Le document analyse la géographie électorale des élections présidentielles de 2012 en France, mettant en lumière l'impact croissant du gradient d'urbanité sur les résultats des votes, en particulier pour le Front National. Il souligne que Marine Le Pen a enregistré des scores significativement plus élevés dans les zones périurbaines et rurales, où les catégories populaires, ayant des difficultés économiques, constituent une part importante de l'électorat. La dynamique des votes révèle une polarisation géographique et un sentiment d'abandon parmi les habitants de ces territoires, exacerbée par des problèmes d'accessibilité aux grandes agglomérations et par la peur de la délinquance associée aux zones urbaines proches.