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IJtA

w
t
—

c
ARGUMENT ANALYTIQUE
VIE W, CÉSAR.

l)B .

I^mitié de César

I.

les Iraile

cl c!e Sylla.

Il

-

^''

—

César, pris

II.

fail

pendre

lY. Sa faveur

des corsaire»,

ji.n

eiibuilc.

—

place dans le Capilolc les imaL,'Cs de Marius cl de
II.

III.

Son

aupns du peuple.

funèbre de sa feiumç ^JCL^^^^use ensuite Ponipéip. ^

fait l'oraison
il

—

avoc beaucoup de liorlé cl les

grand lalcnl pour réloquoncc.
V.

/

Il 08t

nomnic grand-ponlift On reproche,

siis

'

vic-

à celle

icasion, à Ciccron de l'avoir é[)argné lors de la conjuration de

Caubua.

—

distribuer

£ait

Le sénat

VIII.

du

Ijlé

au peuple.

— XII.

on qualité de préteur.
Xlll.

Il

pour cgnlre-balanccr

,

Pompée

réconcilie

et

— XI, César

le crédit

se rend

de César,

en Espai;ne

—

Sa coiuiuilc dans celle province.

Crassus. — XIV.

H

oblicut le consulat

par leur crédit. Conduite odieuse de César cl de Pompée. CésarJV^il
arrêter C.ilon ri le

César dans

roMchc

—

Gaules.

les

— XV. Sommaire

aussilôt.

XVI. Kxcmples de rallacbemenl

ipspirait à ses ofliciers et à ses soldais.

leur alTection.

Gaules.

les

sur

lui

une

—

Sa sobriété.

— XVI

II.

—

XVII.

Comment

victoire complet»;.

— XX.

Il

menl des Gaules

lui est

confié pour cinq ans.

—

—

expédiiion djtn* la Grand(vDrclagne. Mort de Julie,

d'AnliKiorix.

— XXV.

—

XXIV. Soulèvement de

—

travers le u-rritoire des IJngons

U

— XXVII.

ville d'Alésia

,

Gaul»

la

XXIII. Double
lillc

de Cés ar e t

Gaule.

dont

11
il

XXVI. Après une marche
,

César parvient à mettre

j^

Défaite
la

dillicile à

les

ennemis

oblige Vercingétorix de se renfermer dans
fait

le siège.

secours des assiégés. César la bal

Vl£ DE CàSAR.

la

Le gouverne-

Révolte des Arvernes et des Carnules, sous

conduite de Vercingétorix.

en déroule.

dai.i

XXII. Guerre contre

Usipiens et les Tencteres. Pont sur le Rhin.

femme de Pompé e.

qu'il

remporle

Il

passe l'hiver dans

— XXI.

<!e

gagne

il

Première guerre de César

XIX. Seconde guerre, contre Ariovisle.

cisalpine. Défalle des Belges et dos Nerviens.

'e»

dos succès

,

et

Une grande armée

vient au

Vercingétorix se roa^ 4

^^'^

1

M

'

V^
ARGUMEMT ANALYTIQUE.

2

X yiH. Commencement
Pompée, nommé

de» diviiioni de César et de

seul consul,

de plus

reçoit

Pornpé**.

gouvernemcDi de

le

l'Espagne et de l'Afrique.

— XXIX. César

et la prolongaliun de son

gouvernement. Erreur de l'umpée sur

dispositions des troupes envers César.

poser les armes,

Pompée

si

et

Curion se

dans son camp.

—

bicon et prise d'Arinjinum.

—

de crainte et de confiance dans

«iti

et

se met à

XXXVIII.

la

sait

se

11

XXXIj.

I*assagc

du Ru

— XXXIV. Divers Rcnliraents
— XXXV. César!
à
it

la ville.

[)asse

poursuite de Pompée.

il

il

chasse les
est

iieiit...iant«

nommé

Murmures des

dictateur,

soldais.

—

entreprend de repasser d'Apollonie à Brindes dans une

Il

simple barque.

ue

XWI.

Gaule cisalpine. Antoine

— XXXVl.
en Espagne, d'où
Pompée. — XXXVIl. De retour à Rome,
11

—

les

de dé-

otirc

XXXIII. EOrui que celle nouvelle

répand dans Rome. Fuite de Pompée.

Rome.

César

veut les déposer aussi.
la

rcfu;;ienl

dciiiandcr le consulat

— XXX.

gouvernement de

réduit à dctiiandcr le

fait

— XXXIX.

Disette de ses soldais.

pas profiler de sa victoire.

Pompée

viclorieux

— XL. César décampe, Pompée
— XLl. César
el

se laisse déterminer, malgré lui, à le poursuivre.

s'empare de Gomphes en Thessalie

^

son camp.

—

iiance des

Pompéiens.

XLll. Les deux armées en présence à Pharsale. Con-

des deux

tions

XLVl Ses
.

— XLIII.

César remporte

— XLVil L

— L.

— XL VIL
lui

—

Prépré-

Guerre d'Alexandrie. Cléopâlre
Il

la

Rapidiié de ses victoires en Asie.

Rome. Insolence d'Antoine

retour à

la victoire.

Larmes de César, lorsqu'on

— XLIX.

porter chez César dans un paquet de bardes.

d'Ëgjpte.

trdjae

— XLIV. Disposi-

paroles et(sa^conÏÏùit#'^prc8 la bataille.

sente la tête de Pompée.
fuit

Présages divers.

généraux. — XLV.

sages de Cornélius.

se

et l'abondance est rétablie dans

,

et d'autres

met

s urvie

— LL Son

amis de César.

—

LIL César passe en Afrique. Disette qu'il y éprouve. — LUI. il défaien un jour trois généraux et prend leurs trois camps. — .LIY. P our,

quoi César cua.pusa l'Anti-Caton.
connaître

LVL
tîn

de

11

Dénombrement

Fénorme dépopulation causée par

César défait en Espagne les

JjVIjU

— LV.

est

nommé

la guerre.

fils

qui fait

les guerres civiles.

de Pompée. Son triomphe.

—

—

dictateur perpétuel. Sa belle conduite depuis la

— LVIII.

11

projette de nouvelles conquêtes et en-

7
^

ARGUMENT ANALYTIQUE.
Ireprcnd de grands travaux.

LX.

11

toine lui présente le

de

la

—

LIX.

II

se rend odieux en voula nt se faire

diadème,

3

réforme

le

nommer

roi.

qu'il refuse.

calendrier.

—

—

LXl. An-

— LXII. Comnoencemenl

conjuration de Crulus et de Cassius. -^ç^LXllî^ Picsages qui

annoncent à César sa mort. —^^LXJ^V.Ml va au
qu'il reçoit.

— /LXyiI.
''JLXVllI.

—

LXV.

Billet

sièûal^

Brulus et Cassius se présentent devant

Fureur du peuple

LXIX. Mort de Cassius

et

malgré

les avis

d'Arlémidore.^ LXVI, ji^'l de César.

contre les

de Hrulus.

meurtriers

le

peuple.

de César.

—
—
,

llAOVTAPXOr

BIOE KAIIAPOS.
I. Tr,v Kt'vva tou jjiovapyr^aavTOç

£7r£xpaTr,ae

Kaiaapcç,

2uXXaç

,

OuyatÉpa,

Kopv-/;).iav

£Ôr,u.£u<7£ tvjv

aÙTr,ç.

cpcpv/jV

AiTia oi Kcicapi

Tcpô; Motpiov oixeiotTjÇ

r,

-/jv.

irarpo; àoù.-^r, Ka'.aapoç, ô 7:p£oCuT£po(; cuvwxei

Mapioç

ô V£coT£poî,

oùx

r^'(i^K^r^(JV^

y

àXXà

oi'

Tr,<;

'lo'jÀîa yi?,

Mapio;,

wv Kataapo;.

àvc']/iO!;

xai

ttXv^Oouç çovojv £v ap/vj
[jiEvoç

o><

out' eÀTiiaiv oote cpoCw ouv/;0£iç aTro^Traffai

irpoç 2iuX).av (XTrE/Otiaç

lyE^ovEi

,

£;r,;

'12; o'

urô

àcyoXi'aç 67:0 2û)v)va Trapopco-

{xôticov Σpa)?;uvr,v

,

tov û9;aov

£1:;

7rporjX0£v, ouTTioTTavu (jLSipaxiov («v*, Tau-rr,ç jxàv IxTCcOTiTv auTOv
OTTEvavTiioOciç lîiuXXaç TzapcGXEuacc' TCEpl ô' àvaipî'(7»(«ç jiouXfiuô(jt,£voç,

cbç

oox £^oi Xoyov àroxTivvuvai Traîoa

Sylla, devenu maître de Uorae et n'ayant pu, ni pnr ses pro-

1.

messes
fille

Iviwv Xc^ovrcov

ni

par ses menaces

de Cinna

,

fisqua la dot de sa
fut la

,

déterminer César à répudier Cornélie

celui qui avait exercé la souveraine puissance

femme. La parenté de César avec

et en avait

germain de César. Dans

était cousin

scriptions, Sylla, distrait par

nombre de victimes
César, qui

,

au

lieu

qu'il

vieux Marius

de se

dans

la

tu

le

les

jeune Marius

,

beaucoup d'autres soins

et

par

;

il

voulut

le

laisser oublier, se mit sur les rangs
le

peuple pour

même

le faire

mourir. Et

grand
pas à

pour le

le briguer, quoiqu'il

première jeunesse. Sylla, par son opposition,

demande

qui par la

commencements des pro-

inmiolait chaque jour, ne songea

sacerdoce et se présenta devant

sa

con-

cause de son inimitié pour Sylla. Marius avait épousé Julie,

sœur du père de César,

fût

le

,

comme

fit

rejeter

ses amis lui

représentaient qu'il n'avait pas de raison pour sacrifier un

si

jeune
,

,

,

,

,

,

,

,

PLUT ARQUE.

YIE DE CÉSAR.
ùi ZùA)as

I.

iittxpâ.rr}7t

I.

Dès que Sylla domina,

n'ayant pu

par espérances

OUTC (/7t(7(y ouTC «oSoj

ni

ànoaitiaxt Kxivupoi

arracher à Côsar

K.opvyi}.ict'j

TÔv OvyxTépx Kt'vvz

riornclie, la

fille

ni

par crainlc

de Cinna,

TOJ /xova/s/iriyavTO;

celui qui avait eu-le-pouvoir-absolu

«û>{/*eu« Trjv

il

Ahlx
Tr,ç
riv

fsp'j/i-J ujzyji.

otxiidryjç

npoç Mz^otov.

<le

son

»^»

lov/ta

Kxi7xpoi.

û£ xxpopdtuvjo^ Ûttô SJ)>a

UTTO 7t/î^';0'J^

le [ilus

^dvwv

Marius

élait

qui élait cousin de César.

Or comme
à cause de

,

la

négligé par Sylla

conuuencement

dans

et par suite

O'jx i^yîC7ï/;ïCv

il

àAià

mais briguant

OUTTU

T&V

Or,fX0-J,

/x£v

le

,

ÛTTSvavTtwOslç

de Sun occupaliou

,

ne-se-tint-pas-conlent
le

sacerdoce,

s'avança vers le peuple,

n'étant

blV

icâvu fieipxxtov

2û>Aaç

il

,

iimltitude des meurtres

iv à|0x*5

/ASTieùy (i^cjTÛvyjv

né

plus jeune,

le

xal ûià àî/oÀia^

1tpQï',À0i-j cl^

vicuv

sœur du père de César,
de laquelle

yî'j'jrepoi,

Siv oL-jsiiiài

ûj

.

i/eydvet

M«/2io^ ô

pour Sylla

parente avec Marius.

hahilait-avec Julie

ào«Ày>î itUTpoi Kxiaupoi
*S

pas^ncore

lout-à-lail

auolescent

Sylla d'abord s'élaut

opposé

prépara
aurèv ixnijiîv raÛTïjç*

lui être

poui«v)d_a«voç 5è

puis délibérant

njpl àvacpéjcwç,

sur l'exleruiinalion de lui,

(ytoiv ÀcydvTOjy

,

dot d'elle.

ininiilié

était la

Car Marius
(Tuvcôxci

la

Mais une cause à César

Si YixiGicpi.

ÙTieyOsixi -npbi Zû/iav

Y)

confisqua

exclu de ce sacerdoce

quelques-uns disant
({u'd a'avail

pa« de raisoo

:
KAIZAPOZ BIOZ.

6
TY)XixouTov,
Tcaiôi
irpbi;

oCiy.

voov l/iiy a-Vrol;,

i'^Yi

TOUTw Map(ouç

ivopûJat.

Kaiaotpa, çuyvov

iauTOV

^xXetttev

xoaiÇd|/.£vo<;

Tov

"^liv

zk

TrtptTriTrrei

lveyOe(flnrx

cTpaTioitatç toû

Toùç x£xpu(xjx£vou;
X*'*P^* ^^ti

f,Y£îJL($>a

OaXarcav,

ètci

CTjXXau-

£;t7rA£'j(;£v Et;

w

viav Trpbç Nixo}jn^5r,v tov ^oiciktoi, Ilap'

ôtaTpi']/a<;

BiOu-

/pôvovoù

TToXùv, eTt' àTr07r).£a)v, àXiffXETai Trepi Ty,v 4>apu.axoûa7av
u7to TCEtpaTwv,

2'J)Ji.«

Kopvr,).iov*, 'Kil'yi^ ^u^l TaÀavroi;,

;

xa xttTaêi^ eCiOù;

à^Ei'Orj,

T^ç ^biv^ç

TfltuTTjç

tî;

eTreixa ûi' à^^o)CTiav el; olxfav iTcpav jxtTOi-

5iepEUV(i)jxévoiç IxEÎva

êavouffiv.

7roXXoi;ç Iv

fx-?',

Tiva ypo'vov TcXavoifievoç ^v ^iaô^voiç,

(xev

xaxi vuxxa

,

cî

' vr,<iov

TOTÊ OToXo'ç (XEYOtXot; xat cxaioeaiv aTr/iroc^

rjôT)

xaT£/dvTU)v r^v ôoéXarcav,
II. IlptoTov (xèv oov aÎTTjÔEi*; utt' aCrrôiv

xaxEYeXaaev wç oùx
enfant:
«

«

Vous

3v

eîSo'tcuv

Xurpa Etxoci TaXavTa,

•Jjpi^xoicV

auToç

o* u>aoXdYT,(T£

vous-mêmes, leur répondit-il, bien peu

êtes

de ne pas voir dans cet enfant plusieurs Marins.

cette parole fut rapportée

pays des Sabins.
faire porter

Un

,

erra longtemps et se tint caché dans

le

jour qu'il était malade et qu'il fut obligé de se

dans une autre maison

des soldats de S) lia

avisés

César, à qui

,

,

il

tomba

la nuit entre les

mains

qui faisaient des recherches dans ce canton et

emmenaient tous ceux

y trouvaient cachés.

qu'ils

11

donna deux

talents à Cornélius, leur capitaine, qui à ce prix favorisa son éva-

sion.

11

gagna aussitô^es bords de

se retira en Bilhynie, auprès

peu de temps

,

il

macusc par des
un nombre

,

qui

roi

mer

se remit en

pirates

infini

du

,

la

mer,

et s'étant

embarqué

,

il

Nicomède. Après y avoir séjourné

et fut pris

ayant déjà des

auprès de
flottes

l'île

de Phar-

considérables et

de petits vaisseaux, s'étaient rendus maîtres de

toute cette mer.
II.

Ces pirates

lui

demandèrent vingt

talents

pour sa rançon

annqua d'eux de ne pas savoir quel était leur prisonnier, et

il

;

il

se

leur en
,

, ,

,

,

VIE

CESAR.

Di:

awoxTivvuvai

de faire-périr

TzaXôx t»3).(xoDtov,

un

(fn auTOÙç oùx

toûtw

TaÛT>jç

voûv

,

TTO^^oùç 'Mupioj^

il fii) kvopSisi

Iv

tx'i>

do-rpt-âge,

pnfîtnt

ilitoiixn'.ivoirpaslespns-commitn,

ne voient

s'ils

pris

plusieurs M;tiiui

(hins col cnfant-la.

t(û -nociSl.

parole

r.oito

ywvrjç

Ti^i

il

à/eX^*^'*?? 'rpûç Kalaapsi,

ayant clé rapportée à César,

Ttwi ypô-jov

errant d'abord chez les Sabins
un certain temps assez-long

(jj-j^vbv t

txitWTCv iatUTOv*

il

cachait

lui

:

ensuite se faisanl-transporter
à cause de maladie

S là àp^wîTtav
«tç irép-xv

dans une antre maison

ohlxv,

itspinÎTtru

xxrà vûxra
ToO

<Trp%Ti'j')Toc(.ç

il

Zû»a

Siepevvo}fjLivoii iy.€T-*a

ri

tomhe de

dans
y/jjcia

les

,

nuit

mnius de soldats de Sylla

qui fouillaient ces lieux-là

xal TU// z^êâ vouât

et qui saLsissaient

Toùç

ceux étant cachés.

y.expj/iiJLivojq.

û»
ràv

Desquels ayant persuadé

Tre^Tstç

Kopv»5)«ov,

7)-/gfj.6-jx f

5uïl TaiâvTOtç

le

capitaine, Cornélius,

au moyen de ileux talents,
fut rrlà<:hé, et aussitôt

àftidyj, x»l eùOùs

il

xaraêàç

étant descendu vers la nier,

«ttI

ôâlarTav
BtOuv^av

èÇ^7r).£U7£v fî;

TÔv j9ao^t/ix Kixouïjo/;^.

irpbi;

vogua vers
auprès du

la

roi

Bithynie

Niconu'de.

ypôvov où TToiùv

Chez lequel ayant séjourné
un temps non considérable,

(ITX àTT07T>i£Uy,

puis mettant-à-la-voile

Ilapà

^

ûixrpi'paç

àA^jx£Tai

il

ICepl Tl^V V^ffOV ^ap/JLXX0t)7'7'X'J

près de

ùità

«5«paTûv,

est pris
l'île

Pharmacuse

par des pirates,

^îïj to'ti xaTe;(dvToov

qui déjà alors occupaient

nV» Oalarrav /xeyâiotç arro/otç

la

««l OTtâ^tfftv àiriérotç.

et des navires iniinis.

II.

DpÛTOv

/xèv ouv

mer par de grandes
II.

Qottet

D'abord donc

ayant été réclamé par eux
ii»T|Oa crx07i TâiavTflf

^'une rançon de vingt talents,

xaTr/é>ajcv

il

M( oùx ctôdruv

comme

jv r;û»{xottv*

celui qu'ils avaient pris

se

moqua
eiuz

ne sachant pas
;
KAIIAPOI BIO£.

8

rrevTTQxovTa ôcoaeiv. 'Etzh-zol tôîv

aurov dtXXov eU

Trept

Oia7r£(/.^a; ttoXiv £7r tov tÔjv ypiQaotTwv 7ropiff(y.ov, £v
(povixo)TaTOt<; KiXi^t

*

[xeO' Ivoç îpO.ou

d?A)^y,»

ivOpoWou;

xai ôuoîv dxoXov6oiv iroXt-

XettjLtxsvoç, OUTO) xaTa:ppovY,TiX(ô(; cTyev

,

waxe Treaxwv,

Oî'ixt;

rcT^apa-

dtvaTcauoiTO, 7rpo(T£TaTT£> auTOÏ; cioJTrav. 'lltxépat; 02

xovxa oueîv OEoucaiç, w^TTcp où ^poupoûixevoç, (^XXà îopu^opou(XEVoç utt'

Kal

Ç£TO.

ly^pîÎTO

,

«ùtwv,

TToXXriç àoEi'aç cuv£7rai2^e

£7ri

Tcoiï^ixara Ypa.j/0)v xat

xa Toùç

TauTYjv
(icp£iôyi,

5'

Xo'yw; Tivât;, dxpoaTalç ixEivoiç

Oauaa^ovTaç avrixpuç àiraiOfiuTou; xai

fxr)

PapCapouç a7T£xaX£i, xat cùv
auTouç. Ot

ye'Xojti TToXXaxiç r,7r£iXr,7£ xpELtav

eyaipov, à^£X£(a Tivl xa TcaioiS

'Ûç

V£[JL0VT£<;.

ô' ?)xov

promit cinquante.

£x MiXv-^TOu* xi XuTpa, xai çoùç

ît^'i

xaTaXaCwv

de ses amis

envoya ceux qui raccompagnaient dans

II

deux domestiques

et

,

,

avec lesquels

avec tant de mépris

,

que

lorsqu'il voulait

dire de garder un profond silence.

moins

comme

,

il

gement d'ignorants
en riant, de

les

et

de

faire

pendre.

il

les trai-

il

leur faisait

comme un

prince entouré

jouait et faisait avec eux ses exer-

admirer,

les

de barbares

hommes;

dormir,

composait des poèmes et des harangues

lorsqu'ils n'avaient pas l'air

au milieu de

resta

il

passa trente-huit jours avec

leur prisonnier, que

de ses gardes. Plein de sécurité,
cices

Il

:

Ils

il

quelquefois

qu'il leur lisait;

les traitait sans

même

il

les

tôt

en liberté

ville

,

qu'il

et

ména-

menaçait,

aimaient cette franchise, qu'ils

prenaient pour une simplicité et une gaieté naturelles. Quand

reçu de Milet sa rançon

diffé-

ne retint qu'un seul

et

ces corsaires ciliciens, les plus sanguinaires des

,

t^ vt^cw vouXo-

sti Trpot;

rentes villes pour y ramasser cette som;nc

eux

ttjV 7ra^pr,(7iav

TrXoîa TcXTjpoWaç euOuç £x tou MiXr,ffiu)v XtjxÉvoç, ItÙ

Toùç Xr,GT3cç àvT^YE'-o*

tait

xai cx»V£*|^avà-

et qu'il la leur eut

payée,

il

équipa quelques vaisseaux dans

et cingla vers ces pirates, qu'il surprit en

ne
le

fut

il

eut

pas plu-

porl de cette

embuscade dans

la
,

,

,

,

VIE DE CESAR.
puis

convint lui-même

il

SoJisrj TrîvTyj/ovTa.

d'en devoir donner cinquante.

TÛv

de ceux autour de

Ensuite nyant envoyé
«ùràv

Tre^l

un dans une
Inl Tb-JTTopi7ubv

zCi-j

ypy;/xâzoiv

,

pour

la

lui

un dans une autre
fourniture de l'argent,

àîro)î)ej//yivo; /zirà Ijù; ^û.oj

ayant été

xal

ville

,

avec un seul ami

et

laissé

iv Kt'itÇiv

deux serviteurs
parmi les r,ilici<'ns

àvO^cÔTTOiî fi'Jiy.ttiriroiç,

hommes

àxoXovOoiv

SvoT-j

ouTW xsiTXfpo'jrjrinûi,

ft/ev

il

trés-porlés-au-uieurlre

se comportait avcc-tant-dc-mépris,

que envoyant vers eux
enjoignait à eux de se taire

TtpOjiTXTZfJ XUTOXç fJlOinÛJ,

il

ivixtç àvaTrxûoiTO.

toutcs-lcs-fois-quc

Ti73xpi/ovrx

il

reposer.

allait

inl no).l7,i xSzixi,

Or pendant quarante jours
manquant de deux,
il jouait-avcc eux
et s'cerçait-avcc eux
avec une grande sécurité,

SiTTiSp où fpO'JpoÙflSVOi,

Comme

à).Aà cop'j^opo'jiivjoi.

mais ciitouré-di'-gardes d'honneur.
Et écrivant des poésies

08 fifiipziç

Siovaxiç SviïVf

av^inxi^s

Kal y^âpwv

noi-^ij.xxx

n'étant pas gardé en captif,

xxl Ttvaç yôyovi,

et certains discours,

l/prÎTO è/îtvot5 ùxpoxrxXç.

il

xxl à-îzâ/ft avTi/puj

et appelait ouviîrlcmcnt

aTrat^cÛTOU; xxl ^xpZxpoJi

ignorants et barbares

ro'Ji

fi/)

#,7rî^X>;TC

Oî ûè

et

ffÙV '/iicuTl

Aptjxxv auTOÛî.

i/'xt.pn)

il

à une simplicité et |)laisanterie.

Ta iuT^a

Miiis

îoùç à^Jl'O/J

et

,

«Tri

T0Ù5 >>3ïTâî*

il

xal xaralaSwv
Iri vauioxoOvTaç -npbi t^ v>{7w

rançon

que /'ayant donnée

du port des Milcsiens

TOÛ ii,uévo> Mi^yjsiwv

àvi{y«TO

l.i

il

fut

relâché,

aussitôt ayant éipiipé des na>ircs

«wOùç n).r,p'M7xq tz/oXx
i/.

dès que

fut arrivée de Milel,

/xov ix Mti>5T0u,
«5tl

souvent avec rire

menaça de pendre eux.

attribuant cr franc- parlcr-là

Ti^v z^xppr^'slx')

Tivl àyeJeta xal jratîcâ.

û£

audileurf

Mais ceux-ci se réjouissaient,

,

viaovreç raJT/jv

û»

comme

(eux n'admirant pas,

Oxu/zxÇovTaç

xal TIoHîtXlÇ

se servait d'eux

et
,

|)artit

,

contre les brigands

:

ayant surpris

eux encore stationnant vers

Ille
.

KAIIAPOÏ BIOI.

10
youvT΂

K« xk

ixpttTTjae TÔiv TtXiiaTûïv.

,

yjnf^yMxa Xt(«x

(xlv

rb ce-

^TTOty'fTotTO,

'wùç 5* avÇpotç Iv TTepYcip^)* XŒTaOtaevoç

au.(i)Tr'ptov,

aÙTo; liropEuOr TrpbçTOv ûieTTOvra t^,v *Aatav*Iouviov ',

w;

ovti

Ixe(v(|) 7rpoa9;xov

*Ex£ivou 51

twv

aîyjjLotX(OT(»)v oxÉ'j/saOat

X^ç, yatpEiv ^otao^ auTOv 6
TrpootyaYwv roùç

XifjfTTiç

80XC0V Tratî^eiv £v

tîj

III.

'Ex

TÔiv oixoi

rot; Ja)j0JX0Taç

xoXdiarcti

Toîç ypr^ixadiv Iro^OaXjxuSvTOç

xoti

^Xi'ya) xa Trepi

aTpaTrjVo)

Kaïcap

eî;

(r,v

^^'^

y^P

^aCTto>Toç

^tti

cyo-

népYajXOv w^^'o»

el;

ârctvTaç (îvEdTaupoxTfV, oj^rsp

3ta

auToîç

vi^cw TcpotipT^xe». TroXXaxiç.

Bï TOJTOU, T^C 2uX).at 5uVa{X£u)^

xaXouvTwv auTOv^ETiXEucev

AtcoXXcoviov*, tov tou

MoXwvoç,

£Î;

jJLipOtVOOtVT.qxai

TÎ^T,

'Po5ov •

oô xa

[Itti -r/^o/^v]

rpi?

Kixepwv r,xpoÎTO oo^i-

(TTSUOVTOÇ £7ClCpaVc5; Xai tov TpOTTOV ÈTCUIXOUÇ Etvai OOXOÔVTOÇ.

AsycTai Bï xai <pvvai Trpoç Xc^youç TroXiTixoù; ô Kaîcap apitira,

rade

même

leur butin.
fers

,

de IMIe

De

là

;

il

il

en prit un grand nombre et s'empara de tout

et alla trouver Junius

d'Asie, de les punir. Junius

à qui

,

,

où

il

appartenait

les

fît

lui

dit qu'il

examinerait à

pendre tous ces pirates

annoncé dans

charger de

fit

comme

,

de ces prisonniers. César, laissant

retournant à Pergame,
avait souvent

il

,

préteur

ayant jeté un œil de cupidité sur leur

argent, qui était considérable,
qu'il devait faire

Pergarae

les conduisit à

l'île

,

où

ils

,

là le

loisir

ce

préteur et

comme

il

le leur

prenaient ses menaces pour

des plaisanteries.
III.

les

Comme

la

amis de César

puissance de Sylla commençait à
lui écrivaient

de revenir à

Rome

s'affaiblir et
,

il

alla

i Rhodes pour y prendre des leçons d'Apollonius Molon

Cicéron avait été l'auditeur, qui enseignait

coup de succès,
vertueux.

On

dit

la

,

que

d'abord

celui

dont

rhétorique avec beau-

et qui d'ailleurs avait la réputation d'un

homme

les dispositions les plus

heureu-

oue César, né avec
,

,
,

,

,

,

,

,

VIE DE CESAF.

1t

s'empara du plus grand nombre.
il fit, d'une part,

ty.pdrvin vénv njiiiruj.

il

Kat iwot>|7aTO

Et

ri

fiiv

toù; v.jSpu.q

rà StTficori^ptev èv Ueoyv.txy

tlq

tKoptxjOvi

aùràç Trpiî rov

uno proie,

<lo l'arijent

yp^^tfixra ltlv.j

y.ixraGiu.evoi; Sk

laùvtov

<lo rniiiro

prison à

d.-ins la
il

ayant (Ij^pusé les

alla lui-nK^nio vois

Jimius

qui ijouvornait l'Asie
Trpo<rr,xov èxetvb)

cî);

homme»

Per"ame

conuiie coiiMMiaiU à

,

lui

ôv-ci (Txpa'nriY^)

qui était préteur

xoictjai Toùç îaAwxoraç.

do punir coux ayant élà
Mais colui-ci

pris.

couvant-des-ycu

et
TOÎç yp/ifj.a.vf*

l'argent

(^v yào oùx i/t'ya)

(car

xal ^ây/ovTOç

et répétant

7xipt7dxi

Tyor/^

iizl

nspl Tûv aî;^^uaAwrwy

Ka7j3t^ îâaaç aùrôv yv.icv.i

ô

w^STO

îîî UipyxiJ.o-j

lui

il

non peu-considérable)

était

devoir examiner à

loisir

au sujet des prisonniers
César ayant
s'en alla à

.

laissé lui se réjouir

Pergame

,

ayant fail-sorlir

xal irpox'/aywv

et

aTravTaç toùç )>j7Tài

tous les brigands

àvejTaûjOWTev

il

ÛTTTîp rcpoiip-^/.ii ajTorç

comme

îToAÀâxtî èv

plusieurs-fois dans

t:^

v»JT«

'E/.

ûi TOJTOJ,

tt|$ Ôuv«/accj$

fit-mctlre-en-croix
il

,

/'avait dil-d'avancc à

eux

l'île

paraissant plaisanter.

ooxâiv TrxtÇftv.

m.

tes

ZÛ)Jz

111.

la

Mais aprrs cela

,

puissance de Sylla

fixpoi.ivo/xijr}^ r,Qr,

se Uétrissant déjà

xal TÛv o'xoi

et ceux

xaioûvTWv aùrôv

appelant

£7r){U7£v êiî

Pdôov

il

du dedans de Rome
lui

navigua vers Rhodes

[inî o^o/yjvj

[pour l'école]

npèç

vers Apollonius

ATro/).'jjvtov,

TOV TOU Md/wvoj

cfth de Molon,

ou iJOÇ'lJTfiÛOVTOÇ fiTtlSXV&ii

duquel professant remarquablement

xai ^oxoOvTOf sivai

et

knituLOÏ/i TOV rpoTzo'j

honnête de mœurs

xal ILixipwv yjxposcTO.

Cicéron aussi était-disciple.

O

ûè Kxlffxp >é-/JTac

x«l çwvai âpiffTX

passant pour être

Or César
et être

est dit

dc Ires-beureusemenl
KAIZAPOÏ BIOZ.

12

x« 5iarov9;(Toti otXoTiuorotTa i^y çuiiv,
«or)p(TO); ?/eiv

veÎTO T^ç Iv

^

,

TsTTai

|7.yi

f.yîaoviîv

tv;v

xr, Trpoi;

arpaTeiwvxal

tTTapyiotç, xat TroÀXal

ajToi TrapETyov.

'0

toô'to

iT:

'Po')'xr,v

oIttÔ ty;!;

,

tyjv

'R/)»aooç twv

*EXXa$a

Mapxou Maxôûoviaç

Tou

ses pour l'éloquence politique
laleot naturel,

rang parmi

,

Rome;

de

les orateurs

talents militaires la

supériorité

et

Swpoôoxia;

et

monde,

il

aux

affaires

;

à l'éloge que Cicéron avait
pas comparer

le style

d'un

fait

cuvtjYOIttI

,

Aeu-

Ka tocoûtov
de soio ce

tenait le

second

pour acquérir par

,

'O

s'il

les

du pouvoir. Détourné par d'autres

politiques,

suprême puissance. Aussi, dans

il

,

aurait eu le premier,

du barreau

la

perfection Ters

enGn à

qui le conduisirent

réponse

de Caton

homme

la

uniquement au métier des

se livra

il

tv;v cîxr,v.

cTpaTr^you.

le

[xaprupiaç

TrpoOuuia;

tv;ç

ne put parvenir, dans l'éloquence, à

laquelle la nature le portait

':ro)>£(/)v

avait cultivé avec tant

que, de l'aveu de tout

n'eût pas renoncé aux exercices

armes

rapai-

AoAoÇî'/.Xotv ^xptve xaxw<T£o)ç

pEU(7£v aùr/) rioTrXiov 'Avxoiviov Siwxou^ttt;

il

ouv

avovTo;.

7ro).).7;v

AoXoÇe'aXœ; àrio'->y^

t/iv ouv

KaTcap, àaeiêo'ixEvoç

soins,

o*

cTpy.TKOTf/.oô )>o'^ov dvcpoc (ivT£;îTa^Etv Trpôc; C£tvoTr,TOt

IV. 'E7ravc)/J(ov o'eU

xouXXou

';ro).iT£taç.

ovx I;ixo'/evo;. ACto;

,

fl^/

Sovauci xa toîç Snkoiç

tt;

Kix-'pojva TTEpl Karrovo; àvTiYp^'î'7,

^•/Topo; eu'^uoîi; xat (ryokry

ûs

Stzuk

,

).ey£iv ceivoTr,TO<, Otto

Ttjt

xaTe/.Tr'aaTO

CcTîpov £v

to c^ 7rpo)TEÎov

ri îeuripclot

fî)Ç

,

qu'il

lit

la

longtemps après

prie les lecteurs de ne

il

de guerre avec celui d'un ora-

teur excellent, et qui s'occupait à loisir de cette sorte d'étude.

IV.

De

retour à

Rome

,

il

accusa Dolabella de concussions dans

gouvernement de sa province

,

et trouva

dans

les villes

de

la

le

Grèce

un grand nombre de témoins qui déposèrent contre l'accusé. Cependant Dolabella fut absous; et César,

pour reconnaître

la

bonne

volonté des Grecs, plaida contre Publius Antunius, qu'ils accusaient

de malversations

,

devant Marcus LucuUuSt préteur de

la

Macédoine.
,

,

,

,

,

VIE DE CESAR.

.

13

pour l'éloquence politique,

itpài ).dyouç ixoXtTixoiii,

cl avoir Iravaillc son naturel

©tioTt/iOTara,

avcc-la-p1u8-gran«le-éniulation

au point
àSy;pir(,)i

ri

àfel'jxi ôi t6 Tr^cureTov

«l'avoir

sans-conlnMJii

Si'JTCpeXoi^

et d'avoir

,

le

second rang

renoncé à

la

,

priinauic,

étant plus occupe
à ce qu'il fût le premier
T>J

Juvâaït xkI roTî

é;rJiotî,

pjw

la

puissance et

eux èÇi/o'uevoj

n'étant

Kpàç

vers lequel

ce point d'Iiabilelé dans le parler

à.

OTiip

fùviç CyyjyiÏTO

vj

la

nature

/e

conduisait

,

,

à cause des cxpéilitions

uizà arpxTiitHv

du

et

xx no)iTiixç,
TJf

les arnies,

arrivé

[)as

xxreA7Tn7y.T0 ti^v ^yî^aovtav.

li'iin-de-vic-poliii(jue

par lequel

Auràç 0£ ojv uvnpov

itpès Ki/.ip'ji'jx

il

Lui-même

obtint l'cinpirc.

a Cicéron

certes plus tard

dans sa réponse sur Galon
KxpxiTsXrxi

IJ.Y)

)rf-/ov àvJ.'yà;

ffrpxTiwTt/oy

"npbi

àvTsÇcTocÇîiv

ItoXXrjv

homme

de-guerre

riialtilclé

d'un orateur bicn-doué-par-la-na turc

pi^ropoi «ùjjuoûç
ItzI

de ne pas comparer

parole d'un

avoc

csu6Tr,rx

xal âyoJ7o;

|)rie

la

toûto

<iyoli/,-j.

IV. E7rav£>9wv Ji

employant pour cela
beaucoup de loisir.
el

IV. Ltanl revenu à

eJç 'Pw/*>jv,

Rome

Ixpivs Ao/oSiiiav

il

xaxwffïw; tTtxpyJxç,

de prévarication dans son gouverti-

xal

7ro).).al

twv

Tro'Aîwv

accusa Dolnbella

et plusieurs

àïrà t:^; 'FA'jxùoi

de

nxpivyoj

fournirent à

'O

fjLtv

oZv So).oèéyÀxç

ànifv^s

O

Sk

auro"j fMxp'Tvpixi.

r/;v our,-^.

Kxïuxp

villes

Grèce
lui

des lémoigoages.

Cependant Dolabella
échappa au cliàtinient.
Mais Gésar,

ifiti&ôixsvoi rriv 'E).Xiix
ttJç izpcd'j/iîxi

la

des

f

récompensant

la Grèce
de son empressement,

9vvtjy6peu7c-j aÙT»î

défendit elle

otwxoûïv; Supoooxixç

qui poursuivait pour vénalité

U^^iov AvTwvtov

Publius Antonius

hi

ToO Afv>xoû»ou Mâ^xou
•T^KTTjyow Maxiôovtaç.

[men?

devant Lucullus Marcus
préleur de Macédoine.

-
KAI2AP0I BIOX.

14
war» tûv

ta^ufftv

ffXTj^atxevov oùx

8à 'Piofty)

£^/_eiv

TToX/v:?)

tou; ÎT,aap^ouc

'A.vtwviov ^TrixaXeTaaOai

jjiâv

to Tjov iv t^ 'EXXaoi rpo; 'tXyvTjVaç. 'tv

xi; cuvTjYOf i«Ç oôto"

IttI T({i Xoytj) Trepi

•/apiç IçsXaiXTTe, TroXXr) $à r7;ç Trepl xi; ^e;t<tfOciç xai 6(xiX{otç
cpiXocppocjuvTjÇ

eovoia irapà

t9;ç TTEpi ti^jv

{jLixpbv aCiTÔî

vouvxEç

Suvaai;

ûîû(jL£voi

,

Sr,{xoTwv à7r/;vTa, OspaTrrjTixcâî

ilv Se tiç xa dcTro Seitti^wv

Trap* f,Xix(av (Jvtoç.

xal ^ojç

twv

ôiaixav Xa(A7rpOTr,To; ao;avoa£vr, xaxi

eît;

"Hv xo rpûixov

x^jV TroXixetav.

xa/ù, xwv àvaXu)|/.àx(ov

£7riXi7rovxo)v

£a£cOat, 7r£pi£0)3wv àvOouaav Iv xoîç iroXXoîç*
|X£YaX-/)ç
ettI

xai Sucavaxp£7rxGU y£vo|X£V/;ç

xV

"^(^"^

^wv

vjyrjXEOv {xixpàv

Il

,

(X£xa6oXr,v

o-ou* xa/u

parla avec tant d'éloquence

damné

,

,

wç

,

ô^j/l

les grAces

ttgisT ixsYOtXrjV

qu'Anlonius

xô £vo£A£/£;

l'accueil gracieux

,

qu'il possédait à

fection

Ix xoû

craignît (Tëtre con-

qtii

,

,

sous prétexte qu'il ne

,

même. A

de son éloquence brillèrent au barreau, et

acquirent une grande faveur.
politesse

tjsOovxo,

oOoEjxiav à^yr^y Tz^fOc^yLXZùti

pourrait obtenir justice contre les Grecs dans la Grèce

Aome,

^60-

c;txr,Xov

,

0'

oî

xai ^aCiî^ouG-/;? avxixpuç

en appela aux tribuns du peuple

,

xai Tpa7réÇ>)ç

lui

En même temps que son aûabiliié &a
qu'il faisait à tout le monde
qualilée
,

,

un degré au-dessus de son âge

du peuple; d'un autre c6té,

la

,

lui

méritaient

l'af-

somptuosité de sa table et sa

magnificence dans toute sa manière de vivre accrurent peu à peu

8on influence et son pouvoir dans
envieux

,

le

gouvernement. D'abord ses

persuadés que faute de pouvoir

excessive,

il

suiïjre

à cette

verrait bientôt sa puissance s'éclipser, firent

tention aux progrès qu'elle faisait panni le peuple. Mais
fut tellement fortifiée, qu'il n'était plus possible

qu'elle tendait visiblement à ruiner la république,

trop tard, qu'il n'est pas de

commencement

si

dépense

peu d'at-

quand

elle se

de la renverser et
ils

sentirent, mais

faible oui

ne s'accroisse
,

,

,

,

,

15

vu: DE CESAR.
fut-puissant tellement

El
biJTt TOv

il

au

A'JTCtiVlOV

puiiil Aiiioiiius

CD avuir

a[)[)clc

aux tribuns,

ayant allégué
«v

AC pas avuir la partie égale
dans la Grèce contre des Grecs.
Cependant à Rome

i/jiv TO r^ov

O'JK

T-Pj

Ev

'E)>aot Ttpbç 'EX^yivxç.

Sk "PùJ/xy;

une grande faoar d'une pari
éclatait
«TTt

Tû

7t«pi

à cause de l'éloquence de

auToO

ioycj

Ta; 7Jvr,yopiui

dans

lui

les déieiibes

uoXXy) ôt «uuoca

etde l'autre une grande bienveillance

àîniJvTa

se rencontrait

Tra^à Twv Srjfioxciv

du cùté des gcns-du-pcuple
à cause de sa familiarité

fûoyno7{jvrii

Tri;

TTcpï

Ta» ôsÇicôaitç

en-fait-dc poignées-de-main
et lie Conversations

OVTO5 OîpxTreuTtxoû

irapà i^>ix(av.

au delà de

Ti; ûi oOvz/xt;

De

^v aùrôj

,

lui étant courtisan

était à lui

vers

Ct{ Tl^V 7T0/lTffa»

aùÇavo//iv>j

xaTà fiupàv

.vo»

âge.

plus une certaine puissance

le

gouNcrnement

s'augmentant i)eu-a-pcu
repas et par

XXI àirb ôîtTTvwv xal T|5xit<Çv;î

et par sfs

Xal O/WÇ

T»JÇ ia/i7CpÔTï7TO{

et en-général par l'éclat

Ttepl Tiiw

oiaiTav.

table

de son geiire-de-vie.

Uv TÔ npcSTO)»
ol

.«a

Laquelle puissance d'abord

ceux qui /'enviaient

yôovoyvTeî

otôfuvoi iynOxi

rayy

èÇtTïîiov,

Tûiv àvXMtifJiXTUiV t^L^CnJVTOiV

,

pensant devoir être vile évanouie
les

,

dépenses ajraul manqué

négligeaient

àvOoÛTxv èv TOtç TioÀ^oTs*
ifJjflovTO

ôè ô'^i

"j/lVQ/jiijrii;

tlorissanlc

mais

y

w<

i^-/J7Tiov

O'Jtjtfiixv

lnoi Ta

fxixpxv

xp-j^tiit

npx-^fi.xTOi

ivQuixki

la

multitude

:

devenue grande

et dillicile-a-renverser,

xal paûiÇo'Jar;ç âvTtxpuç
TÔiv Sicov

dans

s'aperçurent tard

elle étant

/xf/XArti

xal JuffavaTf éwTOU,

tffl T17V /iitTaêoirjv

ils

et
,

marchant ouvertement

au ciiangcment de toutes

que

il

tes

ujjuves,

Ht faut juger petit

aucun conuucncement de chose
puisque

la continuité

,
KAIIAPOÏ BIOZ.

IG
xaTa^povy,09;v2i to

ôaXaxTTjÇ

aùxou xai ^o€r,Oy,vai

ccxtov

67ri2c'cOai

TOC

,

ciaYtAwvxa

xtxpu|JLix£vr)v Seivor/ixa

,

xat

TTEpiTxtoç

ÎSo)

'AXX' ^xav

«

t),v £v

tyjç

itoX:tc(«ç

w-rirep

,

^lAotvOpojTrw xai iÀ3p<j>

Ttji

toû i^Oouç xaTajxaOojv Kixcpoiv £)v£Y£ voî;

dtXXoiç éc7:affivl7riGo'jX£Oji.aciv

^vopSv ôiotvoiav

XaCovaov. 'O f(Ky irpoiroç

xoj).uOr,vai

(a*);

,

aoTou xal TroXixeuaaai Tupavvixi^.v

^^

t);v xo|xr,v OfSxo) Siax£iu.c'r/;v

,

xàxEÎvov £v GaxxuXw xvojixrvov

*

aoi

oij

,

coxei

TraXtv OOTOÇ fivOpojTXOç £?ç vouv av ItxÇaXEcOat tt,Xixo~xo xct/.ôv

àva(peciv
.

xv;? 'Po)(jLa((ijv TroXix£(aç.

lo'j ôc è/){jLOu rpojXTjV

(Ji£v

»

Tauxa

,

cuv oaxepov.

(xiv

auxov ixrfAOi^

tt^TOOEiçiv xr,ç Trpoç

IfXaêev, ^T£ Trpôç Fociov nort'Xiov Èpiaaç Girsp yiXiap/iaç Trp^

SsuxEpav ol xai xaxa^xvECTEpav

xepoç àvTQYOps'jOTT

Mapiou

"^iivcuxo^y 'louXiaç, d7xoOavouc7)<;

promplement par

la

persévérance

,

,

àctX^iSovç

et à craindre la

comparait à

la

bonace de

le

la

mer,

et à reconnaître la

« voir le

fut dit

dessein

je

,

méchanceté de

et

dans

quand

mais quand je regarde se?

;

je le vois se gratter la léte

ne puis croire qu'un

tel

homme

noir de renverser la république.

si

qu'il

dans tous ses projets

des vues tyranniques

du bout du doigt,

premier à

cou-

disait cet orateur,

«

aùxTjç

la

« toutes ses actions

arlislement arrangés

x9;ç

il

vrait. « J'aperçois,

si

wv

,

douceur de sa conduite politique,

son caractère sous ce dehors de politesse et de grâce dont

cheveux

^x£

grâce au mépris qui a empêché

qu'on n'arrêtât ses progrès. Cicéron paraît avoir clé

soupçonner

,

puisse conce»

Mais cela ne

que longtemps après.

V. César reçut une première marque de
qu'il se trouva

l'affection

du peuple,

lors-

en concurrence avec Caïus Popilius pour l'emploi de

tribun des soldats

;

il

fut

nommé

encore plus évidente, quand

,

le

premier.

à la mort de

la

Il

en eut une seconde

femme de Marias , dont
,

,

,

,

ViE DE CESAR.

17
^rand

Hiit vile /ui

ayant reçu

le

,

ne pas élre empêché

Ix Tou xaTaypov/jO/Jvat.
*0 youv Kuipbiv

du

SoKÛtV ItpCiTOÇ

paraissant

Û7Tioî;0ai

avoir soupçonné

rà otaysAûvra

xxi

(fo&rjOfitxi

Tiiis

lîlrc

Du

nOMTiiXi aUTOO,

moprisé.

niuiiis Cicci'un
le

premier

et avoir cruinl les dehors riants

Ûisnîp QulÛTTriç,

du gouvernement de Wi
comme de la mer,

xal Ka.TXfj.xOuv

et ayant

caclice

Xi/.pJfiiiivr,v

iv

TÛ

^(/avOpciÎTCcjj

xal iXxpiJ

£A«7««èvo|5âvotâvotav rvi^avvtx-^v
xn-j.Ui Toï; â//oii

iKiZo'jXîjuxst

XXÏ Tlo'/.lTiÛ/XXHJ aUTOO*
«

ÂÀ^à,

i'f/jf

T/jy xd^a/jv

OTxy

humaine

%ox&' apparence

disait voir

dans toutes

«

(Jea

Mais,

et

enjouée

une pensée tyrannique
les autres résolutions

et mesurci-[)olili{]uos
disait-il,

de

quand

lui

:

je vois

sa chevelure arrangée

oiaxei^uév/jv

supérieurement

si

xal ixilvoj xvoJ/Asvov

et lui se grattant

«axTJ/u

(vl

compris

dureté du caractère

lu

d'un seul doigt,

irâAiv ojto; à xvOpùtuoi

de nouveau cet

ou yuot ooxi7

ne

ay t/xëx).é7Ûa(

me

homme

parait pas

devoir s'être mis dans res[)rit

£({ yoûv

T>3AixojTO xaxoy,

un

àya(|9£7(y

la destruction

T^i TtOÀlTSixi 'r&j/xxîwv.

Tay-ra

/jtèv

«"

aussi

grand mal

du gouvernement des Romains.
Ces choses du moins

ouv

furent dites plus tard.

UffT«/50y.

V. 'EAaêi oi

V. Mais

il

reçut

lt/5WT>jy /xèy àrtoociÇiv

d'abord une première preuve

Tîîî «ùyoï'aj roJ

de

or,fj.o'Ct

la bienveillance

du peuple

vpbi aùrov,

pour

5t« ipiixi

lurs(]ue

ayant rivalisé

Wlip y^ù.ixpyix^

pour

tribunat-mililaire

ttpbi

Faioy Uotûàioj

lui

le

avec Caius Popilius

à-ji^yopeùO/) Tzpàrcpoi'

il

ovjzipxv oc

puis une seconde

k.tt

KxrxfxvsvTÎpx'j

,

fut |)roclamé le

premier

.

et plus éclaiante,

lorsque, Julie,

Vit D£ ClSAA.

2

»
KAIIÂPOI

18

13IOI.

èY>tw(xiôv

Te Xa|x:rpôv iv àfopôf

èroXji.7,ffry

eîxova; Mctpioo TTpoOéaOai,TC>TC TcpûÎTOv d^Ottaaç (xeià

r>,v

iuXXa

^Til

'EttI tout(})

àvT>^^y,ai

5oou

ûicc

TCoXiv.

7coXiT£iav
^v{o)V

y^P

ÀafXTrpôiç

7coXc{xi(ov

,

To

ouv

|X£V

Kaïcap

TjV

w;

il

il

Tr,v

iicira^iouç

*•

xw

xai tcôt

TraOci xou;

Trepitxeffxov r)6Qoç ayaTiav.

xûv

ffxpax7,Y*»iv,

ôv aoxov x« xijxûiv àel oiexéXeae

neveu,

était le

dans

,

Ti|xi; et;

Xoywç

CM'*^tr^uxLyu)'fr^cl

oè xr)v yuvaïxa, xafxi'aç eîç *IÇr,piav* £vl

cuvEÇTjXOcv

Mapiou

yuvaixoç aTroOavoucr.ç

àvSpa xai

v^jxepov

6au(xa<7aç uxirctp i^

'Po>ixa(oiç** veaiç ô* otjx 2v £v eOei, TrpwTOi;

^vsyxtv aoTO) yctpiv xivà, xai
-TToXXvOuç

xpoTW xai

-pvaiçl TcpecCwrepatç

Tr,ç éavrrou

e-rri

ivopci» xf tOcvtwv.

xaTaÇoTjCotvTOJv tou Ka(cotpo<, 6 ô^|xoç

5fi;apL*voç

IttI

xai ict^i t^v 6c^pop4«

TÔiv

ypovojv TTOÀXwv ocvdtYOVTa xiç

oi£;tévai Tcotxpiov
eiTTS

,

otr,/.Oe

,

Bxj/aç
BcTEpt,

xai xov ulbv

ttcxXiv

prononça avec beaucoup d'éclal son oraison funèbre

place publique, cl qu'il osa faire porter à son convoi le«

la

images de Marius, qui n'avaient pas encore paru, depuis que Sjlla
maître dans

mis de
dace,

Rome,

peuple s'éleva hautement contre elles, et par

dissements les plus prononcés témoigna son

courage que César avait eu de rappeler, pour
les

honneurs de Marius, ensevelis depuis

pour
k

les

si

coutume des Romains de

toute ancienneté la

des femmes

,

enne>

Quelques personnes s'étant récriées sur cette aa-

la pairie.

le

avait fait déclarer Marius et ses partisans

les

pour

admiration
ainsi dire

applaule

des enfers

,

longtemps. C'était de
faire l'oraison

funèbre

qui mouraient â^ées; mais cet usage n'avait pas lieu

jeunes femmes. César j&it le premier qui prononça celle

sa feraine,i:i "i

1'

f

1

1

jiune. Cette innovation lui

tft

honneur,

loi

dsS

con

Icilia la laveur publique et le rendit cher aupeup'e, qui vil dans celte

mensibililé une
fait les

marque de

ses

mœurs douces

obsèques de sa femme

,

il

alla

et honnêtes.

Après avoir

questeur en Espagne sous

préteur Yéter^ qu'il honora depuis tant qu'il vécut, et duot

il

le

oomma
,

,

,

,

,

VIE DE CESAR.
la

femme de Mariiu

étant murle

élaat neveu d'elle

lui
àiviJ.Oi

et

Ti èv U'/opôL

zr,j t/.-^Op'X-é

TTÎ/li

JTûi/*/Jffî

npoOizOxt

ti/.6iv.i

la place-publiq::'-

UD brillant cluge

Xa/jiTtpb-j è'/xw/xtov

Xat

prunuiiça sur

il

}ixpiou

osa à son convoi

il

fair«>-pori(r K-s

images deMariua»

vues alors pour-la-promière-foi«

ofOtia^i TOT» npôJTO»
ttjrà Tr,j 7ro/iT«iav irri

et

Sû».a,

depuis

i;i)ucriiement sous Sylla

le

,

de ce parti

les honinji's

ayant été jugés ennemis.

yàp

'Ettî TOJT'-J

ivi'wv

Car sur ce quelques-uns
ayant crié-contre César,

peuple répondit avec-éclat,

le

Si^xixvjoi y.pôxoi

/"ayant reçu avec applaudissements

xat daD/Aàaof

et /'ayant

biiTtsp

Jtà y^pojdiv
iÇ

âèou

Tiç

après des temps longs

iro).),ô5v

de l'enfer dans

ct$ T/;v ttÔ^i»

Maptou.

Tt^uiàç

admiré

comme ramenant

àvâyavToc

les

la ville

honneurs de Marins.

Certainement

le

prononcer

des oraisons funelires
sur des
^v nirpioj

Pw/xaioti*

ilait

femmes âgées

d'usage-anlique aux Romains

mais chose n'étant pas en usage

oùx ôv ôi èv (d£(

pour

jeunes femmes.

les

César
èict T/jj

yuvatxoj éauroO

le

sur

femme de

la

premier parla

étant morte
xat roJTO >fvîy/îv auroî

Tivà

lui

:

et c«'la attira à lui

une certaine faveur,

;(acptv,

xjcl ffuveû»;/xa-/w-/>7ff£

toj 7Tx6'tt

et excita

par

la

sympathie
aimer

Toù^ itoi/oùî àyaTriv

la niullilude à

W( avopx

comme

un

et plein

de moralité.

r,fxtpov

rxï ntpifiivrov :?6ou^.
6x<|<Z4 oj Ti^v

yuvaîxa

Mais ayant enseveli sa femme,
il

ili

ï€r,plixvy D«Te/5t,

lui

homme doux

partit (|uesleur

pour l'Espagne avec Véter,
un d<^s pnHeurs
,

lequel et

il

coolioua toujours

:
ÎO

KAIiAPOZ
ap/wv

oùtck;

rarxcav iTzoir^ii. revdjxtvc/Ç û* aTrô ty;; ip)^^ç ix*t-

v/jç, TpiTr,v

ÛuyaTepa

IiI02.

TQYotYtxo

ifuvsîza, Iloairr/iav

CffTspov no(JL7rr/!o)

t->,v

Mayvw

{/_wv ix Kopvr/îaç

,

Y^JJ^T^Oeicav. Xpojjx£vo<

Oâ Tai; oaTCavaiç à^eiotoç, xai ooxôiv |jiv i^'/îjxEpov xa'i ppot/£tav

avTixaxa^XaTTeaÛai (xeyaÂojv àvaXojaaTOiv 6Ô;ay^ ùvotjaevo; ôè
Taîç àX/jOeiaiç xi (jLeyi^xa (jiixpwv

xaOïcrxaaOai

,

S',

,

,

Ttptv eîç ip/j^v Tivot

^tXicov xai xpiaxociwv fiwLcOzi ypéwîpciÀiT/iÇ tï-

XavTwv. 'EttsI 8* xouxo
(AsXrjr/jç

^('(ix'xi

,

ixèv ,

ôoou x^;

'A.7r7cîa;

TratxTToXXa y p-z-u-axa 7rpoaavàXt»>a£

aTroOci/OÊiç cri-

twv iauTOj touxo

(XYopavojxwv, ^euYV) {xovojxa/ojv xpiaxocia xai

7:ap£c/e,

£Ï/.o<7i

xa) Taîç aXXaiç repi xà Os'xxpa x»i TTouiTràç xaî càTT/a "/^pv;-

xai uoXuxeXeiotK; xàç Trpo ajxou xaxsxXuas 3»iXoxia(a<;

Yiaiç

le fils

son questeur, quand

retour de sa qucslure,
avait

il

il

fut

parvenu iul-mdme à

la préiure.

Au

épousa en Iroifticmes noces Pompéia;

de Cornélie, sa première femme, une

tille,

il

qui plus tard fui

mariée au grand Pompée. Sa dépense, toujours excessive,

faisait

croire qu'il achetait chèrement une gloire fragile et presque éphé-

mère; mais, en

On

précieuses.

était endetté

réalité,

il

acquérait à

prix les choses les plus

vil

assure qu'avant d'avoir obtenu aucune

de

treize cents talents.

Mais

le sacrifice

charge

,

il

d'une grande

partie de sa fortune, soit dans l'intendance des réparations de la

voie Appienne, soit dans son édililé,

peuple
jeux

,

trois

oii

il

fît

combattre devant

le

cent vingt paires de gladiateurs; la somptuosité des

des fêtes et des festins qu'il donna et qui effaçaient tout ce

qu'on avait

fait

telle affection

,

avant

lui

de plus brillant, inspirèrent au peuple une

qu'il n'y eut

personne qui ne therchât à

lui

procurer
,

,

, ,,

,

v

11,

,

,

honorant

et à-son-lonr

àitb h€ivr,ç r^ç ocpyftit
h'/i'jt'O tfiinnv

yuvaïxa

£/ Ko/9Vïj)i/«î OM'/azipoc

yy:jjLr,0îT7Xv

Uoij.Ttr,tu

lils

,•

lui-mdme rommand.int
quosteur.

de cette charge-là
il prit pour troisième fomme
Poni|>cia

Uounr,(x-j

ril'j

lui

son

fit

il

,

Puis étant soili

rcvrfyncvo? Si

éx«v

,

21

rai r^Hrj «yràç ûpy^tav

rbv uîèv rautav.

,

CHSVR.

l)K

TlflSlJ V.JT'iJ

ircolrini

,

vjzspov

Mâ'/vw.

ayant de Cnrnélic une
celle ayant été

Pompée

à

le

fille

mariée plus tard

Grand.

Xpû/jiîvoi Si scftiSSiç

Or se servant sans-ménagement

xxl Soxûiv fih

et paraissant il-est-vr;ii

des dépenses

rccevoir-en-échangc

de grands

frais

îdÇav ?y>{,u£oov xal ^paye'y.j

une

éphémère

Tocï^ Se à)./;Oî^at{

mais dans

&)voj//£vo;

rà

sTç

yrnhOxi

yps(^<f!Ùl-:r,^

tx/kvtwv,

xaOt'yrayOat

Ttva àpyT^v.

Eirel 5è

toOto

/xèv,

à7to5£t;(0îtî £:tt//£).rîTi^S
Trîç

courte

par de petites,

yiXiùiV X5Ù rpiccy.OJtùtv
ir/slv

et

la vérité

achetant les plus grandes chose*

/Aiytffra

fiirpôi'j

Xi-jSTXt

gloire

é?oy ATrTitaç,

il

est dit avoir été débiteur

de mille

et trois-cents talents,

avant de se constituer

en queli]ue charge.

comme d'une part,
nommé intendant

Mais

ayant été

de
il

la

voie

Appienne,

dépensa-en-outre

yp^^lXXTX 7tâjU7T0)Ja

un argent trcs-considér;ible

TWV ixuToO*

de celui de lui-même;

T9ÛT0 ûj, à-/opa'JOfi&v

et

nxpijys

il

rpi7.y.67ix xal e'xOTi Ç«ûy>3

trois-cent et vingt paires

xal xaTC/.).u7C

et q«'il

ràç yiioTi/xiaç itpè «ùroû

les libéralités (/'avant lui

TaTç â)>atî yopr^-jixii

par

xal woiuT£),etat{

et

que d'autre part, étant-édile
fournil

de gladiateurs

tripl

xat

Ta Oixzpx

iro/uiTTà$

xal Octïrva

«lîO.JXC TOV O^/AOV

submergea [cffuça)

les autres frais-de-féles

somptuosités

relativement aux théâtres
et
il

aux cérémonies et aux
le peuple

disposa

festins
,

KAIIAPOI BIOS.

22
oCxti) CitOr,XE

VI. AuEÏv

Tov cr,u.ov,

o>; /.«iviç {jl^v

5'

TY) TTO^ei

ûùaôiv £v

5uva(ji£vr,(;,

oraTEwv

Maptavr,?

ô£

ttjç

^p/otç,

2è

xottvdi^

SuXÀa

ty.ç (xiv iiro

,

Tt|4.à<

TÔre xaTirrTjjrei xal

r,

-f

{A^Y*

"/

Si^aTraffTO, xo(xi5ri xaTrcivi upaxtou^ra, rauTr.v àvappo>77.i

^

TrpoaYay^^JÛai

fiûuXofjitvo;

àx|x:^v ij^ouaatç eixo'vaç £7roir,7aTO

Traioçopouç
"Ajxa

,

Aç

8' "^jtAEpa

tI/VT)

(fispojv

vuxtoç

Mapiou xpu^a xai Nixo^ Tpoto KaTTiToV/iov av£'3T7;'Tîv.

£iç

Tolç OcaaaiASvou; {xapaaipovTa Travxa

XaT£(IXE'ja<Tf/£Va

TTEpiTTlo;

Kifxêpixà xaTOpOojaaTa*

)

xot

àyopavofAixaiç cpiÀvrijxîai^

xaîç

£v

,

,

(

OlEOT^Xou

oà

xai

/.p'J^ôi

**

YP*.'''^f^*^'

àvaOEv-

Oâ;/€oi; £(r/£ tt.ç TO^ar^ç tovÎ

Toç* où yàp ^v aûr,Xo(;* xa/u Se TTEpiitov 6 Xo^oç Y;Opoi^ Travxaç

avOpwTTOUÇ TTpoç x^v

TEueaOai Ka(c7apa
iffxavxa

xifiLÔtç

,

xupawiGa

rroXi-

Irav-

vouloir xoti SoY{Ji.a<7t xaxopo)pvY|X£vatç

,

xa xouxo TCEipav

de nouvelles charges
V

'AXX* oî u-Èv E^otov

o']/iv.

et

ItzX

xov GTJfxov eTvai TrpotxoXax-

de nouveaux honneurs

,

pour

le

récompen-

ser de sa inagniGccnce.

VI.

Rome

était alors divisée

jours très-puissante

et celle

,

faiblesse et presque dissipée

,

en deux factions

de Marius

donnaient

lité lui

et

une nuit

vit ces

art

,

les

plaça dans

qui les avait placées

les
:

Cimbres

,

des honneurs qui avaient été
décrets publics

:

que

il flt

tou-

secrètement

faire

Le lendemain

et travaillées

,

on

avec

que

fut effrayé

le

c'était

un

monde à

viccelui

Le

ce spectacle

bruit qui
:

les

uns

en ressuscitant

ensevelis par des lois et des

essai qu'il faisait

du peuple , déjà amorcé par

quand on

plus grand

c'étaient les

aspirait à la tyrannie,

comme

,

de l'audace de

car on ne pouvait s'y méprendre.

hautement que César

positions

Rome

le Capitole.

s'en répandit aussitôt attira tout le

diraient

,

lorsque les dépenses de son édi-

les inscriptions faisaient connaître

de Marius sur

de Sylla

celle

,

réduite à une grande

avec des Victoires qui portaient des trophées j

images tout éclatantes d'or

dont

toires

il

:

dans

le plus d'éclat
,

,

osait à peine se montrer. César voulut

relever et ranimer celte dernière

des images de Marius

,

qui

pour sonder

ses libéralités , et

les dis-

pour voir

ai
,

,

,

VIE

, ,

DE CESAR.

23

lellemcnl, que chacun
Çïj-elv xaivàç /*4v àpxôti

»

chercher
soil (le

aTç à^ci'|atvTO aùrov.

par lesquels

Deux

VI.

VI. Auelv Si vriveav

de nouvelles charges

sciil

récompensassent

ils

/iiv

àwo

,

l'une de Sjlla

S'j//«

pouvant beaucoup,

ivvaixi'/r^i fj.iyac
T/f; Ô£

lui.

factions

étant dans la ville
Ti^iî

,

nouveaux honneurs,

xatvàç Ô£ Ttu'iî,

Maptav^^

l'autre

de-Maiius

^ rdre xare7rT/5;«;ît

laquelle alors était consternée

KXÏ 5li9TtX9T0,

et était dissipée,

npÛTT0J7X

faisant tout-à-fait

yO/ilûf, T«7T£tvà

César voulant

^ouXo//Jvoî ofjxppôjvat

humble /j/jirtf.

fortilier

Kx itpoxyayiiOxi rxxjTcv

et relever celle-ci

ivrxTifdorifjilxiiàyopxjofj.i/.uTi

dans

les libéralités de-son-édilité

ayant Ic-plus-haut-dcgré
ÎTtotïJTaro

xpu^a

(it-fairc

Ax Nfxaç rpo-nxtofôpovç

,

des

et

TÔ E.xniT(!tlioj.

il

reflroi

TOJç Osxjxfiivovç
X/^uj&i

xal xaT£TX£uaî/x£va
Té;(vy7 TTî^CTTÔiî
(

ûi«5»5ioy ôc ypx/j.<xx7i

Tx

xx7opO-JtfjLX-:x Rifièpir.x]'

où yà^ ^v ac/;/o;*
h ûi Àoyoi

mpiiù'/ ruyy

le

jour

de l'audace

de celui

Toû xvxdhzoç

navra pLxp/xxipovzx

[phées,

portant-des-lro-

dressa au Capitole.

Or avec

'A/*a 0£ hfJ-ipx

io-j^e

Victoires

lesquellos portant de nuit

Xi fipoiv vu/.rèç
iviffT>3ff£v tii

secrètement

des images de Marius

clxdv»; filxpîo'J

les

ayant placées

s'empara de ctux ayant vu
toutes ces choses éclatantes d'or
et travaillées

avec art merveilleusement
(et elles indiquaient
les

par des lettres

succès cimbriques)

:

car l'auteur n'était pas incertain
et la

rumeur circulant

i^OpotÇî Travraç àv0pc^7io-J>

rassemblait tous les

itpà? Tyjv O'^tv.

:

vite

hommes

vers celle vue.

A^^à

ol /xèv fSooiv 'E.xiaxpx

TtoXt'zfjt'jQxi

Tupavvioa,

•itaviffTavTa rt/iàç

Cependant les uns criaient César
machiner la tyrannie,
en relevant des honneurs
enfouis

y<i/AO((

xal coy fixai,

tul TOUTO flvxi niïpav

par des

lois et

et cela élre

des décrets

une épreuve

,
KAIXAPOÏ

24

BlOi.

TC(jLevov*, cl TETiOâctuTai Taïç ç»tXoTiu.Î!tt; Ot:'

TOictora

Traic^eiv

vavTEç auToùç
/.«

xaivocoatlv. O'i oè M^ptavo'i rapaOa^^^-

y.oti

tiX/jOei

,

te OaujxotffToi ocoi oieî»avr,<iav i;ai9vr,<

xpoTO) xaTEÎ/ov ?o KaiTiTO)Xiov

Mapiou

0EO)(j.Évot(; oi^iv

,

6)Ç

Mapîou cuYY£V£Îaç,

ilu v a/

KaxXo:; AouraTio;,

àv•^Jp

/.a

VSUOU.EVOV

«

àvTi rav?o)v a;ior

£•!<;•/;;

t?r,

ci rEp to'jto)v

eCiÎoxi'xwv tote

ô

r^v

tt.v

Kaî-

o àv^,p tv;;

ty;<;

^o'/a?,?,

aa)a7ra 'Po);xaiojv,

xar/iYOprjTaç KaiVapo;, ETE^Oî'YîaTO to u.vy,;xo-

Ojy. £Tl Y^p UTTOV'JaOK;

(Ay)/avaï<; atpeî

TauTtt

Sa/pya

TToXXoîç 5à xat

'

O'V r.covr,; i/fopei* xai {Acva;

(7ap E*pt(oaio'.ç aîpoaevoi;

àvaiTTotç

aOtoC xai oiiutai

Kaîaap

,

ECpr,

,

KaÎTOrp, «Xa*

7JC7,

TToXiTEiav.» 'Ette'i o* à7roXoYr,cau.£vo; Trpoç

tv-jv

etteite Tr,v cuyxXtjTov, eti jxaXXov oî Oa'jaot^ovTEç

aÙTov ETTr^pOri^av

,

xai —apEXcXEuovto

«xr^OEVi

toû çpovr,|xaTO<

assez apprivoisé par les fêles publiques qu'il lui avait données avec
tant d'ostentation

,

il

dre des nouveautés

jouer de pareils jeux et entrepren-

lui laisserait
si

téméraires. Les partisans de Marius, de leur

côté, s'encouragoant les uns les autres

,

grand nombre

du

sements

;

et remplirent le Capitole

plusieurs

même

se rassemblèrent en très-

bruit de leurs applaudis-

d'entre eux, en voyant la ligure de Marius,

versaient des larmes de joie;

élevaient César jusqu'aux nues ci

ils

disaient qu'il était seul digne de la parenté de
s' étant

de son temps, se leva,
parole

Marius. Le sénat

assemblé, Calulus Lulalius,le plus estimé de tous les Romains

si

et parlant

avec force contre César,

souvent répétée depuis

:

république par des mines secrètes
contre elle toutes ses batteries.

du sénat,

ses admirateurs

>»

«
,

Que César

il

dit cette

n'attaquait plus la

et qu'il dressait

Mais César s'élant

ouvertement

justifié

auprès

en conçurent de plus hautes espérances;

iU l'encouragèrent à conserver toute sa fierté et à ne plier devant
, ,

,

^

,

,

VIE DE CKSAR.
iitï

ti

Ttv

xpofxx'iur-zàa'. vov,

Qiifj.ov

rertOâ.aevrxi ÛTto cilnoij

Taïç ^t/or(uiatî,

25

sur le peuple amolli-d'avance,

pourvoir
au

s'i

a clé apprivoisé

moyen des

par

lui

largesses,

accorde de jouer

xa> Sio<ti7i TraeÇetv

el

s'

xal xa(voTO,us(y rotxÛTZ.

et

d'innover en de telles choses.

lui

01 oè Mstocayol

Mais

TTxpxQv.poifJU.vTS^ aûroùi,

«'élanl (Miliai'Iis
»'t

les parlisatis

de nomltre

ils étaiiiit

se numlrcrenl toul-à-coup
xal xaT«T;/ov y porta

el
le

Tro//o7{ os xal Ozùiaivoii
rriv O'piv
Si.y.pvv.

Mapt'oo

€y'j')pit

Kxl7up

xat à

Ûtto i^^ovi^i'

Tjv

xipéfjisvoi .(xéyaî iyAuiiioiç,

àv/;o

ôii

îr/j

àvT( TrâvTCJV a^to^
''^î ffuy/îvefaç Ma/st'ou.

oè j9o'ji-^i sv-JxyOiiiéf^

r»îî

,

étonnants

cond)ien

0731 Tr/ïjOit

de-M;u*ius

ciix-mcmcs

[menls

remplissaient d'applaudisso-

ils

Capitole

:

à plusieurs nic'me voyant

de Marius

la figure

des larmes s'échappaient de joie
cl

César

était

exalté grand parles éloges,

comme-fpidi cet liommc

était

au lieu de tous digne

de

la

Mais

parenté de Marius.
le

sénat s'élanl assemblé

nipi toÛtwv,

au sujet de ces choses

Kâr/o; AouTârto^,

Catulus I.utatius,

àv/;^

TOTî

^XÂiirx

êjooxi^a'ijv
Voi/ixidJ-j

XVXGTXi

homme

alors étant estimé

le plus d'entre les

Romains,

s'élanl levé

/aï xxzn-^opr,7Xi ¥iv.Î7xpoi,

et

ayant accusé César,

prononça
t6

fÀ.vr,tjL0-Jij6iJLS-J0v'

ce mot mémorable

César,

« Kaïffs:^ V^t/î» 65/;,

*

'î|5îï T/JV Tro/tTîtx.»

attaque

ovx

en

z/).à

uTtovd^uocj

i^'j>3

fJLT^yx-Jxî^. »

EttîI ôé K.ai!rap

0Î

Tr,v ffJ-/x/>;TOy

Oau^ui^ovTîj aùxo»

le

gouvernemcnl

non plus par des mines
mais déjà par des machines. »
Mais lors(pie César
s'élanl

muai

:

dit-il

défendu sur cela

cul persuadé rassemblée,

ceux admirant

lui

tn»i/36»37av crt /xâ//ov,

s'exallércnl encore davantage,

<at Tta^oîxe/îJovTo

el

ils

/'exhortaient

a ne se relâcher devant personne

:
,

KAIIAPOÎ BI02.

20
O^picrOai

7:avT0)v

•

é/.cîvTi to)

y«P

or'jxo)

îrtpitctsOai

Trpw-

/.ai

reuaeiv.

'Ev ÔÊ TouTfo xai MeTtXXou tou ^pyrep^M^ TeXevTT,-

VIL

cavToç xal r^v Upoxr-jvrjV 7repttxa/r,T0v cr-^av 'lo-aypixovi X7i
KoitXou jXETi^vTOjv, iTri^avECTa-rtov àvopwv xat u.eyt^'fov £v ôou)y,

xaTaCiç

ouvau.£vo)v, ou/ OtteÎçev aoTOÎç 6 Kaîorofp, <x).)A
ô9)u.ov àvTiTTapy'YYS^^-'-'

vTjÇ, 6 KaT).0(;

TTja,
ixiaç

àro

'Ayyojtxa/.O'j

•

oÈ

tov

à;îa; u.5a).ov oppoKtTrv rJ;v dtov^ô-

iaôÎ^^ovoç

tÔv

7rpOG-£7r£|r]/£ rsiOojv cit7T07TT,vai

lîci

ei;

^ivo;/e-

Tr,ç cttouv?,;

TToXXoîç yprjixotaiv.

'0

KaiTipa

ttjç

çO.oti-

oï xai ttaeio) TrpoaoavEiTaw-fvo^

ûiaYO)vi£Î(70ai. Tr,; 8' -/KxÉpaç ivtrzfxcrrfi xat tt;ç (X7)Tpôç

£cp7)

6upaç aCiTov ojx dôaxpurl

Totç

auTv^v

•

« 'il y.9ÎT£p, £Î7:£

,

Tr^uLspov

o^£t. » AiEVcyOci'ar,? 0£ xyjç
TTjGE, xai Trapecr/E ty;

TipoTrcairouirr,;

•j/rj'Y.O'j

So'j).r,

u'.ôv

"^'JY^oa

y;

Y£''0;jL£vr,ç à;xi)7.r,;

i/.pâ-

,

xai toî? àpt^TOi; ï^ôôov w; Èzi Trâv

8-^uov. "OOsv

OpacutriToç îrpoa;ujv tov

aTTraTa;xcvoc;

,

àp/iôpÉa tov

r,

xai

È-rri

personne, en l'assurant que, soutenu de

ot

la

lÏEÎcojva

TTEpi

xoti

faveur du peuple,

l'emporterait sur tous ses rivaux et aurait un jour

il

premier rang

le

dans Rome.
VII.

La mort de MélcUus ayant

laissé

vacante

la

place de grand-

ponlife, ce sacerdoce fut brigué avec chaleur par Isauricus et Catulus

,

deux des plus

illustres

personnages de

Rome

et qui avaient le

,

plus d'autorité dans le sénat. César, loin de céder à leur dignité, se

présenta devant
rivaux.

Le

le

peuple

et

opposa sa brigue à

zèle de tous les partis étant à

celle

peu près égal

,

de ces deu

Catulus

,

qui

avec plus de dignité personnelle, craignait davantage l'issue de cette
rivalité

,

secrètement a César des sommes considérables

fit offrir

voulait se désister de sa poursuite. Mais César répondit qu'il en

prunterait de plus grandes encore pour soutenir sa brigue.
ide l'élection

de sa maison

mère l'accompagna

sa

,

:

«

Ma mère,

aujourd'hui votre
lit

les suffrages

,

fils

lui dit

tel

s'il

em-

Le jour

tout en larmes jusqu'à la porte

César en l'embrassant

,

vous verrez

ou grand-pontife ou banni.» Quand on recueil-

les contestations furent très-vives

l'emporta, et un

,

succès

fit

;

mais enfin César

craindre au sénat et aux meilleurs

citoyens qu'il ne prît assez d'ascendant sur le peuple

,

pour

le

porter
,
,

,

,

,

,

,

VIK DK CKSAR.
sa fierté

dfi

car

ntpiiaivbui ycip
xal npoiTCJ7tiv xxvtwv

primer «ur tous

peuple

toÛtw

'Kv 5è

:

/ui ilevoir avoir-lc-(l<'was

et devoir
le

vu.

27

s'y prtîlant.

Vil. Or sur ce

xal Mî-HJiou TOÛ ctpxiiplftii

el Méiellus le grand-pontife

TeisuTvjffavro^

étant mûri,

jcal 'lyau^ixoii

ocvSpôiv

xat KiiTiou

el Isaurii'us et Cntulu«

,

hommes

«TttyavïTTâTWV

x«l ôuva//îv6jv uîytsrrov îv 3oJ/v;

,

/zeTto'vrwv TT^v {îoûj7Ûv>;v
ojffsv •niptfi.ix't'^o^i

¥iaÏ7xp

h

àvTtK5C|5>577t)

eîî

briijMiant le

uhroXi

dans

le

sénat,

sacerdoce
,

César ne céda pas à eux

,

ràv oôaoy

mais étant descendu vers

).£V.

il

le

peuple

briguait-contre eux.

Or

faveur popu/a/re

la

paraissant égale,

©atvouivir;ç àyjjwjuiâiou

KâT)o;

ô

le plus

qui était trcs-disputé

y

olty vnel^e-j

xarxGiî

à)Jix

très-illustres

pouvant

et

Catulus
à

àità /ieiÇovoî àÇt'aç
,

cause d'une plus grande dignité

redoutant plus l'incertitude

,

envoya quelqu'un
Tte^Owv TÔv

èitl

wo»oTî

'O ^î

é'j?»;

KatTXca

engageant César
à se désister de sa rivalité
pour beaucoup d'argent.

yp-fifixavi.

^'.a'/wvtîTîÇzt

itoocJavjiast/xevoç xxt

'K).eeft).

Mais celui-ci

dit

devoir lutter

ayant emprunté encore plus.

T^4

5e rifiipoiç hvTivrji

Et

xat

Tv:^ /ir,rcQi;

et sa

£:tî

ràs ôOpaç owx àJox^UTl

ÙTTZccnitisjOi auTi^v*
«

"û

ojici
)^

ixrJTSp

,

«Iwe ,

Tï5/JL£/S«v

r,

^ijyiSx. »

Tr;; ûi <{'t-^ou Sisviy_0si3r,i

xal

mère
accompagnant lui
aux portes non sans-larmes
ayant crnl)rassé elle

mère

•

,

tlil-il

â/ft/XXr^; 7r.io/ji(v)f;{

xal Ttxphyt foto-*
^oui»î xal TOÎç à/sfffrotî

,

Or
el

le

,

:

aujourd'hui

fils

ou graml-pontifo ou banni.

il

rf,

jour étant arrivé

tu verras ton

ràv uu>y

ùpyiepia.

le

»

suQrage ayant été porté

une contestation ayaat eu-lieu
l'emporta

et inspira

,

de

l'effroi

au sénat et aux nobles

comme

devant exciter

le

peuple
KAUAPOX

28
KatXov

Ktxep«ov7, ^£i7a;xîvov

r,Ti(ovTO

'O fip

KotTiXivotv )a€i>iv T:i^rt.r:-fy^-zn.

T^v

à-rox7).'j:pOy;vai'

SiaÇ^ycu;

àTTsXiTrE

-rvii;

A/vtXov

Oapco'jç xai SuvdttjLEtoç 6

Kcâaap

xpocTo; i^iki^/^^^'^^"*

SptfJTtOVTOÇ TTEpi XoXotffEOiÇ

6:<va-oijv exeXeuov
T'.çyaÉvov,

wç

6 Zï

*

atix plus

fort
la

Kixepojvo; tou uraTOU

EXaCTOV,

oî

(JlcV

a)^>oi {J-E/pl

Kaicap àvasT^ç Xovov

'XTTOXTEÎvcti LtÈv à/.piTO'jç

ti

y^'^^^u-siÇ

Ka'Ç7poç

oir,XO£ ttî ipov-

avopaç a;io)uaTi xai vÉvei
Elvai

,

txr,

u-ETa ttîç

^poupoîvTO oeOevte; iv ttoXeci

grands excès. Ce fut alors qne Pison

conjuration de Calilina. Celui-ci avait formé

lement de changer

rroy.E»

aor,Xo; £<yTiv Iv 5È tt; ^ouXrj

'^'^^

cl

le

'fTa-

tt^ç

Catulus blâmèrenl

Ciccron d'avoir épargné César, qui avait donné prise sur

tir la

ai»TO^

tv^

uÈv xpu^a r.r^ii/i

tl

Xaarpoùç où ûox£Ï Trarpiov où^s Sixatov
IcryàTr,? àvaYt'/jç* £Î oz

£;£7r£<;e

liT/'x''3ii^

/al KeOyjYOV £v

ûî

cuvcoixo^ia;, oi;

{iôv-vv

t^,v f^Y^i^^^^'*^ y-'»

aôro; uiv

Trpô tou -riç

tXeY/oi;,

TrepiTTraicaç eXocttotiv

xaxà

KctTiXîva;, oO

cr,

TTpaYfAaTa CKi^/ioa 5i«vor/j£tç,

TOC

pouXiç

Ka'!7ap.<>; iv toîç Trtpl

^TjV àvcXeiv

TToXiTciotv (xcTCfGaAeîv, àXX'

TT'îcvTa

IJIOI.

lui

dans

complet, non-seu-

forme du gouvernement, mais encore d'anéan-

la

république et de détruire l'empire romain. Dénoncé sur des

indices assez légers

il

,

remplacer dans

la

Rome

de

sortit

eussent été découverts; mais

laissa

il

avant que tous ses projets

Lcntulus et Célhégus pour

conduite de la conjuration.

H

encouragea secrètement ces hommes audacieux
quelques secours

;

ce qu'il y a de certain

,

c'est

est

douteux

et leur

donna

le

César

si

même

que ces doux conju-

rés ayant été convaincus en plein sénat par les preuves les plus évi-

dentes

,

et

Cicéron

,

alors consul

,

ayant demandé

l'avis

de chaque

sénateur sur la punition des coupables, tous opinèrent à
jusqu'à César, qui, s'étanl levé,
grarvd soin

;

il

fit

mort,

la

un discours préparé avec

soutint qu'il n'élait conforme ni à la justice

,

le plus
ni

coutumes des Romains, à moins d'une extrême nécessité, de
mourir des

hommes

sans leur avoir

fait

aux
faire

distingués par leur naissance et par leur dignité,
leur procès dans les formes; qu'il lui paraissait

plus juste de les renfermer étroitement dans telles villes de

que Cicéron voudrait

choisir,

l'Italie

jusqu'après la défaite de Calilina;
,

,

,
,

,

Vn:

I)H

,

CESAK.

uu cuiiiblu

iirl Ttâtf ô(î»JWT/JTOÇ.

,

29
(Je

l'audace.

D'uu ceux étulU auluur Je

Kâr/ov

xxl

el

l'isun

du Caluluâ

accusaicdl Ciccrun
qui avait

RxTtXhxv.

iv TOïi TXipl

O

yàp

0/)

dans

Césur

iiic'iia^ù

lequel avail

jtxfj'xa/^ôvroi J.xor,v

donné

pribe

de

les ujfuircs

Caiiliu;i.

Car ccrles CaUliua

K.aT(/tva(,

[lexaCaXeîv triv TïoXtxeiav,

ayanl résolu iiun-t>euicineul
de tiiau^LT le youserueuioul,

àÀÀa

uiais

o(xvo/]4<i( où fiôvov

àv£/.eiv Tr.v fjYe^JLOvtav o;r,v

xal ffu/;(iat

navra rà

npi/iJ.'y.TX,

ilineat /acv auiTOç

ToO rà^ è j;(^âTaç

j-^ouÀJci

x vroO

la

[lière

republique eu-

de bouleverser toutes

fut

nipiTtTatixaç £/âTT07iv è/r//0(5,
Trpo

el

de détruire

les allaire»,

chassé il-est-vrai lui-iuèiue

ayant échoué [tarde moindres iodice&
aant les dentiers desseins de

lui

à7roxa).uyO/;vat*

avoir été découverts

à7ré/(Tic ôi èv r/ 7rd/si

mais

èiaôd;(OUi T^iî ffuvw/iOïtaî

to/»mt' successeurs de la conjuration

AsvT/ov xai KiO/j/ov

Lenlulus et Céthéyus

o'j fiiv ô ILoLî^up

au<|uels a-la-véritc César

£7Tty aô/;/oî

est incertain

ti

izxptïx' x/sû^Ja

s'il

il

laissa

dans

:

la ville

donnait secrètement

T( Os(/9aou{ xal Suvi/xsui'

un peu d'audace

lliÀf//^OijTù)y oè

mais ctux-ci ayant été

xarà

/.pxTOi èv

t^ ^ouÀip

par lorce dans

et

de furce

;

coiivaiQCif.s

sénat

le

xx( ToO ûnârou HLixÉ^uvoi

et le consul Ciccrun

ÏO'jJTWVTOî i/.X7T0J

iiilerr()L,<'anl

mpi

sur le chàiin)cnt à injlujcr,

xo/x7£CJ{

oî /ASv UÂJ.01 fJ^i/^pi

HxiixpOi

les autres sénateurs jusqu'à Gés.ir

unlonnaient de

îxi/îuov OavxTOJv"
ôé K.aïffxp

chacun

àvasTis

Its

metlre-à-morl

mahs César s'elant levé

OHQ/Û* /d/ov jtfpo-jri7{Jiivov

prononça un discours médité,

Wî àTIÛ/TiCVXl

disattt

/xîv

àxptTOuj

que

lut;r

hommes

sans-juj^emenl

S.vQpxi /a^rrpoui

des

aÇi'ji^xTi xal 7ÏVCI

pai' le

où ôoxci fîvat

ne semble pas éire

Kir^cov oùo« ôixaiov,

conlornte-a-l'usajje ni juste,

distini^ués

rang et

la

naissance

la chose n'étant pas
/»«Ti Txii i^x^'f*!* «vi/xïjî*
<(

ôi ocucvTCj

avec

la ilirnicre

mais

si

nécessité

étant cachaiues
M)

RAIIAFOI blOZ.

Ataç,

1

àç

aù'oti TÀTixai Kixipoi>v, ixt/piç ot »aT«iroÀ«aT;OT;

otv

KaxiXtvaç, CoTCpov êv

7

r9;

xai xaO' r^<rjyii^ ".iok hA'szrAt

eîpr'vy)

pouÀy; yvcovai irap£;£i *.

VIII.

OuTW

you Sovaxcoç

0£ T7;ç poj;jir,ç (piXavOpoiTrou 9av£{c-/;; y.at to"

£t:'

ai-r, pr,0£VTOç

p.£vot 7rpoa£TÎ0£vTO, 7toa).oI 0£
yva)(j.a;

rpôç

(X7r£i7raix£voi,

,

où

(xo'vov

o'.

^xÀ tovÎtov

).<>-

àviora-

xai Twv Trpô aùroû t^ç £Îpr,jX£vaç
£X£ivou jX£T£(iTr,a«v,

-djv

lirt

£(,><

Karojva to Trpayaa xai KoctXov 7r£pi^X0£. To'jtwv ol v£avixw<;
£vavTu»)Oî'vTcav, Kâ-rujvo<; û1 xai rr,v uTcovoiav âaaTÎji Xc>yo> <juv«-

TTEpEtffavToç auTÔi, xai (7uv£;avacTavT0ç l^^wjxÉvoj;

Kaiaapi

ôp£<; àTToOavoujjLEvoi 7rap£ôdÔr,aav,

TtoXXol
"T^

oî ixiv

,

oà Tr;? ôouXîjç içiôvri

TWV KixEpwva cppoupouvTwv TOTE v£wv y^uvi xi

auvSpaaovTEç

ItceV/^ov.

dfv-

'AXXà Koupiiov x£ XÉ^fixai

r/j

TTEpiêaXwv uir£;aYaY£tv auxo; X£ ô Kixipwv, wç

^i^r,

xr,€£vvaj

ot V£aviaxo'

qu'alors le sénat pourrait, pcodaut la paix, délibérer à loisir sur ce
qu'il

conviendrait de faire de ces accusés.

VIII. Cet avis, qui parut plus

toute la

force de son éloquence,

adopté par tous

humain
fit

une

impression, qu'il fut

les sénateurs qui parlèrent après lui

j

plusieurs

de ceux qui avaient déjà opiné revinrent à son sentiment

que Caton

et Catulus furent

en tour de dire leur avis

avec force contre l'opinion de César
sans

ménagement sur

même fortifiés
au supplice

,

les

j

^

l'épée
le

nue à

moyen de

ils

soupçons qu'on avait contre

lui

méoie

mais lorss'élevèrent

,

insisté

les

ayant

par de nouvelles preuves, les conjurés furent envoyés

et lorsque

la

,

;

Caton surtout ajant

César

sortit

du sénat, plusieurs des jeunes

Romains, qui servaient alors de gardes à Cicéron
I

appujc de

et qu'il avait
telle

main

;

mais Curion

coururent sur

de sa toge

le couvrit

s'échapper. Cicéron lui-même

,

,

et lui

lui

donna

sur qui ces jeunes gen»
,

,

, ,

,
,

VIE DE CESAR.
fpovpoXvro

Hi/.ipu)/

ct{

(li-^pi^ o'j

étaient gardés

ils

Iraitaç,

iv Trô/f7t rf.i

ahzbiav

dl

ihins des villes

que Gicéron

Vxrirai,

KaTtit'vaç

1

de

l'Italie,

ui-nrwiine aurai l choisres,

jusqu'à ce que Calilina
ait été
il

vaincu

sera permis plus-tard au sénat

de statuer sur chacun
£v tîpr,vri /xl

Mil.

xari

en paix

r.roylx-j.

Tîïî ci yvûi/iïjç

VIII.

et à loisir.

Or

cette opinion

ayant paru lelUMiienl humaine
xai

roi3 /070'J

el le discours

oy /JtOVOV
0'.

[elii*

ajant clé prononcé avec-force »u;
non seulement
ceux se levant après celui-ci

àvKrriixevoi (jLexàTcùTOv

se joi^naicnl-à lui,

même

mais beaucoup
rôiv TT^oà

aÙToU

de ceux avant

lui

ayuiil lé trac lé

Tà«

yv'ji/xaî lip/ifiir^i

/utîT£7TT7jav TTpà; tt^^ î/.k'voj

£Wi t6

les

,

.

TZpÛ.-/p.X JZtpUi'/.OîV

upinions dites par eux

se raiigtrent à celle de celui-ci

jusqu'à ce (juc

,

chose arriva

la

à Caton et Catulus.

ToÛtwv

ôi ÈvavTiwOivrwv

Ceux-ci s'élant opposes
avcc-une-ardcur-juvénile
et

X5C(

Tuv£Trîp*i<r«irroç

âl/jia

Caton

les
Tîj

avec

>dyw aÙTùJ,

xxt ffuvâçavaïTâvTO; iprjwth'jii
01 fx'n

ûrApt^

même appuyé à la fois
soupçons cutitrc César

ayant

rry.fi^oOrrfy.'*

le

discours

et s'élant élevé
les

hommes

même

dit

par

avec force contre

vî'jtfV

y/50'JfOJv7WV TOTf

Kt/£^wva

el

beaucoup d's jeunes gens

gardant alors Cicéron
étant accourus

(irt7)^ov

ri

Çi^/j '/uv-và

Kaiaap< iÇtdvTt

t^^î^ou).)^^.

A>>à Roupiuv T« iéycrat

opposèrenl leurs épétîs nues
à César sortant

du sénat.

Mais el Curion est
/'ayant enveloppé

v.TfÇxyaycîv*

lui

conjurét furent livrés

devant mourir,
:io//ot ôi Tcôv

lui

il

il

de sa loge

/"avoir fail-échapper

et Cicéron lui-uiéiue

;
32

KAiiAi'oï

liiui.

Trpoc-tCXcJ/ctv, àvav£Ùffat, cpoCr/Jt'i; tÔv o^|xov,

dfoixov xai Trapavoixov Tr(o6^t),o(;,
û Kixepojv, etTrep

+£v

aÎTi'av

(T/ovTi

xaTà

^v

ctAr.Osç, ev rôi

J/Ev

S'

OffTgpov,

Kaicrapoç

Tût;

ToÙto

u7:o']/taiç v^v

eU

poîç, tTTEior) TtXeiojv

ypovoç,

(XTracTwv tov
Geiç

Tût;

jetèrent les yeux

twv

sais

,

comme pour

ajiou xa

iv

ttovt,-

repiECTTj tt.v «tuyxXtjTûv,

>t*t

KotTOJv, cpoêr^-

tw Kaicapi t^ç éXûioaç

Trarrôç

e/ovTeç,

recevoir de lui l'ordre de le luer, les
,

pourquoi Ciccron n'en a rien
il

jxet'

wv

r.ifi

soil qu'il crût

ce meurtie tout a

contraire aux lois. Si ces particularités sont vraies

sulat; mais dans la suite
si

Katcapoç. "Oç ^e xai

aTrôpojv vEwTEptcTaov, oî toj

arrêta, soit qu'il craignît le peuple

ne

to-J

cuvr^Oouç èyiyve.zo tt, pouXvi xaOc^lopiiv/;

U7r£xxau[xa TlX/jOouç r^cav, ev

fait injuste et

TÔi xaipÔi xoTe Trapot-

àvûpa xai xeXeuwv à^eîvai. Aïo xai

p.aXic7Ta tov ex

oùx rypot-

xai TCEpiTriTTTOvTOç Oopugoi;

,

(xsTà xpauy-Tiç,

éTT/iXOe

r?,; OTrarciaç

Tr^v ^ouXy)v eiaEXOdvToç

dTroXoYOUtxevou

o/.a><:

ypr,^à;x£voç, àXX' ciTrooEiXiaaaç

TOV û^f/.ov* Grreptpuw; Trepic/^ouLEvov
^Xi'ya^ ^jf/.£paç,

to/ yvvo,

ouv oOx oToa 2ic»<

jxiv

âpiCTa

<î)ç

pL-})

uept

r,

fut bldnic

dit

dans

,

je

de son con-

l'histoire

de n'avoir pas saisi une occasion

favorable de se défaire de César, et d'avoir trop redouté raiTectiuo

singulière

du peuple pour ce jeune Romain. Au

reste,

peu de jours

après, César étant entré au sénat pour se justifier des soupçons qu'on
avait conçus contre lui,

y essuya

les plus violents

reproches.

rassemblée se prolongeait au delà du terme ordinaire
accourut en foule, environna

le

craignait quelque entreprise

ces boule-fonx dp

la

de

le

peuple

sénat en jetar.t de grands cris, et

demanda, d'un ton impérieux qu'on
,

,

Comme

laissât sortir César.

la part

des indigents de

Caton

Rome

qui

,

,

de

multitude, qni avaient mis en César toutes leurs
,

,

,
,

,,

VIE DE CESAR.
itç et

r>3

jeunes-gens

coiiiino les

y(av/7xo(

le

regardèrent

est dit avoir fail-un-signe-négalif,

ayant craint
^

le peii|>le,

ou pensant ce meurtre

1970Û/XÏVOÇ TOV fÔ-JOV

iXbti y.ouov xat -lïxpivo/J.o^^.

loul-à-fait injuste et illégal.

Oùx oToa

Je ne sais pas à-la- vérité

/jiîv O'jv

comment Cicéron

inotç b Ki/.ip(t)v

n'a pas écrit cela

eux iypctpe TOÛTO,
('ns/s

iv

:^v

Tû

à)./;

Os;,

si

«tX« oi
tifjrspO'J

c'était vrai

aÎTt'ai;

dans

le livre

mais

Trepl T>}ç ÛTcaTJ^aç'

il

avait

sur son consulat

:

une accusation

plus-tard

t

ùii fiii y^pfjuûfiVJOi

upiirx

TÛ ït-ctAp'^ TzoLpxayô-iri
xarà Toû Kat'o-a^o;,

to'tî

comme

n'ayant pas profilé très li!
de l'occasion qui se [vésenta aKM>

•

contre César,

mais ayant eu-peur du peuple
it«|Otîy^oaevov

ToO Kat!T«/30î

qui proléi;eait (^dsar

extraorilinaircment.

'Oç ye xal

Lequel peuple certes aussi

fitTX 3)17x5 Y]/xipXff

après peu de jours

auTou «tT4>0dvTO5

«îç ti^v^ou>ï;v

lui (Ct'var)

y.xl àito).oyo'JfjLVJO)

et se

ntpl

sur

ojv

étant entré dans le sén.i

défendant

les

choses sur lesquelles

en suspicion,

?v èv ÛTro|tat5,

il

Xal 7rî/3lTCt7TTOVT05

et

OopÛSoc; TTOvyjpoîç,

un tumulte

ineiS/i xpô-JOi iyiyjtTO

comme

TtXtiùiV
T/J

TOO

y.pu^jyi',i

rencontrant

le

hostile,

temps devenait

plus long que le temps habituel

ffUVïjÇoUÇ

au sénat siégeant

^OU/rJ XxOî^OfJihY},

i7t>î/0c {J.i7x

était

t

entra avec des cris

entoura rassemblée,

xal "nepihrY} r/jv ffû'/xz/jTOv,

et

àîcatTcôv TOV i-iopx

réclamant cet honniic

xal xi/«û'jjv à^sîvat.

et

Atà

C'est pourquoi méiiiC Caton

y.at

Kârcijv,

ordonnant de

le laisser-sortir.

foSïjOjii /xi/ttiTa

TÔv vtwTcpiT^uôv èx Twv àrro'ccjv,

l'innovation venant

,

ayant craint surtout

iA r^JX'i

ÙTtéxxxuua

àa

nécessiteiiN.

lesquels étaient le boute-feu

KacvTO{ ToO :c/>iOou$,

de toute

îXOvTCîTài8/iiioa;èvT(5Kxi7z/5t,

ayant leurs espcrances en César,

Vl£ Dl CiftAR.

la

multitude,

3
KAlïAPDS IMOI.

84

Iiretffe t?iv (r^fyXr^Tj'i a7rovcI[xai
ot»

eyi'vovTo toï; dtXXoiç dvaXoijxaai.

CTOv àrep57i;£

t9;c;

lajxf|vov, il

Trevn^xovTa |xuptaîiç hit^jciontpaa-

5x7ravr,<; (jiiv iTcxaxoffiai*

po'vTt ':po6ov i'yCi(7i

a^ToU

ciTr,pt(jiov

rEpicpovw; to

KaiTapoç

Tôv

(xevToi [i^y*^ ^^ "^y '^'"

touto, xai to

7ro).("r£Ujxa

SuvdtixEO); xoti

ititl-

SiETXtoa^Ev £v xaipo),

CTpa-:r,v£lv ttÉXXovTO^ xa cpoCeporrepou 6ii Tr,v dp/r,v Ôvtoç.

XI '.

'0

6£

Kaîaap euOùç

I6r]piav* Xa6(uv,

w;

r,v

(XTroTT)? (TTparrjY^^;

SucSiaôerov

aiiTO)

evo/XouvTaç e;iovTi xai xaTaêowvTaç

,

twv ^TrapyiSiv

t))v

to Trepi xoùç oavticr^ç,

Itti

Kpa^raov xaTÉ^uye,

TrXouaiojtaTOv ovxa 'Poijxafoiv, ôeouevov Ss tv,; Kaiçapoç (Jxuirç

xa 6tpaoTr,TO<;

£7ti tvjv

Trpo^ TToaTrr'ïov ovTiTroAiTEiav, 'Ava^sça-

fx^vou Ô£ Totî Krxcffou Toù; [jLaXi(rra

Twv

yaXexoùç xa à-rrapamiTOo^

Sav£i(7Twv, ya SiEYyuT^ffavTo; 3xTQtxo<riwv xal Tpiaxovxa ra-

cspérances

,

mois à cette classe

conseilla au sénat de faire tous le»

du peuple une

distribution

ordinaires de l'année que

Cette sage politique

de blé, qui n'ajouterait aux dépenses

sept millions cinq cent mille drachnDCs.

évanouir pour

fit

même

elle affaiblit et dissipa

le

moment

la crainte

du sénat;

en grande partie l'influence de César,

dans un temps où l'autorité de la préture

allait le

rendre bien pins

redoutable.

XI. César, aussitôt après avoir obtenu la préture,
le sort

pour

aller

commander en Espagne. Ses

hors d'état de satisfaire
lui et solliciter le

Crassus,
et

de

le

,

le

fut

désigné par

créanciers, qu'il était

voyant sur son départ, vinrent crier apref

paiement de leurs créances.

II

eut donc recours à

plus riche des Romains, qui avait besoin de la chaleur

l'activité

de César pour se soutenir contre Pompée

en administration. Crassus s'engagea envers
difficiles et les

moins

traitables

talents* César,

dont

se rendit caution

il

pour

,

son

rival

les créanciers les plus

somme de

la

,

fut libre

huit cent trente

de partir pour son
,

,
,

,

,,

VIE DE CESA.R.
ZTism

,

36

persuada l'assemblée

rr.v aûyxi>jrov

ànojtïfixt auToT;

de distribuer à eux

airr,pl7L0j i/xixTnyov

unc

,

ration mensuelle

tÇ oZ

par suite de laquelle

iitra.K63ixnt:vTr,/.ojrx fx'jptÛQei

sept-cent cinquante myriades

2v(a07(a( Suitivrjç

annuelles de dépense

TXp07tyho-JTO

s'ajoutaient

zoïç ûXXoii xJxX'Jtfi'xai.

au autres

ToOto fihroi TÔ

Certainement cette mesure poliliquf

Ttoitrev/jio

cleij,'nil

TOv fii/xv

la

<f6Zo-j

frais.

rfin.irquablenienl

grande tcireur

dans

le

moment présent,

xxl ànipp/}^! Axl JieTxioaffc»

et brisa et dissipa

<v xxipci

à propos

t6 TtXctOTOV

la

de

plus grande partie
la

puissance de César,

/liÀiovTOj 7rpxTr,ytu

qui clail-sur-le-point d'ètrc-préleur

xal ovTOî ^foZsp'jiripov

et qui était plus redoutable

ûti Tr;v

à cause

oLp'/j^v,

île

sa charge.

l. Mais César

XI. 'O oi ILxl'sxp
«ÙÔÙ5 àîrà T<[î arpxT/i'/ixi

aussitôt après la préture

XxZù-j Tr,v

ayant rc^u rKspagne

TÛv

Zr,pix-J

d'entre les [)rovinces

i-:ixpyi€iv

comme

,

Vajfaire avec les créancier»

2vo^).oûvr3t5 èÇidvTt

qui gênaient lui sortant

XXt XaTXoOWVT3(5

et qui criaient-contre lui

rjv

aurai ôusotstO^TOv

était à lui dillicile-à-arranger,

Kpx7<T0v

y.xzi'^'jyî-j ètiI

eut-recouis à Crassus
qui était le plus riehc des Uomaint
et (|ui avait-besoin

xx 0!pij.6-:r,roi ¥ixC7upoi
»iil T/,v

et

pour sa

àvrtTO/iTtt'av

de rinlluence

de l'ardeur de César
rivalité-polititpic

itjoàî IIo^u:rv:iov.

avec Pompée.

ToO-5j Kpâ-7oy àvxoi^auivov

Or Crassus

TOjç /i'i/icra /x/îaoji

des plus

xal àîrapatTïÎTOUç

Cl intraitables

Tciv

ôaveijTwv

s'étanl chargé

dilliciles

des créanciers

,

xxl ôt«77Uï57xv70> 3/.Taxo-iwv

et s'éiant-engagé-pour huit-cents

xal rptâxovTa raictvTwv,

et trente talents,

iiiXOiv

otrw;

tTrl rr.v

l-::xpx^xj.

César partit ainsi pour sa province.
36

KAiiAPOi moî.

XavTo>v, oCtojç £;r,)/j£v

£7r'i

t^,v £7:otp/iav.

A^y"** ^K

'^c'AXTrttç

oTTcpêaXXovTOç aÙToU, xa ttoXi^viov ti {5apÇapixbv,oîxo'ja«vov
àvOpoJTTO)'/ TravTaTraoriv (î)viYO)v xotl
£Taipo'.>ç

Xurpov 7rapepyo;xEvov»,

à'aa yÉ^^wti xa [XExi Tratoia;*

Tive'ç stGiv uTrèp

àpy wv cpiXoTiaïai xai r£pi rrpwTEioiv a-xiXXai

çOovot Twv 8uvaTtov7rpoç àXXy^Xou;;
Trpoç auTOÙç

'Eyw

eÎTrsïv «

aaXXov TcpwTOç

v'j

[J-ly

»

/.ai

Tôv o* Kai^apa CTTOuoaçavTa
Ttapà toutoi; Etvai

ISouX<$iJLr,v

t:» pà *Poi[i.aîoi(; SfUTEpo;. » 'Oaoïo)? 0£ -ttoiXiv cv

cyoX^; oucTiç, àvaYivwcrxovra

'16r)pta,

'zrrj:

xavTaÛOcf

IIttou, -^avat,

«

oir'

ti

YcYpau.[X;'vojv, c7^oopaY£V£<;0ai7rpO!; lauToi

twv

7r£pi

'AX&^avopou

zoXùvypovov, Eka xa

oaxptiaai* twv oi ^l'Xojv Oau|Jia7avTO)v r^jV aiTiav, clrslv
ôoxsT uaïv à;iov îîvai

Xu7rr,<;, ei

wv

r/jXixouTOç asv

C)j

«

'AX£;avopo!;

r,OY;

TOso'jTtov iSaffi'XcUEv, £U.oi û£ XaaTTpov ouSev ouTTOi 7T£7:paxTai;»

Ail.

!•/;(;

lor.piaç î-ioa;, e'jOu^

vo'jv

gouvcrnemcnt. On

nombre de misérables
santant,

qu'en tratersant les Alpes

dit

occupée par des Barbares,

petite ville

s'il

et

mieux

être le

demandé, en

,

plai-

César leur répondit trcs-scricusemcnt

premier parmi ces Barbares que

dans Rome. Pendant son séjour en Espagne

il

,

lisait

,

le

second

un jour de

des particularités de la vie d'Alexandre; et, après quelques

moments de réOexion,

il

demandèrent

«

la

cause

:

se mit à pleurer. Ses arais, étonnés, lui en

N'est-ce pas pour moi

de douleur, qu'Alexandre

M quis tant

« rable ?

XII.

passa dans une

croyait qu'il y eût dans cette ville des brigues pour les

qu'il aimerait

sujet

il

qui n'avait qu'un petit

habitants. Ses amis lui ayant

citoyens les plus puissants

•I

,

'/iiAî-

des rivalités pour le premier rang, des jalousies entre les

«ùiarges,

loisir,

evîpvo:;, oj7'J

r,v

A

de royaumes,

et

,

,

leur dit-il

à l'âge où je suis

que je n'aie encore rien

,

un juste

eût déjà con-

,

fait

de

mcmo-

>»

peine arrivé en Espagne

il

ne perdit pas un moment

,

et

en
,

,

,

,

,

,

,,

,

VIE DE CESAR.
Aév(T«(

Kl

ôÉ

altroû ûnepoû).}.ovTOi t«î 'A/tij

hommes

Jiabiiée par ik's

Ûtto OL'iOp'M-K'jyj

irxjTot.na.aiv oXiyb)'/

peu-nombreux

loul-a-fail

*ul XxjnpàVf

et triste

Toùç iTuipooi

ses compai^nons avec rire

yiuTi

â.fJLOc

Xa( /XtTÙ TlCClOlXi'

et

• 'IIttou,

«

^scvai,

îvTaDOa

/.aï

Âlpcs,

certaine pclilc-ville barbare

tI Tcoii^viov ^oipZxpixh-j
oix.ojfjitvo-j

est dil,

il

lui rrancliissanl les

et Iravcrsanl

TZxptpyofiivQM

xa.1

37

avec plaisanterie:
Certes

avoir dil,

,

est-ce-que

mémo

ici

sont quoUjuos rivalités
UTtip àpyôj-j

pour des charges

XXI âfH/.AXt TXepl TrpWTît'ùiV

et des contestations

xal ySdvoi TÔiv ûuvaTùJV

et des jalousies des puissants
les

Tov

û£

RxiTapa

ctTrêïv TT^oî

«

Eyw

(TTrou^âffavra

oiÛTipOi Tiupx

Pwuxi'otî.

»

:

Moi certes je voudrais plulAt
être le premier parmi ceu-('i
que le secoml parmi les Uinuams.
«

«ivat irpÛTOî Tia^à to JTOt^
>;

uns contre les autres?

Mais César ayant parlé-sériousemctit
avoir dit à euv

aÙTOû^'

fiiv è6ou>ô/AY;y /i«//cv

pour primautés

»»

Et senjblablement de nouveau
iv

en Espa^'HC

I8*;pta

ffXO^"^« 0Uff>3î

du

,

loisir étant

à

lui

queUjue chose

àyayivûffxovrâ Tt

b'sanl

TÛv

•/£ypx//^ui£vwv

de celles écrites

7t£/3t

'A/iÇâvÔpOU

sur Alexandre

,

yevéyôai a^ocpx itpbi îaurùi

avoir été

ïroiùv ypoJTv

en soi-même

un long temps

,

puis aussi avoir pleuié

elra xaî C'x/puzxC

étant étonnés du motif,

6avi/xaffâvTWv tt^v ulrixv

Où

avoir dil

5o/£t ûjUîv

clvai âÇiov /ûnr,>

être

»

si

iv

,

Ne semble-t-il pas

à vous

dcî cliat;rin

régnait déjà sur tant de pciiplrs

que d'autre part rien

et

ouitu irén/5a/.Tai èuoi; »

n'ait

Entêàf yoOv

«

Alexandre d'une part

ouccv ô( Xa/iTtpôv

Xil.

:

dijj'iie

étant de-cct-âg(î

T>j).ixoyTo;

kCaff^fUÏV î)$^ TOffOWTûJV

:

amis

et ses

«îirîïv* «

fortement

encore élc

XII,

fait

par moi?

Du moins ayant

,

d'éilataiii
»

mis-lc-picd
,
,

KAISAP02 RIOZ.

38

pat< oX^yatç Sexa <T7rsipa<; (TuvayotYïîv upoç ralç Trp^^Ttpov o^at/;
etxoat* xa (jTpaTeoTaç

^tti

KaXXaïxobç* xa AouaiTotvou;, xpa-

Tr,aat, xcà TrpoeXOEÎv a/pi tt);

uTraxouovxa 'Ptoaa^OK;

^w

OotXaa7T|;', t^c

Trpoitpov

fx-Jj

xotTaTTpc'^otxcvoç. ©suir/Oî 5è ri

eOvrj

Tou TroXsjxou xaXtoç, où yêîpov iêpaÇeuE xi r7,ç Eipy/zr,;, ôaovoiav T£ xaîç tto/vEci xaGiaTa;, xai jxaXiTTa xi;

Xetwv xai cavEKjTwv

ttottEvoç

Tioitaç (î)^£Xr,xw(; aTTO

XIII.
£^£1

,

,

xwv axpaxTjYiwv, xa

àirr,).-

xat touç (TTpa-

OpiaaCov £;w ciaTpîoctv
xvj

xouxo

7to).£i

eut mis sur pied dix cohortes, qu'il joignit aux vingt

il

y avait trouvées

les Lusitaniens

,

mer

,

il

:

marchant à leur

vainquit ces

tôte contre les Callécicns et

deux peuples

,

et s'avança jusqu'à la

en subjuguant des nations qui n'avaient jamais été

soumises aux Romains.

A

gloire des succès militaires

la

celle d'une sage administration

corde dans

oecttoty.v,

7rpoffr,Yop£uaîvo<;

xouç Se tjLExiovxaç uTraxEiav Trapovxaç Iv

extérieure

tov

(Xcpr,

auTtov.

utt'

'Ettei ô£ toÙç ;xlv {jLVwuLEVouç

peu de jours
qu'il

ypY;aOai xbv

ûe Xoitco)

iTcapyiaç, «utoç te TrXouaioç yeyovwi;

QtUTOxpaxojp

aev

to ôavEiov. 'Et:i toutoiç eÙ5oxiu.ôjv

aj^piç av oîÎtwç exXuOyî
Xoty/j t9)ç

tw

àvaipEÎGOai,

5av£i(7T-^jV

cia^opaç. "Ktoiçe y^P "^wv TrpoT-

ocpêiXouai xaO' exocctov ÈviauTOv ouo

lovxoov ToTç

xwv y '^umoik-^

les villes

,

pendant

la

paix;

il

ajouta

il

rétablit la

con-

et s'appliqua surtout à terminer les diCTérends

qui s'élevaient chaque jour entre les créanciers et les débiteurs.

ordonna que

les

premiers prendraient tous

les

ans les deux

revenus des débiteurs, et que ceux-ci auraient l'autre

beaucoup d'honneur;

enrichi

,

et avoir

il

quitta son

gouvernement après

le

saluèrent du

titre

demeurer hors de

la ville

;

,

qui

d'imperator.

Xlll. Les Romains qui demandaient l'honneur
obligés de

lui

s'y être

procuré des gains considérables à ses soldats

avant son départ,

des

jusqu'à

acquittement de la dette. La sagesse de ce règlement

l'entier
fit

tiers

tiers

Il

et

,

du triomphe

pour briguer

le

étaient

consulat
, ,

,

VIE

WTT«

ffuv'.</a/eïv

oixx

ffîTctpaç Ttpài

iityatç r.nipuii

ratî

eîy.oiiv

tic

KUTa7rpsfàfj.fjOi

vaincus

aux.

rà Toû
rà

Romains.

Mais ayant arrangé bien

xx>û{

les ùffuires

TTO/é/AOU

owx ièpsL^iui

avancé

n'étant pas soumises auparavant

Pbi/xx(0(;.
S's

et s'être

,

nuT du dehors,

sul)jui;uanl les nations

ri. iOvy)

unuKoiiOvrx itpovspov

Qé/xevoi

:

et k*s Lusitaniens,
les avoir

xal ifpotAdtîv

jiiscju'à la

fi-^

réunir en peu de jourf

dix cohortes aux vingl

contre les Calléciens

Ka^>x(xoù$

,

fut actif,

il

au point

et s'élaiil inis-iMi-canipagno

xai Aoi9iTxvo'Ji,
npxrri'jot.i

39

qui y étaient auparavant

itporepoV

KXi ITpXTéilIXÇ
C7rl

,

cn Espagne
aussiiûl

Yivhepyàq,

ojfj(x.ii

,

DE CESAR.

rfii 'lè^ripixi

tltOuç

,

,

,

-/^tlpov

il

de

guerre

la

n'administrait pas moins bien

celles de la paix,

rfii sip-^'jTjif

xaOïTTaîTe

et établissant

bfiôvoixv xatç TiQÀiai

la

,

concorde entre

les villes,

xal juâ/ivTx iû/Mvo; raç oia^opà^

ct surtout guérissant les

Tùv

des débiteurs et des créanciers.

;^piWjj£i/£Tciiv /.al ûaviiffTwv.

'EraÇf

yà/î tov /zev oav«iJT»;v

Car

il

diUcrends

régla d'une pail le créancier

àvac/oîïîOatxaTiêxayTovivtauTov

prendre

$vo

cha({uc année

deux paris

{Jitpn

TûJv irpo'Jtovrctiv xoïç ôyet/ouai

â-XP*'

àv

"^^

TÛ

se servir

'/otitû f

ouTw^.

EÙÔOXl/iÛV

iltl

aitroi T£ 7£70vgL»5 tt/oûtio^
ôife'ÀrjKùii

la

dette

Estimé pour cela

TOWTOCÇ

,

Tovi rzpxTiÛTXi

àltO TCÔV <JTpxTy]-/iûv

reste de sa fortune

fût acquittée ainsi.

il

xai

du

jusqu'à ce que

oâvsiov

i/.'j.)()ri

des biens revenant aux débiteurs,
et d'autre |)arl le possesseur

TOV 0£ oiznoTyjv
XpflvQxi

])ar

,

et

sortit

de sa f>rovince,

lui-même devenu riche,

ct ayant aidé ses soldats

du produit de ses commandements

xai npo'7r,-jopijp.ivo^ Ùtto aùrcôv

et

«UTOxpaTWp.

impcrator.

Xlll.

EtTsI OÏ éôît /i£V

ayant été proclamé par eux

XIII.

Mais

[côlé

comme

il

fallait

d'un

Toùî /ivw/jiévouî QpixiM&ov

ceux

Sixrpi^tiv cÇw

rester hors de la ville

TOj;

et de l'autre ceux briguant le consulat

«îè

yCTtévraç ùiraT«iav

as|)irant

au triomphe
,

40

KAIIAPOZ BI02.

TCparrciv, ^v TOiauTY, Ycyovwç

«ùtw

aÎTOujxevoç

TWV

(XVTivou.ia,

ooOrjVai TrapayyeO.Xeiv elç GTraTtiotv i-rrovri cti

TTpo; Tr.v àçi'waiv, EtTa

,

tw ypovw

pav Iv TW ^eyeiv xaTaTpi'|/avTo;,
Kaïatzp e/egOoh

ÛpiaaSw

Epyw

(XTr*

o

à'^Eti;

KaTO)v&ç.

I;a7:ar7,cav TrXfjV

Si TouTO ôiaXXayy) HoiLTzrttoxj xai Kpdt^jcou,

ôiacpopaç, xa r^^v

cuvayaywv

twv

(xe^icto/

ô KaTffap eîç oiAt'av

£/.

àp^poîv cuvEVEYxaaevo; tcyuv eÎ; lauTov,

(piXavOpoJTCOv e/ovti 7tpoa'/;YOp'!av e).aO£ jj-ETo^r/saç ttjV

TToXiTEiav.

Où

IIotxTrrjiou

ôta^opà xoù? EacpuXiouç

wç

Y^tP)

être dans

fallait

on

irpaYiJ^ît scoti Tr,v rj'xé-

tov

if^^tû

àvOpojTToui;

£v TV] TToXei SuvttfXc'vwv otç

il

to

xai TrapeXOwv e'jOo;, Cro^uîTai

t/jÇ uTraTEtaç*

Ti TTavTaç

TtOtparEuaEvcruç Orrô

d); £u)pa ttoaXouç

Tou Kat-japo;, l/.xpojaavToç

Hv

rpôç aCitiç Ti<

KaTOJVOÇ ùï ICp'OTOV piv iT/Upl^Otx/vOO TW VOU.W

(pl).0)V.

TToXiTEU'jLdt

x'/i

oî

ttXeïgtoi voy.iî[ou<7iv, r

Rome. César,

était à la veille

Kaicxpo;

(XT:£ip*'a<7aT0 ttoXeixo'j;,

,

la ville.

Caton

,

s'appuyant sur

la loi

,

,

car

envoya demander au

sénat la permission de solliciter le consulat par ses amis

hors de

aXXà

arrêté par ces lois contraires

des comices consulaires

xa''

,

en restant

combattit vivement

la

prétention de César; mais, voyant que celui-ci avait mis plusieurs

sénateurs dans ses intérêts

ploya

le

Rome,

il

chercha à gagner du temps

,

et

em-

jour entier à dire son opinion. César alors prit le parti

d'abandonner

fut la

,

et

fit

dupe

:

le

triomphe

de briguer

et

le

une action d'éclat, dont tout
il

réconcilia Crassus et

le

Pompée

consulat.

Il

entra dans

monde, excepté Calon,
,

les

deux hommes qui

avaient le plus de pouvoir dans la ville. César apaisa leurs dissensions, les remit bien ensemble

;

par

et

là

il

réunit en lui seul la puis-

sance de l'un et de l'autre. On ne s'aperçut pas que ce
action

,

en apparence

république.

comme on

En

effet,

le croit

si

honnête

,

ce fut moins l'inimitié de César et de

communément

fut

cette

qui causa le renversement de la

,

qui

Pompée

donna naissance aux guerres
,

,

VIE DE CESAR.

41

faire cela
1tXf.6-JTCt.i èv T/J 7td>£t

ycyovwç

étant présents dans la ville,

,

Èv TOiaÛT»j àvTtvo^a^a

un telconllit-de-lo

se trouvant dans

j

et élanl arrivé

à l'époque dos comices consulaires

uuTÙi, t-rzîfipfnpài

rr,v axiy/.j.r.To-j

«iToOufvo; ôoO^vsci aÙTù ànovri

eux-iiiéines,

demandant

envoya au sénat

il

élrc a(;cordé à lui absent

7rapxy76//îiv

de se-mcllrc-sur-les-rangs

ei^ ÙTzxreixv

pour

oix TCÔV yt).wv.

par-rinlermétiiairc-de ses amis.

KxT'jjvo; ûè n/sùTOv

îT/îOi T/;v

«i!(p3t

de

sc-faisant-fort

la loi

contre cette demande,

«Çt'wTtv

cira, wî

consulat

Mais Calon d'abord

fi'sv

Tù vduw

iffyypi^oijihoJ

le

puis, connue

noÀioùi

voyait plusieurs

il

ayant été gagnés

TeOepaTiîu/iivouî

par César,
£/x^oJîavTOiTùx/50''w TOTT/sây/iz

ayant dilléré par

/«i xararpif avTOî tïjv

et ayant

iii

Ttjj

r)ixipv.v

le

consumé

temps

la

l'alfairc

journée

à parler,

).£y£tv,

i E.xl73t.p iy-jot

César résolut

kftli TOv Opix/xtov

laissant-dc-côté le triomphe
s'allachcr au consulat

d(ï

:

venu aussitôt,

xai nxpùf^Cif «jOùj,

cl étant

ùno^uïTaf Tt no>iTey/Aa

il

î|a7raT/;7av 7râvT«î àvOpûrcovi

qui trompa tous les

machine une mesure-politique

hommes

excepté Caton.

ToOto

Ô£

Or cette niMHreétait la réconciliation

t]v ôia).).a7TÔ

Pompée

no,u:r/;iou /aï Kpiaffou

d«*

TGJv 5uv«//ivwv/x£yi7T0v

qui pouvaient le plus

«V

T^

dans

itdÀfi*

o*î h ^xl'jy.p ffuvayaywv
i/.

ôiayopâî

etç ^i/i'av,

la

cl

do Crassus,

république:

lesquels César ayant ramenés

de dissension en

an)itié,

xal ffuvjveyxâ/xfvoî eiç éauTÔv

et ayant reporté sur

Tiiv î<T/ùv aTTÔ àix^oïy

la

,

«iaOe /xeTaffTvjîXî

fut ignoré
le

»/ovTfTrco5»)yoûtav ytiâvOpojTTov.
'H

yùp èiayopà

E^aiaxpoi xal

IIo/x7r»jfou

eux àiici/s7«caT0

puissance

di^

tous

soi-même
deux ,

ayant renversé

gouvernement par un acte

qui avait

Car

nom

d'-humanilé.

le dilVérend

de César

et

de Pompée

ne produisit pas
,

KAiïAPOz nios.

42
(xaXXov

çpiXta au(TTavTU)v iiTi xaTaXo-yei r7,ç àpi<jTOxp«Ttaç

f

TrpwTov, ElTa

oÎÎto)

to

xai rpb; àXXT^Xou; ciaaxavTwv, KaT(»>vt et

TToXXaxiç T^ 'XEAXovTa TtpoOeffTriJJovTi 7:£pi7;v cu«7y.o)vOV (xlv ivÛpojTrou TOTE xoti TroAu-Trpctyjiovoç
EijTuyo*j; ôl (jutxÇo'j/.ou

XIV. Où

àXX' ô Kaï(7op Iv

pLYjv

ettI ttjv

,

àpyvjv, euOo; eldE'^EpE

eÎç t-),v

xovTaç, àXXà

(ji£(70)

Kpatc'joo xai

TT^ç

OraTEiav

7rpor'/0r,

uet^ KaXTroupviou BîG-ou,

XatjLTrptoç otvaYOpEuOElç

ŒT^ç

alv, o^x

'^povitxo'j

XaCsiv 5o;av.

no|X7rr,iou cpiXiaç ôopu:popou|Ji.£Voç

xai

oiTEpov oi

,

Srjii.ap/(o tivi

vo'tjLOUç

OpaouTarw,

où/^

y.7Ta-

/.ai

uTraTw rpoT/;-

twv

Trpo; r,ûovr,v

tto/j'iwv

x),7]pouyiaç Tiviç /lopaç xa ciavoai; EtcrjYOuaevo;. 'Ev os tt
3ouXy) tcov xotAcov TE xàYaO<ov avTixpo'j'TavTOJv,

àvaxpaywv xai [xapTupaaevoç wç

7rpocpà(7cO)ç,

axoiv E^tXauvoiTO

civiles
le

,

,

que leur amilié

même

,

cile

et

et qui aboutit ensuite à

reconnut

qu'il

:

dans

avait

cy-;jlov

,

la

suite,

une rupture

qui prédit souvent le résultat

honomc

n'y gagna alors que de passer pour un

chagrin

tov

ei;

qui les réunit d'abord pour renverser

ouverte entre ces deux rivaux. Caton
,

ceouevo!;

OEpaTTEuawv exeïvov Iç àvarxr,? uoçei xai

gouvernement aristocratique,

de leur liaison

TaXat

l'événement

le justifia;

diflG-

l'on

et

plus de prudence que de

dans ses conseils

bonheur.
XIV'

.

César, en se présentant aux comices

Crassus et de Pompée, fut porté avec

de consul

:

on

lui

,

le plus

entouré de la faveur de

grand éclat

peine entré en exercice de sa charge, qu'il publia des

non d'un consul
le seul

f

,

à la dignité

donna pour collègue Calpurnius Bibulus.

mais du tribun

motif de plaire au peuple

le plus
,

audacieux.

Il

Il

luis

était à

dignes

proposa

,

,

par

des partages de terres et des dis-

tributions de blé. Les premiers et les plus honnêtes d'entre les séna-

teurs s'élevèrent contre ces lois; et César, qui depuis longtemps ne

cherchait qu'un prétexte pour se déclarer, protesta hautement qu'on
le poussait

malgré

lui

vers le peuple

;

que

l'injustice et la

dureté du

sénat le mettaient dans la nécessité de faire la cour à la multitude

;
,

, ,

,

,

,

VIE DR CKSAR.
les

guerres civiles,

comme
kXXx

fiv.)yo'j

la

plupart

le

pensenl,

mais plutôt l'amitié

ftUx

f)

43

d'eus
inl xxTx'/J7it ri^i xpisroxpy.^LZi,

pour

li''ués li'abortl

la

ruine

île

l'aristocralie*

puis divises ainsi
xctl ttpbi

mdme

x)Xrioui.

Mais

lUpii'.v oi K.âTa>v(

l'im contre l'autre.

il

arriva à (<alon

qui prédisait souvent

ri uîl/ovra
Tore

iaêfitv

les

^uiv

choses devant arriver

de premlre alors

odÇa»

d'un

àvOpc^icou 0U7x^).ov

homme

la

réputation

fâcheux

et tracassier,
et plus lartl

MITipO-J ci JVfl&0)).0'J

fpovifJOM jusv

XIV. Où

,

sage

oùx £Ùtu;^oû? 5î.

fjiiiv

à//à

ô

d'un conseiller

il-cst-vrai

,

mais non heureux.

XIV. Cependant César

K.aïï«|9

escorté

au milieu de l'amitié
Kpâff5-ou xxl
TtjOO>{;(ô/3 èrrl

t/)v

de Crassus

Ilo/jiTt/îi'ou,

ûîtartiav

fut

de Pompée

cl

conduit au consulat,

ayant été proclamé avec-éclat

xal àva70;s£uOcl$ }.x^tc/sm;

et

/*«Tà Ka/TTOu^v^ou BiS/ou

avec Calpuriiius iJibulus,

x«l xaT:<7Tàî eli

riiv ''p//,''

en charge,

et étant entré

»

aussitôt portait des luis

fùflyç el^ifspt vd/xou;

convenant non à un consul,
iXXx

Ttvt Qr,ax.p-/^co Opx7j':'j.-:co

,

maisà

(|uel([ue tribun très-téméraire.

proposant
Tivàî

ïf./.r,po)y_ixi •//''p^-i

certains partages de terre

des disliibulions de blé

xal ôtavo^àî

et

wpè; vJovy;v tcjv

pour l'agrément de

Ev

oc

no).X6i'j.

rf ,9ou>^

Mais «ians

TÔv xa/ôjy T« xal àyaOdiv

les

àvTtxpouTavTWV

s'élant

le

la

multitude.

sénat

gens honnêtes et vertueux

opposés,

CAiar demandant depuis-longtemps
itpofxTeui

t

un prétexte

avxxpayùjv xal ij.xprvpifi.vjOi

ayant crié

w« â/wv

que malgré-lui

Ht TÔV

iXù.xi)-jQizo

ofiflOV,

0C|Ox>riij7wv «xïïvov èÇ cc*xyr.r,i

et protesté
il

était

poussé

vers le peuple

devant caresser eelui-ci parnéce*«lé

à cause de

l'insulencc ut de la dureté
4i

KAIÏAPOI BI02.

/a).£7ror/]Ti rTJç

^ouX^ç

(xevoç £vO£v |x£v

Kpascov, evOev

,

Trpoç aùrov içcTn^îr^^e

*

xai

7rcpt<rr/;<T^-

Si IIojXTnîtov, ^^jpwTyjTtv el toIç

vdaouç iTTaivoîev. 'E7raiV£Îv ci «potTxovTOJV, rapexaAci
Trpoç Toùç lvi(7TacOai |jL£Tà ;i:pÔ)v

ic/vouvTO* noaTT-z-ïo; os xai

arsiXoûvTOtç. 'Exeîvoi

7:pocr£7r£i7r£v

w;

(X^i;oito

-i^viaaEv,

oOx

(x;iav tyjç TTEpi

aOrôv

TV] Trpcx; Tr,v

fXEipaxico^T)

©ojVYjv

àxouaavTaç" ô û£

jj[.avtxy;v xa'i

Kaîaap

fj(i07).

û£

'louXta 0'JY*TTr,p iy(v^ir^j.hr^ SEpouïÀiw KaiTriojvi), rauTTjv

£V£Yur,or£ IIo(7.7rrjitp

•

tTjV oe nou.7r/;ioo to)

c£v, ooo' auTr,v (xvc'yyuov où<7av,
xaOw{jLoXoYrjU.£vriV.

'OXiyw

5'

à}Ai

SEpouïXio) ouxjeiv

4>a'J(7T(o,

tw

il'j)7,a

l^^r^•

raiSi,

GcTEpov KaTcap r^Y^Y^'^ KaA-oup-

OuY^TEpa Ileiffwvo;, tov oe IlEÎatova xaTÉ(7Tr,c£v UTraTov

viav,

TO (jleXXov, Ivtauôa

EÎç

oyjtxo;

oOoe

ôuvatXEw; ETriopatToacvo; (^v yàp

[XciÇovoiç £Ti T/jç IToaTrrjiou

n

Gtt-

rpôç t^

aïoov»!;

cuyxXriTov eùXa^Eia Trpc'rou^av, d'/Xk

aÙTw

ô'

xai OupEov xoai!^ojv. 'Etti touto) toÙ; (xev

^l'^r, (i.£Tà TOÎJ çi'^oi»;

apiaxoxpaxixooç

fl'/r/Jeiv

et sur-le-champ

il

côtés Ciassus et

Pompée

l)

xai ccpoSpa (xapTupojxÉvou KaTWvoç

se rendit à l'assemblée
,

il

du peuple. Là ayant à

ses

,

demanda

leur

à haute voix

s'ils

approu-

vaient les lois qu'il venait de proposer. Sur leur réponse affirmative
il

les

exhorta à

le

soutenir contre ceux qui

menaçaient de leurs épées.

le

Pompée

le lui

Ils

pour

,

promirent tous deux

convenable à sa dignité personnelle
,

;

et

ajouta qu'il opposerait aux épées l'épée et le bouclier. Celle

parole déplut aux sénateurs et aux nobles

sénat

,

les lui faire retirer,

et digne tout

,

au plus d'un jeune

,

qui la trouvèrent

aux égards

qu'il

homme emporté

;

peu

devait au

mais

elle le

rendit ircs-agréable au peuple. César, qui voulait s'assurer de plus

en plus

la

puissance de

Pompée

déjà fiancée à Servilius Cépion

,

qui elle-même n'était pas libre
fils

et

,

,

de Sylla. Peu de temps après

fit

donna en mariage sa

Julia

,

de Pompée

,

ayant été déjà promise à Faustus

,

de Pison

,

lui

auquel

il

il

promit

la fille

épousa Calpurnie

,

fille

fille

désigner celui-ci consul pour l'année suivante. Caton ne cessait
,
,

,

,

,

,

,

vu: DK CKSAR.

45

du sénat
s'élan(,a vers lui

xal tteptvrriaâ.fievoi

et ayant

:

mis-autour de

lue

I

ivOiv /xîv

Kpûavo^

(l'un côté

Crassus

âvOev Oc IIouTCiiVov,

et (le l'aulre l*uinj)ée,

ripÛT-/i<:VJ

il

I

I

Toùj vd/zoui.

eî £Ttatvoï«v
I

"^a7/.dvTwv Si inxi-JsXv

I

,

leur

demanda

approuvaient ses

s'ils

El eux répélanl

les

lois.

approuver,

engageait à les soutenir

Trapsxst/et ^o/iOsXv

-

il

itpài Toùî àTtïtioûvrai

I

contre ceux qui mrnaçaient

ivivravOxi /jutù ?t^6jv.

de

Exjîvot ûi ùift'jyvo'Jvzo'

Et ceux-ci prumcltaienl de

llofjiTf^ioi

Si

y.at

Tr^OïîTCil-iv

et

les

s'y

opposer avec l'épëe.

Pompée mémo

qu'il viendrait
0Jpîb-j /JLizà To'j i'^o)i

y.xl

itpbi TÙ.

apportant

bouclier aussi avec l'épée

contre les épécs.

Ii'yyj.

TOJrw

E:rl

le

le faire

ajouta

Pour cela certes

fxkv

Ôviaoe Toù; àpKXTOxpat'.y.oJ;,

il

àxoûffavTaç ^cjvr.v

qui avaient entendu cette parole

oùx àÇiav

atoou? nspi aùrèv

-zY.i

o)Si izpi7(0D7xv
T>î

fjL»viy.r,v

xal

non

liigne

du respect de lui-même

ni ct)tivenal)le

cùiaêîiat Ttpbç rr,v ffûyxÀ/îTOv,

iXXêc

chagrina les nobles,

/x- tpaxtr-jo/]*

à la déférence

due au sénat,

mais furieuse et de-jcunc-homme

peuple en

à Sk Sr,fX0i vî^Qr].

mais

'K.CcXvXp Ôî iTllSpXTT6ff.£-J0i

:

charmé.

Or César s'altachant

in
(

ouvâjUîw^ Uo/xnr,(oj

yùp Ouyâryjp

lo'jXlx

r,v

5cÙT'7i

ivr/ûvjffs rx>Tr,v lIouTr^l'aj*

Sk S'J>asiv

à

la

TW

Sîooul/t'w

puissance de

(car Julie
était

v/yv/jr,y.vJY}

2epo>X).iu KaiTTt'wvt),

ifT^9t

fut

encore plus fortement

fxii^o-^ttii

riii

le

lillc

Pompée

à lui

promise

à Servilius Cépion),
fiança celle-ci à I*ompéc

mais

il

dit

:

devoir donner à Servilius

Pompée,

Ticv no/ATT/; fou,

hxjille «le

oyôè ouîav a'JT/;v àviy/'jov

n'étant pas elle-même non-promise,

àiià

mais ayant été accordée

xaOw,ao>.07/:/xiv/;y

ayarw tû
,

OXi'/(ii

Tratot

iC

j//a.

oc u^Tî^ov K.3tîffa^

iqyà-/«TO Ka/Ttoupvi'av

à Faustus, le

de Sylla.

épousa Calpurnie,
de Pison

Buyaripx Uiiaatvoi

lille

*9.Ti'Jrr,7S Si TOV

et institua

Uîl'ïWVX

(ils

Mais peu après César

Pisou
,

KAI2AP0Z BIOZ.

46

xai poTivTo; odx àvexxov cTvai,
^Y^Hi-Ovia;, xai cii
SuvattEii;

àXXr,Xouç àvTeicaYO'/TOJv. '0

xoAowv

Kaidotpo;;, BîO.o;, êttei

àXXà

âirap/ia;

^U

y'^^*^'*'^^

6ia|xao-rû07rtuo;iivrj; tt,;

"^ôiiioi^

xupou

otTToOa-

^Y^pâ;

y povov oi£T£>^c£. Il&u.-

e^Oùç EVETrXrjffE r/jv aYopiv

Y'^^H'-^fÇ

-roo

^TTipacvtv,

o'joÎv

ttoXXocxk; exivOjveuî (XETa KctTojvo; £7r tt,;

TD^ïo; 8È

cuvap/(»)V

o'jv

|jl£V

to-jç vojxou;

veîv, £Y/.X£icatj.evo(; oixoi tov tîjç apyy,;

T');v

arpariuLtaTa xai

y.ai

^::)aijv,

xai cuvettî-

TCO o-/iaw Touç voixouç* Kaiffapi 0£ t);v Ivtoç 'AX-eojv y.at

IxToç ^Ttaffxv K£XTixrjV*,7rpoaOii; To'DwXupixov, ttîTa TaYH"-**
TTEVTaETiav. KaTojva

eU

Ttov TSTcapoJv

ot»v i-iziyz'pr^çTnoL

fjièv

TOUTOi; àvTiXsYEiv à:n;Y£v £Îç <j»uXaxr,v 6 Kaîcap, oIoixevo; auTOv
ETrixaXE'cEcOai touc ûr,tJLapyou;' exsivou o'

ôpwv

ô

Kaîcap où

fiaoî^ovro;,

touç xpaTiCTO'j; oy<7:j»opoUv':a;

(jlo'vov

xai xû SrjaoTixov

à^wvoy

a'.ooî ty)!;

"x/Xt.

,

KctTtovoç àpET^ç cicottT; xai jAETa

de se récrier, et de prolester en plein sénat contre l'impudence avec
laquelle on prostituait ainsi

Tempire par des mariages;

quant des femmes, on se donnait mutuellement
des provinces

,

,

en

trafi-

gouvernemenis

les

commandements des armées

les'

et

premières

et les

charges de la ré[)ublique. Bibulus, le collègue de Cciar, voyant l'inutilité

des oppositions qu'il

couru le risque,

ainsi

faisait

que Caton

,

à ces

lois

,

ayant

même

passa le reste de son consulat renfermé dans sa maison.
aussitôt après son

confirmer ces

fil

ans

,

le

mariage
par

lois

,

le

souvent

d'être tué sur la place publique,

Pompée

ayant rempli la place d'hommes armés

peuple, et décerner à César, pour cinq

gouvernement des deux Gaules cisalpine

et transalpine

,

au-

quel on ajouta Tlllyrie, avec quatre légions. Caton ayant voulu s'op-

poser à ces décrets
la

,

César

le

fit

arrêter et conduire en prison

pensée que Ciilon en appellerait aux tribuns

mener sans rien

dire

;

et César voyant

j

mais

non-seulement

les

il

dans

,

s'y laissa

principaux

citoyens révoltés de cette indignité, mais le peuple lui-même

.

r-''
,

,

,

,

,

,

VIE DK CESAR.
wiraTOv eli fô

EwraOOa

orj

,

«T

consul pour Vannée à-venir.

fx.i))o'i.

Alors ccrli's Calun

Kccreavoj

vivement

cl protestant

xal ^oûvTOç oùx eîvai àvexrôv,

etcriont/flcAojffn'élrepastolérable,

SiocuxtjrponcxJOfiivni '/àfJ-oii,

ûlnnl [)roslilué par «les mariages

yal àvretffa'/dvTWV

et des ciluycns se

l'empire

uns

les

otà yuva/cjv ft{ Inxpylxç

^

:oio5 fXfJ OjV

<'t

aux annc'j'set aux ïorccsmilitftires.

Hibuliis

,

ToO Kocldocpo^

b dMvip'^ùiv

des femmes aux gouvernemcnla

fiar

vrpxxeùfj-oira xat ôuvâuîf^.

:

,

poussant

les autres

donc

collègue

le

do.

César,

insi xuyiiuv TOÙç vôfiovç

comme

inipxtvsi) oùûè'j

il

àAià

mais que souvent

ixtv5ûvsus

7ro).).âxi5

^erà Kârwvo^
àTToOaveïv

cttî

«'avançait à rien

avec
t/Jî

àyopûi.

SitrOiit rèv xpôvo'i

'zfa

àp^rii

(la

,

il

courait risque

la

placc-puMique,

temps de sa charge
renferme à la maison.

passa tout

Mais

lois

ton

de mourir sur
s'ctant

UouTc/iïoi Si 7*5/A«Ç

s'opposanl aux

le

Pompée

marié

s'étant

aussitôt remplit d'armes
rr,'j

àyopx'J

la j)larc-[Hil:lique

XXI (TUvcTTî/û^oo TOÙ5 vôuovt;

et

il

par
ILxhxpi Se

,

laisail-sanctionncr les lois
le

peuple,

puis décerner à César

rVjv K£).Ttxy;v (t^v)

èvrà; 'A^ttîwv

la

Gaule c/'en-deçà des Alpes

xal TTiV i/TÔç âiraffav

et celle d'au-delà loule-cnlicre

jcpovOeiç rà

ayant ajouté

I/^upcxàv

l'illyric

,

//ira Tfjîâowv TXyfXXTWJ

avec quatre légions

tii TTÎVTXÎTt'aV.

pour l'espace-de-cinq-ans.

fi'vj

«w^yev

oj-j

KxXcxp

et; ^u).axy)v

Cependant César
lit

conduire en prison

KstTwva ÏTtiytipT^vx'JTX

Caton qui

avTÙi/ttv TOUTOtç,

de contredire ces

oiôixtiOi

s'était efforcé
toii

pansant celui-ci

ayrov

t-KixuXiataOxi toù^ Syifjukpyw^'

devoir en-appeler aux tribuns:

htivov ce ,3ai5tÇovTOç ày^ivou,

mais celui-ci marchant silencieux

6

Kxïjxp hp&t

^j yudvov

César voyant non-seulement
nobles mécontents,

Toùç xpxr'ivroMi iwjfopoûjzui,

les

«iià xal t6

mais aussi

SijfjLorixbv

le

populaire
,

KAIiAPOr BÏ02.

48
é7rô/i.£vcv

xaTYi:peic«;

«vtÔ;

,

àcpeXiaOai tov KotTOJva.

èor/jO/)

Twv

twv

xpu:j»a

cvô<

or^ixap/ojv

o* aX)ui)v <rjY/-X''jftxô)v

^Atyoi Trav-

TOtTradiv aCiTOj cuvv^eaav eî; ^ouX^.v, oî oï AoiTCoi ou(r/£p'jtvvov':tç

^KTTOOwv
TO)v,
<

6

Ti

w;

EÎttovto? os Kovffiîiou tivoç

y;(7av.

':po6o'ja£voi -rà ^'ttÀx

ouv,

KovGioio; £i7r£V «"Oti ue

£Ti XEiTTo'iJLEvot;

'jTraTEia or^jxapyov

xaTaXucEi

cTpaTEiav

'

ttoieî y.^

C£^u)}ç olxoup£Î;;» xai

î^oÇîîaOai to '^îipa;' b

fap

oO ttoXav)!;, oXiyo; wv, OEÏTai Trpovoiaî;. »

[i(o;

AïoyioTOV 81 TWV TOTE

pcavoç

xai tou; crTpaTiwrotç où (TJvep/oivTo-

Kaîcap, où xai eu TaÔTa

ô

E-^v)

(ï^oopa Y^P'^*"

"côiv

TToXiTEua-otTcir;

£oo;£v, £v

Kaisapoç

t7)

a'.p£0^vai KXojoiov. 'HpEÔrj ô' £7:1

xai

Kaïaap où TrpoxEpov

tt;

e^yJXOev

KiX£T7;v

ez'i

xa~acTa<7ia<7ai Kix£pojva (aet^ KXojoio-j xai ouv-

ïj

sx.êaXcIv £X T^ç 'IiaXia;.

XV. ïoiauTa
'0 5e twv

{X£V

oOv X^yETai yEVEcôai "COCTrpo twv FaXaTixwv.

tcoXejjlwv otiç £7:oX£u.y,ce (X£Tà

respect pour la vertu de Galon

tel

le suivre

dans un morne silence

main un des tribuns d'enlever Caton à

prier sous

un

,

touTa, xai twv CTpa-

acte de violence

,

ses licteurs.

,

fa

Apres

Ircs-pcu de sénateurs l'accompagncrent au

sénat; la plupart, oQensés de sa conduite, se retirèrent. Considius,

un des plus âgés de ceux qui

s'y étaient rendus, lui dit

que

les

teurs ne s'assemblaient pas, parce qu'ils avaient craint ses

ses soldats

:

«

Pourquoi donc

«

vous

«

sidius,

«

pas tant de précaution.

fait-elle

aucun ne

,

pas rester chez vous?»—'»

m'empêche

lui fit

reprit César, cette

d'avoir peur; le
»

Ma

peu de

même
me

et

crainte ne

vieillesse, repartit

vie qui

séna-

armes

Con-

reste n'exige

Mais de tous les actes de son consulat,

plus de tort que d'avoir

du peuple. Cette

élection avait

Clodius et l'avoir

fait

fait

pour motif

nommer

Clodius tribun

de Cicéron; et
César ne partit pour son gouvernement qu'après l'avoir brouillé avec

XV. Tels furent,
son

bannir de

la ruine

l'Italie.

dit- on, les actes de sa vie qui précédèrent

commandement dans

les

Gaules. Les guerres qu'il

fit

depuis
,

,

vu: DE CESAR.

49

par révérence pour la verlu de Catun
suivant en-silence

ècîy;0/j

avec aballcincnl,

cl

y.ul fj.i7Ù x«T/jj?îtaî

aùrèî y.pdfx

pria lui-nithnc en-secrel

un des

trilnins

ÙfÛélOxi TÔV K«TWV(X.

d'enlever Calon.

IlavraTraTt ôi o/iyot

Or

rûv a>iwv auyx/ïjTtzûv

des autres sénateurs

ot oi JotîTOt OUa;ir«pxiVOVT£î

mais

•/:7av è/Tîooùiv.

se tenait à-l'écart.

loul-à-fait j)eu

allaient-avec lui au sénat,

Et Cunsidius

K.ovi7(0(ou os

cvvipyotvro

itTTo'vTOi, CJî où

yoooûfxs'joi

rà

ow

Tf

éjî/j

,

^îotwç raCra

Kal
«

,

'On

TÔ

yàp ^ioi

Et Considius
«

^oZîliOxt'

Xstnô/JLS-jOi Iti

car la

,

dit

Parce que

fait n)ui

dit César,



•

:

la vieillesse

ne pas craindre

:

reste encore

ic cpii iiic

,

étant courte, n'a-pas-besoin

oXiyoÇf oh oslrat

Siv

:

Pourquoi donc,

craignant ces choses?

yi'.pxi

/jiyj

ne s'assemblaient pas

armes

les

loi aussi ne gardcs-tu-pas-la-maison

ô Kov7(^(os «T:iiv*

itoteï ju«

b

«

»

;

dit (|u'ils

et les soldats

é ILuXvap

au oùx ot/ou^-rç

/.xl

ayant

craignant

ot^Ïu.

T0Ù5 arpxTiojrxi'

/.al

«

un des trcs-vieux

Tùy 9f6Spx yg^c'vrwy

Ttvà;

indigné

le reste

7roi).>55 Tzpo-joixi. »

de beaucoup de prévoyance.

Tûv

Mais dos mesurns-poliliqucs d'alors

oé Tro/tTCu/xxTWV to'tî

tooçsv aiïyjiffTOv

ccUc-ci parut

K/wôiov

»

Clodius avoir été élu tribun

iv Tj;

tt.ip£OY,-JXi OTifjixpyoj

Ktxi|5wvoâ
eux

•

iXf.'j.Oc'j

Ttpôzepoi

>5

Itzi t/;v

.

'/ftVsaOai

W/îO

U

ffToaTîiKv

t:^^

'ira/iK^.
/ÉySTi'.t

pour
:

et

la

perte

César

partit pas j)our

son expédition

et

do

/'avoir chassé

XV.

de

l'Ilalie.

Telles donc sont dites

avoir été les affaires

TÛV ra/«Tixûiv.

avant celles de-Gaule.

Tiv :ro/£«wv

e<.> â7toÀt/t>j(j«

Vlfi

consulat de Cesur.

Cicéron avec Clodius

Ta

oc xpo-^Oi

ne

plus hoiiteizte,

avant que d'avoir brouillé

K/woiou

ToiauTa ajv oùv

fut élu

il

de Cicéron

xaraTTxyiaTai

xxl ffuve/SaÀcïv sx

le

Or

xara/J7£t

xat Kxc;;cp

K.(xé|9cjva ^uîric

X>

dans

ûîrxTeta TLxizxpoi.

llpéOr} Sk iîtl TT,

la

/ijTà TscÛTa

DK CiSÀR.

Mais ré[)0(jue des guerres
,

que César guerroya après ces chocs
h
,
,

Eàaè^oi moi.

«50

Ttiôiv ai; y,{xep('T<7«T0 tvjv KeATixr,v, ypovo;,

XaCovTOç aÙTou

xoti

xaTsaravroç

Y|xaTti)v xaivôiv 65ov, ouxecïtiv

jXEYiTTwv

xot

Èçp' f,Y£jJ-ov(a

elç

^tou twv

x«i irpa-

dtroXeCîrovTa

-TTV.su.iTrîii»

jxtxplv ejxTrpo^OEv

y^

aOtou ioXXctv xa Mapiov, àatpOTc'pouç te AeuxctO.Xo-jç,
«utov, oO xA£0; uTTOupàviov TjVÔEi [tote]

no{X7n;ïov

TEpl

àpsx^ç*, TTotpaoaXoi

ttoXejjlov

Trpot^Eiç, Tov
{XEye'OEi

-^

Tiç,

ctî

xat

r,

TiavTûta;

Ka((7apo; O^rEpoaAÀouTi

-/aXEroTriTi tottoiv £v oÎç £roÀ£xy;T£, tov C£

{jlÈv

y/'V^Ç

''i^

TrpoTcXxr.TaTO

,

ivtx'/;G£, tov 0' aTOTrtaiç

tjLto)v oCk;

ixi-

ccÀa' iiTt 4>a€toui; xoti

'

MîteÀXou!; xai Toùç xax' «utov,

;r(o)va<; x.oil

aX).T)v ipyi^»

pt'o'j

TeOau'xacijwvw*

j^.dtXiaTa

yt'fo'^ôzo)'^

xal <7TpaTr,)>aTr,v à7:îo£i;ev auTov

otmtp

Itepav Tivi

tov ce ttÀt/Jei

IxaXiffE^, TOV 0' ETTiciXEta xat TrpaoTTjTi

7:0)^-

X3t [ii'a

xai anoriaiç r/Jwv a

rpbç Toùç

/.«Ooj-

àXiffxofj-ô'voui;

TOV oï Scopoiç X7i yotptci Trpb^ Toùç cvyTTpaTEuoaEvcj;, Tt'ivTa;
5è TÔi TtXEiGTaç

|X£{ji.ay^r,aOai

[xayaç xai ttXeiotouç àvT,pr,X£vai

ces expéditions fameuses, dans lesquelles

il

soumit

les

Gaules,

lui

ouvrirent une roule toute diflérenle, et commencèrent en quelque
c'est dans celte nouvelle carsorte pour lui une seconde vie
aussi
rière qu'd se montre à nous aussi grand homme de guerre
;

,

capitaine qu'aucun des généraux qui se sont

habile

admirer et ont acquis

le

plus

cxpluils.

plus de gloire par leurs

le

Soit

fait

ou les
autres généraux ses contemporains , ou ceux qui ont vécu peu
de temps avant lui tels que les Sylla les Marius les LucuUus
et Pompée lui-même, dont la gloire, élevée jusqu'aux cicux, lui
faisait comme une auréole de tous les mérites guerriers , on reconqu'on

compare

lui

les

Fabius

,

les

,

;

que

naîtra

a

guerre

fait la

celui-ci

par

,

le

11

de César

;

troupes
qu'il

a

,

nombre

et la force
et la

qu'il

enfin

,

,

il

et

où

pcrlidie des natiuns

a été supérieur à tous par

le

qu'il a

;

;

sou-

les prisonniers
il

il

a subjugués

des ennemis qu'il a vaincus

,

livrées

;

mettent au-dessus de tous ces

par sa douceur et sa clémence envers
par les présents et les bienfaits dent

l'un

un autre

le

,

,

par l'étendue des pays

,

celui-là, par la férocité
mises

Scipions

les

a surpassé l'un par la difïicuUé des lieux

l'autre

;

,

,

les exploits

grands capitaines.

MélcUus

;

a comblé ses

nombre de

par la multitude incroyable d'ennemis

batailles
qu'il

a
,

,

,

,

DE

Vii:

,

CJiSAK.

51

Cl (les ei)cdilions

par U'sqiullcs
iiTtcp aùroû iaCôvTOç

coninie

la

Gaule

,

un autre coninmnceraent

àpx'hv

s(Jl).]9y

soumit

il

ayant pris

lui

et étant et) lié

Ttva iripxv hobv

c'î

dans une

^io)

XX l :rpx-//A«Tuv xatvûv

montra
:To)îatTTriv xal 7rp'XTr,/.i-:r,-j

OWK

y.TtOysi'XOVTti

s

de ceux
«ttI

r,-/tii.o-JÎX

pour

yjyovOTWV /iîyt'yrwV

et

le

îrapaSâ/ot

les

xat M£Tî).>ou» xal roùj xarà ayràv,
fi

fj.t/.fb-j

timpovOvj auToO

n'est pas a qui

(à

Commandement

ayant été

/mi

SxtTticavaî

il

plus admirés

le

au contraire
't>y.€iou; xicl

[aucun]

ti clief-d'arniées

N'étant-iiiIVricur

.*al

autre route de ic

nouvelles,

lui

guerrier

OTOO

CffTlV

cci taine

et d'allain

,

les plus

grands

quelqu'un

si

comparait
Fabius

et les

Scipions

elles Mélellus et ceux du

ou un peu avant

temps de lui,

lui

Sylla et Mari us,
et les
yj

deux Lui

ullus

ou aussi Pompée lui-même,

/al Uouîr/Iiov xhrà-J

dont

la gloire

élevée-jusqu'au-ciel

Uorissuit [alors]

7zx-nob'i y.pszlli ntpi

:tà).îiJ.o-j

,

A'Kp'x^iii&.xhupoiù-ittpZôuj.ovzi
TOV

jULÎV

;(X>£TCOT>JTl TOTÎWV

de toute vertu concernant
les aclit»ns

dans

TTjûOfffiXT'^ïaTO

TOv 0£

it/ïjOci

guerre.

l'un par la dillicullé des lieux
les(piels

il

lil-la-guerre,

du pays

l'autre par l'étendue
r,'J

la

de César surpassent

qu'il

,

xal j3ta

ajuula-par-conquétc à l'empire^

l'un

par

le

nombre

et la force

XOJ.Sy.iOiV Oλ» £VtX>J7fi,

des ennemis

rov ô£ iroTtiats xal à:riïTt'atj

l'autre parles étrangelés et perfidies

r^Oiy

à xaOw,aâ).tye,

TOV oi

è:ri-:ixiia

xal TcpxÔTri'i

Ttpbi Toùî aii5/o/iivou5

TÔv Si

B'Jipoiç

xal

x^pf

()u'il

vainquit;

des mœurs

qu'il puliça;

l'un par la

clémence

et la

douceur

envers ceux qui étaient pris
l'autre par les

dons

et les faveurs

ît^oç TO'jj fjyjvrpxrt'joixhoo^

à ceux faisant-campagne-avec lui,

«âvraç i(

et tous

par

le plus

de combats

T<3 fJLtfia-^tiO-xt

nXtisTXi iiix^i
/7.1

àvrc^îxtvai •n:>£tJTOUi

le

avoir combattu

et avoir détruit le plu«
KAlïAPOi BIOZ.

52

TÛv dvTiTot/OÉvTOiv. "Ety)
T^av, ttoXek;

Tpiaxdata'

«y^tipojcctTO

yrtçj

FaXa-

oùol Stxa TToXtjxr^aaç irtpi

xpato; tiÀcv,

uTrlp ^xTa/.oc^aç xa-ri

jxiv

[Aup'.â^t

oè 7rapaTa;acuvoç

c'

?0v7i

xari

fAc'poç

Tpiaxooi'aiç, éxaxbv (xèv £v y/p<yi oieipOtipEV, d'/Xoi^ cï -lOTauToti;
£^toYpv;(7cv.

XVI. Eùvoia

waxe touç

irpoç auTov,

§iaçÉpovxaç

0£ xai rpoOuatot CTpaTionôJv a/p/'caTO -rosaoT/;

i'ipoyj ar,0£v ev Taï; a/j'.at; cTsaTî'i'jttç

àaa/ouç xai àvuTToaTctTOuç

,

Seivov uTCÈp TÎjç Kotiaapoç oo;/,?. Oio;

OEÇiàv a/rsxoTT/; y.'îpoc (xa/aîpa,

(jlev

ôupEov oùx

aïoç ixîuaç, ô; Iv
TTÊiç To;£uiJ.aTi

Tw

os

tv^ Trspi

TOV

,

rpôç ttîv

Auppa/iov*

millions d'ennemis

,

às'.CTcpa tov

tovJto ce

Kâc-

y-a/r, tov ô:j<OaX;xôv

Ixxo-

Gcaw xat TOV

•

tXTjpOV

£T£pw oiîXrjXaTcX-r^Yàç

àvaôe-

dix ans que dura sa guerre dans les Gaules,

de huit ccnls

cl coniballil

,

o'

tt,

7Tpoc7i»j-a TOi; ttoXe'xÎoj;

OupEw jî&Xwv ExaTov xal Tpiaxovra

prit d'assaul plus

diliérenles

Ta

cxacj-O'jç £7r£xpaT-/;c£

o' cojjLOv

En moins de

fait périr.
il

àXXot TUTTTOJv Eiç

à.j>-7,xEV,

Travtaç, xai tou

aTrETpE']/;

{XEvoi;^,

cj/EpecOai

toûto aèv 'AxO.ioç, 6;

MaaaaXiav vauy.a/ia, vew; —oÀEfxta; ÈmCtÇr/xôjç,

Iv t9) TTEpi
tJiv

r^v

villes,

soumit

trois cents nations

en plusieurs batailles rangées contre

dont

tua

il

un million

et

fit

tri>is

autant de pri-

sonniers.

XVI. D'ailleurs
ardeur
guerres

si
,

vives

ne

,

,

avec laquelle

s'étant jeté

une aÛecticn

savait inspirer à ses soldats
,

ils

et

une

sous d'autres chefs et dans d'autres

dillcraient pas des solilats oi dinaires

ne trouvaient rien qui jmt

cibles sous lui et

fat Acilius,

il

que ceux qui

,

devenaient invin-

résister à l'impétuosii:';

se précipitaient dans les jdus grands dangers. Ti

I

qui, dans un combat naval donne prés de Marseille,

dans un vaisseau ennemi et ayant eu

la

main droite abat-

tue d'un coup d'cpée, n'abandonna pas son bouclier qu'il tenait de
la

main gauche

et

dont

avec tant de raideur,
vaisseau.

Au combat

il

frappa sans relâche les ennemis au visage

qu'il les

de Djrrachium

d'une flèche, l'épaule et

,

renversa tous et se rendit maître du
,

Cassios Scéva eut

la cuisse traversées

l'œil

percé

de deux javelots,

et
,

VIF,

Oùoè

DK CESAR.

de ceux rangés-en-bataille-conlr«
Cnrn'aynnt pas incîme gut^rroyé [lui,

Tro)«u>Î7aç

'/y.p

<lix

iVfi jièv

xaxà xpdTo;

ans «lans

au delà
tOv/,'

trois-cenis myria(Jes

,

SiifOstps fiiv ixarbv èv yjp^'j,
ûi

cùvoj'a

TOTaÛTa^ â))^:.

XVI.

Il

se servit d'ailI(Mirs

d'une bienveillance et d'iuie ardcu:

de ses soldats pour
,

WTxe

telle,

ToOs 5ta^î|90VTaç
iv

/x/;cèv

«Técov

T«î{ âi/at5 arpxrziaii;

ceux ne dillérant en rien d'autres
dans les autres expéditions

pour
a/Aâ;(OU{ /x! àvuTroTTXToy^.
»;v

TOÛTO

,uèv

lui

au point

se porter à tout danger

©speïOsît TT^ôî Trâv oîtvèv

OTbç

d'hommes,

en tlétruisil cent dans la nnîlée,
cl en prit autant d'autres.

il

Ex^»;a'aTO oi

xai TtpoOv/Ji(x

TOTauT*;

:

en-tliverscs-fois

//fpo;

rptaxoTtatç fiMpiiti

XVI.

huit-cente villes,

(le

subjugua Irois-cenls nations
ayant livré-bataille

et

n

ii^'Ii-jpr.ii

Oaule,

la

prit (le force

il

t/iipui7Xzo St rpixy.Q9tx

xarà

53

/.(Xioi

,

de (lésar

la gloire

invincibles et irrcsistdjles.

Tcl-(]uc fut d'un côté Acilius,

qui dans le combat-naval

près de Marseille,
étant

T/JV ytXpV.
Ti^ 04

à

OiÇtXV,

cl

àptarepû

oùx «y^cxe TÔv 6jpibv

ii)à tÛtctwv toÙj
cîç

monté sur un vaisseau ennemi,

tranché d'une épée

fut

àTTizoTT/; juèv [xxy7.lpx

la

main droite,

de

la

gauche

ne lâcha point son bouclier,

,

Tto/î/Atov;;

mais frappant

les

ennemis

aux visages

rà TpoTWTra

tous,

les fit-fuir

xal lTî/.^âT/î7« TOy axâjpO'Ji"

et resta-maltrc

du navire

roOro oè Kx7ïtOâ Sxrjaç,

d'un autre

Cassius Scéva,

îç iv ryj jJiXyr, TitpX ^xjppiyir^j

qui dans le

CKxcTïctîTÔv o^fOx^iJ^v ro^fjy.y.ri,

ayant été frappé à

itXr}).XfiivOi et ûîffdi

ràv

'J<;/qv

xal iripw tôv /iinpbv
àvxô«5«y/iivoî oè

Tû

ixaràv xxl T/stâxovra

c(jté

:

combat de Dyrrachium
l'œil

d'une

ll.tlic,

el transpercé d'un javelot à l'épaula
et

Oupfi'Ji

d'un autre à

et

ayant reçu sur son bouclier

la cuisse

cent et trente

coups de

traits,

,
,
,

KAIiAPOl BIOZ.

54

îtYfjL^voç, fxaXii Tot;; TroÀejxto'j;

Se TcpoaiovTOiV, toC (liv

wç

oltzIxjo^ tov (ofxov

/caxi Tou TrpocwTTOu 7raTa;aç areTpE'j/ev

'Ev

otxeitov TcepioyovToiv.
fXtoS-/)

t^ {xx^a^par, tov 2i

«otoç 5t ^uTOi^r,

•

Twir

,

ci lipiXTavia tcjv 7roXe(jiioov tiç tottov

xai fAEaxov CcaTOç

ÊTTiOEfxévwv, crpaxicoTrjÇ

A*^w

7rotpao<uc«wv lotut^v.

Toïç

IjXTTEaotîtJi

Kaicapoç

,

irpwTOtç Ta;iapyaiç

aoTOÎÎ tt,v [t-i/ry £cj»op<«iv-

Toç, (îxratxevoç eîç [jlecou;, xa 7ro)Aà xai TcepiOTrra TOÀtxr^ç à7rr>SciçajjLEVOç

epya,

xoîx;

Ta;ictpyou;

{Jisv

t^ojffs

T(Tjv

,

^apootpojv

çuyovTtov, auToç Se yaXeTTcoç eri Trasi ciaSaivwv Ippi-^'ev éourov

pEuixara TtXixaxojorj

etç

T^y6u,tvo:;,

xi

,

xal

àv£U tou GuptOÛ xà uiv

{/.o'Xiç

Se fJaSiJ^ojv SiETTî'pace. 0au(Jt.a^ovxwv SE

xov

Kaicapa xat

£0

p.aXa xaT7;îpY;ç xai SsSaxpuixsvoç rpoaeTTEce

ffUYyvwjjLrjV

(jiexà

xwv

irepi

/apôc; xai xpau'pjç aTxovxojvTojv, a'jxoç

atxouaevo; £~l

xw

Tcposcôat xov ôupsov. '£v Se Aiêur,

reçut cent trente coups sur son bouclier.

comme s'ileùt eurintcniion de

tw Kaiaopi,

se rendre

;

Il

et

appela

les

ennemis

de deux qui s'approchè-

rent, l'un eut l'épaule abattue d'un coup d'épée; l'autre, blessé au
visage, prit la fuite. Cassius, secouru par ses

heur de s'échapper. Dans

la

compagnons, eut

Grande-Bretagne,

le

bon-

premiers chefs de

les

cohortes s'étaient engagés dans un fond marécageux et plein d'eau

où

ils

étaient attaqués vivement par les ennemis.

sous les yeux
fait

et

mêmes du

général

,

Un

soldat de César,

se jetant au milieu des Barbares

,

des prodiges incroyables de valeur, les oblige de prendre la fuite

sauve les

officiers.

Ensuite

il

passe

le

marais le dernier, traverse

avec la plus grande peine celle eau bourbeuse, partie à la nage,
partie en

marchant,

et

gagne

l'autre rive,

mais sans son bouclier.

César, qui ne pouvait trop admirer son courage
toutes les démonstrations de la joie la plus vive
tête baissée et les yeux baignés de larmes
et lui

demande pardon

,

,

;

court à

mais

lui

a¥ec

le soldat

,

la

tombe aux pieds de César

d'être revenu sans son bouclier.

En

Afrique
,

VIF.

I)i:

npoviàvTotv

Mais deux s'uppruchaot

,

il

TOV W^UOV TOO

5cj

curnino dcvanl rundre soi.

Trapxûwo-wv caurd;;.

àvtï'j Si

CESAR.

appelait les ennemis

i/.âXti rox)^ Tfoy.e/j.ioj^
6i^

abattit

de l'épée

l'épaule de l'un

,

TrarâÇaç ^i tôv

,

ayant frappé l'autre

et

au

visajje

le niil-cn-fuile

aùrèî Sî
rrôv

•rzsptv/ô-jrwj.

Ev Ci hpSTTUvix

:

mais lui-même

SitV'^Orjf

oly.titji'j

,

,

,,

,

,

fut

SOS

compagnons

El en
les

sauvé,

/'ayant entouré.

l>ielaj;n('

ennemis

s'étanl jetés

sur les prcmitTS chofs-de-cohorles
t/z7r«ïOÛ<riv «cç
JAcjô>;

xat

rdnov
tSxroi,

fitv-zb'J

ITTpXTlÛTrjÇ ÙlÛfJLi-JOi

qui s'élaienl enrayés dans un
marécageux et rempli d'eau ,
un soldat s'étant précipité

lieu

au milieu des ennemis,
ci ayant

àitoo ttXx fitvoi

y.oil

e^7«

montré

des actes d'audace nombreux

To/firii Tto)/.à

cl

remanjuablcs

,

César voyant

Ka/flra|îOî <]?o/5s3i»roç

n^v fxiyriv «ùroO,

le

combat de

lui

sauva d'une part
les chcfs-de-cohortcs

TÛv

âxpZ'xpoi-j

^uydvTUv

les

aJTO^ oè oiaSatvwv

et

barbares ayant

fui

lui-même s'avançanl

;(xi£Tr(ûç ÈttI Trifftv

avec-peine après tous

ippvpvj IxuTOv

jeta soi

etç pe-jaurtx. rsJ fixrûor,

,

X«l 5t£TépaC£ /id/tî

rà

/xiv v»;;^d/ievoç,

Tûv

rà oè ^^ao ti;wv.

5« TTc^l TOy l^xisxpx

BxMflX^Ô-JZOiV Xxl XTZX-JT'j^J-'jiJ

fitzk

X'-</554

dans des courants bourbeux
et traversa

xal y.px'jyr.i,

xal 5«3azpuuivoç

TÛ

Et ceux autour de César
/'ailmiranl et venanhà-*a-rcncontre

avec joie et clameurs,

Rotiffaoc

Tû npohOxi

bien fort abattu

et pleurant

a{roû/xivo« vjyyvbtfir,v
«7:1

péniblement

tanlùt na^'eant, tantôt marchant.

lui

irpoviiriTC

autre»

sans son bouclier

ToD Ou(&«oû

ai<£u

les

tôv Oucîdv.

toml).i-au-pieds de César,

demandant pardon
pour le avoir abandonne soDboucIici.
,

56

KAIÏAPOl BIOZ.

vauv f/ovT£ç

01 TTEpi XxiTci'ojva

Kai^apoç,

£v

Tpav-o; ITetport

r^

iTrérXei xatAtaç otTrooeoeiYuevoç, xou; jxÈv àXXvjç ^TTOto^ivTo /t{av,

Tw

'0

ôl Ta|i.ia ôiSovai t>,v <7(or/;piav Ê^acatv.

Kaiaapoç crpaTitora; où
eOoç I<jtv; lauTÔv TÔi

XVII. Ti

àÀXi oioovai

Àaix^oîvEiv,

OpE'l^e

5s Toiaura Xr'aa-ra

dcp£tû(o<;,

c(i>r/;pi5ty

çi'^ei TcaToc;:?? àv£Î)>£.
xot'.

xi; ^iXoriaïaç a-jToç dve-

xai xaT£GX.£uac£ Kaïcap, TrpôJTOV

Ttaav

eIttwv ^ti toIȍ

S*,

/api^E^Oai

{xîv Toi

ivceixvuaEvoç ^Ti tov ttXoutov

o'jx

y.ai

eÎç Tp'j5-/;v

loiav oùo£ Tiva; v;ou7raO£iaç Ix tiov 7roX£u.o)v àOpoi^Ei, xoivct o'

àOXa

auTw çuXaccotxEva àTrpxEiTar xai

dvopaYOtOtaç rap'

Ty;ç

fX£T£aTiv £X£ivw Tou ttXguteÎv 5<7a Toîç
oiooxriv

•

Twv

U7)5£va Ôà

s'était

Tb

TTOvojv aTrayop^'^Eiv-

lOaujxaJ^ov auTOu oik

Scipion

Twv

(£;ioi<;

<rrpaTii.)To)v

£7r£iTa tîo TrdvTa jxiv xivSuvov £x6t)v ostiTTa^ôa».

x'/jv

oiXoxijxiav

*

(aev

i^

Oc

,

ttûo;

ouv tpiXoxivcuvov oùx

xwv ttovwv

u7ro|jt.ovr,

emparé d'un vaisseau de César, monté par Granius

Pétron, qui venait d'élre

nommé

questeur. Scipion

fit

massacrer tout

l'équipage, et dit au questeur qu'il lui donnait la vie. Granius répondit

que

autres

,

les soldats

non pas à

de César étaient accoutumés à donner

En

la recevoir.

disant ces mots

,

il

tira

la vie

aux

son épée et

se tua.

XVII. Cette ardeur et cette émulation pour
et nourries

en eux par

les

récompenses

et les

la gloire étaient

produites

honneurs que César leur

prodiguait; par la preuve qu'il leur donnait qu'au lieu de faire servir
à son luxe et à ses plaisirs les richesses qu'il amassait dans ces guerres

,

il

les mettait

en dépôt chez

lui

également destiné à tous ceux qui

pour être
le

le

prix de la valeur,

mériteraient; et qu'il ne se

croyait riche qu'autant qu'il pouvait récompenser la

de ses soldats. D'ailleurs

,

il

s'exposait volontiers à tous les périls et

ne se refusait à aucun des travaux de
ger n'étonnait point ses soldats
gloire

;

mais

ils

bonne conduite

étaient surpris

,

la guerre.

Ce mépris du dan-

qui connaissaient son

de sa patience dans

amour pour

la

les travaux, qu'il»
,

, ,
,

,

,

rtry.

I»,

VIE DE CESAR.
Atêârj ol Txepl Sxitti'cjvx

El» Si

57

Kt en Libye ceux autour de Scipior»

i^ovre^ vsiûv

Kxhvpoi,

ayant

h

Vpivioi Ilir^wv

dans lequel naviguait Granius Pélron

jTfiTrlet

f,

à.Koàtctt'jfih'ii mfxlv-i
ino'.o'jvro /x£v /stav

rob^ y/zov,-,

un vaisseau de César,

/»;i,ï

nciinnié questeur,

romme

traitaient

proie les autres,

mais disaient au questeur
StOÔvUt

TOiTTiploiV.

Tr,-J

ôj, «tTTwv oTt éOoç «ttI

donner

///j

Mais

lui

vie-sauve.

la

ayant dit que CDutunie est

,

de César

T0Ù5 »T/5aTto5raç Ka(7Z/90{

les soldats

où ix/zCâvîtv

ne pas recevoir,

«Hâ

ctodvat jojTïjp^av

rw

ïcary.çxî «auràv

Çtfct

mais donner

il

XVII. KaXactp Sk àvlOpels

iïj/xara

vie-sauve,

se tua.

XVII. Or César entretint
et

rà TOtaOra

la

ayant frappé soi de l'épée

prépara lui-même

de
et

tels

de

courages

lellfs rivaiilés-de-gloire,

tl'abord par le faire-des-largesses

xal

Tt^txâv à^st^dJ;

et

honorer libéralement,

èv5etxvû^ar/oç

montrant

^Tt oùx àQpol^et ràv îrioOrov

qu'il

ix TCÔV TToii^uwy

des guerres

pour

tli ioîuj zpu^i'j

oùci

ruxç

aOXx 0£
Xï^i

/lOMTtxd&iai

ni

n'amasse pas la richesse

ses

propres délices

pour quelques voluptés,

mais que des prix

/.oi'jx

à-jopxyxOixi

communs

du courage

«TtO/.StZXt yuÀajT9/A!VX

sont mis-en-réserve

Ttapù

auprrs de

x-JTfZ'

xal 07a ôt'owTt
roî^ àÇt'ot^
,uSTî(jriv

CTrsiTx

et

Tûv jTpaTtwTây
Toy îr/ourîïy'

î/ît'v'jj

Tû

/jtèv

ù'shrx'jOxi i/.wi

que ce

lui

:

qu'il

donne

aux dignes d'entre les soldats
fait-partie pour lui du s'enrichir

:

ensuite par le s'exposer volontiers

TtetVTa xlvSu'JOv,

à tout danger,

àinx'/ops'jsvj Si

et

itpb^ lJir,Sijx

Oùx

Tûy Tcdvwv.

iOx-j/xx^oj fiïv luv

ue se décourager

devant aucune des fatigues.
Les soldats n'admiraient pas cerl

•<

TÔ ^().ox(youvov

cet

Six Tcv ^cioTC/Aïav*

à cause de son ardeur-pour-la-gloin-

ifl

ai ûîro/zovr)

amour-du-ilnnger

mais sa forcc-à-supporler
les fatigues

;
,

RA12AP0I BIOI.

5f
T£v, ^Tt xai

xa

Xo;,

t:?)v i';iv

TTEpc

ojv lay vo;

xai

,

xesaXyjv voa(oor,ç

Ti^/V

Evoyo;, £v KopSuCr) Trpwtov

aoTw

adipxa Xeuxoç xal inza-

Tr,v

toÎÎ

xal toîç lriAr,Tmxot;

,

raOouç, w; ^EyETai

tou-

,

tou TTpOaTTECOVTOÇ, OU (XaÀot/.iaÇ ^TTOir^TOtTO T/jV à^p«J7Tiav TTpO^

f

cpaacv, àÀÀot

OtpaTEiav

Tr,;

àppworia;

r/,v

crpoTEiav, Taîç àT£u-

^-jj.-

ÈvSEXîy wç xai TaXaiirùjpEÎv à7ro|jt.ayou.cvo;

to)

cwpa ypoupwv

j

y^

ouffaXwTOv. 'LxoifxÎTO (aev

Cttvoûç Iv oy^-ï^aaaiv

xa'i

"'''''Ç

6f{j[.a

CTpaTlOJTOU

EyOVTOÇ. S'JVTOVOJÇ

^Î'^OÇ

àuo

,

était frélc

xai t^; ttoXeu

,

dont

il

doue. Mais, loin de se faire de

la

OUtOJÇ, OJ-TTE TT,V

Po-

il

avait la

peau blanche

la faiblesse
,

il

par un régime frugal

en plein air et d'endurcir

ainsi

t(!'tc

et

et à

avait senti les premiers accès à Cor-

de son tempérament un

cherchait dans les exercices

guerre un remède à ses maladies
,

e^ottic^ev £:pc(7TrjXOTo;

o' r,).a'JV£V

car

;

prétexte pour vivre dans la mollesse

marches forcées

o'

de corps et sujet à de fréquents mau de

des attaques d'cpilepsie

,

j

il

les combattait

par des

par l'habitude de coucher

son corps à toutes sortes de fatigues.

prenait presque toujours son sommeil dans un chariut ou dans une

litière
1

ttÀeittouç

'PtoixTjÇ TroiYiaatjLEvo;, oY^oalo!; ettI tov

trouvaient supérieure à ses forces
délicate

A

xai to

çopsioiç, elç 7rpa;iv ttjv dvaTrajct/ xaTor-

yj

oiojxovto; eIOitulevojv, évoç

7rp(0TY]v £;ooov

Il

,

Touç yapaxaç, Évoç auTw auYy.aOrjUEVou Traioô; tÔjv λ~q-

Ypa'>p£cv

di

0*jpay/.£Ïv

—ocOei

tiÔe'jxevo;, Cy/zlzo tï jj.£Ô' r,|/.£pav IttI toc ^povipia

^

tw

Toiç ôSoiTTopiaiç xai Tat; EÔTEXc'ffi oiaiTatç xai

pour

faire servir

son repos

même

à quelque fin utile.

visitait les forteresses, les villes et les

camps;

et

Le

jour,

avait toujours

il

à côté de lui un secrétaire pour écrire sous sa dictée en voyageant
et derrière,
si

un soldat qui portait son épée. Avec cela

grande diligence

,

que, la première

rendit en huit jours sur les bords

fois qu'il sortit

du Rhône.

11

,

il

faisait

de Rome,

une
il

se

eut, des sa première
,

,

, ,

VIE

,,

tou

rr.v ôùvy/Aiv

iXit

r^.'j

,

,

59

paraissant élre-forme

lui

au-delà de

a'Jtfxxroi

la

parce

,

(jue élaiU

compicxion

et maij;re' «le

t

force de son corp»,

drcunccrlail

/tî

èr:TT/r;rriv, Sri ûiV

Ivyyb^

,

Di: CKS^AR.

ôo/.o)m<i l'/yv.orspsX^
itst/îà

,

,

/.ai

)w£uxo;xatàTi(x>.C(;xT;v<rïf,xa,

et blanc cl dOlicat de chair,

/.OLÏ

yoTjjô/;^ -xirÀ t/;v xîya)/;v

et

TOJTOu T9Û

aux

,

acci(/t7if* épileptiquos

celle alleclion-là

TrâÛtfyç

7r^co7T:î79vTo,- xùrùi

,

w;

élanl snronueàlui,conimeilcst dit,

yt/fry.i

àCordoue,

pour-la-[M-enjicre-fois

Ko/sôvô»?,

irp^Jjra-j èv

maladif de lêlc

et sujet

A9Ï îvoxot; roli i-xiAr,TtTtKoîi

ne

pas celle indisposiliuii

oùx £7ro£ir;jxT0 Tr,v àppuazix-j

il

à)Aà n^» arpxTsixv

mais

Bioxnîixv

une cure de son indisposilion

lit

un prélexle de mollesse,

Tr,i àppcMizlocçt

tw

à-::oixxyôfX£JOi

la

guerre

combalt.inl

TrxOct

par

la

,

maladie

les courses infatigables

Cl les réginjes st)bros

XXl

TW

elle c<)U(lier-à-r;>ir continuellement

Ou/5XU/£tV èvO£/4;/(ÎJ;

prcndre-de-la-peine

xat TaiatTTwpîTv,

cl le

xal fpoopôtv 70 aôjfix

et

SJ7X).U70-J.

dillicile-à-surprendrc.

TOÙÇ

Il

Ttift'ffTOU^ UTTVOUÇ

Iv 3;(»{/zafftv

ffopdoii

17

dormait certes

la

yc

Ejcot/xàtTO /xiv

gardant son corps

plupart de ses sommeils

dans des chariols ou des

,

mettant

xaTaTi0i,u«voi ti^v àvaTtau^iv

le

litières,

repos

en action
i/erTO ôè //«ri

et

ritiipoc*

il

se faisait voiturer de jour

vers les forteresses
xal ràç tto/ciî

y.xX

tojî yipxyixiy

et les villes et les

relranchemenls
,

un esclave de ceux accoulunu's
à ccrire-sou$-5a-dicléc

witoy^iyîiv

pendant

ijXX ^l'jJXOVTOi
ffU7xa9v;/x£vou

aùrû

qu'il pressait sa

élanl assis-avcc
et

marche

lui

un soldai

se tenant par-derrière

JyïTr>;/dTo; c^ÔTTCffOcv

ayant une cpéc.
H^scuvc ^i

oûru

Et

eruvrôvoiç

il

allait si vile

au point ayant
rrr» itp'JtzT.v

i^ooov àTxo 'Pm/xti^

hlOtXv i-/Soxloi

,

sa

,

fait

première sorlie de

Rome

d'être arrivé le-huitième-jour
KAIZAP02 BI02.

60
ootvôv

AOelv.

1161TT0

Y^P

To

oov Îuttcueiv ix raioôç

(xlv

yeîpa; dt7TaY0)v, xai

cl; TOUTT^ao) T^tç

ainôi ^air*

-^v

t<j> vojtcj)

ttX^xwv, (Jvi xpotTo; IXauvciv tov ÎTrrov. *Ev Ixtivr; ci

•

iripi

tt) arp?.-

T£ia 7rpoa£^T^axy,(y£v tTTTraÇojxEvoç xi; ^TctCToXiç OraYopeueiv xai
oufflv 6u.ou Ypa^O'Jffiv i;apx£Îv,

AeYETai ùï xa xb 5ià

yP*^'!^*'^*'^^

-rrpwxov u.r|-/av7^aaaOai

ETTEiYOvxwv xou xatpou

xo

(jle'ye^Ôo;

Xavw ^£Vou

t7;v

,

O'.a

,

ff-/;u.£Îov,

Kai^apa

xaxi Trpoaojrov £vt£o;iv

^i, xou

àcyoXiwv xa xr;

7:o).eo)ç

£'!»/.OAtaÇ

oeittvi^ovxoç aoxov Iv Meoio-

TrapaOsvxo; àcrapavov,

,

y.i

àcpEXwç e^xys,

xoï;;

xaxa/Eavxoç, aùxoç

ôi cpiXoiç oucyepaivouîiv £7r£7:Xr;;£v*

[jl^v

£9^1» '^

«"HpxEi Y^p>

une grande habitude du cheval,

,

courir à toute bride

guerre des Gaules,
et à

il

,

les

Rome

pressées

,

soit

l'étendue de la ville.
cité
lui

l'on

Dans

le dos.

la

la fois,

un plus grand

premier qui introduisit

fut, dit-on, le

11

même

ou

lettres

avec ses amis

,

lorsque

ne permettaient pas de s'aboucher avec eux pour

les circonstances
affaires

acquit la facilité de

s'accoutuma à dicter des lettres étant à cheval,

communiquer par

l'usage de

il

mains croisées derrière

occuper deux secrétaires à

nombre, suivant Oppius.
à

et

I-*-^»

£;£-

/prjffôat xoTç (XTrapEcxouciv ô os xvjv xoiauxYjV (XYpoixiav

jeunesse

xwv

U7:£p

Tîjç ôi TTEpi x^,v oiaixav

OùaXEpiou Aeovxoç

txupov avx' eXaiou

xai -Xeio'71.

oiXoiç ÔjxiXeîv

'^'^'^

T£ 7rXr/Joç

u.^ TCEpiuLEVovxoç.

xaxEÎvo TTOtoîîvxai

ô' "OTTTrioç ^r.ci,

wç

à cause d'occupations nombreuses

On

cite

un

trait

,

ou do

remarquable de sa simpli-

dans sa manière de vivre. Valérius Léo, son hôte à Milan,

donnant un jour à souper,
avait assaisonnées avec

d'olive.

11

en mangea sans avoir

s'en étant plaints
« suffire,

de

,

il

leur en

fit

fit

servir

l'huile
l'air

un

plat d'asperges

que

de senteur, au lieu d'huile

de s'en apercevoir

des reproches.

leur dit-il, de n'en pas manger,

si

«

Ne

et ses

amis

devait-il pas vous

vous ne

bonnes? Relever ce défaut de savoir vivre,

j

les

c'est

trouviez pas

ne pas savoir
,

,

,

,

,

VIE
ittl rb'J

Gl

vers le Rhône.

Or
auTw

,

DE CESAR.

'Pooavdv.

^v pocdiov

,

allcr-à-chcval

le

Ctail facile à lui de|>uis lui enfant

èx Tratôd^'

car

il

s'clail

:

accoutumé

i/aûy«(v TÔv Ïttttov àvà Apûroi

à pousser son cheval avec force

àTtâywy ràç x^^P^i

ramenant

*o ùtti^w,

tû vwtw.

xai izspi-nÀUOiv

Ev

*'»

èx<(vyi oi T!^

et

/t'jf

les

main« en arrière,

enla(,'ant

sur son dos.

Mais dans celte expédition-là

sTpctTsia

s'ccr(,a-en-oulre étant-à-cheval

lt/507£Ç>5a'x/!<7«v tTTTraÇd/xevo;

il

iTtx'jopt)Uv TSC5 ÎTrtffToAà;

à dicter ses lettres

ypâfQt7iv b/xQjf

écrivant ensemble,

xal

et

et à suflire à

même à un-plus-grand-nombre,
comme Oppius le dit.

de,

irAetoo't

deux personnes

AiytTcti Si xal JLochapv.

El

np&TQV

le

premier avoir imaginé

TO ô/xtieiv ûtà ypafxy.xTbiv

le

converser par lettres

Toli yi'ioiî,

avec ses amis,

yix>7;(av>jJKffO«t

csl dit aussi ('ésar

il

la
Ti^y évT«uÇiv

xarà wpojwrtsv

circonstance ne souffrant

la

rencontre /ace à face

pour

UTtèp TCiv tTtJf/dvTCUV

j)as

les choses pressantes

et à cause

du nombre

de ses occupations
Xxl TO

fJii'/iOoi Tr,i Ttd/SW'î.

IIo(oDyTat Si xai sxsïyo arjfieïov
T»5î

eùxoiiaî TTS^l Sixirv.-j

,

et

de l'étendue de

On donne encore
de sa

facilité

la ville.

cette preuve-ci

de régime,

on, Oùa/sptou AioyTOî,

que

TOÛ Çivou û£iTryi$oyT05 aùrov

l'hùlc qui donnait-à-SGuper à lui

iv

Mio to/âvu

,

Valcrius Léo

,

à Milan

nxpxOi-JTOi ctTjiipxyov

ayant servi des asperges

xal xaTa;^éxyTOi

et

/lû^oy

de rhuile-dc-scnleur
au lieu d'huilo-d'-olive,

àvTt c).xcou

auras

/*('''

ayant versé

e^ayrv

ècj?s).cii$

,

lui-même en mangea simplement,
et réprimanda

TOtî Ç>l/Otî SiJ7^tpx{yO)7U'

ses amis qui

m 'U/3xct yxp

»

TÔ

,

ty»j

u/î yr,r,70xi

Certes

il

s't'H

offensaient

suffisait

,

dit-il

de ne pas user

T«î« jtTtaacTxouaiv*

des choses vous déplaisant

6 Jè t^(>t/;^'jiiy

l'iais

:

celui faisanl-remarquor

:
KAIIAP02 blOZ.

Wà
X^Y/ov, aÙTOç

eU

/^eifAwvoç

«Ypoixoç.

^(TTiv

«

'Kv ooo) oé

{itauXiv fltvOpojiroo revrjoi;

olxrjaaTo; évôç yXioy po)ç £va

çiXouç éIttwv,

twv

ojç

TtaroK;, tojv o

oweAsOttc

-norzi

wç vjîèv

,

et»pt

^ÉçaaOai ouvojxtvou

fxèv £VTi}Aojv

7rapa/o)ir,Téov

avay^atoiv xoî; acOevEaTaTOiç,

Otnè

-tt/^o»

rpoç Toù;

,

toI;

£ir,

xp«-

OTrrnov £XEAev-

(T£v

avaiTaûyaaOai' atri oà twv àX/^wv aoToç èv

Trjç

Oupaç eV.aOeuîev.

XVIII.
fxojv

Tirpoç

Y^p ^

'/XXàt

TpoiTTtY«w

TupwToç a'jTÔ) TWV KeXtixwv 7ro>i-

JJtÊv

LXSyjTTioui; auvéarr) xa'i Ti*pjpivoù(;*, ot Taç

ooiô£xa ttoXeiç xai

xtoaotc;

TETpaxo^iac; luTrpr.'javTE!;

ûii T^ç OtcÔ 'Poj|j.aiO'jç

7rpoa-o>

tw

xal rfiUTOvsç, ouT£ ToXu.av

TaXaTiaç, wîTTcp

£X£ivtiJV

aîrrwv

£/(.jp''Aiv

,

TTotXai K(|x6poi

07roC££GT£poi ooxoûvte; £tvai,

xat 7rAr,0o^ 6(AaAwç Toiâxovxa ixàv al Traçai (xupiâo£; ovt£ç,
Eixoai

al iJLÇiypiityai ixtaç oioucai. ToaT<i>v

auToç, aXXà Aaéiyjvoç, tteu^Oeiç

TiYuptWjç uiv owx

aCiToù,

utt'

tÔv 'Apapa

7T£p'i

TTOTatxov cnjV£Tpi'j'îv. 'EXÇrjTiojv û' auTO), Tipoç Tiva tto/.iv :^iAr,v

«

soi-même. «Surpris, dans un de ses voyages, par nn orage

vivre

violent,

il

pauvre

homme

sullisanie

fut obligé
,

de chercher une

où

il

pour une seule personne.

«

aux grands

«

il

les lieux les plus

faut les laisser

chambre, parce

dans

retraite

la

chaumière d'un

ne se trouva qu'une petite chambre, à peine
«

;

aux plus malades.

qu'il était

faut, dit-il a ses amis, céder

Il

honorables mais les plus nécessaires,
»

fit

Il

incommodé,

et

coucher Oppius dans
passa

il

la

avec ses

la nuit

autres amis sous l'avant-toit de la porte.

XVIII. Les Helvétiens et les Tigurins furent
ples de la Gaule qu'il combattit. Apres avoir

douze

villes et

les

premiers peu-

eux-mêmes

quatre cents villages de leur dépendance

brûlé leurs

,

ils

s'avan-

çaient pour traverser la partie des Gaules qui était soumise aux

mains,

comme

autrefois les

inférieurs ni par leur

nombre

audace

à trois cent mille,

en âge de

servir,

ce fut Labiénus

,

il

Cimbres
ni

et les

Teutons, à qui

ne marcha pas en personne contre

un de ses lieutenants
11

Ro-

n'étaient

par leur multitude; on en portait

dont cent quatre-vingt-dix

pièces sur les bords de l'Arar.

ils

,

raille

les

le

étaient

Tigurins

;

qui les défit et les tailla en

conduisait lui-même son corps d'ar-
,

,
,

,

une
Ev

,

63

lolle incivilité

,

ost.lui-ni(îiuc incivil.

»•

Kl

Oi TZOTS

Ôfî'JJ

,

DE CESAR.

Vll^

JjtIv ctjzbi û-/pouoi.

,

»•

route une-fois

fin

ayant ûié poussé par un orage
àjOpûinoM tt^j/to;,

tiç tTtauAtv

su<c£y

r>>{

oùôèv

homme pauvre,

<lans la cabani; d'un

comme

Tz'kéov

ne trouva rien de plus

il

«vèç otxr;/ji«TO; oj/ctfiitoi

qu'une seule chambre pouvant

dîiÇauOat yXi^xpui îva,

recevoir à peine une seule personne

«tîrwv

w;

î'ï;

TT/îOç

ayant

dit à ses îimis,

(pie

T0Ù5 y^iouç,

'i^y.py.y(i}priTéov

(allait

il

les /;/«trs

Tcôv os

àvayxaiuv

mais

les nécessaires

ordonna Oppius

il

auras Ji /zerà TÛv â)-Xwv

s

y reposer

mais lui-même avec

îxâOfuoev

il

TTponztyidf rr,i Qjpxi.

XVllI.'Aiià

[sanls,]

aux plus malades

To"$ x-yOrjirTÔLTOii

îv TciJ

céder

d'honneur auv plus puts-

:

les autres

dormit

sous l'avant-toit de la porte.

yà/5 b fxh TipCizo^

XVIll. Cependant

la

première

des j^uerrcs de-Gaule
eut-lieu à lui
Trpàç E/SïjTTtoui xat Tf/'jotvov;,

contre les Ilelvéliens et les Tigurins,
les(jue!s

ayant incendié

les liouzc villes

xal TCTpx/.ozixi

y.'riv.^

ix.j-:'Jyj,

iy/J)pOJV TTjîCTW

ôtà ra).aTt:<i

r-.iv-

T/;; Jrrô

'•/^--,

TîJTOvi^,

,

[mains

en allaient en-avant

,

Gaule soumise aux Uo-

à travers la

commc

Stnrttp TriJat

YiifxZpoi /.xl

et tes quatre-cents villages d'eux
s

autrefois

les Citiibies et les

Teutons

,

ne paraissant pas être
ÛltOOîiTTîpOl £/îtVWV

TÔlfJ.V.J

,

inférieurs à ceux-là en
et étant

audace,

également quant

aunombu

aljusv TtxTxi rptx/.ovry. 'AVptv.'!:^,

cn-tAul trente myriades,

xl ci fjLxyôyvjxi

et celles qui combattaient

Jt/OTt oîoyyat /xtâ^.

vingt myriades man(]iiant d'une.

TovTûJv

/tev

,

oùx a JT^î

à).ià AaSiyjvôj,
Tîjut^Oflî

!»7t6

awToy,

De ceux-ci

,

non lui-même

mais Labiénus

envoyé par

lui

écrasa les Tigurins
nepi TOv itora^uÀv 'papv..
E/S»;r7tsjv ôè èntOj/i.ivwv

vers la rivière d'Arar.

Mais

les ilclvétieoji s'clant jetés
,
,

KAIIAPOX DIOZ.

(A
dfyovTi

caç

orpatiiv, xaO' ooôv àTrpoaooy.rjo)^

t:?)v

iirl

2irtOe{xtva»v, ^Od[-

yo)p(ov xapTepôv y.axe^puYe* xàxeî auvaY*Y**^^ *^*^ irapi

w;

5uva(xiv,

Tot^a; T^^v

aÔTÔi irpoo-^yOrj' «Toutcj) (itv.

ittito;

^^r], viXTq<ja< ypr^<70|/,at Trpoç tyjv cioj;iv, vûv 5' to){X£v £7:1 toùç

7roX£u.iou;

•

u)(Ta(JL£voç

xai

TO

«

Xpovw

opa-z-^aç evtCaXc.

TreJ^ô;

tw

Taï; àaa;aiç xat

TTEpi

(/.dt/ijxov,

ce xat ya/^TrôJ;

/otpaxi tov

ttXeÎctov eG/£ TTc'vov, O'jx ajTojv U.OVOJV G^i7Taijt.evo)v exil

oXXà xat

f^.ayouLevojv,

uL£/pi

aùxwv

TraïOEç

OavaTOu cruyxaTExoTT/jaav, wcte

Ka/oj

TEXEUT^aai.

vuxTaç
ETTEÔriXE,

ci

Tto

XiTïOv,

r/;v (xayr,v jxoXi; Et;

xy;v

vi'xr,;

^pY^o

a£7a;

xpEÎTTOv

xwv

TTcp'ov-

yojpav àvaXaCeiv

r// à:T£-

TO ffuvoixiaat Tûoç oia^uYOVTa; Ix

Twv* ^apCàpiov, xat xaxavavxa^ai

^uvaixeç àu.uvou.£vai

xa'i

Tr,ç

xa'i

v7,ç {xa/r,?

xa xàç TcoXEtç a; SiÉ'^Ottpav, ovxaç u7T£p cÉxa ixupiàoa!;.

'Eupa^E

ùï xouxo OcOiwç

u.r,

xr,v

'/wpav £pr,u.ov 'fv/(ju.vrry

c-

TEpixavoi ôtaSavxsç xaxac^/toci.

mce dans une

ville alliée

sans qu'il s'y atlcndll.

où

il

« victoire

eux;

temps
rais

»

et

,

alin

cl

mil en bataille. Lorsqu'on
«

les

charger à

,

il

camp

:

;

que ceu

et

;

et, après les avoir

femmes

la nuit.

plus glorieux encore

Il

rompus

qu'il avait

s'y défendirent

se firent tous tailler en pièces

,

avec

et le

,

un

s'y étaient ralliés,
le

dernier achar-

combat

finit

à peine

ajouta à l'éclat de celte victoire un succès

ce fui de réunir tous les Barbares qui avaient

:

échappé au carnage, de

abandonné, pour

la

ennemis maintenant marchons à
pied. Il lui en coûta beaucoup de

outre qu'ils y avaient fait, avec leurs chariots

leurs enfants et leurs

au milieu de

arucua

eut encore un plus grand combat a soutenir pom*

retranchement

ils

lui

Je m'en servirai, dit-il, aprcs

de peine pour enfoncer leurs bataillons

en déroule

nement;

Ir.s

de poursuivre
alla les

il

lui

oblige de gagner un lieu fort d'asbieiu-

devait monter:

qu'il

forcer leur
fort

lorsque les Helvéliens tombèrent sur

rassembla ses troupes et

le cheval

«

,

Il fut

les faire

retourner dars

le

pays

qu'ils avaient

réiablir les villes qu'ils avaient brûlées

:

ils

élaieni

plus de cent mille. Son motif était d'empêcher que les Germains,

voyant ce pays désert

,

ne passassent

le

Rhin pour

s'y établir
,
,

,,

Viii

par

npôi Tiva
fOxtjoci

èni

le

sur

lui

xaTiyu7<v

ies

et là
et

Îttkoî -KponôxO*)

Nixïjjaç ymiy

cheval

luais

à

lui

:

maintenant allons
;

»

Or avec du temps

Xpdvcj èi xat j^a/ïTrcô^

et

/w chargea.

il

péniblement

ayanl enfoncé ce-qui-comballait

/jiû.-/^iixo-j

^7X• TÔV 1T/«ïffT0V TtOVOl'
TTïpl xaïçâ/iâÇaiî /.sùtû

il

yû.pu/.i.

,

aùrdiv ixovuv

eut le plus de peine

vers les chariots et le rclranchemenl,
les

hommes ne résistant pas eux

seuls

et combattant là

XK( /Ase^o/Acvbty excï,

à^>à xai

amené

et s'élantclancéà-pied

ip/xi^<rxi ttsÇo^ èvtox/â.

oltx vfitjxafiivbiv

fut

Ayant vaincu, dil-il,
je me servirai de celui-ci
pour la poursuite

'(tifltV

wffâ/iîvoî TÔ

be réfugia

ayant rassemblé

aux ennemis
xal

il

:

«

Xp^lOfiXl toûtw

vOv Û(

furt

ayant rani;é^en-bataillc sa troupe,

comme un

«ÙtùV

«yiij,

,

qui cunduisuil Sun armée

ayanl prévenus

xat £x«î TUva'/ayùv

«

65

chemin ù-l'impiovisie

dans un lieu

xa^Tjpdv*

xal -rrapxTâÇaç Ti^v Sdvx/JLVJ
ûjj

, ,

vers quel(|ue ville amie,

TrdAtv y^i/jv

•/^ùipîov

,

DE CESAK.

orpaxiàv

aùx(j> dcYûvxi TYjv

,

,

mais encore

Kx'iQti «UTCïJv

d'eux

les enfants

et les fennncs se

xat 7uvat/£i a,auvo/ji£vai

défondant

jusqu'à la mort
furent laillés-on-piéces

wîTf

rrjv fix-/_T^v

c({ /AC9a$

TtÀfiUT^aat

vuxraî.

Toi os xsùcô ïpv^
i7rCÛ>îXC

/x6)i.i

X^fÏTTOV

'^'*ii

vi/./;^

au point

il

,

le

combat avoir

fini

à-peino

au miUeu de la nuit.
Mais au beau fait de la victoire
en ajouta un meilleur,

réunir-en-corps-de-peuple
ceux des barbares survivant

le

TOÙç TÔiv

^xpQxpuv

ClXf)y6vTXÇ èx

nepiô-JTUJ

7r,i /JLXX'fii

,

qui avaient échappé au

xal xaravayxâjai

àvoiaêeîv

à reprendre

combat

et les contraindre

riv

ti^v

ànOinov

x^pxv

,

xài itdAetçàî StéfOnpx-j
o-^TXi ùnip otxa /xupiscôa^.
/cti

hTljOaçC Ot TOUTO

àcôlùi

fJLi)

le

pays

qu'ils avaient quitté,

ol r€p/j.X)iol

et les villes qu'ils avaient détruites,

tous étant au-delà de dix myriades.

Or

il

ht cela

craignant que les Germains

tiiaêâvT<> xaTâff;(ajji

ayant traversé /l'occupassent

T^» X^jpxv

le

'/ivOfiÀvrtV ipïifjiov.

Yl£

Uik

CisAR,

pays devenu désert.
KAUApoz moi,

66
XIX.

Aiuxep'^v

Tepuavou; ovTiKpu^

0£ TCpb;

f/roXÉfxriTE, xaiTOi tov ^affiXta irpoTcpov
<ju(jt.|jLayov

'Pôi[i.Yi

TTîTrof/juivo;*

àÀX'

êukrvM

6icip

aÙTwv, *Apio€urrov
d^opT|Xûi xoi;

r,(7av

,

£v

trtciij-

xooiç auTOu yei^ovEç, xa xotipotî Trapaoovxoç, oux 5v looxovv

2'jr

toi; Tcapouffiv <xTp£u.T^a£iv, aXX* iTTiVEur^c^cûai xat xa(»fc^iv

t^

'Opwv

I^otXaTiav.

Twv

0701

xat ^pr,aaTi(7aw

ty; (jL£-:à

SExaiov Tayixa (xovov 7rapaXa€<i)v

ÔexaTOV

Mapiûu

o)v

TaYfJ'-st

yfitpoiv

7:pcG€£UTo«;

XIX. La seconde guerre
les

Gaulois contre les Germains.

Romains; mais

,

Il

,

et l'on

peu contents de ce

5*£3nr,

to

7rpb<;

ttoXîjjlioiç

,

'Ex toutou ib uiv
auTOV, /apiv

r/_£'.v

pour objet de défendre
temps avant,

avait fait, quelque

leur roi, pour ami et pour allie des

pour

c'étaient des voisins insupportables

que César avait soumis
,

<rrpaTr,Yo;.

eTTsa'i'E

Tuva-

Toùç fiapCapou; Tcopêu-

qu'il entreprit eut

reconnaître à iionie Arioviste

occasion

l::i

,

xivcuveuetv Trapà

[ay)

xpsiTTOci fxs'XXwv Ki[A6pwv |xa/£cOai

{xtqxc

auTo;

(xt^t'

,

Tpu^

or/;

ouTOJç àvdtvopwç xai (xaXaxw; l/ovta;* auTOç

,

aeaOai,

u><

Kai^apoç crpaTEia

IxiXeuaEV aTTievai xal

etç ixxXr,(iiav,

yvojjjirjV

viwv aùtôi çuvE;r,AOov,

èTTt'^avwv xai

/pY)COjjt.£voi

yaywv

ûè touç r,Y£jxova; aTrootiAicôvraç, xat aa).i(rrat

ne pouvait douter qu'à

qu'ils

possédaient

ils

,

les

la

peuple»

première

ne voulussent

s'emparer du reste de la Gaule. César, s'étant aperçu que ses capilaincs
suivi

,

les plus

que dans

jeunes surtout et les plus nobles

l'espoir

de s'enrichir et de vivre dans

taient celte nouvelle guerre, les

quitter le service;

devaient pas

,

qui ne l'avaient

,

assembla

que, lâches et mous

contre leur gré

,

le

luxe, redou-

et leur dit qu'ils

comme

s'exposer au péril

ils
:

«

pouvaient

étaient,

ils

ne

Je n^ai besoin

« ajouta-t-il, que de la dixième légion pour attaquer les Barbares,
a

qui ne sont pas des ennemis plus rcdjutablcs que les Cimbres; et

«je ne

me

crois pas inférieur à Marius. »

de cette marque d'estime,

Uii

La dixième

députa quelques

légion

ofllcier*

,

flallée

pour

lui
,

,

,
,

,

,

,

,

VIE DE CESAR.
XIX.

e?

XIX. ED-seooD(l-licuil iU-Ia-guer:

Àeûrcysov Ô£ faoXifUfjct

-.'

aux Germains

itpbi ripjx'xvobç

xvrixpvç ùnip Ke).Tâiv

ouvertement pour les Gaulois

xxiroi Kpôrtpo»

quoique auparavant
ayant

TÔv j3aarti<a aÙTÛv

à»à

,

'A/sioCuîtov'

d'eux

le roi

mais

^5«v yjiTovfç

[Ronn

comme

fail-rcccvuir

ils

,

Ariovistc

allié

a

:

étaient dcsvofsinf

insupporUihles

à^àpr,roL

aux sujets de

aùroû,

ToTî ÛTiyjxdotç

lui

roccasiim se présentant

xal xatpoû TrapaôôvTOç,

et

oùx iod/ouv

ils

i»

devoir se-contenlcr

à.rpîfjLr,7etv

ne soniblaiiMit pas

in ro'i TTxpoûatv,

des biens présents

àXAà

mais devoir ravager

£Tt(vi/i>J7<ffOa(

et devoir

xal xaOî^stv Ti^v TxXixrlxv.
oi Toù»

OpCi-j

la Gaule.

qui avaienl-pcur,

XVOÙiiXtûtJTXif

et surtout

xal /iâ).{7Ta 570(
Tôiv îTTtyaviiiv xal

occuper

Mais voyant ses capitaines

ri'/t/x6'JXÇ

tous-ceux-qui

d'entre les nublos et jeunes

viuv

étaient vcnus-;ivec lui,

comme certes devant user
de l'expédiliun avec César

û; ô^ ypr,76ixt'^oi
rii 77pxz£ix /xirx KxÎ7xpoç
TpJff, xal ypr;fxX7t7/iy

pour délices

,

TUvayyycLiv £tj cxxAijffiav

,

les

è/îiiUTcv àziîvai

/al

/a;^

il

et

/tvouv£j£iv

et gain

ordonna eux s*cn aller
ne pas se hasarder

conlre leur pensée

T-xpi. yv'ji/z/jv

élsktïl

nopcitcizOxi

la

ijl6:^o-j ,

iTzl To'ji

^upZy.'.oJi,

nolsfj.ioii

ni

ifuXo'/ovv7ti
Ciffiy

xâpt»*

:

dit

ayant pris

léi;ion sculeinenl

fAtj ài/M.7ûJ 7x-^fj.x
,

.

ne devant combattre
» otaiillui-nième un ^CDécai

inférieur à Marius.

X^ipiM Mx]B(eu.

intfiY^ Tt^xcSrjxà» :tpbi «utôv

dixième

il

lâchement

des ennemis supéricursauxCinibr-

ypîirT07i "Kt'uo^wv

iv aÙTÔ; 7rpxrT//bi

£/ TOUTOU TÔ

si

devoir marcher conlie les barbare
ni

/l>5r£ flD/ùi-J /j.xyS7f)xi

/x>ÎTC

mullemont

mais lui-même

£< Ifrt -xxpxXuZit-j

70 oÏâxtoj Ticy/ta

disposés

cl si

/zl /uta/ax&j;'
KÙrrft;

,

ayant réunis en assemblée,

Sur cc

la

dixième légion

envoya des députés vers

lui

confessant tous
aYohp reconnaissance à lui

:

s,
KAIÏAPOI blOÏ.

G8
xà

6|jLoXoYouvT£Ç

akXa toos tauTwv ixaxiCov f,Y*M^"Ç'

ù

oà xai 7rpoOu(x{aç Y^vc^fxevoi uX-z-peiç ôiTravTeç
^,aepiov ttoXXwv

,

h

fojç

Siaxo^iot;

twv

,

fjxoXouOyjTotv ocirt

TroXtjxiwv aT«6ioiç x«t-

aW)V

ilv (aIv ouv 8 ti xal irpoç r^jv T^ocov

effTpaxoTr^Seuoav.

^pH-^iC

£T£0pau(jTO TYjç ToX(xrjÇ TOo *Apioêu(rrou. Tep^xavoîç yôip crtOr,-

csaOai Pa)[xaiouç, wv ETrepyofxsvwv oux àv eooxouv JT:ocr7,/ai,
(xr)

TrpoaSoxTQffaç

TOv

fcopa T£TapaY(A£vov. 'Eti

(xavT£o(ji.aTa

irouaai

,

xwv Upcov

xal ^cufjiaTcov

eÔeairiCov, oux
vy)v.

âOaujxaCe ttjv Kaiaapoç ToXjxav, xa tov orpa-

,

Tauxa

iwaai

Y'J^^ii^ûv, aî Tcocaj/iov otvaiç 7:po<roA£-

jxà)(^rjv

^^cu^oc^ovxaç ôpwvxi,

xaXwç

ci>{jiêàX)v£iv, ixaXXov

-^

;

ij^<Kj»oiç

xiOficOai

et tous

,

Texjxaipoofivai rpo-

£7:iAa[A'}ai vgav ceXt,-

Ttp'iv

xai xoùç

,

r£p(xai»oo<

sy£iv eSoçev aTrpoOuaoïç oO^jiv aùxolç

xov Ixeivcov àvajxEvovxa xaipov xa6rja6ai.

témoigner sa reconoaissance;
capitaines

xa»

£Xiy|ji.oîç

Kaicocpt tcuv^vojxêvo)

xo)

auTouç r,u.Qov£ Ta

tï (xSXXov

les autres légions

désavouèrent leurs

éj^alement remplis d'ardeur et de zèle

le suivi-

,

rent pendant plusieurs journées de chemin et campèrent à deux cents
stades de l'ennemi. Leur arrivée rabattit de beaucoup l'audace d'Ariovisle.

Loin de s'attendre a être attaqué parles Romains

qu'ils

n'oseraient pas soutenir la présence de ses

,

il

avait cru

troupes;

il

étonné de la hardiesse de César et s'aperçut qu'elle avait jeté

fui
le

trouble dans son armée. Leur ardeur fut encore plus émoussée par
les prédictions

de leurs prêtresses

,

qui

,

prétendant connaître l'ave-

nir par le bruit des eaux, parles tourbillons

dans

les rivières

,

velle lune. César, averti

tenir

en repos

,

que

les

courants font

leur défendaient de livrer la bataille avant la nou-

de cette défense

et

vojant

les

Barbares se

crut qu'il aurait bien plus d'avantage à les attaquer

dans cet état de découragement, que de rester lui-même

oisif et
,

,

VIE

DE CÉSAR.

69

et Ips niiiros légions înjurlnîpnt
les chefs rJVIIos

«TxvTeç ^è
bpufji

y.ctl

yt'JÔfxevoi ir^yj^ît;

icpoOvuixq,

:

et tous (Icvonus pleins

d'élnn et de zèle,

/'ncconipagrirrent

une route
Iw^ x«Te7r^xrorr<ôru»av
èv Stccy.OTtOli

TTZOtOtî

plusieurs jours,

«le

jusqu'à ce qu'ils rampèrent
à (Icux-cenls stades

des ennemis.
Tif; uèv ovv T0)u/;5

Toû AjOtoovjTOy
r,v 3

Tt xa? iTiOpuvzro

Certes de l'audaec
d'Ariovistc

une partie

(^tait

laquelle fut blessée

à cette arrivée-là.
M>î yàjO 7r^o?5o/.>Î7xj

Car ne
les

s'rtant pas attendu

Romains

^7rt9>{T£70xt Tepuxjo'i;,

devoir attaquer les Germains,

wv

lesquels survenant

l7rîi;;/oy.évwy

Jlomains ne semblaient pas

oux ê5d/0'jv

les

&v Û7ro5T/;vat,

devoir leur résister,
il

xxl

i'Jipx

TÔv Tzparbv

5s

son armée

troublée.

TtTSpXyixi'JOV.

Ta

admirait l'audace de César,

et voyait

/iavrrjuxTa

t5jv yuvat/sJv ?e^(ïiv

Mais

les prédictions

des femmes sacrées

émoussaient encore davantage eux,
«t 7r/307?/î7rOU73Ct
Jt'vaeç

TTOra^uûv,

lesquelles /tinmc* regardant

dans les tournoiements des lleuves,

xxl rt/u.xip6tifiXi.

et conjecturant

iXc/ixolq /.x '^ôfoiç

par les tourbillons ot

les bruits

des nota
prophétisaient, ne permettant pas

d'engager
irptv vîav Tïiiîvvjv è7t().â/A'^zt.

EJoÇîv V/tiv

y.xkSi^

le

combat

avant la nouvelle lune avoir brillé.
Il

parut être bien

rSf J^'xi.i'xpi TTuvOzvOjUivw raprît,

à César apprenant ces choses

xal ipûvTi Toùç rep/*avoù;

et

voyant

les

Germains

qui se-tnnaient-lranquilles

eux

ffy/i^i)»tv auToTç

d'assaillir

o-^tv à:Tpo9'j/xotç,

étant découragés

ttîXiov

plulùl que de rester^oisif

]^

xaO/;jOat

,
,

70

KAJÏAPOÏ BIOZ.

^orpaTOTrtOEuov, içr,Y£i^aiva

/.al 7Mtpo!>;uvc

xotTaêavTa; rpôç àfpiv

$iaYO)viaaaOat. revojjLcvTjç 0£ XauTrpîç TpoTrrjç aùrÔiv, Iti ttbSiou; T£Tpaxoaiouç* à/pi tou *T*y]voo oio);»!;, xaT£itXr,7e touto ttî»
TTEOiov xai Xa.j/'jpojv. 'ApioCucTo; 21 çOatTa; (X£t' <ÎX(-

VExpwv TO

Pr,vov. 'Ap'.0'j.ov Zï vsxpwv jx'jptaio^ dxtù»

yojv, 5t£7r£paffc tov

YcVEaOat X^youTi.

XX. TauTa

StaTrpa^atxEvoç

a7r£Xi7:£ 5iay£i(jLa(70u<iav,
Xo(X£vo<;, eÎç x7]v TTcpi

,

t?)v (xiv

ouvaatv Iv 2rpcouT/oî<

aùxoç 5e toïç Iv 'Poiar, rpo7£/£iv ^ov-

ITaoov^ FaXa-ciav xaTsCr,,

Tr,ç aÙTui

oêoo-

ETrap/iaç ouaav. '0 yàp y.aXouixEvo; 'PouCtxwv^ TToraixoç

(xevTjç

aTTO TYjç U7T0 Tai; "AXttcTI HeXtixt)!; 6pi^£i ttjv àXXr.v 'iT^Àiav.

EvratiOa xaOïQUEVOç
ixÉvcov

-^ûY)

oXXov S& Travxa

,

où

ils

owtou, xà

Trap'

t9)ç

xa TTdtvTaç àTror£|X7:oiv

,

Rai

ô' eXTri^ovxaç.

"zk

Tiapot -mv

arpaxEiaç /povov IXdtvôave x6v XIou^iov Iv

moment

d'attendre le

moucher contre
que

ttoXXwv irpoç auTov aï»ixvo'j-

,

Siôoùç (bv ExasTOç o£y,0£tY)

,

{xèv EyTOVTaç

lines

Eor,tjLaYtoY£i

qui leur serait favorable.

eux. jusque

Il

alla

donc escar-

dans leurs retranchements et sur

les col-

étaient campés. Cette provocation les irrita tcUemenl

n'écoutant plus que leur colère

pour combattre^

Ils

ils

,

descendirent dans la plaine

furent complètement défaits

poursuivis jusqu'aux bords du Rhin

et

;

César, les ayant

l'espace de trois cents stades

,

couvrit toute la plaine de morts et de dépouilles. Arioviste, qui avait

des premiers, passa

fui

resta

dit-on

,

,

XX. Après
dans

le

^

î
f

le

pays des Séquanais

P6

,

Rhin avec une

tous ces exploits

sur ce qui se passait à

par

le

;

,

et

Rome

et qui faisait partie

il

fît,

il

grossit

l'y rendait en foule de

cun

lui

peu nombreuse

j il

mit ses troupes en quartier d'hiver

lui-même
il

,

alla

demandait:

pleins d'espérance.

il

beaucoup

Rome,

les

,

dans

pour
la

veiller

Gaule qui

de son gouvernement

sépare la Gaule cisalpine du reste de

long qu'il y

suite

quatre-vingt mille morts sur la place.

et

il

l'Italie.

le

est

baisée

carie Rubicon

;

Pendant

nombre de

de plus prés

le séjour assez

ses partisans; on

donnait libéralement ce que cha-

renvoya tous, ou comblés de présents ou

Dans tout

le

cours de cette guerre

,

Pompée ne

se
,

,

,

IHB DE CESAH,
àya/AsvovTa ràv xatpov aùràiv*

T!

attendant roccasion d'eux.

Kt faisant des cscarniuuchos
Contre les rcinparls
sur

Hvyplxtvt xal TtapojÇuv*

il

Ios<|UL*Is

hauteurs,

les irrita et les excita

à coiiil>allre

/aTaCavTa;.

cl les

iU caiii|)uiout,

élaiil

par coK-re

descendus.

Or une

fuite éclatanlo

d'eux

ayant eu-lieu,
les

ayant poui"suivis jusqu'au Rhin

èni TîTpaxoyiouç araotouj,

à quatre-cents stades

zaT^Tri/îTS Trâv tojto tô tisoio-

il

vixpûv xal

de morts

xffipoi-i,

remplit toute celle j)lairie-là

de dépouilles.

et

Mais Ariuvistc
/'ayant prévenu avec
Sititépx7S t6v

traversa

Pc'Ov.

le

nombre des morts

El on dil

XX.

AiairpscÇi/ACvoç

le

avoir été

Ai-/ou7i ^c àpiQ/JÙ)v 'jiApCiv

tic iuit

XX. Ayant

TxDra,

peu d hommes,

Rhin.

fait

n)yriades.

ces choses

àTléÂtTCC /AÈV T^^y ciiJOiflfJ

SlX/HfJiX70-J73.V

qui devait hiverner

auras ôè j9ûuiô,u£vo5

,

César laissa son armée

mais lui-mèmc voulant

chez

rpo7£;^ctv ToT; £v

s'appliquer aux choses

Pw/x]l,

xaréêrj ei; Ty;v raJ.scrtscv

il

descendit dans

Car

Ttora/iO;

'lj.Xr,j

ÙtÔ

TSCÎ^

:toi>(i5«

de

îvTaGOa

la

i5r)fixyû-/-:i

^

Italie

Gauloise

S'élanlarrèlé

el les
soit

Ta ^< i^ni^ovrxi.

izxpx xltTOJ

,

gagnait-lc-peuple,
,

Ta

fiiv i/^avr*i ^o»j

lail

[soin ,
beaucoup arrivant vers lui
accordant ce dont chacun avail-bc-

xal àîioirijuLTiuv Ttavraj

nivTX

à lui.

au pied des Al|)es.

A/TTÎTt.

àçiixvou/uivwv icpbi aOrov,

K.ul 7ZX0X

,

la rivière

sépare l'autre

Ira/tKv

àirô Ti^5 K.eÀTtx/-s

K.xO»5/xîvoî

Rome

appelée Ruhicon

/aioû/iîvoî 'PouSi/wv
cotÇst Tr.v

(h;

Gaule

laquelle était de la province

inxpyiui

donnée

O yàp

la

d'autour du Pu

(ttqv) Ttepl Ilscbov,
ow<Tav TÂ5

les Sé(|uanais,

renvoyant tous

ajaul des présents déjà de

soit espérant.

Sk

El aussi duranl tout

lui
,

KAtïAPOI BIOI,

72
(A^pct, vov (X£v

(jTpEOi^fxevoç

TO'j; TroAEijLiou; toïç

KsXtwv, xai
à'^Effxavai

,

T-Jjv

ttoAX^ç

TpiTTjV

Re^Yaç

àra(rr,<;

Tivaç {xupiao'x;

oy^

FaXaTaç

iTTirsçcov toï;

cTotTouç xa ttXeittou?

wcTE

éq>0£ip£V,

VEXpWV

^)oi;

xarot-

TtXt^OsI TTEpaTOUÇ

veaojxévou^,

Iv07r)i6>v otvopôiv r,Opoix'>7ro).).ô)'

Xa TTOpOot-Tl TOVÇ

7:o).£t/.ioi(;,

Toùç uiv 40&o'j-

aîcypwç aYwviTajxEvo'jç

xcti Xifxvotç

-roi»;

>jX0u«7e, êuvarorraT'yuç

Ke/tixt)!;

tv;;

TOfÇ, iTTlCTpE'j/aç eOOÙç, È/(op£l TOC'/El
(rj|X[/.ayou(;

7ro).tTÔiv

vuv 85 Toïç iîco TWV ro)v£|Ato)v y pi^ixaffiv atpwv

,

TToXîxaç xa yEipouiJLevoç. 'Ettêi c^
^

twv

TSE-I/aar/oç

ot-

xat 7roT0t|xoùç paOEÎç toï; 'Po)aaiot(;

YEVEsOàl.

Twv

0£ aTTOTTCCVTOlV OÎ U.£V

Tcapwxsdtvioi TTavTEç à{xotyEi TrpojEywpTjaav Iri oÈ touç àvpio)-

"t

u.aytaojTaTOUi; Ttov TTiOS, NEp^iouç*, ETTpaTS'jTEv

TotTouç xa
I

oiTTEp eÎç (T'Jt7.jxijeîç

ev Tivi

douta

pu6w

même

Spuuouç xaxwxTjfXEvot , yEVEotç 0£ xai xtt'ceiç

uXtjç aTTWTQtTw 6£(jt£voi

Tvjç

TWV

7roX£u.io)v

aùzoi

,

pas que tour à lour César domptait les ennemis avec

les

armes des Romains et gagnait les Romains avec l'argent des ennemis. Cependant César ayant appris que les Belges

,

les plus puissants

des Gaulois, et qui occupaient la troisième partie de la Gaule, s'étaient
soulevés et avaient mis sur pied une armée nombreuse
diligence

de

alliés

,

tomba sur eux pendant

Rome

défit tous

,

dirent lâchement;

il

ceux qui s'étaient réunis

en tua un

si

,

y courut en

qu'ils ravageaient les terres

et qui se

grand nombre, que

défen-

Romains

les

passaient les rivières et les étangs sur les corps morts dont

des

ils

étaient

remplis. Cette défaite effraya tellement les peuples qui habitaient les

bords de l'Océan
toire

,

il

belliqueux des
forêts,

,

qu'ils se rendirent sans

marcha contre
Belges

les
;

au fond desquelles

pu de l'ennemi

,

leurs

ils
ils

combat. Après cette vic-

Nerviens, les plus sauvages et

les plus

habitaient un pays couvert d'épaisses

avaient retiré,

femmes

.

le

plus loin qu'ils avaient

leurs enfants et leurs richesses.

Ils
,

,

,

,

vu:
rbv âyïo'j

yp6-J0)f rrji

Di:

aTpxrîi^;

liotvOave rèv Uo/xht^'ov,

h fxipn,

vuv flïv /aT(X9TpSf6nfJ0i

TÛv

noy.irâi'j

vûv ^t ac^ûv xxl ysipo!jiÂt'JOi

,

,

,

7a

lemps de l'expôdition [ment,

échappait à Pompée, alternaliNi^-

tantôt suhjuguanl
les

ToTî ÎTriotç

,

cksar.

l'autre
il

,

ennemis

par les armes des citoyens
tantôt prenant et soumettant
les citoyens

ToT; ypi^ixctijiv àitb

Tûv

Tiolsfxiu-j.

par l'argent

tiré

des ennemi*.

Mais lorsqu'il apprit
ôuvxTWTîcrouç KcAtûv

,

les plus puissants

h's lîelgcs,

des Gaulois,

et qui habitaient la troisième partie

de toute

la

Gaule

s'être soulevés
:^0/OO(XOTaç

ayant rassemblé certes

Jiô

Ttvàç TToiiàç fjijpiiSxi
ic-^opûv ivoTriwy

quelques nombreuses myriades

d'hommes armés,
étant reyenu-sur-ses-pas aussitôt

iyypn

•Koï€i riyst.'

/.%l iTrtTTfo'wv

roîî :to/£/Jtioti

il

marcha avec une grande vitesse
tombé sur les ennemis

et étant

r:2pQoï>9tTOtJi TO/jifxiyo>iT».j ÛT-jç,

qui ravageaient ses alliés Gaulois

Tori/âuevoîToùç/tèv àO^ouTTKTOu^

ayant rnis-en-fuile les plus serrés

ccywJtiXfiivovi at(TX/5Û;

qui combattirent honteusement

nombreux

el les plus

'HifdstptV

il

,

les lailla-en-pièces

'ijTJ /al yifjivxç

au point et

xal wora/xoùç ^aOîïç

et les lleuvcs

les lacs

profonds

être devenus guéables
roTç Pcâj^uaiotç
TrAniOci

vtup&v,

TsiJV ^î à7t07TâvTCiJ»
ot ftiv

nxpùix.iûvioi

aux F{omains
par

la

multitude des morts.

Ht de ceux ayant fait-défection
les voisins-dc-l'Océan

ftpoasyûpv}<Txv TrâvTCç à/4a;(îi

se rendirent tous sans-combat

hrpirtuvt

puis

Si

il

contre

conduisit-son-armée
les

Mervicns,

farouches

Toùç à'/ptuTârous

les plus

xal /*a/c/jiûJTâT0uç

et les plus belliqueux

Tiv

Trjûl

aXtXtp XSTCUXTJ^VOt

de ceux de ce côté
lesquels habitant

dans des forêts épaisses
6<^voc

oc yevcàf xai xT>;Tî(i

et

,

ayant placé familles et biens

:

,

:
RAIlArCJl

74
Katiapt

T(T>

xaÛTa

]X.''j:/r^^ ,

T:?iv

ETreaov

xa^iap/ou;.

Toùç
y.ai

To

xVi

6(o5î'xaTov

xct

twv

trrxs'.ç dTp£'{/avTO,

TrEptfTyovreç

iCcoij-o^

El

oi

twv

aTTO

OLY.owt to

fiTrayTa; a7r{/.TUvav

xoir/ TrEpiyevÉGOat. Nuv oè

ivi&a/t

r?;v /.rpasV/jv

w; Toùç

uTrèp Suvajxiv [lôi/rpj aYwviTav.svoi, TpÉTrovtai ixiv oùs*

£pêiouç, xaTaxoTTOu-ji
(7ojOr,voti

^arp-

rots;

twv 7:o)^uu»)v, oùotl; àv 5o-

Kaisapoç ToXaTj

ttj

Ûufibv,

Cî'xarov, /.'.vîuveuovTOç «utoô,

xaT£5pa(J.£ xac ôiExo-Lî toc; Tâ;£i!;

aupiaSojv ê;

rr,»!»»

oi z'j'^vx'.w* to

àpTra^aç tgv

Kai^orp,

{xr,

,

touç Trpo auToy ixayoaévouç,

ûiatr/wv

oapoii;,

ir|>oao£'/ojxiv(j)

u."?!

£;ay.t7aupiûi xô TrXr/Jo^ ûvt£^ al;p>i^u«); tt^oo-

Toù; uîv

y.ai

yapaxa xa

roiouy.fvo)

,

I3I02.

à(xuvoa£vou;. ITôVTaxoffioi vip à:rô

c'

XsYOVTai, ^ouXcorai O; xpE»; aTrô TcTc-ïxo-

CIOJV.

XXI.

Taïïxa

vinrent au

-fj

7C£vx£xaiûîAxf,;jL£aa;

ffuY''-^''i'°'î''^^^[^-"^*1

nombre de soixante

mille fondre sur César, occupe alors

à se relranclicr, et qui ne s'attendait pas à combattre.
fut

rompue du premier choc

;

rirr,-

et les Barbares

,

Sa cavalerie

sans perdre un in-

stant, ayant enveloppé la douzième et la septième légion, en massa-

crèrent tous les officier». Si César, arrachant le bouclier d'un soldat

ceux qui combattaient devant

et se faisant jour à travers
fùi jeté sur les

Barbares

si

;

la

dixième légion

,

qui

,

lui

,

ne se

du haut de

la

colline qu'elle occupait, vit le danger auquel César était exposé^ a' eût

fondu précipitamment sur les Barbares,
versé leurs premiers balaillons,

ne

il

en arrivant, ren-

et n'eut,

serait pas resté

main; mais, ranimés par l'audace de leur général,
avec un courage supériexir à leurs forces
leurs

efforts,

furent

taillés

valemr.

De

cinq cents;

que

ne purent

ils

en

pièces

faire

en se défendant avec

,

combattirent

ils

cependant

il

la

Ro-

se-tl

,

malgré tous

tourner le dos aux Nerviens

soixante mille qu'ils étaient,
et,

:

un

plus

,

qui

grande

ne s'en sauva, dit-on, que

de quatre cents de leurs sénateurs,

il

ne s'en échappa

trois.

XXI. Dès que

le sénat

à

Rome,

eut appris ces succès extraordi-
,

,

,

,

,

,
,

VIK UK CKSAR,
dans un fonil de bois
plus loin des cnnoinia,

àjrWTCCTW TCJV TTO/e/iÛJV,

le

ir^oaiTreTOv «ùrol atyviôt'wç

lombcrcnlcux-iiKÎuicsà-rimprovisia

nombre soixante-mille

étant do

rû

ÏL,xi7apL noioufjiiwj^

Aoù

ftii

ydpXAX

combat

alors le

ij.iyr,-i'

mx èrp/'f avTO fxtv toùç

n'aUcndant pas

cl

nporoey^o/jLi'JCi

T>jv(xaÛTa rr,v

iTTTtîr;

cl

ils

:

mircnt-en-fuitc les cavaliers,

et

TO ôcjot/XTOv xal xà tSoO/iOV

,

sur (^ésar faisant un rclraQchcnient

ayant entouré

la

douzième

di's

légions

cl la

septième

,

massacrèrent

àiri/Tftvav

ils

aTtavraç toù^ raÇiacppçouç.

tous les chcfs-de-cohorlcs.

El ô( Kalva^,

El

ipitivxi Tov

ayant

0jpiQ'^

f

xal 5{ai7;(wv

et

TOÙÇ /i2;(OuévOU$ Ttpè aUTOÛ
/x-^

,

èvi6«>c T0Ï4 ^up&upotif

si

César
saisi le

bouclier,

ayant traversé

ceux comballant devant
ne se

lui

barbares

fût jeté sur les

dixième U'yion j

xal rà ocxxTOv

et si la

«ÙtOÛ XtVOUVïÛOVT^

lui

étanl-cn-daiiger,

ne

fût

,

tûv âx|0wv

xariSpa/xs-j aTrô

accourue des hauteurs

coupé

xal 5c^yOTfï TK» râÇsiç

et w'eùt

Tftiv itoXefjLibi-j

des ennemis

,

les rangs

0Ùô«($ àv doxocv; Trspr/îvcTÔat.

nul n'eût semblé devoir écliapper.

NOv

Mais alors ayant combattu

5è àywvtffâ/xwoi

T>} rd)./*/?
/ite(;^>]v

par suite de l'audace de César

K.atffapoç

un combat

Tiqv liyofxi-jfjv

!m'tp ôûva/Atv

,

oùdj rpiTToyTat

dit

au-dessus de leur force
/xi'i»

wj

ne font-pas-fuir

ils

même

ainsi

Nervicns,

les
xaTJtxÔTrTOufft oi

mais taillenl-cn-pièces

à/*uvo/xïvouç.

eujc se défendant.

Car cinq-cents sont

yàp ié/ovrai

IlevTaxdïtot
ffùiOrlvai àîtô

éÇ

ivjpi'XQ(tij

y

s'être sauvés

dits

de six myriades

rptTi oè ^ouirural

et trois sénateurs

iitô TjTpaAOTiwv.

de quatre-cents.

XXI. H

ffuyxJlyjTOÇ

XXI. Le sénat
informé de ces choses décréta
/fï

9J*iv TOF^ Oforj

Romains se-mctlaul-cn-féle

sacrilier

auv dieux
,

KAIÏAPOÏ HI02.

76

ôejjLiôf

ÛtU-Ot

Trpoxepov. Kcti

v(y.y)

T0T0UT03V

à'J'X^^Oi-^i'^TO)^

Kaïdap ^v 6 vixôiv,
Kal Y^P
Tiepi

yip

a'J'fo;

yip

i

y

6 xivovvo;

XOl

TO

i^avTj jxÉYa;, £Ovrov

v(xr,jJLa ).a|X7:p''yTE p'JV

twv

Trpb; Ixtïvov euvoia

xati

eu OsaEVOç xi

tYjV

,

FaXaT^av

TraXiv £v toi;

,

IlàSov ywp(oi<; OiE/Etfxaî^e, cucxEuaJ^ô^i^voç rr.v roÀiv.

riç àp/iç TrapaYYS^^^'^^'EÇ

[xdvov o

>

euleXXcv

,

aXXi

,

xa rav Erparrov 8
xcti

7rX£Î(7Toi cnjvrjXOov

Kpaccoç

naires

,

il

etci

fait

a'j;£iv

(xlv

te xai

xat N'e'zw; 6 r^ç

*?iY£fJt-tov ,

éxaTOv eixo^i •{vUc^oUf

oiaxoffiouç. BouX'J'iV Se Oitxsvoi 5i-

rj

KpacGOv u7:aToo<

toutoiç* eoei TIofATcr^'iov jxèv xa

ferait,

pendant quinze jours
:

,

des sacrifices

jamais encore on

autant pour aucune victoire; mais le soulèvement

simultané de tant donations avait montré toute

la

du peuple pour César attachait plus

et l'affection

cuvaatv

no'xT-/(Vo!;

*,

qu'on célébrei-ait des fêtes publiques

et

n'en avait

Aouxiv

wcte ^a€$ou/ovç

ordonna qu'on

aux dieux

eîç

iapoovoç

t9;i;

Se TrXEiovaç

cjyy(.y-zixoh^

£xpi6r,aav

aijTov

TTpoç

'Iêr,pia? àvOuTTaroç*

t/;v Ixeivo'j

^u-ov,

l'7ri^av£<rraT0)v <Jv5pwv xai a£YiCTO)v ot

"AuTTioç ô

xot

,

twv

Où

Ixeivw y pojaEvoi yop-

TjYW, xai Toîç Trap' Ixeivou ypv^uLaat 5ia^0£ipcr;TEç tov
àvTjYopsuovTo

^1

tto/J.wv £vro(tt.

grandeur du péril;
d'éclat à la viotoire

qu'il avait

remportée. Jaloux d'entretenir cette disposition delà mul-

titude,

venait chaque année, après avoir réglé les affaires de la

il

Gaule, passer l'hiver aux en>-irons du Pu

de Rome. Non-seulement

il

,

fournissait à

pour disposer des

affaires

ceux qui briguaient

les

charges l'argent nécessaire pour corrompre le peuple, et se donnait par là des magistrats qui employaient

puissance; mais encore

accroître sa

plus illustres

qu'il s'y

toute leur autorité à

donnait

rendez-vous,

la

qu'il

Sardaigne, et Népos, proconsul d'Espagne; en sorte

trouvait jusqu'à cent vingt licteurs et plus de

sénateurs.

a

y avait dans Rome de plus grands et de
personnages, tels que Pompée, Crassus, Appius, gou-

Lucques, à tout ce
verneur de

il

Ce

fut

là qu'avant

de se séparer,

ils

tinrent

deux cents

un conseil

dans lequel on convint que Crassus et Pompée seraient désignés con-
,,

,, ,

,

,
,

VIE DE CESAR.

77

et prendre-du-repoa
pendant quinze juurs,

aulanl-quo auparavant
pour aucune vicluire.
K.al y-xp ô xl-jSjvoi ifivrj

/j-i'/xç,

En

effet le

danger parut grande
ensemble

tant de peuples
Ùj'XppX-/ivTbiV

s'étant soulevés,

,

TipOi

6 vi/.CàJ

ïiv

70 vUrifix Xa/xnpÔTipo-j.

-/ocp

rà xarà

parce que César était le vainquant,
bienveillance du grand-numbre

pour

«ÙtÔV

èTTocit

h.ut

et
la

/.A ûTt 6 L.xÏ9»p

awTÔî

OifJie-JOi

En ellellui-intîine ayant arrangé

£v

Fa^arfav,

tî^v

lui

rendait la victoire plus éclatante.

les affaires

de

bien

Gaule

la

de nouveau bivernait
iv roXç y^upioii (toïç)
7U<rx(vaÇo/ji.(vo( Tr,v

Où

mpi Uxooj, dans

ol iKocp'x-jyiXlovrti
•/^pûifMevoi è/cîvea

ràî àpy/xi

'/opwt<^

xal ô(a^O<(povTf$ rày

àvrjyoptûovTO
izxv

,

ceux briguant
se servant de

>

Sr^/iov

xxl iitpxTTQv

lui

tout ce qui devait
la puissance

de

odXx KXl

mais encore

la

K/SÏJTOt

Tûy xvQpûtv èmfaysffTecTcuv

des

xal fXi'/ivru-J

hommes

et les plus

Aouxxv,

xal Kp(X790{,

Uo/ATiyjVdç TC

peuple

le

avec l'argent de

TYiv ûûva/Aiv èxîtvou,

auv»jÀOoy npài xurbv tlç

pour fournisseur,

étaient élus, et faisaient

ijxeXXsv xv^tiv

ol

charges,

les
lui

corrompant

et

(roîî) tixpx cAiuo'j,

x^»j/jL5tffi

ville.

Car non seulement

yocp fjiovov

roîi

pays autour du Pô

les

disposanl-des-choses de la

nôÀiv.

plupart

les plus distingués

grands

accoururent vers

Pompée

et

augmenter

lui

lui

à Lucques

,

et Crassus,

xat 'AniTtoî

et Aj)pius,

h -nys/xùiv Tïii ï,xpS6voif

gouverneur de

xal NtTTWf

et

ô

àvôuTtaroî

ttjç

Itripixi

'

ôc

pxZSoûyoui

,

CTtl

TOJTOli*

{«<i /A(y Ilo/x7tTjVoy xal ïipd770J

que

deux-cents sénateurs.

Or

A(«xpiO>j7ay ôi
(^0J>ir;v

cent vingt licteurs
et plus

1^

j(axo7(ou{ ffu-/xJi»jTUOÛç.

l;<JUl«VOl

:

au point s'être trouves réunis lu

fiÀv «1X091

ir^kct'ovaf

Sardaigne

proconsul de l'Espagne

&<JTt ytvlaOxi

ixaràv

la

Népos

ils

se séparèrent

ayant tenu conseil sur ceci
il

fallait

d'abord

Pompée

et

:

Oassiis
,

HAliAlKJÏ blOÏ.

78

ypT,aaTa xai

iTro^Ei/Or.voti, K«i(Tapi 5È

TrevTotCTi'av i).),r,v lici-

(X£Tpr,09ivai Tr,; (XTpaTrjia;' 5 xai rcfpaXovoVraTov t^ai/eTo toI<

Oi Y^p ToaauTa ypy^aaT'a rapà Katcapo:;

voov £/ou(7iv.

vovTEÇ,

(i);

vîvaYXot^ov

oÙk

pôvTOç* £7riTr,8£(;
viou

o

oç

v

^^p

Kurpov

aCiTOv eÎç

Oupwv

àTTEÎiOTrouTr/^savTO'

wç oOoÈv
tU "^

y.ai [ioo)VTO<;

(aS/J^ov S*

KàTO)vo; «iv oO ira-

g'|/T,'^i!^ovTO,

^r,AoK7;<; KaTO)vo<;,

£;aXoij.£vou oià

pouAr^v Irtiûov,

ôiOovai Ty,v

if^ovTt

l7rtnT^vouTT«v ovç

/a}JL6a-

£7r£paiv£v iyzùJ.'(o)'*
à/7.à 7rpoa£ly£¥

Tr/.r/jo;'

xai Kpa<77ov*

oùû£i<;, T(ov [X£v ÏIoaTTr/tov aiôouac'vojv

aV

aroi Kaicapi yapi^oy.£voi xai Trpôç xàç

^ao>-

ot C£ ttÀsI-

Ixeivov ^wvTé:;

e).-

TTicaç rjcûyc.^ov.

XXIL
O'jvaaeiç
•j.avtxtov

Tpa7roa.£Vo;
roX'av

,

o'

Kaïcap l-i

auO:; o

xaTaXaoêavci TTOAEaov

eOvwv [XEyaXojv

-ri; iv tt;

ev tt, /««p», O-io f'Ep-

xaraxTr'^Ei y^i? af"i

ettI

Ôia6£Çr,xoTO)v OùaiTraç^ xaAoûai touç ETÉpouç,

suls

pour l'année suivante

autres années

,

le

de l'argent pour
tout ce qu'il

;

xol»; &£

on eût manqué; ou plutôt

la

Gaule

Cl qi/on lui foumrrail

,

ils

le

Rome

à

sénat à

;

lui

car ceux à qui César

11

,

il

s'élança hors

du sénat

l'assemblée du peuple pour parler hautement contre ces

ne fut écouté de personne

pour Pompée
César

et

;

les

pour Crassus

;

Lorsque César

fut

;

cl,

voyant

et alla
lois

;

dans

mais

il

uns étaient retenus par leur respect
le plus

grand nombre voulaient faire

et se tenaient tranqudles,

des espérances qu'ils avaient en

XXII.

que

est vrai,

tenta de s'opposer à ces décrets

,

ses elïorls étaient inutiles

plaisir à

s'il

arrachaient au sénat des décrets dont ce

absent; on l'avait à dessein envoyé en Chypre. Favonius,

imitateur zélé de Calon

que

comme

en fournir,

corps lui-même ne pouvait ^'empêcher de gémir.
était

T£VT£pi-

suide des troupes. Ces disposrtions révolt -n'Ot

y avait de gens sensés

donnait de l'argent engageaient

Calon

'Pîjvov

"^^"^

qu'on continucrart à César, pour cinq

gouvernement de
la

Ke/tixt-

parce

qu'ils

ne vivaient que

lui.

de retour à son armée des -Gaules ,

il

trouva la guerre allumée.

Deux grandes

Usipes et les Tenctères

avaient passé le Rhin pour s'emparer des

terres situées

,

au delà de ce ûeuve. César

nations de la Germanie

dit

,

les

lui-même dans ses Ccm-
,

,

,

,

,

'9

VIE DE CESAR.
éire

nommés

consuls

j)uis «le l'argonl

xat

Je commandement

tyIç irpurr^yioLi

ini/j.îrpr,07,jxi

Ka^^a^i*

<îlrc

xal i-fui-jero nxpxyoy^rxzoj

a

TOT»

prorn^cs à César

:

ce-qiii paraissait fort tléiaisonnaWr.

du aons.

à ociKX ayant

voûv.

t-^o)9t

un autro pspaco-de-clnq-ans

et

âAJ.Tjv TrtvTOtrr/av

Car ccu recevant

01 yùp ia/xSavûVTCfi

César tant d'argent

Tra^oàK.c/.tja|30iTOTauTax/'*5i'^*'^»

^''

érriiOov t/jv ^oj^v

persuadaient au sénat

âiùdyat

(ûç

oùx é^owi,

lie liéi

d(mnnr

comme

n'cnayanl-pa»,

et plutAi le forçaient

bien que gémissant

îTriTTévoutrav

de

xneSiQ-no/jLTtT^vavzo

car

altroj

yàp

ce.

qu'ils décrélafont,

Calon d'une part n'élanlpas-présent:

K.âTOjvo^ /xiv où Ttxpo-JZOïi'

ils

avaient relégué

exprès à Chypre

daulre part Favonius,

<fra&>vù>u ai.,

^»

qui était imitateur de Caton

Çl^wrVji KiT6Jv05,

^'''

û{ CTiJpatvcv oùJiv

comme

ïçaiOjUivou

s'étant jeté hors

otà

6'jpôiv

par

y.u.1

^O'Z-jroi «îç TÔ TrV?,Oai'

et criant

il

àiXà oùû«U Tfpo9sXye
/iiiv

les

,

«'avançait rien

en coiilrcdisant

Twv

lui

:

,

du sénat

portes

dans

la

multitude

:

mais personne ne faisait-attention

,

atooUjUivwv

les

uns révérant

P(»mp';e et Crassus;
oî 0£ 7r).eîïT0c

y^xpt^àixvjQi
Ttpbi

ràj

et la plupart

'E.u.i'sv.pi y.xl

Ç'5vtjj

è).7rtûa5 xTzb èxri'voy,

XXU.

XXII. 'O Se ILx-nup

Mais César

étant relmirné de

Tparrd/jLfivoî aZOf.^

îwl ràî Su-JXfietç èv

noXùv

au gré des espérances de lui,
8C tenaient-tranquilles.

rtirùyu^o'^f.

xaraist/xSâvît èv

favorisant César et vivant

rr,

ri} ILsXrix/),

trouve dans le pays

X'^P^

une grande guerre

Ttdie/xov

Jo /xr/âXwv iOvîiv Tip/MX-Jiy.cÔJ

ÛlxClSrjXOTWV 'Ipri TÔV

nouveau

vers les armées dans la Gaule

'Vi'i'JQ'J

lui xoToxTijjfi yf;i'
xaioufft TOÙ; éripouç Obciituç

,

deux grands peuples germanique;^
ayant passé depnis-pcu le Ilbm
pour une ccmqucle <le territoire :
OD appelle les uns UsipicDS.

,
, ,

80

KAIiAl'OÏ DIOÏ.

Ta;*, Ilepi ùï

Trpo; toutou; Ycvo(X£vr,; (xa/r,ç 6 jxtv

Tr,<;

iv Taïç t'^rj(Aepi<7i'
Trpoç

y^YP*^^^>

flapCapoi OiaîrptcGeuôjxtvyj

^î

auT^v, £v dTcovoaîç ^ttiOoîvto xaO'

Toï; £X£iva)v

,

(x:^

TrpocSoxwvTa;* elTa

Tov aoOiç IçauaTwvTa;,

TO aTpaTEUjxa,

t'^v Trpo;

tovto Tpt-

dxTaxoaîoi;

ÎTTTreiç,

tc/ (x'j/eiav

xaTaoywv

ootwç

t9) vixr) ']/'/)cpi^O(X£vr,ç

yvojjxviv,

otiç

ÉTepou; Trpô; au»

^TraYoïYOi toî; flapCapoiç

à7:((7TOu; xai TrapaoTrdvoou; ttittiv

Tavuaioç* 5è

euTQOEiav :î)YOU{jL£voç.

vaaOai

6ocrv, )ca ôii

aÙTOu, iwvTaxiayiX{ou<; ^vTaç

«j^aiVTO TOViÇ

èià

<**Ç

Kalîap

KaTwva,

tt,ç

^ouX9;;

éopT^ç xal (nrovoiç* xai Ouciaç,

aTroç.-/;-

w; Ixûoteov

£(7t

Xe'Yei,

tov

KaiVapa

toï; ^apCapoi;

açooiou{jL£Vou(; to 7rapa(77ro'vor,ixa uTiÈp tTjÇ tto'Xeio; xai ty.v
eîç

tov aiTiov TpçTTOVTaç.

Twv

oà

oiaCàvTwv aï

(jiv

àiàv

xaTaxorel^rai

TEffoapaxovTa (jiupiaOEç vj-jav ôXi'youç oè touç aTrorEpà^avra^
auOi; UTTESÉçavTo 2o-JY*H"-^poi

*>

FEpjxavixov lOvo;.

Kai

Taurr.v

mentaires, en parlant de la bataille qu'il leur livra, que ces Barbare»,

après

lui

avoir envoyé des députes et

chemin

laissèrent pas de l'attaquer en

seulement, mirent en

,

fuite cinq mille

fait

et

une trêve avec

il fit

arrêter leurs députés et

comme une

folie

,

marcha contre

de se piquer de bonne

que, le sénat ayant décrété une seconde

pour cette

victoire

,

Caton opina

bares pour détourner de dessus

De

nombre que

:

ils lui

envoyè-

taillés

;

mais

Barbares, regardant

avec

lui.

,

qui

Tanusius écrit

des sacrifices et des fêles

César aux Bar-

punition que méritait l'in-

retomber

cette multitude de Barbares qui

quatre cent mille furent
petit

la

ne

cavalerie,

envers des perfides

foi
fait

fois

les

qu'il fallait livrer

Rome

fraction de la trêve et en faire

autem*.

sa

à dessein de le tromper encore

venaient de violer l'accord qu'ils avaient

,

avec huit cents cavaliers

,

hommes de

qui ne s'attendaient à rien moins qu'à cette attaque

rent une seconde ambassade

lui

en pièces;

la

malédiction sur son

avaient passé le Rhin
il

ne s'en sauva qu'un

recueillirent les Sicambres, nation germanique.
,

,

,

,

VI K

,

,

DE CFSAR.

81

TOÙç Si TevTspiruç,

et les autres

Tenctrres.

Utp'i Si T-^ç H-^'A'^ii

Or touchant

le

'/îvoiilvr,/; Tcpbi

T0ÛT0U5,

combat

qui eul-Iieu contre ceux-ci,

Ô fiiv KxXaoïp yiypccft'J

César a écrit

iv TxTç ifrifxepifTtv,

dans ses éphéméridcs,

Ôjç ol ^'xptxpot.

que

cixnptaèivô/jLfJOi npbç aùrôv,

ayant député vers

éTTtôoïvTO

h

xarà

barbares

les

lui

/'alUujuèrent en route

qqqv

pendant une trêve,

aitojoxXi,

Xxl Six TOUTO rpi'llXlVTO

et

inzxtiovioif TOtî èxeivwv

avec huit-cents d'eux

Toùç auToO

ceux de

,

évraç

7rîvTax(»/(Atou{

t:r:reÎ5,

par cela mirent-cn-fuite

lui

ne

lira nl/x^six'j aZOïç

puis

r;u'ils

vers

lui

auTÔv héporji

iÇxrraràivTaç,

le

pas

s'y attendant

ft^ rr/oo(Toox6JvT«5*

itpbç

qui étaient

,

cinq-mille cavaliers,

envoyèrent de-nouveriu

d'autres disputés

trompant,

o-*î x3tTaff;^&jv

lesquels ayant retenus

iitx/x/ot t6 azpûzz>iix

il

roTç ^xpèxpoii

contre les barbares,

,

hyoii/j.svoi e-jr,Oiixv

trpOÇ

OUTWî

t^v

Tt^ffttv

àlTtffTOUÇ

xal ira^xffTTOvôou^.
Tavûfftoj ci /lyst,

armée

conduisit son

estimant simplicité
vis-à-vis

d'hommes

la foi
si

perfides

et infracteurs des trêves.

Mais Tanusius
le sénat

dit

décrétant

io/oràç xal ffTTovoàç

fêtes et libations

xxl Ouff/aç

cl sacrifices

Kârwva

èrrl

t/J vtx>j

àrTOp^vxffOai yvw/xijv

û( «ïTtv ^xooTiov Tov Ratorapa
Toîç ^xptûpoiç

yjitkp t7,ç

X:<1

ny.pxaTiovonax

TtdAîwç

TpéTTOVTXJ TïJV ScpxV

tli t6v a'Ttov.

Tûv

Sk Six&ivTOiV

ai /xcv /xuptdtoeç xaT«X07r«Tffai
nffav

la victoire,

aux barbares

,

àjJOffiou/xivouç TÔ

pour

Caton avoir émis l'avis,
qu'il faut livrer César

Tt77XpXK0VTX'

ïciyxfiZpoi Sk,
l6>oç Tc/D/xavuèv

expiant

au
et

la violation

nom de

détournant

la

mrj' auteur du

malédiction

crime.

Or de ceux ayant passé
les

le Rltin

myriades taillées-en-pièces

étaient quarante
et les

:

Sicambres,

nation germanique,

reçurent les quelques

Vie de Cisak

dc-la-trève

la ville,

hommes
,

KAITAPOZ

82
XoiÇwv aiTi'av

Kaîaotp, a)Jai); ok èoçr,^ £^«j4rvo;

otCtouç ô

itz'

I;I01.

xal Tou TrpwTOi; àvOpoWojv TTpaTÔi ûia€r,vai tov *P^vov,

^iftvj^'/-»

TrXa-o; TE TToXùv ^via xax' Extivo too r'ipou jjtâXiCTa

rXrjxay

pouvTa

Tpa/ù> xal powor),

Kttl

xaTa:j>Epoa/vot; (rr£À£;^î7i

xot toTç

xa Ç'JXoi; irXr,Yi; xai (TTTotpaYH-ouç ivoioc>v7a xati twv EpEi^^JvTojv Ti^v

ye^upav. 'AXXà xau-ca TrpoÇoXoi;

Tcopou xaraTTEX'/iYO'wv

dvctor/^^iAEvo:;

TTÏTTTOv ^EÛfxa To) ^lû^uoL'i^

SfiiçaTO

;xr^aavToç
-t-

fU^aXtuv

oii.

tou

xai yaXivoj7a<; to rpoa-

,

Oeaua xpEÎTTOv eue-

'7ri<rT£(0(; 7rdt7r,<;

Y^T-upav y;uL£pau; 0£xa cuvTEXEcOEÎcav.

T-^jV

XXIII. nspatoicaç

.(

^u)vOJV

àXXà

,

/.ai

os

ouvau.iv, oCoevoç OTTcr/riaorai toX-

ty;'»

twv

Fepy.avixovi,

toj

r,YctJiovixo)TaTOJV

—our'Çtov*, eÎç (iaOEtç xal uXcooeiç aCXtova; à vac xî jaca;x£ vtav
TrupTToXr^aa;

(j.£v

ti?;v

twv

Poj(ji,aiojv (xff7T-a^ou.£vouç

EixOffi ouEÎv

César

saisit

ti'étre

armée
large

,

le
,

il

Sfioucaç

7roX£aiojv,

Ôa^^uvaç 0£

àvr/topr,ffEV aoOi;

,

r,{jt.£pa;

Iv xr,

e'.ç

to'jç

àei xi

FaXaxiav,

xr,v

repfxavixr) ôiaxExpr^cuç.

'H

ce prétexte de satisfaire sa passion poarla gloire ; jaloux

premier des Romains qui eût
construisit

fait

un pont sur ce lleuve

,

passer

qui

Hhin a une

le

ordinairement fort

,

a encore plus d'étendue en cet endroit; son courant rapide

enli aînait

avec violence les troncs d'arbres et

les pièces

de bois que

Barbares y jetaient, et qui venaient frapper avec une telle impétuosité les pieux qui soutenaient le pont , fju'Fls en étaient ébranlés

les

ou rompus. Pour amortir
milieu du fleuve

,

la raideur

au-dessus du pont

,

des coups

,

il

fit

enfoncer, au

de grosses poutres qui détour-

naient les arbres et les autres bois qu'on abandonnait au Cl de Teau,
et brisaient

en quelque sorte

chose qui paraissait

la plus

la rapidité

du courant. Aussi vit-on

la

incroyable, un pont entièrement achevé

en dix jours.
y fil passer son armée, sans que personne usdt s'y oppo
Sucves mêmes , les plus belliqueux des peuples de la Germa

XXlll.

11

ser

j

les

aie

,

s'étaient retirés

dans des vallées profondes

et couvertes

de bois-

César, après avoir brûlé leur pays et ranimé la confiance des peuples
qui tenaient le paru des

IWmaias

,

repassa dans la Gaule

;

il

n'avait
,

,

,
,

,

,

,

,,

vu: DE CKSAK.

83

qui passèrent le fleuve de nouveau.

Kal

b

XaSùv

Rxîffap
ÈttI

Ll

aùroùj raÛTïjv aÎTt'xv,

C'I'sar

cu ce grief,

.lyanl pris contre

mais d'aillours «Irsiroux de gloire
xat ToO -rxpùroç

et

àvOp'jJTTW.»

îiaS/;vat ràv 'Px[vov arpxxo)

du

le

premier des

l)iiil-un-pont sur

îvra T« noïbv nXiroi
Kxl

xxrà

hiiinitios

avoir passé le Rhin avec une armée,

,

qui

ixiXvo toû 7cd|0ou

fleuve

lari;eur,

du passage

et à cet endroit
le

le

en

L*tait ;^'tand

plus plein

Kxl rpvy^b'j xal poJèôri

et raidc et inipctueux

*x èvÔlÔdvTX TOtÇ ffTSié/ÎTl

et

donnant avec

,

les troncs-d*-arbres

xal XûXqiç

et les piéces-dc-l»uis

XXTXfSpOfJiijOli

emporlécs ilaiisson cours

TrAi^yàç xal (TJtapayjnovs

des coups et des déchirements

xaràTWv îckgovtwv t^v yi:fjpx-j.
AXXx àvXOÎ'/^àlJiîJOi TXÛTX

contre les pieux soutenant

Mais recevant ces chocs

itpo&ôXoiç /iî'/âiwv Çj>wv

avec des

xaTaTttTt/jyÔTWV 5ià ToO Tzàpo-J

fichés au-travcrs

,

xal y^xXtv'Jjaxi tô psûfix
TTjOOJTrîTrTOv

T'^j

ÇeyyyuixTi

et

pilotis

ayant bridé

le

poni.

d'énormes bois

le

du passage,
courant

qui se jetait contre le pont,

montra un spectacle

înioitlaro OixfjLX

il

x^iïTTûv :zx7T,i

supérieur à toute cnoyauce

ixlsrictii

pont achevé

TT^V •/£J)U|CaV ffUVTt/.SOÛîÏTav

le

oixx r,ixipxii.

en dix jours.

WllI.
T^v

XXI II. Et ayant

U^paiûffKj ôè

fait-passer

l'armée

Sûva/jitv

opposer,

oJ?£vÔ5 ?o).,a>ÎTXVTOî ÛTr«vrty.r7.t

personne «'ayant osé

à//à xal Twv x;7e^uovtxwTâTwv

mais

ToO Tf^/jiavixou, Souï^Swv,

du corps

x-Jxnt.iMX<ix{xhwi etî aù/ôJvsî^

ayant émigré dans des vallées

j9a9îÎ5 xat ûX'jioît;

profondes et boisées,

irjpTTO/riffzç /ièv Ti^v Tûiv Ttoieaicjv,

ayant brûlé

ôxppûvjtç ôè àïl

et

Toùç iTrraÇo/xévouç

ceux embrassant

fà Puuatojy,

le parti

àv«5{<p)pifjaev

au9tç

il

rxoviv

èv ttJ rep;ttœvtx*;

iifiipxç ôcoûvaç ouclv.

les |>lus

gernjani(|ue

le

s'y

importants
,

les Suéve.^

pays des ennemis

ayant encouragé successivement
des Romains,

retourna de nouveau

la Gaule,
ayant séjourné dans la Germanie
vingt jours manquant de deux.

dans
•îiarcrpt^.;

même
KAIÏAPOÏ niOZ.

R/f

Toùç lipcTTavoù; cTpaTEia t^,v }xèv -rOt/av eT/tv ivofioe-

5' i-Ki

ffTT^v rptoToç

Y«p

tov irsrAoxn^ ^ûxEotvov IréÇr)

eÎc;

?7rX£U(7£*

xai vr,aov

uro

à7Ti(7Tou(>.Évr,v

0'!»$'

ouoTjÇ 7:£7rXa(7Tai

xa

(jleyeOou;,

w;

iraixiroXXoK; (juyYpaÇt^'^i Trapacyovîcav,
YEvouLÊvyiç

xou-^ov

OaXaTTr.f; <TTpaTov ^TTt TroXeaov

Sii Tyjç 'ATXavTixr.ç*

«p.v

7roX).*J;v

ovoixa xat Xo^o; ou

xaTa(r/£Îv iTriOeaevoç

,

x«

aTo).<;),

Trpo'/^-

,

ECO) TYÎç oîxoufXEvrjÇ Trjv 'Po)ULai(iJv -/lYEU-oviorv. A<; oÈ oia-

Y^YEV

t^

irXEuaaç eîç

TaXaTiaç, xai u-a/aK

vr,aov Ix ty)? àvriTTEpaç

^ xouç

TToXXaïç xaxtoaaç tou; 7roX£[xio'j; (AaXXov

(ouôsv Y^p
'7r£vrjT0)V )

ôfi-vipouç

ô'

Ti xat XaSsIv ^v

ou/ oîov I6ouXeto,

,

tw

ttoXêu-w

Xaêwv Trapà tou SaTtXÉojç
T^ç

àTTv-pEV Ix

êia-jrXsïv Tupoç

vr^orou.

auTov

twv

employé que dix-huit jours

te^vO;;

Ir.ihry.vij

celte expédition dans la

à

d/./.

,

ixùXvni

*(p'xt.fj.i':ix

'Pwari çiXwv, SrjXouvxa

Iv

/.t'.

ç^opou:

xai xa^oj^Evoç

,

Kai xaTaXaa^avEi

cxTro

tSiouç oj.j«cXr,aa<

àvOpojrojv xotxo^ioiv

a;tov à::'

ttjv tt^?

Germanie.

Celle qu'il entreprit contre les habitants de la Grande-Bretagne est

d'une audace extraordinaire.
flotle

11

fut le

dans l'Océan occidental, et qui

Atlantique

pour

,

premier qui pénétra avec une
fit

aller porter la guerre

portait de sa grandeur faisait douter

,

qui ont cru qu'elle n'avait

jamais existé et que tout ce qu'on en débitait

et

était

une pure

fable.

Il

y passa deux

dans plusieurs combats
qu'il

fois,
qu'il

de

la

livra

,

il

prit

Gaule.

donc pas

y trouva des
lesquelles ses amis de

conquête

bornes de l'empire
la

Gaule; et.

;

elles

ne purent rien

et misérable. Celte

tirer

expé-

aussi heureuse qu'il l'aurait désiré; seulement

des otages de leur roi ,
11

faire la

plus de mal aux ennemis

fît

de ces peuples, qui menaient une vie pauvre

il

les

nom

jusqu'à son

côte opposée de

ne procura d'avantages à ses troupes

dition ne fut

,

César osa tenter d'en

de porter au delà des terres habitables

romain.

lie.

de son existence,

à ime dispute entre plusieurs historiens

même,

armée la mer
Ce qu'on rapet a donné lieu

traverser à son

dans cette

lui

imposa un

lettres

qu'on

Rome

lui

allait lui

tribut et repassa

porter dans

apprenaient que sa fîUe

l'île

dans
,

était

et

la

par

morte
,

,

,

,
,

VI K
'û SivTpxTtiu
tl/S

DE CKSAU.

i-ni roifil^fjîTTx-jo'vç

T^/XZV

Tr.V

fJiVJ

,
,

O-JO^aUlTTiV'

85

Mais l'cxpédilion conlre

.es

Bretoni

une audace luéiuorable

avait

npCJzoi '/àp
tTTïEirj ffTO'iùl

il

:

car le premier

TÔv ûxixvôv ij-nipioj

tli

xxl (n>eu7(
Six

arparov

xotii^(>iv

«Ttl

:i/.Z;

7r&/£aov*

llollc

navigua

et

Qx)xTTr,i S.r)x-j

Tr,i

s'avança avec une

dans l'Océan uccidenlal,

mer Allanii<|ue
emmenant une année a la guerre
à travers la

:

de s'emparer

et ayant tenté

qui élail-suspecte

v>;(jo« àTTtffTOu/xivïjy

d'une

ûrrô fieyiQoui

par sa gramieur,

xal Tcxpctaxo'Jvxv Ttoiiiîv £^tv

lie

grande dispute

et qui a fourni

à beaucoup d'écrivains,
&)( OVO/JLX

où

comme

X.XI Xo-jOi

d'elle

ycvoiJiivrii

quoi

nom

le

et le récit

n'ayant pas existé

pas

ouo't Q'J7r,Ç

ni N'existant

TTSTr/aarai

avait été forgé,

Trfovjyave

il

T/;v

r,yî{xoAxj ['uixxiuv

poussa

l'empire des Romains

hors de
Atxirieûffaç oè ol< «i{ ti^v v^tov
ix T5Ô>

ra/xTt«î

àvT<Trc|0X5,

XXt XXX'JilTXi TO'J»

noxiaïç
,uâ//ov

TOÙ{

7rO/£//.lOU5

plutôt que ayant servi

WjJ£/>{7aç

ses propres (jcns

(Ol'oUî

(car rien n'était

(oùûèv yàp
û Tt

xxl

r;v

uçtov ia6«ïv

àTTÔ àvOo'JiTzoj-j

inlOr,/.! TJ/oî

qu'il fût

digne de prendre

à des hommes

xxxooiuj

vivant-misérablcnient

et pauvres)

xxï nevyÎTWv),
-noA/itày

T(ii

0>X oTov iooi)).tTO

à^>à Aaêùv

Icne habitée.

dans plusicms combats

fxx'/^xiç
:^

la

Or ayant passé deux-fois dans l'ilc
de la Gaule à-l'oppositc,
et ayant maUrailé les ennemis

mit Gn à la guerre,

il

non comme

,

il

bfj.T^povi

itxfx Toû ^as-t/twî,

de leur

xal Taçâ^aevoj

et ayant établi

(fàp-ovi

iiVC7,p€v ix Ti^Ç V>5ffOU.

K.al xaTa>a/xSâvei

àn^

TOJy

fùbiv iv

il

ypx/MaxTX

fiO'j-ovTx ôiaTt/tcv Ttpèî

voulait,

mais ayant pris des otages

avTOv

'Pûfir,

roi

revint de

Et

il

des taxes,

l'Ile.

trouve des lettres

qui allaient voguer vers lui

de
lui

part de ses amis dans Rome.
marquant la fiu

la

i
KAisAVOî moi.

fif)

Kal

(x^ya

otuTov

(i.£V

ïcr/z

nou.7r/''rov,

TTEvOoç* ot ?à cpO.ot axi^ixi^'i/^r^on^,

toXXa voaoucav

vota

Kat

XeXu[j!.£vyi(;.

xm

"^^

y^-*?

wç

tt;*;

to 7rXr,0oç

àpai/.£VOv

Kil^xpa

^v t^fr'vr, xa Ojxo-

£ÙOù;, où TcoXXi; ^^ul^nq

Pps?''-'*;

fXTjTc'pa Sia^vic'xv, eteXeut/jCE. T');v jxiv

Sriu,apjro)v

xai

^^

^j/uXacTOoTHc; oIxeiotTiTOç

•n:o)aT£iav

T7;v

(x^y''

ouv 'louÀîav

t.v:

[îici

twv

to "Apôiov 7;vcyx£ Tieoiov,

Etç

xaxEÎ xrjSsuOEÎTa XEÏTat.

XXIV.

Toîi Se

iroXXât xot'

Kaicapoç

(jleycO.TjV

iJ^otj

àvayxrjV yeiaccoux oieXovtoç

TraXiav, wcTTEp euoOii, Tparou-Evov

Twv FîtXaTÛjv, xai

pv^YvuTo Ta
xoTtTov

TOC "/EifjLaoïa,

'PojfjLai'oJv.

01

eo couches dans

la

'

j

ils

ctpotTOi aev^^'^i ttep'.Vovteç £;e-

yapaxojjxaci Ttov

twv aTTO^TcivTwv

aùxw (rxpaTOTTESw xai

[xiv

eiç

oe Ttpo; r/p^

airrou

TrpOdEi/.cx/ovTO toT;

ulet'

Tixo'jpiov ci-

maison de Pompée. Celle mort ne causa pas moins

de douleur au père qu'au mari
gés

,

ouaav

TravTa jxlv aoOtç a]^2-

û£ ttXeîctoi xai xpaxicxoi

KoTTav

'AtxêiopiYOç

x.a

,

Tr,v Sovafxiv

;

leurs amîs en furent vivemcnl

prévirent que celle mort allait rompre une

entretenait la paii cl la concorde dans la république

par des maladies dangereuses. L'enfant

môme

affli-

aTliance qui

déjà travaillée

,

elle claîl

accou-

chée mourut peu de jours après sa mère. Le peuple malgré

les tri-

dont

,

buns

,

enleva

le

corps de Julie et le porta dans le

champ de Mars, où

elle fut enterrée.

XXIV. César
mée nombreuse
tiers

allé

de partager en plusieurs corps

commandait,

et

de

la distribuer

l'ar-

en divers quar-

pour y passer l'hiver; après quoi, suivant sa coutume, il était
Italie. Pendant son absence
toute la Gaule se souleva de

en

nouveau
quer

avait été obligé
qu'il

,

el

fit

marcher des armées considérables, qui allèrent

les quartiers

atta-

des Romains et entreprirent de forcer leurs retran-

chements. Les plus nombreux

et les plus puissants

commandés par Ambiorix tombèrent
,

Titurius et les taillèrent en pièces

;

de

de ces peuples

,

sur les légions de Colla et de
là ils allèrent

,

avec soixante
,

DE CESAR.

VIF.

de

la fillo

or elle

87

de

lui

:

morte accouclianl

ci.iii

chez Pompé»'.

nxpà. Hofinritw.

Et une grrindc douleur
iiyt DouTriiVoi» «urèv
uÀygt. Sk

ol

s'P!)ipnra

,

K.a(ffapa*

ttoLÏ

St fÛ.Ol 9MnT9.p'Ji-/Qr,9V.'i

comme
ffolcTe^avvoTOÛTav rà «//«.

<l«'

Césnr

:

étant brisée la parenté

qui niaint«'nail en paix et en accord

malndc

répulilique

la

En-ellct

l'(Mif;u)t

d'ailleurs.

«o/it"eaM-nd

aussitôt mcturut,

cùflù{ ircXsxjTYiaSf

ajant vécru non beaucoup de jouri

:ro)iàç fifûpxi

iia.!^r',yxv ol)

aussi

et l('u^^ aniis fiuvnl lroul>lé8,

y

yu)affffoyff*j{ £y etp»îv>j x«lô//ovoiflt

TT^v

de pDiDpéc lui-même,

une grnnde

et

fÂtrù r-^y fir,Tipx.

après sa méi*c.

Tè ^èv

Toutefois

cri tt).^Ooç

^Ix TîJv or,ijûpy(^v
TÔ TTîoiov

v^vt'/xiv eiç

en

Xpnoj

dcjiit

des tribuns

la porta au

xx xîtrxt £xit x/;ûeuOîtora.

XXIV. ToO

multitude

la

ayant enloé Julie

io>lav

ocpv.iisvo'j Ti^v

champ de-Mars,

repose

et elle

là

cntorréo.

XXIV. Cependant César

cï Yixivxpoi

ayant partagé par nécessité

ûteidvTOç xttTi àvây>«y7v

on plusieurs quarliers-d'hiver
ri)v o'jvaixiv

oZcxv

fisyû).r,v

/joT}

,

auToû 0£ rpxno/xévov
Ttpôç TYjv

el

IzxÀÏav^

ficv

comme

rx tûv TalxrHiv

àveppî^yvuTO xjOiç

ri

yttixièitt

,

avait-coutume,

et

,

de grandes :irmées allant-çà-ct-là

détruisaient les quarliors-d'hiver,
et attaquaient

xat -npO'Jtuûyovro
rotç yv.pxx-oixxvi

il

lous les peuples des Gaulow
se soulevaient de-nouveau

,

xxi fiv/x/oi rrpxroX -rrtptXôvzt^
«Ç^KyTTTOv

était déjà nombrouse,
lui-même étant retourné

•vers l'Italie,

itarzsp ei'LOztf

icivra

son anuée qui

rûv

'PotpLxifuj.

les

retranchements

«les

'Romains,

nombreux

Oî Si TrietTroi

Mais

xal xpirtnrot

Cl les ydus puissants

les plus

ré5vàTt(WT3tvTwv/jteTi*A/io(dp£yaç

des révoltés avec Ambiorîx

5té^0«tp«v fiiv

taillfrenl-en-ptèces

Kérrxv kxI Ttroûptov

Cofta et Titnrius

7TpxT0TciSu avrâl"

avec

mptax^évrn

puis ayant entoure

l

uupis^vtv

ôi

letir

(ie six

cnnip lui-même

myriades d'hommes

:
88

KAiiAi'or Bior.

^cj»Octpav xh ùt

Im

Ktx^pcovi xi-v^oi (xuptacriv î; icepioyivTef;

ÉTToXio'pxouv, xal (xixpôv dîTeXiTOV ^,p'/;y.£vat
TeTptij|X£vo)V aTTOtvTOJV,

xai Trapà Suvaatv Otto

7rpoO'jjj.(a; ^jx'jvo-

xaura tw Kotfaapi (xaxpiv ^vtt, Tr/éo);

p.c'vwv. 'liç 8' rjYYeXy)
£7ri(TTpev|;aç

xït^ xpaTo;,cvjv-

xal auvaYaywv lirTaxiffyiXiouç touç (yuixTravTaç,

ysTO Tov Kix£p(ova

Tooç

Trjç TroXiopxi'aç ^;aipr,7<Ju.£Voç.

).iopxo'jvTaç oOx e)vaO£V, àX// à7r/^vT0)v

wç

i?,Tret-

ro-

51

àvotpTraTO'XEvoi

Tr.î

,

6âiyot7)toç xaTa'ppovr'ffavT£<;. KàxEÎvoç èlan'xzoy/ Gtte^S'jvev àît,

xal yojpia Xaêwv

eyovxa rpoç xoÀXoiiç (ji«/ou£vo)

e7:ir/)8£ioj<;

cppayvuTai CFTpaTOTreSov xai [xa/r,ç It/e touç £auTotJ

|x£t' oÀiytov,

àvayaYEÎv Ss xov yapaxa xai xi; iruXaç àvoixocouEÎv wç

7raa*/)ç,

^EOoixoTaç r,votYxa^£

xaTacppovr,Oyjvai orpaTr.Ywv

,

u-s/piÇ ou

•

aTTopaSrjV ôtto Opaco-jç TrpocêaXXovTa; £T:£;eXOo)v IrpÉ-j/aro

xa't

,

TToXXoUÇ aOTCOV 5l£o0cip£.

XXV.
mille

TouTO T^ç

hommes

xwv

TToXXâcç àitocrcàcEK;

lvTa36of

FaXaTÔÎv

assiéger la légion qui était sous les ordrea de Q. Cicé-

,

ron, cl peu s'en fallut que ses retranchements ne fussent forcés

;

tous

ceux qui y étaient renfermés avaient élé blessés et se défendaient
avec plus de courage que leur état ne semblait le permettre. César,
qui était déjà fort loin de ses quartiers

nouvelles

bler en tout que sept mille

pour

hommes

marche levèrent le siège et
«on petit nombre et se croyant
sa

,

il fit

;

et,

n'ayant pu rassem-

la plus

fît

semblant de

fuir,

grande diligence
il

ne put dérober

allèrent à sa rencontre, méprisant

,

pour

ayant appris ces fiicheuses

dégager Cicéron. Les assiégeants, à qui

aller

tromper,

,

revint précipitamment sur ses pas

,

sûrs de l'enlever. César, afin de les

et

,

ayant trouvé un poste

m onde

commode

armée nombreuse il fortifia son camp
défendit à ses soldats de tenter aucun combat, fit
élever de grands retranchements et boucher les portes, afin que cette
tenir tête

,

avec peu de

,

à une

,

,

apparence de frayeur inspirât aux ennemis encore plus de mépris
pour lui. Son stratagème lui réussit; les Gaulois, pleins de confiance

,

viennent l'attaquer, séparés et sans ordre

sa troupe

,

tombe sur

les

:

alors

Barbares qu'il met en fuite

,

il

fait sortir

et en fait

un

;,Tand carnage.

XXV.

Cette Tictoire

comprima tous

les

soulèvemeots des Gaulois
,

,
,

l
,

,

,

VIE DE CESAR.

S9

TÔ ri-ffix (tô) ûïri Kixî/îwvi

hi lûgiuii

èlT0)td/5X9'JV

ils /';issiéi;caicnl

,

xxl «niÀtrrov
yiprjy.ivxi

/'avoir prise

ùrrà T:poO'jy.iui

ùfjL'jvo/j.iv(at

raOra

et se

les

de force

Romains ayant

été blessés

défendant avec une ardeur

au-delà de leur force.
Or dés que cela fui annoncé

itxpi. Sj-jxfÂiv.

'ûç 0£

de peu

cl faillirent

fxixpb-j

xarà xpâroj,

tous

xxi

sous Cicéron

i^/yiiyj

à

César éianl loin

,

étant rcvcnu-sur-scs-pas vile
x«t (Tuvaystywv tojî ffû/i7t««Ti<;

ayant rassemblé cn-lout

et

sopt-niille
^TCît'yîTO îÇ«t/9/:a'd/xîvo5

il

hommes

se bâtait devant délivrer

TÔv Ktxiporjx rZi TtoUopxixi.

Cicéron du siéye

Oùx

Mats

éAstO:

(^è

TOÙÇ TTOitO^XOÛVTaÇ

xaT«ippov>{7avT«ç

Kat

qu'il soutenait.

n'écbappa pas

aux assiéjjcanls

,

mais
W» CfJXplZXlÔlXtVOl

il

ils

comme

,

T1^5 3il7dT>JTOî.

venaient-à-5a-rcnconlre

devant /"enlever,

ayant méprisé ce petit-nombre.

Et celui-ci

èxîTvoî iÇxTrarûv

les

trompant

>nifs)-/îv

àtl,

fuyait toujours,

xxl Xxèù-/

y^ftipix

et

ayant pris des postes

i'/^O-JTX èTTlT/J^îl&Jj

disposés avanlagcuseincnl

/ia;(0^u£vw

pour quelqu'un combattant

n/50^ 7ro)./oùç /iîrà èXiyoiv

,

contre beaucoup avec peu,

fpiyvurxi TTpxTOTtfiûov"

il

fortifie

xaî £t;^î T0Ù5 £xuToO

cl

il

son cam[)

retint ceux,

de

:

lui

de loul combat
mais
itJxyxysX-^ tôv

y^xpxxx

xal avotxoôo/ifîv rà^

7rj).X4

il

de construire des portes

et

comme
aTpXT/J'/CJV )(.XTX^pOJr,Qr,-JXL'
l^iiXpi-i

ou Ca£$£).Owv

Ùttô Opiaoyji

9TzopxSr,-j

ayant peur,

s'ellurçant d'être méprisé

nnl-en-fuitc

les

ennemis aitaquant eu-désordre

par audace

,

et détruisit

XXV. TOÛTO

:

jusiiuàcequc^yanlfail-une-sorlie
il

npoîSâiiovTaî

les forçai

d'élever le retranchement

XaT£7Tdp£7£

XXV.
les

beaucoup d'entre eux.

Cela abattit

noiubreux soulèvements
90

kAIIAI>0£ BIOZ.

xa 7rpo7£/it)v

'5;e(»)ç toîc;

Twv àiroXtoXoTwv

àvT^

L/.0)TaTO'.Ç Yî'vE'TlV

7ro).£^wv

lx£Î

£x

|jùv

rtst

tt;^

FaXotTiaç. TIop^o) 5i touto)v aï 7:a).ai xaTaÇtÇ/.r.jjiévatt

Xûu'ja xai v£fxoj/.Evai
/

^^-tv 2; "Ira).?»;

^^p

Tay^-*'*» noy.TTY,iou

Tpi'a

oluxÎû

ouo ypiqaavTOç, Iv ol VEoooXXextov ^x

TfTw 6a»* «'jTov
Ildt^ov

vsoiTepiaixoî;. Kot

oiît

twv

ouvaTO)TdfTO)V ivîpôiv Iv tou; fn/t-

àçT/tX TOU Ul£Vl<TTOU Xïl XlVOUVOWETTaT'J'J TWT^

(xvE^aivovTO,

^ojsOcîcai

|a£v

ttoX).?;

xat

r/i/.(a

TravTCtyoOEV ^ttXoiç à6potffO£Î(7i, UHyaÀotç 5È ttXoutoiç eÎ; TaÙTO

Tcrn

auvEVE/OEÏffiv, lrr/)poûi; ol ttoXeci, O'jîE'jlCoXoiç ce yoipai?.
1^

Sa xat yEiuôivoç

oputxol

i7,£voi
{/.3V

,

wpa

Trayci Trorautov, xa vt^pEToTç àrr'WCErpva-

xal TCEûia y£taaa^5oiç l7rt).£Xiuvaffuiva

axExaapxoi ^aOst yiovoç aToaTroi,

[xatcov TrapaTpsTOiJiEvwv

dans ces quartiers-là
tait

à(7a'5-ia

to) 51 Si*

ttoX).");

IXwv xat Sew-

TrooEiaç

t9;<;

,

il

voyait quelque aiouvemenl à

craindre. Pour remplacer les léijions qu'il avait perdues,

venu

pée,

et la

,

dont deux

trois d'Italie,

lui

il

avaient été prêtées par

en

lai

Pom-

troisième venait d'être levée dans la Gaule aux environs

du Pô. Cependant on
Gaule

tt/'A-

César, pour en prévenir de nouveaux, se por-

;

avec promptitude partout où

était

xai ir^

,

vit tout à

des semences de révolte

coup se développer, an fond de
,

que

la

les chefs les plus puissants

avaient depuis longtemps répandues en secret parmi les peuples les
plus belliqueux, et qui donnèrent naissance à la plus grande et à la
plus dangereuse guerre qui eût encore eu lieu dans ces contrées.

Tout

se réunissait

pour

rendre terrible

la

:

une jeunesse

aussi

nom-

breuse que brillante, une immense quantité d'armes rassemblées de
toutes parts

dont

ils

avaient

,

les fonds

énormes

qu'ils avaient faits

s'étaient assurés, les lieux
fait Icui s retraites

:

les rivières étaient glacées

pagnes inondées étaient

on
,

était d'ailleurs

dans

les places fortes

des

torrents

le fort

;

;

;

les

chemins

,

ensevelis sous des

monceaux de neige, ou couverts de marais

d'eaux débordées

étaient impossibles à reconnaître.

,

ïis

de l'hiver

de neige les cam-

les forêts couvertes

comme

,

presque inaccessibles dont

Tant de

on
et

diffi-
,

,

,

,

,

,,

VIF.

TÛv raiaTûiv èvrauOa

dos Gaulois
cl

nXJTUyÔSS

Tî

,

,

DR CKSAR.

Kxt avrbi ToD yiifx&voi,
l-nifOlZ''M.I

,

91
rfe là

,

César lui-même pendant rhicr,

allant dc^-lous-cùlés
et surveillant

xarl TTjSOTî/'jJv oÇ/'jj;

vivement

les innovations.

Kxl yàp
>fxîv

Kn

Tpt'a ri'/fMxrx

«ùrii î?

trdis lésions

<'lT«'t

étaient venues à

lT«>^fa>

àvrl Twv à:Toiaii)dTwv

Pompée
èx

TÛV jno aÛTÔv

zr,(;

ru/.xrîui

lui

une ayant été nouvcllen>cnt-lev6.^
de la Gaule aut(jur du Pô.

mpl

Ilâoav.

Mais loin de ces pays

«p/at

se montrèrent les

Toù fxv/hroM xalxivûuvwoiTTir ou

TÛV Troiîuwv

en ayant pr(îlc deux

et

Tlôppu 0£ ro'JTWv
àve|)X(,'vovTO al

perdues,

les

de celles qui étaient sous

Iv Si v:o7jîl/flKTOy
ix

lui d'Italie

pour remplacer

de

la

dcs guerres de

£xjï,

X'xzxîit/.r^ixi-jxi TtûXxt xp'j'^x

semences

[leusc

plus grande et de la plus pcrilla

jetées depuis-longtemps en-secret
et

entretenues

honunes

oià Tciv àvopwv ouvxTtirrâTCiJv

par

£V TO'î 'jijS7l IXXj^lfiOiTXTOi.i

ilans les races les plus belliqueuses,

,

les

semences

les plus puissants

fort! liées

par une nombreuse jouiiono
et
àO/îOiïÛiïfft 7ravT«;^dOiv

fjLiyxyoïi ôè 7t/oJTOi5

auTÔ

îuv£vî;^0àlyiv etj tô
t(j;,^Uj5>'.rî

ci

7Td).£ffl

,

par des armes

rassemblées de-tous-côlés,
et

par de grandes richesses

réunies dans le
et

même

par de fortes

lieu,

villes,

y'Zp'xii 05 ou«,a6diotî.

et par des [)ays difliciles-à-envahir.

ToTî û£ xai Trâyot

Et alors

Ctpx ystfjiôivoi

,

Ttorapnû'j

y.xl cp-jULol

dans

la

les glaces

des rivières

saison d'hiver, et les bois

ànoxsxpjtxfjiéjoi vi^iTOc^

couverts de neiges,

xal Tttûix èratXtXifivMjfAivx

et les plaines

XiiH-xppoUf

par

xal

et d'un côté les sentiers

7t»j

pLtV

XTpXTtol

méconnaissables

xrixfixproi

^ûOct yiojoi
ttrî

et -xoIa-^

convertics-cn-marais

les torrents

par

Mxftix

et

la

profondeur de

la

neige,

de l'autre une grande incertitude

Tîjç TTOpe/aç

du chemin

f là c/câv k:c( |itu/K«CT«M

wtravers les marais et les cours-d'eau

Tia/Î X 7/3 J .T0/4Cl»»V ,

débordés
KAIIAPOÏ BI02.

92

racriv loo/touv «vETriy tipy,Ta

xai KapvouxTvoi*.
OuEpY£VT(^pi;

Tb 51 cutjiTrctv
Tov

ou

y

Kaiaapi xi

TÔiv dt^icrToijxivojv roiiîv.

aiptOetç xpaxo; Elye tov> ro/.cjxo'j

Fa/aTat, Tupavvioa ooxovvt»

TraTepa

TrpaTTeiv, «XTréxTEivotv.

XXVI. OuTo;

oov £Îç TToXXà 5ieX(ov

-nfjv

6uva;/iv

u-Ép*/;

a/pi

7ro)vXooç éTriaxr'fTaç f.vEaovaç, (oy.EiotÎTO t^,v Trépt; «Tra-rav.

TTpoç TOV 'A papa*

TCi)v

P(ou.r

(7uviarTa'/.£V(i)v,
'

•'

i

X£|X(o

xexXiijlsvojv

oiavooooEvoç

Kaicapa cuaTracav
r

Itti

£Î jxixpov

[xèv

cj/o€oi

t};v

apiaxa yp^aOai [ôoxwv] toÎs Trpbç

è'/biçeij Talç

'wv

tw
lit

Nuvi

xoO.Efxov,

èv

tto£•.;

TWV

D.0LZ>p6ziÇ>0'.

*lTaXiav xiziir/O'^.

xaipw TtE^uxwç KaÏGap, aaa

"/;v/i

CcTEpov îr.^ii, Kaî^apo;

TOV llJLOuXlOV EULTTECOVTOÇ 7ro'),£aOV, OOX Sv
êpixôiv £X£ivo)v

,

h/v.cv.i

I

i

FaXariav. "OrEp

,

xa

,

K'.jJL-

6

Tract

o*

aaXirra

Tfo TruOscOat r);v àro'cTaîiv

et

apaç

auTaïç ôooîç âç 5i9;X0î, xa pta xa Ta/si t7ç tto-

cullés faisaient croire

aux Gaulois que César ne pourrait

Entre

les nations révoltées

nes et

les

Carnules

,

les attaquer.

les plus considérables étaient les

Arer-

qui avaient investi de tout le pouvoir militaire

,

Vercingélorix, dont les Gaulois avaient massacré le père, parce qu'ils
le

soupçonnaient d'aspirer à

XXVI. Ce général après
,

la

tyrannie.

avoir divisé son

et établi plusieurs capitaines,

fit

entrer dans cette ligue tous les peu-

ples des environs jusqu'à l'Arar;

tement

les

armes à toute

la

Gaule

il

,

civile,
fois les

il

pensait à faire prendre subi-

pendant qu'a Rome on préparait

un soulèvement général contre César.
féré son entreprise jusqu'à ce

armée en plusieurs corps

Si le chef des Gaulois eût dif-

que César eût eu sur

les bras la

guerre

n'eût pas causé à l'Italie entière moins de terreur qu'autre-

Cimbres

et les

Teutons. César, qui

tirait parti

de tous

tages que la guerre peut oûrir, et qui surtout savait profiter

n'eut pas plutôt appris cette révolte générale

dre un instant

;

et

,

reprenant les

,

les

qu'il partit sans

mêmes chemins

avan-

du temps,
per-

qu'il avait déjà
,

,

VI K
iiôxoD'J itoiiXv

DE CKSAR.

Kaiixpt

scinhlîiicnt

rà

les /orctrj

TÔJv à^tTTX/jiévciJV.
orj-j

àf£l(JTr,/.îi

93
rendre à César

lout-à-fait inallafjuables

Itxv7xny.7iv xvsT:i/î{pr,rx

UoXXà. //îv

,

,

des rcljclles,

Certuinenient beaucoup de tribus

fûXx

s'élaient révolloes,

,

ApZip'joi Si xal KapvouTÏvot

mais

Arvcines

les

et les

Carnules

étaient les principales.

T^axv iTpôjyri/jix.

Oùi/syîvroptÇ et xlptdùi

Et Vercin;^éloi

ou Fx'jxzxi à-nixTStvxv

(hujuel les Gaulois avaient lait-péi

rcv Tzxripxy ^oxoDvra

le

ifpxrrsij rupxvvtoa,
tlyî

de

Ty)v Sitvxijiu

o'jv

/J^^P'Î

>

ir

tyrannie,

la

la

guerre.
(lelui-ci

donc ayant

divisé

ses forces en |)lusieurs parties,
cl

ayant mis-à-leur-tèle

plusieurs chefs

iro).)oùî r,-jt{j.6-ixq

t^v

fcjxstoÛTO KTraffxv

de

XXVI.

5teiwv

Ttoi^à

ei<;

,

père, qui paraissait

fair»^

ToD 7ro)«,uou.

XXVI. OuTOj

ayant élé élu

avait toute la force

xpiroi

iv/xTfxv

t'o

ix

Tripi^

,

s'attacha tout le pays d'alentour,

ôixP'' "^^'^

nexip.hù)v

jusqu'aux lieux situés

T^pOi TGV

Kp'jpx

vers l'Arar,

,

songeant

Jtavooyujvoi,

Home

ceux à

9vp.TtX7X'j
iirl

£1

contre César.

Laquelle chose

tTrpxÇe

flUpà.) U7T!pQV

un peu

,

dans

r€i'i

âv nxriiyo'i
Nuvi ûà

/i£v

saisi l'Italie.

Mais alors César [paraissant]
profiler très-bien

XpTQaOai ôpiata

nepuxài; Ô£

guerre civile,

la

auraient

IraXtav.

K.xlaxp [ûoxôiv]

Kàaixoî; Tipô;

TiôXe^iov,

{ià).icrxa xaiptô,

de toutes
et

ayant levé
ôir^XOe,

%a iKiteifàuËvo; tolç ^apodipoi;

par
et

choses pour

avoir appris

dès

dpa; txiôpei,
ajtaî; ô5oî; â;

les

la

guerre,

né pour UA'er surtout de rocca>ioii

â;jLx Ttô iTv6é(j6ai ttiv àiïoa'ca'Tiv

•cotïç

eût faite

que celles causécs-par-les-Cimbrcs

Ki/iêptxwv
ty)^

s'il

tard

des terreurs non moindres

O'jx i'/.xfp6Tipoi

huthtàv

|)lus

César étant tombé

'E.xivxpoi i/jLTîSvovroi

foZoï

,

toute la Gaule

rxXxriuv

ïixhxpx.

'ÛTzep

se liguant déjà

à éveiller parla guerre

lys(p:i'j T'ô 7roié/x«

le

les

/e

la

rébellion

camp avançait,

m»lmes routes

(ju'il

[versées,

avait tra-

ayant montré aux barbares
,

KAIIAPOS

Oi
pefaç

5iât

ToaouTou yciatûvo;

d((Aa/o; aÙTOïç
y)

evxaoOa

Xujxaivojxevoç

i7riCc'.;aacvo(; toîç ^ap^ctpot;

,

4f

xai irjTTjTo; ?7r£t7i CTpaTOÇ. 'Ottocj y^? arveÀov
ûtaSuvai twv rap' auToO ypovo) ro>A(j)

YP^f^F'-^'^Pt'^?'^^

dcTTiatov,

BlOi,.

jjlstoc

IwpÏTO

7ra7r,ç

aoxwv xai

(jTpaTiî;, atxa

r7,;

êxxotttojv xi

'/J^^s'^^

j

il^V'

/wp»^

xaTaTrpc-j/OjjiEvoç

7:o)v£i(;,

àvaXajxSàvojv xouç (jLETaxiOîjxévoui;* jxi/pi

Aîooufov

*

xo xwv

/.al

êOvo; è;e7roXeao)0y) irpo; auxov, ot xbv dfÀ/.ov ypovjv

(xvaYopsuovxEç aOxoùç 'Povjiaiojv xai xi;jloVx£vci oia-

ào£)/^oÙ!;

rtpsrwç, xox£ ci xoïç àzoffxàxaiç rpoTY^votuvot,

Kaiffapoç «TTpaxia 77£pi£(7T/;cav aO'jaiav. A'.07T£p

7:o)3.yjv

/.ai

t7;

/.ivr'-r-/:

IxeTÔîv UTTEpÉSaXc xà AiYYO^iïtà^j pojXoaEvOç al/a^Oai xv;ç 2r,-

xouavwv, cpiXwv qvxo)v xai

7rpo/.£itx&vo)v

àXXr,v FaXaxiav. 'tLvxouOa

8*

xwv

aùxoî

x"7,ç

'IxaÀia;; ttso; t/v

TroXEULiojv iTxiTrîTdvxojv

xai 7r£pi(7/ovxo)v jxupiàsi 7ro)Aaï<;, èpar^ciaç ^laYojvicïa^Oai, xoîç
ijLEV

ôXoiç xaxaTToXtjxwv IxpàxTjtre, /po'vw txo)v).w xai c^ovoj

icnus

,

hiver

il fit

si

voir aux Barbares, par la célérilc de sa

courrier fût venu en un
était parti
,

,

et

ils

le

temps beaucoup plus long du

pays

,

plus grande distinction

ront dans la ligue

commune

,

le

troupes. César fut donc obligé de

verser lé pays des Lingons

amis des Romains

Là

,

lui

,

,

;

mais

environné par les ennemis

un combat long

les

Éduens,

et avaient éié

jeta

décamper promptement

de
,

quand

se révoltèrent aussi et enirè-

pour entrer dans

et plus voisins

,

Romains

découragement se

l'Italie

que

dans ses
Ct

de tra-

celui des Séquanais
le reste

de

la

Gaule.

qui étaient venus fondre sur lai

avec plusieurs milliers de combattants
vigueur, qu'après

il

détruire leurs places fortes et

qui jusqu'alors s'étaient appelés les frères des
la

lieu d'où

voyaient, arrivé en peu de jours avec toute son

piller et ravager leur

avec

a

eût paru incroyable qu'an simple

Il

recevoir ceux, qui venaient se rendre à

traités

marche dans un

rigoureux, qu'ils avaient en tête une armée invincible,

laquelle rien ne pouvait résister.

armée

xaxa-

,

il

les

et sanglant

,

il

oharge avec tant de
a partout l'avantage
,

,

,

,

vu:
|3tst

xx x%'^n

xr,i Txoptixç

''

ày}TT>jT05 altroXç.

yip ^v

>:tou

yî/ov
.>

95

par la violence et
liiî

lel

la vilcs&e

in incible et irrésisliltic

où

('ar

«TttffTOV

il

était

pour

<ii.

incroyable

^pxfifi.xxofopov

un messager ou un courrier

aUTOÛ

>î

Ttupù,

de sa

[marche

hiver,

qu'une année s'avance,

îTtetfftv

rsrp'x-zbi;

j.y^Oi AOtï

j

cksah.

dans

ClX TOffO'JTOU yU/lâfJOi,
;

dl:

,

,

de ceux (i'auprés de

'?Ovxt TioXXù

être parvenu en

xpàvu,

la

/x<Tx 7ri3T7î T>ïç orpartâî

,

Jlu//a(vo/A£yo« â/xa X'-^p^i acuTbiv

il

lui

beaucoup de temps,

vu

était

avec toute son année,

ravageant à-la-fois les pays d'eux

x«l è/xd;iTWv T« -/^upixt

et détruisant les places-fortes,

•AXTXiTptfo/JiVJOi nàXeii

soumellant

àvx).a/z€âvcijv

accueillant

ceux
l^i'/Cpt'

<<^^

'ô tOvoj

ol TÔv

a/iov

passaicnt-dc-son-cùté

«]ui

jusqu'à ce que

TÛV Aîûoûwv
iÇîTtoie/jicôO/j

lesquels

le

reste

proclamant
frères des

^(a7r/9£7Câ>{

,

et

Rwmains

honorés avec-distinction,

aux rebelles,

îr£/5t£ffT>;ïav TroÀ/'^v

àOu/xiav

jetèrent un grand découragement
(Lins l'armée

xcvyJTa; È/iïûcy

ûw£^£Saii Ta Aiy/ovixà,
pouAo/x£»o$

du temps

soi

mais alors s'élanl joiutâ

1tp07-/Vjàp.S'J0l

T0Ï5 à:t07TâTaii,

/.ul

peuple

le

se mit-en-guerrc contre lui,

npbi kÙtov,
'/^pi'iO-i

XXl T(/XÛ/XSVOl

àiÔTisp

même

des Ëduens

à.vxyop€ÙovTtç aûravs

TOT* 5«

les villes,

de César.

C'est pourquoi aussi
il

él;i

ni parti de-là,

traversa le pays des-Lingons,

voulant toucher

â'}jca<}o(i

celui des Sé(|uanais

5vTwv
xal

^c'/oiv

(|ui

TLpoKiifiivctiv Tfii

IrxÀc'xi

it^àç T)^v âÀAr;^ FxXxrùx'j.

Evraûda

ôà

twv

TtoJis/AiVv

'nT(7T£7ÔvTcav aurai

élaieuL amis

et placés-cn-lélc

de Tltalie

eu-égard au reste de
Mais

là les

la

Gaule.

ennemis

étant tunibcs sur lui

XZl TtCptO^MTWM

et /'ayant enveloppé

IcoÀ^alf /Âuptâaiv

de nombreuses myriades d'kommêêf
lui s'étanl empresse de combattre,
ct-rles
il

vamquanl eux

eut-lc-dessu6 au-total
KAIXAPOI BIOZ.

06

Xyjvai, xa SeixvjO'j^iv 'ApÇ/pvoi ^ivioiov Trpô; lepw xptjxaixe/'yv,

Kaiaapo; Xatptpov, *0 OeaiaixEvoç auTOç

8-^

(o;

Siaore

oaTepcrv £}x£i-

xai twv çO>o)v xaOeXeîv xeXeuovtojv, oôx eîaasv, Itpvv

,

-/jyouuLEVo;.

XXVII. Où

àX).^ xÔte TÔiv 6ia^uYovTO)v ol ttXeT'Jtoi ;j4Ti

|ji.r,v

Tou [iaatXeo); îiç ttoXiv 'AXrjaiotv* auvs^uvov, xai TToX-.opxovVTi
tauTTjV Kaicapi, ooxojaav àvaXwTov

xai

TrXr^Oei

twv

O

xivSuvoç £^o)0£v.

àôpoidÔEV, ÊV

elvai uEy^Oei Te Tsiyôiv

à7roixayou.£vojv, iTriTiTTTEi TravToç Aoyou ;;.îi^wv

yàp

v^v

^xov

é^TrXoii;

êv

FaXaria xpaxtcrrov àro

etci Tf,v 'AXr,(;iav,

tôov

rpiaxovTa

èOvwv

tx'jpiàoE;*

aï ô' ev auTTJ tcov (xayoasviov oC»x eXoittove!; yj-rav ÉTrraxaîocxa

(jLupiaôwv w(7T£ Iv (xecoj ttoXe^oj tocoutou tÔv
Xr,u.(X£vov

,

et

met en

El

xaTci-

xai 7roXiopxouu.£vov àvayxacrOrîvai oitt^ "^V/j "P"^^^-

XÉffôai, TO (xâv TTpoç T/;v 7:o)av, lo o

wç

K'X'.rj'ïÇT.

aï 8uva(X£i;,

(tuveXôoiev

fuite

Baroares.

ces

àito

xoixiot]

twv

£7:&Xr,XuOc>":ojv,

semble néanmoins

Il

twv

oia7r£7:paYjX£vojv

qu'il

y recul

d'abord quelque échec; car les Arvernes montrent encore suspendue

dans un de leurs temples une épée
pouille prise sur César.
rire

;

11

l'y vit

,

qu'ils

prétendent être une dé-

lui-même dans

la suite et

ses amis l'engageaient à la faire ôter; mais

il

ne

le

ne

lit

qu'en

voulut pas,

qu'il la regardait comme une chose sacrée.
XXVII. Le plus grand nombre de ceux qui s'étaient sauvés par

parce

fuite se

renfermèrent avec leur

sur-le-champ

l'assiéger,

roi

quoique

dans

la

la ville d'Alésia.

César

hauteur de ses murailles et

multitude des troupes qui la défendaient la fissent regarder

la

alla
la

comme

un danger dont on ne
il se vit dans
donner une juste idée. Ce qu'il y avait de plus brave parmi
toutes les nations de la Gaule, s'étant rassemolé au nombre de trois
cent mille hommes, vint en armes au secours de la ville; ceux qui

imprenable. Pendant ce siège,
saurait

étaient renfermés dans Alésia ne montaient pas à moins de soixante-

dix mille. César, ainsi enfermé et assiégé entre deux armées
santes

,

ceux de

de se remparer de deux murailles

fut obligé

la place

,

,

l'autre contre les troupes qui étaient

secours des assiégés

:

si

si

puis-

l'une contre

venues au

ces deux armées avaient réuni leurs forces
,

,

,

,

,

,

VIE DK CESAR.

97

ayant dompté les barbares
7to)>ÔJ x«ov(u

tooÇs

'J£

xarà

[na;^e-

avec beaucoup de temps et de car-

xal ydvw*

mais

àp/^ici

sembla au commencemeiit

il

xai ff^ai^va^ Tt,

avoir échoué eD quelque-chose

xxl ApZip-joi Siixvùoxtat

et les Arvernt's

X'.ffîOLOV

une pi'lite-opéc

/.pt/jLÛfiivov itpbi lep'^
r'jç

Sri

O

suspendue dans un temple,

t

comme ('(mIcs une dépouille de ('ésar,

).i^jpov ILaiffapoj.

a-jTÔ» QixiifiivOi 'jvnpov

i'xtiSixis

xai Tûv ^ ^Aeuv

,

montrent

l.aquelle
il

lui-même ayant vue

plublaitl

sourit, et ses amis

/i/«uovrwv xaOeisîv

/'engageant à enleer elle,

OKx e*u7tv

il

,

Yf/OJ/iivoç Ispév.

XX VII. Ow

àXXà

fXYiv

la

(Tuvéyu/ov /xerà toû âaiiiiwç

AÀrjalxv

eli itôXiv

«{wOiv Kaiffapi

alors

se réfugièrent avec leur roi

et

la ville

d'Alésia,

un danger plusgiand(7wetoutrécit

tombe tlu-dehors sur Cébar
qui assiégeait celle-ci,

TtoÀiopxoûvTt TaÛT/;v,
àoxQ'jix.v «Tvai

[)ermil pas,/«jugcantsacrce.

/t?

plupart de ceux ayant échappé

dans

f

xxl xivôuvoç fiei^ojv Ttavrôç idyou
èTTlTtlTTTfl

ne

XXVII. Cependant

to'tc

paraissant être imprenable

àvsc^UTOv

Il

par

la

hauteur des murs

xal nAvi6s( tûv àno/xaxofiivuv.

et

par

le

nombre des combattants.

*0 yà^ :^v xpXTl9T0V
«V la^area

Car ce qui

ùQpoivdiv aTrà tûv tOv&ty,

rassemblé des différents peuples,

>rxov èv OTiictç ciç T/jy

dans

AA/jaiav

OÙX

Tûv

ir)ffav

/jLSt'/^OfjLhuv cv

venu en armes vers Alésia,

au nombre de Irenle myriades

rpiâ-KOvra. fj-upiioii'

a ci

était

brave

était le plus

Gaule

la

aùry?

è)âTTOV£ç

et celles

:

de ceux combattant dedans

n'étaient pas

moindres

iltTa.Kxicixx fiuptiôuv'

que dix-sept myriades

:

(WJTC Tov K.a(7apa

de sorte César

xxr€ir,fjifihov xal Ttoito^xojyoïfivov

surpris et assiégé

iv /iéau TOffoOrou Tto/i/xoi»

au milieu d'une

àvayxaaOï^yai irpoSa^éffOat

avoir été forcé de meitre-devant-lui

Ta

/icy n/s6ç

t^v

itdiiy

deux murailles,
du cùlé de

l'une

grande guerre

si

la ville,

TÔ ôi ànà Tûv inclYjXudoTwy

l'autre

du cùlé des

Mv Tùv xarà aÙTÔv

comme

les troupes

ôiaTTiTTpay/Aivwv xo/xt8i^
(t

al ôwvâ/ui( 7uyi>0o((v«

Vig DK César.

assaillants

de

,

lui

étant exterminées entièrement,
si

les

deux armées se réunissaient.
7
JUUAPOl

i)8

BIOX.

xotO'

a&TOv. Aiàt TcoÀXi jxrv ouv elxÔTwç 6 Trpô; 'AÀr,cr(a xivôuvo<

fcr/^t

ôo^av

a>ç

v(ov oùôtlç,

xa 5£iv^,"roç
ptaXiaxa

TrapaT/Ojxcvo;*

XaÛeïv Tobç Iv
<ju[x6aXotTa

toXjxt,<;

?pY«

ttj

ttoXci Kaiaapot

xoei TrepiyevôiJLBvov

•

ô'

,

oia xôiv àyJ^av àyJr-

av tiç &anjaaatit tô

xocauTaiç (/upia7i

|j.aXXov 5i

xai tcjv 'Poijxauuv

Où

Touç To irpoç rJjv ttoXiv teï/oç çuXàrcov'a;.
TjgOovto t^jV vtXYjv,
xoTTSTOV •pvaixtov

TCoXXouç (xèv

(jLepT)

5' atjxaxi

ToXXouç

àxouaOr,vai, OeaGa|X£V(ov apa xaxi Oâ-repa

àpYupw xa XP^'^V

twv

OoTwç 6ioK ^j

5â

ô'

,

£x7:tojxaTa xat

'Pwjjliuov eiç to (7TpaTÔ7rci<y» xojxi-

"coaauTT] ûuvajiLiç wCTrtp eiwuXov

tSv TrXeicTwv

r^

ovtipov

êv ttj {xa/r, Trscôvxtov.

T^v 'AXrjdiav e/^ovT£ç, oùx ôXiYa irpaYjAaTa 7:apac^dvT£;

c'en était

fait

devant Alésia

de César. Aussi
acquit

l«i

,

eitréme auquel

le péril

à plus d'un titre

tée; c'est de tous ses exploits celui où

il

,

la gloire la

montra

le

le plus d'habileté. Mais ce qui doit singulièrement

que

Oupeoùç

xéxocjjlt.jaévou;

Trecpupaevouç ôcapooco^, Iti

fjÇpàviaTO xai 8ie7r£!j.opr,TO,

Ot

*^àp TrpoTcpov

xXaoOuLOv £x T^ç 'AÀTiaîaç àvopôiv xai

t|

oxTjvàç raXaTixàc; vtzo
^op.évaç.

xaii; £;oj

d'hommes qu'après

étonnant encore

du combat

n'aient élé instruits

les assiéijés

milliers

,

les

,

;

mieux méri-

surprendre

,

c'est

a tant de

et ce qui est plus

qui gardaient la muraille

avait tirée contre la ville, u'apprirent sa victoire

exposé

plus d'audace ei

qu'il livra

qu'il les eut défaits

Hocuains

fut

il

que par

que César

les cris des

habitants d'Alésia et par les lamentations de leurs femmes, qui virent,

des différents quartiers de
leur

camp une immense

la ville

des cuirasses souillées de sang
ses.
la

,

les

soldai romains emporter dans

quantité de boucliers garnis d'or et d'argent,
,

de

la vaisselle et des lentes gauloi-

Toute cette puissance formidable se dissipa et s'évanouit avec

rapidué d'un fantôme ou d'un songe; car

dao6

le

ils

périrent presque tous

combat. Les assiégés, après avoir do&né bien du mal à César
,

,

ME
Aià noÀÀà

DE CESAR.

ftèv orè

Aus!>i

99

5UU8 plusieurs rapporta

le ilangcr

devant Alé&ia
cul Je la gloire

à-b(iti-(iri)it

cuinnic ayant suscité

des actes d'audace

et d'hahilelé,

aucun des autres

tels-({ue

cunibltts:

mais surlual od s'étuunera
Césur avoir été ignoré

de ceux dans

la ville

ffu/xêa/dvTa

en-étanl-venu-aux-mains

707»Jzuii jiKipiiii raXi îÇw

avec
et

xai •nipr/fjô/ievov'

ayant élé-supérieur

et plus

qui gardaient le

du côté de

où

Car

'/ùp r,70ovTO

de

npOTipo-j

y;

x).auO/Aoy àvcpeôv

avant que

le

jiies

gcniisscnienl des hoin-

feiumes

qui avaient vu certes
de diverses parties de la
beaucoup de boucliers

ûpx

Ocx3xy.iyù)v

ue s'aperçurent pas

la victoire

d'Alébia

A>ï;9^a{

xuTx rà

mur

la ville.

et les lamentations des

xal xoniTOv '/uvxuôjy
ix Ti^$

ils

:

encore de ceux des Runiains

71/905 TriV 7idA(y.

Vr,J )iiKr,V

[dehort

de myriades celles du

tant

Iti/aa H-^P^

TTO/ÀOÙî /i£V Ov/SiO'J^
K*X07/X)7jBlévO'J5 7.pjÙp'jt

A'A

)^pJ9ii,

ornés

ville

J'arj^'ent et d'or,

beaucoup de cuirasses

•KOAkoiji 01 Oojpa.xxi

et

ne^up/iivoiti ulfMxri

Souillées

tTl 0« iXlt'MfXXTX

et

encore des coupes

xat 7/))và{ Fa^aTCxà;

et

des tentes Gauloises,

XO/XtÇO/ZtV»» ÙtTO TCÔV Pw/Jty.vUJV

emportées par

t6 77/9X70 JtiJov

4(5

dans

,

T07«U7rj

les

Humains

camp

avoir clé enlemlus.

âxousOVjvai.
il

le

de sang,

Celle

oitvx/jiti

si

-jr'nde puissance

';yayt070 xat ûux«^o/9/;70

avait dis[)aru et s'était dissipée

oGt*»5 ciiui

«linsi

^o-Ktp cràoiÀov

:^

o-fSipo-J

Comme un tantùme ou un

,

la

tV 71^

dans

MKZ!»'

oc t;(0V7«5 T/jy

Â).)r,7l«v

,

songe,

plupart étant tombés

7{iy Tt/tiaTwv TC«7dy7wy

01

ra|)idement

le

combat.

Mais ceux tenant Alésia,
ayant suscité a eux.-uiémes

«ai

Ik.Ac93cp(

et a César
,

KAIIAPOI BI02.

100

iauTOÏç xa Kaiaapi, xeXoç TrapeSoaav feauTouç. '0 oï

OùepYEVxdpi;, dvaXaCojv twv

irotvTOç -^lYtl^wv 7roÀé|xou,

xà xdtXXiaTa xat
Xtuv

acpaXojAEvoç tou

I'ttttou,

xotOiaaç otto TTOcaç tou

Kaicapa

TOV

TTEpi

cu|x-

S^tiXojv

tov TuTrov, £;i7r7racaTo oii twv tcu-

xo(T|i.r,<7aç

xal xuxXw

•

tg^J

xaOei^Ojxtvov D.aca;, eTr

ttjv jxèv TravoTrXiav àTTÊ^piiev,

Kaiaapoç

auTo; ce

rapc-

-fiTuyiav r,v£v, a/p'.î; oj

8d0ri cppouprjadixcvoç eui tov Opia|i.Çov.

XXVIII. Kaicapi

0£

TnQÏov^ wGTTcp àu.e)v£i xàx£(voi TOUTOV.

aTToXcuXoTOÇ, ÔÇ

rjV

Kpàccou yàp

Touto

eoegoixei.

ov

et

îva uv, "âOr; tojto,

o',

Hoairr^ioi

ci

(poêcîaôai Tcaps'ffTY), teco; uTrepopwvTi

Epyov ov, 8v auTo;

£v Ilapôoi;

ECpEOpOÇ àtxtpoîv, aTTEXeiTTETO TÔi aiv OTràp TOÛ

YEveaOai ^cyiGXOi tov ovTa xaToXuEiv, TÔi
TrpoavaipEÏv

ïloix-

TràXai }X£v eceoo/.to xotTaÀuciv

Kaicapo:, w;

xaTaXuôrjvai TràXtv

rju;r,(7£,

Gtc*

ôXi^ou

e;

jjlev

o'j

/aXcrôv

aoTOÛ* Kot'cap

en avoir beaucoup soullert eux-mêmes, fÎDircnt par se rendre.

Vercingélorix

,

qui avait été l'âme de toute celte guerre, s'cianl cou-

vert de ses plus belles armes

fiquement paré
était assis sur

armes

tes ses
tint

dans

sortit

de

la ville sur

un cheval magni-

et, après l'avoir fait caracoler autour

;

son tribunal,

il

et alla s'asseoir

de César, qui

mit pied à terre, se dépouilla de tou-

aux pieds du général romain

grand silence. César

le plus

et le réserva

,

le

,

où

il

se

remit en garde à ses soldats

à l'ornement de sou triomphe.

XXVI II. César avait résolu depuis longtemps de détruire Pompée
comme Pompée voulait, de son côté, ruiner César. Crassus, qui seul
pouvait prendre

ayant péri chez

grand

,

la

les

place de celui des deux qui aurait succombé,
Parihes,

venir sa propre perle
l'élévation.

jusque-là
serait

il

ne

que de perdie celui qui

pas

il

Mais

,

c'était

déjà

;

et à

Pompée

que de se défaire de celui dont
depuis peu que

Pompée

n'avait pas cru César redoutable

difficile

pour devenir

restait à César,

l'était

,

,

le plus

pour pré-

il

craignait

avait celle crainte,

persuadé

qu'il

de renverser celui dont l'agrandissement

ne

était

lui

son
,

DE

VIE

,

,

,

,

,

, ,

CÉSA.R.

101

des aiïaircs non pelitcs,
rO.oi éauTOÙç ifxpioova.j,

à-la-fin se livrèrent

Et

le

eux-mêmes.

chef

de loule

guerre,

la

Vercingciorix, ayant pris

Oùî/syîvTo'ptÇ, àva^aScùv

les plus belles ilc ses
X3'J

xo7^>{»aç t6v

èçcTTTâffaTO Jcà

et

cttttov,

tûv ttuIûv*

8ortit-à-cheval par les portes
et

Tzîpl

t6v Kxi'japx xaOfÇd^uïvov

eTra àfxXéixvjoi tou
àirippi-p:

Î7r:rou

,

,

autour de (Icsar assis,
élancé de cheval

armure-complète
lui-même s'étant assis

jeta son

il

«Ùtôç et xaOtTaç

et

uTà -nôSxç ToO KatTOtpoî

,

aux pieds de César

âxpiç ou TixpsSôOr]

jusqu'à ce qu'il fut livré

garda

fpovpr^zôfjirjoç

xxvm.

i-rtl

rèv flotzuSîv.

nâ>at

fii'j

le

repos

devant être gardé pour

le

triomphe.

XXVIII. Or depuis longtemps

û£

«ôéooxTO RatTapt

— X5tTa>ûstv

•

•

:

avant chevauché en cercle

piiis s'étant

,

rf}j ttxvott/ixv

fi'vj

nrme»

ayant paré son cheval

avait été résolu par César
de détruire Pompée

il

riouTrïjl'ov

,

&1TZip Ù/lOtl

comme

xal IksIvu toDtov.

par celui-là aussi de détruire celui-ci.

"KpxjyOK)

yxp

Car Crassus

,

%i ^v t^ftôpoi xfX'poXv
«7ro)fij)dTOî èv

sans doute

qui était les surveillant l(uis deux

,

étant mort chez les Parlhos

UxpOoiç,

restait à l'im

ècntXeinero rô» fih

il

VTcip Toû ycjéiOxt iivjii-zu

pour devenir

rXTxJtl.V TÔV

OVT«,

<ie

TO JTO

de celui
(j.èv

plus grand

,

pour qu'd n'éprouvdt pas cela
de se défaire-le-premier

,

iv CÔfÔotXfC.

ToCiTO ûè Tïapé<jrn

le

détruire celui qui /'était

et à l'autre
Tv3t ^y; TziO^t

i% OAÎyou

,

,

,

qu'il craignait.

Mais cela arriva depuis peu
à

Pompée

jusque-la dédaignant César,

W» OJX

Ôv ip-/Oi •/^XÏtTiOJ

,

comme

n'étant pas chose difUcile,

cc/t/ique
».a.xxj%9yxi Triitv uTrà

«yroy,

lui-même

être renversé de

fo€«îiJÔa»*

d'avoir peur

'Kalvxp ôi

mais Cé^or

avait grandi

nouveau par

lui
KAIÏAPOÏ BIOI.

102

<rr:^,v,

xoTç

waTTEp

iauTOv à7ro(m^<7a; aaxpiv, xa toU KiXti-

àOXr,T-^,(;

TtoXepLOïc

l^^Via.<jéi]xviO<:,

rju;yj(i£

twv

hï r^v oo;av ^tto

^ûva{Mv,

r))-!!

t^'^wt, eÎç àvrfxaXov àpOelç toîc

xaropOtiWaat , Aajj.€avo)v rpo^aTStç, riç

TIoixTCTiiou
IIojjiTrrjiou

uèv

l^rf^^r/Lr^<:t

,

,

twv

6È

-ri;;

xaxOTToXiTEi'aç, ci*
TpaTTE^^Qt;,

xaV

xottpôiv Iv8i5ovto)v,

loexaÇov àva'.<r/uvTw; Ta

EfjLjxiaôoç, où ^j/Tj^oiç uTTÈp

7:).rjOr,

Tou ûeSojxoto*;

xai ccpsvôdvaiç àtjLiXXwuEvoç.

At'JLOtxi

,

'PtWifj

fjLÉcw

OÉasvot

xaTT^si

,

aùrou

h

t9;<;

alv àp^iç (xêtk^vtcç, Iv

rjV ol

[X£v

6

c'

c-^'/f>î

àXÀi tÔ;oi? xai iosa%

Zï xa VExpoT; 7:o)7.axiç

aicyuvavTÊç xo p^{xa ot£xp(0r,(7av, àvapyta

r^,v

oirrEp

7ro)>tv

axuSÉpvr.TOv u7ro:pEpotxEvr,v aTroXtTrovTEç* oj^te touç vcwv ly ovts;

ayaTrav

eÎ

upoç

aLiToI<;

(/.r,0£v

Toaourou xXu5ojvoç

TCapa<ppoauv7î<; xai

Tr,ç

/EÏpov, ixKK [xovapyiav ex
EXTC£«7EÏT0ti

Toiot-j-

xi —pa-

ouvrage. César, qui de bonne heure avait eu le projet de détruire
tous ses rivaux

de l'arène où

,

avait fait

comme un

doit combattre.

il

athlète qui va se préparer loin

Il s'était

éloigné de

s'exerçant lui-même dans les guerres des Gaules

il

,

Rome

,

et

troupes, augmenté sa gloire par ses exploits et égalé les hauts

de Pompée.
seins
soit

;

Il

ne

l'ai

fallait

A Rome

,

suflVages des citoyens

champ de Mars

,

les avait achetées
et

,

la

qui

,

soit

par

soit enfin

ceux qui briguaient alors

de banque au milieu de

traits

,

les

charges dressaient des tables

place publique, achetaient sans honte les
,

après les avoir vendus

,

descendaient au
celui qui

mais pour soutenir sa brigue à coups d'épées

de frondes. Souvent on ne

sortait

qu'il

,

de

de l'assemblée qu'après

avoir souillé la tribune de sang et de meurtres

tempête. Tout ce

,

du gouvernement.

;

et la ville

dans l'anarchie, ressemblait à un vaisseau sans gouvernail
la

faits

Pompée lui-même

par

les vices

non pour donner simplement leurs voix à
,

en

que des prétextes pour colorer ses des-

et ils lui furent bientôt fournis

par les conjonctures

,

avait aguerri ses

,

,

plongée

baltupar

y avait de gens raisonnables aurait regardé
cet état si violent de démence et d'agi-

comme un grand bonheur que
tation

n'amenât pas un plus grand mal que

la

monarchie. Plusieurt
,

,

,

VIE

DE

,,

,

,

,

103

cï:sr.
ce but-U

l'étant

Fait

àc»

ànb àpyr,i

,,

,

,

prinripe

l(î

contre son a'Ivprsafro

enl rbv àvray'jvtT-nôv,

«'étant reléj^ué lui-méuie loin

comojp un

Stttup àOrjTi^î,

et s'étanl

ToI( iro}i/t.o((

»)uÇir;ïe

à-rrà

pnr 1«8 gu#»rrc« de-Gaiili;

RsirnolCt

^TTn^TXïjiTC /*èv Triv

alhlclfi,

cxorré

d'une part exerça son armée,

Sûvaymtv,

de l'autre augmenta

5è tVîv îdÇav

de 80»

rfi» c/Bywv,

la gloire

ar.tio»»%

s'étant lové en rival
TO'ç xxTO/sO'jjuaîrt IIo/zir/;foy

Xz/kSjcvuv -rrpofxvaiç

rài

/iiv Do^TT/^Cou

,

auTOÛ

aux suit/'s

(le

Pompée

prenant dos prétextes,

,

les

,

uns de Pijmpé<i lui-même,

les autres des circonslauces

rà; Sk rSfj xatpdjv

qui /«« lui donnaient,
xal
iv

T»îç

xxxoiro>tTe^a<

et

$tà. Yiv 01 /iiv iMiTti'Tctt

ocpyxi

Qifitvoi iv fxhoi

rpr-ni^y^
ISixxl^ov

du mauvais-gouvernement

dans

P'>'>//r;

Rome

par lequel ceu briguant (les charge
ayant mis au milieu de lu place

=1

des tables de banque

,

rà

corr*>mpaient-par-argenl lesmass

7t)»50i7

àvaier^ûvTwç,

!

offronlément,

6 de d^,uoç xxTi^st ifiputaOoi

<

cl le |)eu].)le descendait salarié

Cou)battant
celui ayant donné de l'argent
non avec des suffrages

pour

,

jnais

xal

Ç(Y<ffi

xai affjS6'*xi^

avec

(Jes

arcs

Cl des épées et des frondes.

DoDsCXC^ Ô£ Olty.piOlQTXV
.1-

Or souvent

«?T;fûvavT£î TO

ayant souillé la tribune

,^>;,oia

ils

se séparèrent

al/iarc xal vrxpoTç

do sang et de Cîidavre»

àiroititôvrsç ttîv rra^tx

aynnt laisbé

rxo{ftp')ixhriv à.v«p^''x

emportée par l'anarchie

&TKtp

comme

àxuSépvirjTOv*

la villo

sans-pilote

:

WTTt TOvç

ï;(0vt7:ç voOv

de sorte eenx ayant du s^n«

ày'JMtû» (î

rà irpay/xara

ôlre-conlcntâ

si

les allaires

ixirf9t7TZ(

ne devaient pas tomber

|,

ix roixùrxi TfxpT^poTJvrjç

d'une

f—

Xnl TOffOJTOU xiOôûivoç

et

telle

d'une

si

démence
grande agitation

^
104

KAIZAP02 BIOZ.

Yixara. IloXXoi ô* ^cotv oX xat Xt^eiv i^ [licoi toajawvti;

i^^r.

ttXV

^«^5-

^7^^ LOttxç/ii(i ivTÎxeaTov elvai r>;v iroXiTctav, xal

jAaxov TOÎÎTO /p^vai

Toti

t?)

TTpaoTaTou Twv larpôiv ivac^^oOat Trpoa-

(pipovTO;* uTTOôr.XouvTeç tov IToixTrr'ïov. 'EttcI 5s Xfixcîvoç,
X<>yv
TrapaiTEÏffOai xaXXwTriCotjLEVoç
e;

^pyw

,

irspaivev

àvaSei^^Or^ffoiTO Stxxaxojp, auix^povr^aavTeç ot Trcpi KatTorva

(*)v

aOx^

Treiôoudi T^jv YEpouffiav ÔTraxov

Piaaa-.TO StxTaT(op yEVEVOai
ÔEt;.

iravTCx; (xaXXov

Oî

,

wç

à7ro5EÎ;at (xovy/,

(x:?J

voat(xti)T^pa [xovap/ia Trapr.Yopr,-

Si xa ^'povov £7r£'J/r,^i(iavTo

twv

l7rap/itov.

Auo

ô' eT/ev,

lêrjpiav xat Ai6ur,v <ju{X7ra<;av, âç ôiwxei upEaÇEurii; ir.QT-.ù.-

XWV, xat (TTpaT£U|X3lTa TpE^WV,
TafjLEiou ';(iXia

même

remède aux maux de

la

;

affectait

poissance (Ton seul était

république, et que ce remède,

recevoir du médecin le plus doux

Pompée. Celui-ci
absolu

;

dans ses discours de refuser
le faire

,

afm que

il

était

satisfait

temps

il

pourvu, l'Espagne

SCS lieutenants
tait

,

,

et

le

lui

nommer

seul

et l'Afrique

talents

Le sénat

prit

continua les deux gouvernements
:

il

les administrait

y entretenait des armées dont

chaque année à mille

pouvoir

de cette espèce de monarchie plus

n'enlevât pas de force la dictature.

même

ce parti; et en

dont

il

le

nommer dictateur.

Caton, qui pénétrait son dessein, conseilla au sénat de

conforme aux lois,

fal-

il

ce qui désignait clairement

mais toutes ses actions tendaient à

au consulat

ÎTJjJLOfflOU

TOUTOU Kataap ÔTcaTEiav IpivaTo Trgurwv xai

osaient dire ouvertement que la

l'unique
lait le

EXafA^aVEV Ix TÛÛ

xaXavTa xaO' exacrov iviauTOv.

Ex

XXIX..

oTç

,

la

par

dépense mon-

qui lui étaient payés

du

trésor

public.

XXIX. Ces décrets du sénat déterminèrent César à demander

le
,

,

,

DE CESAR

VIE
npbi nviStv

,

105

dans rien de pire pour eux

x<^/30v axiTOTi,

mais tlans

monarchie.

la

JIo))ol Si Yjaxv oi

Et nombreux élaionl ceux

).i/etV CV

dire publiquement

osant m«îme déjà

rr,-*

fA.l'Kii

noïixtlxv cTvxt àvr|x£7T0v

le

gouvernement être incurable

excepté par
xtX

àjxs^iiQcit

xp7,-joi.t

7r/53(OT3(TOU

monarchie

ce remède-là

roxjTO xà tfipiXTLxot

TOO

la

et falloir recevoir

TÛV

du plus doux des médecins

(aT/JCÔV

qui présentait lui
ÛTro^/;)ovvT«î TÔv IIouTTiîVoy.
£?r;2 oi xai txjîyo;

Mais

,

:

Pompée.

dési^'nanl

comme

celui-ci

adVctant en paroles

de refuser,
en action plus que tout autre

c/57« /xâ/)ov TTxvTÔ;
i-xip'xvjvj îÇ

wv

àvxôît;(9ïÎT0tT0
ol

faisait les

àiXTirup,

il

choses par lesquelles

nommé

dût être

dictateur,

ceux autour de Caton

wîpt KâT6Jvx

s'élant concertés

persuadent au sénat

TTif'OouTt Tr;v yepo>9(xv

àifoStî^xi alrbv fxôvov uirxTOv

ùi

[ir,

,

|3ixffxiro

de nommer
afin qu'il

lui

[Pompée) seul consul,

n'us4l-pas-de-force

yVihOv.l ÙlKTXTUpt

pour devenir dictateur,

nxcYiyopriSeïi

étant consolé

fio-jxp-j^ix vouiuitAizipx.

par une monarchie plus légale.

01 oî xxl

Mais ceux-ci décrclcrciit aussi

i-Jspr,^iax-j-:o

prorogation de ses gouvernements

Xpo^o-J i:ra/9;(t65y.

la

F.^X- ^^ ^^0

Or

»

IQripîxv xxl Ai6j>;v 7jtx7cx7xv

«î

,

il

en avait deux

l'Espagne et
lesquelles

St'j'iXCi

«TTOTT^JOcov

npnZvjzùi

,

il

envoyant des lieutenants
et entrctcnonl

oTj ili/iZx-jev

pour lesquelles

Toû

rxij.tio) SrifjiOiiox)

X'iia Tâ/avra

'Ex tcjtou

il

recevait

du trésor {mblic

Kaîïxp

par chaque année.

XXIX. D'après
envoyant à

i/avzTO ùicsTCiay

des armées,

mille talents

XXTX Ixxvrov cvtauT^v.

XXIX.

entière,

gouvernait

XXI rpifuv (TTpxrtJfxxTX

ix

,

la l-ybie

demanda

cela César

Rome

le consulat
,

KillAPOI BlOÏ.

106
ypovov

loûow ÈTrapiytwv.

o;xotw<; tSm»

Tô

jaIv

oîv itpÎTW Ilofx-

TuoTTwvTOÇ, o 7:gp MapxelXov xa AtvrXov ?,vavTi^-ro

irr.iou

[jLicouvTEç

Kaic^pa xai

oXXojç

TrpoaTiOfcVTEç eÎç àTt(xiav

yàp svay/oç

auTou xal

Kataapoç

utto

Iv

àva*ptaioiç odx dtvTp:*'»

toTç

7rpoinr,Xotxiîjxov. Neoxo){ii":aç

FaAaTia xiTwxiiatvouç

ix.rj^ovvTO

T^ç TToXiTEiaç* xai MstpxEXXoç uTcaTEuwv eva TÔiv exeî ^wXeuxwv,
TOu

Eiç 'Po'jfXTjv

(JL-?)

w;

i^ixo'asvov, rjxiffTO* ^ao3o'.ç, iTriXEYWV

'PwaaTov

aOTw

Eivai 7rapa<T7i(xa Trpo<TTiOr,<Tiv

xvuEiv aTriovxa Kaiffotpt exêXe'jê.

capoç Tov FaXaTixc/V
Toîç 7CoXiTEOOu,£'voiç

,

ùI Mapx£)3vOv,

àpuEdôai

TrXotÎTOV

x«

Met^

Koupiwva

xal tii-

,

Srjfxap/oûvTa

IXcuOEptoaavTOÇ Saveiwv, nau)vW ûe, tiziiif ovti, X^'Xia

Taxodia raXavxa

û(>vtoç, à:p'

fxaoTOV àvdcÔYiu.a,

tv)

(î)v

xa

Tr;v

Kai-

v-o-/;

(J^eixoto; ttît'.

^'^pT^v

(AEV

T«îÎTa

7ro)vÀô>v
xa't

rEv-

^aciXtxrjV £xeïvo<;, ôvo-

àyopa TrpocEXOcfXTjCEv avxi

xt,<;

<I>ouXÇia;

consulat et une pareflJe prolongation des années de ses gouverne-

ments.

Pompée d'abord garda le

silence: maisMarcellus et Leotulus,

ennemis déclarés do César, proposèrent de rejeter ses demandas

pour

faire

outrage à Césnr, à une démarche nécessaire

rent qui ne l'étaient pas.

Ils

ils

;

et,

en ajoutè-

privèrent du droit de bourgeoisie les

habitants de Néocorae, que César avait établis depuis peu dans la

Gaule. Marcellus

pendant son consulat

,

leurs sénateurs qui était venu à

citoyen romain

,

il

lui

Rome,

,

Gt battre de verges
et lui dit

un de

que, n'étant pas

imprimait cette marque d'ignominie

,

qu'il

pouvait aller montrer à César. Après le consulat de Marcellus, César
laissa puiser

abondamment dans

les trésors qu'il

Gaule tous ceux qui avaient quelque part au
acquitta les dettes

du tribun Curion

donna quinze cents

talents

cette

,

avait amassés en

gouvernement.

H

qui étaient considérables, et

au consul Paulus qui

fameuse basilique qui a remplacé

,

celle

les

employa à

de Fulvie.

bâtir

Pompée
,

,
,

,

,
,

,

,

,

VIR DK CKS^R

lo:

pnrolllcmpnt

ot

9PS propres

«!(•

la

prorogation

gouvernemmls.

0|- (r:il)or(!

l*i»mpoo se taisaat,
M.ircrllus ol Lonluliis

flront-dc-ropposition

,

haÏRsani d'ailleurs César
/.'A

7rfa»TiOivTiiTOc4àvayxxi«!5

pour

el; i.T tfilrxv

xxl

nu choses nérossaires

et ajoutant

dos chose.f non nécessaires

aj/ ivayyaïa

TT/BOït/jî^axtj/ièv

xinaû.

le (léslionneor

et l'outraj^e <le lui.

Car

privèrent du droit-de-cité

ils

hahitnnts-de-Néocome
élahli-'^ depuis-peu
les

x'xruxt7 fxijOJi Ijxy/^Q;
Ij Va.)xTl'X ùrrà

KiztVxpo;*

X3tl

Mipxei^oç ûas'.Trwwv

îvx

TÛv 3ou)£UTc5v

dans

la daiile

par César

:

et Miircellus étant-roosul

avait-fait-haltre de verc:es
èxîT,

t7r«).iycjv

TxDra

wç

Trp07TiO/;fftv xjtôî

Goule),

comme

lui

nianiues

du ne pas être lîomatn

Pw/xaTov

xxl èxé/î'Jîv «Tcovra

et

il

lea

ordonnait celui-ci s'en allant

luontrer à (V-sar.

Mais depuis Marcellus

MiTÔ. û£ Mâpxs^^ov,
Kac7a|S0î à^îixoro^

là [de la

ajoutant qu'il faisail-donner à
CCS coups

:^xpÛ7r,y.x

Toii /*i^ «Tv«t

un des sénateurs de

qui était venu à RonTe

oc^ixô/xïvov ct5 "Pw/or»,

César avant abandonné dés-lor?

/icr,

TOv tt/oOtov r«>aTixôv

les trés<»rs de-la-(iaule

àsvcvOxt pûo/;y

pour y

niji TOcç

à tous ceux

xal è/euOî/s'jJffxvTOî juèv

cl

(^Lre

puisé abondaraniCQt

prenanl-pat t-au-j^ouvcrncment

'jTO/)flv

ïioMpicavx CYjfj^p'/^^JTX

iàjxo^ Si Uxù}.(f

ayant ndranclii', d'un côté,

de plusieurs

ôxvetaw
t

y

Ivre ÛTtârw

deltcfi

C.uriun qui élail-lribun

,

de l'autre avant donné à Pauîus,
qui était consul

X<ic« xal 7rr»T«xd7ia râ/zvTK,

mdlo et

à«ô

avec lesquels celui-ci

biv

xxl «xjTvoî

VpOStKÔ^lJ.ri'JtV TT) à'/opx

cinq><'ent6 taleals

rijoula-comme-ornemcnl au
la

basilique,

dan incnK>rable

ftrui:i
,

KAIIAPOZ BIOÎ.

108

ctva^«voov

ooto)

•

oîxo5ojjir,0eï(7av

y)or, Si'

Siaoo/ov Kai'cotpi

Taç

otȍ

(juTTOtaiv 6 Tlou'rn'ïoç,

cpoÇr,0£t<; t),v

cy)

iauTou xai twv ç(Xo)v Jf;rpaTTCv àTTo^tr/OfiVii
xai

tv;? àçt/r^ç,'

7r£|x?rojv

aTO^Tei too; CTpaTio>-

lypr^Giv aCiTÔi Trpoç Toùç KeXrixoùç iySî'^aç.

toutouç TToaTrrjiw xofAÎcavTEÇ

oî oè

•

oùx iTrieixeïç oùSc

Kaiaapoç CTpaTiaç, xai xi

xai TToXiTEiaç OttouXod; (xoXiç e/ovTa
aoToi, xav

U7rapy(^ouo7)<;

[xy)ç

EÙOùç

Trpo; Ixstvov

l(T0ji.£V7](;

•

(jlo'vov

otitoi

Kai-

tovÎ

w;

ttoOov-

jX£v IvTaîîôa cii

oOovov

crapoç, auTov 8ï TTotXTrr'ïov tkTzici XEvaîç 8i^;p6£tpav,
fi.evov Ô7C0 TYJç

^tto-

to rÀ9;0oç

clç (xlv

xaTECiTEipav Xo^ouç &7rlp

'/pr^<JXOJ^

2'

avcpa rEvrr'xovxa xa Siaxoci'aiç

TréuLTTei, 5ci)pr,(Tauevoç £xa(TTov

Spa/ixaTç

*0

tt;? S' Ixeî SuvatxEdj; £toi-

,

Ô7rEp6aXoj7iv £tç 'IvaXiav,

YEyovsvai xôv Kaiçapa

ttat'Oei

(TTpaTeicûV XuTOjpbv aoToTç xa), cpo'êw (xovapyia; STrorrrov. 'Etti

craignant cette espèce de ligue, agit ouvertement, soit par lui-même,
soit

par ses amis

redemander
Gaules

,

les

,

pour

deux

que César

et

faire

nommer un

successeur à César

;

lui fit

il

légions qu'il lui avait prêtées pour la guerre des
lui

renvoya sur-le-champ

,

après avoir donné à

chaque soldat deux cent cinquante drachmes. Les
ramenèrent à Pompée répandirent parmi

le

officiers qui les

peuple dos bruits très-

défavorables à César, et contribuèrent à corrompre de plus en plus

Pompée

,

en

le flattant

désirait l'avoir

pour chef; que,

et les vices d'un

desseins

peine

,

de la vaine espérance que l'armée de César
si

à

Rome l'opposition

mauvais gouvernement mettaient des obstacles à ses

l'armée des Gaules était toute disposée à

elle aurait repassé les

disaient-ils

,

César leur

d'expéditions dont
aspirât à la

de ses envieux

il

monts

était

,

devenu odieux par

le

les accablait! tant la crainte

monarchie

l'avait

lui

obéir

qu'elle serait tout à lui

;

:

qu'à
tant

grand nombre

qu'oa avait

qu'il

rendu suspect! Ces propos enflèrent
,

,

Vir.

,

,

109

DE CESH.
qui Fut h^lliu

«vTt

à

T/i; <tfoj/.&ixi'

la

place do celle de-Fulvie

:

ainsi Poni|)ce

ayant ciainl celte ligue,
travaillait iIcs-Idis ouverleiiient

par lui-ni(}nic et ses amis

pour un successeur de sa charge
ànoùit/^07,vui Kctivupt'

être nunuiié a César

xv.i TiifjiTiatv a7i>ÎT<i

et

roJi'3Tf)oi.ri'Jj-:u.ioZiiypr,ssvuj7'Z

les soldats <pi'd avait pr(îtés à lui

Ttpoi Toùî

àyûvai Kt/ri/oj^.

envoyant vtrs

pour

les

:

il

tes

renvoie

ayant gratifié chaque

ijopx

réclamait

cunihals de-la-GaiiU'.

Mais celui-ci
Sojpï)7âfxsvoç éxx7T0V

lui

homme

de deux-cents
xal TcevTi^xovTa ipa^fixi^'
o oi xofiivxvTtç

eii
j

(xèv uTièp

:

mais ceux qui amenèrent ceux-ci
à

xaTÉaneipav

cinquante drachmes

et

toûtou;

Pompée

Kaiaapo; senièrcnt sur César

t6 n/.7,Qoi

Jans

/oJiol)AiniiutliOJoi xpr,(;ro'ji,

'itivQttpxv ok

la imillilude

desbruilsnun honiiétesni favorables
et corron)pirent

par de vaines espérances

Ponq)ée lui-même

comme
vnb

xat rà

/jiîv

étant regretté

par l'armée de César,

Tf,i (jTpocTiXi E.oi.l<jxpo:

èvraOûa

et

comme

les choses d'ici

{de

Rome)

allant avec-peine par l'envie

—^

xxl Û7tOÛ/OU$

t!t

les

plaies-cachécs

du guusernement,
rili

mais l'armée de

o( ôvivâ/ASbi^ txcZ

ûn3cp;(i)ûar/;î itoifJir,ç

a)rû

Kxi âv fXOJOV ÙiZSpOXAOlSlV
<is

vl

en

lTS(/iav

270/lAévir;$ ('jOÙ{ 7T/Sà{

ouTw TOv Ra(7xpa
iv/iT>;pèv

auTOÎî

CXCÏVOV

la

{de la Gaule)

étant disposée pour

,

*

-/r/ov^vai

SI

sfulemenl

Italie

ils

lui

passaient

,

devant être aussitôt pour

lui

:

tellement César être devenu

lâcheux à eux
par legrand-nombredesexpéditions

xal uTtonTOv

çdSw

fAOvxpxia.t»

'Eni TOWTCitj

suspect
par la crainte de la monarchie.

et

l*ar suite

de ces choses
,

KAIZAP02 BI02.

110

TooToiç no|X7r/''ïoç £/aviVot)To, xai 7rapa<jx£ur,ç lùv i^|x{Xii orp»-

TiwTwv,

tw

ux;

So*/.£Ïv

SfSoixwç, ^oyoïç oï xai YvoWaiç

(a:?j

KaiGQipa

'j/rjOi^ojXcvoç.

àXXa XsyeTai Tiva twv

ilv £x£Îvo< oùcev £'>pôvTtJ|tv

à:ptYtjLÉvo)v 7:ap'

Trpo Tou [iouXcur/;piou xal TruOofxevov

Kaiaapi ypo'vov
xpouaavxa

(xy;v

aOrou ':a;tapyfôv icrrôrra

o»<;

oi oioojtiv

«utt^

(xXa*

f}

xaTaOsGÛai Ta or/a, xai

y^ Trapà Kaiaapoç

ïlotxTrr/iou

TrpoxaXouixEvoç

Kaiaapoç, ÊxpoTstxo

Xaijnrpôji;' oi

Pompée

tellement le cœur de

•

>»

Iv

yàp auTO^ Tt

,

toÎ

aiaoo-

ttoXitcûv

8*

êxîtvw

,

cTyE

-?,v

^Tepov xaTaTXc'ja^î'.v
or'jjiw

Koupiojv uzàp

oà xai ortcpavouç Itz

de

qu'il négligea

,

tô Trpô-

à;iu)7i(;

rapà twv

avaipO'ja£vouç

ejlsv

PcCaiouvxaç Sovaa.iv, £TEpov ôiaSàXXovTaç

Tauxa

ôuiiei

TauTO xpâ;7vT0ç,

yfivoaÉvouç fiGpicxecÛai ti

àyaOûV wç touç «utov

Tupavvov.

'^i^rAjz'ii

/,

:f<otvai,

,

o^Y]u.a TVjç ôtxaioXoyiaç XapLTTpov £?/£v. 'llçi'ou

T£pouç îûiioTaç

•

Xa67)v tv^ç (xctyatpaç.

Tvi /eip'i tvjv

XXX. Où

u 'AXX'

àpy/jÇ*

tv^ç

y.aTcT:o).iTr^iTo

faire

aùxbv

des levéc>

croyant n'avoir rien à craindre, et se bornant à combattre les demandes de César par des discours et des opinions dont César s'embar-

On

rassait fort peu.

Uume

assure qu'un de ses olliciers

et qui se tenait

a

,

qu'il avait

envojc a

porte du cuuseil, ayant entendu dire

la

([ul'

sénat refusait à César la continuation de ses gouvernements

le

« Celle-ci la lui

donnera

dit-il

>•,

en mettant

,

la

main sur

:

garde de

la

son épée.

XXX. Cependant César
parences de la justice

:

IVmpée

les quittât aussi.

culiers,

ils

sienne

,

,

dans ses demandes

offrait

Devenus

de poser

,

toutes les ap-

armes, pouivu que

les

ainsi l'un et l'autre simples parti-

attendraient les honneuis que leurs concitoyens vou-

draient leur décerner
la

avait

il

c'était

,

;

mais

lui

ôier son

aimée

en accusant l'un d'aspirer a

à

et laisser

la tyrannie

l'autre la facilité d'y parvenir. Cuiion, qui faisait ces oûres

au

nom de

l'assemblée

César, fut singulieremenl applaudi
g

on

lui

j

jeta dos couronnes de Heurs

et,
,

quand

comme

Pompée
donner a

,

au peuple

il

sortit

de

à un athlète
,

,

,

,

ViK

DE

,

111

Ci:SAIl.

Pompée

s'enfljit

4:tcfrl£S négligeait
TîapaaKt'jyj; Tipaxiiûxàiv,
ôj;

xaTETio/ixeûcTO ôè

ûoxcîv

xti)

les

apprêts de soldats,

comme

Seôoixco;,

jaV)

KatOQpa

ne craigi:aMi pas,

mais attaquait César
en a|)parettce en décrétant

v{/rj^i!|ojji£vo;

Àoyoi; xal Yva>|xai;.

avec des discours et dis opinions.

'liv èxeîvoç éf pôvTtJJsv oùSév*

Desquels celui

à).Aà /iyrrai

mais

Ttvà Tôiv raÇta^/cù»

un des clu'fs-de-cuhurlcs
arrivés d'auprès de lui

:tapà auroû

/.jjf/;u4vwy

«OTTÔiTa

it|SO

TOÛ ,5ou/«UT>;/3toy

il

ne se souciait en rien;

ci

t*El dit

se lcnaiit-ik'l)out devant la curie
et ayar>l appris

que

où â(ôeoj( Rxic^c^i

n'accordait

à César

X/3^vov T>;s ^PX^éi'

la

xal wwôo/irvov wj

i^

yipousix

•

jcôcrcc

*

»
t/S

x"P^

XXX. Où

fxri-i

l;i

accordera

:

«

main

la

Toutefois certes

la dom;in»le

il^e rà ÀXfxnpàv tt^oj^/î/zx

:

poignée de son épcc.

XXX.

à//â 7<

àÇ((U7({ Ti'xpk K.xiaupoi

;^

sénat

celle-ci, avoir dit,

ayant frappé de

Ti^v /a6ï;v Tyjç iLOL'/OLipv.^.

le

proroj^aliun de sa chartje

Du moins

la lui

xpoûjavra

[)as

de César

avait l'éclatante ap[)arcnce

xaraûtuôxi aùrd; rc Ta û7i.a

de la justice.
Car il ju;^pait-à-propos
et lui-même déposer les armes,

xal

cl

llÇt'ou

yùp

llo//in/;iou

TipàÇavros to u-urà,

Pompée ayant fait

la

même chose^

tous-deu

f-lJitforipoji

devenus simples-particuliers
.

se procurer

ipJaxisQxi

ri

que!(|ue-ehose d'avanlaj^eux

iyaôûv

nxpà

T^iiy

îToiiTÛv

*

de

ôiTOÙf àyzc^ou/Aévous

/u.r^

aurov,

la

part des citoyens

car ceui ôtant à
et

:

iCésar)

maintenant a celui-là [roiiipév]

l'armée
ija6i/>ovTaç

lui

({u'il

avait,

en calomniant l'un

Irtjîov

/aTXJ/,«ui^ftv Ircpov TÛpavvov.

établir l'autre tyran.

Loupiwv itpoxa>oûtt«yoi TaÛTx

Curion proclamant ces

è»

Tù

o/ifiti

JxpOTIÏTO
ol ôi i(x(

lOLfltipHtÇ'

àvOoCo/oûv

peuple au

offr&s

nom de

't^

dans

le

était

ù-Ktp ILaissipoi

applaudi avec-érlat

et ceux-ci

même

César,
:

jelant-dcs-lliur*
.,

1

KAiiAPoi moi.

12

OiO-Ktp (iOXyjljV

àvOoÇoXoovTc; r.^ucav. 'AvTwvtoç îi ^.jiapyTjv

Kaiffotpoç ÛTcèp TOuTOJV
I^TjveYîte,

irdov

xa

(5i"/]T9i

(ji-^

-jtXr.Oo;

fouX^ 2xt-

tï ty;

xaTaOy,Tai xi ^TrXa Kaîaap, i-nociiyhryon tzo)!-

Twv

'EptoTOJVTOJv ùï

auTo'v.

(jLiov

twv 6raTojv. 'Ev

piot

to

elç

ô no{X7nr,iou TTEvOepoç, tlcr^fr^aaro yytouryj av ^v

(xèv,

-^iixepa

(xve'yvo)

xoiAfjOelaav

iTTKrroX-Jjv

àcpEÏvai Toùç aTpaTio>Taç, xai

éXiyoi TravTotTraGi,

tyj

uirotTojv,
il

7rot).iv,

el

notxTrr'îc/v

2oy.£Î

ùoxtl Kai'capa,

tt) «xÈv

0£ TravTEÇ rap* ôXi^ou; TrpocjiOEVTO. Tôiv

8â TTEpi 'AvToiviov TraXiv a;iouvTWV àixîpoTE'pouç ry;v àp/r,v à2.eî-

'AXX' £x€ta^ou.£vo-j

vai, TravTEç éfxaXCx; 7rpo(7Ê/a)pr,aav.
ttCojvoç

,

Xr)(TT>iv,

xa AevtXou too uTraTOu ^owvto; oTrXcav ûeIv rpcç avcpa
où

xore (xÈv StEXuOr,(7av, xal uxiCoî/Xo^zo

<j/r':pwv,

BA

IffôrJTaç ETrl ttevOei

XXXI.

'EtteI Si Trapoc

victorieux. Antoine

semblée une

lettre

,

Kaiaapoç ^xov

l'un des tribuns

de César et

les consuls. Scipion

à un jour fixe

,

l7ri(7ToXa jXETpta!^£iv

,

la

lit

lire

second

veau

qu'ils

les eut

:

déposassent tous deux

unanimement
du consul Lentulus, qui
et

criait

non pas des décrets

blée. Les citoyens

,

l'as-

le sénat,

,

il

fut traité

si,

en ennemi
d'avis

que

si

l'on était

si

on voulait que César

il y eut très-peu de voix pour le premier avis
presque toutes. Antoine ayant proposé de nou-

le

commandement

adopté; mais le bruit que

armes

apporta dans

beau-père de Pompée, proposa que

ses troupes, et ensuite

licenciât les siennes
et le

,

Ivtoç 'AÀtteojv

publiquement dans

César ne posait pas les armes

Pompée renvoyât

rJjv

du peuple

consuls demandèrent d'abord

public. Les

-rà;

t^,v CTocffiv.

ooxouvTOç, (t^^{ou y^P œ^eIç ToXXa Travxa,

malgré

2xi-

,

fit

,

CPt avis fut

Scipion et les clameurs

que contre un brigand

obligèrent le sénat de

effrayés de cette discussion

,

fallait

il

des

rompre l'assem-

prirent des habits

de deuil.

XXXI. On reçut bientôt une autre lettre de César, qui parut encore
modéré il offrait de tout abandonner, à condition qu'on lui

plus

laisserait le

:

gouvernement de

la

Gaule cisalpine et celui de

l'Illyrie
,

f

,

,

vu:

,

,

CKSAU.

I)K

113

^fitascv (trtfxvoxti

laiiccreal des

inl auTûv Siintp

sur

AvTùJVioç ûi

à0).»3T/5v.

,,

,

lui

comme

couronnes
sur un athlète.

Mais Antoine qui élait-tribun

S/ifxxpx^J^'^

apporta à
InisTO^iiv Kuiaxpoi vizip toÛtcjv

une
(jui

multitude

la

de César sur ces chosa
avait été envoyée
lettre

,

ÙTrâTwv.

et la lut

en dépit des consuls.

'Ev St r^ ^ov)i^ SxtTt/w» /xîv

Or dans

le

é ne-jOepbi UofJLTir,(o)^

le

xa.1 à.'ji-/v(ii ^t'oc Tciv

eiir,-/r,7XT0 yj'Jifxr.v

iv Kxïaap
fJLYi

iv

xaTccOrjTai

r^ft-ipT.

rà

pv}r^

César à un jour

si

n'avait pas

e7t).a,

Tcôv ôè ÛTtârwv è/owTwvrwv

,

ôox£î IIo/xTr/itov

dit

déposé

les

armes,

être déclaré ennemi.

lui

£1

sénat Scipion d'abord,

beau-père de Pompée
proposa cet avis,

Puis les consuls demandant
s'il

plaît

Pomj)ce

renvoyer ses soldats
et ensuite

xai TrâAtv
tl

SoAiï KxiaoLpx

s'il

npoiiOfjro

ri) /lèv

plaît

à l'un

César renvoyer

lout-à-fait

TrxvTaTraffiv oii'yot,

les siens,

CCS avis se joignirent

(le

peu de sénateurs

et à l'autre tous ece|>té peu.

Tcôv Si

Tlîp'l.

Mais ceux autour d'Aiitoiiic

AvTwvto^

demandant cle-nouvcau

«ÇtOUVTWV Tti/lV
àp.!fOTif>oJi

irscvT£s

^XAà

à^ilvac

7ir;v

npQvsyûpr,(jxv

àpyy,-j,

6u.«/&j,-.

Zxinicovo;

tous-deux déposer leur
tous y accédèrent

cliarjje

,

unanimement.

Cependant Scipion
s'opj)osaiit-violemment,

èxëiaÇo/AÉvou,

xai TOÛ UTTiCTOU AévT/ou

et le Consul Lentulus

j^'ivTOî Stïv Sti/wv,

criant èlre-besoin d'armes,

ou

non de suUragcs

i|/ï;ç)wv,

n,ooi

ûvopx

/r,9TriVf

contre un
alors

xai /xîT£6â//ovTO rà; £70;;ra^
tTli îlivOil

XXXI.
/^/ow

Olà

T/JV ffTâfftV.

et

homme

brigand

,

se séparèrent

changèrent leurs habits

par deuil à cause de

XXXI. Mais

'EtciI oc tTtisTOÀai

Ttapà Kx(7apo{

ils

la

dissension.

lors(|ue des let'.res

furent arrivées de la part de Césa;

qui paraissait se modérer,
(«fxi»

yxp nivrx rù xXXx

(car ajant renoncé à tout le reste
il

ript ivTO<

'aAthwv

Vit ut CiaAR.

le

demandait
pays ea-deçà des Alpes
8
,

114

KAiïAp(;i: iJioï.

xa TO 'lÂXopixàv
ou

6£UT£pav UTTXTEtav uiTcUi,) xa Ki/.£pwv

T-^jV

•

ûà

ô

KiXtpwv

xaXXa

(Xcv etteiOe

p'/iTwp,

ôiaÀXayi^ rpaTTO)";, ^xaXaTTc lôv

irapojv ix KiXixiaç xat
Trr^ïov

ûUEÏv TaYULCtTOJV avT(j) ioW;vai, l^i/pic

(jLETà

(Tuy/oipôîv,

i^i

liofA/>

touç GTpaTKoTaç a^i-pEi. Ka*.

toÙç Kaicapoç cpiXou;, cuvevoovTaç,

tϔ^

sTit

£Îpr,{X£vaiç ETcapy l'ai; xai arpaTiioraiç {xovoiç £;axi(r/iXtotç Tzoiii-

cOai ^àç SiaXucEiç. noa7rr,tou oï xajX7rrou.£vou xai ûiio'vxo;,
TTEpi Ae'vtXoV

Tujviov xai

oÙx

8i

ïfi

Xat

(x)»Xà

,

^OoX^Ç 'A>-

TTjÇ

Koupiwva 7rpo7n;XaxicavT£ç Eçr^Xacav ariooiç,

£U7rp£7:E7TaTy,v

xat

EltOV UTTaTEUOVTEÇ

Kaicapt tÛv TrpoçacEwv oùtoI

jjLâXi(jTa

ol

Tr,v

jxr,/avrjCa{iavoi

Tou; cxpa-riioTaç Trapoj^uvEv, l7riC£txvuu.r»oç

avSpaç IXXoYitxouç xa apyovTa;
Iv EîOyjaiv oixsTixaîç

'

ItzX

yip

outo)

fxisOiwv Çeu^wv

izi'^tu'fô'ZT.ç

àiro *Poju.r,ç cxaJOKjotTeç £acu-

Touç ôia cpoDOv uTTcçrjEcrav.

avec deux légions, jusqu'à ce qu'il eût obtenu uq second consulat.

e

L'oraleur Ciccron
Cilicie

,

qui venait d'arriver de son gouvernement

,

et qui cherchait à

eÛbrls pour adoucir

demandes de César,

rapprocher

Pompée.
refusait

les

Celui-ci

de

deux

,

partis

,

de

faisait tous ses

en consentant aux autres

lui laisser les légions.

Cicéron avait

persuadé aux amis de César de l'engager à se contenter de ses deux

gouvernemenls acc
piedle

six mille

hommes de

troupes

,

et

de

faire sur

l'accommodement. Pompée se rendait à celle proposition

consul Lenlulus ne voulut jamais y consentir

ment Antoine

et

donner à César

Curion et
le plus

servit avec succès

hommes
s'enfuir

pour

les

il

traita

ce

mais

indigne-

chassa honteusemeat du sénat. C'était

spécieux de tous les prétextes
irriter ses

;

et

il

s'en

soldats, en leur montrant des

d'un rang distingué, des magistrats romains obligés de

en habits d'esclaves, dans des voitures de louage i car

crainte d'être reconnus les avait fait sortir de

sement.

j

;

Rome

la

sous ce dégui-
,,
,

,

VIE

DE

,

ns

CLS.VK.

cl rillyriu

éirc ciunncs à lui
fisrà ouï?'» ray/xarwv,

avec doux

A'-Xy't» ow

jusqu'à ce qu'il

fJ-i'sit'Jt

T<v JîjrijCxv wTrare^av
xxè K'xipwv

ûpTi
i/.

ff/iTtap

Cicéron l'uratcur

,

retour An Cilicic

lU'

adoucit r Jinpéc

ri x//a

:

mais celui-ci accurdanl
ûlail

Ku(ip(éit

une réconciliation,

cl lrav:»il!.iiil à

Siz).).y.'/ùi

l/lÛXxTTt TOV no/i7i<(i0y*

Kai

présent

do[)ui8-[n!ii

Kùixiuç

ô Si au/;f «^oûv

Lri^'u;ll

un sccunii consulat),

^

it'y.fiùv

xxl TtpirruT*

létjions

à César

le reste,

les soldais.

El Cicéron certes

/l'fj

persuadait aux amis de César,

TTOtîîaOai

eux ayant cédé,
de fiiire raccomraodemcDt

ràç ^taiûffàt^

moyennant
xal éÇxxt7;(uLioiî

ffT|3XTt'j!iT:

provinces

les

haut

dites plus

et six-mille soldats

seuls.
Ilo^rr/;t'ou

0£ xa/i7rT0/<îv3J

El

Pompée

se laissant-fléchir

et accord.iul cela,

xal ciodvTOÇ,

Lenlulus qui était-consul
oùx s'oiv, àA).à

ne

y.9.h

il

Antoine

AvTCiJViov xal TLQjpi(tfJX
itpoTtr,Xsi.in9Xvrei
/j.r,-/^3L'jr,'7Û./Jiiv0i

le jicrmil

x-JTol K.at^.

TÔJv rrpojjâjîwv

»lrs

ol

/xx/tsTa

nap'jJÇuwr T0Ù5 (Tr/saTtvrai,

il

lui-méinc à César

spécieux

prétextes

par

liMjuel

anima

illustres

surtout

les âuldalâ

l'i

,

hommes

revélus-de-diynilés

qui avai(.'nl fui

^r-J-ySÔv yUllffOlUV

sur des chariots de-louago

âv i7';/;7»i* Otx«TlX«r;'

ffxjuâ7avT«5 yà/î ««utoj;

Curion

leur monlraul des

xvSpui

nîj»«j/dTai
«Tt-

et

-.yanl préjiaré

xal ôii

27noctxv'J/Aivo{

même

ayant insullé eux,

,

le plus

y7s

pas, mais

chassa i^nominieusomeul Juséuat

dans
0'^:

(les

habits d'-esclaves

car s'étant habillés

:

eux-mêmes

ainsi

ilsétaifnt'SorliB-furtivemeotdcRoiiie
n.ir (•|-.:;tUr.
KAIIAPOZ BIUZ.

116

XXXII. Haav

|xèv

ouv uepi aùxôv ou irXeiouç ÎTmto/v

xoffiwv xa TcevTaxKTyiAiwv ottXitwv
TTc'pav

tpt'i-

to y^P dDJlo (TTpaTtujia

•

AXTreojv (J7roXeXeiu.[i.£vov ^jjitXXov dfçeiv ol 7r£tAî»0£VTeç.

'Opôiv ùï r^jv à^yry ojv £v{(7-:aT0 7:paY[xàT0Jv xai ty;v I^ooov ou
TToXuy'Etpiotç S£0(X£vyjv iv

xai

Toc/^ôi

Tw

TTapdvTi (xaXXov

'î^

T£ TOAjXrjÇ

0a(|x6ei

xaipou xaTaAr,7rT£av oucav (£X7rAy,^£iv y^p ^ttkîtou-

(AEvoç ^aov

^ pidcGEaOai

7capa(7X£u^<; ItteXOcuv), touç

(Xô-rà

(ùv

xal Ta;iapyou; Ixfi'XEUdE (xa/aîpaç l/ovTaç aveu twv

fjY£H'-0'''°t<;

dtXXojv ottXwv Xaxacr/^eiv 'Apiixivov*, r7,ç ReXtixt,? ixt^-xk-ry vroXiv,
(oç ivÔÉy^e-ai

[xaXiaTa <p£iGa{i.£vou;

r^v Ôuvajxiv îrapsÔcoxEv. Autoç ùï

8È

cpavEpw, {xovojxa/oiç I'^&ctwç

xai Tapay-r,;* 'OpTTjGto)

tj^ovou

Tr,v

(jtiv

"^M^^^iaX^'Jii.ViQK^

or^vev £v

fjtxî'pav

xai 6ca)|X£vo;.

xpov Ss Tipo IffTTEpaç ÔEpaTTEuca; xb cwfjLa, xai TcapeXOôiv

àvSpwva

xai

,

(7UYY£votjt.£voç

XXXII. César
pied et trois

de son armée
vit

que

le

,

Il

de

lui

que cinq mille hommes de

avait laissé

au delà des Alpes

que ses lieutenants devaient bientôt

commencement de son

qu'il projetait n'avaient pas

tov

ppa'/^£a toï; 7capax£xX'/;jX£voiç Itzi

n'avait auprès

cents chevaux.

£i;

Mi-

le reste

amener.

lui

Il

entreprise et la première attaque

besoin d'un grand nombre de troupes; qu'il

devait plutôt étonner ses ennemis par sa hardiesse et sa célérité, et
qu'il les eilraierail plus

attendraient le moins
préparaiils.

Il

,

facilement eu tombant sur eux lorsqu'ils s'j

qu'il

ne

les forcerait

en venant avec de grands

ordonne donc à ses capitaines

et à ses chefs

de cohor-

s'emtes de ne prendre que leurs épées.sans aucune auLre arme, de
parer d'Ariminum ville considérable de la Gaule mais d'y causer
,

,

le

moins de

tumulte et d'y verser le

moins de sang

qu'ils pourraient.

Après avoir remis à Hortensius la conduite de son armée

,

il

passa

le

avant la
jour en public à voir combattre des gladiateurs; et un peu
nuit

il

prit

un bain, entra ensuite dans

la salle

à manger et resta
,

,
,

DK CKSAR.

VI K

XXXII. où
Tpi«/07(''dV

XXXII. Or de* hommes non plus
[nombreux

Tr)«/ou4 fiiv ovv

//MP trnis-ronts rnvaliors

lTCTti(tlV

xal mvrxy.i'jyiXiuv ÔTritrûv
riïav

ire^ol

«Ùto'v

117

rinq-millc hoplitos

ot

*

élaiVnt autour de lui

:

car ceux ayant été envoyés devaient
aÇeiv rè âi)o 'rzpxn.Mij.x

amener

v.nottiiJ.fj.ho'i Tiipxv 'A)7r:0)v.

laissée au-<lelà des Alpes.

OpiJv Si

Mais voyant

le

des allaires

qu'il

Ti^v à/î;fiîv

npayuiruv

iviVraro,

Ziv

et la

le reste

de l'arm^'o

commenrement
entreprenait,

première-attaque

ou SîQui'jrjv

n'ayant pas-hesoîn

::oXvystpfxç

<!«'

Iv Tfi itxpôvrt

dans

r,

BdfjL&ei

re ràX/xrji

et

promptitude de l'occasion

étant survenu avec des préparatifs^

i/.i)tv9e fxiv
r.ys/Jiôvai

il

xv:j rdiv x/)(tiv

ayant leurs éj)éei
sans les autres armeg

OTiïuv

kplfjn'jov

ixeyi.)r,-j t:6}iv ri^ç

or<lonna d'ime part

les capitaines et chefs-de-cohorles

xal ra^ixpyo'j^

lyo-^raç ustyxfpxq

occuper Ariminum

,

grande

Ke).Ttx<î,

yîtca^aévou; ffoZoM xxl
/idtitTTa

terreur de raiidare

que devoir vaincre-de-force

IntlOiiV fj-sri itapX'Txevili)

y.xrxvy^tXv

la

n'-étant-pas-aitendu

^liiizQxi

roui

la

par

(car devoir déconcerter plus aisément

yxp pxov

ttiti.'jroiifj.tvoç
fi

par

et

xal TCtx^t xae/9oû
(è/Tr)>{Çé(v

moment présent

le

plntù* que étant à-saisir

oujxv y.xTxli^nréyv

fiStXXov

heaucoup-tle-mains

rvcx/r^

wç ^^îé;(STai*

,

ville

épargnant
le plus

la

la

Gaule,

terreur et le tumulte,

comme

d'autre part

Ttapé^'jjxf Sk TYiv Svvafjnv

de

il

il

est-possible;

remit l'armée

'0prr,9{rji.

à Ilortensius.

Aùràç Si

Mais lui-même passa

Sii'.yt /ziv

Tl^V TifJLipaV £V fx-jspiû

le jour à

,

découvert

assistant
/jLOvofiiyotç yv»/ivaÇo/xévotç

à des {gladiateurs qui s'exerçaient

xal

et les regardant.

0«'.j/xîvoî.

Mixpèv

5è

7t|5Ô

Mais peu avant

i(mipxç

le soir,

ayant soigné son corps
XXÏ 7CXpS/9d>V îtç TÔV X-iS'iCiJX

,

et étant

,

venu dans la salle-A-mangcr,
un temps

xalrjyytv6uî/0i ^pxyix

et étant resté

T«Tç irap«yï>r>»;/i<votç

avec ceux invités

roiirl
,

KAIIAPOI DIOZ.

118
tÔ ôtÎTTVov,

et»

i?,or,

7X070^0 v-oç, £;avé(iTy,, xai

juvov, èXiyoïi 5è Twv
dfXXov

8*

:p0vojv 7rpO£(pr,To i}

A'jToç cï

a)^T| Sio)X£iv.

twv

tctjç fiiv «À>.vjç

xari xb

(iKrOtoiv

a'Vrô TtavTaç,

^xi^iç

2[(vyb>v

Ivbç, ^Xauvev ér^pav xivi Trpôi-rov 6obv, tlxa irpbç to 'Astuivov

w;

iTriaTpE'j/aç,

FaXaTiav

y,XO£v

7r£pi'^£pO(X£VOV

TW

(X£Y£0£l

ropEiav eTriCTT^caç

t)jv

ciyr)

T'J'jV

TWV

(îjv

:^v

atjTOç £v

(^iv

xai IToXXiory 'Acivioç,

xaxwv

yi^Oja-EVOÇ YjXixwv

laurw

ap^Ei

7:5t(7iv

Xai

*

on*veY>C£

,

c7/£v

cj.i}aijv

tcJ;

C'jvot7propr,crEv, avaX-i-

àvOpw';TOiç

r^

oiaoac.^

T£ X(Jy°^ auTTjÇ Toïç ttuOi; à7:oX£i'|ooci. TÉXoçci {JUTa ôuaou

quelque temps avec ceux

venue,

chère
tôt. Il

il

et les pria

avait

qu'il avait invités à souper.

de l'attendre

,

en

prévenu quelques-uns de ses amis de

chemin
il

celle qu'il voulait tenir, et

qu'il fut sur les

l'Italie,

et l'audace
la

même

,

,

il

montant

,

une autre roule

fleuve qui sépare la Gaule cisal-

et qui lui

montrèrent de plus près

de son entreprise,

place

différent; et

prit d'abord

bien-

non pas

,

frappé tout à coup des réflexions que

du danger

inspirait la crainte

,

le suivre

bonne

tourna bientôt vers Ariminura. Lors-

bords du Rubicon

pine du reste de

temps à

la nuit

les assurant qu'il reviendrait

tous ensemble, mais chacun par un

grandeur

Dès que

se leva de table, engagea ses convives à faire

lui-même dans un chariot de louage
que

'^* îc'.vT), xat

ToXjXOJU.£VWV , EC/ETO OpO|XO'J

xoX}A

,

lyV^^''''''''^*

^ouXeuaa TcXEiaxaç, ttoXX^ oà xa twv

T£

Trapouaiv,

fut

£ÎGr,ci (xôcXXov

YVWji,r,v ett' a|xç»OT£pa {x£TaXau.Çavo)v, xcti Tpo":Tiç

aÙTw TO

^ffov

*AÀt5ojv

ivtbi;

t:?;v

aTrb tTjÇ aAXr;<; 'IraXiaç TcoTau-ôv {'Pou€<.xvn xaXet-

xa Xoyicjxoç auTov

Ttti),

tov oiopi^ovra

Itci

pesa

,

il

lui

la

s'aiTéta; et, fixé long-

dans un profond silence

,

les dîLé-

rentes résolutions qui s'ouïraient à son esprit, balança tour à tour les
partis contraires et

changea plusieurs

fois d'avis. Il

en conféra long-

temps avec ceux de ses amis qui l'accompagnaient, parmi lesquels
était Asinius

de ce fleuve
lui

PoUion.

Il

se représenta tous les

allait être suivi et tous les

maux dont

le

passage

jugements qu'on porterait de

dans la postérité. Enflu, n'écoutant plus que sa passion

et rejetant
,

,

,

,

VrE

,

,

DE CESAR.

Î19

inl rb oilnvov

,

à «nnpor,

ffUffxorâÇovTOç

iîi>j

faisan»-nuil déjà,

iÇxvéaT»?,

il

xal fiXofpovriOtiç

fiLt-j

toùç a//ou^

xal xeieû^a; Tzspifxévîiv aùrôv

se leva

,

et ayant irailé-nvcc-bonté les aotrcs,
cl tes ayant cnga{^és à allcndre lui

comme

devant revenir,

mais

npotCpriro oi

avait été dil-d'avance

il

à (]ut'l(|uc's-uns des amis
fiil oi'jjxiiv

rrâvra»

de njvpas

xarà TÔ aùrô

dans

le

te

suivre tous

n)éme

lieu,

mais l'un d'un côté, l'aiitrcdc l'autre.

Et lui-même étant monté

AÙtoç oî îTttSàj

sur un des chariots de-louage
T^Xauve îTiOtÛTOv éTe'pav Tivàûoôv, s'avança d'abord par
eiTal7r'.TTp£']/a;7:pc);Tè'Ap([X'.vov,

^/0jv

6iç

C7rt

puis ayant tourne vers

comme

Tèv TioTXfiov

,

uno autre roule,

Ariminum

arriva vers le lleuvc

il

s'appelh; Uubicon)

{y.xhZzxi VovoUbiv)

(il

Siopi^O'jrx

qui sépare

Tr,v

ra>aTiav

(n^v) évrèç'AiTtîwv

àîro zr.i â>>>;ç

xat /.oyivfib^ îtïv-ît «jtov

iyyiÇovrx

u&'/,).oy

tw

Tûv

ri

^sevûi

reste de l'Italie,

s'empara de

lui

qui approchait d'avantage du d;mi;(;r
et l'arrêta de sa course
agité par la

y.-yiOn

t/jv

auràç

nopeiwj

/Aîv on/ivsy/s

iro^à

grandeur

des choses osées;

rou(Aifxév(av'

xxl âîrcTTyJTXj

Gaule en-deçà des Alpes

et la réilexion

XXl £»/5T0 OpàflOV
nepifipofxivo-j

la

du

Ira/i'aj,

èy saurai

et ayant arrêté sa marche,
lui-même il balança
beaucoup de choses en lui-même

,

portant en-silence
T^v

/v'Jifir,v iTii

xal To T£

ài.fxfàrîpx

,

|3o jy^u/jia a'JT^i

sa pensée de deux côtés,
et la résolution à lui
lit

plusieurs tours;

CUvJi>;7ropy;ff£ 5î /at :ro//à

et

il

ToTç nxpo'j7i T6Jv yi'/ûjy,

avec ceux présents de ses amis

i»

desquels était aussi Pollion Asinius,

>]vxai no/>é«v 'AtiVjo^,

hésita aussi

beaucoup

rélléchissant quels-grands
1%

Jtd6a7tî «fÇ£t

irlfftv àv9^ojitot<,

iffov

T« >d/ov ajTTÎç

son pasiiage conmienccra
les hommes,
renommée de

maux

'

pour tous
et quelle
ils

celui-ci

laisseront à ceux d'aorc».
,

KAISAPOÏ BI02.

120
Tivoç, o)(T7rep

TOUTO

à'pe(;

laurov ix tou XoYiffjxou 7rpo< to {xéÂÂov, x«t

TO xoivbv Toïç

B-}

filç

Tu/ofç ^(AÇaivo'jaiv ^TT^pouç xa to).-

UTreiTTOJV «*Av£^pt:f/Ooi

jjiaç 7roooitjt.iov

oiotêaaiv xai

ôpô{j!.w

to Xoittov

yi[X£paç eîç xo 'Apijjiivov, xai

XXXIII.

xû^oç-»

to 'Apiuivov, w'TTrep àvEo)-

'EtceI ce xaTeXyi^Orj

Itti

Tradav

xai ôaXaaaav, xai auYXEyuuÉvojv 5(xa toi; ^poiç
vofxtov Tyjç ttoXeo);

ôffTrep

oXXoTE,

TToXeiç

aOT^ç

Ss

Ô(jloû

t^/V y9;v

iTrapyia;

t7)ç

oux avSpaç av Ttç wtiOt) xat Y^valxaç

xi;

exTrXv^çei Sia:poiTav ttjÇ 'ÏTaX(a<;, 6lX)À

àvi(TTa(jL£vaç ç^Y^i StacpspeaOai oi' àÀX*/iXo)v

waTTTEp

P(»)[ji.r,v,

irÉpi^

(juv

,

rpô

xarÉcye.

Yixévou TOU TToXsaou TTAaTsiaiç iruXotiç

Twv

rr,v

iiçi^iffc

yDo'>{X£voç,

v^ot)

rpo;

wpuLr,ffE

^EuaccTOiv

UTTO

7Cia7rXa(i.£VT,v,

tt.v

ouya:; twv

xal juLSTacrTOtaEciv, out' apyovTi TCElcai ^otoiav cOcav

S'îQj/.cùv

tous les conseils de la raison pour se précipiter aveuglément dans
l'avenir,

il

prononça ce mot

si

ordinaire à ceux qui se livrent à des

aventures diDQciles et hasardeuses
sant le Rubicon

,

il

:

«

XXXIII. La prise

le

mer

pour
;

» et

!

pas-

,

len-

qu'il arriva le

jour et s'empara de la

d' Ariminum ouvrit,

portes de la guerre et sur terre et sur

lois

sort en est jeté

marcha avec tant de diligence

demain à Ariminum avant

les limites

Le

ville.

ainsi dire, toutes les

et César,

en franchissant

de son gouvernement, parut avoir transgressé toutes

de Rome. Ce n'étaient pas seulement

guerres, des

hommes

et des

,

comme dans

femmes qu'on voyait

les

les autres

courir éperdus dans

toute l'Italie; les villes elles-mêmes semblaient s'être arrachées de
leurs fondements pour prendre la fuite et se transporter d'un lieu

dans un autre;

Rome elle-même

se trouva

comme inondée

déluge de peuples qui s'y réfugiaient de tous les environs

une

agitation

,

dans une tempête

à aucun magistrat de

la contenir

si

violente

par

,

il

;

et

,

d'un

dans

n'était plus possible

la raison ni

par l'autorité

;

elle
,

,

,,

, ,

,

,

,

VIE DE CESAR.

121

Téioî Si fitri Ttvo^ OujuoO

Mais enfin avec une certaine passion,

Sutttp à^îlî îaurè»

comme
de

s'étanl (l(jl)arrassé lui-mc^me

réilexion

la

rclativen)enl à l'avenir,

xai

et certes ayant

ùri CiTrctTTWv

TOOtO TO

prononcé

cet adage-ci

IXpOOifllO'J

xotvàv ToI{ (,uSs((you7(y

commun

e?S TÛ;/aç ocnopouç

dans des chances incertaines
cl des témérités

xat Td),uaç*
«

KOêo» àvsûpifQù)

Sipfir,is -npbi rriv

XX t
riûr]

«iç

Siâtxavj

il

s'élança pour le passage

dé

le

le reste

Ariminum

»
:

du temps

et /'occupa.

XXXIII. Mais lorsque Ariminum

'Eîrel 5« p{/xivov

fut pris

,

comme

xxrtXYifOf]

:

arriva avant le jour

il

à

soit jeté

de course

et usant

dès-lors

rjfiépvi

rà pi/jiivov, xxi xariax-"'''

XXXIII.

Que

'

rà ioiTiàv,

npb

:

«

'

ypfJi/jLivOi SpàfJLCù

f ijéTTîffî

à ceux qui s'embarquer/

la

guerre

àvîw-y/iivou 7r>aT«fatç 7tûAat{

étant ouverte par de larges portes

cnl Trâtjav t^v yrjv ô/xoO

sur toute la terre à-la-fois

xal OâAaavav

et la

xal TÛv vd/AOjy

tt|(

ndA<u;

et

mer,

comme

les lois

de

la

république

»uyxî;fu/iivci)v

étant confondues

â/ia Toîi opotç rr^i Inap^ioii,

avec les limites de son gouvernement,

oùx âvSpxi xal yuvaïxa;,

on aurait cru
non des hommes

WTTtep dc>).OT«,

comme

JtatyotTâv Ti^5 It«)i^«;

courir par l'Italie

et

des femmes

,

les-autres-fuis

avec épouvante,

»ùv £XTri/;Çîi
àA).à ràî Trd^itj

aùràç

mais

les villes

elles-mêmes

se levant
être emportées par la fuite

dix à»YJ)MV*

rry ûk

ttamp

PufiriTt

les-unes-vcr»-les-aulrcs

:

Rome
comme remplie
et

f

ni/xn^ajutiyyjy

de

flots

f)-/aii /al /xtraffTâffCffi

par

TÛ»

des peuples rf'alenlour,

à»;^'jjv ("TÛy)

ovjxv

ni^cÇ,

jTï pzoïay niivai

les fuites et les

déplacements

«'étant ni facile à persuader
poui' le mâgi.slrat
KAI2AP02 BI02.

122
ouTE 6^tiû xa9exT:^jV Iv

7roX).o)

xXuoojvi xa aaX<j)| txixpôv irri-

auTÎ;ç àvaTETpà,j.Ûai. IlaOr)

XiTceïv aOr^jv u^'

y^p

piaia xaTEÎ/^e xivr^u.aTa Tràvra tottov. Ouoi y^p
j(^(av Tjyev,

xw

àXXât

IxaparrE, toîç

•/oÔEV
T7)ç

ii'^eit.o'^ioiç

EuOuvaç uTzgyovza.

,

twv

uêpiaai, xaxy)Yopowvxa)v. 4>aa)Vio;

y^jV

xuTrreiv xyjv

oDJwç

Kaicapa xaO'

ixiv, toç rju;r,(7£

euyvfo'xova; 5iaXu(7£iç

TTpOTEivotxEVOv

ettcI (X£Ya)i7^Y°?'^^

^xi TMtpEvxovxa

S*,

auxov ixiÀeuc

Tcoxe irpoç t?;v

Y^p, oxov

ttoXeixov Trapaaxcuvjç* auxoç

ettit;,

/.ai

Aevxaov

xoïç TCEpi

£cj>r,x£

5'

d)>/(a-

Éairrou, xai

xio

ttoûi

cTJY^«^>'''r^''î

oùôÈv £ia 7coXu7rpaYu.ov£Îv oùô£ 9povxi^£iv EXEivouç XT,ç

fut sur le point

fi^ti-

xai OpaauvoaEVov dnkp xoû ue/^.ovtoç,

aoxo'v T£ ÏIoixTn^ïov £X7r£7:Xr,Yjx£vov

•

/«tpov

"^^

Ôêooikoti xa XuTrouixévw xaxi 7:o/.Ai «tuul-

Tcïirrov ev [XEYotXrj 7:0)^1,'
01* IpiSiov TjV

irvi^ioîka /ni

tÔv

Itzi

xpouca; to £sa3»oç

de se détruire par ses propres maies. Ce n'étaieat

partout que des passions contraires et des mouvements convulsifs;

ceux mêmes qui applaudissaient à l'entreprise de César ne pouvaient
se tenir tranquilles

:

comme

ils

rencontraient à chaque pas des gens

qui en étaient affligés et inquiets (ce qui arrive toujours dans

grande

ville), ils les

l'avenir.

Pompée

,

insultaient avec fierté et les

déjà assez étonné par lui-même

troublé par les propos qu'on

lui tenait

,

une

menaçaient de

était

de toutes paris

:

encore plus
puni

était

il

avec justice, lui disaient les uns, d'avoir agrandi César contre lui-

même

et contre la république

les conditions raisonnables

;

les autres l'accusaient d'avoir rejeté

aax.quelles César avait consenti de se

réduire, et de l'avoir livré aux outrages deLeniulus. Favonius

osa lui dire de frapper enfin du pied la terre

pée

,

,

en parlant de lui-même en plein sénat dans

avantageux

,

avait déclaré

rasser de rien

,

aux sénateurs

qu'ils

ni s'inquiéter des préparatifs

même

parce qu'un jour Pomles

termes

les plus

ne devaient s'embar-

de

la

guerre

;

que

.

àps
,

,

,,

,

VIE DE CESAR.

123

ni susropliljle-tl'èlro-r.ontftnue

Adyw

pnr

lu raison

dans cette grande agitation
y.

al 9i)ù)

et tomptitc,

,

avoir man(|u6 de peu

àvaTST^iyOai aùt^v

dire renversée ellc-mi^mc

ûrri aÛTrîç.

par elle-même.

nâO/j yùp àvT^'xaia
xxl jîtata xtvyî/*aTa

Car dos passions contraires
et de violents mouvements

y.xTÛ-^t rrivTa tottov,

tenaient tout lieu.

To

Car

y^xXpo-j

la partie joyeuse
ne gardail-mdnic-pas

yùp

la

paix,

iv /jLSyiXr, TTo'/ec

mais rencontrant fréqucnuncnl
dans cette granile ville

Tôi jf^otxoTt xai XuTTOU/civu

la partie

xal 0/5:/'7Uvouîvov

et se prévalant

à))à

oTju-rrÎTTTOv

xarà

ÛTTîp TOÛ /zé//0VT05
Yjv

0ià soi JOJV

7ro).)à

de

,

*

eUrajcc cl chagrine

l'avenir,

était

dans

les dispntes

:

cl l'un troublait

à»a/dOîv

d'un côté, l'autre de l'antre^

Pompée lui-mdme déconcerté

aùràv ix:r«T)yj7/A£vov,

no/xTTïjVov

d'abord par 1rs uns qui disaient,

ToTç /xèv,

xarà

*>Ç »îwÇ>:»e

isroroû

xaJ

T»|î

César ayant à rendre compte

même

^y«/iOvtaç,

tûv ^é xaT/jyo^OJVTwv
ÎTl

ïj>l^/e

TOÎÎ

de ce

qu'il avait laissé

Lcnlulus

insulter César qui cédait

ù€^{o-ai -rzxpsi/.o-JTx
jtal

de son commandement

et les autres /'accusant

AivT/OV

7r£/9l

agrandi contre lui-même

qu'il avait

Ka^ffapa Ù7ré;^ovTa sùOûua^

cl qui proposait

ïrpoT£ivd,u£vov

des accords raisonnables.
acjwtoç

TVUTHv

Je «/.i)rj£v
Tôi Tioôi

T^v

k-Kiï ixffal/i'fopûv

«pas

Favnnins

aÙTOv
yr,v

même sommait lui

de frapper du pied

'

la terre

:

puisque se vanlunt uD-juur

nors

devant

T/;v rÛ7x).«;T0V

le

sénat

eux

ffa £/îivouî

il

iro)wTr/;ay/iov£îv oùîsv

{les sénateurs]

s'occuper de rien

0'j5è

ycovT^^£tv

T>;^ TrapaTxevV;; tri rè» ito/e/xov

«vro{ yàp

,

^Tstv rirt»).

7<'avait laissé

ni s'inquiéter
*

des préparatifs pour la guerre

:

cor lui-niéme, quand viendrait Cdsor

ayant frappé du pied

le sol
, ,

KAIiATOi

124
Tw

troSl

Ou

(jTpoiTeujxaTov IulttXtjCCiv t/,v 'Itojaiov.

xa* Tore 7rXr,0Ei
po;* eîaac

ô*

(Jtô5to<; rjôr)

xpouaOelç

oireptCaXXtv 6 ITourT'ïoç

6uva(AE(i)(;

oùociç xov avopa

'/ç,r,f:'x'j()oii

t9î

Trpô TYÎç Tupavviîoç

xa O'jvex-

tî;»!;

,

xa tt.v

yspouciav xai jxr,0£va piiveiv
Trarpioa xal r^jV £)^<>-

r?;v

-^,pr,jji£v(«)v

Kai^a-

tI^v

7:avT0)V <pop5, "Inr^^iJ^ETai zoi^T/}y ^p5v
t-/;v

i'/Ak

jj.^,v

toîç Iïutoù yo^icaoîç

tou TcoXÉfxou xai Travcot xaTeyovTo^,

irôXiv I^ÉXiTTÊ, xeXeuffa; i'TTsaÔai

Twv

liKJÏ.

ÔEpiav.

XXXIV.

Oî

OuffavTEç EcpuYOv

[XEV

ouv UTraTOi ur,o' â vouloç

EcpEu^ov 5è xai

•

xpoTTOv Tivà ûi'àpTraYÎiç aTro

Tpiwv, XafxêavovTEç. Eîai

TWV pouXtUTWv

twv iSiwv S

ô' oî

du pied

serait

mis en marche

et qu'il remplirait

ol

xi tu/oiev,

ttXeIctoi,

wcrEp

xai crtpoSpa t^ Kaicotpo^

TrpOTEpOV, I^ETTEGOV UTTO ÔOtlxêoUÇ TOTE

que César se

irp?) I^oso-j

£(rr

,

il

TWV

a)JvO-

•?;pr,;jL£V'i

Xo^l^TU-WV Xai OUpLTTa

n'aurait qu'à frapper la terre

de légions toute

l'Italie.

supérieur à César par le nombre de ses troupes

j

Pompée était encore
mais

il

pas le

n'était

maître de suivre ses propres senliments; les fausses nouveHcs qu''^n
lui

apportait, les terreurs qu'on ne cessait de lui inspirer,

l'ennemi eût été déjà aux portes de

Rome

et maître de tout

comme
,

rent enfin de céder au torrent et de se laisser entraîner à
générale.

Il

déclara que le tumulte était dans la

en ordonnant au sénat de

le suivre, et

qu'ils étaient

Rome,

consuls quittèrent

dans l'usage

d'offrir

il

la

fuite

l'abandonna,

intimant à tous ceux qui préfé-

reraient à la tyrannie leur patrie et leur liberté

XXXIV, Les

ville, et

,

la

défense d'j rester.

sans avoir

aux dieux,

fait les sacrifices

lorsqu'ils sortaient

de

ville; la plupart des sénateurs prirent aussi la fuite, saisissant,

quelque sorte, ce
s'ils

qu'ils trouvaient

l'eussent enlevé

aux ennemis

chez eux sous leurs mains,
:

il

si

l'obligè-

y en eut

même

qui

,

la

en

comme
d'abord

Irès-attachés à César, furent tellement troublés par la crainte

,

que
, ,

,

,
,

,

,

VIE DE CESAR.

125

devoir remplir d'armée»
ritalie.

Tfiv ^IraXlav.

Où

fi-^v à.X}.x

Toutefois

xal TÔTi

rriv

*

Kaiua^Oî

celles

oùofi; ùt tixat ràv

Xp^oaaOxi roXi
àXXà.

)Tià

alors

de César

troupes

:

mais personne ne laissa cet

âvSpx

Xo'/i9/ioXi

mdme

Pompée sui-})assait
par le nombre de ses

b UofJL-m/iïoi (iTCipi6xXX€

iauroû

,

homme

user des réUexions de lui-môme

mais par des nouvelles

ày/tXfiiTOi»

nombreuses

et fausses

et par des terreurs

ùç

^Sr] To j noXéfxov IfsTriiroi

nai xjxTÏxO'^roi Trâvra

et

fopx navTwv

«l^iiy^ÇeTac

la

guerre cxisiani

occupant tout,

ayant cédé et ayant été entraîné

tt^xç nal TJvtxxpovvdilç
rij

conmie déjà

par l'élan

bpûv Txpa^/iv

il

tous,

tle

décrète iui or

tunmlie,

le

xtXeitaai r^v ytpoxialav

abandonna la ville,
ayant ordonné le sénat

IntaQxi

suivre lui

xtcl

Tûv

mXi-ns n^v noAiv

,

et

y.xi /A/jJîva

il

,

et

personne

de ceux ayant choisi

f)py)fiivuv

de préférence à
rriv

nxTpiSx kxï t^v iXtvOîpixv

XXXIV. 01
&

[liv

XXXIV. Or donc

ouv tnxTOi

les consuls

n'ayant pas-méme fait-lcs-sacriliees

0J7xvrii

lesquels la loi est de faire

vô/AO{ iarl

Tipo cÇdôoo

avant

(yuyov* iifîMyov Si xal

s'enfuirent

ot

tyrannie

ne rester.

fiivtiv.

IJ-Yjùi

la

la pairie et la liberté

nXeîaTOi twv ^oxjXsvtùv

ia/ji6âvovT£5 x-xb

twv

la

,

îoi'wv

,

la sortie
:

s'enfuyaient aussi

plupart des sénateurs,

prenant de leurs propres

&7Titp xXXorpictiv

comme

i Tl Ty^ot»"''

!>ien3

,

ce qu'ils rencontraient

Tcvà TpdiTOv 5ià
Eial Si

«pitx-/r,i.

X9cl o1

de biens étrangers

en quelque sorte par

Quelques-uns

même

,

pillaî;c.

sont qui

npoTtpovO^àSpa
rà Ka^92po{

ayant choisi d'abord avec-ardeur

Vn6

par terreur alors

^/syi/mivoi

ôâ/JlS0U{ TOTI

iÇiTTCffOy

TÛV

)07(9jtifiôy

le parii

de César,

furent jetés-hors de leurs réflexions

xal ffUM^3tp/;vi^0»j»a»

ot furent entraînés

oùjiv £(d/yi«yO(

n'en ayanl-aucun-besoiD
,

KAIIAPOX

12G

oûSèv cerJacvot toi ^cujxaTi ttîç ^p8fç ètt^vr^ç.

çrr^)ti/()r^C'X'^

XTpoTaTOv 0£ To
y^eittôivot;

ffuvTu/^ov

Û£a(/.a

iroXeMÇ

Tr,ç

wTTrep v«m<

,

lilOÏ.

6-xro

7rp£(7ê£UTr,ç y^^^'^'î **'^

dtTToaxeuaç

'AXXi toutw
ô

d7rfi7rsa*|'£v

T07r£C£uc£v

Ô

'

oixETr^v ovTtt

S'

aTZûYvoùç

•

Kai-

xal xi ypr'fxaTa xai

Ao|iitiw
*,

o'

r,Youjxevt.j

ETrtXOojv TrapEOTpa-

xa&* auTOv, •^Tr,CÊ tov

cpapaaxov xaà Xa€wv xb

SoOàv, etticv

Mex' oXiyov 0£ àxQucaç tov Kaiaapa

sans aucune nécessité,

^'i''^?

tôt' exsîvov aTroipà;,

|X£v

Kaïaxp

TOC

fltTa-

cuvrjYWViajXc'vo; Iv ttïcx

GTTEtpwv TpiaxovTa xai xaTE^QVTi Kop^tviov

[XEvoç.

ttJç

wç Kotwotpo; OTpTTOTrrîov,

TrpoOujxoTaTa toTç Ksatixoïç iroXiaoi;,

Tocç

oÎtw

"Ottou xa Aa€ir,voç, àvr;p £v xoïç [xséXiCTa

à'pi/t£To TTpoç noa:r/,ïov.

tooovTOo

avûptimoi Ttarp/ia cia

tyjv jxev cpuy^iV et

no(i.7n^ïov TjyouvTO, T7;vog 'Ptojx7;v,

(xapoç, xa'i

Of-

xt^écpvrjtuv dtTraY«pe»oyto»v Tcpoç to

ixTiEGEÏv vo|xi![o(x£vrjÇ. 'AX)vi xaiTTcp

CTàa£0)ç oîxrpôt^ oocr,;,

Içe'XiTTov.

iTri^tpojjuvofu

r,v,

w;

ia"pôw

T£Ovr,;c>-

ûotu(xacx9;

xivi

se laissèrent emporter par le torrent des

ils

fuyards. Celait un spectacle digne de pitié que de voir, dans une si
terrible

tempête, celle

seau sans pilote

,

floller

ville

quelque déplorable que

fût celte fuite, les

camp de Pompée comme
camp de

abandonnée, et, semblable à on

au hasard dans l'incertitude de son

la patrie

et

,

César. Labiénus lui-même

,

ils

sort.

vais-

Mais

Romains regardaient

le

Rome comme

le

fujaient

un des plus intimes amis de

César, son lieutenant dans toute la guerre des Gaules, et qulTaiaii
toujours servi avec le jilus grand zèle

,

quitta son parti et alla joinJre'-

Pompée. Celte désertion n'empêcha pas César de
argent et ses équipages

:

il

alla

Domilius commandait pour Pompée. Cet
pouvoir défendre

la ville

,

lui

renvoyer son

camper ensuite devant Corfinium
officier, qui

demanda du poison

;

mais

,

où-

à un de ses esclaves

qui était médecin, et l'avala dans l'espérance de mourir

ment

,

désespérait de

prompie-

ajant bientôt appris avec quelle extrême bonté Céiar
,

,

,

,

VIE DE CESAR.
par
St ôiccfta

tiv

ol/.rpoTXTOv

Tfi nô'Jioii

,

la

Mais

To

127
mouvemant-lQ

rapidité de ce

le

.

spectacle

était très-diyne-de-pitié

ôiVTtep

de

vcwç

la ville

comme

,

d'un vaisseau

cru par h;» pilules
qui désespèrent
lx7t«(jcTw irpàç

Ta ffuvru^àv

dcviiir s'égarer à l'aventure,

»

'A».à xsclntp x^i fJ.srxaTX9C(ùi

un si grand orage s'élevant.
Cependanl quoique le déj)lacemen(

OjSr,ç O'JTW^ OtXT/iSti,

éiiint si

ol ivSpraiiot riyntjvro

les

TOffOÛTou ;(:i/iûyos livifcpoij-hov.

T/;v ^uîv

fv/ry TzarpiSa

estimaient

la fuite t!ire la patrie

Six lio^uniiVou

à

ÈÇs/tTiûv 5î -n^v

misérable,

bummes

et

Pcô/zïîv,

cause de Pompée,

abanduonércnt Home,

ils

comme

camp de

étant le

César.

Puisque méuKî L:djiénus

'Orroy xal Aa6t/;vèr,

liomnie ami de César
£v

parmi ceux qui

To7ç /xâitffTa

l'étaient le plus

xat ye^oviù; irpeaêeuTï'iç

et ayant éié lioulonant de lui

xal ffuv»;ywviï/xévoç

et

TrîoOu^aÔTaTa

avcc-le-plus-de-zèle

iv 7r5»t Toîç Tro)i^aoi5 K,£).Tixorî

TÔT£ ùno'lpùç tXîtVOV,

,

ayant combattu-avec

dans toutes

KalaajO

à'ni7Te//'|c

xal ri

âlais

TOÛTOi /AiV

PompéCi

César

renvoya à

celui-ci

et l'argent

y^p-f,iJ.xroL

xal Tàj àTTOïxeuaç

*

et les

bagages

puis étant allé

:

il

campa

devant Dumitius qui commandait

Ao/xtti'w i^youuivw

rptixovTx

de-Gaule,

les guerres

alors ayant quille lui,
viol vers

AilJlà à

lui

trente coliorles

ffTTîtp&iv

xxi xari/ovTt Koje^i'viov*
0» ànoyvû'jç

et q»ii ocnipail
et celui-ci

rà xarà aùràv,

Corfinium:

ayant désespéré

relativement à soi,

f,Tr,9l fip}j.XXOV

demanda du poison

Tov (arpov XvTct ouiTïjv*

au méilccin qui

xal Jaê'Iiv Tè ûoOèv

et ayant juis le pnison

,

comme

était

son esclave

:

donné.

«Tliiv «Jç T£9v/;Çoaîvoî.

il

MîTà

Mais après pçu de temps ayant appri

"i/i'yov

Si àxovwaç

Tàv Katffapa xp>i«ôiC(

le

but

César user

devant mourir.
-
KAiiAPOi moi.

128

aorô; «Gtov «irt-

^i).avÛpo)7rîa ypr,aOai Trpôç xoùç éaXojxora;,

Ûpr^vEi xal xfjV ô;uTr,Ta TotJ pou^eojxaTO; r,TiaTO. Toîî 2*

Oap^uvavToç auTOV wç u7rvo)Tixbv, où
•/ap^jÇàvaffTiç
CTTEGE

(XTry'ei

TOUÇ àvÛpojTTOU^ r,5lOUÇ

eXaSs

,

xa touç

«^o^Epoç

êtt'

aX)vOU(;

ItTOIEI

Xai TlVSÇ ÇpUYOVTEÇ dvE^TpEyav.

,

te tou Aoulitiou orpaiiiv Tiai-

tTjV

ocouç iv raîç roXeffi IlojxTajioj crpaio-

auTov yjXauvE

)

riojjLTnr/iov.

8ov, aXX* etç BpEvrrjdiov* (puywv, touç

ô*

y^Y^^*'^'»

(xàv

uTtctTOU!;

ItteXOovtoç Kaicapoç £;i7:X£uaEV,

xà xa8' exaaxov

traitait ses

prisonniers

laquelle

avait pris

il

,

il

wç

5'

rance

, il

,

t?;v fcpo-

TrpÔTEpov

èXiyov CffTEpov

Iv toTç Trepi êxEivou yP*?^»'

ôr,XioOrja£xai.

Kaiaapi Zï PouXoixe'vw

déplora son malheur et

une détermination

si

la précipitation

violente.

rassura, en lui disant que le breuvage qu'il lui avait

un poison mortel

^-'^^

''i^^i

oùx £oi;aTo

laxEiXE j^exà SuvaixEo^ç eîç Aup^a/iov, aùxoç

cojxEVoiç

ou;-

à7ra*^£ÀÀdacva

TrjV 'P(o|xy,v

tîç

xaTaXaowv. IloAuç 8à

ECpOacE

Xoyoufjiévouç

Taux'

Kaîaap

0£

Oavaai(jt.ov ircrojxoTa, tc^i-

Trpôç Kotiaapa, xai Xa6ojv&£;iàv, auOiç

Trpoç ITo|X7rr^ïov .

XXXV. O

r'.:,'jZ

avec

Son médecin
donné

n'élait

le

pas

mais un simple narcotique. Content de cette assu-

se leva sur-le-champ et alla trouver César, qui le reçut avec

beaucoup d'amitié: cependant, peu de temps après, Domilius se
rendit au

camp de Pompée. Ces

nouvelles, portées à

Rome

causè-

rent beaucoup de juie à ceux qui y étaient restés, et plusieurs de ceux
qui en avaient fui

XXXV.

y retournèrent.

César prit à sa solde

prévenu ceux qui faisaient dans

Pompée

,

il

les

troupes de Domitius; et, ayant

les villes

des levées de soldais pour

incorpora ces nouvelles recrues dans son armée. Devenu

redoutable par ces renforts,

ne jugeant pas

à

il

marcha contre Pompée; mais

propos de l'attendre

,

celui-ci,

se retira à Brindes, d'où

d'abord partir les consuls pour Dyrrachium avec des troupes

il fit

,

et

y

passa lui-même bientôt après l'arrivée de César devant Brindes, Je
raconterai ces

faits

en détail dans la Vie de Pompée. César eût bien
,

,

,

,

,

,

,,

123

VIE DK CriSAH.
d'une humanilé merveilleuse
npbi T0Ù5

envers eeux pris par

ioc^ùixàrcti

aurai; à.TZidpr,vst

auTÔv

il

lui

se lamenlail sur soi- intime

promplilude

et accusait la

de sa résolution.

ToO

ûè Ixrpoû OaccûvavTO» kjtûv

Mais

le

comme

W5 nsTtoixora

médecin ayant rassuré

lui

ayant bu

ÛTTvwTtxôv, où Oavâfft^uov,

un breitvatje

àva^ràî

non mortel,

s'élant levé très-joyeux

Tiepixsipr,i

il

soporifi<iue,

s'en alla vers César,

main droite

xal iaêwv JîÇtàv,

et ayant pris sa

5(sÇ£7rî7£v auôtî 7rpÔ5 IIo,u:r/;lûv

il

TajTx

Ces choses annoncées

ccTtxyysX}.6/ji£vx

à
TOÙ; àvO^OùJTTOOJ

ÉTTOtît

-^^l'OUi

,

,

passa de nouveau vers Pompée.

Rome

rendaient les

xa^ Tivs; yuydvTîî

et

^vi7T^£|av.

hommes

plus contents,

revinrent.

XXXV.

quelques-uns qui avaient

XXXV. Cependant

'0 ùk KxXaxp

fui

César

prit avec lui
Trjv

arpxrtàv toO Ao/itTtou

l'armée de Domitius

xal Toù; aA^ouç 070u;

et les autres

IfOxvt xxTxXa6ù-j

il

(jrpxzoy.oyovu.é-jQ)i no/iTrïjfw
iv

Taîj ïidisTtv.

O

forl-en-nombre et redoutable
aùrov.

Si oùx èoiÇaTO t-^v i:foûoj

àXXi.

yuywv

les villes.

Kt déjà devenu

noXùi xal foZspbi
è:rl IIo/xTtïiïov

faisant-des-levées pour l'ompée

dans

U5>j Ô£ ysyovùi

^^auvsv

tous-ccux-que

prévint les ayant surpris

eîç B|5cvtï{t(ov

,

il

poussa vers

Pompée hii-mème.

Mais celui-ci n'allonditpds

mais ayant

fui

l'allatjue,

à Prindes

envoya d'abdnl

«yxetAî {xh npàripov

il

T0Ù5 ÙTTctTOUç eii àvppâytov

les consuls à

fltTX OVvi/JLCUÇ,

avec des troupes

«urèî û£ oA^/ov UTTeûov

et

Ka^^apoi tjtXOô'JZOi,

César étant arrivé,

Dyrrachium

lui-même un peu plus tard,

s'embarqua
6J5

Ti

y.xTk îxaffTOv

comme

les choses

une-à-une

seront exposées
iv TOTç ypxfY](joixisfoii

dans celles devant être écrites

%tpi ix( vou.

sur celui-ci {Pompée).

*Ano/3^a «i vf&y ^v

Or mamiuc de vaisseaux

b

Vil de Cls/ib.

était

9
KAIÏAPOI

130
|/iv

i$u')x«iv OLizoploL

iùOùç

Iil02.

EU ôi TTjV 'Pojjxr.v

vtwv ^v.

h -^diEpaK; £;r'xovTa rarr,; ivaiuom r7,; 'Iioy.ta; xup^;.

yeyovojç

'Kret ci xal

eupe fxaX).ov

T^,v TiûÀtv

rpoctcoxa xïOîttwct»,

?!

xai Twv àîrà PouX^ç ^v aÙTr; cxr/vooç, tootoiç
6r,u.0Ttxi ûieXÉ/Orj,

teXXêiv àvSpai;

/

.îT£

TrapïxaXwv aÙTOuç xa

£irt (7u{jL6aaeffi

[xlv IriEixY)

Kaiaapa

irpETTOu^ai;* uTn-xovCE 5* oO^ceç,

(ppoveïv, dXX'

eu7rp£7r£ia

twv

^TroOeTury

ypr'uaTa Xa(x6aveiv, xat vofxou; Ttvà; TrpotpspovTOç, oix

7:(0^£(i.oç-

vouln

tr^lt.ct^^ù'^r^Ge.^^.

poursuivre; mais

le

îl

il

l^r, tov

toI; rparrcr-

TrappirTiaç

^tav cï xotTaOojjxai t^ ^TrXa,

TOTE Trapiwv

|X£va)v,

o*

anOi

x^voiç SuaxoXaivEii;, vuv {xiv Ixiroowv
SeTrai

«2j

xa vouoiv xotipV/ eTvai"

vou.i-

{xr;

Xo^wv ypy;aOai.

Sa Sr,(xapyou ÎNÎetÉXXou xwXuovtoç outov ex

auTj>v ^ttXwv

xal

Trpo; Floixir/'/ov «tco-

^oSoufxsvoi nou.7r/''Tov eyxaTaXEXeitxaEvov, eTte

ÇovTEç ooTw

Tou

dNifl-rprl^t,

fip

(rj;j.€a7£0jv

Kal xauxa,

tevo-

E^r,, )i'YU)

manquait de vaisseaux;

il

o'j

twv

s'en retourna

donc à Rome, après s'être readu maître, en soixante jours, de io«le
l'Italie

sans verser une goutte de sang.

,

plus calme qu'il ne l'avait espéré;

il

Il

trouva la ville beaucoup

parla avec beaucoup de d(ju-

ceuret de popularité à un grand nombre de sénateurs que

y avait ramenés,

et les exhorta à députer vers

la

confiance

Pompée pour lui porter

de sa part des conditions raisonnables. Aucun d'eux ne voulut accepcommission

ter cette

abandonné,

ment ,

et

,

soit qu'ils

Pompée après

soit qu'ils craignissent

l'avoir

crussent que César ne pailait pas eiocere-

que ce n'étaient de sa part que des paroles spécieuses. Le

tribun Métellus voulut l'empêcher de prendre de l'argent dans le tré-

sor public, et
«

trmei

,

lui

lui dit

allégua des lois qui le défendaient. «

César, n'est pas celui des

«ce que je veux
< liberté

faire,

retire-toi

j

la

lois

:

si

î

c

temps des

tu n'approuves pas

guerre ne souilre pas cette

de parler. Quand, après l'accommodement

fait, j'aurai

posé

«les armes, tu pourras alors haranguer tant que tu voudras.
« reste

,

ajouta

t-il

,

quand

je parle ainsi

,

je n'use pas de tous

Au
mes
,

,

,
,

,

,

,

VIE

Dli

131

CESAR.

à César qui voulait cerlc»
[xjursuivre lui aussilùl.

Xvhrpe^t

Si jtç ti^v

Voifi^v

,

xvpiûç

IraA(a$

ni.(sr,i riii

Mais

il

iv îÇïj/ovTa rifiipxii.
EttîI ^« xal ï*^« Ti^v 7iô/(v

maltro de tuule

xal cv aÙTY}

El ctunnic

iTTtetxfj

fiou).?ii

fih TOÛTOtî

Sit).i'/^Orj

xal

5>j/itOTtxà

irapaxaidiv

dans

et
«Tià

TciiJv

aliTo'vç

xxl àtiovzijJetv ôi'jopxç

trouva

il

qu'il

la ville

ne s'y allcndait,

elle

beaucoup

ceux du sénat,

di;

s'cnlrclint avec ceux-ci

il

par des paroles modérées
exhortant eux

[laires,
et

popu-

niêiuc à envoyer des gens

Pompée

vers

Ttpbç Do/iTT/iVOV

l'ilalie

en soixante jours.
remise plus

ay;^voj{

Home,

retourna à

étant devenu sans-vorscr-de-sang

yeyovws àvatjuaiTl

pour des conventions convenables
oùoc($ ôc

ùm^MMaev

:

mais aucun n'obéit,

s'tc foèojixsvct

soit craignant

Do/iTTiiVov èyxaTsc>e),£i/Ji/xévov

Pompée abandonné par

eTre

/z;^

vo/z^Çovtsç

soit

eujc

ne croyant pas

Ksti7XpX ^pO-JtïV OUTW«>

César penser ainsi

à/).à ;{/3;^j(}ai

mais se servir

evTr^îTiâta

ToO

(Tune bellc-apparcncc de paroles.

).6-/(ii)>.

ôè ir,u.iipyjo)

M;t£//OU

Et

Mélellus

le tribun

empêchant

Le

Tûv ànoOiT*)y>
Kocipàj

OTt/WV xal

rù Jî

«t

cl alléguant certaines lois,
il

{Ci'sar) dit le

*

5u7X0/atvetç

cl

des lois

n'élre-pas

le

même

«

Mais

les

vûv ,U4» aict&( èxTTOO'jiv*
:r3/4/uiûi

yàp où ci'nxt

:izpprt'3ia.i

temps

dos armes

-JQlX'jiV

où/ cTvat TÔv auTOv
«

l'arf^ent

de celui mis-eu-réscrve,

/al TcpofipQJTOi Tivai vouo^^,
£jj>;

lui

prendre de

XwiOoVTOS «tWTOV

'

toi si tu

:

8oullres>avec»p<ine

choàcs qui se font,

maintenant certes

va-l'-«ni à-l'écarl:

car la guerre n'a-pas-besoin

de liberlé-de-parolc

:

ôrav ôi xaraOû^uai Ta 0Tr)a,

mais lorsque j'uurai drposélcs armes.

ff'j/*6âjswv yîvo^uivwv

des conventions ayant eu lieu,

tÔti Tta^iwv

aloi-s

OCuayojyr.ffïtî.

lu harangueras-ic-peu]>le.

venant
,

KAISAPOÏ UI02.

132

tD.r,;pa tojv

Eirwv, Ê^aoïCe

"irpôç

xiç Oupaç tou TapiiEtou,

Twv xXeiSwv, ya)a£Î<;
£vi(JTa|X£vou Toîî

o'

«

Kai TOUTO,

MeteXXou, xai

xaxaoEtffavTa

Outo;
,

Ixe/.euev auOiç

Ttvojv EiraivouvTOJv,
(x-))

rauaaiTO

on

fXEipaxiov, oOx à^voEtç,

7rpa;at. »

>^v eÎtteïv y^

£roiY,<T£

Ecpy),

M"?; O5tivoaevo>v ce

|x£Ta7r£t/.'j/afxevoç EX/.OTrreiv

aTTOXTEVEÎv auxov, t

(J.EVOÇ r,7:£iXr,a£v

tov M£Tt)v).ov

i|x£ cTacria'7avT0)v. « TaîJ-ra Trpo;

7rf.ô(;

(XOl

2nT£iva-

'7r«pEvoy).wv.

CUCXOAOlTEpOV

MeteXXov àrcXOEtv

Ô Xo'yoç tote xai

xat xoXXa (>aoiwç auToi xai

Tct/E'oj; Gtt/;-

psTEÏaOai Trpoç tÔv ttoXeu.ov.

AXAVl.

JlCTpaTEue o

eiç

loy,piav, TrpoTôpov

xai Botp^ojva, IloaTrr.iou TipEC^Euràç, ExÇaAEÎv,

TTEpi 'Açpocviov

xa; ràç exeI ouvaixsiç xa Tàç iTrap/iotç
ouTtoç Eui IIoaTrr'ïov IXauvEiv, {JLr,0£va

a droits

;

xaxà

auTw

vojtou

Ttoir.aaaEVoç

xwv

après vous être déclarés contre moi

«

mes mains.

,

trésor, et,

»

En

parlant ainsi à Métellus,

comme on ne

il

êtes

,

ttoÀeuliojv

TToXÀax'.;

car vous m'appartenez par le droit de la guerre

ceux qui

du

6ç>'

KivûuvEucaç 8e xai tôî awaaTi

UTToXiTToaEVoç.

«

tou;

£*r;o)/.c»j?

,

xoct'

toî et tous

tombés entre

s'avança vers les portes

trouvait pas les clefs

,

il

envoya chercher

des serruriers et leur ordonna d'enfoncer les portes. Métellus voulut

encore

s'y

opposer, et plusieurs personnes louaient sa fermeté. César,

prenant un ton plus haut, menaça de
core

:

facile

Et tu sais, jeune

«

de

paroles

,

le dire

que de

se retira

,

Il

dont

,

qu'il m'était

en-

moins

effrayé de ces dernières

de suite on fournit à César, sans aucune
il

avait besoin

se rendit aussitôt en

chasser les deux lieutenants de
voir, après s'être

le tuer, s'il l'importunait

ajouta-t-il,

le faire. » Métellus

et tout

difficulté, tout l'argent

XXXVI.

homme,

pour

faire la guerre.

Espagne avec une armée pour en

Pompée

,

Afranius et Varron

rendu maître de leurs troupes

nements, marcher contre Pompée, sans
ennemi. Dans cette guerre, sa vie

fut

et

,

et

pou-

de leurs gouver-

laisser derrière lui

aucun

souvent en danger parles
,

,

,

,

,

,

,

VIE DE CESAR.
Et jo
ût/atw»

v^iifjLtvoç Tcôv

i/ixuToO. Et

xxl

yàp

Ifibi

xal TrâvTîî ojovi !U.r,'jx

al)

me

(lis

133

cela,

relâchant

(lit-il

io.5

justes droits

de moi-mdmc. Car

tu es

ccux-quc

et toi et tous

mien

j'ai

pris

(leceuxayantpris-parli contre moi.*

raOra

EtTTûjy

irpbi t6v MiTe>)ov,

iiûoi^e Ttpb^ ràç

Q'jpoci

ro'j TXfiitiov.

TôJv ci

Ayant
il

fxivofxi'Jùiv

,

les portes

trésor-public.

(lu

/.)ieiSSî)> fir)

dit cela à Mfjtellus

marchait vers

Mais

les clés

ne paraissant pas

ayant en voy(>-rhorrher des serrurier
*

i/.D.:v£V î/ZCÏTTTStV

il

aî0t5oèToDMeTiAioi»ivtffT«usvou,

Ttvwv «rratvouvTWv,

X3t(

et

ordonna eux briser les portes :
de nouveau Métcllus s'opposant,
quelques-uns approuvant

et

ayant clcvé-la-voix

il

lui,

menaça

àTTOXTeveïv aùrov

de faire-périr

«t fxYj T^xiijxirç nxpivo^^j.ij'i

s'd ne cessait /'importunant.

»

Kal oùx

à-/v'5£ri

éy/j

,

ttstpâxtov, OTi toOto
)^V

//Ot ÔU7X0>CÔT£|00V

«ÎTTfïV ^ TTjOâÇat.

OuTo»

ô

«

lui

Et tu n'ignores pas,

jeune-homme que
,

était à

moi plus

difficile

à dire qu'à lairc.

»

dit-il,

cela

»

Cette parole alors

Xàyoç roTS

et Mctellus

inoir,7î y.xi Mîrî/).ov

fit

«îTS/Oiïy xaTaoîtîavra,

se retirer eOrayé,

xal ri £?>ia

et le reste

VTlT^ptTSXsOxt

pxSiui xal

élrc fourni à lui [César]

aÙTW

facilement et promptemcnt

Ta/É'jjç

pour

TT^ô; TOv Trd>£/xov.

XXXNI.
iii

guerre.
il

tyvfljxwj èxêaAfîtf -npôrspo-j

nspl Ap^aâvtov xal Bxcowva,

ayant résolu de chasser d'abord
Afranius et Varron

7r|0£T6£UTà5 Il0^UTT*îJ'0U,

lieutenants de

xal Trotyjjâ^onvo» utto

et ayant

aÛTw

Tà^ 5uvâ^a£(î

les

mis sous

et les provinces

de pousser

xaTi «irou

(irjOîva Tejv TzoXtfjiiuv.

Ktvivvtiisxç Si

xal

râ

«<û/<a(T(

lui

troupes

liaûvciv ouTwç

iitl IIo/xTt>{tov,

,

Pompée,

xal rxi ÏTzxpxlxi ("ràç) è/it

uTo)t7rdar.;Oî

conduisit-l'arméc

en Espagne,

or,pix'J

ro'j^

la

XXXVI. Or

EïT/oâreuî oi

de

là

[d'Espagne]

ainsi contre

Pompée,

n'ayant laissé sur ses derrières

aucun des ennemis.
Et ayant été-en-danger
et

de son corps
KArSAPOÏ BIOZ.

134

O((ox(ijv

tw orpaTo)

xai

IvsSpoti;,

(/.aAicxa ûi Xijxov, oOx avr,xi itp4Tipo>

xai 7rpoxx).ou|Jievo; xai repiTa^pEuwv toL< av3p«<, y

xupioç pia YEVccOai twv cTpaTOTteoojv xa twv ^uva|i.£o>v. Oî

wyovro

T^YSf'-ovEç

XXXVIf.

o*

rcpoç nouL7r/-tov cpEUYovteç.

'E7rav£)vO(^vTa 5' etç 'Po)U.r,v Kaiffotpa rTEiTwv txlv

ô TTEvOepo; Tcofp£xotX£t TTpoç ITojxTrv^ïov àTTocTeAXiiv dfvopotç Gitàc

ototXuceojç

,

'lax'jptxoç

-îi

Kct^Tapi /^pi^oy-Evoç dfvTsîrîv. Aîpi-

Oô<;

8e xai SiXTottoip utto t^<; jîouX^ç, (j^uy^^^*;

TWV

IttI

SuXXa

"^s

xoLTf^^Vft

%i

ou<rTu;^r,(TavTOJV -roùç Traîootç iTriTiaoyç l-zrAr^':'..

xai CEiGa/Oci'a

-rtvl

toxwv

aXÀwv

exootpiÇs rrouç yp£Oj^£iA£Taç'

TE ToiouTwv /^•j/aTo TToXiTEuaaTWv où -rroXXûJv i)J»' Iv y,a£'pai;

EvoExa

T7;v

ixovap/iav (XTrEiTratAEvoç

[aIv

lauTov xai SspouiXiov 'Icaupixov eÎ/£TO
(JLEV

,

CitaTOv

5*

àvao£Î;a;

t?,? ffTpoiTEiaç.

Kai Tic

oÉXXaç SuvaiXEiç xaO' 6oov ETrEiyo asvoç Trapr,XO£v, ÎTrTTEÎç

o'

son armée manqua de périr par

la

embûches qu'on
disette; mais

il

lui

dressa

,

et

n'en fut pas moins ardent à poursuivre les ennemis,

à les provoquer au combat, à les environner de tranchées, jusqu'à
ce qu'il eût en sa puissance leurs troupes et leurs camps. Les
prirent la fuite et allèrent trouver

XXXYII. Quand César
père

lui

,

fat

de retour à Rome, Pison

conseilla d'envoyer des députes à

accommodement; mais

d'un

Pompée

,

rétablit

,

,

son beau

pour

traiter

Isauricus, qui voulait plaire à César,

combailit cette proposition. ÊJu dictateur par le sénat,

bannis

cliefs

Pompée.

dans tons leurs droits

les enfants

il

rappela

les

de ceux qui avaient

été proscrits par SylTa, et déchargea les débilenrs d'ane partie des
intérêts

bles

,

et

de leurs dettes.
ne garda

Il

fit

quelques autres ordonnances sembla-

la dictature

que onze jours

déposa celte magistrature, qui tenait de

lui-même consul avec Servilius Isauricus

,

la
et

:

après ce terme

monarchie, se

,

il

nomma

ne s'occupa plas que de
,

135

VIE DE CESAR.
souvent par de» embûche»,
xal

T'I)

jrpary

cl (le s(tn ariDCe

snrttiul

fiii.t9rx Six yiybvt

àv^r

oit*

StdiX'jiv

par

famine,

la

ne se reldrha pas poursuivaiu

il

provoquant

»al irfiOxa)oû/x;vo(

cl

xal iztptTXfpi'jojJ

cl l'nvironnanl-tlo-tranchée»

T0J5 ûvipaç

los

xpàrspO'Jf

fi,

TÛV

xilplOÇ

yrvîïOat ^(x

ffTpaTOTtéOCJV

hommes

(/t'«

einiemis)

avant qic d'être devenu par force
insitrc lies

camps

des troupes d'eux.

xal r&v SJvifj4oiv.

et

Oî Si

M. lis les cht'fs prniircnl

Y)-/Sy.ÔJti r'/O-JTO

fuyant vers l'oinpée.

XXXVll. Dî^jw»
b

XKXVII. Or Pison

Sk

bcau-prrc de

TttvOspbç

7ta/oexâ>et /x-v

Kxi^xpx

lui

engageait César
étant revenu à
à

npài

Ilo/ix/iiov •j:ztp ota/ûff-w,-,

,•..-.,

»i

Rome

envoyer des gens

Pompée pour
......un

vers

traité,

mais Isauricus dil-le-contraire

ITaUjCtXOî 0£ XVTîlTTS

X^pi^ôarJOi Kxhxot.

l'herehanl-à-plaire à César.

AipeOùi Si nxl ot/T-ir-Jo

Cependant élu diclalcur

AXT^yscyi tî

^'J'/ù-Cxi

et

il

fit-rcvenir les exilés

r.xl iirolT,vtj

i7:ir{ixovi

et

il

rendit honorés

par

I

le

sénat

les enfants

roùç TtxtSx(;

de ceux ayant été-malheureui

T6/V S>vT>'/yi7Xjrcèyt

sous Sylla,

cttI

SûIXa,

/.xl

Ixoûftt^t TOJs j(|Ocw^îi)iTa{

Ttvl ansx'/^Oîîx

TO/wv

*

rt

il

alléiiea les délii leurs

par une abolition de dettes

:

touclïa

r,pxrà re

cl

aXXùiv TOtoÛTWv •nroiiTîV'/ârojv

à d'autres telles mesures-politiques

ou 7T0»&iv*

MiMi

àJl>là èv

»voî/a r;u£9a(^

ccnetnâfAc-joi

yiv

t/;v pjfixpiix-*,

il

mais

nombreuses
fin

:

onze jours

ayant abdiqué

la

dictature,

avant noininé Consul soi-m nie

àva^ec'Çaj oî UTtarov ixjzoj

et

xal S«|00uQtov

cl Servilius Isauricus

c'x'TO

Tfii

7xvpty.bv

VTpXTCixq.

il

s'occupa de son expédition.

El se hâtant
Tzap^XQt r.xrx oSbv

il

passa en route

devant les autres troupes.
KAISAP02 BIOZ.

136

?/o)v Xo^a^otç £;a/.((7iou; xai TtevTe
Tral; ovTo;

ceô)v

eTTEi^-'j/îv

à^7;x£v tîç to TreXay'^?

,

ô',

à/pi

xaO' 6oôv

(X£v

y.oxeç rjSy) xoï; GtotxaGi xoti irpoç

'/icrav,

xi

axE

TrXr'Or,

py,xoT£ç, £v aixiaiç filyov xov Kai<7apa*

oOxoç ô

rjfj.aç

àv:^,p

Effxi

xai -rrapr^xixa-

C"/)

7:o).£|xoiv ttTrei-

y,[i.îv;

Kaïcap

^oyiC^'^Œi

fit

tant de diligence

armée

partie de son

d'élite et cinq légions,

mencement
il

et

,

;

Ovy,xwv

iik^^

a>pav ûe

oxi

•/£».-

OaXaxxr, xaipov ojZï Oew

ev

TTVEUjxaxot;

la guerre. Il

xi

xa cior^po; t;€xaa£ 7:Àr,Yaï;,

ap/£i; Ov/)xà 0£ 7r£:puxa[A£v Tzic/vy xai dX-yEiv

uwvoç xai

rpo;

(pEtûw Iv ypo'voi xo(7oux(o xa Ôojpaxo;. OOo'

xwv xpau[xàxoiv apa

aTTO

ir-

xaxaOï^aExai irEpi^Épojv xai /pojtuvoç

àxpuxotç xai d'^u/oiç

xai ôupEou Ttç

ttocaiv

Iloï 5y) xat

«

Ovïti-

ropeia TTpa-

rT;

xwv

eîr,

5ia€aX(ov tov

xoti

*

BpcVTr^<7iov Itti tooç u(7T£pr'<7avTa;

£Î<;

Oî

TiojTa;.

ajc77r£p

av

iipixov* xai 'A7roXXo)viav atpeï, xi oà TrXoTa

'(o'viov,

TTEpa;

yet(xojvo< iv tûo-

y

îffTaacvo'j 'Iavouctp{ou (XT,vb; (oÎtoç o'

,

'AO-/;vaioiç)

*

•zi.'^[j.i':'x

,

qu'il laissa derrière loi

quoiqu'il

,

quoiqu'on

n'eût que six

^ta^EcOi.

une grande

cents chevaux

fût vers le solstice d'hiver,

au com-

de janvier, qui répond au mois Posidéon des Athéniens,

s'embarqua

traversa la

,

mer Ionienne

d'Oricum et d'ApoUonie.

Il

,

et se rendit maître des villes

renvoya des vaisseaux de transport à

Brindes pour amener les troupes qui n'avaient pu s'y rendre avant
qu'il partît.

Ces troupes

,

épuisées de fatigue

sans relâche contre tant d'ennemis

route
a

:

«

Où donc,

,

« avions

à sa suite

,

et

des corps de fer? mais

rebutées de combattre

se plaignaient

disaient-elles, cet

homme

quel terme mettra-l-il à nos travaux? ne

« traîner partout

,

de César dans leur

veut-il nous

mener?

cessera-t-il jamais

de nous

de se servir de nous
le fer

même

les boucliers et les cuirasses

on

«

besoin de repos. Césnr, en voyant nos blessures, ne

;

si

nous

ont de temps en temps

«

le frappe

comme

s'use par les coups dont

doit-il

pas son-

commande à des nommes mortels, et que nous ne pouvons
« souffrir des maux au-dessus de l'humanité ? Un dieu même pourrait-il
«forcer la saison de l'hiver et le temps du vent sur la mer?
« ger qu'il
,

,

,

,

VIF.

DE CESAR.
cavaliers d'-élilc

ni'JTS tx'/jjlxtx

y.u.1

ovTOç

h

cl cin(j légions

,

l'hiver étant

rpoitxXi,

(ouTO; 04 uj

(or ce mois serait

t'rj

zb Jtiy.xyoi'

ûtxoxXdiv

rb-j

ulpsX 'û/5txov

y.xl

y.ccl

Posidéon aux Athéniens)

le

IIoTîcotwv AO>]va^ot{)
àfrl/.VJ iti

'A7ro»wvtxv,

:

ayant traversé

et

Idvtov,

mer

se mit en

il

la

prend Oricum

'1

l'uis

rà

,

au solstice,

mois de janvier coinniençaiu

le

Ixvovxpiox» î»Ta/x«vou

fir.vbi

137

ayant six-cents

et
InrtiXç ).oyâ5xi

;f«t/iûJvoî

,

mer Ionienne

,

et Apollonie,

renvoya de nouveau

il

ses vaisseaux à Drindes

Tzlolx tiç Hpt'JTTiiiot

inl TOÙ{ arpxTioirxi

pour

V7T!pi^7XV7Xi

qui élaient-en-rclard de marche.

Oic't, âxpt
rr,7xv

are

Tfi TZOptlx.

Or ceux-ci

/A«V

xarà bùbv

,

tant

comme

xxl nxpYiy.fixxÔTeç TOt{

co')ij.x7i

certes déjà

et usés

de corps

et épuisés

xal àTretjOvjxÔTeç

npbi rx nMOrj rûv

par

iro/é/xcjv

tlyoj £v atTiatç xov Yixi7xpx

'

xal npbi ri népxç

le

grand nombre des guerres

avaient en accusation César
«

Où donc

homme

cet

iTîpi^épo)-j y.xl j^p'JifjLîvOi r,p.li

nous entraînant

àrpÙTOiç xal

àif Jx®'»

;

comme

:

terme
déposcra-t-il nous

et vers quel

OJZOi b àvr,p y.xrxOr,7iTXi r.uxi

Ci7Tzs.p

que

furent en route,

ils

Si] y,ùv]

« Ilot Sii

les soldats

et

usant de nous

infatigables et inanimés?

même

/.xi aiCTipoi

le fer

iXé/.xpLt 7t>r;yatç,

se fatigue par les coups,

xa^ T($

fnoù

quelque épargne
du bouclier et de la cuirasse
csl nécessaire dans un si long temps.
et

OuoîoO xal 0'J)pxAOi
«îtIv iv T070UTW ^p6-ju.

KatTap oOoi ôipx ioytÇsrzi
«TTO TÙV rpXV/XXTUV

César ne songe-t-il-donc-pas

Sri /ijv ûpyei Ûv/îtwv

quil

,

d'après les blessures de nous

commande

à des mortels,

que nous sommes nés

:T£^Oxa/i(v ôc

et

TTâ7x«tv xal à^yctv

pour éprouver et soullrir
des maux propres-aux-mortels?

JuvZTàv Ôc OÙÔC

or

OCIÛ

il

n'est-pas possible

même

^ix^tiQxi ûpxv x^ifiHtoi

de forcer la saison do l'hiver

xal xai^ov itvcû/xxTO»

et le

iv 6aAaTT>j

temps du vent

'

sur

la

mer

•

à un
[dieu
KAIXAPOÏ m02

138
îuvaTCV
jjl(ouç,

00T0< TZ'/^oiSa/Xtxon xotOairip

ot/.À*

àXXi ^Evvtov.

Toiauxa

).

ctkixayv rro)^-

oij

).£yovt£<; iTropeuovTO

vyoÀstM;

tic

TOtyu TTotXiv au u.tr'x^'xlô'vrzç Ixaxiî^'Tv {«wrobç, rposoraç âhr-i-

xaXo~vT£(; Tou aÙTOxpvTopoç

•

exoxi^ov oï xai tou; /.YE^-Ovaç

o-jx

èTriTayuvavTOtf; tvjv Trope-av. KoO/'aevoi o' IttI tÛiv xxp<ov, rç,ô;

70 TTî'XaYOç xai Typ> "ll-rreipov axEcxoTTOUv xûi< vaîîç
)>ov

,

uw

e^'

tjjuÀ-

TTEpatouTOai Trpoç Ixeîvov.

XXXVIII.

5* 'ATroXX(»)via

'Kv

Kaî-rap, c'x ?/o)V à;tO|xr/ov

éauTo-j ouvaaiv, ^pacuvoucr,? cï tt;; excIOev,

Tr,v jxeO'

àro&o-^

UEVoç xai TCEpiTraOôiv, ôttvov eSouXeute ,3o'j)^uaa, xp'j^a ravror;
eÎç ttXoîov

Ejji^àç,

tÔ

[f.é'fz^0(;

&t»)Ocxa(7xaXaov,

(fyay07;vai ttso;

tÔ BpEVTr^aiov, Tr,Xixo'jTOtç ctoXoiç TrEpiE/oasvou toù TrEÀavoyç

NuxToç oOv

ôtto tÎov TroXEauov.

Ivr^T]

,

xai X7TotÇaA(Ov £air:ov

•/a^£. Toîi 5e 'Aviou* TTOTaaou

laOyÎTi
toç

OEparovTOç

Ttva tcov

-r/;v

£7rtxpv|/a|j.£voç

'7rapr,jXc}j/',a«'vwv r.ou-

vavîv uTto^Eporroç

£?!;

t);v

^a-

«

El cependant c'est dans celte saison qu'il nooê expose à tous lea

«

périls

de

« qu'il fuit

la

mer. On dirait, non

devant eux.

»

qu'il poursuit ses ennemis, mais
Tout occupes de leurs plaintes, ils s'ache-

minaient lentement vers Drindcs; mais, lorsqu'en j arrivant
vèrent César déjà parti, alors, changeant de langage,

ils

ils

trou-

se firent à

eux-mêmes

les plus vifs reproches, et s'accusèrent d'avoir trahi leur

général

s'en prirent aussi à leurs officiers

;

ils

,

qui n'avaient pas pressé

marche et assis au haut de la c6le , ils portaient leurs regards
sur la mer et vers l'Ëpire, pour voir s'ils apercevraient les vaisseaux
leur

,

,

qui devaient revenir les chercher.

XXXVIII. Cependant César

se trouvait à Apollonîe avec

trop faible pour rien entreprendre

,

parce que

les

tardaient à arriver. Livré à une incertitude afll'geanle,
résolution hasardeuse de s'embarquer seul

,

une armée

troupes de Brindes
il

prit enfin la

à l'insu de tout le

monde,

sur un simple bateau à douze rjimes, pour se rendre plus prompte-

ment

A

à Hrindes,

quoique

l'entrée de la nuit

se jette

,

dans un coin

sars rien dire.

il

la

mer

fût

couverte de vaisseaux ennemis.

se déguise en esclave

comme

le

,

monte dans

le

bateau

,

dernier des passagers, et s'y lient

La barque descendait

le lleuve

Anius, qui

la portait
,

,

,

,

,

VIE DK CF.SAR.
mais
où xaOâffi^ o(olx&)v

,

139
s'expose

relui-'"!

nun comme poursuivant des euitemiâ,

voXt/À.(oiti

comme

mais

fuyant.

»

^

Af/OVTf{ T0t«UT3t

Disant Je toiles choses

cffOjOCÛevTO 9;^Xa/&>^

ils

«Ù fà

vers Hrindes.

DpzvT/jJtov.

marchaient lcnten>ent

comme

Mais

arrivés

ils

trouvèrent

César parti

de nouveau alors ayant chargé

ra^fj Tcâ)iv au /*cTa6«irfvT£j

vite

îxixtÇov iauTOÙ^,

ilsjs'accusaicnt

à7roxa).oDvT£5 Ttpoùôzx^

«'appelant traîtres

TOV cx^JTfj/rAropoi

'

do jour trônerai

ixâxtÇov Si xal robç

et

if/efié-joc.;

ovx ^ictTa;ij0va»Ta5 n^v Tropscov.

KaO>f^£vot ôè

iîtl

Twv a/^wv

qui n'avaicnt-pas-hdlé

tV"* 'Hrtf tpov

los

marche.

la

promontoires,

regardaient

ils

Tè 7ri).ayoç xal

:

accusaient aussi 1rs chois

Et assis sur

,

aTTSy/OTTOUV
ff/oi^

ils

cux-miimcs

vers la

mer

et vers l'Épire

los vaisseaux , sur lesquels

£,a£/>ov TTC^atojTOat :rf à^ î/îïvov.

XXXVIII. *Ev
Ky.tsajO,
T5CV

oùx é^wv ;i«Tà jxwtoO

oûua/Aiy

César, n'ayaol-pas avec

lui

troupes

les

suflisantes-pour-combattre
et celles dc-là {d'futlie) tardant

ôè £/iî(JcV 3paouvoÛ7/;5,

à7ro^OJ/x£voi xal Trî^iTraOiiv

livrc-à-rinccrtilude et

,

è€oû).£U5£ |3oyiru/ia oîtvov
«vnyOr'.'jxi "Kpbi

lui.

XXXVIII, Cependant à ApoUonie

àÇto^u«;(Oy,
T/f;

devaient passer vers

ils

êè 'A7i©i>'j>via:

TÔ BpevrTfçiov

il

,

résolut

(le

allli^jc,

une résolution hasardeuse,

se rendre à Urindes,
à-l'insu dv tous

iaCà; /piiix TiâvTWV

étant

f($ TrAoïov,

sur une barque

owoîxaffxai/xov tô fit/iOo^f

à-dou7.e-raii»os pour la grandeur,

TïjitXOÛTOtÇ OTToi.Of^

de

mer

la

U7rè

Twv

7ro).£^u^wv.

NuxTèj ojv Èîrix^U'^a^îVOj
t«r9>îTi

0e^a7tovTO5

monté

si

par

De

étant couverte

grandes

flottes

les onneniis.

nuit

donc

s'étanl déguisé
d' esclave

avec un habit
il

s'embarcpia

,

xat X3Ta6a>ùy caiTCv

et ayant jeté soi da:is

w« Ttva

comme un

Tcjy ica.prifAtAV}fiivuj

il

ToD

Oî TToraufly Avt'oy

de ceux négligé»

se tcnait-cn-rcpos.

Mais

un cvin

le fleuve

Anius
KAIÏAPOÏ

140
Xaaaav,

r^jV

aopav,

£o)Oiv^jV

|i.iv

lîIOI.

•?,

Trapeï/c rriVixot'jTa

ixÇoXàç YaXr^^r,v, àro/Jouca tto^^j to xujxot, TroXtç
TAXotyioç Ôià vuxToç OLTzi^jCKje'
ôaXotaffriÇ xa

xai xpaj^u;
S^vaiç

t9]v

/jV

Kaïaap

TTJç

irXr,jji|xupav

w;

tw

xuÇepvt^tt)

•

aeTaÇaXeîv

xa'i

aTroaTpt'j/cov tov ttXouv. AlaOotxcvo; ô'

àvaSeixvuffiv lauTOv, xai xou x'jÇEpvr'-rou Xaoôaevo;

/eipoç, £X7:£7rXr,Y(/.£vou rpoç tyjv 5.}/iv «'lOi,

ToXfxa xat ôÉoiOi
cruixTrXso'Jcav. »

[/.r^oiv

Kai'capa ©epei; xai

•

'EXaOovxo

jxsv O'jv

xaïç xoSiraiç Ija^uvteç, lêia^ovTO
iiç Ô'

r/jç

xXuSojvoç ^ypiaivoiv i TroTajxôç,

xotî

PiaaOr,vai

IxeXeucje touç vauxaç

6

rJ;v

TTi^ev-jaç

xal xtuttw f/EYdtXw xaù cxXrjpaîç dvaxorrroaFvo;

à'iJLa

dcTTOpoç

,

àvTiêactv

Si

7rpO<;

ri;

-rrepi

-^v dcTTOpa, Ô£;aji,£vo(;

ttoXXyîv

T7;v

Kai^apoç

tou yeifxtôvoç

7:a(7r,

YE'vaïe,

e:j.r,,

r-jy/jv

o 'jtjxoli

xat

,

7rpo6uaia tov rroTaao'v.

OaXaxTav, xai xivouveucaç

Iv

vers la mer. L'embouchure de ce fleuve était ordinairement tran-

un vent de

quille;

terre

qui se levait tous les matins, repoussait les

,

vagues de la mer et les empêchait d'entrer dans
nuit-là

ber

le

coup un vent de mer

s'éleva tout à

il

la rivière

mais cette

:

violent qu'il

si

tom-

fit

vent de terre. Le fleuve, soulevé par la marée et par

la

ré-

sistance des vagues, qui, poussées avec furie, luttaient contre son

courant

devint d'une navigation dangereuse

,

violemment vers leur source par

;

ses

eaux

les tourbillons rapidiis

,

repoussées

que celte

lutte

accompagnés d'un affreux mugissement, ne

causait, et qui étaient

permettaient pas au pilote de gouverner sa barque et de maîtriser les
flots. Il

ordonna donc à ses matelots de tourner

monter

le fleuve.

connaître

,

et

«Mon ami,
«
la

César

prenant
lui

la

dit-il,

,

la

main du

pilote

,

fort

,

de rese

étonné de le voir

»

fait

là

:

Les matelots, oubliant

tempête, forcent de rames et emploient tout ce

inutiles.

et

continue ta route et risque tout sans rien

craindre; tu conduis César et sa fortune.

pour surmonter

barque

ayant entendu donner cet ordre

la violence

des vagues

;

qu'ils

ont d'ardeur

mais tous leurs

efforts sont

César, qui voit la barque faire eau de toutes parts

,

et près
vu: DE CKSAR.

141

portant la barque
et» Tïjv 6x/aff jav

vers la mer,

,

un vent dc-nicr ayant
oiù vu/Tûi

>3

Tïjvt/.aCiTa TC«/Jîîx«

'^u.j.'',i>

àTTwOoOTa Ttoppoi ri xOax

npbi

rri'j

laquelle alors donnait

du

calinc

vers renibouchurc

nspi rà, £/ëo^à{,
*

ùyptxivwj

à 04 TioTxixbi

brise du-niatin

la

ctup'xy éw0iv/;v

zri'J

soufflé violent

|>cn(lant la nuit abattit

àtzi'jZi'jt

rrinj/x/AÛ/sav rili 6a).â77/;;

repoussant loin

mais

le ilôt

:

le ileuvc se roidissant

contre

de

le llux

la

mer

X3Ù rr,j àvTiSaïiy toû z/!/cwvo?

et contre la résistance des Ilots

xal rpxy'ji a/xx

et roide en-niènjc-tcnips

repousse

xat àvsc/OTrTo'/zîyOî

et

fltyOLAU XTUTtW

avec un grand bruit

xaî

Shxii

(j/.j.r,pu.ïq

^v ccTTopoî jSiaffûôvac

de rudes tournoiements,

et

était

impossible à être forcé

pour

le pilote

:

xal tAtMx/aî rovi vaûra;

et

ordonna

les

/it.«Ta6a/iïv

changer de manœuvre
comme devant remonter

'

TùJ xuSî^av/JT*;

cj{

ànoirpL^bt^t

TOV

Kaîjap

àvaoei'xvufftv

xal

xiaOo/xevoi

saurov

y.xè6/J.i'J0i T>Î5 X^'/'ô'

TOO Xuê'pVTJTOU

matelots

cours du JJeuve.

le

7t).0JV.

5è

il

Mais César s'en étant aperçu
fail-connaîlre soi
et ayant pris par la

main

le pilote

,

èx7t£1ti/37,aévOU TT^Oî t:^v y^tv*

déconcerté à celle vue

«

«

101, if ri

,

yevjxlif

Td>/xa xal clciOi

/jLr,Sév'

fipuç Kxivxpx

Va

,

dit-il

bravo

,

:

homme,

ose et ne crains rien

:

tu portes César

de César

xal Ty;v tû;^/3v Kxt'ffa^o»

et la fortune

ffu/iTriéouïav. »

voguanl-avec

01 vaûrai ouv

Les matelots certes

i^iOovTO

/xèv

ToO ysifxû-jo;

oublièrent

la

toi. »

Icmpélc

xal i/A^uvTeî rat; xwTtai^,

et s'ailachanl-foricment

cëiâÇovTO TÔV TlOTa/Aèv

ils

nijr, TT/soOu/A^a.

avec tout

U{

ô(

Tji;

litopx

,

aux rames,

forçaient le lleuve

Mais

le zèle possible.

comme

c'était

impraticable,

César ayant reçu
TiOilirîv

OâiaTTav

Mal xivôuviûo'af

beaucoup d'cau-dc-mer,
et ayant couru-du-danger
,,
,

KAIiAPOi BI02.

142

Tto cTÔ;xaTi, cruv:/u)pr,'7£ (xaX* axojv
2'

*AviovTi

aÙTto xaT^.

7:Xy;0o<; dcTr/'^vTojv

xai ouffraOouvTEç

(ji£(jLcpoa£voi

îxavo; elvai vtxav,

|j.ovoi;

XXXIX. Ex

xjÇeprr^Tr, ottaÇiAtiv.

T(jj

dt/Oerai xa 7rapa€â>.A£Tat $ti

dtXX*

TOUTOU x'X'iiù^Exjoe

jjiÈv

Tr,<7iûu Tctç

no(i.7rr^ïov,

Bpou.£vov ev

'Avrwvioç à-'> BpÊv-

ouvaixsiç otYOiv. Oa^p/.ca!; oè

xaXw xai

Kaîaap rpovxaAEÎTO

/opr,YOyjx£v&v ex X£ ^9;; xai

ÛaàTTr,(; aTro/pcovroj;, aÙTOç ev oùx à:j»Oovoiç

ûo-repov Se xat a'^dopa TrietrOeiç
f i^av* Tivot xo'ttttovts; oî

TroXÀi

,

TrÉrEiîTai xai cùv aÙTCH^

a-^

el

CTpaTiôirai

oî

aTTopia

ôiaywv xar' àp/à;,

twv àvavxaîo/v.

'A/.Xà

cxpaTiwTai xai y^a^xti ^'jpwvîe; rpo?-

EcpspovTo, xai roTe xat otarXacavTcç I; a-jT?;? àpTov;, xa'i Taî;

TrpocpuXaxaîç

twv TroXeatwv

otep^iTCTOuv,

ÈttiXeyovtîç wç, aypiç âv

l7ri5pau,ovTci;

de couler à fond à l'embouchure

même du

i^

ïCoùù^ctf

,

y^ ToiauTa;

fleuve

avec bien du regret, de retourner sur ses pas.

stTto

Il

,

permet au

/.ot

^/.fSp'f.

pilote

regagnait son camp,

lorsque ses soldats, qui étaient sortis en foule au-devant de lui, se
plaignirent avec douleur de ce que
seuls

et se méfiant

,

de ceux

<|ui

une inquiétude injurieuse pour eux
pour chercher

,

la

mer

il

,

allak, par

étant arrivé bientôt après avec les troupes de

toutes ses provisions

présenta le combat à

,

placé dans un poste avantageux

de

lui

les absents.

XXXIX. Antoine

et

de

s'exposer au plus terrible danger

,

Brindes , César, plein de confiance
qui

désespérant de vaincre avec eux

,

étaient auprès

,

,

tirait

tandis

Pompée

abondamment de

la terre

que César, qui n'en avait

pas d'abord en abondance, se trouva bientôt réduit à manquer des
choses les plus nécessaires. Ses soldats

,

pour se nourrir,

une certaine racine qu'ils détrempaient avec

même

ils

en faisaient du pain, et,

postes des ennemis

mcnis

,

en leur

,

di^axit

ils

jetaient

s*

du

lait

;

pilaient

quelquefois

avançant jusqu'aux premiers

de ces pains dans leurs retranche-

que tant que

La terre produirait

de ces racines
,

,

VIlî
2v

TÛ 9x6flUTl

,,

,

DE CLSAU.

I'i3

à reiubuuchure dujïeuie,

,

Lieu lual^ré-lui

]>c'nnil

au pilule

de diaagcr
El

la

manœutnre.

les 6olJ;ilâ

venaicQl-à-la-rcnconlre en foule

aOrw

à lui rcveiianl

àvidvTt

se plaignanl

rtoXlà

fi:fji^6ixs-J0i

beaucoup

ot fr'uiN^guanl
iC /X/J

TTÎTtîtJTat

de ce

«Ivai

uxvoi

être capable de vaincre

vt/.âv

qu'il n'a

même
ài/à â^OsTstt A»l

-Kxp'xZu.'j.izxi

avec eux seuls

mois se lounnenlc el s'expose
à cause des absenls

OIX TO'ji OL-XOiXXi

comme
XXXIX.

'Ex Toûrou

pas cru

se mélianl des préscnls.

XXXIX. Après

fj.'v<>

cela

AvTÛvio,

Auluiue

/:xT£;r)ieu«v àîrô B^oîVT>;7tou

arriva-par-mer de Brindes

amcnanl
TlpOÎAXJ.ùxO

110jU7r//lOV

provoquait

,

lopvfxhov £v xa>â>

établi

xal x^P'îVV-'''^''' àTTOXP'^''''^'
£/ T£ 7^5 xal OaiflCTT^ç;,

el

oii/ûiv aJroî
£y

les Iroupes.

Ll César ayant pris-confiance

Kaij>c^ 0£ OxppT^iTXi

et

Pompée

dans un poste avantageux

pourvu abondamment
du c6lé de terre el ducùié de

noer,

se trouvant lui-même d'abord

xxTà ipx*î

en des lieux non ubondanls,

«JX à^Oovoi>,

môme

vivenuMit pressé

oiTspov 01 xxl a'^oopa. TttsvOù;

et plus lard

x-xopix TCJv àvay/xiojv.

par le man(|uc des choses nécessaires

A)./à oî crr^îXTidJTat

Mais

/.oirrovréi riva /st'^av

coupant une certaine racine
et la pétrissant avec du lait

X3cl owrv'jjvTîi

7aÀxxTi

s'en nourrissaient,

1ip07<^é/S0VT0,

xai

non

les soldats

et quelquefuis

xal otxnÀecoayrs;

même

ayant ful^riqué

des pains d'elle
XSl
Tal«

(Ttlèp3(/LtdvT(>

npo fMÏxKxlç Tûv

iîxXXov xat

citp'pi-K-:o»'j

iiK(Àé-/ovTC{ b>;,

âxpii ^

yf!

iro/s^oLiwv,

iv ixfip^

TOiaOras pi^ccj,

«'sw

,

cl ayant couru
jusqu'aux avant-postes des ennemis,

en jetaient el lançaient dedans
ajoutant que,
tant

de

que

la terre porterait

telles racines

,
,

KMIAVOI

ii

BIOÎ.

&(![aç, 00 'rrau<70VTai TroXtopxouvTtç îlojxirr'ïov.
irr^ïoç

(x^vroi Ilou.-

ouT£ touç apTouç ouxe tou; Xoyo'j; eta touto'jç

Trpbç TO ttXyîOoç.

PIOu(xo'jv

y^P

«rrpaTiwTai

<>Î

,

^y.'^^f.tcOai

ty.v

otYpiôrz-ja

xai T^v (XTraOEiav xwv roXeuioiV, ojcTrep Or,piojv, oppoioovvTi;.

cropàoeç

'Ae Se Tiveç uepl toïç lpuji.a<Ti toTç IToixTr/iiou jxayai

Iyivovto* xal Trepiyjv Trdtaaiç ô Kaïcatp ttXyjv [xiSç, êv
(xeYaXiqç

Y-^°i"'^'^''i^

no[X7ajio'j

Tpoinîç

y,,

IxivSuvEuae (xèv àroXÉcai to crpaTOTreco**

>

Y^p TrpoGêaXovTOç, oùotiç eaeivsv, àXXi xai

•

Taï»poi

xaxeTTijXTrXavTO xteivoixêvwv, xai Trepi toïç aGrôiv yapax(o;jLa<7i

xa 7r£piT£iy la-fxaaiv £77nrrov EXauvo'xevoi 7rpOTp07raor,v
uTravTia^ojv IrEipocTO ucv àvaaTp£:p£iv touç

S'

ô'

paiv£

ouO£v

•

*

KaT^ap

^vj'fO'^'ZT.^

irzi'

,

àXX' £7riXau.Savout.£vou TÔiv CTjjXctojv, aTrsppiTTToyv

OUO

OÎ XOJXl^OVTEÇ, C0C7T£

TpiaXOVTa Xaêcîv TOÙ; TToXEaiOKÇ

Xttl

auToç 8è Trapà jxixpov y^Xôev aTCoOavstv. 'Avopt y^? 'J-t^rx/M xai

fls

ne cesseraient pas de tenir Pompée assiégé. Pompée défendit

qu'on rapportât ces discours dans son
pains;

il

redouter déjà la dureté
qui,

comme

,

,

et qu'on

et l'insensibilité

farouche de leurs ennemis,

Il

se faisait

les plus

chaque jour, près du camp de Pom-

des escarmouches où César avait toujours l'avantage ; une

seulement ses troupes furent mises en déroute,

de perdre son camp. Pompée

aucun des corps de César ne
*

y montrdt ces

des bétcs sauvages, supportaient patiemment

grandes privations.

pée

camp

craignait l'entier découragement de ses soldats, qu'il voyait

nage que

les

tint

et

il

fois

se vit en danger

ayant attaquées avec vigueur,

ferme ; on en

les tranchées furent couvertes

fit

un

de morts,

si

et

grand carfurent

ils

poursuivis jusque dans leurs lignes et leurs retranchements. Césai

courut au-devant des

voyant ses

de

fuyards pour les ramener au combat, et,

efforts inutiles

les arrêter;

mais

,

il

ils les

saisit les

drapeaux des enseignes

jetaient à terre, et trente-deux

bèrent au pouvoir de l'ennemi. César lui-même
il

avait voulu retenir

un soldat grand

manqua

,

afin

tom-

d'y périr

et robuste qui fuyait

:

comme
,

,

, ,

,

,,

Ml

vu: DE CESAR.
ne cesscronl-pas

ou irau<jovT«t

ils

iro/.top/ouvT«< IIo/ia»5Vov.

assiéjj'oant

'O fxévTOi

ni

OUTS TOÙi y.6/0Ui
7ti:^0o;.

Ot yàp aTpxTiôtrat i^OJ^aovv,
oppuQOÔ'jrei

Tifjv

tie

laissait

ni CCS pains-là

OUT« TOÛtOUî T0Ù{ ÛpTO)i

ixflpt30:tt npbi TÔ

Pomj)ée.

Or Pompée

e'a

llo{jL-nr,'(Oi

àyoedr/jTa

ces paroles

se répandre dans la foule.
Ciir les soldats se

redoulanl

décourageaient,

la férocité

et l'insensibililé
T4lJv

des ennemis

Ttoie/Atwv

SiTKtp

comme

Oyipi(t)'j,

de hétes-féroccs.

combats épars

'kil oi Ttv£i /*st;^at vitopio-q

Mais toujours

iyivovTO npbi roXi ip'juxzi

avaienl-Iieu vers lesretranchciuciils

*

70Ïi no/xTT/jfou
r.al ô

n-i]v

Kxïs-x^

ceux de Pompée

vers

T:spif,v

kt.i'm^

et

:

César avail-le-dessus dans tous

excepté un

fitxç, èv ïf,

(jiicl(juos

,

dans lequel

une grande déroule ayant eu-licu,
âxtvûûveuTe

yiièv

il

aitolisan rà ffTpaTOTTîoov

oxjûii^ é/x£(y£v

courut-risque

de perdre son camp

yàp itpovZxXôvroi

no^artî^fou

àHà

'

car

:

Pompée ayant chargé

,

nid ne soutint le choc

,

mais et

xat zy.ypoi

les fossés

XXTeTtifJ.TlXxVTO XTÎtVO^UÎVWV,

se remplissaient de tués

xal tniTZTOV

el ils

tombaient

nepl roli )(^xpxx(!>/xx7i

dans

les

x«î Ttept.Tîtyî^/xxatv

cl

auTÛv

(reux-mèmes

èAauvd/xcvot 7rpoTpoTtâo/;v

*

dans

retranchements
murs-d'enccintc

les

poursuivis à-toutcs-jambcs

:

César courant-au devant d'eux

K.at7ap Oî ûîravTiâÇûJv

el

èTTîtpâTO

essayait il-esl-vrai

/jièv

àvjtarpé^îtv toùç ysûyovrx;,
iTripatvs ôè où5év

*

de ramener
mais

il

les

àX>à £7rt)a/i63Cvo/x£vou

au contraire

Tûv

les

Tr}fjLiioiv

,

,

HoXfi/Xt'O'JÎ

ia6£îy t^istxovTa xal 5jo

aùràç 5è

ïj^Oi

napà

ànoOavfïv.

lui saisissant

enseignes

,

fiir.pb-j

ceux qui

tes

portaient les jetaient

les

ennemis

,

en avoir pris trente-deux
el

lui-même en vint à petite distaua

du périr.

Car ayant porté
V|K DE CiSAA.

,

:

de sorte

el xo/AtÇovTCf oL-neppimouv

WTTf TOJ;

fuyards

n'avançait rien

la

main
10
MO

KAlIAPOi m02.

J<i)[xaXéo), '^coy^^f i ^^tp*

aotbv, ^7:i6a>uijv rr,v /tlpa, (livetv txt-

Xeuae xal axpecpeaOai Trpoç xoùç 7roXe(xiou;. '0 c£

aa/aip«v wç xiOi^ôo^vo;»

TOfpa/rjç Trapot to 5itviv, iTO^pato tyjv
cpOdtvEi 5' ô Tolî

OCtw

8'

wv

(xecr-rô;

Kaiffapoç UTradUKjTi^jÇ a7:oxo|/aç aÙTotJ tov toaov.

iniyvui rà xaO' aOtov, w7t*,

nouTD^ioç

oîr'

EuXa-

êe{aç Tivbç ^ xu/r,; epyw (aeyoiXw tsO.oç oox l7r£0r/.£v,

aX).i

xaôeip^aç

e'iç

xov

/apaxa rooç

Trpoç Toù; cpiXouç aTziwv 6

Toîç 7roX£|jLÎoiç
TTiv axrjvrjV

TTjV

sl

Ittei

^ptuYO"^*^*?

Kaîcxap

Xr,u.£pov àv

«

•

TOv vtxîovTa £f/ov.

xai xaxaxXtOci;

,

»v£/ojpr,civ, eiTcev

>

Aùtoç

»

vuxTa Tia^wv

Si>lY*Y£v £v ^TTOpotç Xoviaaoïç,

w; xaxwç

vixr, Tiapà

i^

ôè irapEXôwv stç

£X£ivr,v àviapoTar/-//
I^Tpar/^^'O'****?

»

xai /o)paç £7nx£ia£vr,(; ^aO£iaç xai tcoXewv £Ùoaiu.ovo)v Tcôv

xeSovixwv xal ©ETTaXtxiov,

locoraç Ixeî

tw

TEpiairobat

Evxauôa xaOc'CoiTO Ttpbç OaXctTTri, vauxpaxouvTwv twv

les autres

par

le

,

et l'obliger

danger,

de

à l'ennemi

de lui-même

et hors

mais récuyer de César

faire face

le prévint

,

Ma-

iroXefxov,

ttoXejjliojv,

homme

cet

;

^~^

,

troublé

leva l'cpée pour le frapper;

et d'un

,

apa

coup

lui abattit l'épaule.

César croyait déjà tout perdu; et lorsque Pompée, ou par un excès

de précaution

,

ou par un caprice de

conduire à son terme un

si

la fortune

eut

,

camp

d'avoir forcé les fuyards de se renfermer dans leur
retiré
«

;

César, en s'en retournant

Après être rentré dans sa tente,

il

à de

plus cruelle inquiétude

,

livré

la faute qu'il avait faite

,

lorsque

et les villes opulentes

de

,

à ses amis

dit

,

aujourd'hui assurée aux ennemis

la

,

si

se

les

:

«

La

,

satisfait
il

se fut

victoire était

leur chef avait su vaincre.

coucha

et

passa la nuit dans

tristes réflexions

ayant devant

Macédoine

et

de

d'attirer la guerre flans ces belles contrées,

borda de la mer, dont

manqué de

heureux commencement; que,

ennemis étaient

il

lui

:

il

»

la

se reprochait

un pays abondant

la Thessalie
s'était

,

campé

les maîtres, et

où

au

lieu

sur les
il

était
,

VIF.

il

,

homme

grand

ordonna

Tigoureux

et

lui

lui s'arrêter

et se tourner

contre los ennemis.

7ro)c/t/ovç.

Or

/lJffTÔ« TKp«;f»îî

irapà rà oîivèv

,

117

qui fuyait près de

,

xal (jrpifs^Oxt

npbi Toùç

,

DF CESAR.
sur un

ycû^ovTi itxpx aUTOV

'0 Sk àw

,

,

celui-ci étant j>lcin

de trouM»

à cause du «langer,

,

è7r>{paT0 T/îv {xiyf^xipxv

leva son rpée

àç xa6tÇdjur»oç*

comme

devant frapper

mais l'étuyer de
prévient ayant

^9zve( omo/.ô'^xi

le

rbv bifiov aùroO.

l'épaule de lui.

'Xniyju ôi rx /arà aJrèv

Copondanl

:

Cés.'ir

oGtOJ(

WTTC

,

(TTCI Il0/A7l>}tC j

uTrd Ttvo5 s>Xaèe(scç ^ txjx^iî
o'jx lTtiO-/!/.t

usyâXu

:»ljatlu

désospéra quant à

il

tellement que,

par quelque circonspection ou for-

nc mil pas un lorme

riXoç

[tune

à cette grande action

ip'i'-'f »

àiJlà xa0«(joÇas toùj ^îj/ovtk;

soi

comme Pompée

,

mais ayant renfermé les fuyanls

dans

retranchement

le

se retira

E^xîaxp à:itoùv
îTîTfv

a^a

« ï.-^txipo-i

7r/5Ô$
Y)

TOÙj

Aujourd'hui
Tro^e/zt'ofç

ràv vtzflvTx.

î';^9v

César s'cn-allant
dit certes à ses amis

vlxr]

XV ry Tzixpx roïç
ît

j?t).0'j;*

»

serait
s'ils

:

la victoire

aux ennemis

avaient celui qui vainc. »

même

AÙtoç oè :rxpsy.0wv

Et-lui

etç t:%V

dans sa lente

/.al

OTrrri»»)V

x2Tax)(9cl$,

et s'élant

étant allé

couché

ot»{yaycv £/itv>;v vûxra

passa celte nuil-là

kviap077Lrr,v Ttajû»»

la

iv ioyiT/jiotç àTrdjSOt;

dans des rélleions

cl>ç

i7T|5aT/;7r;/wî

irtf xal

X'-^'^P^i

,

y.-j .r-li^

,

^xOtÏT-i

plus triste de toutes
incpiièles

,

comme ayant conduil-la-gucrre mal
parce que

,

et

un paysbas(dcplaineh

iirtxstjuiîvirç

clanl-clevant lui

T«v MauMûovixûvxalôiTT«>t/.d!iw,

Celles

ixjxç ttipiz-xiyxi

ayant négligé d'attirer

TÔv 7td>£,uov i*tXf

la

guerre là,

xxOiÇotTo ivraCOa

il

avait

itedç OaiiTTT}

vers la mer,

et

des

villes

opulentes

de-Macédoine et dc-Thcssali

campé

ici
,

KM i A PO 2

1^8

I5I02.

7coXiopxou|X£VO!; Toî; àvay'tîtioiç (jLaXXov ^ toÎç ^ttXoi; roAtopxÔiv.

Oiito) oi àviaOeiç xai àor,uovy,aaç

twv uapovTOjv

7roTr,Ta

ayEiv eiç Maxeûoviav
6'7rou

[xayeîxai

ÊYV(j)y.to!;

TTEpiéacaOai [aeixovojjjlevou

XL. TouTO
yjY£(jt.ovaç

Aùxbç

t:?)V

wç

,

y.at

/a/J-

•

^ y^P

iTriTTrGtGeaOai IIouL7r/;ïov

ôjxoio>;

aTro ttjç Oa/arrr,;

,

/i

Lx.itticuvoc;.

xai tou; Trapi aùrôv

no;i.7rr,:ou ffTpaxiotv iTnjpE

xal

yiTTrdxÉvou

yàp

[X£V

dTroptav

Tr;v

àviCT/, tbv aipaTOV, êtti lixtTrîoiva rpcr-

yopr,YOU|jt,Evoç

[i.^

rpôç

çeuYO^'^Oî

e/E^Oai

>

Kaijapo;.

EiiXa&coç eT^e nou.7nr,ïoç àva^pil/ai u.a/r,v repi

TYjXixouTOJV, xal 7rapîcx£ua(7(X£V0(; apicxa 7:a<Ji Trpo; tov ypovov,

xai jjiapaivEtv

i^^iou Tptêstv

ïo Y*p

ouaav.
7r£ip(av

(i.£V

"^oi

eT/^e

twv

t*^,v

ttoXeixiojv àx;xy;v |>pa/£Ïav

(xa/iji-coTaTOV r7,ç

xa xoX[xav àvuTrocxaTov rpoç xoùç aYwvotç, £v

ô£ xaïç TrXavaiç xal xaîç axpaxoTCEôc..

lui-même bien plus assiégé par
par

Kaicapoç cuvaacoj; la-

Teiyo^uXa/.ouvTc;

<

la disette qu'il n'assiégeait

Pompée

armes. Déchiré par ces réQexions, tourmenté du défaut d'

les

vivres et de la situation fâcheuse dans laquelle

son camp

attirer

im pays qui ne

Pompée

lui

sur ses pas

donnerait pas la

XL. La

retraite

des

de César enda

officiers, qui

comme un ennemi

attendre

leva

il

le

le

bénéfice du temps
et

si

de

tirer ses provisions

Pompée

:

il

de combattre dans
par

l'abandonnait.

courage des soldats de Pompée

déjà vaincu et mis en fuite. Mais

abondamment pourvu de

en longueur,

et l'obliger

voulaient qu'on le poursuivît sur-le-champ,

pas assez imprudent pour mettre de
:

,

facilité

mer, ou opprimer aisément Scipion,

et surtout

se trouvait,

il

résolu d'aller dans la Macédoine combattre Scipion

,

ou

espérait

bataille

y.ai

il

,

si

Pompée

n'était

grands intérêts au hasard d'une

tout ce qui lui était nécessaire

pour

croyait plus sage de tirer la guerre

de laisser se consumer

le

peu de vigueur qui

restait

encore aux soldats de César. Les plus aguerris d'entre eux avaient

beaucoup d'expérience
fallait

faire

et

des marches

d'audace dans les combats
et

des campements

,

;

mais quand

il

garder des place*
,

,

,

VIK

,

,

,

DE CESAR.

H9

ennemis

Tûiv 7ro)î,utwv

les

vaux|oaTO'JvTwv

ayant |)lus-<lc-forces-navales
,

ito^iop/:ojfj.vjoi

fiâXXov

-fi

zoXi rvzyxy.i'otç
Toï; OTT/oej.

TTO>to/5x'J5»

par les choses nécessaires

assiéjjé

plus (]ue assiégeant par les armes-

Or

chagriné

ainsi

tourmenté

x#ci àoriuO-J-/,70Ci

et

Tpèç

à cause du défaut-de- vivres

Tr;v ànopix-j

de

et

la dinicultc

présentes

TÛv irapovTWv

«les iiffnbes

ivt'jT»} t6v fjTpxr'oj

il

f/voi>ià)i "npoi-'/tvi

ayant résolu de conduire

lil-dé('ampor l'armée,
elle

contre Scipion en M.icédoino
1^

-/àjO èTtTirâarecrOy.i no//:r/;'Ov

où

îrroo _u«;(eÎTat
/xyj

y^opr,yoJixvJOç bfjoioii

àixb Tv^i dxXôcTrr.ç
yf

car ou
il

•

Pompée

eoniiviltrait

n'étant pas pourvu pareillement

du côté

,

entraîner

(l(n<)ir

mer,

«le la

ou devoir avoir-le-dessus

TtepiiasiOcii

sur Scipion isolé.

XL. ToOto

XL. Cela anima

èTrfî/3î

#f>*

ffTpaTiàv WofntTftQM

l'armée de

Pompée

f.xX

TOÙ; r,y€u6-jxq nepï

et les chefs

autour

o^'jt'o-j

âiç :9TT>7//iyoo

«le lui

à presser César,

iysvOoci Kctîaocpoç,

xal ^îûyovro^.

comme

vaincu et fuyant.

Car Pompée lui-même
était disposé

avec-circonspection

à'JocppXpctt fiij(^Y}v

à risquer un

combat

ntpi T/;)txouTcav

sur

xxl Trxps7xs)X7/jiVJ0i xpiiry.

et

TtOLVl TljOàç

TÔV

y(^p6-iOi

,

y.xl

fixpxlvtiv

gran«ls intérêts

de tout pour
il

rpièetv

«le si

pourvu très-bien
le

temps

jugeait-à-propos

d'user et de consumer
la

vigueur des ennemis

Oyjav ^pxyilx^.

étant de-peu-de-durée.

To

Car certes lapar/ie la plus belliqueuse

-/àp TOI /jLxyifjiûrxroj

des troupes de César
*'X* /**' è/x7Tîtptav

xal To/aav àvuiréirraTOV

avait il-est-vrai de l'expérience
et

une audace

pour

les

irrésistible

combats

rtixof>).xy.ojvrtt Sk

mais gardanl-des-remparts

ml

et veillant-toutes-les-nuit*

vyxT«7tpToOvT«{
,

KAIÏAP02 hlOl,

150

£;j')caj/.vov

vuxTC"]f£pTOtJVT£<;

ir.o Y/^poiç,

xoti

y-Tav

fiapEÎç

toU

ciofxaai TTpoç touç ttûvou;, Si' àaOc'veiav £Y*aTaÀti7rovT£; r};v Trpo-

ïoxe

OyjjL^av.

T^ç 8ia(T>iç

oè xai xt voar,;xa Xoijjuoie; ii/jity t>jv iToxta*

Troir^actfAevov àpy-^y, Iv tÎ)

orpaTiS Trcpi^EpcaOai

t9î

Ka(aapo;. Kal to lAsyiaTOv, oute /pr^jxaaiv I^^ojjxîvo; oute xpo(pY)!;

EUTTopcav,

y povou Ppa/eoç eooxei

XLI. Ali Tauxa

Kàxwv

lirr^vEi

xwv

xrj ftay^^r,

{xdt/eaOai

noixTnrjUj)

cpEioûî xôiv

ttoXeiaicov

aOrw xaTaÀuOr^aeaOai.

7rep

PouXoae'yoj (xdvoç

jjl:^,

TroXixôiv ^ç ye xa xoùç rccovxaç Iv
eîç

aTrrjXOev eyxaXu'j/aixEvo; xai

/iXiouç xb tcXtjÛoç ^evouevou; îoùrv

xaxaoaxpuaaç. Oî

o'

àXXoi ravxeç

Ixaxi^ov xov nouLTrr^ïov ^'jyojxay'^ouvxa xal 7:apa);'jvov, 'ÂYat^'(xvova xai paatXea pactXéoiv aTcaxaXouvxEç, dx;

aTTOôéaOai x^jV [jLOvapy lav, àXX* aYaXXoasvov,
xcov

e^r,pxr,u.£va)v

auxou xal (poixcovxwv

fortes et passer les

nuits sous les

bientôt succomber à ces fatigues

travaux

On

pénibles

si

,

et leur

;

armes
ils

,

^jY^I-'-^^''^

cxt^vt^v.

etti

xocou-

^acovio;

leur vieiHesse les faisait

étaient trop pesants pour

courage cédait à

disait d'ailleurs qu'il régnait

^uXôpiEvov

or, (Ar,

la faiblesse

'^

de leur corps.

dans son camp une maladie conta-

gieuse, dont la mauvaise nourriture avait été la première cause; et

ce qui était encore plus fâcheux pour César,

argent, et

il

n'avait ni vivres ni

il

ne pouvait éviter de se consumer lui-même en peu de

temps.

XLI. Tous ces motifs déterminaient Pompée à refuser
Caton

était le seul qui

,

approuvât sa résolution
à la dernière action
et

en se retirant

Mais tous
lâcheté

des rois

,

en

:

il

n'avait

pu

voir les corps des

Pompée de

accusaient

,

ennemis tués

en s'gne de deuiL

refuser le

cherchaienl à le piquer en l'appelant
lui

combat.

au nombre de mille, sans verser des larmes;

se couvrit la tête de sa robe

les autres

ils

;

il

,

le

par le désir d'épargner le sang des citoyens

combat par

Agamemnon

et roi

imputant de ne vouloir pas renoncer à celle autoriié

monarchique dont

il

était investi

,

à ce concours de tant de

qui venaient dans sa lente prendre ses ordres

,

et

capUameé

doai sa vanilé éuit
,

,

,

,

VIE
|y

CKSAR.

I)K

raXç nXivKtç

,

dans

151

marches

les

et les caiiipeinenls
iXé/ocfi-JOv ùrri y^ip'jii

se faliguaient de vieillesco

il»

TOTç 9(ti/lX9t npbi TOÙÇ TT^VOUÇ

h/Axrx).tinovvti

,

ri]v Ti/JoOy/uitsty

I

,

lourds

cl i!s élaienl

de corps pour les fatigues
abandonnanl leur ardeur
par faiblesse.

ToT« Sk xal

Kl

aussi

allers

une certaine maladie contagieuse
è/i/Ovj
T-hv

,

ntpi^ipzyOxi tv
Tf,

xpyr/J

TtO'.rjTitxS'JOv

àroTTiav t^* iia^Tv;^
t-^

fut dite,

ayant eu pour principe

l'étrangelé

,

arpuriS.

celle

Ky.iaxpoi»

de César.

Et ce qui
o-jze ip'p'jijxhoi y^pr,ij.y.zvj

ours svnopci-j

Tpfi-yf,^

ni

,

il

K.3CTWV

grave

d'argent

n'étant-bicn-pourvu de vivres

XLI.

ixi-joi



approuvait

cause de cela Caton seul

Pompée

qui ne voulait-pas combattre
filÙOl rd'J TTQ/tTÛJV*

par épargne des citoyens

Oi ye xat loùv

lequel du moins ayant vu

TOJ5 Tôiv

ceux des ennemis

no'j.s/xioiv

tombés dans
yù.ioui 70

ysjoij.ivoji cii

tcj.-^Oo^,,

le

:

combat

étant jusqu'à mille

tle

nombre,

s'en-rcvinl s'elant voilé
Xxi KXTx5x/ipJ7»i,

et ayant versé-des-larmcs.

DâvTCi o(

Mais tous les autres

oi xjj-oi

Pompée

èxfiC/t^OV XQ-J llo{i-j/,'ov

accusaient

fjyopLX^oJvra

qui éviiait-le-cond)al

XXl TZXp'Ji^U'JOJ

,

X'XQA.XJo'Jv;

et /'excitaient, /'appelant

Agamemnon

AyxijLipL-joyx

xal ^X7iix px'jù.iùi-j

et roi

Wî

comme

5Vj fl-h

^OMlotlViO-i

aTTo0îj6ai T/iv

p.(i-txp-yji'j.-i

à^Aà à-/a»ô,uevoy

des rois,
certes ne voulant pas

déposer l'aulorilé-souvcraine j
mais s'cnorgueillissant,

TOtoÛtwv ^yi^ôvwv

tant de chefs

aùroô

dépen<lant de

i^Y;prr,fxhtt>

,

semblait devoir se dissoudre

de lui-même en un temps court.

^pxyioi.

XLI. Atà txOtx

était le plus

ni ;j'étanl-fort

,

èodxei xaTa).uO/}«70ai
TTîpl aÛTôi ypÔJO'J

delà nourriture,

se répandre dans rarnice

et

lui

venant dans sa tente.
K A II A PO I BIOÏ.

152
^È, Tr,v KaTO)voç
£t (/r,oi

Cev,

7:ap^-/)(7i'av u7ro;:oiO'jacvoç, jj.ïvtxo);

ir/izXi'x-

t^teç sarai twv ucpl TouTx/.avov * droÀsvcai cuxtov

Si^ T^v nofi.7r/;îou oiXotp/fav. 'Acppdtvioç Si (veoxrri

II *lCr^'

Y^p

ptaç àîpuTO xaxtoç cTpar/iYTicoti;), oiaÇa)v)vO(X£VO(; Irt yjiy'aaoi

irpooouvai tov cxpaTOv, rjpoiTa ûià xi Tcpo; xov ^jxTiopov où txa-

/ovxai TOV £o)vv]u,£vov Tiap' aÙTorî xiç

axwv

â-TravTOJV cruvEXctuvoaEvoç

Zvataapa oiwxojv. '0 Se

*Ex toutojv

i-r'xpyiT.ç.

eIç (xà/TjV ô noa.7rT^tO!; l/topci xàv

tyjv [xev oXXtjV

ropEiav yoîkBTzôx;

-/[vucev,

ouSevoç Trapé/ovToç otYopotv, oùXt. ttocvtojv xara^povouvTwv oii

tV evayyoç ^xxav.
jxo'vov £0p£^]/£ xv)v

TCapaL^c'yo)?.

'12? ô' eTXe Fouicpou;*,

cxpaxiàv, dX)A

ttxa ypojasvoi xtouoiç xai Sax/ê'jovxsç

ûiâxpoucavxo xai 7Tapr^XXa;av xo TràOoç,

où

tto'Xiv,

vocr^aaxo; a7rr'XXa;£

xofi xoîî

y^? ivc'xuyov oîvw

'A'^Oo'vw

0£caa)axriv

xal

,

àvEor^v,

ttio'vxc;

x^v ôoov, £x uiOr^

ctvàc

£tç l;iv

éxipav xoîç cw-

fxaai (jLExaTTEadvxEç.

Favonius, qui cherchait à imiter

tlattée.

de Caton dans ses

la liberté

paroles, déplorait d'un ton tragique le malheur qu'on aurait encore
celle année

dépouiller

de ne pas manger des ligues de Tusculum

Pompée du pouvoir

d'Espagne, où

vendu

d'avoir

il

absolu. Afranius

mal conduit

avait fort

son armée

et livré

,

lui

la

,

guerre

,

battre,

il

grandes

et

Pompée de

pour ne pas

qu'on accusait

demanda pourquoi

combattre contre ce marchand qui avait acheté de
menls. Tous ces propos ayant forcé

,

nouvellement arrivé

il

lui ses

pas

n'allait

gouverne-

se déterminer à

com-

se mit à la poursuite de César. Celui-ci avait éprouvé les plus

difficultés

dans

les

premiers jours de sa marche. Personne ne

un

voulait lui fournir des vivres, et sa dernière défaite lui attirait

mépris général; mais lorsqu'il eut pris la
salie

,

même

il

ville

eut des vivres en abondance pour son armée

de sa maladie d'une manière

fort étrange.

trouvé une quantité prodigieuse de vin
livrant à la

débauche

,

ils

,

d'une cause contraire,

et

,

qui fut guérie

Ses soldats

en burent avec excès

,

,

ayant
et

,

se

célébrèrent dans tout le chemin une espèce

de bacchanale. Celte ivresse continuelle chassa
corps.

de Gomphes en Thes-

changea entièrement

la

maladie, qui venait

la disposition

de leuis
,

,

vil'

,

,

DK

,

Cr.SAK,

-

I5:i

Kt Favonins

oontrofaisanl

,

le fr;inc-j)nrler tlf (laton,

lff;(ïT)t«Ç« /iavtxûç
Cl //>:ôe

sfi

ï»Tat rrÎTîç

àiro^aûvat tûv 9Ûxuv

Six

TT^v

de Tusculum

^(iapjjfav

Ilo/Alt/îfo'J.

Pompée.

à cause de l'ambition de

Mais Afranius

A^/sscv(o$ ûk
{

no sera pas possible cetle^anné

de jouir des ligues

Touffxiavov

ir«pl

lourmontail folloinent,

s'il

àprxTO yà/9 v«wctI

(car

élail arrivé

il

récemment

d'Ks|»agne
arpxTrjyT^vai xxxHi),

ay.int

rommandé mal

)

accusi} d'avoir Irahi

rarnu'e pour de l'argent
dcinandait

Vip'JjTX

pourquoi on ne combat-pas

ri où /iâ^ovTai

Sti.

contre le trafiquant

•nphq XQ'J t/xitopo-j

TÔv £wvy;^a£vov

Tzy.poc

qui avait acheté de lui

aùroO

prt)vinces.

l<s

âTrâvTWv TOJTOJv

fcÇ

liouTr/;t>;j

Par

suite

de tout cola Pompée

o)vîiauvd,u£vo{ âxojv ei^ jxiyj.'i

entraîné malgré-lui au combat

iyûpst ûtûxcjy TÔV Kai'ffa^a.

allait

'O ^f ^vuï»

fxîv

Ttopiix'i

TYj'j ûX}.r,'j

le reste

,

O'jîevoî •7rapi;(ovT05

poursuivant César.

Mais celui-ci acheva avec-peine

yxhnûii
àyopxv

de sa marche

,

nul ne lui fournissant de

,

àiAà TiâvTwv xxra^povoûvTwv

mais tous

5tà

marché

à cause de sa défaite

Ty;v

ifTTav

(tyjv) évavxo^-.
flî 0£

fDs

rd/Jl50Uî

arrivée

Mais

,

fià-JO'j

à)ià xal

JTtt
â.<

àTTïj^istÇî Tzxpx).6'/<>ij

mais encore il
lie la

,

Ttto'vTî; àvéo»;v,

jf^oi/zsvot A^Jjfioiç

^XX^ÎJOVTfî àvà T^v ôoov

/Ai9y;{

eut pris

non seulement

Eviru/ov yâ/î o'vw àyôdvw
iira

récemment.

(b's qu'il

tOptlis TT^v ffTpartàv

roû vovYiftXTOç.

x«l

méprisant

ville (le-Tliossalie

TToAtv 0£ffffaii/.y;v

oj

le

otjx^ooOïavTO

Car
et

il

,

nourrit son

/a délivra

[moni,

trouvèrent du vin abondant

en ayant bu librement,

puis usant de débauches
et se livrant-à-l'orgie sur la routt

par l'ivresse

ils

chassèrent

et

jUfTaffeTOVTCÇ TOÏÇ ffci/ASTIV

étant tombés de corps

iripxi £$iv.

armée

étrangomer.;

maladie.

ils

xal 7rap»{iiaÇa» tô irâOo^,

ft«

Gomphes,

renvoyèrent

en un autre

la

('•int.

maladie

,

.
,

KAiiAPoï nioï.

154
XLII.

y

*ii<i

et; "f'V'

lOTpaTOTTc'oeuaav, 6

xpouexo XoYUJfiov

|i.iV

t'))v

*^«pTa)ll«v i|j.ÇaX<>vTcç âi{xy^'repci /.ttrioaTrr'ïo; auOt; elç tov

YvojtjLYiv, £ti

xa çotajxaTttv oùx a{aui>v

7rpoffY£vo(x£vo)v [xat xaO' {iTTvov ^j/eo);, 'Eooxct
£v

Tw

ive-

apyr^alov

Oeàrpto xpoTOU(X£vov Otto *Poj;i.aiojv],

îa-jTov 6pï>

y^p

Oi

r£pi auTOv

oï

ouTU) OpadEÎç r^Tav xai TOvixr,|xa xaîç D-iziii 'Trpo£i).r(^'>T£;, (uotc
cpiXovEixeîv uTrèp tv;;

KaiVapoç

Zriv-

^p/i£po)cuvrj(; AojxtTtov xa

6/ipa xai 2ixi7riwva, cia{i.iX).(Ojxivou(; à)Ar'Xotç* -tujxtteiv ci roA-

(jLicOouuEvou; xai TrpoxaTaXaaêocvovTo^

Xoi>ç £Îç 'Pojtjt.r,v

u7rax£uouGt xal ffTp«Tr,You<Tiv

ItitTjSci'ouç

j.£Ta TOV 7roAcp.ov.

û

jt.a/r,v
VTTTTojv

.>laAt(7Ta

irEpiTTw;,

r,(7X'/;|jt.£vot

£T^ac.a!,ov

SttXojv

ôç

eo9ù;

oi

t7:7r£i;

XaaTrpoTr.ci

ap;o'/T£ç

în

xa'i

Tr,v

Tpuç<ai^

xa xàXXei cwaotTOJV fAsya spovouvreç, xai lik to tt/tOo;

CTTTaxKT/iXioi Tcooç '^iXiouç Tou

XLII. Quand
qu'ils

,

oixt'ot;

les

Kaicapo; ovteç.

deux généraux furent entres dans

camp

eurent assis leur

oà xai

'ilv

la Thcssalic

l'un vis-à-vis de l'autre,

Pompée

tc.

,

ci

revint

d'autant plus volunliers à sa première résolution qu'il était alarmé pur

des présages sinistres [cl par une vision qu'il avait eue pendant son

sommeil.

11

avait cru cire à

Rome

dans

le ihédlre

,

où

peuple

le

le

recevait avec de grands applaudissements]. Mais ceux qu'il avait au

près de

lui étaient

bien loin de partager ses inquiétudes; au contraire,

pleins de présomption

déjà Domilius

,

cl

prévenant

la victoire

par leurs espérances

SpinlUer et Scipion se disputaient

,

la

charge de graod-

prêlre que César possédait; plusieurs avaient envojé retenir et louer

d'avance à

Rome

à des préteurs

,

les

maisons

les plus

ne doutant pas qu'à

la

convenables à des consuls

On de

la

guerre

ils

et

ne fussent

élevés à ces magistratures. Mais aucun corps de l'armée ne lémoignaii

plus d'impatience de combattre que celui des chevaliers

beauté de leurs armes

mine

et

,

du bon

de leur nombre (car

César en avait),

ils

état

ils

:

fiers

de

la

de leurs chevaux , de leur bonne

étaient sept mille, contre nulle que

se teiiaient assurés de la victoire.

Leur

infantorir.
,

VI
XLII.

'ûjç

ôà

r.

, ,

ni'-

,

165

CKSAK.
XLII. Maie qnand tous-deux

àfxfànpot

s'étaul jclcs sur la IMiarsalie
xxrevrpxroné<}tJ9'xv,

curent campé,

àviApoinro

rejetait »a p«*n8ée

Poinpro il-csl-vrai do nouveau
TTtV 'j-jû^yf*

ràv àpy^xlo-j ÀoyniJih-J

eîi

,

xxt ÇJXTuârCOV OJ/ 5tt7tWV

xarà

[xai ôi^eco;

dans Sun ancien raisonncnKint
et tlfS visions

non favorables
le sommet!

une apparition dans

[et

ufrvov

ayant cu-lieu cocure.

itpo-jytvo/ÀÀy^v «Ti.

*Lô6xei yàp ûp,^v éauTOv

Lai-

«poTOJ,a«vov

applaudi ou lliécUre

ùrtà

Oî

ètf

T*i Oeâr/joi

Pw^at'wv.]

Je

TTî/ol

par

aùràv

los

Romains.]

étaient tcllfinenl

kkI npoeOrjfôrtç
vUr,jjiu.

cruvail 6e voir lui-mOuie

Mais ceu autour de

vjTxv oÛtûj OpocstTi

rà

il

et ayant

rscîi iXTiinv

,

présumé

la victoire

dans leurs espérances

au point Doniiliws

al

S)'.t7Tt6j.>a

^t).ovfiz«fv

lui

présomptueux

cl

Spinlhcr

et Scipion rivaliser

sur le souv<*rain-ponlilîral de César,
se débattant l'un-avec-l'aulre
ïro//oyç 5i irl/xTiciv

et plusieurs

ei^

à

Pcij/*>jv

//KTÔouuîvoyî

:

envoyer

f,

Rome

des gens louant

xal 7cpoxaT3tia/*6ar»©vTa^

retenanl-d'avance

et

des maisons convenables
UTtariJOUffi xaci TT/3aT>iyoÛBiv

à des consuls et à des préteurs

comme

devant avoir-ce«-charges

aussitôt après la guerre.

Oî Ji

ÎTTTtîT^

ui).nTX

Mais

les chevaliers surtout

s'agitaient

pour

le

combat

merveilleusement parés,

pensant grandement

fpovo'j-JTt^ fiéy»
).Xftnp6ryitttv

St/uu

à

l'éclat de leurs armes
du bon-état de leurs chevaux

cause de

xxl rpuçalï ÎTTTiwy

et

x»i xx>^t ffMairojv,

et de la beauté de leurs corps

ctélaot par

le

,

uoiubre

sept-mille

contre mille de César.

Tè ^è x«l

irX>{9oç

tûv «sÇûv

aussi le

nombre des

n'était pas

semblable-

Et

rantassins
,

KAIIAPOI BIOÏ.

156

irevraxiT/iXioi TrotpeTdtTTOvTo OfTîA'j&ioiç xai Si-r/iXCotç.

XLIII. 'O
eiTTWv

5uo

o)<;

5È Kaî<7ap Touç CTpaTtoixaç cuva^aY'^-»''
(jlêv

«Ctw

>

*** '^^'-

ivvuç i^riv,

iol-^iliti Kop-pivioç* «•^)v

«XXai ôà 7C£VTExa(o£xa CTTEipai uet^ KaAy'vou xaOr,vTai
'^^^

M^Y^P^^*
vouç,

OEOjxEVOi

AOrjvaç, :n?wryj<jev eÎte ^ouXovtœi TrcpiaÉvciv Ixti-

aoTol SiotxivSuvEuaai xaO' loturouç.

etx*

(x:^

irtp'.

7rEpi|X£V£tv,

dXX^ ttaXXov

^TTi»);

Oî

àvcÇw.cav

o'

Tayicra auvio37iv

eiç

ysîpaç Toî; TroXEtxiOK; TE/và^^saOai xai cTpaTr,YEÎv. TTotO'jaEvo) Zi

aùxw

xaôapjjLOV

t^îç

ouvctaEw; xai ôucavTi to TrpwTOv Upeîov,

coOu; 5 (xavTK; E^pa^e xpitov "fjtxEpwv

Toùç

ttoXeijl^ouç.

'Epou.£vou 5e tou Kaicapoç

XOUÇ EVOpa Tl TOÏÇ ÎEpElOK; EUTTjUOV,

SAtiov

o^-

xai

ttV,

^^'^^

nombre

,

était

tou te-

7rÊp

EVr,

CU TOUTO

,

a£Ta€oXr,v xa

IvavTia tcov xaOEorojTOJV or,Xo~C7iv

|X£Ta7rTO)(7iv £7ri TOC

et celle des

ei

AOtOÇ

Mey^XtiV y^P

(XTroxpCvaio ffauxw.

supérieure aussi en

a

xpiOr'cEcOai Trpo;

ixa/ir)

waT*,

•

£i

de quarante-cinq mille hommes

ennemis ne montait qu'à vingt-deux mille.

XLIII. Mais César, ayant assemblé ses soldats, leur dit que Cornificius

,

qui n'était pas éloigné, lui amenait

avait autour de

demanda

s'ils

Mégare

et

deux légions

;

que Calénus

d'Athènes quinze autres cohortes

et

;

il

voulaient attendre ces renforts, ou hasarder seuls la

bataille. Ils le conjurèrent tous

de ne pas attendre, mais plutôt d'ima-

giner quelque stratagème pour attirer tout de suite l'ennemi au
bat.

de

Il fît

la

un

sacrifice

pour

première victime

,

le

en viendrait aux mains avec
dans

les entrailles

purifier son

devin
les

lui

armée,

ennemis. César

lui

répondrez à cette question mieux que moi
dieux

•I

de

font voir

un grand changement

,

,

com-

après l'immolation
trois jours

demanda

:

il

voyait

s'il

quelques signes d'un succès favorable

«

l'état

et,

annonça que dans

•»

me

leur

«

Vous

lui dit le devin.

Les

une révolution générale

actuel des choses à une situation toute contraire

:

si

donc
,
,

,

,

VIE DE CESAR.
àAÀà

157

mais quaranle-mille

TtTpO(.XliJfljpiOl

el cinq-mille

vapeTazro'JTO

ce rangeaicnt-en-bataille

Si9/jLvp(oii xxl ii^xi^ioii.

contre vin^l-niille ot deu-mille.

XLllI. 'O Si Kataa/s

XLIII. Mais César

TUvayaywv toùj

'JTpxri'Jtru.;

xai Ttpoimùv ùi

/xiv ROjOjJt'vioî

,

nynnl rassetnhlé ses soldais

ayuv auTÛ Jûo riyftxra.

amenant

iffrlv

est

èyyyç,

ircvT«xa^ô«xa Je âl^Lai
xâôïjvrat

Miya^a

iw/sl

amïpxt

^erà Kai>{you
xal AO>fvaç,

^oûiovrat

rjpdjTYjatv t'rt

nipifjiivstv ixeivoviy

;

ayant dit que Cornilicins

el leur

deux légions

à lui

proche

et ijue

quinze autres cohortes

se tiennent avec Calénus

autour de Mégarc

demanda

leur

s'ils

et

d'Athènes

,

veulent

attendre ceux-là

('tc JtaxtvJuvsOaai

ou

auTol xaTà iauTOÛ^.

seuls par

se hasarder

s'ils veillent

eux-mêmes.

01 Ji àveêd)79av

Et ceux-ci s'écrièrent

ScQfitvot

le

/xri

Ttepi/Jiivtiv,

priant de ne-pas attendre,

xXlà, fJLÔiXyov TfxvaÇîîOai

mais plutôt de ruser

xal arpctTYiytXv ÎTtwç râ^tïTa

el

oMvluaiJ eli ^eXpui

ils

ToTç noie/xtotç.

avec

les

Aùrû

Or à

lui faisant

ûs TTOtou^y&i xa.6apfxo-j

rfjç Svvci.fjLeùiç

xal Oûaavrt

de travailler pour qu'au plus

liM

en-vienncnt aux mains

ennemis.

de l'armée

une

lustration

ayant sacrifié

el

première victime

rà npôiTOv IspeloVf

la

(Ù6ù$ ô uscvTts t^paÇc

aussitôt le devin dit

y.piQi/iJtiQxt fJixx^

devoir èlre décidé par un combat
contre les ennemis

T/O'.ûjv

ToO

Yi/xepûv.

J« K.ai(Ta/30î ipofxho>

xat èyO|oâ TOt» Upsioii

cl

tI «vffTj^ov

dans

trois jours.

Mais César demandant
si

aussi

il

dans

voit

les victimes

quelque chose de-bon-augure
sur l'issue

Toi-même
&y ànox^^vato toOto
îéJlTtov (jauTû.
1

yàp

d<oî ôyj^oOai

^Z'/iXifiv fitra^oXiiv

xal /i£7iTtT«7iy
r<lty

xadiVTÛTMv

,

dit-il,

répondrais cela

mieux à toi-même.
Car

les

dieux indiquent

un grand changement
et une révolution
des choses éiabliec
kAIïapoz bioz.

i;,8

|ùv «3 irpaxTEiv

Tu/TiV

5<ixa

et

>^'fr,

ciauih^

l-nX tÔ) irap^^VTi, r>,v •/.t(pova

Se xaKÛiç, x^,v ofxtfvova. » Ty; iè

vuxxl riç (puXaxàtç i^o^e-jovTOç
XafxTT^ç oùpaviou irup?);,

-îlv

aii-roî, 7rep tÎ>

CTrepEvevOeîcav

•:o

rpô

ttîç

Tcpoc-

fAr/rc

ptccrovuxTiov ua^^rr

Kaicapo; (repaie^

tteSov, XaixTrpiv xa cj^Xo^wor) Ytvo;x£vy,v, l3oçii» eî; rô n-îy.Tnr.tTj

xaTa7r£(7EÎv. 'EojOivtîç 51 çuXaxrjç xa Travixov

YiYVOjxEvov Trapàc tcÎç ttoXejxioiç.

^

r^v

vy,v TrpocEOOXot

•^txEpav, àXX'

Ou

xapr/ov

-/JîOovro

(xot/sïoOai vt x3tT ixii-

{x/jv

wç Irl Sxotoucct.ç*

6$£jojv (Îve-

^EuyvuEV.

XLIV.

twv

'Ette^ ZÏ,

auTw Tobç

•jTpoff^TTTTEucav

xaTaX«XuuL£vo>v,

crxTfVtov tJ^t)

TXcWt

oX

7roXe{x(ouç l:r ixayr, xaTaÇaivEiv

àraY"

Ye'XXovteç, iTEpi^ap:?;? y^vcJixevoç xa 7rpoc£'j;au.£vo<; toTç Oeoïç,

irapsTarre
aldOlÇ

t-^jv

vous croyez être bien maintenant
vous êtes mal

il

visitait

l'air

tw OExarw

,

lui-même

les

ravuiotTi uiX-

»

La

de

veille

;

la bataille,

gardes, lorsque, vers minuit, on aperçut en
,

passant par-dessus le

changea tout à coup en une flamme vive

camp de

et éclatante

camp de Pompée. Quand on posa

le

;x£V

attendez-vous à un état fâcheux

espérez un meilleur sort.

,

une traînée de feu qui

dans

toTç oev

KaXSîvOV AojXlTlOV*, TWV 0£ XEporiUV TO

£7T£(7Tr,(7£

eT/ev "AvTWVioç, aÙTOç oè xb OE^ibv, Iv

« si

Ka

(çaXaYY'^j "^^ Ta^iv Tpi7rX9iv ttoiôjv.

reconnut qu'une sorte de terreur panique

les

,

César, se

et alla

tomber

gardes du malin

s'était

,

on

répandue parmi

les

ennemis; mais César, qui ne s'attendait pas à combattre ce jour-là,
avait

donné

le signal

de décamper, pour se

retirer vers la ville

de

Scotuse.

XLIV. Déjà
lui

dire

que

les tentes étaient levées

les

comble de joie

,

lorsque ses coureurs vinrent

ennemis se disposaient au combat. Cette nouvelle
et

après avoir

,

troupes en bataille
Calvinus le

,

,

et les divise

commandement du

prière aux dieux

fait sa

en

trois corps. Il

centre

,

,

il

le

range ses

donne à Domitius

met Antoine à

la tête

de

l'aile
,

,

,
,

,

,

,

,

.

,

,

mi: dh cksar.
inl rà. ivavTta*
(Û7TC

,

en leurs coDtraircf
de sorle que si lu

«î //èv r)y7i

,

Mavrbv Tzpv.rrtv*
èrrl Tw TrapdvTt

pour

pen8<»s

temps présent,

le

Ty)v à;ueivo«a. »

attends

T^ç /*«X'^^

fortune pire

Mois

In

<Zfdy)

,

foriune incineuro.

In nuit

avant

le

Ininirmo porcourant
Iz^Ttxi wy/iàj

:

tu penses tVrc'-malhouroux

si

TT/sà

:

t()i-m(^mo (^iro-homou

eu

.illontls la

T>î 5è vuxtI

1A9

combat
les postes,

un ntélôorc de feu céloste

oi>pxvio>

nspl rà /*£»ovûxTtov

vu vers

fut

milicu-de-la-nuit,

le

lequel plannnt
TÔ azpx.TOTiiùO'J SMiactpoi,

sur

/tvofxivr^v }.a/xiipù.J xal fJ.O'/cùv/},

et

iJoÇî /«raTTîTîîv

il

le

camp de

devenu

Césxr,

brillant et tlaniboyant

sembla s'abaltre

sur celui de Pompée.

Et à

5è ^wdtv^ç

"l>uAaxïîç

la

garde du malin

rcniarqiK

ils

reiil aussi

TflijMcxov 7Tav(xèy

un

ytyvàpLSvov Ttapi toÎ; tto^î/xioi;.

se faisant chez les ennemis.

Oy

Pourtant

juyjv

ye npovsoixx

tunmili; panique

il

ne s'allendait-cerlt's-pas

fjLxyîîiOxi

devoir condjallrc

xar»

dans ce jour-là,

«xf^vTjv Ti^v r,(j.ipuv

mais

xXXà. àvi^îû'/vujv

il

décampait

comme marchant
XLI

KttîI û£

.

xaraAîi'JjUévwv

?,ûri

7Û>-J

,

déjà étant dérailcs

,

ol (TxoTTOt -rrooT/TTTrruïxv

les éclaircurs

àwayyéJiAovTfç aurai

annonçant à

Toùç
IttI

Tto/9/iiiou{

xaraCatvîtv

xxl

"KpO-JiyjX'i.p.VJO^

TTOtdiv T^iv

TOt^

O-o',-

râÇtv rpiTci/jv.

irti7Tïjï£ /Acw toÎ^ /*470c,'

K.aÀ6cvov AoaiTtov

VvTwvtOî 5è eix*
ro u^.»

les lentes

,

vinrcnt-à-cheval
lui

ennemis descendre

le combat
devenu tout-joyeux

nepiyupr.i

•jtapéTXTTi Ti^v r^iXxyyx,

Kal

les

,

pour

/iâxjj

•/fvd/jiivo;

vers Scotuse.

XLIV. Mais lorsque

i:-*.r^-yjy)

Twv KipxvjiJ

iùrèç je t6 5iÇtèv

cl
il

ayant prié les dieux,
rangea-cn-bataille ses Iroapes,

faisant rordre-dc-bulaille triple

Va

il

prép«>8a à ceux du-inilieu

Calvinus Domilius
et

Antoine avait

l'une des ailes
et lul-ménie

,

aiail

la

drolle,
,

H)0
Xwv

KAIÏAI'ul

Kaxà

{xdtyeaOai.

iîIOZ.

touto 0£ toÙç tojv

7roA£]x(oi>v

TOTTopi^vouç ipwv xa oeûoixwç

t:>)v

aCiTÔiv, drcô ttiç è<r/otT7]ç toi^eojç

àSr^wq Ix^uae

IrTcâç àvT%-

Xa{i7rp<^Tr,Ta xat to ttÀt.Ock

TrepttXOeTv irpo;

lauTOV £^ ffTreipaç, xai xaTOTTiv (arr,Gi xoÛ Seçioti, oica;»; ^
yp"?) TTOiEÎv,

/rY)ïoç

Se to

cioç,

Toîî

Twv

â»Tav oî

y.éGOj

SxiTTiojv v]p/£v

Twv TcoXEfxiwv xal XajXTrpàv

àjxcpoxepoi

IcpoSov

x^^jv

laxwxaç Iv

67rXixtxy;<;

IIofXTrrjïo;

TrpoSoXîj xa (Asvovxaç

gauche, et se place lui-même à

(jtiv

tira

nombre

|uand

,

IxéXEuas xou; ÔTrXixaç

ennemie viendrait à

Domitius commandait

;

,

dans

commencer
général
aile

de combattre avec

était

opposée à cette

et l'éclat

la

la charge.

gauche

,

père, occupait le centre. Toute sa cavalerie

gauche

;

le

ne doutait pas que

ne cédât à ses

nombreuse ne

la

deux généraux

donna à son

la

aile

de leurs armes,

qu'il

plaça derrière

Pompée

et Scipion
s'était

,

était

efforts;

que

même

le bataillon le plus

le

à son

son beau-

portée à

dessein d'envelopper la droite des ennemis

leur entière déroute à l'endroit

elle

xr.v etti-

après leur avoir prescrit ce qu'elles devaient faire

la cavalerie

iile droite

dXXi

ôà crr,{xaîv£iv tuiEXy.ov

secrètement de sa dernière ligne six cohortes,

son aile droite

,

Ivavxîoïc;, e7ri€o/.rîç

la droite, afin

et César, qui craignit leur

3

oaXayYOç

dpapdxwç CE/EcOai

dixième légion. La cavalerie des ennemis
droite

iTrjziiq

-^jYEjxova 7:oiT,(7oa£voi

^Byo[Li'^T^ci. 'EtteI

,

c'

aùxov xbv

xaxap^açEcOai uàvxa xoîç

xoffouxwv tTCTTEwv

Oi

6 TrevOepoç.

Aoy.i-

&£;iov xuxXoiaoïxEvoi

OùSèv Y^p àvO£;£iv ^aGoç

cuvxpi'jyeaôai xai
éf[xa

Trapt

o' e-joîv'jaov

wç xo

fiTcavTEç Itti.xo àpiaxepov EÔpicav,

TpoTnnv,

7rpoaç^p(ovTai. ïlofi-

ÎTTTreîç

twv xepaxojv, tû

auTÎx; eTye

(jl^v

Se

TcoXttxfojv

,

l'aile

et

où se trouvait

de
le

profond de cette

premier choc d'une cavalerie

si

mît en désordre et ne la rompît entièrement. Les

allaient faire

sonner la charge , lorsque Pompée or-

infanterie de rester

immobile et bien serrée

,

pour
,

,

,

,

VI K Di:

CESAR.

16J

(levant comballre
èv

Tw Oî/ârw

dans

T«y/itstT(.

la

divièmc légion.

Mais voyant

'O/oûv 5i

des ennemis

les cavaliers

àvTiTaTTOjaf,;ouç

Xal SiSotAùii

xarà toOto

TïJV ia/ATT/SOT/jrX

rangés-cn-face de celle aile
et craignant l'éclat

xal TO Tti-^Ooç aÙTùv,

et le

èxéisuTsv cÇ vTzsipcti

il

nspielOiX-j ào>î)w; Trpà? ^«urèv

venir secrrlcmeril vers

nombre d'eux

ordonna

de

,

six cohorles

dernière ligne

la

lui

,

xai éjT/;»î xaTOTCtv tou OîÇioi,

al tes plaça derrière l'aiVe droite,

â

des choses

ayant instruits

tes
x/S'O TTOtsTy

qu'il f.uit faire

,

lorsque les cavaliers des ennemis
se porteront-contre eux.

Mais Pompée avait lui-même

«Ùtôî

no/iTr»5Vo5 04 sT^sv

l'une des ailes,

TO /ièv Tcôv xî/sârwv,
^QfllTlOÇ ûi TO Ù'JiVMflO-i

,

SxtTrfwv oi ô its-jOspbç

TOO

^/3;rJ

Ot 5j
«7rl

Domilius avait

et Scipion

a:ravT£î

Mais
sur

,

comme

TÔ ^sÇtÔV TWV

la droite des

xal 7toiï;7o'aîvot ia^uTpàv t^ottv^v
irjpl

TÔv

auTOv.

YiysfjLÔvx

et

pesèrent tous

gauche

&)$ XU/A(<J70',UÎV0t

TTOit^UtCOV

,

le centre.

les cavaliers

la

la gauclio

beau-père de Pompée

commanilail

/i£70VJ.

ÎTTTTîïî eS^iffav

Ta ùpi7T£pb-j

et

devant envelopper

ennemis

devant faireune éclatante dérouff

autour du général lui-même.

OùSsv -/àp ^iOoç

Car aucune profondeur

fxXxy/Oi Ô7lilTt/^î

de

àvOîÇîtv

ne devoir résister,

la

troupe des-hoplitcs

aux onneniis

àviià TrâvTX toî^ Èvavri'o!;

mais toutes

ffuvT/5t'f£7Gxi xal

devoir être écrasées et rompues,

T070ÛTWV

t7ri6o/-^î

7îvo/*cvr;5
'EttîI 5«

xaTstôpxÇssOae,
tTTTTSWV

â^a»

une attaque de tant de cavaliers
ayant eu

à^uyoTepoi tixtWo-J

cy]fioiiviiv Tr,v

tfoSov

lIo/jiTr>5Voi /ièv

ixOey«

,

les forces

lieu à-la-fois.

Mais lorsque

les

deux chefs

allaieiu

donner-le- signal de l'attaque

Pompée ordonna

TOÙi ÔTtitTaç

les hoplites

iffTWTaî Iv

se tenant en défense

X9.1

"npoto).?)

/ifyovTaî àpxp6r(>>i

et restant

en-ordre

recevoir le choc

Vie de CrSAR.

11
KAIIAPOÏ BI02.

1G2

Ttov TToXeix^OJV, jXÊypi; 2tv Cffaou

6pojji-),v

ivTo; y^'^**^»*

^o)vr,ç

Kaïorap Bï xal 7r£p touto SiaaapTeîv çr^civ aoTOv

,

d*j^o^«»vT«

(AETa Spoaou xct) cpopïç £v ^p/vj Y^^^I-'^v^iV ffup^5t;tv,

T-^iv

cuvexxaui t&v

TE xaT; TrXrjyaic; pîav 7rpo<7TiOy,7i xai

Autoç

7ravT0)V ivap^iriî^dfxevov.

xat Trpoiwv

epyov

Itc'

v^or,

wç

Oujjuov

^aXa^y* fiAXwv,

51 xiveÎv t^jV

Tiva TTKjTov auTO) xa ttoXejxwv EfXTTEipov lrtOap<rjvovTa tooç

TrpoaayopEuaaç*
TTtoç Ti

xai

Ti

«

êXttiÎ^ojxcV

'0

(jLEya Sov^caç* «

yàp ^ ^(ovxa

ri

,

,

^cpr,

Toûtw

Cr^'

^votta^rl

Faïe KpacsCvu,

xa'i

IxTCtvxç tÎ;v îsîiènr

,

XatATcptoç,

,

w Kaîcap*

epii

ïaût' eIt^wv

T£Ovy,xoTa Iraivs^Eiç. »

TTpwTOÇ l(xÇaXX£t TOÎÇ XoX£ti.(oiÇ SpOULO^
7r£p

w

eiTrev,

oè Kpa(7c(vio<

Nixv^aojxEV

Tr'uLôpov

iXxY-ç.

dtjxuvav

ctç

Oapffou; e/oixcv; »

ix

Trpwxov 6pa tojv Ta;iapyâ»v avopa

,

auTw xal TrpoxaXouaevov

,

£v

CUVETnCTTacdt'JtEVO^ Tol/Ç

,

lauTov Ixarov xai Eixoat c-rpaTiw-raç. Aiaxo'vJ/a; Se tooç

attendre le choc de l'ennemi et ne s'ébranler que lorsqu'il serait à
la portée

du

trait.

César dit qu'en cela

il

lit

une grande faute;

qu'il

i^orait sans doute qu'au commencement de l'action l'impétuosité de
la

course rend

le

choc bien plus terrible

deur aux coups, et qu'elle enflamme
allumé par

le

mouvement d'une

si

,

qu'elle

le

donne plus de

rai-

comme

courage, qui est

grande multitude. César ébranlait

déjà ses bataillons pour aller à la charge, lorsqu'il vil un de ses

premiers capitaines
et

d'une

fidélité

,

homme

,

lui dit-il

la

guerre

à toute épreuve, qui animait ses soldats à comballre

en gens de cœur. César
« nius

d'une grande expérience dans

,

adressant la parole

:

«

Eh bien,

que devons-nous espérer aujourd'hui
Crassinius lui tendant la

a

bon courage

a

avec gloire, César,

«

me

? »

lui

vif. »

:

?

Avons-nous

« rÇous

vaincrons

d'une voix forte; et aujourd'hui vous

lui dit-il

louerez mort ou

main

En

disant ces mots

,

il

s'élance avec im-

pétuosité sur l'ennemi, et entraîne après lui sa compagnie, au

de cent vingt hommes.

Il taille

Crassi

en pièces

les

premiers

nombre

qu'il trouve sur
,

,

VIK
T&v

rtoï'.[iiwi

,

DE CESAR.

.

103

des ennemis,

t

fii/pii «V yijiAiJrca.

jusqu'à ce qu'ils fussent

ivrbi ^oXiii ù»7oO,

en dedans de

Kaltrao Se fr,9u aùràv

Mais César

dil lui

avoir

en cela

Jea/tizpTîîv xal irepl roOro

,

failli

portée du

la

Irait.

[Pvmpée)
,

choc

*yvo»jaf«vTa t;^v TÎtppu^vJ

ayant ignoré

ttvofiivrtv iv sipx^

qui a-lieu dans le

yîTÙ

avec coursiî el élan

cp6fj.ov xai fopSii,

6IÇ irpo7riOr,7i

TaTî

iv

tc ^tav

combien
dans

TtA/j'/aTi

il

le

commencement

ajoute de force

Coups

les

courage,

xal ffuvîxxatet rbv Ov/xàv

et onllamiiie le

àva|5|JtKtÇd,usvov ix

qu s'allume par /emof«'em^nf de tous

AùtÔî Sk

TtâvT'-'Jv.

Mais

//iJlAùJv

xal npolwv

bpÛ

:Ço>j

ini

ip^^o-j,

TTpSJTOV

xal

TrtffTiv

élant-sur-l<'-point

cl s'avançanl déjà à l'œuvre

premier

voit le

il

Tûv TxlixpySJv
Ttvà &'jcpx

lui-n'iiîine

de mollre-en-ni(»ucmor)i sa Irnupo,

X(y(7v T^v jîaAxy/a,

des chefs-de-cohorles

«ùrû

ifjLUsipo-j TToii/Jiwv

iîrtOapTÛvovTa roJi ûrro xûràJ

un

homme

fidèle à lui

cl ayanl-l* -expérience des guerre

qui animait ci'u sous lui

xal itpOÂxXo'juvjQv

et qui les excitait

tlç âfiM'iXJ àX/.7,i.

au soutien de leur courage.

Ayant apostrophé celui-ci

U.p09XyOpîJ7Xi ro'jTO-j
ivo/xxsri
«

Tt

par-son-nom

?X:Ti^o,a£v, eiTT-v

w râVc
xal

'

vcSii

,

K^a7ff''viî,

Tt ixofjisv

:

Quoi espérons-nous,

«

dit-il,

6 Caius Crassinius,
et

comment sommes-nous

Q'Xpiovi; »

du côté du courage

O

El Crassinius

Jf K^xïfft'vtoç,

éxT£lVX$ Tl^V ÛsXlX'J

ayant étendu

xal ^OTiixi fJiiyx'

et

* Nix/jTO/xr.», £jj/j, XyixTtpHi,

«

ùt

Kalffsp* T>5uîcoy yip

l'saiviffîi^

èai

Ti0y»jxÔT-<. »
^ ÇûvTa
Etnùv TawT« t/Aocciist tt^ûto;
1?/

SpÔuCi TOÎ5 TtolîUtO'.;,

la

? »

main droite

ayant crié forl

:

Nous aincrons, dit-il, brillammenl,

à César

:

car aujourd'hui

tu loueras

moi

ou vivant ou mort.

Ayant
à la

dil ces

mots

course sur

fond

il

h.'s

ayant entrai ué-avcc lui
ixarèv /ai (1X071 ffTpaTicltaç

ccot et vingt soldats

Toùç TTjpl iawrdy.

ceux autour de

lui.

le

premiav

enneiuis,
KAiiAPos moi.

1G4

çr^îi

TTTexai

w7tc xai zry

oià tou TTOjxato;,

7:)vr,Y£t!;

«/.jx/jv*

uTrâp tÔ îviov otva^^EÎv.

XLV.

OuTOJ 8Î Twv TCE^wv xatà tÔ

jLa/otxEVOJV

Aauvov,
Tj

tou XEpaxoç

(XTro

eîç xux)v(o<7iv Totî Se^ioj

,

ojçTCEp

EiwOsaav
Ix

fXTjpoùç TraiovTEç
O'j/Ewv

£'«fti£'f7.EVoi

,

oùSè

7rpo!7o>7ra

xpau|jt,a<7iv wtxiXr/.o'xaç

wpa

(xocXiaxa

vEÎVjXov Iv
ôsSoixoxac;.

de morts
si

,

,

,

xoî; uccoî;,

o-jOE

GUVxixpwGxovxcç, ut:o Kai'cotpo;
o-j

TTO/.Xà

7:o/.£'|jLot;

veouç oè xat xo'xwvxa^ Iri xà/ÀEi

,

xi; xoiauxaç ttXtjY^ç

xw Ttapdvxi xivouvov
^0 Sv) xai cuvÉôaivEV

àvaçp£po{X£voJV

son passage

,

Trp'tv

Kaîcapo;,

xvr^aaç twv ttoXeuiojv, àÀX^ tôÎv

rj

SeSiSaY^-Evoi xouxo ttoieîv, eXtti^ovxoç àv$pa;

xai

xot

co^apôiç Irr'-

at CTTEtpai Trapà

dxovTi<7u.aGri "/pojtxEvoi

X_£ipO(;

xai xà

au^po^^ÉvTwv

Ta; siXaç àvayecaevoi* xa

rpo^CaXâv auxojç, EXTps/ouciv

oùy

(xï'tov

ol no{^.7rr,iou Îtctteiç

,

xai

OTro-liEcrOai

jx9)

fXE-

atxa xai xr,v auOiç ai7/uvT,v
où

yàp

xwv

r,v£i]^ovxo

G(7C7wv

oùô' lxoX;/.ojv ev 6'^0aX|xoï<; xôv cîo-/;pov opôîvTEç,

pénètre au milieu des plus épais bataillons

jusqu'à ce qu'cnOn

reçoit dans la

il

,

et s'entoure

bouche un coup d'épée

violent que la pointe sortit par la nuque.

XLV. Quand

deux armées fut ainsi engagée dans
de l'aile gauche de Pompée s'avança
avec fierté, et étendit ses escadrons pour envelopper l'aile droite de
César j mais elle n'avait pas encore eu le temps de la charger, lorsque
les six cohortes que César avait placées derrière son aile courent sur
ces cavaliers et au lieu de lancer de loin leurs javelots suivant leur
coutume, et de frapper à coups d'épée les jambes et les cuisses des
ennemis elles portent leurs coups dans les yeux et cherchent à les
blesser au visage; c'était l'ordre qu'elles avaient reçu de César, qui
s'était bien douté que ces cavaliers
si novices dans les combats et
peu accoutumés aux blessures qui d'ailleurs à la fleur de l'âge,
une mêlée

l'infanterie des

trcs-vive

,

la cavalerie

,

;

,

,

,

,

étalaient avec complaisance leur jeunesse et leur beauté, éviteraient

avec soin ces sortes de blessures et ne soutiendraient pas longtemps
un genre de combat où ils auraient à craindre et le danger actuel et
la difformité pour l'avenir. Il ne fut pas trompé dans son espérance
,

-•

ces jeunes gens délicats ne purent supporter les coups de javehne

qu'on leur portait au visage

,

et, n'osant fixer ce fer qui brillait de

si
I

I
,

,

,

,

,

,

165

DK CESAR.

VI K

,

Et ayant rompu ]os prcmînrs e;mcm7«

marchant en avant

et

avec beaucoup de carnage
et faisant -iles-eirorls,

0'« ToO (TTo/AXTOi,

TtJl>7yîU Çtfît

w<TT« xal

T^v

XLV. Tûv
xal

XLV. Or

ôî TTîÇwv

à:ro

même

il

est aballu

bouche,

l'épée à la

pointe

la

être ressoiiieau-dfssus de la nuque.

ouTw /arà tô uîtov

fx-xy^oiii-i'^yi

(le

sorte

(le

àx/iîTiv

àvîtT^^îTv ÙTrèp tô tvt'ov.

ffuppa'/ivTwv

fiappc

toû xéoy.TOî,

les fantassins

s'étanl entrechoques ainsi au centre
et

cnmballant loin de

les cavaliers

l'aile,

de l*on)péo

s'avancèrent fièrement,

répandant
efç xûx>w(7tv

leui"S

escadrons

pour l'investissement derai/e droite

ToO 5i;{oy*

et avant

que eux avoir chargé,
devers César

al (jTtiXpxt napà. Kctiaxpoi

les cohortes

ixrpi'/^O'jitv

acctjurent

où ^po')HE'Joi roTi V770ti

ne se servant pas de leurs

àxovTtT/zaîtv,

comme de

SiiTztp eîoiOiuav,

selon qu'ils avaient-coutume,

oùôè TratovTï; ix x^'P®*
//>;_coji 1^ xvyfuaç twv tzo/.su.(o)v

àXXù
xstt

ni
,

ifié/Jisvot Tcôv o'^Ewv

TUvTirpwffxovTîs rà TTf c-TWTra,

traits

javelots

ne frappant de

la

main

lescuissesoulesjambesdcsenneni's

mais visant aux yeux

fi

et blessant les visages

OiO ic oc.-/ fiîvoi noitiv Tojro

instruits à faire cela

Ùttô Kscijx^coj, èAtti'Çovtoj

par César, qui espérait

ûvSpui

des

q'j

n'ayant-pas-beaucoup-l'habilude

tzoXXù ôintr,/.6Ty.^

hommes

ito/é/jiot^ o'joï 'zpxiiix'xziy

des guerres ni des blessures

vioUi Zï AXX lJ.iXl7TX XOpLÔÎVTXi

mais jeunes

inl xaA/ît xal ojpx,

de leur beauté

vTiàpezOxi Txi Toiaûra; nlrr/yç

devoir redouter de

xal

el

fx-i]

fieviXv

,

SiSoixÔTXi czua
TÔ» XIVÛUVOV £V TÔ)

de leur jeunesse
tels

coups

craignant à-la-fois
TTÎtpcivTt

le

danger dans

et la

*0

Ce

orj

et

ne-pas rester-fermes

xal nôv aîffxûvïjv xZdii.

ou

,

et surtout Qcrs

xal ffuviSxivîv*

yxp ryd-^rro

car

le

moment présent

honte ensuite.

qui certes aussi arrivait
ils

ne supportaient pas

TâSv wffTÛ» xvxftpo/jAvbiv

les traits dirigés-en-baut,

Q'Jàk èroi/i'jjv bpôivTii

ni /l'osaient

voyant

:
,

KAIIAPOÏ KIOI.

166

iXk' dtirtarpéipovTO xa TuvtxaXuTTTOvTO
toTTWv.

ouTio xapà^avTeç £auToù<, ixparovTO çeuyttv,

Kai TsXoç

vip

aïOy^KTTa XuiJirjVajXEVOi xo cuixTrav. KoOl»;

Touxouç £XuxXouvxo Touç TTE^oùç
^xOTTxov. lïojXTrrjïoç o'

ffxeSaffOevTaç

McxYvoç
i^

oùxet'

,

,

wç xaxÊÎOEv
r)v

àtro Oaxepou xouç Îtttieï^ ^'t^i

ô aOxoç, ouS'

lijiEavrjo

aTràvrcov

IxapaooxEi to

près à leurs yeux

,

ils

préserver leur figure.

{/.ovr,v

,

wç

ijleXXov,

a/pi; oO, xpoirT^ç

ïoxe

'ipaci,

o',

w7Z£p

çwvTjV à^£iç

Ils

la fuite

,

ils

de son

n'eut pas plutôt vu,

Pompée,

et

OOxoùv xat

la tête

fut plus le

semblable à un

même

homme

ils

seul

mot,

et s'y assit

il

,

et

enveloppèrent

la taillèrent

aile droite, la
:

,

en pièces.

déroute de sa

oubliant qu'il était le grand

dont un dieu aurait troublé

raison, ou peut-être accablé d'une défaite qu'il regardait

l'ouvrage de quelque divinité,

pour

causèrent la perte du reste de l'ar-

l'infanterie, et, la prenant par derrière,

ne

a

rompirent enfin eux-mêmes leurs rangs

car les soldats de César, après les avoir vaincus

qu'il

•

evvouç ye-

détournaieni la vue et se couvraient

prenant honteusement

,

yapotxof; xai

roXepLioi xcti

Tcpoç xoùç çpuXàxxovxaç.

xa xauTYjV

cavalerie

wv

a^OoYYOç w/-'' ^^'wv Iti

,

cTréSaivov oî

y^^ot*-^^''!??

5i£(/.aj(^ovxo

Pompée

nojA7rr,ïoç

dXX' UTTO Oêou (xaÀidxa pXaTTXOjxevw Tr,v Yvojar,v èoixùç

,

(rxvjVT^v xa xaOeCoix'voç

mée;

ot (xiv veviy.r,xdxeç

xai xaxi VOJXOU irpo^TTiTTcorrcç

Sià ôe(aç oxxtjÇ T£0a|x6r,a£VO(;

v(^{jL£voç

twv itpoa-

^peio-^jx^voi

,

comme

se retira dans sa tente sans dire

pour attendre

l'issue

la

un

du combat. Son armée

ayant été entièrement rompue et mise en fuite, les ennemis vinrent
attaquer les retranchements et combattre contre ceux qui les défendaient. Alors

,

revenu à lui-même

, il

s'écria

:

t

£h

quoi

!

jusque dans
,

,

,

,

,

,

VIE DE CESAR.
ràv 9ioy;pov èv IfO-ylixoTif

le fer

àXXx

mais

ànsarfA-fio-Jzo

Xal ffUVfXaiOTTTOVTO,

TÛV

^îl50j(/.CV0t

TtpOt'Jnt'jiV.

167

devant leurs yeux,
ils

se dcluurnaieat

et se voilaient

ménageanl

leurs visages.

ïiul ri)oi

Kl

Tupi^xvrxi iauTOÙç oOtw^,

«'étant troubles eux-mt^ine» ainsi

-•TcyTTOvTO ^e'jyîiv
X)/Jir,yaLfiî-jot

c/ilin

se tournèrent puur fuir,

ils

ut^xi^TX

ajaut perdu très honieuseiiieul

TÔ ffÛ/*7r«V.

l'année entière.

ot /xiy vsycxyjxd'rt; tojT^uj

ceux qui avaient vaincu ceux-ci

ixuxJloOvTO rOÙ$ TCf^OÙf,

enveloppaient les fantassins

(lar aussitôt

Xal

Xatà VÛJTOU

TTjOOffTttTlTOVTîî

eux par derrière,

et loiuljaiil-sur

les tailluient-en-pièces.

éxOTTOV.
no/x7c>5Voî j< &)ç xafTîî5îv

Mais Pompée dés

de

qu'il vit

l'autre aile les cavaliers

dispersés par la fuite
oùxsTt

rfj

b alirbi

,

ni
2ty IIo/x7cr)Vo$

Mâ'/vo;,

même

n'éiait-plus le

ue se souvenait

étant

Pompée

le

Grand

,

àiià èoixùç fiiXi77X

mais ressemblant surtout

^iaTTTO/xivw

à quelqu'un blessé

ûiTO
1^

t;^v yv/i/z/jv

ou frappé-dc-slnpcur
par une voix divine,

rtOx[j.èrift.éjoi

Six OTTTji ddxç,

il

àniùv

iTTi

dans sa raison

par un dieu

OioO

ff/yjvyjv

•

xal xxOf^daîvoî

8C retira sans-dire-un

mot

s'en-allant dans sa tente

:

et s'asseyant

ixapxôdxït TÔ uî/zov

il

âx/5«5 ou

jusqu'à ce que

"zpoTzfti

âaâvTMv

'jitOfLi*.',;,,

attendait ce qui allait-arriver,

la

déroute de tous ayant eu-lieu

,

ennemis

o noÀiftioi

les

iniSatvov toO yip'/xoi

envahirent

xal cicfixyo/ro

et combattirent

"rtpài

TOÙJ yU/â770VT3tî.

TÔT! Si, Stzutp

ycvôfjivjoi evvsjî,

xal iyslç,

TavT>jv

fi6v*iy0

Et alors,

«Oùxoi>vxaliirlt^yirapc/ui6o)yjv'.'*

le

gardaient.

comme devenu

sensé

,

ayant laissé-échapper,

comme on
^Mv^*

retranchement

contre ceux qui

et

&i fx9(,

le

dit,

cette seule parole
« 'V)nc

même

:

dans

mon camp

?

'
KAIÏAPOI BIOÎ,

108
itri

tV 7rap£|/.Co).v^vj

«Treouffaxo |/iv Tr,v hoLyot^tim xa

»

ç?pa

r/'jYixr,v l707;Ta, (^eu'fov^i cï TrpETrouaav jxc-aAaÇojv Oreçr/Oiv.

*AXX' oÎto;

oiaiç CoTEpov ypY.TaaEvo!; Tu/aiç

(i.Êv

Soùç iauTOv Toï; AiYUTrrioiç àvopaTiv àvr,p£07j
TTC pi

IXEIVOU

Kaîcap wç

ùï

te x£i(X£vouç VExpobç

xTcivo(i,£voi>;

eiTTcv

,

£v

tw yapaxi

apa CTEvàçaç*

xaTOpOoxraç,
*

xaT£SixaaOriv

(xaiWi

(xèv

IXXyivio-ti

toj

ncix7r/;io*j y^''^"^*''-^

TTOÀsaioiv tlo£, xai TOUÇ ftl

Tout' £6ouX/^0r,cav

«

tva] Faïo!; Kaîcrap, 6

,

{xeyi'T^'^'-'?

t^ CTpaTcuaaTa, xîv

UoWa'wv

'Aaivioç Ta p/^ixaTa poj-

<^r^çl

àva^O£Y;a<:Oai Tov Kaicotpa Tcapà tov tot£ xaipov,

o'

utt'

aÙTOu y*Y?*?^*^-

^'

'^'^'^

aTToOavovTojv

dvaipEÔc'vTa;-

mon camp

!

cTpaxiiuTaç os

» Il

ttXeiouç £;axicyiXiojv

iat,

to'jç

yapaxo;

TrXetaTOUç oîxsTaç yf^iaOot.ij TCEpl tv;v xaTaXr/l'iv toj

«

[eiç

•

7rpor,xa(X'/;v

£Î

TauTa

w

•

Twv

v^OY)

TotÎTO p.e otvocYxrjÇ UTrrjyaYOVTo

TToXsp-ouç

cr/,oîa£v iv toîç

,

YP'^H'!-'-*'^'^'

XLVI. '0
TO'jç

te rocpa-

cJttojç

ttcTeTv.

quitta sa coite d'armes avec toutes les autres

mar-

ques de sa dignité, et, prenant un habillement plus propre à
fuite,

il

se déroba

du camp. La

suite

sinat par les Égyptiens, auxquels

et

son assas-

sont rapportés en

dans sa Vie.

détail

XLVI. César, entrant dans

nombre d'ennemis dont
crait

de ses aventures
s'était livré,

il

la

encore; ce spectacle

a dit-il, ils l'ont

voulu;

camp de Pompée,

«

terminées avec gloire,

il

arracha un profond soupir

aurait été

que César prononça ces paroles en
grec dans son histoire.

Il

qui furent tués à la prise

que dans

la bataille

il

ce grand

vit

ceux qu'on massa:

«

Hélas!

m'ont réduit à cette cruelle nécessité

Calus César eût licencié son armée

oui

si

lui

[ils

a

,

le

la terre était couverte et

,

condamné.

latin

,

et

:]

malgré tant de guerres

que

»

Asinius PoUion dit
loi les traduisit

ajoute que le plus grand

du camp étaient des

en

nombre de ceui

valets

de l'armée

,

et

ne périt pas plus de six mille hommes. César

incorpora dans ses légions la plupart des prisonniers et

fit

grâce à
,

,

, ,

,

VIE

CKSAR.

D1-:

«Trîô'jjaTO /ièv

il

109

se dépouilla

du v(îlcmenl de-guerre
cl

de-général

et

ayant pris-en-échango

un
yîvyovrt

CDnvcnable

fialnlletnciu

à qu(>l(|u'un qui fuit
il

soilil-à-Ia-dérobéc.

Mais nous montrons ilans les écrits
TOtç) TTjpl «/Jl'vOU,

(

conccrnanl

lui

oTa«ç TÛ;^atç OUTOÇ

de quelles vicissitudes celui-ci

ypr^jd/MS'joi J7Tepov

ayant usé plus tard
et coninienl i'élaut livré

TOÏç ày^pâfftv AiyuTCTtotî

il

XLVI.
wç

'0 ôi

lui-môm<

au lioninies d*-Kgypte

KaTîao

fui assassiné.

XLVI. Mais César,
dès que arrivé

ysvà/xc'JOi

dans

le

retranchement de Pompcv

eT5f TOxJi T« vcxpoùj Tûjv 7ro).£y.t'wv

il

^0^2 X£(/xiyou$,

déjà gisants,

xxl Toùç £Tt xreivofjiijoMi

cl

vit et les

ceux encore que l'on
ayant gémi

dit certes
• 'E6oui*56>îTay

toOto

*

[ÛTtrviyovTo' /xs
et»

Toiro àvâyxv;?

,

îva]

/xeyicro'Ji Troiiaouj
«î nportXiiJ.r,'j rù.

srpy.TVJu.XTV.

xxi &v xaTîJixâffO/îv. »
lIo)),ifjv Afftvio'i y>;ïi /zèv

ràv

Hxiaxpx àvayOsyÇa^Oai

raûra rà pi^fixTx paiuxXczi

à cela
vioi

5è

:

amené moi

de nécessité

,

que]

Caïus César, qui avais réussi

«lans les plus
si

grandes guerres,

mes troupes,
condamné. »

j'eusse licencié

j'eusse été

Pollion Asinius dit

César avoir prononcé
ces paroles-là en-romain

circonstance

dans

la

iyr,)>i<jrl

mais

elles avoir été écrites

par

Tûv

ont

tuait,

:

TOTÎ,

TZXpà. TOV XXipb-J

yt/pAfOxi Si

Us ont voulu cela
[ils

rdïoi fiuïaxp, b xxropOûvxi

morts des ennemis

àuoOavôvTwv

lui

(/'alors

,

en-grec

(Pollion.)

Cepondanl de ceux qui étaient morts
i7

dit la

plupart avoir été

ycviffOat otxiraç,

des serviteurs

àvzt^ofSévTa^

qui furent tués

itcpl

rr,-j

xxrxXr)^iv roû '/xpxf.o^'

à la prise
ii'ais

,

du retranchement

les soldats être toml»és

s
,

KAIÏAPOI moï.

170

Twv

àXovTwv

51 Ço)VTO)v

xaTe'txiÇE Tobç TiXeiOTOuç 6

xi Tayf^.aTa' ttoXXoîç oè xa twv ^n^avôiv
BpouTOç
fA£v

6 XTEivaç auTov

rjV

àycjuvtaGai,

ô£ xal

cujOi'vxoç

XXVII.

w

Icp'

XtyeTat

(xr,

Trapay^"^^."'^"''^^

7roX)i!>v yevojxévojv

21r,tx£iwv 0*

cxaTov t(77op£ÏTai xb

wv

>'jti

^atvojiivuj

"p'-'î

ît'^ô-/

xal XiOfo

«ùxo

TiEpi

0£ Ilaxaêioj^ Faïo; KopvvîXiOç

dtvtoOîv

r,v

£x xoûxou

^a^iv xoû àvopiavxo;. 'Ev

x-/;v

àvr;p

,

ajTO xe cxEpeàv

/ojpi'ov

c/.Xr,pio xax6<Txpoiu.£vov

XsYOUTiv àvax£ÏÀai ^oi'vtxa Tcapi

xoîi

Tt;ç vÎxt;ç 27T'.^otv^-

Tpaz-Xeiç*. 'Ev yip Upoj Ntxr,ç ivcpiiç

TTtp'i

Kaiaapoç, xat xy

£:ctttqx£i

Aiêiou

dfociav ?oojxcv,

ec;

oia'^EpovTOJÇ.

/i(TOr,vai

cpu<T£i

Caiepov

Kaicxc

£uûoxi(xoç

cuyYpîx^-'wi; iroXixr,? xai Yvwpifxoç

oîojvoîç xaOr,u.£vo<; £X£Îv/;v xr,v r^(X£pav.

Kai

,

oavxixr;,

£3t

ixuyyavEv

ett*

Trpûixov (xîvjOjç Ai-

êioç çrjai, XGv xaipôv eyvoi xr,ç {xa/r,; xai TTpoç xoo; TTxpôvxaç

xai

EÎTTEV éixi

8))

x£paiv£xai xb

avôp£ç. AuOiç Bï TTpbç

XYÎ

Oia

plusieurs des plus distingués

xa

/.pî;{Jt-a

yêvoijievoç

xal xà

de ce nombre

:

spyov

ci»v(affiv £Î;

fut

orjjjLEta

Brutus

,

oî

xaxtûwv

celui qui ie

tua depuis. César, ne le voyant pas paraître après la bataille, en té-

moigna beaucoup d'inquiétude
éprouvé aucun accident,

XLVII. Entre

il

;

et

quand

montra

il

la plus

les divers présages qui

le vit

venir à

grande

le

y avait dans

le

une statue de César; du

la Victoire

ferme par lui-même,
sortit

était

,

devin célèbre

était assis ce jour-là

,

Il

sol d'alentour, qui,

encore pavé d'une pierre très-dure,

un palmier près du piédestal de

Cornélius

sans avoir

précédèrent cette victoire,

plus remarquable est celui qu'on en eut à Tralles.

temple de

lui

joie.

la statue.

A

il

Padoue, Caïus

compatriote et ami de rhistorien Tite-Live,

pour contempler

le vol

des oiseaux.

11

ceux qui étaient présents que

connut

l'instant

de

allait se

terminer, et que les deux généraux engageaient le combat.

Il

la bataille

,

et dit à

se remit à ses observations, et

,

l'allaire

après avoir examiné les signes

,

il
, ,

,

VIE
/Ai^

Twv

CESAR.

Di:

171

non plus nombreux que

vUlovi i(ax(9;/(/(uy.

El de ceux

à)dvTwv Çcjvtwv

Se

ôKaï(japxaT£ji'.;cXOJ;nXciffT&u;

César mêla

la

aoscav

XU.I

et

il

accurda

six^rnille.

furent juis vivaiilG

(jui

plupart

dans ses légions
iSuxt ci

,,

,

:

iu(!ine l'inipuoité

à plusieurs des di»linL;ués

,

desquels nidnic était Brutus
é XTC^va^

auTÔv tiiripov

iiiï Zi

'

•snuofj.h'ji

u.r,

qui tua

ïi-ftTXi /xsv «-/ojvtâffat

il

oi OlX^tpOVTUÇ

i)vB?,VOil

lui

plus tard

a propos du(iuel

:

[)araissaiit-pa9

itc

est dit avoir eu-de-l'inquiétude

puis s'être réjoui excessivement
celui-ci ayant été 6aué

xal Tcxpcf/ivoiihoM -Kpbi

XLVII.

ccutÔ'j,

de celte victoire qui curent

Xf,i vixYii ysvOfJLtvu-j

TÔ

T^x//«t5

ït£/îJ

celui

Ev yàp îîpû
xal TÔ

Car dans

Ncx>;ç

lLxi<jy.pOi thtriUCi

j(Câ)ptov

(to)

Trî|sl

aÙTo

ifOw

ffxin/sôi

avwOcv

•

et la place autour

«apà

de ce lemptc

dit

:

un palmier

avoir poussé de ce terrain

toO àv^^iâvro,-

'Ev Si UxTxoi'M râïoi Ro^v»5/toî,
«vTjp «ùoo'xt/40i cnl pixvrixi-f

KoUrr,ç xxl

Victoire

cl recouverte par-dessus

on

èx toutou

Ti^v j3âiTiv

île la

était dressée

elle-même ferme de nature

d'une pierre dure

iéyovwi fOLVua.

kvxrtVxi

tcmj)le

le

une statue de César
était et

xctl xxrtarpctifû-^ov

lieu

de Tralles

est rappoilé le plus remarcpiable.

îffTopjTTXt inifxvinuTO-J.

ùvSpiài

venu crs lui.
XLVII. Or des nombreux signet

et étant

Iloi/div oè ar,txii(^j

yj'Jipifioç

près de

la

base de

la statue.

Padouc Caïus Cornélius,
homme renommé pour l'arl-dc-devi[ner,
compatriotc et intime ami

Or

à

A{S''ou TOu îuy/^ajJiCoî

de TUe-Lic

iTÛ7;^5Cv£v è/£iv/;v rr,v fipiipxj

se trouvait ce jour-là

xxO-^fj-svo^ lizi otwvoFî.

assis

Kal TrpÛTOv

/ièv,

lyvw TÔ» xxtpbv
XXI

ï

Tf,i

^r,<ji

AtSto;,

p^yr,^

il-Kt -npci ro'ji nv.po'jzxç

Îti xxï
K

wj

ol

ôy}

Ta ipÂp-x TZipxij&rxi

xvcpsi

Twvi'afftv sic

toyov.

pour contempler

Kt d'abord,
il

l'iiibloricn

connut

cl dit à

comme

l'instant

les oiseaux.

dit Ti/e-Livc,

du C(jmbat

ceux qui étaicnt-présenls

que certes
i:iqutcs

l'allaire se

homme»

termine

{César et Pompée]

en viennent à l'œuvre.

Av6iç ûà yr^ôp-ijoç

Et de nouveau étant venu

xpo« Tf 6ix

à l'observation
,

KAI2AP02 BIOS.

I7'i

^ooiv

dvi^).aTO [xct' ^vOou(Tiaa(jLOÛ

Tr,; xecpaXrîç, ivojuoTox; £^7)

Kaîcap.

t^

twv rapaTU/ovTwv , TrepitXwv

7rXaYÉvT0)v Se

Trpiv iTriOy^aETOai

[x-))

TaÛTa

T£/vri (xapTuprjTai to ^pyov.

t9)

w

Nix.S;,

«

ICx-

»

(TTt^pavov itt^

raXiv

^

,

rr.^t

ouv 6 Ai'ôioç oSto*

(xiv

YcveaOai xaTaêeSaiouTai.

XLVIII. Kaîaap
Oîiç

vixTjTv^piov

oà, tÎo

BeTTaXtov eOvcirrjV ArjOcpiav dva-

eoûoxE no{X7:r,ïov

,

os rî);

à-l^aixEvo;

'Aai'a;,

Kviôiouç* TE 0£O7ro|X7rw TÔi cuvayavovri Tou? (xuOou; -/api^otavoç
rjXsuOt'pojaE
cpopojv

,

xai

àvTJxEV.

Ttaffi xoîç ty;v

ô'

Eîç

0EOÔOTOV

xaTa)(^0£iç,

'Aaïav xctxoixouci to TpiTov TOiv

'AX£;avop£iav

fi-iv

etti

TcO'/r/xoTi

ITofXTrrjiw

àTre^Tpaçr, tI,v IIou.7niiw

X£'^xXy;v

TTpoff^ÉpovTa, Ty)v û£ ccppaYÎûa OEçaaEvoç tou dvopoç xaT£oaxpu-

c£v

TWV lTaipo)V

0(701 0£

•

ttuTOu xa cvivT^Ôwv TrXavojjxEvoi xaTât

/^wpav £aXojX£ffav utto tou ^aaiXÉoiç, TravTaç

t9)v

se leva avec enthousiasme et s'écria
il

vil tous les assistants

ronne

,

«

Ta triomphes,

étonnés de cette prophétie,

qu'il avait sur la tête, et jura qu'il

l'événement aurait
Live

:

comment

la

justifié sa prédiction.

César !

Comme

»

déposa

il

la

cou-

que lorsque

la remettrait

Voilà, au rapport de Tite-

chose se passa.

XLVIII. César, après avoir rendu
en considération de

la liberté

la victoire qu'il avait

Pompée. Arrivé en Asie

poursuite de

ne

£i»£pY£T-/;T£ xoti

,

il

à toute la Thessalie

remportée

accorda

la

se mit à la

,

même

grâce aur"

Cnidiens en faveur de Théopompe, auteur d'un recueil de mythologie

,

et

déchargea tous

les habitants

de l'Asie du

présenta la tète de ce grand

lui

yeux avec horreur;
larmes.

Il

dispersés
roi

,

et

homme,

en recevant son cachet,

combla de présents tous

les

des impôts.

Pompée

n'aborda à Alexandrie qu'après l'assassinat de

Théodote

tiers

il

il

;

et

Il

quand

détourna

lesi

ne put retenir seu

amis de Pompée, qui

,

s'étanJ

après sa mort, dans la campagne, avaient été pris par lei

d'Egypte

,

et

il

se les attacha;

il

écrivit à ses

amis de

Rome que
•

,

,

VIE
xal xariocùv

rie zfifxtXXf

DE CESAR.
ayani vu

et
il

173
les

présages,

s'élança criant

avec enthousiasme
«

Nixâç

Tûv

,

w

K.at»at^. »

5è •ira^aTV»;(dyTwv

ixTrAayivTWv

«

Tu

vaincs

:

à César.

,

»

Et ceux qui se truuvaicnt-là
étant étonnés

,

cuurunne

TTÎjOtsAwV TOV ffTîyavOV

ayant

àirà T>;ç x«ya>yî{,

de dessus sa této

saisi la

dit

il

,

avec-serment

ne-pas la devoir renjeltrc de nouveau
ir^tv ^ TO «p-/ov

avant que

/xa^OTU^yÎTXt

avoir rendu-témoignage

T/Joj xi] T«;(v>j.

à cette divination.

O

/iiv

le fait

Or donc Ti/c-Live

ojv A^6(o$

xaraCeêxtoOrat raDra

assure ces chosex

ycviaOat ourcj.

avoir eu-lieu ainsi.

XLVIIU
àvaOtts

XLVUI. Mais César
comme gage-de-vicloire

KaTffap 5è,

vtx>3T>5|5iov

T1ÎV è).cvOiptav

ayant oUert
la liberté

au peuple des Thessaliens,
kSloiifs lIo^uTiyjl'ov

•

Pompée

poursuivait

:

et

ayant mis-le-pied en Asie,

et

il

allranchit les Cnidiens

se rendant-agréable à

Théopompe

qui recueillit des fables
xal àvïjxj TÔ rpÏTOv tûjv fopu-j

et

Itill TOÎÇ

,

à tous ceux

il

remit

le tiers

des tributs

xaroixoOfft n^v 'Â9^av.

qui habitaient l'Àsio.

Karaxfiiîf 5è

Puis ayant débarqué à Alexandrie

èîrt

«($ 'AA«$âyû|5£txv

lIoa7Tr;fw tîOvïjxoti,

ÙTtsirpi<f/l

/xi-j

QioQOTO-j

npovfipovTX
TYiv xîyaXrjv

Pompée mort,

se détourna

Théodote

tle

qui lui présentait
IIo/x:Tyjl!'cu

JîÇâ/zcvo? o£ T/jv

afpxylox

roO àv^pàf

la léte

oè xal lipoJ-qyiysTo

il

de Pompée,

ayant reçu

et

de

xaT«5ixpu»4v
t.>iprfiTr,fji

après
il

cet

le

cachet

homme

pleura

:

etil con»bla-de-bienfaits et

«devras ^^ot

tous ceux qui

Tùv iTxc'pwv

d'entre les

«ai (jyvïjOwv aùrow

et familiers

compagnons
de

lui

s'alUclu

fi
KAIÏAPOZ BI02.

l'/4

•Kporrifayno. Toi; ùl ^iXoi; eî; 'Po>jxr,v ^ypot^cv ^ti

vixt;^

twv

(xeyiotov xal f^îtrcov, to cw^f.v Tiviç ici

(XTroXauoi toÎJto

TÔV

TTÊTroXEjXrjXOTWV TToXlTÔiv aÙTÔi.

5* OtJToOl

TCOAtaOV

àvayxaîov, àXX' epojxi KXso^rdtTpaç a5o;ov aOTÔJ
yevEcOai X^youdiv

ol

ôstwç

TOV ELtvou^ov IIoOcivov,

$<;

paffiXixouç

01 jX£V

oox

xa'i xivîuvci^r,

aKiwvTai, xa ttaXcara

TrXcujTov ouva'xevoç xai IIo}i7rr^ïov [xlv

evay/oç, IxêcQrjXwç

<xvripy,xw(;

t9jç

0=

KXsoTraTpav,

xpu^a oiv

ItceSouXeus to) Kai'aapi* xat 5i^ xotÎTO cpajiv ajTOv àp^afxtvov

eXTOTE 5iaVUXT£p£U£lV Iv TOÏÇ TCOTOIÇ, fvEXa ÇuXoXTjÇ TOU OWfXaTOÇ
cpavEpôjç 0* oùx

TOV

Kaicapa

xàxKTTOv

le fruit le

•

^v àvEXTOç, ETCisOova TToXXi xa Trpô; Cêpiv

Ctç

yàp crpaTHoraç,

t?)v

Xiyorf xa TcpaTTWv.

{jLExpo'jjAEvouç

Touç

(xÈv

xai TraXaio'Ta'ov cÎtov exO^uoev àv£-

plus réel elle plus doux qu'il pût retirer de sa victoire était

de sauver tous les jours quelques-uns de ceux de ses concitoyens qui
avaient porté les armes contre
tifs

de

la

lui.

guerre d'Alexandrie

Clcopâtre la

lui fit

:

Les historiens varient sur

les

mo-

uns disent que son amour pour

entreprendre avec autant de honte pour sa répu-

que de danger pour sa personne;

tation

les

les autres

ministres du roi, et surtout l'eunuque Pothin

,

qui

,

en accusent

les

jouissant auprès

de Ptolcmce du plus grand crédit, après avoir tué Pompée, aval
chassé Cléopdtre et tendait secrètement des embûches à César. Ce
fut là

,

dit-on

les nuits

public

de

,

dans

même,

ce qui détermina César à passer depuis ce temps-la
les festins,

pour

veiller à sa sûreté. D'ailleurs,

ne cessait de dire

et

rendre César odieux et méprisable.

11

Pothin n'était plus supportable

faire tout ce qui pouvait

en

:

il

donnait pour les soldats romains le pain le plus vieux et le plus gâté.
,

,

,

vu: DE CESR.

175

avaient élé pris par le roi
iriav'jj/Aîvot

xxTx

Kl

'Eypatpt 5é t©îç fiXotç

i

In

àîroJaûot toOto

il

écrivait à ses

ce fruit

plus grand cl le plus agréable

Ad sa victoire
T'Z-J

amis

Rome

qu'il recueillait
le

Ttviî

d'Égypu

orranls par le pays.

rr,v ^^'/jpxv.

,

de sauver toujours

quelques-uns des citoyens

TZollTÛV

qui avaient fail-la-gucrrc

7r£7To)e/AT}xÔT&ty

à lui.

Mais les uns disent

guerre de

là [d' Alexandrie)

TÔv TtdÀf^o» oùtro&i

la

oùx scvxyxxZov

non nécessaire

«A>à

,

5.QQX0V aÙT6i xxl xiv5uvcôô>7

l/9&»Tt lLto-xirpoi<i

ol ci

mais honteuse à

lui cl

dangereuse

avoir cu-licu

ycv<TOac
•

par amour pour CléopAlrc

atTiùJvrai toùç ^y.7t).ixobç,

les autres

accusent

les

[roi

:

mi>m/re* d u-

xxl/xst/tïTaTÔvîJvoi/ovIIoOîivôy,

Cl surtout l'cunuquc Polhin

hi ùv»iftiivoç Tt/ttTtov

qui pouvant le plus

xat xvY;pr/.ùi uiv UouTtr/iov

et

,

ayant lue Pomjice

récemment,
ix€<€/>;xù{ 5è KieoTrxrpxv
iifcto'j/.s'js fiiv

Tû

cl

ayant chassé CléopAlrc,

tcndaii-des-cmbùches secrètement

xp'jfx

à César;

K.atffapt*

de cela on

xal ûià To'jzô |)asiy

et à cause

a'jTÔv àpÇx^uîvov é/.TOTî

lui(C<ijar) ayant

îiavuxTioeûstv iv toïî TtoTot»

^jia/^S toO

fv-:xx
O'^J^ y;v

aûiJi'xroi'

oc

,

dit

commencé dès-lor»

à passer-lcs-nuils dans les festins,

pour

la

mais

il

garde de son corps

;

{Potliin] n'était pas

àvexroç fxvsp'Zq,

supporlalilc en-public,

/cywv xat T^âTTOJV

disant et faisant

eî;

Tov Ky-ijapa

contre César

beaucoup do choses odiemes
xaî 7Tpô{ uSptv.
Ex£À(v)7( ^uèv -fùp
To'ji

TTpXTtVtTaç

cl jH)ur l'outrage.

Car d'une part

il

orJoana

les Soldats

/AtTjSOu^uévouç

rcccvant-pour-ration

TÔv alTc» xoxcrrev

le blé le plus

XX l WX/aiÔTOTOV

cl le plus
le

mauvais

vieux

«apporter cl s'en contenter
KAIIAPUÏ

17b
•/EcOai xcà

lilOI.

ecOtovTaç xi à/.AOTpia* irpb; li xk Ccitt/v

(jte'pyeiv

Aç x^ /P^^î xat i^-rj^a.
/pÉoç. ''û^peiXc yip 6 to;) {Jaai/eo>;

(T/EueTiv £/prjTO çoAivoiç xoti xepajxeoiç,
tA^-zt. Kai'cap oç e/ovtoç eÎç ti

TOTE 7raTr,p KaiVapi /tXiaç irTaxocia; TTEVT/jXovTa |/'jsià'$aç,

wv xàç
Totç Oc

aXXaç

|JL£V

y iXiaç

r,;iou

IloOcivûti vov

(/.£v

aorou irpoTepov 6 Kal^ap,

cxv7;x£ toîç Traialv

tote XaÇwv oiaOp£']/ai to crpatEuixa.

auTOv

dcTTiévai

xal tcov

|jLcYa"A(ov

'l'ou

'5g

iytçhii r&a-

YjxaTOJV XEAEuovTOç, uaTEfov Ot xotxiEÏaOai (x£Tà /apiTo;, eIttwv

wç Aiyutctujjv
XpaV

/OJpaç U.£T£7:£a.7r£TO.

OCTTO T-^Ç

XLIX.

EkoL/iaiOL céoiTO oufxêouXwv, xpu^pa Tr,v K).£07:a«

KàxEiVT) TrapaXaSouca twv cpO.wv 'ATroX/.o^topov tov

IixeXiojTTjV [xovov
Xeioiç irpOGEffyEv,

aXXtoç,

-^

(X£v

et leur disait

que

,

£Îç

vIo-/;

(TuaxoTa^ovxoç

reçu

,

la vaisselle

de bois

Il

et

pour gage d'une dette

père du

(XTropou Ô£

vivant aux dépens d'aulrui

tenter et prendre patience.

que de

•

toû XaOcïv ovto;

CTpoj{xaTdûc<T(xov evSûaa uporeivEi

eîç

,

dxocTtov (xixpov £u.65t!7a, 70ÎÇ |X£v ^àac-

roi régnant avait

en

ne

ils

,

devaient s'en con-

à la table

faisait servir

u.axpâtv

même

du

roi

de terre, sous prétexte que César avait
,

toute la vaisselle d'or et d'argent.

ellét

Le

contracté envers César une dette de

dix-sept millions cinq cent mille drachmes

,

dont César avait déjà

remis aux enfants de ce prince sept millions cinq cent mille sesterces,
et

demandait

Pothin

les dix millions restants

le pressait

de partir pour

l'entretien

terminer

en l'assurant qu'à son retour

tantes qu'il avait

,

bonnes grâces du

roi

qu'il

pour

aller

,

de ses troupes.

les alTaires

il

recevrait

,

imporavec les

tout l'argent qui lui était dû. César lui répondit

ne prenait pas conseil des Égyptiens,

et

il

manda secrètement

à Cléopâtre de revenir.

XLIX.
seul

Elle partit sur-le-champ

ApoUodore de

de nuit devant
trer sans être

,

et

Sicile; elle se mit

le palais d'Alexandrie.

reconnue,

elle

ne

prit

de tous ses amis que

Is

dans un petit bateau, et arriva

Comme

elle

ne pouvait y en-

s'enveloppa dans un paquet de bardes.
,

,
,

,

,

,

VIE

DE CESAR.
mangeant

n

rà oeïzva

npb<; ^î

lypvjro (ïxeûeji

il

XvXlvoii xal xtpscfisotç

:

se servait de vaisselle

connme César ayant
toute celle d'-ur et d'-argcnl

xal àpyvpj.

jjpuffôc

les Wc/m" tl'-aulrui

d'autre part pour les repas

dc-bois et dc-terre,

,

6JÎ lLv.iijv.poi ixo'itTOi

Tzivrx rà

177

pour quchjue dette.
'O yàp Tixriip ToO jSaertiiw;

to'tî

Car

le

père du roi

(/'alors

(Zfeùs Kxijxpt

devait à César

XiXixç £7iTaxofftaç

mille sept-cent

TTSVTïjxovTa a'jpiioo^f

cinquante myriades,

&v

ô

Kaîaap

àvfjxe

roU

TXi

avait remis les autres

/xèv £?Aiaç

iratTlv

aux enfants de

aùroD

iaêwv t«5 X'^'^5

tàrt Si

i^Ç^ou Sixdpi'^xt

ToO

desquelles César auparavant

Ttpàrtpov

rb

et alors

arpâ.'ci'Oiix.

ck IIoOîivou xî).eûovTOî aùrov

àniévai ixh vOv xal

{de ce roi)

lui

ayant reçu

,

les mille re*/flH/ei

voulait en entretenir son armée.

Mais Pothin engageant

lui

às'cn-aller mainlenantctàs'occuper

t'/^saQxi

Tdiv fiiyxlu-J Tzpx'/fJLXTU-J

de ses grandes

ttmpov

et disant lui plus tard

Si

allaires

xo/itiïaOzi

devoir recevoir

/xcrà -/^âpiroi,

avec

la

,

le tout

faveur du roi.

tlltÙiV

César ayant dit

û{ iAâxioToc ôiotTO

qu'il

ffu/i6oû).wv AiyuTTTt'wv,

de

IxersTiifMTZiTO

Cléop.^trc

de l'endroit où

XLIX. Kal

Égyptiens,

manda secrètement

xpûya

KisoTrârpav

t:^v

«'avait-nullement-bcsoin

C(jnscillers

XLIX. Et

cxe^vyj

elle était.

celle-ci

ayant pris-avcc elle

TrajOaiaSoÛTa
jurfvov rijv ^t'iwv

un seul de ses amis

ÀTroiidJûjpov TÔv 2(xe).tojTy:v

Apollodore

ifxtxax eii (xi/.phv àxârtov

étant

Ttpoai'ryt y.vj T0Ï5
vISyi

ffuçy.oTiÇovToç

,

^aadstot;
•

,

le Sicilien

montée sur un
approcha du palais

petit bateau,

,

déjà faisant-nuit

:

ToO 5è iaOilv

mais

î»TOî aXiwî àndpou

étant autrement impossible

:^

fii'j

|{$

ivûOja

s'élant

irpUlÀXTÔSci/MOV

ir0OT((vc( lauTi^v fjLxxpx'J


11

Dt

le se

CÛAR.

cacher
j

enveloppée

dans un paquel-dc-hardes
elle s'y

étend longue,
12
,

KAIÏAP02 moi.

178

lauT-^jV, 6 5' 'ATToXXooojpoç îjxavTi ouvor^caç toi» Trpo)(xiT^c(ipiftv
ûiâc

etoxojjLi^ct

Oupôôv Trpoç tov

X^yETai TO) Teyvy'jxaxi
ar,<;,

xai

it^tinf^

KXeoTraTpaç a)i(jvat, Xau.up8; ^«¥c(-

Tr,ç

x4yapiToç

aXXr,<; ôu.iX(a<;

tt,(;

Kaiaapa. Ka toury zi

-îJttwv yevoixevoc;, îioX-

Xdt^ai TTpoç TOV (xûeX^ov* ux; oujxôaaiXEucouaav. 'EitnzoL

oi.

ralt^

SiaXXayaî; laTiwaevwv aTtdtvTWV, oîxcTr,ç Kaiootpoç xoupcu<; ?ii

^ TravTaç

SeiXfav,

avOptoirouç 67repé€aX).£v, oooèv ttûv ivi^e-

TadTov, àXX' WTaxouffTwv xal iroXuTrpaYtxovcIiv
Xr,v

Kataapi

ôeivOfD

Totî

irparroiAévr^v Ôtt* 'A/tXXa tov

eôvou/ou.

TrepiéffTTiffe xto

90Yàv

£^ç

<ï>o)paaa(;

ô

o*

ffuv7;xev «tti^ou-

orpaTr^voû xai IIo-

Kaïcap, çpoupiv

àvôpwvi, tov cÏ HoOeivov àvtïXsv 6

TO CTpaToVeiov, 7r£pi£aTr,<Tev

aCiTco

o'

(Jiiv

'AyiX).aç

papùv xai Sucjxe-

Ta/_£ipiaTOV 7rciX£u.ov oXiyootw Trpoç ToaaiJTT,v àuurc^ojxÉvw icoXiv

w

xai ouvau.iv. 'Ev

qu'ApolloJore
par
le

la

porte

lia

TrpoiTOV [xèv IxivSuveuoev CoaTo; à7T0x).£i-

avec une courroie,

même du

et qu'il

palais. Cette ruse

premier appé.t auquel César

fut pris

j

il

fit

entrer chez César

de Cléopàtre fut, dit-on,
en conçut une idée favo-

rable de son esprit, et, vaincu ensuite par sa douceur, par les grâces

de sa conversation,

il

la

réconcilia avec son frère, à condition qu'elle

partagerait le trône. Dans le festin qui suivit cette réconciliation

un des esclaves de César, qui

était

son barbier, et l'homme

,

le plus

timide et le plus soupçonneux, en parcourant tout le palais, en
prêtant l'oreille à tout, en examinant tout ce qui se passait, découvrit

que Pothin

et Achillas

,

général des troupes du roi

une embûche à César pour se défaire de
preuve, plaça des gardes autour de

la

lui.

salle, et

lit

ci

dressaient

tuer Pothin.

Achillas, s'éiant sauvé à l'armée, suscita contre César
difficile et

,

César en ayant eu la

une guerre

dangereuse, dans laquelle, avec très-peu de troupes, celui-

eut à résister à une ville puissante et à une nombreuse armée.

premier danger auquel

il

Le

se vit exposé fut la disette d'eaa; les enoe-
VIE DE CESAR.
ApoUudorc

et

ayant
ràv arpùtjuxTÔoevfAOv
tîvKOfjii^si

,

ô(à Oupôjv

Kal

Et

xXHvxl t(

np'JjTC^ Tcx^'^/**'^*

Trjç K.).«airârpxç,

par les portcf

/'inlroiluil

aupri'S

XiytTcci

avec une courruie

lié

le pa(|uet-de-hartie«

itpbi ràv K.xt72pz.

toÛtw tû

179

de César.

C£t dit et avoir été prit

il

par ce premier

arlillcc

de Cléopdlro
qui lui parut plcinc-d'csprit

xal yevoajvo; i^rruv

et

ayant été vaincu

par

le reste

de sa convcr»aUon

xal xâ/5tT0«,

et de sa grdce,

îtaA>âÇai trpèç ràv xSt/.fàv

ravoir réccinciliéc avec s(m frère

comme
'ETTïtra ^à aTtâvTwv

feslinanl
KOvpti)^ oly.izr^i

K'xhypoi

oùJèv lûv ù.v*%iTxaro-J

devant régner avec

elle

pour

f,

wTaxouTTÛv

à).ià

TtoiuTrpxy/jiovwv

X3tt

Tuv^xev

è7Ti6ou),i^v

réconciliation,

ne laissant rien non-exaniiné
poltronnerie,

la

par laquelle

irstyrxc àyOpw7rou(

la

un barbier valet de César
par suite de

)-KtpiZx).s.

il

tous les

il

surpassait

uni ni es

mais prôtanl-roreille
et

s'occupanl-dc-tout

découvrit

K-ximpi

piège

le

ToO «yvoû/c IloOstvoû.

X3ci

fait

{tendu) à César

par

KpxTrofj.évr,v

le

et

général Achillas

l'eunuque Pdlhin.
ayant pris-sur-le-fait,

'O ^£ Katystp ^«upâyjtî,

Et César

mpdTzr^'si

fj.h fpoupx-j

mit une garde

TÛ

,

autour de

SfJCpÛJl

àver).« ce

ck
tlç

TÔv IloOsivdv*

A^tvàa, fuyùiv

t6 ffT/:aidrt«ôov,

les

la

cl lil-périr

salle-des-buniines,

Pulhin

dans

le

une guerre

suscita

redoutable et

zùrdi

à

jt2t

npôèxot

dilficile

{César, qui se défendait

avcc-peu-de-monde
contre une si grande ville
cl une si grande année.

à'Jvautv.

^

lui

fui

camp

^xpùv xal oujuîTîr^ttotTT&v

*Ey

:

mais Adiillns ayant

n«pié7T>J3-e 7td).£jU0V

à.y.t»ofiij(j

fuiv

lui,

El ensuite tous

Daos laquelle guerre d'abord
KAiiAPoi moz.

180
aOe(;' aï •^ap

7repix07rTOjjL£voç xov

Bïy

xepov

Gttotwv

twiÇ)i'/t<; à7:o)xooo|Ar7Jr,(7av

otTroWaaOai t^v x(v5uvov

,

ctoÀov,

ryT^xÔLahr^ Ik

-rrjpô^

twv

8 xa t?jv [AevaX/jV fliÇXioOv;xr,v Ix

vetopiwv e7riV£}AO|jL£vov oiE^Oetpe. Tp^rov ci, Trept
otivecTojtryjç, xaT£7n^0Y,a£

yir](;

Aiu-

T:o)v£fi(o)v.

[^iv aTrb

tt; *I>apo)* u.4-

too yojixaroç

£?(;

à/.dtTiov

xai TrapeêoviOsi toïç àYt'>viCo[A£votç. 'ETriTTAEOvTwv O; 7:o/.Xa/oO£v

TWV AiYOTTTiojv

auTO)
pLoXiç

xai y aX£7rw;

•

,

^l'Wç lauTOv

ô'te

£Î<;

r^jv OotXotTTav, àTT£VY;;aTo

xai XEyETai pi^ioia xpaTwv TOAÀà

irpoÉaOai PaXXou.£vO(; xai pa7m^oui,£VO(;

xà ^iCXioia,

ôaXàffffrjÇ

rT]

^TEpct /eipi vr;/£cOai- xô o'

TiXoç SE, xoo

£Ù6uç lêuOtaGrj.

aXX' àv£/ojv urÈp

,

môme

flotte,

le

:

près de
aller

les

lui

en fournir.

,

et

de Pharos

mer

dit-on

les

consuma

,

il

,

de la brûler lui-

fut obligé

il

la

grande bibliothèque que

dans

le

combat qui se donna

sauta de la digue dans
,

lui enle-

un bateau

pour

,

qui étaient pressées par l'ennemi

Égyptiens accourir de toutes parts pour l'envelopper,

des papiers

que

pour se sauver,

feu prit à l'arsenal

l'île

jette à la
,

,

au secours de ses troupes

voyant

fut

que

et

d'Egypte avaient formée. Enfin

les rois

,

,

et se sauve à la

nage avec

dans cette occasion
qu'il

ennemis

vent de plonger

qu'il

n'abandonna jamais

là plus

;

il

grande

,

malgré

de

difficulté.

,

la multitude

de

et qui l'obligeaient

soutint toujours ces papiers d'une

qu'il nageait

il

:

se

Ce

nagea en tenant dans sa main

faisaient pleuvoir sur lui

de l'eau, pendant
le

à/.axiov

courut un second péril, lorsque les Alexandrins voulurent

ver sa

tt,?

xouç ttoXeuiouç

[iadiXéojf; Trpoç

mis avaient bouché tous les aqueducs qui pouvaient
Il

ur,

l'autre. Il était à

bateau coula à fond. Le roi ayant joint son armée

traits

sou-

main au-dessus

peine à terre que
,

César

le suivit,
VIE DE CESAR.

181

fut-cn-(lan|^pr

i)«tV0'JVCU7«V

r<*.»ar

àitoy.lmOsii vSxzoi'

élanl inicrccplé du côté de l'eau

al

yxp iifLpv/Si

;

car les aqueducs
avaient été bouchés

ùnb TÛv

par

TTO/e/ifwv.

^îÛTspov Si

,

,

les

ennemis.

Et en-second-lieu

nepmo-nréixtvQi rèv 9'Td)ov,

fut forcé

il

danger

«jTÛTaarOat tôv x^vJuvov

d'éloigner

ôià TTU^ô;, à xal

par l'incondie

TÛv

iTTtvfuoyîvov ix

vj'jjpi'wv

,

étant coupé de sa Hotte,

le

qui

,

même

se répandant des arsenaux
détruisit

grande

la

T/91T0V 5«

,

TOvtVTdivriç Ttepl

xitb

r-Zj

^ûpu

,

fih

xxr€-x-/,Sr,7S

etç

àxârtov

xal 7Taps6o>i0et

,

un combat

engagé près de Phares,

s'étant
il

ToO ;^w/xaTOÇ

l)il)li()lhL'(|uc.

Et en-lroisiémc-licu

f^Û'/^Tti

s'élança

de

la

digue dans un bateau

et porta-secours

aux combattants.

Or

Tcôv 0£ AîyjTtTtwv
s7rt7r)«dvTûiV

îtol>axd0«v

auTw

les

Égyptiens

naviguant vers

lui

de-pltisicurs-cO)lés

,

pipxi sauTÔv

i'élant jeté
k.

il

,

lui-même

mer,
se-snuva-à-la-nage avec peine

la

xal x^^s^ûJ**

et diflicilcment

ire xal iiyerat

lorsque

xparûv

tenanl-fortemont

7toA).à
fiYi

^tSKJta

:

est dit

il

plusieurs petits-livres

npohOxi

PolUôiiî-jo^ xat

même

ne
^ZTTtÇduîvo^

à^Aà àvé^wv ri

,3iê/(Ot3c

les

avoir pas-lâchés

mais élevant

les petits-livres

mer

xiTtïp T*îî Oxiûtffîy;;

au-dessus de

vi)x£»Oat T>5 '^'ipv.

nager de l'autre main

TÔ ôi àxxrtov

X"P''

[géant,

étant-en-butle-aux-trails et pion-

mais

le

la

:

bateau

fut coulé-à-fond aussitôt.

Mais enfin

,

le roi

rendu
vers les ennemis
s'étant

inciLdùv

César étant survenu
,
,

KATÏAP02 Birn.

182
<Î7royo)p-io'7avTo;
7r6(T'5vTO)v

ItteXOojv xat ouval/a; ua/r^v, lv(xy,<yc, iroWjtTjv

,

aÔTou TE Tùu ^aaiXitoç d^avooç

Y*^*^}*^^'^- K'jtToXiwV?

5è t:^v KXeoTrarpav paaiX£uou<Trv Aiy^TTrou xa uixp<)v ^TTcpo»
1^ aÙTotJ TEXouaav uîov

peuov

,

Sv 'AXs^avÇpEÎ; Kaiffap(o)va Tipocrj»^

wpixr,(iev IttI 21upiotç.

,

L. KàxEÎOsv ETTtwv

T-);v

'Aciav

ETfjvOavETO Aou-iTiov txÈv Oxô

,

4>otpvaxou, Toô Mi0pi5aTou raiSoç,
cpsuYEvai duv oXiyoïç, <l>apvaxr,v ùï

Ix IIovtou 7T£-

•?jTtt,u.£vov

yptiftevov xtiàt^çtox;

ty] vi'xr,

xat BtOuvfav ^yovra xat KotrTraSoxiav, 'ApaEviaç loU<7^oci ttç
(xtxpaç xaouu.£vr,<;

xai TETpap/aç

,

xai TravTa; avicTavii touç TauTv; pacO.Et!;
oùv

ECiOui;

xa TTEpl 7ro)av Zr'Xav*

Itci

(xayr,<;

u.EY*Xr,v «7uva'|'aç, ot^Tov

fji,a/y,v

êaXs TOu ITo'vTOu cpEUYOVTa
TYJç

tov av5pa xpicriv yjXouve Toryjxa^Ti,

,

r^jv Se crpatriiv ap5T,v

t& ra/oç

6;uTr,"ra xa

TauTr,ç Tr,v

Po)aYiv Ttpoç Tiva twv oiXojv 'Aixivtiov*

lui livra bataille, et

après

lui

uÈv

^veO.e. Ka't

àva*f^£).X(»jv

avoir tué beaucoup de

monde,

puis on n'en entendit plus parler. César donna tout le

que

les

pour

qiii

,

eU

Tpsîç XÉ^EtÇ"

EYpot'!/*

porta une victoire complète. Ptolémée disparut à ce combat

d'Egypte à CléopAlrc,

£;e'-

il

,

rem-

et

de-

royanme

peu de temps après, accoucha d'un

Alexandrins appelèrent Césarion; et aussitôt César

fîls

f>artit

la Syrie.

En

L.

arrivant en Asie

battu par Pharnace

,

fils

,

il

apprit que Domitius

de Mithridaie

,

s'était enfui

,

après avoir élé

du Pont avec peu

de troupes; que Pharnace, poursuivant avec chaleur sa victoire,
s'était

emparé de

la

Biihynie et de la Cappadoce, et se préparait à

envahir la petite Arménie, dont
tétrarques. César
et lui livre

une grande

pièces toute son

que

,

armée

pour marquer

un de

il

avait fait soule:>'er les rois et les

marche promplement contre

ses amis de

b.-î.laille

près de

et le chasse

la rapidité

Rome

,

lui

la ville

avec

trois légions

de Zéla;

il

du royaume de Pont. Ce

de cette victoire

,

il

taille

en

fut alors

écrivit à Amintius,

ces trois mots seulement

:

Je suis venu
,

,

,

,

,

,

183

VIE DE CESAR.
ayant livré bataille,

et

vainquit

,

beaucoup étant tombés

7C0)iL6>« TTWrfvTûJV

lui-même

et le roi

étant «lovonu invisible.

yevOftivoj àjjavoOj.

KaTxitnwv

5i Tî^v RieoTtiroxv

Or ayant

lais5;6

régnant sur

^îafftifOouffxv AtyvTTTOU

Clôupiltre

l'Irljjyple

et qui mil-au-moritlc

do

aùroO

(ils

que

Irs

appeliTOnt
btpfjLYjvt'j iitl

Zupi'aç.

L. Et d«>-là
,

fjiv

xpvixoj

ToO Ttai^oî MiOjîtoâTOu,
irc^cuyivat

IIovtou

è/.

apprit Doniititis d'une part

il

Taineu par Pharnace,
le

fils

de Milhridalc,

s'être enfui

du

avec quelques

P(»nt

hommes

et d'autre part Pliarnace

4»3t^vâx/;v û^

yp^jxtvfr* Tfi

,

avant passe en Asie,

cvuvOâvtTO AouLirto-J
ijvrrifjLivo'j Ûtto

Alexandrins

(".«'sririon

partit p'iur la Syrie.

il

L. Rai (xclOiv
ilKOJv T1ÎV ÀTt'xv

peu aprèf

lui

un

i%

v(r.'r,

àltÏTnjr'j);

usant de

la victoire

xxJ «;^ovTa BtOuvtxv

et

xal K.a7r7cafi»xiav,

sans-mesure

et la Cappad(>e(î

la

Bilhynic

fi

se diriger-vers l'Arménie

ây^CffOat 'A/suîviîts
T»îç xaiou/xivrjç fiiy.pxi

occupant

,

celle qui est appelée petite

xal àviTTâvat

et

ltâyrx{ Toùî ,^xît>iÎ4

tous les rois

xal Ttrpipyxi raÛTïj.

et les tctrarques

,

soulever

Aussitôt donc

de ee

patjx.

poussa

contre cet liommo

Iwl rèv ûvSpx

rptoï râyijiz-i

il

,

xal (TJvipxç

avec
et

trois légions

ayant livré

une grande

bal;iille

de Zéla,

Ittpl Ttd).iv ZiQ/av

près de

iC(Sa>s jusv ToO ndvTOu

il

aùràv yîûyovTa,

lui qui fuyait

àvcU« îà

et détruisit

entièrement

l'armée de

lui.

TT^v

Kal

âpSri-j

ffToarjiv.
à»a77<)Jl«Jv cl{ ^'iftrrf

iTp6{ A/uityrtov riva Toiy ot'iojv

la ville

chassa du Pont

Et annonçant à
à

Rome

Aminlius un de ses amis
KAIÏAPOÏ DIOÎ.

184
«

J^

ll/.Oov

Eioov, ÊvixriTa. » 'Po)jxaï(jTi oï aï Xe;et; elç Kx'H'n

,

£/ouaiv.

LI. 'Ex TO'jTOu GiaÇaXwv eÎç 'IxaXiav, dveêaivEv
;

Tou

(jsv EviauTot»

xaTacTp£:j»ovTo;

f pr,TO otxTaTo)p to

etç $v

,

et; 'lV)ar,v,

îtu-

TEpov, où5£7roT£ T^ç àpy7)(; lx£ivr,Ç7rp(^T£pov IviauTiou v£voa£vr,;.
i

Kîç 8è TOuTTiov CTraxoç aTTEOEiyOr,

xa xaxw; v^xourTEv

•

i^Jti

OTpanoiTwv «TTaciacavTwv xa Suo cTpaTr,Yixoî/ç av5paç
Tojv Kocrxtoviov xai

FaX^av ,

l7r£Tiu.r^(7£ jjl£v

avT ctpaTiwTwv TroXiraç TrpoffaYopEucai,

IxaffTw Spa/i^iç

'Hv

ô'

ywpav

xct

auToti SiaêcXr, xat

-^

vu,

« j'ai

j'ai

vaincu.

»

auTOÎç to70utov ^tov

ydiaç

AoXo^EÀXa (xavia, xa
x«'i

Dans

le latin

oà Sisvtitxcv

,

f,

Kop^ivto;*

wç

oîxiav xai (jletoixoSojxwv

(iXEucopo-JuiEvoç

-ïveXov-

'IxaXiaç à7:£X/.r'po)i7£ r.ùj.-ry.

t7;ç

cpiXapyupia, xai [xeO'jwv 'Avtojvioç,
7r/)iou

rrov

.

'AuLivTtO'^

Floa-

Tr.v

ixavr;v

ces trois mots terminés de

oO/.

même

ont une brièveté qui n'est pas sans grâce.
LI.

Après celte grande victoire,

repassa en Italie, et arriva a

il

Rome

vers la fin de l'année où devait se terminer sa seconde dicta-

ture

cette charge,

:

nommé consul

avant lui, n'avait jamais été annuelle.

pour l'année suivante. On

indulgence pour ses soldats

personnages prétoriens

,

,

qui

,

il

j

leur distribua

nom de

même

mille

citoyens

et

ne

la

,

,

l'Italie.

qui

,

,

On

lui

avaient tué deux

lêle

,

et leur

reprochait aussi

s'étant adjugé la
lui

qu'il

au lieu de celui

les ivrogneries

trouvant pas assez grande pour

fui

de son extrême

drachmes par

de Dolabella, l'avarice d'Amintius,

toine et l'insolence de Cornificius

Pompée,

fort

Cosconius et Galba. La seule punition

assigna des terres considérables dans
les fiu*eiirs

blâma

dans une émeute

leur infligea fut de leur donner le

de soldats

le

Il

,

d'An

maison de

en construisait
,

, , ,

,

,

VI H

18;

la céiériié rt la

proinpiiiude

de celle bataille

«Toov,

«

,

écrivit trois inota

il

« 'll/Oov,

,

,

ciis.vi;.

i)i:

TXÛTÏJÇ T<î; ^«X'^î»

,

Je suis venu

j'ai

vaincu.

:

vu

j'ai

,

,

>»

Pw/iaVïT( oè al iiÇjtç

Or en-roinain

àTToiyiyouïat

qui se terminent

etç ^x^ifJ^it 6/iotov pi^/JLxroi

en une forme semblable de mol

les

expressions

ont une brièveté

non sans-gricc.

oux ànidxvO'j.

Kx TOUTOU

LI.

LI. Apri'S cela

CtaêxJyJjv etç 'lTa>/«v,

ayant passé en

àvitxfjtv tli 'Pw/x>7V

il

ToD/iL(y

«vtauTOUXxTayT^^jJOVT Oit

eiç ôv r,priTo

SiXTxrup

rb Si'jzepov
èxîtv>jç T^^i
•/îvo/*évv;î

pour laquelle ilavaitélééludiclateur
la seconde /o«,
w'ayant été annuelle

AitiSsl^Ori Si ûizxroi

r,xoJ7e

l'année finissant,

jamais auparavant.

0'j5i;:0TS TtporepQv.

xxl

,

celte charge-là

àpx^i

îviauïtou

ttç TÔ £7ridv

Italie

Home

revint à

•

Kl

il

fut

nommé

consul

pour Vatinéc suivante

xxxôjç,

cl

il

:

entendit mal parier de

lui

OTl, TCiv UT^aTtWTWV

parce que

ffTXfftaffXVTWV XXl àv£).OVTiJV

s'élant révoltés et ayant tué

,

les soldats

oûo x-^opxi arpxTrf/tAO'Ji

deux hommes prétoriens

Ko7Xcôv(oy xal râ).Sav

Cosconius cl Galba

i-n:sT(/xr,7t /xèv

auTOÏç

il

avait

blAmé eux

T070UT0V ôïov "npoix-jopvjTxi

en tant que de

TtoXLrxç àvTl ffT/saTtWTÔiv,

citoyens au lieu de soldats

ûiivsi/x: Si ixx7r(>)

cl avait distribué à

Xdixi

mille

opx-^fixi

et leur avait

7ro^^r;v y(jl>px'i TrJi

un grand

lTaAt:<^.

donné-cn-partagc

territoire

de

l'Italie.

Maisunsujel-de-reprochecontit^
était

xat

rj

/xavta Ao).oSiXia

cl la fureur

xal

rj

^ù-xp-j^pix ixtv:îoj

et l'avarice d'Amintius,

de Dolabclla

xai AvTcûvcof /xcO'^uv,

et

Antoine qui s'enivrait.

«al KopjptviOi lï/.îywpyj^îvc^

et

CorniGcius qui

T^v oixiav

la

maison de Pompée

IIo/i7T«]rou

,

chacun

drachmes

xxi XTttxXripùiVi

AiaSo/yj ûî auTOÛ

appeler

les

fouillait

!
Ï86

KAIÏAPOI BIOZ,

oucav. 'Eirt Toutoiç y^p

LU. Twv
ffaXoi

AiSuTjV

PoYlOouvToc; auToïç

cîç

Kaîjap

/

xXua|xa-:oi;

IftCàç àvv5/0ri

£ii6ùç

aTTOxo-j/ai

Tr,v lauTotî cxr,V7^v

xa

même

tyvw crpa-

ciarpiC^ç

Iri toj

,

yv^j'j.v^O'j TT^EuaotTo;,

oucjiv r)or,

Tr,ç jxei^ovoç

7rpocTU/wv,

une plus grande. Les Romains claient indignés

terrain

de tous ces désordres;
voulu les empêcher

,

twv rspl ovtov

xai XaOwv, àW^y^Ti TcaXiv, UTrip

o^^wSîov SuvajjLcWç* xai xaxà ôocXaTTav

sur le

4»a>-

|v

Tpia/iXioJv TUt^ôiv xa Itttcecdv oaÎywv. 'Aro-

jJL£Tà

êiêocffaç Se TOUTOUÇ

t-/;v

xai Trepl xpoiriç yeitupiviç ciaÇà;;

IXTrfôa (xeXXt'ceo)!; xa

écTTOtcav

li ^i^ rr^v

tov flaïiXtw; *IôÇa

r,Opoixo-:wv Suvauei; à;ioXo-^'>u;

,

Itt' a'jTOtJ;*

(rrr^ls.

xày.£Ï

<puY^'''*t>)v,

2ix£Xiav, xai pouXo;x£vo<

^YEfxovwv

Kaîaap

51 repi KdtTojva xa SxiTriwvot (xcri

|J-a/7iV £tç

T2U£iv 6

^^J<7:p<^p<>uv 'Po)|xaîoi.

;

ne l'ignorait pas, aurait bien

et César, qui

mais

,

pour arriver à ses

fins politiques

,

était

il

obligé d'employer de pareils agents.

LU. Après
fuis

la bataille

en Afrique

de Pharsale, Caton et Scipion

où , par

,

le

secours du roi Juba

,

s'étaient

en-

ib avaient mis sur

pied une arn>ée assez considérable. César, ayant résolu de marcher
contre eux sans différer, passe en Sicile vers le solstice d'hiver; et,

pour ôter à ses

officiers tout

espoir de retard et de délai

sa tente sur le bord de la mer, et
voile avec trois mille

hommes de

débarque sans être aperçu,
chercher

le reste

,

et se

,

dresse

il

au premier vent favorable,

il

pied et quelques chevaux

il

;

remet aussitôt en mer pour

de son armée, dont

il

était inquiet;

il

la

fait

les

aller

rencontre
,

,

,

,

,

,

,

VIR DE CESAR.
ACcl

et qui rcMtissait «//«

/»4TOl/.OOOUÙ0

cunimc n'élant pas
les Romains

IttI

suffisante.

Car

PûJ/zaïoi -/ùp

iSvjfOpO'JV

187

étaient indignes de ces choses.

TOÛTOtÇ.

Mais César,

TLxXsxp Sk
Sià. rtiv nz69:7tv Tf,i

«oltTitz^

,

à cause

da but de sa politique,

OUX àyvoûv ojoi ^ojX6y.svo^

n'ignorant pas cela ni uc

^vzyy.i^ero ypff'yOxi

était forcé d'user

ToXi ùno-jp-^o'jvi.

«1«:

ceux qui servaient

te

voulant,

lui.

LU. Cependant Calon

LII. Teôy ^i TZipl KxTftivz

Scipion

XXI SxiTTt'wvX

cl

yuyo'vTûJv f({ AtSûijv

ayant

fui

/A!Tà n^v ftâ'/viv tj ifxpvxï'ji

après

la bataille livrée à Piiarsale

,

xal jxsï r,Opoixàr()iv

et la

en Libye
,

ayant rassemblé

S)viy.eii à^toio/ouç,

des

ToO ^xatXiuç 'idSa

le roi

pojjOoûvTOç auToTç,

secourant eux

Ô

K.at7a^ éyvcj

furi'es

considérables

,

Juba

(-ésar résolut

de se mettre-en-campagne
iTTt

*

aùroû^

contre eux

xxl ôixëà; ci; Ztxs^^xv
itipl

-zponUi /^Ufxipux^

et

:

ayant passé en Sicile

vers le solstice

,

d' -hiver,

voulant aussitôt détruire

xai ^oy)d,uivo; eùO'jj xTro/oiai

et

aTCxaav è/TTiûx /Zî»./57iw^

tout espoir de relard

xaè ^tar^tÊi^î

Tûv

et

Tiyt/xôvoiv (tûjv) Tz-rA

cn/;Ç( T/;v

cr/.>;vi^y

xjrc/,

ixuroû

(ni ToO xJl'J7/iaT0{

il

'

de délai

dc^s olliciers étant

autour de

lui

planta la tenle de soi

sur

le

bord-de-la-mer

:

un sounie-de-vcnl étant venu

xal nv£ijJ.XTQi ysvouévou

et

ifiixi à..)r,xQn

s'étant

p.tTx rpiv/^iXia-j TiîÇ&iv

avec trois-mille fantassins

XXI àil'yWV ÎTtTT^WV.

et quelipies cavaliers.

JI26Ù»,

il

npozrj'^btj
f.or,

partit

de nouveau

,

craignant

ÛTrip rô," .uii^ovoç ouva/i«wç

0J9U

partit

el n'clani-pas-apcrçu

ippùtSûiV

/.xl

il

Puis ayant <lélK»rqiié ceux-ci

AToStSi'.caî oi toÛtou;
X3(t

embarqué

xari ôxAaTTay

xarrjyxyry âitavras

•

pour sa plus nombreuse armée
et ayant rencontré eux
qui étaient déjà en mer,
il

ramena eux tous

:

,
KAISAP02

188
xaTr^yayev à'TravTaç
,

.

Tivt TraXaiw

ilç

lilOZ.

to CTpaTOTceoov. îluvOavojjievo; oï

Oa^^âv touç

TroXejxtouç,

wç

'/çrfa'j.uj

Trpo-j^xov dei tô»

i^i-

TTiojvwv Y^VÊi xpaxfTv Iv AtÇuT), ^aXETTOv eIttcîv £Ît' i/.^Xaupf^wv

Iv TraiSia tivi tov ]Sxi7rto)va a-rpar/JYOÛvTa

twv TroXeaiwv, lUi

xai CTTOuS^ TOV oîo)vov oixeiouixEvoç (rjV yip xai Trap* otoTw Tt;
àvOpojTToç, aXXo)ç ijiv eOxa-ra^po'vyjTO; xai 7rapY,a£Xr,u.c'vo;, otxtct;

IxaXâTO iaXXouTiow ) , toûtov

5c T^ç 'A-pp'.xavwv, 2xi7:iojv
1'

xaïç

(xotycaiç

CofjLEVOç
"t

0^"^^ GÎTOç Toïç

Y^^P

Ty;ç

a^Oovo;, ouxe Otco^uyioi; /iao:,

àvSpdtffiv

t^ç a)av-

-ï^vaYxdc^ovTO OaXaTTioi:;, à7ro7rXuOc.icrr,;

piôoç, oXiY'/jv aYpoidTiv wffTTcp v^Su^fAa TtapaaiYvuvTeç

Toùç

£v

CTpariaî, d/T.'fxi-

TToXXàxiç IqaTTTEaOai 7c5v 7roX£u.iojv xai (piXojjLa/£Îv. 'Hv

àXXà Ppuotç
-;

TiposTaxTEV uxjTzbo -JiYejxova

Ttttcouç.

OÎ y^P NoaaoEç

IxàcTOxe xaTcî/ov

xai -zx/ilc

lTrtï»aivo;jL£Voi ttoXXo»

Kai

tyjv yo'jpav.

twv Kai^apoç

ttote

sur sa roule et l'aincne dans son camp.

Il

lizoL^fé.'./

,

,

Îtittecov

apprit en arrivant que ]os

ennemis avaient la plus grande confiance en un ancien oracle qui
portait que la race des Scipions serait toujours victorieuse en Afrique.
11

serait difficile

de dire

pion, qui commandait

nent s'approprier

les

de l'armée

lète

,

les

était

s'il

et

de

il

prit

les

s'il

voulut sérieuse-

dans son camp un

la famille

Dans tous

Sallulion.

comme

hommes

un jeu de tourner en ridicule Sci-

troupes ennemies, ou

les

homme

des Scipions, et qui se

combats,

.il

eût été le véritable général

souvent de combattre contre

pour

lit

cet oracle; mais

obscur et méprisé, qui

nommait Scipion

se

s'il

le mettait à la
,

et l'obligeait

ennemis. César, ayant peu de vivres

peu de fourrages pour

les

chevaux,

qu'il fallait

nourrir avec de la mousse et de l'algue marine qu'on faisait macérer

dans de l'eau douce,

et à laquelle

donner un peu de goût,

était

on mêlait du chiendent pour

lui

forcé d'en venir souvent aux mains

avec l'ennemi, pour se procurer des provisions. Les Numides, peuple
très-léger à la course, se montraient tous les jours en grand
et étaient maîtres

de

la

campagne. Un jour que

les cavaliers

nombre

de César.
VIE
r((

CLSAR.

1)K

dans

Tè ffT|BaT07T«O0V.

189

camp.

le

Mais apprcnaDt

DuvOavd/iîvo; Si

TOÙç 7ro)e/x«ou5

ennemis

les

s'encuurajjer

par un certain ancien oracle,

Ttvl TCXÀatû ;(^/jT^û,
&)ç

lïpovnAOv à((

connue «jiparlcnanl toujours

Tw

'/«vet l^tTTi'jjvuy

à la race des Scipions

xpxTîïv

èy At6uy]

doniiner en L) Lie

tlȔ

est dillicilc

de dire

X3t),£7roy JÎTTiïv

il

«'ts £/Ç)ixuptÇCfJV

s'il fit

£v Ttvc iratôtâ

par qiu'hjuc plaisanterie

TOV £x(7r(COV3C

le

cela ridicMlisant

Scipiun

Commandait

qui

ennemis,

les

c'ts xal oÙ£(oû/iîyO{

ou

TÔy oiwyèy ffTiouo^

l'oracle sérieusement

Yj'j

(car un certain

yip uvOpunoç

(tIç

xai TTx^à

aÙTW

s'appropriant

si

était aussi

>

homme

auprès de

lui

scAAwç /ièy eùxaTa^povijTOî

d'ailleurs certes méprisable

xal

Ttstprjfj.t).r,txévoi

et né<;ligé,

rfii

Si otxixç Afpixxviâv,

,

mais de

la famille

des Africains,

il

s'appelait Scipion Sallution),

icpoirccTTe roOrov

il

mil-en-avant celui-ci

Iv Tat{ fJLXxxti

dans les conibats

ixxXsÏTO

&7T:ep

SxiTtt'ûjy

SaAiouTiwy)

rr/tixô-ix xf,^

arpxriûi,

àvxyx«^d/x£voî TToi^scxt^

comme commandant de
le

l'armée

forçant souvent

d'attaquer les ennemis

de combatlre-cn-lémérairc.

xal yt/oua;/jîy.

et

O'JTî

Car

yàp

<ïTt05

^y xfQovoç To7{ kvSpiviv

ni le blé

«'était

y

abondant aux hommes

OUTÎ X''^^» ÛTTOÇuytOlâ»

ni le

fourrage aux bêtcs-de-somme,

à/).à :^vayx5c^oyTO

mais

ils

iirâyetv toùj Ttittouj

de conduire

^pjotî ôaiarTiotç,

dans dos algues marines,

Tlïî xXjlMpicOÇ Ot.TZOTzX'jOsi7r,i

,

«apa/AiyvûvTCî iXlyrjv ôiypoi77u

&TKip

txzeïj^Qv txâîTOTs TTjy

Kxi

itoTé

yûpxv.

Twy inrijwy Kenijxpoi

chevaux

l'oau-salée en étant ôtée,

se

assaisonnement.

Numides
montrant nombreux

Car

itttfxiv6fj.tvoi rtoXXoX xal rxytXi;,

les

mélangeant un peu de chiendent

comme

•^,S)7ixx.

01 yxp NouâJîî

étaient forcés

les

occupaient partout

El uu-iour

le

et rapides

pays.

les caNoliers

de César
KAIIAPOE BI02.

190

^^

(eTuye yôtp «Gtoîç iv^,p AiCu; ^nîcixvourvo^

otYOvTOiv

(T/o^r^v

opyr.civ

^i'|xa

xai [y.ovauÀwv Oau(i.aTO<; 5;io)Ç'
loùç

|y.aOr,vTO xoîç Traiat
.^

ÎTrico»,*?

ok

ol

c7riTp£'j/avT£(;)

>

xi^rAïux'A

^^''•«'''''iÇ

['^*]

TTEpieXôovTïç tjxÇàXXouTiv ot TTOÀeaioi, xa Toî«; (xiv a'jroû XTti-

vouGi

ToTç ô'

,

TO (TTpaToreSov

elç

Et oï

fxr,

'Afffvioç poYiOoîîvTCç

Kaîjap auTOç, 5aa

£X

ffuvei(je7reaov.

TOI» y^dtpaxoç

av Ô7:oX£|j.o;. "Ecti

-rrpaxT*

£XTrj(Tav oî ttoXeixioi

,

û'

£Xauvo|iivoi^

7rpo-rpo"r:aor,v

5s Kai-jasi IlftÀXiwv
T^jV

£(r/ov

^ie'J^ï-

9"j*f/;v5

^t£ xai xaO' éTEpav

(xay_r,v etiXêO'^

Iv

^ Kxîinp "wv

au(xirXoxy;ç Y£V0|X£vrjÇ

,

àcToçopov cptuyovTa Xc'Y£Tai xarac/wv Ix Toû aù/_£vo;, ava'jTp£vj/ai

xai eÎttcÏv «'EvTauOa

LUI. TouTOi;

f^

ToTç TupoTEgr'txaaiv

xpiO^vai* xa xoraXtrwv yojpiç

[Aoc/Y)

'Idêav,

eputxa

5i*

6p{jL7iT7^piov

n'ayant rien à faire

de

et jouait
assis à

,

irspi tcoXiv

Sxiiçuov

'opaviov, xwpiç ^è

[XcV

wç

0à'|ov*,

etr,

xai xaTa^uyin. IIovouaÉvw

Tca^tv
6*

èitl T*p»

aùrw

îrep':

s'amusaient à regarder un Africain qui dansait

la Hûte à ravir;

Tadmircr

que, charmés de son talent,

et avaient laissé les

ennemis fondent sur eux,

les

i'trr,^)rt

SXîyou (rrpaTOTTEOEuovxaç, aOxoç £T£iyi^£v unÈp Xt{xr/,ç

xw crpaTOTceow,

(xayriv

coup

tjiEVTOi

£tcr:v oi ttoXeu-ioi. »

mettent les autres en fuite

et les

étaient

ils

chevaux à leurs valets, tout à

les

enveloppent, tuent les uns,

poursuivent jusqu'à leur camp, où ik

entrent pélc-mêle avec eux. Si César et Pollion n'élaicnt sortis des

retranchemcnls pour courir à leur secours et
guerre était

fuite, la

les arrêter

dans leur

ce jour-là terminée. Dans une seconde ren-

contre, où les ennemis eurent encore l'avantage. César, voyant l'enseigne qui portait l'aigle prendre la fuite, court à
et le force
«

nemi.

de

faire volte-face

en

lui

disant

:

lui

,

le saisit

au cou

« C'est là qu'est l'en-

»

LUI. Ces succès enûcrent tellement Scipion qu'il résolut de risquer
une bataille, et que, laissant d'un côté Afranius de l'autre Juba,
,

qui campaient séparément à

peu de distance de

lui

, il

plaça son

camp

au-dessus d'un lac près de la ville de Thacsus, et le fortiûa pour servir
d'arsfiiial

et

de retraite à ses troupes.

Il était

occupé de ce

travail

.-
VIE DE CESAR.
ajant

191

<Iu loisir

(car un humiiic L}bicQ se trouva

(àviîp -/ùp A('6d5 iTrJx^v
litt^ïcxvO/ievoç auTOTç tp-^rinj

montrant à eux une danse

xal a/xa fiavxMÏSi't

elen-iiiéi«e-leinpsjouanl-tle-la-Uûle

àÇt'wî flaw/xaroî*

il'unc-inanicrc-digno
et

d' admira lion

eux charmés étaient

:

assis

ayant confié les chevaux

aux valcls),
[or] les

ennemis tout-à-coup

étant accourus fondent-sur eux

,

cl tuent les uns là,
iMvti'siTti'jo-Ai tlitb arpxrittiQov

et se précipilùreat

ToTi IXuwo/jiivotç

avec

Sk

âax

le

camp

poursuivis

à-toules-jaiiibcs.

•:xporpo-niÔT,y.
lui

dans

les autres qui claient

Hxïaxp avTbi,

César lui-même

Et

Si îixijupi lIoiAi'wv 'Aii-noç

si

et

avec Ccsar Pollion Asinius

portant secours à e»x

du retraBchemenl

Ix ToO y^ipxxoç
/xii

la/^oj

TÀv

^M-/-rii

n'avaient arrcié la fuite,

,

guerre aurait éic achevée.

à Tîdiî/xoî ûiJTrérr^xxTO v.v»

la

'EdTt 5à txt xxl

Mais

xarà irépxv ixx-/yi)i

<lans

est que aussi
un autre combat
ennemis eurcnl-ravanlage,
il

(A no}.ijJ-i.oi £:t/£Oyi/.T/;ffav,

les

ffU/x:tiox>îç -/ivo/j-ivr,^

une mêlée ayant eu-lieu,

h

f

dans laquelle César est

rfîLaïffxp >£y£Tat

dit

K«T5co^wv £x Toû aù/£>o;

ayant retenu par le cou

TÔ» àrro^dpov ^tr/oiTx

le porte-aigle qui fuyait,

aoxffT^îfai xxl «ÎTtetv

,

*

/'avoir fait-reluurocr et avoir dit

xptO-^vat /za;(vj*

Là sont les ennemis. >
LIU. Cependant Scipion
fut animé par ces avantages-ci
à décider l'affaire par un combat

MC( xsraJlccùv

et

«

EvTaûOi

LUI.
£:r>{p9yj

t(7iv oi :roÀ£;titot. »

SxtTTtWV ^UÎVTOt

TOJTStî tsF^ tî^Otî^ /;;/:<

;(&»/5iç ;ji£v

ic«pt

TT.'3>:TOTt£5{j)

iiôiiv6yf«v,

:

ayant laissé

séparément d'une part Afraaius
séparément de l'aulre Juba,

'A^px>»{OV,

ffrpaTOîTîcs Jovraç 5tà oir/ov

Icuaa TÛ

:

«

,

,

qui campaient à une petite distance,

lui-même fit-bàlir au-dessus d'un lac
un rempart poar son camp
prés de la ville île Thnpsus,
afin qtte ua arsenal et un reAige
,

^A.

KAisAPoi moi.

192
TauTa

uXtoSeiç tottouç xa Tcpo^CoXiç d^f-parrvjç i//yv-

Kaïaap

,

à}xrj/^avw Tcx/ei SieXOwv, tou; (xèv IxuxXouto, toîç cl rsoa-

•rac;

é^aXe xaxi
xai

t9î

(TTd[Aa.

f)U(i.Y)

ffTpaTOTTEôov,

Tps'J/auLEvoç Si toutouç, ^/p^ifo

tu/^ç-

Tïi;

xaipr,

to 'Avpaviou

|X£V -îîpei

auToÊoal Si, çpeuyovTOç 'Io6a, oiETropOei to tôt^

No[xaooiV '^aÉpaç Sa
IvxpaTrjç

^ç aùtoêoEi

o-^*

tw

Y-Y<^^***'î»

(xiaç

^'^^

(/.ixptj)

TrôVTaxKjjxupiouf;

xwç, oùSè TTEvn^xovTa twv
TYJç [xajç^yjç IxsivrjÇ

(xepei

xwv

îoioiv àTTE'êaXtV.

àvaYYsXXouciv

*

ot S'

c-rpaToréSojv

Tpiwv

ttoXcUUijv àvr,pY,-

Oî

(xÈv

TajTa

oo cpaaiv auTOv

ttev.

tw

ev

epYO) YEVE'aOai, cuvTarrovxoç Se rJjv arpaxiàv xa Siaxocruouvxoç
5<J^aaOai xb cuvyiOeç vo(7y)u.a* tov S' EoOùç aidôoiAEvov
irpiv

IxTapàxTEcOai xa xaTaXajxêavEoOai TravTatTraatv ôirb xou

TTCtôouç

Ywv

àp/oa£vou,

T^v ataOriaiv,

xojJLiGÔîivai

,

r^ST)

aeiojxevov eÎç riva

xal SiaY^Y^^^

^"^

^^royioL.

twv

TrXrjaiov tzCz-

Twv

lï tte^euvotwv

lorsque César, traversant avec une incroyable rapidité un pays rca-

récageux et coupé de
en queue

,

défilés

tombe sur

,

camp

,

prend

de sa fortune ,

il

uns

les

De

attaque les autres de front et les met tous en fuite.

saisissant l'occasion et profitant
le

ses soldats

prend tout d'un

là

trait

d'Afranius, enlève et pille celui des Numides, d'où Juba

s'était retiré.

Ainsi, dans la moindre partie d'un seul jour,

il

s'em-

pare de trois camps et lue cinquante mille ennemis, sans avoir perdu
cinquante des siens. Voilà le récit que quelques historiens font de
cette bataille; d'autres prétendent
l'action

;

il

moment où

qu'au

nait ses ordres

,

il

fut pris

il

était déjà

fut

en

sentit les

du tremblement

,

,

maladie à laquelle

premières atteintes,

avant que la maladie

tièrement ôté l'usage de ses sens et de ses forces

dans une des tours voisines

,

pas présent à

rangeait son armée en bataille et don-

d'un accès d'épilepsie

était sujet; que, lorsqu'il
saisi

que César ne

où

il

,

il

et qu'il

lui eût

se

fit

en-

porter

attendit en repos la fin de l'accès.

D'un grand nombre d'hommes consulaires

et prétoriens qui

échap-
,

,

,

,

,

,

,

,

VIE DR CESAR.

193

fussent à tous pour le combat.
AÙtîJ ôi TTOvûu/xiyw nsfil ruûrx

Mais

s'occupant de ces choses,

lui

César ayant tratcrsc
arec une vitesse inexplicable
des lieux couverls-de-bois
xcili/^ojrxç-npQ'sèoXàixfpidTO'Ji,

et qui avaient des

enveloppa

xari

npoaitix).e ci rot»

Tptpifis'joi Si toûtou^

crôu-x.

et fondit sur les autres

iypfiro r(ô x%ip(â

ÛTtà

Tix,*li

TÔ (TTpoiTÔmoov Afpz'jioJ

auToêoîl ôè

,

ftiypii ci /xipet

pnûç

l'élan

il

devenu
de

ffrparoTTeôciJV

et

à.-jr,pr,AÙ)i

nevTaxiTuupi'ouç tûv wo/î/xtwv

trois

niaîire

camps

ayant tué
pcrtlil-pas-méme cinquante

lie

àv».yyiy.}.o)9i

raOra

Les uns rapportent ces choses
sur ce combat-là

fX9u aùrôv

où yfjhOxt iv 7'Z

TÔ 5è

:

des siens jiropres.

iàiu-j.

ol ^é

Juba fuyant,

cinquante-mille dos ennemis,
il

01 fih

,

dos Nuniidos

en une petite partie d'un seul jour

et

rjfiipy.^

prit d'un-trait

il

d'Afranius,

pilla celui

rpiùv

Tûv

la ft)rtuno

d'un-trait aussi

'

yevàfjisvoi iy/.pxTva

xxl

de

à laquelle

camp

le

Idêa yîûyovTO.;

^UftépOa rb tûv Noz/âouv

de

grâce

aùroêoîl

//èv

>fç >T^£i

de front.

usa de l'occasion



et

pûurj tVJî

débouchés caché*,

uns,

Ft ayant niis-en-fuite ceux-ci

,

xal

ryj

les

:

les autres disent lui

n'avoir pas été dans l'action

ip'/tti

mais

vàyrifjLX u'j-jTiOtç

la

,

maladie habituelle

â^xaOxi juvrâTTOVTOî

avoir saisi lui qui rangeait

xal ûtaxo7/ioOvTOî Trjv vrpxTixv

et qui

t6v ôè atTOo'uîvov

et lui s'e/i étant

«ùôùî àpy^oixhoM
tc^tv

aussitôt clic

,

T<v a'70r,7u l/.rxpxTTizOxi

AxlxxrxXx aZi-j ivO XI -tzx'jTXTvxju
ÛTtô

ToO

r,Sr}

fffio/iîvov y.Qfii'sOrt'JXi

«'ç

tÔ-TiiIo'*

:

aperçu

Commençant,

avant sa sensibilité être troublée
et être saisie lout-à-fait
p.^r te

TiâOo'j;

Ttva Twv 7rup7«v

ordonnait son armée

mal

déjà agile s'être fait-porter
,

dans une des tours près

,

xal ûixyxyiXv iv r)TOylx.

et être resté

T&V

Mais des liommes consulaire

ÔC icvCpÛV ÛTTXTlXbiv

en repos.

xal vrpxrriyi/.ûiv

et prétoriens

Ittfsv/oroiv tK Tr,i P^iy.Vi

Qui avaient

ViK DK César.

fui

du combat
i:i
KAIlAI'Ui

194

lilOI.

ivopôiv

T/jÇ (xa//)<; 'jTTOTi/^v y.ai (TTpaTrjYiytwv

ix

Kaî^ap

ôieoOctpav àXi'7XO;x£voi, axt/yohc, lï

LIV.

KotTOiva

XaCeîv

cl

i^wvxa

«2^:00;

y.iy

o'i

£/.t;ivcV âXôvTaç.

^iaoti|jlouu.£vc;

£3iai»ct

,

Y«p TrapacpuXaTTwv t-/)v 7r'0vtv,où |XtTw*/t
wç lauxov ô avf,p 5tepY^'7'-~'3, ^^oç

Trpbç 'lTuxr,v** £X£ivr,v

Tou àyâivoç. rioôôaevoi; 0'
ûrj/Osiç,

'^v

|jLcV

cpOovw
aaç.

>;

0',

o>

a5r,Xov. VAtzi

TOU OotvaTO'j* xai y^p eu

<70i

'0

é'^'

oùv

(Ji.£v

Karoj/,

12

«f

<70>Tr,pij; iY^&^'f-

u.01 iTÎî;

xauTa ypa^Eiç

(/.etcc

ovv

-5'

auTOw irpôç Kànova

utt'

T£0v£c5Ta XoYOÇ ou ooxeï Trpaoiç eyovToç oùo' £Ùcia/t).axT(uç ov,jxEÎov îivai. Ilcoi;

yip àv e'^ciaaro Cwvtoç,

ôpY/jV ToaauTTjV

Trj oè irpoç

{;.jp(ous

;

KixÉpwva xai BpoÛTOv auToû xal

oXXouç 7C0V TTcTroXîay/.a^ojv £7ri£ix£ia T£/.jxaipovTai

TûV Xti^o^ £x£ivov oùx il

TUVTETayôai otà

Xoyw

to)

eux-mêmes, et César en
LIV.

Gomme

mSiTciia

cette ville

promptement vers Utique
ne

,

qu'il s'était

prisonniers

faits

mourir

fit

s'était

pas trouvé à

donné lui-même

la

Galon

:

mort,

en donna

la

«t

m'as envié

la

nouvelle

de

gloire

le

,

chargé de

dunner

,

la

il

dit

l'eût

vie! »

temps
il

,

tant

de

fiel

et

lui

et que,

s'il

ton

,

,

lui

fait

,

? Il

est vrai

adouci a sou
s'i'.

mort depuis long-

,

que

clémence dont

la

conjecturer qu'il aurait aussi pardonné à Gatraité

contre lui, ce fut moins par un

sentiment de haine que par une rivalité politique

nom de

puisque lu

Drutus et mille autres qui avaient porté les

composa ce

suivante. Gicéron avait

,

traité qu'il écrivit

homme

qui versait sur Galon

d'amertume

usa envers Gicéron

armes contre

,

Le

pardonner. L'eût-il épargné vivant,

et qui fût disposé à lui

eu en sa puissance

défense de

seulement, quand on

j'envie ta mort

contre Galon, après sa mort, n'est pas d'un

égard

la

Gésar apprit en chemin

cl laissa voir toute la peine qu'il

Galon

o

:

uns se tnèrcnt

les

,

X^oç

de prendre Caton vivant,

la bataille.

en ressentait; on ignore par quel motif;
lui

ly^'-^^H-'^

j)lusicurs.

avait le plus i^rand désir

il

KixÉpwv

aiTiav. "EYpotj/E

Oe^aevoç KotTcava* xai 7ro)^vOÎç ô

purent au carnage et qui furent

xa*.

i/XoL ^iXoTi'xîa ttoXitixt.

'Irzs./^iiî'xq,

TOia'jTr,v

Kavwvoç, ovoi^s

il

dvaiVjy.rov ex/Ea;

eÎç

composé

l'éloge de

ce célèbre Romain à cet ouvrage

,

Galon
qui

il

:

,

le

et

, sorti

fit

à l'occasioa

donné
de

la

même

le

plume du
,

,

,

,

VIE DE CESAR.
les

195

uns clanl

[>ri*

id luciciji cuv-imîines,

ILxlvxp Sk c/reive TJyvoiti

César en fil-pcrir plusieurs

cl

qui nvaient élé pris.

LIV.

LIV.

'^tXoTi/JLo'jy.vjoi ô«

tTTtfUOS Ttpoî

'It'j/.>;v

M;jis débiraul-vi veillent

prcmlrc Galon vivant,

ixêîïv RxTbtys ÇiivTa
•

se hâta vers L'tiquc

il

:

car Cucon gardant
ixiivri'i T^^v

wéiiv

celle ville-là,

ou fiirhyt toO à/àivoî.

wç

IluOouîvoi 5i

àv^^

à

ixurbvy

Siep-/itjixi79

n'avait pas-pi is-part au combat.

Or ayant appris que cet hoiiinie
«'était lue
il

lui-niémc,

était visible étant alliigé,

mais pourquoi
EiTTi 5è oyy
|jOovâi ffot

xal

*

« "Q.

Kârcov

ToD OavscTou

*

-/'xp ffù irf06ir,z'li fioi

o'v )d70ç

yuièv

ypuftlç
it^ôç

ou

fxtràc.

dit

donc

raÛTSt wîrt aùrow

KLârwva TcOvséJTa

Sû/.el «tvat a>;//£(ov

n

:

en

[laine,

at

chose

inecr-

Galon

j'envie à loi la niorl

:

envié à moi

ellol lu as

Ccrtaineinonl le traité
écrit après cela par lui

contre Galon mort

ne semble pas être
d'un

oùc£ ejûiaX^.xxTUâ.

la |»reuve

homme élanl (/nj)Oit*douceineiU

ni paci(i(]uemenl.

Car comment
ÇÔivTOî

la

le salul.

TJJs yuTr,pixi;.

O

II

,

eùl-il

épargné

lui vivant,

I

2x;(éa$ totxÛtjjv èpyr,'f

ayant versé tant de coKtc

tU

sur lui privé-de-scnliment?

àv::(îO/)TOy

;

Ti^ ôi «Titft/cta

aùroj

u^èj Ktxtpwvx xxl B^0JT3v

Mais par

la

clémence de

lui

envers Cicéron et Drulus

/al fivpio^i a)/ouç

et dix-mille autres

TÙV

de ceux

7t£7ro)5/i>;xdTwv

rtxfiv.lpo'iTxi xal è/îTvov /dyov

à/>à

yiioTt/i/ac îtoÀircx^

lui

ayant fait-la-guerro

on conjecture ce traité-là aussi
avoir élé composé non par haine
mais par

rivalité politique

ûtà TOta-JnTv airtacv.

à cause d'un

Kcxicwv ty^al/cv

Cicéron avait écrit

ly/.J)fHOy

&t/ACVOÇ

Rirwvoî,

KÂTAiva

tel motif.

un éloge de (^alon

,

aynnl mis Galon

pour

titre

à l'ouvrage

i
KAIÏAPOI BIOÎ.

lOG

xaXXiffTYjV

Tr,v

Tout'

uttoOeciv.

TTETroiriixEVOf;

xaTYjyopiav aOxou voaiJ^ovTa xbv tou têOvTjXOTo:;
vov. "Eyp^'j'sv ouv TToXXa; Tivotç

Yaywv
eyei

ci' ai»Tov

£7r«i-

KaTo>vo(; aÎTia; cjva-

xô oà [iiêXiov 'Avxixaxojv ertY£Ypa~Tai. Kai arouôcraxà;

*

xwv Xo'ywv

IxotxEpoç

LV. 'AXXà yàp
xov

xax^ toô

Kawapa,

y,via

ÔTrsp

jjièv

KotTCrtva* TroXXo-Ji;.

coç £7ravy)X0cV eîç 'IV)ar,v aTio At^-jr,;,

x/jÇ

vtxr,(;

xocauxTjV x£/£ipo)ix£vO(;

xov £Îç xo

Kaicapa xal

oiot

Trpô; xov

£(jt.£YaXT,Y0pr,(7£

or,;jLov,

wç

irapi^Ei xaO* Exa^xov Eviau-

•/o')pav, Ôc/;

£ixoTi jjL'jpiaoaç 'Axxixwv (xeoi-

(X£v

S-rjULO-îiov ci'xou

rptô-

(AVWVjIXaîou ci Xixpwv (xupiaoaçxpiotxociaç. 'E7:£ixa Opiàaêoui;
FIovxixov, xbv Ai^'jxôv, o-jx

xôv

ArruTTT'.axov,

'^^^

xaxv^Y°^Y^>

aTTo SxiTricovoç, àXX* aTrb 'lo^a or/j£v xoy jîastXt'oj;*.

'ïoêaç

uîbç

,

wv Ixeivou,

aaxapit»)xaxrjV àXoùç aXcoaiv, Ix

iQyôr,

,

plus

grand orateur de

A

comme

"-

il

on peut

regarda

homme

dont

tula

entiissa

papSapou xcà Nouaco;

et écrit sur

un

si

beau sujet,

était;

recherché. César en eut du chagrin

j

censure indirecte de sa personne l'éloge d'un

composa donc un

beaucoup de charges contre

deux ouvrages de

LV. Dès que César

écrit

lui, et qu'il inti-

zélés partisans.

de retour de son expédition d'Afrique,

fut

une harangue au peuple, où

its plus

magnifiques;

conquête étaient

si

il

dit

étendus, que

livres d'huile.

W

triompha

seconde pour

le

Pont,

nier triomphe
roi

Juba

suivit le char

heureuse.

:

,

pays dont

les
le

il

venait de faire la

peuple romain en

trois fois

la

et

,

première pour l'Egypte,

nommé

et ce fut

Numide

il

tirerait tous les

trois raillions

de
la

pour l'Afrique. Dans ce der-

de ce prince, qui

du triomphateur,

Né barbare

:

et la troisième

Scipion n'était pus
le fils

il

parla de sa victoire dans les termes

il

que

ans deux cent mille médimnes attiques de blé et

du

raû-

Anti-Caton. Les noms de Caton et de César font encore aujour-

d'hui à ces

lit

fort

,

Iv xto OpiaaCoj

,

avait occasionné la mort. 11

il

il

Rome,

le croire

comme une

dans lequel

/

xoatori vv^ttioç

Tote xa

;

il

était

n'y était question que

encore dans l'enfance,

pour

lui la captivité la plus

dut à son malheur de devenir
,

,

,

,

,

VIE DE CESAR.
xal h y6-/oi

ôtà

riv

et cet

cntoJor,i

197

ouvrage

était

en vcgue

beaucoup de

no/^.oïî

auprès

A( tuhit

coinnie c'est naturel

île

(jens

ayant été coinpt)sé

««jtoi/j^ivoç

ûuo Tou oftvoTiTou Tûv

f>r}z6pu-j

par

le

plus élo(juent «les orateurs

sur le plus beau sujet.

ToOto

rivix K-xhupsc.

Cela chaj;rinait César,

,

vo/itÇovra tôv (Tcatvov

qui regardait l'éloge

ToO T«0v>jxdTO» Otà aùxôv

de celui mort à cause de

xaT»3yo/3^av

comme une

auTOÛ.

lui

accusation

«•outre lui-niénie.
11 écrivit donc ayant rassemblé
beaucoup de griefs
contre Calon

auvayaywv

Eypa(|/fv o'v

Tivxi atTi'aç

7to)t).âî

xarà ToO Kârwvoî

*

:

elle livre

rà Si ^i&ÀÏo-j

Anti-Calon.

itiiylypxnTai AvTtxaTwv.

fut intitulé

Kai ixirtpoç

El chacun des dtax ouvrages

C}(C(

rôiy ).d/uv

a de zélés-partisans

vTCOuoavràc

ôià KLai'ffapa xal

LV.

A).^x

à cause de César et de Calon.

Rarwya.

yùp wç

LV. CejK'ndaiil dès qu'il fut revenu

è;t3cv;;5'0-''

de Libye à
îrpôJTov

npàçroj

^îv iutyxXY)y6py]7S
Or,tj.OJ

ûizïp T/ïî

«)$x(xe(p<^/Aivo{

fjjip%''i

Vl'/zj^

d'abord
,

TOTaÛT/jv

il

Home

parla-uiagniliquemenl

[grand,
au peuple sur sa victoire
soumis un pays si
comme ayant
,

par chaque année

éffyjTTc^^p^ÇîtxxTà êxaffTOvîvtxuTov

qu'il fournira

<(( TO Or,fX07tOV

à la réi)ubli(jue

cfxoffi

fi'tv

d'une part vingt myriades
de méilimiies alliqucs de blé,

fiMpiiSxç

/ItSla'^WJ ÀTTtXdiv alTOM

,

TpiOC.X.QliXi Û( fJLXipiÛOXi

et

Xirpôiv iXxioM.

de l'aulre Irois-cenls myriades

de

EittiTX K.XTr^yxyi OpixuZo^i

,

livres d'huile.

Ensuite

il

conduisit des triomphes

d'-Égyple, l'autre du-Ponl

t6v AtyuTTTtaxôv, tov IIov7t/.èv,

l'un

TÔV Atêyxèv, oùx ànà ^xtTti'wvo^,

l'autre

iXXxSr.OcjocTibToû^xdû.éui l6Zx.

mais certes sur

Ton

Alors aussi Juba

xal 'ibêa^

Stv ulôî

,

èxî^vou,

xo/iiS^ vïJTTioî,
wa/5>jx0>) iv

Tû Qptâfi&u

de-Libye

qui était

lils

non sur Scipion

,

le roi

Juba.

,

de celui-là,

tout-à-fail enfant,
fut

mené dans

à^ow»

par

triomphe

,

ayant été pris

aXtodiv jxaxapta)TfllT>jy,

le

la

prise la plus heureuse

>

,

,
,

KhiiAVoi moi,

198

<peu(7i.

T"

Meti

5e tou; OpiaaCooç crpaTuotai; xe uLEyâ/a; o«*oft^;

^5fôou, xal tàv
•xiv

Iv

cy,jj.ov

àv£).a]xCav£v éaTiajeai xai Oiai;- liuiaoLÇ,

5ta(xop{otç xoti

oit/iXîoiç TpixX^voiç 6{Xo^

TJaravrat;,

ôeaç Sa xa txovoaa/o>v xai vau(xa/ojv àvopûW Trapaoyùv i^i xr

Mst^

^uyarpl 'IouX(a raXai TECvEtoTY).
àvT

-*

Tiixy)<ieojv,

T

£;Y)TaaOr,aav
'aTTEipYocffaxo

TrpoTspwv

-rtoi

otl

xal xpia/.ovTa

C'jeTv

-rc£VT£xaiO£xa.

Traf^ai

oÏ t^ç O/a; •^v^'j'jJ.voh

T'/jXixaurr.v

<rua^opav xal tocoutov a7ravaXw7£ tou

pos' e^io Xoyou tiÔ£|ji.£voi;

jrjptaoojv

xà xaxaT/ovxTt

X7;v

(rziaic

r,

g/jUlo-j

jx£-

aXXr,v 'IxaÂtav

àxuyiQaaxa xal xà; Irapy ixç.

LVI. SuvxeXegOevxojv

5e xouxoiv, uiraxoç a7ro5£iyO£ç xo x£-

xapxov, £iç 'Iêr,ptav IrrpaxEuaEV

ItcI

xoùç nou7rr,tou Traîoa;,

un des plus savants historiens grecs. Après ses triomphes, César
de grandes largesses à ses soldais
tacles à tout le
trois lits

peuple

chacune.

Il

donna des

festins et de»

représenter en l'honneur de sa

morte depuis longtemps, des combats de gladiateurs
chies.

Quand

et

tous ces spectacles furent terminés, on

brement du peuple,

et,

qu'avait donnés le dernier

au lieu de

trois

dénombrement,

fille

tant elle

dont elle avait affligé le reste

de

,

fit

le

dénom-

cent vingt mille citoyosis
il

ne s'en trouva que ceol

fois

,

partit

l'Italie et toutes les

sur-le-champ pour

Rome1

sans compter tous les fléaux

LVI. Après ce dénombrement, César,
trième

Julie

des nauma-

cinquante mille, tant la guerre civile avait été meurtrière pour
avait moissonné de citoyens

spec-

vingt-deux mille tables de

qu'il traita sur

,

fit

et

fit

nommé

aller

provinces

l

consul pour la qua-

en Espagne faire

la

guerre
,

,

,

,

,

,

,

VIF DE CESAR
a«

ftvitOoti

ix

^xptipcv xal No/xâûO(

ivo^piOixiOi ToTi

199

poirif d'être

de barbare

Tuyy^«yîj7t

devenu

Numide

et

complé parmi

les hislorient

lo9 plus iiistriiiis

Mirà

«près

Biais

ii t9v>< Opiâ/bt€ou(

les

(irecs.

<l»'s

triomphes

èj^ôou TC 77pa.Ti(t»rxti

César cl donna aux soldai*

/Ajyâiaç ortiptùç,

de grands présenls
et gagna le peuple

xsfl &vt>9t/uiSzyi

t6v

îi^/iov

i(rrt«T«ït xxl dioet;*

par dos

ivTCxaa;

d'une pari ayant Irailc

/xtv

fostins

<'t

d(»8

spectacles

tous les citoyens ensemble

sur vingt-niilli;
xai 019;((/(0C{ T,oixA^»etç

et d'îuv-inille laliles-à-lrois-lila

de l'autre ayant dunné des spcctacloi
i.vSp6J-J /3tl

d'hommes

/xovo/xâ;fwv

et

de gladi.itours

xxl 'jccvixiy^wj

et <1g C(»ii)b.'iltanls-s(ir-r<"au

ivl rii 0)'/XTpï 'loui^ac

à l'occasion de sa

Julie

lille

morte dejmis longtemps.

MîTà

Oî

El npri'S les spectacles

ràî 0/aî

Tcui{7toiV ycvo/xévuv

un dénombrement ayant eu-lieu

àvTt

à

TÛvr|OtâxovT«xal oucTv

fiDpiûo'j

•

la p.lacc

dee trenle-deux myriades

i

ant«^rieures,

itporép<ii'j

tttvrtx^icc/.x al

nzsat

«]uinze en-t<Hit

furent recensées.

TKjXtxaCiTïjv

La dissension produisit
si grand malheur

un

TuajJopàv

XX l àrtavx/b)?!

et

T090^TOJ IJÀpOi TOW

C>î//OU

*

(Consuma

une

si

grande partie du peuple

niiisi est-il

«Çw Jdyou

hors de compte

rà àrux'!/**'^^ xaTaa;(dv7a

les

malheurs

U' rretc

xal ràç ircxp-z^ix^,

LVI. Toûtwv

oè

rt

de

(|ui

remplirent

l'Italie

les provinces.

L'I.

Mais ces choses

étant accomplies

nommé

a.noocrj(^Oiii u:raTO;

César

rb rira^TOv

pour

IsrpxTturs-j «tç 'iSrjofjtv

fit-une-epéililion en

la

consul

quatrième /oi5,

contre les

:

pour ceux qui mettent

fils

Espagne

de PoinpOe,
200

KAI2APOI DIOÏ.

v^ouç (X£v ^vTaç

(-:i,

tw

Oau(xaaT?)v ot

rXr,Oei CTpaxiiv (n/vciXo

j^(jTaç*,xal ToXjxav (X7:ooeixvu(jl£vouç à;io/p»£o>v Trpôç y^Ytitoviiv,

watE x{v5uvov TÔ Katffapi

Moûvoav

(xa^r) Trepl 7cô).iv cuv^arr)

ôpwv Tobç éauTOu xa

TrepiarTYiaai tÔv

ev

f,

Kaîcap £y.OXiÇoa£Vou<

dvTeyovTaç, iSoa

xaxûjt;

xa Twv xàçecav SiaOî'wv,

',

^oyaTOv. 'H ci {xr^aX?)

aîooovrai, XaCoviaç aCrràv

ei fxr,5£v

EY)retpiaai toîç TrofiSapioiç*. Mo'Xi; tï TrpoOuuia

EXEIVWV (X£V UTTEp

JXIOUÇ WCîaiJLEVOÇ,
S*

auTOu

^(^iXiou;

p.aj^r]V Trpoç

vixyjç,

vuv Se TrpwTov

Twv Aiovuaiuiv
Itci

eittev,

ptov SiTjXGe.

lopTYJ*, xa9'

Twv

wç

TCEp't ^>'/r^^.

TOV 7roXE[xov eçeXGeîv

-^v

ùik

•

T:o)0.r,

TpiGr(JLUpiOU!;

Toùç ttoXe-

GlE^OEipE, TWV

touç dptaTouç. 'Attiwv ce

octtojXecje

xoùç cpiXouç

xûjv ^7rXo)¥

otot

Tr,v

|X£TOt

ttoXXocxiç [xev àyo^vicaiTO Trepi

TaoTT,v

T^,v [xa/r,v Evixr^CE xr,

XÉ^ETai xa ncaTTr^ïoi; MaYvoç

jjLEffou

û£ ypovoç IviauTojv TEcaot-

Cc iroaTr/iiou iraioiov ô (liv VEWTEpoi; oiÉcp'jY-

Tou 3e TTpEaouTEpou

'

-JiaEpaç ôXi'yaç AeiSioç àvr'vEyxE tTjV

{jLsO'

fils de Pompée. Malgré leur jeunesse, ils avaient mis sur pied une
armée formidable par le nombre des soldais, et ils montraient une

aux

audace qui

les rendait

César dans

le plus

de Munda

ville

dignes du

grand danger.

une grande

,

commandement;

bataille

aussi mirent-ils

livrèrent, sous les

Ils

murs de

la

dans laquelle César voyant ses

troupes, vivement pressées, n'opposer aux ennemis qu'une faible
résistance, se jeta au fort de la mêlée en criant à ses suldats de le

eux-mêmes aux mains de ces enfants, s'ils n'avaient pas de
honte. Ce ne fut que par des efforts extraordinaires qu'il parvint à
livrer

repousser les ennemis;

hommes

leur tua plus de trente mille

il

perdit mille des siens, qui étaient les plus braves de l'armée.

rentrant dans son

camp après
,

la bataille

,

souvent combattu pour la victoire, mais

pour

la vie. Il

siaques, le
sorti

de

remporta celte victoire

même

Rome pour

pée se sauva de

jour que

aux pieds de César

,

la tète

dit à ses

amis

qu'il avait

de combattre

jour de la fêle des Diony-

Pompée, quatre ans auparavant,

celle guerre civile.

la bataille

le

il

qu'il venait

et

de

Le plus jeune des

peu de jours après Didius
l'aîné.

Ce

et

En

fut la

fils

était

de Pom-

vint mettre

dernière guerre de
,

,

,

VIK DE CESAU.
ovraç

/xèv «t( vioxjç

olaienl il-çsl-vrai encore jeunes,

(jui

,

201

mais qui avaient rasscinlilé une armée

TÛ

fiau/xajTi^v

7r).>{0ei

étonnante par

,

le

nombre

,

et qui montraient

xaî àTro^eixvu/xivouî

une audace remarquable

pour

le

commandement,

au point d'avoir suscité à César
Tûv Cff;(aTOv

un extrême

y.i-/6jvQ-j.

péril.

Or la grande
cv-jiiTrj Tttpl :td/tv

bataille

se livra près de la ville de

Moiivôav,

Toùj ixuToO (xO).(Couévou{

les

gens de

lui

cria en courant

^(aOé'jjy

^(à T&v 5:riwv x«l tûv TctÇîuv
tl

aiSoùvrxi

/lYjSivj

,

à travers les armes et les rangs,
s'ils

n'ont-honle de rien

iaêdvTXi aùrèv

eux ayant

i'/y^tipiaxi roXi nex.iSxpioii.

de

Qax/j.tyoi oè toù^ 7to/c/iiou$
/uui}l(c

-npoOMulctt

-TTo)i).y}

iUfQtipt

tùv «Ûtoû

oè

,

saisi lui

le livrer à

ces faibles-enfants.

Et ayant repoussé

les

ennemis

avec-peine par beaucoup d'ardeur,
d'une part

fxkv

ÙTttp rptu/xvpioiJi ixtivwv,
ijroi/efffi

pressés

mal

et résistant

l€da

Munda,

César V(»yant

«lans laquelle bataille

il

tua

au-delà de trente-mille de ceux-là,

de l'autre

il

perdit de ceux de lui

mille les plus braves.
A:rtwv oè /xerà t^v
«iTTj 7r/50î

û; TTO^Aâxc;
èywvtïaiTO
ifCv

{i-i-/Yi'f

T0Ù5 y^Aouç

il

>^v

xat

il

avait

combattu pour
la

combat

Aiovuatcjv,

Do/xTrTÎt'o;

Mxyvo;

la victoire,

première /ow

pour
TaÛTïjv t^v it-iy^t

T*} loprr TÔiv

xarà

le

amis,

mais maintenant

itipl ^vyjjç,
fj.iv

dit à ses

que souvent certes

/Jicv

tti/sI y6(>](,

ôè "npùTQy

'EvUri^t

Et s'en-allant après

la vie.

Or

vainquit dans ce

il

combat

à la fête des Dionysiaques

dans laquelle aussi Pompée

,

le

Grand

est dit être parti
iirl

TÔV TZÔJtflOV

'

pour

la

guerre

:

Six fiiaoM o( âi);>6c

mais dans

jfpdvo> T£(iïâ|îwv èviauTÛv.

UD temps de quatre ans.
Or des fils de Pompée

Tûv

6è nat'ûwv DouTt/ifou

i fiiv ve'JirtpOi oii^uyc

Atfîio;

S't

{Jiiri iXi-/xi T,(i.épa;

le plus

l'intervalle s'écoula

jeune il-est-vrai échappa

luais Didius après

pou de jour*

,
KAIÏAPOZ ni02.

202

xesaXi^v. TouTOv tc/a-rov
(Jtt'

aÙTOu xaTayôelç

Ou Y^P

ffev.

Kaï^ap

^TToX^jxy^Te tov r'T/.t'xov 5

Opiotjxêoi;, ux;

(xX)>ofuXou(;

où^sv

a).)j), 'Po)fxaioi*; Tjvîa-

oùo^

-^lYSi^-ovaç,

^

papÇdtpou; paTtÀzIç

xaTYiYwviafxévov, àvûpbç Zï 'Pojfxafow xparfcrrou, Tu/aïc xcypir)àvyjpy,X'^Ta raî;

fxlvou, TcaïSaç xa y^voç ap5y,v

cufi^opaîç où xaXtôç £1/êv, ay<xXk6us>to^

iTTiTrofjLTCEueiv

wv

Toiç,
|/.et'

(xta

YpciuLixaTa Sr,u.ocria Triu-^/avTa Trept

àXX' aTTWGafXEVov alcyuvTj

LVII. Ou

TrarpCîoç
iiiX

xow-

xai upoç Oeouç x4 Trpoç àvOpwrouç àiroAOYta to

avayxrjÇ 7C£rpa/0ai' xai Taûta rpoTepov

Xe(/.o>v,

rî;;

tjLr,v

v(xr,<;

t-J^v

ptr^T*

axo twv

aYY£Àov

[xrjr£

latpuXiojv to-

Soçocv.

dX)vi xa Trpoç Tr,v tu/TjV toû àvcpoç lY'^exÀi-

xoxeç^ xa os^EYlxsvot xbv yaXivôv, xai Toiv Ifx^uXiwv Tro)i}xwv
xai xaxwv àvauvo-^v fiY^^H-^^o^

"^^i^

jxovapyiav, SixTaTojpa uiv

César, et le triomphe qui la suivit affligea plus les Romains que tout

ce qu'il avait pu faire précédemment; c'était, non pour ses victoires
sur des généraux étrangers ou sur des rois barbares qu'il triomphait,

mais pour avoir détruit et éteint

la

race du plus grand

homme

que

Rome

eût produit, et qui avait été la victime des caprices de la for-

tune.

On ne

patrie

,

et

lui

pardonnait pas de triompher

de se gloriGer d'un succès que

excuser et devant
jusqu'alors

il

les

guerres civiles;

il

des malheurs de sa

la nécessité seule pouvait

dieux et devant les

n'avait jamais ni

au sénat pour annoncer

ainsi

hommes,

envoyé de courriers,

les victoires qu'il avait

avait toujours

d'autant que

ni écrit

de

lettres

remportées dans

paru rejeter une gloire dont

il

les

était

honteux.
LYII. Cependant les Romains pliaient sous l'ascendant de sa fortune et se soumettaient au frein sans résistance
qu'ils

ne pourraient se relever de tous

les

maux

guerres civiles que sous l'autorité d'un seul

,

ils

:

persuadés

même

qu'avaient causés les
le

nommèrent

dicta-
,

VI K

,
,

,

203

DE CESAR.
rrifipoi la la léle

luiiiù.

<!('

Kaîvap

iTro/i/*>î<ie

(;iar

<

bôiBpi*fi^0irxTuy6îli'Jt.(0 xjt cj

mais

guerroya
guerre

ci'llt;

la

ou

cT;ff

Car

xa/âf

pas bien

ii'clail

il

celui n'ayant pas

xari']*/(ijv(7/xi>'0y

r,yiij.ijxç

elle

CDiimie auruiic autre chose.

OUOiv ;(ÀXo.

ât{

:

Romains

clinprina les

Oj yàp

iJornicre

triomphe mené après

le

à,"''

combattu

généraux élrani;ers,

ili's

barbares

ni <h*s rois

àv>;p);xd7a c< ipoviv

mais ayant exterminé cnlieremenl

Ttxlôa; xai yivo»

les eiilanls et la

«vcpoi

d'un

xpxTt'rrou 'Pw/*afwv,

race

homme

le [>lus

puissant des Romains,

qui avait éprouvé

rùxatS

clianees-tlc-la-forlunc

les

lrioni|)hcr

des malheurs de

la

patrie,

se faisant-gloire de ces choses,

ûv

/ui^a

àrco)o7^a

desfpiclles la seule apologie

dieux

et

devant

les

xa2 itpài ù.vQpÙTZOxj'i

et

devant

les

Tô irenpKxOxt /xarà àrtû/xrç'

est d'avoir été faites

/.at Ti/îo»

y.x'i

Oîoùç

raura

hommes
par nécessité

:

et cela

ïri/x^avTa npOTeaoj

lui qui w'avail

Orifioiicii

envoyé auparavant

publiquement

fj-OTi ûy/lJO-J

{J-r,-:s

^pj.ij-iJ.XTX

courrier

ni

ni lettres

sur une victoire

Tttpi vUr,i

de guerres

civiles

mais qui avait rejeté

àÀ/.à aîTW^â/xîvov

celle yluire par honle.

LVII. Où

/ii^v

LVli. Cependant

àJÙà

xxl îy/ïxiixdrsç

courbes

et

sous
<at Stcr/fxivoi rbv ;{a>tv6v

,

"tI r,-/o-jixi-JOt T/iv fxovxp'/iy./

la

,

le frein

cl

pensant

pouvoir-d'un-seul

tVreun

/z( xzxûv i^upuÎLtuy

et

,

homme

ayant reçu

.(.vairyor;v rôiv 7io}ii,uoiv

:7Téôc(Çay /xiv ayro»

r>rtune de cet

et

les

le

m oyen-de-respirer des guerres

des malheurs civils

.

Humains nommèrent

lui
KAliAPOS B102.

204
aÙTOv à7r£oei;av ûià

[iîou.

'i'o^TO r,v oaoAOYOUjxtvr,

Tjpawt;

|i.£v

TÔi avuTTtuOuvto ir^ç (xovotpy laç xô ûtxîCTdcTTa'jaTov rpo^/aCTOgy,;.

xiç

Tifxài; Si

TrpcoTai;

Kixipwvoç

àjxwayeTTojç àvOpoWivov

wv

cîç T-Jiv ^ouX-^jV Ypa'j'avTOç,

to (xeyeOoç, ^Tepoi TcpoTriOévre; Guep-

/jV

CoXà;, xa 5ia{xiXXo>u.£voi Trpoç àXXr'Xouç

,

l;eipYa'7avT0

TrpaoTaxoiç iTrayOT) xov dcvopa xai Xu7r/;pov '(isirshiK

OYXOv xat xr,v àxoTTiav xwv

•]/r,oi?^ou.£vo)v,

Oiç oooÈv

xcti toî<

oii xàv

.

otov-

y^xTC/V

xai (TuvaYWvtffacOai xwv xo)vax£'jovxoiv Kaiaapaxovç [xitoovtœç

,

^TTWÇ ^Xl TT^ElCXaÇ Xttx' auXOU 7rp0^a(T£lÇ £/0)(7l Xai (X£xà (X£Yl'7X0)V
£YxXrj{jLaxwv

£7ri/£ip£Ïv

Soxo)G"iv. 'EtteI xdt y'

aXXa,

xôiv lix^u-

X{(ov auxo) 7roX£u.ojv TTEoaç l<7yr,xoxtov, àv£YxXr,xov 7rap£Î/£' xa

xo Y£

'^'^ç

Bpouxw xa Kaaaiw,

a

Ka'i

viCj. C'était

rance de

la

àcpr,X£ 7ro)v).ou;

Y^p

7rpo(7£0r,x£v £<7xpar/,Y0^v

xwv

Yap àuy)X£po'..

,

puisqu'à

monarchie on ajoutait

la

7r£-

apyàç, wç

reconnaître ouvertement la tyrannie

rauronlé absolue et indépendante de
rx

-/apicxT-piov

oà xai xijxàç xai

ixpbç aùxov, evioiç

7coX£|jLr,xoxcov

(^fléUr

àro xpOTiou ôoxouti

'E7ri£ix£iaç ÎEpov otjx

TTpaoxTjXi ^r,:f.iGaGOai.

ETTt xrj

l'assu-

posséder toujours. Les premiers honneurs que Cicéron

avait proposé

au sénat de

lui

décerner étaient dans

les

bornes d'une

grandeur humaine; mais d'autres y en ajoutèrent de si immodérés,
en se disputant à l'envi à qui lui en prodiguerait le plus, que, par ces
distinctions excessives et déplacées

portable aux personnes

on que

ses

même du

,

ils le

rendirent odieux et insup-

naturel le plus doux. Aussi croit-

ennemis ne contribuèrent pas moins que ses

Ilaiteurs à les

lui faire

décerner, pour se préparer plus de prétextes de l'attaquer

un jour,

et paraître avoir contre lui les griefs les plus considérables;

car

que les guerres civiles une fois terminées il se
montra depuis irréprochable dans sa conduite. Ce fut donc une justice que les Romains lui rendirent, lorsqu'ils ordonnèrent que, pour
il

faut avouer

,

,

consacrer sa douceur dans

un temple

à la

la victoire,

Clémence^ En

ceux qui avaient porté

les

effet,

nomma

on

lui

et des

tous

bdtirait

en son honneur

pardonné à

avait

armes contre

ques-uns d'entre eux des dignités
Brutus et à Cassius, qu'il

il

;

il

donna

la plupart

même

de

à quel-

emplois, ep particulier à

deux préteurs.!

11

ne

vit

pas
,

,

,

,

,

205

VIE DK CKSAR.
îtXTocTw^a ôtà

To&TO

Tjv

dictateur à vie.

^('ou.

rvpuv/tç

btJioXo-/ojfiivn

Tris fJiOVUpX^^i TrjOOffiaSoÛTrç

TO à/.aTsfTrauïTOv
K(xé/S6JyO{

4

tû

àvuTreuOûvw.

'/pil/OLvTOi

Cela était une tyrannie avouée,
ce pouvoir-d'un-scul ajoutant
perpétuité à l'irresponsabilité.

la

Mais Cicéroii ayant proposé

devant

le sénat

les piTniiers

Imnncurs,

desquels en-cpicNpKvsorlo
rà fiiyeOo;

àvOpwwtvov

r,v

izspoi TipovTiOhrti

xxl

JTispZo'/.ù.i,

ctajj.ty>'juî-JOi irphi j.'j'j.rjo'Ji,

iXtip'fà'jot.vzo

yeviiOxi

rèv uvcpa.

Ty;v

homme

àrOTriav

(César)

devenir odieux et f;l(heux

mémo

xal Tcfî Tr/saoTaTOtç,

humaine,

était

et rivalisant Ics-uns-avec-lcs-aulres,
firent cet

i-^tx-/^^ ^-^^ iu7r/;/:ov

Jtà Tov oyxov xal

grandeur

la

d'autres ajoutant des exagérations,

aux plus modérés

par l'excès

et l'étrangeté

des honneurs décernés.
OIç Ol'ovTKt

Auxquels on pense

TOÙç /xtffOuvTaç K«fff«pa

ceux haïssant César

où^iy (TUvaywvtTaffOai î^ttov

n'avoir pas travaillé moins

TÛV

que ceux

/o).a/.£U2VTWV

,

xxrà auToO

57cw( iybi'31

5Tt Triî^ïTXî npo^iitiç
y.a.1

eussent contre

avec les plus grands

griefs,

Puisque du moins, pour

Ta â/>a

Ttapeïxîv «viyx^yjTOV,

il

'

les

[chose*
autres

se montrait irrépréhensible,

les

ifjif)Xl(tiv

i7yrix6T0iv TiipUf awTùi

lui

noujhreux prétextes

et qu'is parussent /"attaquer

^oxeôjiv èîrtyjît^tty

rStv -noXifittiV

(laltant lui,

qu'ils

les plus

/ACrà fisyivTOiv iyxiïj/xcxTwv.
Ettsc yâ

aGn

guerres civiles

ayant eu

fin

par

lui

:

TO Ispbv rr,i 'ETtuusixç

Uomains semblent
avoir décrété non contre la raison
le temple de la Clémence

XxpitjTnpiov

comme marquc-de-rcconnaissance

inl T^ npxàTr,ri.

pour sa modération.

Kal yâp à^yjx» ttoAJoÙî
TÙV IttTTO/e/iyjXOTWV

de ceux qui avaienl-fait-la-guerro

/.xi

et certes les

y« Û0/.0Û71

^r)<flaa.sOxi oùx àîti

ff/3è(

rpdnou

En

aùràv

il

xat KavT^cj

xal Tt/xàî xal otpx^i
oififôrepol

il

impunis plusieurs

laissa

à lui

nposlOr,xt 0£ CvtO({,
ojj 13^ oÛTCji

eiïet

,

'

yàp âjrpaTTSyowv.

ajouta

comme
et des

même

à quelques-uns,

à Brulus et à Cassius

honneurs

et des dignités

car tous-deux furent-préteur».

:
KAI2:AP0i BI02.

2(>(;

div£(TTr,a£V 1^' ojv xal Kt/.£po)v eTttev,

àvSpiavTotç Toùç îciouç err.ÇE.

7rr,iou orTv^aaç

Twv auTov oopu'^opeïcOai
lauTouç, ouy^
Tj

eîmov wç pO^TiOv

U7TÉ|j.etv£v,

TrpoffSoxav. Tr^v o' Eovoiav

(XEi

Twv

IToij:-

ce '^O.ojv à;io*jv-

touto

ttoÀÀcov ettI

y.ai

,

Kat^ap tou;

^ti

-ziov/'y^'Zifr*

5ra;

l<TTtv

w; xaXXi<rrov éiaa

àrroOavEtv

x'/i

^toarj-

xaTOV lauTO) TTEpiSaXXoaevoç çuXaxTr'piov, auôiç <îv£Àa;x6avE tÔv

^[XOV

Xa GlTTjpETlOK, TO tï CTpaTlOJTlXOV àrotxi7'ç'

cO-TlOCCECt

wv iTriçavicTaxai Kap/r,5ojv xal KopivOoç
xepov T^jv aXcixxiv, xal tot£ t>iv

7,(7av

àvotAr,*!/iv

*

ai; xai Trpo-

étua xai xarèt tÔv

auTov ypovov ajjL'^oTEpaiç ^EvEirOat cjVcTuye.

LVIII. Tîôv

cuvarojv

os

e:ç ToCiTTiov £7rr,YY£XX£T0,

Trapsu-uOcÏTO
lx(JvTO)V

méms
il

les

•

u)ç

Trâci

,

5*

toï<;

touç

Ô'

aèv uraTEia; xa GTsct-rr/aa;

àXXai; tigiv Eçoo^iai; xai Tiaalç

eXtti^eiv èveoioou

xai Ma;i|jw)u xou uTraxou T£X£UTr,<7avT0!;

avec indin'crence tp'on eût abattu

fil

« tues

relever.

de Pompée

la

en servir.

mieux mourir une

mort; mais, persuadé que

11

les sla-

fois

même

constamment,

d'entre

et leur dit

que de craindre continuellement

du peuple

l'aflcction
il

était la

garde

la

pût s'entourer,|il s'appliqua de

les citoyens

par des repas publics, par des distri-

et les soldats

par l'établissement de nouvelles coloainri ces
et Carthage

nouveau à gagner
,

en rolevanl

et plusieurs

le refusa

plus honorable et la plus sûre dont

butions de blé

£i; Ty;v

a aflermi les siennes. » Ses amis lui conseillaient

,

s'offraient à lui

qu'il valait

,

,

iç»'/}'-'^

de Pompée, mai?

les statues

César, dit à ce sujet Ciccron

«

de prendre des gardes pour sa sûreté,

eux

[jLVT,(rrcuou.£voç

nies.

Los plus considérables furent Corinthe

deu

villes, qui avaient été prises et détruites

:

en

même

temps, fu-

rent aussi rétablies et repeuplées ensemble.

LVIII.

Il

s'attira la

uns des consulats

et

bienveillance des grands en promettant aux

des préturcs, en consolant les autres de leurs

pertes par des charges et des honneurs

plus belles espérances
volontaire.

,

et

,

en donnant enfin à tous

cherchant par

Le consul Fabius Maximus

là

les

à rendre la soumission

étant mort la veille de l'exp'-
,

Vlli
fiai ov mptiXiiv

àAAà
Tàç

Kl

,

207

CKSAR

Di:

il

ne négligea pcs

,

mais releva

àv£jT*;7î

les statues

etxdyjrç UofiTrriùiv

de Pompéo

qui élaicnl ce n versées
inl

Zi-*

xal Kcxijoojy «irtfv,

sur

lcs(|iicllc's

:

nidine Ciccron dil

que César ayant relevé
Toùç àvo/siavTaç Uo/xntjrou

les statues

de Pompée

avait allcrnii les sictmes prcjpres.

Tûv

Mais SCS amis conseillant à

Je fiïtat àÇtoûwTWv aura»

Jo^u^o/S£ÎjOx(

(le s'cntuurcr-de-gardes, et

xai nolX^iv

,

s'olVranl
il

ciTTÙv

ûi tari ^.TiOf

w;

Sk ixvrû»
ovyx/.T^,pt.OJ

la

xiXXtoTOv â/xa /al ^sSatorarov
a(ud(( ccucAeî/xêovc

TÀv

cela

,

pas,

de mourir une-fois
que d'allcndrc toujours.
Mais mcllant-autour de soi-même

^ npoaSoxi-? cttU

rr,v tvvoiX'J

eu-mémcs pour

le soulTrit

disant qu'il est meilleur

à'KodxvtXv âît^Ç

U.âpiÊa.).X6fj.tvoi

ne

lui

beaucoup

o>}/£oy

;

hicnveillancc

comme

garde

la plus belle à-la-fois cl la plus ferme,

de nouveau

il

gagnait le peuple

par des festins
xal aiTxptvloiç

cl des distributions-de-vivres,

TÔ Je VTpxribiTutbr» x-mtxixiç'

et ran.cc i^ar des colonies

:

desquelles les plus reuiarquables

iTtifxviiTxrxi

itv

^axv Kxpy^riSù'j xx KôptyCoi'

furent Carlliagc cl Corinlhe

«Tç x/x^OTtpxii; 7JviTV/e

auxquelles luuies-deu

..

il

xxlnpÔTipov r^v âiw7tv,

cl

xal TOTc r/;v

:

arriva

cl alors le rétablissement

ycvéaOMi
/al

àvdcJ,>j'^tv

cl

-/^povo-j,

LVIll. 'ETr/jv/iAJuTO oi
Toîç fxiv

TWV

xxl 9rpxTr,ylxi tlçTb èîrtov

â^)^i< tÇouff^at5

le

aux uns

OOvaTCiJ»

icotpe/iuôiïTO 5è Toùç

dans

même

lenips.

LVllI D'un autre cùlé il promeUait

ùwart^aç

TCfflv

la prise

avoir eu-lieu ensemble

û/jiX

xarà tov «uTàv

anléricurement

«les

puissants

des consulats
,

cl

des prélurcs pour l'avenir,

cl consolait les autres

par quelques autres charges

X2l T(/xa7(,

cl

honneurs

iyffjioo'j ôc :t27(v èAjttÇetv

et

donnait à tous d'espérer

iiir»j(7Tcvo/x€voi Jcp/tiv

aspirant à gouverner

ixovTwv
'ir

•

xal ToO ùirirou MaÇt/«oii

des

,

hommes de-bonne-volonlé

au point

même

,

:

le consul litiiBiot
KAIÏAPOS moï.

•208

irtpio'jffav ixi TYJç àp'/r^<: ^.(av f|J.Epav

Crarov

fltro5fT;«

K'-*'f-

viov 'PtÇtXtov. ITpb; ôv, u»ç eoixc, ttoXXwv St^itocy'^Oai xai rf.oTTEfA-pai jEaSi^ovTWv, 6

KixEpwv

ff

27reuooj}X£v, ^^T(, rpiv ^Ooisr,

UTraxEiaç IçeXOwv ô àvOpoiTroç.

TY);

»

'EtcI oê to cpucei fu^a-

XoupYOv auTOu xa cpiXoTiuov aï 7:oXXa xaTopOojcci; où Trpoç

àroXauaiv eTp£7:ov
ouaai

<TOç

Trpoi;

yaaTWv xai
xo

xûiv TrcTroviqjxevwv, aXX'

xa [xsXXovTa,

OTréxxauua xai

Octp

Invoiaç TTsa-

(jlsi^ovwv Ivêtixtov

xaivyjç epioxa 5o^rjÇ,wç à7:ox£ypr,a£vw x9) TrapouCT)

où$£v

(xàv TràOoc

:r,v

CxEpov

•?!

auxou, xaOà7T£p oXXoo,

^9;Xo!;

xa cpiXov£ixia xtç ÔTrlp xôjv a.£XXovx(ov rpoç xi 7:£7rpaYjJ.£va

xaxa-

irapaax£u-)i aï xai yvi6[iy) cTpax£'j£tv jxev Itz ïlapOouç,

SE xouxou; xa

(7Tp£^a{jL£vto

OaXaffcrav* xa xov

8i'

Kauxaaov^

*Ypxaviaç

•

Ka77Tiav

Trapît xr,v

£X7r£pi£X0ovxi xov IIovxov £i; x^v

nomma Caninius Rébilius consul pour
comme on allait en foule, suivant l'usage,

ration de son consulat, César
le seul

chez

jour qui restait; et

le

nouveau consul pour

Cicéron dit plaisamment
«

sorte

:

le féliciter et

l'accompagner au sénat,

Ildlons-nous d'y aller, de peur

«

de charge avant d'avoir pu recevoir noire compliment.

se sentait né

pour

les

grandes entreprises

;

et

,

loin

exploits lui lissent désirer la jouissance paisible

vaux,

ils

trissant,

lui

»

César

que ses nombreux

du

fruit

de ses tra-

inspirèrent au contraire de plus vastes projets; et

pour

allumèrent en

ainsi dire, à ses
lui

yeux

la gloire qu'il avait acquise,

pu en avoir à l'égard d'un étranger qu'une
;

ses exploits précédents par

formé

le dessein

fléili

l'amour d'une gloire plus grande encore. Cette

passion n'était qu'une sorte de jalousie contre lui-même, telle
aurait

ne

qu'il

de porter

déjà les préparatifs.

Il

ceux

la

qu'il projetait

rivalité

pour

guerre chez les Parlhes

l'avenir. Il avai,

se proposait, après les avoir

traverser l'Hyrcanie le long de la

mer Caspienne

et

qu'il

de surpasser

et

il

en

faisait

domptés, de

du mont Caucase,
VIK

DI-:

CESAR.

209

étant mort

nommé

consul

àit00îïÇ«t uTraTov

lui avoir

K.av(y(Ov PcCt'Atov

Caninius Hébilius

T^v fiiuv

et^

pour

vifiipxv

le

seul jour

7r£/3to0jxv «Tt r?,i xpyriç.

qui restait encore de cette charce.

Upb^ îv itoXX&v ^«ot^o'vTwv

Vers lequel plusieurs se rendant,

comme

il

convient,

Ô£;(oJ»affOa( xal -npoTtifX'pxi

pour

b KiAépoiv' « ÎTteûow/xiv, é^/;

Cicéron

tt/dIv à 'Ivdpoitzoi

avant que l'homme

le féliciter et
:

/'accompagner,

Hdtons-nous,

«

dit-il,

odâffr;

ne nous

èÇeAOwv T^ç Û7raT«/«$.

du consulat. »
Mais comme les nombreux

EttîI os aî TTO^lilal xxropO'J)<j:ii

Tûv

la

.sucres

jouissance

des choses faites-à-force-dc-iravaux

7r«7toy»7/iiivûjy

^û«c

Ta aùrow

prévenus

ne tournaient pas vers

erpsTrov rr^oj aTidAxuTiv

où/.

ait

étant sorti

le caracii:rc

de

lui

de nature

fxîyxXovpybv xal ^(Jldrt/Aoy,

entreprenant cl ambitieux

àlXà ovïat Û7rtxxau/Aa

mais étant un aiguillon
et

X«l 6ip7Qi

rà

rrpo;

,

un encouragement

aux choses futures,

/ii).).ovTa,

jv^TCXTOV èTrtvot'a;

engendraienl-en

lui

^îiÇdvwv TT^xy/JtaTwv

de plus grandes

affaires

et le désir d'une nouvelle gloire

xal (p'jiTx xacv^j odviï»

ûç

à:TOXf;(jO>3/i£yw t-^ TrapoJyyj

TÔ /*èy Tïâôoç

^

Ç»î).Oî

y^y

des pensées

oùoiv trîpoy

*

sa passion Jj'était rien autre chose

qu'une jalousie contre lui-même

auToO

comme

xaOaTtfp âXXou,

,

comme ayant trop-usé de la présente
,

contre un autre

une certaine

xai T({ fiXo'Jtinix

et

•jitkp Tojv

en faveur des choses devant être
eu égard aux choses faites

npbi

fiùXôvrofj

rà. TZiTtpxyui-JX

'

:

mais ses préparatifs

Kxpx<j/.t>}i ci

xal

«Tri

et son dessein étaient

yvoj/Aïj

»TpaT«ùctv

rivalité

d'abord de fairc-une-cxpédition
contre les Parihes

/i£y

HapOo-jç

à

xaTaoTpe|a/iiycj» ûs toutou;

puis

xal IxTtepuiOdyTi rèv lIdyTOy

et

Otà

par rilyrcanie

Tpxxvixç

nxpx

Tr,-j

OxXx77X/ tix7-xixj

Vie

ii£

CÙAR.

ayant soumis ceux-ci

ayant tourné

*

le

long de

et

xal TOv KaûxaffOy
ijJiîxXXsiv tiç riiv SxjOtxJjy

lui

le

Pont

du Caucase

la

mer Caspienne

de se jeter sur

la

Scythie

:

14

:
KAIiAPOi

210

xai xi 7r£j»)^o)pa Tepixavoî; xai repjLXviov

2>tuOixr;v Êix^aÀEÎv

KcXtwv

aÙTi^v iTTiûpaudvTi, ôiot
-/

a|ai Tov xuxXov toUtov
TTEptoptaOEicnriç.

^

liJOI.

Ati

iTraveXOeîv eîç 'iraXtav xai cuv-

tw

tt,; y,Y£(xoviaç

TravTOf/^oOEv

tov te KopivOuuv

tt;; (jTpaTefaç

txsirou cà

'I(tOu,OV ÊTTc-^EipEl ûiaffXaTTTÊlV, 'AviTjVOV IttI T0UT({)

aevoç* X7i tov TiSspiv eùOù; aTro

paOeta,xai TrspixXaaaç

Tapf axtvvi

*

OdcXarrav

£[X7Copia(; cpoiTwaiv

Ta

[xsv eXtj t^c Trepi

etti

xat

Sucropfxa

de

la

ainsi

tt.ç

,

*

àvOpojTTWv aupiaci"

'QcTiav^ç

la

et la

r,tovoç

Scylhie, de soumettre tous

après avoir arrondi l'empire romain

chargé Aniénus

de celte entreprise el

pour conduire

le

Tibre dans

la

fourniraient

du blé à des

,

t'jo)A

toi

pays voi-

il

avait

,

;

que des rochers couverts par

,

Circéum

el ouvrir au

Rome.

et

Il

la plus voisine

et

même

de creuser un canal

de cultivateurs.

mer

Italie

qui aurait été

el irait jusqu'à

de Pométium

élevant sur ses bords de fortes digues
,

les

Il

com-

voulait

de Sélium, el

inondaient en des campagnes

projet d'opposer des barrières à la

rade d'Ostie

celle

el plus sûre jusqu'à

milliers

Tr;ç

qu'il préparait celle

mer de Terracine

aussi dessécher les marais voisins
les terres qu'ils

de

Rome même,

merce une route plus commode

(XTro-

fvvi^Ta

Germanie même; de revecir enOn en

profond qui commencerait à

changer

ô'

tt^

songeait à couper l'isthme de Corinlhe;

il

Si'

àvaxaOy.paasvo!; XttxÉva;

de tous côtés borné par l'Océan. Pendant

expédition,

7rpô<

t->,v

xai Sr^Tiov £XTp£.|/a<; rêiiov

xXEÏOpa oià yojtxaTOiv ETraYa^wv xai

Germanie,

par les Gaules

to Kipxaîov*, la^aXEiv eîç

no)a£VTiov

do se jeler ensuite dans
sins

ttoXecoç G-roXaÇor/ ouop'j/i

'Poi |xr,v [ji.y,/avo)ix£voç* Trpoç ol toutoiç

£

ûEÎçai TToXXaïç EVEpybv
*Poj}xr,ç OaXà<TG7)

TT^O^EipiCa-

àa^aXfiav 5aa xai ^a(TTwv/;v toï;

,

U

tvjc;

H/ce^vM

fertiles qui

avait enfin le

de

Rome

,

après avoir nettoyé

les

en
la

eaux rendaient péril-

feuse pour les navi;;atei'rs, d'y construire des ports et des arsenaux
VIE DK CESAR.

211

ayant envahi

<«l intSfyxfiàyrt

et

rà nipix^P"^ Vtpftyjo'li

les contrées voisines des

jtal

aÙT^^,

Vtpfioivlscv

de revenir par chez
en
jtxl ffuvâ-fat
TTi5<

toOtov rôv xvxiov

rjytfiojivç "îtspioptiOtisrç

tw

7ravTa;(d0ev

Germaini

Germanie elle-m(îme

et la

,

les Gaulois

Italie

de ressrrrcr ce cercle

cl

do l'empire qui aurait été borné
do-lous-côlcs par l'Océan.

ilxeavJi.

Mais dans riiilervalle

de celle oxpcdilion

Tf,ç STpXTii0(.i

ittsyrîipsi ôcîtT/iTrretv tî

TOv

il

KootvOt'wv,

Ijôjtiov

ayant désigné

7T^;( < (|9 (7 scyuuvo ;
inl

toûtw

entreprenait et de creuser

rislhme des Coiinlhicns,

pour cela Aniénus

Avtïjvdv*

«al û:ro>aêwy otûpv/^t ^y.Oiiv.

et

TÔ» T/6«|5tV

:

ayant reçu dans un fossé profond

le

Tibre

immcdialement hors de
xat iz£pix).Û7Xi

iitl

TO Kt^zaïov

de

è/xêaiiïv (($ Tïjv Q'xXxxTXv
:r/33ç

cl /"ayant

Tctppxxlvr,

à

la ville

,

courbé jusqu'à Circéura

le jeter

dans

la

mer

Teriacine,

procurant sûreté
à-Ia-fois et facilité
TOti yOCTÛïtV ttÇ 'Pw/*»JV

à ceux qui se rendent à

lîtà i/x-xopCxç'

pour

"Kpbi îè TOÛTOt;

Rome

et outre ces choses

commerce

le

:

d'une pari ayant délournéles marais

ceux étunt autour de Pomélium
xal SyjTtov

et

de Sétium

de montrer à leur place
rreotov

htpybv

ffoDaîç

une plaine bonne-à-travailler

/j.vpiiit'f àv6/3'jjTrwv

rjtxYa'/'Jjv 5è xAiTOjOa
'.ta

T>î

;^&)/xâTWV

*

par plusieurs myriades d'homme?
à l'aide

6x>i79T]

à la

de digues

mer

qui est le plus près de
xal àvxxa&>3p«jixev9$
Tsc

Tuylà xal

rr,i r/'ô-JOi

Sxifopfix

ÛTTtav;^;

:

(iautropart ayant élevé des barrières

cl

les endroits

de

Rome

ayant nettoyé

la

cachés cl peu-sûrs

cùie (f-Oslie

IflTtOl^iTXlOai >{^£VXÇ

il'y-faire

<al JXjXoxa àÇtOTtyra

et

des ports

des havres sûrs
KAIiAPOi hlOl.

212

xat vauXo/a Trpôç TOffauxrjv d^iOTriora

i(X7roir^<Taa0ai

Kai

TaîÎTa

LIX.

(jl^v

ev TrapacxeuaT;

va«iTiX(aiv.

-/-jV.

'Il ce TotJ yj'jLepoXovîou ctciOeatç

xai ciopOoiciç

Tov ypovov dtvo)[jLaXia;, (piÀo^O'^r/Jeica /api£VTo>ç

Trjç Trepl

ut:' aÙTOvi

,

xai

XaCouaa, yXa^'jpwTaTrjv TiapîV/e /peiav. Où y^p K-o'vov
xoTç TraXaioTç ttocvu ypovoiç xexapaYixevaK; i/pwvTO 'Pojaaîoi

Tc'Xoç

£v

Taîç TÔiv

xat

Tocç

(Jt-Tjvwv

TTCWXEvai Toîç /po'voiç wpaç, aXXà xai 7:£pi
x*?)V, oî

jjLEV

lEpEÎç (jLOvoi

wcts Taç

Trpo; tov iviauxov TrepiGOOiç,

lopxàç, oT:o9£pou.£va<; xaxà [xtxpov,

£Îç

T7;v

Ouaiot;

evavTia; Ixre-

tote ojçav v)Xia-

aXXoi TravTaTraci toutcov (xcuXXoyiVtio; e^/ov, ol
TOV xaipov

[xrjûEvoç TOV £{jlSo'Xiu.ov

E'.ooTEç,

xai

£;ai:pvr,(;

c'

7Tpoy;cOr,a£VO'j

TTpoaEypa^ov (x^va, (X£pxr,oo'vvov* ovo|xa-

^ovTEç, 6v Noixaç ô paciXcùç TrpwTOç £(j.€aX£tv XEyETai

xai oiaTEivouaav où ro'ppoj por^Otiav EÇEupwv

t9;ç

,

[xixpiv

rEpi xàç àîro-

xaxaffTaTEK; TrXyjU.a£X£iaç, wç ev toïç 7:£p exeivo'j Y-Yp^cnroti.

Kaîgap

ÔÈ

,

toÎç apiCTOiç

twv çiXoco^wv xai

qui pussent contenir le grand

(xa6"/;u.aTixcov

nombre de vaisseaux

to

qui s'y rendaient

de toutes parts mais ces grands ouvrages restèrent en projets.
LIX. 11 fut plus heureux dans la reforme du calendrier il imagina
une correction ingénieuse de l'inégalité qui jetait dans le calcul des
temps beaucoup de confusion et cette réforme heureusement ter:

:

;

,

minée, fut depuis d'un usage aussi commode qu'agréable. Les Romains, dans les premiers temps de leur monarchie n'avaient pas
même de périodes fixes et réglées pour accorder leurs mois avec
l'année; et il en résultait que leurs sacrifices et leurs fêles, en reculant peu à peu, se trouvaient successivement dans des saisons entièrement opposées à celles de leur établissement. Bien plus, au temps
,

de César, où l'année

solaire était seule en usage, le

commun

des

citoyens n'en connaissait pas îa révolution; les prêtres, qui seuls

avaient la connaissance des temps, ajoutaient tout à coup, sans qu'on

un mois intercalaire, qu'ils appelaient mercédonius, que
avait imaginé, mais qui n'était qu'un faible remède aux
erreurs qui, comme on l'a dit dans la Vie de ce prince, avaient lieu
dans le calcul de l'année. César, ayant proposé celte question aux
plus savants philosophes et aux plus habiles mathématiciens de s^^r:

s'y attendit,
le roi

Numa
,

,

,,
,

,

,

VIK OE CKSAR.
pour une

-

213
grande navi^^ation.

si

Kl CCS choses ccrlos

h

fl-j

TOU

étaient en préparalifs.

nctpninrouX^.

LIX.

'H Si Siidz7i;

xal Stôpdoiviç Tïjç àvej/jtx)('a;

par

«ÙtoD,

cl

rtxpéay^s ypiia.'* yiayupwTârvrv.

Pw/iarot

yàp où

de

l'inégalité

tenips,

le

ayant clé cludiéo avec-esprit

fÙOVOfYjOtlVX '/^XpihTOi^
ùirb

consiilulion

la

et la correction

concernant

rèv ypojo'j

irspl

Mais

I.IX.

(lu calenilrier

YifJ.!pooyLOJ

,

(in

un usage

ollrit

Car

fiôjo-j

lui

ayant pris

Honiains non seulement

les

dans

,

très coniniodc.

temps

les

tout-à-fait anciens

se servaient

rûv

T3t7; -nspioSoiç

de périodes de mois

/Jiyjvdjv

TSTocpxyfxé-jxiçnpbç tôv svc^utôv,

non-réglées par rapport à l'année,

WffTS Tàî Ouataç xal ràç ioprù^,

au poinl

xarà

)TtofspoijiVJV.i

{n/.pb'j

wpxç

ixTTfTtTwxîvai fÎ5

les sacrilices cl les fêles,

reculés pcu-à-peu
être

tombés en des saisons

contraires

ivavTiaç
ToTî xpôvoii,

aux temps de leur éiablissemenl

à}.Xx xoù nipl T-^v

mais

OUffXV TOTÎ :^A(aX^V
ol /*îv

ûXXot

àffyiioy^TTwç toûtwv
ol Si

par rapport à

la

pénode

qui était alors solaire,

,

iravTocTTaTtv

ei)(^ov

même

les autres citoyens étaient lout-à-fait

dans-l'ignorance de ces choses

,

et les prêtres seuls

hpiXi fiàvot

sachant

tiSôrei Tèv xaipôv

le

temps-convenable,

tout-à-coup
xal fX-rSî/Oi

cl

Ttpor,vOr,fxivOJ

Ttpo'jiypx^OJ Tèv /iijvx è/iSo/t wov,

3v0/XaÇ0VT;î

IJiSp/.YiSo-JlOV

ov b ^XTiXibç

iiycTat Tipôiroi

ir«pl

Numa

premier avoir ajouté,

ayant trouvé ce secours faible

Ttopp'ji

et qui

ne tendait pas loin

à l'erreur

7ri>jjtx^uc>«taç

TÔç à7roxaTaTTâ»îtî

le roi

est dit le

,

/xiy.pù-j

«al ou 5iaT£cvouTav

nunuiianl mcrcédonius,

lequel

iijiSx).iîv

iÇcupùv j3o/;0î(av

T^«

le

,

Nouâj

personne ne /'ayant pressenti

ajoutaient le mois intercalaire,

•

[astre»

concernant

les

w{ yiypoLitrxi

comme

èv TOTç ÎTïpl (xît'vou.

dans

ILatvap Je, îrpoOclç Ta np6o)r,:j.y

Or César ayant proposé

il

.

révolutions - des

a été écrit

le livre

sur celui-ci.
le

problème

/i
,

KAIlAPUi

214
TipoOeic;

irp<i6Xr,|JLa

I5{av Tivi

lilOI.

Ia twv UTroxEtuevojv

,

^rav&pOojaiv,

ûir,xpiÇo)iJLevr,v jjlîXXov

x.a't

|x^ypi vuv 'Pojuaïoi ôoxoUffiv -/jttov Irepojv

Où

otvu)ij.aXiav.
vop.£voi(;

tV

àXXà xai Trapà

(X71V

ôuva{j.iv aÎTiaç

•

»

v;

/f'0,»|X4voi

c^oiÀÀwOai

r£{>i rr.v

toi; Baaxa^vouci /.ai Ûapcj-

Tzrt^v./i. Kt/c'pojv o'jv ô py^Tojp, û>ç

A'jpav «Nai,

^oix£, cpr^^avioç Tivoç aupiov Itv.Tc'XXeiv

ôiaxûCYjxaTOç

jxeOôowv l;xt;tv

/^^r,

wç xa toûto

Trpoç àvaYX'/)V

twv

tiicv»,

ex

àvOpojTTOJv cô/o-

(JLEVWV.

LX. To

8' £(jL'^avèç ixccXicrra [/ïtO!;

xa Oavar/;oopov

^tt'

avrov

ô T^ç ^aaiXtiaç epws içsipyotcaTO, toï; jxèv 7:oX).oîç aÎTÎa Trponr,
Toïç

OttouXoiç TràXai Tipocpa^iç eCiTrpeTTECTotTTj ycvojxeV/;. KaiToi

S'

xai Xoyov xivà xaiécTretpav
TTpOsîVouvr£<

Ti{j.YiV

eIç

wç £x

,

YpajjijxaTOJV SiouXXeiiov àXioaiixa

publia

,

,

d'après les mélhodes déjà trouvées

ticulière et exacte

,

dont

les

Ta

cùv ^aaiXei CTpaT£Uû;x£voi; hz au-

IlocpOtov i^aivoiTo 'Pojtxaioiç

temps

tov or,ixov otxauTTjv Kaîaapi tt;v

Romains

,

une réforme par-

font encore usage

,

et qui pré-

vient une partie des erreurs auxquelles les autres peuples sont sujets
sur rinégalilé qui a lieu entre les mois et les années.

envieux et ceux qui ne pouvaient
sujet

de

le railler.

Cicéron,

si

souffrir sa

je ne

me

Cependant

ses

dumination en prirent

trompe, ayant entendu dire

à quelqu'un que la constellation de la Lyre se lèverait le lendemain

«Oui,

même

dit-il, elle se lève'-a

n'avait été reçu

LX. Mais

la

haine

véritable cause de sa

clarer roi.

porter,

De

là

par édit;

comme

»

si

:

ce changcmeni

que par contrainte.
la plus

envenimée des Romains contre

mort vinrent du désir

qu'il

eut de se faire dé-

naquit l'aversion que le peuple

et le prétexte le plus

lui et la

commença

à

lui

spécieux pour ses ennemis secrets

d'exécuter leur mauvais dessein.

Ceux

qui voulaient l'élever à la

royauté semaient dans le public que, d'après un oracle des livres
Sibyllins, les Parilies ne seraient soumis par les

lorsqu'elles seraient

commandées par un

roi;

armées romaines que

que sans- cela

elles
,

,

,

,

,

VIE DE CESAR.

'215

aux plus habiles des philosophes
des malhémalicieus

cl

TÛy

l/M(Çev ix

,

mélan^'oa avec les méthodes

/xeÇdôsjv

dtjà élablics
Ttvà îTtavdpO'jJïtv
xsl /*5)iov
'Pw/xaloi

>f

une cerlaine réforme propre

tJt'xv

et rcndue-plus-exacle

itirjxpt6w/;iév*;v

de laquelle

yji'JjfxtJOi

vOv

fj^i'/^pi

Homains

les

se servant

jus(|u'à préseul

semblent se tromper

^oxoOvi 9^â>Xc70at

moins que d'autres
iieol T/;y

Où

quant à l'i néi,Ml

àvw/Ax^iay.

ùlXà xal nxpstyjv cttria;

ft-fiv

Toutefois

i

lé

du calcul des temps.

fournit encore des griefs

il

à ceux qui eaviaient

TOTç j5x7xaivouj<

xal ^zpuvo/x£vo(;

cl qui iiorlaient-avec-peine

T^

sa puissance.

OÛva^tv.

Ainsi Gicéron l'orateur,

Comme

ioi/.s

ft<(

paraît

il

TiVÔÇ ^YiT«VTOÇ AÛ/55tV

quelqu'un ayant dit

lîTiffTtX^fiv aujOtoy*

se lever le lendemain

«

Nal

,

tûv

ÔJ(

clnjv, jx ^lariy/iaTO;

*

ieXO/jUwcu'^ /al

»

«

Oui

,

dit-il

comme

àvO/S'jjTrwv

tojto

,

[Uir édit

Lyre
:

u

:

hommes

les

même

recevant

la

cela

par nécessité.

LX.

'O 0! e/5Wî

iÇct/svâyaTO

îtiI

LX. Mais

T-^5 ^Z7i;r'i:^

aùrov

le désir

de

la royaul»

produisit contre lui
la

haiuo

plus évidente

la

xal OavKTvjydpov

et mortelle,

TOÏÇ TTO/ioT;

pour beaucoup
le premier grief,

étant devenu il-csl-vrai

TrpciirTj

a tri a

,

mais étant pour ses ennemis-serrels

TOï^ ci ûrtjûÀoi»

np6fx'7ii

£JT:pf:tî7zû.rr,

le

préleMe

le

plus sj>éci('ux

depuis-loni,lemps.

Kafroi xal

oî Trpo^îvoOvrii

txÛtttjv Tvjv rifxr,j

xaxésTtïi/sotv

tU TÔV
iii*{

rà

KaiTzct

Tiva )^/ov

c</x«v,

ex yjDa,uuâruv

SiSuDd'uv

DzpOtiiv ^acvoiTd

àXejTCius P^iuat'O'.;

Or ceux n)éme qui ménageaient
honneur à César

cet

semèrent un certain bruit
dans le peujilc,

que

d'apri'S les écrits Sibyllins

cs forces

des Parlhes paraissaient

destructibles par les

Romains
KAILAPOI BIOÏ.

216

xoti

xataCaivovcoç i$ 'AX^r,;* Ka(-

et; xy)V iroXiv, ixoX|/.r,aav

aotov àffTraaacOa'. paaiAta, Tdû

àXXtDç dtvc'cpixTa 3vTa

Tolx;,

aapoç

8è 8-iquou

oiaTapa/OévTOç

•

à/0£(70s(; Ixeîvoç

,

àXXât

Kaîiap xaXeîcOaf xai

TTTÎç

où Travu «paiôpoç oo5'

,

Y£vo(X£vr,(; irpo;

aùxw

£u.êoXa)v xa0£^0fjt.£voç

TtpocidvTOiv oe

Ty^ywv,

£^t, ^S'yiAtl;,

tovto 7:avT0)v

Euixev);!; Tzior^Sivi.

Tiixaç Tivaç uTTcpc&UEÎç
*

oùx

'Ev 0£

'^/rj^icaaÉvojv, etu/e

twv

uTrtxTOJv

à'ua Sa xai x/jÇ ^ouX^ç ocTrac/jÇ

(jlIv

çio)-

cruYxXr'Tfo

urèp tÔ)v

xat tôiv (jTpa-

l7rou.£vr,<;

oO/ Cr£;a-

,

vaaxôcç, dXX' waTXsp îcuoTaiç Tt^l ypr,u.axi^(Ov dtTr&xpivaxo, cj«TxoXîjç (xaXXov,

(xovov
XYjc;

^viaae

TxoXewç

rj

T'^v

rpOGOÉceo);

,

àXXà xai xov

|!louXr,v,

7xpo7r/iXaxi^O(JL£vr,(;

aTÔiXôov eùôuç olç

£;Yiv

xiaiç CEÏcOai. Kai tovt' oC

t^i;

{Jir,

xal

•

Un

Rome

le

,

ces

mêmes personnes

qui s'aperçut

Ce mot

César.

osèrent

du trouble que ce

semblant d'en être offensé,

autre jour que le sénat

naires

,

part du décret.

Il

il

jour

ne

du nom de
parmi

fut

la part

roi

,

,

suivis

était assis

ceux qui n'étaient pas obligés par

mais

de tous

les

mécontent.

de tous

les sénateurs

à la tribune, pour

les

la

il

leur dit

se

leur
(ju'i

augmenter. Le sénat
le

peuple lui-même

personne des sénateurs

état

,

lui fairo

ne daigna pas se lever à leur arrivée; et,

méprisée dans

fil

décerné des honneurs extraordi-

pas plus morliiié de celte hauteur que

Rome

peuple,

le

air triste et

d'Albe a

roi. César,

ne s'appelait pas

diminuer ses honneurs plutôt que de

qai crut voir

xaTr,o£(a{;

qu'il revenait

donnant audience comme à de simples particuliers,
fallait

Iv tt; ^o'jÀr

5£ivr,(;

profond de

chemin d'un

les consuls et les préleurs

wç

w(7X£ xàxsïvov Ivvor'-

saluer

et dit qu'il

lui avait

rendirent sur la place, où

•

litre excitait

fut suivi d'un silence

assistants, et César suivit son

Un

ttexi

7rapa(/.év£iv

n'entreraient jamais dans leur pays.

5r,u.ov,

de rester

s'e/-

;

,

tous

retournèrent

la
VIE DE CÉSAR.
faisant-campngne contre eux

0TpXTiJOfJ.é'JOlÇ «TCt auTO'Jî

avec un
ovTx âAiw< àvi^txra

217

*

[bits

roi

ces forces clanl autrement invioci

César revenant

xai K.X(9:(|30{ xaTa6a^.^ovT05

et

iÇ ^>6ir;{ tli TJ^V 7td/tv

d'Albc dans

,

àartiaxvôxi

èrôÀ/xiQffay

la ville,

osèrent saluer

ils

lui roi.

Too

Ji ù-fitioM otarapxxOi'^TOi,

Mais

le

peuple étant troublé,

celui-ci s'élarit plaint
oj

8|?y]

oiXàù

Y.u.'jtï:$xt

dit

^aatXs'Ji,

KxXaxp'

nxp-^,/.Otv

où^è

de tous

ayant eu-lieu sur cela,

npbi To'jzo,

ytvofiivr,i

:

et le silence

ciwTT^i TiâvTwv

y.at

ne-pas s'appeler roi

mais César

où Ttivu |»at5poi

il

passa-oulrc non du tout rayonnant

de-bonne-humcur.

ni

eù/tr.'y;;.

Puis dans

Ey o« eruyxAiQTW

les

sénat

le

sénateurs ayant décorné à

Ttvàç Ti/iàç ÔTtîpyuîïi
eTU;^« /isv xa6i^d,oL£voç

il

lui

certains honneurs excessifs,

uTrèp

Tûv

rûv tymSdAuv*
0£

se trouva siégeant

sur les rostres

vnxruv

:

et les consuls

xal Tcjv arpotTriyciv

et les préteurs

TzpoytÔJTu-j

venant-vers lui,

â/jia os

T^î

,

et

en méme-lcmps aussi

le

xal

^ou)./;; à7tâoT75

sénat tout-entier
suivant,

é7ro/i£v>:;,

les

où;( ÛTTîÇavaffTàî,

César ne s'étant pas levé,

àAAà

mais

SiSTZtp xprifixxil^bit

comme

donnant-audience

Ttfflv lOtcôrati,

à de simples-particuliers,

àTTSXjOivaTO rà^ Tt/iàj

répondit ses honneurs

cîïdOai ffUTToii^ç

avoir-besoin de diminution

aâiAov

plus que de surcroît.

:Ç

npojOijsoii

Kal toOto
ou

^ouii^v

non seulement

le

S-fifxov

mais encore

peuple,

à>/à xal ràv
Wî

rr-Ç

Et cela chagrma

:^v^affîv

/Xo'vOV TTJV

comme

7xdi£W{

Tt/90Ttl7>axtÇo/iiw>JÇ iv T>î ^ou)>5

•

nxpxuivîtv

sénat,

la cité

étant outragée dans le sénat
et

fin

le

ceux à qui

il

était-possibld

de ne-pas rester
s'en-allcrent aussitôt

:
KAIÏAP02:

218

iilOZ.

ffavxa, 7rapayp9iui.a (xèv oixaûs xpaiTEffOat

aCXouç

,

à^aYaYûvTa tou

y.ai

^o5v Ttp^ -roU

xpa-^ï^Xou to îtjiaTiw, a>< ^Totuoç

cfr,

pouXo|i.evw t),v (jtpaY^jV 7rap£/£iv SaTcpov cl rpo^astZ^ïoOai

Tw

r^

voaov

ou

•

£ydvTO)V, ^Tav
jxévYjv

ra/u

y^

eOêXeiv

t7Taa£vot ô:aX£YojVT2i Trpo;

To

oùx

o*

£Î/,ev

vov auTov u7:£qavac7T9ivai

(JL£(xvr^(r/)

LXI.

Kaio-ap wv,

cEaoTOv

j

xai xrra-

Xeyou^iv utto

to'j

twv

5i).wv,

BàXêo'j xaTa(r^£Or,vai tpr^aavToç'

o-jo'

à;iioGr£iî;

wç xpsiTrova Ocpa-

»

'ETTiYivETat TOUTOiç Toîç

apytav 7rpo7r/;Xaxicu.O(;. 'Hv

(jlÈv

rpoaxpoucaaciv

Y^p

"/l

Ttov

o tcÛv

Aou-EpxaXtwv

dans un morne silence. César s'en aperçut

lëte baissée et

c£it>-

outwç, dXXâc xat Travu pouXôfxs-

xr, jîouXr,

fAttXXov S; xoXàxojv, KopvTjXiou

7r£U£ciOai

aAÀi

^'/J^o^fy

y.ai 7t£picp£po[Jt.£VTr)v êÎXiyy^*^? £7riff7:ôt(76ai

Xa(x6av£(jOai.

«Où

àrptoeiv twv outwç

aî^Crjcriv

tv;v

sur-le-champ dans sa maison; là, se découvrant

la

âop-rr

cHait

il

ses amis qu'il était prêt à la présenter au premier qui voudrait

frapper. Enfin
ôte à

il

,

lent debout devant

une assemblée nombreuse;

saisis

fls

,

tiges qui les privent

de toute connaissance. Mais cette excusa

ils

Balbus

,

avait voulu se lever devant le sénat; et

qui lui dit

• lez-vous rejeter les

LXI. Après avoir
fit

:

o

il

en

fut
,

éfiit

em-

Gûrné--

Oubliez-vous que vous êtes César ? el voo-

honneurs qui sont dus à votre dignité?
ainsi

per-

éprouvent des éblouissements et des ver-

pêché par un de ses amis, ou plutôt par un de ses Qalteurs
lias

le

d'abord d'un

tremblement général

il

ù

s'excusa sm* sa maladie ordinaire, qui, disait-il,

ceux qui en sont attaqués l'usage de leurs sens quand

fausse, car



et renirj

,

gorge,

sry.-

mécontenté tous

les ordres

de

«

la ville

,

il

encore aux tribuns du peuple un outrage sanglant. On célébrai»
VIE
fjLtrài

îttv^i xarvjyîcaî

*

219

ci.s.vR.

ui:

avec un luornc abattement

dj7TC /al £/.iîV9V

ivvOïjTavTa

/'ayant



au point celui-ci aussi

nxpax/2^>x

remarqué

6ur-lo-cliani|> d'une |>«rt

/xiv

T/5X7T£aOxt o'aXOI

être rcluurné ù la maison

xai ^oâv Tt^ôç Toùç yi'iouç,

cl crier à ses

àrrayayôvTa rd

eii

rabattant son manteau

Je

Jestius

î/A«tT(Ov

TjO T/3axyj).ov,

amis

,

Sun cuu,

qu'il était priît

Ttvpiyii'j Tr;v

j<fuyr,-j

Tù ^ou/o,uivM

*

v7T£poj ûi 7r/5«j>aa(Ç«aOai
•

TI^V VOTOV

piéscnler

à

luais ensuite prétexter

sa malailie

car

il

:

disait la sensibilité

de ceux étant
oùx cOi><tv xrptfUÎVf

Ttpo;

o//ov

ainsi

ne-pas vouloir rester-en-rcpos
lorsfjui' se

îtaisywvTat

^orge

la

à celui vnulanl /rn/iper

ils

lenanl-dcboul

parlent à la nmltitudc,

mais

elle agitée

rapidement

et eniporlée-ilans-luus-les-sens

xai !zspifîf>ouhr,v

iiznizxadxi eiit'y/ouj

exciter des vertiges

x«l /.aTa/x/xSiviîOzt.

et élre saisie.

Ta

Or

ûj OJ/

oÛtwj,

î'x-'*'

cela n'était pas ainsi,

àiià xal iîyouTtv

mais n]éme on

auTov |3ou)ou£vov Trâvu

lui

Ùir«Çxv«ffTrivai

se lever devant le sénal

T/;

jSo'ji/j

dit

voulant tout-à

fait

avoir été retenu
Ùtt©

tou twv ^tiwv

/iS/iov 5c xoii/.wv

par quelqu'un de ses amis,
mais plulùt de ses llallcurs,
Cornélius Ualbus
«

No

(pii dit

:

te s<tuviendras-tu-pas

étant César,

wv K.aÎTap,

et-ne jugeras-lu-pas-conv<Miable

toi-même élre honoré
xpiirzovx

tç

LX.1.

O

;

»

iTp(mr,XoaiiaftCi

comme

supérieur?

LXI. L'outrage

XCài cr,u.ip/(tiv

fait aux tribuns

ill(y(v£Tai

vicnl-aprt'S

CCS

Hv

;*èv

yà^

i^

£03t/;

Car

oili-nsi's.

c'était la f«Mc

»
KAISAPOS BI02.

220
irepi

^ç TToXXol Ypdt'^ooTiv w; TroiuÉveav xo T:aXaiôv

xai Trpoav^XEi toîç 'Apxaoïxoïç Auxotioiç. Téuv

x'xi

tc

o'

toYtvwv v£a-

t);v

àvi

viffxwv xal dpyovTOJv iroXXol ôiaOeouaiv

iXr^f

ttoXiv yvjxvot

(jxuTEai Xaaioiç Toùç Ijjlttoûwv IttI 7rai5i5 xai Y£^>wti Traiovrt;.

TauTa Kaîffap

twv

êOeScto, xaOv^ixevo; Itz

ypuffou, Opiatxêixw xoctAw x£Xoau.y,a£voç.

ôpOaOV

TOJV TOV ÎSpOV

VjV

EIÇ

XOtl

lu-ÇoXoiv

£7:1 oiçp«Mj

twv Oe^-

'Av-rojvioi; 0£

vip 07:aT£U£V. û; OJV

ayopàcv £V£êaX£, xat to ttX^Ooç aùxco
(TTECpavw Sot'^vyjÇ 7r£pi7r£7rX£Y,u-£vov JipEÇE

2i£<7Tr,

Ç£pwv

,

cIç "T/iV

oiac-/;jxa

xw Kaicapi. Kai

ytvE-

Tai xpOTOç où Xaarpoç, àXX' ^Xiyoç Ix 7rapa(7X£u9i<;. 'ArojaauEvo'j
oè Tou KaiGapoç, étTraç ô orjaoç àv£xpoTY,(7£v

povTOç, ôXiyoi, xat u.^ o£;au.£vo'j

T^ç TTcipaç EçsXEyy ou.£vr,<;

KaTcap

,

raXiv

,

{jiv

•

a-jOiç 5s 7:po<T:j»£-

OCxoi 5e

57:avT£;.

àvidTaxai, xbv

c^i'^oi-

vov EÎç TO Ka7riT(oXiov àxEVEyOrjvai XEXeuTaç. 'HoOr.ffav os àv-

la fête

des Lupercales, qui

ment une

de bergers

fête

,

,

selon plusieurs écrivains, fut ancienneet a

beaucoup de rapport avec

les fêles

lyciennes en Arcadie. Ce jour-là les jeunes gens des premières mai-

sons de

Rome

et la plupart des magistrats courent

nus par la

armés de bandes de cuir qui ont tout leur poil, et dont
en s'amusant, toutes
à cette fête

,

assis

les

dans

personnes
la

qu'ils rencontrent.

,

sage

,

la

,

,

assistait

lui

lui

la

donner pas-

battement de mains

César

le

retentit d'applaudissements universels.

épreuve des dispositions du peuple

,

il

;

César re-

peuple applaudit.

présenta une seconde fois le diadème
;

un de

arriva sur

présenta un diadème enlacé d'une

et à l'instant tout le

personnes battirent des mains

était

,

il

qui avait l'air de venir de gens apostés

main d'Antoine,

lui

ouverte pour

la foule se fut

laurier. Cette tentative n'excita qu'un

sourd

faible et

Antoine

que

s'approcha de César et

il

branche de
poussa

et

César

en sa qualité de consul

ceux qui figuraient dans cette course sacrée. Quand
,

ville

frappent,

tribune sur un siège d'or et vêtu d'une

toge de triomphateur. Antoine

place publique

ils

,

très-peu de

et

repoussa encore

Convaincu par
se lève et

,

et la place

cette double

ordonne qu'on

porte ce diadème au Gapitole. Quelques jours après, on

vit ses sta-
,

,

,

,

,

, ,

VIE DE CESAR.

221

TÛy Aou7T;|5xa)cuv

des Liipercalcs

ntpl

sur Ia(iucllc plusieurs écrivent

T^î

TioX/ol 7pâyou<Tiv

<w{ tirj

rb itxXxtbv "noi/xévuv

xv.( Tt

que c'était l'ancicnne/i^re des bergers

xal

,

et

en quelque chose aussi
rapporte

ir^OTYJxci

elle se

ToXç A.jxa{oii ÂpxaSixoTi.

aux fêtes du-Lycée d'-Arcadie.
Or plusieurs des jeuncs-{;ens nobl.M

UoXXol Sk Tûv vsx'jIvxwj

e-J'/îvoiv

el des magistrats

xal àpxô-JTbiv
SixQio)(n

y)fjLVol

àvi

t^^v :rd)iv

courent nus à travers

la ville

frappant ceux étmit devant eux
par plaisanterie el pour rire

nxlovrei toùj t/xTTOOwv
inl TzxiSiû. xal yiiciJTt
ffxÛT«ff{ Aaff/oc^.

avec des lanières garnies-de-poils.

KaTffap èOeâTO raura,

César regardait ces choses,
assis aux rostres

xafl>5/*fvo» «tI tûjv è^aSôiwv
«Tri

sur un siège d'-or,

Sifpou xP^^°^ »

xsxoafJiyifjiivoi

Xvrdjvioi Si

xoï/zw OpixfA&iAÙ,

r,-j

sT?

Tûv dedvTwy tôv Spà/Mov

ïtpo-j

tii 7r,v

ùyopk'J

Donccomme déboucha sur la place,
comme la multitude
il

et

xal To nX7,0oç

S tirer]

:

de ceux qui couraient la course sael en eQel il était-consul.

'

xal yà^ ûrrâTSUîv.

ûç OJv iviêaisv

paré de l'ornement triomphal.
Or Antoine était un
[crée

so sépara devant lui,

cxvTiô

fipuv StxSrj/xx

portant un diadème

TrepiTTCTricy^uivOv vrsfx'ju 5â^v>;ç

enlacé d'une couronne de laurier

rû Kxiaxpi.

ôîpi€

Kal xpoTOi

il

le tendit

à César.

Et un applaudissement a-Ueu

yc'viTat

où Aa^iATrpoî,

non éclaiani,

àAià

mais faible par cabale.

TOÛ

oit'yoî Ix nxpx9xejr,i.

^£ ILxisxpOi XTZU7XfJ.éJ0>

ôcTias è Sr,fj.Oi

xytxp6rr,7e

,

'

Mais César /'ayant repoussé
tout le peuple applaudit

:

npo9fipovroi oi xZdii,

etj4/ifoj/ie/eprésenlantde nouveau,

OÀr/oi

quelques-uns applaudirent

xal

,

fii]

et César ne /'ayant pas-reçu

Si^xfihoyJ,

itxXiv xnx-jTti.

de nouveau tous applaudirent.

OÛtw ôîttîç Ttf tpaçiÇeisy^^ouiv/;^,
Hxlaxp fiiv àviaTXTxt

d'une part César se lève,

xfiî'jaaç TOv rrifxvo/

ayant ordonné

i-nt-jixOr/^xi tii TO KaTTtToiAtov.

être portée au Capitole.

Av^piâvTCf 5è aùroy

D'autre part des statue» de

w|p9y;va>/ àva^c^f/Aivo*

furent vue» enlacée»

,

El ainsi la tentativeétanl condamnée,

la

couronne
lui
KAIXAPOX BIOÎ.

222

aoTOu oiao/'actTiv àvao£^£|A£vot PaaiAixorç* xai run

îpiavTEç

Cuo,

5ir)(ji.apyo)v

xai MapuÀ).oç, iîKXOôvTt; «néoTTa-ra»,

<I>).otouto<;

^TiAea

xal Toùç a.^TTacatuvoyç
povTEç, àTrTJyov eîç to

KaiGotpa

tov

'0

5c<7|x(i)rr'piov.

Ce.

7:p(.>Tou;

t;r>~

or^uoç eitteto xporwv,

xal BpouTou; à7r£xaX£i xouç avSpaç, 5ti BpoÛToç ^v 6 xaTaxu-

Twv ^aaiXEOiv Siaooy

ffaç T'^jV
o9)|xov

V

x*^

"^^

xpaxoç

£».!;

^ou)vr,v xat

£X {jiovapyiaç xaTaaT/^craç. 'Etci touTw Kaîcap Traoo^uv-

twv repi tov Mapu/.Aov

OeIç, xr;v [xiv ap'/r,v àcpsîXsTO

xarr^Yopsiv auxtov

aaa

xa xov Jyjaov l^uCpiJ^oiv,

sv Oc

770/.) 'ixi:

tw

Bs'/j-

TOuç T£ xa Kuuaiouç* aTTExaXEi [touç avopaç].

LXII. OuTW

xpfiTTOvTai icpoç

û-^j

Mapxov

Bpoîrrov et 7roÀ)jot,

YEVôç fx£v IxeîOev Eivai Goxouvxa rpo; 7rax£poiv, xai to
ar,xpo<; S' aTto

SEp^tXtwv, oixiaç Ixspotç £7riï»avoûç, vaaÇpov 2e

xat «oeXoiSouv Koctwvoç. Touxov

[aev

xaxaAucïiv x^ç {Aovap/La; t^uÔâuvov

Où

/otpixeç.

Marullus

cl

,

bandeau royal

,

ils

:

rpoç

iq laurovî opar.Tai

rapà

Kaicjapoc xioal xai

^apcaXov

àizo x9jç Floa-

deux tribuns du peuple

,

Fla-

allcrenl sur les lieux, et arracliereuL ces dia-

dèmes. Ayant renconire ceux qui
roi

a'i

ycLp fxovo"» icwô"») TTEpt

tucs couronnées d'un
vius

"ïrpcK

les firent arrêter et

les

premiers avaient salué César

conduire en prison. Le peuple suivait cet

magistrats en ballant des mains, et les appelait desBrulus, parce

que anciennemenl Drutus avait mis

lin

à l'autorité monarchique, et

transféré le pouvoir souverain des rois au sénat et au peuple. César,

transporté de colore, priva les tribuns de leur charge, et, en se
plaignant d'eux publiquement,

lui-même, en

les

ne craignit pas d'insulter

il

le

peuple

appelant, à plusieurs reprises, des Brutes cl des

Cuméens.
il

LXII. Cet événement attira sur Brutus les regards de la multitude;
du côté paternel un descendant de l'ancien

passait pour être

,

,

autre maison
neveu et gendre de Caton et
devait naturellement désirer la ruine de la monarchie mais les honneurs et les bienfaits qu'il avait reçus de César émoussaient ce désir,

Brutus

,

et

non moins

,

par sa more

illustre

:

il

,

il

était

de

la famille Servilia

était d'ailleurs

,

,

;

et l'empêchaient

donné

la vie

de se porter à

la détruire.

après la bataille de

Non content de lui avoir
de Pomnée et

Pharsale et la fuite

,
vu: DK CKSAR.

Kxi^ypx

rbv

:

liibims,

ciani survenus les arrachcreni»

xxl èÇ«u^dvTf{

T/9WT0UÇ

(les

Flavius el Marullus,

lniÀd6jr$i ÙTiiTKxvx'j

ro'J^

doux

<'t

MipvXXoç,

^Xxo'JÏOi xal

royaux

ili.nlèmes

(le

y xi SJO Tfijv Qr,fixpj^'j)v

223

ayynt trouve

et

les

ài.Ti:xvxfiijoii

|5ajt)ia,

premiers qui avaient salué

(>6sar roi
les

einnicncrcnt en prison.

'O Ji 5>î/«ot

Mais

îTttîto yporCJv

les suivait c;j

,

le

peuple
applaudissant,

hommes

x-x ct.nfn.iXti tO'Jç '*v JoxçB^ovrovç

et appelait ces

ivt Bpoî/TOi

parce que Brutus

ry

xaTxiûffaç

h

Drutus

,

était celui atjanl brisé
la suceessi^in

des rois

xal xxTaoTïJffaç rè xpàTO?

et

ayant fait-passcr

ix/iov«/5x^3tî«î>t^oulî^vxalo^/xov.

de

la

YixXixp nypoX^-iOiii

tovtw

£:rl

,

le

pouvoir

monarchie au sénat et au pruCésar irrité pour cela
plo.
,

[

d'une part enleva la charge
Tfiv itepl Tàv
£v 5i

Mâpuiiov*

à

le
àir»X'i).£t iTo).Xâxtç

LXII. OjTW
JoxoûvTa

[toÙç âv5ax^]

Ku^atou^.
5iC Ot

ToéTTOvrat irpbi

il

à sou collègue

D^o'jto

aussi insultant

appelait souvent [ces

LXll. Ainsi donc
',

npbi nxTÎyjrj

se tournent vers

la

plupart

Marcus

de la famille de ce-côté-là
el

,

[les Brutiis)

par sa mère

(le la

famille des Servilius,

i-ripyi ol/.lxi inifx-jo'ji,

autre maison illustre,

yxfi&pb'J Si xal àJîi^t^oOv

et

KâruvOf.

de Caton.

Vl yutèv Tt/«al

[al]

xal )^y.ptTs;

nxpx Raioxfoç

i^jUSiuvov TOÛTOy
hpfiY.ixi ÎÇ

éauToO

de plus gendre

et

A-la-vcritéles honneurs et les faveurs

émoussaient celui-ci
l'em/j^c/ia/i/

dcs'elanccrde lui-m<inv»

vers

Où yào

Car non seulement

juo'vov è»rôd/7

tc<b} «frâp^aiov

neveu

reçus de César

it^èç xarstiurtv rrfç fxojxp-^ixi.

I

Hi utus

qui paraissait être par se« pères

yévoç ix«ï9tv,

lepèiXiwj

hommes]

Cuniécns.

xal TÔ nphi ftrjrpbç 5è
xTib

:

peuple,

ot Brutes et

TTOi/O'

Mioxov

/xsv civat

et

cn-mème-temps

5_aa xal èyuopiÇwv

B/50JTO'J5 Tî xal

Marullus

d'aulro part dans le accuser eux

/.xrr,-jopil-J c'.vT'Jûv

T'Ii

la

destruction delà monarchie.

à Pharsale

il

avait été »auv«'
,

KAliAPOi BIOI.

224
irr^tou

àXXi xa

jjLevo;,

Y^av

"^^^^

^^i^frS)

£|jL£XXev

£i(;

i7ric}>av£aTaTr,v

wç 5ixaiOT£pa

£t7r£Îv,

XovTtov Tivcov Tov àvooa, 7rpaTT0(X£vr,<;

àXXà TOU

GtOfJLaTOÇ

T^

XeYOi Ka^cioç,

jxèv

ttote

OlY^V

xot'i

v.aCaX-

cuvojaosia;,

t^ot) xy;?

/.Eip'l

At-

Trpori^r/jEic;.

BpouTov oùx àv TuapO.Ooi. Kai

aCiToç [XEVToi

uTraTtutiv ô'

e/vOtCev,

TETapTov £TOç, EpicravTo; Kaaciou

YExai Y^p ô Kaïcap

TrpOGTEGyEV,

{ao>7ev £;atTr,i7d(-

tl/t ixeyotXyjv Trap* aùrÔi. Ka'i <r:&aTr,-

tti^ttiv

£V Tolç TOT£ TTjV

ix£v

xôJv iTrir/jOtîojv

7roX)>ou<;

E^pTj

o'j

TTpÔç TOÙç OIX-

oaXXovTaç* «'Ava(i.£V£i touto to cojaa BpouTOç», wç a;iov u£v
^vTa

TÎjç àpx_v;<; Si' àpsTTjv,

Sii Si ttjv oL^y/^y oux àv à/apisTov

xal 7rovr,pov Yevo(X£vov. Oi oà
[AOVOV £X£ÏVOV

TTpWTOV àTToO.ETTOVTEÇ

tJ

SiaX£Y£aOaf vuxxtop
xat TOV Sicppov,

tyjç (X£Ta6oXr,<; l^piÉoevoi xa'i Trpôç

xaTETriixTrXacav

oi

ans après;

to

lui

wv

r^v zh, 7roA/.ot

César

,

,^^;jt.a

conférant celle année

la

préférence sur Cassius, son compétiteur,

quoiqu'il avouât que Cassius apportait de meilleurs titres; mais

pouvait le faire passer avant Brutus

dernier

comme engagé

n'ajouta pas

avec

la

foi

main

:

«

dans

,

dit-il

aussi

mais que pour régner

fixés sur

qxii

il

,

,

;

et

fin
le

de ce corps.

,

lui

il

il

» Il faisait

et criminel.

et qui avaient les

;

Ce-

yeux

plus que sur tout autre

en parler ouvertement; mais

couvraient le tribunal et le siège où

,

du corps

rendait digne de régner

un changement
lui

ne

il

dénonça ce

lui

se prenant la peau

,

attend la

ou du moins sur

n'osaient pas, à la vérité

lorsqu'on

ne deviendrait pas ingrat

désiraient

Brutus seul

,

la conjuration qui se tramait déjà

à cette accusation

Brutus

:

entendre par là que la vertu de Brutus

pendant ceux

en-

lui avait

plus honorable, et le désignant consul pour quatre

donnait

lui

il

en

,

OÙX ItoX|XOJV

Yp2t[jL{jLaTt«v

sauvé plusieurs de ses amis

,

core témoigné la plus grande conGance

même la préture la

}JL£V

oO GTpar/îywv l/pr^aocTi^EV

£cp*

d'avoir, à sa prière

aUTO)

,

rendait la justice

teur de billets conçus la plupart en ces termes

:

«

Tu

la nuit ils

comme

pré-

dors

Bru-

.
,

,
,

,

,

VIE
«no

f uy^î Uo/M-nfitov
(9U7C

,

,

525

CHSAU.

Dli

après

T>îî

9jSt

,

Pompée,

la fuile tic

nun seulement

et

il

avait 8aué

TtoXWui Tûv iniTrjoiiuv

plusieurs de ses amis

4ÇatT/j»st/*«vo{

/'ayant

demandé à

mais encore

un grand

JUCydtXïJV 7T(»T»V.

Kal

«)ia6« fikv arpaTjjyfav

T1ÎV CTTiyavîTTâTïjv

éa«»e

rctli

pour

,

eîrrîîv

,

/iàv

Cq^ César

q„g

ojx iv :Tapi>Oot B/soOrov.

jjc

Kx^

Et un-jour

TTOTC xat' Tivuv

SixèadXovroiv tôv ixvcpx,

«

»

ài>à

Or/rh-j

w? ovTa

conjuration déjà se faisant
n'y lU-pas-attenlion, mais toudiant

•

àv3f/x£Vîi

il

(Jii

comme

ûtà àptTYiv

,

main

»

,

pensant celui-ci étant digne

du pouvoir par

sa vertu,

OJX âv Sk y<vd/x£vov

mais ne devant pas-devenir

à^âpcffrov xal novripbv

ingrat et mauvais

dii

en vue du pouvoir.

Ti^v à-px^"*-

01 ôè

èçie'iievoi tïi; (letaêoXr,;

xal àîToê/éTrovTeî
ff^àv èxîïvov fiôvov

•ùx

Mais ceux qui désiraientla

révoliitifi

cl qui regardaient
r,

TT^ûirov

vers celui-là seul ou le premier,
n'osaient pas sans doute

irôXiio)-^ fjLtv

iixXiytvQxt auTÛ*

s'en entretenir avec lui

vÛXTW/9 5 k

mais de nuit

xaTCTrt'uTTXaffxv

ypa^/xàrwv

ils

:

remplissaient d'écrits

Ta ^»;/*« xal ràv 5/^po»

le tribunal et le siège,

twl oj arpxxyiyû'i

sur lequel ètant-préteur
il

I

:

attend

ce corps-ci

âÇiov

la

à ceux qui accusaient Brunis

« IJrulus

ffcJ/*a, »

rr,i àpX'i'A

même quelques-uns
homme

son corps avec

Toùç ôta6âi)ovTx^

fiiv

pourtant

passorait-pas-devant Brulus.

|a


ffoi/xaroî Ti^ Xï',"

Bpoûroi

des choses plus justes,

lui

accusant cet

npxTTOuîjrii,

iTjvu/jLoiioii YiS^

TzpQvhxs'*

toOto tô

(/"alors,

devait étre-consul

est dit avoir dit

disait

ifv) itpbç

il

que Cassius il-est-vrai

u-jTÔi /xcvTOt

ToO

reçut une [tréture

quatrième année

la

Uyoi ûtxxtoTC/sa,

o'j

il

qui rivalisait avec lui.

KaTcap >iy£Tat

wç Kâ97(0{

rr,<;

lui

avanl été préféré à Cassius

ip^javTo;.

'O yùp

de

honorable parmi ceux

la plus

d'autre part

7rpOTc/x>îOi(î Raffff/ou

César,

avait auprès

crédit.

Et d'une part
TOTî,

5e û:raTîûetv

TirapTov £toî

tli

h

il

ViK DK CisR.

dunaait-audience

:

15
,

KAIZAPOS bioz.

226
TotauTa

wv

•

n

KaOtuoEiç

aÔTotî, (xaXXov

xa

Y^

BpotJre

xa(*

»

•

Oùx

«

Siaxivo'jjXEvov

tov Koticrapct

Y£Yp5[JLU.^vot(; SeSYjXwxafxev

to ^iXotiuov

y,<7Uy(^r;

*.

Ei/c

jxivTOi xai ci' (nryj/wtç

<j*0>ou(;

(paiv£Tai PouXo{jL£vo; Gixîv Kacaio;; l|xo (xÈv
»

T©

aÎTiaç, $; £v toîç ttcoi

Si'

Kaîcrap auTov, w;t£ xai Ttpàç touç

Xiav w/^poç wv.

B^ouro^.»

eT

7rpoT£pov IvéxeiTo xai 7rapo>;uv£v, aùrô^ îdi« r»

(/.(aouç £/o)v Trpoç

BpouTou
ô

w

a'cCojxevo;

KctTCioi;

ô

,

eitteIv

7:ot£

•

a

T(

yip ou Xtav àpecxci,

OocXiv û£ XÉyETai, rept 'Avtojviou xa AoXo^£X)wa

wç

StaêoXrjÇ Tcpo; auTOV,

v£Ci>":£p(Coi£v,

IXOou<jt,ç

,

Où

-jntvo,

çavai, TouTOuç Ot'Soixa touç Tra^cîç xa xojxv^Taç, jxîXXov Se tou;

wypoùç xa XetttoÙç

LXIII.

'A.Xa* £0iX£V

Elvai TO 7r£7rpo){jL£vov
cpavrîvai XsYOucrt.

tus

>»

,

ou

Tu

M

:

Kaaciov X^ytov xai Bpourov.

IxeCvou.;*

ouTw; à-po70oxy,TOv w; àcpuXaxTov

où/^

IttcI

•

xa (7r;a£Îa Oauttacri xat ^aojxarrtx

[xàv

ouv o'jpdtvia xai tuttouç vjXTwp toX-

^ÉXa

n'es pas

Brulus.

Cassius

•

,

qui s'aperçut que ces

reproches réveillaient insensiblement en Brulus un
le

pressa lui-même beaucoup plus qu'il n'avait

avait contre César des motifs particuliers
fait

fait

de

gloire,

encore; car

il

de haine, que nous avons

connaître dans la Vie de Brutns. Aussi César, qui avait des soup-

çons sur son compte

,

dit-il

un jour à

«

que projette Cassius? Pour moi

t

trouve bien pdle. »

et Dolabella
« ces
«

vif désir

Une

il

,

ses amis

ne

me

:

«

plaît

Que croyez-vous
guère, car je

autre fois on accusait auprès de

de tramer quelques nouveautés.

«

lui

Ce ne sont pas

Ii

Antoine
,

dit-il

gens gras et bien peignés que je redoute; je crains plutôt ccj

hommes

pdlcs et maigres.

LXUI. Mais
l'éviter

;

celle

il

» Il

est bien plus

de César

fut

,

prodiges les plus étonnants.

désignait Brutus et Cassius.

facile

dit-on

A

,

de prévoir sa destinée que de

annoncée par

la vérité

,

les

présages et les

dans un événement de celte
,

,

VIE DE CESR.
£y

TOiaOTx*

TOC itnï).i. T/V

257

desquels <lrrt7j la plupart éUiienl

Tu

•

Cl

Jiirs, 6 lliulus

«

:

Tu

:

tels:

a

n'es pas Drutus.

»

Par lesquels Cassius ayant remarque'
l'ambilion de celui-ci
excitée dnuccmenl,
insista et r;iijîrit

plus que auparavant,
lyjùf^

ayant aus>i lui-même en-particulier

xxl aÙTà{ î^^a

tI filvo'jç

rèv f^'Ai j-py.

TT^cioç

Iv TOTs ysyax/x/iivotj

sur Brutus.

B^olrou.

iripî

une part d»' haine contre César
pourdrs motifs, que nous avons indidans le livre écrit
[qués

Cependant César
avait aussi celui-ci en suspicion.

irrî xxt

au puint

izoTt iÎTcstv

même

à ses amis
«

Tf KX77C9Ç

•

iv

it'av

ù/pôi.

ijxol ).(xy,

car

il

vous voulant?

ne plaît pas certes à moi trop

étant trop pilo.

»

»

Va une-autre-fv»is

Ili^tv J« Aiyerat

est dit,

il

une accusation étant venue à
ic£pl AyruvtO'j

xal AoÀoC4XÀ.a,

i{ v£WTepiÇot«v,
«

Oj

ciSoix'x Trâvu,

lui

sur Antoine et Dolabella

que
^xvxt,

dit

Quellfi chose Cassius

parall-il à

•ù fiiv yùp àpiv/st

un-jour avoir

:

«

ils

médiiaient-un-changement,

Je ne crains pas du tout

,

avoir dit,

ceux-ci les gras
XX l xoa»iTaç

cl

,

bien-peignés,

Ià5d)9'j et Ltetvouf

mais plutôt ceux-là

TOÙÇ dypo'ji xxl iiTTTOJj* »

les pdlcs et

Xiywj Kxïïtov xxl D^oOrov.

désignant Cassius et Brutus

LXIII. 'AiU Ta

LXIII. Maislac/ioje

focxcv oùx jlvat «."nefiioo/rro-j

kmï

û( s^uXxxrov

•

xxl

ffTJ^UlîX

M,x

fàvfixrx ^xy^vxt.

-.n

semble n'élre-pas in.itlendue
ainsi

comme

elle est inévitable

:

puisque on dit

Xl/O'jat

Oùx aÇiOv

:

arrélée-par-Ie-destin

ittTtpuij.ijO'j

OWTca(

minces

OxU/lXffTà

fiiv

tjv fiir,fiO'iVJ9Xi

rrltxoÛTO) Ttâôft

et

drs signes prodigieux

et des apparitions s'être
Il

n'est

montré».

pas digne certes de rappeler

à propos d'un

si

grand malheur
,

KAiiAPOi bioî.

228

xa xaTaipovTaç

Xaj^^ou oia'^£po(X£vouç,

Oaç

,

oOx a;iov

cpiXoffOcpcç

IdTopEÏ

7ro)vXoù(; [x£v
5'

àvèpôç otx£Tr,v ix

c/£iv xaxov xov avOpo)7rov.

(jt,r,§iv

,

^TpâCury*

^*

àvOpoWou; oiaTcupouç iri^epo/Eipbç

t9)ç

6pw7iv w;

xat Soxeîv xai'eTOai toi;

TToXX-^jV «pX^oya,

ÈTrauffaro

Ipy^acroç ipvi-

TraOsi tt,/.ixouto) (xvT,(xoveûaai.

^tt'i

ucvouç cpav^vai, arpotTioiTou
ix^aXeîv

ayopiv

eî;

Autw

C£

o'

KotiTorpt

OuovTi T/jV xapoiav à'^avv) y^vEcOai

toI;

cOrjvai To T£pa<;* où

Y£ ffucTY^^^i ^wov àxotpoiov.

(xavTiç :^(U£pa

(xap-riou

KaÎGap

(JLCicVTSl

^^<y^y)(r^

jxr,voç

£1; tv^v

Ça(JL£VOÇ* «

,

ffuY^^'^i'O''»

Aî

(JL£V

«Na

Trpbç auTOv eitcoi*

importance

Etûoùç

r,v

,

oi£;io'vt(«)v,
'

les feux célestes

Sv)

airôi

tiç

ty;*;

r,u.épaç,

àaTracaaEvoç rpocraiçeie

[XOCpTiai £1001 TTapElClV

Trapsiaiv, àXX*

les bruits

,

wç

'PojixaToi xaXoûai

(puXaxTEcOai xivouvov IXOoucTjÇ ce

7rpo£t7TOi u-Eyav

TW

9^><7ei

TauTa ttoXXwv àxoudai

E(7Ti ôs xal

TTpoïcov ô

y*? *v

îspeiou, xal Setvbv vofxi-

oij

*

6 0*

«

rotpsAr.XuOa^i.»

nocturnes qu'on entendit en

plusieurs endroits, les oiseaux solitaires qui vinrent, en plein jour,
se poser sur la place de

Rome ne
,

pour être remarqués. Mais
vit

en

l'air

des

hommes de

valet d'un soldat

que sa main en
trouva que
oflrait

,

feu

serait brûlée;

l'homme

marcher

n'avait

car

,

il

philosophe

uns contre

les

mais quand

la

les autres

flamme eut cessé,

aucun mal. Dans un

on ne trouva point de cœur à

le plus effrayant

le

,

;

on
le

de sa main une llammc très-vive; on crut

jaillir

fît

sont pas des signes assez frappants

au rapport de Strabon

,

sacrifice

il

se

que César

la victime; et c'était le prodig<'

que ce viscère manque

est contre la nature

à un animal. Plusieurs personnes racontent encore aujourd'hui qu'un

devin avertit César qu'il était menacé d'un très-grand danger le jour

des ides de mars; et que ce jour-là César, en allant au sénat
contra le
tion
«

;

«

devm

Eh

bien

,

le salua

!

voilà les ides

tranquillement

le

devin

,

,

et lui dit

,

ren-

en se moquant de sa prédic-

de mars venues.

elles sont

,

venues

,

— Oui

mais

,

elles

lui

répondit

ne sont pae
,

,

,

,

,

VIE DE CESAR.
9iXa.

Oupi-HX

les

Xac TÛTTOUî OfX'^ipOflhOMi

,

229

météores célestes

et les bruits se

transmettant

tle-nuil cn-j)liisieurs-ondroits

oiseaux solitaires

xal Spvtdaç IpT^/iOUi

et les

xarci.lpovT'Xi et; ù.-fOpi^.

s'jibaitant sur la placo-publique.

Mais
troAAoùf /Aiv àvQpdinoMi Sitt.n'jpo)i

le

philosophe Slrahon raconte

d'une part plusieurs

hommes de-feu

avoir paru
Inifepopiéyovi

se portant les uns contre les autres,

olxirriv Si

d'autre part le valet

homme

àvSpbi orpaTtcÔTOU

d'un

ixiaXtlv èx n^ç X"/'^»

avoir lancé de sa main

xaJ ôox«Ty xa^taôai

une grande flamme,
et paraître se consumer

TOtç bpôJniv

*

à ceux qui

le

mais des que

ûç o( CTraûffaro »
Tôv (xvOp(tinov é^civ

fj-rjoiv

/.'x/.à-J.

Kalactpi ôc aùrôî Oûovri
Ti^v

soldat

xapSlxv ToO lepetou

yeviffôat à^av»|

voyaient

:

flamme eut cessé
l'homme n'avoir aucun mal.
Puis à César lui-même sacriliant
le cœur de la victime
la

avoir été invisible,

xal Ta T^pst; vo/itff6>îvat Sitvo-^

'

et le signe avoir été jugé terrible

:

car un animal sans-cœur

ÇûOv yà^ àxâpStov
ou ye TUTT^vat âv ^ûjet.

ne-pas devoir exister naturellement.

b9Ti oe xa( axoujsci

Il

est-possible encore d'entendre

beaucoup de gens
^leÇtdvTwv Taûra

rapportant ces choses,

Ôk Ti; /jtstvTt; Tipotinot aùr'ij
^uÀaTTCvdat [jilyx'j x^v^uvov,

(jueunccrtaindevin avait préditàlui

rifiépx fxr,yrii /jiapTloJ,

le

^v
tSJç

Pco/jiaîot xa>loOfftv etoo jç

"

jè Yifxipxi iXOoÛVTiÇ,

ô Kalffa^TT/JoVcijv fiçTT^v ffûy/z/iTOV,

TC^077ia(Ç£(i

TÛ

fjLdivrei

àaitxai/jitvoi fâfjLtvOi

'

« Al iih S-^ eiSoi fxûp-Tiyi
irâpeiffiv

•

de se garder d'un grand danger,
jour du mois de mars,

que
et

les

que

Romains appellent
jour venu

César allant au sénat,
avait plaisanté le devin

/'ayant salué en disant
1

auTO»

et

»

que celui-ci avait

tranquillement

Nxi niptiaiv

,

«

:

Certes les ides de-mars

sont venues.

»

b Sk c'Troi Ttpàç

ides

le

dit à lui

:

Oui, elles sont venues,

mais

elles

ne sont point

passé'^s.

:
,

KAIÏAPOZ BIOÏ.

230

jiiv

tTriaToXi; uttùyPt'Wv, (iarep clwOei, xaTay.£i|X£voç

ff(^VTo;

(Taç

ôi 'k6yr)Uj ttoîoç

àpa twv Oavatwv

wcnrep elojOei, Trapi t^ Y^vaix,

Tw XTUTTW xa Tw

dfpa xXafsiv

èxeïvov

ou -paai

T7)

Ti TYJ

Kaidapoç

T7)Tl,

T^Ç PooXîjç

TOUT*

élvap

« passées. »

sa coutume,

«ignatures

,

La
il

pendant

à'7a:pEÎç û£ cpwva; /.ai

Tr;v o-j/iv

']/r,:plçaU.£VT,Ç,

axpWTT^plOV

il

tqv yoip

*,

U)Ç

c£ixvo-

At€lO; l5T0p£l

•

ïooli

soupait chez Lépide, où, suivant

signa quelques lettres à table. Pendant qu'il faisait ces

les

convives proposèrent cette question

moins attendue.

qu'il était

»

Après souper,

couché avec sa femme

en sursaut et troublé par

donnait dans sa chambre

,

mait d'un sommeil profund

noncer des mots inarticulés
le

àXX*

xaTa^^TiYvujXEvov,

OfiaffatA^VT)

de ces ides

•

xocay xa

otxi'a irpoaxEitxEvov, oîov £:ri

,

les portes et les fenêtres s'ouvrirent tout à
veillé

"îicOtTo

,

ày^^^^^'i £/ou<7a /.aTcCî»aYH^'^^-

etti Taït;

Y^vaixi TaunriV ^cVEGÛai

veille

cr£).r'vr,ç

était la meilleure. César, prévenant leurs réponses
« C'est la

Oupôîv toj

àva7r£ijt.7:ouaav Iooxei 5*

twv uttvwv

KaXTCoupvia

"îj

xaOeuoouaav,

jxsv

ffTEvaYfxoùç avapOpouç £X

Ol

xotji^>|X£voç,

xûiv

fijxa

cpwTi xaxaXa[JiTCOUffTj; Tr,ç

KaXuoupviav ^aÔEoic

8'

Tracwv

cp6^

xa twv Oupiowv ivaTrexavvujAevcov, oiaTapayOei; ^(xa

5(»)|jLaTiou

Tifiv

dtpnjToç, é(-:rotyT«ç

Meri Toûta

£;£(pwvr,a£v o'O aTrpoffCOXYjTOç. »

ijArt-

•

il

,

le bruit et

entendit sa

,

Quelle mort

:

tout haut

dit

rentra chez

il

comme

lai

à son ordinaire,

coup d'elles-mêmes

par

la clarté

de

femme Calpurnie

ne put distinguer; mais

:

ré-

lune qui

la

qui dor-

,

pousser des gémissements confus

qu'il

elle

et pro-

setnWait

pleurer en le tenant égorgé dans ses bras. Selon quelques auteurs

Calpurnie eut pendant son sommeil une autre vision que celle-là;
disent, d'après Tite-Live, que le sénat, par

:

et

;

un décret,

,

ils

avait fait

placer au faîte de la maison de César ime espèce de pinacle qui en
était

comme un ornement

et

une

songé que ce pinacle était rompu

,

distinction
et

que

;

que Calpurnie avait

c'était là le sujet

de se»
t ,

,

,

,

,

,

VIE DE CJ£SR.
Or un jour avant,
Marcu» I-(''|)i»kis

Mctc/.ov AîTriûou

«ÙtÔV

OJtTTVt'ÇovTOÎ

ayanl-à-soupor

,

el'lOei

connue

,

lui

trouva signant des Icllrcj

il ftc

ivntp

231

étant couche
et la

,

avail-cuulunie

il

:

conversation

étant lonibécAiW ceci,
ÏTOTOî ''/3X

ÛpivrOi TÛV OXVXTWV

quelle ejMonclatneilleure (les m<<rts,

ayant prévenu tous
il

«

« '0 ànpofioxr.roi. »

Merà raOra

comme

yyvxtxl

t7,

travûy twv
T4Jv

xacl

L'inattendue.

»

il

coutume,

avait

auprès de sa foinmc

,

toutes les portes à-la-fois

0-jpôiv xjjlu

Ovpîàuv TOJ OùifJLxriov

ivaTTSTXvvuuévojv

comités

les

:

Apros ces choses étant couché,

xo(/icô//cvO{

SiUTitp ei'iOn

itapx

s'écria

et les fenêtres

de rapparlcmenl

s'()uvrai:t,

,

5iaT«px/9elç «,a« Ta

troublé en-m(îme-lemps par le bru il

xtvittîj

et

par

la clarté

de

la

lune

qui brillait,

remarqua Calpurnie
({ni dormait profondément,
il

xa5eû^o>7«v

^iièv

^xOibKi

,

et qui laissail-échajtper

Je son sommeil

Ix TÔiv UTTVWV

des mots obscurs
xal iTV/ayuo'ji i.-jip9pO'Ji'
ioôr.ti

et

des gémissements inarticulés

:

or elle send)lait pleurer

ci 'Icx xJLxicty

ayant dans ses bras
celui-ci [Ci'sar] égorgé.

01 Ji

yaffi Tx'jrr;v Tr,v tic*

où ytviîôxt

àXià

yc:|0

D'autres disent cette vision
n'avoir pas-cu-licu à cette feninie

nfj 'prtxir.'.'

rt àxpwT/Jctov

mats un certain pinacle

^v npov/.si/xtjov

oixlx

Tf,

qTqv

tTil

était attaché

Kxhxpoi,
xoTura x«l

à la

le
iii
:^

A(S(0; ÎTrooei

toOto n.xrxp'prrf/jp.viO'i

sénat /'ayant décerné,

Comme

*

K.aA7T0vpviz Osxixixivr)

maison de César,

tel-quc pour ornement ut dignili*,

z:fxvirr,-:<.

'-j:

î

Tiit'Ltvc rapporte

:

Calpurnie ayant vu en-songe
ce pinacle

([ui

se brisait,

:
,

KAIXAPOI BI02.

a3'i

V

iroTviôtaOai xat oaxpueiv. 'Iljxcpaç

^-

Kaiffapo<;, el

oîov te,

|jt.£V

ouv yevofxivy^ç, £îttTO toC

tt^oeXOeiv, àXX* dvaCaAécOai t^,»

(x-^

(juY)cXr)TOv el oï tojv Ixeivrjç ôvEipwv IXayiTra !j»povTi!^et, <ix^-

xal tepiov irept tou ui)>XovTo;. Kïye

iJ^aaOai 5tà (xavriXT,; aXXr,ç

Ô£ Tiç

,

wç

eoiXE

xàxEÏvov

,

xai (poêoç. Où^Eva yip •njvai-

u7ro']/ia

xiaixov £v OEicioaiaovia rpoTEpov xaTEyvwxEi

TùTE

ô'

xv;*;

KaXroucviaç,

lojpa TTEpicraôoîjffav. 'iî; 5à xa TroXXi xaxaOuaavTEç oî

Ecppaaav aùxto cuciEpEÎv, E^voi

[xdtvTEiç

'Avtcoviov a^EÎvat

7r£{X'|'aç

TTjV ffuyxXrjTOV.

LXIV.

'Ev 8e touto) As'xitAoç BpouToç, ÊrixXrjCiv 'AXCïvo;

wote xai OEUTEpoç

TriffTEUoasvoç txiv utto Kaiffapoç,

xXrjpovojxoç

Kàcffiov

fjL£T£)(^a)V

^^

'^°^'î

Y^Yp*^^*^>

ooêr,6Eiç

,

gémissements et de ses larmes. Quand
César de ne pas

sortir,

s'il lui

BpouTov tov ÉTcpov xai

''^^p^^

cuvcoijLOCiaç

TTiÇ

était possible

tention à

divinations

« très
i

;

i

mes songes
,

,

César

;

il

vous

sacrifices

n'étaient pas favorables

,

,

,

les

et

il

et

devins

tier, et

^
i Cassius

confiance

et

de re-

peu

d'ai-

lui

l'avenir. »

et des craintes

.<

faiblesses supersti

vivement afléciéc.

déclarèrent que les signes

un autre jour.

LXIV. Cependant Décimus Brutus
telle

,

faites

se décida enfin à envoyer Antoine au

sénat, pour remettre l'assemblée à

César avait une

les

la voyait alors

il

conjura

elle

pour consulter

vu dans sa femme

tieuses ordinaires à son sexe

fjfXEpav

ayez du moins recours à d'au-

,

et faites des sacrifices

n'avait jamais

,

ce jour-là

« Si

Ces alarmes de Calpurnie donnèrent des soupçons

Après plusieurs

">.

ajouta-t-elle

,

T7;v

(x-îi,

le jour parut

mettre à un autre jour l'assemblée du sénat.
«

aCiTOÛ

utt'

,

,

surnommé Albinus

qu'il l'avait institué

,

en qu

son second héri-

qui pourtant était de la conjuration de l'autre Brutus et de
.

craignant que

,

si

César ne tenait pas l'assemblée ce jour-là,
,

,

Vir.
iio^t noTviiiQxi xxl ou/.p'jiiv.
HfjiipoLi

Si ojv

npotXdtVj,

/*/]

ysvofjiivrii

oT6v

n

'

crut se lainenicr et pleurer.

pria César

de ne-pas sorlir, si cela était possible
l'assemblée

ii fpovri^ti t/ix^^Tx

il

233

mais de remetlre

àXXù àvaîxXiiOxi
Ti^v (rjyxXr,TOv

,

,

DE CÉSAU.

tîllc

et fik-j

,

,

Le jour donc élant venu

,

Kxtjapoî

iSiïro ToC»

,

,

et

s'il

:

s'inquicle très

peu

rdiv ivtlpuv ixtlvini,

des songes d'elle,

jxipaadxi

de faire-des-recherches

f-:x ''XXr.i /jiX-JTix?,i

|);ir

xxl Itpôjv

et

ittpl

au sujet de l'avenir.

roû /xi/AovTOç.

Or un certain soupçon

T(ç 8k ùno-^ix
xal <f6toi
tiy^i

et

XXI ixeXvQv

une autre divination

par des sacritices

,

w;

iotxc.

une certaine crainte

commeil parait.
remarqué auparavant

tenaitcelui-ci aussi,

HxreyvdJxti yxp npàrîpov

(^ir

0jSIvx yuvatx(7/AOV

aucune faiblesse-dc-femme

nfjç

KaiTroupv^xj

en

iûpx Si TOT» nepn:aOoi7xv.

et

XXI ol

itx-JTfi!^

/j'avait

de Calpurnie

iv Sei7tSxi/j.ovlXf

Clç Si

il

fait
il

Mais

de superstition,

voyait alors elle très-affecléc.

comme

les

devins aussi

xaTaôûaavTf; tzoXXx

ayant sacrifié plusieurs victimes

ifpxaxv aùreô

dirent à lui

Si<JUptX'J

ne-pas-obtcnir-d'heurcux-auspice«,

y

iyvoi Tztalu^ Avrciviov

àftXvxi T^y ffOyxAyjTOv.

LXIV.

^1

il résolut ayant envoyé Antoine
de congédier l'assemblée.

LXIV.

'Ev Si TovTco

.Mais sur

ce

Déoimus Urulus,
'A^Sîvoç i-nUXr,<jiVf

Albinus par surnom

irtoreud/xîvoî /ièv

d'une part traité-avec-confiance

Ûttô

par César,

KxîfTxpoi,

au point

wrrc xat

yeypâfOxt

Cttô

xjtoO

5«VT£pOî xXrjpo-jÔflOÇf

même

d'avoir été inscrit par

second

lui

héritier,

/urixtiiv Si T>5» auvu/MOsixi

d'autre part étant de la conjaTaliuc

Torç 7t«pl TÔv ÎTtpov Bpo'^roj

avec l'autre Brutus

xal K.â97(0v

et

fo6>:9(i$ /x^, Toû Rzt7a/soi

ayant craint que, César

avec Cassius

J(zxpcu9aujy0u

ayant écarté

<x<(y>;v TTjy r,jiipxv

ce jour-là
,

KAIiAPOZ BI02.

234

ixtlyry 5taxpou7a|X£vou too Kaiffapoç, ^xtt'jjt'x;

Tat, Touç T£

SiaêoXctç éauxôi xt(ij|j.£vou irpo; Ty,v (tvyxXtjxov,

ôoxoucav

cvtpuipacyOai

xal TtpoOufxouç elvai
Xiaç £7rapy^i(ov

Trocvxaç, ^rwi; ttov IxtÔç T-ra-

OaXacaav

eI oï

oiacr^uot t^v

cpopotïj

cppacEi tiç aùroï; xatOfisO-

àTraXXàiTTEcOai, TcapEÏvai

(Ji,iv

;

aiTr;v xeXey^avro; Ixcivou,

^aaiXEOç àvayopfuoiTO xai

ScX-rioaiv ovEipoiç

'pOovouvTOJV

^ip

"î^XEiv [aev

j*7i:j/iX£cOai

àXXr|V ETTiwv Y^v xai
ji.£voiç, vïïv

irpï^iç v/vr-

lyXeuotCe, xa xaOT^TrreTO toô Katasp-x;,

fjLCtvTciç

wç aÎT(aç xai

r,

au6iç, ^rav

o'

IvTuyr^Tj

KaXTTOupvia, T^va; EascOai Xd^ouç Trapi

xiva xwv ^Ouov àvÉ^EaOai oioa<jxovTOJV, w; ot/^i

V)

couXeio Taura xai xupavvîç lorivj

ooxeî 7ravT<«x;,

'A}vX' ei

fcçnQ,

à'^ocuocacOai, SsXtiov aÙTOv TrpoEXOovTot xat rpoç-

t9)v f,[X£pav

ayopEUffavTa

t:?iv

|îouXr,v uTTEpOÉaOai. TaîJO* atxa

TOç, r^yE TYjç /Eipbç XaCouiEvoç tov

leur complot ne fût découvert

se

,

Kaiaapa, xai

moqua des

XEywv

jxixpcrv {X£>

devins

«

ne se sont assembles que sur votre convocation

«

vous déclarer roi de tous
permettre de porter

mer.

le

les

pays

situés hors

diadème partout

maintenant

;

de

ailleurs

ils

«ùrw

et représenta

,

Les sénateurs

«

Bpov-

ô

vivement à César que ce décret donnerait lieu aux plaintes
reproches du iénat qui se croirait insulté.

«

rûiv

,

et

aux

lui dit-il

sont disposés à

l'Italie

qu'à

,

vous

et à

Rome

qu'ils sont sur leurs sièges,

,

sur

quel-

«

terre et sm'

«

qu'un va leur dire de se retirer et de revenir un autre jour où Cal-

«

purnie aura eu des songes plus favorables

«

vous pas tenir à vos envieux

«

amis

«

servitude, et de l'autre la tyrannie la plus absolue? Si toutefois,

«

ajouta-t-il

«

pour vous,

«

sénat

«

à un autre jour.

Si

,

lorsqu'ils diront

,

,

,

pour

?

quels propos ne ferez-

que ce n'est pas d'un côté

vous croyez devoir éviter ce
il

,

Et oui voudra seulement écouter vos

joxir

la

plus entière

comme malheureux

convient au moins que vous alliez en personne au

lui

déclarer
»

vous-même que vous remettez l'assemblée

En achevant

le fait sortir. Il avait à

ces mots

peine passé

le seuil

,

il

le

prend par

la

main

et

de sa porte, qu'un esclave
,

Vlli

,

,

,

,

UE Ci:SAR.

235

l'entreprise ne devint

connue

moquait des devins,

i^Xr(jal^é tî toùç /tâyrcis,

et se

xal xaO^TTiTo TOJ Kaiffa/30i,

cl censurait Crsar,

(!)(

comme Cf/Hi-d attirant sur 8oi-Tnéin6

xTcayuit^ou c>^ur<û

des accusaiioDS et des reproches
lipbi Tr,v 9ty<Xr,TOV

«jtt'Iv (lèv

^ap

du côté du sénat,

,

So/.odvxv ïvTjOu^xaOzt

•

qui croirait être insulte

car

"nxcvv

lui {te

:

sé7wt) ôlre venu

celui-ci {César) /'ayant ordonr»é,

èxifveu xcJiswaxvTOf)

xal TtâvTs'; cTvxt TrysoOû/xouj

et tous être disposes

à décréter, qu'il lût déclaré
jSaatiîùç Tcôv èT-'/p;^tùiv

roi

(tww) èxTÔî Irai^aç

situées hors

xal fopoiri Siâ.Sr,fjM

et

y^V

IjtlùiV Tr,v 'iWr^-j

xal ôâAaiTTav
It

dos provinces

que

l'Italie

diadème

eu parcourant les autres terres

*

et

Je r(( fpv.9tl

mers

mais

aÙTOïç xxOî^o,aévot{

de

porldt le

il

à

,

si

:

quelqu'un va dire

eux sicycant,

à7r«)t>âTTejOxt /xiv vOv^

de se séparer maintenant,

napcîvat îs

et

oTsc» KaJlTCOupvia t»TÛ;f>7

de se présenter une-aulre-fois
lorsque Caipurnie aura rencontré

^cAt^O(J(v Qveipoii,

de meilleurs songes,

rhxi

atiOt;,

quels propos

io'youç

pcnse-t-il devoir être tcniu

TTapz TÛv ^OovoûvTWV;

par ceu qui /'envient?

ou qui devoir supporter
TÛV

flXbiv 0(û;(cxovTwy,

w^ Taira

^ouAc^a xal rupavvt^

XXXà

Cl

ses amis déclarant,

que ces choses ne sont pas

O'^x' '"'*

servitude et tyrannie?

;

JOXC? TCOUTUC,

Mais

s'il

lui

semble-bon absolument,

dit-il,

àfoaidiaocaQxi r^v v;/xépxv

psirtov auTÔv TT^ooîiOdvra

xal 'Kp07xyopt'jaxvrx
ÙTicpOiaBxi Ttiv ^ojr,v.

'O V'po'jroi
rt'/c

Aiywv Taûra

SifJix

xat olxirr,i

X"P^>

fji'tv

allé

et ayant porté-la-parole
remettre le sénat à un autre jour.

Brutus ensemble disant ces mots

emmenait César,

TÔv Katff^pa

JLafid/icyo( t;^«

de rejeter ce jour,
i7 est mieux lui-mcmc étant

»

xÀXdrpiOi

•KpoBvfAavfxrJOi £vTy;i^fïv

/'ayant pris par la

main

et un esclave étranger
défcirant-fort avoir-uD-enlrcticn

.
KAiiAPoï moi.

23G

TTpoe^OovTi TÔiv Oupôiv olxerr,; a/.X'^Tpioç ^vTvyeîvrpoOufxcrjuîvx;,

wç yjTTaTO Tou
r;?jv

olx(av, 7rap£5o)xev £auTOv

ora;

«XpiÇ

xat

Trepi Ixeîvov wOifftxou

iTraveXOr)

oc'^

ttat^Ocaiç, fJtaTajxtvo; el;

KaXTroupvia, ^uXaTTEiv xeXtû-

Trj

Kalcap, wç

^X''^'^

|X£YaÀa rrpayjxaTa

xareiTreiv Trpoç au-cov.

LXV.

'ApTeu.(oojpo<; Si, Kv(5io<; xb y^voç, 'EXXr,vixwv l'-jrfun

xai

(xoiDi^crTriç,

ôiât 'zoZzo ^z^o>fùi^ Ivioiç av)vr^Or,ç

waxe xai yvwvai

xov,

^lêXiSio)

TWV

xo(j!.{^ojv

jîiÇXiSiojv

xà. TrXeîcrra

twv

twv repi Bpoti-

7rparrou.£vojv,

uiv Iv

r/z.s

Kai7ap3t

^TTEp suleXXe u.r,vuctv' opôiv 0£ TGV

ExaaTov 0£yo(X£Vov xai TrapaSicovra toTç

auTov 67nr]p£Taiç,

i*Cfj<; atpo'opa

TrpoçsXOojv

•

«

tteoI

Touto, l^fn ^^^'

aap, àvayvwôi ao'voç xai TayÉojç* YÊYpaT^ai
Y^p UTrip Tcpayadt-

Twv {JLEyaXwv xal col ôia^EoovTwv.
avayvwvai

[jlev

utto tcXt^Oouç

oppLï^caç TToXXdcxiç

twv IvTuy/avovTWV exwXuOtj,

xaiTrep

xaTE^wv xai çuXaTTwv

Iv ÔÈ tyj X^ipi

*

AE^ajxevoç ouv ô Kaïcap,

»

{xovov

IxEÎvo, 7rap9)X6ev eîç r/jv cuyxXyjtov, "Evioi 8e çaaiv oXXov Itci-

étranger, qui voulait absolument lui parler, n'ayant

pu l'approcher,

cause de la foule qui l'environnait, alla se jeter dans sa noaison

,

à

et se

remit entre les mains de Calpurnie, en la priant de le garder jusqu'au
retour de César, à qui

il

avait des choses importantes à

LXV. Artémidore de Cnide
grecques
savait

,

,

qui enseignait à

une partie de

la conjuration

voyant que César, à mesure

,

qu'il recevait

possible

,

et

« qui

il

il

la foule

fois

de

le lire

de ceux qui venaient

îeaant toujours dans sa main

,

quelques papiers,

s'approcha

écrit

:

«

le plus

les re-

près

qu'il

César, dit-il, lisez ce

contient des choses importantes

vous intéressent personnellement.

main essaya plusieurs
par

,

en présentant son

papier seul et promptement;

ei

,

pour remettre à César un
qu'il voulait lui donner; mais

vint

,

mettait aux officiers qui l'entouraient

a

les lettres

qui voyait habituellement des complices de Brutus

écrit qui contenait les différents avis

lui fut

communiquer.

Rome

,

»

mais

,

César l'ayant pris de sa
il

en

lui parler. Il

fut toujours

empêché

entra dans le sénat

,

le

car c'était le seul qu'il eût gardé. Que!-
VIE UE CESAR.
auTÛ npotXdôvrt

avec

fxixpbv

237

qui était sorti

lui

un-peu

des portrs

TÔJV dvpiiVf

comme

il

élait-moins-fort

Toû wfltu/zou xal ttA/JOooî

que

TZîpl èxetvov

autour de celui-ci

^taffâ/itvo^ «(( n^y oîxt'av

la foule

s'élant-jeté-de-force dans la maison.

,

itocpiSùiXtv ixvxbv

se livra

Kxlnovpvix

ri)

presse et

la

lui-même

à Cal[)urnie,
/'ayant engagée à le garder

xsXsùaoci fvXxrrsiv

jusqu'à ce que César fût revenu
ûj{ iy/ti'j

[xv/ûXx

xaTJiTTSItf Trpàj

LXV.

comme

Tcpi.yixot.ra.

ayant de grandes allaires

à dire à lui.

aùrdv.

prtfilSù)poi Si

LXV. Or Artémidorc,

,

Cnidien de naissance
ffOycffTi^î

professeur de lettres grecques

XàyùiV 'EXXrivtxùv

,

par cela devenu

xal îtà TOJTO ytyovùç

et

ffuvïjflyjç èvi'otç

intime à quelques-uns

Tûv

de ceux autour de Brulus

irepl

BpoÛTOv,

wrr» xal yvdivai

au point

Ta nAiïrra tûv itpxrrOfxivoiv

la

,

même

de connaître

plupart dos choses qui sefaisai«'nl,

arriva apportant dans un billet

ansp

ifxsXXt /ir,vjnv

bpSiv ot rbv
ity^ofxevO'i)

'

les choses qu'il devait révéler

Kxiaxpx

recevant chacun

êxaffTOv

Tûv j3i6At5(wv

des

xal TzxpxSiSo'^rx
TOïç vTxr.pirxti (toTç) izepi aùrov,

remcUant eux
au oiEciers autour de

vpovtXOùv afôSpx

s'étant

billets

et

iyyiii'

approché

César, dit-il,

« Kaiffap, if y}, àvxyvutOi ro'jro

«

fkét^i xal rx^i^i'

seui et vile

yh/pxvrxi yxp

:

mais voyant César

vtzkp npxyfxiT'jt;

car

il

lui,

fort près

lis

celui-ci

:

a été écrit sur des alïaires

importantes pour

fuyâXctiv xal ûtxfîpôvroi-j aoi. »

grandes

'O K.a'ffap ouv Se^xixvjoç

César donc /'ayant reçu,

ixwXûô/j {xiv àvayvdivat

fut

ùwè

par

vXr,Oo>i

TÛv ivrvyxxvo-jruv
ualnip bpur,7Xi noXXxxii

el

empêché de

le lire

la foule

de ceux étant-sur-son-passagc,
quoique s'étant eQbrcé souvent
:

mais retenant et gardant
ixilvo fiàvov iv T>5 x*'P^

»

nxor,XQf* f(;TT,v <r!jyxXr,rov.

loi.

ce
il

billet seul

dans sa main

passa-outre jusqu'au

signât.
,

KAiiAi'Oï

2:3;i

$OUVQ(l TO ^lêXtOV

Oeîv,

iW

TOOTO, TOV

rapi

IxOX'.CTJvai

LXVI. 'AXXà

nouL7rr,iou o' àvaOr,aa

xaXouvTO? ex£Î

'^iç>n

TrjyOCC)-

xai to avToaarov

X2i xov (XYWva ywoo;,

ey.2Îvov

|/.£v

eÎ; Îv

eîy.ova X£i'A£vy,v

u:{>-/;YO'ja£vou

xat

Kat yàp oov

xa'i

tov àvcptavTa tou noij.7rr,iou Trpo Ty;ç

£t<;

irpoTEpwv XoYitrp-wv. 'AvTojviov

,

^YÎCli,"

xaircp oùx à)^.OTpiCK

{X£V O'jv, TTiCTov

Eoixev,

T,or}

twv

ovTa Kaicapi xat

la foule,

,

sans cesse repoussé dans le che-

ne put jamais approcher de César,

LXVI. Toutes

,

fit

ces circonstances peuvent avoir été reflet du hasard

où se passa

et

et qu'il loi

papier par un autre.

le

mais on ne saurait en dire autant du lieu où le sénat
jour-là

toJ

TcapaxaTETye Bpouxof 'AXSivoç*, iaCotAwv Irn-

eço)

ques auteurs disent qu'Artéraidore

remettre

r,

r/w^,

Seivou 7rap£<TTcoT0ç, ivOo'JCiacaov Ivîttoiei xai raOo; àvri

min par

Ci

tivoç

îattjLOvoç

Twv 'ETTixoupou Xo'yojv àXX' 6 xaipo;, w;

^(OfjLaXÉov,

•

y^yo^wç twv 7:po7xexo7u.r,a£vo>v tw Oea-

pi^ffEux; aTToQETCWV, l7rixa)v£ÎcOai cioitt/j

a^v

^.MÇ

7:pa;iv Epyov y^Y'^vt'vai.

ttjv

XeYE'fai Kadorioç

•noi

Y^jOrj

aTrr^aivE

TiavTàtTraaiv

OOÎ*

Tra^ctv Tr,v 6oov.

tote, nojxTrr.iou

CTjYxXiTjTOç rjOpoiaO/j

xpw,

o' 'A pTc|x(^0)pOV

TttOTa [xlv

ûi SE^au.£voç TOV (povov

liioi.

de Pompée, et

c'était

cette scène sanglante.

un des

11

fut

y avait

;

assemblé ce

une statue

la

édifices qu'il avait dédiés

pour

servir

d'ornement à son théâtre. N'est-ce pas une preuve cddcntc que cette
entreprise était conduite par un dieu, qui avait

pour

le lieu

de l'exécution

?

On

dit

même

marqué

que Cassius

,

près d'attaquer César, porta ses yeux sur la statue de
l'invoqua en secret

cure

:

mais

la

,

,

Pompée

vue du danger présent pénétra son âme d'un
,

qui lui

dont on craignait la

vixtraordinaire

.

,

et

quoiqu'il fût d'ailleurs dans les sentiments d'Epi-

ment d'enthousiasme
Antoine

cet édifice

lorsqu'on fut

fui retenu

fît

vif senti-

démentir ses anciennes opinions.

lidclilé

pour César

et la force

de corps

hors du lieu de l'assemblée par Albinus
,

,

,

,

VIE

DE CESR.

Nais quciqiiee-uns discDt ua autre

EytOt Si fctvtv iXlov

Tû j^(6>tov,

iixiSo'jvy.i

239

lui avoir

remis

rèv Se pTSfjLlSojpov
9jSs T:po7SÀ(kTv

ne

le LiUel,

et Artéiniddre

oX^i

s'èirc pas-

approché du-toat,

mais avoir clé foulé
Ttxpù itxTDLV T^y

LXVI. A/ià

do toute la roule.
LXVI. Cependant jusque-là

le loni;

ooo'y.

riSr,

même
à St X'^P^i Sî'^ûfUvoç
ixîïvovTo^ ^o'voy Kxi r'ov
tli ov

e;(wv

iTiois le
3t.-/ûvx,

Ton

hasard

[ses

:

lieu qui reçut

ce meurtre et celle lutte.

dans lequel

ffyyxi/jTOi

Yi

rjBpoicBr,

le

comporte cn-quclque-sortc ces cho-

fipti TCOU /*ÏV TaÛTX*

fut

,

le sénat

(/itru

assemblé

ali>r8

d'une part ajanl

yuLîv

tlxé'JX UoiiTtritov XiipLlvï^V,

une statue de Pompée érigée,

•/r/ovcjî S:

d'autre part étant

à.vi0;/ix

une olVrande

lloiX-Xr,(Qj

<lc

l*onipce

de celles ajoutécs-comme-ornenienia
à son théâtre,
aTtiyxtvî îravTstrrafftv

npiÇcv yv/o-^ijxt Ipyoj

T*jv

montra toul-à-fail
cette action avoir été l'œuvre

Tf/èç û/''aovo; ûy»;you/x£ycu

de quehjue génie

xat xxXo'jJTOi

et /'appelant là.

Kal yxp

S/.il.

oTv xxi JLxaiioi XLysr

àTToê^éTiojv Ttpb T^î v//îipr.7ît,)i
tli

TÔv àvopiâvTx

ro'j I!o;/Tr/;t'oj,

llftXXÏsTfldxi <TCW7I»Î,

jx 6Jv aXlàrpLOi

x-xintp

Tiv

oàlxf
To'j

oîuoj

r,o/}

Cassius est dit

regardant avant l'altaque
vers la statue de
/'avoir

Pompée,

invoquée en-silence,

quoique n'étant-pas étranger

au doctrines d'Épicure
mais, comme il semble,

UTipîrrijro;

du danger déjà présent,

éour;

cj{

ellct certes

conduisant

6 xxipoi

t:it/0>y53V*

X6y'ji-J

En

lu

,

:

le

momcni

ivrxclii

lui in8i)irait

ivQouiizafibv XXL TixOoi

(le

àinl TcJv Ttporipuy lo jizp.'Mi.

au lieu de ses précéilenles opinions

BpoÛTOi

/i£v

o'v 'A/6ivOj

l'enthousiasme et de l'cmolioD

Cependant Brutus .MLinus
retenait dehors Antoine

2irra

nirrô» Rxi9x|0t

qui était (idelc à César

xx pu/xxXior/

et

(uSzAùv

ayant introduit (amené) à-dessein

tncT^i^ci

vigoureux,

une conversation
KAIiArOI BIOI.

240
T7)ûe<;

6(xiX(av [xrjxoç e/ouaav. Eîaio'vTOf; ce

Oepareuouaa

jxèv uTreçavECTY)

TTiaOev Tov

Sicppov

aÙTOy

TuXX^w Ki|i.6pw, r£p

*ii; ûi xaOïaaf;

xwv

,

ci Trepi BpoIÎTOv oî

^vjXi

i^

£;(>-

jjiiv

wç ex

7r£pi£(TTT,<Tav, oî S' d7rT//Tr,crav,

dû£X:pou (puyocoo; IvTUYyàvovTi, ouvoer,-

xat cuveSÉovTO

a<^u.evoi,

•

Kaicapoç

(J^é/pi

toû otcppou TrapaxoAouOoîvTe;.

ûi£xpou£To xàç ^ET^aeiç, xai TrpocxEijxivojv ^laio-

I

tEpov, :^Y'*^*^''^^i '^p^Ç ^xaatov, ô
auTOvî Taïç yspaiv à[/.^OT£pai;

TrÎY£V ^TTEp ^v

(JuvOy,jxa

^(cpEi TraiEi Tcap3t

deIaV| àXX*,

wç

TuXXioç

(X£v

awXXaCwv,

Tr^êewov

T-y;v

xa-

àiro toû Tpa/r'Xou

t^ç èTTi/Eipr^CEWç. IIpwTOç oÈ Kctcxa;

TOV aùy^Éva,

7rAr,Yr,v

ou OavaTTjipo'pov o!»C£ &a-

eÎxoç, ev àpy9i ToXtxrjfxaxoç |XEYaAou TapayÔEi';-

wore xai xbv Kaiaapa {XEracrrpacpEVTa tou

l-j^sipioiou

xal xaTao^EÎv.

ô ulev tiXt^vei;

"A^jia Se ttwç IçEcpcovTjdav,

qui engagea à dessein avec lui

,

,

'Pto-

une longue conversalion. Lorsque

César entra, tous les sénateurs se levèrent pour

Des complices de Brutus

XaCfaOai

honneur.

faire

lui

uns se placèrent autour du siège de

les

César; les autres allèrent au-devant de

pour joindre leurs prières

lui

à celles de Tullius Ciuiber, qui demandait le rappel de son frère
ils

le suivirent,

arrivé à sa place.
le

en redoublant leurs instances, jusqu'à ce
Il s'assit,

en rejetant leurs prières

pressaient toujours plus vivement,

particulier son

deux

;

;

qu'il fût

comme

et,

ei

ils

leur témoigna à chacun en

il

mécontentement. Alors Tullius

lui prit la

robe de ses

mains et lui découvrit le haut de l'épaule; c'était le signal dont

les conjurés étaient

épée; mais
avant.

Il

coup ne

fut

pas mortel,

y a apparence que

entreprise,

épée,

le

convenus. Casca

il

,

le

frappa

le fer

le

premier de son

n'ayant pas pénétré bien

chargé de commencer une

se sentit troublé. César, se tournant vers lui

qu'il tint

toujours dans sa main.

Ils

s'écrièrent

,

si

grande

saisit

son

tous deux c*
,

,

,

,

,

,,

VIE DE CESAR.

24î

ayant quelque longueur.
Mais César cnlranl,

Oî «tîtdvTOç,

JL'xiac/.pOi

sénat d'une part se leva

le

lui

faisant-honneur

:

d'autre j)artdo<;eu autour de Brutu
les

uns se linront-deboul par-derrit'r«

To» Sifpoit aÙTOÛ,

autour du siège de

oî Ô£ à7r»3vT/;axy

les autres allrrcnt-à-sa-rencontre,

ûi

Comme

S?) av'jStr,7QfjLî-joi

TuXlica

K.ifÂZp'ji

lui

'

certes devant prier

/•

avec Tullius Ciniber,

,

svruy;/âvovTt

qui l'entretenait

pour son frère exile,
X;(i

OMVSÔdOvTO

cl

TrapaxoAouOoûvTJî

^s ypt

TOÛ ûifpOM.

justju'à son siège.

Mais
ùiexpouiTO rxç ùsr,7îii,
<cal Tzpoiy.ii/xh'ji-j

ô

/i*«v

il

^ixtorspoj,

Tû).).io»

comme

il

s'étant assis

repoussait leurs prières,

et que,

rrpô^ ixasTOv,

riyxti.ït.Tii.

prièrent-cnsenible

ils

/'accompagnant

eux

insistant [)lus fortement,

chacun

s'indignait contre

,

Tullius ayant saisi

ffuAAxêwv

avec les deux mains

àfiforipxii x'/"^
T/jv Tïjêîwov airoû

la

toge de

xxTyJyîv aTTÔ toD Tpa;(>}iou'

la

ramena de dessus son cou

lui
:

ce-qui était le signe-convenu

de l'allaque.

Kavxa;

Ttaici Çi'yat
K>l>:y/;v

Alors Casca le premier

ôi Tt|5ilT0;

îrapà ràv aùp^svx

où 0xvxTr,<f6poj

,

frappe

lui

de l'èpée au col

d'un coup non mortel

profond,

oùûi ^xOîTav

ni

à^Aày ùç cixO{,

mais

TxpxxOdi

étant troublé

h

,

comme

c'est

naturel

au cooîmencemenl

ot.py_ri

fiC/xXoM T0)/i>f/xaT0i

*

d'une grande hardiesse

même

«TTC xal Tov Kat<7«pa

au point

ytuTxaT/sxyivTa

s'étant retourné

^a6{76ai ToO cy^((p(0(Ou

:

avoir saisi son épéo

xaî xaTaj^tTv.

et l'avoir

El

EÇî^olyïjffav ji

â/ix
'»

nui

tenue-fortcment.

crièrent

ensemble en-quclque-sorte,

t

/i«v TîÀTjyjti,

ils

Céser

'Pw/maVrri'

Vie de Césak.

d'une

par*, le

frappé, cn-Uoinaia
16

i
,

KAIiAI'OÏ

242

MiaptoTaTe KaTxa, t(

liaïffxf* «

Yevofx^vYjç

toùc;

,

Trpoç rà opiojxeva, (xr^te çeuyEiv

7r).T'^«<;,

'EX/.t;-

^or/Jei. » ToiauTr,ç oï

Tapa-

ayt xa

^ptxr,

ouocv owtiooTaç

|i.èv

6 oi

Troieîç;

«'AûtX^i,

vieil Trpbç xbv àoeXcpov
jç^^ç

lilOÏ.

£x7:Xr,;i(;

àjxuveiv,

(jlt^t*

dÀXi

{xr,oi

^vtjv

lx.6àX)£i» ToXfxôjvTaç. ïtov ôè TrapEOXfuacjxÉvojv ir ibv ^ovo»

IxadTou Y^fAvov à;roo£i;avToç to ^i^o;,
xai Ttpoç H Ti Tprl^Eie t^,v
cp£po(X£va)

o*]/iv,

xuxXoi rEpir/t^jxevoç

£v

TrXrjYaîç (ÎTravTtôv, xa aiSi^po)

xa xarà 7:p&aw7rou xal xaT* é^OaXjiwv ûuXauvojxevcx;,

T~* waTcep Orjpiov IveiXeîto xai; ttocvtwv /.epciv. "Aîravraç

-

xaxap^acOai xat

dfpa Trpo; touç

To <ïû){Aa

,

Casca

Dans

,

le

saisis

^e

Bpouxov

xyîç X£^otXr,ç

César en

,

,

latin

:

s'aJressant à son frère

xb

deCasca, que

:

«

Mon

frère

d'horreur; et, frissonnant de tout leur corps
la fuite

Cependant

,

ni

les conjurés

toutes parts

;

par

tirant

,

de quelque côté

les

mées contre
goiîter,

chacun son épée
qu'il se

tourne

pour

chasseurs

lui;

vit

aa secours

et
!

»

s'était

Bralus venir sur

de sa robe

,

et

,

ils

n'osèrent ni

il

ne trouve que des

il

,

tel

l'enviroonent de

qu'une bête féroce

se débattait entre toutes ces mains ar-

car chacun voulait avoir part à ce meurtre, et

ainsi dire,

César

l'aine.

,

:

,

à ce sang. Brutus lui-même

lui

porta un coup

défendu, dit-on, contre les autres, et traînait

»on corps de côté et d'autre en poussant de grands
il

?»

défendre César, ni proférer une seule parole.

épées qui le frappent aux yeux et au visage
assaillie

,

fais-ta

premier moment, tous ceux qui n'étaient pas du secret furent

prendre

dans

xa Trapr^xEV lautov,

îjxoc-C'Ov

en grec

ok

êTgev eorrafftxÉvov to ^i^o<

« Scélérat
,

o' utto rivtuv,

xai oiacpspojv csupo xdxel

à7ro{xx/^otjL£vo;

xai xexpaYwç

temps

xbv ^ouCtova. A^YE-rai

elç

oXXouç

Ê^EiXxuaaTO xa-rà

même

tou cpovou. Ato xa Bpoutoç auTw

'fiCaoLcOoLi

IveêaXe |x(av

ttXïjy'^iV

y^P ^^*

lui

l'épée nue à la

main

,

il

cris.

Mais quand

se couvrit la tête

s'abandonna au fer des coniurés. Soit ha&ard ,

soit
VIE DE CESAR.
Kâïxa, v{ TtouT»

« Mia|iwT9tT«

;

»

«

243

Trcs-scélcral Casca, que .^»-tu ? •

h 6t n/ïîÇxç,

el le ayant

'EAJjjviwtI npbi t6v à?e>yciv*

en-Groc à son frore

«

Â$tXfi, ^or,$n. •

frappé,
:

Frère, secours-moi.

m

•

TocawT>;« Si Tup'^X'^'i yevo/xiv>jç,

Or un

ixitïri^li /lèv xxl

l'cflrui cl le friss(m saisirent

fpU/i tlyî

vpbi Ta

à

Spcôfj.svaf

TO^/iûvTxç

fftùynv

/i>iTe

/*i}ti

à/xjvctv,

«Aià

/Ky;ô(

iitï

nxfjt7xtM%9fih<Aiv

xal àïravrcôv

vue de co qui bc

faisait

ni fuir

défendre César

mais pas-uièuie cmellre une parole.

au meurtre
yw/*>'5'''»

îtAv;73:Tç,

et

xai SuX'XMJÔlXV^Oi 9iCr,py
xai xarà n^OïoiTrou

le ylaive

nu,

rencontrant des conps,

de quelque côté qu'il
et

percé par

lournill la

6r,p{ov

yeux

étail ballotte

comme une

dans

[vage

,

bôle-sau-

mains de tous.

Car

xarâpÇaaîat

£rappcr-la-viclime

les

il

fallait

tous

au meurtre.

nul ytùjxzQxi ToD ^dvou.

el goûter

Atô xal Hpoûroi

C'est pourquoi

AfytTat ci

&{ âpx

porta à

aùrû
rx6

rr/wv

,

à.7:o fiy^éfit-^Oi

même

Brutus

lui

un seul coup à l'aine.
Et il est dit par quelques-uns,

que Céiar qui se débattait
cuDlrc las autres

xai Siufipuv 70 jû,u2

el qui portail son corps
et là,

Jrj/90 xxl i/.tX

ici

xal xtxpyyliç

el qui

,

St« flJs BpOvTOV
èffîTaff/tiévov

TO XifOi

ue,

qui se portail el contre son visage

Taîç x'/"^ Trivrwv.
Ej«t -/ip TTKVTXÇ

iviSsc^cy



le fer

et contre ses

xarà ^^da)/xô3y,

heùtXro Simtp

ayant niunlrc

César entouré en cercle

Tc rpi^cic t^v ojtv,

ycpo,aivcj)

fp/oi

Mais chacun

àito5«tÇavTO« Ta Ç«f°»
TttpiixoiJit)Oç iv xûxAo)

xxl

ayant cu-licu.

de ceux déterminés

t6v yovov

irpâf

la

n'osant
ni

èxSâiÀ<«w fwvijy.

'ExâaTOu û«
TciJv

luiiiulle

ceux qui nc-savaicnt-rien du oam-

oùoèv VUVltOOTCCC

TOi)«

li'l

poussait-dc-grands-crii

lorsqu'il vil Brutus

qui avail lire l'épée,

hftthi'j9xr9 TO (juiâTtov

rabattit sa robe

xxrà Trç «]?a/^î

sur sa icte

xal ita|»^juy ix/rb^

et

^'abandonna lui-:n<îiue.
,

^44

KA1SAP02 BIOS.

rfr' dcTTO TU/TjÇ, eiO* utto

twv xteivovtow

Iç'

^çô

Kai

rioaTnrjiou pé€r,x£v àvopiaç,

wç SoxEÎv

(povo;,

l^eaxavai

aCiTOv

àzo)'70t;

rvi

rpo;

t^,v {iaTiv,

ttoÀu xaOr,aa;tv œut/.v 6

Tijxoipia xotj ttoXeuiou Ilofx-

7nr^ïovu7ro7roûa(;XÊxXi(Ji.£vo'j,

xai TrepiTTraipovTOç UTTOTrXr^Oouç Tpa'i-

ît«i "^p^Œ

Xaêeïv X^yeTai* xa TroXXoi xaTexpo)-

y^p

(xocTtov etxocri
Ûr,(jav utt'

àXX/jXwv,

LXVII.

êv àTr£p£i5o(xevoi cwjxa TiX/jY^çTocauTotç.

£Î<;

KaTEipyacrtjLc'vou oà tou dvopbç,

BpOUTOU IXÔOVTOÇ ,

TTEp £ÎÇ (JL£(70V

IpouvTO^, oùx àvacy^oixc'vvj

(iiv

:?;

OJÇ Tl TTEpl

^Epoucia,

TWV r£7:paY{X£V<0V

Ouptôv £;£7ri7rT£, xai c^Eoyouca

Sioc

xaT£7:Xri(j£ xapay^^ç xai ôsouç aTTOpoi» tov ov^ixov,

Touç §6

oîxCotç xXei£iv,

8pÔ{i,W 5è yOjpEÏV,

cpiXoi

TOV TOTTOV, ô'^/OuÉvOUÇ TO TTaôOÇ

1QJ<i (JL£V ETTl

Kataapoç, uttsxouvte;,

Pompée

,

il

,

fut

poussé jusqu'au piédestal de

tirait

11

qu'il avait reçues.

Il

fut

eux-mêmes en frappant

pour rendre raison de ce que

les portes

les conjurés venaient

et

et leurs

spectacle

Lépide

foule

,

,

et jetèrent

parmi

Les uns fermaient leurs maisons,

couraisnt çà et là
ififreux

,

les

tous à la

mort, Brutus s'avança au milieu du sénat

fut

sénateurs n'eurent pas la force de l'entendre;

banques

et

nombre de blessures

homme.

sur un seul

LXVll. Quand César

leurs

Pompée

percé, dit-on, de vingt-trois coups; et plu-

sieurs des conjurés se blessèrent

l'eûrsi.

semblait que

la sta-

de son ennemi, qui, abattu

palpitant, venait expirer à ses pieds du grand

tamment par

,

ÉTÉpa; xaTÉvjyov.

sîç oîxiaç

qui fut couvert de son sang.

présidât à la vengeance qu'on

fois

|jiv

TpaTTE^aç xa ypr^aaTimipia

(XTCoXiTrEÏv

dessein formé de leur part
tue de

wcte touç

lojpaxoTaç. 'Avroivioç oà xai AÉiriôoç, oî (Aa-

roùç S' lx£Î9£V,

XiCTa

/.ai-

,

,

comptoirs;

et

dont

les autres

les

les

ils

le

de

faire

:

mais

peuple

les autres

le trouble et

abandonnaient

rues étaient pleines de gens qui

uns allaient au sénat pour voir cet

en revenaient après l'avoir vu. Antoine

deux plus grands amis de César, se dérobant de

cherchèrent un

asile

les

s'enfuirent précipi-

la

dans des maisons étrangères. Mais Brutus
,,

,

,

,

,,

,

vu: DE CHSAR.

24i

ayant été poussé

un à TÛV XTttvÔvTOJV

«'t*

vers
à àvo/stà{ Uo/A7t>jï'ou ^£S»;xev.

par

le

hasard,

tuaient

le

le piéilrslal

la statue

Et

soit

par ceux qui

suit

sur lequel

,

de Pompée

est dressée.

meurtre

le

xaOïj/iaÇcy aùri^v Ttoiù

ensanglanta ce piédestal beaucoup,

û(

au point P(>m[>ée scniMrr

Ilo/xiT)^(Ov ûoxsty

èoiïTavxc auTÔv

présider lui-inéme au «•.hdliinenl

t»5 rifX'jiriix

son ennemi étendu

ToO noIc/t(Ou xcxAt/A^vov

(le

Ùttô ziôSxç

à ses pic<ls,

,

xat itîptuTTxt^ovTO;

et palpitant

îli»50oUÇ T/9XU/X«TWV.

vue

Alycrai
«c'xoffl

yà/s Axêjïy

xal T^ia"

nombre des

le
il

est

àAAniwv,

blessurcf.

avoir reçu

«lit

vinj;t-lrois blessures

xal iro»ol xxTiTpûOri7u.v
wTto

sous

Car

.

:

et plusieurs furent blessés

les-uns-par-lcs-autrcs

à.-nep€iô6u.fJ0i ciç ev sCJu-x

en appuyant sur un seul corps

TOffaûraç 7t/vj7«ç.

tant

LXVII. ToO

de coups.
lAVll. Mais l'homme

oé k'j'ipbi

ayant été aihe^é

xartipyx(jfÂ.ivo)f
i)

fiiv '/tpoMaia., xxiitep

è/OdvTO; ftç

Wî

comme

TÛV nfnpx'/fiivu-J

,

devant dire quelque chose

sur les gfioses faites,

ne supportant pas cela

à.v'X(jyOfi.hri

èÇîTTlTTTS

,

quoique Brutus

le sénat,

étant venu au milieu

/xiffov

£|5O0vTOi Tt

-ntpl

oùx

Bpoj- ®*^

oti QvpQ-j

se précipit;»

xal y«û-/Ouia

j);ir

les portes

,

et fuyant

xaTé7Ti/;5ï TÔv

Sr,tx.oj

rypxyj.i

remplit

le

peuple de tnmlilc

xxi Sioxt^ aTTO/sou

et d'une crainte inexpiic.iltle

cirr« TOÙî /xîv xi«^£iv otxi'x^,

TOJÇ Si à7to)tT«ÎV TpXTT^Çxî

au pointlcs uns Icrmer leurs maisonSj
les autres laisser leurs banques

xal yp-^fj-xTirr/ipix,

cl leurs comptoirs

);ojp<lv f ( Spàfjicj

et se

,

rendre à

uns vers

TOJ» /XÎV ÉkI TÔV TOTTOV,

les

if o//ivou€ TÔ nâOoî

devant voir

,

la

course

le lieu

le

,

,

malheur,

TOÙ( Ji ixdOsv, jupax9Ta{.

les autres

*AvTo>vto< ^à xal AéTttJo;,

Mais Antoine et Lépide

•( fj.xXi9TX ^(>loi

ûlc(xdûvTC$
î«

,

Ka((TapO{>

xari^U'/ov

cripaf 0(X^a{.

dc-là

,

/'ayant vu.

les plus amis de César,
Vêtant esquivés, se réfugièrent

dans d'autres maisons.
246
Ot

KAISAP02 moi.

§£ Tttp BpouTOv, wffirsp

li^n ôEixvuvTEç,

6[|jLa

^aav

TrdcvTEç (XTro

?ti OepiAol

tw

^v«}|,

y^*^

ti

tou fouXîUTTjpCou (TiiTTpaï»^ti;

l/oipouv eIç to KaTTiTwXiov, oy çEUYOuaiv loixe^xeç, «AXài |xaXa
<paiSpo xa
tcXtiOos;,

OappaXeoi, irotpaxaXouvTeç

fx£T£(r/vixOT£<;

rjv

xai ràïo; 'OxTaouïoç xal AevtXoç

TOU Epyou, xat TcpocTETroiouvTo

6vr)(yxov,

^ovTSç

àvaipEOc'v-CEç, xai fxy,5£

T^,v

6::'

t^ç

îo;av 5v

Outoi

STrivO-r^p.

àXa^ovEiaç §ixrjv ^5o)xav CcTEpov,

Kaiaapo;

xatefxtYvuaav âouTOuç

xa'i

wç

V£Ou

iXEoOepiav to

tJjv

xai 7rpo<Tor/ou.£voi touç <îp(<TTOu; twv ^rrvY/avo>-r»>v.

Evioi Se xal aruvav£oaivov auToî;,

T^^ç

ItcI

(xiv

ouv

'Avto3v(ou xai tqC
W);t,(;, ci' f^v

aue-

aTToÀaucavTEç, (XTriaTia twv aXXiov. OuûÈ ^ip oî xoXbt-

aÙToùç

EXaêov. MeO*

TTpa^Eox;

TTJç

•fjU.spav

et les autres conjurés,

Ss

,

xôJv

àXXi
7r£p

t9)(;

pouXr^aoïs tI,v 5îxr,v

BpouTov xaT£X6ovTwv xai

encore tout fumants du sang

qu'ils

venaient de

répandre, et tenant leurs épées nues, sortirent tous ensemble du sénat,
et prirent le

chemin du Capitole, non comme des gens qui

mais d'un

content

Ils

air

et

appelaient le peuple à la liberté, et recevaient dans leurs rangs les

personnes de distinction
eut

fuient,

avec un visage gai qui annonçait leur confiance.

même

qu'ils rencontraient

dans les rues.

Il

j en

qui se joignirent à eux pour faire croire qu'ils avaient eu

part à la conjuration, et en partager faussement la gloire.

bre furent Caius Octavius et Lentulus Spinlher, qui

,

De ce nom-

dans

la suite

.

furent bien punis de cette vanité. Antoine et le jeune César les firent

mettre à mort

,

et leur ôtcrent

même l'honneur

qu'ils avaient

ambi-

tionné, et qui causa leur perte. Ceux qui les condamnèrent punireot

en eux, non

main

,

la complicité

du meurtre, mais

l'intention.

Le lende-

BrutuR et les autres conjurés se rendirent sur la place, et par-
,

,

,, ,

,

,

,

,

VIE DE CESAR

247

ùl ik nep B/»oûTov

Mais ceux ^/an/ autour de Brulus

Stfjntp r,9xv

comme

tri Bipfiol

Tw

ô«txvûvTCç

Tx

C'y») yo/uivi

ùnb

iX'j')po)v

encore chnu<ls du meurtre,

yo'v'j

ffvflrT|sayévT«« 5/xx

nionlrant N'urs

,

Kxvrîj

s'ctant serrés

sortirent

ro'j f?ou)euT/;^toi>

('iiées

nues,

ensemble tuuA

du sénat

allant au Cajiitole,

TÔ Kx7rtTOj)tOV,

C((

»

étaient

ils

•VX COtXÔTff

»

ne rc&seniblant-pas
gens qui

ytuyoufftv

à

àXXà /zâix fociSpol

mais trf'S-rayonnnnts

xsei

Oxp^«)ioi

tit's

fuii'nt

,

01 pleins-de-conliance

,

7ry|9:</x).o^;vT«; rj 7t)i^9oî

a()|inlant la niuliilude

cnt Tr:v i)evdtpîx.v

à

la libcrlé,

et

recevant

les plus distingués

TOJç xp'.arouç

de ceux se irouvant-sur leur passage.

même

'Evcoi Js xxl

Et quelques-uns

ffvwxvé€;'.tvov KvTO?ç,

y montaicnl-avec eux
et se mêlaient

xxi xxTî//t7vyffy.v ixuTOJ»

wç

/ie7î7;(/;/.dT«5

ToO é/syoj

xxl TT/ÎOTeTOtoOvTO
xxl râtOi

2iv ï^y

T/;v»

^o'Ç/v'

O/.Ty.0JVc>

xa) Aévr/oç "ZmvBfip,

OuTOt

/iîv ojv

tûwxav
Txli

uffr£^j

AvTwvtOv

'^-rtà

xxl TOJ

KxtTx^o;,

et s'en allrihuaicnt la [gloire

/*>3Ji à7toixuffzvT£î

>iv

•

desquels étaient et Caius Octavius
et

Lentulus Spinilier.

Or ceux-ci plus tard

ayant été mis-à-mort par Anloina
et

X7Ti6>/;9XOV

•

,

par le jeune César,

et n'ayant

de
ii%

eux-mêmes à eux

ayant pris-part à l'œuvre,

de leur forfanterie

àixÇovÉïxj,

vio'j

comme

d'^nncrent satisfaction

ôi//;v

àvxt^cOtvTi:-

xal

,

pas-même-joui

la gloire

pour laquelle

ils

mouraient,

par l'incrédulilé des autres.
01 yxp XOiâÇovTÎJ xJTOJi

Car ceux qui punissaient eux

Ojûi tXaêov

uc lircrcnl pas venjjeaûco
de l'action

T»ÎÇ

otxir;v

ItfxÇfWi,

àX)à T^ç ^ouÀ»ijeuî.

mais de l'intention.

M«TX

Mais après un jour

TÛv

fifxi'JXV

Ttept

ck

P^Otov

ceux autour de Brutus

xoereiôdvTûJv

étant descendus

xal TToii^ffx/xcvuy 16-/9ui,

et ayant fait des haranguMi^

/i
248

KAIXAPOS: BIOÏ.

TroiTjaajjievwv Xo'yoik;, ô

[jlIv

o^fxo; ouxe 6ua-/epaivojv oiixe ôjç

Xeyouevok; rpo^rei/Ev,

^Traivtov TOC TrETrpaytjLsva

,

5r,Xou TY)

Kai'capa

TToXXr, aïojTry;

-roi?

à/J»/

BpouTOV. 'H Sa cuyxXtjTO; àjxvr^cTiaç Tivàç xai sujjiêacEi;

Kaicapa

Touffa TTÏai,

^

(jièv

wç

Oic»-

oîxxeipwv, aicou|X£vo; et

ixàv

TrpocT-

Oeov Tiuav fj/r,çi7aT0, xai xiveîv

To (7|xixpoTaTov (ov ExeTvo; dtp'/wv lêouXeude* xoîç oè repi

fXY)Se

UpouTov

uavxaç

toaxe

ûiEvsiae, xa xijxiç iiticorAt rperouca;'

èT:ap-/ioLq xe

otecrOai

xpiaiv àTreiXYjcpevai

LXVIÏI.

xà TrpaYfxaxa xaxacjxaciv
apiaxrjV.

xi^jv

'EtteI Oc,

£/£iv, xai t^Y"

xwv

oiaO'/jxwv

xwv

Kai'ffapoç ivo'.yÔEKTÔiv,

e&PeOv) oeÔojxsvy) 'Poju.aia)v Exdtaxw odcriç d;ioXoYo;, xai xo çw|a«
xofxiJ^o'ixEvov Si'

-f

^

(XYopaç EOsacravxo xaT;

oùx exi

^

EÎyEv oùSl xà;iv

vExpw
TTsÇaç

xo'ojjLov

auxwv xo

ûiaX£XojÇr^u.£vov,

ixXr,Oo(;,

àXXà

xfo {xÈv

irEpiffojpEucavxEç i àyopoi(; fiaOpa xai xiyxXioa!; xai xpauip/j'lav

,

lèrent au peuple

aùxou xai xaxÉxaucav

,

naître que,

profond silence

si

d'un côté

il

Le sénat décréta

Brutus.

îpau.£voi oe SaXoîx; oia-

•

qui les écouta sans donner aucun signe de blâme

ni d'approbation; le

il

7rXT,Y0tî<;

qu'il

garda

ordonna qu'on rendrait à César

de l'autre

;

vernements

monde

,

il

seulement con-

plaignait César, de l'autre,
l'anmistie générale

il

respectait

du passé; d'une part

honneurs divins,

les

changerait aucune des ordonnances qu'il avait
tature.

faisait

faites

et qu'on

ne

pendant sa dic-

distribua à Brutus et à ses complices des gou-

décerna des honneurs convenables. Tout

et leur

le

crut que les affaires étaient sagement arrangées, et la répu-

blique remise dans le meilleur état.

LXVIÏI. Mais

y eut lu
suite

quand on eut ouvert

qu'il laissait à

on

vit

de plaies
dération

,

,

,

le

chaque Romain

porter, à travers la place

le
fit

peuple

,

ne

,

,

,

et qu'on

un legs considérable; qu'enson corps sanglant et déchiré

se contenant plus

un bûcher des bancs

étaient sur la place

,

testament de César

,

et

ne gardant aucune

mo

des barrières et des tables qui

et brûla le corps

de César. Prenant ensuite de»
,

,

Wô

vu: DK CKSAR.
le

peuple certes

ni

comme

lit

•Ûtc wç CTracvôiv rx itnrpxyiiijx,

atttMilion

mais

dune

aiSojfJitvoi ci R/soOrov.

de

H

npxrrojiy -/7t

ôi ffûyxiïjTO»

aux paroles dite*,

(it-voir

olxTtipoiv fiiv K.ociaxpa.t

ne s'indignant

ni

luuant les choses faiteK,

par un graïul silence

part plaignant César,

l'autre respectant Rrulus.

sénat faisant puur tuus

Fit le

certaines amnisties
et

conventions

èi>;y/72T0 ^uèv rifJiûv

décréta d'une part d'honorer

Kahxpx ûi

César

xotl fxriS't

Otbv

et

xivîtv

TÔ aiMlXpOTXTOV

iSoûAf ua«v âp^ùiv

'

f)as

dieu

changer

même

plus petite des mesures (nio celui-ci

la

ùiJ è/ïïvoi

comme un

de ne

avait décrétées élant-lc-mallre

et

il

et

xai tTié^uxe

il

gouvernements,

distribua dos

accorda

des honneurs convenables
«ffT« TtâvTXÇ o'fïôat

Ta itpiyfxxTX

«x'tv xaTâffTaatv,

TîQV àp((TT»jv jiiyxpiaiv,

tûv

une constitution,

les allaires avoir

reçu

moilloure solution.

la

LXVIII. Mais lorsque,

'EttcI 5è,

Tôiv ôiaO/;xcijv

:

au point tous croire
et avoir

LXVIII.

Kaf'ffaoo;

lostament celui de César

le

ayant été ouvert,

eup^Oo
txâffT'j)

un don considérable
fut trouvé ayant olé donné

SsSoiJii-jrj

Pw/ix^wv,

a

xal iOesco'zyTO rb vîjfix
xoij.iÇ6/jiSJO-^

chacun dos Romains,

et

que

ils

eurent vu son corps

apporté à travers

Six àyopxi

OixXt}.(jjènuivo-^ Txïi TTÏcyxïi

,

la

place

mutilé par les blessures,

multitude d'eux

TO iiXf.Qoi aÙTcôv

la

oùx cT;(ev »Ti x.àaixOJ Ojoi râÇiv,

n'eut plus ordre

ài^à 7rt|5i!JwpfûaavTfi

mais ayant entassé

TÛ

jj.iv

ni

rang

,

autour du mort

vcxpôi

^x$px xal

xc/x^lt^xf

des bzncs et des barreaux

xal TpantÇaç

et des tables

2C àyo/îâî,

de

la

ils

mirent-lc-feu-sous

ù^>!|^xy

aùroû

«al xïTixauaav

*

:

d'autre part à ceux autour do Drulus

To7ç ^i Trepi B/50ûtov

et

le

place-publique,

brûlèrent

:

lui
KAIÏAPOI BIOZ.

250
irupooç eOfiov

xiç oîxiaç twv (ivy,pr,xoTwv, xiTot^X^^ovrtç

Ê7r

(ï)^oi 5' ecpoiTiov
<7aff6ai

TravTa/ocs

x7,ç 7r(0vEoiç

,

aviX)va6cîv xii

Touç avSpaç ÇrjTotîVTeç. OTç Ixf ivojv [xiv

O'j^etç dt7n]VTr,-

aev, aXX' £u irEtppaYaevoi TràvTeç y^dav. Ki'vva; 0£ xiç

Iraipwv eru/e

ffapoç

f^èv,

loipaxwç axoTTOv

o'|/iv

wç

ciacr^-

twv Kai-

(pact, ttjç 'jcopar/7)u.évr,ç vwxtoç

loo'xei

^tto

^^P

Kaicxapoç Irl ceîttvov

xaXeîcrOai* 7rapatxou|X£voç 5', ayecOai tt^ç yeipiç ^ir' aùxoo,

wç

^ouXotAEVoç, àXX* àvxiXctvojv

àyj^ÔL xo

S' r;xou<7£v Iv

xaiecrôai xoîî Kaitrapoç, àvaaxât^ ISaoï^ev liri Tifxv),

pwfXEVoç X£ xy;v
xotî, xôiv

o-j/iv écjjia

Rai

Travxojv £oOuç

pvixoxwv Kaiaapa*

tisons enflammés,
le feu

xiç, OyOsvxoç au-

;

ouxoç

r,v, oj;

£<7xiv ô àv/jp

même

renfermés.

l'avait pris

il

Quand

corps du dictateur,

le

nomma

un autre

il

il

k-

se leva; et
la flèvre

et bientôt

des meurtriers de César
pelait

Cinna

;

des amis de

sa

à un citoyen qui
;

ms's on ne put

Un

malgré

quoique malade de

dit à

et les

apprit qu'on brûlait sur la place publique

par la main

,

et l'avait entraîné

quoique inquiet du songe

,

,

il

et le

:

peuple

lui

qu'il avait

y courut pour rendre à son ami

les derniers devoirs. Lorsqu'il arriva sur la place,

ple

;

,

avait cru voir César qui l'invitait à souper, et qui

sur son refus

,

iv

Cinna, avait eu. la nuit précédente, un songe assez
:

,

Ktvvxç

se répandirent dans la ville

qu'ils se tinrent bien

extraordinaire

résistance.

avr,-

courut en foule aux maisons des meurtrier* pour

il

plusieurs

parce

nommé

xwv

Sv Touxov eivai uTroXaSovxEç, wpuTjCav

cherchèrent dans le dessein de les mettre en pièces
les découvrir,

eu

xairep ujo-

yoip y)v xiç ^{i.wvuixoç êx£tv(t>

xoti

Toîç ffuvwjxoorafJLEvoiç,

César,

cwaa

TCoXXwv £:ppa(j£v £x£poj xouvotAa 7Tuvûavo{jLÉvoj, xdxsTvo;

oXXw, xa Sià

y mettre

xai 7rv»p£xxwv.

|xt,

quelqu'un du peu-

demandait son

nom

;

celui-ci le

il

courut dans toute la foule que c'était un

il

y avait en

,

effet

prenant cet

un des conjurés qui s'ap-

homme pour

le meurtrier, se
VIH

DE CKSAR.

251

puis ayant pris des tisons
îdtov

iixl

Txi olxiuç

eo&itnm^

cuururcnl aux maisons

ils

de ceux qui avaient lue César,

Tfiv àvyj/DrtxCTMV,

dtivanl iaceodivr dits
et d'autres allaient

nuvTu^ôve

T/;ç

dc-t()U5-los-ciMés de la ville

iroirwç,

,

chcrcliaat à saisir
Cl à déchiror ces

xal S 101.071 x7U(jOse.i Toùç ûvSpoii.

liommes.

Lesquels certes aucun de ceux-ci

/iîv ojOiIç 2x((yft)y

OTi

ne rcncuQlra

mais tous étaient
fv ittf f)xy ut JOi.

bien

Ti« 5è K.tvva{

Mais un certain Cinna

Tûv

irxlfiuv Kafffa/50{

jnrtK'-s.

des amis de César

comme

Itv^^c /xîv, cjç yxa-ev,

se trouva

iw^axù;

ayant vu une vision étrange

c^^iv

aTOrrov

T^î vuxTÔ» Trapwxi/ASVïîç
iôôxîi

•

la nuit passée

/aiitffôxt

yàp

car

T^( X'^/°^*

''^^°

,

âyîaSxt

siÙtoû

on

dit

:

croyait cire invité

il

par César à souper

UTtô Ratj;/^Oî èrri 0£?:tvOv*

icapaiTOj/iJvOî Je

,

:

et refusant, être entraîné

par

,

main par

la

lui

ne voulant pas,
à.XXk

mais résistant

oi.'jrf:iij(ti-j'

ûç

Sk

TO

9iJfj.x

cl di

r,/.0'J7S

TOy Kxiixpoi

le

qu'il

corps de César

iSstôtÇfv èTtl Ttuv^,

s'élant Irvé

xxiTtep >'jop'liHVj6i T« T/;v ô^tv

quoique

xal Ô4ia nupérctov.

et

Kaf

il

alla j^ar

ol se déliant

cu-méme-tcQips

tl quehpi'un,

T15, «Ùtou ijpOivTOi,

dit

irip«i TdJv 7to»d3v Tir/ôzvo/zîvftj

:

cul appris

dire brûlé sur la placc-publiqiic

xa^C76at iv àyjpût

àvxarxi

s

,

son

lui

honneur,

dosa

ayant

un nuire

que Cet

homme

parmi tuus,

est

TÛV àvT^prXÔTWV KztffZpX'

do ceux qui ont tué César

xal yip Tti K.{vvx{ ^v

en

ellet

un certain Cinna

homonyme de

h

rùT; Twvojuojaufvot.;,

i» mOÀx66trti «Ivac towt©v,

vu,

à un aulrcde la foule qui s'informai*

cl aussi lût le bruit fut
q xvr,p irrt

ul(j

nom

Cl celui-là à

ùi oÎto;

vision

ayanl-la-fiëvre.

parmi

.

était

celui-là

les conjurés

lequel ayant supposé être celui-€?
,

KAIIAPOZ BI02.

262

«ôOuç xal ôic<77racav Èv (xÉgw tov avOpwirov. Toôto (xaXiaTa ^c'-

aavxeç

BpouTOv xai Kaaciov, où tcoXXwv

ot tzipi

*A Sa xa 7rpot;avTtç

vo(i^vu)v, dTTÊ/wpriffav Ix Tr,ç ttcJXeo)?.
7raô(^vTe(; lT£XeuTY)<rav, Iv toT; Trepi

LXIX.

-y

X

capwv

IIoiXTnrjia) Ô' iTriêitoffaç

Tw ^iw

oï

-^v

ToaouTwv

BpouToo

ou rcXù ttaeov etwv rea-

Travxl àpX'^jV xa SuvacTEiav Sii xivoûvojv

Stojxtov (jLoXiç xaTÊipYctaaTO, xauTT^ç oùScv ^ti

*0

«UTOU SaiOOJV,

(JLEVTOl [A^Y^^?

aaTo, xal TEXEum^davToç

-^

Etr, TTEV-

Y^Y^VW;

y£ip TOu £pYou ÔiYo'vTaç,

,

et le

toj oovo'j, ciâ

i7nrixoXouOr,ffE Tiixwpoç

rj

aviyvEuojv a/pt too

xai Touç

[XYjSÊva XiTTEÎv "tCv aTTEXTOVo'Tiov, dXXot

jeta sur lui

TOV ^lOV E/pr^"

0) TTOtpi

TE Y^ç TracTjç xal 6aXot(7arj<; eXauvwv xai

tou-

[xr,

rapà twv

vo|xa (/ovov xai t^,v iTTicpÔovov xapTcwcotixEvo^ co;av

TToXlTWV.

xa-.

Y^Yp^^f'^ti.

0VV^(7XEl cà KaTdOtp, TOC [X£V TTCtVTa

TT^xovTa xai £; ,

f,[X£(Hov îiotYt-

6tioov

xot8'

r,

Yvw(xr,ç (jLExac/ovTaç, l:r£;£X6cïv.

mit en pièces sur

effrayés de cette fureur populaire

,

la

place

même. Brutus

sortirent de la ville

et Cassius,

peu de jours

après. J'ai raconté dans la Vie de Brutus ce qu'ils tirent depuis, et les

malheurs

qu'ils

éprouvèrent.

LXIX. César mourut âgé de cinquante - six ans

,

ne survécut

et

guère que de quatre ans à Pompée. Cette domination

,

ce pouvoir

souverain qu'il n'avait cessé de poursuivre à travers mille dangers
et qu'il obtint

avec tant de peine

qu'une gloire fragile

,

,

ne

lui

procura qu'un vain

litre

^

qui lui attirèrent la haine de ses concitoyens.

Mais ce génie puissant, qui l'avait conduit pendant sa vie, le suivit

encore après sa mort;
les

il

pas de ses meurtriers

restât dIus

s'en
et

montra

le

vengeur, en s'atlachant sur

par terre et par mer, jusqu'à ce

un seul de ceux qui avaient

pris la

qu'il

moindre part à

n'en

l'exo-
253

VIE DE CESAR.
ils

^(iïTTaîav t5v âvBpunov

xacl

s'élancèrent aussitôt

au milieu de
01

l'homme

et d«''chiri'rotil

"KtpX B/soÛTOtf xal KâTfftov

place.

la

Brutus et Cassius
ayant craint surtout cela

où TToiiûv r.fxspûv iiayîvo/iivwv,
à:rsxwpy;ffav «x TrJç itdiiûjç.

*A ûî xat TTcxçxvTe;

et

yéypxmxi
irepl

Ta

HpoÛTOU.

iJLiV

TTfvTïîxovTflC

xai ÊÇ

LXIX. Or César meurt,

ct/j

lîâvTa,

âgé de cinquante-six ans
en-tout
et

*

si

ce n'est

et

TÔJV TTOitTÛV

de colle puissance
r,v

àp^ry

Jicôxwv Tiavrl

poursuivant toute sa vie

ô(à TOaoÛTuy xiyoûvojv

à travers de
il

fxivTOi

/xôXii.

iJ-i/xi cxifioiv

âx/'*»'3tT0

xal TcieuTyjîavTo^

TOU fOVQ-J,

oix T€ Trâyrjî

yr,ç

xal B<xXx77r,i

Cependant
duquel

il

le

grand génie de

lui

même

à travers toute terre

de ceux

mais

t7r€;j/0«Iv

(jui

l'avaient tué,

même jusqu'à

punir

ceux ou ayant touché

T«Jî ^ Of/ovraç

xaTz &TioOv
x*'/'^

mer

jusqu'à ne laisser aucun

àiià xal

en quoi-quc-ce-soit
»

à l'acte avec la

maia

«

mort

étant

comme vengeur du meurtre

et toute

AtTTStv a/;o£va

lui

se servit pendant sa vie,

accompagna

Tûy àncxTOvoTwv,

TOw t/jyou

grands dangers

et «lépistant les meurtriers

xal ocviyjsûuv

ô-XP^

si

avait acquise avec-peine.

pourchassant

ilavvuv

'^'^^

auToO,

Tvxpk ràv ^lov,

ii:r,KoXQjOr,(jt

TlfMttpOi

souie-

et autorité-souveraine

tû âtw

KXTtipyijxro

O

et autorilé

laquelle puissance

xai Juvayretav

w

ans*,

un nom seul
une gloire sujettc-à-rcnvie
[rawe
de la part des citoyens

Tû ôvoiia |i6vov

xal TT^v SdÇav InifQovov

KXpx

ayant survécu à Pompée

non beaucoup plus que quatre
et «'ayant recueilli rien

xapizùtaiiievOi cî oùôèv
(tî')

moururent,

ils

sur Brutus.
ôè ôy>j»/et,

•0 îToAù nXiov rtsaipuv tràiv

0T(

ayant soullerlrs

ont été écrites dans le livre

iv toî^

LXIX. Kaïyap
y«yovw{

[lé..

,

non beaucoup de jours s'étant écouse retirèrent de la ville.
Mais les choses que ayant faites

,
KAiiAPos nio2.

254
twv

0au{jLa(TioiTaTov lï
Oet;

Y^p

^v 4>tXiiCT0K

xarà Kafaapoç
(IçpotvTj

r,cpotv{aOr))

iTt*

S

^xflivu) t<{)

vuxTa;

;i^ioiw oi£:j»0£tp£v iiurôv,

twv Ss Oeiwv ^ Te jx^p;

£/pr'(raTo-

yâip ÊTTcà

to rcp'i KoÎtviov' f^rrr-

(xiv !ÎvOpo)7:ivt.)v

fJLexà t'^,v

'OXov -^àp excïvov tov IviauTOv w/,poç

(i{X2fjp6ijjLa

u.^v ô

puy^tç oùx Ê/OJV

av£T£)vX£V, àopavÈç 0£

xaTV)£i TO 6£p|xo'v

•

wdTe TOV

veloL Ty)ç SiaxpivoutxTjÇ

:^(xi7r£TCT0oç

auTOv

^v

xojiiirT,;

Kaiffapo; c:paYT,v ciarpnrij;,

xai to TzzpX tov t^iov

,

«^

xuxXoç

t9;ç

(xap|xa-

x-ai

xat Xettiov

aOyTJç.

îSt:*

«Sitoû

à£pa ûvojepov xa» ^apùv àc^i-

à)>.éaç

£7rij£p£aOai, toj; Ot xaprolç

xa àrEXft^ àTcavOîjcai xal Trapox^oécai

oièi

xr,v

^U/pOTT)Ta TOU TTEpie^OVTOÇ. Moc).tOrTa 8è TO BpO'jTOU Y£VO{XEV0V

T^v Kaicapo; eûT,)jwc£

cpa(j[jLa

ati^v

y,v

cution

,

Se toio'voe.

]M£'X)>(i)v

prouva Cassius

:

même

épée dont

lestes,

on

,

nuits

ou '(f^u.i^Y^v Ôeoiç ài€-

tov CTpaTov I; "ACuSou' ciaÇ-.Çal^tiv

ou qui avaient seulement approuvé

événements humains,

qui

a<f«aYr,v

vit

il

le

complot. Entre les

n'en est pas de plus étonnant que celui qu'é-

vaincu à la bataille de Philippes
il

avait frappé César; et

,

il

parmi les phénomènes cé-

un premier signe remarquable dans celte grande comèle,

après le meurtre de César, brilla avec tant d'éclat
,

et disparut ensuite.

du globe

se tua de la

Un

second signe

,

pcodautâ^t

ce fut robscurcissçment

solaire, qui parut fort pâle toute cette année-là

chaque jour à son lever, au
qu'une lumière faible

et

fit

;

et qui

,

de rayons étincelants» n'envoyait

une chaleur

toujours épais et ténébreux

son intempérie

lieu

,

si

languissante, que l'air fat

car la chaleur seule peut le raréfier

;

avorter les fruits, qui se flétrirent avant que d'ar-

river à leur maturité. Mais ce qui

de César avait déplu aux dieux,

prouve surtout combien

c'est le

le

meurtre

fantôme qui apparut à Bratas.

Étant sur le point de faire passer son armée d'Abydos au rÎTage op
,

,

VIE DE CKSA.R.

255

OQ ayant eu-part aa deNein.

Td

mpi

Si

Mais VéiHfnvjiunt concernanl Cassius

K.i.v7iov

0av/xa<TtojTaTOv

tC»

est le |tlus

fxkv kvOpran(v(iiv

*

étonnant

des évéïiemoits humaine

:

car vaincu à Philippcs,
SiifOtiptv ixurbv

il

se tua lui-inème

de
4*

^XP^'^^'^^

râv

xarà Katjayso»*

cctlo épée-là

do laquelle

il

[«ar:

contre Ce-

s'était icrvi

mais dos phiUiombies divins

^è 0<c'uv

8 Tf fiéyaç xo^uyJTtjç

le

plus étonnant est cl

la

[inrte

grande co-

(car elle parut brillante

pendant sept nuits

inrà vyxTaj

/Mrà

TT^v oryayyjv

Kat'aa^oç,

le

meurtre de César,

puis elle «lisparul)

«Ira ^yawtaO»j),
xal t6

nprcs

à.y.cti)pufxx v/i^ ^^^y^ii

et l'obscurcissement

de

l'éclal

autour du soleil.

ntfX TÔv iJAtov.

'OAov yàp ixtXvov -nv èvtauTÔv

Car toute cette année-là

ô xûxioç /xîv àviT£/).îv ^^XP'^i

le disfjue se leva pile

xal oùx

et n'ayant pas

xà 3k

e;(Ciiv ftsLpfj.ocpv/'Xi

,

de rayonnements,

et la chaleur

dip/j-àv

xar/ii àîrà aùrolj

descendit de

à.Spxvii xal /iTiTOv*

languissante et faible

WffT« TÔV

au point d'une part

àipa

/jtîV

è:riy£^£iOy.i

S^ofîpbv xal

l'air

TO'jî

par

avTÔv,

circuler

la fuiblesse

de

la

chaleur

qui rarélie lui

0£ xy^TTOÙ^

/;/jit7r£7rTO"J4

:

ténébreux et lourd

^xp^J'i

xoOsvsiu. Tfii àit'ïÇ
^c-</.ptvOJT/;4

lui

d'autre parties fruits

xal ànJuTç

demi-mûrs

et avortés

àrtavOiîïXt xal Txxp:txiid€9.t

s'être (lélris et

0(«

par

Trjv vf/U;(pdr)5Ta

la

fanés

fraîcheur

rou :re^u;(avTO(*

de

Majora

Mais surtout

ok

l'air

environnant.

TO fi'3/MX B|90ÛT0U

la vision

yevdjUevo»

qui eut-lieu

»0»|Àft>ff£ -Tiçv 9rfa-fr,v

KAt7apo>

ou yCvO,u«v>;v àciiT^v OiOt^
rjv

'

04 TOtdvOi.

M£).i'jj>

îtaêiëi^itv TOv jTparb V

montra

de Drulus

le

meurtre de César

n'ayant pas été agréable aux dieux
or elle fut telle.

Devant faire-passer son année
d'Abjrdos

i
,

KAI2APOÏ ni02.

25G

It^p«v r^TTEipov, dv£:rau£To vuxxôç, wairep eto>Oei,

«Iç T-J;v

oô xa0eu5o)v,

(yxriv))v,

àlW

i.at'it

(ppovT^Cwv Trepl to~ (x^J.ovtoç.

Aé-

ytiai yip ouxoç àvy;p ^xiaTa 2^ twv orpaTTjYwv 67rvwor,ç yi'^ixai TrXeîffTOv lauro) ypovov lypTjYopoTi

(TÔat,

"^pT,ffOai tte^uxojç.

^(^(pou Se Tivoç aîffOéoOai 7rep rJjv Oupav £Oo;£, xai Trpb; to toC
Xu/^vou

cptoç -^Sy]

xaTa;p£pO(X£vou (;x£'|a(X£voç,

àvôpôç ixipuXou TO
xb TrpcoTov,
laxtoxa

aùxw xo

S'

Trapà:

'pao'(xa'

x-Jjv

^>iX{7rrouç.»

fxai, »

eTtte*

xal Ka(aapi*,

ToxE

w

(xiv

Bpojis,

xaxo;*

ûatfjiiov

ouv ô Bpoîîxoc; EuôapcCjç

x9) [xsv Trptoxï)

O'I'ci

5e

« Oij^o-

•

Tw

aTrr'Et.

^iXlTCTTOUÇ àvXlXOyOElÇ

"^^^^

''^^P^

5*

'A.VXOJVICI)

xpaxT^aa;; xb xaO' louxbv sxpE-

tjt.a-/Yi

se reposait la nuit dans sa tente, suivant sa

il

,

àXX

(xr^XE (pOEy^^î^Evov,

xai xb ôat{xoviov eùOu; IxttoSwv

txVOUfXEVO) XP^^'l^

posé

to £Tco;. 'ExTr/ayetç ôi

xXivy,v, r^proxa ^(xxiç Icxiv. 'Â7:oxpiv£xai

«'0 cbç,

(XE TTEpi

)(^aA£7rou

Trpaxxovxà xi

u)ç loSpa fx-j^XE

ffiyyî

xai

(JL£Y£Ooç

çioÇ£piv

£lo£

o-j/iv

coutume, sans

dormir, et réfléchissant sur l'avenir. C'était de tous les généraux celui
qui avait le moins besoin de sommeil

longtemps.

sa lente

en regardant à

;

et

,

et

que

la

nature avait

Il

la clarté

aperçut un spectre horrible

,

il

vit

que

dire, se tenait

le spectre

pour

d'une lampe prêle à s'éteindre,

d'une grandeur démesurée et d'une

figure hideuse. Cette apparition lui causa d'abord

quand

fait

crut entendre quelque bruit à la porte de

veiller le plus

il

,

,

sans faire aucun

en silence auprès de son

de

l'eUroi

mouvement

lit, il lui

demanda

;

mais

et sans rien

qui

il

était:

a

Brutus, lui répondit le fantôme, je suis ton mauvais génie, et tu

«

verras à Philippes.

* je

verrai. »

''y

après

,

à

»

—

«

Eh

Et aussitôt

^^ bataille

bien

!

reprit Brutus d'un ton assuré

le spectre s'évanouit.

de Philippes contre Antoine

porta uLe première victoire

.

me

Quelque temps

et César,

il

rem-

renversa de son c6té tout ce qui lui
VIE DE CESAR.
tU

TTiv izipyLv r,ntipov,

557

à l'autre continent,

àv£7TxÛ«T0 VWXTOJ,

rt'jiosail

il

coiiime

il

une nuit
avail-cotitume,

dans sa tente

xxrà. ax/jv»jv

ne dormant pas

,

mais réûéchissa

sur l'avenir.

né pour

ESo^c
TIVÔJ

et se servir

^pôvoj,

TtXiÏTro-j
û'i

le plus

Or

a.isOizO'xi

<f dj»OU Tli/SC

T^V

OÛpU.-J

est dit

porlé-au-sommen

(îlre

moins certes des {jénéraux

le

,

iauToi iypyi'/opÔTi

X'xl )^p7,70/.t

homme

Car cet

OLroi yùp b k-rr,p Xiyirxi
nsfvxùi /svévO.n ÛTrv'/jJ/:»
•^xtjTx 5/i Twv rcpxrr^yCJv

il

de soi-même éveillé

de temps.

crut avoir entendu

(pK'Ifjue bruit vers la

,

porte,

ayant examiné

xxl axipùfMS'JOç

et

xxrxfepOfj.ivoj r,SYi,

qui baissait déjà,

à la lueur

tTosv

^i//tv

«le la

lampe

ilvitlefanlômeeUrayanld'unhommfl

(fO^îpUv xvSpbi

ixyû/O'j TÔ fjiiyîOoi

étranger par la grandeur

xat ;(ai£7T0u tô etoo».

et

OJi i'/j^Z
fj.r,re

/JiyjTfi

Comme

TipXT70VTX

ni

f0iyy6y.S'jàv rt

àA^à îrrôJTX

il

ÙTzoxpivirxi aùrij.
ffôî

xxx'oi Sxiiioij

vit lui ni

ne faisant

/{/{

lit,

demanda

qui

il

est.

Or le fantôme
répond à lui

et fii/xx

«

il

ne disant quehpie choses

près du

f

ripÛTX 07Tli èîTlV.

T6

la ligure.

mais se tcnant-dcbuut en-silence

atyîj

Ti'xpx Tr,v y.Xivr,v

hideux par

Et cllrayé d'abord

£x7ria-/itç 5î tô tt^wtov,

:

cj

,

BpojTe'

*

Ton mauvais génie, 6 Brutus

Lt tu verras moi à Philippes.
Tare
«

fjikv

ojv ô B/;o>roi

OliO/XXtf

s jOypffùj

*

»

Alors donc Brutus avec-assurance
«

«ITTf*

:

Je te verrai

»

,

dit-il

:

:

xai t6 Sxifxévio-j «ùOOj

et le génie aussitôt

à7irî«i èx:ro5'jJv.

s'en-alla de-devant Brutus.

Tû

6k

txvou/xîvw

X/50V'-;*

àvTiTxxOiii nepl
AvTuvtc») xai

xp'XT^axç

nô

ro'ji <ti>i:r7royi

Kxiaxpi

,

[xiv

npcoT/? fJ^ixV

Or au temps convenable
étant rangé-en-bataille à Philippes

contre Antoine cl César,

ayant eu-le-dessus à-la-vérilé

dans

le

premier combat

mit-en-fuile ce qui était devant la

^rptjlXTO TÔ xarj- ixuTÔv

il

XXl ^((^ri^X7C

et le poursuivit

YiK Dt Cfsva.

17
KAISAPOZ BIOZ.

258

xa 5te;r,Xa(7e TropOwv

<|/aTo

îeuT^pav aÙTw (xa/ecOai

-zo

Kaiaapoç (rrparÔTrcîov

çoit5 to airo ça^jxat tt ç

(/.£X).ovti

VUJCTOÇ auOlÇ, OÙy^ W(7T£ Tl TrpOffSlTCeïV
7r£7rpo3|X£VOV,

cpipojv

£^^i'];a

ttjv îi

laurov

*

àXXà OUVEIÇ

£iç

BpovToç tÔ

ô

xov xivouvov.

OO

(xr;v

TTpoç Tl xpyijxvwoEç xal xôi qicp£i yuavoî Trpoa^aÀojv to cTÉpvov,

aaa

xal cpiXou tivoç,

wç

cpaaiv, cttvETip^oWavToç ttjV 7r).r,Y^|V,

àTCfiOavEV.

faisait tdle

livré

,

et poursuivit les fuyards jusqu'au

au pillage.

même

Il

camp de

se préparait à un second

César, qui fui

combat

,

lorsque ce

spectre lui apparut encore la nuit, sans proférer une seule

parole. Brutus

,

qui comprit que son heore était venue

,

se précipita

volontairement au milieu des plus grands dangers. Cependant

mourut pas dans
il

se relira sur

l'aide
le

le

combat

,

il

il

ne

ses troupes ayant été mises en déroute

une roche escarpée;

d'un de ses amis

coup.

:

là

,

,

se jetant sur son épéc, avec

se l'enfonça dans la poitrine

,

et expira sur
,

,,

,

,

VIE DE CESAR.
Kopd'Z^frb mp'XTÔTztioiï^'xiauf.o^'

[lillant le

mais à

WJTS

uXXù

7r|507Ci7r«ïv ti

:

clanl-sur-le-point

le secoml combat
m«îme fantùmc vient
de nouveau pentlanl la nuit,

le

*

non au point

île

dire quelque chose

toutefois Brutus

hpOÛTOi

b

camp de César

lui

de combattre

/««;^î70xi rr,v Sivrépccv

rà ajTÔ fivfjLX foirx

0JX

259

ayant conipris
TÔ 7teTt^W/if vov
ippi-pev iauTÔv

la

yicwv

;fc

chose arrél6e-par-le-destin,
jeta

dans

Où

/il^y fiTTCTfV

lui-même se portant

le

danger.

Cependant

ne tomba-pas

il

àywy tÇOjUSvOi

en combattant

«vstyuywv

s'étanl rélugié

mais,

71/50^

Tt

xpr,y.v(i!}Ss<;

la

déroule ayant eu-lieu,

vers quoique endroit escarpé

y.xi

TzpoiGxJ.ùv TO Ttipvov

et ayant jeté sa poitrine

Tw

Çifiet yUjUvoJ

sur son épée nue,

â^aa xat

Ttvo^ yi).ou

»yv«Ttip|3'jjffxvT0{ r/jv itXijy^Vf

en-mdme-temps aussi un certain ann
comme; on dit,
ayant ailcnni
il

mourut.

le

coup,

•
,

NOTES
SUR LA VIE DE CÉSAR.

—

H avait seize ans passés, au rapport de Suétone
Selon Velieius Patcrculus (II, 43), c'était encore un
enfant, pœne puer. H n'y a, ce me semble, entre ces deux témoignages et celui de Plutarque qu'une contradiction apparente.
Page 6,
1. Ce Cornélius, surnommé Phagila, était aflranchi de
Page

4.

{in Cœs., c.

1

J.

).

—

Sylla.

—

2.

^y.ptj.oL/.ou-j'jx-j.

Pharmacussa (aujourd'hui Ferma co)

,

petite

de la mer Egée, en face de Milct.
Page 8.
1. Kt/tÇt. Les Ciliciens, au midi de l'Asie-Mineure,
près de la Syrie et en face de l'île de Cypre.
2. Mt>>jTOu. Milet, ville principale Je l'Ionie, en Asie-Mineur^
île

—

—

,

sur la côte.

Page
gamo).

—

42).

—

10.

1. Uspr/âiMu.

Pergame,

ville

de Mysie (aujourd'hui Per-

2. 'lojvtov. Junius. Correction d'après Velieius Paterculus (II,

Tous

les

manuscrits de Plutarque donnent "lojy/.ov.
île
la Méditerranée, près des côtes de

—
Rhodes,
de
l'Asie-Mineure.
— Apollonius, de Molon.
3. 'Po'oov.

4.

Molon
Page 12.

nius

61s

Il

est

appelé plus souvent Apollo-

ou seulement Molon.

—
—
,

Correction d'après Coray. Les autres éditions don-

1.

nent à tort: fxZXlov

,

ûXy.oiç y.7yo).r,0zii;

,

ùfv.-jxi.

de M. Dùbner, au lieu de r,-j où de»
autres éditions, qui d'ailleurs intercalent le mot outw devant jn/piv
contrairement a tous les manuscrits.
Page 16.
1
Habitude d'elléminé. Elle est notée par Lucien dan$
le portrait qu'il trace d'un homme de ce genre
Ilây/.a^cv âvcpa,

Page 14.

—

1 .

"Ottou. Correction

.

:

TÔv aùjféva, yuvatxcîov zb

5ta5-£5-a>,eu/A£yoy tô ^OLôtafxa.,

lizuejù.xfffxé'jo-?

^léjjL/jLx, iizliypo'j

jxvpw* aTzoïfjéo'jru,

TÔ

0'jWr,ixoL,

tw

Saxzj'/.u ax/su tj^v

xtfoÙY:v xvw/xcvov. [Rhetor. prœcept., c. II.)

—

Page 18.
1. Cet usage remontait à l'année 360 de la fondation
de Rome. Matronis , pro auro ad liberandam a Gallis Romam collatOj
gratïee actœ , houosque additus , ut earum , sicut virorum, post mortem sàlemnis esset laiidatio. (Tiie-Live, V, 25.)
2v II s'agit de Cornélie, fille de Cinna, seconde épouse de Céear. 11 avait épousé en premières noces Cossulia qu'il avait répudiée.
3. 'lôr.pixv. Ancien nom de l'Espagne, emprunté au fleuve Ibe-

—
—

rus {VÈbre),

,
2G1

NOTES.

—

est queslion ici des deux grandes victoires qae
Aix, sur les Teutons, et a Vciccil, sur les (timbres, à «juflqurs mois d'intervalle «le la mdine année (101 av. J.-C.).
1. Upoux'/'j.rTÔy.îJOJ. .Mc't;i|.liMr(; prise des l>ains. On
Page 2i.
appelait Trîoaa>x/T/:/3tov un endroit particulit-r ou l'on se rrictiunnait
le corps avant de se mettre dans l'eau.
Page 30.
I. llxpiXti. Correction de Coray. Les manuscrits
donnent npi^et, qui ne présente aucun sens, et les éditions ordi-

Page 22.

Marius

1.

11

rein|)()rta à

—

—

naires CiTtâcÇît.
Page 32.
ordinairement : àTO';etitâî;£tv tt/soî rtvx.
1 . On dit
Page 34.
1. *KTtTa/.97i:<t. Correction, au lieu de nîvzx/.àrrxt que
donnent les mcillours manuscrits. On s'est autorisé pour la faire tl un
autre passage dt^ Plularqtu*, dans la Vie «le Caloti U-h. 26), où l'éva-

—

—

luation de la

même

dépense

xal TTcvr/j/ovra râ/avr^:),

—
—

C(î

est faite en talents [yOiy. /.y cix/07ta
qui é(]uivaut a 7,/>0(),000 drachmes.

2. Nous passons les chapitres IX et
raient ligurer dans une étiition classiciue.

X, dont

les détails

ne sau-

3. La manière dont Plutarque s exprime pourrait faire croire
que César eut le commandement de toute ^Kspa^M1e mais il n'obtint
(lue celui de l'Kspagne ultérieure, comme le dit Suétone (i/j Ca'%.,
XVIII). — L'Kspagne ultérieure comprenait la Lusitanie et la Hé;

tique

aujourd'hui

,

—

Portntjdl et V Andalousie.

le

t. KxWxïxoj;. Ciallaïci
ou Call.Tci ou encore GalPage 3S.
l.eci. Ces peuples habitaient la partie de l'Kspagnc connue aujourd'hui sous le nom de Galice.

—

,

,

2. Tr.i éÇw OxXi77r;i. Plularquc désigne ainsi l'océan Atlantique.

—

1. "Atxtxv RsÀTtxî^v. On entend par là les deux Gaules,
Cisalpine et Transalpine.
Page 50.
1. Xuovpxvio-J x/éo;... Ttavroe^jç àperrls... xiéoç àvOîï...
Laïubeaux poétiques pris par Plutarque à Homère [Odyss., I, 2G4

Page iG.

—

;

Pindare (Nem., IX, 39; Pytii., l, GG). Le mol
TOTî manque dans les meilleurs manuscrits.
2. IJn manuscrit donne y.xO'Mixû.r^^tf callide conversando sibi

//»a(/.,

X,

2(;S) et a

—

conciliavit.

—

Page 52.
1
Dyrrachium ville maritime de l'Ulyrie
Adriatique (aujourd'hui Durazzo),

—

.

,

,

sur la

mer

partie, parf. pass. do ôi£>aûv'j.
Les Tigurins habitaient cette partie «le la Suisse
qui comprend aujourd'hui les cantons de Zurich, Appenzclt Schnf2. ^i!Ar}Àxuvjoi

Page G2.

—

,

I.

,

fouse et Schivitz.
Page Gi.
1. IIîotovTwv. Correction. Toutes les éditions donnent

—

/tîfjOdvTWV.

—

Page 70.
1. Ttrpxif.o-îoji. Leçon des manuscrits. Les éditions
donnent rpi7./.oj'.o>i.
2. La (laule Cisalpine se subdivisait en Cispadane et en Transpadane. Ces deux dénominations lui venaient du lleuve Padus (aujourd'hui le Pd), qui prend sa source dans un lac du mont Vésulu».
et se jette dans la mer Adriatique.

—
NOTES.

262

—

polilo rivi'To qui séparait l'Italie proprement
3. Lo T^ubiron
de la Gaule Cisal[»ino (aujourrl'hui h; Lhho).
1. Les Nerviens, peuples de la Gaule Del^'ique, habiPage 72.
taient le pays qui forme aujourd'hui la Flandre et le llainuut.
Page 74.
1. ùs.r)/.oi.r,. Correction de M. Diibner. Les manuscrits
varient entre ùo/.zX cl oo/-?, auxquels Coray a substitué èod/^t.
Page 7G.
1. Ville d'Élrurie (aujourd'hui Lucqnes).
Page 78.
1. OùyiTrzç. César h-s ap()elle Usipetes; d'autret,
Usipii. Peuple germain entre le Berkel et la Lippe.
Page 80.
1 . TevTôptTaç.
Leçon des manuscrits. Les éditions
ordinaires donnent TcvT£/iioz$. Dans César, Tenctcri ou Tenchieri,
autre peuple germain entre la Lippe et le Ruhr.
2. Plutarque confond ici les Éphémérides de César avec ses
,

dilo

—
—

—

,

—
—

—

Commetitaires.
<-^ 3. TavÛTto^. Leçon des manuscrits. Les éditions ordinaires
donnent à tort Tavli^io;. Tanusius Géminus était un historiographe,
plusieurs fois cité par Suétone.
4. 'EopTxç /.xl G-ojoûi. Ces deux mots manquent dans toutes

—

les éditions.

—

Les Sicambres habitaient entre

le Sieg et le Ruhr^ ou
selon
entre le Sieg et la Lippe.
Page 82.
1. 11 paraît que l'on comprenait sous le nom de
Suèvcs tous les peuples qui habitaient entre Y Elbe et la Vistule.
Page 84, ^- 1. 'A7).x>TL/.r,i. Leçon des manuscrits. Les éditions

5.

d'autres

,

,

—

donnent 'AtIx-jz îoo^.
Page 92.
1. Les Arvernes (aujourd'hui les Auvergnats).
2. Les Carnutes, entre la Loire et la Seine. Ils avaient pour
capitale Autricum (aujourd'hui Chartres).
-^ 3. 'Apxp'x. Correction de Coray. Les manuscrits, oclx-j, qui
ne présente ici aucun sens.
Page 94.
I. Les Éduens, peuples de la Gaule, occupaient le
pays appelé autrefois YAutunois, et qui comprend aujourd'hui les
départements de la Côte-d'Or, de la Nièvre, de Saône-ct-Loire et du
Rhône.
2. Les Lingons occupaient cette partie de la Gaule qui est
devenue le département de la Haute-Marne.
Page 96.
1. Alésia (aujourd'hui Alizé, dans le département de

—

—

—

—

—

Côte-d'Or).
Page 10G. l.'H/.tc-TO, 3*'pers. sing., plus-que-parf. moy. de aî/.cÇw.
1." Ariminum (aujourd'hui Rimini), ville del'Ombrie,
Page 116.
sur la mer Adriatique, à l'embouchure d'une rivière du même nom.
Page 126.
1. Corfinium, ville du Samnium.
Page 128.
1. Brindes (en latin Brundusium , et aujourd'hui, en
italien, Brindisi) ^ ville d'Italie, sur la mer Adriatique,
Page 136.
1. Posidéon, mois des Athéniens (du 20 décembre au
20 janvier).
2. Oricum (aujourd'hui Ejicho), ville d'Ulyrie, près des monts
»a

—

—

—
—

—

—

Acrocérauniens.
2G3

NOTES.

—

1. Il n'y a dans ces conlrccs aucun fleuve du nom
Page 138.
c^nius ou Anias. IMutaniuc veut parler sans doute du Ucuve AoQs
(aujourd'hui Vajusu).
P;i-(; 142. >-^ 1. Colle racine est nonuuéc chara ou cara dans
César. I*eul-ôlre est-ce la iiKÎmc «jui est ijési^tiée dans Alhéiiéi; (IX ,
p. 371) sous le nom de /x^ocutov, et chez nous sous celui <lo carotte.
Paye 152,
1. Tusculuu) (aujourd'hui frascuti)^ ville du Laliuni,
à trois lieues de Rome.
2. Coinphes (aujourd'hui Gonfi), ville de la Thessalic, sur le
Pénéc.

—

—

—

Page 15G.
1. Il faut lire K.Ojîv('j>t/.io,-, Cornilicius.
2. Mégare, ville yrec(jue, au fond du i,'olle Saronique.
PaL;e 15S.
1. Scolussa, ville de Thessalic.
2. Cncius Domitius Calvinus.
Pa;îe IGi.
1. A/a/5v. Leçon <les manuscrits. lyjji.:n'jt donné par
les éditions ordinaires, ne p<'ul se dire d'une épéc.
Page 1G8.
1. Suétone lait dire à peu près les mêmes paroles à
Hoc voluerunt : taillis rébus gestis C. Cœsar condcmnatus
César
iiisi ab exercitn auxilium petisscm. (c. 30.)
essctn
Pai;e 170.
1. Tralles (aujourd'hui Sutiaiihissar), ville de Carie,
près liu Méandre.
2. Padoue (en latin Patavium) y ville de la Gaule Cisalpine,
pairie de Tite-Live.
1. Cnide, ville de Carie, à l'exlrémilé de la pointe la
Page 172.
plus occiilontalc de l'Asic-Mini'ure.
1. Ptolémée Auloie.
Page 178.
1. Pharos, petite lie d'Egypte, jointe par une chausPage 180.
sée au port d'Alexamlrie.
Page 1S2.
1. Ville du Pont (aujourd'hui Zile).
2. Tous les manuscrits donn«;nl u.d>zio-j ici et au chapitre

—

—
—
—

—

:

,

—

—

—

—

—
—

—

suivant.

—

—

Il
Page 18'».
1. Voyez, plus haut, la note 1 de la page 15G.
doit y avoir ici une transposition dans le texte. C'est à Antoine, el
non a Cornilicius que fut ailju;^ée la maison de Pompée. On connaît

apo.strophe de Cicéron à cette maison même , ilans la seconde
domiis antviua qtiam dispari domino domiiiaris !
Page 1Î)0.
l. Thapsus, ville d'.Vfricjue, entre le lleuve Triton et
la petite Syrie.
Page Pli.
I. lltiquo, ville maritime d'.Vfrique, ancienne cOiOnie des Tyrlens, et capitale sous la dominaiion romaine.

la belle
C

hilippitpie

Page

—

19(5.

:

—
—
—

,

1.

Un manuscrit donne

Iv./tipwvx.

important des trioniphos de Cdsar,
lut mCme le proniior de tons, au rapport de
xxxvii). VEpitome du llit' livre de Tite-Live

2. l*lutar«|ue oublie le plus

celui des (ïaules, (|ui

SuiHone (i.i Ci s., c.
en fait anssi nuMilion.
1. -'jvEOoyÔTa;. parf. partie, act. de
Page iMO.
2. Munda, ville de la Uétitjue, en L.^pagne,
-^ J. Allusion aux ûls de PomitOc.

—

—

au),),î'yt«>.
NOTKS.

2G4

—

4. 1-08 Dionysiarpif»» s'appclnicoi f.n latin Liberalia.

Pago 20S.
Perse

—
—
—

,

—

La nx-r Caspiitnnc ou mer Hjrcanifnnc

1.

Russie cl

la

la

,

entre la

Tarlarie,

2 Le Gaucasn, prando chaîne de montagnes en Asie.
1
Circcuni, ville maritime et [)rornontoire du Lalium.
Page 210.
2. Terracine faulrefcjis Anxtir) , ville du Latium.

—

.

3. 11 faut enleriflre

jourd'hui Sezze)
Pa;^e 212.
dinus.
Page 21G. —-

—

par

là le»

du Latium.
Dans la Vie de

marais Puntins.

— Sélium

(au-

ville

^

1.

Numa

nommé Mercc-

ce mois est

1. Albe la Longue, ville du Latium.
Page 218.
1. Fête trcs-ancienne, célébrée en l'honneur de Pan
et de Faune, à qui l'on sacrifiait un loup.
Page 222.
1 . Les habitants de Cum<îs
en Éolie passaient pour
des gens grossiers et stupides. Voyez Strabon 1. xiii, p. C22, ci

—
—

,

,

,

Lucien,

in

Pseudologista

Page 22G.

—

Dans

,

t.

III, p. K'A.

Vie de Brutus, Plutarque rapporte qu<
Cassius, entre autres sujets de plainte qu'il avait contre César, pe lu
pardonnait pas de lui avoir enlevé des lions qu'il avait fait rassembler et conduire à Még.ire, pour les jeux de b«.n é.iditc.
1. Strabon, si connu par sa Géographie , était enPage 228.
core un philosophe distingué de la secte des stoïciens , selon les uns
ou de l'école du Lycée, selon d'autres. Il avait aussi composé plusieurs ouvrages historiques.
2. Les ides variaient ainsi que les nones. Dans les mois d
mars, de mai, de juillet et d'octobre, les nones étaient le 7 et le
ides le 15. Dans tous les autres mois, les nones étaient le 5 et le
ï.

la

—

—

ides le 13.
Page 230.
mettait au faite

—

Ce pinacle

était une sorte d'ornement que l'oi
temples, et que les Grecs nommaient aigle
comme on le voit dans les Oiseaux d'Aristophane.
Page 238.
1. Dans la Vie de Brutus, c'est Caïus Trcbonius qii
retient Antoine hors du sénat. Il y a évidemment ici une faute d
copiste. Plutarque ne pouvait pas tomber en contradiction avec lui
même sur un fait aussi connu, attesté par plusieurs historiens, e
furtout par Cicéron (xi* Piiilippique, c. 14. et xtu', c. 10).
1. Philippes (anciennement Datas et Crenides^ aujour
Page 254.
d'Iiul Filiheh?), ville de Macédoine.
î." Abydos (aujourd'hui Jwrfo), petite ville de l'Asie-Mineur*lur l'Hellespont, vis-à-vis de Sestos.
1. Il est question ici de César Octave, qui devin
Page 256.
d César Auguste.
1.

éles

—

—

—

—

Typographie Laliure rue de Fleurus,
,

BIBLIOTHECA

)

9.

a Paris.
i
Réseâu de bibliothèques
Université d'Ottawa

Library

Network

va

University of Otta

Date Due

Échéance

2%
SCS

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CE PA
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PLUTARCHUS.
1184695

VIE DE CESAR
Πλούταρχου-Βιος Καίσαρος - http://www.projethomere.com

Πλούταρχου-Βιος Καίσαρος - http://www.projethomere.com

  • 1.
  • 2.
  • 5.
  • 6.
  • 7.
    — c ARGUMENT ANALYTIQUE VIE W,CÉSAR. l)B . I^mitié de César I. les Iraile cl c!e Sylla. Il - ^'' — César, pris II. fail pendre lY. Sa faveur des corsaire», ji.n eiibuilc. — place dans le Capilolc les imaL,'Cs de Marius cl de II. III. Son aupns du peuple. funèbre de sa feiumç ^JCL^^^^use ensuite Ponipéip. ^ fait l'oraison il — avoc beaucoup de liorlé cl les grand lalcnl pour réloquoncc. V. / Il 08t nomnic grand-ponlift On reproche, siis ' vic- à celle icasion, à Ciccron de l'avoir é[)argné lors de la conjuration de Caubua. — distribuer £ait Le sénat VIII. du Ijlé au peuple. — XII. on qualité de préteur. Xlll. Il pour cgnlre-balanccr , Pompée réconcilie et — XI, César le crédit se rend de César, en Espai;ne — Sa coiuiuilc dans celle province. Crassus. — XIV. H oblicut le consulat par leur crédit. Conduite odieuse de César cl de Pompée. CésarJV^il arrêter C.ilon ri le César dans roMchc — Gaules. les — XV. Sommaire aussilôt. XVI. Kxcmples de rallacbemenl ipspirait à ses ofliciers et à ses soldais. leur alTection. Gaules. les sur lui une — Sa sobriété. — XVI II. — XVII. Comment victoire complet»;. — XX. Il menl des Gaules lui est confié pour cinq ans. — — expédiiion djtn* la Grand(vDrclagne. Mort de Julie, d'AnliKiorix. — XXV. — XXIV. Soulèvement de — travers le u-rritoire des IJngons U — XXVII. ville d'Alésia , Gaul» la XXIII. Double lillc de Cés ar e t Gaule. dont 11 il XXVI. Après une marche , César parvient à mettre j^ Défaite la dillicile à les ennemis oblige Vercingétorix de se renfermer dans fait le siège. secours des assiégés. César la bal Vl£ DE CàSAR. la Le gouverne- Révolte des Arvernes et des Carnules, sous conduite de Vercingétorix. en déroule. dai.i XXII. Guerre contre Usipiens et les Tencteres. Pont sur le Rhin. femme de Pompé e. qu'il remporle Il passe l'hiver dans — XXI. <!e gagne il Première guerre de César XIX. Seconde guerre, contre Ariovisle. cisalpine. Défalle des Belges et dos Nerviens. 'e» dos succès , et Une grande armée vient au Vercingétorix se roa^ 4 ^^'^ 1 M ' V^
  • 8.
    ARGUMEMT ANALYTIQUE. 2 X yiH.Commencement Pompée, nommé de» diviiioni de César et de seul consul, de plus reçoit Pornpé**. gouvernemcDi de le l'Espagne et de l'Afrique. — XXIX. César et la prolongaliun de son gouvernement. Erreur de l'umpée sur dispositions des troupes envers César. poser les armes, Pompée si et Curion se dans son camp. — bicon et prise d'Arinjinum. — de crainte et de confiance dans «iti et se met à XXXVIII. la sait se 11 XXXIj. I*assagc du Ru — XXXIV. Divers Rcnliraents — XXXV. César! à it la ville. [)asse poursuite de Pompée. il il chasse les est iieiit...iant« nommé Murmures des dictateur, soldais. — entreprend de repasser d'Apollonie à Brindes dans une Il simple barque. ue XWI. Gaule cisalpine. Antoine — XXXVl. en Espagne, d'où Pompée. — XXXVIl. De retour à Rome, 11 — les de dé- otirc XXXIII. EOrui que celle nouvelle répand dans Rome. Fuite de Pompée. Rome. César veut les déposer aussi. la rcfu;;ienl dciiiandcr le consulat — XXX. gouvernement de réduit à dctiiandcr le fait — XXXIX. Disette de ses soldais. pas profiler de sa victoire. Pompée viclorieux — XL. César décampe, Pompée — XLl. César el se laisse déterminer, malgré lui, à le poursuivre. s'empare de Gomphes en Thessalie ^ son camp. — iiance des Pompéiens. XLll. Les deux armées en présence à Pharsale. Con- des deux tions XLVl Ses . — XLIII. César remporte — XLVil L — L. — XL VIL lui — Prépré- Guerre d'Alexandrie. Cléopâlre Il la Rapidiié de ses victoires en Asie. Rome. Insolence d'Antoine retour à la victoire. Larmes de César, lorsqu'on — XLIX. porter chez César dans un paquet de bardes. d'Ëgjpte. trdjae — XLIV. Disposi- paroles et(sa^conÏÏùit#'^prc8 la bataille. sente la tête de Pompée. fuit Présages divers. généraux. — XLV. sages de Cornélius. se et l'abondance est rétablie dans , et d'autres met s urvie — LL Son amis de César. — LIL César passe en Afrique. Disette qu'il y éprouve. — LUI. il défaien un jour trois généraux et prend leurs trois camps. — .LIY. P our, quoi César cua.pusa l'Anti-Caton. connaître LVL tîn de 11 Dénombrement Fénorme dépopulation causée par César défait en Espagne les JjVIjU — LV. est nommé la guerre. fils qui fait les guerres civiles. de Pompée. Son triomphe. — — dictateur perpétuel. Sa belle conduite depuis la — LVIII. 11 projette de nouvelles conquêtes et en- 7
  • 9.
    ^ ARGUMENT ANALYTIQUE. Ireprcnd degrands travaux. LX. 11 toine lui présente le de la — LIX. II se rend odieux en voula nt se faire diadème, 3 réforme le nommer roi. qu'il refuse. calendrier. — — LXl. An- — LXII. Comnoencemenl conjuration de Crulus et de Cassius. -^ç^LXllî^ Picsages qui annoncent à César sa mort. —^^LXJ^V.Ml va au qu'il reçoit. — /LXyiI. ''JLXVllI. — LXV. Billet sièûal^ Brulus et Cassius se présentent devant Fureur du peuple LXIX. Mort de Cassius et malgré les avis d'Arlémidore.^ LXVI, ji^'l de César. contre les de Hrulus. meurtriers le peuple. de César. — —
  • 10.
    , llAOVTAPXOr BIOE KAIIAPOS. I. Tr,vKt'vva tou jjiovapyr^aavTOç £7r£xpaTr,ae Kaiaapcç, 2uXXaç , OuyatÉpa, Kopv-/;).iav £Ôr,u.£u<7£ tvjv aÙTr,ç. cpcpv/jV AiTia oi Kcicapi Tcpô; Motpiov oixeiotTjÇ r, -/jv. irarpo; àoù.-^r, Ka'.aapoç, ô 7:p£oCuT£po(; cuvwxei Mapioç ô V£coT£poî, oùx r^'(i^K^r^(JV^ y àXXà oi' Tr,<; 'lo'jÀîa yi?, Mapio;, wv Kataapo;. àvc']/iO!; xai ttXv^Oouç çovojv £v ap/vj [jiEvoç o>< out' eÀTiiaiv oote cpoCw ouv/;0£iç aTro^Traffai irpoç 2iuX).av (XTrE/Otiaç lyE^ovEi , £;r,; '12; o' urô àcyoXi'aç 67:0 2û)v)va Trapopco- {xôticov Σpa)?;uvr,v , tov û9;aov £1:; 7rporjX0£v, ouTTioTTavu (jLSipaxiov («v*, Tau-rr,ç jxàv IxTCcOTiTv auTOv OTTEvavTiioOciç lîiuXXaç TzapcGXEuacc' TCEpl ô' àvaipî'(7»(«ç jiouXfiuô(jt,£voç, cbç oox £^oi Xoyov àroxTivvuvai Traîoa Sylla, devenu maître de Uorae et n'ayant pu, ni pnr ses pro- 1. messes fille Iviwv Xc^ovrcov ni par ses menaces de Cinna , fisqua la dot de sa fut la , déterminer César à répudier Cornélie celui qui avait exercé la souveraine puissance femme. La parenté de César avec et en avait germain de César. Dans était cousin scriptions, Sylla, distrait par nombre de victimes César, qui , au lieu qu'il vieux Marius de se dans la tu le les jeune Marius , beaucoup d'autres soins et par ; il voulut le laisser oublier, se mit sur les rangs le peuple pour même le faire mourir. Et grand pas à pour le le briguer, quoiqu'il première jeunesse. Sylla, par son opposition, demande qui par la commencements des pro- inmiolait chaque jour, ne songea sacerdoce et se présenta devant sa con- cause de son inimitié pour Sylla. Marius avait épousé Julie, sœur du père de César, fût le , comme fit rejeter ses amis lui représentaient qu'il n'avait pas de raison pour sacrifier un si jeune
  • 11.
    , , , , , , , , PLUT ARQUE. YIE DECÉSAR. ùi ZùA)as I. iittxpâ.rr}7t I. Dès que Sylla domina, n'ayant pu par espérances OUTC (/7t(7(y ouTC «oSoj ni ànoaitiaxt Kxivupoi arracher à Côsar K.opvyi}.ict'j TÔv OvyxTépx Kt'vvz riornclie, la fille ni par crainlc de Cinna, TOJ /xova/s/iriyavTO; celui qui avait eu-le-pouvoir-absolu «û>{/*eu« Trjv il Ahlx Tr,ç riv fsp'j/i-J ujzyji. otxiidryjç npoç Mz^otov. <le son »^» lov/ta Kxi7xpoi. û£ xxpopdtuvjo^ Ûttô SJ)>a UTTO 7t/î^';0'J^ le [ilus ^dvwv Marius élait qui élait cousin de César. Or comme à cause de , la négligé par Sylla conuuencement dans et par suite O'jx i^yîC7ï/;ïCv il àAià mais briguant OUTTU T&V Or,fX0-J, /x£v le , ÛTTSvavTtwOslç de Sun occupaliou , ne-se-tint-pas-conlent le sacerdoce, s'avança vers le peuple, n'étant blV icâvu fieipxxtov 2û>Aaç il , iimltitude des meurtres iv à|0x*5 /ASTieùy (i^cjTÛvyjv né plus jeune, le xal ûià àî/oÀia^ 1tpQï',À0i-j cl^ vicuv sœur du père de César, de laquelle yî'j'jrepoi, Siv oL-jsiiiài ûj . i/eydvet M«/2io^ ô pour Sylla parente avec Marius. hahilait-avec Julie ào«Ày>î itUTpoi Kxiaupoi *S pas^ncore lout-à-lail auolescent Sylla d'abord s'élaut opposé prépara aurèv ixnijiîv raÛTïjç* lui être poui«v)d_a«voç 5è puis délibérant njpl àvacpéjcwç, sur l'exleruiinalion de lui, (ytoiv ÀcydvTOjy , dot d'elle. ininiilié était la Car Marius (Tuvcôxci la Mais une cause à César Si YixiGicpi. ÙTieyOsixi -npbi Zû/iav Y) confisqua exclu de ce sacerdoce quelques-uns disant ({u'd a'avail pa« de raisoo :
  • 12.
    KAIZAPOZ BIOZ. 6 TY)XixouTov, Tcaiôi irpbi; oCiy. voov l/iiya-Vrol;, i'^Yi TOUTw Map(ouç ivopûJat. Kaiaotpa, çuyvov iauTOV ^xXetttev xoaiÇd|/.£vo<; Tov "^liv zk TrtptTriTrrei lveyOe(flnrx cTpaTioitatç toû Toùç x£xpu(xjx£vou; X*'*P^* ^^ti f,Y£îJL($>a OaXarcav, ètci CTjXXau- £;t7rA£'j(;£v Et; w viav Trpbç Nixo}jn^5r,v tov ^oiciktoi, Ilap' ôtaTpi']/a<; BiOu- /pôvovoù TToXùv, eTt' àTr07r).£a)v, àXiffXETai Trepi Ty,v 4>apu.axoûa7av u7to TCEtpaTwv, 2'J)Ji.« Kopvr,).iov*, 'Kil'yi^ ^u^l TaÀavroi;, ; xa xttTaêi^ eCiOù; à^Ei'Orj, T^ç ^biv^ç TfltuTTjç tî; eTreixa ûi' à^^o)CTiav el; olxfav iTcpav jxtTOi- 5iepEUV(i)jxévoiç IxEÎva êavouffiv. 7roXXoi;ç Iv fx-?', Tiva ypo'vov TcXavoifievoç ^v ^iaô^voiç, (xev xaxi vuxxa , cî ' vr,<iov TOTÊ OToXo'ç (XEYOtXot; xat cxaioeaiv aTr/iroc^ rjôT) xaT£/dvTU)v r^v ôoéXarcav, II. IlptoTov (xèv oov aÎTTjÔEi*; utt' aCrrôiv xaxEYeXaaev wç oùx enfant: « « Vous 3v eîSo'tcuv Xurpa Etxoci TaXavTa, •Jjpi^xoicV auToç o* u>aoXdYT,(T£ vous-mêmes, leur répondit-il, bien peu êtes de ne pas voir dans cet enfant plusieurs Marins. cette parole fut rapportée pays des Sabins. faire porter Un , erra longtemps et se tint caché dans le jour qu'il était malade et qu'il fut obligé de se dans une autre maison des soldats de S) lia avisés César, à qui , , il tomba la nuit entre les mains qui faisaient des recherches dans ce canton et emmenaient tous ceux y trouvaient cachés. qu'ils 11 donna deux talents à Cornélius, leur capitaine, qui à ce prix favorisa son éva- sion. 11 gagna aussitô^es bords de se retira en Bilhynie, auprès peu de temps , il macusc par des un nombre , qui roi mer se remit en pirates infini du , la mer, et s'étant embarqué , il Nicomède. Après y avoir séjourné et fut pris ayant déjà des auprès de flottes l'île de Phar- considérables et de petits vaisseaux, s'étaient rendus maîtres de toute cette mer. II. Ces pirates lui demandèrent vingt talents pour sa rançon annqua d'eux de ne pas savoir quel était leur prisonnier, et il ; il se leur en
  • 13.
    , , , , , VIE CESAR. Di: awoxTivvuvai de faire-périr TzaXôxt»3).(xoDtov, un (fn auTOÙç oùx toûtw TaÛT>jç voûv , TTO^^oùç 'Mupioj^ il fii) kvopSisi Iv tx'i> do-rpt-âge, pnfîtnt ilitoiixn'.ivoirpaslespns-commitn, ne voient s'ils pris plusieurs M;tiiui (hins col cnfant-la. t(û -nociSl. parole r.oito ywvrjç Ti^i il à/eX^*^'*?? 'rpûç Kalaapsi, ayant clé rapportée à César, Ttwi ypô-jov errant d'abord chez les Sabins un certain temps assez-long (jj-j^vbv t txitWTCv iatUTOv* il cachait lui : ensuite se faisanl-transporter à cause de maladie S là àp^wîTtav «tç irép-xv dans une antre maison ohlxv, itspinÎTtru xxrà vûxra ToO <Trp%Ti'j')Toc(.ç il Zû»a Siepevvo}fjLivoii iy.€T-*a ri tomhe de dans y/jjcia les , nuit mnius de soldats de Sylla qui fouillaient ces lieux-là xal TU// z^êâ vouât et qui saLsissaient Toùç ceux étant cachés. y.expj/iiJLivojq. û» ràv Desquels ayant persuadé Tre^Tstç Kopv»5)«ov, 7)-/gfj.6-jx f 5uïl TaiâvTOtç le capitaine, Cornélius, au moyen de ileux talents, fut rrlà<:hé, et aussitôt àftidyj, x»l eùOùs il xaraêàç étant descendu vers la nier, «ttI ôâlarTav BtOuv^av èÇ^7r).£U7£v fî; TÔv j9ao^t/ix Kixouïjo/;^. irpbi; vogua vers auprès du la roi Bithynie Niconu'de. ypôvov où TToiùv Chez lequel ayant séjourné un temps non considérable, (ITX àTT07T>i£Uy, puis mettant-à-la-voile Ilapà ^ ûixrpi'paç àA^jx£Tai il ICepl Tl^V V^ffOV ^ap/JLXX0t)7'7'X'J près de ùità «5«paTûv, est pris l'île Pharmacuse par des pirates, ^îïj to'ti xaTe;(dvToov qui déjà alors occupaient nV» Oalarrav /xeyâiotç arro/otç la ««l OTtâ^tfftv àiriérotç. et des navires iniinis. II. DpÛTOv /xèv ouv mer par de grandes II. Qottet D'abord donc ayant été réclamé par eux ii»T|Oa crx07i TâiavTflf ^'une rançon de vingt talents, xaTr/é>ajcv il M( oùx ctôdruv comme jv r;û»{xottv* celui qu'ils avaient pris se moqua eiuz ne sachant pas ;
  • 14.
    KAIIAPOI BIO£. 8 rrevTTQxovTa ôcoaeiv.'Etzh-zol tôîv aurov dtXXov eU Trept Oia7r£(/.^a; ttoXiv £7r tov tÔjv ypiQaotTwv 7ropiff(y.ov, £v (povixo)TaTOt<; KiXi^t * [xeO' Ivoç îpO.ou d?A)^y,» ivOpoWou; xai ôuoîv dxoXov6oiv iroXt- XettjLtxsvoç, OUTO) xaTa:ppovY,TiX(ô(; cTyev , waxe Treaxwv, Oî'ixt; rcT^apa- dtvaTcauoiTO, 7rpo(T£TaTT£> auTOÏ; cioJTrav. 'lltxépat; 02 xovxa oueîv OEoucaiç, w^TTcp où ^poupoûixevoç, (^XXà îopu^opou(XEVoç utt' Kal Ç£TO. ly^pîÎTO , «ùtwv, TToXXriç àoEi'aç cuv£7rai2^e £7ri Tcoiï^ixara Ypa.j/0)v xat xa Toùç TauTYjv (icp£iôyi, 5' Xo'yw; Tivât;, dxpoaTalç ixEivoiç Oauaa^ovTaç avrixpuç àiraiOfiuTou; xai fxr) PapCapouç a7T£xaX£i, xat cùv auTouç. Ot ye'Xojti TToXXaxiç r,7r£iXr,7£ xpELtav eyaipov, à^£X£(a Tivl xa TcaioiS 'Ûç V£[JL0VT£<;. ô' ?)xov promit cinquante. £x MiXv-^TOu* xi XuTpa, xai çoùç ît^'i xaTaXaCwv de ses amis envoya ceux qui raccompagnaient dans II deux domestiques et , , avec lesquels avec tant de mépris , que lorsqu'il voulait dire de garder un profond silence. moins comme , il gement d'ignorants en riant, de les et de faire pendre. il les trai- il leur faisait comme un prince entouré jouait et faisait avec eux ses exer- admirer, les de barbares hommes; dormir, composait des poèmes et des harangues lorsqu'ils n'avaient pas l'air au milieu de resta il passa trente-huit jours avec leur prisonnier, que de ses gardes. Plein de sécurité, cices Il : Ils il quelquefois qu'il leur lisait; les traitait sans même il les tôt en liberté ville , qu'il et ména- menaçait, aimaient cette franchise, qu'ils prenaient pour une simplicité et une gaieté naturelles. Quand reçu de Milet sa rançon diffé- ne retint qu'un seul et ces corsaires ciliciens, les plus sanguinaires des , t^ vt^cw vouXo- sti Trpot; rentes villes pour y ramasser cette som;nc eux ttjV 7ra^pr,(7iav TrXoîa TcXTjpoWaç euOuç £x tou MiXr,ffiu)v XtjxÉvoç, ItÙ Toùç Xr,GT3cç àvT^YE'-o* tait xai cx»V£*|^avà- et qu'il la leur eut payée, il équipa quelques vaisseaux dans et cingla vers ces pirates, qu'il surprit en ne le fut il eut pas plu- porl de cette embuscade dans la
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    , , , , VIE DE CESAR. puis convintlui-même il SoJisrj TrîvTyj/ovTa. d'en devoir donner cinquante. TÛv de ceux autour de Ensuite nyant envoyé «ùràv Tre^l un dans une Inl Tb-JTTopi7ubv zCi-j ypy;/xâzoiv , pour la lui un dans une autre fourniture de l'argent, àîro)î)ej//yivo; /zirà Ijù; ^û.oj ayant été xal ville , avec un seul ami et laissé iv Kt'itÇiv deux serviteurs parmi les r,ilici<'ns àvO^cÔTTOiî fi'Jiy.ttiriroiç, hommes àxoXovOoiv SvoT-j ouTW xsiTXfpo'jrjrinûi, ft/ev il trés-porlés-au-uieurlre se comportait avcc-tant-dc-mépris, que envoyant vers eux enjoignait à eux de se taire TtpOjiTXTZfJ XUTOXç fJlOinÛJ, il ivixtç àvaTrxûoiTO. toutcs-lcs-fois-quc Ti73xpi/ovrx il reposer. allait inl no).l7,i xSzixi, Or pendant quarante jours manquant de deux, il jouait-avcc eux et s'cerçait-avcc eux avec une grande sécurité, SiTTiSp où fpO'JpoÙflSVOi, Comme à).Aà cop'j^opo'jiivjoi. mais ciitouré-di'-gardes d'honneur. Et écrivant des poésies 08 fifiipziç Siovaxiç SviïVf av^inxi^s Kal y^âpwv noi-^ij.xxx n'étant pas gardé en captif, xxl Ttvaç yôyovi, et certains discours, l/prÎTO è/îtvot5 ùxpoxrxXç. il xxl à-îzâ/ft avTi/puj et appelait ouviîrlcmcnt aTrat^cÛTOU; xxl ^xpZxpoJi ignorants et barbares ro'Ji fi/) #,7rî^X>;TC Oî ûè et ffÙV '/iicuTl Aptjxxv auTOÛî. i/'xt.pn) il à une simplicité et |)laisanterie. Ta iuT^a Miiis îoùç à^Jl'O/J et , «Tri T0Ù5 >>3ïTâî* il xal xaralaSwv Iri vauioxoOvTaç -npbi t^ v>{7w rançon que /'ayant donnée du port des Milcsiens TOÛ ii,uévo> Mi^yjsiwv àvi{y«TO l.i il fut relâché, aussitôt ayant éipiipé des na>ircs «wOùç n).r,p'M7xq tz/oXx i/. dès que fut arrivée de Milel, /xov ix Mti>5T0u, «5tl souvent avec rire menaça de pendre eux. attribuant cr franc- parlcr-là Ti^v z^xppr^'slx') Tivl àyeJeta xal jratîcâ. û£ audileurf Mais ceux-ci se réjouissaient, , viaovreç raJT/jv û» comme (eux n'admirant pas, Oxu/zxÇovTaç xal TIoHîtXlÇ se servait d'eux et , |)artit , contre les brigands : ayant surpris eux encore stationnant vers Ille
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    . KAIIAPOÏ BIOI. 10 youvTŒÇ K« xk ixpttTTjaeTÔiv TtXiiaTûïv. , yjnf^yMxa Xt(«x (xlv rb ce- ^TTOty'fTotTO, 'wùç 5* avÇpotç Iv TTepYcip^)* XŒTaOtaevoç au.(i)Tr'ptov, aÙTo; liropEuOr TrpbçTOv ûieTTOvra t^,v *Aatav*Iouviov ', w; ovti Ixe(v(|) 7rpoa9;xov *Ex£ivou 51 twv aîyjjLotX(OT(»)v oxÉ'j/saOat X^ç, yatpEiv ^otao^ auTOv 6 TrpootyaYwv roùç XifjfTTiç 80XC0V Tratî^eiv £v tîj III. 'Ex TÔiv oixoi rot; Ja)j0JX0Taç xoXdiarcti Toîç ypr^ixadiv Iro^OaXjxuSvTOç xoti ^Xi'ya) xa Trepi aTpaTrjVo) Kaïcap eî; (r,v ^^'^ y^P ^aCTto>Toç ^tti cyo- népYajXOv w^^'o» el; ârctvTaç (îvEdTaupoxTfV, oj^rsp 3ta auToîç vi^cw TcpotipT^xe». TroXXaxiç. Bï TOJTOU, T^C 2uX).at 5uVa{X£u)^ xaXouvTwv auTOv^ETiXEucev AtcoXXcoviov*, tov tou MoXwvoç, £Î; jJLipOtVOOtVT.qxai TÎ^T, 'Po5ov • oô xa [Itti -r/^o/^v] rpi? Kixepwv r,xpoÎTO oo^i- (TTSUOVTOÇ £7ClCpaVc5; Xai tov TpOTTOV ÈTCUIXOUÇ Etvai OOXOÔVTOÇ. AsycTai Bï xai <pvvai Trpoç Xc^youç TroXiTixoù; ô Kaîcap apitira, rade même leur butin. fers , de IMIe De là ; il il en prit un grand nombre et s'empara de tout et alla trouver Junius d'Asie, de les punir. Junius à qui , , où il appartenait les fît lui dit qu'il examinerait à pendre tous ces pirates annoncé dans charger de fit comme , de ces prisonniers. César, laissant retournant à Pergame, avait souvent il , préteur ayant jeté un œil de cupidité sur leur argent, qui était considérable, qu'il devait faire Pergarae les conduisit à l'île , où ils , là le loisir ce préteur et comme il le leur prenaient ses menaces pour des plaisanteries. III. les Comme la amis de César puissance de Sylla commençait à lui écrivaient de revenir à Rome s'affaiblir et , il alla i Rhodes pour y prendre des leçons d'Apollonius Molon Cicéron avait été l'auditeur, qui enseignait coup de succès, vertueux. On dit la , que d'abord celui dont rhétorique avec beau- et qui d'ailleurs avait la réputation d'un homme les dispositions les plus heureu- oue César, né avec
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    , , , , , , , , VIE DE CESAF. 1t s'emparadu plus grand nombre. il fit, d'une part, ty.pdrvin vénv njiiiruj. il Kat iwot>|7aTO Et ri fiiv toù; v.jSpu.q rà StTficori^ptev èv Ueoyv.txy tlq tKoptxjOvi aùràç Trpiî rov uno proie, <lo l'arijent yp^^tfixra ltlv.j y.ixraGiu.evoi; Sk laùvtov <lo rniiiro prison à d.-ins la il ayant (Ij^pusé les alla lui-nK^nio vois Jimius qui ijouvornait l'Asie Trpo<rr,xov èxetvb) cî); homme» Per"ame conuiie coiiMMiaiU à , lui ôv-ci (Txpa'nriY^) qui était préteur xoictjai Toùç îaAwxoraç. do punir coux ayant élà Mais colui-ci pris. couvant-des-ycu et TOÎç yp/ifj.a.vf* l'argent (^v yào oùx i/t'ya) (car xal ^ây/ovTOç et répétant 7xipt7dxi Tyor/^ iizl nspl Tûv aî;^^uaAwrwy Ka7j3t^ îâaaç aùrôv yv.icv.i ô w^STO îîî UipyxiJ.o-j lui il non peu-considérable) était devoir examiner à loisir au sujet des prisonniers César ayant s'en alla à . laissé lui se réjouir Pergame , ayant fail-sorlir xal irpox'/aywv et aTravTaç toùç )>j7Tài tous les brigands àvejTaûjOWTev il ÛTTTîp rcpoiip-^/.ii ajTorç comme îToAÀâxtî èv plusieurs-fois dans t:^ v»JT« 'E/. ûi TOJTOJ, tt|$ Ôuv«/accj$ fit-mctlre-en-croix il , /'avait dil-d'avancc à eux l'île paraissant plaisanter. ooxâiv TrxtÇftv. m. tes ZÛ)Jz 111. la Mais aprrs cela , puissance de Sylla fixpoi.ivo/xijr}^ r,Qr, se Uétrissant déjà xal TÛv o'xoi et ceux xaioûvTWv aùrôv appelant £7r){U7£v êiî Pdôov il du dedans de Rome lui navigua vers Rhodes [inî o^o/yjvj [pour l'école] npèç vers Apollonius ATro/).'jjvtov, TOV TOU Md/wvoj cfth de Molon, ou iJOÇ'lJTfiÛOVTOÇ fiTtlSXV&ii duquel professant remarquablement xai ^oxoOvTOf sivai et knituLOÏ/i TOV rpoTzo'j honnête de mœurs xal ILixipwv yjxposcTO. Cicéron aussi était-disciple. O ûè Kxlffxp >é-/JTac x«l çwvai âpiffTX passant pour être Or César et être est dit dc Ires-beureusemenl
  • 18.
    KAIZAPOÏ BIOZ. 12 x« 5iarov9;(TotiotXoTiuorotTa i^y çuiiv, «or)p(TO); ?/eiv veÎTO T^ç Iv ^ , TsTTai |7.yi f.yîaoviîv tv;v xr, Trpoi; arpaTeiwvxal tTTapyiotç, xat TroÀXal ajToi TrapETyov. '0 toô'to iT: 'Po')'xr,v oIttÔ ty;!; , tyjv 'R/)»aooç twv *EXXa$a Mapxou Maxôûoviaç Tou ses pour l'éloquence politique laleot naturel, rang parmi , Rome; de les orateurs talents militaires la supériorité et Swpoôoxia; et monde, il aux affaires ; à l'éloge que Cicéron avait pas comparer le style d'un fait cuvtjYOIttI , Aeu- Ka tocoûtov de soio ce tenait le second pour acquérir par , 'O s'il les du pouvoir. Détourné par d'autres politiques, suprême puissance. Aussi, dans il , aurait eu le premier, du barreau la perfection Ters enGn à qui le conduisirent réponse de Caton homme la uniquement au métier des se livra il tv;v cîxr,v. cTpaTr^you. le [xaprupiaç TrpoOuuia; tv;ç ne put parvenir, dans l'éloquence, à laquelle la nature le portait ':ro)>£(/)v avait cultivé avec tant que, de l'aveu de tout n'eût pas renoncé aux exercices armes rapai- AoAoÇî'/.Xotv ^xptve xaxw<T£o)ç pEU(7£v aùr/) rioTrXiov 'Avxoiviov Siwxou^ttt; il ouv avovTo;. 7ro).).7;v AoXoÇe'aXœ; àrio'->y^ t/iv ouv KaTcap, àaeiêo'ixEvoç soins, o* cTpy.TKOTf/.oô )>o'^ov dvcpoc (ivT£;îTa^Etv Trpôc; C£tvoTr,TOt IV. 'E7ravc)/J(ov o'eU xouXXou ';ro).iT£taç. ovx I;ixo'/evo;. ACto; , fl^/ Sovauci xa toîç Snkoiç tt; Kix-'pojva TTEpl Karrovo; àvTiYp^'î'7, ^•/Topo; eu'^uoîi; xat (ryokry ûs Stzuk , ).ey£iv ceivoTr,TO<, Otto Ttjt xaTe/.Tr'aaTO CcTîpov £v to c^ 7rpo)TEÎov ri îeuripclot fî)Ç , qu'il lit la longtemps après prie les lecteurs de ne il de guerre avec celui d'un ora- teur excellent, et qui s'occupait à loisir de cette sorte d'étude. IV. De retour à Rome , il accusa Dolabella de concussions dans gouvernement de sa province , et trouva dans les villes de la le Grèce un grand nombre de témoins qui déposèrent contre l'accusé. Cependant Dolabella fut absous; et César, pour reconnaître la bonne volonté des Grecs, plaida contre Publius Antunius, qu'ils accusaient de malversations , devant Marcus LucuUuSt préteur de la Macédoine.
  • 19.
    , , , , , VIE DE CESAR. . 13 pourl'éloquence politique, itpài ).dyouç ixoXtTixoiii, cl avoir Iravaillc son naturel ©tioTt/iOTara, avcc-la-p1u8-gran«le-éniulation au point àSy;pir(,)i ri àfel'jxi ôi t6 Tr^cureTov «l'avoir sans-conlnMJii Si'JTCpeXoi^ et d'avoir , le second rang renoncé à la , priinauic, étant plus occupe à ce qu'il fût le premier T>J Juvâaït xkI roTî é;rJiotî, pjw la puissance et eux èÇi/o'uevoj n'étant Kpàç vers lequel ce point d'Iiabilelé dans le parler à. OTiip fùviç CyyjyiÏTO vj la nature /e conduisait , , à cause des cxpéilitions uizà arpxTiitHv du et xx no)iTiixç, TJf les arnies, arrivé [)as xxreA7Tn7y.T0 ti^v ^yî^aovtav. li'iin-de-vic-poliii(jue par lequel Auràç 0£ ojv uvnpov itpès Ki/.ip'ji'jx il Lui-même obtint l'cinpirc. a Cicéron certes plus tard dans sa réponse sur Galon KxpxiTsXrxi IJ.Y) )rf-/ov àvJ.'yà; ffrpxTiwTt/oy "npbi àvTsÇcTocÇîiv ItoXXrjv homme de-guerre riialtilclé d'un orateur bicn-doué-par-la-na turc pi^ropoi «ùjjuoûç ItzI de ne pas comparer parole d'un avoc csu6Tr,rx xal âyoJ7o; |)rie la toûto <iyoli/,-j. IV. E7rav£>9wv Ji employant pour cela beaucoup de loisir. el IV. Ltanl revenu à eJç 'Pw/*>jv, Rome Ixpivs Ao/oSiiiav il xaxwffïw; tTtxpyJxç, de prévarication dans son gouverti- xal 7ro).).al twv Tro'Aîwv accusa Dolnbella et plusieurs àïrà t:^; 'FA'jxùoi de nxpivyoj fournirent à 'O fjLtv oZv So).oèéyÀxç ànifv^s O Sk auro"j fMxp'Tvpixi. r/;v our,-^. Kxïuxp villes Grèce lui des lémoigoages. Cependant Dolabella échappa au cliàtinient. Mais Gésar, ifiti&ôixsvoi rriv 'E).Xiix ttJç izpcd'j/iîxi la des f récompensant la Grèce de son empressement, 9vvtjy6peu7c-j aÙT»î défendit elle otwxoûïv; Supoooxixç qui poursuivait pour vénalité U^^iov AvTwvtov Publius Antonius hi ToO Afv>xoû»ou Mâ^xou •T^KTTjyow Maxiôovtaç. [men? devant Lucullus Marcus préleur de Macédoine. -
  • 20.
    KAI2AP0I BIOX. 14 war» tûv ta^ufftv ffXTj^atxevovoùx 8à 'Piofty) £^/_eiv TToX/v:?) tou; ÎT,aap^ouc 'A.vtwviov ^TrixaXeTaaOai jjiâv to Tjov iv t^ 'EXXaoi rpo; 'tXyvTjVaç. 'tv xi; cuvTjYOf i«Ç oôto" IttI T({i Xoytj) Trepi •/apiç IçsXaiXTTe, TroXXr) $à r7;ç Trepl xi; ^e;t<tfOciç xai 6(xiX{otç cpiXocppocjuvTjÇ eovoia irapà t9;ç TTEpi ti^jv {jLixpbv aCiTÔî vouvxEç Suvaai; ûîû(jL£voi , Sr,{xoTwv à7r/;vTa, OspaTrrjTixcâî ilv Se tiç xa dcTro Seitti^wv Trap* f,Xix(av (Jvtoç. xal ^ojç twv ôiaixav Xa(A7rpOTr,To; ao;avoa£vr, xaxi eît; "Hv xo rpûixov x^jV TroXixetav. xa/ù, xwv àvaXu)|/.àx(ov £7riXi7rovxo)v £a£cOat, 7r£pi£0)3wv àvOouaav Iv xoîç iroXXoîç* |X£YaX-/)ç ettI xai Sucavaxp£7rxGU y£vo|X£V/;ç xV "^(^"^ ^wv vjyrjXEOv {xixpàv Il , (X£xa6oXr,v o-ou* xa/u parla avec tant d'éloquence damné , , wç , ô^j/l les grAces ttgisT ixsYOtXrjV qu'Anlonius xô £vo£A£/£; l'accueil gracieux , qu'il possédait à fection Ix xoû craignît (Tëtre con- qtii , , sous prétexte qu'il ne , même. A de son éloquence brillèrent au barreau, et acquirent une grande faveur. politesse tjsOovxo, oOoEjxiav à^yr^y Tz^fOc^yLXZùti pourrait obtenir justice contre les Grecs dans la Grèce Aome, ^60- c;txr,Xov , 0' oî xai ^aCiî^ouG-/;? avxixpuç en appela aux tribuns du peuple , xai Tpa7réÇ>)ç lui En même temps que son aûabiliié &a qu'il faisait à tout le monde qualilée , , un degré au-dessus de son âge du peuple; d'un autre c6té, la , lui méritaient l'af- somptuosité de sa table et sa magnificence dans toute sa manière de vivre accrurent peu à peu 8on influence et son pouvoir dans envieux , le gouvernement. D'abord ses persuadés que faute de pouvoir excessive, il suiïjre à cette verrait bientôt sa puissance s'éclipser, firent tention aux progrès qu'elle faisait panni le peuple. Mais fut tellement fortifiée, qu'il n'était plus possible qu'elle tendait visiblement à ruiner la république, trop tard, qu'il n'est pas de commencement si dépense peu d'at- quand elle se de la renverser et ils sentirent, mais faible oui ne s'accroisse
  • 21.
    , , , , , 15 vu: DE CESAR. fut-puissanttellement El biJTt TOv il au A'JTCtiVlOV puiiil Aiiioiiius CD avuir a[)[)clc aux tribuns, ayant allégué «v AC pas avuir la partie égale dans la Grèce contre des Grecs. Cependant à Rome i/jiv TO r^ov O'JK T-Pj Ev 'E)>aot Ttpbç 'EX^yivxç. Sk "PùJ/xy; une grande faoar d'une pari éclatait «TTt Tû 7t«pi à cause de l'éloquence de auToO ioycj Ta; 7Jvr,yopiui dans lui les déieiibes uoXXy) ôt «uuoca etde l'autre une grande bienveillance àîniJvTa se rencontrait Tra^à Twv Srjfioxciv du cùté des gcns-du-pcuple à cause de sa familiarité fûoyno7{jvrii Tri; TTcpï Ta» ôsÇicôaitç en-fait-dc poignées-de-main et lie Conversations OVTO5 OîpxTreuTtxoû irapà i^>ix(av. au delà de Ti; ûi oOvz/xt; De ^v aùrôj , lui étant courtisan était à lui vers Ct{ Tl^V 7T0/lTffa» aùÇavo//iv>j xaTà fiupàv .vo» âge. plus une certaine puissance le gouNcrnement s'augmentant i)eu-a-pcu repas et par XXI àirb ôîtTTvwv xal T|5xit<Çv;î et par sfs Xal O/WÇ T»JÇ ia/i7CpÔTï7TO{ et en-général par l'éclat Ttepl Tiiw oiaiTav. table de son geiire-de-vie. Uv TÔ npcSTO)» ol .«a Laquelle puissance d'abord ceux qui /'enviaient yôovoyvTeî otôfuvoi iynOxi rayy èÇtTïîiov, Tûiv àvXMtifJiXTUiV t^L^CnJVTOiV , pensant devoir être vile évanouie les , dépenses ajraul manqué négligeaient àvOoÛTxv èv TOtç TioÀ^oTs* ifJjflovTO ôè ô'^i "j/lVQ/jiijrii; tlorissanlc mais y w< i^-/J7Tiov O'Jtjtfiixv lnoi Ta fxixpxv xp-j^tiit npx-^fi.xTOi ivQuixki la multitude : devenue grande et dillicile-a-renverser, xal paûiÇo'Jar;ç âvTtxpuç TÔiv Sicov dans s'aperçurent tard elle étant /xf/XArti xal JuffavaTf éwTOU, tffl T17V /iitTaêoirjv ils et , marchant ouvertement au ciiangcment de toutes que il tes ujjuves, Ht faut juger petit aucun conuucncement de chose puisque la continuité ,
  • 22.
    KAIIAPOÏ BIOZ. IG xaTa^povy,09;v2i to ôaXaxTTjÇ aùxouxai ^o€r,Oy,vai ccxtov 67ri2c'cOai TOC , ciaYtAwvxa xtxpu|JLix£vr)v Seivor/ixa , xat TTEpiTxtoç ÎSo) 'AXX' ^xav « t),v £v tyjç itoX:tc(«ç w-rirep , ^lAotvOpojTrw xai iÀ3p<j> Ttji toû i^Oouç xaTajxaOojv Kixcpoiv £)v£Y£ voî; dtXXoiç éc7:affivl7riGo'jX£Oji.aciv ^vopSv ôiotvoiav XaCovaov. 'O f(Ky irpoiroç xoj).uOr,vai (a*); , aoTou xal TroXixeuaaai Tupavvixi^.v ^^ t);v xo|xr,v OfSxo) Siax£iu.c'r/;v , xàxEÎvov £v GaxxuXw xvojixrvov * aoi oij , coxei TraXtv OOTOÇ fivOpojTXOç £?ç vouv av ItxÇaXEcOat tt,Xixo~xo xct/.ôv àva(peciv . xv;? 'Po)(jLa((ijv TroXix£(aç. lo'j ôc è/){jLOu rpojXTjV (Ji£v » Tauxa , cuv oaxepov. (xiv auxov ixrfAOi^ tt^TOOEiçiv xr,ç Trpoç IfXaêev, ^T£ Trpôç Fociov nort'Xiov Èpiaaç Girsp yiXiap/iaç Trp^ SsuxEpav ol xai xaxa^xvECTEpav xepoç àvTQYOps'jOTT Mapiou "^iivcuxo^y 'louXiaç, d7xoOavouc7)<; promplement par la persévérance , , àctX^iSovç et à craindre la comparait à la bonace de le la mer, et à reconnaître la « voir le fut dit dessein je , méchanceté de et dans quand mais quand je regarde se? ; je le vois se gratter la léte ne puis croire qu'un tel homme noir de renverser la république. si qu'il dans tous ses projets des vues tyranniques du bout du doigt, premier à cou- disait cet orateur, « aùxTjç la « toutes ses actions arlislement arrangés x9;ç il vrait. « J'aperçois, si wv , douceur de sa conduite politique, son caractère sous ce dehors de politesse et de grâce dont cheveux ^x£ grâce au mépris qui a empêché qu'on n'arrêtât ses progrès. Cicéron paraît avoir clé soupçonner , puisse conce» Mais cela ne que longtemps après. V. César reçut une première marque de qu'il se trouva l'affection du peuple, lors- en concurrence avec Caïus Popilius pour l'emploi de tribun des soldats ; il fut nommé encore plus évidente, quand , le premier. à la mort de la Il en eut une seconde femme de Marias , dont
  • 23.
    , , , , ViE DE CESAR. 17 ^rand Hiitvile /ui ayant reçu le , ne pas élre empêché Ix Tou xaTaypov/jO/Jvat. *0 youv Kuipbiv du SoKÛtV ItpCiTOÇ paraissant Û7Tioî;0ai avoir soupçonné rà otaysAûvra xxi (fo&rjOfitxi Tiiis lîlrc Du nOMTiiXi aUTOO, moprisé. niuiiis Cicci'un le premier et avoir cruinl les dehors riants Ûisnîp QulÛTTriç, du gouvernement de Wi comme de la mer, xal Ka.TXfj.xOuv et ayant caclice Xi/.pJfiiiivr,v iv TÛ ^(/avOpciÎTCcjj xal iXxpiJ £A«7««èvo|5âvotâvotav rvi^avvtx-^v xn-j.Ui Toï; â//oii iKiZo'jXîjuxst XXÏ Tlo'/.lTiÛ/XXHJ aUTOO* « ÂÀ^à, i'f/jf T/jy xd^a/jv OTxy humaine %ox&' apparence disait voir dans toutes « (Jea Mais, et enjouée une pensée tyrannique les autres résolutions et mesurci-[)olili{]uos disait-il, de quand lui : je vois sa chevelure arrangée oiaxei^uév/jv supérieurement si xal ixilvoj xvoJ/Asvov et lui se grattant «axTJ/u (vl compris dureté du caractère lu d'un seul doigt, irâAiv ojto; à xvOpùtuoi de nouveau cet ou yuot ooxi7 ne ay t/xëx).é7Ûa( me homme parait pas devoir s'être mis dans res[)rit £({ yoûv T>3AixojTO xaxoy, un àya(|9£7(y la destruction T^i TtOÀlTSixi 'r&j/xxîwv. Tay-ra /jtèv «" aussi grand mal du gouvernement des Romains. Ces choses du moins ouv furent dites plus tard. UffT«/50y. V. 'EAaêi oi V. Mais il reçut lt/5WT>jy /xèy àrtoociÇiv d'abord une première preuve Tîîî «ùyoï'aj roJ de or,fj.o'Ct la bienveillance du peuple vpbi aùrov, pour 5t« ipiixi lurs(]ue ayant rivalisé Wlip y^ù.ixpyix^ pour tribunat-mililaire ttpbi Faioy Uotûàioj lui le avec Caius Popilius à-ji^yopeùO/) Tzpàrcpoi' il ovjzipxv oc puis une seconde k.tt KxrxfxvsvTÎpx'j , fut |)roclamé le premier . et plus éclaiante, lorsque, Julie, Vit D£ ClSAA. 2 »
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    KAIIÂPOI 18 13IOI. èY>tw(xiôv Te Xa|x:rpôv ivàfopôf èroXji.7,ffry eîxova; Mctpioo TTpoOéaOai,TC>TC TcpûÎTOv d^Ottaaç (xeià r>,v iuXXa ^Til 'EttI tout(}) àvT>^^y,ai 5oou ûicc TCoXiv. 7coXiT£iav ^v{o)V y^P ÀafXTrpôiç 7coXc{xi(ov , To ouv |X£V Kaïcap TjV w; il il Tr,v iicira^iouç *• xw xai tcôt TraOci xou; Trepitxeffxov r)6Qoç ayaTiav. xûv ffxpax7,Y*»iv, ôv aoxov x« xijxûiv àel oiexéXeae neveu, était le dans , Ti|xi; et; Xoywç CM'*^tr^uxLyu)'fr^cl oè xr)v yuvaïxa, xafxi'aç eîç *IÇr,piav* £vl cuvEÇTjXOcv Mapiou yuvaixoç aTroOavoucr.ç àvSpa xai v^jxepov 6au(xa<7aç uxirctp i^ 'Po>ixa(oiç** veaiç ô* otjx 2v £v eOei, TrpwTOi; ^vsyxtv aoTO) yctpiv xivà, xai -TToXXvOuç xpoTW xai -pvaiçl TcpecCwrepatç Tr,ç éavrrou e-rri ivopci» xf tOcvtwv. xaTaÇoTjCotvTOJv tou Ka(cotpo<, 6 ô^|xoç 5fi;apL*voç IttI xai ict^i t^v 6c^pop4« TÔiv ypovojv TTOÀXwv ocvdtYOVTa xiç oi£;tévai Tcotxpiov eiTTS , otr,/.Oe , Bxj/aç BcTEpt, xai xov ulbv ttcxXiv prononça avec beaucoup d'éclal son oraison funèbre place publique, cl qu'il osa faire porter à son convoi le« la images de Marius, qui n'avaient pas encore paru, depuis que Sjlla maître dans mis de dace, Rome, peuple s'éleva hautement contre elles, et par dissements les plus prononcés témoigna son courage que César avait eu de rappeler, pour les honneurs de Marius, ensevelis depuis pour k les si coutume des Romains de toute ancienneté la des femmes , enne> Quelques personnes s'étant récriées sur cette aa- la pairie. le avait fait déclarer Marius et ses partisans les pour admiration ainsi dire applaule des enfers , longtemps. C'était de faire l'oraison funèbre qui mouraient â^ées; mais cet usage n'avait pas lieu jeunes femmes. César j&it le premier qui prononça celle sa feraine,i:i "i 1' f 1 1 jiune. Cette innovation lui tft honneur, loi dsS con Icilia la laveur publique et le rendit cher aupeup'e, qui vil dans celte mensibililé une fait les marque de ses mœurs douces obsèques de sa femme , il alla et honnêtes. Après avoir questeur en Espagne sous préteur Yéter^ qu'il honora depuis tant qu'il vécut, et duot il le oomma
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    , , , , , VIE DE CESAR. la femmede Mariiu étant murle élaat neveu d'elle lui àiviJ.Oi et Ti èv U'/opôL zr,j t/.-^Op'X-é TTÎ/li JTûi/*/Jffî npoOizOxt ti/.6iv.i la place-publiq::'- UD brillant cluge Xa/jiTtpb-j è'/xw/xtov Xat prunuiiça sur il }ixpiou osa à son convoi il fair«>-pori(r K-s images deMariua» vues alors pour-la-promière-foi« ofOtia^i TOT» npôJTO» ttjrà Tr,j 7ro/iT«iav irri et Sû».a, depuis i;i)ucriiement sous Sylla le , de ce parti les honinji's ayant été jugés ennemis. yàp 'Ettî TOJT'-J ivi'wv Car sur ce quelques-uns ayant crié-contre César, peuple répondit avec-éclat, le Si^xixvjoi y.pôxoi /"ayant reçu avec applaudissements xat daD/Aàaof et /'ayant biiTtsp Jtà y^pojdiv iÇ âèou Tiç après des temps longs iro).),ô5v de l'enfer dans ct$ T/;v ttÔ^i» Maptou. Tt^uiàç admiré comme ramenant àvâyavToc les la ville honneurs de Marins. Certainement le prononcer des oraisons funelires sur des ^v nirpioj Pw/xaioti* ilait femmes âgées d'usage-anlique aux Romains mais chose n'étant pas en usage oùx ôv ôi èv (d£( pour jeunes femmes. les César èict T/jj yuvatxoj éauroO le sur femme de la premier parla étant morte xat roJTO >fvîy/îv auroî Tivà lui : et c«'la attira à lui une certaine faveur, ;(acptv, xjcl ffuveû»;/xa-/w-/>7ff£ toj 7Tx6'tt et excita par la sympathie aimer Toù^ itoi/oùî àyaTriv la niullilude à W( avopx comme un et plein de moralité. r,fxtpov rxï ntpifiivrov :?6ou^. 6x<|<Z4 oj Ti^v yuvaîxa Mais ayant enseveli sa femme, il ili ï€r,plixvy D«Te/5t, lui homme doux partit (|uesleur pour l'Espagne avec Véter, un d<^s pnHeurs , lequel et il coolioua toujours :
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    ÎO KAIiAPOZ ap/wv oùtck; rarxcav iTzoir^ii. revdjxtvc/Çû* aTrô ty;; ip)^^ç ix*t- v/jç, TpiTr,v ÛuyaTepa IiI02. TQYotYtxo ifuvsîza, Iloairr/iav CffTspov no(JL7rr/!o) t->,v Mayvw {/_wv ix Kopvr/îaç , Y^JJ^T^Oeicav. Xpojjx£vo< Oâ Tai; oaTCavaiç à^eiotoç, xai ooxôiv |jiv i^'/îjxEpov xa'i ppot/£tav avTixaxa^XaTTeaÛai (xeyaÂojv àvaXojaaTOiv 6Ô;ay^ ùvotjaevo; ôè Taîç àX/jOeiaiç xi (jLeyi^xa (jiixpwv xaOïcrxaaOai , S', , , Ttptv eîç ip/j^v Tivot ^tXicov xai xpiaxociwv fiwLcOzi ypéwîpciÀiT/iÇ tï- XavTwv. 'EttsI 8* xouxo (AsXrjr/jç ^('(ix'xi , ixèv , ôoou x^; 'A.7r7cîa; TratxTToXXa y p-z-u-axa 7rpoaavàXt»>a£ aTroOci/OÊiç cri- twv iauTOj touxo (XYopavojxwv, ^euYV) {xovojxa/ojv xpiaxocia xai 7:ap£c/e, £Ï/.o<7i xa) Taîç aXXaiç repi xà Os'xxpa x»i TTouiTràç xaî càTT/a "/^pv;- xai uoXuxeXeiotK; xàç Trpo ajxou xaxsxXuas 3»iXoxia(a<; Yiaiç le fils son questeur, quand retour de sa qucslure, avait il il fut parvenu iul-mdme à la préiure. Au épousa en Iroifticmes noces Pompéia; de Cornélie, sa première femme, une tille, il qui plus tard fui mariée au grand Pompée. Sa dépense, toujours excessive, faisait croire qu'il achetait chèrement une gloire fragile et presque éphé- mère; mais, en On précieuses. était endetté réalité, il acquérait à prix les choses les plus vil assure qu'avant d'avoir obtenu aucune de treize cents talents. Mais le sacrifice charge , il d'une grande partie de sa fortune, soit dans l'intendance des réparations de la voie Appienne, soit dans son édililé, peuple jeux , trois oii il fît combattre devant le cent vingt paires de gladiateurs; la somptuosité des des fêtes et des festins qu'il donna et qui effaçaient tout ce qu'on avait fait telle affection , avant lui de plus brillant, inspirèrent au peuple une qu'il n'y eut personne qui ne therchât à lui procurer
  • 27.
    , , , ,, , v 11, , , honorant et à-son-lonr àitbh€ivr,ç r^ç ocpyftit h'/i'jt'O tfiinnv yuvaïxa £/ Ko/9Vïj)i/«î OM'/azipoc yy:jjLr,0îT7Xv Uoij.Ttr,tu lils ,• lui-mdme rommand.int quosteur. de cette charge-là il prit pour troisième fomme Poni|>cia Uounr,(x-j ril'j lui son fit il , Puis étant soili rcvrfyncvo? Si éx«v , 21 rai r^Hrj «yràç ûpy^tav rbv uîèv rautav. , CHSVR. l)K TlflSlJ V.JT'iJ ircolrini , vjzspov Mâ'/vw. ayant de Cnrnélic une celle ayant été Pompée à le fille mariée plus tard Grand. Xpû/jiîvoi Si scftiSSiç Or se servant sans-ménagement xxl Soxûiv fih et paraissant il-est-vr;ii des dépenses rccevoir-en-échangc de grands frais îdÇav ?y>{,u£oov xal ^paye'y.j une éphémère Tocï^ Se à)./;Oî^at{ mais dans &)voj//£vo; rà sTç yrnhOxi yps(^<f!Ùl-:r,^ tx/kvtwv, xaOt'yrayOat Ttva àpyT^v. Eirel 5è toOto /xèv, à7to5£t;(0îtî £:tt//£).rîTi^S Trîç courte par de petites, yiXiùiV X5Ù rpiccy.OJtùtv ir/slv et la vérité achetant les plus grandes chose* /Aiytffra fiirpôi'j Xi-jSTXt gloire é?oy ATrTitaç, il est dit avoir été débiteur de mille et trois-cents talents, avant de se constituer en queli]ue charge. comme d'une part, nommé intendant Mais ayant été de il la voie Appienne, dépensa-en-outre yp^^lXXTX 7tâjU7T0)Ja un argent trcs-considér;ible TWV ixuToO* de celui de lui-même; T9ÛT0 ûj, à-/opa'JOfi&v et nxpijys il rpi7.y.67ix xal e'xOTi Ç«ûy>3 trois-cent et vingt paires xal xaTC/.).u7C et q«'il ràç yiioTi/xiaç itpè «ùroû les libéralités (/'avant lui TaTç â)>atî yopr^-jixii par xal woiuT£),etat{ et que d'autre part, étant-édile fournil de gladiateurs tripl xat Ta Oixzpx iro/uiTTà$ xal Octïrva «lîO.JXC TOV O^/AOV submergea [cffuça) les autres frais-de-féles somptuosités relativement aux théâtres et il aux cérémonies et aux le peuple disposa festins
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    , KAIIAPOI BIOS. 22 oCxti) CitOr,XE VI.AuEÏv Tov cr,u.ov, o>; /.«iviç {jl^v 5' TY) TTO^ei ûùaôiv £v 5uva(ji£vr,(;, oraTEwv Maptavr,? ô£ ttjç ^p/otç, 2è xottvdi^ SuXÀa ty.ç (xiv iiro , Tt|4.à< TÔre xaTirrTjjrei xal r, -f {A^Y* "/ Si^aTraffTO, xo(xi5ri xaTrcivi upaxtou^ra, rauTr.v àvappo>77.i ^ TrpoaYay^^JÛai fiûuXofjitvo; àx|x:^v ij^ouaatç eixo'vaç £7roir,7aTO Traioçopouç "Ajxa , Aç 8' "^jtAEpa tI/VT) (fispojv vuxtoç Mapiou xpu^a xai Nixo^ Tpoto KaTTiToV/iov av£'3T7;'Tîv. £iç Tolç OcaaaiASvou; {xapaaipovTa Travxa XaT£(IXE'ja<Tf/£Va TTEpiTTlo; Kifxêpixà xaTOpOojaaTa* ) xot àyopavofAixaiç cpiÀvrijxîai^ xaîç £v , , ( OlEOT^Xou oà xai /.p'J^ôi ** YP*.'''^f^*^' àvaOEv- Oâ;/€oi; £(r/£ tt.ç TO^ar^ç tovÎ Toç* où yàp ^v aûr,Xo(;* xa/u Se TTEpiitov 6 Xo^oç Y;Opoi^ Travxaç avOpwTTOUÇ TTpoç x^v TEueaOai Ka(c7apa iffxavxa xifiLÔtç , xupawiGa rroXi- Irav- vouloir xoti SoY{Ji.a<7t xaxopo)pvY|X£vatç , xa xouxo TCEipav de nouvelles charges V 'AXX* oî u-Èv E^otov o']/iv. et ItzX xov GTJfxov eTvai TrpotxoXax- de nouveaux honneurs , pour le récompen- ser de sa inagniGccnce. VI. Rome était alors divisée jours très-puissante et celle , faiblesse et presque dissipée , en deux factions de Marius donnaient lité lui et une nuit vit ces art , les plaça dans qui les avait placées les : Cimbres , des honneurs qui avaient été décrets publics : que il flt tou- secrètement faire Le lendemain et travaillées , on avec que fut effrayé le c'était un monde à viccelui Le ce spectacle bruit qui : les uns en ressuscitant ensevelis par des lois et des essai qu'il faisait du peuple , déjà amorcé par quand on plus grand c'étaient les aspirait à la tyrannie, comme , de l'audace de car on ne pouvait s'y méprendre. hautement que César positions Rome le Capitole. s'en répandit aussitôt attira tout le diraient , lorsque les dépenses de son édi- les inscriptions faisaient connaître de Marius sur de Sylla celle , réduite à une grande avec des Victoires qui portaient des trophées j images tout éclatantes d'or dont toires il : dans le plus d'éclat , , osait à peine se montrer. César voulut relever et ranimer celte dernière des images de Marius , qui pour sonder ses libéralités , et les dis- pour voir ai
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    , , , VIE , , DE CESAR. 23 lellemcnl,que chacun Çïj-elv xaivàç /*4v àpxôti » chercher soil (le aTç à^ci'|atvTO aùrov. par lesquels Deux VI. VI. Auelv Si vriveav de nouvelles charges sciil récompensassent ils /iiv àwo , l'une de Sjlla S'j//« pouvant beaucoup, ivvaixi'/r^i fj.iyac T/f; Ô£ lui. factions étant dans la ville Ti^iî , nouveaux honneurs, xatvàç Ô£ Ttu'iî, Maptav^^ l'autre de-Maiius ^ rdre xare7rT/5;«;ît laquelle alors était consternée KXÏ 5li9TtX9T0, et était dissipée, npÛTT0J7X faisant tout-à-fait yO/ilûf, T«7T£tvà César voulant ^ouXo//Jvoî ofjxppôjvat humble /j/jirtf. fortilier Kx itpoxyayiiOxi rxxjTcv et relever celle-ci ivrxTifdorifjilxiiàyopxjofj.i/.uTi dans les libéralités de-son-édilité ayant Ic-plus-haut-dcgré ÎTtotïJTaro xpu^a (it-fairc Ax Nfxaç rpo-nxtofôpovç , des et TÔ E.xniT(!tlioj. il reflroi TOJç Osxjxfiivovç X/^uj&i xal xaT£TX£uaî/x£va Té;(vy7 TTî^CTTÔiî ( ûi«5»5ioy ôc ypx/j.<xx7i Tx xx7opO-JtfjLX-:x Rifièpir.x]' où yà^ ^v ac/;/o;* h ûi Àoyoi mpiiù'/ ruyy le jour de l'audace de celui Toû xvxdhzoç navra pLxp/xxipovzx [phées, portant-des-lro- dressa au Capitole. Or avec 'A/*a 0£ hfJ-ipx io-j^e Victoires lesquellos portant de nuit Xi fipoiv vu/.rèç iviffT>3ff£v tii secrètement des images de Marius clxdv»; filxpîo'J les ayant placées s'empara de ctux ayant vu toutes ces choses éclatantes d'or et travaillées avec art merveilleusement (et elles indiquaient les par des lettres succès cimbriques) : car l'auteur n'était pas incertain et la rumeur circulant i^OpotÇî Travraç àv0pc^7io-J> rassemblait tous les itpà? Tyjv O'^tv. : vite hommes vers celle vue. A^^à ol /xèv fSooiv 'E.xiaxpx TtoXt'zfjt'jQxi Tupavvioa, •itaviffTavTa rt/iàç Cependant les uns criaient César machiner la tyrannie, en relevant des honneurs enfouis y<i/AO(( xal coy fixai, tul TOUTO flvxi niïpav par des lois et et cela élre des décrets une épreuve ,
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    KAIXAPOÏ 24 BlOi. TC(jLevov*, cl TETiOâctuTaiTaïç ç»tXoTiu.Î!tt; Ot:' TOictora Traic^eiv vavTEç auToùç /.« xaivocoatlv. O'i oè M^ptavo'i rapaOa^^^- y.oti tiX/jOei , te OaujxotffToi ocoi oieî»avr,<iav i;ai9vr,< xpoTO) xaTEÎ/ov ?o KaiTiTO)Xiov Mapiou 0EO)(j.Évot(; oi^iv , 6)Ç Mapîou cuYY£V£Îaç, ilu v a/ KaxXo:; AouraTio;, àv•^Jp /.a VSUOU.EVOV « àvTi rav?o)v a;ior £•!<;•/;; t?r, ci rEp to'jto)v eCiÎoxi'xwv tote ô r^v tt.v Kaî- o àv^,p tv;; ty;<; ^o'/a?,?, aa)a7ra 'Po);xaiojv, xar/iYOprjTaç KaiVapo;, ETE^Oî'YîaTO to u.vy,;xo- Ojy. £Tl Y^p UTTOV'JaOK; (Ay)/avaï<; atpeî TauTtt Sa/pya TToXXoîç 5à xat ' O'V r.covr,; i/fopei* xai {Acva; (7ap E*pt(oaio'.ç aîpoaevoi; àvaiTTotç aOtoC xai oiiutai Kaîaap , ECpr, , KaÎTOrp, «Xa* 7JC7, TToXiTEiav.» 'Ette'i o* à7roXoYr,cau.£vo; Trpoç tv-jv etteite Tr,v cuyxXtjTov, eti jxaXXov oî Oa'jaot^ovTEç aÙTov ETTr^pOri^av , xai —apEXcXEuovto «xr^OEVi toû çpovr,|xaTO< assez apprivoisé par les fêles publiques qu'il lui avait données avec tant d'ostentation , il dre des nouveautés jouer de pareils jeux et entrepren- lui laisserait si téméraires. Les partisans de Marius, de leur côté, s'encouragoant les uns les autres , grand nombre du sements ; et remplirent le Capitole plusieurs même se rassemblèrent en très- bruit de leurs applaudis- d'entre eux, en voyant la ligure de Marius, versaient des larmes de joie; élevaient César jusqu'aux nues ci ils disaient qu'il était seul digne de la parenté de s' étant de son temps, se leva, parole Marius. Le sénat assemblé, Calulus Lulalius,le plus estimé de tous les Romains si et parlant avec force contre César, souvent répétée depuis : république par des mines secrètes contre elle toutes ses batteries. du sénat, ses admirateurs >» « , Que César il dit cette n'attaquait plus la et qu'il dressait Mais César s'élant ouvertement justifié auprès en conçurent de plus hautes espérances; iU l'encouragèrent à conserver toute sa fierté et à ne plier devant
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    , , , ^ , , VIE DECKSAR. iitï ti Ttv xpofxx'iur-zàa'. vov, Qiifj.ov rertOâ.aevrxi ÛTto cilnoij Taïç ^t/or(uiatî, 25 sur le peuple amolli-d'avance, pourvoir au s'i a clé apprivoisé moyen des par lui largesses, accorde de jouer xa> Sio<ti7i TraeÇetv el s' xal xa(voTO,us(y rotxÛTZ. et d'innover en de telles choses. lui 01 oè Mstocayol Mais TTxpxQv.poifJU.vTS^ aûroùi, «'élanl (Miliai'Iis »'t les parlisatis de nomltre ils étaiiiit se numlrcrenl toul-à-coup xal xaT«T;/ov y porta el le Tro//o7{ os xal Ozùiaivoii rriv O'piv Si.y.pvv. Mapt'oo €y'j')pit Kxl7up xat à Ûtto i^^ovi^i' Tjv xipéfjisvoi .(xéyaî iyAuiiioiç, àv/;o ôii îr/j àvT( TrâvTCJV a^to^ ''^î ffuy/îvefaç Ma/st'ou. oè j9o'ji-^i sv-JxyOiiiéf^ r»îî , étonnants cond)ien 0731 Tr/ïjOit de-M;u*ius ciix-mcmcs [menls remplissaient d'applaudisso- ils Capitole : à plusieurs nic'me voyant de Marius la figure des larmes s'échappaient de joie cl César était exalté grand parles éloges, comme-fpidi cet liommc était au lieu de tous digne de la Mais parenté de Marius. le sénat s'élanl assemblé nipi toÛtwv, au sujet de ces choses Kâr/o; AouTârto^, Catulus I.utatius, àv/;^ TOTî ^XÂiirx êjooxi^a'ijv Voi/ixidJ-j XVXGTXi homme alors étant estimé le plus d'entre les Romains, s'élanl levé /aï xxzn-^opr,7Xi ¥iv.Î7xpoi, et ayant accusé César, prononça t6 fÀ.vr,tjL0-Jij6iJLS-J0v' ce mot mémorable César, « Kaïffs:^ V^t/î» 65/;, * 'î|5îï T/JV Tro/tTîtx.» attaque ovx en z/).à uTtovd^uocj i^'j>3 fJLT^yx-Jxî^. » EttîI ôé K.ai!rap 0Î Tr,v ffJ-/x/>;TOy Oau^ui^ovTîj aùxo» le gouvernemcnl non plus par des mines mais déjà par des machines. » Mais lors(pie César s'élanl muai : dit-il défendu sur cela cul persuadé rassemblée, ceux admirant lui tn»i/36»37av crt /xâ//ov, s'exallércnl encore davantage, <at Tta^oîxe/îJovTo el ils /'exhortaient a ne se relâcher devant personne :
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    , KAIIAPOÎ BI02. 20 O^picrOai 7:avT0)v • é/.cîvTi to) y«P or'jxo) îrtpitctsOai Trpw- /.ai reuaeiv. 'EvÔÊ TouTfo xai MeTtXXou tou ^pyrep^M^ TeXevTT,- VIL cavToç xal r^v Upoxr-jvrjV 7repttxa/r,T0v cr-^av 'lo-aypixovi X7i KoitXou jXETi^vTOjv, iTri^avECTa-rtov àvopwv xat u.eyt^'fov £v ôou)y, xaTaCiç ouvau.£vo)v, ou/ OtteÎçev aoTOÎç 6 Kaîorofp, <x).)A ô9)u.ov àvTiTTapy'YYS^^-'-' vTjÇ, 6 KaT).0(; TTja, ixiaç àro 'Ayyojtxa/.O'j • oÈ tov à;îa; u.5a).ov oppoKtTrv rJ;v dtov^ô- iaôÎ^^ovoç tÔv 7rpOG-£7r£|r]/£ rsiOojv cit7T07TT,vai lîci ei; ^ivo;/e- Tr,ç cttouv?,; TToXXoîç yprjixotaiv. '0 KaiTipa ttjç çO.oti- oï xai ttaeio) TrpoaoavEiTaw-fvo^ ûiaYO)vi£Î(70ai. Tr,; 8' -/KxÉpaç ivtrzfxcrrfi xat tt;ç (X7)Tpôç £cp7) 6upaç aCiTov ojx dôaxpurl Totç auTv^v • « 'il y.9ÎT£p, £Î7:£ , Tr^uLspov o^£t. » AiEVcyOci'ar,? 0£ xyjç TTjGE, xai Trapecr/E ty; TipoTrcairouirr,; •j/rj'Y.O'j So'j).r, u'.ôv "^'JY^oa y; Y£''0;jL£vr,ç à;xi)7.r,; i/.pâ- , xai toî? àpt^TOi; ï^ôôov w; Èzi Trâv 8-^uov. "OOsv OpacutriToç îrpoa;ujv tov aTTraTa;xcvoc; , àp/iôpÉa tov r, xai È-rri personne, en l'assurant que, soutenu de ot la lÏEÎcojva TTEpi xoti faveur du peuple, l'emporterait sur tous ses rivaux et aurait un jour il premier rang le dans Rome. VII. La mort de MélcUus ayant laissé vacante la place de grand- ponlife, ce sacerdoce fut brigué avec chaleur par Isauricus et Catulus , deux des plus illustres personnages de Rome et qui avaient le , plus d'autorité dans le sénat. César, loin de céder à leur dignité, se présenta devant rivaux. Le le peuple et opposa sa brigue à zèle de tous les partis étant à celle peu près égal , de ces deu Catulus , qui avec plus de dignité personnelle, craignait davantage l'issue de cette rivalité , secrètement a César des sommes considérables fit offrir voulait se désister de sa poursuite. Mais César répondit qu'il en prunterait de plus grandes encore pour soutenir sa brigue. ide l'élection de sa maison mère l'accompagna sa , : « Ma mère, aujourd'hui votre lit les suffrages , fils lui dit tel s'il em- Le jour tout en larmes jusqu'à la porte César en l'embrassant , vous verrez ou grand-pontife ou banni.» Quand on recueil- les contestations furent très-vives l'emporta, et un , succès fit ; mais enfin César craindre au sénat et aux meilleurs citoyens qu'il ne prît assez d'ascendant sur le peuple , pour le porter
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    , , , , , , , VIK DK CKSAR. safierté dfi car ntpiiaivbui ycip xal npoiTCJ7tiv xxvtwv primer «ur tous peuple toÛtw 'Kv 5è : /ui ilevoir avoir-lc-(l<'was et devoir le vu. 27 s'y prtîlant. Vil. Or sur ce xal Mî-HJiou TOÛ ctpxiiplftii el Méiellus le grand-pontife TeisuTvjffavro^ étant mûri, jcal 'lyau^ixoii ocvSpôiv xat KiiTiou el Isaurii'us et Cntulu« , hommes «TttyavïTTâTWV x«l ôuva//îv6jv uîytsrrov îv 3oJ/v; , /zeTto'vrwv TT^v {îoûj7Ûv>;v ojffsv •niptfi.ix't'^o^i ¥iaÏ7xp h àvTtK5C|5>577t) eîî briijMiant le uhroXi dans le sénat, sacerdoce , César ne céda pas à eux , ràv oôaoy mais étant descendu vers ).£V. il le peuple briguait-contre eux. Or faveur popu/a/re la paraissant égale, ©atvouivir;ç àyjjwjuiâiou KâT)o; ô le plus qui était trcs-disputé y olty vnel^e-j xarxGiî à)Jix très-illustres pouvant et Catulus à àità /ieiÇovoî àÇt'aç , cause d'une plus grande dignité redoutant plus l'incertitude , envoya quelqu'un Tte^Owv TÔv èitl wo»oTî 'O ^î é'j?»; KatTXca engageant César à se désister de sa rivalité pour beaucoup d'argent. yp-fifixavi. ^'.a'/wvtîTîÇzt itoocJavjiast/xevoç xxt 'K).eeft). Mais celui-ci dit devoir lutter ayant emprunté encore plus. T^4 5e rifiipoiç hvTivrji Et xat Tv:^ /ir,rcQi; et sa £:tî ràs ôOpaç owx àJox^UTl ÙTTZccnitisjOi auTi^v* « "û ojici )^ ixrJTSp , «Iwe , Tï5/JL£/S«v r, ^ijyiSx. » Tr;; ûi <{'t-^ou Sisviy_0si3r,i xal mère accompagnant lui aux portes non sans-larmes ayant crnl)rassé elle mère • , tlil-il â/ft/XXr^; 7r.io/ji(v)f;{ xal Ttxphyt foto-* ^oui»î xal TOÎç à/sfffrotî , Or el le , : aujourd'hui fils ou graml-pontifo ou banni. il rf, jour étant arrivé tu verras ton ràv uu>y ùpyiepia. le » suQrage ayant été porté une contestation ayaat eu-lieu l'emporta et inspira , de l'effroi au sénat et aux nobles comme devant exciter le peuple
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    KAUAPOX 28 KatXov Ktxep«ov7, ^£i7a;xîvov r,Ti(ovTO 'O fip KotTiXivotv)a€i>iv T:i^rt.r:-fy^-zn. T^v à-rox7).'j:pOy;vai' SiaÇ^ycu; àTTsXiTrE -rvii; A/vtXov Oapco'jç xai SuvdttjLEtoç 6 Kcâaap xpocTo; i^iki^/^^^'^^"* SptfJTtOVTOÇ TTEpi XoXotffEOiÇ 6:<va-oijv exeXeuov T'.çyaÉvov, wç 6 Zï * atix plus fort la Kixepojvo; tou uraTOU EXaCTOV, oî (JlcV a)^>oi {J-E/pl Kaicap àvasT^ç Xovov 'XTTOXTEÎvcti LtÈv à/.piTO'jç ti y^'^^^u-siÇ Ka'Ç7poç oir,XO£ ttî ipov- avopaç a;io)uaTi xai vÉvei Elvai , txr, u-ETa ttîç ^poupoîvTO oeOevte; iv ttoXeci grands excès. Ce fut alors qne Pison conjuration de Calilina. Celui-ci avait formé lement de changer rroy.E» aor,Xo; £<yTiv Iv 5È tt; ^ouXrj '^'^^ cl le 'fTa- tt^ç Catulus blâmèrenl Ciccron d'avoir épargné César, qui avait donné prise sur tir la ai»TO^ tv^ uÈv xpu^a r.r^ii/i tl Xaarpoùç où ûox£Ï Trarpiov où^s Sixatov IcryàTr,? àvaYt'/jç* £Î oz £;£7r£<;e liT/'x''3ii^ /al KeOyjYOV £v ûî cuvcoixo^ia;, oi; {iôv-vv t^,v f^Y^i^^^^'*^ y-'» aôro; uiv Trpô tou -riç tXeY/oi;, TrepiTTraicaç eXocttotiv xaxà KctTiXîva;, oO cr, TTpaYfAaTa CKi^/ioa 5i«vor/j£tç, TOC pouXiç Ka'!7ap.<>; iv toîç Trtpl ^TjV àvcXeiv TToXiTciotv (xcTCfGaAeîv, àXX' TT'îcvTa IJIOI. lui dans complet, non-seu- forme du gouvernement, mais encore d'anéan- la république et de détruire l'empire romain. Dénoncé sur des indices assez légers il , remplacer dans la Rome de sortit eussent été découverts; mais laissa il avant que tous ses projets Lcntulus et Célhégus pour conduite de la conjuration. H encouragea secrètement ces hommes audacieux quelques secours ; ce qu'il y a de certain , c'est est douteux et leur donna le César si même que ces doux conju- rés ayant été convaincus en plein sénat par les preuves les plus évi- dentes , et Cicéron , alors consul , ayant demandé l'avis de chaque sénateur sur la punition des coupables, tous opinèrent à jusqu'à César, qui, s'étanl levé, grarvd soin ; il fit mort, la un discours préparé avec soutint qu'il n'élait conforme ni à la justice , le plus ni coutumes des Romains, à moins d'une extrême nécessité, de mourir des hommes sans leur avoir fait aux faire distingués par leur naissance et par leur dignité, leur procès dans les formes; qu'il lui paraissait plus juste de les renfermer étroitement dans telles villes de que Cicéron voudrait choisir, l'Italie jusqu'après la défaite de Calilina;
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    , , , , , Vn: I)H , CESAK. uu cuiiiblu iirl Ttâtfô(î»JWT/JTOÇ. , 29 (Je l'audace. D'uu ceux étulU auluur Je Kâr/ov xxl el l'isun du Caluluâ accusaicdl Ciccrun qui avait RxTtXhxv. iv TOïi TXipl O yàp 0/) dans Césur iiic'iia^ù lequel avail jtxfj'xa/^ôvroi J.xor,v donné pribe de les ujfuircs Caiiliu;i. Car ccrles CaUliua K.aT(/tva(, [lexaCaXeîv triv TïoXtxeiav, ayanl résolu iiun-t>euicineul de tiiau^LT le youserueuioul, àÀÀa uiais o(xvo/]4<i( où fiôvov àv£/.eiv Tr.v fjYe^JLOvtav o;r,v xal ffu/;(iat navra rà npi/iJ.'y.TX, ilineat /acv auiTOç ToO rà^ è j;(^âTaç j-^ouÀJci x vroO la [lière republique eu- de bouleverser toutes fut nipiTtTatixaç £/âTT07iv è/r//0(5, Trpo el de détruire les allaire», chassé il-est-vrai lui-iuèiue ayant échoué [tarde moindres iodice& aant les dentiers desseins de lui à7roxa).uyO/;vat* avoir été découverts à7ré/(Tic ôi èv r/ 7rd/si mais èiaôd;(OUi T^iî ffuvw/iOïtaî to/»mt' successeurs de la conjuration AsvT/ov xai KiO/j/ov Lenlulus et Céthéyus o'j fiiv ô ILoLî^up au<|uels a-la-véritc César £7Tty aô/;/oî est incertain ti izxptïx' x/sû^Ja s'il il laissa dans : la ville donnait secrètement T( Os(/9aou{ xal Suvi/xsui' un peu d'audace lliÀf//^OijTù)y oè mais ctux-ci ayant été xarà /.pxTOi èv t^ ^ouÀip par lorce dans et de furce ; coiivaiQCif.s sénat le xx( ToO ûnârou HLixÉ^uvoi et le consul Ciccrun ÏO'jJTWVTOî i/.X7T0J iiilerr()L,<'anl mpi sur le chàiin)cnt à injlujcr, xo/x7£CJ{ oî /ASv UÂJ.01 fJ^i/^pi HxiixpOi les autres sénateurs jusqu'à Gés.ir unlonnaient de îxi/îuov OavxTOJv" ôé K.aïffxp chacun àvasTis Its metlre-à-morl mahs César s'elant levé OHQ/Û* /d/ov jtfpo-jri7{Jiivov prononça un discours médité, Wî àTIÛ/TiCVXl disattt /xîv àxptTOuj que lut;r hommes sans-juj^emenl S.vQpxi /a^rrpoui des aÇi'ji^xTi xal 7ÏVCI pai' le où ôoxci fîvat ne semble pas éire Kir^cov oùo« ôixaiov, conlornte-a-l'usajje ni juste, distini^ués rang et la naissance la chose n'étant pas /»«Ti Txii i^x^'f*!* «vi/xïjî* <( ôi ocucvTCj avec la ilirnicre mais si nécessité étant cachaiues
  • 36.
    M) RAIIAFOI blOZ. Ataç, 1 àç aù'oti TÀTixaiKixipoi>v, ixt/piç ot »aT«iroÀ«aT;OT; otv KaxiXtvaç, CoTCpov êv 7 r9; xai xaO' r^<rjyii^ ".iok hA'szrAt eîpr'vy) pouÀy; yvcovai irap£;£i *. VIII. OuTW you Sovaxcoç 0£ T7;ç poj;jir,ç (piXavOpoiTrou 9av£{c-/;; y.at to" £t:' ai-r, pr,0£VTOç p.£vot 7rpoa£TÎ0£vTO, 7toa).oI 0£ yva)(j.a; rpôç (X7r£i7raix£voi, , où (xo'vov o'. ^xÀ tovÎtov ).<>- àviora- xai Twv Trpô aùroû t^ç £Îpr,jX£vaç £X£ivou jX£T£(iTr,a«v, -djv lirt £(,>< Karojva to Trpayaa xai KoctXov 7r£pi^X0£. To'jtwv ol v£avixw<; £vavTu»)Oî'vTcav, Kâ-rujvo<; û1 xai rr,v uTcovoiav âaaTÎji Xc>yo> <juv«- TTEpEtffavToç auTÔi, xai (7uv£;avacTavT0ç l^^wjxÉvoj; Kaiaapi ôp£<; àTToOavoujjLEvoi 7rap£ôdÔr,aav, TtoXXol "T^ oî ixiv , oà Tr;? ôouXîjç içiôvri TWV KixEpwva cppoupouvTwv TOTE v£wv y^uvi xi auvSpaaovTEç ItceV/^ov. dfv- 'AXXà Koupiiov x£ XÉ^fixai r/j TTEpiêaXwv uir£;aYaY£tv auxo; X£ ô Kixipwv, wç ^i^r, xr,€£vvaj ot V£aviaxo' qu'alors le sénat pourrait, pcodaut la paix, délibérer à loisir sur ce qu'il conviendrait de faire de ces accusés. VIII. Cet avis, qui parut plus toute la force de son éloquence, adopté par tous humain fit une impression, qu'il fut les sénateurs qui parlèrent après lui j plusieurs de ceux qui avaient déjà opiné revinrent à son sentiment que Caton et Catulus furent en tour de dire leur avis avec force contre l'opinion de César sans ménagement sur même fortifiés au supplice , les j ^ l'épée le nue à moyen de ils soupçons qu'on avait contre lui méoie mais lorss'élevèrent , insisté les ayant par de nouvelles preuves, les conjurés furent envoyés et lorsque la , ; Caton surtout ajant César sortit du sénat, plusieurs des jeunes Romains, qui servaient alors de gardes à Cicéron I appujc de et qu'il avait telle main ; mais Curion coururent sur de sa toge le couvrit s'échapper. Cicéron lui-même , , et lui lui donna sur qui ces jeunes gen»
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    , , , , , , VIE DECESAR. fpovpoXvro Hi/.ipu)/ ct{ (li-^pi^ o'j étaient gardés ils Iraitaç, iv Trô/f7t rf.i ahzbiav dl ihins des villes que Gicéron Vxrirai, KaTtit'vaç 1 de l'Italie, ui-nrwiine aurai l choisres, jusqu'à ce que Calilina ait été il vaincu sera permis plus-tard au sénat de statuer sur chacun £v tîpr,vri /xl Mil. xari en paix r.roylx-j. Tîïî ci yvûi/iïjç VIII. et à loisir. Or cette opinion ayant paru lelUMiienl humaine xai roi3 /070'J el le discours oy /JtOVOV 0'. [elii* ajant clé prononcé avec-force »u; non seulement ceux se levant après celui-ci àvKrriixevoi (jLexàTcùTOv se joi^naicnl-à lui, même mais beaucoup rôiv TT^oà aÙToU de ceux avant lui ayuiil lé trac lé Tà« yv'ji/xaî lip/ifiir^i /utîT£7TT7jav TTpà; tt^^ î/.k'voj £Wi t6 les , . TZpÛ.-/p.X JZtpUi'/.OîV upinions dites par eux se raiigtrent à celle de celui-ci jusqu'à ce (juc , chose arriva la à Caton et Catulus. ToÛtwv ôi ÈvavTiwOivrwv Ceux-ci s'élant opposes avcc-une-ardcur-juvénile et X5C( Tuv£Trîp*i<r«irroç âl/jia Caton les Tîj avec >dyw aÙTùJ, xxt ffuvâçavaïTâvTO; iprjwth'jii 01 fx'n ûrApt^ même appuyé à la fois soupçons cutitrc César ayant rry.fi^oOrrfy.'* le discours et s'élant élevé les hommes même dit par avec force contre vî'jtfV y/50'JfOJv7WV TOTf Kt/£^wva el beaucoup d's jeunes gens gardant alors Cicéron étant accourus (irt7)^ov ri Çi^/j '/uv-và Kaiaap< iÇtdvTt t^^î^ou).)^^. A>>à Roupiuv T« iéycrat opposèrenl leurs épétîs nues à César sortant du sénat. Mais el Curion est /'ayant enveloppé v.TfÇxyaycîv* lui conjurét furent livrés devant mourir, :io//ot ôi Tcôv lui il il de sa loge /"avoir fail-échapper et Cicéron lui-uiéiue ;
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    32 KAiiAi'oï liiui. Trpoc-tCXcJ/ctv, àvav£Ùffat, cpoCr/Jt'i;tÔv o^|xov, dfoixov xai Trapavoixov Tr(o6^t),o(;, û Kixepojv, etTrep +£v aÎTi'av (T/ovTi xaTà ^v ctAr.Osç, ev rôi J/Ev S' OffTgpov, Kaicrapoç Tût; ToÙto u7:o']/taiç v^v eU poîç, tTTEior) TtXeiojv ypovoç, (XTracTwv tov Geiç Tût; jetèrent les yeux twv sais , comme pour ajiou xa iv ttovt,- repiECTTj tt.v «tuyxXtjTûv, >t*t KotTOJv, cpoêr^- tw Kaicapi t^ç éXûioaç Trarrôç e/ovTeç, recevoir de lui l'ordre de le luer, les , pourquoi Ciccron n'en a rien il jxet' wv r.ifi soil qu'il crût ce meurtie tout a contraire aux lois. Si ces particularités sont vraies sulat; mais dans la suite si Katcapoç. "Oç ^e xai aTrôpojv vEwTEptcTaov, oî toj arrêta, soit qu'il craignît le peuple ne to-J cuvr^Oouç èyiyve.zo tt, pouXvi xaOc^lopiiv/; U7r£xxau[xa TlX/jOouç r^cav, ev fait injuste et TÔi xaipÔi xoTe Trapot- àvûpa xai xeXeuwv à^eîvai. Aïo xai p.aXic7Ta tov ex oùx rypot- xai TCEpiTriTTTOvTOç Oopugoi; , (xsTà xpauy-Tiç, éTT/iXOe r?,; OTrarciaç Tr^v ^ouXy)v eiaEXOdvToç dTroXoYOUtxevou o/.a><: ypr,^à;x£voç, àXX' ciTrooEiXiaaaç TOV û^f/.ov* Grreptpuw; Trepic/^ouLEvov ^Xi'ya^ ^jf/.£paç, to/ yvvo, ouv oOx oToa 2ic»< jxiv âpiCTa <î)ç pL-}) uept r, fut bldnic dit dans , je de son con- l'histoire de n'avoir pas saisi une occasion favorable de se défaire de César, et d'avoir trop redouté raiTectiuo singulière du peuple pour ce jeune Romain. Au reste, peu de jours après, César étant entré au sénat pour se justifier des soupçons qu'on avait conçus contre lui, y essuya les plus violents reproches. rassemblée se prolongeait au delà du terme ordinaire accourut en foule, environna le craignait quelque entreprise ces boule-fonx dp la de le peuple sénat en jetar.t de grands cris, et demanda, d'un ton impérieux qu'on , , Comme laissât sortir César. la part des indigents de Caton Rome qui , , de multitude, qni avaient mis en César toutes leurs
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    , , , , ,, VIE DE CESAR. itçet r>3 jeunes-gens coiiiino les y(av/7xo( le regardèrent est dit avoir fail-un-signe-négalif, ayant craint ^ le peii|>le, ou pensant ce meurtre 1970Û/XÏVOÇ TOV fÔ-JOV iXbti y.ouov xat -lïxpivo/J.o^^. loul-à-fait injuste et illégal. Oùx oToa Je ne sais pas à-la- vérité /jiîv O'jv comment Cicéron inotç b Ki/.ip(t)v n'a pas écrit cela eux iypctpe TOÛTO, ('ns/s iv :^v Tû à)./; Os;, si «tX« oi tifjrspO'J c'était vrai aÎTt'ai; dans le livre mais Trepl T>}ç ÛTcaTJ^aç' il avait sur son consulat : une accusation plus-tard t ùii fiii y^pfjuûfiVJOi upiirx TÛ ït-ctAp'^ TzoLpxayô-iri xarà Toû Kat'o-a^o;, to'tî comme n'ayant pas profilé très li! de l'occasion qui se [vésenta aKM> • contre César, mais ayant eu-peur du peuple it«|Otîy^oaevov ToO Kat!T«/30î qui proléi;eait (^dsar extraorilinaircment. 'Oç ye xal Lequel peuple certes aussi fitTX 3)17x5 Y]/xipXff après peu de jours auTou «tT4>0dvTO5 «îç ti^v^ou>ï;v lui (Ct'var) y.xl àito).oyo'JfjLVJO) et se ntpl sur ojv étant entré dans le sén.i défendant les choses sur lesquelles en suspicion, ?v èv ÛTro|tat5, il Xal 7rî/3lTCt7TTOVT05 et OopÛSoc; TTOvyjpoîç, un tumulte ineiS/i xpô-JOi iyiyjtTO comme TtXtiùiV T/J TOO y.pu^jyi',i rencontrant le hostile, temps devenait plus long que le temps habituel ffUVïjÇoUÇ au sénat siégeant ^OU/rJ XxOî^OfJihY}, i7t>î/0c {J.i7x était t entra avec des cris entoura rassemblée, xal "nepihrY} r/jv ffû'/xz/jTOv, et àîcatTcôv TOV i-iopx réclamant cet honniic xal xi/«û'jjv à^sîvat. et Atà C'est pourquoi méiiiC Caton y.at Kârcijv, ordonnant de le laisser-sortir. foSïjOjii /xi/ttiTa TÔv vtwTcpiT^uôv èx Twv àrro'ccjv, l'innovation venant , ayant craint surtout iA r^JX'i ÙTtéxxxuua àa nécessiteiiN. lesquels étaient le boute-feu KacvTO{ ToO :c/>iOou$, de toute îXOvTCîTài8/iiioa;èvT(5Kxi7z/5t, ayant leurs espcrances en César, Vl£ Dl CiftAR. la multitude, 3
  • 40.
    KAlïAPDS IMOI. 84 Iiretffe t?iv(r^fyXr^Tj'i a7rovcI[xai ot» eyi'vovTo toï; dtXXoiç dvaXoijxaai. CTOv àrep57i;£ t9;c; lajxf|vov, il Trevn^xovTa |xuptaîiç hit^jciontpaa- 5x7ravr,<; (jiiv iTcxaxoffiai* po'vTt ':po6ov i'yCi(7i a^ToU ciTr,pt(jiov rEpicpovw; to KaiTapoç Tôv (xevToi [i^y*^ ^^ "^y '^'" touto, xai to 7ro).("r£Ujxa SuvdtixEO); xoti ititl- SiETXtoa^Ev £v xaipo), CTpa-:r,v£lv ttÉXXovTO^ xa cpoCeporrepou 6ii Tr,v dp/r,v Ôvtoç. XI '. '0 6£ Kaîaap euOùç I6r]piav* Xa6(uv, w; r,v (XTroTT)? (TTparrjY^^; SucSiaôerov aiiTO) evo/XouvTaç e;iovTi xai xaTaêowvTaç , twv ^TrapyiSiv t))v to Trepi xoùç oavticr^ç, Itti Kpa^raov xaTÉ^uye, TrXouaiojtaTOv ovxa 'Poijxafoiv, ôeouevov Ss tv,; Kaiçapoç (Jxuirç xa 6tpaoTr,TO<; £7ti tvjv Trpo^ TToaTrr'ïov ovTiTroAiTEiav, 'Ava^sça- fx^vou Ô£ Totî Krxcffou Toù; [jLaXi(rra Twv yaXexoùç xa à-rrapamiTOo^ Sav£i(7Twv, ya SiEYyuT^ffavTo; 3xTQtxo<riwv xal Tpiaxovxa ra- cspérances , mois à cette classe conseilla au sénat de faire tous le» du peuple une distribution ordinaires de l'année que Cette sage politique de blé, qui n'ajouterait aux dépenses sept millions cinq cent mille drachnDCs. évanouir pour fit même elle affaiblit et dissipa le moment la crainte du sénat; en grande partie l'influence de César, dans un temps où l'autorité de la préture allait le rendre bien pins redoutable. XI. César, aussitôt après avoir obtenu la préture, le sort pour aller commander en Espagne. Ses hors d'état de satisfaire lui et solliciter le Crassus, et de le , le fut désigné par créanciers, qu'il était voyant sur son départ, vinrent crier apref paiement de leurs créances. II eut donc recours à plus riche des Romains, qui avait besoin de la chaleur l'activité de César pour se soutenir contre Pompée en administration. Crassus s'engagea envers difficiles et les moins traitables talents* César, dont se rendit caution il pour , son rival les créanciers les plus somme de la , fut libre huit cent trente de partir pour son
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    , , , , ,, VIE DE CESA.R. ZTism , 36 persuadal'assemblée rr.v aûyxi>jrov ànojtïfixt auToT; de distribuer à eux airr,pl7L0j i/xixTnyov unc , ration mensuelle tÇ oZ par suite de laquelle iitra.K63ixnt:vTr,/.ojrx fx'jptÛQei sept-cent cinquante myriades 2v(a07(a( Suitivrjç annuelles de dépense TXp07tyho-JTO s'ajoutaient zoïç ûXXoii xJxX'Jtfi'xai. au autres ToOto fihroi TÔ Certainement cette mesure poliliquf Ttoitrev/jio cleij,'nil TOv fii/xv la <f6Zo-j frais. rfin.irquablenienl grande tcireur dans le moment présent, xxl ànipp/}^! Axl JieTxioaffc» et brisa et dissipa <v xxipci à propos t6 TtXctOTOV la de plus grande partie la puissance de César, /liÀiovTOj 7rpxTr,ytu qui clail-sur-le-point d'ètrc-préleur xal ovTOî ^foZsp'jiripov et qui était plus redoutable ûti Tr;v à cause oLp'/j^v, île sa charge. l. Mais César XI. 'O oi ILxl'sxp «ÙÔÙ5 àîrà T<[î arpxT/i'/ixi aussitôt après la préture XxZù-j Tr,v ayant rc^u rKspagne TÛv Zr,pix-J d'entre les [)rovinces i-:ixpyi€iv comme , Vajfaire avec les créancier» 2vo^).oûvr3t5 èÇidvTt qui gênaient lui sortant XXt XaTXoOWVT3(5 et qui criaient-contre lui rjv aurai ôusotstO^TOv était à lui dillicile-à-arranger, Kpx7<T0v y.xzi'^'jyî-j ètiI eut-recouis à Crassus qui était le plus riehc des Uomaint et (|ui avait-besoin xx 0!pij.6-:r,roi ¥ixC7upoi »iil T/,v et pour sa àvrtTO/iTtt'av de rinlluence de l'ardeur de César rivalité-polititpic itjoàî IIo^u:rv:iov. avec Pompée. ToO-5j Kpâ-7oy àvxoi^auivov Or Crassus TOjç /i'i/icra /x/îaoji des plus xal àîrapatTïÎTOUç Cl intraitables Tciv ôaveijTwv s'étanl chargé dilliciles des créanciers , xxl ôt«77Uï57xv70> 3/.Taxo-iwv et s'éiant-engagé-pour huit-cents xal rptâxovTa raictvTwv, et trente talents, iiiXOiv otrw; tTrl rr.v l-::xpx^xj. César partit ainsi pour sa province.
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    36 KAiiAPOi moî. XavTo>v, oCtojç£;r,)/j£v £7r'i t^,v £7:otp/iav. A^y"** ^K '^c'AXTrttç oTTcpêaXXovTOç aÙToU, xa ttoXi^viov ti {5apÇapixbv,oîxo'ja«vov àvOpoJTTO)'/ TravTaTraoriv (î)viYO)v xotl £Taipo'.>ç Xurpov 7rapepyo;xEvov», à'aa yÉ^^wti xa [XExi Tratoia;* Tive'ç stGiv uTrèp àpy wv cpiXoTiaïai xai r£pi rrpwTEioiv a-xiXXai çOovot Twv 8uvaTtov7rpoç àXXy^Xou;; Trpoç auTOÙç 'Eyw eÎTrsïv « aaXXov TcpwTOç v'j [J-ly » /.ai Tôv o* Kai^apa CTTOuoaçavTa Ttapà toutoi; Etvai ISouX<$iJLr,v t:» pà *Poi[i.aîoi(; SfUTEpo;. » 'Oaoïo)? 0£ -ttoiXiv cv cyoX^; oucTiç, àvaYivwcrxovra '16r)pta, 'zrrj: xavTaÛOcf IIttou, -^avat, « oir' ti YcYpau.[X;'vojv, c7^oopaY£V£<;0ai7rpO!; lauToi twv 7r£pi 'AX&^avopou zoXùvypovov, Eka xa oaxptiaai* twv oi ^l'Xojv Oau|Jia7avTO)v r^jV aiTiav, clrslv ôoxsT uaïv à;iov îîvai Xu7rr,<;, ei wv r/jXixouTOç asv C)j « 'AX£;avopo!; r,OY; TOso'jTtov iSaffi'XcUEv, £U.oi û£ XaaTTpov ouSev ouTTOi 7T£7:paxTai;» Ail. !•/;(; lor.piaç î-ioa;, e'jOu^ vo'jv gouvcrnemcnt. On nombre de misérables santant, qu'en tratersant les Alpes dit occupée par des Barbares, petite ville s'il et mieux être le demandé, en , plai- César leur répondit trcs-scricusemcnt premier parmi ces Barbares que dans Rome. Pendant son séjour en Espagne il , lisait , le second un jour de des particularités de la vie d'Alexandre; et, après quelques moments de réOexion, il demandèrent « la cause : se mit à pleurer. Ses arais, étonnés, lui en N'est-ce pas pour moi de douleur, qu'Alexandre M quis tant « rable ? XII. passa dans une croyait qu'il y eût dans cette ville des brigues pour les qu'il aimerait sujet il qui n'avait qu'un petit habitants. Ses amis lui ayant citoyens les plus puissants •I , '/iiAî- des rivalités pour le premier rang, des jalousies entre les «ùiarges, loisir, evîpvo:;, oj7'J r,v A de royaumes, et , , leur dit-il à l'âge où je suis que je n'aie encore rien , un juste eût déjà con- , fait de mcmo- >» peine arrivé en Espagne il ne perdit pas un moment , et en
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    , , , , , , ,, , VIE DE CESAR. Aév(T«( Kl ôÉ altroûûnepoû).}.ovTOi t«î 'A/tij hommes Jiabiiée par ik's Ûtto OL'iOp'M-K'jyj irxjTot.na.aiv oXiyb)'/ peu-nombreux loul-a-fail *ul XxjnpàVf et triste Toùç iTuipooi ses compai^nons avec rire yiuTi â.fJLOc Xa( /XtTÙ TlCClOlXi' et • 'IIttou, « ^scvai, îvTaDOa /.aï Âlpcs, certaine pclilc-ville barbare tI Tcoii^viov ^oipZxpixh-j oix.ojfjitvo-j est dil, il lui rrancliissanl les et Iravcrsanl TZxptpyofiivQM xa.1 37 avec plaisanterie: Certes avoir dil, , est-ce-que mémo ici sont quoUjuos rivalités UTtip àpyôj-j pour des charges XXI âfH/.AXt TXepl TrpWTît'ùiV et des contestations xal ySdvoi TÔiv ûuvaTùJV et des jalousies des puissants les Tov û£ RxiTapa ctTrêïv TT^oî « Eyw (TTrou^âffavra oiÛTipOi Tiupx Pwuxi'otî. » : Moi certes je voudrais plulAt être le premier parmi ceu-('i que le secoml parmi les Uinuams. « «ivat irpÛTOî Tia^à to JTOt^ >; uns contre les autres? Mais César ayant parlé-sériousemctit avoir dit à euv aÙTOû^' fiiv è6ou>ô/AY;y /i«//cv pour primautés »» Et senjblablement de nouveau iv en Espa^'HC I8*;pta ffXO^"^« 0Uff>3î du , loisir étant à lui queUjue chose àyayivûffxovrâ Tt b'sanl TÛv •/£ypx//^ui£vwv de celles écrites 7t£/3t 'A/iÇâvÔpOU sur Alexandre , yevéyôai a^ocpx itpbi îaurùi avoir été ïroiùv ypoJTv en soi-même un long temps , puis aussi avoir pleuié elra xaî C'x/puzxC étant étonnés du motif, 6avi/xaffâvTWv tt^v ulrixv Où avoir dil 5o/£t ûjUîv clvai âÇiov /ûnr,> être » si iv , Ne semble-t-il pas à vous dcî cliat;rin régnait déjà sur tant de pciiplrs que d'autre part rien et ouitu irén/5a/.Tai èuoi; » n'ait Entêàf yoOv « Alexandre d'une part ouccv ô( Xa/iTtpôv Xil. : dijj'iie étant de-cct-âg(î T>j).ixoyTo; kCaff^fUÏV î)$^ TOffOWTûJV : amis et ses «îirîïv* « fortement encore élc XII, fait par moi? Du moins ayant , d'éilataiii » mis-lc-picd
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    , , KAISAP02 RIOZ. 38 pat< oX^yatçSexa <T7rsipa<; (TuvayotYïîv upoç ralç Trp^^Ttpov o^at/; etxoat* xa (jTpaTeoTaç ^tti KaXXaïxobç* xa AouaiTotvou;, xpa- Tr,aat, xcà TrpoeXOEÎv a/pi tt); uTraxouovxa 'Ptoaa^OK; ^w OotXaa7T|;', t^c Trpoitpov fx-Jj xotTaTTpc'^otxcvoç. ©suir/Oî 5è ri eOvrj Tou TroXsjxou xaXtoç, où yêîpov iêpaÇeuE xi r7,ç Eipy/zr,;, ôaovoiav T£ xaîç tto/vEci xaGiaTa;, xai jxaXiTTa xi; Xetwv xai cavEKjTwv ttottEvoç Tioitaç (î)^£Xr,xw(; aTTO XIII. £^£1 , , xwv axpaxTjYiwv, xa àirr,).- xat touç (TTpa- OpiaaCov £;w ciaTpîoctv xvj xouxo 7to).£i eut mis sur pied dix cohortes, qu'il joignit aux vingt il y avait trouvées les Lusitaniens , mer , il : marchant à leur vainquit ces tôte contre les Callécicns et deux peuples , et s'avança jusqu'à la en subjuguant des nations qui n'avaient jamais été soumises aux Romains. A gloire des succès militaires la celle d'une sage administration corde dans oecttoty.v, 7rpoffr,Yop£uaîvo<; xouç Se tjLExiovxaç uTraxEiav Trapovxaç Iv extérieure tov (Xcpr, auTtov. utt' 'Ettei ô£ toÙç ;xlv {jLVwuLEVouç peu de jours qu'il ypY;aOai xbv ûe Xoitco) iTcapyiaç, «utoç te TrXouaioç yeyovwi; QtUTOxpaxojp aev to ôavEiov. 'Et:i toutoiç eÙ5oxiu.ôjv aj^piç av oîÎtwç exXuOyî Xoty/j t9)ç tw àvaipEÎGOai, 5av£i(7T-^jV cia^opaç. "Ktoiçe y^P "^wv TrpoT- ocpêiXouai xaO' exocctov ÈviauTOv ouo lovxoov ToTç xwv y '^umoik-^ les villes , pendant la paix; il ajouta il rétablit la con- et s'appliqua surtout à terminer les diCTérends qui s'élevaient chaque jour entre les créanciers et les débiteurs. ordonna que les premiers prendraient tous les ans les deux revenus des débiteurs, et que ceux-ci auraient l'autre beaucoup d'honneur; enrichi , et avoir il quitta son gouvernement après le saluèrent du titre demeurer hors de la ville ; , qui d'imperator. Xlll. Les Romains qui demandaient l'honneur obligés de lui s'y être procuré des gains considérables à ses soldats avant son départ, des jusqu'à acquittement de la dette. La sagesse de ce règlement l'entier fit tiers tiers Il et , du triomphe pour briguer le étaient consulat
  • 45.
    , , , VIE WTT« ffuv'.</a/eïv oixx ffîTctpaç Ttpài iityatçr.nipuii ratî eîy.oiiv tic KUTa7rpsfàfj.fjOi vaincus aux. rà Toû rà Romains. Mais ayant arrangé bien xx>û{ les ùffuires TTO/é/AOU owx ièpsL^iui avancé n'étant pas soumises auparavant Pbi/xx(0(;. S's et s'être , nuT du dehors, sul)jui;uanl les nations ri. iOvy) unuKoiiOvrx itpovspov Qé/xevoi : et k*s Lusitaniens, les avoir xal ifpotAdtîv jiiscju'à la fi-^ réunir en peu de jourf dix cohortes aux vingl contre les Calléciens Ka^>x(xoù$ , fut actif, il au point et s'élaiil inis-iMi-canipagno xai Aoi9iTxvo'Ji, npxrri'jot.i 39 qui y étaient auparavant itporepoV KXi ITpXTéilIXÇ C7rl , cn Espagne aussiiûl Yivhepyàq, ojfj(x.ii , DE CESAR. rfii 'lè^ripixi tltOuç , , , -/^tlpov il de guerre la n'administrait pas moins bien celles de la paix, rfii sip-^'jTjif xaOïTTaîTe et établissant bfiôvoixv xatç TiQÀiai la , concorde entre les villes, xal juâ/ivTx iû/Mvo; raç oia^opà^ ct surtout guérissant les Tùv des débiteurs et des créanciers. ;^piWjj£i/£Tciiv /.al ûaviiffTwv. 'EraÇf yà/î tov /zev oav«iJT»;v Car il diUcrends régla d'une pail le créancier àvac/oîïîOatxaTiêxayTovivtauTov prendre $vo cha({uc année deux paris {Jitpn TûJv irpo'Jtovrctiv xoïç ôyet/ouai â-XP*' àv "^^ TÛ se servir '/otitû f ouTw^. EÙÔOXl/iÛV iltl aitroi T£ 7£70vgL»5 tt/oûtio^ ôife'ÀrjKùii la dette Estimé pour cela TOWTOCÇ , Tovi rzpxTiÛTXi àltO TCÔV <JTpxTy]-/iûv reste de sa fortune fût acquittée ainsi. il xai du jusqu'à ce que oâvsiov i/.'j.)()ri des biens revenant aux débiteurs, et d'autre |)arl le possesseur TOV 0£ oiznoTyjv XpflvQxi ])ar , et sortit de sa f>rovince, lui-même devenu riche, ct ayant aidé ses soldats du produit de ses commandements xai npo'7r,-jopijp.ivo^ Ùtto aùrcôv et «UTOxpaTWp. impcrator. Xlll. EtTsI OÏ éôît /i£V ayant été proclamé par eux XIII. Mais [côlé comme il fallait d'un Toùî /ivw/jiévouî QpixiM&ov ceux Sixrpi^tiv cÇw rester hors de la ville TOj; et de l'autre ceux briguant le consulat «îè yCTtévraç ùiraT«iav as|)irant au triomphe
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    , 40 KAIIAPOZ BI02. TCparrciv, ^vTOiauTY, Ycyovwç «ùtw aÎTOujxevoç TWV (XVTivou.ia, ooOrjVai TrapayyeO.Xeiv elç GTraTtiotv i-rrovri cti TTpo; Tr.v àçi'waiv, EtTa , tw ypovw pav Iv TW ^eyeiv xaTaTpi'|/avTo;, Kaïatzp e/egOoh ÛpiaaSw Epyw (XTr* o à'^Eti; KaTO)v&ç. I;a7:ar7,cav TrXfjV Si TouTO ôiaXXayy) HoiLTzrttoxj xai Kpdt^jcou, ôiacpopaç, xa r^^v cuvayaywv twv (xe^icto/ ô KaTffap eîç oiAt'av £/. àp^poîv cuvEVEYxaaevo; tcyuv eÎ; lauTov, (piXavOpoJTCOv e/ovti 7tpoa'/;YOp'!av e).aO£ jj-ETo^r/saç ttjV TToXiTEiav. Où IIotxTrrjiou ôta^opà xoù? EacpuXiouç wç Y^tP) être dans fallait on irpaYiJ^ît scoti Tr,v rj'xé- tov if^^tû àvOpojTToui; £v TV] TToXei SuvttfXc'vwv otç il to xai TrapeXOwv e'jOo;, Cro^uîTai t/jÇ uTraTEtaç* Ti TTavTaç TtOtparEuaEvcruç Orrô d); £u)pa ttoaXouç Tou Kat-japo;, l/.xpojaavToç Hv rpôç aCitiç Ti< KaTOJVOÇ ùï ICp'OTOV piv iT/Upl^Otx/vOO TW VOU.W (pl).0)V. TToXiTEU'jLdt x'/i oî ttXeïgtoi voy.iî[ou<7iv, r Rome. César, était à la veille Kaicxpo; (XT:£ip*'a<7aT0 ttoXeixo'j;, , la ville. Caton , s'appuyant sur la loi , , car envoya demander au sénat la permission de solliciter le consulat par ses amis hors de aXXà arrêté par ces lois contraires des comices consulaires xa'' , en restant combattit vivement la prétention de César; mais, voyant que celui-ci avait mis plusieurs sénateurs dans ses intérêts ploya le Rome, il chercha à gagner du temps , et em- jour entier à dire son opinion. César alors prit le parti d'abandonner fut la , et fit dupe : le triomphe de briguer et le une action d'éclat, dont tout il réconcilia Crassus et le Pompée consulat. Il entra dans monde, excepté Calon, , les deux hommes qui avaient le plus de pouvoir dans la ville. César apaisa leurs dissensions, les remit bien ensemble ; par et là il réunit en lui seul la puis- sance de l'un et de l'autre. On ne s'aperçut pas que ce action , en apparence république. comme on En effet, le croit si honnête , ce fut moins l'inimitié de César et de communément fut cette qui causa le renversement de la , qui Pompée donna naissance aux guerres
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    , , VIE DE CESAR. 41 fairecela 1tXf.6-JTCt.i èv T/J 7td>£t ycyovwç étant présents dans la ville, , Èv TOiaÛT»j àvTtvo^a^a un telconllit-de-lo se trouvant dans j et élanl arrivé à l'époque dos comices consulaires uuTÙi, t-rzîfipfnpài rr,v axiy/.j.r.To-j «iToOufvo; ôoO^vsci aÙTù ànovri eux-iiiéines, demandant envoya au sénat il élrc a(;cordé à lui absent 7rapxy76//îiv de se-mcllrc-sur-les-rangs ei^ ÙTzxreixv pour oix TCÔV yt).wv. par-rinlermétiiairc-de ses amis. KxT'jjvo; ûè n/sùTOv îT/îOi T/;v «i!(p3t de sc-faisant-fort la loi contre cette demande, «Çt'wTtv cira, wî consulat Mais Calon d'abord fi'sv Tù vduw iffyypi^oijihoJ le puis, connue noÀioùi voyait plusieurs il ayant été gagnés TeOepaTiîu/iivouî par César, £/x^oJîavTOiTùx/50''w TOTT/sây/iz ayant dilléré par /«i xararpif avTOî tïjv et ayant iii Ttjj r)ixipv.v le consumé temps la l'alfairc journée à parler, ).£y£tv, i E.xl73t.p iy-jot César résolut kftli TOv Opix/xtov laissant-dc-côté le triomphe s'allachcr au consulat d(ï : venu aussitôt, xai nxpùf^Cif «jOùj, cl étant ùno^uïTaf Tt no>iTey/Aa il î|a7raT/;7av 7râvT«î àvOpûrcovi qui trompa tous les machine une mesure-politique hommes excepté Caton. ToOto Ô£ Or cette niMHreétait la réconciliation t]v ôia).).a7TÔ Pompée no,u:r/;iou /aï Kpiaffou d«* TGJv 5uv«//ivwv/x£yi7T0v qui pouvaient le plus «V T^ dans itdÀfi* o*î h ^xl'jy.p ffuvayaywv i/. ôiayopâî etç ^i/i'av, la cl do Crassus, république: lesquels César ayant ramenés de dissension en an)itié, xal ffuvjveyxâ/xfvoî eiç éauTÔv et ayant reporté sur Tiiv î<T/ùv aTTÔ àix^oïy la , «iaOe /xeTaffTvjîXî fut ignoré le »/ovTfTrco5»)yoûtav ytiâvOpojTTov. 'H yùp èiayopà E^aiaxpoi xal IIo/x7r»jfou eux àiici/s7«caT0 puissance di^ tous soi-même deux , ayant renversé gouvernement par un acte qui avait Car nom d'-humanilé. le dilVérend de César et de Pompée ne produisit pas
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    , KAiïAPOz nios. 42 (xaXXov çpiXta au(TTavTU)viiTi xaTaXo-yei r7,ç àpi<jTOxp«Ttaç f TrpwTov, ElTa oÎÎto) to xai rpb; àXXT^Xou; ciaaxavTwv, KaT(»>vt et TToXXaxiç T^ 'XEAXovTa TtpoOeffTriJJovTi 7:£pi7;v cu«7y.o)vOV (xlv ivÛpojTrou TOTE xoti TroAu-Trpctyjiovoç EijTuyo*j; ôl (jutxÇo'j/.ou XIV. Où àXX' ô Kaï(7op Iv pLYjv ettI ttjv , àpyvjv, euOo; eldE'^EpE eÎç t-),v xovTaç, àXXà (ji£(70) Kpatc'joo xai TT^ç OraTEiav 7rpor'/0r, uet^ KaXTroupviou BîG-ou, XatjLTrptoç otvaYOpEuOElç ŒT^ç alv, o^x '^povitxo'j XaCsiv 5o;av. no|X7rr,iou cpiXiaç ôopu:popou|Ji.£Voç xai oiTEpov oi , Srjii.ap/(o tivi vo'tjLOUç OpaouTarw, où/^ y.7Ta- /.ai uTraTw rpoT/;- twv Trpo; r,ûovr,v tto/j'iwv x),7]pouyiaç Tiviç /lopaç xa ciavoai; EtcrjYOuaevo;. 'Ev os tt 3ouXy) tcov xotAcov TE xàYaO<ov avTixpo'j'TavTOJv, àvaxpaywv xai [xapTupaaevoç wç 7rpocpà(7cO)ç, axoiv E^tXauvoiTO civiles le , , que leur amilié même , cile et et qui aboutit ensuite à reconnut qu'il : dans avait cy-;jlov , la suite, une rupture qui prédit souvent le résultat honomc n'y gagna alors que de passer pour un chagrin tov ei; qui les réunit d'abord pour renverser ouverte entre ces deux rivaux. Caton , ceouevo!; OEpaTTEuawv exeïvov Iç àvarxr,? uoçei xai gouvernement aristocratique, de leur liaison TaXat l'événement le justifia; diflG- l'on et plus de prudence que de dans ses conseils bonheur. XIV' . César, en se présentant aux comices Crassus et de Pompée, fut porté avec de consul : on lui , le plus entouré de la faveur de grand éclat peine entré en exercice de sa charge, qu'il publia des non d'un consul le seul f , à la dignité donna pour collègue Calpurnius Bibulus. mais du tribun motif de plaire au peuple le plus , audacieux. Il Il luis était à dignes proposa , , par des partages de terres et des dis- tributions de blé. Les premiers et les plus honnêtes d'entre les séna- teurs s'élevèrent contre ces lois; et César, qui depuis longtemps ne cherchait qu'un prétexte pour se déclarer, protesta hautement qu'on le poussait malgré lui vers le peuple ; que l'injustice et la dureté du sénat le mettaient dans la nécessité de faire la cour à la multitude ;
  • 49.
    , , , , , , VIE DRCKSAR. les guerres civiles, comme kXXx fiv.)yo'j la plupart le pensenl, mais plutôt l'amitié ftUx f) 43 d'eus inl xxTx'/J7it ri^i xpisroxpy.^LZi, pour li''ués li'abortl la ruine île l'aristocralie* puis divises ainsi xctl ttpbi mdme x)Xrioui. Mais lUpii'.v oi K.âTa>v( l'im contre l'autre. il arriva à (<alon qui prédisait souvent ri uîl/ovra Tore iaêfitv les ^uiv choses devant arriver de premlre alors odÇa» d'un àvOpc^icou 0U7x^).ov homme la réputation fâcheux et tracassier, et plus lartl MITipO-J ci JVfl&0)).0'J fpovifJOM jusv XIV. Où , sage oùx £Ùtu;^oû? 5î. fjiiiv à//à ô d'un conseiller il-cst-vrai , mais non heureux. XIV. Cependant César K.aïï«|9 escorté au milieu de l'amitié Kpâff5-ou xxl TtjOO>{;(ô/3 èrrl t/)v de Crassus Ilo/jiTt/îi'ou, ûîtartiav fut de Pompée cl conduit au consulat, ayant été proclamé avec-éclat xal àva70;s£uOcl$ }.x^tc/sm; et /*«Tà Ka/TTOu^v^ou BiS/ou avec Calpuriiius iJibulus, x«l xaT:<7Tàî eli riiv ''p//,'' en charge, et étant entré » aussitôt portait des luis fùflyç el^ifspt vd/xou; convenant non à un consul, iXXx Ttvt Qr,ax.p-/^co Opx7j':'j.-:co , maisà (|uel([ue tribun très-téméraire. proposant Tivàî ïf./.r,po)y_ixi •//''p^-i certains partages de terre des disliibulions de blé xal ôtavo^àî et wpè; vJovy;v tcjv pour l'agrément de Ev oc no).X6i'j. rf ,9ou>^ Mais «ians TÔv xa/ôjy T« xal àyaOdiv les àvTtxpouTavTWV s'élant le la multitude. sénat gens honnêtes et vertueux opposés, CAiar demandant depuis-longtemps itpofxTeui t un prétexte avxxpayùjv xal ij.xprvpifi.vjOi ayant crié w« â/wv que malgré-lui Ht TÔV iXù.xi)-jQizo ofiflOV, 0C|Ox>riij7wv «xïïvov èÇ cc*xyr.r,i et protesté il était poussé vers le peuple devant caresser eelui-ci parnéce*«lé à cause de l'insulencc ut de la dureté
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    4i KAIÏAPOI BI02. /a).£7ror/]Ti rTJç ^ouX^ç (xevoç£vO£v |x£v Kpascov, evOev , Trpoç aùrov içcTn^îr^^e * xai 7rcpt<rr/;<T^- Si IIojXTnîtov, ^^jpwTyjTtv el toIç vdaouç iTTaivoîev. 'E7raiV£Îv ci «potTxovTOJV, rapexaAci Trpoç Toùç lvi(7TacOai |jL£Tà ;i:pÔ)v ic/vouvTO* noaTT-z-ïo; os xai arsiXoûvTOtç. 'Exeîvoi 7:pocr£7r£i7r£v w; (X^i;oito -i^viaaEv, oOx (x;iav tyjç TTEpi aOrôv TV] Trpcx; Tr,v fXEipaxico^T) ©ojVYjv àxouaavTaç" ô û£ jj[.avtxy;v xa'i Kaîaap fj(i07). û£ 'louXta 0'JY*TTr,p iy(v^ir^j.hr^ SEpouïÀiw KaiTriojvi), rauTTjv £V£Yur,or£ IIo(7.7rrjitp • tTjV oe nou.7r/;ioo to) c£v, ooo' auTr,v (xvc'yyuov où<7av, xaOw{jLoXoYrjU.£vriV. 'OXiyw 5' à}Ai SEpouïXio) ouxjeiv 4>a'J(7T(o, tw il'j)7,a l^^r^• raiSi, GcTEpov KaTcap r^Y^Y^'^ KaA-oup- OuY^TEpa Ileiffwvo;, tov oe IlEÎatova xaTÉ(7Tr,c£v UTraTov viav, TO (jleXXov, Ivtauôa EÎç oyjtxo; oOoe ôuvatXEw; ETriopatToacvo; (^v yàp [XciÇovoiç £Ti T/jç IToaTrrjiou n Gtt- rpôç t^ aïoov»!; cuyxXriTov eùXa^Eia Trpc'rou^av, d'/Xk aÙTw ô' xai OupEov xoai!^ojv. 'Etti touto) toÙ; (xev ^l'^r, (i.£Tà TOÎJ çi'^oi»; apiaxoxpaxixooç fl'/r/Jeiv et sur-le-champ il côtés Ciassus et Pompée l) xai ccpoSpa (xapTupojxÉvou KaTWvoç se rendit à l'assemblée , il du peuple. Là ayant à ses , demanda leur à haute voix s'ils approu- vaient les lois qu'il venait de proposer. Sur leur réponse affirmative il les exhorta à le soutenir contre ceux qui menaçaient de leurs épées. le Pompée le lui Ils pour , promirent tous deux convenable à sa dignité personnelle , ; et ajouta qu'il opposerait aux épées l'épée et le bouclier. Celle parole déplut aux sénateurs et aux nobles sénat , les lui faire retirer, et digne tout , au plus d'un jeune , qui la trouvèrent aux égards qu'il homme emporté ; peu devait au mais elle le rendit ircs-agréable au peuple. César, qui voulait s'assurer de plus en plus la puissance de Pompée déjà fiancée à Servilius Cépion , qui elle-même n'était pas libre fils et , , de Sylla. Peu de temps après fit donna en mariage sa Julia , de Pompée , ayant été déjà promise à Faustus , de Pison , lui auquel il il promit la fille épousa Calpurnie , fille fille désigner celui-ci consul pour l'année suivante. Caton ne cessait
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    , , , , , , , vu: DK CKSAR. 45 dusénat s'élan(,a vers lui xal tteptvrriaâ.fievoi et ayant : mis-autour de lue I ivOiv /xîv Kpûavo^ (l'un côté Crassus âvOev Oc IIouTCiiVov, et (le l'aulre l*uinj)ée, ripÛT-/i<:VJ il I I Toùj vd/zoui. eî £Ttatvoï«v I "^a7/.dvTwv Si inxi-JsXv I , leur demanda approuvaient ses s'ils El eux répélanl les lois. approuver, engageait à les soutenir Trapsxst/et ^o/iOsXv - il itpài Toùî àTtïtioûvrai I contre ceux qui mrnaçaient ivivravOxi /jutù ?t^6jv. de Exjîvot ûi ùift'jyvo'Jvzo' Et ceux-ci prumcltaienl de llofjiTf^ioi Si y.at Tr^OïîTCil-iv et les s'y opposer avec l'épëe. Pompée mémo qu'il viendrait 0Jpîb-j /JLizà To'j i'^o)i y.xl itpbi TÙ. apportant bouclier aussi avec l'épée contre les épécs. Ii'yyj. TOJrw E:rl le le faire ajouta Pour cela certes fxkv Ôviaoe Toù; àpKXTOxpat'.y.oJ;, il àxoûffavTaç ^cjvr.v qui avaient entendu cette parole oùx àÇiav atoou? nspi aùrèv -zY.i o)Si izpi7(0D7xv T>î fjL»viy.r,v xal non liigne du respect de lui-même ni ct)tivenal)le cùiaêîiat Ttpbç rr,v ffûyxÀ/îTOv, iXXêc chagrina les nobles, /x- tpaxtr-jo/]* à la déférence due au sénat, mais furieuse et de-jcunc-homme peuple en à Sk Sr,fX0i vî^Qr]. mais 'K.CcXvXp Ôî iTllSpXTT6ff.£-J0i : charmé. Or César s'altachant in ( ouvâjUîw^ Uo/xnr,(oj yùp Ouyâryjp lo'jXlx r,v 5cÙT'7i ivr/ûvjffs rx>Tr,v lIouTr^l'aj* Sk S'J>asiv à la TW Sîooul/t'w puissance de (car Julie était v/yv/jr,y.vJY} 2epo>X).iu KaiTTt'wvt), ifT^9t fut encore plus fortement fxii^o-^ttii riii le lillc Pompée à lui promise à Servilius Cépion), fiança celle-ci à I*ompéc mais il dit : devoir donner à Servilius Pompée, Ticv no/ATT/; fou, hxjille «le oyôè ouîav a'JT/;v àviy/'jov n'étant pas elle-même non-promise, àiià mais ayant été accordée xaOw,ao>.07/:/xiv/;y ayarw tû , OXi'/(ii Tratot iC j//a. oc u^Tî^ov K.3tîffa^ iqyà-/«TO Ka/Ttoupvi'av à Faustus, le de Sylla. épousa Calpurnie, de Pison Buyaripx Uiiaatvoi lille *9.Ti'Jrr,7S Si TOV et institua Uîl'ïWVX (ils Mais peu après César Pisou
  • 52.
    , KAI2AP0Z BIOZ. 46 xai poTivTo;odx àvexxov cTvai, ^Y^Hi-Ovia;, xai cii SuvattEii; àXXr,Xouç àvTeicaYO'/TOJv. '0 xoAowv Kaidotpo;;, BîO.o;, êttei àXXà âirap/ia; ^U y'^^*^'*'^^ 6ia|xao-rû07rtuo;iivrj; tt,; "^ôiiioi^ xupou otTToOa- ^Y^pâ; y povov oi£T£>^c£. Il&u.- e^Oùç EVETrXrjffE r/jv aYopiv Y'^^H'-^fÇ -roo ^TTipacvtv, o'joÎv ttoXXocxk; exivOjveuî (XETa KctTojvo; £7r tt,; TD^ïo; 8È cuvap/(»)V o'jv |jl£V to-jç vojxou; veîv, £Y/.X£icatj.evo(; oixoi tov tîjç apyy,; T');v arpariuLtaTa xai y.ai ^::)aijv, xai cuvettî- TCO o-/iaw Touç voixouç* Kaiffapi 0£ t);v Ivtoç 'AX-eojv y.at IxToç ^Ttaffxv K£XTixrjV*,7rpoaOii; To'DwXupixov, ttîTa TaYH"-** TTEVTaETiav. KaTojva eU Ttov TSTcapoJv ot»v i-iziyz'pr^çTnoL fjièv TOUTOi; àvTiXsYEiv à:n;Y£v £Îç <j»uXaxr,v 6 Kaîcap, oIoixevo; auTOv ETrixaXE'cEcOai touc ûr,tJLapyou;' exsivou o' ôpwv ô Kaîcap où fiaoî^ovro;, touç xpaTiCTO'j; oy<7:j»opoUv':a; (jlo'vov xai xû SrjaoTixov à^wvoy a'.ooî ty)!; "x/Xt. , KctTtovoç àpET^ç cicottT; xai jAETa de se récrier, et de prolester en plein sénat contre l'impudence avec laquelle on prostituait ainsi Tempire par des mariages; quant des femmes, on se donnait mutuellement des provinces , , en trafi- gouvernemenis les commandements des armées les' et premières et les charges de la ré[)ublique. Bibulus, le collègue de Cciar, voyant l'inutilité des oppositions qu'il couru le risque, ainsi faisait que Caton , à ces lois , ayant même passa le reste de son consulat renfermé dans sa maison. aussitôt après son confirmer ces fil ans , le mariage par lois , le souvent d'être tué sur la place publique, Pompée ayant rempli la place d'hommes armés peuple, et décerner à César, pour cinq gouvernement des deux Gaules cisalpine et transalpine , au- quel on ajouta Tlllyrie, avec quatre légions. Caton ayant voulu s'op- poser à ces décrets la , César le fit arrêter et conduire en prison pensée que Ciilon en appellerait aux tribuns mener sans rien dire ; et César voyant j mais non-seulement les il dans , s'y laissa principaux citoyens révoltés de cette indignité, mais le peuple lui-même . r-''
  • 53.
    , , , , , , VIE DK CESAR. wiraTOveli fô EwraOOa orj , «T consul pour Vannée à-venir. fx.i))o'i. Alors ccrli's Calun Kccreavoj vivement cl protestant xal ^oûvTOç oùx eîvai àvexrôv, etcriont/flcAojffn'élrepastolérable, SiocuxtjrponcxJOfiivni '/àfJ-oii, ûlnnl [)roslilué par «les mariages yal àvretffa'/dvTWV et des ciluycns se l'empire uns les otà yuva/cjv ft{ Inxpylxç ^ :oio5 fXfJ OjV <'t aux annc'j'set aux ïorccsmilitftires. Hibuliis , ToO Kocldocpo^ b dMvip'^ùiv des femmes aux gouvernemcnla fiar vrpxxeùfj-oira xat ôuvâuîf^. : , poussant les autres donc collègue le do. César, insi xuyiiuv TOÙç vôfiovç comme inipxtvsi) oùûè'j il àAià mais que souvent ixtv5ûvsus 7ro).).âxi5 ^erà Kârwvo^ àTToOaveïv cttî «'avançait à rien avec t/Jî àyopûi. SitrOiit rèv xpôvo'i 'zfa àp^rii (la , il courait risque la placc-puMique, temps de sa charge renferme à la maison. passa tout Mais lois ton de mourir sur s'ctant UouTc/iïoi Si 7*5/A«Ç s'opposanl aux le Pompée marié s'étant aussitôt remplit d'armes rr,'j àyopx'J la j)larc-[Hil:lique XXI (TUvcTTî/û^oo TOÙ5 vôuovt; et il par ILxhxpi Se , laisail-sanctionncr les lois le peuple, puis décerner à César rVjv K£).Ttxy;v (t^v) èvrà; 'A^ttîwv la Gaule c/'en-deçà des Alpes xal TTiV i/TÔç âiraffav et celle d'au-delà loule-cnlicre jcpovOeiç rà ayant ajouté I/^upcxàv l'illyric , //ira Tfjîâowv TXyfXXTWJ avec quatre légions tii TTÎVTXÎTt'aV. pour l'espace-de-cinq-ans. fi'vj «w^yev oj-j KxXcxp et; ^u).axy)v Cependant César lit conduire en prison KstTwva ÏTtiytipT^vx'JTX Caton qui avTÙi/ttv TOUTOtç, de contredire ces oiôixtiOi s'était efforcé toii pansant celui-ci ayrov t-KixuXiataOxi toù^ Syifjukpyw^' devoir en-appeler aux tribuns: htivov ce ,3ai5tÇovTOç ày^ivou, mais celui-ci marchant silencieux 6 Kxïjxp hp&t ^j yudvov César voyant non-seulement nobles mécontents, Toùç xpxr'ivroMi iwjfopoûjzui, les «iià xal t6 mais aussi SijfjLorixbv le populaire
  • 54.
    , KAIiAPOr BÏ02. 48 é7rô/i.£vcv xaTYi:peic«; «vtÔ; , àcpeXiaOai tovKotTOJva. èor/jO/) Twv twv xpu:j»a cvô< or^ixap/ojv o* aX)ui)v <rjY/-X''jftxô)v ^Atyoi Trav- TOtTradiv aCiTOj cuvv^eaav eî; ^ouX^.v, oî oï AoiTCoi ou(r/£p'jtvvov':tç ^KTTOOwv TO)v, < 6 Ti w; EÎttovto? os Kovffiîiou tivoç y;(7av. ':po6o'ja£voi -rà ^'ttÀx ouv, KovGioio; £i7r£V «"Oti ue £Ti XEiTTo'iJLEvot; 'jTraTEia or^jxapyov xaTaXucEi cTpaTEiav ' ttoieî y.^ C£^u)}ç olxoup£Î;;» xai î^oÇîîaOai to '^îipa;' b fap oO ttoXav)!;, oXiyo; wv, OEÏTai Trpovoiaî;. » [i(o; AïoyioTOV 81 TWV TOTE pcavoç xai tou; crTpaTiwrotç où (TJvep/oivTo- Kaîcap, où xai eu TaÔTa ô E-^v) (ï^oopa Y^P'^*" "côiv TToXiTEua-otTcir; £oo;£v, £v Kaisapoç t7) a'.p£0^vai KXojoiov. 'HpEÔrj ô' £7:1 xai Kaïaap où TrpoxEpov tt; e^yJXOev KiX£T7;v ez'i xa~acTa<7ia<7ai Kix£pojva (aet^ KXojoio-j xai ouv- ïj sx.êaXcIv £X T^ç 'IiaXia;. XV. ïoiauTa '0 5e twv {X£V oOv X^yETai yEVEcôai "COCTrpo twv FaXaTixwv. tcoXejjlwv otiç £7:oX£u.y,ce (X£Tà respect pour la vertu de Galon tel le suivre dans un morne silence main un des tribuns d'enlever Caton à prier sous un , touTa, xai twv CTpa- acte de violence , ses licteurs. , fa Apres Ircs-pcu de sénateurs l'accompagncrent au sénat; la plupart, oQensés de sa conduite, se retirèrent. Considius, un des plus âgés de ceux qui s'y étaient rendus, lui dit que les teurs ne s'assemblaient pas, parce qu'ils avaient craint ses ses soldats : « Pourquoi donc « vous « sidius, « pas tant de précaution. fait-elle aucun ne , pas rester chez vous?»—'» m'empêche lui fit reprit César, cette d'avoir peur; le » Ma peu de même me et crainte ne vieillesse, repartit vie qui séna- armes Con- reste n'exige Mais de tous les actes de son consulat, plus de tort que d'avoir du peuple. Cette élection avait Clodius et l'avoir fait fait pour motif nommer Clodius tribun de Cicéron; et César ne partit pour son gouvernement qu'après l'avoir brouillé avec XV. Tels furent, son bannir de la ruine l'Italie. dit- on, les actes de sa vie qui précédèrent commandement dans les Gaules. Les guerres qu'il fit depuis
  • 55.
    , , vu: DE CESAR. 49 parrévérence pour la verlu de Catun suivant en-silence ècîy;0/j avec aballcincnl, cl y.ul fj.i7Ù x«T/jj?îtaî aùrèî y.pdfx pria lui-nithnc en-secrel un des trilnins ÙfÛélOxi TÔV K«TWV(X. d'enlever Calon. IlavraTraTt ôi o/iyot Or rûv a>iwv auyx/ïjTtzûv des autres sénateurs ot oi JotîTOt OUa;ir«pxiVOVT£î mais •/:7av è/Tîooùiv. se tenait à-l'écart. loul-à-fait j)eu allaient-avec lui au sénat, Et Cunsidius K.ovi7(0(ou os cvvipyotvro itTTo'vTOi, CJî où yoooûfxs'joi rà ow Tf éjî/j , ^îotwç raCra Kal « , 'On TÔ yàp ^ioi Et Considius « ^oZîliOxt' Xstnô/JLS-jOi Iti car la , dit Parce que fait n)ui dit César, • : la vieillesse ne pas craindre : reste encore ic cpii iiic , étant courte, n'a-pas-besoin oXiyoÇf oh oslrat Siv : Pourquoi donc, craignant ces choses? yi'.pxi /jiyj ne s'assemblaient pas armes les loi aussi ne gardcs-tu-pas-la-maison ô Kov7(^(os «T:iiv* itoteï ju« b « » ; dit (|u'ils et les soldats é ILuXvap au oùx ot/ou^-rç /.xl ayant craignant ot^Ïu. T0Ù5 arpxTiojrxi' /.al « un des trcs-vieux Tùy 9f6Spx yg^c'vrwy Ttvà; indigné le reste 7roi).>55 Tzpo-joixi. » de beaucoup de prévoyance. Tûv Mais dos mesurns-poliliqucs d'alors oé Tro/tTCu/xxTWV to'tî tooçsv aiïyjiffTOv ccUc-ci parut K/wôiov » Clodius avoir été élu tribun iv Tj; tt.ip£OY,-JXi OTifjixpyoj Ktxi|5wvoâ eux • iXf.'j.Oc'j Ttpôzepoi >5 Itzi t/;v . '/ftVsaOai W/îO U ffToaTîiKv t:^^ 'ira/iK^. /ÉySTi'.t pour : et la perte César partit pas j)our son expédition et do /'avoir chassé XV. de l'Ilalie. Telles donc sont dites avoir été les affaires TÛV ra/«Tixûiv. avant celles de-Gaule. Tiv :ro/£«wv e<.> â7toÀt/t>j(j« Vlfi consulat de Cesur. Cicéron avec Clodius Ta oc xpo-^Oi ne plus hoiiteizte, avant que d'avoir brouillé K/woiou ToiauTa ajv oùv fut élu il de Cicéron xaraTTxyiaTai xxl ffuve/SaÀcïv sx le Or xara/J7£t xat Kxc;;cp K.(xé|9cjva ^uîric X> dans ûîrxTeta TLxizxpoi. llpéOr} Sk iîtl TT, la /ijTà TscÛTa DK CiSÀR. Mais ré[)0(jue des guerres , que César guerroya après ces chocs h
  • 56.
    , , Eàaè^oi moi. «50 Ttiôiv ai;y,{xep('T<7«T0 tvjv KeATixr,v, ypovo;, XaCovTOç aÙTou xoti xaTsaravroç Y|xaTti)v xaivôiv 65ov, ouxecïtiv jXEYiTTwv xot Èçp' f,Y£jJ-ov(a elç ^tou twv x«i irpa- dtroXeCîrovTa -TTV.su.iTrîii» jxtxplv ejxTrpo^OEv y^ aOtou ioXXctv xa Mapiov, àatpOTc'pouç te AeuxctO.Xo-jç, «utov, oO xA£0; uTTOupàviov TjVÔEi [tote] no{X7n;ïov TEpl àpsx^ç*, TTotpaoaXoi ttoXejjlov Trpot^Eiç, Tov {XEye'OEi -^ Tiç, ctî xat r, TiavTûta; Ka((7apo; O^rEpoaAÀouTi -/aXEroTriTi tottoiv £v oÎç £roÀ£xy;T£, tov C£ {jlÈv y/'V^Ç ''i^ TrpoTcXxr.TaTO , ivtx'/;G£, tov 0' aTOTrtaiç tjLto)v oCk; ixi- ccÀa' iiTt 4>a€toui; xoti ' MîteÀXou!; xai Toùç xax' «utov, ;r(o)va<; x.oil aX).T)v ipyi^» pt'o'j TeOau'xacijwvw* j^.dtXiaTa yt'fo'^ôzo)'^ xal <7TpaTr,)>aTr,v à7:îo£i;ev auTov otmtp Itepav Tivi tov ce ttÀt/Jei IxaXiffE^, TOV 0' ETTiciXEta xat TrpaoTTjTi 7:0)^- X3t [ii'a xai anoriaiç r/Jwv a rpbç Toùç /.«Ooj- àXiffxofj-ô'voui; TOV oï Scopoiç X7i yotptci Trpb^ Toùç cvyTTpaTEuoaEvcj;, Tt'ivTa; 5è TÔi TtXEiGTaç |X£{ji.ay^r,aOai [xayaç xai ttXeiotouç àvT,pr,X£vai ces expéditions fameuses, dans lesquelles il soumit les Gaules, lui ouvrirent une roule toute diflérenle, et commencèrent en quelque c'est dans celte nouvelle carsorte pour lui une seconde vie aussi rière qu'd se montre à nous aussi grand homme de guerre ; , capitaine qu'aucun des généraux qui se sont habile admirer et ont acquis le plus cxpluils. plus de gloire par leurs le Soit fait ou les autres généraux ses contemporains , ou ceux qui ont vécu peu de temps avant lui tels que les Sylla les Marius les LucuUus et Pompée lui-même, dont la gloire, élevée jusqu'aux cicux, lui faisait comme une auréole de tous les mérites guerriers , on reconqu'on compare lui les Fabius , les , ; que naîtra a guerre fait la celui-ci par , le 11 de César ; troupes qu'il a , nombre et la force et la qu'il enfin , , il et où pcrlidie des natiuns a été supérieur à tous par le qu'il a ; ; sou- les prisonniers il il a subjugués des ennemis qu'il a vaincus , livrées ; mettent au-dessus de tous ces par sa douceur et sa clémence envers par les présents et les bienfaits dent l'un un autre le , , par l'étendue des pays , celui-là, par la férocité mises Scipions les a surpassé l'un par la difïicuUé des lieux l'autre ; , , les exploits grands capitaines. MélcUus ; a comblé ses nombre de par la multitude incroyable d'ennemis batailles qu'il a
  • 57.
    , , , , DE Vii: , CJiSAK. 51 Cl (les ei)cdilions parU'sqiullcs iiTtcp aùroû iaCôvTOç coninie la Gaule , un autre coninmnceraent àpx'hv s(Jl).]9y soumit il ayant pris lui et étant et) lié Ttva iripxv hobv c'î dans une ^io) XX l :rpx-//A«Tuv xatvûv montra :To)îatTTriv xal 7rp'XTr,/.i-:r,-j OWK y.TtOysi'XOVTti s de ceux «ttI r,-/tii.o-JÎX pour yjyovOTWV /iîyt'yrwV et le îrapaSâ/ot les xat M£Tî).>ou» xal roùj xarà ayràv, fi fj.t/.fb-j timpovOvj auToO n'est pas a qui (à Commandement ayant été /mi SxtTticavaî il plus admirés le au contraire 't>y.€iou; xicl [aucun] ti clief-d'arniées N'étant-iiiIVricur .*al autre route de ic nouvelles, lui guerrier OTOO CffTlV cci taine et d'allain , les plus grands quelqu'un si comparait Fabius et les Scipions elles Mélellus et ceux du ou un peu avant temps de lui, lui Sylla et Mari us, et les yj deux Lui ullus ou aussi Pompée lui-même, /al Uouîr/Iiov xhrà-J dont la gloire élevée-jusqu'au-ciel Uorissuit [alors] 7zx-nob'i y.pszlli ntpi :tà).îiJ.o-j , A'Kp'x^iii&.xhupoiù-ittpZôuj.ovzi TOV jULÎV ;(X>£TCOT>JTl TOTÎWV de toute vertu concernant les aclit»ns dans TTjûOfffiXT'^ïaTO TOv 0£ it/ïjOci guerre. l'un par la dillicullé des lieux les(piels il lil-la-guerre, du pays l'autre par l'étendue r,'J la de César surpassent qu'il , xal j3ta ajuula-par-conquétc à l'empire^ l'un par le nombre et la force XOJ.Sy.iOiV Oλ» £VtX>J7fi, des ennemis rov ô£ iroTtiats xal à:riïTt'atj l'autre parles étrangelés et perfidies r^Oiy à xaOw,aâ).tye, TOV oi è:ri-:ixiia xal TcpxÔTri'i Ttpbi Toùî aii5/o/iivou5 TÔv Si B'Jipoiç xal x^pf ()u'il vainquit; des mœurs qu'il puliça; l'un par la clémence et la douceur envers ceux qui étaient pris l'autre par les dons et les faveurs ît^oç TO'jj fjyjvrpxrt'joixhoo^ à ceux faisant-campagne-avec lui, «âvraç i( et tous par le plus de combats T<3 fJLtfia-^tiO-xt nXtisTXi iiix^i /7.1 àvrc^îxtvai •n:>£tJTOUi le avoir combattu et avoir détruit le plu«
  • 58.
    KAlïAPOi BIOZ. 52 TÛv dvTiTot/OÉvTOiv."Ety) T^av, ttoXek; Tpiaxdata' «y^tipojcctTO yrtçj FaXa- oùol Stxa TToXtjxr^aaç irtpi xpato; tiÀcv, uTrlp ^xTa/.oc^aç xa-ri jxiv [Aup'.â^t oè 7rapaTa;acuvoç c' ?0v7i xari fAc'poç Tpiaxooi'aiç, éxaxbv (xèv £v y/p<yi oieipOtipEV, d'/Xoi^ cï -lOTauToti; £^toYpv;(7cv. XVI. Eùvoia waxe touç irpoç auTov, §iaçÉpovxaç 0£ xai rpoOuatot CTpaTionôJv a/p/'caTO -rosaoT/; i'ipoyj ar,0£v ev Taï; a/j'.at; cTsaTî'i'jttç àaa/ouç xai àvuTToaTctTOuç , Seivov uTCÈp TÎjç Kotiaapoç oo;/,?. Oio; OEÇiàv a/rsxoTT/; y.'îpoc (xa/aîpa, (jlev ôupEov oùx aïoç ixîuaç, ô; Iv TTÊiç To;£uiJ.aTi Tw os tv^ Trspi TOV , rpôç ttîv Auppa/iov* millions d'ennemis , às'.CTcpa tov tovJto ce Kâc- y-a/r, tov ô:j<OaX;xôv Ixxo- Gcaw xat TOV • tXTjpOV £T£pw oiîXrjXaTcX-r^Yàç àvaôe- dix ans que dura sa guerre dans les Gaules, de huit ccnls cl coniballil , o' tt, 7Tpoc7i»j-a TOi; ttoXe'xÎoj; OupEw jî&Xwv ExaTov xal Tpiaxovra prit d'assaul plus diliérenles Ta cxacj-O'jç £7r£xpaT-/;c£ o' cojjLOv En moins de fait périr. il àXXot TUTTTOJv Eiç à.j>-7,xEV, Travtaç, xai tou aTrETpE']/; {XEvoi;^, cj/EpecOai toûto aèv 'AxO.ioç, 6; MaaaaXiav vauy.a/ia, vew; —oÀEfxta; ÈmCtÇr/xôjç, Iv t9) TTEpi tJiv r^v villes, soumit trois cents nations en plusieurs batailles rangées contre dont tua il un million et fit tri>is autant de pri- sonniers. XVI. D'ailleurs ardeur guerres si , vives ne , , avec laquelle s'étant jeté une aÛecticn savait inspirer à ses soldats , ils et une sous d'autres chefs et dans d'autres dillcraient pas des solilats oi dinaires ne trouvaient rien qui jmt cibles sous lui et fat Acilius, il que ceux qui , devenaient invin- résister à l'impétuosii:'; se précipitaient dans les jdus grands dangers. Ti I qui, dans un combat naval donne prés de Marseille, dans un vaisseau ennemi et ayant eu la main droite abat- tue d'un coup d'cpée, n'abandonna pas son bouclier qu'il tenait de la main gauche et dont avec tant de raideur, vaisseau. Au combat il frappa sans relâche les ennemis au visage qu'il les de Djrrachium d'une flèche, l'épaule et , renversa tous et se rendit maître du , Cassios Scéva eut la cuisse traversées l'œil percé de deux javelots, et
  • 59.
    , VIF, Oùoè DK CESAR. de ceuxrangés-en-bataille-conlr« Cnrn'aynnt pas incîme gut^rroyé [lui, Tro)«u>Î7aç '/y.p <lix iVfi jièv xaxà xpdTo; ans «lans au delà tOv/,' trois-cenis myria(Jes , SiifOstps fiiv ixarbv èv yjp^'j, ûi cùvoj'a TOTaÛTa^ â))^:. XVI. Il se servit d'ailI(Mirs d'une bienveillance et d'iuie ardcu: de ses soldats pour , WTxe telle, ToOs 5ta^î|90VTaç iv /x/;cèv «Técov T«î{ âi/at5 arpxrziaii; ceux ne dillérant en rien d'autres dans les autres expéditions pour a/Aâ;(OU{ /x! àvuTroTTXToy^. »;v TOÛTO ,uèv lui au point se porter à tout danger ©speïOsît TT^ôî Trâv oîtvèv OTbç d'hommes, en tlétruisil cent dans la nnîlée, cl en prit autant d'autres. il Ex^»;a'aTO oi xai TtpoOv/Ji(x TOTauT*; : en-tliverscs-fois //fpo; rptaxoTtatç fiMpiiti XVI. huit-cente villes, (le subjugua Irois-cenls nations ayant livré-bataille et n ii^'Ii-jpr.ii Oaule, la prit (le force il t/iipui7Xzo St rpixy.Q9tx xarà 53 /.(Xioi , de (lésar la gloire invincibles et irrcsistdjles. Tcl-(]uc fut d'un côté Acilius, qui dans le combat-naval près de Marseille, étant T/JV ytXpV. Ti^ 04 à OiÇtXV, cl àptarepû oùx «y^cxe TÔv 6jpibv ii)à tÛtctwv toÙj cîç monté sur un vaisseau ennemi, tranché d'une épée fut àTTizoTT/; juèv [xxy7.lpx la main droite, de la gauche ne lâcha point son bouclier, , Tto/î/Atov;; mais frappant les ennemis aux visages rà TpoTWTra tous, les fit-fuir xal lTî/.^âT/î7« TOy axâjpO'Ji" et resta-maltrc du navire roOro oè Kx7ïtOâ Sxrjaç, d'un autre Cassius Scéva, îç iv ryj jJiXyr, TitpX ^xjppiyir^j qui dans le CKxcTïctîTÔv o^fOx^iJ^v ro^fjy.y.ri, ayant été frappé à itXr}).XfiivOi et ûîffdi ràv 'J<;/qv xal iripw tôv /iinpbv àvxô«5«y/iivoî oè Tû ixaràv xxl T/stâxovra c(jté : combat de Dyrrachium l'œil d'une ll.tlic, el transpercé d'un javelot à l'épaula et Oupfi'Ji d'un autre à et ayant reçu sur son bouclier la cuisse cent et trente coups de traits, ,
  • 60.
    , , KAIiAPOl BIOZ. 54 îtYfjL^voç, fxaXiiTot;; TroÀejxto'j; Se TcpoaiovTOiV, toC (liv wç oltzIxjo^ tov (ofxov /caxi Tou TrpocwTTOu 7raTa;aç areTpE'j/ev 'Ev otxeitov TcepioyovToiv. fXtoS-/) t^ {xx^a^par, tov 2i «otoç 5t ^uTOi^r, • Twir , ci lipiXTavia tcjv 7roXe(jiioov tiç tottov xai fAEaxov CcaTOç ÊTTiOEfxévwv, crpaxicoTrjÇ A*^w 7rotpao<uc«wv lotut^v. Toïç IjXTTEaotîtJi Kaicapoç , irpwTOtç Ta;iapyaiç aoTOÎÎ tt,v [t-i/ry £cj»op<«iv- Toç, (îxratxevoç eîç [jlecou;, xa 7ro)Aà xai TcepiOTrra TOÀtxr^ç à7rr>SciçajjLEVOç epya, xoîx; Ta;ictpyou; {Jisv t^ojffs T(Tjv , ^apootpojv çuyovTtov, auToç Se yaXeTTcoç eri Trasi ciaSaivwv Ippi-^'ev éourov pEuixara TtXixaxojorj etç T^y6u,tvo:;, xi , xal àv£U tou GuptOÛ xà uiv {/.o'Xiç Se fJaSiJ^ojv SiETTî'pace. 0au(Jt.a^ovxwv SE xov Kaicapa xat £0 p.aXa xaT7;îpY;ç xai SsSaxpuixsvoç rpoaeTTEce ffUYyvwjjLrjV (jiexà xwv irepi /apôc; xai xpau'pjç aTxovxojvTojv, a'jxoç atxouaevo; £~l xw Tcposcôat xov ôupsov. '£v Se Aiêur, reçut cent trente coups sur son bouclier. comme s'ileùt eurintcniion de tw Kaiaopi, se rendre ; Il et appela les ennemis de deux qui s'approchè- rent, l'un eut l'épaule abattue d'un coup d'épée; l'autre, blessé au visage, prit la fuite. Cassius, secouru par ses heur de s'échapper. Dans la compagnons, eut Grande-Bretagne, le bon- premiers chefs de les cohortes s'étaient engagés dans un fond marécageux et plein d'eau où ils étaient attaqués vivement par les ennemis. sous les yeux fait et mêmes du général , Un soldat de César, se jetant au milieu des Barbares , des prodiges incroyables de valeur, les oblige de prendre la fuite sauve les officiers. Ensuite il passe le marais le dernier, traverse avec la plus grande peine celle eau bourbeuse, partie à la nage, partie en marchant, et gagne l'autre rive, mais sans son bouclier. César, qui ne pouvait trop admirer son courage toutes les démonstrations de la joie la plus vive tête baissée et les yeux baignés de larmes et lui demande pardon , , ; court à mais lui a¥ec le soldat , la tombe aux pieds de César d'être revenu sans son bouclier. En Afrique
  • 61.
    , VIF. I)i: npoviàvTotv Mais deux s'uppruchaot , il TOVW^UOV TOO 5cj curnino dcvanl rundre soi. Trapxûwo-wv caurd;;. àvtï'j Si CESAR. appelait les ennemis i/.âXti rox)^ Tfoy.e/j.ioj^ 6i^ abattit de l'épée l'épaule de l'un , TrarâÇaç ^i tôv , ayant frappé l'autre et au visajje le niil-cn-fuile aùrèî Sî rrôv •rzsptv/ô-jrwj. Ev Ci hpSTTUvix : mais lui-même SitV'^Orjf oly.titji'j , , ,, , , fut SOS compagnons El en les sauvé, /'ayant entouré. l>ielaj;n(' ennemis s'étanl jetés sur les prcmitTS chofs-de-cohorles t/z7r«ïOÛ<riv «cç JAcjô>; xat rdnov tSxroi, fitv-zb'J ITTpXTlÛTrjÇ ÙlÛfJLi-JOi qui s'élaienl enrayés dans un marécageux et rempli d'eau , un soldat s'étant précipité lieu au milieu des ennemis, ci ayant àitoo ttXx fitvoi y.oil e^7« montré des actes d'audace nombreux To/firii Tto)/.à cl remanjuablcs , César voyant Ka/flra|îOî <]?o/5s3i»roç n^v fxiyriv «ùroO, le combat de lui sauva d'une part les chcfs-de-cohortcs TÛv âxpZ'xpoi-j ^uydvTUv les aJTO^ oè oiaSatvwv et barbares ayant fui lui-même s'avançanl ;(xi£Tr(ûç ÈttI Trifftv avec-peine après tous ippvpvj IxuTOv jeta soi etç pe-jaurtx. rsJ fixrûor, , X«l 5t£TépaC£ /id/tî rà /xiv v»;;^d/ievoç, Tûv rà oè ^^ao ti;wv. 5« TTc^l TOy l^xisxpx BxMflX^Ô-JZOiV Xxl XTZX-JT'j^J-'jiJ fitzk X'-</554 dans des courants bourbeux et traversa xal y.px'jyr.i, xal 5«3azpuuivoç TÛ Et ceux autour de César /'ailmiranl et venanhà-*a-rcncontre avec joie et clameurs, Rotiffaoc Tû npohOxi bien fort abattu et pleurant a{roû/xivo« vjyyvbtfir,v «7:1 péniblement tanlùt na^'eant, tantôt marchant. lui irpoviiriTC autre» sans son bouclier ToD Ou(&«oû ai<£u les tôv Oucîdv. toml).i-au-pieds de César, demandant pardon pour le avoir abandonne soDboucIici.
  • 62.
    , 56 KAIÏAPOl BIOZ. vauv f/ovT£ç 01TTEpi XxiTci'ojva Kai^apoç, £v Tpav-o; ITetport r^ iTrérXei xatAtaç otTrooeoeiYuevoç, xou; jxÈv àXXvjç ^TTOto^ivTo /t{av, Tw '0 ôl Ta|i.ia ôiSovai t>,v <7(or/;piav Ê^acatv. Kaiaapoç crpaTitora; où eOoç I<jtv; lauTÔv TÔi XVII. Ti àÀXi oioovai Àaix^oîvEiv, OpE'l^e 5s Toiaura Xr'aa-ra dcp£tû(o<;, c(i>r/;pi5ty çi'^ei TcaToc;:?? àv£Î)>£. xot'. xi; ^iXoriaïaç a-jToç dve- xai xaT£GX.£uac£ Kaïcap, TrpôJTOV Ttaav eIttwv ^ti toI»ç S*, /api^E^Oai {xîv Toi ivceixvuaEvoç ^Ti tov ttXoutov o'jx y.ai eÎç Tp'j5-/;v loiav oùo£ Tiva; v;ou7raO£iaç Ix tiov 7roX£u.o)v àOpoi^Ei, xoivct o' àOXa auTw çuXaccotxEva àTrpxEiTar xai dvopaYOtOtaç rap' Ty;ç fX£T£aTiv £X£ivw Tou ttXguteÎv 5<7a Toîç oiooxriv • Twv U7)5£va Ôà s'était Tb TTOvojv aTrayop^'^Eiv- lOaujxaJ^ov auTOu oik Scipion Twv (£;ioi<; <rrpaTii.)To)v £7r£iTa tîo TrdvTa jxiv xivSuvov £x6t)v ostiTTa^ôa». x'/jv oiXoxijxiav * (aev i^ Oc , ttûo; ouv tpiXoxivcuvov oùx xwv ttovwv u7ro|jt.ovr, emparé d'un vaisseau de César, monté par Granius Pétron, qui venait d'élre nommé questeur. Scipion fit massacrer tout l'équipage, et dit au questeur qu'il lui donnait la vie. Granius répondit que autres , les soldats non pas à de César étaient accoutumés à donner En la recevoir. disant ces mots , il tira la vie aux son épée et se tua. XVII. Cette ardeur et cette émulation pour et nourries en eux par les récompenses et les la gloire étaient produites honneurs que César leur prodiguait; par la preuve qu'il leur donnait qu'au lieu de faire servir à son luxe et à ses plaisirs les richesses qu'il amassait dans ces guerres , il les mettait en dépôt chez lui également destiné à tous ceux qui pour être le le prix de la valeur, mériteraient; et qu'il ne se croyait riche qu'autant qu'il pouvait récompenser la de ses soldats. D'ailleurs , il s'exposait volontiers à tous les périls et ne se refusait à aucun des travaux de ger n'étonnait point ses soldats gloire ; mais ils bonne conduite étaient surpris , la guerre. Ce mépris du dan- qui connaissaient son de sa patience dans amour pour la les travaux, qu'il»
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    , , , , , , rtry. I», VIE DECESAR. Atêârj ol Txepl Sxitti'cjvx El» Si 57 Kt en Libye ceux autour de Scipior» i^ovre^ vsiûv Kxhvpoi, ayant h Vpivioi Ilir^wv dans lequel naviguait Granius Pélron jTfiTrlet f, à.Koàtctt'jfih'ii mfxlv-i ino'.o'jvro /x£v /stav rob^ y/zov,-, un vaisseau de César, /»;i,ï nciinnié questeur, romme traitaient proie les autres, mais disaient au questeur StOÔvUt TOiTTiploiV. Tr,-J ôj, «tTTwv oTt éOoç «ttI donner ///j Mais lui vie-sauve. la ayant dit que CDutunie est , de César T0Ù5 »T/5aTto5raç Ka(7Z/90{ les soldats où ix/zCâvîtv ne pas recevoir, «Hâ ctodvat jojTïjp^av rw ïcary.çxî «auràv Çtfct mais donner il XVII. KaXactp Sk àvlOpels iïj/xara vie-sauve, se tua. XVII. Or César entretint et rà TOtaOra la ayant frappé soi de l'épée prépara lui-même de et tels de courages lellfs rivaiilés-de-gloire, tl'abord par le faire-des-largesses xal Tt^txâv à^st^dJ; et honorer libéralement, èv5etxvû^ar/oç montrant ^Tt oùx àQpol^et ràv îrioOrov qu'il ix TCÔV TToii^uwy des guerres pour tli ioîuj zpu^i'j oùci ruxç aOXx 0£ Xï^i /lOMTtxd&iai ni n'amasse pas la richesse ses propres délices pour quelques voluptés, mais que des prix /.oi'jx à-jopxyxOixi communs du courage «TtO/.StZXt yuÀajT9/A!VX sont mis-en-réserve Ttapù auprrs de x-JTfZ' xal 07a ôt'owTt roî^ àÇt'ot^ ,uSTî(jriv CTrsiTx et Tûv jTpaTtwTây Toy îr/ourîïy' î/ît'v'jj Tû /jtèv ù'shrx'jOxi i/.wi que ce lui : qu'il donne aux dignes d'entre les soldats fait-partie pour lui du s'enrichir : ensuite par le s'exposer volontiers TtetVTa xlvSu'JOv, à tout danger, àinx'/ops'jsvj Si et itpb^ lJir,Sijx Oùx Tûy Tcdvwv. iOx-j/xx^oj fiïv luv ue se décourager devant aucune des fatigues. Les soldats n'admiraient pas cerl •< TÔ ^().ox(youvov cet Six Tcv ^cioTC/Aïav* à cause de son ardeur-pour-la-gloin- ifl ai ûîro/zovr) amour-du-ilnnger mais sa forcc-à-supporler les fatigues ;
  • 64.
    , RA12AP0I BIOI. 5f T£v, ^Ttxai xa Xo;, t:?)v i';iv TTEpc ojv lay vo; xai , xesaXyjv voa(oor,ç Ti^/V Evoyo;, £v KopSuCr) Trpwtov aoTw adipxa Xeuxoç xal inza- Tr,v toÎÎ xal toîç lriAr,Tmxot; , raOouç, w; ^EyETai tou- , tou TTpOaTTECOVTOÇ, OU (XaÀot/.iaÇ ^TTOir^TOtTO T/jV à^p«J7Tiav TTpO^ f cpaacv, àÀÀot OtpaTEiav Tr,; àppworia; r/,v crpoTEiav, Taîç àT£u- ^-jj.- ÈvSEXîy wç xai TaXaiirùjpEÎv à7ro|jt.ayou.cvo; to) cwpa ypoupwv j y^ ouffaXwTOv. 'LxoifxÎTO (aev Cttvoûç Iv oy^-ï^aaaiv xa'i "'''''Ç 6f{j[.a CTpaTlOJTOU EyOVTOÇ. S'JVTOVOJÇ ^Î'^OÇ àuo , était frélc xai t^; ttoXeu , dont il doue. Mais, loin de se faire de la OUtOJÇ, OJ-TTE TT,V Po- il avait la peau blanche la faiblesse , il par un régime frugal en plein air et d'endurcir ainsi t(!'tc et et à avait senti les premiers accès à Cor- de son tempérament un cherchait dans les exercices guerre un remède à ses maladies , e^ottic^ev £:pc(7TrjXOTo; o' r,).a'JV£V car ; prétexte pour vivre dans la mollesse marches forcées o' de corps et sujet à de fréquents mau de des attaques d'cpilepsie , j il les combattait par des par l'habitude de coucher son corps à toutes sortes de fatigues. prenait presque toujours son sommeil dans un chariut ou dans une litière 1 ttÀeittouç 'PtoixTjÇ TroiYiaatjLEvo;, oY^oalo!; ettI tov trouvaient supérieure à ses forces délicate A xai to çopsioiç, elç 7rpa;iv ttjv dvaTrajct/ xaTor- yj oiojxovto; eIOitulevojv, évoç 7rp(0TY]v £;ooov Il , Touç yapaxaç, Évoç auTw auYy.aOrjUEVou Traioô; tÔjv λ~q- Ypa'>p£cv di 0*jpay/.£Ïv —ocOei tiÔe'jxevo;, Cy/zlzo tï jj.£Ô' r,|/.£pav IttI toc ^povipia ^ tw Toiç ôSoiTTopiaiç xai Tat; EÔTEXc'ffi oiaiTatç xai pour faire servir son repos même à quelque fin utile. visitait les forteresses, les villes et les camps; et Le jour, avait toujours il à côté de lui un secrétaire pour écrire sous sa dictée en voyageant et derrière, si un soldat qui portait son épée. Avec cela grande diligence , que, la première rendit en huit jours sur les bords fois qu'il sortit du Rhône. 11 , il faisait de Rome, une il se eut, des sa première
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    , , , , VIE ,, tou rr.v ôùvy/Aiv iXit r^.'j , , 59 paraissantélre-forme lui au-delà de a'Jtfxxroi la parce , (jue élaiU compicxion et maij;re' «le t force de son corp», drcunccrlail /tî èr:TT/r;rriv, Sri ûiV Ivyyb^ , Di: CKS^AR. ôo/.o)m<i l'/yv.orspsX^ itst/îà , , /.ai )w£uxo;xatàTi(x>.C(;xT;v<rïf,xa, et blanc cl dOlicat de chair, /.OLÏ yoTjjô/;^ -xirÀ t/;v xîya)/;v et TOJTOu T9Û aux , acci(/t7if* épileptiquos celle alleclion-là TrâÛtfyç 7r^co7T:î79vTo,- xùrùi , w; élanl snronueàlui,conimeilcst dit, yt/fry.i àCordoue, pour-la-[M-enjicre-fois Ko/sôvô»?, irp^Jjra-j èv maladif de lêlc et sujet A9Ï îvoxot; roli i-xiAr,TtTtKoîi ne pas celle indisposiliuii oùx £7ro£ir;jxT0 Tr,v àppuazix-j il à)Aà n^» arpxTsixv mais Bioxnîixv une cure de son indisposilion lit un prélexle de mollesse, Tr,i àppcMizlocçt tw à-::oixxyôfX£JOi la guerre combalt.inl TrxOct par la , maladie les courses infatigables Cl les réginjes st)bros XXl TW elle c<)U(lier-à-r;>ir continuellement Ou/5XU/£tV èvO£/4;/(ÎJ; prcndre-de-la-peine xat TaiatTTwpîTv, cl le xal fpoopôtv 70 aôjfix et SJ7X).U70-J. dillicile-à-surprendrc. TOÙÇ Il Ttift'ffTOU^ UTTVOUÇ Iv 3;(»{/zafftv ffopdoii 17 dormait certes la yc Ejcot/xàtTO /xiv gardant son corps plupart de ses sommeils dans des chariols ou des , mettant xaTaTi0i,u«voi ti^v àvaTtau^iv le litières, repos en action i/erTO ôè //«ri et ritiipoc* il se faisait voiturer de jour vers les forteresses xal ràç tto/ciî y.xX tojî yipxyixiy et les villes et les relranchemenls , un esclave de ceux accoulunu's à ccrire-sou$-5a-dicléc witoy^iyîiv pendant ijXX ^l'jJXOVTOi ffU7xa9v;/x£vou aùrû qu'il pressait sa élanl assis-avcc et marche lui un soldai se tenant par-derrière JyïTr>;/dTo; c^ÔTTCffOcv ayant une cpéc. H^scuvc ^i oûru Et eruvrôvoiç il allait si vile au point ayant rrr» itp'JtzT.v i^ooov àTxo 'Pm/xti^ hlOtXv i-/Soxloi , sa , fait première sorlie de Rome d'être arrivé le-huitième-jour
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    KAIZAP02 BI02. 60 ootvôv AOelv. 1161TT0 Y^P To oov Îuttcueivix raioôç (xlv yeîpa; dt7TaY0)v, xai cl; TOUTT^ao) T^tç ainôi ^air* -^v t<j> vojtcj) ttX^xwv, (Jvi xpotTo; IXauvciv tov ÎTrrov. *Ev Ixtivr; ci • iripi tt) arp?.- T£ia 7rpoa£^T^axy,(y£v tTTTraÇojxEvoç xi; ^TctCToXiç OraYopeueiv xai oufflv 6u.ou Ypa^O'Jffiv i;apx£Îv, AeYETai ùï xa xb 5ià yP*^'!^*'^*'^^ -rrpwxov u.r|-/av7^aaaOai ETTEiYOvxwv xou xatpou xo (jle'ye^Ôo; Xavw ^£Vou t7;v , O'.a , ff-/;u.£Îov, Kai^apa xaxi Trpoaojrov £vt£o;iv ^i, xou àcyoXiwv xa xr; 7:o).eo)ç £'!»/.OAtaÇ oeittvi^ovxoç aoxov Iv Meoio- TrapaOsvxo; àcrapavov, , y.i àcpEXwç e^xys, xoï;; xaxa/Eavxoç, aùxoç ôi cpiXoiç oucyepaivouîiv £7r£7:Xr;;£v* [jl^v £9^1» '^ «"HpxEi Y^p> une grande habitude du cheval, , courir à toute bride guerre des Gaules, et à il , les Rome pressées , soit l'étendue de la ville. cité lui l'on Dans le dos. la la fois, un plus grand premier qui introduisit fut, dit-on, le 11 même ou lettres avec ses amis , lorsque ne permettaient pas de s'aboucher avec eux pour les circonstances affaires acquit la facilité de s'accoutuma à dicter des lettres étant à cheval, communiquer par l'usage de il mains croisées derrière occuper deux secrétaires à nombre, suivant Oppius. à et I-*-^» £;£- /prjffôat xoTç (XTrapEcxouciv ô os xvjv xoiauxYjV (XYpoixiav jeunesse xwv U7:£p Tîjç ôi TTEpi x^,v oiaixav OùaXEpiou Aeovxoç txupov avx' eXaiou xai -Xeio'71. oiXoiç ÔjxiXeîv '^'^'^ T£ 7rXr/Joç u.^ TCEpiuLEVovxoç. xaxEÎvo TTOtoîîvxai ô' "OTTTrioç ^r.ci, wç à cause d'occupations nombreuses On cite un trait , ou do remarquable de sa simpli- dans sa manière de vivre. Valérius Léo, son hôte à Milan, donnant un jour à souper, avait assaisonnées avec d'olive. 11 en mangea sans avoir s'en étant plaints « suffire, de , il leur en fit fit servir l'huile l'air un plat d'asperges que de senteur, au lieu d'huile de s'en apercevoir des reproches. leur dit-il, de n'en pas manger, si « Ne et ses amis devait-il pas vous vous ne bonnes? Relever ce défaut de savoir vivre, j les c'est trouviez pas ne pas savoir
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    , , , , , VIE ittl rb'J Gl vers leRhône. Or auTw , DE CESAR. 'Pooavdv. ^v pocdiov , allcr-à-chcval le Ctail facile à lui de|>uis lui enfant èx Tratôd^' car il s'clail : accoutumé i/aûy«(v TÔv Ïttttov àvà Apûroi à pousser son cheval avec force àTtâywy ràç x^^P^i ramenant *o ùtti^w, tû vwtw. xai izspi-nÀUOiv Ev *'» èx<(vyi oi T!^ et /t'jf les main« en arrière, enla(,'ant sur son dos. Mais dans celte expédition-là sTpctTsia s'ccr(,a-en-oulre étant-à-cheval lt/507£Ç>5a'x/!<7«v tTTTraÇd/xevo; il iTtx'jopt)Uv TSC5 ÎTrtffToAà; à dicter ses lettres ypâfQt7iv b/xQjf écrivant ensemble, xal et et à suflire à même à un-plus-grand-nombre, comme Oppius le dit. de, irAetoo't deux personnes AiytTcti Si xal JLochapv. El np&TQV le premier avoir imaginé TO ô/xtieiv ûtà ypafxy.xTbiv le converser par lettres Toli yi'ioiî, avec ses amis, yix>7;(av>jJKffO«t csl dit aussi ('ésar il la Ti^y évT«uÇiv xarà wpojwrtsv circonstance ne souffrant la rencontre /ace à face pour UTtèp TCiv tTtJf/dvTCUV j)as les choses pressantes et à cause du nombre de ses occupations Xxl TO fJii'/iOoi Tr,i Ttd/SW'î. IIo(oDyTat Si xai sxsïyo arjfieïov T»5î eùxoiiaî TTS^l Sixirv.-j , et de l'étendue de On donne encore de sa facilité la ville. cette preuve-ci de régime, on, Oùa/sptou AioyTOî, que TOÛ Çivou û£iTryi$oyT05 aùrov l'hùlc qui donnait-à-SGuper à lui iv Mio to/âvu , Valcrius Léo , à Milan nxpxOi-JTOi ctTjiipxyov ayant servi des asperges xal xaTa;^éxyTOi et /lû^oy de rhuile-dc-scnleur au lieu d'huilo-d'-olive, àvTt c).xcou auras /*(''' ayant versé e^ayrv ècj?s).cii$ , lui-même en mangea simplement, et réprimanda TOtî Ç>l/Otî SiJ7^tpx{yO)7U' ses amis qui m 'U/3xct yxp » TÔ , ty»j u/î yr,r,70xi Certes il s't'H offensaient suffisait , dit-il de ne pas user T«î« jtTtaacTxouaiv* des choses vous déplaisant 6 Jè t^(>t/;^'jiiy l'iais : celui faisanl-remarquor :
  • 68.
    KAIIAP02 blOZ. Wà X^Y/ov, aÙTOç eU /^eifAwvoç «Ypoixoç. ^(TTiv « 'Kvooo) oé {itauXiv fltvOpojiroo revrjoi; olxrjaaTo; évôç yXioy po)ç £va çiXouç éIttwv, twv ojç TtaroK;, tojv o oweAsOttc -norzi wç vjîèv , et»pt ^ÉçaaOai ouvojxtvou fxèv £VTi}Aojv 7rapa/o)ir,Téov avay^atoiv xoî; acOevEaTaTOiç, Otnè -tt/^o» rpoç Toù; , toI; £ir, xp«- OTrrnov £XEAev- (T£v avaiTaûyaaOai' atri oà twv àX/^wv aoToç èv Trjç Oupaç eV.aOeuîev. XVIII. fxojv Tirpoç Y^p ^ '/XXàt TpoiTTtY«w TupwToç a'jTÔ) TWV KeXtixwv 7ro>i- JJtÊv LXSyjTTioui; auvéarr) xa'i Ti*pjpivoù(;*, ot Taç ooiô£xa ttoXeiç xai xtoaotc; TETpaxo^iac; luTrpr.'javTE!; ûii T^ç OtcÔ 'Poj|j.aiO'jç 7rpoa-o> tw xal rfiUTOvsç, ouT£ ToXu.av TaXaTiaç, wîTTcp £X£ivtiJV aîrrwv £/(.jp''Aiv , TTotXai K(|x6poi 07roC££GT£poi ooxoûvte; £tvai, xat 7rAr,0o^ 6(AaAwç Toiâxovxa ixàv al Traçai (xupiâo£; ovt£ç, Eixoai al iJLÇiypiityai ixtaç oioucai. ToaT<i>v auToç, aXXà Aaéiyjvoç, tteu^Oeiç TiYuptWjç uiv owx aCiToù, utt' tÔv 'Apapa 7T£p'i TTOTatxov cnjV£Tpi'j'îv. 'EXÇrjTiojv û' auTO), Tipoç Tiva tto/.iv :^iAr,v « soi-même. «Surpris, dans un de ses voyages, par nn orage vivre violent, il pauvre homme sullisanie fut obligé , de chercher une où il pour une seule personne. « aux grands « il les lieux les plus faut les laisser chambre, parce dans retraite la chaumière d'un ne se trouva qu'une petite chambre, à peine « ; aux plus malades. qu'il était faut, dit-il a ses amis, céder Il honorables mais les plus nécessaires, » fit Il incommodé, et coucher Oppius dans passa il la avec ses la nuit autres amis sous l'avant-toit de la porte. XVIII. Les Helvétiens et les Tigurins furent ples de la Gaule qu'il combattit. Apres avoir douze villes et les premiers peu- eux-mêmes quatre cents villages de leur dépendance brûlé leurs , ils s'avan- çaient pour traverser la partie des Gaules qui était soumise aux mains, comme autrefois les inférieurs ni par leur nombre audace à trois cent mille, en âge de servir, ce fut Labiénus , il Cimbres ni et les Teutons, à qui ne marcha pas en personne contre un de ses lieutenants 11 Ro- n'étaient par leur multitude; on en portait dont cent quatre-vingt-dix pièces sur les bords de l'Arar. ils , raille les le étaient Tigurins ; qui les défit et les tailla en conduisait lui-même son corps d'ar-
  • 69.
    , , , , une Ev , 63 lolle incivilité , ost.lui-ni(îiuc incivil. »• Kl OiTZOTS Ôfî'JJ , DE CESAR. Vll^ JjtIv ctjzbi û-/pouoi. , »• route une-fois fin ayant ûié poussé par un orage àjOpûinoM tt^j/to;, tiç tTtauAtv su<c£y r>>{ oùôèv homme pauvre, <lans la cabani; d'un comme Tz'kéov ne trouva rien de plus il «vèç otxr;/ji«TO; oj/ctfiitoi qu'une seule chambre pouvant dîiÇauOat yXi^xpui îva, recevoir à peine une seule personne «tîrwv w; î'ï; TT/îOç ayant dit à ses îimis, (pie T0Ù5 y^iouç, 'i^y.py.y(i}priTéov (allait il les /;/«trs Tcôv os àvayxaiuv mais les nécessaires ordonna Oppius il auras Ji /zerà TÛv â)-Xwv s y reposer mais lui-même avec îxâOfuoev il TTponztyidf rr,i Qjpxi. XVllI.'Aiià [sanls,] aux plus malades To"$ x-yOrjirTÔLTOii îv TciJ céder d'honneur auv plus puts- : les autres dormit sous l'avant-toit de la porte. yà/5 b fxh TipCizo^ XVIll. Cependant la première des j^uerrcs de-Gaule eut-lieu à lui Trpàç E/SïjTTtoui xat Tf/'jotvov;, contre les Ilelvéliens et les Tigurins, les(jue!s ayant incendié les liouzc villes xal TCTpx/.ozixi y.'riv.^ ix.j-:'Jyj, iy/J)pOJV TTjîCTW ôtà ra).aTt:<i r-.iv- T/;; Jrrô '•/^--, TîJTOvi^, , [mains en allaient en-avant , Gaule soumise aux Uo- à travers la commc Stnrttp TriJat YiifxZpoi /.xl et tes quatre-cents villages d'eux s autrefois les Citiibies et les Teutons , ne paraissant pas être ÛltOOîiTTîpOl £/îtVWV TÔlfJ.V.J , inférieurs à ceux-là en et étant audace, également quant aunombu aljusv TtxTxi rptx/.ovry. 'AVptv.'!:^, cn-tAul trente myriades, xl ci fjLxyôyvjxi et celles qui combattaient Jt/OTt oîoyyat /xtâ^. vingt myriades man(]iiant d'une. TovTûJv /tev , oùx a JT^î à).ià AaSiyjvôj, Tîjut^Oflî !»7t6 awToy, De ceux-ci , non lui-même mais Labiénus envoyé par lui écrasa les Tigurins nepi TOv itora^uÀv 'papv.. E/S»;r7tsjv ôè èntOj/i.ivwv vers la rivière d'Arar. Mais les ilclvétieoji s'clant jetés
  • 70.
    , , KAIIAPOX DIOZ. (A dfyovTi caç orpatiiv, xaO'ooôv àTrpoaooy.rjo)^ t:?)v iirl 2irtOe{xtva»v, ^Od[- yo)p(ov xapTepôv y.axe^puYe* xàxeî auvaY*Y**^^ *^*^ irapi w; 5uva(xiv, Tot^a; T^^v aÔTÔi irpoo-^yOrj' «Toutcj) (itv. ittito; ^^r], viXTq<ja< ypr^<70|/,at Trpoç tyjv cioj;iv, vûv 5' to){X£v £7:1 toùç 7roX£u.iou; • u)(Ta(JL£voç xai TO « Xpovw opa-z-^aç evtCaXc. TreJ^ô; tw Taï; àaa;aiç xat TTEpi (/.dt/ijxov, ce xat ya/^TrôJ; /otpaxi tov ttXeÎctov eG/£ TTc'vov, O'jx ajTojv U.OVOJV G^i7Taijt.evo)v exil oXXà xat f^.ayouLevojv, uL£/pi aùxwv TraïOEç OavaTOu cruyxaTExoTT/jaav, wcte Ka/oj TEXEUT^aai. vuxTaç ETTEÔriXE, ci Tto XiTïOv, r/;v (xayr,v jxoXi; Et; xy;v vi'xr,; ^pY^o a£7a; xpEÎTTOv xwv TTcp'ov- yojpav àvaXaCeiv r// à:T£- TO ffuvoixiaat Tûoç oia^uYOVTa; Ix Twv* ^apCàpiov, xat xaxavavxa^ai ^uvaixeç àu.uvou.£vai xa'i Tr,ç xa'i v7,ç {xa/r,? xa xàç TcoXEtç a; SiÉ'^Ottpav, ovxaç u7T£p cÉxa ixupiàoa!;. 'Eupa^E ùï xouxo OcOiwç u.r, xr,v '/wpav £pr,u.ov 'fv/(ju.vrry c- TEpixavoi ôtaSavxsç xaxac^/toci. mce dans une ville alliée sans qu'il s'y atlcndll. où il « victoire eux; temps rais » et , alin cl mil en bataille. Lorsqu'on « les charger à , il camp : ; que ceu et ; et, après les avoir femmes la nuit. plus glorieux encore Il rompus qu'il avait s'y défendirent se firent tous tailler en pièces , avec et le , un s'y étaient ralliés, le dernier achar- combat finit à peine ajouta à l'éclat de celte victoire un succès ce fui de réunir tous les Barbares qui avaient : échappé au carnage, de abandonné, pour la ennemis maintenant marchons à pied. Il lui en coûta beaucoup de outre qu'ils y avaient fait, avec leurs chariots leurs enfants et leurs au milieu de arucua eut encore un plus grand combat a soutenir pom* retranchement ils lui Je m'en servirai, dit-il, aprcs de peine pour enfoncer leurs bataillons en déroule nement; Ir.s de poursuivre alla les il lui oblige de gagner un lieu fort d'asbieiu- devait monter: qu'il forcer leur fort lorsque les Helvéliens tombèrent sur rassembla ses troupes et le cheval « , Il fut les faire retourner dars le pays qu'ils avaient réiablir les villes qu'ils avaient brûlées : ils élaieni plus de cent mille. Son motif était d'empêcher que les Germains, voyant ce pays désert , ne passassent le Rhin pour s'y établir
  • 71.
    , , ,, Viii par npôi Tiva fOxtjoci èni le sur lui xaTiyu7<v ies et là et Îttkoî-KponôxO*) Nixïjjaç ymiy cheval luais à lui : maintenant allons ; » Or avec du temps Xpdvcj èi xat j^a/ïTrcô^ et /w chargea. il péniblement ayanl enfoncé ce-qui-comballait /jiû.-/^iixo-j ^7X• TÔV 1T/«ïffT0V TtOVOl' TTïpl xaïçâ/iâÇaiî /.sùtû il yû.pu/.i. , aùrdiv ixovuv eut le plus de peine vers les chariots et le rclranchemenl, les hommes ne résistant pas eux seuls et combattant là XK( /Ase^o/Acvbty excï, à^>à xai amené et s'élantclancéà-pied ip/xi^<rxi ttsÇo^ èvtox/â. oltx vfitjxafiivbiv fut Ayant vaincu, dil-il, je me servirai de celui-ci pour la poursuite '(tifltV wffâ/iîvoî TÔ be réfugia ayant rassemblé aux ennemis xal il : « Xp^lOfiXl toûtw vOv Û( furt ayant rani;é^en-bataillc sa troupe, comme un «ÙtùV «yiij, , qui cunduisuil Sun armée ayanl prévenus xat £x«î TUva'/ayùv « 65 chemin ù-l'impiovisie dans un lieu xa^Tjpdv* xal -rrapxTâÇaç Ti^v Sdvx/JLVJ ûjj , , vers quel(|ue ville amie, TrdAtv y^i/jv •/^ùipîov , DE CESAK. orpaxiàv aùx(j> dcYûvxi TYjv , , mais encore Kx'iQti «UTCïJv d'eux les enfants et les fennncs se xat 7uvat/£i a,auvo/ji£vai défondant jusqu'à la mort furent laillés-on-piéces wîTf rrjv fix-/_T^v c({ /AC9a$ TtÀfiUT^aat vuxraî. Toi os xsùcô ïpv^ i7rCÛ>îXC /x6)i.i X^fÏTTOV '^'*ii vi/./;^ au point il , le combat avoir fini à-peino au miUeu de la nuit. Mais au beau fait de la victoire en ajouta un meilleur, réunir-en-corps-de-peuple ceux des barbares survivant le TOÙç TÔiv ^xpQxpuv ClXf)y6vTXÇ èx nepiô-JTUJ 7r,i /JLXX'fii , qui avaient échappé au xal xaravayxâjai àvoiaêeîv à reprendre combat et les contraindre riv ti^v ànOinov x^pxv , xài itdAetçàî StéfOnpx-j o-^TXi ùnip otxa /xupiscôa^. /cti hTljOaçC Ot TOUTO àcôlùi fJLi) le pays qu'ils avaient quitté, ol r€p/j.X)iol et les villes qu'ils avaient détruites, tous étant au-delà de dix myriades. Or il ht cela craignant que les Germains tiiaêâvT<> xaTâff;(ajji ayant traversé /l'occupassent T^» X^jpxv le '/ivOfiÀvrtV ipïifjiov. Yl£ Uik CisAR, pays devenu désert.
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    KAUApoz moi, 66 XIX. Aiuxep'^v Tepuavou; ovTiKpu^ 0£TCpb; f/roXÉfxriTE, xaiTOi tov ^affiXta irpoTcpov <ju(jt.|jLayov 'Pôi[i.Yi TTîTrof/juivo;* àÀX' êukrvM 6icip aÙTwv, *Apio€urrov d^opT|Xûi xoi; r,(7av , £v trtciij- xooiç auTOu yei^ovEç, xa xotipotî Trapaoovxoç, oux 5v looxovv 2'jr toi; Tcapouffiv <xTp£u.T^a£iv, aXX* iTTiVEur^c^cûai xat xa(»fc^iv t^ 'Opwv I^otXaTiav. Twv 0701 xat ^pr,aaTi(7aw ty; (jL£-:à SExaiov Tayixa (xovov 7rapaXa€<i)v ÔexaTOV Mapiûu o)v TaYfJ'-st yfitpoiv 7:pcG€£UTo«; XIX. La seconde guerre les Gaulois contre les Germains. Romains; mais , Il , et l'on peu contents de ce 5*£3nr, to 7rpb<; ttoXîjjlioiç , 'Ex toutou ib uiv auTOV, /apiv r/_£'.v pour objet de défendre temps avant, avait fait, quelque leur roi, pour ami et pour allie des pour c'étaient des voisins insupportables que César avait soumis , <rrpaTr,Yo;. eTTsa'i'E Tuva- Toùç fiapCapou; Tcopêu- qu'il entreprit eut reconnaître à iionie Arioviste occasion l::i , xivcuveuetv Trapà [ay) xpsiTTOci fxs'XXwv Ki[A6pwv |xa/£cOai {xtqxc auTo; (xt^t' , Tpu^ or/; ouTOJç àvdtvopwç xai (xaXaxw; l/ovta;* auTOç , aeaOai, u>< Kai^apoç crpaTEia IxiXeuaEV aTTievai xal etç ixxXr,(iiav, yvojjjirjV viwv aùtôi çuvE;r,AOov, èTTt'^avwv xai /pY)COjjt.£voi yaywv ûè touç r,Y£jxova; aTrootiAicôvraç, xat aa).i(rrat ne pouvait douter qu'à qu'ils possédaient ils , les la peuple» première ne voulussent s'emparer du reste de la Gaule. César, s'étant aperçu que ses capilaincs suivi , les plus que dans jeunes surtout et les plus nobles l'espoir de s'enrichir et de vivre dans taient celte nouvelle guerre, les quitter le service; devaient pas , qui ne l'avaient , assembla que, lâches et mous contre leur gré , le luxe, redou- et leur dit qu'ils comme s'exposer au péril ils : « pouvaient étaient, ils ne Je n^ai besoin « ajouta-t-il, que de la dixième légion pour attaquer les Barbares, a qui ne sont pas des ennemis plus rcdjutablcs que les Cimbres; et «je ne me crois pas inférieur à Marius. » de cette marque d'estime, Uii La dixième députa quelques légion ofllcier* , flallée pour lui
  • 73.
    , , , , , , , , VIE DE CESAR. XIX. e? XIX.ED-seooD(l-licuil iU-Ia-guer: Àeûrcysov Ô£ faoXifUfjct -.' aux Germains itpbi ripjx'xvobç xvrixpvç ùnip Ke).Tâiv ouvertement pour les Gaulois xxiroi Kpôrtpo» quoique auparavant ayant TÔv j3aarti<a aÙTÛv à»à , 'A/sioCuîtov' d'eux le roi mais ^5«v yjiTovfç [Ronn comme fail-rcccvuir ils , Ariovistc allié a : étaient dcsvofsinf insupporUihles à^àpr,roL aux sujets de aùroû, ToTî ÛTiyjxdotç lui roccasiim se présentant xal xatpoû TrapaôôvTOç, et oùx iod/ouv ils i» devoir se-contenlcr à.rpîfjLr,7etv ne soniblaiiMit pas in ro'i TTxpoûatv, des biens présents àXAà mais devoir ravager £Tt(vi/i>J7<ffOa( et devoir xal xaOî^stv Ti^v TxXixrlxv. oi Toù» OpCi-j la Gaule. qui avaienl-pcur, XVOÙiiXtûtJTXif et surtout xal /iâ).{7Ta 570( Tôiv îTTtyaviiiv xal occuper Mais voyant ses capitaines ri'/t/x6'JXÇ tous-ceux-qui d'entre les nublos et jeunes viuv étaient vcnus-;ivec lui, comme certes devant user de l'expédiliun avec César û; ô^ ypr,76ixt'^oi rii 77pxz£ix /xirx KxÎ7xpoç TpJff, xal ypr;fxX7t7/iy pour délices , TUvayyycLiv £tj cxxAijffiav , les è/îiiUTcv àziîvai /al /a;^ il et /tvouv£j£iv et gain ordonna eux s*cn aller ne pas se hasarder conlre leur pensée T-xpi. yv'ji/z/jv élsktïl nopcitcizOxi la ijl6:^o-j , iTzl To'ji ^upZy.'.oJi, nolsfj.ioii ni ifuXo'/ovv7ti Ciffiy xâpt»* : dit ayant pris léi;ion sculeinenl fAtj ài/M.7ûJ 7x-^fj.x , . ne devant combattre » otaiillui-nième un ^CDécai inférieur à Marius. X^ipiM Mx]B(eu. intfiY^ Tt^xcSrjxà» :tpbi «utôv dixième il lâchement des ennemis supéricursauxCinibr- ypîirT07i "Kt'uo^wv iv aÙTÔ; 7rpxrT//bi £/ TOUTOU TÔ si devoir marcher conlie les barbare ni /l>5r£ flD/ùi-J /j.xyS7f)xi /x>ÎTC mullemont mais lui-même £< Ifrt -xxpxXuZit-j 70 oÏâxtoj Ticy/ta disposés cl si /zl /uta/ax&j;' KÙrrft; , ayant réunis en assemblée, Sur cc la dixième légion envoya des députés vers lui confessant tous aYohp reconnaissance à lui : s,
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    KAIÏAPOI blOÏ. G8 xà 6|jLoXoYouvT£Ç akXa toostauTwv ixaxiCov f,Y*M^"Ç' ù oà xai 7rpoOu(x{aç Y^vc^fxevoi uX-z-peiç ôiTravTeç ^,aepiov ttoXXwv , h fojç Siaxo^iot; twv , fjxoXouOyjTotv ocirt TroXtjxiwv aT«6ioiç x«t- aW)V ilv (aIv ouv 8 ti xal irpoç r^jv T^ocov effTpaxoTr^Seuoav. ^pH-^iC £T£0pau(jTO TYjç ToX(xrjÇ TOo *Apioêu(rrou. Tep^xavoîç yôip crtOr,- csaOai Pa)[xaiouç, wv ETrepyofxsvwv oux àv eooxouv JT:ocr7,/ai, (xr) TrpoaSoxTQffaç TOv fcopa T£TapaY(A£vov. 'Eti (xavT£o(ji.aTa irouaai , xwv Upcov xal ^cufjiaTcov eÔeairiCov, oux vy)v. âOaujxaCe ttjv Kaiaapoç ToXjxav, xa tov orpa- , Tauxa iwaai Y'J^^ii^ûv, aî Tcocaj/iov otvaiç 7:po<roA£- jxà)(^rjv ^^cu^oc^ovxaç ôpwvxi, xaXwç ci>{jiêàX)v£iv, ixaXXov -^ ; ij^<Kj»oiç xiOficOai et tous , Texjxaipoofivai rpo- £7:iAa[A'}ai vgav ceXt,- Ttp'iv xai xoùç , r£p(xai»oo< sy£iv eSoçev aTrpoOuaoïç oO^jiv aùxolç xov Ixeivcov àvajxEvovxa xaipov xa6rja6ai. témoigner sa reconoaissance; capitaines xa» £Xiy|ji.oîç Kaicocpt tcuv^vojxêvo) xo) auTouç r,u.Qov£ Ta tï (xSXXov les autres légions désavouèrent leurs éj^alement remplis d'ardeur et de zèle le suivi- , rent pendant plusieurs journées de chemin et campèrent à deux cents stades de l'ennemi. Leur arrivée rabattit de beaucoup l'audace d'Ariovisle. Loin de s'attendre a être attaqué parles Romains qu'ils n'oseraient pas soutenir la présence de ses , il avait cru troupes; il étonné de la hardiesse de César et s'aperçut qu'elle avait jeté fui le trouble dans son armée. Leur ardeur fut encore plus émoussée par les prédictions de leurs prêtresses , qui , prétendant connaître l'ave- nir par le bruit des eaux, parles tourbillons dans les rivières , velle lune. César, averti tenir en repos , que les courants font leur défendaient de livrer la bataille avant la nou- de cette défense et vojant les Barbares se crut qu'il aurait bien plus d'avantage à les attaquer dans cet état de découragement, que de rester lui-même oisif et
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    , , VIE DE CÉSAR. 69 et Ipsniiiros légions înjurlnîpnt les chefs rJVIIos «TxvTeç ^è bpufji y.ctl yt'JÔfxevoi ir^yj^ît; icpoOvuixq, : et tous (Icvonus pleins d'élnn et de zèle, /'ncconipagrirrent une route Iw^ x«Te7r^xrorr<ôru»av èv Stccy.OTtOli TTZOtOtî plusieurs jours, «le jusqu'à ce qu'ils rampèrent à (Icux-cenls stades des ennemis. Tif; uèv ovv T0)u/;5 Toû AjOtoovjTOy r,v 3 Tt xa? iTiOpuvzro Certes de l'audaec d'Ariovistc une partie (^tait laquelle fut blessée à cette arrivée-là. M>î yàjO 7r^o?5o/.>Î7xj Car ne les s'rtant pas attendu Romains ^7rt9>{T£70xt Tepuxjo'i;, devoir attaquer les Germains, wv lesquels survenant l7rîi;;/oy.évwy Jlomains ne semblaient pas oux ê5d/0'jv les &v Û7ro5T/;vat, devoir leur résister, il xxl i'Jipx TÔv Tzparbv 5s son armée troublée. TtTSpXyixi'JOV. Ta admirait l'audace de César, et voyait /iavrrjuxTa t5jv yuvat/sJv ?e^(ïiv Mais les prédictions des femmes sacrées émoussaient encore davantage eux, «t 7r/307?/î7rOU73Ct Jt'vaeç TTOra^uûv, lesquelles /tinmc* regardant dans les tournoiements des lleuves, xxl rt/u.xip6tifiXi. et conjecturant iXc/ixolq /.x '^ôfoiç par les tourbillons ot les bruits des nota prophétisaient, ne permettant pas d'engager irptv vîav Tïiiîvvjv è7t().â/A'^zt. EJoÇîv V/tiv y.xkSi^ le combat avant la nouvelle lune avoir brillé. Il parut être bien rSf J^'xi.i'xpi TTuvOzvOjUivw raprît, à César apprenant ces choses xal ipûvTi Toùç rep/*avoù; et voyant les Germains qui se-tnnaient-lranquilles eux ffy/i^i)»tv auToTç d'assaillir o-^tv à:Tpo9'j/xotç, étant découragés ttîXiov plulùl que de rester^oisif ]^ xaO/;jOat ,
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    , 70 KAJÏAPOÏ BIOZ. ^orpaTOTrtOEuov, içr,Y£i^aiva /.al7Mtpo!>;uvc xotTaêavTa; rpôç àfpiv $iaYO)viaaaOat. revojjLcvTjç 0£ XauTrpîç TpoTrrjç aùrÔiv, Iti ttbSiou; T£Tpaxoaiouç* à/pi tou *T*y]voo oio);»!;, xaT£itXr,7e touto ttî» TTEOiov xai Xa.j/'jpojv. 'ApioCucTo; 21 çOatTa; (X£t' <ÎX(- VExpwv TO Pr,vov. 'Ap'.0'j.ov Zï vsxpwv jx'jptaio^ dxtù» yojv, 5t£7r£paffc tov YcVEaOat X^youTi. XX. TauTa StaTrpa^atxEvoç a7r£Xi7:£ 5iay£i(jLa(70u<iav, Xo(X£vo<;, eÎç x7]v TTcpi , t?)v (xiv ouvaatv Iv 2rpcouT/oî< aùxoç 5e toïç Iv 'Poiar, rpo7£/£iv ^ov- ITaoov^ FaXa-ciav xaTsCr,, Tr,ç aÙTui oêoo- ETrap/iaç ouaav. '0 yàp y.aXouixEvo; 'PouCtxwv^ TToraixoç (xevTjç aTTO TYjç U7T0 Tai; "AXttcTI HeXtixt)!; 6pi^£i ttjv àXXr.v 'iT^Àiav. EvratiOa xaOïQUEVOç ixÉvcov -^ûY) oXXov S& Travxa , où ils owtou, xà Trap' t9)ç xa TTdtvTaç àTror£|X7:oiv , Rai ô' eXTri^ovxaç. "zk Tiapot -mv arpaxEiaç /povov IXdtvôave x6v XIou^iov Iv moment d'attendre le moucher contre que ttoXXwv irpoç auTov aï»ixvo'j- , Siôoùç (bv ExasTOç o£y,0£tY) , {xèv EyTOVTaç lines Eor,tjLaYtoY£i qui leur serait favorable. eux. jusque Il alla donc escar- dans leurs retranchements et sur les col- étaient campés. Cette provocation les irrita tcUemenl n'écoutant plus que leur colère pour combattre^ Ils ils , descendirent dans la plaine furent complètement défaits poursuivis jusqu'aux bords du Rhin et ; César, les ayant l'espace de trois cents stades , couvrit toute la plaine de morts et de dépouilles. Arioviste, qui avait des premiers, passa fui resta dit-on , , XX. Après dans le ^ î f le pays des Séquanais P6 , Rhin avec une tous ces exploits sur ce qui se passait à par le ; , et Rome et qui faisait partie il fît, il grossit l'y rendait en foule de cun lui peu nombreuse j il mit ses troupes en quartier d'hiver lui-même il , alla demandait: pleins d'espérance. il beaucoup Rome, les , dans pour la veiller Gaule qui de son gouvernement sépare la Gaule cisalpine du reste de long qu'il y suite quatre-vingt mille morts sur la place. et il l'Italie. le est baisée carie Rubicon ; Pendant nombre de de plus prés le séjour assez ses partisans; on donnait libéralement ce que cha- renvoya tous, ou comblés de présents ou Dans tout le cours de cette guerre , Pompée ne se
  • 77.
    , , , IHB DE CESAH, àya/AsvovTaràv xatpov aùràiv* T! attendant roccasion d'eux. Kt faisant des cscarniuuchos Contre les rcinparls sur Hvyplxtvt xal TtapojÇuv* il Ios<|UL*Is hauteurs, les irrita et les excita à coiiil>allre /aTaCavTa;. cl les iU caiii|)uiout, élaiil par coK-re descendus. Or une fuite éclatanlo d'eux ayant eu-lieu, les ayant poui"suivis jusqu'au Rhin èni TîTpaxoyiouç araotouj, à quatre-cents stades zaT^Tri/îTS Trâv tojto tô tisoio- il vixpûv xal de morts xffipoi-i, remplit toute celle j)lairie-là de dépouilles. et Mais Ariuvistc /'ayant prévenu avec Sititépx7S t6v traversa Pc'Ov. le nombre des morts El on dil XX. AiairpscÇi/ACvoç le avoir été Ai-/ou7i ^c àpiQ/JÙ)v 'jiApCiv tic iuit XX. Ayant TxDra, peu d hommes, Rhin. fait n)yriades. ces choses àTléÂtTCC /AÈV T^^y ciiJOiflfJ SlX/HfJiX70-J73.V qui devait hiverner auras ôè j9ûuiô,u£vo5 , César laissa son armée mais lui-mèmc voulant chez rpo7£;^ctv ToT; £v s'appliquer aux choses Pw/x]l, xaréêrj ei; Ty;v raJ.scrtscv il descendit dans Car Ttora/iO; 'lj.Xr,j ÙtÔ TSCÎ^ :toi>(i5« de îvTaGOa la i5r)fixyû-/-:i ^ Italie Gauloise S'élanlarrèlé el les soit Ta ^< i^ni^ovrxi. izxpx xltTOJ , gagnait-lc-peuple, , Ta fiiv i/^avr*i ^o»j lail [soin , beaucoup arrivant vers lui accordant ce dont chacun avail-bc- xal àîioirijuLTiuv Ttavraj nivTX à lui. au pied des Al|)es. A/TTÎTt. àçiixvou/uivwv icpbi aOrov, K.ul 7ZX0X , la rivière sépare l'autre Ira/tKv àirô Ti^5 K.eÀTtx/-s K.xO»5/xîvoî Rome appelée Ruhicon /aioû/iîvoî 'PouSi/wv cotÇst Tr.v (h; Gaule laquelle était de la province inxpyiui donnée O yàp la d'autour du Pu (ttqv) Ttepl Ilscbov, ow<Tav TÂ5 les Sé(|uanais, renvoyant tous ajaul des présents déjà de soit espérant. Sk El aussi duranl tout lui
  • 78.
    , KAtïAPOI BIOI, 72 (A^pct, vov(X£v (jTpEOi^fxevoç TO'j; TroAEijLiou; toïç KsXtwv, xai à'^Effxavai , T-Jjv ttoAX^ç TpiTTjV Re^Yaç àra(rr,<; Tivaç {xupiao'x; oy^ FaXaTaç iTTirsçcov toï; cTotTouç xa ttXeittou? wcTE éq>0£ip£V, VEXpWV ^)oi; xarot- TtXt^OsI TTEpaTOUÇ veaojxévou^, Iv07r)i6>v otvopôiv r,Opoix'>7ro).).ô)' Xa TTOpOot-Tl TOVÇ 7:o).£t/.ioi(;, Toùç uiv 40&o'j- aîcypwç aYwviTajxEvo'jç xcti Xifxvotç -roi»; >jX0u«7e, êuvarorraT'yuç Ke/tixt)!; tv;; TOfÇ, iTTlCTpE'j/aç eOOÙç, È/(op£l TOC'/El (rj|X[/.ayou(; 7ro).tTÔiv vuv 85 Toïç iîco TWV ro)v£|Ato)v y pi^ixaffiv atpwv , TToXîxaç xa yEipouiJLevoç. 'Ettêi c^ ^ twv TSE-I/aar/oç ot- xat 7roT0t|xoùç paOEÎç toï; 'Po)aaiot(; YEVEsOàl. Twv 0£ aTTOTTCCVTOlV OÎ U.£V Tcapwxsdtvioi TTavTEç à{xotyEi TrpojEywpTjaav Iri oÈ touç àvpio)- "t u.aytaojTaTOUi; Ttov TTiOS, NEp^iouç*, ETTpaTS'jTEv TotTouç xa I oiTTEp eÎç (T'Jt7.jxijeîç ev Tivi douta pu6w même Spuuouç xaxwxTjfXEvot , yEVEotç 0£ xai xtt'ceiç uXtjç aTTWTQtTw 6£(jt£voi Tvjç TWV 7roX£u.io)v aùzoi , pas que tour à lour César domptait les ennemis avec les armes des Romains et gagnait les Romains avec l'argent des ennemis. Cependant César ayant appris que les Belges , les plus puissants des Gaulois, et qui occupaient la troisième partie de la Gaule, s'étaient soulevés et avaient mis sur pied une armée nombreuse diligence de alliés , tomba sur eux pendant Rome défit tous , dirent lâchement; il ceux qui s'étaient réunis en tua un si , y courut en qu'ils ravageaient les terres et qui se grand nombre, que défen- Romains les passaient les rivières et les étangs sur les corps morts dont des ils étaient remplis. Cette défaite effraya tellement les peuples qui habitaient les bords de l'Océan toire , il belliqueux des forêts, , qu'ils se rendirent sans marcha contre Belges les ; au fond desquelles pu de l'ennemi , leurs ils ils combat. Après cette vic- Nerviens, les plus sauvages et les plus habitaient un pays couvert d'épaisses avaient retiré, femmes . le plus loin qu'ils avaient leurs enfants et leurs richesses. Ils
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    , , , , vu: rbv âyïo'j yp6-J0)f rrji Di: aTpxrîi^; liotvOaverèv Uo/xht^'ov, h fxipn, vuv flïv /aT(X9TpSf6nfJ0i TÛv noy.irâi'j vûv ^t ac^ûv xxl ysipo!jiÂt'JOi , , , 7a lemps de l'expôdition [ment, échappait à Pompée, alternaliNi^- tantôt suhjuguanl les ToTî ÎTriotç , cksar. l'autre il , ennemis par les armes des citoyens tantôt prenant et soumettant les citoyens ToT; ypi^ixctijiv àitb Tûv Tiolsfxiu-j. par l'argent tiré des ennemi*. Mais lorsqu'il apprit ôuvxTWTîcrouç KcAtûv , les plus puissants h's lîelgcs, des Gaulois, et qui habitaient la troisième partie de toute la Gaule s'être soulevés :^0/OO(XOTaç ayant rassemblé certes Jiô Ttvàç TToiiàç fjijpiiSxi ic-^opûv ivoTriwy quelques nombreuses myriades d'hommes armés, étant reyenu-sur-ses-pas aussitôt iyypn •Koï€i riyst.' /.%l iTrtTTfo'wv roîî :to/£/Jtioti il marcha avec une grande vitesse tombé sur les ennemis et étant r:2pQoï>9tTOtJi TO/jifxiyo>iT».j ÛT-jç, qui ravageaient ses alliés Gaulois Tori/âuevoîToùç/tèv àO^ouTTKTOu^ ayant rnis-en-fuile les plus serrés ccywJtiXfiivovi at(TX/5Û; qui combattirent honteusement nombreux el les plus 'HifdstptV il , les lailla-en-pièces 'ijTJ /al yifjivxç au point et xal wora/xoùç ^aOîïç et les lleuvcs les lacs profonds être devenus guéables roTç Pcâj^uaiotç TrAniOci vtup&v, TsiJV ^î à7t07TâvTCiJ» ot ftiv nxpùix.iûvioi aux F{omains par la multitude des morts. Ht de ceux ayant fait-défection les voisins-dc-l'Océan ftpoasyûpv}<Txv TrâvTCç à/4a;(îi se rendirent tous sans-combat hrpirtuvt puis Si il contre conduisit-son-armée les Mervicns, farouches Toùç à'/ptuTârous les plus xal /*a/c/jiûJTâT0uç et les plus belliqueux Tiv Trjûl aXtXtp XSTCUXTJ^VOt de ceux de ce côté lesquels habitant dans des forêts épaisses 6<^voc oc yevcàf xai xT>;Tî(i et , ayant placé familles et biens : , :
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    RAIlArCJl 74 Katiapt T(T> xaÛTa ]X.''j:/r^^ , T:?iv ETreaov xa^iap/ou;. Toùç y.ai To xVi 6(o5î'xaTov xct twv trrxs'.ç dTp£'{/avTO, TrEptfTyovreç iCcoij-o^ El oi twv aTTO OLY.owtto fiTrayTa; a7r{/.TUvav xoir/ TrEpiyevÉGOat. Nuv oè ivi&a/t r?;v /.rpasV/jv w; Toùç uTrèp Suvajxiv [lôi/rpj aYwviTav.svoi, TpÉTrovtai ixiv oùs* £pêiouç, xaTaxoTTOu-ji (7ojOr,voti ^arp- rots; twv 7:o)^uu»)v, oùotl; àv 5o- Kaisapoç ToXaTj ttj Ûufibv, Cî'xarov, /.'.vîuveuovTOç «utoô, xaT£5pa(J.£ xac ôiExo-Lî toc; Tâ;£i!; aupiaSojv ê; rr,»!»» oi z'j'^vx'.w* to àpTra^aç tgv Kai^orp, {xr, , touç Trpo auToy ixayoaévouç, ûiatr/wv oapoii;, ir|>oao£'/ojxiv(j) u."?! £;ay.t7aupiûi xô TrXr/Jo^ ûvt£^ al;p>i^u«); tt^oo- Toù; uîv y.ai yapaxa xa roiouy.fvo) , I3I02. à(xuvoa£vou;. ITôVTaxoffioi vip à:rô c' XsYOVTai, ^ouXcorai O; xpE»; aTrô TcTc-ïxo- CIOJV. XXI. Taïïxa vinrent au -fj 7C£vx£xaiûîAxf,;jL£aa; ffuY''-^''i'°'î''^^^[^-"^*1 nombre de soixante mille fondre sur César, occupe alors à se relranclicr, et qui ne s'attendait pas à combattre. fut rompue du premier choc ; rirr,- et les Barbares , Sa cavalerie sans perdre un in- stant, ayant enveloppé la douzième et la septième légion, en massa- crèrent tous les officier». Si César, arrachant le bouclier d'un soldat ceux qui combattaient devant et se faisant jour à travers fùi jeté sur les Barbares si ; la dixième légion , qui , lui , ne se du haut de la colline qu'elle occupait, vit le danger auquel César était exposé^ a' eût fondu précipitamment sur les Barbares, versé leurs premiers balaillons, ne il en arrivant, ren- et n'eut, serait pas resté main; mais, ranimés par l'audace de leur général, avec un courage supériexir à leurs forces leurs efforts, furent taillés valemr. De cinq cents; que ne purent ils en pièces faire en se défendant avec , combattirent ils cependant il la Ro- se-tl , malgré tous tourner le dos aux Nerviens soixante mille qu'ils étaient, et, : un plus , qui grande ne s'en sauva, dit-on, que de quatre cents de leurs sénateurs, il ne s'en échappa trois. XXI. Dès que le sénat à Rome, eut appris ces succès extraordi-
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    , , , , , , , VIK UK CKSAR, dansun fonil de bois plus loin des cnnoinia, àjrWTCCTW TCJV TTO/e/iÛJV, le ir^oaiTreTOv «ùrol atyviôt'wç lombcrcnlcux-iiKÎuicsà-rimprovisia nombre soixante-mille étant do rû ÏL,xi7apL noioufjiiwj^ Aoù ftii ydpXAX combat alors le ij.iyr,-i' mx èrp/'f avTO fxtv toùç n'aUcndant pas cl nporoey^o/jLi'JCi T>jv(xaÛTa rr,v iTTTtîr; cl ils : mircnt-en-fuitc les cavaliers, et TO ôcjot/XTOv xal xà tSoO/iOV , sur (^ésar faisant un rclraQchcnient ayant entouré la douzième di's légions cl la septième , massacrèrent àiri/Tftvav ils aTtavraç toù^ raÇiacppçouç. tous les chcfs-de-cohorlcs. El ô( Kalva^, El ipitivxi Tov ayant 0jpiQ'^ f xal 5{ai7;(wv et TOÙÇ /i2;(OuévOU$ Ttpè aUTOÛ /x-^ , èvi6«>c T0Ï4 ^up&upotif si César saisi le bouclier, ayant traversé ceux comballant devant ne se lui barbares fût jeté sur les dixième U'yion j xal rà ocxxTOv et si la «ÙtOÛ XtVOUVïÛOVT^ lui étanl-cn-daiiger, ne fût , tûv âx|0wv xariSpa/xs-j aTrô accourue des hauteurs coupé xal 5c^yOTfï TK» râÇsiç et w'eùt Tftiv itoXefjLibi-j des ennemis , les rangs 0Ùô«($ àv doxocv; Trspr/îvcTÔat. nul n'eût semblé devoir écliapper. NOv Mais alors ayant combattu 5è àywvtffâ/xwoi T>} rd)./*/? /ite(;^>]v par suite de l'audace de César K.atffapoç un combat Tiqv liyofxi-jfjv !m'tp ôûva/Atv , oùdj rpiTToyTat dit au-dessus de leur force /xi'i» wj ne font-pas-fuir ils même ainsi Nervicns, les xaTJtxÔTrTOufft oi mais taillenl-cn-pièces à/*uvo/xïvouç. eujc se défendant. Car cinq-cents sont yàp ié/ovrai IlevTaxdïtot ffùiOrlvai àîtô éÇ ivjpi'XQ(tij y s'être sauvés dits de six myriades rptTi oè ^ouirural et trois sénateurs iitô TjTpaAOTiwv. de quatre-cents. XXI. H ffuyxJlyjTOÇ XXI. Le sénat informé de ces choses décréta /fï 9J*iv TOF^ Oforj Romains se-mctlaul-cn-féle sacrilier auv dieux
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    , KAIÏAPOÏ HI02. 76 ôejjLiôf ÛtU-Ot Trpoxepov. Kcti v(y.y) T0T0UT03V à'J'X^^Oi-^i'^TO)^ Kaïdap^v 6 vixôiv, Kal Y^P Tiepi yip a'J'fo; yip i y 6 xivovvo; XOl TO i^avTj jxÉYa;, £Ovrov v(xr,jJLa ).a|X7:p''yTE p'JV twv Trpb; Ixtïvov euvoia xati eu OsaEVOç xi tYjV , FaXaT^av TraXiv £v toi; , IlàSov ywp(oi<; OiE/Etfxaî^e, cucxEuaJ^ô^i^voç rr.v roÀiv. riç àp/iç TrapaYYS^^^'^^'EÇ [xdvov o > euleXXcv , aXXi , xa rav Erparrov 8 xcti 7rX£Î(7Toi cnjvrjXOov Kpaccoç naires , il etci fait a'j;£iv (xlv te xai xat N'e'zw; 6 r^ç *?iY£fJt-tov , éxaTOv eixo^i •{vUc^oUf oiaxoffiouç. BouX'J'iV Se Oitxsvoi 5i- rj KpacGOv u7:aToo< toutoiç* eoei TIofATcr^'iov jxèv xa ferait, pendant quinze jours : , des sacrifices jamais encore on autant pour aucune victoire; mais le soulèvement simultané de tant donations avait montré toute la du peuple pour César attachait plus et l'affection cuvaatv no'xT-/(Vo!; *, qu'on célébrei-ait des fêtes publiques et n'en avait Aouxiv wcte ^a€$ou/ovç ordonna qu'on aux dieux eîç iapoovoç t9;i; Se TrXEiovaç cjyy(.y-zixoh^ £xpi6r,aav aijTov TTpoç 'Iêr,pia? àvOuTTaroç* t/;v Ixeivo'j ^u-ov, l'7ri^av£<rraT0)v <Jv5pwv xai a£YiCTO)v ot "AuTTioç ô xot , twv Où Ixeivw y pojaEvoi yop- TjYW, xai Toîç Trap' Ixeivou ypv^uLaat 5ia^0£ipcr;TEç tov àvTjYopsuovTo ^1 tto/J.wv £vro(tt. grandeur du péril; d'éclat à la viotoire qu'il avait remportée. Jaloux d'entretenir cette disposition delà mul- titude, venait chaque année, après avoir réglé les affaires de la il Gaule, passer l'hiver aux en>-irons du Pu de Rome. Non-seulement il , fournissait à pour disposer des affaires ceux qui briguaient les charges l'argent nécessaire pour corrompre le peuple, et se donnait par là des magistrats qui employaient puissance; mais encore accroître sa plus illustres qu'il s'y toute leur autorité à donnait rendez-vous, la qu'il Sardaigne, et Népos, proconsul d'Espagne; en sorte trouvait jusqu'à cent vingt licteurs et plus de sénateurs. a y avait dans Rome de plus grands et de personnages, tels que Pompée, Crassus, Appius, gou- Lucques, à tout ce verneur de il Ce fut là qu'avant de se séparer, ils tinrent deux cents un conseil dans lequel on convint que Crassus et Pompée seraient désignés con-
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    ,, ,, , , , , VIE DECESAR. 77 et prendre-du-repoa pendant quinze juurs, aulanl-quo auparavant pour aucune vicluire. K.al y-xp ô xl-jSjvoi ifivrj /j-i'/xç, En effet le danger parut grande ensemble tant de peuples Ùj'XppX-/ivTbiV s'étant soulevés, , TipOi 6 vi/.CàJ ïiv 70 vUrifix Xa/xnpÔTipo-j. -/ocp rà xarà parce que César était le vainquant, bienveillance du grand-numbre pour «ÙtÔV èTTocit h.ut et la /.A ûTt 6 L.xÏ9»p awTÔî OifJie-JOi En ellellui-intîine ayant arrangé £v Fa^arfav, tî^v lui rendait la victoire plus éclatante. les affaires de bien Gaule la de nouveau bivernait iv roXç y^upioii (toïç) 7U<rx(vaÇo/ji.(vo( Tr,v Où mpi Uxooj, dans ol iKocp'x-jyiXlovrti •/^pûifMevoi è/cîvea ràî àpy/xi '/opwt<^ xal ô(a^O<(povTf$ rày àvrjyoptûovTO izxv , ceux briguant se servant de > Sr^/iov xxl iitpxTTQv lui tout ce qui devait la puissance de odXx KXl mais encore la K/SÏJTOt Tûy xvQpûtv èmfaysffTecTcuv des xal fXi'/ivru-J hommes et les plus Aouxxv, xal Kp(X790{, Uo/ATiyjVdç TC peuple le avec l'argent de TYiv ûûva/Aiv èxîtvou, auv»jÀOoy npài xurbv tlç pour fournisseur, étaient élus, et faisaient ijxeXXsv xv^tiv ol charges, les lui corrompant et (roîî) tixpx cAiuo'j, x^»j/jL5tffi ville. Car non seulement yocp fjiovov roîi pays autour du Pô les disposanl-des-choses de la nôÀiv. plupart les plus distingués grands accoururent vers Pompée et augmenter lui lui à Lucques , et Crassus, xat 'AniTtoî et Aj)pius, h -nys/xùiv Tïii ï,xpS6voif gouverneur de xal NtTTWf et ô àvôuTtaroî ttjç Itripixi ' ôc pxZSoûyoui , CTtl TOJTOli* {«<i /A(y Ilo/x7tTjVoy xal ïipd770J que deux-cents sénateurs. Or A(«xpiO>j7ay ôi (^0J>ir;v cent vingt licteurs et plus 1^ j(axo7(ou{ ffu-/xJi»jTUOÛç. l;<JUl«VOl : au point s'être trouves réunis lu fiÀv «1X091 ir^kct'ovaf Sardaigne proconsul de l'Espagne &<JTt ytvlaOxi ixaràv la Népos ils se séparèrent ayant tenu conseil sur ceci il fallait d'abord Pompée et : Oassiis
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    , HAliAlKJÏ blOÏ. 78 ypT,aaTa xai iTro^Ei/Or.voti,K«i(Tapi 5È TrevTotCTi'av i).),r,v lici- (X£Tpr,09ivai Tr,; (XTpaTrjia;' 5 xai rcfpaXovoVraTov t^ai/eTo toI< Oi Y^p ToaauTa ypy^aaT'a rapà Katcapo:; voov £/ou(7iv. vovTEÇ, (i); vîvaYXot^ov oÙk pôvTOç* £7riTr,8£(; viou o oç v ^^p Kurpov aCiTOv eÎç Oupwv àTTEÎiOTrouTr/^savTO' wç oOoÈv tU "^ y.ai [ioo)VTO<; (aS/J^ov S* KàTO)vo; «iv oO ira- g'|/T,'^i!^ovTO, ^r,AoK7;<; KaTO)vo<;, £;aXoij.£vou oià pouAr^v Irtiûov, ôiOovai Ty,v if^ovTt l7rtnT^vouTT«v ovç /a}JL6a- £7r£paiv£v iyzùJ.'(o)'* à/7.à 7rpoa£ly£¥ Tr/.r/jo;' xai Kpa<77ov* oùû£i<;, T(ov [X£v ÏIoaTTr/tov aiôouac'vojv aV aroi Kaicapi yapi^oy.£voi xai Trpôç xàç ^ao>- ot C£ ttÀsI- Ixeivov ^wvTé:; e).- TTicaç rjcûyc.^ov. XXIL O'jvaaeiç •j.avtxtov Tpa7roa.£Vo; roX'av , o' Kaïcap l-i auO:; o xaTaXaoêavci TTOAEaov eOvwv [XEyaXojv -ri; iv tt; ev tt, /««p», O-io f'Ep- xaraxTr'^Ei y^i? af"i ettI Ôia6£Çr,xoTO)v OùaiTraç^ xaAoûai touç ETÉpouç, suls pour l'année suivante autres années , le de l'argent pour tout ce qu'il ; xol»; &£ on eût manqué; ou plutôt la Gaule Cl qi/on lui foumrrail , ils le Rome à sénat à ; lui car ceux à qui César 11 , il s'élança hors du sénat l'assemblée du peuple pour parler hautement contre ces ne fut écouté de personne pour Pompée César et ; les pour Crassus ; Lorsque César fut ; cl, voyant et alla lois ; dans mais il uns étaient retenus par leur respect le plus grand nombre voulaient faire et se tenaient tranqudles, des espérances qu'ils avaient en XXII. que est vrai, tenta de s'opposer à ces décrets , ses elïorls étaient inutiles plaisir à s'il arrachaient au sénat des décrets dont ce absent; on l'avait à dessein envoyé en Chypre. Favonius, imitateur zélé de Calon que comme en fournir, corps lui-même ne pouvait ^'empêcher de gémir. était T£VT£pi- suide des troupes. Ces disposrtions révolt -n'Ot y avait de gens sensés donnait de l'argent engageaient Calon 'Pîjvov "^^"^ qu'on continucrart à César, pour cinq gouvernement de la Ke/tixt- parce qu'ils ne vivaient que lui. de retour à son armée des -Gaules , il trouva la guerre allumée. Deux grandes Usipes et les Tenctères avaient passé le Rhin pour s'emparer des terres situées , au delà de ce ûeuve. César nations de la Germanie dit , les lui-même dans ses Ccm-
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    , , , , , '9 VIE DE CESAR. éire nommés consuls j)uis«le l'argonl xat Je commandement tyIç irpurr^yioLi ini/j.îrpr,07,jxi Ka^^a^i* <îlrc xal i-fui-jero nxpxyoy^rxzoj a TOT» prorn^cs à César : ce-qiii paraissait fort tléiaisonnaWr. du aons. à ociKX ayant voûv. t-^o)9t un autro pspaco-de-clnq-ans et âAJ.Tjv TrtvTOtrr/av Car ccu recevant 01 yùp ia/xSavûVTCfi César tant d'argent Tra^oàK.c/.tja|30iTOTauTax/'*5i'^*'^» ^'' érriiOov t/jv ^oj^v persuadaient au sénat âiùdyat (ûç oùx é^owi, lie liéi d(mnnr comme n'cnayanl-pa», et plutAi le forçaient bien que gémissant îTriTTévoutrav de xneSiQ-no/jLTtT^vavzo car altroj yàp ce. qu'ils décrélafont, Calon d'une part n'élanlpas-présent: K.âTOjvo^ /xiv où Ttxpo-JZOïi' ils avaient relégué exprès à Chypre daulre part Favonius, <fra&>vù>u ai., ^» qui était imitateur de Caton Çl^wrVji KiT6Jv05, ^''' û{ CTiJpatvcv oùJiv comme ïçaiOjUivou s'étant jeté hors otà 6'jpôiv par y.u.1 ^O'Z-jroi «îç TÔ TrV?,Oai' et criant il àiXà oùû«U Tfpo9sXye /iiiv les , «'avançait rien en coiilrcdisant Twv lui : , du sénat portes dans la multitude : mais personne ne faisait-attention , atooUjUivwv les uns révérant P(»mp';e et Crassus; oî 0£ 7r).eîïT0c y^xpt^àixvjQi Ttpbi ràj et la plupart 'E.u.i'sv.pi y.xl Ç'5vtjj è).7rtûa5 xTzb èxri'voy, XXU. XXII. 'O Se ILx-nup Mais César étant relmirné de Tparrd/jLfivoî aZOf.^ îwl ràî Su-JXfietç èv noXùv au gré des espérances de lui, 8C tenaient-tranquilles. rtirùyu^o'^f. xaraist/xSâvît èv favorisant César et vivant rr, ri} ILsXrix/), trouve dans le pays X'^P^ une grande guerre Ttdie/xov Jo /xr/âXwv iOvîiv Tip/MX-Jiy.cÔJ ÛlxClSrjXOTWV 'Ipri TÔV nouveau vers les armées dans la Gaule 'Vi'i'JQ'J lui xoToxTijjfi yf;i' xaioufft TOÙ; éripouç Obciituç , deux grands peuples germanique;^ ayant passé depnis-pcu le Ilbm pour une ccmqucle <le territoire : OD appelle les uns UsipicDS. ,
  • 86.
    , , 80 KAIiAl'OÏ DIOÏ. Ta;*,Ilepi ùï Trpo; toutou; Ycvo(X£vr,; (xa/r,ç 6 jxtv Tr,<; iv Taïç t'^rj(Aepi<7i' Trpoç y^YP*^^^> flapCapoi OiaîrptcGeuôjxtvyj ^î auT^v, £v dTcovoaîç ^ttiOoîvto xaO' Toï; £X£iva)v , (x:^ TrpocSoxwvTa;* elTa Tov aoOiç IçauaTwvTa;, TO aTpaTEUjxa, t'^v Trpo; tovto Tpt- dxTaxoaîoi; ÎTTTreiç, tc/ (x'j/eiav xaTaoywv ootwç t9) vixr) ']/'/)cpi^O(X£vr,ç yvojjxviv, otiç ÉTepou; Trpô; au» ^TraYoïYOi toî; flapCapoiç à7:((7TOu; xai TrapaoTrdvoou; ttittiv Tavuaioç* 5è euTQOEiav :î)YOU{jL£voç. vaaOai 6ocrv, )ca ôii aÙTOu, iwvTaxiayiX{ou<; ^vTaç «j^aiVTO TOViÇ èià <**Ç Kalîap KaTwva, tt,ç ^ouX9;; éopT^ç xal (nrovoiç* xai Ouciaç, aTroç.-/;- w; Ixûoteov £(7t Xe'Yei, tov KaiVapa toï; ^apCapoi; açooiou{jL£Vou(; to 7rapa(77ro'vor,ixa uTiÈp tTjÇ tto'Xeio; xai ty.v eîç tov aiTiov TpçTTOVTaç. Twv oà oiaCàvTwv aï (jiv àiàv xaTaxorel^rai TEffoapaxovTa (jiupiaOEç vj-jav ôXi'youç oè touç aTrorEpà^avra^ auOi; UTTESÉçavTo 2o-JY*H"-^poi *> FEpjxavixov lOvo;. Kai Taurr.v mentaires, en parlant de la bataille qu'il leur livra, que ces Barbare», après lui avoir envoyé des députes et chemin laissèrent pas de l'attaquer en seulement, mirent en , fuite cinq mille fait et une trêve avec il fit arrêter leurs députés et comme une folie , marcha contre de se piquer de bonne que, le sénat ayant décrété une seconde pour cette victoire , Caton opina bares pour détourner de dessus De nombre que : ils lui envoyè- taillés ; mais Barbares, regardant avec lui. , qui Tanusius écrit des sacrifices et des fêles César aux Bar- punition que méritait l'in- retomber cette multitude de Barbares qui quatre cent mille furent petit la ne cavalerie, envers des perfides foi fait fois les qu'il fallait livrer Rome fraction de la trêve et en faire autem*. sa à dessein de le tromper encore venaient de violer l'accord qu'ils avaient , avec huit cents cavaliers , hommes de qui ne s'attendaient à rien moins qu'à cette attaque rent une seconde ambassade lui en pièces; la malédiction sur son avaient passé le Rhin il ne s'en sauva qu'un recueillirent les Sicambres, nation germanique.
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    , , , , VI K , , DE CFSAR. 81 TOÙçSi TevTspiruç, et les autres Tenctrres. Utp'i Si T-^ç H-^'A'^ii Or touchant le '/îvoiilvr,/; Tcpbi T0ÛT0U5, combat qui eul-Iieu contre ceux-ci, Ô fiiv KxXaoïp yiypccft'J César a écrit iv TxTç ifrifxepifTtv, dans ses éphéméridcs, Ôjç ol ^'xptxpot. que cixnptaèivô/jLfJOi npbç aùrôv, ayant député vers éTTtôoïvTO h xarà barbares les lui /'alUujuèrent en route qqqv pendant une trêve, aitojoxXi, Xxl Six TOUTO rpi'llXlVTO et inzxtiovioif TOtî èxeivwv avec huit-cents d'eux Toùç auToO ceux de , évraç 7rîvTax(»/(Atou{ t:r:reÎ5, par cela mirent-cn-fuite lui ne lira nl/x^six'j aZOïç puis r;u'ils vers lui auTÔv héporji iÇxrraràivTaç, le pas s'y attendant ft^ rr/oo(Toox6JvT«5* itpbç qui étaient , cinq-mille cavaliers, envoyèrent de-nouveriu d'autres disputés trompant, o-*î x3tTaff;^&jv lesquels ayant retenus iitx/x/ot t6 azpûzz>iix il roTç ^xpèxpoii contre les barbares, , hyoii/j.svoi e-jr,Oiixv trpOÇ OUTWî t^v Tt^ffttv àlTtffTOUÇ xal ira^xffTTOvôou^. Tavûfftoj ci /lyst, armée conduisit son estimant simplicité vis-à-vis d'hommes la foi si perfides et infracteurs des trêves. Mais Tanusius le sénat dit décrétant io/oràç xal ffTTovoàç fêtes et libations xxl Ouff/aç cl sacrifices Kârwva èrrl t/J vtx>j àrTOp^vxffOai yvw/xijv û( «ïTtv ^xooTiov Tov Ratorapa Toîç ^xptûpoiç yjitkp t7,ç X:<1 ny.pxaTiovonax TtdAîwç TpéTTOVTXJ TïJV ScpxV tli t6v a'Ttov. Tûv Sk Six&ivTOiV ai /xcv /xuptdtoeç xaT«X07r«Tffai nffav la victoire, aux barbares , àjJOffiou/xivouç TÔ pour Caton avoir émis l'avis, qu'il faut livrer César Tt77XpXK0VTX' ïciyxfiZpoi Sk, l6>oç Tc/D/xavuèv expiant au et la violation nom de détournant la mrj' auteur du malédiction crime. Or de ceux ayant passé les le Rltin myriades taillées-en-pièces étaient quarante et les : Sicambres, nation germanique, reçurent les quelques Vie de Cisak dc-la-trève la ville, hommes
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    , KAITAPOZ 82 XoiÇwv aiTi'av Kaîaotp, a)Jai);ok èoçr,^ £^«j4rvo; otCtouç ô itz' I;I01. xal Tou TrpwTOi; àvOpoWojv TTpaTÔi ûia€r,vai tov *P^vov, ^iftvj^'/-» TrXa-o; TE TToXùv ^via xax' Extivo too r'ipou jjtâXiCTa rXrjxay pouvTa Tpa/ù> xal powor), Kttl xaTa:j>Epoa/vot; (rr£À£;^î7i xot toTç xa Ç'JXoi; irXr,Yi; xai (TTTotpaYH-ouç ivoioc>v7a xati twv EpEi^^JvTojv Ti^v ye^upav. 'AXXà xau-ca TrpoÇoXoi; Tcopou xaraTTEX'/iYO'wv dvctor/^^iAEvo:; TTÏTTTOv ^EÛfxa To) ^lû^uoL'i^ SfiiçaTO ;xr^aavToç -t- fU^aXtuv oii. tou xai yaXivoj7a<; to rpoa- , Oeaua xpEÎTTOv eue- '7ri<rT£(0(; 7rdt7r,<; Y^T-upav y;uL£pau; 0£xa cuvTEXEcOEÎcav. T-^jV XXIII. nspatoicaç .( ^u)vOJV àXXà , /.ai os ouvau.iv, oCoevoç OTTcr/riaorai toX- ty;'» twv Fepy.avixovi, toj r,YctJiovixo)TaTOJV —our'Çtov*, eÎç (iaOEtç xal uXcooeiç aCXtova; à vac xî jaca;x£ vtav TrupTToXr^aa; (j.£v ti?;v twv Poj(ji,aiojv (xff7T-a^ou.£vouç EixOffi ouEÎv César saisit ti'étre armée large , le , il Sfioucaç 7roX£aiojv, Ôa^^uvaç 0£ àvr/topr,ffEV aoOi; , r,{jt.£pa; Iv xr, e'.ç to'jç àei xi FaXaxiav, xr,v repfxavixr) ôiaxExpr^cuç. 'H ce prétexte de satisfaire sa passion poarla gloire ; jaloux premier des Romains qui eût construisit fait un pont sur ce lleuve , passer qui Hhin a une le ordinairement fort , a encore plus d'étendue en cet endroit; son courant rapide enli aînait avec violence les troncs d'arbres et les pièces de bois que Barbares y jetaient, et qui venaient frapper avec une telle impétuosité les pieux qui soutenaient le pont , fju'Fls en étaient ébranlés les ou rompus. Pour amortir milieu du fleuve , la raideur au-dessus du pont , des coups , il fit enfoncer, au de grosses poutres qui détour- naient les arbres et les autres bois qu'on abandonnait au Cl de Teau, et brisaient en quelque sorte chose qui paraissait la plus la rapidité du courant. Aussi vit-on la incroyable, un pont entièrement achevé en dix jours. y fil passer son armée, sans que personne usdt s'y oppo Sucves mêmes , les plus belliqueux des peuples de la Germa XXlll. 11 ser j les aie , s'étaient retirés dans des vallées profondes et couvertes de bois- César, après avoir brûlé leur pays et ranimé la confiance des peuples qui tenaient le paru des IWmaias , repassa dans la Gaule ; il n'avait
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    , , , , , , , ,, vu: DE CKSAK. 83 quipassèrent le fleuve de nouveau. Kal b XaSùv Rxîffap ÈttI Ll aùroùj raÛTïjv aÎTt'xv, C'I'sar cu ce grief, .lyanl pris contre mais d'aillours «Irsiroux de gloire xat ToO -rxpùroç et àvOp'jJTTW.» îiaS/;vat ràv 'Px[vov arpxxo) du le premier des l)iiil-un-pont sur îvra T« noïbv nXiroi Kxl xxrà hiiinitios avoir passé le Rhin avec une armée, , qui ixiXvo toû 7cd|0ou fleuve lari;eur, du passage et à cet endroit le le en L*tait ;^'tand plus plein Kxl rpvy^b'j xal poJèôri et raidc et inipctueux *x èvÔlÔdvTX TOtÇ ffTSié/ÎTl et donnant avec , les troncs-d*-arbres xal XûXqiç et les piéces-dc-l»uis XXTXfSpOfJiijOli emporlécs ilaiisson cours TrAi^yàç xal (TJtapayjnovs des coups et des déchirements xaràTWv îckgovtwv t^v yi:fjpx-j. AXXx àvXOÎ'/^àlJiîJOi TXÛTX contre les pieux soutenant Mais recevant ces chocs itpo&ôXoiç /iî'/âiwv Çj>wv avec des xaTaTttTt/jyÔTWV 5ià ToO Tzàpo-J fichés au-travcrs , xal y^xXtv'Jjaxi tô psûfix TTjOOJTrîTrTOv T'^j ÇeyyyuixTi et pilotis ayant bridé le poni. d'énormes bois le du passage, courant qui se jetait contre le pont, montra un spectacle înioitlaro OixfjLX il x^iïTTûv :zx7T,i supérieur à toute cnoyauce ixlsrictii pont achevé TT^V •/£J)U|CaV ffUVTt/.SOÛîÏTav le oixx r,ixipxii. en dix jours. WllI. T^v XXI II. Et ayant U^paiûffKj ôè fait-passer l'armée Sûva/jitv opposer, oJ?£vÔ5 ?o).,a>ÎTXVTOî ÛTr«vrty.r7.t personne «'ayant osé à//à xal Twv x;7e^uovtxwTâTwv mais ToO Tf^/jiavixou, Souï^Swv, du corps x-Jxnt.iMX<ix{xhwi etî aù/ôJvsî^ ayant émigré dans des vallées j9a9îÎ5 xat ûX'jioît; profondes et boisées, irjpTTO/riffzç /ièv Ti^v Tûiv Ttoieaicjv, ayant brûlé ôxppûvjtç ôè àïl et Toùç iTrraÇo/xévouç ceux embrassant fà Puuatojy, le parti àv«5{<p)pifjaev au9tç il rxoviv èv ttJ rep;ttœvtx*; iifiipxç ôcoûvaç ouclv. les |>lus gernjani(|ue le s'y importants , les Suéve.^ pays des ennemis ayant encouragé successivement des Romains, retourna de nouveau la Gaule, ayant séjourné dans la Germanie vingt jours manquant de deux. dans •îiarcrpt^.; même
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    KAIÏAPOÏ niOZ. R/f Toùç lipcTTavoù;cTpaTEia t^,v }xèv -rOt/av eT/tv ivofioe- 5' i-Ki ffTT^v rptoToç Y«p tov irsrAoxn^ ^ûxEotvov IréÇr) eÎc; ?7rX£U(7£* xai vr,aov uro à7Ti(7Tou(>.Évr,v 0'!»$' ouoTjÇ 7:£7rXa(7Tai xa (jleyeOou;, w; iraixiroXXoK; (juyYpaÇt^'^i Trapacyovîcav, YEvouLÊvyiç xou-^ov OaXaTTr.f; <TTpaTov ^TTt TroXeaov Sii Tyjç 'ATXavTixr.ç* «p.v 7roX).*J;v ovoixa xat Xo^o; ou xaTa(r/£Îv iTriOeaevoç , x« aTo).<;), Trpo'/^- , ECO) TYÎç oîxoufXEvrjÇ Trjv 'Po)ULai(iJv -/lYEU-oviorv. A<; oÈ oia- Y^YEV t^ irXEuaaç eîç TaXaTiaç, xai u-a/aK vr,aov Ix ty)? àvriTTEpaç ^ xouç TToXXaïç xaxtoaaç tou; 7roX£[xio'j; (AaXXov (ouôsv Y^p '7r£vrjT0)V ) ôfi-vipouç ô' Ti xat XaSsIv ^v ou/ oîov I6ouXeto, , tw ttoXêu-w Xaêwv Trapà tou SaTtXÉojç T^ç àTTv-pEV Ix êia-jrXsïv Tupoç vr^orou. auTov twv employé que dix-huit jours te^vO;; Ir.ihry.vij celte expédition dans la à d/./. , ixùXvni *(p'xt.fj.i':ix 'Pwari çiXwv, SrjXouvxa Iv /.t'. ç^opou: xai xa^oj^Evoç , Kai xaTaXaa^avEi cxTro tSiouç oj.j«cXr,aa< àvOpojrojv xotxo^ioiv a;tov à::' ttjv tt^? Germanie. Celle qu'il entreprit contre les habitants de la Grande-Bretagne est d'une audace extraordinaire. flotle 11 fut le dans l'Océan occidental, et qui Atlantique pour , premier qui pénétra avec une fit aller porter la guerre portait de sa grandeur faisait douter , qui ont cru qu'elle n'avait jamais existé et que tout ce qu'on en débitait et était une pure fable. Il y passa deux dans plusieurs combats qu'il fois, qu'il de la livra , il prit Gaule. donc pas y trouva des lesquelles ses amis de conquête bornes de l'empire la Gaule; et. ; elles ne purent rien et misérable. Celte tirer expé- aussi heureuse qu'il l'aurait désiré; seulement des otages de leur roi , 11 faire la plus de mal aux ennemis fît de ces peuples, qui menaient une vie pauvre il les nom jusqu'à son côte opposée de ne procura d'avantages à ses troupes dition ne fut , César osa tenter d'en de porter au delà des terres habitables romain. lie. de son existence, à ime dispute entre plusieurs historiens même, armée la mer Ce qu'on rapet a donné lieu traverser à son dans cette lui imposa un lettres qu'on Rome lui allait lui tribut et repassa porter dans apprenaient que sa fîUe l'île dans , était et la par morte
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    , , , , , VI K 'û SivTpxTtiu tl/S DECKSAU. i-ni roifil^fjîTTx-jo'vç T^/XZV Tr.V fJiVJ , , O-JO^aUlTTiV' 85 Mais l'cxpédilion conlre .es Bretoni une audace luéiuorable avait npCJzoi '/àp tTTïEirj ffTO'iùl il : car le premier TÔv ûxixvôv ij-nipioj tli xxl (n>eu7( Six arparov xotii^(>iv «Ttl :i/.Z; 7r&/£aov* llollc navigua et Qx)xTTr,i S.r)x-j Tr,i s'avança avec une dans l'Océan uccidenlal, mer Allanii<|ue emmenant une année a la guerre à travers la : de s'emparer et ayant tenté qui élail-suspecte v>;(jo« àTTtffTOu/xivïjy d'une ûrrô fieyiQoui par sa gramieur, xal Tcxpctaxo'Jvxv Ttoiiiîv £^tv lie grande dispute et qui a fourni à beaucoup d'écrivains, &)( OVO/JLX où comme X.XI Xo-jOi d'elle ycvoiJiivrii quoi nom le et le récit n'ayant pas existé pas ouo't Q'J7r,Ç ni N'existant TTSTr/aarai avait été forgé, Trfovjyave il T/;v r,yî{xoAxj ['uixxiuv poussa l'empire des Romains hors de Atxirieûffaç oè ol< «i{ ti^v v^tov ix T5Ô> ra/xTt«î àvT<Trc|0X5, XXt XXX'JilTXi TO'J» noxiaïç ,uâ//ov TOÙ{ 7rO/£//.lOU5 plutôt que ayant servi WjJ£/>{7aç ses propres (jcns (Ol'oUî (car rien n'était (oùûèv yàp û Tt xxl r;v uçtov ia6«ïv àTTÔ àvOo'JiTzoj-j inlOr,/.! TJ/oî qu'il fût digne de prendre à des hommes xxxooiuj vivant-misérablcnient et pauvres) xxï nevyÎTWv), -noA/itày T(ii 0>X oTov iooi)).tTO à^>à Aaêùv Icne habitée. dans plusicms combats fxx'/^xiç :^ la Or ayant passé deux-fois dans l'ilc de la Gaule à-l'oppositc, et ayant maUrailé les ennemis mit Gn à la guerre, il non comme , il bfj.T^povi itxfx Toû ^as-t/twî, de leur xal Taçâ^aevoj et ayant établi (fàp-ovi iiVC7,p€v ix Ti^Ç V>5ffOU. K.al xaTa>a/xSâvei àn^ TOJy fùbiv iv il ypx/MaxTX fiO'j-ovTx ôiaTt/tcv Ttpèî voulait, mais ayant pris des otages avTOv 'Pûfir, roi revint de Et il des taxes, l'Ile. trouve des lettres qui allaient voguer vers lui de lui part de ses amis dans Rome. marquant la fiu la i
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    KAisAVOî moi. fif) Kal (x^ya otuTov (i.£V ïcr/z nou.7r/''rov, TTEvOoç* ot?à cpO.ot axi^ixi^'i/^r^on^, toXXa voaoucav vota Kat XeXu[j!.£vyi(;. xm "^^ y^-*? wç tt;*; to 7rXr,0oç àpai/.£VOv Kil^xpa ^v t^fr'vr, xa Ojxo- £ÙOù;, où TcoXXi; ^^ul^nq Pps?''-'*; fXTjTc'pa Sia^vic'xv, eteXeut/jCE. T');v jxiv Sriu,apjro)v xai ^^ ^j/uXacTOoTHc; oIxeiotTiTOç •n:o)aT£iav T7;v (x^y'' ouv 'louÀîav t.v: [îici twv to "Apôiov 7;vcyx£ Tieoiov, Etç xaxEÎ xrjSsuOEÎTa XEÏTat. XXIV. Toîi Se iroXXât xot' Kaicapoç (jleycO.TjV iJ^otj àvayxrjV yeiaccoux oieXovtoç TraXiav, wcTTEp euoOii, Tparou-Evov Twv FîtXaTÛjv, xai pv^YvuTo Ta xoTtTov TOC "/EifjLaoïa, 'PojfjLai'oJv. 01 eo couches dans la ' j ils ctpotTOi aev^^'^i ttep'.Vovteç £;e- yapaxojjxaci Ttov twv aTTO^TcivTwv aùxw (rxpaTOTTESw xai [xiv eiç oe Ttpo; r/p^ airrou TrpOdEi/.cx/ovTO toT; ulet' Tixo'jpiov ci- maison de Pompée. Celle mort ne causa pas moins de douleur au père qu'au mari gés , ouaav TravTa jxlv aoOtç a]^2- û£ ttXeîctoi xai xpaxicxoi KoTTav 'AtxêiopiYOç x.a , Tr,v Sovafxiv ; leurs amîs en furent vivemcnl prévirent que celle mort allait rompre une entretenait la paii cl la concorde dans la république par des maladies dangereuses. L'enfant môme affli- aTliance qui déjà travaillée , elle claîl accou- chée mourut peu de jours après sa mère. Le peuple malgré les tri- dont , buns , enleva le corps de Julie et le porta dans le champ de Mars, où elle fut enterrée. XXIV. César mée nombreuse tiers allé de partager en plusieurs corps commandait, et de la distribuer l'ar- en divers quar- pour y passer l'hiver; après quoi, suivant sa coutume, il était Italie. Pendant son absence toute la Gaule se souleva de en nouveau quer avait été obligé qu'il , el fit marcher des armées considérables, qui allèrent les quartiers atta- des Romains et entreprirent de forcer leurs retran- chements. Les plus nombreux et les plus puissants commandés par Ambiorix tombèrent , Titurius et les taillèrent en pièces ; de de ces peuples , sur les légions de Colla et de là ils allèrent , avec soixante
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    , DE CESAR. VIF. de la fillo orelle 87 de lui : morte accouclianl ci.iii chez Pompé»'. nxpà. Hofinritw. Et une grrindc douleur iiyt DouTriiVoi» «urèv uÀygt. Sk ol s'P!)ipnra , K.a(ffapa* ttoLÏ St fÛ.Ol 9MnT9.p'Ji-/Qr,9V.'i comme ffolcTe^avvoTOÛTav rà «//«. <l«' Césnr : étant brisée la parenté qui niaint«'nail en paix et en accord malndc répulilique la En-ellct l'(Mif;u)t d'ailleurs. «o/it"eaM-nd aussitôt mcturut, cùflù{ ircXsxjTYiaSf ajant vécru non beaucoup de jouri :ro)iàç fifûpxi iia.!^r',yxv ol) aussi et l('u^^ aniis fiuvnl lroul>lé8, y yu)affffoyff*j{ £y etp»îv>j x«lô//ovoiflt TT^v de pDiDpéc lui-même, une grnnde et fÂtrù r-^y fir,Tipx. après sa méi*c. Tè ^èv Toutefois cri tt).^Ooç ^Ix TîJv or,ijûpy(^v TÔ TTîoiov v^vt'/xiv eiç en Xpnoj dcjiit des tribuns la porta au xx xîtrxt £xit x/;ûeuOîtora. XXIV. ToO multitude la ayant enloé Julie io>lav ocpv.iisvo'j Ti^v champ de-Mars, repose et elle là cntorréo. XXIV. Cependant César cï Yixivxpoi ayant partagé par nécessité ûteidvTOç xttTi àvây>«y7v on plusieurs quarliers-d'hiver ri)v o'jvaixiv oZcxv fisyû).r,v /joT} , auToû 0£ rpxno/xévov Ttpôç TYjv el IzxÀÏav^ ficv comme rx tûv TalxrHiv àveppî^yvuTO xjOiç ri yttixièitt , avait-coutume, et , de grandes :irmées allant-çà-ct-là détruisaient les quarliors-d'hiver, et attaquaient xat -npO'Jtuûyovro rotç yv.pxx-oixxvi il lous les peuples des Gaulow se soulevaient de-nouveau , xxi fiv/x/oi rrpxroX -rrtptXôvzt^ «Ç^KyTTTOv était déjà nombrouse, lui-même étant retourné •vers l'Italie, itarzsp ei'LOztf icivra son anuée qui rûv 'PotpLxifuj. les retranchements «les 'Romains, nombreux Oî Si TrietTroi Mais xal xpirtnrot Cl les ydus puissants les plus ré5vàTt(WT3tvTwv/jteTi*A/io(dp£yaç des révoltés avec Ambiorîx 5té^0«tp«v fiiv taillfrenl-en-ptèces Kérrxv kxI Ttroûptov Cofta et Titnrius 7TpxT0TciSu avrâl" avec mptax^évrn puis ayant entoure l uupis^vtv ôi letir (ie six cnnip lui-même myriades d'hommes :
  • 94.
    88 KAiiAi'or Bior. ^cj»Octpav xhùt Im Ktx^pcovi xi-v^oi (xuptacriv î; icepioyivTef; ÉTToXio'pxouv, xal (xixpôv dîTeXiTOV ^,p'/;y.£vat TeTptij|X£vo)V aTTOtvTOJV, xai Trapà Suvaatv Otto 7rpoO'jjj.(a; ^jx'jvo- xaura tw Kotfaapi (xaxpiv ^vtt, Tr/éo); p.c'vwv. 'liç 8' rjYYeXy) £7ri(TTpev|;aç xït^ xpaTo;,cvjv- xal auvaYaywv lirTaxiffyiXiouç touç (yuixTravTaç, ysTO Tov Kix£p(ova Tooç Trjç TroXiopxi'aç ^;aipr,7<Ju.£Voç. ).iopxo'jvTaç oOx e)vaO£V, àX// à7r/^vT0)v wç i?,Tret- ro- 51 àvotpTraTO'XEvoi Tr.î , 6âiyot7)toç xaTa'ppovr'ffavT£<;. KàxEÎvoç èlan'xzoy/ Gtte^S'jvev àît, xal yojpia Xaêwv eyovxa rpoç xoÀXoiiç (ji«/ou£vo) e7:ir/)8£ioj<; cppayvuTai CFTpaTOTreSov xai [xa/r,ç It/e touç £auTotJ |x£t' oÀiytov, àvayaYEÎv Ss xov yapaxa xai xi; iruXaç àvoixocouEÎv wç 7raa*/)ç, ^EOoixoTaç r,votYxa^£ xaTacppovr,Oyjvai orpaTr.Ywv , u-s/piÇ ou • aTTopaSrjV ôtto Opaco-jç TrpocêaXXovTa; £T:£;eXOo)v IrpÉ-j/aro xa't , TToXXoUÇ aOTCOV 5l£o0cip£. XXV. mille TouTO T^ç hommes xwv TToXXâcç àitocrcàcEK; lvTa36of FaXaTÔÎv assiéger la légion qui était sous les ordrea de Q. Cicé- , ron, cl peu s'en fallut que ses retranchements ne fussent forcés ; tous ceux qui y étaient renfermés avaient élé blessés et se défendaient avec plus de courage que leur état ne semblait le permettre. César, qui était déjà fort loin de ses quartiers nouvelles bler en tout que sept mille pour hommes marche levèrent le siège et «on petit nombre et se croyant sa , il fit ; et, n'ayant pu rassem- la plus fît semblant de fuir, grande diligence il ne put dérober allèrent à sa rencontre, méprisant , pour ayant appris ces fiicheuses dégager Cicéron. Les assiégeants, à qui aller tromper, , revint précipitamment sur ses pas , sûrs de l'enlever. César, afin de les et , ayant trouvé un poste m onde commode armée nombreuse il fortifia son camp défendit à ses soldats de tenter aucun combat, fit élever de grands retranchements et boucher les portes, afin que cette tenir tête , avec peu de , à une , , apparence de frayeur inspirât aux ennemis encore plus de mépris pour lui. Son stratagème lui réussit; les Gaulois, pleins de confiance , viennent l'attaquer, séparés et sans ordre sa troupe , tombe sur les : alors Barbares qu'il met en fuite , il fait sortir et en fait un ;,Tand carnage. XXV. Cette Tictoire comprima tous les soulèvemeots des Gaulois
  • 95.
    , , , l , , , VIE DE CESAR. S9 TÔri-ffix (tô) ûïri Kixî/îwvi hi lûgiuii èlT0)td/5X9'JV ils /';issiéi;caicnl , xxl «niÀtrrov yiprjy.ivxi /'avoir prise ùrrà T:poO'jy.iui ùfjL'jvo/j.iv(at raOra et se les de force Romains ayant été blessés défendant avec une ardeur au-delà de leur force. Or dés que cela fui annoncé itxpi. Sj-jxfÂiv. 'ûç 0£ de peu cl faillirent fxixpb-j xarà xpâroj, tous xxi sous Cicéron i^/yiiyj à César éianl loin , étant rcvcnu-sur-scs-pas vile x«t (Tuvaystywv tojî ffû/i7t««Ti<; ayant rassemblé cn-lout et sopt-niille ^TCît'yîTO îÇ«t/9/:a'd/xîvo5 il hommes se bâtait devant délivrer TÔv Ktxiporjx rZi TtoUopxixi. Cicéron du siéye Oùx Mats éAstO: (^è TOÙÇ TTOitO^XOÛVTaÇ xaT«ippov>{7avT«ç Kat qu'il soutenait. n'écbappa pas aux assiéjjcanls , mais W» CfJXplZXlÔlXtVOl il ils comme , T1^5 3il7dT>JTOî. venaient-à-5a-rcnconlre devant /"enlever, ayant méprisé ce petit-nombre. Et celui-ci èxîTvoî iÇxTrarûv les trompant >nifs)-/îv àtl, fuyait toujours, xxl Xxèù-/ y^ftipix et ayant pris des postes i'/^O-JTX èTTlT/J^îl&Jj disposés avanlagcuseincnl /ia;(0^u£vw pour quelqu'un combattant n/50^ 7ro)./oùç /iîrà èXiyoiv , contre beaucoup avec peu, fpiyvurxi TTpxTOTtfiûov" il fortifie xaî £t;^î T0Ù5 £xuToO cl il son cam[) retint ceux, de : lui de loul combat mais itJxyxysX-^ tôv y^xpxxx xal avotxoôo/ifîv rà^ 7rj).X4 il de construire des portes et comme aTpXT/J'/CJV )(.XTX^pOJr,Qr,-JXL' l^iiXpi-i ou Ca£$£).Owv Ùttô Opiaoyji 9TzopxSr,-j ayant peur, s'ellurçant d'être méprisé nnl-en-fuitc les ennemis aitaquant eu-désordre par audace , et détruisit XXV. TOÛTO : jusiiuàcequc^yanlfail-une-sorlie il npoîSâiiovTaî les forçai d'élever le retranchement XaT£7Tdp£7£ XXV. les beaucoup d'entre eux. Cela abattit noiubreux soulèvements
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    90 kAIIAI>0£ BIOZ. xa 7rpo7£/it)v '5;e(»)çtoîc; Twv àiroXtoXoTwv àvT^ L/.0)TaTO'.Ç Yî'vE'TlV 7ro).£^wv lx£Î £x |jùv rtst tt;^ FaXotTiaç. TIop^o) 5i touto)v aï 7:a).ai xaTaÇtÇ/.r.jjiévatt Xûu'ja xai v£fxoj/.Evai / ^^-tv 2; "Ira).?»; ^^p Tay^-*'*» noy.TTY,iou Tpi'a oluxÎû ouo ypiqaavTOç, Iv ol VEoooXXextov ^x TfTw 6a»* «'jTov Ildt^ov vsoiTepiaixoî;. Kot oiît twv ouvaTO)TdfTO)V ivîpôiv Iv tou; fn/t- àçT/tX TOU Ul£Vl<TTOU Xïl XlVOUVOWETTaT'J'J TWT^ (xvE^aivovTO, ^ojsOcîcai |a£v ttoX).?; xat r/i/.(a TravTCtyoOEV ^ttXoiç à6potffO£Î(7i, UHyaÀotç 5È ttXoutoiç eÎ; TaÙTO Tcrn auvEVE/OEÏffiv, lrr/)poûi; ol ttoXeci, O'jîE'jlCoXoiç ce yoipai?. 1^ Sa xat yEiuôivoç oputxol i7,£voi {/.3V , wpa Trayci Trorautov, xa vt^pEToTç àrr'WCErpva- xal TCEûia y£taaa^5oiç l7rt).£Xiuvaffuiva axExaapxoi ^aOst yiovoç aToaTroi, [xatcov TrapaTpsTOiJiEvwv dans ces quartiers-là tait à(7a'5-ia to) 51 Si* ttoX)."); IXwv xat Sew- TrooEiaç t9;<; , il voyait quelque aiouvemenl à craindre. Pour remplacer les léijions qu'il avait perdues, venu pée, et la , dont deux trois d'Italie, lui il avaient été prêtées par en lai Pom- troisième venait d'être levée dans la Gaule aux environs du Pô. Cependant on Gaule tt/'A- César, pour en prévenir de nouveaux, se por- ; avec promptitude partout où était xai ir^ , vit tout à des semences de révolte coup se développer, an fond de , que la les chefs les plus puissants avaient depuis longtemps répandues en secret parmi les peuples les plus belliqueux, et qui donnèrent naissance à la plus grande et à la plus dangereuse guerre qui eût encore eu lieu dans ces contrées. Tout se réunissait pour rendre terrible la : une jeunesse aussi nom- breuse que brillante, une immense quantité d'armes rassemblées de toutes parts dont ils avaient , les fonds énormes qu'ils avaient faits s'étaient assurés, les lieux fait Icui s retraites : les rivières étaient glacées pagnes inondées étaient on , était d'ailleurs dans les places fortes des torrents le fort ; ; ; les chemins , ensevelis sous des monceaux de neige, ou couverts de marais d'eaux débordées étaient impossibles à reconnaître. , ïis de l'hiver de neige les cam- les forêts couvertes comme , presque inaccessibles dont Tant de on et diffi-
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    , , , , , ,, VIF. TÛv raiaTûiv èvrauOa dosGaulois cl nXJTUyÔSS Tî , , DR CKSAR. Kxt avrbi ToD yiifx&voi, l-nifOlZ''M.I , 91 rfe là , César lui-même pendant rhicr, allant dc^-lous-cùlés et surveillant xarl TTjSOTî/'jJv oÇ/'jj; vivement les innovations. Kxl yàp >fxîv Kn Tpt'a ri'/fMxrx «ùrii î? trdis lésions <'lT«'t étaient venues à lT«>^fa> àvrl Twv à:Toiaii)dTwv Pompée èx TÛV jno aÛTÔv zr,(; ru/.xrîui lui une ayant été nouvcllen>cnt-lev6.^ de la Gaule aut(jur du Pô. mpl Ilâoav. Mais loin de ces pays «p/at se montrèrent les Toù fxv/hroM xalxivûuvwoiTTir ou TÛV Troiîuwv en ayant pr(îlc deux et Tlôppu 0£ ro'JTWv àve|)X(,'vovTO al perdues, les de celles qui étaient sous Iv Si v:o7jîl/flKTOy ix lui d'Italie pour remplacer de la dcs guerres de £xjï, X'xzxîit/.r^ixi-jxi TtûXxt xp'j'^x semences [leusc plus grande et de la plus pcrilla jetées depuis-longtemps en-secret et entretenues honunes oià Tciv àvopwv ouvxTtirrâTCiJv par £V TO'î 'jijS7l IXXj^lfiOiTXTOi.i ilans les races les plus belliqueuses, , les semences les plus puissants fort! liées par une nombreuse jouiiono et àO/îOiïÛiïfft 7ravT«;^dOiv fjLiyxyoïi ôè 7t/oJTOi5 auTÔ îuv£vî;^0àlyiv etj tô t(j;,^Uj5>'.rî ci 7Td).£ffl , par des armes rassemblées de-tous-côlés, et par de grandes richesses réunies dans le et même par de fortes lieu, villes, y'Zp'xii 05 ou«,a6diotî. et par des [)ays difliciles-à-envahir. ToTî û£ xai Trâyot Et alors Ctpx ystfjiôivoi , Ttorapnû'j y.xl cp-jULol dans la les glaces des rivières saison d'hiver, et les bois ànoxsxpjtxfjiéjoi vi^iTOc^ couverts de neiges, xal Tttûix èratXtXifivMjfAivx et les plaines XiiH-xppoUf par xal et d'un côté les sentiers 7t»j pLtV XTpXTtol méconnaissables xrixfixproi ^ûOct yiojoi ttrî et -xoIa-^ convertics-cn-marais les torrents par Mxftix et la profondeur de la neige, de l'autre une grande incertitude Tîjç TTOpe/aç du chemin f là c/câv k:c( |itu/K«CT«M wtravers les marais et les cours-d'eau Tia/Î X 7/3 J .T0/4Cl»»V , débordés
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    KAIIAPOÏ BI02. 92 racriv loo/touv«vETriy tipy,Ta xai KapvouxTvoi*. OuEpY£VT(^pi; Tb 51 cutjiTrctv Tov ou y Kaiaapi xi TÔiv dt^icrToijxivojv roiiîv. aiptOetç xpaxo; Elye tov> ro/.cjxo'j Fa/aTat, Tupavvioa ooxovvt» TraTepa TrpaTTeiv, «XTréxTEivotv. XXVI. OuTo; oov £Îç TToXXà 5ieX(ov -nfjv 6uva;/iv u-Ép*/; a/pi 7ro)vXooç éTriaxr'fTaç f.vEaovaç, (oy.EiotÎTO t^,v Trépt; «Tra-rav. TTpoç TOV 'A papa* TCi)v P(ou.r (7uviarTa'/.£V(i)v, ' •' i X£|X(o xexXiijlsvojv oiavooooEvoç Kaicapa cuaTracav r Itti £Î jxixpov [xèv cj/o€oi t};v apiaxa yp^aOai [ôoxwv] toÎs Trpbç è'/biçeij Talç 'wv tw lit Nuvi xoO.Efxov, èv tto£•.; TWV D.0LZ>p6ziÇ>0'. *lTaXiav xiziir/O'^. xaipw TtE^uxwç KaÏGap, aaa "/;v/i CcTEpov îr.^ii, Kaî^apo; TOV llJLOuXlOV EULTTECOVTOÇ 7ro'),£aOV, OOX Sv êpixôiv £X£ivo)v , h/v.cv.i I i FaXariav. "OrEp , xa , K'.jJL- 6 Tract o* aaXirra Tfo TruOscOat r);v àro'cTaîiv et apaç auTaïç ôooîç âç 5i9;X0î, xa pta xa Ta/si t7ç tto- cullés faisaient croire aux Gaulois que César ne pourrait Entre les nations révoltées nes et les Carnules , les attaquer. les plus considérables étaient les Arer- qui avaient investi de tout le pouvoir militaire , Vercingélorix, dont les Gaulois avaient massacré le père, parce qu'ils le soupçonnaient d'aspirer à XXVI. Ce général après , la tyrannie. avoir divisé son et établi plusieurs capitaines, fit entrer dans cette ligue tous les peu- ples des environs jusqu'à l'Arar; tement les armes à toute la Gaule il , civile, fois les il pensait à faire prendre subi- pendant qu'a Rome on préparait un soulèvement général contre César. féré son entreprise jusqu'à ce armée en plusieurs corps Si le chef des Gaulois eût dif- que César eût eu sur les bras la guerre n'eût pas causé à l'Italie entière moins de terreur qu'autre- Cimbres et les Teutons. César, qui tirait parti de tous tages que la guerre peut oûrir, et qui surtout savait profiter n'eut pas plutôt appris cette révolte générale dre un instant ; et , reprenant les , les qu'il partit sans mêmes chemins avan- du temps, per- qu'il avait déjà
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    , , VI K iiôxoD'J itoiiXv DECKSAR. Kaiixpt scinhlîiicnt rà les /orctrj TÔJv à^tTTX/jiévciJV. orj-j àf£l(JTr,/.îi 93 rendre à César lout-à-fait inallafjuables Itxv7xny.7iv xvsT:i/î{pr,rx UoXXà. //îv , , des rcljclles, Certuinenient beaucoup de tribus fûXx s'élaient révolloes, , ApZip'joi Si xal KapvouTÏvot mais Arvcines les et les Carnules étaient les principales. T^axv iTpôjyri/jix. Oùi/syîvroptÇ et xlptdùi Et Vercin;^éloi ou Fx'jxzxi à-nixTStvxv (hujuel les Gaulois avaient lait-péi rcv Tzxripxy ^oxoDvra le ifpxrrsij rupxvvtoa, tlyî de Ty)v Sitvxijiu o'jv /J^^P'Î > ir tyrannie, la la guerre. (lelui-ci donc ayant divisé ses forces en |)lusieurs parties, cl ayant mis-à-leur-tèle plusieurs chefs iro).)oùî r,-jt{j.6-ixq t^v fcjxstoÛTO KTraffxv de XXVI. 5teiwv Ttoi^à ei<; , père, qui paraissait fair»^ ToD 7ro)«,uou. XXVI. OuTOj ayant élé élu avait toute la force xpiroi iv/xTfxv t'o ix Tripi^ , s'attacha tout le pays d'alentour, ôixP'' "^^'^ nexip.hù)v jusqu'aux lieux situés T^pOi TGV Kp'jpx vers l'Arar, , songeant Jtavooyujvoi, Home ceux à 9vp.TtX7X'j iirl £1 contre César. Laquelle chose tTrpxÇe flUpà.) U7T!pQV un peu , dans r€i'i âv nxriiyo'i Nuvi ûà /i£v saisi l'Italie. Mais alors César [paraissant] profiler très-bien XpTQaOai ôpiata nepuxài; Ô£ guerre civile, la auraient IraXtav. K.xlaxp [ûoxôiv] Kàaixoî; Tipô; TiôXe^iov, {ià).icrxa xaiptô, de toutes et ayant levé ôir^XOe, %a iKiteifàuËvo; tolç ^apodipoi; par et choses pour avoir appris dès dpa; txiôpei, ajtaî; ô5oî; â; les la guerre, né pour UA'er surtout de rocca>ioii â;jLx Ttô iTv6é(j6ai ttiv àiïoa'ca'Tiv •cotïç eût faite que celles causécs-par-les-Cimbrcs Ki/iêptxwv ty)^ s'il tard des terreurs non moindres O'jx i'/.xfp6Tipoi huthtàv |)lus César étant tombé 'E.xivxpoi i/jLTîSvovroi foZoï , toute la Gaule rxXxriuv ïixhxpx. 'ÛTzep se liguant déjà à éveiller parla guerre lys(p:i'j T'ô 7roié/x« le les /e la rébellion camp avançait, m»lmes routes (ju'il [versées, avait tra- ayant montré aux barbares
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    , KAIIAPOS Oi pefaç 5iât ToaouTou yciatûvo; d((Aa/o; aÙTOïç y) evxaoOa Xujxaivojxevoç i7riCc'.;aacvo(;toîç ^ap^ctpot; , 4f xai irjTTjTo; ?7r£t7i CTpaTOÇ. 'Ottocj y^? arveÀov ûtaSuvai twv rap' auToO ypovo) ro>A(j) YP^f^F'-^'^Pt'^?'^^ dcTTiatov, BlOi,. jjlstoc IwpÏTO 7ra7r,ç aoxwv xai (jTpaTiî;, atxa r7,; êxxotttojv xi '/J^^s'^^ j il^V' /wp»^ xaTaTrpc-j/OjjiEvoç 7:o)v£i(;, àvaXajxSàvojv xouç (jLETaxiOîjxévoui;* jxi/pi Aîooufov * xo xwv /.al êOvo; è;e7roXeao)0y) irpo; auxov, ot xbv dfÀ/.ov ypovjv (xvaYopsuovxEç aOxoùç 'Povjiaiojv xai xi;jloVx£vci oia- ào£)/^oÙ!; rtpsrwç, xox£ ci xoïç àzoffxàxaiç rpoTY^votuvot, Kaiffapoç «TTpaxia 77£pi£(7T/;cav aO'jaiav. A'.07T£p 7:o)3.yjv /.ai t7; /.ivr'-r-/: IxeTÔîv UTTEpÉSaXc xà AiYYO^iïtà^j pojXoaEvOç al/a^Oai xv;ç 2r,- xouavwv, cpiXwv qvxo)v xai 7rpo/.£itx&vo)v àXXr,v FaXaxiav. 'tLvxouOa 8* xwv aùxoî x"7,ç 'IxaÀia;; ttso; t/v TroXEULiojv iTxiTrîTdvxojv xai 7r£pi(7/ovxo)v jxupiàsi 7ro)Aaï<;, èpar^ciaç ^laYojvicïa^Oai, xoîç ijLEV ôXoiç xaxaTToXtjxwv IxpàxTjtre, /po'vw txo)v).w xai c^ovoj icnus , hiver il fit si voir aux Barbares, par la célérilc de sa courrier fût venu en un était parti , , et ils le temps beaucoup plus long du pays , plus grande distinction ront dans la ligue commune , le troupes. César fut donc obligé de verser lé pays des Lingons amis des Romains Là , lui , , ; mais environné par les ennemis un combat long les Éduens, et avaient éié jeta décamper promptement de , quand se révoltèrent aussi et enirè- pour entrer dans et plus voisins , Romains découragement se l'Italie que dans ses Ct de tra- celui des Séquanais le reste de la Gaule. qui étaient venus fondre sur lai avec plusieurs milliers de combattants vigueur, qu'après il détruire leurs places fortes et qui jusqu'alors s'étaient appelés les frères des la lieu d'où voyaient, arrivé en peu de jours avec toute son piller et ravager leur avec a eût paru incroyable qu'an simple Il recevoir ceux, qui venaient se rendre à traités marche dans un rigoureux, qu'ils avaient en tête une armée invincible, laquelle rien ne pouvait résister. armée xaxa- , il les et sanglant , il oharge avec tant de a partout l'avantage
  • 101.
    , , , , vu: |3tst xx x%'^n xr,i Txoptixç '' ày}TT>jT05altroXç. yip ^v >:tou yî/ov .> 95 par la violence et liiî lel la vilcs&e in incible et irrésisliltic où ('ar «TttffTOV il était pour <ii. incroyable ^pxfifi.xxofopov un messager ou un courrier aUTOÛ >î Ttupù, de sa [marche hiver, qu'une année s'avance, îTtetfftv rsrp'x-zbi; j.y^Oi AOtï j cksah. dans ClX TOffO'JTOU yU/lâfJOi, ; dl: , , de ceux (i'auprés de '?Ovxt TioXXù être parvenu en xpàvu, la /x<Tx 7ri3T7î T>ïç orpartâî , Jlu//a(vo/A£yo« â/xa X'-^p^i acuTbiv il lui beaucoup de temps, vu était avec toute son année, ravageant à-la-fois les pays d'eux x«l è/xd;iTWv T« -/^upixt et détruisant les places-fortes, •AXTXiTptfo/JiVJOi nàXeii soumellant àvx).a/z€âvcijv accueillant ceux l^i'/Cpt' <<^^ 'ô tOvoj ol TÔv a/iov passaicnt-dc-son-cùté «]ui jusqu'à ce que TÛV Aîûoûwv iÇîTtoie/jicôO/j lesquels le reste proclamant frères des ^(a7r/9£7Câ>{ , et Rwmains honorés avec-distinction, aux rebelles, îr£/5t£ffT>;ïav TroÀ/'^v àOu/xiav jetèrent un grand découragement (Lins l'armée xcvyJTa; È/iïûcy ûw£^£Saii Ta Aiy/ovixà, pouAo/x£»o$ du temps soi mais alors s'élanl joiutâ 1tp07-/Vjàp.S'J0l T0Ï5 à:t07TâTaii, /.ul peuple le se mit-en-guerrc contre lui, npbi kÙtov, '/^pi'iO-i XXl T(/XÛ/XSVOl àiÔTisp même des Ëduens à.vxyop€ÙovTtç aûravs TOT* 5« les villes, de César. C'est pourquoi aussi il él;i ni parti de-là, traversa le pays des-Lingons, voulant toucher â'}jca<}o(i celui des Sé(|uanais 5vTwv xal ^c'/oiv (|ui TLpoKiifiivctiv Tfii IrxÀc'xi it^àç T)^v âÀAr;^ FxXxrùx'j. Evraûda ôà twv TtoJis/AiVv 'nT(7T£7ÔvTcav aurai élaieuL amis et placés-cn-lélc de Tltalie eu-égard au reste de Mais là les la Gaule. ennemis étant tunibcs sur lui XZl TtCptO^MTWM et /'ayant enveloppé IcoÀ^alf /Âuptâaiv de nombreuses myriades d'kommêêf lui s'étanl empresse de combattre, ct-rles il vamquanl eux eut-lc-dessu6 au-total
  • 102.
    KAIXAPOI BIOZ. 06 Xyjvai, xaSeixvjO'j^iv 'ApÇ/pvoi ^ivioiov Trpô; lepw xptjxaixe/'yv, Kaiaapo; Xatptpov, *0 OeaiaixEvoç auTOç 8-^ (o; Siaore oaTepcrv £}x£i- xai twv çO>o)v xaOeXeîv xeXeuovtojv, oôx eîaasv, Itpvv , -/jyouuLEVo;. XXVII. Où àX).^ xÔte TÔiv 6ia^uYovTO)v ol ttXeT'Jtoi ;j4Ti |ji.r,v Tou [iaatXeo); îiç ttoXiv 'AXrjaiotv* auvs^uvov, xai TToX-.opxovVTi tauTTjV Kaicapi, ooxojaav àvaXwTov xai TrXr^Oei twv O xivSuvoç £^o)0£v. àôpoidÔEV, ÊV elvai uEy^Oei Te Tsiyôiv à7roixayou.£vojv, iTriTiTTTEi TravToç Aoyou ;;.îi^wv yàp v^v ^xov é^TrXoii; êv FaXaria xpaxtcrrov àro etci Tf,v 'AXr,(;iav, tôov rpiaxovTa èOvwv tx'jpiàoE;* aï ô' ev auTTJ tcov (xayoasviov oC»x eXoittove!; yj-rav ÉTrraxaîocxa (jLupiaôwv w(7T£ Iv (xecoj ttoXe^oj tocoutou tÔv Xr,u.(X£vov , et met en El xaTci- xai 7roXiopxouu.£vov àvayxacrOrîvai oitt^ "^V/j "P"^^^- XÉffôai, TO (xâv TTpoç T/;v 7:o)av, lo o wç K'X'.rj'ïÇT. aï 8uva(X£i;, (tuveXôoiev fuite Baroares. ces àito xoixiot] twv £7:&Xr,XuOc>":ojv, semble néanmoins Il twv oia7r£7:paYjX£vojv qu'il y recul d'abord quelque échec; car les Arvernes montrent encore suspendue dans un de leurs temples une épée pouille prise sur César. rire ; 11 l'y vit , qu'ils prétendent être une dé- lui-même dans la suite et ses amis l'engageaient à la faire ôter; mais il ne le ne lit qu'en voulut pas, qu'il la regardait comme une chose sacrée. XXVII. Le plus grand nombre de ceux qui s'étaient sauvés par parce fuite se renfermèrent avec leur sur-le-champ l'assiéger, roi quoique dans la la ville d'Alésia. César hauteur de ses murailles et multitude des troupes qui la défendaient la fissent regarder la alla la comme un danger dont on ne il se vit dans donner une juste idée. Ce qu'il y avait de plus brave parmi toutes les nations de la Gaule, s'étant rassemolé au nombre de trois cent mille hommes, vint en armes au secours de la ville; ceux qui imprenable. Pendant ce siège, saurait étaient renfermés dans Alésia ne montaient pas à moins de soixante- dix mille. César, ainsi enfermé et assiégé entre deux armées santes , ceux de de se remparer de deux murailles fut obligé la place , , l'autre contre les troupes qui étaient secours des assiégés : si si puis- l'une contre venues au ces deux armées avaient réuni leurs forces
  • 103.
    , , , , , , VIE DK CESAR. 97 ayantdompté les barbares 7to)>ÔJ x«ov(u tooÇs 'J£ xarà [na;^e- avec beaucoup de temps et de car- xal ydvw* mais àp/^ici sembla au commencemeiit il xai ff^ai^va^ Tt, avoir échoué eD quelque-chose xxl ApZip-joi Siixvùoxtat et les Arvernt's X'.ffîOLOV une pi'lite-opéc /.pt/jLÛfiivov itpbi lep'^ r'jç Sri O suspendue dans un temple, t comme ('(mIcs une dépouille de ('ésar, ).i^jpov ILaiffapoj. a-jTÔ» QixiifiivOi 'jvnpov i'xtiSixis xai Tûv ^ ^Aeuv , montrent l.aquelle il lui-même ayant vue plublaitl sourit, et ses amis /i/«uovrwv xaOeisîv /'engageant à enleer elle, OKx e*u7tv il , Yf/OJ/iivoç Ispév. XX VII. Ow àXXà fXYiv la (Tuvéyu/ov /xerà toû âaiiiiwç AÀrjalxv eli itôXiv «{wOiv Kaiffapi alors se réfugièrent avec leur roi et la ville d'Alésia, un danger plusgiand(7wetoutrécit tombe tlu-dehors sur Cébar qui assiégeait celle-ci, TtoÀiopxoûvTt TaÛT/;v, àoxQ'jix.v «Tvai [)ermil pas,/«jugcantsacrce. /t? plupart de ceux ayant échappé dans f xxl xivôuvoç fiei^ojv Ttavrôç idyou èTTlTtlTTTfl ne XXVII. Cependant to'tc paraissant être imprenable àvsc^UTOv Il par la hauteur des murs xal nAvi6s( tûv àno/xaxofiivuv. et par le nombre des combattants. *0 yà^ :^v xpXTl9T0V «V la^area Car ce qui ùQpoivdiv aTrà tûv tOv&ty, rassemblé des différents peuples, >rxov èv OTiictç ciç T/jy dans AA/jaiav OÙX Tûv ir)ffav /jLSt'/^OfjLhuv cv venu en armes vers Alésia, au nombre de Irenle myriades rpiâ-KOvra. fj-upiioii' a ci était brave était le plus Gaule la aùry? è)âTTOV£ç et celles : de ceux combattant dedans n'étaient pas moindres iltTa.Kxicixx fiuptiôuv' que dix-sept myriades : (WJTC Tov K.a(7apa de sorte César xxr€ir,fjifihov xal Ttoito^xojyoïfivov surpris et assiégé iv /iéau TOffoOrou Tto/i/xoi» au milieu d'une àvayxaaOï^yai irpoSa^éffOat avoir été forcé de meitre-devant-lui Ta /icy n/s6ç t^v itdiiy deux murailles, du cùlé de l'une grande guerre si la ville, TÔ ôi ànà Tûv inclYjXudoTwy l'autre du cùlé des Mv Tùv xarà aÙTÔv comme les troupes ôiaTTiTTpay/Aivwv xo/xt8i^ (t al ôwvâ/ui( 7uyi>0o((v« Vig DK César. assaillants de , lui étant exterminées entièrement, si les deux armées se réunissaient. 7
  • 104.
    JUUAPOl i)8 BIOX. xotO' a&TOv. Aiàt TcoÀXijxrv ouv elxÔTwç 6 Trpô; 'AÀr,cr(a xivôuvo< fcr/^t ôo^av a>ç v(ov oùôtlç, xa 5£iv^,"roç ptaXiaxa TrapaT/Ojxcvo;* XaÛeïv Tobç Iv <ju[x6aXotTa toXjxt,<; ?pY« ttj ttoXci Kaiaapot xoei TrepiyevôiJLBvov • ô' , oia xôiv àyJ^av àyJr- av tiç &anjaaatit tô xocauTaiç (/upia7i |j.aXXov 5i xai tcjv 'Poijxauuv Où Touç To irpoç rJjv ttoXiv teï/oç çuXàrcov'a;. TjgOovto t^jV vtXYjv, xoTTSTOV •pvaixtov TCoXXouç (xèv (jLepT) 5' atjxaxi ToXXouç àxouaOr,vai, OeaGa|X£V(ov apa xaxi Oâ-repa àpYupw xa XP^'^V twv OoTwç 6ioK ^j 5â ô' , £x7:tojxaTa xat 'Pwjjliuov eiç to (7TpaTÔ7rci<y» xojxi- "coaauTT] ûuvajiLiç wCTrtp eiwuXov tSv TrXeicTwv r^ ovtipov êv ttj {xa/r, Trscôvxtov. T^v 'AXrjdiav e/^ovT£ç, oùx ôXiYa irpaYjAaTa 7:apac^dvT£; c'en était fait devant Alésia de César. Aussi acquit l«i , eitréme auquel le péril à plus d'un titre tée; c'est de tous ses exploits celui où il , la gloire la montra le le plus d'habileté. Mais ce qui doit singulièrement que Oupeoùç xéxocjjlt.jaévou; Trecpupaevouç ôcapooco^, Iti fjÇpàviaTO xai 8ie7r£!j.opr,TO, Ot *^àp TrpoTcpov xXaoOuLOv £x T^ç 'AÀTiaîaç àvopôiv xai t| oxTjvàç raXaTixàc; vtzo ^op.évaç. xaii; £;oj d'hommes qu'après étonnant encore du combat n'aient élé instruits les assiéijés milliers , les , ; mieux méri- surprendre , c'est a tant de et ce qui est plus qui gardaient la muraille avait tirée contre la ville, u'apprirent sa victoire exposé plus d'audace ei qu'il livra qu'il les eut défaits Hocuains fut il que par que César les cris des habitants d'Alésia et par les lamentations de leurs femmes, qui virent, des différents quartiers de leur camp une immense la ville des cuirasses souillées de sang ses. la , les soldai romains emporter dans quantité de boucliers garnis d'or et d'argent, , de la vaisselle et des lentes gauloi- Toute cette puissance formidable se dissipa et s'évanouit avec rapidué d'un fantôme ou d'un songe; car dao6 le ils périrent presque tous combat. Les assiégés, après avoir do&né bien du mal à César
  • 105.
    , , ME Aià noÀÀà DE CESAR. ftèvorè Aus!>i 99 5UU8 plusieurs rapporta le ilangcr devant Alé&ia cul Je la gloire à-b(iti-(iri)it cuinnic ayant suscité des actes d'audace et d'hahilelé, aucun des autres tels-({ue cunibltts: mais surlual od s'étuunera Césur avoir été ignoré de ceux dans la ville ffu/xêa/dvTa en-étanl-venu-aux-mains 707»Jzuii jiKipiiii raXi îÇw avec et xai •nipr/fjô/ievov' ayant élé-supérieur et plus qui gardaient le du côté de où Car '/ùp r,70ovTO de npOTipo-j y; x).auO/Aoy àvcpeôv avant que le jiies gcniisscnienl des hoin- feiumes qui avaient vu certes de diverses parties de la beaucoup de boucliers ûpx Ocx3xy.iyù)v ue s'aperçurent pas la victoire d'Alébia A>ï;9^a{ xuTx rà mur la ville. et les lamentations des xal xoniTOv '/uvxuôjy ix Ti^$ ils : encore de ceux des Runiains 71/905 TriV 7idA(y. Vr,J )iiKr,V [dehort de myriades celles du tant Iti/aa H-^P^ TTO/ÀOÙî /i£V Ov/SiO'J^ K*X07/X)7jBlévO'J5 7.pjÙp'jt A'A )^pJ9ii, ornés ville J'arj^'ent et d'or, beaucoup de cuirasses •KOAkoiji 01 Oojpa.xxi et ne^up/iivoiti ulfMxri Souillées tTl 0« iXlt'MfXXTX et encore des coupes xat 7/))và{ Fa^aTCxà; et des tentes Gauloises, XO/XtÇO/ZtV»» ÙtTO TCÔV Pw/Jty.vUJV emportées par t6 77/9X70 JtiJov 4(5 dans , T07«U7rj les Humains camp avoir clé enlemlus. âxousOVjvai. il le de sang, Celle oitvx/jiti si -jr'nde puissance ';yayt070 xat ûux«^o/9/;70 avait dis[)aru et s'était dissipée oGt*»5 ciiui «linsi ^o-Ktp cràoiÀov :^ o-fSipo-J Comme un tantùme ou un , la tV 71^ dans MKZ!»' oc t;(0V7«5 T/jy Â).)r,7l«v , songe, plupart étant tombés 7{iy Tt/tiaTwv TC«7dy7wy 01 ra|)idement le combat. Mais ceux tenant Alésia, ayant suscité a eux.-uiémes «ai Ik.Ac93cp( et a César
  • 106.
    , KAIIAPOI BI02. 100 iauTOÏç xaKaiaapi, xeXoç TrapeSoaav feauTouç. '0 oï OùepYEVxdpi;, dvaXaCojv twv irotvTOç -^lYtl^wv 7roÀé|xou, xà xdtXXiaTa xat Xtuv acpaXojAEvoç tou I'ttttou, xotOiaaç otto TTOcaç tou Kaicapa TOV TTEpi cu|x- S^tiXojv tov TuTrov, £;i7r7racaTo oii twv tcu- xo(T|i.r,<7aç xal xuxXw • tg^J xaOei^Ojxtvov D.aca;, eTr ttjv jxèv TravoTrXiav àTTÊ^piiev, Kaiaapoç auTo; ce rapc- -fiTuyiav r,v£v, a/p'.î; oj 8d0ri cppouprjadixcvoç eui tov Opia|i.Çov. XXVIII. Kaicapi 0£ TnQÏov^ wGTTcp àu.e)v£i xàx£(voi TOUTOV. aTToXcuXoTOÇ, ÔÇ rjV Kpàccou yàp Touto eoegoixei. ov et îva uv, "âOr; tojto, o', Hoairr^ioi ci (poêcîaôai Tcaps'ffTY), teco; uTrepopwvTi Epyov ov, 8v auTo; £v Ilapôoi; ECpEOpOÇ àtxtpoîv, aTTEXeiTTETO TÔi aiv OTràp TOÛ YEveaOai ^cyiGXOi tov ovTa xaToXuEiv, TÔi TrpoavaipEÏv ïloix- TràXai }X£v eceoo/.to xotTaÀuciv Kaicapo:, w; xaTaXuôrjvai TràXtv rju;r,(7£, Gtc* ôXi^ou e; jjlev o'j /aXcrôv aoTOÛ* Kot'cap en avoir beaucoup soullert eux-mêmes, fÎDircnt par se rendre. Vercingélorix , qui avait été l'âme de toute celte guerre, s'cianl cou- vert de ses plus belles armes fiquement paré était assis sur armes tes ses tint dans sortit de la ville sur un cheval magni- et, après l'avoir fait caracoler autour ; son tribunal, il et alla s'asseoir de César, qui mit pied à terre, se dépouilla de tou- aux pieds du général romain grand silence. César le plus et le réserva , le , où il se remit en garde à ses soldats à l'ornement de sou triomphe. XXVI II. César avait résolu depuis longtemps de détruire Pompée comme Pompée voulait, de son côté, ruiner César. Crassus, qui seul pouvait prendre ayant péri chez grand , la les place de celui des deux qui aurait succombé, Parihes, venir sa propre perle l'élévation. jusque-là serait il ne que de perdie celui qui pas il Mais , c'était déjà ; et à Pompée que de se défaire de celui dont depuis peu que Pompée n'avait pas cru César redoutable difficile pour devenir restait à César, l'était , , le plus pour pré- il craignait avait celle crainte, persuadé qu'il de renverser celui dont l'agrandissement ne était lui son
  • 107.
    , DE VIE , , , , , , , CÉSA.R. 101 des aiïaircsnon pelitcs, rO.oi éauTOÙç ifxpioova.j, à-la-fin se livrèrent Et le eux-mêmes. chef de loule guerre, la Vercingciorix, ayant pris Oùî/syîvTo'ptÇ, àva^aScùv les plus belles ilc ses X3'J xo7^>{»aç t6v èçcTTTâffaTO Jcà et cttttov, tûv ttuIûv* 8ortit-à-cheval par les portes et Tzîpl t6v Kxi'japx xaOfÇd^uïvov eTra àfxXéixvjoi tou àirippi-p: Î7r:rou , , autour de (Icsar assis, élancé de cheval armure-complète lui-même s'étant assis jeta son il «Ùtôç et xaOtTaç et uTà -nôSxç ToO KatTOtpoî , aux pieds de César âxpiç ou TixpsSôOr] jusqu'à ce qu'il fut livré garda fpovpr^zôfjirjoç xxvm. i-rtl rèv flotzuSîv. nâ>at fii'j le repos devant être gardé pour le triomphe. XXVIII. Or depuis longtemps û£ «ôéooxTO RatTapt — X5tTa>ûstv • • : avant chevauché en cercle piiis s'étant , rf}j ttxvott/ixv fi'vj nrme» ayant paré son cheval avait été résolu par César de détruire Pompée il riouTrïjl'ov , &1TZip Ù/lOtl comme xal IksIvu toDtov. par celui-là aussi de détruire celui-ci. "KpxjyOK) yxp Car Crassus , %i ^v t^ftôpoi xfX'poXv «7ro)fij)dTOî èv sans doute qui était les surveillant l(uis deux , étant mort chez les Parlhos UxpOoiç, restait à l'im ècntXeinero rô» fih il VTcip Toû ycjéiOxt iivjii-zu pour devenir rXTxJtl.V TÔV OVT«, <ie TO JTO de celui (j.èv plus grand , pour qu'd n'éprouvdt pas cela de se défaire-le-premier , iv CÔfÔotXfC. ToCiTO ûè Tïapé<jrn le détruire celui qui /'était et à l'autre Tv3t ^y; TziO^t i% OAÎyou , , , qu'il craignait. Mais cela arriva depuis peu à Pompée jusque-la dédaignant César, W» OJX Ôv ip-/Oi •/^XÏtTiOJ , comme n'étant pas chose difUcile, cc/t/ique ».a.xxj%9yxi Triitv uTrà «yroy, lui-même être renversé de fo€«îiJÔa»* d'avoir peur 'Kalvxp ôi mais Cé^or avait grandi nouveau par lui
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    KAIÏAPOÏ BIOI. 102 <rr:^,v, xoTç waTTEp iauTOv à7ro(m^<7a;aaxpiv, xa toU KiXti- àOXr,T-^,(; TtoXepLOïc l^^Via.<jéi]xviO<:, rju;yj(i£ twv hï r^v oo;av ^tto ^ûva{Mv, r))-!! t^'^wt, eÎç àvrfxaXov àpOelç toîc xaropOtiWaat , Aajj.€avo)v rpo^aTStç, riç TIoixTCTiiou IIojjiTrrjiou uèv l^rf^^r/Lr^<:t , , twv 6È -ri;; xaxOTToXiTEi'aç, ci* TpaTTE^^Qt;, xaV xottpôiv Iv8i5ovto)v, loexaÇov àva'.<r/uvTw; Ta EfjLjxiaôoç, où ^j/Tj^oiç uTTÈp 7:).rjOr, Tou ûeSojxoto*; xai ccpsvôdvaiç àtjLiXXwuEvoç. At'JLOtxi , 'PtWifj fjLÉcw OÉasvot xaTT^si , aùrou h t9;<; alv àp^iç (xêtk^vtcç, Iv rjV ol [X£v 6 c' c-^'/f>î àXÀi tÔ;oi? xai iosa% Zï xa VExpoT; 7:o)7.axiç aicyuvavTÊç xo p^{xa ot£xp(0r,(7av, àvapyta r^,v oirrEp 7ro)>tv axuSÉpvr.TOv u7ro:pEpotxEvr,v aTroXtTrovTEç* oj^te touç vcwv ly ovts; ayaTrav eÎ upoç aLiToI<; (/.r,0£v Toaourou xXu5ojvoç TCapa<ppoauv7î<; xai Tr,ç /EÏpov, ixKK [xovapyiav ex EXTC£«7EÏT0ti Toiot-j- xi —pa- ouvrage. César, qui de bonne heure avait eu le projet de détruire tous ses rivaux de l'arène où , avait fait comme un doit combattre. il athlète qui va se préparer loin Il s'était éloigné de s'exerçant lui-même dans les guerres des Gaules il , Rome , et troupes, augmenté sa gloire par ses exploits et égalé les hauts de Pompée. seins soit ; Il ne l'ai fallait A Rome , suflVages des citoyens champ de Mars , les avait achetées et , la qui , soit par soit enfin ceux qui briguaient alors de banque au milieu de traits , les charges dressaient des tables place publique, achetaient sans honte les , après les avoir vendus , descendaient au celui qui mais pour soutenir sa brigue à coups d'épées de frondes. Souvent on ne sortait qu'il , de de l'assemblée qu'après avoir souillé la tribune de sang et de meurtres tempête. Tout ce , du gouvernement. ; et la ville dans l'anarchie, ressemblait à un vaisseau sans gouvernail la faits Pompée lui-même par les vices non pour donner simplement leurs voix à , en que des prétextes pour colorer ses des- et ils lui furent bientôt fournis par les conjonctures , avait aguerri ses , , plongée baltupar y avait de gens raisonnables aurait regardé cet état si violent de démence et d'agi- comme un grand bonheur que tation n'amenât pas un plus grand mal que la monarchie. Plusieurt
  • 109.
    , , , VIE DE ,, , , , 103 cï:sr. ce but-U l'étant Fait àc» ànb àpyr,i ,, , , prinripe l(î contreson a'Ivprsafro enl rbv àvray'jvtT-nôv, «'étant reléj^ué lui-méuie loin comojp un Stttup àOrjTi^î, et s'étanl ToI( iro}i/t.o(( »)uÇir;ïe à-rrà pnr 1«8 gu#»rrc« de-Gaiili; RsirnolCt ^TTn^TXïjiTC /*èv Triv alhlclfi, cxorré d'une part exerça son armée, Sûvaymtv, de l'autre augmenta 5è tVîv îdÇav de 80» rfi» c/Bywv, la gloire ar.tio»»% s'étant lové en rival TO'ç xxTO/sO'jjuaîrt IIo/zir/;foy Xz/kSjcvuv -rrpofxvaiç rài /iiv Do^TT/^Cou , auTOÛ aux suit/'s (le Pompée prenant dos prétextes, , les , uns de Pijmpé<i lui-même, les autres des circonslauces rà; Sk rSfj xatpdjv qui /«« lui donnaient, xal iv T»îç xxxoiro>tTe^a< et $tà. Yiv 01 /iiv iMiTti'Tctt ocpyxi Qifitvoi iv fxhoi rpr-ni^y^ ISixxl^ov du mauvais-gouvernement dans P'>'>//r; Rome par lequel ceu briguant (les charge ayant mis au milieu de lu place =1 des tables de banque , rà corr*>mpaient-par-argenl lesmass 7t)»50i7 àvaier^ûvTwç, ! offronlément, 6 de d^,uoç xxTi^st ifiputaOoi < cl le |)eu].)le descendait salarié Cou)battant celui ayant donné de l'argent non avec des suffrages pour , jnais xal Ç(Y<ffi xai affjS6'*xi^ avec (Jes arcs Cl des épées et des frondes. DoDsCXC^ Ô£ Olty.piOlQTXV .1- Or souvent «?T;fûvavT£î TO ayant souillé la tribune ,^>;,oia ils se séparèrent al/iarc xal vrxpoTç do sang et de Cîidavre» àiroititôvrsç ttîv rra^tx aynnt laisbé rxo{ftp')ixhriv à.v«p^''x emportée par l'anarchie &TKtp comme àxuSépvirjTOv* la villo sans-pilote : WTTt TOvç ï;(0vt7:ç voOv de sorte eenx ayant du s^n« ày'JMtû» (î rà irpay/xara ôlre-conlcntâ si les allaires ixirf9t7TZ( ne devaient pas tomber |, ix roixùrxi TfxpT^poTJvrjç d'une f— Xnl TOffOJTOU xiOôûivoç et telle d'une si démence grande agitation ^
  • 110.
    104 KAIZAP02 BIOZ. Yixara. IloXXoiô* ^cotv oX xat Xt^eiv i^ [licoi toajawvti; i^^r. ttXV ^«^5- ^7^^ LOttxç/ii(i ivTÎxeaTov elvai r>;v iroXiTctav, xal jAaxov TOÎÎTO /p^vai Toti t?) TTpaoTaTou Twv larpôiv ivac^^oOat Trpoa- (pipovTO;* uTTOôr.XouvTeç tov IToixTrr'ïov. 'EttcI 5s Xfixcîvoç, X<>yv TrapaiTEÏffOai xaXXwTriCotjLEVoç e; ^pyw , irspaivev àvaSei^^Or^ffoiTO Stxxaxojp, auix^povr^aavTeç ot Trcpi KatTorva (*)v aOx^ Treiôoudi T^jv YEpouffiav ÔTraxov Piaaa-.TO StxTaT(op yEVEVOai ÔEt;. iravTCx; (xaXXov Oî , wç à7ro5EÎ;at (xovy/, (x:?J voat(xti)T^pa [xovap/ia Trapr.Yopr,- Si xa ^'povov £7r£'J/r,^i(iavTo twv l7rap/itov. Auo ô' eT/ev, lêrjpiav xat Ai6ur,v <ju{X7ra<;av, âç ôiwxei upEaÇEurii; ir.QT-.ù.- XWV, xat (TTpaT£U|X3lTa TpE^WV, TafjLEiou ';(iXia même remède aux maux de la ; affectait poissance (Ton seul était république, et que ce remède, recevoir du médecin le plus doux Pompée. Celui-ci absolu ; dans ses discours de refuser le faire , afm que il était satisfait temps il pourvu, l'Espagne SCS lieutenants tait , , et le lui nommer seul et l'Afrique talents Le sénat prit continua les deux gouvernements : il les administrait y entretenait des armées dont chaque année à mille pouvoir de cette espèce de monarchie plus n'enlevât pas de force la dictature. même ce parti; et en dont il le nommer dictateur. Caton, qui pénétrait son dessein, conseilla au sénat de conforme aux lois, fal- il ce qui désignait clairement mais toutes ses actions tendaient à au consulat ÎTJjJLOfflOU TOUTOU Kataap ÔTcaTEiav IpivaTo Trgurwv xai osaient dire ouvertement que la l'unique lait le EXafA^aVEV Ix TÛÛ xaXavTa xaO' exacrov iviauTOv. Ex XXIX.. oTç , la par dépense mon- qui lui étaient payés du trésor public. XXIX. Ces décrets du sénat déterminèrent César à demander le
  • 111.
    , , , DE CESAR VIE npbi nviStv , 105 dansrien de pire pour eux x<^/30v axiTOTi, mais tlans monarchie. la JIo))ol Si Yjaxv oi Et nombreux élaionl ceux ).i/etV CV dire publiquement osant m«îme déjà rr,-* fA.l'Kii noïixtlxv cTvxt àvr|x£7T0v le gouvernement être incurable excepté par xtX àjxs^iiQcit xp7,-joi.t 7r/53(OT3(TOU monarchie ce remède-là roxjTO xà tfipiXTLxot TOO la et falloir recevoir TÛV du plus doux des médecins (aT/JCÔV qui présentait lui ÛTro^/;)ovvT«î TÔv IIouTTiîVoy. £?r;2 oi xai txjîyo; Mais , : Pompée. dési^'nanl comme celui-ci adVctant en paroles de refuser, en action plus que tout autre c/57« /xâ/)ov TTxvTÔ; i-xip'xvjvj îÇ wv àvxôît;(9ïÎT0tT0 ol faisait les àiXTirup, il choses par lesquelles nommé dût être dictateur, ceux autour de Caton wîpt KâT6Jvx s'élant concertés persuadent au sénat TTif'OouTt Tr;v yepo>9(xv àifoStî^xi alrbv fxôvov uirxTOv ùi [ir, , |3ixffxiro de nommer afin qu'il lui [Pompée) seul consul, n'us4l-pas-de-force yVihOv.l ÙlKTXTUpt pour devenir dictateur, nxcYiyopriSeïi étant consolé fio-jxp-j^ix vouiuitAizipx. par une monarchie plus légale. 01 oî xxl Mais ceux-ci décrclcrciit aussi i-Jspr,^iax-j-:o prorogation de ses gouvernements Xpo^o-J i:ra/9;(t65y. la F.^X- ^^ ^^0 Or » IQripîxv xxl Ai6j>;v 7jtx7cx7xv «î , il en avait deux l'Espagne et lesquelles St'j'iXCi «TTOTT^JOcov npnZvjzùi , il envoyant des lieutenants et entrctcnonl oTj ili/iZx-jev pour lesquelles Toû rxij.tio) SrifjiOiiox) X'iia Tâ/avra 'Ex tcjtou il recevait du trésor {mblic Kaîïxp par chaque année. XXIX. D'après envoyant à i/avzTO ùicsTCiay des armées, mille talents XXTX Ixxvrov cvtauT^v. XXIX. entière, gouvernait XXI rpifuv (TTpxrtJfxxTX ix , la l-ybie demanda cela César Rome le consulat
  • 112.
    , KillAPOI BlOÏ. 106 ypovov loûow ÈTrapiytwv. o;xotw<;tSm» Tô jaIv oîv itpÎTW Ilofx- TuoTTwvTOÇ, o 7:gp MapxelXov xa AtvrXov ?,vavTi^-ro irr.iou [jLicouvTEç Kaic^pa xai oXXojç TrpoaTiOfcVTEç eÎç àTt(xiav yàp svay/oç auTou xal Kataapoç utto Iv àva*ptaioiç odx dtvTp:*'» toTç 7rpoinr,Xotxiîjxov. Neoxo){ii":aç FaAaTia xiTwxiiatvouç ix.rj^ovvTO T^ç TToXiTEiaç* xai MstpxEXXoç uTcaTEuwv eva TÔiv exeî ^wXeuxwv, TOu Eiç 'Po'jfXTjv (JL-?) w; i^ixo'asvov, rjxiffTO* ^ao3o'.ç, iTriXEYWV 'PwaaTov aOTw Eivai 7rapa<T7i(xa Trpo<TTiOr,<Tiv xvuEiv aTriovxa Kaiffotpt exêXe'jê. capoç Tov FaXaTixc/V Toîç 7CoXiTEOOu,£'voiç , ùI Mapx£)3vOv, àpuEdôai TrXotÎTOV x« Met^ Koupiwva xal tii- , Srjfxap/oûvTa IXcuOEptoaavTOÇ Saveiwv, nau)vW ûe, tiziiif ovti, X^'Xia Taxodia raXavxa û(>vtoç, à:p' fxaoTOV àvdcÔYiu.a, tv) (î)v xa Tr;v Kai- v-o-/; (J^eixoto; ttît'. ^'^pT^v (AEV T«îÎTa 7ro)vÀô>v xa't rEv- ^aciXtxrjV £xeïvo<;, ôvo- àyopa TrpocEXOcfXTjCEv avxi xt,<; <I>ouXÇia; consulat et une pareflJe prolongation des années de ses gouverne- ments. Pompée d'abord garda le silence: maisMarcellus et Leotulus, ennemis déclarés do César, proposèrent de rejeter ses demandas pour faire outrage à Césnr, à une démarche nécessaire rent qui ne l'étaient pas. Ils ils ; et, en ajoutè- privèrent du droit de bourgeoisie les habitants de Néocorae, que César avait établis depuis peu dans la Gaule. Marcellus pendant son consulat , leurs sénateurs qui était venu à citoyen romain , il lui Rome, , Gt battre de verges et lui dit un de que, n'étant pas imprimait cette marque d'ignominie , qu'il pouvait aller montrer à César. Après le consulat de Marcellus, César laissa puiser abondamment dans les trésors qu'il Gaule tous ceux qui avaient quelque part au acquitta les dettes du tribun Curion donna quinze cents talents cette , avait amassés en gouvernement. H qui étaient considérables, et au consul Paulus qui fameuse basilique qui a remplacé , celle les employa à de Fulvie. bâtir Pompée
  • 113.
    , , , , , , , , , VIR DK CKS^R lo: pnrolllcmpnt ot 9PSpropres «!(• la prorogation gouvernemmls. 0|- (r:il)or(! l*i»mpoo se taisaat, M.ircrllus ol Lonluliis flront-dc-ropposition , haÏRsani d'ailleurs César /.'A 7rfa»TiOivTiiTOc4àvayxxi«!5 pour el; i.T tfilrxv xxl nu choses nérossaires et ajoutant dos chose.f non nécessaires aj/ ivayyaïa TT/BOït/jî^axtj/ièv xinaû. le (léslionneor et l'outraj^e <le lui. Car privèrent du droit-de-cité ils hahitnnts-de-Néocome élahli-'^ depuis-peu les x'xruxt7 fxijOJi Ijxy/^Q; Ij Va.)xTl'X ùrrà KiztVxpo;* X3tl Mipxei^oç ûas'.Trwwv îvx TÛv 3ou)£UTc5v dans la daiile par César : et Miircellus étant-roosul avait-fait-haltre de verc:es èxîT, t7r«).iycjv TxDra wç Trp07TiO/;fftv xjtôî Goule), comme lui nianiues du ne pas être lîomatn Pw/xaTov xxl èxé/î'Jîv «Tcovra et il lea ordonnait celui-ci s'en allant luontrer à (V-sar. Mais depuis Marcellus MiTÔ. û£ Mâpxs^^ov, Kac7a|S0î à^îixoro^ là [de la ajoutant qu'il faisail-donner à CCS coups :^xpÛ7r,y.x Toii /*i^ «Tv«t un des sénateurs de qui était venu à RonTe oc^ixô/xïvov ct5 "Pw/or», César avant abandonné dés-lor? /icr, TOv tt/oOtov r«>aTixôv les trés<»rs de-la-(iaule àsvcvOxt pûo/;y pour y niji TOcç à tous ceux xal è/euOî/s'jJffxvTOî juèv cl (^Lre puisé abondaraniCQt prenanl-pat t-au-j^ouvcrncment 'jTO/)flv ïioMpicavx CYjfj^p'/^^JTX iàjxo^ Si Uxù}.(f ayant ndranclii', d'un côté, de plusieurs ôxvetaw t y Ivre ÛTtârw deltcfi C.uriun qui élail-lribun , de l'autre avant donné à Pauîus, qui était consul X<ic« xal 7rr»T«xd7ia râ/zvTK, mdlo et à«ô avec lesquels celui-ci biv xxl «xjTvoî VpOStKÔ^lJ.ri'JtV TT) à'/opx cinq><'ent6 taleals rijoula-comme-ornemcnl au la basilique, dan incnK>rable ftrui:i
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    , KAIIAPOZ BIOÎ. 108 ctva^«voov ooto) • oîxo5ojjir,0eï(7av y)or, Si' Siaoo/ovKai'cotpi Taç ot»ç (juTTOtaiv 6 Tlou'rn'ïoç, cpoÇr,0£t<; t),v cy) iauTou xai twv ç(Xo)v Jf;rpaTTCv àTTo^tr/OfiVii xai tv;? àçt/r^ç,' 7r£|x?rojv aTO^Tei too; CTpaTio>- lypr^Giv aCiTÔi Trpoç Toùç KeXrixoùç iySî'^aç. toutouç TToaTrrjiw xofAÎcavTEÇ oî oè • oùx iTrieixeïç oùSc Kaiaapoç CTpaTiaç, xai xi xai TToXiTEiaç OttouXod; (xoXiç e/ovTa aoToi, xav U7rapy(^ouo7)<; [xy)ç EÙOùç Trpo; Ixstvov l(T0ji.£V7](; • (jlo'vov otitoi Kai- tovÎ w; ttoOov- jX£v IvTaîîôa cii oOovov crapoç, auTov 8ï TTotXTrr'ïov tkTzici XEvaîç 8i^;p6£tpav, fi.evov Ô7C0 TYJç ^tto- to rÀ9;0oç clç (xlv xaTECiTEipav Xo^ouç &7rlp '/pr^<JXOJ^ 2' avcpa rEvrr'xovxa xa Siaxoci'aiç TréuLTTei, 5ci)pr,(Tauevoç £xa(TTov Spa/ixaTç *0 tt;? S' Ixeî SuvatxEdj; £toi- , Ô7rEp6aXoj7iv £tç 'IvaXiav, YEyovsvai xôv Kaiçapa ttat'Oei (TTpaTeicûV XuTOjpbv aoToTç xa), cpo'êw (xovapyia; STrorrrov. 'Etti craignant cette espèce de ligue, agit ouvertement, soit par lui-même, soit par ses amis redemander Gaules , les , pour deux que César et faire nommer un successeur à César ; lui fit il légions qu'il lui avait prêtées pour la guerre des lui renvoya sur-le-champ , après avoir donné à chaque soldat deux cent cinquante drachmes. Les ramenèrent à Pompée répandirent parmi le officiers qui les peuple dos bruits très- défavorables à César, et contribuèrent à corrompre de plus en plus Pompée , en le flattant désirait l'avoir pour chef; que, et les vices d'un desseins peine , de la vaine espérance que l'armée de César si à Rome l'opposition mauvais gouvernement mettaient des obstacles à ses l'armée des Gaules était toute disposée à elle aurait repassé les disaient-ils , César leur d'expéditions dont aspirât à la de ses envieux il monts était , devenu odieux par le les accablait! tant la crainte monarchie l'avait lui obéir qu'elle serait tout à lui ; : qu'à tant grand nombre qu'oa avait qu'il rendu suspect! Ces propos enflèrent
  • 115.
    , , Vir. , , 109 DE CESH. qui Futh^lliu «vTt à T/i; <tfoj/.&ixi' la place do celle de-Fulvie : ainsi Poni|)ce ayant ciainl celte ligue, travaillait iIcs-Idis ouverleiiient par lui-ni(}nic et ses amis pour un successeur de sa charge ànoùit/^07,vui Kctivupt' être nunuiié a César xv.i TiifjiTiatv a7i>ÎT<i et roJi'3Tf)oi.ri'Jj-:u.ioZiiypr,ssvuj7'Z les soldats <pi'd avait pr(îtés à lui Ttpoi Toùî àyûvai Kt/ri/oj^. envoyant vtrs pour les : il tes renvoie ayant gratifié chaque ijopx réclamait cunihals de-la-GaiiU'. Mais celui-ci Sojpï)7âfxsvoç éxx7T0V lui homme de deux-cents xal TcevTi^xovTa ipa^fixi^' o oi xofiivxvTtç eii j (xèv uTièp : mais ceux qui amenèrent ceux-ci à xaTÉaneipav cinquante drachmes et toûtou; Pompée Kaiaapo; senièrcnt sur César t6 n/.7,Qoi Jans /oJiol)AiniiutliOJoi xpr,(;ro'ji, 'itivQttpxv ok la imillilude desbruilsnun honiiétesni favorables et corron)pirent par de vaines espérances Ponq)ée lui-même comme vnb xat rà /jiîv étant regretté par l'armée de César, Tf,i (jTpocTiXi E.oi.l<jxpo: èvraOûa et comme les choses d'ici {de Rome) allant avec-peine par l'envie —^ xxl Û7tOÛ/OU$ t!t les plaies-cachécs du guusernement, rili mais l'armée de o( ôvivâ/ASbi^ txcZ ûn3cp;(i)ûar/;î itoifJir,ç a)rû Kxi âv fXOJOV ÙiZSpOXAOlSlV <is vl en lTS(/iav 270/lAévir;$ ('jOÙ{ 7T/Sà{ ouTw TOv Ra(7xpa iv/iT>;pèv auTOÎî CXCÏVOV la {de la Gaule) étant disposée pour , * -/r/ov^vai SI sfulemenl Italie ils lui passaient , devant être aussitôt pour lui : tellement César être devenu lâcheux à eux par legrand-nombredesexpéditions xal uTtonTOv çdSw fAOvxpxia.t» 'Eni TOWTCitj suspect par la crainte de la monarchie. et l*ar suite de ces choses
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    , KAIZAP02 BI02. 110 TooToiç no|X7r/''ïoç£/aviVot)To, xai 7rapa<jx£ur,ç lùv i^|x{Xii orp»- TiwTwv, tw ux; So*/.£Ïv SfSoixwç, ^oyoïç oï xai YvoWaiç (a:?j KaiGQipa 'j/rjOi^ojXcvoç. àXXa XsyeTai Tiva twv ilv £x£Îvo< oùcev £'>pôvTtJ|tv à:ptYtjLÉvo)v 7:ap' Trpo Tou [iouXcur/;piou xal TruOofxevov Kaiaapi ypo'vov xpouaavxa (xy;v aOrou ':a;tapyfôv icrrôrra o»<; oi oioojtiv «utt^ (xXa* f} xaTaOsGÛai Ta or/a, xai y^ Trapà Kaiaapoç ïlotxTrr/iou TrpoxaXouixEvoç Kaiaapoç, ÊxpoTstxo Xaijnrpôji;' oi Pompée tellement le cœur de • >» Iv yàp auTO^ Tt , toÎ aiaoo- ttoXitcûv 8* êxîtvw , cTyE -?,v ^Tepov xaTaTXc'ja^î'.v or'jjiw Koupiojv uzàp oà xai ortcpavouç Itz de qu'il négligea , tô Trpô- à;iu)7i(; rapà twv avaipO'ja£vouç ejlsv PcCaiouvxaç Sovaa.iv, £TEpov ôiaSàXXovTaç Tauxa ôuiiei TauTO xpâ;7vT0ç, yfivoaÉvouç fiGpicxecÛai ti àyaOûV wç touç «utov Tupavvov. '^i^rAjz'ii /, :f<otvai, , o^Y]u.a TVjç ôtxaioXoyiaç XapLTTpov £?/£v. 'llçi'ou T£pouç îûiioTaç • Xa67)v tv^ç (xctyatpaç. Tvi /eip'i tvjv XXX. Où u 'AXX' àpy/jÇ* tv^ç y.aTcT:o).iTr^iTo faire aùxbv des levéc> croyant n'avoir rien à craindre, et se bornant à combattre les demandes de César par des discours et des opinions dont César s'embar- On rassait fort peu. Uume assure qu'un de ses olliciers et qui se tenait a , qu'il avait envojc a porte du cuuseil, ayant entendu dire la ([ul' sénat refusait à César la continuation de ses gouvernements le « Celle-ci la lui donnera dit-il >•, en mettant , la main sur : garde de la son épée. XXX. Cependant César parences de la justice : IVmpée les quittât aussi. culiers, ils sienne , , dans ses demandes offrait Devenus de poser , toutes les ap- armes, pouivu que les ainsi l'un et l'autre simples parti- attendraient les honneuis que leurs concitoyens vou- draient leur décerner la avait il c'était , ; mais lui ôier son aimée en accusant l'un d'aspirer a à et laisser la tyrannie l'autre la facilité d'y parvenir. Cuiion, qui faisait ces oûres au nom de l'assemblée César, fut singulieremenl applaudi g on lui j jeta dos couronnes de Heurs et, , quand comme Pompée donner a , au peuple il sortit de à un athlète
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    , , , , ViK DE , 111 Ci:SAIl. Pompée s'enfljit 4:tcfrl£S négligeait TîapaaKt'jyj; Tipaxiiûxàiv, ôj; xaTETio/ixeûcTOôè ûoxcîv xti) les apprêts de soldats, comme Seôoixco;, jaV) KatOQpa ne craigi:aMi pas, mais attaquait César en a|)parettce en décrétant v{/rj^i!|ojji£vo; Àoyoi; xal Yva>|xai;. avec des discours et dis opinions. 'liv èxeîvoç éf pôvTtJJsv oùSév* Desquels celui à).Aà /iyrrai mais Ttvà Tôiv raÇta^/cù» un des clu'fs-de-cuhurlcs arrivés d'auprès de lui :tapà auroû /.jjf/;u4vwy «OTTÔiTa it|SO TOÛ ,5ou/«UT>;/3toy il ne se souciait en rien; ci t*El dit se lcnaiit-ik'l)out devant la curie et ayar>l appris que où â(ôeoj( Rxic^c^i n'accordait à César X/3^vov T>;s ^PX^éi' la xal wwôo/irvov wj i^ yipousix • jcôcrcc * » t/S x"P^ XXX. Où fxri-i l;i accordera : « main la Toutefois certes la dom;in»le il^e rà ÀXfxnpàv tt^oj^/î/zx : poignée de son épcc. XXX. à//â 7< àÇ((U7({ Ti'xpk K.xiaupoi ;^ sénat celle-ci, avoir dit, ayant frappé de Ti^v /a6ï;v Tyjç iLOL'/OLipv.^. le proroj^aliun de sa chartje Du moins la lui xpoûjavra [)as de César avait l'éclatante ap[)arcnce xaraûtuôxi aùrd; rc Ta û7i.a de la justice. Car il ju;^pait-à-propos et lui-même déposer les armes, xal cl llÇt'ou yùp llo//in/;iou TipàÇavros to u-urà, Pompée ayant fait la même chose^ tous-deu f-lJitforipoji devenus simples-particuliers . se procurer ipJaxisQxi ri que!(|ue-ehose d'avanlaj^eux iyaôûv nxpà T^iiy îToiiTÛv * de ôiTOÙf àyzc^ou/Aévous /u.r^ aurov, la part des citoyens car ceui ôtant à et : iCésar) maintenant a celui-là [roiiipév] l'armée ija6i/>ovTaç lui ({u'il avait, en calomniant l'un Irtjîov /aTXJ/,«ui^ftv Ircpov TÛpavvov. établir l'autre tyran. Loupiwv itpoxa>oûtt«yoi TaÛTx Curion proclamant ces è» Tù o/ifiti JxpOTIÏTO ol ôi i(x( lOLfltipHtÇ' àvOoCo/oûv peuple au offr&s nom de 't^ dans le était ù-Ktp ILaissipoi applaudi avec-érlat et ceux-ci même César, : jelant-dcs-lliur*
  • 118.
    ., 1 KAiiAPoi moi. 12 OiO-Ktp (iOXyjljV àvOoÇoXoovTc;r.^ucav. 'AvTwvtoç îi ^.jiapyTjv Kaiffotpoç ÛTcèp TOuTOJV I^TjveYîte, irdov xa (5i"/]T9i (ji-^ -jtXr.Oo; fouX^ 2xt- tï ty; xaTaOy,Tai xi ^TrXa Kaîaap, i-nociiyhryon tzo)!- Twv 'EptoTOJVTOJv ùï auTo'v. (jLiov twv 6raTojv. 'Ev piot to elç ô no{X7nr,iou TTEvOepoç, tlcr^fr^aaro yytouryj av ^v (xèv, -^iixepa (xve'yvo) xoiAfjOelaav iTTKrroX-Jjv àcpEÏvai Toùç aTpaTio>Taç, xai éXiyoi TravTotTraGi, tyj uirotTojv, il 7rot).iv, el notxTrr'îc/v 2oy.£Î ùoxtl Kai'capa, tt) «xÈv 0£ TravTEÇ rap* ôXi^ou; TrpocjiOEVTO. Tôiv 8â TTEpi 'AvToiviov TraXiv a;iouvTWV àixîpoTE'pouç ry;v àp/r,v à2.eî- 'AXX' £x€ta^ou.£vo-j vai, TravTEç éfxaXCx; 7rpo(7Ê/a)pr,aav. ttCojvoç , Xr)(TT>iv, xa AevtXou too uTraTOu ^owvto; oTrXcav ûeIv rpcç avcpa où xore (xÈv StEXuOr,(7av, xal uxiCoî/Xo^zo <j/r':pwv, BA IffôrJTaç ETrl ttevOei XXXI. 'EtteI Si Trapoc victorieux. Antoine semblée une lettre , Kaiaapoç ^xov l'un des tribuns de César et les consuls. Scipion à un jour fixe , l7ri(7ToXa jXETpta!^£iv , la lit lire second veau qu'ils les eut : déposassent tous deux unanimement du consul Lentulus, qui et criait non pas des décrets blée. Les citoyens , l'as- le sénat, , il fut traité si, en ennemi d'avis que si l'on était si on voulait que César il y eut très-peu de voix pour le premier avis presque toutes. Antoine ayant proposé de nou- le commandement adopté; mais le bruit que armes apporta dans beau-père de Pompée, proposa que ses troupes, et ensuite licenciât les siennes et le , Ivtoç 'AÀtteojv publiquement dans César ne posait pas les armes Pompée renvoyât rJjv du peuple consuls demandèrent d'abord public. Les -rà; t^,v CTocffiv. ooxouvTOç, (t^^{ou y^P œ^eIç ToXXa Travxa, malgré 2xi- , fit , CPt avis fut Scipion et les clameurs que contre un brigand obligèrent le sénat de effrayés de cette discussion , fallait il des rompre l'assem- prirent des habits de deuil. XXXI. On reçut bientôt une autre lettre de César, qui parut encore modéré il offrait de tout abandonner, à condition qu'on lui plus laisserait le : gouvernement de la Gaule cisalpine et celui de l'Illyrie
  • 119.
    , f , , vu: , , CKSAU. I)K 113 ^fitascv (trtfxvoxti laiiccreal des inlauTûv Siintp sur AvTùJVioç ûi à0).»3T/5v. ,, , lui comme couronnes sur un athlète. Mais Antoine qui élait-tribun S/ifxxpx^J^'^ apporta à InisTO^iiv Kuiaxpoi vizip toÛtcjv une (jui multitude la de César sur ces chosa avait été envoyée lettre , ÙTrâTwv. et la lut en dépit des consuls. 'Ev St r^ ^ov)i^ SxtTt/w» /xîv Or dans le é ne-jOepbi UofJLTir,(o)^ le xa.1 à.'ji-/v(ii ^t'oc Tciv eiir,-/r,7XT0 yj'Jifxr.v iv Kxïaap fJLYi iv xaTccOrjTai r^ft-ipT. rà pv}r^ César à un jour si n'avait pas e7t).a, Tcôv ôè ÛTtârwv è/owTwvrwv , ôox£î IIo/xTr/itov dit déposé les armes, être déclaré ennemi. lui £1 sénat Scipion d'abord, beau-père de Pompée proposa cet avis, Puis les consuls demandant s'il plaît Pomj)ce renvoyer ses soldats et ensuite xai TrâAtv tl SoAiï KxiaoLpx s'il npoiiOfjro ri) /lèv plaît à l'un César renvoyer lout-à-fait TrxvTaTraffiv oii'yot, les siens, CCS avis se joignirent (le peu de sénateurs et à l'autre tous ece|>té peu. Tcôv Si Tlîp'l. Mais ceux autour d'Aiitoiiic AvTwvto^ demandant cle-nouvcau «ÇtOUVTWV Tti/lV àp.!fOTif>oJi irscvT£s ^XAà à^ilvac 7ir;v npQvsyûpr,(jxv àpyy,-j, 6u.«/&j,-. Zxinicovo; tous-deux déposer leur tous y accédèrent cliarjje , unanimement. Cependant Scipion s'opj)osaiit-violemment, èxëiaÇo/AÉvou, xai TOÛ UTTiCTOU AévT/ou et le Consul Lentulus j^'ivTOî Stïv Sti/wv, criant èlre-besoin d'armes, ou non de suUragcs i|/ï;ç)wv, n,ooi ûvopx /r,9TriVf contre un alors xai /xîT£6â//ovTO rà; £70;;ra^ tTli îlivOil XXXI. /^/ow Olà T/JV ffTâfftV. et homme brigand , se séparèrent changèrent leurs habits par deuil à cause de XXXI. Mais 'EtciI oc tTtisTOÀai Ttapà Kx(7apo{ ils la dissension. lors(|ue des let'.res furent arrivées de la part de Césa; qui paraissait se modérer, («fxi» yxp nivrx rù xXXx (car ajant renoncé à tout le reste il ript ivTO< 'aAthwv Vit ut CiaAR. le demandait pays ea-deçà des Alpes 8
  • 120.
    , 114 KAiïAp(;i: iJioï. xa TO'lÂXopixàv ou 6£UT£pav UTTXTEtav uiTcUi,) xa Ki/.£pwv T-^jV • ûà ô KiXtpwv xaXXa (Xcv etteiOe p'/iTwp, ôiaÀXayi^ rpaTTO)";, ^xaXaTTc lôv irapojv ix KiXixiaç xat Trr^ïov ûUEÏv TaYULCtTOJV avT(j) ioW;vai, l^i/pic (jLETà (Tuy/oipôîv, i^i liofA/> touç GTpaTKoTaç a^i-pEi. Ka*. toÙç Kaicapoç cpiXou;, cuvevoovTaç, tœî^ sTit £Îpr,{X£vaiç ETcapy l'ai; xai arpaTiioraiç {xovoiç £;axi(r/iXtotç Tzoiii- cOai ^àç SiaXucEiç. noa7rr,tou oï xajX7rrou.£vou xai ûiio'vxo;, TTEpi Ae'vtXoV Tujviov xai oÙx 8i ïfi Xat (x)»Xà , ^OoX^Ç 'A>- TTjÇ Koupiwva 7rpo7n;XaxicavT£ç Eçr^Xacav ariooiç, £U7rp£7:E7TaTy,v xat EltOV UTTaTEUOVTEÇ Kaicapt tÛv TrpoçacEwv oùtoI jjLâXi(jTa ol Tr,v jxr,/avrjCa{iavoi Tou; cxpa-riioTaç Trapoj^uvEv, l7riC£txvuu.r»oç avSpaç IXXoYitxouç xa apyovTa; Iv EîOyjaiv oixsTixaîç ' ItzX yip outo) fxisOiwv Çeu^wv izi'^tu'fô'ZT.ç àiro *Poju.r,ç cxaJOKjotTeç £acu- Touç ôia cpoDOv uTTcçrjEcrav. avec deux légions, jusqu'à ce qu'il eût obtenu uq second consulat. e L'oraleur Ciccron Cilicie , qui venait d'arriver de son gouvernement , et qui cherchait à eÛbrls pour adoucir demandes de César, rapprocher Pompée. refusait les Celui-ci de deux , partis , de faisait tous ses en consentant aux autres lui laisser les légions. Cicéron avait persuadé aux amis de César de l'engager à se contenter de ses deux gouvernemenls acc piedle six mille hommes de troupes , et de faire sur l'accommodement. Pompée se rendait à celle proposition consul Lenlulus ne voulut jamais y consentir ment Antoine et donner à César Curion et le plus servit avec succès hommes s'enfuir pour les il traita ce mais indigne- chassa honteusemeat du sénat. C'était spécieux de tous les prétextes irriter ses ; et il s'en soldats, en leur montrant des d'un rang distingué, des magistrats romains obligés de en habits d'esclaves, dans des voitures de louage i car crainte d'être reconnus les avait fait sortir de sement. j ; Rome la sous ce dégui-
  • 121.
    ,, , , VIE DE , ns CLS.VK. cl rillyriu éirc ciunncsà lui fisrà ouï?'» ray/xarwv, avec doux A'-Xy't» ow jusqu'à ce qu'il fJ-i'sit'Jt T<v JîjrijCxv wTrare^av xxè K'xipwv ûpTi i/. ff/iTtap Cicéron l'uratcur , retour An Cilicic lU' adoucit r Jinpéc ri x//a : mais celui-ci accurdanl ûlail Ku(ip(éit une réconciliation, cl lrav:»il!.iiil à Siz).).y.'/ùi l/lÛXxTTt TOV no/i7i<(i0y* Kai présent do[)ui8-[n!ii Kùixiuç ô Si au/;f «^oûv Lri^'u;ll un sccunii consulat), ^ it'y.fiùv xxl TtpirruT* létjions à César le reste, les soldais. El Cicéron certes /l'fj persuadait aux amis de César, TTOtîîaOai eux ayant cédé, de fiiire raccomraodemcDt ràç ^taiûffàt^ moyennant xal éÇxxt7;(uLioiî ffT|3XTt'j!iT: provinces les haut dites plus et six-mille soldats seuls. Ilo^rr/;t'ou 0£ xa/i7rT0/<îv3J El Pompée se laissant-fléchir et accord.iul cela, xal ciodvTOÇ, Lenlulus qui était-consul oùx s'oiv, àA).à ne y.9.h il Antoine AvTCiJViov xal TLQjpi(tfJX itpoTtr,Xsi.in9Xvrei /j.r,-/^3L'jr,'7Û./Jiiv0i le jicrmil x-JTol K.at^. TÔJv rrpojjâjîwv »lrs ol /xx/tsTa nap'jJÇuwr T0Ù5 (Tr/saTtvrai, il lui-méinc à César spécieux prétextes par liMjuel anima illustres surtout les âuldalâ l'i , hommes revélus-de-diynilés qui avai(.'nl fui ^r-J-ySÔv yUllffOlUV sur des chariots de-louago âv i7';/;7»i* Otx«TlX«r;' ffxjuâ7avT«5 yà/î ««utoj; Curion leur monlraul des xvSpui nîj»«j/dTai «Tt- et -.yanl préjiaré xal ôii 27noctxv'J/Aivo{ même ayant insullé eux, , le plus y7s pas, mais chassa i^nominieusomeul Juséuat dans 0'^: (les habits d'-esclaves car s'étant habillés : eux-mêmes ainsi ilsétaifnt'SorliB-furtivemeotdcRoiiie n.ir (•|-.:;tUr.
  • 122.
    KAIIAPOZ BIUZ. 116 XXXII. Haav |xèv ouvuepi aùxôv ou irXeiouç ÎTmto/v xoffiwv xa TcevTaxKTyiAiwv ottXitwv TTc'pav tpt'i- to y^P dDJlo (TTpaTtujia • AXTreojv (J7roXeXeiu.[i.£vov ^jjitXXov dfçeiv ol 7r£tAî»0£VTeç. 'Opôiv ùï r^jv à^yry ojv £v{(7-:aT0 7:paY[xàT0Jv xai ty;v I^ooov ou TToXuy'Etpiotç S£0(X£vyjv iv xai Toc/^ôi Tw TTapdvTi (xaXXov 'î^ T£ TOAjXrjÇ 0a(|x6ei xaipou xaTaAr,7rT£av oucav (£X7rAy,^£iv y^p ^ttkîtou- (AEvoç ^aov ^ pidcGEaOai 7capa(7X£u^<; ItteXOcuv), touç (Xô-rà (ùv xal Ta;iapyou; Ixfi'XEUdE (xa/aîpaç l/ovTaç aveu twv fjY£H'-0'''°t<; dtXXojv ottXwv Xaxacr/^eiv 'Apiixivov*, r7,ç ReXtixt,? ixt^-xk-ry vroXiv, (oç ivÔÉy^e-ai [xaXiaTa <p£iGa{i.£vou; r^v Ôuvajxiv îrapsÔcoxEv. Autoç ùï 8È cpavEpw, {xovojxa/oiç I'^&ctwç xai Tapay-r,;* 'OpTTjGto) tj^ovou Tr,v (jtiv "^M^^^iaX^'Jii.ViQK^ or^vev £v fjtxî'pav xai 6ca)|X£vo;. xpov Ss Tipo IffTTEpaç ÔEpaTTEuca; xb cwfjLa, xai TcapeXOôiv àvSpwva xai , (7UYY£votjt.£voç XXXII. César pied et trois de son armée vit que le , Il de lui que cinq mille hommes de avait laissé au delà des Alpes que ses lieutenants devaient bientôt commencement de son qu'il projetait n'avaient pas tov ppa'/^£a toï; 7capax£xX'/;jX£voiç Itzi n'avait auprès cents chevaux. £i; Mi- le reste amener. lui Il entreprise et la première attaque besoin d'un grand nombre de troupes; qu'il devait plutôt étonner ses ennemis par sa hardiesse et sa célérité, et qu'il les eilraierail plus attendraient le moins préparaiils. Il , facilement eu tombant sur eux lorsqu'ils s'j qu'il ne les forcerait en venant avec de grands ordonne donc à ses capitaines et à ses chefs de cohor- s'emtes de ne prendre que leurs épées.sans aucune auLre arme, de parer d'Ariminum ville considérable de la Gaule mais d'y causer , , le moins de tumulte et d'y verser le moins de sang qu'ils pourraient. Après avoir remis à Hortensius la conduite de son armée , il passa le avant la jour en public à voir combattre des gladiateurs; et un peu nuit il prit un bain, entra ensuite dans la salle à manger et resta
  • 123.
    , , , DK CKSAR. VI K XXXII.où Tpi«/07(''dV XXXII. Or de* hommes non plus [nombreux Tr)«/ou4 fiiv ovv //MP trnis-ronts rnvaliors lTCTti(tlV xal mvrxy.i'jyiXiuv ÔTritrûv riïav ire^ol «Ùto'v 117 rinq-millc hoplitos ot * élaiVnt autour de lui : car ceux ayant été envoyés devaient aÇeiv rè âi)o 'rzpxn.Mij.x amener v.nottiiJ.fj.ho'i Tiipxv 'A)7r:0)v. laissée au-<lelà des Alpes. OpiJv Si Mais voyant le des allaires qu'il Ti^v à/î;fiîv npayuiruv iviVraro, Ziv et la le reste de l'arm^'o commenrement entreprenait, première-attaque ou SîQui'jrjv n'ayant pas-hesoîn ::oXvystpfxç <!«' Iv Tfi itxpôvrt dans r, BdfjL&ei re ràX/xrji et promptitude de l'occasion étant survenu avec des préparatifs^ i/.i)tv9e fxiv r.ys/Jiôvai il xv:j rdiv x/)(tiv ayant leurs éj)éei sans les autres armeg OTiïuv kplfjn'jov ixeyi.)r,-j t:6}iv ri^ç or<lonna d'ime part les capitaines et chefs-de-cohorles xal ra^ixpyo'j^ lyo-^raç ustyxfpxq occuper Ariminum , grande Ke).Ttx<î, yîtca^aévou; ffoZoM xxl /idtitTTa terreur de raiidare que devoir vaincre-de-force IntlOiiV fj-sri itapX'Txevili) y.xrxvy^tXv la n'-étant-pas-aitendu ^liiizQxi roui la par (car devoir déconcerter plus aisément yxp pxov ttiti.'jroiifj.tvoç fi par et xal TCtx^t xae/9oû (è/Tr)>{Çé(v moment présent le plntù* que étant à-saisir oujxv y.xTxli^nréyv fiStXXov heaucoup-tle-mains rvcx/r^ wç ^^îé;(STai* , ville épargnant le plus la la Gaule, terreur et le tumulte, comme d'autre part Ttapé^'jjxf Sk TYiv Svvafjnv de il il est-possible; remit l'armée '0prr,9{rji. à Ilortensius. Aùràç Si Mais lui-même passa Sii'.yt /ziv Tl^V TifJLipaV £V fx-jspiû le jour à , découvert assistant /jLOvofiiyotç yv»/ivaÇo/xévotç à des {gladiateurs qui s'exerçaient xal et les regardant. 0«'.j/xîvoî. Mixpèv 5è 7t|5Ô Mais peu avant i(mipxç le soir, ayant soigné son corps XXÏ 7CXpS/9d>V îtç TÔV X-iS'iCiJX , et étant , venu dans la salle-A-mangcr, un temps xalrjyytv6uî/0i ^pxyix et étant resté T«Tç irap«yï>r>»;/i<votç avec ceux invités roiirl
  • 124.
    , KAIIAPOI DIOZ. 118 tÔ ôtÎTTVov, et» i?,or, 7X070^0v-oç, £;avé(iTy,, xai juvov, èXiyoïi 5è Twv dfXXov 8* :p0vojv 7rpO£(pr,To i} A'jToç cï a)^T| Sio)X£iv. twv tctjç fiiv «À>.vjç xari xb (iKrOtoiv a'Vrô TtavTaç, ^xi^iç 2[(vyb>v Ivbç, ^Xauvev ér^pav xivi Trpôi-rov 6obv, tlxa irpbç to 'Astuivov w; iTriaTpE'j/aç, FaXaTiav y,XO£v 7r£pi'^£pO(X£VOV TW (X£Y£0£l ropEiav eTriCTT^caç t)jv ciyr) T'J'jV TWV (îjv :^v atjTOç £v (^iv xai IToXXiory 'Acivioç, xaxwv yi^Oja-EVOÇ YjXixwv laurw ap^Ei 7:5t(7iv Xai * on*veY>C£ , c7/£v cj.i}aijv tcJ; C'jvot7propr,crEv, avaX-i- àvOpw';TOiç r^ oiaoac.^ T£ X(Jy°^ auTTjÇ Toïç ttuOi; à7:oX£i'|ooci. TÉXoçci {JUTa ôuaou quelque temps avec ceux venue, chère tôt. Il il et les pria avait qu'il avait invités à souper. de l'attendre , en prévenu quelques-uns de ses amis de chemin il celle qu'il voulait tenir, et qu'il fut sur les l'Italie, et l'audace la même , , il montant , une autre roule fleuve qui sépare la Gaule cisal- et qui lui montrèrent de plus près de son entreprise, place différent; et prit d'abord bien- non pas , frappé tout à coup des réflexions que du danger inspirait la crainte , le suivre bonne tourna bientôt vers Ariminura. Lors- bords du Rubicon pine du reste de temps à la nuit les assurant qu'il reviendrait tous ensemble, mais chacun par un grandeur Dès que se leva de table, engagea ses convives à faire lui-même dans un chariot de louage que '^* îc'.vT), xat ToXjXOJU.£VWV , EC/ETO OpO|XO'J xoX}A , lyV^^''''''''^* ^ouXeuaa TcXEiaxaç, ttoXX^ oà xa twv T£ Trapouaiv, fut £ÎGr,ci (xôcXXov YVWji,r,v ett' a|xç»OT£pa {x£TaXau.Çavo)v, xcti Tpo":Tiç aÙTw TO ^ffov *AÀt5ojv ivtbi; t:?;v aTrb tTjÇ aAXr;<; 'IraXiaç TcoTau-ôv {'Pou€<.xvn xaXet- xa Xoyicjxoç auTov Ttti), tov oiopi^ovra Itci pesa , il lui la s'aiTéta; et, fixé long- dans un profond silence , les dîLé- rentes résolutions qui s'ouïraient à son esprit, balança tour à tour les partis contraires et changea plusieurs fois d'avis. Il en conféra long- temps avec ceux de ses amis qui l'accompagnaient, parmi lesquels était Asinius de ce fleuve lui PoUion. Il se représenta tous les allait être suivi et tous les maux dont le passage jugements qu'on porterait de dans la postérité. Enflu, n'écoutant plus que sa passion et rejetant
  • 125.
    , , , , VrE , , DE CESAR. Î19 inl rboilnvov , à «nnpor, ffUffxorâÇovTOç iîi>j faisan»-nuil déjà, iÇxvéaT»?, il xal fiXofpovriOtiç fiLt-j toùç a//ou^ xal xeieû^a; Tzspifxévîiv aùrôv se leva , et ayant irailé-nvcc-bonté les aotrcs, cl tes ayant cnga{^és à allcndre lui comme devant revenir, mais npotCpriro oi avait été dil-d'avance il à (]ut'l(|uc's-uns des amis fiil oi'jjxiiv rrâvra» de njvpas xarà TÔ aùrô dans le te suivre tous n)éme lieu, mais l'un d'un côté, l'aiitrcdc l'autre. Et lui-même étant monté AÙtoç oî îTttSàj sur un des chariots de-louage T^Xauve îTiOtÛTOv éTe'pav Tivàûoôv, s'avança d'abord par eiTal7r'.TTp£']/a;7:pc);Tè'Ap([X'.vov, ^/0jv 6iç C7rt puis ayant tourne vers comme Tèv TioTXfiov , uno autre roule, Ariminum arriva vers le lleuvc il s'appelh; Uubicon) {y.xhZzxi VovoUbiv) (il Siopi^O'jrx qui sépare Tr,v ra>aTiav (n^v) évrèç'AiTtîwv àîro zr.i â>>>;ç xat /.oyivfib^ îtïv-ît «jtov iyyiÇovrx u&'/,).oy tw Tûv ri ^sevûi reste de l'Italie, s'empara de lui qui approchait d'avantage du d;mi;(;r et l'arrêta de sa course agité par la y.-yiOn t/jv auràç nopeiwj /Aîv on/ivsy/s iro^à grandeur des choses osées; rou(Aifxév(av' xxl âîrcTTyJTXj Gaule en-deçà des Alpes et la réilexion XXl £»/5T0 OpàflOV nepifipofxivo-j la du Ira/i'aj, èy saurai et ayant arrêté sa marche, lui-même il balança beaucoup de choses en lui-même , portant en-silence T^v /v'Jifir,v iTii xal To T£ ài.fxfàrîpx , |3o jy^u/jia a'JT^i sa pensée de deux côtés, et la résolution à lui lit plusieurs tours; CUvJi>;7ropy;ff£ 5î /at :ro//à et il ToTç nxpo'j7i T6Jv yi'/ûjy, avec ceux présents de ses amis i» desquels était aussi Pollion Asinius, >]vxai no/>é«v 'AtiVjo^, hésita aussi beaucoup rélléchissant quels-grands 1% Jtd6a7tî «fÇ£t irlfftv àv9^ojitot<, iffov T« >d/ov ajTTÎç son pasiiage conmienccra les hommes, renommée de maux ' pour tous et quelle ils celui-ci laisseront à ceux d'aorc».
  • 126.
    , KAISAPOÏ BI02. 120 Tivoç, o)(T7rep TOUTO à'pe(; laurovix tou XoYiffjxou 7rpo< to {xéÂÂov, x«t TO xoivbv Toïç B-} filç Tu/ofç ^(AÇaivo'jaiv ^TT^pouç xa to).- UTreiTTOJV «*Av£^pt:f/Ooi jjiaç 7roooitjt.iov oiotêaaiv xai ôpô{j!.w to Xoittov yi[X£paç eîç xo 'Apijjiivov, xai XXXIII. xû^oç-» to 'Apiuivov, w'TTrep àvEo)- 'EtceI ce xaTeXyi^Orj Itti Tradav xai ôaXaaaav, xai auYXEyuuÉvojv 5(xa toi; ^poiç vofxtov Tyjç ttoXeo); ôffTrep oXXoTE, TToXeiç aOT^ç Ss Ô(jloû t^/V y9;v iTrapyia; t7)ç oux avSpaç av Ttç wtiOt) xat Y^valxaç xi; exTrXv^çei Sia:poiTav ttjÇ 'ÏTaX(a<;, 6lX)À àvi(TTa(jL£vaç ç^Y^i StacpspeaOai oi' àÀX*/iXo)v waTTTEp P(»)[ji.r,v, irÉpi^ (juv , rpô xarÉcye. Yixévou TOU TToXsaou TTAaTsiaiç iruXotiç Twv rr,v iiçi^iffc yDo'>{X£voç, v^ot) rpo; wpuLr,ffE ^EuaccTOiv UTTO 7Cia7rXa(i.£VT,v, tt.v ouya:; twv xal juLSTacrTOtaEciv, out' apyovTi TCElcai ^otoiav cOcav S'îQj/.cùv tous les conseils de la raison pour se précipiter aveuglément dans l'avenir, il prononça ce mot si ordinaire à ceux qui se livrent à des aventures diDQciles et hasardeuses sant le Rubicon , il : « XXXIII. La prise le mer pour ; » et ! pas- , len- qu'il arriva le jour et s'empara de la d' Ariminum ouvrit, portes de la guerre et sur terre et sur lois sort en est jeté marcha avec tant de diligence demain à Ariminum avant les limites Le ville. ainsi dire, toutes les et César, en franchissant de son gouvernement, parut avoir transgressé toutes de Rome. Ce n'étaient pas seulement guerres, des hommes et des , comme dans femmes qu'on voyait les les autres courir éperdus dans toute l'Italie; les villes elles-mêmes semblaient s'être arrachées de leurs fondements pour prendre la fuite et se transporter d'un lieu dans un autre; Rome elle-même se trouva comme inondée déluge de peuples qui s'y réfugiaient de tous les environs une agitation , dans une tempête à aucun magistrat de la contenir si violente par , il ; et , d'un dans n'était plus possible la raison ni par l'autorité ; elle
  • 127.
    , , ,, , , , , , VIE DECESAR. 121 Téioî Si fitri Ttvo^ OujuoO Mais enfin avec une certaine passion, Sutttp à^îlî îaurè» comme de s'étanl (l(jl)arrassé lui-mc^me réilexion la rclativen)enl à l'avenir, xai et certes ayant ùri CiTrctTTWv TOOtO TO prononcé cet adage-ci IXpOOifllO'J xotvàv ToI{ (,uSs((you7(y commun e?S TÛ;/aç ocnopouç dans des chances incertaines cl des témérités xat Td),uaç* « KOêo» àvsûpifQù) Sipfir,is -npbi rriv XX t riûr] «iç Siâtxavj il s'élança pour le passage dé le le reste Ariminum » : du temps et /'occupa. XXXIII. Mais lorsque Ariminum 'Eîrel 5« p{/xivov fut pris , comme xxrtXYifOf] : arriva avant le jour il à soit jeté de course et usant dès-lors rjfiépvi rà pi/jiivov, xxi xariax-"''' XXXIII. Que ' rà ioiTiàv, npb : « ' ypfJi/jLivOi SpàfJLCù f ijéTTîffî à ceux qui s'embarquer/ la guerre àvîw-y/iivou 7r>aT«fatç 7tûAat{ étant ouverte par de larges portes cnl Trâtjav t^v yrjv ô/xoO sur toute la terre à-la-fois xal OâAaavav et la xal TÛv vd/AOjy tt|( ndA<u; et mer, comme les lois de la république »uyxî;fu/iivci)v étant confondues â/ia Toîi opotç rr^i Inap^ioii, avec les limites de son gouvernement, oùx âvSpxi xal yuvaïxa;, on aurait cru non des hommes WTTtep dc>).OT«, comme JtatyotTâv Ti^5 It«)i^«; courir par l'Italie et des femmes , les-autres-fuis avec épouvante, »ùv £XTri/;Çîi àA).à ràî Trd^itj aùràç mais les villes elles-mêmes se levant être emportées par la fuite dix à»YJ)MV* rry ûk ttamp PufiriTt les-unes-vcr»-les-aulrcs : Rome comme remplie et f ni/xn^ajutiyyjy de flots f)-/aii /al /xtraffTâffCffi par TÛ» des peuples rf'alenlour, à»;^'jjv ("TÛy) ovjxv ni^cÇ, jTï pzoïay niivai les fuites et les déplacements «'étant ni facile à persuader poui' le mâgi.slrat
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    KAI2AP02 BI02. 122 ouTE 6^tiûxa9exT:^jV Iv 7roX).o) xXuoojvi xa aaX<j)| txixpôv irri- auTÎ;ç àvaTETpà,j.Ûai. IlaOr) XiTceïv aOr^jv u^' y^p piaia xaTEÎ/^e xivr^u.aTa Tràvra tottov. Ouoi y^p j(^(av Tjyev, xw àXXât IxaparrE, toîç •/oÔEV T7)ç ii'^eit.o'^ioiç EuOuvaç uTzgyovza. , twv uêpiaai, xaxy)Yopowvxa)v. 4>aa)Vio; y^jV xuTrreiv xyjv oDJwç Kaicapa xaO' ixiv, toç rju;r,(7£ euyvfo'xova; 5iaXu(7£iç TTpOTEivotxEVOv ettcI (X£Ya)i7^Y°?'^^ ^xi TMtpEvxovxa S*, auxov ixiÀeuc Tcoxe irpoç t?;v Y^p, oxov ttoXeixov Trapaaxcuvjç* auxoç ettit;, /.ai Aevxaov xoïç TCEpi £cj>r,x£ 5' d)>/(a- Éairrou, xai xio ttoûi cTJY^«^>'''r^''î oùôÈv £ia 7coXu7rpaYu.ov£Îv oùô£ 9povxi^£iv EXEivouç XT,ç fut sur le point fi^ti- xai OpaauvoaEVov dnkp xoû ue/^.ovtoç, aoxo'v T£ ÏIoixTn^ïov £X7r£7:Xr,Yjx£vov • /«tpov "^^ Ôêooikoti xa XuTrouixévw xaxi 7:o/.Ai «tuul- Tcïirrov ev [XEYotXrj 7:0)^1,' 01* IpiSiov TjV irvi^ioîka /ni tÔv Itzi xpouca; to £sa3»oç de se détruire par ses propres maies. Ce n'étaieat partout que des passions contraires et des mouvements convulsifs; ceux mêmes qui applaudissaient à l'entreprise de César ne pouvaient se tenir tranquilles : comme ils rencontraient à chaque pas des gens qui en étaient affligés et inquiets (ce qui arrive toujours dans grande ville), ils les l'avenir. Pompée , insultaient avec fierté et les déjà assez étonné par lui-même troublé par les propos qu'on lui tenait , une menaçaient de était de toutes paris : encore plus puni était il avec justice, lui disaient les uns, d'avoir agrandi César contre lui- même et contre la république les conditions raisonnables ; les autres l'accusaient d'avoir rejeté aax.quelles César avait consenti de se réduire, et de l'avoir livré aux outrages deLeniulus. Favonius osa lui dire de frapper enfin du pied la terre pée , , en parlant de lui-même en plein sénat dans avantageux , avait déclaré rasser de rien , aux sénateurs qu'ils ni s'inquiéter des préparatifs même parce qu'un jour Pomles termes les plus ne devaient s'embar- de la guerre ; que . àps
  • 129.
    , , ,, , VIE DE CESAR. 123 nisusropliljle-tl'èlro-r.ontftnue Adyw pnr lu raison dans cette grande agitation y. al 9i)ù) et tomptitc, , avoir man(|u6 de peu àvaTST^iyOai aùt^v dire renversée ellc-mi^mc ûrri aÛTrîç. par elle-même. nâO/j yùp àvT^'xaia xxl jîtata xtvyî/*aTa Car dos passions contraires et de violents mouvements y.xTÛ-^t rrivTa tottov, tenaient tout lieu. To Car y^xXpo-j la partie joyeuse ne gardail-mdnic-pas yùp la paix, iv /jLSyiXr, TTo'/ec mais rencontrant fréqucnuncnl dans cette granile ville Tôi jf^otxoTt xai XuTTOU/civu la partie xal 0/5:/'7Uvouîvov et se prévalant à))à oTju-rrÎTTTOv xarà ÛTTîp TOÛ /zé//0VT05 Yjv 0ià soi JOJV 7ro).)à de , * eUrajcc cl chagrine l'avenir, était dans les dispntes : cl l'un troublait à»a/dOîv d'un côté, l'autre de l'antre^ Pompée lui-mdme déconcerté aùràv ix:r«T)yj7/A£vov, no/xTTïjVov d'abord par 1rs uns qui disaient, ToTç /xèv, xarà *>Ç »îwÇ>:»e isroroû xaJ T»|î César ayant à rendre compte même ^y«/iOvtaç, tûv ^é xaT/jyo^OJVTwv ÎTl ïj>l^/e TOÎÎ de ce qu'il avait laissé Lcnlulus insulter César qui cédait ù€^{o-ai -rzxpsi/.o-JTx jtal de son commandement et les autres /'accusant AivT/OV 7r£/9l agrandi contre lui-même qu'il avait Ka^ffapa Ù7ré;^ovTa sùOûua^ cl qui proposait ïrpoT£ivd,u£vov des accords raisonnables. acjwtoç TVUTHv Je «/.i)rj£v Tôi Tioôi T^v k-Kiï ixffal/i'fopûv «pas Favnnins aÙTOv yr,v même sommait lui de frapper du pied ' la terre : puisque se vanlunt uD-juur nors devant T/;v rÛ7x).«;T0V le sénat eux ffa £/îivouî il iro)wTr/;ay/iov£îv oùîsv {les sénateurs] s'occuper de rien 0'j5è ycovT^^£tv T>;^ TrapaTxevV;; tri rè» ito/e/xov «vro{ yàp , ^Tstv rirt»). 7<'avait laissé ni s'inquiéter * des préparatifs pour la guerre : cor lui-niéme, quand viendrait Cdsor ayant frappé du pied le sol
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    , , KAIiATOi 124 Tw troSl Ou (jTpoiTeujxaTov IulttXtjCCivt/,v 'Itojaiov. xa* Tore 7rXr,0Ei po;* eîaac ô* (Jtô5to<; rjôr) xpouaOelç oireptCaXXtv 6 ITourT'ïoç 6uva(AE(i)(; oùociç xov avopa '/ç,r,f:'x'j()oii t9î Trpô TYÎç Tupavviîoç xa O'jvex- tî;»!; , xa tt.v yspouciav xai jxr,0£va piiveiv Trarpioa xal r^jV £)^<>- r?;v -^,pr,jji£v(«)v Kai^a- tI^v 7:avT0)V <pop5, "Inr^^iJ^ETai zoi^T/}y ^p5v t-/;v i'/Ak jj.^,v toîç Iïutoù yo^icaoîç tou TcoXÉfxou xai Travcot xaTeyovTo^, irôXiv I^ÉXiTTÊ, xeXeuffa; i'TTsaÔai Twv liKJÏ. ÔEpiav. XXXIV. Oî OuffavTEç EcpuYOv [XEV ouv UTraTOi ur,o' â vouloç EcpEu^ov 5è xai • xpoTTOv Tivà ûi'àpTraYÎiç aTro Tpiwv, XafxêavovTEç. Eîai TWV pouXtUTWv twv iSiwv S ô' oî du pied serait mis en marche et qu'il remplirait ol xi tu/oiev, ttXeIctoi, wcrEp xai crtpoSpa t^ Kaicotpo^ TrpOTEpOV, I^ETTEGOV UTTO ÔOtlxêoUÇ TOTE que César se irp?) I^oso-j £(rr , il TWV a)JvO- •?;pr,;jL£V'i Xo^l^TU-WV Xai OUpLTTa n'aurait qu'à frapper la terre de légions toute l'Italie. supérieur à César par le nombre de ses troupes j Pompée était encore mais il pas le n'était maître de suivre ses propres senliments; les fausses nouveHcs qu''^n lui apportait, les terreurs qu'on ne cessait de lui inspirer, l'ennemi eût été déjà aux portes de Rome et maître de tout comme , rent enfin de céder au torrent et de se laisser entraîner à générale. Il déclara que le tumulte était dans la en ordonnant au sénat de le suivre, et qu'ils étaient Rome, consuls quittèrent dans l'usage d'offrir il la fuite l'abandonna, intimant à tous ceux qui préfé- reraient à la tyrannie leur patrie et leur liberté XXXIV, Les ville, et , la défense d'j rester. sans avoir aux dieux, fait les sacrifices lorsqu'ils sortaient de ville; la plupart des sénateurs prirent aussi la fuite, saisissant, quelque sorte, ce s'ils qu'ils trouvaient l'eussent enlevé aux ennemis chez eux sous leurs mains, : il si l'obligè- y en eut même qui , la en comme d'abord Irès-attachés à César, furent tellement troublés par la crainte , que
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    , , , , , , , VIE DECESAR. 125 devoir remplir d'armée» ritalie. Tfiv ^IraXlav. Où fi-^v à.X}.x Toutefois xal TÔTi rriv * Kaiua^Oî celles oùofi; ùt tixat ràv Xp^oaaOxi roXi àXXà. )Tià alors de César troupes : mais personne ne laissa cet âvSpx Xo'/i9/ioXi mdme Pompée sui-})assait par le nombre de ses b UofJL-m/iïoi (iTCipi6xXX€ iauroû , homme user des réUexions de lui-môme mais par des nouvelles ày/tXfiiTOi» nombreuses et fausses et par des terreurs ùç ^Sr] To j noXéfxov IfsTriiroi nai xjxTÏxO'^roi Trâvra et fopx navTwv «l^iiy^ÇeTac la guerre cxisiani occupant tout, ayant cédé et ayant été entraîné tt^xç nal TJvtxxpovvdilç rij conmie déjà par l'élan bpûv Txpa^/iv il tous, tle décrète iui or tunmlie, le xtXeitaai r^v ytpoxialav abandonna la ville, ayant ordonné le sénat IntaQxi suivre lui xtcl Tûv mXi-ns n^v noAiv , et y.xi /A/jJîva il , et personne de ceux ayant choisi f)py)fiivuv de préférence à rriv nxTpiSx kxï t^v iXtvOîpixv XXXIV. 01 & [liv XXXIV. Or donc ouv tnxTOi les consuls n'ayant pas-méme fait-lcs-sacriliees 0J7xvrii lesquels la loi est de faire vô/AO{ iarl Tipo cÇdôoo avant (yuyov* iifîMyov Si xal s'enfuirent ot tyrannie ne rester. fiivtiv. IJ-Yjùi la la pairie et la liberté nXeîaTOi twv ^oxjXsvtùv ia/ji6âvovT£5 x-xb twv la , îoi'wv , la sortie : s'enfuyaient aussi plupart des sénateurs, prenant de leurs propres &7Titp xXXorpictiv comme i Tl Ty^ot»"'' !>ien3 , ce qu'ils rencontraient Tcvà TpdiTOv 5ià Eial Si «pitx-/r,i. X9cl o1 de biens étrangers en quelque sorte par Quelques-uns même , pillaî;c. sont qui npoTtpovO^àSpa rà Ka^92po{ ayant choisi d'abord avec-ardeur Vn6 par terreur alors ^/syi/mivoi ôâ/JlS0U{ TOTI iÇiTTCffOy TÛV )07(9jtifiôy le parii de César, furent jetés-hors de leurs réflexions xal ffUM^3tp/;vi^0»j»a» ot furent entraînés oùjiv £(d/yi«yO( n'en ayanl-aucun-besoiD
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    , KAIIAPOX 12G oûSèv cerJacvot toi^cujxaTi ttîç ^p8fç ètt^vr^ç. çrr^)ti/()r^C'X'^ XTpoTaTOv 0£ To y^eittôivot; ffuvTu/^ov Û£a(/.a iroXeMÇ Tr,ç wTTrep v«m< , lilOÏ. 6-xro 7rp£(7ê£UTr,ç y^^^'^'î **'^ dtTToaxeuaç 'AXXi toutw ô d7rfi7rsa*|'£v T07r£C£uc£v Ô ' oixETr^v ovTtt S' aTZûYvoùç • Kai- xal xi ypr'fxaTa xai Ao|iitiw *, o' r,Youjxevt.j ETrtXOojv TrapEOTpa- xa&* auTOv, •^Tr,CÊ tov cpapaaxov xaà Xa€wv xb SoOàv, etticv Mex' oXiyov 0£ àxQucaç tov Kaiaapa sans aucune nécessité, ^'i''^? tôt' exsîvov aTroipà;, |X£v Kaïaxp TOC fltTa- cuvrjYWViajXc'vo; Iv ttïcx GTTEtpwv TpiaxovTa xai xaTE^QVTi Kop^tviov [XEvoç. ttJç wç Kotwotpo; OTpTTOTrrîov, TrpoOujxoTaTa toTç Ksatixoïç iroXiaoi;, Tocç oÎtw "Ottou xa Aa€ir,voç, àvr;p £v xoïç [xséXiCTa à'pi/t£To TTpoç noa:r/,ïov. tooovTOo avûptimoi Ttarp/ia cia tyjv jxev cpuy^iV et no(i.7n^ïov TjyouvTO, T7;vog 'Ptojx7;v, (xapoç, xa'i Of- xt^écpvrjtuv dtTraY«pe»oyto»v Tcpoç to ixTiEGEÏv vo|xi![o(x£vrjÇ. 'AX)vi xaiTTcp CTàa£0)ç oîxrpôt^ oocr,;, Içe'XiTTov. iTri^tpojjuvofu r,v, w; ia"pôw T£Ovr,;c>- ûotu(xacx9; xivi se laissèrent emporter par le torrent des ils fuyards. Celait un spectacle digne de pitié que de voir, dans une si terrible tempête, celle seau sans pilote , floller ville quelque déplorable que fût celte fuite, les camp de Pompée comme camp de abandonnée, et, semblable à on au hasard dans l'incertitude de son la patrie et , César. Labiénus lui-même , ils sort. vais- Mais Romains regardaient le Rome comme le fujaient un des plus intimes amis de César, son lieutenant dans toute la guerre des Gaules, et qulTaiaii toujours servi avec le jilus grand zèle , quitta son parti et alla joinJre'- Pompée. Celte désertion n'empêcha pas César de argent et ses équipages : il alla Domilius commandait pour Pompée. Cet pouvoir défendre la ville , lui renvoyer son camper ensuite devant Corfinium officier, qui demanda du poison ; mais , où- à un de ses esclaves qui était médecin, et l'avala dans l'espérance de mourir ment , désespérait de prompie- ajant bientôt appris avec quelle extrême bonté Céiar
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    , , , , VIE DE CESAR. par Stôiccfta tiv ol/.rpoTXTOv Tfi nô'Jioii , la Mais To 127 mouvemant-lQ rapidité de ce le . spectacle était très-diyne-de-pitié ôiVTtep de vcwç la ville comme , d'un vaisseau cru par h;» pilules qui désespèrent lx7t«(jcTw irpàç Ta ffuvru^àv dcviiir s'égarer à l'aventure, » 'A».à xsclntp x^i fJ.srxaTX9C(ùi un si grand orage s'élevant. Cependanl quoique le déj)lacemen( OjSr,ç O'JTW^ OtXT/iSti, éiiint si ol ivSpraiiot riyntjvro les TOffOÛTou ;(:i/iûyos livifcpoij-hov. T/;v ^uîv fv/ry TzarpiSa estimaient la fuite t!ire la patrie Six lio^uniiVou à ÈÇs/tTiûv 5î -n^v misérable, bummes et Pcô/zïîv, cause de Pompée, abanduonércnt Home, ils comme camp de étant le César. Puisque méuKî L:djiénus 'Orroy xal Aa6t/;vèr, liomnie ami de César £v parmi ceux qui To7ç /xâitffTa l'étaient le plus xat ye^oviù; irpeaêeuTï'iç et ayant éié lioulonant de lui xal ffuv»;ywviï/xévoç et TrîoOu^aÔTaTa avcc-le-plus-de-zèle iv 7r5»t Toîç Tro)i^aoi5 K,£).Tixorî TÔT£ ùno'lpùç tXîtVOV, , ayant combattu-avec dans toutes KalaajO à'ni7Te//'|c xal ri âlais TOÛTOi /AiV PompéCi César renvoya à celui-ci et l'argent y^p-f,iJ.xroL xal Tàj àTTOïxeuaç * et les bagages puis étant allé : il campa devant Dumitius qui commandait Ao/xtti'w i^youuivw rptixovTx de-Gaule, les guerres alors ayant quille lui, viol vers AilJlà à lui trente coliorles ffTTîtp&iv xxi xari/ovTt Koje^i'viov* 0» ànoyvû'jç et q»ii ocnipail et celui-ci rà xarà aùràv, Corfinium: ayant désespéré relativement à soi, f,Tr,9l fip}j.XXOV demanda du poison Tov (arpov XvTct ouiTïjv* au méilccin qui xal Jaê'Iiv Tè ûoOèv et ayant juis le pnison , comme était son esclave : donné. «Tliiv «Jç T£9v/;Çoaîvoî. il MîTà Mais après pçu de temps ayant appri "i/i'yov Si àxovwaç Tàv Katffapa xp>i«ôiC( le but César user devant mourir. -
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    KAiiAPOi moi. 128 aorô; «Gtov«irt- ^i).avÛpo)7rîa ypr,aOai Trpôç xoùç éaXojxora;, Ûpr^vEi xal xfjV ô;uTr,Ta TotJ pou^eojxaTO; r,TiaTO. Toîî 2* Oap^uvavToç auTOV wç u7rvo)Tixbv, où •/ap^jÇàvaffTiç CTTEGE (XTry'ei TOUÇ àvÛpojTTOU^ r,5lOUÇ eXaSs , xa touç «^o^Epoç êtt' aX)vOU(; ItTOIEI Xai TlVSÇ ÇpUYOVTEÇ dvE^TpEyav. , te tou Aoulitiou orpaiiiv Tiai- tTjV ocouç iv raîç roXeffi IlojxTajioj crpaio- auTov yjXauvE ) riojjLTnr/iov. 8ov, aXX* etç BpEvrrjdiov* (puywv, touç ô* y^Y^^*'^'» (xàv uTtctTOU!; ItteXOovtoç Kaicapoç £;i7:X£uaEV, xà xa8' exaaxov traitait ses prisonniers laquelle avait pris il , il wç 5' rance , il , t?;v fcpo- TrpÔTEpov èXiyov CffTEpov Iv toTç Trepi êxEivou yP*?^»' ôr,XioOrja£xai. Kaiaapi Zï PouXoixe'vw déplora son malheur et une détermination si la précipitation violente. rassura, en lui disant que le breuvage qu'il lui avait un poison mortel ^-'^^ ''i^^i oùx £oi;aTo laxEiXE j^exà SuvaixEo^ç eîç Aup^a/iov, aùxoç cojxEVoiç ou;- à7ra*^£ÀÀdacva TrjV 'P(o|xy,v tîç xaTaXaowv. IloAuç 8à ECpOacE Xoyoufjiévouç Taux' Kaîaap 0£ Oavaai(jt.ov ircrojxoTa, tc^i- Trpôç Kotiaapa, xai Xa6ojv&£;iàv, auOiç Trpoç ITo|X7rr^ïov . XXXV. O r'.:,'jZ avec Son médecin donné n'élait le pas mais un simple narcotique. Content de cette assu- se leva sur-le-champ et alla trouver César, qui le reçut avec beaucoup d'amitié: cependant, peu de temps après, Domilius se rendit au camp de Pompée. Ces nouvelles, portées à Rome causè- rent beaucoup de juie à ceux qui y étaient restés, et plusieurs de ceux qui en avaient fui XXXV. y retournèrent. César prit à sa solde prévenu ceux qui faisaient dans Pompée , il les troupes de Domitius; et, ayant les villes des levées de soldais pour incorpora ces nouvelles recrues dans son armée. Devenu redoutable par ces renforts, ne jugeant pas à il marcha contre Pompée; mais propos de l'attendre , celui-ci, se retira à Brindes, d'où d'abord partir les consuls pour Dyrrachium avec des troupes il fit , et y passa lui-même bientôt après l'arrivée de César devant Brindes, Je raconterai ces faits en détail dans la Vie de Pompée. César eût bien
  • 135.
    , , , , , , ,, 123 VIE DK CriSAH. d'unehumanilé merveilleuse npbi T0Ù5 envers eeux pris par ioc^ùixàrcti aurai; à.TZidpr,vst auTÔv il lui se lamenlail sur soi- intime promplilude et accusait la de sa résolution. ToO ûè Ixrpoû OaccûvavTO» kjtûv Mais le comme W5 nsTtoixora médecin ayant rassuré lui ayant bu ÛTTvwTtxôv, où Oavâfft^uov, un breitvatje àva^ràî non mortel, s'élant levé très-joyeux Tiepixsipr,i il soporifi<iue, s'en alla vers César, main droite xal iaêwv JîÇtàv, et ayant pris sa 5(sÇ£7rî7£v auôtî 7rpÔ5 IIo,u:r/;lûv il TajTx Ces choses annoncées ccTtxyysX}.6/ji£vx à TOÙ; àvO^OùJTTOOJ ÉTTOtît -^^l'OUi , , passa de nouveau vers Pompée. Rome rendaient les xa^ Tivs; yuydvTîî et ^vi7T^£|av. hommes plus contents, revinrent. XXXV. quelques-uns qui avaient XXXV. Cependant '0 ùk KxXaxp fui César prit avec lui Trjv arpxrtàv toO Ao/itTtou l'armée de Domitius xal Toù; aA^ouç 070u; et les autres IfOxvt xxTxXa6ù-j il (jrpxzoy.oyovu.é-jQ)i no/iTrïjfw iv Taîj ïidisTtv. O forl-en-nombre et redoutable aùrov. Si oùx èoiÇaTO t-^v i:foûoj àXXi. yuywv les villes. Kt déjà devenu noXùi xal foZspbi è:rl IIo/xTtïiïov faisant-des-levées pour l'ompée dans U5>j Ô£ ysyovùi ^^auvsv tous-ccux-que prévint les ayant surpris eîç B|5cvtï{t(ov , il poussa vers Pompée hii-mème. Mais celui-ci n'allonditpds mais ayant fui l'allatjue, à Prindes envoya d'abdnl «yxetAî {xh npàripov il T0Ù5 ÙTTctTOUç eii àvppâytov les consuls à fltTX OVvi/JLCUÇ, avec des troupes «urèî û£ oA^/ov UTTeûov et Ka^^apoi tjtXOô'JZOi, César étant arrivé, Dyrrachium lui-même un peu plus tard, s'embarqua 6J5 Ti y.xTk îxaffTOv comme les choses une-à-une seront exposées iv TOTç ypxfY](joixisfoii dans celles devant être écrites %tpi ix( vou. sur celui-ci {Pompée). *Ano/3^a «i vf&y ^v Or mamiuc de vaisseaux b Vil de Cls/ib. était 9
  • 136.
    KAIÏAPOI 130 |/iv i$u')x«iv OLizoploL iùOùç Iil02. EU ôiTTjV 'Pojjxr.v vtwv ^v. h -^diEpaK; £;r'xovTa rarr,; ivaiuom r7,; 'Iioy.ta; xup^;. yeyovojç 'Kret ci xal eupe fxaX).ov T^,v TiûÀtv rpoctcoxa xïOîttwct», ?! xai Twv àîrà PouX^ç ^v aÙTr; cxr/vooç, tootoiç 6r,u.0Ttxi ûieXÉ/Orj, teXXêiv àvSpai; / .îT£ TrapïxaXwv aÙTOuç xa £irt (7u{jL6aaeffi [xlv IriEixY) Kaiaapa irpETTOu^ai;* uTn-xovCE 5* oO^ceç, (ppoveïv, dXX' eu7rp£7r£ia twv ^TroOeTury ypr'uaTa Xa(x6aveiv, xat vofxou; Ttvà; TrpotpspovTOç, oix 7:(0^£(i.oç- vouln tr^lt.ct^^ù'^r^Ge.^^. poursuivre; mais le îl il l^r, tov toI; rparrcr- TrappirTiaç ^tav cï xotTaOojjxai t^ ^TrXa, TOTE Trapiwv |X£va)v, o* anOi x^voiç SuaxoXaivEii;, vuv {xiv Ixiroowv SeTrai «2j xa vouoiv xotipV/ eTvai" vou.i- {xr; Xo^wv ypy;aOai. Sa Sr,(xapyou ÎNÎetÉXXou xwXuovtoç outov ex auTj>v ^ttXwv xal Trpo; Floixir/'/ov «tco- ^oSoufxsvoi nou.7r/''Tov eyxaTaXEXeitxaEvov, eTte ÇovTEç ooTw Tou dNifl-rprl^t, fip (rj;j.€a7£0jv Kal xauxa, tevo- E^r,, )i'YU) manquait de vaisseaux; il o'j twv s'en retourna donc à Rome, après s'être readu maître, en soixante jours, de io«le l'Italie sans verser une goutte de sang. , plus calme qu'il ne l'avait espéré; il Il trouva la ville beaucoup parla avec beaucoup de d(ju- ceuret de popularité à un grand nombre de sénateurs que y avait ramenés, et les exhorta à députer vers la confiance Pompée pour lui porter de sa part des conditions raisonnables. Aucun d'eux ne voulut accepcommission ter cette abandonné, ment , et , soit qu'ils Pompée après soit qu'ils craignissent l'avoir crussent que César ne pailait pas eiocere- que ce n'étaient de sa part que des paroles spécieuses. Le tribun Métellus voulut l'empêcher de prendre de l'argent dans le tré- sor public, et « trmei , lui lui dit allégua des lois qui le défendaient. « César, n'est pas celui des «ce que je veux < liberté faire, retire-toi j la lois : si î c temps des tu n'approuves pas guerre ne souilre pas cette de parler. Quand, après l'accommodement fait, j'aurai posé «les armes, tu pourras alors haranguer tant que tu voudras. « reste , ajouta t-il , quand je parle ainsi , je n'use pas de tous Au mes
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    , , , , , , , VIE Dli 131 CESAR. à César quivoulait cerlc» [xjursuivre lui aussilùl. Xvhrpe^t Si jtç ti^v Voifi^v , xvpiûç IraA(a$ ni.(sr,i riii Mais il iv îÇïj/ovTa rifiipxii. EttîI ^« xal ï*^« Ti^v 7iô/(v maltro de tuule xal cv aÙTY} El ctunnic iTTtetxfj fiou).?ii fih TOÛTOtî Sit).i'/^Orj xal 5>j/itOTtxà irapaxaidiv dans et «Tià TciiJv aliTo'vç xxl àtiovzijJetv ôi'jopxç trouva il qu'il la ville ne s'y allcndait, elle beaucoup ceux du sénat, di; s'cnlrclint avec ceux-ci il par des paroles modérées exhortant eux [laires, et popu- niêiuc à envoyer des gens Pompée vers Ttpbç Do/iTT/iVOV l'ilalie en soixante jours. remise plus ay;^voj{ Home, retourna à étant devenu sans-vorscr-de-sang yeyovws àvatjuaiTl pour des conventions convenables oùoc($ ôc ùm^MMaev : mais aucun n'obéit, s'tc foèojixsvct soit craignant Do/iTTiiVov èyxaTsc>e),£i/Ji/xévov Pompée abandonné par eTre /z;^ vo/z^Çovtsç soit eujc ne croyant pas Ksti7XpX ^pO-JtïV OUTW«> César penser ainsi à/).à ;{/3;^j(}ai mais se servir evTr^îTiâta ToO (Tune bellc-apparcncc de paroles. ).6-/(ii)>. ôè ir,u.iipyjo) M;t£//OU Et Mélellus le tribun empêchant Le Tûv ànoOiT*)y> Kocipàj OTt/WV xal rù Jî «t cl alléguant certaines lois, il {Ci'sar) dit le * 5u7X0/atvetç cl des lois n'élre-pas le même « Mais les vûv ,U4» aict&( èxTTOO'jiv* :r3/4/uiûi yàp où ci'nxt :izpprt'3ia.i temps dos armes -JQlX'jiV où/ cTvat TÔv auTOv « l'arf^ent de celui mis-eu-réscrve, /al TcpofipQJTOi Tivai vouo^^, £jj>; lui prendre de XwiOoVTOS «tWTOV ' toi si tu : 8oullres>avec»p<ine choàcs qui se font, maintenant certes va-l'-«ni à-l'écarl: car la guerre n'a-pas-besoin de liberlé-de-parolc : ôrav ôi xaraOû^uai Ta 0Tr)a, mais lorsque j'uurai drposélcs armes. ff'j/*6âjswv yîvo^uivwv des conventions ayant eu lieu, tÔti Tta^iwv aloi-s OCuayojyr.ffïtî. lu harangueras-ic-peu]>le. venant
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    , KAISAPOÏ UI02. 132 tD.r,;pa tojv Eirwv,Ê^aoïCe "irpôç xiç Oupaç tou TapiiEtou, Twv xXeiSwv, ya)a£Î<; £vi(JTa|X£vou Toîî o' « Kai TOUTO, MeteXXou, xai xaxaoEtffavTa Outo; , Ixe/.euev auOiç Ttvojv EiraivouvTOJv, (x-)) rauaaiTO on fXEipaxiov, oOx à^voEtç, 7rpa;at. » >^v eÎtteïv y^ £roiY,<T£ Ecpy), M"?; O5tivoaevo>v ce |x£Ta7r£t/.'j/afxevoç EX/.OTrreiv aTTOXTEVEÎv auxov, t (J.EVOÇ r,7:£iXr,a£v tov M£Tt)v).ov i|x£ cTacria'7avT0)v. « TaîJ-ra Trpo; 7rf.ô(; (XOl 2nT£iva- '7r«pEvoy).wv. CUCXOAOlTEpOV MeteXXov àrcXOEtv Ô Xo'yoç tote xai xat xoXXa (>aoiwç auToi xai Tct/E'oj; Gtt/;- psTEÏaOai Trpoç tÔv ttoXeu.ov. AXAVl. JlCTpaTEue o eiç loy,piav, TrpoTôpov xai Botp^ojva, IloaTrr.iou TipEC^Euràç, ExÇaAEÎv, TTEpi 'Açpocviov xa; ràç exeI ouvaixsiç xa Tàç iTrap/iotç ouTtoç Eui IIoaTrr'ïov IXauvEiv, {JLr,0£va a droits ; xaxà auTw vojtou Ttoir.aaaEVoç xwv après vous être déclarés contre moi « mes mains. , trésor, et, » En parlant ainsi à Métellus, comme on ne il êtes , ttoÀeuliojv TToXÀax'.; car vous m'appartenez par le droit de la guerre ceux qui du 6ç>' KivûuvEucaç 8e xai tôî awaaTi UTToXiTToaEVoç. « tou; £*r;o)/.c»j? , xoct' toî et tous tombés entre s'avança vers les portes trouvait pas les clefs , il envoya chercher des serruriers et leur ordonna d'enfoncer les portes. Métellus voulut encore s'y opposer, et plusieurs personnes louaient sa fermeté. César, prenant un ton plus haut, menaça de core : facile Et tu sais, jeune « de paroles , le dire que de se retira , Il dont , qu'il m'était en- moins effrayé de ces dernières de suite on fournit à César, sans aucune il avait besoin se rendit aussitôt en chasser les deux lieutenants de voir, après s'être le tuer, s'il l'importunait ajouta-t-il, le faire. » Métellus et tout difficulté, tout l'argent XXXVI. homme, pour faire la guerre. Espagne avec une armée pour en Pompée , Afranius et Varron rendu maître de leurs troupes nements, marcher contre Pompée, sans ennemi. Dans cette guerre, sa vie fut et , et pou- de leurs gouver- laisser derrière lui aucun souvent en danger parles
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    , , , , , , , VIE DE CESAR. Etjo ût/atw» v^iifjLtvoç Tcôv i/ixuToO. Et xxl yàp Ifibi xal TrâvTîî ojovi !U.r,'jx al) me (lis 133 cela, relâchant (lit-il io.5 justes droits de moi-mdmc. Car tu es ccux-quc et toi et tous mien j'ai pris (leceuxayantpris-parli contre moi.* raOra EtTTûjy irpbi t6v MiTe>)ov, iiûoi^e Ttpb^ ràç Q'jpoci ro'j TXfiitiov. TôJv ci Ayant il fxivofxi'Jùiv , les portes trésor-public. (lu /.)ieiSSî)> fir) dit cela à Mfjtellus marchait vers Mais les clés ne paraissant pas ayant en voy(>-rhorrher des serrurier * i/.D.:v£V î/ZCÏTTTStV il aî0t5oèToDMeTiAioi»ivtffT«usvou, Ttvwv «rratvouvTWv, X3t( et ordonna eux briser les portes : de nouveau Métcllus s'opposant, quelques-uns approuvant et ayant clcvé-la-voix il lui, menaça àTTOXTeveïv aùrov de faire-périr «t fxYj T^xiijxirç nxpivo^^j.ij'i s'd ne cessait /'importunant. » Kal oùx à-/v'5£ri éy/j , ttstpâxtov, OTi toOto )^V //Ot ÔU7X0>CÔT£|00V «ÎTTfïV ^ TTjOâÇat. OuTo» ô « lui Et tu n'ignores pas, jeune-homme que , était à moi plus difficile à dire qu'à lairc. » dit-il, cela » Cette parole alors Xàyoç roTS et Mctellus inoir,7î y.xi Mîrî/).ov fit «îTS/Oiïy xaTaoîtîavra, se retirer eOrayé, xal ri £?>ia et le reste VTlT^ptTSXsOxt pxSiui xal élrc fourni à lui [César] aÙTW facilement et promptemcnt Ta/É'jjç pour TT^ô; TOv Trd>£/xov. XXXNI. iii guerre. il tyvfljxwj èxêaAfîtf -npôrspo-j nspl Ap^aâvtov xal Bxcowva, ayant résolu de chasser d'abord Afranius et Varron 7r|0£T6£UTà5 Il0^UTT*îJ'0U, lieutenants de xal Trotyjjâ^onvo» utto et ayant aÛTw Tà^ 5uvâ^a£(î les mis sous et les provinces de pousser xaTi «irou (irjOîva Tejv TzoXtfjiiuv. Ktvivvtiisxç Si xal râ «<û/<a(T( lui troupes liaûvciv ouTwç iitl IIo/xTt>{tov, , Pompée, xal rxi ÏTzxpxlxi ("ràç) è/it uTo)t7rdar.;Oî conduisit-l'arméc en Espagne, or,pix'J ro'j^ la XXXVI. Or EïT/oâreuî oi de là [d'Espagne] ainsi contre Pompée, n'ayant laissé sur ses derrières aucun des ennemis. Et ayant été-en-danger et de son corps
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    KArSAPOÏ BIOZ. 134 O((ox(ijv tw orpaTo) xai IvsSpoti;, (/.aAicxaûi Xijxov, oOx avr,xi itp4Tipo> xai 7rpoxx).ou|Jievo; xai repiTa^pEuwv toL< av3p«<, y xupioç pia YEVccOai twv cTpaTOTteoojv xa twv ^uva|i.£o>v. Oî wyovro T^YSf'-ovEç XXXVIf. o* rcpoç nouL7r/-tov cpEUYovteç. 'E7rav£)vO(^vTa 5' etç 'Po)U.r,v Kaiffotpa rTEiTwv txlv ô TTEvOepo; Tcofp£xotX£t TTpoç ITojxTrv^ïov àTTocTeAXiiv dfvopotç Gitàc ototXuceojç , 'lax'jptxoç -îi Kct^Tapi /^pi^oy-Evoç dfvTsîrîv. Aîpi- Oô<; 8e xai SiXTottoip utto t^<; jîouX^ç, (j^uy^^^*; TWV IttI SuXXa "^s xoLTf^^Vft %i ou<rTu;^r,(TavTOJV -roùç Traîootç iTriTiaoyç l-zrAr^':'.. xai CEiGa/Oci'a -rtvl toxwv aXÀwv exootpiÇs rrouç yp£Oj^£iA£Taç' TE ToiouTwv /^•j/aTo TToXiTEuaaTWv où -rroXXûJv i)J»' Iv y,a£'pai; EvoExa T7;v ixovap/iav (XTrEiTratAEvoç [aIv lauTov xai SspouiXiov 'Icaupixov eÎ/£TO (JLEV , CitaTOv 5* àvao£Î;a; t?,? ffTpoiTEiaç. Kai Tic oÉXXaç SuvaiXEiç xaO' 6oov ETrEiyo asvoç Trapr,XO£v, ÎTrTTEÎç o' son armée manqua de périr par la embûches qu'on disette; mais il lui dressa , et n'en fut pas moins ardent à poursuivre les ennemis, à les provoquer au combat, à les environner de tranchées, jusqu'à ce qu'il eût en sa puissance leurs troupes et leurs camps. Les prirent la fuite et allèrent trouver XXXYII. Quand César père lui , fat de retour à Rome, Pison conseilla d'envoyer des députes à accommodement; mais d'un Pompée , rétablit , , son beau pour traiter Isauricus, qui voulait plaire à César, combailit cette proposition. ÊJu dictateur par le sénat, bannis cliefs Pompée. dans tons leurs droits les enfants il rappela les de ceux qui avaient été proscrits par SylTa, et déchargea les débilenrs d'ane partie des intérêts bles , et de leurs dettes. ne garda Il fit quelques autres ordonnances sembla- la dictature que onze jours déposa celte magistrature, qui tenait de lui-même consul avec Servilius Isauricus , la et : après ce terme monarchie, se , il nomma ne s'occupa plas que de
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    , 135 VIE DE CESAR. souventpar de» embûche», xal T'I) jrpary cl (le s(tn ariDCe snrttiul fiii.t9rx Six yiybvt àv^r oit* StdiX'jiv par famine, la ne se reldrha pas poursuivaiu il provoquant »al irfiOxa)oû/x;vo( cl xal iztptTXfpi'jojJ cl l'nvironnanl-tlo-tranchée» T0J5 ûvipaç los xpàrspO'Jf fi, TÛV xilplOÇ yrvîïOat ^(x ffTpaTOTtéOCJV hommes (/t'« einiemis) avant qic d'être devenu par force insitrc lies camps des troupes d'eux. xal r&v SJvifj4oiv. et Oî Si M. lis les cht'fs prniircnl Y)-/Sy.ÔJti r'/O-JTO fuyant vers l'oinpée. XXXVll. Dî^jw» b XKXVII. Or Pison Sk bcau-prrc de TttvOspbç 7ta/oexâ>et /x-v Kxi^xpx lui engageait César étant revenu à à npài Ilo/ix/iiov •j:ztp ota/ûff-w,-, ,•..-., »i Rome envoyer des gens Pompée pour ......un vers traité, mais Isauricus dil-le-contraire ITaUjCtXOî 0£ XVTîlTTS X^pi^ôarJOi Kxhxot. l'herehanl-à-plaire à César. AipeOùi Si nxl ot/T-ir-Jo Cependant élu diclalcur AXT^yscyi tî ^'J'/ù-Cxi et il fit-rcvenir les exilés r.xl iirolT,vtj i7:ir{ixovi et il rendit honorés par I le sénat les enfants roùç TtxtSx(; de ceux ayant été-malheureui T6/V S>vT>'/yi7Xjrcèyt sous Sylla, cttI SûIXa, /.xl Ixoûftt^t TOJs j(|Ocw^îi)iTa{ Ttvl ansx'/^Oîîx TO/wv * rt il alléiiea les délii leurs par une abolition de dettes : touclïa r,pxrà re cl aXXùiv TOtoÛTWv •nroiiTîV'/ârojv à d'autres telles mesures-politiques ou 7T0»&iv* MiMi àJl>là èv »voî/a r;u£9a(^ ccnetnâfAc-joi yiv t/;v pjfixpiix-*, il mais nombreuses fin : onze jours ayant abdiqué la dictature, avant noininé Consul soi-m nie àva^ec'Çaj oî UTtarov ixjzoj et xal S«|00uQtov cl Servilius Isauricus c'x'TO Tfii 7xvpty.bv VTpXTCixq. il s'occupa de son expédition. El se hâtant Tzap^XQt r.xrx oSbv il passa en route devant les autres troupes.
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    KAISAP02 BIOZ. 136 ?/o)v Xo^a^otç£;a/.((7iou; xai TtevTe Tral; ovTo; ceô)v eTTEi^-'j/îv à^7;x£v tîç to TreXay'^? , ô', à/pi xaO' 6oôv (X£v y.oxeç rjSy) xoï; GtotxaGi xoti irpoç '/icrav, xi axE TrXr'Or, py,xoT£ç, £v aixiaiç filyov xov Kai<7apa* oOxoç ô rjfj.aç àv:^,p Effxi xai -rrapr^xixa- C"/) 7:o).£|xoiv ttTrei- y,[i.îv; Kaïcap ^oyiC^'^Œi fit tant de diligence armée partie de son d'élite et cinq légions, mencement il et , ; Ovy,xwv iik^^ a>pav ûe oxi •/£».- OaXaxxr, xaipov ojZï Oew ev TTVEUjxaxot; la guerre. Il xi xa cior^po; t;€xaa£ 7:Àr,Yaï;, ap/£i; Ov/)xà 0£ 7r£:puxa[A£v Tzic/vy xai dX-yEiv uwvoç xai rpo; (pEtûw Iv ypo'voi xo(7oux(o xa Ôojpaxo;. OOo' xwv xpau[xàxoiv apa aTTO ir- xaxaOï^aExai irEpi^Épojv xai /pojtuvoç àxpuxotç xai d'^u/oiç xai ôupEou Ttç ttocaiv Iloï 5y) xat « Ovïti- ropeia TTpa- rT; xwv eîr, 5ia€aX(ov tov xoti * BpcVTr^<7iov Itti tooç u(7T£pr'<7avTa; £Î<; Oî TiojTa;. ajc77r£p av iipixov* xai 'A7roXXo)viav atpeï, xi oà TrXoTa '(o'viov, TTEpa; yet(xojvo< iv tûo- y îffTaacvo'j 'Iavouctp{ou (XT,vb; (oÎtoç o' , 'AO-/;vaioiç) * •zi.'^[j.i':'x , qu'il laissa derrière loi quoiqu'il , quoiqu'on n'eût que six ^ta^EcOi. une grande cents chevaux fût vers le solstice d'hiver, au com- de janvier, qui répond au mois Posidéon des Athéniens, s'embarqua traversa la , mer Ionienne d'Oricum et d'ApoUonie. Il , et se rendit maître des villes renvoya des vaisseaux de transport à Brindes pour amener les troupes qui n'avaient pu s'y rendre avant qu'il partît. Ces troupes , épuisées de fatigue sans relâche contre tant d'ennemis route a : « Où donc, , « avions à sa suite , et des corps de fer? mais rebutées de combattre se plaignaient disaient-elles, cet homme quel terme mettra-l-il à nos travaux? ne « traîner partout , de César dans leur veut-il nous mener? cessera-t-il jamais de nous de se servir de nous le fer même les boucliers et les cuirasses on « besoin de repos. Césnr, en voyant nos blessures, ne ; si nous ont de temps en temps « le frappe comme s'use par les coups dont doit-il pas son- commande à des nommes mortels, et que nous ne pouvons « souffrir des maux au-dessus de l'humanité ? Un dieu même pourrait-il «forcer la saison de l'hiver et le temps du vent sur la mer? « ger qu'il
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    , , , , VIF. DE CESAR. cavaliers d'-élilc ni'JTStx'/jjlxtx y.u.1 ovTOç h cl cin(j légions , l'hiver étant rpoitxXi, (ouTO; 04 uj (or ce mois serait t'rj zb Jtiy.xyoi' ûtxoxXdiv rb-j ulpsX 'û/5txov y.xl y.ccl Posidéon aux Athéniens) le IIoTîcotwv AO>]va^ot{) àfrl/.VJ iti 'A7ro»wvtxv, : ayant traversé et Idvtov, mer se mit en il la prend Oricum '1 l'uis rà , au solstice, mois de janvier coinniençaiu le Ixvovxpiox» î»Ta/x«vou fir.vbi 137 ayant six-cents et InrtiXç ).oyâ5xi ;f«t/iûJvoî , mer Ionienne , et Apollonie, renvoya de nouveau il ses vaisseaux à Drindes Tzlolx tiç Hpt'JTTiiiot inl TOÙ{ arpxTioirxi pour V7T!pi^7XV7Xi qui élaient-en-rclard de marche. Oic't, âxpt rr,7xv are Tfi TZOptlx. Or ceux-ci /A«V xarà bùbv , tant comme xxl nxpYiy.fixxÔTeç TOt{ co')ij.x7i certes déjà et usés de corps et épuisés xal àTretjOvjxÔTeç npbi rx nMOrj rûv par iro/é/xcjv tlyoj £v atTiatç xov Yixi7xpx ' xal npbi ri népxç le grand nombre des guerres avaient en accusation César « Où donc homme cet iTîpi^épo)-j y.xl j^p'JifjLîvOi r,p.li nous entraînant àrpÙTOiç xal àif Jx®'» ; comme : terme déposcra-t-il nous et vers quel OJZOi b àvr,p y.xrxOr,7iTXi r.uxi Ci7Tzs.p que furent en route, ils Si] y,ùv] « Ilot Sii les soldats et usant de nous infatigables et inanimés? même /.xi aiCTipoi le fer iXé/.xpLt 7t>r;yatç, se fatigue par les coups, xa^ T($ fnoù quelque épargne du bouclier et de la cuirasse csl nécessaire dans un si long temps. et OuoîoO xal 0'J)pxAOi «îtIv iv T070UTW ^p6-ju. KatTap oOoi ôipx ioytÇsrzi «TTO TÙV rpXV/XXTUV César ne songe-t-il-donc-pas Sri /ijv ûpyei Ûv/îtwv quil , d'après les blessures de nous commande à des mortels, que nous sommes nés :T£^Oxa/i(v ôc et TTâ7x«tv xal à^yctv pour éprouver et soullrir des maux propres-aux-mortels? JuvZTàv Ôc OÙÔC or OCIÛ il n'est-pas possible même ^ix^tiQxi ûpxv x^ifiHtoi de forcer la saison do l'hiver xal xai^ov itvcû/xxTO» et le iv 6aAaTT>j temps du vent ' sur la mer • à un [dieu
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    KAIXAPOÏ m02 138 îuvaTCV jjl(ouç, 00T0< TZ'/^oiSa/XtxonxotOairip ot/.À* àXXi ^Evvtov. Toiauxa ). ctkixayv rro)^- oij ).£yovt£<; iTropeuovTO vyoÀstM; tic TOtyu TTotXiv au u.tr'x^'xlô'vrzç Ixaxiî^'Tv {«wrobç, rposoraç âhr-i- xaXo~vT£(; Tou aÙTOxpvTopoç • exoxi^ov oï xai tou; /.YE^-Ovaç o-jx èTriTayuvavTOtf; tvjv Trope-av. KoO/'aevoi o' IttI tÛiv xxp<ov, rç,ô; 70 TTî'XaYOç xai Typ> "ll-rreipov axEcxoTTOUv xûi< vaîîç )>ov , uw e^' tjjuÀ- TTEpatouTOai Trpoç Ixeîvov. XXXVIII. 5* 'ATroXX(»)via 'Kv Kaî-rap, c'x ?/o)V à;tO|xr/ov éauTo-j ouvaaiv, ^pacuvoucr,? cï tt;; excIOev, Tr,v jxeO' àro&o-^ UEVoç xai TCEpiTraOôiv, ôttvov eSouXeute ,3o'j)^uaa, xp'j^a ravror; eÎç ttXoîov Ejji^àç, tÔ [f.é'fz^0(; &t»)Ocxa(7xaXaov, (fyay07;vai ttso; tÔ BpEVTr^aiov, Tr,Xixo'jTOtç ctoXoiç TrEpiE/oasvou toù TrEÀavoyç NuxToç oOv ôtto tÎov TroXEauov. Ivr^T] , xai X7TotÇaA(Ov £air:ov •/a^£. Toîi 5e 'Aviou* TTOTaaou laOyÎTi toç OEparovTOç Ttva tcov -r/;v £7rtxpv|/a|j.£voç '7rapr,jXc}j/',a«'vwv r.ou- vavîv uTto^Eporroç £?!; t);v ^a- « El cependant c'est dans celte saison qu'il nooê expose à tous lea « périls de « qu'il fuit la mer. On dirait, non devant eux. » qu'il poursuit ses ennemis, mais Tout occupes de leurs plaintes, ils s'ache- minaient lentement vers Drindcs; mais, lorsqu'en j arrivant vèrent César déjà parti, alors, changeant de langage, ils ils trou- se firent à eux-mêmes les plus vifs reproches, et s'accusèrent d'avoir trahi leur général s'en prirent aussi à leurs officiers ; ils , qui n'avaient pas pressé marche et assis au haut de la c6le , ils portaient leurs regards sur la mer et vers l'Ëpire, pour voir s'ils apercevraient les vaisseaux leur , , qui devaient revenir les chercher. XXXVIII. Cependant César se trouvait à Apollonîe avec trop faible pour rien entreprendre , parce que les tardaient à arriver. Livré à une incertitude afll'geanle, résolution hasardeuse de s'embarquer seul , une armée troupes de Brindes il prit enfin la à l'insu de tout le monde, sur un simple bateau à douze rjimes, pour se rendre plus prompte- ment A à Hrindes, quoique l'entrée de la nuit se jette , dans un coin sars rien dire. il la mer fût couverte de vaisseaux ennemis. se déguise en esclave comme le , monte dans le bateau , dernier des passagers, et s'y lient La barque descendait le lleuve Anius, qui la portait
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    , , , , , VIE DK CF.SAR. mais oùxaOâffi^ o(olx&)v , 139 s'expose relui-'"! nun comme poursuivant des euitemiâ, voXt/À.(oiti comme mais fuyant. » ^ Af/OVTf{ T0t«UT3t Disant Je toiles choses cffOjOCÛevTO 9;^Xa/&>^ ils «Ù fà vers Hrindes. DpzvT/jJtov. marchaient lcnten>ent comme Mais arrivés ils trouvèrent César parti de nouveau alors ayant chargé ra^fj Tcâ)iv au /*cTa6«irfvT£j vite îxixtÇov iauTOÙ^, ilsjs'accusaicnt à7roxa).oDvT£5 Ttpoùôzx^ «'appelant traîtres TOV cx^JTfj/rAropoi ' do jour trônerai ixâxtÇov Si xal robç et if/efié-joc.; ovx ^ictTa;ij0va»Ta5 n^v Tropscov. KaO>f^£vot ôè iîtl Twv a/^wv qui n'avaicnt-pas-hdlé tV"* 'Hrtf tpov los marche. la promontoires, regardaient ils Tè 7ri).ayoç xal : accusaient aussi 1rs chois Et assis sur , aTTSy/OTTOUV ff/oi^ ils cux-miimcs vers la mer et vers l'Épire los vaisseaux , sur lesquels £,a£/>ov TTC^atojTOat :rf à^ î/îïvov. XXXVIII. *Ev Ky.tsajO, T5CV oùx é^wv ;i«Tà jxwtoO oûua/Aiy César, n'ayaol-pas avec lui troupes les suflisantes-pour-combattre et celles dc-là {d'futlie) tardant ôè £/iî(JcV 3paouvoÛ7/;5, à7ro^OJ/x£voi xal Trî^iTraOiiv livrc-à-rinccrtilude et , è€oû).£U5£ |3oyiru/ia oîtvov «vnyOr'.'jxi "Kpbi lui. XXXVIII, Cependant à ApoUonie àÇto^u«;(Oy, T/f; devaient passer vers ils êè 'A7i©i>'j>via: TÔ BpevrTfçiov il , résolut (le allli^jc, une résolution hasardeuse, se rendre à Urindes, à-l'insu dv tous iaCà; /piiix TiâvTWV étant f($ TrAoïov, sur une barque owoîxaffxai/xov tô fit/iOo^f à-dou7.e-raii»os pour la grandeur, TïjitXOÛTOtÇ OTToi.Of^ de mer la U7rè Twv 7ro).£^u^wv. NuxTèj ojv Èîrix^U'^a^îVOj t«r9>îTi 0e^a7tovTO5 monté si par De étant couverte grandes flottes les onneniis. nuit donc s'étanl déguisé d' esclave avec un habit il s'embarcpia , xat X3Ta6a>ùy caiTCv et ayant jeté soi da:is w« Ttva comme un Tcjy ica.prifAtAV}fiivuj il ToD Oî TToraufly Avt'oy de ceux négligé» se tcnait-cn-rcpos. Mais un cvin le fleuve Anius
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    KAIÏAPOÏ 140 Xaaaav, r^jV aopav, £o)Oiv^jV |i.iv lîIOI. •?, Trapeï/c rriVixot'jTa ixÇoXàç YaXr^^r,v,àro/Jouca tto^^j to xujxot, TroXtç TAXotyioç Ôià vuxToç OLTzi^jCKje' ôaXotaffriÇ xa xai xpaj^u; S^vaiç t9]v /jV Kaïaap TTJç irXr,jji|xupav w; tw xuÇepvt^tt) • aeTaÇaXeîv xa'i aTroaTpt'j/cov tov ttXouv. AlaOotxcvo; ô' àvaSeixvuffiv lauTOv, xai xou x'jÇEpvr'-rou Xaoôaevo; /eipoç, £X7:£7rXr,Y(/.£vou rpoç tyjv 5.}/iv «'lOi, ToXfxa xat ôÉoiOi cruixTrXso'Jcav. » [/.r^oiv Kai'capa ©epei; xai • 'EXaOovxo jxsv O'jv xaïç xoSiraiç Ija^uvteç, lêia^ovTO iiç Ô' r/jç xXuSojvoç ^ypiaivoiv i TroTajxôç, xotî PiaaOr,vai IxeXeucje touç vauxaç 6 rJ;v TTi^ev-jaç xal xtuttw f/EYdtXw xaù cxXrjpaîç dvaxorrroaFvo; à'iJLa dcTTOpoç , àvTiêactv Si 7rpO<; ri; -rrepi -^v dcTTOpa, Ô£;aji,£vo(; ttoXXyîv T7;v Kai^apoç tou yeifxtôvoç 7:a(7r, YE'vaïe, e:j.r,, r-jy/jv o 'jtjxoli xat , 7rpo6uaia tov rroTaao'v. OaXaxTav, xai xivouveucaç Iv vers la mer. L'embouchure de ce fleuve était ordinairement tran- un vent de quille; terre qui se levait tous les matins, repoussait les , vagues de la mer et les empêchait d'entrer dans nuit-là ber le coup un vent de mer s'éleva tout à il la rivière mais cette : violent qu'il si tom- fit vent de terre. Le fleuve, soulevé par la marée et par la ré- sistance des vagues, qui, poussées avec furie, luttaient contre son courant devint d'une navigation dangereuse , violemment vers leur source par ; ses eaux les tourbillons rapidiis , repoussées que celte lutte accompagnés d'un affreux mugissement, ne causait, et qui étaient permettaient pas au pilote de gouverner sa barque et de maîtriser les flots. Il ordonna donc à ses matelots de tourner monter le fleuve. connaître , et «Mon ami, « la César prenant lui la dit-il, , la main du pilote , fort , de rese étonné de le voir » fait là : Les matelots, oubliant tempête, forcent de rames et emploient tout ce inutiles. et continue ta route et risque tout sans rien craindre; tu conduis César et sa fortune. pour surmonter barque ayant entendu donner cet ordre la violence des vagues ; qu'ils ont d'ardeur mais tous leurs efforts sont César, qui voit la barque faire eau de toutes parts , et près
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    vu: DE CKSAR. 141 portantla barque et» Tïjv 6x/aff jav vers la mer, , un vent dc-nicr ayant oiù vu/Tûi >3 Tïjvt/.aCiTa TC«/Jîîx« '^u.j.'',i> àTTwOoOTa Ttoppoi ri xOax npbi rri'j laquelle alors donnait du calinc vers renibouchurc nspi rà, £/ëo^à{, * ùyptxivwj à 04 TioTxixbi brise du-niatin la ctup'xy éw0iv/;v zri'J soufflé violent |>cn(lant la nuit abattit àtzi'jZi'jt rrinj/x/AÛ/sav rili 6a).â77/;; repoussant loin mais le ilôt : le ileuvc se roidissant contre de le llux la mer X3Ù rr,j àvTiSaïiy toû z/!/cwvo? et contre la résistance des Ilots xal rpxy'ji a/xx et roide en-niènjc-tcnips repousse xat àvsc/OTrTo'/zîyOî et fltyOLAU XTUTtW avec un grand bruit xaî Shxii (j/.j.r,pu.ïq ^v ccTTopoî jSiaffûôvac de rudes tournoiements, et était impossible à être forcé pour le pilote : xal tAtMx/aî rovi vaûra; et ordonna les /it.«Ta6a/iïv changer de manœuvre comme devant remonter ' TùJ xuSî^av/JT*; cj{ ànoirpL^bt^t TOV Kaîjap àvaoei'xvufftv xal xiaOo/xevoi saurov y.xè6/J.i'J0i T>Î5 X^'/'ô' TOO Xuê'pVTJTOU matelots cours du JJeuve. le 7t).0JV. 5è il Mais César s'en étant aperçu fail-connaîlre soi et ayant pris par la main le pilote , èx7t£1ti/37,aévOU TT^Oî t:^v y^tv* déconcerté à celle vue « « 101, if ri , yevjxlif Td>/xa xal clciOi /jLr,Sév' fipuç Kxivxpx Va , dit-il bravo , : homme, ose et ne crains rien : tu portes César de César xal Ty;v tû;^/3v Kxt'ffa^o» et la fortune ffu/iTriéouïav. » voguanl-avec 01 vaûrai ouv Les matelots certes i^iOovTO /xèv ToO ysifxû-jo; oublièrent la toi. » Icmpélc xal i/A^uvTeî rat; xwTtai^, et s'ailachanl-foricment cëiâÇovTO TÔV TlOTa/Aèv ils nijr, TT/soOu/A^a. avec tout U{ ô( Tji; litopx , aux rames, forçaient le lleuve Mais le zèle possible. comme c'était impraticable, César ayant reçu TiOilirîv OâiaTTav Mal xivôuviûo'af beaucoup d'cau-dc-mer, et ayant couru-du-danger
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    ,, , KAIiAPOi BI02. 142 Tto cTÔ;xaTi,cruv:/u)pr,'7£ (xaX* axojv 2' *AviovTi aÙTto xaT^. 7:Xy;0o<; dcTr/'^vTojv xai ouffraOouvTEç (ji£(jLcpoa£voi îxavo; elvai vtxav, |j.ovoi; XXXIX. Ex xjÇeprr^Tr, ottaÇiAtiv. T(jj dt/Oerai xa 7rapa€â>.A£Tat $ti dtXX* TOUTOU x'X'iiù^Exjoe jjiÈv Tr,<7iûu Tctç no(i.7rr^ïov, Bpou.£vov ev 'Avrwvioç à-'> BpÊv- ouvaixsiç otYOiv. Oa^p/.ca!; oè xaXw xai Kaîaap rpovxaAEÎTO /opr,YOyjx£v&v ex X£ ^9;; xai ÛaàTTr,(; aTro/pcovroj;, aÙTOç ev oùx à:j»Oovoiç ûo-repov Se xat a'^dopa TrietrOeiç f i^av* Tivot xo'ttttovts; oî TroXÀi , TrÉrEiîTai xai cùv aÙTCH^ a-^ el CTpaTiôirai oî aTTopia ôiaywv xar' àp/à;, twv àvavxaîo/v. 'A/.Xà cxpaTiwTai xai y^a^xti ^'jpwvîe; rpo?- EcpspovTo, xai roTe xat otarXacavTcç I; a-jT?;? àpTov;, xa'i Taî; TrpocpuXaxaîç twv TroXeatwv otep^iTCTOuv, ÈttiXeyovtîç wç, aypiç âv l7ri5pau,ovTci; de couler à fond à l'embouchure même du i^ ïCoùù^ctf , y^ ToiauTa; fleuve avec bien du regret, de retourner sur ses pas. stTto Il , permet au /.ot ^/.fSp'f. pilote regagnait son camp, lorsque ses soldats, qui étaient sortis en foule au-devant de lui, se plaignirent avec douleur de ce que seuls et se méfiant , de ceux <|ui une inquiétude injurieuse pour eux pour chercher , la mer il , allak, par étant arrivé bientôt après avec les troupes de toutes ses provisions présenta le combat à , placé dans un poste avantageux de lui les absents. XXXIX. Antoine et de s'exposer au plus terrible danger , Brindes , César, plein de confiance qui désespérant de vaincre avec eux , étaient auprès , , tirait tandis Pompée abondamment de la terre que César, qui n'en avait pas d'abord en abondance, se trouva bientôt réduit à manquer des choses les plus nécessaires. Ses soldats , pour se nourrir, une certaine racine qu'ils détrempaient avec même ils en faisaient du pain, et, postes des ennemis mcnis , en leur , di^axit ils jetaient s* du lait ; pilaient quelquefois avançant jusqu'aux premiers de ces pains dans leurs retranche- que tant que La terre produirait de ces racines
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    , , VIlî 2v TÛ 9x6flUTl ,, , DE CLSAU. I'i3 àreiubuuchure dujïeuie, , Lieu lual^ré-lui ]>c'nnil au pilule de diaagcr El la manœutnre. les 6olJ;ilâ venaicQl-à-la-rcnconlre en foule aOrw à lui rcveiianl àvidvTt se plaignanl rtoXlà fi:fji^6ixs-J0i beaucoup ot fr'uiN^guanl iC /X/J TTÎTtîtJTat de ce «Ivai uxvoi être capable de vaincre vt/.âv qu'il n'a même ài/à â^OsTstt A»l -Kxp'xZu.'j.izxi avec eux seuls mois se lounnenlc el s'expose à cause des absenls OIX TO'ji OL-XOiXXi comme XXXIX. 'Ex Toûrou pas cru se mélianl des préscnls. XXXIX. Après fj.'v<> cela AvTÛvio, Auluiue /:xT£;r)ieu«v àîrô B^oîVT>;7tou arriva-par-mer de Brindes amcnanl TlpOÎAXJ.ùxO 110jU7r//lOV provoquait , lopvfxhov £v xa>â> établi xal x^P'îVV-'''^''' àTTOXP'^''''^' £/ T£ 7^5 xal OaiflCTT^ç;, el oii/ûiv aJroî £y les Iroupes. Ll César ayant pris-confiance Kaij>c^ 0£ OxppT^iTXi et Pompée dans un poste avantageux pourvu abondamment du c6lé de terre el ducùié de noer, se trouvant lui-même d'abord xxTà ipx*î en des lieux non ubondanls, «JX à^Oovoi>, môme vivenuMit pressé oiTspov 01 xxl a'^oopa. TttsvOù; et plus lard x-xopix TCJv àvay/xiojv. par le man(|uc des choses nécessaires A)./à oî crr^îXTidJTat Mais /.oirrovréi riva /st'^av coupant une certaine racine et la pétrissant avec du lait X3cl owrv'jjvTîi 7aÀxxTi s'en nourrissaient, 1ip07<^é/S0VT0, xai non les soldats et quelquefuis xal otxnÀecoayrs; même ayant ful^riqué des pains d'elle XSl Tal« (Ttlèp3(/LtdvT(> npo fMÏxKxlç Tûv iîxXXov xat citp'pi-K-:o»'j iiK(Àé-/ovTC{ b>;, âxpii ^ yf! iro/s^oLiwv, iv ixfip^ TOiaOras pi^ccj, «'sw , cl ayant couru jusqu'aux avant-postes des ennemis, en jetaient el lançaient dedans ajoutant que, tant de que la terre porterait telles racines ,
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    , KMIAVOI ii BIOÎ. &(![aç, 00 'rrau<70VTaiTroXtopxouvTtç îlojxirr'ïov. irr^ïoç (x^vroi Ilou.- ouT£ touç apTouç ouxe tou; Xoyo'j; eta touto'jç Trpbç TO ttXyîOoç. PIOu(xo'jv y^P «rrpaTiwTai <>Î , ^y.'^^f.tcOai ty.v otYpiôrz-ja xai T^v (XTraOEiav xwv roXeuioiV, ojcTrep Or,piojv, oppoioovvTi;. cropàoeç 'Ae Se Tiveç uepl toïç lpuji.a<Ti toTç IToixTr/iiou jxayai Iyivovto* xal Trepiyjv Trdtaaiç ô Kaïcatp ttXyjv [xiSç, êv (xeYaXiqç Y-^°i"'^'^''i^ no[X7ajio'j Tpoinîç y,, IxivSuvEuae (xèv àroXÉcai to crpaTOTreco** > Y^p TrpoGêaXovTOç, oùotiç eaeivsv, àXXi xai • Taï»poi xaxeTTijXTrXavTO xteivoixêvwv, xai Trepi toïç aGrôiv yapax(o;jLa<7i xa 7r£piT£iy la-fxaaiv £77nrrov EXauvo'xevoi 7rpOTp07raor,v uTravTia^ojv IrEipocTO ucv àvaaTp£:p£iv touç S' ô' paiv£ ouO£v • * KaT^ap ^vj'fO'^'ZT.^ irzi' , àXX' £7riXau.Savout.£vou TÔiv CTjjXctojv, aTrsppiTTToyv OUO OÎ XOJXl^OVTEÇ, C0C7T£ TpiaXOVTa Xaêcîv TOÙ; TToXEaiOKÇ Xttl auToç 8è Trapà jxixpov y^Xôev aTCoOavstv. 'Avopt y^? 'J-t^rx/M xai fls ne cesseraient pas de tenir Pompée assiégé. Pompée défendit qu'on rapportât ces discours dans son pains; il redouter déjà la dureté qui, comme , , et qu'on et l'insensibilité farouche de leurs ennemis, Il se faisait les plus chaque jour, près du camp de Pom- des escarmouches où César avait toujours l'avantage ; une seulement ses troupes furent mises en déroute, de perdre son camp. Pompée aucun des corps de César ne * y montrdt ces des bétcs sauvages, supportaient patiemment grandes privations. pée camp craignait l'entier découragement de ses soldats, qu'il voyait nage que les tint et il fois se vit en danger ayant attaquées avec vigueur, ferme ; on en les tranchées furent couvertes fit un de morts, si et grand carfurent ils poursuivis jusque dans leurs lignes et leurs retranchements. Césai courut au-devant des voyant ses de fuyards pour les ramener au combat, et, efforts inutiles les arrêter; mais , il ils les saisit les drapeaux des enseignes jetaient à terre, et trente-deux bèrent au pouvoir de l'ennemi. César lui-même il avait voulu retenir un soldat grand manqua , afin tom- d'y périr et robuste qui fuyait : comme
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    , , , , , ,, Ml vu: DECESAR. ne cesscronl-pas ou irau<jovT«t ils iro/.top/ouvT«< IIo/ia»5Vov. assiéjj'oant 'O fxévTOi ni OUTS TOÙi y.6/0Ui 7ti:^0o;. Ot yàp aTpxTiôtrat i^OJ^aovv, oppuQOÔ'jrei Tifjv tie laissait ni CCS pains-là OUT« TOÛtOUî T0Ù{ ÛpTO)i ixflpt30:tt npbi TÔ Pomj)ée. Or Pompée e'a llo{jL-nr,'(Oi àyoedr/jTa ces paroles se répandre dans la foule. Ciir les soldats se redoulanl décourageaient, la férocité et l'insensibililé T4lJv des ennemis Ttoie/Atwv SiTKtp comme Oyipi(t)'j, de hétes-féroccs. combats épars 'kil oi Ttv£i /*st;^at vitopio-q Mais toujours iyivovTO npbi roXi ip'juxzi avaienl-Iieu vers lesretranchciuciils * 70Ïi no/xTT/jfou r.al ô n-i]v Kxïs-x^ ceux de Pompée vers T:spif,v kt.i'm^ et : César avail-le-dessus dans tous excepté un fitxç, èv ïf, (jiicl(juos , dans lequel une grande déroule ayant eu-licu, âxtvûûveuTe yiièv il aitolisan rà ffTpaTOTTîoov oxjûii^ é/x£(y£v courut-risque de perdre son camp yàp itpovZxXôvroi no^artî^fou àHà ' car : Pompée ayant chargé , nid ne soutint le choc , mais et xat zy.ypoi les fossés XXTeTtifJ.TlXxVTO XTÎtVO^UÎVWV, se remplissaient de tués xal tniTZTOV el ils tombaient nepl roli )(^xpxx(!>/xx7i dans les x«î Ttept.Tîtyî^/xxatv cl auTÛv (reux-mèmes èAauvd/xcvot 7rpoTpoTtâo/;v * dans retranchements murs-d'enccintc les poursuivis à-toutcs-jambcs : César courant-au devant d'eux K.at7ap Oî ûîravTiâÇûJv el èTTîtpâTO essayait il-esl-vrai /jièv àvjtarpé^îtv toùç ysûyovrx;, iTripatvs ôè où5év * de ramener mais il les àX>à £7rt)a/i63Cvo/x£vou au contraire Tûv les Tr}fjLiioiv , , HoXfi/Xt'O'JÎ ia6£îy t^istxovTa xal 5jo aùràç 5è ïj^Oi napà ànoOavfïv. lui saisissant enseignes , fiir.pb-j ceux qui tes portaient les jetaient les ennemis , en avoir pris trente-deux el lui-même en vint à petite distaua du périr. Car ayant porté V|K DE CiSAA. , : de sorte el xo/AtÇovTCf oL-neppimouv WTTf TOJ; fuyards n'avançait rien la main 10
  • 152.
    MO KAlIAPOi m02. J<i)[xaXéo), '^coy^^fi ^^tp* aotbv, ^7:i6a>uijv rr,v /tlpa, (livetv txt- Xeuae xal axpecpeaOai Trpoç xoùç 7roXe(xiou;. '0 c£ aa/aip«v wç xiOi^ôo^vo;» TOfpa/rjç Trapot to 5itviv, iTO^pato tyjv cpOdtvEi 5' ô Tolî OCtw 8' wv (xecr-rô; Kaiffapoç UTradUKjTi^jÇ a7:oxo|/aç aÙTotJ tov toaov. iniyvui rà xaO' aOtov, w7t*, nouTD^ioç oîr' EuXa- êe{aç Tivbç ^ xu/r,; epyw (aeyoiXw tsO.oç oox l7r£0r/.£v, aX).i xaôeip^aç e'iç xov /apaxa rooç Trpoç Toù; cpiXouç aTziwv 6 Toîç 7roX£|jLÎoiç TTiv axrjvrjV TTjV sl Ittei ^ptuYO"^*^*? Kaîcxap Xr,u.£pov àv « • TOv vtxîovTa £f/ov. xai xaxaxXtOci; , »v£/ojpr,civ, eiTcev > Aùtoç » vuxTa Tia^wv Si>lY*Y£v £v ^TTOpotç Xoviaaoïç, w; xaxwç vixr, Tiapà i^ ôè irapEXôwv stç £X£ivr,v àviapoTar/-// I^Tpar/^^'O'****? » xai /o)paç £7nx£ia£vr,(; ^aO£iaç xai tcoXewv £Ùoaiu.ovo)v Tcôv xeSovixwv xal ©ETTaXtxiov, locoraç Ixeî tw TEpiairobat Evxauôa xaOc'CoiTO Ttpbç OaXctTTri, vauxpaxouvTwv twv les autres par le , et l'obliger danger, de à l'ennemi de lui-même et hors mais récuyer de César faire face le prévint , Ma- iroXefxov, ttoXejjliojv, homme cet ; ^~^ , troublé leva l'cpée pour le frapper; et d'un , apa coup lui abattit l'épaule. César croyait déjà tout perdu; et lorsque Pompée, ou par un excès de précaution , ou par un caprice de conduire à son terme un si la fortune eut , camp d'avoir forcé les fuyards de se renfermer dans leur retiré « ; César, en s'en retournant Après être rentré dans sa tente, il à de plus cruelle inquiétude , livré la faute qu'il avait faite , lorsque et les villes opulentes de , à ses amis dit , aujourd'hui assurée aux ennemis la , si se les : « La , satisfait il se fut victoire était leur chef avait su vaincre. coucha et passa la nuit dans tristes réflexions ayant devant Macédoine et de d'attirer la guerre flans ces belles contrées, borda de la mer, dont manqué de heureux commencement; que, ennemis étaient il lui : il » la se reprochait un pays abondant la Thessalie s'était , campé les maîtres, et où au lieu sur les il était
  • 153.
    , VIF. il , homme grand ordonna Tigoureux et lui lui s'arrêter et setourner contre los ennemis. 7ro)c/t/ovç. Or /lJffTÔ« TKp«;f»îî irapà rà oîivèv , 117 qui fuyait près de , xal (jrpifs^Oxt npbi Toùç , DF CESAR. sur un ycû^ovTi itxpx aUTOV '0 Sk àw , , celui-ci étant j>lcin de trouM» à cause du «langer, , è7r>{paT0 T/îv {xiyf^xipxv leva son rpée àç xa6tÇdjur»oç* comme devant frapper mais l'étuyer de prévient ayant ^9zve( omo/.ô'^xi le rbv bifiov aùroO. l'épaule de lui. 'Xniyju ôi rx /arà aJrèv Copondanl : Cés.'ir oGtOJ( WTTC , (TTCI Il0/A7l>}tC j uTrd Ttvo5 s>Xaèe(scç ^ txjx^iî o'jx lTtiO-/!/.t usyâXu :»ljatlu désospéra quant à il tellement que, par quelque circonspection ou for- nc mil pas un lorme riXoç [tune à cette grande action ip'i'-'f » àiJlà xa0«(joÇas toùj ^îj/ovtk; soi comme Pompée , mais ayant renfermé les fuyanls dans retranchement le se retira E^xîaxp à:itoùv îTîTfv a^a « ï.-^txipo-i 7r/5Ô$ Y) TOÙj Aujourd'hui Tro^e/zt'ofç ràv vtzflvTx. î';^9v César s'cn-allant dit certes à ses amis vlxr] XV ry Tzixpx roïç ît j?t).0'j;* » serait s'ils : la victoire aux ennemis avaient celui qui vainc. » même AÙtoç oè :rxpsy.0wv Et-lui etç t:%V dans sa lente /.al OTrrri»»)V x2Tax)(9cl$, et s'élant étant allé couché ot»{yaycv £/itv>;v vûxra passa celte nuil-là kviap077Lrr,v Ttajû»» la iv ioyiT/jiotç àTrdjSOt; dans des rélleions cl>ç i7T|5aT/;7r;/wî irtf xal X'-^'^P^i , y.-j .r-li^ , ^xOtÏT-i plus triste de toutes incpiièles , comme ayant conduil-la-gucrre mal parce que , et un paysbas(dcplaineh iirtxstjuiîvirç clanl-clevant lui T«v MauMûovixûvxalôiTT«>t/.d!iw, Celles ixjxç ttipiz-xiyxi ayant négligé d'attirer TÔv 7td>£,uov i*tXf la guerre là, xxOiÇotTo ivraCOa il avait itedç OaiiTTT} vers la mer, et des villes opulentes de-Macédoine et dc-Thcssali campé ici
  • 154.
    , KM i APO 2 1^8 I5I02. 7coXiopxou|X£VO!; Toî; àvay'tîtioiç (jLaXXov ^ toÎç ^ttXoi; roAtopxÔiv. Oiito) oi àviaOeiç xai àor,uovy,aaç twv uapovTOjv 7roTr,Ta ayEiv eiç Maxeûoviav 6'7rou [xayeîxai ÊYV(j)y.to!; TTEpiéacaOai [aeixovojjjlevou XL. TouTO yjY£(jt.ovaç Aùxbç t:?)V wç , y.at /a/J- • ^ y^P iTriTTrGtGeaOai IIouL7r/;ïov ôjxoio>; aTro ttjç Oa/arrr,; , /i Lx.itticuvoc;. xai tou; Trapi aùrôv no;i.7rr,:ou ffTpaxiotv iTnjpE xal yiTTrdxÉvou yàp [X£V dTroptav Tr;v àviCT/, tbv aipaTOV, êtti lixtTrîoiva rpcr- yopr,YOU|jt,Evoç [i.^ rpôç çeuYO^'^Oî e/E^Oai > Kaijapo;. EiiXa&coç eT^e nou.7nr,ïoç àva^pil/ai u.a/r,v repi TYjXixouTOJV, xal 7rapîcx£ua(7(X£V0(; apicxa 7:a<Ji Trpo; tov ypovov, xai jjiapaivEtv i^^iou Tptêstv ïo Y*p ouaav. 7r£ip(av (i.£V "^oi eT/^e twv t*^,v ttoXeixiojv àx;xy;v |>pa/£Ïav (xa/iji-coTaTOV r7,ç xa xoX[xav àvuTrocxaTov rpoç xoùç aYwvotç, £v ô£ xaïç TrXavaiç xal xaîç axpaxoTCEôc.. lui-même bien plus assiégé par par Kaicapoç cuvaacoj; la- Teiyo^uXa/.ouvTc; < la disette qu'il n'assiégeait Pompée armes. Déchiré par ces réQexions, tourmenté du défaut d' les vivres et de la situation fâcheuse dans laquelle son camp attirer im pays qui ne Pompée lui sur ses pas donnerait pas la XL. La retraite des de César enda officiers, qui comme un ennemi attendre leva il le le bénéfice du temps et si de tirer ses provisions Pompée : il de combattre dans par l'abandonnait. courage des soldats de Pompée déjà vaincu et mis en fuite. Mais abondamment pourvu de en longueur, et l'obliger voulaient qu'on le poursuivît sur-le-champ, pas assez imprudent pour mettre de : , facilité mer, ou opprimer aisément Scipion, et surtout se trouvait, il résolu d'aller dans la Macédoine combattre Scipion , ou espérait bataille y.ai il , si Pompée n'était grands intérêts au hasard d'une tout ce qui lui était nécessaire pour croyait plus sage de tirer la guerre de laisser se consumer le peu de vigueur qui restait encore aux soldats de César. Les plus aguerris d'entre eux avaient beaucoup d'expérience fallait faire et des marches d'audace dans les combats et des campements , ; mais quand il garder des place*
  • 155.
    , , , VIK , , , DE CESAR. H9 ennemis Tûiv 7ro)î,utwv les vaux|oaTO'JvTwv ayant|)lus-<lc-forces-navales , ito^iop/:ojfj.vjoi fiâXXov -fi zoXi rvzyxy.i'otç Toï; OTT/oej. TTO>to/5x'J5» par les choses nécessaires assiéjjé plus (]ue assiégeant par les armes- Or chagriné ainsi tourmenté x#ci àoriuO-J-/,70Ci et Tpèç à cause du défaut-de- vivres Tr;v ànopix-j de et la dinicultc présentes TÛv irapovTWv «les iiffnbes ivt'jT»} t6v fjTpxr'oj il f/voi>ià)i "npoi-'/tvi ayant résolu de conduire lil-dé('ampor l'armée, elle contre Scipion en M.icédoino 1^ -/àjO èTtTirâarecrOy.i no//:r/;'Ov où îrroo _u«;(eÎTat /xyj y^opr,yoJixvJOç bfjoioii àixb Tv^i dxXôcTrr.ç yf car ou il • Pompée eoniiviltrait n'étant pas pourvu pareillement du côté , entraîner (l(n<)ir mer, «le la ou devoir avoir-le-dessus TtepiiasiOcii sur Scipion isolé. XL. ToOto XL. Cela anima èTrfî/3î #f>* ffTpaTiàv WofntTftQM l'armée de Pompée f.xX TOÙ; r,y€u6-jxq nepï et les chefs autour o^'jt'o-j âiç :9TT>7//iyoo «le lui à presser César, iysvOoci Kctîaocpoç, xal ^îûyovro^. comme vaincu et fuyant. Car Pompée lui-même était disposé avec-circonspection à'JocppXpctt fiij(^Y}v à risquer un combat ntpi T/;)txouTcav sur xxl Trxps7xs)X7/jiVJ0i xpiiry. et TtOLVl TljOàç TÔV y(^p6-iOi , y.xl fixpxlvtiv gran«ls intérêts de tout pour il rpièetv «le si pourvu très-bien le temps jugeait-à-propos d'user et de consumer la vigueur des ennemis Oyjav ^pxyilx^. étant de-peu-de-durée. To Car certes lapar/ie la plus belliqueuse -/àp TOI /jLxyifjiûrxroj des troupes de César *'X* /**' è/x7Tîtptav xal To/aav àvuiréirraTOV avait il-est-vrai de l'expérience et une audace pour les irrésistible combats rtixof>).xy.ojvrtt Sk mais gardanl-des-remparts ml et veillant-toutes-les-nuit* vyxT«7tpToOvT«{
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    , KAIÏAP02 hlOl, 150 £;j')caj/.vov vuxTC"]f£pTOtJVT£<; ir.o Y/^poiç, xoti y-Tav fiapEÎç toU ciofxaaiTTpoç touç ttûvou;, Si' àaOc'veiav £Y*aTaÀti7rovT£; r};v Trpo- ïoxe OyjjL^av. T^ç 8ia(T>iç oè xai xt voar,;xa Xoijjuoie; ii/jity t>jv iToxta* Troir^actfAevov àpy-^y, Iv tÎ) orpaTiS Trcpi^EpcaOai t9î Ka(aapo;. Kal to lAsyiaTOv, oute /pr^jxaaiv I^^ojjxîvo; oute xpo(pY)!; EUTTopcav, y povou Ppa/eoç eooxei XLI. Ali Tauxa Kàxwv lirr^vEi xwv xrj ftay^^r, {xdt/eaOai noixTnrjUj) cpEioûî xôiv ttoXeiaicov aOrw xaTaÀuOr^aeaOai. 7rep PouXoae'yoj (xdvoç jjl:^, TroXixôiv ^ç ye xa xoùç rccovxaç Iv eîç aTrrjXOev eyxaXu'j/aixEvo; xai /iXiouç xb tcXtjÛoç ^evouevou; îoùrv xaxaoaxpuaaç. Oî o' àXXoi ravxeç Ixaxi^ov xov nouLTrr^ïov ^'jyojxay'^ouvxa xal 7:apa);'jvov, 'ÂYat^'(xvova xai paatXea pactXéoiv aTcaxaXouvxEç, dx; aTTOôéaOai x^jV [jLOvapy lav, àXX* aYaXXoasvov, xcov e^r,pxr,u.£va)v auxou xal (poixcovxwv fortes et passer les nuits sous les bientôt succomber à ces fatigues travaux On pénibles si , et leur ; armes ils , ^jY^I-'-^^''^ cxt^vt^v. etti xocou- ^acovio; leur vieiHesse les faisait étaient trop pesants pour courage cédait à disait d'ailleurs qu'il régnait ^uXôpiEvov or, (Ar, la faiblesse '^ de leur corps. dans son camp une maladie conta- gieuse, dont la mauvaise nourriture avait été la première cause; et ce qui était encore plus fâcheux pour César, argent, et il n'avait ni vivres ni il ne pouvait éviter de se consumer lui-même en peu de temps. XLI. Tous ces motifs déterminaient Pompée à refuser Caton était le seul qui , approuvât sa résolution à la dernière action et en se retirant Mais tous lâcheté des rois , en : il n'avait pu voir les corps des Pompée de accusaient , ennemis tués en s'gne de deuiL refuser le cherchaienl à le piquer en l'appelant lui combat. au nombre de mille, sans verser des larmes; se couvrit la tête de sa robe les autres ils ; il , le par le désir d'épargner le sang des citoyens combat par Agamemnon et roi imputant de ne vouloir pas renoncer à celle autoriié monarchique dont il était investi , à ce concours de tant de qui venaient dans sa lente prendre ses ordres , et capUameé doai sa vanilé éuit
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    , , , , VIE |y CKSAR. I)K raXç nXivKtç , dans 151 marches les et lescaiiipeinenls iXé/ocfi-JOv ùrri y^ip'jii se faliguaient de vieillesco il» TOTç 9(ti/lX9t npbi TOÙÇ TT^VOUÇ h/Axrx).tinovvti , ri]v Ti/JoOy/uitsty I , lourds cl i!s élaienl de corps pour les fatigues abandonnanl leur ardeur par faiblesse. ToT« Sk xal Kl aussi allers une certaine maladie contagieuse è/i/Ovj T-hv , ntpi^ipzyOxi tv Tf, xpyr/J TtO'.rjTitxS'JOv àroTTiav t^* iia^Tv;^ t-^ fut dite, ayant eu pour principe l'étrangelé , arpuriS. celle Ky.iaxpoi» de César. Et ce qui o-jze ip'p'jijxhoi y^pr,ij.y.zvj ours svnopci-j Tpfi-yf,^ ni , il K.3CTWV grave d'argent n'étant-bicn-pourvu de vivres XLI. ixi-joi approuvait cause de cela Caton seul Pompée qui ne voulait-pas combattre filÙOl rd'J TTQ/tTÛJV* par épargne des citoyens Oi ye xat loùv lequel du moins ayant vu TOJ5 Tôiv ceux des ennemis no'j.s/xioiv tombés dans yù.ioui 70 ysjoij.ivoji cii tcj.-^Oo^,, le : combat étant jusqu'à mille tle nombre, s'en-rcvinl s'elant voilé Xxi KXTx5x/ipJ7»i, et ayant versé-des-larmcs. DâvTCi o( Mais tous les autres oi xjj-oi Pompée èxfiC/t^OV XQ-J llo{i-j/,'ov accusaient fjyopLX^oJvra qui éviiait-le-cond)al XXl TZXp'Ji^U'JOJ , X'XQA.XJo'Jv; et /'excitaient, /'appelant Agamemnon AyxijLipL-joyx xal ^X7iix px'jù.iùi-j et roi Wî comme 5Vj fl-h ^OMlotlViO-i aTTo0îj6ai T/iv p.(i-txp-yji'j.-i à^Aà à-/a»ô,uevoy des rois, certes ne voulant pas déposer l'aulorilé-souvcraine j mais s'cnorgueillissant, TOtoÛtwv ^yi^ôvwv tant de chefs aùroô dépen<lant de i^Y;prr,fxhtt> , semblait devoir se dissoudre de lui-même en un temps court. ^pxyioi. XLI. Atà txOtx était le plus ni ;j'étanl-fort , èodxei xaTa).uO/}«70ai TTîpl aÛTôi ypÔJO'J delà nourriture, se répandre dans rarnice et lui venant dans sa tente.
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    K A IIA PO I BIOÏ. 152 ^È, Tr,v KaTO)voç £t (/r,oi Cev, 7:ap^-/)(7i'av u7ro;:oiO'jacvoç, jj.ïvtxo); ir/izXi'x- t^teç sarai twv ucpl TouTx/.avov * droÀsvcai cuxtov Si^ T^v nofi.7r/;îou oiXotp/fav. 'Acppdtvioç Si (veoxrri II *lCr^' Y^p ptaç àîpuTO xaxtoç cTpar/iYTicoti;), oiaÇa)v)vO(X£VO(; Irt yjiy'aaoi irpooouvai tov cxpaTOv, rjpoiTa ûià xi Tcpo; xov ^jxTiopov où txa- /ovxai TOV £o)vv]u,£vov Tiap' aÙTorî xiç axwv â-TravTOJV cruvEXctuvoaEvoç Zvataapa oiwxojv. '0 Se *Ex toutojv i-r'xpyiT.ç. eIç (xà/TjV ô noa.7rT^tO!; l/topci xàv tyjv [xev oXXtjV ropEiav yoîkBTzôx; -/[vucev, ouSevoç Trapé/ovToç otYopotv, oùXt. ttocvtojv xara^povouvTwv oii tV evayyoç ^xxav. jxo'vov £0p£^]/£ xv)v TCapaL^c'yo)?. '12? ô' eTXe Fouicpou;*, cxpaxiàv, dX)A ttxa ypojasvoi xtouoiç xai Sax/ê'jovxsç ûiâxpoucavxo xai 7Tapr^XXa;av xo TràOoç, où tto'Xiv, vocr^aaxo; a7rr'XXa;£ xofi xoîî y^? ivc'xuyov oîvw 'A'^Oo'vw 0£caa)axriv xal , àvEor^v, ttio'vxc; x^v ôoov, £x uiOr^ ctvàc £tç l;iv éxipav xoîç cw- fxaai (jLExaTTEadvxEç. Favonius, qui cherchait à imiter tlattée. de Caton dans ses la liberté paroles, déplorait d'un ton tragique le malheur qu'on aurait encore celle année dépouiller de ne pas manger des ligues de Tusculum Pompée du pouvoir d'Espagne, où vendu d'avoir il absolu. Afranius mal conduit avait fort son armée et livré , lui la , guerre , battre, il grandes et Pompée de pour ne pas qu'on accusait demanda pourquoi combattre contre ce marchand qui avait acheté de menls. Tous ces propos ayant forcé , nouvellement arrivé il lui ses pas n'allait gouverne- se déterminer à com- se mit à la poursuite de César. Celui-ci avait éprouvé les plus difficultés dans les premiers jours de sa marche. Personne ne un voulait lui fournir des vivres, et sa dernière défaite lui attirait mépris général; mais lorsqu'il eut pris la salie , même il ville eut des vivres en abondance pour son armée de sa maladie d'une manière fort étrange. trouvé une quantité prodigieuse de vin livrant à la débauche , ils , d'une cause contraire, et , qui fut guérie Ses soldats en burent avec excès , , ayant et , se célébrèrent dans tout le chemin une espèce de bacchanale. Celte ivresse continuelle chassa corps. de Gomphes en Thes- changea entièrement la maladie, qui venait la disposition de leuis
  • 159.
    , , vil' , , DK , Cr.SAK, - I5:i Kt Favonins oontrofaisanl , le fr;inc-j)nrlertlf (laton, lff;(ïT)t«Ç« /iavtxûç Cl //>:ôe sfi ï»Tat rrÎTîç àiro^aûvat tûv 9Ûxuv Six TT^v de Tusculum ^(iapjjfav Ilo/Alt/îfo'J. Pompée. à cause de l'ambition de Mais Afranius A^/sscv(o$ ûk { no sera pas possible cetle^anné de jouir des ligues Touffxiavov ir«pl lourmontail folloinent, s'il àprxTO yà/9 v«wctI (car élail arrivé il récemment d'Ks|»agne arpxTrjyT^vai xxxHi), ay.int rommandé mal ) accusi} d'avoir Irahi rarnu'e pour de l'argent dcinandait Vip'JjTX pourquoi on ne combat-pas ri où /iâ^ovTai Sti. contre le trafiquant •nphq XQ'J t/xitopo-j TÔv £wvy;^a£vov Tzy.poc qui avait acheté de lui aùroO prt)vinces. l<s âTrâvTWv TOJTOJv fcÇ liouTr/;t>;j Par suite de tout cola Pompée o)vîiauvd,u£vo{ âxojv ei^ jxiyj.'i entraîné malgré-lui au combat iyûpst ûtûxcjy TÔV Kai'ffa^a. allait 'O ^f ^vuï» fxîv Ttopiix'i TYj'j ûX}.r,'j le reste , O'jîevoî •7rapi;(ovT05 poursuivant César. Mais celui-ci acheva avec-peine yxhnûii àyopxv de sa marche , nul ne lui fournissant de , àiAà TiâvTwv xxra^povoûvTwv mais tous 5tà marché à cause de sa défaite Ty;v ifTTav (tyjv) évavxo^-. flî 0£ fDs rd/Jl50Uî arrivée Mais , fià-JO'j à)ià xal JTtt â.< àTTïj^istÇî Tzxpx).6'/<>ij mais encore il lie la , Ttto'vTî; àvéo»;v, jf^oi/zsvot A^Jjfioiç ^XX^ÎJOVTfî àvà T^v ôoov /Ai9y;{ eut pris non seulement Eviru/ov yâ/î o'vw àyôdvw iira récemment. (b's qu'il tOptlis TT^v ffTpartàv roû vovYiftXTOç. x«l méprisant ville (le-Tliossalie TToAtv 0£ffffaii/.y;v oj le otjx^ooOïavTO Car et il , nourrit son /a délivra [moni, trouvèrent du vin abondant en ayant bu librement, puis usant de débauches et se livrant-à-l'orgie sur la routt par l'ivresse ils chassèrent et jUfTaffeTOVTCÇ TOÏÇ ffci/ASTIV étant tombés de corps iripxi £$iv. armée étrangomer.; maladie. ils xal 7rap»{iiaÇa» tô irâOo^, ft« Gomphes, renvoyèrent en un autre la ('•int. maladie , .
  • 160.
    , KAiiAPoï nioï. 154 XLII. y *ii<i et; "f'V' lOTpaTOTTc'oeuaav,6 xpouexo XoYUJfiov |i.iV t'))v *^«pTa)ll«v i|j.ÇaX<>vTcç âi{xy^'repci /.ttrioaTrr'ïo; auOt; elç tov YvojtjLYiv, £ti xa çotajxaTttv oùx a{aui>v 7rpoffY£vo(x£vo)v [xat xaO' {iTTvov ^j/eo);, 'Eooxct £v Tw ive- apyr^alov Oeàrpto xpoTOU(X£vov Otto *Poj;i.aiojv], îa-jTov 6pï> y^p Oi r£pi auTOv oï ouTU) OpadEÎç r^Tav xai TOvixr,|xa xaîç D-iziii 'Trpo£i).r(^'>T£;, (uotc cpiXovEixeîv uTrèp tv;; KaiVapoç Zriv- ^p/i£po)cuvrj(; AojxtTtov xa 6/ipa xai 2ixi7riwva, cia{i.iX).(Ojxivou(; à)Ar'Xotç* -tujxtteiv ci roA- (jLicOouuEvou; xai TrpoxaTaXaaêocvovTo^ Xoi>ç £Îç 'Pojtjt.r,v u7rax£uouGt xal ffTp«Tr,You<Tiv ItitTjSci'ouç j.£Ta TOV 7roAcp.ov. û jt.a/r,v VTTTTojv .>laAt(7Ta irEpiTTw;, r,(7X'/;|jt.£vot £T^ac.a!,ov SttXojv ôç eo9ù; oi t7:7r£i; XaaTrpoTr.ci ap;o'/T£ç în xa'i Tr,v Tpuç<ai^ xa xàXXei cwaotTOJV fAsya spovouvreç, xai lik to tt/tOo; CTTTaxKT/iXioi Tcooç '^iXiouç Tou XLII. Quand qu'ils , oixt'ot; les Kaicapo; ovteç. deux généraux furent entres dans camp eurent assis leur oà xai 'ilv la Thcssalic l'un vis-à-vis de l'autre, Pompée tc. , ci revint d'autant plus volunliers à sa première résolution qu'il était alarmé pur des présages sinistres [cl par une vision qu'il avait eue pendant son sommeil. 11 avait cru cire à Rome dans le ihédlre , où peuple le le recevait avec de grands applaudissements]. Mais ceux qu'il avait au près de lui étaient bien loin de partager ses inquiétudes; au contraire, pleins de présomption déjà Domilius , cl prévenant la victoire par leurs espérances SpinlUer et Scipion se disputaient , la charge de graod- prêlre que César possédait; plusieurs avaient envojé retenir et louer d'avance à Rome à des préteurs , les maisons les plus ne doutant pas qu'à la convenables à des consuls On de la guerre ils et ne fussent élevés à ces magistratures. Mais aucun corps de l'armée ne lémoignaii plus d'impatience de combattre que celui des chevaliers beauté de leurs armes mine et , du bon de leur nombre (car César en avait), ils état ils : fiers de la de leurs chevaux , de leur bonne étaient sept mille, contre nulle que se teiiaient assurés de la victoire. Leur infantorir.
  • 161.
    , VI XLII. 'ûjç ôà r. , , ni'- , 165 CKSAK. XLII. Maieqnand tous-deux àfxfànpot s'étaul jclcs sur la IMiarsalie xxrevrpxroné<}tJ9'xv, curent campé, àviApoinro rejetait »a p«*n8ée Poinpro il-csl-vrai do nouveau TTtV 'j-jû^yf* ràv àpy^xlo-j ÀoyniJih-J eîi , xxt ÇJXTuârCOV OJ/ 5tt7tWV xarà [xai ôi^eco; dans Sun ancien raisonncnKint et tlfS visions non favorables le sommet! une apparition dans [et ufrvov ayant cu-lieu cocure. itpo-jytvo/ÀÀy^v «Ti. *Lô6xei yàp ûp,^v éauTOv Lai- «poTOJ,a«vov applaudi ou lliécUre ùrtà Oî ètf T*i Oeâr/joi Pw^at'wv.] Je TTî/ol par aùràv los Romains.] étaient tcllfinenl kkI npoeOrjfôrtç vUr,jjiu. cruvail 6e voir lui-mOuie Mais ceu autour de vjTxv oÛtûj OpocstTi rà il et ayant rscîi iXTiinv , présumé la victoire dans leurs espérances au point Doniiliws al S)'.t7Tt6j.>a ^t).ovfiz«fv lui présomptueux cl Spinlhcr et Scipion rivaliser sur le souv<*rain-ponlilîral de César, se débattant l'un-avec-l'aulre ïro//oyç 5i irl/xTiciv et plusieurs ei^ à Pcij/*>jv //KTÔouuîvoyî : envoyer f, Rome des gens louant xal 7cpoxaT3tia/*6ar»©vTa^ retenanl-d'avance et des maisons convenables UTtariJOUffi xaci TT/3aT>iyoÛBiv à des consuls et à des préteurs comme devant avoir-ce«-charges aussitôt après la guerre. Oî Ji ÎTTTtîT^ ui).nTX Mais les chevaliers surtout s'agitaient pour le combat merveilleusement parés, pensant grandement fpovo'j-JTt^ fiéy» ).Xftnp6ryitttv St/uu à l'éclat de leurs armes du bon-état de leurs chevaux cause de xxl rpuçalï ÎTTTiwy et x»i xx>^t ffMairojv, et de la beauté de leurs corps ctélaot par le , uoiubre sept-mille contre mille de César. Tè ^è x«l irX>{9oç tûv «sÇûv aussi le nombre des n'était pas semblable- Et rantassins
  • 162.
    , KAIIAPOI BIOÏ. 156 irevraxiT/iXioi TrotpeTdtTTOvToOfTîA'j&ioiç xai Si-r/iXCotç. XLIII. 'O eiTTWv 5uo o)<; 5È Kaî<7ap Touç CTpaTtoixaç cuva^aY'^-»'' (jlêv «Ctw > *** '^^'- ivvuç i^riv, iol-^iliti Kop-pivioç* «•^)v «XXai ôà 7C£VTExa(o£xa CTTEipai uet^ KaAy'vou xaOr,vTai '^^^ M^Y^P^^* vouç, OEOjxEVOi AOrjvaç, :n?wryj<jev eÎte ^ouXovtœi TrcpiaÉvciv Ixti- aoTol SiotxivSuvEuaai xaO' loturouç. etx* (x:^ irtp'. 7rEpi|X£V£tv, dXX^ ttaXXov ^TTi»); Oî àvcÇw.cav o' Tayicra auvio37iv eiç ysîpaç Toî; TroXEtxiOK; TE/và^^saOai xai cTpaTr,YEÎv. TTotO'jaEvo) Zi aùxw xaôapjjLOV t^îç ouvctaEw; xai ôucavTi to TrpwTOv Upeîov, coOu; 5 (xavTK; E^pa^e xpitov "fjtxEpwv Toùç ttoXeijl^ouç. 'Epou.£vou 5e tou Kaicapoç XOUÇ EVOpa Tl TOÏÇ ÎEpElOK; EUTTjUOV, SAtiov o^- xai ttV, ^^'^^ nombre , était tou te- 7rÊp EVr, CU TOUTO , a£Ta€oXr,v xa IvavTia tcov xaOEorojTOJV or,Xo~C7iv |X£Ta7rTO)(7iv £7ri TOC et celle des ei AOtOÇ Mey^XtiV y^P (XTroxpCvaio ffauxw. supérieure aussi en a xpiOr'cEcOai Trpo; ixa/ir) waT*, • £i de quarante-cinq mille hommes ennemis ne montait qu'à vingt-deux mille. XLIII. Mais César, ayant assemblé ses soldats, leur dit que Cornificius , qui n'était pas éloigné, lui amenait avait autour de demanda s'ils Mégare et deux légions ; que Calénus d'Athènes quinze autres cohortes et ; il voulaient attendre ces renforts, ou hasarder seuls la bataille. Ils le conjurèrent tous de ne pas attendre, mais plutôt d'ima- giner quelque stratagème pour attirer tout de suite l'ennemi au bat. de Il fît la un sacrifice pour première victime , le en viendrait aux mains avec dans les entrailles purifier son devin les lui armée, ennemis. César lui répondrez à cette question mieux que moi dieux •I de font voir un grand changement , , com- après l'immolation trois jours demanda : il voyait s'il quelques signes d'un succès favorable « l'état et, annonça que dans •» me leur « Vous lui dit le devin. Les une révolution générale actuel des choses à une situation toute contraire : si donc
  • 163.
    , , , , VIE DE CESAR. àAÀà 157 maisquaranle-mille TtTpO(.XliJfljpiOl el cinq-mille vapeTazro'JTO ce rangeaicnt-en-bataille Si9/jLvp(oii xxl ii^xi^ioii. contre vin^l-niille ot deu-mille. XLllI. 'O Si Kataa/s XLIII. Mais César TUvayaywv toùj 'JTpxri'Jtru.; xai Ttpoimùv ùi /xiv ROjOjJt'vioî , nynnl rassetnhlé ses soldais ayuv auTÛ Jûo riyftxra. amenant iffrlv est èyyyç, ircvT«xa^ô«xa Je âl^Lai xâôïjvrat Miya^a iw/sl amïpxt ^erà Kai>{you xal AO>fvaç, ^oûiovrat rjpdjTYjatv t'rt nipifjiivstv ixeivoviy ; ayant dit que Cornilicins el leur deux légions à lui proche et ijue quinze autres cohortes se tiennent avec Calénus autour de Mégarc demanda leur s'ils et d'Athènes , veulent attendre ceux-là ('tc JtaxtvJuvsOaai ou auTol xaTà iauTOÛ^. seuls par se hasarder s'ils veillent eux-mêmes. 01 Ji àveêd)79av Et ceux-ci s'écrièrent ScQfitvot le /xri Ttepi/Jiivtiv, priant de ne-pas attendre, xXlà, fJLÔiXyov TfxvaÇîîOai mais plutôt de ruser xal arpctTYiytXv ÎTtwç râ^tïTa el oMvluaiJ eli ^eXpui ils ToTç noie/xtotç. avec les Aùrû Or à lui faisant ûs TTOtou^y&i xa.6apfxo-j rfjç Svvci.fjLeùiç xal Oûaavrt de travailler pour qu'au plus liM en-vienncnt aux mains ennemis. de l'armée une lustration ayant sacrifié el première victime rà npôiTOv IspeloVf la (Ù6ù$ ô uscvTts t^paÇc aussitôt le devin dit y.piQi/iJtiQxt fJixx^ devoir èlre décidé par un combat contre les ennemis T/O'.ûjv ToO Yi/xepûv. J« K.ai(Ta/30î ipofxho> xat èyO|oâ TOt» Upsioii cl tI «vffTj^ov dans trois jours. Mais César demandant si aussi il dans voit les victimes quelque chose de-bon-augure sur l'issue Toi-même &y ànox^^vato toOto îéJlTtov (jauTû. 1 yàp d<oî ôyj^oOai ^Z'/iXifiv fitra^oXiiv xal /i£7iTtT«7iy r<lty xadiVTÛTMv , dit-il, répondrais cela mieux à toi-même. Car les dieux indiquent un grand changement et une révolution des choses éiabliec
  • 164.
    kAIïapoz bioz. i;,8 |ùv «3irpaxTEiv Tu/TiV 5<ixa et >^'fr, ciauih^ l-nX tÔ) irap^^VTi, r>,v •/.t(pova Se xaKÛiç, x^,v ofxtfvova. » Ty; iè vuxxl riç (puXaxàtç i^o^e-jovTOç XafxTT^ç oùpaviou irup?);, -îlv aii-roî, 7rep tÎ> CTrepEvevOeîcav •:o rpô ttîç Tcpoc- fAr/rc ptccrovuxTiov ua^^rr Kaicapo; (repaie^ tteSov, XaixTrpiv xa cj^Xo^wor) Ytvo;x£vy,v, l3oçii» eî; rô n-îy.Tnr.tTj xaTa7r£(7EÎv. 'EojOivtîç 51 çuXaxrjç xa Travixov YiYVOjxEvov Trapàc tcÎç ttoXejxioiç. ^ r^v vy,v TrpocEOOXot •^txEpav, àXX' Ou xapr/ov -/JîOovro (xot/sïoOai vt x3tT ixii- {x/jv wç Irl Sxotoucct.ç* 6$£jojv (Îve- ^EuyvuEV. XLIV. twv 'Ette^ ZÏ, auTw Tobç •jTpoff^TTTTEucav xaTaX«XuuL£vo>v, crxTfVtov tJ^t) TXcWt oX 7roXe{x(ouç l:r ixayr, xaTaÇaivEiv àraY" Ye'XXovteç, iTEpi^ap:?;? y^vcJixevoç xa 7rpoc£'j;au.£vo<; toTç Oeoïç, irapsTarre aldOlÇ t-^jv vous croyez être bien maintenant vous êtes mal il visitait l'air tw OExarw , lui-même les ravuiotTi uiX- » La de veille ; la bataille, gardes, lorsque, vers minuit, on aperçut en , passant par-dessus le changea tout à coup en une flamme vive camp de et éclatante camp de Pompée. Quand on posa le ;x£V attendez-vous à un état fâcheux espérez un meilleur sort. , une traînée de feu qui dans toTç oev KaXSîvOV AojXlTlOV*, TWV 0£ XEporiUV TO £7T£(7Tr,(7£ eT/ev "AvTWVioç, aÙTOç oè xb OE^ibv, Iv « si Ka (çaXaYY'^j "^^ Ta^iv Tpi7rX9iv ttoiôjv. reconnut qu'une sorte de terreur panique les , César, se et alla tomber gardes du malin s'était , on répandue parmi les ennemis; mais César, qui ne s'attendait pas à combattre ce jour-là, avait donné le signal de décamper, pour se retirer vers la ville de Scotuse. XLIV. Déjà lui dire que les tentes étaient levées les comble de joie , lorsque ses coureurs vinrent ennemis se disposaient au combat. Cette nouvelle et après avoir , troupes en bataille Calvinus le , , et les divise commandement du prière aux dieux fait sa en trois corps. Il centre , , il le range ses donne à Domitius met Antoine à la tête de l'aile
  • 165.
    , , , , , , , , . , , mi: dh cksar. inlrà. ivavTta* (Û7TC , en leurs coDtraircf de sorle que si lu «î //èv r)y7i , Mavrbv Tzpv.rrtv* èrrl Tw TrapdvTt pour pen8<»s temps présent, le Ty)v à;ueivo«a. » attends T^ç /*«X'^^ fortune pire Mois In <Zfdy) , foriune incineuro. In nuit avant le Ininirmo porcourant Iz^Ttxi wy/iàj : tu penses tVrc'-malhouroux si TT/sà : t()i-m(^mo (^iro-homou eu .illontls la T>î 5è vuxtI 1A9 combat les postes, un ntélôorc de feu céloste oi>pxvio> nspl rà /*£»ovûxTtov vu vers fut milicu-de-la-nuit, le lequel plannnt TÔ azpx.TOTiiùO'J SMiactpoi, sur /tvofxivr^v }.a/xiipù.J xal fJ.O'/cùv/}, et iJoÇî /«raTTîTîîv il le camp de devenu Césxr, brillant et tlaniboyant sembla s'abaltre sur celui de Pompée. Et à 5è ^wdtv^ç "l>uAaxïîç la garde du malin rcniarqiK ils reiil aussi TflijMcxov 7Tav(xèy un ytyvàpLSvov Ttapi toÎ; tto^î/xioi;. se faisant chez les ennemis. Oy Pourtant juyjv ye npovsoixx tunmili; panique il ne s'allendait-cerlt's-pas fjLxyîîiOxi devoir condjallrc xar» dans ce jour-là, «xf^vTjv Ti^v r,(j.ipuv mais xXXà. àvi^îû'/vujv il décampait comme marchant XLI KttîI û£ . xaraAîi'JjUévwv ?,ûri 7Û>-J , déjà étant dérailcs , ol (TxoTTOt -rrooT/TTTrruïxv les éclaircurs àwayyéJiAovTfç aurai annonçant à Toùç IttI Tto/9/iiiou{ xaraCatvîtv xxl "KpO-JiyjX'i.p.VJO^ TTOtdiv T^iv TOt^ O-o',- râÇtv rpiTci/jv. irti7Tïjï£ /Acw toÎ^ /*470c,' K.aÀ6cvov AoaiTtov VvTwvtOî 5è eix* ro u^.» les lentes , vinrcnt-à-cheval lui ennemis descendre le combat devenu tout-joyeux nepiyupr.i •jtapéTXTTi Ti^v r^iXxyyx, Kal les , pour /iâxjj •/fvd/jiivo; vers Scotuse. XLIV. Mais lorsque i:-*.r^-yjy) Twv KipxvjiJ iùrèç je t6 5iÇtèv cl il ayant prié les dieux, rangea-cn-bataille ses Iroapes, faisant rordre-dc-bulaille triple Va il prép«>8a à ceux du-inilieu Calvinus Domilius et Antoine avait l'une des ailes et lul-ménie , aiail la drolle,
  • 166.
    , H)0 Xwv KAIÏAI'ul Kaxà {xdtyeaOai. iîIOZ. touto 0£ toÙçtojv 7roA£]x(oi>v TOTTopi^vouç ipwv xa oeûoixwç t:>)v aCiTÔiv, drcô ttiç è<r/otT7]ç toi^eojç àSr^wq Ix^uae IrTcâç àvT%- Xa{i7rp<^Tr,Ta xat to ttÀt.Ock TrepttXOeTv irpo; lauTOV £^ ffTreipaç, xai xaTOTTiv (arr,Gi xoÛ Seçioti, oica;»; ^ yp"?) TTOiEÎv, /rY)ïoç Se to cioç, Toîî Twv â»Tav oî y.éGOj SxiTTiojv v]p/£v Twv TcoXEfxiwv xal XajXTrpàv àjxcpoxepoi IcpoSov x^^jv laxwxaç Iv 67rXixtxy;<; IIofXTrrjïo; TrpoSoXîj xa (Asvovxaç gauche, et se place lui-même à (jtiv tira nombre |uand , IxéXEuas xou; ÔTrXixaç ennemie viendrait à Domitius commandait ; , dans commencer général aile de combattre avec était opposée à cette et l'éclat la la charge. gauche , père, occupait le centre. Toute sa cavalerie gauche ; le ne doutait pas que ne cédât à ses nombreuse ne la deux généraux donna à son la aile de leurs armes, qu'il plaça derrière Pompée et Scipion s'était , était efforts; que même le bataillon le plus le à son son beau- portée à dessein d'envelopper la droite des ennemis leur entière déroute à l'endroit elle xr.v etti- après leur avoir prescrit ce qu'elles devaient faire la cavalerie iile droite dXXi ôà crr,{xaîv£iv tuiEXy.ov secrètement de sa dernière ligne six cohortes, son aile droite , Ivavxîoïc;, e7ri€o/.rîç la droite, afin et César, qui craignit leur 3 oaXayYOç dpapdxwç CE/EcOai dixième légion. La cavalerie des ennemis droite iTrjziiq -^jYEjxova 7:oiT,(7oa£voi ^Byo[Li'^T^ci. 'EtteI , c' aùxov xbv xaxap^açEcOai uàvxa xoîç xoffouxwv tTCTTEwv Oi 6 TrevOepoç. Aoy.i- &£;iov xuxXoiaoïxEvoi OùSèv Y^p àvO£;£iv ^aGoç cuvxpi'jyeaôai xai éf[xa Trapt o' e-joîv'jaov wç xo fiTcavTEç Itti.xo àpiaxepov EÔpicav, TpoTnnv, 7rpoaç^p(ovTai. ïlofi- ÎTTTreîç twv xepaxojv, tû auTÎx; eTye (jl^v Se TcoXttxfojv , l'aile et où se trouvait de le profond de cette premier choc d'une cavalerie si mît en désordre et ne la rompît entièrement. Les allaient faire sonner la charge , lorsque Pompée or- infanterie de rester immobile et bien serrée , pour
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    , , , , VI K Di: CESAR. 16J (levantcomballre èv Tw Oî/ârw dans T«y/itstT(. la divièmc légion. Mais voyant 'O/oûv 5i des ennemis les cavaliers àvTiTaTTOjaf,;ouç Xal SiSotAùii xarà toOto TïJV ia/ATT/SOT/jrX rangés-cn-face de celle aile et craignant l'éclat xal TO Tti-^Ooç aÙTùv, et le èxéisuTsv cÇ vTzsipcti il nspielOiX-j ào>î)w; Trpà? ^«urèv venir secrrlcmeril vers nombre d'eux ordonna de , six cohorles dernière ligne la lui , xai éjT/;»î xaTOTCtv tou OîÇioi, al tes plaça derrière l'aiVe droite, â des choses ayant instruits tes x/S'O TTOtsTy qu'il f.uit faire , lorsque les cavaliers des ennemis se porteront-contre eux. Mais Pompée avait lui-même «Ùtôî no/iTr»5Vo5 04 sT^sv l'une des ailes, TO /ièv Tcôv xî/sârwv, ^QfllTlOÇ ûi TO Ù'JiVMflO-i , SxtTrfwv oi ô its-jOspbç TOO ^/3;rJ Ot 5j «7rl Domilius avait et Scipion a:ravT£î Mais sur , comme TÔ ^sÇtÔV TWV la droite des xal 7toiï;7o'aîvot ia^uTpàv t^ottv^v irjpl TÔv auTOv. YiysfjLÔvx et pesèrent tous gauche &)$ XU/A(<J70',UÎV0t TTOit^UtCOV , le centre. les cavaliers la la gauclio beau-père de Pompée commanilail /i£70VJ. ÎTTTTîïî eS^iffav Ta ùpi7T£pb-j et devant envelopper ennemis devant faireune éclatante dérouff autour du général lui-même. OùSsv -/àp ^iOoç Car aucune profondeur fxXxy/Oi Ô7lilTt/^î de àvOîÇîtv ne devoir résister, la troupe des-hoplitcs aux onneniis àviià TrâvTX toî^ Èvavri'o!; mais toutes ffuvT/5t'f£7Gxi xal devoir être écrasées et rompues, T070ÛTWV t7ri6o/-^î 7îvo/*cvr;5 'EttîI 5« xaTstôpxÇssOae, tTTTTSWV â^a» une attaque de tant de cavaliers ayant eu à^uyoTepoi tixtWo-J cy]fioiiviiv Tr,v tfoSov lIo/jiTr>5Voi /ièv ixOey« , les forces lieu à-la-fois. Mais lorsque les deux chefs allaieiu donner-le- signal de l'attaque Pompée ordonna TOÙi ÔTtitTaç les hoplites iffTWTaî Iv se tenant en défense X9.1 "npoto).?) /ifyovTaî àpxp6r(>>i et restant en-ordre recevoir le choc Vie de CrSAR. 11
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    KAIIAPOÏ BI02. 1G2 Ttov TToXeix^OJV,jXÊypi; 2tv Cffaou 6pojji-),v ivTo; y^'^**^»* ^o)vr,ç Kaïorap Bï xal 7r£p touto SiaaapTeîv çr^civ aoTOv , d*j^o^«»vT« (AETa Spoaou xct) cpopïç £v ^p/vj Y^^^I-'^v^iV ffup^5t;tv, T-^iv cuvexxaui t&v TE xaT; TrXrjyaic; pîav 7rpo<7TiOy,7i xai Autoç 7ravT0)V ivap^iriî^dfxevov. xat Trpoiwv epyov Itc' v^or, wç Oujjuov ^aXa^y* fiAXwv, 51 xiveÎv t^jV Tiva TTKjTov auTO) xa ttoXejxwv EfXTTEipov lrtOap<rjvovTa tooç TrpoaayopEuaaç* TTtoç Ti xai Ti « êXttiÎ^ojxcV '0 (jLEya Sov^caç* « yàp ^ ^(ovxa ri , , ^cpr, Toûtw Cr^' ^votta^rl Faïe KpacsCvu, xa'i IxTCtvxç tÎ;v îsîiènr , XatATcptoç, , w Kaîcap* epii ïaût' eIt^wv T£Ovy,xoTa Iraivs^Eiç. » TTpwTOÇ l(xÇaXX£t TOÎÇ XoX£ti.(oiÇ SpOULO^ 7r£p w eiTrev, oè Kpa(7c(vio< Nixv^aojxEV Tr'uLôpov iXxY-ç. dtjxuvav ctç Oapffou; e/oixcv; » ix Trpwxov 6pa tojv Ta;iapyâ»v avopa , auTw xal TrpoxaXouaevov , £v CUVETnCTTacdt'JtEVO^ Tol/Ç , lauTov Ixarov xai Eixoat c-rpaTiw-raç. Aiaxo'vJ/a; Se tooç attendre le choc de l'ennemi et ne s'ébranler que lorsqu'il serait à la portée du trait. César dit qu'en cela il lit une grande faute; qu'il i^orait sans doute qu'au commencement de l'action l'impétuosité de la course rend le choc bien plus terrible deur aux coups, et qu'elle enflamme allumé par le mouvement d'une si , qu'elle le donne plus de rai- comme courage, qui est grande multitude. César ébranlait déjà ses bataillons pour aller à la charge, lorsqu'il vil un de ses premiers capitaines et d'une fidélité , homme , lui dit-il la guerre à toute épreuve, qui animait ses soldats à comballre en gens de cœur. César « nius d'une grande expérience dans , adressant la parole : « Eh bien, que devons-nous espérer aujourd'hui Crassinius lui tendant la a bon courage a avec gloire, César, « me ? » lui vif. » : ? Avons-nous « rÇous vaincrons d'une voix forte; et aujourd'hui vous lui dit-il louerez mort ou main En disant ces mots , il s'élance avec im- pétuosité sur l'ennemi, et entraîne après lui sa compagnie, au de cent vingt hommes. Il taille Crassi en pièces les premiers nombre qu'il trouve sur
  • 169.
    , , VIK T&v rtoï'.[iiwi , DE CESAR. . 103 des ennemis, t fii/pii«V yijiAiJrca. jusqu'à ce qu'ils fussent ivrbi ^oXiii ù»7oO, en dedans de Kaltrao Se fr,9u aùràv Mais César dil lui avoir en cela Jea/tizpTîîv xal irepl roOro , failli portée du la Irait. [Pvmpée) , choc *yvo»jaf«vTa t;^v TÎtppu^vJ ayant ignoré ttvofiivrtv iv sipx^ qui a-lieu dans le yîTÙ avec coursiî el élan cp6fj.ov xai fopSii, 6IÇ irpo7riOr,7i TaTî iv tc ^tav combien dans TtA/j'/aTi il le commencement ajoute de force Coups les courage, xal ffuvîxxatet rbv Ov/xàv et onllamiiie le àva|5|JtKtÇd,usvov ix qu s'allume par /emof«'em^nf de tous AùtÔî Sk TtâvT'-'Jv. Mais //iJlAùJv xal npolwv bpÛ :Ço>j ini ip^^o-j, TTpSJTOV xal TrtffTiv élant-sur-l<'-point cl s'avançanl déjà à l'œuvre premier voit le il Tûv TxlixpySJv Ttvà &'jcpx lui-n'iiîine de mollre-en-ni(»ucmor)i sa Irnupo, X(y(7v T^v jîaAxy/a, des chefs-de-cohorles «ùrû ifjLUsipo-j TToii/Jiwv iîrtOapTÛvovTa roJi ûrro xûràJ un homme fidèle à lui cl ayanl-l* -expérience des guerre qui animait ci'u sous lui xal itpOÂxXo'juvjQv et qui les excitait tlç âfiM'iXJ àX/.7,i. au soutien de leur courage. Ayant apostrophé celui-ci U.p09XyOpîJ7Xi ro'jTO-j ivo/xxsri « Tt par-son-nom ?X:Ti^o,a£v, eiTT-v w râVc xal ' vcSii , K^a7ff''viî, Tt ixofjisv : Quoi espérons-nous, « dit-il, 6 Caius Crassinius, et comment sommes-nous Q'Xpiovi; » du côté du courage O El Crassinius Jf K^xïfft'vtoç, éxT£lVX$ Tl^V ÛsXlX'J ayant étendu xal ^OTiixi fJiiyx' et * Nix/jTO/xr.», £jj/j, XyixTtpHi, « ùt Kalffsp* T>5uîcoy yip l'saiviffîi^ èai Ti0y»jxÔT-<. » ^ ÇûvTa Etnùv TawT« t/Aocciist tt^ûto; 1?/ SpÔuCi TOÎ5 TtolîUtO'.;, la ? » main droite ayant crié forl : Nous aincrons, dit-il, brillammenl, à César : car aujourd'hui tu loueras moi ou vivant ou mort. Ayant à la dil ces mots course sur fond il h.'s ayant entrai ué-avcc lui ixarèv /ai (1X071 ffTpaTicltaç ccot et vingt soldats Toùç TTjpl iawrdy. ceux autour de lui. le premiav enneiuis,
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    KAiiAPos moi. 1G4 çr^îi TTTexai w7tc xaizry oià tou TTOjxato;, 7:)vr,Y£t!; «/.jx/jv* uTrâp tÔ îviov otva^^EÎv. XLV. OuTOJ 8Î Twv TCE^wv xatà tÔ jLa/otxEVOJV Aauvov, Tj tou XEpaxoç (XTro eîç xux)v(o<7iv Totî Se^ioj , ojçTCEp EiwOsaav Ix fXTjpoùç TraiovTEç O'j/Ewv £'«fti£'f7.EVoi , oùSè 7rpo!7o>7ra xpau|jt,a<7iv wtxiXr/.o'xaç wpa (xocXiaxa vEÎVjXov Iv ôsSoixoxac;. de morts si , , , xoî; uccoî;, o-jOE GUVxixpwGxovxcç, ut:o Kai'cotpo; o-j TTO/.Xà 7:o/.£'|jLot; veouç oè xat xo'xwvxa^ Iri xà/ÀEi , xi; xoiauxaç ttXtjY^ç xw Ttapdvxi xivouvov ^0 Sv) xai cuvÉôaivEV àvaçp£po{X£voJV son passage , Trp'tv Kaîcapo;, xvr^aaç twv ttoXeuiojv, àÀX^ tôÎv rj SeSiSaY^-Evoi xouxo ttoieîv, eXtti^ovxoç àv$pa; xai xot co^apôiç Irr'- at CTTEtpai Trapà dxovTi<7u.aGri "/pojtxEvoi X_£ipO(; xai xà au^po^^ÉvTwv Ta; siXaç àvayecaevoi* xa rpo^CaXâv auxojç, EXTps/ouciv oùy (xï'tov ol no{^.7rr,iou Îtctteiç , xai OTro-liEcrOai jx9) fXE- atxa xai xr,v auOiç ai7/uvT,v où yàp xwv r,v£i]^ovxo G(7C7wv oùô' lxoX;/.ojv ev 6'^0aX|xoï<; xôv cîo-/;pov opôîvTEç, pénètre au milieu des plus épais bataillons jusqu'à ce qu'cnOn reçoit dans la il , et s'entoure bouche un coup d'épée violent que la pointe sortit par la nuque. XLV. Quand deux armées fut ainsi engagée dans de l'aile gauche de Pompée s'avança avec fierté, et étendit ses escadrons pour envelopper l'aile droite de César j mais elle n'avait pas encore eu le temps de la charger, lorsque les six cohortes que César avait placées derrière son aile courent sur ces cavaliers et au lieu de lancer de loin leurs javelots suivant leur coutume, et de frapper à coups d'épée les jambes et les cuisses des ennemis elles portent leurs coups dans les yeux et cherchent à les blesser au visage; c'était l'ordre qu'elles avaient reçu de César, qui s'était bien douté que ces cavaliers si novices dans les combats et peu accoutumés aux blessures qui d'ailleurs à la fleur de l'âge, une mêlée l'infanterie des trcs-vive , la cavalerie , ; , , , , étalaient avec complaisance leur jeunesse et leur beauté, éviteraient avec soin ces sortes de blessures et ne soutiendraient pas longtemps un genre de combat où ils auraient à craindre et le danger actuel et la difformité pour l'avenir. Il ne fut pas trompé dans son espérance , -• ces jeunes gens délicats ne purent supporter les coups de javehne qu'on leur portait au visage , et, n'osant fixer ce fer qui brillait de si I I
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    , , , , , , 165 DK CESAR. VI K , Etayant rompu ]os prcmînrs e;mcm7« marchant en avant et avec beaucoup de carnage et faisant -iles-eirorls, 0'« ToO (TTo/AXTOi, TtJl>7yîU Çtfît w<TT« xal T^v XLV. Tûv xal XLV. Or ôî TTîÇwv à:ro même il est aballu bouche, l'épée à la pointe la être ressoiiieau-dfssus de la nuque. ouTw /arà tô uîtov fx-xy^oiii-i'^yi (le sorte (le àx/iîTiv àvîtT^^îTv ÙTrèp tô tvt'ov. ffuppa'/ivTwv fiappc toû xéoy.TOî, les fantassins s'étanl entrechoques ainsi au centre et cnmballant loin de les cavaliers l'aile, de l*on)péo s'avancèrent fièrement, répandant efç xûx>w(7tv leui"S escadrons pour l'investissement derai/e droite ToO 5i;{oy* et avant que eux avoir chargé, devers César al (jTtiXpxt napà. Kctiaxpoi les cohortes ixrpi'/^O'jitv acctjurent où ^po')HE'Joi roTi V770ti ne se servant pas de leurs àxovTtT/zaîtv, comme de SiiTztp eîoiOiuav, selon qu'ils avaient-coutume, oùôè TratovTï; ix x^'P®* //>;_coji 1^ xvyfuaç twv tzo/.su.(o)v àXXù xstt ni , ifié/Jisvot Tcôv o'^Ewv TUvTirpwffxovTîs rà TTf c-TWTra, traits javelots ne frappant de la main lescuissesoulesjambesdcsenneni's mais visant aux yeux fi et blessant les visages OiO ic oc.-/ fiîvoi noitiv Tojro instruits à faire cela Ùttô Kscijx^coj, èAtti'Çovtoj par César, qui espérait ûvSpui des q'j n'ayant-pas-beaucoup-l'habilude tzoXXù ôintr,/.6Ty.^ hommes ito/é/jiot^ o'joï 'zpxiiix'xziy des guerres ni des blessures vioUi Zï AXX lJ.iXl7TX XOpLÔÎVTXi mais jeunes inl xaA/ît xal ojpx, de leur beauté vTiàpezOxi Txi Toiaûra; nlrr/yç devoir redouter de xal el fx-i] fieviXv , SiSoixÔTXi czua TÔ» XIVÛUVOV £V TÔ) de leur jeunesse tels coups craignant à-la-fois TTÎtpcivTt le danger dans et la *0 Ce orj et ne-pas rester-fermes xal nôv aîffxûvïjv xZdii. ou , et surtout Qcrs xal ffuviSxivîv* yxp ryd-^rro car le moment présent honte ensuite. qui certes aussi arrivait ils ne supportaient pas TâSv wffTÛ» xvxftpo/jAvbiv les traits dirigés-en-baut, Q'Jàk èroi/i'jjv bpôivTii ni /l'osaient voyant :
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    , KAIIAPOÏ KIOI. 166 iXk' dtirtarpéipovTOxa TuvtxaXuTTTOvTO toTTWv. ouTio xapà^avTeç £auToù<, ixparovTO çeuyttv, Kai TsXoç vip aïOy^KTTa XuiJirjVajXEVOi xo cuixTrav. KoOl»; Touxouç £XuxXouvxo Touç TTE^oùç ^xOTTxov. lïojXTrrjïoç o' ffxeSaffOevTaç McxYvoç i^ oùxet' , , wç xaxÊÎOEv r)v àtro Oaxepou xouç Îtttieï^ ^'t^i ô aOxoç, ouS' lijiEavrjo aTràvrcov IxapaooxEi to près à leurs yeux , ils préserver leur figure. {/.ovr,v , wç ijleXXov, a/pi; oO, xpoirT^ç ïoxe 'ipaci, o', w7Z£p çwvTjV à^£iç Ils la fuite , ils de son n'eut pas plutôt vu, Pompée, et OOxoùv xat la tête fut plus le semblable à un même homme ils seul mot, et s'y assit il , et enveloppèrent la taillèrent aile droite, la : , en pièces. déroute de sa oubliant qu'il était le grand dont un dieu aurait troublé raison, ou peut-être accablé d'une défaite qu'il regardait l'ouvrage de quelque divinité, pour causèrent la perte du reste de l'ar- l'infanterie, et, la prenant par derrière, ne a rompirent enfin eux-mêmes leurs rangs car les soldats de César, après les avoir vaincus qu'il • evvouç ye- détournaieni la vue et se couvraient prenant honteusement , yapotxof; xai roXepLioi xcti Tcpoç xoùç çpuXàxxovxaç. xa xauTYjV cavalerie wv a^OoYYOç w/-'' ^^'wv Iti , cTréSaivov oî y^^ot*-^^''!?? 5i£(/.aj(^ovxo Pompée nojA7rr,ïoç dXX' UTTO Oêou (xaÀidxa pXaTTXOjxevw Tr,v Yvojar,v èoixùç , (rxvjVT^v xa xaOeCoix'voç mée; ot (xiv veviy.r,xdxeç xai xaxi VOJXOU irpo^TTiTTcorrcç Sià ôe(aç oxxtjÇ T£0a|x6r,a£VO(; v(^{jL£voç twv itpoa- ^peio-^jx^voi , comme se retira dans sa tente sans dire pour attendre l'issue la un du combat. Son armée ayant été entièrement rompue et mise en fuite, les ennemis vinrent attaquer les retranchements et combattre contre ceux qui les défendaient. Alors , revenu à lui-même , il s'écria : t £h quoi ! jusque dans
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    , , , , , , VIE DE CESAR. ràv9ioy;pov èv IfO-ylixoTif le fer àXXx mais ànsarfA-fio-Jzo Xal ffUVfXaiOTTTOVTO, TÛV ^îl50j(/.CV0t TtpOt'Jnt'jiV. 167 devant leurs yeux, ils se dcluurnaieat et se voilaient ménageanl leurs visages. ïiul ri)oi Kl Tupi^xvrxi iauTOÙç oOtw^, «'étant troubles eux-mt^ine» ainsi -•TcyTTOvTO ^e'jyîiv X)/Jir,yaLfiî-jot c/ilin se tournèrent puur fuir, ils ut^xi^TX ajaut perdu très honieuseiiieul TÔ ffÛ/*7r«V. l'année entière. ot /xiy vsycxyjxd'rt; tojT^uj ceux qui avaient vaincu ceux-ci ixuxJloOvTO rOÙ$ TCf^OÙf, enveloppaient les fantassins (lar aussitôt Xal Xatà VÛJTOU TTjOOffTttTlTOVTîî eux par derrière, et loiuljaiil-sur les tailluient-en-pièces. éxOTTOV. no/x7c>5Voî j< &)ç xafTîî5îv Mais Pompée dés de qu'il vit l'autre aile les cavaliers dispersés par la fuite oùxsTt rfj b alirbi , ni 2ty IIo/x7cr)Vo$ Mâ'/vo;, même n'éiait-plus le ue se souvenait étant Pompée le Grand , àiià èoixùç fiiXi77X mais ressemblant surtout ^iaTTTO/xivw à quelqu'un blessé ûiTO 1^ t;^v yv/i/z/jv ou frappé-dc-slnpcur par une voix divine, rtOx[j.èrift.éjoi Six OTTTji ddxç, il àniùv iTTi dans sa raison par un dieu OioO ff/yjvyjv • xal xxOf^daîvoî 8C retira sans-dire-un mot s'en-allant dans sa tente : et s'asseyant ixapxôdxït TÔ uî/zov il âx/5«5 ou jusqu'à ce que "zpoTzfti âaâvTMv 'jitOfLi*.',;,, attendait ce qui allait-arriver, la déroute de tous ayant eu-lieu , ennemis o noÀiftioi les iniSatvov toO yip'/xoi envahirent xal cicfixyo/ro et combattirent "rtpài TOÙJ yU/â770VT3tî. TÔT! Si, Stzutp ycvôfjivjoi evvsjî, xal iyslç, TavT>jv fi6v*iy0 Et alors, «Oùxoi>vxaliirlt^yirapc/ui6o)yjv'.'* le gardaient. comme devenu sensé , ayant laissé-échapper, comme on ^Mv^* retranchement contre ceux qui et &i fx9(, le dit, cette seule parole « 'V)nc même : dans mon camp ? '
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    KAIÏAPOI BIOÎ, 108 itri tV 7rap£|/.Co).v^vj «Treouffaxo|/iv Tr,v hoLyot^tim xa » ç?pa r/'jYixr,v l707;Ta, (^eu'fov^i cï TrpETrouaav jxc-aAaÇojv Oreçr/Oiv. *AXX' oÎto; oiaiç CoTEpov ypY.TaaEvo!; Tu/aiç (i.Êv Soùç iauTOv Toï; AiYUTrrioiç àvopaTiv àvr,p£07j TTC pi IXEIVOU Kaîcap wç ùï te x£i(X£vouç VExpobç xTcivo(i,£voi>; eiTTcv , £v tw yapaxi apa CTEvàçaç* xaTOpOoxraç, * xaT£SixaaOriv (xaiWi (xèv IXXyivio-ti toj ncix7r/;io*j y^''^"^*''-^ TTOÀsaioiv tlo£, xai TOUÇ ftl Tout' £6ouX/^0r,cav « tva] Faïo!; Kaîcrap, 6 , {xeyi'T^'^'-'? t^ CTpaTcuaaTa, xîv UoWa'wv 'Aaivioç Ta p/^ixaTa poj- <^r^çl àva^O£Y;a<:Oai Tov Kaicotpa Tcapà tov tot£ xaipov, o' utt' aÙTOu y*Y?*?^*^- ^' '^'^'^ aTToOavovTojv dvaipEÔc'vTa;- mon camp ! cTpaxiiuTaç os » Il ttXeiouç £;axicyiXiojv iat, to'jç yapaxo; TrXetaTOUç oîxsTaç yf^iaOot.ij TCEpl tv;v xaTaXr/l'iv toj « [eiç • 7rpor,xa(X'/;v £Î TauTa w • Twv v^OY) TotÎTO p.e otvocYxrjÇ UTrrjyaYOVTo TToXsp-ouç cr/,oîa£v iv toîç , YP'^H'!-'-*'^'^' XLVI. '0 TO'jç te rocpa- cJttojç ttcTeTv. quitta sa coite d'armes avec toutes les autres mar- ques de sa dignité, et, prenant un habillement plus propre à fuite, il se déroba du camp. La suite sinat par les Égyptiens, auxquels et son assas- sont rapportés en dans sa Vie. détail XLVI. César, entrant dans nombre d'ennemis dont crait de ses aventures s'était livré, il la encore; ce spectacle a dit-il, ils l'ont voulu; camp de Pompée, « terminées avec gloire, il arracha un profond soupir aurait été que César prononça ces paroles en grec dans son histoire. Il qui furent tués à la prise que dans la bataille il ce grand vit ceux qu'on massa: « Hélas! m'ont réduit à cette cruelle nécessité Calus César eût licencié son armée oui si lui [ils a , le la terre était couverte et , condamné. latin , et :] malgré tant de guerres que » Asinius PoUion dit loi les traduisit ajoute que le plus grand du camp étaient des en nombre de ceui valets de l'armée , et ne périt pas plus de six mille hommes. César incorpora dans ses légions la plupart des prisonniers et fit grâce à
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    , , , , , VIE CKSAR. D1-: «Trîô'jjaTO /ièv il 109 sedépouilla du v(îlcmenl de-guerre cl de-général et ayant pris-en-échango un yîvyovrt CDnvcnable fialnlletnciu à qu(>l(|u'un qui fuit il soilil-à-Ia-dérobéc. Mais nous montrons ilans les écrits TOtç) TTjpl «/Jl'vOU, ( conccrnanl lui oTa«ç TÛ;^atç OUTOÇ de quelles vicissitudes celui-ci ypr^jd/MS'joi J7Tepov ayant usé plus tard et coninienl i'élaut livré TOÏç ày^pâfftv AiyuTCTtotî il XLVI. wç '0 ôi lui-môm< au lioninies d*-Kgypte KaTîao fui assassiné. XLVI. Mais César, dès que arrivé ysvà/xc'JOi dans le retranchement de Pompcv eT5f TOxJi T« vcxpoùj Tûjv 7ro).£y.t'wv il ^0^2 X£(/xiyou$, déjà gisants, xxl Toùç £Tt xreivofjiijoMi cl vit et les ceux encore que l'on ayant gémi dit certes • 'E6oui*56>îTay toOto * [ÛTtrviyovTo' /xs et» Toiro àvâyxv;? , îva] /xeyicro'Ji Troiiaouj «î nportXiiJ.r,'j rù. srpy.TVJu.XTV. xxi &v xaTîJixâffO/îv. » lIo)),ifjv Afftvio'i y>;ïi /zèv ràv Hxiaxpx àvayOsyÇa^Oai raûra rà pi^fixTx paiuxXczi à cela vioi 5è : amené moi de nécessité , que] Caïus César, qui avais réussi «lans les plus si grandes guerres, mes troupes, condamné. » j'eusse licencié j'eusse été Pollion Asinius dit César avoir prononcé ces paroles-là en-romain circonstance dans la iyr,)>i<jrl mais elles avoir été écrites par Tûv ont tuait, : TOTÎ, TZXpà. TOV XXipb-J yt/pAfOxi Si Us ont voulu cela [ils rdïoi fiuïaxp, b xxropOûvxi morts des ennemis àuoOavôvTwv lui (/'alors , en-grec (Pollion.) Cepondanl de ceux qui étaient morts i7 dit la plupart avoir été ycviffOat otxiraç, des serviteurs àvzt^ofSévTa^ qui furent tués itcpl rr,-j xxrxXr)^iv roû '/xpxf.o^' à la prise ii'ais , du retranchement les soldats être toml»és s
  • 176.
    , KAIÏAPOI moï. 170 Twv àXovTwv 51 Ço)VTO)v xaTe'txiÇETobç TiXeiOTOuç 6 xi Tayf^.aTa' ttoXXoîç oè xa twv ^n^avôiv BpouTOç fA£v 6 XTEivaç auTov rjV àycjuvtaGai, ô£ xal cujOi'vxoç XXVII. w Icp' XtyeTat (xr, Trapay^"^^."'^"''^^ 7roX)i!>v yevojxévojv 21r,tx£iwv 0* cxaTov t(77op£ÏTai xb wv >'jti ^atvojiivuj "p'-'î ît'^ô-/ xal XiOfo «ùxo TiEpi 0£ Ilaxaêioj^ Faïo; KopvvîXiOç dtvtoOîv r,v £x xoûxou ^a^iv xoû àvopiavxo;. 'Ev x-/;v àvr;p , ajTO xe cxEpeàv /ojpi'ov c/.Xr,pio xax6<Txpoiu.£vov XsYOUTiv àvax£ÏÀai ^oi'vtxa Tcapi xoîi Tt;ç vÎxt;ç 27T'.^otv^- Tpaz-Xeiç*. 'Ev yip Upoj Ntxr,ç ivcpiiç TTtp'i Kaiaapoç, xat xy £:ctttqx£i Aiêiou dfociav ?oojxcv, ec; oia'^EpovTOJÇ. /i(TOr,vai cpu<T£i Caiepov Kaicxc £uûoxi(xoç cuyYpîx^-'wi; iroXixr,? xai Yvwpifxoç oîojvoîç xaOr,u.£vo<; £X£Îv/;v xr,v r^(X£pav. Kai , oavxixr;, £3t ixuyyavEv ett* Trpûixov (xîvjOjç Ai- êioç çrjai, XGv xaipôv eyvoi xr,ç {xa/r,; xai TTpoç xoo; TTxpôvxaç xai EÎTTEV éixi 8)) x£paiv£xai xb avôp£ç. AuOiç Bï TTpbç XYÎ Oia plusieurs des plus distingués xa /.pî;{Jt-a yêvoijievoç xal xà de ce nombre : spyov ci»v(affiv £Î; fut orjjjLEta Brutus , oî xaxtûwv celui qui ie tua depuis. César, ne le voyant pas paraître après la bataille, en té- moigna beaucoup d'inquiétude éprouvé aucun accident, XLVII. Entre il ; et quand montra il la plus les divers présages qui le vit venir à grande le y avait dans le une statue de César; du la Victoire ferme par lui-même, sortit était , devin célèbre était assis ce jour-là , Il sol d'alentour, qui, encore pavé d'une pierre très-dure, un palmier près du piédestal de Cornélius sans avoir précédèrent cette victoire, plus remarquable est celui qu'on en eut à Tralles. temple de lui joie. la statue. A il Padoue, Caïus compatriote et ami de rhistorien Tite-Live, pour contempler le vol des oiseaux. 11 ceux qui étaient présents que connut l'instant de allait se terminer, et que les deux généraux engageaient le combat. Il la bataille , et dit à se remit à ses observations, et , l'allaire après avoir examiné les signes , il
  • 177.
    , , , VIE /Ai^ Twv CESAR. Di: 171 non plusnombreux que vUlovi i(ax(9;/(/(uy. El de ceux à)dvTwv Çcjvtwv Se ôKaï(japxaT£ji'.;cXOJ;nXciffT&u; César mêla la aoscav XU.I et il accurda six^rnille. furent juis vivaiilG (jui plupart dans ses légions iSuxt ci ,, , : iu(!ine l'inipuoité à plusieurs des di»linL;ués , desquels nidnic était Brutus é XTC^va^ auTÔv tiiripov iiiï Zi ' •snuofj.h'ji u.r, qui tua ïi-ftTXi /xsv «-/ojvtâffat il oi OlX^tpOVTUÇ i)vB?,VOil lui plus tard a propos du(iuel : [)araissaiit-pa9 itc est dit avoir eu-de-l'inquiétude puis s'être réjoui excessivement celui-ci ayant été 6aué xal Tcxpcf/ivoiihoM -Kpbi XLVII. ccutÔ'j, de celte victoire qui curent Xf,i vixYii ysvOfJLtvu-j TÔ T^x//«t5 ït£/îJ celui Ev yàp îîpû xal TÔ Car dans Ncx>;ç lLxi<jy.pOi thtriUCi j(Câ)ptov (to) Trî|sl aÙTo ifOw ffxin/sôi avwOcv • et la place autour «apà de ce lemptc dit : un palmier avoir poussé de ce terrain toO àv^^iâvro,- 'Ev Si UxTxoi'M râïoi Ro^v»5/toî, «vTjp «ùoo'xt/40i cnl pixvrixi-f KoUrr,ç xxl Victoire cl recouverte par-dessus on èx toutou Ti^v j3âiTiv île la était dressée elle-même ferme de nature d'une pierre dure iéyovwi fOLVua. kvxrtVxi tcmj)le le une statue de César était et xctl xxrtarpctifû-^ov lieu de Tralles est rappoilé le plus remarcpiable. îffTopjTTXt inifxvinuTO-J. ùvSpiài venu crs lui. XLVII. Or des nombreux signet et étant Iloi/div oè ar,txii(^j yj'Jipifioç près de la base de la statue. Padouc Caïus Cornélius, homme renommé pour l'arl-dc-devi[ner, compatriotc et intime ami Or à A{S''ou TOu îuy/^ajJiCoî de TUe-Lic iTÛ7;^5Cv£v è/£iv/;v rr,v fipiipxj se trouvait ce jour-là xxO-^fj-svo^ lizi otwvoFî. assis Kal TrpÛTOv /ièv, lyvw TÔ» xxtpbv XXI ï Tf,i ^r,<ji AtSto;, p^yr,^ il-Kt -npci ro'ji nv.po'jzxç Îti xxï K wj ol ôy} Ta ipÂp-x TZipxij&rxi xvcpsi Twvi'afftv sic toyov. pour contempler Kt d'abord, il l'iiibloricn connut cl dit à comme l'instant les oiseaux. dit Ti/e-Livc, du C(jmbat ceux qui étaicnt-présenls que certes i:iqutcs l'allaire se homme» termine {César et Pompée] en viennent à l'œuvre. Av6iç ûà yr^ôp-ijoç Et de nouveau étant venu xpo« Tf 6ix à l'observation
  • 178.
    , KAI2AP02 BIOS. I7'i ^ooiv dvi^).aTO [xct'^vOou(Tiaa(jLOÛ Tr,; xecpaXrîç, ivojuoTox; £^7) Kaîcap. t^ twv rapaTU/ovTwv , TrepitXwv 7rXaYÉvT0)v Se Trpiv iTriOy^aETOai [x-)) TaÛTa T£/vri (xapTuprjTai to ^pyov. t9) w Nix.S;, « ICx- » (TTt^pavov itt^ raXiv ^ , rr.^t ouv 6 Ai'ôioç oSto* (xiv YcveaOai xaTaêeSaiouTai. XLVIII. Kaîaap Oîiç vixTjTv^piov oà, tÎo BeTTaXtov eOvcirrjV ArjOcpiav dva- eoûoxE no{X7:r,ïov , os rî); à-l^aixEvo; 'Aai'a;, Kviôiouç* TE 0£O7ro|X7rw TÔi cuvayavovri Tou? (xuOou; -/api^otavoç rjXsuOt'pojaE cpopojv , xai àvTJxEV. Ttaffi xoîç ty;v ô' Eîç 0EOÔOTOV xaTa)(^0£iç, 'Aaïav xctxoixouci to TpiTov TOiv 'AX£;avop£iav fi-iv etti TcO'/r/xoTi ITofXTrrjiw àTre^Tpaçr, tI,v IIou.7niiw X£'^xXy;v TTpoff^ÉpovTa, Ty)v û£ ccppaYÎûa OEçaaEvoç tou dvopoç xaT£oaxpu- c£v TWV lTaipo)V 0(701 0£ • ttuTOu xa cvivT^Ôwv TrXavojjxEvoi xaTât /^wpav £aXojX£ffav utto tou ^aaiXÉoiç, TravTaç t9)v se leva avec enthousiasme et s'écria il vil tous les assistants ronne , « Ta triomphes, étonnés de cette prophétie, qu'il avait sur la tête, et jura qu'il l'événement aurait Live : comment la justifié sa prédiction. César ! Comme » déposa il la cou- que lorsque la remettrait Voilà, au rapport de Tite- chose se passa. XLVIII. César, après avoir rendu en considération de la liberté la victoire qu'il avait Pompée. Arrivé en Asie poursuite de ne £i»£pY£T-/;T£ xoti , il à toute la Thessalie remportée accorda la se mit à la , même grâce aur" Cnidiens en faveur de Théopompe, auteur d'un recueil de mythologie , et déchargea tous les habitants de l'Asie du présenta la tète de ce grand lui yeux avec horreur; larmes. Il dispersés roi , et homme, en recevant son cachet, combla de présents tous les des impôts. Pompée n'aborda à Alexandrie qu'après l'assassinat de Théodote tiers il il ; et Il quand détourna lesi ne put retenir seu amis de Pompée, qui , s'étanJ après sa mort, dans la campagne, avaient été pris par lei d'Egypte , et il se les attacha; il écrivit à ses amis de Rome que
  • 179.
    • , , VIE xal xariocùv rie zfifxtXXf DECESAR. ayani vu et il 173 les présages, s'élança criant avec enthousiasme « Nixâç Tûv , w K.at»at^. » 5è •ira^aTV»;(dyTwv ixTrAayivTWv « Tu vaincs : à César. , » Et ceux qui se truuvaicnt-là étant étonnés , cuurunne TTÎjOtsAwV TOV ffTîyavOV ayant àirà T>;ç x«ya>yî{, de dessus sa této saisi la dit il , avec-serment ne-pas la devoir renjeltrc de nouveau ir^tv ^ TO «p-/ov avant que /xa^OTU^yÎTXt avoir rendu-témoignage T/Joj xi] T«;(v>j. à cette divination. O /iiv le fait Or donc Ti/c-Live ojv A^6(o$ xaraCeêxtoOrat raDra assure ces chosex ycviaOat ourcj. avoir eu-lieu ainsi. XLVIIU àvaOtts XLVUI. Mais César comme gage-de-vicloire KaTffap 5è, vtx>3T>5|5iov T1ÎV è).cvOiptav ayant oUert la liberté au peuple des Thessaliens, kSloiifs lIo^uTiyjl'ov • Pompée poursuivait : et ayant mis-le-pied en Asie, et il allranchit les Cnidiens se rendant-agréable à Théopompe qui recueillit des fables xal àvïjxj TÔ rpÏTOv tûjv fopu-j et Itill TOÎÇ , à tous ceux il remit le tiers des tributs xaroixoOfft n^v 'Â9^av. qui habitaient l'Àsio. Karaxfiiîf 5è Puis ayant débarqué à Alexandrie èîrt «($ 'AA«$âyû|5£txv lIoa7Tr;fw tîOvïjxoti, ÙTtsirpi<f/l /xi-j QioQOTO-j npovfipovTX TYiv xîyaXrjv Pompée mort, se détourna Théodote tle qui lui présentait IIo/x:Tyjl!'cu JîÇâ/zcvo? o£ T/jv afpxylox roO àv^pàf la léte oè xal lipoJ-qyiysTo il de Pompée, ayant reçu et de xaT«5ixpu»4v t.>iprfiTr,fji après il cet le cachet homme pleura : etil con»bla-de-bienfaits et «devras ^^ot tous ceux qui Tùv iTxc'pwv d'entre les «ai (jyvïjOwv aùrow et familiers compagnons de lui s'alUclu fi
  • 180.
    KAIÏAPOZ BI02. l'/4 •Kporrifayno. Toi;ùl ^iXoi; eî; 'Po>jxr,v ^ypot^cv ^ti vixt;^ twv (xeyiotov xal f^îtrcov, to cw^f.v Tiviç ici (XTroXauoi toÎJto TÔV TTÊTroXEjXrjXOTWV TToXlTÔiv aÙTÔi. 5* OtJToOl TCOAtaOV àvayxaîov, àXX' epojxi KXso^rdtTpaç a5o;ov aOTÔJ yevEcOai X^youdiv ol ôstwç TOV ELtvou^ov IIoOcivov, $<; paffiXixouç 01 jX£V oox xa'i xivîuvci^r, aKiwvTai, xa ttaXcara TrXcujTov ouva'xevoç xai IIo}i7rr^ïov [xlv evay/oç, IxêcQrjXwç <xvripy,xw(; t9jç 0= KXsoTraTpav, xpu^a oiv ItceSouXeus to) Kai'aapi* xat 5i^ xotÎTO cpajiv ajTOv àp^afxtvov eXTOTE 5iaVUXT£p£U£lV Iv TOÏÇ TCOTOIÇ, fvEXa ÇuXoXTjÇ TOU OWfXaTOÇ cpavEpôjç 0* oùx TOV Kaicapa xàxKTTOv le fruit le • ^v àvEXTOç, ETCisOova TToXXi xa Trpô; Cêpiv Ctç yàp crpaTHoraç, t?)v Xiyorf xa TcpaTTWv. {jLExpo'jjAEvouç Touç (xÈv xai TraXaio'Ta'ov cÎtov exO^uoev àv£- plus réel elle plus doux qu'il pût retirer de sa victoire était de sauver tous les jours quelques-uns de ceux de ses concitoyens qui avaient porté les armes contre tifs de la lui. guerre d'Alexandrie Clcopâtre la lui fit : Les historiens varient sur les mo- uns disent que son amour pour entreprendre avec autant de honte pour sa répu- que de danger pour sa personne; tation les les autres ministres du roi, et surtout l'eunuque Pothin , qui , en accusent les jouissant auprès de Ptolcmce du plus grand crédit, après avoir tué Pompée, aval chassé Cléopdtre et tendait secrètement des embûches à César. Ce fut là , dit-on les nuits public de , dans même, ce qui détermina César à passer depuis ce temps-la les festins, pour veiller à sa sûreté. D'ailleurs, ne cessait de dire et rendre César odieux et méprisable. 11 Pothin n'était plus supportable faire tout ce qui pouvait en : il donnait pour les soldats romains le pain le plus vieux et le plus gâté.
  • 181.
    , , , vu: DE CESR. 175 avaientélé pris par le roi iriav'jj/Aîvot xxTx Kl 'Eypatpt 5é t©îç fiXotç i In àîroJaûot toOto il écrivait à ses ce fruit plus grand cl le plus agréable Ad sa victoire T'Z-J amis Rome qu'il recueillait le Ttviî d'Égypu orranls par le pays. rr,v ^^'/jpxv. , de sauver toujours quelques-uns des citoyens TZollTÛV qui avaient fail-la-gucrrc 7r£7To)e/AT}xÔT&ty à lui. Mais les uns disent guerre de là [d' Alexandrie) TÔv TtdÀf^o» oùtro&i la oùx scvxyxxZov non nécessaire «A>à , 5.QQX0V aÙT6i xxl xiv5uvcôô>7 l/9&»Tt lLto-xirpoi<i ol ci mais honteuse à lui cl dangereuse avoir cu-licu ycv<TOac • par amour pour CléopAlrc atTiùJvrai toùç ^y.7t).ixobç, les autres accusent les [roi : mi>m/re* d u- xxl/xst/tïTaTÔvîJvoi/ovIIoOîivôy, Cl surtout l'cunuquc Polhin hi ùv»iftiivoç Tt/ttTtov qui pouvant le plus xat xvY;pr/.ùi uiv UouTtr/iov et , ayant lue Pomjice récemment, ix€<€/>;xù{ 5è KieoTrxrpxv iifcto'j/.s'js fiiv Tû cl ayant chassé CléopAlrc, tcndaii-des-cmbùches secrètement xp'jfx à César; K.atffapt* de cela on xal ûià To'jzô |)asiy et à cause a'jTÔv àpÇx^uîvov é/.TOTî lui(C<ijar) ayant îiavuxTioeûstv iv toïî TtoTot» ^jia/^S toO fv-:xx O'^J^ y;v aûiJi'xroi' oc , dit commencé dès-lor» à passer-lcs-nuils dans les festins, pour la mais il garde de son corps ; {Potliin] n'était pas àvexroç fxvsp'Zq, supporlalilc en-public, /cywv xat T^âTTOJV disant et faisant eî; Tov Ky-ijapa contre César beaucoup do choses odiemes xaî 7Tpô{ uSptv. Ex£À(v)7( ^uèv -fùp To'ji TTpXTtVtTaç cl jH)ur l'outrage. Car d'une part il orJoana les Soldats /AtTjSOu^uévouç rcccvant-pour-ration TÔv alTc» xoxcrrev le blé le plus XX l WX/aiÔTOTOV cl le plus le mauvais vieux «apporter cl s'en contenter
  • 182.
    KAIIAPUÏ 17b •/EcOai xcà lilOI. ecOtovTaç xià/.AOTpia* irpb; li xk Ccitt/v (jte'pyeiv Aç x^ /P^^î xat i^-rj^a. /pÉoç. ''û^peiXc yip 6 to;) {Jaai/eo>; (T/EueTiv £/prjTO çoAivoiç xoti xepajxeoiç, tA^-zt. Kai'cap oç e/ovtoç eÎç ti TOTE 7raTr,p KaiVapi /tXiaç irTaxocia; TTEVT/jXovTa |/'jsià'$aç, wv xàç Totç Oc aXXaç |JL£V y iXiaç r,;iou IloOcivûti vov (/.£v aorou irpoTepov 6 Kal^ap, cxv7;x£ toîç Traialv tote XaÇwv oiaOp£']/ai to crpatEuixa. auTOv dcTTiévai xal tcov |jLcYa"A(ov 'l'ou '5g iytçhii r&a- YjxaTOJV XEAEuovTOç, uaTEfov Ot xotxiEÏaOai (x£Tà /apiTo;, eIttwv wç Aiyutctujjv XpaV /OJpaç U.£T£7:£a.7r£TO. OCTTO T-^Ç XLIX. EkoL/iaiOL céoiTO oufxêouXwv, xpu^pa Tr,v K).£07:a« KàxEiVT) TrapaXaSouca twv cpO.wv 'ATroX/.o^topov tov IixeXiojTTjV [xovov Xeioiç irpOGEffyEv, aXXtoç, -^ (X£v et leur disait que , £Îç vIo-/; (TuaxoTa^ovxoç reçu , la vaisselle de bois Il et pour gage d'une dette père du (XTropou Ô£ vivant aux dépens d'aulrui tenter et prendre patience. que de • toû XaOcïv ovto; CTpoj{xaTdûc<T(xov evSûaa uporeivEi eîç , dxocTtov (xixpov £u.65t!7a, 70ÎÇ |X£v ^àac- roi régnant avait en ne ils , devaient s'en con- à la table faisait servir u.axpâtv même du roi de terre, sous prétexte que César avait , toute la vaisselle d'or et d'argent. ellét Le contracté envers César une dette de dix-sept millions cinq cent mille drachmes , dont César avait déjà remis aux enfants de ce prince sept millions cinq cent mille sesterces, et demandait Pothin les dix millions restants le pressait de partir pour l'entretien terminer en l'assurant qu'à son retour tantes qu'il avait , bonnes grâces du roi qu'il pour aller , de ses troupes. les alTaires il recevrait , imporavec les tout l'argent qui lui était dû. César lui répondit ne prenait pas conseil des Égyptiens, et il manda secrètement à Cléopâtre de revenir. XLIX. seul Elle partit sur-le-champ ApoUodore de de nuit devant trer sans être , et Sicile; elle se mit le palais d'Alexandrie. reconnue, elle ne prit de tous ses amis que Is dans un petit bateau, et arriva Comme elle ne pouvait y en- s'enveloppa dans un paquet de bardes.
  • 183.
    , , , , , , VIE DE CESAR. mangeant n rà oeïzva npb<;^î lypvjro (ïxeûeji il XvXlvoii xal xtpscfisotç : se servait de vaisselle connme César ayant toute celle d'-ur et d'-argcnl xal àpyvpj. jjpuffôc les Wc/m" tl'-aulrui d'autre part pour les repas dc-bois et dc-terre, , 6JÎ lLv.iijv.poi ixo'itTOi Tzivrx rà 177 pour quchjue dette. 'O yàp Tixriip ToO jSaertiiw; to'tî Car le père du roi (/'alors (Zfeùs Kxijxpt devait à César XiXixç £7iTaxofftaç mille sept-cent TTSVTïjxovTa a'jpiioo^f cinquante myriades, &v ô Kaîaap àvfjxe roU TXi avait remis les autres /xèv £?Aiaç iratTlv aux enfants de aùroD iaêwv t«5 X'^'^5 tàrt Si i^Ç^ou Sixdpi'^xt ToO desquelles César auparavant Ttpàrtpov rb et alors arpâ.'ci'Oiix. ck IIoOîivou xî).eûovTOî aùrov àniévai ixh vOv xal {de ce roi) lui ayant reçu , les mille re*/flH/ei voulait en entretenir son armée. Mais Pothin engageant lui às'cn-aller mainlenantctàs'occuper t'/^saQxi Tdiv fiiyxlu-J Tzpx'/fJLXTU-J de ses grandes ttmpov et disant lui plus tard Si allaires xo/itiïaOzi devoir recevoir /xcrà -/^âpiroi, avec la , le tout faveur du roi. tlltÙiV César ayant dit û{ iAâxioToc ôiotTO qu'il ffu/i6oû).wv AiyuTTTt'wv, de IxersTiifMTZiTO Cléop.^trc de l'endroit où XLIX. Kal Égyptiens, manda secrètement xpûya KisoTrârpav t:^v «'avait-nullement-bcsoin C(jnscillers XLIX. Et cxe^vyj elle était. celle-ci ayant pris-avcc elle TrajOaiaSoÛTa jurfvov rijv ^t'iwv un seul de ses amis ÀTroiidJûjpov TÔv 2(xe).tojTy:v Apollodore ifxtxax eii (xi/.phv àxârtov étant Ttpoai'ryt y.vj T0Ï5 vISyi ffuçy.oTiÇovToç , ^aadstot; • , le Sicilien montée sur un approcha du palais petit bateau, , déjà faisant-nuit : ToO 5è iaOilv mais î»TOî aXiwî àndpou étant autrement impossible :^ fii'j |{$ ivûOja s'élant irpUlÀXTÔSci/MOV ir0OT((vc( lauTi^v fjLxxpx'J 11 Dt le se CÛAR. cacher j enveloppée dans un paquel-dc-hardes elle s'y étend longue, 12
  • 184.
    , KAIÏAP02 moi. 178 lauT-^jV, 65' 'ATToXXooojpoç îjxavTi ouvor^caç toi» Trpo)(xiT^c(ipiftv ûiâc etoxojjLi^ct Oupôôv Trpoç tov X^yETai TO) Teyvy'jxaxi ar,<;, xai it^tinf^ KXeoTraTpaç a)i(jvat, Xau.up8; ^«¥c(- Tr,ç x4yapiToç aXXr,<; ôu.iX(a<; tt,(; Kaiaapa. Ka toury zi -îJttwv yevoixevoc;, îioX- Xdt^ai TTpoç TOV (xûeX^ov* ux; oujxôaaiXEucouaav. 'EitnzoL oi. ralt^ SiaXXayaî; laTiwaevwv aTtdtvTWV, oîxcTr,ç Kaiootpoç xoupcu<; ?ii ^ TravTaç SeiXfav, avOptoirouç 67repé€aX).£v, oooèv ttûv ivi^e- TadTov, àXX' WTaxouffTwv xal iroXuTrpaYtxovcIiv Xr,v Kataapi ôeivOfD Totî irparroiAévr^v Ôtt* 'A/tXXa tov eôvou/ou. TrepiéffTTiffe xto 90Yàv £^ç <ï>o)paaa(; ô o* ffuv7;xev «tti^ou- orpaTr^voû xai IIo- Kaïcap, çpoupiv àvôpwvi, tov cÏ HoOeivov àvtïXsv 6 TO CTpaToVeiov, 7r£pi£aTr,<Tev aCiTco o' (Jiiv 'AyiX).aç papùv xai Sucjxe- Ta/_£ipiaTOV 7rciX£u.ov oXiyootw Trpoç ToaaiJTT,v àuurc^ojxÉvw icoXiv w xai ouvau.iv. 'Ev qu'ApolloJore par le la porte lia TrpoiTOV [xèv IxivSuveuoev CoaTo; à7T0x).£i- avec une courroie, même du et qu'il palais. Cette ruse premier appé.t auquel César fut pris j il fit entrer chez César de Cléopàtre fut, dit-on, en conçut une idée favo- rable de son esprit, et, vaincu ensuite par sa douceur, par les grâces de sa conversation, il la réconcilia avec son frère, à condition qu'elle partagerait le trône. Dans le festin qui suivit cette réconciliation un des esclaves de César, qui était son barbier, et l'homme , le plus timide et le plus soupçonneux, en parcourant tout le palais, en prêtant l'oreille à tout, en examinant tout ce qui se passait, découvrit que Pothin et Achillas , général des troupes du roi une embûche à César pour se défaire de preuve, plaça des gardes autour de la lui. salle, et lit ci dressaient tuer Pothin. Achillas, s'éiant sauvé à l'armée, suscita contre César difficile et , César en ayant eu la une guerre dangereuse, dans laquelle, avec très-peu de troupes, celui- eut à résister à une ville puissante et à une nombreuse armée. premier danger auquel il Le se vit exposé fut la disette d'eaa; les enoe-
  • 185.
    VIE DE CESAR. ApoUudorc et ayant ràvarpùtjuxTÔoevfAOv tîvKOfjii^si , ô(à Oupôjv Kal Et xXHvxl t( np'JjTC^ Tcx^'^/**'^* Trjç K.).«airârpxç, par les portcf /'inlroiluil aupri'S XiytTcci avec une courruie lié le pa(|uet-de-hartie« itpbi ràv K.xt72pz. toÛtw tû 179 de César. C£t dit et avoir été prit il par ce premier arlillcc de Cléopdlro qui lui parut plcinc-d'csprit xal yevoajvo; i^rruv et ayant été vaincu par le reste de sa convcr»aUon xal xâ/5tT0«, et de sa grdce, îtaA>âÇai trpèç ràv xSt/.fàv ravoir réccinciliéc avec s(m frère comme 'ETTïtra ^à aTtâvTwv feslinanl KOvpti)^ oly.izr^i K'xhypoi oùJèv lûv ù.v*%iTxaro-J devant régner avec elle pour f, wTaxouTTÛv à).ià TtoiuTrpxy/jiovwv X3tt Tuv^xev è7Ti6ou),i^v réconciliation, ne laissant rien non-exaniiné poltronnerie, la par laquelle irstyrxc àyOpw7rou( la un barbier valet de César par suite de )-KtpiZx).s. il tous les il surpassait uni ni es mais prôtanl-roreille et s'occupanl-dc-tout découvrit K-ximpi piège le ToO «yvoû/c IloOstvoû. X3ci fait {tendu) à César par KpxTrofj.évr,v le et général Achillas l'eunuque Pdlhin. ayant pris-sur-le-fait, 'O ^£ Katystp ^«upâyjtî, Et César mpdTzr^'si fj.h fpoupx-j mit une garde TÛ , autour de SfJCpÛJl àver).« ce ck tlç TÔv IloOsivdv* A^tvàa, fuyùiv t6 ffT/:aidrt«ôov, les la cl lil-périr salle-des-buniines, Pulhin dans le une guerre suscita redoutable et zùrdi à jt2t npôèxot dilficile {César, qui se défendait avcc-peu-de-monde contre une si grande ville cl une si grande année. à'Jvautv. ^ lui fui camp ^xpùv xal oujuîTîr^ttotTT&v *Ey : mais Adiillns ayant n«pié7T>J3-e 7td).£jU0V à.y.t»ofiij(j fuiv lui, El ensuite tous Daos laquelle guerre d'abord
  • 186.
    KAiiAPoi moz. 180 aOe(;' aï•^ap 7repix07rTOjjL£voç xov Bïy xepov Gttotwv twiÇ)i'/t<; à7:o)xooo|Ar7Jr,(7av otTroWaaOai t^v x(v5uvov , ctoÀov, ryT^xÔLahr^ Ik -rrjpô^ twv 8 xa t?jv [AevaX/jV fliÇXioOv;xr,v Ix vetopiwv e7riV£}AO|jL£vov oiE^Oetpe. Tp^rov ci, Trept otivecTojtryjç, xaT£7n^0Y,a£ yir](; Aiu- T:o)v£fi(o)v. [^iv aTrb tt; *I>apo)* u.4- too yojixaroç £?(; à/.dtTiov xai TrapeêoviOsi toïç àYt'>viCo[A£votç. 'ETriTTAEOvTwv O; 7:o/.Xa/oO£v TWV AiYOTTTiojv auTO) pLoXiç xai y aX£7rw; • , ^l'Wç lauTOv ô'te £Î<; r^jv OotXotTTav, àTT£VY;;aTo xai XEyETai pi^ioia xpaTwv TOAÀà irpoÉaOai PaXXou.£vO(; xai pa7m^oui,£VO(; xà ^iCXioia, ôaXàffffrjÇ rT] ^TEpct /eipi vr;/£cOai- xô o' TiXoç SE, xoo £Ù6uç lêuOtaGrj. aXX' àv£/ojv urÈp , môme flotte, le : près de aller les lui en fournir. , et de Pharos mer dit-on les consuma , il , de la brûler lui- fut obligé il la grande bibliothèque que dans le combat qui se donna sauta de la digue dans , lui enle- un bateau pour , qui étaient pressées par l'ennemi Égyptiens accourir de toutes parts pour l'envelopper, des papiers que pour se sauver, feu prit à l'arsenal l'île jette à la , , au secours de ses troupes voyant fut que et d'Egypte avaient formée. Enfin les rois , , et se sauve à la nage avec dans cette occasion qu'il ennemis vent de plonger qu'il n'abandonna jamais là plus ; il grande , malgré de difficulté. , la multitude de et qui l'obligeaient soutint toujours ces papiers d'une qu'il nageait il : se Ce nagea en tenant dans sa main faisaient pleuvoir sur lui de l'eau, pendant le à/.axiov courut un second péril, lorsque les Alexandrins voulurent ver sa tt,? xouç ttoXeuiouç [iadiXéojf; Trpoç mis avaient bouché tous les aqueducs qui pouvaient Il ur, l'autre. Il était à bateau coula à fond. Le roi ayant joint son armée traits sou- main au-dessus peine à terre que , César le suivit,
  • 187.
    VIE DE CESAR. 181 fut-cn-(lan|^pr i)«tV0'JVCU7«V r<*.»ar àitoy.lmOsiivSxzoi' élanl inicrccplé du côté de l'eau al yxp iifLpv/Si ; car les aqueducs avaient été bouchés ùnb TÛv par TTO/e/ifwv. ^îÛTspov Si , , les ennemis. Et en-second-lieu nepmo-nréixtvQi rèv 9'Td)ov, fut forcé il danger «jTÛTaarOat tôv x^vJuvov d'éloigner ôià TTU^ô;, à xal par l'incondie TÛv iTTtvfuoyîvov ix vj'jjpi'wv , étant coupé de sa Hotte, le qui , même se répandant des arsenaux détruisit grande la T/91T0V 5« , TOvtVTdivriç Ttepl xitb r-Zj ^ûpu , fih xxr€-x-/,Sr,7S etç àxârtov xal 7Taps6o>i0et , un combat engagé près de Phares, s'étant il ToO ;^w/xaTOÇ l)il)li()lhL'(|uc. Et en-lroisiémc-licu f^Û'/^Tti s'élança de la digue dans un bateau et porta-secours aux combattants. Or Tcôv 0£ AîyjTtTtwv s7rt7r)«dvTûiV îtol>axd0«v auTw les Égyptiens naviguant vers lui de-pltisicurs-cO)lés , pipxi sauTÔv i'élant jeté k. il , lui-même mer, se-snuva-à-la-nage avec peine la xal x^^s^ûJ** et diflicilcment ire xal iiyerat lorsque xparûv tenanl-fortemont 7toA).à fiYi ^tSKJta : est dit il plusieurs petits-livres npohOxi PolUôiiî-jo^ xat même ne ^ZTTtÇduîvo^ à^Aà àvé^wv ri ,3iê/(Ot3c les avoir pas-lâchés mais élevant les petits-livres mer xiTtïp T*îî Oxiûtffîy;; au-dessus de vi)x£»Oat T>5 '^'ipv. nager de l'autre main TÔ ôi àxxrtov X"P'' [géant, étant-en-butle-aux-trails et pion- mais le la : bateau fut coulé-à-fond aussitôt. Mais enfin , le roi rendu vers les ennemis s'étant inciLdùv César étant survenu
  • 188.
    , , KATÏAP02 Birn. 182 <Î7royo)p-io'7avTo; 7r6(T'5vTO)v ItteXOojv xatouval/a; ua/r^v, lv(xy,<yc, iroWjtTjv , aÔTou TE Tùu ^aaiXitoç d^avooç Y*^*^}*^^'^- K'jtToXiwV? 5è t:^v KXeoTrarpav paaiX£uou<Trv Aiy^TTrou xa uixp<)v ^TTcpo» 1^ aÙTotJ TEXouaav uîov peuov , Sv 'AXs^avÇpEÎ; Kaiffap(o)va Tipocrj»^ wpixr,(iev IttI 21upiotç. , L. KàxEÎOsv ETTtwv T-);v 'Aciav ETfjvOavETO Aou-iTiov txÈv Oxô , 4>otpvaxou, Toô Mi0pi5aTou raiSoç, cpsuYEvai duv oXiyoïç, <l>apvaxr,v ùï Ix IIovtou 7T£- •?jTtt,u.£vov yptiftevov xtiàt^çtox; ty] vi'xr, xat BtOuvfav ^yovra xat KotrTraSoxiav, 'ApaEviaç loU<7^oci ttç (xtxpaç xaouu.£vr,<; xai TETpap/aç , xai TravTa; avicTavii touç TauTv; pacO.Et!; oùv ECiOui; xa TTEpl 7ro)av Zr'Xav* Itci (xayr,<; u.EY*Xr,v «7uva'|'aç, ot^Tov fji,a/y,v êaXs TOu ITo'vTOu cpEUYOVTa TYJç tov av5pa xpicriv yjXouve Toryjxa^Ti, , r^jv Se crpatriiv ap5T,v t& ra/oç 6;uTr,"ra xa TauTr,ç Tr,v Po)aYiv Ttpoç Tiva twv oiXojv 'Aixivtiov* lui livra bataille, et après lui uÈv ^veO.e. Ka't àva*f^£).X(»jv avoir tué beaucoup de monde, puis on n'en entendit plus parler. César donna tout le que les pour qiii , eU Tpsîç XÉ^EtÇ" EYpot'!/* porta une victoire complète. Ptolémée disparut à ce combat d'Egypte à CléopAlrc, £;e'- il , rem- et de- royanme peu de temps après, accoucha d'un Alexandrins appelèrent Césarion; et aussitôt César fîls f>artit la Syrie. En L. arrivant en Asie battu par Pharnace , fils , il apprit que Domitius de Mithridaie , s'était enfui , après avoir élé du Pont avec peu de troupes; que Pharnace, poursuivant avec chaleur sa victoire, s'était emparé de la Biihynie et de la Cappadoce, et se préparait à envahir la petite Arménie, dont tétrarques. César et lui livre une grande pièces toute son que , armée pour marquer un de il avait fait soule:>'er les rois et les marche promplement contre ses amis de b.-î.laille près de et le chasse la rapidité Rome , lui la ville avec trois légions de Zéla; il du royaume de Pont. Ce de cette victoire , il taille en fut alors écrivit à Amintius, ces trois mots seulement : Je suis venu
  • 189.
    , , , , , , 183 VIE DE CESAR. ayantlivré bataille, et vainquit , beaucoup étant tombés 7C0)iL6>« TTWrfvTûJV lui-même et le roi étant «lovonu invisible. yevOftivoj àjjavoOj. KaTxitnwv 5i Tî^v RieoTtiroxv Or ayant lais5;6 régnant sur ^îafftifOouffxv AtyvTTTOU Clôupiltre l'Irljjyple et qui mil-au-moritlc do aùroO (ils que Irs appeliTOnt btpfjLYjvt'j iitl Zupi'aç. L. Et d«>-là , fjiv xpvixoj ToO Ttai^oî MiOjîtoâTOu, irc^cuyivat IIovtou è/. apprit Doniititis d'une part il Taineu par Pharnace, le fils de Milhridalc, s'être enfui du avec quelques P(»nt hommes et d'autre part Pliarnace 4»3t^vâx/;v û^ yp^jxtvfr* Tfi , avant passe en Asie, cvuvOâvtTO AouLirto-J ijvrrifjLivo'j Ûtto Alexandrins (".«'sririon partit p'iur la Syrie. il L. Rai (xclOiv ilKOJv T1ÎV ÀTt'xv peu aprèf lui un i% v(r.'r, àltÏTnjr'j); usant de la victoire xxJ «;^ovTa BtOuvtxv et xal K.a7r7cafi»xiav, sans-mesure et la Cappad(>e(î la Bilhynic fi se diriger-vers l'Arménie ây^CffOat 'A/suîviîts T»îç xaiou/xivrjç fiiy.pxi occupant , celle qui est appelée petite xal àviTTâvat et ltâyrx{ Toùî ,^xît>iÎ4 tous les rois xal Ttrpipyxi raÛTïj. et les tctrarques , soulever Aussitôt donc de ee patjx. poussa contre cet liommo Iwl rèv ûvSpx rptoï râyijiz-i il , xal (TJvipxç avec et trois légions ayant livré une grande bal;iille de Zéla, Ittpl Ttd).iv ZiQ/av près de iC(Sa>s jusv ToO ndvTOu il aùràv yîûyovTa, lui qui fuyait àvcU« îà et détruisit entièrement l'armée de lui. TT^v Kal âpSri-j ffToarjiv. à»a77<)Jl«Jv cl{ ^'iftrrf iTp6{ A/uityrtov riva Toiy ot'iojv la ville chassa du Pont Et annonçant à à Rome Aminlius un de ses amis
  • 190.
    KAIÏAPOÏ DIOÎ. 184 « J^ ll/.Oov Eioov, ÊvixriTa.» 'Po)jxaï(jTi oï aï Xe;et; elç Kx'H'n , £/ouaiv. LI. 'Ex TO'jTOu GiaÇaXwv eÎç 'IxaXiav, dveêaivEv ; Tou (jsv EviauTot» xaTacTp£:j»ovTo; f pr,TO otxTaTo)p to etç $v , et; 'lV)ar,v, îtu- TEpov, où5£7roT£ T^ç àpy7)(; lx£ivr,Ç7rp(^T£pov IviauTiou v£voa£vr,;. i Kîç 8è TOuTTiov CTraxoç aTTEOEiyOr, xa xaxw; v^xourTEv • i^Jti OTpanoiTwv «TTaciacavTwv xa Suo cTpaTr,Yixoî/ç av5paç Tojv Kocrxtoviov xai FaX^av , l7r£Tiu.r^(7£ jjl£v avT ctpaTiwTwv TroXiraç TrpoffaYopEucai, IxaffTw Spa/i^iç 'Hv ô' ywpav xct auToti SiaêcXr, xat -^ vu, « j'ai j'ai vaincu. » auTOÎç to70utov ^tov ydiaç AoXo^EÀXa (xavia, xa x«'i Dans le latin oà Sisvtitxcv , f, Kop^ivto;* wç oîxiav xai (jletoixoSojxwv (iXEucopo-JuiEvoç -ïveXov- 'IxaXiaç à7:£X/.r'po)i7£ r.ùj.-ry. t7;ç cpiXapyupia, xai [xeO'jwv 'Avtojvioç, 7r/)iou rrov . 'AuLivTtO'^ Floa- Tr.v ixavr;v ces trois mots terminés de oO/. même ont une brièveté qui n'est pas sans grâce. LI. Après celte grande victoire, repassa en Italie, et arriva a il Rome vers la fin de l'année où devait se terminer sa seconde dicta- ture cette charge, : nommé consul avant lui, n'avait jamais été annuelle. pour l'année suivante. On indulgence pour ses soldats personnages prétoriens , , qui , il j leur distribua nom de même mille citoyens et ne la , , l'Italie. qui , , On lui avaient tué deux lêle , et leur reprochait aussi s'étant adjugé la lui qu'il au lieu de celui les ivrogneries trouvant pas assez grande pour fui de son extrême drachmes par de Dolabella, l'avarice d'Amintius, toine et l'insolence de Cornificius Pompée, fort Cosconius et Galba. La seule punition assigna des terres considérables dans les fiu*eiirs blâma dans une émeute leur infligea fut de leur donner le de soldats le Il , d'An maison de en construisait
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    , , , , , , VIH 18; la céiériié rt la proinpiiiude de celle bataille «Toov, « , écrivit trois inota il « 'll/Oov, , , ciis.vi;. i)i: TXÛTÏJÇ T<î; ^«X'^î» , Je suis venu j'ai vaincu. : vu j'ai , , >» Pw/iaVïT( oè al iiÇjtç Or en-roinain àTToiyiyouïat qui se terminent etç ^x^ifJ^it 6/iotov pi^/JLxroi en une forme semblable de mol les expressions ont une brièveté non sans-gricc. oux ànidxvO'j. Kx TOUTOU LI. LI. Apri'S cela CtaêxJyJjv etç 'lTa>/«v, ayant passé en àvitxfjtv tli 'Pw/x>7V il ToD/iL(y «vtauTOUXxTayT^^jJOVT Oit eiç ôv r,priTo SiXTxrup rb Si'jzepov èxîtv>jç T^^i •/îvo/*évv;î pour laquelle ilavaitélééludiclateur la seconde /o«, w'ayant été annuelle AitiSsl^Ori Si ûizxroi r,xoJ7e l'année finissant, jamais auparavant. 0'j5i;:0TS TtporepQv. xxl , celte charge-là àpx^i îviauïtou ttç TÔ £7ridv Italie Home revint à • Kl il fut nommé consul pour Vatinéc suivante xxxôjç, cl il : entendit mal parier de lui OTl, TCiv UT^aTtWTWV parce que ffTXfftaffXVTWV XXl àv£).OVTiJV s'élant révoltés et ayant tué , les soldats oûo x-^opxi arpxTrf/tAO'Ji deux hommes prétoriens Ko7Xcôv(oy xal râ).Sav Cosconius cl Galba i-n:sT(/xr,7t /xèv auTOÏç il avait blAmé eux T070UT0V ôïov "npoix-jopvjTxi en tant que de TtoXLrxç àvTl ffT/saTtWTÔiv, citoyens au lieu de soldats ûiivsi/x: Si ixx7r(>) cl avait distribué à Xdixi mille opx-^fixi et leur avait 7ro^^r;v y(jl>px'i TrJi un grand lTaAt:<^. donné-cn-partagc territoire de l'Italie. Maisunsujel-de-reprochecontit^ était xat rj /xavta Ao).oSiXia cl la fureur xal rj ^ù-xp-j^pix ixtv:îoj et l'avarice d'Amintius, de Dolabclla xai AvTcûvcof /xcO'^uv, et Antoine qui s'enivrait. «al KopjptviOi lï/.îywpyj^îvc^ et CorniGcius qui T^v oixiav la maison de Pompée IIo/i7T«]rou , chacun drachmes xxi XTttxXripùiVi AiaSo/yj ûî auTOÛ appeler les fouillait !
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    Ï86 KAIÏAPOI BIOZ, oucav. 'EirtToutoiç y^p LU. Twv ffaXoi AiSuTjV PoYlOouvToc; auToïç cîç Kaîjap / xXua|xa-:oi; IftCàç àvv5/0ri £ii6ùç aTTOxo-j/ai Tr,v lauTotî cxr,V7^v xa même tyvw crpa- ciarpiC^ç Iri toj , yv^j'j.v^O'j TT^EuaotTo;, oucjiv r)or, Tr,ç jxei^ovoç 7rpocTU/wv, une plus grande. Les Romains claient indignés terrain de tous ces désordres; voulu les empêcher , twv rspl ovtov xai XaOwv, àW^y^Ti TcaXiv, UTrip o^^wSîov SuvajjLcWç* xai xaxà ôocXaTTav sur le 4»a>- |v Tpia/iXioJv TUt^ôiv xa Itttcecdv oaÎywv. 'Aro- jJL£Tà êiêocffaç Se TOUTOUÇ t-/;v xai Trepl xpoiriç yeitupiviç ciaÇà;; IXTrfôa (xeXXt'ceo)!; xa écTTOtcav li ^i^ rr^v tov flaïiXtw; *IôÇa r,Opoixo-:wv Suvauei; à;ioXo-^'>u; , Itt' a'jTOtJ;* (rrr^ls. xày.£Ï <puY^'''*t>)v, 2ix£Xiav, xai pouXo;x£vo< ^YEfxovwv Kaîaap 51 repi KdtTojva xa SxiTriwvot (xcri |J-a/7iV £tç T2U£iv 6 ^^J<7:p<^p<>uv 'Po)|xaîoi. ; ne l'ignorait pas, aurait bien et César, qui mais , pour arriver à ses fins politiques , était il obligé d'employer de pareils agents. LU. Après fuis la bataille en Afrique de Pharsale, Caton et Scipion où , par , le secours du roi Juba , s'étaient en- ib avaient mis sur pied une arn>ée assez considérable. César, ayant résolu de marcher contre eux sans différer, passe en Sicile vers le solstice d'hiver; et, pour ôter à ses officiers tout espoir de retard et de délai sa tente sur le bord de la mer, et voile avec trois mille hommes de débarque sans être aperçu, chercher le reste , et se , dresse il au premier vent favorable, il pied et quelques chevaux il ; remet aussitôt en mer pour de son armée, dont il était inquiet; il la fait les aller rencontre
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    , , , , , , , VIR DE CESAR. ACcl etqui rcMtissait «//« /»4TOl/.OOOUÙ0 cunimc n'élant pas les Romains IttI suffisante. Car PûJ/zaïoi -/ùp iSvjfOpO'JV 187 étaient indignes de ces choses. TOÛTOtÇ. Mais César, TLxXsxp Sk Sià. rtiv nz69:7tv Tf,i «oltTitz^ , à cause da but de sa politique, OUX àyvoûv ojoi ^ojX6y.svo^ n'ignorant pas cela ni uc ^vzyy.i^ero ypff'yOxi était forcé d'user ToXi ùno-jp-^o'jvi. «1«: ceux qui servaient te voulant, lui. LU. Cependant Calon LII. Teôy ^i TZipl KxTftivz Scipion XXI SxiTTt'wvX cl yuyo'vTûJv f({ AtSûijv ayant fui /A!Tà n^v ftâ'/viv tj ifxpvxï'ji après la bataille livrée à Piiarsale , xal jxsï r,Opoixàr()iv et la en Libye , ayant rassemblé S)viy.eii à^toio/ouç, des ToO ^xatXiuç 'idSa le roi pojjOoûvTOç auToTç, secourant eux Ô K.at7a^ éyvcj furi'es considérables , Juba (-ésar résolut de se mettre-en-campagne iTTt * aùroû^ contre eux xxl ôixëà; ci; Ztxs^^xv itipl -zponUi /^Ufxipux^ et : ayant passé en Sicile vers le solstice , d' -hiver, voulant aussitôt détruire xai ^oy)d,uivo; eùO'jj xTro/oiai et aTCxaav è/TTiûx /Zî»./57iw^ tout espoir de relard xaè ^tar^tÊi^î Tûv et Tiyt/xôvoiv (tûjv) Tz-rA cn/;Ç( T/;v cr/.>;vi^y xjrc/, ixuroû (ni ToO xJl'J7/iaT0{ il ' de délai dc^s olliciers étant autour de lui planta la tenle de soi sur le bord-de-la-mer : un sounie-de-vcnl étant venu xal nv£ijJ.XTQi ysvouévou et ifiixi à..)r,xQn s'étant p.tTx rpiv/^iXia-j TiîÇ&iv avec trois-mille fantassins XXI àil'yWV ÎTtTT^WV. et quelipies cavaliers. JI26Ù», il npozrj'^btj f.or, partit de nouveau , craignant ÛTrip rô," .uii^ovoç ouva/i«wç 0J9U partit el n'clani-pas-apcrçu ippùtSûiV /.xl il Puis ayant <lélK»rqiié ceux-ci AToStSi'.caî oi toÛtou; X3(t embarqué xari ôxAaTTay xarrjyxyry âitavras • pour sa plus nombreuse armée et ayant rencontré eux qui étaient déjà en mer, il ramena eux tous : ,
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    KAISAP02 188 xaTr^yayev à'TravTaç , . Tivt TraXaiw ilç lilOZ. toCTpaTOTceoov. îluvOavojjievo; oï Oa^^âv touç TroXejxtouç, wç '/çrfa'j.uj Trpo-j^xov dei tô» i^i- TTiojvwv Y^VÊi xpaxfTv Iv AtÇuT), ^aXETTOv eIttcîv £Ît' i/.^Xaupf^wv Iv TraiSia tivi tov ]Sxi7rto)va a-rpar/JYOÛvTa twv TroXeaiwv, lUi xai CTTOuS^ TOV oîo)vov oixeiouixEvoç (rjV yip xai Trap* otoTw Tt; àvOpojTToç, aXXo)ç ijiv eOxa-ra^po'vyjTO; xai 7rapY,a£Xr,u.c'vo;, otxtct; IxaXâTO iaXXouTiow ) , toûtov 5c T^ç 'A-pp'.xavwv, 2xi7:iojv 1' xaïç (xotycaiç CofjLEVOç "t 0^"^^ GÎTOç Toïç Y^^P Ty;ç a^Oovo;, ouxe Otco^uyioi; /iao:, àvSpdtffiv t^ç a)av- -ï^vaYxdc^ovTO OaXaTTioi:;, à7ro7rXuOc.icrr,; piôoç, oXiY'/jv aYpoidTiv wffTTcp v^Su^fAa TtapaaiYvuvTeç Toùç £v CTpariaî, d/T.'fxi- TToXXàxiç IqaTTTEaOai 7c5v 7roX£u.iojv xai (piXojjLa/£Îv. 'Hv àXXà Ppuotç -; TiposTaxTEV uxjTzbo -JiYejxova Ttttcouç. OÎ y^P NoaaoEç IxàcTOxe xaTcî/ov xai -zx/ilc lTrtï»aivo;jL£Voi ttoXXo» Kai tyjv yo'jpav. twv Kai^apoç ttote sur sa roule et l'aincne dans son camp. Il lizoL^fé.'./ , , Îtittecov apprit en arrivant que ]os ennemis avaient la plus grande confiance en un ancien oracle qui portait que la race des Scipions serait toujours victorieuse en Afrique. 11 serait difficile de dire pion, qui commandait nent s'approprier les de l'armée lète , les était s'il et de il prit les s'il voulut sérieuse- dans son camp un la famille Dans tous Sallulion. comme hommes un jeu de tourner en ridicule Sci- troupes ennemies, ou les homme des Scipions, et qui se combats, .il eût été le véritable général souvent de combattre contre pour lit cet oracle; mais obscur et méprisé, qui nommait Scipion se s'il le mettait à la , et l'obligeait ennemis. César, ayant peu de vivres peu de fourrages pour les chevaux, qu'il fallait nourrir avec de la mousse et de l'algue marine qu'on faisait macérer dans de l'eau douce, et à laquelle donner un peu de goût, était on mêlait du chiendent pour lui forcé d'en venir souvent aux mains avec l'ennemi, pour se procurer des provisions. Les Numides, peuple très-léger à la course, se montraient tous les jours en grand et étaient maîtres de la campagne. Un jour que les cavaliers nombre de César.
  • 195.
    VIE r(( CLSAR. 1)K dans Tè ffT|BaT07T«O0V. 189 camp. le Mais apprcnaDt DuvOavd/iîvo;Si TOÙç 7ro)e/x«ou5 ennemis les s'encuurajjer par un certain ancien oracle, Ttvl TCXÀatû ;(^/jT^û, &)ç lïpovnAOv à(( connue «jiparlcnanl toujours Tw '/«vet l^tTTi'jjvuy à la race des Scipions xpxTîïv èy At6uy] doniiner en L) Lie tl»î est dillicilc de dire X3t),£7roy JÎTTiïv il «'ts £/Ç)ixuptÇCfJV s'il fit £v Ttvc iratôtâ par qiu'hjuc plaisanterie TOV £x(7r(COV3C le cela ridicMlisant Scipiun Commandait qui ennemis, les c'ts xal oÙ£(oû/iîyO{ ou TÔy oiwyèy ffTiouo^ l'oracle sérieusement Yj'j (car un certain yip uvOpunoç (tIç xai TTx^à aÙTW s'appropriant si était aussi > homme auprès de lui scAAwç /ièy eùxaTa^povijTOî d'ailleurs certes méprisable xal Ttstprjfj.t).r,txévoi et né<;ligé, rfii Si otxixç Afpixxviâv, , mais de la famille des Africains, il s'appelait Scipion Sallution), icpoirccTTe roOrov il mil-en-avant celui-ci Iv Tat{ fJLXxxti dans les conibats ixxXsÏTO &7T:ep SxiTtt'ûjy SaAiouTiwy) rr/tixô-ix xf,^ arpxriûi, àvxyx«^d/x£voî TToi^scxt^ comme commandant de le l'armée forçant souvent d'attaquer les ennemis de combatlre-cn-lémérairc. xal yt/oua;/jîy. et O'JTî Car yàp <ïTt05 ^y xfQovoç To7{ kvSpiviv ni le blé «'était y abondant aux hommes OUTÎ X''^^» ÛTTOÇuytOlâ» ni le fourrage aux bêtcs-de-somme, à/).à :^vayx5c^oyTO mais ils iirâyetv toùj Ttittouj de conduire ^pjotî ôaiarTiotç, dans dos algues marines, Tlïî xXjlMpicOÇ Ot.TZOTzX'jOsi7r,i , «apa/AiyvûvTCî iXlyrjv ôiypoi77u &TKip txzeïj^Qv txâîTOTs TTjy Kxi itoTé yûpxv. Twy inrijwy Kenijxpoi chevaux l'oau-salée en étant ôtée, se assaisonnement. Numides montrant nombreux Car itttfxiv6fj.tvoi rtoXXoX xal rxytXi;, les mélangeant un peu de chiendent comme •^,S)7ixx. 01 yxp NouâJîî étaient forcés les occupaient partout El uu-iour le et rapides pays. les caNoliers de César
  • 196.
    KAIIAPOE BI02. 190 ^^ (eTuye yôtp«Gtoîç iv^,p AiCu; ^nîcixvourvo^ otYOvTOiv (T/o^r^v opyr.civ ^i'|xa xai [y.ovauÀwv Oau(i.aTO<; 5;io)Ç' loùç |y.aOr,vTO xoîç Traiat .^ ÎTrico»,*? ok ol c7riTp£'j/avT£(;) > xi^rAïux'A ^^''•«'''''iÇ ['^*] TTEpieXôovTïç tjxÇàXXouTiv ot TTOÀeaioi, xa Toî«; (xiv a'jroû XTti- vouGi ToTç ô' , TO (TTpaToreSov elç Et oï fxr, 'Afffvioç poYiOoîîvTCç Kaîjap auTOç, 5aa £X ffuvei(je7reaov. TOI» y^dtpaxoç av Ô7:oX£|j.o;. "Ecti -rrpaxT* £XTrj(Tav oî ttoXeixioi , û' £Xauvo|iivoi^ 7rpo-rpo"r:aor,v 5s Kai-jasi IlftÀXiwv T^jV £(r/ov ^ie'J^ï- 9"j*f/;v5 ^t£ xai xaO' éTEpav (xay_r,v etiXêO'^ Iv ^ Kxîinp "wv au(xirXoxy;ç Y£V0|X£vrjÇ , àcToçopov cptuyovTa Xc'Y£Tai xarac/wv Ix Toû aù/_£vo;, ava'jTp£vj/ai xai eÎttcÏv «'EvTauOa LUI. TouTOi; f^ ToTç TupoTEgr'txaaiv xpiO^vai* xa xoraXtrwv yojpiç [Aoc/Y) 'Idêav, eputxa 5i* 6p{jL7iT7^piov n'ayant rien à faire de et jouait assis à , irspi tcoXiv Sxiiçuov 'opaviov, xwpiç ^è [XcV wç 0à'|ov*, etr, xai xaTa^uyin. IIovouaÉvw Tca^tv 6* èitl T*p» aùrw îrep': s'amusaient à regarder un Africain qui dansait la Hûte à ravir; Tadmircr que, charmés de son talent, et avaient laissé les ennemis fondent sur eux, les i'trr,^)rt SXîyou (rrpaTOTTEOEuovxaç, aOxoç £T£iyi^£v unÈp Xt{xr/,ç xw crpaTOTceow, (xayriv coup tjiEVTOi £tcr:v oi ttoXeu-ioi. » mettent les autres en fuite et les étaient ils chevaux à leurs valets, tout à les enveloppent, tuent les uns, poursuivent jusqu'à leur camp, où ik entrent pélc-mêle avec eux. Si César et Pollion n'élaicnt sortis des retranchemcnls pour courir à leur secours et guerre était fuite, la les arrêter dans leur ce jour-là terminée. Dans une seconde ren- contre, où les ennemis eurent encore l'avantage. César, voyant l'enseigne qui portait l'aigle prendre la fuite, court à et le force « nemi. de faire volte-face en lui disant : lui , le saisit au cou « C'est là qu'est l'en- » LUI. Ces succès enûcrent tellement Scipion qu'il résolut de risquer une bataille, et que, laissant d'un côté Afranius de l'autre Juba, , qui campaient séparément à peu de distance de lui , il plaça son camp au-dessus d'un lac près de la ville de Thacsus, et le fortiûa pour servir d'arsfiiial et de retraite à ses troupes. Il était occupé de ce travail .-
  • 197.
    VIE DE CESAR. ajant 191 <Iuloisir (car un humiiic L}bicQ se trouva (àviîp -/ùp A('6d5 iTrJx^v litt^ïcxvO/ievoç auTOTç tp-^rinj montrant à eux une danse xal a/xa fiavxMÏSi't elen-iiiéi«e-leinpsjouanl-tle-la-Uûle àÇt'wî flaw/xaroî* il'unc-inanicrc-digno et d' admira lion eux charmés étaient : assis ayant confié les chevaux aux valcls), [or] les ennemis tout-à-coup étant accourus fondent-sur eux , cl tuent les uns là, iMvti'siTti'jo-Ai tlitb arpxrittiQov et se précipilùreat ToTi IXuwo/jiivotç avec Sk âax le camp poursuivis à-toules-jaiiibcs. •:xporpo-niÔT,y. lui dans les autres qui claient Hxïaxp avTbi, César lui-même Et Si îixijupi lIoiAi'wv 'Aii-noç si et avec Ccsar Pollion Asinius portant secours à e»x du retraBchemenl Ix ToO y^ipxxoç /xii la/^oj TÀv ^M-/-rii n'avaient arrcié la fuite, , guerre aurait éic achevée. à Tîdiî/xoî ûiJTrérr^xxTO v.v» la 'EdTt 5à txt xxl Mais xarà irépxv ixx-/yi)i <lans est que aussi un autre combat ennemis eurcnl-ravanlage, il (A no}.ijJ-i.oi £:t/£Oyi/.T/;ffav, les ffU/x:tiox>îç -/ivo/j-ivr,^ une mêlée ayant eu-lieu, h f dans laquelle César est rfîLaïffxp >£y£Tat dit K«T5co^wv £x Toû aù/£>o; ayant retenu par le cou TÔ» àrro^dpov ^tr/oiTx le porte-aigle qui fuyait, aoxffT^îfai xxl «ÎTtetv , * /'avoir fait-reluurocr et avoir dit xptO-^vat /za;(vj* Là sont les ennemis. > LIU. Cependant Scipion fut animé par ces avantages-ci à décider l'affaire par un combat MC( xsraJlccùv et « EvTaûOi LUI. £:r>{p9yj t(7iv oi :roÀ£;titot. » SxtTTtWV ^UÎVTOt TOJTStî tsF^ tî^Otî^ /;;/:< ;(&»/5iç ;ji£v ic«pt TT.'3>:TOTt£5{j) iiôiiv6yf«v, : ayant laissé séparément d'une part Afraaius séparément de l'aulre Juba, 'A^px>»{OV, ffrpaTOîTîcs Jovraç 5tà oir/ov Icuaa TÛ : « , , qui campaient à une petite distance, lui-même fit-bàlir au-dessus d'un lac un rempart poar son camp prés de la ville île Thnpsus, afin qtte ua arsenal et un reAige
  • 198.
    , ^A. KAisAPoi moi. 192 TauTa uXtoSeiç tottouçxa Tcpo^CoXiç d^f-parrvjç i//yv- Kaïaap , à}xrj/^avw Tcx/ei SieXOwv, tou; (xèv IxuxXouto, toîç cl rsoa- •rac; é^aXe xaxi xai t9î (TTd[Aa. f)U(i.Y) ffTpaTOTTEôov, Tps'J/auLEvoç Si toutouç, ^/p^ifo tu/^ç- Tïi; xaipr, to 'Avpaviou |X£V -îîpei auToÊoal Si, çpeuyovTOç 'Io6a, oiETropOei to tôt^ No[xaooiV '^aÉpaç Sa IvxpaTrjç ^ç aùtoêoEi o-^* tw Y-Y<^^***'î» (xiaç ^'^^ (/.ixptj) TrôVTaxKjjxupiouf; xwç, oùSè TTEvn^xovTa twv TYJç [xajç^yjç IxsivrjÇ (xepei xwv îoioiv àTTE'êaXtV. àvaYYsXXouciv * ot S' c-rpaToréSojv Tpiwv ttoXcUUijv àvr,pY,- Oî (xÈv TajTa oo cpaaiv auTOv ttev. tw ev epYO) YEVE'aOai, cuvTarrovxoç Se rJjv arpaxiàv xa Siaxocruouvxoç 5<J^aaOai xb cuvyiOeç vo(7y)u.a* tov S' EoOùç aidôoiAEvov irpiv IxTapàxTEcOai xa xaTaXajxêavEoOai TravTatTraatv ôirb xou TTCtôouç Ywv àp/oa£vou, T^v ataOriaiv, xojJLiGÔîivai , r^ST) aeiojxevov eÎç riva xal SiaY^Y^^^ ^"^ ^^royioL. twv TrXrjaiov tzCz- Twv lï tte^euvotwv lorsque César, traversant avec une incroyable rapidité un pays rca- récageux et coupé de en queue , défilés tombe sur , camp , prend de sa fortune , il uns les De attaque les autres de front et les met tous en fuite. saisissant l'occasion et profitant le ses soldats prend tout d'un là trait d'Afranius, enlève et pille celui des Numides, d'où Juba s'était retiré. Ainsi, dans la moindre partie d'un seul jour, il s'em- pare de trois camps et lue cinquante mille ennemis, sans avoir perdu cinquante des siens. Voilà le récit que quelques historiens font de cette bataille; d'autres prétendent l'action ; il moment où qu'au nait ses ordres , il fut pris il était déjà fut en sentit les du tremblement , , maladie à laquelle premières atteintes, avant que la maladie tièrement ôté l'usage de ses sens et de ses forces dans une des tours voisines , pas présent à rangeait son armée en bataille et don- d'un accès d'épilepsie était sujet; que, lorsqu'il saisi que César ne où il , il et qu'il lui eût se fit en- porter attendit en repos la fin de l'accès. D'un grand nombre d'hommes consulaires et prétoriens qui échap-
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    , , , , , , , , VIE DR CESAR. 193 fussentà tous pour le combat. AÙtîJ ôi TTOvûu/xiyw nsfil ruûrx Mais s'occupant de ces choses, lui César ayant tratcrsc arec une vitesse inexplicable des lieux couverls-de-bois xcili/^ojrxç-npQ'sèoXàixfpidTO'Ji, et qui avaient des enveloppa xari npoaitix).e ci rot» Tptpifis'joi Si toûtou^ crôu-x. et fondit sur les autres iypfiro r(ô x%ip(â ÛTtà Tix,*li TÔ (TTpoiTÔmoov Afpz'jioJ auToêoîl ôè , ftiypii ci /xipet pnûç l'élan il devenu de ffrparoTTeôciJV et à.-jr,pr,AÙ)i nevTaxiTuupi'ouç tûv wo/î/xtwv trois niaîire camps ayant tué pcrtlil-pas-méme cinquante lie àv».yyiy.}.o)9i raOra Les uns rapportent ces choses sur ce combat-là fX9u aùrôv où yfjhOxt iv 7'Z TÔ 5è : des siens jiropres. iàiu-j. ol ^é Juba fuyant, cinquante-mille dos ennemis, il 01 fih , dos Nuniidos en une petite partie d'un seul jour et rjfiipy.^ prit d'un-trait il d'Afranius, pilla celui rpiùv Tûv la ft)rtuno d'un-trait aussi ' yevàfjisvoi iy/.pxTva xxl de à laquelle camp le Idêa yîûyovTO.; ^UftépOa rb tûv Noz/âouv de grâce aùroêoîl //èv >fç >T^£i de front. usa de l'occasion et pûurj tVJî débouchés caché*, uns, Ft ayant niis-en-fuite ceux-ci , xal ryj les : les autres disent lui n'avoir pas été dans l'action ip'/tti mais vàyrifjLX u'j-jTiOtç la , maladie habituelle â^xaOxi juvrâTTOVTOî avoir saisi lui qui rangeait xal ûtaxo7/ioOvTOî Trjv vrpxTixv et qui t6v ôè atTOo'uîvov et lui s'e/i étant «ùôùî àpy^oixhoM tc^tv aussitôt clic , T<v a'70r,7u l/.rxpxTTizOxi AxlxxrxXx aZi-j ivO XI -tzx'jTXTvxju ÛTtô ToO r,Sr} fffio/iîvov y.Qfii'sOrt'JXi «'ç tÔ-TiiIo'* : aperçu Commençant, avant sa sensibilité être troublée et être saisie lout-à-fait p.^r te TiâOo'j; Ttva Twv 7rup7«v ordonnait son armée mal déjà agile s'être fait-porter , dans une des tours près , xal ûixyxyiXv iv r)TOylx. et être resté T&V Mais des liommes consulaire ÔC icvCpÛV ÛTTXTlXbiv en repos. xal vrpxrriyi/.ûiv et prétoriens Ittfsv/oroiv tK Tr,i P^iy.Vi Qui avaient ViK DK César. fui du combat i:i
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    KAIlAI'Ui 194 lilOI. ivopôiv T/jÇ (xa//)<; 'jTTOTi/^vy.ai (TTpaTrjYiytwv ix Kaî^ap ôieoOctpav àXi'7XO;x£voi, axt/yohc, lï LIV. KotTOiva XaCeîv cl i^wvxa «2^:00; y.iy o'i £/.t;ivcV âXôvTaç. ^iaoti|jlouu.£vc; £3iai»ct , Y«p TrapacpuXaTTwv t-/)v 7r'0vtv,où |XtTw*/t wç lauxov ô avf,p 5tepY^'7'-~'3, ^^oç Trpbç 'lTuxr,v** £X£ivr,v Tou àyâivoç. rioôôaevoi; 0' ûrj/Osiç, '^v |jLcV cpOovw aaç. >; 0', o> a5r,Xov. VAtzi TOU OotvaTO'j* xai y^p eu <70i '0 é'^' oùv (Ji.£v Karoj/, 12 «f <70>Tr,pij; iY^&^'f- u.01 iTÎî; xauTa ypa^Eiç (/.etcc ovv -5' auTOw irpôç Kànova utt' T£0v£c5Ta XoYOÇ ou ooxeï Trpaoiç eyovToç oùo' £Ùcia/t).axT(uç ov,jxEÎov îivai. Ilcoi; yip àv e'^ciaaro Cwvtoç, ôpY/jV ToaauTTjV Trj oè irpoç {;.jp(ous ; KixÉpwva xai BpoÛTOv auToû xal oXXouç 7C0V TTcTroXîay/.a^ojv £7ri£ix£ia T£/.jxaipovTai TûV Xti^o^ £x£ivov oùx il TUVTETayôai otà Xoyw to) eux-mêmes, et César en LIV. Gomme mSiTciia cette ville promptement vers Utique ne , qu'il s'était prisonniers faits mourir fit s'était pas trouvé à donné lui-même la Galon : mort, en donna la «t m'as envié la nouvelle de gloire le , chargé de dunner , la il dit l'eût vie! » temps il , tant de fiel et lui et que, s'il ton , , lui fait , ? Il est vrai adouci a sou s'i'. mort depuis long- , que clémence dont la conjecturer qu'il aurait aussi pardonné à Gatraité contre lui, ce fut moins par un sentiment de haine que par une rivalité politique nom de puisque lu Drutus et mille autres qui avaient porté les composa ce suivante. Gicéron avait , traité qu'il écrivit homme qui versait sur Galon d'amertume usa envers Gicéron armes contre , Le pardonner. L'eût-il épargné vivant, et qui fût disposé à lui eu en sa puissance défense de seulement, quand on j'envie ta mort contre Galon, après sa mort, n'est pas d'un égard la Gésar apprit en chemin cl laissa voir toute la peine qu'il Galon o : uns se tnèrcnt les , X^oç de prendre Caton vivant, la bataille. en ressentait; on ignore par quel motif; lui ly^'-^^H-'^ j)lusicurs. avait le plus i^rand désir il KixÉpwv aiTiav. "EYpotj/E Oe^aevoç KotTcava* xai 7ro)^vOÎç ô purent au carnage et qui furent xa*. i/XoL ^iXoTi'xîa ttoXitixt. 'Irzs./^iiî'xq, TOia'jTr,v Kavwvoç, ovoi^s il dvaiVjy.rov ex/Ea; eÎç composé l'éloge de ce célèbre Romain à cet ouvrage , Galon qui il : , le et , sorti fit à l'occasioa donné de la même le plume du
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    , , , , VIE DE CESAR. les 195 unsclanl [>ri* id luciciji cuv-imîines, ILxlvxp Sk c/reive TJyvoiti César en fil-pcrir plusieurs cl qui nvaient élé pris. LIV. LIV. '^tXoTi/JLo'jy.vjoi ô« tTTtfUOS Ttpoî 'It'j/.>;v M;jis débiraul-vi veillent prcmlrc Galon vivant, ixêîïv RxTbtys ÇiivTa • se hâta vers L'tiquc il : car Cucon gardant ixiivri'i T^^v wéiiv celle ville-là, ou fiirhyt toO à/àivoî. wç IluOouîvoi 5i àv^^ à ixurbvy Siep-/itjixi79 n'avait pas-pi is-part au combat. Or ayant appris que cet hoiiinie «'était lue il lui-niémc, était visible étant alliigé, mais pourquoi EiTTi 5è oyy |jOovâi ffot xal * « "Q. Kârcov ToD OavscTou * -/'xp ffù irf06ir,z'li fioi o'v )d70ç yuièv ypuftlç it^ôç ou fxtràc. dit donc raÛTSt wîrt aùrow KLârwva TcOvséJTa Sû/.el «tvat a>;//£(ov n : en [laine, at chose inecr- Galon j'envie à loi la niorl : envié à moi ellol lu as Ccrtaineinonl le traité écrit après cela par lui contre Galon mort ne semble pas être d'un oùc£ ejûiaX^.xxTUâ. la |»reuve homme élanl (/nj)Oit*douceineiU ni paci(i(]uemenl. Car comment ÇÔivTOî la le salul. TJJs yuTr,pixi;. O II , eùl-il épargné lui vivant, I 2x;(éa$ totxÛtjjv èpyr,'f ayant versé tant de coKtc tU sur lui privé-de-scnliment? àv::(îO/)TOy ; Ti^ ôi «Titft/cta aùroj u^èj Ktxtpwvx xxl B^0JT3v Mais par la clémence de lui envers Cicéron et Drulus /al fivpio^i a)/ouç et dix-mille autres TÙV de ceux 7t£7ro)5/i>;xdTwv rtxfiv.lpo'iTxi xal è/îTvov /dyov à/>à yiioTt/i/ac îtoÀircx^ lui ayant fait-la-guerro on conjecture ce traité-là aussi avoir élé composé non par haine mais par rivalité politique ûtà TOta-JnTv airtacv. à cause d'un Kcxicwv ty^al/cv Cicéron avait écrit ly/.J)fHOy &t/ACVOÇ Rirwvoî, KÂTAiva tel motif. un éloge de (^alon , aynnl mis Galon pour titre à l'ouvrage i
  • 202.
    KAIÏAPOI BIOÎ. lOG xaXXiffTYjV Tr,v Tout' uttoOeciv. TTETroiriixEVOf; xaTYjyopiav aOxouvoaiJ^ovTa xbv tou têOvTjXOTo:; vov. "Eyp^'j'sv ouv TToXXa; Tivotç Yaywv eyei ci' ai»Tov £7r«i- KaTo>vo(; aÎTia; cjva- xô oà [iiêXiov 'Avxixaxojv ertY£Ypa~Tai. Kai arouôcraxà; * xwv Xo'ywv IxotxEpoç LV. 'AXXà yàp xov xax^ toô Kawapa, y,via ÔTrsp jjièv KotTCrtva* TroXXo-Ji;. coç £7ravy)X0cV eîç 'IV)ar,v aTio At^-jr,;, x/jÇ vtxr,(; xocauxTjV x£/£ipo)ix£vO(; xov £Îç xo Kaicapa xal oiot Trpô; xov £(jt.£YaXT,Y0pr,(7£ or,;jLov, wç irapi^Ei xaO* Exa^xov Eviau- •/o')pav, Ôc/; £ixoTi jjL'jpiaoaç 'Axxixwv (xeoi- (X£v S-rjULO-îiov ci'xou rptô- (AVWVjIXaîou ci Xixpwv (xupiaoaçxpiotxociaç. 'E7:£ixa Opiàaêoui; FIovxixov, xbv Ai^'jxôv, o-jx xôv ArruTTT'.axov, '^^^ xaxv^Y°^Y^> aTTo SxiTricovoç, àXX* aTrb 'lo^a or/j£v xoy jîastXt'oj;*. 'ïoêaç uîbç , wv Ixeivou, aaxapit»)xaxrjV àXoùç aXcoaiv, Ix iQyôr, , plus grand orateur de A comme "- il on peut regarda homme dont tula entiissa papSapou xcà Nouaco; et écrit sur un si beau sujet, était; recherché. César en eut du chagrin j censure indirecte de sa personne l'éloge d'un composa donc un beaucoup de charges contre deux ouvrages de LV. Dès que César écrit lui, et qu'il inti- zélés partisans. de retour de son expédition d'Afrique, fut une harangue au peuple, où its plus magnifiques; conquête étaient si il dit étendus, que livres d'huile. W triompha seconde pour le Pont, nier triomphe roi Juba suivit le char heureuse. : , pays dont les le il venait de faire la peuple romain en trois fois la et , première pour l'Egypte, nommé et ce fut Numide il tirerait tous les trois raillions de la pour l'Afrique. Dans ce der- de ce prince, qui du triomphateur, Né barbare : et la troisième Scipion n'était pus le fils il parla de sa victoire dans les termes il que ans deux cent mille médimnes attiques de blé et du raû- Anti-Caton. Les noms de Caton et de César font encore aujour- d'hui à ces lit fort , Iv xto OpiaaCoj , avait occasionné la mort. 11 il il Rome, le croire comme une dans lequel / xoatori vv^ttioç Tote xa ; il était n'y était question que encore dans l'enfance, pour lui la captivité la plus dut à son malheur de devenir
  • 203.
    , , , , , VIE DE CESAR. xalh y6-/oi ôtà riv et cet cntoJor,i 197 ouvrage était en vcgue beaucoup de no/^.oïî auprès A( tuhit coinnie c'est naturel île (jens ayant été coinpt)sé ««jtoi/j^ivoç ûuo Tou oftvoTiTou Tûv f>r}z6pu-j par le plus élo(juent «les orateurs sur le plus beau sujet. ToOto rivix K-xhupsc. Cela chaj;rinait César, , vo/itÇovra tôv (Tcatvov qui regardait l'éloge ToO T«0v>jxdTO» Otà aùxôv de celui mort à cause de xaT»3yo/3^av comme une auTOÛ. lui accusation «•outre lui-niénie. 11 écrivit donc ayant rassemblé beaucoup de griefs contre Calon auvayaywv Eypa(|/fv o'v Tivxi atTi'aç 7to)t).âî xarà ToO Kârwvoî * : elle livre rà Si ^i&ÀÏo-j Anti-Calon. itiiylypxnTai AvTtxaTwv. fut intitulé Kai ixirtpoç El chacun des dtax ouvrages C}(C( rôiy ).d/uv a de zélés-partisans vTCOuoavràc ôià KLai'ffapa xal LV. A).^x à cause de César et de Calon. Rarwya. yùp wç LV. CejK'ndaiil dès qu'il fut revenu è;t3cv;;5'0-'' de Libye à îrpôJTov npàçroj ^îv iutyxXY)y6py]7S Or,tj.OJ ûizïp T/ïî «)$x(xe(p<^/Aivo{ fjjip%''i Vl'/zj^ d'abord , TOTaÛT/jv il Home parla-uiagniliquemenl [grand, au peuple sur sa victoire soumis un pays si comme ayant , par chaque année éffyjTTc^^p^ÇîtxxTà êxaffTOvîvtxuTov qu'il fournira <(( TO Or,fX07tOV à la réi)ubli(jue cfxoffi fi'tv d'une part vingt myriades de méilimiies alliqucs de blé, fiMpiiSxç /ItSla'^WJ ÀTTtXdiv alTOM , TpiOC.X.QliXi Û( fJLXipiÛOXi et Xirpôiv iXxioM. de l'aulre Irois-cenls myriades de EittiTX K.XTr^yxyi OpixuZo^i , livres d'huile. Ensuite il conduisit des triomphes d'-Égyple, l'autre du-Ponl t6v AtyuTTTtaxôv, tov IIov7t/.èv, l'un TÔV Atêyxèv, oùx ànà ^xtTti'wvo^, l'autre iXXxSr.OcjocTibToû^xdû.éui l6Zx. mais certes sur Ton Alors aussi Juba xal 'ibêa^ Stv ulôî , èxî^vou, xo/iiS^ vïJTTioî, wa/5>jx0>) iv Tû Qptâfi&u de-Libye qui était lils non sur Scipion , le roi Juba. , de celui-là, tout-à-fail enfant, fut mené dans à^ow» par triomphe , ayant été pris aXtodiv jxaxapta)TfllT>jy, le la prise la plus heureuse > , ,
  • 204.
    , KhiiAVoi moi, 198 <peu(7i. T" Meti 5e tou;OpiaaCooç crpaTuotai; xe uLEyâ/a; o«*oft^; ^5fôou, xal tàv •xiv Iv cy,jj.ov àv£).a]xCav£v éaTiajeai xai Oiai;- liuiaoLÇ, 5ta(xop{otç xoti oit/iXîoiç TpixX^voiç 6{Xo^ TJaravrat;, ôeaç Sa xa txovoaa/o>v xai vau(xa/ojv àvopûW Trapaoyùv i^i xr Mst^ ^uyarpl 'IouX(a raXai TECvEtoTY). àvT -* Tiixy)<ieojv, T £;Y)TaaOr,aav 'aTTEipYocffaxo TrpoTspwv -rtoi otl xal xpia/.ovTa C'jeTv -rc£VT£xaiO£xa. Traf^ai oÏ t^ç O/a; •^v^'j'jJ.voh T'/jXixaurr.v <rua^opav xal tocoutov a7ravaXw7£ tou pos' e^io Xoyou tiÔ£|ji.£voi; jrjptaoojv xà xaxaT/ovxTt X7;v (rziaic r, g/jUlo-j jx£- aXXr,v 'IxaÂtav àxuyiQaaxa xal xà; Irapy ixç. LVI. SuvxeXegOevxojv 5e xouxoiv, uiraxoç a7ro5£iyO£ç xo x£- xapxov, £iç 'Iêr,ptav IrrpaxEuaEV ItcI xoùç nou7rr,tou Traîoa;, un des plus savants historiens grecs. Après ses triomphes, César de grandes largesses à ses soldais tacles à tout le trois lits peuple chacune. Il donna des festins et de» représenter en l'honneur de sa morte depuis longtemps, des combats de gladiateurs chies. Quand et tous ces spectacles furent terminés, on brement du peuple, et, qu'avait donnés le dernier au lieu de trois dénombrement, fille tant elle dont elle avait affligé le reste de , fit le dénom- cent vingt mille citoyosis il ne s'en trouva que ceol fois , partit l'Italie et toutes les sur-le-champ pour Rome1 sans compter tous les fléaux LVI. Après ce dénombrement, César, trième Julie des nauma- cinquante mille, tant la guerre civile avait été meurtrière pour avait moissonné de citoyens spec- vingt-deux mille tables de qu'il traita sur , fit et fit nommé aller provinces l consul pour la qua- en Espagne faire la guerre
  • 205.
    , , , , , , , VIF DE CESAR a« ftvitOoti ix ^xptipcvxal No/xâûO( ivo^piOixiOi ToTi 199 poirif d'être de barbare Tuyy^«yîj7t devenu Numide et complé parmi les hislorient lo9 plus iiistriiiis Mirà «près Biais ii t9v>< Opiâ/bt€ou( les (irecs. <l»'s triomphes èj^ôou TC 77pa.Ti(t»rxti César cl donna aux soldai* /Ajyâiaç ortiptùç, de grands présenls et gagna le peuple xsfl &vt>9t/uiSzyi t6v îi^/iov i(rrt«T«ït xxl dioet;* par dos ivTCxaa; d'une pari ayant Irailc /xtv fostins <'t d(»8 spectacles tous les citoyens ensemble sur vingt-niilli; xai 019;((/(0C{ T,oixA^»etç et d'îuv-inille laliles-à-lrois-lila de l'autre ayant dunné des spcctacloi i.vSp6J-J /3tl d'hommes /xovo/xâ;fwv et de gladi.itours xxl 'jccvixiy^wj et <1g C(»ii)b.'iltanls-s(ir-r<"au ivl rii 0)'/XTpï 'loui^ac à l'occasion de sa Julie lille morte dejmis longtemps. MîTà Oî El npri'S les spectacles ràî 0/aî Tcui{7toiV ycvo/xévuv un dénombrement ayant eu-lieu àvTt à TÛvr|OtâxovT«xal oucTv fiDpiûo'j • la p.lacc dee trenle-deux myriades i ant«^rieures, itporép<ii'j tttvrtx^icc/.x al nzsat «]uinze en-t<Hit furent recensées. TKjXtxaCiTïjv La dissension produisit si grand malheur un TuajJopàv XX l àrtavx/b)?! et T090^TOJ IJÀpOi TOW C>î//OU * (Consuma une si grande partie du peuple niiisi est-il «Çw Jdyou hors de compte rà àrux'!/**'^^ xaTaa;(dv7a les malheurs U' rretc xal ràç ircxp-z^ix^, LVI. Toûtwv oè rt de (|ui remplirent l'Italie les provinces. L'I. Mais ces choses étant accomplies nommé a.noocrj(^Oiii u:raTO; César rb rira^TOv pour IsrpxTturs-j «tç 'iSrjofjtv fit-une-epéililion en la consul quatrième /oi5, contre les : pour ceux qui mettent fils Espagne de PoinpOe,
  • 206.
    200 KAI2APOI DIOÏ. v^ouç (X£v^vTaç (-:i, tw Oau(xaaT?)v ot rXr,Oei CTpaxiiv (n/vciXo j^(jTaç*,xal ToXjxav (X7:ooeixvu(jl£vouç à;io/p»£o>v Trpôç y^Ytitoviiv, watE x{v5uvov TÔ Katffapi Moûvoav (xa^r) Trepl 7cô).iv cuv^arr) ôpwv Tobç éauTOu xa TrepiarTYiaai tÔv ev f, Kaîcap £y.OXiÇoa£Vou< dvTeyovTaç, iSoa xaxûjt; xa Twv xàçecav SiaOî'wv, ', ^oyaTOv. 'H ci {xr^aX?) aîooovrai, XaCoviaç aCrràv ei fxr,5£v EY)retpiaai toîç TrofiSapioiç*. Mo'Xi; tï TrpoOuuia EXEIVWV (X£V UTTEp JXIOUÇ WCîaiJLEVOÇ, S* auTOu ^(^iXiou; p.aj^r]V Trpoç vixyjç, vuv Se TrpwTov Twv Aiovuaiuiv Itci eittev, ptov SiTjXGe. lopTYJ*, xa9' Twv wç TCEp't ^>'/r^^. TOV 7roXE[xov eçeXGeîv -^v ùik • T:o)0.r, TpiGr(JLUpiOU!; Toùç ttoXe- GlE^OEipE, TWV touç dptaTouç. 'Attiwv ce octtojXecje xoùç cpiXouç xûjv ^7rXo)¥ otot Tr,v |X£TOt ttoXXocxiç [xev àyo^vicaiTO Trepi TaoTT,v T^,v [xa/r,v Evixr^CE xr, XÉ^ETai xa ncaTTr^ïoi; MaYvoç jjLEffou û£ ypovoç IviauTojv TEcaot- Cc iroaTr/iiou iraioiov ô (liv VEWTEpoi; oiÉcp'jY- Tou 3e TTpEaouTEpou ' -JiaEpaç ôXi'yaç AeiSioç àvr'vEyxE tTjV {jLsO' fils de Pompée. Malgré leur jeunesse, ils avaient mis sur pied une armée formidable par le nombre des soldais, et ils montraient une aux audace qui les rendait César dans le plus de Munda ville dignes du grand danger. une grande , commandement; bataille aussi mirent-ils livrèrent, sous les Ils murs de la dans laquelle César voyant ses troupes, vivement pressées, n'opposer aux ennemis qu'une faible résistance, se jeta au fort de la mêlée en criant à ses suldats de le eux-mêmes aux mains de ces enfants, s'ils n'avaient pas de honte. Ce ne fut que par des efforts extraordinaires qu'il parvint à livrer repousser les ennemis; hommes leur tua plus de trente mille il perdit mille des siens, qui étaient les plus braves de l'armée. rentrant dans son camp après , la bataille , souvent combattu pour la victoire, mais pour la vie. Il siaques, le sorti de remporta celte victoire même Rome pour pée se sauva de jour que aux pieds de César , la tète dit à ses amis qu'il avait de combattre jour de la fêle des Diony- Pompée, quatre ans auparavant, celle guerre civile. la bataille le il qu'il venait et de Le plus jeune des peu de jours après Didius l'aîné. Ce et En fut la fils était de Pom- vint mettre dernière guerre de
  • 207.
    , , , VIK DE CESAU. ovraç /xèv«t( vioxjç olaienl il-çsl-vrai encore jeunes, (jui , 201 mais qui avaient rasscinlilé une armée TÛ fiau/xajTi^v 7r).>{0ei étonnante par , le nombre , et qui montraient xaî àTro^eixvu/xivouî une audace remarquable pour le commandement, au point d'avoir suscité à César Tûv Cff;(aTOv un extrême y.i-/6jvQ-j. péril. Or la grande cv-jiiTrj Tttpl :td/tv bataille se livra près de la ville de Moiivôav, Toùj ixuToO (xO).(Couévou{ les gens de lui cria en courant ^(aOé'jjy ^(à T&v 5:riwv x«l tûv TctÇîuv tl aiSoùvrxi /lYjSivj , à travers les armes et les rangs, s'ils n'ont-honle de rien iaêdvTXi aùrèv eux ayant i'/y^tipiaxi roXi nex.iSxpioii. de Qax/j.tyoi oè toù^ 7to/c/iiou$ /uui}l(c -npoOMulctt -TTo)i).y} iUfQtipt tùv «Ûtoû oè , saisi lui le livrer à ces faibles-enfants. Et ayant repoussé les ennemis avec-peine par beaucoup d'ardeur, d'une part fxkv ÙTttp rptu/xvpioiJi ixtivwv, ijroi/efffi pressés mal et résistant l€da Munda, César V(»yant «lans laquelle bataille il tua au-delà de trente-mille de ceux-là, de l'autre il perdit de ceux de lui mille les plus braves. A:rtwv oè /xerà t^v «iTTj 7r/50î û; TTO^Aâxc; èywvtïaiTO ifCv {i-i-/Yi'f T0Ù5 y^Aouç il >^v xat il avait combattu pour la combat Aiovuatcjv, Do/xTrTÎt'o; Mxyvo; la victoire, première /ow pour TaÛTïjv t^v it-iy^t T*} loprr TÔiv xarà le amis, mais maintenant itipl ^vyjjç, fj.iv dit à ses que souvent certes /Jicv tti/sI y6(>](, ôè "npùTQy 'EvUri^t Et s'en-allant après la vie. Or vainquit dans ce il combat à la fête des Dionysiaques dans laquelle aussi Pompée , le Grand est dit être parti iirl TÔV TZÔJtflOV ' pour la guerre : Six fiiaoM o( âi);>6c mais dans jfpdvo> T£(iïâ|îwv èviauTÛv. UD temps de quatre ans. Or des fils de Pompée Tûv 6è nat'ûwv DouTt/ifou i fiiv ve'JirtpOi oii^uyc Atfîio; S't {Jiiri iXi-/xi T,(i.épa; le plus l'intervalle s'écoula jeune il-est-vrai échappa luais Didius après pou de jour* ,
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    KAIÏAPOZ ni02. 202 xesaXi^v. TouTOvtc/a-rov (Jtt' aÙTOu xaTayôelç Ou Y^P ffev. Kaï^ap ^TToX^jxy^Te tov r'T/.t'xov 5 Opiotjxêoi;, ux; (xX)>ofuXou(; où^sv a).)j), 'Po)fxaioi*; Tjvîa- oùo^ -^lYSi^-ovaç, ^ papÇdtpou; paTtÀzIç xaTYiYwviafxévov, àvûpbç Zï 'Pojfxafow xparfcrrou, Tu/aïc xcypir)àvyjpy,X'^Ta raî; fxlvou, TcaïSaç xa y^voç ap5y,v cufi^opaîç où xaXtôç £1/êv, ay<xXk6us>to^ iTTiTrofjLTCEueiv wv Toiç, |/.et' (xta YpciuLixaTa Sr,u.ocria Triu-^/avTa Trept àXX' aTTWGafXEVov alcyuvTj LVII. Ou TrarpCîoç iiiX xow- xai upoç Oeouç x4 Trpoç àvOpwrouç àiroAOYta to avayxrjÇ 7C£rpa/0ai' xai Taûta rpoTepov Xe(/.o>v, rî;; tjLr,v v(xr,<; t-J^v ptr^T* axo twv aYY£Àov [xrjr£ latpuXiojv to- Soçocv. dX)vi xa Trpoç Tr,v tu/TjV toû àvcpoç lY'^exÀi- xoxeç^ xa os^EYlxsvot xbv yaXivôv, xai Toiv Ifx^uXiwv Tro)i}xwv xai xaxwv àvauvo-^v fiY^^H-^^o^ "^^i^ jxovapyiav, SixTaTojpa uiv César, et le triomphe qui la suivit affligea plus les Romains que tout ce qu'il avait pu faire précédemment; c'était, non pour ses victoires sur des généraux étrangers ou sur des rois barbares qu'il triomphait, mais pour avoir détruit et éteint la race du plus grand homme que Rome eût produit, et qui avait été la victime des caprices de la for- tune. On ne patrie , et lui pardonnait pas de triompher de se gloriGer d'un succès que excuser et devant jusqu'alors il les guerres civiles; il des malheurs de sa la nécessité seule pouvait dieux et devant les n'avait jamais ni au sénat pour annoncer ainsi hommes, envoyé de courriers, les victoires qu'il avait avait toujours d'autant que ni écrit de lettres remportées dans paru rejeter une gloire dont il les était honteux. LYII. Cependant les Romains pliaient sous l'ascendant de sa fortune et se soumettaient au frein sans résistance qu'ils ne pourraient se relever de tous les maux guerres civiles que sous l'autorité d'un seul , ils : persuadés même qu'avaient causés les le nommèrent dicta-
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    , VI K , , , 203 DE CESAR. rrifipoila la léle luiiiù. <!(' Kaîvap iTro/i/*>î<ie (;iar < bôiBpi*fi^0irxTuy6îli'Jt.(0 xjt cj mais guerroya guerre ci'llt; la ou cT;ff Car xa/âf pas bien ii'clail il celui n'ayant pas xari']*/(ijv(7/xi>'0y r,yiij.ijxç elle CDiimie auruiic autre chose. OUOiv ;(ÀXo. ât{ : Romains clinprina les Oj yàp iJornicre triomphe mené après le à,"'' combattu généraux élrani;ers, ili's barbares ni <h*s rois àv>;p);xd7a c< ipoviv mais ayant exterminé cnlieremenl Ttxlôa; xai yivo» les eiilanls et la «vcpoi d'un xpxTt'rrou 'Pw/*afwv, race homme le [>lus puissant des Romains, qui avait éprouvé rùxatS clianees-tlc-la-forlunc les lrioni|)hcr des malheurs de la patrie, se faisant-gloire de ces choses, ûv /ui^a àrco)o7^a desfpiclles la seule apologie dieux et devant les xa2 itpài ù.vQpÙTZOxj'i et devant les Tô irenpKxOxt /xarà àrtû/xrç' est d'avoir été faites /.at Ti/îo» y.x'i Oîoùç raura hommes par nécessité : et cela ïri/x^avTa npOTeaoj lui qui w'avail Orifioiicii envoyé auparavant publiquement fj-OTi ûy/lJO-J {J-r,-:s ^pj.ij-iJ.XTX courrier ni ni lettres sur une victoire Tttpi vUr,i de guerres civiles mais qui avait rejeté àÀ/.à aîTW^â/xîvov celle yluire par honle. LVII. Où /ii^v LVli. Cependant àJÙà xxl îy/ïxiixdrsç courbes et sous <at Stcr/fxivoi rbv ;{a>tv6v , "tI r,-/o-jixi-JOt T/iv fxovxp'/iy./ la , le frein cl pensant pouvoir-d'un-seul tVreun /z( xzxûv i^upuÎLtuy et , homme ayant reçu .(.vairyor;v rôiv 7io}ii,uoiv :7Téôc(Çay /xiv ayro» r>rtune de cet et les le m oyen-de-respirer des guerres des malheurs civils . Humains nommèrent lui
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    KAliAPOS B102. 204 aÙTOv à7r£oei;avûià [iîou. 'i'o^TO r,v oaoAOYOUjxtvr, Tjpawt; |i.£v TÔi avuTTtuOuvto ir^ç (xovotpy laç xô ûtxîCTdcTTa'jaTov rpo^/aCTOgy,;. xiç Tifxài; Si TrpcoTai; Kixipwvoç àjxwayeTTojç àvOpoWivov wv cîç T-Jiv ^ouX-^jV Ypa'j'avTOç, to (xeyeOoç, ^Tepoi TcpoTriOévre; Guep- /jV CoXà;, xa 5ia{xiXXo>u.£voi Trpoç àXXr'Xouç , l;eipYa'7avT0 TrpaoTaxoiç iTrayOT) xov dcvopa xai Xu7r/;pov '(isirshiK OYXOv xat xr,v àxoTTiav xwv •]/r,oi?^ou.£vo)v, Oiç oooÈv xcti toî< oii xàv . otov- y^xTC/V xai (TuvaYWvtffacOai xwv xo)vax£'jovxoiv Kaiaapaxovç [xitoovtœç , ^TTWÇ ^Xl TT^ElCXaÇ Xttx' auXOU 7rp0^a(T£lÇ £/0)(7l Xai (X£xà (X£Yl'7X0)V £YxXrj{jLaxwv £7ri/£ip£Ïv Soxo)G"iv. 'EtteI xdt y' aXXa, xôiv lix^u- X{(ov auxo) 7roX£u.ojv TTEoaç l<7yr,xoxtov, àv£YxXr,xov 7rap£Î/£' xa xo Y£ '^'^ç Bpouxw xa Kaaaiw, a Ka'i viCj. C'était rance de la àcpr,X£ 7ro)v).ou; Y^p 7rpo(7£0r,x£v £<7xpar/,Y0^v xwv Yap àuy)X£po'.. , puisqu'à monarchie on ajoutait la 7r£- apyàç, wç reconnaître ouvertement la tyrannie rauronlé absolue et indépendante de rx -/apicxT-piov oà xai xijxàç xai ixpbç aùxov, evioiç 7coX£|jLr,xoxcov (^fléUr àro xpOTiou ôoxouti 'E7ri£ix£iaç ÎEpov otjx TTpaoxTjXi ^r,:f.iGaGOai. ETTt xrj l'assu- posséder toujours. Les premiers honneurs que Cicéron avait proposé au sénat de lui décerner étaient dans les bornes d'une grandeur humaine; mais d'autres y en ajoutèrent de si immodérés, en se disputant à l'envi à qui lui en prodiguerait le plus, que, par ces distinctions excessives et déplacées portable aux personnes on que ses même du , ils le rendirent odieux et insup- naturel le plus doux. Aussi croit- ennemis ne contribuèrent pas moins que ses Ilaiteurs à les lui faire décerner, pour se préparer plus de prétextes de l'attaquer un jour, et paraître avoir contre lui les griefs les plus considérables; car que les guerres civiles une fois terminées il se montra depuis irréprochable dans sa conduite. Ce fut donc une justice que les Romains lui rendirent, lorsqu'ils ordonnèrent que, pour il faut avouer , , consacrer sa douceur dans un temple à la la victoire, Clémence^ En ceux qui avaient porté les effet, nomma on lui et des tous bdtirait en son honneur pardonné à avait armes contre ques-uns d'entre eux des dignités Brutus et à Cassius, qu'il il ; il donna la plupart même de à quel- emplois, ep particulier à deux préteurs.! 11 ne vit pas
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    , , , , , 205 VIE DK CKSAR. îtXTocTw^aôtà To&TO Tjv dictateur à vie. ^('ou. rvpuv/tç btJioXo-/ojfiivn Tris fJiOVUpX^^i TrjOOffiaSoÛTrç TO à/.aTsfTrauïTOv K(xé/S6JyO{ 4 tû àvuTreuOûvw. '/pil/OLvTOi Cela était une tyrannie avouée, ce pouvoir-d'un-scul ajoutant perpétuité à l'irresponsabilité. la Mais Cicéroii ayant proposé devant le sénat les piTniiers Imnncurs, desquels en-cpicNpKvsorlo rà fiiyeOo; àvOpwwtvov r,v izspoi TipovTiOhrti xxl JTispZo'/.ù.i, ctajj.ty>'juî-JOi irphi j.'j'j.rjo'Ji, iXtip'fà'jot.vzo yeviiOxi rèv uvcpa. Ty;v homme àrOTriav (César) devenir odieux et f;l(heux mémo xal Tcfî Tr/saoTaTOtç, humaine, était et rivalisant Ics-uns-avec-lcs-aulres, firent cet i-^tx-/^^ ^-^^ iu7r/;/:ov Jtà Tov oyxov xal grandeur la d'autres ajoutant des exagérations, aux plus modérés par l'excès et l'étrangeté des honneurs décernés. OIç Ol'ovTKt Auxquels on pense TOÙç /xtffOuvTaç K«fff«pa ceux haïssant César où^iy (TUvaywvtTaffOai î^ttov n'avoir pas travaillé moins TÛV que ceux /o).a/.£U2VTWV , xxrà auToO 57cw( iybi'31 5Tt Triî^ïTXî npo^iitiç y.a.1 eussent contre avec les plus grands griefs, Puisque du moins, pour Ta â/>a Ttapeïxîv «viyx^yjTOV, il ' les [chose* autres se montrait irrépréhensible, les ifjif)Xl(tiv i7yrix6T0iv TiipUf awTùi lui noujhreux prétextes et qu'is parussent /"attaquer ^oxeôjiv èîrtyjît^tty rStv -noXifittiV (laltant lui, qu'ils les plus /ACrà fisyivTOiv iyxiïj/xcxTwv. Ettsc yâ aGn guerres civiles ayant eu fin par lui : TO Ispbv rr,i 'ETtuusixç Uomains semblent avoir décrété non contre la raison le temple de la Clémence XxpitjTnpiov comme marquc-de-rcconnaissance inl T^ npxàTr,ri. pour sa modération. Kal yâp à^yjx» ttoAJoÙî TÙV IttTTO/e/iyjXOTWV de ceux qui avaienl-fait-la-guerro /.xi et certes les y« Û0/.0Û71 ^r)<flaa.sOxi oùx àîti ff/3è( rpdnou En aùràv il xat KavT^cj xal Tt/xàî xal otpx^i oififôrepol il impunis plusieurs laissa à lui nposlOr,xt 0£ CvtO({, ojj 13^ oÛTCji eiïet , ' yàp âjrpaTTSyowv. ajouta comme et des même à quelques-uns, à Brulus et à Cassius honneurs et des dignités car tous-deux furent-préteur». :
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    KAI2:AP0i BI02. 2(>(; div£(TTr,a£V 1^'ojv xal Kt/.£po)v eTttev, àvSpiavTotç Toùç îciouç err.ÇE. 7rr,iou orTv^aaç Twv auTov oopu'^opeïcOai lauTouç, ouy^ Tj eîmov wç pO^TiOv U7TÉ|j.etv£v, TrpoffSoxav. Tr^v o' Eovoiav (XEi Twv IToij:- ce '^O.ojv à;io*jv- touto ttoÀÀcov ettI y.ai , Kat^ap tou; ^ti -ziov/'y^'Zifr* 5ra; l<TTtv w; xaXXi<rrov éiaa àrroOavEtv x'/i ^toarj- xaTOV lauTO) TTEpiSaXXoaevoç çuXaxTr'piov, auôiç <îv£Àa;x6avE tÔv ^[XOV Xa GlTTjpETlOK, TO tï CTpaTlOJTlXOV àrotxi7'ç' cO-TlOCCECt wv iTriçavicTaxai Kap/r,5ojv xal KopivOoç xepov T^jv aXcixxiv, xal tot£ t>iv 7,(7av àvotAr,*!/iv * ai; xai Trpo- étua xai xarèt tÔv auTov ypovov ajjL'^oTEpaiç ^EvEirOat cjVcTuye. LVIII. Tîôv cuvarojv os e:ç ToCiTTiov £7rr,YY£XX£T0, Trapsu-uOcÏTO lx(JvTO)V méms il les • u)ç Trâci , 5* toï<; touç Ô' aèv uraTEia; xa GTsct-rr/aa; àXXai; tigiv Eçoo^iai; xai Tiaalç eXtti^eiv èveoioou xai Ma;i|jw)u xou uTraxou T£X£UTr,<7avT0!; avec indin'crence tp'on eût abattu fil « tues relever. de Pompée la en servir. mieux mourir une mort; mais, persuadé que 11 les sla- fois même constamment, d'entre et leur dit que de craindre continuellement du peuple l'aflcction il était la garde la pût s'entourer,|il s'appliqua de les citoyens par des repas publics, par des distri- et les soldats par l'établissement de nouvelles coloainri ces et Carthage nouveau à gagner , en rolevanl et plusieurs le refusa plus honorable et la plus sûre dont butions de blé £i; Ty;v a aflermi les siennes. » Ses amis lui conseillaient , s'offraient à lui qu'il valait , , iç»'/}'-'^ de Pompée, mai? les statues César, dit à ce sujet Ciccron « de prendre des gardes pour sa sûreté, eux [jLVT,(rrcuou.£voç nies. Los plus considérables furent Corinthe deu villes, qui avaient été prises et détruites : en même temps, fu- rent aussi rétablies et repeuplées ensemble. LVIII. Il s'attira la uns des consulats et bienveillance des grands en promettant aux des préturcs, en consolant les autres de leurs pertes par des charges et des honneurs plus belles espérances volontaire. , et , en donnant enfin à tous cherchant par Le consul Fabius Maximus là les à rendre la soumission étant mort la veille de l'exp'-
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    , Vlli fiai ov mptiXiiv àAAà Tàç Kl , 207 CKSAR Di: il nenégligea pcs , mais releva àv£jT*;7î les statues etxdyjrç UofiTrriùiv de Pompéo qui élaicnl ce n versées inl Zi-* xal Kcxijoojy «irtfv, sur lcs(|iicllc's : nidine Ciccron dil que César ayant relevé Toùç àvo/siavTaç Uo/xntjrou les statues de Pompée avait allcrnii les sictmes prcjpres. Tûv Mais SCS amis conseillant à Je fiïtat àÇtoûwTWv aura» Jo^u^o/S£ÎjOx( (le s'cntuurcr-de-gardes, et xai nolX^iv , s'olVranl il ciTTÙv ûi tari ^.TiOf w; Sk ixvrû» ovyx/.T^,pt.OJ la xiXXtoTOv â/xa /al ^sSatorarov a(ud(( ccucAeî/xêovc TÀv cela , pas, de mourir une-fois que d'allcndrc toujours. Mais mcllant-autour de soi-même ^ npoaSoxi-? cttU rr,v tvvoiX'J eu-mémcs pour le soulTrit disant qu'il est meilleur à'KodxvtXv âît^Ç U.âpiÊa.).X6fj.tvoi ne lui beaucoup o>}/£oy ; hicnveillancc comme garde la plus belle à-la-fois cl la plus ferme, de nouveau il gagnait le peuple par des festins xal aiTxptvloiç cl des distributions-de-vivres, TÔ Je VTpxribiTutbr» x-mtxixiç' et ran.cc i^ar des colonies : desquelles les plus reuiarquables iTtifxviiTxrxi itv ^axv Kxpy^riSù'j xx KôptyCoi' furent Carlliagc cl Corinlhe «Tç x/x^OTtpxii; 7JviTV/e auxquelles luuies-deu .. il xxlnpÔTipov r^v âiw7tv, cl xal TOTc r/;v : arriva cl alors le rétablissement ycvéaOMi /al àvdcJ,>j'^tv cl -/^povo-j, LVIll. 'ETr/jv/iAJuTO oi Toîç fxiv TWV xxl 9rpxTr,ylxi tlçTb èîrtov â^)^i< tÇouff^at5 le aux uns OOvaTCiJ» icotpe/iuôiïTO 5è Toùç dans même lenips. LVllI D'un autre cùlé il promeUait ùwart^aç TCfflv la prise avoir eu-lieu ensemble û/jiX xarà tov «uTàv anléricurement «les puissants des consulats , cl des prélurcs pour l'avenir, cl consolait les autres par quelques autres charges X2l T(/xa7(, cl honneurs iyffjioo'j ôc :t27(v èAjttÇetv et donnait à tous d'espérer iiir»j(7Tcvo/x€voi Jcp/tiv aspirant à gouverner ixovTwv 'ir • xal ToO ùirirou MaÇt/«oii des , hommes de-bonne-volonlé au point même , : le consul litiiBiot
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    KAIÏAPOS moï. •208 irtpio'jffav ixiTYJç àp'/r^<: ^.(av f|J.Epav Crarov fltro5fT;« K'-*'f- viov 'PtÇtXtov. ITpb; ôv, u»ç eoixc, ttoXXwv St^itocy'^Oai xai rf.oTTEfA-pai jEaSi^ovTWv, 6 KixEpwv ff 27reuooj}X£v, ^^T(, rpiv ^Ooisr, UTraxEiaç IçeXOwv ô àvOpoiTroç. TY); » 'EtcI oê to cpucei fu^a- XoupYOv auTOu xa cpiXoTiuov aï 7:oXXa xaTopOojcci; où Trpoç àroXauaiv eTp£7:ov ouaai <TOç Trpoi; yaaTWv xai xo xûiv TrcTroviqjxevwv, aXX' xa [xsXXovTa, OTréxxauua xai Octp Invoiaç TTsa- (jlsi^ovwv Ivêtixtov xaivyjç epioxa 5o^rjÇ,wç à7:ox£ypr,a£vw x9) TrapouCT) où$£v (xàv TràOoc :r,v CxEpov •?! auxou, xaOà7T£p oXXoo, ^9;Xo!; xa cpiXov£ixia xtç ÔTrlp xôjv a.£XXovx(ov rpoç xi 7:£7rpaYjJ.£va xaxa- irapaax£u-)i aï xai yvi6[iy) cTpax£'j£tv jxev Itz ïlapOouç, SE xouxou; xa (7Tp£^a{jL£vto OaXaffcrav* xa xov 8i' Kauxaaov^ *Ypxaviaç • Ka77Tiav Trapît xr,v £X7r£pi£X0ovxi xov IIovxov £i; x^v nomma Caninius Rébilius consul pour comme on allait en foule, suivant l'usage, ration de son consulat, César le seul chez jour qui restait; et le nouveau consul pour Cicéron dit plaisamment « sorte : le féliciter et l'accompagner au sénat, Ildlons-nous d'y aller, de peur « de charge avant d'avoir pu recevoir noire compliment. se sentait né pour les grandes entreprises ; et , loin exploits lui lissent désirer la jouissance paisible vaux, ils trissant, lui » César que ses nombreux du fruit de ses tra- inspirèrent au contraire de plus vastes projets; et pour allumèrent en ainsi dire, à ses lui yeux la gloire qu'il avait acquise, pu en avoir à l'égard d'un étranger qu'une ; ses exploits précédents par formé le dessein fléili l'amour d'une gloire plus grande encore. Cette passion n'était qu'une sorte de jalousie contre lui-même, telle aurait ne qu'il de porter déjà les préparatifs. Il ceux la qu'il projetait rivalité pour guerre chez les Parlhes l'avenir. Il avai, se proposait, après les avoir traverser l'Hyrcanie le long de la mer Caspienne et qu'il de surpasser et il en faisait domptés, de du mont Caucase,
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    VIK DI-: CESAR. 209 étant mort nommé consul àit00îïÇ«t uTraTov luiavoir K.av(y(Ov PcCt'Atov Caninius Hébilius T^v fiiuv et^ pour vifiipxv le seul jour 7r£/3to0jxv «Tt r?,i xpyriç. qui restait encore de cette charce. Upb^ îv itoXX&v ^«ot^o'vTwv Vers lequel plusieurs se rendant, comme il convient, Ô£;(oJ»affOa( xal -npoTtifX'pxi pour b KiAépoiv' « ÎTteûow/xiv, é^/; Cicéron tt/dIv à 'Ivdpoitzoi avant que l'homme le féliciter et : /'accompagner, Hdtons-nous, « dit-il, odâffr; ne nous èÇeAOwv T^ç Û7raT«/«$. du consulat. » Mais comme les nombreux EttîI os aî TTO^lilal xxropO'J)<j:ii Tûv la .sucres jouissance des choses faites-à-force-dc-iravaux 7r«7toy»7/iiivûjy ^û«c Ta aùrow prévenus ne tournaient pas vers erpsTrov rr^oj aTidAxuTiv où/. ait étant sorti le caracii:rc de lui de nature fxîyxXovpybv xal ^(Jldrt/Aoy, entreprenant cl ambitieux àlXà ovïat Û7rtxxau/Aa mais étant un aiguillon et X«l 6ip7Qi rà rrpo; , un encouragement aux choses futures, /ii).).ovTa, jv^TCXTOV èTrtvot'a; engendraienl-en lui ^îiÇdvwv TT^xy/JtaTwv de plus grandes affaires et le désir d'une nouvelle gloire xal (p'jiTx xacv^j odviï» ûç à:TOXf;(jO>3/i£yw t-^ TrapoJyyj TÔ /*èy Tïâôoç ^ Ç»î).Oî y^y des pensées oùoiv trîpoy * sa passion Jj'était rien autre chose qu'une jalousie contre lui-même auToO comme xaOaTtfp âXXou, , comme ayant trop-usé de la présente , contre un autre une certaine xai T({ fiXo'Jtinix et •jitkp Tojv en faveur des choses devant être eu égard aux choses faites npbi fiùXôvrofj rà. TZiTtpxyui-JX ' : mais ses préparatifs Kxpx<j/.t>}i ci xal «Tri et son dessein étaient yvoj/Aïj »TpaT«ùctv rivalité d'abord de fairc-une-cxpédition contre les Parihes /i£y HapOo-jç à xaTaoTpe|a/iiycj» ûs toutou; puis xal IxTtepuiOdyTi rèv lIdyTOy et Otà par rilyrcanie Tpxxvixç nxpx Tr,-j OxXx77X/ tix7-xixj Vie ii£ CÙAR. ayant soumis ceux-ci ayant tourné * le long de et xal TOv KaûxaffOy ijJiîxXXsiv tiç riiv SxjOtxJjy lui le Pont du Caucase la mer Caspienne de se jeter sur la Scythie : 14 :
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    KAIiAPOi 210 xai xi 7r£j»)^o)paTepixavoî; xai repjLXviov 2>tuOixr;v Êix^aÀEÎv KcXtwv aÙTi^v iTTiûpaudvTi, ôiot -/ a|ai Tov xuxXov toUtov TTEptoptaOEicnriç. ^ liJOI. Ati iTraveXOeîv eîç 'iraXtav xai cuv- tw tt,; y,Y£(xoviaç TravTOf/^oOEv tov te KopivOuuv tt;; (jTpaTefaç txsirou cà 'I(tOu,OV ÊTTc-^EipEl ûiaffXaTTTÊlV, 'AviTjVOV IttI T0UT({) aevoç* X7i tov TiSspiv eùOù; aTro paOeta,xai TrspixXaaaç Tapf axtvvi * OdcXarrav £[X7Copia(; cpoiTwaiv Ta [xsv eXtj t^c Trepi etti xat Sucropfxa de la ainsi tt.ç , * àvOpojTTWv aupiaci" 'QcTiav^ç la et la r,tovoç Scylhie, de soumettre tous après avoir arrondi l'empire romain chargé Aniénus de celte entreprise el pour conduire le Tibre dans la fourniraient du blé à des , t'jo)A toi pays voi- il avait , ; que des rochers couverts par , Circéum el ouvrir au Rome. et Il la plus voisine et même de creuser un canal de cultivateurs. mer Italie qui aurait été el irait jusqu'à de Pométium élevant sur ses bords de fortes digues , les Il com- voulait de Sélium, el inondaient en des campagnes projet d'opposer des barrières à la rade d'Ostie celle el plus sûre jusqu'à milliers Tr;ç qu'il préparait celle mer de Terracine aussi dessécher les marais voisins les terres qu'ils de Rome même, merce une route plus commode (XTro- fvvi^Ta Germanie même; de revecir enOn en profond qui commencerait à changer ô' tt^ songeait à couper l'isthme de Corinlhe; il Si' àvaxaOy.paasvo!; XttxÉva; de tous côtés borné par l'Océan. Pendant expédition, 7rpô< t->,v xai Sr^Tiov £XTp£.|/a<; rêiiov xXEÏOpa oià yojtxaTOiv ETraYa^wv xai Germanie, par les Gaules to Kipxaîov*, la^aXEiv eîç no)a£VTiov do se jeler ensuite dans sins ttoXecoç G-roXaÇor/ ouop'j/i 'Poi |xr,v [ji.y,/avo)ix£voç* Trpoç ol toutoiç £ ûEÎçai TToXXaïç EVEpybv *Poj}xr,ç OaXà<TG7) TT^O^EipiCa- àa^aXfiav 5aa xai ^a(TTwv/;v toï; , U tvjc; H/ce^vM fertiles qui avait enfin le de Rome , après avoir nettoyé les en la eaux rendaient péril- feuse pour les navi;;atei'rs, d'y construire des ports et des arsenaux
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    VIE DK CESAR. 211 ayantenvahi <«l intSfyxfiàyrt et rà nipix^P"^ Vtpftyjo'li les contrées voisines des jtal aÙT^^, Vtpfioivlscv de revenir par chez en jtxl ffuvâ-fat TTi5< toOtov rôv xvxiov rjytfiojivç "îtspioptiOtisrç tw 7ravTa;(d0ev Germaini Germanie elle-m(îme et la , les Gaulois Italie de ressrrrcr ce cercle cl do l'empire qui aurait été borné do-lous-côlcs par l'Océan. ilxeavJi. Mais dans riiilervalle de celle oxpcdilion Tf,ç STpXTii0(.i ittsyrîipsi ôcîtT/iTrretv tî TOv il KootvOt'wv, Ijôjtiov ayant désigné 7T^;( < (|9 (7 scyuuvo ; inl toûtw entreprenait et de creuser rislhme des Coiinlhicns, pour cela Aniénus Avtïjvdv* «al û:ro>aêwy otûpv/^t ^y.Oiiv. et TÔ» T/6«|5tV : ayant reçu dans un fossé profond le Tibre immcdialement hors de xat iz£pix).Û7Xi iitl TO Kt^zaïov de è/xêaiiïv (($ Tïjv Q'xXxxTXv :r/33ç cl /"ayant Tctppxxlvr, à la ville , courbé jusqu'à Circéura le jeter dans la mer Teriacine, procurant sûreté à-Ia-fois et facilité TOti yOCTÛïtV ttÇ 'Pw/*»JV à ceux qui se rendent à lîtà i/x-xopCxç' pour "Kpbi îè TOÛTOt; Rome et outre ces choses commerce le : d'une pari ayant délournéles marais ceux étunt autour de Pomélium xal SyjTtov et de Sétium de montrer à leur place rreotov htpybv ffoDaîç une plaine bonne-à-travailler /j.vpiiit'f àv6/3'jjTrwv rjtxYa'/'Jjv 5è xAiTOjOa '.ta T>î ;^&)/xâTWV * par plusieurs myriades d'homme? à l'aide 6x>i79T] à la de digues mer qui est le plus près de xal àvxxa&>3p«jixev9$ Tsc Tuylà xal rr,i r/'ô-JOi Sxifopfix ÛTTtav;^; : (iautropart ayant élevé des barrières cl les endroits de Rome ayant nettoyé la cachés cl peu-sûrs cùie (f-Oslie IflTtOl^iTXlOai >{^£VXÇ il'y-faire <al JXjXoxa àÇtOTtyra et des ports des havres sûrs
  • 218.
    KAIiAPOi hlOl. 212 xat vauXo/aTrpôç TOffauxrjv d^iOTriora i(X7roir^<Taa0ai Kai TaîÎTa LIX. (jl^v ev TrapacxeuaT; va«iTiX(aiv. -/-jV. 'Il ce TotJ yj'jLepoXovîou ctciOeatç xai ciopOoiciç Tov ypovov dtvo)[jLaXia;, (piÀo^O'^r/Jeica /api£VTo>ç Trjç Trepl ut:' aÙTOvi , xai XaCouaa, yXa^'jpwTaTrjv TiapîV/e /peiav. Où y^p K-o'vov xoTç TraXaioTç ttocvu ypovoiç xexapaYixevaK; i/pwvTO 'Pojaaîoi Tc'Xoç £v Taîç TÔiv xat Tocç (Jt-Tjvwv TTCWXEvai Toîç /po'voiç wpaç, aXXà xai 7:£pi x*?)V, oî jjLEV lEpEÎç (jLOvoi wcts Taç Trpo; tov iviauxov TrepiGOOiç, lopxàç, oT:o9£pou.£va<; xaxà [xtxpov, £Îç T7;v Ouaiot; evavTia; Ixre- tote ojçav v)Xia- aXXoi TravTaTraci toutcov (xcuXXoyiVtio; e^/ov, ol TOV xaipov [xrjûEvoç TOV £{jlSo'Xiu.ov E'.ooTEç, xai £;ai:pvr,(; c' 7Tpoy;cOr,a£VO'j TTpoaEypa^ov (x^va, (X£pxr,oo'vvov* ovo|xa- ^ovTEç, 6v Noixaç ô paciXcùç TrpwTOç £(j.€aX£tv XEyETai xai oiaTEivouaav où ro'ppoj por^Otiav EÇEupwv t9;ç , [xixpiv rEpi xàç àîro- xaxaffTaTEK; TrXyjU.a£X£iaç, wç ev toïç 7:£p exeivo'j Y-Yp^cnroti. Kaîgap ÔÈ , toÎç apiCTOiç twv çiXoco^wv xai qui pussent contenir le grand (xa6"/;u.aTixcov nombre de vaisseaux to qui s'y rendaient de toutes parts mais ces grands ouvrages restèrent en projets. LIX. 11 fut plus heureux dans la reforme du calendrier il imagina une correction ingénieuse de l'inégalité qui jetait dans le calcul des temps beaucoup de confusion et cette réforme heureusement ter: : ; , minée, fut depuis d'un usage aussi commode qu'agréable. Les Romains, dans les premiers temps de leur monarchie n'avaient pas même de périodes fixes et réglées pour accorder leurs mois avec l'année; et il en résultait que leurs sacrifices et leurs fêles, en reculant peu à peu, se trouvaient successivement dans des saisons entièrement opposées à celles de leur établissement. Bien plus, au temps , de César, où l'année solaire était seule en usage, le commun des citoyens n'en connaissait pas îa révolution; les prêtres, qui seuls avaient la connaissance des temps, ajoutaient tout à coup, sans qu'on un mois intercalaire, qu'ils appelaient mercédonius, que avait imaginé, mais qui n'était qu'un faible remède aux erreurs qui, comme on l'a dit dans la Vie de ce prince, avaient lieu dans le calcul de l'année. César, ayant proposé celte question aux plus savants philosophes et aux plus habiles mathématiciens de s^^r: s'y attendit, le roi Numa
  • 219.
    , , ,, , , , VIK OE CKSAR. pourune - 213 grande navi^^ation. si Kl CCS choses ccrlos h fl-j TOU étaient en préparalifs. nctpninrouX^. LIX. 'H Si Siidz7i; xal Stôpdoiviç Tïjç àvej/jtx)('a; par «ÙtoD, cl rtxpéay^s ypiia.'* yiayupwTârvrv. Pw/iarot yàp où de l'inégalité tenips, le ayant clé cludiéo avec-esprit fÙOVOfYjOtlVX '/^XpihTOi^ ùirb consiilulion la et la correction concernant rèv ypojo'j irspl Mais I.IX. (lu calenilrier YifJ.!pooyLOJ , (in un usage ollrit Car fiôjo-j lui ayant pris Honiains non seulement les dans , très coniniodc. temps les tout-à-fait anciens se servaient rûv T3t7; -nspioSoiç de périodes de mois /Jiyjvdjv TSTocpxyfxé-jxiçnpbç tôv svc^utôv, non-réglées par rapport à l'année, WffTS Tàî Ouataç xal ràç ioprù^, au poinl xarà )TtofspoijiVJV.i {n/.pb'j wpxç ixTTfTtTwxîvai fÎ5 les sacrilices cl les fêles, reculés pcu-à-peu être tombés en des saisons contraires ivavTiaç ToTî xpôvoii, aux temps de leur éiablissemenl à}.Xx xoù nipl T-^v mais OUffXV TOTÎ :^A(aX^V ol /*îv ûXXot àffyiioy^TTwç toûtwv ol Si par rapport à la pénode qui était alors solaire, , iravTocTTaTtv ei)(^ov même les autres citoyens étaient lout-à-fait dans-l'ignorance de ces choses , et les prêtres seuls hpiXi fiàvot sachant tiSôrei Tèv xaipôv le temps-convenable, tout-à-coup xal fX-rSî/Oi cl Ttpor,vOr,fxivOJ Ttpo'jiypx^OJ Tèv /iijvx è/iSo/t wov, 3v0/XaÇ0VT;î IJiSp/.YiSo-JlOV ov b ^XTiXibç iiycTat Tipôiroi ir«pl Numa premier avoir ajouté, ayant trouvé ce secours faible Ttopp'ji et qui ne tendait pas loin à l'erreur 7ri>jjtx^uc>«taç TÔç à7roxaTaTTâ»îtî le roi est dit le , /xiy.pù-j «al ou 5iaT£cvouTav nunuiianl mcrcédonius, lequel iijiSx).iîv iÇcupùv j3o/;0î(av T^« le , Nouâj personne ne /'ayant pressenti ajoutaient le mois intercalaire, • [astre» concernant les w{ yiypoLitrxi comme èv TOTç ÎTïpl (xît'vou. dans ILatvap Je, îrpoOclç Ta np6o)r,:j.y Or César ayant proposé il . révolutions - des a été écrit le livre sur celui-ci. le problème /i
  • 220.
    , KAIlAPUi 214 TipoOeic; irp<i6Xr,|JLa I5{av Tivi lilOI. Ia twvUTroxEtuevojv , ^rav&pOojaiv, ûir,xpiÇo)iJLevr,v jjlîXXov x.a't |x^ypi vuv 'Pojuaïoi ôoxoUffiv -/jttov Irepojv Où otvu)ij.aXiav. vop.£voi(; tV àXXà xai Trapà (X71V ôuva{j.iv aÎTiaç • » v; /f'0,»|X4voi c^oiÀÀwOai r£{>i rr.v toi; Baaxa^vouci /.ai Ûapcj- Tzrt^v./i. Kt/c'pojv o'jv ô py^Tojp, û>ç A'jpav «Nai, ^oix£, cpr^^avioç Tivoç aupiov Itv.Tc'XXeiv ôiaxûCYjxaTOç jxeOôowv l;xt;tv /^^r, wç xa toûto Trpoç àvaYX'/)V twv tiicv», ex àvOpojTTOJv cô/o- (JLEVWV. LX. To 8' £(jL'^avèç ixccXicrra [/ïtO!; xa Oavar/;oopov ^tt' avrov ô T^ç ^aaiXtiaç epws içsipyotcaTO, toï; jxèv 7:oX).oîç aÎTÎa Trponr, Toïç OttouXoiç TràXai Tipocpa^iç eCiTrpeTTECTotTTj ycvojxeV/;. KaiToi S' xai Xoyov xivà xaiécTretpav TTpOsîVouvr£< Ti{j.YiV eIç wç £x , YpajjijxaTOJV SiouXXeiiov àXioaiixa publia , , d'après les mélhodes déjà trouvées ticulière et exacte , dont les Ta cùv ^aaiXei CTpaT£Uû;x£voi; hz au- IlocpOtov i^aivoiTo 'Pojtxaioiç temps tov or,ixov otxauTTjv Kaîaapi tt;v Romains , une réforme par- font encore usage , et qui pré- vient une partie des erreurs auxquelles les autres peuples sont sujets sur rinégalilé qui a lieu entre les mois et les années. envieux et ceux qui ne pouvaient sujet de le railler. Cicéron, si souffrir sa je ne me Cependant ses dumination en prirent trompe, ayant entendu dire à quelqu'un que la constellation de la Lyre se lèverait le lendemain «Oui, même dit-il, elle se lève'-a n'avait été reçu LX. Mais la haine véritable cause de sa clarer roi. porter, De là par édit; comme » si : ce changcmeni que par contrainte. la plus envenimée des Romains contre mort vinrent du désir qu'il eut de se faire dé- naquit l'aversion que le peuple et le prétexte le plus lui et la commença à lui spécieux pour ses ennemis secrets d'exécuter leur mauvais dessein. Ceux qui voulaient l'élever à la royauté semaient dans le public que, d'après un oracle des livres Sibyllins, les Parilies ne seraient soumis par les lorsqu'elles seraient commandées par un roi; armées romaines que que sans- cela elles
  • 221.
    , , , , , VIE DE CESAR. '215 auxplus habiles des philosophes des malhémalicieus cl TÛy l/M(Çev ix , mélan^'oa avec les méthodes /xeÇdôsjv dtjà élablics Ttvà îTtavdpO'jJïtv xsl /*5)iov 'Pw/xaloi >f une cerlaine réforme propre tJt'xv et rcndue-plus-exacle itirjxpt6w/;iév*;v de laquelle yji'JjfxtJOi vOv fj^i'/^pi Homains les se servant jus(|u'à préseul semblent se tromper ^oxoOvi 9^â>Xc70at moins que d'autres iieol T/;y Où quant à l'i néi,Ml àvw/Ax^iay. ùlXà xal nxpstyjv cttria; ft-fiv Toutefois i lé du calcul des temps. fournit encore des griefs il à ceux qui eaviaient TOTç j5x7xaivouj< xal ^zpuvo/x£vo(; cl qui iiorlaient-avec-peine T^ sa puissance. OÛva^tv. Ainsi Gicéron l'orateur, Comme ioi/.s ft<( paraît il TiVÔÇ ^YiT«VTOÇ AÛ/55tV quelqu'un ayant dit lîTiffTtX^fiv aujOtoy* se lever le lendemain « Nal , tûv ÔJ( clnjv, jx ^lariy/iaTO; * ieXO/jUwcu'^ /al » « Oui , dit-il comme àvO/S'jjTrwv tojto , [Uir édit Lyre : u : hommes les même recevant la cela par nécessité. LX. 'O 0! e/5Wî iÇct/svâyaTO îtiI LX. Mais T-^5 ^Z7i;r'i:^ aùrov le désir de la royaul» produisit contre lui la haiuo plus évidente la xal OavKTvjydpov et mortelle, TOÏÇ TTO/ioT; pour beaucoup le premier grief, étant devenu il-csl-vrai TrpciirTj a tri a , mais étant pour ses ennemis-serrels TOï^ ci ûrtjûÀoi» np6fx'7ii £JT:pf:tî7zû.rr, le préleMe le plus sj>éci('ux depuis-loni,lemps. Kafroi xal oî Trpo^îvoOvrii txÛtttjv Tvjv rifxr,j xaxésTtïi/sotv tU TÔV iii*{ rà KaiTzct Tiva )^/ov c</x«v, ex yjDa,uuâruv SiSuDd'uv DzpOtiiv ^acvoiTd àXejTCius P^iuat'O'.; Or ceux n)éme qui ménageaient honneur à César cet semèrent un certain bruit dans le peujilc, que d'apri'S les écrits Sibyllins cs forces des Parlhes paraissaient destructibles par les Romains
  • 222.
    KAILAPOI BIOÏ. 216 xoti xataCaivovcoç i$'AX^r,;* Ka(- et; xy)V iroXiv, ixoX|/.r,aav aotov àffTraaacOa'. paaiAta, Tdû àXXtDç dtvc'cpixTa 3vTa Tolx;, aapoç 8è 8-iquou oiaTapa/OévTOç • à/0£(70s(; Ixeîvoç , àXXât Kaîiap xaXeîcOaf xai TTTÎç où Travu «paiôpoç oo5' , Y£vo(X£vr,(; irpo; aùxw £u.êoXa)v xa0£^0fjt.£voç TtpocidvTOiv oe Ty^ywv, £^t, ^S'yiAtl;, tovto 7:avT0)v Euixev);!; Tzior^Sivi. Tiixaç Tivaç uTTcpc&UEÎç * oùx 'Ev 0£ '^/rj^icaaÉvojv, etu/e twv uTrtxTOJv à'ua Sa xai x/jÇ ^ouX^ç ocTrac/jÇ (jlIv çio)- cruYxXr'Tfo urèp tÔ)v xat tôiv (jTpa- l7rou.£vr,<; oO/ Cr£;a- , vaaxôcç, dXX' waTXsp îcuoTaiç Tt^l ypr,u.axi^(Ov dtTr&xpivaxo, cj«TxoXîjç (xaXXov, (xovov XYjc; ^viaae TxoXewç rj T'^v rpOGOÉceo); , àXXà xai xov |!louXr,v, 7xpo7r/iXaxi^O(JL£vr,(; aTÔiXôov eùôuç olç £;Yiv xiaiç CEÏcOai. Kai tovt' oC t^i; {Jir, xal • Un Rome le , ces mêmes personnes qui s'aperçut Ce mot César. osèrent du trouble que ce semblant d'en être offensé, autre jour que le sénat naires , part du décret. Il il jour ne du nom de parmi fut la part roi , , suivis était assis ceux qui n'étaient pas obligés par mais de tous les mécontent. de tous les sénateurs à la tribune, pour les la il leur dit se leur (ju'i augmenter. Le sénat le peuple lui-même personne des sénateurs état , lui fairo ne daigna pas se lever à leur arrivée; et, méprisée dans fil décerné des honneurs extraordi- pas plus morliiié de celte hauteur que Rome peuple, le air triste et d'Albe a roi. César, ne s'appelait pas diminuer ses honneurs plutôt que de qai crut voir xaTr,o£(a{; qu'il revenait donnant audience comme à de simples particuliers, fallait Iv tt; ^o'jÀr 5£ivr,(; profond de chemin d'un les consuls et les préleurs wç w(7X£ xàxsïvov Ivvor'- saluer et dit qu'il lui avait rendirent sur la place, où • litre excitait fut suivi d'un silence assistants, et César suivit son Un ttexi 7rapa(/.év£iv n'entreraient jamais dans leur pays. 5r,u.ov, de rester s'e/- ; , tous retournèrent la
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    VIE DE CÉSAR. faisant-campngnecontre eux 0TpXTiJOfJ.é'JOlÇ «TCt auTO'Jî avec un ovTx âAiw< àvi^txra 217 * [bits roi ces forces clanl autrement invioci César revenant xai K.X(9:(|30{ xaTa6a^.^ovT05 et iÇ ^>6ir;{ tli TJ^V 7td/tv d'Albc dans , àartiaxvôxi èrôÀ/xiQffay la ville, osèrent saluer ils lui roi. Too Ji ù-fitioM otarapxxOi'^TOi, Mais le peuple étant troublé, celui-ci s'élarit plaint oj 8|?y] oiXàù Y.u.'jtï:$xt dit ^aatXs'Ji, KxXaxp' nxp-^,/.Otv où^è de tous ayant eu-lieu sur cela, npbi To'jzo, ytvofiivr,i : et le silence ciwTT^i TiâvTwv y.at ne-pas s'appeler roi mais César où Ttivu |»at5poi il passa-oulrc non du tout rayonnant de-bonne-humcur. ni eù/tr.'y;;. Puis dans Ey o« eruyxAiQTW les sénat le sénateurs ayant décorné à Ttvàç Ti/iàç ÔTtîpyuîïi eTU;^« /isv xa6i^d,oL£voç il lui certains honneurs excessifs, uTrèp Tûv rûv tymSdAuv* 0£ se trouva siégeant sur les rostres vnxruv : et les consuls xal Tcjv arpotTriyciv et les préteurs TzpoytÔJTu-j venant-vers lui, â/jia os T^î , et en méme-lcmps aussi le xal ^ou)./;; à7tâoT75 sénat tout-entier suivant, é7ro/i£v>:;, les où;( ÛTTîÇavaffTàî, César ne s'étant pas levé, àAAà mais SiSTZtp xprifixxil^bit comme donnant-audience Ttfflv lOtcôrati, à de simples-particuliers, àTTSXjOivaTO rà^ Tt/iàj répondit ses honneurs cîïdOai ffUTToii^ç avoir-besoin de diminution aâiAov plus que de surcroît. :Ç npojOijsoii Kal toOto ou ^ouii^v non seulement le S-fifxov mais encore peuple, à>/à xal ràv Wî rr-Ç Et cela chagrma :^v^affîv /Xo'vOV TTJV comme 7xdi£W{ Tt/90Ttl7>axtÇo/iiw>JÇ iv T>î ^ou)>5 • nxpxuivîtv sénat, la cité étant outragée dans le sénat et fin le ceux à qui il était-possibld de ne-pas rester s'en-allcrent aussitôt :
  • 224.
    KAIÏAP02: 218 iilOZ. ffavxa, 7rapayp9iui.a (xèvoixaûs xpaiTEffOat aCXouç , à^aYaYûvTa tou y.ai ^o5v Ttp^ -roU xpa-^ï^Xou to îtjiaTiw, a>< ^Totuoç cfr, pouXo|i.evw t),v (jtpaY^jV 7rap£/£iv SaTcpov cl rpo^astZ^ïoOai Tw r^ voaov ou • £ydvTO)V, ^Tav jxévYjv ra/u y^ eOêXeiv t7Taa£vot ô:aX£YojVT2i Trpo; To oùx o* £Î/,ev vov auTov u7:£qavac7T9ivai (JL£(xvr^(r/) LXI. Kaio-ap wv, cEaoTOv j xai xrra- Xeyou^iv utto to'j twv 5i).wv, BàXêo'j xaTa(r^£Or,vai tpr^aavToç' o-jo' à;iioGr£iî; wç xpsiTrova Ocpa- » 'ETTiYivETat TOUTOiç Toîç apytav 7rpo7r/;Xaxicu.O(;. 'Hv (jlÈv rpoaxpoucaaciv Y^p "/l Ttov o tcÛv Aou-EpxaXtwv dans un morne silence. César s'en aperçut lëte baissée et c£it>- outwç, dXXâc xat Travu pouXôfxs- xr, jîouXr, fAttXXov S; xoXàxojv, KopvTjXiou 7r£U£ciOai aAÀi ^'/J^o^fy y.ai 7t£picp£po[Jt.£VTr)v êÎXiyy^*^? £7riff7:ôt(76ai Xa(x6av£(jOai. «Où àrptoeiv twv outwç aî^Crjcriv tv;v sur-le-champ dans sa maison; là, se découvrant la âop-rr cHait il ses amis qu'il était prêt à la présenter au premier qui voudrait frapper. Enfin ôte à il , lent debout devant une assemblée nombreuse; saisis fls , tiges qui les privent de toute connaissance. Mais cette excusa ils Balbus , avait voulu se lever devant le sénat; et qui lui dit • lez-vous rejeter les LXI. Après avoir fit : o il en fut , éfiit em- Gûrné-- Oubliez-vous que vous êtes César ? el voo- honneurs qui sont dus à votre dignité? ainsi per- éprouvent des éblouissements et des ver- pêché par un de ses amis, ou plutôt par un de ses Qalteurs lias le d'abord d'un tremblement général il ù s'excusa sm* sa maladie ordinaire, qui, disait-il, ceux qui en sont attaqués l'usage de leurs sens quand fausse, car et renirj , gorge, sry.- mécontenté tous les ordres de « la ville , il encore aux tribuns du peuple un outrage sanglant. On célébrai»
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    VIE fjLtrài îttv^i xarvjyîcaî * 219 ci.s.vR. ui: avec unluornc abattement dj7TC /al £/.iîV9V ivvOïjTavTa /'ayant au point celui-ci aussi nxpax/2^>x remarqué 6ur-lo-cliani|> d'une |>«rt /xiv T/5X7T£aOxt o'aXOI être rcluurné ù la maison xai ^oâv Tt^ôç Toùç yi'iouç, cl crier à ses àrrayayôvTa rd eii rabattant son manteau Je Jestius î/A«tT(Ov TjO T/3axyj).ov, amis , Sun cuu, qu'il était priît Ttvpiyii'j Tr;v j<fuyr,-j Tù ^ou/o,uivM * v7T£poj ûi 7r/5«j>aa(Ç«aOai • TI^V VOTOV piéscnler à luais ensuite prétexter sa malailie car il : disait la sensibilité de ceux étant oùx cOi><tv xrptfUÎVf Ttpo; o//ov ainsi ne-pas vouloir rester-en-rcpos lorsfjui' se îtaisywvTat ^orge la à celui vnulanl /rn/iper ils lenanl-dcboul parlent à la nmltitudc, mais elle agitée rapidement et eniporlée-ilans-luus-les-sens xai !zspifîf>ouhr,v iiznizxadxi eiit'y/ouj exciter des vertiges x«l /.aTa/x/xSiviîOzt. et élre saisie. Ta Or ûj OJ/ oÛtwj, î'x-'*' cela n'était pas ainsi, àiià xal iîyouTtv mais n]éme on auTov |3ou)ou£vov Trâvu lui Ùir«Çxv«ffTrivai se lever devant le sénal T/; jSo'ji/j dit voulant tout-à fait avoir été retenu Ùtt© tou twv ^tiwv /iS/iov 5c xoii/.wv par quelqu'un de ses amis, mais plulùt de ses llallcurs, Cornélius Ualbus « No (pii dit : te s<tuviendras-tu-pas étant César, wv K.aÎTap, et-ne jugeras-lu-pas-conv<Miable toi-même élre honoré xpiirzovx tç LX.1. O ; » iTp(mr,XoaiiaftCi comme supérieur? LXI. L'outrage XCài cr,u.ip/(tiv fait aux tribuns ill(y(v£Tai vicnl-aprt'S CCS Hv ;*èv yà^ i^ £03t/; Car oili-nsi's. c'était la f«Mc »
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    KAISAPOS BI02. 220 irepi ^ç TToXXolYpdt'^ooTiv w; TroiuÉveav xo T:aXaiôv xai Trpoav^XEi toîç 'Apxaoïxoïç Auxotioiç. Téuv x'xi tc o' toYtvwv v£a- t);v àvi viffxwv xal dpyovTOJv iroXXol ôiaOeouaiv iXr^f ttoXiv yvjxvot (jxuTEai Xaaioiç Toùç Ijjlttoûwv IttI 7rai5i5 xai Y£^>wti Traiovrt;. TauTa Kaîffap twv êOeScto, xaOv^ixevo; Itz ypuffou, Opiatxêixw xoctAw x£Xoau.y,a£voç. ôpOaOV TOJV TOV ÎSpOV VjV EIÇ XOtl lu-ÇoXoiv £7:1 oiçp«Mj twv Oe^- 'Av-rojvioi; 0£ vip 07:aT£U£V. û; OJV ayopàcv £V£êaX£, xat to ttX^Ooç aùxco (TTECpavw Sot'^vyjÇ 7r£pi7r£7rX£Y,u-£vov JipEÇE 2i£<7Tr, Ç£pwv , cIç "T/iV oiac-/;jxa xw Kaicapi. Kai ytvE- Tai xpOTOç où Xaarpoç, àXX' ^Xiyoç Ix 7rapa(7X£u9i<;. 'ArojaauEvo'j oè Tou KaiGapoç, étTraç ô orjaoç àv£xpoTY,(7£v povTOç, ôXiyoi, xat u.^ o£;au.£vo'j T^ç TTcipaç EçsXEyy ou.£vr,<; KaTcap , raXiv , {jiv • a-jOiç 5s 7:po<T:j»£- OCxoi 5e 57:avT£;. àvidTaxai, xbv c^i'^oi- vov EÎç TO Ka7riT(oXiov àxEVEyOrjvai XEXeuTaç. 'HoOr.ffav os àv- la fête des Lupercales, qui ment une de bergers fête , , selon plusieurs écrivains, fut ancienneet a beaucoup de rapport avec les fêles lyciennes en Arcadie. Ce jour-là les jeunes gens des premières mai- sons de Rome et la plupart des magistrats courent nus par la armés de bandes de cuir qui ont tout leur poil, et dont en s'amusant, toutes à cette fête , assis les dans personnes la qu'ils rencontrent. , sage , la , , assistait lui lui la donner pas- battement de mains César le retentit d'applaudissements universels. épreuve des dispositions du peuple , il ; César re- peuple applaudit. présenta une seconde fois le diadème ; un de arriva sur présenta un diadème enlacé d'une et à l'instant tout le personnes battirent des mains était , il qui avait l'air de venir de gens apostés main d'Antoine, lui ouverte pour la foule se fut laurier. Cette tentative n'excita qu'un sourd faible et Antoine que s'approcha de César et il branche de poussa et César en sa qualité de consul ceux qui figuraient dans cette course sacrée. Quand , ville frappent, tribune sur un siège d'or et vêtu d'une toge de triomphateur. Antoine place publique ils , très-peu de et repoussa encore Convaincu par se lève et , et la place cette double ordonne qu'on porte ce diadème au Gapitole. Quelques jours après, on vit ses sta-
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    , , , , , , , VIE DECESAR. 221 TÛy Aou7T;|5xa)cuv des Liipercalcs ntpl sur Ia(iucllc plusieurs écrivent T^î TioX/ol 7pâyou<Tiv <w{ tirj rb itxXxtbv "noi/xévuv xv.( Tt que c'était l'ancicnne/i^re des bergers xal , et en quelque chose aussi rapporte ir^OTYJxci elle se ToXç A.jxa{oii ÂpxaSixoTi. aux fêtes du-Lycée d'-Arcadie. Or plusieurs des jeuncs-{;ens nobl.M UoXXol Sk Tûv vsx'jIvxwj e-J'/îvoiv el des magistrats xal àpxô-JTbiv SixQio)(n y)fjLVol àvi t^^v :rd)iv courent nus à travers la ville frappant ceux étmit devant eux par plaisanterie el pour rire nxlovrei toùj t/xTTOOwv inl TzxiSiû. xal yiiciJTt ffxÛT«ff{ Aaff/oc^. avec des lanières garnies-de-poils. KaTffap èOeâTO raura, César regardait ces choses, assis aux rostres xafl>5/*fvo» «tI tûjv è^aSôiwv «Tri sur un siège d'-or, Sifpou xP^^°^ » xsxoafJiyifjiivoi Xvrdjvioi Si xoï/zw OpixfA&iAÙ, r,-j sT? Tûv dedvTwy tôv Spà/Mov ïtpo-j tii 7r,v ùyopk'J Donccomme déboucha sur la place, comme la multitude il et xal To nX7,0oç S tirer] : de ceux qui couraient la course sael en eQel il était-consul. ' xal yà^ ûrrâTSUîv. ûç OJv iviêaisv paré de l'ornement triomphal. Or Antoine était un [crée so sépara devant lui, cxvTiô fipuv StxSrj/xx portant un diadème TrepiTTCTricy^uivOv vrsfx'ju 5â^v>;ç enlacé d'une couronne de laurier rû Kxiaxpi. ôîpi€ Kal xpoTOi il le tendit à César. Et un applaudissement a-Ueu yc'viTat où Aa^iATrpoî, non éclaiani, àAià mais faible par cabale. TOÛ oit'yoî Ix nxpx9xejr,i. ^£ ILxisxpOi XTZU7XfJ.éJ0> ôcTias è Sr,fj.Oi xytxp6rr,7e , ' Mais César /'ayant repoussé tout le peuple applaudit : npo9fipovroi oi xZdii, etj4/ifoj/ie/eprésenlantde nouveau, OÀr/oi quelques-uns applaudirent xal , fii] et César ne /'ayant pas-reçu Si^xfihoyJ, itxXiv xnx-jTti. de nouveau tous applaudirent. OÛtw ôîttîç Ttf tpaçiÇeisy^^ouiv/;^, Hxlaxp fiiv àviaTXTxt d'une part César se lève, xfiî'jaaç TOv rrifxvo/ ayant ordonné i-nt-jixOr/^xi tii TO KaTTtToiAtov. être portée au Capitole. Av^piâvTCf 5è aùroy D'autre part des statue» de w|p9y;va>/ àva^c^f/Aivo* furent vue» enlacée» , El ainsi la tentativeétanl condamnée, la couronne lui
  • 228.
    KAIXAPOX BIOÎ. 222 aoTOu oiao/'actTivàvao£^£|A£vot PaaiAixorç* xai run îpiavTEç Cuo, 5ir)(ji.apyo)v xai MapuÀ).oç, iîKXOôvTt; «néoTTa-ra», <I>).otouto<; ^TiAea xal Toùç a.^TTacatuvoyç povTEç, àTrTJyov eîç to KaiGotpa tov '0 5c<7|x(i)rr'piov. Ce. 7:p(.>Tou; t;r>~ or^uoç eitteto xporwv, xal BpouTou; à7r£xaX£i xouç avSpaç, 5ti BpoÛToç ^v 6 xaTaxu- Twv ^aaiXEOiv Siaooy ffaç T'^jV o9)|xov V x*^ "^^ xpaxoç £».!; ^ou)vr,v xat £X {jiovapyiaç xaTaaT/^craç. 'Etci touTw Kaîcap Traoo^uv- twv repi tov Mapu/.Aov OeIç, xr;v [xiv ap'/r,v àcpsîXsTO xarr^Yopsiv auxtov aaa xa xov Jyjaov l^uCpiJ^oiv, sv Oc 770/.) 'ixi: tw Bs'/j- TOuç T£ xa Kuuaiouç* aTTExaXEi [touç avopaç]. LXII. OuTW xpfiTTOvTai icpoç û-^j Mapxov Bpoîrrov et 7roÀ)jot, YEVôç fx£v IxeîOev Eivai Goxouvxa rpo; 7rax£poiv, xai to ar,xpo<; S' aTto SEp^tXtwv, oixiaç Ixspotç £7riï»avoûç, vaaÇpov 2e xat «oeXoiSouv Koctwvoç. Touxov [aev xaxaAucïiv x^ç {Aovap/La; t^uÔâuvov Où /otpixeç. Marullus cl , bandeau royal , ils : rpoç iq laurovî opar.Tai rapà Kaicjapoc xioal xai ^apcaXov àizo x9jç Floa- deux tribuns du peuple , Fla- allcrenl sur les lieux, et arracliereuL ces dia- dèmes. Ayant renconire ceux qui roi a'i ycLp fxovo"» icwô"») TTEpt tucs couronnées d'un vius "ïrpcK les firent arrêter et les premiers avaient salué César conduire en prison. Le peuple suivait cet magistrats en ballant des mains, et les appelait desBrulus, parce que anciennemenl Drutus avait mis lin à l'autorité monarchique, et transféré le pouvoir souverain des rois au sénat et au peuple. César, transporté de colore, priva les tribuns de leur charge, et, en se plaignant d'eux publiquement, lui-même, en les ne craignit pas d'insulter il le peuple appelant, à plusieurs reprises, des Brutes cl des Cuméens. il LXII. Cet événement attira sur Brutus les regards de la multitude; du côté paternel un descendant de l'ancien passait pour être , , autre maison neveu et gendre de Caton et devait naturellement désirer la ruine de la monarchie mais les honneurs et les bienfaits qu'il avait reçus de César émoussaient ce désir, Brutus , et non moins , par sa more illustre : il , il était de la famille Servilia était d'ailleurs , , ; et l'empêchaient donné la vie de se porter à la détruire. après la bataille de Non content de lui avoir de Pomnée et Pharsale et la fuite ,
  • 229.
    vu: DK CKSAR. Kxi^ypx rbv : liibims, cianisurvenus les arrachcreni» xxl èÇ«u^dvTf{ T/9WT0UÇ (les Flavius el Marullus, lniÀd6jr$i ÙTiiTKxvx'j ro'J^ doux <'t MipvXXoç, ^Xxo'JÏOi xal royaux ili.nlèmes (le y xi SJO Tfijv Qr,fixpj^'j)v 223 ayynt trouve et les ài.Ti:xvxfiijoii |5ajt)ia, premiers qui avaient salué (>6sar roi les einnicncrcnt en prison. 'O Ji 5>î/«ot Mais îTttîto yporCJv les suivait c;j , le peuple applaudissant, hommes x-x ct.nfn.iXti tO'Jç '*v JoxçB^ovrovç et appelait ces ivt Bpoî/TOi parce que Brutus ry xaTxiûffaç h Drutus , était celui atjanl brisé la suceessi^in des rois xal xxTaoTïJffaç rè xpàTO? et ayant fait-passcr ix/iov«/5x^3tî«î>t^oulî^vxalo^/xov. de la YixXixp nypoX^-iOiii tovtw £:rl , le pouvoir monarchie au sénat et au pruCésar irrité pour cela plo. , [ d'une part enleva la charge Tfiv itepl Tàv £v 5i Mâpuiiov* à le àir»X'i).£t iTo).Xâxtç LXII. OjTW JoxoûvTa [toÙç âv5ax^] Ku^atou^. 5iC Ot ToéTTOvrat irpbi il à sou collègue D^o'jto aussi insultant appelait souvent [ces LXll. Ainsi donc ', npbi nxTÎyjrj se tournent vers la plupart Marcus de la famille de ce-côté-là el , [les Brutiis) par sa mère (le la famille des Servilius, i-ripyi ol/.lxi inifx-jo'ji, autre maison illustre, yxfi&pb'J Si xal àJîi^t^oOv et KâruvOf. de Caton. Vl yutèv Tt/«al [al] xal )^y.ptTs; nxpx Raioxfoç i^jUSiuvov TOÛTOy hpfiY.ixi ÎÇ éauToO de plus gendre et A-la-vcritéles honneurs et les faveurs émoussaient celui-ci l'em/j^c/ia/i/ dcs'elanccrde lui-m<inv» vers Où yào Car non seulement juo'vov è»rôd/7 tc<b} «frâp^aiov neveu reçus de César it^èç xarstiurtv rrfç fxojxp-^ixi. I Hi utus qui paraissait être par se« pères yévoç ix«ï9tv, lepèiXiwj hommes] Cuniécns. xal TÔ nphi ftrjrpbç 5è xTib : peuple, ot Brutes et TTOi/O' Mioxov /xsv civat et cn-mème-temps 5_aa xal èyuopiÇwv B/50JTO'J5 Tî xal Marullus d'aulro part dans le accuser eux /.xrr,-jopil-J c'.vT'Jûv T'Ii la destruction delà monarchie. à Pharsale il avait été »auv«'
  • 230.
    , KAliAPOi BIOI. 224 irr^tou àXXi xa jjLevo;, Y^av "^^^^ ^^i^frS) £|jL£XXev £i(; i7ric}>av£aTaTr,v wç5ixaiOT£pa £t7r£Îv, XovTtov Tivcov Tov àvooa, 7rpaTT0(X£vr,<; àXXà TOU GtOfJLaTOÇ T^ XeYOi Ka^cioç, jxèv ttote OlY^V xot'i v.aCaX- cuvojaosia;, t^ot) xy;? /.Eip'l At- Trpori^r/jEic;. BpouTov oùx àv TuapO.Ooi. Kai aCiToç [XEVToi uTraTtutiv ô' e/vOtCev, TETapTov £TOç, EpicravTo; Kaaciou YExai Y^p ô Kaïcap TrpOGTEGyEV, {ao>7ev £;atTr,i7d(- tl/t ixeyotXyjv Trap* aùrÔi. Ka'i <r:&aTr,- tti^ttiv £V Tolç TOT£ TTjV ix£v xôJv iTrir/jOtîojv 7roX)>ou<; E^pTj o'j TTpÔç TOÙç OIX- oaXXovTaç* «'Ava(i.£V£i touto to cojaa BpouTOç», wç a;iov u£v ^vTa TÎjç àpx_v;<; Si' àpsTTjv, Sii Si ttjv oL^y/^y oux àv à/apisTov xal 7rovr,pov Yevo(X£vov. Oi oà [AOVOV £X£ÏVOV TTpWTOV àTToO.ETTOVTEÇ tJ SiaX£Y£aOaf vuxxtop xat TOV Sicppov, tyjç (X£Ta6oXr,<; l^piÉoevoi xa'i Trpôç xaTETriixTrXacav oi ans après; to lui wv r^v zh, 7roA/.ot César , ,^^;jt.a conférant celle année la préférence sur Cassius, son compétiteur, quoiqu'il avouât que Cassius apportait de meilleurs titres; mais pouvait le faire passer avant Brutus dernier comme engagé n'ajouta pas avec la foi main : « dans , dit-il aussi mais que pour régner fixés sur qxii il , , ; et fin le de ce corps. , lui il il » Il faisait et criminel. et qui avaient les ; Ce- yeux plus que sur tout autre en parler ouvertement; mais couvraient le tribunal et le siège où , du corps rendait digne de régner un changement lui ne il dénonça ce lui se prenant la peau , attend la ou du moins sur n'osaient pas, à la vérité lorsqu'on ne deviendrait pas ingrat désiraient Brutus seul , la conjuration qui se tramait déjà à cette accusation Brutus : entendre par là que la vertu de Brutus pendant ceux en- lui avait plus honorable, et le désignant consul pour quatre donnait lui il en , OÙX ItoX|XOJV Yp2t[jL{jLaTt«v sauvé plusieurs de ses amis , core témoigné la plus grande conGance même la préture la }JL£V oO GTpar/îywv l/pr^aocTi^EV £cp* d'avoir, à sa prière aUTO) , rendait la justice teur de billets conçus la plupart en ces termes : « Tu la nuit ils comme pré- dors Bru- .
  • 231.
    , , , , , VIE «no f uy^î Uo/M-nfitov (9U7C , , 525 CHSAU. Dli après T>îî 9jSt , Pompée, lafuile tic nun seulement et il avait 8aué TtoXWui Tûv iniTrjoiiuv plusieurs de ses amis 4ÇatT/j»st/*«vo{ /'ayant demandé à mais encore un grand JUCydtXïJV 7T(»T»V. Kal «)ia6« fikv arpaTjjyfav T1ÎV CTTiyavîTTâTïjv éa«»e rctli pour , eîrrîîv , /iàv Cq^ César q„g ojx iv :Tapi>Oot B/soOrov. jjc Kx^ Et un-jour TTOTC xat' Tivuv SixèadXovroiv tôv ixvcpx, « » ài>à Or/rh-j w? ovTa conjuration déjà se faisant n'y lU-pas-attenlion, mais toudiant • àv3f/x£Vîi il (Jii comme ûtà àptTYiv , main » , pensant celui-ci étant digne du pouvoir par sa vertu, OJX âv Sk y<vd/x£vov mais ne devant pas-devenir à^âpcffrov xal novripbv ingrat et mauvais dii en vue du pouvoir. Ti^v à-px^"*- 01 ôè èçie'iievoi tïi; (letaêoXr,; xal àîToê/éTrovTeî ff^àv èxîïvov fiôvov •ùx Mais ceux qui désiraientla révoliitifi cl qui regardaient r, TT^ûirov vers celui-là seul ou le premier, n'osaient pas sans doute irôXiio)-^ fjLtv iixXiytvQxt auTÛ* s'en entretenir avec lui vÛXTW/9 5 k mais de nuit xaTCTrt'uTTXaffxv ypa^/xàrwv ils : remplissaient d'écrits Ta ^»;/*« xal ràv 5/^po» le tribunal et le siège, twl oj arpxxyiyû'i sur lequel ètant-préteur il I : attend ce corps-ci âÇiov la à ceux qui accusaient Brunis « IJrulus ffcJ/*a, » rr,i àpX'i'A même quelques-uns homme son corps avec Toùç ôta6âi)ovTx^ fiiv pourtant passorait-pas-devant Brulus. |a ffoi/xaroî Ti^ Xï'," Bpoûroi des choses plus justes, lui accusant cet npxTTOuîjrii, iTjvu/jLoiioii YiS^ TzpQvhxs'* toOto tô (/"alors, devait étre-consul est dit avoir dit disait ifv) itpbç il que Cassius il-est-vrai u-jTÔi /xcvTOt ToO reçut une [tréture quatrième année la Uyoi ûtxxtoTC/sa, o'j il qui rivalisait avec lui. KaTcap >iy£Tat wç Kâ97(0{ rr,<; lui avanl été préféré à Cassius ip^javTo;. 'O yùp de honorable parmi ceux la plus d'autre part 7rpOTc/x>îOi(î Raffff/ou César, avait auprès crédit. Et d'une part TOTî, 5e û:raTîûetv TirapTov £toî tli h il ViK DK CisR. dunaait-audience : 15
  • 232.
    , KAIZAPOS bioz. 226 TotauTa wv • n KaOtuoEiç aÔTotî, (xaXXov xa Y^ BpotJre xa(* » • Oùx « Siaxivo'jjXEvov tovKoticrapct Y£Yp5[JLU.^vot(; SeSYjXwxafxev to ^iXotiuov y,<7Uy(^r; *. Ei/c jxivTOi xai ci' (nryj/wtç <j*0>ou(; (paiv£Tai PouXo{jL£vo; Gixîv Kacaio;; l|xo (xÈv » T© aÎTiaç, $; £v toîç ttcoi Si' Kaîcrap auTov, w;t£ xai Ttpàç touç Xiav w/^poç wv. B^ouro^.» eT 7rpoT£pov IvéxeiTo xai 7rapo>;uv£v, aùrô^ îdi« r» (/.(aouç £/o)v Trpoç BpouTou ô w a'cCojxevo; KctTCioi; ô , eitteIv 7:ot£ • a T( yip ou Xtav àpecxci, OocXiv û£ XÉyETai, rept 'Avtojviou xa AoXo^£X)wa wç StaêoXrjÇ Tcpo; auTOV, v£Ci>":£p(Coi£v, IXOou<jt,ç , Où -jntvo, çavai, TouTOuç Ot'Soixa touç Tra^cîç xa xojxv^Taç, jxîXXov Se tou; wypoùç xa XetttoÙç LXIII. 'A.Xa* £0iX£V Elvai TO 7r£7rpo){jL£vov cpavrîvai XsYOucrt. tus >» , ou Tu M : Kaaciov X^ytov xai Bpourov. IxeCvou.;* ouTw; à-po70oxy,TOv w; àcpuXaxTov où/^ IttcI • xa (7r;a£Îa Oauttacri xat ^aojxarrtx [xàv ouv o'jpdtvia xai tuttouç vjXTwp toX- ^ÉXa n'es pas Brulus. Cassius • , qui s'aperçut que ces reproches réveillaient insensiblement en Brulus un le pressa lui-même beaucoup plus qu'il n'avait avait contre César des motifs particuliers fait fait de gloire, encore; car il de haine, que nous avons connaître dans la Vie de Brutns. Aussi César, qui avait des soup- çons sur son compte , dit-il un jour à « que projette Cassius? Pour moi t trouve bien pdle. » et Dolabella « ces « vif désir Une il , ses amis ne me : « plaît Que croyez-vous guère, car je autre fois on accusait auprès de de tramer quelques nouveautés. « lui Ce ne sont pas Ii Antoine , dit-il gens gras et bien peignés que je redoute; je crains plutôt ccj hommes pdlcs et maigres. LXUI. Mais l'éviter ; celle il » Il est bien plus de César fut , prodiges les plus étonnants. désignait Brutus et Cassius. facile dit-on A , de prévoir sa destinée que de annoncée par la vérité , les présages et les dans un événement de celte
  • 233.
    , , VIE DE CESR. £y TOiaOTx* TOCitnï).i. T/V 257 desquels <lrrt7j la plupart éUiienl Tu • Cl Jiirs, 6 lliulus « : Tu : tels: a n'es pas Drutus. » Par lesquels Cassius ayant remarque' l'ambilion de celui-ci excitée dnuccmenl, insista et r;iijîrit plus que auparavant, lyjùf^ ayant aus>i lui-même en-particulier xxl aÙTà{ î^^a tI filvo'jç rèv f^'Ai j-py. TT^cioç Iv TOTs ysyax/x/iivotj sur Brutus. B^olrou. iripî une part d»' haine contre César pourdrs motifs, que nous avons indidans le livre écrit [qués Cependant César avait aussi celui-ci en suspicion. irrî xxt au puint izoTt iÎTcstv même à ses amis « Tf KX77C9Ç • iv it'av ù/pôi. ijxol ).(xy, car il vous voulant? ne plaît pas certes à moi trop étant trop pilo. » » Va une-autre-fv»is Ili^tv J« Aiyerat est dit, il une accusation étant venue à ic£pl AyruvtO'j xal AoÀoC4XÀ.a, i{ v£WTepiÇot«v, « Oj ciSoix'x Trâvu, lui sur Antoine et Dolabella que ^xvxt, dit Quellfi chose Cassius parall-il à •ù fiiv yùp àpiv/st un-jour avoir : « ils médiiaient-un-changement, Je ne crains pas du tout , avoir dit, ceux-ci les gras XX l xoa»iTaç cl , bien-peignés, Ià5d)9'j et Ltetvouf mais plutôt ceux-là TOÙÇ dypo'ji xxl iiTTTOJj* » les pdlcs et Xiywj Kxïïtov xxl D^oOrov. désignant Cassius et Brutus LXIII. 'AiU Ta LXIII. Maislac/ioje focxcv oùx jlvat «."nefiioo/rro-j kmï û( s^uXxxrov • xxl ffTJ^UlîX M,x fàvfixrx ^xy^vxt. -.n semble n'élre-pas in.itlendue ainsi comme elle est inévitable : puisque on dit Xl/O'jat Oùx aÇiOv : arrélée-par-Ie-destin ittTtpuij.ijO'j OWTca( minces OxU/lXffTà fiiv tjv fiir,fiO'iVJ9Xi rrltxoÛTO) Ttâôft et drs signes prodigieux et des apparitions s'être Il n'est montré». pas digne certes de rappeler à propos d'un si grand malheur
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    , KAiiAPOi bioî. 228 xa xaTaipovTaç Xaj^^ouoia'^£po(X£vouç, Oaç , oOx a;iov cpiXoffOcpcç IdTopEÏ 7ro)vXoù(; [x£v 5' àvèpôç otx£Tr,v ix c/£iv xaxov xov avOpo)7rov. (jt,r,§iv , ^TpâCury* ^* àvOpoWou; oiaTcupouç iri^epo/Eipbç t9)ç 6pw7iv w; xat Soxeîv xai'eTOai toi; TToXX-^jV «pX^oya, ÈTrauffaro Ipy^acroç ipvi- TraOsi tt,/.ixouto) (xvT,(xoveûaai. ^tt'i ucvouç cpav^vai, arpotTioiTou ix^aXeîv ayopiv eî; Autw C£ o' KotiTorpt OuovTi T/jV xapoiav à'^avv) y^vEcOai toI; cOrjvai To T£pa<;* où Y£ ffucTY^^^i ^wov àxotpoiov. (xavTiç :^(U£pa (xap-riou KaÎGap (JLCicVTSl ^^<y^y)(r^ jxr,voç £1; tv^v Ça(JL£VOÇ* « , ffuY^^'^i'O''» Aî (JL£V «Na Trpbç auTOv eitcoi* importance Etûoùç r,v , oi£;io'vt(«)v, ' les feux célestes Sv) airôi tiç ty;*; r,u.épaç, àaTracaaEvoç rpocraiçeie [XOCpTiai £1001 TTapElClV Trapsiaiv, àXX* les bruits , wç 'PojixaToi xaXoûai (puXaxTEcOai xivouvov IXOoucTjÇ ce 7rpo£t7TOi u-Eyav TW 9^><7ei TauTa ttoXXwv àxoudai E(7Ti ôs xal TTpoïcov ô y*? *v îspeiou, xal Setvbv vofxi- oij * 6 0* « rotpsAr.XuOa^i.» nocturnes qu'on entendit en plusieurs endroits, les oiseaux solitaires qui vinrent, en plein jour, se poser sur la place de Rome ne , pour être remarqués. Mais vit en l'air des hommes de valet d'un soldat que sa main en trouva que oflrait , feu serait brûlée; l'homme marcher n'avait car , il philosophe uns contre les mais quand la les autres flamme eut cessé, aucun mal. Dans un on ne trouva point de cœur à le plus effrayant le , ; on le de sa main une llammc très-vive; on crut jaillir fît sont pas des signes assez frappants au rapport de Strabon , sacrifice il se que César la victime; et c'était le prodig<' que ce viscère manque est contre la nature à un animal. Plusieurs personnes racontent encore aujourd'hui qu'un devin avertit César qu'il était menacé d'un très-grand danger le jour des ides de mars; et que ce jour-là César, en allant au sénat contra le tion « ; « devm Eh bien , le salua ! voilà les ides tranquillement le devin , , et lui dit , ren- en se moquant de sa prédic- de mars venues. elles sont , venues , — Oui mais , elles lui répondit ne sont pae
  • 235.
    , , , , , VIE DE CESAR. 9iXa. Oupi-HX les XacTÛTTOUî OfX'^ipOflhOMi , 229 météores célestes et les bruits se transmettant tle-nuil cn-j)liisieurs-ondroits oiseaux solitaires xal Spvtdaç IpT^/iOUi et les xarci.lpovT'Xi et; ù.-fOpi^. s'jibaitant sur la placo-publique. Mais troAAoùf /Aiv àvQpdinoMi Sitt.n'jpo)i le philosophe Slrahon raconte d'une part plusieurs hommes de-feu avoir paru Inifepopiéyovi se portant les uns contre les autres, olxirriv Si d'autre part le valet homme àvSpbi orpaTtcÔTOU d'un ixiaXtlv èx n^ç X"/'^» avoir lancé de sa main xaJ ôox«Ty xa^taôai une grande flamme, et paraître se consumer TOtç bpôJniv * à ceux qui le mais des que ûç o( CTraûffaro » Tôv (xvOp(tinov é^civ fj-rjoiv /.'x/.à-J. Kalactpi ôc aùrôî Oûovri Ti^v soldat xapSlxv ToO lepetou yeviffôat à^av»| voyaient : flamme eut cessé l'homme n'avoir aucun mal. Puis à César lui-même sacriliant le cœur de la victime la avoir été invisible, xal Ta T^pst; vo/itff6>îvat Sitvo-^ ' et le signe avoir été jugé terrible : car un animal sans-cœur ÇûOv yà^ àxâpStov ou ye TUTT^vat âv ^ûjet. ne-pas devoir exister naturellement. b9Ti oe xa( axoujsci Il est-possible encore d'entendre beaucoup de gens ^leÇtdvTwv Taûra rapportant ces choses, Ôk Ti; /jtstvTt; Tipotinot aùr'ij ^uÀaTTCvdat [jilyx'j x^v^uvov, (jueunccrtaindevin avait préditàlui rifiépx fxr,yrii /jiapTloJ, le ^v tSJç Pco/jiaîot xa>loOfftv etoo jç " jè Yifxipxi iXOoÛVTiÇ, ô Kalffa^TT/JoVcijv fiçTT^v ffûy/z/iTOV, TC^077ia(Ç£(i TÛ fjLdivrei àaitxai/jitvoi fâfjLtvOi ' « Al iih S-^ eiSoi fxûp-Tiyi irâpeiffiv • de se garder d'un grand danger, jour du mois de mars, que et les que Romains appellent jour venu César allant au sénat, avait plaisanté le devin /'ayant salué en disant 1 auTO» et » que celui-ci avait tranquillement Nxi niptiaiv , « : Certes les ides de-mars sont venues. » b Sk c'Troi Ttpàç ides le dit à lui : Oui, elles sont venues, mais elles ne sont point passé'^s. :
  • 236.
    , KAIÏAPOZ BIOÏ. 230 jiiv tTriaToXi; uttùyPt'Wv,(iarep clwOei, xaTay.£i|X£voç ff(^VTo; (Taç ôi 'k6yr)Uj ttoîoç àpa twv Oavatwv wcnrep elojOei, Trapi t^ Y^vaix, Tw XTUTTW xa Tw dfpa xXafsiv èxeïvov ou -paai T7) Ti TYJ Kaidapoç T7)Tl, T^Ç PooXîjç TOUT* élvap « passées. » sa coutume, «ignatures , La il pendant à'7a:pEÎç û£ cpwva; /.ai Tr;v o-j/iv ']/r,:plçaU.£VT,Ç, axpWTT^plOV il tqv yoip *, U)Ç c£ixvo- At€lO; l5T0p£l • ïooli soupait chez Lépide, où, suivant signa quelques lettres à table. Pendant qu'il faisait ces les convives proposèrent cette question moins attendue. qu'il était » Après souper, couché avec sa femme en sursaut et troublé par donnait dans sa chambre , mait d'un sommeil profund noncer des mots inarticulés le àXX* xaTa^^TiYvujXEvov, OfiaffatA^VT) de ces ides • xocay xa otxi'a irpoaxEitxEvov, oîov £:ri , les portes et les fenêtres s'ouvrirent tout à veillé "îicOtTo , ày^^^^^'i £/ou<7a /.aTcCî»aYH^'^^- etti Taït; Y^vaixi TaunriV ^cVEGÛai veille cr£).r'vr,ç était la meilleure. César, prévenant leurs réponses « C'est la Oupôîv toj àva7r£ijt.7:ouaav Iooxei 5* twv uttvwv KaXTCoupvia "îj xaOeuoouaav, jxsv ffTEvaYfxoùç avapOpouç £X Ol xotji^>|X£voç, xûiv fijxa cpwTi xaxaXa[JiTCOUffTj; Tr,ç KaXuoupviav ^aÔEoic 8' Tracwv cp6^ xa twv Oupiowv ivaTrexavvujAevcov, oiaTapayOei; ^(xa 5(»)|jLaTiou Tifiv dtpnjToç, é(-:rotyT«ç Meri Toûta £;£(pwvr,a£v o'O aTrpoffCOXYjTOç. » ijArt- • il , le bruit et entendit sa , Quelle mort : tout haut dit rentra chez il comme lai à son ordinaire, coup d'elles-mêmes par la clarté de femme Calpurnie ne put distinguer; mais : ré- lune qui la qui dor- , pousser des gémissements confus qu'il elle et pro- setnWait pleurer en le tenant égorgé dans ses bras. Selon quelques auteurs Calpurnie eut pendant son sommeil une autre vision que celle-là; disent, d'après Tite-Live, que le sénat, par : et ; un décret, , ils avait fait placer au faîte de la maison de César ime espèce de pinacle qui en était comme un ornement et une songé que ce pinacle était rompu , distinction et que ; que Calpurnie avait c'était là le sujet de se»
  • 237.
    t , , , , , , VIE DECJ£SR. Or un jour avant, Marcu» I-(''|)i»kis Mctc/.ov AîTriûou «ÙtÔV OJtTTVt'ÇovTOÎ ayanl-à-soupor , el'lOei connue , lui trouva signant des Icllrcj il ftc ivntp 231 étant couche et la , avail-cuulunie il : conversation étant lonibécAiW ceci, ÏTOTOî ''/3X ÛpivrOi TÛV OXVXTWV quelle ejMonclatneilleure (les m<<rts, ayant prévenu tous il « « '0 ànpofioxr.roi. » Merà raOra comme yyvxtxl t7, travûy twv T4Jv xacl L'inattendue. » il coutume, avait auprès de sa foinmc , toutes les portes à-la-fois 0-jpôiv xjjlu Ovpîàuv TOJ OùifJLxriov ivaTTSTXvvuuévojv comités les : Apros ces choses étant couché, xo(/icô//cvO{ SiUTitp ei'iOn itapx s'écria et les fenêtres de rapparlcmenl s'()uvrai:t, , 5iaT«px/9elç «,a« Ta troublé en-m(îme-lemps par le bru il xtvittîj et par la clarté de la lune qui brillait, remarqua Calpurnie ({ni dormait profondément, il xa5eû^o>7«v ^iièv ^xOibKi , et qui laissail-échajtper Je son sommeil Ix TÔiv UTTVWV des mots obscurs xal iTV/ayuo'ji i.-jip9pO'Ji' ioôr.ti et des gémissements inarticulés : or elle send)lait pleurer ci 'Icx xJLxicty ayant dans ses bras celui-ci [Ci'sar] égorgé. 01 Ji yaffi Tx'jrr;v Tr,v tic* où ytviîôxt àXià yc:|0 D'autres disent cette vision n'avoir pas-cu-licu à cette feninie nfj 'prtxir.'.' rt àxpwT/Jctov mats un certain pinacle ^v npov/.si/xtjov oixlx Tf, qTqv tTil était attaché Kxhxpoi, xoTura x«l à la le iii :^ A(S(0; ÎTrooei toOto n.xrxp'prrf/jp.viO'i sénat /'ayant décerné, Comme * K.aA7T0vpviz Osxixixivr) maison de César, tel-quc pour ornement ut dignili*, z:fxvirr,-:<. '-j: î Tiit'Ltvc rapporte : Calpurnie ayant vu en-songe ce pinacle ([ui se brisait, :
  • 238.
    , KAIXAPOI BI02. a3'i V iroTviôtaOai xatoaxpueiv. 'Iljxcpaç ^- Kaiffapo<;, el oîov te, |jt.£V ouv yevofxivy^ç, £îttTO toC tt^oeXOeiv, àXX* dvaCaAécOai t^,» (x-^ (juY)cXr)TOv el oï tojv Ixeivrjç ôvEipwv IXayiTra !j»povTi!^et, <ix^- xal tepiov irept tou ui)>XovTo;. Kïye iJ^aaOai 5tà (xavriXT,; aXXr,ç Ô£ Tiç , wç eoiXE xàxEÏvov , xai (poêoç. Où^Eva yip •njvai- u7ro']/ia xiaixov £v OEicioaiaovia rpoTEpov xaTEyvwxEi TùTE ô' xv;*; KaXroucviaç, lojpa TTEpicraôoîjffav. 'iî; 5à xa TroXXi xaxaOuaavTEç oî Ecppaaav aùxto cuciEpEÎv, E^voi [xdtvTEiç 'Avtcoviov a^EÎvat 7r£{X'|'aç TTjV ffuyxXrjTOV. LXIV. 'Ev 8e touto) As'xitAoç BpouToç, ÊrixXrjCiv 'AXCïvo; wote xai OEUTEpoç TriffTEUoasvoç txiv utto Kaiffapoç, xXrjpovojxoç Kàcffiov fjL£T£)(^a)V ^^ '^°^'î Y^Yp*^^*^> ooêr,6Eiç , gémissements et de ses larmes. Quand César de ne pas sortir, s'il lui BpouTov tov ÉTcpov xai ''^^p^^ cuvcoijLOCiaç TTiÇ était possible tention à divinations « très i ; i mes songes , , César ; il vous sacrifices n'étaient pas favorables , , , les et il et devins tier, et ^ i Cassius confiance et de re- peu d'ai- lui l'avenir. » et des craintes .< faiblesses supersti vivement afléciéc. déclarèrent que les signes un autre jour. LXIV. Cependant Décimus Brutus telle , faites se décida enfin à envoyer Antoine au sénat, pour remettre l'assemblée à César avait une les la voyait alors il conjura elle pour consulter vu dans sa femme tieuses ordinaires à son sexe fjfXEpav ayez du moins recours à d'au- , et faites des sacrifices n'avait jamais , ce jour-là « Si Ces alarmes de Calpurnie donnèrent des soupçons Après plusieurs ">. ajouta-t-elle , T7;v (x-îi, le jour parut mettre à un autre jour l'assemblée du sénat. « aCiTOÛ utt' , , surnommé Albinus qu'il l'avait institué , en qu son second héri- qui pourtant était de la conjuration de l'autre Brutus et de . craignant que , si César ne tenait pas l'assemblée ce jour-là,
  • 239.
    , , Vir. iio^t noTviiiQxi xxlou/.p'jiiv. HfjiipoLi Si ojv npotXdtVj, /*/] ysvofjiivrii oT6v n ' crut se lainenicr et pleurer. pria César de ne-pas sorlir, si cela était possible l'assemblée ii fpovri^ti t/ix^^Tx il 233 mais de remetlre àXXù àvaîxXiiOxi Ti^v (rjyxXr,TOv , , DE CÉSAU. tîllc et fik-j , , Le jour donc élant venu , Kxtjapoî iSiïro ToC» , , et s'il : s'inquicle très peu rdiv ivtlpuv ixtlvini, des songes d'elle, jxipaadxi de faire-des-recherches f-:x ''XXr.i /jiX-JTix?,i |);ir xxl Itpôjv et ittpl au sujet de l'avenir. roû /xi/AovTOç. Or un certain soupçon T(ç 8k ùno-^ix xal <f6toi tiy^i et XXI ixeXvQv une autre divination par des sacritices , w; iotxc. une certaine crainte commeil parait. remarqué auparavant tenaitcelui-ci aussi, HxreyvdJxti yxp npàrîpov (^ir 0jSIvx yuvatx(7/AOV aucune faiblesse-dc-femme nfjç KaiTroupv^xj en iûpx Si TOT» nepn:aOoi7xv. et XXI ol itx-JTfi!^ /j'avait de Calpurnie iv Sei7tSxi/j.ovlXf Clç Si il fait il Mais de superstition, voyait alors elle très-affecléc. comme les devins aussi xaTaôûaavTf; tzoXXx ayant sacrifié plusieurs victimes ifpxaxv aùreô dirent à lui Si<JUptX'J ne-pas-obtcnir-d'heurcux-auspice«, y iyvoi Tztalu^ Avrciviov àftXvxi T^y ffOyxAyjTOv. LXIV. ^1 il résolut ayant envoyé Antoine de congédier l'assemblée. LXIV. 'Ev Si TovTco .Mais sur ce Déoimus Urulus, 'A^Sîvoç i-nUXr,<jiVf Albinus par surnom irtoreud/xîvoî /ièv d'une part traité-avec-confiance Ûttô par César, KxîfTxpoi, au point wrrc xat yeypâfOxt Cttô xjtoO 5«VT£pOî xXrjpo-jÔflOÇf même d'avoir été inscrit par second lui héritier, /urixtiiv Si T>5» auvu/MOsixi d'autre part étant de la conjaTaliuc Torç 7t«pl TÔv ÎTtpov Bpo'^roj avec l'autre Brutus xal K.â97(0v et fo6>:9(i$ /x^, Toû Rzt7a/soi ayant craint que, César avec Cassius J(zxpcu9aujy0u ayant écarté <x<(y>;v TTjy r,jiipxv ce jour-là
  • 240.
    , KAIiAPOZ BI02. 234 ixtlyry 5taxpou7a|X£voutoo Kaiffapoç, ^xtt'jjt'x; Tat, Touç T£ SiaêoXctç éauxôi xt(ij|j.£vou irpo; Ty,v (tvyxXtjxov, ôoxoucav cvtpuipacyOai xal TtpoOufxouç elvai Xiaç £7rapy^i(ov Trocvxaç, ^rwi; ttov IxtÔç T-ra- OaXacaav eI oï oiacr^uot t^v cpopotïj cppacEi tiç aùroï; xatOfisO- àTraXXàiTTEcOai, TcapEÏvai (Ji,iv ; aiTr;v xeXey^avro; Ixcivou, ^aaiXEOç àvayopfuoiTO xai ScX-rioaiv ovEipoiç 'pOovouvTOJV ^ip "î^XEiv [aev j*7i:j/iX£cOai àXXr|V ETTiwv Y^v xai ji.£voiç, vïïv irpï^iç v/vr- lyXeuotCe, xa xaOT^TrreTO toô Katasp-x;, fjLCtvTciç wç aÎT(aç xai r, au6iç, ^rav o' IvTuyr^Tj KaXTTOupvia, T^va; EascOai Xd^ouç Trapi xiva xwv ^Ouov àvÉ^EaOai oioa<jxovTOJV, w; ot/^i V) couXeio Taura xai xupavvîç lorivj ooxeî 7ravT<«x;, 'A}vX' ei fcçnQ, à'^ocuocacOai, SsXtiov aÙTOv TrpoEXOovTot xat rpoç- t9)v f,[X£pav ayopEUffavTa t:?iv |îouXr,v uTTEpOÉaOai. TaîJO* atxa TOç, r^yE TYjç /Eipbç XaCouiEvoç tov leur complot ne fût découvert se , Kaiaapa, xai moqua des XEywv jxixpcrv {X£> devins « ne se sont assembles que sur votre convocation « vous déclarer roi de tous permettre de porter mer. le les pays situés hors diadème partout maintenant ; de ailleurs ils «ùrw et représenta , Les sénateurs « Bpov- ô vivement à César que ce décret donnerait lieu aux plaintes reproches du iénat qui se croirait insulté. « rûiv , et aux lui dit-il sont disposés à l'Italie qu'à , vous et à Rome qu'ils sont sur leurs sièges, , sur quel- « terre et sm' « qu'un va leur dire de se retirer et de revenir un autre jour où Cal- « purnie aura eu des songes plus favorables « vous pas tenir à vos envieux « amis « servitude, et de l'autre la tyrannie la plus absolue? Si toutefois, « ajouta-t-il « pour vous, « sénat « à un autre jour. Si , lorsqu'ils diront , , , pour ? quels propos ne ferez- que ce n'est pas d'un côté vous croyez devoir éviter ce il , Et oui voudra seulement écouter vos joxir la plus entière comme malheureux convient au moins que vous alliez en personne au lui déclarer » vous-même que vous remettez l'assemblée En achevant le fait sortir. Il avait à ces mots peine passé le seuil , il le prend par la main et de sa porte, qu'un esclave
  • 241.
    , Vlli , , , , UE Ci:SAR. 235 l'entreprise nedevint connue moquait des devins, i^Xr(jal^é tî toùç /tâyrcis, et se xal xaO^TTiTo TOJ Kaiffa/30i, cl censurait Crsar, (!)( comme Cf/Hi-d attirant sur 8oi-Tnéin6 xTcayuit^ou c>^ur<û des accusaiioDS et des reproches lipbi Tr,v 9ty<Xr,TOV «jtt'Iv (lèv ^ap du côté du sénat, , So/.odvxv ïvTjOu^xaOzt • qui croirait être insulte car "nxcvv lui {te : sé7wt) ôlre venu celui-ci {César) /'ayant ordonr»é, èxifveu xcJiswaxvTOf) xal TtâvTs'; cTvxt TrysoOû/xouj et tous être disposes à décréter, qu'il lût déclaré jSaatiîùç Tcôv èT-'/p;^tùiv roi (tww) èxTÔî Irai^aç situées hors xal fopoiri Siâ.Sr,fjM et y^V IjtlùiV Tr,v 'iWr^-j xal ôâAaiTTav It dos provinces que l'Italie diadème eu parcourant les autres terres * et Je r(( fpv.9tl mers mais aÙTOïç xxOî^o,aévot{ de porldt le il à , si : quelqu'un va dire eux sicycant, à7r«)t>âTTejOxt /xiv vOv^ de se séparer maintenant, napcîvat îs et oTsc» KaJlTCOupvia t»TÛ;f>7 de se présenter une-aulre-fois lorsque Caipurnie aura rencontré ^cAt^O(J(v Qveipoii, de meilleurs songes, rhxi atiOt;, quels propos io'youç pcnse-t-il devoir être tcniu TTapz TÛv ^OovoûvTWV; par ceu qui /'envient? ou qui devoir supporter TÛV flXbiv 0(û;(cxovTwy, w^ Taira ^ouAc^a xal rupavvt^ XXXà Cl ses amis déclarant, que ces choses ne sont pas O'^x' '"'* servitude et tyrannie? ; JOXC? TCOUTUC, Mais s'il lui semble-bon absolument, dit-il, àfoaidiaocaQxi r^v v;/xépxv psirtov auTÔv TT^ooîiOdvra xal 'Kp07xyopt'jaxvrx ÙTicpOiaBxi Ttiv ^ojr,v. 'O V'po'jroi rt'/c Aiywv Taûra SifJix xat olxirr,i X"P^> fji'tv allé et ayant porté-la-parole remettre le sénat à un autre jour. Brutus ensemble disant ces mots emmenait César, TÔv Katff^pa JLafid/icyo( t;^« de rejeter ce jour, i7 est mieux lui-mcmc étant » xÀXdrpiOi •KpoBvfAavfxrJOi £vTy;i^fïv /'ayant pris par la main et un esclave étranger défcirant-fort avoir-uD-enlrcticn .
  • 242.
    KAiiAPoï moi. 23G TTpoe^OovTi TÔivOupôiv olxerr,; a/.X'^Tpioç ^vTvyeîvrpoOufxcrjuîvx;, wç yjTTaTO Tou r;?jv olx(av, 7rap£5o)xev £auTOv ora; «XpiÇ xat Trepi Ixeîvov wOifftxou iTraveXOr) oc'^ ttat^Ocaiç, fJtaTajxtvo; el; KaXTroupvia, ^uXaTTEiv xeXtû- Trj Kalcap, wç ^X''^'^ |X£YaÀa rrpayjxaTa xareiTreiv Trpoç au-cov. LXV. 'ApTeu.(oojpo<; Si, Kv(5io<; xb y^voç, 'EXXr,vixwv l'-jrfun xai (xoiDi^crTriç, ôiât 'zoZzo ^z^o>fùi^ Ivioiç av)vr^Or,ç waxe xai yvwvai xov, ^lêXiSio) TWV xo(j!.{^ojv jîiÇXiSiojv xà. TrXeîcrra twv twv repi Bpoti- 7rparrou.£vojv, uiv Iv r/z.s Kai7ap3t ^TTEp suleXXe u.r,vuctv' opôiv 0£ TGV ExaaTov 0£yo(X£Vov xai TrapaSicovra toTç auTov 67nr]p£Taiç, i*Cfj<; atpo'opa TrpoçsXOojv • « tteoI Touto, l^fn ^^^' aap, àvayvwôi ao'voç xai TayÉojç* YÊYpaT^ai Y^p UTrip Tcpayadt- Twv {JLEyaXwv xal col ôia^EoovTwv. avayvwvai [jlev utto tcXt^Oouç oppLï^caç TToXXdcxiç twv IvTuy/avovTWV exwXuOtj, xaiTrep xaTE^wv xai çuXaTTwv Iv ÔÈ tyj X^ipi * AE^ajxevoç ouv ô Kaïcap, » {xovov IxEÎvo, 7rap9)X6ev eîç r/jv cuyxXyjtov, "Evioi 8e çaaiv oXXov Itci- étranger, qui voulait absolument lui parler, n'ayant pu l'approcher, cause de la foule qui l'environnait, alla se jeter dans sa noaison , à et se remit entre les mains de Calpurnie, en la priant de le garder jusqu'au retour de César, à qui il avait des choses importantes à LXV. Artémidore de Cnide grecques savait , , qui enseignait à une partie de la conjuration voyant que César, à mesure , qu'il recevait possible , et « qui il il la foule fois de le lire de ceux qui venaient îeaant toujours dans sa main , quelques papiers, s'approcha écrit : « le plus les re- près qu'il César, dit-il, lisez ce contient des choses importantes vous intéressent personnellement. main essaya plusieurs par , en présentant son papier seul et promptement; ei , pour remettre à César un qu'il voulait lui donner; mais vint , mettait aux officiers qui l'entouraient a les lettres qui voyait habituellement des complices de Brutus écrit qui contenait les différents avis lui fut communiquer. Rome , » mais , César l'ayant pris de sa il en lui parler. Il fut toujours empêché entra dans le sénat , le car c'était le seul qu'il eût gardé. Que!-
  • 243.
    VIE UE CESAR. auTÛnpotXdôvrt avec fxixpbv 237 qui était sorti lui un-peu des portrs TÔJV dvpiiVf comme il élait-moins-fort Toû wfltu/zou xal ttA/JOooî que TZîpl èxetvov autour de celui-ci ^taffâ/itvo^ «(( n^y oîxt'av la foule s'élant-jeté-de-force dans la maison. , itocpiSùiXtv ixvxbv se livra Kxlnovpvix ri) presse et la lui-même à Cal[)urnie, /'ayant engagée à le garder xsXsùaoci fvXxrrsiv jusqu'à ce que César fût revenu ûj{ iy/ti'j [xv/ûXx xaTJiTTSItf Trpàj LXV. comme Tcpi.yixot.ra. ayant de grandes allaires à dire à lui. aùrdv. prtfilSù)poi Si LXV. Or Artémidorc, , Cnidien de naissance ffOycffTi^î professeur de lettres grecques XàyùiV 'EXXrivtxùv , par cela devenu xal îtà TOJTO ytyovùç et ffuvïjflyjç èvi'otç intime à quelques-uns Tûv de ceux autour de Brulus irepl BpoÛTOv, wrr» xal yvdivai au point Ta nAiïrra tûv itpxrrOfxivoiv la , même de connaître plupart dos choses qui sefaisai«'nl, arriva apportant dans un billet ansp ifxsXXt /ir,vjnv bpSiv ot rbv ity^ofxevO'i) ' les choses qu'il devait révéler Kxiaxpx recevant chacun êxaffTOv Tûv j3i6At5(wv des xal TzxpxSiSo'^rx TOïç vTxr.pirxti (toTç) izepi aùrov, remcUant eux au oiEciers autour de vpovtXOùv afôSpx s'étant billets et iyyiii' approché César, dit-il, « Kaiffap, if y}, àvxyvutOi ro'jro « fkét^i xal rx^i^i' seui et vile yh/pxvrxi yxp : mais voyant César vtzkp npxyfxiT'jt; car il lui, fort près lis celui-ci : a été écrit sur des alïaires importantes pour fuyâXctiv xal ûtxfîpôvroi-j aoi. » grandes 'O K.a'ffap ouv Se^xixvjoç César donc /'ayant reçu, ixwXûô/j {xiv àvayvdivat fut ùwè par vXr,Oo>i TÛv ivrvyxxvo-jruv ualnip bpur,7Xi noXXxxii el empêché de le lire la foule de ceux étant-sur-son-passagc, quoique s'étant eQbrcé souvent : mais retenant et gardant ixilvo fiàvov iv T>5 x*'P^ » nxor,XQf* f(;TT,v <r!jyxXr,rov. loi. ce il billet seul dans sa main passa-outre jusqu'au signât.
  • 244.
    , KAiiAi'Oï 2:3;i $OUVQ(l TO ^lêXtOV Oeîv, iW TOOTO,TOV rapi IxOX'.CTJvai LXVI. 'AXXà nouL7rr,iou o' àvaOr,aa xaXouvTO? ex£Î '^iç>n TrjyOCC)- xai to avToaarov X2i xov (XYWva ywoo;, ey.2Îvov |/.£v eÎ; Îv eîy.ova X£i'A£vy,v u:{>-/;YO'ja£vou xat Kat yàp oov xa'i tov àvcptavTa tou noij.7rr,iou Trpo Ty;ç £t<; irpoTEpwv XoYitrp-wv. 'AvTojviov , ^YÎCli," xaircp oùx à)^.OTpiCK {X£V O'jv, TTiCTov Eoixev, T,or} twv ovTa Kaicapi xat la foule, , sans cesse repoussé dans le che- ne put jamais approcher de César, LXVI. Toutes , fit ces circonstances peuvent avoir été reflet du hasard où se passa et et qu'il loi papier par un autre. le mais on ne saurait en dire autant du lieu où le sénat jour-là toJ TcapaxaTETye Bpouxof 'AXSivoç*, iaCotAwv Irn- eço) ques auteurs disent qu'Artéraidore remettre r, r/w^, Seivou 7rap£<TTcoT0ç, ivOo'JCiacaov Ivîttoiei xai raOo; àvri min par Ci tivoç îattjLOvoç Twv 'ETTixoupou Xo'yojv àXX' 6 xaipo;, w; ^(OfjLaXÉov, • y^yo^wç twv 7:po7xexo7u.r,a£vo>v tw Oea- pi^ffEux; aTToQETCWV, l7rixa)v£ÎcOai cioitt/j a^v ^.MÇ 7:pa;iv Epyov y^Y'^vt'vai. ttjv XeYE'fai Kadorioç •noi Y^jOrj aTrr^aivE TiavTàtTraaiv OOÎ* Tra^ctv Tr,v 6oov. tote, nojxTrr.iou CTjYxXiTjTOç rjOpoiaO/j xpw, o' 'A pTc|x(^0)pOV TttOTa [xlv ûi SE^au.£voç TOV (povov liioi. de Pompée, et c'était cette scène sanglante. un des 11 fut y avait ; assemblé ce une statue la édifices qu'il avait dédiés pour servir d'ornement à son théâtre. N'est-ce pas une preuve cddcntc que cette entreprise était conduite par un dieu, qui avait pour le lieu de l'exécution ? On dit même marqué que Cassius , près d'attaquer César, porta ses yeux sur la statue de l'invoqua en secret cure : mais la , , Pompée vue du danger présent pénétra son âme d'un , qui lui dont on craignait la vixtraordinaire . , et quoiqu'il fût d'ailleurs dans les sentiments d'Epi- ment d'enthousiasme Antoine cet édifice lorsqu'on fut fui retenu fît vif senti- démentir ses anciennes opinions. lidclilé pour César et la force de corps hors du lieu de l'assemblée par Albinus
  • 245.
    , , , , VIE DE CESR. Nais quciqiiee-unsdiscDt ua autre EytOt Si fctvtv iXlov Tû j^(6>tov, iixiSo'jvy.i 239 lui avoir remis rèv Se pTSfjLlSojpov 9jSs T:po7SÀ(kTv ne le LiUel, et Artéiniddre oX^i s'èirc pas- approché du-toat, mais avoir clé foulé Ttxpù itxTDLV T^y LXVI. A/ià do toute la roule. LXVI. Cependant jusque-là le loni; ooo'y. riSr, même à St X'^P^i Sî'^ûfUvoç ixîïvovTo^ ^o'voy Kxi r'ov tli ov e;(wv iTiois le 3t.-/ûvx, Ton hasard [ses : lieu qui reçut ce meurtre et celle lutte. dans lequel ffyyxi/jTOi Yi rjBpoicBr, le comporte cn-quclque-sortc ces cho- fipti TCOU /*ÏV TaÛTX* fut , le sénat (/itru assemblé ali>r8 d'une part ajanl yuLîv tlxé'JX UoiiTtritov XiipLlvï^V, une statue de Pompée érigée, •/r/ovcjî S: d'autre part étant à.vi0;/ix une olVrande lloiX-Xr,(Qj <lc l*onipce de celles ajoutécs-comme-ornenienia à son théâtre, aTtiyxtvî îravTstrrafftv npiÇcv yv/o-^ijxt Ipyoj T*jv montra toul-à-fail cette action avoir été l'œuvre Tf/èç û/''aovo; ûy»;you/x£ycu de quehjue génie xat xxXo'jJTOi et /'appelant là. Kal yxp S/.il. oTv xxi JLxaiioi XLysr àTToê^éTiojv Ttpb T^î v//îipr.7ît,)i tli TÔv àvopiâvTx ro'j I!o;/Tr/;t'oj, llftXXÏsTfldxi <TCW7I»Î, jx 6Jv aXlàrpLOi x-xintp Tiv oàlxf To'j oîuoj r,o/} Cassius est dit regardant avant l'altaque vers la statue de /'avoir Pompée, invoquée en-silence, quoique n'étant-pas étranger au doctrines d'Épicure mais, comme il semble, UTipîrrijro; du danger déjà présent, éour; cj{ ellct certes conduisant 6 xxipoi t:it/0>y53V* X6y'ji-J En lu , : le momcni ivrxclii lui in8i)irait ivQouiizafibv XXL TixOoi (le àinl TcJv Ttporipuy lo jizp.'Mi. au lieu de ses précéilenles opinions BpoÛTOi /i£v o'v 'A/6ivOj l'enthousiasme et de l'cmolioD Cependant Brutus .MLinus retenait dehors Antoine 2irra nirrô» Rxi9x|0t qui était (idelc à César xx pu/xxXior/ et (uSzAùv ayant introduit (amené) à-dessein tncT^i^ci vigoureux, une conversation
  • 246.
    KAIiArOI BIOI. 240 T7)ûe<; 6(xiX(av [xrjxoçe/ouaav. Eîaio'vTOf; ce Oepareuouaa jxèv uTreçavECTY) TTiaOev Tov Sicppov aÙTOy TuXX^w Ki|i.6pw, r£p *ii; ûi xaOïaaf; xwv , ci Trepi BpoIÎTOv oî ^vjXi i^ £;(>- jjiiv wç ex 7r£pi£(TTT,<Tav, oî S' d7rT//Tr,crav, dû£X:pou (puyocoo; IvTUYyàvovTi, ouvoer,- xat cuveSÉovTO a<^u.evoi, • Kaicapoç (J^é/pi toû otcppou TrapaxoAouOoîvTe;. ûi£xpou£To xàç ^ET^aeiç, xai TrpocxEijxivojv ^laio- I tEpov, :^Y'*^*^''^^i '^p^Ç ^xaatov, ô auTOvî Taïç yspaiv à[/.^OT£pai; TrÎY£V ^TTEp ^v (JuvOy,jxa ^(cpEi TraiEi Tcap3t deIaV| àXX*, wç TuXXioç (X£v awXXaCwv, Tr^êewov T-y;v xa- àiro toû Tpa/r'Xou t^ç èTTi/Eipr^CEWç. IIpwTOç oÈ Kctcxa; TOV aùy^Éva, 7rAr,Yr,v ou OavaTTjipo'pov o!»C£ &a- eÎxoç, ev àpy9i ToXtxrjfxaxoç |XEYaAou TapayÔEi';- wore xai xbv Kaiaapa {XEracrrpacpEVTa tou l-j^sipioiou xal xaTao^EÎv. ô ulev tiXt^vei; "A^jia Se ttwç IçEcpcovTjdav, qui engagea à dessein avec lui , , 'Pto- une longue conversalion. Lorsque César entra, tous les sénateurs se levèrent pour Des complices de Brutus XaCfaOai honneur. faire lui uns se placèrent autour du siège de les César; les autres allèrent au-devant de pour joindre leurs prières lui à celles de Tullius Ciuiber, qui demandait le rappel de son frère ils le suivirent, arrivé à sa place. le en redoublant leurs instances, jusqu'à ce Il s'assit, en rejetant leurs prières pressaient toujours plus vivement, particulier son deux ; ; qu'il fût comme et, ei ils leur témoigna à chacun en il mécontentement. Alors Tullius lui prit la robe de ses mains et lui découvrit le haut de l'épaule; c'était le signal dont les conjurés étaient épée; mais avant. Il coup ne fut pas mortel, y a apparence que entreprise, épée, le convenus. Casca il , le frappa le fer le premier de son n'ayant pas pénétré bien chargé de commencer une se sentit troublé. César, se tournant vers lui qu'il tint toujours dans sa main. Ils s'écrièrent , si grande saisit son tous deux c*
  • 247.
    , , , , , ,, VIE DE CESAR. 24î ayantquelque longueur. Mais César cnlranl, Oî «tîtdvTOç, JL'xiac/.pOi sénat d'une part se leva le lui faisant-honneur : d'autre j)artdo<;eu autour de Brutu les uns se linront-deboul par-derrit'r« To» Sifpoit aÙTOÛ, autour du siège de oî Ô£ à7r»3vT/;axy les autres allrrcnt-à-sa-rencontre, ûi Comme S?) av'jStr,7QfjLî-joi TuXlica K.ifÂZp'ji lui ' certes devant prier /• avec Tullius Ciniber, , svruy;/âvovTt qui l'entretenait pour son frère exile, X;(i OMVSÔdOvTO cl TrapaxoAouOoûvTJî ^s ypt TOÛ ûifpOM. justju'à son siège. Mais ùiexpouiTO rxç ùsr,7îii, <cal Tzpoiy.ii/xh'ji-j ô /i*«v il ^ixtorspoj, Tû).).io» comme il s'étant assis repoussait leurs prières, et que, rrpô^ ixasTOv, riyxti.ït.Tii. prièrent-cnsenible ils /'accompagnant eux insistant [)lus fortement, chacun s'indignait contre , Tullius ayant saisi ffuAAxêwv avec les deux mains àfiforipxii x'/"^ T/jv Tïjêîwov airoû la toge de xxTyJyîv aTTÔ toD Tpa;(>}iou' la ramena de dessus son cou lui : ce-qui était le signe-convenu de l'allaque. Kavxa; Ttaici Çi'yat K>l>:y/;v Alors Casca le premier ôi Tt|5ilT0; îrapà ràv aùp^svx où 0xvxTr,<f6poj , frappe lui de l'èpée au col d'un coup non mortel profond, oùûi ^xOîTav ni à^Aày ùç cixO{, mais TxpxxOdi étant troublé h , comme c'est naturel au cooîmencemenl ot.py_ri fiC/xXoM T0)/i>f/xaT0i * d'une grande hardiesse même «TTC xal Tov Kat<7«pa au point ytuTxaT/sxyivTa s'étant retourné ^a6{76ai ToO cy^((p(0(Ou : avoir saisi son épéo xaî xaTaj^tTv. et l'avoir El EÇî^olyïjffav ji â/ix '» nui tenue-fortcment. crièrent ensemble en-quclque-sorte, t /i«v TîÀTjyjti, ils Céser 'Pw/maVrri' Vie de Césak. d'une par*, le frappé, cn-Uoinaia 16 i
  • 248.
    , KAIiAI'OÏ 242 MiaptoTaTe KaTxa, t( liaïffxf*« Yevofx^vYjç toùc; , Trpoç rà opiojxeva, (xr^te çeuyEiv 7r).T'^«<;, 'EX/.t;- ^or/Jei. » ToiauTr,ç oï Tapa- ayt xa ^ptxr, ouocv owtiooTaç |i.èv 6 oi Troieîç; «'AûtX^i, vieil Trpbç xbv àoeXcpov jç^^ç lilOÏ. £x7:Xr,;i(; àjxuveiv, (jlt^t* dÀXi {xr,oi ^vtjv lx.6àX)£i» ToXfxôjvTaç. ïtov ôè TrapEOXfuacjxÉvojv ir ibv ^ovo» IxadTou Y^fAvov à;roo£i;avToç to ^i^o;, xai Ttpoç H Ti Tprl^Eie t^,v cp£po(X£va) o*]/iv, xuxXoi rEpir/t^jxevoç £v TrXrjYaîç (ÎTravTtôv, xa aiSi^po) xa xarà 7:p&aw7rou xal xaT* é^OaXjiwv ûuXauvojxevcx;, T~* waTcep Orjpiov IveiXeîto xai; ttocvtwv /.epciv. "Aîravraç - xaxap^acOai xat dfpa Trpo; touç To <ïû){Aa , Casca Dans , le saisis ^e Bpouxov xyîç X£^otXr,ç César en , , latin : s'aJressant à son frère xb deCasca, que : « Mon frère d'horreur; et, frissonnant de tout leur corps la fuite Cependant , ni les conjurés toutes parts ; par tirant , de quelque côté les mées contre goiîter, chacun son épée qu'il se tourne pour chasseurs lui; vit aa secours et ! » s'était Bralus venir sur de sa robe , et , ils n'osèrent ni il ne trouve que des il , tel l'enviroonent de qu'une bête féroce se débattait entre toutes ces mains ar- car chacun voulait avoir part à ce meurtre, et ainsi dire, César l'aine. , : , à ce sang. Brutus lui-même lui porta un coup défendu, dit-on, contre les autres, et traînait »on corps de côté et d'autre en poussant de grands il ?» défendre César, ni proférer une seule parole. épées qui le frappent aux yeux et au visage assaillie , fais-ta premier moment, tous ceux qui n'étaient pas du secret furent prendre dans xa Trapr^xEV lautov, îjxoc-C'Ov en grec ok êTgev eorrafftxÉvov to ^i^o< « Scélérat , o' utto rivtuv, xai oiacpspojv csupo xdxel à7ro{xx/^otjL£vo; xai xexpaYwç temps xbv ^ouCtova. A^YE-rai elç oXXouç Ê^EiXxuaaTO xa-rà même tou cpovou. Ato xa Bpoutoç auTw 'fiCaoLcOoLi IveêaXe |x(av ttXïjy'^iV y^P ^^* lui l'épée nue à la main , il cris. Mais quand se couvrit la tête s'abandonna au fer des coniurés. Soit ha&ard , soit
  • 249.
    VIE DE CESAR. Kâïxa,v{ TtouT» « Mia|iwT9tT« ; » « 243 Trcs-scélcral Casca, que .^»-tu ? • h 6t n/ïîÇxç, el le ayant 'EAJjjviwtI npbi t6v à?e>yciv* en-Groc à son frore « Â$tXfi, ^or,$n. • frappé, : Frère, secours-moi. m • TocawT>;« Si Tup'^X'^'i yevo/xiv>jç, Or un ixitïri^li /lèv xxl l'cflrui cl le friss(m saisirent fpU/i tlyî vpbi Ta à Spcôfj.svaf TO^/iûvTxç fftùynv /i>iTe /*i}ti à/xjvctv, «Aià /Ky;ô( iitï nxfjt7xtM%9fih<Aiv xal àïravrcôv vue de co qui bc faisait ni fuir défendre César mais pas-uièuie cmellre une parole. au meurtre yw/*>'5'''» îtAv;73:Tç, et xai SuX'XMJÔlXV^Oi 9iCr,py xai xarà n^OïoiTrou le ylaive nu, rencontrant des conps, de quelque côté qu'il et percé par lournill la 6r,p{ov yeux étail ballotte comme une dans [vage , bôle-sau- mains de tous. Car xarâpÇaaîat £rappcr-la-viclime les il fallait tous au meurtre. nul ytùjxzQxi ToD ^dvou. el goûter Atô xal Hpoûroi C'est pourquoi AfytTat ci &{ âpx porta à aùrû rx6 rr/wv , à.7:o fiy^éfit-^Oi même Brutus lui un seul coup à l'aine. Et il est dit par quelques-uns, que Céiar qui se débattait cuDlrc las autres xai Siufipuv 70 jû,u2 el qui portail son corps et là, Jrj/90 xxl i/.tX ici xal xtxpyyliç el qui , St« flJs BpOvTOV èffîTaff/tiévov TO XifOi ue, qui se portail el contre son visage Taîç x'/"^ Trivrwv. Ej«t -/ip TTKVTXÇ iviSsc^cy le fer et contre ses xarà ^^da)/xô3y, heùtXro Simtp ayant niunlrc César entouré en cercle Tc rpi^cic t^v ojtv, ycpo,aivcj) fp/oi Mais chacun àito5«tÇavTO« Ta Ç«f°» TttpiixoiJit)Oç iv xûxAo) xxl ayant cu-licu. de ceux déterminés t6v yovov irpâf la n'osant ni èxSâiÀ<«w fwvijy. 'ExâaTOu û« TciJv luiiiulle ceux qui nc-savaicnt-rien du oam- oùoèv VUVltOOTCCC TOi)« li'l poussait-dc-grands-crii lorsqu'il vil Brutus qui avail lire l'épée, hftthi'j9xr9 TO (juiâTtov rabattit sa robe xxrà Trç «]?a/^î sur sa icte xal ita|»^juy ix/rb^ et ^'abandonna lui-:n<îiue.
  • 250.
    , ^44 KA1SAP02 BIOS. rfr' dcTTOTU/TjÇ, eiO* utto twv xteivovtow Iç' ^çô Kai rioaTnrjiou pé€r,x£v àvopiaç, wç SoxEÎv (povo;, l^eaxavai aCiTOv àzo)'70t; rvi rpo; t^,v {iaTiv, ttoÀu xaOr,aa;tv œut/.v 6 Tijxoipia xotj ttoXeuiou Ilofx- 7nr^ïovu7ro7roûa(;XÊxXi(Ji.£vo'j, xai TrepiTTraipovTOç UTTOTrXr^Oouç Tpa'i- ît«i "^p^Œ Xaêeïv X^yeTai* xa TroXXoi xaTexpo)- y^p (xocTtov etxocri Ûr,(jav utt' àXX/jXwv, LXVII. êv àTr£p£i5o(xevoi cwjxa TiX/jY^çTocauTotç. £Î<; KaTEipyacrtjLc'vou oà tou dvopbç, BpOUTOU IXÔOVTOÇ , TTEp £ÎÇ (JL£(70V IpouvTO^, oùx àvacy^oixc'vvj (iiv :?; OJÇ Tl TTEpl ^Epoucia, TWV r£7:paY{X£V<0V Ouptôv £;£7ri7rT£, xai c^Eoyouca Sioc xaT£7:Xri(j£ xapay^^ç xai ôsouç aTTOpoi» tov ov^ixov, Touç §6 oîxCotç xXei£iv, 8pÔ{i,W 5è yOjpEÏV, cpiXoi TOV TOTTOV, ô'^/OuÉvOUÇ TO TTaôOÇ 1QJ<i (JL£V ETTl Kataapoç, uttsxouvte;, Pompée , il , fut poussé jusqu'au piédestal de tirait 11 qu'il avait reçues. Il fut eux-mêmes en frappant pour rendre raison de ce que les portes les conjurés venaient et et leurs spectacle Lépide foule , , et jetèrent parmi Les uns fermaient leurs maisons, couraisnt çà et là ififreux , les tous à la mort, Brutus s'avança au milieu du sénat fut sénateurs n'eurent pas la force de l'entendre; banques et nombre de blessures homme. sur un seul LXVll. Quand César leurs Pompée percé, dit-on, de vingt-trois coups; et plu- sieurs des conjurés se blessèrent l'eûrsi. semblait que la sta- de son ennemi, qui, abattu palpitant, venait expirer à ses pieds du grand tamment par , ÉTÉpa; xaTÉvjyov. sîç oîxiaç qui fut couvert de son sang. présidât à la vengeance qu'on fois |jiv TpaTTE^aç xa ypr^aaTimipia (XTCoXiTrEÏv dessein formé de leur part tue de wcte touç lojpaxoTaç. 'Avroivioç oà xai AÉiriôoç, oî (Aa- roùç S' lx£Î9£V, XiCTa /.ai- , , comptoirs; et dont les autres les les ils le de faire : mais peuple les autres le trouble et abandonnaient rues étaient pleines de gens qui uns allaient au sénat pour voir cet en revenaient après l'avoir vu. Antoine deux plus grands amis de César, se dérobant de cherchèrent un asile les s'enfuirent précipi- la dans des maisons étrangères. Mais Brutus
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    ,, , , , ,, , vu: DE CHSAR. 24i ayantété poussé un à TÛV XTttvÔvTOJV «'t* vers à àvo/stà{ Uo/A7t>jï'ou ^£S»;xev. par le hasard, tuaient le le piéilrslal la statue Et soit par ceux qui suit sur lequel , de Pompée est dressée. meurtre le xaOïj/iaÇcy aùri^v Ttoiù ensanglanta ce piédestal beaucoup, û( au point P(>m[>ée scniMrr Ilo/xiT)^(Ov ûoxsty èoiïTavxc auTÔv présider lui-inéme au «•.hdliinenl t»5 rifX'jiriix son ennemi étendu ToO noIc/t(Ou xcxAt/A^vov (le Ùttô ziôSxç à ses pic<ls, , xat itîptuTTxt^ovTO; et palpitant îli»50oUÇ T/9XU/X«TWV. vue Alycrai «c'xoffl yà/s Axêjïy xal T^ia" nombre des le il est àAAniwv, blessurcf. avoir reçu «lit vinj;t-lrois blessures xal iro»ol xxTiTpûOri7u.v wTto sous Car . : et plusieurs furent blessés les-uns-par-lcs-autrcs à.-nep€iô6u.fJ0i ciç ev sCJu-x en appuyant sur un seul corps TOffaûraç 7t/vj7«ç. tant LXVII. ToO de coups. lAVll. Mais l'homme oé k'j'ipbi ayant été aihe^é xartipyx(jfÂ.ivo)f i) fiiv '/tpoMaia., xxiitep è/OdvTO; ftç Wî comme TÛV nfnpx'/fiivu-J , devant dire quelque chose sur les gfioses faites, ne supportant pas cela à.v'X(jyOfi.hri èÇîTTlTTTS , quoique Brutus le sénat, étant venu au milieu /xiffov £|5O0vTOi Tt -ntpl oùx Bpoj- ®*^ oti QvpQ-j se précipit;» xal y«û-/Ouia j);ir les portes , et fuyant xaTé7Ti/;5ï TÔv Sr,tx.oj rypxyj.i remplit le peuple de tnmlilc xxi Sioxt^ aTTO/sou et d'une crainte inexpiic.iltle cirr« TOÙî /xîv xi«^£iv otxi'x^, TOJÇ Si à7to)tT«ÎV TpXTT^Çxî au pointlcs uns Icrmer leurs maisonSj les autres laisser leurs banques xal yp-^fj-xTirr/ipix, cl leurs comptoirs );ojp<lv f ( Spàfjicj et se , rendre à uns vers TOJ» /XÎV ÉkI TÔV TOTTOV, les if o//ivou€ TÔ nâOoî devant voir , la course le lieu le , , malheur, TOÙ( Ji ixdOsv, jupax9Ta{. les autres *AvTo>vto< ^à xal AéTttJo;, Mais Antoine et Lépide •( fj.xXi9TX ^(>loi ûlc(xdûvTC$ î« , Ka((TapO{> xari^U'/ov cripaf 0(X^a{. dc-là , /'ayant vu. les plus amis de César, Vêtant esquivés, se réfugièrent dans d'autres maisons.
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    246 Ot KAISAP02 moi. §£ TttpBpouTOv, wffirsp li^n ôEixvuvTEç, 6[|jLa ^aav TrdcvTEç (XTro ?ti OepiAol tw ^v«}|, y^*^ ti tou fouXîUTTjpCou (TiiTTpaï»^ti; l/oipouv eIç to KaTTiTwXiov, oy çEUYOuaiv loixe^xeç, «AXài |xaXa <paiSpo xa tcXtiOos;, OappaXeoi, irotpaxaXouvTeç fx£T£(r/vixOT£<; rjv xai ràïo; 'OxTaouïoç xal AevtXoç TOU Epyou, xat TcpocTETroiouvTo 6vr)(yxov, ^ovTSç àvaipEOc'v-CEç, xai fxy,5£ T^,v 6::' t^ç îo;av 5v Outoi STrivO-r^p. àXa^ovEiaç §ixrjv ^5o)xav CcTEpov, Kaiaapo; xatefxtYvuaav âouTOuç xa'i wç V£Ou iXEoOepiav to tJjv xai 7rpo<Tor/ou.£voi touç <îp(<TTOu; twv ^rrvY/avo>-r»>v. Evioi Se xal aruvav£oaivov auToî;, T^^ç ItcI (xiv ouv 'Avto3v(ou xai tqC W);t,(;, ci' f^v aue- aTToÀaucavTEç, (XTriaTia twv aXXiov. OuûÈ ^ip oî xoXbt- aÙToùç EXaêov. MeO* TTpa^Eox; TTJç •fjU.spav et les autres conjurés, Ss , xôJv àXXi 7r£p t9)(; pouXr^aoïs tI,v 5îxr,v BpouTov xaT£X6ovTwv xai encore tout fumants du sang qu'ils venaient de répandre, et tenant leurs épées nues, sortirent tous ensemble du sénat, et prirent le chemin du Capitole, non comme des gens qui mais d'un content Ils air et appelaient le peuple à la liberté, et recevaient dans leurs rangs les personnes de distinction eut fuient, avec un visage gai qui annonçait leur confiance. même qu'ils rencontraient dans les rues. Il j en qui se joignirent à eux pour faire croire qu'ils avaient eu part à la conjuration, et en partager faussement la gloire. bre furent Caius Octavius et Lentulus Spinlher, qui , De ce nom- dans la suite . furent bien punis de cette vanité. Antoine et le jeune César les firent mettre à mort , et leur ôtcrent même l'honneur qu'ils avaient ambi- tionné, et qui causa leur perte. Ceux qui les condamnèrent punireot en eux, non main , la complicité du meurtre, mais l'intention. Le lende- BrutuR et les autres conjurés se rendirent sur la place, et par-
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    , , ,, , , , , , VIE DECESAR 247 ùl ik nep B/»oûTov Mais ceux ^/an/ autour de Brulus Stfjntp r,9xv comme tri Bipfiol Tw ô«txvûvTCç Tx C'y») yo/uivi ùnb iX'j')po)v encore chnu<ls du meurtre, yo'v'j ffvflrT|sayévT«« 5/xx nionlrant N'urs , Kxvrîj s'ctant serrés sortirent ro'j f?ou)euT/;^toi> ('iiées nues, ensemble tuuA du sénat allant au Cajiitole, TÔ Kx7rtTOj)tOV, C(( » étaient ils •VX COtXÔTff » ne rc&seniblant-pas gens qui ytuyoufftv à àXXà /zâix fociSpol mais trf'S-rayonnnnts xsei Oxp^«)ioi tit's fuii'nt , 01 pleins-de-conliance , 7ry|9:</x).o^;vT«; rj 7t)i^9oî a()|inlant la niuliilude cnt Tr:v i)evdtpîx.v à la libcrlé, et recevant les plus distingués TOJç xp'.arouç de ceux se irouvant-sur leur passage. même 'Evcoi Js xxl Et quelques-uns ffvwxvé€;'.tvov KvTO?ç, y montaicnl-avec eux et se mêlaient xxi xxTî//t7vyffy.v ixuTOJ» wç /ie7î7;(/;/.dT«5 ToO é/syoj xxl TT/ÎOTeTOtoOvTO xxl râtOi 2iv ï^y T/;v» ^o'Ç/v' O/.Ty.0JVc> xa) Aévr/oç "ZmvBfip, OuTOt /iîv ojv tûwxav Txli uffr£^j AvTwvtOv '^-rtà xxl TOJ KxtTx^o;, et s'en allrihuaicnt la [gloire /*>3Ji à7toixuffzvT£î >iv • desquels étaient et Caius Octavius et Lentulus Spinilier. Or ceux-ci plus tard ayant été mis-à-mort par Anloina et X7Ti6>/;9XOV • , par le jeune César, et n'ayant de ii% eux-mêmes à eux ayant pris-part à l'œuvre, de leur forfanterie àixÇovÉïxj, vio'j comme d'^nncrent satisfaction ôi//;v àvxt^cOtvTi:- xal , pas-même-joui la gloire pour laquelle ils mouraient, par l'incrédulilé des autres. 01 yxp XOiâÇovTÎJ xJTOJi Car ceux qui punissaient eux Ojûi tXaêov uc lircrcnl pas venjjeaûco de l'action T»ÎÇ otxir;v ItfxÇfWi, àX)à T^ç ^ouÀ»ijeuî. mais de l'intention. M«TX Mais après un jour TÛv fifxi'JXV Ttept ck P^Otov ceux autour de Brutus xoereiôdvTûJv étant descendus xal TToii^ffx/xcvuy 16-/9ui, et ayant fait des haranguMi^ /i
  • 254.
    248 KAIXAPOS: BIOÏ. TroiTjaajjievwv Xo'yoik;,ô [jlIv o^fxo; ouxe 6ua-/epaivojv oiixe ôjç Xeyouevok; rpo^rei/Ev, ^Traivtov TOC TrETrpaytjLsva , 5r,Xou TY) Kai'capa TToXXr, aïojTry; -roi? à/J»/ BpouTOV. 'H Sa cuyxXtjTO; àjxvr^cTiaç Tivàç xai sujjiêacEi; Kaicapa Touffa TTÏai, ^ (jièv wç Oic»- oîxxeipwv, aicou|X£vo; et ixàv TrpocT- Oeov Tiuav fj/r,çi7aT0, xai xiveîv To (7|xixpoTaTov (ov ExeTvo; dtp'/wv lêouXeude* xoîç oè repi fXY)Se UpouTov uavxaç toaxe ûiEvsiae, xa xijxiç iiticorAt rperouca;' èT:ap-/ioLq xe otecrOai xpiaiv àTreiXYjcpevai LXVIÏI. xà TrpaYfxaxa xaxacjxaciv apiaxrjV. xi^jv 'EtteI Oc, £/£iv, xai t^Y" xwv oiaO'/jxwv xwv Kai'ffapoç ivo'.yÔEKTÔiv, e&PeOv) oeÔojxsvy) 'Poju.aia)v Exdtaxw odcriç d;ioXoYo;, xai xo çw|a« xofxiJ^o'ixEvov Si' -f ^ (XYopaç EOsacravxo xaT; oùx exi ^ EÎyEv oùSl xà;iv vExpw TTsÇaç xo'ojjLov auxwv xo ûiaX£XojÇr^u.£vov, ixXr,Oo(;, àXXà xfo {xÈv irEpiffojpEucavxEç i àyopoi(; fiaOpa xai xiyxXioa!; xai xpauip/j'lav , lèrent au peuple aùxou xai xaxÉxaucav , naître que, profond silence si d'un côté il Le sénat décréta Brutus. îpau.£voi oe SaXoîx; oia- • qui les écouta sans donner aucun signe de blâme ni d'approbation; le il 7rXT,Y0tî<; qu'il garda ordonna qu'on rendrait à César de l'autre ; vernements monde , il seulement con- plaignait César, de l'autre, l'anmistie générale il respectait du passé; d'une part honneurs divins, les changerait aucune des ordonnances qu'il avait tature. faisait faites et qu'on ne pendant sa dic- distribua à Brutus et à ses complices des gou- décerna des honneurs convenables. Tout et leur le crut que les affaires étaient sagement arrangées, et la répu- blique remise dans le meilleur état. LXVIÏI. Mais y eut lu suite quand on eut ouvert qu'il laissait à on vit de plaies dération , , , le chaque Romain porter, à travers la place le fit peuple , ne , , , et qu'on un legs considérable; qu'enson corps sanglant et déchiré se contenant plus un bûcher des bancs étaient sur la place , testament de César , et ne gardant aucune mo des barrières et des tables qui et brûla le corps de César. Prenant ensuite de»
  • 255.
    , , Wô vu: DK CKSAR. le peuplecertes ni comme lit •Ûtc wç CTracvôiv rx itnrpxyiiijx, atttMilion mais dune aiSojfJitvoi ci R/soOrov. de H npxrrojiy -/7t ôi ffûyxiïjTO» aux paroles dite*, (it-voir olxTtipoiv fiiv K.ociaxpa.t ne s'indignant ni luuant les choses faiteK, par un graïul silence part plaignant César, l'autre respectant Rrulus. sénat faisant puur tuus Fit le certaines amnisties et conventions èi>;y/72T0 ^uèv rifJiûv décréta d'une part d'honorer Kahxpx ûi César xotl fxriS't Otbv et xivîtv TÔ aiMlXpOTXTOV iSoûAf ua«v âp^ùiv ' f)as dieu changer même plus petite des mesures (nio celui-ci la ùiJ è/ïïvoi comme un de ne avait décrétées élant-lc-mallre et il et xai tTié^uxe il gouvernements, distribua dos accorda des honneurs convenables «ffT« TtâvTXÇ o'fïôat Ta itpiyfxxTX «x'tv xaTâffTaatv, TîQV àp((TT»jv jiiyxpiaiv, tûv une constitution, les allaires avoir reçu moilloure solution. la LXVIII. Mais lorsque, 'EttcI 5è, Tôiv ôiaO/;xcijv : au point tous croire et avoir LXVIII. Kaf'ffaoo; lostament celui de César le ayant été ouvert, eup^Oo txâffT'j) un don considérable fut trouvé ayant olé donné SsSoiJii-jrj Pw/ix^wv, a xal iOesco'zyTO rb vîjfix xoij.iÇ6/jiSJO-^ chacun dos Romains, et que ils eurent vu son corps apporté à travers Six àyopxi OixXt}.(jjènuivo-^ Txïi TTÏcyxïi , la place mutilé par les blessures, multitude d'eux TO iiXf.Qoi aÙTcôv la oùx cT;(ev »Ti x.àaixOJ Ojoi râÇiv, n'eut plus ordre ài^à 7rt|5i!JwpfûaavTfi mais ayant entassé TÛ jj.iv ni rang , autour du mort vcxpôi ^x$px xal xc/x^lt^xf des bzncs et des barreaux xal TpantÇaç et des tables 2C àyo/îâî, de la ils mirent-lc-feu-sous ù^>!|^xy aùroû «al xïTixauaav * : d'autre part à ceux autour do Drulus To7ç ^i Trepi B/50ûtov et le place-publique, brûlèrent : lui
  • 256.
    KAIÏAPOI BIOZ. 250 irupooç eOfiov xiçoîxiaç twv (ivy,pr,xoTwv, xiTot^X^^ovrtç Ê7r (ï)^oi 5' ecpoiTiov <7aff6ai TravTa/ocs x7,ç 7r(0vEoiç , aviX)va6cîv xii Touç avSpaç ÇrjTotîVTeç. OTç Ixf ivojv [xiv O'j^etç dt7n]VTr,- aev, aXX' £u irEtppaYaevoi TràvTeç y^dav. Ki'vva; 0£ xiç Iraipwv eru/e ffapoç f^èv, loipaxwç axoTTOv o'|/iv wç ciacr^- twv Kai- (pact, ttjç 'jcopar/7)u.évr,ç vwxtoç loo'xei ^tto ^^P Kaicxapoç Irl ceîttvov xaXeîcrOai* 7rapatxou|X£voç 5', ayecOai tt^ç yeipiç ^ir' aùxoo, wç ^ouXotAEVoç, àXX* àvxiXctvojv àyj^ÔL xo S' r;xou<7£v Iv xaiecrôai xoîî Kaitrapoç, àvaaxât^ ISaoï^ev liri Tifxv), pwfXEVoç X£ xy;v xotî, xôiv o-j/iv écjjia Rai Travxojv £oOuç pvixoxwv Kaiaapa* tisons enflammés, le feu xiç, OyOsvxoç au- ; ouxoç r,v, oj; £<7xiv ô àv/jp même renfermés. l'avait pris il Quand corps du dictateur, le nomma un autre il il k- se leva; et la flèvre et bientôt des meurtriers de César pelait Cinna ; des amis de sa à un citoyen qui ; ms's on ne put Un malgré quoique malade de dit à et les apprit qu'on brûlait sur la place publique par la main , et l'avait entraîné quoique inquiet du songe , , il et le : peuple lui qu'il avait y courut pour rendre à son ami les derniers devoirs. Lorsqu'il arriva sur la place, ple ; , avait cru voir César qui l'invitait à souper, et qui sur son refus , iv Cinna, avait eu. la nuit précédente, un songe assez : , Ktvvxç se répandirent dans la ville qu'ils se tinrent bien extraordinaire résistance. avr,- courut en foule aux maisons des meurtrier* pour il plusieurs parce nommé xwv Sv Touxov eivai uTroXaSovxEç, wpuTjCav cherchèrent dans le dessein de les mettre en pièces les découvrir, eu xairep ujo- yoip y)v xiç ^{i.wvuixoç êx£tv(t> xoti Toîç ffuvwjxoorafJLEvoiç, César, cwaa TCoXXwv £:ppa(j£v £x£poj xouvotAa 7Tuvûavo{jLÉvoj, xdxsTvo; oXXw, xa Sià y mettre xai 7rv»p£xxwv. |xt, quelqu'un du peu- demandait son nom ; celui-ci le il courut dans toute la foule que c'était un il y avait en , effet prenant cet un des conjurés qui s'ap- homme pour le meurtrier, se
  • 257.
    VIH DE CKSAR. 251 puis ayantpris des tisons îdtov iixl Txi olxiuç eo&itnm^ cuururcnl aux maisons ils de ceux qui avaient lue César, Tfiv àvyj/DrtxCTMV, dtivanl iaceodivr dits et d'autres allaient nuvTu^ôve T/;ç dc-t()U5-los-ciMés de la ville iroirwç, , chcrcliaat à saisir Cl à déchiror ces xal S 101.071 x7U(jOse.i Toùç ûvSpoii. liommes. Lesquels certes aucun de ceux-ci /iîv ojOiIç 2x((yft)y OTi ne rcncuQlra mais tous étaient fv ittf f)xy ut JOi. bien Ti« 5è K.tvva{ Mais un certain Cinna Tûv irxlfiuv Kafffa/50{ jnrtK'-s. des amis de César comme Itv^^c /xîv, cjç yxa-ev, se trouva iw^axù; ayant vu une vision étrange c^^iv aTOrrov T^î vuxTÔ» Trapwxi/ASVïîç iôôxîi • la nuit passée /aiitffôxt yàp car T^( X'^/°^* ''^^° , âyîaSxt siÙtoû on dit : croyait cire invité il par César à souper UTtô Ratj;/^Oî èrri 0£?:tvOv* icapaiTOj/iJvOî Je , : et refusant, être entraîné par , main par la lui ne voulant pas, à.XXk mais résistant oi.'jrf:iij(ti-j' ûç Sk TO 9iJfj.x cl di r,/.0'J7S TOy Kxiixpoi le qu'il corps de César iSstôtÇfv èTtl Ttuv^, s'élant Irvé xxiTtep >'jop'liHVj6i T« T/;v ô^tv quoique xal Ô4ia nupérctov. et Kaf il alla j^ar ol se déliant cu-méme-tcQips tl quehpi'un, T15, «Ùtou ijpOivTOi, dit irip«i TdJv 7to»d3v Tir/ôzvo/zîvftj : cul appris dire brûlé sur la placc-publiqiic xa^C76at iv àyjpût àvxarxi s , son lui honneur, dosa ayant un nuire que Cet homme parmi tuus, est TÛV àvT^prXÔTWV KztffZpX' do ceux qui ont tué César xal yip Tti K.{vvx{ ^v en ellet un certain Cinna homonyme de h rùT; Twvojuojaufvot.;, i» mOÀx66trti «Ivac towt©v, vu, à un aulrcde la foule qui s'informai* cl aussi lût le bruit fut q xvr,p irrt ul(j nom Cl celui-là à ùi oÎto; vision ayanl-la-fiëvre. parmi . était celui-là les conjurés lequel ayant supposé être celui-€?
  • 258.
    , KAIIAPOZ BI02. 262 «ôOuç xalôic<77racav Èv (xÉgw tov avOpwirov. Toôto (xaXiaTa ^c'- aavxeç BpouTOv xai Kaaciov, où tcoXXwv ot tzipi *A Sa xa 7rpot;avTtç vo(i^vu)v, dTTÊ/wpriffav Ix Tr,ç ttcJXeo)?. 7raô(^vTe(; lT£XeuTY)<rav, Iv toT; Trepi LXIX. -y X capwv IIoiXTnrjia) Ô' iTriêitoffaç Tw ^iw oï -^v ToaouTwv BpouToo ou rcXù ttaeov etwv rea- Travxl àpX'^jV xa SuvacTEiav Sii xivoûvojv Stojxtov (jLoXiç xaTÊipYctaaTO, xauTT^ç oùScv ^ti *0 «UTOU SaiOOJV, (JLEVTOl [A^Y^^? aaTo, xal TEXEum^davToç -^ Etr, TTEV- Y^Y^VW; y£ip TOu £pYou ÔiYo'vTaç, , et le toj oovo'j, ciâ i7nrixoXouOr,ffE Tiixwpoç rj aviyvEuojv a/pt too xai Touç [XYjSÊva XiTTEÎv "tCv aTTEXTOVo'Tiov, dXXot jeta sur lui TOV ^lOV E/pr^" 0) TTOtpi TE Y^ç TracTjç xal 6aXot(7arj<; eXauvwv xai tou- [xr, rapà twv vo|xa (/ovov xai t^,v iTTicpÔovov xapTcwcotixEvo^ co;av TToXlTWV. xa-. Y^Yp^^f'^ti. 0VV^(7XEl cà KaTdOtp, TOC [X£V TTCtVTa TT^xovTa xai £; , f,[X£(Hov îiotYt- 6tioov xot8' r, Yvw(xr,ç (jLExac/ovTaç, l:r£;£X6cïv. mit en pièces sur effrayés de cette fureur populaire , la place même. Brutus sortirent de la ville et Cassius, peu de jours après. J'ai raconté dans la Vie de Brutus ce qu'ils tirent depuis, et les malheurs qu'ils éprouvèrent. LXIX. César mourut âgé de cinquante - six ans , ne survécut et guère que de quatre ans à Pompée. Cette domination , ce pouvoir souverain qu'il n'avait cessé de poursuivre à travers mille dangers et qu'il obtint avec tant de peine qu'une gloire fragile , , ne lui procura qu'un vain litre ^ qui lui attirèrent la haine de ses concitoyens. Mais ce génie puissant, qui l'avait conduit pendant sa vie, le suivit encore après sa mort; les il pas de ses meurtriers restât dIus s'en et montra le vengeur, en s'atlachant sur par terre et par mer, jusqu'à ce un seul de ceux qui avaient pris la qu'il moindre part à n'en l'exo-
  • 259.
    253 VIE DE CESAR. ils ^(iïTTaîavt5v âvBpunov xacl s'élancèrent aussitôt au milieu de 01 l'homme et d«''chiri'rotil "KtpX B/soÛTOtf xal KâTfftov place. la Brutus et Cassius ayant craint surtout cela où TToiiûv r.fxspûv iiayîvo/iivwv, à:rsxwpy;ffav «x TrJç itdiiûjç. *A ûî xat TTcxçxvTe; et yéypxmxi irepl Ta HpoÛTOU. iJLiV TTfvTïîxovTflC xai ÊÇ LXIX. Or César meurt, ct/j lîâvTa, âgé de cinquante-six ans en-tout et * si ce n'est et TÔJV TTOitTÛV de colle puissance r,v àp^ry Jicôxwv Tiavrl poursuivant toute sa vie ô(à TOaoÛTuy xiyoûvojv à travers de il fxivTOi /xôXii. iJ-i/xi cxifioiv âx/'*»'3tT0 xal TcieuTyjîavTo^ TOU fOVQ-J, oix T€ Trâyrjî yr,ç xal B<xXx77r,i Cependant duquel il le grand génie de lui même à travers toute terre de ceux mais t7r€;j/0«Iv (jui l'avaient tué, même jusqu'à punir ceux ou ayant touché T«Jî ^ Of/ovraç xaTz &TioOv x*'/'^ mer jusqu'à ne laisser aucun àiià xal en quoi-quc-ce-soit » à l'acte avec la maia « mort étant comme vengeur du meurtre et toute AtTTStv a/;o£va lui se servit pendant sa vie, accompagna Tûy àncxTOvoTwv, TOw t/jyou grands dangers et «lépistant les meurtriers xal ocviyjsûuv ô-XP^ si avait acquise avec-peine. pourchassant ilavvuv '^'^^ auToO, Tvxpk ràv ^lov, ii:r,KoXQjOr,(jt TlfMttpOi souie- et autorité-souveraine tû âtw KXTtipyijxro O et autorilé laquelle puissance xai Juvayretav w ans*, un nom seul une gloire sujettc-à-rcnvie [rawe de la part des citoyens Tû ôvoiia |i6vov xal TT^v SdÇav InifQovov KXpx ayant survécu à Pompée non beaucoup plus que quatre et «'ayant recueilli rien xapizùtaiiievOi cî oùôèv (tî') moururent, ils sur Brutus. ôè ôy>j»/et, •0 îToAù nXiov rtsaipuv tràiv 0T( ayant soullerlrs ont été écrites dans le livre iv toî^ LXIX. Kaïyap y«yovw{ [lé.. , non beaucoup de jours s'étant écouse retirèrent de la ville. Mais les choses que ayant faites ,
  • 260.
    KAiiAPos nio2. 254 twv 0au{jLa(TioiTaTov lï Oet; Y^p ^v4>tXiiCT0K xarà Kafaapoç (IçpotvTj r,cpotv{aOr)) iTt* S ^xflivu) t<{) vuxTa; ;i^ioiw oi£:j»0£tp£v iiurôv, twv Ss Oeiwv ^ Te jx^p; £/pr'(raTo- yâip ÊTTcà to rcp'i KoÎtviov' f^rrr- (xiv !ÎvOpo)7:ivt.)v fJLexà t'^,v 'OXov -^àp excïvov tov IviauTOv w/,poç (i{X2fjp6ijjLa u.^v ô puy^tç oùx Ê/OJV av£T£)vX£V, àopavÈç 0£ xaTV)£i TO 6£p|xo'v • wdTe TOV veloL Ty)ç SiaxpivoutxTjÇ :^(xi7r£TCT0oç auTOv ^v xojiiirT,; Kaiffapo; c:paYT,v ciarpnrij;, xai to TzzpX tov t^iov , «^ xuxXoç t9;ç (xap|xa- x-ai xat Xettiov aOyTJç. îSt:* «Sitoû à£pa ûvojepov xa» ^apùv àc^i- à)>.éaç £7rij£p£aOai, toj; Ot xaprolç xa àrEXft^ àTcavOîjcai xal Trapox^oécai oièi xr,v ^U/pOTT)Ta TOU TTEpie^OVTOÇ. Moc).tOrTa 8è TO BpO'jTOU Y£VO{XEV0V T^v Kaicapo; eûT,)jwc£ cpa(j[jLa ati^v y,v cution , Se toio'voe. ]M£'X)>(i)v prouva Cassius : même épée dont lestes, on , nuits ou '(f^u.i^Y^v Ôeoiç ài€- tov CTpaTov I; "ACuSou' ciaÇ-.Çal^tiv ou qui avaient seulement approuvé événements humains, qui a<f«aYr,v vit il le complot. Entre les n'en est pas de plus étonnant que celui qu'é- vaincu à la bataille de Philippes il avait frappé César; et , il parmi les phénomènes cé- un premier signe remarquable dans celte grande comèle, après le meurtre de César, brilla avec tant d'éclat , et disparut ensuite. du globe se tua de la Un second signe , pcodautâ^t ce fut robscurcissçment solaire, qui parut fort pâle toute cette année-là chaque jour à son lever, au qu'une lumière faible et fit ; et qui , de rayons étincelants» n'envoyait une chaleur toujours épais et ténébreux son intempérie lieu , si languissante, que l'air fat car la chaleur seule peut le raréfier ; avorter les fruits, qui se flétrirent avant que d'ar- river à leur maturité. Mais ce qui de César avait déplu aux dieux, prouve surtout combien c'est le le meurtre fantôme qui apparut à Bratas. Étant sur le point de faire passer son armée d'Abydos au rÎTage op
  • 261.
    , , VIE DE CKSA.R. 255 OQayant eu-part aa deNein. Td mpi Si Mais VéiHfnvjiunt concernanl Cassius K.i.v7iov 0av/xa<TtojTaTOv tC» est le |tlus fxkv kvOpran(v(iiv * étonnant des évéïiemoits humaine : car vaincu à Philippcs, SiifOtiptv ixurbv il se tua lui-inème de 4* ^XP^'^^'^^ râv xarà Katjayso»* cctlo épée-là do laquelle il [«ar: contre Ce- s'était icrvi mais dos phiUiombies divins ^è 0<c'uv 8 Tf fiéyaç xo^uyJTtjç le plus étonnant est cl la [inrte grande co- (car elle parut brillante pendant sept nuits inrà vyxTaj /Mrà TT^v oryayyjv Kat'aa^oç, le meurtre de César, puis elle «lisparul) «Ira ^yawtaO»j), xal t6 nprcs à.y.cti)pufxx v/i^ ^^^y^ii et l'obscurcissement de l'éclal autour du soleil. ntfX TÔv iJAtov. 'OAov yàp ixtXvov -nv èvtauTÔv Car toute cette année-là ô xûxioç /xîv àviT£/).îv ^^XP'^i le disfjue se leva pile xal oùx et n'ayant pas xà 3k e;(Ciiv ftsLpfj.ocpv/'Xi , de rayonnements, et la chaleur dip/j-àv xar/ii àîrà aùrolj descendit de à.Spxvii xal /iTiTOv* languissante et faible WffT« TÔV au point d'une part àipa /jtîV è:riy£^£iOy.i S^ofîpbv xal l'air TO'jî par avTÔv, circuler la fuiblesse de la chaleur qui rarélie lui 0£ xy^TTOÙ^ /;/jit7r£7rTO"J4 : ténébreux et lourd ^xp^J'i xoOsvsiu. Tfii àit'ïÇ ^c-</.ptvOJT/;4 lui d'autre parties fruits xal ànJuTç demi-mûrs et avortés àrtavOiîïXt xal Txxp:txiid€9.t s'être (lélris et 0(« par Trjv vf/U;(pdr)5Ta la fanés fraîcheur rou :re^u;(avTO(* de Majora Mais surtout ok l'air environnant. TO fi'3/MX B|90ÛT0U la vision yevdjUevo» qui eut-lieu »0»|Àft>ff£ -Tiçv 9rfa-fr,v KAt7apo> ou yCvO,u«v>;v àciiT^v OiOt^ rjv ' 04 TOtdvOi. M£).i'jj> îtaêiëi^itv TOv jTparb V montra de Drulus le meurtre de César n'ayant pas été agréable aux dieux or elle fut telle. Devant faire-passer son année d'Abjrdos i
  • 262.
    , KAI2APOÏ ni02. 25G It^p«v r^TTEipov,dv£:rau£To vuxxôç, wairep eto>Oei, «Iç T-J;v oô xa0eu5o)v, (yxriv))v, àlW i.at'it (ppovT^Cwv Trepl to~ (x^J.ovtoç. Aé- ytiai yip ouxoç àvy;p ^xiaTa 2^ twv orpaTTjYwv 67rvwor,ç yi'^ixai TrXeîffTOv lauro) ypovov lypTjYopoTi (TÔat, "^pT,ffOai tte^uxojç. ^(^(pou Se Tivoç aîffOéoOai 7rep rJjv Oupav £Oo;£, xai Trpb; to toC Xu/^vou cptoç -^Sy] xaTa;p£pO(X£vou (;x£'|a(X£voç, àvôpôç ixipuXou TO xb TrpcoTov, laxtoxa aùxw xo S' Trapà: 'pao'(xa' x-Jjv ^>iX{7rrouç.» fxai, » eTtte* xal Ka(aapi*, ToxE w (xiv Bpojis, xaxo;* ûatfjiiov ouv ô Bpoîîxoc; EuôapcCjç x9) [xsv Trptoxï) O'I'ci 5e « Oij^o- • Tw aTrr'Et. ^iXlTCTTOUÇ àvXlXOyOElÇ "^^^^ ''^^P^ 5* 'A.VXOJVICI) xpaxT^aa;; xb xaO' louxbv sxpE- tjt.a-/Yi se reposait la nuit dans sa tente, suivant sa il , àXX (xr^XE (pOEy^^î^Evov, xai xb ôat{xoviov eùOu; IxttoSwv txVOUfXEVO) XP^^'l^ posé to £Tco;. 'ExTr/ayetç ôi xXivy,v, r^proxa ^(xxiç Icxiv. 'Â7:oxpiv£xai «'0 cbç, (XE TTEpi )(^aA£7rou Trpaxxovxà xi u)ç loSpa fx-j^XE ffiyyî xai (JL£Y£Ooç çioÇ£piv £lo£ o-j/iv coutume, sans dormir, et réfléchissant sur l'avenir. C'était de tous les généraux celui qui avait le moins besoin de sommeil longtemps. sa lente en regardant à ; et , et que la nature avait Il la clarté aperçut un spectre horrible , il vit que dire, se tenait le spectre pour d'une lampe prêle à s'éteindre, d'une grandeur démesurée et d'une figure hideuse. Cette apparition lui causa d'abord quand fait crut entendre quelque bruit à la porte de veiller le plus il , , sans faire aucun en silence auprès de son de l'eUroi mouvement lit, il lui demanda ; mais et sans rien qui il était: a Brutus, lui répondit le fantôme, je suis ton mauvais génie, et tu « verras à Philippes. * je verrai. » ''y après , à » — « Eh Et aussitôt ^^ bataille bien ! reprit Brutus d'un ton assuré le spectre s'évanouit. de Philippes contre Antoine porta uLe première victoire . me Quelque temps et César, il rem- renversa de son c6té tout ce qui lui
  • 263.
    VIE DE CESAR. tU TTivizipyLv r,ntipov, 557 à l'autre continent, àv£7TxÛ«T0 VWXTOJ, rt'jiosail il coiiime il une nuit avail-cotitume, dans sa tente xxrà. ax/jv»jv ne dormant pas , mais réûéchissa sur l'avenir. né pour ESo^c TIVÔJ et se servir ^pôvoj, TtXiÏTro-j û'i le plus Or a.isOizO'xi <f dj»OU Tli/SC T^V OÛpU.-J est dit porlé-au-sommen (îlre moins certes des {jénéraux le , iauToi iypyi'/opÔTi X'xl )^p7,70/.t homme Car cet OLroi yùp b k-rr,p Xiyirxi nsfvxùi /svévO.n ÛTrv'/jJ/:» •^xtjTx 5/i Twv rcpxrr^yCJv il de soi-même éveillé de temps. crut avoir entendu (pK'Ifjue bruit vers la , porte, ayant examiné xxl axipùfMS'JOç et xxrxfepOfj.ivoj r,SYi, qui baissait déjà, à la lueur tTosv ^i//tv «le la lampe ilvitlefanlômeeUrayanld'unhommfl (fO^îpUv xvSpbi ixyû/O'j TÔ fjiiyîOoi étranger par la grandeur xat ;(ai£7T0u tô etoo». et OJi i'/j^Z fj.r,re /JiyjTfi Comme TipXT70VTX ni f0iyy6y.S'jàv rt àA^à îrrôJTX il ÙTzoxpivirxi aùrij. ffôî xxx'oi Sxiiioij vit lui ni ne faisant /{/{ lit, demanda qui il est. Or le fantôme répond à lui et fii/xx « il ne disant quehpie choses près du f ripÛTX 07Tli èîTlV. T6 la ligure. mais se tcnant-dcbuut en-silence atyîj Ti'xpx Tr,v y.Xivr,v hideux par Et cllrayé d'abord £x7ria-/itç 5î tô tt^wtov, : cj , BpojTe' * Ton mauvais génie, 6 Brutus Lt tu verras moi à Philippes. Tare « fjikv ojv ô B/;o>roi OliO/XXtf s jOypffùj * » Alors donc Brutus avec-assurance « «ITTf* : Je te verrai » , dit-il : : xai t6 Sxifxévio-j «ùOOj et le génie aussitôt à7irî«i èx:ro5'jJv. s'en-alla de-devant Brutus. Tû 6k txvou/xîvw X/50V'-;* àvTiTxxOiii nepl AvTuvtc») xai xp'XT^axç nô ro'ji <ti>i:r7royi Kxiaxpi , [xiv npcoT/? fJ^ixV Or au temps convenable étant rangé-en-bataille à Philippes contre Antoine cl César, ayant eu-le-dessus à-la-vérilé dans le premier combat mit-en-fuile ce qui était devant la ^rptjlXTO TÔ xarj- ixuTÔv il XXl ^((^ri^X7C et le poursuivit YiK Dt Cfsva. 17
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    KAISAPOZ BIOZ. 258 xa 5te;r,Xa(7eTropOwv <|/aTo îeuT^pav aÙTw (xa/ecOai -zo Kaiaapoç (rrparÔTrcîov çoit5 to airo ça^jxat tt ç (/.£X).ovti VUJCTOÇ auOlÇ, OÙy^ W(7T£ Tl TrpOffSlTCeïV 7r£7rpo3|X£VOV, cpipojv £^^i'];a ttjv îi laurov * àXXà OUVEIÇ £iç BpovToç tÔ ô xov xivouvov. OO (xr;v TTpoç Tl xpyijxvwoEç xal xôi qicp£i yuavoî Trpoa^aÀojv to cTÉpvov, aaa xal cpiXou tivoç, wç cpaaiv, cttvETip^oWavToç ttjV 7r).r,Y^|V, àTCfiOavEV. faisait tdle livré , et poursuivit les fuyards jusqu'au au pillage. même Il camp de se préparait à un second César, qui fui combat , lorsque ce spectre lui apparut encore la nuit, sans proférer une seule parole. Brutus , qui comprit que son heore était venue , se précipita volontairement au milieu des plus grands dangers. Cependant mourut pas dans il se relira sur l'aide le le combat , il il ne ses troupes ayant été mises en déroute une roche escarpée; d'un de ses amis coup. : là , , se jetant sur son épéc, avec se l'enfonça dans la poitrine , et expira sur
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    , ,, , , VIE DE CESAR. Kopd'Z^frbmp'XTÔTztioiï^'xiauf.o^' [lillant le mais à WJTS uXXù 7r|507Ci7r«ïv ti : clanl-sur-le-point le secoml combat m«îme fantùmc vient de nouveau pentlanl la nuit, le * non au point île dire quelque chose toutefois Brutus hpOÛTOi b camp de César lui de combattre /««;^î70xi rr,v Sivrépccv rà ajTÔ fivfjLX foirx 0JX 259 ayant conipris TÔ 7teTt^W/if vov ippi-pev iauTÔv la yicwv ;fc chose arrél6e-par-le-destin, jeta dans Où /il^y fiTTCTfV lui-même se portant le danger. Cependant ne tomba-pas il àywy tÇOjUSvOi en combattant «vstyuywv s'étanl rélugié mais, 71/50^ Tt xpr,y.v(i!}Ss<; la déroule ayant eu-lieu, vers quoique endroit escarpé y.xi TzpoiGxJ.ùv TO Ttipvov et ayant jeté sa poitrine Tw Çifiet yUjUvoJ sur son épée nue, â^aa xat Ttvo^ yi).ou »yv«Ttip|3'jjffxvT0{ r/jv itXijy^Vf en-mdme-temps aussi un certain ann comme; on dit, ayant ailcnni il mourut. le coup, •
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    , NOTES SUR LA VIEDE CÉSAR. — H avait seize ans passés, au rapport de Suétone Selon Velieius Patcrculus (II, 43), c'était encore un enfant, pœne puer. H n'y a, ce me semble, entre ces deux témoignages et celui de Plutarque qu'une contradiction apparente. Page 6, 1. Ce Cornélius, surnommé Phagila, était aflranchi de Page 4. {in Cœs., c. 1 J. ). — Sylla. — 2. ^y.ptj.oL/.ou-j'jx-j. Pharmacussa (aujourd'hui Ferma co) , petite de la mer Egée, en face de Milct. Page 8. 1. Kt/tÇt. Les Ciliciens, au midi de l'Asie-Mineure, près de la Syrie et en face de l'île de Cypre. 2. Mt>>jTOu. Milet, ville principale Je l'Ionie, en Asie-Mineur^ île — — , sur la côte. Page gamo). — 42). — 10. 1. Uspr/âiMu. Pergame, ville de Mysie (aujourd'hui Per- 2. 'lojvtov. Junius. Correction d'après Velieius Paterculus (II, Tous les manuscrits de Plutarque donnent "lojy/.ov. île la Méditerranée, près des côtes de — Rhodes, de l'Asie-Mineure. — Apollonius, de Molon. 3. 'Po'oov. 4. Molon Page 12. nius 61s Il est appelé plus souvent Apollo- ou seulement Molon. — — , Correction d'après Coray. Les autres éditions don- 1. nent à tort: fxZXlov , ûXy.oiç y.7yo).r,0zii; , ùfv.-jxi. de M. Dùbner, au lieu de r,-j où de» autres éditions, qui d'ailleurs intercalent le mot outw devant jn/piv contrairement a tous les manuscrits. Page 16. 1 Habitude d'elléminé. Elle est notée par Lucien dan$ le portrait qu'il trace d'un homme de ce genre Ilây/.a^cv âvcpa, Page 14. — 1 . "Ottou. Correction . : TÔv aùjféva, yuvatxcîov zb 5ta5-£5-a>,eu/A£yoy tô ^OLôtafxa., lizuejù.xfffxé'jo-? ^léjjL/jLx, iizliypo'j jxvpw* aTzoïfjéo'jru, TÔ 0'jWr,ixoL, tw Saxzj'/.u ax/su tj^v xtfoÙY:v xvw/xcvov. [Rhetor. prœcept., c. II.) — Page 18. 1. Cet usage remontait à l'année 360 de la fondation de Rome. Matronis , pro auro ad liberandam a Gallis Romam collatOj gratïee actœ , houosque additus , ut earum , sicut virorum, post mortem sàlemnis esset laiidatio. (Tiie-Live, V, 25.) 2v II s'agit de Cornélie, fille de Cinna, seconde épouse de Céear. 11 avait épousé en premières noces Cossulia qu'il avait répudiée. 3. 'lôr.pixv. Ancien nom de l'Espagne, emprunté au fleuve Ibe- — — rus {VÈbre), ,
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    2G1 NOTES. — est queslion icides deux grandes victoires qae Aix, sur les Teutons, et a Vciccil, sur les (timbres, à «juflqurs mois d'intervalle «le la mdine année (101 av. J.-C.). 1. Upoux'/'j.rTÔy.îJOJ. .Mc't;i|.liMr(; prise des l>ains. On Page 2i. appelait Trîoaa>x/T/:/3tov un endroit particulit-r ou l'on se rrictiunnait le corps avant de se mettre dans l'eau. Page 30. I. llxpiXti. Correction de Coray. Les manuscrits donnent npi^et, qui ne présente aucun sens, et les éditions ordi- Page 22. Marius 1. 11 rein|)()rta à — — naires CiTtâcÇît. Page 32. ordinairement : àTO';etitâî;£tv tt/soî rtvx. 1 . On dit Page 34. 1. *KTtTa/.97i:<t. Correction, au lieu de nîvzx/.àrrxt que donnent les mcillours manuscrits. On s'est autorisé pour la faire tl un autre passage dt^ Plularqtu*, dans la Vie «le Caloti U-h. 26), où l'éva- — — luation de la même dépense xal TTcvr/j/ovra râ/avr^:), — — C(î est faite en talents [yOiy. /.y cix/07ta qui é(]uivaut a 7,/>0(),000 drachmes. 2. Nous passons les chapitres IX et raient ligurer dans une étiition classiciue. X, dont les détails ne sau- 3. La manière dont Plutarque s exprime pourrait faire croire que César eut le commandement de toute ^Kspa^M1e mais il n'obtint (lue celui de l'Kspagne ultérieure, comme le dit Suétone (i/j Ca'%., XVIII). — L'Kspagne ultérieure comprenait la Lusitanie et la Hé; tique aujourd'hui , — Portntjdl et V Andalousie. le t. KxWxïxoj;. Ciallaïci ou Call.Tci ou encore GalPage 3S. l.eci. Ces peuples habitaient la partie de l'Kspagnc connue aujourd'hui sous le nom de Galice. — , , 2. Tr.i éÇw OxXi77r;i. Plularquc désigne ainsi l'océan Atlantique. — 1. "Atxtxv RsÀTtxî^v. On entend par là les deux Gaules, Cisalpine et Transalpine. Page 50. 1. Xuovpxvio-J x/éo;... Ttavroe^jç àperrls... xiéoç àvOîï... Laïubeaux poétiques pris par Plutarque à Homère [Odyss., I, 2G4 Page iG. — ; Pindare (Nem., IX, 39; Pytii., l, GG). Le mol TOTî manque dans les meilleurs manuscrits. 2. IJn manuscrit donne y.xO'Mixû.r^^tf callide conversando sibi //»a(/., X, 2(;S) et a — conciliavit. — Page 52. 1 Dyrrachium ville maritime de l'Ulyrie Adriatique (aujourd'hui Durazzo), — . , , sur la mer partie, parf. pass. do ôi£>aûv'j. Les Tigurins habitaient cette partie «le la Suisse qui comprend aujourd'hui les cantons de Zurich, Appenzclt Schnf2. ^i!Ar}Àxuvjoi Page G2. — , I. , fouse et Schivitz. Page Gi. 1. IIîotovTwv. Correction. Toutes les éditions donnent — /tîfjOdvTWV. — Page 70. 1. Ttrpxif.o-îoji. Leçon des manuscrits. Les éditions donnent rpi7./.oj'.o>i. 2. La (laule Cisalpine se subdivisait en Cispadane et en Transpadane. Ces deux dénominations lui venaient du lleuve Padus (aujourd'hui le Pd), qui prend sa source dans un lac du mont Vésulu». et se jette dans la mer Adriatique. —
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    NOTES. 262 — polilo rivi'To quiséparait l'Italie proprement 3. Lo T^ubiron de la Gaule Cisal[»ino (aujourrl'hui h; Lhho). 1. Les Nerviens, peuples de la Gaule Del^'ique, habiPage 72. taient le pays qui forme aujourd'hui la Flandre et le llainuut. Page 74. 1. ùs.r)/.oi.r,. Correction de M. Diibner. Les manuscrits varient entre ùo/.zX cl oo/-?, auxquels Coray a substitué èod/^t. Page 7G. 1. Ville d'Élrurie (aujourd'hui Lucqnes). Page 78. 1. OùyiTrzç. César h-s ap()elle Usipetes; d'autret, Usipii. Peuple germain entre le Berkel et la Lippe. Page 80. 1 . TevTôptTaç. Leçon des manuscrits. Les éditions ordinaires donnent TcvT£/iioz$. Dans César, Tenctcri ou Tenchieri, autre peuple germain entre la Lippe et le Ruhr. 2. Plutarque confond ici les Éphémérides de César avec ses , dilo — — — , — — — Commetitaires. <-^ 3. TavÛTto^. Leçon des manuscrits. Les éditions ordinaires donnent à tort Tavli^io;. Tanusius Géminus était un historiographe, plusieurs fois cité par Suétone. 4. 'EopTxç /.xl G-ojoûi. Ces deux mots manquent dans toutes — les éditions. — Les Sicambres habitaient entre le Sieg et le Ruhr^ ou selon entre le Sieg et la Lippe. Page 82. 1. 11 paraît que l'on comprenait sous le nom de Suèvcs tous les peuples qui habitaient entre Y Elbe et la Vistule. Page 84, ^- 1. 'A7).x>TL/.r,i. Leçon des manuscrits. Les éditions 5. d'autres , , — donnent 'AtIx-jz îoo^. Page 92. 1. Les Arvernes (aujourd'hui les Auvergnats). 2. Les Carnutes, entre la Loire et la Seine. Ils avaient pour capitale Autricum (aujourd'hui Chartres). -^ 3. 'Apxp'x. Correction de Coray. Les manuscrits, oclx-j, qui ne présente ici aucun sens. Page 94. I. Les Éduens, peuples de la Gaule, occupaient le pays appelé autrefois YAutunois, et qui comprend aujourd'hui les départements de la Côte-d'Or, de la Nièvre, de Saône-ct-Loire et du Rhône. 2. Les Lingons occupaient cette partie de la Gaule qui est devenue le département de la Haute-Marne. Page 96. 1. Alésia (aujourd'hui Alizé, dans le département de — — — — — Côte-d'Or). Page 10G. l.'H/.tc-TO, 3*'pers. sing., plus-que-parf. moy. de aî/.cÇw. 1." Ariminum (aujourd'hui Rimini), ville del'Ombrie, Page 116. sur la mer Adriatique, à l'embouchure d'une rivière du même nom. Page 126. 1. Corfinium, ville du Samnium. Page 128. 1. Brindes (en latin Brundusium , et aujourd'hui, en italien, Brindisi) ^ ville d'Italie, sur la mer Adriatique, Page 136. 1. Posidéon, mois des Athéniens (du 20 décembre au 20 janvier). 2. Oricum (aujourd'hui Ejicho), ville d'Ulyrie, près des monts »a — — — — — — Acrocérauniens.
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    2G3 NOTES. — 1. Il n'ya dans ces conlrccs aucun fleuve du nom Page 138. c^nius ou Anias. IMutaniuc veut parler sans doute du Ucuve AoQs (aujourd'hui Vajusu). P;i-(; 142. >-^ 1. Colle racine est nonuuéc chara ou cara dans César. I*eul-ôlre est-ce la iiKÎmc «jui est ijési^tiée dans Alhéiiéi; (IX , p. 371) sous le nom de /x^ocutov, et chez nous sous celui <lo carotte. Paye 152, 1. Tusculuu) (aujourd'hui frascuti)^ ville du Laliuni, à trois lieues de Rome. 2. Coinphes (aujourd'hui Gonfi), ville de la Thessalic, sur le Pénéc. — — — Page 15G. 1. Il faut lire K.Ojîv('j>t/.io,-, Cornilicius. 2. Mégare, ville yrec(jue, au fond du i,'olle Saronique. PaL;e 15S. 1. Scolussa, ville de Thessalic. 2. Cncius Domitius Calvinus. Pa;îe IGi. 1. A/a/5v. Leçon <les manuscrits. lyjji.:n'jt donné par les éditions ordinaires, ne p<'ul se dire d'une épéc. Page 1G8. 1. Suétone lait dire à peu près les mêmes paroles à Hoc voluerunt : taillis rébus gestis C. Cœsar condcmnatus César iiisi ab exercitn auxilium petisscm. (c. 30.) essctn Pai;e 170. 1. Tralles (aujourd'hui Sutiaiihissar), ville de Carie, près liu Méandre. 2. Padoue (en latin Patavium) y ville de la Gaule Cisalpine, pairie de Tite-Live. 1. Cnide, ville de Carie, à l'exlrémilé de la pointe la Page 172. plus occiilontalc de l'Asic-Mini'ure. 1. Ptolémée Auloie. Page 178. 1. Pharos, petite lie d'Egypte, jointe par une chausPage 180. sée au port d'Alexamlrie. Page 1S2. 1. Ville du Pont (aujourd'hui Zile). 2. Tous les manuscrits donn«;nl u.d>zio-j ici et au chapitre — — — — — : , — — — — — — — suivant. — — Il Page 18'». 1. Voyez, plus haut, la note 1 de la page 15G. doit y avoir ici une transposition dans le texte. C'est à Antoine, el non a Cornilicius que fut ailju;^ée la maison de Pompée. On connaît apo.strophe de Cicéron à cette maison même , ilans la seconde domiis antviua qtiam dispari domino domiiiaris ! Page 1Î)0. l. Thapsus, ville d'.Vfricjue, entre le lleuve Triton et la petite Syrie. Page Pli. I. lltiquo, ville maritime d'.Vfrique, ancienne cOiOnie des Tyrlens, et capitale sous la dominaiion romaine. la belle C hilippitpie Page — 19(5. : — — — , 1. Un manuscrit donne Iv./tipwvx. important des trioniphos de Cdsar, lut mCme le proniior de tons, au rapport de xxxvii). VEpitome du llit' livre de Tite-Live 2. l*lutar«|ue oublie le plus celui des (ïaules, (|ui SuiHone (i.i Ci s., c. en fait anssi nuMilion. 1. -'jvEOoyÔTa;. parf. partie, act. de Page iMO. 2. Munda, ville de la Uétitjue, en L.^pagne, -^ J. Allusion aux ûls de PomitOc. — — au),),î'yt«>.
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    NOTKS. 2G4 — 4. 1-08 Dionysiarpif»»s'appclnicoi f.n latin Liberalia. Pago 20S. Perse — — — , — La nx-r Caspiitnnc ou mer Hjrcanifnnc 1. Russie cl la la , entre la Tarlarie, 2 Le Gaucasn, prando chaîne de montagnes en Asie. 1 Circcuni, ville maritime et [)rornontoire du Lalium. Page 210. 2. Terracine faulrefcjis Anxtir) , ville du Latium. — . 3. 11 faut enleriflre jourd'hui Sezze) Pa;^e 212. dinus. Page 21G. —- — par là le» du Latium. Dans la Vie de marais Puntins. — Sélium (au- ville ^ 1. Numa nommé Mercc- ce mois est 1. Albe la Longue, ville du Latium. Page 218. 1. Fête trcs-ancienne, célébrée en l'honneur de Pan et de Faune, à qui l'on sacrifiait un loup. Page 222. 1 . Les habitants de Cum<îs en Éolie passaient pour des gens grossiers et stupides. Voyez Strabon 1. xiii, p. C22, ci — — , , , Lucien, in Pseudologista Page 22G. — Dans , t. III, p. K'A. Vie de Brutus, Plutarque rapporte qu< Cassius, entre autres sujets de plainte qu'il avait contre César, pe lu pardonnait pas de lui avoir enlevé des lions qu'il avait fait rassembler et conduire à Még.ire, pour les jeux de b«.n é.iditc. 1. Strabon, si connu par sa Géographie , était enPage 228. core un philosophe distingué de la secte des stoïciens , selon les uns ou de l'école du Lycée, selon d'autres. Il avait aussi composé plusieurs ouvrages historiques. 2. Les ides variaient ainsi que les nones. Dans les mois d mars, de mai, de juillet et d'octobre, les nones étaient le 7 et le ides le 15. Dans tous les autres mois, les nones étaient le 5 et le ï. la — — ides le 13. Page 230. mettait au faite — Ce pinacle était une sorte d'ornement que l'oi temples, et que les Grecs nommaient aigle comme on le voit dans les Oiseaux d'Aristophane. Page 238. 1. Dans la Vie de Brutus, c'est Caïus Trcbonius qii retient Antoine hors du sénat. Il y a évidemment ici une faute d copiste. Plutarque ne pouvait pas tomber en contradiction avec lui même sur un fait aussi connu, attesté par plusieurs historiens, e furtout par Cicéron (xi* Piiilippique, c. 14. et xtu', c. 10). 1. Philippes (anciennement Datas et Crenides^ aujour Page 254. d'Iiul Filiheh?), ville de Macédoine. î." Abydos (aujourd'hui Jwrfo), petite ville de l'Asie-Mineur*lur l'Hellespont, vis-à-vis de Sestos. 1. Il est question ici de César Octave, qui devin Page 256. d César Auguste. 1. éles — — — — Typographie Laliure rue de Fleurus, , BIBLIOTHECA ) 9. a Paris.
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    Réseâu de bibliothèques Universitéd'Ottawa Library Network va University of Otta Date Due Échéance 2% SCS '5m m XU 1^ 'y 2 9 200 4 MA>r 32MÛ W iQt |Î|^^ li 1JDu^^^2i2006 «»
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