1LE TRAITÉ
DOSSIER
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2 LE TRAITÉ
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3LE TRAITÉ
PRÉSENTATION
Le 22 janvier 1963, le général de Gaulle et son homologue allemand
le chancelier Konrad Adenauer signaient le Traité de l’Elysée ; ils
donnaient ainsi naissance à l’Amitié franco-allemande.
Outre les relations internationales et la Défense, c’est le
rapprochement de la jeunesse allemande et française qui est visé
par cet accord. En créant différents organismes, lycées et échanges
franco-allemands le Traité y parvient, et c’est certainement là le
plus bel héritage qu’il nous ait laissé !
Résultat d’une commande de la Fondation et du travail de l’Atelier
du premier acte, Le Traité cherche à retracer la rencontre des
deux géants qu’étaient de Gaulle et Adenauer
Outre un intérêt historique indéniable et des qualités artistiques
véritables, ce spectacle donnera aux spectateurs de précieuses clés
de compréhension des relations qui lient aujourd’hui l’Allemagne,
la France, les Français et les Allemands.
Robert Walter
Directeur du Centre Culturel Franco-Allemand de Karlsruhe
« Une des plus importantes séquences de l’histoire de l’Europe remarquablement interprétée par Alain Moussay et
Jean Philippe Meyer. Merci de l’avoir si intelligemment restituée. »
Robert Grossmann
SOMMAIRE
P5 – Équipe de création
P6 – Note d’intention
P8 – Équipe artistique
P10 – Une tournée franco-allemande
P11 – Un livre
P14 – Entretien avec l’auteur
4 LE TRAITÉ
5LE TRAITÉ
ÉQUIPE DE CRÉATION
Durée du spectacle 1h15
Lionel Courtot
Philippe Huriet
Alain Moussay
Jean-Philippe Meyer
Lionel Courtot
Catherine Javaloyès
Suzon Michat
Michaël Lefèvre
Nicolas Froehner
Michaël Lefèvre
Auteur :
Metteur en scène :
Distribution :
Voix off :
Lumières :
Vidéos et son :
Montages vidéo :
6 LE TRAITÉ
NOTE D’INTENTION
Le Traité présente les moments clés de la naissance du couple
franco-allemand, à travers la mise en perspective de la rencontre
des deux personnages historiques devenus mythes : le général De
Gaulle, chef de l’État français et Konrad Adenauer, Chancelier de
la République fédérale allemande. Ces deux hommes incarnent
l’histoire en marche et le rêve d’union. Par leur volonté, en effet,
l’entente entre les deux peuples devient une réalité, symbolisée
par la signature d’un traité fondateur, moins de 18 ans après la fin
de la Deuxième Guerre Mondiale.
L’idée et l’envie de ce spectacle tiennent dans la présentation et
la mise en valeur, à travers une pièce de théâtre, d’un évènement
majeur de l’Histoire récente. Au travers des échanges entre
les deux hommes, apparaissent en filigrane les enjeux liés à la
réconciliation des deux nations et la naissance du moteur de
l’Europe en construction. La problématique est donc double, il
s’agit à la fois de montrer les circonstances du rapprochement des
deux peuples et l’émergence, dans le débat politique développé
par les deux chefs d’État, de la construction d’une communauté
européenne.
Le spectacle comprend des images d’archives et des
témoignages rares qui mettent en perspective les évènements. Il
revient sur les principaux faits qui vont illustrer le processus qui
mènera à la signature du Traité de l’Élysée, le 22 janvier 1963.
Dans l’intimité des deux chefs d’État se joue le destin des deux
nations. Les mots illustrent les sentiments de chacun et leur mise
en abîme, devant un tel acte chargé de symboles et quasi inespéré
au regard de l’histoire du siècle passé, ils jonglent avec l’espoir, la
grandeur et l’élan visionnaire.
Vidéos disponibles sur le site de la compagnie : www.atelierdupremieracte.fr
7LE TRAITÉ
La pièce, avec une ambition à la fois ludique et pédagogique,
offre au spectateur l’opportunité de revivre les circonstances
historiques et les enjeux à la fois politiques, économiques et
mêmes philosophiques qui augurèrent à l’idée d’un rapprochement
jusqu’alors impensable entre les deux peuples, et de méditer sur le
contexte qui offrait la possibilité de créer une union politique pour
l’Europe au lendemain d’un conflit dramatique sans précédent, et
qui marquerait à jamais les consciences…
Le spectacle se concentre enfin sur la naissance d’une amitié
sincère et profonde, le rapprochement progressif et touchant entre
deux hommes, jusqu’à un final baigné d’émotion.
Lionel Courtot
«  Excellent spectacle, sur la rencontre De Gaulle-Adenauer. 50 ans
après le Traité de l’Elysée, Lionel Courtot a fait revivre avec beaucoup
d’humanité et de profondeur, mais aussi avec humour, le souffle épique
d’une page d’histoire qui a scellé la réconciliation et l’amitié franco-
allemandes. »
Frédéric Huss
« Adenauer  : Encore une chose… Je dois vous demander une faveur,
accordez la grâce de deux anciens dignitaires SS, Karl Oberg et Helmut
Knochen… je ne pourrai obtenir la ratification du traité par le Bundestag qu’à
cette condition.
De Gaulle : Hé bien soit, si telle est la raison d’État… je vais demander à Jean
Foyer, le garde des Sceaux, de préparer le décret de grâce… les condamnés
devront quitter discrètement la France. »
8 LE TRAITÉ
L’ÉQUIPE ARTISTIQUE
Alain Moussay
Né en 1950 au Mans, Alain Moussay fait ses études
secondaires à Lyon où il découvre le théâtre grâce
aux spectacles de Roger Planchon et Marcel
Maréchal. Il suit les cours de Jean Dasté, directeur
de la Comédie de Saint-Etienne ; Philippe Dauchez,
qui dirige la Maison de la Culture de Firminy-Le
Corbusier, lui fait jouer Audiberti, José Triana,
Mrozek.
Il joue dans plus d’une trentaine de spectacles, notamment en 1975
dans Coquin de coq (O’Casey), mis en scène par Guy Rétoré et qui sera
également donné au Palais des Papes ; en 1986 dans Un cœur sous une
soutane, premier texte en prose écrit par Rimbaud, pour lequel il est seul
en scène et qui lui permet de faire une tournée de plus de 300 dates en
France et à l’étranger ; en 2010-2011 il tient le rôle-titre dans la pièce de
Fabrice Melquiot Le Jardin de Beamon, mis en scène par Pierre-Etienne
Vilbert…
Il se consacre également à la télévision, en jouant dans près de 50
téléfilms (l’Allée du Roi, Companeez, 1995 ; Le printemps des orphelins,
Tarde, 2007, …), et au cinéma (Mozart for ever, Godard, 1996 ; L’école
buissonnière, Raymond Roumegous 2008…).
Jean-Philippe Meyer
Jean-Philippe Meyer est issu de la 22ème
promotion de l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique
de Strasbourg (T.N.S) sous la direction de Jacques
Lassalle.
Depuis, il a joué sous la direction de nombreux
metteurs en scène  : Michel Dubois (Titus
Andronicus, Shakespeare), Sophie Loucachevski
(Le Songe d’une nuit d’été, Shakespeare), Jean-Paul
Lucet (Un chapeau de paille d’Italie, Labiche), Charles Joris (En attendant
Godot, Beckett), Jean-Luc Lagarce (La Cagnotte, Labiche), Bernard Bloch
(Tue le Mort, Murphy), Christophe Rauck (La Vie de Galilée, Brecht),
Dominique Pitoiset (Timon d’Athènes, Shakespeare), David Bauhofer (La
poudre aux yeux, Labiche) …
Et également pour le cinéma et la télévision : Jean-Pierre Denis (Champs
d’Honneur), Paul Planchon, Michel Favart (Les Deux Mathildes), Thomas
Vincent (Le Nouveau Protocole), Félix Olivier (La Résistance), Christophe
Ruggia (Dans la tourmente)…
9LE TRAITÉ
Lionel Courtot
Docteur en ethnologie et enseignant à l’Université
de Strasbourg, Lionel Courtot privilégie aujourd’hui
la création théâtrale et littéraire en se consacrant
à ses activités d’auteur et de metteur en scène. Il
publie en 2013 Le Traité de l’Elysée, histoire d’une
réconciliation miraculeuse, et en 2014 Une histoire
d’Alsace : l’AFGES, 90 ans au service des jeunes.
Il écrit également des scénarios de bandes-
dessinées et publie en 2013 Mazal, la bonne étoile :
une histoire de l’ORT et de sa destinée, puis Parole
de Scout, un ouvrage collectif, en 2014. Sa dernière
bande-dessinée, La Folle histoire de l’électricité, paraît en 2015.
Il a mis en scène avec sa compagnie L’Atelier du Premier Acte Le Grand
Jour en 2008, Le Meilleur des Mondes Possibles en 2009 et Le Sang des
Abattoirs en 2010. Cette pièce fait l’objet d’une publication préfacée par
Allain Bougrain Dubourg.
Il commence en 2011 un cycle de créations de pièces à caractère historique,
en présentant dans Le Champ de l’Oubli la vie d’un village français sous
l’Occupation. Il crée en 2012 Le Vent de Mai, un spectacle qui dépeint le
destin de quatre jeunes filles dans les années soixante et qui fera l’objet
d’une importante reprise dans le cadre du cinquantenaire de Mai 68. En
2013 il met en scène la rencontre miraculeuse entre De Gaulle et Adenauer
dans Le Traité, un spectacle dévoilant les coulisses géopolitiques du
rapprochement franco-allemand. A l’occasion du cinquantenaire du Traité
de l’Elysée, ce spectacle fera l’objet d’une nouvelle diffusion. Son spectacle
Trop tôt pour mourir, crée en 2014 et qui reçoit le label du centenaire de la
Première Guerre mondiale du Ministère de la culture, revient sur le destin
des premiers morts français et allemands de la Grande Guerre. Il prépare
enfin pour 2016 une adaptation théâtrale de l’essai d’André Malraux Les
Chênes qu’on abat.
Lionel Courtot est également fondateur et directeur de la société de
production Des Mots d’Un Jour avec laquelle il réalise ses premiers films
documentaires et dans laquelle il s’illustre en s’associant à d’autres artistes
afin de leur permettre d’accomplir leurs projets.
Philippe Huriet
Comédien et metteur en scène, Philippe Huriet a suivi
une formation de 5 ans à l’art dramatique, de 1995
au Studio Théâtre de Nancy, puis Form’ACTions
Théâtre. Il crée G2L Compagnie en décembre 2001,
à l’occasion de la reprise de son one man show, C’est
Moi qui décide.
Comédien professionnel depuis 2008, il suit par
ailleurs une formation de clown avec la Compagnie
Nez à Nez d’Epinal. Il travaille régulièrement en tant
que metteur en scène pour des troupes de théâtre
locales, notamment au sein de la M.J.C Pichon de Nancy, après y avoir
animé des ateliers depuis 2003.
10 LE TRAITÉ
UNE TOURNÉE FRANCO ALLEMANDE
La pièce Le Traité a fait l’objet d’une tournée française, de Strasbourg à Brive, en passant par Nancy,
Colmar, Montbéliard... et Paris ; mais aussi d’une diffusion en Allemagne, de Karlsruhe à Berlin, en
passant par Tuttlingen, Freiburg...
En Allemagne, le spectacle est joué dans sa version bilingue.
« De Gaulle : Les traités, voyez-vous, sont comme les jeunes filles et comme les roses, ça dure
ce que ça dure. Si le traité franco-allemand n’était pas appliqué, ce ne serait pas la première fois
dans l’Histoire… Hélas ! Que j’en ai vu mourir de jeunes filles… 
Adenauer : J’ai lu que les roses et les jeunes filles pâlissaient vite. Les jeunes filles peut-être.
Mais, voyez-vous, pour les roses, je m’y connais. Et les plantes qui ont le plus d’épines sont les
plus résistantes. Les roses à Rhöndorf ont passé l’hiver brillamment. Cette amitié entre la France
et l’Allemagne est comme une rose qui portera toujours des boutons et des fleurs. Si elle n’existait
pas, toute initiative pour faire l’Europe serait condamnée à l’échec… 
De Gaulle : Vous avez raison, Monsieur le chancelier, notre traité n’est pas une rose, il n’est
même pas un rosier, il est une roseraie. Nous l’avons planté pour que des roses fleurissent. Une
rose ne dure que l’espace d’un matin, c’est parfaitement vrai, et une jeune fille n’est pas toujours
jeune fille, c’est vrai aussi. Mais comme vous l’avez remarqué vous-même dans votre maison, une
roseraie dure très longtemps quand on le veut et aussi longtemps qu’elle dure, elle fleurit. C’est le
cas du traité que nous avons fait. »
11LE TRAITÉ
Konrad Adenauer décède le 19 avril 1967…
«  De Gaulle : Cet homme est un miracle. Avoir cette lucidité, cette présence à 88 ans, et avoir pu exercer ses
fonctions pendant quatorze ans sans baisse de régime, c'est sans doute un phénomène unique dans l'Histoire. »
 Le Traité de l’Élysée  présente les moments-clés de la naissance du
couple franco-allemand, à travers la mise en perspective de la rencontre
des deux personnages historiques devenus mythes  : le Général De
Gaulle, chef de l’Etat français et Konrad Adenauer, Chancelier de la
République fédérale allemande.
Ce livre, sorte de docu-fiction, revient sur les principaux faits qui vont
illustrer le processus qui mènera à la signature du Traité de l’Élysée, le
22 janvier 1963. Avec une ambition à la fois ludique et pédagogique, il
offre au lecteur l’opportunité de revivre les circonstances historiques et
les enjeux à la fois politiques, économiques et mêmes philosophiques
qui augurèrent à l’idée d’un rapprochement jusqu’alors impensable entre
les deux peuples, et de méditer sur le contexte qui offrait la possibilité
de créer une union politique pour l’Europe au lendemain d’un conflit
dramatique sans précédent, et qui marquerait à jamais les consciences…
S’il est des actes qui peuvent frapper bien au-delà du symbole,
des décisions qui bouleversent à tout jamais le destin en dépassant
les limites de ce que l’Histoire peut laisser espérer, la signature du
Traité de l’Élysée le 22 janvier 1963, célébrant la réconciliation franco-
allemande, est forcément de ceux-là…
UN LIVRE, UN SPECTACLE
12 LE TRAITÉ
ENTRETIEN AVEC L’AUTEUR
De Gaulle – Adenauer :
Quand « les mots jonglent avec l’espoir, la grandeur et l’élan
visionnaire »
De Gaulle–Adenauer. Un duo, un tandem historique qui
bouleversa profondément l’histoire des relations franco-
allemandes. Un couple politique qui donna vie à l’Union
européenne. Une histoire, aussi, avec un grand H sur laquelle
revient le dramaturge strasbourgeois Lionel Courtot à l’occasion
du cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée. Plus qu’une
pièce, un huis clos entre deux acteurs majeurs de la construction
des possibles. Rencontre.
Pourquoi Adenauer – De Gaulle ?
L’idée est partie d’une discussion avec Robert Walter, de la
Fondation Centre culturel franco-allemand de Karlsruhe. Nous
étions alors en janvier 2012. Robert connaissait mes travaux
sur l’histoire, au travers du Champ de l’Oubli et du Vent de Mai,
notamment. Des périodes marquées par la montée du nazisme et
les événements d’Algérie suivis de Mai 68. Revenir sur cet entre-
deux me paraissait être une évidence tant il est impossible de
comprendre notre histoire moderne et celle du rôle qu’ont joué et
continuent à jouer la France et l’Allemagne dans la construction
européenne sans mettre en relief cette relation toute particulière
entre ces deux chefs d’Etat.
Deux personnages sans lesquels le Traité de l’Elysée ne fêterait
pas ses cinquante ans en janvier...
Oui. Parce que sans eux, ce traité n’existerait tout simplement pas,
alors qu’il est d’une importance capitale dans les relations entre
nos deux pays. Bien que trop peu connu du grand public, ce texte
est essentiel car il scelle une coopération accrue entre l’Allemagne
et la France en matière d’affaires étrangères, de défense mais aussi
d’éducation. C’est aussi sur sa base qu’ont été plus récemment
lancés les projets d’eurodistricts entre nos deux pays.
Cette coopération n’était pourtant pas une évidence, au départ.
En effet, même si on a aujourd’hui tendance à parfois l’oublier.
Et c’est d’ailleurs là l’un des propos de la pièce qui revient
plus particulièrement sur la période 1958 - 1963. 1958 car c’est
l’époque où De Gaulle arrive au pouvoir et invite Adenauer chez
lui, à la Boisserie. Cette rencontre est importante parce que c’est
la première et la dernière fois que De Gaulle invite un chef d’Etat
chez lui. 1963, parce que c’est l’année où, le 22 janvier est signé
le Traité de l’Elysée.
13LE TRAITÉ
Qu’est-ce que cette rencontre à la Boisserie a justement changé ?
Tout. Parce qu’au-delà des lignes de fracture qui auraient dû
les éloigner, cette rencontre a rapproché les deux hommes. De
Gaulle savait l’opposition au nazisme d’Adenauer durant la guerre
et le respectait pour cela. Surtout, il le considèrait comme un
véritable homme d’État vertueux. C’est pour cela, sans doute, qu’il
souhaitait rapidement le rencontrer et, qu’au-delà de leur entrevue,
il aspirait à organiser une explication historique entre deux nations
si longtemps ennemies afin d’enterrer le passé. Adenauer, lui,
s’il craignait d’être accueilli en représentant du pays vaincu et
dans une ambiance bercée de rancoeurs, ne pouvait cependant
refuser l’invitation à se rendre à Colombey les deux Églises, le 14
septembre 1958. Et contre toute attente, au bout de deux jours de
tête-à-tête, le miracle se produisit : les deux hommes se lièrent
d’une véritable amitié qui aura des répercussions profondes sur
nos relations mutuelles. Et c’est cela que met la pièce en lumière.
Cette rencontre marqua la fin d’une ère, celle du conflit franco-
allemand, de la haine tenace, et en ouvrit une nouvelle, celle de
l’entente.Une ère de coopération et d’amitié entre les deux peuples.
L’avenir de l’Europe se penserait désormais sous l’égide du couple
franco-allemand, une mini révolution…
Pas forcément soutenue par tous, du moins jusque dans ses
moindres détails...
Bien sûr, il y eut aussi des déceptions, comme lorsque le
Bundestag refusa que la défense de l’Europe se construise de
manière autonome, en dehors de l’Otan, et qui précipita le départ
du pouvoir d’Adenauer. Et la pièce aspire également à le montrer.
C’est d’ailleurs pour cela que je voulais emmener le public au-delà
de la seule signature, quelques mois plus tard, aux jours de sa
ratification par les parlements, afin de bien mettre en avant les
difficultés que rencontrèrent De Gaulle et Adenauer. De ce point de
vue, le ton final est empreint d’un souffle mélancolique, illustrant
l’amertume des deux hommes au regard de l’accueil mitigé de leurs
contemporains, mais la conclusion reste éminemment positive,
dans un élan lyrique cher au général, où les mots jonglent avec
l’espoir, la grandeur et l’élan visionnaire. Parce que s’il est des
actes qui peuvent frapper bien au-delà du symbole, des décisions
qui bouleversent à tout jamais le destin en dépassant les limites
de ce que l’Histoire peut laisser espérer, la signature du traité
de l’Élysée le 22 janvier 1963, célébrant la réconciliation franco-
allemande, est forcément de ceux-là…
Charles Nouar, Or Norme, Novembre 2012
14 LE TRAITÉ
15LE TRAITÉ
Trop tôt pour mourir
Création septembre 2014
Drame historico-romanesque mettant en scène
les premiers morts de la Grande Guerre, français
et allemands : le caporal Peugeot et le lieutenant
Mayer.
Retour métaphorique très émouvant sur le destin
terrible des deux nations.
Le Crépuscule
Création novembre 2016
Spectacle adapté de l’essai Leschênesqu’onabat...
d’André Malraux, mettant en scène la dernière
rencontre entre de Gaulle et l’écrivain, peu
avant la mort du Général. Le bilan du gaullisme
devient le sujet d’une véritable et surprenante
discussion métapolitique et philosophique.
Avec : Philippe Girard et John Arnold
Le Vent de mai
Création septembre 2017
Créée une première fois en 2012, cette pièce
pluridisciplinaire allie la danse et le théâtre pour
aborder l’indépendance ; celle des femmes au
travers du destin de quatre filles, et celle de
l’Algérie, entre 1962 et 1968, avec la question
des Pieds Noirs.
Bel hommage à Mai 68.
Les autres productions de
l’Atelier du premier acte
16 LE TRAITÉ
Document réalisé grâce
au soutien de:
Graphisme:Terred’encrages.com

Le Traité - l'Atelier du Premier Acte

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    3LE TRAITÉ PRÉSENTATION Le 22janvier 1963, le général de Gaulle et son homologue allemand le chancelier Konrad Adenauer signaient le Traité de l’Elysée ; ils donnaient ainsi naissance à l’Amitié franco-allemande. Outre les relations internationales et la Défense, c’est le rapprochement de la jeunesse allemande et française qui est visé par cet accord. En créant différents organismes, lycées et échanges franco-allemands le Traité y parvient, et c’est certainement là le plus bel héritage qu’il nous ait laissé ! Résultat d’une commande de la Fondation et du travail de l’Atelier du premier acte, Le Traité cherche à retracer la rencontre des deux géants qu’étaient de Gaulle et Adenauer Outre un intérêt historique indéniable et des qualités artistiques véritables, ce spectacle donnera aux spectateurs de précieuses clés de compréhension des relations qui lient aujourd’hui l’Allemagne, la France, les Français et les Allemands. Robert Walter Directeur du Centre Culturel Franco-Allemand de Karlsruhe « Une des plus importantes séquences de l’histoire de l’Europe remarquablement interprétée par Alain Moussay et Jean Philippe Meyer. Merci de l’avoir si intelligemment restituée. » Robert Grossmann SOMMAIRE P5 – Équipe de création P6 – Note d’intention P8 – Équipe artistique P10 – Une tournée franco-allemande P11 – Un livre P14 – Entretien avec l’auteur
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    5LE TRAITÉ ÉQUIPE DECRÉATION Durée du spectacle 1h15 Lionel Courtot Philippe Huriet Alain Moussay Jean-Philippe Meyer Lionel Courtot Catherine Javaloyès Suzon Michat Michaël Lefèvre Nicolas Froehner Michaël Lefèvre Auteur : Metteur en scène : Distribution : Voix off : Lumières : Vidéos et son : Montages vidéo :
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    6 LE TRAITÉ NOTED’INTENTION Le Traité présente les moments clés de la naissance du couple franco-allemand, à travers la mise en perspective de la rencontre des deux personnages historiques devenus mythes : le général De Gaulle, chef de l’État français et Konrad Adenauer, Chancelier de la République fédérale allemande. Ces deux hommes incarnent l’histoire en marche et le rêve d’union. Par leur volonté, en effet, l’entente entre les deux peuples devient une réalité, symbolisée par la signature d’un traité fondateur, moins de 18 ans après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. L’idée et l’envie de ce spectacle tiennent dans la présentation et la mise en valeur, à travers une pièce de théâtre, d’un évènement majeur de l’Histoire récente. Au travers des échanges entre les deux hommes, apparaissent en filigrane les enjeux liés à la réconciliation des deux nations et la naissance du moteur de l’Europe en construction. La problématique est donc double, il s’agit à la fois de montrer les circonstances du rapprochement des deux peuples et l’émergence, dans le débat politique développé par les deux chefs d’État, de la construction d’une communauté européenne. Le spectacle comprend des images d’archives et des témoignages rares qui mettent en perspective les évènements. Il revient sur les principaux faits qui vont illustrer le processus qui mènera à la signature du Traité de l’Élysée, le 22 janvier 1963. Dans l’intimité des deux chefs d’État se joue le destin des deux nations. Les mots illustrent les sentiments de chacun et leur mise en abîme, devant un tel acte chargé de symboles et quasi inespéré au regard de l’histoire du siècle passé, ils jonglent avec l’espoir, la grandeur et l’élan visionnaire. Vidéos disponibles sur le site de la compagnie : www.atelierdupremieracte.fr
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    7LE TRAITÉ La pièce,avec une ambition à la fois ludique et pédagogique, offre au spectateur l’opportunité de revivre les circonstances historiques et les enjeux à la fois politiques, économiques et mêmes philosophiques qui augurèrent à l’idée d’un rapprochement jusqu’alors impensable entre les deux peuples, et de méditer sur le contexte qui offrait la possibilité de créer une union politique pour l’Europe au lendemain d’un conflit dramatique sans précédent, et qui marquerait à jamais les consciences… Le spectacle se concentre enfin sur la naissance d’une amitié sincère et profonde, le rapprochement progressif et touchant entre deux hommes, jusqu’à un final baigné d’émotion. Lionel Courtot «  Excellent spectacle, sur la rencontre De Gaulle-Adenauer. 50 ans après le Traité de l’Elysée, Lionel Courtot a fait revivre avec beaucoup d’humanité et de profondeur, mais aussi avec humour, le souffle épique d’une page d’histoire qui a scellé la réconciliation et l’amitié franco- allemandes. » Frédéric Huss « Adenauer  : Encore une chose… Je dois vous demander une faveur, accordez la grâce de deux anciens dignitaires SS, Karl Oberg et Helmut Knochen… je ne pourrai obtenir la ratification du traité par le Bundestag qu’à cette condition. De Gaulle : Hé bien soit, si telle est la raison d’État… je vais demander à Jean Foyer, le garde des Sceaux, de préparer le décret de grâce… les condamnés devront quitter discrètement la France. »
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    8 LE TRAITÉ L’ÉQUIPEARTISTIQUE Alain Moussay Né en 1950 au Mans, Alain Moussay fait ses études secondaires à Lyon où il découvre le théâtre grâce aux spectacles de Roger Planchon et Marcel Maréchal. Il suit les cours de Jean Dasté, directeur de la Comédie de Saint-Etienne ; Philippe Dauchez, qui dirige la Maison de la Culture de Firminy-Le Corbusier, lui fait jouer Audiberti, José Triana, Mrozek. Il joue dans plus d’une trentaine de spectacles, notamment en 1975 dans Coquin de coq (O’Casey), mis en scène par Guy Rétoré et qui sera également donné au Palais des Papes ; en 1986 dans Un cœur sous une soutane, premier texte en prose écrit par Rimbaud, pour lequel il est seul en scène et qui lui permet de faire une tournée de plus de 300 dates en France et à l’étranger ; en 2010-2011 il tient le rôle-titre dans la pièce de Fabrice Melquiot Le Jardin de Beamon, mis en scène par Pierre-Etienne Vilbert… Il se consacre également à la télévision, en jouant dans près de 50 téléfilms (l’Allée du Roi, Companeez, 1995 ; Le printemps des orphelins, Tarde, 2007, …), et au cinéma (Mozart for ever, Godard, 1996 ; L’école buissonnière, Raymond Roumegous 2008…). Jean-Philippe Meyer Jean-Philippe Meyer est issu de la 22ème promotion de l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de Strasbourg (T.N.S) sous la direction de Jacques Lassalle. Depuis, il a joué sous la direction de nombreux metteurs en scène  : Michel Dubois (Titus Andronicus, Shakespeare), Sophie Loucachevski (Le Songe d’une nuit d’été, Shakespeare), Jean-Paul Lucet (Un chapeau de paille d’Italie, Labiche), Charles Joris (En attendant Godot, Beckett), Jean-Luc Lagarce (La Cagnotte, Labiche), Bernard Bloch (Tue le Mort, Murphy), Christophe Rauck (La Vie de Galilée, Brecht), Dominique Pitoiset (Timon d’Athènes, Shakespeare), David Bauhofer (La poudre aux yeux, Labiche) … Et également pour le cinéma et la télévision : Jean-Pierre Denis (Champs d’Honneur), Paul Planchon, Michel Favart (Les Deux Mathildes), Thomas Vincent (Le Nouveau Protocole), Félix Olivier (La Résistance), Christophe Ruggia (Dans la tourmente)…
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    9LE TRAITÉ Lionel Courtot Docteuren ethnologie et enseignant à l’Université de Strasbourg, Lionel Courtot privilégie aujourd’hui la création théâtrale et littéraire en se consacrant à ses activités d’auteur et de metteur en scène. Il publie en 2013 Le Traité de l’Elysée, histoire d’une réconciliation miraculeuse, et en 2014 Une histoire d’Alsace : l’AFGES, 90 ans au service des jeunes. Il écrit également des scénarios de bandes- dessinées et publie en 2013 Mazal, la bonne étoile : une histoire de l’ORT et de sa destinée, puis Parole de Scout, un ouvrage collectif, en 2014. Sa dernière bande-dessinée, La Folle histoire de l’électricité, paraît en 2015. Il a mis en scène avec sa compagnie L’Atelier du Premier Acte Le Grand Jour en 2008, Le Meilleur des Mondes Possibles en 2009 et Le Sang des Abattoirs en 2010. Cette pièce fait l’objet d’une publication préfacée par Allain Bougrain Dubourg. Il commence en 2011 un cycle de créations de pièces à caractère historique, en présentant dans Le Champ de l’Oubli la vie d’un village français sous l’Occupation. Il crée en 2012 Le Vent de Mai, un spectacle qui dépeint le destin de quatre jeunes filles dans les années soixante et qui fera l’objet d’une importante reprise dans le cadre du cinquantenaire de Mai 68. En 2013 il met en scène la rencontre miraculeuse entre De Gaulle et Adenauer dans Le Traité, un spectacle dévoilant les coulisses géopolitiques du rapprochement franco-allemand. A l’occasion du cinquantenaire du Traité de l’Elysée, ce spectacle fera l’objet d’une nouvelle diffusion. Son spectacle Trop tôt pour mourir, crée en 2014 et qui reçoit le label du centenaire de la Première Guerre mondiale du Ministère de la culture, revient sur le destin des premiers morts français et allemands de la Grande Guerre. Il prépare enfin pour 2016 une adaptation théâtrale de l’essai d’André Malraux Les Chênes qu’on abat. Lionel Courtot est également fondateur et directeur de la société de production Des Mots d’Un Jour avec laquelle il réalise ses premiers films documentaires et dans laquelle il s’illustre en s’associant à d’autres artistes afin de leur permettre d’accomplir leurs projets. Philippe Huriet Comédien et metteur en scène, Philippe Huriet a suivi une formation de 5 ans à l’art dramatique, de 1995 au Studio Théâtre de Nancy, puis Form’ACTions Théâtre. Il crée G2L Compagnie en décembre 2001, à l’occasion de la reprise de son one man show, C’est Moi qui décide. Comédien professionnel depuis 2008, il suit par ailleurs une formation de clown avec la Compagnie Nez à Nez d’Epinal. Il travaille régulièrement en tant que metteur en scène pour des troupes de théâtre locales, notamment au sein de la M.J.C Pichon de Nancy, après y avoir animé des ateliers depuis 2003.
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    10 LE TRAITÉ UNETOURNÉE FRANCO ALLEMANDE La pièce Le Traité a fait l’objet d’une tournée française, de Strasbourg à Brive, en passant par Nancy, Colmar, Montbéliard... et Paris ; mais aussi d’une diffusion en Allemagne, de Karlsruhe à Berlin, en passant par Tuttlingen, Freiburg... En Allemagne, le spectacle est joué dans sa version bilingue. « De Gaulle : Les traités, voyez-vous, sont comme les jeunes filles et comme les roses, ça dure ce que ça dure. Si le traité franco-allemand n’était pas appliqué, ce ne serait pas la première fois dans l’Histoire… Hélas ! Que j’en ai vu mourir de jeunes filles…  Adenauer : J’ai lu que les roses et les jeunes filles pâlissaient vite. Les jeunes filles peut-être. Mais, voyez-vous, pour les roses, je m’y connais. Et les plantes qui ont le plus d’épines sont les plus résistantes. Les roses à Rhöndorf ont passé l’hiver brillamment. Cette amitié entre la France et l’Allemagne est comme une rose qui portera toujours des boutons et des fleurs. Si elle n’existait pas, toute initiative pour faire l’Europe serait condamnée à l’échec…  De Gaulle : Vous avez raison, Monsieur le chancelier, notre traité n’est pas une rose, il n’est même pas un rosier, il est une roseraie. Nous l’avons planté pour que des roses fleurissent. Une rose ne dure que l’espace d’un matin, c’est parfaitement vrai, et une jeune fille n’est pas toujours jeune fille, c’est vrai aussi. Mais comme vous l’avez remarqué vous-même dans votre maison, une roseraie dure très longtemps quand on le veut et aussi longtemps qu’elle dure, elle fleurit. C’est le cas du traité que nous avons fait. »
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    11LE TRAITÉ Konrad Adenauerdécède le 19 avril 1967… «  De Gaulle : Cet homme est un miracle. Avoir cette lucidité, cette présence à 88 ans, et avoir pu exercer ses fonctions pendant quatorze ans sans baisse de régime, c'est sans doute un phénomène unique dans l'Histoire. »  Le Traité de l’Élysée  présente les moments-clés de la naissance du couple franco-allemand, à travers la mise en perspective de la rencontre des deux personnages historiques devenus mythes  : le Général De Gaulle, chef de l’Etat français et Konrad Adenauer, Chancelier de la République fédérale allemande. Ce livre, sorte de docu-fiction, revient sur les principaux faits qui vont illustrer le processus qui mènera à la signature du Traité de l’Élysée, le 22 janvier 1963. Avec une ambition à la fois ludique et pédagogique, il offre au lecteur l’opportunité de revivre les circonstances historiques et les enjeux à la fois politiques, économiques et mêmes philosophiques qui augurèrent à l’idée d’un rapprochement jusqu’alors impensable entre les deux peuples, et de méditer sur le contexte qui offrait la possibilité de créer une union politique pour l’Europe au lendemain d’un conflit dramatique sans précédent, et qui marquerait à jamais les consciences… S’il est des actes qui peuvent frapper bien au-delà du symbole, des décisions qui bouleversent à tout jamais le destin en dépassant les limites de ce que l’Histoire peut laisser espérer, la signature du Traité de l’Élysée le 22 janvier 1963, célébrant la réconciliation franco- allemande, est forcément de ceux-là… UN LIVRE, UN SPECTACLE
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    12 LE TRAITÉ ENTRETIENAVEC L’AUTEUR De Gaulle – Adenauer : Quand « les mots jonglent avec l’espoir, la grandeur et l’élan visionnaire » De Gaulle–Adenauer. Un duo, un tandem historique qui bouleversa profondément l’histoire des relations franco- allemandes. Un couple politique qui donna vie à l’Union européenne. Une histoire, aussi, avec un grand H sur laquelle revient le dramaturge strasbourgeois Lionel Courtot à l’occasion du cinquantième anniversaire du Traité de l’Elysée. Plus qu’une pièce, un huis clos entre deux acteurs majeurs de la construction des possibles. Rencontre. Pourquoi Adenauer – De Gaulle ? L’idée est partie d’une discussion avec Robert Walter, de la Fondation Centre culturel franco-allemand de Karlsruhe. Nous étions alors en janvier 2012. Robert connaissait mes travaux sur l’histoire, au travers du Champ de l’Oubli et du Vent de Mai, notamment. Des périodes marquées par la montée du nazisme et les événements d’Algérie suivis de Mai 68. Revenir sur cet entre- deux me paraissait être une évidence tant il est impossible de comprendre notre histoire moderne et celle du rôle qu’ont joué et continuent à jouer la France et l’Allemagne dans la construction européenne sans mettre en relief cette relation toute particulière entre ces deux chefs d’Etat. Deux personnages sans lesquels le Traité de l’Elysée ne fêterait pas ses cinquante ans en janvier... Oui. Parce que sans eux, ce traité n’existerait tout simplement pas, alors qu’il est d’une importance capitale dans les relations entre nos deux pays. Bien que trop peu connu du grand public, ce texte est essentiel car il scelle une coopération accrue entre l’Allemagne et la France en matière d’affaires étrangères, de défense mais aussi d’éducation. C’est aussi sur sa base qu’ont été plus récemment lancés les projets d’eurodistricts entre nos deux pays. Cette coopération n’était pourtant pas une évidence, au départ. En effet, même si on a aujourd’hui tendance à parfois l’oublier. Et c’est d’ailleurs là l’un des propos de la pièce qui revient plus particulièrement sur la période 1958 - 1963. 1958 car c’est l’époque où De Gaulle arrive au pouvoir et invite Adenauer chez lui, à la Boisserie. Cette rencontre est importante parce que c’est la première et la dernière fois que De Gaulle invite un chef d’Etat chez lui. 1963, parce que c’est l’année où, le 22 janvier est signé le Traité de l’Elysée.
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    13LE TRAITÉ Qu’est-ce quecette rencontre à la Boisserie a justement changé ? Tout. Parce qu’au-delà des lignes de fracture qui auraient dû les éloigner, cette rencontre a rapproché les deux hommes. De Gaulle savait l’opposition au nazisme d’Adenauer durant la guerre et le respectait pour cela. Surtout, il le considèrait comme un véritable homme d’État vertueux. C’est pour cela, sans doute, qu’il souhaitait rapidement le rencontrer et, qu’au-delà de leur entrevue, il aspirait à organiser une explication historique entre deux nations si longtemps ennemies afin d’enterrer le passé. Adenauer, lui, s’il craignait d’être accueilli en représentant du pays vaincu et dans une ambiance bercée de rancoeurs, ne pouvait cependant refuser l’invitation à se rendre à Colombey les deux Églises, le 14 septembre 1958. Et contre toute attente, au bout de deux jours de tête-à-tête, le miracle se produisit : les deux hommes se lièrent d’une véritable amitié qui aura des répercussions profondes sur nos relations mutuelles. Et c’est cela que met la pièce en lumière. Cette rencontre marqua la fin d’une ère, celle du conflit franco- allemand, de la haine tenace, et en ouvrit une nouvelle, celle de l’entente.Une ère de coopération et d’amitié entre les deux peuples. L’avenir de l’Europe se penserait désormais sous l’égide du couple franco-allemand, une mini révolution… Pas forcément soutenue par tous, du moins jusque dans ses moindres détails... Bien sûr, il y eut aussi des déceptions, comme lorsque le Bundestag refusa que la défense de l’Europe se construise de manière autonome, en dehors de l’Otan, et qui précipita le départ du pouvoir d’Adenauer. Et la pièce aspire également à le montrer. C’est d’ailleurs pour cela que je voulais emmener le public au-delà de la seule signature, quelques mois plus tard, aux jours de sa ratification par les parlements, afin de bien mettre en avant les difficultés que rencontrèrent De Gaulle et Adenauer. De ce point de vue, le ton final est empreint d’un souffle mélancolique, illustrant l’amertume des deux hommes au regard de l’accueil mitigé de leurs contemporains, mais la conclusion reste éminemment positive, dans un élan lyrique cher au général, où les mots jonglent avec l’espoir, la grandeur et l’élan visionnaire. Parce que s’il est des actes qui peuvent frapper bien au-delà du symbole, des décisions qui bouleversent à tout jamais le destin en dépassant les limites de ce que l’Histoire peut laisser espérer, la signature du traité de l’Élysée le 22 janvier 1963, célébrant la réconciliation franco- allemande, est forcément de ceux-là… Charles Nouar, Or Norme, Novembre 2012
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    15LE TRAITÉ Trop tôtpour mourir Création septembre 2014 Drame historico-romanesque mettant en scène les premiers morts de la Grande Guerre, français et allemands : le caporal Peugeot et le lieutenant Mayer. Retour métaphorique très émouvant sur le destin terrible des deux nations. Le Crépuscule Création novembre 2016 Spectacle adapté de l’essai Leschênesqu’onabat... d’André Malraux, mettant en scène la dernière rencontre entre de Gaulle et l’écrivain, peu avant la mort du Général. Le bilan du gaullisme devient le sujet d’une véritable et surprenante discussion métapolitique et philosophique. Avec : Philippe Girard et John Arnold Le Vent de mai Création septembre 2017 Créée une première fois en 2012, cette pièce pluridisciplinaire allie la danse et le théâtre pour aborder l’indépendance ; celle des femmes au travers du destin de quatre filles, et celle de l’Algérie, entre 1962 et 1968, avec la question des Pieds Noirs. Bel hommage à Mai 68. Les autres productions de l’Atelier du premier acte
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    16 LE TRAITÉ Documentréalisé grâce au soutien de: Graphisme:Terred’encrages.com