1 
Diapositives du cours : 
ibtissamelhassani.blogspot.com 
Source : 
http://synergie-prevention. 
fr
2 
Avant de commencer… 
Ce polycopié est un support de cours de Management des Risques qui 
doit être complété à partir des documents projetés sur écran et des 
explications durant les séances des cours. 
Références pour réviser, compléter et approfondir ce cours : 
• Barthélemy, B., & Courrèges, P. (2011). Gestion des risques: Méthode 
d'optimisation globale. Editions Eyrolles. 
• Margossian, N. (2011). Risques professionnels-3ème édition- 
Caractéristiques, réglementation, prévention: Caractéristiques, 
réglementation, prévention. Dunod. 
• Lesbats, M. (2012). Précis de gestion des risques. Dunod. 
Diapositives du cours : ibtissamelhassani.blogspot.com
3 
Les catastrophes industrielles 
qui ont éveillé les 
consciences (1) 
Source : DIAPORAMA - Les catastrophes 
industrielles qui ont éveillé les consciences 
http://www.techniques-ingenieur.fr
4 
Les catastrophes industrielles qui ont éveillé les 
consciences (2) 
• La catastrophe de Bhopal, Inde - la nuit du 2 au 3 décembre 1984 
• Usine américaine de pesticides, Union Carbide (Dow Chemical) 
Une cuve d’isocyanate de méthyle (MIC) a explosé, 
libérant dans l’atmosphère un nuage de 40 tonnes de 
gaz toxique. 
Le nuage toxique aurait 
provoqué la mort de 
15000 personnes au 
total et 250000 
personnes auraient été 
intoxiquées et 
blessées…
5 
Les catastrophes industrielles qui ont éveillé les 
consciences (3) 
• La catastrophe de Tchernobyl, Ukraine, 1986 
le réacteur n°4 de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl explose 
le réacteur n°4 de la centrale nucléaire 
ukrainienne de Tchernobyl explose 
Selon un rapport de l'ONU de 1995, le nombre de 
victimes directes et indirectes de cet accident a atteint 9 
millions mais le bilan demeure incertain.
6 
Plusieurs Types de Risques 
Pourquoi le Management des risques ? 
Réactivité 
≠ 
Proactivité
Mots clés : Risques industriels, accidents Technologique majeurs, Naturels, environnementaux 7
8 
Définitions : De quoi parle-t-on ? 
Risque ? Danger ? Aléa ? Imprévu ? Problème ? 
Accident ? Anomalie ? Incident ? 
ENS ?
9 
Définitions 
è Identifier les 
risques en fonction 
des objets de risque, 
et non pas des 
sources de risque. 
Un risque est une situation dont l’occurrence 
est incertaine et dont la réalisation affecte les 
objectifs de l’entité qui le subit. 
«Le risque est l’effet de l’incertitude sur 
l'atteinte des objectifs » - Selon le référentiel 
ISO Guide 73 – Vocabulaire du management du 
risque . 
Management des Risques : «Activités 
coordonnées dans le but de diriger et piloter un 
organisme vis-à-vis du risque» - Selon le 
référentiel ISO Guide 73 – Vocabulaire du 
management du risque. 
Les cindyniques : sciences du danger. Elles 
regroupent les sciences qui étudient les risques. 
(plus particulièrement aux risques industriels, et 
plus spécifiquement aux risques majeurs).
10 
Définitions 
Risque professionnel : risque ayant pour origine l’activité 
professionnelle, c’est-à-dire le travail rémunéré = Tout 
phénomène, tout événement qui apparaît en milieu de 
travail et qui présente un danger pour l’homme. 
Risque industriel : situation dangereuse rencontrée dans les 
activités dites industrielles : les usines de fabrication et leurs 
annexes (comme les locaux de stockage, de contrôle, les 
opérations de transport...). 
Accident industriel majeur (catastrophe technologique) : des 
accident grave ou important à l’origine de destructions 
importantes, d’un nombre élevé de victimes et d’une 
pollution sensible de l’environnement avec une perturbation 
de la flore et de la faune. 
Les accidents du travail et les maladies professionnelles : 
sont les manifestations des risques en milieu de travail. 
(Autres cours)
11 
Définitions et Généralités 
Risques professionnels Risques industriels 
(majeurs) 
gravité faible ou moyenne forte 
Dégâts salariés + les habitants + la faune et 
la flore 
limités aux postes ou aux 
locaux de travail, 
+ les constructions 
environnantes 
Nombre de victimes ne dépassent pas quelques 
personnes (décès rares) 
Plusieurs personnes 
Législation régis par le Code du travail 
et le Code de la Sécurité 
sociale 
Code de l’environnement 
Nature Chimique, mécanique, 
électrique, biologique, 
thermique, etc. 
chimique
12 
Typologies Naturelles du Risque 
La nature du risque 
désigne : 
La nature du 
phénomène naturel 
support de l’ENS 
Risques physiques, 
chimiques, biologiques, 
électriques, mécanique, 
d’incendie, radioactif… 
La nature du système 
source de production 
de l’ENS 
Risques naturels 
(inondations, séisme…), 
technologiques (industriels, 
nucléaires…) 
La nature du système 
cible, objet des effet 
de l’ENS 
Risques sanitaire (feux de 
forêt, effets de serre, 
pollutions..) 
environnementaux, 
écologique (contaminations 
des aliments..)
13 
Typologie générale des risques 
Risques naturels 
• Avalanche 
• Feu de forêt 
• Inondation 
• Mouvement de terrain 
• Cyclone 
• Tempête 
• Séisme 
• éruption volcanique 
• Epidémies/pandémies 
Risques technologiques 
• Risque industriel 
• Risque nucléaire 
• Risque biologique 
• Rupture de barrage 
Risques liés aux conflits 
Urgences complexes 
Risques de transports collectifs 
• Personnes 
• Matières dangereuses 
Risques professionnels 
Risques de la vie quotidienne 
• Accidents domestiques 
• Accidents de la route.. 
Risques d’origine naturelle 
Risques d’origine humaine 
Risques Majeurs
14 
Natures des Risques Professionnels 
• Les risques mécaniques 
• Les risques physiques 
– Les risques physiques 
– Les risques dus aux vibrations 
– Le risque de surdité 
– Le risque électrique 
– Les risques dus aux rayonnements 
ionisants 
– Les risques dus aux rayonnements non 
ionisants 
– … 
• Les risques dus aux manutentions 
– Les manutentions manuelles 
– Les manutentions mécaniques 
• Les risques chimiques 
• Les risques biologiques 
• Les risques de circulation et de transport 
• Les risques sur les chantiers de bâtiment 
et de travaux publics 
• Stress et facteurs psychosociaux au 
travail 
• ….
15 
Grands domaines de la Gestion des 
Risques 
Système source Système cible 
Installation Installation 
Installation Opérateur 
Opérateur Installation 
Installation Population 
Population Installation 
Installation Ecosystème 
Ecosystème Installation
16 
Décrire un Risque 
• Un risque se caractérise donc par deux grandeurs : 
Sa probabilité d’occurrence, ou fréquence f. 
Ses effets, ou gravité G. 
• Un risque se mesure par le produit de ces deux grandeurs, sa criticité 
C : 
C = f x G 
Conséquences 
Causes 
Evénement 
Mode de Défaillance 
Probabilité Gravité
17 
Le champ d’application de la gestion 
des risques (1) 
1. Risques de fréquence : risques 
domestique, sécurité routière, chutes, 
etc. à Prévention 
2. Risques de gravité : les risques de 
catastrophe à Assurance 
3. Risques négligeables : les petits 
risques de la vie courante à vivre 
avec 
4. Risques inacceptables : Les 
situations générant ces risques sont 
évidemment à éviter ! 
Graphe de Farmer
18 
Le champ d’application de la gestion 
des risques (2) 
5. Zone de la Gestion des Risques : 
C’est ici que l’art du gestionnaire de 
risque s’exerce : 
• par quels moyens, et à quel coût 
peut-on rendre ces risques 
acceptables ? 
• Jusqu’où peut- on aller en terme de 
dépenses de prévention ? 
• Quelles sont les techniques les 
plus adaptées, à la fois en termes 
techniques, mais aussi en termes 
financiers ?
19 
Choix d’un programme de gestion des 
risques 
• Un critère technique : quels sont 
les instruments les plus efficaces 
pour traiter un risque, compte tenu 
de la nature de ce risque et de sa 
gravité présumée ? 
• Un critère financier : les 
instruments sélectionnés sont-ils 
d’un coût raisonnable par rapport à 
la criticité (fréquence x gravité) du 
risque ? 
Coûts de 
traitement 
Coût 
du risque
20 
Coût du risque (1) 
• la criticité représente un flux 
de trésorerie négatif et 
virtuel traduisant l’existence 
d’un risque. 
• La criticité C représente le 
lissage dans le temps d’une 
perte G qui ne se produira 
statistiquement qu’avec une 
fréquence f. 
• Sur le long terme, la somme 
des criticités égale la 
gravité.
21 
Coût du risque (2) 
• La réduction du conduit à 
une nouvelle criticité f’ x G’ 
plus faible que la criticité 
initiale. 
• Le flux négatif virtuel de 
trésorerie se trouve réduit : 
C = f x G è C’ = f’ x G’ 
• Gain de trésorerie virtuel 
égal : 
C - C’
22 
Coûts de traitement des Risques 
Prendre des dispositions préventives et protectives è investir et 
accroître les frais de fonctionnement. 
I = ……………… ; n = ………….. ; FF = ……………. 
Charge annuelle = amortissements des investissements (I/n) + frais de fonctionnements (FF) 
Source des images : Portail des entrepreneurs 
Traiter le Risque si :
23 
Exercice 1 
1/ un atelier de production adjacent à un bâtiment 
de stockage de matières premières inflammables. 
Un incendie de ce dernier conduirait à la 
destruction de l’atelier, dont la perte est estimée à 
8.000.000 €. La probabilité d’un tel sinistre étant 
estimée à 1/1000, le flux de trésorerie virtuel 
négatif est de 8.000 €. L’entreprise envisage alors 
l’installation d’un système d’extinction 
automatique, d’un coût de 300.000 € amortissable 
sur 30 ans, et dont l’entretien annuel coûte- rait 
15.000 €. Grâce à ce système d’extinction 
automatique, la perte chuterait à 200.000 €. 
Cette disposition est elle économiquement 
justifiée ?
24 
Exercice 2 
2/L’entreprise envisage de construire un 
mur coupe-feu entre l’atelier et le stockage, 
et de compléter cette disposition par un 
système de détection automatique 
d’incendie. L’investissement total est 
estimé à 100.000 € amortissable 
linéairement sur 20 ans, les frais de 
fonctionnement se réduisant à l’entretien du 
système de détection, soit 2.000 € par an. 
Cette disposition est elle économiquement 
justifiée ?
25 
Mots clés : 
Méthodologie d’Identification et d’Analyse des Risques Entreprise APD ADP HAZOP 
Modèles de Représentations du risques : MADS, MOZAR, Cindyniques ; 
Outils et méthodes pour l’identification, l’évaluation et l’analyse des risques industriels APD ADP HAZOP 
Maîtrise des Risques
26 
Une méthodologie en 3 étapes 
1. Diagnostic et évaluation : 
Des méthodes d’identification et de 
quantification des risques, 
2. Réduction de probabilité et/ou 
des conséquences : Des outils de 
prévention et de protection, qui 
agissent sur la matérialité du risque, 
3. Financement des 
conséquences résiduelles : Des 
techniques de financement des 
gravités résiduelles, qui visent à 
compenser les pertes subies ou 
donner les moyens financiers d’un 
rétablissement rapide. 
Méthodes d’Analyse des Risques : APR, APD, HAZOP…MADS/ 
MOZAR, AMDEC (chapitres suivants)
27 
Une méthodologie en 3 étapes 
Financement des 
conséquences 
résiduelles 
Diagnostic et 
évaluation 
Réduction de 
probabilité et/ou 
de gravité 
1. Identification des risques. 
2. Quantification des risques. 
3. Priorisation. 
Des instruments techniques 
Des instruments 
d’organisation 
Des instruments juridiques 
7 catégories : 
1 – Suppression du risque 
2 – Prévention 
3 – Protection 
4 – Ségrégation par partition 
5 – Ségrégation par 
duplication 
6 – Transfert contractuel 
7 – Stratégies aval 
7 instruments de financement : 
1 – Rétention sur trésorerie 
2 – Rétention par provision non affectée 
3 – Rétention par provision affectée 
4 – Rétention par emprunt bancaire 
5 – Rétention par assurance captive 
6 – Transfert à l’assurance 
7 – Clauses contractuelles
28 
Diagnostic et évaluation : 1/Identifier 
Identification des risques : 
• Déterminer tous les évènements qui constituent un risque 
pour l’organisation, le projet ou le système étudié en 
général. 
Techniques d’identification des risques : 
– Brainstorming 
– Delphi 
– Check-lists ou questionnaires préétablis 
– Audit et inspection 
– Analyse de scénario 
– Historique, Bases se données 
– …
29 
Diagnostic et évaluation : 2/évaluer (1) 
Un risque se caractérise donc par deux grandeurs : 
– Sa probabilité d’occurrence, ou fréquence f. 
– Ses effets, ou gravité G. 
Un risque se mesure par le produit de ces deux grandeurs, sa 
criticité C : 
C = f x G 
Risques professionnels : 
– Exposition = fréquence d’exposition + durée d’exposition 
– Maîtrise 
CRITICITÉ = (Fréquence + Durée) x Gravité x Maîtrise
30 
Diagnostic et évaluation: 2/évaluer (2) 
Exposition = f + d 
Maîtrise :
31 
Diagnostic et évaluation: 2/évaluer (3) 
La probabilité d’occurrence 
d’un événement peut 
s’approcher par : 
– Retour d’expérience 
– Les méthodes inductives 
– Les méthodes déductives
32 
Diagnostic et évaluation : 2/évaluer (4) 
La gravité G doit intégrer l’ensemble des 
conséquences directes et indirectes de 
l’événement considéré, y compris : 
– les pertes d’exploitation, 
– les atteintes à l’image, 
– les impacts commerciaux (perte de clientèle), 
– les pénalités et indemnités éventuelles, 
– les augmentations des primes d’assurance, etc, 
– voire même les atteintes aux personnes (accidents).
33 
Diagnostic et évaluation : 2/évaluer 
On notera que 
désigner un 
niveau de 
probabilité 
uniquement par 
un adjectif n'est 
pas suffisant. Il 
faut le préciser de 
façon numérique 
ou donner des 
détails sur le sens 
réel. 
Il en est de même 
pour la gravité.
34 
Exercice 3 
3/ Une entreprise de détergents fabrique divers produits, dont un détergent très 
réputé sur lequel repose son image de qualité et une bonne part de ses profits. Une 
analyse de risques met en lumière la probabilité de destruction de l’atelier 
fabriquant ce produit, estimée à 1/10.000. La gravité de cet événement est la 
somme de plusieurs termes : 
Le dommage direct (destruction des biens), estimé par le coût de reconstitution de 
l’outil de production et du bâtiment, soit environ 3.000.000 €, 
La perte d’exploitation, c’est-à-dire la perte temporaire de marge brute, estimée à 
4.000.000 €, 
La perte de parts de marché, la clientèle découvrant les produits concurrents et ne 
revenant plus au produit temporairement absent du marché, estimée à 10.000.000 
€, 
Le risque d’atteinte aux personnes, estimé arbitrairement à un niveau très élevé 
car jugé inacceptable par la direction, soit 40.000.000 €. 
Jusqu’à quel coût peut on justifier la mise en place d’un programme de 
prévention ?
35 
Diagnostic et évaluation : 3/prioriser (1) 
La criticité obéit à la 
loi de Pareto 
20% des causes sont 
responsables de 80% 
des 
conséquences 
Un diagramme de Pareto permet de trouver les 
risques à traiter en priorité
36 
Diagnostic et évaluation : 3/prioriser (2) 
0 1 2 3 4 
4 
3 
2 
1 
0 
Gravité 
Probabili 
té 
Mauvaise 
vision 
du 
parc 
installé 
Migra;on 
lente 
sur 
le 
terrain 
Serveurs 
banques 
non 
à 
niveau 
Développem 
ent 
de 
solu;ons 
non 
CB 
pour 
la 
VAD 
Grands 
commerces 
non 
à 
niveau 
Appari;on 
de 
fausses 
cartes 
à 
puce 
Tickets 
non 
tronqués 
Accentua;o 
n 
de 
la 
campagne 
média;que 
Clé 
simple 
DES 
Non 
renouvelle 
ment 
de 
l’assurance 
Matrice des Risques
37 
Réduction de probabilité et/ou de 
gravité (1) 
Pour Réduire un risque, on peut utiliser, seuls ou en 
combinaison : 
• Des instruments techniques : 
– De prévention, tels que des détecteurs, des équipements 
de sécurité, des contrôles d’accès, Poka Yoke… 
– De protection, tels que des murs coupe-feu, des stockages 
cloisonnés, des équipements de protection individuels, des 
sauvegardes informatiques, des stocks de pièces détachées 
ou de produits finis, la partition des moyens, voire leur 
duplication (exemple : back-up informatique), 
• Des instruments d’organisation : 
– De prévention, par exemple des procédures opératoires, 
des consignes de sécurité, l’externalisation de certaines 
fonctions, la formation redondante, 
– De protection, tels que des plans de sauvegarde ou de 
survie, des fournisseurs redondants, 
• Des instruments juridiques : 
tels que des clauses contractuelles de limitation de 
responsabilités, des contrats de travail. 
à Plan de prévention
38 
Réduction de probabilité et/ou de 
gravité (2) 
Ces instruments se classent en sept catégories : 
1 – Suppression du risque (f=0) : abandonner un 
procédé au profit d’un autre… 
2 – Prévention (f ) : agissent sur l’un au moins des 
événements de la chaîne conduisant à l’événement 
dommageable 
3 – Protection (G ) : mur coupe-feu, réseau d’extinction 
automatique… 
4 – Ségrégation par partition (G ) : Fabriquer un même 
produit sur différents ateliers… 
5 – Ségrégation par duplication (G ) : miroir du système 
informatique… 
6 – Transfert contractuel (f ) : externalisation (crée aussi 
des risques) 
7 – Stratégies aval (G ) : 1. Le Plan de Secours 2. Le 
Plan de Redéploiement Temporaire 3. Le Plan de 
Redémarrage4. Le Plan de Communication
39 
Exemple 
Risque Non 
Acceptable 
Fréquence 
Gravité 
Protection 
Prévention 
Risque 
Acceptable 
Protection 
Installation 
sans moyen 
d’extinction 
+ procédures 
et formation 
Incendie – 
Installation sans 
moyen 
d’extinction 
Incendie - 
Installation 
avec moyen 
d’extinction ou 
mur coupe-feu
40 
Réduction de probabilité et/ou de 
gravité (3) 
Exemple de Plan de prévention
41 
Financement des conséquences 
résiduelles 
Le 
transfert 
rétention un tiers qui supporte 
l’entité sinistrée qui 
compense sa perte 
1 – Rétention sur trésorerie 
2 – Rétention par provision non 
affectée 
3 – Rétention par provision affectée 
4 – Rétention par emprunt bancaire 
5 – Rétention par assurance captive 
La 
tout ou partie de la 
charge financière du 
sinistre. 
6 – Transfert à l’assurance 
7 – Clauses contractuelles 
Les instruments de réduction des risques n’agissent que sur la gravité finale du 
risque, en permettant d’en financer tout ou partie.
42 
Synthèse

Management des risques ibtissam el hassani-chapitre1-2

  • 1.
    1 Diapositives ducours : ibtissamelhassani.blogspot.com Source : http://synergie-prevention. fr
  • 2.
    2 Avant decommencer… Ce polycopié est un support de cours de Management des Risques qui doit être complété à partir des documents projetés sur écran et des explications durant les séances des cours. Références pour réviser, compléter et approfondir ce cours : • Barthélemy, B., & Courrèges, P. (2011). Gestion des risques: Méthode d'optimisation globale. Editions Eyrolles. • Margossian, N. (2011). Risques professionnels-3ème édition- Caractéristiques, réglementation, prévention: Caractéristiques, réglementation, prévention. Dunod. • Lesbats, M. (2012). Précis de gestion des risques. Dunod. Diapositives du cours : ibtissamelhassani.blogspot.com
  • 3.
    3 Les catastrophesindustrielles qui ont éveillé les consciences (1) Source : DIAPORAMA - Les catastrophes industrielles qui ont éveillé les consciences http://www.techniques-ingenieur.fr
  • 4.
    4 Les catastrophesindustrielles qui ont éveillé les consciences (2) • La catastrophe de Bhopal, Inde - la nuit du 2 au 3 décembre 1984 • Usine américaine de pesticides, Union Carbide (Dow Chemical) Une cuve d’isocyanate de méthyle (MIC) a explosé, libérant dans l’atmosphère un nuage de 40 tonnes de gaz toxique. Le nuage toxique aurait provoqué la mort de 15000 personnes au total et 250000 personnes auraient été intoxiquées et blessées…
  • 5.
    5 Les catastrophesindustrielles qui ont éveillé les consciences (3) • La catastrophe de Tchernobyl, Ukraine, 1986 le réacteur n°4 de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl explose le réacteur n°4 de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl explose Selon un rapport de l'ONU de 1995, le nombre de victimes directes et indirectes de cet accident a atteint 9 millions mais le bilan demeure incertain.
  • 6.
    6 Plusieurs Typesde Risques Pourquoi le Management des risques ? Réactivité ≠ Proactivité
  • 7.
    Mots clés :Risques industriels, accidents Technologique majeurs, Naturels, environnementaux 7
  • 8.
    8 Définitions :De quoi parle-t-on ? Risque ? Danger ? Aléa ? Imprévu ? Problème ? Accident ? Anomalie ? Incident ? ENS ?
  • 9.
    9 Définitions èIdentifier les risques en fonction des objets de risque, et non pas des sources de risque. Un risque est une situation dont l’occurrence est incertaine et dont la réalisation affecte les objectifs de l’entité qui le subit. «Le risque est l’effet de l’incertitude sur l'atteinte des objectifs » - Selon le référentiel ISO Guide 73 – Vocabulaire du management du risque . Management des Risques : «Activités coordonnées dans le but de diriger et piloter un organisme vis-à-vis du risque» - Selon le référentiel ISO Guide 73 – Vocabulaire du management du risque. Les cindyniques : sciences du danger. Elles regroupent les sciences qui étudient les risques. (plus particulièrement aux risques industriels, et plus spécifiquement aux risques majeurs).
  • 10.
    10 Définitions Risqueprofessionnel : risque ayant pour origine l’activité professionnelle, c’est-à-dire le travail rémunéré = Tout phénomène, tout événement qui apparaît en milieu de travail et qui présente un danger pour l’homme. Risque industriel : situation dangereuse rencontrée dans les activités dites industrielles : les usines de fabrication et leurs annexes (comme les locaux de stockage, de contrôle, les opérations de transport...). Accident industriel majeur (catastrophe technologique) : des accident grave ou important à l’origine de destructions importantes, d’un nombre élevé de victimes et d’une pollution sensible de l’environnement avec une perturbation de la flore et de la faune. Les accidents du travail et les maladies professionnelles : sont les manifestations des risques en milieu de travail. (Autres cours)
  • 11.
    11 Définitions etGénéralités Risques professionnels Risques industriels (majeurs) gravité faible ou moyenne forte Dégâts salariés + les habitants + la faune et la flore limités aux postes ou aux locaux de travail, + les constructions environnantes Nombre de victimes ne dépassent pas quelques personnes (décès rares) Plusieurs personnes Législation régis par le Code du travail et le Code de la Sécurité sociale Code de l’environnement Nature Chimique, mécanique, électrique, biologique, thermique, etc. chimique
  • 12.
    12 Typologies Naturellesdu Risque La nature du risque désigne : La nature du phénomène naturel support de l’ENS Risques physiques, chimiques, biologiques, électriques, mécanique, d’incendie, radioactif… La nature du système source de production de l’ENS Risques naturels (inondations, séisme…), technologiques (industriels, nucléaires…) La nature du système cible, objet des effet de l’ENS Risques sanitaire (feux de forêt, effets de serre, pollutions..) environnementaux, écologique (contaminations des aliments..)
  • 13.
    13 Typologie généraledes risques Risques naturels • Avalanche • Feu de forêt • Inondation • Mouvement de terrain • Cyclone • Tempête • Séisme • éruption volcanique • Epidémies/pandémies Risques technologiques • Risque industriel • Risque nucléaire • Risque biologique • Rupture de barrage Risques liés aux conflits Urgences complexes Risques de transports collectifs • Personnes • Matières dangereuses Risques professionnels Risques de la vie quotidienne • Accidents domestiques • Accidents de la route.. Risques d’origine naturelle Risques d’origine humaine Risques Majeurs
  • 14.
    14 Natures desRisques Professionnels • Les risques mécaniques • Les risques physiques – Les risques physiques – Les risques dus aux vibrations – Le risque de surdité – Le risque électrique – Les risques dus aux rayonnements ionisants – Les risques dus aux rayonnements non ionisants – … • Les risques dus aux manutentions – Les manutentions manuelles – Les manutentions mécaniques • Les risques chimiques • Les risques biologiques • Les risques de circulation et de transport • Les risques sur les chantiers de bâtiment et de travaux publics • Stress et facteurs psychosociaux au travail • ….
  • 15.
    15 Grands domainesde la Gestion des Risques Système source Système cible Installation Installation Installation Opérateur Opérateur Installation Installation Population Population Installation Installation Ecosystème Ecosystème Installation
  • 16.
    16 Décrire unRisque • Un risque se caractérise donc par deux grandeurs : Sa probabilité d’occurrence, ou fréquence f. Ses effets, ou gravité G. • Un risque se mesure par le produit de ces deux grandeurs, sa criticité C : C = f x G Conséquences Causes Evénement Mode de Défaillance Probabilité Gravité
  • 17.
    17 Le champd’application de la gestion des risques (1) 1. Risques de fréquence : risques domestique, sécurité routière, chutes, etc. à Prévention 2. Risques de gravité : les risques de catastrophe à Assurance 3. Risques négligeables : les petits risques de la vie courante à vivre avec 4. Risques inacceptables : Les situations générant ces risques sont évidemment à éviter ! Graphe de Farmer
  • 18.
    18 Le champd’application de la gestion des risques (2) 5. Zone de la Gestion des Risques : C’est ici que l’art du gestionnaire de risque s’exerce : • par quels moyens, et à quel coût peut-on rendre ces risques acceptables ? • Jusqu’où peut- on aller en terme de dépenses de prévention ? • Quelles sont les techniques les plus adaptées, à la fois en termes techniques, mais aussi en termes financiers ?
  • 19.
    19 Choix d’unprogramme de gestion des risques • Un critère technique : quels sont les instruments les plus efficaces pour traiter un risque, compte tenu de la nature de ce risque et de sa gravité présumée ? • Un critère financier : les instruments sélectionnés sont-ils d’un coût raisonnable par rapport à la criticité (fréquence x gravité) du risque ? Coûts de traitement Coût du risque
  • 20.
    20 Coût durisque (1) • la criticité représente un flux de trésorerie négatif et virtuel traduisant l’existence d’un risque. • La criticité C représente le lissage dans le temps d’une perte G qui ne se produira statistiquement qu’avec une fréquence f. • Sur le long terme, la somme des criticités égale la gravité.
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    21 Coût durisque (2) • La réduction du conduit à une nouvelle criticité f’ x G’ plus faible que la criticité initiale. • Le flux négatif virtuel de trésorerie se trouve réduit : C = f x G è C’ = f’ x G’ • Gain de trésorerie virtuel égal : C - C’
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    22 Coûts detraitement des Risques Prendre des dispositions préventives et protectives è investir et accroître les frais de fonctionnement. I = ……………… ; n = ………….. ; FF = ……………. Charge annuelle = amortissements des investissements (I/n) + frais de fonctionnements (FF) Source des images : Portail des entrepreneurs Traiter le Risque si :
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    23 Exercice 1 1/ un atelier de production adjacent à un bâtiment de stockage de matières premières inflammables. Un incendie de ce dernier conduirait à la destruction de l’atelier, dont la perte est estimée à 8.000.000 €. La probabilité d’un tel sinistre étant estimée à 1/1000, le flux de trésorerie virtuel négatif est de 8.000 €. L’entreprise envisage alors l’installation d’un système d’extinction automatique, d’un coût de 300.000 € amortissable sur 30 ans, et dont l’entretien annuel coûte- rait 15.000 €. Grâce à ce système d’extinction automatique, la perte chuterait à 200.000 €. Cette disposition est elle économiquement justifiée ?
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    24 Exercice 2 2/L’entreprise envisage de construire un mur coupe-feu entre l’atelier et le stockage, et de compléter cette disposition par un système de détection automatique d’incendie. L’investissement total est estimé à 100.000 € amortissable linéairement sur 20 ans, les frais de fonctionnement se réduisant à l’entretien du système de détection, soit 2.000 € par an. Cette disposition est elle économiquement justifiée ?
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    25 Mots clés: Méthodologie d’Identification et d’Analyse des Risques Entreprise APD ADP HAZOP Modèles de Représentations du risques : MADS, MOZAR, Cindyniques ; Outils et méthodes pour l’identification, l’évaluation et l’analyse des risques industriels APD ADP HAZOP Maîtrise des Risques
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    26 Une méthodologieen 3 étapes 1. Diagnostic et évaluation : Des méthodes d’identification et de quantification des risques, 2. Réduction de probabilité et/ou des conséquences : Des outils de prévention et de protection, qui agissent sur la matérialité du risque, 3. Financement des conséquences résiduelles : Des techniques de financement des gravités résiduelles, qui visent à compenser les pertes subies ou donner les moyens financiers d’un rétablissement rapide. Méthodes d’Analyse des Risques : APR, APD, HAZOP…MADS/ MOZAR, AMDEC (chapitres suivants)
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    27 Une méthodologieen 3 étapes Financement des conséquences résiduelles Diagnostic et évaluation Réduction de probabilité et/ou de gravité 1. Identification des risques. 2. Quantification des risques. 3. Priorisation. Des instruments techniques Des instruments d’organisation Des instruments juridiques 7 catégories : 1 – Suppression du risque 2 – Prévention 3 – Protection 4 – Ségrégation par partition 5 – Ségrégation par duplication 6 – Transfert contractuel 7 – Stratégies aval 7 instruments de financement : 1 – Rétention sur trésorerie 2 – Rétention par provision non affectée 3 – Rétention par provision affectée 4 – Rétention par emprunt bancaire 5 – Rétention par assurance captive 6 – Transfert à l’assurance 7 – Clauses contractuelles
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    28 Diagnostic etévaluation : 1/Identifier Identification des risques : • Déterminer tous les évènements qui constituent un risque pour l’organisation, le projet ou le système étudié en général. Techniques d’identification des risques : – Brainstorming – Delphi – Check-lists ou questionnaires préétablis – Audit et inspection – Analyse de scénario – Historique, Bases se données – …
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    29 Diagnostic etévaluation : 2/évaluer (1) Un risque se caractérise donc par deux grandeurs : – Sa probabilité d’occurrence, ou fréquence f. – Ses effets, ou gravité G. Un risque se mesure par le produit de ces deux grandeurs, sa criticité C : C = f x G Risques professionnels : – Exposition = fréquence d’exposition + durée d’exposition – Maîtrise CRITICITÉ = (Fréquence + Durée) x Gravité x Maîtrise
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    30 Diagnostic etévaluation: 2/évaluer (2) Exposition = f + d Maîtrise :
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    31 Diagnostic etévaluation: 2/évaluer (3) La probabilité d’occurrence d’un événement peut s’approcher par : – Retour d’expérience – Les méthodes inductives – Les méthodes déductives
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    32 Diagnostic etévaluation : 2/évaluer (4) La gravité G doit intégrer l’ensemble des conséquences directes et indirectes de l’événement considéré, y compris : – les pertes d’exploitation, – les atteintes à l’image, – les impacts commerciaux (perte de clientèle), – les pénalités et indemnités éventuelles, – les augmentations des primes d’assurance, etc, – voire même les atteintes aux personnes (accidents).
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    33 Diagnostic etévaluation : 2/évaluer On notera que désigner un niveau de probabilité uniquement par un adjectif n'est pas suffisant. Il faut le préciser de façon numérique ou donner des détails sur le sens réel. Il en est de même pour la gravité.
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    34 Exercice 3 3/ Une entreprise de détergents fabrique divers produits, dont un détergent très réputé sur lequel repose son image de qualité et une bonne part de ses profits. Une analyse de risques met en lumière la probabilité de destruction de l’atelier fabriquant ce produit, estimée à 1/10.000. La gravité de cet événement est la somme de plusieurs termes : Le dommage direct (destruction des biens), estimé par le coût de reconstitution de l’outil de production et du bâtiment, soit environ 3.000.000 €, La perte d’exploitation, c’est-à-dire la perte temporaire de marge brute, estimée à 4.000.000 €, La perte de parts de marché, la clientèle découvrant les produits concurrents et ne revenant plus au produit temporairement absent du marché, estimée à 10.000.000 €, Le risque d’atteinte aux personnes, estimé arbitrairement à un niveau très élevé car jugé inacceptable par la direction, soit 40.000.000 €. Jusqu’à quel coût peut on justifier la mise en place d’un programme de prévention ?
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    35 Diagnostic etévaluation : 3/prioriser (1) La criticité obéit à la loi de Pareto 20% des causes sont responsables de 80% des conséquences Un diagramme de Pareto permet de trouver les risques à traiter en priorité
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    36 Diagnostic etévaluation : 3/prioriser (2) 0 1 2 3 4 4 3 2 1 0 Gravité Probabili té Mauvaise vision du parc installé Migra;on lente sur le terrain Serveurs banques non à niveau Développem ent de solu;ons non CB pour la VAD Grands commerces non à niveau Appari;on de fausses cartes à puce Tickets non tronqués Accentua;o n de la campagne média;que Clé simple DES Non renouvelle ment de l’assurance Matrice des Risques
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    37 Réduction deprobabilité et/ou de gravité (1) Pour Réduire un risque, on peut utiliser, seuls ou en combinaison : • Des instruments techniques : – De prévention, tels que des détecteurs, des équipements de sécurité, des contrôles d’accès, Poka Yoke… – De protection, tels que des murs coupe-feu, des stockages cloisonnés, des équipements de protection individuels, des sauvegardes informatiques, des stocks de pièces détachées ou de produits finis, la partition des moyens, voire leur duplication (exemple : back-up informatique), • Des instruments d’organisation : – De prévention, par exemple des procédures opératoires, des consignes de sécurité, l’externalisation de certaines fonctions, la formation redondante, – De protection, tels que des plans de sauvegarde ou de survie, des fournisseurs redondants, • Des instruments juridiques : tels que des clauses contractuelles de limitation de responsabilités, des contrats de travail. à Plan de prévention
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    38 Réduction deprobabilité et/ou de gravité (2) Ces instruments se classent en sept catégories : 1 – Suppression du risque (f=0) : abandonner un procédé au profit d’un autre… 2 – Prévention (f ) : agissent sur l’un au moins des événements de la chaîne conduisant à l’événement dommageable 3 – Protection (G ) : mur coupe-feu, réseau d’extinction automatique… 4 – Ségrégation par partition (G ) : Fabriquer un même produit sur différents ateliers… 5 – Ségrégation par duplication (G ) : miroir du système informatique… 6 – Transfert contractuel (f ) : externalisation (crée aussi des risques) 7 – Stratégies aval (G ) : 1. Le Plan de Secours 2. Le Plan de Redéploiement Temporaire 3. Le Plan de Redémarrage4. Le Plan de Communication
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    39 Exemple RisqueNon Acceptable Fréquence Gravité Protection Prévention Risque Acceptable Protection Installation sans moyen d’extinction + procédures et formation Incendie – Installation sans moyen d’extinction Incendie - Installation avec moyen d’extinction ou mur coupe-feu
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    40 Réduction deprobabilité et/ou de gravité (3) Exemple de Plan de prévention
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    41 Financement desconséquences résiduelles Le transfert rétention un tiers qui supporte l’entité sinistrée qui compense sa perte 1 – Rétention sur trésorerie 2 – Rétention par provision non affectée 3 – Rétention par provision affectée 4 – Rétention par emprunt bancaire 5 – Rétention par assurance captive La tout ou partie de la charge financière du sinistre. 6 – Transfert à l’assurance 7 – Clauses contractuelles Les instruments de réduction des risques n’agissent que sur la gravité finale du risque, en permettant d’en financer tout ou partie.
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