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BENODET
LES MAIRES DE LA COMMUNE DE BENODET (suite)

Le 15 mars 1878, le Président de la
République MAC-MAHON signait l'arrêté
autorisant la commune de Perguet à
s'appeler désormais Bénodet. La demande
datait de 1876. Le maire, Jean-Marie
FRIANT, et le conseil municipal avaient
trouvé le prétexte que des officiers chargés
du recensement des chevaux s'étaient
rendus à Perguet alors que les bêtes étaient
rassemblées à Bénodet. En réalité, le bourg
de Bénodet avec ses 300 habitants,
l'activité du port et des commerces, avait
depuis longtemps éclipsé Perguet et ses
quelques maisons. L'enquête publique,
confiée à Louis PARQUER, maire de
Fouesnant, le confirma.
Jean-Marie FRIANT, domicilié au
bourg de Bénodet, venait de perdre son
poste au mois de janvier précédent, sans
doute victime de "l'usure du pouvoir", et
c'est un
habitant de Perguet, René
BERROU, exploitant la ferme de
Kerconan,
qui devint le premier maire
de Bénodet. Son adjoint, Alain
BERROU, décédait quelques mois
après son élection et était remplacé par
Thomas HAMON, nouvel élu.
René BERROU (1878-1886)
Nommé maire après les élections
des 6 et 21 janvier 1878, René BERROU
s'est tout de suite révélé homme d'action.
Dès la première séance de son conseil, il
demanda que soient apurées les finances de
la commune et obtint l'aliénation d'un
terrain communal à Pierre Le CAIN, pour
la somme de 1064,65 F., afin de payer une

dette de 600 F. qui restait due depuis la
construction de l'école.
C'est lui aussi qui obtient la
création
d'un bureau de poste à
Bénodet, réclamé en raison de l'activité du
port et "du nombre élevé d'étrangers qui y
viennent l'été pour les bains de mer". La
grande cale du port est élargie.
La commune perd un procès intenté
à Pierre Le CAIN, accusé d'avoir
enlevé une croix de pierre sur un terrain
communal à Keraven- Vihan et le 20
septembre 1880 le conseil vote un emprunt
de 500 F, pour en payer les frais.
René BERROU, qui habitait à cinq
kilomètres du bourg, ne pouvait être
insensible au sort des enfants de son
quartier qui devaient couvrir cette distance
à pied, quel que soit le temps, pour se
rendre à l'école. Au mois de juin 1882 il
proposait au conseil de céder gratuitement
à la commune une parcelle de terre de sa
ferme pour construire une école à Perguet.
Le débat se termina sans décision, le maire
restant seul en mairie avec son projet. Mais
il ne désarmait pas, et au mois de
novembre il pouvait présenter au conseil
de solides arguments officiels: la décision
était alors prise de créer une école de
garçons à Bénodet et une école de hameau
à Perguet. Tout de suite, la construction de
cette dernière fut confiée à Joseph
MICHEL, entrepreneur à Pont-l'Abbé, et
dans l'attente, la classe fonctionna dans un
local loué à Jean-Marie JEFFROY. Après
les élections municipales de 1884, René
BERROU conserva son poste de maire et
Thomas HAMON celui d’adjoint.

1/9
René BERROU décéda en cours de
mandat, le 24 janvier 1886. Fils de Alain et
de Marguerite CARADEC, époux de
Marie GLÉONEC, il n'avait que 43 ans.
Un autre conseiller, Tristan
CORIOU, étant également décédé, deux
autres bénodétois vinrent compléter
l'assemblée: Jean NÉDÉLEC et Eugène Le
MOYNE.
Thomas RAMON (1886 - 1888)

Dans les années qui suivent la
disparition de René BERROU, la gestion
municipale est mouvementée à Bénodet.
Deux hommes, Thomas RAMON et Jean
PORUS vont briguer le poste de maire, et
ne se feront pas de cadeaux.
Le 1er février 1886, les douze
conseillers étaient présents pour élire le
nouveau maire. Au premier tour, Jean

PORUS obtenait six voix, autant que ses
deux adversaires réunis; mais au second
tour , il ne lui en restait que trois, tandis
que Thomas RAMON était élu avec neuf
voix. Jean PORUS était élu au poste
d'adjoint.
Mademoiselle TROBAS, institutrice à Perguet, ne tarda pas à regretter la
disparition de René BERROU :
Thomas RAMON refusa de lui rembourser
25 F. qu'elle avait avancés pour des
réparations à l'école.
Le 13 juillet 1887, le conseil
municipal réuni à huit heures et demie
approuvait la vente du placître de SaintGilles, à Ruz-Conan, sous réserve de la
construction d'un chemin de 4 à 5 mètres
allant du Trez au Canvez en passant par
Kernilis; d'un autre chemin partant du
premier vers Ruz et Kernéost; enfin, d'un
espace de trois mètres autour du puits.

2/9
A onze heures, la séance se poursuivait
sous la présidence de Jean PORUS, le
maire étant mis en cause dans
l'appropriation d'un terrain communal.
Thomas RAMON et Mathieu LOUÉDEC
étant absents, par six voix contre quatre le
conseil demanda que cette parcelle soit
remise en l'état dans le plus bref délai.
Ce n'était que le premier acte. Le 12
octobre 1887 le conseil était à nouveau
réuni en session extraordinaire et les élus
se rangeaient, par cinq voix contre trois, à
la demande du Préfet de vendre, dans
l'intérêt de la commune, "le terrain
communal bordant le chemin de grande
communication n° 34" à Messieurs
RAMON-Le CLINCHE, au prix de six
francs le mètre carré.
Jean PORUS (1888-1889)
Arrivent les élections du mois de
mai 1888. Dix candidats sur douze sont
élus au premier tour. Noël NÉDÉLEC et
Jean PORUS complètent le conseil le
dimanche suivant.
Le 20 mai, il y a deux candidats au
poste de maire : Thomas RAMON et Jean
PORUS. Six voix se portent sur chacun au
premier tour, et la situation reste la même
aux deux tours suivants. Jean PORUS est
proclamé maire, au bénéfice de l'âge !
L'élection de l'adjoint fut tout aussi
laborieuse: quatre candidats, chacun
obtenant trois voix aux trois tours de
scrutin; le plus âgé, Noël NÉDÉLEC
devenait adjoint, battant Jean RAMON.
Jean PORUS et son conseil se
pencheront sur les problèmes de
l'alimentation en eau, de la fontaine et du
lavoir du bourg de Bénodet. Ils se
préoccuperont de l'achat de matériel pour
l'école.
La dernière séance de ce mandat
sera consacrée au vote de la taxe d'octroi à

Bénodet sur les alcools :
- 1,20 F. par hectolitre de vin;
- 0,50 F. pour le cidre, le poiré, l'hydromel.
- 5 F. pour l'hectolitre d'alcool.
Dès le mois de janvier 1889, Jean
PORUS présente sa démission au Préfet: il
reconnaît avoir commis la faute de ne pas
avoir réuni les délégués de la commission
de révision de la liste électorale, et cite
Thomas RAMON qui le lui a reproché.
Remerciant ensuite le Préfet d'avoir
accepté sa démission, il invoquera sa
mauvaise santé, les rhumatismes qui
l'empêchent d'aller au bourg. Et il clame
très fort ses opinions républicaines, son
opposition
aux
monarchistes,
aux
réactionnaires et aux cléricaux.
Le lecteur trouvera à la suite de notre
article des précisions supplémentaires
concernant ce personnage un peu
énigmatique.
Thomas RAMON (1896 - 1908)
A la démission de Jean PORUS,
son
adversaire
Thomas
RAMON
redevenait maire, avec Noël NÉDÉLEC
comme adjoint. Ils seront confirmés à leurs
postes après les élections de 1892. Quatre
ans plus tard, on les trouve tous deux
candidats au poste de maire: pendant trois
tours de scrutin, ils resteront à égalité de
voix, six chacun, et Noël NÉDÉLEC sera
nommé maire au bénéfice de l'âge.
Pas de faits marquants pendant ce
mandat de Thomas RAMON. On se
préoccupe de l'état des routes: le maire
demande l'autorisation d'extraire des
pierres du rivage, au Trez, pour éviter les
frais de transport depuis le secteur du phare
qui les fournissait jusque là.
La commune est pauvre
une
subvention de 400 F , dérisoire, est votée
pour l'amélioration du port, qui en coûte
12.500.

3/9
Elle refuse de créer une caisse des écoles
pour venir en aide aux familles
nécessiteuses, et de prendre des
dispositions pour construire des H.L.M.
La journée du 22 septembre 1892
est fête nationale, pour marquer le
centenaire de la proclamation de la
République.
Noël NÉDÉLEC (1896 -1908)
Pendant
douze
ans,
Noël
NÉDÉLEC dirigera les affaires de
Bénodet; Jean-Marie PENNEC sera son
adjoint pendant huit ans, puis René
BERROU pendant quatre ans.
L'état des routes, l'attribution de
terrains vagues occupent toujours les élus;
mais ces années seront surtout marquées
par le développement de l'école: on compte
jusqu'à 75 élèves dans une classe! Il faut
des locaux et des enseignants...
En 1897 le conseil refuse de
transférer la mairie de l'école des filles à
celle des garçons. Et c'est la première fois
que l'on fait allusion à la nécessité d'une
mairie dans la commune.
Le 13 octobre 1901, une somme de
500 Francs est votée pour creuser et
maçonner un puits à l'entrée du V .C.O. n°
8, et y installer une pompe en cuivre coulé,
après le rejet d'une pétition
défavorable présentée par Mr. PERROTIN.
Ce même jour, le conseil donne un
avis favorable pour une rectification du
tracé du C.D. 44 au bourg de Perguet.
En 1904, le projet d'agrandissement
du port aboutit, et le 3 juillet le conseil
vote un emprunt de 6.900 F. pour
l'élargissement du quai.
Le 17 mai 1908, après de nouvelles
élections, on se réunit pour élire un
nouveau maire. Noël NÉDÉLEC ne se
représente pas, et la difficulté naîtra cette

fois non de la concurrence pour le poste,
mais au contraire du refus de celui que tous
ses
collègues
plébiscitaient:
René
BERROU, de Kerconan, fils du précédent
René BERROU déjà cité. Il n'accepta que
le poste d'adjoint, laissant celui de maire à
Joseph SAUTEJEAU, élu en désespoir de
cause au troisième tour de scrutin, avec Il
voix sur 12.
(Voir le N° 3 de FOEN-IZELLA,
juin 1988, ancienne série, sous le titre :
"De la difficulté d'être élu maire de
Bénodet", dans lequel on trouvera
également le texte de la lettre de Jean
PORUS au Préfet du Finistère, lettre
évoquée à la page précédente).
Joseph SAUTEJEAU (1908 -1912)
De 1908 à 1912, le conseil municipal comprenait Joseph SAUTEJEAU ,
René BERROU, Jean DONNARD, Pierre
LOUÉDEC, Guillaume NÉDÉLEC, Jean
NÉDÉLEC, Pierre Le GOFF, François Le
CLINCHE (du Poulquer), Jean-Louis
YVONNOU, Pierre BONDER, Yves
LOUÉDEC, Jean-Marie Le QUINQUIS.
Les quatre ans de mandat de Joseph
SAUTEJEAU sont surtout marqués par le
développement de l'école et les difficultés
financières que les élus invoquent pour
différer la création de nouvelles classes et
le recrutement d'adjoints d'enseignement.
On note, par exemple, que l'effectif
scolaire était de 62 élèves en 1907; qu'en
1912, 118 étaient inscrits, mais 25
n'avaient pu être admis, faute de place.
Au cours de sa première séance, le
12 juin 1908, la municipalité refusait une
demande d'augmentation de 50 F.
présentée par le secrétaire de mairie, et
octroyait
un crédit de 30 F. à Mr.
KERAVEC, directeur, pour la fête des
écoles.

4/9
C'est aussi au cours de ces quatre années
que la municipalité a acheté un terrain à
Mr. CORPOREAU pour l'élargissement du
chemin de l'église.
Déjà la commune de Bénodet tirait
le principal de ses ressources du tourisme.
Les commerçants alertent les élus sur le
danger des prélèvements de sable au Trez
et le conseil, dans sa séance du 22
novembre
1908,
demande
"
à
l'administration " de faire cesser ces
extractions, "faute de quoi le bourg serait
plongé dans la misère". Nous pouvons
penser, en 1993, que le danger était
surévalué, mais l'inquiétude des bénodétois
préfigurait la réglementation actuelle qui
interdit les prélèvements de sable sur tout
le littoral. Pendant ce mandat, un autre
personnage, dont il sera question plus loin,
fait patiemment son chemin: c'est JeanLouis YVONNOU, qui sera secrétaire de
toutes les séances du conseil.
Maurice
BOUILLOUX-LAFONT
(10/05/ 1912 - 12 /09 /1937)
Aux élections de 1912, parmi les
douze candidats élus, un nouveau venu
dans le paysage politique à Bénodet, et qui
ne manque pas d'ambition : Maurice
BOUILLOUX-LAFONT, banquier à
Étampes, marié à une quimpéroise,
demoiselle ALAVOINE. Le 19 mai il est
élu maire au premier tour avec 7 voix sur
12; son adjoint est François Le CLINCHE.
Le secrétaire de cette séance est Mr.
MONMOTTON, directeur d'école et
secrétaire de mairie.
M. BOUILLOUX – LAFONT sera
maire de Bénodet pendant 25 ans. Il ne
siège pas durant les quatre années de la
Grande Guerre, pendant laquelle le conseil
n'est d'ailleurs réuni que pour les séances
obligatoires du budget. On ne
voit
alors que deux ou trois conseillers présents,
voire un seul.
Ainsi le 3 octobre 1915 sont présents
Joseph BARGAIN, René BERROU, Pierre

Le GOFF; absents, mobilisés : Maurice
BOUILLOUX-LAFONT,
Jean-Louis
YVONNOU, Jean Le QUINQUIS
Guillaume et Vincent NÉDÉLEC, Yves et
Pierre LOUEDEC. Il est mentionne, que le
maire, sous-Iieutenant d'Etat Major, au
front, a fait don à la commune d'une
superbe plaque de marbre portant les noms
des enfants de Bénodet morts pour la
patrie.
Ce quart de siècle de mandat a été
marqué par de profondes transformations
de la société. Nombreuses sont encore à
Bénodet les personnes qui en ont été les
témoins, sinon les acteurs.
En 1912, l'école est toujours au
premier plan des préoccupations. Une
classe nouvelle est ouverte au bourg en
1913. De même à Perguet qui compte 98
élèves en 1912, dont 72 habitent la
commune de Fouesnant. Le Préfet, sollicité
pour arbitrer la participation de chaque
commune aux charges d'agrandissement et
d'entretien, propose de faire de l'établissement une "école intercommunale".
Fouesnant réagit en optant pour la
construction d'une école à Mousterlin.
Finalement, les deux communes décident
de participer à parts égales aux charges de
l'école de Perguet.
Et de nouveaux organismes voient
le jour :
- Un bureau de bienfaisance, créé le Il juin
1912; Mr BOUILLOUX y verse la somme
de 500F .
-La société des Hospitaliers Sauveteurs
Bretons propose de participer à
l'organisation des secours sur la plage. Le
13 juillet 1913, le conseil agrée la
proposition et propose Pierre LOUÉDEC,
quartier-maître de mousqueterie en retraite,
pour la période du 15 Juillet au 15
septembre de chaque année; Il est sérieux
et bon nageur. Sa rétribution, 2 F. par jour,
sera assurée à 50 % par les H.S.B., une
participation des baigneurs, complément par
la commune.

5/9
- Un garde-champêtre est nommé le
1er août 1912, au traitement annuel de 300
F.
- Le 3 novembre 1912, le conseil
demande le classement comme monument
historique de l'église de Perguet.
-Une décision du 24 mars 1913 crée
un corps de sapeurs-pompiers. Une pompe
à bras en parfait état provenant de l'Arsenal
de Brest est acquise pour 2.995 F. La
section comprendra un officier et 14
hommes, dont un sergent et deux caporaux.
Une subvention est demandée à l'État pour
couvrir les frais d'installation estimés à
1.330 F.
-Secours aux indigents: Dans sa
séance du 7 décembre 1913, le conseil
décide un distribution de pain aux
indigents à l'occasion du nouvel an.
François Le CLINCHE, Pierre Le CAIN et
Jean Le QUINQUIS assureront la
distribution.
Au cours de la dernière séance
précédant la mobilisation, le conseil décide
l'augmentation de la taxe sur les alcools. Il
vote aussi la construction d'un "kiosque de
nécessité" au nord-ouest de l'église du port,
une canalisation d'eau potable, et
l'éclairage du bourg.
La paix revenue, la vie municipale
reprend. Les élections des 30 novembre et
7 décembre 1919 voient la réélection du
maire; Jean- Louis YVONNOU devient
adjoint.
La commune n'a pas d'argent, et le
20 juin 1920 le conseil décide de doubler
la taxe sur les chiens, les concessions aux
cimetières et le prix des cabines de bain.
Le classement de la section du bourg en
"station climatique" est entreprise,
et sera perçu un droit de 1,50 F. par tête et
par jour sur les personnes hébergées dans

les hôtels, et de 15 F. par villa: la première
taxe de séjour !
Le 16 janvier 1921, le conseil
demande l'autorisation d'abattre, pour la
vente, les arbres qui entourent l'église de
Perguet ...
La station de tourisme :
Le 28 mai 1921 le maire propose
aux conseillers d'ériger Bénodet en station
de tourisme, de percevoir une taxe de 1 F.
par jour et par résident, du 1er juillet au 30
septembre, et d'affecter le produit de cette
taxe à l'embellissement et à l'amélioration
de l'hygiène du bourg. La question est
reprise le 30 septembre 1928, puis le 2 juin
1929. Un dossier complet est établi
à l'appui de la demande: on y trouve les
caractéristiques de Bénodet, de sa
population, les conditions de salubrité,
ainsi que la volonté de consacrer 75% du
produit de la taxe à l'assainissement de la
station.
On évalue à ce moment le nombre
de touristes à 1.200 / 1.500 par saison, le
nombre de chambres d'hôtel à 322, dont 18
de premier ordre, 140 de deuxième et 80 de
troisième ordres. Le nombre de villas est
de 57.
La taxe de séjour est encore à
l'ordre du jourdu conseil le 29 novembre
1936 : la commune était autorisée à la
percevoir depuis 1932 pour une période de
cinq ans, et le conseil donne un avis
favorable pour une reconduction de cinq
autres années.
Le classement de l'abside de l'église
paroissiale est demandé par le conseil le 17
décembre 1920. La construction de l'école
de Ménez Groas décidée le 25 mars 1923.

6/9
Le monument aux morts
L’emplacement près de l’église est
choisi le 7 novembre 1920, et le coût
évalué à 20.000 F. C'est seulement en 1923
qu'une souscription est lancée : 342
personnes versent leur obole, pour un total
de 2.535,75 F. Mr de TRÉGLONIOU fait
un don de 100 F. Mr LEV AINVILLE de
200 F. , Mr BOUIUDUX-LAFONT de
4.000 F . L'orientation définitive du
monument est fixée le 4 novembre 1923.
Son inauguration, le 25 novembre, est
l'occasion d'un grand banquet par
souscription: les députés républicains, les
sénateurs et des personnalités y sont
invités.
Le lotissement de Kercreven.
Le 30 décembre 1923, le conseil
étudie une lettre de MM. BERNHEIM
frères, de Paris, qui ont acheté à Mr
NOUET du TAILLY la ferme de
Kercreven qu'ils se proposent de "morceler
en terrains à vendre". Ils sollicitent la
participation de la commune pour la
viabilité et le creusement d'un puits.
A cette époque l'agglomération
continue à se développer et à se structurer;
plusieurs aliénations de terrains sont
étudiées. Le goudronnage des routes est à
l'ordre du jour. Le 27 septembre 1925, le
conseil étudie l'opportunité d'une cession
gratuite de terrain par Mr Joseph BOISSEL
pour l'aménagement du quartier de
Coatalen.
L'eau potable.
Le 17 mars 1929, un devis de
650.000 F. pour l'adduction d'eau est
soumis aux conseillers. Le sujet est encore
à l'ordre du jour le 5 janvier 1930, avec
l'assainissement.
Odet-Sports.
Le 13 décembre 1931, le conseil est

saisi d lune demande de subvention par les
créateurs d'une nouvelle société sportive,
"Odet-Sports" : 500 F. sont accordés pour
1932.
La vente du presbytère, propriété
communale, est évoquée le 20 mars 1932.
La commune en demande 30.000 F., le
recteur en propose 20.000.
Parcourant
les
registres
de
délibérations, nous avons encore noté :
- Le 28 décembre 1930, le maire annonce
qu'il paiera l'éclairage public de ses propres
deniers, soit 9.853,80 F.
- Le 7 mai 1932, en pleine séance, les
conseillers apprennent l'assassinat du
président de la République, Paul
DOUMER; ils se retirent en signe de deuil.
- Le 29 septembre 1935, le conseil accorde
à
Jean-Louis
YVONNOU
le
remboursement d'une somme de 736 F.
qu'il avait avancée pour la fête patronale,
l'année précédente.
Elu maire la première fois le 10 mai
1912, Maurice BOUIUDUXLAFONT a
été réélu en 1919, 1925, 1929, et 1935.
Jusqu'à cette date, son adjoint fut JeanLouis YVONNOU; pour le dernier
mandat, qui devait se terminer le 12
septembre 1937, ce sera Pierre Le LOUPP.
Maurice BOUILLOUX-LAFONT a
signé le cahier de délibérations le 23 août
1936 pour la dernière fois. La commune a
alors connu une période d'incertitude
politique. Le 23 décembre, puis le 3
janvier, il n'y a que quatre conseillers
présents aux séances. Même situation au 7
mars suivant. A la séance du 13 juin 1937,
le maire est toujours absent et le conseil
refuse de lui payer un terrain pour
permettre la construction du V .O. °n 12,
"terrain qu'il avait promis de donner
gratuitement". Jusqu'au 22 août, les
séances sont présidées par Pierre Le
LOUPP, adjoint au maire délégué.

7/9
Dans le hall de la mairie de
Bénodet, une stèle surmontée d'un buste de
Maurice BOUILLOUX-LAFONT rappelle
ce que fut par ailleurs sa carrière politique :
- Conseiller Général de Concarneau
(circonscription à laquelle était à l'époque
rattaché le canton de Fouesnant) de 1919 à
1934.
- Député du Finistère de 1914 à 1932.
- Vice- Président de la Chambre des
Députés de 1928 à 1932.
Jean-Louis YVONNOU (1937 -1941)
Le 12 septembre 1937, les élus sont
réunis sous la présidence de Pierre
Le LOUPP, doyen, pour l'élection d'un
nouveau maire. Sont présents J-L.
YVONNOU, J. BERROU, V. CLÉMENT,
J. LOUÉDEC, J. LE GALL, J.
L'HARIDON, L. DONNARD, J-L.
DÉNÈS, J. CUZON, P. MONFORT, Jos.
L'HARIDON. Jean-Louis YVONNOU est
nommé maire par 7 voix sur 12. L'élection
d'un adjoint est reportée.
Le 21 novembre, le conseil vote
une somme de 400 F. pour une couronne à
la mémoire de Maurice BOUILLOUXLAFONT. Dans la même séance est décidé
un emprunt de 23.032 F. pour l'école de
Perguet. Un devis de 72.168 F. pour la
couverture de la nef et du transept de
l'église de Perguet est repoussé,
mais
le 11décembre le conseil décide de
participer à cette dépense pour une somme
de 9.000 F, suite à la demande du
Ministère de l'Éducation Nationale.
Le 11 juin 1938, saisi d'une
demande de création d'une caisse de
chômage subventionnée, le conseil préfère
inscrire au budget primitif de 1937 un
crédit pour la rectification du chemin de
Kersalé et du V.O. n° 12. Le lotissement
BOUILLOUX est l'objet d'un projet adopté
au cours de la même séance.

L'OCCUPATION
Le 8 décembre 1940, étudiant le
projet de budget 1941, le conseil décide la
suppression de l'assurance pour les fêtes
publiques, la réduction de l'éclairage
urbain, la suppression de l'indemnité de
logement aux instituteurs, un crédit pour le
port des dépêches.
Le 2 Février 1941, il adopte une
position favorable à la création " d'un
terrain sportif pour les enfants des écoles»,
que l'État propose de subventionner à 80
%.
Le 24 août, vote d'un crédit pour
l'acquisition d'un portrait du Maréchal
PÉTAIN (250 F.)
14 décembre 1941 : Installation de
la "DÉLÉGATION SPÉCIALE".
C'est la fin d'une époque: Les élus
ne comptent plus, et le nouvel "État
Français" choisit ses hommes pour gérer
les affaires communales.
Sont présents: Alain KERBRAT,
chef de la délégation; CUZON, DÉNÈS et
DONNARD. Absent: BOUILLOUX-LAFONT (Claude, fils de Maurice).
Dès son installation, la délégation
fixe le traitement des trois employés
communaux : Louis YVONNOU, secrétaire (1.500F.); Pierre Le GRAND,
secrétaire adjoint (1.100 F.); Mathias
BERROU, garde-champêtre (1.100 F. plus
une indemnité de 20 F .).
La délégation spéciale se réunit
périodiquement. Claude BOUlILOUX-LAFONT y fait seulement deux ou trois
apparitions.
Le 28 février 1943, elle accepte un
legs de madame veuve Frédéric Le
GUYADER, née Mathilde CORDIER,
décédée le 14 novembre 1942 à
Kerfeunteun : Une somme de 1.000 F dont
les intérêts serviront à l'entretien de la
tombe de ses beaux-parents, à BENODET ;

8/9
Le 24 octobre, la délégation décide donc
de consacrer ce legs à l'achat d'un titre de
rente perpétuelle. Le 6 février 1944, la
délégation émet un voeu pour la création
de la Province de Bretagne dans le cadre
de la France: "Demande la constitution d
'une Préfecture Régionale pour les cinq
départements; que soit nommé un
gouverneur breton; que soit créée une
Assemblée ou un Grand Conseil Provincial; que soit enseignée l 'histoire de la
Bretagne; que la langue bretonne soit
enseignée en Basse-Bretagne, et qu'elle
soit la deuxième langue au baccalauréat. ".
Cette délégation se réunit pour la
dernière fois le 30 juillet 1944.
LA LIBÉRATION
Le 14 octobre 1944 se réunit une
nouvelle délégation spéciale comprenant
Laurent
FERROS,
président;
CORPOREAU, Le CLINCHE, QUEFFÉLEC. Absent, HAAS.
Des élections ont lieu les 29 avril et 12 mai
1945. Sont élus: Y. GLÉMAREC, J. Le
CLINCHE, J-M. QUÉFFÉLEC, J-L.
YVONNOU, P. TROADEC, J. CREFF,
Simone CARIOU, F. Le NOAC'H, J.
POUPON,
Y.
LOUÉDEC,
J-L.

DILIGEARD, H. DAVID, V. CLÉMENT,
Y. COSQUER.
Paul TROADEC est élu maire le 18
mai
1945;
adjoints:
Jean-Louis
DILIGEARD et Yves GLÉMAREC. Deux
ans plus tard, le 15 août 1947,
DILIGEARD
devient
maire
et
GLÉMAREC son adjoint.
Nouvelles élections le 19 octobre
1947. Le 26, Jean-Louis YVONNOU est
élu maire par 16 voix sur 17; premier
adjoint: Pierre Le NOAC'H; second: Yves
LOUÉDEC.
Jean-Louis YVONNOU sera maire
du 26 octobre 1947 au 22 mars 1959. Lui
ont succédé :
- Jean-Louis FAOU, du 23 mars
1959 au 28 mars 1971; adjoints : Albert
HÉNOT et Yves BALBOT.
- Jean L'HÉNORET, du 29 mars
1971 au 19 mars 1989; adjoints: Pierre
JACQ et François GAILLARD.
- Joseph CLÉMENT, élu le 19 mars
1989.
René BLEUZEN, avec le concours de
Renan CLORENNEC

Séance du 22 novembre 1908
"Plaintes des commerçants relatives
à l’extraction du sable de la grève du
Trez.
Le Conseil considère que ces plaintes
sont tout à fait fondées, car le rivage
du dit Trez s'est creusé à tel point qu'il
offre un réel danger pour les
baigneurs; l'extraction du sable a été si
active que dans beaucoup d'endroits
les galets sont à nu.
Le
Conseil
prie
instamment
l'Administration de prendre des
mesures urgentes pour arrêter sur toute
la grève du Trez l'extraction de sable,
ou dans un avenir très rapproché (une
année ou deux au plus), la réputation
de Bénodet comme station balnéaire
ne sera plus qu'un mythe, et comme le
bourg ne vit absolument que des
ressources que lui rapportent les
baigneurs et touristes, ce sera pour ses
habitants la plus affreuse misère..."

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  • 1. BENODET LES MAIRES DE LA COMMUNE DE BENODET (suite) Le 15 mars 1878, le Président de la République MAC-MAHON signait l'arrêté autorisant la commune de Perguet à s'appeler désormais Bénodet. La demande datait de 1876. Le maire, Jean-Marie FRIANT, et le conseil municipal avaient trouvé le prétexte que des officiers chargés du recensement des chevaux s'étaient rendus à Perguet alors que les bêtes étaient rassemblées à Bénodet. En réalité, le bourg de Bénodet avec ses 300 habitants, l'activité du port et des commerces, avait depuis longtemps éclipsé Perguet et ses quelques maisons. L'enquête publique, confiée à Louis PARQUER, maire de Fouesnant, le confirma. Jean-Marie FRIANT, domicilié au bourg de Bénodet, venait de perdre son poste au mois de janvier précédent, sans doute victime de "l'usure du pouvoir", et c'est un habitant de Perguet, René BERROU, exploitant la ferme de Kerconan, qui devint le premier maire de Bénodet. Son adjoint, Alain BERROU, décédait quelques mois après son élection et était remplacé par Thomas HAMON, nouvel élu. René BERROU (1878-1886) Nommé maire après les élections des 6 et 21 janvier 1878, René BERROU s'est tout de suite révélé homme d'action. Dès la première séance de son conseil, il demanda que soient apurées les finances de la commune et obtint l'aliénation d'un terrain communal à Pierre Le CAIN, pour la somme de 1064,65 F., afin de payer une dette de 600 F. qui restait due depuis la construction de l'école. C'est lui aussi qui obtient la création d'un bureau de poste à Bénodet, réclamé en raison de l'activité du port et "du nombre élevé d'étrangers qui y viennent l'été pour les bains de mer". La grande cale du port est élargie. La commune perd un procès intenté à Pierre Le CAIN, accusé d'avoir enlevé une croix de pierre sur un terrain communal à Keraven- Vihan et le 20 septembre 1880 le conseil vote un emprunt de 500 F, pour en payer les frais. René BERROU, qui habitait à cinq kilomètres du bourg, ne pouvait être insensible au sort des enfants de son quartier qui devaient couvrir cette distance à pied, quel que soit le temps, pour se rendre à l'école. Au mois de juin 1882 il proposait au conseil de céder gratuitement à la commune une parcelle de terre de sa ferme pour construire une école à Perguet. Le débat se termina sans décision, le maire restant seul en mairie avec son projet. Mais il ne désarmait pas, et au mois de novembre il pouvait présenter au conseil de solides arguments officiels: la décision était alors prise de créer une école de garçons à Bénodet et une école de hameau à Perguet. Tout de suite, la construction de cette dernière fut confiée à Joseph MICHEL, entrepreneur à Pont-l'Abbé, et dans l'attente, la classe fonctionna dans un local loué à Jean-Marie JEFFROY. Après les élections municipales de 1884, René BERROU conserva son poste de maire et Thomas HAMON celui d’adjoint. 1/9
  • 2. René BERROU décéda en cours de mandat, le 24 janvier 1886. Fils de Alain et de Marguerite CARADEC, époux de Marie GLÉONEC, il n'avait que 43 ans. Un autre conseiller, Tristan CORIOU, étant également décédé, deux autres bénodétois vinrent compléter l'assemblée: Jean NÉDÉLEC et Eugène Le MOYNE. Thomas RAMON (1886 - 1888) Dans les années qui suivent la disparition de René BERROU, la gestion municipale est mouvementée à Bénodet. Deux hommes, Thomas RAMON et Jean PORUS vont briguer le poste de maire, et ne se feront pas de cadeaux. Le 1er février 1886, les douze conseillers étaient présents pour élire le nouveau maire. Au premier tour, Jean PORUS obtenait six voix, autant que ses deux adversaires réunis; mais au second tour , il ne lui en restait que trois, tandis que Thomas RAMON était élu avec neuf voix. Jean PORUS était élu au poste d'adjoint. Mademoiselle TROBAS, institutrice à Perguet, ne tarda pas à regretter la disparition de René BERROU : Thomas RAMON refusa de lui rembourser 25 F. qu'elle avait avancés pour des réparations à l'école. Le 13 juillet 1887, le conseil municipal réuni à huit heures et demie approuvait la vente du placître de SaintGilles, à Ruz-Conan, sous réserve de la construction d'un chemin de 4 à 5 mètres allant du Trez au Canvez en passant par Kernilis; d'un autre chemin partant du premier vers Ruz et Kernéost; enfin, d'un espace de trois mètres autour du puits. 2/9
  • 3. A onze heures, la séance se poursuivait sous la présidence de Jean PORUS, le maire étant mis en cause dans l'appropriation d'un terrain communal. Thomas RAMON et Mathieu LOUÉDEC étant absents, par six voix contre quatre le conseil demanda que cette parcelle soit remise en l'état dans le plus bref délai. Ce n'était que le premier acte. Le 12 octobre 1887 le conseil était à nouveau réuni en session extraordinaire et les élus se rangeaient, par cinq voix contre trois, à la demande du Préfet de vendre, dans l'intérêt de la commune, "le terrain communal bordant le chemin de grande communication n° 34" à Messieurs RAMON-Le CLINCHE, au prix de six francs le mètre carré. Jean PORUS (1888-1889) Arrivent les élections du mois de mai 1888. Dix candidats sur douze sont élus au premier tour. Noël NÉDÉLEC et Jean PORUS complètent le conseil le dimanche suivant. Le 20 mai, il y a deux candidats au poste de maire : Thomas RAMON et Jean PORUS. Six voix se portent sur chacun au premier tour, et la situation reste la même aux deux tours suivants. Jean PORUS est proclamé maire, au bénéfice de l'âge ! L'élection de l'adjoint fut tout aussi laborieuse: quatre candidats, chacun obtenant trois voix aux trois tours de scrutin; le plus âgé, Noël NÉDÉLEC devenait adjoint, battant Jean RAMON. Jean PORUS et son conseil se pencheront sur les problèmes de l'alimentation en eau, de la fontaine et du lavoir du bourg de Bénodet. Ils se préoccuperont de l'achat de matériel pour l'école. La dernière séance de ce mandat sera consacrée au vote de la taxe d'octroi à Bénodet sur les alcools : - 1,20 F. par hectolitre de vin; - 0,50 F. pour le cidre, le poiré, l'hydromel. - 5 F. pour l'hectolitre d'alcool. Dès le mois de janvier 1889, Jean PORUS présente sa démission au Préfet: il reconnaît avoir commis la faute de ne pas avoir réuni les délégués de la commission de révision de la liste électorale, et cite Thomas RAMON qui le lui a reproché. Remerciant ensuite le Préfet d'avoir accepté sa démission, il invoquera sa mauvaise santé, les rhumatismes qui l'empêchent d'aller au bourg. Et il clame très fort ses opinions républicaines, son opposition aux monarchistes, aux réactionnaires et aux cléricaux. Le lecteur trouvera à la suite de notre article des précisions supplémentaires concernant ce personnage un peu énigmatique. Thomas RAMON (1896 - 1908) A la démission de Jean PORUS, son adversaire Thomas RAMON redevenait maire, avec Noël NÉDÉLEC comme adjoint. Ils seront confirmés à leurs postes après les élections de 1892. Quatre ans plus tard, on les trouve tous deux candidats au poste de maire: pendant trois tours de scrutin, ils resteront à égalité de voix, six chacun, et Noël NÉDÉLEC sera nommé maire au bénéfice de l'âge. Pas de faits marquants pendant ce mandat de Thomas RAMON. On se préoccupe de l'état des routes: le maire demande l'autorisation d'extraire des pierres du rivage, au Trez, pour éviter les frais de transport depuis le secteur du phare qui les fournissait jusque là. La commune est pauvre une subvention de 400 F , dérisoire, est votée pour l'amélioration du port, qui en coûte 12.500. 3/9
  • 4. Elle refuse de créer une caisse des écoles pour venir en aide aux familles nécessiteuses, et de prendre des dispositions pour construire des H.L.M. La journée du 22 septembre 1892 est fête nationale, pour marquer le centenaire de la proclamation de la République. Noël NÉDÉLEC (1896 -1908) Pendant douze ans, Noël NÉDÉLEC dirigera les affaires de Bénodet; Jean-Marie PENNEC sera son adjoint pendant huit ans, puis René BERROU pendant quatre ans. L'état des routes, l'attribution de terrains vagues occupent toujours les élus; mais ces années seront surtout marquées par le développement de l'école: on compte jusqu'à 75 élèves dans une classe! Il faut des locaux et des enseignants... En 1897 le conseil refuse de transférer la mairie de l'école des filles à celle des garçons. Et c'est la première fois que l'on fait allusion à la nécessité d'une mairie dans la commune. Le 13 octobre 1901, une somme de 500 Francs est votée pour creuser et maçonner un puits à l'entrée du V .C.O. n° 8, et y installer une pompe en cuivre coulé, après le rejet d'une pétition défavorable présentée par Mr. PERROTIN. Ce même jour, le conseil donne un avis favorable pour une rectification du tracé du C.D. 44 au bourg de Perguet. En 1904, le projet d'agrandissement du port aboutit, et le 3 juillet le conseil vote un emprunt de 6.900 F. pour l'élargissement du quai. Le 17 mai 1908, après de nouvelles élections, on se réunit pour élire un nouveau maire. Noël NÉDÉLEC ne se représente pas, et la difficulté naîtra cette fois non de la concurrence pour le poste, mais au contraire du refus de celui que tous ses collègues plébiscitaient: René BERROU, de Kerconan, fils du précédent René BERROU déjà cité. Il n'accepta que le poste d'adjoint, laissant celui de maire à Joseph SAUTEJEAU, élu en désespoir de cause au troisième tour de scrutin, avec Il voix sur 12. (Voir le N° 3 de FOEN-IZELLA, juin 1988, ancienne série, sous le titre : "De la difficulté d'être élu maire de Bénodet", dans lequel on trouvera également le texte de la lettre de Jean PORUS au Préfet du Finistère, lettre évoquée à la page précédente). Joseph SAUTEJEAU (1908 -1912) De 1908 à 1912, le conseil municipal comprenait Joseph SAUTEJEAU , René BERROU, Jean DONNARD, Pierre LOUÉDEC, Guillaume NÉDÉLEC, Jean NÉDÉLEC, Pierre Le GOFF, François Le CLINCHE (du Poulquer), Jean-Louis YVONNOU, Pierre BONDER, Yves LOUÉDEC, Jean-Marie Le QUINQUIS. Les quatre ans de mandat de Joseph SAUTEJEAU sont surtout marqués par le développement de l'école et les difficultés financières que les élus invoquent pour différer la création de nouvelles classes et le recrutement d'adjoints d'enseignement. On note, par exemple, que l'effectif scolaire était de 62 élèves en 1907; qu'en 1912, 118 étaient inscrits, mais 25 n'avaient pu être admis, faute de place. Au cours de sa première séance, le 12 juin 1908, la municipalité refusait une demande d'augmentation de 50 F. présentée par le secrétaire de mairie, et octroyait un crédit de 30 F. à Mr. KERAVEC, directeur, pour la fête des écoles. 4/9
  • 5. C'est aussi au cours de ces quatre années que la municipalité a acheté un terrain à Mr. CORPOREAU pour l'élargissement du chemin de l'église. Déjà la commune de Bénodet tirait le principal de ses ressources du tourisme. Les commerçants alertent les élus sur le danger des prélèvements de sable au Trez et le conseil, dans sa séance du 22 novembre 1908, demande " à l'administration " de faire cesser ces extractions, "faute de quoi le bourg serait plongé dans la misère". Nous pouvons penser, en 1993, que le danger était surévalué, mais l'inquiétude des bénodétois préfigurait la réglementation actuelle qui interdit les prélèvements de sable sur tout le littoral. Pendant ce mandat, un autre personnage, dont il sera question plus loin, fait patiemment son chemin: c'est JeanLouis YVONNOU, qui sera secrétaire de toutes les séances du conseil. Maurice BOUILLOUX-LAFONT (10/05/ 1912 - 12 /09 /1937) Aux élections de 1912, parmi les douze candidats élus, un nouveau venu dans le paysage politique à Bénodet, et qui ne manque pas d'ambition : Maurice BOUILLOUX-LAFONT, banquier à Étampes, marié à une quimpéroise, demoiselle ALAVOINE. Le 19 mai il est élu maire au premier tour avec 7 voix sur 12; son adjoint est François Le CLINCHE. Le secrétaire de cette séance est Mr. MONMOTTON, directeur d'école et secrétaire de mairie. M. BOUILLOUX – LAFONT sera maire de Bénodet pendant 25 ans. Il ne siège pas durant les quatre années de la Grande Guerre, pendant laquelle le conseil n'est d'ailleurs réuni que pour les séances obligatoires du budget. On ne voit alors que deux ou trois conseillers présents, voire un seul. Ainsi le 3 octobre 1915 sont présents Joseph BARGAIN, René BERROU, Pierre Le GOFF; absents, mobilisés : Maurice BOUILLOUX-LAFONT, Jean-Louis YVONNOU, Jean Le QUINQUIS Guillaume et Vincent NÉDÉLEC, Yves et Pierre LOUEDEC. Il est mentionne, que le maire, sous-Iieutenant d'Etat Major, au front, a fait don à la commune d'une superbe plaque de marbre portant les noms des enfants de Bénodet morts pour la patrie. Ce quart de siècle de mandat a été marqué par de profondes transformations de la société. Nombreuses sont encore à Bénodet les personnes qui en ont été les témoins, sinon les acteurs. En 1912, l'école est toujours au premier plan des préoccupations. Une classe nouvelle est ouverte au bourg en 1913. De même à Perguet qui compte 98 élèves en 1912, dont 72 habitent la commune de Fouesnant. Le Préfet, sollicité pour arbitrer la participation de chaque commune aux charges d'agrandissement et d'entretien, propose de faire de l'établissement une "école intercommunale". Fouesnant réagit en optant pour la construction d'une école à Mousterlin. Finalement, les deux communes décident de participer à parts égales aux charges de l'école de Perguet. Et de nouveaux organismes voient le jour : - Un bureau de bienfaisance, créé le Il juin 1912; Mr BOUILLOUX y verse la somme de 500F . -La société des Hospitaliers Sauveteurs Bretons propose de participer à l'organisation des secours sur la plage. Le 13 juillet 1913, le conseil agrée la proposition et propose Pierre LOUÉDEC, quartier-maître de mousqueterie en retraite, pour la période du 15 Juillet au 15 septembre de chaque année; Il est sérieux et bon nageur. Sa rétribution, 2 F. par jour, sera assurée à 50 % par les H.S.B., une participation des baigneurs, complément par la commune. 5/9
  • 6. - Un garde-champêtre est nommé le 1er août 1912, au traitement annuel de 300 F. - Le 3 novembre 1912, le conseil demande le classement comme monument historique de l'église de Perguet. -Une décision du 24 mars 1913 crée un corps de sapeurs-pompiers. Une pompe à bras en parfait état provenant de l'Arsenal de Brest est acquise pour 2.995 F. La section comprendra un officier et 14 hommes, dont un sergent et deux caporaux. Une subvention est demandée à l'État pour couvrir les frais d'installation estimés à 1.330 F. -Secours aux indigents: Dans sa séance du 7 décembre 1913, le conseil décide un distribution de pain aux indigents à l'occasion du nouvel an. François Le CLINCHE, Pierre Le CAIN et Jean Le QUINQUIS assureront la distribution. Au cours de la dernière séance précédant la mobilisation, le conseil décide l'augmentation de la taxe sur les alcools. Il vote aussi la construction d'un "kiosque de nécessité" au nord-ouest de l'église du port, une canalisation d'eau potable, et l'éclairage du bourg. La paix revenue, la vie municipale reprend. Les élections des 30 novembre et 7 décembre 1919 voient la réélection du maire; Jean- Louis YVONNOU devient adjoint. La commune n'a pas d'argent, et le 20 juin 1920 le conseil décide de doubler la taxe sur les chiens, les concessions aux cimetières et le prix des cabines de bain. Le classement de la section du bourg en "station climatique" est entreprise, et sera perçu un droit de 1,50 F. par tête et par jour sur les personnes hébergées dans les hôtels, et de 15 F. par villa: la première taxe de séjour ! Le 16 janvier 1921, le conseil demande l'autorisation d'abattre, pour la vente, les arbres qui entourent l'église de Perguet ... La station de tourisme : Le 28 mai 1921 le maire propose aux conseillers d'ériger Bénodet en station de tourisme, de percevoir une taxe de 1 F. par jour et par résident, du 1er juillet au 30 septembre, et d'affecter le produit de cette taxe à l'embellissement et à l'amélioration de l'hygiène du bourg. La question est reprise le 30 septembre 1928, puis le 2 juin 1929. Un dossier complet est établi à l'appui de la demande: on y trouve les caractéristiques de Bénodet, de sa population, les conditions de salubrité, ainsi que la volonté de consacrer 75% du produit de la taxe à l'assainissement de la station. On évalue à ce moment le nombre de touristes à 1.200 / 1.500 par saison, le nombre de chambres d'hôtel à 322, dont 18 de premier ordre, 140 de deuxième et 80 de troisième ordres. Le nombre de villas est de 57. La taxe de séjour est encore à l'ordre du jourdu conseil le 29 novembre 1936 : la commune était autorisée à la percevoir depuis 1932 pour une période de cinq ans, et le conseil donne un avis favorable pour une reconduction de cinq autres années. Le classement de l'abside de l'église paroissiale est demandé par le conseil le 17 décembre 1920. La construction de l'école de Ménez Groas décidée le 25 mars 1923. 6/9
  • 7. Le monument aux morts L’emplacement près de l’église est choisi le 7 novembre 1920, et le coût évalué à 20.000 F. C'est seulement en 1923 qu'une souscription est lancée : 342 personnes versent leur obole, pour un total de 2.535,75 F. Mr de TRÉGLONIOU fait un don de 100 F. Mr LEV AINVILLE de 200 F. , Mr BOUIUDUX-LAFONT de 4.000 F . L'orientation définitive du monument est fixée le 4 novembre 1923. Son inauguration, le 25 novembre, est l'occasion d'un grand banquet par souscription: les députés républicains, les sénateurs et des personnalités y sont invités. Le lotissement de Kercreven. Le 30 décembre 1923, le conseil étudie une lettre de MM. BERNHEIM frères, de Paris, qui ont acheté à Mr NOUET du TAILLY la ferme de Kercreven qu'ils se proposent de "morceler en terrains à vendre". Ils sollicitent la participation de la commune pour la viabilité et le creusement d'un puits. A cette époque l'agglomération continue à se développer et à se structurer; plusieurs aliénations de terrains sont étudiées. Le goudronnage des routes est à l'ordre du jour. Le 27 septembre 1925, le conseil étudie l'opportunité d'une cession gratuite de terrain par Mr Joseph BOISSEL pour l'aménagement du quartier de Coatalen. L'eau potable. Le 17 mars 1929, un devis de 650.000 F. pour l'adduction d'eau est soumis aux conseillers. Le sujet est encore à l'ordre du jour le 5 janvier 1930, avec l'assainissement. Odet-Sports. Le 13 décembre 1931, le conseil est saisi d lune demande de subvention par les créateurs d'une nouvelle société sportive, "Odet-Sports" : 500 F. sont accordés pour 1932. La vente du presbytère, propriété communale, est évoquée le 20 mars 1932. La commune en demande 30.000 F., le recteur en propose 20.000. Parcourant les registres de délibérations, nous avons encore noté : - Le 28 décembre 1930, le maire annonce qu'il paiera l'éclairage public de ses propres deniers, soit 9.853,80 F. - Le 7 mai 1932, en pleine séance, les conseillers apprennent l'assassinat du président de la République, Paul DOUMER; ils se retirent en signe de deuil. - Le 29 septembre 1935, le conseil accorde à Jean-Louis YVONNOU le remboursement d'une somme de 736 F. qu'il avait avancée pour la fête patronale, l'année précédente. Elu maire la première fois le 10 mai 1912, Maurice BOUIUDUXLAFONT a été réélu en 1919, 1925, 1929, et 1935. Jusqu'à cette date, son adjoint fut JeanLouis YVONNOU; pour le dernier mandat, qui devait se terminer le 12 septembre 1937, ce sera Pierre Le LOUPP. Maurice BOUILLOUX-LAFONT a signé le cahier de délibérations le 23 août 1936 pour la dernière fois. La commune a alors connu une période d'incertitude politique. Le 23 décembre, puis le 3 janvier, il n'y a que quatre conseillers présents aux séances. Même situation au 7 mars suivant. A la séance du 13 juin 1937, le maire est toujours absent et le conseil refuse de lui payer un terrain pour permettre la construction du V .O. °n 12, "terrain qu'il avait promis de donner gratuitement". Jusqu'au 22 août, les séances sont présidées par Pierre Le LOUPP, adjoint au maire délégué. 7/9
  • 8. Dans le hall de la mairie de Bénodet, une stèle surmontée d'un buste de Maurice BOUILLOUX-LAFONT rappelle ce que fut par ailleurs sa carrière politique : - Conseiller Général de Concarneau (circonscription à laquelle était à l'époque rattaché le canton de Fouesnant) de 1919 à 1934. - Député du Finistère de 1914 à 1932. - Vice- Président de la Chambre des Députés de 1928 à 1932. Jean-Louis YVONNOU (1937 -1941) Le 12 septembre 1937, les élus sont réunis sous la présidence de Pierre Le LOUPP, doyen, pour l'élection d'un nouveau maire. Sont présents J-L. YVONNOU, J. BERROU, V. CLÉMENT, J. LOUÉDEC, J. LE GALL, J. L'HARIDON, L. DONNARD, J-L. DÉNÈS, J. CUZON, P. MONFORT, Jos. L'HARIDON. Jean-Louis YVONNOU est nommé maire par 7 voix sur 12. L'élection d'un adjoint est reportée. Le 21 novembre, le conseil vote une somme de 400 F. pour une couronne à la mémoire de Maurice BOUILLOUXLAFONT. Dans la même séance est décidé un emprunt de 23.032 F. pour l'école de Perguet. Un devis de 72.168 F. pour la couverture de la nef et du transept de l'église de Perguet est repoussé, mais le 11décembre le conseil décide de participer à cette dépense pour une somme de 9.000 F, suite à la demande du Ministère de l'Éducation Nationale. Le 11 juin 1938, saisi d'une demande de création d'une caisse de chômage subventionnée, le conseil préfère inscrire au budget primitif de 1937 un crédit pour la rectification du chemin de Kersalé et du V.O. n° 12. Le lotissement BOUILLOUX est l'objet d'un projet adopté au cours de la même séance. L'OCCUPATION Le 8 décembre 1940, étudiant le projet de budget 1941, le conseil décide la suppression de l'assurance pour les fêtes publiques, la réduction de l'éclairage urbain, la suppression de l'indemnité de logement aux instituteurs, un crédit pour le port des dépêches. Le 2 Février 1941, il adopte une position favorable à la création " d'un terrain sportif pour les enfants des écoles», que l'État propose de subventionner à 80 %. Le 24 août, vote d'un crédit pour l'acquisition d'un portrait du Maréchal PÉTAIN (250 F.) 14 décembre 1941 : Installation de la "DÉLÉGATION SPÉCIALE". C'est la fin d'une époque: Les élus ne comptent plus, et le nouvel "État Français" choisit ses hommes pour gérer les affaires communales. Sont présents: Alain KERBRAT, chef de la délégation; CUZON, DÉNÈS et DONNARD. Absent: BOUILLOUX-LAFONT (Claude, fils de Maurice). Dès son installation, la délégation fixe le traitement des trois employés communaux : Louis YVONNOU, secrétaire (1.500F.); Pierre Le GRAND, secrétaire adjoint (1.100 F.); Mathias BERROU, garde-champêtre (1.100 F. plus une indemnité de 20 F .). La délégation spéciale se réunit périodiquement. Claude BOUlILOUX-LAFONT y fait seulement deux ou trois apparitions. Le 28 février 1943, elle accepte un legs de madame veuve Frédéric Le GUYADER, née Mathilde CORDIER, décédée le 14 novembre 1942 à Kerfeunteun : Une somme de 1.000 F dont les intérêts serviront à l'entretien de la tombe de ses beaux-parents, à BENODET ; 8/9
  • 9. Le 24 octobre, la délégation décide donc de consacrer ce legs à l'achat d'un titre de rente perpétuelle. Le 6 février 1944, la délégation émet un voeu pour la création de la Province de Bretagne dans le cadre de la France: "Demande la constitution d 'une Préfecture Régionale pour les cinq départements; que soit nommé un gouverneur breton; que soit créée une Assemblée ou un Grand Conseil Provincial; que soit enseignée l 'histoire de la Bretagne; que la langue bretonne soit enseignée en Basse-Bretagne, et qu'elle soit la deuxième langue au baccalauréat. ". Cette délégation se réunit pour la dernière fois le 30 juillet 1944. LA LIBÉRATION Le 14 octobre 1944 se réunit une nouvelle délégation spéciale comprenant Laurent FERROS, président; CORPOREAU, Le CLINCHE, QUEFFÉLEC. Absent, HAAS. Des élections ont lieu les 29 avril et 12 mai 1945. Sont élus: Y. GLÉMAREC, J. Le CLINCHE, J-M. QUÉFFÉLEC, J-L. YVONNOU, P. TROADEC, J. CREFF, Simone CARIOU, F. Le NOAC'H, J. POUPON, Y. LOUÉDEC, J-L. DILIGEARD, H. DAVID, V. CLÉMENT, Y. COSQUER. Paul TROADEC est élu maire le 18 mai 1945; adjoints: Jean-Louis DILIGEARD et Yves GLÉMAREC. Deux ans plus tard, le 15 août 1947, DILIGEARD devient maire et GLÉMAREC son adjoint. Nouvelles élections le 19 octobre 1947. Le 26, Jean-Louis YVONNOU est élu maire par 16 voix sur 17; premier adjoint: Pierre Le NOAC'H; second: Yves LOUÉDEC. Jean-Louis YVONNOU sera maire du 26 octobre 1947 au 22 mars 1959. Lui ont succédé : - Jean-Louis FAOU, du 23 mars 1959 au 28 mars 1971; adjoints : Albert HÉNOT et Yves BALBOT. - Jean L'HÉNORET, du 29 mars 1971 au 19 mars 1989; adjoints: Pierre JACQ et François GAILLARD. - Joseph CLÉMENT, élu le 19 mars 1989. René BLEUZEN, avec le concours de Renan CLORENNEC Séance du 22 novembre 1908 "Plaintes des commerçants relatives à l’extraction du sable de la grève du Trez. Le Conseil considère que ces plaintes sont tout à fait fondées, car le rivage du dit Trez s'est creusé à tel point qu'il offre un réel danger pour les baigneurs; l'extraction du sable a été si active que dans beaucoup d'endroits les galets sont à nu. Le Conseil prie instamment l'Administration de prendre des mesures urgentes pour arrêter sur toute la grève du Trez l'extraction de sable, ou dans un avenir très rapproché (une année ou deux au plus), la réputation de Bénodet comme station balnéaire ne sera plus qu'un mythe, et comme le bourg ne vit absolument que des ressources que lui rapportent les baigneurs et touristes, ce sera pour ses habitants la plus affreuse misère..." 9/9