Le pop art américain et la société de consommation
→ Quels rapports entretient le pop art avec la société de consommation?

Introduction
http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-pop_art/ENS-pop_art.htm

1) dans quels pays et à quel moment naît le pop art?
2) d'après ton cours sur la construction économique du monde, qu'est ce qui se développe à ce moment là?
Expliques-en le mécanisme (tu peux faire des organigrammes)
3) le pop art américain est-il un mouvement structuré? Justifie ta réponse
4) où se situe le foyer du pop art américain?

Aux origines artistiques du pop art
"Les artistes pop faisaient des images que tous les passants de Broadway pouvaient reconnaître en un quart de
seconde : des bandes dessinées, des tables de pique-nique, des pantalons, des personnes célèbres, des rideaux
de douche, des réfrigérateurs, des bouteilles de Coca... Toutes ces choses modernes formidables, que les
expressionnistes abstraits s’efforçaient de ne surtout pas remarquer."
Cette citation de Warhol fait penser que le pop art est naît en réaction contre l'Expressionnisme abstrait qui
dominait alors la vie artistique new-yorkaise. Les artistes du pop art reprochaient à ce courant d'être trop
prétentieux et exagérément intense.
5) contre quel courant né le pop art?
6) que lui reproche-t-il?

I) la société de consommation comme inspiration
A) le pop art utilise des produits issus de la société de consommation
- l'acrylique                 - la sérigraphie




lichtenstein, drowning gril, 1963      Warhol, flowers, 1970




B) le pop art utilise des thèmes et des objets issus de la société de consommation
- les images matérielles et issus de la culture populaire

                                                                                "Ce qui est formidable dans ce pays, c’est que
                                                                                l’Amérique a inauguré une tradition où les plus
                                                                                riches consommateurs achètent en fait la même
                                                                                chose que les plus pauvres. On peut regarder la télé
                                                                                et voir Coca-Cola, et on sait que le président boit du
                                                                                Coca, que Liz Taylor boit du Coca et, imaginez un
                                                                                peu, soi-même on peut boire du Coca. Un Coca est
                                                                                toujours un Coca, et même avec beaucoup d’argent,
                                                                                on n’aura pas un meilleur Coca que celui que boit le
                                                                                clodo du coin. Tous les Coca sont pareils et tous les
                                                                                Coca sont bons. Liz Taylor le sait, le président le
                                                                                sait, le clodo le sait, et vous le savez."
                                                                                                                             A. Wahrol
Warhol, five Coke bottles, 1962                    Warhol, Mickey Mouse, 1981
- les emprunts à la publicité

                                                                                                                       "La peinture est probablement plus
                                                                                                                       amusante que la publicité alors, pourquoi
                                                                                                                       ne pas peindre avec la même énergie et
                                                                                                                       enthousiasme qu’elle, avec sa même force?"
                                                                                                                       James Rosenquist.



                                                                                                                   Rosenquist, Fahrenheit 1982, 1982


- les emprunts à la bande dessinée


                                          Lichtenstein, Ohh... Alright, 1964




                                                                                      Lichtenstein, Blam, 1962




II) le pop art, une critique de la société de consommation?
A) porter avec humour et ironie un regard sur cette société
l’artiste pop Hamilton définit son art : «Populaire, éphémère, jetable, bon marché, produit en masse, spirituel, sexy, plein
d’astuces, fascinant et qui rapporte gros. »




Lichtenstein, Whaam!, 1963                                                                                       Claes Oldenburg, Floor burger, 1963


B) Banaliser l'objet
                             - chez Jasper Johns
                             Jasper Johns stigmatise l’insignifiance accordée aux objets de la vie courante, avec, à partir de 1960, une série
                             de sculptures représentant des objets ordinaires, comme des ampoules électriques ou des boîtes de bière, en
                             bronze peint.
                             Jasper Johns, Ale Cans, 1964


                                - chez Warhol
                                Certains pensent que si Warhol utilise un style fondé sur la simplification de l’image à l’extrême et sa
                                duplication, c’est une façon de suggérer que tout le monde devrait penser de la même manière. Il adresserait
                                une critique acerbe à la société américaine, une société violente, conformiste, dominée par le dollar.
                                Pour d’autres, ce qui est critiqué, c’est une conséquence de la société de consommation mais pas la société de
                                consommation elle-même. En effet, le monde peint par Warhol, de couleurs pétantes, d’apparence
                                superficielle est aussi fait d’inquiétude et de pessimisme. Lorsqu’il réalise Marilyn, celle-ci vient juste de
                                mourir et son image a été reproduite par million dans le monde entier. La répétition est utilisée par Warhol
                                pour dénoncer cette banalisation par les médias, vecteurs de la culture de masse. Mais Warhol, par la
                                recherche de l’esthétisme dans le quotidien, s’oppose à la banalisation.
Warhol, Marylin, 1966


C) l'art comme produit à consommer

Conclusion
                                                            Warhol, Campbell's Soup

Fiche pop art

  • 1.
    Le pop artaméricain et la société de consommation → Quels rapports entretient le pop art avec la société de consommation? Introduction http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-pop_art/ENS-pop_art.htm 1) dans quels pays et à quel moment naît le pop art? 2) d'après ton cours sur la construction économique du monde, qu'est ce qui se développe à ce moment là? Expliques-en le mécanisme (tu peux faire des organigrammes) 3) le pop art américain est-il un mouvement structuré? Justifie ta réponse 4) où se situe le foyer du pop art américain? Aux origines artistiques du pop art "Les artistes pop faisaient des images que tous les passants de Broadway pouvaient reconnaître en un quart de seconde : des bandes dessinées, des tables de pique-nique, des pantalons, des personnes célèbres, des rideaux de douche, des réfrigérateurs, des bouteilles de Coca... Toutes ces choses modernes formidables, que les expressionnistes abstraits s’efforçaient de ne surtout pas remarquer." Cette citation de Warhol fait penser que le pop art est naît en réaction contre l'Expressionnisme abstrait qui dominait alors la vie artistique new-yorkaise. Les artistes du pop art reprochaient à ce courant d'être trop prétentieux et exagérément intense. 5) contre quel courant né le pop art? 6) que lui reproche-t-il? I) la société de consommation comme inspiration A) le pop art utilise des produits issus de la société de consommation - l'acrylique - la sérigraphie lichtenstein, drowning gril, 1963 Warhol, flowers, 1970 B) le pop art utilise des thèmes et des objets issus de la société de consommation - les images matérielles et issus de la culture populaire "Ce qui est formidable dans ce pays, c’est que l’Amérique a inauguré une tradition où les plus riches consommateurs achètent en fait la même chose que les plus pauvres. On peut regarder la télé et voir Coca-Cola, et on sait que le président boit du Coca, que Liz Taylor boit du Coca et, imaginez un peu, soi-même on peut boire du Coca. Un Coca est toujours un Coca, et même avec beaucoup d’argent, on n’aura pas un meilleur Coca que celui que boit le clodo du coin. Tous les Coca sont pareils et tous les Coca sont bons. Liz Taylor le sait, le président le sait, le clodo le sait, et vous le savez." A. Wahrol Warhol, five Coke bottles, 1962 Warhol, Mickey Mouse, 1981
  • 2.
    - les empruntsà la publicité "La peinture est probablement plus amusante que la publicité alors, pourquoi ne pas peindre avec la même énergie et enthousiasme qu’elle, avec sa même force?" James Rosenquist. Rosenquist, Fahrenheit 1982, 1982 - les emprunts à la bande dessinée Lichtenstein, Ohh... Alright, 1964 Lichtenstein, Blam, 1962 II) le pop art, une critique de la société de consommation? A) porter avec humour et ironie un regard sur cette société l’artiste pop Hamilton définit son art : «Populaire, éphémère, jetable, bon marché, produit en masse, spirituel, sexy, plein d’astuces, fascinant et qui rapporte gros. » Lichtenstein, Whaam!, 1963 Claes Oldenburg, Floor burger, 1963 B) Banaliser l'objet - chez Jasper Johns Jasper Johns stigmatise l’insignifiance accordée aux objets de la vie courante, avec, à partir de 1960, une série de sculptures représentant des objets ordinaires, comme des ampoules électriques ou des boîtes de bière, en bronze peint. Jasper Johns, Ale Cans, 1964 - chez Warhol Certains pensent que si Warhol utilise un style fondé sur la simplification de l’image à l’extrême et sa duplication, c’est une façon de suggérer que tout le monde devrait penser de la même manière. Il adresserait une critique acerbe à la société américaine, une société violente, conformiste, dominée par le dollar. Pour d’autres, ce qui est critiqué, c’est une conséquence de la société de consommation mais pas la société de consommation elle-même. En effet, le monde peint par Warhol, de couleurs pétantes, d’apparence superficielle est aussi fait d’inquiétude et de pessimisme. Lorsqu’il réalise Marilyn, celle-ci vient juste de mourir et son image a été reproduite par million dans le monde entier. La répétition est utilisée par Warhol pour dénoncer cette banalisation par les médias, vecteurs de la culture de masse. Mais Warhol, par la recherche de l’esthétisme dans le quotidien, s’oppose à la banalisation. Warhol, Marylin, 1966 C) l'art comme produit à consommer Conclusion Warhol, Campbell's Soup