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Jeudi 11 avril 2013 | N° 4576 CHF 3.40, France € 2.60
Le Temps
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Collectionshistoriquesintégrales:
JournaldeGenève,Gazettede
LausanneetLeNouveauQuotidien
Index
Avis de décès 20
Bourses et changes 18
Fonds 16, 17, 18
Pharmacies 20
Toute la météo 12
L’essentiel
Informations fiscales: la Suisse
de nouveau isolée en Europe
> Secret Le Luxembourg et l’Autriche prêts à l’échange automatique Editorial
Préparer
l’inéluctable
Par Mathilde Farine
La Suisse perd un allié impor-
tant dans son combat contre
l’échange automatique d’infor-
mations fiscales pour lequel
l’Europe milite depuis plusieurs
années. Le Luxembourg – et
probablement bientôt l’Autriche –
s’est finalement rangé à cette
solution dont les adeptes espè-
rent qu’elle permettra d’éviter que
les évadés du fisc ne passent
inaperçus.
Plus que la décision elle-même,
c’est la rapidité du revirement qui
surprend. Encore farouchement
opposé à cette solution ces der-
niers mois, le Luxembourg a
entrouvert la porte, le week-end
dernier, à un changement de
système. L’actualité – l’affaire
Cahuzac en France et les révéla-
tions des «Offshore Leaks», qui
montrent que l’évasion fiscale
n’est pas seulement le fait d’une
poignée de riches – n’est peut-être
pas étrangère à cette accélération
du changement.
La Suisse pourra difficilement
résister à cette lame de fond.
D’autant que, comme l’a dit le
Luxembourg à son propre égard,
elle ne pourra «pas refuser aux
Européens» ce qu’elle «accepte
avec les Américains» par le biais
de l’accord Fatca dont le Conseil
fédéral a adopté hier le projet de
loi.
Qu’importe les doutes que l’on
peut avoir sur son efficacité, le
système de l’échange automati-
que d’informations sera adopté à
grande échelle de façon quasi
inéluctable. Certaines banques s’y
préparent déjà. Depuis mars 2009
et l’abandon de la distinction
entre évasion et fraude fiscales,
elles ont eu quatre ans pour
s’adapter à la fin de l’argent non
déclaré. Certaines ont même
récemment imposé un «ultima-
tum» à leurs clients allemands
pour les pousser à se régulariser.
En outre, cela n’empêche pas
les autorités suisses de réfléchir à
une stratégie pour obtenir des
concessions. L’exemple de Fatca
montre qu’il est possible de négo-
cier des aménagements, même
s’ils restent petits. Dans le cas de
l’Europe, l’accès au marché euro-
péen est jugé vital. Les banques ne
peuvent y opérer qu’avec d’impor-
tantes restrictions. Ensuite, il y a
lieu de définir comment régler le
passé, c’est-à-dire les avoirs non
déclarés qui occupent encore et
depuis longtemps les coffres des
banques suisses. Enfin, il est
important que les places financiè-
res concurrentes soient logées à la
même enseigne et ne profitent
pas de règles plus avantageuses.
Au Musée Barbier-Mueller, splendeur et fascination de l’art antique
Tête masculine, Rome (Ier siècle avant J.-C. – Ier siècle après J.-C.). Ce bronze fait partie de la collection centenaire exposée ac-
tuellement au musée genevois. Un trésor qui reflète la passion de la famille Barbier-Mueller pour les arts de l’Antiquité.öPage 22
MUSÉEBARBIER-MUELLER/PHOTOSTUDIOFERRAZZINIBOUCHET
La pression sur les oasis fiscales
au sein de l’Europe, et donc sur la
Suisse, a fortement monté. Coup
sur coup, deux Etats européens
qui s’opposaient jusqu’alors à
l’échange automatique d’infor-
mations ont assoupli leurs posi-
tions. Au Luxembourg, le premier
ministre, Jean-Claude Juncker, a
annoncé mercredi que le Grand-
Duché accepterait l’échange auto-
matique dès le 1er janvier 2015.
Demême,lechancelierautrichien,
Werner Faymann – autre défen-
seur du secret bancaire –, a eu
un geste d’ouverture en estimant
pouvoir faire cohabiter l’échange
automatique d’informations pour
les non-résidents et protéger le se-
cret bancaire pour les Autrichiens.
De plus, à la veille de l’Ecofin à
Dublin, la France, l’Allemagne,
l’Italie, le Royaume-Uni et l’Espa-
gne se disent d’accord pour adop-
terenEuropelemodèleaméricain
(Fatca) de transparence. Un mo-
dèle que Berne a accepté de signer
aveclesEtats-Unis.LeConseilfédé-
ral a d’ailleurs transmis mercredi
pourapprobationauparlementle
projet de loi fiscale Fatca qu’il a
conclu avec Washington le 14 fé-
vrier 2013. Face à l’Union euro-
péenne et à la lame de fond, la
Suisse va-t-elle s’aligner? Pourra-t-
elle dire non?öPages 2, 3, 4
La ruée vers la porte de sortie! A
Genève, pas moins de 1106 colla-
borateurs de l’Etat et de ses enti-
tés affiliées ont déposé en début
d’année une demande de retraite
anticipée. En 2012 et 2011, ils
étaient 394 et 326. L’Instruction
publique, en particulier, affronte
une situation très critique puis-
que 331 enseignants prennent
leur retraite par anticipation.
Explications: les modifications
issues de l’assainissement des
caisses de pension et un pont-re-
traite très amputé. öPage8
Pour vous abonner:
www.letemps.ch/abos
00 8000 155 91 92
(appel gratuit)
International
Fausses promesses
En Syrie, la communauté interna-
tionale n’a pas tenu ses promesses,
que ce soit sur le plan humani-
taire, militaire ou financier. Page 5
Suisse
Freysinger à la police?
Pourleministre
OskarFreysinger,
lerêvederepren-
dreleDéparte-
mentdel’éduca-
tions’éloigne.
NombredeValai-
sansleverraientplutôtàlaSécu-
rité,oùilretrouveraituncertain
ChristianVarone… Pages6,10
Zooms
Vous avez dit gratuit…
Facebook se prépare-t-il à nous
faire payer pour les messages
envoyés à des personnes hors de
notre réseau? s’inquiète Jonas
Pulver dans sa chronique. Page 9
Débats
L’art français de la guerre
Expert en histoire militaire, Henri
Weissenbach revient sur l’opéra-
tion Serval au Mali en la compa-
rant à l’intervention américaine
de 2001 en Afghanistan.Page 11
Sciences
Une levure anti-palu
Des chercheurs ont inventé un
procédé pour fabriquer une
molécule essentielle des médica-
ments contre la malaria.Page 12
Culture & Société
Pour une «vraie» cuisine
Desgrandschefsfrançaislancent
lelabel«Restaurantdequalité».
Objectif:démêlerlagastronomie
artisanaledelacuisineindustrielle.
Qu’enest-ilenSuisse?Page21
Eclairage
Aux Diablerets verts
Spécialistedudéveloppement
durable,leBritanniqueMichael
Liebreichimaginelastationvau-
doiseenforumplanétairedel’éco-
nomieverte.Rencontre.Page24
Genève:
ruée sur la
préretraite
Rencontre
Le cinéaste argentin qui rouvre
les plaies de la dictature Page 22
Marché de l’art
Les trésors de la cave d’El Bulli
en vente chez Sotheby’s Page 23
SOTHEBY’S
Economie & Finance
L’essor inquiétant des «chasseurs» qui attaquent
des sociétés pour violation de brevet Page 13
Tempsfort
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
2
Secretbancaire,letournant
> Fisc Le Fatca
européen est en
marche. Et la pression
se fait brusquement
forte sur la Suisse.
Retour sur une
semaine où les fronts
ont bougé
> Avec les Etats-Unis,
la Suisse admet
l’échange semi-
automatique
d’informations
> Secoués
par l’accélération
du mouvement,
les politiciens suisses
se disent prêts
à se rallier à
un standard mondial
Ram Etwareea BRUXELLES
La présidence irlandaise de
l’Union européenne (UE) a con-
firmé mercredi que la lutte contre
l’évasion fiscale serait inscrite au
menu de l’Ecofin (ministres des
Finances de Vingt-Sept) lors de la
réunion informelle qui aura lieu
samedi à Dublin. Ce sujet n’était
pourtant pas à l’agenda. Il est
devenu incontournable depuis ce
week-end.
Dimanche, le ministre luxem-
bourgeois des Finances, Luc Frie-
den, a allumé la mèche en affir-
mant que son pays n’était plus
opposé à un système d’échange
automatiqued’informations.C’est
ce que l’UE réclame depuis plu-
sieurs années. C’est un premier
verrou qui a donc sauté.
Depuis, c’est l’emballement. Di-
plomates, lobbyistes et journalis-
tes qui n’avaient pas prévu de faire
le déplacement à Dublin chan-
gent d’avis. «L’Ecofin ne prendra
pas de décision formelle, mais
nous savons que le point de non-
retour par rapport au secret ban-
caireestatteint»,expliqueunhaut
fonctionnaire européen proche
du dossier.
La déclaration de Luc Frieden a
en effet envoyé une onde choc.
A Luxembourg d’abord, où l’in-
dustrie financière (141 banques
de 26 pays et 3840 fonds d’inves-
tissement) a bâti sa force grâce au
secret bancaire. L’Association de
banques et de banquiers Luxem-
bourgs’estempresséedèslundide
demander des clarifications au
ministre.
Lecoupdécisifaétédonnéhier.
Dans le «Discours à la nation» pro-
noncé devant le parlement, le pre-
mier ministre luxembourgeois
Jean-Claude Juncker a annoncé
que l’échange automatique d’in-
formations entrerait en vigueur à
partir du 1er janvier 2015 dans le
Grand-Duché. Dans un communi-
quépubliédanslajournée,legou-
vernement a confirmé que les
données sur les paiements d’inté-
rêt en faveur des personnes physi-
ques résidant dans un autre pays
de l’UE seraient transmises afin
qu’ellessoientimposéeslàoùelles
habitent. Jean-Claude Juncker a
rassuré ses concitoyens en indi-
quant que ce n’était pas la fin de la
place financière luxembour-
geoise, mais cela est une autre his-
toire…
L’ondedechocaétéressentieen
Autriche, qui, comme le Luxem-
bourg, s’opposait jusqu’alors à
l’échange automatique d’infor-
mations. Lundi, après les propos
tenus par Luc Frieden, les autori-
tés de Vienne sont restées fermes;
il n’était pas question de céder.
Maispourdenombreuxanalystes,
la décision luxembourgeoise al-
lait produire son effet domino.
Vienne a tenu un jour. Par la voix
de son chancelier Werner Fay-
mann, elle a fait savoir mardi
qu’elle était prête à négocier la le-
vée du secret bancaire pour les ré-
sidents étrangers ayant des comp-
tes en Autriche. C’est le deuxième
verrou qui a sauté.
Une autre initiative, et pas la
moindre, a contribué à l’embal-
lement. Dans une lettre adressée
à Algirdas Semeta, commissaire
européen chargé de la Fiscalité,
cinq ministres des Finances –
Pierre Moscovici (France), Wolf-
gang Schäuble (Allemagne), Vit-
torio Grilli (Italie), Cristobal Mon-
toro Romero (Espagne) et George
Osborne (Royaume-Uni) – ont an-
noncé leur décision de mettre en
place, en projet pilote, l’échange
automatique d’informations en-
tre eux, sur le modèle du Foreign
Account Tax Compliance Act
(2010) des Etats-Unis, plus connu
sous le nom de Fatca. Cette loi per-
met, entre autres, l’obtention des
informations sur les comptes ban-
caires, les placements et revenus
dans un autre pays sans passer par
les autorités. Dans cette même let-
tre, le groupe de cinq ministres
invite les autres Etats de l’UE à re-
joindre le Fatca européen.
Le groupe a également fait res-
sortir que la clause de la nation la
plus favorisée (MFN) devait s’ap-
pliquer. Selon cette disposition,
toute concession accordée à un
pays tiers ne peut être refusée aux
autres. Dans son discours, hier,
Jean-Claude Juncker a expliqué
que la clause MFN avait grande-
ment influencé le revirement
luxembourgeois du fait que l’Etat
négocieunaccordsurleFatcaavec
les Etats-Unis depuis décembre.
La Commission européenne ne
pouvait que se réjouir de l’initia-
tive des cinq. Dans une première
réaction, elle a rappelé qu’elle a
déposé en décembre une tren-
taine de propositions pour lutter
contre l’évasion fiscale et qu’elle
attendaitquelesEtatsluidonnent
lesmoyensd’agir.Hier,lecommis-
saire Semeta a de nouveau plaidé
dans ce sens, ajoutant que les me-
suresproposéesconcernaientl’en-
semble des Vingt-Sept et qu’elles
seraient plus efficaces qu’une ini-
tiative à cinq.
En début de semaine, un porte-
parole de la Commission rappe-
lait que l’évasion fiscale coûtait
plus de 1000 milliards d’euros à
l’économie européenne, ajoutant
que cette manne serait très utile
en cette période de crise. «Pour la
Commission, il ne doit y avoir
aucune complaisance pour les in-
dividus, sociétés ou pays tiers qui
contournent les lois internationa-
les pour organiser la fraude fis-
cale», avait-il martelé.
L’évasion fiscale coûte
1000 milliards d’euros
par an à l’économie
européenne
<wm>10CFWMIQ7DQAwEX-TT2l6f0xhWYVFAFH6kKu7_UXthBUNWs7PvFQ03z-24trMUYIg-LBO1mDUwy9Gb0gqEG9RXJSNy6fHnC9CdwJiOgAIfSiHFbeRvV5-FMd-w9nm9v-GU3QuAAAAA</wm>
<wm>10CAsNsjY0MDAx1TW0NDI3NwAAbn5YPQ8AAAA=</wm>
ClassiqueHoraMundi
B O U T I Q U E S B R E G U E T – 4 0 , R U E D U R H Ô N E G E N È V E +4 1 2 2 3 17 4 9 2 0 – B A H N H O F S T R A S S E 1 G S TA A D + 4 1 3 3 7 4 4 3 0 8 8
B A H N H O F S T R A S S E 3 1 Z Ü R I C H + 4 1 4 4 2 15 11 8 8
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L’échange automatique décrypté
L’échange automatique est
souvent considéré par ses
détracteurs comme étant
synonyme de mort pour le secret
bancaire. Pour ses partisans, il
s’agit au contraire du meilleur
moyen pour lutter contre
l’évasion fiscale. Le principe est le
suivant: le fisc d’un pays A
collecte les informations
concernant des ressortissants
d’un Etat B auprès de ses propres
banques. La collecte s’effectue en
règle générale une fois par année
et peut concerner toutes sortes
d’informations (nom du
détenteur de compte, montant du
salaire, rentes, etc.). «Il n’y a pas
de standard, explique Pascal
Saint-Amans, directeur du Centre
de politique et d’administration
fiscales de l’OCDE. Tout dépend
de l’accord conclu entre les deux
Etats.» Une fois recueillies, ces
informations sont transmises de
manière automatique à
l’administration fiscale
concernée. Sans qu’une demande
préalable soit nécessaire. Les
deux Etats coopérants s’assurent
ainsi que leurs ressortissants ne
dissimulent pas une partie – ou
l’entier – de leur richesse sur un
compte en banque à l’étranger.
L’un des exemples types de ce
système est la directive
européenne sur la fiscalité de
l’épargne entrée en vigueur en
juillet 2005. Une directive qui se
limite toutefois aux données
concernant le produit des intérêts
«de toute nature» (salaires,
rentes, gains immobiliers ou en
capitaux, etc.). Sébastien Dubas
Menacefrançaise:pasdenoms,pasdelicence!
> Les écologistes
déposent une
proposition de «Fatca
à la française»
Un retrait de l’agrément des éta-
blissements bancaires étrangers
noncoopératifs.Cettenouvelleme-
nace plane désormais sur les ban-
ques et les sociétés financières
étrangères en France, alors que se
propage dans l’Hexagone l’idée
d’uneloi«Fatcaàlafrançaise»inspi-
rée de la législation américaine.
Cettesanctionpénaliseraitceuxqui
refusent de déclarer à l’administra-
tion fiscale le nom des Français qui
possèdentuncomptedansleuréta-
blissement. Cette nouvelle idée
choc est portée par le groupe écolo-
giste à l’Assemblée nationale, qui
vient de déposer une proposition
de loi.
Dans le détail, selon la note de
synthèse présentée par le groupe
écologiste, si une banque étrangère
souhaite faire des opérations avec
une banque française ou si elle pos-
sède une filiale en France, elle devra
donner les noms de ses clients fran-
çais, personnes physiques et mora-
les. Si le ressortissant français sou-
haite quand même conserver
l’anonymat,labanqueseratenuede
prélever une part extrêmement dis-
suasive de 60% de la somme de tou-
tes ses opérations. Enfin, si la ban-
que étrangère refuse l’une ou l’autre
de ces obligations, elle se verra reti-
rer son agrément. En clair, elle ne
pourra plus avoir d’activités sur le
territoire français, ni travailler avec
des banques françaises.
Ce projet national avance en pa-
rallèle de la proposition d’échange
automatique d’informations portée
sur la scène européenne par Pierre
Moscovici,leministredel’Economie
etdesfinances,encompagniedeses
homologues britannique, alle-
mand, espagnol et italien (lire ci-
dessus). Mercredi, France Hollande
a insisté: «Ce que je veux, c’est qu’il y
aitunéchangeautomatiqued’infor-
mations sur les revenus et les patri-
moines détenus par les Français à
l’étranger ou par des étrangers en
France. Cela doit être la règle en Eu-
rope pour que nous puissions met-
tre un terme au secret bancaire et à
la dissimulation des avoirs.»
En France, pour ceux qui tra-
vaillent depuis longtemps sur l’éva-
sionfiscale,l’accordFatcaestdevenu
unesortederéférence.«PourquoiPa-
ris et les Etats européens ne se sont-
ilspassaisisplustôtduprojetaméri-
cain? S’il faut bien sûr mener des
discussionsauniveaumultilatéral,la
France peut déjà mettre en œuvre
seule certains mécanismes», expli-
que Mathilde Dupré, chargée de
campagne sur les paradis fiscaux à
CCFD-Terre Solidaire. En particulier,
«onpeutêtretrèsincisifdanslalutte
contre la fraude» en utilisant la me-
naceduretraitdelalicencebancaire,
estime-t-elle. Eric Alt, magistrat et
coauteurdeL’espritdecorruption*,es-
time aussi qu’une loi Fatca à la fran-
çaise «est une bonne idée» et «qu’il
n’est pas impossible» de commencer
à la mettre en œuvre sur le plan na-
tional.
Catherine Dubouloz PARIS
* Editions Le Bord de l’eau, 2012.
«Il ne doit pas y avoir
de complaisance pour
ceux qui organisent
la fraude fiscale»
0 300 km
SOURCE: GAO 2008; CPO 2013; «LE MONDE»
Government Accountability Office
(GAO), organisme du Congrès des
Etats-Unis chargé du contrôle des
comptes publics du budget fédéral
La liste noire de l’OCDE
établie en 2009 recensant
les pays non coopératifs
n’a plus cours. L’OCDE
mène actuellement une
revue internationale des
conventions fiscales
signées par les paradis
fiscaux qui pourrait aboutir
à une nouvelle liste.
Conseil des prélèvements
obligatoires de la Cour des comptes
(France), listes A et B confondues
Irlande
Ile de Man
Guernesey
Jersey
Andorre
Gibraltar
Monaco Saint-Marin
Suisse
Luxembourg
Liechtenstein
Lettonie
Malte
Chypre
14 paradis fiscaux recensés par des organismes officiels
3Tempsfort
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
Banques opposées
L’Association suisse des ban-
quiers (ASB) reste opposée à
l’échange automatique d’infor-
mations. Jeudi, elle a rappelé
que «les banques suisses plai-
dent depuis longtemps en
faveur d’une stratégie dite de
l’argent propre visant à accepter,
à l’avenir, uniquement des avoirs
conformes fiscalement».
Si l’échange automatique avec
l’Union européenne ne constitue
«pas une option pour les ban-
ques en Suisse», l’association
faîtière souligne néanmoins
que les banques en Suisse sont
prêtes à discuter avec l’UE au
sujet d’une «extension de l’ac-
cord sur la fiscalité de l’épar-
gne». Elle précise que les ban-
ques suisses soutiennent le
respect des standards de
l’OCDE pour les questions
relatives à l’entraide en matière
fiscale. Pour Didier de Montmol-
lin, associé de DGE Avocats,
spécialiste du domaine financier,
le système actuel de l’échange
à la demande est efficace et a
l’avantage d’éviter que des noms
soient transmis sans que les
clients concernés ne le sachent
et puissent, le cas échéant, faire
valoir leurs objections devant un
juge suisse en conformité avec
les droits fondamentaux.
Pourtant, pour Michel Dérobert,
«la Suisse serait bien inspirée
d’être proactive plutôt que de
devoir céder en bout de course».
Selon le secrétaire général de
l’Association des banquiers
privés suisses, les deux priorités
doivent être de régler le passé et
de garantir aux établissements
financiers suisses l’accès au
marché européen. «Sinon, des
affaires risquent de déménager
de Suisse vers le Luxembourg ou
vers Londres», prévient-il.
S. Dub. et M. F.
‘‘Je n’hésiterai pas
à considérer comme
un paradis fiscal tout
pays qui refuserait de
coopérer pleinement
avec la France,,
François Hollande
Président de la France
‘‘Nous pouvons
sans danger introduire
l’échange automatique
d’informations à partir
du 1er janvier 2015,,
Jean-Claude Juncker
Premier ministre du Luxembourg
‘‘Ce projet pilote
nous aidera à attraper
et retrouver les
fraudeurs fiscaux,
mais il apportera aussi
un modèle pour des
accords multilatéraux
plus vastes,,
George Osborne
Ministre des Finances
de la Grande-Bretagne, signataire
d’un projet de Fatca européen
‘‘Oui, nous
négocions. Mais le
secret bancaire, inscrit
dans la Constitution,
devrait être préservé
pour les Autrichiens,,
Werner Faymann
Chancelier de l’Autriche
Berne:ouiàl’échangesemi-automatiqueavecWashington
> Le parlement appelé
à se prononcer sur
l’accord dit Fatca passé
avec le fisc américain
Le projet de loi fiscale Fatca,
adopté mercredi par le Conseil fé-
déral et transmis aux Chambres fé-
dérales pour approbation, auto-
rise l’ingérence du fisc américain
dans les affaires des banques suis-
ses. Toutes les relations financières
et commerciales de citoyens amé-
ricains, ou de personnes domici-
liées aux Etats-Unis, avec les éta-
blissements suisses devront être
passéesaucrible,auxfraisdesban-
ques,afinqu’ellespuissentfournir,
directement ou indirectement, les
renseignements dont le fisc améri-
cainabesoinpourpréleverl’impôt
frappant ses ressortissants.
Ces dispositions doivent entrer
en vigueur en janvier 2014, sinon
l’accord, qui permet à la Suisse
d’échapper à l’échange automati-
que formel d’informations, sera
remplacé par une mise en œuvre
unilatérale des dispositions Fatca,
sans la petite marge de manœuvre
négociéeparlaSuisse,notamment
en faveur des banques cantonales
et des caisses de pension.
Un exemple montre la rigueur
avec laquelle les autorités améri-
caines entendent appliquer leur
droit de manière extraterritoriale:
la Caisse d’épargne du personnel
de la Confédération, qui abrite
aussi l’argent du personnel diplo-
matique,devras’inscrireauprèsdu
service américain des impôts (IRS).
Elle devra prouver que les avoirs
déposés par des clients domiciliés
hors de Suisse ou de l’Union euro-
péenne (UE) ne dépassent pas 2%
des fonds sous gestion pour ainsi
échapper à l’arsenal des contrôles
des flux financiers des «comptes
américains» exigés par l’IRS. Une
convention internationale consi-
dèrelesdiplomatessuissescomme
étant domiciliés en Suisse. Sans
cela, la Caisse du personnel fédéral
devrait sans doute procéder aux
coûteux contrôles périodiques de
conformité à l’IRS.
Passage au crible
Les banques cantonales, dont
lesavoirsdepersonnesdomiciliées
en Suisse ou dans l’UE atteignent
au moins 98%, seront aussi traitées
selon ce statut spécial négocié par
la Suisse. L’accord oblige les ban-
ques à passer au crible tous leurs
comptespourdéterminerceuxrat-
tachés de près ou de loin à un ci-
toyen ou à une entreprise améri-
caine. Un seul indice, comme un
numéro de téléphone aux Etats-
Unis, les obligera à récolter des in-
formationscomplémentaires.L’As-
sociation suisse des banquiers
(ASB) estime la dépense adminis-
trative à 100 millions de francs
pour une grande banque comme
UBS ou Credit suisse, et à quelques
dizainesdemillionspouruneban-
que de moyenne importance. Elle
critique ce processus qui rappor-
tera, selon elle, quelque 8,7 mil-
liards de dollars d’impôts sup-
plémentaires au fisc américain,
alors que les dépenses adminis-
tratives à la charge des 100 plus
grandes banques européennes dé-
passeront largement ce montant.
L’ASB admet sa faible marge de
manœuvre puisque 213 des 320
banques actives en Suisse le sont
aussi au niveau international.
L’accord Fatca couvre le présent
et l’avenir. Il permet à la Suisse
d’échapper à l’échange automati-
que d’informations avec les Etats-
Unis et préserve, sur le papier, une
petite partie du secret bancaire. La
banque ne sera pas obligée de
fournir le nom du client américain
jugé «non coopératif» parce qu’il
refuse que soit communiqué son
numéro de contribuable. L’accord
autorise pourtant un échange
semi-automatique d’informations
car la banque devra fournir le vo-
lume global et la nature des fonds
estimés non déclarés. Sur cette
base, l’IRS adressera aux autorités
fiscales suisses des «demandes
groupées» permettant une en-
traide administrative efficace re-
posant sur de forts indices d’éva-
sion fiscale.
Unimpôtàlasourcede30%sera
prélevé sur les revenus des clients
«non coopératifs». Une banque
jugée «non coopérative» par l’IRS
pourra aussi se voir infliger un im-
pôtàlasourcede30%surtoutesses
relations commerciales directes et
indirectes avec les Etats-Unis.
Willy Boder BERNE
Lesélussuissestournentleursregardsversl’OCDE
> La même règle doit
s’appliquer à Londres et
dans les paradis fiscaux
La rapidité des changements en
matière de coopération fiscale ne
manquepasdesurprendreenSuisse.
LePartisocialiste,quiréclamedepuis
longtemps l’échange automatique
d’informations, pense que la Suisse
devra suivre le mouvement enclen-
ché. C’est aussi l’avis de Christian
Keuschnigg, directeur de l’Institut
des hautes études (IHS) de Vienne et
professeur d’économie et de finan-
cespubliquesàSaint-Gall.
Dans une prise de position pu-
bliée sur le site de l’IHS, cet excellent
connaisseur du système fiscal suisse
dit qu’«il faut s’attendre à ce que la
pression des Etats-Unis et de l’UE
conduise à l’échange automatique
d’informations. Ce développement
se dessine de fait aussi en Suisse.
Quant à l’Autriche, elle ne peut que
retarder l’échange automatique,
maisellenepourrapasl’empêcher.»
Président de l’USAM, l’UDC Jean-
François Rime constate que «la si-
tuation change et qu’on n’admet
plus aujourd’hui ce qu’on admettait
hier». Président du PDC, Christophe
Darbellay juge «prématuré» de
changer la position de la Suisse. «Le
secret bancaire est inscrit dans la
Constitution autrichienne. Atten-
dons de voir si les Autrichiens sont
d’accord de changer cela. Et j’ob-
serve que l’échange automatique
d’informations n’est pas un stan-
dard international. La Suisse s’y
pliera lorsque ce sera un standard
mondial valable pour toutes les pla-
ces financières, de Londres à Singa-
pour en passant par les Etats-Unis»,
dit-il. Président du PLR, Philipp
Müller est sur la même ligne. «Ce
n’est de loin pas un standard pour
lesplacesoffshore»,précise-t-il.
RéunionprochaineduG20
Lesregardssetournentdésormais
vers l’OCDE. Président du PS, Chris-
tian Levrat attend de la Suisse qu’elle
s’engage dans cette enceinte contre
l’évasion fiscale. Jean-François Rime
pensequelaSuissepourraitinterpel-
ler l’OCDE afin que les places finan-
cières concurrentes et les paradis fis-
caux, «comme Londres, les Bahamas
ou les îles Anglo-Normandes», res-
pectentaussilesnouvellesrègles.
Que va faire le Conseil fédéral? A
la TV alémanique, Eveline Widmer-
Schlumpf a rappelé mercredi que,
au sein de l’UE, prévalait la règle de
la nation la plus favorisée. Celle-ci
oblige le Luxembourg et l’Autriche à
accorderàl’UEcequ’elleaccordeaux
USA. «Mais la Suisse n’est pas concer-
née par cette règle», insiste-t-elle.
Quant au Conseil fédéral, il a été
«informé» des derniers développe-
ments, sans plus, indique son porte-
parole,AndréSimonazzi.
Les contacts vont se multiplier
ces prochains jours. Le chef des Af-
faires étrangères, Didier Burkhalter,
rencontre coup sur coup le chef du
gouvernement du Liechtenstein,
Adrian Hasler, et le ministre russe
des Affaires étrangères, Sergueï La-
vrov, dont le pays préside le G20.
Dansunesemaine,EvelineWidmer-
Schlumpf participera à la rencontre
ministérielle du G20 à Washington.
Dans ce cadre, elle compte souli-
gner la nécessité d’avoir des règles
fiscales valables pour tous, places
offshore incluses.
La ministre a mis sur pied en dé-
cembre un groupe d’experts piloté
par le professeur Aymo Brunetti.
Celui-ciareçulemandatderéfléchir
aux solutions possibles pour régler
le passé par un impôt libératoire et
gérer l’avenir. La transmission d’in-
formations fait partie des réflexions.
Bernard Wuthrich BERNE
CHRISTIANHARTMANN/REUTERS
FRANÇOISLENOIR/REUTERSHERWIGPRAMMER/REUTERS
TOBYMELVILLE/REUTERS
International
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
4
Céline Zünd
La désillusion est d’autant plus
profonde que Gilles Bernheim bé-
néficie d’une aura intellectuelle,
bien au-delà de la communauté
juive française.
Acculéparlesac-
cusationsquicir-
culent dans la
presse depuis
plusieurs semai-
nes,legrandrab-
bin de France a
finiparadmettremardiavoirusurpé
son titre d’agrégé en philosophie et
recouruauplagiat.Maisilnecompte
pas quitter son poste pour autant:
«Démissionner sur une initiative
personnelle relèverait d’une déser-
tion […], ce serait un acte d’orgueil
alors que je dois agir aujourd’hui
dans la plus grande humilité», a-t-il
déclaré mardi sur Radio Shalom,
après un long silence. L’homme de
60 ans, élu au grand rabbinat de
France en 2008, a «craqué», dit-il, au
moment du concours de philoso-
phie, à cause d’un «événement tragi-
que» qui ne lui aurait pas permis de
se présenter à toutes les épreuves.
Finalement, il a «laissé dire» qu’il
était agrégé, comme on met un
«pansement sur une blessure». Con-
cernant le plagiat, il l’attribue à un
étudiant qu’il a employé comme nè-
gre. Il a aussi expliqué avoir utilisé
lorsdelarédactiondesonlivre(Qua-
rante méditations juives, Stock, 2011)
des notes dans lesquelles il avait
omisdecitersesréférences.
L’argumentaire du grand rabbin
divise la communauté juive de
France. Certains plaident pour un
soutien inconditionnel, d’autres ré-
clament sa démission. Pour le rab-
bin de la communauté israélite libé-
rale de Genève, François Garaï, c’est
clair: Gilles Bernheim ne peut plus
prétendre à son titre de grand rab-
bin, la plus haute autorité religieuse
juive en France. «C’est l’affaire Cahu-
zac de la communauté israélite,
dit-il. Gilles Bernheim reconnaît
qu’il a tort, mais il n’assume pas la
conséquencedesesactes.»
Avant de passer aux aveux, le
PUBLICITÉ
<wm>10CFWMqw7DMBAEv-isvaftHqzCrICq3CQKzv-jxGUFK81KsztGesEv723_bp9kQIQ4xNFTIop5TelcevSEwQWsL1ZzZWn1zycg1IC5HIIRfD5gRt5mNX3KephrDSnXcd6Gt1bfgAAAAA==</wm>
<wm>10CAsNsjY0MDAy0jU0MzI1sAQAIWPO8w8AAAA=</wm>
9 contre1
nouvelle émission
La présentation de 9 anciennes parts (coupon No
80)
Solvalor 61 donne droit à une nouvelle part au prix de
CHF 185.– net. Au maximum 394’577 nouvelles parts
seront émises; elles pourront être souscrites du
29avrilau13mai2013,à12h00auprèsdevotrebanque.
Un négoce officiel des droits de souscription sera
organisé à la SIX Swiss Exchange et offrira ainsi à de
nouveaux investisseurs l’opportunité de participer à
la nouvelle émission en achetant et exerçant des
droits de souscription.
Disclaimer: Cette annonce de cotation ne représente pas un prospectus d’émission
au sens des art. 652a resp. 1156 CO. Une annonce de cotation sera vraisemblable-
ment publiée le 29 avril 2013. L’émission des parts du fonds s’adresse au public
uniquement en Suisse. En dehors de la Suisse, la vente, le courtage ou le transfert
des parts de fonds ainsi que la distribution de ce prospectus et d’autres documents
relatifs à l’offre et la vente des parts de ce fonds peuvent être limités ou interdits.
SOLVALORFUNDMANAGEMENTSA
AV.MON-REpOS14–Cp7491–1002LAUSANNE
TÉL.0584040300–WWW.SOLVALOR.CH
FrançoisHollandesonnelacharge
contreladélinquancefinancière
> France Le chef
de l’Etat a présenté
de nouvelles mesures
de lutte contre
l’évasion fiscale
> Pas suffisant pour
faire taire les critiques
Catherine Dubouloz PARIS
François Hollande a voulu mé-
nager son effet. Pris dans une crise
politique majeure depuis les aveux
de Jérôme Cahuzac, le chef de l’Etat
s’est à nouveau adressé mercredi
aux Français à la télévision, sa pre-
mière intervention n’ayant pas
marqué l’opinion. Le président a
voulu prouver sa détermination:
il a eu des mots sévères contre les
paradis fiscaux, que la France veut
«éradiquer». Il a également an-
noncé de nouvelles règles pour «as-
surer la transparence de la vie poli-
tique». Mais dans l’ensemble, les
orientations présentées ont été
immédiatement critiquées. Par
l’opposition, mais aussi par ceux
qui travaillent depuis longtemps
sur ces sujets. Le magistrat Eric Alt*
estime certes que «tout va dans le
bon sens, même si on n’avance pas
beaucoup», mais il déplore aussi
qu’il «ne s’en dégage pas de vision
d’ensemble».
Les paradis fiscaux d’abord.
François Hollande explique que les
«banques françaises devront ren-
drepublique,chaqueannée,laliste
de toutes leurs filiales, partout
dans le monde, et pays par pays.
Elles devront indiquer la nature de
leursactivités.End’autrestermes,il
ne sera pas possible pour une ban-
que de dissimuler les transactions
effectuées dans un paradis fiscal.»
Cette mesure, pour laquelle les
ONGetlesécologistessesontbeau-
coup battus, est en fait déjà inté-
grée dans la loi bancaire en voie
d’adoption au parlement. Elle est
aussi prévue dans une directive
européenne. Autre avertissement:
même s’il en existe déjà, «la France
établira chaque année une liste des
paradis fiscaux». Elle dépendra
«non seulement de signatures de
conventions», mais aussi «de la réa-
lité de l’effectivité des informations
qui seront données».
Deuxième axe, le renforcement
de la lutte contre la fraude et l’éva-
sion fiscales. Un parquet financier
sera créé, annonce le chef de l’Etat.
Pour Eric Alt, cette mesure, comme
d’autres, est de l’ordre «du coup
d’épée dans l’eau»: «L’inefficacité
du parquet ne tient pas à la multi-
plicitédesstructuresouàundéficit
d’expertise, mais à sa structure
même et à son manque d’indépen-
dance», puisqu’il est hiérarchique-
ment soumis à la garde des Sceaux.
Pour résoudre ce dysfonctionne-
ment, un projet de révision consti-
tutionnelle est d’ailleurs en route.
La lutte passant aussi par les
moyens humains, ceux-ci seront
renforcés. A Paris, le pôle financier,
comme d’autres services de lutte
contre la délinquance financière, a
vu fondre ses effectifs ces dernières
années. Précisant les propos de
François Hollande, le premier mi-
nistre, Jean-Marc Ayrault, a promis
des renforts pour la justice, la po-
lice et l’administration fiscale, avec
50 enquêteurs de police judiciaire
en plus, 50 magistrats et 50 agents
supplémentaires pour la lutte
contrelafraudefiscale.Parailleurs,
«un office central contre la fraude
et la corruption» sera également
mis en place, il regroupera les
moyens du Ministère de l’intérieur
et de celui des Finances. «Des
outils exceptionnels de procédure
comme d’investigation seront con-
fiés à cet office», a ajouté François
Hollande, sans plus de précisions à
ce stade.
Dernier volet, celui qui occupe
l’ensemble du monde politique de-
puis plusieurs jours, la transpa-
rence et la moralisation de la vie
publique. Eric Alt est aussi scepti-
que, rappelant les nombreux rap-
ports restés sans suite sur ces ques-
tions. Les règles actuelles de
déclaration du patrimoine seront
revues. Une haute autorité indé-
pendante sera créée, qui pourra
contrôler les déclarations de patri-
moine et les déclarations d’intérêts
des ministres, des collaborateurs
des cabinets ministériels, des par-
lementaires, des responsables de
grands exécutifs locaux et des di-
rigeants de grandes administra-
tions. Les sanctions seront renfor-
cées en cas de déclarations non
sincères. Pour l’instant, critique le
magistrat, «c’est un peu l’actuelle
commission pour la transparence
delaviepolitique,avecdesmoyens
renforcés».
Pour prévenir les conflits d’in-
térêts, François Hollande veut in-
terdire le cumul d’un mandat
parlementaire avec l’exercice de
certaines activités professionnel-
les. Les avocats d’affaires ou les mé-
decins qui travaillent pour des la-
boratoires pharmaceutiques sont
dans le viseur.
L’opposition s’est déchaînée con-
tre les propositions touchant les
élus,dénonçantdes«mesuresdedi-
version».«L’écrandefuméequeten-
tent maladroitement d’ériger Fran-
çois Hollande et Jean-Marc Ayrault
ne parvient pas à masquer leurs
propres fautes et défaillances, à la
tête du PS et à la tête de l’Etat, atta-
que le député du Nord Sébastien
Huyghe. Aujourd’hui, c’est au PS
de faire sa propre opération mains
propres plutôt que de tenter de
faire porter le chapeau aux autres.»
Les mesures de transparence pla-
cent pourtant la droite dans une
position délicate: il lui est difficile
de s’y opposer sans être soupçon-
née de vouloir dissimuler des com-
portements peu éthiques. «Il ne
s’agit pas d’exhiber», riposte le chef
de l’Etat, mais de garantir aux Fran-
çais qu’élus et ministres ne s’enri-
chissent pas durant leur mandat.
L’ensemble sera précisé au cours
des deux prochaines semaines.
Jean-Marc Ayrault rencontrera les
présidents de l’Assemblée et du Sé-
nat, ainsi que les groupes parle-
mentaires pour préparer les textes.
Les projets de loi seront ensuite
présentés au Conseil des ministres,
le 24 avril.
* «L’Esprit de corruption», Editions
Le Bord de l’eau, 2012.
«Au PS de faire sa
propre opération mains
propres plutôt que de
tenter de faire porter
le chapeau aux autres»
Compte de Jean-Marie Le Pen à UBS
Documents à l’appui, le site
d’information Mediapart, à
l’origine de l’affaire Cahuzac,
revient dans une enquête mer-
credi sur l’ouverture par Jean-
Marie Le Pen d’un compte en
Suisse en 1981, à UBS, déjà
évoquée par le passé. Mediapart
révèle aussi qu’un proche du
fondateur du Front national,
Jean-Pierre Mouchard, trésorier
de son micro-parti Cotelec jus-
qu’en 1997, avait utilisé les servi-
ces d’une société offshore de
Gibraltar pour ses investisse-
ments. Contacté, le président
d’honneur du FN a dénoncé une
«opération fumigène» pour le
dénigrer de la part des «KGBistes
de Mediapart». Il n’a pas démenti
l’existence du compte ouvert à
UBS mais, selon lui, il s’agissait
alors d’un «emprunt» pour sa
société de disques, la Serp.
Pourquoi passer par une banque
suisse pour cet emprunt? «Parce
que les conditions étaient plus
favorables que dans une autre
banque», a répondu le fondateur
du parti d’extrême droite. AFP
LecrashdeSmolenskempoisonnetoujourslapolitiquepolonaise
> Pologne Trois ans exactement après le crash qui a tué le président Kaczynski en Russie, la droite nationaliste campe sur la théorie du complot
Près de la vieille ville de Varsovie,
le chic hôtel Bristol surplombe
massivement le palais présidentiel.
«Nouscommémoronsleplusgrand
patriote polonais, tué par les Rus-
ses», explique une dame à des tou-
ristesjaponaissortantdeleurhôtel.
Trois ans exactement après le
crashdeSmolensk,oùs’estécraséle
Tupolev-154quitransportaitlepré-
sident de l’époque Lech Kaczynski,
son épouse, et 94 autres dirigeants
politiquesetmilitaires,la«catastro-
phe» continue de diviser la société
et la classe politique polonaises.
Des commémorations étaient pla-
nifiées à travers le pays entier orga-
nisées pour le «peuple de Smo-
lensk», comme se sont appelés ceux
qui professent une véritable «foi»
dans une théorie du complot.
Dont les éléments sont les sui-
vants: la catastrophe ne fut pas un
accident, mais un attentat des Rus-
ses; il a été perpétré avec la compli-
cité du premier ministre de l’épo-
que, réélu depuis, Donald Tusk; et
si, dans le meilleur des cas, Tusk et
les siens n’ont pas été complices, lui
et tous les échelons du pouvoir ac-
tuel s’évertuent depuis trois ans à
entraver l’enquête afin que jamais
la vérité n’éclate au grand jour.
Se battre «pour cette vérité»
«Nous voulons la vérité! Nous
voulons la vérité!» avaient scandé
en début de matinée quelques mil-
liers de personnes rassemblées face
au palais présidentiel, où loge de-
puis Bronislaw Komorowski, mem-
bre de la Plateforme civique (PO)
dirigée par Donald Tusk. Lequel a
réussi l’exploit inédit dans la Polo-
gne postcommuniste de remporter
un second mandat en 2011, en plus
de la présidentielle.
Si, à l’étranger, la Pologne des
Tusk et Komorowski a gagné des
galons de respectabilité et de sé-
rieux, à l’intérieur la catastrophe de
Smolensk ne se rappelle au bon
souvenir des Polonais qu’une fois
par an: elle empoisonne littérale-
ment la vie politique quotidienne,
et assomme les téléspectateurs des
chaînes d’information continue,
abreuvés de théories du complot
développées par la droite catholi-
que, nationaliste et europhobe re-
groupée sous les bannières du Parti
Droit et Justice (PIS), dirigé par Ja-
roslaw Kaczynski, frère jumeau de
Lechetéphémèrepremierministre.
«Nousavonsdroitàlavéritéetnous
avons le devoir de nous battre pour
cette vérité», déclarait ce dernier
lors de son discours sous le palais
présidentiel.
Peu importe que, selon tous les
rapports, russe et polonais, officiels
ou indépendants, le crash du Tu-
154 a résulté de toutes les fautes et
manquements aéronautiques pos-
sibles, rendant la catastrophe qua-
siment inévitable. Mais le «peuple
de Smolensk» continue de «croire»
à l’attentat et à la trahison, travaillé
en cela depuis trois ans par les diri-
geants du PIS, par la presse conser-
vatrice et par une bonne partie du
clergé catholique polonais. Selon
un sondage commandé par le quo-
tidien de droite Rzeczpospolita, 32%
des Polonais croient à la thèse de
l’attentat (un pourcentage en crois-
sance), tandis qu’un peu moins de
50% pensent qu’il s’agissait d’un ac-
cident. Et 30% seulement pensent
que les enquêtes feront un jour la
lumière sur les causes.
En face, dans le camp gouverne-
mental, on ne sait plus par quel
bout défaire la «falsification» de
Smolensk. Et ce n’est pas l’agenda
d’hier du premier ministre qui a
calmé les ardeurs des «croyants»:
Donald Tusk était allé se recueillir
sur des tombes de victimes… à 5 h
du matin, avant de s’envoler pour
un voyage officiel au Nigeria que
même des observateurs bien inten-
tionnés jugeaient inopportuné-
ment programmé. Quelques com-
mémorations gouvernementales et
présidentielles avaient bien été or-
ganisées, dont l’une à Smolensk
même, ce sont évidemment celles
organisées par le PIS qui ont ras-
semblé du monde. Surtout celle en
soirée, sous le palais présidentiel,
oùJaroslawKaczynskialivréundis-
cours.
Pourquoi une telle détermina-
tion, chez le chef de la droite natio-
nal-catholique polonaise, à ériger
la catastrophe de Smolensk en
complot? La réponse dépasse évi-
demment la mort du président dé-
funt, qui occulte au passage celle
des 95 autres victimes. Il s’agit pour
le PIS de faire tourner la machine à
délégitimer le pouvoir actuel, de
droite aussi, mais résolument pro-
européen, et malgré tout plus pro-
gressiste et tolérant, comme en té-
moignent des récentes tentatives
(ratées) de légaliser des contrats
d’unioncivile.Depuistroisans,ilya
la Pologne dépravée et soumise aux
diktats de l’Europe et complice de
la Russie de Vladimir Poutine. Et il y
a la «vraie»: celle dans laquelle
pense se reconnaître le «peuple de
Smolensk». Jurek Kuczkiewicz
ENVOYÉ SPÉCIAL À VARSOVIE
grand rabbin s’est d’abord empêtré
dans ses mensonges. Un universi-
taire avait relevé que son ouvrage de
2011 contenait des passages em-
pruntés à un livre du philosophe
Jean-François Lyotard paru en 1996.
Il a commencé par nier le plagiat,
allant même jusqu’à suggérer que
Jean-François Lyotard s’était inspiré
de ses cours donnés à Paris dans les
années1980.Forcéderevenirsurses
propos, il a fini par justifier son acte
parunechargedetravailtropélevée,
qui ne lui aurait pas permis de «por-
ter l’attention nécessaire à la rédac-
tiond’unlivre».Pourlegrandrabbin
de Genève, Izhak Dayan, «c’est im-
pardonnable. Le grand rabbin doit
représenter l’intégrité, la droiture et
lasincérité.Siunhommedereligion
n’incarne pas l’éthique et la morale,
alorslemondeperdlenord.»
Il a inspiré l’Eglise
C’est précisément un traité de
Gilles Bernheim contre le mariage
pour tous qui lui avait valu l’admira-
tion des autorités religieuses juives,
mais aussi de l’Eglise. «Des évêques
se sont servis de son texte comme
base de travail pour prendre posi-
tion sur le mariage homosexuel»,
souligne Izhak Dayan. L’ancien pape
Benoît XVI avait salué son argumen-
taire, qu’il a jugé «profondément
touchant». Problème: ce texte com-
porte également des passages co-
piés. «Dans la tradition juive, ne pas
citer un auteur à qui on emprunte
des propos, c’est comme l’effacer du
monde», critique François Garaï. Le
grand rabbin Marc Raphaël Guedj,
directeur de la fondation Racines et
Sources, connaît bien Gilles Bern-
heim, qu’il considère comme un
ami. «Il a en lui une grande fragilité.
Il pense que, malgré ses erreurs, qui
n’ôtent rien à sa stature spirituelle, il
a encore quelque chose à apporter à
la communauté juive. C’est à elle dé-
sormais de décider si elle peut en-
core supporter un guide qui com-
met ce type d’erreur.» Alors que de
nouveaux plagiats font surface, le
Consistoire se réunit justement
aujourd’huipourdiscuterdudépart
dugrandrabbindeFrance.
AFP
LegrandrabbindeFrance
danslatourmente
> France Le représentant de la communauté
juive admet avoir usurpé son titre et plagié
La tragédie du 10 avril 2010
Le contexte Le 10 avril 2010,
le président polonais Lech
Kaczynski, accompagné de son
épouse et d’une délégation de
dirigeants politiques et militaires
de haut niveau, se rendait en
avion en Russie, à Katyn, afin
d’y participer à une cérémonie
commémorant l’assassinat en
1943 par l’armée soviétique de
plusieurs milliers d’officiers de
l’armée polonaise.
L’accident L’avion présidentiel
devait atterrir sur l’aérodrome
militaire de Smolensk. En dépit
d’un brouillard épais, et de l’équi-
pement de guidage rudimentaire
de l’aérodrome, les contrôleurs
aériens russes ont donné au pilote
du Tupolev polonais l’autorisation
de tenter une approche visuelle.
Vingt secondes avant l’accident
proprement dit, les contrôleurs
russes ont donné instruction au
pilote d’interrompre la manœuvre
pour reprendre de la hauteur.
Sans effet. L’aile gauche du Tu-154
a touché un arbre (un bouleau),
se brisant, provoquant le retour-
nement et l’écrasement de l’aéro-
nef à 8h41. Aucune des 96 per-
sonnes à bord n’a survécu. J. Kz
5International
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
Syrie:lespromessesnontenues
> Moyen-Orient
Les aides annoncées
ne se concrétisent pas
> Opposition
et humanitaires
manquent de fonds
Boris Mabillard
AMarrakech,àKoweïtouàDoha,
chaque fois qu’ils se rencontrent
pourparlerdelaSyrie,lesdirigeants
du monde entier affirment haut et
fortleursoutienaupeuplesyrien.Ils
promettent de ne pas abandonner
les victimes du conflit, de fournir
une aide financière. Mais du côté de
l’opposition syrienne et des huma-
nitaires,onnevoitrienvenir.L’ONU
tirelasonnetted’alarme.Iln’yaplus
assez d’argent pour aider les réfu-
giés syriens, a indiqué mardi le Pro-
gramme alimentaire mondial
(PAM), qui pourrait cesser en mai
prochain de distribuer de la nourri-
ture. La Coalition nationale sy-
rienne constate amèrement que la
communautéinternationalen’apas
tenusesengagements.Enmargedu
sommet du G8 qui a commencé
mercredi, à Londres, les ministres
des Affaires étrangères des pays les
plus riches ont rencontré une délé-
gation de la coalition. A l’ordre du
jour: l’aide militaire à l’opposition,
un serpent de mer. Et obtenir que
les belles paroles se traduisent par
desactes.
Avec la création de la Coalition
nationale des forces de l’opposition
et de la révolution en novembre
2012 à Doha, au Qatar, l’opposition
internationalement reconnue espé-
rait pouvoir recevoir un soutien fi-
nancier, matériel et militaire. Pour
Burhan Ghalioun, membre du bu-
reau politique de la coalition, l’af-
faire était entendue: «En réponse
aux demandes internationales,
nous nous étions réunis dans une
structure légitime et représentative,
nous attendions dès lors que la
communauté internationale se dé-
cide enfin à nous aider, mais nous
attendons encore. Seuls l’Arabie
saouditeetleQatarnousontdonné
de l’argent, mais beaucoup moins
que les sommes qu’ils avaient évo-
quées.» Au sommet des Amis de la
Syrie, à Marrakech, en décembre
dernier, les promesses d’aide finan-
cière et humanitaire sont réitérées.
Mais la coalition de l’opposition, les
groupes présents sur le terrain et
l’Armée syrienne libre (ASL) ne re-
çoivent rien ou presque en dépit de
promesses à hauteur de 145 mil-
lions de dollars. Pour Burhan Gha-
lioun,c’estune«trahison»:«Onnous
reproche notre faiblesse et notre
manquedepopularitésurleterrain.
Faute de moyens, comment pour-
rait-ilenêtreautrement?»
Les divisions au sein de l’opposi-
tionontlassélacommunautéinter-
nationale, explique Fabrice Balan-
che, directeur du Groupe de
recherches et d’études sur la Médi-
terranée et le Moyen-Orient, à Lyon:
«La légitimité de la coalition natio-
naleestcontestéepard’autresgrou-
pes,etmêmeensonsein,lesdissen-
sions règnent. En plus, sa proximité
avec les Frères musulmans dé-
range.» Pour ne pas faire le jeu des
islamistes de la coalition, les gou-
vernements ont préféré soutenir les
organisations humanitaires, locales
et internationales, et apporter des
aides ponctuelles aux rebelles: «Du
matériel militaire a même été livré
directement par certains Etats occi-
dentaux à des groupes armés consi-
dérés comme efficaces», dit le spé-
cialiste. L’aide a été disséminée au
détrimentd’uncanalunique:«Peut-
être ont-ils aidé, mais cela s’est dé-
roulé sans nous, de manière désor-
donnée»,ditBurhanGhalioun.
La crainte que du matériel, des
armes ou même de l’argent ne se
retrouvent en de mauvaises mains
n’expliquepastout,carl’aidehuma-
nitaire souffre elle aussi d’un finan-
cement insuffisant. 400 000 réfu-
giés, au Liban, en Jordanie et en
Turquie, dépendent de l’assistance
du PAM pour survivre, à court d’ar-
gent. Leur nombre ne cesse d’aug-
menteretleursituationsedétériore.
Au sommet de Koweït, le 30 janvier
dernier, les nations réunies avaient
pourtantpromis1,6milliarddedol-
lars à l’ONU pour aider les victimes
du conflit syrien. Or, à ce jour, seul
un tiers du montant a été versé. Ce
retard met en péril l’ensemble des
programmes d’aide.
A Londres, une délégation de
l’opposition menée par Ghassan
Hitto, le premier ministre du gou-
vernement syrien en exil, a rencon-
tré des chefs de la diplomatie du G8
dont l’américain John Kerry, pour
les convaincre de lever l’embargo
surlesarmes.SeulelaGrande-Breta-
gne y semble encore favorable. La
France est gagnée par le doute alors
quelesEtats-Unisetl’Allemagneen-
visagentuniquementlalivraisonde
matériel non létal aux rebelles. Une
nouvelle réunion des Amis de la Sy-
riesetiendraàIstanbulle20avril.
«On nous reproche
fallacieusement notre
faiblesse et notre
manque de popularité
sur le terrain»
Un combattant de l’Armée syrienne libre dans une rue d’une ville de l’est syrien. L’opposition réclame des armes, en vain. DEIR EZ-ZOR, 2 AVRIL 2013
KHALILASHAWI/REUTERS
Dessoldatsmaliensàl’écoledesinstructeurseuropéens
> Mali Avec les premiers départs du contingent français, les unités combattantes suivent dix semaines de cours
Sept cents soldats maliens face à
200 formateurs issus d’une ving-
taine de pays de l’Union euro-
péenne. La France, qui commence
tout juste à retirer ses soldats pré-
sents au Mali (lire encadré), four-
nit près de la moitié des effectifs.
Unnombre«trèslimité»demilitai-
res suisses non armés pourrait les
rejoindre si le Conseil fédéral ava-
lise la proposition faite en ce sens
fin mars par Didier Burkhalter, le
chef du Département des affaires
étrangères.
Chaîne hiérarchique
Le premier bataillon malien est
arrivé dans le camp militaire de
Koulikouro, à 60 km de Bamako, le
2 avril dernier. Il suivra dix semai-
nes de formation avant de céder la
place à un autre bataillon. A terme,
ce sont plus de 2500 soldats, «près
de la moitié des forces combattan-
tes maliennes», selon un responsa-
ble du programme, qui passeront
entre les mains des militaires euro-
péens. Le but: renforcer les capaci-
tés techniques mais aussi théori-
ques des soldats pour remettre les
forces nationales à niveau.
«Le premier défaut de cette ar-
mée, c’est que les gens ne sont pas
habitués à travailler ensemble, ex-
plique le lieutenant-colonel Vieil-
lefosse, responsable de l’entraîne-
ment au sein de la mission de
formation. Ce qui manque, pour-
suit-il, c’est la cohésion d’une unité:
lorsque le chef donne un ordre,
tout le monde suit parce que la
confiance vient du subordonné et
l’ordre du supérieur.» En d’autres
termes, il s’agit en premier lieu de
mettre en œuvre le bon fonction-
nement de la chaîne hiérarchique.
La formation prévoit aussi des
phases techniques spécifiques à
chaque métier – fantassin, artilleur
ou encore cavalier – ainsi que des
phases communes à tous les sol-
dats. C’est justement à ce socle fon-
damental que sont consacrées les
premières semaines de la forma-
tion. Ce matin-là, au milieu d’un
terrain de football, les militaires
maliens s’entraînent au tir. «Videz
les chargeurs! Plus vite!» s’égosille
unformateurlituaniendansunan-
glais brutal. Dans son dos, un tra-
ducteur répète en français les ins-
tructions. La même scène se répète
à quelques mètres avec des forma-
teurs finlandais et britanniques –
pour des raisons qui ne seront pas
précisées, Londres a donné la con-
signe de ne pas permettre aux jour-
nalistes anglo-saxons de pénétrer
dans le camp et interdit tout con-
tact avec les soldats anglais. «Relâ-
chez!»hurleenfinlemilitairelitua-
nien à ses élèves en nage.
«Ce n’est pas difficile, assure l’un
d’eux en haletant, il suffit de suivre
les instructions. On apprend beau-
coup ici. Par exemple les différen-
tes positions de tir: couché, à ge-
noux ou debout. On connaissait
tout ça, mais on se perfectionne.»
«Ce sont déjà des soldats, rappelle
cetinstructeur.Ilspossèdentlesba-
ses, mais ont besoin de beaucoup
d’exercice.» Le formateur lituanien
esquisse un sourire: «Ils ne vont pas
assez vite, mais ce n’est que le dé-
but!»
Des cours théoriques sont égale-
ment dispensés sur la stratégie ou
la gestion des troupes. Des modu-
les sont également consacrés au
droit humanitaire et au droit de la
guerre; certains soldats maliens se
sont livrés, depuis le début de la
reconquête du nord du Mali, à des
violences sur les civils. «Tous les sa-
medis matin, détaille le colonel
Vieillefosse, une formation directe
est dispensée sur le sujet. Le but est
de prévenir les risques d’exactions.
Pour contrer le sentiment d’impu-
nité, nous voulons aussi leur mon-
trer qu’ils sont indissociables, que
l’action de l’un entraîne le discrédit
sur l’intégralité de la force.»
Ces cours sont dispensés par des
experts prêtés par le Ministère bri-
tannique des affaires étrangères. In-
terviennent également des ONG et
des organisations internationales,
comme le Bureau des Nations unies
pour les affaires humanitaires
(OCHA). «Le plus important, ce sont
les techniques de combat sur le ter-
rain, tranche cet officier malien, qui
n’oublie pas qu’il partira bientôt af-
fronterlesislamistesdanslenorddu
pays.Cesquestionshumanitaires,ça
nousintéresse,maisnousavonsdéjà
reçu des notions sur le sujet avant
mêmedeveniraucentre.»
Un formateur tient enfin à rap-
peler,demanièreanonyme,queles
militaires occidentaux sont là pour
enseigner le droit de la guerre,
mais pas pour faire la morale.
«Nous serions mal placés», juge-
t-il, en citant les exemples améri-
cains de Guantanamo et d’Abou
Ghraib. David Baché BAMAKO
öUn art de la guerre bien français:
page 11
Panorama
Europe
Thatcher «extraordinaire»
Les députés et lords britanniques
ont suspendu leurs vacances
parlementaires de printemps pour
rendre mercredi un hommage
national à «l’extraordinaire» Mar-
garet Thatcher, selon l’expression
du premier ministre, David Came-
ron, et ont rivalisé de superlatifs
pour évoquer les succès et excès de
la Dame de fer controversée.
«Quelle que soit l’opinion qu’on
avait d’elle, c’était une personna-
lité unique et imposante», a admis
Ed Miliband, le chef de l’opposi-
tion travailliste, dont les rangs
étaient bien garnis. La Dame de fer
est plus populaire que Winston
Churchill, d’après un sondage de
l’institut YouGov pour le quotidien
The Sun publié hier. (AFP)
Mariage gay: oui du Sénat
Le Sénat français a adopté par 179
voix contre 157 le premier article
du projet de loi sur le mariage
homosexuel, le plus important,
celui qui ouvre le mariage aux
personnes de même sexe. (AFP)
«Concordia»: amende
La compagnie Costa Crociere,
propriétaire du Concordia dont le
naufrage, il y a quinze mois près
de l’île toscane du Giglio, avait
fait 32 morts, a été condamnée
mercredi à une amende de 1 mil-
lion d’euros au terme d’une pro-
cédure négociée. (AFP)
Amériques
Immigration aux Etats-Unis:
accord imminent
Pour la première fois depuis un
quart de siècle, démocrates et
républicains étaient mercredi sur
le point de dévoiler un projet de
réforme de l’immigration aux
Etats-Unis qui conduirait à la
lente régularisation de millions
de sans-papiers, ont indiqué des
sources du Congrès. (AFP)
Luis Lema
C’est une image rare. En visite
en Catalogne, le prince Felipe s’est
fait huer mercredi par une petite
foule d’Espagnols en colère. Parmi
les slogans hostiles, celui-ci, plutôt
étonnant de prime abord: «Com-
bien dois-je voler pour qu’on me
laisse travailler au Qatar?»
En cause? Le beau-frère du
prince, Iñaki Urdangarin, pourrait
devenir bientôt le bras droit du
sélectionneur de l’équipe natio-
nale de handball du Qatar. Lui-
même ancien handballeur de haut
niveau, le gendre du roi Juan
Carlos irait ainsi s’établir dans un
émirat du Golfe avec lequel l’Espa-
gne, et particulièrement la monar-
chie espagnole, dit entretenir un
lien «très fort».
Mais surtout, notent les mau-
vaises langues, le Qatar n’a pas
signé de traité d’extradition avec
l’Espagne. Or, il se trouve que
l’époux de l’infante Cristina est
poursuivi dans son pays pour le
détournement de plusieurs mil-
lions d’euros d’argent public.
L’étau s’est même resserré autour
de l’infante, soupçonnée d’avoir
laissé son mari profiter de ses liens
de parenté avec la famille royale.
Juan Carlos et l’émir Hamad
ben Khalifa Al Thani s’entendent si
bien qu’ils sont «comme des mem-
bres d’une même famille», disait à
la presse espagnole une source du
palais de la Zarzuela, la résidence
du roi. L’Espagnol aurait d’ailleurs
appelé son ami qatari à plusieurs
reprises ces derniers jours. Non
pour parler de son gendre, bien
sûr, mais d’un contrat qui con-
cerne la vente de 11 navires mili-
taires, cédés au meilleur prix par
les Espagnols.
L’histoire
La France maintiendra des forces
Pourl’heure,ledésengagementest
ténumaisilestsymbolique,une
manièredemontrerquelaFrance
comptesurunrelaisdesforces
africaines.Mardi,Parisaretiréune
centainedesoldats,surles4000
qu’elleavaitenvoyésauMalidepuis
ledébutdel’opération«Serval»,le
11janvierdernier.Entroismois,
l’interventionauracausélamortde
cinqsoldatsfrançaisetfaitune
dizainedeblessés.L’Elyséea
indiquénepasvouloircompterplus
de2000soldatsenjuillet.Au-delà,
leQuaid’Orsayenvisagelemain-
tiend’une«forced’appuiperma-
nente»d’unmillierd’hommespour
«luttercontreleterrorisme».
AuditionnéparleCongrèsaméri-
cainmardi,unhautreprésentant
duPentagone,MichaelSheehan,a
jugé«absolumentexcellente»
l’interventionfrançaise,qualifiant
parcontrede«forcetotalement
incapable»lestroupesenvoyées
parl’Afriquedel’OuestauMali. LT
Al-Qaida, des liens
En décembre 2012, le gouverne-
ment américain a inscrit sur liste
noire le Front Al-Nosra pour ses
liens avec Al-Qaida. Ses soup-
çons se sont confirmés mer-
credi: Abou Mohammed
al-Joulani, le chef du front, a fait
allégeance à Ayman al-Zawa-
hiri, le chef d’Al-Qaida. La veille,
c’est la branche d’Al-Qaida en
Irak qui avait adoubé Al-Nosra.
Ce parrainage embarrasse
l’opposition syrienne, qui craint
que la communauté internatio-
nale s’en prévale pour rejeter
ses demandes d’aide militaire.
Sur le terrain, grâce à ses succès
militaires, le groupe force
pourtant l’admiration de nom-
breux combattants. Burhan
Ghalioun, membre de la coali-
tion d’opposition syrienne,
fustige l’attentisme des nations
occidentales: «En refusant de
soutenir l’Armée syrienne libre
(ASL), elles ont propulsé le
Front Al-Nosra, qui bénéficie
des fonds de donateurs qataris
et saoudiens. Faute de moyens
financiers et militaires, l’ASL est
restée faible, alors qu’Al-Nosra
gagnait en puissance et en
popularité.» Bo.M.
Devenir
handballeur
auQatar
Suisse
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
6
L’école,unrêve
quisedérobe
pourFreysinger
> Valais Tous les
partis aimeraient
gérer le Département
de l’éducation, de
la culture et du sport
> L’élu UDC aura
du mal à s’en emparer
Marie Parvex
Tout, mais pas Oskar Freysinger.
C’est ce que semble penser une ma-
jorité des employés du Départe-
ment de l’éducation, de la culture
et du sport (DECS). La première
réunion des nouveaux membres
du Conseil d’Etat valaisan a eu lieu
mercredi matin. Mais elle n’a pas
permis de déterminer la réparti-
tion des départements. Les ensei-
gnants devront attendre jusqu’au
1er mai, date de la première séance
officielle du nouveau collège, pour
savoir qui sera leur chef.
Parmi les têtes pensantes du dé-
partement, on a «angoissé» à l’idée
d’avoir le nouvel élu UDC, lui-
même enseignant au collège,
commepatron.Enraisondesespo-
sitions sur l’école. Oskar Freysinger
écrivait par exemple dans son pro-
gramme de campagne qu’il fallait
«renforcer la prise en charge d’élè-
ves avec de graves déficits dans des
classes spéciales…» Une idée qui
hérisse ceux qui, au département,
ontjustementfaitlechoixdel’inté-
gration.
Maisceux-làsontmoinscraintifs
aujourd’hui, voyant que les autres
partis ne semblent pas prêts à ac-
corderàl’UDCledépartementdont
il rêvait. Stéphane Rossini, con-
seiller national socialiste, a écrit
dans le journal socialiste valaisan
qu’Oskar Freysinger devait se char-
ger de la Sécurité. Et le président du
PDC du Valais romand, Michel Ro-
then, lui aussi enseignant, ne se pri-
vait pas de dire au lendemain des
élections qu’il n’imaginait pas
l’UDC à la tête de l’Education.
C’est que ce département en
mains PLR depuis 1981 attise tou-
tes les convoitises, maintenant que
le parti a perdu son siège. Les prin-
cipales réformes de l’éducation
sont terminées. Le Valais s’est doté
d’une haute école pédagogique
(HEP)pourformersesenseignants,
l’enseignement dans les cycles
d’orientation a été modifié, le pro-
gramme de l’école obligatoire a été
harmonisé avec les plans d’études
des autres cantons latins. Le parle-
ment doit encore se prononcer sur
la réorganisation de l’enseigne-
ment primaire, mais la nouvelle loi
est prête.
Aux yeux des partis, il ne reste
plus qu’à inaugurer les onze chai-
res de l’EPFL qui vont s’implanter
prochainement en Valais. «C’est
une étape qui marquera l’histoire
du canton», dit-on au PDC. Une vi-
sion simpliste de la question pour
Jean-FrançoisLovey,chefduService
de l’enseignement. «Il subsiste en-
core des questions sur l’avenir des
écoles de commerce, sur la durée
des études gymnasiales et, surtout,
il y a toujours plus de jeunes qui ne
trouvent pas de débouchés et sont
en proie à diverses difficultés fami-
liales et professionnelles», souli-
gne-t-il.
Dans les hautes sphères de l’ad-
ministration cantonale, quelques
hypothèses récurrentes circulent.
Maurice Tornay avait la charge de
troisdépartementstrèslourdsavec
les Finances, la Santé et les Institu-
tions.Bientôtàl’âgedelaretraite,il
ne devrait pas se représenter dans
quatre ans. Ils étaient plusieurs à
imaginer mercredi qu’il pourrait
reprendre l’Ecole et laisser la Santé
après les grandes difficultés qu’il a
rencontrées lors de la réforme du
système hospitalier. Certains PDC
estiment aussi que Jean-Michel
Cina, qui a œuvré à la venue de
l’EPFL en Valais, devrait pouvoir gé-
rer les hautes écoles puisque ces
dernières sont souvent liées au dé-
veloppementéconomiquedontila
la charge.
Deux choses semblent certaines.
Premièrement, il sera très difficile
pour Oskar Freysinger d’obtenir le
département convoité par le PDC.
Ce qu’il semble avoir compris. «Je
prendrai ce que l’on m’attribuera,
mais je me battrai pour que la gau-
che n’obtienne pas la gestion de
l’Education en Valais», déclarait-il
dans Le Matin il y a cinq jours.
Deuxièmement, les départe-
mentsserontconsidérablementre-
maniés. Même si les conseillers
d’Etat sortants semblent avoir du
mal à se séparer des services qu’ils
ontconduits.«Parattachementaux
collaborateurs, pour continuer les
projets en cours, et parfois pour ne
pas se faire traiter de couard en
abandonnant un département dif-
ficile», explique-t-on au PDC.
Et les dossiers difficiles ne man-
quent pas en Valais. La construc-
tiondel’autoroutedansleHaut-Va-
lais fait débat depuis des
décennies. L’aménagement du ter-
ritoire promet d’être un sujet brû-
lant avec l’entrée en vigueur de la
nouvelle LAT et de la Lex Weber. La
correction du lit du Rhône mange
Les autres partis
ne semblent pas prêts
à accorder au ministre
UDC le département
dont il rêvait
Oskar Freysinger le soir de son élection. Il risque de devoir céder le Département de l’éducation à un ministre PDC. SION, 17 MARS 2012
OLIVIERMAIRE
les terres de paysans furieux. La
construction d’une ligne à très
haute tension provoque de multi-
ples oppositions à la veille des né-
gociationssurlescontratsd’exploi-
tation des barrages. Autant de
sujetssurlesquelsl’UDCs’estlaplu-
part du temps positionnée en criti-
que de l’Etat. Et désormais autant
de pièges potentiels pour le minis-
tre Oskar Freysinger.
EtsileministreUDCdevenaitlechefdesonancienrival?
> A la Sécurité, Oskar
Freysinger se retrouverait
au-dessus du
commandant de la
police, Christian Varone
Selon les bruits de coulisses, la so-
cialisteEstherWaeber-Kalbermatten
semble prête à lâcher la Sécurité, un
servicequelePSverraitbienentreles
mains d’Oskar Freysinger pour le
confronteràsesidées.
La solution ne déplairait pas, ni à
la police, ni dans les prisons. Esther
Waeber-Kalbermatten y est décrite
comme une ministre avec qui il est
facile de dialoguer, mais qui prend
peu de décisions. Confrontée à des
conflits au sein des prisons, notam-
ment en raison d’un chef de service
peuapprécié,ellen’apasréussiàs’en
séparer alors que l’occasion d’une
réorganisation du service aurait pu
le lui permettre. Certains décrivent
encore des dossiers dont elle retarde
la présentation au Conseil d’Etat
sans raison apparente. Ou des chan-
gements nécessaires qui tardent à
venir pour les employés sur le ter-
rain.
Oskar Freysinger représente l’es-
poir d’une gestion plus dynamique,
même si dans les services concernés
certains rappellent que la marge de
manœuvre du conseiller d’Etat sera
limitée. En raison par exemple d’ac-
cords intercantonaux sur les prisons
oud’effectifslimitésàlapolice.
Mais si l’UDC prend la tête de la
Sécurité, il sera le supérieur de son
ancien adversaire de campagne,
ChristianVarone,toutjusteréintégré
à son poste. Une situation qui ne po-
serait apparemment pas de pro-
blème. Oskar Freysinger répondait à
Darius Rochebin dimanche qu’il
avaitbulecaféavecChristianVarone
etqu’ilavaitunebonnerelationavec
lui. Reste que la campagne pour le
Conseild’Etatlesavuss’affrontervio-
lemment autour de la procédure ju-
ridique de Christian Varone en Tur-
quie. Et que dans tous les débats sur
les questions de sécurité, Christian
Varonecritiquaitvertementlesidées
d’Oskar Freysinger. «Le premier a
beaucoup axé sa gestion sur la pré-
vention alors que le second a une
vision plus répressive de la sécurité»,
décrit-ondanslesservicesconcernés.
Ils sont plusieurs à penser que Chris-
tian Varone ne souhaitera pas rester
longtemps à la tête de la police dans
ces conditions. D’autant que son re-
tournesemblepassisimplepourles
agents. «Les policiers sont scandali-
sés et se sentent décrédibilisés par la
manière dont Christian Varone a pu
reprendre son poste sans enquête
disciplinaire alors qu’eux-mêmes y
sont soumis», décrivent plusieurs
sourcesprochesdelapolice.M.P.
öLedrapeau«schtroumpf»:page10
Enquêtesouvertespourcyberespionnage
> Genève Le clan Khrapunov se dit victime d’attaques informatiques des autorités kazakhes
Alors que le conseiller fédéral
Johann Schneider-Ammann a en-
tamé mercredi une visite officielle
au Kazakhstan et en Azerbaïdjan,
la guerre larvée que se livrent les
autorités kazakhes et le clan Khra-
punov se poursuit. Deux procédu-
res pénales ont été ouvertes en jan-
vier à Genève et à Zurich suite au
dépôt de plaintes contre inconnu
pour «accès indu à un système in-
formatique», «soustraction de
données» et «actes exécutés sans
droit pour un Etat étranger».
Les plaintes ont été déposées
par Viktor Khrapunov et par le col-
laborateur de l’étude d’avocats La-
liveàZurich,quitravaillepourl’ex-
ministre kazakh. Une troisième
plainte a été déposée en mars à
Genève par un avocat de Leila
Khrapunova, l’épouse de Viktor
Khrapunov.
Selon les plaignants, les autori-
tés kazakhes sont derrière ces atta-
ques. Responsable de la communi-
cation de Viktor Khrapunov, le
consultant Marc Comina accuse:
«A plusieurs reprises, on a tenté de
placer des virus espions dans les
ordinateurs de Viktor Khrapunov
et de ses avocats.» «Il ne peut pas
s’agir d’autre chose, nous indique
l’avocat genevois, qui a déposé
plainte et préfère rester anonyme.
Les noms des enfants Khrapunov
figurent dans le sujet des e-mails
compromettants, qui ont claire-
ment été fabriqués à notre seule
intention.» Pour Marc Comina, «il
est choquant de constater que le
gouvernement kazakh, qui prati-
que au quotidien la propagande
d’Etat et l’espionnage, adopte sans
vergogne les mêmes méthodes
autoritaires et antidémocratiques
sur territoire suisse dans le but
d’intimider les opposants au ré-
gime.»Chargédudossier,leprocu-
reur Jean-Bernard Schmid indique
simplement que «les faits dénon-
cés ne sont pas négligeables. L’en-
quête est en cours.»
Bataille de communicants
La famille Khrapunov, soit le
couple et leurs enfants adultes El-
vira et Iliyas, est elle-même sous le
coup d’une enquête pour blanchi-
ment, ouverte à l’automne dernier.
Le parquet genevois avait donné
suite à une demande d’entraide ju-
diciaire adressée au printemps
2012 par le Kazakhstan. Viktor
Khrapunov est accusé d’avoir usé
de ses fonctions pour permettre à
son épouse de s’enrichir dans des
opérations immobilières.
Dans cette histoire, les commu-
nicants tentent chacun de tirer
leur épingle du jeu. En février et en
mars derniers, le cabinet juridique
zurichois Homburger, mandaté
par les autorités kazakhes pour ses
relations publiques, avait appro-
ché des journaux alémaniques,
parmi lesquels la NZZ, pour leur
montrer les documents liés à la de-
mande d’entraide judiciaire. Con-
tacté ce mercredi, le cabinet Hom-
burger n’a pas répondu au Temps.
Pour Marc Comina, la vindicte
des autorités kazakhes aurait un
motif autre que la corruption. Son
client «donne de nombreuses in-
terviews en Occident et dans les
rares médias indépendants ka-
zakhs pour dénoncer les pratiques
actuelles et passées du gouverne-
ment, en particulier le pillage sys-
tématique des infrastructures et
des ressources de l’Etat. Pour l’Etat
kazakh, qui investit des milliards
dans de grandes campagnes inter-
nationales pour polir son image à
l’étranger, c’est un empêcheur de
tourner en rond qu’il faut faire
taire.» Le mariage du fils Iliyas avec
la fille du milliardaire Mukhtar
Abliyasov, opposant du président
Noursoultan Nazarbaïev, au pou-
voir depuis 22 ans, n’aurait pas ar-
rangé les choses. Iliyas Khrapunov
est connu en Suisse pour ses extra-
vagants projets immobiliers. Son
père fut ministre et maire de l’an-
ciennecapitaleavantdetrouverre-
fuge à Genève (LT du 28.12.2011).
Le président kazakh, Noursoul-
tan Nazarbaïev, évoquera-t-il
cette affaire avec Johann Schnei-
der-Ammann? L’objectif du dé-
placement est clair: «Renforcer les
relations économiques avec ces
partenaires toujours plus impor-
tants et membres du groupe de
vote suisse aux institutions de
Bretton Woods», indiquait mardi
le Département fédéral de l’éco-
nomie.
Lors de la dernière session par-
lementaire, le conseiller national
Carlo Sommaruga (PS/GE) inter-
pellait le Conseil fédéral pour sa-
voir «comment les droits humains
sont-ils mis à l’agenda de ce
voyage». Le porte-parole du DEFR,
Eric Reumann, indiquait mercredi
que«laSuisseatoujourslesoucide
rappeler les valeurs d’une société
démocratique».
Albertine Bourget BERNE
La libre circulation
sera tranchée plus tard
> Migration Le Conseil fédéral dans l’embarras
Le Conseil fédéral a mené mer-
credi une première discussion sur
l’activation de la clause de sauve-
gardedanslebutderalentirl’immi-
gration en provenance de l’UE. Mais
il n’a pris aucune décision, indique
son porte-parole, André Simonazzi.
Celui-ci rappelle qu’en raison de ca-
lendriers différents, le gouverne-
ment doit se prononcer avant fin
avril sur l’éventuelle reconduction
de la clause de sauvegarde pour les
huit Etats de l’ex-bloc de l’Est entrés
dans l’UE en 2004, et d’ici à fin mai
auplustardpourles17autresEtats.
«Arguments politiques»
Le Conseil fédéral a ainsi la pos-
sibilité de se prononcer en deux
temps. Mais il paraîtrait plus clair
qu’il ne prenne qu’une seule et
unique décision, l’utilisation de la
clause de sauvegarde étant très
controversée au sein de l’UE. Pour
se prononcer, le gouvernement se
fondera sur les chiffres «et sur des
arguments politiques», insiste An-
dré Simonazzi.
Pour les huit Etats au bénéfice
de la libre circulation depuis 2006,
le nombre maximal de permis B
a été dépassé en 2012 et la clause
desauvegardeaétémiseenvigueur.
Depuis le 1er mai 2012, 2180 per-
mis B ont été accordés, conformé-
ment au contingent fixé. Cela a
entraîné un accroissement des
autorisations de courte durée de
typeL.Selonlastatistiquedefévrier,
15 182 permis L ont été accordés les
douzemoisprécédentsàdesressor-
tissantsdecesEtats.Or,silenombre
d’autorisations de courte durée dé-
passe 15 218 entre le 1er mai 2012
et le 30 avril 2013, un nouveau con-
tingentement sera possible pour la
période mai 2013-avril 2014.
Pourles17autresEtatsmembres,
les seuils de référence sont fixés à
56 268 permis B et à 57 267 per-
misLpourlapériodejuin2012-mai
2013. Si, à fin mai, le nombre total
depermisBestplusélevé,leConseil
fédéral peut théoriquement mettre
la clause de sauvegarde en œuvre,
mais pour un an seulement. Or,
la statistique de fin février (LT du
10.04.2013) montre qu’on est tout
près des chiffres maximaux prévus.
Bernard Wuthrich BERNE
7Suisse
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
PUBLICITÉ
<wm>10CFWMqw4DMQwEv8jR2us8WsMqLDpwOh5yKu7_oyZlBQtGmtkxIif89urH1c9QwLPog8wezSzBaxAlqVvA0QzKpxqbFub65wtQ6MDcjmBxm6rCKoYJW8D9MHcNps_9_gLXsMOWgAAAAA==</wm>
<wm>10CAsNsjY0MDAx1TW0NDY2NQEATBe2tw8AAAA=</wm>
UnGrandConseilmenacéd’émiettement
> Neuchâtel
De nouveaux partis
centristes risquent
de priver le parlement
de majorité
> Le niveau
des débats
pourrait souffrir
Serge Jubin
Lalégislature2009-2013duCon-
seil d’Etat a été calamiteuse, chacun
à Neuchâtel en convient. Le Grand
Conseil a lui aussi plongé dans la
crisepolitique,deconfiance,decré-
dibilité. Avec sa majorité de gauche
(60 députés socialistes, verts et Pop-
Sol, face à 55 bourgeois, PLR et
UDC),ilavécudansunrégimed’op-
position entre blocs, d’hostilité au
Conseil d’Etat, avec une propension
àladisputepoliticienne.
Certes,épisodiquement,leparle-
ment s’est appliqué à oublier les
querelles intestines pour chercher
un dénominateur commun. En ma-
tière de fiscalité, de financement du
projet de RER-Transrun, pour sortir
momentanément de l’ornière hos-
pitalière. Mais, le plus souvent, il
s’est empêtré dans des débats inter-
minablesetstériles.Lafauteaucon-
texte neuchâtelois, au manque de
personnalités influentes, à une or-
ganisation qui fait la part belle aux
«débats libres», où chacun, de sa
place, peut prendre la parole pres-
quesansfin.
Le nouveau calendrier électoral,
dicté par le décès subit du candidat
PDC au Conseil d’Etat Raymond
Traube,braquelesprojecteurssurle
parlement. Sa désignation a été
maintenue au 14 avril, avec dé-
pouillement quinze jours plus tard,
le28avril,nouvelledatepourlepre-
mier tour de l’élection au Conseil
d’Etat.Cettedissociationpéjorerala
participation. Franchira-t-elle au
moinslabarredes30%?
Pourtant, bien qu’à l’ombre de
celle des ministres, l’élection des
115 députés du Grand Conseil
comporte des enjeux importants.
Une révolution politique pourrait
survenir à Neuchâtel, ce 14 avril,
mais on n’en saura rien avant le 28.
Lesblocstraditionnelsbourgeoiset
de gauche pourraient ne plus dis-
poser de majorité «absolue». De
nouveaux partis ont fait leur appa-
ritiondepuislaprécédenteélection
cantonale de 2009, au centre de
l’échiquier, certes apparentés au
PLR, mais susceptibles, une fois en-
trés au Grand Conseil, de s’en
émanciper.
Ces «petits partis du centre»,
vert’libéraux, PDC et PBD, pour-
raient profiter de la grogne mani-
festée envers les partis gouverne-
mentaux. Constituée à Neuchâtel
en automne 2012, la section des
vert’libéraux est présentée comme
capable de brouiller l’échiquier tra-
ditionnel. Le président, Raphaël
Grandjean, espère décrocher jus-
qu’à dix sièges, qu’il prendra en
priorité au PLR, mais certainement
aussiauxVerts.
Aprèsavoirétédominé,sanspar-
tage, par trois partis (libéraux, radi-
caux et socialistes), après avoir
glissé, puis basculé à gauche en
2005–,lagauches’estimeenmesure
deconserversamainmise–,leparle-
ment neuchâtelois 2013-2017
pourrait expérimenter une nou-
velle culture, celle du multipar-
tisme,sansmajoritépréétablie.
Longtemps,Neuchâteln’acomp-
té que quatre partis représentés au
parlement, protégés par un quo-
rum à 10%, libéraux et radicaux à
droite, socialistes et représentants
de ce qu’on a appelé les «petits par-
tis» (POP, SolidaritéS et Verts) à gau-
che. Premier accroc, en 2005, avec
l’irruption de l’UDC, qui obtient
pour son coup d’essai 17 des 115
sièges. Elle provoque l’effondre-
mentdespartislibéraletradical.En
2009,lafusionlibérale-radicaleper-
metd’enrayerl’érosion.Maislagau-
che l’emporte grâce à la percée des
VertsetduPOP.
Lescartespourraientunefoisen-
coreêtreredistribuéesen2013.
Avec l’entrée en scène des vert’li-
béraux, du PDC et du PBD, il s’agira
alors de composer des alliances, qui
varieront d’un dossier à l’autre. Les
débats pourraient être encore plus
embrouillés. A moins qu’ils ne per-
mettent de sortir des vieux clivages
tétanisants, entre gauche et droite,
Haut et Bas. Les vert’libéraux ont
promis qu’ils prendraient de la hau-
teur et offriraient de nouvelles clés.
Seront-ilslasourcedelarédemption
politique neuchâteloise? Le prési-
dent Raphaël Grandjean a montré
l’exemple, en préconisant le com-
promis électoral: élection du Grand
Conseil maintenue le 14 avril, mais
dépouillée le 28, en même temps
que celle du Conseil d’Etat. Une
«neuchâteloiserie»,positivecelle-là.
La section des
vert’libéraux
est présentée comme
capable de brouiller
l’échiquier traditionnel
La salle du Grand Conseil à Neuchâtel. Le goût pour les «débats libres» conduits parfois à des discussions interminables, et stériles. NEUCHÂTEL, 25 MAI 2011
SANDROCAMPARDO
UDCParti libéral-radicalParti libéralParti radicalParti socialisteVertsPopSolPopVertSol
41
14
25
15
17
35
25
24
38
29
38
14
36
10
10
41
7
7
39
9
41
12
39
9
2009-2013:2005-2009:2001-2005:1997-2001:1993-1997:
Composition du Conseil d’Etat:
2 socialistes;
3 PLR
1 Vert, 2 socialistes;
1 radical, 1 libéral
2 socialistes;
1 radical, 2 libéraux
2 socialistes;
1 radical, 2 libéraux
2 socialistes;
1 radical, 2 libéraux
gauche 60 - 55 droitegauche 58 - 57 droitegauche 55 - 60 droitegauche 53 - 62 droitegauche 48 - 67 droite
SOURCE: LT
Le basculement à gauche du parlement neuchâtelois entre 1993 et 2009 Fondslibérés
dansl’enquête
Mediaset
> Justice Procédure
sur Silvio Berlusconi
ATS
Le Tribunal pénal fédéral (TPF)
donne son feu vert à la levée du
séquestre de près de 30 millions
de francs qui seraient issus du
groupe Mediaset de Silvio Berlus-
coni. En tout, près de 110 millions
de francs avaient été bloqués en
2005.
Les juges de Bellinzone ont par-
tiellement accepté le recours de
quatre sociétés liées au groupe
italien fondé par l’ex-chef du gou-
vernement de la Péninsule. Dépo-
sés dans une succursale de la ban-
que UBS à Mano, près de Lugano,
les fonds sont restés intégrale-
ment bloqués depuis octobre
2005.
Selon le TPF, une partie des sé-
questres litigieux n’apparaît plus
justifiée après une ordonnance
rendue en octobre 2011 par un
magistrat du Tribunal de Milan et
confirmée en mai 2012 par la
Cour de cassation italienne. La
cause est renvoyée au Ministère
public de la Confédération, qui
devra contacter les autorités ita-
liennes pour qu’elles s’expriment
à ce sujet.
Au total, près de 118 millions
de dollars avaient été placés sous
séquestre en 2005, ce qui corres-
pond aujourd’hui à 110 millions
de francs.
Films et sociétés offshore
Un montant de près de 87 mil-
lions de dollars, soit environ
80 millions de francs, restera blo-
qué. Un recours au Tribunal fédé-
ral peut encore être déposé.
Depuis 1997, le TPF et le TF ont
rejeté ou déclaré irrecevables de
multiples recours déposés contre
des mesures d’entraide accordées
aux autorités judiciaires italien-
nes.Le26octobredernier,leCava-
liere a été condamné à 4 ans de
prison, un verdict ramené à 1 an
en vertu d’une loi d’amnistie.
Dernièrement, l’ex-chef d’Etat
italien a demandé que le parquet
deMilansoitdessaisiduprocèsen
appel de l’affaire Mediaset et que
le dossier soit transmis aux juges
de Brescia. Il a fait une demande
similaire concernant l’affaire dite
du Rubygate, où il répond de
prostitution de mineure et d’abus
de pouvoir.
Le volet principal de l’affaire
Mediaset se concentre sur l’achat
de droits de diffusion de films
américains en 1994 et 1995 par le
biais de sociétés offshore. Le mon-
tant des transactions pourrait
avoir été surévalué de près de
170 millions de francs. (Arrêts
RR.2012.215-218 du 4 avril 2013)
14 avril
Suisse
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
8
Panorama
Suisse
Enquête sur Solar Impulse
Le Ministère public de la Confé-
dération (MPC) ouvre une en-
quête pénale contre inconnu au
sujet de l’utilisation de l’aéro-
drome militaire de Dübendorf
(ZH) par Solar Impulse. La procé-
dure porte sur des soupçons de
gestion déloyale des intérêts
publics. «Elle doit permettre de
vérifier les reproches formulés»,
indique le MPC, qui confirme une
information révélée par le site du
Tages-Anzeiger. Le Département
de la défense, propriétaire de
l’aérodrome, avait permis à Ber-
trand Piccard et André Bors-
chberg de mettre au point et
tester leur avion solaire à Düben-
dorf sans avoir à payer de loyer.
Le DDPS a même dépensé
700 000 francs pour la transfor-
mation du hangar, son portail
n’étant pas assez large pour Solar
Impulse. (ATS)
Un milliard pour les routes
Près de 1 milliard de francs sup-
plémentaire devrait permettre de
désengorger le réseau routier. Le
Conseil fédéral a mis en consulta-
tion ce crédit destiné à l’élargisse-
ment de trois tronçons: Meyrin/
Vernier-Le Vengeron (GE), Luter-
bach-Härkingen (SO) et Andelfin-
gen-Winterthour (ZH). A l’avenir,
5,5 milliards de francs permet-
tront de désengorger au moins
100 kilomètres de routes. Mais
près de 430 autres kilomètres
seront régulièrement saturés d’ici
à 2030, selon Berne. (ATS)
Dépense informatique
Après l’échec du projet informati-
que Insieme, le Conseil fédéral
s’est penché mercredi sur le nou-
veau programme informatique
de l’administration fédérale des
contributions. Un crédit d’enga-
gement de 85,2 millions de francs
est prévu pour le financer. La
facture laissée par l’échec d’In-
sieme s’est élevée à quelque
105 millions de francs. (ATS)
Référendum paysan
La Politique agricole (PA) 2014-
2017 n’assure pas l’approvisionne-
ment du pays en aliments sains et
de proximité. Les sections Genève
et Zurich du syndicat paysan
Uniterre, appuyées par d’autres
organisations agricoles, ont lancé
mercredi un référendum. (ATS)
Le bio progresse
Le nombre de fermes suisses qui
se sont converties à la production
biologique a presque doublé
entre 2011 et 2012. La part de ce
type d’agriculture atteint désor-
mais 11,3% de la branche, contre
10,9% un an auparavant. La part
de marché des denrées bio est
ainsi passée de 6 à 6,3%. (ATS)
Neuchâtel
Le 144 s’expatrie
Le Conseil d’Etat neuchâtelois
pourra externaliser sur sol vau-
dois la gestion de la centrale
d’urgence du 144. Le Grand Con-
seil a accepté cette mesure mer-
credi par 81 voix contre 16. Le
contrat prévu avec la Fondation
urgences santé du canton de Vaud
(FUS-VD) a été limité à trois ans.
Eclaté entre plusieurs services
cantonaux et communaux, une
centrale d’alarme et trois centra-
les d’engagement, le 144 actuel
est jugé trop complexe. Les asso-
ciations du personnel des Services
d’incendie et de secours (SIS)
s’opposent à la réforme et veulent
lancer un référendum. (ATS)
Berne
Gunter Sachs en règle
Les avocats du playboy allemand
et héritier d’Opel Gunter Sachs,
décédé en 2011, ont affirmé que
son héritage a été correctement
déclaré au fisc, contrairement à
ce qui a été suggéré par des mé-
dias du consortium «Offshore
Leaks». L’administration fiscale
bernoise avait indiqué ce week-
end son intention de réexaminer
cette succession. (LT)
Règles limitant la mendicité
suspendues à Lausanne
> Vaud La justice réagit à un recours de l’UDC
Le nouveau règlement de Lau-
sanne visant à restreindre la men-
dicité n’entrera pas en vigueur
lundicommeprévu.LaCourcons-
titutionnelle vaudoise a suspendu
la mise en œuvre de l’article 87 bis
après un recours de l’UDC. La Ville
regrette vivement cette situation.
La Cour constitutionnelle de-
mande désormais au Conseil
communal de Lausanne, à la mu-
nicipalité et à la cheffe du Dépar-
tement vaudois de l’intérieur,
Béatrice Métraux, de se prononcer
d’iciau8mai.Ellelespriededépo-
ser leurs déterminations sur la re-
quête et leur dossier complet, in-
dique mercredi l’UDC dans un
communiqué.
«La Cour veut des explications
supplémentaires pour pouvoir
contrôler la conformité de la dis-
position lausannoise avec le droit
supérieur», explique Claude-
Alain Voiblet, conseiller commu-
nal et député. La décision de la
Cour constitutionnelle tombe la
veille de la conférence de presse
pour le lancement de l’initiative
de l’UDC demandant l’interdic-
tion de la mendicité dans le can-
ton de Vaud.
Dans son recours, l’UDC de-
mandeàlaCourconstitutionnelle
de statuer sur la conformité de
l’article du règlement de police
sur la mendicité (87 bis) par rap-
port au droit supérieur. Le parti
pointe du doigt un arrêt du Tribu-
nal fédéral relatif à la situation
genevoise.
«On ne voit pas qu’une mesure
moins incisive que celle qui a été
adoptée (celui qui aura mendié
sera puni d’une amende) per-
mettedeparvenirefficacementau
but d’intérêt public visé, les solu-
tions envisageables paraissant
insuffisantes», écrit le Tribunal
fédéral. Or, pour l’UDC, le nouvel
article 87 bis propose précisé-
ment de restreindre la mendicité
à Lausanne par une mesure
«moins incisive».
La municipalité de Lausanne
prend acte de la décision de jus-
tice qui entraîne automatique-
ment le report de l’entrée en vi-
gueur des dispositions destinées
à limiter la mendicité. Elle la «re-
grette vivement».
La Ville voulait sensibiliser
les mendiants
Le risque d’un effet suspensif
existe sur tous les projets, a indi-
qué le municipal en charge de la
Police, Grégoire Junod. Sur le
fond, la municipalité défendra la
conformité de la position lausan-
noise avec les règles juridiques en
vigueur.
«Nous avions préparé une stra-
tégie d’intervention et étions
prêts pour la mise en œuvre de ce
nouvel article», a-t-il ajouté. Une
campagne d’information auprès
des mendiants était également
prévue.
Tout est reporté. La Ville re-
grette ce retard, de quelques se-
maines, si l’effet suspensif devait
être rapidement levé, à quelques
mois, si tel n’était pas le cas.
«Les mendiants restent au cen-
tre-ville à cause de l’UDC, qui est
la plus critique envers le phé-
nomène. La situation est tout de
même assez paradoxale», a souli-
gné le municipal. ATS
L’UDCgenevoiseespèresurvivreauxélections
> Stratégie Dans l’ombre du MCG, le parti blochérien devra dépasser 7% des voix en octobre
Il n’y aura pas de liste commune
de l’UDC et du MCG pour le pre-
mier tour de l’élection au Conseil
d’Etat genevois le 6 octobre. Ainsi
en ont décidé les membres de
l’UDC lors de leur assemblée géné-
rale mardi soir.
Le parti présentera trois candi-
dats: sa présidente Céline Amau-
druz, le conseiller national Yves Ni-
degger et le député Eric Leyvraz,
ancien président du Grand Conseil.
Une liste commune avec le MCG
n’estenvisagéequ’audeuxièmetour
(10 novembre), selon une clé de ré-
partition qui reste à négocier. Mais
dans les deux partis, on évoque un
trioavecunUDCetdeuxMCG.
«Cette décision a été prise à la
quasi-unanimité, détaille Céline
Amaudruz. Il s’agit d’abord de
compter nos forces. Nous partirons
sans doute ensemble au deuxième
tour.»
Les deux partis devraient s’appa-
renter pour l’élection du Grand
Conseil. L’UDC y présente 51 candi-
dats, soit plus du double que lors
des dernières élections cantonales
en 2009.
Cause d’effritement
Malgré la baisse continue de ses
résultats cantonaux, le parti blo-
chérien ne pense pas devoir redou-
ter le quorum de 7% des suffrages
qui barre l’accès au parlement can-
tonal. «Nous disposons d’un socle
supérieur à 8%, avance Yves Nideg-
ger. Nous avons bénéficié d’une
croissance continue jusqu’à l’arri-
vée du MCG qui a été la cause prin-
cipale de notre effritement. A sup-
poser que le MCG poursuive son
ascension, ce qui n’est pas certain,
elledevraitsefairesurtoutaudétri-
ment du centre et de la gauche.»
Seule l’Entente de centre droit
(PDC et PLR) partira donc groupée
dès le premier tour à l’assaut du
Conseild’Etat–unealliancequide-
vrait lui assurer de bons résultats
lors de ce scrutin. Lequel a peu de
chances d’être décisif, le quorum y
étant fixé désormais à la majorité
absolue des suffrages par la nou-
velle constitution cantonale. Les
pontes de l’UDC genevoise
auraienteuxaussisouhaitéunedé-
marche coordonnée dès le 6 octo-
bre: «Il vaut mieux être fort que fai-
ble au premier tour», argue Yves
Nidegger. Mais ils ont été désa-
vouésparlabase.Celle-cirejointde
fait l’option stratégique de la direc-
tion du MCG qui jugeait préférable
d’unir les listes au second tour seu-
lement.
«Pour le MCG, qui ambitionne
de capter des électeurs de gauche,
cela peut brouiller le message que
de s’allier à un parti comme le nô-
tre», explique Yves Nidegger.
«Nous avons une aile sociale, con-
firme le président du MCG, Roger
Golay. Certains électeurs MCG ne
souhaitent pas de rapprochement
avec l’UDC. Il vaut mieux garder
notre identité pour éviter les con-
fusions. Une alliance mathémati-
quedevientintéressanteausecond
tour.»
Au MCG, un délai court jusqu’à
vendredi pour les candidatures in-
ternes. Eric Stauffer, Mauro Poggia
etDelphinePerrellasesontmisàla
disposition du parti pour briguer
un siège gouvernemental. M. M.
Desdépartsmassifsàl’Etatfont
craindreunepénuriedepersonnel
> Genève Les
demandes de retraite
anticipée explosent
> L’Instruction
publique, en
particulier, fait face à
une situation critique
Marc Moulin
C’est la ruée vers la porte de
sortie et «la mauvaise nouvelle à
laquelle on s’attendait», selon les
termes du grand argentier, David
Hiler. Pas moins de 1106 collabo-
rateurs de l’Etat de Genève et de
ses entités affiliées ont demandé
encedébutd’annéeàprendreune
retraite anticipée. C’est énorme.
Oncomptait394postulantsauré-
pit précoce l’an dernier, 362 en
2011. Le cru 2013 dépasse même
le pic de 2010 (769), stimulé par
l’imminent relèvement de l’âge
minimal pour la retraite antici-
pée, imposé par Berne.
Cet exode frénétique était at-
tendu. D’une part, la fonction pu-
blique vivait dans l’incertitude
quant à ses conditions de retraite,
rabotées par l’assainissement des
caisses de pension publiques ac-
cepté en votation le 3 mars der-
nier. Un refus, on le sait, aurait pu
aggraver encore davantage les re-
traites futures de l’Etat. Conscient
de l’écueil, l’exécutif a repoussé
au-delàduscrutinledélaipourles
demandes de retraite anticipée.
Mais d’autres périls subsistent.
Lepont-retraite(Plend)parlequel
l’Etat encourage les départs pré-
coces est doublement menacé. Le
Conseil d’Etat a lancé en janvier
2012 un projet de loi visant à ren-
dre le dispositif plus chiche, rac-
courcissantsaduréede5à3anset
écornantlamannequel’Etatverse
en attendant que ses retraités pré-
coces puissent toucher l’AVS. Pire,
le PDC et le PLR ont déposé en
novembre un autre projet qui
abolirait le Plend. Introduit en
1995, ce pont-retraite devait gé-
nérer des économies en rajeunis-
sant les effectifs de la fonction pu-
blique. Mais il s’est avéré coûteux.
L’exécutif, qui assure avoir pris
desprécautionsàsonniveau,tend
à rendre le projet de droite res-
ponsable de la fuite des fonction-
naires seniors et de ses néfastes
répercussions. «L’effet d’annonce
sur l’abolition du Plend illustre les
limites de la politique de l’électro-
choc», maugrée le président du
gouvernement, Charles Beer, très
concerné par la situation comme
ministre de l’Instruction publi-
que. Globalement, un gros tiers
des personnes pouvant prétendre
au Plend a déposé une demande.
Mais cette proportion atteint 45%
chez les enseignants.
Responsable du personnel de
l’Etat, David Hiler craint des «diffi-
cultés de recrutement, au moins
pour les enseignants d’allemand,
alors que cela est déjà ardu en
temps normal». Et de poursuivre:
«Nous perdrons des cadres inter-
médiaires et supérieurs. Ce sont
eux qui tiennent la baraque. Cela
entraînera des ruptures dans la
connaissance de l’Etat. Si on re-
crute à la va-vite, on le paiera cher
à long terme. Si on tarde trop, les
chaînes de commandement se-
ront rompues.»
La rentrée scolaire est d’autant
plus dure à organiser que le bud-
get 2013 n’est toujours pas voté.
«On ignore si on devra seulement
affronter une pénurie, ou en plus
se serrer la ceinture, ou au pire
licencier», lâche Charles Beer. Les
départs sont légion au niveau
post-obligatoire, mais ces places
devraient être prises par d’actuels
enseignants du cycle d’orienta-
tion, où la pénurie est surtout re-
doutée. L’Etat peut en théorie reje-
ter les requêtes de Plend, mais il
juge cette voie intenable, sur la
base d’un avis de droit. «C’est
perdu d’avance face aux tribu-
naux», résume David Hiler.
L’engouement massif pour les
joies de la retraite a aussi un im-
pact budgétaire. Le projet de bud-
get 2013, bloqué au parlement,
s’aggrave d’une vingtaine de mil-
lions de francs. Mais un apport
imprévude81millionspeutyêtre
inscrit.Ilrésultedel’estimationde
la valeur marchande d’actifs im-
mobilierstransférésauxcaissesde
pension publiques, dans le cadre
du renflouement qui lestera en re-
vanche lourdement les comptes
2012, à paraître ce jeudi.
Avec ces deux nouvelles, le défi-
cit estimé pourra être ramené de
100 à 40 millions de francs lors de
la reprise des débats, le 25 avril.
Assez pour rassurer le PLR, qui
s’est trouvé au cœur du blocage
budgétaire? «Cela peut calmer le
jeu chez les partis gouvernemen-
taux, estime le radical Frédéric
Hohl, vice-président de la Com-
mission parlementaire des finan-
ces. Le PLR est divisé et le caucus
devra se prononcer. Certains exi-
gent l’équilibre. D’autres, comme
moi, jugent acceptable ce léger
déficit en sachant que, avec de
nouvelles estimations des recet-
tes, il se muera en chiffres noirs
d’ici à quelques mois.»
«Nous perdrons des
cadres intermédiaires
et supérieurs: ce sont
eux qui tiennent
la baraque»
Charles Beer. Le ministre critique
la droite.
KEYSTONE
Réduction d’ambition
pour les bourses d’études
> Aides Le Conseil fédéral reverra son projet
Le Conseil fédéral avait créé la
surprise en proposant un contre-
projet à une initiative de l’Union
des étudiants de Suisse (UNES) sur
les bourses d’études. Mercredi, il a
réduit son ambition. La faîtière es-
tudiantine demande que les aides
à la formation, aujourd’hui dispa-
rates, soient pilotées au niveau
national. Les cantons, de leur côté,
ont mis au point un concordat qui
harmonise les critères et fixe des
montants minimaux. Le gouver-
nement saluait la démarche en
ajoutant quelques mesures, no-
tamment une adaptation des sub-
sides fédéraux selon les efforts des
cantons, afin de les inciter. Le pro-
jet a déplu à gauche, comme
n’étant pas assez généreux, et à
droite, où les partis se sont notam-
ment inquiétés d’une pénalisation
de la filière professionnelle.
Face aux critiques, le Conseil fé-
déral reverra le projet en enlevant
le mécanisme d’incitation, en ne
parlant pas de montants et en sou-
lignant «l’égalité» des voies acadé-
miqueetprofessionnelle.Defait,la
loi fédérale renverra au concordat.
Ces choix résonnent-ils comme
la nouvelle affirmation de Johann
Schneider-Ammann en ministre
de la Formation, domaine qu’il
couvre pleinement depuis le début
del’année?Entoutcas,ilsn’apaise-
ront pas le débat sur les aides aux
études. L’UNES, que soutiennent
des responsables académiques sur
ce point, se dit «consternée», et de-
vrait en toute logique maintenir
son initiative. Nicolas Dufour
Fisc et environnement, des
services qui mécontentent
> Administration Etude sur les cantons latins
Le Tessin possède l’administra-
tion cantonale la plus perfor-
mante de Suisse latine, relève
une étude des Chambres de com-
merce publiée mercredi. Dans
le classement 2013, l’administra-
tion tessinoise obtient une note
moyenne de 7,2. Fribourg est
deuxième,avec7,1.LeValaisfigure
en troisième position, avec 6,8.
Suivent Vaud (6,7), le Jura (6,2),
Genève (6,2) et Neuchâtel (6).
Les procédures, l’orientation
client et les émoluments perçus
parlesadministrationsrestentdes
motifs d’insatisfaction. Si les com-
pétences, l’amabilité et la serviabi-
lité du personnel administratif
sont jugées satisfaisantes, leur dis-
ponibilité demeure un problème
important.
Avecdesmoyennesallantde6,2
à 7,7 sur une note maximale de 10,
les services de l’administration fis-
cale ne se sont que peu améliorés
depuis 2011. Mais l’insatisfaction
est redescendue dans presque
tous les cantons, parfois de ma-
nière marquée comme en Valais, à
Fribourg, à Neuchâtel et à Vaud.
Comme en 2011, les services de
protection de l’environnement et
d’aménagement du territoire sont
les moins bien notés de l’enquête.
Plus de la moitié des sondés esti-
ment peu claire la répartition des
compétences entre canton et com-
munes dans ce domaine. Quatre
entreprises sur six se plaignent de
devoir faire face à un formalisme
excessif et à des procédures trop
compliquées. ATS
9Zooms
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
PUBLICITÉ
La transparence à la
française passée en revue
C’est l’heure du grand débal-
lage! A la suite du séisme
provoqué par l’affaire Cahu-
zac, François Hollande fait le
ménage: transparence, trans-
parence, transparence. Le
président français joue le
grand moralisateur et an-
nonce que les déclarations de
patrimoine de tous les minis-
tres seront publiées d’ici au
lundi 15 avril. En mai 2012, le
chef de l’Etat s’était prêté à
l’exercice, en déclarant
1,17 million d’euros de patri-
moine, rappelle le Huffington
Post. La France est à ce jour le
dernier pays de l’Union euro-
péenne, avec la Slovénie, à ne
pas contraindre ses élus à une
telle déclaration. Une décision
qui doit donc mettre fin à
l’exception française. Mehdi
Atmani fait la revue de presse
de ces vastes mouvements. A
lire sur notre page d’accueil.
L’adieu grinçant aux
pestiférés neuchâtelois
L’histoire retiendra que mer-
credi 10 avril 2013, à 12h58,
le président du Grand Conseil
neuchâtelois, le popiste Cédric
Dupraz, a clos la 48e législa-
ture de la république «la plus
tourmentée, la plus calami-
teuse», a commenté la Verte
Doris Angst. «Enfin», ont
soupiré dans les couloirs du
Château quelques députés,
pressés d’en finir. Ce d’autant
que l’ultime acte de la législa-
ture a été une cérémonie
«protocolaire», a encore dit
Cédric Dupraz, la prise de
congé officielle de deux minis-
tres qui s’en vont, pas forcé-
ment de leur plein gré, après
un seul mandat, la socialiste
Gisèle Ory et l’ex-PLR devenu
indépendant Claude Nicati.
Ce fut un hommage contraint,
sans chaleur, avec de mauvais
jeux de mots et des allégories
trahissant l’embarras, quel-
ques allusions ironiques et
grinçantes aux succès et sur-
tout aux échecs de deux con-
seillers d’Etat. Lire la chroni-
que que consacre à
l’événement Serge Jubin, en
page Suisse.
Sur Internet
KEYSTONE
L’ACTUALITÉ EN CONTINU
>> Sur notre site:
www.letemps.ch
QuandWashingtons’intéressaitàl’Afrique
«Les Africains ont de quoi l’avoir
mauvaise. Alors que la majeure
partie du continent a les yeux rivés
sur la région des Grands Lacs où
une explosion est toujours à crain-
dre, Paris et Washington font as-
saut de mauvais procédés sur leur
dos, comme deux harpies qui se
disputeraient un homme. La
France figure plutôt la vieille
épouse délaissée qui pousse des
cris d’orfraie, tandis que les Etats-
Unis jouent le rôle de la sémillante
maîtresse qui tente de troubler le
jeu. Non sans quelque maladresse:
pour certains responsables afri-
cains, l’annonce soudaine au dé-
butdumoisdelatournéedusecré-
taire d’Etat Warren Christopher
qui a visité cinq pays – Mali, Ethio-
pie, Tanzanie, Afrique du Sud, An-
gola – en une semaine s’apparente
«à une invitation pour une récep-
tion lancée à 6 heures du soir».
A Paris, la réaction est immé-
diate:«PasquestiondevoircesYan-
kees marcher sur nos plates-ban-
des», clament en substance de
nombreux responsables. «Derniè-
res convulsions d’un impérialisme
mourant», réplique méchamment
le chercheur Gérard Prunier. En
tout cas, la bienséance diplomati-
quen’estpasdemise.Vendredi,Jac-
ques Godfrain, le ministre français
de la Coopération, ouvre le feu par
une allusion vacharde à la tournée
électoraliste du secrétaire d’Etat. Le
lendemain, Christopher déclare, à
l’Université de Wits, à Johannes-
burg, que «le temps est fini où des
puissances pouvaient considérer
desgroupesentiersdepayscomme
leur domaine réservé». Et toc! Du
coup, le porte-parole du Quai d’Or-
say jure, sur le mode perfide, qu’il y
a tout lieu de se féliciter de l’intérêt
américain pour l’Afrique «car c’est
lapreuvequelatendanceaudésen-
gagement ne progresse pas». Com-
prenne qui voudra…
En arrière-plan de la visite res-
surgit une autre bisbille fran-
co-américaine: la succession de
Boutros Boutros-Ghali, dont
Washington ne veut pas entendre
parlerpourunsecondmandatàla
tête de l’ONU. Le secrétaire d’Etat
tente, au cours de son voyage, de
susciter une autre candidature
africaine. Sans succès. Au-delà du
clin d’œil à l’électorat noir améri-
cain, l’objectif affiché de cette
tournée est de vendre aux Afri-
cains un projet de force interafri-
caine d’intervention rapide sus-
ceptible d’intervenir dans toute
l’Afrique subsaharienne. «Les
Américains seraient les patrons,
ils financeraient avec l’aide de
l’Europe, tandis que les armées
africaines fourniraient la chair à
canon», résume Gérard Prunier
qui ne croit guère à l’idée. Lancé
par le Pentagone il y a longtemps,
puis abandonné avant d’être res-
sorti des cartons il y a quelques
mois à la faveur de la crise burun-
daise, le projet est, de l’avis géné-
ral, encore assez fumeux. Après le
fiasco somalien, la doctrine afri-
caine de Washington tient en une
phrase: pas un soldat sur sol afri-
cain! Ce spécialiste du dossier qui
travaille pour le Congrès le recon-
naît: «Aucune troupe américaine
ne doit intervenir dans une crise
africaine, mais on ne peut pas as-
sister à de nouveaux génocides.
Entraîner et équiper une force
africaine est une bonne solution.»
Paradoxalement, ce sont les
pays francophones, Mali en tête,
qui semblent le plus intéressés.
«Evidemment,reprendPrunier.Ils
voient le bon coup venir, puis-
qu’ils auraient le moyen de ren-
flouer leurs armées en ayant à la
fois du franc et du dollar.» Sans
compter qu’ils pourraient aussi
sortir ainsi du tête-à-tête avec leur
protecteur attitré. […]»
Elisabeth Levy LE NOUVEAU
QUOTIDIEN, 16 OCTOBRE 1996
öL’instruction des soldats
maliens: page 5
L’art français de la guerre: page 11
Dans«LeNouveauQuotidien»,lecontentieuxfranco-américain
ARCHIVES HISTORIQUES
>> Sur Internet
www.letempsarchives.ch
Le mot nouveau
Branchitude
Caractère de ce
qui est branché,
à la pointe de
la mode; ensemble
des personnes
branchées.
Nom féminin entré dans le
Petit Larousse illustré 2013.
Le français évolue et avec lui
les dictionnaires. Chaque jeudi,
Le Temps présente un mot,
une expression, une
féminisation nouvellement
entrés dans le Petit Larousse
illustré. www.larousse.fr
«Pas question de voir
ces Yankees marcher
sur nos plates-bandes,
clament en substance
de nombreux
responsables français»
Post-modem
«C’estgratuit(etçaleresteratoujours)»
Jonas Pulver
Laissez-moi vous raconter
quelques salades – américaines en
l’occurrence. C’était l’autre jour au
sud de Manhattan. J’avais faim, je
suis entré dans un restaurant à
consonance italienne, une ma-
chine à faire déjeuner de jeunes
traders qui protègent leur cravate
de marque sous des serviettes en
papier.
Au détour d’un buffet, un
panneau proposait une salade
pour 1,95 dollar. 1,95 dollar! La
belle affaire. Le type derrière le
buffet m’a demandé si je préférais
une salade toscane («tomates,
mozzarella et origan») ou une
salade grecque («feta, olives noi-
res et concombre»). J’ai opté pour
la seconde option. Ensuite, à la
caisse, un autre type m’a dit:
«12,95 dollars.» Et comme sou-
vent dans les moments où j’ai
l’impression de me faire ouverte-
ment rouler, j’ai répondu: «Merci.»
J’ai pensé: il doit y avoir ici des
mécanismes spéculatifs qui
échappent à mon esprit obtus. Et
puis, en retournant vers le buffet,
j’ai compris que pour 1,95 dollar,
on n’obtenait que le bol en plasti-
que et quatre feuilles de laitue
romaine. Le reste est «en option»,
et surtout «en petits caractères».
Ça m’a fait penser à la dernière
trouvaille de Facebook. Le réseau
social, qui annonce en toutes (et
grandes) lettres sur sa page d’ac-
cueil «C’est gratuit (et ça le restera
toujours)», teste une nouvelle
manière de monétiser ses services.
Il s’agit de faire payer lorsque vous
voulez écrire un message person-
nel à quelqu’un qui ne fait pas
partie de vos «amis» et avec qui
vous ne partagez aucun contact
commun.
Mais à qui de la sorte pour-
rait-on vouloir écrire? Aux stars,
par exemple! Les prix sont varia-
bles. L’actrice Véronique Genest:
moins de 2 francs. Le rappeur
Snoop Dogg: environ 15 francs.
Choisissez votre camp. J’ai aussi
essayé, au hasard, de contacter
«Michael Thompson», un quidam
du Kentucky, et il m’en aurait
coûté presque autant que pour
Julie Lescaut.
Ce nouveau gadget est encore
en phase d’essai; il semble ne pas
s’appliquer à tous les utilisateurs
de Facebook, ou s’y appliquer de
manière épisodique. L’entreprise
de Mark Zuckerberg a justifié
cette mesure par la volonté de
lutter contre les spams, et s’est
empressée de préciser que les
tarifs ne devaient pas être com-
pris comme un moyen de mesu-
rer la célébrité – ouf, on n’y avait
même pas songé un seul instant.
Au fond, avec ses publicités
ciblées et ses nouveaux essais de
monétisation, Facebook applique
les mêmes recettes que le restau-
rant à salades du district finan-
cier. Sauf que le concept est un
peu plus poussé. Si le réseau social
était un lounge-bar, on pourrait y
boire et y manger à l’œil – «c’est
gratuit»! Mais lorsqu’on comman-
derait un Baccardi-Coca, le bar-
man commencerait par faire la
promo d’une croisière à Cuba.
Pour un supplément de glaçon,
il exigerait de pouvoir photoco-
pier nos papiers d’identité, pren-
drait éventuellement une photo
polaroïd de nos rictus éméchés, et
afficherait le tout sur les baies
vitrées. Enfin, aux heures em-
buées où on se sent le courage
d’aller parler à un(e) charmant(e)
inconnu(e), voire de tenter un
signe de main à telle ou telle
starlette de passage, la carte de
crédit serait de rigueur. Et la note
comptabiliserait soigneusement
les mots échangés et les témoi-
gnages d’admiration.
Au moment de partir, ne reste-
rait plus qu’à dire: «Merci.»
Ecrire à Véronique
Genest: 2 francs.
Au rappeur Snoop
Dogg: environ 15 francs
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Débats
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
10
Non, décidément, les pays
du BRICS ne s’emboîtent pas
Joseph Nye
Lenouveauprésidentchinois,Xi
Jinping, a choisi le mois dernier se
rendre à Moscou pour sa première
visite à l’étranger. Il y a annoncé
conjointement avec le président
russe Vladimir Poutine une série
d’accords. Il s’est rendu ensuite à
Durban, en Afrique du Sud, dans le
cadre du cinquième sommet des
BRICS.Làils’estjointauxdirigeants
de l’Inde, du Brésil, et de l’Afrique
du Sud pour annoncer la création
d’unenouvellebanquededévelop-
pementenmesured’atténuerlasu-
prématiedelaBanquemondialeet
du Fonds monétaire international.
Les cinq discours des dirigeants
ont mentionné l’évolution de
l’équilibre mondial et le président
chinois Xi a même déclaré que «le
potentiel de développement des
pays du BRICS est infini».
Tout semble indiquer que les
paysduBRICS–acronymequidési-
gne donc le Brésil, la Russie, l’Inde,
la Chine et l’Afrique du Sud – arri-
vent finalement à maturité. Il y a
trois ans, je faisais partie des scep-
tiques à l’égard des pays du BRIC.
Etjelesuisencore,malgrélesuccès
apparent du récent sommet.
Il y a presque douze ans, Jim
O’Neill, à l’époque économiste en
chefdeGoldmanSachs,aconsacré
le terme «BRIC» pour décrire les
«marchés émergents» du Brésil, de
la Russie, de l’Inde et de la Chine.
De 2000 à 2008, la part de ces qua-
tre pays dans la production mon-
diale s’est fortement accrue, de
16% à 22% (en termes de parité du
pouvoir d’achat) et leurs écono-
mies ont eu de meilleurs résultats
en moyenne pendant la récession
mondiale subséquente.
Dans les milieux financiers, ces
résultatsméritaientqu’onforgeun
nouvel acronyme accrocheur. C’est
alors qu’une chose étrange s’est
produite: la création des analystes
financiers est devenue réalité. En
2009,lesquatrepayssesontréunis
pour la première fois en Russie
dans le but d’établir une entité po-
litique internationale. L’Afrique du
Sudaralliélesrangsdublocàlafin
de 2010 à des fins politiques.
Comme O’Neill a récemment dé-
claré au quotidien China Daily,
«l’Afrique du Sud a beaucoup de
chance de faire partie du groupe,
car, économiquement, elle a un
poids bien moins important que
les autres pays». De plus, sa perfor-
mance économique est peu con-
vaincante, présentant l’an dernier
une croissance limitée à 2,3%.
En fait, même si les pays du
BRICS peuvent aider à coordonner
certaines stratégies diplomati-
ques, le terme englobe des pays
plus que disparates. Non seule-
ment l’Afrique du Sud y fait figure
de naine, mais l’économie de la
Chine y est plus grande que toutes
celles des autres membres réunis.
L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud
sontdesdémocratiesquiseréunis-
sent à l’occasion dans un autre fo-
rum qu’ils nomment la trilatérale
«IBSA». Enfin, même si les Etats
autocratiques de la Russie et de la
Chine se plaisent à narguer diplo-
matiquement les Américains, tous
deux ont des relations différentes,
mais vitales avec les Etats-Unis. Les
deux nations se sont employées à
rendre vains les efforts de l’Inde,
du Brésil et de l’Afrique du Sud
pour devenir membres perma-
nents du Conseil de sécurité des
Nations unies.
Comme je l’écrivais il y a trois
ans, sur le plan analytique, il est
peu logique de mettre la Russie,
l’ancienne grande puissance, dans
le même panier que des écono-
mies en développement. Les ex-
portations de la Russie sont peu
diversifiées, le pays est confronté à
de graves problèmes de démogra-
phieetdesantépublique.Selonles
diresdel’ex-présidentDmitriMed-
vedev, la Russie «a grand besoin de
modernisation».Peudechosesont
changédepuisleretourdePoutine
à la présidence l’an dernier. Même
si la croissance économique du
pays a pu s’appuyer sur la forte
hausse des prix du pétrole et du
gaz au cours de la dernière décen-
nie, d’autres secteurs concurren-
tiels ne sont toujours pas au ren-
dez-vous alors qu’il se trouve
maintenant devant la perspective
d’une baisse des prix de l’énergie.
L’objectifdupaysdemaintenirune
croissance annuelle de 5% ne sera
pas facile à atteindre, car son éco-
nomie est restée relativement sta-
gnante l’an dernier.
Si les ressources énergétiques
de la Russie semblent être en dé-
clin,cellesduBrésilbrillentdavan-
tage, surtout lorsque l’on consi-
dère son territoire presque trois
fois plus grand que celui de l’Inde,
un taux d’alphabétisation de 90%
et un revenu par habitant du triple
de celui de l’Inde (et environ du
double de celui de la Chine). Pour-
tant, depuis les trois années de
mon analyse précédente, les résul-
tatséconomiquesduBrésilontfait
faux bond: la croissance économi-
que annuelle est passée de 7,5% en
2010à1%l’annéedernière,avecun
taux attendu de 3,5% en 2013.
Comme le Brésil, l’Inde a connu
une poussée de croissance de sa
production après avoir libéralisé
son économie dans les années
1990; en fait, il y a déjà quelques
années, la croissance du PIB frôlait
les taux connus par la Chine. Or,
cette année, la croissance au ra-
lenti de la production ne devrait
pas dépasser 5,9%. A moins d’amé-
liorer ses infrastructures et son
taux d’alphabétisation (particuliè-
rement auprès des femmes), il est
peuprobablequel’Inderattrapela
Chine.
Est-il alors nécessaire de pren-
dre la zone BRICS actuelle plus au
sérieux que celle d’il y a trois ans?
Fait révélateur, la réunion de
Durban n’a pas réussi à dégager la
structure détaillée de la nouvelle
banque de développement proje-
tée, ce qui laisse penser que peu de
progrèsontétéaccomplisaucours
de l’année après la dernière confé-
rence des pays du BRICS à New
Delhi, où le projet avait été an-
noncé. En réalité, en dépit de des
engagements à lancer des «négo-
ciations officielles» pour fonder la
banque, des différends sur la taille
et la répartition du capital de la
banquen’ontpasencoreétéréglés.
Le manque d’unité est sympto-
matique des incompatibilités fon-
damentales entre les membres de
la zone BRICS. Sur le plan politi-
que, la Chine, l’Inde et la Russie se
disputent l’influence en Asie. Et,
sur le plan économique, le Brésil,
l’Inde et l’Afrique du Sud s’inquiè-
tent des conséquences de la sous-
évaluation de la monnaie chinoise
sur leurs économies.
Il y a trois ans, j’écrivais que «le
bloc du BRIC ne formerait proba-
blement pas une coalition politi-
que d’Etats soudés par une même
perspective».
La toute dernière assemblée des
BRICS ne m’a donné aucune raison
de revoir ma position.
Professeur à Harvard
© Project Syndicate, 2013
En trois ans,
cet assemblage
disparate de pays en
développement n’a pas
évolué d’une once
L’avis de l’experte
Le drapeau «schtroumpf» d’Oskar Freysinger
Le conseiller d’Etat valaisan a choqué en montrant aux caméras de la télévision alémanique son étendard militaire du IIe Reich allemand – un
drapeau souvent arboré par les néonazis. En s’obstinant à nier sa signification, l’élu UDC s’enferme dans une posture socialement intenable
Laurence
Kaufmann
«Peuple schtroumpf, demain, tous ensemble,
la schtroumpf dans la schtroumpf, vous voterez
pour moi»! Cette harangue politique, proférée
par le Schtroumpfissime de Peyo, peut être aisé-
ment décryptée grâce aux compétences cultu-
relles de base qui permettent aux êtres ordinai-
res de se comprendre sans heurts. Comme le
rappelle Umberto Eco, si de nombreuses expres-
sions et images schtroumpfs sont aisément
identifiables, c’est qu’elles renvoient à une mé-
moire collective et à un univers intertextuel et
intericonique que tout lecteur est censé maîtri-
ser. La langue schtroumpf nous rappelle ainsi
avec force que tout un chacun dispose, en tant
que membre d’une communauté, d’un réper-
toire prédéfini de significations qui lui permet
d’interpréter, en accord avec ses semblables, les
expressions et les images qui l’entourent.
Or, c’est bien la signification d’un emblème
politique qui a marqué notre histoire visuelle
que le nouveau conseiller d’Etat valaisan, l’UDC
Oskar Freysinger, balaie d’un revers de la main
en faisant du drapeau militaire du IIe Reich alle-
mand suspendu à son domicile – un drapeau
souvent arboré par les néonazis – un simple
objet décoratif. «Pour moi, il s’agit avant tout
d’éléments décoratifs qui n’ont rien à voir avec
une idéologie; j’ai acheté ce drapeau pour des
Personne ne peut lever la main
dans une assemblée au moment
du vote à main levée en disant
que son geste n’a rien à voir
avec le fait de voter
considérations purement esthétiques, je le trou-
vais simplement beau.»
Le problème est qu’un individu ne peut refu-
ser, à lui seul, les significations objectives des
mots et des images car elles sont régies par
des usages partagés et des règles publiques.
Ainsi, personne ne peut lever la main dans une
assemblée au moment du vote à main levée en
disant que son geste n’a rien à voir avec le fait de
voter. Car la signification de ce geste ne repose
pas dans l’histoire interne des expériences et des
motivations individuelles; elle repose dans l’his-
toire externe des usages établis et des signifi-
cations communes qui s’imposent à quiconque,
qu’il les néglige ou qu’il en tienne compte. Nul ne
peut ignorer, en effet, la sémantique publique de
son action, ses conséquences pratiques et mora-
les et le jugement qui en sera fait par ses pairs
sans être considéré comme un idiot culturel ou,
pire, comme un être mal intentionné. Autrement
dit,c’estl’usagepublic,etnonunobscur«gestede
l’esprit» soumis aux aléas des goûts et des capri-
ces individuels, qui régit le sens partagé néces-
saire au jugement et à l’entendement collectifs.
Bien entendu, la dimension publique et
objective des significations n’empêche pas la
flexibilité, le pluralisme et les conflits des
interprétations à propos de mots ou d’images
particulièrement ambigus. Mais les différentes
interprétations du monde doivent rester com-
mensurables pour préserver le postulat selon
lequel il existe bel et bien un seul monde. C’est
bien cette présomption fondamentale que le
délire linguistique des personnages extrava-
gants d’Ionesco met en péril: en désignant les
portesparlemot«fenêtre»,leschaisesparlemot
«table» ou en appelant toutes les femmes «Jac-
queline», ils nous plongent dans une totale
insécurité sémantique. Or, cette insécurité sé-
mantique, si elle est drôle en littérature, l’est
nettementmoinsenpolitique:unlangageprivé,
idiosyncrasique, sur lequel son inventeur garde-
rait un droit de propriété inextensible consti-
tuerait une remise en question littéralement in-
sensée de la sémantique partagée qui est une
des conditions élémentaires du vivre-ensemble.
Si les idéologues d’un pays totalitaire peuvent
tenter de démanteler les significations ancien-
nes et d’imposer de toutes pièces une langue
nouvelle, aucun démocrate, en revanche, ne
peut se prétendre le maître de la signification.
L’on pourra toujours rétorquer, comme l’ont
fait certains commentateurs complaisants, que
l’on a le droit de ne pas connaître la signification
de certains emblèmes. Mais où s’arrête le droit à
l’ignorance et où commence l’irresponsabilité?
Pourquoi un adulte ordinaire, et a fortiori un
homme politique doublé d’un enseignant, ne
peut ignorer ou prétendre ignorer les bases
élémentaires de notre iconographie politique?
Parce que l’on ne peut pas dire que le mot
«chien» veut dire «chat», que «2+2 = 5» ou qu’un
emblème idéologique est un simple objet déco-
ratif sans quitter la communauté des personnes
raisonnables qui ne se trompent pas, et ne peu-
vent pas se tromper, sur la signification publi-
que de leurs actions et de leurs paroles.
Ainsi, par définition, la monstration d’un
drapeau marque l’appartenance à un collectif
et constitue même, la plupart du temps, un acte
d’allégeance politique – un acte qui permet, en
l’occurrence, à son auteur d’interpeller implici-
tement certaines mouvances d’extrême droite
tout en refusant d’en endosser la responsabilité.
En effet, l’implicite ou le non-dit sont des armes
communicationnelles redoutables: elles per-
mettent au locuteur de bénéficier tout à la fois
de l’efficacité de la parole et de l’innocence du
silence. Car l’implicite ou l’inter-dit, c’est-à-dire
ce dont on parle mais qu’on ne dit pas, permet
au locuteur de se retrancher derrière le sens
littéral de ses paroles. Laissant à ses interlocu-
teurs la responsabilité de leur interprétation,
le locuteur peut toujours battre en retraite et
refuser,parlàmême,derépondredesesparoles
à autrui. En se soustrayant à cette obligation de
répondre, en rejetant avec ostentation les his-
toires communes dans lesquelles nous sommes
inextricablement enchevêtrés, Oskar Freysin-
ger adopte une position qui est, littéralement,
inconséquente. Or, l’inconséquence ne peut
guère être tolérée en politique. Après tout,
«faire de la politique», c’est essentiellement me-
surer et anticiper les conséquences, directes et
indirectes, de ses paroles et de ses actions sur le
public.
C’est bien une telle inconséquence que l’on
retrouve chez le publicitaire Alexander Segert,
chargé des campagnes de l’UDC, qui balaie lui
aussi d’un revers de la main la similarité entre le
style visuel de ses affiches et la propagande na-
zie. «Je ne m’occupe pas du passé», dit-il, «je
donne simplement une voix à la peur», je lui
donne «une forme et un visage». Le moins que
l’on puisse dire est qu’une telle amnésie histori-
que est schtroumpfement inquiétante…
En se soustrayant à cette
obligation de répondre,
Oskar Freysinger adopte
une position qui est,
littéralement, inconséquente
Professeure
ordinaire de
sociologie de la
communication
et de la culture,
Université
de Lausanne
Lectures
Panserladémocratie
La Cassure. L’état du monde 2013
Ouvrage collectif dirigé par
Bertrand Badie et Dominique Vidal
Ed. La Découverte, 264 pages
Le Printemps arabe est en ré-
volte contre les dictatures. Les dé-
mocraties occidentales sont plom-
bées par le discrédit de la classe
politique. La planète est en crise.
L’Etat du monde 2013 analyse les
origines de la cassure entre la so-
ciété et ses dirigeants politiques.
Lescausessontdiverses.AuSud,
c’est l’échec du transfert dans les
sociétés post-coloniales du mo-
dèle de l’Etat-nation comme on
installe une usine clés en main.
Le Printemps arabe, par conta-
gion, a attisé le rejet de la classe
politique dans les pays occiden-
taux, rejet déjà décrit par Andreas
Grossdanssonrapportde2008au
Conseil de l’Europe (DP 1785). Les
régimes démocratiques sont cons-
truits sur l’Etat-nation du XIXe siè-
cle, garant du bien-être de la so-
ciété et de la justice redistributive.
La mondialisation a progressive-
ment miné le système. Le territoire
national n’est plus celui où l’on
peut maîtriser les problèmes éco-
nomiques et sociaux ni les défis
environnementaux. La révolution
informatique accélère le phéno-
mène. Aux délocalisations écono-
miques dévoreuses d’emplois s’est
ajoutée la fluidité dévastatrice des
flux financiers. Vidé de ses pou-
voirs, l’Etat n’est plus le protecteur
apprécié de la population.
A cela s’ajoutent, après la chute
du Mur, la régression des idéo-
logies et la domination de la pen-
sée économique. Le pouvoir poli-
tique est jugé impuissant, voire
corrompu. Les grands partis et
leurs élites autrefois respectées
ne mobilisent plus une opinion
fidèle. La population est volage.
Elle passe d’une liste à l’autre ou
s’abstient. La participation aux
élections dégringole.
Ce discrédit de la politique tra-
ditionnelle ouvre la voie aux for-
mations qui préconisent des solu-
tions simples, mais inefficaces.
Les extrêmes, de droite comme de
gauche, veulent «sortir les sor-
tants» jugés incapables de défen-
dre autre chose que leur propre
pouvoir. On dénonce l’autre qui
menace l’identité nationale. On
préconise d’abolir la mondialisa-
tion au lieu de la comprendre ou
de la réformer. Les grandes réu-
nions internationales G8 ou G20,
qui se soldent par de solennelles
déclarations sans résultat concret,
confortent la vision pessimiste et
cynique du politique. Rongée par
l’abstention, la démocratie occi-
dentale tente de se réinventer par
de nouvelles mobilisations: les
Indignés en Espagne, en Grèce, au
Portugal, mais aussi à Wall Street.
En Suisse, le taux d’abstention
aux élections ne s’aggrave pas.
L’Etat du monde 2013 ne men-
tionne pas cette exception. Elle
s’explique par le fait que le peuple
peut sanctionner les élus par ini-
tiative ou référendum.
La refondation démocratique
de l’Occident passerait-elle par le
modèle helvétique? C’est ce qu’af-
firment en France François Bayrou
ou Marine Le Pen. Mais, si la sou-
pape de sécurité de la démocratie
semi-directepermetd’éviterlesex-
plosions sociales, on ne peut affir-
mer qu’elle permet de dégager
des solutions efficaces contre les
méfaits de la mondialisation, par
exemple en interdisant les mina-
rets ou même les rémunérations
abusives. Le pouvoir direct des
électeurs n’empêche pas non plus
la perte de crédibilité de nos élus.
En Suisse aussi, la cassure existe.
Albert Tille
Recension parue dans «Domaine
Public», www.domainepublic.ch/
articles/23206
11Débats
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
Un art de la guerre bien français
Henri Weissenbach
En octobre 2001, les Etats-Unis
d’Amérique lancèrent leur opéra-
tion de renversement du régime
des talibans et envahirent l’Afgha-
nistan. C’était le premier acte de la
guerre contre le terrorisme dé-
clenchée par G.W. Bush. Dans les
premiersjours,lesforcesspéciales
américaines et britanniques fu-
rent les seules à opérer au sol en
s’appuyant sur les troupes de l’Al-
liance du Nord, composées majo-
ritairement des minorités ethni-
ques du pays: Tadjiks, Ouzbeks et
Hazaras.
En cinq semaines, Kaboul était
conquise et la majorité du terri-
toire sous le contrôle de la coali-
tion. La destruction des éléments
talibans, la plupart d’origine
pachtoune, fut rendue possible
principalementparl’appuiaérien
aux troupes de l’Alliance du Nord
et des forces spéciales, ainsi que
par l’apport tardif de quelques
bataillons de l’U.S. Army et des
Marines.
Si l’on regarde le déroulement
de l’opération Serval au Mali, on
peut y observer le même schéma.
Des éléments des forces spéciales
françaises sont projetés depuis
des bases situées dans les pays
africains voisins, puis renforcés
depuis la France. Elles engagent
immédiatement les membres des
groupes «narco-terroristes-djiha-
distes» descendant du nord vers le
pays utile. Dans le même temps,
des troupes françaises sont ache-
minées avec leur matériel. Les pre-
mières sur place sont des unités
stationnées dans différents pays
africains, les suivantes depuis la
France. Les opérations aériennes,
qui sont la première manifesta-
tion de l’intervention française,
sont conduites simultanément
par des appareils provenant du
Tchad et de la métropole, alors
que les hélicoptères de soutien
des forces spéciales interviennent
en appui direct de celles-ci.
Le déroulement de cette pre-
mière phase de l’opération mon-
tre déjà quelques différences avec
l’intervention de 2001 en Afgha-
nistan. Le principal effort humain
en 2001 fut celui des hommes de
l’Alliance du Nord, soutenus par
les Anglo-Américains, avec leurs
troupes spéciales et leurs très im-
portants moyens aériens, ainsi
que le renseignement fourni par
l’impressionnante gamme de vec-
teurs que possèdent les armées
américaines. Au Mali, ce sont les
soldats français qui interviennent
en premier, l’armée malienne, ou
ce qu’il en reste, n’étant pas opéra-
tionnelle.
Les troupes françaises montent
une opération de cavalerie, pre-
nant de vitesse leurs adversaires,
les empêchant de se regrouper
après les frappes aériennes et les
obligeant à remonter vers leurs
bases du nord pour éviter d’être
coupés de leur sanctuaire. Le but
premierestderepousserlesforces
adverses au-delà de la boucle du
Niger et de leur reprendre les vil-
les du Sahel. Cette opération est
un succès total. Elle n’est conduite
que par des forces françaises, les
quelques soldats maliens qui arri-
vent à suivre la progression fran-
çaise (certains à mobylette) ne
jouant que les utilités. Pendant ce
temps, les palabres continuent
entre chefs d’Etat africains pour
fixer les contingents de la Mission
internationale de soutien au Mali
sous conduite africaine (Misma) à
déployer,lesdélais,leursrôlesres-
pectifs, le financement, etc. Lors-
que les premiers contingents dé-
barquent à Bamako, la première
partie de l’opération Serval est
quasiment terminée – de toute fa-
çon, ces troupes fraîches ne sont
pas opérationnelles. La France,
dans cette opération, bénéficie
d’un soutien très ténu de la part
des membres de l’UE: quelques
appareils de transport et de ravi-
taillement en vol, des encourage-
ments, mais aucune botte au sol.
L’aide la plus conséquente pro-
vient, encore une fois, des Etats-
Unis. L’Allemagne, qui pourtant
avait fourni des moyens consé-
quents en Afghanistan, accorde à
son «partenaire privilégié» de l’UE
une aumône, sous la forme de
deux avions Transall rachitiques.
Là où les Français font le travail
eux-mêmes, les Américains
avaient en quelque sorte sous-
traité une grande partie des opé-
rations à des factions afghanes,
avec les conséquences que l’on
pouvait prévoir: les massacres de
prisonniers à Kunduz et l’échec de
la souricière de Tora Bora, où cer-
tains chefs de guerre locaux, loués
par les Américains, laissèrent filer
obligeamment une grande partie
des talibans et les chefs d’Al-
Qaida.
L’armée française, elle, est bien
servie par sa parfaite connais-
sance du terrain et des popula-
tions. Depuis la décolonisation,
elle n’a cessé d’être présente sur le
terrain et de tirer profit sur le plan
tactique de ses divers engage-
ments de combats dans cet envi-
ronnement (au Tchad notam-
ment). Elle dispose également du
matériel idoine, matériel de fabri-
cation française, plus de première
jeunesse en général, mais encore
efficace, fiable et rustique. Cepen-
dant, sans l’aide de ses alliés, elle
aurait difficilement pu mener à
bien cette opération: elle souffre,
ilestvrai,decarencesimportantes
en matière de logistique aérienne
et de moyens de détection. Sans
cet apport extérieur, les pertes
auraient été considérablement
plus importantes, l’adversaire
ayantpuutiliserlasurprisedueau
brouillard de la guerre. Grâce aux
drones et aux appareils de détec-
tion anglo-américains en complé-
mentdesAtlanticdelamarine,ila
été impossible à l’adversaire d’uti-
liser la vacuité des immensités du
Nord-Mali pour prendre par sur-
priselesunitésfrançaisesdissémi-
nées sur ce vaste territoire. Un
point à retenir lors des prochains
arbitrages budgétaires de l’Etat
français.
Au grand étonnement de la
plupart des observateurs, l’armée
française a sorti de sa manche un
joker: l’armée tchadienne. Deux
mille soldats tchadiens, princes
du combat en milieu désertique,
ont rallié dans des délais très
courts l’est du Mali en passant par
le Niger, entraînant avec eux quel-
ques unités de l’armée du Niger.
Cette manœuvre, qui certaine-
ment aura surpris les narcos-ter-
roristes-djihadistes, a permis leur
priseentenaille:obligésderefluer
au plus vite vers le nord, les voilà
arrêtés par ces troupes qui leur
coupent la route. Toutes ces cir-
constances – la manœuvre tcha-
dienne, le prépositionnement de
certaines forces françaises, la rapi-
dité du déploiement des troupes
et du matériel depuis la France –
montrent que l’état-major des ar-
mées avait prévu l’occurrence
d’une descente vers Bamako des
narcos-terroristes-djihadistes et
pris ses dispositions. La France, du
moins son armée, est encore capa-
ble de penser la guerre. Le retour-
nementrécentduMouvementna-
tional de libération de l’Azawad
(MNLA), faction laïque des Toua-
reg, semble – au-delà de la versati-
lité proverbiale de ceux-ci – en
être une démonstration supplé-
mentaire. Le gouvernement de
François Hollande, qui a dit tout
et son contraire dans la crise ma-
lienne, a reçu de l’armée une solu-
tion «clés en main».
A présent, si une bataille est
gagnée, la guerre ne l’est pas en-
core. Pour cela, il faudrait qu’un
certain nombre de conditions
soient remplies. D’abord, il faut
finir d’éradiquer de leurs sanc-
tuaires de l’Adrar des Ifoghas (le
massif montagneux du nord-est
du Mali) le reste des combattants
ennemis. Cela semble en bonne
voie. Les pays limitrophes doivent
verrouiller leur frontière et éviter
que les fuyards viennent se re-
grouper sur leur territoire. Cela
devrait être possible pour l’Algé-
rie, qui dispose de troupes en
nombre et expérimentées, pour
autant qu’elle en ait la volonté po-
litique. Après l’attaque du site
d’exploitation gazier de l’est, la
décision devrait être plus facile
pour le pouvoir algérien. Il ne fau-
drait pas que les Algériens jouent
encore une fois à Machiavel et
laissent les fuyards traverser une
partie de leur territoire pour se
réfugier en Libye.
L’une des causes de l’échec
américain en Afghanistan trouve
ses origines dans le double jeu
pakistanais, «allié» des Etats-Unis
dans sa guerre contre le terro-
risme et soutien de leurs ennemis
talibans par ailleurs. Une straté-
gie semblable de l’Algérie con-
damnerait toute tentative de pa-
cification du Sahel.
L’est du Mali est verrouillé par
les Tchadiens et les Nigériens,
aidés par la surveillance aérienne
déployée par la France et ses alliés
et les drones américains basés à
Djibouti et au Niger. A l’ouest, les
Mauritaniens pourraient arriver à
couvrir leur frontière avec l’aide
des Français, des troupes «réfor-
mées»del’arméemalienneetdela
Misma,sicelle-ciarriveàsemettre
en mouvement. Une fois débar-
rassé de ces bandes armées mena-
çant directement l’existence du
pays et la sécurité rétablie, il fau-
dra également trouver une solu-
tion à la relève des troupes fran-
çaises. Ce n’est pas la moindre des
difficultés.
Endehorsdecesconditionsmi-
litaires, un retour à une vie nor-
maleauMalitientdanslaréconci-
liation nationale et la suppression
des causes ayant entraîné l’insta-
bilité du nord et ainsi favorisé
l’implantation des éléments per-
turbateurs étrangers. La paix sera
obtenue par un retour au politi-
que et la remise en marche de
l’Etat et de son économie. Il faut
pour cela que les élites du sud dé-
passent leur comportement pré-
dateur et que l’antagonisme ré-
current entre les populations du
nord – Touareg, Arabes et Maures
principalement, de tradition pas-
torale – et celles du sud – qui re-
présentent l’écrasante majorité –
puisse trouver une solution insti-
tutionnelle. Deux autres défis de
taille pour faire passer le Mali du
statut d’Etat failli à un Etat capa-
ble d’assurer la sécurité de ses ci-
toyens, la bonne gouvernance et
le développement humain et éco-
nomique.
En définitive, avec des moyens
humains et techniques somme
toute limités, une puissance
moyenne comme la France est ca-
pable de monter une opération
militaire d’envergure, conduite
professionnellement et capable
d’atteindre des buts de guerre res-
treints. Tout cela sans trop de
casse. La connaissance du milieu,
géographique et humain, est un
atout considérable. L’ouverture et
ledialogueaveclespopulationset
lesédiles,larecherchedeleursou-
tien à l’intervention, l’humilité
des buts fixés – pas question de
vouloir transformer la nature
même du milieu social comme le
prétendait G. W. Bush, porteur du
flambeau de la liberté civilisatrice
– et la concertation avec les pays
voisins concernés permettent le
succès d’une opération militaire
étrangère et ouvrent la perspec-
tivefutured’unpaysapaisé.Lebut
n’est pas encore atteint, mais il
semble en bonne voie de l’être.
Après les désastres de l’Ameri-
can Way of War en Afghanistan et
en Irak, qui ont coûté des centai-
nes de milliers de morts et des
centaines de milliards de dollars
pour n’atteindre pratiquement
aucun des buts fixés, et peut-être
pire encore, durablement prétéri-
ter les rapports entre l’Islam et
l’Occident, on peut se réjouir que
la Vieille Europe et la France parti-
culièrement soient encore capa-
bles de mener une guerre sans la
perdre et d’utiliser l’instrument
qu’elle est pour rétablir la paix.
Ancien éditeur des Editions
universitaires Georg, Henri
Weissenbach a publié plusieurs
ouvrages de polémologie et
d’histoire militaire. Il poursuit des
recherches dans ces domaines
Les troupes
françaises montent
une opération
de cavalerie, prenant
de vitesse leurs
adversaires
Horaires des magasins
et discours religieux
Michel
Baumgartner,
Zurich
Dans son étude toute chargée d’histoire, Valérie
Lathion (LT du 05.04.2013), à propos de la libérali-
sation des horaires d’ouverture des magasins dans
les stations-service, montre que les tenants du
repos dominical ont assoupli leur position. Pour
eux, le dimanche fait débat. Il n’est plus mis à part,
il n’est pas un jour sacro-saint, la caractéristique du
sacré étant précisément une manière de mise à
l’écart.
A ce sujet, le 20 janvier 2013 dans la Sonntags-
Zeitung, Herbert Bolliger, président de la direction
générale de la Migros-Genossenschafts-Bund décla-
rait: «Die Kirche sollte sich aus der Diskussion heraus-
halten. Abt Werlen sollte zu diesem Thema schweigen.»
[«L’Eglise devrait rester en dehors de la discussion,
et l’Abbé Werlen devrait se taire», ndlr.] L’Abbé
d’Einsiedeln Martin Werlen estime en effet que
l’homme n’est pas là pour l’économie. Il pense qu’il
y a une limite à la logique marchande. Et la réaction
ne se fait pas attendre: «Eh bien vous tous, repré-
sentants des Eglises, et en particulier vous, l’Abbé,
ce n’est pas votre affaire. Ne touchez pas à mon
économie!»
En réalité, je trouve Monsieur Bolliger très reli-
gieux! [En effet] il confère à la chose économique
une existence sacrée. En niant le droit à la parole
des Eglises à propos d’une question économique, il
se place sur un plan religieux: pour lui, pas ques-
tion de remettre en cause le culte du profit, ni de
toucher au dogme de la croissance sans fin, ni de
renoncer à l’obligation pour tous de participer à la
liturgie publicitaire (même les non-consomma-
teurs ne peuvent y échapper).
Au XIXe siècle, «les partisans du repos dominical
ont compris qu’ils devraient laïciser leur argumen-
taire», selon Valérie Lathion. Désacralisation. Le
dimanche, ça se discute, ça s’explique.
Y aurait-il lieu de désacraliser l’économie? Ah ça,
pas question! Schweige! Tais-toi! Aujourd’hui, les
partisans du travail dominical ne comprennent pas
qu’ils devraient laïciser leur argumentaire.
Le Conseil fédéral doit être
élu par le peuple
Jean-Charles
Kollros,
Montreux (VD)
L’élection du Conseil fédéral par le peuple constitue
sans aucun doute un défi majeur pour notre démo-
cratie. Les adversaires de droits accrus au service
des citoyennes et citoyens multiplient les mises en
garde pour dénoncer de pseudos effets pervers,
alors que seul le peuple serait véritablement ga-
gnant avec un résultat positif lors du scrutin du
9 juin prochain.
L’histoire du canton de Vaud éclaire cette nécessité
de donner aux citoyens le droit de choisir leurs
membres du Conseil fédéral. Conseiller communal
pendant trois législatures au sein du Conseil com-
munal de Montreux, j’ai vécu l’époque où la muni-
cipalité était élue par le législatif. Et je me souviens
combien les choix des groupes politiques devaient
bien plus aux petits calculs stratégiques et aux
services rendus, voire au copinage absolu, qu’à la
recherche de la personnalité la plus compétente, la
plus charismatique. Et cela dans tous les partis
concernés.
Quant aux Valaisannes et Valaisans, ils n’auraient
jamais pu porter Oskar Freysinger – clairement
plébiscité par le peuple – au Conseil d’Etat si les
règles de l’élection avaient été celles qui régissent
aujourd’hui l’élection du Conseil fédéral. Oui, le
9 juin sera l’occasion de mettre fin à la politique des
magouilles et des petits arrangements politiciens.
[…]
L’engouement pour le tir
sportif en Corée du Nord
Camille
Foetisch,
Pully (VD)
Concerne l’article «Berne justifie la vente de fusils de
sport à Pyongyang», LT du 08.04.2013
Alors là, j’ai vraiment envie de me fâcher, à la fois
contre le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), les
collusions d’intérêts et les bidouillages juridico-ad-
ministratifs fédéraux. Le Seco (et l’économie privée)
veulent-ils vraiment nous faire croire qu’il n’y a pas
de mal à répondre à la commande de la Corée du
Nord – et donc du gouvernement, pas d’une asso-
ciation sportive – de «fusils de sport»?
Des fusils de sport, pour quoi faire? A-t-on seule-
ment enquêté sur les structures sportives de ce pays
dont les habitants peuvent sans doute se livrer,
pour leur plaisir, au tir sportif? […]
Autrement dit, une fois encore, et de façon telle-
ment hypocrite, la Suisse joue au pyromane et au
pompier. Après avoir vendu des armes à la Corée du
Nord, elle se poserait en médiatrice?
Pour qui le Seco, qui fonctionne avec les deniers
publics, et les fabricants d’armes prennent-ils les
citoyens suisses? Ils mériteraient une gigantesque
tarte à la crème […]. La Suisse devrait par principe
cesser le commerce des armes et de l’armement.
Faute de quoi aucun discours sur la paix ne saurait
être crédible. […]
Vous écrivez
Vous et nous
Konna
Niono
Diabali
Kidal
Ségou
Gao
Tombouctou
MoptiKayes
Bamako Ouagadougou
Niamey
M A U R I TA N I E
B U R K I N A FA S O
N I G E R
A L G É R I E
G H A N A
C Ô T E D ’ I V O I R E
G U I N É E
SÉNÉGAL
M A L I
M A L I
Niger
Niger
La seconde pince vient du sud-est, du Niger, et va vers Kidal. C'est
celle composée de Tchadiens, Nigériens et une unité malienne formée de
Touareg et de Songhaï restée fidèle à l'Etat malien et réfugiée au Niger
depuis le printemps 2012.
Une pince monte de
Bamako vers Diabali, rejoint
l'axe principal de pénétra-
tion qui, lui, passe via
Mopti, reprend Konna et va
par la route nationale à
Gao. Depuis Gao, ces
forces rejoindront les
unités déposées par voie
aérienne à Tombouctou.
1
1
2
2
Les djihadistes pris en tenaille
SOURCE: HENRI WEISSENBACH, LT
0 200 km
Massif
desIfoghas
Région de l’Azawad
Fuitedesdjihadistes
Mouvements de
l’armée française
Le renfort de 2000
soldats tchadiens,
princes du combat
en milieu désertique,
a été le joker
des Français
Sciences&Environnement
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
12
Sud des Alpes
Suisse centrale
et orientale
Bassin lémanique,
Plateau romand et Jura
Alpes vaudoises
et Valais (500 m)
Jour/degré de fiabilité:
Ephéméride
Soleil
Lune
Limite des chutes de neige:
Situation générale aujourd’hui à 13h
Prévisions en Suisse pour
le matin et l’après-midi. Les
températures sont les valeurs
minimales (bleu) et maximales
(rouge) à 2 mètres du sol.
MétéoSuisse
tél. 0900 162 666
en ligne avec nos météorologues,
24 heures sur 24
(fr. 3.- l’appel, fr. 1,50 la minute)
Prévisions à cinq jours
Haute
pression
Basse
pression
Front
froid
Front
chaud
Front
occlus
Isobares
(hPa)
H
B
1015
-15 à -10°moinsde-15° 25° et plus-10 à -5° -5 à 0° 0 à 5° 5 à 10° 10 à 15° 15 à 20° 20 à 25°
Bâle
Lausanne
Sion
Verbier
Locarno
Zurich
Saint-Gall
Coire
Saint-Moritz
Genève
La Chaux-de-Fonds
Berne
Agenda
Burn-out, dépression: de la
normalité à la psychiatrie
La Fondation Domus, institution
valaisanne de réhabilitation
psychosociale, propose ce soir
à Ardon une conférence sur le
thème du burn-out et de la dé-
pression, avec le psychiatre et
psychothérapeute Alexis Burger.
Jeudi 11 avril, 20h, Espace Garance,
Fondation Domus, route du
Simplon 31, Ardon. Entrée libre.
Plus d’informations sur
www.fondation-domus.ch
Mortdupèrede
lafécondation
invitro
> Médecine Robert
Edwards avait 87 ans
AFP
Le Britannique Robert Ed-
wards, pionnier de la fécondation
in vitro récompensé par un Prix
Nobel, est mort mercredi à l’âge
de 87 ans, a annoncé l’Université
de Cambridge, avec laquelle il
avait travaillé. Le professeur Ro-
bert Edwards «est mort paisible-
mentdanssonsommeille10avril
2013, après une longue maladie»,
a précisé l’université dans un
communiqué. Il avait reçu le Prix
Nobel de médecine en 2010 (LT
du 05.10.2010).
Ses travaux, avec son collègue
gynécologue Patrick Steptoe, dé-
cédé en 1988, avaient permis
de donner naissance, le 25 juillet
1978, à Louise Joy Brown (LT du
18.10.2010). Lorsque le Prix No-
bel lui avait été décerné, elle lui
avait elle-même adressé ses félici-
tations.
Quatre millions d’enfants
Depuis la naissance du premier
bébé-éprouvette, plus de 4 mil-
lions d’enfants ont été conçus
grâce à cette technique, a rappelé
l’université, soulignant l’«im-
mense impact» du travail du
scientifique dans le monde.
Robert Edwards avait travaillé
pendant de nombreuses années
au Département de physiologie
de la prestigieuse université bri-
tannique.
Unelevurecontreunmoustiquetueur
> Malaria Des
chercheurs ont mis
au point un procédé
de fabrication de la
molécule essentielle
des médicaments
contre le palu à l’aide
de micro-organismes
> Sanofi Aventis
inaugure une ligne
de production
qui pourrait fournir
40% de la demande
mondiale
Denis Delbecq
C’est une levure, identique à
celle qui fait lever la pâte de nos
boulangers. C’est aussi une arme
en devenir pour lutter contre le
paludisme, un fléau qui décime
les populations des pays du Sud.
Une équipe conduite par Jay Keas-
ling, de l’Université californienne
de Berkeley, propose aujourd’hui
dans Nature un nouveau procédé
de fabrication de l’artémisinine,
une molécule essentielle des mé-
dicaments contre le paludisme.
Aujourd’hui également, le phar-
macien français Sanofi Aventis
inaugure, en Italie, une ligne de
production de cette molécule qui
repose sur des travaux antérieurs
de Jay Keasling.
Plasmodium falciparum est un
serial killer: en 2010, plus de
650000 personnes sont mortes
du parasite du paludisme, infligé
par des piqûres de moustique.
Plus de 300 millions de personnes
sont touchées par cette maladie,
affaiblissant la force de travail de
populations souvent déshéritées
des pays pauvres de la planète.
Depuis plus de deux mille ans,
la pharmacopée chinoise la soi-
gne avec les feuilles d’un arbuste
baptisé «armoise annuelle» (Arte-
misia annua). Si bien qu’en 2006,
l’artémisinine, un composé ex-
trait de cette plante, est devenue
la molécule recommandée par
l’Organisation mondiale de la
santé (OMS), en association avec
une seconde substance active,
pour freiner l’apparition de résis-
tances au traitement.
«Maislaculturedel’armoiseest
soumise à beaucoup d’aléas, ana-
lyse Andrea Bosman, du pro-
gramme de l’OMS sur le palu-
disme. La teneur en artémisinine
de la plante dépend des condi-
tions de culture. Et, comme l’ar-
buste n’a pas d’autre intérêt éco-
nomique, son prix – et donc les
investissements dans la filière –
est totalement dépendant de la
demande de l’industrie pharma-
ceutique. L’apport des biotechno-
logies est donc essentiel pour sta-
biliser le marché, qui oscille entre
pénurie et surproduction.» Car
cettedemandenedépendpas,hé-
las, du nombre de patients à soi-
gner. «Elle est avant tout liée à la
situationéconomiquedepaysdo-
nateurs,puisquelespaysconsom-
mateurs ne peuvent offrir ces trai-
tements à leur population.» En
sortie d’usine, le traitement du
paludisme d’un adulte ne coûte
pourtant que 90 centimes à
2 francs par an…
En 2006, l’équipe de Jay Keas-
ling à Berkeley avait annoncé la
mise au point d’un procédé de
fermentation d’une souche de le-
vure génétiquement modifiée.
Quand une banale levure gonfle
une pâte à pain ou fabrique de
l’alcool, celle-ci produit de l’acide
artémisinique qui est ensuite
transformé, par un procédé chi-
mique industriel, en artémisi-
nine, une molécule ensuite incor-
porée à une préparation
pharmaceutique. Cette semaine,
le même groupe annonce une
amélioration de son idée initiale
et propose de remplacer la der-
nière étape de cette chaîne par un
procédé de transformation chi-
mique nouveau et moins oné-
reux. «Nous avons introduit plu-
sieurs gènes de plantes pour
créer une souche de levure capa-
ble de produire l’acide artémisi-
nique, résume Chris Paddon,
coauteur des travaux et cher-
cheur chez Amyris, la firme fon-
dée par Jay Keasling. La levure se
nourrit de sucre, et fabrique cet
acide à partir du carbone de son
menu au terme d’une série de
réactions biochimiques inter-
nes.» L’ajout de trois nouveaux
gènes et la mise au point d’un
nouveau réacteur chimique, dé-
crits aujourd’hui dans Nature, a
permis, selon les auteurs, un im-
portant gain de productivité par
rapport aux résultats décrits ces
dernières années.
Après signature d’un partena-
riat avec Amyris, qui détient les
brevetsdel’équipedeJayKeasling,
le français Sanofi Aventis a indus-
trialisé le procédé datant de 2006
dans une nouvelle ligne de pro-
duction de son usine italienne de
Garessio, inaugurée ce 11 avril.
«Nous espérons produire 30 ton-
nes cette année et le double l’an-
née prochaine, confie un porte-
paroledel’entreprise,quipourrait
ainsi fournir 40% de la demande
mondiale d’artémisinine. «Nous
n’attendons plus que les autorisa-
tions réglementaires pour utiliser
l’artémisinine dans notre médica-
ment contre le paludisme et four-
nir d’autres industriels.»
Une mise à disposition rare
dans l’industrie pharmaceutique,
née des conditions posées par la
Fondation Bill et Melinda Gates,
créée par le fondateur de Micro-
soft pour lutter contre les fléaux
(sida, paludisme et tuberculose)
décimant les populations les plus
déshéritées de la planète et qui a
soutenu financièrement les tra-
vaux de l’équipe de Jay Keasling:
l’artémisinine high-tech ne devra
profiter qu’aux malades, et pas
aux industriels.
Le prix de l’armoise
annuelle est très
instable. L’apport
des biotechnologies
est donc essentiel
«Saccharomyces cerevisiae», la levure communément utilisée pour faire du pain ou de la bière, a été
génétiquement modifiée pour produire de l’acide artémisinique, nécessaire aux traitements anti-palu. ARCHIVES
MEDISCAN/CORBIS
Médecine
Un cerveau transparent
Des chercheurs sont parvenus
à rendre un cerveau totalement
transparent pour voir ce qui s’y
passe. Certes, le cerveau apparte-
nait à une souris morte, mais cette
prouesse leur a tout de même
permis d’étudier, en trois dimen-
sions et sans dissection, l’intégra-
lité de ses neurones et structures
moléculaires. (Agences)
Allergies
Tous les pollens à la fois
Les prochaines semaines s’annon-
cent critiques pour les personnes
allergiques. Le réchauffement
annoncé ces prochains jours
risque fort de faire s’envoler
simultanément les pollens
de différentes espèces. (ATS)
Archéologie
Vaisselle nippone
Les hommes préhistoriques
faisaient mal la vaisselle, et c’est
tant mieux. Car les chasseurs-
cueilleurs vivant au Japon voici
12 000 à 15 000 ans nous ont
ainsi laissé la preuve qu’ils utili-
saient déjà leurs poteries pour
cuisiner et qu’ils aimaient
le poisson. (AFP)
Paléontologie
Croissance de dinosaure
La découverte en Chine d’em-
bryons de dinosaures du Jurassi-
que inférieur, à différents stades
de développement, apporte un
nouvel éclairage sur la croissance
– particulièrement rapide – de ces
géants, selon une étude publiée
mercredi dans Nature. (AFP)
Panorama
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Météo
7° 15° 6° 14°
-5° 4°
5° 18°
5° 14°
6° 14°
7° 16°2° 12°
6° 13°
3° 10°
6° 17°
9° 14°
990
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1015
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103010251020
1015
1020
H
H
B
H
H
H
B
B
Un rapide courant d’ouest entraîne de l’air humide et instable vers nos
régions. Dès samedi, les conditions redeviendront anticycloniques.
Aujourd’hui, le ciel sera nuageux, il n’y aura que peu de soleil, hormis en
Valais. Les averses deviendront éparses en cours de matinée, avant une
nouvelle dégradation en fin de journée. Vendredi, le temps restera très
changeant, venteux, avec, par moments, des averses. Le soleil s’imposera
progressivement ce week-end et le mercure s’élèvera aux alentours de 20°.
Vendredi 80% Samedi 70% Dimanche 70% Lundi 60% Mardi 50%
8°
13°
1400 m
5°
14°
-
3°
19°
-
5°
20°
-
7°
13°
1800 m
8°
15°
1400 m
4°
16°
-
4°
21°
-
6°
22°
-
8°
15°
1800 m
8°
13°
1300 m
6°
15°
-
4°
18°
-
5°
21°
-
8°
15°
1600 m
7°
13°
1600 m
7°
19°
-
7°
20°
-
6°
17°
-
7°
16°
-
Jeudi 11 avril 2013
lever: 06h56
coucher: 20h18
3 minutes de soleil en plus
lever: 07h14
coucher: 21h43
Lune: croissante
taux de remplissage: 1%
<wm>10CFWMoQ7DMAwFv8jRe7bjJjOcyqqCadykKt7_oyljA8fu7jiyN_x47ud7fyUBVWGEjp4a0bxvSWfbTBOOqaA9qJhUH_jzBQhzoJYjcMEsUjCka41pRVuHWjW0fa77C4KQJ1OAAAAA</wm>
<wm>10CAsNsjY0MDAy0jU0MzOyMAUA0CSMuA8AAAA=</wm>
Usines à molécules
Colorants,arômes,médicaments,
cosmétiques,carburants,lessi-
ves…leseffortsdesynthèsede
moléculesàl’aidedelevureset
bactériesgénétiquementmodi-
fiéesn’ontpasdelimite.Un
moyen,pourlesindustriels,dese
prémunircontredesdifficultés
d’approvisionnementensubstan-
cesnaturelles.«Desprojets
commeceluideJayKeasling,nous
enverronsapparaîtredesdizaines
danslesannéesàvenir»,pronos-
tiqueDenisPompon,duCNRSà
Toulouse.Songroupeaproposé
en2003unprocédédesynthèse
d’hydrocortisone,unmédicament,
àl’aidedelevures.Iltravaille
notammentsuruneméthodede
fabricationdematièreorganique
àl’aidedemicro-organismesà
partirdugazcarboniquedel’air.
Onn’ensaurapasplus,carles
industrielspartenairestiennentau
secret.«Lesmédiasévoquent
souventunleadershipaméricain
surcesbiotechnologies,maisles
laboratoiresetindustrielseuro-
péenssonttoutaussiperfor-
mants.»D.Dq
Economie&FinancePage 13
Jeudi11avril2013
SMI
7771,37 +1,53%
Euro Stoxx 50
2661,62 +2,56%
En vue
Apple 13
China Haidian 13
Disney 13
ETA 13
Eterna 13
Julius Baer 19
Reyl 19
Richemont 13
Rosan 13
Rovio 13
Swatch Group 13
Swiss 15
Actionnariat
Le rapport sur les rémunérations
a été refusé chez Julius Baer Page 19
AFP
AffaireCahuzac
La banque Reyl sort de son silence
Page 19
Dollar/franc 0,9333
Euro/franc 1,2186
Baril Brent/dollar 105,65
Once d’or/dollar 1575
LeJuraenregistresespremières
implantationsgrâceàBaselArea
> Résultats La promotion cantonale a tiré son bilan 2012: 450 emplois
Le Jura obtient les premiers
fruits de son alliance avec Basel-
Area. Après deux saisons sans ré-
sultats – en fait, la seule implanta-
tion s’est étiolée en cours de route
–, l’année 2012 marque un tour-
nant. Six sociétés étrangères (sur
les 14 implantations) sont issues
de la collaboration du canton avec
ses voisins bâlois, selon les résul-
tats de la promotion économique
présentés mercredi à Porrentruy.
Parmi elles figurent la société
moscoviteRosanTechnologies,qui
ambitionne d’établir un site de
production de ses cartes bancaires
haut de gamme à Bassecourt, et la
société française Assi Meca, qui fa-
brique des fermoirs de boucle
d’oreille innovants.
«Nous sommes satisfaits que
cela démarre avec BaselArea, a in-
diqué Michel Probst, ministre de
l’Economie, même si nous ne le
sommes pas tout à fait du point de
vue du nombre et des emplois.»
Celui-ci s’est toutefois dit person-
nellement favorable à une recon-
duction du partenariat en 2014
avec l’organe de promotion exo-
gène, qui coûte 250000 francs par
année au canton du Jura.
Parmi les projets de cet organe
supracantonal figure notamment
l’établissement d’un outil immo-
bilier commun aux trois cantons.
«A mon sens, c’est une première.
Cette base de données est en train
d’être constituée et la plateforme,
qui recensera tous les terrains et
locaux disponibles, sera opéra-
tionnelle cet été, précise Jean-
Claude Lachat, délégué à la Pro-
motion économique. Voir s’il
trouve des locaux vides, c’est sou-
vent la priorité des investisseurs et
c’est donc une manière de répon-
dre à leurs attentes.»
Mainmise horlogère
Après des années exceptionnel-
les (comme les 700 emplois de
Swatch Group à Boncourt via sa fi-
liale ETA), les résultats sont «reve-
nusàlanormale»en2012.Ainsi,la
Promotion économique juras-
sienne a accompagné 49 entrepri-
ses et permis la création de 436
postes de travail dans un horizon à
cinq ans (615 en 2011). Les projets
soutenus devraient générer
51 millions de francs d’investisse-
ments.
Si d’un côté on se félicite de ce
Jura qui bénéficie de l’envolée hor-
logère,del’autreonconstatequela
mainmise des groupes horlogers
s’accentue sur les sites de produc-
tion: Swatch Group (avec Simon &
Membrez,Termiboîtes,etc.),Riche-
mont(avecDonzé-Baume,VV,etc.)
ou très récemment le groupe Fos-
sil. Face à cet exode des centres de
décision, Jean-Claude Lachat se
veut rassurant: «Ces rachats ont
permis d’accroître ensuite le nom-
bre d’emplois de ces sites.»
Quant à la diversification sou-
haitée par les autorités, elle piétine
quelque peu, puisque les nou-
veaux domaines porteurs (techno-
logies médicales, cleantech, infor-
matique) ne représentent que 31%
des créations d’emplois annon-
cées. Marie-Laure Chapatte
Leséchangesenzoneeurotirent
verslebaslecommercemondial
> Rapport L’OMC ignore si l’import-export récupérera de la crise
Anémie, atonie, apathie, ralen-
tissement, etc. Voilà le catalogue
lexical employé mercredi par l’Or-
ganisationmondialeducommerce
(OMC)pourapprécierleniveaudes
échanges internationaux en 2012
et anticiper leur évolution cette an-
née. «Les défauts structurels des
économies révélés par la crise n’ont
pas totalement été corrigés», ré-
sume Pascal Lamy, directeur géné-
ral de l’entité basée à Genève. Bilan:
l’an passé, la croissance du com-
merce mondial s’est affaiblie à 2%,
contre 5,2% les douze mois précé-
dents.SelonPascalLamy,ilfauts’at-
tendreàunexerce2013similaire.
Les économistes de l’OMC ta-
blent cette année sur une progres-
siondeséchangestransfrontaliersà
environ 3,3%, soit en deçà de la
moyenne de 5,3% observée depuis
1992 et en recul par rapport aux
prévisions antérieures. Il y a un an,
le chiffre de 5,6% avait été articulé
pour2013,puisréviséà4,5%ensep-
tembredernier.«Lamenacedupro-
tectionnisme est plus présente que
jamais», prévient Pascal Lamy. Rai-
son pour laquelle, insiste-t-il, le
bouclage du paquet de négocia-
tions pour la conférence minis-
térielle de Bali constitue une al-
ternative idéale aux politiques
budgétaires jusqu’ici stériles et aux
éventuelles mesures à venir, «sans
doutemoinsconventionnelles».
Nationalismeéconomique
Par ailleurs, les spécialistes de
l’OMC ne savent pas quand – ou si –
la croissance retrouvera sa ten-
dance(6%)d’avant-crise.«Ilfaudrait
pour cela que le commerce con-
naisseunepérioded’expansiontrès
rapide, ce qui semble peu probable
dans un avenir proche», indiquent-
ils dans leur rapport. Toutefois, le
volume de marchandises et de ser-
vices échangés devrait avoisiner les
5% dès 2014. Et «à un moment
donné dans l’avenir», précise le do-
cument, il dépassera de nouveau la
moyennesurvingtans,«neserait-ce
que parce que cette dernière dimi-
nue avec chaque année de crois-
sancefaible».
D’après les calculs de l’OMC, les
relations commerciales intracom-
munautaires alourdissent le bilan
des échanges mondiaux. «La con-
traction de 2012 est en grande par-
tie imputable à l’Europe, malgré
une compensation due à l’amélio-
ration des conditions, notamment
d’emploi, aux Etats-Unis», signale
Patrick Low, économiste en chef. Et
Pascal Lamy d’ajouter: «La crois-
sance dans l’Union européenne
[UE]nevapasbondird’icià2015.Le
travail d’ajustement structurel en
coursprendrabeaucoupdetemps.»
La zone euro, avec son taux de chô-
mageavoisinantles12%etuneAlle-
magnequirésistemieuxquelesna-
tions voisines, représente 32% des
importations mondiales. En ex-
cluant le commerce intra-UE, ce
poids se réduit à 15%. Résultat: sans
leséchangesentreles27paysmem-
bres, la contraction de la croissance
mondialepassede2%à3,2%.
L’Afrique est en revanche la ré-
gion à s’en être le mieux sortie en
2012, avec une croissance de 6,1%
de ses exportations. «Et un PIB en
hausse de 9%, ce qui signifie que
quelquechoseestentraindesepas-
ser là-bas, qu’il nous faut encore
comprendre», relève Patrick Low.
Uneobservationquitendàdémon-
trer le découplage «durable», selon
l’OMC, de croissance entre les pays
industrialisés (la moitié du PIB
mondial) et des pays émergents.
DejanNikolic
Deplusenplusagressifs,les«chasseurs
debrevets»fontvacillerlesystème
> Droit Désormais,
une majorité
d’entreprises
sans activité réelle
attaquent
des sociétés pour
violation de brevet
> Le laxisme
des Etats-Unis
est mis en cause
Anouch Seydtaghia
C’est un jeu d’apparence ano-
dine, parmi les dizaines de milliers
que compte l’App Store d’Apple. Un
jeu,Jetez-vousàl’eau(Where’sMyWa-
ter en anglais), édité par Disney, qui
consiste à guider Swampy l’alliga-
tor dans les égouts. Mais c’est sur-
tout le symbole de la lutte tous azi-
muts que mènent les patent trolls,
ou «chasseurs de brevets». Des en-
treprises sans aucune activité com-
merciale,etdontl’uniquebutestde
gagner de l’argent en attaquant des
sociétés pour violation de brevet.
Spécialiste en la matière, l’entre-
prise Lodsys, basée au Texas, visait
ainsi en justice la semaine passée
Disney pour violation de brevet
pour le système de micropaiement
au sein de son jeu. Ces attaques se
multiplient: selon une étude pu-
bliée mardi, la majorité des procé-
dures pour violation de brevet est
désormaislefaitde«chasseurs».
En 2012, aux Etats-Unis, 56% des
poursuitesenjusticeliéesàdesbre-
vets ont été lancées par des sociétés
sans activité commerciale. La pro-
portion était de 40% en 2011 et de
24,5% en 2007, selon l’étude pu-
bliée par l’Université de Californie
et l’entreprise Lex Machina. Au to-
tal, 13 000 plaintes portant sur
30 000 brevets ont été analysées.
Les auteurs de l’étude de 109 pages
notent que parmi les entités qui
lancent le plus de poursuites, neuf
sur dix sont des patent trolls, une
seule ayant des activités commer-
ciales.
Symbole de ce type d’attaquants,
Lodsys avait, dès 2011, lancé des
poursuitescontreRovio(éditeurdu
jeu Angry Birds), Atari et Electronic
Arts. En arguant que, malgré les di-
res d’Apple, celle-ci ne détenait pas
toutes les licences sur les brevets de
micropaiementauseindesapplica-
tions. Apple a eu beau tenter de
protéger les développeurs, ils se re-
trouvent seuls face à Lodsys. La-
quelle gagne de l’argent: en octo-
bre, la firme texane affirmait que
150 développeurs visés avaient ac-
cepté de la rémunérer. Lodsys ré-
clame à ses victimes une commis-
sion de 0,575% sur chaque micro-
achat effectué au sein d’une
application.
Le phénomène prend de l’am-
pleur. «Il y avait auparavant des cas
isolés, tel le fabricant du Blackberry
qui avait dû verser, en 2006 déjà,
600 millions de dollars à un patent
troll. Mais cela devient systémati-
que, explique Michel Jaccard, asso-
cié de l’étude id est avocats à Lau-
sanne et spécialisé dans les
nouvelles technologies. Il existe un
marché d’occasion pour certains
brevetsdontlavaliditéjuridiqueest
discutable, où se nourrissent les pa-
tent trolls. Leur seul but est de ran-
çonner des utilisateurs qui le plus
souventsontdebonnefoi.»
Les «chasseurs de brevets» ga-
gnent-ils souvent lorsque le cas est
tranché par un tribunal? «Selon
une étude, et ce n’est qu’une étude
parmi d’autres, entre 2005 et 2008,
lestrollsontgagnédans29%descas,
les entreprises «productrices» dans
41% des cas», explique Philippe
Baechtold, directeur de la division
Droit des brevets à l’Organisation
mondiale de la propriété intellec-
tuelle (OMPI) à Genève. Et de pour-
suivre: «Nous constatons aussi que
la question des patent trolls et de
leur rôle est débattue plus souvent
que par le passé. Mais la question
est peut-être plus aiguë dans des
domaines où la densité de brevets
est plus élevée (comme dans le sec-
teur de la téléphonie mobile) ou
lorsque nous sommes en présence
de cas qui pourraient tomber sous
lecoupdudroitdelaconcurrence.»
«Souvent, des entreprises atta-
quées préfèrent payer 2 cents par
logiciel ou produit plutôt que de
s’engagerdansunedéfenseenjus-
tice qui peut leur coûter entre 3 et
10 millions de dollars aux Etats-
Unis», poursuit Michel Jaccard.
Pour l’avocat, les grands acteurs
du high-tech ont leur part de res-
ponsabilité. «Lorsque Google a ra-
cheté en 2011 Motorola Mobility
pour 12,5 milliards de dollars,
c’était avant tout pour acquérir
plusieurs milliers de ses brevets. Il
yaunecourseentrelesacteursqui
veulent utiliser les brevets de ma-
nièredéfensive.Etcelaattisel’inté-
rêtdes trolls.»
Comment maîtriser les trolls?
«Une solution serait que les autori-
tés américaines soient plus strictes
lors de l’attribution des brevets,
poursuit l’avocat. Mais ces bureaux
sont souvent rémunérés en fonc-
tion du nombre de brevets accep-
tés…» L’OMPI travaille sur plusieurs
programmes pour améliorer la
qualitédesbrevetsetdesdemandes
pourceux-ci.
Rovio, créateur du jeu «Angry Birds», avait été attaqué en 2011 par Lodsys pour violation de brevet. Cataloguée
comme «patent troll» typique, la société multiplie les poursuites contre les concepteurs de jeux. ARCHIVES
REUTERS/BOBBYYIP
«Il existe un marché
d’occasion pour
certains brevets dont
la validité juridique
est discutable»
Déficitaire,la
marqueEterna
perdsonpatron
> Horlogerie Patrick
Kury et un autre
cadre démissionnent
Bastien Buss
La marque horlogère Eterna, en
mains du groupe China Haidian,
doit faire face à un double départ.
Son patron Patrick Kury a donné sa
démission. Tout comme David Val-
lata,vice-présidentdelasociétéba-
sée à Granges (SO). Samir Merda-
novic, directeur technique de
l’entreprise, a été nommé vice-pré-
sident et responsable des activités
opérationnelles. La recherche d’un
nouveau patron a débuté, China
Haidian voulant se donner le
temps de trouver le candidat idéal,
selon Eterna. La marque, acquise
pour 22,9 millions de francs en
2011, n’a pas dévoilé les raisons de
ces démissions. Les deux dirigeants
étaient en désaccord avec la straté-
gie du conseil d’administration du
nouveau propriétaire, selon des
sources internes. Eux voulaient ac-
croître la part de mouvements
mécaniques dans la collection
d’Eterna (10%) et ainsi réduire la
dépendance aux calibres délivrés
parSwatchGroup.ChinaHaidiana
jugé cette approche trop onéreuse,
préférant se focaliser sur le redres-
sement de l’entreprise.
Déficit réduit
En 2010, une année avant le ra-
chat à la société de participations
familiales allemandes Porsche Be-
teiligungen,lamarqueavaitessuyé
une perte nette de 20,6 millions de
francs. L’an passé, le déficit a été
réduit à 8,3 millions, pour des ven-
tes de 11,7 millions, selon le rap-
port de gestion de China Haidian
paru récemment. Ce groupe com-
prendaussilamarquesuisseCodex
et les chinoises Rossini et Ebohr.
Economie
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
14
PUBLICITÉ
ceux soumis à la convention
collective de travail (CCT) verront
leur salaire augmenter en
moyenne de 1,2%. En comparai-
son avec d’autres acteurs du
secteur de la chimie, le résultat
des négociations est bon, esti-
ment mercredi dans un commu-
niqué commun l’Association des
employés Clariant Suisse et Em-
ployés Suisse. (ATS)
Rolex et Nestlé parmi les
sociétés les plus réputées
Deux firmes helvétiques rejoi-
gnent pour la première fois en
2013 le Top 10 au palmarès mon-
dial des entreprises les plus répu-
tées auprès des consommateurs.
Rolex obtient la troisième place
et Nestlé se hisse au neuvième
rang du classement annuel réa-
lisé par le Reputation Institute de
New York. Nestlé a ainsi gagné
trois places dans le Global RepTrak
2013 par rapport à l’année précé-
dente, a communiqué mercredi le
groupe vaudois. (ATS)
Stadler Rail biffe 60 emplois
Conséquence de commandes en
repli dans le contexte de la crise
de la dette et du ralentissement
conjoncturel, Stadler Rail va
réduire son effectif. Le fabricant
thurgovien de matériel ferro-
viaire supprimera quelque
60 postes sur les plus de 960 qu’il
compte à Altenrhein (SG). Con-
cernant à 90% les 250 employés
Panorama
Entreprises suisses
Aryzta boucle
l’acquisition de Klemme
Le spécialiste zurichois de la
boulangerie industrielle Aryzta a
achevé l’acquisition du boulanger
allemand Klemme. La transaction
a été bouclée mardi: l’ensemble
des autorisations a été obtenu, a
précisé le groupe mercredi dans
un communiqué. Aryzta avait
annoncé fin février le rachat pour
280 millions d’euros (345,4 mil-
lions de francs) de Klemme. Cette
opération doit permettre au
groupe de renforcer sa présence
outre-Rhin et de se développer en
Europe. (ATS)
Stabilité pour Collano
Le chiffre d’affaires du fabricant
de colle Collano a reculé en 2012
de 3,6%, à 108 millions. Au niveau
opérationnel, le résultat EBIT est
resté stable à 4,3 millions de
francs, a annoncé le groupe lucer-
nois mercredi dans un communi-
qué. La demande de l’industrie en
colles spéciales a été bonne en
2012 et a permis une croissance
qualitative, indique le groupe
basé à Sempach-Station (LU).
(ATS)
Edisun Power s’est
enfoncée dans le rouge
La société zurichoise Edisun
Power, axée sur les installations
solaires, a creusé sa perte nette à
2,62 millions de francs l’an der-
nier. Le montant se situe dans le
haut de la fourchette communi-
quée en février à l’occasion d’un
avertissement sur résultat. Le
plongeon, évidemment qualifié
d’insatisfaisant, s’explique par des
effets extraordinaires (provisions
et correctifs de valeurs), a indiqué
mercredi Edisun Power. (ATS)
Clariant fera grimper
les salaires de 1,2%
Les négociations salariales entre
la direction de Clariant et les
représentants des employés ont
abouti. A compter du 1er juin, les
salariés du groupe chimique
bâlois sous contrat individuel et
core connu, a indiqué Nexans
Suisse. (ATS)
L’ex-patron d’OC Oerlikon
a retrouvé du travail
Michael Buscher, qui a quitté le
mois passé avec effet immédiat
son poste de patron du conglo-
mérat industriel schwyzois OC
Oerlikon, a déjà retrouvé un
poste. L’Allemand a été nommé à
la tête de l’équipementier ferro-
viaire Knorr-Bremse, établi à
Munich. Il entrera en fonction
début juillet. Agé de 47 ans,
Michael Buscher est membre du
conseil d’administration de l’en-
treprise depuis mars 2012, a
annoncé Knorr-Bremse. (ATS)
Conjoncture Monde
La production industrielle
a redémarré en France…
La production industrielle fran-
çaise a redémarré en février, en
hausse de 0,7% par rapport à son
niveau de janvier, tirée par une
augmentation de la production
manufacturière (+ 0,8%), a an-
noncé mercredi l’Institut national
de la statistique et des études
économiques. En janvier, la pro-
duction industrielle avait reculé
de 0,8%, a précisé l’Insee. Sur les
temporaires du site saint-gallois,
les suppressions d’emplois inter-
viendront au cours des trois
prochains mois, a précisé Stadler
Rail dans un communiqué publié
mercredi. (ATS)
Peach Property se renforce
dans l’immobilier de luxe
Peach Property reprend la totalité
de la firme de développement
immobilier Primogon, pour un
prix non dévoilé. L’opération, avec
effet rétroactif au 1er janvier
2013, permet au groupe zuri-
chois spécialisé dans l’immobilier
de luxe de renforcer son activité
de conseil pour la clientèle insti-
tutionnelle. Egalement basée à
Zurich, la société Primogon a été
fondée en 2001, a indiqué mer-
credi Peach Property. (ATS)
Nexans supprime entre
20 et 25 postes à Cortaillod
Nexans Suisse va supprimer entre
20 et 25 emplois sur son site de
Cortaillod (NE), qui compte au
total 314 personnes. Le fabricant
de câbles, entité du groupe fran-
çais Nexans, motive la mesure par
une baisse significative de son
volume d’affaires. Des licencie-
ments seront prononcés, mais
leur nombre exact n’est pas en-
«Je ne demanderai pas le passeport belge»
Bernard Arnault. Le patron de
LVMH a indiqué qu’il renonçait à
demander la nationalité belge,
dans une interview au Monde
publiée mercredi, alors que la
révélation de cette démarche en
septembre avait suscité un tollé,
en plein débat sur la taxation et
l’exil fiscal des plus fortunés.
«J’ai sous-estimé l’impact de
cette démarche, dont on m’avait
assuré, par ailleurs, qu’elle se
ferait dans la plus grande discré-
tion. J’ai à plusieurs reprises
expliqué que je resterais résident
en France et que je continuerais
d’y payer mes impôts. En vain: le
message n’est pas passé.
Aujourd’hui, j’ai décidé de lever
toute équivoque. Je retire ma
demande de nationalité belge»,
a-t-il déclaré. Il a signifié aux
autorités belges mercredi matin
qu’il retirait sa demande de
naturalisation, selon le quotidien.
Bernard Arnault explique qu’il n’a
jamais souhaité quitter la France
ni échapper à l’impôt. AFP
trois mois entre décembre et
février, la production industrielle
du pays est en léger retrait. (ATS)
… mais a replongé à Madrid
La production industrielle espa-
gnole a poursuivi son repli en
février, en chute de 6,5% sur un
an, après une baisse de 4,9% en
janvier. Elle a été plombée par la
chute de la production de biens
de consommation durables. Cet
indicateur, calculé en données
corrigées des variations saison-
nières par l’Institut national de la
statistique (Ine), ne cesse de
baisser depuis août 2011, alors
que l’Espagne a renoué avec la
récession depuis la deuxième
moitié de 2011. (AFP)
Le déficit commercial chinois
surprend les observateurs
La Chine a annoncé mercredi un
déficit de son commerce exté-
rieur pour le mois de mars. Cette
situation inhabituelle pour le
premier exportateur mondial
sème un doute sur la solidité du
rebond de la croissance dans la
deuxième économie mondiale,
selon les analystes. Ce déficit reste
modéré, à seulement 880 mil-
lions de dollars. Les importations
ont augmenté de 14,1% sur un an
à 183,07 milliards de dollars et les
exportations ont progressé de
10% à 182,19 milliards de dollars,
ont rapporté les douanes chinoi-
ses. (AFP)
Matières premières
La «pression croissante» sur
la Suisse saluée par des ONG
La Déclaration de Berne et Swiss-
aid ont salué l’adoption par
l’Union européenne de normes
de transparence dans le domaine
des matières premières jugées
«solides». «Avec cette percée,
assurent les ONG dans un com-
muniqué publié mercredi, les
Vingt-Sept emboîtent le pas aux
Etats-Unis et jettent un peu de
lumière sur les flux de paiements
souvent opaques entre les entre-
prises actives dans le domaine
des matières premières et les pays
producteurs.» Quelques semaines
après la publication d’un «rap-
port de base» sur les matières
premières, ce «vent de transpa-
rence» devrait accroître la pres-
sion sur le Conseil fédéral, esti-
ment les ONG. (LT)
La Chine portera la demande
mondiale d’or noir en 2013
L’Organisation des pays exporta-
teurs de pétrole (Opep) a main-
tenu sa prévision de demande
mondiale de brut en 2013, qui
sera portée par les pays non
membres de l’OCDE, notamment
la Chine, selon son rapport men-
suel publié mercredi. (AFP)
Petroplus à Cressier: le juge
homologue la liquidation
Le Tribunal régional du Littoral
et du Val-de-Travers, à Boudry
(NE), a homologué le concordat
par abandon d’actifs proposé par
Petroplus Refining Cressier (raf-
finerie de Cressier) à ses créan-
ciers. Il leur permettra de tou-
cher un dividende d’environ 10%.
«Cette décision est définitive et
exécutoire», ont indiqué les
liquidateurs de la raffinerie
Brigitte Umbach-Spahn et Vin-
cent Jeanneret dans un commu-
niqué publié la semaine der-
nière. (ATS)
Transports
Premier recul des
ventes de voitures en Inde
Les ventes automobiles annuelles
en Inde ont chuté de 6,7%. Elles
ont été frappées de plein fouet
par le ralentissement de la crois-
sance économique et des taux
d’intérêt élevés. Les ventes de
voitures ont chuté à 1,89 million
au cours de l’année budgétaire
2012-2013 achevée fin mars,
contre 2,03 millions un an plus
tôt, marquant leur premier recul
annuel en une décennie, a indi-
qué mercredi dans un communi-
qué la Société indienne des cons-
tructeurs automobiles. Pour le
seul mois de mars, les ventes se
sont effondrées de 22,5% sur un
an. (AFP)
RWANDA
TANZANIE
Expérience «Out of Africa»
Les lecteurs du Temps qui participeront à ce safari limité à 10
personnes vivront sans doute une expérience faunistique hors du
commun. Le temps fort sera incontestablement l’observation de
très près des gorilles dans le Virunga National Park, au Rwanda,
dont les permis sont délivrés au compte-gouttes. Une occasion
unique d’observer ces primates dans leur milieu naturel, dans un
silence religieux, loin du tumulte du monde. Le programme mènera
ensuite le groupe dans la zone la plus sauvage du Serengeti
tanzanien, dans des paysages très contrastés, avec en ligne de mire
la grande migration des gnous. Vous découvrirez entre autres la
région du lac Manyara et ses légendaires «lions grimpeurs» et les
colonies de flamants roses. Vous descendrez dans le cratère du
Ngorongoro, la plus grande caldeira de la planète qui a su préserver
une faune endémique. Ce voyage est destiné aux personnes
désireuses de vivre un safari intimiste, sans aucun compromis
sur la qualité, accompagné de l’un des meilleurs naturalistes
francophones qui soient. Tous les vols sont en classe affaires
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de Lausanne depuis 1982, président de la Commission de
recherches du Parc National Suisse, Daniel Cherix inscrit plus de
120 publications scientifiques et cinq livres à son actif. Il est
consultant régulier des médias, tels que radio, télévision et presse
écrite. Daniel Cherix a parcouru de nombreux pays d’Afrique noire.
Pour cette destination, il préparera entre autres des mini-
conférences ou exposés sur des thèmes faunistiques typiques
des régions visitées.
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VOYAGE
Deux Suisses dans le Top 10
SOURCE: REPUTATION INSTITUTE
Palmarès mondial des entreprises les plus
réputées auprès des consommateurs
1. BMW
2. The Walt Disney Company
3. Rolex
4. Google
5. Daimler (Mercedes-Benz)
6. Sony
7. Microsoft
8. Canon
9. Nestlé
10. Lego
15Economie
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
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suivi par Pepsico (7e, 66 milliards)
ou Mondelez, l’ex-Kraft Foods (9e,
54 milliards).
L’omniprésence de ces deux
secteurs n’empêche toutefois pas
d’autres multinationales d’appa-
raître dans ce classement d’incon-
tournables. Au 5e rang, le fabri-
cant des rasoirs Gillette et des
couches Pampers, Procter&Gam-
ble, est le premier de ces intrus.
Son concurrent britannico-néer-
landais Unilever est 8e. Six places
plus loin figure le japonais Bridge-
stone, loin devant une autre spé-
cialiste des pneumatiques, le fran-
çais Michelin, classé 22e.
La bière et le tabac plus
rentables que le luxe
«En dépit du ralentissement
danslaplupartdesgrandsmarchés,
les ventes de ces sociétés ont pro-
gressé en moyenne de 7% [contre
8,4% en 2010, ndlr]», notent les
auteurs du rapport. Cette capacité
de résistance est globale, puisque
80% des entreprises ont augmenté
leurchiffred’affaires,ajoutent-ils.Et
encore, parmi les 20% restant, 10%
sontjaponaises,etontdoncdirecte-
ment souffert du tremblement de
terreetdutsunamidemars2011.
Deloitte souligne aussi que 90%
de ces groupes étaient profitables,
la marge moyenne étant toutefois
inférieure à l’année précédente
(6,5%, contre 8,5% en 2010). Ils ne
sont par contre qu’une dizaine à
afficherdesmargesdeplusde20%.
Parmi ces rois de la rentabilité,
on trouve des fabricants de tabac
et des brasseurs: Anheuser Busch
InBev (20,4%), Philipp Morris
(28,6%), BAT (21,9%) ou SABMiller
(26,8%). Ces derniers génèrent
même une rentabilité supérieure
auxpiliersduluxequesontSwatch
Group (104e, 18,9%) et Richemont
(74e, 17,4%).
L’électroniqueinsensible
auralentissementmondial
> Consommation Un rapport de Deloitte scelle
le règne des Samsung, Apple et autres Sony
Servan Peca
Traversant les crises sans plier,
les géants de l’électronique conti-
nuent d’asseoir leur règne sur le
monde de la consommation. C’est
ce que souligne le dernier classe-
ment de Deloitte, publié mercredi
et qui hiérarchise les 250 plus
grandes entreprises actives dans la
fabrication et la vente de produits
de consommation courante.
En tête depuis 2007 et la
deuxième édition du «Global
Powers of Consumer Products»,
Samsung, avec ses 150 milliards
dedollarsderevenus–lerapportse
base sur l’exercice 2011 ou,
pourcertains,surl’étatdescomptes
à fin juin 2012. Derrière le groupe
coréen, l’ennemi juré, Apple
(108milliards),affichelaplusspec-
taculaire progression depuis 2006,
lorsqu’iln’étaitalorsque23e.
Dans cette liste de 250 groupes,
il n’y en a que 23 qui vendent télé-
phones, tablettes, ordinateurs et
autres téléviseurs. Mais ils sont
concentrés dans le haut. Panasonic
est 3e, Sony 6e, Nokia 10e, LG 11e,
Sharp 19e et Lenovo 21e. «Ce n’est
pas une surprise», réagit Karine
Szegedi. Partenaire chez Deloitte
et basée à Genève, elle rappelle un
chiffre suisse pour illustrer le phé-
nomène: «Entre 2006 et 2011, les
investissements dans les disposi-
tifs électroniques, les services de
communication et les médias ont
augmenté de 70%.» Voilà pour la
révolution.
Les soins devant les pneus
Du côté des acquis, le secteur le
mieux représenté, et de loin, est
celui de l’alimentaire (tabac et
boissonsinclus),avec123sociétés.
Avec ses 94 milliards de dollars de
chiffre d’affaires, Nestlé, 4e, mène
ce bal-ci. Le groupe veveysan est
EnpleinevisiteduFMI,l’Egypte
frôlel’impasseéconomique
> Politique Une
délégation du FMI
tente de concrétiser
un prêt
de 4,8 milliards
de dollars
> L’obtention
du crédit est plus
que jamais cruciale
pour l’Egypte
Delphine Minoui LE CAIRE
Le nez dans son volant, Emad
Soleyman fulmine. De l’autre côté
de son pare-brise, l’horizon
– bouché par un embouteillage
digne des pires journées cairo-
tes – est aussi obstrué que l’avenir
économique de son pays. Lors-
qu’il n’est pas en plein zahma
(«bouchon» en dialecte égyp-
tien), ce chauffeur de taxi perd
patience dans les interminables
files d’attente qui ne cessent de
s’allonger devant les stations-ser-
vice: la faute à une pénurie de
carburant qui sévit dans une
Egypte au bord du gouffre finan-
cier, alors qu’une nouvelle mis-
sion du FMI se trouve actuelle-
ment à son chevet. La situation
est telle que même le ministre de
la Planification, Achraf al-Arabi,
a osé la qualifier de «préoccu-
pante» à la veille de la reprise, en
fin de semaine dernière, des dis-
cussions pour l’octroi d’un prêt
de 4,8 milliards de dollars. Il faut
dire que, plus de deux ans après
la révolution, aux revendications
sociales restées insatisfaites, tous
les indicateurs sont au rouge.
A cause de l’instabilité politi-
que, le tourisme et les investisse-
ments étrangers, principales res-
sources du pays, sont en chute
vertigineuse. Il en résulte une
fonte drastique des réserves en
devises, passées de 36 milliards à
13,5 milliards de dollars – soit
l’équivalent de trois mois d’im-
portations, selon les experts. Le
déficit budgétaire, creusé par le
maintien d’importantes subven-
tions sur le pain et les carburants,
tourne autour des 10,9% du PIB.
Quant à la livre égyptienne, elle
ne cesse de dégringoler (le dollar
s’échange désormais contre 8 li-
vres au marché noir).
Dans sa pharmacie d’Imbaba,
un quartier populaire du Caire,
Mena Latif en subit directement
les conséquences. «Les prix des
médicaments importés ne ces-
sent d’augmenter. Regardez, j’en
suis réduit à corriger les tarifs à
la main, tellement ils changent
vite», râle-t-il en tendant une
boîte d’antalgiques sur laquelle
le prix d’origine a été rayé. Sur
l’une de ses étagères, les boîtes
de lait en poudre pour bébé se
comptent sur les doigts de la
main. «Faute d’argent, les distri-
buteurs limitent les importa-
tions. Tenez, par exemple, on ne
trouve plus d’aspirine de marque
allemande», dit-il. Le manque de
liquidité est également à l’origine
des coupures de courant à répé-
tition qui affectent certains quar-
tiers comme Héliopolis, Maadi
ou encore la banlieue de Helwan.
«Des bateaux transportant du
carburant [pour alimenter les
centrales électriques] sont blo-
qués dans les ports égyptiens de-
puis plus de trois semaines, mais
ne peuvent livrer leur cargaison,
faute de paiement», avoue une
source du Ministère du pétrole
citée par l’agence de presse Mena.
Habitués aux coupures estivales
– à cause de l’usage excessif des
climatiseurs –, les Egyptiens s’at-
tendent à un été particulière-
ment chaud et difficile, surtout
qu’il coïncidera avec le mois de
jeûne du ramadan. Mais c’est
dans les campagnes que la crise
promet d’être particulièrement
sévère. «Si l’on continue à man-
quer de fuel, comment va-t-on
faire tourner les tracteurs et les
meuneries, essentielles pour la
farine destinée à la fabrication du
pain?» s’inquiète un agriculteur
du Fayoum, contacté par télé-
phone.
Autant dire que l’obtention
d’un crédit du FMI, en cours de
négociation depuis deux ans,
est plus que jamais cruciale pour
l’Egypte. D’abord, parce qu’elle
rassurera les investisseurs privés.
Ensuite, parce qu’elle permettra
de débloquer d’autres aides,
comme celles de la Banque afri-
caine de développement, de la
Banque mondiale et de l’Union
européenne. Mais l’administra-
tion du président Morsi, qui vient
de demander une augmentation
de ce prêt, est-elle vraiment en-
cline à mettre en application
l’indispensable plan d’austérité
imposé par le FMI? «On peut en
douter», souffle une source pro-
che des discussions, qui déplore,
sous le couvert de l’anonymat,
le manque de stratégie et de ges-
tion avisée de l’actuel chef d’Etat.
De plus, si les Frères musulmans,
qui dominent l’actuel gouverne-
ment, ont commencé à accepter
l’idée d’une réduction de certai-
nes subventions – comme celles
des bonbonnes de gaz, annoncée
avant l’arrivée de la délégation –,
ils sont plus réticents face à
l’augmentation des taxes, une
mesure particulièrement impo-
pulaire qui provoquerait une
nouvelle augmentation des prix
– et la colère de la rue.
Pour l’économiste Mohamed
el Dahshan, leur calcul est avant
tout politique. «J’ai bien peur que
rien ne se décide avant les législa-
tives [prévues à l’automne, ndlr].
Car, tout comme sous la transi-
tion militaire, pendant laquelle
les négociations ont commencé,
nous faisons face à un gouverne-
ment qui fait passer les intérêts
de la faction au pouvoir avant
l’intérêt national, par peur de se
salir les mains avec des décisions
qui font mal», observe-t-il. Sauf
qu’à force de jouer avec le temps,
la situation est, dit-il, «plus
qu’alarmante».
A cause de l’instabilité
politique, le tourisme
et les investissements
étrangers sont en
chute vertigineuse
Des manifestations ont eu lieu au début du mois. Les Egyptiens ont de la peine à accepter le plan d’austérité
imposé par le FMI en échange d’un prêt. LE CAIRE, 3 AVRIL 2013
PHOTO/KHALEDDESOUKI
Swiss a légèrement
amélioré son remplissage
> Transport 3,6 millions de passagers
La compagnie Swiss a légère-
ment amélioré son remplissage
au premier trimestre 2013. Le
coefficient d’occupation des siè-
ges se situe à 79,6% pour l’ensem-
ble du réseau, en hausse de
1,8 point par rapport à la même
période de l’année précédente.
Swiss a transporté 3,6 millions
de voyageurs, un chiffre resté sta-
bleparrapportàlamêmepériode
en 2012, a indiqué mercredi l’en-
treprise. Le nombre de vols a
quant à lui reculé de 4,5%, pour
s’établir à 35 722. Le réseau euro-
péen a subi un recul de 5%, tandis
que les vols intercontinentaux
ont baissé de 0,4%.
Moins de passagers
chez Lufthansa
Lors du mois de mars unique-
ment, Swiss a transporté
1,33 million de passagers, un
chiffre en hausse de 1,9%. Le rem-
plissage des vols s’est amélioré de
2,4 points comparé au même
mois de 2012, à 84%.
De son côté, le groupe alle-
mand Lufthansa, qui comprend
les compagnies aériennes Swiss et
Austrian Airlines, a annoncé mer-
credi avoir transporté en mars
8,2 millions de passagers, un
nombre en recul de 1,2% sur un
an. En revanche, le taux de rem-
plissage s’est amélioré de
2,8 points à 79,5%, ce qui reflète
une nouvelle baisse de ses capaci-
tés, détaille un communiqué.
Cherchant à réduire son offre
pour améliorer sa rentabilité,
Lufthansa a réduit en mars son
nombre de vols de 7,8% par rap-
port au même mois de l’an der-
nier.Sescapacitésont,elles,baissé
de 0,6%.
Dans le détail, la compagnie
Lufthansa et sa filiale Ger-
manwings ont enregistré sur un
an un repli de 1,3% de leur trafic à
5,86 millions de passagers, pour
une réduction de capacités de
0,6%. Le taux de remplissage s’est
amélioré de 2,5 points à 78,7%.
Les capacités ont été réduites
de manière plus marquée au sein
de la compagnie Austrian. LT
Bruxelless’inquiètedelasituationslovène
> Zone euro La Commission livre un rapport sur les déséquilibres macroéconomiques
La Commission européenne
s’est vivement inquiétée mercredi
de la situation économique en Es-
pagne et en Slovénie et a demandé
à ces deux pays de la zone euro de
lui soumettre rapidement un pro-
gramme de mesures cherchant à
corriger ces déséquilibres, jugés
excessifs.
«L’Espagne et la Slovénie pré-
sentent des déséquilibres qui peu-
vent être jugés excessifs. […] Les
deux Etats membres doivent pré-
senter un programme économi-
quecompletetdétailléafindecor-
riger ces déséquilibres de manière
décisive» courant avril, indique la
Commission, qui a rendu public
mercredi un rapport sur les désé-
quilibres macroéconomiques de
13 pays européens.
Ce rapport est «une sonnette
d’alarme nécessaire pour plu-
sieurs Etats membres», a affirmé le
commissaire européen chargé des
Affaires économiques, Olli Rehn,
lors d’une conférence de presse.
Concernant l’Espagne, c’est le ni-
veau important de l’endettement
quiinquiètelepluslaCommission
et fait peser un risque sur la stabi-
lité des finances publiques du
pays,quiaobtenuen2012unplan
d’aide pour recapitaliser ses ban-
ques, en difficulté.
«Même si un ajustement est en
cours, l’amplitude des déséquili-
bres à corriger requiert une politi-
que forte et continue», d’autant
plus que le pays, plongé dans la
récession, doit faire face à un chô-
mage de masse qui touche de
plein fouet les jeunes.
«Par conséquent, de nouvelles
mesures vont être nécessaires
dans plusieurs domaines pour
corriger ces déséquilibres», a
averti M. Rehn. En Slovénie, la
Commission pointe les déséquili-
bres du secteur bancaire et de-
mande une réaction «urgente», au
lendemain d’une rencontre entre
le nouveau premier ministre slo-
vène, Mme Alenka Bratusek, et
plusieurs responsables européens
à Bruxelles.
Le secteur bancaire slovène
croule sous les mauvaises créan-
ces. Celles-ci s’élèvent à 7 milliards
d’euros,selonunrapportduFonds
monétaire international.
Onze autres pays
Outre la Slovénie et l’Espagne,
quisontlescaslespluscritiques,la
Commission européenne épingle
également les déséquilibres
macroéconomiques de 11 autres
pays européens, dont la France et
l’Italie, qui souffrent d’un manque
de compétitivité conjugué à un
endettement massif. AFP
Le Qatar en soutien
Le Qatar, riche pays gazier du
Golfe, va acheter en Egypte des
obligations pour 3 milliards de
dollars, qui vont s’ajouter à une
assistance financière de 5 mil-
liards de dollars, a annoncé
mercredi le premier ministre du
Qatar, Cheikh Hamad ben Jas-
sem al-Thani. «Nous avons
décidé d’ajouter des obligations
du gouvernement égyptien d’une
valeur de 3 milliards de dollars»,
a déclaré Cheikh Hamad lors
d’une conférence de presse avec
son homologue égyptien, Hi-
cham Qandil. Le Qatar a déjà fait
don de 1 milliard de dollars
au Caire et placé 4 milliards de
dollars en dépôt à la Banque
centrale égyptienne. AFP
Ordre des informations de fonds: Nom du fonds, monnaie comptable du fonds, Conditions d’émission / rachat, Particularités, Valeur d’inventaire
(valeurs du mercredi, 10.04.2013, indication des fluctuations de cours voir particularités), Performance 2013 en %FONDS DE PLACEMENT
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BFI Swissfranc Bond (CHF) R CHF 2/1 113.17 -0.2
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BFI InterStock (CHF) R CHF 2/1 68.99 9.2
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BFI Activ (CHF) R CHF 2/1 112.54 3.0
BFI Activ (EUR) R EUR 2/1 62.83 2.5
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BFI Capital Protect (EUR) R EUR 2/1 12.63 -0.6
BFI Capital Protect Plus (EUR) R EUR 2/1 10.67 -0.3
BFI Dynamic (CHF) R CHF 2/1 96.39 7.2
BFI Dynamic (EUR) R EUR 2/1 50.46 4.5
BFI Progress (CHF) R CHF 2/1 108.91 4.1
BFI Progress (EUR) R EUR 2/1 60.06 3.7
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B. Alter. Multi-Arbitrage cl. (EUR) EUR 2/1 b 7057.00 0.5
B. Alter. Multi-Arbitrage cl. (USD) USD 2/1 b 7593.00 0.7
B. Alter. Multi-Performance cl. (CHF) CHF 2/1 b 13722.00 2.4
B. Alter. Multi-Performance cl. (EUR) EUR 2/1 b 9497.00 2.4
B. Alter. Multi-Performance cl. (USD) USD 2/1 b 10487.00 2.7
B. Sel. - BRIC Multi-Fonds (CHF) CHF 2/1 a 118.93 -1.2
B. Sel. - Oblig HR Multi-Fonds (CHF) CHF 2/1 a 113.55 3.0
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Asia Pacific Performance -B- USD 2/1 e 34.79 -1.2
Asia Pacific Performance -C- EUR 2/1 e 23.69 -1.4
Asia Pacific Performance -D- USD 2/1 e 33.35 -1.3
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BCGE Synchrony All Caps CH A CHF 1/1 e 122.04 11.8
BCGE Synchrony Emerging Equity A USD 4/3 f 96.70 -3.0
BCGE Synchrony Europe Equity A EUR 4/3 f 118.06 3.6
BCGE Synchrony Swiss Equity CHF 4/3 e 2296.54 13.0
BCGE Synchrony US Equity A USD 4/3 f 134.93 9.1
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BCGE Rainbow Balanced (EUR) EUR 2/1 f 112.13 2.4
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BCGE Rainbow Dynamic (EUR) EUR 1/1 f 116.99 3.4
BCGE Rainbow Fd World Equity (CHF) CHF 1/1 f 90.58 6.1
BCGE Synchrony Finest of LPP 25 B CHF 1/1 a 1009.02 3.2
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Fonds d’allocation d’actifs
CIC CH Fund - Strategy Global (CHF) B CHF 2/1 e 920.46 4.3
CIC CH Fund - Strategy Global (EUR) B EUR 2/1 e 595.85 1.6
Autres fonds
CIC CH Fund - Bond Convert B EUR 2/1 e 1050.77 0.7
CIC CH Fund - Bond Convert C CHF 2/1 e 94.66 0.6
Banque de Dépôts et de Gestion
Tél. +41(0)21 341 85 11
www.bdg.ch
info@bdg.ch
Fonds en obligations
BDG Bonds Opportunities (EUR) EUR 3/2 e 1029.65 0.6
Fonds en actions
BDG Swiss Stocks CHF 3/2 e 1386.52 12.9
Banque Baring Brothers Sturdza SA
Tél. +41 22 317 98 11
funds@bbbsa.ch
www.bbbsa.ch
Nippon Growth (UCITS) Fd A JPY 2/1 a 73703.00 18.6
Nippon Growth (UCITS) Fd B acc JPY 2/1 a 61930.00 18.2
Nippon Growth (UCITS) Fd C dist JPY 2/1 a 60110.00 18.5
Nippon Growth Fund JPY 2/1 a 77194.00 23.5
Strategic China Panda Fund EUR 2/1 e 1983.74 3.4
Strategic China Panda Fund GBP 2/1 e 1939.02 4.3
Strategic China Panda Fund USD 2/1 e 2018.29 3.5
Strategic Emerging Europe Fund EUR 2/1 a 973.96 -4.6
Strategic Emerging Europe Fund USD 2/1 a 989.51 -4.4
Strategic Euro Bond Fund acc CHF 2/1 e 1000.53 -
Strategic Euro Bond Fund acc EUR 2/1 e 1127.48 -0.3
Strategic Euro Bond Fund dist EUR 2/1 e 1050.37 -0.3
Strategic Euro Bond Fund Inst EUR 2/1 e 997.54 -0.2
Strategic Europe Value Fund CHF 4/3 e 104.79 -
Strategic Europe Value Fund EUR 4/3 e 130.06 9.0
Strategic Europe Value Fund Inst EUR 4/3 e 109.03 9.0
Strategic Global Bond Fund RMB USD 2/1 e 1049.92 0.7
Strategic Global Bond Fund USD USD 2/1 e 1047.17 -0.1
Strategic US Momentum & Value Fd USD 4/3 e 588.59 6.6
Banque Pasche CM-CIC Private Banking
Tél. + 41 22 818 82 22
funds@pasche.ch
www.banque-pasche-group.com
Représentant pour la Suisse:
1741 Asset Management AG
9001 St. Gallen
Fonds en actions
Elite Strat.Glob. EmMa FoF USD 2/3 f 94.13 -2.2
Elite Strategic Asia FoF EUR 2/3 f 100.37 1.2
Elite Strategic Europe FoF EUR 2/3 f 113.74 2.5
Elite Strategic Latin America FoF USD 2/3 f 95.77 -0.0
Elite Strategic North America FoF USD 2/3 f 122.75 6.8
Elite Swiss Eq Fd Enterpreneurial CHF 1/1 e 95.81 7.4
Fonds d’allocation d’actifs
Elite Strategic Balanced FoF EUR 2/3 f 92.78 0.1
Elite Strategic Growth FoF EUR 2/3 f 83.72 2.1
Elite Strategic Income FoF EUR 2/3 f 95.61 1.0
Edmond de Rothschild Real Estate SICAV
Tél. +41 58 818 95 68, inforealestate@bper.ch
www.edmond-de-rothschild.ch
EDR Real Estate SICAV - HELVETIA - ACHF 2/2 e 108.80 -0.8
EDR Real Estate SICAV - Swiss - A CHF 2/2 e 109.00 -2.7
Banque Privée
Edmond de Rothschild SA
Genève
Edmond de Rothschild Prifund
www.edr-prifund.ch,Tél. +41 58 818 95 68
Fonds en instruments du marché monétaire
PRIFUND - MM $ - A USD 1/1 1659.32 0.0
PRIFUND - MM CHF - A CHF 1/1 12458.66 -0.0
PRIFUND - MM EUR - A EUR 1/1 663.62 0.0
Fonds en obligations
PRIFUND - BOND ($) - A USD 4/4 181.09 0.7
PRIFUND - BOND ($) - B USD 4/4 138.69 0.7
PRIFUND - BOND (CHF) - A CHF 4/4 129.76 0.2
PRIFUND - BOND (CHF) - B CHF 4/4 112.32 0.2
PRIFUND - BOND (EUR) - A EUR 4/4 157.38 0.7
PRIFUND - BOND (EUR) - B EUR 4/4 127.18 0.7
PRIFUND - BOND (GBP) - A GBP 4/4 130.97 0.9
PRIFUND - BOND (GBP) - B GBP 4/4 116.03 0.9
PRIFUND - RETURN PLUS ($) - A USD 4/2 a 108.34 0.8
PRIFUND - RETURN PLUS (CHF) - A CHF 4/2 a 102.53 0.8
PRIFUND - RETURN PLUS (CHF) - B CHF 4/2 a 99.06 0.9
PRIFUND - RETURN PLUS (EUR) - A EUR 4/2 a 109.18 0.8
PRIFUND - RETURN PLUS (EUR) - B EUR 4/2 a 100.97 0.8
Fonds en actions
PRIFUND - EUROPEAN EQUITIES - A EUR 4/4 133.36 4.7
PRIFUND - EUROPEAN EQUITIES - B EUR 4/4 129.55 4.7
PRIFUND - NATURAL RESOURCES - A USD 4/2 a 79.95 -6.4
PRIFUND - NATURAL RESOURCES - B USD 4/2 a 78.87 -6.4
PRIFUND - SWISS EQUITIES - A CHF 4/4 157.44 8.5
PRIFUND - SWISS EQUITIES - B CHF 4/4 155.00 8.5
PRIFUND - USA EQUITIES - A USD 4/4 127.14 10.3
PRIFUND - USA EQUITIES - B USD 4/4 123.53 10.3
PRIFUND Alpha EMERG. MARK. - A EUR 4/4 a 159.07 0.0
PRIFUND Alpha EMERG. MARK. - A USD 4/4 a 177.41 0.2
PRIFUND Alpha EMERG. MARK. - B EUR 4/4 a 157.00 0.0
PRIFUND Alpha EMERG. MARK. - B USD 4/4 a 175.21 0.2
Fonds d’allocation d’actifs
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - A CHF 4/2 a 129.03 3.4
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - A EUR 4/2 a 156.46 3.7
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - A USD 4/2 a 167.35 3.4
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - B CHF 4/2 a 126.72 3.5
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - B EUR 4/2 a 154.00 3.7
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - B USD 4/2 a 165.17 3.4
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - A CHF 4/2 a 118.84 5.2
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - A EUR 4/2 a 152.76 5.5
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - A USD 4/2 a 161.88 5.2
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - B EUR 4/2 a 151.50 5.6
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - B USD 4/2 a 100.11 5.4
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 5 - A CHF 4/2 a 113.78 1.5
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 5 - A EUR 4/2 a 131.82 1.6
PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 5 - A USD 4/2 a 132.68 1.7
PRIFUND - STRATEGY ($) - A USD 4/4 134.93 2.8
PRIFUND - STRATEGY ($) - B USD 4/4 131.50 2.8
PRIFUND - STRATEGY (CHF) - A CHF 4/4 98.01 2.6
PRIFUND - STRATEGY (CHF) - B CHF 4/4 94.98 2.6
PRIFUND - STRATEGY (EUR) - A EUR 4/4 116.43 2.8
PRIFUND - STRATEGY (EUR) - B EUR 4/4 112.90 2.8
Fonds immobiliers
PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - A CHF 4/4 bf 90.48 2.6
PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - A EUR 4/4 bf 100.72 2.6
PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - A USD 4/4 bf 101.14 2.7
PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - B CHF 4/4 bf 75.67 2.6
PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - B EUR 4/4 bf 84.25 2.7
PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - B USD 4/4 bf 85.62 2.7
Investissements alternatifs
PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - A CHF 4/4 bf 130.72 2.7
PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - A EUR 4/4 bf 150.71 2.5
PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - A USD 4/4 bf 158.85 2.7
PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - B CHF 4/4 bf 128.55 2.7
PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - B EUR 4/4 bf 148.44 2.5
PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - B USD 4/4 bf 156.50 2.7
PRIFUND Alpha EUROPA - A CHF 4/4 bf 100.92 2.5
PRIFUND Alpha EUROPA - A EUR 4/4 bf 105.57 2.6
PRIFUND Alpha EUROPA - A USD 4/4 bf 108.94 2.7
PRIFUND Alpha EUROPA - B CHF 4/4 bf 99.38 2.6
PRIFUND Alpha EUROPA - B EUR 4/4 bf 104.47 2.6
PRIFUND Alpha TRADERS - A EUR 4/4 bf 150.35 0.6
PRIFUND Alpha TRADERS - A USD 4/4 bf 160.53 0.8
PRIFUND Alpha TRADERS - B EUR 4/4 bf 147.75 0.6
PRIFUND Alpha TRADERS - B USD 4/4 bf 158.00 0.8
PRIFUND Alpha UNCORR. - G GBP 4/2 bf 108.83 2.9
PRIFUND Alpha UNCORR. ($) - A USD 4/4 bf 200.99 2.8
PRIFUND Alpha UNCORR. ($) - B USD 4/4 bf 197.15 2.8
PRIFUND Alpha UNCORR. (CHF) - G CHF 4/4 bf 104.46 2.6
PRIFUND Alpha UNCORR. (EUR) - A EUR 4/2 bf 187.82 2.6
PRIFUND Alpha UNCORR. (EUR) - B EUR 4/2 bf 184.21 2.6
PRIFUND Alpha VOLATILITY - A EUR 4/2 bf 132.17 3.4
PRIFUND Alpha VOLATILITY - A USD 4/2 bf 139.96 3.6
PRIFUND Alpha VOLATILITY - B EUR 4/2 bf 129.51 3.4
PRIFUND Alpha VOLATILITY - B USD 4/2 bf 137.20 3.5
BBGI GROUP S.A.
Tél. +41 22 595 96 11
www.bbgi.ch
BBGI - Equities Sw. Behavior. CHF 1/1 e 107.20 13.7
BBGI Commodities (USD) A USD 1/1 e 141.40 -4.2
BBGI Islamic Share Energy (USD) USD 1/1 e 166.60 2.1
BBGI Share Clean Energy (USD) USD 1/1 e 50.40 7.2
BBGI Share Gold (USD) USD 1/1 e 97.70 -20.4
BBGI Swiss Physical Gold Cl CHF CHF 1/1 e 106.50 -2.9
BBGI Swiss Physical Gold Cl CHF hed CHF 1/1 e 103.20 -5.0
BBGI Swiss Physical Gold Cl EUR EUR 1/1 e 111.80 -4.0
BBGI Swiss Physical Gold Cl EUR hed EUR 1/1 e 104.10 -5.1
BBGI Swiss Physical Gold Cl USD USD 1/1 e 108.80 -4.8
BBGI Tactical Switzerland A CHF 2/1 e 139.40 11.0
BBGI Tactical World A USD 2/1 e 108.80 -4.8
BCV 0848 808 885
Gérifonds +41 21 321 32 00
www.gerifonds.ch
info@gerifonds.ch
Fonds en instruments du marché monétaire
BCV Forex Alpha (CHF) CHF 1/1 e 101.30 0.8
Fonds en obligations
BCV CHF Domestic Corporate Bonds -A-CHF 4/4 e 100.35 -
BCV CHF Foreign Bonds -A- CHF 3/1 e 106.29 0.1
BCV DYNAGEST Corp Bd Expo (CHF) -A-CHF 2/1 a 114.88 0.8
BCV DYNAGEST Intl Bd Expo (CHF) -A- CHF 2/1 a 104.63 1.0
BCV DYNAGEST World Expobond (EUR)EUR 2/1 a 154.56 0.1
BCV International Bonds (CHF) -A- CHF 3/1 e 81.28 1.4
BCV Swiss Franc Bonds -A- CHF 3/1 e 101.48 -0.1
Fonds en actions
BCV Chinac A USD 2/1 e 36.82 -4.2
BCV Cluster Equity Alpha (CHF) -A- CHF 1/1 af 94.99 4.5
BCV Cluster Equity Alpha (EUR) -A- EUR 1/1 af 96.26 4.6
BCV Cluster Equity Opp. (CHF) -A- CHF 1/1 af 91.63 6.6
BCV DYNAGEST World Expoequity REPCHF 2/1 a 118.98 4.3
BCV DYNAGEST World Expoequity REPEUR 2/1 a 138.32 2.5
BCV Euromac A USD 2/1 e 122.21 -2.9
BCV Europe Equity -A- EUR 1/1 e 145.02 1.2
BCV Gobal Emerging A USD 2/1 e 113.08 -4.1
BCV Indiac A USD 2/1 e 101.46 -6.2
BCV Japac -A- JPY 2/1 21938.64 33.1
BCV Latinac A USD 2/1 e 352.61 1.4
BCV Seapac A USD 2/1 e 277.17 -3.6
BCV Swiss Equity -A- CHF 1/1 e 194.17 13.1
BCV System.Global High Div Eq -A- CHF 1/1 e 99.66 -
BCV System.World ex US&WE Eq. -A- USD 1/1 e 75.12 2.2
BCV Systematic Europe Equity -A- EUR 1/1 e 107.12 1.5
BCV Systematic Swiss Equiity -A- CHF 1/1 e 100.61 9.5
BCV Systematic US Equity -A- USD 1/1 e 148.67 12.2
BCV US Equity -A- USD 1/1 e 164.48 9.9
Fonds d’allocation d’actifs
BCV Actif Défensif (CHF) CHF 2/1 f 93.60 1.6
BCV Actif Offensif (CHF) CHF 2/1 f 84.34 4.8
BCV Actif Offensif (EUR) EUR 2/1 f 98.16 3.1
BCV Actif Sécurité (CHF) CHF 2/1 f 102.71 0.8
BCV Classical (CHF) CHF 1/1 af 107.77 0.2
BCV Classical (EUR) EUR 1/1 af 123.97 -0.2
BCV Mixed (CHF) CHF 1/1 af 106.14 5.3
BCV Mixed (EUR) EUR 1/1 af 116.01 2.8
BCV Select (CHF) CHF 1/1 af 107.57 3.1
BCV Select (EUR) EUR 1/1 af 120.36 1.8
BCV Stratégie Actions Monde CHF 2/1 f 84.87 7.2
BCV Stratégie Dynamique CHF 2/1 f 82.44 5.1
BCV Stratégie Equipondéré CHF 2/1 f 133.38 3.9
BCV Stratégie Obligation CHF 2/1 f 102.14 0.0
BCV Stratégie Revenu CHF 2/1 f 109.44 2.3
Investissements alternatifs
BCV Defensive Fund (CHF) A CHF 1/1 bf 784.04 1.0
BCV Defensive Fund (EUR) A EUR 1/1 bf 752.03 1.0
BCV Defensive Fund (USD) A USD 1/1 bf 759.33 1.2
BCV Directional Fund (CHF) A CHF 1/1 bf 1057.19 2.9
BCV Directional Fund (EUR) A EUR 1/1 bf 917.72 2.9
BCV Directional Fund (USD) A USD 1/1 bf 911.87 3.0
Autres fonds
BCV DIAPASON Commodity (CHF) A CHF 1/1 f 68.45 -3.1
BCV DIAPASON Commodity (EUR) A EUR 1/1 f 66.59 -3.1
BCV DIAPASON Commodity (USD) A USD 1/1 f 78.68 -3.0
BCV DIAPASON Syst Alpha (CHF) A CHF 1/1 f 103.95 -0.9
BCV DIAPASON Syst Alpha (EUR) A EUR 1/1 f 88.81 -0.7
BCV DIAPASON Syst Alpha (USD) A USD 1/1 f 105.87 -0.7
BlackRock Asset Management Schweiz AG
Tél. 044 297 73 73
www.blackrock.com/ch
Fonds en obligations
BGF Euro ShortDur A EUR EUR 2/1 e 15.14 0.4
Fonds en actions
BGF European A EUR EUR 2/1 e 83.43 3.0
BGF WdMining A USD USD 2/1 e 50.17 -16.3
Fonds d’allocation d’actifs
BGF GlobAll A HDG CHF CHF 2/1 e 10.54 4.8
Bordier & Cie
Tél. +41 58 258 00 00
Fax +41 58 258 00 40
www.bordier.com
Autres fonds
BO Fund II - Europe EUR 1/1 e 86.50 2.8
BO Fund II - Gbl Balanced CHF 1/1 e 92.43 3.0
BO Fund II - Global Emerging USD 1/1 e 173.69 -2.2
BO Fund II - Helveticus CHF 1/1 e 88.49 12.2
BO Fund II - Obligest CHF CHF 1/1 e 104.80 -0.3
BO Fund II - Obligest EUR EUR 1/1 e 112.89 0.0
BO Fund II - Obligest USD USD 1/1 e 111.64 -0.0
Braun, von Wyss & Müller AG
Tél. +41-44-206 40 80
Fax +41-44-206 40 85
www.bwm.ch
Fonds en actions
Classic Global Equity Fund CHF 3/3 a 389.55 10.2
Classic Value Equity Fund CHF 3/3 a 121.45 12.8
BSI SA
Tél. +41 91 809 31 69
Fax +41 91 809 41 82
www.bsibank.com
Fonds en instruments du marché monétaire
BSI-Multinvest - Cash CHF A CHF 2/1 e 100.60 -0.0
BSI-Multinvest - Cash EUR A EUR 2/1 e 101.83 0.2
BSI-Multinvest - Cash USD A USD 2/1 e 100.91 0.1
Fonds en obligations
BSI-Multibond CHF CHF 2/1 e 110.88 -1.2
BSI-Multibond EUR A EUR 2/1 e 60.47 -1.0
BSI-Multibond Global Dynamic A CHF 2/1 e 97.69 1.8
BSI-Multibond USD A USD 2/1 e 123.08 -1.1
BSI-Multinvest-GlD Bds (CHF hed.) A CHF 2/1 e 107.66 2.0
BSI-Multinvest-GlD Bds (USD hed.) A USD 2/1 e 108.76 2.1
BSI-Multinvest-GlD Bds A EUR 2/1 e 139.42 2.1
BSI-Multinvest-LT Bonds CHF A CHF 2/1 e 106.61 -0.1
BSI-Multinvest-LT Bonds EUR A EUR 2/1 e 119.83 1.6
BSI-Multinvest-LT Bonds USD A USD 2/1 e 109.13 0.0
BSI-Multinvest-ST Bonds CHF A CHF 2/1 e 118.38 0.0
BSI-Multinvest-ST Bonds EUR A EUR 2/1 e 144.45 0.4
BSI-Multinvest-ST Bonds USD A USD 2/1 e 154.71 1.1
Fonds en actions
BSI-Multieuropa A EUR 2/1 e 82.35 -2.0
BSI-Multihelvetia A CHF 2/1 e 374.83 12.1
BSI-Multinippon A JPY 2/1 3727.00 29.2
BSI-Multinvest - Global Themes A USD 2/1 e 122.54 2.9
BSI-Multinvest-Asian Stocks A USD 2/1 206.29 0.8
BSI-Multinvest-Asian Stocks hedgd A CHF 2/1 94.21 0.7
BSI-Multinvest-Asian Stocks hedgd A EUR 2/1 94.72 0.6
BSI-Multinvest-Swiss Stocks A CHF 2/1 e 193.44 11.0
BSI-Multinvest-Swiss Stocks I CHF 2/1 e 114.48 11.4
BSI-Multinvest-US Stocks A USD 2/1 e 139.66 6.9
Fonds d’allocation d’actifs
BSI LIFE INVEST - 40 A CHF 2/1 e 106.34 3.4
BSI-Multinvest - Alternative UCITS A EUR 2/1 f 102.39 3.0
BSI-Multinvest-Strat.Bal. (CHF) A CHF 2/1 e 107.08 5.0
BSI-Multinvest-Strat.Bal. (EUR) A EUR 2/1 e 117.68 3.6
BSI-Multinvest-Strat.Inc. (CHF) A CHF 2/1 e 111.83 3.2
BSI-Multinvest-Strat.Inc. (EUR) A EUR 2/1 e 128.08 2.8
Investissements alternatifs
BSI MMF-Yd Enhanc. (CHF hedged) -A-CHF 2/1 bf 92.93 2.1
BSI MMF-Yd Enhanc. (EUR hedged) -A-EUR 2/1 bf 103.94 2.1
BSI MMF-Yd Enhanc. (USD) -A- USD 2/1 bf 110.34 2.2
BSI-MM Direct. Fd (CHF hedged) A CHF 2/1 bf 98.49 4.6
BSI-MM Direct. Fd (EUR hedged) A EUR 2/1 bf 98.69 4.5
BSI-MM Direct. Fd (USD) A USD 2/1 bf 844.70 4.6
Autres fonds
BSI-Multinv.-AbsDaily (CHF hedg.) A CHF 2/1 e 101.43 0.3
BSI-Multinv.-AbsDaily (USD hedg.) A USD 2/1 e 102.41 0.4
BSI-Multinv.-AbsDaily A EUR 2/1 e 101.88 0.4
CACEIS (Switzerland) SA
Tél. +41 22 360 94 00
www.caceis.ch
BAC Min.Reg.Mngd Vol-South Afric CHF 2/2 e 305.40 -16.3
BCP Emerging Markets Fixed Inc. Fd USD 2/2 a 99.95 -
BPES-DYNAFLEX (EUR) Classe A EUR 2/2 a 95.15 6.2
BPES-DYNAFLEX (USD) Classe A USD 2/2 a 93.66 5.7
DM Swiss Equity Asymmetric A CHF 2/2 a 111.81 9.5
DM Swiss Equity Asymmetric Q CHF 2/2 a 11548.44 9.7
JOLIMONT Value Fund (Euro) EUR 2/1 e 115.37 0.0
RED & WHITE Low Vol. Fd (EUR) EUR 1/1 a 99.95 0.0
SVM Value Fund (Switzerland) CHF 2/1 a 179.84 7.8
Swissquote Quant FD EUR Eq CHF -A- CHF 1/1 e 59.78 -1.2
Swissquote Quant FD EUR Eq EUR -A- EUR 1/1 e 42.61 -1.3
Swissquote Quant Swiss Equities CHF 1/1 e 55.43 7.4
Clientis Banken
Tél. 031 660 46 44
Fax 031 660 46 55
www.clientis.ch
Fonds d’allocation d’actifs
Adagio (Lux) - Festverzinslich - B CHF 2/1 e 133.00 0.8
Allegro (Lux) - Wachstum - B CHF 2/1 e 108.57 6.5
Vivace (Lux) - Ausgewogen - B CHF 2/1 e 118.00 4.2
CREDIT SUISSE ANLAGESTIFTUNG
www.credit-suisse.com
Autres fonds
CSA Mixta-BVG CHF 3/3 e 1374.29 3.4
CSA Mixta-BVG Basic CHF 3/3 e 1302.77 0.0
CSA Mixta-BVG Defensiv CHF 3/3 e 1465.23 2.5
CSA Mixta-BVG Index 25 CHF 2/1 e 1116.64 2.8
CSA Mixta-BVG Index 35 CHF 2/1 e 1133.62 3.8
CSA Mixta-BVG Index 45 CHF 3/3 e 1214.82 4.9
CSA Mixta-BVG Maxi CHF 3/3 e 1279.69 4.6
Credit Suisse Funds AG
www.credit-suisse.com/amfunds
Fonds en instruments du marché monétaire
CS (Lie) Money Market Fund CHF B CHF 2/1 e 1020.57 0.0
CS (Lie) Money Market Fund EUR B EUR 2/1 e 1054.59 -0.1
CS (Lie) Money Market Fund GBP B GBP 2/1 e 1050.31 0.0
CS (Lie) Money Market Fund USD B USD 2/1 e 1026.67 0.0
CSF (Lux) Money Market EUR B EUR 2/1 e 100.73 0.0
CSF (Lux) Money Market Sfr B CHF 2/1 e 714.51 -0.0
CSF (Lux) Money Market USD B USD 2/1 e 100.36 0.1
Fonds en obligations
CS (Lux) Emerging Mkt Corp Bd B USD 2/2 e 118.13 2.5
CS (Lux) EMMA Corp IG Bd B USD 2/2 e 120.01 1.4
CS (Lux) EMMA Local Bd B USD 2/2 e 102.43 1.2
CS (Lux) European High Yield Bd B EUR 2/2 e 109.21 2.0
CS (Lux) Floating Rate St EUR B EUR 2/2 e 102.77 0.2
CS (Lux) Floating Rate St USD B USD 2/2 e 101.76 0.2
CS (Lux) Global Corporate Bd B EUR 2/2 e 112.70 1.7
CS BF (CH) Convert Intl A CHF CHF 2/1 e 179.27 5.5
CS BF (CH) Corporate Bond CHF A CHF 2/1 e 116.38 1.1
CS BF (CH) Corporate Bond EUR A EUR 2/1 e 99.55 0.9
CS BF (CH) Dynamic International A USD 2/1 e 83.27 -3.0
CS BF (Lux) Corp ST Duration CHF B CHF 2/1 e 113.87 0.4
CS BF (Lux) Corp ST Duration EUR B EUR 2/1 e 126.45 0.4
CS BF (Lux) Corp ST Duration USD B USD 2/1 e 132.82 0.3
CS BF (Lux) High Yield US$ B USD 2/1 e 242.46 3.1
CS BF (Lux) Inflation Linked CHF B CHF 2/1 e 114.77 -0.6
CS BF (Lux) Inflation Linked EUR B EUR 2/1 e 127.40 0.4
CS BF (Lux) Inflation Linked USD B USD 2/1 e 137.33 0.0
CS BF (Lux) Sfr B CHF 2/1 e 523.93 0.0
CS BF (Lux) Short-Term Sfr B CHF 2/1 e 134.00 -0.0
CS SO (Lux) Global Convertibles B USD 2/1 e 119.17 3.6
CSF (Lux) Bond Asia Corp USD B USD 2/1 e 104.18 2.0
CSF (Lux) Bond Asia Local Ccy B USD 2/1 e 101.89 0.9
CSF (Lux) Bond EUR B EUR 2/1 e 105.77 0.9
CSF (Lux) Bond Medium Mat EUR B EUR 1/1 e 101.01 0.4
CSF (Lux) Bond Medium Mat Sfr B CHF 1/1 e 100.39 0.3
CSF (Lux) Bond Medium Mat USD B USD 2/1 e 105.71 0.7
CSF (Lux) Bond Short Mat EUR B EUR 2/1 e 106.08 0.3
CSF (Lux) Bond Short Mat USD B USD 2/1 e 104.37 0.4
CSF (Lux) Bond USD B USD 2/1 e 107.71 0.8
CSF (Lux) Fixed Inc Cycle Invest B EUR 2/1 e 102.99 0.5
CSF (Lux) Relative Return Eng CHF B CHF 2/1 e 118.31 -0.4
CSF (Lux) Relative Return Eng EUR B EUR 2/1 e 135.34 0.2
CSF (Lux) Relative Return Eng USD B USD 2/1 e 113.60 -0.1
Fonds en actions
CS (CH) Europ Quant EF A EUR 2/2 e 121.29 6.5
CS (CH) US Quant EF A USD 2/2 e 139.77 12.8
CS EF (CH) S&M Cap Switzerland B CHF 2/1 e 713.58 8.0
CS EF (CH) Swiss Blue Chips B CHF 2/1 e 218.81 12.9
CS EF (CH) Swiss Div Plus B CHF 3/1 e 11.67 14.5
CS EF (CH) Swiss Small Cap EF A CHF 2/4 e 177.25 8.8
CS EF (CH) Swissac B CHF 2/1 e 278.80 12.6
CS EF (Lux) Europ Property B EUR 2/1 e 14.66 -1.2
CS EF (Lux) Global Prestige B EUR 2/1 e 18.07 6.5
CS EF (Lux) Global Security B USD 2/1 e 14.24 5.5
CS EF (Lux) Global Value B EUR 2/1 e 7.97 14.2
CS EF (Lux) Italy B EUR 2/1 e 250.66 -2.2
CS EF (Lux) S&M Cap Europe B EUR 2/1 e 1490.86 2.5
CS EF (Lux) S&M Cap Germany B EUR 2/1 e 1375.34 8.2
CS EF (Lux) USA B USD 2/1 e 792.70 9.2
CS EF (Lux) USA Value B USD 2/1 e 17.57 13.8
CS ETF (CH) SLI CHF 3/3 e 118.81 10.5
CS ETF (CH) SMI CHF 3/3 e 78.42 12.7
CS ETF (CH) SMIM CHF 3/3 e 139.35 7.8
CS ETF (Lux) MSCI EMMA USD 3/3 e 105.62 -3.5
CS ETF (Lux) MSCI EMU Large Cap EUR 3/3 e 90.55 0.5
CS ETF (Lux) MSCI EMU Mid Cap EUR 3/3 e 57.00 3.5
CS SF (CH) Swiss Equities 130/30 B CHF 2/1 e 17.01 13.2
CS SICAV (Lux) Asian Eq Div Plus B USD 2/2 e 141.68 -1.3
CS SICAV (Lux) Commodity In. B USD 2/2 e 77.33 -2.5
CS SICAV (Lux) Eq Asia Con. B USD 2/2 e 173.25 -0.9
CS SICAV (Lux) Eq Biotechn. B USD 2/2 e 227.82 15.7
CS SICAV (Lux) Eq Em Mkt B USD 2/2 e 125.56 2.8
CS SICAV (Lux) Eq Energy B USD 2/2 e 106.53 2.4
CS SICAV (Lux) Eq Infrastruct B USD 2/2 e 111.21 5.4
CS SICAV (Lux) Eq Luxury Gd. B EUR EUR 2/2 e 215.11 1.6
CS SICAV (Lux) Eq Russia B USD 2/2 e 130.30 -5.2
CS SICAV (Lux) Eq Technology B USD 2/2 e 136.61 6.6
CS SO (Lux) Eq Eurozone B EUR 2/1 e 10.13 0.5
CS SO (Lux) Eq Gl Em Mkt B USD 2/1 e 9.70 -2.6
CS SO (Lux) Eq Gl Em Mkt Prop. B USD 2/1 e 9.06 1.6
CS SO (Lux) Eq Japan Value B JPY 2/1 1446.00 46.8
CS SO (Lux) Europ Eq Div Plus B EUR 2/1 e 12.85 4.0
CS SO (Lux) Gl Eq Div Plus B USD 2/1 e 12.61 8.0
CS Sol. (Lux) Megatrends B USD 2/1 e 103.71 1.9
CS Sol. (Lux) Megatrends R CHF CHF 2/1 e 99.27 1.7
CSF (Lux) Global Responsible Eq B EUR 2/1 e 157.23 6.4
Fonds d’allocation d’actifs
CS (CH) Interest&Dividend Bal CHF B CHF 2/1 f 104.21 4.8
CS (CH) Interest&Dividend Bal EUR B EUR 2/1 f 102.07 3.2
CS (CH) Interest&Dividend CpG CHF B CHF 2/1 f 106.86 6.7
CS (CH) Interest&Dividend CpG EUR B EUR 2/1 f 103.93 4.4
CS (CH) Interest&Dividend Inc CHF B CHF 2/1 f 102.17 3.0
CS (CH) Interest&Dividend Inc EUR B EUR 2/1 f 101.33 2.1
CS (CH) Strategy Fd - Conserv. CHF CHF 2/2 e 94.30 1.8
CS PF (Lux) Balanced CHF B CHF 2/1 e 176.08 4.6
CS PF (Lux) Balanced Euro B EUR 2/1 e 145.52 2.4
CS PF (Lux) Balanced USD B USD 2/1 e 240.07 2.2
CS PF (Lux) Growth CHF B CHF 2/1 e 169.29 6.7
CS PF (Lux) Growth EUR B EUR 2/1 e 132.42 3.6
CS PF (Lux) Growth USD B USD 2/1 e 216.99 3.0
CS PF (Lux) Income CHF A CHF 2/1 e 112.22 2.6
CS PF (Lux) Income CHF B CHF 2/1 e 163.23 2.6
CS PF (Lux) Income EUR A EUR 2/1 e 114.40 1.5
CS PF (Lux) Income EUR B EUR 2/1 e 154.22 1.5
CS PF (Lux) Income USD A USD 2/1 e 140.42 1.3
CS PF (Lux) Income USD B USD 2/1 e 243.82 1.3
CS PF (Lux) Reddito EUR A EUR 2/1 e 72.63 1.3
CS Portfolio Fund (CH) Privilege A CHF 2/1 e 104.19 4.2
CS SO (Lux) IndexSel. Bal. CHF B CHF 2/1 e 104.32 3.5
CS SO (Lux) IndexSel. CapGain CHF B CHF 2/1 e 105.98 5.1
CS SO (Lux) IndexSel. Income CHF B CHF 2/1 e 102.52 1.7
CSF (Lux) Target Volat. Euro B EUR 2/1 e 94.50 -0.2
CSF (Lux) Target Volat. Euro R CHF CHF 2/1 e 92.72 -0.2
Fonds immobiliers
CS 1a Immo PK CHF 5/5 b 1320.00 -2.6
CS REF Global CHF 5/5 b 103.00 -0.9
CS REF Green Property CHF 5/5 b 113.00 1.1
CS REF Hospitality CHF 5/5 b 106.90 2.4
CS REF International CHF 5/5 b 1005.00 3.1
CS REF Interswiss CHF 5/5 b 206.60 -2.5
CS REF LivingPlus CHF 2/1 b 123.80 4.0
CS REF PropertyPlus CHF 5/5 b 134.50 -3.7
CS REF Siat CHF 5/5 b 172.00 0.9
Investissements alternatifs
CS Commodity Fund Plus (CH) Sfr B CHF 2/1 e 7.68 -3.2
CS SICAV One (Lux) LAB B USD 2/1 e 102.10 2.2
CS SO (Lux) S&M Cap Alpha L/S B EUR 2/1 110.06 1.0
CS Sol. (Lux) DJ CS AllHedge Index B USD 2/1 a 89.82 4.5
CS Sol. (Lux) Prima Multi-Strat B EUR EUR 2/1 a 103.58 2.3
CS Solutions L Prima Growth B EUR EUR 1/1 af 104.67 1.9
CSPST (Lux) Global Eq Long/Short B USD 2/1 bf 1866.65 3.8
CSPST (Lux) Multi Strategy B USD 2/1 bf 1301.18 1.9
Autres fonds
CS Commodity Fund Plus (CH) US$ B USD 2/1 e 7.25 -3.2
CS ETF (CH) SBIDG 3-7 CHF 3/3 e 97.08 -0.2
CS ETF (CH) SBIDG 7-15 CHF 3/3 e 117.87 -1.1
CS SF (CH) Swiss Real Estate Sec A CHF 2/1 e 12.13 -0.5
CS SO (Lux) Commodity Alloc B USD 2/1 e 94.06 -2.5
CSF (Lux) Com Idx Pl (Sfr) B CHF 2/1 e 74.14 -3.1
CSF (Lux) Com Idx Pl (US$) B USD 2/1 e 87.35 -3.0
de Pury Pictet Turrettini S.A.
Tél. 022 317 00 30
www.ppt.ch
Représentant pour la Suisse:
FundPartner Solutions (Suisse) SA,
route Acacias 60, 1211 Genève 75
Fonds en actions
Cadmos Guilé Em Mkts Engagemt Fd AUSD 2/1 a 186.56 -4.8
Cadmos Guilé Em Mkts Engagemt Fd BUSD 2/1 a 192.88 -4.6
Cadmos Guilé European Engagemt Fd AEUR 2/1 e 95.97 3.3
Cadmos Guilé European Engagemt Fd BEUR 2/1 e 98.78 3.4
Deutsche Bank (Schweiz) AG
Tél. +41 44 224 53 50
www.pwm.db.com
Direction des Fonds:
PvB Pernet von Ballmoos AG
Fonds immobiliers
DB Rüd Blass Immo CH DF A CHF CHF 1/1 af 1417.24 -1.3
DB Rüd Blass Immo CH DF I CHF CHF 1/1 af 1424.31 -1.2
Dominicé & Co Asset Management
www.dominice.com
Fonds en actions
Dominicé - US Equities Plus A USD 1/1 a 102.45 -
Dominicé - US Equities Plus B USD 1/1 a 102500.00 -
Dominicé & Co Asset Management
www.dominice.com
Swiss Equity Discovery Fund Classe A CHF 1/1 f 88.96 11.1
Swiss Equity Discovery Fund Classe Q CHF 1/1 f 88.96 11.1
EFG Bank
Tél. +41 22 918 71 71
www.efgbank.com
Direction des Fonds: Caceis (Switzerland) SA
Fonds en instruments du marché monétaire
EFG LIBRA FUND (CHF) D1 CHF 3/3 f 1035.08 1.4
EFG LIBRA FUND (EUR) D1 EUR 3/3 f 1036.59 0.7
EFG LIBRA FUND (USD) D1 USD 3/3 f 1045.99 0.9
Fonds en actions
EFG GIS DYNAMIC ALLOCATION D1 EUR 3/3 af 89.06 -
Autres fonds
EFG Equity Funds Asia D1 USD 3/3 e 183.33 1.7
EFG Equity Funds Europe D1 EUR 3/3 e 121.34 3.1
EFG Equity Funds North America D1 USD 3/3 e 115.14 10.1
EFG Equity Funds Switzerland D1 CHF 3/3 e 140.25 9.3
EIC Partners AG
Tél. +41 43 844 10 00
Fax +41 43 844 10 01
www.eicpower.com
Fonds en actions
EIC Energy Utility Fund A (CHF) CHF 2/1 e 67.96 11.4
EIC Energy Utility Fund A (EUR) EUR 2/1 e 55.54 10.1
EIC Energy Utility Fund I (CHF) CHF 2/1 e 9138.42 12.0
EIC Energy Utility Fund I (EUR) EUR 2/1 e 7381.78 10.6
EIC Renewable Energy Fund A EUR 2/1 e 49.76 4.6
EIC Renewable Energy Fund I EUR 2/1 e 4880.30 4.5
Ethos
Tél. 022/ 716 15 55
Fax 022/ 716 15 56
www.ethosfund.ch
Fonds en obligations
Bonds CHF CHF 3/3 e 133.35 -0.1
Bonds International CHF 3/3 e 98.58 -1.2
Fonds en actions
Equities CH Index. C.G. CHF 3/3 e 171.84 13.2
Equities Eur ex CH Index C.G. CHF 3/3 e 59.65 3.3
Equities Europe ex CH CHF 3/3 e 85.78 5.7
Equities North America CHF 3/3 e 60.31 11.8
Equities North America (RPF) CHF 3/3 e 60.68 12.1
Equities Pacific CHF 3/3 e 71.25 13.3
Equities World ex CH (RPF) CHF 3/3 e 84.15 9.6
Pictet-Ethos(CH)Sw SustEq -E CHF 2/2 e 114.89 13.3
Vontobel(CH)II-EthosEqSwissM&S EA CHF 4/1 e 192.90 7.8
Falcon Private Bank Ltd.
Tél. 044 227 55 55
www.falconpb.com
Fonds en obligations
Falcon Bond Fund CHF A CHF 2/1 e 1685.86 -3.2
Fonds en actions
Falcon CH Sm&Mid Cap Eq I CHF 2/1 164.18 7.9
Falcon CH Sm&Mid Cap Eq T CHF 2/1 159.59 7.8
Falcon European Equity Fund A EUR 2/1 e 935.93 1.7
Falcon Gold Equity Fund A USD 2/1 e 371.36 -21.7
Falcon Gold Equity Fund Asia A USD 2/1 e 81.22 -21.7
Falcon Gold Equity Fund H EUR 4/1 e 57.25 -21.0
Falcon Gold Equity Fund I Asia USD 4/1 e 86.33 -21.4
Falcon Swiss Equity Fund A CHF 2/1 e 380.69 11.4
Fonds d’allocation d’actifs
Falcon Best Select - Mixed (CHF) CHF 2/1 e 93.68 5.0
Investissements alternatifs
Falcon Cat Bond Fund CHF A CHF 2/1 bx 115.44 1.6
Falcon Cat Bond Fund CHF I CHF 2/1 bx 11881.66 1.8
Falcon Cat Bond Fund EUR A EUR 2/1 bx 129.17 1.8
Falcon Cat Bond Fund USD A USD 2/1 bx 133.93 1.8
Fidelity Funds
Tél. 0800 55 27 66
www.fidelity.ch
Représentant pour la Suisse:
BNP Paribas Securities Services, Paris,
succursale de Zurich
Fonds en obligations
Fid Fds China RMB Bond Fd A-ACC CNY 1/1 e 106.80 1.5
Fid Fds EmMkts Infl-linked Bd A-ACC EUR 1/1 e 12.40 3.9
Fid Fds EmMkts Infl-linked Bd Y-ACC USD 1/1 e 12.09 3.3
Fid Fds Glb HY Focus A-ACC USD 1/1 e 11.34 2.4
Fid Fds Glb HY Focus A-Hdgd EUR 1/1 e 11.21 2.5
Fid Fds Glb HY Focus A-MINCOME hdgdEUR1/1 e 10.77 0.9
Fid Fds Glb HY Focus I-Hdgd EUR 1/1 e 11.31 2.6
Fid Fds Glb HY Focus Y-EUR EUR 1/1 e 11.45 3.3
Fid Fds Glb HY Focus Y-MINCOME HdgdEUR1/1 e 10.79 0.8
Fidelity Fds Int Bd Fd A Acc Euro EUR 1/1 e 12.81 1.3
Fidelity Fds Int Bd Fd A Acc USD USD 1/1 e 13.40 -2.1
Fidelity Fds Int Bd Fd A USD USD 1/1 e 1.26 -2.2
Fidelity Fds USD Bond Fd A Acc USD USD 1/1 e 14.29 0.6
Fidelity Fds USD Bond Fd A USD USD 1/1 e 7.01 -0.1
Fidelity Funds Asian Bd Fd A-ACC-USDUSD 1/1 e 11.56 0.6
Fidelity Funds Asian Bd Fd Y-ACC-USDUSD 1/1 e 11.62 0.8
Fidelity Funds Asian Hh Yld Fd A Acc EUR 1/1 e 13.48 2.3
Fidelity Funds Asian Hh Yld Fd A Acc USD 1/1 e 13.61 1.6
Fidelity Funds Eur H Y Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 16.18 2.4
Fidelity Funds Eur H Y Fd A EUR EUR 1/1 e 10.17 2.4
Fidelity Funds Eur H Y Fd A-USD (h) USD 1/1 e 11.57 2.6
Fidelity Funds Euro Bd Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 13.24 1.5
Fidelity Funds Euro Bd Fd A EUR EUR 1/1 e 12.41 1.5
Fidelity Funds Strlg Bd Fd A Acc GBP GBP 1/1 e 1.45 1.5
Fidelity Funds Strlg Bd Fd A GBP GBP 1/1 e 0.32 0.6
Fidelity Funds Targ 2035(Eur) Fd A EUR 1/1 e 21.25 6.4
Fidelity Funds Targ 2035(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 21.76 6.4
Fidelity Funds Targ 2040(Eur) Fd A EUR 1/1 e 21.26 6.4
Fidelity Funds Targ 2040(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 21.74 6.4
Fidelity Funds US Hh Yld Fd A Acc EUREUR 1/1 e 16.07 3.6
Fidelity Funds US Hh Yld Fd A USD USD 1/1 e 12.68 2.8
Fonds en actions
FF Eur Dyn Gth Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 13.62 6.8
FF Eur Dyn Gth Fd A EUR EUR 1/1 e 33.13 6.8
Fid Fds Asian SmallerCo A-ACC-EUR EUR 1/1 e 13.14 9.4
Fid Fds Asian SmallerCo A-ACC-HKD HKD 1/1 e 12.79 8.7
Fid Fds Asian SmallerCo A-ACC-USD USD 1/1 e 12.81 8.6
Fid Fds Asian SmallerCo A-EUR EUR 1/1 e 13.11 9.3
Fid Fds Asian SmallerCo A-USD USD 1/1 e 12.80 8.5
Fid Fds Asian SmallerCo Y-ACC-USD USD 1/1 e 12.93 8.7
Fid Fds Europ Dyn Value Fd A-ACC EUR 1/1 e 11.77 3.1
Fid Fds Europ Dyn Value Fd Y-ACC EUR 1/1 e 11.91 3.3
Fid Fds Europ Fd A-ACC-Euro EUR 1/1 e 11.01 -
Fid Fds GlbDemoFd A-Acc-EUR (Hdgd) EUR 1/1 e 11.75 10.4
Fid Fds GlbDemoFd A-Acc-USD USD 1/1 e 11.65 9.2
Fid Fds GlbDemoFd Y-Acc-EUR (Hdgd) EUR 1/1 e 11.84 10.6
Fid Fds GlbDemoFd Y-Acc-USD USD 1/1 e 11.75 9.5
Fidelity Fds Eurp Spe Sits Fd A EUR 1/1 e 11.64 2.5
Fidelity Fds Eurp Spe Sits Fd A Acc EUR 1/1 e 11.82 2.5
Fidelity Fds Sth E Asia Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 17.08 -2.5
Fidelity Fds Sth E Asia Fd A Acc USD USD 1/1 e 17.61 -3.2
Fidelity Fds Sth E Asia Fd A EUR EUR 1/1 e 5.08 -2.5
Fidelity Fds Sth E Asia Fd A USD USD 1/1 e 6.65 -3.2
Fidelity Funds Am Div Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 11.69 11.1
Fidelity Funds Am Div Fd A USD USD 1/1 e 14.75 10.4
Fidelity Funds Am Gth Fd A Acc EUR 1/1 e 10.00 10.7
Fidelity Funds Am Gth Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.02 11.6
Fidelity Funds Am Gth Fd A Acc USD USD 1/1 e 10.23 10.8
Fidelity Funds Am Gth Fd A USD USD 1/1 e 27.09 10.8
Fidelity Funds America Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 13.31 12.6
Fidelity Funds America Fd A Acc USD USD 1/1 e 13.66 11.9
Fidelity Funds America Fd A USD USD 1/1 e 6.29 11.9
Fidelity Funds America Fd Y Acc USD USD 1/1 e 11.96 12.1
Fidelity Funds Asean Fd A Acc USD USD 1/1 e 23.45 6.2
Fidelity Funds Asean Fd A USD USD 1/1 e 34.62 6.2
Fidelity Funds Asia Aggr Fd A EUR 1/1 e 11.09 0.0
Fidelity Funds Asia Aggr Fd A USD 1/1 e 9.79 -0.7
Fidelity Funds Asia Aggr Fd A Acc EUR 1/1 e 11.10 0.0
Fidelity Funds Asia S.S. Fd A Acc USD USD 1/1 e 16.65 -2.4
Fidelity Funds Asia S.S. Fd A USD USD 1/1 e 31.76 -2.4
Fidelity Funds Australia Fd A Acc AUDAUD 1/1 e 13.14 9.3
Fidelity Funds Australia Fd A AUD AUD 1/1 e 47.16 9.3
Fidelity Funds China Consum.Fd A-Acc EUR 1/1 e 11.13 -2.0
Fidelity Funds China Consum.Fd A-ACCUSD 1/1 e 10.64 -2.6
Fidelity Funds China Consum.Fd A-EUREUR 1/1 e 11.16 -2.0
Fidelity Funds China Consum.Fd A-USDUSD 1/1 e 10.63 -2.7
Fidelity Funds China Consum.Fd Y-Acc USD 1/1 e 10.80 -2.5
Fidelity Funds China Fcs Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 8.87 -3.4
Fidelity Funds China Fcs Fd A USD USD 1/1 e 40.87 -4.1
Fidelity Funds Em EMEA A EUR 1/1 e 14.38 -0.5
Fidelity Funds Em EMEA A USD 1/1 e 14.05 -1.2
Fidelity Funds Em EMEA A Acc EUR 1/1 e 14.54 -0.5
Fidelity Funds Em EMEA A Acc USD 1/1 e 14.22 -1.2
Tél. +41 32 722 10 00 info@bonhote.ch www.bonhote.ch
Ordre des informations de fonds: Nom du fonds, monnaie comptable du fonds, Conditions d’émission / rachat, Particularités, Valeur d’inventaire
(valeurs du mercredi, 10.04.2013, indication des fluctuations de cours voir particularités), Performance 2013 en %FONDS DE PLACEMENT
Fournis par: Swiss Fund Data AG en collaboration avec SIX Swiss Exchange AG et SIX Telekurs Ltd. PUBLICITÉ
Fidelity Funds Em Mkts Fd A Acc USD USD 1/1 e 13.99 0.1
Fidelity Funds Em Mkts Fd A EUR EUR 1/1 e 9.36 0.7
Fidelity Funds Em Mkts Fd A USD USD 1/1 e 21.16 0.1
Fidelity Funds Emerging Asia Fd A EUR 1/1 e 14.31 -0.3
Fidelity Funds Emerging Asia Fd A USD 1/1 e 11.80 -1.0
Fidelity Funds Emerging Asia Fd A Acc EUR 1/1 e 14.23 -0.3
Fidelity Funds Emerging Asia Fd A AccUSD 1/1 e 11.81 -1.0
Fidelity Funds Eur Gth Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 8.46 4.9
Fidelity Funds Eur Gth Fd A EUR EUR 1/1 e 10.63 4.9
Fidelity Funds Eur L. C. Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.99 5.0
Fidelity Funds Eur L. C. Fd A EUR EUR 1/1 e 33.56 4.9
Fidelity Funds Eur S 50 Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 8.26 -1.4
Fidelity Funds Eur S 50 Fd A EUR EUR 1/1 e 7.88 -1.4
Fidelity Funds Eur S. C. Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 11.93 4.7
Fidelity Funds Eur S. C. Fd A EUR EUR 1/1 e 28.55 4.8
Fidelity Funds Euro Aggr Fd A Acc EUREUR 1/1 e 7.30 3.4
Fidelity Funds Euro Aggr Fd A EUR EUR 1/1 e 13.17 3.4
Fidelity Funds Euro Bl Ch Fd A Acc EUREUR 1/1 e 10.61 1.8
Fidelity Funds Euro Bl Ch Fd A EUR EUR 1/1 e 16.38 1.8
Fidelity Funds France Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.39 0.5
Fidelity Funds France Fd A EUR EUR 1/1 e 38.34 0.4
Fidelity Funds Gbl DF A-ACC (hedged) EUR 1/1 e 12.50 11.5
Fidelity Funds Gbl DF A-GDIST EUR 1/1 e 11.86 8.9
Fidelity Funds Gbl DF A-GDIST SGD 1/1 e 1.17 9.7
Fidelity Funds Gbl DF A-GDIST USD 1/1 e 11.84 8.1
Fidelity Funds Gbl DF A-MINCOME EUR 1/1 e 11.79 8.7
Fidelity Funds Gbl DF A-MINCOME SGD 1/1 e 1.16 9.4
Fidelity Funds Gbl DF A-MINCOME USD 1/1 e 11.78 7.9
Fidelity Funds Gbl DF I-ACC EUR 1/1 e 12.42 10.1
Fidelity Funds Gbl DF Y-ACC USD 1/1 e 12.35 9.2
Fidelity Funds Gbl DF Y-ACC(hedged) EUR 1/1 e 12.59 11.7
Fidelity Funds Germany Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 12.83 4.2
Fidelity Funds Germany Fd A EUR EUR 1/1 e 31.39 4.2
Fidelity Funds Glbl Cons Ind Fd A EUR EUR 1/1 e 30.46 8.9
Fidelity Funds Glbl Fin Serv Fd A EUR EUR 1/1 e 21.10 10.1
Fidelity Funds Glbl Hlth Cr Fd A Acc EUREUR1/1 e 14.04 14.8
Fidelity Funds Glbl Hlth Cr Fd A EUR EUR 1/1 e 21.99 14.8
Fidelity Funds Glbl Ind Fd A EUR EUR 1/1 e 36.49 4.5
Fidelity Funds Glbl Opp Fd A EUR 1/1 e 12.54 8.8
Fidelity Funds Glbl Opp Fd A USD 1/1 e 12.86 8.1
Fidelity Funds Glbl Opp Fd A Acc EUR 1/1 e 12.54 8.8
Fidelity Funds Global Focus Fd A USD USD 1/1 e 43.76 6.8
Fidelity Funds Global Tech Fd A EUR EUR 1/1 e 7.50 5.5
Fidelity Funds Global Tel Fd A Acc EUREUR 1/1 e 13.47 7.9
Fidelity Funds Global Tel Fd A EUR EUR 1/1 e 8.37 7.9
Fidelity Funds Greater China Fd A USDUSD 1/1 e 137.20 -3.2
Fidelity Funds Iberia Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.53 -0.5
Fidelity Funds Iberia Fd A EUR EUR 1/1 e 46.48 -0.5
Fidelity Funds India-Focus Fd A USD USD 1/1 e 26.97 -7.9
Fidelity Funds Indonesia Fd A USD USD 1/1 e 33.14 14.9
Fidelity Funds Int Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 11.12 8.7
Fidelity Funds Int Fd A Acc USD USD 1/1 e 11.45 7.9
Fidelity Funds Int Fd A EUR EUR 1/1 e 28.51 8.7
Fidelity Funds Int Fd A USD USD 1/1 e 37.32 8.0
Fidelity Funds Italy Fd A EUR EUR 1/1 e 24.14 0.2
Fidelity Funds Jap Ad Fd A JPY JPY 1/1 e 22699.00 25.3
Fidelity Funds Jap Sml Cp Fd A Acc JPYJPY 1/1 e 839.30 36.0
Fidelity Funds Jap Sml Cp Fd A JPY JPY 1/1 e 1306.00 36.0
Fidelity Funds Japan Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 7.32 12.9
Fidelity Funds Japan Fd A Acc JPY JPY 1/1 e 631.30 28.0
Fidelity Funds Japan Fd A EUR EUR 1/1 e 1.10 12.8
Fidelity Funds Japan Fd A JPY JPY 1/1 e 143.10 28.0
Fidelity Funds Korea Fd A USD USD 1/1 e 17.15 -10.9
Fidelity Funds Latin America Fd A USDUSD 1/1 e 45.16 4.2
Fidelity Funds Malaysia Fd A USD USD 1/1 e 50.09 3.1
Fidelity Funds Nordic Fd A Acc SEK SEK 1/1 e 57.93 7.3
Fidelity Funds Nordic Fd A SEK SEK 1/1 e 651.10 7.3
Fidelity Funds Pacific Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 12.23 11.6
Fidelity Funds Pacific Fd A USD USD 1/1 e 23.25 10.8
Fidelity Funds Singapore Fd A USD USD 1/1 e 55.26 4.9
Fidelity Funds Switzld Fd A Acc CHF CHF 1/1 e 9.60 10.2
Fidelity Funds Switzld Fd A CHF CHF 1/1 e 41.87 10.2
Fidelity Funds Taiwan Fd A USD USD 1/1 e 8.39 0.5
Fidelity Funds Thailand Fd A USD USD 1/1 e 52.11 10.3
Fidelity Funds UK Fd A GBP GBP 1/1 e 2.15 10.8
Fidelity Funds World Fd A EUR EUR 1/1 e 11.80 7.2
Fonds d’allocation d’actifs
Fidelity Fds G I Lkd Bd Fd A Acc EUR 1/1 e 12.66 0.6
Fidelity Fds G I Lkd Bd Fd A Acc USD 1/1 e 11.47 -0.7
Fidelity Fds G I Lkd Bd Fd A Acc Hedg CHF 1/1 e 10.60 0.6
Fidelity Funds Euro Bal Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 11.84 1.6
Fidelity Funds Euro Bal Fd A EUR EUR 1/1 e 14.13 1.7
Fidelity Funds FPS Gl Gth Fd A Acc USDUSD 1/1 e 11.23 7.9
Fidelity Funds FPS Gl Gth Fd A USD USD 1/1 e 19.32 7.8
Fidelity Funds FPS Gth Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.36 6.8
Fidelity Funds FPS Gth Fd A EUR EUR 1/1 e 15.03 6.8
Fidelity Funds FPS M. Gth Fd A Acc EUREUR 1/1 e 11.57 3.3
Fidelity Funds FPS M. Gth Fd A EUR EUR 1/1 e 10.42 3.3
Fidelity Funds Targ 2015(Eur) Fd A EUR 1/1 e 29.12 3.0
Fidelity Funds Targ 2015(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 11.65 3.0
Fidelity Funds Targ 2020(Eur) Fd A EUR 1/1 e 32.08 4.4
Fidelity Funds Targ 2020(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 10.79 4.4
Fidelity Funds Targ 2025(Eur) Fd A EUR 1/1 e 25.84 5.4
Fidelity Funds Targ 2025(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 10.42 5.4
Fidelity Funds Targ 2030(Eur) Fd A EUR 1/1 e 26.01 6.1
Fidelity Funds Targ 2030(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 10.43 6.1
Fidelity Funds Targ.TM 2020 Fd A USDUSD 1/1 e 16.90 7.4
Fonds immobiliers
Fidelity Fds Global Property Fd A EUR 1/1 e 11.18 9.6
Fidelity Fds Global Property Fd A USD 1/1 e 12.46 8.8
Fidelity Fds Global Property Fd A Acc EUR 1/1 e 11.90 9.7
Fidelity Fds Global Property Fd A Acc USD 1/1 e 13.22 8.8
Fidelity Funds Asia Pac Ppty Fd A EUR 1/1 e 10.10 14.9
Fidelity Funds Asia Pac Ppty Fd A USD 1/1 e 10.20 14.0
Fidelity Funds Asia Pac Ppty Fd A Acc EUR 1/1 e 10.87 15.0
Fidelity Funds II
Tél. 0800 55 27 66
www.fidelity.ch
Représentant pour la Suisse:
BNP Paribas Securities Services, Paris,
succursale de Zurich
Fonds en instruments du marché monétaire
Fidelity Funds II AUD Ccy Fd A AUD AUD 1/1 e 36.44 0.5
Fidelity Funds II Euro Ccy Fd A EUR EUR 1/1 e 17.86 0.0
Fidelity Funds II GBP Ccy Fd A GBP GBP 1/1 e 21.59 0.0
Fidelity Funds II USD Ccy Fd A USD USD 1/1 e 33.41 0.0
Fortuna Investment AG
Tél. 058 472 53 05
Fax 058 472 53 39
Fonds en obligations
FORTUNA Bond Fund CHF CHF 2/1 e 113.16 -0.4
FORTUNA INVEST - Long Term BF CHF 1/1 e 107.28 -0.8
Fonds en actions
FORTUNA Eq Fd Switzerland CHF 2/1 e 206.41 12.5
Fonds d’allocation d’actifs
FORTUNA Anlagefonds CHF 2/1 e 123.88 1.3
FORTUNA Multi INDEX 10 CHF 2/1 e 104.51 0.5
FORTUNA Multi INDEX 20 CHF 2/1 e 104.87 1.7
FORTUNA Multi INDEX 30 CHF 2/1 e 106.88 2.8
FORTUNA Multi INDEX 40 CHF 2/1 e 108.17 4.1
Fortuna Investment AG
Vaduz
Tél. +423 232 05 92
Fax +423 236 15 46
Fonds en obligations
FORTUNA Short Term BF CHF CHF 2/1 e 569.35 0.1
Fonds d’allocation d’actifs
Europe Balanced Fund CHF CHF 2/1 e 101.27 0.9
Europe Balanced Fund Euro EUR 2/1 e 134.54 1.8
Gutzwiller Fonds
Management AG
+41 61 205 70 00
Fonds en actions
Gutzwiller ONE USD 2/1 e 250.50 11.6
Investissements alternatifs
Gutzwiller TWO (CHF) CHF 3/1 ci 105.90 1.0
Gutzwiller TWO (USD) USD 3/1 ci 142.90 1.3
BANQUE HERITAGE
Tél. +41 58 220 00 00
www.heritage.ch
funds@heritage.ch
Fonds en actions
Heritam East. Eur. Herit. Cap EUR 1/1 a 184.52 -4.8
Heritam Energy Cap USD 2/1 a 101.52 6.3
Heritam USA Growth Cap USD 1/1 a 132.24 9.1
Fonds d’allocation d’actifs
Heritage Wealth Balanced EUR EUR 1/1 a 101.31 1.7
Heritage Wealth Balanced USD USD 1/1 a 100.66 1.8
Investissements alternatifs
Heritage L/S Equity (CHF) A CHF 1/1 bf 105.93 3.0
Heritage L/S Equity (EUR) A EUR 1/1 bf 1100.95 3.0
Heritage L/S Equity (USD) A USD 1/1 bf 449.76 3.2
IAM Independent Asset Management SA
Tél. 022 8183640
Fax 022 3105557
www.iam.ch
Fonds en actions
IAM Emerging Market - A CHF 2/1 e 2270.38 -2.2
IAM European Equity - A CHF 2/1 e 1153.12 5.1
IAM Global Equity - A CHF 2/1 e 1510.33 11.0
IAM Gold & Metals - A CHF 2/1 e 2662.94 -10.1
IAM Immo Securities - A CHF 2/1 e 1041.88 0.8
IAM Swiss Equity - A CHF 2/1 e 1938.01 13.5
Fonds d’allocation d’actifs
IAM Asset Allocation - A CHF 2/1 e 1216.66 4.7
J.P. Morgan (Suisse) SA
Tél. +41 22 744 19 00
www.jpmam.ch
Fonds en instruments du marché monétaire
JPM EURO LIQ FD - A EUR 2/1 e 9996.35 0.0
JPM EURO LIQ FD - B EUR 2/1 e 9996.30 0.0
JPM EURO LIQ FD - C EUR 2/1 e 9996.30 0.0
JPM USD LIQ FD - A USD 2/1 e 9995.16 0.0
JPM USD LIQ FD - B USD 2/1 e 9995.17 0.0
JPM USD LIQ FD - C USD 2/1 e 9997.02 0.0
Fonds en obligations
JPM EmMkts InvGrd Bd A acc CHF HdgCHF 4/4 e 101.72 -0.2
JPM Global Corp. Bd A acc CHF Hdg CHF 2/2 el 95.74 0.7
JPM Global H Yld Bd A acc CHF Hdg CHF 2/2 el 98.37 2.8
JPM Income Opp. A Acc-CHF Hdg CHF 3/1 e 96.94 0.8
Fonds en actions
JPM Africa Eq. A acc-USD USD 2/2 e 11.50 -0.5
JPM China A acc-USD USD 2/2 e 25.61 -4.2
JPM Em Mkts Eq A acc-USD USD 2/2 e 22.13 -2.9
JPM Em Mkts Opp. A acc USD USD 4/4 e 235.89 -4.7
JPM Europe Str Div A acc-EUR EUR 2/2 e 142.54 4.3
JPM Global Cons Trends A acc-CHF HdgCHF 2/2 e 151.35 5.0
JPM Global Focus A acc-CHF Hdg CHF 2/2 e 148.68 6.4
JPM Global Nat Res A acc-USD USD 2/2 e 11.89 -14.0
JPM Highbridge US STEEP A acc USD 2/2 e 14.26 13.8
JPM India A acc-USD USD 2/2 e 22.71 -5.6
JPM Russia A acc-USD USD 2/2 e 11.84 -4.4
Autres fonds
JPM Gl Conv (EUR) A acc-CHF Hdg CHF 1/1 e 22.62 4.2
JPM Global Income A (acc) - CHF Hdg CHF 3/1 el 129.18 4.8
LB(Swiss) Investment AG
Tél. 044 225 37 90
investment@lbswiss.ch
Autres fonds
MV Immoxtra Schweiz I CHF 1/2 e 107.70 -0.1
MV Immoxtra Schweiz P CHF 1/2 e 104.88 -1.9
Lienhardt & Partner Investments AG
Tél +41 31 399 31 11
Fax +41 31 382 88 88
info@lienhardtinvestments.ch
Fonds d’allocation d’actifs
Lienhardt & Partner Core Strat.Fd A CHF 2/1 e 72.52 3.5
Lombard OdierAsset Management (Switzerland) SA
Tél: 41 22 709 21 11
www.lombardodier.com
contact@lombardodier.com
Fonds en instruments du marché monétaire
LOF (CH) - Sh.T.Money Mkt (CHF) I D CHF 1/1 98.92 0.0
LOF (CH) - Sh.T.Money Mkt (EUR) I D EUR 1/1 99.17 0.0
LOF (CH) - Sh.T.Money Mkt (USD) I D USD 1/1 98.98 0.1
Fonds en obligations
LOF - Convertible Bd Asia (CHF) P A CHF 1/1 e 13.58 1.0
LOF - Convertible Bd Asia (EUR) P A EUR 1/1 e 14.36 1.1
LOF - Convertible Bd Asia (USD) P A USD 1/1 e 14.37 1.1
LOF - Convertible Bond P A EUR 2/1 e 15.19 4.4
LOF - EM.Loc.Curr.Bd.Fdt. (CHF) P A CHF 1/1 e 10.85 3.9
LOF - EM.Loc.Curr.Bd.Fdt. (EUR) P A EUR 1/1 e 12.81 2.8
LOF - EM.Loc.Curr.Bd.Fdt. (USD) P A USD 1/1 e 11.62 1.8
LOF - EM.Loc.Curr.Bd.Fdt. DH P A CHF 1/1 e 9.78 2.4
LOF - Emerg.Mkt.Bd.Fdt. (USD) P A USD 2/1 e 24.03 0.2
LOF - Euro BBB-BB Fdt. (CHF) P A CHF 2/1 e 14.65 0.8
LOF - Euro BBB-BB Fdt. (EUR) P A EUR 2/1 e 11.44 0.8
LOF - Euro BBB-BB Fdt. (GBP) P A GBP 2/1 e 10.03 0.9
LOF - Euro BBB-BB Fdt. (USD) P A USD 2/1 e 16.24 0.9
LOF - Euro Credit Bd P A EUR 2/1 e 12.02 0.8
LOF - Euro Gov.Fdt P A EUR 1/1 e 11.40 1.0
LOF - Euro Inflation-Lkd.Fdt. P A EUR 1/1 e 11.81 0.5
LOF - Euro Resp.Corp.Fdt. P A EUR 2/1 e 17.20 0.5
LOF - Gbl.BBB-BB.Fdt. (CHF) P A CHF 1/1 e 10.01 1.0
LOF - Gbl.BBB-BB.Fdt. (EUR) P A EUR 1/1 e 10.04 -0.0
LOF - Gbl.BBB-BB.Fdt. SH (USD) P A USD 1/1 e 10.25 1.4
LOF - Gbl.Gov.Fdt. (EUR) P A EUR 1/1 e 10.07 2.0
LOF - Gbl.Gov.Fdt. SH (EUR) P A EUR 1/1 e 10.01 1.1
LOF - Government Bond (USD) P A USD 1/1 e 20.35 0.9
LOF - Swiss Fr.Cdt.Bd.(Foreign) P A CHF 2/1 e 13.03 0.7
LOF - Total Return Bd (EUR) P A EUR 2/1 e 12.44 0.2
LOF - Total Return Bd (USD) P A USD 2/1 e 18.23 0.2
LOF II - Convertible Bond (CHF) P A CHF 1/1 e 23.87 4.4
LOF II - Convertible Bond (EUR) P A EUR 1/1 e 15.25 4.4
LOF II - Convertible Bond (USD) P A USD 1/1 e 22.53 4.5
LOF II - Emerging Mkt.Bd.Fdt. P A USD 1/1 e 23.62 0.2
LOF II - Euro Gov.Fdt P A EUR 1/1 e 59.89 1.0
LOF II - Euro Resp.Corp.Fdt. P A EUR 1/1 e 17.26 0.5
LOF II - Gbl.Gov.Fdt. Hdg P A CHF 1/1 e 26.34 0.9
LOF II - Gbl.Gov.Fdt. P A CHF 1/1 e 24.54 3.0
LOF II - Government Bond (USD) P A USD 1/1 e 20.40 0.9
LOF II - Swiss Fr.Bd.(Foreign) P A CHF 1/1 e 23.05 0.6
LOF II - Swiss Fr.Crdt.Bd (Foreign) P A CHF 1/1 e 13.06 0.7
LOF II - Total Return Bd (CHF) P A CHF 1/1 e 16.20 0.1
LOF II - Total Return Bd (EUR) P A EUR 1/1 e 12.51 0.2
LOF II - Total Return Bd (USD) P A USD 1/1 e 11.61 0.3
Fonds en actions
LOF - 1798 Europe Eq. L/S (CHF) P A CHF 1/1 ai 10.25 2.3
LOF - 1798 Europe Eq. L/S (EUR) P A EUR 1/1 ai 10.35 2.4
LOF - 1798 Europe Eq. L/S (USD) P A USD 1/1 ai 10.31 2.4
LOF - Alpha Japan (CHF) P A CHF 1/1 e 10.88 22.4
LOF - Alpha Japan (EUR) P A EUR 1/1 e 8.62 22.5
LOF - Alpha Japan (USD) P A USD 1/1 e 12.36 22.7
LOF - Alpha Japan P A JPY 1/1 e 1007.00 23.3
LOF - Emerg. Eq. Risk Parity (EUR) P A EUR 1/1 e 8.67 0.4
LOF - Emerg. Eq. Risk Parity (USD) P A USD 1/1 e 7.92 -0.5
LOF - Emerging Consumer (CHF) P A CHF 1/1 f 12.81 4.7
LOF - Emerging Consumer (EUR) P A EUR 1/1 f 12.91 4.3
LOF - Emerging Consumer (USD) P A USD 1/1 f 12.79 3.7
LOF - Europe High Conviction P A EUR 1/1 e 8.20 4.9
LOF - Eurozone S&M Caps P A EUR 1/1 e 37.04 1.6
LOF - Generation Global (CHF) P A CHF 1/1 e 9.68 9.9
LOF - Generation Global (EUR) P A EUR 1/1 e 13.10 8.7
LOF - Generation Global (USD) P A USD 1/1 e 11.63 7.7
LOF - Global Energy P A USD 1/1 e 10.12 4.6
LOF - Golden Age (CHF) P A CHF 2/1 e 16.76 13.1
LOF - Golden Age (EUR) P A EUR 2/1 e 11.34 13.1
LOF - Golden Age (USD) P A USD 2/1 e 15.74 13.3
LOF - Japan. S&M Caps P A JPY 1/1 e 2358.00 27.7
LOF - Neuberger Berman US Core P A USD 1/1 e 11.13 12.5
LOF - Sands US Growth (USD) PA USD 1/1 e 12.04 5.2
LOF - Selective Global P A EUR 1/1 e 155.28 -1.8
LOF - Technology (EUR) P A EUR 1/1 e 10.25 2.4
LOF - Technology (USD) P A USD 1/1 e 15.79 2.0
LOF - Vital Food (USD) P A USD 1/1 e 10.99 5.4
LOF - Vital Food SH (CHF) P A CHF 1/1 e 10.85 5.7
LOF - Vital Food SH (EUR) P A EUR 1/1 e 10.84 5.5
LOF - W.Blair Gbl Grwth (EUR) P A EUR 1/1 e 11.12 4.9
LOF - W.Blair Gbl Grwth (USD) P A USD 1/1 e 10.83 3.9
LOF - World Gold Expert. (CHF) P A CHF 2/1 e 20.81 -20.8
LOF - World Gold Expert. (EUR) P A EUR 2/1 e 16.28 -20.8
LOF - World Gold Expert. (USD) P A USD 2/1 e 21.08 -21.2
LOF (CH) - Com.Rsk.Par.ex-Agr. P D USD 1/1 e 126.72 -4.6
LOF (CH) - Com.Rsk.Par.ex-Agr. SH PD CHF 1/1 e 88.66 -4.9
LOF (CH) - Gbl.Eq.Rsk.Par. P D EUR 2/1 e 97.19 9.2
LOF (CH) - Swiss Cap (ex-SMI) P D CHF 1/1 e 367.16 10.1
LOF (CH) - Swiss Leaders P D CHF 2/1 e 121.43 13.7
LOF (CH) - US Equity Tracker P D USD 1/1 e 2.70 -97.8
Fonds d’allocation d’actifs
LO Selection - Gbl. Alloc. (GBP) P A GBP 1/1 e 9.27 6.1
LOF - All Roads (CHF) PA CHF 1/1 e 17.31 3.7
LOF - All Roads (EUR) PA EUR 1/1 e 11.02 3.7
LOF - All Roads (GBP) PA GBP 1/1 e 11.01 3.8
LOF - All Roads (USD) PA USD 1/1 e 10.85 3.8
LOF - Comm.Risk.Prty. (CHF) P A CHF 1/1 e 7.92 -4.8
LOF - Comm.Risk.Prty. (EUR) P A EUR 1/1 e 7.95 -5.2
LOF - Comm.Risk.Prty. (USD) P A USD 1/1 e 8.11 -4.6
LOF - Tactical Alpha (CHF) P A CHF 1/1 e 10.34 4.5
LOF - Tactical Alpha (EUR) P A EUR 1/1 e 10.54 4.4
LOF - Tactical Alpha (USD) P A USD 1/1 e 15.08 4.4
LOF (CH) - Balanced Alloc. (CHF) D CHF 1/1 e 93.60 3.8
Investissements alternatifs
LOF - Alternative Beta (CHF) P A CHF 1/1 e 115.60 0.0
LOF - Alternative Beta (EUR) P A EUR 1/1 e 77.22 0.1
LOF - Alternative Beta (USD) P A USD 1/1 e 114.99 0.2
c/o Trillium SA
Tél.: 022 318 84 49
Fax: 022 318 84 48
www.manavest.ch
Fonds en actions
Manavest - Global Equity CHF 3/3 a 108.68 5.3
Fonds d’allocation d’actifs
Manavest - Global Opportunity CHF 1/1 a 98.68 3.2
Service Line
0848 845 400
www.banquemigros.ch
Fonds en obligations
Mi-Fonds (CH) - SwFrBd MT A CHF 2/1 e 106.01 -0.1
Mi-Fonds (CH) - SwissFrancBond A CHF 2/1 e 109.13 -0.1
Mi-Fonds (Lux) InterBond A CHF 2/1 e 83.29 1.6
Mi-Fonds (Lux) InterBond B CHF 2/1 e 151.18 1.6
Fonds en actions
Mi-Fonds (CH) - InterStock A CHF 2/1 e 78.27 9.1
Mi-Fonds (CH) - EuropeStock A CHF 2/1 e 65.01 3.2
Mi-Fonds (CH) - SwissStock A CHF 2/1 e 97.64 12.9
Mi-Fonds (Lux) InterStock A CHF 2/1 e 79.05 6.5
Mi-Fonds (Lux) InterStock B CHF 2/1 e 102.48 6.5
Mi-Fonds (Lux) SwissStock A CHF 2/1 e 96.51 10.2
Mi-Fonds (Lux) SwissStock B CHF 2/1 e 115.89 10.2
Fonds d’allocation d’actifs
Mi-Fonds (CH) - 45 Sustainable A CHF 2/1 e 110.86 5.4
Mi-Fonds (CH) - 45 Sustainable V CHF 2/1 e 111.02 5.4
Mi-Fonds (CH) 10 A CHF 2/1 e 104.71 0.7
Mi-Fonds (CH) 10 V CHF 2/1 e 106.34 0.8
Mi-Fonds (CH) 30 A CHF 2/1 e 101.87 2.5
Mi-Fonds (CH) 30 V CHF 2/1 e 102.63 2.6
Mi-Fonds (CH) 40 A CHF 2/1 e 101.54 3.4
Mi-Fonds (CH) 40 V CHF 2/1 e 101.82 3.4
Mi-Fonds (CH) 50 A CHF 2/1 e 97.35 4.2
Mi-Fonds (Lux) 30 A CHF 2/1 e 120.67 2.8
Mi-Fonds (Lux) 30 B CHF 2/1 e 193.36 2.8
Mi-Fonds (Lux) 40 (EUR) A EUR 2/1 e 102.68 1.2
Mi-Fonds (Lux) 40 (EUR) B EUR 2/1 e 150.43 1.2
Mi-Fonds (Lux) 50 A CHF 2/1 e 132.15 4.6
Mi-Fonds (Lux) 50 B CHF 2/1 e 207.22 4.6
Fonds immobiliers
Mi-Fonds (CH) - SwissImmo A CHF 2/1 e 113.77 -0.5
Mirabaud & Cie
Tél. +41 58 816 22 22
www.mirabaud.com
marketing@mirabaud.com
Fonds en obligations
Mir. - Conv. Bonds Europe A EUR EUR 4/4 e 115.23 -0.4
Fonds en actions
Mir. - Eq Asia ex Japan A USD USD 3/1 163.13 -3.4
Mir. - Eq Europe exUK A Cap EUR EUR 2/1 e 91.11 5.8
Mir. - Eq Global A USD USD 4/4 a 109.16 6.6
Mir. - Eq Pan Europe A Cap EUR EUR 2/2 e 90.98 6.8
Mir. - Eq Spain A Cap EUR 3/3 e 18.48 1.2
Mir. - Eq Swiss Sm/Mid A CHF CHF 4/4 el 221.77 7.7
Mir. - Eq UK A Cap GBP 3/3 e 1.88 8.6
Mir. - Eq US A USD USD 3/1 e 136.98 7.0
Mirabaud Eq. Global Em.Mkts A Cap USD 4/4 107.06 -1.8
Mirabaud Euro Actions - C EUR EUR 2/1 e 131.75 -3.4
Mirabaud Fd (CH)-Swiss Eq A Cap CHF 1/1 e 1371.14 13.1
Mirabaud Fd (CH)-Swiss Eq I cap CHF 1/1 e 1446.40 13.4
Fonds d’allocation d’actifs
Mir. Active All. Bal A EUR EUR 4/4 a 102.22 1.4
Mir. Active All. Cons A Cap EUR EUR 4/4 a 103.49 0.2
Mir. Dynamic All. A Cap EUR EUR 4/4 e 99.31 -0.3
Mirabaud Fd (CH) - LPP 25 -Z CHF 4/4 af 116.89 4.4
Mirabaud Fd (CH) - LPP 35 -Z CHF 4/4 af 120.12 4.8
Mirabaud Fd (CH) - LPP 45 -Z CHF 4/4 af 122.42 6.3
Investissements alternatifs
MirAlt Sicav Diversified A USD USD 1/1 bf 105.29 1.8
MirAlt Sicav Europe A EUR EUR 1/1 b 64.33 4.9
MirAlt Sicav North America A USD USD 1/1 b 144.51 6.1
Mirante Fund Management SA
Tél. +41 21 808 00 90
www.mirante.ch
info@mirante.ch
Fonds en actions
MFM QUANTEVIOUR Europ Eq A EUR 1/1 e 78.31 -1.0
Autres fonds
MFM Conv. Bonds Opport. (CHF) A CHF 3/1 a 104.65 -0.6
MFM Conv. Bonds Opport. (EUR) A EUR 3/1 a 127.80 -0.2
MFM Conv. Bonds Opport. (USD) A USD 3/1 a 95.47 -0.5
MFM Global Convertible Bonds (CHF) ACHF 3/1 e 124.43 3.2
MFM Global Convertible Bonds (EUR) AEUR 3/1 e 125.66 3.0
MFM Global Convertible Bonds (USD) AUSD 3/1 e 104.61 3.3
La Mobilière
Asset Management SA
info.am@mobi.ch
www.mobi-am.ch
Fonds d’allocation d’actifs
MobiFonds 3a - A CHF 2/1 e 118.04 0.4
MobiFonds Select 20 - B CHF 2/1 108.07 1.4
MobiFonds Select 50 - B CHF 2/1 106.05 3.8
MobiFonds Select 90 - B CHF 2/1 106.60 8.0
Parcadia Asset Management S.A.
Tél. +41 52 261 50 50
www.axa-winterthur.ch
Fonds en actions
Cosmos Funds-Active Protection UL EUR 4/1 a 110.96 -0.3
Tél. +41 58 787 00 00, www.patrimonium.ch
Patrimonium Swiss Real Estate Fund CHF -/- 134.90 3.7
Fondations Pictet
Tél.: 058/323 29 60
www.pictet.com
Fonds en obligations
FPLP-LPP/BVG-Bonds -P CHF 3/3 b 139.35 -0.4
FPLP-LPP/BVG-SMT Bonds -P CHF 3/3 b 113.79 0.1
FPPI-LPP/BVG-Bonds -P CHF 3/3 b 125.96 -0.4
FPPI-LPP/BVG-SMT Bonds -P CHF 3/3 b 113.94 0.1
Fonds d’allocation d’actifs
FPLP-LPP/BVG-25 -P CHF 3/3 b 120.31 2.8
FPLP-LPP/BVG-40 -P CHF 3/3 b 129.64 4.4
FPPI-LPP/BVG-25 -P CHF 3/3 b 127.70 2.8
FPPI-LPP/BVG-40 -P CHF 3/3 b 111.26 4.4
Pictet Funds S.A.
Tel. +41 (58) 323 3000
www.pictetfunds.com
Fonds en instruments du marché monétaire
PCH-Enhanced Liquidity CHF -P dy CHF 2/2 e 969.76 0.0
PCH-Enhanced Liquidity EUR -P dy EUR 2/2 e 996.99 0.1
PCH-Enhanced Liquidity GBP -P dy GBP 2/2 e 1059.82 0.1
PCH-Enhanced Liquidity USD -P dy USD 2/2 e 1023.02 0.2
PCH-Short-Term MM CHF -P dy CHF 2/2 e 959.77 -0.0
PCH-Short-Term MM EUR -P dy EUR 2/2 e 993.97 -0.0
PCH-Short-Term MM GBP -P dy GBP 2/2 e 1003.07 0.1
PCH-Short-Term MM USD -P dy USD 2/2 e 987.84 0.0
PCH-Sov Short-Term MM CHF -P dy CHF 1/1 e 972.93 -0.1
PCH-Sov Short-Term MM EUR -P dy EUR 1/1 e 1000.05 -0.0
PCH-Sov Short-Term MM USD -P dy USD 1/1 e 995.02 0.0
Pictet-Short-Term MM CHF -P CHF 2/2 e 124.26 -0.0
Pictet-Short-Term MM EUR -P EUR 2/2 e 137.76 -0.0
Pictet-Short-Term MM JPY -P JPY 1/1 e 10127.38 -0.0
Pictet-Short-Term MM USD -P USD 2/2 e 132.14 0.0
Pictet-Sov Short-Term MM EUR -P EUR 2/1 e 102.81 -0.1
Pictet-Sov Short-Term MM USD -P USD 2/1 e 101.98 0.0
Fonds en obligations
PCH-CHF Bonds Tracker -P dy CHF 4/4 e 1073.47 0.1
PCH-CHF Short Mid Term Bd -P dy CHF 4/4 e 886.22 0.4
PI (CH)-CHF Bonds I dy CHF 2/2 e 1037.21 -2.1
PI (CH)-Foreign Bonds I dy CHF CHF 2/2 e 853.07 -2.5
Pictet-Asn Lcl Ccy Dbt -P EUR EUR 1/1 118.44 0.7
Pictet-Asn Lcl Ccy Dbt -P USD USD 2/2 155.13 0.0
Pictet-CHF Bonds -P CHF 2/2 e 461.46 0.2
Pictet-Convertible Bonds -P EUR EUR 3/2 e 103.50 7.6
Pictet-Em Lcl Ccy Dbt -P EUR EUR 2/1 e 157.78 3.4
Pictet-Em Lcl Ccy Dbt -P USD USD 2/2 e 206.02 2.4
Pictet-EUR Bonds -P EUR 2/2 e 468.51 1.6
Pictet-EUR Corporate Bonds -P EUR 2/2 e 173.90 0.7
Pictet-EUR Government Bonds -P EUR 2/2 e 135.59 1.3
Pictet-EUR High Yield -P EUR 2/2 e 202.55 2.0
Pictet-EUR Inflation Lk Bds -P EUR 2/2 e 121.83 0.2
Pictet-EUR SMT Bonds -P EUR 2/2 e 129.67 0.4
Pictet-Glo Emerging Debt -P USD USD 2/2 e 327.16 -0.3
Pictet-Global Em Ccy -P EUR EUR 2/1 e 82.76 1.8
Pictet-Global Em Ccy -P USD USD 2/1 e 108.52 0.8
Pictet-LATAM Lc Ccy Dbt -P EUR EUR 2/1 e 124.06 6.6
Pictet-LATAM Lc Ccy Dbt -P USD USD 2/1 e 160.63 5.6
Pictet-US High Yield -P USD USD 2/2 e 139.14 2.8
Pictet-USD Government Bonds -P USD 2/2 e 596.15 0.4
Pictet-USD Short Mid-Term Bds -P USD 2/2 e 125.62 0.2
Pictet-World Gvt Bonds -P EUR EUR 2/1 e 138.81 -2.3
Fonds en actions
PCH-Global Equities -P dy CHF CHF 4/4 e 1274.64 9.7
PCH-Global Equities -P dy USD USD 4/4 e 1319.75 7.5
PCH-Swiss Market Trk -P dy CHF CHF 4/4 e 118.41 13.0
PCH-Swiss Mid Small Cap -P dy CHF CHF 2/2 e 3382.98 8.0
PE CH-Swiss Eq 130/30 -P dy CHF 2/2 e 103.25 11.7
PI (CH)-Swiss Equities I dy CHF CHF 2/2 e 1337.63 10.6
PI (CH)-World Equities I dy CHF CHF 2/2 e 770.97 7.3
Pictet CH - Swiss Eq -P dy CHF 2/2 e 1887.93 11.7
Pictet-Agriculture -P EUR EUR 1/1 e 154.04 4.8
Pictet-Agriculture -P USD USD 1/1 e 201.76 3.6
Pictet-Asian Eq ExJpn -P EUR EUR 2/2 132.55 -1.1
Pictet-Asian Eq ExJpn -P USD USD 2/2 173.61 -1.8
Pictet-Biotech -P EUR EUR 1/1 e 318.01 16.8
Pictet-Biotech -P USD USD 2/2 e 415.23 15.7
Pictet-Clean Energy -P EUR EUR 2/2 e 51.74 8.0
Pictet-Clean Energy -P USD USD 2/2 e 67.77 6.8
Pictet-Digital Comm -P EUR EUR 1/1 e 119.65 7.2
Pictet-Digital Comm -P USD USD 2/2 e 156.72 6.1
Pictet-Eastern Europe -P EUR EUR 2/2 e 361.08 -1.5
Pictet-Emerging Markets -P EUR EUR 2/2 396.15 -1.0
Pictet-Emerging Markets -P USD USD 2/2 518.88 -1.7
Pictet-Emerging Mkts Idx -P USD USD 2/2 e 244.45 -3.5
Pictet-Ethos(CH)Sw SustEq -P CHF 4/4 e 114.81 13.2
Pictet-Eu Equities Sel -P EUR EUR 2/2 e 508.51 3.9
Pictet-Euroland Index -P EUR EUR 2/2 e 93.23 0.8
Pictet-Europe Index -P EUR EUR 4/4 e 125.45 3.4
Pictet-European Sust Eq -P EUR EUR 2/2 e 163.15 4.1
Pictet-Generics -P EUR EUR 1/1 e 123.44 7.4
Pictet-Generics -P USD USD 2/2 e 161.68 6.2
Pictet-Glo Megatrend Sel -P CHF CHF 1/1 e 160.56 9.6
Pictet-Glo Megatrend Sel -P EUR EUR 1/1 e 131.67 8.6
Pictet-Glo Megatrend Sel -P USD USD 1/1 e 172.44 7.4
Pictet-Greater China -P EUR EUR 2/2 289.94 -0.1
Pictet-Greater China -P USD USD 2/2 379.78 -0.8
Pictet-Indian Equities -P EUR EUR 2/2 226.65 -3.0
Pictet-Indian Equities -P USD USD 2/2 296.86 -3.7
Pictet-Japan Index -P JPY JPY 2/2 11513.08 31.9
Pictet-Japanese Eq Opp. -P EUR EUR 1/1 48.68 16.5
Pictet-Japanese Eq Opp. -P JPY JPY 2/2 6335.47 33.6
Pictet-Japanese Eq Sel -P EUR EUR 2/1 75.48 14.0
Pictet-Japanese Eq Sel -P JPY JPY 2/2 9822.83 30.6
Pictet-Pac ExJpn Idx -P USD USD 2/2 367.76 7.4
Pictet-Premium Brands -P EUR EUR 2/2 e 110.15 5.0
Pictet-Russian Equities -P USD USD 2/1 e 62.16 -5.4
Pictet-Security -P USD USD 2/2 e 141.59 6.7
Pictet-Small Cap Europe -P EUR EUR 2/2 e 660.88 5.3
Pictet-Timber -P USD USD 1/1 e 146.03 11.0
Pictet-US Eq Gr Sel -P USD USD 2/2 e 134.70 7.2
Pictet-US Equity Value Sel -P USD USD 2/2 e 160.48 10.0
Pictet-USA Index -P USD USD 4/4 e 132.36 10.4
Pictet-Water -P EUR EUR 2/2 e 181.73 8.7
Fonds d’allocation d’actifs
PCH-LPP 25 -P dy CHF CHF 4/4 e 1151.95 3.1
PCH-LPP 40 -P dy CHF CHF 4/4 e 1209.15 4.4
PCH-LPP 40 Tracker -P dy CHF CHF 4/4 e 1110.73 3.9
Pictet-Absl Rtn Glo Cons -P EUR EUR 1/1 e 105.49 0.1
Pictet-Absl Rtn Glo Div -P EUR EUR 2/2 e 119.57 -0.5
Pictet-Piclife -P CHF CHF 2/1 e 872.01 4.3
Autres fonds
Pictet (CH) Pre. Mtls - Phy. Gold P(CHF)CHF 2/1 144.76 -3.6
Pictet (CH) Pre. Mtls - Phy. Gold P(EUR)EUR 2/1 118.70 -4.5
Pictet (CH) Pre. Mtls - Phy. Gold P(USD)USD 2/1 155.47 -5.1
Piguet Galland & Cie SA
Tél. 058 310 44 36
pgfunds@piguetgalland.ch
www.piguetgalland.ch
Fonds en obligations
Piguet Global Fund - Int. Bond Cap CHF 1/1 171.17 1.7
Piguet Global Fund - Int. Bond Cap EUR 1/1 157.07 1.5
Piguet Global Fund - Int. Bond Cap USD 1/1 245.33 0.8
Piguet Global Fund - Int. Bond Dis CHF 1/1 120.65 1.7
Piguet Global Fund - Int. Bond Dis EUR 1/1 108.22 1.5
Piguet Global Fund - Int. Bond Dis USD 1/1 153.62 0.8
Fonds en actions
Piguet Asie-Pacifique ex-Japon USD 3/2 e 92.67 -1.4
Piguet Actions Amérique du Nord USD 3/2 e 124.87 6.8
Piguet Actions Japon JPY 3/2 e 8376.44 31.1
Piguet Actions Pan-Europe EUR 3/2 e 116.12 3.0
Piguet Actions Suisses CHF 3/2 e 188.36 13.7
Piguet Int. Fd SICAV-World Eq. CHF CHF 1/1 f 116.61 7.2
Piguet Int. Fd SICAV-World Eq. EUR EUR 1/1 f 90.69 6.9
Piguet Int. Fd SICAV-World Eq. USD USD 1/1 f 114.62 5.5
Fonds d’allocation d’actifs
Piguet Pondéré (CHF) CHF 3/2 a 199.94 3.0
Piguet Pondéré (EUR) EUR 3/2 a 129.55 2.9
Piguet Pondéré (USD) USD 3/2 a 1169.29 1.7
PKB Privatbank AG
Tél. +41 91 913 35 35
www.pkb.ch
fund@pkb.ch
Investissements alternatifs
PAS Emerging Markets EUR -A- EUR 2/1 bf 869.47 2.4
PAS Emerging Markets USD -A- USD 2/1 bf 1003.12 3.0
PAS European Markets EUR -A- EUR 2/1 bf 1017.96 1.9
PAS Low Vol CHF -A- CHF 2/1 bf 862.24 0.8
PAS Low Vol EUR -A- EUR 2/1 bf 901.13 0.4
PAS Low Vol USD -A- USD 2/1 bf 921.43 1.0
PostFinance, Die Post
Tél. 0848 888 300
www.postfinance.ch
Fonds en actions
PostFinance Fonds Global CHF 2/1 e 102.02 10.0
PostFinance Fonds Suisse CHF 2/1 e 128.92 12.9
Fonds d’allocation d’actifs
PostFinance Fonds 1 Bond CHF 2/1 e 97.25 -0.3
PostFinance Fonds 2 CHF 2/1 e 96.32 1.4
PostFinance Fonds 3 CHF 2/1 e 98.18 3.4
PostFinance Fonds 4 CHF 2/1 e 92.12 5.7
PostFinance Fonds 5 CHF 2/1 e 84.40 8.3
PostFinance Pension 25 CHF 2/1 e 106.61 1.9
PostFinance Pension 45 CHF 2/1 e 104.56 4.3
www.procimmo.ch
Procimmo Swiss Commercial Fund CHF 2/2 139.00 -1.6
Banques Raiffeisen
Tél. 0844 888 808
www.raiffeisen.ch
Fonds en instruments du marché monétaire
Raiffeisen Euro Money A EUR 2/1 e 510.64 0.1
Raiffeisen Euro Money B EUR 2/1 e 746.95 0.1
Raiffeisen Swiss Money A CHF 2/1 e 1024.16 -0.0
Raiffeisen Swiss Money B CHF 2/1 e 1304.43 -0.0
Fonds en obligations
Raiffeisen Conv Bond Global B CHF 2/1 e 95.86 5.5
Raiffeisen Euro Obli A EUR 2/1 e 79.48 0.8
Raiffeisen Euro Obli B EUR 2/1 e 165.77 0.8
Raiffeisen Futura Global Bond A CHF 4/1 e 90.00 1.2
Raiffeisen Futura Swiss Franc Bond A CHF 4/1 e 109.14 -0.1
Raiffeisen Swiss Obli A CHF 2/1 e 116.68 -0.0
Raiffeisen Swiss Obli B CHF 2/1 e 187.06 -0.0
Fonds en actions
Raiffeisen Clean Technology A CHF 2/1 e 132.84 8.0
Raiffeisen Clean Technology B CHF 2/1 e 132.84 8.0
Raiffeisen EuroAc A EUR 2/1 e 82.04 2.8
Raiffeisen EuroAc B EUR 2/1 e 109.84 2.8
Raiffeisen Futura Global Stock A CHF 4/1 e 66.83 9.3
Raiffeisen Futura Swiss Stock A CHF 4/1 e 164.56 13.1
Raiffeisen Future Resources A CHF 2/1 e 139.32 2.4
Raiffeisen Future Resources B CHF 2/1 e 139.32 2.4
Raiffeisen SwissAc A CHF 2/1 e 279.84 11.0
Raiffeisen SwissAc B CHF 2/1 e 309.83 11.0
Fonds d’allocation d’actifs
Raiffeisen Global Invest Balanced A CHF 2/1 e 113.48 3.9
Raiffeisen Global Invest Balanced B CHF 2/1 e 141.25 3.9
Raiffeisen Global Invest Equity A CHF 2/1 e 80.86 7.8
Raiffeisen Global Invest Equity B CHF 2/1 e 84.28 7.8
Raiffeisen Global Invest Growth A CHF 2/1 e 94.87 5.6
Raiffeisen Global Invest Growth B CHF 2/1 e 98.54 5.6
Raiffeisen Global Invest Yield A CHF 2/1 e 104.38 1.8
Raiffeisen Global Invest Yield B CHF 2/1 e 135.79 1.8
Raiffeisen Pens.Inv.Fut.Balanced A CHF 4/1 e 107.56 4.6
Raiffeisen Pens.Inv.Fut.Balanced I CHF 4/1 e 112.93 4.6
Raiffeisen Pension Invest Futura Yield ACHF 4/1 e 125.11 2.0
Raiffeisen Pension Invest Futura Yield ICHF 4/1 e 132.54 2.0
RaiffeisFd(CH)MultiAssetClFlexBal CHF 4/1 e 93.70 2.3
RaiffeisFd(CH)MultiAssetClFlexGrw CHF 4/1 e 87.44 3.7
Autres fonds
EURO STOXX 50 EUR Dis EUR 4/4 e 95.30 -0.9
Pension Growth I Acc CHF 4/4 e 104.07 4.8
Raiffeisen Index-SPI Dis CHF 4/1 e 115.29 12.8
RaiffeisETF SolidGold A USD USD 4/4 e 5025.88 -5.0
RaiffeisETF SolidGold H CHF (hdg) CHF 4/4 e 4637.39 -4.9
RaiffeisETF SolidGoldOunc A CHF CHF 4/4 e 1464.11 -2.6
RaiffeisETF SolidGoldOunc H CHF (hdg)CHF 4/4 e 1441.99 -5.1
RaiffeisFd(CH)MultiAssetClAbsRet CHF 4/1 e 99.69 2.2
RBA Holding
Tél. 031 660 44 44
Fax 031 660 44 55
www.rba.ch
Fonds d’allocation d’actifs
Adagio (Lux) - Festverzinslich - B CHF 2/1 e 133.00 0.8
Allegro (Lux) - Wachstum - B CHF 2/1 e 108.57 6.5
Vivace (Lux) - Ausgewogen - B CHF 2/1 e 118.00 4.2
Tél. +41 58 262 00 00, www.realstone.ch
RealStone Swiss Property CHF 2/1 e 131.00 1.9
responsAbility Social
Investments AG
Tél +41 44 250 99 30
www.responsAbility.com
Investissements alternatifs
rA Fair Trade B1 CHF 2/2 b 101.72 0.7
rA Fair Trade B2 EUR 2/2 b 101.92 0.7
rA Fair Trade I1 CHF 2/2 b 102.20 0.8
rA Global Microfinance B USD 4/1 b 141.19 0.5
rA Global Microfinance H CHF CHF 4/1 b 120.41 0.4
rA Global Microfinance H EUR EUR 4/1 b 131.86 0.4
Reyl & Cie S.A.
Tél. +41 22 816 8730
Fax +41 22 816 8001
www.reyl.com
Fonds en obligations
Reyl Diversified Income C CHF CHF 4/4 a 119.71 0.1
Reyl Diversified Income E EUR EUR 4/4 a 126.62 0.2
Reyl Quality Bond Fd C CHF CHF 4/4 e 130.68 0.2
Reyl Quality Bond Fd E EUR EUR 4/4 e 135.10 0.4
Fonds en actions
Reyl Elite France-Europe B EUR EUR 2/1 a 99.09 3.2
Reyl Emerging Mkts Eq B USD USD 3/1 e 157.79 3.8
Reyl Emerging Mkts Eq J CHF CHF 3/1 e 138.89 5.2
Reyl Emerging Mkts Eq L EUR EUR 3/1 e 157.09 4.5
Reyl European Eq B EUR EUR 2/1 e 250.65 5.6
Reyl European Eq C CHF CHF 2/1 e 227.54 5.5
Reyl Lg/Sh Emerg.Mkt Eq B USD USD 4/1 a 110.62 4.4
Reyl Lg/Sh Emerg.Mkt Eq C CHF CHF 4/1 a 109.37 4.2
Reyl Lg/Sh European Eq. B EUR EUR 4/1 a 108.11 3.6
Reyl Lg/Sh European Eq. C CHF CHF 4/1 a 107.92 3.4
Reyl North American Eq B USD USD 2/1 e 181.32 9.0
Reyl North American Eq E EUR EUR 2/1 e 170.58 8.8
Bank Sarasin & Cie AG
Tél. 061 277 77 77
www.sarasin.ch/fonds
Fonds en obligations
SaraBond CHF 4/3 e 255.61 0.6
Sarasin BondSar P CHF CHF 4/4 e 104.07 -0.5
Sarasin BondSar USD A USD 2/1 e 104.88 1.8
Sarasin Structured Return (EUR) B EUR 2/1 e 130.08 0.4
Sarasin Sust Bd - EUR Corporates A EUR 2/1 e 158.50 0.4
Sarasin Sust Bd - EUR Corporates F EUR 2/1 e 162.84 0.5
Sarasin Sust Bd - EUR Corporates M EUR 3/1 e 163.45 0.6
Sarasin Sustainable Bond CHF A CHF 2/1 e 157.54 0.0
Sarasin Sustainable Bond EUR A EUR 2/1 e 108.61 0.4
Fonds en actions
SaraSelect P CHF CHF 4/3 e 641.31 9.8
Sarasin EmergingSar-Global A USD 2/1 e 349.16 -2.0
Sarasin EmergingSar-New Frontiers A USD 2/1 e 132.01 3.6
Sarasin EquiSar - Global A EUR 2/1 e 153.57 9.0
Sarasin EquiSar - Global F EUR 2/1 e 156.31 9.1
Sarasin EquiSar-IIID (EUR) B EUR 2/1 e 148.26 5.4
Sarasin EquiSar-Int.Income A EUR 2/1 e 123.35 7.0
Sarasin EquiSar-Int.Income B EUR 2/1 e 126.15 7.0
Sarasin New Power Fund A EUR 2/1 e 44.84 3.8
Sarasin New Power Fund B EUR 2/1 e 44.77 3.7
Sarasin New Power Fund F EUR 2/1 e 46.55 3.9
Sarasin OekoSar Eq - Global A EUR 2/1 e 124.63 6.1
Sarasin OekoSar Eq - Global B EUR 2/1 e 124.78 6.1
Sarasin OekoSar Eq - Global F EUR 2/1 e 128.28 6.2
Sarasin Real Estate Eq-Global A EUR 2/1 e 140.01 11.6
Sarasin Real Estate Eq-Global B EUR 2/1 e 155.74 11.6
Sarasin Sust Eq-Global Em Markets B USD 2/1 e 98.48 -0.9
Sarasin Sust Eq-Global Em Markets MUSD 2/1 e 102.37 -0.4
Sarasin Sust Eq-Real Estate Gl B EUR 2/1 e 126.26 10.7
Sarasin Sust Eq-Switzerland CHF 4/3 e 672.36 13.6
Sarasin Sust Equity-USA B USD 2/1 e 119.27 14.5
Sarasin Sustainable Eq-Europe A EUR 2/1 e 68.72 2.2
Sarasin Sustainable Eq-Europe B EUR 2/1 e 70.61 2.2
Sarasin Sustainable Eq-Global A EUR 2/1 e 105.17 6.4
Sarasin Sustainable Water A EUR 2/1 e 120.58 8.8
Sarasin Sustainable Water B EUR 2/1 e 120.57 8.8
Sarasin Sustainable Water F EUR 2/1 e 123.65 9.0
Fonds d’allocation d’actifs
Sarasin Global Return (EUR) A EUR 2/1 e 129.26 2.4
Sarasin Global Return (EUR) F EUR 2/1 e 133.75 2.5
Sarasin GlobalSar-Balanced (CHF) A CHF 2/1 e 353.99 5.2
Sarasin GlobalSar-Balanced (EUR) A EUR 2/1 e 276.56 4.8
Sarasin GlobalSar-Growth (EUR) B EUR 2/1 e 121.72 6.2
Sarasin Quant Portfolio - Def P CHF CHF 4/3 e 106.27 1.0
Sarasin Sust Portfolio-Bal. (EUR) A EUR 2/1 e 170.79 3.3
Sarasin Sust.Portf. - Def. (CHF) CHF 4/3 e 96.95 3.1
Sarasin Sust.Portf. - Flexible P CHF CHF 4/3 e 101.97 4.6
Autres fonds
Sarasin Commodity-Diversified (EUR) EUR 4/3 e 65.48 -4.4
Sarasin Commodity-Diversified (USD) USD 4/3 e 90.57 -4.3
Sarasin Commodity-Diversified M CHF CHF 4/3 e 85.28 -3.7
Sarasin Commodity-Diversified P CHF CHF 4/3 e 83.17 -4.4
Sarasin Commodity-Dynamic I CHF CHF 4/3 e 96.34 -2.1
Sarasin Commodity-Dynamic P CHF CHF 4/3 e 95.34 -2.1
Sarasin Currency Opp (CHF) B CHF 2/1 e 93.22 -0.1
Sarasin Currency Opp (CHF) F CHF 2/1 e 95.01 -0.2
Sarasin Currency Opp (EUR) B EUR 2/1 e 110.33 1.4
Explication Indices
Conditions d'émission et de rachat de parts:
Le premier chiffre se réfère aux conditions
appliquées lors de l'émission de parts:
1. Pas de commission d'émission et/ou de taxes
en faveur du fonds (l'émission a lieu à la valeur
d’inventaire)
2. Commission d'émission en faveur de la direction
du fonds et/ou du distributeur (peut être différente
pour le même fonds en fonction de la filière de
distribution)
3. Frais de transaction en faveur du fonds
(participation à la couverture des frais lors
du placement de nouvelles res-sources entrées)
4. Combinaison de 2) et 3)
5. Conditions particulières lors de l'émission de parts
Le second chiffre en italique se réfère aux
conditions appliquées lors du rachat de parts:
1. Pas de commission de rachat et/ou de taxes
en faveur du fonds (le rachat a lieu à la valeur
d'inventaire)
2. Commission de rachat en faveur de la direction
du fonds et/ou du distributeur (peut être différente
pour le même fonds en fonction de la filière de
distribution)
3. Frais de transaction en faveur du fonds
(participation à la couverture des frais lors
de la vente de placements )
4. Combinaison de 2) et 3)
5. Conditions particulières lors du rachat de parts
Particularités:
a) évaluation hebdomadaire
b) évaluation mensuelle
c) évaluation trimestrielle
d) pas d'émission ni de rachat régulier de parts
e) valeur du jour précédent
f) évaluation antérieure
g) émission des parts suspendue temporairement
h) émission et rachat de parts suspendus
temporairement
i) prix indicatif
l) en liquidation
x) après distribution de revenu et/ou gain de cours
Les informations fournies sont sans garantie
NAV / Issue Price commissions non comprises
®
BILLETS DEVISES avec 100 francs
LA BANQUE achète vend achète vend on achète
Changes
MONNAIES CHF USD EUR GBP JPY CAD AUD
Taux d’intérêt
EUROMARCHÉ
MONNAIES 1 MOIS 2 MOIS 3 MOIS 6 MOIS 12 MOIS
Titre Cours Cours Vol. Extrêmes 12 mois Var. %
clôture préc. Haut Bas Déb. 13
Indices boursiers
Extrêmes 12 mois
Clôture Précédent Haut Bas
Matières premières
Pétrole et combustibles
Clôture Var. %
ABB LTD N 21.07 20.56 5270161 21.9 14.45 12.3
ACINO N 96.5 95.5 1943 124.3 90.45 -12.1
ACTELION N 51.7 50.7 405594 52.1 31.88 18.7
ADDEX PHARMA N 7.6 7.7 5349 12.5 6.8 -20.7
ADECCO N 51 49.49 837254 56.55 36.13 6.1
ADVAL TECH N 134.6 128 187 182 122.6 -15.6
ADVANCED DIGITAL N 15.7 15.15 12996 16.9 8.24 22.1
AEVIS Holding 26.85 26.85 630 31 19.2 -4.1
AFG ARBONIA N 26.9 26.55 51412 27.1 15.3 16.4
AIRESIS N 1.7 1.73 13176 1.95 1.52 1.7
ALLREAL N 134.9 134 15527 143.49 131.8 -4.3
ALPHA PET N 0.33 0.33 6618 0.48 0.13 94.1
ALPIQ HOLD. 115 114.9 16072 169.7 104.5 -12.2
APG SGA N 230.8 230 574 232.7 148.9 15.4
ARYZTA N 56 55.2 208753 56.95 41.7 19.5
ASCOM N 12.15 11.65 146560 12.25 6.51 37.1
BACHEM N -B- 40.2 40 3452 40.2 33 10.4
BALOISE N 90.05 88.05 335462 93 58.3 14.7
BARRY CALLEBAUT N 884 876 9600 942.7 815.5 0.4
BASELLAND KB BP 1087 1071 188 1330 1021 -2.0
BASILEA PHARMA N 59.15 56 108440 61.75 38.55 32.6
BASLER KB BP 92.5 92.8 2981 113.6 92.5 -6.8
BB BIOTECH N 104 101.7 21127 110 69.5 17.5
BELIMO N 2220 2222 349 2280 1559 25.9
BELL SA N 2280 2250 81 2299 1804 13.7
BELLEVUE GROUP N 10 10 26129 14.75 8.8 8.6
BERNER KB N 256.5 256.5 1505 258.75 247 0.9
BK COOP P 53.25 53.15 478 62.5 52 -1.7
BK LINTH N 437 438.5 55 447.5 393 2.3
BK SARASIN N 26.6 26.65 1517 28.35 24.5 -0.1
BNS N 1166 1160 24 1200 972 13.4
BOBST GROUP N 28.55 29.9 8698 31.3 23.6 9.3
BONDPARTNERS P 1012.5m 1015 — 1030 901 1.2
BQUE ROTHSCHILD P 20000 20000 10 25100 15500 9.2
BQUE CANT. GE P 240.5 241 220 242 194.5 16.1
BQUE CANT. JU P 64.5m 65 — 67 60 2.8
BQUE CANT. VD N 549.5 540 10547 549.5 457.25 13.3
BUCHER N 216.2 213.1 11087 229.5 142.7 20.1
BURCKHARDT N 359.25 348.5 2190 360 206.6 19.7
CALIDA N 26 26.25 5726 29.95 22.7 2.1
CHARLES VOEGELE P 15.5 15 28918 19.6 13.4 -6.0
CICOR TECH N 27.9 28.3 290 33 24 -3.7
CIE FIN TRADITION P 50.9 51 257 73.35 47 1.5
CLARIANT N 13.28 12.84 2599185 14.81 8.62 7.5
COMET N 253.5 251.75 101 260 187 17.9
CONZZETA P 1830 1817 91 2180 1600 9.9
CPH CHEMIE&PAPIER 1238 1245 46 1410 1184 -4.7
CS GROUP N 26.07 24.89 7858633 27.85 15.97 17.1
CYTOS BIOTECH N 4.2 4.1 2125 6.15 1.97 48.4
DAETWYLER P 107.5 105 17610 109.55 63 24.4
DUFRY N 118 116 175935 133.2 101.6 -1.3
EFG FIN PRODUCTS 52.75 52 6337 53.6 42.35 16.9
EFG INTL N 11.6 11.3 19864 13.25 4.77 30.3
EMMI N 282 275.5 2747 292.75 176.6 22.6
EMS-CHEMIE N 273.25 268.75 21127 290.25 161 26.8
ENERGIEDIENST N 34.55 34.9 22723 47.45 34.5 -12.5
EVOLVA N 0.79 0.79 2258309 1.12 0.29 119.4
FEINTOOL N 310 301 60 325 258.75 13.4
FISCHER N 388.25 379.5 29961 440.25 302.25 5.5
FLUGHAFEN ZUERICH N 426.75 420 14070 444.75 316 0.9
FORBO N 600 603 5546 664.5 522.5 2.5
GALENICA N 594 582.5 23353 626 479.25 11.9
GAM N 16.6 15.55 1262327 17.75 9.92 34.4
GATEGROUP N 18.65 18 60439 32.5 16.8 -22.2
GEBERIT N 222.1 218.9 103854 237 174.6 10.2
GIVAUDAN N 1130 1120 38631 1232 848.5 17.3
GOTTEX FUND MAN 2.53 2.52 7458 4.61 2.22 -8.6
GRAUBUEND KB BP 1144 1144 109 1203 1127 -0.7
GROUPE MINOTERIES 374.75 374.5 31 560 374.25 -18.5
HELVETIA N 379.5 372.25 14465 402.75 259 9.5
HOLCIM N 72.45 71.25 878994 78.25 49 8.2
HUBER+SUHNER N 46.85 45.8 5429 50 35.5 7.7
HYPOBK LENZBURG N 4062 4090 61 4495 4025 -4.1
IMPLENIA N 50 47.85 42064 55.5 28.3 25.3
INFRANOR P 17.7m 16 — 25.5 16 -6.8
INTERSHOP P 320 316.75 7737 339 310 -1.4
JULIUS BAER N 36.55 35.7 638123 38.34 29.34 13.0
KABA N 372 366 5689 412.25 320 -4.0
KUDELSKI P 11.6 11.65 62033 13.05 6.17 21.7
KUEHNE & NAGEL N 105.8 101.1 309614 122.2 93.1 -3.8
KUONI N 296.25 288.75 6235 341 230.4 8.1
LECLANCHE N 4.51 4.75 29374 15.7 2.4 19.3
LEM HOLDING N 602 601 2938 604 451 19.2
LIECHT LANDESBK P 37.5 37.45 6235 40.4 25.5 29.0
LINDT & SPRU N 42600 41575 174 43445 32510 23.4
LINDT & SPRU BP 3663 3577 2835 3792 2751 22.9
LOEB BP 165.2 170.9 385 194 164 -9.2
LOGITECH N 6.56 6.54 518614 10.81 6.03 -5.3
LONZA N 60.45 58.3 329742 63.15 32.81 22.4
LUZERNER KB N 361 360.5 2022 362.75 316.5 7.7
MCH GROUP N 59 59.75 2153 66 40.7 8.2
METALL ZUG N 2250 2232 160 2552 1868 15.9
MEYER BURGER N 7.94 7.36 814417 16.15 5.6 17.4
MICRONAS N 6.94 6.92 38127 10.25 6.62 -16.2
MIKRON N 5.78 5.9 915 6.28 4.98 14.9
MOBILEZONE P 9.7 9.6 578595 10.4 8.9 0.4
MOBIMO N 217 213 19539 228 206.5 -0.8
NATIONAL VERS N 44.25 43.7 35397 47.7 31.2 9.2
NESTLE N 67.7 67.05 8679569 70 53.8 13.5
NOBEL BIOCARE N 9.27 8.98 613871 11.68 7.09 19.4
NORINVEST N 1.805m 1.89 — 2.78 1.67 -7.4
NOVARTIS N 67.4 66.65 3490014 68.25 48.29 17.3
OC OERLIKON N 10.8 10.45 1739472 13.05 7.38 4.3
ORASCOM DEV N 9.2 9.2 12335 17.65 8.67 -27.2
ORELL FUSSLI N 92.5 89.95 1305 102 88 0.0
PANALPINA N 88.8 87.25 20117 106.3 75.74 -4.3
PARGESA P 64.35 63.4 110640 68.95 51.05 2.7
PARTNERS GROUP N 235.5 232 45007 239 157.2 11.5
PERFECT N 0.16 0.15 33948 0.2 0.12 33.3
PERROT DUVAL P 1337.5m 1275 — 1639 1250 -7.7
PHOENIX P 510 474.5 2307 573 430.25 18.3
PRECIOUS WOODS N 3.8 3.86 5345 8.49 1.76 31.0
PSP SWISS PROP N 87.55 86.25 119434 89.95 78.5 1.1
PUBLIGROUPE N 140.5 140.1 563 155.9 112 -2.2
REPOWER BP 148 144 318 268 139.8 -16.6
RICHEMONT P 72.15 71.15 1491550 81.45 48.13 1.0
RIETER N 154.3 150 17499 191.8 121.2 -3.1
ROCHE BJ 225.5 222.2 1056689 226.4 148.4 22.5
ROCHE P 226 223 21904 227.9 156.1 20.9
ROMANDE ENERGIE N 1022 1030 131 1235 1000 -4.0
SANTHERA PHARMA N 1.56 1.5 10489 6 1.5 -60.0
SCHINDLER N 132.6 129.3 58676 142 104.2 2.1
SCHINDLER BP 135.1 132.3 156321 146.9 102.6 2.3
SCHMOLZ+BICKENB N 2.92 2.89 557084 6.28 2.27 2.0
SCHWEITER P 577 570 1944 587 440.5 9.9
SGS N 2328 2259 10848 2450 1671 14.9
SIKA FIN P 2195 2172 8147 2403 1704 4.0
SONOVA N 111.4 108.2 249809 117.5 83.3 9.8
ST GALLER KB N 404.75 399 1752 414 320.75 7.6
STRAUMANN N 118.6 118 49251 160.7 97.9 5.8
SULZER N 157.3 153.1 111667 169.2 105.7 9.1
SWATCH GROUP P 530.5 519.5 139341 564.5 341.7 15.0
SWATCH GROUP N 92.1 90.6 99412 98.4 59.9 16.9
SWISS FIN&PROP N 80 79.1 5190 84.5 75 -1.2
SWISS LIFE N 140.9 136.2 196491 156.6 74.35 16.0
SWISS PRIME SITE N 77.2 75.9 145789 82.23 70.93 1.1
SWISS RE N 78.5 78.1 1702772 80.45 52 19.1
SWISSCOM N 423 415.1 222376 446.3 334.4 7.4
SWISSMETAL P 1.13 1.06 95298 2.1 0.17 -9.6
SWISSQUOTE N 30 29.7 16308 34.95 24.1 4.5
SYNGENTA N 389 387.3 253978 416 295.3 6.1
TAMEDIA N 105.8 105.7 779 116.7 95 3.0
TECAN N 87.45 85.95 41422 90.7 59.05 14.3
TEMENOS N 20.9 20.5 287407 22.7 9.96 30.6
TORNOS N 4.98 5.01 20291 9.65 4.95 -13.5
TRANSOCEAN N 47.84 47.62 466143 54.7 37.92 18.5
U-BLOX N 50.55 48.6 27047 51.85 35.55 29.1
UBS N 14.88 14.32 10006053 16.39 9.685 4.2
VALARTIS P 19.75 20.65 1442 22.3 12.25 -1.2
VALIANT N 85.65 84.9 74923 114 74.35 -1.4
VALORA N 191.6 192.9 8617 210.6 145 3.5
VAUDOISE ASS N 338.75 341 1011 351 255.25 14.8
VETROPACK P 1843 1831 493 1950 1581 9.3
VILLARS N 495 494.75 20 505 461 1.0
VON ROLL P 1.91 1.91 167047 2.85 1.7 -5.9
VONTOBEL N 30.95 30.3 20186 33.4 17.8 9.7
VPB VADUZ P 80.4 80.5 2475 88 60 23.6
VZ HOLDING N 131 131 3727 133 85 13.9
WALLISER KB P 854 860 231 900 837 -2.2
WALTER MEIER N 55 52.95 1780 59.25 38.7 -76.7
YPSOMED N 54.3 54.9 2543 60 47 -3.2
ZUEBLIN IMMO P 2.32 2.33 88670 3.55 2.31 -13.7
ZUGER KB P 5030 5050 24 5225 4650 4.6
ZURICH FS N 248.4 246 522968 270.5 192.5 2.0
ZWAHLEN & MAYR P 496.375m 520 — 560 455.5 -6.3
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LIBOR
MONNAIES 1 SEMAINE 1 MOIS 3 MOIS 6 MOIS 12 MOIS
Achat Vente Achat Vente
SUISSE
SMI 7771.37 7653.95 7946.86 6970.80
SPI 7228.60 7114.69 7356.26 6421.52
SLI 1161.14 1139.41 1194.75 1062.51
SMIM 1369.08 1335.97 1401.48 1260.46
GRANDE-BRETAGNE
FTSE 100 6387.37 6313.21 6533.99 5897.81
FRANCE
CAC 40 3743.71 3670.72 3871.58 3600.81
ALLEMAGNE
DAX 30 7810.63 7637.51 8074.47 7537.29
ESPAGNE
IBEX 35 8136.40 7872.50 8755.90 5905.30
ITALIE
FTSE MIB 15928.64 15436.07 17983.63 15061.59
RUSSIE
RTS 1453.98 1453.81 1638.08 1404.22
ÉTATS-UNIS
DOW JONES 14813.84 14673.46 14826.66 12035.10
S&P 500 1586.85 1568.61 1573.89 1266.74
NASDAQ 3294.69 3237.86 3270.30 2726.68
TOKYO
NIKKEI 225 13288.13 13192.35 13331.39 10398.61
CHINE
SHANGAI A 2330.00 2329.54 2558.83 2282.28
HONG KONG
HANG SENG 22034.56 21870.34 23944.74 21612.05
CORÉE DU SUD
KOSPI 1935.58 1920.74 2042.48 1758.99
INDE
BSE 30 2773.48 2740.14 3095.06 2309.34
BRÉSIL
BVSP 56596.27 55912.04 63472.55 53794.47
AUSTRALIE
ALL ORD 4973.68 4980.22 5174.40 4664.60
INDICES MSCI
WORLD 1433.01 1433.01 1445.80 1338.46
M.ÉMERGENTS 1015.93 1015.93 1083.43 1003.12
EUROPE 2692.91 2650.71 2738.37 2591.67
1 Euro 1.1920 1.2540 1.2032 1.2337 79.74
1 Dollar US 0.8940 0.9780 0.9212 0.9445 102.24
1 Dollar canadien 0.8820 0.9580 0.9076 0.9306 104.38
1 Dollar australien 0.9250 1.0250 0.9698 0.9973 97.56
1 Dollar hongkong 0.1155 0.1285 0.1185 0.1218 778.21
100 Yens 0.8910 0.9930 0.9237 0.9470 10070.49
1 Livre sterling 1.3700 1.4920 1.4108 1.4465 67.02
100 Couronnes suédoises 14.0400 15.2600 14.3889 14.7975 655.30
100 Couronnes norvég. 15.6400 17.0600 16.0042 16.4586 586.16
100 Couronnes danoises 15.6100 17.0900 16.1121 16.5697 585.13
Franc suisse - 1.0717 0.8204 0.6994 106.7800 1.0877 1.0165
Dollar US 0.9330 - 0.7655 0.6526 99.7700 1.0149 0.9486
Euro 1.2181 1.3058 - 0.8522 130.1500 1.3257 1.2391
Livre sterling 1.4292 1.5314 1.1729 - 152.6700 1.5552 1.4532
Yen 0.9359 1.0031 0.7681 0.6546 - 1.0185 0.9516
Dollar canadien 0.9187 0.9849 0.7538 0.6426 98.1300 - 0.9344
Dollar australien 0.9829 1.0535 0.8067 0.6877 105.0100 1.0698 -
Franc suisse -0.1800 -0.1700 -0.1400 -0.0500 0.0900
Euro 0.0200 0.0200 0.0500 0.2000 0.4500
Livre sterling 0.4200 0.4300 0.4400 0.5300 0.8300
Dollar US 0.2200 0.2800 0.5000 0.4700 0.7200
Yen 0.0100 0.0100 0.0200 0.0800 0.2800
Franc suisse 0.0030 0.0030 0.0200 0.0860 0.2540
Euro 0.0361 0.0600 0.1300 0.2235 0.4214
Livre sterling 0.4925 5.6550 0.5193 0.6712 1.0187
Dollar US 0.1727 0.1993 0.2771 0.4399 0.7210
Yen 0.1000 0.1214 0.1557 0.2507 0.4457
OR
Once/USD 1553.10 1569.10
Kg/CHF 46572.00 47072.00
ARGENT
Once/USD 27.50 28.00
Kg/CHF 824.80 839.80
PLATINE
Once/USD 1517.00 1542.00
Kg/CHF 45499.00 46249.00
PALLADIUM
Once/USD 714.50 726.50
Kg/CHF 21425.00 21795.00
BLÉ
Bushel/Cents 701.00 701.25
20 FRS
Vreneli 269.00 301.00
20 FRS
Napoléon 267.00 301.00
Baril Londres Brent 105.48 -0.70
Baril New York Nymex WTI 94.01 -0.03
Mazout* 103.00 0.00
Actions suisses
Titre Cours Cours Vol. Extrêmes 12 mois Var. %
clôture préc. Haut Bas Déb. 13
Titre Cours Cours Vol. Extrêmes 12 mois Var. %
clôture préc. Haut Bas Déb. 13
*Prix net du mazout par 100 litres à 15ºC de 3001
à 6000 litres, en frs
Source : Chambre Syndicale des Négociants en
Combustibles du Canton de Genève
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Ordre des informations de fonds: Nom du fonds, monnaie comptable du fonds, Conditions d’émission / rachat, Particularités, Valeur d’inventaire
(valeurs du mercredi, 10.04.2013, indication des fluctuations de cours voir particularités), Performance 2013 en %FONDS DE PLACEMENT
Fournis par: Swiss Fund Data AG en collaboration avec SIX Swiss Exchange AG et SIX Telekurs Ltd. PUBLICITÉ
Schroder Investment Management
(Switzerland) AG
www.schroders.ch
Tél. 0800 844 448
Fonds d’allocation d’actifs
Schroder Capital Fund CHF 2/1 e 1104.65 3.0
Schroder Capital Protected Fd 2014 CHF 1/1 e 112.33 -0.4
Schroder Capital Protected Fd 2019 CHF 1/1 e 123.45 -0.9
Schroder Maturity Protected Fund 2032CHF 1/1 e 136.87 -1.8
Schroder Strategy Fund (BVV/LPP) CHF 2/1 e 131.45 2.8
Solvalor Fund Management
Tél. +41 58 404 03 00
www.solvalor.ch
Solvalor 61 CHF 2/2 e 236.90 -6.7
Swiss & Global Asset Management SA
funds@swissglobal-am.com
www.jbfundnet.com
Tél. +41 58 426 65 00
Fonds en instruments du marché monétaire
JB II MM Dollar-USD B USD 2/1 e 107.74 0.0
JB II MM Euro-EUR B EUR 2/1 e 108.21 -0.1
JB II MM Sterling-GBP B GBP 2/1 e 112.49 0.0
JB II MM Swiss Franc-CHF B CHF 2/1 e 102.49 -0.0
JB MM Dollar-USD B USD 2/1 e 1815.59 0.0
JB MM Euro-EUR B EUR 2/1 e 2070.46 -0.1
JB MM Sterling-GBP B GBP 2/1 e 2296.41 0.0
JB MM Swiss Franc-CHF B CHF 2/1 e 1475.27 -0.0
Fonds en obligations
JB BF ABS CHF - B CHF 2/1 e 94.46 1.6
JB BF ABS EUR - B EUR 2/1 e 102.95 1.7
JB BF Absolute Ret Pl-CHF - B CHF 2/1 e 123.89 0.6
JB BF Absolute Ret Pl-EUR - B EUR 2/1 e 134.39 0.6
JB BF Absolute Ret Pl-GBP - B GBP 2/1 e 137.03 0.8
JB BF Absolute Ret Pl-USD - B USD 2/1 e 136.17 0.7
JB BF Absolute Return-CHF - B CHF 2/1 e 116.04 0.8
JB BF Absolute Return-EUR - B EUR 2/1 e 135.31 0.9
JB BF Absolute Return-GBP - B GBP 2/1 e 126.78 1.0
JB BF Absolute Return-USD - B USD 2/1 e 127.16 0.9
JB BF Cred Opportunities-EUR - B EUR 2/1 e 160.63 1.3
JB BF Dollar-USD - B USD 2/1 e 334.67 0.3
JB BF Em Mkt Corporate-USD - B USD 4/4 e 104.93 1.2
JB BF Em Mkt Invest Gr Bd - B USD 4/4 e 100.64 -
JB BF Emerging-EUR - B EUR 2/1 e 331.46 -0.3
JB BF Emerging-USD - B CHF 2/1 e 110.06 -0.1
JB BF Emerging-USD - B EUR 4/4 e 103.44 -0.2
JB BF Emerging-USD - B USD 2/1 e 418.44 -0.0
JB BF Euro -EUR - B EUR 2/1 e 376.74 1.1
JB BF Euro Government-EUR - B EUR 2/1 e 166.50 1.5
JB BF Global Convert Bd-CHF - B CHF 2/1 e 97.16 2.9
JB BF Global Convert Bd-EUR - B EUR 2/1 e 102.15 2.9
JB BF Global High Yield-EUR - B EUR 2/1 e 205.80 3.5
JB BF Local Emerging-EUR - B EUR 2/1 e 240.97 1.9
JB BF Local Emerging-USD - B USD 2/1 e 338.07 2.0
JB BF Swiss Franc-CHF - B CHF 2/1 e 189.48 0.1
JB BF Total Return-EUR - B EUR 2/1 e 98.37 0.4
JB II BF Dollar-USD - B USD 2/1 e 128.66 0.2
JB II BF Euro-EUR - B EUR 2/1 e 110.31 1.0
JB II BF Swiss Franc-CHF - B CHF 2/1 e 102.54 0.1
JB Strat Gl FI-CHF - B CHF 2/1 e 108.59 -0.4
JB Strat Gl FI-EUR - B EUR 2/1 e 137.59 -0.0
Fonds en actions
JB EF Africa Opportunities - B EUR 2/1 e 85.76 -9.4
JB EF Asia-USD - B USD 2/1 161.53 -5.3
JB EF Biotech-USD - B USD 2/1 e 167.05 14.5
JB EF Black Sea-CHF - B CHF 2/1 e 24.84 3.3
JB EF Black Sea-EUR - B EUR 2/1 e 33.39 2.3
JB EF Black Sea-USD - B USD 2/1 e 32.16 1.0
JB EF Central Europe-EUR - B EUR 2/1 e 224.47 1.3
JB EF Euroland Value-EUR - B EUR 2/1 e 132.13 -7.2
JB EF Europe S&Mid Cap-EUR - B EUR 2/1 e 153.00 8.1
JB EF Europe Selection - B EUR 2/1 e 76.80 -1.6
JB EF Europe-EUR - B EUR 2/1 e 287.12 2.0
JB EF German Value-EUR - B EUR 2/1 e 245.07 3.0
JB EF Gl Emerging Mkts-EUR - B EUR 2/1 e 80.16 -2.9
JB EF Gl Eq Income - EUR - B EUR 2/1 e 82.43 7.6
JB EF Infrastructure-CHF - B CHF 2/1 e 71.38 8.4
JB EF Infrastructure-EUR - B EUR 2/1 e 97.96 7.3
JB EF Infrastructure-USD - B USD 2/1 e 93.58 6.2
JB EF Japan-EUR - B EUR 2/1 91.28 12.5
JB EF Japan-JPY - B JPY 2/1 12359.00 29.0
JB EF Luxury Brands-CHF - B CHF 2/1 e 141.46 8.2
JB EF Luxury Brands-EUR - B EUR 2/1 e 186.35 7.0
JB EF Luxury Brands-USD - B USD 2/1 e 164.33 6.0
JB EF Natural Resources-CHF - B CHF 2/1 e 61.41 -0.7
JB EF Natural Resources-EUR - B EUR 2/1 e 83.68 -1.7
JB EF Natural Resources-USD - B USD 2/1 e 77.21 -2.6
JB EF Northern Africa-CHF - B CHF 2/1 e 57.79 -3.1
JB EF Northern Africa-EUR - B EUR 2/1 e 78.81 -4.1
JB EF Northern Africa-USD - B USD 2/1 e 72.36 -5.0
JB EF Special Val. EUR - B EUR 2/1 e 118.06 8.4
JB EF Swiss S&Mid Cap-CHF - B CHF 2/1 e 422.94 8.6
JB EF Swiss-CHF - B CHF 2/1 e 419.32 10.6
JB EF US Leading-USD - B USD 2/1 e 453.05 7.5
JB EF US Value-USD - B USD 2/1 e 143.95 8.5
JB Equity Fund NEWO -EUR - B EUR 4/4 e 95.64 -0.5
JB Equity Fund NEWO -USD - B USD 4/4 e 100.27 -1.0
JB Strat EF Gl Excell-CHF - B CHF 4/1 e 117.60 9.4
JB Strat EF Gl Excell-EUR - B EUR 2/1 e 125.93 7.6
Fonds d’allocation d’actifs
JB (CH) Defender Asset Alloc. - A CHF 2/1 e 86.21 0.3
JB Strategy Balanced-CHF - B CHF 2/1 e 138.23 3.3
JB Strategy Balanced-EUR - B EUR 2/1 e 137.64 2.7
JB Strategy Balanced-USD - B USD 2/1 e 120.19 2.8
JB Strategy Growth-CHF - B CHF 2/1 e 84.61 4.2
JB Strategy Growth-EUR - B EUR 2/1 e 100.25 4.1
JB Strategy Income-CHF - B CHF 2/1 e 115.70 1.9
JB Strategy Income-EUR - B EUR 2/1 e 147.66 1.4
JB Strategy Income-USD - B USD 2/1 e 139.97 1.5
Autres fonds
JB Commodity-CHF - B CHF 2/1 e 76.57 -3.5
JB Commodity-EUR - B EUR 2/1 e 81.63 -3.5
JB Commodity-USD - B USD 2/1 e 93.02 -3.4
JB Defender Asset Alloc EUR - B EUR 3/2 e 103.89 -0.1
Swiss & Global Asset Management SA
funds@swissglobal-am.com, www.jbfundnet.com
Tél. +41 58 426 65 00
Private Label Funds
Fonds en actions
Gold Equity Fund CHF - B CHF 2/1 e 173.17 -21.0
Gold Equity Fund EUR - B EUR 2/1 e 137.97 -21.9
Gold Equity Fund USD - B USD 2/1 e 191.35 -22.6
URAM Energy Stock Fund (EUR) - B EUR 2/1 e 72.35 2.9
URAM Energy Stock Fund (EUR) - C EUR 2/1 e 73.41 3.0
URAM Energy Stock Fund (USD) - C USD 2/1 e 84.36 3.2
URAM Gold Alloc (CHF) - B CHF 4/4 e 65.31 -18.3
URAM Gold Alloc (EUR) - B EUR 4/4 e 66.51 -18.1
URAM Gold Alloc (EUR) - C EUR 4/4 e 66.87 -18.1
URAM Gold Alloc (USD) - B USD 4/4 e 68.06 -18.2
URAM Gold Alloc (USD) - C USD 4/4 e 68.57 -18.1
URAM MINING SF (EUR) - B EUR 2/1 e 78.26 -15.0
URAM MINING SF (EUR) - C EUR 2/1 e 79.28 -15.0
URAM MINING SF (USD) - B USD 2/1 e 90.42 -14.7
URAM MINING SF (USD) - C USD 2/1 e 92.60 -14.7
Fonds d’allocation d’actifs
Allround QUADInvest Fund - B EUR 2/1 e 135.86 4.3
Allround QUADInvest Fund - C EUR 4/4 e 100.23 -
Allround QUADInvest Fund - D EUR 4/4 e 138.41 4.4
Allround QUADInvest Growth - C USD 4/4 e 113.24 7.8
Allround QUADInvest Growth - D USD 4/4 e 113.14 7.8
Allround QUADInvest Growth - Da USD 4/4 e 111.35 7.8
Swisscanto Asset Management AG
Tél. +41 58 344 44 00
www.swisscanto.ch
Fonds en instruments du marché monétaire
SWC (LU) MM Fund CHF B CHF 2/1 e 148.55 -0.1
SWC (LU) MM Fund EUR B EUR 2/1 e 105.53 -0.0
Fonds en obligations
SWC (CH) BF CHF CHF 2/1 e 95.94 0.2
SWC (CH) BF Corp H CHF A CHF 2/1 e 108.74 0.7
SWC (CH) BF International A CHF 2/1 e 79.42 -0.5
SWC (LU) Bd Inv Coco B CHF 2/1 e 116.90 1.1
SWC (LU) Bond Inv CHF B CHF 2/1 e 129.86 -0.3
SWC (LU) Bond Inv EUR B EUR 2/1 e 91.45 0.6
SWC (LU) Bond Inv International B CHF 2/1 e 106.72 -1.8
SWC (LU) Bond Inv MT CHF B CHF 2/1 e 117.69 -0.3
SWC (LU) SICAV II Bond Abs. Ret. B CHF 2/1 e 116.86 0.7
SWC (LU) SICAV II Bond Inv EUR B EUR 2/1 e 128.46 0.6
SWC (LU) SICAV II Bond Inv MT EUR BEUR 2/1 e 121.92 -0.1
SWC Swiss Red Cross Charity Fund CHF 2/1 e 103.80 0.2
SWC(CH)Bond Market Tracker CHF A CHF 4/4 e 107.60 -0.2
Fonds en actions
SWC (CH) EF Green Invest A CHF 2/1 e 87.73 11.3
SWC (CH) EF SMC Switzerl A CHF 2/1 e 388.81 7.5
SWC (CH) EF Switzerland CHF 2/1 e 313.32 13.1
SWC (CH) SPI Index A CHF 4/4 e 102.77 12.9
SWC (LU) EF Climate Invest B EUR 2/1 e 59.76 8.0
SWC (LU) EF Selec.International B CHF 2/1 e 112.14 12.2
SWC (LU) EF Selec.North America B USD 2/1 e 144.20 11.0
SWC (LU) EF Top Dividend Europe B EUR 2/1 e 106.04 3.8
SWC (LU) EF Water Invest B EUR 2/1 e 115.69 10.3
SWC (LU) Eq Fd Green I Em Ma B USD 2/1 e 123.22 2.5
Fonds d’allocation d’actifs
SWC (LU) PF Balanced B CHF 2/1 e 186.01 3.1
SWC (LU) PF Dynamic 0-50 B CHF 2/1 e 108.00 4.7
SWC (LU) PF Equity B CHF 2/1 e 244.93 6.8
SWC (LU) PF Green I Bal B CHF 2/1 e 162.24 6.0
SWC (LU) PF Green I Yield B CHF 2/1 e 103.50 3.2
SWC (LU) PF Growth B CHF 2/1 e 229.10 4.8
SWC (LU) PF Income B CHF 2/1 e 137.42 0.0
SWC (LU) PF Yield B CHF 2/1 e 162.43 1.8
SWC BVG 3 Oeko 45 CHF 2/1 e 129.60 5.2
SWC BVG 3 PF 10 CHF 2/1 e 170.75 1.6
SWC BVG 3 PF 25 CHF 2/1 e 159.15 3.6
SWC BVG 3 PF 45 CHF 2/1 e 179.95 5.6
Fonds immobiliers
SWC (CH) RE Ifca CHF 5/5 e 122.00 -0.4
Investissements alternatifs
SWC (CH) Alternat Fd Div CHF B CHF 3/1 bf 1063.25 2.1
Autres fonds
SWC (CH) BF Convert Int A CHF 2/1 e 94.26 3.7
SWC (CH) Commodity Selection Fund ACHF 2/1 e 79.93 -2.6
Union Bancaire Privée, UBP SA
Tél. 00800 827 38 637
www.ubpbank.com
ubpfunds@ubp.ch
Fonds en obligations
UBAM-Corp Euro Bd A Cap EUR 1/1 f 170.38 0.5
UBAM-Corporate Bond (USD) A Cap USD 1/1 f 173.88 0.8
UBAM-Dyn EUR Bd A Cap EUR 1/1 f 252.19 0.3
UBAM-Dyn USD Bd A Cap USD 1/1 f 208.54 0.4
UBAM-Em Mkt Corp bd A CAP USD 4/1 f 124.86 1.6
UBAM-Emerg Mkt Bd A Cap USD 1/1 f 165.90 -0.3
UBAM-EURO 10-40 Convert Bd A Cap EUR 4/4 f 110.38 -0.0
UBAM-European Convertible Bd A CapEUR 4/4 f 103.48 -1.2
UBAM-Gl Hi Yi Sol USD A USD 4/1 f 122.64 5.1
UBAM-Local Ccy Em Mk Bd A Cap USD 1/1 f 135.52 1.4
UBAM-Yld Curve EUR Bd A Cap EUR 1/1 f 868.08 1.6
UBAM-Yld Curve USD Bd A Cap USD 1/1 f 2489.19 0.2
Fonds en actions
UBAM (CH) Swiss Excellence Equity A CHF 1/1 e 121.35 10.4
UBAM-Calamos US Eq Growth A Cap USD 1/1 f 281.85 3.9
UBAM-Dr.Ehrhardt German Eq A Cap EUR 1/1 f 1254.19 2.3
UBAM-Equity Bric+ AP Cap USD 1/1 f 79.46 -2.1
UBAM-Europe Equity A Cap EUR 1/1 f 291.06 3.4
UBAM-IFDC Japan Equity A Cap JPY 1/1 f 927.00 28.8
UBAM-IFDC Japan Opp.Eq AP Cap JPY 1/1 f 9088.00 21.3
UBAM-Neuberg.Bn US Eq Val A Cap USD 1/1 f 802.91 8.1
UBAM-Swiss Equity A Cap CHF 1/1 f 198.95 10.4
UBAM-Turkish Equity A Cap USD 4/4 f 139.54 9.4
UBAM-VP Value China Equity AP Cap USD 1/1 f 69.93 -1.4
Autres fonds
UBAM (CH) GOLD + (CHF) A CHF 1/1 e 103.35 -6.6
UBAM (CH) GOLD + (EUR) A EUR 1/1 e 105.60 -6.5
UBAM (CH) GOLD + (USD) A USD 1/1 e 107.36 -6.4
UBAM-Convertibles Europe C Cap EUR 1/1 e 1442.93 -0.8
Valiant Bank
Tél. 031 320 91 11
Fax 031 320 91 12
www.valiant.ch
Fonds d’allocation d’actifs
Adagio (Lux) - Festverzinslich - B CHF 2/1 e 133.00 0.8
Allegro (Lux) - Wachstum - B CHF 2/1 e 108.57 6.5
Vivace (Lux) - Ausgewogen - B CHF 2/1 e 118.00 4.2
Vontobel Fonds Services AG
Tél. 058 283 53 50
www.vontobel.com
Fonds en instruments du marché monétaire
Euro Money B EUR 2/1 e 131.88 0.2
Swiss Money B CHF 2/1 e 114.95 0.2
Target Return (EUR) B EUR 2/1 e 98.34 0.6
US Dollar Money B USD 2/1 e 127.43 0.2
Fonds en obligations
Absolute Return Bond (CHF) B CHF 2/1 e 106.42 0.5
Absolute Return Bond (EUR) B EUR 2/1 e 153.61 0.4
Bond Maturity 5/2015 A-Klasse CHF CHF 4/1 e 105.22 0.6
Bond Maturity 5/2015 A-Klasse EUR EUR 4/1 e 105.53 0.6
Eastern European Bond B EUR 2/1 e 147.26 0.8
Emerging Markets Bond B CHF 2/1 e 109.96 4.2
Emerging Markets Bond B EUR 2/1 e 108.74 3.1
Emerging Markets Bond B USD 2/1 e 113.84 2.1
EUR Corporate Bond Mid Yield B EUR 2/1 e 145.40 1.0
Euro Bond B EUR 2/1 e 338.47 0.7
High Yield Bond B EUR 2/1 e 113.74 2.3
Swiss Franc Bond B CHF 2/1 e 231.79 0.2
US Dollar Bond B USD 2/1 e 290.43 0.4
Fonds en actions
China Stars Equity B USD 2/1 126.16 -5.6
Clean Technology B EUR 2/1 e 171.93 6.9
Emerging Markets Equity B USD 2/1 e 711.42 0.3
Eur. Mid & Small Cap Equity B EUR 2/1 e 129.39 4.2
European Value Equity B EUR 2/1 e 220.76 7.2
Far East Equity B USD 2/1 397.34 1.6
Future Resources B EUR 2/1 e 182.01 1.4
Global Value Equity (ex US) B USD 2/1 e 227.93 4.1
Global Value Equity B USD 2/1 e 176.55 5.8
Japanese Equity B JPY 2/1 5335.00 30.3
New Power B EUR 2/1 e 98.70 8.0
Sustain.Asia(Ex-Japan)Equity B USD 2/1 197.61 -1.0
Sustain.Emerging Mkts Equity B USD 2/1 e 94.55 -2.1
Sustain.Global Leaders B USD 2/1 e 103.10 3.4
Sustainable Swiss Equity A CHF 4/1 e 150.91 12.1
Swiss Mid and Small Cap Equity B CHF 2/1 e 110.83 8.5
US Value Equity B USD 2/1 e 672.18 8.8
Vontobel Swiss Dividend A CHF 4/1 e 424.90 11.3
Vontobel Swiss Small Companies A CHF 4/1 e 555.18 8.0
Fonds d’allocation d’actifs
Def. Balanced Portfolio (CHF) B CHF 2/1 e 96.88 -0.9
Def. Balanced Portfolio (EUR) B EUR 2/1 e 86.00 -1.0
Autres fonds
Belvista Commodity B USD 2/1 e 89.57 -4.8
Belvista Dynamic Commodity B USD 2/1 e 94.39 -4.9
Diversified Alpha UCITS B EUR 2/1 a 92.92 1.5
Global Convertible Bond B EUR 2/1 e 123.64 5.5
Vontobel Fonds Services AG - Helvetia
Tél. 0848 80 10 20
Fax 0848 80 10 21
www.vontobel.com
Fonds d’allocation d’actifs
Helvetia - Dynamic Pf A CHF 4/1 e 100.34 6.5
Helvetia - Dynamic Pf I CHF 4/1 e 100.34 6.5
Helvetia - Mix 30 Pf A CHF 4/1 e 102.51 1.3
Helvetia - Mix 30 Pf I CHF 4/1 e 102.75 1.3
Helvetia - Mix 50 Pf A CHF 4/1 e 144.84 3.5
Helvetia - Mix 50 Pf I CHF 4/1 e 148.08 3.5
Autres fonds
Helvetia - Income Pf A CHF 4/1 e 140.80 0.6
Helvetia - Income Pf I CHF 4/1 e 147.35 0.6
WMPartners
Vermögensverwaltungs AG
Tél. +41 44 219 66 00
www.wmpartners.ch
Fonds en actions
WMP EM Established Leaders Fd B CHF 1/1 e 124.81 3.2
WMP Global Equity Fund - B CHF 1/1 e 96.83 11.0
Zurich Invest AG
Tél. 044 628 49 99
Fax 044 629 18 66
www.zurich.ch
Fonds en instruments du marché monétaire
Target Inv. Fd Geldmarkt (CHF) - B CHF 1/1 e 9.88 -0.1
Fonds en obligations
Target Inv. Fd Obligationen (CHF) - B CHF 2/1 e 10.34 0.0
Fonds en actions
Target Inv. Fd 100 (CHF) B CHF 2/1 e 15.02 10.1
Target Inv. Fd Sustainable (CHF) - B CHF 2/1 e 8.50 7.7
Fonds d’allocation d’actifs
Target Inv. Fd 25 (CHF) - B CHF 2/1 e 11.53 2.6
Target Inv. Fd 35 (CHF) - B CHF 2/1 e 11.76 3.7
Target Inv. Fd 45 (CHF) - B CHF 2/1 e 12.21 4.7
Zürcher Kantonalbank
Tél. 0800 840 844
www.zkb.ch/fonds
Fonds en actions
ZKB Fd Aktien LC Nachhaltigkeit A CHF 5/5 e 657.79 8.8
ZKB Fonds Aktien Gold A CHF 5/5 e 424.74 -19.7
ZKB Fonds Aktien Infrastruktur CHF 5/5 e 852.47 1.8
ZKB Fonds Aktien Konsum. Trends CHF 5/5 e 1094.83 12.0
ZKB Fonds Aktien Ressourcen CHF 5/5 e 984.35 -1.8
19
Finance
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
SOURCE: BLOOMBERG
10 avril10 janvier
1,2186 0,9333
0,80
1,00
0,90
1,10
1,30
1,20
Taux de change
En francs Euro Dollar
1,5
1
0,5
2
2,5
0
10 avril10 janvier
0,682%
Suisse (Conf.)
1,304%
Europe (Bund)
1,788%
Etats-Unis
Obligations, taux à 10 ans
900
1000
1100
1200
800
10 avril10 janvier
Performance sur 3 mois
Clôture:1121,04
+26,10%
Topix (Tokyo)
1600
1560
1520
1480
1440
Performance sur 3 mois
18h00: 1585,66
+8,30%
10 avril10 janvier
S&P 500
280
300
295
290
285
10 avril10 janvier
Performance sur 3 mois
Clôture:293,19
+2,00%
Stoxx Europe 600
7800
7000
7400
7200
7600
10 avril10 janvier
Performance sur 3 mois +8,79%
Clôture:7771,37SMI
Fonds de placement, opinions d’analystes, OPA du mois... Plus d’infos sur www.letemps.ch
La bourse
suisse
Forte reprise
Le marché suisse des actions a entamé la séance de
mercredi en hausse de 0,2% à 7671 points, soutenu
par des indications préalables positives. Wall Street a
atteint un nouveau plus haut historique mardi soir.
En Asie, Tokyo a continué de profiter des annonces
de la banque centrale du Japon et de la faiblesse du
yen. Le SMI a clôturé en forte hausse de 1,5% à
7771 points et le SPI de 1,6% à 7228 points. Les deux
grandes banques ont eu le vent en poupe. Credit
Suisse a progressé de 4,7% à 26,07 francs et UBS de
3,9% à 14,88 francs. Selon les observateurs, la banque
d’affaires pourrait avoir enregistré de meilleurs
résultats que prévu au premier trimestre. Les assu-
reurs Swiss Life (+3,45% à 140,90 francs) et Bâloise
(+2,3% à 90,05 francs) ont également été très recher-
chés. Les cycliques ont aussi affiché de belles perfor-
mances, à l’image de Kühne + Nagel (+4,65% à
105,80 francs), Clariant (+3,4% à 13,28 francs) ou
encore Adecco (+3,05% à 51 francs). Pour sa part,
Sonova (+3% à 111,40 francs) a profité de deux
relèvements d’objectif de cours, par Vontobel et
Kepler. Aux pharmaceutiques, Roche, qui publiera
ses résultats trimestriels jeudi, a engrangé 1,5% à
225,50 francs. La plupart des analystes tablent sur
des chiffres solides, certains estimant même que les
prévisions pourraient être dépassées. Novartis
(+1,1% à 67,40 francs) publiera ses résultats dans
deux semaines. Les spécialistes de Jefferies ont relevé
les objectifs de cours des deux titres et ont confirmé
leur recommandation d’achat. Nestlé a finalement
gagné 1% à 67,70 francs après un début de séance
poussif. Le cours de l’action du géant de l’alimentaire
a perdu du terrain ces derniers jours, après avoir
atteint des sommets début avril. Les opérateurs sont
restés prudents dans leurs prévisions sur les ventes
trimestrielles du groupe, qui seront publiées la
semaine prochaine. Enfin, au SPI, Basilea a bondi de
5,6% à 59,15 francs. Lors de l’assemble générale, les
actionnaires ont suivi une proposition de l’action-
naire majoritaire HBM Healthcare Investments et
donné leur feu vert à la distribution d’un dividende
de 5 francs par action. BCGE, Salle des marchés
25,20
25,60
26
24,80
SOURCE: BLOOMBERG
9h00 17h30
En francs
Credit Suisse
Le titre vedette
+4,74%
New York Avec le soutien de la Fed
Wall Street montait mercredi matin, sûre du main-
tien du concours financier énorme de la banque
centrale américaine (Fed) à l’économie malgré des
minutes faisant état d’un désaccord des membres de
l’institution à ce sujet: le Dow Jones prenait 0,53% et
le Nasdaq 1,02%. Surpris par la publication avec cinq
heures d’avance des minutes de la dernière réunion
de la Fed, des 19 et 20 mars, le marché américain des
actions a maintenu la tendance haussière qui le
portait en cours d’échanges électroniques, accélé-
rant même sa hausse après l’ouverture. AFP
Europe Journée de fortes hausses
Heureusement que le contrôle antidopage n’existe
pas dans les marchés, sans quoi l’ensemble des pla-
ces financières mondiales auraient déjà quelques
années de suspension à purger. La preuve en est que
tous les délaissés de ces derniers mois revenaient en
force ces jours, les pays du sud de l’Europe – Grèce
(+3,03%), Portugal (+4,35%), Espagne (+3,35%),
Italie (+3,19%) –, mais encore les valeurs bancaires
trouvaient ce mercredi un second souffle ainsi Cré-
dit Agricole (+6,16%), Société Générale (+6,12%) et
on ne parle pas de Banco Popolare qui culminait à
près de 10% de hausse.
L’Euro Stoxx 50 terminait en hausse de 2,56% à
2661,62 points.
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PUBLICITÉ
Nouvelleauditionenvue
> Un témoin privilégié
genevois devrait être
entendu à Paris
La justice française n’attend pas
que les procureurs genevois lui
communiquentlefruitdeleursin-
vestigations dans les banques de
laplacepourfairetoutelalumière
sur la relation bancaire entre Jé-
rôme Cahuzac et la banque Reyl.
Le juge Renaud Van Ruymbeke
s’intéresse de nouveau aux acteurs
périphériques de cette affaire, a
appris Le Temps. Un «témoin privi-
légié»genevoisaainsiétécontacté
«dans les dernières 48 heures» par
le juge. Il devrait être entendu
dans le courant de la semaine pro-
chaine, dans la capitale française.
Selon nos informations, la curio-
sité des enquêteurs porte surtout
sur le seul «volet Cahuzac» de l’af-
faire. Mais des questions plus lar-
ges seront certainement posées à
ce témoin, dans l’objectif d’établir
si d’autres personnalités politi-
quementexposéesontpuavoirre-
cours à l’établissement genevois
pour soustraire de l’argent au fisc.
Toujours selon nos informa-
tions, ce témoin pourrait être le
banquier établi à Genève et déjà
entendu à Annecy, le 13 février
dernier, par deux enquêteurs de la
police judiciaire, spécialement ve-
nus de Paris. Il les aurait alors ren-
seignés sur les réseaux politiques
de la banque Reyl à Paris, sur le
rôle d’«apporteur d’affaires» joué
par Hervé Dreyfus, demi-frère de
Dominique Reyl, et sur les techni-
ques permettant d’opacifier
l’identité du véritable ayant droit
d’un compte.
Contactés, le juge Van Ruym-
beke et le parquet de Paris n’ont
pas souhaité faire de commen-
taire sur l’affaire. Selon nos infor-
mations, la justice française n’a
pas adressé à ce jour de nouvelle
demande d’entraide à Genève.
Alexis Favre
LabanqueReylsedéfend
> L’établissement affirme
n’avoir jamais eu
connaissance d’un
montant de 15 millions
«Nous avons lu et entendu de
telles énormités que j’ai demandé
lundiàêtrereçuparlepremierpro-
cureurdeGenève»,aexpliquéFran-
çois Reyl dans une interview qui
paraît aujourd’hui dans L’Agefi. La
banque Reyl, qu’il dirige, est sous
lesfeuxdel’actualitédepuislarévé-
lation que l’ex-ministre du Budget
français Jérôme Cahuzac y détenait
un compte. Le transfert de l’argent
à Singapour n’est pas évoqué dans
l’interview.
Faisant référence aux rumeurs
indiquant que, en plus d’un
compte de 600000 euros, le politi-
cien aurait également déposé
15 millions à la même banque et
cherché à les transférer, François
Reylaaffirméqu’à«aucunmoment
nous n’avons eu connaissance de
ces 15 millions». Avant d’ajouter:
«Nous ne savons rien de leur exis-
tence et, s’ils existent, ils n’ont en
aucune façon été présentés à la
banque Reyl.» La banque avait jus-
que-là refusé de s’exprimer sur l’af-
faire,invoquantlesecretbancaire.
Outrelemontantde15millions,
il revient sur les «comptes maîtres»
et «omnibus» qui auraient servi à
dissimuler l’identité des clients.
«Ces notions ne correspondent à
rien et leur mention démontre une
méconnaissance de l’environne-
ment réglementaire bancaire, a ex-
pliqué François Reyl. Reyl & Cie
gère les comptes de certains de ses
clients directement dans ses livres
et, en conformité avec la réglemen-
tation suisse, les identifie claire-
ment dans ses documents d’ouver-
ture de compte.» Il a également
ajouté que la «forte croissance [de
la banque] n’est en rien liée au dé-
veloppement d’une clientèle fran-
çaiseoffshore». LT
LavisitedudirecteurdeReyl
auprocureurdiviselesjuristes
> Affaire Cahuzac
Pour certains experts,
prendre les devants
est une preuve
de transparence
Mathilde Farine
Mardi, le directeur de la banque
Reyl a rencontré le procureur gene-
vois, Yves Bertossa. Selon un com-
muniqué diffusé par la banque le
soir même, François Reyl s’y est
rendu à sa propre initiative pour
«démentir les contre-vérités qui
ont été énoncées ces derniers
jours», en lien avec l’affaire Cahu-
zac. Contactés mercredi, ni le pro-
cureur, ni la banque n’ont accepté
d’endiredavantagesurlateneurde
cet entretien, dont le procès-verbal
pouvait, selon l’accord du respon-
sable de la banque, «être immédia-
tement transmis aux juges d’ins-
truction français».
Les juristes interrogés recon-
naissent que ce genre de démarche
spontanée est plutôt rare et sont
divisés sur son caractère judicieux.
Le Ministère public genevois avait
déjà expliqué dans un communi-
qué début avril qu’«aucune procé-
dure pénale n’a été ouverte à Ge-
nève, aucune infraction punissable
n’ayant été commise en Suisse».
Pour certains avocats, il vaut
mieux attendre que le procureur
contacte la banque plutôt que de
s’y précipiter pour se décharger
d’un poids ou donner l’impression
d’avoir quelque chose à se repro-
cher. Pour d’autres, l’initiative est
plutôt intelligente car elle montre
que l’établissement est prêt à pren-
dre les devants face à des rumeurs
jugées fausses et avant d’être con-
voqué. «C’est dans l’air du temps.
Alors que les banques ont long-
temps été réticentes, on verra de
plus en plus de cas où elles s’expri-
ment spontanément», estime un
juriste. «La banque subit sans
doute une très forte pression de la
part des clients, qui s’inquiètent.
Contacterlesautoritésdesapropre
initiative est une manière de mon-
trer que l’établissement est trans-
parent», considère un autre juriste.
«Spirale de rumeurs»
Le contenu des discussions reste
mystérieux. Selon une source pro-
che du dossier, l’objectif de la ren-
contre était «certainement de dé-
mentir le fait que la banque a tenté
de transférer, auprès d’établisse-
ments de la place genevoise, les
15 millions d’euros de Jérôme Ca-
huzac qui ont été évoqués ces der-
niers jours». La banque s’est-elle
aussi exprimée sur le fait qu’elle
aurait été l’officine de nombreux
politiciens ou entrepreneurs fran-
çais tentés d’éluder le fisc? «La ban-
que ne peut pas s’exprimer devant
la presse en raison du secret ban-
caire. En revanche, dans le cadre
d’une procédure d’entraide, il est
possible de préciser des états de
fait. Face à une spirale de rumeurs,
c’est aussi un moyen de clarifier la
situation vis-à-vis des autorités
suisses et françaises», explique un
autre expert de la place genevoise.
JuliusBaerasubiunelevéedeboucliers
> Assemblée Le rapport sur les rémunérations de la banque a été rejeté par 63,7% des voix
L’événement est rare en Suisse.
Mercredi, près des deux tiers des
actionnaires de Julius Baer ont re-
jeté le rapport consultatif sur les
rémunérations soumis à l’assem-
blée générale. La proportion de
non a atteint 63,7%, contre 36,3%
de voix en sa faveur. Les autres
points à l’ordre du jour ont, eux,
été acceptés par neuf voix sur dix.
En Suisse, c’est le second cas de
ce type après la firme Weather-
ford, dont les actionnaires avaient
refusé le rapport sur les rémuné-
rations en 2011. Même dans des
cas controversés, les opposants
à de tels rapports ne réunissent
guère plus qu’un tiers des voix. En
mai dernier, 40% des votants ont
rejeté le vote consultatif chez UBS.
Comment expliquer le camou-
flet infligé aux administrateurs de
Julius Baer? D’une part, plusieurs
organisations telles qu’Ethos,
Actares ou ZCapital s’y étaient op-
posées. Roby Tschopp, directeur
d’Actares (Actionnariat pour une
économie durable), s’est toutefois
dit, hier, «surpris» du résultat. Se-
lon lui, le problème de Julius Baer
a été d’avoir «un système de rému-
nération un peu opaque».
Forte influence d’ISS
Un manque de transparence re-
levé aussi par la très influente ISS.
Cette société de conseil américaine
avaitrecommandéderejeterlerap-
portsurlesrémunérations,jugeant
lapartdesbonusversésdemanière
différée comme insuffisante. Fon-
damentalement, les résultats de la
banque, dont le bénéfice a pro-
gressé de 15%, à 298 millions, l’an
dernier, n’ont, eux, pas pu expli-
querunetellelevéedeboucliers.De
même, si les rémunérations accor-
dées à la direction ont augmenté à
15,2 millions en 2012, contre
13 millions en 2011, la hausse n’a
pas été spectaculaire.
D’autre part, le versement
d’une «prime à l’intégration» de
1,95 million de francs destinée
aux hauts cadres de la banque a
été très controversée dès la publi-
cation du rapport. Selon l’établis-
sement, celle-ci se justifiait en
raison des «efforts considérables»
deladirectionenlienavecl’acqui-
sition et la préparation de l’inté-
gration des activités de gestion de
fortune non américaines de Mer-
rill Lynch reprises par Julius Baer.
Une prime critiquée par le gérant
zougois ZCapital: «Les activités
liées à un rachat font partie du
répertoire standard d’un mana-
ger et ne méritent pas d’être
récompensées de manière parti-
culière», a déclaré à l’AWP son di-
recteur, Gregor Greber. Ce verse-
ment est revenu pour moitié
(800 000 francs) au directeur, Bo-
ris Collardi, portant sa rémunéra-
tion à 6,7 millions de francs.
Ce montant se rapproche des
7,8 millions perçus par Brady
Dougan, le directeur de Credit
Suisse, et des 8,9 millions de Ser-
gio Ermotti, le directeur d’UBS. Il
est toutefois supérieur à celui de
Pierin Vincenz, le directeur de
Raiffeisen (1,9 million), alors que
la coopérative bancaire a généré
un bénéfice de 635 millions.
Un effet de signal attendu
Cette année, le vote sur les ré-
munérations n’a eu qu’un carac-
tère consultatif. Il deviendra con-
traignant avec l’entrée en vigueur
effective de l’initiative Minder en
mars 2014. Néanmoins, le conseil
d’administration de Julius Baer a
promis hier de «prendre des me-
sures appropriées» afin d’obtenir
un résultat positif lors de la pro-
chaine assemblée générale. «L’an
prochain, il devra d’autant plus
anticiper la réaction de ses action-
naires», observe Roby Tschopp.
Au-delà de Julius Baer, ce vote
aura un «effet de signal» pour les
prochaines assemblées générales,
enparticuliercelled’UBS,aestimé
l’avocat zurichois Hans-Jacob
Heitz. Yves Hulmann ZURICH
Mémento
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
20
Pharmacies de garde
Genève
Genève - Pharmacie Amavita
)058 851 36 03. Gare Cornavin, 7h-23h.
Pharmacie Amavita du Pont d'Arve
)058 851 30 61. Bd du Pont-d'Arve 27, jusqu'à 23h.
Pharmacieplus de Saint-Jean
)022 949 06 10. Rue de Saint-Jean 2, jusqu'à 23h.
Cointrin - Pharmacie Sun Store
Aéroport Gare CFF
)022 798 58 55. MM Gare CFF.
7/7 sans taxe, ni taxe d'urgence. 8h-21h.
Vaud
Lausanne - Pharmacie 24 SA
50 m de l'avenue d'Ouchy
)021 613 12 24. Av. Montchoisi 3.
Sans taxe d'urgence. 8h-24h.
Pharmacie Metro Flon
Dans la gare du Flon
)021 318 73 10. Pl. de l'Europe 5, 7h-21h.
Pharmacie Sun Store Lausanne Gare
Bâtiment CFF, quai 1
)021 324 20 20. Place de la Gare 9.
7/7 sans taxe, ni taxe d'urgence. 7h-23h.
Clarens - Pharmacie Clarenzia
)021 964 23 84. Rue du Lac 64.
0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture.
Cossonay-Ville - Pharmacie de la Croisée
Keller
)021 861 11 52. Grand Rue 1.
0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture.
Gland - Pharmacie Benu Gland
M. Bardy
)022 364 24 24. Borgeaud 3 A.
0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture.
Leysin - Pharmacie de Leysin
)024 493 45 00. Av. Rollier.
Urgences (sur ordonnance). 8h30-12h, 14h-18h30.
Morges - Cercle de La Côte
(région Morges-Rolle-Bière)
0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture -
urgences uniquement.
Payerne - Pharmacie du Banneret
)026 660 18 18. Rue de Lausanne 21.
0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture.
Prilly - Pharmacie Sun Store Prilly Malley
)021 661 11 71.
M centre Malley Lumières, ch. du Viaduc.
7/7 sans taxe, ni taxe d'urgence. 8h-22h.
Villars-sur-Ollon - Pharmacie Fleury
)024 495 11 22. Av. Centrale.
Urgences (sur ordonnance).
Villeneuve - Pharmacie du Bourg
)021 960 22 55. Grand-Rue 53.
0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture.
Yverdon-les-Bains - Pharmacieplus de la Gare
)024 426 63 65. Av. de la Gare 10.
0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture.
Les avis mortuaires tardifs peuvent être remis au journal
LE TEMPS - Place de Cornavin 3, CH-1211 Genève 2
la veille de parution à 19 heures dernier délai
ou par fax au 022 888 59 91 – Mail: carnets@letemps.ch
Genève
Carouge - 10 h: Mme Louise Sansoldo; temple.
Carouge - 14 h 30: Mme Cécile Magnin; église
Sainte-Croix.
Genève - 11 h: Mme Muriel Marclay; centre
funéraire de Saint-Georges.
Genève - 14 h: Mme Erika Cada; centre funéraire
de Saint-Georges.
Genève - 14 h: M. Ernest Vidal; église Saint-
Joseph.
Genève - 14 h 30: M. Jean-Pierre Maunoir;
temple de Champel.
Genève - 16 h 15: Mme Jeannette Martin; centre
funéraire de Saint-Georges.
Vernier - 14 h: Mme Clotilda Pia Vanuzzo-
Gianella; chapelle de la paroisse protestante.
Veyrier - 14 h: Mme Dorethea Staub-Minder;
chapelle protestante.
Lausanne
10 h 30: Mme Anne-Madeleine Margot;
Lausanne; centre funéraire de Montoie, chapelle A.
13 h: Mme Gilberte Kaltenrieder-Romanens;
Yverdon-les-Bains; centre funéraire de Montoie,
chapelle A.
14 h 30: Mme Marie Louise Vallon-Landry;
Lausanne; centre funéraire de Montoie, chapelle A.
15 h: Mme Lyvia Rouiller-Bontognali; Chavannes-
près-Renens; centre funéraire de Montoie, chapelle B.
Vaud
Moudon - 14 h: M. Jean-Pierre Clément; temple
Saint-Etienne.
Pully - 15 h: M. Fritz Egger; église de Saint-
Maurice.
Renens-Village - 14 h 30: Mme Marthe Aegerter-
Gillabert; temple.
Vevey - 14 h: Mme Liliane Schaer-Peytrignet;
chapelle du centre funéraire.
Fribourg
Bulle - 14 h: Mme Julia Dupré-Tinguely; église
Saint-Pierre-aux-Liens.
Domdidier - 10 h: M. Roger Schneuwly; église.
Montagny-les-Monts - 14 h 30: Mme Denise
Haldimann-Bugnon; église.
Jura
Courgenay - 14 h: M. Ernest Schaerer-Häberli;
église.
Delémont - 14 h: Mme Denise Schindelholz;
église Saint-Marcel.
Neuchâtel
Fontainemelon - 14 h: M. Claude Lüthi; temple.
Les Hauts-Geneveys - 14 h: Mme Anne-Marie
Sala-Jacot; chapelle.
Neuchâtel - 10 h: Mme Elisabeth Moser; chapelle
du centre funéraire de Beauregard.
Neuchâtel - 14 h: Mme Irène Hofmann; chapelle
du centre funéraire de Beauregard.
Neuchâtel - 15 h: M. Antonipo Trevisani; chapelle
du centre funéraire de Beauregard.
St-Blaise - 14 h: M. Raymond Perret; société de
sauvetage du port.
Valais
Martigny
)0900 558 143.
En dehors des heures d'ouverture.
Monthey - Pharmacie de Lavallaz
)024 473 74 30. Pl. de Tübingen 4.
En dehors des heures d'ouverture: 0900 144 033.
Sierre - Pharmacie Cina
)027 455 64 40. Rue du Bourg 15.
En dehors des heures d'ouverture 0900 558 143.
jusqu'à 19h.
Sion - Pharmacie du Midi
)027 324 78 78. Pl. du Midi 20.
Fribourg
Fribourg - Pharmacie Capitole Gare CFF
)026 322 02 02. Pl. de la Gare 5.
En dehors heures d'ouverture: 026 350 11 44. 17h-18h.
Neuchâtel
Neuchâtel - Pharmacie de la Gare
En dehors des heures d'ouverture
et pour les urgences: 144. 7h30-20h30.
Pharmacies de l'Entre-deux-Lacs
)0844 843 842.
Jura
Delémont - Pharmacie
)032 423 22 32. Service de garde.
Porrentruy - Pharmacie Milliet Ville
)032 466 27 27, jusqu'à 19h.
Urgences
Air Glaciers )141 5.
Centre d'information toxicologique )145.
Conseils + aide pour enfants Pro Juventute )147.
La Main Tendue )143.
Police )117.
Pompiers )118.
Sauvetage du lac )117.
Sauvetage par hélicoptère )141 4.
Secours routiers )140.
Urgences Santé )144.
Permanences
Genève
Genève - A domicile, Médecins Urgences
Visites 7j/7 de 7hà 23h.
)022 321 21 21. Lu-di 7h-23h.
Adent cliniques dentaires
Urgences et consultations: )0800 101 800.
Arcade sages-femmes
Association de sages-femmes à domicile
Permanence téléphonique
)022 329 05 55. Bd Carl-Vogt 85.
Lu-ve 8h-20h, sa-di 9h-12h, 17h-20h.
Ardentis clinique dentaire
)058 234 01 10. Rue Thomas-Masaryk 1.
Lu-ve 8h-18h, sa-di 9h-12h.
Association des chiropraticiens
)022 781 82 00. Lu-ve 8h-16h, sa-di 8h-12h.
Association des cliniques dentaires
Urgences - Lu-ve 8h-19h, sa 8h-17h, di 9h-12h
Rive droite - clinique dentaire de la Servette
)022 733 98 00.
Avenue Wendt 60
Rive gauche - clinique dentaire de Malombré
)022 346 64 44.
Chemin de Malombré 5
C1 Centre médico-dentaire
)022 338 02 00. Rue de Lyon 87.
Lu-ve 7h-21h, sa 8h-16h, di 9h-12h.
Centre d'oncologie des Eaux-Vives
)022 319 77 77. Rue Maunoir 26. Lu-ve 8h-18h.
Centre médical de Sécheron
Urgences médico-chirurgicales
)022 731 77 87. Av. Blanc 46. Lu-ve 8h30-19h.
Centre médical du Léman
)022 716 06 60. Rue A.-Vincent 17. Lu-ve 8h-18h.
Centre médico-chirurgical des Acacias
Urgences ambulatoires adultes et enfants
Consultations et urgences:
24h/24 - 7j/7 avec ou sans rendez-vous
)022 342 54 55. Rue des Epinettes 19, Acacias.
Lu-ve 8h-20h, sa 8h-14h.
Centre médico-chirurgical des Eaux-Vives
)022 718 03 80. Rue du Nant 4-6.
Lu-ve 8h-18h, sa 9h-13h.
Centre médico-dentaire Balexert
Centre commercial (accès caisses cinéma)
)022 979 22 22. Av. Louis-Casaï 27.
Lu-ve 7h-21h, sa 8h-16h, di 10h-12h.
Clinique dentaire de Genève
)022 735 73 55.
Terrassière 58, France 29, Gabelle 6 (Carouge).
Lu-ve 7h30-19h30, sa 8h30-13h30.
Clinique Générale-Beaulieu
Garde pédiatrique
)022 839 54 15. Ch. Beau-Soleil 20.
Lu-ve 18h-22h, sa-di 8h-22h.
Genève médecins
Consultations à domicile (24h/24, 7j/7)
)022 754 54 54.
Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG)
Service des urgences
)022 372 81 20.
Rue Gabrielle-Perret-Gentil 2
Service d'accueil et d'urgences pédiatriques (SAUP)
)022 382 45 55.
Avenue de la Roseraie 45
Urgences psychiatriques
)022 372 38 62.
Rue Gabrielle-Perret-Gentil 2
Urgences obstétricales
)022 382 42 36.
Boulevard de la Cluse 32
Urgences gynécologiques
)022 382 68 16.
Boulevard de la Cluse 32
Urgences ophtalmologiques
)022 382 84 00.
Rue Alcide-Jentzer 22
Institut médico-chirurgical de Champel
)022 346 33 63. Ch. Malombré 5. Lu-ve 7h30-19h.
Permanence des vétérinaires genevois
Fr. 2.-/min.
)0900 838 343.
Permanence du Rond-Point de Plainpalais
)022 329 56 56.
Rue de Carouge 17-19. Lu-di 8h-22h.
Permanence médico-chirurgicale
de Chantepoulet
24h/24 - 7j/7 sans rendez-vous
)022 731 21 20. Rue de Chantepoulet 1-3.
Permanence Vermont Grand-Pré
24h/24 sans rendez-vous
)022 734 51 50. Rue de Vermont 9a.
Service d'urgence dentaire Lu-di 8h-18h
Rive droite
)022 791 04 30.
Rue François-Lehman 8
Rive gauche
)022 320 31 22.
Rue Georges-Leschot 2
Société cantonale d'ostéopathie de Genève
Service de garde
)022 782 72 48. Lu-di 8h-18h.
SOS infirmières
24h/24, 7j/7. )022 420 24 64.
SOS médecins
Urgences médicales et consultations à domicile
24h/24, 7j/7. )022 748 49 50.
Unité d'urgence psy
24h/24, 7j/7. )0800 20 24 04.
Urgences la Colline
8h-23h, 7j/7
)022 7 022 144. Av. de Beau-Séjour 6.
Carouge - Clinique de Carouge
7j/7, 24h/24
)022 309 46 46. Av. Cardinal-Mermillod 5.
Chêne-Bougeries - Clinique des Grangettes
Chemin des Grangettes 7.
Urgence adultes
)022 305 07 77.
Lu-ve 7h-23h, sa-di 8h-23h
Urgences pédiatrie
)022 305 05 55.
Lu-di 10h-22h
Meyrin - Hôpital de la Tour
)022 719 61 11. Av. J.-D.-Maillard 3.
Service des urgences
)022 719 61 11.
Service de consultations de pédiatrie
)022 719 61 00.
Onex - Clinique de l'œil
)022 879 12 34. Bois de la Chapelle 15.
Lu-ve 7h30-20h, sa 9h-17h.
Groupe médical d'Onex
24h/24, 7j/7.
)022 879 50 50. Rte de Loëx 3.
Permanence médicale d'Onex
7j/7 et 24h/24
)022 879 50 50. Rte de Chancy 98.
Petit-Lancy - Garde Médicale Lancy
(Enfants + Adultes)
Garde Adultes: 022 879 57 00
Garde Enfants: 022 879 57 01
Lu-ve: 19h-22h (tél. dès 18h)
Samedi adultes: 9h-12h (tél. dès 8h)
Samedi enfants: 9h-15h (tél. dès 9h)
Dimanche et fériés: enfants 9h-15h (tél. dès 9h)
Avenue du Petit-Lancy 29.
Plan-les-Ouates - Centre de soins dentaires
)022 706 22 22. Rte de Saint-Julien 176 bis.
Lu-ve 7h-19h, sa-di 8h-11h.
Versoix - Clinique médico-dentaire Sdent
Partie médicale: lu-ve 7h30-21h, sa/di 8-16h.
Partie dentaire: lu-ve 7h30-21h, sa 8-14h, di 8-11h.
)0800 80 07 50. Grand-Montfleury 54.
Lausanne
A Bel-Air
Permanence dentaire
)021 320 32 81. Lu-ve 8h-19h, sa 9h-14h, di 9h-12h.
Adent clinique dentaire Lausanne-Blécherette
)021 644 20 00. Rte du Châtelard 54 B.
Lu-ve 7h-21h, sa 8h-16h, di 15h-18h.
Ardentis clinique dentaire
Consultations lu-ve 7h30-19h
)058 234 00 20. Voie du Chariot 6.
Lu-ve 8h-18h, sa-di 9h-14h.
Centrale des médecins et médecins-dentistes
Ordonnances urgentes 24h/24 et 7j/7
)0848 133 133.
Centre de médecine dentaire et d'implantologie
Urgences dentaires: )021 312 21 53.
Av. Mon-Repos 14. Lu-ve 7h45-18h45.
Centre médical de Vidy
A deux pas du rond-point de La Maladière
Urgences médicochirurgicales, physiothérapie,
chirurgie de la main, gynécologie, chiropratique.
)021 622 87 77. Rte de Chavannes 11.
Lu-ve 7h-23h, sa-di 9h-23h.
Centre médical du Valentin
)021 321 23 33. Rue du Valentin 32.
Lu-ve 7h-23h, sa-di 9h-21h.
Centre médical Vidy Source
Aile est de la Clinique de la Source
Urgences médicochirurgicales, gynécologie.
Avec ou sans assurance privée.
)021 641 25 25. Av. Vinet 30.
Lu-ve 7h-21h, sa-di 9h-21h.
CHUV
)021 314 11 11. Rue du Bugnon 46.
CHUV - HEL - PMU: URGENCES 24h/24
Urgences vitales adultes et enfants
)144.
Urgences médicales adultes et enfants
)0848 133 133.
Urgences adultes: CHUV/PMU
)0848 133 133.
Bugnon 44
Urgences enfants: CHUV/HEL
)0848 133 133.
Montétan 16
Urgences psychiatriques: CHUV/PMU
)021 314 19 30.
Bugnon 44
Urgences gynécologiques: CHUV/Maternité
)021 314 34 10.
Ave Pierre-Decker
Urgences accouchements: CHUV/Maternité
)021 314 35 05.
Ave Pierre-Decker
Clinique dentaire de Chauderon
). Pl. Chauderon 16. Lu-ve 8h-18h.
Consultation d'orthopédie et de la main
de la clinique Bois-Cerf
Ouvert 5 jours sur 7 sur rendez-vous
)021 619 69 99. Av. d'Ouchy 31.
Hôpital de l'enfance de Lausanne
)021 314 84 84. Ch. de Montétan 16.
Hôpital ophtalmique Jules Gonin
Fondation Asile des aveugles
)021 626 81 11. Av. de France 15.
Policlinique
)021 626 84 67.
Permanence de Longeraie
Urgences chirurgicales SOS main. 24h/24
)021 321 03 00. Av. de la Gare 9.
Permanence dentaire de Bel-Air
Urgences et tous - Soins 7/7 - 365/365
)021 320 32 81. Pl. Bel-Air 1 (Tour Métropole).
Permanence PMU-FLON
Bâtiment Les Mercier au FLON
Urgences médicales ambulatoires.
)021 314 90 90. Voie du Chariot 4.
Lu-sa 7h-21h, di 10h-21h.
Policlinique Médicale Universitaire (PMU)
Rue du Bugnon 44.
Médecine interne / Médecine générale
)021 314 60 60.
Centre de vaccination et de médecine des voyages
)021 314 49 39.
Stomatologie et médecine dentaire
)021 314 47 47.
Vaud
Aigle - Clinique dentaire du Chablais
)024 471 71 71. Lu-ve 8h-18h, sa 8h-17h, di 16h-17h.
Hôpital du Chablais/Aigle
Urgences mère-enfant, 24h/24
)024 468 86 88. Ch. du Grand-Chêne.
Cossonay-Ville - Cossonay -
Ardentis clinique dentaire
)058 234 00 60. Rue des Laurelles 3. Lu-ve 8h-17h.
Ecublens - Adent clinique dentaire
)021 694 20 00. Ch. du Croset 7.
Lu-ve 7h-21h, sa 8h-16h, di 9h-12h.
Gland - Clinident
Clinique dentaire
)022 995 02 02. Rue Mauverney 19.
Lu-ve 7h-20h, sa 9h-14h, di 9h-12h.
Montreux - Centre médico-dentaire Riviera
)021 961 30 30. Grand-Rue 52.
Lu-je 7h-21h, ve 7h-18h, sa-di 9h-13h.
Hôpital Riviera/Montreux
Site de Montreux
Urgences chirurgie
)021 966 66 66. Av. de Belmont 25.
Sdent cliniques dentaires
)0800 800 750. Rue du Théâtre 8 bis.
Lu-ve 7h30-21h, sa 8h-14h, di 8h-11h.
Service dentaire d'urgence
)021 966 83 00. Sa-di 18h-19h.
Morges - Hôpital de Morges
)021 804 22 11. Ch. du Crêt 2.
Morges - Ardentis clinique dentaire
)058 234 00 40. Rue Saint-Louis 2B.
Lu-ve 8h-17h, sa-di 9h-12h.
Nyon - Clinident
Clinique dentaire
)022 990 02 02. Rue de la Morâche 4B.
Lu-ve 7h-20h, sa 9h-14h, di 9h-12h.
Hôpital de zone
)022 994 61 61.
Urgences dentaires
)021 213 77 77.
Orbe - EHnv Hôpital Orbe CTR
Médecin de garde: 0848 133 133
)024 442 61 11. Lu-ve 8h-19h, sa-di 9h-16h.
Payerne - CMCB Centre Médico-Chirurgical
de la Broye SA
CUB Centre Urgences Broye
Urgences médico-chirurgicales + soins ambulatoires
)026 662 00 44. Rue Guillermaux 8.
Lu-ve 8h-12h, 13h30-18h, sa 9h-12h.
Hôpital intercantonal de la Broye
Médecin de garde: 026 660 63 60.
Médecin, région de Moudon: 021 905 55 14
)026 662 80 11.
Pompaples - EHnv Hôpital Saint-Loup
Urgences 24h/24, médecin de garde: 0848 133 133
)021 866 51 11.
Renens - Centre médical du Censuy Permedico
Urgences médicochirurgicales, physiothérapie
)021 635 88 45. Av. du Censuy 14.
Sainte-Croix - CSSC -hôpital
Policlinique: Urgences 24h/24
)024 455 11 11.
Vevey - Centrale d'accueil et d'Orientation
psychiatrique de l'Est Vaudois
24h/24 7j/7. )0800 779 779.
Hôpital Riviera/Vevey
Site du Samaritain
Urgences médecine et pédiatrie
)021 923 40 00. Bd Paderewski 3.
Serv. méd. urgence Vevey-La Tour-de-Peilz
)0848 133 133.
Service dentaire d'urgence
)021 923 52 31. Sa-di 18h-19h.
Vevey - Ardentis clinique dentaire
)058 234 00 10. Rue du Collège 3.
Lu-ve 8h-18h, sa-di 9h-12h.
Yverdon-les-Bains - Adent Clinique dentaire
En Chamard
)024 447 40 00.
Lu-ve 7h-21h, sa 8h-18h, di 15h-18h.
EHnv Hôpital Yverdon
Urgences 24h/24, médecin de garde: 0848 133 133
)024 424 44 44.
Yverdon - Ardentis clinique dentaire )058 234
00 30. Rue d'Orbe 31. Lu-ve 8h-18h, sa-di 9h-12h.
Carnet de deuil
Convois funèbres
LES ASSOCIÉS, ANCIENS ASSOCIÉS, LA DIRECTION, LES CADRES ET LE PERSONNEL
DE LOMBARD ODIER & CIE
ont le regret de faire part du décès du
PROF. DR. MÉD. ALAIN DE WECK
beau-père de notre Associée
ANNE-MARIE DE WECK
et expriment à la famille et aux proches du défunt leur vive sympathie.
«On ne voit bien qu’avec le cœur,
L’essentiel est invisible pour les yeux»
dit Le Petit Prince.
Son époux Patrick Judas
Ses enfants:
Yann Dumur et Françoise Bouvard
Stéphane Dumur et Christophe Ouvril
Raphaël et Aurélie Judas-Juge
Ses petits-enfants:
Louis Ardachès Dumur
Suzie Oum Dirouhi Dumur
Tao Marius Judas et sa sœur Malou Zia June Judas
Son frère Georges Renaud et Charlotte Lindgren
Ses nièces Cécilia et Stéphanie Renaud
Les familles Sdakian, Hochourian, Lempen
Les familles d’Olivier et Gudrun Dumur – Boris Ritter et ses enfants, Jonas, Léa et Louna,
et de Aline Bidard-Renaud
Ont le très grand chagrin de faire part du décès de
CLAUDIE-GEORGETTE JUDAS NÉE RENAUD
DITE C. DE MURO
Artiste peintre
qui s’est éteinte dans sa 70e année le 25 mars 2013 après avoir lutté avec une lucidité et un
courage exemplaire contre une longue maladie.
Ses obsèques ont eu lieu le 26 mars 2013 au Cimetière d’Uzès (Gard) en France où elle
repose désormais.
Adresse: Stéphane Dumur - 60, quai Gustave Ador, 1207 Genève.
Editeur
Le Temps SA
Place de Cornavin 3,
CH - 1201 Genève
Conseil d’Administration
Présidence: Stéphane Garelli
Secrétariat: Natacha Stroot
Direction
Direction générale:
Valérie Boagno
Rédaction en chef:
Pierre Veya
Secrétariat général:
Ignace Jeannerat
Finances:
Philippe Raboud
Infrastructures & logistique:
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Développement stratégique:
Virginie Fortun
Secrétariat:
Natacha Stroot
Rédaction en chef
Pierre Veya
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Ignace Jeannerat
Frédéric Koller
Marie-Claude Martin
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Responsable production
Nicolas Gressot
Chefs d’édition
Elise Kerchenbaum,
Olivier Perrin,
Jean-Michel Zufferey
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Culture & Société:
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du Samedi Culturel
CarolineStevan,responsabledes
pages quotidiennes
Economie: Frédéric Lelièvre,
adjoint: Anouch Seydtaghia
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Opinions & Débats:
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Sciences & environnement:
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Suisse: Sylvain Besson,
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numériques et suppléments
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Martigny-Bourg - 10 h: Mme Marie-Louise
Giroud; église Saint-Michel.
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21
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
Culture&Société
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Distinguerlesrestaurants
quicuisinent«vraiment»
> Gastronomie Lancée
par les plus grands
chefs français, la
marque «Restaurant
de qualité» entend
démêler l’artisanal
de l’industriel
> Un souci de
transparence partagé
par les associations
de consommateurs
helvétiques,
qui mijotent
un projet cousin
Véronique Zbinden
Une appellation s’appliquant
aux cuisiniers cuisinant. Idée
folle entre toutes, tant l’auber-
giste de base semble avoir perdu
de vue l’idéal de Vatel. 75 à 80%
des restaurants français ne ser-
vent «que de l’industriel, les
autres se battent pour cuisiner
des produits frais»: c’est à ces der-
niers que s’adresse l’initiative du
Collège culinaire de France, pré-
sentée ce début de semaine par
son président, Alain Ducasse.
Cette association créée par une
quinzaine de chefs illustres vise à
promouvoir la gastronomie: elle
lance le label «Restaurant de qua-
lité» et appelle tous les profes-
sionnels à se mobiliser pour plus
de transparence.
Le Collège culinaire met en
avant le droit du consommateur
à être informé et entend redéfinir
la profession de restaurateur. Les
150000 restaurants que compte
la France sont le fait de deux mé-
tiers distincts, note en substance
le mouvement: d’un côté, des
commerçants qui distribuent des
plats industriels tout préparés,
de l’autre, des artisans qui trans-
forment sur place des produits
bruts d’origine connue, à partir
d’un savoir-faire culinaire profes-
sionnel.
Les critères pour obtenir ce la-
bel? La transparence sur l’origine
des produits et leur préparation
sur place, le sens de l’hospitalité
aussi, quel que soit le niveau des
prix.
Des objectifs qui font écho à
plusieurs initiatives analogues en
Suisse. En 2006 déjà, les trois fé-
dérations régionales de consom-
mateurss’étaientadresséesàGas-
tro Suisse, association faîtière de
la branche de la restauration,
pour s’inquiéter de la part gran-
dissante de la nourriture indus-
trielle dans les plats servis au res-
taurant et demander davantage
de transparence. Les représen-
tants des consommateurs appe-
laient la direction de Gastro
Suisse à définir clairement et dé-
clarer en tant que tels les plats
issus de «convenience food». Une
initiative reçue très froidement.
Seul le Tessin avait alors pour-
suivi ses démarches pour lancer,
en avril 2010, son propre label,
«Ristorante che cucina» (restau-
rant qui cuisine). «Nous n’avons
rien à redire sur le choix des res-
taurateurs de servir de la «conve-
nience food», par commodité,
pour des motifs économiques ou
pour mieux gérer l’affluence à
certaines heures», relève Laura
Regazzoni, secrétaire générale de
l’ACSI, l’association des consom-
mateurs tessinois. Mais le client
doit être averti: si on lui sert des
lasagnes industrielles au prix des
lasagnes artisanales, c’est une
tromperie.»
Les restaurateurs tessinois qui
adhèrent à l’initiative s’engagent
ainsi, sur une base volontaire, à
déclarer ce qui est fait maison et
ce qui ne l’est pas sur leur carte.
Pour le plus grand bonheur de
leur clientèle: trois ans après la
création du label, qui avait ren-
contré une franche hostilité des
responsables locaux de Gastro
Suisse, une soixantaine d’établis-
sements arborent l’autocollant
bleu de l’ACSI – surtout dans le
moyen de gamme et les grotti. Un
nombre encore relativement fai-
ble, témoin selon Laura Re-
gazzoni de l’ampleur du phéno-
mène «convenience food».
Le Tessin pourrait toutefois
servir de modèle à un label natio-
nal. En décembre dernier, en
pleine fraude des lasagnes, Adèle
Thorens, conseillère nationale
vaudoise, avait lancé une inter-
pellation au Conseil fédéral. Et
reçu une réponse, poliment inté-
ressée: en deux mots, non, il n’est
pas acceptable d’abuser le cha-
land, mais laissons l’initiative aux
milieux professionnels plutôt
que de prendre des mesures coer-
citives.
Ladémarchedel’éluevaudoise
a suscité un vaste élan, de nom-
breux courriers de remercie-
ments émanant de restaurateurs:
elle lui a aussi valu d’entrer en
contact avec des responsables de
Gastro Suisse. A cette première
plateforme se sont joints les asso-
ciations de consommateurs, les
responsables de la Semaine du
goût et de Slow Food. Un premier
groupe de travail doit se réunir
prochainement, avec l’espoir
d’aboutir à des propositions con-
crètes d’ici à l’automne.
Adèle Thorens privilégie une
solution volontaire, selon les mo-
dèles tessinois et français, dans le
sens d’une meilleure transpa-
rence. Si rien ne bouge, cela dit,
elle entend bien revenir avec des
instruments parlementaires.
De son côté, Gastro Suisse en-
tend participer à «des discussions
constructives mais s’opposera à
tout carcan: d’accord pour la
mention de provenance, mais pas
question de transformer les me-
nus en bottins, souligne Frédéric
Haenni, président de Gastrovaud
et membre du conseil de Gastro
Suisse. Encore faudra-t-il s’enten-
dre sur les définitions: que dire si
la ciboulette est déjà pré-ciselée?
Et si le fumet n’est pas maison?»
Voilà qui promet quelques
chaudes discussions autour de la
table.
Si le restaurant sert des
lasagnes industrielles
au prix des lasagnes
artisanales,
c’est une tromperie
Panorama
Enchères
Masques hopis
Une association de défense des
tribus, Survival International,
demande à la justice française
la suspension de la vente, par la
maison d’enchères Néret-Minet
Tessier & Sarrou à Paris, de
70 masques cérémoniels hopis
réclamés par ces Indiens du sud-
ouest des Etats-Unis. Les Hopi
réclame le retour de ces objets
«Katsinam», représentant des
esprits et considérés comme
sacrés. (AFP)
Musée
Pickpockets au Louvre
Le plus grand musée du monde
a fermé ses portes mercredi à
Paris en raison d’une grève subite
de ses employés, excédés d’être la
cible, comme les touristes, de
pickpockets de plus en plus nom-
breux. (AFP)
Etonnant, David Bauhofer.
Lorsqu’il crée un one-man-show,
il déroule à une vitesse vertigi-
neuse une galerie de personna-
ges rocambolesques (A tout
berzingue, Les Vainqueurs). Et
quand il monte une pièce de
boulevard, genre qu’on attend
haletant et trépidant, le metteur
en scène genevois s’offre une
escapade presque planante dans
la comédie musicale des années
60. La Poudre aux yeux au Théâtre
de Carouge, c’est une heure
trente de dépaysement kitsch
chanté et dansé, style Parapluies
de Cherbourg. Réussi? Déconcer-
tant, en tout cas, et personnel. Le
charme prend, sans totalement
évacuer l’effet de flottement.
La Poudre aux yeux, comédie
d’Eugène Labiche, raconte com-
ment deux familles petites-bour-
geoises tentent de se hisser
financièrement au travers des
noces de leurs enfants. L’idée?
Paraître plus aisées qu’elles ne le
sont pour que les dots emprun-
tent ce même ascenseur social.
Loge au Théâtre des Italiens,
personnel de maison exotique
(Josette Chanel), repas somp-
tueux, rien n’est trop grand pour
épater la galerie. Au final, le
subterfuge est découvert par le
personnage le plus terre à terre,
le salutaire Oncle Robert (Gas-
pard Boesch, joker des rôles
secondaires), et les parents terri-
bles sont renvoyés à leur incon-
fort relatif tandis que les tourte-
reaux (Daniel Leveillé et Lou
Mastrangelo, adorables) s’adon-
nent à leur amour absolu.
Dans le théâtre de boulevard
du Second Empire, l’argent est
souvent le moteur de l’intrigue.
Plus particulièrement, la rente,
garante de sécurité pour les
générations futures. D’où la
pertinence de l’argument en
1861, date de la création à Paris.
Aujourd’hui, le motif est moins
vif et il faut trouver ailleurs la
raison d’une telle production.
David Bauhofer la trouve dans
l’évocation nostalgique des
sixties. En convoquant en fond
sonore Henry Mancini, composi-
teur fétiche de Blake Edwards (La
Panthère rose, Breakfast at Tiffany),
et en recréant avec Audrey
Vuong et Katrin Zingg intérieurs
et costumes d’époque, le metteur
en scène réussit ce plongeon
dans le temps.
Les chansons écrites par lui et
mises en musique par Jean Du-
perrex renforcent encore cet
effet vintage et le spectacle vo-
gue doucement sur ce parfum
d’antan. L’ennui, c’est que Caro-
line Cons, Sybille Blanc, Pierre
Aucaigne et Jean-Philippe Meyer,
qui composent le quatuor de
parents, passent au second plan
malgré leur talent. Comme si
leur seule fonction était d’ani-
mer ce tableau édulcoré. Du
coup, le spectacle perd en nervo-
sité (et aussi en nécessité) ce qu’il
gagne en effet d’ensemble. Et le
public, qu’on a senti déconcerté
le soir de la première, ne rit qu’à
moitié. Reste l’étrangeté et la
singularité de cette proposition
joliment surannée.
Marie-Pierre Genecand
La Poudre au yeux, Théâtre de
Carouge, Genève, jusqu’au 28 avril,
022 343 43 43, www.tcag.ch, 1h30.
Critique: «La Poudre aux yeux», au Théâtre de Carouge, à Genève
QuandEugèneLabiches’invitechezJacquesDemy
Les Ratinois en visite officielle chez les Malingear. Dans un décor sixties, parades et grands tremblements pour faire illusion sur sa condition. ARCHIVES
MARCVANAPPELGHEM
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LeMetreçoit
un«don
extraordinaire»
> Peinture Leonard
Lauder cède sa
collection cubiste
AFP
Le milliardaire américain Leo-
nard Lauder a décidé de donner
au Metropolitan Museum de New
Yorkuneextraordinairecollection
de 78 œuvres cubistes, estimée à
1 milliard de dollars. Assemblée
patiemment durant trente-
sept ans, elle «est l’une des plus
importantes au monde», a précisé
le musée. Elle compte notamment
33 œuvres de Pablo Picasso, 17 de
Georges Braque, 14 de Juan Gris et
14 de Fernand Léger, et un nom-
bre inégalé de chefs-d’œuvre et
travaux iconiques du cubisme, a
précisé le musée.
Période la plus innovante
La collection est largement
composée d’œuvres réalisées en-
tre 1909 et 1914, durant la pé-
riode la plus innovante du cu-
bisme. Parmi les Picasso figurent
notamment Notre avenir est dans
l’air (1912), Eva (1913) et Vive la
France (1914-1915). Parmi les Bra-
que, Coupe à fruits et verre (1912)
etLeviolon/Mozart/kubelick(1912).
Une première exposition sera visi-
ble à l’automne 2014.
Leonard Lauder, âgé de 80 ans,
estlefilsdeJosephetEstéeLauder,
cofondateurs de la multinatio-
nale Estée Lauder Inc., spécialisée
dans les produits de beauté, dont
Leonard Lauder est président. Il
est, avec son frère Ronald, l’un des
plus importants collectionneurs
et soutiens de l’art à New York, et a
également donné des centaines
d’œuvres d’art au Whitney Mu-
seum of American Art.
Culture&Société
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
22
Norbert Creutz
C’est un cinéaste investi d’une
mission.L’Argentin BenjamínAvila
estdevenuréa-
lisateur pour
raconter une
histoire, la
sienne, celle
d’une enfance
marquée par
les années de
la dictature militaire dans son pays
(1976-1983). A l’arrivée, Enfance
clandestine, film qui a raflé tous les
prix nationaux (Premios Sur) après
avoir été présenté l’an dernier à la
Quinzaine des réalisateurs can-
noise, n’est plus tout à fait son his-
toire. Plutôt une version romancée.
Mais au vu d’un surprenant succès
populaire qui a rouvert le débat sur
ces sombres années trop vite ba-
layées sous le tapis, c’était sans
doutelebonchoix.A40ans,cerude
gaillard qui n’a pas de mots trop
durs pour le nouveau pape, com-
promis à ses yeux, revient sur un
film qui a tout changé pour lui,
après une vingtaine d’années d’ap-
prentissagedansl’ombre.
LeTemps:Cepremierfilmdefiction
estlerésultatd’unlongprocessus.
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13, 14 & 15 MAI
20H30
Le Dindon
Georges Feydeau
Philippe Adrien
Photo : © Chantal Depagne Palazon
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du 11 avril au 12 mai 2013
Galerie nane Cailler
Av. des Deux-Ponts 10 - 1009 Pully - 021 728 23 01
Les jeudis, vendredis, samedis de 15 h à 20 h
et les dimanches de 11 h à 17 h
«J’aigardéune
visiond’enfant»
> Cinéma Benjamín
Avila rouvre
les blessures
de l’Argentine dans
«Enfance clandestine»
> Rencontre avec son
auteur, qui raconte là
sa propre histoire
Sonscénarioavaitétépriméau
FestivaldeLaHavaneen2009déjà!
BenjamínAvila:C’estlàquetout
s’estdébloqué,mepermettantde
trouverunproducteurenlaper-
sonnedeLuisPuenzo.Maissil’on
veutvraimentremonteràl’origine,
c’estàl’âgede13ansquejemesuis
juréderéaliserunjourunfilmqui
raconteraitmonenfance.Depuisce
temps-là,jemesuispréparé,en
étudiantlaphoto,lethéâtreetle
cinéma.J’aicommencéàécrirele
scénarioen2002.Entre-temps,j’ai
réaliséuncourtmétrage,VeoVeo,
quiétaitunesortedebrouillon,et
undocumentairesurlesenfants
disparusdeladictature,Nietos.En
2007,j’avaisunpremierscénario
prêt,maisencoreaucunfinance-
mentenvue.C’estdiresijemesens
libéréd’yêtreenfinarrivé!
–Lesujetétaitencoreconsidéré
commedélicatparlesproducteurs?
–Non,ilyadéjàeuuncertain
nombredefilmssurlapériode,de
L’Histoireofficielle dePuenzoàL’Œil
invisibledeDiegoLerman.C’était
plutôtlaréaction:«Encoreun?»Ila
falluconvaincrequecelui-ciserait
différent.Demoncôté,jerêveque
cesujetdevienneunvéritable
genre,commelesfilmssurla
guerreduVietnamauxEtats-Unis.
–Pourquelleraisonvousêtes-vous
éloignédevotrepropreexpérience?
–Jemesuisrenducomptequeje
voulaisréalisercefilmpourune
générationtoutentière,passeule-
mentpourmoi.Etpuiscen’était
pasundocumentaire,lerapportau
réeln’estpasaussidirect.Enréalité,
j’avais7ansaumomentévoquépar
lefilm,etungrandfrèrede8ans.
Maisà12ans,quiestl’âgedeJuan
danslefilm,oncomprenddéjà
plusdechoses.Ilsentvraimentle
dangerencouruparsafamille,il
s’ouvreàl’amour,etpourlepublic,
ildevientplusfaciledes’identifierà
lui.Apartirdelà,encouragépar
moncoscénaristeMarceloMüller,
quiestBrésilien,jemesuissenti
pluslibrepourréinventer.Cequi
neveutpasdirequecequejemon-
trenesoitpasvrai.Lasœurencore
bébédeJuan,parexemple,estlàen
souvenird’unpetitdemi-frèreque
j’airetrouvécinqansplustard.
–En1979,lacausedevosparents
Montonerosétaitdéjàperdue?
–Oui.LesMontonerosétaientun
mouvementpéronistequis’est
radicaliséàgaucheaufildesannées
1970,enparticulieraprèsleurrejet
parPéronlui-même.Leuraction,
souventviolente,aétédiscutable.
Maisilfautseremettredansle
contexteetsedemanderquelchoix
ilsavaient.Danslaréalité,seulema
mèreadisparu.Nousnesavons
toujourspascequiluiestarrivé.
Adolescent,j’enaiterriblement
vouluàmesparentsd’avoirfait
passerl’idéologieavantnous.Mais
quandj’aieu20ans,l’âgedema
mèrequandellem’aeu,jemesuis
soudainsentiidiotetelleestdeve-
nuepourmoiunesorted’héroïne.
Puisà30ans,quandjesuisdevenu
pèreàmontour,j’aimieuxcompris
lechoixdemesparentsetilsme
sontdevenusbeaucoupplushu-
mains.Cequejeretiensavanttout,
c’estleurengagementpourunidéal
collectif,jusqu’àmettreleurvieen
jeu.Unefoiquinousmanque
aujourd’hui.Bref,monregard
là-dessusabeaucoupchangé.
–Danslefilmpourtant,vousadhé-
rezaupointdevued’unenfant
encoretrèsinnocent…
–C’étaitlaconditionpourréaliser
unfilmplusuniversel.Cequele
garçonmanqueencompréhension
delapolitique,illecompensepar
laforceduressenti.Malgrémon
jeuneâgeàl’époque,j’aigardédes
souvenirsextrêmementvifs.Enfait,
laclandestinitéétaitnotrenorma-
litéànous.Etaujourd’huiencore,
j’ailanostalgiedecemodedevie
qui,paradoxalement,nousrappro-
chait.Parchance,jepensequej’ai
enpartiegardéunevisiond’enfant.
Acetâge-là,toutsemblesoittrès
grandsoittrèspetit,soittrèsprès
soittrèsloin.Pareilpourlessons.
C’estpourquoij’aibeaucoupporté
lacaméraetimprovisélescadrages.
J’aiaussiessayédeneretenirque
desscènesimportantesdontJuan
sesouviendraitsaviedurant.Sile
filmaunecertaineforce,jepense
quecelavientdelà.
–Etlesséquencestraitéesenanima-
tion,c’estl’enfantqui«filtre»cequi
étaittroptraumatisantpourlui?
–Laviolenceadéjàététraitéede
tantdemanièresquejecraignais
unaffadissement.C’estKillBillde
Tarantinoquim’asoufflélasolu-
tion,avecsondéferlementde
violencesoùlaseulescènequiait
unvraiimpactémotionnelestcelle
traitéedupointdevuedel’enfant.
Juan (Teo Gutiérrez Moreno) et l’oncle Beto (Ernesto Alterio). Des clandestins bien en vue. ARCHIVES
PYRAMIDEDISTRIBUTION
Dansmonfilm,lareprésentation
qu’ils’enfaitdanssatêtedevient
plusfortequ’uneimage«réelle».
–Lesuccèsd’«Enfanceclandestine»
enArgentinevousaréconforté?
–Lasortieaétéincroyable.Lancé
avec35copies,danslamoyenne
d’unfilmnational,ilaconnuun
bouche-à-oreilletelqu’ilafalluen
tirer50deplus.Puisilestresté
quatremoisàl’affiche,suscitantun
vraidébatsurdesquestionsqueje
nefaispourtantqu’effleurer:la
résistanceàladictature,laviolence
politique,lesenfantsdisparus,etc.
Preuvequ’ilestsansdoutearrivéau
bonmoment,malgrélestrentean-
néesécouléesdepuis.
Un«Aboutdecourse»argentin
> «Enfance clandestine»
fait penser à une version
latino du beau film
de Sidney Lumet
1979. Juan, 12 ans, et sa famille
reviennent s’installer sous une
fausse identité dans la banlieue de
Buenos Aires, après quelques an-
néesd’exilàCuba.Sesparentsetson
oncle Beto font partie d’un groupe
de guérilleros en lutte contre la
junte militaire qui les traque. Pour
ses profs et amis à l’école, même
Maria dont il tombe amoureux,
Juan se nomme cependant Ernesto.
Il ne doit pas l’oublier, car le moin-
dre écart pourrait leur être fatal…
Vu d’ici, voilà un scénario qui of-
fre de troublantes similitudes avec
le magnifiqueA bout de course (Run-
ning on Empty, 1988) de Sidney Lu-
met. Un film avec le jeune River
Phoenix qui rappelait aux Etats-
uniens l’existence des anciens
«terroristes» du Weather Under-
ground. Hasard ou non, le film de
Benjamín Avila fait la même chose
pour les Montoneros d’Argentine.
Gauche sentimentale
Gros succès au pays, interprété
par des acteurs connus hormis les
enfants, Enfance clandestine a appa-
remment eu un effet cathartique.
Cen’estdeloinpaslepremierfilmà
revenir sur la «sale guerre», mais
sûrement l’un des plus émouvants.
On apprécie le regard à hauteur
d’enfant, bien assumé en termes de
mise en scène – dont des scènes de
violence traitées en forme de «ro-
man graphique». Par contre, à force
de privilégier les sentiments par
rapport à la politique, l’engage-
ment des parents reste aussi vague
qu’idéalisé. Du fait qu’il s’agit là de
souvenirs personnels retouchés? A
l’évidence, c’est à la fois la force et la
limited’unfilmquirisquedeparaî-
tre ici nettement plus anodin.N. C.
VV Enfance clandestine (Infancia
clandestina), de Benjamín Avila
(Argentine/Espagne/Brésil, 2012),
avec Teo Gutiérrez Moreno, Ernesto
Alterio, Natalia Oreiro, César
Troncoso, Cristina Banegas. 1h52.
Beautésdesartsdansl’Antiquité
> Sculpture La famille Barbier-Mueller expose sa fascination de la figure humaine
Les arts de l’Antiquité mis en
scène au Musée Barbier-Mueller,
dans des locaux assombris qui fo-
calisent la lumière sur les pièces, ne
se limitent pas à la période classi-
que. Les pièces remontent à la ge-
nèse de cette période, depuis le
IVe millénaire avant notre ère, pour
nous conduire jusqu’au IIIe siècle à
Rome. Un certain nombre de por-
traits sculptés, ou coulés dans le
bronze, illustrent la fascination des
collectionneurs – Josef Mueller, son
beau-fils Jean-Paul Barbier et ses
petits-fils – pour la figure humaine,
ses caractères, sa beauté intérieure,
captée et restituée par les artistes.
Après cette entrée en matière
auprès de têtes légendaires (Héra-
clès) ou profanes, acquisitions
anciennes ou coups de cœur ré-
cents, on découvre dans une petite
salle des statuettes cycladiques du
IIIe millénaire av. J.-C., effigies styli-
sées, plates, sobres et hiératiques,
parfoisenformedeviolon(femmes
assises),quiontpuinspirerl’artmo-
derne. Quelques détails, parfois,
depetitsseins,desentaillesàlabase
du cou, l’esquisse de bras, permet-
tentd’insistersurlaformeducorps,
son pouvoir de sensualité ou de vie.
Le marbre, lisse et blanc, ajoute au
sentiment de pureté, et d’immorta-
lité, ces pièces plusieurs fois millé-
naires semblant échapper totale-
ment aux dommages du temps.
Dans la mezzanine sont réunies
des œuvres de différentes civili-
sations de l’Asie mineure et de
l’Egypte, et notamment une autre
statuette féminine, à peine plus
jeune que les pièces des Cyclades:
originaire de l’Oxus (Asie centrale),
cette princesse de Bactriane en
chlorite et calcite paraît également
moderne, avec sa jupe gonflée, ses
formes généreuses et schématisées,
son visage vide d’expression. Curio-
sité, une main du Ve siècle avant
notre ère semble venir à notre ren-
contre, gage de la permanence de
notreespèceetdenotresavoir-faire.
Entre la Grèce et Rome
On admirera les portraits du
Fayoum, le visage bon, le regard in-
telligent, tels que les artistes les ont
sculptés et peints, en souvenir du
défunt. Ces portraits seraient plus
prochesdelaconceptionréalisteen
vigueur à Rome que de l’idéalisa-
tion égyptienne.
De retour au rez-de-chaussée,
on observera le contraste entre
cettetêtedejeunehommedatéedu
Iersiècleavantnotreère,visagehar-
monieux, aux orbites vides, jadis
occupées par des yeux en os ou en
métal, et cette plus tardive effigie
d’un homme d’âge mûr, aux rides
bien marquées et au visage asymé-
trique,dansunsoucidevérismequi
excluttoutecomplaisance.Oucom-
ment Rome s’est affranchie des in-
fluencesdelaGrèce,lesacomplète-
ment assimilées. Laurence Chauvy
Arts de l’Antiquité. Une collection
centenaire. Musée Barbier-Mueller
(rue Jean-Calvin 10, Genève).
Jusqu’au 20 octobre.
GORKAESTRADA
>> Sur Internet
Quelques images de l’exposition
www.letemps.ch
23Culture&Société
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
Catherine Cochard
Ilfautrevenirpresquevingtans
en arrière. A la fin des années
1990, un chef – Ferran Adria – fait
énormément parler de lui, de sa
cuisine et du restaurant dans le-
quel il œuvre, le légendaire El
Bulli situé à Roses, sur la côte cata-
lane de l’Espagne. L’homme est
passé maître dans l’art de la gas-
tronomie moléculaire.
Au début des années 2000,
Ferran Adria accède au rang de
superstar de la discipline, ultra-
médiatisé et ultra-demandé, sacré
à plusieurs reprises meilleur chef
du monde. El Bulli – lui aussi réci-
piendaire de multiples titres ho-
norifiques – reçoit chaque année
près de 2,5 millions de demandes
de réservations, alors qu’il n’est
ouvert que six mois par an.
Malgré ce succès planétaire, le
30 juillet 2011, Ferran Adria dé-
cide de fermer l’établissement. Le
maestro veut se concentrer sur sa
cuisine,lafaireévolueretexplorer
de nouvelles voies gustatives. Puis
partager les résultats de ses inves-
tigations au sein de la elBulli-
Foundation (une fondation ins-
tallée dans les murs originels d’El
Bulli), tout en nourrissant un
autre projet, la Bullipedia, soit
une encyclopédie.
«La vocation de la elBulliFoun-
dationestdouble,expliqueFerran
Adria. Nous voulons en premier
lieu préserver l’héritage d’El Bulli,
c’est-à-dire aussi bien son espace
physiquequelesdécouvertesculi-
naires que nous avons faites du-
rant l’exploitation du restaurant.
Ainsi, l’ancien établissement sera
transformé en un lieu qui ac-
cueillera différentes activités
– une exposition permanente, des
manifestations ponctuelles, des
colloques – pour montrer la ri-
chesse de la créativité en gastro-
nomie. Avec la Bullipedia, nous
voulons archiver toute l’histoire
de la cuisine, des origines à nos
jours, puis mettre à disposition
des cuisiniers du monde entier ce
savoir, sur Internet, pour les aider
ainsi à développer leur art et affi-
ner leurs recherches.»
C’est pour financer cette fonda-
tion et ce projet d’encyclopédie en
ligne que Ferran Adria offre à l’en-
can l’intégralité de la cave d’El
Bulli soit un total de 8807 bou-
teilles auxquelles viennent s’ajou-
ter d’autres lots constitués de plu-
sieurs objets ayant participé à la
vie du restaurant, comme par
exemple une veste de cuisine
ayant été portée par le chef et si-
gnée de sa main (lots 7545 et
7546, estimation 1000 dollars).
Confiée à Sotheby’s, la vente se
déroule en deux sessions, la pre-
mière ayant eu lieu à Hongkong le
3 avril (518 lots, dont 73 objets
d’art les plus puissantes du mar-
ché. En aucun cas on ne pourrait
comparer l’expérience culturelle
qui consiste à participer à cette
vente à la démarche – marchande,
populaire – qui consisterait par
exemple à miser sur un objet
vendu lors de la succession d’un
illustre inconnu!»
El Bulli entretenait déjà cette
idée d’exclusivité. Le restaurant
n’était ouvert que de juin à dé-
cembre et les réservations pour
l’annéesuivantesefaisaientlelen-
demain de la fermeture. Avec une
disponibilitéde8000couvertspar
saison pour 2 millions de deman-
des,ElBulliaffichaitcompletpour
tout l’exercice suivant en un seul
jour seulement… «Le plus impor-
tant en fin de compte, ça n’était
pas d’avoir goûté à la cuisine du
chef, mais c’était d’y être allé et de
pouvoir ensuite s’en vanter en so-
ciété!», continue Vincent Gré-
goire, qui a eu le privilège de s’as-
seoir à une des tables de
l’établissement. «Derrière cette
vente se cache aussi la promesse
d’enfin pouvoir appartenir à la
tribu. Vous n’avez pas pu manger
chez El Bulli? Prenez part à la
vente,vouspourrezainsifairepar-
tie du club en misant sur un tire-
bouchon! Il y a quelque chose de
très christique dans cette histoire:
il s’agit d’acquérir un peu des reli-
ques du saint! Ce qui tombe à
merveille pour une vente prenant
place juste après Pâques!» Et juste
avant l’Ascension.
©SOTHEBY’S
Lacaved’ElBullisouslemarteau
> Marketing
Sotheby’s propose
une vente en deux
temps des bouteilles
et objets du
restaurant dans
lequel le Catalan
Ferran Adria s’est fait
connaître
> Une mise à l’encan
qui repose sur
la renommée
du chef star
> Et qui en rappelle
stratégiquement
d’autres: les bijoux
de Liz Taylor ou
la collection Saint
Laurent-Bergé
issus du service et de la cuisine du
restaurant) et la seconde prenant
place le 26 avril prochain à New
York(625lots,dont81objetsissus
pareillement du service et de la
cuisine du restaurant). Des lots
aux estimations variées – de
150 dollars pour la plus basse à
40 000 dollars pour la plus éle-
vée –, capables d’intéresser un très
vaste public d’acheteurs.
A noter parmi les pièces de
choix: le lot 6015 soit 3 bouteilles
degrandcruRomanéeConti1990
(estimation: entre 32 500 et
47 500 dollars) ou le lot 6227 soit
6 magnums de Château Latour
2005 (Pauillac, 1er Cru Classé, en-
tre 7000 et 10 000 dollars). Sans
oublier le clou de la vente, double
pour satisfaire aussi bien les ache-
teurs à Hongkong que ceux à New
York: un dîner pour 4 en compa-
gnie de Ferran Adria lui-même
dans un restaurant de tapas de
Barcelone (lots 6518 et 7625, esti-
mation 5000 dollars). Lors de la
venteasiatiquedu3avril,celotfut
adjugé pour 28 269 dollars.
Ce qui frappe avec cette double
enchère, c’est la stratégie de mise
en avant de la marque «El Bulli/
Ferran Adria» choisie par Sothe-
by’s, chaque élément de la vente
portant la mention du mythique
restaurant. «Ferran Adria est un
génie qui a grandement participé
à lancer la mode de la cuisine mo-
léculaire, note Philippe Ligron,
professeur de cuisine à l’Ecole hô-
telière de Lausanne et animateur
de l’émission Bille en tête sur La
Première. Il est arrivé au top de sa
discipline et veut à présent explo-
rer d’autres domaines, ce qui est
très bien: l’homme ne vit pas sur
ses acquis. Et puis il faut aussi dire
que les modes changent, évoluent
et le public est toujours deman-
deur de nouvelles tendances gas-
tronomiques. Cette vente, c’est
avant tout du marketing: on mise
sur le nom, le mythe El Bulli pour
attirer les enchérisseurs.»
Cette vente, sa façon de jouer
sur la marque «El Bulli» et la per-
sonnalité de Ferran Adria, rap-
pelle d’autres enchères usant
d’une stratégie semblable. On
peut citer en exemple la vente de
la collection d’Yves Saint Laurent
et Pierre Bergé en février 2009, ou
la dispersion des bijoux d’Eliza-
beth Taylor en septembre 2011,
toutes deux chez Christie’s.
C’est bien simple: chaque an-
née, les auctioneers organisent
des événements autour de per-
sonnalités connues de manière à
augmenter la portée médiatique
de la vente et intéresser une clien-
tèlepluslargequecelledesenché-
risseurs coutumiers des mises à
l’encan.
De surcroît, c’est un fait avéré,
tout objet ayant connu les faveurs
d’une star voit sa valeur s’envoler
lorsqu’il passe sous le marteau des
enchères, l’aura de la personne
d’exception augmentant la pré-
ciosité de l’objet. «Cette vente cor-
respond à un positionnement
stratégique adopté par la maison
de vente aux enchères, développe
VincentGrégoire,directeurdudé-
partement Art de vivre du bureau
de style parisien Nelly Rodi. Le
message qu’on cherche à trans-
mettre est clair: cette mise à l’en-
can a été pensée par un esthète,
chaque objet ayant été «adoubé»
par le chef catalan.» La «légende
vivante» Ferran Adria selon le
terme utilisé par la directrice du
département Vins chez Sotheby’s,
Serena Sutcliffe, dans le texte d’in-
troduction du catalogue de la
vente. «L’auctioneer montre qu’il
joue dans la cour des grands, qu’il
évoluedanslemêmesegmentque
les maisons de luxe et les galeries
Ferran Adria, le chef
catalan, superstar
de la cuisine
moléculaire et de
cette double vente
chez Sotheby’s.
ARCHIVES
Marché de l’art
PUBLICITÉ
Le billet de Catherine
Othenin-Girard*
Artet
cinéma
L’imageenmouvementestd’ac-
tualitéenSuisseencepremier
trimestre2013:quecelasoitles
expositionsdeSteveMcQueenau
SchaulageràBâle,dePhillNiblock
chezCircuitàLausanne,lesderniers
filmsd’EmmanuelleAntilleetde
MarcBauer,lascénographiemulti-
médiadel’actuellepiècemontéepar
OscarOstermeier,ouStartMaking
Sense!,lerécentcolloquedelaHEAD
àGenève.Forceestdeconstaterque
lesprofessionnelsdumilieudel’art
s’interrogentsurlestatutducinéma
entantquemoded’expression
transdisciplinaire.Etilsconstatent
que,pourlaplupartdesartistes,
qu’importelemédium(delavidéoà
lapellicule,delaprojectionàl’ins-
tallation),l’essentielrésidedansle
faitdetrouverlemoyenélectifpour
traiterdeleursujet.
Maisquidducollectionneurdans
cetteexplorationdesrelationsentre
l’artetlecinéma?Existe-t-ilencore
unmarchéprivépourcetypede
productionartistiqueautreque
l’institution,l’écrand’ordinateurou
lasalledecinéma?Onauraitenvie
derépondreparl’affirmative.
Commel’affirmeJean-LucGodard,
«[…]lagrandehistoireestcelledu
cinéma,elleestplusgrandequeles
autresparcequ’elleseprojette»,
doncelleimpliquele«collection-
neur-regardeur»dansl’exercicedu
«voir»,etelleluifaitprendredes
risquesetluipermetainsides’af-
franchirdesgenresetdescodes
dominants.
Dèslors,ilresteàpisterlesartis-
tesquijouentaveccepostulattels
HughScott-Douglas(TheImmediate
Release,TheCabinetofDr.Caligari,
2013)outre-Atlantique,ou,plus
proche,lesœuvresd’UrielOrlow
(RemnantsoftheFuture,2010-2012),
d’AdrienMissika(Dome,2012)oude
CyprienGaillard(Pruitt-IgoeFalls,
2009),quipoussentencoreplusloin
lalibredispositionetlapossible
appropriationdesimagessurun
modeimmédiatetintimeàlafois.
Quoideplusséduisant!
* Chaque mois, un(e) expert(e)
propose sa lecture du marché
de l’art. Aujourd’hui, Catherine
Othenin-Girard, historienne de l’art
et conservatrice de la Collection
d’art de la BCV.
«Nous voulons faire
l’histoire de la cuisine,
des origines à nos
jours, puis mettre à
disposition ce savoir»
«C’est avant tout
du marketing: on mise
sur le nom, le mythe
El Bulli pour attirer
les enchérisseurs»
<wm>10CFWMoQ7DMAxEv8jRne00cQ2rsmpgKg-Zhvf_aE1ZwUkPvHfHkbXg3ra_zv2dBAPSutF6UlupNdKA4k0TjlDQViqMF8fDF2AxB8Z0BC6IQQr0hu6DNh_GrKHl9_n-AXsykI-AAAAA</wm>
<wm>10CAsNsjY0MLQ00DW3MDY0tgAAL2CKVg8AAAA=</wm>
EXPOSITION AU CHÂTEAU
les 20, 21 et 26 avril
1276 Gingins
VENTE AUX ENCHÈRES
EXCEPTIONNELLE DU
CONTENU DU CHÂTEAU
DE GINGINS
WWW.HOTELDESVENTES.CH
TÉL. 022 320 11 77
Eclairage
Le Temps
Jeudi 11 avril 2013
24
EDDYMOTTAZ
Marco Danesi
Lavoixtrèsbritishsematérialise
un matin de mars aux Diablerets.
Après une longue conversation au
téléphone quelques jours aupara-
vant, Michael Liebreich débarque
en personne avec Alice, son
épouse, et la plus grande de ses
trois enfants dans un café de la
station vaudoise.
Propriétaire d’un chalet dans la
localité de la commune d’Ormont-
Dessusdepuis2010,ilypassequel-
ques semaines par année. Il a
comme voisins d’autres sujets de la
reine Elisabeth, lointains héritiers
des pionniers anglais aux sources
du tourisme dans les Alpes roman-
des. L’homme aime skier. Il a été
champion de freestyle. Il a parti-
cipé aux Jeux olympiques de 1992
à Albertville, en France. Il a même
coécrit un livre sur le profil du
skieur complet. Aujourd’hui, l’an-
cien athlète est toujours en forme
et mène, à 49 ans, une vie d’entre-
preneur comblé.
Au bout du vallon de la Grande
Eau, l’ingénieur et diplômé de la
Harvard Business School fait da-
vantage que télé-travailler et slalo-
mer sur les pentes enneigées: il se
préoccupe du sort des Diablerets.
Tout naturellement, Michael Lieb-
reich marie ses intérêts profession-
nels à ses loisirs. Expert en déve-
loppement durable, «sans être
écolo ni de gauche», il imagine la
stationenforumplanétairedusec-
teur.
En 2012, il a convié au seuil du
glacier de Tsanfleron une pléiade
de spécialistes, décideurs et inves-
tisseurs pour battre les chemins
vers une économie verte. Cette an-
née, il récidive le 29 août prochain.
Homme de réseaux au carnet
d’adresses «hallucinant», il aime
nouer des liens, provoquer les ren-
contres.Ils’étonned’uncertainim-
mobilisme helvétique en la ma-
tière, «car la Suisse possède les
connaissances scientifiques et
technologiques. Il y a de l’argent
pour des projets…» Communica-
teur, il croit que le développement
durable pourrait devenir le bran-
ding, la marque de fabrique du vil-
lage.
Malheureusement,ThomasSch-
midt ne sera plus là. Son complice
de la première édition et trait
d’union avec les autorités commu-
nales vient de décéder abrupte-
ment. Michael Liebreich confesse
sa tristesse. Et un certain abatte-
ment. Puis l’enthousiasme revient,
d’abord pudiquement, ensuite
franchement. L’homme parle, es-
quisse des scénarios, dépeint des
horizons impensables pour
Les Diablerets, qui vivent une pé-
riode tourmentée, en quête d’ave-
nir. Alors que les changements cli-
matiques menacent les stations à
basse altitude.
Dans l’immédiat, c’est la survie
de la télécabine du domaine d’Ise-
nau qui est en jeu. Vieillissante,
bientôt privée de concession fédé-
rale,l’installationdoitêtrerempla-
cée. Le parlement communal vient
d’adopter un projet de nouvelle re-
montée. L’engin va survoler le vil-
lage et assurer la liaison avec les
pistes du Meilleret, dévalant la
montagne qui fait face à Isenau.
Pour ce faire, il faut trouver
3,4 millions. Le canton prêtera le
reste, soit 13,6 millions. Le do-
maine, après en avoir été exclu, a
été réintégré au programme can-
tonal Vision Alpes vaudoises 2020
qui dessinera le paysage touristi-
que et économique de la région
pour les prochaines décennies. Le
canton dévoilera les contours défi-
nitifs de la planification en cours
d’année.
Les résidents et les vacanciers
ont été sollicités. La récolte des
fondsdoitaboutird’iciàlafindela
saison de ski. Pour l’heure, un peu
plus de 1,2 million de francs a été
souscrit au sein d’une fondation
créée à cet effet. Le délai est court,
pour certains trop court, mais la
Michael
Liebreich.
Expert en
dévelop-
pement
durable,
«sans être
écolo
ni de
gauche».
LES
DIABLERETS,
22 MARS 2013
collecte se poursuit. Une campa-
gne de communication va relancer
les enchères, indique le municipal
Jean-Marie Schlaubitz.
Leprojetabeaucoupdesuppor-
ters mais également des ennemis.
Les propriétaires et locataires des
immeubles et maisons sur lesquels
planera la télécabine promettent
oppositions et recours aux tribu-
naux. D’autres réclament une ré-
novationsurletracéactueldel’ins-
tallation.Bref,labatailles’annonce
rude sur fond de restrictions de
bâtir après le succès récent de l’ini-
tiative Weber et de la révision de la
loi fédérale sur l’aménagement du
territoire. Isenau, explique encore
Jean-Marie Schlaubitz, est devenu
la pièce maîtresse, emblématique
du développement durable que la
municipalité souhaite.
En 2004, Michael Liebreich, qui
a un passé de consultant dans
l’univers du management et de la
télévision, crée New Energy Fi-
nance. La société fournit aux inves-
tisseurs des informations dans le
domaine des énergies propres. Les
clients – des administrations pu-
bliques, des organisations interna-
tionales et des compagnies privées
– disposent de données en continu
qui leur permettent d’élaborer
leurs stratégies. Inspiré, il a com-
pris que l’approvisionnement
énergétique entamait une révolu-
tion qui va bouleverser la planète.
Cinq ans plus tard, ce rejeton
d’une famille juive réfugiée en An-
gleterre vend sa société à Bloom-
berg L.P., conglomérat leader de la
communication économique et fi-
nancière fondé par l’actuel maire
de New York. Après la transaction,
il garde les commandes de l’ensei-
gne basée à Londres, forte de 200
collaborateurs. L’affaire lui permet
de construire son «chalet de rêve
aux Diablerets».
Michael Liebreich a choisi le vil-
lage pour son cachet, ses parfums
montagnards,lesairsdestationfa-
miliale préindustrielle, à mille
lieues de Montana, Verbier ou Vil-
lars. Avec Alice, il a pisté pendant
des mois la destination idéale. Ils
ont balisé les vallées avant d’abou-
tir au pied du col du Pillon. Au fil
des séjours, il découvre le ques-
tionnement qui enflamme la sta-
tion: «Après l’agriculture, le tou-
risme et l’immobilier, sur quoi
faut-il miser?» Il comprend que «le
futur des Diablerets ne peut plus
reposer uniquement sur le ski».
Un milliardaire norvégien a
nourri cet espoir ces dernières an-
nées. Etabli en station, il s’est en-
touré d’investisseurs et de person-
nalités locales. Sa société a racheté
les remontées mécaniques.
Les Diablerets vrai village de mon-
tagne (DVVM), sa raison sociale, a
aussireprisplusieurshôtels.Lasta-
tionacruunmomentausalut.Puis
les choses se sont gâtées. Le rêve
d’une liaison continue et gran-
diose entre Villars, Les Diablerets,
le col du Pillon et Glacier 3000, en
passant par Isenau, a échoué. La
fermeture du Grand Hôtel des Dia-
blerets, établissement historique,
pour le transformer en apparte-
ments de vacances a déçu. Les am-
bitionsdeDVVMontétérevuesàla
baisse. Les critiques à son égard se
sont multipliées. De nos jours, la
méfiance règne.
LesDiablerets
Michael Liebreich
imagine la station
des Alpes vaudoises
en forum
du développement
durable.
L’entrepreneur
britannique,
propriétaire d’un
chalet dans le village
depuis 2010, est prêt
à mobiliser
ses nombreux
contacts en faveur
de la station, qui
se cherche un avenir
Quoi qu’il en soit, Michael Lieb-
reich espère que l’armateur ne se
retirera pas des Diablerets. Et que
partisans et adversaires dialogue-
ront au sujet d’Isenau. Toutes les
ressources sont indispensables.
Comme les projets qui ne man-
quent pas: un centre thermal, une
école internationale du dévelop-
pement durable, une société de
gestion des énergies renouvela-
bles. Les autorités, via une large
consultation, ont d’ailleurs com-
pilé un catalogue de mesures sou-
haitables: Vision 2025. «La crois-
sance verte» en est le fil rouge,
précise Jean-Marie Schlaubitz. Et
Michael Liebreich a été un pour-
voyeur d’idées, il a offert son ex-
pertise, garanti la crédibilité de
l’opération, confirme le munici-
pal.
«On pense aux pays émergents,
à l’Asie, à l’Afrique ou alors aux mé-
tropoles quand on évoque ces
questions. Mais les villages de
montagne tels que Les Diablerets
méritent à leur tour que l’on s’y
attarde», s’enflamme l’entrepre-
neur anglais. Bref, «il faut changer
demodèlesiLesDiableretsveulent
rester vivants, offrir des emplois,
ouvrir des magasins. Ne rien faire,
c’estleseulvrairisque.»C’estlemot
de la fin ou du début.
«Il faut changer de
modèle si Les Diablerets
veulent rester vivants,
offrir des emplois.
Ne rien faire, c’est
le seul vrai risque»
renouvelables

Le temps20130411

  • 1.
    J.A. 1211 Genève2 | www.letemps.ch Jeudi 11 avril 2013 | N° 4576 CHF 3.40, France € 2.60 Le Temps Pl.deCornavin3,CP2570,1211Genève2 Tél.+41228885858 Fax+41228885859 www.letempsarchives.ch Collectionshistoriquesintégrales: JournaldeGenève,Gazettede LausanneetLeNouveauQuotidien Index Avis de décès 20 Bourses et changes 18 Fonds 16, 17, 18 Pharmacies 20 Toute la météo 12 L’essentiel Informations fiscales: la Suisse de nouveau isolée en Europe > Secret Le Luxembourg et l’Autriche prêts à l’échange automatique Editorial Préparer l’inéluctable Par Mathilde Farine La Suisse perd un allié impor- tant dans son combat contre l’échange automatique d’infor- mations fiscales pour lequel l’Europe milite depuis plusieurs années. Le Luxembourg – et probablement bientôt l’Autriche – s’est finalement rangé à cette solution dont les adeptes espè- rent qu’elle permettra d’éviter que les évadés du fisc ne passent inaperçus. Plus que la décision elle-même, c’est la rapidité du revirement qui surprend. Encore farouchement opposé à cette solution ces der- niers mois, le Luxembourg a entrouvert la porte, le week-end dernier, à un changement de système. L’actualité – l’affaire Cahuzac en France et les révéla- tions des «Offshore Leaks», qui montrent que l’évasion fiscale n’est pas seulement le fait d’une poignée de riches – n’est peut-être pas étrangère à cette accélération du changement. La Suisse pourra difficilement résister à cette lame de fond. D’autant que, comme l’a dit le Luxembourg à son propre égard, elle ne pourra «pas refuser aux Européens» ce qu’elle «accepte avec les Américains» par le biais de l’accord Fatca dont le Conseil fédéral a adopté hier le projet de loi. Qu’importe les doutes que l’on peut avoir sur son efficacité, le système de l’échange automati- que d’informations sera adopté à grande échelle de façon quasi inéluctable. Certaines banques s’y préparent déjà. Depuis mars 2009 et l’abandon de la distinction entre évasion et fraude fiscales, elles ont eu quatre ans pour s’adapter à la fin de l’argent non déclaré. Certaines ont même récemment imposé un «ultima- tum» à leurs clients allemands pour les pousser à se régulariser. En outre, cela n’empêche pas les autorités suisses de réfléchir à une stratégie pour obtenir des concessions. L’exemple de Fatca montre qu’il est possible de négo- cier des aménagements, même s’ils restent petits. Dans le cas de l’Europe, l’accès au marché euro- péen est jugé vital. Les banques ne peuvent y opérer qu’avec d’impor- tantes restrictions. Ensuite, il y a lieu de définir comment régler le passé, c’est-à-dire les avoirs non déclarés qui occupent encore et depuis longtemps les coffres des banques suisses. Enfin, il est important que les places financiè- res concurrentes soient logées à la même enseigne et ne profitent pas de règles plus avantageuses. Au Musée Barbier-Mueller, splendeur et fascination de l’art antique Tête masculine, Rome (Ier siècle avant J.-C. – Ier siècle après J.-C.). Ce bronze fait partie de la collection centenaire exposée ac- tuellement au musée genevois. Un trésor qui reflète la passion de la famille Barbier-Mueller pour les arts de l’Antiquité.öPage 22 MUSÉEBARBIER-MUELLER/PHOTOSTUDIOFERRAZZINIBOUCHET La pression sur les oasis fiscales au sein de l’Europe, et donc sur la Suisse, a fortement monté. Coup sur coup, deux Etats européens qui s’opposaient jusqu’alors à l’échange automatique d’infor- mations ont assoupli leurs posi- tions. Au Luxembourg, le premier ministre, Jean-Claude Juncker, a annoncé mercredi que le Grand- Duché accepterait l’échange auto- matique dès le 1er janvier 2015. Demême,lechancelierautrichien, Werner Faymann – autre défen- seur du secret bancaire –, a eu un geste d’ouverture en estimant pouvoir faire cohabiter l’échange automatique d’informations pour les non-résidents et protéger le se- cret bancaire pour les Autrichiens. De plus, à la veille de l’Ecofin à Dublin, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Espa- gne se disent d’accord pour adop- terenEuropelemodèleaméricain (Fatca) de transparence. Un mo- dèle que Berne a accepté de signer aveclesEtats-Unis.LeConseilfédé- ral a d’ailleurs transmis mercredi pourapprobationauparlementle projet de loi fiscale Fatca qu’il a conclu avec Washington le 14 fé- vrier 2013. Face à l’Union euro- péenne et à la lame de fond, la Suisse va-t-elle s’aligner? Pourra-t- elle dire non?öPages 2, 3, 4 La ruée vers la porte de sortie! A Genève, pas moins de 1106 colla- borateurs de l’Etat et de ses enti- tés affiliées ont déposé en début d’année une demande de retraite anticipée. En 2012 et 2011, ils étaient 394 et 326. L’Instruction publique, en particulier, affronte une situation très critique puis- que 331 enseignants prennent leur retraite par anticipation. Explications: les modifications issues de l’assainissement des caisses de pension et un pont-re- traite très amputé. öPage8 Pour vous abonner: www.letemps.ch/abos 00 8000 155 91 92 (appel gratuit) International Fausses promesses En Syrie, la communauté interna- tionale n’a pas tenu ses promesses, que ce soit sur le plan humani- taire, militaire ou financier. Page 5 Suisse Freysinger à la police? Pourleministre OskarFreysinger, lerêvederepren- dreleDéparte- mentdel’éduca- tions’éloigne. NombredeValai- sansleverraientplutôtàlaSécu- rité,oùilretrouveraituncertain ChristianVarone… Pages6,10 Zooms Vous avez dit gratuit… Facebook se prépare-t-il à nous faire payer pour les messages envoyés à des personnes hors de notre réseau? s’inquiète Jonas Pulver dans sa chronique. Page 9 Débats L’art français de la guerre Expert en histoire militaire, Henri Weissenbach revient sur l’opéra- tion Serval au Mali en la compa- rant à l’intervention américaine de 2001 en Afghanistan.Page 11 Sciences Une levure anti-palu Des chercheurs ont inventé un procédé pour fabriquer une molécule essentielle des médica- ments contre la malaria.Page 12 Culture & Société Pour une «vraie» cuisine Desgrandschefsfrançaislancent lelabel«Restaurantdequalité». Objectif:démêlerlagastronomie artisanaledelacuisineindustrielle. Qu’enest-ilenSuisse?Page21 Eclairage Aux Diablerets verts Spécialistedudéveloppement durable,leBritanniqueMichael Liebreichimaginelastationvau- doiseenforumplanétairedel’éco- nomieverte.Rencontre.Page24 Genève: ruée sur la préretraite Rencontre Le cinéaste argentin qui rouvre les plaies de la dictature Page 22 Marché de l’art Les trésors de la cave d’El Bulli en vente chez Sotheby’s Page 23 SOTHEBY’S Economie & Finance L’essor inquiétant des «chasseurs» qui attaquent des sociétés pour violation de brevet Page 13
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    Tempsfort Le Temps Jeudi 11avril 2013 2 Secretbancaire,letournant > Fisc Le Fatca européen est en marche. Et la pression se fait brusquement forte sur la Suisse. Retour sur une semaine où les fronts ont bougé > Avec les Etats-Unis, la Suisse admet l’échange semi- automatique d’informations > Secoués par l’accélération du mouvement, les politiciens suisses se disent prêts à se rallier à un standard mondial Ram Etwareea BRUXELLES La présidence irlandaise de l’Union européenne (UE) a con- firmé mercredi que la lutte contre l’évasion fiscale serait inscrite au menu de l’Ecofin (ministres des Finances de Vingt-Sept) lors de la réunion informelle qui aura lieu samedi à Dublin. Ce sujet n’était pourtant pas à l’agenda. Il est devenu incontournable depuis ce week-end. Dimanche, le ministre luxem- bourgeois des Finances, Luc Frie- den, a allumé la mèche en affir- mant que son pays n’était plus opposé à un système d’échange automatiqued’informations.C’est ce que l’UE réclame depuis plu- sieurs années. C’est un premier verrou qui a donc sauté. Depuis, c’est l’emballement. Di- plomates, lobbyistes et journalis- tes qui n’avaient pas prévu de faire le déplacement à Dublin chan- gent d’avis. «L’Ecofin ne prendra pas de décision formelle, mais nous savons que le point de non- retour par rapport au secret ban- caireestatteint»,expliqueunhaut fonctionnaire européen proche du dossier. La déclaration de Luc Frieden a en effet envoyé une onde choc. A Luxembourg d’abord, où l’in- dustrie financière (141 banques de 26 pays et 3840 fonds d’inves- tissement) a bâti sa force grâce au secret bancaire. L’Association de banques et de banquiers Luxem- bourgs’estempresséedèslundide demander des clarifications au ministre. Lecoupdécisifaétédonnéhier. Dans le «Discours à la nation» pro- noncé devant le parlement, le pre- mier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a annoncé que l’échange automatique d’in- formations entrerait en vigueur à partir du 1er janvier 2015 dans le Grand-Duché. Dans un communi- quépubliédanslajournée,legou- vernement a confirmé que les données sur les paiements d’inté- rêt en faveur des personnes physi- ques résidant dans un autre pays de l’UE seraient transmises afin qu’ellessoientimposéeslàoùelles habitent. Jean-Claude Juncker a rassuré ses concitoyens en indi- quant que ce n’était pas la fin de la place financière luxembour- geoise, mais cela est une autre his- toire… L’ondedechocaétéressentieen Autriche, qui, comme le Luxem- bourg, s’opposait jusqu’alors à l’échange automatique d’infor- mations. Lundi, après les propos tenus par Luc Frieden, les autori- tés de Vienne sont restées fermes; il n’était pas question de céder. Maispourdenombreuxanalystes, la décision luxembourgeoise al- lait produire son effet domino. Vienne a tenu un jour. Par la voix de son chancelier Werner Fay- mann, elle a fait savoir mardi qu’elle était prête à négocier la le- vée du secret bancaire pour les ré- sidents étrangers ayant des comp- tes en Autriche. C’est le deuxième verrou qui a sauté. Une autre initiative, et pas la moindre, a contribué à l’embal- lement. Dans une lettre adressée à Algirdas Semeta, commissaire européen chargé de la Fiscalité, cinq ministres des Finances – Pierre Moscovici (France), Wolf- gang Schäuble (Allemagne), Vit- torio Grilli (Italie), Cristobal Mon- toro Romero (Espagne) et George Osborne (Royaume-Uni) – ont an- noncé leur décision de mettre en place, en projet pilote, l’échange automatique d’informations en- tre eux, sur le modèle du Foreign Account Tax Compliance Act (2010) des Etats-Unis, plus connu sous le nom de Fatca. Cette loi per- met, entre autres, l’obtention des informations sur les comptes ban- caires, les placements et revenus dans un autre pays sans passer par les autorités. Dans cette même let- tre, le groupe de cinq ministres invite les autres Etats de l’UE à re- joindre le Fatca européen. Le groupe a également fait res- sortir que la clause de la nation la plus favorisée (MFN) devait s’ap- pliquer. Selon cette disposition, toute concession accordée à un pays tiers ne peut être refusée aux autres. Dans son discours, hier, Jean-Claude Juncker a expliqué que la clause MFN avait grande- ment influencé le revirement luxembourgeois du fait que l’Etat négocieunaccordsurleFatcaavec les Etats-Unis depuis décembre. La Commission européenne ne pouvait que se réjouir de l’initia- tive des cinq. Dans une première réaction, elle a rappelé qu’elle a déposé en décembre une tren- taine de propositions pour lutter contre l’évasion fiscale et qu’elle attendaitquelesEtatsluidonnent lesmoyensd’agir.Hier,lecommis- saire Semeta a de nouveau plaidé dans ce sens, ajoutant que les me- suresproposéesconcernaientl’en- semble des Vingt-Sept et qu’elles seraient plus efficaces qu’une ini- tiative à cinq. En début de semaine, un porte- parole de la Commission rappe- lait que l’évasion fiscale coûtait plus de 1000 milliards d’euros à l’économie européenne, ajoutant que cette manne serait très utile en cette période de crise. «Pour la Commission, il ne doit y avoir aucune complaisance pour les in- dividus, sociétés ou pays tiers qui contournent les lois internationa- les pour organiser la fraude fis- cale», avait-il martelé. L’évasion fiscale coûte 1000 milliards d’euros par an à l’économie européenne <wm>10CFWMIQ7DQAwEX-TT2l6f0xhWYVFAFH6kKu7_UXthBUNWs7PvFQ03z-24trMUYIg-LBO1mDUwy9Gb0gqEG9RXJSNy6fHnC9CdwJiOgAIfSiHFbeRvV5-FMd-w9nm9v-GU3QuAAAAA</wm> <wm>10CAsNsjY0MDAx1TW0NDI3NwAAbn5YPQ8AAAA=</wm> ClassiqueHoraMundi B O U T I Q U E S B R E G U E T – 4 0 , R U E D U R H Ô N E G E N È V E +4 1 2 2 3 17 4 9 2 0 – B A H N H O F S T R A S S E 1 G S TA A D + 4 1 3 3 7 4 4 3 0 8 8 B A H N H O F S T R A S S E 3 1 Z Ü R I C H + 4 1 4 4 2 15 11 8 8 PUBLICITÉ L’échange automatique décrypté L’échange automatique est souvent considéré par ses détracteurs comme étant synonyme de mort pour le secret bancaire. Pour ses partisans, il s’agit au contraire du meilleur moyen pour lutter contre l’évasion fiscale. Le principe est le suivant: le fisc d’un pays A collecte les informations concernant des ressortissants d’un Etat B auprès de ses propres banques. La collecte s’effectue en règle générale une fois par année et peut concerner toutes sortes d’informations (nom du détenteur de compte, montant du salaire, rentes, etc.). «Il n’y a pas de standard, explique Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE. Tout dépend de l’accord conclu entre les deux Etats.» Une fois recueillies, ces informations sont transmises de manière automatique à l’administration fiscale concernée. Sans qu’une demande préalable soit nécessaire. Les deux Etats coopérants s’assurent ainsi que leurs ressortissants ne dissimulent pas une partie – ou l’entier – de leur richesse sur un compte en banque à l’étranger. L’un des exemples types de ce système est la directive européenne sur la fiscalité de l’épargne entrée en vigueur en juillet 2005. Une directive qui se limite toutefois aux données concernant le produit des intérêts «de toute nature» (salaires, rentes, gains immobiliers ou en capitaux, etc.). Sébastien Dubas Menacefrançaise:pasdenoms,pasdelicence! > Les écologistes déposent une proposition de «Fatca à la française» Un retrait de l’agrément des éta- blissements bancaires étrangers noncoopératifs.Cettenouvelleme- nace plane désormais sur les ban- ques et les sociétés financières étrangères en France, alors que se propage dans l’Hexagone l’idée d’uneloi«Fatcaàlafrançaise»inspi- rée de la législation américaine. Cettesanctionpénaliseraitceuxqui refusent de déclarer à l’administra- tion fiscale le nom des Français qui possèdentuncomptedansleuréta- blissement. Cette nouvelle idée choc est portée par le groupe écolo- giste à l’Assemblée nationale, qui vient de déposer une proposition de loi. Dans le détail, selon la note de synthèse présentée par le groupe écologiste, si une banque étrangère souhaite faire des opérations avec une banque française ou si elle pos- sède une filiale en France, elle devra donner les noms de ses clients fran- çais, personnes physiques et mora- les. Si le ressortissant français sou- haite quand même conserver l’anonymat,labanqueseratenuede prélever une part extrêmement dis- suasive de 60% de la somme de tou- tes ses opérations. Enfin, si la ban- que étrangère refuse l’une ou l’autre de ces obligations, elle se verra reti- rer son agrément. En clair, elle ne pourra plus avoir d’activités sur le territoire français, ni travailler avec des banques françaises. Ce projet national avance en pa- rallèle de la proposition d’échange automatique d’informations portée sur la scène européenne par Pierre Moscovici,leministredel’Economie etdesfinances,encompagniedeses homologues britannique, alle- mand, espagnol et italien (lire ci- dessus). Mercredi, France Hollande a insisté: «Ce que je veux, c’est qu’il y aitunéchangeautomatiqued’infor- mations sur les revenus et les patri- moines détenus par les Français à l’étranger ou par des étrangers en France. Cela doit être la règle en Eu- rope pour que nous puissions met- tre un terme au secret bancaire et à la dissimulation des avoirs.» En France, pour ceux qui tra- vaillent depuis longtemps sur l’éva- sionfiscale,l’accordFatcaestdevenu unesortederéférence.«PourquoiPa- ris et les Etats européens ne se sont- ilspassaisisplustôtduprojetaméri- cain? S’il faut bien sûr mener des discussionsauniveaumultilatéral,la France peut déjà mettre en œuvre seule certains mécanismes», expli- que Mathilde Dupré, chargée de campagne sur les paradis fiscaux à CCFD-Terre Solidaire. En particulier, «onpeutêtretrèsincisifdanslalutte contre la fraude» en utilisant la me- naceduretraitdelalicencebancaire, estime-t-elle. Eric Alt, magistrat et coauteurdeL’espritdecorruption*,es- time aussi qu’une loi Fatca à la fran- çaise «est une bonne idée» et «qu’il n’est pas impossible» de commencer à la mettre en œuvre sur le plan na- tional. Catherine Dubouloz PARIS * Editions Le Bord de l’eau, 2012. «Il ne doit pas y avoir de complaisance pour ceux qui organisent la fraude fiscale» 0 300 km SOURCE: GAO 2008; CPO 2013; «LE MONDE» Government Accountability Office (GAO), organisme du Congrès des Etats-Unis chargé du contrôle des comptes publics du budget fédéral La liste noire de l’OCDE établie en 2009 recensant les pays non coopératifs n’a plus cours. L’OCDE mène actuellement une revue internationale des conventions fiscales signées par les paradis fiscaux qui pourrait aboutir à une nouvelle liste. Conseil des prélèvements obligatoires de la Cour des comptes (France), listes A et B confondues Irlande Ile de Man Guernesey Jersey Andorre Gibraltar Monaco Saint-Marin Suisse Luxembourg Liechtenstein Lettonie Malte Chypre 14 paradis fiscaux recensés par des organismes officiels
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    3Tempsfort Le Temps Jeudi 11avril 2013 Banques opposées L’Association suisse des ban- quiers (ASB) reste opposée à l’échange automatique d’infor- mations. Jeudi, elle a rappelé que «les banques suisses plai- dent depuis longtemps en faveur d’une stratégie dite de l’argent propre visant à accepter, à l’avenir, uniquement des avoirs conformes fiscalement». Si l’échange automatique avec l’Union européenne ne constitue «pas une option pour les ban- ques en Suisse», l’association faîtière souligne néanmoins que les banques en Suisse sont prêtes à discuter avec l’UE au sujet d’une «extension de l’ac- cord sur la fiscalité de l’épar- gne». Elle précise que les ban- ques suisses soutiennent le respect des standards de l’OCDE pour les questions relatives à l’entraide en matière fiscale. Pour Didier de Montmol- lin, associé de DGE Avocats, spécialiste du domaine financier, le système actuel de l’échange à la demande est efficace et a l’avantage d’éviter que des noms soient transmis sans que les clients concernés ne le sachent et puissent, le cas échéant, faire valoir leurs objections devant un juge suisse en conformité avec les droits fondamentaux. Pourtant, pour Michel Dérobert, «la Suisse serait bien inspirée d’être proactive plutôt que de devoir céder en bout de course». Selon le secrétaire général de l’Association des banquiers privés suisses, les deux priorités doivent être de régler le passé et de garantir aux établissements financiers suisses l’accès au marché européen. «Sinon, des affaires risquent de déménager de Suisse vers le Luxembourg ou vers Londres», prévient-il. S. Dub. et M. F. ‘‘Je n’hésiterai pas à considérer comme un paradis fiscal tout pays qui refuserait de coopérer pleinement avec la France,, François Hollande Président de la France ‘‘Nous pouvons sans danger introduire l’échange automatique d’informations à partir du 1er janvier 2015,, Jean-Claude Juncker Premier ministre du Luxembourg ‘‘Ce projet pilote nous aidera à attraper et retrouver les fraudeurs fiscaux, mais il apportera aussi un modèle pour des accords multilatéraux plus vastes,, George Osborne Ministre des Finances de la Grande-Bretagne, signataire d’un projet de Fatca européen ‘‘Oui, nous négocions. Mais le secret bancaire, inscrit dans la Constitution, devrait être préservé pour les Autrichiens,, Werner Faymann Chancelier de l’Autriche Berne:ouiàl’échangesemi-automatiqueavecWashington > Le parlement appelé à se prononcer sur l’accord dit Fatca passé avec le fisc américain Le projet de loi fiscale Fatca, adopté mercredi par le Conseil fé- déral et transmis aux Chambres fé- dérales pour approbation, auto- rise l’ingérence du fisc américain dans les affaires des banques suis- ses. Toutes les relations financières et commerciales de citoyens amé- ricains, ou de personnes domici- liées aux Etats-Unis, avec les éta- blissements suisses devront être passéesaucrible,auxfraisdesban- ques,afinqu’ellespuissentfournir, directement ou indirectement, les renseignements dont le fisc améri- cainabesoinpourpréleverl’impôt frappant ses ressortissants. Ces dispositions doivent entrer en vigueur en janvier 2014, sinon l’accord, qui permet à la Suisse d’échapper à l’échange automati- que formel d’informations, sera remplacé par une mise en œuvre unilatérale des dispositions Fatca, sans la petite marge de manœuvre négociéeparlaSuisse,notamment en faveur des banques cantonales et des caisses de pension. Un exemple montre la rigueur avec laquelle les autorités améri- caines entendent appliquer leur droit de manière extraterritoriale: la Caisse d’épargne du personnel de la Confédération, qui abrite aussi l’argent du personnel diplo- matique,devras’inscrireauprèsdu service américain des impôts (IRS). Elle devra prouver que les avoirs déposés par des clients domiciliés hors de Suisse ou de l’Union euro- péenne (UE) ne dépassent pas 2% des fonds sous gestion pour ainsi échapper à l’arsenal des contrôles des flux financiers des «comptes américains» exigés par l’IRS. Une convention internationale consi- dèrelesdiplomatessuissescomme étant domiciliés en Suisse. Sans cela, la Caisse du personnel fédéral devrait sans doute procéder aux coûteux contrôles périodiques de conformité à l’IRS. Passage au crible Les banques cantonales, dont lesavoirsdepersonnesdomiciliées en Suisse ou dans l’UE atteignent au moins 98%, seront aussi traitées selon ce statut spécial négocié par la Suisse. L’accord oblige les ban- ques à passer au crible tous leurs comptespourdéterminerceuxrat- tachés de près ou de loin à un ci- toyen ou à une entreprise améri- caine. Un seul indice, comme un numéro de téléphone aux Etats- Unis, les obligera à récolter des in- formationscomplémentaires.L’As- sociation suisse des banquiers (ASB) estime la dépense adminis- trative à 100 millions de francs pour une grande banque comme UBS ou Credit suisse, et à quelques dizainesdemillionspouruneban- que de moyenne importance. Elle critique ce processus qui rappor- tera, selon elle, quelque 8,7 mil- liards de dollars d’impôts sup- plémentaires au fisc américain, alors que les dépenses adminis- tratives à la charge des 100 plus grandes banques européennes dé- passeront largement ce montant. L’ASB admet sa faible marge de manœuvre puisque 213 des 320 banques actives en Suisse le sont aussi au niveau international. L’accord Fatca couvre le présent et l’avenir. Il permet à la Suisse d’échapper à l’échange automati- que d’informations avec les Etats- Unis et préserve, sur le papier, une petite partie du secret bancaire. La banque ne sera pas obligée de fournir le nom du client américain jugé «non coopératif» parce qu’il refuse que soit communiqué son numéro de contribuable. L’accord autorise pourtant un échange semi-automatique d’informations car la banque devra fournir le vo- lume global et la nature des fonds estimés non déclarés. Sur cette base, l’IRS adressera aux autorités fiscales suisses des «demandes groupées» permettant une en- traide administrative efficace re- posant sur de forts indices d’éva- sion fiscale. Unimpôtàlasourcede30%sera prélevé sur les revenus des clients «non coopératifs». Une banque jugée «non coopérative» par l’IRS pourra aussi se voir infliger un im- pôtàlasourcede30%surtoutesses relations commerciales directes et indirectes avec les Etats-Unis. Willy Boder BERNE Lesélussuissestournentleursregardsversl’OCDE > La même règle doit s’appliquer à Londres et dans les paradis fiscaux La rapidité des changements en matière de coopération fiscale ne manquepasdesurprendreenSuisse. LePartisocialiste,quiréclamedepuis longtemps l’échange automatique d’informations, pense que la Suisse devra suivre le mouvement enclen- ché. C’est aussi l’avis de Christian Keuschnigg, directeur de l’Institut des hautes études (IHS) de Vienne et professeur d’économie et de finan- cespubliquesàSaint-Gall. Dans une prise de position pu- bliée sur le site de l’IHS, cet excellent connaisseur du système fiscal suisse dit qu’«il faut s’attendre à ce que la pression des Etats-Unis et de l’UE conduise à l’échange automatique d’informations. Ce développement se dessine de fait aussi en Suisse. Quant à l’Autriche, elle ne peut que retarder l’échange automatique, maisellenepourrapasl’empêcher.» Président de l’USAM, l’UDC Jean- François Rime constate que «la si- tuation change et qu’on n’admet plus aujourd’hui ce qu’on admettait hier». Président du PDC, Christophe Darbellay juge «prématuré» de changer la position de la Suisse. «Le secret bancaire est inscrit dans la Constitution autrichienne. Atten- dons de voir si les Autrichiens sont d’accord de changer cela. Et j’ob- serve que l’échange automatique d’informations n’est pas un stan- dard international. La Suisse s’y pliera lorsque ce sera un standard mondial valable pour toutes les pla- ces financières, de Londres à Singa- pour en passant par les Etats-Unis», dit-il. Président du PLR, Philipp Müller est sur la même ligne. «Ce n’est de loin pas un standard pour lesplacesoffshore»,précise-t-il. RéunionprochaineduG20 Lesregardssetournentdésormais vers l’OCDE. Président du PS, Chris- tian Levrat attend de la Suisse qu’elle s’engage dans cette enceinte contre l’évasion fiscale. Jean-François Rime pensequelaSuissepourraitinterpel- ler l’OCDE afin que les places finan- cières concurrentes et les paradis fis- caux, «comme Londres, les Bahamas ou les îles Anglo-Normandes», res- pectentaussilesnouvellesrègles. Que va faire le Conseil fédéral? A la TV alémanique, Eveline Widmer- Schlumpf a rappelé mercredi que, au sein de l’UE, prévalait la règle de la nation la plus favorisée. Celle-ci oblige le Luxembourg et l’Autriche à accorderàl’UEcequ’elleaccordeaux USA. «Mais la Suisse n’est pas concer- née par cette règle», insiste-t-elle. Quant au Conseil fédéral, il a été «informé» des derniers développe- ments, sans plus, indique son porte- parole,AndréSimonazzi. Les contacts vont se multiplier ces prochains jours. Le chef des Af- faires étrangères, Didier Burkhalter, rencontre coup sur coup le chef du gouvernement du Liechtenstein, Adrian Hasler, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï La- vrov, dont le pays préside le G20. Dansunesemaine,EvelineWidmer- Schlumpf participera à la rencontre ministérielle du G20 à Washington. Dans ce cadre, elle compte souli- gner la nécessité d’avoir des règles fiscales valables pour tous, places offshore incluses. La ministre a mis sur pied en dé- cembre un groupe d’experts piloté par le professeur Aymo Brunetti. Celui-ciareçulemandatderéfléchir aux solutions possibles pour régler le passé par un impôt libératoire et gérer l’avenir. La transmission d’in- formations fait partie des réflexions. Bernard Wuthrich BERNE CHRISTIANHARTMANN/REUTERS FRANÇOISLENOIR/REUTERSHERWIGPRAMMER/REUTERS TOBYMELVILLE/REUTERS
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    International Le Temps Jeudi 11avril 2013 4 Céline Zünd La désillusion est d’autant plus profonde que Gilles Bernheim bé- néficie d’une aura intellectuelle, bien au-delà de la communauté juive française. Acculéparlesac- cusationsquicir- culent dans la presse depuis plusieurs semai- nes,legrandrab- bin de France a finiparadmettremardiavoirusurpé son titre d’agrégé en philosophie et recouruauplagiat.Maisilnecompte pas quitter son poste pour autant: «Démissionner sur une initiative personnelle relèverait d’une déser- tion […], ce serait un acte d’orgueil alors que je dois agir aujourd’hui dans la plus grande humilité», a-t-il déclaré mardi sur Radio Shalom, après un long silence. L’homme de 60 ans, élu au grand rabbinat de France en 2008, a «craqué», dit-il, au moment du concours de philoso- phie, à cause d’un «événement tragi- que» qui ne lui aurait pas permis de se présenter à toutes les épreuves. Finalement, il a «laissé dire» qu’il était agrégé, comme on met un «pansement sur une blessure». Con- cernant le plagiat, il l’attribue à un étudiant qu’il a employé comme nè- gre. Il a aussi expliqué avoir utilisé lorsdelarédactiondesonlivre(Qua- rante méditations juives, Stock, 2011) des notes dans lesquelles il avait omisdecitersesréférences. L’argumentaire du grand rabbin divise la communauté juive de France. Certains plaident pour un soutien inconditionnel, d’autres ré- clament sa démission. Pour le rab- bin de la communauté israélite libé- rale de Genève, François Garaï, c’est clair: Gilles Bernheim ne peut plus prétendre à son titre de grand rab- bin, la plus haute autorité religieuse juive en France. «C’est l’affaire Cahu- zac de la communauté israélite, dit-il. Gilles Bernheim reconnaît qu’il a tort, mais il n’assume pas la conséquencedesesactes.» Avant de passer aux aveux, le PUBLICITÉ <wm>10CFWMqw7DMBAEv-isvaftHqzCrICq3CQKzv-jxGUFK81KsztGesEv723_bp9kQIQ4xNFTIop5TelcevSEwQWsL1ZzZWn1zycg1IC5HIIRfD5gRt5mNX3KephrDSnXcd6Gt1bfgAAAAA==</wm> <wm>10CAsNsjY0MDAy0jU0MzI1sAQAIWPO8w8AAAA=</wm> 9 contre1 nouvelle émission La présentation de 9 anciennes parts (coupon No 80) Solvalor 61 donne droit à une nouvelle part au prix de CHF 185.– net. Au maximum 394’577 nouvelles parts seront émises; elles pourront être souscrites du 29avrilau13mai2013,à12h00auprèsdevotrebanque. Un négoce officiel des droits de souscription sera organisé à la SIX Swiss Exchange et offrira ainsi à de nouveaux investisseurs l’opportunité de participer à la nouvelle émission en achetant et exerçant des droits de souscription. Disclaimer: Cette annonce de cotation ne représente pas un prospectus d’émission au sens des art. 652a resp. 1156 CO. Une annonce de cotation sera vraisemblable- ment publiée le 29 avril 2013. L’émission des parts du fonds s’adresse au public uniquement en Suisse. En dehors de la Suisse, la vente, le courtage ou le transfert des parts de fonds ainsi que la distribution de ce prospectus et d’autres documents relatifs à l’offre et la vente des parts de ce fonds peuvent être limités ou interdits. SOLVALORFUNDMANAGEMENTSA AV.MON-REpOS14–Cp7491–1002LAUSANNE TÉL.0584040300–WWW.SOLVALOR.CH FrançoisHollandesonnelacharge contreladélinquancefinancière > France Le chef de l’Etat a présenté de nouvelles mesures de lutte contre l’évasion fiscale > Pas suffisant pour faire taire les critiques Catherine Dubouloz PARIS François Hollande a voulu mé- nager son effet. Pris dans une crise politique majeure depuis les aveux de Jérôme Cahuzac, le chef de l’Etat s’est à nouveau adressé mercredi aux Français à la télévision, sa pre- mière intervention n’ayant pas marqué l’opinion. Le président a voulu prouver sa détermination: il a eu des mots sévères contre les paradis fiscaux, que la France veut «éradiquer». Il a également an- noncé de nouvelles règles pour «as- surer la transparence de la vie poli- tique». Mais dans l’ensemble, les orientations présentées ont été immédiatement critiquées. Par l’opposition, mais aussi par ceux qui travaillent depuis longtemps sur ces sujets. Le magistrat Eric Alt* estime certes que «tout va dans le bon sens, même si on n’avance pas beaucoup», mais il déplore aussi qu’il «ne s’en dégage pas de vision d’ensemble». Les paradis fiscaux d’abord. François Hollande explique que les «banques françaises devront ren- drepublique,chaqueannée,laliste de toutes leurs filiales, partout dans le monde, et pays par pays. Elles devront indiquer la nature de leursactivités.End’autrestermes,il ne sera pas possible pour une ban- que de dissimuler les transactions effectuées dans un paradis fiscal.» Cette mesure, pour laquelle les ONGetlesécologistessesontbeau- coup battus, est en fait déjà inté- grée dans la loi bancaire en voie d’adoption au parlement. Elle est aussi prévue dans une directive européenne. Autre avertissement: même s’il en existe déjà, «la France établira chaque année une liste des paradis fiscaux». Elle dépendra «non seulement de signatures de conventions», mais aussi «de la réa- lité de l’effectivité des informations qui seront données». Deuxième axe, le renforcement de la lutte contre la fraude et l’éva- sion fiscales. Un parquet financier sera créé, annonce le chef de l’Etat. Pour Eric Alt, cette mesure, comme d’autres, est de l’ordre «du coup d’épée dans l’eau»: «L’inefficacité du parquet ne tient pas à la multi- plicitédesstructuresouàundéficit d’expertise, mais à sa structure même et à son manque d’indépen- dance», puisqu’il est hiérarchique- ment soumis à la garde des Sceaux. Pour résoudre ce dysfonctionne- ment, un projet de révision consti- tutionnelle est d’ailleurs en route. La lutte passant aussi par les moyens humains, ceux-ci seront renforcés. A Paris, le pôle financier, comme d’autres services de lutte contre la délinquance financière, a vu fondre ses effectifs ces dernières années. Précisant les propos de François Hollande, le premier mi- nistre, Jean-Marc Ayrault, a promis des renforts pour la justice, la po- lice et l’administration fiscale, avec 50 enquêteurs de police judiciaire en plus, 50 magistrats et 50 agents supplémentaires pour la lutte contrelafraudefiscale.Parailleurs, «un office central contre la fraude et la corruption» sera également mis en place, il regroupera les moyens du Ministère de l’intérieur et de celui des Finances. «Des outils exceptionnels de procédure comme d’investigation seront con- fiés à cet office», a ajouté François Hollande, sans plus de précisions à ce stade. Dernier volet, celui qui occupe l’ensemble du monde politique de- puis plusieurs jours, la transpa- rence et la moralisation de la vie publique. Eric Alt est aussi scepti- que, rappelant les nombreux rap- ports restés sans suite sur ces ques- tions. Les règles actuelles de déclaration du patrimoine seront revues. Une haute autorité indé- pendante sera créée, qui pourra contrôler les déclarations de patri- moine et les déclarations d’intérêts des ministres, des collaborateurs des cabinets ministériels, des par- lementaires, des responsables de grands exécutifs locaux et des di- rigeants de grandes administra- tions. Les sanctions seront renfor- cées en cas de déclarations non sincères. Pour l’instant, critique le magistrat, «c’est un peu l’actuelle commission pour la transparence delaviepolitique,avecdesmoyens renforcés». Pour prévenir les conflits d’in- térêts, François Hollande veut in- terdire le cumul d’un mandat parlementaire avec l’exercice de certaines activités professionnel- les. Les avocats d’affaires ou les mé- decins qui travaillent pour des la- boratoires pharmaceutiques sont dans le viseur. L’opposition s’est déchaînée con- tre les propositions touchant les élus,dénonçantdes«mesuresdedi- version».«L’écrandefuméequeten- tent maladroitement d’ériger Fran- çois Hollande et Jean-Marc Ayrault ne parvient pas à masquer leurs propres fautes et défaillances, à la tête du PS et à la tête de l’Etat, atta- que le député du Nord Sébastien Huyghe. Aujourd’hui, c’est au PS de faire sa propre opération mains propres plutôt que de tenter de faire porter le chapeau aux autres.» Les mesures de transparence pla- cent pourtant la droite dans une position délicate: il lui est difficile de s’y opposer sans être soupçon- née de vouloir dissimuler des com- portements peu éthiques. «Il ne s’agit pas d’exhiber», riposte le chef de l’Etat, mais de garantir aux Fran- çais qu’élus et ministres ne s’enri- chissent pas durant leur mandat. L’ensemble sera précisé au cours des deux prochaines semaines. Jean-Marc Ayrault rencontrera les présidents de l’Assemblée et du Sé- nat, ainsi que les groupes parle- mentaires pour préparer les textes. Les projets de loi seront ensuite présentés au Conseil des ministres, le 24 avril. * «L’Esprit de corruption», Editions Le Bord de l’eau, 2012. «Au PS de faire sa propre opération mains propres plutôt que de tenter de faire porter le chapeau aux autres» Compte de Jean-Marie Le Pen à UBS Documents à l’appui, le site d’information Mediapart, à l’origine de l’affaire Cahuzac, revient dans une enquête mer- credi sur l’ouverture par Jean- Marie Le Pen d’un compte en Suisse en 1981, à UBS, déjà évoquée par le passé. Mediapart révèle aussi qu’un proche du fondateur du Front national, Jean-Pierre Mouchard, trésorier de son micro-parti Cotelec jus- qu’en 1997, avait utilisé les servi- ces d’une société offshore de Gibraltar pour ses investisse- ments. Contacté, le président d’honneur du FN a dénoncé une «opération fumigène» pour le dénigrer de la part des «KGBistes de Mediapart». Il n’a pas démenti l’existence du compte ouvert à UBS mais, selon lui, il s’agissait alors d’un «emprunt» pour sa société de disques, la Serp. Pourquoi passer par une banque suisse pour cet emprunt? «Parce que les conditions étaient plus favorables que dans une autre banque», a répondu le fondateur du parti d’extrême droite. AFP LecrashdeSmolenskempoisonnetoujourslapolitiquepolonaise > Pologne Trois ans exactement après le crash qui a tué le président Kaczynski en Russie, la droite nationaliste campe sur la théorie du complot Près de la vieille ville de Varsovie, le chic hôtel Bristol surplombe massivement le palais présidentiel. «Nouscommémoronsleplusgrand patriote polonais, tué par les Rus- ses», explique une dame à des tou- ristesjaponaissortantdeleurhôtel. Trois ans exactement après le crashdeSmolensk,oùs’estécraséle Tupolev-154quitransportaitlepré- sident de l’époque Lech Kaczynski, son épouse, et 94 autres dirigeants politiquesetmilitaires,la«catastro- phe» continue de diviser la société et la classe politique polonaises. Des commémorations étaient pla- nifiées à travers le pays entier orga- nisées pour le «peuple de Smo- lensk», comme se sont appelés ceux qui professent une véritable «foi» dans une théorie du complot. Dont les éléments sont les sui- vants: la catastrophe ne fut pas un accident, mais un attentat des Rus- ses; il a été perpétré avec la compli- cité du premier ministre de l’épo- que, réélu depuis, Donald Tusk; et si, dans le meilleur des cas, Tusk et les siens n’ont pas été complices, lui et tous les échelons du pouvoir ac- tuel s’évertuent depuis trois ans à entraver l’enquête afin que jamais la vérité n’éclate au grand jour. Se battre «pour cette vérité» «Nous voulons la vérité! Nous voulons la vérité!» avaient scandé en début de matinée quelques mil- liers de personnes rassemblées face au palais présidentiel, où loge de- puis Bronislaw Komorowski, mem- bre de la Plateforme civique (PO) dirigée par Donald Tusk. Lequel a réussi l’exploit inédit dans la Polo- gne postcommuniste de remporter un second mandat en 2011, en plus de la présidentielle. Si, à l’étranger, la Pologne des Tusk et Komorowski a gagné des galons de respectabilité et de sé- rieux, à l’intérieur la catastrophe de Smolensk ne se rappelle au bon souvenir des Polonais qu’une fois par an: elle empoisonne littérale- ment la vie politique quotidienne, et assomme les téléspectateurs des chaînes d’information continue, abreuvés de théories du complot développées par la droite catholi- que, nationaliste et europhobe re- groupée sous les bannières du Parti Droit et Justice (PIS), dirigé par Ja- roslaw Kaczynski, frère jumeau de Lechetéphémèrepremierministre. «Nousavonsdroitàlavéritéetnous avons le devoir de nous battre pour cette vérité», déclarait ce dernier lors de son discours sous le palais présidentiel. Peu importe que, selon tous les rapports, russe et polonais, officiels ou indépendants, le crash du Tu- 154 a résulté de toutes les fautes et manquements aéronautiques pos- sibles, rendant la catastrophe qua- siment inévitable. Mais le «peuple de Smolensk» continue de «croire» à l’attentat et à la trahison, travaillé en cela depuis trois ans par les diri- geants du PIS, par la presse conser- vatrice et par une bonne partie du clergé catholique polonais. Selon un sondage commandé par le quo- tidien de droite Rzeczpospolita, 32% des Polonais croient à la thèse de l’attentat (un pourcentage en crois- sance), tandis qu’un peu moins de 50% pensent qu’il s’agissait d’un ac- cident. Et 30% seulement pensent que les enquêtes feront un jour la lumière sur les causes. En face, dans le camp gouverne- mental, on ne sait plus par quel bout défaire la «falsification» de Smolensk. Et ce n’est pas l’agenda d’hier du premier ministre qui a calmé les ardeurs des «croyants»: Donald Tusk était allé se recueillir sur des tombes de victimes… à 5 h du matin, avant de s’envoler pour un voyage officiel au Nigeria que même des observateurs bien inten- tionnés jugeaient inopportuné- ment programmé. Quelques com- mémorations gouvernementales et présidentielles avaient bien été or- ganisées, dont l’une à Smolensk même, ce sont évidemment celles organisées par le PIS qui ont ras- semblé du monde. Surtout celle en soirée, sous le palais présidentiel, oùJaroslawKaczynskialivréundis- cours. Pourquoi une telle détermina- tion, chez le chef de la droite natio- nal-catholique polonaise, à ériger la catastrophe de Smolensk en complot? La réponse dépasse évi- demment la mort du président dé- funt, qui occulte au passage celle des 95 autres victimes. Il s’agit pour le PIS de faire tourner la machine à délégitimer le pouvoir actuel, de droite aussi, mais résolument pro- européen, et malgré tout plus pro- gressiste et tolérant, comme en té- moignent des récentes tentatives (ratées) de légaliser des contrats d’unioncivile.Depuistroisans,ilya la Pologne dépravée et soumise aux diktats de l’Europe et complice de la Russie de Vladimir Poutine. Et il y a la «vraie»: celle dans laquelle pense se reconnaître le «peuple de Smolensk». Jurek Kuczkiewicz ENVOYÉ SPÉCIAL À VARSOVIE grand rabbin s’est d’abord empêtré dans ses mensonges. Un universi- taire avait relevé que son ouvrage de 2011 contenait des passages em- pruntés à un livre du philosophe Jean-François Lyotard paru en 1996. Il a commencé par nier le plagiat, allant même jusqu’à suggérer que Jean-François Lyotard s’était inspiré de ses cours donnés à Paris dans les années1980.Forcéderevenirsurses propos, il a fini par justifier son acte parunechargedetravailtropélevée, qui ne lui aurait pas permis de «por- ter l’attention nécessaire à la rédac- tiond’unlivre».Pourlegrandrabbin de Genève, Izhak Dayan, «c’est im- pardonnable. Le grand rabbin doit représenter l’intégrité, la droiture et lasincérité.Siunhommedereligion n’incarne pas l’éthique et la morale, alorslemondeperdlenord.» Il a inspiré l’Eglise C’est précisément un traité de Gilles Bernheim contre le mariage pour tous qui lui avait valu l’admira- tion des autorités religieuses juives, mais aussi de l’Eglise. «Des évêques se sont servis de son texte comme base de travail pour prendre posi- tion sur le mariage homosexuel», souligne Izhak Dayan. L’ancien pape Benoît XVI avait salué son argumen- taire, qu’il a jugé «profondément touchant». Problème: ce texte com- porte également des passages co- piés. «Dans la tradition juive, ne pas citer un auteur à qui on emprunte des propos, c’est comme l’effacer du monde», critique François Garaï. Le grand rabbin Marc Raphaël Guedj, directeur de la fondation Racines et Sources, connaît bien Gilles Bern- heim, qu’il considère comme un ami. «Il a en lui une grande fragilité. Il pense que, malgré ses erreurs, qui n’ôtent rien à sa stature spirituelle, il a encore quelque chose à apporter à la communauté juive. C’est à elle dé- sormais de décider si elle peut en- core supporter un guide qui com- met ce type d’erreur.» Alors que de nouveaux plagiats font surface, le Consistoire se réunit justement aujourd’huipourdiscuterdudépart dugrandrabbindeFrance. AFP LegrandrabbindeFrance danslatourmente > France Le représentant de la communauté juive admet avoir usurpé son titre et plagié La tragédie du 10 avril 2010 Le contexte Le 10 avril 2010, le président polonais Lech Kaczynski, accompagné de son épouse et d’une délégation de dirigeants politiques et militaires de haut niveau, se rendait en avion en Russie, à Katyn, afin d’y participer à une cérémonie commémorant l’assassinat en 1943 par l’armée soviétique de plusieurs milliers d’officiers de l’armée polonaise. L’accident L’avion présidentiel devait atterrir sur l’aérodrome militaire de Smolensk. En dépit d’un brouillard épais, et de l’équi- pement de guidage rudimentaire de l’aérodrome, les contrôleurs aériens russes ont donné au pilote du Tupolev polonais l’autorisation de tenter une approche visuelle. Vingt secondes avant l’accident proprement dit, les contrôleurs russes ont donné instruction au pilote d’interrompre la manœuvre pour reprendre de la hauteur. Sans effet. L’aile gauche du Tu-154 a touché un arbre (un bouleau), se brisant, provoquant le retour- nement et l’écrasement de l’aéro- nef à 8h41. Aucune des 96 per- sonnes à bord n’a survécu. J. Kz
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    5International Le Temps Jeudi 11avril 2013 Syrie:lespromessesnontenues > Moyen-Orient Les aides annoncées ne se concrétisent pas > Opposition et humanitaires manquent de fonds Boris Mabillard AMarrakech,àKoweïtouàDoha, chaque fois qu’ils se rencontrent pourparlerdelaSyrie,lesdirigeants du monde entier affirment haut et fortleursoutienaupeuplesyrien.Ils promettent de ne pas abandonner les victimes du conflit, de fournir une aide financière. Mais du côté de l’opposition syrienne et des huma- nitaires,onnevoitrienvenir.L’ONU tirelasonnetted’alarme.Iln’yaplus assez d’argent pour aider les réfu- giés syriens, a indiqué mardi le Pro- gramme alimentaire mondial (PAM), qui pourrait cesser en mai prochain de distribuer de la nourri- ture. La Coalition nationale sy- rienne constate amèrement que la communautéinternationalen’apas tenusesengagements.Enmargedu sommet du G8 qui a commencé mercredi, à Londres, les ministres des Affaires étrangères des pays les plus riches ont rencontré une délé- gation de la coalition. A l’ordre du jour: l’aide militaire à l’opposition, un serpent de mer. Et obtenir que les belles paroles se traduisent par desactes. Avec la création de la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution en novembre 2012 à Doha, au Qatar, l’opposition internationalement reconnue espé- rait pouvoir recevoir un soutien fi- nancier, matériel et militaire. Pour Burhan Ghalioun, membre du bu- reau politique de la coalition, l’af- faire était entendue: «En réponse aux demandes internationales, nous nous étions réunis dans une structure légitime et représentative, nous attendions dès lors que la communauté internationale se dé- cide enfin à nous aider, mais nous attendons encore. Seuls l’Arabie saouditeetleQatarnousontdonné de l’argent, mais beaucoup moins que les sommes qu’ils avaient évo- quées.» Au sommet des Amis de la Syrie, à Marrakech, en décembre dernier, les promesses d’aide finan- cière et humanitaire sont réitérées. Mais la coalition de l’opposition, les groupes présents sur le terrain et l’Armée syrienne libre (ASL) ne re- çoivent rien ou presque en dépit de promesses à hauteur de 145 mil- lions de dollars. Pour Burhan Gha- lioun,c’estune«trahison»:«Onnous reproche notre faiblesse et notre manquedepopularitésurleterrain. Faute de moyens, comment pour- rait-ilenêtreautrement?» Les divisions au sein de l’opposi- tionontlassélacommunautéinter- nationale, explique Fabrice Balan- che, directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Médi- terranée et le Moyen-Orient, à Lyon: «La légitimité de la coalition natio- naleestcontestéepard’autresgrou- pes,etmêmeensonsein,lesdissen- sions règnent. En plus, sa proximité avec les Frères musulmans dé- range.» Pour ne pas faire le jeu des islamistes de la coalition, les gou- vernements ont préféré soutenir les organisations humanitaires, locales et internationales, et apporter des aides ponctuelles aux rebelles: «Du matériel militaire a même été livré directement par certains Etats occi- dentaux à des groupes armés consi- dérés comme efficaces», dit le spé- cialiste. L’aide a été disséminée au détrimentd’uncanalunique:«Peut- être ont-ils aidé, mais cela s’est dé- roulé sans nous, de manière désor- donnée»,ditBurhanGhalioun. La crainte que du matériel, des armes ou même de l’argent ne se retrouvent en de mauvaises mains n’expliquepastout,carl’aidehuma- nitaire souffre elle aussi d’un finan- cement insuffisant. 400 000 réfu- giés, au Liban, en Jordanie et en Turquie, dépendent de l’assistance du PAM pour survivre, à court d’ar- gent. Leur nombre ne cesse d’aug- menteretleursituationsedétériore. Au sommet de Koweït, le 30 janvier dernier, les nations réunies avaient pourtantpromis1,6milliarddedol- lars à l’ONU pour aider les victimes du conflit syrien. Or, à ce jour, seul un tiers du montant a été versé. Ce retard met en péril l’ensemble des programmes d’aide. A Londres, une délégation de l’opposition menée par Ghassan Hitto, le premier ministre du gou- vernement syrien en exil, a rencon- tré des chefs de la diplomatie du G8 dont l’américain John Kerry, pour les convaincre de lever l’embargo surlesarmes.SeulelaGrande-Breta- gne y semble encore favorable. La France est gagnée par le doute alors quelesEtats-Unisetl’Allemagneen- visagentuniquementlalivraisonde matériel non létal aux rebelles. Une nouvelle réunion des Amis de la Sy- riesetiendraàIstanbulle20avril. «On nous reproche fallacieusement notre faiblesse et notre manque de popularité sur le terrain» Un combattant de l’Armée syrienne libre dans une rue d’une ville de l’est syrien. L’opposition réclame des armes, en vain. DEIR EZ-ZOR, 2 AVRIL 2013 KHALILASHAWI/REUTERS Dessoldatsmaliensàl’écoledesinstructeurseuropéens > Mali Avec les premiers départs du contingent français, les unités combattantes suivent dix semaines de cours Sept cents soldats maliens face à 200 formateurs issus d’une ving- taine de pays de l’Union euro- péenne. La France, qui commence tout juste à retirer ses soldats pré- sents au Mali (lire encadré), four- nit près de la moitié des effectifs. Unnombre«trèslimité»demilitai- res suisses non armés pourrait les rejoindre si le Conseil fédéral ava- lise la proposition faite en ce sens fin mars par Didier Burkhalter, le chef du Département des affaires étrangères. Chaîne hiérarchique Le premier bataillon malien est arrivé dans le camp militaire de Koulikouro, à 60 km de Bamako, le 2 avril dernier. Il suivra dix semai- nes de formation avant de céder la place à un autre bataillon. A terme, ce sont plus de 2500 soldats, «près de la moitié des forces combattan- tes maliennes», selon un responsa- ble du programme, qui passeront entre les mains des militaires euro- péens. Le but: renforcer les capaci- tés techniques mais aussi théori- ques des soldats pour remettre les forces nationales à niveau. «Le premier défaut de cette ar- mée, c’est que les gens ne sont pas habitués à travailler ensemble, ex- plique le lieutenant-colonel Vieil- lefosse, responsable de l’entraîne- ment au sein de la mission de formation. Ce qui manque, pour- suit-il, c’est la cohésion d’une unité: lorsque le chef donne un ordre, tout le monde suit parce que la confiance vient du subordonné et l’ordre du supérieur.» En d’autres termes, il s’agit en premier lieu de mettre en œuvre le bon fonction- nement de la chaîne hiérarchique. La formation prévoit aussi des phases techniques spécifiques à chaque métier – fantassin, artilleur ou encore cavalier – ainsi que des phases communes à tous les sol- dats. C’est justement à ce socle fon- damental que sont consacrées les premières semaines de la forma- tion. Ce matin-là, au milieu d’un terrain de football, les militaires maliens s’entraînent au tir. «Videz les chargeurs! Plus vite!» s’égosille unformateurlituaniendansunan- glais brutal. Dans son dos, un tra- ducteur répète en français les ins- tructions. La même scène se répète à quelques mètres avec des forma- teurs finlandais et britanniques – pour des raisons qui ne seront pas précisées, Londres a donné la con- signe de ne pas permettre aux jour- nalistes anglo-saxons de pénétrer dans le camp et interdit tout con- tact avec les soldats anglais. «Relâ- chez!»hurleenfinlemilitairelitua- nien à ses élèves en nage. «Ce n’est pas difficile, assure l’un d’eux en haletant, il suffit de suivre les instructions. On apprend beau- coup ici. Par exemple les différen- tes positions de tir: couché, à ge- noux ou debout. On connaissait tout ça, mais on se perfectionne.» «Ce sont déjà des soldats, rappelle cetinstructeur.Ilspossèdentlesba- ses, mais ont besoin de beaucoup d’exercice.» Le formateur lituanien esquisse un sourire: «Ils ne vont pas assez vite, mais ce n’est que le dé- but!» Des cours théoriques sont égale- ment dispensés sur la stratégie ou la gestion des troupes. Des modu- les sont également consacrés au droit humanitaire et au droit de la guerre; certains soldats maliens se sont livrés, depuis le début de la reconquête du nord du Mali, à des violences sur les civils. «Tous les sa- medis matin, détaille le colonel Vieillefosse, une formation directe est dispensée sur le sujet. Le but est de prévenir les risques d’exactions. Pour contrer le sentiment d’impu- nité, nous voulons aussi leur mon- trer qu’ils sont indissociables, que l’action de l’un entraîne le discrédit sur l’intégralité de la force.» Ces cours sont dispensés par des experts prêtés par le Ministère bri- tannique des affaires étrangères. In- terviennent également des ONG et des organisations internationales, comme le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (OCHA). «Le plus important, ce sont les techniques de combat sur le ter- rain, tranche cet officier malien, qui n’oublie pas qu’il partira bientôt af- fronterlesislamistesdanslenorddu pays.Cesquestionshumanitaires,ça nousintéresse,maisnousavonsdéjà reçu des notions sur le sujet avant mêmedeveniraucentre.» Un formateur tient enfin à rap- peler,demanièreanonyme,queles militaires occidentaux sont là pour enseigner le droit de la guerre, mais pas pour faire la morale. «Nous serions mal placés», juge- t-il, en citant les exemples améri- cains de Guantanamo et d’Abou Ghraib. David Baché BAMAKO öUn art de la guerre bien français: page 11 Panorama Europe Thatcher «extraordinaire» Les députés et lords britanniques ont suspendu leurs vacances parlementaires de printemps pour rendre mercredi un hommage national à «l’extraordinaire» Mar- garet Thatcher, selon l’expression du premier ministre, David Came- ron, et ont rivalisé de superlatifs pour évoquer les succès et excès de la Dame de fer controversée. «Quelle que soit l’opinion qu’on avait d’elle, c’était une personna- lité unique et imposante», a admis Ed Miliband, le chef de l’opposi- tion travailliste, dont les rangs étaient bien garnis. La Dame de fer est plus populaire que Winston Churchill, d’après un sondage de l’institut YouGov pour le quotidien The Sun publié hier. (AFP) Mariage gay: oui du Sénat Le Sénat français a adopté par 179 voix contre 157 le premier article du projet de loi sur le mariage homosexuel, le plus important, celui qui ouvre le mariage aux personnes de même sexe. (AFP) «Concordia»: amende La compagnie Costa Crociere, propriétaire du Concordia dont le naufrage, il y a quinze mois près de l’île toscane du Giglio, avait fait 32 morts, a été condamnée mercredi à une amende de 1 mil- lion d’euros au terme d’une pro- cédure négociée. (AFP) Amériques Immigration aux Etats-Unis: accord imminent Pour la première fois depuis un quart de siècle, démocrates et républicains étaient mercredi sur le point de dévoiler un projet de réforme de l’immigration aux Etats-Unis qui conduirait à la lente régularisation de millions de sans-papiers, ont indiqué des sources du Congrès. (AFP) Luis Lema C’est une image rare. En visite en Catalogne, le prince Felipe s’est fait huer mercredi par une petite foule d’Espagnols en colère. Parmi les slogans hostiles, celui-ci, plutôt étonnant de prime abord: «Com- bien dois-je voler pour qu’on me laisse travailler au Qatar?» En cause? Le beau-frère du prince, Iñaki Urdangarin, pourrait devenir bientôt le bras droit du sélectionneur de l’équipe natio- nale de handball du Qatar. Lui- même ancien handballeur de haut niveau, le gendre du roi Juan Carlos irait ainsi s’établir dans un émirat du Golfe avec lequel l’Espa- gne, et particulièrement la monar- chie espagnole, dit entretenir un lien «très fort». Mais surtout, notent les mau- vaises langues, le Qatar n’a pas signé de traité d’extradition avec l’Espagne. Or, il se trouve que l’époux de l’infante Cristina est poursuivi dans son pays pour le détournement de plusieurs mil- lions d’euros d’argent public. L’étau s’est même resserré autour de l’infante, soupçonnée d’avoir laissé son mari profiter de ses liens de parenté avec la famille royale. Juan Carlos et l’émir Hamad ben Khalifa Al Thani s’entendent si bien qu’ils sont «comme des mem- bres d’une même famille», disait à la presse espagnole une source du palais de la Zarzuela, la résidence du roi. L’Espagnol aurait d’ailleurs appelé son ami qatari à plusieurs reprises ces derniers jours. Non pour parler de son gendre, bien sûr, mais d’un contrat qui con- cerne la vente de 11 navires mili- taires, cédés au meilleur prix par les Espagnols. L’histoire La France maintiendra des forces Pourl’heure,ledésengagementest ténumaisilestsymbolique,une manièredemontrerquelaFrance comptesurunrelaisdesforces africaines.Mardi,Parisaretiréune centainedesoldats,surles4000 qu’elleavaitenvoyésauMalidepuis ledébutdel’opération«Serval»,le 11janvierdernier.Entroismois, l’interventionauracausélamortde cinqsoldatsfrançaisetfaitune dizainedeblessés.L’Elyséea indiquénepasvouloircompterplus de2000soldatsenjuillet.Au-delà, leQuaid’Orsayenvisagelemain- tiend’une«forced’appuiperma- nente»d’unmillierd’hommespour «luttercontreleterrorisme». AuditionnéparleCongrèsaméri- cainmardi,unhautreprésentant duPentagone,MichaelSheehan,a jugé«absolumentexcellente» l’interventionfrançaise,qualifiant parcontrede«forcetotalement incapable»lestroupesenvoyées parl’Afriquedel’OuestauMali. LT Al-Qaida, des liens En décembre 2012, le gouverne- ment américain a inscrit sur liste noire le Front Al-Nosra pour ses liens avec Al-Qaida. Ses soup- çons se sont confirmés mer- credi: Abou Mohammed al-Joulani, le chef du front, a fait allégeance à Ayman al-Zawa- hiri, le chef d’Al-Qaida. La veille, c’est la branche d’Al-Qaida en Irak qui avait adoubé Al-Nosra. Ce parrainage embarrasse l’opposition syrienne, qui craint que la communauté internatio- nale s’en prévale pour rejeter ses demandes d’aide militaire. Sur le terrain, grâce à ses succès militaires, le groupe force pourtant l’admiration de nom- breux combattants. Burhan Ghalioun, membre de la coali- tion d’opposition syrienne, fustige l’attentisme des nations occidentales: «En refusant de soutenir l’Armée syrienne libre (ASL), elles ont propulsé le Front Al-Nosra, qui bénéficie des fonds de donateurs qataris et saoudiens. Faute de moyens financiers et militaires, l’ASL est restée faible, alors qu’Al-Nosra gagnait en puissance et en popularité.» Bo.M. Devenir handballeur auQatar
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    Suisse Le Temps Jeudi 11avril 2013 6 L’école,unrêve quisedérobe pourFreysinger > Valais Tous les partis aimeraient gérer le Département de l’éducation, de la culture et du sport > L’élu UDC aura du mal à s’en emparer Marie Parvex Tout, mais pas Oskar Freysinger. C’est ce que semble penser une ma- jorité des employés du Départe- ment de l’éducation, de la culture et du sport (DECS). La première réunion des nouveaux membres du Conseil d’Etat valaisan a eu lieu mercredi matin. Mais elle n’a pas permis de déterminer la réparti- tion des départements. Les ensei- gnants devront attendre jusqu’au 1er mai, date de la première séance officielle du nouveau collège, pour savoir qui sera leur chef. Parmi les têtes pensantes du dé- partement, on a «angoissé» à l’idée d’avoir le nouvel élu UDC, lui- même enseignant au collège, commepatron.Enraisondesespo- sitions sur l’école. Oskar Freysinger écrivait par exemple dans son pro- gramme de campagne qu’il fallait «renforcer la prise en charge d’élè- ves avec de graves déficits dans des classes spéciales…» Une idée qui hérisse ceux qui, au département, ontjustementfaitlechoixdel’inté- gration. Maisceux-làsontmoinscraintifs aujourd’hui, voyant que les autres partis ne semblent pas prêts à ac- corderàl’UDCledépartementdont il rêvait. Stéphane Rossini, con- seiller national socialiste, a écrit dans le journal socialiste valaisan qu’Oskar Freysinger devait se char- ger de la Sécurité. Et le président du PDC du Valais romand, Michel Ro- then, lui aussi enseignant, ne se pri- vait pas de dire au lendemain des élections qu’il n’imaginait pas l’UDC à la tête de l’Education. C’est que ce département en mains PLR depuis 1981 attise tou- tes les convoitises, maintenant que le parti a perdu son siège. Les prin- cipales réformes de l’éducation sont terminées. Le Valais s’est doté d’une haute école pédagogique (HEP)pourformersesenseignants, l’enseignement dans les cycles d’orientation a été modifié, le pro- gramme de l’école obligatoire a été harmonisé avec les plans d’études des autres cantons latins. Le parle- ment doit encore se prononcer sur la réorganisation de l’enseigne- ment primaire, mais la nouvelle loi est prête. Aux yeux des partis, il ne reste plus qu’à inaugurer les onze chai- res de l’EPFL qui vont s’implanter prochainement en Valais. «C’est une étape qui marquera l’histoire du canton», dit-on au PDC. Une vi- sion simpliste de la question pour Jean-FrançoisLovey,chefduService de l’enseignement. «Il subsiste en- core des questions sur l’avenir des écoles de commerce, sur la durée des études gymnasiales et, surtout, il y a toujours plus de jeunes qui ne trouvent pas de débouchés et sont en proie à diverses difficultés fami- liales et professionnelles», souli- gne-t-il. Dans les hautes sphères de l’ad- ministration cantonale, quelques hypothèses récurrentes circulent. Maurice Tornay avait la charge de troisdépartementstrèslourdsavec les Finances, la Santé et les Institu- tions.Bientôtàl’âgedelaretraite,il ne devrait pas se représenter dans quatre ans. Ils étaient plusieurs à imaginer mercredi qu’il pourrait reprendre l’Ecole et laisser la Santé après les grandes difficultés qu’il a rencontrées lors de la réforme du système hospitalier. Certains PDC estiment aussi que Jean-Michel Cina, qui a œuvré à la venue de l’EPFL en Valais, devrait pouvoir gé- rer les hautes écoles puisque ces dernières sont souvent liées au dé- veloppementéconomiquedontila la charge. Deux choses semblent certaines. Premièrement, il sera très difficile pour Oskar Freysinger d’obtenir le département convoité par le PDC. Ce qu’il semble avoir compris. «Je prendrai ce que l’on m’attribuera, mais je me battrai pour que la gau- che n’obtienne pas la gestion de l’Education en Valais», déclarait-il dans Le Matin il y a cinq jours. Deuxièmement, les départe- mentsserontconsidérablementre- maniés. Même si les conseillers d’Etat sortants semblent avoir du mal à se séparer des services qu’ils ontconduits.«Parattachementaux collaborateurs, pour continuer les projets en cours, et parfois pour ne pas se faire traiter de couard en abandonnant un département dif- ficile», explique-t-on au PDC. Et les dossiers difficiles ne man- quent pas en Valais. La construc- tiondel’autoroutedansleHaut-Va- lais fait débat depuis des décennies. L’aménagement du ter- ritoire promet d’être un sujet brû- lant avec l’entrée en vigueur de la nouvelle LAT et de la Lex Weber. La correction du lit du Rhône mange Les autres partis ne semblent pas prêts à accorder au ministre UDC le département dont il rêvait Oskar Freysinger le soir de son élection. Il risque de devoir céder le Département de l’éducation à un ministre PDC. SION, 17 MARS 2012 OLIVIERMAIRE les terres de paysans furieux. La construction d’une ligne à très haute tension provoque de multi- ples oppositions à la veille des né- gociationssurlescontratsd’exploi- tation des barrages. Autant de sujetssurlesquelsl’UDCs’estlaplu- part du temps positionnée en criti- que de l’Etat. Et désormais autant de pièges potentiels pour le minis- tre Oskar Freysinger. EtsileministreUDCdevenaitlechefdesonancienrival? > A la Sécurité, Oskar Freysinger se retrouverait au-dessus du commandant de la police, Christian Varone Selon les bruits de coulisses, la so- cialisteEstherWaeber-Kalbermatten semble prête à lâcher la Sécurité, un servicequelePSverraitbienentreles mains d’Oskar Freysinger pour le confronteràsesidées. La solution ne déplairait pas, ni à la police, ni dans les prisons. Esther Waeber-Kalbermatten y est décrite comme une ministre avec qui il est facile de dialoguer, mais qui prend peu de décisions. Confrontée à des conflits au sein des prisons, notam- ment en raison d’un chef de service peuapprécié,ellen’apasréussiàs’en séparer alors que l’occasion d’une réorganisation du service aurait pu le lui permettre. Certains décrivent encore des dossiers dont elle retarde la présentation au Conseil d’Etat sans raison apparente. Ou des chan- gements nécessaires qui tardent à venir pour les employés sur le ter- rain. Oskar Freysinger représente l’es- poir d’une gestion plus dynamique, même si dans les services concernés certains rappellent que la marge de manœuvre du conseiller d’Etat sera limitée. En raison par exemple d’ac- cords intercantonaux sur les prisons oud’effectifslimitésàlapolice. Mais si l’UDC prend la tête de la Sécurité, il sera le supérieur de son ancien adversaire de campagne, ChristianVarone,toutjusteréintégré à son poste. Une situation qui ne po- serait apparemment pas de pro- blème. Oskar Freysinger répondait à Darius Rochebin dimanche qu’il avaitbulecaféavecChristianVarone etqu’ilavaitunebonnerelationavec lui. Reste que la campagne pour le Conseild’Etatlesavuss’affrontervio- lemment autour de la procédure ju- ridique de Christian Varone en Tur- quie. Et que dans tous les débats sur les questions de sécurité, Christian Varonecritiquaitvertementlesidées d’Oskar Freysinger. «Le premier a beaucoup axé sa gestion sur la pré- vention alors que le second a une vision plus répressive de la sécurité», décrit-ondanslesservicesconcernés. Ils sont plusieurs à penser que Chris- tian Varone ne souhaitera pas rester longtemps à la tête de la police dans ces conditions. D’autant que son re- tournesemblepassisimplepourles agents. «Les policiers sont scandali- sés et se sentent décrédibilisés par la manière dont Christian Varone a pu reprendre son poste sans enquête disciplinaire alors qu’eux-mêmes y sont soumis», décrivent plusieurs sourcesprochesdelapolice.M.P. öLedrapeau«schtroumpf»:page10 Enquêtesouvertespourcyberespionnage > Genève Le clan Khrapunov se dit victime d’attaques informatiques des autorités kazakhes Alors que le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a en- tamé mercredi une visite officielle au Kazakhstan et en Azerbaïdjan, la guerre larvée que se livrent les autorités kazakhes et le clan Khra- punov se poursuit. Deux procédu- res pénales ont été ouvertes en jan- vier à Genève et à Zurich suite au dépôt de plaintes contre inconnu pour «accès indu à un système in- formatique», «soustraction de données» et «actes exécutés sans droit pour un Etat étranger». Les plaintes ont été déposées par Viktor Khrapunov et par le col- laborateur de l’étude d’avocats La- liveàZurich,quitravaillepourl’ex- ministre kazakh. Une troisième plainte a été déposée en mars à Genève par un avocat de Leila Khrapunova, l’épouse de Viktor Khrapunov. Selon les plaignants, les autori- tés kazakhes sont derrière ces atta- ques. Responsable de la communi- cation de Viktor Khrapunov, le consultant Marc Comina accuse: «A plusieurs reprises, on a tenté de placer des virus espions dans les ordinateurs de Viktor Khrapunov et de ses avocats.» «Il ne peut pas s’agir d’autre chose, nous indique l’avocat genevois, qui a déposé plainte et préfère rester anonyme. Les noms des enfants Khrapunov figurent dans le sujet des e-mails compromettants, qui ont claire- ment été fabriqués à notre seule intention.» Pour Marc Comina, «il est choquant de constater que le gouvernement kazakh, qui prati- que au quotidien la propagande d’Etat et l’espionnage, adopte sans vergogne les mêmes méthodes autoritaires et antidémocratiques sur territoire suisse dans le but d’intimider les opposants au ré- gime.»Chargédudossier,leprocu- reur Jean-Bernard Schmid indique simplement que «les faits dénon- cés ne sont pas négligeables. L’en- quête est en cours.» Bataille de communicants La famille Khrapunov, soit le couple et leurs enfants adultes El- vira et Iliyas, est elle-même sous le coup d’une enquête pour blanchi- ment, ouverte à l’automne dernier. Le parquet genevois avait donné suite à une demande d’entraide ju- diciaire adressée au printemps 2012 par le Kazakhstan. Viktor Khrapunov est accusé d’avoir usé de ses fonctions pour permettre à son épouse de s’enrichir dans des opérations immobilières. Dans cette histoire, les commu- nicants tentent chacun de tirer leur épingle du jeu. En février et en mars derniers, le cabinet juridique zurichois Homburger, mandaté par les autorités kazakhes pour ses relations publiques, avait appro- ché des journaux alémaniques, parmi lesquels la NZZ, pour leur montrer les documents liés à la de- mande d’entraide judiciaire. Con- tacté ce mercredi, le cabinet Hom- burger n’a pas répondu au Temps. Pour Marc Comina, la vindicte des autorités kazakhes aurait un motif autre que la corruption. Son client «donne de nombreuses in- terviews en Occident et dans les rares médias indépendants ka- zakhs pour dénoncer les pratiques actuelles et passées du gouverne- ment, en particulier le pillage sys- tématique des infrastructures et des ressources de l’Etat. Pour l’Etat kazakh, qui investit des milliards dans de grandes campagnes inter- nationales pour polir son image à l’étranger, c’est un empêcheur de tourner en rond qu’il faut faire taire.» Le mariage du fils Iliyas avec la fille du milliardaire Mukhtar Abliyasov, opposant du président Noursoultan Nazarbaïev, au pou- voir depuis 22 ans, n’aurait pas ar- rangé les choses. Iliyas Khrapunov est connu en Suisse pour ses extra- vagants projets immobiliers. Son père fut ministre et maire de l’an- ciennecapitaleavantdetrouverre- fuge à Genève (LT du 28.12.2011). Le président kazakh, Noursoul- tan Nazarbaïev, évoquera-t-il cette affaire avec Johann Schnei- der-Ammann? L’objectif du dé- placement est clair: «Renforcer les relations économiques avec ces partenaires toujours plus impor- tants et membres du groupe de vote suisse aux institutions de Bretton Woods», indiquait mardi le Département fédéral de l’éco- nomie. Lors de la dernière session par- lementaire, le conseiller national Carlo Sommaruga (PS/GE) inter- pellait le Conseil fédéral pour sa- voir «comment les droits humains sont-ils mis à l’agenda de ce voyage». Le porte-parole du DEFR, Eric Reumann, indiquait mercredi que«laSuisseatoujourslesoucide rappeler les valeurs d’une société démocratique». Albertine Bourget BERNE La libre circulation sera tranchée plus tard > Migration Le Conseil fédéral dans l’embarras Le Conseil fédéral a mené mer- credi une première discussion sur l’activation de la clause de sauve- gardedanslebutderalentirl’immi- gration en provenance de l’UE. Mais il n’a pris aucune décision, indique son porte-parole, André Simonazzi. Celui-ci rappelle qu’en raison de ca- lendriers différents, le gouverne- ment doit se prononcer avant fin avril sur l’éventuelle reconduction de la clause de sauvegarde pour les huit Etats de l’ex-bloc de l’Est entrés dans l’UE en 2004, et d’ici à fin mai auplustardpourles17autresEtats. «Arguments politiques» Le Conseil fédéral a ainsi la pos- sibilité de se prononcer en deux temps. Mais il paraîtrait plus clair qu’il ne prenne qu’une seule et unique décision, l’utilisation de la clause de sauvegarde étant très controversée au sein de l’UE. Pour se prononcer, le gouvernement se fondera sur les chiffres «et sur des arguments politiques», insiste An- dré Simonazzi. Pour les huit Etats au bénéfice de la libre circulation depuis 2006, le nombre maximal de permis B a été dépassé en 2012 et la clause desauvegardeaétémiseenvigueur. Depuis le 1er mai 2012, 2180 per- mis B ont été accordés, conformé- ment au contingent fixé. Cela a entraîné un accroissement des autorisations de courte durée de typeL.Selonlastatistiquedefévrier, 15 182 permis L ont été accordés les douzemoisprécédentsàdesressor- tissantsdecesEtats.Or,silenombre d’autorisations de courte durée dé- passe 15 218 entre le 1er mai 2012 et le 30 avril 2013, un nouveau con- tingentement sera possible pour la période mai 2013-avril 2014. Pourles17autresEtatsmembres, les seuils de référence sont fixés à 56 268 permis B et à 57 267 per- misLpourlapériodejuin2012-mai 2013. Si, à fin mai, le nombre total depermisBestplusélevé,leConseil fédéral peut théoriquement mettre la clause de sauvegarde en œuvre, mais pour un an seulement. Or, la statistique de fin février (LT du 10.04.2013) montre qu’on est tout près des chiffres maximaux prévus. Bernard Wuthrich BERNE
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    7Suisse Le Temps Jeudi 11avril 2013 PUBLICITÉ <wm>10CFWMqw4DMQwEv8jR2us8WsMqLDpwOh5yKu7_oyZlBQtGmtkxIif89urH1c9QwLPog8wezSzBaxAlqVvA0QzKpxqbFub65wtQ6MDcjmBxm6rCKoYJW8D9MHcNps_9_gLXsMOWgAAAAA==</wm> <wm>10CAsNsjY0MDAx1TW0NDY2NQEATBe2tw8AAAA=</wm> UnGrandConseilmenacéd’émiettement > Neuchâtel De nouveaux partis centristes risquent de priver le parlement de majorité > Le niveau des débats pourrait souffrir Serge Jubin Lalégislature2009-2013duCon- seil d’Etat a été calamiteuse, chacun à Neuchâtel en convient. Le Grand Conseil a lui aussi plongé dans la crisepolitique,deconfiance,decré- dibilité. Avec sa majorité de gauche (60 députés socialistes, verts et Pop- Sol, face à 55 bourgeois, PLR et UDC),ilavécudansunrégimed’op- position entre blocs, d’hostilité au Conseil d’Etat, avec une propension àladisputepoliticienne. Certes,épisodiquement,leparle- ment s’est appliqué à oublier les querelles intestines pour chercher un dénominateur commun. En ma- tière de fiscalité, de financement du projet de RER-Transrun, pour sortir momentanément de l’ornière hos- pitalière. Mais, le plus souvent, il s’est empêtré dans des débats inter- minablesetstériles.Lafauteaucon- texte neuchâtelois, au manque de personnalités influentes, à une or- ganisation qui fait la part belle aux «débats libres», où chacun, de sa place, peut prendre la parole pres- quesansfin. Le nouveau calendrier électoral, dicté par le décès subit du candidat PDC au Conseil d’Etat Raymond Traube,braquelesprojecteurssurle parlement. Sa désignation a été maintenue au 14 avril, avec dé- pouillement quinze jours plus tard, le28avril,nouvelledatepourlepre- mier tour de l’élection au Conseil d’Etat.Cettedissociationpéjorerala participation. Franchira-t-elle au moinslabarredes30%? Pourtant, bien qu’à l’ombre de celle des ministres, l’élection des 115 députés du Grand Conseil comporte des enjeux importants. Une révolution politique pourrait survenir à Neuchâtel, ce 14 avril, mais on n’en saura rien avant le 28. Lesblocstraditionnelsbourgeoiset de gauche pourraient ne plus dis- poser de majorité «absolue». De nouveaux partis ont fait leur appa- ritiondepuislaprécédenteélection cantonale de 2009, au centre de l’échiquier, certes apparentés au PLR, mais susceptibles, une fois en- trés au Grand Conseil, de s’en émanciper. Ces «petits partis du centre», vert’libéraux, PDC et PBD, pour- raient profiter de la grogne mani- festée envers les partis gouverne- mentaux. Constituée à Neuchâtel en automne 2012, la section des vert’libéraux est présentée comme capable de brouiller l’échiquier tra- ditionnel. Le président, Raphaël Grandjean, espère décrocher jus- qu’à dix sièges, qu’il prendra en priorité au PLR, mais certainement aussiauxVerts. Aprèsavoirétédominé,sanspar- tage, par trois partis (libéraux, radi- caux et socialistes), après avoir glissé, puis basculé à gauche en 2005–,lagauches’estimeenmesure deconserversamainmise–,leparle- ment neuchâtelois 2013-2017 pourrait expérimenter une nou- velle culture, celle du multipar- tisme,sansmajoritépréétablie. Longtemps,Neuchâteln’acomp- té que quatre partis représentés au parlement, protégés par un quo- rum à 10%, libéraux et radicaux à droite, socialistes et représentants de ce qu’on a appelé les «petits par- tis» (POP, SolidaritéS et Verts) à gau- che. Premier accroc, en 2005, avec l’irruption de l’UDC, qui obtient pour son coup d’essai 17 des 115 sièges. Elle provoque l’effondre- mentdespartislibéraletradical.En 2009,lafusionlibérale-radicaleper- metd’enrayerl’érosion.Maislagau- che l’emporte grâce à la percée des VertsetduPOP. Lescartespourraientunefoisen- coreêtreredistribuéesen2013. Avec l’entrée en scène des vert’li- béraux, du PDC et du PBD, il s’agira alors de composer des alliances, qui varieront d’un dossier à l’autre. Les débats pourraient être encore plus embrouillés. A moins qu’ils ne per- mettent de sortir des vieux clivages tétanisants, entre gauche et droite, Haut et Bas. Les vert’libéraux ont promis qu’ils prendraient de la hau- teur et offriraient de nouvelles clés. Seront-ilslasourcedelarédemption politique neuchâteloise? Le prési- dent Raphaël Grandjean a montré l’exemple, en préconisant le com- promis électoral: élection du Grand Conseil maintenue le 14 avril, mais dépouillée le 28, en même temps que celle du Conseil d’Etat. Une «neuchâteloiserie»,positivecelle-là. La section des vert’libéraux est présentée comme capable de brouiller l’échiquier traditionnel La salle du Grand Conseil à Neuchâtel. Le goût pour les «débats libres» conduits parfois à des discussions interminables, et stériles. NEUCHÂTEL, 25 MAI 2011 SANDROCAMPARDO UDCParti libéral-radicalParti libéralParti radicalParti socialisteVertsPopSolPopVertSol 41 14 25 15 17 35 25 24 38 29 38 14 36 10 10 41 7 7 39 9 41 12 39 9 2009-2013:2005-2009:2001-2005:1997-2001:1993-1997: Composition du Conseil d’Etat: 2 socialistes; 3 PLR 1 Vert, 2 socialistes; 1 radical, 1 libéral 2 socialistes; 1 radical, 2 libéraux 2 socialistes; 1 radical, 2 libéraux 2 socialistes; 1 radical, 2 libéraux gauche 60 - 55 droitegauche 58 - 57 droitegauche 55 - 60 droitegauche 53 - 62 droitegauche 48 - 67 droite SOURCE: LT Le basculement à gauche du parlement neuchâtelois entre 1993 et 2009 Fondslibérés dansl’enquête Mediaset > Justice Procédure sur Silvio Berlusconi ATS Le Tribunal pénal fédéral (TPF) donne son feu vert à la levée du séquestre de près de 30 millions de francs qui seraient issus du groupe Mediaset de Silvio Berlus- coni. En tout, près de 110 millions de francs avaient été bloqués en 2005. Les juges de Bellinzone ont par- tiellement accepté le recours de quatre sociétés liées au groupe italien fondé par l’ex-chef du gou- vernement de la Péninsule. Dépo- sés dans une succursale de la ban- que UBS à Mano, près de Lugano, les fonds sont restés intégrale- ment bloqués depuis octobre 2005. Selon le TPF, une partie des sé- questres litigieux n’apparaît plus justifiée après une ordonnance rendue en octobre 2011 par un magistrat du Tribunal de Milan et confirmée en mai 2012 par la Cour de cassation italienne. La cause est renvoyée au Ministère public de la Confédération, qui devra contacter les autorités ita- liennes pour qu’elles s’expriment à ce sujet. Au total, près de 118 millions de dollars avaient été placés sous séquestre en 2005, ce qui corres- pond aujourd’hui à 110 millions de francs. Films et sociétés offshore Un montant de près de 87 mil- lions de dollars, soit environ 80 millions de francs, restera blo- qué. Un recours au Tribunal fédé- ral peut encore être déposé. Depuis 1997, le TPF et le TF ont rejeté ou déclaré irrecevables de multiples recours déposés contre des mesures d’entraide accordées aux autorités judiciaires italien- nes.Le26octobredernier,leCava- liere a été condamné à 4 ans de prison, un verdict ramené à 1 an en vertu d’une loi d’amnistie. Dernièrement, l’ex-chef d’Etat italien a demandé que le parquet deMilansoitdessaisiduprocèsen appel de l’affaire Mediaset et que le dossier soit transmis aux juges de Brescia. Il a fait une demande similaire concernant l’affaire dite du Rubygate, où il répond de prostitution de mineure et d’abus de pouvoir. Le volet principal de l’affaire Mediaset se concentre sur l’achat de droits de diffusion de films américains en 1994 et 1995 par le biais de sociétés offshore. Le mon- tant des transactions pourrait avoir été surévalué de près de 170 millions de francs. (Arrêts RR.2012.215-218 du 4 avril 2013) 14 avril
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    Suisse Le Temps Jeudi 11avril 2013 8 Panorama Suisse Enquête sur Solar Impulse Le Ministère public de la Confé- dération (MPC) ouvre une en- quête pénale contre inconnu au sujet de l’utilisation de l’aéro- drome militaire de Dübendorf (ZH) par Solar Impulse. La procé- dure porte sur des soupçons de gestion déloyale des intérêts publics. «Elle doit permettre de vérifier les reproches formulés», indique le MPC, qui confirme une information révélée par le site du Tages-Anzeiger. Le Département de la défense, propriétaire de l’aérodrome, avait permis à Ber- trand Piccard et André Bors- chberg de mettre au point et tester leur avion solaire à Düben- dorf sans avoir à payer de loyer. Le DDPS a même dépensé 700 000 francs pour la transfor- mation du hangar, son portail n’étant pas assez large pour Solar Impulse. (ATS) Un milliard pour les routes Près de 1 milliard de francs sup- plémentaire devrait permettre de désengorger le réseau routier. Le Conseil fédéral a mis en consulta- tion ce crédit destiné à l’élargisse- ment de trois tronçons: Meyrin/ Vernier-Le Vengeron (GE), Luter- bach-Härkingen (SO) et Andelfin- gen-Winterthour (ZH). A l’avenir, 5,5 milliards de francs permet- tront de désengorger au moins 100 kilomètres de routes. Mais près de 430 autres kilomètres seront régulièrement saturés d’ici à 2030, selon Berne. (ATS) Dépense informatique Après l’échec du projet informati- que Insieme, le Conseil fédéral s’est penché mercredi sur le nou- veau programme informatique de l’administration fédérale des contributions. Un crédit d’enga- gement de 85,2 millions de francs est prévu pour le financer. La facture laissée par l’échec d’In- sieme s’est élevée à quelque 105 millions de francs. (ATS) Référendum paysan La Politique agricole (PA) 2014- 2017 n’assure pas l’approvisionne- ment du pays en aliments sains et de proximité. Les sections Genève et Zurich du syndicat paysan Uniterre, appuyées par d’autres organisations agricoles, ont lancé mercredi un référendum. (ATS) Le bio progresse Le nombre de fermes suisses qui se sont converties à la production biologique a presque doublé entre 2011 et 2012. La part de ce type d’agriculture atteint désor- mais 11,3% de la branche, contre 10,9% un an auparavant. La part de marché des denrées bio est ainsi passée de 6 à 6,3%. (ATS) Neuchâtel Le 144 s’expatrie Le Conseil d’Etat neuchâtelois pourra externaliser sur sol vau- dois la gestion de la centrale d’urgence du 144. Le Grand Con- seil a accepté cette mesure mer- credi par 81 voix contre 16. Le contrat prévu avec la Fondation urgences santé du canton de Vaud (FUS-VD) a été limité à trois ans. Eclaté entre plusieurs services cantonaux et communaux, une centrale d’alarme et trois centra- les d’engagement, le 144 actuel est jugé trop complexe. Les asso- ciations du personnel des Services d’incendie et de secours (SIS) s’opposent à la réforme et veulent lancer un référendum. (ATS) Berne Gunter Sachs en règle Les avocats du playboy allemand et héritier d’Opel Gunter Sachs, décédé en 2011, ont affirmé que son héritage a été correctement déclaré au fisc, contrairement à ce qui a été suggéré par des mé- dias du consortium «Offshore Leaks». L’administration fiscale bernoise avait indiqué ce week- end son intention de réexaminer cette succession. (LT) Règles limitant la mendicité suspendues à Lausanne > Vaud La justice réagit à un recours de l’UDC Le nouveau règlement de Lau- sanne visant à restreindre la men- dicité n’entrera pas en vigueur lundicommeprévu.LaCourcons- titutionnelle vaudoise a suspendu la mise en œuvre de l’article 87 bis après un recours de l’UDC. La Ville regrette vivement cette situation. La Cour constitutionnelle de- mande désormais au Conseil communal de Lausanne, à la mu- nicipalité et à la cheffe du Dépar- tement vaudois de l’intérieur, Béatrice Métraux, de se prononcer d’iciau8mai.Ellelespriededépo- ser leurs déterminations sur la re- quête et leur dossier complet, in- dique mercredi l’UDC dans un communiqué. «La Cour veut des explications supplémentaires pour pouvoir contrôler la conformité de la dis- position lausannoise avec le droit supérieur», explique Claude- Alain Voiblet, conseiller commu- nal et député. La décision de la Cour constitutionnelle tombe la veille de la conférence de presse pour le lancement de l’initiative de l’UDC demandant l’interdic- tion de la mendicité dans le can- ton de Vaud. Dans son recours, l’UDC de- mandeàlaCourconstitutionnelle de statuer sur la conformité de l’article du règlement de police sur la mendicité (87 bis) par rap- port au droit supérieur. Le parti pointe du doigt un arrêt du Tribu- nal fédéral relatif à la situation genevoise. «On ne voit pas qu’une mesure moins incisive que celle qui a été adoptée (celui qui aura mendié sera puni d’une amende) per- mettedeparvenirefficacementau but d’intérêt public visé, les solu- tions envisageables paraissant insuffisantes», écrit le Tribunal fédéral. Or, pour l’UDC, le nouvel article 87 bis propose précisé- ment de restreindre la mendicité à Lausanne par une mesure «moins incisive». La municipalité de Lausanne prend acte de la décision de jus- tice qui entraîne automatique- ment le report de l’entrée en vi- gueur des dispositions destinées à limiter la mendicité. Elle la «re- grette vivement». La Ville voulait sensibiliser les mendiants Le risque d’un effet suspensif existe sur tous les projets, a indi- qué le municipal en charge de la Police, Grégoire Junod. Sur le fond, la municipalité défendra la conformité de la position lausan- noise avec les règles juridiques en vigueur. «Nous avions préparé une stra- tégie d’intervention et étions prêts pour la mise en œuvre de ce nouvel article», a-t-il ajouté. Une campagne d’information auprès des mendiants était également prévue. Tout est reporté. La Ville re- grette ce retard, de quelques se- maines, si l’effet suspensif devait être rapidement levé, à quelques mois, si tel n’était pas le cas. «Les mendiants restent au cen- tre-ville à cause de l’UDC, qui est la plus critique envers le phé- nomène. La situation est tout de même assez paradoxale», a souli- gné le municipal. ATS L’UDCgenevoiseespèresurvivreauxélections > Stratégie Dans l’ombre du MCG, le parti blochérien devra dépasser 7% des voix en octobre Il n’y aura pas de liste commune de l’UDC et du MCG pour le pre- mier tour de l’élection au Conseil d’Etat genevois le 6 octobre. Ainsi en ont décidé les membres de l’UDC lors de leur assemblée géné- rale mardi soir. Le parti présentera trois candi- dats: sa présidente Céline Amau- druz, le conseiller national Yves Ni- degger et le député Eric Leyvraz, ancien président du Grand Conseil. Une liste commune avec le MCG n’estenvisagéequ’audeuxièmetour (10 novembre), selon une clé de ré- partition qui reste à négocier. Mais dans les deux partis, on évoque un trioavecunUDCetdeuxMCG. «Cette décision a été prise à la quasi-unanimité, détaille Céline Amaudruz. Il s’agit d’abord de compter nos forces. Nous partirons sans doute ensemble au deuxième tour.» Les deux partis devraient s’appa- renter pour l’élection du Grand Conseil. L’UDC y présente 51 candi- dats, soit plus du double que lors des dernières élections cantonales en 2009. Cause d’effritement Malgré la baisse continue de ses résultats cantonaux, le parti blo- chérien ne pense pas devoir redou- ter le quorum de 7% des suffrages qui barre l’accès au parlement can- tonal. «Nous disposons d’un socle supérieur à 8%, avance Yves Nideg- ger. Nous avons bénéficié d’une croissance continue jusqu’à l’arri- vée du MCG qui a été la cause prin- cipale de notre effritement. A sup- poser que le MCG poursuive son ascension, ce qui n’est pas certain, elledevraitsefairesurtoutaudétri- ment du centre et de la gauche.» Seule l’Entente de centre droit (PDC et PLR) partira donc groupée dès le premier tour à l’assaut du Conseild’Etat–unealliancequide- vrait lui assurer de bons résultats lors de ce scrutin. Lequel a peu de chances d’être décisif, le quorum y étant fixé désormais à la majorité absolue des suffrages par la nou- velle constitution cantonale. Les pontes de l’UDC genevoise auraienteuxaussisouhaitéunedé- marche coordonnée dès le 6 octo- bre: «Il vaut mieux être fort que fai- ble au premier tour», argue Yves Nidegger. Mais ils ont été désa- vouésparlabase.Celle-cirejointde fait l’option stratégique de la direc- tion du MCG qui jugeait préférable d’unir les listes au second tour seu- lement. «Pour le MCG, qui ambitionne de capter des électeurs de gauche, cela peut brouiller le message que de s’allier à un parti comme le nô- tre», explique Yves Nidegger. «Nous avons une aile sociale, con- firme le président du MCG, Roger Golay. Certains électeurs MCG ne souhaitent pas de rapprochement avec l’UDC. Il vaut mieux garder notre identité pour éviter les con- fusions. Une alliance mathémati- quedevientintéressanteausecond tour.» Au MCG, un délai court jusqu’à vendredi pour les candidatures in- ternes. Eric Stauffer, Mauro Poggia etDelphinePerrellasesontmisàla disposition du parti pour briguer un siège gouvernemental. M. M. Desdépartsmassifsàl’Etatfont craindreunepénuriedepersonnel > Genève Les demandes de retraite anticipée explosent > L’Instruction publique, en particulier, fait face à une situation critique Marc Moulin C’est la ruée vers la porte de sortie et «la mauvaise nouvelle à laquelle on s’attendait», selon les termes du grand argentier, David Hiler. Pas moins de 1106 collabo- rateurs de l’Etat de Genève et de ses entités affiliées ont demandé encedébutd’annéeàprendreune retraite anticipée. C’est énorme. Oncomptait394postulantsauré- pit précoce l’an dernier, 362 en 2011. Le cru 2013 dépasse même le pic de 2010 (769), stimulé par l’imminent relèvement de l’âge minimal pour la retraite antici- pée, imposé par Berne. Cet exode frénétique était at- tendu. D’une part, la fonction pu- blique vivait dans l’incertitude quant à ses conditions de retraite, rabotées par l’assainissement des caisses de pension publiques ac- cepté en votation le 3 mars der- nier. Un refus, on le sait, aurait pu aggraver encore davantage les re- traites futures de l’Etat. Conscient de l’écueil, l’exécutif a repoussé au-delàduscrutinledélaipourles demandes de retraite anticipée. Mais d’autres périls subsistent. Lepont-retraite(Plend)parlequel l’Etat encourage les départs pré- coces est doublement menacé. Le Conseil d’Etat a lancé en janvier 2012 un projet de loi visant à ren- dre le dispositif plus chiche, rac- courcissantsaduréede5à3anset écornantlamannequel’Etatverse en attendant que ses retraités pré- coces puissent toucher l’AVS. Pire, le PDC et le PLR ont déposé en novembre un autre projet qui abolirait le Plend. Introduit en 1995, ce pont-retraite devait gé- nérer des économies en rajeunis- sant les effectifs de la fonction pu- blique. Mais il s’est avéré coûteux. L’exécutif, qui assure avoir pris desprécautionsàsonniveau,tend à rendre le projet de droite res- ponsable de la fuite des fonction- naires seniors et de ses néfastes répercussions. «L’effet d’annonce sur l’abolition du Plend illustre les limites de la politique de l’électro- choc», maugrée le président du gouvernement, Charles Beer, très concerné par la situation comme ministre de l’Instruction publi- que. Globalement, un gros tiers des personnes pouvant prétendre au Plend a déposé une demande. Mais cette proportion atteint 45% chez les enseignants. Responsable du personnel de l’Etat, David Hiler craint des «diffi- cultés de recrutement, au moins pour les enseignants d’allemand, alors que cela est déjà ardu en temps normal». Et de poursuivre: «Nous perdrons des cadres inter- médiaires et supérieurs. Ce sont eux qui tiennent la baraque. Cela entraînera des ruptures dans la connaissance de l’Etat. Si on re- crute à la va-vite, on le paiera cher à long terme. Si on tarde trop, les chaînes de commandement se- ront rompues.» La rentrée scolaire est d’autant plus dure à organiser que le bud- get 2013 n’est toujours pas voté. «On ignore si on devra seulement affronter une pénurie, ou en plus se serrer la ceinture, ou au pire licencier», lâche Charles Beer. Les départs sont légion au niveau post-obligatoire, mais ces places devraient être prises par d’actuels enseignants du cycle d’orienta- tion, où la pénurie est surtout re- doutée. L’Etat peut en théorie reje- ter les requêtes de Plend, mais il juge cette voie intenable, sur la base d’un avis de droit. «C’est perdu d’avance face aux tribu- naux», résume David Hiler. L’engouement massif pour les joies de la retraite a aussi un im- pact budgétaire. Le projet de bud- get 2013, bloqué au parlement, s’aggrave d’une vingtaine de mil- lions de francs. Mais un apport imprévude81millionspeutyêtre inscrit.Ilrésultedel’estimationde la valeur marchande d’actifs im- mobilierstransférésauxcaissesde pension publiques, dans le cadre du renflouement qui lestera en re- vanche lourdement les comptes 2012, à paraître ce jeudi. Avec ces deux nouvelles, le défi- cit estimé pourra être ramené de 100 à 40 millions de francs lors de la reprise des débats, le 25 avril. Assez pour rassurer le PLR, qui s’est trouvé au cœur du blocage budgétaire? «Cela peut calmer le jeu chez les partis gouvernemen- taux, estime le radical Frédéric Hohl, vice-président de la Com- mission parlementaire des finan- ces. Le PLR est divisé et le caucus devra se prononcer. Certains exi- gent l’équilibre. D’autres, comme moi, jugent acceptable ce léger déficit en sachant que, avec de nouvelles estimations des recet- tes, il se muera en chiffres noirs d’ici à quelques mois.» «Nous perdrons des cadres intermédiaires et supérieurs: ce sont eux qui tiennent la baraque» Charles Beer. Le ministre critique la droite. KEYSTONE Réduction d’ambition pour les bourses d’études > Aides Le Conseil fédéral reverra son projet Le Conseil fédéral avait créé la surprise en proposant un contre- projet à une initiative de l’Union des étudiants de Suisse (UNES) sur les bourses d’études. Mercredi, il a réduit son ambition. La faîtière es- tudiantine demande que les aides à la formation, aujourd’hui dispa- rates, soient pilotées au niveau national. Les cantons, de leur côté, ont mis au point un concordat qui harmonise les critères et fixe des montants minimaux. Le gouver- nement saluait la démarche en ajoutant quelques mesures, no- tamment une adaptation des sub- sides fédéraux selon les efforts des cantons, afin de les inciter. Le pro- jet a déplu à gauche, comme n’étant pas assez généreux, et à droite, où les partis se sont notam- ment inquiétés d’une pénalisation de la filière professionnelle. Face aux critiques, le Conseil fé- déral reverra le projet en enlevant le mécanisme d’incitation, en ne parlant pas de montants et en sou- lignant «l’égalité» des voies acadé- miqueetprofessionnelle.Defait,la loi fédérale renverra au concordat. Ces choix résonnent-ils comme la nouvelle affirmation de Johann Schneider-Ammann en ministre de la Formation, domaine qu’il couvre pleinement depuis le début del’année?Entoutcas,ilsn’apaise- ront pas le débat sur les aides aux études. L’UNES, que soutiennent des responsables académiques sur ce point, se dit «consternée», et de- vrait en toute logique maintenir son initiative. Nicolas Dufour Fisc et environnement, des services qui mécontentent > Administration Etude sur les cantons latins Le Tessin possède l’administra- tion cantonale la plus perfor- mante de Suisse latine, relève une étude des Chambres de com- merce publiée mercredi. Dans le classement 2013, l’administra- tion tessinoise obtient une note moyenne de 7,2. Fribourg est deuxième,avec7,1.LeValaisfigure en troisième position, avec 6,8. Suivent Vaud (6,7), le Jura (6,2), Genève (6,2) et Neuchâtel (6). Les procédures, l’orientation client et les émoluments perçus parlesadministrationsrestentdes motifs d’insatisfaction. Si les com- pétences, l’amabilité et la serviabi- lité du personnel administratif sont jugées satisfaisantes, leur dis- ponibilité demeure un problème important. Avecdesmoyennesallantde6,2 à 7,7 sur une note maximale de 10, les services de l’administration fis- cale ne se sont que peu améliorés depuis 2011. Mais l’insatisfaction est redescendue dans presque tous les cantons, parfois de ma- nière marquée comme en Valais, à Fribourg, à Neuchâtel et à Vaud. Comme en 2011, les services de protection de l’environnement et d’aménagement du territoire sont les moins bien notés de l’enquête. Plus de la moitié des sondés esti- ment peu claire la répartition des compétences entre canton et com- munes dans ce domaine. Quatre entreprises sur six se plaignent de devoir faire face à un formalisme excessif et à des procédures trop compliquées. ATS
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    9Zooms Le Temps Jeudi 11avril 2013 PUBLICITÉ La transparence à la française passée en revue C’est l’heure du grand débal- lage! A la suite du séisme provoqué par l’affaire Cahu- zac, François Hollande fait le ménage: transparence, trans- parence, transparence. Le président français joue le grand moralisateur et an- nonce que les déclarations de patrimoine de tous les minis- tres seront publiées d’ici au lundi 15 avril. En mai 2012, le chef de l’Etat s’était prêté à l’exercice, en déclarant 1,17 million d’euros de patri- moine, rappelle le Huffington Post. La France est à ce jour le dernier pays de l’Union euro- péenne, avec la Slovénie, à ne pas contraindre ses élus à une telle déclaration. Une décision qui doit donc mettre fin à l’exception française. Mehdi Atmani fait la revue de presse de ces vastes mouvements. A lire sur notre page d’accueil. L’adieu grinçant aux pestiférés neuchâtelois L’histoire retiendra que mer- credi 10 avril 2013, à 12h58, le président du Grand Conseil neuchâtelois, le popiste Cédric Dupraz, a clos la 48e législa- ture de la république «la plus tourmentée, la plus calami- teuse», a commenté la Verte Doris Angst. «Enfin», ont soupiré dans les couloirs du Château quelques députés, pressés d’en finir. Ce d’autant que l’ultime acte de la législa- ture a été une cérémonie «protocolaire», a encore dit Cédric Dupraz, la prise de congé officielle de deux minis- tres qui s’en vont, pas forcé- ment de leur plein gré, après un seul mandat, la socialiste Gisèle Ory et l’ex-PLR devenu indépendant Claude Nicati. Ce fut un hommage contraint, sans chaleur, avec de mauvais jeux de mots et des allégories trahissant l’embarras, quel- ques allusions ironiques et grinçantes aux succès et sur- tout aux échecs de deux con- seillers d’Etat. Lire la chroni- que que consacre à l’événement Serge Jubin, en page Suisse. Sur Internet KEYSTONE L’ACTUALITÉ EN CONTINU >> Sur notre site: www.letemps.ch QuandWashingtons’intéressaitàl’Afrique «Les Africains ont de quoi l’avoir mauvaise. Alors que la majeure partie du continent a les yeux rivés sur la région des Grands Lacs où une explosion est toujours à crain- dre, Paris et Washington font as- saut de mauvais procédés sur leur dos, comme deux harpies qui se disputeraient un homme. La France figure plutôt la vieille épouse délaissée qui pousse des cris d’orfraie, tandis que les Etats- Unis jouent le rôle de la sémillante maîtresse qui tente de troubler le jeu. Non sans quelque maladresse: pour certains responsables afri- cains, l’annonce soudaine au dé- butdumoisdelatournéedusecré- taire d’Etat Warren Christopher qui a visité cinq pays – Mali, Ethio- pie, Tanzanie, Afrique du Sud, An- gola – en une semaine s’apparente «à une invitation pour une récep- tion lancée à 6 heures du soir». A Paris, la réaction est immé- diate:«PasquestiondevoircesYan- kees marcher sur nos plates-ban- des», clament en substance de nombreux responsables. «Derniè- res convulsions d’un impérialisme mourant», réplique méchamment le chercheur Gérard Prunier. En tout cas, la bienséance diplomati- quen’estpasdemise.Vendredi,Jac- ques Godfrain, le ministre français de la Coopération, ouvre le feu par une allusion vacharde à la tournée électoraliste du secrétaire d’Etat. Le lendemain, Christopher déclare, à l’Université de Wits, à Johannes- burg, que «le temps est fini où des puissances pouvaient considérer desgroupesentiersdepayscomme leur domaine réservé». Et toc! Du coup, le porte-parole du Quai d’Or- say jure, sur le mode perfide, qu’il y a tout lieu de se féliciter de l’intérêt américain pour l’Afrique «car c’est lapreuvequelatendanceaudésen- gagement ne progresse pas». Com- prenne qui voudra… En arrière-plan de la visite res- surgit une autre bisbille fran- co-américaine: la succession de Boutros Boutros-Ghali, dont Washington ne veut pas entendre parlerpourunsecondmandatàla tête de l’ONU. Le secrétaire d’Etat tente, au cours de son voyage, de susciter une autre candidature africaine. Sans succès. Au-delà du clin d’œil à l’électorat noir améri- cain, l’objectif affiché de cette tournée est de vendre aux Afri- cains un projet de force interafri- caine d’intervention rapide sus- ceptible d’intervenir dans toute l’Afrique subsaharienne. «Les Américains seraient les patrons, ils financeraient avec l’aide de l’Europe, tandis que les armées africaines fourniraient la chair à canon», résume Gérard Prunier qui ne croit guère à l’idée. Lancé par le Pentagone il y a longtemps, puis abandonné avant d’être res- sorti des cartons il y a quelques mois à la faveur de la crise burun- daise, le projet est, de l’avis géné- ral, encore assez fumeux. Après le fiasco somalien, la doctrine afri- caine de Washington tient en une phrase: pas un soldat sur sol afri- cain! Ce spécialiste du dossier qui travaille pour le Congrès le recon- naît: «Aucune troupe américaine ne doit intervenir dans une crise africaine, mais on ne peut pas as- sister à de nouveaux génocides. Entraîner et équiper une force africaine est une bonne solution.» Paradoxalement, ce sont les pays francophones, Mali en tête, qui semblent le plus intéressés. «Evidemment,reprendPrunier.Ils voient le bon coup venir, puis- qu’ils auraient le moyen de ren- flouer leurs armées en ayant à la fois du franc et du dollar.» Sans compter qu’ils pourraient aussi sortir ainsi du tête-à-tête avec leur protecteur attitré. […]» Elisabeth Levy LE NOUVEAU QUOTIDIEN, 16 OCTOBRE 1996 öL’instruction des soldats maliens: page 5 L’art français de la guerre: page 11 Dans«LeNouveauQuotidien»,lecontentieuxfranco-américain ARCHIVES HISTORIQUES >> Sur Internet www.letempsarchives.ch Le mot nouveau Branchitude Caractère de ce qui est branché, à la pointe de la mode; ensemble des personnes branchées. Nom féminin entré dans le Petit Larousse illustré 2013. Le français évolue et avec lui les dictionnaires. Chaque jeudi, Le Temps présente un mot, une expression, une féminisation nouvellement entrés dans le Petit Larousse illustré. www.larousse.fr «Pas question de voir ces Yankees marcher sur nos plates-bandes, clament en substance de nombreux responsables français» Post-modem «C’estgratuit(etçaleresteratoujours)» Jonas Pulver Laissez-moi vous raconter quelques salades – américaines en l’occurrence. C’était l’autre jour au sud de Manhattan. J’avais faim, je suis entré dans un restaurant à consonance italienne, une ma- chine à faire déjeuner de jeunes traders qui protègent leur cravate de marque sous des serviettes en papier. Au détour d’un buffet, un panneau proposait une salade pour 1,95 dollar. 1,95 dollar! La belle affaire. Le type derrière le buffet m’a demandé si je préférais une salade toscane («tomates, mozzarella et origan») ou une salade grecque («feta, olives noi- res et concombre»). J’ai opté pour la seconde option. Ensuite, à la caisse, un autre type m’a dit: «12,95 dollars.» Et comme sou- vent dans les moments où j’ai l’impression de me faire ouverte- ment rouler, j’ai répondu: «Merci.» J’ai pensé: il doit y avoir ici des mécanismes spéculatifs qui échappent à mon esprit obtus. Et puis, en retournant vers le buffet, j’ai compris que pour 1,95 dollar, on n’obtenait que le bol en plasti- que et quatre feuilles de laitue romaine. Le reste est «en option», et surtout «en petits caractères». Ça m’a fait penser à la dernière trouvaille de Facebook. Le réseau social, qui annonce en toutes (et grandes) lettres sur sa page d’ac- cueil «C’est gratuit (et ça le restera toujours)», teste une nouvelle manière de monétiser ses services. Il s’agit de faire payer lorsque vous voulez écrire un message person- nel à quelqu’un qui ne fait pas partie de vos «amis» et avec qui vous ne partagez aucun contact commun. Mais à qui de la sorte pour- rait-on vouloir écrire? Aux stars, par exemple! Les prix sont varia- bles. L’actrice Véronique Genest: moins de 2 francs. Le rappeur Snoop Dogg: environ 15 francs. Choisissez votre camp. J’ai aussi essayé, au hasard, de contacter «Michael Thompson», un quidam du Kentucky, et il m’en aurait coûté presque autant que pour Julie Lescaut. Ce nouveau gadget est encore en phase d’essai; il semble ne pas s’appliquer à tous les utilisateurs de Facebook, ou s’y appliquer de manière épisodique. L’entreprise de Mark Zuckerberg a justifié cette mesure par la volonté de lutter contre les spams, et s’est empressée de préciser que les tarifs ne devaient pas être com- pris comme un moyen de mesu- rer la célébrité – ouf, on n’y avait même pas songé un seul instant. Au fond, avec ses publicités ciblées et ses nouveaux essais de monétisation, Facebook applique les mêmes recettes que le restau- rant à salades du district finan- cier. Sauf que le concept est un peu plus poussé. Si le réseau social était un lounge-bar, on pourrait y boire et y manger à l’œil – «c’est gratuit»! Mais lorsqu’on comman- derait un Baccardi-Coca, le bar- man commencerait par faire la promo d’une croisière à Cuba. Pour un supplément de glaçon, il exigerait de pouvoir photoco- pier nos papiers d’identité, pren- drait éventuellement une photo polaroïd de nos rictus éméchés, et afficherait le tout sur les baies vitrées. Enfin, aux heures em- buées où on se sent le courage d’aller parler à un(e) charmant(e) inconnu(e), voire de tenter un signe de main à telle ou telle starlette de passage, la carte de crédit serait de rigueur. Et la note comptabiliserait soigneusement les mots échangés et les témoi- gnages d’admiration. Au moment de partir, ne reste- rait plus qu’à dire: «Merci.» Ecrire à Véronique Genest: 2 francs. Au rappeur Snoop Dogg: environ 15 francs <wm>10CFWMqw7DMBAEv-is3XvZ7sEqLAqoyk2q4v4_alJWsANGo933iobf7tvx3B5FwEM4ObvXUG3wXoZsdC3YSdBuzJjqkfrXC5DmwLoagQl9MSW6YCz1uWjXw-liQNvn9f4C-6q4DIAAAAA=</wm> <wm>10CAsNsjY0MDAx1TW0NLQ0NwEAkzgeIg8AAAA=</wm> U LYS S E NAR D I N B O UTI Q U E - Quai des Bergues 29 - 1201 Genève T. +41 22 740 1011 - boutique.geneva@ulysse-nardin.com - www.ulysse-nardin.com Executive Dual Time Mouvement automatique breveté avec système de changement rapide de fuseau horaire. Boîte en or rose 18 ct munie d’une lunette en céramique noire. Étanche à 100m. Bracelet en caoutchouc.
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    Débats Le Temps Jeudi 11avril 2013 10 Non, décidément, les pays du BRICS ne s’emboîtent pas Joseph Nye Lenouveauprésidentchinois,Xi Jinping, a choisi le mois dernier se rendre à Moscou pour sa première visite à l’étranger. Il y a annoncé conjointement avec le président russe Vladimir Poutine une série d’accords. Il s’est rendu ensuite à Durban, en Afrique du Sud, dans le cadre du cinquième sommet des BRICS.Làils’estjointauxdirigeants de l’Inde, du Brésil, et de l’Afrique du Sud pour annoncer la création d’unenouvellebanquededévelop- pementenmesured’atténuerlasu- prématiedelaBanquemondialeet du Fonds monétaire international. Les cinq discours des dirigeants ont mentionné l’évolution de l’équilibre mondial et le président chinois Xi a même déclaré que «le potentiel de développement des pays du BRICS est infini». Tout semble indiquer que les paysduBRICS–acronymequidési- gne donc le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud – arri- vent finalement à maturité. Il y a trois ans, je faisais partie des scep- tiques à l’égard des pays du BRIC. Etjelesuisencore,malgrélesuccès apparent du récent sommet. Il y a presque douze ans, Jim O’Neill, à l’époque économiste en chefdeGoldmanSachs,aconsacré le terme «BRIC» pour décrire les «marchés émergents» du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine. De 2000 à 2008, la part de ces qua- tre pays dans la production mon- diale s’est fortement accrue, de 16% à 22% (en termes de parité du pouvoir d’achat) et leurs écono- mies ont eu de meilleurs résultats en moyenne pendant la récession mondiale subséquente. Dans les milieux financiers, ces résultatsméritaientqu’onforgeun nouvel acronyme accrocheur. C’est alors qu’une chose étrange s’est produite: la création des analystes financiers est devenue réalité. En 2009,lesquatrepayssesontréunis pour la première fois en Russie dans le but d’établir une entité po- litique internationale. L’Afrique du Sudaralliélesrangsdublocàlafin de 2010 à des fins politiques. Comme O’Neill a récemment dé- claré au quotidien China Daily, «l’Afrique du Sud a beaucoup de chance de faire partie du groupe, car, économiquement, elle a un poids bien moins important que les autres pays». De plus, sa perfor- mance économique est peu con- vaincante, présentant l’an dernier une croissance limitée à 2,3%. En fait, même si les pays du BRICS peuvent aider à coordonner certaines stratégies diplomati- ques, le terme englobe des pays plus que disparates. Non seule- ment l’Afrique du Sud y fait figure de naine, mais l’économie de la Chine y est plus grande que toutes celles des autres membres réunis. L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud sontdesdémocratiesquiseréunis- sent à l’occasion dans un autre fo- rum qu’ils nomment la trilatérale «IBSA». Enfin, même si les Etats autocratiques de la Russie et de la Chine se plaisent à narguer diplo- matiquement les Américains, tous deux ont des relations différentes, mais vitales avec les Etats-Unis. Les deux nations se sont employées à rendre vains les efforts de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud pour devenir membres perma- nents du Conseil de sécurité des Nations unies. Comme je l’écrivais il y a trois ans, sur le plan analytique, il est peu logique de mettre la Russie, l’ancienne grande puissance, dans le même panier que des écono- mies en développement. Les ex- portations de la Russie sont peu diversifiées, le pays est confronté à de graves problèmes de démogra- phieetdesantépublique.Selonles diresdel’ex-présidentDmitriMed- vedev, la Russie «a grand besoin de modernisation».Peudechosesont changédepuisleretourdePoutine à la présidence l’an dernier. Même si la croissance économique du pays a pu s’appuyer sur la forte hausse des prix du pétrole et du gaz au cours de la dernière décen- nie, d’autres secteurs concurren- tiels ne sont toujours pas au ren- dez-vous alors qu’il se trouve maintenant devant la perspective d’une baisse des prix de l’énergie. L’objectifdupaysdemaintenirune croissance annuelle de 5% ne sera pas facile à atteindre, car son éco- nomie est restée relativement sta- gnante l’an dernier. Si les ressources énergétiques de la Russie semblent être en dé- clin,cellesduBrésilbrillentdavan- tage, surtout lorsque l’on consi- dère son territoire presque trois fois plus grand que celui de l’Inde, un taux d’alphabétisation de 90% et un revenu par habitant du triple de celui de l’Inde (et environ du double de celui de la Chine). Pour- tant, depuis les trois années de mon analyse précédente, les résul- tatséconomiquesduBrésilontfait faux bond: la croissance économi- que annuelle est passée de 7,5% en 2010à1%l’annéedernière,avecun taux attendu de 3,5% en 2013. Comme le Brésil, l’Inde a connu une poussée de croissance de sa production après avoir libéralisé son économie dans les années 1990; en fait, il y a déjà quelques années, la croissance du PIB frôlait les taux connus par la Chine. Or, cette année, la croissance au ra- lenti de la production ne devrait pas dépasser 5,9%. A moins d’amé- liorer ses infrastructures et son taux d’alphabétisation (particuliè- rement auprès des femmes), il est peuprobablequel’Inderattrapela Chine. Est-il alors nécessaire de pren- dre la zone BRICS actuelle plus au sérieux que celle d’il y a trois ans? Fait révélateur, la réunion de Durban n’a pas réussi à dégager la structure détaillée de la nouvelle banque de développement proje- tée, ce qui laisse penser que peu de progrèsontétéaccomplisaucours de l’année après la dernière confé- rence des pays du BRICS à New Delhi, où le projet avait été an- noncé. En réalité, en dépit de des engagements à lancer des «négo- ciations officielles» pour fonder la banque, des différends sur la taille et la répartition du capital de la banquen’ontpasencoreétéréglés. Le manque d’unité est sympto- matique des incompatibilités fon- damentales entre les membres de la zone BRICS. Sur le plan politi- que, la Chine, l’Inde et la Russie se disputent l’influence en Asie. Et, sur le plan économique, le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud s’inquiè- tent des conséquences de la sous- évaluation de la monnaie chinoise sur leurs économies. Il y a trois ans, j’écrivais que «le bloc du BRIC ne formerait proba- blement pas une coalition politi- que d’Etats soudés par une même perspective». La toute dernière assemblée des BRICS ne m’a donné aucune raison de revoir ma position. Professeur à Harvard © Project Syndicate, 2013 En trois ans, cet assemblage disparate de pays en développement n’a pas évolué d’une once L’avis de l’experte Le drapeau «schtroumpf» d’Oskar Freysinger Le conseiller d’Etat valaisan a choqué en montrant aux caméras de la télévision alémanique son étendard militaire du IIe Reich allemand – un drapeau souvent arboré par les néonazis. En s’obstinant à nier sa signification, l’élu UDC s’enferme dans une posture socialement intenable Laurence Kaufmann «Peuple schtroumpf, demain, tous ensemble, la schtroumpf dans la schtroumpf, vous voterez pour moi»! Cette harangue politique, proférée par le Schtroumpfissime de Peyo, peut être aisé- ment décryptée grâce aux compétences cultu- relles de base qui permettent aux êtres ordinai- res de se comprendre sans heurts. Comme le rappelle Umberto Eco, si de nombreuses expres- sions et images schtroumpfs sont aisément identifiables, c’est qu’elles renvoient à une mé- moire collective et à un univers intertextuel et intericonique que tout lecteur est censé maîtri- ser. La langue schtroumpf nous rappelle ainsi avec force que tout un chacun dispose, en tant que membre d’une communauté, d’un réper- toire prédéfini de significations qui lui permet d’interpréter, en accord avec ses semblables, les expressions et les images qui l’entourent. Or, c’est bien la signification d’un emblème politique qui a marqué notre histoire visuelle que le nouveau conseiller d’Etat valaisan, l’UDC Oskar Freysinger, balaie d’un revers de la main en faisant du drapeau militaire du IIe Reich alle- mand suspendu à son domicile – un drapeau souvent arboré par les néonazis – un simple objet décoratif. «Pour moi, il s’agit avant tout d’éléments décoratifs qui n’ont rien à voir avec une idéologie; j’ai acheté ce drapeau pour des Personne ne peut lever la main dans une assemblée au moment du vote à main levée en disant que son geste n’a rien à voir avec le fait de voter considérations purement esthétiques, je le trou- vais simplement beau.» Le problème est qu’un individu ne peut refu- ser, à lui seul, les significations objectives des mots et des images car elles sont régies par des usages partagés et des règles publiques. Ainsi, personne ne peut lever la main dans une assemblée au moment du vote à main levée en disant que son geste n’a rien à voir avec le fait de voter. Car la signification de ce geste ne repose pas dans l’histoire interne des expériences et des motivations individuelles; elle repose dans l’his- toire externe des usages établis et des signifi- cations communes qui s’imposent à quiconque, qu’il les néglige ou qu’il en tienne compte. Nul ne peut ignorer, en effet, la sémantique publique de son action, ses conséquences pratiques et mora- les et le jugement qui en sera fait par ses pairs sans être considéré comme un idiot culturel ou, pire, comme un être mal intentionné. Autrement dit,c’estl’usagepublic,etnonunobscur«gestede l’esprit» soumis aux aléas des goûts et des capri- ces individuels, qui régit le sens partagé néces- saire au jugement et à l’entendement collectifs. Bien entendu, la dimension publique et objective des significations n’empêche pas la flexibilité, le pluralisme et les conflits des interprétations à propos de mots ou d’images particulièrement ambigus. Mais les différentes interprétations du monde doivent rester com- mensurables pour préserver le postulat selon lequel il existe bel et bien un seul monde. C’est bien cette présomption fondamentale que le délire linguistique des personnages extrava- gants d’Ionesco met en péril: en désignant les portesparlemot«fenêtre»,leschaisesparlemot «table» ou en appelant toutes les femmes «Jac- queline», ils nous plongent dans une totale insécurité sémantique. Or, cette insécurité sé- mantique, si elle est drôle en littérature, l’est nettementmoinsenpolitique:unlangageprivé, idiosyncrasique, sur lequel son inventeur garde- rait un droit de propriété inextensible consti- tuerait une remise en question littéralement in- sensée de la sémantique partagée qui est une des conditions élémentaires du vivre-ensemble. Si les idéologues d’un pays totalitaire peuvent tenter de démanteler les significations ancien- nes et d’imposer de toutes pièces une langue nouvelle, aucun démocrate, en revanche, ne peut se prétendre le maître de la signification. L’on pourra toujours rétorquer, comme l’ont fait certains commentateurs complaisants, que l’on a le droit de ne pas connaître la signification de certains emblèmes. Mais où s’arrête le droit à l’ignorance et où commence l’irresponsabilité? Pourquoi un adulte ordinaire, et a fortiori un homme politique doublé d’un enseignant, ne peut ignorer ou prétendre ignorer les bases élémentaires de notre iconographie politique? Parce que l’on ne peut pas dire que le mot «chien» veut dire «chat», que «2+2 = 5» ou qu’un emblème idéologique est un simple objet déco- ratif sans quitter la communauté des personnes raisonnables qui ne se trompent pas, et ne peu- vent pas se tromper, sur la signification publi- que de leurs actions et de leurs paroles. Ainsi, par définition, la monstration d’un drapeau marque l’appartenance à un collectif et constitue même, la plupart du temps, un acte d’allégeance politique – un acte qui permet, en l’occurrence, à son auteur d’interpeller implici- tement certaines mouvances d’extrême droite tout en refusant d’en endosser la responsabilité. En effet, l’implicite ou le non-dit sont des armes communicationnelles redoutables: elles per- mettent au locuteur de bénéficier tout à la fois de l’efficacité de la parole et de l’innocence du silence. Car l’implicite ou l’inter-dit, c’est-à-dire ce dont on parle mais qu’on ne dit pas, permet au locuteur de se retrancher derrière le sens littéral de ses paroles. Laissant à ses interlocu- teurs la responsabilité de leur interprétation, le locuteur peut toujours battre en retraite et refuser,parlàmême,derépondredesesparoles à autrui. En se soustrayant à cette obligation de répondre, en rejetant avec ostentation les his- toires communes dans lesquelles nous sommes inextricablement enchevêtrés, Oskar Freysin- ger adopte une position qui est, littéralement, inconséquente. Or, l’inconséquence ne peut guère être tolérée en politique. Après tout, «faire de la politique», c’est essentiellement me- surer et anticiper les conséquences, directes et indirectes, de ses paroles et de ses actions sur le public. C’est bien une telle inconséquence que l’on retrouve chez le publicitaire Alexander Segert, chargé des campagnes de l’UDC, qui balaie lui aussi d’un revers de la main la similarité entre le style visuel de ses affiches et la propagande na- zie. «Je ne m’occupe pas du passé», dit-il, «je donne simplement une voix à la peur», je lui donne «une forme et un visage». Le moins que l’on puisse dire est qu’une telle amnésie histori- que est schtroumpfement inquiétante… En se soustrayant à cette obligation de répondre, Oskar Freysinger adopte une position qui est, littéralement, inconséquente Professeure ordinaire de sociologie de la communication et de la culture, Université de Lausanne Lectures Panserladémocratie La Cassure. L’état du monde 2013 Ouvrage collectif dirigé par Bertrand Badie et Dominique Vidal Ed. La Découverte, 264 pages Le Printemps arabe est en ré- volte contre les dictatures. Les dé- mocraties occidentales sont plom- bées par le discrédit de la classe politique. La planète est en crise. L’Etat du monde 2013 analyse les origines de la cassure entre la so- ciété et ses dirigeants politiques. Lescausessontdiverses.AuSud, c’est l’échec du transfert dans les sociétés post-coloniales du mo- dèle de l’Etat-nation comme on installe une usine clés en main. Le Printemps arabe, par conta- gion, a attisé le rejet de la classe politique dans les pays occiden- taux, rejet déjà décrit par Andreas Grossdanssonrapportde2008au Conseil de l’Europe (DP 1785). Les régimes démocratiques sont cons- truits sur l’Etat-nation du XIXe siè- cle, garant du bien-être de la so- ciété et de la justice redistributive. La mondialisation a progressive- ment miné le système. Le territoire national n’est plus celui où l’on peut maîtriser les problèmes éco- nomiques et sociaux ni les défis environnementaux. La révolution informatique accélère le phéno- mène. Aux délocalisations écono- miques dévoreuses d’emplois s’est ajoutée la fluidité dévastatrice des flux financiers. Vidé de ses pou- voirs, l’Etat n’est plus le protecteur apprécié de la population. A cela s’ajoutent, après la chute du Mur, la régression des idéo- logies et la domination de la pen- sée économique. Le pouvoir poli- tique est jugé impuissant, voire corrompu. Les grands partis et leurs élites autrefois respectées ne mobilisent plus une opinion fidèle. La population est volage. Elle passe d’une liste à l’autre ou s’abstient. La participation aux élections dégringole. Ce discrédit de la politique tra- ditionnelle ouvre la voie aux for- mations qui préconisent des solu- tions simples, mais inefficaces. Les extrêmes, de droite comme de gauche, veulent «sortir les sor- tants» jugés incapables de défen- dre autre chose que leur propre pouvoir. On dénonce l’autre qui menace l’identité nationale. On préconise d’abolir la mondialisa- tion au lieu de la comprendre ou de la réformer. Les grandes réu- nions internationales G8 ou G20, qui se soldent par de solennelles déclarations sans résultat concret, confortent la vision pessimiste et cynique du politique. Rongée par l’abstention, la démocratie occi- dentale tente de se réinventer par de nouvelles mobilisations: les Indignés en Espagne, en Grèce, au Portugal, mais aussi à Wall Street. En Suisse, le taux d’abstention aux élections ne s’aggrave pas. L’Etat du monde 2013 ne men- tionne pas cette exception. Elle s’explique par le fait que le peuple peut sanctionner les élus par ini- tiative ou référendum. La refondation démocratique de l’Occident passerait-elle par le modèle helvétique? C’est ce qu’af- firment en France François Bayrou ou Marine Le Pen. Mais, si la sou- pape de sécurité de la démocratie semi-directepermetd’éviterlesex- plosions sociales, on ne peut affir- mer qu’elle permet de dégager des solutions efficaces contre les méfaits de la mondialisation, par exemple en interdisant les mina- rets ou même les rémunérations abusives. Le pouvoir direct des électeurs n’empêche pas non plus la perte de crédibilité de nos élus. En Suisse aussi, la cassure existe. Albert Tille Recension parue dans «Domaine Public», www.domainepublic.ch/ articles/23206
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    11Débats Le Temps Jeudi 11avril 2013 Un art de la guerre bien français Henri Weissenbach En octobre 2001, les Etats-Unis d’Amérique lancèrent leur opéra- tion de renversement du régime des talibans et envahirent l’Afgha- nistan. C’était le premier acte de la guerre contre le terrorisme dé- clenchée par G.W. Bush. Dans les premiersjours,lesforcesspéciales américaines et britanniques fu- rent les seules à opérer au sol en s’appuyant sur les troupes de l’Al- liance du Nord, composées majo- ritairement des minorités ethni- ques du pays: Tadjiks, Ouzbeks et Hazaras. En cinq semaines, Kaboul était conquise et la majorité du terri- toire sous le contrôle de la coali- tion. La destruction des éléments talibans, la plupart d’origine pachtoune, fut rendue possible principalementparl’appuiaérien aux troupes de l’Alliance du Nord et des forces spéciales, ainsi que par l’apport tardif de quelques bataillons de l’U.S. Army et des Marines. Si l’on regarde le déroulement de l’opération Serval au Mali, on peut y observer le même schéma. Des éléments des forces spéciales françaises sont projetés depuis des bases situées dans les pays africains voisins, puis renforcés depuis la France. Elles engagent immédiatement les membres des groupes «narco-terroristes-djiha- distes» descendant du nord vers le pays utile. Dans le même temps, des troupes françaises sont ache- minées avec leur matériel. Les pre- mières sur place sont des unités stationnées dans différents pays africains, les suivantes depuis la France. Les opérations aériennes, qui sont la première manifesta- tion de l’intervention française, sont conduites simultanément par des appareils provenant du Tchad et de la métropole, alors que les hélicoptères de soutien des forces spéciales interviennent en appui direct de celles-ci. Le déroulement de cette pre- mière phase de l’opération mon- tre déjà quelques différences avec l’intervention de 2001 en Afgha- nistan. Le principal effort humain en 2001 fut celui des hommes de l’Alliance du Nord, soutenus par les Anglo-Américains, avec leurs troupes spéciales et leurs très im- portants moyens aériens, ainsi que le renseignement fourni par l’impressionnante gamme de vec- teurs que possèdent les armées américaines. Au Mali, ce sont les soldats français qui interviennent en premier, l’armée malienne, ou ce qu’il en reste, n’étant pas opéra- tionnelle. Les troupes françaises montent une opération de cavalerie, pre- nant de vitesse leurs adversaires, les empêchant de se regrouper après les frappes aériennes et les obligeant à remonter vers leurs bases du nord pour éviter d’être coupés de leur sanctuaire. Le but premierestderepousserlesforces adverses au-delà de la boucle du Niger et de leur reprendre les vil- les du Sahel. Cette opération est un succès total. Elle n’est conduite que par des forces françaises, les quelques soldats maliens qui arri- vent à suivre la progression fran- çaise (certains à mobylette) ne jouant que les utilités. Pendant ce temps, les palabres continuent entre chefs d’Etat africains pour fixer les contingents de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma) à déployer,lesdélais,leursrôlesres- pectifs, le financement, etc. Lors- que les premiers contingents dé- barquent à Bamako, la première partie de l’opération Serval est quasiment terminée – de toute fa- çon, ces troupes fraîches ne sont pas opérationnelles. La France, dans cette opération, bénéficie d’un soutien très ténu de la part des membres de l’UE: quelques appareils de transport et de ravi- taillement en vol, des encourage- ments, mais aucune botte au sol. L’aide la plus conséquente pro- vient, encore une fois, des Etats- Unis. L’Allemagne, qui pourtant avait fourni des moyens consé- quents en Afghanistan, accorde à son «partenaire privilégié» de l’UE une aumône, sous la forme de deux avions Transall rachitiques. Là où les Français font le travail eux-mêmes, les Américains avaient en quelque sorte sous- traité une grande partie des opé- rations à des factions afghanes, avec les conséquences que l’on pouvait prévoir: les massacres de prisonniers à Kunduz et l’échec de la souricière de Tora Bora, où cer- tains chefs de guerre locaux, loués par les Américains, laissèrent filer obligeamment une grande partie des talibans et les chefs d’Al- Qaida. L’armée française, elle, est bien servie par sa parfaite connais- sance du terrain et des popula- tions. Depuis la décolonisation, elle n’a cessé d’être présente sur le terrain et de tirer profit sur le plan tactique de ses divers engage- ments de combats dans cet envi- ronnement (au Tchad notam- ment). Elle dispose également du matériel idoine, matériel de fabri- cation française, plus de première jeunesse en général, mais encore efficace, fiable et rustique. Cepen- dant, sans l’aide de ses alliés, elle aurait difficilement pu mener à bien cette opération: elle souffre, ilestvrai,decarencesimportantes en matière de logistique aérienne et de moyens de détection. Sans cet apport extérieur, les pertes auraient été considérablement plus importantes, l’adversaire ayantpuutiliserlasurprisedueau brouillard de la guerre. Grâce aux drones et aux appareils de détec- tion anglo-américains en complé- mentdesAtlanticdelamarine,ila été impossible à l’adversaire d’uti- liser la vacuité des immensités du Nord-Mali pour prendre par sur- priselesunitésfrançaisesdissémi- nées sur ce vaste territoire. Un point à retenir lors des prochains arbitrages budgétaires de l’Etat français. Au grand étonnement de la plupart des observateurs, l’armée française a sorti de sa manche un joker: l’armée tchadienne. Deux mille soldats tchadiens, princes du combat en milieu désertique, ont rallié dans des délais très courts l’est du Mali en passant par le Niger, entraînant avec eux quel- ques unités de l’armée du Niger. Cette manœuvre, qui certaine- ment aura surpris les narcos-ter- roristes-djihadistes, a permis leur priseentenaille:obligésderefluer au plus vite vers le nord, les voilà arrêtés par ces troupes qui leur coupent la route. Toutes ces cir- constances – la manœuvre tcha- dienne, le prépositionnement de certaines forces françaises, la rapi- dité du déploiement des troupes et du matériel depuis la France – montrent que l’état-major des ar- mées avait prévu l’occurrence d’une descente vers Bamako des narcos-terroristes-djihadistes et pris ses dispositions. La France, du moins son armée, est encore capa- ble de penser la guerre. Le retour- nementrécentduMouvementna- tional de libération de l’Azawad (MNLA), faction laïque des Toua- reg, semble – au-delà de la versati- lité proverbiale de ceux-ci – en être une démonstration supplé- mentaire. Le gouvernement de François Hollande, qui a dit tout et son contraire dans la crise ma- lienne, a reçu de l’armée une solu- tion «clés en main». A présent, si une bataille est gagnée, la guerre ne l’est pas en- core. Pour cela, il faudrait qu’un certain nombre de conditions soient remplies. D’abord, il faut finir d’éradiquer de leurs sanc- tuaires de l’Adrar des Ifoghas (le massif montagneux du nord-est du Mali) le reste des combattants ennemis. Cela semble en bonne voie. Les pays limitrophes doivent verrouiller leur frontière et éviter que les fuyards viennent se re- grouper sur leur territoire. Cela devrait être possible pour l’Algé- rie, qui dispose de troupes en nombre et expérimentées, pour autant qu’elle en ait la volonté po- litique. Après l’attaque du site d’exploitation gazier de l’est, la décision devrait être plus facile pour le pouvoir algérien. Il ne fau- drait pas que les Algériens jouent encore une fois à Machiavel et laissent les fuyards traverser une partie de leur territoire pour se réfugier en Libye. L’une des causes de l’échec américain en Afghanistan trouve ses origines dans le double jeu pakistanais, «allié» des Etats-Unis dans sa guerre contre le terro- risme et soutien de leurs ennemis talibans par ailleurs. Une straté- gie semblable de l’Algérie con- damnerait toute tentative de pa- cification du Sahel. L’est du Mali est verrouillé par les Tchadiens et les Nigériens, aidés par la surveillance aérienne déployée par la France et ses alliés et les drones américains basés à Djibouti et au Niger. A l’ouest, les Mauritaniens pourraient arriver à couvrir leur frontière avec l’aide des Français, des troupes «réfor- mées»del’arméemalienneetdela Misma,sicelle-ciarriveàsemettre en mouvement. Une fois débar- rassé de ces bandes armées mena- çant directement l’existence du pays et la sécurité rétablie, il fau- dra également trouver une solu- tion à la relève des troupes fran- çaises. Ce n’est pas la moindre des difficultés. Endehorsdecesconditionsmi- litaires, un retour à une vie nor- maleauMalitientdanslaréconci- liation nationale et la suppression des causes ayant entraîné l’insta- bilité du nord et ainsi favorisé l’implantation des éléments per- turbateurs étrangers. La paix sera obtenue par un retour au politi- que et la remise en marche de l’Etat et de son économie. Il faut pour cela que les élites du sud dé- passent leur comportement pré- dateur et que l’antagonisme ré- current entre les populations du nord – Touareg, Arabes et Maures principalement, de tradition pas- torale – et celles du sud – qui re- présentent l’écrasante majorité – puisse trouver une solution insti- tutionnelle. Deux autres défis de taille pour faire passer le Mali du statut d’Etat failli à un Etat capa- ble d’assurer la sécurité de ses ci- toyens, la bonne gouvernance et le développement humain et éco- nomique. En définitive, avec des moyens humains et techniques somme toute limités, une puissance moyenne comme la France est ca- pable de monter une opération militaire d’envergure, conduite professionnellement et capable d’atteindre des buts de guerre res- treints. Tout cela sans trop de casse. La connaissance du milieu, géographique et humain, est un atout considérable. L’ouverture et ledialogueaveclespopulationset lesédiles,larecherchedeleursou- tien à l’intervention, l’humilité des buts fixés – pas question de vouloir transformer la nature même du milieu social comme le prétendait G. W. Bush, porteur du flambeau de la liberté civilisatrice – et la concertation avec les pays voisins concernés permettent le succès d’une opération militaire étrangère et ouvrent la perspec- tivefutured’unpaysapaisé.Lebut n’est pas encore atteint, mais il semble en bonne voie de l’être. Après les désastres de l’Ameri- can Way of War en Afghanistan et en Irak, qui ont coûté des centai- nes de milliers de morts et des centaines de milliards de dollars pour n’atteindre pratiquement aucun des buts fixés, et peut-être pire encore, durablement prétéri- ter les rapports entre l’Islam et l’Occident, on peut se réjouir que la Vieille Europe et la France parti- culièrement soient encore capa- bles de mener une guerre sans la perdre et d’utiliser l’instrument qu’elle est pour rétablir la paix. Ancien éditeur des Editions universitaires Georg, Henri Weissenbach a publié plusieurs ouvrages de polémologie et d’histoire militaire. Il poursuit des recherches dans ces domaines Les troupes françaises montent une opération de cavalerie, prenant de vitesse leurs adversaires Horaires des magasins et discours religieux Michel Baumgartner, Zurich Dans son étude toute chargée d’histoire, Valérie Lathion (LT du 05.04.2013), à propos de la libérali- sation des horaires d’ouverture des magasins dans les stations-service, montre que les tenants du repos dominical ont assoupli leur position. Pour eux, le dimanche fait débat. Il n’est plus mis à part, il n’est pas un jour sacro-saint, la caractéristique du sacré étant précisément une manière de mise à l’écart. A ce sujet, le 20 janvier 2013 dans la Sonntags- Zeitung, Herbert Bolliger, président de la direction générale de la Migros-Genossenschafts-Bund décla- rait: «Die Kirche sollte sich aus der Diskussion heraus- halten. Abt Werlen sollte zu diesem Thema schweigen.» [«L’Eglise devrait rester en dehors de la discussion, et l’Abbé Werlen devrait se taire», ndlr.] L’Abbé d’Einsiedeln Martin Werlen estime en effet que l’homme n’est pas là pour l’économie. Il pense qu’il y a une limite à la logique marchande. Et la réaction ne se fait pas attendre: «Eh bien vous tous, repré- sentants des Eglises, et en particulier vous, l’Abbé, ce n’est pas votre affaire. Ne touchez pas à mon économie!» En réalité, je trouve Monsieur Bolliger très reli- gieux! [En effet] il confère à la chose économique une existence sacrée. En niant le droit à la parole des Eglises à propos d’une question économique, il se place sur un plan religieux: pour lui, pas ques- tion de remettre en cause le culte du profit, ni de toucher au dogme de la croissance sans fin, ni de renoncer à l’obligation pour tous de participer à la liturgie publicitaire (même les non-consomma- teurs ne peuvent y échapper). Au XIXe siècle, «les partisans du repos dominical ont compris qu’ils devraient laïciser leur argumen- taire», selon Valérie Lathion. Désacralisation. Le dimanche, ça se discute, ça s’explique. Y aurait-il lieu de désacraliser l’économie? Ah ça, pas question! Schweige! Tais-toi! Aujourd’hui, les partisans du travail dominical ne comprennent pas qu’ils devraient laïciser leur argumentaire. Le Conseil fédéral doit être élu par le peuple Jean-Charles Kollros, Montreux (VD) L’élection du Conseil fédéral par le peuple constitue sans aucun doute un défi majeur pour notre démo- cratie. Les adversaires de droits accrus au service des citoyennes et citoyens multiplient les mises en garde pour dénoncer de pseudos effets pervers, alors que seul le peuple serait véritablement ga- gnant avec un résultat positif lors du scrutin du 9 juin prochain. L’histoire du canton de Vaud éclaire cette nécessité de donner aux citoyens le droit de choisir leurs membres du Conseil fédéral. Conseiller communal pendant trois législatures au sein du Conseil com- munal de Montreux, j’ai vécu l’époque où la muni- cipalité était élue par le législatif. Et je me souviens combien les choix des groupes politiques devaient bien plus aux petits calculs stratégiques et aux services rendus, voire au copinage absolu, qu’à la recherche de la personnalité la plus compétente, la plus charismatique. Et cela dans tous les partis concernés. Quant aux Valaisannes et Valaisans, ils n’auraient jamais pu porter Oskar Freysinger – clairement plébiscité par le peuple – au Conseil d’Etat si les règles de l’élection avaient été celles qui régissent aujourd’hui l’élection du Conseil fédéral. Oui, le 9 juin sera l’occasion de mettre fin à la politique des magouilles et des petits arrangements politiciens. […] L’engouement pour le tir sportif en Corée du Nord Camille Foetisch, Pully (VD) Concerne l’article «Berne justifie la vente de fusils de sport à Pyongyang», LT du 08.04.2013 Alors là, j’ai vraiment envie de me fâcher, à la fois contre le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), les collusions d’intérêts et les bidouillages juridico-ad- ministratifs fédéraux. Le Seco (et l’économie privée) veulent-ils vraiment nous faire croire qu’il n’y a pas de mal à répondre à la commande de la Corée du Nord – et donc du gouvernement, pas d’une asso- ciation sportive – de «fusils de sport»? Des fusils de sport, pour quoi faire? A-t-on seule- ment enquêté sur les structures sportives de ce pays dont les habitants peuvent sans doute se livrer, pour leur plaisir, au tir sportif? […] Autrement dit, une fois encore, et de façon telle- ment hypocrite, la Suisse joue au pyromane et au pompier. Après avoir vendu des armes à la Corée du Nord, elle se poserait en médiatrice? Pour qui le Seco, qui fonctionne avec les deniers publics, et les fabricants d’armes prennent-ils les citoyens suisses? Ils mériteraient une gigantesque tarte à la crème […]. La Suisse devrait par principe cesser le commerce des armes et de l’armement. Faute de quoi aucun discours sur la paix ne saurait être crédible. […] Vous écrivez Vous et nous Konna Niono Diabali Kidal Ségou Gao Tombouctou MoptiKayes Bamako Ouagadougou Niamey M A U R I TA N I E B U R K I N A FA S O N I G E R A L G É R I E G H A N A C Ô T E D ’ I V O I R E G U I N É E SÉNÉGAL M A L I M A L I Niger Niger La seconde pince vient du sud-est, du Niger, et va vers Kidal. C'est celle composée de Tchadiens, Nigériens et une unité malienne formée de Touareg et de Songhaï restée fidèle à l'Etat malien et réfugiée au Niger depuis le printemps 2012. Une pince monte de Bamako vers Diabali, rejoint l'axe principal de pénétra- tion qui, lui, passe via Mopti, reprend Konna et va par la route nationale à Gao. Depuis Gao, ces forces rejoindront les unités déposées par voie aérienne à Tombouctou. 1 1 2 2 Les djihadistes pris en tenaille SOURCE: HENRI WEISSENBACH, LT 0 200 km Massif desIfoghas Région de l’Azawad Fuitedesdjihadistes Mouvements de l’armée française Le renfort de 2000 soldats tchadiens, princes du combat en milieu désertique, a été le joker des Français
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    Sciences&Environnement Le Temps Jeudi 11avril 2013 12 Sud des Alpes Suisse centrale et orientale Bassin lémanique, Plateau romand et Jura Alpes vaudoises et Valais (500 m) Jour/degré de fiabilité: Ephéméride Soleil Lune Limite des chutes de neige: Situation générale aujourd’hui à 13h Prévisions en Suisse pour le matin et l’après-midi. Les températures sont les valeurs minimales (bleu) et maximales (rouge) à 2 mètres du sol. MétéoSuisse tél. 0900 162 666 en ligne avec nos météorologues, 24 heures sur 24 (fr. 3.- l’appel, fr. 1,50 la minute) Prévisions à cinq jours Haute pression Basse pression Front froid Front chaud Front occlus Isobares (hPa) H B 1015 -15 à -10°moinsde-15° 25° et plus-10 à -5° -5 à 0° 0 à 5° 5 à 10° 10 à 15° 15 à 20° 20 à 25° Bâle Lausanne Sion Verbier Locarno Zurich Saint-Gall Coire Saint-Moritz Genève La Chaux-de-Fonds Berne Agenda Burn-out, dépression: de la normalité à la psychiatrie La Fondation Domus, institution valaisanne de réhabilitation psychosociale, propose ce soir à Ardon une conférence sur le thème du burn-out et de la dé- pression, avec le psychiatre et psychothérapeute Alexis Burger. Jeudi 11 avril, 20h, Espace Garance, Fondation Domus, route du Simplon 31, Ardon. Entrée libre. Plus d’informations sur www.fondation-domus.ch Mortdupèrede lafécondation invitro > Médecine Robert Edwards avait 87 ans AFP Le Britannique Robert Ed- wards, pionnier de la fécondation in vitro récompensé par un Prix Nobel, est mort mercredi à l’âge de 87 ans, a annoncé l’Université de Cambridge, avec laquelle il avait travaillé. Le professeur Ro- bert Edwards «est mort paisible- mentdanssonsommeille10avril 2013, après une longue maladie», a précisé l’université dans un communiqué. Il avait reçu le Prix Nobel de médecine en 2010 (LT du 05.10.2010). Ses travaux, avec son collègue gynécologue Patrick Steptoe, dé- cédé en 1988, avaient permis de donner naissance, le 25 juillet 1978, à Louise Joy Brown (LT du 18.10.2010). Lorsque le Prix No- bel lui avait été décerné, elle lui avait elle-même adressé ses félici- tations. Quatre millions d’enfants Depuis la naissance du premier bébé-éprouvette, plus de 4 mil- lions d’enfants ont été conçus grâce à cette technique, a rappelé l’université, soulignant l’«im- mense impact» du travail du scientifique dans le monde. Robert Edwards avait travaillé pendant de nombreuses années au Département de physiologie de la prestigieuse université bri- tannique. Unelevurecontreunmoustiquetueur > Malaria Des chercheurs ont mis au point un procédé de fabrication de la molécule essentielle des médicaments contre le palu à l’aide de micro-organismes > Sanofi Aventis inaugure une ligne de production qui pourrait fournir 40% de la demande mondiale Denis Delbecq C’est une levure, identique à celle qui fait lever la pâte de nos boulangers. C’est aussi une arme en devenir pour lutter contre le paludisme, un fléau qui décime les populations des pays du Sud. Une équipe conduite par Jay Keas- ling, de l’Université californienne de Berkeley, propose aujourd’hui dans Nature un nouveau procédé de fabrication de l’artémisinine, une molécule essentielle des mé- dicaments contre le paludisme. Aujourd’hui également, le phar- macien français Sanofi Aventis inaugure, en Italie, une ligne de production de cette molécule qui repose sur des travaux antérieurs de Jay Keasling. Plasmodium falciparum est un serial killer: en 2010, plus de 650000 personnes sont mortes du parasite du paludisme, infligé par des piqûres de moustique. Plus de 300 millions de personnes sont touchées par cette maladie, affaiblissant la force de travail de populations souvent déshéritées des pays pauvres de la planète. Depuis plus de deux mille ans, la pharmacopée chinoise la soi- gne avec les feuilles d’un arbuste baptisé «armoise annuelle» (Arte- misia annua). Si bien qu’en 2006, l’artémisinine, un composé ex- trait de cette plante, est devenue la molécule recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en association avec une seconde substance active, pour freiner l’apparition de résis- tances au traitement. «Maislaculturedel’armoiseest soumise à beaucoup d’aléas, ana- lyse Andrea Bosman, du pro- gramme de l’OMS sur le palu- disme. La teneur en artémisinine de la plante dépend des condi- tions de culture. Et, comme l’ar- buste n’a pas d’autre intérêt éco- nomique, son prix – et donc les investissements dans la filière – est totalement dépendant de la demande de l’industrie pharma- ceutique. L’apport des biotechno- logies est donc essentiel pour sta- biliser le marché, qui oscille entre pénurie et surproduction.» Car cettedemandenedépendpas,hé- las, du nombre de patients à soi- gner. «Elle est avant tout liée à la situationéconomiquedepaysdo- nateurs,puisquelespaysconsom- mateurs ne peuvent offrir ces trai- tements à leur population.» En sortie d’usine, le traitement du paludisme d’un adulte ne coûte pourtant que 90 centimes à 2 francs par an… En 2006, l’équipe de Jay Keas- ling à Berkeley avait annoncé la mise au point d’un procédé de fermentation d’une souche de le- vure génétiquement modifiée. Quand une banale levure gonfle une pâte à pain ou fabrique de l’alcool, celle-ci produit de l’acide artémisinique qui est ensuite transformé, par un procédé chi- mique industriel, en artémisi- nine, une molécule ensuite incor- porée à une préparation pharmaceutique. Cette semaine, le même groupe annonce une amélioration de son idée initiale et propose de remplacer la der- nière étape de cette chaîne par un procédé de transformation chi- mique nouveau et moins oné- reux. «Nous avons introduit plu- sieurs gènes de plantes pour créer une souche de levure capa- ble de produire l’acide artémisi- nique, résume Chris Paddon, coauteur des travaux et cher- cheur chez Amyris, la firme fon- dée par Jay Keasling. La levure se nourrit de sucre, et fabrique cet acide à partir du carbone de son menu au terme d’une série de réactions biochimiques inter- nes.» L’ajout de trois nouveaux gènes et la mise au point d’un nouveau réacteur chimique, dé- crits aujourd’hui dans Nature, a permis, selon les auteurs, un im- portant gain de productivité par rapport aux résultats décrits ces dernières années. Après signature d’un partena- riat avec Amyris, qui détient les brevetsdel’équipedeJayKeasling, le français Sanofi Aventis a indus- trialisé le procédé datant de 2006 dans une nouvelle ligne de pro- duction de son usine italienne de Garessio, inaugurée ce 11 avril. «Nous espérons produire 30 ton- nes cette année et le double l’an- née prochaine, confie un porte- paroledel’entreprise,quipourrait ainsi fournir 40% de la demande mondiale d’artémisinine. «Nous n’attendons plus que les autorisa- tions réglementaires pour utiliser l’artémisinine dans notre médica- ment contre le paludisme et four- nir d’autres industriels.» Une mise à disposition rare dans l’industrie pharmaceutique, née des conditions posées par la Fondation Bill et Melinda Gates, créée par le fondateur de Micro- soft pour lutter contre les fléaux (sida, paludisme et tuberculose) décimant les populations les plus déshéritées de la planète et qui a soutenu financièrement les tra- vaux de l’équipe de Jay Keasling: l’artémisinine high-tech ne devra profiter qu’aux malades, et pas aux industriels. Le prix de l’armoise annuelle est très instable. L’apport des biotechnologies est donc essentiel «Saccharomyces cerevisiae», la levure communément utilisée pour faire du pain ou de la bière, a été génétiquement modifiée pour produire de l’acide artémisinique, nécessaire aux traitements anti-palu. ARCHIVES MEDISCAN/CORBIS Médecine Un cerveau transparent Des chercheurs sont parvenus à rendre un cerveau totalement transparent pour voir ce qui s’y passe. Certes, le cerveau apparte- nait à une souris morte, mais cette prouesse leur a tout de même permis d’étudier, en trois dimen- sions et sans dissection, l’intégra- lité de ses neurones et structures moléculaires. (Agences) Allergies Tous les pollens à la fois Les prochaines semaines s’annon- cent critiques pour les personnes allergiques. Le réchauffement annoncé ces prochains jours risque fort de faire s’envoler simultanément les pollens de différentes espèces. (ATS) Archéologie Vaisselle nippone Les hommes préhistoriques faisaient mal la vaisselle, et c’est tant mieux. Car les chasseurs- cueilleurs vivant au Japon voici 12 000 à 15 000 ans nous ont ainsi laissé la preuve qu’ils utili- saient déjà leurs poteries pour cuisiner et qu’ils aimaient le poisson. (AFP) Paléontologie Croissance de dinosaure La découverte en Chine d’em- bryons de dinosaures du Jurassi- que inférieur, à différents stades de développement, apporte un nouvel éclairage sur la croissance – particulièrement rapide – de ces géants, selon une étude publiée mercredi dans Nature. (AFP) Panorama PUBLICITÉ Météo 7° 15° 6° 14° -5° 4° 5° 18° 5° 14° 6° 14° 7° 16°2° 12° 6° 13° 3° 10° 6° 17° 9° 14° 990 995 1000 1005 1010 1015 1005 1010 1015 1020 103010251020 1015 1020 H H B H H H B B Un rapide courant d’ouest entraîne de l’air humide et instable vers nos régions. Dès samedi, les conditions redeviendront anticycloniques. Aujourd’hui, le ciel sera nuageux, il n’y aura que peu de soleil, hormis en Valais. Les averses deviendront éparses en cours de matinée, avant une nouvelle dégradation en fin de journée. Vendredi, le temps restera très changeant, venteux, avec, par moments, des averses. Le soleil s’imposera progressivement ce week-end et le mercure s’élèvera aux alentours de 20°. Vendredi 80% Samedi 70% Dimanche 70% Lundi 60% Mardi 50% 8° 13° 1400 m 5° 14° - 3° 19° - 5° 20° - 7° 13° 1800 m 8° 15° 1400 m 4° 16° - 4° 21° - 6° 22° - 8° 15° 1800 m 8° 13° 1300 m 6° 15° - 4° 18° - 5° 21° - 8° 15° 1600 m 7° 13° 1600 m 7° 19° - 7° 20° - 6° 17° - 7° 16° - Jeudi 11 avril 2013 lever: 06h56 coucher: 20h18 3 minutes de soleil en plus lever: 07h14 coucher: 21h43 Lune: croissante taux de remplissage: 1% <wm>10CFWMoQ7DMAwFv8jRe7bjJjOcyqqCadykKt7_oyljA8fu7jiyN_x47ud7fyUBVWGEjp4a0bxvSWfbTBOOqaA9qJhUH_jzBQhzoJYjcMEsUjCka41pRVuHWjW0fa77C4KQJ1OAAAAA</wm> <wm>10CAsNsjY0MDAy0jU0MzOyMAUA0CSMuA8AAAA=</wm> Usines à molécules Colorants,arômes,médicaments, cosmétiques,carburants,lessi- ves…leseffortsdesynthèsede moléculesàl’aidedelevureset bactériesgénétiquementmodi- fiéesn’ontpasdelimite.Un moyen,pourlesindustriels,dese prémunircontredesdifficultés d’approvisionnementensubstan- cesnaturelles.«Desprojets commeceluideJayKeasling,nous enverronsapparaîtredesdizaines danslesannéesàvenir»,pronos- tiqueDenisPompon,duCNRSà Toulouse.Songroupeaproposé en2003unprocédédesynthèse d’hydrocortisone,unmédicament, àl’aidedelevures.Iltravaille notammentsuruneméthodede fabricationdematièreorganique àl’aidedemicro-organismesà partirdugazcarboniquedel’air. Onn’ensaurapasplus,carles industrielspartenairestiennentau secret.«Lesmédiasévoquent souventunleadershipaméricain surcesbiotechnologies,maisles laboratoiresetindustrielseuro- péenssonttoutaussiperfor- mants.»D.Dq
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    Economie&FinancePage 13 Jeudi11avril2013 SMI 7771,37 +1,53% EuroStoxx 50 2661,62 +2,56% En vue Apple 13 China Haidian 13 Disney 13 ETA 13 Eterna 13 Julius Baer 19 Reyl 19 Richemont 13 Rosan 13 Rovio 13 Swatch Group 13 Swiss 15 Actionnariat Le rapport sur les rémunérations a été refusé chez Julius Baer Page 19 AFP AffaireCahuzac La banque Reyl sort de son silence Page 19 Dollar/franc 0,9333 Euro/franc 1,2186 Baril Brent/dollar 105,65 Once d’or/dollar 1575 LeJuraenregistresespremières implantationsgrâceàBaselArea > Résultats La promotion cantonale a tiré son bilan 2012: 450 emplois Le Jura obtient les premiers fruits de son alliance avec Basel- Area. Après deux saisons sans ré- sultats – en fait, la seule implanta- tion s’est étiolée en cours de route –, l’année 2012 marque un tour- nant. Six sociétés étrangères (sur les 14 implantations) sont issues de la collaboration du canton avec ses voisins bâlois, selon les résul- tats de la promotion économique présentés mercredi à Porrentruy. Parmi elles figurent la société moscoviteRosanTechnologies,qui ambitionne d’établir un site de production de ses cartes bancaires haut de gamme à Bassecourt, et la société française Assi Meca, qui fa- brique des fermoirs de boucle d’oreille innovants. «Nous sommes satisfaits que cela démarre avec BaselArea, a in- diqué Michel Probst, ministre de l’Economie, même si nous ne le sommes pas tout à fait du point de vue du nombre et des emplois.» Celui-ci s’est toutefois dit person- nellement favorable à une recon- duction du partenariat en 2014 avec l’organe de promotion exo- gène, qui coûte 250000 francs par année au canton du Jura. Parmi les projets de cet organe supracantonal figure notamment l’établissement d’un outil immo- bilier commun aux trois cantons. «A mon sens, c’est une première. Cette base de données est en train d’être constituée et la plateforme, qui recensera tous les terrains et locaux disponibles, sera opéra- tionnelle cet été, précise Jean- Claude Lachat, délégué à la Pro- motion économique. Voir s’il trouve des locaux vides, c’est sou- vent la priorité des investisseurs et c’est donc une manière de répon- dre à leurs attentes.» Mainmise horlogère Après des années exceptionnel- les (comme les 700 emplois de Swatch Group à Boncourt via sa fi- liale ETA), les résultats sont «reve- nusàlanormale»en2012.Ainsi,la Promotion économique juras- sienne a accompagné 49 entrepri- ses et permis la création de 436 postes de travail dans un horizon à cinq ans (615 en 2011). Les projets soutenus devraient générer 51 millions de francs d’investisse- ments. Si d’un côté on se félicite de ce Jura qui bénéficie de l’envolée hor- logère,del’autreonconstatequela mainmise des groupes horlogers s’accentue sur les sites de produc- tion: Swatch Group (avec Simon & Membrez,Termiboîtes,etc.),Riche- mont(avecDonzé-Baume,VV,etc.) ou très récemment le groupe Fos- sil. Face à cet exode des centres de décision, Jean-Claude Lachat se veut rassurant: «Ces rachats ont permis d’accroître ensuite le nom- bre d’emplois de ces sites.» Quant à la diversification sou- haitée par les autorités, elle piétine quelque peu, puisque les nou- veaux domaines porteurs (techno- logies médicales, cleantech, infor- matique) ne représentent que 31% des créations d’emplois annon- cées. Marie-Laure Chapatte Leséchangesenzoneeurotirent verslebaslecommercemondial > Rapport L’OMC ignore si l’import-export récupérera de la crise Anémie, atonie, apathie, ralen- tissement, etc. Voilà le catalogue lexical employé mercredi par l’Or- ganisationmondialeducommerce (OMC)pourapprécierleniveaudes échanges internationaux en 2012 et anticiper leur évolution cette an- née. «Les défauts structurels des économies révélés par la crise n’ont pas totalement été corrigés», ré- sume Pascal Lamy, directeur géné- ral de l’entité basée à Genève. Bilan: l’an passé, la croissance du com- merce mondial s’est affaiblie à 2%, contre 5,2% les douze mois précé- dents.SelonPascalLamy,ilfauts’at- tendreàunexerce2013similaire. Les économistes de l’OMC ta- blent cette année sur une progres- siondeséchangestransfrontaliersà environ 3,3%, soit en deçà de la moyenne de 5,3% observée depuis 1992 et en recul par rapport aux prévisions antérieures. Il y a un an, le chiffre de 5,6% avait été articulé pour2013,puisréviséà4,5%ensep- tembredernier.«Lamenacedupro- tectionnisme est plus présente que jamais», prévient Pascal Lamy. Rai- son pour laquelle, insiste-t-il, le bouclage du paquet de négocia- tions pour la conférence minis- térielle de Bali constitue une al- ternative idéale aux politiques budgétaires jusqu’ici stériles et aux éventuelles mesures à venir, «sans doutemoinsconventionnelles». Nationalismeéconomique Par ailleurs, les spécialistes de l’OMC ne savent pas quand – ou si – la croissance retrouvera sa ten- dance(6%)d’avant-crise.«Ilfaudrait pour cela que le commerce con- naisseunepérioded’expansiontrès rapide, ce qui semble peu probable dans un avenir proche», indiquent- ils dans leur rapport. Toutefois, le volume de marchandises et de ser- vices échangés devrait avoisiner les 5% dès 2014. Et «à un moment donné dans l’avenir», précise le do- cument, il dépassera de nouveau la moyennesurvingtans,«neserait-ce que parce que cette dernière dimi- nue avec chaque année de crois- sancefaible». D’après les calculs de l’OMC, les relations commerciales intracom- munautaires alourdissent le bilan des échanges mondiaux. «La con- traction de 2012 est en grande par- tie imputable à l’Europe, malgré une compensation due à l’amélio- ration des conditions, notamment d’emploi, aux Etats-Unis», signale Patrick Low, économiste en chef. Et Pascal Lamy d’ajouter: «La crois- sance dans l’Union européenne [UE]nevapasbondird’icià2015.Le travail d’ajustement structurel en coursprendrabeaucoupdetemps.» La zone euro, avec son taux de chô- mageavoisinantles12%etuneAlle- magnequirésistemieuxquelesna- tions voisines, représente 32% des importations mondiales. En ex- cluant le commerce intra-UE, ce poids se réduit à 15%. Résultat: sans leséchangesentreles27paysmem- bres, la contraction de la croissance mondialepassede2%à3,2%. L’Afrique est en revanche la ré- gion à s’en être le mieux sortie en 2012, avec une croissance de 6,1% de ses exportations. «Et un PIB en hausse de 9%, ce qui signifie que quelquechoseestentraindesepas- ser là-bas, qu’il nous faut encore comprendre», relève Patrick Low. Uneobservationquitendàdémon- trer le découplage «durable», selon l’OMC, de croissance entre les pays industrialisés (la moitié du PIB mondial) et des pays émergents. DejanNikolic Deplusenplusagressifs,les«chasseurs debrevets»fontvacillerlesystème > Droit Désormais, une majorité d’entreprises sans activité réelle attaquent des sociétés pour violation de brevet > Le laxisme des Etats-Unis est mis en cause Anouch Seydtaghia C’est un jeu d’apparence ano- dine, parmi les dizaines de milliers que compte l’App Store d’Apple. Un jeu,Jetez-vousàl’eau(Where’sMyWa- ter en anglais), édité par Disney, qui consiste à guider Swampy l’alliga- tor dans les égouts. Mais c’est sur- tout le symbole de la lutte tous azi- muts que mènent les patent trolls, ou «chasseurs de brevets». Des en- treprises sans aucune activité com- merciale,etdontl’uniquebutestde gagner de l’argent en attaquant des sociétés pour violation de brevet. Spécialiste en la matière, l’entre- prise Lodsys, basée au Texas, visait ainsi en justice la semaine passée Disney pour violation de brevet pour le système de micropaiement au sein de son jeu. Ces attaques se multiplient: selon une étude pu- bliée mardi, la majorité des procé- dures pour violation de brevet est désormaislefaitde«chasseurs». En 2012, aux Etats-Unis, 56% des poursuitesenjusticeliéesàdesbre- vets ont été lancées par des sociétés sans activité commerciale. La pro- portion était de 40% en 2011 et de 24,5% en 2007, selon l’étude pu- bliée par l’Université de Californie et l’entreprise Lex Machina. Au to- tal, 13 000 plaintes portant sur 30 000 brevets ont été analysées. Les auteurs de l’étude de 109 pages notent que parmi les entités qui lancent le plus de poursuites, neuf sur dix sont des patent trolls, une seule ayant des activités commer- ciales. Symbole de ce type d’attaquants, Lodsys avait, dès 2011, lancé des poursuitescontreRovio(éditeurdu jeu Angry Birds), Atari et Electronic Arts. En arguant que, malgré les di- res d’Apple, celle-ci ne détenait pas toutes les licences sur les brevets de micropaiementauseindesapplica- tions. Apple a eu beau tenter de protéger les développeurs, ils se re- trouvent seuls face à Lodsys. La- quelle gagne de l’argent: en octo- bre, la firme texane affirmait que 150 développeurs visés avaient ac- cepté de la rémunérer. Lodsys ré- clame à ses victimes une commis- sion de 0,575% sur chaque micro- achat effectué au sein d’une application. Le phénomène prend de l’am- pleur. «Il y avait auparavant des cas isolés, tel le fabricant du Blackberry qui avait dû verser, en 2006 déjà, 600 millions de dollars à un patent troll. Mais cela devient systémati- que, explique Michel Jaccard, asso- cié de l’étude id est avocats à Lau- sanne et spécialisé dans les nouvelles technologies. Il existe un marché d’occasion pour certains brevetsdontlavaliditéjuridiqueest discutable, où se nourrissent les pa- tent trolls. Leur seul but est de ran- çonner des utilisateurs qui le plus souventsontdebonnefoi.» Les «chasseurs de brevets» ga- gnent-ils souvent lorsque le cas est tranché par un tribunal? «Selon une étude, et ce n’est qu’une étude parmi d’autres, entre 2005 et 2008, lestrollsontgagnédans29%descas, les entreprises «productrices» dans 41% des cas», explique Philippe Baechtold, directeur de la division Droit des brevets à l’Organisation mondiale de la propriété intellec- tuelle (OMPI) à Genève. Et de pour- suivre: «Nous constatons aussi que la question des patent trolls et de leur rôle est débattue plus souvent que par le passé. Mais la question est peut-être plus aiguë dans des domaines où la densité de brevets est plus élevée (comme dans le sec- teur de la téléphonie mobile) ou lorsque nous sommes en présence de cas qui pourraient tomber sous lecoupdudroitdelaconcurrence.» «Souvent, des entreprises atta- quées préfèrent payer 2 cents par logiciel ou produit plutôt que de s’engagerdansunedéfenseenjus- tice qui peut leur coûter entre 3 et 10 millions de dollars aux Etats- Unis», poursuit Michel Jaccard. Pour l’avocat, les grands acteurs du high-tech ont leur part de res- ponsabilité. «Lorsque Google a ra- cheté en 2011 Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars, c’était avant tout pour acquérir plusieurs milliers de ses brevets. Il yaunecourseentrelesacteursqui veulent utiliser les brevets de ma- nièredéfensive.Etcelaattisel’inté- rêtdes trolls.» Comment maîtriser les trolls? «Une solution serait que les autori- tés américaines soient plus strictes lors de l’attribution des brevets, poursuit l’avocat. Mais ces bureaux sont souvent rémunérés en fonc- tion du nombre de brevets accep- tés…» L’OMPI travaille sur plusieurs programmes pour améliorer la qualitédesbrevetsetdesdemandes pourceux-ci. Rovio, créateur du jeu «Angry Birds», avait été attaqué en 2011 par Lodsys pour violation de brevet. Cataloguée comme «patent troll» typique, la société multiplie les poursuites contre les concepteurs de jeux. ARCHIVES REUTERS/BOBBYYIP «Il existe un marché d’occasion pour certains brevets dont la validité juridique est discutable» Déficitaire,la marqueEterna perdsonpatron > Horlogerie Patrick Kury et un autre cadre démissionnent Bastien Buss La marque horlogère Eterna, en mains du groupe China Haidian, doit faire face à un double départ. Son patron Patrick Kury a donné sa démission. Tout comme David Val- lata,vice-présidentdelasociétéba- sée à Granges (SO). Samir Merda- novic, directeur technique de l’entreprise, a été nommé vice-pré- sident et responsable des activités opérationnelles. La recherche d’un nouveau patron a débuté, China Haidian voulant se donner le temps de trouver le candidat idéal, selon Eterna. La marque, acquise pour 22,9 millions de francs en 2011, n’a pas dévoilé les raisons de ces démissions. Les deux dirigeants étaient en désaccord avec la straté- gie du conseil d’administration du nouveau propriétaire, selon des sources internes. Eux voulaient ac- croître la part de mouvements mécaniques dans la collection d’Eterna (10%) et ainsi réduire la dépendance aux calibres délivrés parSwatchGroup.ChinaHaidiana jugé cette approche trop onéreuse, préférant se focaliser sur le redres- sement de l’entreprise. Déficit réduit En 2010, une année avant le ra- chat à la société de participations familiales allemandes Porsche Be- teiligungen,lamarqueavaitessuyé une perte nette de 20,6 millions de francs. L’an passé, le déficit a été réduit à 8,3 millions, pour des ven- tes de 11,7 millions, selon le rap- port de gestion de China Haidian paru récemment. Ce groupe com- prendaussilamarquesuisseCodex et les chinoises Rossini et Ebohr.
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    Economie Le Temps Jeudi 11avril 2013 14 PUBLICITÉ ceux soumis à la convention collective de travail (CCT) verront leur salaire augmenter en moyenne de 1,2%. En comparai- son avec d’autres acteurs du secteur de la chimie, le résultat des négociations est bon, esti- ment mercredi dans un commu- niqué commun l’Association des employés Clariant Suisse et Em- ployés Suisse. (ATS) Rolex et Nestlé parmi les sociétés les plus réputées Deux firmes helvétiques rejoi- gnent pour la première fois en 2013 le Top 10 au palmarès mon- dial des entreprises les plus répu- tées auprès des consommateurs. Rolex obtient la troisième place et Nestlé se hisse au neuvième rang du classement annuel réa- lisé par le Reputation Institute de New York. Nestlé a ainsi gagné trois places dans le Global RepTrak 2013 par rapport à l’année précé- dente, a communiqué mercredi le groupe vaudois. (ATS) Stadler Rail biffe 60 emplois Conséquence de commandes en repli dans le contexte de la crise de la dette et du ralentissement conjoncturel, Stadler Rail va réduire son effectif. Le fabricant thurgovien de matériel ferro- viaire supprimera quelque 60 postes sur les plus de 960 qu’il compte à Altenrhein (SG). Con- cernant à 90% les 250 employés Panorama Entreprises suisses Aryzta boucle l’acquisition de Klemme Le spécialiste zurichois de la boulangerie industrielle Aryzta a achevé l’acquisition du boulanger allemand Klemme. La transaction a été bouclée mardi: l’ensemble des autorisations a été obtenu, a précisé le groupe mercredi dans un communiqué. Aryzta avait annoncé fin février le rachat pour 280 millions d’euros (345,4 mil- lions de francs) de Klemme. Cette opération doit permettre au groupe de renforcer sa présence outre-Rhin et de se développer en Europe. (ATS) Stabilité pour Collano Le chiffre d’affaires du fabricant de colle Collano a reculé en 2012 de 3,6%, à 108 millions. Au niveau opérationnel, le résultat EBIT est resté stable à 4,3 millions de francs, a annoncé le groupe lucer- nois mercredi dans un communi- qué. La demande de l’industrie en colles spéciales a été bonne en 2012 et a permis une croissance qualitative, indique le groupe basé à Sempach-Station (LU). (ATS) Edisun Power s’est enfoncée dans le rouge La société zurichoise Edisun Power, axée sur les installations solaires, a creusé sa perte nette à 2,62 millions de francs l’an der- nier. Le montant se situe dans le haut de la fourchette communi- quée en février à l’occasion d’un avertissement sur résultat. Le plongeon, évidemment qualifié d’insatisfaisant, s’explique par des effets extraordinaires (provisions et correctifs de valeurs), a indiqué mercredi Edisun Power. (ATS) Clariant fera grimper les salaires de 1,2% Les négociations salariales entre la direction de Clariant et les représentants des employés ont abouti. A compter du 1er juin, les salariés du groupe chimique bâlois sous contrat individuel et core connu, a indiqué Nexans Suisse. (ATS) L’ex-patron d’OC Oerlikon a retrouvé du travail Michael Buscher, qui a quitté le mois passé avec effet immédiat son poste de patron du conglo- mérat industriel schwyzois OC Oerlikon, a déjà retrouvé un poste. L’Allemand a été nommé à la tête de l’équipementier ferro- viaire Knorr-Bremse, établi à Munich. Il entrera en fonction début juillet. Agé de 47 ans, Michael Buscher est membre du conseil d’administration de l’en- treprise depuis mars 2012, a annoncé Knorr-Bremse. (ATS) Conjoncture Monde La production industrielle a redémarré en France… La production industrielle fran- çaise a redémarré en février, en hausse de 0,7% par rapport à son niveau de janvier, tirée par une augmentation de la production manufacturière (+ 0,8%), a an- noncé mercredi l’Institut national de la statistique et des études économiques. En janvier, la pro- duction industrielle avait reculé de 0,8%, a précisé l’Insee. Sur les temporaires du site saint-gallois, les suppressions d’emplois inter- viendront au cours des trois prochains mois, a précisé Stadler Rail dans un communiqué publié mercredi. (ATS) Peach Property se renforce dans l’immobilier de luxe Peach Property reprend la totalité de la firme de développement immobilier Primogon, pour un prix non dévoilé. L’opération, avec effet rétroactif au 1er janvier 2013, permet au groupe zuri- chois spécialisé dans l’immobilier de luxe de renforcer son activité de conseil pour la clientèle insti- tutionnelle. Egalement basée à Zurich, la société Primogon a été fondée en 2001, a indiqué mer- credi Peach Property. (ATS) Nexans supprime entre 20 et 25 postes à Cortaillod Nexans Suisse va supprimer entre 20 et 25 emplois sur son site de Cortaillod (NE), qui compte au total 314 personnes. Le fabricant de câbles, entité du groupe fran- çais Nexans, motive la mesure par une baisse significative de son volume d’affaires. Des licencie- ments seront prononcés, mais leur nombre exact n’est pas en- «Je ne demanderai pas le passeport belge» Bernard Arnault. Le patron de LVMH a indiqué qu’il renonçait à demander la nationalité belge, dans une interview au Monde publiée mercredi, alors que la révélation de cette démarche en septembre avait suscité un tollé, en plein débat sur la taxation et l’exil fiscal des plus fortunés. «J’ai sous-estimé l’impact de cette démarche, dont on m’avait assuré, par ailleurs, qu’elle se ferait dans la plus grande discré- tion. J’ai à plusieurs reprises expliqué que je resterais résident en France et que je continuerais d’y payer mes impôts. En vain: le message n’est pas passé. Aujourd’hui, j’ai décidé de lever toute équivoque. Je retire ma demande de nationalité belge», a-t-il déclaré. Il a signifié aux autorités belges mercredi matin qu’il retirait sa demande de naturalisation, selon le quotidien. Bernard Arnault explique qu’il n’a jamais souhaité quitter la France ni échapper à l’impôt. AFP trois mois entre décembre et février, la production industrielle du pays est en léger retrait. (ATS) … mais a replongé à Madrid La production industrielle espa- gnole a poursuivi son repli en février, en chute de 6,5% sur un an, après une baisse de 4,9% en janvier. Elle a été plombée par la chute de la production de biens de consommation durables. Cet indicateur, calculé en données corrigées des variations saison- nières par l’Institut national de la statistique (Ine), ne cesse de baisser depuis août 2011, alors que l’Espagne a renoué avec la récession depuis la deuxième moitié de 2011. (AFP) Le déficit commercial chinois surprend les observateurs La Chine a annoncé mercredi un déficit de son commerce exté- rieur pour le mois de mars. Cette situation inhabituelle pour le premier exportateur mondial sème un doute sur la solidité du rebond de la croissance dans la deuxième économie mondiale, selon les analystes. Ce déficit reste modéré, à seulement 880 mil- lions de dollars. Les importations ont augmenté de 14,1% sur un an à 183,07 milliards de dollars et les exportations ont progressé de 10% à 182,19 milliards de dollars, ont rapporté les douanes chinoi- ses. (AFP) Matières premières La «pression croissante» sur la Suisse saluée par des ONG La Déclaration de Berne et Swiss- aid ont salué l’adoption par l’Union européenne de normes de transparence dans le domaine des matières premières jugées «solides». «Avec cette percée, assurent les ONG dans un com- muniqué publié mercredi, les Vingt-Sept emboîtent le pas aux Etats-Unis et jettent un peu de lumière sur les flux de paiements souvent opaques entre les entre- prises actives dans le domaine des matières premières et les pays producteurs.» Quelques semaines après la publication d’un «rap- port de base» sur les matières premières, ce «vent de transpa- rence» devrait accroître la pres- sion sur le Conseil fédéral, esti- ment les ONG. (LT) La Chine portera la demande mondiale d’or noir en 2013 L’Organisation des pays exporta- teurs de pétrole (Opep) a main- tenu sa prévision de demande mondiale de brut en 2013, qui sera portée par les pays non membres de l’OCDE, notamment la Chine, selon son rapport men- suel publié mercredi. (AFP) Petroplus à Cressier: le juge homologue la liquidation Le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers, à Boudry (NE), a homologué le concordat par abandon d’actifs proposé par Petroplus Refining Cressier (raf- finerie de Cressier) à ses créan- ciers. Il leur permettra de tou- cher un dividende d’environ 10%. «Cette décision est définitive et exécutoire», ont indiqué les liquidateurs de la raffinerie Brigitte Umbach-Spahn et Vin- cent Jeanneret dans un commu- niqué publié la semaine der- nière. (ATS) Transports Premier recul des ventes de voitures en Inde Les ventes automobiles annuelles en Inde ont chuté de 6,7%. Elles ont été frappées de plein fouet par le ralentissement de la crois- sance économique et des taux d’intérêt élevés. Les ventes de voitures ont chuté à 1,89 million au cours de l’année budgétaire 2012-2013 achevée fin mars, contre 2,03 millions un an plus tôt, marquant leur premier recul annuel en une décennie, a indi- qué mercredi dans un communi- qué la Société indienne des cons- tructeurs automobiles. Pour le seul mois de mars, les ventes se sont effondrées de 22,5% sur un an. (AFP) RWANDA TANZANIE Expérience «Out of Africa» Les lecteurs du Temps qui participeront à ce safari limité à 10 personnes vivront sans doute une expérience faunistique hors du commun. Le temps fort sera incontestablement l’observation de très près des gorilles dans le Virunga National Park, au Rwanda, dont les permis sont délivrés au compte-gouttes. Une occasion unique d’observer ces primates dans leur milieu naturel, dans un silence religieux, loin du tumulte du monde. Le programme mènera ensuite le groupe dans la zone la plus sauvage du Serengeti tanzanien, dans des paysages très contrastés, avec en ligne de mire la grande migration des gnous. Vous découvrirez entre autres la région du lac Manyara et ses légendaires «lions grimpeurs» et les colonies de flamants roses. Vous descendrez dans le cratère du Ngorongoro, la plus grande caldeira de la planète qui a su préserver une faune endémique. Ce voyage est destiné aux personnes désireuses de vivre un safari intimiste, sans aucun compromis sur la qualité, accompagné de l’un des meilleurs naturalistes francophones qui soient. Tous les vols sont en classe affaires et en avions privés. Du 27 septembre au 10 octobre 2013 Votre naturaliste conférencier Daniel Cherix est le meilleur expert capable de transmettre sa passion et ses compétences sur les animaux, en toute simplicité! Professeur associé à l’UNIL, conservateur du Musée de zoologie de Lausanne depuis 1982, président de la Commission de recherches du Parc National Suisse, Daniel Cherix inscrit plus de 120 publications scientifiques et cinq livres à son actif. Il est consultant régulier des médias, tels que radio, télévision et presse écrite. Daniel Cherix a parcouru de nombreux pays d’Afrique noire. Pour cette destination, il préparera entre autres des mini- conférences ou exposés sur des thèmes faunistiques typiques des régions visitées. Infos détaillées sur www.letemps.ch/voyages ou par téléphone au 021 671 60 00 Infos générales: Le Temps, par e-mail à carine.cuerel@letemps.ch – Infos spécifiques: Equinoxe Voyages SA, Christian Elmiger, au 021 671 60 00. Chambre individuelle sur demande. Pour les participants, une séance d’information avant chaque voyage est organisée au siège du Temps. ABONNé(E)S CHF 25 450.– STANDARD CHF 27 450.– VOYAGE Deux Suisses dans le Top 10 SOURCE: REPUTATION INSTITUTE Palmarès mondial des entreprises les plus réputées auprès des consommateurs 1. BMW 2. The Walt Disney Company 3. Rolex 4. Google 5. Daimler (Mercedes-Benz) 6. Sony 7. Microsoft 8. Canon 9. Nestlé 10. Lego
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    15Economie Le Temps Jeudi 11avril 2013 PUBLICITÉ <wm>10CFWMsQrDQAxDv8iHbMshV48l25GhdL8lZO7_T_V1K0gIHpLGyGj4-Xmc7-OVCiXFlQZPNzTXSPXKzgRRXP2BDqj1wF9fgM0JzNURsDSxS3QxzqDN-uFitYa3z3V_AcGo3b-AAAAA</wm> <wm>10CAsNsjY0MDQx0TU2NDEyMAYATqVglg8AAAA=</wm> L’or est-il un investissement sûr? …Les coffres-forts WALDIS les sont certainement! 20 ans de garantie contre l’effraction sur le lieu d’implantation!! Ils résistent, c‘est garanti! WALDIS Tresore AG I 1170 Aubonne I Tél. 021 / 807 02 63 I info@coffrefort.ch suivi par Pepsico (7e, 66 milliards) ou Mondelez, l’ex-Kraft Foods (9e, 54 milliards). L’omniprésence de ces deux secteurs n’empêche toutefois pas d’autres multinationales d’appa- raître dans ce classement d’incon- tournables. Au 5e rang, le fabri- cant des rasoirs Gillette et des couches Pampers, Procter&Gam- ble, est le premier de ces intrus. Son concurrent britannico-néer- landais Unilever est 8e. Six places plus loin figure le japonais Bridge- stone, loin devant une autre spé- cialiste des pneumatiques, le fran- çais Michelin, classé 22e. La bière et le tabac plus rentables que le luxe «En dépit du ralentissement danslaplupartdesgrandsmarchés, les ventes de ces sociétés ont pro- gressé en moyenne de 7% [contre 8,4% en 2010, ndlr]», notent les auteurs du rapport. Cette capacité de résistance est globale, puisque 80% des entreprises ont augmenté leurchiffred’affaires,ajoutent-ils.Et encore, parmi les 20% restant, 10% sontjaponaises,etontdoncdirecte- ment souffert du tremblement de terreetdutsunamidemars2011. Deloitte souligne aussi que 90% de ces groupes étaient profitables, la marge moyenne étant toutefois inférieure à l’année précédente (6,5%, contre 8,5% en 2010). Ils ne sont par contre qu’une dizaine à afficherdesmargesdeplusde20%. Parmi ces rois de la rentabilité, on trouve des fabricants de tabac et des brasseurs: Anheuser Busch InBev (20,4%), Philipp Morris (28,6%), BAT (21,9%) ou SABMiller (26,8%). Ces derniers génèrent même une rentabilité supérieure auxpiliersduluxequesontSwatch Group (104e, 18,9%) et Richemont (74e, 17,4%). L’électroniqueinsensible auralentissementmondial > Consommation Un rapport de Deloitte scelle le règne des Samsung, Apple et autres Sony Servan Peca Traversant les crises sans plier, les géants de l’électronique conti- nuent d’asseoir leur règne sur le monde de la consommation. C’est ce que souligne le dernier classe- ment de Deloitte, publié mercredi et qui hiérarchise les 250 plus grandes entreprises actives dans la fabrication et la vente de produits de consommation courante. En tête depuis 2007 et la deuxième édition du «Global Powers of Consumer Products», Samsung, avec ses 150 milliards dedollarsderevenus–lerapportse base sur l’exercice 2011 ou, pourcertains,surl’étatdescomptes à fin juin 2012. Derrière le groupe coréen, l’ennemi juré, Apple (108milliards),affichelaplusspec- taculaire progression depuis 2006, lorsqu’iln’étaitalorsque23e. Dans cette liste de 250 groupes, il n’y en a que 23 qui vendent télé- phones, tablettes, ordinateurs et autres téléviseurs. Mais ils sont concentrés dans le haut. Panasonic est 3e, Sony 6e, Nokia 10e, LG 11e, Sharp 19e et Lenovo 21e. «Ce n’est pas une surprise», réagit Karine Szegedi. Partenaire chez Deloitte et basée à Genève, elle rappelle un chiffre suisse pour illustrer le phé- nomène: «Entre 2006 et 2011, les investissements dans les disposi- tifs électroniques, les services de communication et les médias ont augmenté de 70%.» Voilà pour la révolution. Les soins devant les pneus Du côté des acquis, le secteur le mieux représenté, et de loin, est celui de l’alimentaire (tabac et boissonsinclus),avec123sociétés. Avec ses 94 milliards de dollars de chiffre d’affaires, Nestlé, 4e, mène ce bal-ci. Le groupe veveysan est EnpleinevisiteduFMI,l’Egypte frôlel’impasseéconomique > Politique Une délégation du FMI tente de concrétiser un prêt de 4,8 milliards de dollars > L’obtention du crédit est plus que jamais cruciale pour l’Egypte Delphine Minoui LE CAIRE Le nez dans son volant, Emad Soleyman fulmine. De l’autre côté de son pare-brise, l’horizon – bouché par un embouteillage digne des pires journées cairo- tes – est aussi obstrué que l’avenir économique de son pays. Lors- qu’il n’est pas en plein zahma («bouchon» en dialecte égyp- tien), ce chauffeur de taxi perd patience dans les interminables files d’attente qui ne cessent de s’allonger devant les stations-ser- vice: la faute à une pénurie de carburant qui sévit dans une Egypte au bord du gouffre finan- cier, alors qu’une nouvelle mis- sion du FMI se trouve actuelle- ment à son chevet. La situation est telle que même le ministre de la Planification, Achraf al-Arabi, a osé la qualifier de «préoccu- pante» à la veille de la reprise, en fin de semaine dernière, des dis- cussions pour l’octroi d’un prêt de 4,8 milliards de dollars. Il faut dire que, plus de deux ans après la révolution, aux revendications sociales restées insatisfaites, tous les indicateurs sont au rouge. A cause de l’instabilité politi- que, le tourisme et les investisse- ments étrangers, principales res- sources du pays, sont en chute vertigineuse. Il en résulte une fonte drastique des réserves en devises, passées de 36 milliards à 13,5 milliards de dollars – soit l’équivalent de trois mois d’im- portations, selon les experts. Le déficit budgétaire, creusé par le maintien d’importantes subven- tions sur le pain et les carburants, tourne autour des 10,9% du PIB. Quant à la livre égyptienne, elle ne cesse de dégringoler (le dollar s’échange désormais contre 8 li- vres au marché noir). Dans sa pharmacie d’Imbaba, un quartier populaire du Caire, Mena Latif en subit directement les conséquences. «Les prix des médicaments importés ne ces- sent d’augmenter. Regardez, j’en suis réduit à corriger les tarifs à la main, tellement ils changent vite», râle-t-il en tendant une boîte d’antalgiques sur laquelle le prix d’origine a été rayé. Sur l’une de ses étagères, les boîtes de lait en poudre pour bébé se comptent sur les doigts de la main. «Faute d’argent, les distri- buteurs limitent les importa- tions. Tenez, par exemple, on ne trouve plus d’aspirine de marque allemande», dit-il. Le manque de liquidité est également à l’origine des coupures de courant à répé- tition qui affectent certains quar- tiers comme Héliopolis, Maadi ou encore la banlieue de Helwan. «Des bateaux transportant du carburant [pour alimenter les centrales électriques] sont blo- qués dans les ports égyptiens de- puis plus de trois semaines, mais ne peuvent livrer leur cargaison, faute de paiement», avoue une source du Ministère du pétrole citée par l’agence de presse Mena. Habitués aux coupures estivales – à cause de l’usage excessif des climatiseurs –, les Egyptiens s’at- tendent à un été particulière- ment chaud et difficile, surtout qu’il coïncidera avec le mois de jeûne du ramadan. Mais c’est dans les campagnes que la crise promet d’être particulièrement sévère. «Si l’on continue à man- quer de fuel, comment va-t-on faire tourner les tracteurs et les meuneries, essentielles pour la farine destinée à la fabrication du pain?» s’inquiète un agriculteur du Fayoum, contacté par télé- phone. Autant dire que l’obtention d’un crédit du FMI, en cours de négociation depuis deux ans, est plus que jamais cruciale pour l’Egypte. D’abord, parce qu’elle rassurera les investisseurs privés. Ensuite, parce qu’elle permettra de débloquer d’autres aides, comme celles de la Banque afri- caine de développement, de la Banque mondiale et de l’Union européenne. Mais l’administra- tion du président Morsi, qui vient de demander une augmentation de ce prêt, est-elle vraiment en- cline à mettre en application l’indispensable plan d’austérité imposé par le FMI? «On peut en douter», souffle une source pro- che des discussions, qui déplore, sous le couvert de l’anonymat, le manque de stratégie et de ges- tion avisée de l’actuel chef d’Etat. De plus, si les Frères musulmans, qui dominent l’actuel gouverne- ment, ont commencé à accepter l’idée d’une réduction de certai- nes subventions – comme celles des bonbonnes de gaz, annoncée avant l’arrivée de la délégation –, ils sont plus réticents face à l’augmentation des taxes, une mesure particulièrement impo- pulaire qui provoquerait une nouvelle augmentation des prix – et la colère de la rue. Pour l’économiste Mohamed el Dahshan, leur calcul est avant tout politique. «J’ai bien peur que rien ne se décide avant les législa- tives [prévues à l’automne, ndlr]. Car, tout comme sous la transi- tion militaire, pendant laquelle les négociations ont commencé, nous faisons face à un gouverne- ment qui fait passer les intérêts de la faction au pouvoir avant l’intérêt national, par peur de se salir les mains avec des décisions qui font mal», observe-t-il. Sauf qu’à force de jouer avec le temps, la situation est, dit-il, «plus qu’alarmante». A cause de l’instabilité politique, le tourisme et les investissements étrangers sont en chute vertigineuse Des manifestations ont eu lieu au début du mois. Les Egyptiens ont de la peine à accepter le plan d’austérité imposé par le FMI en échange d’un prêt. LE CAIRE, 3 AVRIL 2013 PHOTO/KHALEDDESOUKI Swiss a légèrement amélioré son remplissage > Transport 3,6 millions de passagers La compagnie Swiss a légère- ment amélioré son remplissage au premier trimestre 2013. Le coefficient d’occupation des siè- ges se situe à 79,6% pour l’ensem- ble du réseau, en hausse de 1,8 point par rapport à la même période de l’année précédente. Swiss a transporté 3,6 millions de voyageurs, un chiffre resté sta- bleparrapportàlamêmepériode en 2012, a indiqué mercredi l’en- treprise. Le nombre de vols a quant à lui reculé de 4,5%, pour s’établir à 35 722. Le réseau euro- péen a subi un recul de 5%, tandis que les vols intercontinentaux ont baissé de 0,4%. Moins de passagers chez Lufthansa Lors du mois de mars unique- ment, Swiss a transporté 1,33 million de passagers, un chiffre en hausse de 1,9%. Le rem- plissage des vols s’est amélioré de 2,4 points comparé au même mois de 2012, à 84%. De son côté, le groupe alle- mand Lufthansa, qui comprend les compagnies aériennes Swiss et Austrian Airlines, a annoncé mer- credi avoir transporté en mars 8,2 millions de passagers, un nombre en recul de 1,2% sur un an. En revanche, le taux de rem- plissage s’est amélioré de 2,8 points à 79,5%, ce qui reflète une nouvelle baisse de ses capaci- tés, détaille un communiqué. Cherchant à réduire son offre pour améliorer sa rentabilité, Lufthansa a réduit en mars son nombre de vols de 7,8% par rap- port au même mois de l’an der- nier.Sescapacitésont,elles,baissé de 0,6%. Dans le détail, la compagnie Lufthansa et sa filiale Ger- manwings ont enregistré sur un an un repli de 1,3% de leur trafic à 5,86 millions de passagers, pour une réduction de capacités de 0,6%. Le taux de remplissage s’est amélioré de 2,5 points à 78,7%. Les capacités ont été réduites de manière plus marquée au sein de la compagnie Austrian. LT Bruxelless’inquiètedelasituationslovène > Zone euro La Commission livre un rapport sur les déséquilibres macroéconomiques La Commission européenne s’est vivement inquiétée mercredi de la situation économique en Es- pagne et en Slovénie et a demandé à ces deux pays de la zone euro de lui soumettre rapidement un pro- gramme de mesures cherchant à corriger ces déséquilibres, jugés excessifs. «L’Espagne et la Slovénie pré- sentent des déséquilibres qui peu- vent être jugés excessifs. […] Les deux Etats membres doivent pré- senter un programme économi- quecompletetdétailléafindecor- riger ces déséquilibres de manière décisive» courant avril, indique la Commission, qui a rendu public mercredi un rapport sur les désé- quilibres macroéconomiques de 13 pays européens. Ce rapport est «une sonnette d’alarme nécessaire pour plu- sieurs Etats membres», a affirmé le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn, lors d’une conférence de presse. Concernant l’Espagne, c’est le ni- veau important de l’endettement quiinquiètelepluslaCommission et fait peser un risque sur la stabi- lité des finances publiques du pays,quiaobtenuen2012unplan d’aide pour recapitaliser ses ban- ques, en difficulté. «Même si un ajustement est en cours, l’amplitude des déséquili- bres à corriger requiert une politi- que forte et continue», d’autant plus que le pays, plongé dans la récession, doit faire face à un chô- mage de masse qui touche de plein fouet les jeunes. «Par conséquent, de nouvelles mesures vont être nécessaires dans plusieurs domaines pour corriger ces déséquilibres», a averti M. Rehn. En Slovénie, la Commission pointe les déséquili- bres du secteur bancaire et de- mande une réaction «urgente», au lendemain d’une rencontre entre le nouveau premier ministre slo- vène, Mme Alenka Bratusek, et plusieurs responsables européens à Bruxelles. Le secteur bancaire slovène croule sous les mauvaises créan- ces. Celles-ci s’élèvent à 7 milliards d’euros,selonunrapportduFonds monétaire international. Onze autres pays Outre la Slovénie et l’Espagne, quisontlescaslespluscritiques,la Commission européenne épingle également les déséquilibres macroéconomiques de 11 autres pays européens, dont la France et l’Italie, qui souffrent d’un manque de compétitivité conjugué à un endettement massif. AFP Le Qatar en soutien Le Qatar, riche pays gazier du Golfe, va acheter en Egypte des obligations pour 3 milliards de dollars, qui vont s’ajouter à une assistance financière de 5 mil- liards de dollars, a annoncé mercredi le premier ministre du Qatar, Cheikh Hamad ben Jas- sem al-Thani. «Nous avons décidé d’ajouter des obligations du gouvernement égyptien d’une valeur de 3 milliards de dollars», a déclaré Cheikh Hamad lors d’une conférence de presse avec son homologue égyptien, Hi- cham Qandil. Le Qatar a déjà fait don de 1 milliard de dollars au Caire et placé 4 milliards de dollars en dépôt à la Banque centrale égyptienne. AFP
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    Ordre des informationsde fonds: Nom du fonds, monnaie comptable du fonds, Conditions d’émission / rachat, Particularités, Valeur d’inventaire (valeurs du mercredi, 10.04.2013, indication des fluctuations de cours voir particularités), Performance 2013 en %FONDS DE PLACEMENT Fournis par: Swiss Fund Data AG en collaboration avec SIX Swiss Exchange AG et SIX Telekurs Ltd. PUBLICITÉ ABS Investment Management LLC Direction des Fonds: PvB Pernet von Ballmoos AG Tél. 044 205 51 51, www.pvbswiss.com Investissements alternatifs PvB Andante - G7 K (CHF) CHF 2/1 bf 9712.65 3.0 PvB Andante - G7 K (EUR) EUR 2/1 bf 10684.45 3.0 PvB Andante - G7 K (USD) USD 2/1 bf 11381.75 3.1 PvB Andante - X-G7 K (CHF) CHF 2/1 bf 12178.20 3.6 PvB Andante - X-G7 K (EUR) EUR 2/1 bf 13204.00 3.6 PvB Andante - X-G7 K (USD) USD 2/1 bf 14535.85 3.7 Adamant Biomedical Investments AG Tél. 061 275 92 00 www.adamantinvest.com Fonds en actions Adamant Global Generika A CHF 5/5 e 1181.21 9.2 Adamant Global Medtech A CHF 5/5 e 1063.23 6.7 Adamant Healthcare Trends A CHF 5/5 e 984.85 15.8 Alegra Capital Ltd. www.alegracapital.com Direction des Fonds: PvB Pernet von Ballmoos AG Tél. 044 205 51 51, www.pvbswiss.com Autres fonds Asset-Backed Securities Fund A USD 2/3 bf 2364.18 9.5 Asset-Backed Securities Fund S USD 2/3 bf 229.96 10.4 AS Investment Management Tél. +41 22 716 52 00 www.as-im-com AS Equities - Flex Switzerland CHF 2/2 a 102.90 10.9 AS Equities - Opp Switzerland CHF 2/2 a 110.50 6.8 AXA-Winterthur Tél. 043 299 12 04 www.axa-winterthur.ch Fonds en obligations Win Fund Bond-Index CH CHF 4/3 e 88.01 18.8 Fonds en actions Win Fund Equity-Index CH CHF 4/3 e 124.16 15.0 Baloise Fund Invest Tél. +41 58 285 87 24 Fax +41 58 285 91 47 www.baloisefundinvest.com Fonds en obligations BFI EuroBond (EUR) R EUR 2/1 80.69 1.0 BFI Swissfranc Bond (CHF) R CHF 2/1 113.17 -0.2 Fonds en actions BFI Equity Fund (EUR) R EUR 2/1 134.07 7.8 BFI EuroStock (EUR) R EUR 2/1 35.19 2.4 BFI InterStock (CHF) R CHF 2/1 68.99 9.2 BFI SwissStock (CHF) R CHF 2/1 93.71 12.1 Fonds d’allocation d’actifs BFI Activ (CHF) R CHF 2/1 112.54 3.0 BFI Activ (EUR) R EUR 2/1 62.83 2.5 BFI Capital Protect (CHF) R CHF 2/2 11.74 -1.0 BFI Capital Protect (EUR) R EUR 2/1 12.63 -0.6 BFI Capital Protect Plus (EUR) R EUR 2/1 10.67 -0.3 BFI Dynamic (CHF) R CHF 2/1 96.39 7.2 BFI Dynamic (EUR) R EUR 2/1 50.46 4.5 BFI Progress (CHF) R CHF 2/1 108.91 4.1 BFI Progress (EUR) R EUR 2/1 60.06 3.7 Bank Sal. Oppenheim jr. & Cie. (Suisse) SA Tél. +41 44 214 23 33, www.oppenheim.ch Oppenheim Pharma/wHealth EUR 2/1 e 215.95 12.3 B. Alter. Multi-Arbitrage cl. (CHF) CHF 2/1 b 10062.00 0.5 B. Alter. Multi-Arbitrage cl. (EUR) EUR 2/1 b 7057.00 0.5 B. Alter. Multi-Arbitrage cl. (USD) USD 2/1 b 7593.00 0.7 B. Alter. Multi-Performance cl. (CHF) CHF 2/1 b 13722.00 2.4 B. Alter. Multi-Performance cl. (EUR) EUR 2/1 b 9497.00 2.4 B. Alter. Multi-Performance cl. (USD) USD 2/1 b 10487.00 2.7 B. Sel. - BRIC Multi-Fonds (CHF) CHF 2/1 a 118.93 -1.2 B. Sel. - Oblig HR Multi-Fonds (CHF) CHF 2/1 a 113.55 3.0 B. Strategies - Monde (CHF) CHF 2/2 a 138.78 4.8 B. Strategies - Obligations (CHF) CHF 2/1 a 105.91 1.4 Bonhôte-Immobilier (CHF) CHF 2/2 e 125.90 0.1 Banque Cantonale de Genève Tél. 058 211 21 00 www.bcge.ch info@bcge.ch Asia Pacific Performance -A- EUR 2/1 e 24.83 -1.4 Asia Pacific Performance -B- USD 2/1 e 34.79 -1.2 Asia Pacific Performance -C- EUR 2/1 e 23.69 -1.4 Asia Pacific Performance -D- USD 2/1 e 33.35 -1.3 La Foncière CHF 2/2 e 844.50 1.1 Banque Cantonale de Genève Tél. 058 211 21 00 www.bcge.ch info@bcge.ch Fonds en obligations BCGE Synchrony Finest of LPP Bonds BCHF 1/1 a 1097.27 -0.0 BCGE Synchrony Swiss Govt Bonds CHF 4/3 e 1124.02 -1.1 Fonds en actions BCGE Synch. Small & Mid Caps CH A CHF 1/1 e 1048.25 10.5 BCGE Synchrony All Caps CH A CHF 1/1 e 122.04 11.8 BCGE Synchrony Emerging Equity A USD 4/3 f 96.70 -3.0 BCGE Synchrony Europe Equity A EUR 4/3 f 118.06 3.6 BCGE Synchrony Swiss Equity CHF 4/3 e 2296.54 13.0 BCGE Synchrony US Equity A USD 4/3 f 134.93 9.1 Fonds d’allocation d’actifs BCGE Rainbow Balanced (CHF) CHF 2/1 f 126.24 3.0 BCGE Rainbow Balanced (EUR) EUR 2/1 f 112.13 2.4 BCGE Rainbow Defensive (CHF) CHF 2/1 f 104.02 1.5 BCGE Rainbow Dynamic (CHF) CHF 1/1 f 95.76 4.4 BCGE Rainbow Dynamic (EUR) EUR 1/1 f 116.99 3.4 BCGE Rainbow Fd World Equity (CHF) CHF 1/1 f 90.58 6.1 BCGE Synchrony Finest of LPP 25 B CHF 1/1 a 1009.02 3.2 BCGE Synchrony Finest of LPP 40 B CHF 1/1 a 952.50 5.1 BCGE Synchrony Finest of LPP 40 SRI BCHF 1/1 a 897.98 5.1 Banque CIC (Suisse) SA Tél. +41 61 264 14 51 www.cic.ch Fonds en obligations CIC CH Fund - Bond CHF B CHF 2/1 e 1211.34 -0.3 CIC CH Fund - Bond CHF I CHF 2/1 e 1064.43 -0.1 CIC CH Fund - Bond Europe B EUR 2/1 e 792.35 -0.4 Fonds en actions CIC CH Fund - Action Swiss B CHF 2/1 e 1920.28 9.1 Fonds d’allocation d’actifs CIC CH Fund - Strategy Global (CHF) B CHF 2/1 e 920.46 4.3 CIC CH Fund - Strategy Global (EUR) B EUR 2/1 e 595.85 1.6 Autres fonds CIC CH Fund - Bond Convert B EUR 2/1 e 1050.77 0.7 CIC CH Fund - Bond Convert C CHF 2/1 e 94.66 0.6 Banque de Dépôts et de Gestion Tél. +41(0)21 341 85 11 www.bdg.ch info@bdg.ch Fonds en obligations BDG Bonds Opportunities (EUR) EUR 3/2 e 1029.65 0.6 Fonds en actions BDG Swiss Stocks CHF 3/2 e 1386.52 12.9 Banque Baring Brothers Sturdza SA Tél. +41 22 317 98 11 funds@bbbsa.ch www.bbbsa.ch Nippon Growth (UCITS) Fd A JPY 2/1 a 73703.00 18.6 Nippon Growth (UCITS) Fd B acc JPY 2/1 a 61930.00 18.2 Nippon Growth (UCITS) Fd C dist JPY 2/1 a 60110.00 18.5 Nippon Growth Fund JPY 2/1 a 77194.00 23.5 Strategic China Panda Fund EUR 2/1 e 1983.74 3.4 Strategic China Panda Fund GBP 2/1 e 1939.02 4.3 Strategic China Panda Fund USD 2/1 e 2018.29 3.5 Strategic Emerging Europe Fund EUR 2/1 a 973.96 -4.6 Strategic Emerging Europe Fund USD 2/1 a 989.51 -4.4 Strategic Euro Bond Fund acc CHF 2/1 e 1000.53 - Strategic Euro Bond Fund acc EUR 2/1 e 1127.48 -0.3 Strategic Euro Bond Fund dist EUR 2/1 e 1050.37 -0.3 Strategic Euro Bond Fund Inst EUR 2/1 e 997.54 -0.2 Strategic Europe Value Fund CHF 4/3 e 104.79 - Strategic Europe Value Fund EUR 4/3 e 130.06 9.0 Strategic Europe Value Fund Inst EUR 4/3 e 109.03 9.0 Strategic Global Bond Fund RMB USD 2/1 e 1049.92 0.7 Strategic Global Bond Fund USD USD 2/1 e 1047.17 -0.1 Strategic US Momentum & Value Fd USD 4/3 e 588.59 6.6 Banque Pasche CM-CIC Private Banking Tél. + 41 22 818 82 22 funds@pasche.ch www.banque-pasche-group.com Représentant pour la Suisse: 1741 Asset Management AG 9001 St. Gallen Fonds en actions Elite Strat.Glob. EmMa FoF USD 2/3 f 94.13 -2.2 Elite Strategic Asia FoF EUR 2/3 f 100.37 1.2 Elite Strategic Europe FoF EUR 2/3 f 113.74 2.5 Elite Strategic Latin America FoF USD 2/3 f 95.77 -0.0 Elite Strategic North America FoF USD 2/3 f 122.75 6.8 Elite Swiss Eq Fd Enterpreneurial CHF 1/1 e 95.81 7.4 Fonds d’allocation d’actifs Elite Strategic Balanced FoF EUR 2/3 f 92.78 0.1 Elite Strategic Growth FoF EUR 2/3 f 83.72 2.1 Elite Strategic Income FoF EUR 2/3 f 95.61 1.0 Edmond de Rothschild Real Estate SICAV Tél. +41 58 818 95 68, inforealestate@bper.ch www.edmond-de-rothschild.ch EDR Real Estate SICAV - HELVETIA - ACHF 2/2 e 108.80 -0.8 EDR Real Estate SICAV - Swiss - A CHF 2/2 e 109.00 -2.7 Banque Privée Edmond de Rothschild SA Genève Edmond de Rothschild Prifund www.edr-prifund.ch,Tél. +41 58 818 95 68 Fonds en instruments du marché monétaire PRIFUND - MM $ - A USD 1/1 1659.32 0.0 PRIFUND - MM CHF - A CHF 1/1 12458.66 -0.0 PRIFUND - MM EUR - A EUR 1/1 663.62 0.0 Fonds en obligations PRIFUND - BOND ($) - A USD 4/4 181.09 0.7 PRIFUND - BOND ($) - B USD 4/4 138.69 0.7 PRIFUND - BOND (CHF) - A CHF 4/4 129.76 0.2 PRIFUND - BOND (CHF) - B CHF 4/4 112.32 0.2 PRIFUND - BOND (EUR) - A EUR 4/4 157.38 0.7 PRIFUND - BOND (EUR) - B EUR 4/4 127.18 0.7 PRIFUND - BOND (GBP) - A GBP 4/4 130.97 0.9 PRIFUND - BOND (GBP) - B GBP 4/4 116.03 0.9 PRIFUND - RETURN PLUS ($) - A USD 4/2 a 108.34 0.8 PRIFUND - RETURN PLUS (CHF) - A CHF 4/2 a 102.53 0.8 PRIFUND - RETURN PLUS (CHF) - B CHF 4/2 a 99.06 0.9 PRIFUND - RETURN PLUS (EUR) - A EUR 4/2 a 109.18 0.8 PRIFUND - RETURN PLUS (EUR) - B EUR 4/2 a 100.97 0.8 Fonds en actions PRIFUND - EUROPEAN EQUITIES - A EUR 4/4 133.36 4.7 PRIFUND - EUROPEAN EQUITIES - B EUR 4/4 129.55 4.7 PRIFUND - NATURAL RESOURCES - A USD 4/2 a 79.95 -6.4 PRIFUND - NATURAL RESOURCES - B USD 4/2 a 78.87 -6.4 PRIFUND - SWISS EQUITIES - A CHF 4/4 157.44 8.5 PRIFUND - SWISS EQUITIES - B CHF 4/4 155.00 8.5 PRIFUND - USA EQUITIES - A USD 4/4 127.14 10.3 PRIFUND - USA EQUITIES - B USD 4/4 123.53 10.3 PRIFUND Alpha EMERG. MARK. - A EUR 4/4 a 159.07 0.0 PRIFUND Alpha EMERG. MARK. - A USD 4/4 a 177.41 0.2 PRIFUND Alpha EMERG. MARK. - B EUR 4/4 a 157.00 0.0 PRIFUND Alpha EMERG. MARK. - B USD 4/4 a 175.21 0.2 Fonds d’allocation d’actifs PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - A CHF 4/2 a 129.03 3.4 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - A EUR 4/2 a 156.46 3.7 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - A USD 4/2 a 167.35 3.4 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - B CHF 4/2 a 126.72 3.5 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - B EUR 4/2 a 154.00 3.7 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 10 - B USD 4/2 a 165.17 3.4 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - A CHF 4/2 a 118.84 5.2 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - A EUR 4/2 a 152.76 5.5 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - A USD 4/2 a 161.88 5.2 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - B EUR 4/2 a 151.50 5.6 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 15 - B USD 4/2 a 100.11 5.4 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 5 - A CHF 4/2 a 113.78 1.5 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 5 - A EUR 4/2 a 131.82 1.6 PRIFUND - QUAM MULTIMGR. 5 - A USD 4/2 a 132.68 1.7 PRIFUND - STRATEGY ($) - A USD 4/4 134.93 2.8 PRIFUND - STRATEGY ($) - B USD 4/4 131.50 2.8 PRIFUND - STRATEGY (CHF) - A CHF 4/4 98.01 2.6 PRIFUND - STRATEGY (CHF) - B CHF 4/4 94.98 2.6 PRIFUND - STRATEGY (EUR) - A EUR 4/4 116.43 2.8 PRIFUND - STRATEGY (EUR) - B EUR 4/4 112.90 2.8 Fonds immobiliers PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - A CHF 4/4 bf 90.48 2.6 PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - A EUR 4/4 bf 100.72 2.6 PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - A USD 4/4 bf 101.14 2.7 PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - B CHF 4/4 bf 75.67 2.6 PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - B EUR 4/4 bf 84.25 2.7 PRIFUND Alpha PROP. SECURIT - B USD 4/4 bf 85.62 2.7 Investissements alternatifs PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - A CHF 4/4 bf 130.72 2.7 PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - A EUR 4/4 bf 150.71 2.5 PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - A USD 4/4 bf 158.85 2.7 PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - B CHF 4/4 bf 128.55 2.7 PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - B EUR 4/4 bf 148.44 2.5 PRIFUND Alpha DIVERSIFIED - B USD 4/4 bf 156.50 2.7 PRIFUND Alpha EUROPA - A CHF 4/4 bf 100.92 2.5 PRIFUND Alpha EUROPA - A EUR 4/4 bf 105.57 2.6 PRIFUND Alpha EUROPA - A USD 4/4 bf 108.94 2.7 PRIFUND Alpha EUROPA - B CHF 4/4 bf 99.38 2.6 PRIFUND Alpha EUROPA - B EUR 4/4 bf 104.47 2.6 PRIFUND Alpha TRADERS - A EUR 4/4 bf 150.35 0.6 PRIFUND Alpha TRADERS - A USD 4/4 bf 160.53 0.8 PRIFUND Alpha TRADERS - B EUR 4/4 bf 147.75 0.6 PRIFUND Alpha TRADERS - B USD 4/4 bf 158.00 0.8 PRIFUND Alpha UNCORR. - G GBP 4/2 bf 108.83 2.9 PRIFUND Alpha UNCORR. ($) - A USD 4/4 bf 200.99 2.8 PRIFUND Alpha UNCORR. ($) - B USD 4/4 bf 197.15 2.8 PRIFUND Alpha UNCORR. (CHF) - G CHF 4/4 bf 104.46 2.6 PRIFUND Alpha UNCORR. (EUR) - A EUR 4/2 bf 187.82 2.6 PRIFUND Alpha UNCORR. (EUR) - B EUR 4/2 bf 184.21 2.6 PRIFUND Alpha VOLATILITY - A EUR 4/2 bf 132.17 3.4 PRIFUND Alpha VOLATILITY - A USD 4/2 bf 139.96 3.6 PRIFUND Alpha VOLATILITY - B EUR 4/2 bf 129.51 3.4 PRIFUND Alpha VOLATILITY - B USD 4/2 bf 137.20 3.5 BBGI GROUP S.A. Tél. +41 22 595 96 11 www.bbgi.ch BBGI - Equities Sw. Behavior. CHF 1/1 e 107.20 13.7 BBGI Commodities (USD) A USD 1/1 e 141.40 -4.2 BBGI Islamic Share Energy (USD) USD 1/1 e 166.60 2.1 BBGI Share Clean Energy (USD) USD 1/1 e 50.40 7.2 BBGI Share Gold (USD) USD 1/1 e 97.70 -20.4 BBGI Swiss Physical Gold Cl CHF CHF 1/1 e 106.50 -2.9 BBGI Swiss Physical Gold Cl CHF hed CHF 1/1 e 103.20 -5.0 BBGI Swiss Physical Gold Cl EUR EUR 1/1 e 111.80 -4.0 BBGI Swiss Physical Gold Cl EUR hed EUR 1/1 e 104.10 -5.1 BBGI Swiss Physical Gold Cl USD USD 1/1 e 108.80 -4.8 BBGI Tactical Switzerland A CHF 2/1 e 139.40 11.0 BBGI Tactical World A USD 2/1 e 108.80 -4.8 BCV 0848 808 885 Gérifonds +41 21 321 32 00 www.gerifonds.ch info@gerifonds.ch Fonds en instruments du marché monétaire BCV Forex Alpha (CHF) CHF 1/1 e 101.30 0.8 Fonds en obligations BCV CHF Domestic Corporate Bonds -A-CHF 4/4 e 100.35 - BCV CHF Foreign Bonds -A- CHF 3/1 e 106.29 0.1 BCV DYNAGEST Corp Bd Expo (CHF) -A-CHF 2/1 a 114.88 0.8 BCV DYNAGEST Intl Bd Expo (CHF) -A- CHF 2/1 a 104.63 1.0 BCV DYNAGEST World Expobond (EUR)EUR 2/1 a 154.56 0.1 BCV International Bonds (CHF) -A- CHF 3/1 e 81.28 1.4 BCV Swiss Franc Bonds -A- CHF 3/1 e 101.48 -0.1 Fonds en actions BCV Chinac A USD 2/1 e 36.82 -4.2 BCV Cluster Equity Alpha (CHF) -A- CHF 1/1 af 94.99 4.5 BCV Cluster Equity Alpha (EUR) -A- EUR 1/1 af 96.26 4.6 BCV Cluster Equity Opp. (CHF) -A- CHF 1/1 af 91.63 6.6 BCV DYNAGEST World Expoequity REPCHF 2/1 a 118.98 4.3 BCV DYNAGEST World Expoequity REPEUR 2/1 a 138.32 2.5 BCV Euromac A USD 2/1 e 122.21 -2.9 BCV Europe Equity -A- EUR 1/1 e 145.02 1.2 BCV Gobal Emerging A USD 2/1 e 113.08 -4.1 BCV Indiac A USD 2/1 e 101.46 -6.2 BCV Japac -A- JPY 2/1 21938.64 33.1 BCV Latinac A USD 2/1 e 352.61 1.4 BCV Seapac A USD 2/1 e 277.17 -3.6 BCV Swiss Equity -A- CHF 1/1 e 194.17 13.1 BCV System.Global High Div Eq -A- CHF 1/1 e 99.66 - BCV System.World ex US&WE Eq. -A- USD 1/1 e 75.12 2.2 BCV Systematic Europe Equity -A- EUR 1/1 e 107.12 1.5 BCV Systematic Swiss Equiity -A- CHF 1/1 e 100.61 9.5 BCV Systematic US Equity -A- USD 1/1 e 148.67 12.2 BCV US Equity -A- USD 1/1 e 164.48 9.9 Fonds d’allocation d’actifs BCV Actif Défensif (CHF) CHF 2/1 f 93.60 1.6 BCV Actif Offensif (CHF) CHF 2/1 f 84.34 4.8 BCV Actif Offensif (EUR) EUR 2/1 f 98.16 3.1 BCV Actif Sécurité (CHF) CHF 2/1 f 102.71 0.8 BCV Classical (CHF) CHF 1/1 af 107.77 0.2 BCV Classical (EUR) EUR 1/1 af 123.97 -0.2 BCV Mixed (CHF) CHF 1/1 af 106.14 5.3 BCV Mixed (EUR) EUR 1/1 af 116.01 2.8 BCV Select (CHF) CHF 1/1 af 107.57 3.1 BCV Select (EUR) EUR 1/1 af 120.36 1.8 BCV Stratégie Actions Monde CHF 2/1 f 84.87 7.2 BCV Stratégie Dynamique CHF 2/1 f 82.44 5.1 BCV Stratégie Equipondéré CHF 2/1 f 133.38 3.9 BCV Stratégie Obligation CHF 2/1 f 102.14 0.0 BCV Stratégie Revenu CHF 2/1 f 109.44 2.3 Investissements alternatifs BCV Defensive Fund (CHF) A CHF 1/1 bf 784.04 1.0 BCV Defensive Fund (EUR) A EUR 1/1 bf 752.03 1.0 BCV Defensive Fund (USD) A USD 1/1 bf 759.33 1.2 BCV Directional Fund (CHF) A CHF 1/1 bf 1057.19 2.9 BCV Directional Fund (EUR) A EUR 1/1 bf 917.72 2.9 BCV Directional Fund (USD) A USD 1/1 bf 911.87 3.0 Autres fonds BCV DIAPASON Commodity (CHF) A CHF 1/1 f 68.45 -3.1 BCV DIAPASON Commodity (EUR) A EUR 1/1 f 66.59 -3.1 BCV DIAPASON Commodity (USD) A USD 1/1 f 78.68 -3.0 BCV DIAPASON Syst Alpha (CHF) A CHF 1/1 f 103.95 -0.9 BCV DIAPASON Syst Alpha (EUR) A EUR 1/1 f 88.81 -0.7 BCV DIAPASON Syst Alpha (USD) A USD 1/1 f 105.87 -0.7 BlackRock Asset Management Schweiz AG Tél. 044 297 73 73 www.blackrock.com/ch Fonds en obligations BGF Euro ShortDur A EUR EUR 2/1 e 15.14 0.4 Fonds en actions BGF European A EUR EUR 2/1 e 83.43 3.0 BGF WdMining A USD USD 2/1 e 50.17 -16.3 Fonds d’allocation d’actifs BGF GlobAll A HDG CHF CHF 2/1 e 10.54 4.8 Bordier & Cie Tél. +41 58 258 00 00 Fax +41 58 258 00 40 www.bordier.com Autres fonds BO Fund II - Europe EUR 1/1 e 86.50 2.8 BO Fund II - Gbl Balanced CHF 1/1 e 92.43 3.0 BO Fund II - Global Emerging USD 1/1 e 173.69 -2.2 BO Fund II - Helveticus CHF 1/1 e 88.49 12.2 BO Fund II - Obligest CHF CHF 1/1 e 104.80 -0.3 BO Fund II - Obligest EUR EUR 1/1 e 112.89 0.0 BO Fund II - Obligest USD USD 1/1 e 111.64 -0.0 Braun, von Wyss & Müller AG Tél. +41-44-206 40 80 Fax +41-44-206 40 85 www.bwm.ch Fonds en actions Classic Global Equity Fund CHF 3/3 a 389.55 10.2 Classic Value Equity Fund CHF 3/3 a 121.45 12.8 BSI SA Tél. +41 91 809 31 69 Fax +41 91 809 41 82 www.bsibank.com Fonds en instruments du marché monétaire BSI-Multinvest - Cash CHF A CHF 2/1 e 100.60 -0.0 BSI-Multinvest - Cash EUR A EUR 2/1 e 101.83 0.2 BSI-Multinvest - Cash USD A USD 2/1 e 100.91 0.1 Fonds en obligations BSI-Multibond CHF CHF 2/1 e 110.88 -1.2 BSI-Multibond EUR A EUR 2/1 e 60.47 -1.0 BSI-Multibond Global Dynamic A CHF 2/1 e 97.69 1.8 BSI-Multibond USD A USD 2/1 e 123.08 -1.1 BSI-Multinvest-GlD Bds (CHF hed.) A CHF 2/1 e 107.66 2.0 BSI-Multinvest-GlD Bds (USD hed.) A USD 2/1 e 108.76 2.1 BSI-Multinvest-GlD Bds A EUR 2/1 e 139.42 2.1 BSI-Multinvest-LT Bonds CHF A CHF 2/1 e 106.61 -0.1 BSI-Multinvest-LT Bonds EUR A EUR 2/1 e 119.83 1.6 BSI-Multinvest-LT Bonds USD A USD 2/1 e 109.13 0.0 BSI-Multinvest-ST Bonds CHF A CHF 2/1 e 118.38 0.0 BSI-Multinvest-ST Bonds EUR A EUR 2/1 e 144.45 0.4 BSI-Multinvest-ST Bonds USD A USD 2/1 e 154.71 1.1 Fonds en actions BSI-Multieuropa A EUR 2/1 e 82.35 -2.0 BSI-Multihelvetia A CHF 2/1 e 374.83 12.1 BSI-Multinippon A JPY 2/1 3727.00 29.2 BSI-Multinvest - Global Themes A USD 2/1 e 122.54 2.9 BSI-Multinvest-Asian Stocks A USD 2/1 206.29 0.8 BSI-Multinvest-Asian Stocks hedgd A CHF 2/1 94.21 0.7 BSI-Multinvest-Asian Stocks hedgd A EUR 2/1 94.72 0.6 BSI-Multinvest-Swiss Stocks A CHF 2/1 e 193.44 11.0 BSI-Multinvest-Swiss Stocks I CHF 2/1 e 114.48 11.4 BSI-Multinvest-US Stocks A USD 2/1 e 139.66 6.9 Fonds d’allocation d’actifs BSI LIFE INVEST - 40 A CHF 2/1 e 106.34 3.4 BSI-Multinvest - Alternative UCITS A EUR 2/1 f 102.39 3.0 BSI-Multinvest-Strat.Bal. (CHF) A CHF 2/1 e 107.08 5.0 BSI-Multinvest-Strat.Bal. (EUR) A EUR 2/1 e 117.68 3.6 BSI-Multinvest-Strat.Inc. (CHF) A CHF 2/1 e 111.83 3.2 BSI-Multinvest-Strat.Inc. (EUR) A EUR 2/1 e 128.08 2.8 Investissements alternatifs BSI MMF-Yd Enhanc. (CHF hedged) -A-CHF 2/1 bf 92.93 2.1 BSI MMF-Yd Enhanc. (EUR hedged) -A-EUR 2/1 bf 103.94 2.1 BSI MMF-Yd Enhanc. (USD) -A- USD 2/1 bf 110.34 2.2 BSI-MM Direct. Fd (CHF hedged) A CHF 2/1 bf 98.49 4.6 BSI-MM Direct. Fd (EUR hedged) A EUR 2/1 bf 98.69 4.5 BSI-MM Direct. Fd (USD) A USD 2/1 bf 844.70 4.6 Autres fonds BSI-Multinv.-AbsDaily (CHF hedg.) A CHF 2/1 e 101.43 0.3 BSI-Multinv.-AbsDaily (USD hedg.) A USD 2/1 e 102.41 0.4 BSI-Multinv.-AbsDaily A EUR 2/1 e 101.88 0.4 CACEIS (Switzerland) SA Tél. +41 22 360 94 00 www.caceis.ch BAC Min.Reg.Mngd Vol-South Afric CHF 2/2 e 305.40 -16.3 BCP Emerging Markets Fixed Inc. Fd USD 2/2 a 99.95 - BPES-DYNAFLEX (EUR) Classe A EUR 2/2 a 95.15 6.2 BPES-DYNAFLEX (USD) Classe A USD 2/2 a 93.66 5.7 DM Swiss Equity Asymmetric A CHF 2/2 a 111.81 9.5 DM Swiss Equity Asymmetric Q CHF 2/2 a 11548.44 9.7 JOLIMONT Value Fund (Euro) EUR 2/1 e 115.37 0.0 RED & WHITE Low Vol. Fd (EUR) EUR 1/1 a 99.95 0.0 SVM Value Fund (Switzerland) CHF 2/1 a 179.84 7.8 Swissquote Quant FD EUR Eq CHF -A- CHF 1/1 e 59.78 -1.2 Swissquote Quant FD EUR Eq EUR -A- EUR 1/1 e 42.61 -1.3 Swissquote Quant Swiss Equities CHF 1/1 e 55.43 7.4 Clientis Banken Tél. 031 660 46 44 Fax 031 660 46 55 www.clientis.ch Fonds d’allocation d’actifs Adagio (Lux) - Festverzinslich - B CHF 2/1 e 133.00 0.8 Allegro (Lux) - Wachstum - B CHF 2/1 e 108.57 6.5 Vivace (Lux) - Ausgewogen - B CHF 2/1 e 118.00 4.2 CREDIT SUISSE ANLAGESTIFTUNG www.credit-suisse.com Autres fonds CSA Mixta-BVG CHF 3/3 e 1374.29 3.4 CSA Mixta-BVG Basic CHF 3/3 e 1302.77 0.0 CSA Mixta-BVG Defensiv CHF 3/3 e 1465.23 2.5 CSA Mixta-BVG Index 25 CHF 2/1 e 1116.64 2.8 CSA Mixta-BVG Index 35 CHF 2/1 e 1133.62 3.8 CSA Mixta-BVG Index 45 CHF 3/3 e 1214.82 4.9 CSA Mixta-BVG Maxi CHF 3/3 e 1279.69 4.6 Credit Suisse Funds AG www.credit-suisse.com/amfunds Fonds en instruments du marché monétaire CS (Lie) Money Market Fund CHF B CHF 2/1 e 1020.57 0.0 CS (Lie) Money Market Fund EUR B EUR 2/1 e 1054.59 -0.1 CS (Lie) Money Market Fund GBP B GBP 2/1 e 1050.31 0.0 CS (Lie) Money Market Fund USD B USD 2/1 e 1026.67 0.0 CSF (Lux) Money Market EUR B EUR 2/1 e 100.73 0.0 CSF (Lux) Money Market Sfr B CHF 2/1 e 714.51 -0.0 CSF (Lux) Money Market USD B USD 2/1 e 100.36 0.1 Fonds en obligations CS (Lux) Emerging Mkt Corp Bd B USD 2/2 e 118.13 2.5 CS (Lux) EMMA Corp IG Bd B USD 2/2 e 120.01 1.4 CS (Lux) EMMA Local Bd B USD 2/2 e 102.43 1.2 CS (Lux) European High Yield Bd B EUR 2/2 e 109.21 2.0 CS (Lux) Floating Rate St EUR B EUR 2/2 e 102.77 0.2 CS (Lux) Floating Rate St USD B USD 2/2 e 101.76 0.2 CS (Lux) Global Corporate Bd B EUR 2/2 e 112.70 1.7 CS BF (CH) Convert Intl A CHF CHF 2/1 e 179.27 5.5 CS BF (CH) Corporate Bond CHF A CHF 2/1 e 116.38 1.1 CS BF (CH) Corporate Bond EUR A EUR 2/1 e 99.55 0.9 CS BF (CH) Dynamic International A USD 2/1 e 83.27 -3.0 CS BF (Lux) Corp ST Duration CHF B CHF 2/1 e 113.87 0.4 CS BF (Lux) Corp ST Duration EUR B EUR 2/1 e 126.45 0.4 CS BF (Lux) Corp ST Duration USD B USD 2/1 e 132.82 0.3 CS BF (Lux) High Yield US$ B USD 2/1 e 242.46 3.1 CS BF (Lux) Inflation Linked CHF B CHF 2/1 e 114.77 -0.6 CS BF (Lux) Inflation Linked EUR B EUR 2/1 e 127.40 0.4 CS BF (Lux) Inflation Linked USD B USD 2/1 e 137.33 0.0 CS BF (Lux) Sfr B CHF 2/1 e 523.93 0.0 CS BF (Lux) Short-Term Sfr B CHF 2/1 e 134.00 -0.0 CS SO (Lux) Global Convertibles B USD 2/1 e 119.17 3.6 CSF (Lux) Bond Asia Corp USD B USD 2/1 e 104.18 2.0 CSF (Lux) Bond Asia Local Ccy B USD 2/1 e 101.89 0.9 CSF (Lux) Bond EUR B EUR 2/1 e 105.77 0.9 CSF (Lux) Bond Medium Mat EUR B EUR 1/1 e 101.01 0.4 CSF (Lux) Bond Medium Mat Sfr B CHF 1/1 e 100.39 0.3 CSF (Lux) Bond Medium Mat USD B USD 2/1 e 105.71 0.7 CSF (Lux) Bond Short Mat EUR B EUR 2/1 e 106.08 0.3 CSF (Lux) Bond Short Mat USD B USD 2/1 e 104.37 0.4 CSF (Lux) Bond USD B USD 2/1 e 107.71 0.8 CSF (Lux) Fixed Inc Cycle Invest B EUR 2/1 e 102.99 0.5 CSF (Lux) Relative Return Eng CHF B CHF 2/1 e 118.31 -0.4 CSF (Lux) Relative Return Eng EUR B EUR 2/1 e 135.34 0.2 CSF (Lux) Relative Return Eng USD B USD 2/1 e 113.60 -0.1 Fonds en actions CS (CH) Europ Quant EF A EUR 2/2 e 121.29 6.5 CS (CH) US Quant EF A USD 2/2 e 139.77 12.8 CS EF (CH) S&M Cap Switzerland B CHF 2/1 e 713.58 8.0 CS EF (CH) Swiss Blue Chips B CHF 2/1 e 218.81 12.9 CS EF (CH) Swiss Div Plus B CHF 3/1 e 11.67 14.5 CS EF (CH) Swiss Small Cap EF A CHF 2/4 e 177.25 8.8 CS EF (CH) Swissac B CHF 2/1 e 278.80 12.6 CS EF (Lux) Europ Property B EUR 2/1 e 14.66 -1.2 CS EF (Lux) Global Prestige B EUR 2/1 e 18.07 6.5 CS EF (Lux) Global Security B USD 2/1 e 14.24 5.5 CS EF (Lux) Global Value B EUR 2/1 e 7.97 14.2 CS EF (Lux) Italy B EUR 2/1 e 250.66 -2.2 CS EF (Lux) S&M Cap Europe B EUR 2/1 e 1490.86 2.5 CS EF (Lux) S&M Cap Germany B EUR 2/1 e 1375.34 8.2 CS EF (Lux) USA B USD 2/1 e 792.70 9.2 CS EF (Lux) USA Value B USD 2/1 e 17.57 13.8 CS ETF (CH) SLI CHF 3/3 e 118.81 10.5 CS ETF (CH) SMI CHF 3/3 e 78.42 12.7 CS ETF (CH) SMIM CHF 3/3 e 139.35 7.8 CS ETF (Lux) MSCI EMMA USD 3/3 e 105.62 -3.5 CS ETF (Lux) MSCI EMU Large Cap EUR 3/3 e 90.55 0.5 CS ETF (Lux) MSCI EMU Mid Cap EUR 3/3 e 57.00 3.5 CS SF (CH) Swiss Equities 130/30 B CHF 2/1 e 17.01 13.2 CS SICAV (Lux) Asian Eq Div Plus B USD 2/2 e 141.68 -1.3 CS SICAV (Lux) Commodity In. B USD 2/2 e 77.33 -2.5 CS SICAV (Lux) Eq Asia Con. B USD 2/2 e 173.25 -0.9 CS SICAV (Lux) Eq Biotechn. B USD 2/2 e 227.82 15.7 CS SICAV (Lux) Eq Em Mkt B USD 2/2 e 125.56 2.8 CS SICAV (Lux) Eq Energy B USD 2/2 e 106.53 2.4 CS SICAV (Lux) Eq Infrastruct B USD 2/2 e 111.21 5.4 CS SICAV (Lux) Eq Luxury Gd. B EUR EUR 2/2 e 215.11 1.6 CS SICAV (Lux) Eq Russia B USD 2/2 e 130.30 -5.2 CS SICAV (Lux) Eq Technology B USD 2/2 e 136.61 6.6 CS SO (Lux) Eq Eurozone B EUR 2/1 e 10.13 0.5 CS SO (Lux) Eq Gl Em Mkt B USD 2/1 e 9.70 -2.6 CS SO (Lux) Eq Gl Em Mkt Prop. B USD 2/1 e 9.06 1.6 CS SO (Lux) Eq Japan Value B JPY 2/1 1446.00 46.8 CS SO (Lux) Europ Eq Div Plus B EUR 2/1 e 12.85 4.0 CS SO (Lux) Gl Eq Div Plus B USD 2/1 e 12.61 8.0 CS Sol. (Lux) Megatrends B USD 2/1 e 103.71 1.9 CS Sol. (Lux) Megatrends R CHF CHF 2/1 e 99.27 1.7 CSF (Lux) Global Responsible Eq B EUR 2/1 e 157.23 6.4 Fonds d’allocation d’actifs CS (CH) Interest&Dividend Bal CHF B CHF 2/1 f 104.21 4.8 CS (CH) Interest&Dividend Bal EUR B EUR 2/1 f 102.07 3.2 CS (CH) Interest&Dividend CpG CHF B CHF 2/1 f 106.86 6.7 CS (CH) Interest&Dividend CpG EUR B EUR 2/1 f 103.93 4.4 CS (CH) Interest&Dividend Inc CHF B CHF 2/1 f 102.17 3.0 CS (CH) Interest&Dividend Inc EUR B EUR 2/1 f 101.33 2.1 CS (CH) Strategy Fd - Conserv. CHF CHF 2/2 e 94.30 1.8 CS PF (Lux) Balanced CHF B CHF 2/1 e 176.08 4.6 CS PF (Lux) Balanced Euro B EUR 2/1 e 145.52 2.4 CS PF (Lux) Balanced USD B USD 2/1 e 240.07 2.2 CS PF (Lux) Growth CHF B CHF 2/1 e 169.29 6.7 CS PF (Lux) Growth EUR B EUR 2/1 e 132.42 3.6 CS PF (Lux) Growth USD B USD 2/1 e 216.99 3.0 CS PF (Lux) Income CHF A CHF 2/1 e 112.22 2.6 CS PF (Lux) Income CHF B CHF 2/1 e 163.23 2.6 CS PF (Lux) Income EUR A EUR 2/1 e 114.40 1.5 CS PF (Lux) Income EUR B EUR 2/1 e 154.22 1.5 CS PF (Lux) Income USD A USD 2/1 e 140.42 1.3 CS PF (Lux) Income USD B USD 2/1 e 243.82 1.3 CS PF (Lux) Reddito EUR A EUR 2/1 e 72.63 1.3 CS Portfolio Fund (CH) Privilege A CHF 2/1 e 104.19 4.2 CS SO (Lux) IndexSel. Bal. CHF B CHF 2/1 e 104.32 3.5 CS SO (Lux) IndexSel. CapGain CHF B CHF 2/1 e 105.98 5.1 CS SO (Lux) IndexSel. Income CHF B CHF 2/1 e 102.52 1.7 CSF (Lux) Target Volat. Euro B EUR 2/1 e 94.50 -0.2 CSF (Lux) Target Volat. Euro R CHF CHF 2/1 e 92.72 -0.2 Fonds immobiliers CS 1a Immo PK CHF 5/5 b 1320.00 -2.6 CS REF Global CHF 5/5 b 103.00 -0.9 CS REF Green Property CHF 5/5 b 113.00 1.1 CS REF Hospitality CHF 5/5 b 106.90 2.4 CS REF International CHF 5/5 b 1005.00 3.1 CS REF Interswiss CHF 5/5 b 206.60 -2.5 CS REF LivingPlus CHF 2/1 b 123.80 4.0 CS REF PropertyPlus CHF 5/5 b 134.50 -3.7 CS REF Siat CHF 5/5 b 172.00 0.9 Investissements alternatifs CS Commodity Fund Plus (CH) Sfr B CHF 2/1 e 7.68 -3.2 CS SICAV One (Lux) LAB B USD 2/1 e 102.10 2.2 CS SO (Lux) S&M Cap Alpha L/S B EUR 2/1 110.06 1.0 CS Sol. (Lux) DJ CS AllHedge Index B USD 2/1 a 89.82 4.5 CS Sol. (Lux) Prima Multi-Strat B EUR EUR 2/1 a 103.58 2.3 CS Solutions L Prima Growth B EUR EUR 1/1 af 104.67 1.9 CSPST (Lux) Global Eq Long/Short B USD 2/1 bf 1866.65 3.8 CSPST (Lux) Multi Strategy B USD 2/1 bf 1301.18 1.9 Autres fonds CS Commodity Fund Plus (CH) US$ B USD 2/1 e 7.25 -3.2 CS ETF (CH) SBIDG 3-7 CHF 3/3 e 97.08 -0.2 CS ETF (CH) SBIDG 7-15 CHF 3/3 e 117.87 -1.1 CS SF (CH) Swiss Real Estate Sec A CHF 2/1 e 12.13 -0.5 CS SO (Lux) Commodity Alloc B USD 2/1 e 94.06 -2.5 CSF (Lux) Com Idx Pl (Sfr) B CHF 2/1 e 74.14 -3.1 CSF (Lux) Com Idx Pl (US$) B USD 2/1 e 87.35 -3.0 de Pury Pictet Turrettini S.A. Tél. 022 317 00 30 www.ppt.ch Représentant pour la Suisse: FundPartner Solutions (Suisse) SA, route Acacias 60, 1211 Genève 75 Fonds en actions Cadmos Guilé Em Mkts Engagemt Fd AUSD 2/1 a 186.56 -4.8 Cadmos Guilé Em Mkts Engagemt Fd BUSD 2/1 a 192.88 -4.6 Cadmos Guilé European Engagemt Fd AEUR 2/1 e 95.97 3.3 Cadmos Guilé European Engagemt Fd BEUR 2/1 e 98.78 3.4 Deutsche Bank (Schweiz) AG Tél. +41 44 224 53 50 www.pwm.db.com Direction des Fonds: PvB Pernet von Ballmoos AG Fonds immobiliers DB Rüd Blass Immo CH DF A CHF CHF 1/1 af 1417.24 -1.3 DB Rüd Blass Immo CH DF I CHF CHF 1/1 af 1424.31 -1.2 Dominicé & Co Asset Management www.dominice.com Fonds en actions Dominicé - US Equities Plus A USD 1/1 a 102.45 - Dominicé - US Equities Plus B USD 1/1 a 102500.00 - Dominicé & Co Asset Management www.dominice.com Swiss Equity Discovery Fund Classe A CHF 1/1 f 88.96 11.1 Swiss Equity Discovery Fund Classe Q CHF 1/1 f 88.96 11.1 EFG Bank Tél. +41 22 918 71 71 www.efgbank.com Direction des Fonds: Caceis (Switzerland) SA Fonds en instruments du marché monétaire EFG LIBRA FUND (CHF) D1 CHF 3/3 f 1035.08 1.4 EFG LIBRA FUND (EUR) D1 EUR 3/3 f 1036.59 0.7 EFG LIBRA FUND (USD) D1 USD 3/3 f 1045.99 0.9 Fonds en actions EFG GIS DYNAMIC ALLOCATION D1 EUR 3/3 af 89.06 - Autres fonds EFG Equity Funds Asia D1 USD 3/3 e 183.33 1.7 EFG Equity Funds Europe D1 EUR 3/3 e 121.34 3.1 EFG Equity Funds North America D1 USD 3/3 e 115.14 10.1 EFG Equity Funds Switzerland D1 CHF 3/3 e 140.25 9.3 EIC Partners AG Tél. +41 43 844 10 00 Fax +41 43 844 10 01 www.eicpower.com Fonds en actions EIC Energy Utility Fund A (CHF) CHF 2/1 e 67.96 11.4 EIC Energy Utility Fund A (EUR) EUR 2/1 e 55.54 10.1 EIC Energy Utility Fund I (CHF) CHF 2/1 e 9138.42 12.0 EIC Energy Utility Fund I (EUR) EUR 2/1 e 7381.78 10.6 EIC Renewable Energy Fund A EUR 2/1 e 49.76 4.6 EIC Renewable Energy Fund I EUR 2/1 e 4880.30 4.5 Ethos Tél. 022/ 716 15 55 Fax 022/ 716 15 56 www.ethosfund.ch Fonds en obligations Bonds CHF CHF 3/3 e 133.35 -0.1 Bonds International CHF 3/3 e 98.58 -1.2 Fonds en actions Equities CH Index. C.G. CHF 3/3 e 171.84 13.2 Equities Eur ex CH Index C.G. CHF 3/3 e 59.65 3.3 Equities Europe ex CH CHF 3/3 e 85.78 5.7 Equities North America CHF 3/3 e 60.31 11.8 Equities North America (RPF) CHF 3/3 e 60.68 12.1 Equities Pacific CHF 3/3 e 71.25 13.3 Equities World ex CH (RPF) CHF 3/3 e 84.15 9.6 Pictet-Ethos(CH)Sw SustEq -E CHF 2/2 e 114.89 13.3 Vontobel(CH)II-EthosEqSwissM&S EA CHF 4/1 e 192.90 7.8 Falcon Private Bank Ltd. Tél. 044 227 55 55 www.falconpb.com Fonds en obligations Falcon Bond Fund CHF A CHF 2/1 e 1685.86 -3.2 Fonds en actions Falcon CH Sm&Mid Cap Eq I CHF 2/1 164.18 7.9 Falcon CH Sm&Mid Cap Eq T CHF 2/1 159.59 7.8 Falcon European Equity Fund A EUR 2/1 e 935.93 1.7 Falcon Gold Equity Fund A USD 2/1 e 371.36 -21.7 Falcon Gold Equity Fund Asia A USD 2/1 e 81.22 -21.7 Falcon Gold Equity Fund H EUR 4/1 e 57.25 -21.0 Falcon Gold Equity Fund I Asia USD 4/1 e 86.33 -21.4 Falcon Swiss Equity Fund A CHF 2/1 e 380.69 11.4 Fonds d’allocation d’actifs Falcon Best Select - Mixed (CHF) CHF 2/1 e 93.68 5.0 Investissements alternatifs Falcon Cat Bond Fund CHF A CHF 2/1 bx 115.44 1.6 Falcon Cat Bond Fund CHF I CHF 2/1 bx 11881.66 1.8 Falcon Cat Bond Fund EUR A EUR 2/1 bx 129.17 1.8 Falcon Cat Bond Fund USD A USD 2/1 bx 133.93 1.8 Fidelity Funds Tél. 0800 55 27 66 www.fidelity.ch Représentant pour la Suisse: BNP Paribas Securities Services, Paris, succursale de Zurich Fonds en obligations Fid Fds China RMB Bond Fd A-ACC CNY 1/1 e 106.80 1.5 Fid Fds EmMkts Infl-linked Bd A-ACC EUR 1/1 e 12.40 3.9 Fid Fds EmMkts Infl-linked Bd Y-ACC USD 1/1 e 12.09 3.3 Fid Fds Glb HY Focus A-ACC USD 1/1 e 11.34 2.4 Fid Fds Glb HY Focus A-Hdgd EUR 1/1 e 11.21 2.5 Fid Fds Glb HY Focus A-MINCOME hdgdEUR1/1 e 10.77 0.9 Fid Fds Glb HY Focus I-Hdgd EUR 1/1 e 11.31 2.6 Fid Fds Glb HY Focus Y-EUR EUR 1/1 e 11.45 3.3 Fid Fds Glb HY Focus Y-MINCOME HdgdEUR1/1 e 10.79 0.8 Fidelity Fds Int Bd Fd A Acc Euro EUR 1/1 e 12.81 1.3 Fidelity Fds Int Bd Fd A Acc USD USD 1/1 e 13.40 -2.1 Fidelity Fds Int Bd Fd A USD USD 1/1 e 1.26 -2.2 Fidelity Fds USD Bond Fd A Acc USD USD 1/1 e 14.29 0.6 Fidelity Fds USD Bond Fd A USD USD 1/1 e 7.01 -0.1 Fidelity Funds Asian Bd Fd A-ACC-USDUSD 1/1 e 11.56 0.6 Fidelity Funds Asian Bd Fd Y-ACC-USDUSD 1/1 e 11.62 0.8 Fidelity Funds Asian Hh Yld Fd A Acc EUR 1/1 e 13.48 2.3 Fidelity Funds Asian Hh Yld Fd A Acc USD 1/1 e 13.61 1.6 Fidelity Funds Eur H Y Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 16.18 2.4 Fidelity Funds Eur H Y Fd A EUR EUR 1/1 e 10.17 2.4 Fidelity Funds Eur H Y Fd A-USD (h) USD 1/1 e 11.57 2.6 Fidelity Funds Euro Bd Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 13.24 1.5 Fidelity Funds Euro Bd Fd A EUR EUR 1/1 e 12.41 1.5 Fidelity Funds Strlg Bd Fd A Acc GBP GBP 1/1 e 1.45 1.5 Fidelity Funds Strlg Bd Fd A GBP GBP 1/1 e 0.32 0.6 Fidelity Funds Targ 2035(Eur) Fd A EUR 1/1 e 21.25 6.4 Fidelity Funds Targ 2035(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 21.76 6.4 Fidelity Funds Targ 2040(Eur) Fd A EUR 1/1 e 21.26 6.4 Fidelity Funds Targ 2040(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 21.74 6.4 Fidelity Funds US Hh Yld Fd A Acc EUREUR 1/1 e 16.07 3.6 Fidelity Funds US Hh Yld Fd A USD USD 1/1 e 12.68 2.8 Fonds en actions FF Eur Dyn Gth Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 13.62 6.8 FF Eur Dyn Gth Fd A EUR EUR 1/1 e 33.13 6.8 Fid Fds Asian SmallerCo A-ACC-EUR EUR 1/1 e 13.14 9.4 Fid Fds Asian SmallerCo A-ACC-HKD HKD 1/1 e 12.79 8.7 Fid Fds Asian SmallerCo A-ACC-USD USD 1/1 e 12.81 8.6 Fid Fds Asian SmallerCo A-EUR EUR 1/1 e 13.11 9.3 Fid Fds Asian SmallerCo A-USD USD 1/1 e 12.80 8.5 Fid Fds Asian SmallerCo Y-ACC-USD USD 1/1 e 12.93 8.7 Fid Fds Europ Dyn Value Fd A-ACC EUR 1/1 e 11.77 3.1 Fid Fds Europ Dyn Value Fd Y-ACC EUR 1/1 e 11.91 3.3 Fid Fds Europ Fd A-ACC-Euro EUR 1/1 e 11.01 - Fid Fds GlbDemoFd A-Acc-EUR (Hdgd) EUR 1/1 e 11.75 10.4 Fid Fds GlbDemoFd A-Acc-USD USD 1/1 e 11.65 9.2 Fid Fds GlbDemoFd Y-Acc-EUR (Hdgd) EUR 1/1 e 11.84 10.6 Fid Fds GlbDemoFd Y-Acc-USD USD 1/1 e 11.75 9.5 Fidelity Fds Eurp Spe Sits Fd A EUR 1/1 e 11.64 2.5 Fidelity Fds Eurp Spe Sits Fd A Acc EUR 1/1 e 11.82 2.5 Fidelity Fds Sth E Asia Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 17.08 -2.5 Fidelity Fds Sth E Asia Fd A Acc USD USD 1/1 e 17.61 -3.2 Fidelity Fds Sth E Asia Fd A EUR EUR 1/1 e 5.08 -2.5 Fidelity Fds Sth E Asia Fd A USD USD 1/1 e 6.65 -3.2 Fidelity Funds Am Div Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 11.69 11.1 Fidelity Funds Am Div Fd A USD USD 1/1 e 14.75 10.4 Fidelity Funds Am Gth Fd A Acc EUR 1/1 e 10.00 10.7 Fidelity Funds Am Gth Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.02 11.6 Fidelity Funds Am Gth Fd A Acc USD USD 1/1 e 10.23 10.8 Fidelity Funds Am Gth Fd A USD USD 1/1 e 27.09 10.8 Fidelity Funds America Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 13.31 12.6 Fidelity Funds America Fd A Acc USD USD 1/1 e 13.66 11.9 Fidelity Funds America Fd A USD USD 1/1 e 6.29 11.9 Fidelity Funds America Fd Y Acc USD USD 1/1 e 11.96 12.1 Fidelity Funds Asean Fd A Acc USD USD 1/1 e 23.45 6.2 Fidelity Funds Asean Fd A USD USD 1/1 e 34.62 6.2 Fidelity Funds Asia Aggr Fd A EUR 1/1 e 11.09 0.0 Fidelity Funds Asia Aggr Fd A USD 1/1 e 9.79 -0.7 Fidelity Funds Asia Aggr Fd A Acc EUR 1/1 e 11.10 0.0 Fidelity Funds Asia S.S. Fd A Acc USD USD 1/1 e 16.65 -2.4 Fidelity Funds Asia S.S. Fd A USD USD 1/1 e 31.76 -2.4 Fidelity Funds Australia Fd A Acc AUDAUD 1/1 e 13.14 9.3 Fidelity Funds Australia Fd A AUD AUD 1/1 e 47.16 9.3 Fidelity Funds China Consum.Fd A-Acc EUR 1/1 e 11.13 -2.0 Fidelity Funds China Consum.Fd A-ACCUSD 1/1 e 10.64 -2.6 Fidelity Funds China Consum.Fd A-EUREUR 1/1 e 11.16 -2.0 Fidelity Funds China Consum.Fd A-USDUSD 1/1 e 10.63 -2.7 Fidelity Funds China Consum.Fd Y-Acc USD 1/1 e 10.80 -2.5 Fidelity Funds China Fcs Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 8.87 -3.4 Fidelity Funds China Fcs Fd A USD USD 1/1 e 40.87 -4.1 Fidelity Funds Em EMEA A EUR 1/1 e 14.38 -0.5 Fidelity Funds Em EMEA A USD 1/1 e 14.05 -1.2 Fidelity Funds Em EMEA A Acc EUR 1/1 e 14.54 -0.5 Fidelity Funds Em EMEA A Acc USD 1/1 e 14.22 -1.2 Tél. +41 32 722 10 00 info@bonhote.ch www.bonhote.ch
  • 17.
    Ordre des informationsde fonds: Nom du fonds, monnaie comptable du fonds, Conditions d’émission / rachat, Particularités, Valeur d’inventaire (valeurs du mercredi, 10.04.2013, indication des fluctuations de cours voir particularités), Performance 2013 en %FONDS DE PLACEMENT Fournis par: Swiss Fund Data AG en collaboration avec SIX Swiss Exchange AG et SIX Telekurs Ltd. PUBLICITÉ Fidelity Funds Em Mkts Fd A Acc USD USD 1/1 e 13.99 0.1 Fidelity Funds Em Mkts Fd A EUR EUR 1/1 e 9.36 0.7 Fidelity Funds Em Mkts Fd A USD USD 1/1 e 21.16 0.1 Fidelity Funds Emerging Asia Fd A EUR 1/1 e 14.31 -0.3 Fidelity Funds Emerging Asia Fd A USD 1/1 e 11.80 -1.0 Fidelity Funds Emerging Asia Fd A Acc EUR 1/1 e 14.23 -0.3 Fidelity Funds Emerging Asia Fd A AccUSD 1/1 e 11.81 -1.0 Fidelity Funds Eur Gth Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 8.46 4.9 Fidelity Funds Eur Gth Fd A EUR EUR 1/1 e 10.63 4.9 Fidelity Funds Eur L. C. Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.99 5.0 Fidelity Funds Eur L. C. Fd A EUR EUR 1/1 e 33.56 4.9 Fidelity Funds Eur S 50 Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 8.26 -1.4 Fidelity Funds Eur S 50 Fd A EUR EUR 1/1 e 7.88 -1.4 Fidelity Funds Eur S. C. Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 11.93 4.7 Fidelity Funds Eur S. C. Fd A EUR EUR 1/1 e 28.55 4.8 Fidelity Funds Euro Aggr Fd A Acc EUREUR 1/1 e 7.30 3.4 Fidelity Funds Euro Aggr Fd A EUR EUR 1/1 e 13.17 3.4 Fidelity Funds Euro Bl Ch Fd A Acc EUREUR 1/1 e 10.61 1.8 Fidelity Funds Euro Bl Ch Fd A EUR EUR 1/1 e 16.38 1.8 Fidelity Funds France Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.39 0.5 Fidelity Funds France Fd A EUR EUR 1/1 e 38.34 0.4 Fidelity Funds Gbl DF A-ACC (hedged) EUR 1/1 e 12.50 11.5 Fidelity Funds Gbl DF A-GDIST EUR 1/1 e 11.86 8.9 Fidelity Funds Gbl DF A-GDIST SGD 1/1 e 1.17 9.7 Fidelity Funds Gbl DF A-GDIST USD 1/1 e 11.84 8.1 Fidelity Funds Gbl DF A-MINCOME EUR 1/1 e 11.79 8.7 Fidelity Funds Gbl DF A-MINCOME SGD 1/1 e 1.16 9.4 Fidelity Funds Gbl DF A-MINCOME USD 1/1 e 11.78 7.9 Fidelity Funds Gbl DF I-ACC EUR 1/1 e 12.42 10.1 Fidelity Funds Gbl DF Y-ACC USD 1/1 e 12.35 9.2 Fidelity Funds Gbl DF Y-ACC(hedged) EUR 1/1 e 12.59 11.7 Fidelity Funds Germany Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 12.83 4.2 Fidelity Funds Germany Fd A EUR EUR 1/1 e 31.39 4.2 Fidelity Funds Glbl Cons Ind Fd A EUR EUR 1/1 e 30.46 8.9 Fidelity Funds Glbl Fin Serv Fd A EUR EUR 1/1 e 21.10 10.1 Fidelity Funds Glbl Hlth Cr Fd A Acc EUREUR1/1 e 14.04 14.8 Fidelity Funds Glbl Hlth Cr Fd A EUR EUR 1/1 e 21.99 14.8 Fidelity Funds Glbl Ind Fd A EUR EUR 1/1 e 36.49 4.5 Fidelity Funds Glbl Opp Fd A EUR 1/1 e 12.54 8.8 Fidelity Funds Glbl Opp Fd A USD 1/1 e 12.86 8.1 Fidelity Funds Glbl Opp Fd A Acc EUR 1/1 e 12.54 8.8 Fidelity Funds Global Focus Fd A USD USD 1/1 e 43.76 6.8 Fidelity Funds Global Tech Fd A EUR EUR 1/1 e 7.50 5.5 Fidelity Funds Global Tel Fd A Acc EUREUR 1/1 e 13.47 7.9 Fidelity Funds Global Tel Fd A EUR EUR 1/1 e 8.37 7.9 Fidelity Funds Greater China Fd A USDUSD 1/1 e 137.20 -3.2 Fidelity Funds Iberia Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.53 -0.5 Fidelity Funds Iberia Fd A EUR EUR 1/1 e 46.48 -0.5 Fidelity Funds India-Focus Fd A USD USD 1/1 e 26.97 -7.9 Fidelity Funds Indonesia Fd A USD USD 1/1 e 33.14 14.9 Fidelity Funds Int Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 11.12 8.7 Fidelity Funds Int Fd A Acc USD USD 1/1 e 11.45 7.9 Fidelity Funds Int Fd A EUR EUR 1/1 e 28.51 8.7 Fidelity Funds Int Fd A USD USD 1/1 e 37.32 8.0 Fidelity Funds Italy Fd A EUR EUR 1/1 e 24.14 0.2 Fidelity Funds Jap Ad Fd A JPY JPY 1/1 e 22699.00 25.3 Fidelity Funds Jap Sml Cp Fd A Acc JPYJPY 1/1 e 839.30 36.0 Fidelity Funds Jap Sml Cp Fd A JPY JPY 1/1 e 1306.00 36.0 Fidelity Funds Japan Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 7.32 12.9 Fidelity Funds Japan Fd A Acc JPY JPY 1/1 e 631.30 28.0 Fidelity Funds Japan Fd A EUR EUR 1/1 e 1.10 12.8 Fidelity Funds Japan Fd A JPY JPY 1/1 e 143.10 28.0 Fidelity Funds Korea Fd A USD USD 1/1 e 17.15 -10.9 Fidelity Funds Latin America Fd A USDUSD 1/1 e 45.16 4.2 Fidelity Funds Malaysia Fd A USD USD 1/1 e 50.09 3.1 Fidelity Funds Nordic Fd A Acc SEK SEK 1/1 e 57.93 7.3 Fidelity Funds Nordic Fd A SEK SEK 1/1 e 651.10 7.3 Fidelity Funds Pacific Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 12.23 11.6 Fidelity Funds Pacific Fd A USD USD 1/1 e 23.25 10.8 Fidelity Funds Singapore Fd A USD USD 1/1 e 55.26 4.9 Fidelity Funds Switzld Fd A Acc CHF CHF 1/1 e 9.60 10.2 Fidelity Funds Switzld Fd A CHF CHF 1/1 e 41.87 10.2 Fidelity Funds Taiwan Fd A USD USD 1/1 e 8.39 0.5 Fidelity Funds Thailand Fd A USD USD 1/1 e 52.11 10.3 Fidelity Funds UK Fd A GBP GBP 1/1 e 2.15 10.8 Fidelity Funds World Fd A EUR EUR 1/1 e 11.80 7.2 Fonds d’allocation d’actifs Fidelity Fds G I Lkd Bd Fd A Acc EUR 1/1 e 12.66 0.6 Fidelity Fds G I Lkd Bd Fd A Acc USD 1/1 e 11.47 -0.7 Fidelity Fds G I Lkd Bd Fd A Acc Hedg CHF 1/1 e 10.60 0.6 Fidelity Funds Euro Bal Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 11.84 1.6 Fidelity Funds Euro Bal Fd A EUR EUR 1/1 e 14.13 1.7 Fidelity Funds FPS Gl Gth Fd A Acc USDUSD 1/1 e 11.23 7.9 Fidelity Funds FPS Gl Gth Fd A USD USD 1/1 e 19.32 7.8 Fidelity Funds FPS Gth Fd A Acc EUR EUR 1/1 e 10.36 6.8 Fidelity Funds FPS Gth Fd A EUR EUR 1/1 e 15.03 6.8 Fidelity Funds FPS M. Gth Fd A Acc EUREUR 1/1 e 11.57 3.3 Fidelity Funds FPS M. Gth Fd A EUR EUR 1/1 e 10.42 3.3 Fidelity Funds Targ 2015(Eur) Fd A EUR 1/1 e 29.12 3.0 Fidelity Funds Targ 2015(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 11.65 3.0 Fidelity Funds Targ 2020(Eur) Fd A EUR 1/1 e 32.08 4.4 Fidelity Funds Targ 2020(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 10.79 4.4 Fidelity Funds Targ 2025(Eur) Fd A EUR 1/1 e 25.84 5.4 Fidelity Funds Targ 2025(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 10.42 5.4 Fidelity Funds Targ 2030(Eur) Fd A EUR 1/1 e 26.01 6.1 Fidelity Funds Targ 2030(Eur) Fd A Acc EUR 1/1 e 10.43 6.1 Fidelity Funds Targ.TM 2020 Fd A USDUSD 1/1 e 16.90 7.4 Fonds immobiliers Fidelity Fds Global Property Fd A EUR 1/1 e 11.18 9.6 Fidelity Fds Global Property Fd A USD 1/1 e 12.46 8.8 Fidelity Fds Global Property Fd A Acc EUR 1/1 e 11.90 9.7 Fidelity Fds Global Property Fd A Acc USD 1/1 e 13.22 8.8 Fidelity Funds Asia Pac Ppty Fd A EUR 1/1 e 10.10 14.9 Fidelity Funds Asia Pac Ppty Fd A USD 1/1 e 10.20 14.0 Fidelity Funds Asia Pac Ppty Fd A Acc EUR 1/1 e 10.87 15.0 Fidelity Funds II Tél. 0800 55 27 66 www.fidelity.ch Représentant pour la Suisse: BNP Paribas Securities Services, Paris, succursale de Zurich Fonds en instruments du marché monétaire Fidelity Funds II AUD Ccy Fd A AUD AUD 1/1 e 36.44 0.5 Fidelity Funds II Euro Ccy Fd A EUR EUR 1/1 e 17.86 0.0 Fidelity Funds II GBP Ccy Fd A GBP GBP 1/1 e 21.59 0.0 Fidelity Funds II USD Ccy Fd A USD USD 1/1 e 33.41 0.0 Fortuna Investment AG Tél. 058 472 53 05 Fax 058 472 53 39 Fonds en obligations FORTUNA Bond Fund CHF CHF 2/1 e 113.16 -0.4 FORTUNA INVEST - Long Term BF CHF 1/1 e 107.28 -0.8 Fonds en actions FORTUNA Eq Fd Switzerland CHF 2/1 e 206.41 12.5 Fonds d’allocation d’actifs FORTUNA Anlagefonds CHF 2/1 e 123.88 1.3 FORTUNA Multi INDEX 10 CHF 2/1 e 104.51 0.5 FORTUNA Multi INDEX 20 CHF 2/1 e 104.87 1.7 FORTUNA Multi INDEX 30 CHF 2/1 e 106.88 2.8 FORTUNA Multi INDEX 40 CHF 2/1 e 108.17 4.1 Fortuna Investment AG Vaduz Tél. +423 232 05 92 Fax +423 236 15 46 Fonds en obligations FORTUNA Short Term BF CHF CHF 2/1 e 569.35 0.1 Fonds d’allocation d’actifs Europe Balanced Fund CHF CHF 2/1 e 101.27 0.9 Europe Balanced Fund Euro EUR 2/1 e 134.54 1.8 Gutzwiller Fonds Management AG +41 61 205 70 00 Fonds en actions Gutzwiller ONE USD 2/1 e 250.50 11.6 Investissements alternatifs Gutzwiller TWO (CHF) CHF 3/1 ci 105.90 1.0 Gutzwiller TWO (USD) USD 3/1 ci 142.90 1.3 BANQUE HERITAGE Tél. +41 58 220 00 00 www.heritage.ch funds@heritage.ch Fonds en actions Heritam East. Eur. Herit. Cap EUR 1/1 a 184.52 -4.8 Heritam Energy Cap USD 2/1 a 101.52 6.3 Heritam USA Growth Cap USD 1/1 a 132.24 9.1 Fonds d’allocation d’actifs Heritage Wealth Balanced EUR EUR 1/1 a 101.31 1.7 Heritage Wealth Balanced USD USD 1/1 a 100.66 1.8 Investissements alternatifs Heritage L/S Equity (CHF) A CHF 1/1 bf 105.93 3.0 Heritage L/S Equity (EUR) A EUR 1/1 bf 1100.95 3.0 Heritage L/S Equity (USD) A USD 1/1 bf 449.76 3.2 IAM Independent Asset Management SA Tél. 022 8183640 Fax 022 3105557 www.iam.ch Fonds en actions IAM Emerging Market - A CHF 2/1 e 2270.38 -2.2 IAM European Equity - A CHF 2/1 e 1153.12 5.1 IAM Global Equity - A CHF 2/1 e 1510.33 11.0 IAM Gold & Metals - A CHF 2/1 e 2662.94 -10.1 IAM Immo Securities - A CHF 2/1 e 1041.88 0.8 IAM Swiss Equity - A CHF 2/1 e 1938.01 13.5 Fonds d’allocation d’actifs IAM Asset Allocation - A CHF 2/1 e 1216.66 4.7 J.P. Morgan (Suisse) SA Tél. +41 22 744 19 00 www.jpmam.ch Fonds en instruments du marché monétaire JPM EURO LIQ FD - A EUR 2/1 e 9996.35 0.0 JPM EURO LIQ FD - B EUR 2/1 e 9996.30 0.0 JPM EURO LIQ FD - C EUR 2/1 e 9996.30 0.0 JPM USD LIQ FD - A USD 2/1 e 9995.16 0.0 JPM USD LIQ FD - B USD 2/1 e 9995.17 0.0 JPM USD LIQ FD - C USD 2/1 e 9997.02 0.0 Fonds en obligations JPM EmMkts InvGrd Bd A acc CHF HdgCHF 4/4 e 101.72 -0.2 JPM Global Corp. Bd A acc CHF Hdg CHF 2/2 el 95.74 0.7 JPM Global H Yld Bd A acc CHF Hdg CHF 2/2 el 98.37 2.8 JPM Income Opp. A Acc-CHF Hdg CHF 3/1 e 96.94 0.8 Fonds en actions JPM Africa Eq. A acc-USD USD 2/2 e 11.50 -0.5 JPM China A acc-USD USD 2/2 e 25.61 -4.2 JPM Em Mkts Eq A acc-USD USD 2/2 e 22.13 -2.9 JPM Em Mkts Opp. A acc USD USD 4/4 e 235.89 -4.7 JPM Europe Str Div A acc-EUR EUR 2/2 e 142.54 4.3 JPM Global Cons Trends A acc-CHF HdgCHF 2/2 e 151.35 5.0 JPM Global Focus A acc-CHF Hdg CHF 2/2 e 148.68 6.4 JPM Global Nat Res A acc-USD USD 2/2 e 11.89 -14.0 JPM Highbridge US STEEP A acc USD 2/2 e 14.26 13.8 JPM India A acc-USD USD 2/2 e 22.71 -5.6 JPM Russia A acc-USD USD 2/2 e 11.84 -4.4 Autres fonds JPM Gl Conv (EUR) A acc-CHF Hdg CHF 1/1 e 22.62 4.2 JPM Global Income A (acc) - CHF Hdg CHF 3/1 el 129.18 4.8 LB(Swiss) Investment AG Tél. 044 225 37 90 investment@lbswiss.ch Autres fonds MV Immoxtra Schweiz I CHF 1/2 e 107.70 -0.1 MV Immoxtra Schweiz P CHF 1/2 e 104.88 -1.9 Lienhardt & Partner Investments AG Tél +41 31 399 31 11 Fax +41 31 382 88 88 info@lienhardtinvestments.ch Fonds d’allocation d’actifs Lienhardt & Partner Core Strat.Fd A CHF 2/1 e 72.52 3.5 Lombard OdierAsset Management (Switzerland) SA Tél: 41 22 709 21 11 www.lombardodier.com contact@lombardodier.com Fonds en instruments du marché monétaire LOF (CH) - Sh.T.Money Mkt (CHF) I D CHF 1/1 98.92 0.0 LOF (CH) - Sh.T.Money Mkt (EUR) I D EUR 1/1 99.17 0.0 LOF (CH) - Sh.T.Money Mkt (USD) I D USD 1/1 98.98 0.1 Fonds en obligations LOF - Convertible Bd Asia (CHF) P A CHF 1/1 e 13.58 1.0 LOF - Convertible Bd Asia (EUR) P A EUR 1/1 e 14.36 1.1 LOF - Convertible Bd Asia (USD) P A USD 1/1 e 14.37 1.1 LOF - Convertible Bond P A EUR 2/1 e 15.19 4.4 LOF - EM.Loc.Curr.Bd.Fdt. (CHF) P A CHF 1/1 e 10.85 3.9 LOF - EM.Loc.Curr.Bd.Fdt. (EUR) P A EUR 1/1 e 12.81 2.8 LOF - EM.Loc.Curr.Bd.Fdt. (USD) P A USD 1/1 e 11.62 1.8 LOF - EM.Loc.Curr.Bd.Fdt. DH P A CHF 1/1 e 9.78 2.4 LOF - Emerg.Mkt.Bd.Fdt. (USD) P A USD 2/1 e 24.03 0.2 LOF - Euro BBB-BB Fdt. (CHF) P A CHF 2/1 e 14.65 0.8 LOF - Euro BBB-BB Fdt. (EUR) P A EUR 2/1 e 11.44 0.8 LOF - Euro BBB-BB Fdt. (GBP) P A GBP 2/1 e 10.03 0.9 LOF - Euro BBB-BB Fdt. (USD) P A USD 2/1 e 16.24 0.9 LOF - Euro Credit Bd P A EUR 2/1 e 12.02 0.8 LOF - Euro Gov.Fdt P A EUR 1/1 e 11.40 1.0 LOF - Euro Inflation-Lkd.Fdt. P A EUR 1/1 e 11.81 0.5 LOF - Euro Resp.Corp.Fdt. P A EUR 2/1 e 17.20 0.5 LOF - Gbl.BBB-BB.Fdt. (CHF) P A CHF 1/1 e 10.01 1.0 LOF - Gbl.BBB-BB.Fdt. (EUR) P A EUR 1/1 e 10.04 -0.0 LOF - Gbl.BBB-BB.Fdt. SH (USD) P A USD 1/1 e 10.25 1.4 LOF - Gbl.Gov.Fdt. (EUR) P A EUR 1/1 e 10.07 2.0 LOF - Gbl.Gov.Fdt. SH (EUR) P A EUR 1/1 e 10.01 1.1 LOF - Government Bond (USD) P A USD 1/1 e 20.35 0.9 LOF - Swiss Fr.Cdt.Bd.(Foreign) P A CHF 2/1 e 13.03 0.7 LOF - Total Return Bd (EUR) P A EUR 2/1 e 12.44 0.2 LOF - Total Return Bd (USD) P A USD 2/1 e 18.23 0.2 LOF II - Convertible Bond (CHF) P A CHF 1/1 e 23.87 4.4 LOF II - Convertible Bond (EUR) P A EUR 1/1 e 15.25 4.4 LOF II - Convertible Bond (USD) P A USD 1/1 e 22.53 4.5 LOF II - Emerging Mkt.Bd.Fdt. P A USD 1/1 e 23.62 0.2 LOF II - Euro Gov.Fdt P A EUR 1/1 e 59.89 1.0 LOF II - Euro Resp.Corp.Fdt. P A EUR 1/1 e 17.26 0.5 LOF II - Gbl.Gov.Fdt. Hdg P A CHF 1/1 e 26.34 0.9 LOF II - Gbl.Gov.Fdt. P A CHF 1/1 e 24.54 3.0 LOF II - Government Bond (USD) P A USD 1/1 e 20.40 0.9 LOF II - Swiss Fr.Bd.(Foreign) P A CHF 1/1 e 23.05 0.6 LOF II - Swiss Fr.Crdt.Bd (Foreign) P A CHF 1/1 e 13.06 0.7 LOF II - Total Return Bd (CHF) P A CHF 1/1 e 16.20 0.1 LOF II - Total Return Bd (EUR) P A EUR 1/1 e 12.51 0.2 LOF II - Total Return Bd (USD) P A USD 1/1 e 11.61 0.3 Fonds en actions LOF - 1798 Europe Eq. L/S (CHF) P A CHF 1/1 ai 10.25 2.3 LOF - 1798 Europe Eq. L/S (EUR) P A EUR 1/1 ai 10.35 2.4 LOF - 1798 Europe Eq. L/S (USD) P A USD 1/1 ai 10.31 2.4 LOF - Alpha Japan (CHF) P A CHF 1/1 e 10.88 22.4 LOF - Alpha Japan (EUR) P A EUR 1/1 e 8.62 22.5 LOF - Alpha Japan (USD) P A USD 1/1 e 12.36 22.7 LOF - Alpha Japan P A JPY 1/1 e 1007.00 23.3 LOF - Emerg. Eq. Risk Parity (EUR) P A EUR 1/1 e 8.67 0.4 LOF - Emerg. Eq. Risk Parity (USD) P A USD 1/1 e 7.92 -0.5 LOF - Emerging Consumer (CHF) P A CHF 1/1 f 12.81 4.7 LOF - Emerging Consumer (EUR) P A EUR 1/1 f 12.91 4.3 LOF - Emerging Consumer (USD) P A USD 1/1 f 12.79 3.7 LOF - Europe High Conviction P A EUR 1/1 e 8.20 4.9 LOF - Eurozone S&M Caps P A EUR 1/1 e 37.04 1.6 LOF - Generation Global (CHF) P A CHF 1/1 e 9.68 9.9 LOF - Generation Global (EUR) P A EUR 1/1 e 13.10 8.7 LOF - Generation Global (USD) P A USD 1/1 e 11.63 7.7 LOF - Global Energy P A USD 1/1 e 10.12 4.6 LOF - Golden Age (CHF) P A CHF 2/1 e 16.76 13.1 LOF - Golden Age (EUR) P A EUR 2/1 e 11.34 13.1 LOF - Golden Age (USD) P A USD 2/1 e 15.74 13.3 LOF - Japan. S&M Caps P A JPY 1/1 e 2358.00 27.7 LOF - Neuberger Berman US Core P A USD 1/1 e 11.13 12.5 LOF - Sands US Growth (USD) PA USD 1/1 e 12.04 5.2 LOF - Selective Global P A EUR 1/1 e 155.28 -1.8 LOF - Technology (EUR) P A EUR 1/1 e 10.25 2.4 LOF - Technology (USD) P A USD 1/1 e 15.79 2.0 LOF - Vital Food (USD) P A USD 1/1 e 10.99 5.4 LOF - Vital Food SH (CHF) P A CHF 1/1 e 10.85 5.7 LOF - Vital Food SH (EUR) P A EUR 1/1 e 10.84 5.5 LOF - W.Blair Gbl Grwth (EUR) P A EUR 1/1 e 11.12 4.9 LOF - W.Blair Gbl Grwth (USD) P A USD 1/1 e 10.83 3.9 LOF - World Gold Expert. (CHF) P A CHF 2/1 e 20.81 -20.8 LOF - World Gold Expert. (EUR) P A EUR 2/1 e 16.28 -20.8 LOF - World Gold Expert. (USD) P A USD 2/1 e 21.08 -21.2 LOF (CH) - Com.Rsk.Par.ex-Agr. P D USD 1/1 e 126.72 -4.6 LOF (CH) - Com.Rsk.Par.ex-Agr. SH PD CHF 1/1 e 88.66 -4.9 LOF (CH) - Gbl.Eq.Rsk.Par. P D EUR 2/1 e 97.19 9.2 LOF (CH) - Swiss Cap (ex-SMI) P D CHF 1/1 e 367.16 10.1 LOF (CH) - Swiss Leaders P D CHF 2/1 e 121.43 13.7 LOF (CH) - US Equity Tracker P D USD 1/1 e 2.70 -97.8 Fonds d’allocation d’actifs LO Selection - Gbl. Alloc. (GBP) P A GBP 1/1 e 9.27 6.1 LOF - All Roads (CHF) PA CHF 1/1 e 17.31 3.7 LOF - All Roads (EUR) PA EUR 1/1 e 11.02 3.7 LOF - All Roads (GBP) PA GBP 1/1 e 11.01 3.8 LOF - All Roads (USD) PA USD 1/1 e 10.85 3.8 LOF - Comm.Risk.Prty. (CHF) P A CHF 1/1 e 7.92 -4.8 LOF - Comm.Risk.Prty. (EUR) P A EUR 1/1 e 7.95 -5.2 LOF - Comm.Risk.Prty. (USD) P A USD 1/1 e 8.11 -4.6 LOF - Tactical Alpha (CHF) P A CHF 1/1 e 10.34 4.5 LOF - Tactical Alpha (EUR) P A EUR 1/1 e 10.54 4.4 LOF - Tactical Alpha (USD) P A USD 1/1 e 15.08 4.4 LOF (CH) - Balanced Alloc. (CHF) D CHF 1/1 e 93.60 3.8 Investissements alternatifs LOF - Alternative Beta (CHF) P A CHF 1/1 e 115.60 0.0 LOF - Alternative Beta (EUR) P A EUR 1/1 e 77.22 0.1 LOF - Alternative Beta (USD) P A USD 1/1 e 114.99 0.2 c/o Trillium SA Tél.: 022 318 84 49 Fax: 022 318 84 48 www.manavest.ch Fonds en actions Manavest - Global Equity CHF 3/3 a 108.68 5.3 Fonds d’allocation d’actifs Manavest - Global Opportunity CHF 1/1 a 98.68 3.2 Service Line 0848 845 400 www.banquemigros.ch Fonds en obligations Mi-Fonds (CH) - SwFrBd MT A CHF 2/1 e 106.01 -0.1 Mi-Fonds (CH) - SwissFrancBond A CHF 2/1 e 109.13 -0.1 Mi-Fonds (Lux) InterBond A CHF 2/1 e 83.29 1.6 Mi-Fonds (Lux) InterBond B CHF 2/1 e 151.18 1.6 Fonds en actions Mi-Fonds (CH) - InterStock A CHF 2/1 e 78.27 9.1 Mi-Fonds (CH) - EuropeStock A CHF 2/1 e 65.01 3.2 Mi-Fonds (CH) - SwissStock A CHF 2/1 e 97.64 12.9 Mi-Fonds (Lux) InterStock A CHF 2/1 e 79.05 6.5 Mi-Fonds (Lux) InterStock B CHF 2/1 e 102.48 6.5 Mi-Fonds (Lux) SwissStock A CHF 2/1 e 96.51 10.2 Mi-Fonds (Lux) SwissStock B CHF 2/1 e 115.89 10.2 Fonds d’allocation d’actifs Mi-Fonds (CH) - 45 Sustainable A CHF 2/1 e 110.86 5.4 Mi-Fonds (CH) - 45 Sustainable V CHF 2/1 e 111.02 5.4 Mi-Fonds (CH) 10 A CHF 2/1 e 104.71 0.7 Mi-Fonds (CH) 10 V CHF 2/1 e 106.34 0.8 Mi-Fonds (CH) 30 A CHF 2/1 e 101.87 2.5 Mi-Fonds (CH) 30 V CHF 2/1 e 102.63 2.6 Mi-Fonds (CH) 40 A CHF 2/1 e 101.54 3.4 Mi-Fonds (CH) 40 V CHF 2/1 e 101.82 3.4 Mi-Fonds (CH) 50 A CHF 2/1 e 97.35 4.2 Mi-Fonds (Lux) 30 A CHF 2/1 e 120.67 2.8 Mi-Fonds (Lux) 30 B CHF 2/1 e 193.36 2.8 Mi-Fonds (Lux) 40 (EUR) A EUR 2/1 e 102.68 1.2 Mi-Fonds (Lux) 40 (EUR) B EUR 2/1 e 150.43 1.2 Mi-Fonds (Lux) 50 A CHF 2/1 e 132.15 4.6 Mi-Fonds (Lux) 50 B CHF 2/1 e 207.22 4.6 Fonds immobiliers Mi-Fonds (CH) - SwissImmo A CHF 2/1 e 113.77 -0.5 Mirabaud & Cie Tél. +41 58 816 22 22 www.mirabaud.com marketing@mirabaud.com Fonds en obligations Mir. - Conv. Bonds Europe A EUR EUR 4/4 e 115.23 -0.4 Fonds en actions Mir. - Eq Asia ex Japan A USD USD 3/1 163.13 -3.4 Mir. - Eq Europe exUK A Cap EUR EUR 2/1 e 91.11 5.8 Mir. - Eq Global A USD USD 4/4 a 109.16 6.6 Mir. - Eq Pan Europe A Cap EUR EUR 2/2 e 90.98 6.8 Mir. - Eq Spain A Cap EUR 3/3 e 18.48 1.2 Mir. - Eq Swiss Sm/Mid A CHF CHF 4/4 el 221.77 7.7 Mir. - Eq UK A Cap GBP 3/3 e 1.88 8.6 Mir. - Eq US A USD USD 3/1 e 136.98 7.0 Mirabaud Eq. Global Em.Mkts A Cap USD 4/4 107.06 -1.8 Mirabaud Euro Actions - C EUR EUR 2/1 e 131.75 -3.4 Mirabaud Fd (CH)-Swiss Eq A Cap CHF 1/1 e 1371.14 13.1 Mirabaud Fd (CH)-Swiss Eq I cap CHF 1/1 e 1446.40 13.4 Fonds d’allocation d’actifs Mir. Active All. Bal A EUR EUR 4/4 a 102.22 1.4 Mir. Active All. Cons A Cap EUR EUR 4/4 a 103.49 0.2 Mir. Dynamic All. A Cap EUR EUR 4/4 e 99.31 -0.3 Mirabaud Fd (CH) - LPP 25 -Z CHF 4/4 af 116.89 4.4 Mirabaud Fd (CH) - LPP 35 -Z CHF 4/4 af 120.12 4.8 Mirabaud Fd (CH) - LPP 45 -Z CHF 4/4 af 122.42 6.3 Investissements alternatifs MirAlt Sicav Diversified A USD USD 1/1 bf 105.29 1.8 MirAlt Sicav Europe A EUR EUR 1/1 b 64.33 4.9 MirAlt Sicav North America A USD USD 1/1 b 144.51 6.1 Mirante Fund Management SA Tél. +41 21 808 00 90 www.mirante.ch info@mirante.ch Fonds en actions MFM QUANTEVIOUR Europ Eq A EUR 1/1 e 78.31 -1.0 Autres fonds MFM Conv. Bonds Opport. (CHF) A CHF 3/1 a 104.65 -0.6 MFM Conv. Bonds Opport. (EUR) A EUR 3/1 a 127.80 -0.2 MFM Conv. Bonds Opport. (USD) A USD 3/1 a 95.47 -0.5 MFM Global Convertible Bonds (CHF) ACHF 3/1 e 124.43 3.2 MFM Global Convertible Bonds (EUR) AEUR 3/1 e 125.66 3.0 MFM Global Convertible Bonds (USD) AUSD 3/1 e 104.61 3.3 La Mobilière Asset Management SA info.am@mobi.ch www.mobi-am.ch Fonds d’allocation d’actifs MobiFonds 3a - A CHF 2/1 e 118.04 0.4 MobiFonds Select 20 - B CHF 2/1 108.07 1.4 MobiFonds Select 50 - B CHF 2/1 106.05 3.8 MobiFonds Select 90 - B CHF 2/1 106.60 8.0 Parcadia Asset Management S.A. Tél. +41 52 261 50 50 www.axa-winterthur.ch Fonds en actions Cosmos Funds-Active Protection UL EUR 4/1 a 110.96 -0.3 Tél. +41 58 787 00 00, www.patrimonium.ch Patrimonium Swiss Real Estate Fund CHF -/- 134.90 3.7 Fondations Pictet Tél.: 058/323 29 60 www.pictet.com Fonds en obligations FPLP-LPP/BVG-Bonds -P CHF 3/3 b 139.35 -0.4 FPLP-LPP/BVG-SMT Bonds -P CHF 3/3 b 113.79 0.1 FPPI-LPP/BVG-Bonds -P CHF 3/3 b 125.96 -0.4 FPPI-LPP/BVG-SMT Bonds -P CHF 3/3 b 113.94 0.1 Fonds d’allocation d’actifs FPLP-LPP/BVG-25 -P CHF 3/3 b 120.31 2.8 FPLP-LPP/BVG-40 -P CHF 3/3 b 129.64 4.4 FPPI-LPP/BVG-25 -P CHF 3/3 b 127.70 2.8 FPPI-LPP/BVG-40 -P CHF 3/3 b 111.26 4.4 Pictet Funds S.A. Tel. +41 (58) 323 3000 www.pictetfunds.com Fonds en instruments du marché monétaire PCH-Enhanced Liquidity CHF -P dy CHF 2/2 e 969.76 0.0 PCH-Enhanced Liquidity EUR -P dy EUR 2/2 e 996.99 0.1 PCH-Enhanced Liquidity GBP -P dy GBP 2/2 e 1059.82 0.1 PCH-Enhanced Liquidity USD -P dy USD 2/2 e 1023.02 0.2 PCH-Short-Term MM CHF -P dy CHF 2/2 e 959.77 -0.0 PCH-Short-Term MM EUR -P dy EUR 2/2 e 993.97 -0.0 PCH-Short-Term MM GBP -P dy GBP 2/2 e 1003.07 0.1 PCH-Short-Term MM USD -P dy USD 2/2 e 987.84 0.0 PCH-Sov Short-Term MM CHF -P dy CHF 1/1 e 972.93 -0.1 PCH-Sov Short-Term MM EUR -P dy EUR 1/1 e 1000.05 -0.0 PCH-Sov Short-Term MM USD -P dy USD 1/1 e 995.02 0.0 Pictet-Short-Term MM CHF -P CHF 2/2 e 124.26 -0.0 Pictet-Short-Term MM EUR -P EUR 2/2 e 137.76 -0.0 Pictet-Short-Term MM JPY -P JPY 1/1 e 10127.38 -0.0 Pictet-Short-Term MM USD -P USD 2/2 e 132.14 0.0 Pictet-Sov Short-Term MM EUR -P EUR 2/1 e 102.81 -0.1 Pictet-Sov Short-Term MM USD -P USD 2/1 e 101.98 0.0 Fonds en obligations PCH-CHF Bonds Tracker -P dy CHF 4/4 e 1073.47 0.1 PCH-CHF Short Mid Term Bd -P dy CHF 4/4 e 886.22 0.4 PI (CH)-CHF Bonds I dy CHF 2/2 e 1037.21 -2.1 PI (CH)-Foreign Bonds I dy CHF CHF 2/2 e 853.07 -2.5 Pictet-Asn Lcl Ccy Dbt -P EUR EUR 1/1 118.44 0.7 Pictet-Asn Lcl Ccy Dbt -P USD USD 2/2 155.13 0.0 Pictet-CHF Bonds -P CHF 2/2 e 461.46 0.2 Pictet-Convertible Bonds -P EUR EUR 3/2 e 103.50 7.6 Pictet-Em Lcl Ccy Dbt -P EUR EUR 2/1 e 157.78 3.4 Pictet-Em Lcl Ccy Dbt -P USD USD 2/2 e 206.02 2.4 Pictet-EUR Bonds -P EUR 2/2 e 468.51 1.6 Pictet-EUR Corporate Bonds -P EUR 2/2 e 173.90 0.7 Pictet-EUR Government Bonds -P EUR 2/2 e 135.59 1.3 Pictet-EUR High Yield -P EUR 2/2 e 202.55 2.0 Pictet-EUR Inflation Lk Bds -P EUR 2/2 e 121.83 0.2 Pictet-EUR SMT Bonds -P EUR 2/2 e 129.67 0.4 Pictet-Glo Emerging Debt -P USD USD 2/2 e 327.16 -0.3 Pictet-Global Em Ccy -P EUR EUR 2/1 e 82.76 1.8 Pictet-Global Em Ccy -P USD USD 2/1 e 108.52 0.8 Pictet-LATAM Lc Ccy Dbt -P EUR EUR 2/1 e 124.06 6.6 Pictet-LATAM Lc Ccy Dbt -P USD USD 2/1 e 160.63 5.6 Pictet-US High Yield -P USD USD 2/2 e 139.14 2.8 Pictet-USD Government Bonds -P USD 2/2 e 596.15 0.4 Pictet-USD Short Mid-Term Bds -P USD 2/2 e 125.62 0.2 Pictet-World Gvt Bonds -P EUR EUR 2/1 e 138.81 -2.3 Fonds en actions PCH-Global Equities -P dy CHF CHF 4/4 e 1274.64 9.7 PCH-Global Equities -P dy USD USD 4/4 e 1319.75 7.5 PCH-Swiss Market Trk -P dy CHF CHF 4/4 e 118.41 13.0 PCH-Swiss Mid Small Cap -P dy CHF CHF 2/2 e 3382.98 8.0 PE CH-Swiss Eq 130/30 -P dy CHF 2/2 e 103.25 11.7 PI (CH)-Swiss Equities I dy CHF CHF 2/2 e 1337.63 10.6 PI (CH)-World Equities I dy CHF CHF 2/2 e 770.97 7.3 Pictet CH - Swiss Eq -P dy CHF 2/2 e 1887.93 11.7 Pictet-Agriculture -P EUR EUR 1/1 e 154.04 4.8 Pictet-Agriculture -P USD USD 1/1 e 201.76 3.6 Pictet-Asian Eq ExJpn -P EUR EUR 2/2 132.55 -1.1 Pictet-Asian Eq ExJpn -P USD USD 2/2 173.61 -1.8 Pictet-Biotech -P EUR EUR 1/1 e 318.01 16.8 Pictet-Biotech -P USD USD 2/2 e 415.23 15.7 Pictet-Clean Energy -P EUR EUR 2/2 e 51.74 8.0 Pictet-Clean Energy -P USD USD 2/2 e 67.77 6.8 Pictet-Digital Comm -P EUR EUR 1/1 e 119.65 7.2 Pictet-Digital Comm -P USD USD 2/2 e 156.72 6.1 Pictet-Eastern Europe -P EUR EUR 2/2 e 361.08 -1.5 Pictet-Emerging Markets -P EUR EUR 2/2 396.15 -1.0 Pictet-Emerging Markets -P USD USD 2/2 518.88 -1.7 Pictet-Emerging Mkts Idx -P USD USD 2/2 e 244.45 -3.5 Pictet-Ethos(CH)Sw SustEq -P CHF 4/4 e 114.81 13.2 Pictet-Eu Equities Sel -P EUR EUR 2/2 e 508.51 3.9 Pictet-Euroland Index -P EUR EUR 2/2 e 93.23 0.8 Pictet-Europe Index -P EUR EUR 4/4 e 125.45 3.4 Pictet-European Sust Eq -P EUR EUR 2/2 e 163.15 4.1 Pictet-Generics -P EUR EUR 1/1 e 123.44 7.4 Pictet-Generics -P USD USD 2/2 e 161.68 6.2 Pictet-Glo Megatrend Sel -P CHF CHF 1/1 e 160.56 9.6 Pictet-Glo Megatrend Sel -P EUR EUR 1/1 e 131.67 8.6 Pictet-Glo Megatrend Sel -P USD USD 1/1 e 172.44 7.4 Pictet-Greater China -P EUR EUR 2/2 289.94 -0.1 Pictet-Greater China -P USD USD 2/2 379.78 -0.8 Pictet-Indian Equities -P EUR EUR 2/2 226.65 -3.0 Pictet-Indian Equities -P USD USD 2/2 296.86 -3.7 Pictet-Japan Index -P JPY JPY 2/2 11513.08 31.9 Pictet-Japanese Eq Opp. -P EUR EUR 1/1 48.68 16.5 Pictet-Japanese Eq Opp. -P JPY JPY 2/2 6335.47 33.6 Pictet-Japanese Eq Sel -P EUR EUR 2/1 75.48 14.0 Pictet-Japanese Eq Sel -P JPY JPY 2/2 9822.83 30.6 Pictet-Pac ExJpn Idx -P USD USD 2/2 367.76 7.4 Pictet-Premium Brands -P EUR EUR 2/2 e 110.15 5.0 Pictet-Russian Equities -P USD USD 2/1 e 62.16 -5.4 Pictet-Security -P USD USD 2/2 e 141.59 6.7 Pictet-Small Cap Europe -P EUR EUR 2/2 e 660.88 5.3 Pictet-Timber -P USD USD 1/1 e 146.03 11.0 Pictet-US Eq Gr Sel -P USD USD 2/2 e 134.70 7.2 Pictet-US Equity Value Sel -P USD USD 2/2 e 160.48 10.0 Pictet-USA Index -P USD USD 4/4 e 132.36 10.4 Pictet-Water -P EUR EUR 2/2 e 181.73 8.7 Fonds d’allocation d’actifs PCH-LPP 25 -P dy CHF CHF 4/4 e 1151.95 3.1 PCH-LPP 40 -P dy CHF CHF 4/4 e 1209.15 4.4 PCH-LPP 40 Tracker -P dy CHF CHF 4/4 e 1110.73 3.9 Pictet-Absl Rtn Glo Cons -P EUR EUR 1/1 e 105.49 0.1 Pictet-Absl Rtn Glo Div -P EUR EUR 2/2 e 119.57 -0.5 Pictet-Piclife -P CHF CHF 2/1 e 872.01 4.3 Autres fonds Pictet (CH) Pre. Mtls - Phy. Gold P(CHF)CHF 2/1 144.76 -3.6 Pictet (CH) Pre. Mtls - Phy. Gold P(EUR)EUR 2/1 118.70 -4.5 Pictet (CH) Pre. Mtls - Phy. Gold P(USD)USD 2/1 155.47 -5.1 Piguet Galland & Cie SA Tél. 058 310 44 36 pgfunds@piguetgalland.ch www.piguetgalland.ch Fonds en obligations Piguet Global Fund - Int. Bond Cap CHF 1/1 171.17 1.7 Piguet Global Fund - Int. Bond Cap EUR 1/1 157.07 1.5 Piguet Global Fund - Int. Bond Cap USD 1/1 245.33 0.8 Piguet Global Fund - Int. Bond Dis CHF 1/1 120.65 1.7 Piguet Global Fund - Int. Bond Dis EUR 1/1 108.22 1.5 Piguet Global Fund - Int. Bond Dis USD 1/1 153.62 0.8 Fonds en actions Piguet Asie-Pacifique ex-Japon USD 3/2 e 92.67 -1.4 Piguet Actions Amérique du Nord USD 3/2 e 124.87 6.8 Piguet Actions Japon JPY 3/2 e 8376.44 31.1 Piguet Actions Pan-Europe EUR 3/2 e 116.12 3.0 Piguet Actions Suisses CHF 3/2 e 188.36 13.7 Piguet Int. Fd SICAV-World Eq. CHF CHF 1/1 f 116.61 7.2 Piguet Int. Fd SICAV-World Eq. EUR EUR 1/1 f 90.69 6.9 Piguet Int. Fd SICAV-World Eq. USD USD 1/1 f 114.62 5.5 Fonds d’allocation d’actifs Piguet Pondéré (CHF) CHF 3/2 a 199.94 3.0 Piguet Pondéré (EUR) EUR 3/2 a 129.55 2.9 Piguet Pondéré (USD) USD 3/2 a 1169.29 1.7 PKB Privatbank AG Tél. +41 91 913 35 35 www.pkb.ch fund@pkb.ch Investissements alternatifs PAS Emerging Markets EUR -A- EUR 2/1 bf 869.47 2.4 PAS Emerging Markets USD -A- USD 2/1 bf 1003.12 3.0 PAS European Markets EUR -A- EUR 2/1 bf 1017.96 1.9 PAS Low Vol CHF -A- CHF 2/1 bf 862.24 0.8 PAS Low Vol EUR -A- EUR 2/1 bf 901.13 0.4 PAS Low Vol USD -A- USD 2/1 bf 921.43 1.0 PostFinance, Die Post Tél. 0848 888 300 www.postfinance.ch Fonds en actions PostFinance Fonds Global CHF 2/1 e 102.02 10.0 PostFinance Fonds Suisse CHF 2/1 e 128.92 12.9 Fonds d’allocation d’actifs PostFinance Fonds 1 Bond CHF 2/1 e 97.25 -0.3 PostFinance Fonds 2 CHF 2/1 e 96.32 1.4 PostFinance Fonds 3 CHF 2/1 e 98.18 3.4 PostFinance Fonds 4 CHF 2/1 e 92.12 5.7 PostFinance Fonds 5 CHF 2/1 e 84.40 8.3 PostFinance Pension 25 CHF 2/1 e 106.61 1.9 PostFinance Pension 45 CHF 2/1 e 104.56 4.3 www.procimmo.ch Procimmo Swiss Commercial Fund CHF 2/2 139.00 -1.6 Banques Raiffeisen Tél. 0844 888 808 www.raiffeisen.ch Fonds en instruments du marché monétaire Raiffeisen Euro Money A EUR 2/1 e 510.64 0.1 Raiffeisen Euro Money B EUR 2/1 e 746.95 0.1 Raiffeisen Swiss Money A CHF 2/1 e 1024.16 -0.0 Raiffeisen Swiss Money B CHF 2/1 e 1304.43 -0.0 Fonds en obligations Raiffeisen Conv Bond Global B CHF 2/1 e 95.86 5.5 Raiffeisen Euro Obli A EUR 2/1 e 79.48 0.8 Raiffeisen Euro Obli B EUR 2/1 e 165.77 0.8 Raiffeisen Futura Global Bond A CHF 4/1 e 90.00 1.2 Raiffeisen Futura Swiss Franc Bond A CHF 4/1 e 109.14 -0.1 Raiffeisen Swiss Obli A CHF 2/1 e 116.68 -0.0 Raiffeisen Swiss Obli B CHF 2/1 e 187.06 -0.0 Fonds en actions Raiffeisen Clean Technology A CHF 2/1 e 132.84 8.0 Raiffeisen Clean Technology B CHF 2/1 e 132.84 8.0 Raiffeisen EuroAc A EUR 2/1 e 82.04 2.8 Raiffeisen EuroAc B EUR 2/1 e 109.84 2.8 Raiffeisen Futura Global Stock A CHF 4/1 e 66.83 9.3 Raiffeisen Futura Swiss Stock A CHF 4/1 e 164.56 13.1 Raiffeisen Future Resources A CHF 2/1 e 139.32 2.4 Raiffeisen Future Resources B CHF 2/1 e 139.32 2.4 Raiffeisen SwissAc A CHF 2/1 e 279.84 11.0 Raiffeisen SwissAc B CHF 2/1 e 309.83 11.0 Fonds d’allocation d’actifs Raiffeisen Global Invest Balanced A CHF 2/1 e 113.48 3.9 Raiffeisen Global Invest Balanced B CHF 2/1 e 141.25 3.9 Raiffeisen Global Invest Equity A CHF 2/1 e 80.86 7.8 Raiffeisen Global Invest Equity B CHF 2/1 e 84.28 7.8 Raiffeisen Global Invest Growth A CHF 2/1 e 94.87 5.6 Raiffeisen Global Invest Growth B CHF 2/1 e 98.54 5.6 Raiffeisen Global Invest Yield A CHF 2/1 e 104.38 1.8 Raiffeisen Global Invest Yield B CHF 2/1 e 135.79 1.8 Raiffeisen Pens.Inv.Fut.Balanced A CHF 4/1 e 107.56 4.6 Raiffeisen Pens.Inv.Fut.Balanced I CHF 4/1 e 112.93 4.6 Raiffeisen Pension Invest Futura Yield ACHF 4/1 e 125.11 2.0 Raiffeisen Pension Invest Futura Yield ICHF 4/1 e 132.54 2.0 RaiffeisFd(CH)MultiAssetClFlexBal CHF 4/1 e 93.70 2.3 RaiffeisFd(CH)MultiAssetClFlexGrw CHF 4/1 e 87.44 3.7 Autres fonds EURO STOXX 50 EUR Dis EUR 4/4 e 95.30 -0.9 Pension Growth I Acc CHF 4/4 e 104.07 4.8 Raiffeisen Index-SPI Dis CHF 4/1 e 115.29 12.8 RaiffeisETF SolidGold A USD USD 4/4 e 5025.88 -5.0 RaiffeisETF SolidGold H CHF (hdg) CHF 4/4 e 4637.39 -4.9 RaiffeisETF SolidGoldOunc A CHF CHF 4/4 e 1464.11 -2.6 RaiffeisETF SolidGoldOunc H CHF (hdg)CHF 4/4 e 1441.99 -5.1 RaiffeisFd(CH)MultiAssetClAbsRet CHF 4/1 e 99.69 2.2 RBA Holding Tél. 031 660 44 44 Fax 031 660 44 55 www.rba.ch Fonds d’allocation d’actifs Adagio (Lux) - Festverzinslich - B CHF 2/1 e 133.00 0.8 Allegro (Lux) - Wachstum - B CHF 2/1 e 108.57 6.5 Vivace (Lux) - Ausgewogen - B CHF 2/1 e 118.00 4.2 Tél. +41 58 262 00 00, www.realstone.ch RealStone Swiss Property CHF 2/1 e 131.00 1.9 responsAbility Social Investments AG Tél +41 44 250 99 30 www.responsAbility.com Investissements alternatifs rA Fair Trade B1 CHF 2/2 b 101.72 0.7 rA Fair Trade B2 EUR 2/2 b 101.92 0.7 rA Fair Trade I1 CHF 2/2 b 102.20 0.8 rA Global Microfinance B USD 4/1 b 141.19 0.5 rA Global Microfinance H CHF CHF 4/1 b 120.41 0.4 rA Global Microfinance H EUR EUR 4/1 b 131.86 0.4 Reyl & Cie S.A. Tél. +41 22 816 8730 Fax +41 22 816 8001 www.reyl.com Fonds en obligations Reyl Diversified Income C CHF CHF 4/4 a 119.71 0.1 Reyl Diversified Income E EUR EUR 4/4 a 126.62 0.2 Reyl Quality Bond Fd C CHF CHF 4/4 e 130.68 0.2 Reyl Quality Bond Fd E EUR EUR 4/4 e 135.10 0.4 Fonds en actions Reyl Elite France-Europe B EUR EUR 2/1 a 99.09 3.2 Reyl Emerging Mkts Eq B USD USD 3/1 e 157.79 3.8 Reyl Emerging Mkts Eq J CHF CHF 3/1 e 138.89 5.2 Reyl Emerging Mkts Eq L EUR EUR 3/1 e 157.09 4.5 Reyl European Eq B EUR EUR 2/1 e 250.65 5.6 Reyl European Eq C CHF CHF 2/1 e 227.54 5.5 Reyl Lg/Sh Emerg.Mkt Eq B USD USD 4/1 a 110.62 4.4 Reyl Lg/Sh Emerg.Mkt Eq C CHF CHF 4/1 a 109.37 4.2 Reyl Lg/Sh European Eq. B EUR EUR 4/1 a 108.11 3.6 Reyl Lg/Sh European Eq. C CHF CHF 4/1 a 107.92 3.4 Reyl North American Eq B USD USD 2/1 e 181.32 9.0 Reyl North American Eq E EUR EUR 2/1 e 170.58 8.8 Bank Sarasin & Cie AG Tél. 061 277 77 77 www.sarasin.ch/fonds Fonds en obligations SaraBond CHF 4/3 e 255.61 0.6 Sarasin BondSar P CHF CHF 4/4 e 104.07 -0.5 Sarasin BondSar USD A USD 2/1 e 104.88 1.8 Sarasin Structured Return (EUR) B EUR 2/1 e 130.08 0.4 Sarasin Sust Bd - EUR Corporates A EUR 2/1 e 158.50 0.4 Sarasin Sust Bd - EUR Corporates F EUR 2/1 e 162.84 0.5 Sarasin Sust Bd - EUR Corporates M EUR 3/1 e 163.45 0.6 Sarasin Sustainable Bond CHF A CHF 2/1 e 157.54 0.0 Sarasin Sustainable Bond EUR A EUR 2/1 e 108.61 0.4 Fonds en actions SaraSelect P CHF CHF 4/3 e 641.31 9.8 Sarasin EmergingSar-Global A USD 2/1 e 349.16 -2.0 Sarasin EmergingSar-New Frontiers A USD 2/1 e 132.01 3.6 Sarasin EquiSar - Global A EUR 2/1 e 153.57 9.0 Sarasin EquiSar - Global F EUR 2/1 e 156.31 9.1 Sarasin EquiSar-IIID (EUR) B EUR 2/1 e 148.26 5.4 Sarasin EquiSar-Int.Income A EUR 2/1 e 123.35 7.0 Sarasin EquiSar-Int.Income B EUR 2/1 e 126.15 7.0 Sarasin New Power Fund A EUR 2/1 e 44.84 3.8 Sarasin New Power Fund B EUR 2/1 e 44.77 3.7 Sarasin New Power Fund F EUR 2/1 e 46.55 3.9 Sarasin OekoSar Eq - Global A EUR 2/1 e 124.63 6.1 Sarasin OekoSar Eq - Global B EUR 2/1 e 124.78 6.1 Sarasin OekoSar Eq - Global F EUR 2/1 e 128.28 6.2 Sarasin Real Estate Eq-Global A EUR 2/1 e 140.01 11.6 Sarasin Real Estate Eq-Global B EUR 2/1 e 155.74 11.6 Sarasin Sust Eq-Global Em Markets B USD 2/1 e 98.48 -0.9 Sarasin Sust Eq-Global Em Markets MUSD 2/1 e 102.37 -0.4 Sarasin Sust Eq-Real Estate Gl B EUR 2/1 e 126.26 10.7 Sarasin Sust Eq-Switzerland CHF 4/3 e 672.36 13.6 Sarasin Sust Equity-USA B USD 2/1 e 119.27 14.5 Sarasin Sustainable Eq-Europe A EUR 2/1 e 68.72 2.2 Sarasin Sustainable Eq-Europe B EUR 2/1 e 70.61 2.2 Sarasin Sustainable Eq-Global A EUR 2/1 e 105.17 6.4 Sarasin Sustainable Water A EUR 2/1 e 120.58 8.8 Sarasin Sustainable Water B EUR 2/1 e 120.57 8.8 Sarasin Sustainable Water F EUR 2/1 e 123.65 9.0 Fonds d’allocation d’actifs Sarasin Global Return (EUR) A EUR 2/1 e 129.26 2.4 Sarasin Global Return (EUR) F EUR 2/1 e 133.75 2.5 Sarasin GlobalSar-Balanced (CHF) A CHF 2/1 e 353.99 5.2 Sarasin GlobalSar-Balanced (EUR) A EUR 2/1 e 276.56 4.8 Sarasin GlobalSar-Growth (EUR) B EUR 2/1 e 121.72 6.2 Sarasin Quant Portfolio - Def P CHF CHF 4/3 e 106.27 1.0 Sarasin Sust Portfolio-Bal. (EUR) A EUR 2/1 e 170.79 3.3 Sarasin Sust.Portf. - Def. (CHF) CHF 4/3 e 96.95 3.1 Sarasin Sust.Portf. - Flexible P CHF CHF 4/3 e 101.97 4.6 Autres fonds Sarasin Commodity-Diversified (EUR) EUR 4/3 e 65.48 -4.4 Sarasin Commodity-Diversified (USD) USD 4/3 e 90.57 -4.3 Sarasin Commodity-Diversified M CHF CHF 4/3 e 85.28 -3.7 Sarasin Commodity-Diversified P CHF CHF 4/3 e 83.17 -4.4 Sarasin Commodity-Dynamic I CHF CHF 4/3 e 96.34 -2.1 Sarasin Commodity-Dynamic P CHF CHF 4/3 e 95.34 -2.1 Sarasin Currency Opp (CHF) B CHF 2/1 e 93.22 -0.1 Sarasin Currency Opp (CHF) F CHF 2/1 e 95.01 -0.2 Sarasin Currency Opp (EUR) B EUR 2/1 e 110.33 1.4 Explication Indices Conditions d'émission et de rachat de parts: Le premier chiffre se réfère aux conditions appliquées lors de l'émission de parts: 1. Pas de commission d'émission et/ou de taxes en faveur du fonds (l'émission a lieu à la valeur d’inventaire) 2. Commission d'émission en faveur de la direction du fonds et/ou du distributeur (peut être différente pour le même fonds en fonction de la filière de distribution) 3. Frais de transaction en faveur du fonds (participation à la couverture des frais lors du placement de nouvelles res-sources entrées) 4. Combinaison de 2) et 3) 5. Conditions particulières lors de l'émission de parts Le second chiffre en italique se réfère aux conditions appliquées lors du rachat de parts: 1. Pas de commission de rachat et/ou de taxes en faveur du fonds (le rachat a lieu à la valeur d'inventaire) 2. Commission de rachat en faveur de la direction du fonds et/ou du distributeur (peut être différente pour le même fonds en fonction de la filière de distribution) 3. Frais de transaction en faveur du fonds (participation à la couverture des frais lors de la vente de placements ) 4. Combinaison de 2) et 3) 5. Conditions particulières lors du rachat de parts Particularités: a) évaluation hebdomadaire b) évaluation mensuelle c) évaluation trimestrielle d) pas d'émission ni de rachat régulier de parts e) valeur du jour précédent f) évaluation antérieure g) émission des parts suspendue temporairement h) émission et rachat de parts suspendus temporairement i) prix indicatif l) en liquidation x) après distribution de revenu et/ou gain de cours Les informations fournies sont sans garantie NAV / Issue Price commissions non comprises ®
  • 18.
    BILLETS DEVISES avec100 francs LA BANQUE achète vend achète vend on achète Changes MONNAIES CHF USD EUR GBP JPY CAD AUD Taux d’intérêt EUROMARCHÉ MONNAIES 1 MOIS 2 MOIS 3 MOIS 6 MOIS 12 MOIS Titre Cours Cours Vol. Extrêmes 12 mois Var. % clôture préc. Haut Bas Déb. 13 Indices boursiers Extrêmes 12 mois Clôture Précédent Haut Bas Matières premières Pétrole et combustibles Clôture Var. % ABB LTD N 21.07 20.56 5270161 21.9 14.45 12.3 ACINO N 96.5 95.5 1943 124.3 90.45 -12.1 ACTELION N 51.7 50.7 405594 52.1 31.88 18.7 ADDEX PHARMA N 7.6 7.7 5349 12.5 6.8 -20.7 ADECCO N 51 49.49 837254 56.55 36.13 6.1 ADVAL TECH N 134.6 128 187 182 122.6 -15.6 ADVANCED DIGITAL N 15.7 15.15 12996 16.9 8.24 22.1 AEVIS Holding 26.85 26.85 630 31 19.2 -4.1 AFG ARBONIA N 26.9 26.55 51412 27.1 15.3 16.4 AIRESIS N 1.7 1.73 13176 1.95 1.52 1.7 ALLREAL N 134.9 134 15527 143.49 131.8 -4.3 ALPHA PET N 0.33 0.33 6618 0.48 0.13 94.1 ALPIQ HOLD. 115 114.9 16072 169.7 104.5 -12.2 APG SGA N 230.8 230 574 232.7 148.9 15.4 ARYZTA N 56 55.2 208753 56.95 41.7 19.5 ASCOM N 12.15 11.65 146560 12.25 6.51 37.1 BACHEM N -B- 40.2 40 3452 40.2 33 10.4 BALOISE N 90.05 88.05 335462 93 58.3 14.7 BARRY CALLEBAUT N 884 876 9600 942.7 815.5 0.4 BASELLAND KB BP 1087 1071 188 1330 1021 -2.0 BASILEA PHARMA N 59.15 56 108440 61.75 38.55 32.6 BASLER KB BP 92.5 92.8 2981 113.6 92.5 -6.8 BB BIOTECH N 104 101.7 21127 110 69.5 17.5 BELIMO N 2220 2222 349 2280 1559 25.9 BELL SA N 2280 2250 81 2299 1804 13.7 BELLEVUE GROUP N 10 10 26129 14.75 8.8 8.6 BERNER KB N 256.5 256.5 1505 258.75 247 0.9 BK COOP P 53.25 53.15 478 62.5 52 -1.7 BK LINTH N 437 438.5 55 447.5 393 2.3 BK SARASIN N 26.6 26.65 1517 28.35 24.5 -0.1 BNS N 1166 1160 24 1200 972 13.4 BOBST GROUP N 28.55 29.9 8698 31.3 23.6 9.3 BONDPARTNERS P 1012.5m 1015 — 1030 901 1.2 BQUE ROTHSCHILD P 20000 20000 10 25100 15500 9.2 BQUE CANT. GE P 240.5 241 220 242 194.5 16.1 BQUE CANT. JU P 64.5m 65 — 67 60 2.8 BQUE CANT. VD N 549.5 540 10547 549.5 457.25 13.3 BUCHER N 216.2 213.1 11087 229.5 142.7 20.1 BURCKHARDT N 359.25 348.5 2190 360 206.6 19.7 CALIDA N 26 26.25 5726 29.95 22.7 2.1 CHARLES VOEGELE P 15.5 15 28918 19.6 13.4 -6.0 CICOR TECH N 27.9 28.3 290 33 24 -3.7 CIE FIN TRADITION P 50.9 51 257 73.35 47 1.5 CLARIANT N 13.28 12.84 2599185 14.81 8.62 7.5 COMET N 253.5 251.75 101 260 187 17.9 CONZZETA P 1830 1817 91 2180 1600 9.9 CPH CHEMIE&PAPIER 1238 1245 46 1410 1184 -4.7 CS GROUP N 26.07 24.89 7858633 27.85 15.97 17.1 CYTOS BIOTECH N 4.2 4.1 2125 6.15 1.97 48.4 DAETWYLER P 107.5 105 17610 109.55 63 24.4 DUFRY N 118 116 175935 133.2 101.6 -1.3 EFG FIN PRODUCTS 52.75 52 6337 53.6 42.35 16.9 EFG INTL N 11.6 11.3 19864 13.25 4.77 30.3 EMMI N 282 275.5 2747 292.75 176.6 22.6 EMS-CHEMIE N 273.25 268.75 21127 290.25 161 26.8 ENERGIEDIENST N 34.55 34.9 22723 47.45 34.5 -12.5 EVOLVA N 0.79 0.79 2258309 1.12 0.29 119.4 FEINTOOL N 310 301 60 325 258.75 13.4 FISCHER N 388.25 379.5 29961 440.25 302.25 5.5 FLUGHAFEN ZUERICH N 426.75 420 14070 444.75 316 0.9 FORBO N 600 603 5546 664.5 522.5 2.5 GALENICA N 594 582.5 23353 626 479.25 11.9 GAM N 16.6 15.55 1262327 17.75 9.92 34.4 GATEGROUP N 18.65 18 60439 32.5 16.8 -22.2 GEBERIT N 222.1 218.9 103854 237 174.6 10.2 GIVAUDAN N 1130 1120 38631 1232 848.5 17.3 GOTTEX FUND MAN 2.53 2.52 7458 4.61 2.22 -8.6 GRAUBUEND KB BP 1144 1144 109 1203 1127 -0.7 GROUPE MINOTERIES 374.75 374.5 31 560 374.25 -18.5 HELVETIA N 379.5 372.25 14465 402.75 259 9.5 HOLCIM N 72.45 71.25 878994 78.25 49 8.2 HUBER+SUHNER N 46.85 45.8 5429 50 35.5 7.7 HYPOBK LENZBURG N 4062 4090 61 4495 4025 -4.1 IMPLENIA N 50 47.85 42064 55.5 28.3 25.3 INFRANOR P 17.7m 16 — 25.5 16 -6.8 INTERSHOP P 320 316.75 7737 339 310 -1.4 JULIUS BAER N 36.55 35.7 638123 38.34 29.34 13.0 KABA N 372 366 5689 412.25 320 -4.0 KUDELSKI P 11.6 11.65 62033 13.05 6.17 21.7 KUEHNE & NAGEL N 105.8 101.1 309614 122.2 93.1 -3.8 KUONI N 296.25 288.75 6235 341 230.4 8.1 LECLANCHE N 4.51 4.75 29374 15.7 2.4 19.3 LEM HOLDING N 602 601 2938 604 451 19.2 LIECHT LANDESBK P 37.5 37.45 6235 40.4 25.5 29.0 LINDT & SPRU N 42600 41575 174 43445 32510 23.4 LINDT & SPRU BP 3663 3577 2835 3792 2751 22.9 LOEB BP 165.2 170.9 385 194 164 -9.2 LOGITECH N 6.56 6.54 518614 10.81 6.03 -5.3 LONZA N 60.45 58.3 329742 63.15 32.81 22.4 LUZERNER KB N 361 360.5 2022 362.75 316.5 7.7 MCH GROUP N 59 59.75 2153 66 40.7 8.2 METALL ZUG N 2250 2232 160 2552 1868 15.9 MEYER BURGER N 7.94 7.36 814417 16.15 5.6 17.4 MICRONAS N 6.94 6.92 38127 10.25 6.62 -16.2 MIKRON N 5.78 5.9 915 6.28 4.98 14.9 MOBILEZONE P 9.7 9.6 578595 10.4 8.9 0.4 MOBIMO N 217 213 19539 228 206.5 -0.8 NATIONAL VERS N 44.25 43.7 35397 47.7 31.2 9.2 NESTLE N 67.7 67.05 8679569 70 53.8 13.5 NOBEL BIOCARE N 9.27 8.98 613871 11.68 7.09 19.4 NORINVEST N 1.805m 1.89 — 2.78 1.67 -7.4 NOVARTIS N 67.4 66.65 3490014 68.25 48.29 17.3 OC OERLIKON N 10.8 10.45 1739472 13.05 7.38 4.3 ORASCOM DEV N 9.2 9.2 12335 17.65 8.67 -27.2 ORELL FUSSLI N 92.5 89.95 1305 102 88 0.0 PANALPINA N 88.8 87.25 20117 106.3 75.74 -4.3 PARGESA P 64.35 63.4 110640 68.95 51.05 2.7 PARTNERS GROUP N 235.5 232 45007 239 157.2 11.5 PERFECT N 0.16 0.15 33948 0.2 0.12 33.3 PERROT DUVAL P 1337.5m 1275 — 1639 1250 -7.7 PHOENIX P 510 474.5 2307 573 430.25 18.3 PRECIOUS WOODS N 3.8 3.86 5345 8.49 1.76 31.0 PSP SWISS PROP N 87.55 86.25 119434 89.95 78.5 1.1 PUBLIGROUPE N 140.5 140.1 563 155.9 112 -2.2 REPOWER BP 148 144 318 268 139.8 -16.6 RICHEMONT P 72.15 71.15 1491550 81.45 48.13 1.0 RIETER N 154.3 150 17499 191.8 121.2 -3.1 ROCHE BJ 225.5 222.2 1056689 226.4 148.4 22.5 ROCHE P 226 223 21904 227.9 156.1 20.9 ROMANDE ENERGIE N 1022 1030 131 1235 1000 -4.0 SANTHERA PHARMA N 1.56 1.5 10489 6 1.5 -60.0 SCHINDLER N 132.6 129.3 58676 142 104.2 2.1 SCHINDLER BP 135.1 132.3 156321 146.9 102.6 2.3 SCHMOLZ+BICKENB N 2.92 2.89 557084 6.28 2.27 2.0 SCHWEITER P 577 570 1944 587 440.5 9.9 SGS N 2328 2259 10848 2450 1671 14.9 SIKA FIN P 2195 2172 8147 2403 1704 4.0 SONOVA N 111.4 108.2 249809 117.5 83.3 9.8 ST GALLER KB N 404.75 399 1752 414 320.75 7.6 STRAUMANN N 118.6 118 49251 160.7 97.9 5.8 SULZER N 157.3 153.1 111667 169.2 105.7 9.1 SWATCH GROUP P 530.5 519.5 139341 564.5 341.7 15.0 SWATCH GROUP N 92.1 90.6 99412 98.4 59.9 16.9 SWISS FIN&PROP N 80 79.1 5190 84.5 75 -1.2 SWISS LIFE N 140.9 136.2 196491 156.6 74.35 16.0 SWISS PRIME SITE N 77.2 75.9 145789 82.23 70.93 1.1 SWISS RE N 78.5 78.1 1702772 80.45 52 19.1 SWISSCOM N 423 415.1 222376 446.3 334.4 7.4 SWISSMETAL P 1.13 1.06 95298 2.1 0.17 -9.6 SWISSQUOTE N 30 29.7 16308 34.95 24.1 4.5 SYNGENTA N 389 387.3 253978 416 295.3 6.1 TAMEDIA N 105.8 105.7 779 116.7 95 3.0 TECAN N 87.45 85.95 41422 90.7 59.05 14.3 TEMENOS N 20.9 20.5 287407 22.7 9.96 30.6 TORNOS N 4.98 5.01 20291 9.65 4.95 -13.5 TRANSOCEAN N 47.84 47.62 466143 54.7 37.92 18.5 U-BLOX N 50.55 48.6 27047 51.85 35.55 29.1 UBS N 14.88 14.32 10006053 16.39 9.685 4.2 VALARTIS P 19.75 20.65 1442 22.3 12.25 -1.2 VALIANT N 85.65 84.9 74923 114 74.35 -1.4 VALORA N 191.6 192.9 8617 210.6 145 3.5 VAUDOISE ASS N 338.75 341 1011 351 255.25 14.8 VETROPACK P 1843 1831 493 1950 1581 9.3 VILLARS N 495 494.75 20 505 461 1.0 VON ROLL P 1.91 1.91 167047 2.85 1.7 -5.9 VONTOBEL N 30.95 30.3 20186 33.4 17.8 9.7 VPB VADUZ P 80.4 80.5 2475 88 60 23.6 VZ HOLDING N 131 131 3727 133 85 13.9 WALLISER KB P 854 860 231 900 837 -2.2 WALTER MEIER N 55 52.95 1780 59.25 38.7 -76.7 YPSOMED N 54.3 54.9 2543 60 47 -3.2 ZUEBLIN IMMO P 2.32 2.33 88670 3.55 2.31 -13.7 ZUGER KB P 5030 5050 24 5225 4650 4.6 ZURICH FS N 248.4 246 522968 270.5 192.5 2.0 ZWAHLEN & MAYR P 496.375m 520 — 560 455.5 -6.3 COURS À 17 HEURES COURS À 17 HEURES LIBOR MONNAIES 1 SEMAINE 1 MOIS 3 MOIS 6 MOIS 12 MOIS Achat Vente Achat Vente SUISSE SMI 7771.37 7653.95 7946.86 6970.80 SPI 7228.60 7114.69 7356.26 6421.52 SLI 1161.14 1139.41 1194.75 1062.51 SMIM 1369.08 1335.97 1401.48 1260.46 GRANDE-BRETAGNE FTSE 100 6387.37 6313.21 6533.99 5897.81 FRANCE CAC 40 3743.71 3670.72 3871.58 3600.81 ALLEMAGNE DAX 30 7810.63 7637.51 8074.47 7537.29 ESPAGNE IBEX 35 8136.40 7872.50 8755.90 5905.30 ITALIE FTSE MIB 15928.64 15436.07 17983.63 15061.59 RUSSIE RTS 1453.98 1453.81 1638.08 1404.22 ÉTATS-UNIS DOW JONES 14813.84 14673.46 14826.66 12035.10 S&P 500 1586.85 1568.61 1573.89 1266.74 NASDAQ 3294.69 3237.86 3270.30 2726.68 TOKYO NIKKEI 225 13288.13 13192.35 13331.39 10398.61 CHINE SHANGAI A 2330.00 2329.54 2558.83 2282.28 HONG KONG HANG SENG 22034.56 21870.34 23944.74 21612.05 CORÉE DU SUD KOSPI 1935.58 1920.74 2042.48 1758.99 INDE BSE 30 2773.48 2740.14 3095.06 2309.34 BRÉSIL BVSP 56596.27 55912.04 63472.55 53794.47 AUSTRALIE ALL ORD 4973.68 4980.22 5174.40 4664.60 INDICES MSCI WORLD 1433.01 1433.01 1445.80 1338.46 M.ÉMERGENTS 1015.93 1015.93 1083.43 1003.12 EUROPE 2692.91 2650.71 2738.37 2591.67 1 Euro 1.1920 1.2540 1.2032 1.2337 79.74 1 Dollar US 0.8940 0.9780 0.9212 0.9445 102.24 1 Dollar canadien 0.8820 0.9580 0.9076 0.9306 104.38 1 Dollar australien 0.9250 1.0250 0.9698 0.9973 97.56 1 Dollar hongkong 0.1155 0.1285 0.1185 0.1218 778.21 100 Yens 0.8910 0.9930 0.9237 0.9470 10070.49 1 Livre sterling 1.3700 1.4920 1.4108 1.4465 67.02 100 Couronnes suédoises 14.0400 15.2600 14.3889 14.7975 655.30 100 Couronnes norvég. 15.6400 17.0600 16.0042 16.4586 586.16 100 Couronnes danoises 15.6100 17.0900 16.1121 16.5697 585.13 Franc suisse - 1.0717 0.8204 0.6994 106.7800 1.0877 1.0165 Dollar US 0.9330 - 0.7655 0.6526 99.7700 1.0149 0.9486 Euro 1.2181 1.3058 - 0.8522 130.1500 1.3257 1.2391 Livre sterling 1.4292 1.5314 1.1729 - 152.6700 1.5552 1.4532 Yen 0.9359 1.0031 0.7681 0.6546 - 1.0185 0.9516 Dollar canadien 0.9187 0.9849 0.7538 0.6426 98.1300 - 0.9344 Dollar australien 0.9829 1.0535 0.8067 0.6877 105.0100 1.0698 - Franc suisse -0.1800 -0.1700 -0.1400 -0.0500 0.0900 Euro 0.0200 0.0200 0.0500 0.2000 0.4500 Livre sterling 0.4200 0.4300 0.4400 0.5300 0.8300 Dollar US 0.2200 0.2800 0.5000 0.4700 0.7200 Yen 0.0100 0.0100 0.0200 0.0800 0.2800 Franc suisse 0.0030 0.0030 0.0200 0.0860 0.2540 Euro 0.0361 0.0600 0.1300 0.2235 0.4214 Livre sterling 0.4925 5.6550 0.5193 0.6712 1.0187 Dollar US 0.1727 0.1993 0.2771 0.4399 0.7210 Yen 0.1000 0.1214 0.1557 0.2507 0.4457 OR Once/USD 1553.10 1569.10 Kg/CHF 46572.00 47072.00 ARGENT Once/USD 27.50 28.00 Kg/CHF 824.80 839.80 PLATINE Once/USD 1517.00 1542.00 Kg/CHF 45499.00 46249.00 PALLADIUM Once/USD 714.50 726.50 Kg/CHF 21425.00 21795.00 BLÉ Bushel/Cents 701.00 701.25 20 FRS Vreneli 269.00 301.00 20 FRS Napoléon 267.00 301.00 Baril Londres Brent 105.48 -0.70 Baril New York Nymex WTI 94.01 -0.03 Mazout* 103.00 0.00 Actions suisses Titre Cours Cours Vol. Extrêmes 12 mois Var. % clôture préc. Haut Bas Déb. 13 Titre Cours Cours Vol. Extrêmes 12 mois Var. % clôture préc. Haut Bas Déb. 13 *Prix net du mazout par 100 litres à 15ºC de 3001 à 6000 litres, en frs Source : Chambre Syndicale des Négociants en Combustibles du Canton de Genève Plus de cours sur www.letemps.ch Bourses Cours sans garantie Source PREMIUM 42.-/MOIS* *PRIXENCHF,TTC L’abonnement premium du Temps comprend le quotidien, ses suppléments et hors-séries imprimés, l’accès illimité aux sites letemps.ch et app.letemps.ch ainsi qu’aux applications iPhone, iPad et Android. Pour découvrir toutes les offres du Temps et souscrire à celle de votre choix, rendez-vous sur www.letemps.ch/abos ou composez notre numéro d’appel gratuit 00 8000 155 91 92. Ordre des informations de fonds: Nom du fonds, monnaie comptable du fonds, Conditions d’émission / rachat, Particularités, Valeur d’inventaire (valeurs du mercredi, 10.04.2013, indication des fluctuations de cours voir particularités), Performance 2013 en %FONDS DE PLACEMENT Fournis par: Swiss Fund Data AG en collaboration avec SIX Swiss Exchange AG et SIX Telekurs Ltd. PUBLICITÉ Schroder Investment Management (Switzerland) AG www.schroders.ch Tél. 0800 844 448 Fonds d’allocation d’actifs Schroder Capital Fund CHF 2/1 e 1104.65 3.0 Schroder Capital Protected Fd 2014 CHF 1/1 e 112.33 -0.4 Schroder Capital Protected Fd 2019 CHF 1/1 e 123.45 -0.9 Schroder Maturity Protected Fund 2032CHF 1/1 e 136.87 -1.8 Schroder Strategy Fund (BVV/LPP) CHF 2/1 e 131.45 2.8 Solvalor Fund Management Tél. +41 58 404 03 00 www.solvalor.ch Solvalor 61 CHF 2/2 e 236.90 -6.7 Swiss & Global Asset Management SA funds@swissglobal-am.com www.jbfundnet.com Tél. +41 58 426 65 00 Fonds en instruments du marché monétaire JB II MM Dollar-USD B USD 2/1 e 107.74 0.0 JB II MM Euro-EUR B EUR 2/1 e 108.21 -0.1 JB II MM Sterling-GBP B GBP 2/1 e 112.49 0.0 JB II MM Swiss Franc-CHF B CHF 2/1 e 102.49 -0.0 JB MM Dollar-USD B USD 2/1 e 1815.59 0.0 JB MM Euro-EUR B EUR 2/1 e 2070.46 -0.1 JB MM Sterling-GBP B GBP 2/1 e 2296.41 0.0 JB MM Swiss Franc-CHF B CHF 2/1 e 1475.27 -0.0 Fonds en obligations JB BF ABS CHF - B CHF 2/1 e 94.46 1.6 JB BF ABS EUR - B EUR 2/1 e 102.95 1.7 JB BF Absolute Ret Pl-CHF - B CHF 2/1 e 123.89 0.6 JB BF Absolute Ret Pl-EUR - B EUR 2/1 e 134.39 0.6 JB BF Absolute Ret Pl-GBP - B GBP 2/1 e 137.03 0.8 JB BF Absolute Ret Pl-USD - B USD 2/1 e 136.17 0.7 JB BF Absolute Return-CHF - B CHF 2/1 e 116.04 0.8 JB BF Absolute Return-EUR - B EUR 2/1 e 135.31 0.9 JB BF Absolute Return-GBP - B GBP 2/1 e 126.78 1.0 JB BF Absolute Return-USD - B USD 2/1 e 127.16 0.9 JB BF Cred Opportunities-EUR - B EUR 2/1 e 160.63 1.3 JB BF Dollar-USD - B USD 2/1 e 334.67 0.3 JB BF Em Mkt Corporate-USD - B USD 4/4 e 104.93 1.2 JB BF Em Mkt Invest Gr Bd - B USD 4/4 e 100.64 - JB BF Emerging-EUR - B EUR 2/1 e 331.46 -0.3 JB BF Emerging-USD - B CHF 2/1 e 110.06 -0.1 JB BF Emerging-USD - B EUR 4/4 e 103.44 -0.2 JB BF Emerging-USD - B USD 2/1 e 418.44 -0.0 JB BF Euro -EUR - B EUR 2/1 e 376.74 1.1 JB BF Euro Government-EUR - B EUR 2/1 e 166.50 1.5 JB BF Global Convert Bd-CHF - B CHF 2/1 e 97.16 2.9 JB BF Global Convert Bd-EUR - B EUR 2/1 e 102.15 2.9 JB BF Global High Yield-EUR - B EUR 2/1 e 205.80 3.5 JB BF Local Emerging-EUR - B EUR 2/1 e 240.97 1.9 JB BF Local Emerging-USD - B USD 2/1 e 338.07 2.0 JB BF Swiss Franc-CHF - B CHF 2/1 e 189.48 0.1 JB BF Total Return-EUR - B EUR 2/1 e 98.37 0.4 JB II BF Dollar-USD - B USD 2/1 e 128.66 0.2 JB II BF Euro-EUR - B EUR 2/1 e 110.31 1.0 JB II BF Swiss Franc-CHF - B CHF 2/1 e 102.54 0.1 JB Strat Gl FI-CHF - B CHF 2/1 e 108.59 -0.4 JB Strat Gl FI-EUR - B EUR 2/1 e 137.59 -0.0 Fonds en actions JB EF Africa Opportunities - B EUR 2/1 e 85.76 -9.4 JB EF Asia-USD - B USD 2/1 161.53 -5.3 JB EF Biotech-USD - B USD 2/1 e 167.05 14.5 JB EF Black Sea-CHF - B CHF 2/1 e 24.84 3.3 JB EF Black Sea-EUR - B EUR 2/1 e 33.39 2.3 JB EF Black Sea-USD - B USD 2/1 e 32.16 1.0 JB EF Central Europe-EUR - B EUR 2/1 e 224.47 1.3 JB EF Euroland Value-EUR - B EUR 2/1 e 132.13 -7.2 JB EF Europe S&Mid Cap-EUR - B EUR 2/1 e 153.00 8.1 JB EF Europe Selection - B EUR 2/1 e 76.80 -1.6 JB EF Europe-EUR - B EUR 2/1 e 287.12 2.0 JB EF German Value-EUR - B EUR 2/1 e 245.07 3.0 JB EF Gl Emerging Mkts-EUR - B EUR 2/1 e 80.16 -2.9 JB EF Gl Eq Income - EUR - B EUR 2/1 e 82.43 7.6 JB EF Infrastructure-CHF - B CHF 2/1 e 71.38 8.4 JB EF Infrastructure-EUR - B EUR 2/1 e 97.96 7.3 JB EF Infrastructure-USD - B USD 2/1 e 93.58 6.2 JB EF Japan-EUR - B EUR 2/1 91.28 12.5 JB EF Japan-JPY - B JPY 2/1 12359.00 29.0 JB EF Luxury Brands-CHF - B CHF 2/1 e 141.46 8.2 JB EF Luxury Brands-EUR - B EUR 2/1 e 186.35 7.0 JB EF Luxury Brands-USD - B USD 2/1 e 164.33 6.0 JB EF Natural Resources-CHF - B CHF 2/1 e 61.41 -0.7 JB EF Natural Resources-EUR - B EUR 2/1 e 83.68 -1.7 JB EF Natural Resources-USD - B USD 2/1 e 77.21 -2.6 JB EF Northern Africa-CHF - B CHF 2/1 e 57.79 -3.1 JB EF Northern Africa-EUR - B EUR 2/1 e 78.81 -4.1 JB EF Northern Africa-USD - B USD 2/1 e 72.36 -5.0 JB EF Special Val. EUR - B EUR 2/1 e 118.06 8.4 JB EF Swiss S&Mid Cap-CHF - B CHF 2/1 e 422.94 8.6 JB EF Swiss-CHF - B CHF 2/1 e 419.32 10.6 JB EF US Leading-USD - B USD 2/1 e 453.05 7.5 JB EF US Value-USD - B USD 2/1 e 143.95 8.5 JB Equity Fund NEWO -EUR - B EUR 4/4 e 95.64 -0.5 JB Equity Fund NEWO -USD - B USD 4/4 e 100.27 -1.0 JB Strat EF Gl Excell-CHF - B CHF 4/1 e 117.60 9.4 JB Strat EF Gl Excell-EUR - B EUR 2/1 e 125.93 7.6 Fonds d’allocation d’actifs JB (CH) Defender Asset Alloc. - A CHF 2/1 e 86.21 0.3 JB Strategy Balanced-CHF - B CHF 2/1 e 138.23 3.3 JB Strategy Balanced-EUR - B EUR 2/1 e 137.64 2.7 JB Strategy Balanced-USD - B USD 2/1 e 120.19 2.8 JB Strategy Growth-CHF - B CHF 2/1 e 84.61 4.2 JB Strategy Growth-EUR - B EUR 2/1 e 100.25 4.1 JB Strategy Income-CHF - B CHF 2/1 e 115.70 1.9 JB Strategy Income-EUR - B EUR 2/1 e 147.66 1.4 JB Strategy Income-USD - B USD 2/1 e 139.97 1.5 Autres fonds JB Commodity-CHF - B CHF 2/1 e 76.57 -3.5 JB Commodity-EUR - B EUR 2/1 e 81.63 -3.5 JB Commodity-USD - B USD 2/1 e 93.02 -3.4 JB Defender Asset Alloc EUR - B EUR 3/2 e 103.89 -0.1 Swiss & Global Asset Management SA funds@swissglobal-am.com, www.jbfundnet.com Tél. +41 58 426 65 00 Private Label Funds Fonds en actions Gold Equity Fund CHF - B CHF 2/1 e 173.17 -21.0 Gold Equity Fund EUR - B EUR 2/1 e 137.97 -21.9 Gold Equity Fund USD - B USD 2/1 e 191.35 -22.6 URAM Energy Stock Fund (EUR) - B EUR 2/1 e 72.35 2.9 URAM Energy Stock Fund (EUR) - C EUR 2/1 e 73.41 3.0 URAM Energy Stock Fund (USD) - C USD 2/1 e 84.36 3.2 URAM Gold Alloc (CHF) - B CHF 4/4 e 65.31 -18.3 URAM Gold Alloc (EUR) - B EUR 4/4 e 66.51 -18.1 URAM Gold Alloc (EUR) - C EUR 4/4 e 66.87 -18.1 URAM Gold Alloc (USD) - B USD 4/4 e 68.06 -18.2 URAM Gold Alloc (USD) - C USD 4/4 e 68.57 -18.1 URAM MINING SF (EUR) - B EUR 2/1 e 78.26 -15.0 URAM MINING SF (EUR) - C EUR 2/1 e 79.28 -15.0 URAM MINING SF (USD) - B USD 2/1 e 90.42 -14.7 URAM MINING SF (USD) - C USD 2/1 e 92.60 -14.7 Fonds d’allocation d’actifs Allround QUADInvest Fund - B EUR 2/1 e 135.86 4.3 Allround QUADInvest Fund - C EUR 4/4 e 100.23 - Allround QUADInvest Fund - D EUR 4/4 e 138.41 4.4 Allround QUADInvest Growth - C USD 4/4 e 113.24 7.8 Allround QUADInvest Growth - D USD 4/4 e 113.14 7.8 Allround QUADInvest Growth - Da USD 4/4 e 111.35 7.8 Swisscanto Asset Management AG Tél. +41 58 344 44 00 www.swisscanto.ch Fonds en instruments du marché monétaire SWC (LU) MM Fund CHF B CHF 2/1 e 148.55 -0.1 SWC (LU) MM Fund EUR B EUR 2/1 e 105.53 -0.0 Fonds en obligations SWC (CH) BF CHF CHF 2/1 e 95.94 0.2 SWC (CH) BF Corp H CHF A CHF 2/1 e 108.74 0.7 SWC (CH) BF International A CHF 2/1 e 79.42 -0.5 SWC (LU) Bd Inv Coco B CHF 2/1 e 116.90 1.1 SWC (LU) Bond Inv CHF B CHF 2/1 e 129.86 -0.3 SWC (LU) Bond Inv EUR B EUR 2/1 e 91.45 0.6 SWC (LU) Bond Inv International B CHF 2/1 e 106.72 -1.8 SWC (LU) Bond Inv MT CHF B CHF 2/1 e 117.69 -0.3 SWC (LU) SICAV II Bond Abs. Ret. B CHF 2/1 e 116.86 0.7 SWC (LU) SICAV II Bond Inv EUR B EUR 2/1 e 128.46 0.6 SWC (LU) SICAV II Bond Inv MT EUR BEUR 2/1 e 121.92 -0.1 SWC Swiss Red Cross Charity Fund CHF 2/1 e 103.80 0.2 SWC(CH)Bond Market Tracker CHF A CHF 4/4 e 107.60 -0.2 Fonds en actions SWC (CH) EF Green Invest A CHF 2/1 e 87.73 11.3 SWC (CH) EF SMC Switzerl A CHF 2/1 e 388.81 7.5 SWC (CH) EF Switzerland CHF 2/1 e 313.32 13.1 SWC (CH) SPI Index A CHF 4/4 e 102.77 12.9 SWC (LU) EF Climate Invest B EUR 2/1 e 59.76 8.0 SWC (LU) EF Selec.International B CHF 2/1 e 112.14 12.2 SWC (LU) EF Selec.North America B USD 2/1 e 144.20 11.0 SWC (LU) EF Top Dividend Europe B EUR 2/1 e 106.04 3.8 SWC (LU) EF Water Invest B EUR 2/1 e 115.69 10.3 SWC (LU) Eq Fd Green I Em Ma B USD 2/1 e 123.22 2.5 Fonds d’allocation d’actifs SWC (LU) PF Balanced B CHF 2/1 e 186.01 3.1 SWC (LU) PF Dynamic 0-50 B CHF 2/1 e 108.00 4.7 SWC (LU) PF Equity B CHF 2/1 e 244.93 6.8 SWC (LU) PF Green I Bal B CHF 2/1 e 162.24 6.0 SWC (LU) PF Green I Yield B CHF 2/1 e 103.50 3.2 SWC (LU) PF Growth B CHF 2/1 e 229.10 4.8 SWC (LU) PF Income B CHF 2/1 e 137.42 0.0 SWC (LU) PF Yield B CHF 2/1 e 162.43 1.8 SWC BVG 3 Oeko 45 CHF 2/1 e 129.60 5.2 SWC BVG 3 PF 10 CHF 2/1 e 170.75 1.6 SWC BVG 3 PF 25 CHF 2/1 e 159.15 3.6 SWC BVG 3 PF 45 CHF 2/1 e 179.95 5.6 Fonds immobiliers SWC (CH) RE Ifca CHF 5/5 e 122.00 -0.4 Investissements alternatifs SWC (CH) Alternat Fd Div CHF B CHF 3/1 bf 1063.25 2.1 Autres fonds SWC (CH) BF Convert Int A CHF 2/1 e 94.26 3.7 SWC (CH) Commodity Selection Fund ACHF 2/1 e 79.93 -2.6 Union Bancaire Privée, UBP SA Tél. 00800 827 38 637 www.ubpbank.com ubpfunds@ubp.ch Fonds en obligations UBAM-Corp Euro Bd A Cap EUR 1/1 f 170.38 0.5 UBAM-Corporate Bond (USD) A Cap USD 1/1 f 173.88 0.8 UBAM-Dyn EUR Bd A Cap EUR 1/1 f 252.19 0.3 UBAM-Dyn USD Bd A Cap USD 1/1 f 208.54 0.4 UBAM-Em Mkt Corp bd A CAP USD 4/1 f 124.86 1.6 UBAM-Emerg Mkt Bd A Cap USD 1/1 f 165.90 -0.3 UBAM-EURO 10-40 Convert Bd A Cap EUR 4/4 f 110.38 -0.0 UBAM-European Convertible Bd A CapEUR 4/4 f 103.48 -1.2 UBAM-Gl Hi Yi Sol USD A USD 4/1 f 122.64 5.1 UBAM-Local Ccy Em Mk Bd A Cap USD 1/1 f 135.52 1.4 UBAM-Yld Curve EUR Bd A Cap EUR 1/1 f 868.08 1.6 UBAM-Yld Curve USD Bd A Cap USD 1/1 f 2489.19 0.2 Fonds en actions UBAM (CH) Swiss Excellence Equity A CHF 1/1 e 121.35 10.4 UBAM-Calamos US Eq Growth A Cap USD 1/1 f 281.85 3.9 UBAM-Dr.Ehrhardt German Eq A Cap EUR 1/1 f 1254.19 2.3 UBAM-Equity Bric+ AP Cap USD 1/1 f 79.46 -2.1 UBAM-Europe Equity A Cap EUR 1/1 f 291.06 3.4 UBAM-IFDC Japan Equity A Cap JPY 1/1 f 927.00 28.8 UBAM-IFDC Japan Opp.Eq AP Cap JPY 1/1 f 9088.00 21.3 UBAM-Neuberg.Bn US Eq Val A Cap USD 1/1 f 802.91 8.1 UBAM-Swiss Equity A Cap CHF 1/1 f 198.95 10.4 UBAM-Turkish Equity A Cap USD 4/4 f 139.54 9.4 UBAM-VP Value China Equity AP Cap USD 1/1 f 69.93 -1.4 Autres fonds UBAM (CH) GOLD + (CHF) A CHF 1/1 e 103.35 -6.6 UBAM (CH) GOLD + (EUR) A EUR 1/1 e 105.60 -6.5 UBAM (CH) GOLD + (USD) A USD 1/1 e 107.36 -6.4 UBAM-Convertibles Europe C Cap EUR 1/1 e 1442.93 -0.8 Valiant Bank Tél. 031 320 91 11 Fax 031 320 91 12 www.valiant.ch Fonds d’allocation d’actifs Adagio (Lux) - Festverzinslich - B CHF 2/1 e 133.00 0.8 Allegro (Lux) - Wachstum - B CHF 2/1 e 108.57 6.5 Vivace (Lux) - Ausgewogen - B CHF 2/1 e 118.00 4.2 Vontobel Fonds Services AG Tél. 058 283 53 50 www.vontobel.com Fonds en instruments du marché monétaire Euro Money B EUR 2/1 e 131.88 0.2 Swiss Money B CHF 2/1 e 114.95 0.2 Target Return (EUR) B EUR 2/1 e 98.34 0.6 US Dollar Money B USD 2/1 e 127.43 0.2 Fonds en obligations Absolute Return Bond (CHF) B CHF 2/1 e 106.42 0.5 Absolute Return Bond (EUR) B EUR 2/1 e 153.61 0.4 Bond Maturity 5/2015 A-Klasse CHF CHF 4/1 e 105.22 0.6 Bond Maturity 5/2015 A-Klasse EUR EUR 4/1 e 105.53 0.6 Eastern European Bond B EUR 2/1 e 147.26 0.8 Emerging Markets Bond B CHF 2/1 e 109.96 4.2 Emerging Markets Bond B EUR 2/1 e 108.74 3.1 Emerging Markets Bond B USD 2/1 e 113.84 2.1 EUR Corporate Bond Mid Yield B EUR 2/1 e 145.40 1.0 Euro Bond B EUR 2/1 e 338.47 0.7 High Yield Bond B EUR 2/1 e 113.74 2.3 Swiss Franc Bond B CHF 2/1 e 231.79 0.2 US Dollar Bond B USD 2/1 e 290.43 0.4 Fonds en actions China Stars Equity B USD 2/1 126.16 -5.6 Clean Technology B EUR 2/1 e 171.93 6.9 Emerging Markets Equity B USD 2/1 e 711.42 0.3 Eur. Mid & Small Cap Equity B EUR 2/1 e 129.39 4.2 European Value Equity B EUR 2/1 e 220.76 7.2 Far East Equity B USD 2/1 397.34 1.6 Future Resources B EUR 2/1 e 182.01 1.4 Global Value Equity (ex US) B USD 2/1 e 227.93 4.1 Global Value Equity B USD 2/1 e 176.55 5.8 Japanese Equity B JPY 2/1 5335.00 30.3 New Power B EUR 2/1 e 98.70 8.0 Sustain.Asia(Ex-Japan)Equity B USD 2/1 197.61 -1.0 Sustain.Emerging Mkts Equity B USD 2/1 e 94.55 -2.1 Sustain.Global Leaders B USD 2/1 e 103.10 3.4 Sustainable Swiss Equity A CHF 4/1 e 150.91 12.1 Swiss Mid and Small Cap Equity B CHF 2/1 e 110.83 8.5 US Value Equity B USD 2/1 e 672.18 8.8 Vontobel Swiss Dividend A CHF 4/1 e 424.90 11.3 Vontobel Swiss Small Companies A CHF 4/1 e 555.18 8.0 Fonds d’allocation d’actifs Def. Balanced Portfolio (CHF) B CHF 2/1 e 96.88 -0.9 Def. Balanced Portfolio (EUR) B EUR 2/1 e 86.00 -1.0 Autres fonds Belvista Commodity B USD 2/1 e 89.57 -4.8 Belvista Dynamic Commodity B USD 2/1 e 94.39 -4.9 Diversified Alpha UCITS B EUR 2/1 a 92.92 1.5 Global Convertible Bond B EUR 2/1 e 123.64 5.5 Vontobel Fonds Services AG - Helvetia Tél. 0848 80 10 20 Fax 0848 80 10 21 www.vontobel.com Fonds d’allocation d’actifs Helvetia - Dynamic Pf A CHF 4/1 e 100.34 6.5 Helvetia - Dynamic Pf I CHF 4/1 e 100.34 6.5 Helvetia - Mix 30 Pf A CHF 4/1 e 102.51 1.3 Helvetia - Mix 30 Pf I CHF 4/1 e 102.75 1.3 Helvetia - Mix 50 Pf A CHF 4/1 e 144.84 3.5 Helvetia - Mix 50 Pf I CHF 4/1 e 148.08 3.5 Autres fonds Helvetia - Income Pf A CHF 4/1 e 140.80 0.6 Helvetia - Income Pf I CHF 4/1 e 147.35 0.6 WMPartners Vermögensverwaltungs AG Tél. +41 44 219 66 00 www.wmpartners.ch Fonds en actions WMP EM Established Leaders Fd B CHF 1/1 e 124.81 3.2 WMP Global Equity Fund - B CHF 1/1 e 96.83 11.0 Zurich Invest AG Tél. 044 628 49 99 Fax 044 629 18 66 www.zurich.ch Fonds en instruments du marché monétaire Target Inv. Fd Geldmarkt (CHF) - B CHF 1/1 e 9.88 -0.1 Fonds en obligations Target Inv. Fd Obligationen (CHF) - B CHF 2/1 e 10.34 0.0 Fonds en actions Target Inv. Fd 100 (CHF) B CHF 2/1 e 15.02 10.1 Target Inv. Fd Sustainable (CHF) - B CHF 2/1 e 8.50 7.7 Fonds d’allocation d’actifs Target Inv. Fd 25 (CHF) - B CHF 2/1 e 11.53 2.6 Target Inv. Fd 35 (CHF) - B CHF 2/1 e 11.76 3.7 Target Inv. Fd 45 (CHF) - B CHF 2/1 e 12.21 4.7 Zürcher Kantonalbank Tél. 0800 840 844 www.zkb.ch/fonds Fonds en actions ZKB Fd Aktien LC Nachhaltigkeit A CHF 5/5 e 657.79 8.8 ZKB Fonds Aktien Gold A CHF 5/5 e 424.74 -19.7 ZKB Fonds Aktien Infrastruktur CHF 5/5 e 852.47 1.8 ZKB Fonds Aktien Konsum. Trends CHF 5/5 e 1094.83 12.0 ZKB Fonds Aktien Ressourcen CHF 5/5 e 984.35 -1.8
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    19 Finance Le Temps Jeudi 11avril 2013 SOURCE: BLOOMBERG 10 avril10 janvier 1,2186 0,9333 0,80 1,00 0,90 1,10 1,30 1,20 Taux de change En francs Euro Dollar 1,5 1 0,5 2 2,5 0 10 avril10 janvier 0,682% Suisse (Conf.) 1,304% Europe (Bund) 1,788% Etats-Unis Obligations, taux à 10 ans 900 1000 1100 1200 800 10 avril10 janvier Performance sur 3 mois Clôture:1121,04 +26,10% Topix (Tokyo) 1600 1560 1520 1480 1440 Performance sur 3 mois 18h00: 1585,66 +8,30% 10 avril10 janvier S&P 500 280 300 295 290 285 10 avril10 janvier Performance sur 3 mois Clôture:293,19 +2,00% Stoxx Europe 600 7800 7000 7400 7200 7600 10 avril10 janvier Performance sur 3 mois +8,79% Clôture:7771,37SMI Fonds de placement, opinions d’analystes, OPA du mois... Plus d’infos sur www.letemps.ch La bourse suisse Forte reprise Le marché suisse des actions a entamé la séance de mercredi en hausse de 0,2% à 7671 points, soutenu par des indications préalables positives. Wall Street a atteint un nouveau plus haut historique mardi soir. En Asie, Tokyo a continué de profiter des annonces de la banque centrale du Japon et de la faiblesse du yen. Le SMI a clôturé en forte hausse de 1,5% à 7771 points et le SPI de 1,6% à 7228 points. Les deux grandes banques ont eu le vent en poupe. Credit Suisse a progressé de 4,7% à 26,07 francs et UBS de 3,9% à 14,88 francs. Selon les observateurs, la banque d’affaires pourrait avoir enregistré de meilleurs résultats que prévu au premier trimestre. Les assu- reurs Swiss Life (+3,45% à 140,90 francs) et Bâloise (+2,3% à 90,05 francs) ont également été très recher- chés. Les cycliques ont aussi affiché de belles perfor- mances, à l’image de Kühne + Nagel (+4,65% à 105,80 francs), Clariant (+3,4% à 13,28 francs) ou encore Adecco (+3,05% à 51 francs). Pour sa part, Sonova (+3% à 111,40 francs) a profité de deux relèvements d’objectif de cours, par Vontobel et Kepler. Aux pharmaceutiques, Roche, qui publiera ses résultats trimestriels jeudi, a engrangé 1,5% à 225,50 francs. La plupart des analystes tablent sur des chiffres solides, certains estimant même que les prévisions pourraient être dépassées. Novartis (+1,1% à 67,40 francs) publiera ses résultats dans deux semaines. Les spécialistes de Jefferies ont relevé les objectifs de cours des deux titres et ont confirmé leur recommandation d’achat. Nestlé a finalement gagné 1% à 67,70 francs après un début de séance poussif. Le cours de l’action du géant de l’alimentaire a perdu du terrain ces derniers jours, après avoir atteint des sommets début avril. Les opérateurs sont restés prudents dans leurs prévisions sur les ventes trimestrielles du groupe, qui seront publiées la semaine prochaine. Enfin, au SPI, Basilea a bondi de 5,6% à 59,15 francs. Lors de l’assemble générale, les actionnaires ont suivi une proposition de l’action- naire majoritaire HBM Healthcare Investments et donné leur feu vert à la distribution d’un dividende de 5 francs par action. BCGE, Salle des marchés 25,20 25,60 26 24,80 SOURCE: BLOOMBERG 9h00 17h30 En francs Credit Suisse Le titre vedette +4,74% New York Avec le soutien de la Fed Wall Street montait mercredi matin, sûre du main- tien du concours financier énorme de la banque centrale américaine (Fed) à l’économie malgré des minutes faisant état d’un désaccord des membres de l’institution à ce sujet: le Dow Jones prenait 0,53% et le Nasdaq 1,02%. Surpris par la publication avec cinq heures d’avance des minutes de la dernière réunion de la Fed, des 19 et 20 mars, le marché américain des actions a maintenu la tendance haussière qui le portait en cours d’échanges électroniques, accélé- rant même sa hausse après l’ouverture. AFP Europe Journée de fortes hausses Heureusement que le contrôle antidopage n’existe pas dans les marchés, sans quoi l’ensemble des pla- ces financières mondiales auraient déjà quelques années de suspension à purger. La preuve en est que tous les délaissés de ces derniers mois revenaient en force ces jours, les pays du sud de l’Europe – Grèce (+3,03%), Portugal (+4,35%), Espagne (+3,35%), Italie (+3,19%) –, mais encore les valeurs bancaires trouvaient ce mercredi un second souffle ainsi Cré- dit Agricole (+6,16%), Société Générale (+6,12%) et on ne parle pas de Banco Popolare qui culminait à près de 10% de hausse. L’Euro Stoxx 50 terminait en hausse de 2,56% à 2661,62 points. Bordier & Cie, Banquiers privés DÉCOUVREZ TOUTES NOS OFFRES D’ABONNEMENT www.letemps.ch/abos 00 8000 155 91 92 PUBLICITÉ Nouvelleauditionenvue > Un témoin privilégié genevois devrait être entendu à Paris La justice française n’attend pas que les procureurs genevois lui communiquentlefruitdeleursin- vestigations dans les banques de laplacepourfairetoutelalumière sur la relation bancaire entre Jé- rôme Cahuzac et la banque Reyl. Le juge Renaud Van Ruymbeke s’intéresse de nouveau aux acteurs périphériques de cette affaire, a appris Le Temps. Un «témoin privi- légié»genevoisaainsiétécontacté «dans les dernières 48 heures» par le juge. Il devrait être entendu dans le courant de la semaine pro- chaine, dans la capitale française. Selon nos informations, la curio- sité des enquêteurs porte surtout sur le seul «volet Cahuzac» de l’af- faire. Mais des questions plus lar- ges seront certainement posées à ce témoin, dans l’objectif d’établir si d’autres personnalités politi- quementexposéesontpuavoirre- cours à l’établissement genevois pour soustraire de l’argent au fisc. Toujours selon nos informa- tions, ce témoin pourrait être le banquier établi à Genève et déjà entendu à Annecy, le 13 février dernier, par deux enquêteurs de la police judiciaire, spécialement ve- nus de Paris. Il les aurait alors ren- seignés sur les réseaux politiques de la banque Reyl à Paris, sur le rôle d’«apporteur d’affaires» joué par Hervé Dreyfus, demi-frère de Dominique Reyl, et sur les techni- ques permettant d’opacifier l’identité du véritable ayant droit d’un compte. Contactés, le juge Van Ruym- beke et le parquet de Paris n’ont pas souhaité faire de commen- taire sur l’affaire. Selon nos infor- mations, la justice française n’a pas adressé à ce jour de nouvelle demande d’entraide à Genève. Alexis Favre LabanqueReylsedéfend > L’établissement affirme n’avoir jamais eu connaissance d’un montant de 15 millions «Nous avons lu et entendu de telles énormités que j’ai demandé lundiàêtrereçuparlepremierpro- cureurdeGenève»,aexpliquéFran- çois Reyl dans une interview qui paraît aujourd’hui dans L’Agefi. La banque Reyl, qu’il dirige, est sous lesfeuxdel’actualitédepuislarévé- lation que l’ex-ministre du Budget français Jérôme Cahuzac y détenait un compte. Le transfert de l’argent à Singapour n’est pas évoqué dans l’interview. Faisant référence aux rumeurs indiquant que, en plus d’un compte de 600000 euros, le politi- cien aurait également déposé 15 millions à la même banque et cherché à les transférer, François Reylaaffirméqu’à«aucunmoment nous n’avons eu connaissance de ces 15 millions». Avant d’ajouter: «Nous ne savons rien de leur exis- tence et, s’ils existent, ils n’ont en aucune façon été présentés à la banque Reyl.» La banque avait jus- que-là refusé de s’exprimer sur l’af- faire,invoquantlesecretbancaire. Outrelemontantde15millions, il revient sur les «comptes maîtres» et «omnibus» qui auraient servi à dissimuler l’identité des clients. «Ces notions ne correspondent à rien et leur mention démontre une méconnaissance de l’environne- ment réglementaire bancaire, a ex- pliqué François Reyl. Reyl & Cie gère les comptes de certains de ses clients directement dans ses livres et, en conformité avec la réglemen- tation suisse, les identifie claire- ment dans ses documents d’ouver- ture de compte.» Il a également ajouté que la «forte croissance [de la banque] n’est en rien liée au dé- veloppement d’une clientèle fran- çaiseoffshore». LT LavisitedudirecteurdeReyl auprocureurdiviselesjuristes > Affaire Cahuzac Pour certains experts, prendre les devants est une preuve de transparence Mathilde Farine Mardi, le directeur de la banque Reyl a rencontré le procureur gene- vois, Yves Bertossa. Selon un com- muniqué diffusé par la banque le soir même, François Reyl s’y est rendu à sa propre initiative pour «démentir les contre-vérités qui ont été énoncées ces derniers jours», en lien avec l’affaire Cahu- zac. Contactés mercredi, ni le pro- cureur, ni la banque n’ont accepté d’endiredavantagesurlateneurde cet entretien, dont le procès-verbal pouvait, selon l’accord du respon- sable de la banque, «être immédia- tement transmis aux juges d’ins- truction français». Les juristes interrogés recon- naissent que ce genre de démarche spontanée est plutôt rare et sont divisés sur son caractère judicieux. Le Ministère public genevois avait déjà expliqué dans un communi- qué début avril qu’«aucune procé- dure pénale n’a été ouverte à Ge- nève, aucune infraction punissable n’ayant été commise en Suisse». Pour certains avocats, il vaut mieux attendre que le procureur contacte la banque plutôt que de s’y précipiter pour se décharger d’un poids ou donner l’impression d’avoir quelque chose à se repro- cher. Pour d’autres, l’initiative est plutôt intelligente car elle montre que l’établissement est prêt à pren- dre les devants face à des rumeurs jugées fausses et avant d’être con- voqué. «C’est dans l’air du temps. Alors que les banques ont long- temps été réticentes, on verra de plus en plus de cas où elles s’expri- ment spontanément», estime un juriste. «La banque subit sans doute une très forte pression de la part des clients, qui s’inquiètent. Contacterlesautoritésdesapropre initiative est une manière de mon- trer que l’établissement est trans- parent», considère un autre juriste. «Spirale de rumeurs» Le contenu des discussions reste mystérieux. Selon une source pro- che du dossier, l’objectif de la ren- contre était «certainement de dé- mentir le fait que la banque a tenté de transférer, auprès d’établisse- ments de la place genevoise, les 15 millions d’euros de Jérôme Ca- huzac qui ont été évoqués ces der- niers jours». La banque s’est-elle aussi exprimée sur le fait qu’elle aurait été l’officine de nombreux politiciens ou entrepreneurs fran- çais tentés d’éluder le fisc? «La ban- que ne peut pas s’exprimer devant la presse en raison du secret ban- caire. En revanche, dans le cadre d’une procédure d’entraide, il est possible de préciser des états de fait. Face à une spirale de rumeurs, c’est aussi un moyen de clarifier la situation vis-à-vis des autorités suisses et françaises», explique un autre expert de la place genevoise. JuliusBaerasubiunelevéedeboucliers > Assemblée Le rapport sur les rémunérations de la banque a été rejeté par 63,7% des voix L’événement est rare en Suisse. Mercredi, près des deux tiers des actionnaires de Julius Baer ont re- jeté le rapport consultatif sur les rémunérations soumis à l’assem- blée générale. La proportion de non a atteint 63,7%, contre 36,3% de voix en sa faveur. Les autres points à l’ordre du jour ont, eux, été acceptés par neuf voix sur dix. En Suisse, c’est le second cas de ce type après la firme Weather- ford, dont les actionnaires avaient refusé le rapport sur les rémuné- rations en 2011. Même dans des cas controversés, les opposants à de tels rapports ne réunissent guère plus qu’un tiers des voix. En mai dernier, 40% des votants ont rejeté le vote consultatif chez UBS. Comment expliquer le camou- flet infligé aux administrateurs de Julius Baer? D’une part, plusieurs organisations telles qu’Ethos, Actares ou ZCapital s’y étaient op- posées. Roby Tschopp, directeur d’Actares (Actionnariat pour une économie durable), s’est toutefois dit, hier, «surpris» du résultat. Se- lon lui, le problème de Julius Baer a été d’avoir «un système de rému- nération un peu opaque». Forte influence d’ISS Un manque de transparence re- levé aussi par la très influente ISS. Cette société de conseil américaine avaitrecommandéderejeterlerap- portsurlesrémunérations,jugeant lapartdesbonusversésdemanière différée comme insuffisante. Fon- damentalement, les résultats de la banque, dont le bénéfice a pro- gressé de 15%, à 298 millions, l’an dernier, n’ont, eux, pas pu expli- querunetellelevéedeboucliers.De même, si les rémunérations accor- dées à la direction ont augmenté à 15,2 millions en 2012, contre 13 millions en 2011, la hausse n’a pas été spectaculaire. D’autre part, le versement d’une «prime à l’intégration» de 1,95 million de francs destinée aux hauts cadres de la banque a été très controversée dès la publi- cation du rapport. Selon l’établis- sement, celle-ci se justifiait en raison des «efforts considérables» deladirectionenlienavecl’acqui- sition et la préparation de l’inté- gration des activités de gestion de fortune non américaines de Mer- rill Lynch reprises par Julius Baer. Une prime critiquée par le gérant zougois ZCapital: «Les activités liées à un rachat font partie du répertoire standard d’un mana- ger et ne méritent pas d’être récompensées de manière parti- culière», a déclaré à l’AWP son di- recteur, Gregor Greber. Ce verse- ment est revenu pour moitié (800 000 francs) au directeur, Bo- ris Collardi, portant sa rémunéra- tion à 6,7 millions de francs. Ce montant se rapproche des 7,8 millions perçus par Brady Dougan, le directeur de Credit Suisse, et des 8,9 millions de Ser- gio Ermotti, le directeur d’UBS. Il est toutefois supérieur à celui de Pierin Vincenz, le directeur de Raiffeisen (1,9 million), alors que la coopérative bancaire a généré un bénéfice de 635 millions. Un effet de signal attendu Cette année, le vote sur les ré- munérations n’a eu qu’un carac- tère consultatif. Il deviendra con- traignant avec l’entrée en vigueur effective de l’initiative Minder en mars 2014. Néanmoins, le conseil d’administration de Julius Baer a promis hier de «prendre des me- sures appropriées» afin d’obtenir un résultat positif lors de la pro- chaine assemblée générale. «L’an prochain, il devra d’autant plus anticiper la réaction de ses action- naires», observe Roby Tschopp. Au-delà de Julius Baer, ce vote aura un «effet de signal» pour les prochaines assemblées générales, enparticuliercelled’UBS,aestimé l’avocat zurichois Hans-Jacob Heitz. Yves Hulmann ZURICH
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    Mémento Le Temps Jeudi 11avril 2013 20 Pharmacies de garde Genève Genève - Pharmacie Amavita )058 851 36 03. Gare Cornavin, 7h-23h. Pharmacie Amavita du Pont d'Arve )058 851 30 61. Bd du Pont-d'Arve 27, jusqu'à 23h. Pharmacieplus de Saint-Jean )022 949 06 10. Rue de Saint-Jean 2, jusqu'à 23h. Cointrin - Pharmacie Sun Store Aéroport Gare CFF )022 798 58 55. MM Gare CFF. 7/7 sans taxe, ni taxe d'urgence. 8h-21h. Vaud Lausanne - Pharmacie 24 SA 50 m de l'avenue d'Ouchy )021 613 12 24. Av. Montchoisi 3. Sans taxe d'urgence. 8h-24h. Pharmacie Metro Flon Dans la gare du Flon )021 318 73 10. Pl. de l'Europe 5, 7h-21h. Pharmacie Sun Store Lausanne Gare Bâtiment CFF, quai 1 )021 324 20 20. Place de la Gare 9. 7/7 sans taxe, ni taxe d'urgence. 7h-23h. Clarens - Pharmacie Clarenzia )021 964 23 84. Rue du Lac 64. 0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture. Cossonay-Ville - Pharmacie de la Croisée Keller )021 861 11 52. Grand Rue 1. 0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture. Gland - Pharmacie Benu Gland M. Bardy )022 364 24 24. Borgeaud 3 A. 0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture. Leysin - Pharmacie de Leysin )024 493 45 00. Av. Rollier. Urgences (sur ordonnance). 8h30-12h, 14h-18h30. Morges - Cercle de La Côte (région Morges-Rolle-Bière) 0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture - urgences uniquement. Payerne - Pharmacie du Banneret )026 660 18 18. Rue de Lausanne 21. 0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture. Prilly - Pharmacie Sun Store Prilly Malley )021 661 11 71. M centre Malley Lumières, ch. du Viaduc. 7/7 sans taxe, ni taxe d'urgence. 8h-22h. Villars-sur-Ollon - Pharmacie Fleury )024 495 11 22. Av. Centrale. Urgences (sur ordonnance). Villeneuve - Pharmacie du Bourg )021 960 22 55. Grand-Rue 53. 0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture. Yverdon-les-Bains - Pharmacieplus de la Gare )024 426 63 65. Av. de la Gare 10. 0848 133 133 en dehors des heures d'ouverture. Les avis mortuaires tardifs peuvent être remis au journal LE TEMPS - Place de Cornavin 3, CH-1211 Genève 2 la veille de parution à 19 heures dernier délai ou par fax au 022 888 59 91 – Mail: carnets@letemps.ch Genève Carouge - 10 h: Mme Louise Sansoldo; temple. Carouge - 14 h 30: Mme Cécile Magnin; église Sainte-Croix. Genève - 11 h: Mme Muriel Marclay; centre funéraire de Saint-Georges. Genève - 14 h: Mme Erika Cada; centre funéraire de Saint-Georges. Genève - 14 h: M. Ernest Vidal; église Saint- Joseph. Genève - 14 h 30: M. Jean-Pierre Maunoir; temple de Champel. Genève - 16 h 15: Mme Jeannette Martin; centre funéraire de Saint-Georges. Vernier - 14 h: Mme Clotilda Pia Vanuzzo- Gianella; chapelle de la paroisse protestante. Veyrier - 14 h: Mme Dorethea Staub-Minder; chapelle protestante. Lausanne 10 h 30: Mme Anne-Madeleine Margot; Lausanne; centre funéraire de Montoie, chapelle A. 13 h: Mme Gilberte Kaltenrieder-Romanens; Yverdon-les-Bains; centre funéraire de Montoie, chapelle A. 14 h 30: Mme Marie Louise Vallon-Landry; Lausanne; centre funéraire de Montoie, chapelle A. 15 h: Mme Lyvia Rouiller-Bontognali; Chavannes- près-Renens; centre funéraire de Montoie, chapelle B. Vaud Moudon - 14 h: M. Jean-Pierre Clément; temple Saint-Etienne. Pully - 15 h: M. Fritz Egger; église de Saint- Maurice. Renens-Village - 14 h 30: Mme Marthe Aegerter- Gillabert; temple. Vevey - 14 h: Mme Liliane Schaer-Peytrignet; chapelle du centre funéraire. Fribourg Bulle - 14 h: Mme Julia Dupré-Tinguely; église Saint-Pierre-aux-Liens. Domdidier - 10 h: M. Roger Schneuwly; église. Montagny-les-Monts - 14 h 30: Mme Denise Haldimann-Bugnon; église. Jura Courgenay - 14 h: M. Ernest Schaerer-Häberli; église. Delémont - 14 h: Mme Denise Schindelholz; église Saint-Marcel. Neuchâtel Fontainemelon - 14 h: M. Claude Lüthi; temple. Les Hauts-Geneveys - 14 h: Mme Anne-Marie Sala-Jacot; chapelle. Neuchâtel - 10 h: Mme Elisabeth Moser; chapelle du centre funéraire de Beauregard. Neuchâtel - 14 h: Mme Irène Hofmann; chapelle du centre funéraire de Beauregard. Neuchâtel - 15 h: M. Antonipo Trevisani; chapelle du centre funéraire de Beauregard. St-Blaise - 14 h: M. Raymond Perret; société de sauvetage du port. Valais Martigny )0900 558 143. En dehors des heures d'ouverture. Monthey - Pharmacie de Lavallaz )024 473 74 30. Pl. de Tübingen 4. En dehors des heures d'ouverture: 0900 144 033. Sierre - Pharmacie Cina )027 455 64 40. Rue du Bourg 15. En dehors des heures d'ouverture 0900 558 143. jusqu'à 19h. Sion - Pharmacie du Midi )027 324 78 78. Pl. du Midi 20. Fribourg Fribourg - Pharmacie Capitole Gare CFF )026 322 02 02. Pl. de la Gare 5. En dehors heures d'ouverture: 026 350 11 44. 17h-18h. Neuchâtel Neuchâtel - Pharmacie de la Gare En dehors des heures d'ouverture et pour les urgences: 144. 7h30-20h30. Pharmacies de l'Entre-deux-Lacs )0844 843 842. Jura Delémont - Pharmacie )032 423 22 32. Service de garde. Porrentruy - Pharmacie Milliet Ville )032 466 27 27, jusqu'à 19h. Urgences Air Glaciers )141 5. Centre d'information toxicologique )145. Conseils + aide pour enfants Pro Juventute )147. La Main Tendue )143. Police )117. Pompiers )118. Sauvetage du lac )117. Sauvetage par hélicoptère )141 4. Secours routiers )140. Urgences Santé )144. Permanences Genève Genève - A domicile, Médecins Urgences Visites 7j/7 de 7hà 23h. )022 321 21 21. Lu-di 7h-23h. Adent cliniques dentaires Urgences et consultations: )0800 101 800. Arcade sages-femmes Association de sages-femmes à domicile Permanence téléphonique )022 329 05 55. Bd Carl-Vogt 85. Lu-ve 8h-20h, sa-di 9h-12h, 17h-20h. Ardentis clinique dentaire )058 234 01 10. Rue Thomas-Masaryk 1. Lu-ve 8h-18h, sa-di 9h-12h. Association des chiropraticiens )022 781 82 00. Lu-ve 8h-16h, sa-di 8h-12h. Association des cliniques dentaires Urgences - Lu-ve 8h-19h, sa 8h-17h, di 9h-12h Rive droite - clinique dentaire de la Servette )022 733 98 00. Avenue Wendt 60 Rive gauche - clinique dentaire de Malombré )022 346 64 44. Chemin de Malombré 5 C1 Centre médico-dentaire )022 338 02 00. Rue de Lyon 87. Lu-ve 7h-21h, sa 8h-16h, di 9h-12h. Centre d'oncologie des Eaux-Vives )022 319 77 77. Rue Maunoir 26. Lu-ve 8h-18h. Centre médical de Sécheron Urgences médico-chirurgicales )022 731 77 87. Av. Blanc 46. Lu-ve 8h30-19h. Centre médical du Léman )022 716 06 60. Rue A.-Vincent 17. Lu-ve 8h-18h. Centre médico-chirurgical des Acacias Urgences ambulatoires adultes et enfants Consultations et urgences: 24h/24 - 7j/7 avec ou sans rendez-vous )022 342 54 55. Rue des Epinettes 19, Acacias. Lu-ve 8h-20h, sa 8h-14h. Centre médico-chirurgical des Eaux-Vives )022 718 03 80. Rue du Nant 4-6. Lu-ve 8h-18h, sa 9h-13h. Centre médico-dentaire Balexert Centre commercial (accès caisses cinéma) )022 979 22 22. Av. Louis-Casaï 27. Lu-ve 7h-21h, sa 8h-16h, di 10h-12h. Clinique dentaire de Genève )022 735 73 55. Terrassière 58, France 29, Gabelle 6 (Carouge). Lu-ve 7h30-19h30, sa 8h30-13h30. Clinique Générale-Beaulieu Garde pédiatrique )022 839 54 15. Ch. Beau-Soleil 20. Lu-ve 18h-22h, sa-di 8h-22h. Genève médecins Consultations à domicile (24h/24, 7j/7) )022 754 54 54. Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG) Service des urgences )022 372 81 20. Rue Gabrielle-Perret-Gentil 2 Service d'accueil et d'urgences pédiatriques (SAUP) )022 382 45 55. Avenue de la Roseraie 45 Urgences psychiatriques )022 372 38 62. Rue Gabrielle-Perret-Gentil 2 Urgences obstétricales )022 382 42 36. Boulevard de la Cluse 32 Urgences gynécologiques )022 382 68 16. Boulevard de la Cluse 32 Urgences ophtalmologiques )022 382 84 00. Rue Alcide-Jentzer 22 Institut médico-chirurgical de Champel )022 346 33 63. Ch. Malombré 5. Lu-ve 7h30-19h. Permanence des vétérinaires genevois Fr. 2.-/min. )0900 838 343. Permanence du Rond-Point de Plainpalais )022 329 56 56. Rue de Carouge 17-19. Lu-di 8h-22h. Permanence médico-chirurgicale de Chantepoulet 24h/24 - 7j/7 sans rendez-vous )022 731 21 20. Rue de Chantepoulet 1-3. Permanence Vermont Grand-Pré 24h/24 sans rendez-vous )022 734 51 50. Rue de Vermont 9a. Service d'urgence dentaire Lu-di 8h-18h Rive droite )022 791 04 30. Rue François-Lehman 8 Rive gauche )022 320 31 22. Rue Georges-Leschot 2 Société cantonale d'ostéopathie de Genève Service de garde )022 782 72 48. Lu-di 8h-18h. SOS infirmières 24h/24, 7j/7. )022 420 24 64. SOS médecins Urgences médicales et consultations à domicile 24h/24, 7j/7. )022 748 49 50. Unité d'urgence psy 24h/24, 7j/7. )0800 20 24 04. Urgences la Colline 8h-23h, 7j/7 )022 7 022 144. Av. de Beau-Séjour 6. Carouge - Clinique de Carouge 7j/7, 24h/24 )022 309 46 46. Av. Cardinal-Mermillod 5. Chêne-Bougeries - Clinique des Grangettes Chemin des Grangettes 7. Urgence adultes )022 305 07 77. Lu-ve 7h-23h, sa-di 8h-23h Urgences pédiatrie )022 305 05 55. Lu-di 10h-22h Meyrin - Hôpital de la Tour )022 719 61 11. Av. J.-D.-Maillard 3. Service des urgences )022 719 61 11. Service de consultations de pédiatrie )022 719 61 00. Onex - Clinique de l'œil )022 879 12 34. Bois de la Chapelle 15. Lu-ve 7h30-20h, sa 9h-17h. Groupe médical d'Onex 24h/24, 7j/7. )022 879 50 50. Rte de Loëx 3. Permanence médicale d'Onex 7j/7 et 24h/24 )022 879 50 50. Rte de Chancy 98. Petit-Lancy - Garde Médicale Lancy (Enfants + Adultes) Garde Adultes: 022 879 57 00 Garde Enfants: 022 879 57 01 Lu-ve: 19h-22h (tél. dès 18h) Samedi adultes: 9h-12h (tél. dès 8h) Samedi enfants: 9h-15h (tél. dès 9h) Dimanche et fériés: enfants 9h-15h (tél. dès 9h) Avenue du Petit-Lancy 29. Plan-les-Ouates - Centre de soins dentaires )022 706 22 22. Rte de Saint-Julien 176 bis. Lu-ve 7h-19h, sa-di 8h-11h. Versoix - Clinique médico-dentaire Sdent Partie médicale: lu-ve 7h30-21h, sa/di 8-16h. Partie dentaire: lu-ve 7h30-21h, sa 8-14h, di 8-11h. )0800 80 07 50. Grand-Montfleury 54. Lausanne A Bel-Air Permanence dentaire )021 320 32 81. Lu-ve 8h-19h, sa 9h-14h, di 9h-12h. Adent clinique dentaire Lausanne-Blécherette )021 644 20 00. Rte du Châtelard 54 B. Lu-ve 7h-21h, sa 8h-16h, di 15h-18h. Ardentis clinique dentaire Consultations lu-ve 7h30-19h )058 234 00 20. Voie du Chariot 6. Lu-ve 8h-18h, sa-di 9h-14h. Centrale des médecins et médecins-dentistes Ordonnances urgentes 24h/24 et 7j/7 )0848 133 133. Centre de médecine dentaire et d'implantologie Urgences dentaires: )021 312 21 53. Av. Mon-Repos 14. Lu-ve 7h45-18h45. Centre médical de Vidy A deux pas du rond-point de La Maladière Urgences médicochirurgicales, physiothérapie, chirurgie de la main, gynécologie, chiropratique. )021 622 87 77. Rte de Chavannes 11. Lu-ve 7h-23h, sa-di 9h-23h. Centre médical du Valentin )021 321 23 33. Rue du Valentin 32. Lu-ve 7h-23h, sa-di 9h-21h. Centre médical Vidy Source Aile est de la Clinique de la Source Urgences médicochirurgicales, gynécologie. Avec ou sans assurance privée. )021 641 25 25. Av. Vinet 30. Lu-ve 7h-21h, sa-di 9h-21h. CHUV )021 314 11 11. Rue du Bugnon 46. CHUV - HEL - PMU: URGENCES 24h/24 Urgences vitales adultes et enfants )144. Urgences médicales adultes et enfants )0848 133 133. Urgences adultes: CHUV/PMU )0848 133 133. Bugnon 44 Urgences enfants: CHUV/HEL )0848 133 133. Montétan 16 Urgences psychiatriques: CHUV/PMU )021 314 19 30. Bugnon 44 Urgences gynécologiques: CHUV/Maternité )021 314 34 10. Ave Pierre-Decker Urgences accouchements: CHUV/Maternité )021 314 35 05. Ave Pierre-Decker Clinique dentaire de Chauderon ). Pl. Chauderon 16. Lu-ve 8h-18h. Consultation d'orthopédie et de la main de la clinique Bois-Cerf Ouvert 5 jours sur 7 sur rendez-vous )021 619 69 99. Av. d'Ouchy 31. Hôpital de l'enfance de Lausanne )021 314 84 84. Ch. de Montétan 16. Hôpital ophtalmique Jules Gonin Fondation Asile des aveugles )021 626 81 11. Av. de France 15. Policlinique )021 626 84 67. Permanence de Longeraie Urgences chirurgicales SOS main. 24h/24 )021 321 03 00. Av. de la Gare 9. Permanence dentaire de Bel-Air Urgences et tous - Soins 7/7 - 365/365 )021 320 32 81. Pl. Bel-Air 1 (Tour Métropole). Permanence PMU-FLON Bâtiment Les Mercier au FLON Urgences médicales ambulatoires. )021 314 90 90. Voie du Chariot 4. Lu-sa 7h-21h, di 10h-21h. Policlinique Médicale Universitaire (PMU) Rue du Bugnon 44. Médecine interne / Médecine générale )021 314 60 60. Centre de vaccination et de médecine des voyages )021 314 49 39. Stomatologie et médecine dentaire )021 314 47 47. Vaud Aigle - Clinique dentaire du Chablais )024 471 71 71. Lu-ve 8h-18h, sa 8h-17h, di 16h-17h. Hôpital du Chablais/Aigle Urgences mère-enfant, 24h/24 )024 468 86 88. Ch. du Grand-Chêne. Cossonay-Ville - Cossonay - Ardentis clinique dentaire )058 234 00 60. Rue des Laurelles 3. Lu-ve 8h-17h. Ecublens - Adent clinique dentaire )021 694 20 00. Ch. du Croset 7. Lu-ve 7h-21h, sa 8h-16h, di 9h-12h. Gland - Clinident Clinique dentaire )022 995 02 02. Rue Mauverney 19. Lu-ve 7h-20h, sa 9h-14h, di 9h-12h. Montreux - Centre médico-dentaire Riviera )021 961 30 30. Grand-Rue 52. Lu-je 7h-21h, ve 7h-18h, sa-di 9h-13h. Hôpital Riviera/Montreux Site de Montreux Urgences chirurgie )021 966 66 66. Av. de Belmont 25. Sdent cliniques dentaires )0800 800 750. Rue du Théâtre 8 bis. Lu-ve 7h30-21h, sa 8h-14h, di 8h-11h. Service dentaire d'urgence )021 966 83 00. Sa-di 18h-19h. Morges - Hôpital de Morges )021 804 22 11. Ch. du Crêt 2. Morges - Ardentis clinique dentaire )058 234 00 40. Rue Saint-Louis 2B. Lu-ve 8h-17h, sa-di 9h-12h. Nyon - Clinident Clinique dentaire )022 990 02 02. Rue de la Morâche 4B. Lu-ve 7h-20h, sa 9h-14h, di 9h-12h. Hôpital de zone )022 994 61 61. Urgences dentaires )021 213 77 77. Orbe - EHnv Hôpital Orbe CTR Médecin de garde: 0848 133 133 )024 442 61 11. Lu-ve 8h-19h, sa-di 9h-16h. Payerne - CMCB Centre Médico-Chirurgical de la Broye SA CUB Centre Urgences Broye Urgences médico-chirurgicales + soins ambulatoires )026 662 00 44. Rue Guillermaux 8. Lu-ve 8h-12h, 13h30-18h, sa 9h-12h. Hôpital intercantonal de la Broye Médecin de garde: 026 660 63 60. Médecin, région de Moudon: 021 905 55 14 )026 662 80 11. Pompaples - EHnv Hôpital Saint-Loup Urgences 24h/24, médecin de garde: 0848 133 133 )021 866 51 11. Renens - Centre médical du Censuy Permedico Urgences médicochirurgicales, physiothérapie )021 635 88 45. Av. du Censuy 14. Sainte-Croix - CSSC -hôpital Policlinique: Urgences 24h/24 )024 455 11 11. Vevey - Centrale d'accueil et d'Orientation psychiatrique de l'Est Vaudois 24h/24 7j/7. )0800 779 779. Hôpital Riviera/Vevey Site du Samaritain Urgences médecine et pédiatrie )021 923 40 00. Bd Paderewski 3. Serv. méd. urgence Vevey-La Tour-de-Peilz )0848 133 133. Service dentaire d'urgence )021 923 52 31. Sa-di 18h-19h. Vevey - Ardentis clinique dentaire )058 234 00 10. Rue du Collège 3. Lu-ve 8h-18h, sa-di 9h-12h. Yverdon-les-Bains - Adent Clinique dentaire En Chamard )024 447 40 00. Lu-ve 7h-21h, sa 8h-18h, di 15h-18h. EHnv Hôpital Yverdon Urgences 24h/24, médecin de garde: 0848 133 133 )024 424 44 44. Yverdon - Ardentis clinique dentaire )058 234 00 30. Rue d'Orbe 31. Lu-ve 8h-18h, sa-di 9h-12h. Carnet de deuil Convois funèbres LES ASSOCIÉS, ANCIENS ASSOCIÉS, LA DIRECTION, LES CADRES ET LE PERSONNEL DE LOMBARD ODIER & CIE ont le regret de faire part du décès du PROF. DR. MÉD. ALAIN DE WECK beau-père de notre Associée ANNE-MARIE DE WECK et expriment à la famille et aux proches du défunt leur vive sympathie. «On ne voit bien qu’avec le cœur, L’essentiel est invisible pour les yeux» dit Le Petit Prince. Son époux Patrick Judas Ses enfants: Yann Dumur et Françoise Bouvard Stéphane Dumur et Christophe Ouvril Raphaël et Aurélie Judas-Juge Ses petits-enfants: Louis Ardachès Dumur Suzie Oum Dirouhi Dumur Tao Marius Judas et sa sœur Malou Zia June Judas Son frère Georges Renaud et Charlotte Lindgren Ses nièces Cécilia et Stéphanie Renaud Les familles Sdakian, Hochourian, Lempen Les familles d’Olivier et Gudrun Dumur – Boris Ritter et ses enfants, Jonas, Léa et Louna, et de Aline Bidard-Renaud Ont le très grand chagrin de faire part du décès de CLAUDIE-GEORGETTE JUDAS NÉE RENAUD DITE C. DE MURO Artiste peintre qui s’est éteinte dans sa 70e année le 25 mars 2013 après avoir lutté avec une lucidité et un courage exemplaire contre une longue maladie. Ses obsèques ont eu lieu le 26 mars 2013 au Cimetière d’Uzès (Gard) en France où elle repose désormais. Adresse: Stéphane Dumur - 60, quai Gustave Ador, 1207 Genève. Editeur Le Temps SA Place de Cornavin 3, CH - 1201 Genève Conseil d’Administration Présidence: Stéphane Garelli Secrétariat: Natacha Stroot Direction Direction générale: Valérie Boagno Rédaction en chef: Pierre Veya Secrétariat général: Ignace Jeannerat Finances: Philippe Raboud Infrastructures & logistique: Philippe Léchaud Développement stratégique: Virginie Fortun Secrétariat: Natacha Stroot Rédaction en chef Pierre Veya Michel Danthe Ignace Jeannerat Frédéric Koller Marie-Claude Martin Secrétariat: Natacha Stroot Responsable production Nicolas Gressot Chefs d’édition Elise Kerchenbaum, Olivier Perrin, Jean-Michel Zufferey Chefs de rubrique Culture & Société: Alexandre Demidoff, responsable du Samedi Culturel CarolineStevan,responsabledes pages quotidiennes Economie: Frédéric Lelièvre, adjoint: Anouch Seydtaghia Iconographie: Sabine Baumgartner International: Angélique Mounier-Kuhn Opinions & Débats: François Modoux Sciences & environnement: Olivier Dessibourg Suisse: Sylvain Besson, adjointe: Valérie De Graffenried Responsable Hors-séries Isabelle Cerboneschi Responsables contenus numériques et suppléments letemps.ch: Michel Danthe, adjointe: Catherine Frammery sortir.ch: Alexandre Demidoff, adjointe: Khadidja Sahli Carrières: Sandrine Hochstrasser Vous trouverez la liste complète de tous les services et collabora- teurs du Temps SA sur www.letemps.ch «Contacts» Rédaction de Genève Place de Cornavin 3, CH-1201 Genève Courrier: case postale 2570 CH-1211 Genève 2 Tél. +41-22-888 58 58 Fax +41-22-888 58 59 Rédaction de Lausanne Place de la Gare 9A Bâtiment des Voyageurs Ouest, CH-1003 Lausanne Courrier: case postale 1485, CH-1001 Lausanne Tél. +41-21-310 19 50 Fax +41-21-310 19 59 Rédaction de Berne Bundesgasse 8 CH-3003 Berne Tél. +41-31-326 75 75 Fax +41-31-326 75 76 Rédaction de Fribourg Place de la Gare 5 Case postale 1528 CH-1701 Fribourg Tél. +41-26 322 42 02 Rédaction de Neuchâtel Place de la Gare 1 Case postale 614, CH-2002 Neuchâtel Tél. +41-32 724 98 16 Fax +41-32 724 98 24 Rédaction de Zurich Dufourstrasse 49, CH-8008 Zurich Courrier: case postale, CH-8021 Zurich Tél. +41-44-213 17 77 Fax +41-44-213 17 89 Relation clients Le Temps, case postale 2570, CH-1211 Genève 2 Tél. +41-22-888 58 11 Fax +41-22-888 58 12 Responsable: Céline Martins E-mail: abos@letemps.ch No d’appel gratuit: 00800 0 155 91 92 Tarifs: découvrez nos offres sur: www.letemps/abonnements Publicité Le Temps Media case postale 2564 CH-1211 Genève 2 Tél. +41-22-888 59 00 Fax +41-22-888 59 01 Directrice: Marianna di Rocco Impression Centre d’Impression Lausanne SA Tirage controlé, certifié REMP/FRP 41 531 exemplaires Audience REMP MACH Basic 2012-2 127 000 lecteurs La rédaction décline toute respon- sabilité envers les manuscrits et les photos non commandés ou non sollicités. Tous droits réservés. En vertu des dispositions relatives au droit d’auteur ainsi qu’à la Loi contre la concurrence déloyale et sous ré- serve de l’approbation préalable écritedel’éditeur(tél.+412288858 53; e-mail: natacha.stroot@le- temps.ch) sont notamment interdi- tes toute réimpression, reproduc- tion, copie de texte rédactionnel ou d’annonceainsiquetouteutilisation sur des supports optiques, électro- niques ou tout autre support, qu’el- lessoienttotalesoupartielles,com- binées ou non avec d’autres œuvres ou prestations. L’exploita- tion intégrale ou partielle des an- nonces par des tiers non autorisés, notamment sur des services en li- gne,estexpressémentinterdite. ISSN 1423-3967 No CPPAP: 0413 N 05139 Certifié ISAS BCP 9001: 2010/2011 Journal imprimé sur papier certifié FSC® IMPRESSUM Valais Basse-Nendaz - 17 h: M. Lucien Bourban; église. Martigny-Bourg - 10 h: Mme Marie-Louise Giroud; église Saint-Michel. Plan Conthey - 17 h: Mme Juliette Coudray; église.
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    21 Le Temps Jeudi 11avril 2013 Culture&Société PUBLICITÉ <wm>10CFWMMQ7CQAwEX-TTrn0bJ7hE6aIUiP4aRM3_K3J0FFPtzB5HqeHHfT-f-6MIbrBcA8GiZ5O28lDzXArhcjBuVKc8s__5BizRgTEdQ5hrUNavwQcjLubDmDXW9nm9vxyiOVeAAAAA</wm> <wm>10CAsNsjY0MLQ00DW3MDYwNgQAvLKULg8AAAA=</wm> promoted by: Victoria Hall Genève Samedi 20 avril2013 20h30 B r a n f o r d MarSaliS & J o e y CalderazzoThe art of the duo loCaTioN : Ticketcorner–www.ticketcorner.com Fnac – www.fnac.ch Tél. 0900 800 800 (CHF 1.19/min) La Poste, Manor, CFF • GENÈVE: Globus, Centre Balexert, La Praille <wm>10CE2LOw7CUAwET-SnXX9ijEuULqJA6V-DqLl_RZKKYpvZmW3rGLj2WJ_7-mqCBcmbwaupOSKqNXNkRcNhCtqdPH6PA_37AizmwDwdgQtskqIlxHToPKuLGRDj-_78AN1uPSSAAAAA</wm> <wm>10CAsNsjY0MLQ00DW3MDYwsQQASawObw8AAAA=</wm> GRANDS VOYAGES CAPPADOCE Cheminées de fées 04 - 12 mai 2430 fr.* MACÉDOINEGRECQUE Macédoine orientale & Thrace 24 mai - 04 juin 3960 fr.* TURQUIE ORIENTALE Civilisations anatoliennes 25 mai - 09 juin 4190 fr.* ARMÉNIE Grand circuit découverte 1er - 13 juin 3330fr.* * prix TTC par pers incl. vol, chambre double, pension selon prog., car, entrées, guide, taxes Tous nous voyages sous www.geo-decouverte.com Rue du Cendrier 12-14 - GENEVE Tél. 022 716.30.00 Distinguerlesrestaurants quicuisinent«vraiment» > Gastronomie Lancée par les plus grands chefs français, la marque «Restaurant de qualité» entend démêler l’artisanal de l’industriel > Un souci de transparence partagé par les associations de consommateurs helvétiques, qui mijotent un projet cousin Véronique Zbinden Une appellation s’appliquant aux cuisiniers cuisinant. Idée folle entre toutes, tant l’auber- giste de base semble avoir perdu de vue l’idéal de Vatel. 75 à 80% des restaurants français ne ser- vent «que de l’industriel, les autres se battent pour cuisiner des produits frais»: c’est à ces der- niers que s’adresse l’initiative du Collège culinaire de France, pré- sentée ce début de semaine par son président, Alain Ducasse. Cette association créée par une quinzaine de chefs illustres vise à promouvoir la gastronomie: elle lance le label «Restaurant de qua- lité» et appelle tous les profes- sionnels à se mobiliser pour plus de transparence. Le Collège culinaire met en avant le droit du consommateur à être informé et entend redéfinir la profession de restaurateur. Les 150000 restaurants que compte la France sont le fait de deux mé- tiers distincts, note en substance le mouvement: d’un côté, des commerçants qui distribuent des plats industriels tout préparés, de l’autre, des artisans qui trans- forment sur place des produits bruts d’origine connue, à partir d’un savoir-faire culinaire profes- sionnel. Les critères pour obtenir ce la- bel? La transparence sur l’origine des produits et leur préparation sur place, le sens de l’hospitalité aussi, quel que soit le niveau des prix. Des objectifs qui font écho à plusieurs initiatives analogues en Suisse. En 2006 déjà, les trois fé- dérations régionales de consom- mateurss’étaientadresséesàGas- tro Suisse, association faîtière de la branche de la restauration, pour s’inquiéter de la part gran- dissante de la nourriture indus- trielle dans les plats servis au res- taurant et demander davantage de transparence. Les représen- tants des consommateurs appe- laient la direction de Gastro Suisse à définir clairement et dé- clarer en tant que tels les plats issus de «convenience food». Une initiative reçue très froidement. Seul le Tessin avait alors pour- suivi ses démarches pour lancer, en avril 2010, son propre label, «Ristorante che cucina» (restau- rant qui cuisine). «Nous n’avons rien à redire sur le choix des res- taurateurs de servir de la «conve- nience food», par commodité, pour des motifs économiques ou pour mieux gérer l’affluence à certaines heures», relève Laura Regazzoni, secrétaire générale de l’ACSI, l’association des consom- mateurs tessinois. Mais le client doit être averti: si on lui sert des lasagnes industrielles au prix des lasagnes artisanales, c’est une tromperie.» Les restaurateurs tessinois qui adhèrent à l’initiative s’engagent ainsi, sur une base volontaire, à déclarer ce qui est fait maison et ce qui ne l’est pas sur leur carte. Pour le plus grand bonheur de leur clientèle: trois ans après la création du label, qui avait ren- contré une franche hostilité des responsables locaux de Gastro Suisse, une soixantaine d’établis- sements arborent l’autocollant bleu de l’ACSI – surtout dans le moyen de gamme et les grotti. Un nombre encore relativement fai- ble, témoin selon Laura Re- gazzoni de l’ampleur du phéno- mène «convenience food». Le Tessin pourrait toutefois servir de modèle à un label natio- nal. En décembre dernier, en pleine fraude des lasagnes, Adèle Thorens, conseillère nationale vaudoise, avait lancé une inter- pellation au Conseil fédéral. Et reçu une réponse, poliment inté- ressée: en deux mots, non, il n’est pas acceptable d’abuser le cha- land, mais laissons l’initiative aux milieux professionnels plutôt que de prendre des mesures coer- citives. Ladémarchedel’éluevaudoise a suscité un vaste élan, de nom- breux courriers de remercie- ments émanant de restaurateurs: elle lui a aussi valu d’entrer en contact avec des responsables de Gastro Suisse. A cette première plateforme se sont joints les asso- ciations de consommateurs, les responsables de la Semaine du goût et de Slow Food. Un premier groupe de travail doit se réunir prochainement, avec l’espoir d’aboutir à des propositions con- crètes d’ici à l’automne. Adèle Thorens privilégie une solution volontaire, selon les mo- dèles tessinois et français, dans le sens d’une meilleure transpa- rence. Si rien ne bouge, cela dit, elle entend bien revenir avec des instruments parlementaires. De son côté, Gastro Suisse en- tend participer à «des discussions constructives mais s’opposera à tout carcan: d’accord pour la mention de provenance, mais pas question de transformer les me- nus en bottins, souligne Frédéric Haenni, président de Gastrovaud et membre du conseil de Gastro Suisse. Encore faudra-t-il s’enten- dre sur les définitions: que dire si la ciboulette est déjà pré-ciselée? Et si le fumet n’est pas maison?» Voilà qui promet quelques chaudes discussions autour de la table. Si le restaurant sert des lasagnes industrielles au prix des lasagnes artisanales, c’est une tromperie Panorama Enchères Masques hopis Une association de défense des tribus, Survival International, demande à la justice française la suspension de la vente, par la maison d’enchères Néret-Minet Tessier & Sarrou à Paris, de 70 masques cérémoniels hopis réclamés par ces Indiens du sud- ouest des Etats-Unis. Les Hopi réclame le retour de ces objets «Katsinam», représentant des esprits et considérés comme sacrés. (AFP) Musée Pickpockets au Louvre Le plus grand musée du monde a fermé ses portes mercredi à Paris en raison d’une grève subite de ses employés, excédés d’être la cible, comme les touristes, de pickpockets de plus en plus nom- breux. (AFP) Etonnant, David Bauhofer. Lorsqu’il crée un one-man-show, il déroule à une vitesse vertigi- neuse une galerie de personna- ges rocambolesques (A tout berzingue, Les Vainqueurs). Et quand il monte une pièce de boulevard, genre qu’on attend haletant et trépidant, le metteur en scène genevois s’offre une escapade presque planante dans la comédie musicale des années 60. La Poudre aux yeux au Théâtre de Carouge, c’est une heure trente de dépaysement kitsch chanté et dansé, style Parapluies de Cherbourg. Réussi? Déconcer- tant, en tout cas, et personnel. Le charme prend, sans totalement évacuer l’effet de flottement. La Poudre aux yeux, comédie d’Eugène Labiche, raconte com- ment deux familles petites-bour- geoises tentent de se hisser financièrement au travers des noces de leurs enfants. L’idée? Paraître plus aisées qu’elles ne le sont pour que les dots emprun- tent ce même ascenseur social. Loge au Théâtre des Italiens, personnel de maison exotique (Josette Chanel), repas somp- tueux, rien n’est trop grand pour épater la galerie. Au final, le subterfuge est découvert par le personnage le plus terre à terre, le salutaire Oncle Robert (Gas- pard Boesch, joker des rôles secondaires), et les parents terri- bles sont renvoyés à leur incon- fort relatif tandis que les tourte- reaux (Daniel Leveillé et Lou Mastrangelo, adorables) s’adon- nent à leur amour absolu. Dans le théâtre de boulevard du Second Empire, l’argent est souvent le moteur de l’intrigue. Plus particulièrement, la rente, garante de sécurité pour les générations futures. D’où la pertinence de l’argument en 1861, date de la création à Paris. Aujourd’hui, le motif est moins vif et il faut trouver ailleurs la raison d’une telle production. David Bauhofer la trouve dans l’évocation nostalgique des sixties. En convoquant en fond sonore Henry Mancini, composi- teur fétiche de Blake Edwards (La Panthère rose, Breakfast at Tiffany), et en recréant avec Audrey Vuong et Katrin Zingg intérieurs et costumes d’époque, le metteur en scène réussit ce plongeon dans le temps. Les chansons écrites par lui et mises en musique par Jean Du- perrex renforcent encore cet effet vintage et le spectacle vo- gue doucement sur ce parfum d’antan. L’ennui, c’est que Caro- line Cons, Sybille Blanc, Pierre Aucaigne et Jean-Philippe Meyer, qui composent le quatuor de parents, passent au second plan malgré leur talent. Comme si leur seule fonction était d’ani- mer ce tableau édulcoré. Du coup, le spectacle perd en nervo- sité (et aussi en nécessité) ce qu’il gagne en effet d’ensemble. Et le public, qu’on a senti déconcerté le soir de la première, ne rit qu’à moitié. Reste l’étrangeté et la singularité de cette proposition joliment surannée. Marie-Pierre Genecand La Poudre au yeux, Théâtre de Carouge, Genève, jusqu’au 28 avril, 022 343 43 43, www.tcag.ch, 1h30. Critique: «La Poudre aux yeux», au Théâtre de Carouge, à Genève QuandEugèneLabiches’invitechezJacquesDemy Les Ratinois en visite officielle chez les Malingear. Dans un décor sixties, parades et grands tremblements pour faire illusion sur sa condition. ARCHIVES MARCVANAPPELGHEM PUBLICITÉ LeMetreçoit un«don extraordinaire» > Peinture Leonard Lauder cède sa collection cubiste AFP Le milliardaire américain Leo- nard Lauder a décidé de donner au Metropolitan Museum de New Yorkuneextraordinairecollection de 78 œuvres cubistes, estimée à 1 milliard de dollars. Assemblée patiemment durant trente- sept ans, elle «est l’une des plus importantes au monde», a précisé le musée. Elle compte notamment 33 œuvres de Pablo Picasso, 17 de Georges Braque, 14 de Juan Gris et 14 de Fernand Léger, et un nom- bre inégalé de chefs-d’œuvre et travaux iconiques du cubisme, a précisé le musée. Période la plus innovante La collection est largement composée d’œuvres réalisées en- tre 1909 et 1914, durant la pé- riode la plus innovante du cu- bisme. Parmi les Picasso figurent notamment Notre avenir est dans l’air (1912), Eva (1913) et Vive la France (1914-1915). Parmi les Bra- que, Coupe à fruits et verre (1912) etLeviolon/Mozart/kubelick(1912). Une première exposition sera visi- ble à l’automne 2014. Leonard Lauder, âgé de 80 ans, estlefilsdeJosephetEstéeLauder, cofondateurs de la multinatio- nale Estée Lauder Inc., spécialisée dans les produits de beauté, dont Leonard Lauder est président. Il est, avec son frère Ronald, l’un des plus importants collectionneurs et soutiens de l’art à New York, et a également donné des centaines d’œuvres d’art au Whitney Mu- seum of American Art.
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    Culture&Société Le Temps Jeudi 11avril 2013 22 Norbert Creutz C’est un cinéaste investi d’une mission.L’Argentin BenjamínAvila estdevenuréa- lisateur pour raconter une histoire, la sienne, celle d’une enfance marquée par les années de la dictature militaire dans son pays (1976-1983). A l’arrivée, Enfance clandestine, film qui a raflé tous les prix nationaux (Premios Sur) après avoir été présenté l’an dernier à la Quinzaine des réalisateurs can- noise, n’est plus tout à fait son his- toire. Plutôt une version romancée. Mais au vu d’un surprenant succès populaire qui a rouvert le débat sur ces sombres années trop vite ba- layées sous le tapis, c’était sans doutelebonchoix.A40ans,cerude gaillard qui n’a pas de mots trop durs pour le nouveau pape, com- promis à ses yeux, revient sur un film qui a tout changé pour lui, après une vingtaine d’années d’ap- prentissagedansl’ombre. LeTemps:Cepremierfilmdefiction estlerésultatd’unlongprocessus. PUBLICITÉ <wm>10CFWMqw4DMQwEv8jR-pncGVZhUUFVblIV9__RKccKBqw0O2ulN9w85vM9X8ngA9SHBCwlopn3NHhTt4RhCFhP7sLioX86AaEG1FZo71EcJCB4wbxYd6D2GdJ-n-8FWjtxrH8AAAA=</wm> <wm>10CAsNsjY0MLQ00DW3MDIzMAEAJw7iyQ8AAAA=</wm> 13, 14 & 15 MAI 20H30 Le Dindon Georges Feydeau Philippe Adrien Photo : © Chantal Depagne Palazon <wm>10CFWMKw4CQRAFT9ST9_o3Ay3Jug2C4NsQNPdXZHCIclV1nhUDP27H_Xk8iuAFMpdORGnm8JhFs6G6CkpX0K4Mmprn-vMFSHOgtyNQoTdDqIJo02zaPvSuMcfn9f4CUrBpXoAAAAA=</wm> <wm>10CAsNsjY0MLQ00DW3MDI3MAUAhlQnvw8AAAA=</wm> E x p o s i t i o n Anne M. Bourgeois du 11 avril au 12 mai 2013 Galerie nane Cailler Av. des Deux-Ponts 10 - 1009 Pully - 021 728 23 01 Les jeudis, vendredis, samedis de 15 h à 20 h et les dimanches de 11 h à 17 h «J’aigardéune visiond’enfant» > Cinéma Benjamín Avila rouvre les blessures de l’Argentine dans «Enfance clandestine» > Rencontre avec son auteur, qui raconte là sa propre histoire Sonscénarioavaitétépriméau FestivaldeLaHavaneen2009déjà! BenjamínAvila:C’estlàquetout s’estdébloqué,mepermettantde trouverunproducteurenlaper- sonnedeLuisPuenzo.Maissil’on veutvraimentremonteràl’origine, c’estàl’âgede13ansquejemesuis juréderéaliserunjourunfilmqui raconteraitmonenfance.Depuisce temps-là,jemesuispréparé,en étudiantlaphoto,lethéâtreetle cinéma.J’aicommencéàécrirele scénarioen2002.Entre-temps,j’ai réaliséuncourtmétrage,VeoVeo, quiétaitunesortedebrouillon,et undocumentairesurlesenfants disparusdeladictature,Nietos.En 2007,j’avaisunpremierscénario prêt,maisencoreaucunfinance- mentenvue.C’estdiresijemesens libéréd’yêtreenfinarrivé! –Lesujetétaitencoreconsidéré commedélicatparlesproducteurs? –Non,ilyadéjàeuuncertain nombredefilmssurlapériode,de L’Histoireofficielle dePuenzoàL’Œil invisibledeDiegoLerman.C’était plutôtlaréaction:«Encoreun?»Ila falluconvaincrequecelui-ciserait différent.Demoncôté,jerêveque cesujetdevienneunvéritable genre,commelesfilmssurla guerreduVietnamauxEtats-Unis. –Pourquelleraisonvousêtes-vous éloignédevotrepropreexpérience? –Jemesuisrenducomptequeje voulaisréalisercefilmpourune générationtoutentière,passeule- mentpourmoi.Etpuiscen’était pasundocumentaire,lerapportau réeln’estpasaussidirect.Enréalité, j’avais7ansaumomentévoquépar lefilm,etungrandfrèrede8ans. Maisà12ans,quiestl’âgedeJuan danslefilm,oncomprenddéjà plusdechoses.Ilsentvraimentle dangerencouruparsafamille,il s’ouvreàl’amour,etpourlepublic, ildevientplusfaciledes’identifierà lui.Apartirdelà,encouragépar moncoscénaristeMarceloMüller, quiestBrésilien,jemesuissenti pluslibrepourréinventer.Cequi neveutpasdirequecequejemon- trenesoitpasvrai.Lasœurencore bébédeJuan,parexemple,estlàen souvenird’unpetitdemi-frèreque j’airetrouvécinqansplustard. –En1979,lacausedevosparents Montonerosétaitdéjàperdue? –Oui.LesMontonerosétaientun mouvementpéronistequis’est radicaliséàgaucheaufildesannées 1970,enparticulieraprèsleurrejet parPéronlui-même.Leuraction, souventviolente,aétédiscutable. Maisilfautseremettredansle contexteetsedemanderquelchoix ilsavaient.Danslaréalité,seulema mèreadisparu.Nousnesavons toujourspascequiluiestarrivé. Adolescent,j’enaiterriblement vouluàmesparentsd’avoirfait passerl’idéologieavantnous.Mais quandj’aieu20ans,l’âgedema mèrequandellem’aeu,jemesuis soudainsentiidiotetelleestdeve- nuepourmoiunesorted’héroïne. Puisà30ans,quandjesuisdevenu pèreàmontour,j’aimieuxcompris lechoixdemesparentsetilsme sontdevenusbeaucoupplushu- mains.Cequejeretiensavanttout, c’estleurengagementpourunidéal collectif,jusqu’àmettreleurvieen jeu.Unefoiquinousmanque aujourd’hui.Bref,monregard là-dessusabeaucoupchangé. –Danslefilmpourtant,vousadhé- rezaupointdevued’unenfant encoretrèsinnocent… –C’étaitlaconditionpourréaliser unfilmplusuniversel.Cequele garçonmanqueencompréhension delapolitique,illecompensepar laforceduressenti.Malgrémon jeuneâgeàl’époque,j’aigardédes souvenirsextrêmementvifs.Enfait, laclandestinitéétaitnotrenorma- litéànous.Etaujourd’huiencore, j’ailanostalgiedecemodedevie qui,paradoxalement,nousrappro- chait.Parchance,jepensequej’ai enpartiegardéunevisiond’enfant. Acetâge-là,toutsemblesoittrès grandsoittrèspetit,soittrèsprès soittrèsloin.Pareilpourlessons. C’estpourquoij’aibeaucoupporté lacaméraetimprovisélescadrages. J’aiaussiessayédeneretenirque desscènesimportantesdontJuan sesouviendraitsaviedurant.Sile filmaunecertaineforce,jepense quecelavientdelà. –Etlesséquencestraitéesenanima- tion,c’estl’enfantqui«filtre»cequi étaittroptraumatisantpourlui? –Laviolenceadéjàététraitéede tantdemanièresquejecraignais unaffadissement.C’estKillBillde Tarantinoquim’asoufflélasolu- tion,avecsondéferlementde violencesoùlaseulescènequiait unvraiimpactémotionnelestcelle traitéedupointdevuedel’enfant. Juan (Teo Gutiérrez Moreno) et l’oncle Beto (Ernesto Alterio). Des clandestins bien en vue. ARCHIVES PYRAMIDEDISTRIBUTION Dansmonfilm,lareprésentation qu’ils’enfaitdanssatêtedevient plusfortequ’uneimage«réelle». –Lesuccèsd’«Enfanceclandestine» enArgentinevousaréconforté? –Lasortieaétéincroyable.Lancé avec35copies,danslamoyenne d’unfilmnational,ilaconnuun bouche-à-oreilletelqu’ilafalluen tirer50deplus.Puisilestresté quatremoisàl’affiche,suscitantun vraidébatsurdesquestionsqueje nefaispourtantqu’effleurer:la résistanceàladictature,laviolence politique,lesenfantsdisparus,etc. Preuvequ’ilestsansdoutearrivéau bonmoment,malgrélestrentean- néesécouléesdepuis. Un«Aboutdecourse»argentin > «Enfance clandestine» fait penser à une version latino du beau film de Sidney Lumet 1979. Juan, 12 ans, et sa famille reviennent s’installer sous une fausse identité dans la banlieue de Buenos Aires, après quelques an- néesd’exilàCuba.Sesparentsetson oncle Beto font partie d’un groupe de guérilleros en lutte contre la junte militaire qui les traque. Pour ses profs et amis à l’école, même Maria dont il tombe amoureux, Juan se nomme cependant Ernesto. Il ne doit pas l’oublier, car le moin- dre écart pourrait leur être fatal… Vu d’ici, voilà un scénario qui of- fre de troublantes similitudes avec le magnifiqueA bout de course (Run- ning on Empty, 1988) de Sidney Lu- met. Un film avec le jeune River Phoenix qui rappelait aux Etats- uniens l’existence des anciens «terroristes» du Weather Under- ground. Hasard ou non, le film de Benjamín Avila fait la même chose pour les Montoneros d’Argentine. Gauche sentimentale Gros succès au pays, interprété par des acteurs connus hormis les enfants, Enfance clandestine a appa- remment eu un effet cathartique. Cen’estdeloinpaslepremierfilmà revenir sur la «sale guerre», mais sûrement l’un des plus émouvants. On apprécie le regard à hauteur d’enfant, bien assumé en termes de mise en scène – dont des scènes de violence traitées en forme de «ro- man graphique». Par contre, à force de privilégier les sentiments par rapport à la politique, l’engage- ment des parents reste aussi vague qu’idéalisé. Du fait qu’il s’agit là de souvenirs personnels retouchés? A l’évidence, c’est à la fois la force et la limited’unfilmquirisquedeparaî- tre ici nettement plus anodin.N. C. VV Enfance clandestine (Infancia clandestina), de Benjamín Avila (Argentine/Espagne/Brésil, 2012), avec Teo Gutiérrez Moreno, Ernesto Alterio, Natalia Oreiro, César Troncoso, Cristina Banegas. 1h52. Beautésdesartsdansl’Antiquité > Sculpture La famille Barbier-Mueller expose sa fascination de la figure humaine Les arts de l’Antiquité mis en scène au Musée Barbier-Mueller, dans des locaux assombris qui fo- calisent la lumière sur les pièces, ne se limitent pas à la période classi- que. Les pièces remontent à la ge- nèse de cette période, depuis le IVe millénaire avant notre ère, pour nous conduire jusqu’au IIIe siècle à Rome. Un certain nombre de por- traits sculptés, ou coulés dans le bronze, illustrent la fascination des collectionneurs – Josef Mueller, son beau-fils Jean-Paul Barbier et ses petits-fils – pour la figure humaine, ses caractères, sa beauté intérieure, captée et restituée par les artistes. Après cette entrée en matière auprès de têtes légendaires (Héra- clès) ou profanes, acquisitions anciennes ou coups de cœur ré- cents, on découvre dans une petite salle des statuettes cycladiques du IIIe millénaire av. J.-C., effigies styli- sées, plates, sobres et hiératiques, parfoisenformedeviolon(femmes assises),quiontpuinspirerl’artmo- derne. Quelques détails, parfois, depetitsseins,desentaillesàlabase du cou, l’esquisse de bras, permet- tentd’insistersurlaformeducorps, son pouvoir de sensualité ou de vie. Le marbre, lisse et blanc, ajoute au sentiment de pureté, et d’immorta- lité, ces pièces plusieurs fois millé- naires semblant échapper totale- ment aux dommages du temps. Dans la mezzanine sont réunies des œuvres de différentes civili- sations de l’Asie mineure et de l’Egypte, et notamment une autre statuette féminine, à peine plus jeune que les pièces des Cyclades: originaire de l’Oxus (Asie centrale), cette princesse de Bactriane en chlorite et calcite paraît également moderne, avec sa jupe gonflée, ses formes généreuses et schématisées, son visage vide d’expression. Curio- sité, une main du Ve siècle avant notre ère semble venir à notre ren- contre, gage de la permanence de notreespèceetdenotresavoir-faire. Entre la Grèce et Rome On admirera les portraits du Fayoum, le visage bon, le regard in- telligent, tels que les artistes les ont sculptés et peints, en souvenir du défunt. Ces portraits seraient plus prochesdelaconceptionréalisteen vigueur à Rome que de l’idéalisa- tion égyptienne. De retour au rez-de-chaussée, on observera le contraste entre cettetêtedejeunehommedatéedu Iersiècleavantnotreère,visagehar- monieux, aux orbites vides, jadis occupées par des yeux en os ou en métal, et cette plus tardive effigie d’un homme d’âge mûr, aux rides bien marquées et au visage asymé- trique,dansunsoucidevérismequi excluttoutecomplaisance.Oucom- ment Rome s’est affranchie des in- fluencesdelaGrèce,lesacomplète- ment assimilées. Laurence Chauvy Arts de l’Antiquité. Une collection centenaire. Musée Barbier-Mueller (rue Jean-Calvin 10, Genève). Jusqu’au 20 octobre. GORKAESTRADA >> Sur Internet Quelques images de l’exposition www.letemps.ch
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    23Culture&Société Le Temps Jeudi 11avril 2013 Catherine Cochard Ilfautrevenirpresquevingtans en arrière. A la fin des années 1990, un chef – Ferran Adria – fait énormément parler de lui, de sa cuisine et du restaurant dans le- quel il œuvre, le légendaire El Bulli situé à Roses, sur la côte cata- lane de l’Espagne. L’homme est passé maître dans l’art de la gas- tronomie moléculaire. Au début des années 2000, Ferran Adria accède au rang de superstar de la discipline, ultra- médiatisé et ultra-demandé, sacré à plusieurs reprises meilleur chef du monde. El Bulli – lui aussi réci- piendaire de multiples titres ho- norifiques – reçoit chaque année près de 2,5 millions de demandes de réservations, alors qu’il n’est ouvert que six mois par an. Malgré ce succès planétaire, le 30 juillet 2011, Ferran Adria dé- cide de fermer l’établissement. Le maestro veut se concentrer sur sa cuisine,lafaireévolueretexplorer de nouvelles voies gustatives. Puis partager les résultats de ses inves- tigations au sein de la elBulli- Foundation (une fondation ins- tallée dans les murs originels d’El Bulli), tout en nourrissant un autre projet, la Bullipedia, soit une encyclopédie. «La vocation de la elBulliFoun- dationestdouble,expliqueFerran Adria. Nous voulons en premier lieu préserver l’héritage d’El Bulli, c’est-à-dire aussi bien son espace physiquequelesdécouvertesculi- naires que nous avons faites du- rant l’exploitation du restaurant. Ainsi, l’ancien établissement sera transformé en un lieu qui ac- cueillera différentes activités – une exposition permanente, des manifestations ponctuelles, des colloques – pour montrer la ri- chesse de la créativité en gastro- nomie. Avec la Bullipedia, nous voulons archiver toute l’histoire de la cuisine, des origines à nos jours, puis mettre à disposition des cuisiniers du monde entier ce savoir, sur Internet, pour les aider ainsi à développer leur art et affi- ner leurs recherches.» C’est pour financer cette fonda- tion et ce projet d’encyclopédie en ligne que Ferran Adria offre à l’en- can l’intégralité de la cave d’El Bulli soit un total de 8807 bou- teilles auxquelles viennent s’ajou- ter d’autres lots constitués de plu- sieurs objets ayant participé à la vie du restaurant, comme par exemple une veste de cuisine ayant été portée par le chef et si- gnée de sa main (lots 7545 et 7546, estimation 1000 dollars). Confiée à Sotheby’s, la vente se déroule en deux sessions, la pre- mière ayant eu lieu à Hongkong le 3 avril (518 lots, dont 73 objets d’art les plus puissantes du mar- ché. En aucun cas on ne pourrait comparer l’expérience culturelle qui consiste à participer à cette vente à la démarche – marchande, populaire – qui consisterait par exemple à miser sur un objet vendu lors de la succession d’un illustre inconnu!» El Bulli entretenait déjà cette idée d’exclusivité. Le restaurant n’était ouvert que de juin à dé- cembre et les réservations pour l’annéesuivantesefaisaientlelen- demain de la fermeture. Avec une disponibilitéde8000couvertspar saison pour 2 millions de deman- des,ElBulliaffichaitcompletpour tout l’exercice suivant en un seul jour seulement… «Le plus impor- tant en fin de compte, ça n’était pas d’avoir goûté à la cuisine du chef, mais c’était d’y être allé et de pouvoir ensuite s’en vanter en so- ciété!», continue Vincent Gré- goire, qui a eu le privilège de s’as- seoir à une des tables de l’établissement. «Derrière cette vente se cache aussi la promesse d’enfin pouvoir appartenir à la tribu. Vous n’avez pas pu manger chez El Bulli? Prenez part à la vente,vouspourrezainsifairepar- tie du club en misant sur un tire- bouchon! Il y a quelque chose de très christique dans cette histoire: il s’agit d’acquérir un peu des reli- ques du saint! Ce qui tombe à merveille pour une vente prenant place juste après Pâques!» Et juste avant l’Ascension. ©SOTHEBY’S Lacaved’ElBullisouslemarteau > Marketing Sotheby’s propose une vente en deux temps des bouteilles et objets du restaurant dans lequel le Catalan Ferran Adria s’est fait connaître > Une mise à l’encan qui repose sur la renommée du chef star > Et qui en rappelle stratégiquement d’autres: les bijoux de Liz Taylor ou la collection Saint Laurent-Bergé issus du service et de la cuisine du restaurant) et la seconde prenant place le 26 avril prochain à New York(625lots,dont81objetsissus pareillement du service et de la cuisine du restaurant). Des lots aux estimations variées – de 150 dollars pour la plus basse à 40 000 dollars pour la plus éle- vée –, capables d’intéresser un très vaste public d’acheteurs. A noter parmi les pièces de choix: le lot 6015 soit 3 bouteilles degrandcruRomanéeConti1990 (estimation: entre 32 500 et 47 500 dollars) ou le lot 6227 soit 6 magnums de Château Latour 2005 (Pauillac, 1er Cru Classé, en- tre 7000 et 10 000 dollars). Sans oublier le clou de la vente, double pour satisfaire aussi bien les ache- teurs à Hongkong que ceux à New York: un dîner pour 4 en compa- gnie de Ferran Adria lui-même dans un restaurant de tapas de Barcelone (lots 6518 et 7625, esti- mation 5000 dollars). Lors de la venteasiatiquedu3avril,celotfut adjugé pour 28 269 dollars. Ce qui frappe avec cette double enchère, c’est la stratégie de mise en avant de la marque «El Bulli/ Ferran Adria» choisie par Sothe- by’s, chaque élément de la vente portant la mention du mythique restaurant. «Ferran Adria est un génie qui a grandement participé à lancer la mode de la cuisine mo- léculaire, note Philippe Ligron, professeur de cuisine à l’Ecole hô- telière de Lausanne et animateur de l’émission Bille en tête sur La Première. Il est arrivé au top de sa discipline et veut à présent explo- rer d’autres domaines, ce qui est très bien: l’homme ne vit pas sur ses acquis. Et puis il faut aussi dire que les modes changent, évoluent et le public est toujours deman- deur de nouvelles tendances gas- tronomiques. Cette vente, c’est avant tout du marketing: on mise sur le nom, le mythe El Bulli pour attirer les enchérisseurs.» Cette vente, sa façon de jouer sur la marque «El Bulli» et la per- sonnalité de Ferran Adria, rap- pelle d’autres enchères usant d’une stratégie semblable. On peut citer en exemple la vente de la collection d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en février 2009, ou la dispersion des bijoux d’Eliza- beth Taylor en septembre 2011, toutes deux chez Christie’s. C’est bien simple: chaque an- née, les auctioneers organisent des événements autour de per- sonnalités connues de manière à augmenter la portée médiatique de la vente et intéresser une clien- tèlepluslargequecelledesenché- risseurs coutumiers des mises à l’encan. De surcroît, c’est un fait avéré, tout objet ayant connu les faveurs d’une star voit sa valeur s’envoler lorsqu’il passe sous le marteau des enchères, l’aura de la personne d’exception augmentant la pré- ciosité de l’objet. «Cette vente cor- respond à un positionnement stratégique adopté par la maison de vente aux enchères, développe VincentGrégoire,directeurdudé- partement Art de vivre du bureau de style parisien Nelly Rodi. Le message qu’on cherche à trans- mettre est clair: cette mise à l’en- can a été pensée par un esthète, chaque objet ayant été «adoubé» par le chef catalan.» La «légende vivante» Ferran Adria selon le terme utilisé par la directrice du département Vins chez Sotheby’s, Serena Sutcliffe, dans le texte d’in- troduction du catalogue de la vente. «L’auctioneer montre qu’il joue dans la cour des grands, qu’il évoluedanslemêmesegmentque les maisons de luxe et les galeries Ferran Adria, le chef catalan, superstar de la cuisine moléculaire et de cette double vente chez Sotheby’s. ARCHIVES Marché de l’art PUBLICITÉ Le billet de Catherine Othenin-Girard* Artet cinéma L’imageenmouvementestd’ac- tualitéenSuisseencepremier trimestre2013:quecelasoitles expositionsdeSteveMcQueenau SchaulageràBâle,dePhillNiblock chezCircuitàLausanne,lesderniers filmsd’EmmanuelleAntilleetde MarcBauer,lascénographiemulti- médiadel’actuellepiècemontéepar OscarOstermeier,ouStartMaking Sense!,lerécentcolloquedelaHEAD àGenève.Forceestdeconstaterque lesprofessionnelsdumilieudel’art s’interrogentsurlestatutducinéma entantquemoded’expression transdisciplinaire.Etilsconstatent que,pourlaplupartdesartistes, qu’importelemédium(delavidéoà lapellicule,delaprojectionàl’ins- tallation),l’essentielrésidedansle faitdetrouverlemoyenélectifpour traiterdeleursujet. Maisquidducollectionneurdans cetteexplorationdesrelationsentre l’artetlecinéma?Existe-t-ilencore unmarchéprivépourcetypede productionartistiqueautreque l’institution,l’écrand’ordinateurou lasalledecinéma?Onauraitenvie derépondreparl’affirmative. Commel’affirmeJean-LucGodard, «[…]lagrandehistoireestcelledu cinéma,elleestplusgrandequeles autresparcequ’elleseprojette», doncelleimpliquele«collection- neur-regardeur»dansl’exercicedu «voir»,etelleluifaitprendredes risquesetluipermetainsides’af- franchirdesgenresetdescodes dominants. Dèslors,ilresteàpisterlesartis- tesquijouentaveccepostulattels HughScott-Douglas(TheImmediate Release,TheCabinetofDr.Caligari, 2013)outre-Atlantique,ou,plus proche,lesœuvresd’UrielOrlow (RemnantsoftheFuture,2010-2012), d’AdrienMissika(Dome,2012)oude CyprienGaillard(Pruitt-IgoeFalls, 2009),quipoussentencoreplusloin lalibredispositionetlapossible appropriationdesimagessurun modeimmédiatetintimeàlafois. Quoideplusséduisant! * Chaque mois, un(e) expert(e) propose sa lecture du marché de l’art. Aujourd’hui, Catherine Othenin-Girard, historienne de l’art et conservatrice de la Collection d’art de la BCV. «Nous voulons faire l’histoire de la cuisine, des origines à nos jours, puis mettre à disposition ce savoir» «C’est avant tout du marketing: on mise sur le nom, le mythe El Bulli pour attirer les enchérisseurs» <wm>10CFWMoQ7DMAxEv8jRne00cQ2rsmpgKg-Zhvf_aE1ZwUkPvHfHkbXg3ra_zv2dBAPSutF6UlupNdKA4k0TjlDQViqMF8fDF2AxB8Z0BC6IQQr0hu6DNh_GrKHl9_n-AXsykI-AAAAA</wm> <wm>10CAsNsjY0MLQ00DW3MDY0tgAAL2CKVg8AAAA=</wm> EXPOSITION AU CHÂTEAU les 20, 21 et 26 avril 1276 Gingins VENTE AUX ENCHÈRES EXCEPTIONNELLE DU CONTENU DU CHÂTEAU DE GINGINS WWW.HOTELDESVENTES.CH TÉL. 022 320 11 77
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    Eclairage Le Temps Jeudi 11avril 2013 24 EDDYMOTTAZ Marco Danesi Lavoixtrèsbritishsematérialise un matin de mars aux Diablerets. Après une longue conversation au téléphone quelques jours aupara- vant, Michael Liebreich débarque en personne avec Alice, son épouse, et la plus grande de ses trois enfants dans un café de la station vaudoise. Propriétaire d’un chalet dans la localité de la commune d’Ormont- Dessusdepuis2010,ilypassequel- ques semaines par année. Il a comme voisins d’autres sujets de la reine Elisabeth, lointains héritiers des pionniers anglais aux sources du tourisme dans les Alpes roman- des. L’homme aime skier. Il a été champion de freestyle. Il a parti- cipé aux Jeux olympiques de 1992 à Albertville, en France. Il a même coécrit un livre sur le profil du skieur complet. Aujourd’hui, l’an- cien athlète est toujours en forme et mène, à 49 ans, une vie d’entre- preneur comblé. Au bout du vallon de la Grande Eau, l’ingénieur et diplômé de la Harvard Business School fait da- vantage que télé-travailler et slalo- mer sur les pentes enneigées: il se préoccupe du sort des Diablerets. Tout naturellement, Michael Lieb- reich marie ses intérêts profession- nels à ses loisirs. Expert en déve- loppement durable, «sans être écolo ni de gauche», il imagine la stationenforumplanétairedusec- teur. En 2012, il a convié au seuil du glacier de Tsanfleron une pléiade de spécialistes, décideurs et inves- tisseurs pour battre les chemins vers une économie verte. Cette an- née, il récidive le 29 août prochain. Homme de réseaux au carnet d’adresses «hallucinant», il aime nouer des liens, provoquer les ren- contres.Ils’étonned’uncertainim- mobilisme helvétique en la ma- tière, «car la Suisse possède les connaissances scientifiques et technologiques. Il y a de l’argent pour des projets…» Communica- teur, il croit que le développement durable pourrait devenir le bran- ding, la marque de fabrique du vil- lage. Malheureusement,ThomasSch- midt ne sera plus là. Son complice de la première édition et trait d’union avec les autorités commu- nales vient de décéder abrupte- ment. Michael Liebreich confesse sa tristesse. Et un certain abatte- ment. Puis l’enthousiasme revient, d’abord pudiquement, ensuite franchement. L’homme parle, es- quisse des scénarios, dépeint des horizons impensables pour Les Diablerets, qui vivent une pé- riode tourmentée, en quête d’ave- nir. Alors que les changements cli- matiques menacent les stations à basse altitude. Dans l’immédiat, c’est la survie de la télécabine du domaine d’Ise- nau qui est en jeu. Vieillissante, bientôt privée de concession fédé- rale,l’installationdoitêtrerempla- cée. Le parlement communal vient d’adopter un projet de nouvelle re- montée. L’engin va survoler le vil- lage et assurer la liaison avec les pistes du Meilleret, dévalant la montagne qui fait face à Isenau. Pour ce faire, il faut trouver 3,4 millions. Le canton prêtera le reste, soit 13,6 millions. Le do- maine, après en avoir été exclu, a été réintégré au programme can- tonal Vision Alpes vaudoises 2020 qui dessinera le paysage touristi- que et économique de la région pour les prochaines décennies. Le canton dévoilera les contours défi- nitifs de la planification en cours d’année. Les résidents et les vacanciers ont été sollicités. La récolte des fondsdoitaboutird’iciàlafindela saison de ski. Pour l’heure, un peu plus de 1,2 million de francs a été souscrit au sein d’une fondation créée à cet effet. Le délai est court, pour certains trop court, mais la Michael Liebreich. Expert en dévelop- pement durable, «sans être écolo ni de gauche». LES DIABLERETS, 22 MARS 2013 collecte se poursuit. Une campa- gne de communication va relancer les enchères, indique le municipal Jean-Marie Schlaubitz. Leprojetabeaucoupdesuppor- ters mais également des ennemis. Les propriétaires et locataires des immeubles et maisons sur lesquels planera la télécabine promettent oppositions et recours aux tribu- naux. D’autres réclament une ré- novationsurletracéactueldel’ins- tallation.Bref,labatailles’annonce rude sur fond de restrictions de bâtir après le succès récent de l’ini- tiative Weber et de la révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire. Isenau, explique encore Jean-Marie Schlaubitz, est devenu la pièce maîtresse, emblématique du développement durable que la municipalité souhaite. En 2004, Michael Liebreich, qui a un passé de consultant dans l’univers du management et de la télévision, crée New Energy Fi- nance. La société fournit aux inves- tisseurs des informations dans le domaine des énergies propres. Les clients – des administrations pu- bliques, des organisations interna- tionales et des compagnies privées – disposent de données en continu qui leur permettent d’élaborer leurs stratégies. Inspiré, il a com- pris que l’approvisionnement énergétique entamait une révolu- tion qui va bouleverser la planète. Cinq ans plus tard, ce rejeton d’une famille juive réfugiée en An- gleterre vend sa société à Bloom- berg L.P., conglomérat leader de la communication économique et fi- nancière fondé par l’actuel maire de New York. Après la transaction, il garde les commandes de l’ensei- gne basée à Londres, forte de 200 collaborateurs. L’affaire lui permet de construire son «chalet de rêve aux Diablerets». Michael Liebreich a choisi le vil- lage pour son cachet, ses parfums montagnards,lesairsdestationfa- miliale préindustrielle, à mille lieues de Montana, Verbier ou Vil- lars. Avec Alice, il a pisté pendant des mois la destination idéale. Ils ont balisé les vallées avant d’abou- tir au pied du col du Pillon. Au fil des séjours, il découvre le ques- tionnement qui enflamme la sta- tion: «Après l’agriculture, le tou- risme et l’immobilier, sur quoi faut-il miser?» Il comprend que «le futur des Diablerets ne peut plus reposer uniquement sur le ski». Un milliardaire norvégien a nourri cet espoir ces dernières an- nées. Etabli en station, il s’est en- touré d’investisseurs et de person- nalités locales. Sa société a racheté les remontées mécaniques. Les Diablerets vrai village de mon- tagne (DVVM), sa raison sociale, a aussireprisplusieurshôtels.Lasta- tionacruunmomentausalut.Puis les choses se sont gâtées. Le rêve d’une liaison continue et gran- diose entre Villars, Les Diablerets, le col du Pillon et Glacier 3000, en passant par Isenau, a échoué. La fermeture du Grand Hôtel des Dia- blerets, établissement historique, pour le transformer en apparte- ments de vacances a déçu. Les am- bitionsdeDVVMontétérevuesàla baisse. Les critiques à son égard se sont multipliées. De nos jours, la méfiance règne. LesDiablerets Michael Liebreich imagine la station des Alpes vaudoises en forum du développement durable. L’entrepreneur britannique, propriétaire d’un chalet dans le village depuis 2010, est prêt à mobiliser ses nombreux contacts en faveur de la station, qui se cherche un avenir Quoi qu’il en soit, Michael Lieb- reich espère que l’armateur ne se retirera pas des Diablerets. Et que partisans et adversaires dialogue- ront au sujet d’Isenau. Toutes les ressources sont indispensables. Comme les projets qui ne man- quent pas: un centre thermal, une école internationale du dévelop- pement durable, une société de gestion des énergies renouvela- bles. Les autorités, via une large consultation, ont d’ailleurs com- pilé un catalogue de mesures sou- haitables: Vision 2025. «La crois- sance verte» en est le fil rouge, précise Jean-Marie Schlaubitz. Et Michael Liebreich a été un pour- voyeur d’idées, il a offert son ex- pertise, garanti la crédibilité de l’opération, confirme le munici- pal. «On pense aux pays émergents, à l’Asie, à l’Afrique ou alors aux mé- tropoles quand on évoque ces questions. Mais les villages de montagne tels que Les Diablerets méritent à leur tour que l’on s’y attarde», s’enflamme l’entrepre- neur anglais. Bref, «il faut changer demodèlesiLesDiableretsveulent rester vivants, offrir des emplois, ouvrir des magasins. Ne rien faire, c’estleseulvrairisque.»C’estlemot de la fin ou du début. «Il faut changer de modèle si Les Diablerets veulent rester vivants, offrir des emplois. Ne rien faire, c’est le seul vrai risque» renouvelables