICE DE SYNTHESE D’IDENTIFICATION DE L’IMPACT EN PHASE DE POST-CONSTRUCTION
PHASE
DU
PROJET
ZONE DU
PROJET
ACTIVITES /
SOURCES D’IMPACT
COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT
Exemple de la liste des activités sources d’impact identifiées dans un projet de construction d’un CHU
V-3-2- Analyse des impacts induits par le projet
L’analyse des impacts consiste à déterminer, décrire et évaluer les interrelations qui
existent entre les composantes d’un projet et le milieu récepteur. Il s’agit ici de prévoir les
impacts d’une proposition et d’évaluer leur importance. L’objectif est de prendre en compte
toutes les interactions entre l’environnement et les composantes du projet et leurs impacts
importants, en veillant à ne pas omettre par inadvertance les effets indirects et cumulatifs
potentiellement importants.
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
153
Activités sources
d’impact
Composante du
milieu impacté
Impacts Identifiés
Phase des travaux: Phase de
préparation et phase de
construction
-Dégagement de l’emprise du
projet
(déboisement,
débroussaillage, démolition,
Netoyage,décapage)
-Terassement
(deblayage, remblayage)
-Installation de la base vie
(eaux de lavage, nourriture
etc)
-Stockage d’hydrocarbure
-Manutention de la
machinerie (engin)
Physique
Sol -Erosion et Dégradation du sol
- Pollution du sol par les déchets de
chantier, ménager
-Pollution du sol par les eaux usées
- Pollution du sol par déversement
Accidentelle d’hydrocarbures et huile
De moteur
154
Deux éléments sont essentiels ici pour recenser ou déterminer les impacts : les
composantes du projet, ou sources d’impact, et les éléments du milieu d’accueil du projet,
ou récepteurs d’impact. Ces deux types d’éléments clés doivent donc être bien appréhendés
et bien analysés. Pour évaluer les impacts, il faudra prendre en compte, en plus de ces deux
éléments essentiels, les exigences administratives et réglementaires propres au projet, au
pays et, dans le cas des projets financés par des bailleurs, à chaque bailleur.
Ce processus débute lors de la sélection et se poursuit à travers le cadrage (l’établissement
de la portée), qui recense les problèmes clés et les classes en catégories d’impact en vue
d’une étude ultérieure.
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-2- Analyse des impacts induits par le projet
L’évaluation des impacts environnementaux et sociaux doit prendre en compte toutes les
phases d’un projet. Le but de l’évaluation des impacts est d’affecter une importance relative
aux impacts associés au projet et ainsi, de déterminer l’ordre de priorité selon lequel les
impacts doivent être évités, atténués ou compensés.
Un certain nombre de méthodologies et d’outils de détermination ont été développés. Leduc
et Raymond (2000) proposent cinq catégories de méthodes ou d’axes d’analyse des impacts
: les méthodes d’expertise, les modèles et systèmes, les représentations spatiales et
cartographies, les méthodes comparatives unicritères, les méthodes comparatives
multicritères.
155
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
156
L’ approche matricielle pour l’évaluation des impacts est basée sur l’interrelations entre
les activités du projet, sources d’impact et les éléments des milieux récepteurs en
l’occurrence les milieux physique, biologique et humain.
L’approche modèles et systèmes plus particulièrement l’aspect matricielle est celle utilisée
fréquemment et imposée par l’ANDE dans ces TDR.
o Méthodologie
Lorsque l’ensemble des impacts potentiels du projet sur une composante
environnementale ou sociale donnée ont été établis, on évalue l’importance des
modifications prévisibles de cette composante. Dans ce cas on se pose les questions
suivantes :
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
157
• Quelles sont les probabilités que cet impact se produise ?
• Quelle sera l’importance de chaque impact ?
• Quelle est l’intensité d’un impact généré par le projet ?
• Quelle est l’étendue spatiale d’un impact généré par le projet ?
• Quelle est la durée d’un impact généré par le projet ?
La description et l’évaluation des interrelations relevées précédemment s’effectuent en
tenant compte du type et de l’importance de l’impact. Le type d’impact peut être positif,
négatif ou indéterminé. L’importance d’un impact renvoie aux changements causés à
l’élément du milieu par le projet.
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
158
V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
Figure : Processus d’évaluation des impacts environnementaux.
159
MATRICE D’EVALUATION DE L’IMPACT EN PHASE DE CONSTRUCTION
EVALUATION DE L’IMPORTANCE DE L’IMPACT
PHASE DU
PROJET
ZONE DU
PROJET
ACTIVITÉS
/SOURCE
D’IMPACT
COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE
NATURE DE
L’IMPACT
CATEGORIE
DE L’IMPACT
EXEMPLE D’UNE MATRICE D’EVALUATION
V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
160
• EXEMPLE DE BILAN STATISTIQUE DES IMPACTS DU PROJET
Type
d'impact
Phases du projet Total
Préparatio
n
Constructio
n
Exploitation Cessation
Impact
négatif
mineur
27 24 13 12 76
Impact
négatif
moyen
6 4 13 3 26
Impact
négatif
majeur
0 0 2 1 3
Impact
positif
mineur
0 0 0 0 0
Impact
positif
moyen
2 4 0 1 7
Impact
positif
majeur
0 1 6 0 7
Total 35 33 34 17 119
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
V-3-3-Mesures d’attenuation, de compensation des impacts négatifs
161
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
Les mesures d’atténuation sont des solutions proposées aux différentes étapes du
développement d’un projet, depuis la phase de planification jusqu’à l’exploitation et la
réhabilitation, soit pour éliminer entièrement les impacts négatifs, soit pour les réduire par
rapport à leur valeur initiale, en donnant la priorité à l’évitement de tout impact.
L’atténuation des impacts vise la meilleure intégration possible du projet au milieu. À cet
égard, l’étude précise les actions, les ouvrages, les correctifs ou les ajouts prévus aux
différentes phases de réalisation, pour éliminer les impacts négatifs associés à chacune
des variantes ou pour réduire leur intensité, de même que les actions ou les ajouts prévus
pour favoriser ou maximiser les impacts positifs.
 Mesures d’atténuation
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
162
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
 Mesures d’indemnisation et de compensation
Elles font partie du projet, mais elles peuvent être localisées hors de son emprise. Ces
mesures apportent une contrepartie à des impacts dommageables non supprimés ou
réduits ou aux impacts qui subsistent après l’application des mesures d’atténuation
(impacts résiduels), tant pour le milieu biophysique que pour les résidents et les
communautés touchés. Les mesures compensatoires sont de deux natures :
• La compensation financière et matérielle consiste à indemniser les personnes touchées
directement par les impacts ou les inconvénients du projet soit en nature, soit en
argent.
V-3-3-Mesures d’attenuation, de compensation des impacts négatifs
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
163
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
 Mesures d’indemnisation et de compensation
 La compensation environnementale consiste à remplacer les éléments
environnementaux perturbés ou endommagés par l’implantation du projet. Par
exemple, la perte d’habitats en milieu aquatique ou humide pourrait être compensée
par la création ou l’amélioration d’habitats équivalents dans la zone du projet ou
dans le voisinage.
Tableau: Matrice de synthèse des mesures de protection de l’environnement
Phase du projet
Zone
concernée
Activités / source
d’impact
Composante du
milieu affectée
Nature de
l’impact
Mesures
d’atténuation/de
bonification
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-3-Mesures d’attenuation, de compensation des impacts négatifs
164
V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
V-3-3-Mesures d’attenuation, de compensation des impacts négatifs
 Exemple d’Indemnisation de Biens détruits: Cultures détruites
L’arrêté interministériel n°247/MINAGRI/MPMEF/MPMB du 17 Juin 2014 portant fixation du
barème d’indemnisation des cultures (Voir annexe)
 Calcul d’Indemnisation de Cultures détruites
165
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
VI.1. INTRODUCTION
VI.2. DÉFINITIONS
VI.3. ANALYSE DES RISQUES
VI.4. IDENTIFICATION DES DANGERS ET DES SCÉNARIOS D’ACCIDENTS
VI.5. EVALUATION DES RISQUES
VI.6. MESURES DE GESTION DES RISQUES
166
VI.1. Introduction
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
Dans notre société actuelle, nous nous trouvons confrontés à des risques créés
par les installations industrielles qui nous apportent la satisfaction des besoins
inhérents à notre mode de vie. Ces risques sont le revers de la médaille : d’un
côté les bienfaits réels ou supposés du développement des technologies, de
l’autre le risque engendré par celles-ci. Chaque activité nouvelle, chaque
progrès technologique, apporte sa part de risques nouveaux. Les risques
d’accidents technologiques s’inscrivent donc parmi ces impacts potentiels dus à
l’implantation de nouvelles installations ou activités. Il est nécessaire de
connaître et de comprendre ces risques afin de les gérer adéquatement. Cette
connaissance des risques permet l’intégration de l’aspect de la sécurité dans la
conception de projet et sa considération lors de l’opération.
167
VI.2. Définitions
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
• Le Danger : Vu sous un angle « danger au travail ou au poste de travail »
c’est toute source potentielle de dommage, toute activité susceptible de
générer un préjudice ou d'effet nocif à l'égard d'un bien, d’équipement, de la
nature, ou d’un employé ou toute personne dans certaines conditions dans le
milieu de travail.
• Le Risque : Est la probabilité que le préjudice survienne en cas d'exposition
au danger, ou qu’une personne subisse un préjudice ou des effets nocifs pour
sa santé en cas d'exposition à un danger. Elle peut s’adresser à des
situations où il y a perte de bien ou d'équipement.
168
VI.3. Analyse des risques
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
L’analyse de risques d’accidents technologiques majeurs porte sur les
installations dont les risques pourraient causer des impacts, souvent soudains
et immédiats, sur la population et les éléments sensibles du milieu. Elle permet
de connaître ces risques afin d’en planifier la gestion. Selon l’information
disponible et le but recherché par la réalisation d’une analyse de risques
d’accidents majeurs, l’analyse de risques peut être qualitative ou quantitative.
169
VI.3. Analyse des risques
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
Analyse qualitative
L’analyse qualitative des risques permet d’identifier les dangers ainsi que les
accidents potentiels et d’évaluer qualitativement les conséquences, les
fréquences et les risques. Elle propose des méthodes visant à établir ce qui
peut se passer d’anormal et quelles en sont les causes. Ces méthodes peuvent
être appliquées tout au long du cycle de vie d’une installation. En plus de
permettre l’identification des défaillances pouvant entraîner des accidents
majeurs, ces méthodes peuvent permettre d’identifier les causes d’un incident
et les équipements stratégiques pour la sécurité et l’intervention. À partir des
résultats de l’analyse, les mesures de gestion des risques sont identifiées et
implantées.
170
VI.3. Analyse des risques
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
Analyse quantitative
Le risque s’exprime mathématiquement en combinant l’importance des
conséquences d’un événement indésirable (pour la population, les structures et
l’environnement) et la fréquence de réalisation de cet événement. L’analyse
quantitative de risques d’accidents technologiques constitue un outil permettant
de quantifier et d’analyser les conséquences, les fréquences et les risques.
Cette méthodologie peut être résumée par le diagramme ci-dessous.
171
VI.4. Identification des dangers et des scénarios d’accidents
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
L’analyse de risques d’accidents technologiques majeurs (dont les
conséquences pourraient excéder les frontières du projet) repose sur la
détermination des dangers (dangerosité des produits, défaillances des
systèmes, sources de bris, etc.) à partir desquels des scénarios d’accidents
sont établis. Toutes les activités reliées au projet doivent être considérées
(manutention, exploitation, transport, etc.).
L’identification des dangers et des scénarios d’accidents permet de recueillir
l’information relative au projet à l’étude (installations, équipements, matières
dangereuses, etc.) et au milieu dans lequel il sera situé. Cette étape consiste à
identifier les dangers, identifier les éléments sensibles du milieu, réaliser la
revue des accidents passés reliés à des entreprises ou des procédés similaires
et établir les scénarios d’accidents.
172
VI.5. Evaluation des risques
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
Elle consiste à se prononcer sur la vraisemblance que le risque se réalise. Pour
ce faire la probabilité et la gravité des risques sont déterminées en vue
d’anticiper leurs conséquences en planifiant des actions de prévention selon
des propriétés qui se présentent. L’évaluation des risques à partir de ces deux
déterminants essentiels, permet d’établir la criticité du risque et donc de voir si
le risque ou si ses impacts sont tolérables ou non. L’évaluation de la criticité
des risques professionnels prend en compte, la fréquence d’exposition à la
situation dangereuse, la durée de cette même fréquence ainsi que le critère de
gravité par rapport aux dommages potentiels et de la maîtrise du risque.
La figure suivante présente un exemple de matrice d’évaluation du risque.
173
VI.5. Evaluation des risques
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
Dans l’ensemble, l’évaluation des risques doit conduire à identifier les actions à
mener en priorité pour maîtriser autant que possible, les risques auxquels le
personnel, les populations et l’environnement sont exposés.
Cette évaluation du risque est faite à partir de l’estimation préalable de la
gravité et de la probabilité d’apparition du dommage (tableaux suivants).
Niveau de Gravité Estimation
Catastrophique 4
Critique 3
Marginal 2
Négligeable 1
Estimation de la gravité.
Estimation
Probabilité d’apparition
d’un évènement
dangereux
Probabilité
d’apparition du
dommage
Fréquence et/ou
Durée d’exposition
au danger
4 Très élevée Très probable Fréquent et/ou
longue durée
d’exposition
3 Élevée Probable
2 Moyenne Improbable Rare et/ou courte
durée d’exposition
1 Faible Très faible
Estimation de la probabilité d’apparition du dommage.
174
VI.5. Evaluation des risques
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
Matrice d’évaluation du risque.
175
VI.6. Mesures de gestion
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
Mesures de sécurité
Les mesures de sécurité ou de maîtrise des risques correspondent aux
mesures de préventions et de protections à mettre en œuvre pour lutter
efficacement contre des sinistres et qui sont capables de garantir au maximum
la sécurité de l’environnement et des personnes.
Le tableau suivant présente des exemples de mesures de maîtrise des risques
pour des dangers identifiés d’un projet.
176
VI.6. Mesures de gestion
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
Mesures de sécurité
RISQUES INACCEPTABLES
(Niveau 1)
EFFETS DE RISQUES MESURES DE PREVENTION PROPOSÉES
Risque d'incendie et
d'explosion
Brûlure (possibilité de
mort), intoxication,
asphyxie
S’assurer :
- que les moyens d’extinction mobiles et autres équipements de protection
d’incendie soient positionnés avant le démarrage des travaux
- de la prise de contact avec les secours
- qu’il y ait au sein des équipes travaux, des agents formés à l’utilisation des
équipements de première intervention
- de la mise en place d’un Plan d’Opération Interne (POI)
Risque de chute de
hauteur.
Blessures majeures,
fatalité
S’assurer :
‫ـ‬ que le personnel afférent dispose d’EPI adapté aux opérations en hauteur et
qu’il soit habilité ;
- qu’une visite médicale soit effectuée par tous les proposés monteurs avant
toute opération en hauteur ;
- du respect des consignes de sécurité ;
- que les échelles, échafaudages, (etc.) soient certifiés conformes aux normes
en vigueur ;
- qu’aucune tâche en hauteur n’est exécutée en temps orageux ou de pluie.
177
VI.6. Mesures de gestion
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
Plan de mesures d’urgence
 Plan d’urgence
Ce plan renferme les informations relatives à la sécurité sur le site, les
commodités offertes au personnel sur le site même du projet et les consignes
de secours.
 Plan d’opération interne
Il comprend le matériel de protection individuelle (casques, lunettes, masques
anti-poussières, tenue de travail,…), les consignes relatives à la circulation et
au stationnement sur le site, l’utilisation des engins et des camions et la
matérialisation des dangers potentiels à l’aide de panneaux de signalisation
appropriés.
178
VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS
VI.6. Mesures de gestion
INTRODUCTION
VII-1-SYNTHÈSE DES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS ESSENTIELS DU PGES
VII-2- CONTENU DU PLAN DE GESTION
VII-3-OBJECTIF DU PGES
VII-4-MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME D’ATTÉNUATION
VII-5-SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
VII-6-SUIVI ENVIRONNEMENTAL
VII-7-LES MESURES INSTITUTIONNELLES DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS
VII-8-LE CALENDRIER ET LE COÛT DES PROGRAMMES
VII-9-LES INDICATEURS
VII-10- ACTEURS DU PGES
179
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
180
Le plan de gestion environnementale et sociale (PGES) est un programme d’action qui,
comme suite à une étude d’impact, définit la stratégie, les mécanismes, la justification et
les acteurs des mesures et activités concrètes de gestion environnementale et sociale à
prendre et à intégrer à la mise en œuvre d’un projet donné, afin d’en assurer
l’acceptabilité environnementale et socioéconomique. L’élaboration du PGES soulève un
certain nombre de questionnements : Comment construire un plan de gestion
environnementale et sociale qui assure une mise en œuvre efficiente du projet, au
bénéfice de toutes les parties prenantes ? Comment assurer une surveillance et un suivi
qui optimisent les connaissances sur l’environnement, l’insertion du projet et
l’amélioration du processus d’étude d’impact environnemental et social (EIES) ? Dans ce
chapitre, nous préciserons les contours de la réalisation du PGES, ses caractéristiques
INTRODUCTION
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
181
et ses critères de performance, et nous traiterons de la surveillance et du suivi ainsi que
des modalités de leur mise en œuvre.
L’élaboration du programme de mise en œuvre des mesures d’atténuation ou de bonification
des impacts donne un tableau qui contient les éléments suivants :
• les composantes du milieu affectées par le projet ;
• la source de l’impact (avec une indication de la
phase du projet) ;
• la description sommaire des impacts ;
• les mesures d’atténuation ou de bonification recommandées ;
• le coût de mise en œuvre des mesures d’atténuation;
• l’échéancier de mise en œuvre et les acteurs ;
• les indicateurs objectivement vérifiables ;
• les moyens de vérification.
Source : Inspiré de MDDEP (2005).
VII-1-Synthèse des éléments constitutifs essentiels du PGES
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
182
Le PGES est un instrument qui décrit en détail les mesures à prendre durant la préparation
construction, l’exploitation et la fermeture du projet soumis à l’étude d’impact, en vue
d’éliminer ou de compenser ses effets négatifs sur l’environnement physique et humain, ou
encore de les ramener à des niveaux acceptables, mais aussi en vue de bonifier ses effets
positifs. Il tient aussi compte des mesures de surveillance et de suivi environnementaux pour
évaluer la réussite et l’efficacité des mesures d’atténuation prises dans le cadre de la
supervision du projet, soit les dispositifs institutionnels et de renforcement des capacités
nécessaires à la mise en œuvre des mesures d’atténuation, ce qui englobe notamment
les acteurs, les parties prenantes, le calendrier d’exécution et la supervision. L’objectif
principal de ces programmes est double : d’une part, apporter des améliorations au projet
tout au long de son cycle de vie, à la lumière des informations collectées et
VII-2-Contenu du plan de gestion
183
dans le respect des exigences de protection de l’environnement ; d’autre part, mettre en
place les mécanismes de l’amélioration continue des pratiques et de diffusion des résultats.
Élément essentiel du rapport d’EIES, le PGES est préparé en aval du processus technique
de l’EIES, lors de l’analyse et de l’évaluation des impacts du projet. Il fait donc partie
intégrante du processus d’évaluation environnementale et d’autorisation du projet. Il est
pris en compte dans la planification, la conception et l’établissement du budget, ce qui lui
assure un financement et lui permet d’être supervisé et évalué au même titre que les
autres composantes du projet. De plus, la préparation du PGES requiert la consultation des
acteurs concernés et des parties prenantes. Suivant les exigences de la plupart des
institutions financières, surtout internationales, la mise en œuvre du PGES est référencée
VII-2-Contenu du plan de gestion
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
184
VII-2-Contenu du plan de gestion
comme partie intégrante des documents juridiques de l’accord de prêt dont le coût est
pris en charge par les pays bénéficiaires ou par le promoteur. Dans ce cas, la diffusion du
résumé du PGES précède l’approbation de l’accord de financement, et son examen est
exigé en fonction de l’évolution du projet.
Pour le promoteur et son équipe, l’élaboration du PGES comporte plusieurs exigences :
• Définir l’ensemble des réponses à apporter aux impacts négatifs susceptibles d’être
générés par le projet;
• Déterminer les conditions requises pour que ces réponses soient apportées de manière
Efficace et en temps opportun;
 Décrire les moyens nécessaires à la satisfaction de ces conditions;
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
185
VII-2-Contenu du plan de gestion
 Désigner les acteurs ainsi que leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre, la
surveillance et le suivi.
L’élaboration d’un bon PGES et sa mise en œuvre requièrent une fine connaissance du milieu
naturel et humain et des compétences avérées des responsables de l’évaluation
environnementale, son appropriation par les acteurs concernés, une volonté de participation
des parties prenantes et un suivi adéquat de sa mise en œuvre.
Les composantes du PGES sont le programme de mise en œuvre des mesures d’atténuation,
le programme de surveillance et de suivi de l’environnement, les mesures institutionnelles et
de renforcement des capacités de gestion environnementale, le calendrier d’exécution et
l’estimation des coûts.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
VII-3-Objectif du PGES
186
Le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) décrit les dispositions
nécessaires à la mise en œuvre des mesures de protection de l’environnement. Il
constitue le but même de l’évaluation environnementale en ce sens qu’il met en
relation les éléments suivants :
les activités source d’impact du projet ;
les impacts potentiels générés ;
les mesures de protection de l’environnement ;
les acteurs responsables de l’exécution et du suivi de l’exécution de ces mesures ;
l’échéancier de mise en œuvre de ces mesures ;
le coût estimatif de mise en œuvre de ces mesures.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
187
Le PGES sert donc de guide aux utilisateurs à :
identifier des impacts potentiels en rapport avec les activités du projet et des
mesures d’atténuation appropriées ;
disposer d’un plan de responsabilisation des acteurs dans la mise en œuvre et le
suivi de mise en œuvre des mesures d’atténuation ;
effectuer le suivi et la surveillance environnementale des activités du projet.
En effet, il constitue le cahier de charges environnementales qui accompagnera
l’Attestation d’Approbation de l’ANDE et l’arrêté du Ministère de l'Environnement et du
Développement Durable (MINSEDD).
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
VII-3-Objectif du PGES
188
Ce cahier de charges correspond à l'ensemble des mesures d'atténuation et/ou de
compensation, le plan d’actions et de réhabilitation (PAR) qui sont contenues dans
l'Étude d'Impact environnemental et social (EIES).
Afin d’être effectif, le PGES doit être pleinement intégré à la gestion globale du projet
pendant toutes les phases du projet. Le cadre opérationnel du PGES se résume dans
les activités de surveillance et de suivi environnemental.
VII-4-Mise en œuvre du programme d’atténuation
Le programme d’atténuation des impacts définit les mesures faisables techniquement et
économiquement qui sont susceptibles de ramener les effets potentiellement néfastes sur
l’environnement et la société à des niveaux acceptables.
VII-3-Objectif du PGES
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
189
Il définit et présente brièvement tous les effets négatifs sur l’environnement, puis il décrit
les détails techniques de chaque mesure d’atténuation, en indiquant notamment le type de
nuisance auquel elle remédie et les conditions dans lesquelles elle est nécessaire, et en y
joignant, au besoin, des plans, des descriptions de matériel et des procédures
opérationnelles. Le programme d’atténuation estime tous les impacts potentiels de ces
mesures sur l’environnement et établit des liens avec les autres plans d’atténuation
des effets du projet qui peuvent être exigés (déplacement involontaire des populations,
patrimoine culturel). Il prévoit des mesures compensatoires lorsque des mesures
d’atténuation sont irréalisables, trop coûteuses ou insuffisantes.
VII-4-Mise en œuvre du programme d’atténuation
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
190
VII-4- Mise en œuvre du programme d’atténuation
En regard de ce programme, le promoteur doit s’assurer que l’exécution du projet
satisfait à toutes les exigences environnementales réglementaires et que les
engagements pris dans l’EIES et tout au long du processus, ainsi que les conditions
d’approbation et de financement, sont effectivement remplis.
VII-5-Surveillance environnementale et sociale
Les mesures de protection de l’environnement proposées dans le cadre de l’EIES feront
l’objet d’une surveillance, afin d’assurer qu’elles sont bien mises en œuvre et respectées
au cours de la réalisation du projet suivant un calendrier adéquat. La surveillance
environnementale a ainsi pour objectif premier de contrôler la bonne exécution des
activités et des travaux pendant toute la durée du projet et ce, en regard du respect des
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
191
engagements environnementaux pris par le Maître d’ouvrage et, de façon plus générale,
du respect et de la protection de l’environnement. L’expression "engagement" se réfère
principalement aux mesures environnementales et sociales qui sont proposées dans
l’EIES, aux lois, règlements, certificats d’autorisation délivrés par les autorités
gouvernementales, ainsi qu’à tous les autres engagements pris par l’Entreprise chargée
d’exécuter les travaux.
VII-5-Surveillance environnementale et sociale
Cette surveillance permettra également, le cas échéant, d’identifier les impacts imprévus,
et, si requis, d’ajuster les mesures pour les éliminer ou les atténuer.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
192
VII-5-Surveillance environnementale et sociale
Les indicateurs et paramètres qui serviront au programme de surveillance, devront se
conformer aux normes nationales en vigueur et se référer aux normes internationales
généralement acceptées.
La surveillance des travaux s’effectuera durant toute la période de réalisation du projet et
avec davantage d’emphase à partir de la conception des plans et devis jusqu’à la fin de
l’exploitation, la réhabilitation de la dernière zone exploitée et la fermeture des sites
utilisés. Il va s’en dire que la surveillance des travaux aura une très grande importance
pendant la construction des ouvrages nécessaires au projet. Les activités de gestion
environnementale et sociale seront mises en place au cours de la mise en œuvre du projet.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
193
VII-5-Surveillance environnementale et sociale
Les principaux points sur lesquels porteront la surveillance environnementale et sociale du
projet sont :
 la sécurité et la santé ;
 l’information des populations riveraines du projet ;
 l’état de conformité et/ou d’adéquation des équipements de chantier ;
 la mise en place de dispositifs de la signalisation de la sécurité routière ;
 l’octroi d’équipements de protection individuelle conformes et leur usage effectifs par le
personnel ;
 le respect des horaires de travail ;
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
194
VII-5-Surveillance environnementale et sociale
 l’élaboration effective et l’application des consignes et procédures relatives à
l’environnement, la sécurité et la santé ;
 la gestion des déchets ;
 le recrutement du personnel local ;
 le maintien de la qualité de l’air ;
 le maintien de la qualité des eaux de surface ;
 la stabilisation des sols.
La surveillance sera assurée par le Responsable Environnement du Bureau de Contrôle
(REBC) au quotidien, pendant les travaux/ Responsable Environnement de l’entreprise.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
195
VII-6-Suivi environnemental
Le suivi environnemental et social est une opération à caractère scientifique servant à
mesurer les impacts réels de la réalisation d’un projet, et à évaluer la justesse des mesures
d’atténuation proposées. Il s’agit donc de l’examen et de l’observation continue d’une ou de
plusieurs composantes environnementales et sociales pertinentes durant la période
d’exploitation du projet.
Le suivi environnemental a pour objectif d’apprécier régulièrement le degré de mise en
œuvre ou d’exécution des mesures d’atténuation préconisées par l’EIES, de manière à
permettre au Maître d‘ouvrage de préciser, d’ajuster, de réorienter ou d’adapter
éventuellement certaines mesures au regard des caractéristiques des composantes du milieu
récepteur du projet. Les indicateurs, les rôles et les responsabilités sont donc clairement
définis.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
196
Le programme de suivi environnemental précise les méthodes scientifiques à utiliser, les
paramètres à mesurer, ainsi que le moment ou la fréquence et le niveau de précision des
mesures. Le suivi est la prérogative de l’administration responsable de l’Environnement ou
d’un bureau de contrôle de la qualité qui relève de cette administration.
VII-6-Suivi environnemental
VII-7-Les mesures institutionnelles de renforcement des capacités
Afin d’assurer la bonne exécution des composantes environnementales du projet et des
mesures d’atténuation, le PGES s’appuie sur l’estimation que fait l’EIES du rôle et des
capacités des services de l’environnement qu’elle a recensés, sur place ou au niveau de
l’organisme ou du ministère responsable du projet. Il peut s’avérer nécessaire de renforcer
certaines capacités institutionnelles et techniques.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
197
Pour combler ce besoin, le PGES recommande la création ou l’expansion de services adéquats
et la formation de leur personnel. Le plan de gestion précise alors les dispositions
institutionnelles visant la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de surveillance,
notamment en ce qui concerne l’exploitation, la supervision, la vérification de l’application,
le suivi de l’exécution, les mesures correctives, le financement, l’établissement de rapports
et la formation du personnel. Afin de renforcer les capacités de gestion environnementale
des organismes chargés de l’exécution, la plupart des PGES couvrent au moins l’un des
sujets suivants (voir l’encadré 4.6) :
• les programmes d’assistance technique,
• la passation des marchés de matériel et de fournitures,
• les modifications organisationnelles.
VII-7-Les mesures institutionnelles de renforcement des capacités
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
198
VII-7-Les mesures institutionnelles de renforcement des capacités
Encadré 4.6. Éléments constitutifs du plan des mesures institutionnelles
La construction d’un plan relatif aux mesures institutionnelles donne un tableau qui
contient les éléments
suivants :
• le rôle des acteurs et des institutions concernés dans la mise en œuvre du projet ;
• les mesures de renforcement des capacités des structures et des institutions : aspects
techniques, législatifs, juridiques, formation, information, communication, sensibilisation ;
• le coût de la mise en œuvre des mesures institutionnelles ;
• l’échéancier de mise en œuvre et la liste des acteurs ;
• les indicateurs objectivement vérifiables ;
• les moyens de vérification.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
199
VII-7-Les mesures institutionnelles de renforcement des capacités
THEMES PUBLIC CIBLE PHASE DU PROJET
Management environnemental
Personnel
Comité de direction
Exploitation
Lutte contre l’incendie
Personnel des travaux et personnel
de l’hôtel
Toutes les phases
Mise en œuvre du Plan d’urgence
Travailleurs sur le site et acteurs du
Plan d’urgence
Exploitation
Gestion des déchets de chantier Personnel des travaux
Phases de préparation, de
construction et de cessation
Sensibilisation et formation sur les
mesures de prévention et de lutte
contre les IST/VIH/SIDA
Maître d’Ouvrage, Maître d’œuvre,
personnel de chantier, riverains
Toutes les phases
Formation en secourisme
Personnel des travaux et personnel
de l’hôtel
Toutes les phases
Gestion des déversements/fuites
accidentelles
Personnel du service maintenance et
entretien
Exploitation
Tableau : Programme de formation et de sensibilisation.
Exemple
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
200
VII-7-Les mesures institutionnelles de renforcement des capacités
DOMAINES
THEMES PUBLIC CIBLE
FINANCEMENT COUT
(F CFA)
ENVIRONNEMENT
Analyse environnementale
et performance
environnementale
Personnel QSE
Comité de direction
chefs de département,
chef de service
SIR
-
gestion des boues et des
déchets solides
Personnel d’exploitation
-
Utilisation de l’analyseur
de combustion industrielle
Nova Plus
Personnel QSE
ONUDI 1 400 000
SECURITE
Lutte contre l’incendie
Personnel d’exploitation
et personnel médical
SIR
-
Formation en secourisme
Comité de direction et
tout le Personnel
-
Tableau VIII : Programme de formation et de sensibilisation
EXEMPLE
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
201
VII-8-Le calendrier et le coût des programmes
Pour chacun des programmes d’action (l’atténuation des nuisances, le suivi et la surveillance
de l’environnement, le renforcement des capacités), le PGES présente :
• un calendrier d’exécution des mesures à prendre dans le cadre du projet, indiquant leur
échelonnement et leur coordination avec les plans d’exécution d’ensemble du projet ;
 l’estimation des coûts d’investissement et de fonctionnement, les sources des fonds
nécessaires à la mise en œuvre du PGES, les plans de décaissement, etc. Ces données
sont également intégrées aux tableaux présentant le coût total du projet.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
202
VII-8-Le calendrier et le coût des programmes
Pour chacun des programmes d’action (l’atténuation des nuisances, le suivi et la surveillance
de l’environnement, le renforcement des capacités), le PGES présente :
• un calendrier d’exécution des mesures à prendre dans le cadre du projet, indiquant leur
échelonnement et leur coordination avec les plans d’exécution d’ensemble du projet ;
 l’estimation des coûts d’investissement et de fonctionnement, les sources des fonds
nécessaires à la mise en œuvre du PGES, les plans de décaissement, etc. Ces données
sont également intégrées aux tableaux présentant le coût total du projet.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
203
VII-8-Le calendrier et le coût des programmes
Encadré 4.7. Principes clés pour l’estimation des coûts du PGES
• Couvrir complètement tous les coûts liés au renforcement des capacités institutionnelles,
à la mise en œuvre des mesures d’atténuation, de compensation ou d’indemnisation de
l’ensemble des effets négatifs associés au projet, avant, pendant et après son exploitation.
• Évaluer les coûts réels basés sur la meilleure technologie disponible n’entraînant pas de
coûts excessifs.
• Consulter les services techniques, les collectivités locales et les populations affectées en
vue de consolider certains coûts.
• Intégrer le coût du PGES dans le coût global du projet.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
204
Le coût des mesures d’atténuation ou de compensation est fonction de l’impact
engendré. L’analyse coûts avantages est un nouvel outil de l’économie de
l’environnement, élaboré pour évaluer les coûts environnementaux relativement
réalistes. Ces coûts de mesures de protection de l’environnement sont estimés
entre 1 et 5 % des coûts d’investissement du projet (Hydro Québec, 2000).
Exemple de méthode d’estimation de Cout des mesures d’attenuation
e- Cas pratique
Elaborez un PGES pour une gestion globale des impacts sur l’environnement en phase de
construction du projet
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
205
La mise en œuvre du PGES nécessite la construction d’indicateurs de réponse pertinents
au regard des enjeux environnementaux, socioéconomiques et de durabilité liés au projet.
Ceux-ci doivent être suffisamment robustes pour :
• mesurer les relations entre les enjeux identifiés ;
• être simples, mesurables et facilement vérifiables ;
• s’interpréter clairement et permettre de soutenir la décision ;
• intégrer le processus décisionnel ;
• ne pas exiger beaucoup de ressources.
VII-9-Les indicateurs
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
206
En vue d’une bonne préparation à l’élaboration du PGES, il convient d’élaborer, pour
chaque impact relevé au cours de la phase d’évaluation, une fiche d’action de mise en
œuvre. Cette fiche d’action agrège les mesures d’atténuation et les activités de surveillance
et de suivi. Ainsi, dans son contenu, elle indique les éléments suivants :
 Les fiches d’action
 la nature de l’action environnementale à mener ;
• le ou les objectifs de l’action, en termes de résultats à atteindre par l’action ;
• les différentes tâches de l’action ;
• les acteurs chargés de la mise en œuvre de l’action ;
 le ou les lieux de mise en œuvre de l’action ;
• le calendrier de mise en œuvre de l’action ;
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
207
 les coûts de la mise en œuvre de l’action ;
• les indicateurs de suivi de l’efficacité de l’action ;
• les acteurs responsables du suivi de l’efficacité.
Lors de la construction du PGES, il convient d’ajouter à chaque fiche d’action
environnementale, sous forme de tableau :
• la composante de l’environnement qui sera affectée ;
• la source de l’impact ;
• l’impact identifié.
 Les fiches d’action
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
VII-10-Acteurs du PGES
208
Promoteur (Maitre d’ouvrage) : Initiateur et propriétaire du projet. Il assurera la
supervision de l’exécution des travaux en tant que Maître d’ouvrage. Il veillera
également au respect des mesures environnementales prévues par l’EIES. Pour ce faire,
il disposera en son sein, une personne ayant les compétences requises en la matière
(Expert en environnement)
Maitre d’oeuvre :Bureau de Contrôle (BC) assurera la maîtrise d’œuvre des travaux c’est-à-dire
la surveillance de l’exécution des différentes tâches imparties à l’Entreprise. En d’autre terme le
BC est le garant du respect des règles d’exécution techniques, et il devra s’assurer de
l’exécution des travaux, suivant les règles de l’art, des mesures techniques contenues dans le
PGES. Au sein du BC, un Responsable Environnement sera désigné.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
209
Il aura pour principale tâche de contrôler et surveiller la mise en œuvre du Plan de Gestion
Environnementale et Sociale du Chantier (PGES-C) élaboré par l’Entreprise. Le Responsable
Environnement du BC (REBC) doit avoir une compétence avérée en matière de gestion de
l’environnement. Cette spécificité lui permettra de comprendre l’EIES élaborée dans le cadre
de ce projet et d’assurer la mise en œuvre des mesures préconisées dans le rapport. Les
activités du REBC seront :
VII-10- Acteurs du PGES
Maitre d’oeuvre
 d’initier des réunions d’information, de sensibilisation et de consultation avec les
populations riveraines pour les impliquer et prendre en compte leurs préoccupations par
rapport aux travaux qui vont se faire ;
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
210
 d’établir une plateforme de coopération avec les structures décentralisées des ministères
impliqués dans la mise en œuvre du projet ;
 de contrôler et surveiller tous les aspects du chantier liés à l’environnement et touchant de
façon spécifique les aspects de la santé et de la sécurité des populations et du chantier ;
 d’élaborer des rapports mensuels sur ses activités de surveillance environnementale du
chantier, en y ajoutant les différents indicateurs de surveillance définies dans le rapport
d’EIES du projet.
Maitre d’oeuvre
VII-10-Acteurs du PGES
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
211
Agence Nationale De l'Environnement (ANDE)
Le Ministère de l'Environnement et du Développement Durable interviendra dans le
cadre du suivi environnemental du projet à travers l'ANDE. En effet, L'ANDE aura en
charge la coordination de toutes les activités du PGES sur le chantier. II canalisera
l'intervention des différents partenaires sur le chantier.
ENTREPRISE :L'entreprise chargée de l’exécution des travaux appliquera effectivement et
efficacement les prescriptions environnementales contenues dans le PGES. Pour être plus
opérationnelle, l’entreprise disposera en son sein d'un expert en environnement qui aura
la responsabilité de veiller au respect des clauses techniques environnementales.
VII-10- Acteurs du PGES
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
212
Comités de Médiation: Des Comités de Médiation (CM) seront mis en place et auront
pour principal rôle de gérer tous les litiges pouvant intervenir avant, pendant et après la
réalisation des Projets.
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
VII-10- Acteurs du PGES
La médiation est un mode de règlement des conflits dans le cadre de l’évaluation et de
l’examen de projets ayant des impacts sur l’environnement (BAPE, 1994). Pour être
utilisée avec succès, elle nécessite que les problèmes soient clairement définis, qu’il ait
existé une possibilité de compromis et que toutes les parties ayant un intérêt dans le
conflit soient connues et participent activement à son règlement (ibid., p. 12).
213
Matrice du Plan de Gestion environnementale et sociale
Zone
concern
ée
Activité
source
d’impact
Composa
nte du
milieu
affectée
Nature de
l’impact
Mesures
Indicateur de
suivi
Source de
vérification
Organis
me
d’exécut
ion
Organis
me de
suivi
et/ou de
surveilla
nce
Délai de
mise en
œuvre
Coût HT
en FCFA
 Les fiches d’action
EXEMPLE
VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
214
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
VIII-1- INTRODUCTION
VIII-2-OBJECTIF
VIII-3-AVANTAGE
VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS
215
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
Par participation publique, on entend l’engagement du public dans le processus de prise de
décision d’une organisation. En évaluation d’impact, elle est l’implication des individus ou des
groupes qui sont touchés par les effets positifs ou négatifs d’une intervention proposée (un
projet, un programme, un plan ou une politique) assujettie à un processus de prise de
décision, ou encore qui souhaite intervenir (André, Delisle et Revéret, 2010, p. 211).
VIII-1- INTRODUCTION
La participation du public requiert l’établissement d’une communication efficace et continue
avec des outils appropriés, adaptés aux contextes et aux habitudes de consommation des
publics destinataires, pour tendre vers de meilleurs projets, un meilleur développement et
une gouvernance collaborative.
216
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
En fonction de sa forme, la participation peut avoir les objectifs suivants :
• Inviter le public touché ou intéressé à participer au processus de prise de décision, en
mettant l’accent sur la justice, l’équité et la collaboration.
• Informer et éduquer les acteurs sur l’intervention planifiée et ses conséquences.
• Recueillir des données et de l’information du public en rapport avec son environnement
biophysique et humain, ainsi que sur les relations qu’il entretient avec cet environnement.
VIII-2-OBJECTIF
 Chercher un apport du public à l’intervention, notamment quant aux façons de réduire les
impacts négatifs, d’accroître les retombées positives et de compenser les effets non
atténués et les impacts résiduels.
217
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
• Contribuer à une meilleure analyse des propositions, conduisant à un développement
plus créatif, plus durable et mieux accepté par la population, sans laquelle cette dernière
ne manifesterait pas un aussi grand appui au projet.
• Contribuer à un apprentissage mutuel des acteurs et à l’amélioration de la pratique de la
participation publique et des études d’impacts.
VIII-2-OBJECTIF
Divers avantages sont liés à la participation du public. La participation publique et,
ultimement, son engagement très tôt dans le processus de prise de décision permettent
d’éviter d’éventuels conflits, de faire émerger des solutions créatrices nouvelles et
d’accroître l’engagement de la collectivité à l’égard du projet (Leduc et Raymond, 2000).
Elle permet ainsi :
218
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
VIII-3-AVANTAGE
• de mieux informer le public et le décideur et de rejoindre un large auditoire ;
• de mieux apprécier les intérêts en présence ;
• d’établir une confiance mutuelle par une prise de décision facilitée et plus acceptable par
les citoyens ;
 l’expression des craintes et inquiétudes ;
• de diminuer les tensions et les conflits ;
• de conclure des accords et de repousser ou d’exclure les recours judiciaires ;
• l’apprentissage des acteurs et l’émergence de solutions innovatrices.
219
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
Les outils de la participation du public sont diversifiés. Certains sont mobilisés par le
promoteur lors de la réalisation des études ; d’autres le sont par l’administration de
gestion de l’environnement, au cours de la phase d’examen,
Lors de la réalisation des études, le promoteur a à sa disposition plusieurs outils, dont voici
les principaux :
 le groupe de réflexion : un groupe de citoyens, choisis pour leur représentativité de la
population ou d’une portion spécifique du public, dont les participants, avec la
collaboration d’un animateur, discutent, en groupe, d’une série de questions ;
• la rencontre avec des groupes existants : de brèves rencontres avec des organisations
formelles existantes ou des cercles informels d’amis, de collègues ou de connaissances ;
VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS
 Méthodes, outils
220
• le théâtre participatif (théâtre-forum) : avec l’aide d’une ressource extérieure, les
participants apprennent à jouer leur histoire personnelle, à mettre en lumière leurs
préoccupations et à développer des stratégies avec leurs voisins ou leurs décideurs ;
• le sondage d’opinion : une série de questions posées à un échantillon représentatif de la
population ;
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
• l’assemblée de citoyens : une assemblée de toute la population visant l’établissement de
consensus ;
• les ateliers de travail : des séances de travail intensives sous le mode collaboratif, tenues
Pendant quelques jours, au cours desquelles les participants, avec l’appui de professionnels,
proposent la conception du projet ;
VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS
 Méthodes, outils
221
• le comité consultatif de citoyens : des citoyens individuels choisis, à titre d’experts ou
de représentants de la société, pour former un comité de révision du projet.
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS
 Méthodes, outils
 Acteurs
Il s’agit d’individus et/ou organisations représentant les populations concernées. Il peut
s’agir de personnes ou d’associations en mesure de fournir de l’information, de plaider la
cause et de se faire le porte-parole de groupes touchés ou des parties intéressées, on
pourrait citer entre autres:
Députés, Gouverneurs, Responsables locaux, les membres d’un conseil villageois ou
d’autres élus, les autorités traditionnelles, les autorités religieuses, les populations etc…
222
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS
 Acteurs
Séance de consultation avec la communauté villageoise
de Yapo Gare, le 20/05/2020
Séance de consultation avec la communauté villageoise
d’Ery Makouguié 1, le 20/05/2020
223
• le comité consultatif de citoyens : des citoyens individuels choisis, à titre d’experts ou
de représentants de la société, pour former un comité de révision du projet.
VIII-4-Enquête Publique
L’enquête publique est une procédure ayant pour objet d’informer le public et de recueillir,
préalablement à certaines décisions ou à certaines opérations, ses appréciations, suggestions
et contre-propositions, afin de permettre à l’autorité compétente de disposer de tous les
éléments nécessaire à son information (MEF, 1995, p. 31). Dans le
VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC
contexte d’un mandat d’enquête et d’audience publique, l’enquête est une procédure par
laquelle l’administration publique réunit des informations et vérifie certains faits avant la prise
de décision par la recherche méthodique et l’accueil des avis et témoignages des intéressés
(BAPE, 1994, p. 4).
VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS
224
Contenu du rapport d’étude d’impact sur l’environnement
De façon générale, un document d’EIES doit contenir les sections suivantes :
1- résumé non technique contenant un bref exposé
des différentes parties de l’étude ;
2-une introduction qui situe le contexte du
projet et présente le promoteur et le bureau
d’étude ou le consultant chargé de l’EIES ;
3-les contextes politique, juridique et
administratif de l’EIES ;
4-la justification du projet ;
5-la description du projet et des différentes
variantes pour le mener à bien, en fonction des
contextes géographique, écologique, social et
temporel ;
6-la description de l’environnement, notamment
les conditions physiques, biologiques,
socioéconomiques et d’utilisation des ressources
existant avant le développement du projet ;
7-une analyse des différentes variantes comparant la
conception, le site, les options technologiques et
opérationnelles de façon systématique (et quantitative si
possible), en fonction des impacts environnementaux
potentiels, des coûts d’investissement et d’exploitation, de
la pertinence et des exigences institutionnelles, de
surveillance et de suivi ;
8-une analyse des impacts environnementaux potentiels,
positifs et négatifs, qui résulteront probablement du projet
proposé et des incertitudes quant à leurs prévisions ;
9-la détermination des mesures d’atténuation, des
impacts résiduels impossibles à atténuer et des
possibilités d’améliorer l’environnement ;
10-le plan de gestion environnementale et sociale (les
programmes de surveillance et de suivi de
l’environnement et, éventuellement, les mesures de
renforcement des capacités) ;
225
Contenu du rapport d’étude d’impact sur l’environnement
De façon générale, un document d’EIES doit contenir les sections suivantes :
12-des annexes, y compris une liste des participants à
l’EIES et des références, un registre des consultations du
public et des réunions interinstitutionnelles, et les feuillets
cartographiques, les plans du projet et autres études
relatives au projet,
11-Participation du public qui permet d’informer et de
recueillir l’avis des populations impactés par le projet,
226
IX- CONCLUSION
L’évaluation environnementale est un outil pour la mise en œuvre du
développement durable. Il s’agit d’un processus dont les pratiques vont
encore évoluer au fil des ans. Les impacts des activités humaines sur
l’environnement changent également. Il faudrait, dans cette optique,
continuer à avoir des balises efficaces pour préserver l’environnement. De
nos jours, l’évaluation environnementale est sans aucun doute un des
instruments dont disposent les pays et les institutions de développement.
L’effectivité de l’évaluation environnementale passe nécessairement par la
multiplication d’actions concrètes. Elle peut toutefois être limitée par des
contraintes budgétaires, institutionnelles et de ressources humaines.
Les contraintes budgétaires peuvent être liées aux ressources propres consacrées
pour l’évaluation environnementale des projets et programmes. Des arbitrages sont
parfois décidés en limitant les
études au minimum requis pour obtenir les autorisations nécessaires à leur
implémentation. Malgré ces contraintes, bien souvent objectives, il est utile de
s’assurer que ce qui est fait correspond bien aux exigences du moment en matière
d’acceptabilité environnementale, sociale et économique.
227
MERCI DE VOTRE ATTENTION
228
Les évaluations environnementales stratégiques sont
incluses dans l’arsenal d’outils prévu par la PO 4.01
lorsque la demande de financement par le client (l’État)
porte sur un développement sec toriel (les mines, les
télécommunications, le trans port, l’irrigation), régional
(un pôle de croissance, un complexe portuaire intégré) ou
programma tique (la lutte contre la pauvreté, l’adaptation
aux changements climatiques). Dans ces cas, la Banque
demande au client de réaliser une évaluation
envi ronnementale sectorielle, régionale ou stratégique.
Plutôt que de demander un PGES, la Banque demande
alors un cadre de gestion environnemen tale et sociale.
Le cadre de gestion environnementale et sociale (CGES)
est un instrument qui examine le spectre
229
et les probabilités des risques et des impacts d’un plan ou d’un programme, à un stade où
les projets qui vont en découler ne sont pas assez circonscrits pour que l’on puisse
évaluer ces risques et ces impacts pour chaque projet. Le CGES propose alors un certain
nombre de principes, de règles et de procédures pour évaluer et, éventuellement, gérer
les risques et les impacts des projets au fur et à mesure qu’ils prendront forme. Comme
pour le PGES, le CGES propose, d’une part, un ensemble de mesures possibles aux fins
d’atténuation ou de compensation (offsets) des impacts, de même que des estimations
des coûts associés à l’ensemble de ces mesures, par projet et pour l’ensemble du
pro gramme, et, d’autre part, des mesures précises de la gestion (agences,
responsables) et de sa capacité. En particulier, le CGES vise à prévoir de possibles
enjeux ou territoires de vulnérabilité particulière, voire, le cas échéant, à évaluer si
certaines mesures d’atténuation pourraient engendrer à leur tour d’autres impacts ou des
impacts cumulatifs. Depuis 1992, la Banque mondiale accorde une importance
particulière aux évaluations program matiques et examine régulièrement ses pratiques et
les leçons apprises (Ahmed et Sanchez-Triana, 2008; Loayza, 2012) (figure 11.6). Bien
qu’elle ne prescrive pas de méthodologie singulière et qu’elle laisse une certaine flexibilité
à la forme que peut prendre l’EES2, les éléments particuliers des EES doivent s’y
retrouver: • la prise en compte des solutions de rechange ; • l’accent sur les impacts
cumulatifs anticipés, ainsi que sur les effets à long terme et ceux des grands ensembles
régionaux; • l’examen de la conformité aux PO pertinentes et, le cas échéant, l’élaboration
de mesures de conformité ; • des considérations sur la forme, la nature et la portée des
EE (études d’impact) des projets qui découleront des programmes proposés.
230

cours M5-M6 QIAT EIES 2.ppt

  • 1.
    ETUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE(EIES) Dr GNAGNE AGNESS YVES Environnementaliste / Enseignant chercheur à l’UFR – SFA (UNA) 1 Cel: 07-59-23-23-68 / 05-06-08-14-31 eMail: gaejey_2006@yahoo.fr
  • 2.
    I- INTRODUCTION II-NOTION D’EVALUATIONENVIRONNEMENTALE III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTEE DE L’EIES V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS VI- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES VII- GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS VIII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (PGES) IX-PARTICIPATION DU PUBLIC X-CONCLUSION SOMMAIRE DU COURS 2
  • 3.
    3 I- INTRODUCTION II- EVALUATIONENVIRONNEMENTALE II-1-Notion II-2-Objectif II-3-Historique III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE III-1- OUTILS DE CONTROLE III-2- OUTILS DE PREVENTION III-2-1- EES III-2-2-EIES
  • 4.
    4 I- INTRODUCTION GENERALE Dudéveloppement après la Seconde Guerre mondiale au développement durable depuis le Sommet de la Terre de 1992 à Rio, le monde est toujours à la recherche de modèles « adéquats » pour satisfaire les besoins en biens et services de l’humanité. Que ce soit dans les pays dits du Nord ou du Sud, il est devenu prioritaire d’intégrer les enjeux environnementaux dans les processus de développement économique et social. Ainsi, dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des citoyens, plusieurs projets de développement sont mis en œuvre, de la construction des infrastructures socioéconomiques de base à l’approvisionnement en eau pour le développement des activités et pour les besoins domestiques, en passant par l’exploitation des diverses ressources naturelles.
  • 5.
    5 I- INTRODUCTION Ces activitésde développement sont susceptibles d’entraîner la consommation des ressources naturelles, la pollution, la destruction des milieux naturels et des espèces qui les composent, etc. Une mauvaise gestion de l’environnement lors de la réalisation de ces projets peut anéantir les efforts de développement souhaités. D’où la nécessité d’intégrer les considérations environnementales dans les programmes de développement et les politiques macroéconomiques et commerciales. OBJECTIF: Mettre à la disposition des auditeurs (ingénieurs et des environnementalistes) des outils nécessaires à la compréhension et à la réalisation d’une Evaluation environnementale.
  • 6.
    6 I- INTRODUCTION  Fairecomprendre aux uns et aux autres (ingénieurs, techniciens, développeurs, aménagistes,...) la notion et l'étendue du terme environnement, l'importance de sa prise en compte dans chacune de nos actions;  Rapprocher les manières de penser des ingénieurs et des environnementalistes afin d'amener les premiers à reconnaître la nécessité des études d'impacts sur l'environnement lors de la conception et la mise en œuvre des projets de développement;  Faire connaître les principales atteintes à l'environnement et en particulier à l'environnement africain des actions d'aménagement et de construction des ouvrages, des activités et pratiques anthropiques;  Faire connaître la structure et les étapes d'exécution d'une étude d'impact environnemental d'un projet afin d'être capable de rédiger les termes de référence de cette étude. 5 SPECIFIQUEMENT:
  • 7.
    7 I- INTRODUCTION INTERET DUCOURS: de faire comprendre qu'il est possible de combiner développement et protection de l'environnement
  • 8.
    8 II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE II-1-Notion Ensemblede processus qui visent la prise en compte de l’environnement dans la planification des opérations ou du développement de projets, de plans, de programmes ou de politiques, tant en ce qui concerne l’État que l’entreprise (Samoura et Yonkeu 2011) L’EE s’entend d’une procédure ayant pour objectif de permettre l’évaluation des effets éventuels d’une activité ou d’un projet envisagé sur l’environnement (Michel, 2001). Ce mécanisme primordial de promotion du développement durable est reconnu partout dans le monde. En raison de sa nature préventive, une EE opportune et efficiente aboutit à une prise de décision éclairée et favorable au développement durable.
  • 9.
    9 II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE Permetde : - prévenir les mesures de réparation coûteuse, - assurer la durabilité des projets et de ses objectifs, - identifier des améliorations dans le but d’éliminer les effets néfastes. II-2-Objectifs Outil de : - planification pour le promoteur, - participation pour le public, - prévention et de prise de décisions pour les décideurs (gouvernement, bailleurs de fonds). - protection de l’environnement humain, naturel, économique et d’aide à la décision, dont la mise en œuvre effective pourrait contribuer à l’atteinte DD.
  • 10.
    10 II-3- Historique 1970 :L’évaluation environnementale a vu le jour aux États-Unis avec le National Environmental Policy Act (NEPA), une disposition exigeant la prise en considération des préoccupations environnementales dans les prises de décision (Lerond et al., 2003). Cette loi se résumait à l’étude d’impact sur l’environnement (EIE). Dans les années qui suivirent l'adoption de la NEPA, le Canada, le Québec, la France ainsi que toute la communauté européenne ont suivi le mouvement et se sont dotés de procédures formelles d'EIE. II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
  • 11.
    11 Facteurs contribuant sonintroduction dans la politique nationale de l’environnement au USA  l’inquiétude du public pour l’environnement, les effets croissants de nouvelles technologies,  le gigantisme de certains projets de développement,  les techniques d’évaluation économique utilisées à l’époque, telle l’analyse avantages-coûts, ne prenaient pas en compte l’impact environnemental et social des grands projets. II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE II-3- Historique
  • 12.
    12 1972 (5 au16 juin): La Conférence des Nations-Unies (Stockholm) II-3- Historique Déclaration de Stockholm sur l’Environnement: Grands principes devant guider et inspirer les efforts des peuples du monde pour :  une gestion écologiquement rationnelle de l’environnement,  la préservation et l’amélioration de l’environnement,  la conservation de la nature,  la sauvegarde et la sage gestion du patrimoine (la flore et la faune sauvages et leur habitat),  la préservation des ressources naturelles du globe, y compris les milieux récepteurs (l’air, l’eau, la terre). II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
  • 13.
    13 II-3- Historique 1992 (3-14juin): Conférence des Nations-Unies sur l’Environnement et le Développement Rio de Janeiro (Brésil)/ Sommet « Planète Terre » (ou Sommet de la terre) Déclaration: vingt-sept (27) principes définissant les droits et les responsabilités des États, visant à garantir l’intégrité de l’environnement mondial dans le processus de développement Principe 17 « Une Etude d’Impact sur l’Environnement, en tant qu’instrument national, doit être entreprise dans le cas des activités envisagées qui risquent d’avoir des effets nocifs importants sur l’environnement et qui dépendent de la décision d’une autorité nationale compétente » 1988: la Commission Mondiale sur l'Environnement et le Développement insiste sur l'importance d'évaluer les impacts des Politiques, des Plans et Programmes (PPP) sur l'environnement. II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE
  • 14.
    14 II- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE DossouGuèdègbé, (2012): L’évaluation environnementale est une boîte à outils qui permet l’intégration des préoccupations environnementales dans les Politiques, Plans, Programmes et Projets de développement. Sa mise en œuvre varie selon le contexte et s’appuie sur des méthodes spécifiques. C’est donc une science. Caractéristiques de l’EE Evolution de l’EE: plusieurs tentacules au nombre desquels se trouvent l’Évaluation Environnementale Stratégique (EES), l'Étude d’Impact environnemental et social (EIES), l'Analyse de Cycle de Vie (ACV), le Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES), l’Audit environnemental et Social (AES), l’Inspection Environnementale (IE), etc. qui sont des instruments d'EE, utilisés dans le monde. Elle est devenue une exigence voire une condition de mobilisation des ressources d’investissement des Partenaires Techniques et Financiers.
  • 15.
    15 III- TYPOLOGIE DESOUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE L’EE est composée d’un ensemble d’instruments qui assurent l’intégration de l’environnement dans les processus de planification, d’exécution et de suivi d’évaluation, à des échelles et échelons donnés. l’EE regroupe deux grandes catégories d’outils : les outils de prévention et les outils de contrôle. • les outils de prévention, encore appelés outils d’anticipation ou de gestion de l’environnement sont : l’Évaluation Environnementale Stratégique (EES), l’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) ; le Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES), etc. • pour les outils de contrôle, il s’agit par exemple de l’Audit Environnemental et Social (AES), l’Inspection Environnementale (IE), le Monitoring Environnemental (ME), etc….
  • 16.
    16 III- TYPOLOGIE DESOUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
  • 17.
    17 L'audit environnemental estune Evaluation systématique et documentée de la performance environnementale d’un organisme pour déterminer ses forces et faiblesses en vue de l’élaboration d’un plan d’actions correctives. L’audit a le soutien de la direction générale de l’organisme. III-1- LES OUTILS DE CONTROLE  Audit interne Conduit du propre fait de l’entreprise, l’audit interne vise à vérifier le bon fonctionnement de son Plan de Gestion Environnementale-Audit ou de son Système de Management Environnemental. Il peut être réalisé soit par un auditeur interne, soit par des auditeurs externes selon la procédure d’audit propre à l’entreprise. On distingue trois types d'audits : audit interne, audit externe et de certification III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
  • 18.
    18 III-1- LES OUTILSDE CONTROLE  Audit externe Il est réalisé par des auditeurs externes agréés par le Ministère chargé de l’Environnement sur avis de l’Agence Nationale de l’Environnement (L’audit externe PGE-A, L’audit externe SME).  Audit de certification L’audit de certification est réalisé par un organisme accrédité et reconnu par les institutions du pays. Il est initié dans l’optique de la certification des activités d’une entreprise ou de son Système de Management Environnemental (SME) par rapport à une norme internationale. III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
  • 19.
    19 III-1- LES OUTILSDE CONTROLE Inspection environnementale a pour but de protéger les personnes, les biens, la faune, la flore, l'air, l'eau, le sol et le sous-sol contre les activités et les actes qui présentent des risques pour l'environnement, ou pour la sante, la sécurité et la salubrité publique. L'audience publique a pour objectif de faire participer les citoyens a la prise de décisions relatives a la mise en œuvre des projets susceptibles d'avoir des incidences sur leur milieu de vie et de faciliter la prise de décision gouvernementale. Elle assure aux citoyens l'accès a l'information et leur permet de poser des questions afférentes au projet, ou d'exprimer leurs opinions. L’ACV: Analyse de cycle de vie permet de quantifier les impacts d’un « produit » (qu’il s’agisse d’un bien, d’un service, voire d’un procédé), depuis l’extraction des matières premières qui le composent jusqu’à son élimination en fin de vie, en passant par les phases de distribution et d’utilisation, soit « du berceau à la tombe ». III- TYPOLOGIE DES OUTILS DE L’ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
  • 20.
    20 III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALESSTRATÉGIQUES (EES)  DEFINITION Selon le Décret n° 2013-41 du 30 janvier 2013, l’Évaluation Environnementale Stratégique (EES) est : « l’approche analytique et participative qui vise à prendre en compte les considérations environnementales dans l’élaboration des politiques, plans et programmes et à évaluer leurs interactions avec les considérations d’ordre économique et social avant leur mise en œuvre ». Il s’agit donc d’un processus systématique, formel et exhaustif, d’évaluation et de prise en compte des enjeux environnementaux et leurs conséquences lors de l’élaboration ou la révision des projets de politiques, plans et programmes afin d’aider à la prise de décision éclairée au plus haut niveau du processus décisionnel pour la mise en œuvre de ces projets. Il a pour finalité de : III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
  • 21.
    21 III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALESSTRATÉGIQUES (EES)  Prévenir et de réguler les éventuelles répercussions négatives des politiques, plans et programmes de développement sur l’environnement, les sociétés, les cultures et l’économie,  Favoriser la conception de projets conformes aux valeurs acceptables par la communauté,  Renforcer la responsabilisation et la confiance du public dans le fait que les décisions du gouvernement sont prises en tenant compte de leurs incidences potentielles sur l’environnement. OBJECTIF III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
  • 22.
    22 III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALESSTRATÉGIQUES (EES) En termes plus spécifiques, l’EES est décrit en tant qu’outil pour : • Structurer le débat public et gouvernemental dans la préparation des politiques, plans et programmes ; • Alimenter ce débat à travers une évaluation solide des conséquences environnementales et leurs interrelations avec les aspects sociaux et économiques ; • Assurer que les résultats de l’évaluation et du débat sont pris en compte au cours de la prise de décision et de la mise en œuvre. Cela signifie que l’implication, la transparence et une information de bonne qualité des parties prenantes sont des principes clés. L’EES est donc plus que la préparation d’un rapport ; c’est un outil pour améliorer une bonne gouvernance. III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
  • 23.
    23 III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALESSTRATÉGIQUES (EES)  DEFINITION Terminologies « Politiques, Plans et Programmes » (PPP) La Politique est la ligne de conduite générale ou la proposition d’orientation d’ensemble qu’un gouvernement adopte et qui guide les prises de décision en aval. Il s’agit essentiellement d’un acte d’orientation générale. Le Plan est l’ensemble des schémas généraux ou directeurs, ou l’ensemble d’objectifs coordonnés et organisés dans le temps, souvent assorti de priorités, d’options et de mesures, qui visent à mettre en œuvre une politique dans un secteur ou une région en particulier. Le Programme est l’ensemble des actions qui permettent la mise en œuvre d’un plan ou d’une politique. Le Programme est un calendrier structuré et cohérent d’engagements, d’instruments proposés ou d’activités comportant des domaines d’intervention plus restreints (mesures d’intervention financière, activités gouvernementales, activités communales ou municipales, etc.). III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
  • 24.
    24 I- INTRODUCTION III-2-1- ÉVALUATIONSENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES) Les PPP possèdent une forte composante spatiale et temporelle : Composante spatiale : ensemble du pays (ex. Politique de développement de la Côte d’Ivoire horizon 2030) ; partie du pays zone géographique (ex. Plan d’aménagement du ‘‘grand Abidjan’’) ou région (ex. planification régionale) ; Composante temporelle : court, moyen ou long terme. Les PPP peuvent être : (i) globaux (Politique de développement de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2030, Plan d’orientation 2012-2017) ; (ii) thématiques (Document de Stratégie de Lutte Contre la Pauvreté (DSLCP) 2018-2023, Déclaration de Politique en matière de Population, Plan cadre de Lutte contre le VIH/SIDA) ; (iii) sectoriels (eau, santé, éducation, etc.). III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
  • 25.
    25 I- INTRODUCTION III-2-1- ÉVALUATIONSENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES) Évaluation environnementale stratégique régionale (EESR) Évaluation environnementale stratégique sectorielle (EESS) III-2- LES OUTILS DE PREVENTIONS
  • 26.
    26  Évaluation EnvironnementaleStratégique Sectorielle (EESS) Définition: EESS est une EES qui s’applique à l’ensemble des projets de politiques, plans et programmes dans un secteur donné. Objectif: La finalité de cette EES est d’arriver à la sélection des options ou alternatives (scénarios) compatibles avec les potentialités et les contraintes (environnementales, économiques et sociales) au niveau national, de la région ou de la localité, y compris le changement climatique et les risques de catastrophes en tenant compte des incertitudes. III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
  • 27.
    27  Évaluation EnvironnementaleStratégique Sectorielle (EESS) Exemple: Politique nationale sur l’énergie gaz au lieu de charbon au lieu d'énergie hydroélectrique, au lieu d'énergie nucléaire au lieu de pétrole dans le domaine de l'énergie. III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
  • 28.
    28 Définition: L’EES Régionaleest une EES qui s’applique à des projets de politiques, de plans et des programmes ou à un ensemble de projets (politiques nationales pour les zones humides, plan de développement urbain, programme de modernisation des infrastructures scolaires dans une province) dans une entité géographique donnée (un pays, une région, une commune, une ville, un bassin versant, etc.).  Évaluation Environnementale Stratégique Régionale (EESR) Objectif: La finalité de l’EESR est d’appréhender l’ensemble des impacts causés par les différents projets de politiques, de plans et de programmes mis en œuvre dans l’entité géographique définie, quel que soit le secteur d’activités, et leurs interactions possibles. Elle permet donc de prendre en compte les impacts cumulatifs et les impacts synergiques. III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
  • 29.
    29  Évaluation EnvironnementaleStratégique Régionale (EESR) Circonscription administrative (région, département, commune), d’un géo-système cohérent (vallée, zone côtière,…) ou d’une région thématique vécue (région agricole, …). III-2-1- ÉVALUATIONS ENVIRONNEMENTALES STRATÉGIQUES (EES)
  • 30.
    30 III-2-2- ÉTUDE D’IMPACTENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES) Ensemble des procédés utilisés pour évaluer les effets d’une activité donnée sur l’environnement naturel et humain et à proposer des mesures ou actions en vue de faire disparaître, réduire ou atténuer les effets néfastes et bonifier les effets positifs pour l’environnement de ces projets (Art 3 Décret n° 96-894 du 08 novembre 1996)  Notion de base Outil juridique, technique, de planification et de gestion pour la prise en compte des préoccupations en matière d’environnement dans les projets de développement.
  • 31.
    1996 (03 octobre):L’adoption de la Loi n° 96-766 du 03 octobre 1996, portant Code de l’Environnement 31 III-2-1- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES) Art.35:Lors de la planification et de l’exécution d’actes pouvant avoir un impact important sur l’environnement, les autorités publiques et les particuliers se conforment au principe suivant : - Principe de précaution Art.35.1: Lors de la planification ou de l’exécution de toute action, des mesures préliminaires sont prises de manière à éviter ou à réduire tout risque ou tout danger pour l’environnement. Toute personne dont les activités sont susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement doit, avant d’agir, prendre en considération les intérêts des tiers ainsi que la nécessité de protéger l’environnement. Si, à la lumière de l’expérience ou des connaissances scientifiques, une action est jugée susceptible de causer un risque ou un danger pour l’environnement, cette action n’est entreprise qu’après une évaluation préalable indiquant qu’elle n’aura pas d’impact préjudiciable à l’environnement.
  • 32.
    1996 (08 novembre):La promulgation du décret n° 96-894 du 08 novembre 1996 relatif aux règles et procédures applicables aux études d’impact environnemental par la république de Côte d’Ivoire, fait obligation pour les projets d’investissement publics ou privés susceptibles de porter atteinte à l’environnement, de faire : Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) Constat d’impact Constat d’exclusion catégorielle selon leurs natures techniques, leurs ampleurs et selon la sensibilité de leurs milieux d’implantation. 32 III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
  • 33.
    33 Constat d’exclusion catégorielle: rapport justifiant l’exclusion catégorielle. En effet, lorsqu’un projet ne figure dans aucune des catégories citées aux annexes I, II et III, il bénéfice d’une exclusion catégorielle, qui le dispense à priori d’une étude d’impact environnemental et du constat d’impact Constat d’impact : inventaire des effets du projet ou programme, sans suggérer nécessairement l’étude des variantes et les moyens permettant de corriger les effets négatifs  Projet soumis à l’EIES Définition des concepts Etude d’Impact Environnemental (EIE) Ensemble des procédés utilisés pour évaluer les effets d’une activité donnée sur l’environnement naturel et humain et à proposer des mesures ou actions en vue de faire disparaître, réduire ou atténuer les effets néfastes et bonifier les effets positifs pour l’environnement de ces projets.
  • 34.
    34  But etobjectif Le but immédiat de l’ÉIE est d’éclairer le processus de décision en identifiant les effets et risques significatifs du point de vue de l’environnement.  But Le but final (à long terme) de l’ÉIE est de promouvoir le développement durable en faisant en sorte que les projets de développement ne compromettent pas les ressources essentielles et l’écosystème ou le bien-être, le mode de vie et les moyens de subsistance des communautés et des personnes qui en dépendent.  Objectif Les objectifs immédiats de l’ÉIE sont : • d’améliorer la conception des projets en matière environnementale ; • de faire en sorte que les ressources soient utilisées correctement et efficacement ; • d’identifier les mesures nécessaires pour atténuer les impacts potentiels du projet ; et III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
  • 35.
    35  But etobjectif  Objectif • d’éclairer le processus de décision, notamment en fixant les termes et conditions de réalisation du projet en matière environnementale. Les objectifs à long terme de l’EIES sont : • de protéger la santé humaine et d’assurer la sécurité ; • d’éviter que des changements irréversibles et des dommages graves ne soient infligés à l’environnement ; • de sauvegarder les ressources précieuses, les zones naturelles et les composantes de l’écosystème ; et • de renforcer les aspects sociaux des projets. III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
  • 36.
     PROMOTEUR OUMAITRE D’OUVRAGE DU PROJET -Commanditaire de l’EIE : recours à un Bureau d’Études de son choix, agréé par le MINEDD pour conduire l’étude. 36  Acteurs de l’EIES  BUREAU D’ETUDES - Chargé de conduire et de réaliser l’étude pour le compte du promoteur.  ANDE ( Bureau d’étude d’impact environnemental) - chargée de la mise en œuvre de la procédure d’EIE, - mission « d’élaborer les termes de référence (TDR) en concertation avec l’administration technique de tutelle, le maître d’ouvrage, ou pétitionnaire ou son représentant et éventuellement le public », - la responsabilité de l’ANDE se situe au niveau de la supervision, de la validation et du contrôle des EIE. III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
  • 37.
    37  Acteurs del’EIES  MINISTERES TECHNIQUES/Services déconcentrés -Participent à la prise de décision à travers les travaux du comité interministériel d’évaluation des rapports d’E.I.E.S (arrêté ministériel n°01035 du 20 aout 2008)  AUTORITES ADMINISTRATIVES ET POLITIQUES DES COLLECTIVITES TERRITORIALES (Préfets, Sous-préfets, Maires, …) Impliqués à tous les stades de la procédure de l’EIES  POPULATIONS, ONG - Subit les conséquences néfastes du projet - Leur participation fait partie intégrante du processus de l’EIES - La prise en compte de leur avis et préoccupations améliore la viabilité du projet III-2-2- ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL (EIES)
  • 38.
    38 I-2-3- DIFFERENCES ENTREEES et EIE EIES EES Grands projets et certains programmes Nombreux Plans, Programmes, et Projets à portées très variées Aire d’étude plutôt restreinte Aire d’étude plus étendue Enjeux environnementaux se rapportant à un site ou un tracé Enjeux environnementaux plus larges et diffus, voire globaux Public intéressé : surtout la population touchée par le projet Public intéressé : intervenants plus spécialisés et représentants de la société
  • 39.
    39 IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVEET PORTE DE L’EIES IV-1 PROCÉDURE DE L’EIES IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE IV-1-2 DÉFINITION DU CHAMP DE L’ÉTUDE IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT IV-1-5 PRISE DE DÉCISION IV-1-6 SUIVI ENVIRONNEMENTALE IV-2 PORTÉE DE L’EIES
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    40 L’élaboration d’une EIESobéit à la procédure réglementaire du Code de l’Environnement, la loi n° 96-766 du 03 octobre 1996 portant Code de l’Environnement et au décret n°96-894 du 08 novembre 1996, déterminant les règles et procédures applicables aux études relatives à l’impact environnemental des projets de développement, notamment en son article 12. Cette procédure peut être schématisée de la manière suivante (figure 1). IV-1 PROCÉDURE DE L’EIES IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES
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    41 Etape 1 :Étude préalable (Projet soumis à EIES) Etape 2 : Définition du champ de l’étude Etape 3 : Réalisation de l’étude (Elaboration du Rapport d’EIES) Etape 4 : Examen du Rapport (Examen technique et public) Etape 5 : Prise de décision (Approbation) Etape 6 : Suivi environnemental (Rapport de suivi) IV-1- PROCÉDURE DE L’EIES IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES Figure 1: Procédure d’élaboration d’une EIES (Source : GVGCS-CI, août 2018) Etape Pré étude Etude Etape Post étude
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    42 A cette étape,le promoteur vérifie si son projet est assujetti à une Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES). IV-1-1- ETUDE PRÉALABLE Compare à des listes positives ou listes d’inclusion/ listes négatives, liste d’exclusion qui recensent les projets nécessitant / ou non une EIE qui indiquent les exigences de l’évaluation Soumet un avis de projet (description du projet) à l’ANDE pour la demande des Termes De Référence (TDR). IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES •nature du projet, sa taille, son emplacement, son coût et le calendrier d’exécution •indications sur la/les technologies, les processus, les procédés, ainsi que des renseignements préliminaires sur les émissions et les effluents anticipés Avis de projet
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    43 LES PROJETS SOUMISA EIES  ANNEXE I: Les établissements dangereux, insalubres ou incommodes soumis à autorisation de la nomenclature des installations classées (art 2 alinéa 1, code environnement 2008) Exemples: Exploitation agricole intensive d’une superficie supérieure à 999 ha, Industries extractives (expoitation petrole, mine), Industrie de l’énergie (rafinerie, centrale thermique), Elimination des déchets (step), Industries des produits alimentaires, Projets d’infrastructures (installation oleoduc, gazoduc Etc.)  ANNEXE III: Sites dont les projets sont soumis à EIE (art 2 alinéa 1, code environnement 2008)  Aires protégées et réserves analogues ;  Zones humides et mangroves ;  Espaces d’intérêt scientifique, culturel et touristique ;  Zones définies écologiquement sensibles ;  Périmètre de protection des points d’eau ;  Espaces maritimes sous juridiction nationale, internationale ou autres eaux internationales. IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE  Catégorisation du projet / screening Listes prédéfinies
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    44  ANNEXE II:projet soumis au constat d’impact Environnementale (art 5, code environnement 2008) LES PROJETS SOUMIS A UN CIE • Projet agricole (exploitation pouvant abriter des volailles, des porc et autres ruminants, exploitation agricole intensive d’une superficie comprise entre 100ha et 999ha etc …) • Industries extractives (forage géothermique, approvisionnement en eau etc…) Industries de l’énergie (stockage de gaz combustible, aérien de gaz naturel, transport de gaz, de vapeur d’eau chaude, d’énergie électrique par ligne etc…) • Travaux de métaux (chaudronnerie etc) • Industrie textile, du cuir, du bois, du papier, du caoutchouc • Projet d’infrastructure (construction de route, de tramways et d’aérodrome, les projets qui ne figurent pas dans l’annexe I)  Catégorisation du projet / screening IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE Listes prédéfinies
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    45 IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE IV-PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES La catégorisation du projet / screening Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES) Constat d’impact Constat d’exclusion catégorielle
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    46 IV-1-1 ETUDE PRÉALABLE IV-PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES Etude d’Impact Environnemental et Social (EIES)
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    47 REGLES DE PROCEDURES Article5 : Pour tout projet ayant un lien avec les domaines prévus à l’annexe II du présent décret, l’autorité habilitée à délivrer l’autorisation doit exiger du maître d’ouvrage ou du pétitionnaire un constat d’impact aux fins d’en évaluer le risque d’impact sérieux sur l’environnement et d’exiger ou non une étude d’impact environnemental. Article 6 :Les projets bénéficiant d’une exclusion catégorielle doivent faire l’objet d’un constat d’exclusion catégorielle, délivrée dans un délai de 30 jours à compter de la date d’introduction de la demande du pétitionnaire auprès de l’administration technique de tutelle et portant le visa du Bureau d’étude d’impact environnemental. A l’expiration de ce délai et en cas de silence du Bureau d’Etudes d’Impact Environnemental, le projet est réputé conforme aux objectifs de préservation de l’environnement. Article 7 : Dans un délai n’excédant pas les 30 jours à compter de la date effective de réception du constat d’impact, le Ministre chargé de l’environnement doit aviser le Maître d’ouvrage ou le pétitionnaire soit de son approbation, soit de l’exigence de la présentation d’une étude d’impact environnemental, soit de la prolongation de l’examen du dossier dans un délai complémentaire de 15 jours. Une copie de la décision sera transmise à l’administration technique concernée. Le dépôt d’un constat d’impact doit faire l’objet d’un récépissé.
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    48 REGLES DE PROCEDURES Al’expiration de ce délai et en cas de silence du Bureau d’Etudes d’Impact Environnemental, le projet est réputé conforme aux objectifs de préservation de l’environnement. Article 8 : Si l’administration technique habilitée à délivrer l’autorisation considère que le projet peut avoir des conséquences négatives notables sur l’environnement, même en l’absence de liens avec les listes établies en annexes I,II, III, elle peut lui appliquer les dispositions de l’article 5. De même le Ministre chargé de l’environnement peut saisir l’administration technique habilitée à délivrer l’autorisation pour exiger la réalisation d’une étude d’impact pour un projet ou programme, même en l’absence de liens avec les listes établies en annexes I,II,III. Si l’administration technique habilitée à délivrer l’autorisation est saisie par la société civile de la nécessité d’une étude d’impact environnemental, elle peut après examen du dossier de projet exiger un constat d’impact pour apprécier les risques et exiger ou non une étude d’impact.
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    49 IV-1-2 DÉFINITION DUCHAMP DE L’ÉTUDE/CADRAGE/ SCOPING IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES Le cadrage (scoping) s’effectue une fois qu’il est établi qu’une EIES doit être entreprise pour un projet donné. Son objectif est de circonscrire et déterminer avec plus de précision la nature des renseignements que devra contenir l’étude d’impact. Cet exercice consiste à indiquer, parmi le vaste champ des problèmes environnementaux potentiels, un nombre restreint d’enjeux à traiter de manière approfondie dans l’étude d’impact. Il sert également à recenser et définir, dès les premiers stades du processus de planification, les préoccupations des parties prenantes, les exigences et les limites de l’EIES et préparer les Termes De Référence de l’étude d’EIES (TDR).
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    50 IV-1-2 DÉFINITION DUCHAMP DE L’ÉTUDE/CADRAGE/ SCOPING IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES  Objectifs Des TDR 3-d’amener le promoteur du projet à élaborer un rapport d’EIES conforme à la réglementation en vigueur 2-définir un canevas méthodologique de l’EIES incluant les enjeux majeurs du projet 1-Indiquer les principales tâches à réaliser durant l’étude et le niveau d’effort requis pour la préparation de l’EIES Les termes de références doivent être clairs et assez précis pour permettre aux promoteurs de réaliser efficacement l’étude d’impact. Le cadrage est de la responsabilité exclusive de l’autorité compétente, il peut cependant être réalisé en collaboration avec le promoteur. Le promoteur procède alors à un exercice d’examen préalable de son projet.
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    51 ANDE valide lesTDR qu’elle met à la disposition du demandeur IV-1-2 DÉFINITION DU CHAMP DE L’ÉTUDE IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES l’ANDE est chargée de l’élaboration des TDR de l’EIES : - description du projet et d’une visite de reconnaissance du site du projet, - collecte des données (entreprise ou administration) La réalisation de l’étude d’impact est de la responsabilité du promoteur qui doit la faire conformément aux termes de référence (TdR). Il peut confier cette activité à un prestataire externe, un expert ou, souvent, une firme spécialisée ou un Bureau d’étude Environnemental Agrée (BEEA). Cependant, le promoteur demeure le seul responsable de l’étude. IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE
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    52 IV- PROCEDURE ADMINISTRATIFET PORTE DE L’EIES IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE Le promoteur choisi un Bureau d’Etudes Environnementales Agréé pour réaliser l’Etude d’Impact Environnemental et Social qui aboutit à l’élaboration d’un rapport conformément aux TDR. La réalisation de l’EIES intègre une consultation publique des parties intéressées. Le rapport d’EIES est édité et transmis à l’ANDE par le promoteur, commanditaire de l’étude. Le promoteur prend en charge les coûts de réalisation de l’EIES qu’il négocie directement avec le Bureau d’Etude Environnementale Agréé qu’il aura choisi sur la liste officielle de l’ANDE selon ses propres critères.
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    53 IV- PROCEDURE ADMINISTRATIFET PORTE DE L’EIES IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE Le BEEA forme une équipe pluridisciplinaire composée d’un gestionnaire en environnement, d’un socio économiste ou d’un sociologue et d’autres spécialités dans le domaine du projet sur la base des TDR de l’EIES. Sur ces TDR, le BEEA recrute l’équipe de travail et définit un planning de réalisation de l’EIES. Chacun des consultants reçois un cahier de charge avec un chronogramme bien définit.
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    54 Pendant la réalisationde l’EIES, le promoteur et son Bureau d’Etude Agréé organisent une consultation publique. La Consultation Publique est une séance d’information organisée par le promoteur en collaboration avec son Bureau d’Etude Agréé pour expliquer le projet aux populations susceptibles d’être affectées par celui-ci en vue de recueillir leurs avis et/ou préoccupations. IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE Chaque consultant est emmener à faire des recherche bibliographiques, à faire des investigations sur le terrain en vue de collecter les données, rédiger un rapport d’étape et le rendre au consultant gestionnaire de l’environnement, Chef d’équipe.
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    55 La consultation publiqueest un élément essentiel de l’étude socio-économique menée au cours de la réalisation de l’EIES. Les résultats de cette consultation publique sont intégrés dans le rapport de l’EIES que le promoteur devra transmettre à l’ANDE pour instruction. IV- PROCEDURE ADMINISTRATIF ET PORTE DE L’EIES IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE L’EIES doit être conçue et exécutée selon des méthodes scientifiques reconnues, et s’appuyer sur des données fiables et validées ou, du moins, vérifiables. Elle doit intégrer les commentaires et les recommandations émis par les parties prenantes qui sont informées et consultées pendant la réalisation de l’étude.
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    56 IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVEET PORTE DE L’EIES IV-1-3 RÉALISATION DE L’ÉTUDE Le temps imparti pour la réalisation de l’EIES est à la discrétion du promoteur du projet. Cependant, dans certains territoires, il arrive que l’autorité attribue à la directive ou aux termes de références une date de péremption au-delà de laquelle une nouvelle directive ou TdR pourra être émise si l’EIES n’est pas terminée.
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    57 IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVEET PORTE DE L’EIES IV-1-4 EXAMEN DU RAPPORT  Enquête publique Avant l’examen technique du rapport, une enquête publique peut être réalisée. Son effectivité est laissée à l’appréciation de l’ANDE qui tient compte des enjeux liés au projet. Objectif: Informer et recueillir les appréciations, suggestions et contre propositions de la population affectée afin de permettre à l’ANDE de disposer de tous les éléments nécessaires à son information pour une prise de décision éclairée. Méthodologie de conduite de l’enquête • Lieu: dans la localité qui abrite le projet • Prise d’une décision Ministérielle d’organisation de l’enquête (MINEDD)
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    58 IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVEET PORTE DE L’EIES • Prise d’un arrêté préfectoral d’ouverture et de clôture • Désignation d’un commissaire enquêteur • Couverture médiatique (communiqués dans la presse audiovisuelle) Le rapport d’enquête publique constitue un élément important du dossier sur le plan socio-économique.  Réunion publique : lancement de l’enquête (cérémonie d’ouverture)/durée 10 jours ouvrés  Clôture de l’enquête: Rédaction du PV (rapport du commissaire enquêteur) comportant le visa du préfet de la localité.  Enquête publique
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    59 IV-1-4 EXAMEN DURAPPORT Objectifs -Vérifier la pertinence environnementale du projet -Décider de la recevabilité du rapport de l’EIES Méthodologie  Organisation de la séance d’examen en Commission Interministérielle Réunir des Experts pluridisciplinaires soigneusement identifiés par l’ANDE selon la nature du projet,  Déroulement de la séance d’examen technique - Recueillir les avis techniques des Experts des Différents Ministères Techniques et autres structures sur le contenu du rapport d’EIES. - Permettre aux Experts d’analyser les conclusions de l’enquête publique (Compte rendu des réunions d’ouverture, de clôture et du PV de l’Enquête Publique). IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
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    60 IV-1-4 EXAMEN DURAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES Processus d’évaluation du rapport L’évaluation des rapports d’EIES se fait à deux niveaux : - l’évaluation de la recevabilité administrative des EIES ; - l’évaluation de la consistance technique des EIES.  Evaluation de la recevabilité administrative des EIES L’évaluation administrative des EIES se fait à travers trois (03) points de vérification : - Les Termes De Référence (TDR) ont-ils été élaborés ou le cas échéant validés par l’ANDE : suivant la réglementation en vigueur, la définition des TDR se fait notamment en concertation avec l’administration technique de tutelle, le maître d’ouvrage, ou pétitionnaire. Ainsi, toute étude dont les TDR n’ont pas été approuvés par l’ANDE n’est pas recevable ;
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    61 IV-1-4 EXAMEN DURAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES - L’EIES est-elle réalisée par un Cabinet d’Etudes agréé : suivant l’Arrêté N°00303 du 15 Octobre 2019, fixant les conditions d’agréments aux bureaux d’études et consultants indépendants pour la réalisation des études d’évaluation environnementale et stratégique, des études d’impact environnemental et social et des audits environnementaux doivent être réalisées par des bureaux d’études agréés. Toute étude réalisée par un cabinet non agréé par le Ministère en charge de l’environnement n’est pas recevable. - Le promoteur a-t-il transmis le rapport de l’EIES à l’ANDE : suivant la décision le promoteur doit transmettre 25 copies du rapport sur clé USB et 3 copies physiques de rapports à l’ANDE Processus d’évaluation du rapport  Evaluation de la recevabilité administrative des EIES
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    62 IV-1-4 EXAMEN DURAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES  Consistance technique des EIES L’évaluation technique des rapports d’EIES met à contribution les dispositions du décret n° 96-894 du 08 novembre 1996 déterminant les règles et procédures applicables aux études relatives à l’impact environnemental des projets de développement qui précise le contenu des études d’impact environnemental et social, mais également l’expertise de l’évaluateur. Processus d’évaluation du rapport De ce fait, l’évaluation porte aussi sur le fond et sur la forme du rapport : - Sur la forme : il s’agit d’apprécier la présentation générale du rapport :  qualité physique ;  fautes et coquilles ;  Illustrations du document .
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    63 IV-1-4 EXAMEN DURAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES Processus d’évaluation du rapport  Consistance technique des EIES - Sur le fond : il s’agit d’apprécier la conformité du contenu du rapport de l’EIES sur la base des TDR élaborés ou validés par l’ANDE et la consistance technique des différents éléments constitutifs du rapport. Spécifiquement, les éléments de fond comprennent :  la conformité de l'étude aux TDR;  la consistance du résumé non technique;  la consistance de l'introduction ;  la consistance de la description du projet ;  l’exhaustivité de la description de l'état initial actuel du site et de son environnement ;
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    64 IV-1-4 EXAMEN DURAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES Processus d’évaluation du rapport  Consistance technique des EIES  l’exhaustivité de l’identification des impacts du projet sur l'environnement et de l’évaluation de ces impacts identifiés ;  la pertinence des mesures d’atténuation des impacts ;  la pertinence du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES);  la prise en compte de la participation publique dans à la réalisation de l'étude.
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    65 IV-1-4 EXAMEN DURAPPORT IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES La finalité de l’analyse de recevabilité du rapport d’étude d’impact est de produire un rapport d’analyse du rapport d’étude d’impact se concluant par un avis de recevabilité. Ce document informe le ministre que l’étude d’impact répond ou non aux exigences des termes de référence ou de la directive et lui donne la perspective nécessaire pour décider s’il est pertinent de délivrer l’autorisation environnementale et de rendre publique l’étude d’impact. L’avis de recevabilité permet de préconiser quatre types de décisions: Recevabilité du rapport
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    66 IV-1-5 PRISE DEDÉCISION II- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES L’autorité compétente en charge de l’environnement sur information de l’ANDE rend un avis sur le projet une autorisation de procéder sans modification au projet une autorisation de procéder avec modifications au projet une suspension de l’autorisation dans l’attente de renseignements complémentaires un rejet du projet
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    67  Phase 1: Notification de la recevabilité du rapport de l’EIES Suite à l’évaluation technique, l’ANDE notifie au promoteur, à travers un courrier (de validation), la recevabilité du rapport de l’EIES.  Phase 2 : Délivrance de l’arrêté ministériel d’approbation du rapport de l’EIES En application de l’article 14 du décret sur les EIES, la décision d’approbation est notifiée au promoteur par un arrêté d’approbation signé par le Ministre chargé de l’Environnement.  Approbation du rapport de l’EIES En application des articles 4 et 14 du décret 96-894 du 8 novembre 96 relatif aux EIE, la procédure d’approbation comporte plusieurs phases. Les différentes phases d’approbation d’un Rapport d’EIES sont: IV-1-5 PRISE DE DÉCISION IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
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    68 IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVEET PORTE DE L’EIES Une fois le certificat de conformité environnementale (arrêté d’approbation) délivré, il revient au promoteur de réaliser son projet conformément aux clauses accompagnant cette autorisation. Par conséquent, l’approbation du projet implique pour le pétitionnaire l’obligation de respecter et d’exécuter les mesures énoncées dans l’étude d’impact et, en particulier, dans son plan de gestion environnementale et sociale. Ce dernier, ainsi que d’autres exigences supplémentaires, est toujours une condition liée au certificat d’autorisation ; il constitue alors un cahier de charges qui engage légalement le promoteur du projet. Pendant la mise en œuvre des phases d’installation, de construction et d’exploitation, l’ensemble du projet demeure sous surveillance afin que soit assuré le respect de la décision prise par l’autorité responsable de l’Environnement.  Etapes post-décision
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    Responsable: ANDE Objectif -Veiller àla mise en œuvre effective des mesures d’atténuation préconisées dans le rapport de l’EIES -Permettre au promoteur de préciser, d’ajuster, de réorienter ou d’adapter éventuellement certaines mesures au regard des caractéristiques des composantes du milieu. Méthodologie -Élaboration d’un document méthodologique de suivi (activités à mener et leur programmation). -Visite de terrain (contrôles programmés ou inopinés sur le terrain pendant les phases de pré-construction, construction, d’exploitation du projet, de fermeture et de réhabilitation du site du projet). 69 IV-1-6 SUIVI ENVIRONNEMENTALE II- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
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    -Bilan environnemental •Synthèse detoutes les mesures et observations pendant la période de suivi. •Capitalisation des acquis du projet (enseignements susceptibles d’être retenus en vue des projets futurs). 70 IV-1-6 SUIVI ENVIRONNEMENTALE II- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES
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    71 Projet Détermination de lacatégorie EIES Constat d’Impact Exclusion catégorielle Cadrage (TDR) Elaboration de prescription Env Enquête Réalisation EIES Réalisation Constat Publique d’Impact E. Evaluation technique en commission interministérielle Refus Décision Approbation Suivi Env. Réalisation du projet  Schématisation de la procédure administrative
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    72 Le champ couvertpar l’étude d’impact environnemental et social comprend : le périmètre du site d’influence directe ou indirecte du projet ; et, les périmètres correspondants aux risques potentiels de pollution des écosystèmes de la zone d’influence directe ou indirecte du projet. L’étude prend en compte toutes les composantes environnementales susceptibles d’être impactées positivement et négativement notamment : ‫ـ‬ le milieu physique (les eaux de surface et souterraine, l’air de la zone, le sol) ; ‫ـ‬ le milieu biologique (la biologie de la zone du projet, les habitats floristiques et fauniques de la zone d’étude et ses environs) ; ‫ـ‬ le milieu humain (le personnel et les populations de la zone d’étude, ainsi que les activités socio-économiques). IV- PROCEDURE ADMINISTRATIVE ET PORTE DE L’EIES IV-2 PORTÉE DE L’EIES
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    73 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale V-2-Evaluation environnementale par la Société financière internationale V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement Recherche - L’évaluation environnementale par la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures - L’évaluation environnementale par les banques commerciales : les Principes de l’Équateur
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    74 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS La gouvernance environnementale est d’abord l’affaire de l’État. Elle prend la forme d’un arsenal législatif et réglementaire concernant l’environnement. Cet arsenal réglementaire inclut le processus de l’évaluation environnementale (EE) des projets. Il appartient en effet à l’État d’édicter ou d’adopter différentes normes environnementales telles que des normes sanitaires et des politiques touchant la conservation des habitats naturels, la lutte contre les changements climatiques, la conservation de la diversité biologique, les émissions atmosphériques, la pollution des cours d’eau, les seuils de bruit acceptables et ainsi de suite. Ces cibles, normes, objectifs et programmes sont tous intégrés dans diverses dispositions législatives nationales. L’ensemble de ces normes se trouve pris en compte quand il s’agit d’évaluer les effets sur l’environnement du développement, au moyen de l’évaluation environnementale des projets, des plans ou des programmes. À ces fins, l’arsenal étatique se formalise et comprend des lois et des décrets d’application, qui encadrent et décrivent le processus d’EE, incluant, dans certains cas, l’obligation pour le promoteur du projet de réaliser une étude d’impact environnemental et social (EIES).
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    75 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
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    76 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS Cependant, dans les pays en développement, il n’y a pas que l’État qui intervient dans le processus d’evaluation environnementale. En effet, plusieurs projets s’appuient en effet sur l’apport d’institutions multilatérales de financement (IMF), aussi appelées bailleurs multilatéraux internationaux ou régionaux, telles la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque européenne de reconstruction et de développement et, plus récemment, la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures et d’agences bilatérales telles que l’Agence française de développement (AFD), l’Agence de coopération internationale du Japon, la Coopération technique belge, l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), et plusieurs autres (DANIDA, FINIDA, Norvège, Pays-Bas, Canada). Tous ces organismes fournissent de l’aide publique au développement, selon la nature et l’importance du projet ou du programme.
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    77 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
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    78 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
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    79 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS Ils assortissent leur contribution de conditions environnementales et requièrent, sous une forme ou une autre, un processus formel d’EE qui leur est propre ou qui s’inspire de régimes ou de «bonnes pratiques » conçus par d’autres organismes internationaux tels que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Ces conditions constituent en général des régimes d’évaluation environnementale distincts, parallèles au régime du pays concerné. Il s’agit là d’une seconde forme de gouvernance, relevant cette fois de l’autorégulation plutôt que de la législation, puisque l’évaluation environnementale relève non pas d’une loi, mais des principes de saine gestion d’un acteur extranational. Il est extrêmement utile de connaître cet arsenal dans tous ses détails, car bien qu’il échappe au contrôle des États, il reste un cadre contraignant lorsque le financement externe et l’aide publique sont la condition nécessaire du développement.
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    80 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale  Le Groupe de la banque mondiale La Banque mondiale est en réalité le «Groupe de la Banque mondiale », car elle se compose de cinq institutions indépendantes, regroupées sous un même conseil d’administration: • la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD/IBRD), • l’Agence internationale pour le développement (AID/IDA), • la Société financière internationale (SFI/IFC), • l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), • le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI/ ICSID). Trois de ces cinq institutions (la BIRD, l’AID et la SFI) sont directement impliquées dans le financement du développement. Les deux autres sont des institutions associées qui s’occupent de la réassurance des prêts (la MIGA) ou de l’arbitrage des disputes contractuelles (le CIRDI).
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    81 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale NB : Définition BIRD : Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement AID : Agence Internationale de Développement SFI : Société Financière Internationale MIGA : Agence Multilatérale de Garantie des Investissements. CIRDI : Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements.  Différence entre la BIRD, l’AID et la SFI Ensemble, la BIRD et l’AID sont indistincts et représentent ce que presque tout le monde appelle couramment la «Banque mondiale ». Trois autres institutions complètent néanmoins le Groupe. Dans les faits, lorsque l’on entend que tel ou tel projet a été «financé par la Banque mondiale», la plupart du temps le financement combine en réalité un prêt concessionnel remboursable, fourni par la BIRD, et une subvention (non remboursable) de l’AID.
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    82 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale La part de l’un et de l’autre, comme les arrangements de prêt (durée, taux d’intérêt, vacances d’intérêts) sont des éléments négociés, qui dépendent de la nature du projet, de l’État qui en fait la demande et d’autres facteurs contextuels. La Société financière internationale a pour mission de favoriser le développement de l’investissement privé dans les pays en développement et de promouvoir dans ces pays un environnement favorable à la croissance. Elle dispose de services autonomes qui travaillent en relation avec les entreprises désireuses d’investir dans les pays en développement.
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    83 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale Quelle différence y a-t-il entre une évaluation environnementale réalisée pour la Banque et une EE produite pour les services nationaux d’un État à l’égard d’un même projet ? En réalité, les deux processus sont indépendants et autonomes. Ils peuvent et doivent coexister sur un même projet. Le processus de la Banque mondiale ne débouche pas sur la délivrance d’un permis. Selon la PO 4.01, l’Evaluation Environnementale de la Banque mondiale ne vise pas à « autoriser un projet» (ou à ne pas l’autoriser). Ce genre de permis ou d’autorisation est la prérogative de l’État. On voit donc qu’en réalité, les deux processus non seulement peuvent, mais doivent coexister. S’agit-il d’un dédoublement des efforts, des retards, des coûts ? Pas tout à fait. En général, tous les efforts sont mis en œuvre pour que, par exemple une seule étude d’impact soit réalisée, pourvu qu’elle réponde à la fois aux exigences de la Banque et à celles de l’État. D’ailleurs, une des exigences de la Banque est que le projet ait été «autorisé» par le pays récepteur.
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    84 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale Quelle différence y a-t-il entre une évaluation environnementale réalisée pour la Banque et une EE produite pour les services nationaux d’un État à l’égard d’un même projet ? L’Evaluation Environnementale de la Banque est simplement une décision de «banquier»; elle consiste à autoriser ou pas un investissement ou un décaissement. Dans la réalité, bien sûr, cette décision peut effectivement être déterminante à savoir si un projet ira de l’avant ou non, mais la seule décision de la Banque mondiale aura été de «décaisser ou non». Et si elle le fait, ce sera à ses propres conditions, y compris ses propres conditions environnementales (les Politiques de sauvegarde, devenues le Cadre environnemental et social de la Banque). Libre à l’État d’autoriser le projet officiellement, si celui-ci correspond à ses propres normes environnementales.
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    85 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale Politiques opérationnelles (PO) Normes environnementales et sociales (NES) Ancien système, en vigueur jusqu’en 2023 pour les projets déjà engagés Nouveau système, en vigueur depuis le 1er octobre 2018 PO 4.01 – Évaluation environnementale et sociale Remplacée, incorporée et modifiée par la NES 1– Évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux. PO 4.04 – Habitats naturels Remplacée, incorporée et augmentée par NES 6 – Préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles biologiques PO 4.09 – Lutte antiparasitaire Remplacée et incorporée par NES 3– Utilisation rationnelle des ressources et prévention et gestion de la pollution. PO 4.10 – Peuples autochtones Remplacée et incorporée par NES 7 – Peuples autochtones/ Communautés locales traditionnelles d’Afrique subsaharienne historiquement défavorisées. PO 4.11 – Patrimoine culturel Incorporée par NES 8 – Patrimoine culturel O 4.12 – Réinstallation involontaire Remplacée et augmentée par NES 5 – Acquisition de terres, restrictions à l’utilisation de terres et réinstallation involontaire. PO 4.36 – Forêts Remplacé, incorporé et augmenté par NES 6 – Conservation de la Diversité biologique et Gestion durable des Ressources écosystémiques. PO 4.37 – Sécurité des barrages Remplacée, incorporée et augmentée par NES 4 – Santé et sécurité des populations. PO 7.50 – Voies d’eau internationales Toujours en vigueur. PO 7.60 – Zones en litige Toujours en vigueur. PB 17.50 – Diffusion de l’information Incorporée par NES 10 – Mobilisation des parties prenantes et information. Nouvelles normes NES 2 – Emploi et conditions de travail. TABLEAU 1. Correspondance entre les Politiques de sauvegarde (ancien système) et les nouvelles Normes environnementales et sociales (nouveau système)
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    86 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale  Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale financé par le groupe de la Banque mondiale Un bailleur multilatéral ou bilatéral du groupe de la banque Mondiale (BIRD et l’AID) s’adresse principalement et directement aux États. Il finance donc l’État qui pilote un projet ou développe un programme, sous forme de prêt concessionnel ou de don ; il pourrait s’agir par exemple d’un prêt (ou un don) de la Banque mondiale au gouvernement Ivoirien dans le cadre de la construction d’une usine de transformation de Cacao. Les étapes de la procédure sont les suivantes : 1. Emission de demande de prêt pour un projet de développement par l’état ; 2. Réception de la demande de prêt par le service concerné de la banque, plus précisément par le service responsable de l’environnement ; Toutefois, l’ensemble des PO des Politiques de sauvegarde continuera de s’appliquer aux projets en cours, et on estime que les deux systèmes coexisteront au moins jusqu’en 2023. Pour cette raison, il est nécessaire d’étudier ces deux systèmes qui sont encore appelés à coexister pendant plusieurs années.
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    87 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale  Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale financé par le groupe de la Banque mondiale 3-Le service responsable de l’environnement de la banque pose les actes suivant : a-Examine la demande b-Catégorise le risque environnemental et social : b1-Risque élevé (ici l’EIES doit inclure une analyse de la conformité à toutes les NES) b2- Risque substantiel b3- Risque modéré b4- Risque faible Pour ces trois dernières catégories, le cadrage de la Banque définira les NES à respecter. 4- Enclenchement de la procédure nationale d’Evaluation environnementale par l’ANDE ;
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    88 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale  Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale financé par le groupe de la Banque mondiale 5- Préparation et Réalisation de l’Evaluation Environnementale, selon le régime national (Voir la procédure nationale) en prenant en compte les NES exigés par la Banque. Aussi, la banque exige-t-il d’accompagner l’évaluation environnementale d’un PGES (plan de gestion environnementale et sociale) ; et le cas échéant, un PAR (plan d’action de réinstallation). La Banque demande également la préparation d’un plan de mobilisation des parties prenantes (PMPP), ainsi que d’un plan d’engagement environnemental et social (PEES). Ces plans visent à assurer le maintien de saines relations communautaires et l’engagement de mise en œuvre de toutes les mesures prévues au plan de gestion, pendant et après la réalisation du projet.
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    89 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-1- Evaluation environnementale par la Banque mondiale  Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale financé par le groupe de la Banque mondiale 6- le service responsable de l’environnement de la banque peut Conseiller et accompagner l’état dans la réalisation de l’étude; 7- Examen de la conformité et de la qualité, et validation de l’EIES selon la procédure nationale 8- Validation indépendante de l’Evaluation environnementale et Vérification de la conformité à toutes les NES exigées. Ce travail est effectué par des spécialistes de la banque (service de l’environnement de la banque ) ou des experts externes recrutés à cette fin par la banque. 9- Apres la validation au niveau locale, le Ministère de l’environnement délivre un arrêté d’approbation qui fait office d’Autorisation environnementale du projet ; 10- Apres la validation de l’étude par la Banque, Elle va s’entendre sur le plan contractuel avec l’état et procéder au décaissement
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    90 V-2-Evaluation environnementale parla Société financière internationale V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS Rappelons que la SFI, créée en 1956, a pour mission de favoriser le développement de l’investissement privé dans les pays en développement et d’y promouvoir un environnement favorable à la croissance. Elle dispose de services autonomes qui travaillent en relation avec les entreprises souhaitant investir dans les pays en développement. Elle est juridiquement indépendante de la BIRD (avec laquelle, par ailleurs, elle collabore étroitement). Le «patron» de la SFI est le vice-président proforma de la Banque mondiale, mais il dirige une administration autonome et indépendante. Bien qu’elle n’investisse qu’avec le secteur privé, la SFI garde un lien avec les États, car elle joue un rôle important de conseiller en matière de régulation des affaires, par exemple, aux fins d’améliorer les conditions (le « climat») d’investissement dans le pays en question. intermédiaires financiers pour le financement de projets en partenariat avec des investisseurs privés
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    91 V-2-Evaluation environnementale parla Société financière internationale V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS Elle peut même, à l’occasion, agir comme intermédiaire ou conseiller pour une transaction particulière quand l’État est le promoteur de grands projets qu’il souhaite ouvrir aux partenariats public-privé ou, carrément, au secteur privé. La SFI intervient donc principalement sous la forme de participations en capital ou de prêts, soit à des entreprises, soit à des banques commerciales à qui elle garantit des marges de crédit et qui agissent comme intermédiaires financiers pour le financement de projets en partenariat avec des investisseurs privés Tout comme la Banque mondiale, la SFI a énoncé une politique environnementale et s’est dotée en 2006 de Normes de performance en matière de durabilité environnementale et sociale, qu’elle a révisées en 2012. Ces Normes de performance sont au nombre de huit. En cas de financement d’un projet par la SFI ces normes de performance en matière de durabilité environnementale et sociale doivent être respectées.
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    92 V-2-Evaluation environnementale parla Société financière internationale V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS  Liste des Normes de performance environnementale de la Société financière internationale Norme de performance 1: Évaluation et gestion des risques et des impacts environnementaux et sociaux ; Norme de performance 2: Main-d’œuvre et conditions de travail ; Norme de performance 3: Utilisation rationnelle des ressources et prévention de la pollution ; Norme de performance 4: Santé, sécurité et sûreté des communautés ; Norme de performance 5: Acquisition de terres et réinstallation involontaire ; Norme de performance 6: Conservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles vivantes ; Norme de performance 7: Peuples autochtones ; Norme de performance 8: Patrimoine culturel.
  • 93.
    93 V-2-Evaluation environnementale parla Société financière internationale V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS  Catégorisation des projets selon la Société financière internationale Projets de catégorie A: Projets présentant des impacts négatifs sociaux ou environnementaux potentiels significatifs, hétérogènes, irréversibles ou sans précédent. Projets de catégorie B: Projets présentant des impacts négatifs sociaux ou environnementaux limités moins nombreux, généralement propres à un site, largement réversibles et faciles à traiter par des mesures d’atténuation. Projets de catégorie C: Projets présentant des impacts négatifs sociaux ou environnementaux minimes ou nuls, y compris certains projets de financement par le biais d’intermédiaires financiers (IF) présentant des risques minimes ou nuls. Projets de catégorie IF: Tous les projets de catégorie A ou B effectués par le moyen d’intermédiaires financiers. La SFI a introduit de manière explicite la prise en compte des enjeux des changements climatiques, des droits de l’homme et des questions de genre auprès des intermédiaires financiers.
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    94 V-2-Evaluation environnementale parla Société financière internationale V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS  Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale financé par la SFI Le processus est pareil que celui développé dans la réalisation d’une évaluation environnementale financé par le groupe de la Banque mondiale. Seulement, il faut prendre en compte la spécificité de la SFI en matière des exigences en termes de politique environnementale et dans le screening des projets (catégorisation des projets).
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    95 V-2-Evaluation environnementale parla Société financière internationale V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALE EN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS  Processus administratif de réalisation d’une évaluation environnementale financé par la SFI  Similitudes et différences entre la SFI et les systèmes étatiques. Tout comme les EE de la Banque mondiale, celles effectuées par et pour la SFI ont un tout autre but que celles effectuées par et pour l’État, bien qu’elles puissent in fine viser les mêmes résultats. Les EE de la SFI ont pour principal but de gérer le risque de l’investissement et d’autoriser ce dernier. Elles ne sont pas des exercices qui visent la délivrance d’un visa de réalisation. Il faut cependant noter qu’une des exigences de la SFI, dans les cas d’un projet de catégorie A ou B, est que celui-ci ait obtenu ou soit en mesure d’obtenir un tel visa de la part de l’État dans lequel le projet s’implante. Une autre similitude avec les EE de la Banque mondiale a trait à la validation des études d’impact et des PGES, ue la SFI confie à des spécialistes maison ou à des experts externes recrutés à cette fin.
  • 96.
    96 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement Créée en 1964, la Banque africaine de développement (BAD5 ; ) a pour mission de contribuer au développement économique et au progrès social des pays africains en stimulant et en mobilisant l’investissement, ainsi que de fournir une assistance technique et financière aux pays africains. La BAD regroupe 54 pays membres, tous du continent africain et 27 pays non membres, dont la plupart sont des pays développés et membres de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques). La BAD est une institution multilatérale dite «régionale» parce qu’elle dessert exclusivement une région spécifique qui s’adresse à la fois aux secteurs public et privé. Le Groupe est constitué de trois institutions qui partagent le même siège social : la Banque africaine de développement sensu stricto, qui consent essentiellement des prêts concessionnels;
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    97 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement le Fonds africain de développement, qui consent essentiellement des dons ou des subventions; le Fonds spécial du Nigeria, qui peut fournir les deux précédents. De 1967 à 2010, la BAD a effectué 3 526 prêts et dons se chiffrant à environ 55 milliards de dollars américains. Quelques exemples sont présentés dans l’encadré 11.10. La politique environnementale et sociale Depuis 1990, la BAD possède sa propre politique environnementale. Pendant plusieurs années, elle s’est appuyée sur les Procédures d’évaluation environnementale et sociale (BAD, 2015b), traduites en opérations par les Lignes directrices pour l’évaluation intégrée des impacts environnementaux et sociaux (BAD, 2003). Une de ces lignes directrices porte sur l’évaluation environnementale des projets. De 1990 à 2013, la Banque a exigé, pour certains projets, la réalisation d’analyses environnementales incluant des études d’impact, en se fondant non pas sur des normes, mais sur des énoncés touchant des « questions transversales ».
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    98 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement La politique environnementale et sociale Pour les fins de l’évaluation environnementale, la catégorisation des projets est semblable, dans sa structure, à celle de l’ancien système de la Banque mondiale ou de la SFI, bien que les appellations diffèrent (encadré 11.12).
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    99 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement La politique environnementale et sociale
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    100 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement Les sauvegardes opérationnelles environnementales et sociales intégrées En 2013, la Banque a adopté effectivement son Système de sauvegardes intégré (SSI) afin de favoriser une croissance socialement inclusive et écologiquement durable. Le SSI comprend quatre volets : • la Déclaration de politique de sauvegardes intégrées; • les Sauvegardes opérationnelles, un ensemble de cinq critères de sauvegardes; • des procédures d’évaluation environnementale et sociale ; • des lignes directrices d’évaluation intégrée des impacts environnementaux et sociaux.
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    101 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement
  • 102.
    102 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement La SO 1 énonce les principes de l’évaluation environnementale et consacre la catégorisation utilisée antérieurement (catégories 1, 2, etc.) en y ajoutant une nouveauté : une sous-classification du risque climatique (encadré 11.13). Elle propose, comme la Banque mondiale, une variété d’outils d’analyse, dont l’étude d’impact et l’EES, pour lesquels elle adopte une procédure de réalisation comparable en tous points à celle de la Banque. Les sauvegardes opérationnelles environnementales et sociales intégrées
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    103 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS V-3- Evaluation environnementale par la Banque africaine de développement Les sauvegardes opérationnelles environnementales et sociales intégrées
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    104 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS
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    105 V- EVALUATION ENVIRONNEMENTALEEN LIEN AVEC LE FINANCEMENT DES PROJETS  IMPUTABILITÉ Le Panel d’inspection. Un des outils et mécanismes d’imputabilité choisis par la Banque réside dans un panel constitué d’experts indépendants et éminents. Le Panel d’inspection de la Banque mondiale est une instance de recours pour toute partie prenante (client, personne affectée, etc.) qui se trouverait insatisfaite ou lésée en vertu du non-respect par la Banque de ses propres règles. constitué de trois personnes complètement indépendantes de la Banque, sur mandats de cinq ans. Il ne s’agit ni d’une instance judiciaire ni d’un recours en indemnisation. Toutefois, le Panel, qui relève directement du conseil d’administration de la Banque, peut exiger que des procédures soient entièrement reprises si elles n’ont pas été suivies ou respectées par le personnel de la Banque.
  • 106.
  • 107.
    107 V-PROCESSUS PRATIQUE DEL’EIES Une étude d’impact est un document technique qui s’appuie sur des données fiables ainsi que sur des méthodes et des modélisations validées et reconnues sur le plan scientifique. Il contient un certain nombre de rubriques standards composant les parties de l’étude, notamment une partie perspective, une partie descriptive, une partie analytique et une partie prescriptive.
  • 108.
    108 V-0-METHODOLOGIE  identification descaractéristiques du projet (Avis de projet, connaissance du dossier technique du projet, avant-projet sommaire (APS), plans, croquis, vue en coupe, études géotechniques, étude de sécurité, APD: avant-projet détaillé etc.).  élaboration des outils de collecte des données (Support de collecte : questionnaires, guide d’entretien, guide d’observation de terrain, liste des acteurs) ;  collecte des données • Revue documentaire: caractéristiques physiques, environnementales, démographiques, sociales, économiques et culturelles de la zone du projet, V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 109.
    109 - traitement, l’analyseet la synthèse des informations ; - rédaction du rapport d’EIES. informations relatives aux cadres législatif et réglementaire applicables aux évaluations environnementales et sociales. V-0-METHODOLOGIE  Rencontres avec les institutions ressources : informer les acteurs, collecter des données sectorielles, d’apprécier les capacités institutionnelles et les responsabilités dans la mise en œuvre et le suivi du projet.  Rencontres avec les autorités administratives : informer, collecter des informations propre à la localité caractéristiques physique, environnementale, démographique, sociale, économique et culturelle de la zone du projet (Monographie) V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 110.
    110 structure se définitcomme suit : ‫ـ‬ Chapitre 0 : résumé non technique ; ‫ـ‬ Chapitre 1 : introduction ; ‫ـ‬ Chapitre 2 : description du projet ; ‫ـ‬ Chapitre 3 : Cadre législatif, règlementaire et institutionnel ‫ـ‬ Chapitre 4 : état initial de l’environnement ; ‫ـ‬ Chapitre 5 : identification, analyse/prédiction et évaluation de l’importance des impacts induits par le projet ; ‫ـ‬ Chapitre 6 : mesures de protection de l’environnement ; ‫ـ‬ Chapitre 7 : gestion des risques et des accidents ; ‫ـ‬ Chapitre 8 : plans de gestion environnementale et sociale ; ‫ـ‬ Chapitre 9 : consultations publiques. - Ossature du rapport d’EIES V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 111.
    111 La partie perspectivecomprend les deux sections suivantes : • la mise en contexte du projet et sa justification ; • le cadre législatif, réglementaire et institutionnel auquel il doit répondre. V-I-PARTIE PERSPECTIVE V-PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES  Mise en contexte du projet et justification La mise en contexte présente les éléments à l’origine du projet. Elle comprend une courte présentation de l’initiateur et du projet, un exposé du contexte d’insertion et de la raison d’être du projet, une présentation des solutions envisagées, et l’analyse effectuée en vue de la sélection de la solution retenue. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 112.
    112 V-I-PARTIE PERSPECTIVE  Miseen contexte du projet et justification L’exposé du contexte d’insertion et de la raison d’être du projet doit permettre d’en dégager les enjeux environnementaux et sociaux ainsi que les contextes économiques et techniques à l’échelle locale et régionale et possiblement nationale. En général, cette partie de l’EIES doit permettre de répondre aux questions suivantes :  Quel est le contexte de la proposition du projet ? • Quel est le besoin ou le problème à résoudre ? • Quel est le projet proposé ? • Quelles sont les solutions (options) du projet offertes pour résoudre le problème ? • Quelles sont les conséquences environnementales de ces options ? • Quelle est l’option préférable et pourquoi ? V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 113.
    113 La définition duprojet doit être la plus précise possible en présentant ses principales caractéristiques techniques telles qu’elles apparaissent au stade initial de sa planification et de sa conception. L’objectif de la définition du projet pour les besoins d’une EIES consiste à définir le projet avec assez de spécificité pour déterminer avec précision la zone des impacts possibles de sorte que la totalité des enjeux et éventuellement des impacts environnementaux soient évalués. V-I-PARTIE PERSPECTIVE  Mise en contexte du projet et justification cadre législatif, réglementaire et institutionnel Il s’agit de présenter les lois et la réglementation pertinentes pour le projet. Il faut également présenter les obligations de mise en œuvre des conventions ou traités internationaux touchant les aspects environnementaux et sociaux du projet. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 114.
    114 Exemples : loi n°2016-886 du 08 novembre 2016 portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire loi n° 96-766 du 3 octobre 1996 portant Code de l’Environnement ; loi n° 98-755 du 23 décembre 1998 portant Code de l’Eau ; loi n° 95-15 du 12 janvier 1995 portant Code du Travail ; Il s’agit également de décrire les conventions internationales et sous régionales signées et/ou ratifiées par la Côte d’Ivoire et traitant des aspects environnementaux et sociaux.  Exemple: Convention Cadre des Nations Unies sur la diversité biologique (1992). V-I-PARTIE PERSPECTIVE cadre législatif, réglementaire et institutionnel V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 115.
    115 V-I-PARTIE PERSPECTIVE cadre législatif,réglementaire et institutionnel L’EIES présente enfin le cadre institutionnel mobilisé par le projet et la démarche. Cela consiste à recenser et définir les rôles que les institutions étatiques et privées, les organisations et les associations vont jouer au cours des différentes phases du projet ainsi que leur participation à l’EIES. Exemples :  Ministère de l’environnement : structure sous tutelle ANDE, CIAPOL, etc.  Ministère de l'assainissement et de la Salubrité : structure sous tutelle ONAD, ANAGED, etc. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 116.
    116 Le cadre législatifcomprend aussi une explication des obligations environnementales qui incombent aux cofinanceurs. Dans le cas d’un financement par un bailleur international, les politiques opérationnelles et les critères de performances de ce dernier seront présentés. V-I-PARTIE PERSPECTIVE cadre législatif, réglementaire et institutionnel Exemple: la Politique environnementale et sociale de la Banque Mondiale V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 117.
    117 V-2-PARTIE DESCRIPTIVE Elle couvrela description du projet et la description de l’environnement du milieu d’accueil. V-2-1-Description des variantes Par définition, l’EIES doit concourir à améliorer un projet, ce qui suppose la recherche de variantes dans la mesure du possible. L’EIES explore toutes les solutions de rechange au projet y compris l’éventualité de sa non-réalisation ou de son report et, le cas échéant, toute solution proposée lors des consultations effectuées par l’initiateur de projet. Les variantes sont généralement de deux natures. Il peut s’agir de choix stratégique du projet (planification) d’une part ou de choix de conception, de localisation, ou de réalisation du projet d’autre part. Les différentes variantes doivent être analysées en tenant compte de critères techniques, économiques et environnementaux. Cette analyse doit permettre de comparer les variantes envisagées et d’évaluer leurs avantages respectifs sur tous les plans. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 118.
    118 FORET SACREE VILLAGE Bgrande zone de production de cacao VILLAGE A VILLE OPTION 1 OPTION 2 TECHNIQUE ECONOMIQUE ENV ET SOCIAL
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    119 V-2-1- Exemple descriptiondes variantes/ alternatives V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 120.
    120 V-2-1- Exemple descriptiondes variantes/ alternatives V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 121.
    121 Sélection des variantespertinentes au projet : Alternative (sans projet / avec projet). L’objectif ici consiste à démontrer que la variante du projet retenue par le promoteur constitue globalement la meilleure option aux plans technique, économique et environnemental. Cet objectif est atteint en comparant entre elles les différentes variantes du projet (sans projet / avec projet) de manière à en faire ressortir les points forts et les points faibles. L’analyse comparative est généralement complétée par une démonstration qui met en évidence la variante préférable. Cette étape comprend les éléments suivants : (i) la description des variantes, (ii) l’analyse comparative des variantes et (iii), la justification du choix de la variante préférable.  Exemple de Description des variantes/Alternatives V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 122.
    122  Exemple dedescription des alternatives ALTERNATIVES SANS PROJET AVEC PROJET Avantages • Pas d’impact sur l’environnement biophysique et humain • Pas de perturbation des activités environnantes ; • Pas de nuisances et de perturbation du cadre de vie ; • Pas de recrudescences d’infections respiratoires • création d’emploi ; • création de richesse (entrée de devises) ; • Augmentation de l'indice de développement humain (IDH); • Nouveaux investissements dans l’agrobusiness du cacao ; • Atteinte des objectifs de la politique d’industrialisation et de transformation locale des matières premières agricoles. Inconvénients • Pas d’accroissement de la capacité de transformation du cacao ivoirien ; • Pas d’investissements dans l’agrobusiness du cacao • Pas de création d’emploi ; • Pas de création de richesse. • Risques de dégradation du sol, de pollution de l’air et des eaux souterraines ; • Recrudescence des maladies respiratoires ; • Perturbation du trafic routier de la zone ; • Risques d’accidents et de nuisances liés aux travaux. Conclusion Les impacts négatifs peuvent être évités ou fortement réduits par la mise en œuvre de mesures appropriées. Sur cette base, la situation « avec projet » doit être privilégiée au regard des avantages qu’elle peut générer au plan socio-économique. PROJET D’AUGMENTATION DE LA CAPACITE DE STOCKAGE DES FEVES DE CACAO V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 123.
    123 EXERCICE: Décrivez, analysezet justifiez les alternatives du projet concernant la Construction du Centre Hospitalier et Universitaire de CSI POLYTECH à DABOU. V-2-1-Description des variantes/ alternatives V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 124.
    124 La description duprojet concerne tant le projet initial que toutes ses variantes. Elle doit servir à définir la méthode de travail et à délimiter la zone d’influence du projet. Elle comprend les informations relatives : • au site d’implantation : emprise du projet, des chantiers ; • à la nature et à la conception du projet : processus de fabrication ou de construction, rejets, trafic et populations concernées, types d’ouvrages d’art ; • à ses caractéristiques architecturales : dimensions, matériaux. V-2-2-Description du Projet V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 125.
    125  présenter leplan d’ensemble des composantes du projet ;  décrire les activités d’aménagement ;  décrire les activités de construction (matériaux de construction, quantité d’eau et d’électricité à utiliser et leurs sources ;  décrire les mesures de protection envisagées (sol, eau, atmosphère, faune, flore) ;  décrire les installations du chantier ou temporaire ;  décrire les bâtiments et structures permanentes ;  décrire les infrastructures et installations connexes ;  décrire les modes d’exploitation, procédés et équipements,  décrire les matières premières et additifs ; V-2-2-Description du Projet V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 126.
    126  décrire lesrejets (solide, liquide et gazeux) et nuisances susceptibles d’être produites par le projet (durant toutes ses phases) ;  décrire les mesures d’utilisation rationnelles et de conservation des ressources ;  décrire le plan de fermeture ;  présenter le calendrier et le coût du projet. V-2-3-Description de l’environnement Evidence les activités sources d’impacts V-2-2-Description du Projet La description de l’environnement consiste à faire le point sur l’ensemble des caractéristiques et relations propres à l’environnement susceptible d’être modifié par le projet. L’environnement résulte de la combinaison de trois grands types de milieux : V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 127.
    127 V-2-3-Description de l’environnement Le milieu physique comprend le sous-sol et les eaux souterraines, le sol et les eaux de surfaces, l’air et le relief. Le milieu biologique comprend la flore, la faune et les communautés vivantes. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 128.
    128 V-2-3-Description de l’environnement Lemilieu humain et social qui comprend les caractéristiques démographiques, tous les éléments construits, les relations sociales, les modes d’utilisation de l’espace (territoire), le patrimoine culturel et les paysages. Cette description de l’environnement se fait à l’intérieur de la zone d’influence du projet. C’est l’aire d’étude. Elle correspond à une zone géographique soumise à au moins un des effets provoqués par le projet. La description de l’environnement est présentée grâce à des données disponibles ou à recueillir. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 129.
    129 V-2-3-Description de l’environnement Ilest important de faire ressortir les données les plus pertinentes au projet afin de rester dans les limites de coûts et de temps raisonnables. La description de l’environnement doit aussi tenir compte de son évolution ; c'est-à-dire l’environnement futur probable, et les autres projets annoncés. La description et l’analyse de l’environnement nous permettent de procéder à une synthèse des contraintes par superposition des informations cartographiées et à identifier les zones de moindre impact. C’est cela qui permet de localiser les activités du projet dans les espaces à faibles enjeux et sensibilités. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 130.
    130 Délimitation de lazone d’étude La délimitation ou définition de la zone d’étude est nécessaire, voire indispensable, pour cerner tous les milieux touchés directement ou indirectement par le projet. Cette délimitation de la zone d’influence directe du projet doit se faire en fonction de la nomenclature des installations classées. Description des composantes pertinentes Milieu physique Milieu biologique Milieu socio- économique et culturel Composantes du milieu V-2-3-Description de l’environnement V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 131.
    131 MILIEU PHYSIQUE  Géologiegénérale -Définir les formations géologiques; -Dresser le profil géologique et géotechnique de la zone du projet. - Définir l’état de référence du sol  Les eaux -Définir l’état de référence des eaux (souterraines et superficielles) carte à l’appui -Préciser l’existence ou non des nappes sous le site et leurs caractéristiques -Voir en aval et amont les captages d’eaux pour l’alimentation en eau potable et ou industrielles ainsi que leurs qualités. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-2-3-Description de l’environnement
  • 132.
    132 MILIEU PHYSIQUE Analyse deseaux - le pH ; la conductivité ; la température ; - la turbidité ;les matières en suspension ; - la DCO; la DBO5, l’azote ammoniacal ; - l’azote des nitrates - Etc……… Analyse de sol - le pH ; - Hydrocarbure totaux ; - Pesticide ; - ETM (As, Cd, Pb, Hg, Cu) ; - Etc……… V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-2-3-Description de l’environnement
  • 133.
    133 MILIEU PHYSIQUE  CLIMATOLOGIE -Saisons -Précipitations -Températures -Humiditérelative -Vitesse et direction des vents Histogramme des précipitations ROSE DES VENTS Données brutes disponibles à la SODEXAM  Qualité de l’air: Définir l’état de référence V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-2-3-Description de l’environnement
  • 134.
    134  les matièresparticulaires (PM10 ;PM5, PM2,5, PM1)  la quantité totale de particules en suspension ;  SO2 ;  NOx;  CO / CO2  NH3;  H2S. Tableau I : Niveaux sonores d’émission admissible en décibel (dB (A)) MILIEU PHYSIQUE  Mesure de qualité de l’air  Mesure des nuisances acoustiques : Bruit V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-2-3-Description de l’environnement
  • 135.
    135 MILIEU BIOLOGIQUE  Formationsvégétales  Ecosystèmes aquatiques  Faune (Espèces animales)  Flore (Espèces végétales) Faire une liste des espèces menacées Photo 1: Pièges de type Sherman, Chauvancy et Tapette pour la capture des rongeurs Photo 2: Végétation de Ficus benjamina avec en dessous Information disponible à L’UICN V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 136.
    136 MILIEU SOCIO-ÉCONOMIQUE ETCULTUREL o Structuration administrative et démographique o Population (Données démographiques et historiques) o Occupation des sols, activités économiques (Activités agricoles , industrielles, chasses, pêches…) o Etat du voisinage o Organisation socio-politique et culturelle o Cadre de vie des populations (santé et hygiène publique, sécurité, gestion des déchets, voirie, éducation) V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-2-3-Description de l’environnement
  • 137.
    137 - la phasede préparation ou de pré construction ; - la phase de construction ; - la phase d’exploitation ; - la phase de fermeture ou de réhabilitation. Exécution du projet comprend quatre (4) principales phases V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES La gestion des impacts anticipés
  • 138.
    V-3-1-Identification des impactsinduits par le projet Cette étape a pour objectif de déterminer tous les impacts probables associés à la réalisation du projet sur le milieu physique, les ressources biologiques et les communautés humaines, ainsi que les mesures à prendre pour les minimiser au mieux, les prévenir. Le promoteur doit proposer une méthode d’identification et d’évaluation des impacts qui soit objective, concrète et reproductible. Le raisonnement doit être clair et accessible pour le lecteur. Les impacts potentiels du projet ainsi que les mesures d'atténuations sont identifiés, caractérisés et évalués sur la base d'une méthodologie développée autour des éléments suivants: 138 V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
  • 139.
    -Une analyse desdonnées acquises sur l'environnement physique, biologique et social de la zone du projet; -Une évaluation des informations obtenues sur les étapes de développement et de fonctionnement du projet; -Les avis et préoccupations recueillis par le Bureau d’Etudes auprès des populations et autorités traditionnelles (Chefs de Village et Chefs de Terre) de différents villages visités dans la zone, 139 V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
  • 140.
    140 L’objectif est deprendre en compte toutes les interactions entre l’environnement et les composantes du projet. Deux éléments sont essentiels pour recenser ou déterminer les impacts : les composantes du projet ou sources d’impacts, et les éléments du milieu d’accueil du projet, ou récepteur d’impact. V-3-1-Identification des impacts induits par le projet V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE
  • 141.
    141 Identification des activitéssources d’impact  Source d’impact Une source d’impact est un élément constituant ou une composante d’un projet ou d’une activité de construction, d’exploitation ou d’entretien qui est susceptible d’avoir un impact sur l’environnement. Les sources d’impact se trouvent donc dans les activités et, plus précisément, les interventions, les intrants (moyens nécessaires pour mener les activités) et les extrants (produits ou déchets issus des activités).  Définition du concepts de « source d’impact » V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
  • 142.
    142  Définition duconcepts de « source d’impact / Impact » Pour déterminer les différentes sources d’impact, il faut procéder à la description du projet. Celle-ci peut comprendre les principaux éléments du projet : les structures permanentes et temporaires ; la façon dont le projet sera construit et valorisé ; une explication de son type d’activité et le détail des interventions ; ses processus de production, y compris les besoins pour y aboutir ; enfin, les déchets qui sont susceptibles d’être produits. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE  Source d’impact
  • 143.
    143 Analyse - Avant projetsommaire - Avant projet détaillé - Rapport géotechnique - Autres documents Description des variantes sélectionnées  Détermination des activités « source d’impact » V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
  • 144.
    144  Phase d’aménagementet de construction Les activités d’aménagement et de construction et les opérations prévues (déboisement, défrichage, brûlage, forage, excavation, dynamitage, creusage, remblayage, franchissement de cours d’eau, enlèvement du sol arable, utilisation de machinerie lourde, utilisation d’herbicides et de pesticides, démolition ou déplacement de bâtiments, etc.).  Phase d’exploitation Les activités et les modes d’exploitation (entretien des ouvrages, des aménagements et des installations, aménagements paysagers, etc.). Les rejets liquides, solides et gazeux (quantité et caractéristiques physiques et chimiques détaillées, localisation précise de leurs points de rejet) des activités (par exemple, les eaux de procédé, de refroidissement  Détermination des activités « source d’impact » V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
  • 145.
    145 et de ruissellement,la production d’énergie ou de vapeur), le bruit, les odeurs, les émissions diffuses et les autres types de nuisance, ainsi que les équipements et installations qui y sont associés (captage, épuration, traitement, dispersion, diffusion, élimination, contrôle, réception, entreposage, manipulation, etc.).  Phase de cessation - Démantèlement des structures - Démolition de bâtiments - Réhabilitation  Détermination des activités « source d’impact »  Phase d’exploitation V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
  • 146.
    146 V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V- PROCESSUSPRATIQUE DE L’EIES  Impact Un impact est une conséquence positive ou négative d’une action ou d’une activité en interaction avec l’environnement. Il est qualifiable ou mesurable, ou les deux. On distingue plusieurs types d’impacts :Les impacts directs, Les impacts indirects, Les impacts différés, Les impacts cumulatifs, Les impacts synergiques, Les impacts résiduels. Les impacts directs découlent d’une activité de projet, selon un lien direct de cause à effet (ex.: les pertes des espèces végétales rares à la suite du dessouchage et du débroussaillage pour l’ouverture d’une route).  Différents types d’impacts
  • 147.
    147 V- PROCESSUS PRATIQUEDE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-1-Identification des impacts induits par le projet Les impacts indirects sont ceux qu’on ne peut pas relier à une activité du projet par un lien direct de cause à effet. Ils peuvent se produire plus tard ou à plus grande distance, tout en étant raisonnablement prévisibles (ex.: l’érosion du sol à la suite de la coupe de la végétation sur le flanc d’une colline). Les impacts différés se manifestent à un moment ultérieur à la réalisation du projet ou de l’activité (ex.: la manifestation du cancer chez les employés d’une société de construction utilisant de l’amiante dans la pose des plafonds).  Différents types d’impacts
  • 148.
    148 V- PROCESSUS PRATIQUEDE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-1-Identification des impacts induits par le projet Les impacts synergiques résultent de l’association de plusieurs impacts qui concourent à un effet donné. Considérés individuellement, ces impacts peuvent présenter peu d’intérêt, alors qu’ils prennent une dimension significative lorsqu’ils sont conjugués. Les effets synergiques doivent être considérés à deux niveaux : entre les répercussions propres à une intervention ; entre les répercussions individuelles ou conjuguées d’une intervention et le milieu d’implantation. Les impacts résiduels sont des impacts négatifs qui persistent après l’application de mesures d’atténuation. Les impacts cumulatifs sont des effets additifs ou interactifs qui induisent, sur l’environnement biophysique ou humain, des changements brusques ou progressifs dans le temps et dans l’espace. La considération des impacts cumulatifs d’une intervention renvoie à l’évaluation de la potentialité de son tout ou de ses parties d’aggraver ou d’amplifier un phénomène particulier.
  • 149.
    149  Récepteur d’impact Unrécepteur d’impact est un élément de l’environnement qui subira les effets des éléments constituants d’un Projet ou d’une activité. Les récepteurs sont définis en analysant l’état initial ou de référence du site et de l’environnement du projet, avant la réalisation du projet. Ici, la notion d’environnement recouvre un ensemble de préoccupations interdépendantes relevant notamment de la nature, des paysages, de la qualité de vie, de la sociologie et de l’économie. On peut citer, entre autres : la faune et la flore, les sites et les paysages, le sol, l’eau, l’air, le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, la protection des biens et du patrimoine culturel,  Définition de concept V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
  • 150.
    150  Récepteur d’impact lacommodité de voisinage (bruit, vibrations, odeurs, émissions lumineuses et autres émissions polluantes), l’hygiène, la santé, la sécurité et la salubrité publique, de même que les interactions éventuelles entre ces différents éléments et l’évolution naturelle de cet environnement.  Définition de concept V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
  • 151.
    151  Récepteur d’impact V-PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 152.
    152 MATRICE DE SYNTHESED’IDENTIFICATION DE L’IMPACT EN PHASE DE POST-CONSTRUCTION PHASE DU PROJET ZONE DU PROJET ACTIVITES / SOURCES D’IMPACT COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT Exemple de la liste des activités sources d’impact identifiées dans un projet de construction d’un CHU V-3-2- Analyse des impacts induits par le projet L’analyse des impacts consiste à déterminer, décrire et évaluer les interrelations qui existent entre les composantes d’un projet et le milieu récepteur. Il s’agit ici de prévoir les impacts d’une proposition et d’évaluer leur importance. L’objectif est de prendre en compte toutes les interactions entre l’environnement et les composantes du projet et leurs impacts importants, en veillant à ne pas omettre par inadvertance les effets indirects et cumulatifs potentiellement importants. V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-1-Identification des impacts induits par le projet
  • 153.
    153 Activités sources d’impact Composante du milieuimpacté Impacts Identifiés Phase des travaux: Phase de préparation et phase de construction -Dégagement de l’emprise du projet (déboisement, débroussaillage, démolition, Netoyage,décapage) -Terassement (deblayage, remblayage) -Installation de la base vie (eaux de lavage, nourriture etc) -Stockage d’hydrocarbure -Manutention de la machinerie (engin) Physique Sol -Erosion et Dégradation du sol - Pollution du sol par les déchets de chantier, ménager -Pollution du sol par les eaux usées - Pollution du sol par déversement Accidentelle d’hydrocarbures et huile De moteur
  • 154.
    154 Deux éléments sontessentiels ici pour recenser ou déterminer les impacts : les composantes du projet, ou sources d’impact, et les éléments du milieu d’accueil du projet, ou récepteurs d’impact. Ces deux types d’éléments clés doivent donc être bien appréhendés et bien analysés. Pour évaluer les impacts, il faudra prendre en compte, en plus de ces deux éléments essentiels, les exigences administratives et réglementaires propres au projet, au pays et, dans le cas des projets financés par des bailleurs, à chaque bailleur. Ce processus débute lors de la sélection et se poursuit à travers le cadrage (l’établissement de la portée), qui recense les problèmes clés et les classes en catégories d’impact en vue d’une étude ultérieure. V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-2- Analyse des impacts induits par le projet
  • 155.
    L’évaluation des impactsenvironnementaux et sociaux doit prendre en compte toutes les phases d’un projet. Le but de l’évaluation des impacts est d’affecter une importance relative aux impacts associés au projet et ainsi, de déterminer l’ordre de priorité selon lequel les impacts doivent être évités, atténués ou compensés. Un certain nombre de méthodologies et d’outils de détermination ont été développés. Leduc et Raymond (2000) proposent cinq catégories de méthodes ou d’axes d’analyse des impacts : les méthodes d’expertise, les modèles et systèmes, les représentations spatiales et cartographies, les méthodes comparatives unicritères, les méthodes comparatives multicritères. 155 V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
  • 156.
    156 L’ approche matriciellepour l’évaluation des impacts est basée sur l’interrelations entre les activités du projet, sources d’impact et les éléments des milieux récepteurs en l’occurrence les milieux physique, biologique et humain. L’approche modèles et systèmes plus particulièrement l’aspect matricielle est celle utilisée fréquemment et imposée par l’ANDE dans ces TDR. o Méthodologie Lorsque l’ensemble des impacts potentiels du projet sur une composante environnementale ou sociale donnée ont été établis, on évalue l’importance des modifications prévisibles de cette composante. Dans ce cas on se pose les questions suivantes : V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
  • 157.
    157 • Quelles sontles probabilités que cet impact se produise ? • Quelle sera l’importance de chaque impact ? • Quelle est l’intensité d’un impact généré par le projet ? • Quelle est l’étendue spatiale d’un impact généré par le projet ? • Quelle est la durée d’un impact généré par le projet ? La description et l’évaluation des interrelations relevées précédemment s’effectuent en tenant compte du type et de l’importance de l’impact. Le type d’impact peut être positif, négatif ou indéterminé. L’importance d’un impact renvoie aux changements causés à l’élément du milieu par le projet. V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
  • 158.
    158 V-3-3- Evaluation desimpacts du projet sur le milieu récepteur V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES Figure : Processus d’évaluation des impacts environnementaux.
  • 159.
    159 MATRICE D’EVALUATION DEL’IMPACT EN PHASE DE CONSTRUCTION EVALUATION DE L’IMPORTANCE DE L’IMPACT PHASE DU PROJET ZONE DU PROJET ACTIVITÉS /SOURCE D’IMPACT COMPOSANTE DU MILIEU AFFECTE NATURE DE L’IMPACT CATEGORIE DE L’IMPACT EXEMPLE D’UNE MATRICE D’EVALUATION V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 160.
    160 • EXEMPLE DEBILAN STATISTIQUE DES IMPACTS DU PROJET Type d'impact Phases du projet Total Préparatio n Constructio n Exploitation Cessation Impact négatif mineur 27 24 13 12 76 Impact négatif moyen 6 4 13 3 26 Impact négatif majeur 0 0 2 1 3 Impact positif mineur 0 0 0 0 0 Impact positif moyen 2 4 0 1 7 Impact positif majeur 0 1 6 0 7 Total 35 33 34 17 119 V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-3- Evaluation des impacts du projet sur le milieu récepteur
  • 161.
    V-3-3-Mesures d’attenuation, decompensation des impacts négatifs 161 V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE Les mesures d’atténuation sont des solutions proposées aux différentes étapes du développement d’un projet, depuis la phase de planification jusqu’à l’exploitation et la réhabilitation, soit pour éliminer entièrement les impacts négatifs, soit pour les réduire par rapport à leur valeur initiale, en donnant la priorité à l’évitement de tout impact. L’atténuation des impacts vise la meilleure intégration possible du projet au milieu. À cet égard, l’étude précise les actions, les ouvrages, les correctifs ou les ajouts prévus aux différentes phases de réalisation, pour éliminer les impacts négatifs associés à chacune des variantes ou pour réduire leur intensité, de même que les actions ou les ajouts prévus pour favoriser ou maximiser les impacts positifs.  Mesures d’atténuation V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 162.
    162 V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE  Mesuresd’indemnisation et de compensation Elles font partie du projet, mais elles peuvent être localisées hors de son emprise. Ces mesures apportent une contrepartie à des impacts dommageables non supprimés ou réduits ou aux impacts qui subsistent après l’application des mesures d’atténuation (impacts résiduels), tant pour le milieu biophysique que pour les résidents et les communautés touchés. Les mesures compensatoires sont de deux natures : • La compensation financière et matérielle consiste à indemniser les personnes touchées directement par les impacts ou les inconvénients du projet soit en nature, soit en argent. V-3-3-Mesures d’attenuation, de compensation des impacts négatifs V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES
  • 163.
    163 V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE  Mesuresd’indemnisation et de compensation  La compensation environnementale consiste à remplacer les éléments environnementaux perturbés ou endommagés par l’implantation du projet. Par exemple, la perte d’habitats en milieu aquatique ou humide pourrait être compensée par la création ou l’amélioration d’habitats équivalents dans la zone du projet ou dans le voisinage. Tableau: Matrice de synthèse des mesures de protection de l’environnement Phase du projet Zone concernée Activités / source d’impact Composante du milieu affectée Nature de l’impact Mesures d’atténuation/de bonification V- PROCESSUS PRATIQUE DE L’EIES V-3-3-Mesures d’attenuation, de compensation des impacts négatifs
  • 164.
    164 V- PROCESSUS PRATIQUEDE L’EIES V-3-PARTIE PRESCRIPTIVE V-3-3-Mesures d’attenuation, de compensation des impacts négatifs  Exemple d’Indemnisation de Biens détruits: Cultures détruites L’arrêté interministériel n°247/MINAGRI/MPMEF/MPMB du 17 Juin 2014 portant fixation du barème d’indemnisation des cultures (Voir annexe)  Calcul d’Indemnisation de Cultures détruites
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    165 VI-GESTION DES RISQUESET DES ACCIDENTS VI.1. INTRODUCTION VI.2. DÉFINITIONS VI.3. ANALYSE DES RISQUES VI.4. IDENTIFICATION DES DANGERS ET DES SCÉNARIOS D’ACCIDENTS VI.5. EVALUATION DES RISQUES VI.6. MESURES DE GESTION DES RISQUES
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    166 VI.1. Introduction VI-GESTION DESRISQUES ET DES ACCIDENTS Dans notre société actuelle, nous nous trouvons confrontés à des risques créés par les installations industrielles qui nous apportent la satisfaction des besoins inhérents à notre mode de vie. Ces risques sont le revers de la médaille : d’un côté les bienfaits réels ou supposés du développement des technologies, de l’autre le risque engendré par celles-ci. Chaque activité nouvelle, chaque progrès technologique, apporte sa part de risques nouveaux. Les risques d’accidents technologiques s’inscrivent donc parmi ces impacts potentiels dus à l’implantation de nouvelles installations ou activités. Il est nécessaire de connaître et de comprendre ces risques afin de les gérer adéquatement. Cette connaissance des risques permet l’intégration de l’aspect de la sécurité dans la conception de projet et sa considération lors de l’opération.
  • 167.
    167 VI.2. Définitions VI-GESTION DESRISQUES ET DES ACCIDENTS • Le Danger : Vu sous un angle « danger au travail ou au poste de travail » c’est toute source potentielle de dommage, toute activité susceptible de générer un préjudice ou d'effet nocif à l'égard d'un bien, d’équipement, de la nature, ou d’un employé ou toute personne dans certaines conditions dans le milieu de travail. • Le Risque : Est la probabilité que le préjudice survienne en cas d'exposition au danger, ou qu’une personne subisse un préjudice ou des effets nocifs pour sa santé en cas d'exposition à un danger. Elle peut s’adresser à des situations où il y a perte de bien ou d'équipement.
  • 168.
    168 VI.3. Analyse desrisques VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS L’analyse de risques d’accidents technologiques majeurs porte sur les installations dont les risques pourraient causer des impacts, souvent soudains et immédiats, sur la population et les éléments sensibles du milieu. Elle permet de connaître ces risques afin d’en planifier la gestion. Selon l’information disponible et le but recherché par la réalisation d’une analyse de risques d’accidents majeurs, l’analyse de risques peut être qualitative ou quantitative.
  • 169.
    169 VI.3. Analyse desrisques VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS Analyse qualitative L’analyse qualitative des risques permet d’identifier les dangers ainsi que les accidents potentiels et d’évaluer qualitativement les conséquences, les fréquences et les risques. Elle propose des méthodes visant à établir ce qui peut se passer d’anormal et quelles en sont les causes. Ces méthodes peuvent être appliquées tout au long du cycle de vie d’une installation. En plus de permettre l’identification des défaillances pouvant entraîner des accidents majeurs, ces méthodes peuvent permettre d’identifier les causes d’un incident et les équipements stratégiques pour la sécurité et l’intervention. À partir des résultats de l’analyse, les mesures de gestion des risques sont identifiées et implantées.
  • 170.
    170 VI.3. Analyse desrisques VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS Analyse quantitative Le risque s’exprime mathématiquement en combinant l’importance des conséquences d’un événement indésirable (pour la population, les structures et l’environnement) et la fréquence de réalisation de cet événement. L’analyse quantitative de risques d’accidents technologiques constitue un outil permettant de quantifier et d’analyser les conséquences, les fréquences et les risques. Cette méthodologie peut être résumée par le diagramme ci-dessous.
  • 171.
    171 VI.4. Identification desdangers et des scénarios d’accidents VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS L’analyse de risques d’accidents technologiques majeurs (dont les conséquences pourraient excéder les frontières du projet) repose sur la détermination des dangers (dangerosité des produits, défaillances des systèmes, sources de bris, etc.) à partir desquels des scénarios d’accidents sont établis. Toutes les activités reliées au projet doivent être considérées (manutention, exploitation, transport, etc.). L’identification des dangers et des scénarios d’accidents permet de recueillir l’information relative au projet à l’étude (installations, équipements, matières dangereuses, etc.) et au milieu dans lequel il sera situé. Cette étape consiste à identifier les dangers, identifier les éléments sensibles du milieu, réaliser la revue des accidents passés reliés à des entreprises ou des procédés similaires et établir les scénarios d’accidents.
  • 172.
    172 VI.5. Evaluation desrisques VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS Elle consiste à se prononcer sur la vraisemblance que le risque se réalise. Pour ce faire la probabilité et la gravité des risques sont déterminées en vue d’anticiper leurs conséquences en planifiant des actions de prévention selon des propriétés qui se présentent. L’évaluation des risques à partir de ces deux déterminants essentiels, permet d’établir la criticité du risque et donc de voir si le risque ou si ses impacts sont tolérables ou non. L’évaluation de la criticité des risques professionnels prend en compte, la fréquence d’exposition à la situation dangereuse, la durée de cette même fréquence ainsi que le critère de gravité par rapport aux dommages potentiels et de la maîtrise du risque. La figure suivante présente un exemple de matrice d’évaluation du risque.
  • 173.
    173 VI.5. Evaluation desrisques VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS Dans l’ensemble, l’évaluation des risques doit conduire à identifier les actions à mener en priorité pour maîtriser autant que possible, les risques auxquels le personnel, les populations et l’environnement sont exposés. Cette évaluation du risque est faite à partir de l’estimation préalable de la gravité et de la probabilité d’apparition du dommage (tableaux suivants). Niveau de Gravité Estimation Catastrophique 4 Critique 3 Marginal 2 Négligeable 1 Estimation de la gravité. Estimation Probabilité d’apparition d’un évènement dangereux Probabilité d’apparition du dommage Fréquence et/ou Durée d’exposition au danger 4 Très élevée Très probable Fréquent et/ou longue durée d’exposition 3 Élevée Probable 2 Moyenne Improbable Rare et/ou courte durée d’exposition 1 Faible Très faible Estimation de la probabilité d’apparition du dommage.
  • 174.
    174 VI.5. Evaluation desrisques VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS Matrice d’évaluation du risque.
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    175 VI.6. Mesures degestion VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS Mesures de sécurité Les mesures de sécurité ou de maîtrise des risques correspondent aux mesures de préventions et de protections à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre des sinistres et qui sont capables de garantir au maximum la sécurité de l’environnement et des personnes. Le tableau suivant présente des exemples de mesures de maîtrise des risques pour des dangers identifiés d’un projet.
  • 176.
    176 VI.6. Mesures degestion VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS Mesures de sécurité RISQUES INACCEPTABLES (Niveau 1) EFFETS DE RISQUES MESURES DE PREVENTION PROPOSÉES Risque d'incendie et d'explosion Brûlure (possibilité de mort), intoxication, asphyxie S’assurer : - que les moyens d’extinction mobiles et autres équipements de protection d’incendie soient positionnés avant le démarrage des travaux - de la prise de contact avec les secours - qu’il y ait au sein des équipes travaux, des agents formés à l’utilisation des équipements de première intervention - de la mise en place d’un Plan d’Opération Interne (POI) Risque de chute de hauteur. Blessures majeures, fatalité S’assurer : ‫ـ‬ que le personnel afférent dispose d’EPI adapté aux opérations en hauteur et qu’il soit habilité ; - qu’une visite médicale soit effectuée par tous les proposés monteurs avant toute opération en hauteur ; - du respect des consignes de sécurité ; - que les échelles, échafaudages, (etc.) soient certifiés conformes aux normes en vigueur ; - qu’aucune tâche en hauteur n’est exécutée en temps orageux ou de pluie.
  • 177.
    177 VI.6. Mesures degestion VI-GESTION DES RISQUES ET DES ACCIDENTS Plan de mesures d’urgence  Plan d’urgence Ce plan renferme les informations relatives à la sécurité sur le site, les commodités offertes au personnel sur le site même du projet et les consignes de secours.  Plan d’opération interne Il comprend le matériel de protection individuelle (casques, lunettes, masques anti-poussières, tenue de travail,…), les consignes relatives à la circulation et au stationnement sur le site, l’utilisation des engins et des camions et la matérialisation des dangers potentiels à l’aide de panneaux de signalisation appropriés.
  • 178.
    178 VI-GESTION DES RISQUESET DES ACCIDENTS VI.6. Mesures de gestion
  • 179.
    INTRODUCTION VII-1-SYNTHÈSE DES ÉLÉMENTSCONSTITUTIFS ESSENTIELS DU PGES VII-2- CONTENU DU PLAN DE GESTION VII-3-OBJECTIF DU PGES VII-4-MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME D’ATTÉNUATION VII-5-SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE VII-6-SUIVI ENVIRONNEMENTAL VII-7-LES MESURES INSTITUTIONNELLES DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS VII-8-LE CALENDRIER ET LE COÛT DES PROGRAMMES VII-9-LES INDICATEURS VII-10- ACTEURS DU PGES 179 VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 180.
    180 Le plan degestion environnementale et sociale (PGES) est un programme d’action qui, comme suite à une étude d’impact, définit la stratégie, les mécanismes, la justification et les acteurs des mesures et activités concrètes de gestion environnementale et sociale à prendre et à intégrer à la mise en œuvre d’un projet donné, afin d’en assurer l’acceptabilité environnementale et socioéconomique. L’élaboration du PGES soulève un certain nombre de questionnements : Comment construire un plan de gestion environnementale et sociale qui assure une mise en œuvre efficiente du projet, au bénéfice de toutes les parties prenantes ? Comment assurer une surveillance et un suivi qui optimisent les connaissances sur l’environnement, l’insertion du projet et l’amélioration du processus d’étude d’impact environnemental et social (EIES) ? Dans ce chapitre, nous préciserons les contours de la réalisation du PGES, ses caractéristiques INTRODUCTION VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 181.
    181 et ses critèresde performance, et nous traiterons de la surveillance et du suivi ainsi que des modalités de leur mise en œuvre. L’élaboration du programme de mise en œuvre des mesures d’atténuation ou de bonification des impacts donne un tableau qui contient les éléments suivants : • les composantes du milieu affectées par le projet ; • la source de l’impact (avec une indication de la phase du projet) ; • la description sommaire des impacts ; • les mesures d’atténuation ou de bonification recommandées ; • le coût de mise en œuvre des mesures d’atténuation; • l’échéancier de mise en œuvre et les acteurs ; • les indicateurs objectivement vérifiables ; • les moyens de vérification. Source : Inspiré de MDDEP (2005). VII-1-Synthèse des éléments constitutifs essentiels du PGES VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 182.
    VII- PLAN DEGESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE 182 Le PGES est un instrument qui décrit en détail les mesures à prendre durant la préparation construction, l’exploitation et la fermeture du projet soumis à l’étude d’impact, en vue d’éliminer ou de compenser ses effets négatifs sur l’environnement physique et humain, ou encore de les ramener à des niveaux acceptables, mais aussi en vue de bonifier ses effets positifs. Il tient aussi compte des mesures de surveillance et de suivi environnementaux pour évaluer la réussite et l’efficacité des mesures d’atténuation prises dans le cadre de la supervision du projet, soit les dispositifs institutionnels et de renforcement des capacités nécessaires à la mise en œuvre des mesures d’atténuation, ce qui englobe notamment les acteurs, les parties prenantes, le calendrier d’exécution et la supervision. L’objectif principal de ces programmes est double : d’une part, apporter des améliorations au projet tout au long de son cycle de vie, à la lumière des informations collectées et VII-2-Contenu du plan de gestion
  • 183.
    183 dans le respectdes exigences de protection de l’environnement ; d’autre part, mettre en place les mécanismes de l’amélioration continue des pratiques et de diffusion des résultats. Élément essentiel du rapport d’EIES, le PGES est préparé en aval du processus technique de l’EIES, lors de l’analyse et de l’évaluation des impacts du projet. Il fait donc partie intégrante du processus d’évaluation environnementale et d’autorisation du projet. Il est pris en compte dans la planification, la conception et l’établissement du budget, ce qui lui assure un financement et lui permet d’être supervisé et évalué au même titre que les autres composantes du projet. De plus, la préparation du PGES requiert la consultation des acteurs concernés et des parties prenantes. Suivant les exigences de la plupart des institutions financières, surtout internationales, la mise en œuvre du PGES est référencée VII-2-Contenu du plan de gestion VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 184.
    184 VII-2-Contenu du plande gestion comme partie intégrante des documents juridiques de l’accord de prêt dont le coût est pris en charge par les pays bénéficiaires ou par le promoteur. Dans ce cas, la diffusion du résumé du PGES précède l’approbation de l’accord de financement, et son examen est exigé en fonction de l’évolution du projet. Pour le promoteur et son équipe, l’élaboration du PGES comporte plusieurs exigences : • Définir l’ensemble des réponses à apporter aux impacts négatifs susceptibles d’être générés par le projet; • Déterminer les conditions requises pour que ces réponses soient apportées de manière Efficace et en temps opportun;  Décrire les moyens nécessaires à la satisfaction de ces conditions; VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 185.
    185 VII-2-Contenu du plande gestion  Désigner les acteurs ainsi que leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre, la surveillance et le suivi. L’élaboration d’un bon PGES et sa mise en œuvre requièrent une fine connaissance du milieu naturel et humain et des compétences avérées des responsables de l’évaluation environnementale, son appropriation par les acteurs concernés, une volonté de participation des parties prenantes et un suivi adéquat de sa mise en œuvre. Les composantes du PGES sont le programme de mise en œuvre des mesures d’atténuation, le programme de surveillance et de suivi de l’environnement, les mesures institutionnelles et de renforcement des capacités de gestion environnementale, le calendrier d’exécution et l’estimation des coûts. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 186.
    VII-3-Objectif du PGES 186 LePlan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) décrit les dispositions nécessaires à la mise en œuvre des mesures de protection de l’environnement. Il constitue le but même de l’évaluation environnementale en ce sens qu’il met en relation les éléments suivants : les activités source d’impact du projet ; les impacts potentiels générés ; les mesures de protection de l’environnement ; les acteurs responsables de l’exécution et du suivi de l’exécution de ces mesures ; l’échéancier de mise en œuvre de ces mesures ; le coût estimatif de mise en œuvre de ces mesures. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 187.
    187 Le PGES sertdonc de guide aux utilisateurs à : identifier des impacts potentiels en rapport avec les activités du projet et des mesures d’atténuation appropriées ; disposer d’un plan de responsabilisation des acteurs dans la mise en œuvre et le suivi de mise en œuvre des mesures d’atténuation ; effectuer le suivi et la surveillance environnementale des activités du projet. En effet, il constitue le cahier de charges environnementales qui accompagnera l’Attestation d’Approbation de l’ANDE et l’arrêté du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable (MINSEDD). VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE VII-3-Objectif du PGES
  • 188.
    188 Ce cahier decharges correspond à l'ensemble des mesures d'atténuation et/ou de compensation, le plan d’actions et de réhabilitation (PAR) qui sont contenues dans l'Étude d'Impact environnemental et social (EIES). Afin d’être effectif, le PGES doit être pleinement intégré à la gestion globale du projet pendant toutes les phases du projet. Le cadre opérationnel du PGES se résume dans les activités de surveillance et de suivi environnemental. VII-4-Mise en œuvre du programme d’atténuation Le programme d’atténuation des impacts définit les mesures faisables techniquement et économiquement qui sont susceptibles de ramener les effets potentiellement néfastes sur l’environnement et la société à des niveaux acceptables. VII-3-Objectif du PGES VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 189.
    189 Il définit etprésente brièvement tous les effets négatifs sur l’environnement, puis il décrit les détails techniques de chaque mesure d’atténuation, en indiquant notamment le type de nuisance auquel elle remédie et les conditions dans lesquelles elle est nécessaire, et en y joignant, au besoin, des plans, des descriptions de matériel et des procédures opérationnelles. Le programme d’atténuation estime tous les impacts potentiels de ces mesures sur l’environnement et établit des liens avec les autres plans d’atténuation des effets du projet qui peuvent être exigés (déplacement involontaire des populations, patrimoine culturel). Il prévoit des mesures compensatoires lorsque des mesures d’atténuation sont irréalisables, trop coûteuses ou insuffisantes. VII-4-Mise en œuvre du programme d’atténuation VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 190.
    190 VII-4- Mise enœuvre du programme d’atténuation En regard de ce programme, le promoteur doit s’assurer que l’exécution du projet satisfait à toutes les exigences environnementales réglementaires et que les engagements pris dans l’EIES et tout au long du processus, ainsi que les conditions d’approbation et de financement, sont effectivement remplis. VII-5-Surveillance environnementale et sociale Les mesures de protection de l’environnement proposées dans le cadre de l’EIES feront l’objet d’une surveillance, afin d’assurer qu’elles sont bien mises en œuvre et respectées au cours de la réalisation du projet suivant un calendrier adéquat. La surveillance environnementale a ainsi pour objectif premier de contrôler la bonne exécution des activités et des travaux pendant toute la durée du projet et ce, en regard du respect des VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 191.
    191 engagements environnementaux prispar le Maître d’ouvrage et, de façon plus générale, du respect et de la protection de l’environnement. L’expression "engagement" se réfère principalement aux mesures environnementales et sociales qui sont proposées dans l’EIES, aux lois, règlements, certificats d’autorisation délivrés par les autorités gouvernementales, ainsi qu’à tous les autres engagements pris par l’Entreprise chargée d’exécuter les travaux. VII-5-Surveillance environnementale et sociale Cette surveillance permettra également, le cas échéant, d’identifier les impacts imprévus, et, si requis, d’ajuster les mesures pour les éliminer ou les atténuer. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 192.
    192 VII-5-Surveillance environnementale etsociale Les indicateurs et paramètres qui serviront au programme de surveillance, devront se conformer aux normes nationales en vigueur et se référer aux normes internationales généralement acceptées. La surveillance des travaux s’effectuera durant toute la période de réalisation du projet et avec davantage d’emphase à partir de la conception des plans et devis jusqu’à la fin de l’exploitation, la réhabilitation de la dernière zone exploitée et la fermeture des sites utilisés. Il va s’en dire que la surveillance des travaux aura une très grande importance pendant la construction des ouvrages nécessaires au projet. Les activités de gestion environnementale et sociale seront mises en place au cours de la mise en œuvre du projet. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 193.
    193 VII-5-Surveillance environnementale etsociale Les principaux points sur lesquels porteront la surveillance environnementale et sociale du projet sont :  la sécurité et la santé ;  l’information des populations riveraines du projet ;  l’état de conformité et/ou d’adéquation des équipements de chantier ;  la mise en place de dispositifs de la signalisation de la sécurité routière ;  l’octroi d’équipements de protection individuelle conformes et leur usage effectifs par le personnel ;  le respect des horaires de travail ; VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 194.
    194 VII-5-Surveillance environnementale etsociale  l’élaboration effective et l’application des consignes et procédures relatives à l’environnement, la sécurité et la santé ;  la gestion des déchets ;  le recrutement du personnel local ;  le maintien de la qualité de l’air ;  le maintien de la qualité des eaux de surface ;  la stabilisation des sols. La surveillance sera assurée par le Responsable Environnement du Bureau de Contrôle (REBC) au quotidien, pendant les travaux/ Responsable Environnement de l’entreprise. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 195.
    195 VII-6-Suivi environnemental Le suivienvironnemental et social est une opération à caractère scientifique servant à mesurer les impacts réels de la réalisation d’un projet, et à évaluer la justesse des mesures d’atténuation proposées. Il s’agit donc de l’examen et de l’observation continue d’une ou de plusieurs composantes environnementales et sociales pertinentes durant la période d’exploitation du projet. Le suivi environnemental a pour objectif d’apprécier régulièrement le degré de mise en œuvre ou d’exécution des mesures d’atténuation préconisées par l’EIES, de manière à permettre au Maître d‘ouvrage de préciser, d’ajuster, de réorienter ou d’adapter éventuellement certaines mesures au regard des caractéristiques des composantes du milieu récepteur du projet. Les indicateurs, les rôles et les responsabilités sont donc clairement définis. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 196.
    196 Le programme desuivi environnemental précise les méthodes scientifiques à utiliser, les paramètres à mesurer, ainsi que le moment ou la fréquence et le niveau de précision des mesures. Le suivi est la prérogative de l’administration responsable de l’Environnement ou d’un bureau de contrôle de la qualité qui relève de cette administration. VII-6-Suivi environnemental VII-7-Les mesures institutionnelles de renforcement des capacités Afin d’assurer la bonne exécution des composantes environnementales du projet et des mesures d’atténuation, le PGES s’appuie sur l’estimation que fait l’EIES du rôle et des capacités des services de l’environnement qu’elle a recensés, sur place ou au niveau de l’organisme ou du ministère responsable du projet. Il peut s’avérer nécessaire de renforcer certaines capacités institutionnelles et techniques. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 197.
    197 Pour combler cebesoin, le PGES recommande la création ou l’expansion de services adéquats et la formation de leur personnel. Le plan de gestion précise alors les dispositions institutionnelles visant la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de surveillance, notamment en ce qui concerne l’exploitation, la supervision, la vérification de l’application, le suivi de l’exécution, les mesures correctives, le financement, l’établissement de rapports et la formation du personnel. Afin de renforcer les capacités de gestion environnementale des organismes chargés de l’exécution, la plupart des PGES couvrent au moins l’un des sujets suivants (voir l’encadré 4.6) : • les programmes d’assistance technique, • la passation des marchés de matériel et de fournitures, • les modifications organisationnelles. VII-7-Les mesures institutionnelles de renforcement des capacités VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 198.
    198 VII-7-Les mesures institutionnellesde renforcement des capacités Encadré 4.6. Éléments constitutifs du plan des mesures institutionnelles La construction d’un plan relatif aux mesures institutionnelles donne un tableau qui contient les éléments suivants : • le rôle des acteurs et des institutions concernés dans la mise en œuvre du projet ; • les mesures de renforcement des capacités des structures et des institutions : aspects techniques, législatifs, juridiques, formation, information, communication, sensibilisation ; • le coût de la mise en œuvre des mesures institutionnelles ; • l’échéancier de mise en œuvre et la liste des acteurs ; • les indicateurs objectivement vérifiables ; • les moyens de vérification. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 199.
    199 VII-7-Les mesures institutionnellesde renforcement des capacités THEMES PUBLIC CIBLE PHASE DU PROJET Management environnemental Personnel Comité de direction Exploitation Lutte contre l’incendie Personnel des travaux et personnel de l’hôtel Toutes les phases Mise en œuvre du Plan d’urgence Travailleurs sur le site et acteurs du Plan d’urgence Exploitation Gestion des déchets de chantier Personnel des travaux Phases de préparation, de construction et de cessation Sensibilisation et formation sur les mesures de prévention et de lutte contre les IST/VIH/SIDA Maître d’Ouvrage, Maître d’œuvre, personnel de chantier, riverains Toutes les phases Formation en secourisme Personnel des travaux et personnel de l’hôtel Toutes les phases Gestion des déversements/fuites accidentelles Personnel du service maintenance et entretien Exploitation Tableau : Programme de formation et de sensibilisation. Exemple VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 200.
    200 VII-7-Les mesures institutionnellesde renforcement des capacités DOMAINES THEMES PUBLIC CIBLE FINANCEMENT COUT (F CFA) ENVIRONNEMENT Analyse environnementale et performance environnementale Personnel QSE Comité de direction chefs de département, chef de service SIR - gestion des boues et des déchets solides Personnel d’exploitation - Utilisation de l’analyseur de combustion industrielle Nova Plus Personnel QSE ONUDI 1 400 000 SECURITE Lutte contre l’incendie Personnel d’exploitation et personnel médical SIR - Formation en secourisme Comité de direction et tout le Personnel - Tableau VIII : Programme de formation et de sensibilisation EXEMPLE VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 201.
    201 VII-8-Le calendrier etle coût des programmes Pour chacun des programmes d’action (l’atténuation des nuisances, le suivi et la surveillance de l’environnement, le renforcement des capacités), le PGES présente : • un calendrier d’exécution des mesures à prendre dans le cadre du projet, indiquant leur échelonnement et leur coordination avec les plans d’exécution d’ensemble du projet ;  l’estimation des coûts d’investissement et de fonctionnement, les sources des fonds nécessaires à la mise en œuvre du PGES, les plans de décaissement, etc. Ces données sont également intégrées aux tableaux présentant le coût total du projet. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 202.
    202 VII-8-Le calendrier etle coût des programmes Pour chacun des programmes d’action (l’atténuation des nuisances, le suivi et la surveillance de l’environnement, le renforcement des capacités), le PGES présente : • un calendrier d’exécution des mesures à prendre dans le cadre du projet, indiquant leur échelonnement et leur coordination avec les plans d’exécution d’ensemble du projet ;  l’estimation des coûts d’investissement et de fonctionnement, les sources des fonds nécessaires à la mise en œuvre du PGES, les plans de décaissement, etc. Ces données sont également intégrées aux tableaux présentant le coût total du projet. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 203.
    203 VII-8-Le calendrier etle coût des programmes Encadré 4.7. Principes clés pour l’estimation des coûts du PGES • Couvrir complètement tous les coûts liés au renforcement des capacités institutionnelles, à la mise en œuvre des mesures d’atténuation, de compensation ou d’indemnisation de l’ensemble des effets négatifs associés au projet, avant, pendant et après son exploitation. • Évaluer les coûts réels basés sur la meilleure technologie disponible n’entraînant pas de coûts excessifs. • Consulter les services techniques, les collectivités locales et les populations affectées en vue de consolider certains coûts. • Intégrer le coût du PGES dans le coût global du projet. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 204.
    204 Le coût desmesures d’atténuation ou de compensation est fonction de l’impact engendré. L’analyse coûts avantages est un nouvel outil de l’économie de l’environnement, élaboré pour évaluer les coûts environnementaux relativement réalistes. Ces coûts de mesures de protection de l’environnement sont estimés entre 1 et 5 % des coûts d’investissement du projet (Hydro Québec, 2000). Exemple de méthode d’estimation de Cout des mesures d’attenuation e- Cas pratique Elaborez un PGES pour une gestion globale des impacts sur l’environnement en phase de construction du projet VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 205.
    205 La mise enœuvre du PGES nécessite la construction d’indicateurs de réponse pertinents au regard des enjeux environnementaux, socioéconomiques et de durabilité liés au projet. Ceux-ci doivent être suffisamment robustes pour : • mesurer les relations entre les enjeux identifiés ; • être simples, mesurables et facilement vérifiables ; • s’interpréter clairement et permettre de soutenir la décision ; • intégrer le processus décisionnel ; • ne pas exiger beaucoup de ressources. VII-9-Les indicateurs VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 206.
    206 En vue d’unebonne préparation à l’élaboration du PGES, il convient d’élaborer, pour chaque impact relevé au cours de la phase d’évaluation, une fiche d’action de mise en œuvre. Cette fiche d’action agrège les mesures d’atténuation et les activités de surveillance et de suivi. Ainsi, dans son contenu, elle indique les éléments suivants :  Les fiches d’action  la nature de l’action environnementale à mener ; • le ou les objectifs de l’action, en termes de résultats à atteindre par l’action ; • les différentes tâches de l’action ; • les acteurs chargés de la mise en œuvre de l’action ;  le ou les lieux de mise en œuvre de l’action ; • le calendrier de mise en œuvre de l’action ; VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 207.
    207  les coûtsde la mise en œuvre de l’action ; • les indicateurs de suivi de l’efficacité de l’action ; • les acteurs responsables du suivi de l’efficacité. Lors de la construction du PGES, il convient d’ajouter à chaque fiche d’action environnementale, sous forme de tableau : • la composante de l’environnement qui sera affectée ; • la source de l’impact ; • l’impact identifié.  Les fiches d’action VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 208.
    VII-10-Acteurs du PGES 208 Promoteur(Maitre d’ouvrage) : Initiateur et propriétaire du projet. Il assurera la supervision de l’exécution des travaux en tant que Maître d’ouvrage. Il veillera également au respect des mesures environnementales prévues par l’EIES. Pour ce faire, il disposera en son sein, une personne ayant les compétences requises en la matière (Expert en environnement) Maitre d’oeuvre :Bureau de Contrôle (BC) assurera la maîtrise d’œuvre des travaux c’est-à-dire la surveillance de l’exécution des différentes tâches imparties à l’Entreprise. En d’autre terme le BC est le garant du respect des règles d’exécution techniques, et il devra s’assurer de l’exécution des travaux, suivant les règles de l’art, des mesures techniques contenues dans le PGES. Au sein du BC, un Responsable Environnement sera désigné. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 209.
    209 Il aura pourprincipale tâche de contrôler et surveiller la mise en œuvre du Plan de Gestion Environnementale et Sociale du Chantier (PGES-C) élaboré par l’Entreprise. Le Responsable Environnement du BC (REBC) doit avoir une compétence avérée en matière de gestion de l’environnement. Cette spécificité lui permettra de comprendre l’EIES élaborée dans le cadre de ce projet et d’assurer la mise en œuvre des mesures préconisées dans le rapport. Les activités du REBC seront : VII-10- Acteurs du PGES Maitre d’oeuvre  d’initier des réunions d’information, de sensibilisation et de consultation avec les populations riveraines pour les impliquer et prendre en compte leurs préoccupations par rapport aux travaux qui vont se faire ; VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 210.
    210  d’établir uneplateforme de coopération avec les structures décentralisées des ministères impliqués dans la mise en œuvre du projet ;  de contrôler et surveiller tous les aspects du chantier liés à l’environnement et touchant de façon spécifique les aspects de la santé et de la sécurité des populations et du chantier ;  d’élaborer des rapports mensuels sur ses activités de surveillance environnementale du chantier, en y ajoutant les différents indicateurs de surveillance définies dans le rapport d’EIES du projet. Maitre d’oeuvre VII-10-Acteurs du PGES VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 211.
    211 Agence Nationale Del'Environnement (ANDE) Le Ministère de l'Environnement et du Développement Durable interviendra dans le cadre du suivi environnemental du projet à travers l'ANDE. En effet, L'ANDE aura en charge la coordination de toutes les activités du PGES sur le chantier. II canalisera l'intervention des différents partenaires sur le chantier. ENTREPRISE :L'entreprise chargée de l’exécution des travaux appliquera effectivement et efficacement les prescriptions environnementales contenues dans le PGES. Pour être plus opérationnelle, l’entreprise disposera en son sein d'un expert en environnement qui aura la responsabilité de veiller au respect des clauses techniques environnementales. VII-10- Acteurs du PGES VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 212.
    212 Comités de Médiation:Des Comités de Médiation (CM) seront mis en place et auront pour principal rôle de gérer tous les litiges pouvant intervenir avant, pendant et après la réalisation des Projets. VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE VII-10- Acteurs du PGES La médiation est un mode de règlement des conflits dans le cadre de l’évaluation et de l’examen de projets ayant des impacts sur l’environnement (BAPE, 1994). Pour être utilisée avec succès, elle nécessite que les problèmes soient clairement définis, qu’il ait existé une possibilité de compromis et que toutes les parties ayant un intérêt dans le conflit soient connues et participent activement à son règlement (ibid., p. 12).
  • 213.
    213 Matrice du Plande Gestion environnementale et sociale Zone concern ée Activité source d’impact Composa nte du milieu affectée Nature de l’impact Mesures Indicateur de suivi Source de vérification Organis me d’exécut ion Organis me de suivi et/ou de surveilla nce Délai de mise en œuvre Coût HT en FCFA  Les fiches d’action EXEMPLE VII- PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE
  • 214.
    214 VIII- PARTICIPATION DUPUBLIC VIII-1- INTRODUCTION VIII-2-OBJECTIF VIII-3-AVANTAGE VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS
  • 215.
    215 VIII- PARTICIPATION DUPUBLIC Par participation publique, on entend l’engagement du public dans le processus de prise de décision d’une organisation. En évaluation d’impact, elle est l’implication des individus ou des groupes qui sont touchés par les effets positifs ou négatifs d’une intervention proposée (un projet, un programme, un plan ou une politique) assujettie à un processus de prise de décision, ou encore qui souhaite intervenir (André, Delisle et Revéret, 2010, p. 211). VIII-1- INTRODUCTION La participation du public requiert l’établissement d’une communication efficace et continue avec des outils appropriés, adaptés aux contextes et aux habitudes de consommation des publics destinataires, pour tendre vers de meilleurs projets, un meilleur développement et une gouvernance collaborative.
  • 216.
    216 VIII- PARTICIPATION DUPUBLIC En fonction de sa forme, la participation peut avoir les objectifs suivants : • Inviter le public touché ou intéressé à participer au processus de prise de décision, en mettant l’accent sur la justice, l’équité et la collaboration. • Informer et éduquer les acteurs sur l’intervention planifiée et ses conséquences. • Recueillir des données et de l’information du public en rapport avec son environnement biophysique et humain, ainsi que sur les relations qu’il entretient avec cet environnement. VIII-2-OBJECTIF  Chercher un apport du public à l’intervention, notamment quant aux façons de réduire les impacts négatifs, d’accroître les retombées positives et de compenser les effets non atténués et les impacts résiduels.
  • 217.
    217 VIII- PARTICIPATION DUPUBLIC • Contribuer à une meilleure analyse des propositions, conduisant à un développement plus créatif, plus durable et mieux accepté par la population, sans laquelle cette dernière ne manifesterait pas un aussi grand appui au projet. • Contribuer à un apprentissage mutuel des acteurs et à l’amélioration de la pratique de la participation publique et des études d’impacts. VIII-2-OBJECTIF Divers avantages sont liés à la participation du public. La participation publique et, ultimement, son engagement très tôt dans le processus de prise de décision permettent d’éviter d’éventuels conflits, de faire émerger des solutions créatrices nouvelles et d’accroître l’engagement de la collectivité à l’égard du projet (Leduc et Raymond, 2000). Elle permet ainsi :
  • 218.
    218 VIII- PARTICIPATION DUPUBLIC VIII-3-AVANTAGE • de mieux informer le public et le décideur et de rejoindre un large auditoire ; • de mieux apprécier les intérêts en présence ; • d’établir une confiance mutuelle par une prise de décision facilitée et plus acceptable par les citoyens ;  l’expression des craintes et inquiétudes ; • de diminuer les tensions et les conflits ; • de conclure des accords et de repousser ou d’exclure les recours judiciaires ; • l’apprentissage des acteurs et l’émergence de solutions innovatrices.
  • 219.
    219 VIII- PARTICIPATION DUPUBLIC Les outils de la participation du public sont diversifiés. Certains sont mobilisés par le promoteur lors de la réalisation des études ; d’autres le sont par l’administration de gestion de l’environnement, au cours de la phase d’examen, Lors de la réalisation des études, le promoteur a à sa disposition plusieurs outils, dont voici les principaux :  le groupe de réflexion : un groupe de citoyens, choisis pour leur représentativité de la population ou d’une portion spécifique du public, dont les participants, avec la collaboration d’un animateur, discutent, en groupe, d’une série de questions ; • la rencontre avec des groupes existants : de brèves rencontres avec des organisations formelles existantes ou des cercles informels d’amis, de collègues ou de connaissances ; VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS  Méthodes, outils
  • 220.
    220 • le théâtreparticipatif (théâtre-forum) : avec l’aide d’une ressource extérieure, les participants apprennent à jouer leur histoire personnelle, à mettre en lumière leurs préoccupations et à développer des stratégies avec leurs voisins ou leurs décideurs ; • le sondage d’opinion : une série de questions posées à un échantillon représentatif de la population ; VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC • l’assemblée de citoyens : une assemblée de toute la population visant l’établissement de consensus ; • les ateliers de travail : des séances de travail intensives sous le mode collaboratif, tenues Pendant quelques jours, au cours desquelles les participants, avec l’appui de professionnels, proposent la conception du projet ; VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS  Méthodes, outils
  • 221.
    221 • le comitéconsultatif de citoyens : des citoyens individuels choisis, à titre d’experts ou de représentants de la société, pour former un comité de révision du projet. VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS  Méthodes, outils  Acteurs Il s’agit d’individus et/ou organisations représentant les populations concernées. Il peut s’agir de personnes ou d’associations en mesure de fournir de l’information, de plaider la cause et de se faire le porte-parole de groupes touchés ou des parties intéressées, on pourrait citer entre autres: Députés, Gouverneurs, Responsables locaux, les membres d’un conseil villageois ou d’autres élus, les autorités traditionnelles, les autorités religieuses, les populations etc…
  • 222.
    222 VIII- PARTICIPATION DUPUBLIC VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS  Acteurs Séance de consultation avec la communauté villageoise de Yapo Gare, le 20/05/2020 Séance de consultation avec la communauté villageoise d’Ery Makouguié 1, le 20/05/2020
  • 223.
    223 • le comitéconsultatif de citoyens : des citoyens individuels choisis, à titre d’experts ou de représentants de la société, pour former un comité de révision du projet. VIII-4-Enquête Publique L’enquête publique est une procédure ayant pour objet d’informer le public et de recueillir, préalablement à certaines décisions ou à certaines opérations, ses appréciations, suggestions et contre-propositions, afin de permettre à l’autorité compétente de disposer de tous les éléments nécessaire à son information (MEF, 1995, p. 31). Dans le VIII- PARTICIPATION DU PUBLIC contexte d’un mandat d’enquête et d’audience publique, l’enquête est une procédure par laquelle l’administration publique réunit des informations et vérifie certains faits avant la prise de décision par la recherche méthodique et l’accueil des avis et témoignages des intéressés (BAPE, 1994, p. 4). VIII-4-MÉTHODES, OUTILS ET ACTEURS
  • 224.
    224 Contenu du rapportd’étude d’impact sur l’environnement De façon générale, un document d’EIES doit contenir les sections suivantes : 1- résumé non technique contenant un bref exposé des différentes parties de l’étude ; 2-une introduction qui situe le contexte du projet et présente le promoteur et le bureau d’étude ou le consultant chargé de l’EIES ; 3-les contextes politique, juridique et administratif de l’EIES ; 4-la justification du projet ; 5-la description du projet et des différentes variantes pour le mener à bien, en fonction des contextes géographique, écologique, social et temporel ; 6-la description de l’environnement, notamment les conditions physiques, biologiques, socioéconomiques et d’utilisation des ressources existant avant le développement du projet ; 7-une analyse des différentes variantes comparant la conception, le site, les options technologiques et opérationnelles de façon systématique (et quantitative si possible), en fonction des impacts environnementaux potentiels, des coûts d’investissement et d’exploitation, de la pertinence et des exigences institutionnelles, de surveillance et de suivi ; 8-une analyse des impacts environnementaux potentiels, positifs et négatifs, qui résulteront probablement du projet proposé et des incertitudes quant à leurs prévisions ; 9-la détermination des mesures d’atténuation, des impacts résiduels impossibles à atténuer et des possibilités d’améliorer l’environnement ; 10-le plan de gestion environnementale et sociale (les programmes de surveillance et de suivi de l’environnement et, éventuellement, les mesures de renforcement des capacités) ;
  • 225.
    225 Contenu du rapportd’étude d’impact sur l’environnement De façon générale, un document d’EIES doit contenir les sections suivantes : 12-des annexes, y compris une liste des participants à l’EIES et des références, un registre des consultations du public et des réunions interinstitutionnelles, et les feuillets cartographiques, les plans du projet et autres études relatives au projet, 11-Participation du public qui permet d’informer et de recueillir l’avis des populations impactés par le projet,
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    226 IX- CONCLUSION L’évaluation environnementaleest un outil pour la mise en œuvre du développement durable. Il s’agit d’un processus dont les pratiques vont encore évoluer au fil des ans. Les impacts des activités humaines sur l’environnement changent également. Il faudrait, dans cette optique, continuer à avoir des balises efficaces pour préserver l’environnement. De nos jours, l’évaluation environnementale est sans aucun doute un des instruments dont disposent les pays et les institutions de développement. L’effectivité de l’évaluation environnementale passe nécessairement par la multiplication d’actions concrètes. Elle peut toutefois être limitée par des contraintes budgétaires, institutionnelles et de ressources humaines. Les contraintes budgétaires peuvent être liées aux ressources propres consacrées pour l’évaluation environnementale des projets et programmes. Des arbitrages sont parfois décidés en limitant les études au minimum requis pour obtenir les autorisations nécessaires à leur implémentation. Malgré ces contraintes, bien souvent objectives, il est utile de s’assurer que ce qui est fait correspond bien aux exigences du moment en matière d’acceptabilité environnementale, sociale et économique.
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    228 Les évaluations environnementalesstratégiques sont incluses dans l’arsenal d’outils prévu par la PO 4.01 lorsque la demande de financement par le client (l’État) porte sur un développement sec toriel (les mines, les télécommunications, le trans port, l’irrigation), régional (un pôle de croissance, un complexe portuaire intégré) ou programma tique (la lutte contre la pauvreté, l’adaptation aux changements climatiques). Dans ces cas, la Banque demande au client de réaliser une évaluation envi ronnementale sectorielle, régionale ou stratégique. Plutôt que de demander un PGES, la Banque demande alors un cadre de gestion environnemen tale et sociale. Le cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) est un instrument qui examine le spectre
  • 229.
    229 et les probabilitésdes risques et des impacts d’un plan ou d’un programme, à un stade où les projets qui vont en découler ne sont pas assez circonscrits pour que l’on puisse évaluer ces risques et ces impacts pour chaque projet. Le CGES propose alors un certain nombre de principes, de règles et de procédures pour évaluer et, éventuellement, gérer les risques et les impacts des projets au fur et à mesure qu’ils prendront forme. Comme pour le PGES, le CGES propose, d’une part, un ensemble de mesures possibles aux fins d’atténuation ou de compensation (offsets) des impacts, de même que des estimations des coûts associés à l’ensemble de ces mesures, par projet et pour l’ensemble du pro gramme, et, d’autre part, des mesures précises de la gestion (agences, responsables) et de sa capacité. En particulier, le CGES vise à prévoir de possibles enjeux ou territoires de vulnérabilité particulière, voire, le cas échéant, à évaluer si certaines mesures d’atténuation pourraient engendrer à leur tour d’autres impacts ou des impacts cumulatifs. Depuis 1992, la Banque mondiale accorde une importance particulière aux évaluations program matiques et examine régulièrement ses pratiques et les leçons apprises (Ahmed et Sanchez-Triana, 2008; Loayza, 2012) (figure 11.6). Bien qu’elle ne prescrive pas de méthodologie singulière et qu’elle laisse une certaine flexibilité à la forme que peut prendre l’EES2, les éléments particuliers des EES doivent s’y retrouver: • la prise en compte des solutions de rechange ; • l’accent sur les impacts cumulatifs anticipés, ainsi que sur les effets à long terme et ceux des grands ensembles régionaux; • l’examen de la conformité aux PO pertinentes et, le cas échéant, l’élaboration de mesures de conformité ; • des considérations sur la forme, la nature et la portée des EE (études d’impact) des projets qui découleront des programmes proposés.
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Notes de l'éditeur

  • #167 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #168 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #169 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #170 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #171 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #172 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #173 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #174 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #175 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #176 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #177 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #178 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques
  • #179 OCDE: Organisation de coopération et de développement économiques