AMELIORATION GENETIQUE DES
ANIMAUX DOMESTIQUE AU MAROC :
LES BOVINS,LES OVINS,LES CAPRINS
REALISE PAR: Mr. SAAD AZOUANATE
ENCADRE PAR: Mr. El GARMAI
PRODUCTION ANIMALE 2025
CAS DES BOVINS AU MAROC
CAS DES CAPRINS AU MAROC
CAS DES OVINS AU MAROC
RESUME
INTRODUCTION A
L’AMELIORATION GENETIQUE
PLAN DE
PRESENTATION:
INTRODUCTION A L’ AMELIORATION
GENETIQUE DES ANIMAUX D’ELAVAGE
L 'objectif principal d' un éleveur est d' accroitre la productivité global e de son troupeau. Ceci
peut être réalisé par l' amélioration génétique des performances de ses animaux. Les
performances de reproduction, de croissance ou de production de lait d' un animal ou d'un
troupeau ne peuvent jamais aller au-delà de son potentiel génétique.
il existe trois moyens de base pour améliorer le potentiel génétique:
- choix de la race
- choix entre l' élevage en race pure ou en croisement
- Choix d’utilisation des animaux améliorés soit en race pure soit en croisement.
Définition
L’amélioration génétique animale est l’ensemble des méthodes quantitatives et
moléculaires permettant de sélectionner, croiser ou manipuler génétiquement des
individus d’une espèce domestique dans le but de modifier durablement la valeur
génétique moyenne d’une population pour un ou plusieurs caractères d’intérêt
économique, sanitaire ou environnemental. — (D’après FAO, “Animal Genetic Resources and
Breeding”, 2023 ; Falconer & Mackay, Introduction to Quantitative Genetics, 1996).
Objectifs scientifiques et économiques de l’amélioration génétique :
 Améliorer les performances productives (lait, viande, laine…).
 Renforcer la résistance aux maladies.
 Optimiser la reproduction et la fertilité.
 Préserver la diversité génétique des races locales.
 Réduire l’impact environnemental de l’élevage.
CAS DES BOVINS AU MAROC
• Le Maroc a subit depuis 1964 par la COMAGRI une révolution en amélioration
du troupeaux par la diffusion des races performantes chez les éleveurs vue que
la race locale montre un difficile dans la production laitière intensives et aussi
au niveau de la production de viande.
• Sur le plan génétique, on observe depuis plusieurs annees une modification de
la structure raciale du cheptel : en 1975 les bovins « type local »
représentaient plus de 95% du total. En 2011, ils ne représentaient plus que
45%. — Bulletin de Transfert de Technologie en Agriculture (BTTA) réalisé à l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II.
• Il y a quelques décennies, la population locale était composée de plusieurs
races dont la Brune de l’Atlas, la Blonde Oulmès-Zaer, la Tidili, la Noire-Pie de
Meknès, la Zemmour, la Beni Hsen et la Demnat. Malheureusement,
certaines de ces races ont carrément disparu. Actuellement, la population
locale est composée uniquement de trois races pures; Brune de l’Atlas,
Oulmès-Zaer et Tidili, qui sont elles mêmes menacées de disparition.
Race Oulmes Zair Race brune d’Atlas Race de Tidili
Performances zootechniques des bovins de type local
Les bovins de type local sont réputés pour leur bonne adaptation aux conditions difficiles du milieu dans
lesquelles ils sont exploités. Ils sont le résultat d'une sélection naturelle qui s'est opérée pendant plusieurs
années à travers leur résistance aux épidémies et aux disettes qui ont sévi dans le passé ainsi que par la
sélection artificielle imposée par les éleveurs. Toutefois, leurs performances de production (lait et viande) sont
faibles. Cette faiblesse de performances fait que les bovins de type local sont très concurrencés par les bovins
de type amélioré.
Actions mises en œuvre pour
l’amélioration génétique des
races bovines locale
Insémination
artificielle (IA)
Introduction et diffusion de races
pure de type HOLSTEIN et
MONTBELIARDE
Identification et
suivi du cheptel
Résultats de l’amélioration génétique races pures bovines
• Insémination artificielle (IA)
l’IA a permis de diffuser rapidement le matériel génétique performant ; des centres
nationaux/régionaux (ex. Ain Jemâa) ont été renforcés pour produire/diffuser des doses et structurer
l’amélioration génétique. Cela a augmenté le taux d’animaux améliorés dans les zones équipées.
• Introduction et diffusion de races pure de type HOLSTEIN et MONTBELIARDE
Résultat : présence importante de cheptels de races pures dans la filière laitière marocaine
(importations de génisses et diffusion via insémination). Ces races constituent la base des élevages
intensifs laitiers modernes au Maroc.
• Identification et suivi du cheptel
Résultat : production de bilans, rapports et travaux universitaires (contrôle laitier, études
comparatives, analyses des facteurs non génétiques) qui permettent d’évaluer les gains productifs et
d’ajuster les stratégies d’importation/sélection. Ces études servent aussi à déterminer la longévité et
la fertilité des races pures au Maroc.
Vache de race MONTBELIARDE Vache de race HOLSTEIN
Vache de race LIMOSINE
• L’élevage ovin joue un rôle important au Maroc, particulièrement dans
les zones pastorales et semi-arides.
• Cependant, la productivité reste faible : par exemple, selon un rapport,
les brebis produisent environ 0,8 agneau sevré par brebis/an en
moyenne, ce qui est limité. — Sciences et enjeux de développement, Académie Hassan II des Sciences et
Techniques, Rabat.
• Le renouveau génétique est donc un levier :
Accroître la productivité (viande, lait, laine).
Préserver la diversité génétique des races locales adaptées au climat
aride et semi-aride.
Améliorer la rentabilité des exploitations ovines.
CAS DES OVINS AU MAROC
Races principales Zone d’élevage spécificités
Sardi Chaouia, Settat, Ben Slimane Grande taille, viande appréciée, utilisée
pour l’Aïd al-Adha
Timahdite Moyen Atlas Rusticité, bonne capacité d’adaptation
Beni Guil Oriental (Figuig, Jerada) Résistance à la sécheresse
Boujaâd Tadla et Khénifra Bon rendement viande
D’man Vallée du Draâ, oasis
Haute fécondité, utilisée pour le
croisement industriel
Races ovines marocaines concernées
Principaux programmes d’amélioration génétique
1. Programme national d’amélioration génétique des ovins
• Lancé par le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts
(MAPMDREF), il comprend :
• La sélection intra-race : choisir les meilleurs béliers et brebis selon les performances.
• La création de bergeries de référence.
• L’utilisation de la filiation contrôlée et du contrôle des performances.
• L’appui des associations d’éleveurs pour la sélection et la diffusion des reproducteurs.
2. Programmes de croisement
• Des croisements sont réalisés entre :
Races locales (Timahdite, D’man) × races étrangères améliorées (comme la Mérinos ou la Lacaune),
afin d’obtenir :
Meilleur gain de poids,
Meilleure fertilité,
Meilleur rendement laitier.
3. Encadrement technique
• Réalisé par les Directions Régionales de l’Agriculture (DRA) et les coopératives d’éleveurs.
• Soutien de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et du Centre National de l’Amélioration Génétique
(CNAG).
Résultats obtenus:
• Selon le Ministère de l’Agriculture (MAPMDREF, 2023) :
Augmentation du poids moyen à la naissance et du poids à 90 jours.
Meilleure fertilité dans les races comme D’man et Sardi.
Maintien de la pureté génétique des principales races locales.
Sources officielles :
Ministère de l’Agriculture du Maroc – Direction de l’Élevage, “Programme national d’amélioration génétique
des ovins et caprins” (2023).
🔗 https://www.agriculture.gov.ma
INRA Maroc, “Les ressources génétiques ovines marocaines : valorisation et amélioration” (rapport technique).
🔗 https://www.inra.org.ma
FAO, “State of the World’s Animal Genetic Resources – Country Report: Morocco”.
🔗 https://www.fao.org/dad-is
Objectifs généraux de l’amélioration génétique des caprins au Maroc:
• Améliorer la productivité (viande, chevreaux, lait).
• accroître la prolificité et la croissance.
• préserver les ressources génétiques locales et renforcer la résilience
des cheptels face aux conditions climatiques et pastorales du pays
CAS DES CAPRINS AU MAROC
Race caprine Zone géographique principale Type de production Caractéristiques principales
Beni Arouss Nord du Maroc (région de Larache,
Tanger, Tétouan)
Lait et viande
- Bonne production laitière - Bonne
adaptation aux zones humides -
Race rustique
Draa Sud du Maroc (vallée du Draâ,
Zagora, Tata)
Lait, viande, prolificité
- Très féconde (2 à 3 chevreaux par
mise bas) - Résistante à la chaleur
et à la sécheresse - Bonne
productrice de lait en milieu oasien
Noire du Nord (Romia) Rif et Prérif (Chefchaouen, Al
Hoceïma, Taounate)
Viande et lait
- Rusticité élevée - Adaptée aux
zones montagneuses - Bonne
valorisation des parcours naturels
Atlas (ou caprine du Moyen
Atlas)
Moyen Atlas (Khénifra, Azilal) Viande
- Résistante au froid et aux longs
parcours - Croissance modérée
Rr’gaya / Caprine du Haut
Atlas
Haut Atlas (Ouarzazate, Taliouine) Viande et peau
- Excellente résistance à la
sécheresse et aux parcours
rocailleux - Taille moyenne
Caprine Maure Sud saharien (Assa, Guelmim,
Laâyoune)
Viande
- Adaptée aux conditions extrêmes
du Sahara - Faible production
laitière
Races caprines marocaines concernées
Chèvre d’atlas
Chèvre BENI AROUS
Chèvre DRAA
Chèvre noire du nord (ROMIA)
Programmes et voies d’amélioration génétique des caprins
• Travaux de recherche et publications de l’INRA (rapports, référentiels) qui
proposent schémas de sélection, amélioration des troupeaux de reproducteurs,
et conservation des ressources génétiques.
• Identification des populations et caractérisation génétique (microsatellites,
études phénotypiques) pour évaluer diversité et structurer la sélection locale.
• Orientation vers des systèmes laitiers locaux : développement d’élevages mixtes
(lait + chevreaux) dans le Nord, avec contrôle des performances dans les
bergeries intensives.
• Transfert technologique (PNTTA, appui technique régional) et rôle des
associations (ANOC) pour organiser éleveurs et diffuser reproducteurs.
Résultats observés / produits de l’amélioration
Caractère laitier des populations Beni Arouss et Draa : les études de
production montrent que certaines populations locales peuvent atteindre
des niveaux de production laitière intéressants (ex. valeurs rapportées
pour Draa et Beni Arouss dans études régionales).
Organisation de systèmes productifs distincts : apparition d’élevages
orientés lait dans le Nord (amélioration de la rentabilité et productivité
comparée aux systèmes purement viande).
Connaissance accrue de la diversité génétique : études microsatellites et
phénotypiques ont permis d’identifier sous-populations et guides pour
conservation/sélection.
RESUME
• L’amélioration génétique des bovins, ovins et caprins au Maroc vise à accroître la productivité tout en
préservant les races locales.
• Chez les bovins, l’effort national s’est concentré sur la diffusion de races à haut potentiel laitier, telles que la
Holstein et la Montbéliarde, à travers l’insémination artificielle et la sélection contrôlée. Ces actions ont
permis d’augmenter les rendements laitiers dans les zones irriguées, bien que l’adaptation de ces races au
climat marocain demeure un défi.
• Pour les ovins, plusieurs programmes de sélection ont été menés sur les races locales comme la Sardi, la
Timahdite et la Béni Guil, afin d’améliorer la prolificité, la croissance et la qualité de la viande. L’INRA a
également développé des races composites telles que l’INRA 180, combinant la performance et l’adaptation
aux conditions locales.
• Concernant les caprins, les efforts portent sur la valorisation et la préservation des races Draa, Beni Arouss,
Noire du Nord, Rr’gaya — reconnues pour leur rusticité et leur aptitude à la production laitière en zones
arides et montagneuses. Des programmes de caractérisation génétique et d’amélioration sélective sont en
cours pour accroître leur productivité tout en préservant leur diversité génétique.
• Globalement, le Maroc cherche à concilier l’amélioration des performances zootechniques et la préservation
du patrimoine génétique local, grâce à une approche intégrant sélection, formation des éleveurs, et
utilisation raisonnée des biotechnologies (insémination, génotypage). Ces efforts contribuent à une
production animale plus compétitive et durable, adaptée aux réalités écologiques et socio-économiques du
pays.

AMELIORATION GENETIQUE DES ANIMAUX DOMESTIQUE :RACES DES BOVINS OVINS ET CAPRINS AU MAROC.pptx

  • 1.
    AMELIORATION GENETIQUE DES ANIMAUXDOMESTIQUE AU MAROC : LES BOVINS,LES OVINS,LES CAPRINS REALISE PAR: Mr. SAAD AZOUANATE ENCADRE PAR: Mr. El GARMAI PRODUCTION ANIMALE 2025
  • 2.
    CAS DES BOVINSAU MAROC CAS DES CAPRINS AU MAROC CAS DES OVINS AU MAROC RESUME INTRODUCTION A L’AMELIORATION GENETIQUE PLAN DE PRESENTATION:
  • 3.
    INTRODUCTION A L’AMELIORATION GENETIQUE DES ANIMAUX D’ELAVAGE L 'objectif principal d' un éleveur est d' accroitre la productivité global e de son troupeau. Ceci peut être réalisé par l' amélioration génétique des performances de ses animaux. Les performances de reproduction, de croissance ou de production de lait d' un animal ou d'un troupeau ne peuvent jamais aller au-delà de son potentiel génétique. il existe trois moyens de base pour améliorer le potentiel génétique: - choix de la race - choix entre l' élevage en race pure ou en croisement - Choix d’utilisation des animaux améliorés soit en race pure soit en croisement.
  • 4.
    Définition L’amélioration génétique animaleest l’ensemble des méthodes quantitatives et moléculaires permettant de sélectionner, croiser ou manipuler génétiquement des individus d’une espèce domestique dans le but de modifier durablement la valeur génétique moyenne d’une population pour un ou plusieurs caractères d’intérêt économique, sanitaire ou environnemental. — (D’après FAO, “Animal Genetic Resources and Breeding”, 2023 ; Falconer & Mackay, Introduction to Quantitative Genetics, 1996). Objectifs scientifiques et économiques de l’amélioration génétique :  Améliorer les performances productives (lait, viande, laine…).  Renforcer la résistance aux maladies.  Optimiser la reproduction et la fertilité.  Préserver la diversité génétique des races locales.  Réduire l’impact environnemental de l’élevage.
  • 5.
    CAS DES BOVINSAU MAROC • Le Maroc a subit depuis 1964 par la COMAGRI une révolution en amélioration du troupeaux par la diffusion des races performantes chez les éleveurs vue que la race locale montre un difficile dans la production laitière intensives et aussi au niveau de la production de viande. • Sur le plan génétique, on observe depuis plusieurs annees une modification de la structure raciale du cheptel : en 1975 les bovins « type local » représentaient plus de 95% du total. En 2011, ils ne représentaient plus que 45%. — Bulletin de Transfert de Technologie en Agriculture (BTTA) réalisé à l'Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II. • Il y a quelques décennies, la population locale était composée de plusieurs races dont la Brune de l’Atlas, la Blonde Oulmès-Zaer, la Tidili, la Noire-Pie de Meknès, la Zemmour, la Beni Hsen et la Demnat. Malheureusement, certaines de ces races ont carrément disparu. Actuellement, la population locale est composée uniquement de trois races pures; Brune de l’Atlas, Oulmès-Zaer et Tidili, qui sont elles mêmes menacées de disparition.
  • 6.
    Race Oulmes ZairRace brune d’Atlas Race de Tidili
  • 7.
    Performances zootechniques desbovins de type local Les bovins de type local sont réputés pour leur bonne adaptation aux conditions difficiles du milieu dans lesquelles ils sont exploités. Ils sont le résultat d'une sélection naturelle qui s'est opérée pendant plusieurs années à travers leur résistance aux épidémies et aux disettes qui ont sévi dans le passé ainsi que par la sélection artificielle imposée par les éleveurs. Toutefois, leurs performances de production (lait et viande) sont faibles. Cette faiblesse de performances fait que les bovins de type local sont très concurrencés par les bovins de type amélioré. Actions mises en œuvre pour l’amélioration génétique des races bovines locale Insémination artificielle (IA) Introduction et diffusion de races pure de type HOLSTEIN et MONTBELIARDE Identification et suivi du cheptel
  • 8.
    Résultats de l’améliorationgénétique races pures bovines • Insémination artificielle (IA) l’IA a permis de diffuser rapidement le matériel génétique performant ; des centres nationaux/régionaux (ex. Ain Jemâa) ont été renforcés pour produire/diffuser des doses et structurer l’amélioration génétique. Cela a augmenté le taux d’animaux améliorés dans les zones équipées. • Introduction et diffusion de races pure de type HOLSTEIN et MONTBELIARDE Résultat : présence importante de cheptels de races pures dans la filière laitière marocaine (importations de génisses et diffusion via insémination). Ces races constituent la base des élevages intensifs laitiers modernes au Maroc. • Identification et suivi du cheptel Résultat : production de bilans, rapports et travaux universitaires (contrôle laitier, études comparatives, analyses des facteurs non génétiques) qui permettent d’évaluer les gains productifs et d’ajuster les stratégies d’importation/sélection. Ces études servent aussi à déterminer la longévité et la fertilité des races pures au Maroc.
  • 9.
    Vache de raceMONTBELIARDE Vache de race HOLSTEIN Vache de race LIMOSINE
  • 10.
    • L’élevage ovinjoue un rôle important au Maroc, particulièrement dans les zones pastorales et semi-arides. • Cependant, la productivité reste faible : par exemple, selon un rapport, les brebis produisent environ 0,8 agneau sevré par brebis/an en moyenne, ce qui est limité. — Sciences et enjeux de développement, Académie Hassan II des Sciences et Techniques, Rabat. • Le renouveau génétique est donc un levier : Accroître la productivité (viande, lait, laine). Préserver la diversité génétique des races locales adaptées au climat aride et semi-aride. Améliorer la rentabilité des exploitations ovines. CAS DES OVINS AU MAROC
  • 11.
    Races principales Zoned’élevage spécificités Sardi Chaouia, Settat, Ben Slimane Grande taille, viande appréciée, utilisée pour l’Aïd al-Adha Timahdite Moyen Atlas Rusticité, bonne capacité d’adaptation Beni Guil Oriental (Figuig, Jerada) Résistance à la sécheresse Boujaâd Tadla et Khénifra Bon rendement viande D’man Vallée du Draâ, oasis Haute fécondité, utilisée pour le croisement industriel Races ovines marocaines concernées
  • 12.
    Principaux programmes d’améliorationgénétique 1. Programme national d’amélioration génétique des ovins • Lancé par le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts (MAPMDREF), il comprend : • La sélection intra-race : choisir les meilleurs béliers et brebis selon les performances. • La création de bergeries de référence. • L’utilisation de la filiation contrôlée et du contrôle des performances. • L’appui des associations d’éleveurs pour la sélection et la diffusion des reproducteurs. 2. Programmes de croisement • Des croisements sont réalisés entre : Races locales (Timahdite, D’man) × races étrangères améliorées (comme la Mérinos ou la Lacaune), afin d’obtenir : Meilleur gain de poids, Meilleure fertilité, Meilleur rendement laitier. 3. Encadrement technique • Réalisé par les Directions Régionales de l’Agriculture (DRA) et les coopératives d’éleveurs. • Soutien de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) et du Centre National de l’Amélioration Génétique (CNAG).
  • 13.
    Résultats obtenus: • Selonle Ministère de l’Agriculture (MAPMDREF, 2023) : Augmentation du poids moyen à la naissance et du poids à 90 jours. Meilleure fertilité dans les races comme D’man et Sardi. Maintien de la pureté génétique des principales races locales. Sources officielles : Ministère de l’Agriculture du Maroc – Direction de l’Élevage, “Programme national d’amélioration génétique des ovins et caprins” (2023). 🔗 https://www.agriculture.gov.ma INRA Maroc, “Les ressources génétiques ovines marocaines : valorisation et amélioration” (rapport technique). 🔗 https://www.inra.org.ma FAO, “State of the World’s Animal Genetic Resources – Country Report: Morocco”. 🔗 https://www.fao.org/dad-is
  • 14.
    Objectifs généraux del’amélioration génétique des caprins au Maroc: • Améliorer la productivité (viande, chevreaux, lait). • accroître la prolificité et la croissance. • préserver les ressources génétiques locales et renforcer la résilience des cheptels face aux conditions climatiques et pastorales du pays CAS DES CAPRINS AU MAROC
  • 15.
    Race caprine Zonegéographique principale Type de production Caractéristiques principales Beni Arouss Nord du Maroc (région de Larache, Tanger, Tétouan) Lait et viande - Bonne production laitière - Bonne adaptation aux zones humides - Race rustique Draa Sud du Maroc (vallée du Draâ, Zagora, Tata) Lait, viande, prolificité - Très féconde (2 à 3 chevreaux par mise bas) - Résistante à la chaleur et à la sécheresse - Bonne productrice de lait en milieu oasien Noire du Nord (Romia) Rif et Prérif (Chefchaouen, Al Hoceïma, Taounate) Viande et lait - Rusticité élevée - Adaptée aux zones montagneuses - Bonne valorisation des parcours naturels Atlas (ou caprine du Moyen Atlas) Moyen Atlas (Khénifra, Azilal) Viande - Résistante au froid et aux longs parcours - Croissance modérée Rr’gaya / Caprine du Haut Atlas Haut Atlas (Ouarzazate, Taliouine) Viande et peau - Excellente résistance à la sécheresse et aux parcours rocailleux - Taille moyenne Caprine Maure Sud saharien (Assa, Guelmim, Laâyoune) Viande - Adaptée aux conditions extrêmes du Sahara - Faible production laitière Races caprines marocaines concernées
  • 16.
    Chèvre d’atlas Chèvre BENIAROUS Chèvre DRAA Chèvre noire du nord (ROMIA)
  • 17.
    Programmes et voiesd’amélioration génétique des caprins • Travaux de recherche et publications de l’INRA (rapports, référentiels) qui proposent schémas de sélection, amélioration des troupeaux de reproducteurs, et conservation des ressources génétiques. • Identification des populations et caractérisation génétique (microsatellites, études phénotypiques) pour évaluer diversité et structurer la sélection locale. • Orientation vers des systèmes laitiers locaux : développement d’élevages mixtes (lait + chevreaux) dans le Nord, avec contrôle des performances dans les bergeries intensives. • Transfert technologique (PNTTA, appui technique régional) et rôle des associations (ANOC) pour organiser éleveurs et diffuser reproducteurs.
  • 18.
    Résultats observés /produits de l’amélioration Caractère laitier des populations Beni Arouss et Draa : les études de production montrent que certaines populations locales peuvent atteindre des niveaux de production laitière intéressants (ex. valeurs rapportées pour Draa et Beni Arouss dans études régionales). Organisation de systèmes productifs distincts : apparition d’élevages orientés lait dans le Nord (amélioration de la rentabilité et productivité comparée aux systèmes purement viande). Connaissance accrue de la diversité génétique : études microsatellites et phénotypiques ont permis d’identifier sous-populations et guides pour conservation/sélection.
  • 19.
    RESUME • L’amélioration génétiquedes bovins, ovins et caprins au Maroc vise à accroître la productivité tout en préservant les races locales. • Chez les bovins, l’effort national s’est concentré sur la diffusion de races à haut potentiel laitier, telles que la Holstein et la Montbéliarde, à travers l’insémination artificielle et la sélection contrôlée. Ces actions ont permis d’augmenter les rendements laitiers dans les zones irriguées, bien que l’adaptation de ces races au climat marocain demeure un défi. • Pour les ovins, plusieurs programmes de sélection ont été menés sur les races locales comme la Sardi, la Timahdite et la Béni Guil, afin d’améliorer la prolificité, la croissance et la qualité de la viande. L’INRA a également développé des races composites telles que l’INRA 180, combinant la performance et l’adaptation aux conditions locales. • Concernant les caprins, les efforts portent sur la valorisation et la préservation des races Draa, Beni Arouss, Noire du Nord, Rr’gaya — reconnues pour leur rusticité et leur aptitude à la production laitière en zones arides et montagneuses. Des programmes de caractérisation génétique et d’amélioration sélective sont en cours pour accroître leur productivité tout en préservant leur diversité génétique. • Globalement, le Maroc cherche à concilier l’amélioration des performances zootechniques et la préservation du patrimoine génétique local, grâce à une approche intégrant sélection, formation des éleveurs, et utilisation raisonnée des biotechnologies (insémination, génotypage). Ces efforts contribuent à une production animale plus compétitive et durable, adaptée aux réalités écologiques et socio-économiques du pays.