Laurence THENOZ
EFAP Entreprise – Promotion 2008




  Comment valoriser les programmes européens
      en faveur des étudiants en France ?




Directrice de Mémoire
Chantal BRAULT


Parrain de Mémoire
Jean-Emmanuel PAILLON
Délégué Adjoint à l’Information et à la Communication des Ministères Sociaux Français
Avant Propos


Un avant-goût d’ailleurs et d’Europe

Mes parents, de part leur double nationalité, française et canadienne, ont eu à cœur de trans-
mettre à leurs enfants (dès notre plus jeune âge), le goût du voyage et l’envie de découvrir les
autres cultures.
Ainsi, l’Europe est rapidement devenue pour moi une découverte et une passion. Cela com-
mença par des voyages à Bruxelles chez des amis de la famille puis, au lycée, avec le pro-
gramme d’éducation civique de mes professeurs d’Histoire. Cela se poursuivit ensuite en
2004, avec la réalisation de mon TPE (travaux pratiques encadrés) en Terminale, sur « l’identité
européenne et les jeunes » sous forme de reportages vidéo. Et c’est tout naturellement qu’en
2006, j’ai poursuivi ces travaux via une thématique au sein de l’EFAP : « l’Europe : espace
d’avenir pour les jeunes ».
Aujourd’hui, l’Europe continue à revêtir pour moi un intérêt personnel très fort, avec un avenir
encore à construire et pour lequel je me sens concernée. Ce mémoire est une pierre de plus
dans ma compréhension de cette mosaïque de pays à rassembler et des efforts à fournir pour
faire des Jeunes Européens le terreau de ce futur.
Introduction


Les jeunes sont les acteurs de demain…

La création de l’Europe s’est réalisée petit à petit pour devenir une véritable réussite : 27 pays,
aux cultures bien différentes, réunis en une seule entité pour mener ensemble de nombreux
projets. Seulement, la génération des 18-25 ans n’a pas participé à toute cette construction.
Pour elle, l’Europe est une évidence. Elle est intégrée dans leurs esprits mais ils n’ont pas ap-
pris à l’aimer.


Or, découvrir et vivre avec les autres pays européens n’est pas toujours automatique pour eux.
Ils l’ont exprimé au dernier référendum en votant massivement contre l’Union Européenne.
C’est ainsi que nous avons constaté que les 18-25 ans n’ont pas tous la même notion de ci-
toyenneté européenne : sujet alarmant puisque ce sont eux qui bâtiront l’Europe de demain.

Faire voyager ces jeunes et leur montrer que l’Union Européenne a mis en place des program-
mes pour eux est une stratégie pour les séduire. Mieux informer sur l’Europe et son action
pour les étudiants est un élément pour répondre à cet enjeu.


Ce mémoire répond alors à une réelle préoccupation de l’UE : captiver et convaincre les jeu-
nes pour mieux construire ensemble son futur. Sujet aussi au cœur de la politique du gouver-
nement français puisqu’ils ont fait de l’éducation et la mobilité étudiante une des priorités de
la présidence française au Conseil de l’Europe dès le mois de juillet 2008.
L’intitulé de ce mémoire est alors « comment valoriser les programmes européens en faveur
des étudiants en France ? », avec l’objectif de :


 Valoriser la mobilité des jeunes dans l’Europe
 Promouvoir les opportunités de l’Europe en développant leur communication
 Trouver des moyens d’information complets et faciles d’accès aux jeunes


Les étudiants ont traditionnellement une image positive de l’Europe. Comme le note Michel
HERBILLON dans son rapport, « la construction européenne ne peut plus se poursuivre sans
l’adhésion des citoyens à un projet mobilisateur et fédérateur ». A ce titre, les étudiants consti-
tuent un vecteur important de la communication sur l’Europe.
D’après les chiffres du Ministère de l’Education Nationale en France, le nombre total d’étu-
diants s’élève à 2 275 044 en 2006 et plus de la moitié d’entre eux fréquente l’université
(1 308 000 en 2005-2006)(1). Mais uniquement 22 500 étudiants partent en Erasmus chaque
année(2). Pourtant, 94 % des jeunes souhaitent partir en Europe : 68 % ont envie de travailler
en Europe pour leur projet professionnel et 58 % ont envie d’aller étudier un an dans un autre
pays membre (3).


Il existe principalement deux raisons qui expliquent ce faible chiffre de bénéficiaires : 83 % des
jeunes se sentent mal informés sur les opportunités de l’Europe, tandis que 79 % considèrent
le financement de leur voyage et les longues démarches administratives comme des freins
importants (4).


On peut donc dire que les 18-25 ans ont envie de partir mais se sentent perdus dans cette
abondance d’information et/ou dans ce manque d’information. Leurs attentes sont réelles,
mais il conviendrait de mieux valoriser ce que l’UE fait concrètement pour eux.


Alors comment faire ?

Nous montrerons que l’Union Européenne a créé plusieurs dispositifs pour les étudiants, mais
que la communication n’a pas pris en considération la spécificité de ce public. La politique de
communication européenne a évolué depuis 2005 pour enrayer cette faiblesse. Après cette
période de réflexion et une restructuration interne, l’UE est prête aujourd’hui à mettre en place
des actions concrètes.


Une nouvelle stratégie fera alors l’objet de la moitié du mémoire. Une proposition d’actions
de communication mieux ciblées et mieux appropriées aux jeunes français de 18-25 ans y fi-
gurent. Intervenir et communiquer directement auprès d’eux sera un des axes stratégiques à
exploiter pour mieux les toucher et être en adéquation avec leurs attentes.

Un plan du mémoire est disponible ci-après. 




(1) « L’éducation nationale en chiffres 2005-2006 »

Disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid4099/l-enseignement-superieur.html

(2) Rapport 2005/2006 sur la mobilité des étudiants ERASMUS

(3) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », IPSOS, 2000

(4) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », CSA et Le Parisien, mai 2005
SOMMAIRE

  p.2 Avant Propos
  p.3 Introduction




  p.6   I - éTUDE DU MARCHé
        1/ L’Europe et ses opportunités pour les 18-25 ans
        1.1 Les programmes européens existants
        1.2 La communication réalisée autour de ces programmes


        2/ La cible marketing des 18-25
        2.1   Définition de la cible « jeunes »
        2.2   Les jeunes face aux médias
        2.3   Les jeunes face aux outils de communication
        2.4   Pourquoi communiquer sur les 18-25 ans ?
        2.5   Leurs attentes européennes des jeunes
        2.6   Leur perception ambiguë des programmes



 p.41   II - NOUVELLE STRATéGIE
        1/ Problèmes dégagés
        2/ SWOT et Diagnostic
        3/ Problématique
        4/ Objectifs
        5/ Cibles
        6/ Axe de communication




 p.50   III - RECOMMANDATIONS
        1/ Proposition de nouveaux Moyens de communication
        2/ Planning global
        3/ Budget global
        4/ Schéma récapitulatif



 p.75 Conclusion
 p.77 Bibliographie
 p.81 Liste des Interviews
 p.82 Annexes
PARTIE 1

éTUDE DE MARCHé
1/ L’Europe et ses opportunités
pour les 18-25 ans
Au sein de l’Union européenne, plusieurs programmes ont été créés pour la cible des étu-
diants de 18 à 25 ans. Nous évoquons ici un panorama de ces programmes (1.1). Puis nous ob-
servons la communication de l’Union Européenne (1.2) d’un point de vue global, mais aussi
d’un point de vue plus ciblé sur ces programmes en faveur des étudiants.



1.1	Les programmes européens existants
La particularité de l’Europe, dit-on souvent, tient à sa diversité. C’est particulièrement vrai
dans le domaine de l’éducation, où les systèmes et les pratiques varient beaucoup d’un
pays à l’autre. Cette diversité constitue une source d’enrichissement pour tous et forme un
terrain fertile à l’innovation et à la recherche de la qualité.


Néanmoins, l’Europe a mis en place des programmes pour favoriser les échanges d’étu-
diants d’un pays à l’autre afin qu’ils découvrent d’autres cultures européennes. Ci-dessous,
nous présenterons ces programmes sous trois thématiques ciblées :
- partir étudier en Europe (Socrates, Erasmus)
- réaliser un stage en Europe (Leonardo Da Vinci, Europass)
- la reconnaissance mutuelle des diplômes en Europe (LMD, crédits ECTS, réseau NARIC)


1.1.1	Partir étudier
Socrates est un programme de financement européen en matière d’éducation. Il vise à pro-
mouvoir la dimension européenne et à améliorer la qualité de l’éducation en encourageant la
coopération entre les pays participants.


Objectifs
Socrates est un programme, auquel participent trente pays européens. Sa grande ambition
est de développer une Europe de la connaissance et de mieux répondre aux grands défis de
ce nouveau siècle : promouvoir l’éducation tout au long de la vie, encourager l’accès de tous
à l’éducation, acquérir des qualifications et des compétences reconnues.


Depuis sa mise en œuvre, nous avons connu 3 phases.

 Socrates I
De 1995 à 1999, 500 000 étudiants ont bénéficié d’un séjour dans une autre université euro-
péenne ; 10 000 écoles ont participé à des partenariats européens ; multiples projets se met-
taient en place pour la promotion des langues européennes. Socrates étant encore méconnu,
une deuxième phase a été reconduite.


 Socrates II
De 2000 à 2006, Socrates a mis en exergue deux idées maîtresses: la promotion de l’appren-
tissage tout au long de la vie et le développement d’une Europe de la connaissance.
Mis en œuvre pour une période de 7 ans avec un budget de 1,85 milliards d’euros, la poursuite
du programme a permis un développement des partenariats et des échanges. Depuis, les uni-
versités doivent être reconnues par les autorités nationales et doivent avoir obtenu la Charte
Universitaire Erasmus délivrée par la Commission Européenne.


 Socrates III
Jusqu’à aujourd’hui, peu d’étudiants français ont eu la possibilité de partir. Une troisième
phase (2007–2013) avec une amélioration du montant des bourses donne la chance à plus
d’étudiants de profiter de cette « éducation européenne ».


En pratique, Socrates offre aux individus des bourses pour étudier, enseigner, faire un stage
ou suivre des cours de formation à l’étranger. Il donne aussi aux établissements éducatifs
un soutien pour monter des projets pédagogiques et échanger des expériences. Il accorde
enfin aux associations et aux ONG une aide afin d’organiser des activités sur des thèmes
éducatifs.


Ainsi, Socrates comprend huit actions distinctes
1/ Comenius : l’enseignement scolaire
2/ Erasmus : l’enseignement supérieur
3/ Grundtvig : l’éducation des adultes et les autres parcours éducatifs
4/ Lingua : apprendre les langues européennes
5/ Minerva : les technologies de l’information et de la communication dans l’éducation
6/ L’observation et l’innovation des systèmes et politiques éducatifs
7/ Les actions conjointes avec d’autres programmes européens
8/ Les mesures d’accompagnement


Le volet de SOCRATES III consacré à l’enseignement supérieur, baptisé «ERASMUS», poursuit
et renforce le programme d’action communautaire en matière de mobilité des étudiants uni-
versitaires, lancé en 1987.
Le programme Erasmus vise à améliorer la qualité et à renforcer la dimension européenne de
l’enseignement supérieur en encourageant la coopération transnationale entre les universi-
tés et en stimulant la mobilité européenne. Le programme Erasmus comprend de nombreu-
ses activités: échanges d’étudiants et d’enseignants, développement conjoint de programmes
d’études, programmes intensifs internationaux, réseaux thématiques entre départements et
facultés de toute l’Europe, cours intensifs de langues (CIEL).


L’action ERASMUS s’adresse aux établissements d’enseignement supérieur - aux étudiants
et aux enseignants - des 25 États membres de l’Union européenne, des trois pays de l’Es-
pace Economique Européen (Islande, Liechtenstein et Norvège) et des trois pays candidats
(Bulgarie, Roumanie et Turquie). À l’heure actuelle, 2 199 établissements d’enseignement su-
périeur dans 31 pays participent au programme ERASMUS. Le budget d’ERASMUS pour 2006
s’élevait à plus de 187,5 millions d’euros. Depuis sa création en 1987, il a permis à 1,2 millions
d’étudiants d’accomplir une période d’études à l’étranger. La Commission Européenne a pour
objectif d’atteindre le nombre de 3 millions d’étudiants Erasmus d’ici 2012(5).


(5) http://ec.europa.eu/education/news/erasmus20_en.html
Erasmus accorde à chaque étudiant, ayant au moins une Licence, une bourse de 250€ par mois
de séjour. Celle ci est constituée de plusieurs bourses versées par 3 organismes différents :


1. Ministère de l’Education : 35€
2. Agence Europe Education Formation : 90€
3. Conseil Régional : 125€


Par ailleurs, l’Union Européenne a mis en place une extension du programme Erasmus de-
puis 2004: Erasmus Mundus, un programme de coopération et de mobilité dans le domaine
de l’enseignement supérieur du second cycle. Il vise à améliorer la qualité de l’enseignement
supérieur européen et à favoriser la compréhension interculturelle grâce à la coopération avec
des pays tiers. Le programme soutient des cours de master de qualité remarquable et fournit
des bourses d’études aux étudiants inscrits à ces masters.


Le label « Erasmus Mundus » est attribué à ces cursus d’excellence qui font la preuve d’un
travail commun stimulant et qui contribuent à la convergence des systèmes d’éducation et à
l’attractivité de l’enseignement supérieur européen.
Le programme est lancé pour une période de cinq ans (2004-2008) et dispose d’une enveloppe
financière de 230 millions d’euros pour l’ensemble de la période (6).



1.1.2	Réaliser un stage en Europe
Le programme Leonardo De Vinci offre la possibilité aux jeunes étudiants préparant tout di-
plôme d’effectuer un stage de 3 à 12 mois dans une entreprise étrangère, mais la recherche du
stage est à la charge de l’étudiant.


Ce programme permet la mobilité des personnes désireuses d’acquérir une expérience pro-
fessionnelle en Europe en facilitant les échanges de bonnes pratiques entre responsables de
formation. Il constitue aussi un levier pour mettre en place de nouveaux outils et de nouvelles
méthodes de formation.
Trois types de bourses sont accordées : un étudiant obtient 357€ par mois ; un jeune en forma-
tion professionnelle (CAP BEP BTS…) 90€ par semaine ; un jeune diplômé ou un demandeur
                          ,    ,
d’emploi 356.70€ par mois.
Ce programme d’action pour la mise en œuvre d’une politique de formation professionnelle
a permis depuis sa création à 130 000 personnes d’améliorer leurs compétences à l’étranger.
En 2007, presque 7000 bourses ont été attribuées dont environ 5000 pour les étudiants(7).


L’Europass est un document communautaire officiel qui récapitule les expériences de chacun
dans d’autres pays européens. Entré en vigueur le 1er janvier 2000, il s’agit d’un dispositif de
l’Union européenne, adopté par le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen.
Il se présente sous la forme d’un portfolio réunissant 5 documents : le CV Europass, le




(6) http://ec.europa.eu/education/programmes/mundus/faq/faq1_en.html

(7) http://www.europe-education-formation.fr/docs/Agence/fiche-leonardo.pdf
Passeport de langues Europass, l’Europass Mobilité, le Supplément au diplôme Europass et
le Supplément descriptif au certificat Europass. Il est identique dans 31 pays. Lorsqu’un jeune
étudiant diplômé cherchera un emploi, l’Europass sera un atout à mettre en avant.


2000 livrets Europass ont été délivrés en France en 2002. Pour l’année 2006, 4 368 jeunes ont
reçu un Europass Mobilité, soit une croissance de 54 % en 4 ans (8).



1.1.3	 La reconnaissance mutuelle des diplômes
Afin de permettre aux Européens de se former ou de travailler dans un autre Etat membre,
l’Union européenne et les pays de l’Espace économique européen (EEE) ont mis en place des
instruments visant à favoriser le transfert des qualifications et des compétences académiques
ou professionnelles.
Lorsqu’on compare les qualifications académiques de différents pays, il convient de faire la
distinction entre équivalence et reconnaissance.
 L’équivalence se rapporte généralement à une comparaison détaillée des divers éléments
de cours qui constituent un programme d’études.
 La reconnaissance est une approche plus globale de l’évaluation, celle-ci portant essentielle-
ment sur l’ensemble des études entreprises par un étudiant. Il s’agit en général d’un diplôme,
mais il peut également s’agir d’une période d’études accomplie par un étudiant (mobilité
Erasmus par exemple). Plus que l’équivalence, la reconnaissance analyse la fonction et le
niveau général des études universitaires afin de pouvoir poursuivre ses études ou travailler.
Dans ce cas, les diplômes ou périodes d’études peuvent être reconnus même si les formations
ne sont pas équivalentes. A titre d’exemple de reconnaissance académique, on peut citer le
cas d’un étudiant à qui un diplôme est décerné dans un autre pays sur la base des études ac-
complies dans son pays d’origine.


Reconnaissance Académique
Lancée en 1998, la construction de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur et de la
recherche vise à adopter une architecture comparable des études supérieures fondée sur trois
grands niveaux : la Licence, le Master et le Doctorat (LMD). Cette initiative intergouverne-
mentale, qui concerne aujourd’hui 45 Etats, facilite la reconnaissance mutuelle des diplômes
(processus de Bologne).


Le système des «ECTS» (European Credit Transfer System), mis en œuvre dans le cadre du
programme ERASMUS, garantit la reconnaissance mutuelle des diplômes en Europe. Un cré-
dit ECTS correspond à une unité de valeur attribuée à un cours selon la charge de travail. 60
crédits ECTS représentent une année d’étude académique. C’est donc à partir du nombre
d’années d’études que la reconnaissance du diplôme se fait. Cependant, cette reconnaissance
des diplômes n’est pas automatique, il faut entamer des démarches administratives pour va-
lider son niveau d’étude.




(8) Rapport Statistique Europass Mobilité – Année 2006




                                                                                           10
Reconnaissance des diplômes à des fins professionnelles
Tout professionnel qui détient le diplôme requis pour exercer son métier dans son pays d’ori-
gine est considéré dans les autres pays comme qualifié pour exercer ce métier. Cependant, la
procédure de reconnaissance d’un diplôme professionnel diffère selon le cas où cette profes-
sion est réglementée ou non. Pour les professions non réglementées, l’employeur doit évaluer
lui-même les compétences et les diplômes du demandeur.


Pour les professions réglementées, la possession d’un diplôme ou de certaines qualifications
professionnelles constitue une condition légalement indispensable pour pouvoir exercer cet-
te profession. Il existe 7 professions réglementées : architecte, dentiste, infirmier, médecin,
vétérinaire, pharmacien et sage-femme. La reconnaissance des diplômes est automatique à
condition que les études remplissent les conditions minimales de formation établies par la lé-
gislation communautaire. Pour les autres, tels que l’enseignement, les professions juridiques
ou l’ingénierie, il faut demander une reconnaissance du diplôme par les autorités nationales
chargées du secteur. L’autorité compétente dispose de quatre mois pour répondre. En cas de
différence importante sur la durée ou le contenu de la formation, une épreuve d’aptitude, une
formation complémentaire, ou bien la preuve de plusieurs années d’expérience peuvent être
exigées.


Si les établissements d’enseignement supérieur, les étudiants et leurs conseillers, les parents,
les enseignants et les éventuels employeurs peuvent se sentir confus par rapport au système,
NARIC est un réseau de centres nationaux afin d’aider à réguler la reconnaissance des diplô-
mes et à faciliter l’intégration des systèmes éducatifs nationaux. Il vise à améliorer la recon-
naissance académique des diplômes et des périodes d’études dans les États membres de l’UE
et les pays de l’Espace Economique Européen. Tous les pays ont désigné des centres natio-
naux qui fournissent des conseils et des informations faisant autorité en matière de reconnais-
sance académique des diplômes et des périodes d’études entreprises dans d’autres États.
La Commission Européenne soutient les activités du réseau NARIC dans le cadre du program-
me Socrates. Le réseau vise à améliorer la qualité et la transparence des systèmes d’éducation
et à favoriser la production d’innovations pédagogiques en Europe par l’échange d’informa-
tions et d’expériences, l’identification des bonnes pratiques, l’analyse comparative des systè-
mes et des politiques dans ce domaine, ainsi que l’examen et l’analyse de questions d’intérêt
commun relevant de la politique de l’éducation.




                                                                                           11
1.2 La communication réalisée autour de ces programmes
L’échec du référendum du 29 mai 2005 a montré que l’Europe qu’elle avait délaissé ses
citoyens. Depuis lors, la Commission Européenne a évolué de discours (Plan d’Action re-
latif à l’amélioration de la communication ; Plan D, comme Démocratie, Dialogue, Débat).
Elle s’est aussi déjà engagée dans quelques premières réalisations concrètes en matière de
communication : Livre Blanc, création de la DG Communication, chaîne EuTube…
Comprendre la nouvelle stratégie de communication globale de l’Union Européenne est né-
cessaire pour comprendre ensuite la communication plus ciblée sur les programmes euro-
péens en faveur des étudiants. Celle-ci se réalise notamment via l’agence Europe Education
Formation qui forme les services relations internationales des universités, et via des plates-
formes d’information européennes.



1.2.1 La communication globale de l’Union Européenne
La Commission Européenne connaît des difficultés structurelles en matière de communica-
tion. On remarque notamment un éclatement des émetteurs, une absence de culture civique
européenne, une absence de dialogue avec les citoyens, une difficile implication des Etats
dans la communication sur l’Europe, ainsi qu’une diversité culturelle et linguistique.


Au-delà de ces problèmes structurels s’ajoute une panoplie d’outils de communication :
	 -	 les symboles du drapeau, de l’hymne à la joie, et de la journée de l’Europe du 9 mai
	 -	 des campagnes de communication (l’Euro) et des thèmes prioritaires
		 (Années Européennes)
	 -	 des publications émanant de l’Office des publications officielles (plus de 1500
		 brochures par an)
	 -	 des événements : à travers le soutien de nombreux colloques, conférences, salons…
	 -	 des centres d’appels, dont Europe Direct consacré aux programmes européens
		 (depuis 1998)
	 -	 des réseaux : trois centres d’information (Paris, Lisbonne, Rome), 27 représentations,
		 et 65 Infos Point Europe et des relais associatifs d ’information
	 -	 des outils d’évaluation (les Eurobaromètres)
	 -	 des conférences de presse journalières
	 -	 le portail internet Europa piloté par un comité interinstitutionnel (depuis 1995)
	 -	 l’audiovisuel : Europe by Satellite (productions brutes et montées) et soutien
		 d’Euronews


L’Union Européenne avait considéré la communication comme un objectif secondaire jus-
qu’aux années 70. Par exemple, ils ont mis en place les Eurobaromètres en 1974, premier pas
vers une communication efficace. Mais les promesses de l’Acte unique (1986) et le référen-
dum de Maastricht (1993) déçoivent les peuples et l’image de l’Europe commence à se dégra-
der. La communication sur l’Euro n’arrange pas les choses et on constate le mécontentement
des populations au référendum de 29 mai 2005. La Commission Européenne décide alors de
changer sa politique de communication et d’en faire une réelle priorité.




                                                                                         12
Plan d’Action de la Commission relatif à l’amélioration
de la communication sur l’Europe / Juillet 2005
Après un constat des faiblesses en matière de communication, la Commission Européenne a
voulu réaliser un plan d’action interne, c’est-à-dire un plan de restructuration de son organisa-
tion pour pouvoir entreprendre ensuite une communication plus efficace grâce à une appro-
che moderne et plus professionnelle sur l’Europe.


Il existe trois principes stratégiques dans ce Plan d’Action :
	 - écouter
	 - communiquer dans un langage clair
	 - être en contact avec les citoyens au niveau local


Des changements dans la culture et les méthodes de travail de la Commission Européenne
sont significatifs pour parvenir aux résultats escomptés. Pour mener à bien les mesures pro-
posées dans le présent Plan d’Action, il importe, dans une large mesure, de disposer de res-
sources financières et humaines suffisantes, en particulier dans les Représentations.

Ce plan propose 7 actions majeures :
	 1.	 Les Commissaires seront les principaux communicants
	 2.	Les unités de communication de tous les services de la Commission Européenne
		 doivent coopérer via un nouveau réseau de télécommunication externe (ECN)
	 3.	Le nouvelle DG Communication est chargée des plans de communication et de l’agenda
		 de communication de l’UE
	 4.	Un service du porte-parole est mis en place au sein de la DG
	 5.	Les Représentations Nationales deviennent les yeux, les oreilles, et la bouche de la
		 Commission Européenne
	 6.	Le renforcement de l’impact des outils de communication (centre de documentation
		 européen dans les établissements d’enseignement supérieur, création d’un réseau
		 d’intervenants nommé la « Team Europe », meilleure formation aux journalistes,
		 organisations d’événements…)
	 7.	 Le recrutement d’experts via un nouveau concours ouvert aux professionnels
		 de la communication.
		
Ainsi, ce Plan d’Action propose une réelle réorganisation interne du siège. En guise de com-
plément, l’UE a bâti un deuxième plan pour mieux répondre au troisième point stratégique :
tout projet de l’Europe doit être assis sur une vision claire des besoins et des attentes des
citoyens.




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Plan D, comme Démocratie, Dialogue et Débat / Octobre 2005
Le plan D vise à redonner un souffle à la démocratie européenne et contribuer à l’émergence
d’une sphère publique européenne. La population a besoin de sentir que l’Europe lui apporte
une valeur ajoutée à son quotidien et qu’elle peut influencer les décisions prises à Bruxelles.
Ainsi, un exercice d’écoute devrait permettre à l’UE de répondre aux préoccupations expri-
mées par ses citoyens et de mettre fin au rejet mutuel de responsabilité entre les Etats mem-
bres et les institutions européennes lors d’une décision impopulaire.


Le plan D propose 5 actions majeures :
	 1.	 Favoriser un débat public sur l’avenir de l’UE, de telle sorte que les conclusions des
		 débats puissent avoir un impact direct sur la politique de l’UE.
	 2.	Multiplier les visites des Commissaires dans les Etats membres
	 3.	Ouvrir les Représentations au public en permanence afin de donner un visage humain
		 à la Commission Européenne
	 4.	Utiliser les centres Europe Direct et les réseaux locaux d’information dans le cadre de
		 manifestations régionales
	 5.	Créer une table ronde européenne pour les jeunes afin de promouvoir une citoyenneté
		 active

Le Plan D met l’accent sur le caractère national du débat, mais recommande également la
mise en place d’un processus de retour d’information structuré et propose une série d’initia-
tives qui pourraient être prises au niveau communautaire. Ainsi, l’heure est venue d’écouter
et d’agir.



Ainsi, depuis fin 2005, la Commission Européenne a déjà mis en place quelques premières
réalisations.



•	 Cercle de Réflexion sur la communication européenne à Paris / Octobre 2005
La Représentation de la Commission Européenne à Paris a créé un Cercle de Réflexion sur la
communication européenne à l’automne 2005 dans le cadre du plan D. Composé de 300 per-
sonnalités politiques, de représentants d’associations, de partenaires sociaux et de médias, il
a pour ambition d’identifier et de définir les actions à mettre en œuvre au niveau local pour
rapprocher l’Europe du citoyen. Au sein de ce cercle de réflexion, un groupe a travaillé sur la
thématique « Les Jeunes et l’Europe ».


Les enseignements tirés de ce débat ont été les suivants :
- la communication est efficace si elle est conçue par des jeunes pour des jeunes (témoigna-
  ges, jeunes ambassadeurs,...)
- intégrer les valeurs que les jeunes attribuent à l’Europe : diversité culturelle et tolérance
- mise en réseau de tous les acteurs Jeunesse sur un territoire donné
- l’information doit d’abord être locale et passer par les lieux de vie des jeunes sous formes
  diverses (fêtes itinérantes, émissions de radio, bandes annonce, info au CIDJ et CIO)




                                                                                          14
- les supports appréciés des jeunes sont internet, SMS, cinéma ; mais il faut aussi s’appuyer
  sur des manifestions déjà existantes (Festival des Vieilles Charrues, Printemps de Bourges),
  ou encore créer un événement fort et durable qui mobilise tous les ans tous les services de la
  Commission et les acteurs nationaux, créer un portail Jeunesse sur le site de l’UE
- créer une Journée civique européenne obligatoire pour tous les jeunes de 18 ans (couplé
  avec la Journée d’Appel à la Préparation de la Défense en France - JAPD)
- intégrer les jeunes dans les processus de décision et développer leur participation



•	 Livre Blanc sur une politique de communication européenne / Février 2006
Ces vingt dernières années, l’UE s’est métamorphosée. Un large éventail d’activités influen-
çant la vie des citoyens lui ont été confiées. Toutefois, la communication de l’Europe avec ses
citoyens n’a pas suivi le rythme. Ce Livre Blanc est une réflexion sur la manière de travailler en
partenariat avec les états membres, le Parlement Européen, les autres institutions et organes
de l’union dans le but de développer une sphère publique européenne.


Le Livre Blanc insiste sur le fait que que les citoyens ont le droit d’être informés sur l’Europe et
sur ses projets concrets, le droit de faire connaître leur point de vue sur la question et le droit
d’être entendus. Tel est le défi de la communication : faciliter le dialogue.


L’objectif est de proposer des orientations de communication et d’inviter l’ensemble de ces acteurs
à émettre des suggestions quant à la meilleure manière de combler la « fracture européenne ».


8 axes stratégiques figurent dans ce Livre Blanc :
	 1.	 Guider les activités d’information et de communication des institutions européennes
		 ex : création d’une charte Européenne ou d’un code de conduite européen
	 2.	Améliorer l’éducation civique européenne à travers les programmes de l’UE (tels que
		 Leonardo da Vinci, Socrates, Erasmus, Jeunesse en Action, etc.) qui peuvent contribuer
		 directement à promouvoir la citoyenneté européenne
	 3.	Etablir un lien entre les citoyens pour exploiter le potentiel de plusieurs programmes
		 européens existants ou prévus
		 ex : on pourrait se servir des sites internet des étudiants Erasmus comme plate-forme
		 pour organiser des rencontres et lancer divers débats...
	 4.	Etablir un lien entre les citoyens et les institutions publiques
		 ex : compléter les sites web de l’UE par des forums en ligne qui fonctionneraient
		 comme des « lieux de réunion virtuels »
	 5.	Collaborer d’une façon plus optimale avec les médias : même si Europe by Satellite
		 fournit aux médias des images, des bandes sonores et des vidéos au nom des trois
		 grandes institutions de l’UE et que le site Europa est le plus grand site web du monde,
		 la couverture médiatique des questions européennes reste limitée dans les journaux
		 régionaux et locaux
	 6.	Donner à l’Europe un visage humain
	 7.	 Exploiter le potentiel offert par les nouvelles technologies
		 ex : formation des fonctionnaires des institutions européennes et nationales en
		 communication et en technologie des médias




                                                                                               15
8.	Comprendre l’opinion publique européenne
		 ex : améliorer la qualité des sondages Eurobaromètres, créer un Observatoire
		 indépendant de l’opinion publique européenne pour recenser les tendances et les
		 analyser en profondeur



•	 Mise en place de la DG COMM / 2006
La DG Communication (DG COMM) donne un cadre à la communication européenne
de part sa structure :
	 - le service du porte-parole
	 - la stratégie de la communication (direction A)
	 - la représentation et les réseaux (direction B)
	 - les outils de communication : audiovisuel, publications, web, centres de contact (direction C)
	 - les ressources (direction D)


Le service du porte-parole de la DG COMM contribue au message politique et à la stratégie
médiatique des plans de communication en collaboration avec les Cabinets et les Directions
Générales (DG). Il établit aussi un calendrier interne d’information à court et moyen terme,
mais aussi un calendrier externe s’adressant au grand public (avec une meilleure anticipation
des grandes dates pour les médias).


La direction A est une équipe de planification et de coordination. Ils ont principalement à leur
charge la préparation de l’agenda de communication et la préparation des plans de commu-
nication en fonction des priorités du moment. Une équipe de recherche utilise systématique-
ment le feedback des citoyens pour déterminer ces fameuses priorités de communication et
établir les messages pour mieux informer le public sur les politiques de l’UE.


La direction B est constituée de l’ensemble des Représentations de la Commission Européenne
dans les Etats membres. Deux équipes à Bruxelles coordonnent, informent et réalisent des
networks avec les chefs de Représentation.


La direction C doit optimiser les outils de communication actuels et en créer de nouveaux. La
Commission a une solide expérience de la mise en réseau des programmes audiovisuels. La
DG COMM propose des projets nationaux et paneuropéens pour soutenir cette expérience en
créant une chaîne parlementaire, en améliorant la mise en place des chaînes de télévision en
Europe et en gérant son agence de presse audiovisuelle « Europe by Satellite ».


La direction D est composée du service ressources humaines, du service financier et budgé-
taire, mais aussi d’un service d’évaluation de l’impact de la communication. Celui-ci contrôle
l’efficacité, la rentabilité et la pertinence de chaque action de communication. Cette équipe
définit ainsi les normes de qualité pour évaluer l’agenda de communication.




                                                                                             16
La Commission ayant fait de la communication l’un des objectifs stratégiques de son mandat
et la reconnaissant pleinement comme une politique à part entière, elle a dégagé des crédits
de 232 millions d’euros pour 2006 à 2013 (9) :
 Recherche de feedback et Analyse d’impact de la communication : 8.4 millions €
 Communication au niveau local par les Représentations : 56.815 millions €
 Meilleure utilisation des outils de communication (Audiovisuel, Internet, Europe Direct,
Séminaires Journalistes) : 166.750 millions €


Ainsi, en 2007, la DG COMM a dépensé pour :
 Actions Multimédia (productions audiovisuelles  projets multimédias) : 18.750 millions €
 Information des Médias (séminaires, médiathèque, couverture médias) : 3.370 millions €
 Studios Radio-TV de la Commission (équipements, location du canal satellite) : 5.6 millions €
 Actions locales (conférences, centres d’information, manifestations) : 8.393 millions €
 Actions prioritaires du Plan D (célébration d’événements, partenariats de gestion avec pays) :
7.868 millions €
 Analyse de l’Opinion Publique (Eurobaromètres) : 5.6 millions €
 Outils d’information et de communication en ligne (Europe Direct, Site Europa, fiches…) :
10.180 millions €
 Publications écrites ciblées et Newsletters des Représentations : 6.050 millions €
 Publications écrites d’utilité générale : 2.420 millions €
 Relais d’information (Europe Direct, Centres, Activités de coordination aux relais) : 16.752
millions €


Un an après sa création, M. VILLAIN fait le bilan : « Depuis 2005, la communication est deve-
nue une nécessité renforcée mais surtout une politique. Cela implique un réel travail en inter-
ne : chaque DG a son propre pôle de communication avec son propre budget communication.
Etant surinformé en interne, il est fréquent que j’apprenne ce que font les autres DG en lisant
le journal « Le Monde » le matin. Personnellement, je ne connais pas un communiquant par
DG. Je le regrette parce qu’on serait plus fort en créant une synergie – humaine et financière.
Il est vrai qu’aujourd’hui on maximise la communication externe, mais on aurait besoin aussi
de communication interne. Le processus est en route : ce n’est pas encore un automatisme
mais une démarche. Nous avons seulement un an d’ancienneté. Ce travail est long et un com-
bat quotidien. On est encore aux prémices de ce qu’on pourrait faire pour mieux travailler
ensemble. »




(9) Fiche financière législative 2006-2013 du PLAN D’ACTION DE LA COMMISSION

    RELATIF À LAMÉLIORATION DE LA COMMUNICATION SUR L
               ’                                     ’EUROPE



                                                                                           17
•	 Création du Concours du Communicateur Européen / Mars 2007
Pour combler le manque d’experts en communication au sein des institutions européennes,
un concours a été ouvert depuis quelques mois pour des postes d’administrateurs (125) et
d’assistants (110) dans le domaine de l’information, de la communication et des médias.
La nature de leurs fonctions relève de la communication interne et externe, de la communica-
tion stratégique, de la communication de crise, des relations avec la presse, de l’organisation
d’événements, et de la conception de sites web.


Ces professionnels de la communication sont affectés au sein de la Commission Européenne
(services du siège ou dans les Représentations de la Commission dans les Etats membres),
au sein du Parlement européen (bureaux d’information du Parlement Européen dans les Etats
membres), et au sein de la Cour de justice.



•	 Création de la chaîne EuTube / Juin 2007
Pour mieux informer les citoyens des actions de l’UE et particulièrement les jeunes, la
Commission Européenne a pris l’initiative dernièrement de créer sa propre chaîne thémati-
que EU Tube (sur YouTube) : www.youtube.com/eutube. Une cinquantaine de vidéos sont ac-
tuellement disponibles ainsi que des images d’archives expliquant les 50 ans d’histoire de la
construction européenne à un mini dessin animé montrant les gestes quotidiens à faire «pour
sauver la planète». Pour l’instant, ces clips, qui avaient à l’origine été produits pour la chaîne
de télévision de la Commission EBS, n’existent qu’en anglais mais des versions française et
allemande devraient suivre.
«Il est très important que la Commission utilise tous les moyens qui sont à sa disposition
lorsqu’il s’agit de communiquer avec les citoyens européens. Nous ne pouvons ignorer l’évo-
lution intervenue sur Internet ces dernières années, en particulier la popularité des sites de
partage de vidéos tels que YouTube» , a expliqué la commissaire à la Communication Margot
Wallström dans un communiqué.


M. VILLAIN du service audiovisuel de la DG Communication ajoute aussi que « EuTube est
un enjeu vis-à-vis des jeunes et des adeptes de l’internet. Cette idée a donné un coup de
jeune aux institutions, même si nous avons reçu beaucoup de critiques. Mais la Commission
Européenne ne craint pas le débat, au contraire. »




                                                                                             18
•	 Création du Groupe Interinstitutionnel de l’Information (GII) / Octobre 2007
Un accord interinstitutionnel a vu le jour en octobre 2007 entre le Parlement Européen, le
Conseil de l’Europe et la Commission des Communautés Européennes afin de faciliter la coo-
pération entre institutions et entités communautaires.


Le Groupe Interinstitutionnel de l’Information – GII – est composé des trois institutions
(Parlement Européen, Conseil de l’Europe, Commission Européenne) à titre d’acteurs, du Comité
des Région et du Comité Economique et Social Européen (CESE) à titre d’observateurs.
Le GII a pour tâche :
-	 de définir des orientations générales pour une communication coordonnée
-	 de choisir les priorités annuelles de l’Union Européenne dans le domaine de la
	 communication, sur la base d’une proposition émanant de la Commission et reflétant la
	 stratégie politique annuelle (SPA) ;
-	 d’adopter un programme de travail commun annuel, composé d’activités relevant de la
	 communication, sur la base d’actions proposées par chaque institution ;
-	 de superviser l’application et le suivi de ce programme de travail (développement d’un
	 réseau électronique d’information – Infonet)


Le GII veut aussi agir au niveau local. Pour cela, chaque État membre est invité à désigner un
« directeur national de la communication », responsable de haut niveau chargé des affaires de
communication sur les questions européennes, et à présenter un rapport annuel sur ses pro-
pres activités dans le domaine de la communication relative à l’Union Européenne.


Au moins deux fois par an, une réunion de tous les directeurs nationaux de la communica-
tion pour un échange d’information et de bonnes pratiques, permettra au GII d’encourager et
d’aider les États membres à prendre part à la communication relative à l’Union européenne.


Les trois institutions conviennent aussi d’organiser un débat annuel sur la communication afin
de dresser le bilan du programme de travail annuel et de fixer des orientations pour l’année.


 Ainsi, la Commission Européenne a de nouvelles perspectives en matière de communica-
tion. La période de réflexion est terminée, quelques réalisations ont vu le jour… mais l’heure
est à la mise en place d’actions concrètes pour les citoyens de l’Europe.




                                                                                         19
1.2.2 La communication de l’UE sur ses programmes pour les étudiants
Il existe une communication à deux niveaux : tout d’abord vis-à-vis des établissements
d’enseignement supérieur (formation par l’agence Europe Education Formation), puis vis-à-
vis des étudiants directement (plates-formes d’information). Un projet de plateforme web
par la Commission Européenne est aussi en projet pilote.



Communication et établissements d’enseignement supérieur
La mise en œuvre de l’éducation et de la formation tout au long de la vie est devenue une prio-
rité politique commune à tous les pays européens depuis la seconde partie des années 1990,
et plus encore depuis le Conseil de Lisbonne en mars 2000. Les pays de l’Union Européenne
sont désormais engagés sur la voie de la réalisation d’un espace européen de l’éducation et
de la formation tout au long de la vie.


Ainsi, dans ce but, il existe en France depuis 1994 une agence qui permet de relayer les mes-
sages de la Commission Européenne aux établissements d’enseignement supérieur : l’Agen-
ce Europe Education Formation. Située à Bordeaux et composée de 70 personnes, l’agence
est un groupement d’intérêt public placé sous la double tutelle du ministère de l’Education
Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et du ministère du Travail, des
Relations Sociales et de la Solidarité.
31 pays européens participent aux différents programmes de mobilité ; ils ont chacun une
agence nationale comme relais d’information.


Dans le cadre d’actions décentralisées, l’agence nationale organise les appels à proposition,
apporte une assistance technique aux candidats et aux porteurs de projet, organise l’instruc-
tion et la gestion des dossiers, attribue les aides financières et assure le suivi qualitatif des
projets. Pour la diffusion de l’information et le conseil aux porteurs de projet, l’agence béné-
ficie du concours de nombreux relais locaux et régionaux : rectorats d’académie, chambres
régionales de commerce et d’industrie, directions régionales de l’agriculture et des forêts,
services des relations internationales des établissements d’enseignement supérieur, réseau
des ANPE, OPCA, AFPA, etc.


L’agence Europe-Education-Formation France est chargée d’assurer la promotion et la mise en
œuvre décentralisée des programmes et dispositifs suivants :


•	 Le programme d’éducation et de formation tout au long de la vie (EFTLV):
Comenius (enseignement scolaire), Erasmus (mobilité dans l’enseignement supérieur),
Leonardo da Vinci (formation professionnelle européenne), Grundtvig (éducation des adul-
tes), et Programme transversal pour la coopération politique, la promotion de l’apprentissage
des langues, l’enseignement en ligne, l’exploitation et le transfert de résultats de projets dans
les systèmes éducatifs et formatifs.


•	 Les programmes pays tiers :
Erasmus Mundus (création de masters européens d’excellence) et Tempus (coopération inte-
runiversitaire entre les Etats membres de l’Union européenne et les 27 pays de la région mé-
diterranéenne, des Balkans occidentaux, d’Europe orientale et d’Asie centrale)



                                                                                            20
•	 Les dispositifs :
Europass (portfolio pour la transparence des qualifications et des compétences), Euroguidance
(réseau européen de centres de ressources pour l’orientation, soutenus par l’Union Européenne),
Label européen des langues (décerné aux initiatives innovantes en matière d’enseignement et
d’apprentissage des langues par des jurys dans chaque Etat membre selon des critères arrê-
tés au niveau européen et complétés par des critères nationaux), Les Promoteurs de Bologne
(experts pour la mise en œuvre des objectifs du processus de Bologne – développement de la
mobilité et renforcement de l’attractivité des enseignements supérieurs européens)


Afin d’assurer la mise en œuvre des programmes européens par les établissements d’ensei-
gnement supérieur, l’agence nationale française établit des ateliers, des workshops sur des
thématiques précises. L’agence est composée d’une équipe par programme afin d’être pré-
sent et efficace vis-à-vis des demandes des universités et autres établissements.


L’agence Europe-Education-Formation France utilise plusieurs outils de communication
vis-à-vis de son public :
	 -	 Soleo magazine, diffusé gratuitement trois fois par an (papier et version en ligne)
	 -	 Soleo Flash, lettre électronique mensuelle gratuite
	 -	 Alertes E-mail, dépêche d’information (nouvelle date de conférence, date d’appel
		 d’offre…)
	 -	 Site internet avec un agenda interactif www.europe-education-formation.fr
	 -	 Autres publications : livrets, dépliants, affiches…


Après leur formation, les services des relations internationales des établissements d’ensei-
gnement supérieur ont un contact direct avec les étudiants. Les panneaux d’affichage, les
brochures et leur site internet sont les moyens qu’ils choisissent d’utiliser pour informer leurs
étudiants.



Les plates-formes d’information existantes en France
Il existe plusieurs plates-formes d’information qui guident les jeunes sur les possibilités de
se déplacer au sein de l’Union Européenne : le Centre d’Information sur l’Europe (Paris 
Marseille), les Centres de documentation européenne dans les universités et instituts poli-
tiques, les Euro Info Centres, les Maisons de l’Europe, la Maison des Français à l’étranger,
l’Eurodesk… Mais ces plates-formes d’information publiques sont très souvent méconnues.
Elles utilisent des brochures, des fiches techniques, des publications et le web comme moyens
de communication. Aucun contact direct n’existe avec les jeunes de manière spontanée.


 Ci-après figure le fonctionnement de deux plates formes d’information :
Eurodesk et le Centre d’Information sur l’Europe.




                                                                                            21
•	 Eurodesk
Eurodesk est le principal network européen dont son objectif est d’informer les jeunes au ni-
veau européen, national et local depuis 1990. Sur leur site internet http://www.eurodesk.org,
il existe plusieurs rubriques concernant les programmes européens, les actualités de la com-
mission européenne… mais aussi un forum pour les professionnels qui travaillent avec les
jeunes (écoles, libraires, clubs de sport, organismes pour jeunes, maison des jeunes… etc.)
afin de leur offrir un maximum d’aide et d’outils. Par ailleurs, il existe des centres Eurodesk
dans chaque pays participatif ; on en compte aujourd’hui 500. Un intranet permet de colla-
borer et coordonner entre professionnels européens des jeunes. Un jeune ne peut pas venir
rencontrer lorsqu’il le souhaite Eurodesk ; il peut uniquement les contacter par email ou par
téléphone. Cependant, les partenaires nationaux incluent très souvent Eurodesk aux manifes-
tations et événements qu’ils organisent.


A la demande du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, la mise en place
d’Eurodesk s’appuie en France sur le réseau des Centres d’Information Jeunesse. Coordonné
par le CIDJ au niveau national, Eurodesk renforce les actions d’information européenne que
mènent les Centres d’Information Jeunesse depuis des années par l’intermédiaire des Espaces-
Europe. Ces actions sont faites en concertation avec l’Agence française du programme jeunes-
se destiné au rapprochement des jeunes en Europe. C’est un service des Espaces-Europe qui
est accessible actuellement dans 72 sites de région et au CIDJ pour la coordination nationale.
L’information est accessible par les services téléphoniques des centres, par des entretiens
avec des spécialistes Europe ou par la consultation de dossiers Eurodesk.



•	 Le Centre d’Information sur l’Europe
Le Centre d’Information sur l’Europe est un groupement d’intérêt économique fondé en 1992
par le gouvernement français et la Commission Européenne. Ce Centre a pour mission d’in-
former les citoyens français sur l’Union Européenne, ses politiques et ses réalisations. Depuis
janvier 2006 avec la nomination de Benoît Thieulin comme nouvel administrateur, il dévelop-
pe ses activités à partir d’Internet.


Pour tenter de centraliser l’information européenne, le Centre d’information sur l’Europe a
alors créé en France un portail de référence sur les questions européennes pour mettre toute
l’Europe à un clic de tous ses citoyens : www.touteleurope.fr
Les rubriques du site sont les suivantes :
	 -	 Actualités : revues de presse, dossiers d’actualité, entretiens, agenda, tableau de bord
		 législatif
	 -	 Vos droits et démarches : financer son projet, partir étudier, travailler en Europe
	 -	 l’Union Européenne : histoire, fonctionnement de la Commission Européenne, fiches
		 techniques pays
	 -	 l’UE en action : les projets innovants, l’UE près de chez vous
	 -	 Parlons d’Europe : s’exprimer, débattre, réfléchir (forums, chats, médias)
	 -	 Observatoire de l’Europe : explorer, décrypter, approfondir (veille, toile du web,
		 Eurobaromètres…)




                                                                                          22
Projet Pilote de la Commission Européenne : un site internet
Jean Marie CASTELAIN de la DG Education de la Commission Européenne nous explique ce nou-
veau projet : « le portail européen de la jeunesse PLOTEUS est un guide qui peut aider les étudiants
à trouver des informations sur les études en Europe. Créé en 2003 suite à l’agenda de Lisbonne, il
contient des informations sur 30 pays dans différentes langues.Aujourd’hui, la première version du
site recense 90 000 visiteurs par mois. Mais le schéma actuel du site est central et non transversal.
Une deuxième version du site PLOTEUS est actuellement en ce moment un « projet pilote » :
l’étudiant n’aura plus qu’à indiquer le domaine d’étude et l’année de cursus souhaités pour
que le portail web lui liste toutes les universités européennes dans lesquelles il peut postuler.
La mise en route de la 2e édition du portail PLOTEUS est prévue pour février 2008. » La garan-
tie du succès du projet est tout de même que ce site internet soit connu par les étudiants.



 Ainsi, on peut dire que la communication de l’Union Européenne sur les programmes
en faveur des étudiants est riche. Maha Tissot, responsable de la communication à la
Représentation de la Commission Européenne à Paris, nous le confirme : « Notre stratégie
auprès des jeunes et des citoyens dans son ensemble est de multiplier les acteurs et les in-
formations. Nous voulons que tous connaissent et apprennent l’Europe. L’information existe.
Les points d’information pour les jeunes existent. Nous avons même réalisé avec la Maison
de l’Europe à Paris et Eurodesk un plan de Paris avec toutes les adresses où peuvent aller se
renseigner les jeunes.»




1.2.3 Les autres relais de communication sur ces programmes
Il existe en France de très nombreuses associations à vocation européenne, qui intègre de
temps à autre le sujet des programmes en faveur des étudiants dans le cadre de leurs acti-
vités (ex « Les Jeunes Européens France ») dans le cadre de leurs activités. On compte aussi
en France 7 think tanks européens en France, dont « Notre Europe ». Ces laboratoires d’ex-
perts sont une source d’information et un pouvoir auprès des relais d’opinion.



Les Associations Européennes en France
Il existe en France de très nombreuses associations à vocation européenne. La plupart sont
subventionnées par le Ministère des Affaires Etrangères, par les Conseils Généraux des ré-
gions et les départements ainsi que par la Commission Européenne (uniquement dans le ca-
dre d’activités répondant à un appel d’offre).


Ces associations militent pour des causes très différentes comme la construction européenne,
l’éducation, les sciences… En matière de mobilité étudiante, il n’en existe aucune spécialisée
dans ce domaine. Cependant, certaines associations ont tout de même une activité d’infor-
mation pédagogique durant laquelle ils parlent des programmes européens en faveur des
étudiants.




                                                                                                23
À titre d’exemple, l’association Les Jeunes Européens – France (700 membres en France, 25 000
membres en Europe) a créé en 2002 le projet « L’Europe à l’école ». Pauline Gessant, la pré-
sidente de l’association, nous explique : « nous réalisons ainsi 200 interventions par an dans
des classes du CM1 à la Terminale. Selon l’âge, nous allons parler des différentes cultures
européennes, de la citoyenneté européenne, des enjeux politiques, des programmes de mo-
bilité… etc. Dans la plupart de nos interventions, nous apportons de la documentation comme
le « Passeport Jeunes » réalisé par www.touteleurope.fr et qui selon moi devrait être distribué
à chaque lycéen français ! » La communication auprès des écoles se réalise par courrier, par
bouche-à-oreille et avec l’aide de l’AEDE (Agence Européenne Des Enseignants). Les interve-
nants sont des membres de l’association et des anciens Erasmus, recrutés au sein des univer-
sités et au sein des associations « anciens Erasmus ».


Cependant, chaque association vit ses conférences et séminaires avec ses réseaux locaux, ses
membres… Même si des activités sont parfois publiques, les associations ne disposent pas
d’un grand budget pour faire de la communication vers le grand public. Déjà informer leurs
propres membres représente un coût : les outils utilisés sont souvent une newsletter, un site
internet, et un magazine (version imprimée et version online). On constate ainsi qu’il existe
peu de coordination entre les associations.



Les Think Tanks européens en France
Créé aux Etats-Unis au début du XXe siècle, les think tanks ont trois caractéristiques principa-
les: la production de solutions de politique publique, l’interaction avec les décideurs, l’indé-
pendance vis à vis du gouvernement et des intérêts particuliers.


Mais un think tank dans le contexte européen a sa propre définition(10) :
	 -	 des organismes permanents,
	 -	 spécialisés dans la production de solutions de politique publique,
	 -	 qui ont leur propre équipe de recherche,
	 -	 proposent des idées, des analyses et des conseils,
	 -	 ont l’objectif principal de communiquer les résultats de leur recherche aux décideurs et à
		 l’opinion publique
	 -	 ne sont pas responsables des actions du gouvernement,
	 -	 cherchent à maintenir leur liberté de recherche et à ne représenter aucun intérêt
		 en particulier,
	 -	 ne donnent pas de diplômes et n’ont pas comme activité première la formation,
	 -	 cherchent de façon explicite ou implicite, à agir dans l’intérêt général.


Aujourd’hui, on identifie 149 think tanks en Europe : 36 think tanks « spécialistes de l’Europe »
et les 113 autres sont des think tanks qui ont d’autres centres d’intérêt tout en menant d’impor-
tantes recherches sur l’Europe. Ils emploient près de 3 000 chercheurs qui travaillent de plus
ou moins près sur les politiques liées à l’Europe. Les communautés de chercheurs travaillant
dans des « Euro-think tanks », particulièrement importantes en Allemagne, Autriche, Pologne
et au Royaume -Uni, sont plutôt sous-développées en France et en Italie.



(10) Article de Pierre Lepetit de Notre Europe : « Le rôle des Think Tanks »




                                                                                            24
Cependant, on compte 5 think tanks européens en France : Confrontations Europe ; Europe
2020 (pour le développement de la démocratie) ; la Fondation Robert Schuman (engagée pour
une réunification du continent européen) ; l’Institut d’Etudes de sécurité de l’Union européen-
ne (spécialiste des questions de sécurité) ; et Notre Europe (avec l’esprit d’une Union plus
étroite de l’Europe comportant une défense commune, une monnaie commune, respectant
l’acquis communautaire et reposant sur des politiques communes qui favorisent le plein em-
ploi, la compétitivité et la solidarité)(11).


Ce dernier think tank, Notre Europe, est un groupement indépendant d’études et de recher-
ches sur l’Europe, son passé, ses civilisations, sa marche vers l’unité et ses perspectives d’ave-
nir. L’association a été créée par Jacques Delors à l’automne 1996. Elle se compose d’une
petite équipe de chercheurs originaires de divers pays. En tant que laboratoire d’idées sur la
construction européenne, « nous participons au débat public de deux manières. Tout d’abord
en publiant des études sous notre responsabilité et en sollicitant des chercheurs et des in-
tellectuels extérieurs pour contribuer à la réflexion sur les questions européennes ; ces do-
cuments sont destinés à un certain nombre de décideurs, académiques et journalistes dans
les différents pays de l’Union Européenne. Ils sont aussi systématiquement mis en ligne sur
le site Internet. L’association organise également des rencontres et des séminaires, le cas
échéant en collaboration avec d’autres institutions ou des organes de presse. » nous explique
Stephen Boucher, co-secrétaire général du think tank. Cependant, leur visibilité dans les
médias reste encore faible. Même si la culture française est méfiante vis-à-vis des think tanks
(vision d’agences secrètes financées de manière douteuse), elle évolue peu à peu.



Les syndicats étudiants
Jusqu’à aujourd’hui, les syndicats étudiants ont montré un sentiment plutôt anti européen.
Mais au contraire, le syndicat de la droite universitaire, l’UNI, est très engagé au niveau euro-
péen. La mobilité européenne est un sujet très important pour ce syndicat. Par exemple, ils ont
créé un portail internet « Guichet de la mobilité étudiante » pour aider les étudiants d’outre mer
à partir (www.mobilites.com). Ce syndicat est présent dans toutes les universités de France et
il a créé une section « UNI Lycées » pour intervenir au niveau de l’enseignement secondaire.


Par ailleurs et surtout, l’UNI est vice-présidente de l’EDS (European Democrat Students), pre-
mière organisation étudiante européenne qui fédère des étudiants libéraux et conservateurs
de 39 pays différents. A ce titre, elle participe au sein des institutions européennes et aux dé-
bats concernant la mise en place de l’Europe des diplômes.


Mais Michel Jouve nous explique le problème: « dès qu’une mesure est instaurée par la
Commission Européenne, celle-ci communique à l’EDS ; l’information est alors relayée. Mais
peu de syndicats français y sont membres, ce sont surtout des pays du Nord et des nouveaux
Etats membres qui y sont très actifs. »




(11) Etude de Notre Europe : « L’Europe et ses think tank : un potentiel inaccompli »




                                                                                             25
Ainsi on peut conclure que la communication sur les programmes européens est engagée
par de nombreux acteurs : choix et stratégie de l’UE ; engagement des associations, des syn-
dicats et des think tanks.


Mais, selon mon parrain de mémoire M.PAILLON, « la communication se limite le plus sou-
vent à un travail de transmission de brochures, sans coordination des actions les unes avec
les autres. Malgré – ou à cause de – la multiplicité des institutions pour informer les étudiants,
les étudiants se sentent perdus. Si les sources d’information sur l’Europe sont nombreuses,
le traitement de l’information est surtout éclaté entre des acteurs multiples, particulièrement
au niveau national dans le cas français : services de la Commission Européenne à Paris, SIG,
SGAE, cabinet du ministre des affaires européennes, ministère chargé de la jeunesse et des
sports, collectivités territoriales… Cet éclatement est particulièrement visible sur Internet, où
de trop nombreux sites existent. »




                                                                                             26
2/ Les étudiants de 18-25 ans
L’Europe cherche à mieux communiquer et notamment auprès des 18-25 ans : une cible psy-
chologiquement difficile, mais une cible ouverte d’esprit qui est à la recherche de nouvelles
aventures (2.1). Cette tranche d’âge est la première génération qui a grandi dans un univers
technologique et numérique. Les jeunes sont alors moins attachés aux médias qu’avant (2.2)
et expriment un engouement pour les outils de communication innovants (2.3)


Il est aujourd’hui vital pour l’Europe de prendre en considération la spécificité de son public
et de répondre à ses attentes (2.4) L’envie de partir existe chez les 18-25 ans, mais beaucoup
d’entre eux se sentent perdus face à une information éparpillée, incomplète et difficile d’accès
(2.5). Cette maladroite communication génère alors une perception ambiguë des programmes
et une conscience limitée des bénéfices qu’ils peuvent tirer de l’Europe (2.6).




2.1 Définition de la cible « jeunes »
La cible des jeunes est aujourd’hui très difficile à toucher et à séduire pour plusieurs raisons.


Une cible difficile à cerner psychologiquement
Le passage du monde de l’enfance à l’âge adulte est une période de dépendance affecti-
ve et financière par rapport aux parents : cela dure maintenant jusqu’à 25 ans ou 30 ans.
L’image de l’adulte dans la société est devenue synonyme de vie réglée et morose. C’est pour-
quoi le modèle auquel aujourd’hui tout le monde se réfère est celui de la jeunesse. Les frontiè-
res entre l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte sont floues : avec des enfants qui se condui-
sent en adolescents de façon précoce, des jeunes adultes qui veulent rester des enfants et des
cinquantenaires qui font tout pour conserver une apparence de jeunes gens. Le retour vers le
passé avec cette nostalgie s’explique en grande partie par la peur de l’avenir.


la situation familiale des 18-25 ans.
On peut simplement dire que, du fait de l’allongement des études et des difficultés à débuter
dans la vie professionnelle, beaucoup vivent encore chez leurs parents. Le départ du domicile
parental est de plus en plus tardif : la peur de la solitude et l’envie de préserver un confort font
que beaucoup de jeunes restent plus longtemps dans leur cocon familial où ils n’ont pas à se
préoccuper de laver leur linge, de faire le ménage et de se préparer à manger. Aujourd’hui,
selon une enquête de l’INSEE, un garçon sur cinq vit chez ses parents jusqu’à 29 ans, plus de
35 % des jeunes y habitent encore à 25 ans, et 50 % à 22 ans. Cette situation n’est pas sans
rappeler Tanguy, le brillant étudiant de 28 ans du film éponyme de Chatiliez qui ne veut pas
quitter le douillet nid familial, où il vit dans des conditions très confortables, mais qui finit tout
de même par exaspérer ses parents.




                                                                                                 27
Le Revenu de cette cible
Les jeunes âgés de 18-25 ans forment en France un groupe de 5 millions de consommateurs
dotés d’un pouvoir d’achat global de l’ordre de 28 milliards d’euros. La répartition du revenu
disponible dans leurs achats est la suivante : 26 % dans l’habillement, 20 % dans les loisirs,
14 % dans la musique, 8 % dans la téléphonie. D’après un bulletin mensuel de statistiques de
l’INSEE, les 18-25 ans représentent environ 20 % de la population française avec 13 millions
d’individus en 2007.



Les multiples références de cette cible :
ses besoins, ses valeurs, ses aspirations et ses comportements

4 besoins fondamentaux
-	   le besoin de se rassurer : la situation économique morose inquiète les étudiants de leur avenir
-	   le besoin de rester lié aux autres : volonté forte d’appartenir à une communauté
	    partageant des goûts, des valeurs et des attitudes communes
-	   le besoin de se distinguer : vivant dans une société de masse, l’étudiant veut montrer son
	    originalité et sa personnalité pour échapper à toute classification (ex : naissance des
	    bourgeois bohèmes)
-	   le besoin de se divertir : les jeunes sont toujours à la recherche d’étonnement pour
	    échapper à la routine


Leurs aspirations
-	   appartenir à une tribu pour partager des sensations communes : selon le sociologue
	    M. Maffesoli, l’individu se regroupe avec ses semblables au sein de « tribus électives » afin
	    d’y éprouver ensemble des émotions (ex : les soirées Roller Blade, les jeux en réseau,
	    Facebook…)
-	   affirmer sa personnalité et inventer sa vie : chaque jeune invente son propre chemin, loin
	    des normes classiques et en fonction de sa personnalité, des occasions de voyager ou de travailler
-	   vivre de nouvelles aventures : les jeunes sont très mobiles et aspirent à voyager pour
	    découvrir d’autres cultures, que ce soit pendant leurs études, en vacances ou par le biais
	    d’internet.


Leurs valeurs
-	   liberté : chacun croit en une liberté totale de s’exprimer, de se vêtir selon ses goûts…
-	   humour : valeur jugée comme saine et qui aide à conserver sa jeunesse ; l’esprit ludique
	    et décalé leur plaît beaucoup
-	   authenticité : le jeune a besoin d’une certitude de qualité par un recentrage des valeurs qui
	    le rassure
-	   plaisir : les jeunes considèrent qu’on n’a qu’une vie et il faut en profiter
-	   tolérance : ils ont une grande sensibilité à la différence, aux choix d’autrui




                                                                                                  28
Leurs comportements
-	   ouverture d’esprit : du fait de leur croyance dans la liberté et la tolérance, leur envie
	    d’éprouver de nouvelles émotions, de vivre de nouvelles expériences et de s’amuser, ils
	    sont ouverts à la nouveauté, au changement, à la différence. Ils sont adeptes de la diversité
	    et du mélange des références culturelles
-	   existentialisme et individualisme : chacun a sa propre définition du bonheur et réfléchit
	    personnellement sur son existence. Il n’y a pas de destinée commune pour eux : c’est le
	    triomphe de l’individu sur le groupe.
-	   bien-être : les jeunes reviennent pour la plupart à une morale minimaliste axée sur
	    le bien-être, le confort, la douceur de vivre. Ils sont très à l’écoute de leurs émotions : ils se
	    sentent bien lorsqu’ils revivent des sensations familières, c’est pourquoi ils aiment entre
	    tenir le culte de la nostalgie.


 Cédric Ledoux, planner stratégique chez Rapp Collins Paris, ajoute que : « cette tranche
d’âge est une période de construction personnelle très importante : le jeune est très centré sur
lui-même, sur ses centres d’intérêt  son parcours personnel. L’annonceur doit être capable
de le comprendre pour pouvoir le sensibiliser et le séduire à sa marque ».




2.2 Les jeunes face aux médias
Les 15-30 ans représentent la première génération qui a grandi et qui a été éduquée avec les
nouvelles technologies et Internet. Baignés très tôt dans l’univers numérique, ils ont grandi
avec le Web, le téléphone portable, les CD-Rom etc., qui sont aujourd’hui totalement inté-
grés dans leurs habitudes. Suréquipés par rapport aux autres générations, ils ont de plus en
plus tendance à utiliser de façon simultanée plusieurs équipements électroniques.


Aujourd’hui, les 13-24 ans bidouillent sur l’ordinateur, surfent sur Internet, jouent aux jeux
vidéo sur leur console, écoutent de la musique sur leur baladeur MP3 et ne se séparent ja-
mais de leur téléphone portable. Ils trouvent aussi le temps de visionner des DVD et d’aller au
cinéma... Sans oublier la télévision, devant laquelle ils passent encore 2 heures par jour et la
radio, qu’ils écoutent tout autant. Ils sont friands de presse gratuite et font les beaux jours de
la nouvelle presse people. Mais les enfants du Web ont également des pratiques multimédias
(78,5 % des 13-24 ans contre 66,7 % des Français), ce qui suppose évidemment des arbitrages
dans leur budget temps. Cependant, ces différentes pratiques ne s’opposent pas puisqu’ils
consomment en simultané : 71 % des 16-20 ans utilisent plusieurs médias simultanément(12).


Mais « il existe un fort éparpillement d’audience : aujourd’hui, on ne compte plus en taux
d’audience mais en attention et implication devant les médias. La télévision est allumée, on
est connecté sur MSN alors qu’on est en train de parler par téléphone mobile à sa copine tout
en faisant la cuisine. On est certes dans une consommation pluri média, mais surtout dans
une consommation de médias en simultané. C’est ce qu’on appelle le multi tasking » confirme
Cédric Ledoux.



(12) à (15) Article « Médias et Jeunes » paru dans Strategies le 01/06/2006, dont leurs sources proviennent

          de Médiamétrie 2005, Afom/TNS Sofres 2005, ConsoJunior 2006, Simm 2005 et Epiq 2005.




                                                                                                              29
Ainsi, les jeunes font partis et sont l’ère numérique d’aujourd’hui. Ils consomment 6h21 de
média par jour, avec la moitié du temps où ils sont sur consomment minimum deux médias.
Selon Médiamétrie, 20,3 % des 13-24 ans consomment chaque jour quatre médias ou plus(13).



Les médias classiques(14)

La radio, média de prédilection des 13-24 ans
En 2005, sur une journée moyenne de la semaine, hors week-end, 88,2 % des 18-25 ans ont
écouté au moins une fois la radio, contre 81 % des Français en général, selon l’étude « Le
Temps des Médias » de Médiamétrie en 2005. Ils y consacrent 2h05 par jour et leur écoute est
plus longue après 22 heures, ce qui correspond aux émissions de libre antenne développées
par toutes les stations musicales.


Sous-consommation de la télévision et de la presse
La télévision, de son côté, rassemble sur une journée 83,8 % de ces mêmes jeunes, qui se
révèlent, cette fois, sous-consommateurs par rapport aux 89,2 % de Français accros au petit
écran. La presse est dans un cas de figure identique : 63 % des 13-24 ans la lisent au moins
une fois dans une journée, mais c’est un chiffre inférieur aux habitudes des Français (69,7 %)
et des seniors (75,4 %).



La Net génération(15)

Un pays bien équipé
8 millions de foyers français sont connectés à Internet en 2006 (contre 500 000 en 2002), ce qui
représente la plus forte croissance mondiale. 75 % des internautes ont un accès haut débit.


Une forte consommation du web
La France utilise plus internet que ses voisins européens : 13h de consommation web par se-
maine (contre 10h la moyenne européenne). De plus, les internautes de 15 à 24 ans sont 44 %
à surfer plusieurs fois par jour.


Une nation, première bloggeuse d’Europe
Dans le monde, un blog se crée tous les 4 secondes et 8 créateurs de blog sur 10 ont moins de
24 ans selon Médiamétrie.
Quant à la France, elle a été élue « première bloggeuse en Europe » avec 40 % de nouveaux
blogs en 2006. Selon le Ministère de l’Education, 1 jeune sur 2 tient un blog. A titre d’exemple,
rien que Skyrock hébergeait en 2006 cinq millions de blogs tenus par des 13-24 ans.
L’enquête Ipsos montre c’est une pratique plus féminine : il y a plus de bloggeuses que de
bloggeurs. Mais les “vrais“ bloggeurs, ceux qui actualisent régulièrement leur blog restent
une minorité et ne sont encore que 19 % des 15-30 ans. On le consulte plus qu’on ne le tient à
jour : 51 % des 15-30 ans déclarent consulter des blogs régulièrement(16).


(12) à (15) Article « Médias et Jeunes » paru dans Strategies le 01/06/2006, dont leurs sources proviennent

          de Médiamétrie 2005, Afom/TNS Sofres 2005, ConsoJunior 2006, Simm 2005 et Epiq 2005.

(16) Enquête « Génération Digitale, Génération Duale » par IPSOS – parue le 30 janvier 2007



                                                                                                              30
Les sites communautaires
5 millions de jeunes se connectent le soir sur MSN, dont 68,3 % des internautes ont moins de
25 ans, soit 2,9 millions d’individus.
La vogue actuelle de tous les sites communautaires (Flickr.com, MySpace, Dailymotion.com,
etc.…) consacrent l’avènement d’un nouveau consommateur pour lequel connexion rime
avec participation et partage(17).


Reprenant la recette du Deuxième Monde, lancé en France en 1997 par Canal+ et Cryo, «The
Second Life» est un monde virtuel où chaque membre peut disposer de son propre appar-
tement 3D et discuter avec d’autres membres représentés par un avatar. La grande idée de
Second Life est de faire en sorte que l’argent dépensé par ses utilisateurs, se retrouve dans le
monde virtuel, sous la forme de «linden dollars», une monnaie privée émise via une bourse
baptisée LindeX Currency Exchange (1000L$ coûtent environ 4 dollars)(18).




La consommation mobile (19)

94 % des jeunes français de 18-24 ans possèdent un mobile et presque 100 % utilisent régu-
lièrement les fonctions numériques d’un mobile : envoi de message, partage de photos 
vidéos, chat…
Véritable écran nomade, le mobile devient pour les jeunes un objet multifonction adapté à tou-
tes les situations de la vie. C’est l’outil à ne pas oublier car il contient de plus en plus de fonc-
tions pratiques et indispensables à la vie quotidienne (carnet d’adresse, agenda, …). Signe
de cette évolution inéluctable, plus d’un tiers des 15-30 ans ont abandonné leur ligne fixe au
profit du portable. De plus, le téléphone se transforme lui-même en media personnel: 31 % des
15-30 ans se disent « impatients de regarder la télévision sur leur portable » contre 11 % pour
l’ensemble de la population française.



 Cette génération inaugure une nouvelle manière de vivre avec les medias :
ils les surconsomment de manière simultanée et ils préfèrent aujourd’hui les médias
nomades comme internet et le mobile.




(17) Article « Le Net, dernier endroit où les jeunes causent » paru dans Libération le 19 août 2006

(18) Article « Déjà un million de membres pour le monde 3D de Second Life »

	   paru sur www.neteconomie.com le 19/10/2006

(19) Enquête « Génération Digitale, Génération Duale » par IPSOS – parue le 30 janvier 2007




                                                                                                      31
2.3 Les jeunes face aux outils de communication

La télévision demeure en tête de liste des médias en terme d’exposition au produit : 60 % des
personnes interrogées par Ipsos déclarent en effet avoir découvert de nouveaux produits ou
de nouvelles marques par le biais de la télévision. Suivent les prospectus (52 %), l’affichage
(51 %) et la presse (50 %). La découverte des produits et des marques se fait donc aujourd’hui
encore par le biais de la publicité média.
Toutefois, «Il y a trop de publicité dans la rue, à la télévision, dans les journaux…» Un avis
partagé par 70 % des jeunes de moins de 30 ans(20).


La publicité média n’est plus le seul vecteur pour séduire les jeunes. La cible des 15/30 ans
se montre de moins en moins sensible à la publicité traditionnelle. Attirée par un nouveau
style de communication, plus personnalisé, plus interactif et plus communautaire. Le bou-
che-à-oreille, le marketing alternatif, le marketing viral, l’e-pub, le mobile et la présence en
magasin sont d’autres moyens de les toucher.



Le bouche à oreille
Cette cible est plus sensible à la notion de proximité qu’au discours commercial. 15 % des jeu-
nes de moins de 30 ans semblent en effet accorder du crédit au discours publicitaire de la TV.
L’e-pub n’est pas plus épargnée, ne recueillant que 11 % de taux de confiance des personnes
interrogées. La palme d’or en matière de la confiance revient au bouche à oreille : pour 45 %
des sondés, ce moyen d’information est digne de confiance. Le bouche à oreille autour d’une
marque est un facteur d’influence dans la décision d’achat pour plus de 40 % des 15-30 ans,
indique une étude Ipsos/Lycos(21).


Le marketing alternatif	
Le marketing alternatif consiste à créer de véritables connexions émotionnelles avec la cible
pour développer un puissant « bouche à oreille» en utilisant des supports et des opérations
originales dans la rue et sur internet : Street, Buzz  Guérilla marketing, interaction One to
One… Selon Ipsos toujours, le marketing alternatif est un schéma d’adhésion moteur pour les
jeunes : il est un schéma de connivence via un univers particulier (grand spectacle, décalage,
décodage…).


« Les jeunes sont très réceptifs à cet outil qui les surprend et les interpelle. Les campagnes des
institutions publiques et les campagnes pour les grandes causes les utilisent fréquemment.
Par exemple, la prévention routière est très performante. « Capitaine de Soirée » est une opé-
ration avec un autre type de discours : un discours par les jeunes pour les jeunes. Ou encore,
ils avaient installé dans les toilettes de boîte de nuit un petit jeu de voiture : si tu gagnais tu
pouvais conduire, si tu perdais tu devrais prendre un taxi. Ainsi, les jeunes ont pris conscience
des risques car la tonalité du discours et les techniques employées diffèrent des campagnes
dites institutionnelles.» ajoute Cédric Ledoux.




(20) Article « Le viral, premier vecteur d’influence auprès des jeunes » par Le Journal du Net – paru le 03/02/2006

(21) Enquête « Les jeunes et la pub : quelles relations ? » par IPSOS – parue en octobre 2005




                                                                                                                      32
Le marketing viral
En octobre 2006, l’étude «Jeunes Attitudes» démontre par les statistiques la pertinence des
stratégies de marketing viral auprès de cette cible.
Etant donné l’influence du bouche à oreille et le manque de confiance envers les médias tra-
ditionnels, le marketing viral s’affirme donc une très bonne réponse pour promouvoir une
marque, un produit ou un service.
 45 % des jeunes interrogés sont sensibles aux publicités en ligne, 43 % aux sites de marques
ou sites événementiels, 33 % aux forums et 29 % aux blogs(22).


Dans cet univers, les marques se heurtent à l’exigence et à l’agilité des jeunes. Elles doi-
vent faire preuve d’audace et d’imagination pour pouvoir s’inscrire dans la dynamique du
buzz, nouveau schéma de communication dans lequel la marque entre en partenariat avec le
consommateur pour l’aider à s’auto promouvoir et, en échange, il en assure indirectement la
promotion auprès de ses pairs.


L’e-pub
Avec un taux de croissance du marché de l’e-pub de 78 % en 2005, Internet est un média de
plus en plus investi par les annonceurs(23). Face à la profusion des bannières et autres formats
publicitaires en ligne, et face à la maturité croissante de l’internaute qui réfléchit désormais
à deux fois avant de cliquer sur une publicité, les principales armes de visibilité des marques
sur le Web sont devenues la créativité et l’inventivité. Pour réussir à attirer l’attention des in-
ternautes, les annonceurs se lancent donc dans une course à l’originalité. Dans ces conditions,
l’humour est un atout de premier choix.


Publicité sur mobile
Selon le rapport de Informa Telecoms  Media, 87 % des individus utilisent leur mobile au
quotidien et 70 % l’allument plus de 20 heures par jour. La publicité mobile représente alors
une cible de 2 milliards de personnes, et près de 4 milliards d’ici 2011. Aussi, toujours selon ce
rapport, la publicité sur mobile va dépasser 11,35 milliards de dollar d’ici 5 ans.


Aujourd’hui, nous n’en connaissons que les prémices. Les prouesses technologiques à venir
permettront aux annonceurs d’avoir une relation privilégiée avec l’utilisateur. Les Mobile Ads
fourniront un lien de « Click-to-Call », en plus des 2 lignes de textes et du « lien hypertexte » : le
mobinaute pourra être en relation avec l’annonceur directement soit par l’internet sur mobile,
soit par téléphone.


 Les 18-25 ans sont une génération souple qui aime décoder les messages et qui sait ma-
nipuler les codes, ce qui fait de cette cible une sur consommatrice de média. L’approche inte-
ractive et participative bouleverse le schéma vertical de l’annonceur vers le consommateur.
Aujourd’hui, les jeunes proposent et sont parti prenante de l’émetteur.
Mélanger les outils de communication est aujourd’hui la clé du succès. Les 18-25 ans sont une cible
qui bouge beaucoup : compléter un média traditionnel par un média tactique (street marketing, car-
tes publicitaires, publicité dans les toilettes des bars ou restaurants) est une technique très utilisée.



(22) Etude « Jeunes Attitudes » par IPSOS – parue en 2003

(23) Article « Quand l’e-pub devient un gag » par Le Journal du Net – paru le 22/06/2005




                                                                                                    33
2.4 Pourquoi communiquer sur les 18-25 ans ?
Les étudiants ont traditionnellement une image positive de l’Europe. Mais leur soutien à
l’Europe n’est pas pour autant garanti. Pour pérenniser leur adhésion au projet européen, il
conviendrait de mieux valoriser ce que l’UE fait concrètement pour eux. En raison du man-
que d’efficacité des opérations de communication menées jusqu’à présent, l’action de l’UE
en faveur des étudiants passe largement inaperçue. Or, agir pour améliorer l’image de l’UE
auprès des étudiants est essentiel parce que ceux-ci constituent les meilleurs ambassa-
deurs de l’Europe auprès du grand public : ils ont une influence non pas au niveau économi-
que, mais au niveau philosophique en utilisant des outils de communication que d’autres
n’utilisent pas.



Un public stratégique
Comme le note Michel Herbillon dans son rapport, « la construction européenne ne peut
plus se poursuivre sans l’adhésion des citoyens à un projet mobilisateur et fédérateur ». A ce
titre, les étudiants constituent un vecteur important de la communication sur l’Europe.

Les étudiants représentent une part non négligeable de la population : d’après les chif-
fres du Ministère de l’Education Nationale, le nombre total d’étudiants s’élève à 2 275 044
en 2006-2007. Plus de la moitié d’entre eux fréquente l’université (1 308 000 en 2006-2007)(24).


Les étudiants ont longtemps été considérés comme acquis au projet européen.
En effet, l’image qu’ils ont de la construction européenne est jusqu’à présent positive :
	 •	 79 % des 18-24 ans considèrent que l’Europe est une chance pour eux et 69 % sont
		 enthousiastes ou confiants lorsqu’ils pensent à l’Europe. Le dernier Eurobaromètre
		 démontre que 83 % des jeunes adultes ayant plus de 21 ans considèrent que
		 « l’appartenance de la France à l’UE est une bonne chose »(25).


Toutefois, ce capital de sympathie semble s’éroder :
	 •	 Si 46 % des étudiants ont voté « non » au référendum du 29 mai 2005 (contre 54.7 %
		 pour l’ensemble de la société française), ce résultat n’en traduit pas moins une baisse
		 du soutien étudiant à l’Europe relativement supérieure à la baisse de soutien de l’en
		 semble de la population française(26).
	 •	 L’Europe d’aujourd’hui apparaît comme un élément extérieur à la vie quotidienne des
		 jeunes : en 2000, 52 % des étudiants estimaient que l’UE ne jouait pas un rôle
		 important dans leur vie quotidienne, ils sont 70 % aujourd’hui(27).
	 •	 Ils soulignent également un besoin d’information sur l’Europe : 81 % des jeunes
		 interrogés s’accordent pour dire que les médias devraient davantage parler d’Europe(28).




(24) « L’éducation nationale en chiffres 2005-2006 »

	   Disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid4099/l-enseignement-superieur.html
(25) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », CSA et Le Parisien, mai 2005

(26) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », CSA et Le Parisien, mai 2005

(27) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », IPSOS, 2000

(28) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », CSA et Le Parisien, mai 2005




                                                                                           34
Si les étudiants continuent à être majoritairement pro-européens, une certaine retenue à
l’égard de l’Europe peut donc être constatée. Dès lors, ils risquent de ne plus être les porteurs
naturels et systématiques de l’idée européenne qu’ils étaient auparavant. Leur approche des
questions européennes est devenue moins affective et spontanée, cédant la place à une vision
plus pragmatique et plus utilitariste de l’Europe. Cette tendance a été constatée à un niveau
plus large par la Commission Européenne, à tel point que sa stratégie consiste désormais à
valoriser les réalisations concrètes de l’UE afin que chaque citoyen sache ce que fait l’Union
pour lui.


De plus, les étudiants sont une cible de première importance car ils constituent un relais stra-
tégique de l’Europe vers le grand public : en symbolisant l’avenir et le dynamisme de la so-
ciété, leurs intérêts et leurs préoccupations sont largement entendus par tous. Aussi, susciter
durablement un désir d’Europe chez les étudiants doit être un objectif de communication
prioritaire du gouvernement.




                                                                                            35
2.5 Les attentes européennes des jeunes
L’envie de partir existe chez les 18-25 ans, mais beaucoup trop d’étudiants se sentent per-
dus face à une information éparpillée, incomplète et difficile d’accès. Des études officielles
existent et la réalisation d’un sondage qualitatif auprès de 5 étudiants au mois de novembre
dernier en témoigne.


Afin de mieux comprendre les questions et les attentes des 18-25 ans, plusieurs études récen-
tes et sérieuses ont été réalisées :


       Eurobaromètre : études de 2006, « Les Français et l’UE » et « Quelle Europe ?
       La construction européenne vue par les Français »
       CSA : étude de 2005 sur 465 personnes de 18 à 24 ans
       IFOP : étude de 2004 sur 520 personnes de 15 à 20 ans
       TNS-SOFRES : étude de 2004 sur 500 personnes de 15 à 18 ans
       Rapport 2005/2006 sur la mobilité des étudiants ERASMUS
       IPSOS : étude de 2000 sur 4000 personnes de 15 à 25 ans



Ainsi, les tendances suivantes traduisent les voix de plus de 6 000 jeunes âgés entre 15 et 25 ans.


•	 Aujourd’hui, 94 % des jeunes souhaitent partir en Europe. 79 % considèrent l’Europe
	 comme une réelle chance pour eux.
•	 68 % ont envie de travailler en Europe pour leur projet professionnel et 58 % ont envie
	 d’aller étudier un an dans un autre pays membre.
•	 La volonté de mobilité augmente avec l’âge :
		 -	 Les 15/17 ans souhaitent partir pour 58 % d’entre eux
		 -	 Les 18/19 ans pour 66 % d’entre eux
		 -	 Les 20 et plus pour 84 % d’entre eux
•	 Les bénéficiaires de Socrates vont étudier à l’étranger principalement pour certaines
	 filières: les langues, les sciences sociales, l’art et la gestion d’entreprise.
	 L’éducation, les sciences, et la médecine sont les moins représentées dans les échanges
	 universitaires. La durée d’un séjour ERASMUS est en moyenne de 6 à 7 mois.
•	 Les principales difficultés qui entravent la mobilité sont de trois ordres :
		 -	 83 % des jeunes se sentent mal informés sur les opportunités de l’Europe
		 - 	 79 % considèrent le financement du voyage comme un problème
		 -	 Les démarches administratives sont longues : un excès de bureaucratie décourage
			 certains étudiants pour l’obtention du visa ou du permis de séjour.




                                                                                              36
Au mois de novembre dernier, j’ai réalisé un sondage qualitatif auprès de cinq jeunes âgés
entre 19 et 22 ans et qui étudient dans divers domaines : ingénieur, droit, économie, histoire
et classe préparatoire scientifique.


Tout d’abord, je leur ai demandé de choisir une image qui symbolise l’Europe à leurs yeux :




A travers ces images, les étudiants veulent exprimer la facilité de voyager, le partage des
cultures, la convivialité, et l’unité dans la diversité à travers les drapeaux et la monnaie. Un
étudiant m’a exprimé son souhait qu’un jour les européens se sentent aussi unis que les amé-
ricains à travers leur drapeau. Cependant, la pile de dossiers devant une personne montre
leur ressenti vis-à-vis des démarches complexes pour partir.


Ensuite, Erasmus est le programme qu’ils connaissent le mieux, suivi de LMD et Erasmus
Mundus. Les jeunes interrogés en ont entendu parler surtout par le film de Cédric Klapisch
« L’Auberge Espagnole » sorti en 2002 et par des amis qui sont partis.


Aucun des cinq étudiants n’est encore parti pour la raison suivante : « je ne sais pas comment,
ni avec quel programme où aller ». Pour eux, l’information manque cruellement dans les éta-
blissements d’enseignement supérieur. à Paris I, par exemple, il existe aujourd’hui seulement
une brochure et une affiche à côté du secrétariat. L’information étant difficile d’accès et n’étant
pas venue aux jeunes, les bénéficiaires de ces programmes restent un public bien averti.

Les jeunes attendent de l’Europe un ton moins institutionnel et un discours plus attractif.
En valorisant ses programmes comme un tremplin dans les études d’un jeune, elle donnera
envie de partir aux étudiants. Le but est que les jeunes sentent que c’est facile de partir en
Europe et non pas que c’est un projet utopiste et coûteux.




                                                                                              37
Selon eux, l’Europe ne communique pas sur ses programmes, ou très peu. Il faudrait une
communication officielle pour déjà informer les jeunes des opportunités qui existent : une
manifestation nationale ou un salon dédié pourrait leur expliquer les démarches.
Mais, l’Europe devrait surtout aller chercher les jeunes où ils se trouvent. Si l’Europe ne vient
pas aux jeunes, ceux-ci n’iront pas vers elle. Pour cela, elle devrait être présente dans tous les
établissements d’enseignement supérieur. Presque tous ont donné un email à leurs étudiants
dès leur première année. Cet outil est pourtant très peu utilisé : uniquement pour les partiels,
les grèves et les inscriptions. Les services relations internationales ne répondent pas toujours
à leurs questions.


 Ainsi, les études et ce sondage qualitatif se recoupent : les 18-25 ans ont envie de partir
mais se sentent perdus dans cette abondance d’information ou/et dans ce manque d’infor-
mation. Leurs attentes sont réelles, mais la communication existante ne répond pas toujours
à ce que les jeunes désirent.




                                                                                             38
2.6 Leur perception ambiguë des programmes
Ainsi, la Commission Européenne n’a pas su jusqu’à maintenant leur offrir une communica-
tion adéquate à leurs attentes ; ce qui génère alors une perception ambiguë des program-
mes et une conscience limitée des bénéfices qu’ils peuvent tirer de l’Europe.


L’UE n’a pas de « politique éducative commune », son rôle est de créer une véritable coopé-
ration entre les Etats membres en préservant les prérogatives de chaque Etat en matière de
contenu et d’organisation de ses systèmes d’éducation et de formation.


L’action de l’Union vise à :


	 •	     Développer la dimension européenne dans l’éducation, notamment par l’apprentissage
		       et la diffusion des langues des Etats membres
	 •	     Favoriser la mobilité des étudiants et des enseignants, y compris en encourageant la
		       reconnaissance académique des diplômes
	 •	     Promouvoir la coopération entre les établissements d’enseignement

Les actions européennes en faveur de la mobilité sont souvent bien perçues. Erasmus confère
une image positive de l’Europe comme espace de mobilité et de changement, mais aussi, et
surtout, d’épanouissement personnel. Dans une enquête de 2000, la Commission Européenne
notait que 94 % des étudiants Erasmus se déclarent très satisfaits de leur période d’études à
l’étranger, tant du point de vue de l’enseignement (90 %) qu’en ce qui concerne les aspects
socioculturels (98 %).


Cependant, avec 22 000 étudiants par an, les étudiants Erasmus représentent très peu la po-
pulation étudiante totale(29). Les syndicats étudiants accusent ce programme d’être réservé
aux élites. Pourtant, Michel Jouve, fondateur de l’agence Europe Education Formation et an-
cien directeur de l’UFR de Bordeaux III, conteste : « L’étudiant reçoit une centaine d’euros par
la bourse Erasmus. Mais il peut aussi percevoir un montant complémentaire ministériel et une
bourse délivrée par sa région. Le Rhône Alpes est une des régions qui a mis au cœur de son
budget les bourses de mobilité. Mes étudiants boursiers à l’université Bordeaux III m’ont dit
qu’ils n’avaient jamais été mieux financièrement que l’année où ils sont partis ! Dire qu’Eras-
mus est réservé aux enfants de cadres est une grossière erreur. »




(29) Rapport entre le nombre d’étudiants partis en Erasmus

(22 500 selon le «Rapport 2005/2006 sur la mobilité des étudiants ERASMUS»)

et le nombre total d’étudiants français (2 275 044 en 2006 selon le Ministère de l’Education Nationale

dans son rapport «L’éducation nationale en chiffres 2005-2006»)




                                                                                                         39
Le processus de reconnaissance mutuelle des diplômes est vécu de façon assez paradoxale
par les étudiants : d’un côté, ils déplorent que leurs diplômes ne soient pas reconnus dans
les autres Etats membres, de l’autre, les actions mises en œuvre au niveau européen sont
souvent mal comprises et mal perçues. Ainsi, le système européen de transfert de crédits
(ETCS) est critiqué par les syndicats étudiants comme mettant en concurrence de manière in-
juste les étudiants. Le processus de Bologne (Licence Master Doctorat) suscite également des
réactions de méfiance. Le mouvement étudiant de l’automne 2003, quoique très minoritaire
(30 000 manifestants sur 2.2 millions d’étudiants), a révélé certaines craintes liées à la mise
en œuvre du LMD. Des inquiétudes ont resurgi à cette occasion : sélection masquée, remise
en cause du caractère national des diplômes, fragilisation des filières professionnalisées, aug-
mentation programmée des droits de scolarité (qui finance l’année d’étude supplémentai-
re par rapport à la maîtrise ?), marchandisation, privatisation de l’enseignement supérieur…
Toujours selon Mr Michel JOUVE, « Les syndicats n’ont pas du tout joué leur rôle pour mieux
expliquer aux étudiants la réforme. En Scandinavie, les syndicats eux prennent très au sérieux
leur rôle et valorisent l’Europe comme un droit et non comme un devoir. Les syndicats étu-
diants français sont un vrai obstacle à la communication des programmes européens.»



 En définitive, les étudiants, parce qu’ils connaissent mal les programmes de l’UE, ont une
vision limitée des opportunités qu’ils peuvent en tirer.




                                                                                           40
PARTIE 2

nouvelle stratégie




                     41
1/ Problèmes dégagés
Jusqu’à aujourd’hui, les jeunes ont montré de réelles attentes vis-à-vis de l’Europe. Celle-ci n’a
pas toujours su répondre correctement à leurs souhaits. Le tableau ci-dessous montre ce paradoxe
entre la demande des jeunes et les offres de l’UE. On dégage ainsi trois problèmes majeurs :
 l’Europe n’est pas venue jusqu’aux jeunes, et le public non averti n’est pas allé vers elle
 Les jeunes ne savent pas à qui s’adresser
 La barrière financière est une raison importante pour ceux qui ne partent pas alors qu’il
existe de nombreuses bourses et des prêts bancaires adaptés.		




      Attentes des jeunes                      Attentes satisfaites              Attentes insatisfaites



 Image des jeunes de l’Europe           - Facilité de voyager, Partage des   - Une vision d’une Europe qui
                                        cultures, Convivialité, et Unité     impose des démarches
                                        dans la diversité à travers les      complexes pour profiter des
                                        drapeaux et la monnaie               opportunités proposées
                                        - Souhait qu’un jour les
                                        Européens se sentent aussi unis
                                        que les Américains à travers leur
                                        drapeau


 94 % veulent partir*                   - Programmes depuis 1995
 79 % L’Europe est une chance !*        - Plusieurs programmes en
                                        fonction des étapes d’un cursus :
                                        licence, master, stage.
                                        - Volonté d’améliorer ces
                                        programmes (augmentation
                                        des bourses)
                                        - Un réel objectif de la CE :
                                        3 millions d’étudiants Erasmus
 *Sondage CSA Le Parisien, 2005         d’ici 2012


 58 % ont envie d’aller étudier un      - Nombreux programmes                - Manque d’information qui
 an dans un autre pays de l’UE*         d’échanges (Socrates)                engendre une méfiance
                                        - Bouche-à-oreille très efficace     vis-à-vis des systèmes européens
                                        grâce au film de Cédric Klapisch     de transfert de « crédits » (ECTS)
                                        « L’Auberge Espagnole » sorti en     et de LMD
 *IPSOS, 2000	                          2002


 68 % ont envie d’aller travailler en   - Programme Leonardo De Vinci        - Organismes privés et payants
 Europe*                                - Europass                           pour l’aide à la recherche d’un
                                                                             stage
 *IPSOS, 2000




                                                                                                               42
Attentes des jeunes                 Attentes satisfaites                Attentes insatisfaites



83 % mal informés*                  - Les plateformes d’information      - Plates formes d’information
                                    - L’agence Europe Education          publiques méconnues pour un
                                    Formation forme les services         public peu averti
                                    Relations Internationales des        -L’information est difficile d’accès
                                    établissements d’enseignement        - Transmission de brochures, sans
                                    supérieur pour répondre aux          coordination entre les différentes
                                    questions des jeunes	                et nombreuses institutions
                                    - Budget de la Commission            publiques
                                    Européenne pour la                   - Peu de coordination entre
                                    communication entre 2006 et          les différentes associations
                                    2013 : 232 millions €                européennes
                                    - Nouvelle Politique de              - Les think tanks européens
                                    Communication : volonté              en France n’ont pas assez de
                                    d’écouter, de communiquer en         visibilité pour relayer auprès des
                                    langage clair, d’être en contact     leaders d’opinion et le domaine
                                    avec les citoyens au niveau local    de l’éducation n’est pas une de
                                    et de créer une sphère publique      leurs priorités.
                                    européenne                           -L’information manque
                                                                         cruellement dans les
                                                                         établissements d’enseignement
                                                                         supérieur
                                                                         - Manque de volonté et
                                                                         d’efficacité des services Relations
                                                                         Internationales (qualité inégale
                                                                         entre les universités)
                                                                         - Les syndicats étudiants n’ont
                                                                         pas joué un rôle significatif vis-à-
*Sondage CSA Le Parisien, 2005                                           vis de l’Europe des diplômes




Les 15/30 ans se montrent de        - Internet et les actions locales    - 944 sites internet existent sur
moins en moins sensibles à          sont les outils de com qui ont les   l’Europe : on s’y perd très vite
la publicité traditionnelle ; ils   plus grandes parts du budget         - Les outils de communication
préfèrent le marketing alternatif   « communication »                    qu’utilisent les jeunes ne sont pas
et viral                            - Création de la chaîne EuTube       ceux qui ont été choisis jusqu’à
                                    - www.touteleurope.fr, portail       maintenant pour dialoguer avec
                                    créé par le Centre d’Information     cette cible
                                    sur l’Europe, a tenté de
                                    centraliser l’information




                                                                                                             43
Attentes des jeunes             Attentes satisfaites          Attentes insatisfaites



 79 % problème de financement*    - Leonardo De Vinci            - Sources de financement
                                  - Plan Socrates III            complémentaires inégales selon
                                  - Prêts étudiants              les régions
                                                                 - Peu de communication des
                                                                 banques sur leurs prêts dédiés
 *Sondage CSA Le Parisien, 2005                                  à la mobilité étudiante


		
	
		
 D’après le constat de ce qui existe pour partir en Europe et les critiques dégagées, on peut
retenir 3 points essentiels :


	 -	   L’information est éparpillée, incomplète et difficile d’accès.
	 -	   Les organismes souffrent d’une communication mal adaptée.
	 -	   Jusqu’à l’heure actuelle, étudier et travailler en Europe est perçu comme un rêve
		     accessible principalement aux étudiants aux moyens financiers aisés.




                                                                                                  44
2/ SWOT  DIAGNOSTIC


                    Opportunités                                               Menaces

 L’UE met en place une nouvelle politique de              Eclatement des émetteurs  Eclatement de
 communication efficace et souhaite atteindre             l’information
 50 000 bénéficiaires de programmes d’éducation et
 de formation à l’étranger chaque année d’ici 2013        Manque de coordination entre les émetteurs


 Présidence Française au Conseil de l’Europe au           L’éducation reste tout de même une priorité
 second semestre 2008                                     secondaire de l’Agenda.
 - 15 millions d’euros sont réservés à la
   communication lors de ce mandat
 - l’éducation est une des priorités de l’Agenda	


                         Forces                                                Faiblesses


 Les programmes existants correspondent aux               Hétérogénéité linguistique et culturelle des publics
 attentes d’un jeune étudiant par rapport à son cursus.   étudiants.
 94 % souhaitent partir en Europe.
 Les acteurs sont nombreux à vouloir communiquer          L’information existe, mais les jeunes se sentent
 et mieux valoriser les programmes européens en           perdus. Ils ne savent pas à qui s’adresser.
 faveur des étudiants.
                                                          Leurs établissements d’enseignement supérieur ne
                                                          sont pas un bon relais d’information aujourd’hui
                                                          globalement.




 Bien que l’information pour partir en Europe soit difficile d’accès, les étudiants français
sont majoritairement favorables aux programmes européens existants et souhaitent vouloir
en bénéficier.




                                                                                                                 45
3/ PROBLEMATIQUE



Comment valoriser les programmes européens
en faveur des étudiants en France ?


La volonté d’informer les étudiants français sur ces programmes européens leur permettra
d’avoir une meilleure connaissance des moyens pour partir à l’étranger. L’Europe bénéficiera
d’une image positive, et non pas celle d’une administration complexe.




                                                                                       46
4/ OBJECTIFS

Les deux objectifs principaux du plan de communication proposé sont :
	
	 •	 doubler le nombre de bénéficiaires français des programmes, soit 50 000 étudiants/an
	
	 •	 valoriser la mobilité et l’Europe auprès des étudiants




Le plan de communication répondra à ces objectifs par trois étapes, trois sous-objectifs :
	
	 1.	 Informer les étudiants des moyens existants


	   2.	 Guider les étudiants à travers toutes ces sources d’information


	   3.	 Recruter des étudiants prêts à partir en Europe




                                                                                             47
5/ CIBLES

	 Les étudiants de 18-25 ans
	 Le cœur de cible correspond aux étudiants potentiellement bénéficiaires des programmes
	 européens. Ce sont eux qu’il faut informer, guider et recruter en priorité.




	 Les établissements d’enseignement supérieur
	 Cette cible-relais a un rôle primordial à jouer auprès des étudiants en tant que première
	 source d’information intuitive pour eux.




	 Les lycéens de 16-18 ans
	 Cette cible secondaire permettra de les informer en amont de leurs études supérieures.




                                                                                       48
6/ STRATEGIE


    Transformer les envies européennes des étudiants en opportunités concrètes




	 	 L’Europe doit venir aux jeunes comme me l’a précisé un étudiant en droit : « L’Europe
		 devrait surtout aller chercher les jeunes où ils se trouvent. Si l’Europe ne vient pas aux
		 jeunes, ceux-ci n’iront pas vers elle. L’information doit être facile d’accès. »


	   	 Il faut créer un lien entre les jeunes et l’Europe : un lien de confiance et d’échange.


	 	 Les étudiants doivent considérer les programmes européens comme une opportunité
		 pour leur cursus et comme une richesse humaine.




Cette stratégie s’appuie sur le territoire de communication suivant :


	 	 Un discours attractif et positif pour conserver et développer l’image positive de l’Europe
		 vis-à-vis des jeunes. Il faut montrer aux étudiants que l’Europe n’est pas contre eux,
		 mais pour eux.


	   	 Un ton moins institutionnel pour s’adapter au mieux aux cibles.




 L’Union Européenne est prête comme nous le précise M. Villain de la DG Communication :
« Un discours plus attractif et un ton moins institutionnel sont tout à fait possibles,
notamment auprès de la cible des jeunes. Bien sûr.» et Mme Tissot de la Représentation
de la Commission Européenne à Paris : « Nous voulons à tout prix dialoguer avec les jeunes.
Un ton moins institutionnel est tout à fait envisageable et même souhaitable. Il faut qu’on se
défasse de cette image froide et distante.»




                                                                                                 49
PARTIE 3

RECOMMANDATIONS




                  50
Recommandation n°1
Campagne d’information dans les régions

Quel besoin ?
94 % des jeunes souhaitent partir étudier ou travailler en Europe, et pourtant 83 % se sentent
mal informés sur les possibilités de mobilité en Europe (chiffres donnés dans l’étude de mar-
ché). Il est bien dommage que les étudiants se sentent perdus dans leurs démarches et ne
savent même plus à qui s’adresser.


Les objectifs
L’Europe ne communique pas sur ses programmes, ou très peu. Selon le sondage qualitatif
que j’ai effectué en novembre, les jeunes souhaitent une communication officielle pour les in-
former des opportunités qui existent. La recommandation suivante veut donc apporter direc-
tement aux jeunes tous les renseignements nécessaires de manière simple, complète et facile
d’accès pour mieux valoriser la mobilité en Europe.

La cible
Cette opération est destinée aux étudiants français entre 18 et 25 ans, c’est-à-dire notre cœur
de cible. Le concept consiste à donner sur un plateau toutes les informations dont un étudiant
a besoin.
Les lycéens de 16-18 ans sont une cible secondaire de cette opération : il faut les sensibiliser
aussi sur ce sujet.




                                                                                           51
Description
Afin de créer une information facile d’accès et d’aller la donner directement aux étudiants, une
campagne d’information dans les régions sera un bon outil de communication. La proximité
est un moyen privilégié pour créer un lien entre les jeunes et l’Europe.


Dans l’ouvrage « La communication sur l’Europe, regards croisés » du CEES, le président de
la délégation française au Comité des Régions affirme que les régions ont « une responsabi-
lité particulière en matière d’information sur l’Europe » et précise que « l’information devrait
être relayée selon les différents territoires afin de communiquer aux citoyens des informations
pertinentes pour leur vie quotidienne ». Marie Amélie FRERE ajoute que « l’Europe a besoin
aujourd’hui de se battre pour démontrer son utilité. Pour cela, les régions ont un rôle clé à
jouer dans le processus de communication aux citoyens ».


De fin octobre à mi-décembre, deux bus itinérants effectuent une tournée dans les capitales
régionales françaises. A chaque étape, les bus sont installés sur une place (avec accord de la
mairie au préalable) et les jeunes viennent prendre l’information à bord des bus.
Cette campagne d’information ambulante représentera bien le thème de la mobilité des étudiants.

 La carte ci-dessous illustre le parcours de la campagne.




                                                                                           52
Cette campagne est une opération ‘coup-de-poing’ qui soutient le mandat de la Présidence
Française au Conseil de l’Europe, mais aussi la volonté de la Commission Européenne de dou-
bler le nombre d’étudiants Erasmus d’ici 2013.


Ce « one shot » marquera un tournant dans la position française en matière d’éducation euro-
péenne. Mais cette opération de proximité perdura : un pôle Europe sera mieux valorisé et
plus efficace au Salon de l’Etudiant à partir de 2009. Celui-ci est organisé chaque année au
mois de mars dans différentes villes: Paris, Lille, Rouen, Caen, Orléans, Rennes, Poitiers, Lyon
et Montpellier. Les jeunes auront alors un point de rendez-vous annuel qui leur permettra d’ac-
céder facilement à l’information.




Le Concept de la Campagne
Le nom de la Campagne doit être simple et compréhensible très rapidement. De ce fait,
« l’Europe des Etudiants » est un choix qui correspond à ces critères.

Les deux bus itinérants sont divisés à l’intérieur en 4 pôles :
		 1/ partir étudier
		 2/ partir faire un stage
		 3/ financer son voyage
		 4/ nos partenaires


L’espace réservé pour « partir étudier » sera investi par deux représentants de l’Agence Europe
Education Formation : un responsable d’Erasmus et un responsable de Leonardo pourront
bien expliquer ces programmes aux jeunes. Mais surtout, des anciens participants apporte-
ront leurs témoignages et leurs conseils.


En ce qui concerne les stages, les jeunes auront de l’information sur l’Europass et sur les dif-
férentes démarches nécessaires d’un pays à l’autre. Une personne d’Eurodesk-France et une
autre d’Euroguidance seront en mesure de répondre aux questions ciblées des étudiants sur
ce sujet.


« Financer son voyage » est sans doute un des pôles les plus importants pour les étudiants.
Un représentant de l’Agence Europe Education Formation expliquera les bourses européen-
nes ; le Conseil Régional de l’étape informera sur les démarches et montants des bourses
proposées ; et enfin, un représentant de la banque BNP Parisbas présentera son prêt « Crédit
Etudiant pour les expatriés ».


Un pôle sera réservé aux partenaires : le Guide du Routard, la SNCF, Hostelling International,
Orange et Touteleurope.fr


 Un coin librairie permettra aux jeunes d’acheter ‘’Le Guide du Jeune Européen’’ (voir recom-
mandation n°2) ainsi que les autres guides du Routard des destinations où ils souhaitent partir.
 La SNCF proposera ses offres InterRail (pass par pays, pass européen à durée limitée…) et
promouvra sa carte de réduction pour les 12-25 ans.



                                                                                           53
Hostelling International présentera sa carte de membre qui donne accès aux 4000 auberges
de jeunesse affiliées.
 Orange expliquera aux étudiants les différents forfaits de téléphonie mobile selon leur durée
de voyage à l’étranger.
 Touteleurope.fr sera présent pour faire mieux connaître son rôle de plate-forme d’informa-
tion publique


Ainsi, les jeunes se sentiront entourés et prêts à partir.


Un concours sera organisé pour attirer les jeunes et créer du trafic pour la campagne
d’information.
Le premier lot sera un global pass InterRail d’une durée de 1 mois (valeur de 600€).
La deuxième récompense est un forfait téléphonique gratuit pour 6 mois de séjour en Europe
(valeur de 400€).
Le dernier et troisième gain est un kit du Routard qui comprend : un ‘’Guide du Jeune Européen’’,
un guide pays, un sac à dos routard Izmir et un guide G’Palémo constitué uniquement d’il-
lustrations indispensables pour communiquer et se faire comprendre en voyage sur tous les
sujets (valeur du kit : 120€).


 à chaque étape, les jeunes pourront remplir un bulletin de participation. Le tirage au sort
des lots aura lieu lors de la dernière étape.




Communication
Toute l’identité visuelle sera réalisée grâce à un concours entre les étudiants d’une école de
graphisme. Cette campagne d’information pour les jeunes aura plus d’impact si elle est re-
présentée graphiquement par des étudiants, eux-mêmes appartenant au cœur de cible et qui
connaissent vraiment les insights des 18-25 ans.
Le gagnant du concours se verra attribuer un global pass InterRail pour une durée de 15 jours
(valeur de 300€).
Les graphismes proposés ci-après ont été réalisés par une étudiante de l’Ecole de
Communication Visuelle (ECV), Cécile Gaillard.


Logo de la campagne
Une campagne pour les jeunes doit avoir un logo simple, dynamique et stylisé. La proposition
est la suivante :




Les formes arrondies de la police rappellent que l’Europe est un cocon pour aider les jeunes
à se construire. La couleur bleue est directement associée aux couleurs européennes.



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Affiches et Flyers
Dès la rentrée (fin septembre), les établissements d’enseignement supérieur seront au cou-
rant de la manifestation. Deux affiches, accompagnées d’une lettre explicative, seront à dispo-
sition de chaque établissement scolaire. Le recensement des établissements s’effectuera avec
l’aide des rectorats académiques.


Trois jours avant la ville-étape, des hôtesses viendront à la sortie des cours distribuer 500
flyers devant le plus grand établissement d’enseignement supérieur de la région.


Afin de maximiser la visibilité de l’événement, 100 affiches seront aussi distribuées à chaque
ville-étape : 20 pour la mairie et son réseau d’affichage public, 10 pour les maisons des jeunes,
20 pour les associations et 50 pour les cafés-restaurants.


 L’affiche proposée est la suivante :




                                                                                            55
Les relations presse

• Le communiqué de presse
10 jours avant une ville-étape, les médias locaux recevront une invitation presse ainsi qu’un
communiqué sur l’arrivée de la manifestation dans la capitale de leur région.


• Le dossier de presse
Un dossier de presse de 10 pages avec un CD-Rom sera édité à 3000 exemplaires.
Le CD-Rom comprendra les textes, les données chiffrées sur le nombre d’anciens bénéficiaires
des programmes européens région par région, et les visuels de l’opération.


• Organisation des conférences de presse
Le jour du lancement de l’opération mercredi 15 octobre 2008, une conférence de presse na-
tionale sera organisée à bord des bus dans la première ville.
Ensuite, des conférences de presse régionales auront lieu à chaque ville-étape pour dévelop-
per la notoriété de la campagne.



Un mini-site internet dédié
Un mini-site internet soutiendra la campagne itinérante et s’appellera : www.leuropedesetudiants.fr.
Ce support repose sur l’alliance d’une base de données fixe et de mises à jour régulières tout
au long des étapes.


La page d’introduction du site web propose une double entrée : une pour les étudiants, une
pour les journalistes.


Le contenu de ce mini-site dédié reprend les informations portant sur l’organisation de la cam-
pagne (programmes, circuits de bus...). Mais il met aussi à disposition des informations com-
plètes pour les jeunes qui ne peuvent pas se déplacer sur l’une des étapes : un renvoi est effec-
tué sur le portail internet wwww.partireneurope.fr (voir recommandation n°3). Enfin, une page
de ce mini site permet de faire le lien entre la campagne d’information et ses partenaires.


Les mises à jour permettent un suivi par étape des principaux évènements de la campagne.
Elles répondent à deux objectifs principaux :
	 -	 Promouvoir une image dynamique auprès des étudiants et de leurs parents
	 -	 Répondre aux attentes des journalistes et assurer une actualisation de qualité des
		 informations et des illustrations par étape.




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De la publicité online
Un mini film raconte l’histoire de deux jeunes partis en Europe, l’un pour un séjour d’étude et
l’autre pour un stage d’entreprise. A l’issue de la vidéo, ces étudiants invitent les internautes
à voyager et à venir s’informer à bord des bus de la campagne. La dernière image est un fond
d’écran noir sur lequel s’affiche le lien du mini-site.


Cette vidéo est mise en ligne gratuitement sur les sites de Youtube et de Dailymotion un mois
avant le début de la tournée.
Le partenariat avec Touteleurope.fr permet aussi de mettre cette vidéo sur leur site, accompa-
gnée d’un article explicatif.


L’ensemble des internautes, majoritairement des jeunes de 15 à 25 ans, verront ce film et nous
toucherons alors nos deux cibles.



Ressources humaines

la logistique
	 -	   Deux bus aménagés dont un déployable (3 h d’installation et de démontage à chaque
		     étape) avec groupe électrogène
	 -	   Décoration extérieure des 2 bus : carrosserie bleue avec des étoiles jaunes
	 -	   Aménagement intérieur : une moquette bleue, des tables rondes comme stands, des
		     écrans plasma diffusant des spots touristiques sur les différents pays de l’UE,
		     des drapeaux aux murs, une musique en arrière fond.


les hommes
Equipe technique
2 chauffeurs; 1 régisseur général; 1 chef d’équipe hôtesse, 9 hôtesses recrutées à chaque étape
équipées de tenues complètes (tenue bleue avec casquette à l’effigie de l’Europe); 2 vigiles
chargés de la sécurité 24h/24


équipe pour les stands
3 représentants de l’Agence Europe Education Formation
1 représentant de l’Eurodesk
1 représentant d’Euroguidance
1 représentant du Conseil Régional de la ville-étape
1 représentant commercial de la BNP Parisbas
1 représentant commercial de la SNCF
1 représentant commercial d’Orange
1 représentant commercial du Guide du Routard


5 anciens bénéficiaires par ville-étape.
Leur recrutement s’effectuera dès début septembre grâce à différents moyens :
	 - les associations des facultés « Anciens Erasmus »
	 - appel sur le site de notre partenaire Touteleurope.fr
	 - envoi d’un mailing sur Facebook (diffusion entre contacts comme une chaîne)



                                                                                            57
Le financement de la campagne
La campagne d’information ‘’L’Europe des étudiants’’ est une initiative du Ministère de
l’Education National. Informer les étudiants français relève de la compétence nationale. La
Représentation de la Commission Européenne apportera son soutien en donnant des goodies,
tels que des drapeaux et stylos à l’effigie de l’UE.


Les fonds publics n’étant pas suffisants, la campagne est obligée d’avoir des partenaires.


 La SNCF : le train étant un moyen de voyager relativement peu cher pour les jeunes grâce
à de multiples offres, la SNCF s’avère un partenaire de choix. Un espace leur est dédié pour
proposer leurs produits.


 Le Guide du Routard : guide de référence de notre cible dont la notoriété et leur savoir-faire
seront des atouts pour la visibilité de la campagne. Un coin librairie exclusif leur permettra de
réaliser des ventes.


 Touteleurope.fr : Le Centre d’Information sur l’Europe a décidé de déployer l’ensemble de
ses activités à partir d’internet depuis janvier 2006. www.touteleurope.fr est devenu un site de
référence exceptionnellement bien fait pour accéder à un maximum d’information sur l’Eu-
rope. Ce partenariat est bénéfique pour tous : nous allons accroître la visibilité de la campagne
et développer une notoriété pour Touteleurope.fr.


 BNP Parisbas : Depuis un an, on assiste à une nouvelle stratégie de communication de la part
des banques. Celles-ci souhaitent à tout prix se faire aimer des jeunes, futurs clients impor-
tants. Etre partenaire de la campagne s’inscrit parfaitement dans cette stratégie.


 Hostelling International : en étant le réseau d’auberges de jeunesse le plus connu, les jeunes
seront intéressés de connaître la carte de membre et les adresses des premiers lieux où dor-
mir. La cible de la campagne est la même que celle d’Hostelling International.


 Orange : Puisque les jeunes ne vivent pas sans leur portable, un opérateur de téléphonie
mobile comme Orange a tout intérêt de promouvoir ses forfaits internationaux auprès d’eux.
Un représentant commercial pourra prendre le temps d’expliquer les différentes possibilités
grâce à un pôle exclusif.



 Ainsi, la campagne se dote d’importants partenaires qui eux-mêmes répondent aux atten-
tes des jeunes : transport, guide de voyage, financement, hébergement, et téléphone mobile.




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Calendrier
Juin 2008 : concours au sein d’une école de graphisme pour toute l’identité visuelle
de la campagne
Juillet 2008 : impression des supports de communication
Août 2008 : création du site internet
Fin septembre : envoi des affiches
01 octobre 2008 : envoi des dossiers de presse à l’ensemble des journalistes
15 octobre 2008 : lancement de la campagne ‘‘l’Europe des étudiants’’  conférence de presse
Octobre à Décembre 2008 : conférences de presse à chaque étape
5 décembre 2008 : fin de la campagne




Indicateurs d’évaluation
Quatre indicateurs nous permettront d’analyser si cette campagne est une opération réussie :
   - le nombre de jeunes venus à chaque étape
   - le nombre de visiteurs sur le mini site internet dédié
   - le nombre de vidéos regardées sur Youtube et Dailymotion
   - la revue de presse de la campagne « L’Europe des Etudiants »




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Recommandation n°2
Le « Guide du Jeune Européen »

Quel besoin ?
L’étude de marché précédente montre qu’un des principaux problèmes est l’éclatement de l’in-
formation. Chaque émetteur (et ils sont nombreux) communique à sa façon sur les program-
mes européens pour les étudiants. Ce manque de coordination et cette information, existante
mais éparpillée, constituent un frein majeur pour partir.



Les objectifs
L’opération proposée a pour objectif principal de guider les étudiants à travers cette informa-
tion dense et non centralisée. Par conséquent, cela permettra d’augmenter le nombre de bé-
néficiaires français des programmes.



La cible
Cette opération est destinée aux étudiants français entre 18 et 25 ans, c’est-à-dire le cœur de
cible. L’idée est de se mettre à la place d’un étudiant et de mettre à sa disposition toutes les
informations dont il a besoin.



Description
Afin de pallier l’éclatement de l’information, la création d’un guide de référence serait utile
aux étudiants. Le but est de réunir en un seul livre tous les renseignements dont aurait besoin
un jeune français désirant partir en Europe. L’Union Européenne est une chance mais il est
dommage que beaucoup de jeunes passent à côté.


Le guide est une nouveauté du « Guide du Routard ». Cette marque est un symbole dans le
monde du voyage : sa qualité et son utilité pratique ont fait de lui le leader des guides du tou-
risme en plus de 30 ans. Les ventes du Routard totalisent 2,5 millions d’exemplaires par an,
soit un guide touristique sur trois en France. On bénéficiera alors d’une image favorable et
d’une légitimité pour s’imposer rapidement en tant que référence chez les jeunes.


Le Guide du Routard a déjà édité le « Guide de l’expatrié » pour les français désirant s’installer
durablement à l’étranger. Cependant, il couvre l’international et tous les pays ne sont pas re-
présentés. Créer un guide centralisé sur l’Europe pour les 18-25 ans sera une opportunité pour
le Guide du Routard puisque les jeunes sont trop nombreux à être perdus.


Philippe Gloagen, Directeur Général du Guide du Routard, m’a confirmé que ce projet est
tout à fait envisageable et réalisable : « L’idée d’un Guide du Routard pour les étudiants qui
centraliserait toutes les informations pour les aider à partir et profiter des programmes euro-
péens est tout à fait dans notre ligne éditoriale. » m’a-t-il dit par téléphone le 13 janvier dernier
et confirmé par email le 15 janvier.




                                                                                                60
Le Concept
Le guide se nommera le « Guide du Jeune Européen ». Ce nom transmet l’idée que l’équipe
du Routard s’est imaginé être l’étudiant perdu dans ses démarches, mais qu’il réunit ici toutes
les réponses à ses questions.
Il s’organise autour de cinq thèmes transversaux :


 Partir étudier et Trouver un stage en Europe
Les programmes européens pour les étudiants (Erasmus, Leonardo…)
Les systèmes éducatifs européens (http://www.eurydice.org/portal)
La reconnaissance de diplôme (avec une explication du système des crédits ECTS)
Europass
Trouver un établissement d’enseignement en Europe (http://europa.eu.int/ploteus/portal/)
Réaliser un stage au sein des institutions européennes
Les organismes privés pour trouver un stage à l’étranger


 A quelles portes frapper ?
Agence Europe Education Formation
Eurodesk
Euroguidance
Europe Direct
Les Euro Info Centres
Les Maisons de l’Europe
La Maison des Français à l’étranger
CIDJ et CIO


 Financer son voyage
Les bourses européennes
Les bourses régionales
Coordonnées des conseils généraux et régionaux français
Les prêts étudiants


 Préparer son voyage
La Carte Européenne d’Assurance Maladie
La Carte d’identité étudiante internationale
Coordonnées des ambassades européennes en France


 Se loger en Europe
Auberges de jeunesse pour les premiers jours (liste de 15 auberges de jeunesse par pays)
Louer un studio, un appartement (tarif de location par pays + sites internet d’agences)
La colocation (solutions de colocation par pays + sites internet de petites annonces)




                                                                                          61
Le premier thème « Partir étudier et Trouver un stage en Europe » fait le point complet sur les
nombreux programmes permettant de partir en Europe. Dans cette partie, le Guide fait aussi
référence aux différents moyens pour trouver une université ou un stage.


Le deuxième thème, « A quelles portes frapper ? » recense les principaux organismes dont les
jeunes ont besoin pour bâtir leur projet.


Une des principales préoccupations des jeunes est de trouver des financements pour son
voyage. L’argent peut être un frein majeur. Un chapitre dédié « Financer son voyage » explique
aux étudiants qu’il existe multiples bourses, européennes et régionales. Les coordonnées des
conseils généraux et régionaux sont recensées ici.


« Préparer son voyage » aborde les questions administratives et pratiques, indispensables à
la bonne conduite du séjour. Présentées sous forme de fiches techniques, ces informations se
veulent suffisamment détaillées pour être utiles aussi bien lors de la construction du projet de
l’étudiant que pendant son séjour.

Enfin, la dernière partie du guide « Se loger en Europe » permet à l’étudiant d’avoir des
conseils pratiques pour une première solution de logement à son arrivée et pour s’y installer
durablement.



 Graphismes de la Couverture  de la 4e de Couverture




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Diffusion
Ce nouveau Guide du Routard est diffusé par les forces de ventes de l’entreprise dans son ré-
seau de distribution. Il sera vendu au prix de 12€ : prix qui appartient à la gamme de prix du
Routard et qui est à la portée des étudiants.



Communication

Partenaire de la campagne d’information
Le Guide du Routard est en partenariat avec la campagne d’information « L’Europe des
étudiants » afin de profiter de sa visibilité dans les médias.
Un espace librairie est dédié exclusivement aux éditions du groupe à bord du bus. Le ‘’Guide
du Jeune Européen’’, ainsi que les guides par pays, seront en vente durant les deux mois de la
campagne. Un représentant commercial assurera la vente des guides à chaque étape du bus.
Cependant, 10 exemplaires du « Guide du Jeune Européen » seront distribués gratuitement
dans chaque ville-étape pour réaliser une opération de promotion, soit 1000 exemplaires au
total. Les objectifs sont d’augmenter le taux de circulation et de faire découvrir ce manuel aux
jeunes.


Partenaire de www.partireneurope.fr
Un espace librairie online permettra au Routard de vendre ses éditions aux milliers de jeunes
étudiants qui consulteront cette plateforme web (voir recommandation n°3).


Relations Presse
Le « Guide du Jeune Européen » sera édité le 11 octobre 2008, peu avant le lancement de la
campagne d’information et quinze jours après que tous les étudiants aient repris l’école. Un
communiqué de presse sera envoyé à tous les médias concernés (radio, télévision, magazi-
nes, presse quotidienne nationale, presse gratuite).


À l’occasion de la conférence de presse de la campagne « L’Europe des Etudiants » le 15
octobre 2008, un dossier de presse sur le « Guide du Jeune Européen » sera distribué aux
journalistes.


De plus, la rubrique Evènement du Routard Mag sur www.routard.com consacrera l’espace
rédactionnel à la sortie du guide.



Ressources humaines et financières
Ce « Guide du Jeune Européen » sera écrit par une des équipes de l’entreprise du Routard. Six
mois sont nécessaires pour préparer le livre.


Le Guide étant une nouvelle édition du Routard, son financement est assuré par l’entreprise.
Cependant, le Ministère de l’Education Nationale marquera son soutient pour financer les
1000 guides offerts pendant la tournée.




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Calendrier
10 mars 2008 : mise en place des équipes du Routard
Avril à Août 2008 : rédaction du guide
Septembre 2007 : impression du guide
10 octobre 2008 : envoi du communiqué de presse
11 octobre 2008 : sortie du « Guide du Jeune Européen »
15 octobre 2008 : début campagne d’information « L’Europe des étudiants »
et conférence de presse
Octobre à Décembre 2008 : présence durant la campagne d’information
« L’Europe des étudiants »



Indicateurs d’évaluation
Quatre indicateurs nous permettront d’analyser si ce guide est une opération réussie :
	 -	 le nombre d’exemplaires du guide vendus dans le réseau de distribution traditionnel
	 -	 le nombre d’exemplaires vendus durant la campagne d’information
		 et sur www.partireneurope.fr
	 -	 la revue de presse de la semaine de la sortie du Guide
	 -	 la revue de presse à l’issue de la campagne « L’Europe des Etudiants »




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Recommandation n°3
Kit de Communication pour les établissements

Quel besoin ?
Les recherches effectuées préalablement montrent que les établissements d’enseignement
supérieur ne sont pas un bon relais d’information aujourd’hui : l’information donnée aux étu-
diants est très inégale selon les services de relations internationales. Or, selon un des 5 jeunes
du sondage, « Les universités sont le seul repaire pour les étudiants. Il est primordial que ce
soient elles qui nous renseignent, nous répondent et nous rassurent. »



Les objectifs
Cette recommandation d’action vise à recruter de nouveaux bénéficiaires en aidant les éta-
blissements d’enseignement supérieur à mieux informer leurs étudiants sur les programmes
européens.



La cible
Cette opération est destinée à tous les établissements d’enseignement supérieur. L’idée est
de leur donner toutes les clés en main pour améliorer leurs services. Ainsi, tous les étudiants
auront la même information.



Description
Les établissements d’enseignement supérieur sont répertoriés par académie. L’ensemble des
kits seront envoyés à chaque directeur d’établissement, mais aussi à toutes les académies
pour mieux faire connaître la démarche du Ministère de l’Education Nationale et de l’Agence
Europe Education Formation.



Le Concept
Le Kit est composé de quatre outils de communication pour les établissements d’enseigne-
ment supérieur.


En premier lieu, le Kit comprend une plateforme web qui centralise l’information sur
les programmes européens : www.partireneurope.fr


	 Le sommaire du site est le suivant :
	 « partir en Europe »
		   - partir étudier
		   - réaliser un stage en Europe
		   - la reconnaissance mutuelle des diplômes
		   - renvoi au site web de l’Agence Europe Education Formation




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« oui… mais où ? »
		 - liste des facultés
		 - mini fiche pays des 27 états européens : carte, capitale, monnaie…
		 - renvoi au site PLOTEUS de la DG Education
	 « comment faire »
		 - explication des différents formulaires à remplir
		 - le rôle du service RI
	 « à qui tu dois t’adresser »
		   - Agence Europe Education Formation
		   - Eurodesk et Euroguidance
		   - CIDJ et CIO
		   - Les Euro Info Centres
		   - Les Maisons de l’Europe
		   - La Maison des Français à l’Etranger
	 « comment financer ton voyage »
		 - explication des bourses européennes par programme
		 - explication des bourses régionales (renvoi aux sites internet des Conseils Régionaux)
		 - page dédiée à la BNP Parisbas pour son prêt spécifique
	 « espace libraire » où les internautes peuvent acheter en ligne les éditions
			 du Guide du Routard
	 « nos partenaires »


Le deuxième élément du Kit est 5 affiches pour faire connaître le site internet aux étudiants.
Les étudiants sont habitués au réseau d’affichage : il faut le perpétuer. Les facultés n’ont plus
qu’à coller les affiches à différents endroits stratégiques de leur établissement.


Une autre composante du Kit est la mise en place d’une conférence d’information
annuelle. La représentation de la Commission Européenne à Paris et les associations inter-
viennent déjà dans les écoles : il faut développer ce concept et s’appuyer sur ce réseau. Ainsi,
un représentant de la CE, d’une association européenne ou de l’Agence Europe Education
Formation expliquera aux étudiants les différents moyens pour partir en Europe. Dans le Kit
de communication, les directeurs d’établissements ont un formulaire à retourner à l’académie
pour organiser cette conférence.




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Le quatrième et dernier élément du Kit est 3 emails « prêts à l’emploi »


Les étudiants de chaque établissement d’enseignement supérieur reçoivent une adresse élec-
tronique la première année de leur étude. Aujourd’hui, les établissements s’en servent pour
informer les jeunes des dates d’examens et des nouvelles des grèves étudiantes. Ce système
déjà existant est un atout pour développer une relation entre l’établissement et l’étudiant.
	 	 Le premier email informe l’étudiant des différents programmes existants et le renvoie à
		 la plateforme web s’il veut plus de détails.
	  Le deuxième email annonce les dates clé d’inscription et la date de la conférence
		 d’information.
	 	 Le troisième email rappelle aux jeunes la date limite du dossier de candidature.


Ces 3 emails « prêts à l’emploi » sont destinés au service des relations internationales. Celui-ci
n’a plus qu’à envoyer les emails à trois différentes dates : le premier au mois de novembre, le
deuxième en décembre et le dernier à la fin du mois de janvier.


 Le Kit est alors un CD-Rom contenant les visuels de la plateforme web et de l’affiche;
les 3 emails « prêts à l’emploi » ; le formulaire d’inscription pour l’organisation d’une confé-
rence d’information. Cinq affiches imprimées sont aussi jointes.
Un guide accompagne le CD-Rom pour expliquer aux services RI les diverses fonctionnalités
de ce kit.



Communication

Identité visuelle des outils de communication
Toute l’identité visuelle sera réalisée grâce au même concours que celui de la campagne
« L’Europe des étudiants » dans l’école de graphisme. La démarche est identique : les outils de
communication pour les jeunes auront plus d’impact si elle est représentée graphiquement
par des étudiants eux-mêmes.


Conférence de démonstration du Kit
L’Agence Europe Education Formation organise très régulièrement des conférences pour les
employés des services de relations internationales. Elle leur explique les nouveaux program-
mes européens pour les jeunes.
Dans ce cadre-là, une conférence sera organisée à Paris le 3 mars 2009 pour leur faire connaî-
tre ce Kit de communication.




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Ressources humaines et financières
Une équipe éphémère sera constituée avec des salariés du Ministère de l’Education Nationale
et de l’Agence Europe Education Formation.


Une agence sera engagée pour la création du site internet, mais les autres supports de com-
munication seront réalisés par les étudiants d’une école d’art graphique.


Cette opération est l’initiative du Ministère de l’Education Nationale et de l’Agence Europe
Education Formation. Cependant, des partenariats privés aideront à financer le kit de commu-
nication : SNCF BNP Parisbas, le Guide du Routard et Touteleurope.fr
               ,



Calendrier
Janvier à Mai 2009 : création du kit de communication
Juin à Juillet 2009 : impression des supports de communication
Juin 2009 : conférence de démonstration du kit aux responsables des services RI
Septembre 2009 : envoi du kit de communication aux établissements et aux rectorats



Indicateurs d’évaluation
Six mois après l’envoi du kit, un questionnaire d’évaluation sera envoyé aux services RI des
établissements afin d’analyser l’efficacité de cet outil.




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Recommandation n°4
Recrutement de jeunes voyageurs

Quel besoin ?
Les jeunes ne vont pas instinctivement vers l’Europe et méconnaissent les programmes. Selon
le sondage qualitatif que j’ai effectué en novembre, les étudiants souhaitent que l’Europe vien-
ne à eux et communique avec eux directement.



Les objectifs
Cette nouvelle action de communication valorisera la mobilité en Europe pour recruter des
jeunes prêts à partir.



La cible
Cette opération est notamment destinée aux jeunes de 12 à 25 ans : le cœur de cible demeure
les 18-25 ans, mais la cible des 12-18 ans devient un public secondaire afin de s’aligner aux
offres des partenaires.



Description
Pour toucher les jeunes voyageurs désireux de partir et de découvrir d’autres horizons euro-
péens, il faut les sensibiliser aux moments d’achats déclencheurs. Ceux qui voyagent fré-
quemment possèdent très souvent les cartes suivantes :
		 1/ la « carte 12-25 » de la SNCF :
			 elle permet d’avoir des réductions sur les billets de train en France
		 2/ le « pass InterRail » de la SNCF qui sert de ticket de train unique pour voyager partout
			 en Europe
		 3/ la carte étudiante internationale ISIC (International Student Identity Card) qui donne
			 accès à des réductions partout dans le monde  musées, transports, logement… Cette
			 carte ISIC est détenue par 4 millions d’étudiants dans 118 pays. Les jeunes peuvent
			 l’obtenir dans des centres régionaux d’information jeunesse et certaines agences de
			 voyage.


Lorsqu’un jeune réalise ce type d’achat, il reçoit toujours en complément une enveloppe avec
des informations sur sa carte.


Dans cette enveloppe, un mailing du Ministère de l’Education Nationale sera joint : il expli-
quera succinctement les différents programmes européens pour les jeunes et les invitera à
consulter le site internet www.partireneurope.fr pour avoir plus de détails.




                                                                                           69
Le Concept
 Le graphisme ci-dessous traduit parfaitement l’idée de ce mailing.




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Communication
Vraie initiative du Ministère de l’Education Nationale, seul son logo apparaîtra sur le mailing
afin de faire comprendre très rapidement qui est l’émetteur.



Ressources humaines et financières
L’équipe du Ministère de l’Education Nationale sera en charge de la conception à la diffusion
du mailing. Trois mois seront nécessaires pour le préparer.


Ce mailing étant une action du Ministère de l’Education Nationale, son financement est assuré
par leur budget. Cependant, cet outil de communication ne peut se réaliser qu’en partenariat
avec la SNCF et l’ISIC. Ceux-ci soutiendront l’opération, notamment en ajoutant eux-mêmes le
mailing dans les enveloppes d’information.



Calendrier
Octobre et Novembre 2008 : conception du mailing
Décembre 2008 : impression
Janvier 2009 : envoi à la SNCF et à l’ISIC
2 février 2009 : le mailing est présent dans toutes les enveloppes d’information
des offres des partenaires



Indicateurs d’évaluation
Un seul indicateur permettra d’analyser si ce mailing de recrutement est une opération réussie :
le nombre de visiteurs sur le site internet www.partireneurope.fr




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PLANNING GLOBAL

CAMPAGNE DANS LES RÉGIONS                                                                                     2008

Moyens                                                        Date de début      Date de fin              Mars Avril    Mai    Juin   Juill. Août Sept.     Oct.   Nov.   Déc.

_création de l’identité visuelle                              juin 08            juin 08

_impression des supports de com                               juillet 08         juillet 08

_création du site internet                                    août 08            août 08

_mise en ligne de la vidéo sur Youtube et Dailymotion         20-sep-08          5-déc-08

_envoi des affiches                                           20-sep-08          30-sep-08

_envoi des dossiers de presse à tous les journalistes         1-oct-08           1-oct-08

_campagne «L’Europe des étudiants»                            15-oct-08          5-déc-08

_relations presse à chaque étape                              15-oct-08          5-déc-08




GUIDE DU JEUNE EUROPÉEN                                                                                       2008

Moyens                                                        Date de début      Date de fin              Mars Avril    Mai    Juin   Juill. Août Sept.     Oct.   Nov.   Déc.

_mise en place de l’équipe de rédaction                       mars 08            mars 08

_rédaction du guide                                           avril 08           août 08

_impression du guide                                          sept 08            sept 08

_envoi du communiqué de presse                                10-oct-08             10-oct-08

_sortie du guide                                              11-oct-08          11-oct-08

_conférence de presse                                         15-oct-08          15-oct-08

_partenaire de «L’Europe des Etudiants»                       15-oct-08          5-déc-08




RECRUTEMENT DE JEUNES VOYAGEURS                                                                                      2008               2009

Moyens                                                                     Date de début        Date de fin      Oct.   Nov.   Déc.   Janv    Fév.   Mars Avril    Mai    Juin

_conception du mailing                                                     Oct-08               Nov-08

_impresssion du mailing                                                    Déc-08               Déc-08

_envoi à la SNCF et à l’ISIC                                               Janv-09              Janv-09

_présence du mailing dans toutes les offres des partenaires                2-Fév-09




KIT DE COMMUNICATION DES ÉTABLISSEMENTS                                                                              2009

Moyens                                                                     Date de début        Date de fin      Janv   Fév.          Avril   Mai    Juin   Juill. Août Sept.

_création du site internet                                                 Janv-09              mai 09

_création des affiches                                                     Janv-09              mai 09

_création des «emails prêts à l’emploi»                                    Janv-09              mai 09

_organisation et mise en place des intervenants pour les conférences       Janv-09              mai 09

_impression des supports et mise en ligne du portail web                   Juin 09              juil-09

_conférence de démonstration du kit                                        Juin 09              Juin 09

_envoi du kit                                                              sep-09               sep-09




                                                                                                                                                            72
BUDGET GLOBAL

CAMPAGNE DANS LES RÉGIONS
Moyens                                                             Quantité          Dépenses         Explication si besoin

_création de l’identité visuelle                                                     0€               Concours Ecole de Graphisme 	

_impression des supports de com (flyers, affiches)                 13 000 ex.        16 000 €

_création du site internet                                                           0€               Concours Ecole de Graphisme 	

_envoi des supports de com                                         600 ex./ville     315 €            15 € x 21 villes
_campagne «L  ’Europe des étudiants»
                                                                                     150 000€
 (location de bus, décoration, personnel technique…)
_concours de tirage au sort                                        15 000 coupons    700 €            Lots des partenaires

_mini site dédié : www.leuropedesetudiants.fr                                        3000 €

_vidéo pour le net                                                                   500 €            diffusion gratuite online

_conférence de presse (invitation, location salle, petit déj...)   300 invités       30x300 = 9000€
_communiqué de presse envoyé 10 jours avant chaque                 200/ ville,       0.6x4200
                                                                                                      Courrier et E-mailing
 ville-étape                                                       soit 4200 	       = 2520€
_dossier de presse                                                 3000 ex.          2x3000 = 6000€

                                                                    SOUS-TOTAL : 194 035 €


Financement : Ministère de l’Education Nationale, soutien de la Représentation de la Commission Européenne à Paris
Partenaires : SNCF Guide du Routard, Touteleurope.fr, BNP Parisbas, Hostelling International, Orange.
                  ,




GUIDE DU JEUNE EUROPÉEN
Moyens                                                             Quantité          Dépenses         Explication si besoin

_envoi du communiqué de presse                                     500 ex. papier    300 €            Courrier et E-mailing
_impression du dossier de presse                                                     1.5x1000
                                                                   1000 ex. papier
 (distribué à la conférence de la campagne)                                          = 1500 €
_1000 guides gratuits                                                                12 000 €

                                                                    SOUS-TOTAL : 13 800 €


Financement : Guide du Routard, soutien du Ministère de l’Education Nationale




                                                                                                                                  73
BUDGET GLOBAL

KIT DE COMMUNICATION DES ÉTABLISSEMENTS
Moyens                                                     Quantité            Dépenses             Explication si besoin

_création du site internet                                                     0€                   Concours Ecole de Graphisme 	

_création des affiches                                                         0€                   Concours Ecole de Graphisme 	

_création des «emails prêts à l’emploi»                                        0€                   Concours Ecole de Graphisme 	

_impression des affiches                                   4500 ex.            0.6x4500 = 2700€ 	

_constitution du kit sur CD Rom avec un guide explicatif   1000 ex.            4x1000= 4000 €
_conférence de démonstration du kit                                                                 salle fournie par le Ministère
                                                           300 invités         300 €
 (invitation, salle, nourriture…)                                                                   invitation par email
_envoi du kit (800 établissements + 25 académies)          825 destinataires   1.5x825 = 1238 €

                                                             SOUS-TOTAL : 8 238 €



Financement : Ministère de l’Education Nationale, Agence Europe Education Formation
Partenaires : SNCF Guide du Routard, Touteleurope.fr, BNP Parisbas
                  ,




RECRUTEMENT DE JEUNES VOYAGEURS
Moyens                                                       Quantité                  Dépenses            Explication si besoin

_conception du mailing                                                                 3 000 €

_impresssion du mailing                                       400 000 ex.              25 000 €

_envoi à la SNCF et à l’ISIC (par routage)                    200 000 ex à chacun      2 000 €

                                                                      SOUS-TOTAL : 30 000 €


Financement : Ministère de l’Education Nationale ;
Partenaires : SNCF ISIC.
                  ,




                                                                            TOTAL : 234 073 €




                                                                                                                               74
Conclusion

La communication est la clé de l’Europe de demain…

Depuis plus de dix ans, l’Europe travaille et crée des programmes pour ses jeunes. Voyager et
découvrir les autres cultures à travers des études ou un stage en entreprise sont une manière
très concrète de vivre l’Europe. Les jeunes partis quelques mois à l’étranger ont un sentiment
de citoyenneté européenne plus marqué. L’Union Européenne a tout à fait pris conscience de
cet enjeu : sa nouvelle politique de communication prouve son envie d’évoluer et de redyna-
miser son image auprès de ce public.


Seulement le relais au niveau national relève de la compétence de l’état français. La commu-
nication sur les programmes européens est réalisée aujourd’hui par de nombreux acteurs :
l’Agence Europe Education Formation qui informe les établissements d’enseignement supé-
rieur ; les plates-formes d’information qui répondent directement aux étudiants. Cependant,
l’information reste difficile d’accès et très éparpillée. Un jeune est vite perdu, au point ne plus
savoir à qui s’adresser.


Mais ces étudiants ont déclaré leur envie de découvrir de nouveaux horizons dans multiples
sondages : 94 % des jeunes souhaitent partir en Europe pour y étudier ou y effectuer un stage.
L’enjeu de ce mémoire était d’imaginer des outils afin de mieux rapprocher cette offre et cette
demande : la communication étant la clé pour transformer les envies des étudiants en oppor-
tunités concrètes.


L’avancée très rapide de la technologique a créé un fossé entre la génération des dirigeants et
les citoyens de demain. Les jeunes ne sont plus attirés par des outils de communication tra-
ditionnels. Ce public est particulièrement séduit par les outils innovants : le marketing viral et
le marketing alternatif.


Dans ce cadre-là, la stratégie proposée est de créer un lien de confiance entre l’Europe et les
jeunes pour qu’ils considèrent les programmes européens comme une opportunité pour leur
cursus et comme une richesse humaine. Un discours positif et un ton moins institutionnel
permettra de mieux s’adapter à eux.


Informer, Guider et Recruter sont les trois étapes pour répondre aux attentes des jeunes. Le
schéma suivant traduit succinctement les recommandations d’actions de communication et
les bénéfices attendus.




                                                                                              75
Campagne                         - Informer les étudiants des programmes
   dans les régions                    - Une information simple et facile d’accès



    Guide du jeune                     - Guider les étudiants
      européen                         - Une centralisation de l’information



      Kit de Com’                      - Valoriser la mobilité en Europe auprès des étudiants
    pour les écoles                    - Améliorer la qualité d’information des établissements



       Mailing de                      - Informer les étudiants des programmes
      recrutement                      - Une information simple et facile d’accès




Le gouvernement français sera à la tête du Conseil de l’Europe dès le mois de juillet 2008 pour
une durée de six mois. Etant une véritable préoccupation, l’Etat français a considéré l’éduca-
tion et la mobilité étudiante comme une des priorités de son mandat.


Par ailleurs, la Commission Européenne s’est fixée comme objectif de faire partir trois millions
d’étudiants Erasmus d’ici 2010 et cent cinquante mille jeunes Leonardo d’ici 2013.


Ce mémoire s’inscrit alors dans un contexte politique où s’offrent de nombreuses
opportunités.




                                                                                           76
Bibliographie

RAPPORTS EUROPEENS

PLAN D’ACTION DE LA COMMISSION RELATIF A L’AMELIORATION
DE LA COMMUNICATION SUR L’EUROPE
Commission Européenne, juillet 2005


LIVRE BLANC sur une politique de communication européenne
Commission Européenne, février 2006


PLAN D comme Démocratie, Dialogue et Débat
Commission Européenne, octobre 2005


Rapport 2005/2006 sur la mobilité des étudiants ERASMUS

LIVRE BLANC, un nouvel élan pour la jeunesse européenne
Commission Européenne, 2001


Conclusions du groupe de travail « Les jeunes et l’Europe » réuni dans le cadre du cercle de
réflexion de la Représentation de la Commission européenne à Paris, avril 2006


ACCORD INTERINSTITUTIONNEL : COMMUNIQUER SUR L’EUROPE EN PARTENARIAT
Commission Européenne, octobre 2007



éTUDES EUROPEENNES

A l’écoute des Français
Rapport de synthèse du Cercle de réflexion sur la communication européenne, 2006


La construction européenne vue par les Français
Eurobaromètre 178, mars 2006


La communication de l’Union Européenne et ses citoyens
Eurobaromètre 189, septembre 2006


Institutions Européennes : y a-t-il du nouveau ? L’état de l’opinion
Eurobaromètre, mars 2007


Les citoyens européens et l’avenir de l’Europe
Eurobaromètre, mai 2006


Les jeunes européens de 18-30 ans
Eurobaromètre 200, février 2007



                                                                                        77
L’Opinion Publique dans l’Union Européenne – Rapport National : France
Eurobaromètre 67, printemps 2007


La politique de communication de l’Union européenne : mission impossible ?
Centre d’Analyse Stratégique, juillet 2007



ÉTUDES d’INSTITUTS

Les jeunes et la pub : quelles relations ?
IPSOS, octobre 2005


Les 15-25 ans et les nouveaux médias
Agence JUNIUM, juillet 2006


Les Jeunes et l’Europe
CSA et Le Parisien, mai 2005

L’Europe comme nous la rêvons
IFOP – Ouest France, 2004


Les Jeunes et l’Europe
IPSOS, 2000


Le directeur de communication et Internet dans les collectivités territoriales :
quel influence sur le métier ?
Association Communication Publique, janvier 2006



LIVRES

« La Fracture Européenne » de Michel Herbillon, collection des rapports officiels,
La Documentation Française, Juin 2005


« 101 fiches pour comprendre l’Europe » de l’association Action Citoyenne- édition Belin


« Le marketing adulescent » de Corinne Maillet, éditions Village Mondial


« Marketing jeune » de Ronan Chastellier, éditions Village Mondial


« L’éducation nationale en chiffres 2005-2006 »
Disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid4099/l-enseignement-superieur.html


« La communication sur l’Europe, Regards croisés » du Centre des Etudes Européennes
de Strasbourg




                                                                                           78
MéMOIRE

« Towards better EU Communication : a conceptual, organisational and structural challenge »
Stéphanie Meillier, Collège d’Europe de Bruges, 2006/2007



ARTICLES

18-25 ans : portrait d’une génération
Ouest France, 15 décembre 2006


15-25 ans : jeunes mais pas trop…
Marketing Direct, 1er avril 2001


Le viral, premier vecteur d’influence auprès des jeunes
Le Journal du Net, 03 février 2006

Quand l’e-pub devient un gag
Le Journal du Net, 22 juin 2005


Les jeunes Européens sensibles au buzz
Marketing Magazine, 1er septembre 2004


Oui : les jeunes aiment la pub, mais…
Marketing Magazine, 1er mai 2005


Web+Mobile = le cocktail pour séduire les jeunes
Marketing  Convergence, 22 mars 2007


Publicité sur mobile
Marketing Mobile, 13 septembre 2006


Teens Take UGC and Social Networking TO GO!
Metrics2.0, 14 décembre 2006


Help ! La Net Génération s’ennuie
Le Monde, 14 août 2006


Le Net, le dernier endroit où les jeunes se causent
Libération, 19 août 2006


Le Virus gagne la famille
Télérama, 21 juin 2006




                                                                                        79
La moitié des internautes de 15 à 19 ans ont créé un blog
IPSOS, 22 mars 2006
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1810.asp


Les jeunes sont pessimistes pour la société, mais optimistes pour eux-mêmes
IPSOS, 15 mars 2006
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1806.asp


Génération Digitale, Génération Duale
IPSOS, 30 janvier 2007
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/2044.asp?rubId=21


Médias  Jeunes
Stratégies, 1er juin 2006


Déjà un million de membres pour le monde 3D « Second Life »
Netéconomie, 19 octobre 2006



LIENS INTERNET

www.education.gouv.fr
www.mfe.org
www.europass-france.org
www.info-europe.fr
www.europa.ue.int
www.jeunes.info-europe.fr
www.eurodesk.org
http://www.cohesionsociale.gouv.fr/


http://ec.europa.eu/france/index_fr.htm
http://ec.europa.eu/dgs/communication/index_fr.htm
http://ec.europa.eu/ploteus/portal/home.jsp


http://www.univ-paris1.fr/international/article.php3?id_article=225
http://www.touteleurope.fr



BLOGS DE COMMUNICATION PUBLIQUE

http://lavigie.ublog.com/lacompublique/
Jean Emmanuel PAILLON, mon parrain
http://philippederacourt.blogspirit.com/
Philippe Deracourt, membre de l’association « Communication Publique » et conférencier
http://tlibaert.info/etudiants.html
Thierry Libaert, auteur  spécialiste de la communication



                                                                                     80
Liste des interviews

Au niveau communautaire

Jean Marie CASTELAIN, DG Education et Culture, Commission Européenne,
Bruxelles, 30 Novembre 2007


Marc VILLAIN, DG Communication– Direction « Outils de Communication »,
Commission Européenne, Bruxelles, 30 Novembre 2007


Maha TISSOT, Responsable Communication, Représentation de la Commission Européenne,
Paris, 21 Novembre 2007



Au niveau national

Michel JOUVE, fondateur de l’Agence Europe Education Formation et ancien vice président
de la faculté de Bordeaux III, Paris, 6 novembre


Jean Emmanuel PAILLON, Délégué Adjoint à l’Information
et à la Communication des Ministères Sociaux Français, Paris, 2 Octobre 2007


Marie Claire PETIT PERRIN et Marie Amélie FRERE, Responsable de l’Education
et Responsable des Relations Presse, Représentation Permanente de la France
auprès de l’UE, Bruxelles, 30 Novembre 2007



Au niveau des relais d’opinion

Stephen BOUCHER, co secrétaire général du think tank « Notre Europe »,
Paris, 20 Novembre 2007



Au niveau associatif

Pauline GESSANT, présidente de l’association Jeunes Européens France,
interview téléphonique, 18 Novembre 2007



Au niveau de la cible des 18-25 ans

Cédric LEDOUX, planner stratégique de Rapp Collins Paris spécialisé en « youthologie »,
15 octobre 2007


Sondage de cinq étudiants (droit, scientifique, économie, histoire), Novembre 2007



                                                                                          81
annexes




          82
Interview de Jean Marie Castelain

Expert National détaché
DG Education et Culture de la Commission Européenne



	Quel a été votre parcours universitaire  professionnel jusqu’à aujourd’hui ?
J’ai commencé comme professeur à l’université de Valencienne et je suis devenu chef du dé-
partement de l’IUT. Après, j’ai travaillé au sein d’une école d’ingénieur à Valence et j’ai intégré
par la suite le service des relations internationales de l’ENSAIT à Roubaix. Cela m’a permis
d’être le président du réseau NTI. Enfin, en 2006, je suis devenu un expert national détaché
pour la DG Education et Culture.


	 Aujourd’hui, tout le monde sait que la Commission Européenne met en place des
  programmes pour les étudiants. C’est une réelle volonté pour elle et un vrai objectif.
Le programme Erasmus est le plus connu auprès des étudiants, programme qui connaît un
fort succès et qui ne cesse de progresser. Au tout début en 1987, seulement 3000 étudiants
européens ont bénéficié d’Erasmus. En 1990, ils étaient presque 28 000. Alors que ces derniè-
res années, nous comptons 154 000 jeunes en 2005 ; 160 000 en 2006… et nous prévoyons
plus de 170 000 en 2007. Ce dernier chiffre n’est pas encore finalisé puisque notre dernier bilan
de la mobilité Erasmus n’a pas encore été diffusé. Finalement, plus de 1.5 millions de person-
nes ont bénéficié du programme Erasmus depuis sa création.


Parmi eux ces 170 000 étudiants partis en 2007, ils sont 24 000 allemands (soit 15.5 %), 27
000 espagnols (14.82 %), 24 000 français (14.57 %) et 17 000 italiens (11 %) selon notre base de
données. Ces jeunes de quatre pays uniquement représentent à eux seuls plus de la moitié
des bénéficiaires de nos programmes. Les études de commerce, d’ingénierie, de langues et de
sciences sociales sont les domaines pour lesquels les étudiants partent le plus.
Pour chaque programme, la Commission Européenne donne de l’argent aux états pour aider
financièrement les jeunes à partir. En 2005, l’UE a donné plus de 20 millions d’euros à l’en-
semble des états membres, uniquement pour Erasmus. Trois millions d’euros ont été accordés
à la France.


	 Malgré cet engouement et cette envie de partir, 83 % des étudiants français se
  sentent perdus dans leurs démarches. Qu’en pensez-vous ?
Il existe une floraison de sites internet sur le sujet. L’information existe. Mais je comprends
que les jeunes puissent se sentir perdus. L’information est difficile d’accès. Même ici en in-
terne, il ne faut jamais perdre espoir pour obtenir la bonne information.
Cependant, le portail européen de la jeunesse PLOTEUS est quand même un guide qui peut
aider les étudiants à trouver des informations sur les études en Europe. Créé en 2003 suite à
l’agenda de Lisbonne, il contient des informations sur 30 pays dans différentes langues. Le
schéma actuel du site est central et non transversal. Un pilote est en cours : l’étudiant n’a plus
qu’à indiquer le domaine d’études et l’année de cursus souhaités pour que le portail web
PLOTEUS lui liste toutes les universités européennes dans lesquelles il peut postuler. La mise
en route de la 2e édition du portail PLOTEUS est prévue pour mars 2008. Aujourd’hui, le site
recense 90 000 visiteurs par mois.



                                                                                              83
Interview de Marc Villain

Direction « Communication Tools »
DG Communication de la Commission Européenne



	Quel a été votre parcours universitaire  professionnel jusqu’à aujourd’hui ?
Tout d’abord, j’ai réussi l’AGREG d’allemand et j’ai ainsi enseigné durant une année. J’ai re-
joint ensuite le Ministère des Affaires Etrangères allemand puis quelques ambassades fran-
çaises au service culturel. Je suis revenue en France et j’ai travaillé longtemps pour Arte avant
d’intégrer le Ministère de l’Education Nationale français.
Cependant, il existe un système où les pays membres mettent à disposition de la Commission
Européenne 200 fonctionnaires durant 2 à 4 années. Par ce biais-là, je suis expert national dé-
taché à la DG Communication depuis un an et demi pour l’unité « Service Audiovisuel ».



	 Expliquez-nous ce qu’est le service audiovisuel de la Commission Européenne.
En réalité, il existe deux types de communication pour la DG COMM :
- une communication directe avec le citoyen, le grand public (internet, interventions locales)
- une communication via les médias
Cette unité « service audiovisuel » est relativement nouvelle et il a été créé pour une meilleure
coordination de tous les contenus éditoriaux pour promouvoir la Commission Européenne.
Nous avons à disposition des studios pour aider les journalistes : des films et des photos sont
libres de droit pour encourager tous types de médias à parler de l’Europe.



	 Pourtant, on s’aperçoit que les journalistes laissent peu de place à l’Europe.
 Qu’en pensez-vous ?
Si la Commission Européenne n’arrive pas à passer le message à travers les médias, il a y
deux explications possibles :
- soit les journalistes manquent à leur travail → l’Europe est décrite comme rébarbative et les
journalistes jouent le jeu des clichés d’une bureaucratie froide et éloignée
- soit la Commission Européenne doit affiner son message et être plus attractive pour eux
Mais j’ai espoir que les journalistes deviennent aptes et volontaires pour bien relayer nos
messages de manière plus équilibrée et plus large.



	 1 an après la création de la DG COMM, quel est votre avis et votre bilan de cette
 structure ?
Notre commissaire suédoise Margot Wallström avait et a encore pour ambition que la com-
munication de la Commission Européenne une politique à part entière. Depuis 2005, la com-
munication est devenue une nécessité renforcée mais surtout une politique. Le positionne-
ment de la DG Communication est difficile puisqu’elle est transversale.
Cela implique un réel travail en interne : chaque DG a son propre pôle de communication
(avec son propre budget communication) et ils n’ont pas forcément envie d’être régentés
par la DG Communication. A titre d’exemple, chaque DG a ses propres sites web et on ne les



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connaît pas tous par manque de temps et surtout parce que nous sommes surinformés en in-
terne. Avant de voir ce que font les autres DG, je dois d’abord naviguer sur l’intranet de mon
directeur général et sur le blog de ma commissaire. Il est fréquent que j’apprenne ce que font
les autres DG en lisant le journal « Le Monde » le matin.
Personnellement, je ne connais pas un communiquant par DG. Je le regrette parce qu’on se-
rait plus fort en créant une synergie – humaine et financière. Il est vrai qu’aujourd’hui on maxi-
mise la communication externe, mais on aurait besoin aussi de communication interne. Le
processus est en route : ce n’est pas encore un automatisme mais une démarche. Nous avons
seulement un an d’ancienneté. Ce travail est long et un combat quotidien. On est encore aux
prémices de ce qu’on pourrait faire pour mieux travailler ensemble.



	 Concernant le grand public et surtout les jeunes, quelle stratégie de
  communication la Commission Européenne doit-elle envisager : un ton moins
  institutionnel, un discours attractif… ou est-ce trop pour cette institution ?
La réflexion est largement en cours depuis 2005. Un discours plus attractif et un ton moins
institutionnel sont tout à fait possibles, notamment auprès de la cible des jeunes. Bien sûr.
Nous avons déjà fait de gros efforts au niveau du langage : on essaie d’être clair et plus ac-
cessible vis-à-vis des médias. Nos journées portes ouvertes, nos centres de documentation «
Point info » et nos relais « Europe Direct » nous permettent aussi d’être en contact direct avec
le grand public et ainsi de pouvoir s’exprimer différemment que par notre jargon européen.


Notre nouvelle chaîne sur Youtube est aussi une avancée extraordinaire en matière de com-
munication. EUtube est un enjeu vis-à-vis des jeunes et des adeptes de l’internet, mais elle est
aussi un risque parce que nous n’avons pas d’outil de gestion. Personne ici n’est en charge
d’actualiser le contenu et de répondre aux commentaires. Cette idée a donné un coup de jeune
aux institutions, même si nous avons reçu beaucoup de critiques en interne et par l’externe.
Mais la Commission Européenne ne craint pas le débat, au contraire.


Par conséquent, je pense que le virage est pris pour cette nouvelle stratégie de communica-
tion, mais encore une fois ce n’est pas encore abouti. Nous avons besoin d’un peu de temps.



	 Lors d’un de mes sondages qualitatifs auprès de jeunes étudiants français, l’un
  d’entre eux m’a dit : si l’Europe ne vient pas à nous, nous n’irons pas vers elle.
  Qu’en pensez-vous ?


Ce jeune a tout à fait raison. Cette cible a besoin de proximité avec l’Europe.


On ne peut pas accuser la Commission Européenne de ne rien faire : il existe plein de pro-
grammes pour les 18-25 ans. Mais, au niveau national, chaque pays est responsable de relayer
l’information : la question de subsidiarité est primordiale. La représentation de la Commission
Européenne à Paris pourra soutenir les projets en faisant venir la Commissaire ou en donnant
des goodies par exemple. Mais les initiatives et leur soutien financier appartiennent au gou-
vernement français.




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Récemment, j’ai rencontré le directeur des relations internationales du Ministère de l’Educa-
tion National français. Je lui ai proposé de créer des modules dans les lycées et d’organiser
des visites de jeunes motivés à la Commission Européenne dans le cadre de la Présidence
française au second semestre 2008. L’idée jugée très bonne, j’ai été mis en relation avec un ins-
pecteur. Celui-ci préfère mettre en place une action de communication vis-à-vis des Rectorats
académiques et de leurs responsables « relations internationales ». Or, je ne pense pas que ce
soit les médiateurs les plus efficaces. Il faut utiliser les lycées comme levier de communication
pour valoriser l’Europe et ses programmes.



	Quels sont vos outils d’évaluation de communication ? Comment fonctionnent-ils ?
Il existe une culture de l’évaluation à la Commission Européenne très importante. Aujourd’hui,
nous disposons de plusieurs instruments de mesure :
- les Eurobaromètres (appel à des instituts extérieurs - 800 000€/baromètre)
- à partir de 2008, nous mettons en place un « tracking » invisible sur les images et vidéos li-
bres de droit. Nous allons enfin savoir qui, où et comment sont utilisées nos images
- les rapports de mission que chacun doit écrire après un voyage d’affaire, après une confé-
rence… c’est une autodiscipline nécessaire.


Aujourd’hui, tout le monde est obsédé par l’évaluation de la communication pour des ques-
tions financières notamment. Or c’est très dur d’évaluer la communication. Lorsqu’on orga-
nise un événement, on peut juste dire le nombre de participants et le nombre de retombées
presse. C’est très subjectif le succès d’un événement. L’évaluation est un travail nécessaire,
mais un travail de fourmi.




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Interview de Maha TISSOT

Responsable de l’évaluation des actions de communication
Représentation de la Commission Européenne à Paris	



	Quel a été votre parcours universitaire  professionnel jusqu’à aujourd’hui ?
J’ai suivi l’enseignement de Sciences Politiques Paris, puis j’ai effectué un DESS en Information
et Communication. J’ai travaillé quinze ans dans plusieurs organisations internationales
en tant que consultante ou en tant que membre intégrée à l’équipe. Depuis janvier 2006, je
suis en charge de la communication, du management de projets et d’analyse politique à la
Représentation de la Commission Européenne à Paris. J’ai intégré cette institution dans le ca-
dre du Plan D, comme Démocratie Dialogue et Débat. Le public « jeunes citoyens » est aussi
de mon ressort : on doit arriver à dialoguer avec les jeunes.



	 Depuis les propositions du Cercle de Réflexion de 2005, quelles sont les actions de
  communication qui ont été menées auprès des jeunes jusqu’à aujourd’hui ?
Tout d’abord ce Cercle de Réflexion, qui regroupe 300 personnalités de secteurs bien diffé-
rents, perdure. Nous le réunissons de temps en temps pour réfléchir et dégager des proposi-
tions. Notre stratégie auprès des jeunes et des citoyens dans son ensemble est de multiplier
les acteurs et les informations. Nous voulons que tous connaissent et apprennent l’Europe.
Nous nous appuyons sur les relais d’information : Europe Direct, Centre de Documentation
Européenne, les Teams Europe… Nous avons aussi une lettre d’information depuis septembre
dernier. Une étude a montré que les citoyens veulent être informés par leurs maires et leurs
collectivités. Nous diffusons ainsi 75 000 exemplaires dans les collectivités, les conseils géné-
raux, les conseils régionaux mais aussi dans les bibliothèques publiques. L’année 2006 était
l’Année Européenne de la Mobilité de l’Emploi, thème choisi par la Commission Européenne
de Bruxelles et qui diffère tous les ans. Dans ce cadre-là, un bus itinérant est parti à la rencon-
tre des citoyens dans toutes les capitales de l’Union Européenne. Lorsqu’il est venu à Paris,
nous l’avons accueilli. Dans peu de temps, nous allons fêter les 20 ans d’Erasmus.



	Quels sont vos critères d’évaluation des actions de communication ?
La DG Communication à Bruxelles a créé son propre outil d’évaluation. Il comporte plusieurs
indicateurs tels que le nombre de personnes présentes, le nombre d’articles… La rentabi-
lité financière n’est pas un indicateur. On prévoit et demande un budget détaillé en amont
et non en aval. Aussi, chaque action de communication fait l’objet d’un reporting à la DG
Communication et nous établissons un plan de gestion annuel.



	 De nombreux acteurs européens disent agir pour les jeunes et la mobilité…et
  pourtant 83 % des jeunes se sentent mal informés. Qu’en pensez-vous ?
L’information existe. Les points d’information pour les jeunes existent. Nous avons même
réalisé avec la Maison de l’Europe à Paris et Eurodesk un plan de Paris avec toutes les adres-
ses où peuvent aller se renseigner les jeunes. La Commission Européenne a pris en compte



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l’enjeu de cette cible lors du « non » au référendum. Elle a ainsi créé un portail jeunesse pour
eux. Mais il est vrai que c’est un long travail qui mérite encore d’être approfondi. Je crois qu’il
faut aider les jeunes à naviguer entre tous ces acteurs et ces informations.



	Quelle stratégie de communication est-il envisageable pour la Commission
  Européenne : un ton moins institutionnel, un discours attractif… ou est-ce trop
  pour cette institution ?
Nous voulons à tout prix dialoguer avec les jeunes. Un ton moins institutionnel est tout à fait
envisageable et même souhaitable. Il faut qu’on se défasse de cette image froide et distante.
Lorsque des classes viennent visiter la Représentation et les Institutions à Bruxelles, ils sont
impressionnés de voir que les Commissaires sont aussi accessibles. Par exemple, le Chef de la
Représentation, Yves Gazzo, m’accompagne lors d’ateliers Euro Découvertes dans les écoles
primaires et les collèges/lycées. A nous aussi d’être abordable et spontané envers eux.



	 Si on veut développer un projet de valorisation des programmes en faveur des
  étudiants, est-ce que la Représentation va pouvoir le soutenir financièrement ?
Un projet se bâtit en général dans le cadre d’un appel à proposition. La Commission Européenne
donne un thème et met à disposition des entrepreneurs de projets 3 mois pour y réfléchir.
Ensuite, un comité d’évaluation choisit les meilleurs projets et leur accordent un budget. Ce
processus dure environ 4 à 6 mois. Mais attention la Commission Européenne n’est pas un
guichet : on donne en général 50 % du budget demandé et le porteur de projet doit avoir pensé
à d’autres partenariats.
Si votre projet ne répond pas à un appel à proposition, la décision de soutenir un tel pro-
jet appartient aux Etats membres. Communiquer sur les programmes européens en faveur
des étudiants relève du Ministère de l’Education et du Ministère des Affaires Etrangères. La
Représentation de la Commission Européenne pourra et acceptera de vous fournir des sup-
ports de communication (drapeaux, stylos, brochures) car nous avons un certain budget pour
les actions de promotion.



	 Avez-vous déjà imaginé des actions de communication durant la Présidence
  française du Conseil de l’Union européenne au second semestre 2008 ?
Lors de la Présidence française, l’Etat et le Conseil de l’UE sont les acteurs mis en avant. Et
non pas la Commission Européenne. Cependant, nous nous sommes associés avec le gouver-
nement pour promouvoir l’information et communiquer auprès des citoyens. Nous serons un
soutient pour le gouvernement français. Aujourd’hui, je ne peux pas vous en dire plus : rien
n’est pas encore décidé et concret.




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Interview de Michel JOUVE

Fondateur de l’Agence Europe Education Formation France	



	Quel a été votre parcours professionnel ?
Tout d’abord, j’ai été professeur agrégé d’anglais dans plusieurs universités : le Havre, Rouen,
Tunis et Bordeaux. Après, j’ai été directeur puis Vice Président du « service relations interna-
tionales » de la faculté de Bordeaux III. J’ai aussi créé en 1995 l’agence Socrates, renommée
aujourd’hui l’agence Europe Education Formation France. Basée à Bordeaux, cette agence
nationale est sous la tutelle du Ministère de l’Education et celle du Ministère du Travail. Elle a
pour but d’informer les établissements d’enseignement supérieur sur les programmes euro-
péens mis en place. Aujourd’hui, la Commission Européenne a développé ce type d’agence
nationale dans chaque pays. En 2000, à la fin du premier programme Socrates mis en place
par la Commission Européenne, j’ai pris ma retraite. Mais je participe encore très activement
au niveau de l’Europe puisque j’ai été nommé par la Commission Européenne expert national
détaché pour le programme Tempus. Celui-ci est un programme de coopération interuniver-
sitaire et de modernisation des systèmes d’enseignement supérieur entre les Etats membres
de l’UE, les 27 pays de la région méditerranéenne, les Balkans occidentaux, l’Europe Orientale
et l’Asie centrale.



	 Cette agence Europe Formation Education que vous avez créée aide les
  établissements de l’enseignement supérieur à se familiariser avec les programmes
  européens. Comment se fait-il alors que les étudiants se sentent perdus dans
  leurs démarches ?
Cette hiérarchie pyramidale est supposée délivrer la bonne information aux étudiants. L’agence
forme les services « relations internationales » des universités et autre type d’établissements.
Eux seuls ont un contact direct avec les étudiants. Si les étudiants se sentent perdus, c’est
qu’il existe deux problèmes :
 un problème structurel : les services RI sont parfois peu efficaces (nombre réduit d’em-
ployés, mauvaise communication…)
 un problème de volonté : les professeurs responsables des formations refusent des fois de
parler de ses programmes car ils sont contre la mobilité européenne
Cependant, il ne faut absolument pas généraliser : tous les établissements n’ont pas un ser-
vice RI peu performant. Chaque université peut faire de la politique éducative européenne le
cœur de sa priorité. Tous les 4 ans, elles font part de leur politique et de leurs moyens qu’elles
souhaiteraient avoir pour y répondre. Si une université veut embaucher du personnel pour
son service RI, elle n’a qu’à le demander ! L’excuse de « faute de moyen financier » n’est pas
justifiée à mon sens.




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22 000 étudiants Erasmus partent chaque année. Une opportunité de mobilité
 réservée aux étudiants fortunés ?
Lorsque j’ai créé l’agence Socrates en 1995, 12 000 étudiants sont partis ; aujourd’hui, 22 000
d’entre eux ont bénéficié du programme Erasmus. Avec une croissance de 45 % en 12 ans, la
France obtient la meilleure mobilité entrante et sortante. Le programme fonctionne, avec ses
moyens, mais il fonctionne. La Commission Européenne y alloue de plus en plus d’argent et
on pourra ainsi réaliser son objectif de « 3 millions d’étudiants européens en 2012 ».
L’étudiant reçoit une centaine d’euros par la bourse Erasmus. Mais il peut aussi percevoir un
montant complémentaire ministériel et une bourse délivrée par sa région. Le Rhône Alpes
est une des régions qui a mis au cœur de son budget les bourses de mobilité. Mes étudiants
boursiers à l’université Bordeaux III m’ont dit qu’ils n’avaient jamais été mieux financièrement
que l’année où ils sont partis ! Dire qu’Erasmus est réservé aux enfants de cadres est une
grossière erreur.



	 Comment expliquez-vous alors cette perception ambiguë des programmes de la
 part des étudiants français ?
Les établissements d’enseignement supérieur ont un réel problème avec les syndicats étu-
diants : peu nombreux, très réactionnaires et anti européens. L’exemple parfait est la recon-
naissance des diplômes et du programme ECTS. Les syndicats n’ont pas du tout joué leur
rôle pour mieux expliquer aux étudiants la réforme. En Scandinavie, les syndicats eux pren-
nent très au sérieux leur rôle et valorisent l’Europe comme un droit et non comme un devoir.
Les syndicats étudiants français sont un vrai obstacle à la communication des programmes
européens. On a déjà essayé de travailler avec eux, mais ils sont très bornés et vraiment anti
européens.


Cependant, il existe une fédération de syndicats européens. Dès qu’une mesure est instaurée
par la CE, celle-ci communique à la fédération ; l’information est alors relayée ensuite. Peu
de syndicats français y sont membres, ce sont surtout des pays du Nord et des nouveaux
Etats membres qui y sont très actifs. Il y a éventuellement quelque chose à faire avec cette
fédération de syndicats européens : nos voisins arriveront peut-être un jour à convaincre les
français…



	Quelle stratégie de communication la Commission Européenne doit-elle envisager ?
Les programmes européens en faveur des étudiants s’accompagnent de bourses pour eux. Or
100€ par mois ne permettent pas à un étudiant de réellement partir. Il ne faut pas communi-
quer sur cette notion d’argent. Cela a développé ce sentiment que les programmes européens
sont réservés à une élite.


Je suggère d’axer la communication plutôt sur la richesse humaine que les programmes ap-
portent. Il faut mettre en valeur l’expérience, la convergence des systèmes universitaires, l’ac-
cès aux universités européennes onéreuses à un prix français…c’est-à-dire tous les bénéfices
que peuvent en tirer les étudiants et un message d’encouragement de participation au pro-
gramme. Par exemple, « L’Auberge Espagnole » a été une très bonne communication du pro-
gramme : les jeunes vivent une aventure européenne dans un microcosme universitaire.



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Aussi, le ton doit être changé : il est encore trop général, trop
                               informel, et trop institutionnel. Pour les 20 ans du programme
                               Erasmus, un concours d’affiche a été lancé. Mon préféré a été
                               celui-ci ci contre parce que le dessinateur a employé un autre
                               type de registre. L’accroche « et toi, toujours chez ta mère ? »
                               interpelle le jeune étudiant par son propre vocabulaire.


                               Cependant, ce n’est pas au niveau communautaire qu’il faut agir
                               en matière de communication. Nous vivons un système de sub-
                               sidiarité, ce qui limite les actions de l’UE. La vraie communica-
                               tion efficace et utile repose sur le volontarisme des Etats mem-
                               bres. Ces derniers doivent faire de ces programmes européens
                               en faveur des étudiants un sujet de communication important.



	Quels sont les outils de communication que devrait alors imaginer la
 Représentation permanente de la Commission Européenne en France ?
Tout d’abord, on ne peut pas imaginer de grandes campagnes de publicité à la télévision ! Le
budget est tout de même limité. Je me souviens qu’en 1995, une journée et demie de subven-
tions agricoles équivalait à 7 ans de programme Socrates ! Aujourd’hui, les budgets ont aug-
menté mais ce n’est pas non plus une grande fortune. De plus, aucun projet ne verra le jour
sans cadre de contrainte financière très détaillée.


Selon moi, il faut accentuer la communication locale et notamment la communication interne
des établissements d’enseignement supérieur. L’affichage n’est plus d’actualité : les étudiants
ne lisent pas les panneaux. A Bordeaux III, on a même installé des écrans plasma et cela
n’a rien changé à l’attention des étudiants. Comme moyen innovateur, l’établissement pour-
rait avoir une relation individuelle avec chacun des étudiants via une démarche directe. Par
exemple, beaucoup d’établissement fournissent une adresse électronique à leurs étudiants.
Pourquoi ne pas envisager un mailing une fois par mois pour leur donner envie et leur rappe-
ler les démarches ?! Le rôle de la Commission Européenne pourrait peut-être de fournir des
supports graphiques déclinables dans plusieurs pays (ex culture occidentale).


Je crois sincèrement qu’il faut aller chercher les gens dans leur intimité, notamment via le
web. Mais les services RI ne doivent pas faire leur communication dans leur coin : il faut que
les spécialistes de la communication de chaque établissement interviennent dans l’élabora-
tion du message et du choix des outils de communication.




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Interview de Jean Emmanuel PAILLON

               Délégué Adjoint à l’Information et à la Communication
               des Ministères Sociaux Français




	Quelles études avez-vous entreprises et quel a été ensuite votre parcours
  professionnel ?
Diplômé de Sciences Po Paris, d’un 3ème cycle de communication et ancien élève de l’ENA, j’ai fait
de la communication publique une spécialité professionnelle et un véritable choix de carrière.


En premier lieu, j’ai été chargé de communication au Ministère du Travail, puis en deuxiè-
me lieu chef du bureau de la communication externe au Ministère de la Santé. Enfin, je suis
aujourd’hui le Délégué Adjoint à l’Information et à la Communication des Ministères Sociaux
Français.



	 Pourquoi avoir choisi l’univers de la communication publique ?
La communication est au cœur de la qualité et de l’efficacité du service public comme de
l’exercice quotidien de la démocratie. Elle s’impose aux pouvoirs et services publics pour ren-
dre effectif le droit des citoyens à l’information et au débat public.


Aujourd’hui, j’ai choisi la communication publique dans le secteur social car c’est le domaine
où la communication a le plus de sens : le peuple entier est concerné par la santé, l’emploi, la
famille, les affaires sociales…



	 Vous êtes aussi maître de conférences et auteur. Expliquez nous.
En effet, j’enseigne à l’ENA, au CELSA, à l’EFAP et à Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour apporter
mes connaissances sur « La communication politique et publique ». Cependant, toutes mes
interventions sont réalisées dans le cadre d’études de cas.


En 1995, j’ai publié un guide pratique, avec Claude Nisenbaum, «Comment organiser une
campagne de communication publique», paru à La Documentation française.


Mais aujourd’hui, je tiens surtout 2 blogs sur internet pour proposer mon avis sur la commu-
nication publique européenne à un plus large ensemble de personnes :
	 - 	 un blog personnel que j’actualise moi-même : http://lavigie.ublog.com/lacompublique/
	 - 	 un blog tenu par plusieurs professeurs de l’EFAP qui souhaitent réagir
		 à l’actualité de communication européenne : http://lacomeuropeenne.blogspot.
		 com/2007/10/pour-une-relance-de-la-communication-de.html




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Qu’est-ce qui a créé votre passion pour l’Europe ?
Quel rôle professionnel avez-vous vis-à-vis de l’Europe ?
L’Europe est une chance pour tous. Je me sens impliqué par la nécessité de faire en sorte que
l’Etat s’implique dans la communication sur les thématiques européennes.
Mon rôle professionnel est de suivre la future Présidence de l’UE pour le compte du
ministère.



	 Aujourd’hui, on constate que l’Union Européenne possède une image
  institutionnelle, lointaine et froide auprès des jeunes. Leur attachement est plus
  distendu. Quel est votre opinion ?
L’Europe représente pour la jeunesse une communauté de valeurs, un espace de liberté et de
mobilité. Les jeunes pensent que l’Europe peut offrir des réponses à leurs préoccupations,
mais l’Europe produit peu de résultats. Il existe un sentiment de désenchantement à l’égard
de la politique : ils ne se reconnaissent pas aujourd’hui dans l’Union Européenne alors qu’ils
aimeraient y participer plus.

Ainsi, la jeunesse a exprimé son grand scepticisme sur les réalisations concrètes de l’Union
Européenne lors du référendum du 29 mai 2005 : les jeunes français ont en majorité rejeté le
projet de Traité ; seuls 46 % des 18-30 ans se sont déclarés favorables à ce Traité.


Citoyens ou futurs citoyens, ce sont les jeunes qui porteront demain le projet européen. Or,
si leur soutien venait à manquer, l’avenir de l’Union Européenne pourrait être sérieusement
remis en cause. Il est donc primordial de réconcilier la jeunesse avec l’Europe.


De ce point de vue, communiquer sur l’Europe à destination des jeunes permettrait de valori-
ser plusieurs dispositifs qui leur sont destinés en faveur des études, de l’emploi, de l’insertion
professionnelle, mais aussi de rétablir un dialogue avec une population désireuse d’Europe.



	 Selon vous, l’Union Européenne souffre-t-elle d’un manque de communication ou
  d’une communication mal appropriée ?
L’image que les étudiants ont de la construction européenne a longtemps été positive : 79 %
des 18-24 ans considèrent que l’Europe est une chance pour eux et 69 % sont enthousiastes ou
confiants lorsqu’ils pensent à l’Europe. La possibilité de travailler dans un autre pays de l’UE
est envisagée par 68 % d’entre eux, ce qui traduit un fort intérêt pour la mobilité géographique
(« Les Jeunes et l’Europe », Sondage du CSA et Le Parisien, mai 2005).


Les actions européennes en faveur de la mobilité sont souvent bien perçues. Erasmus consa-
cre une image positive de l’Europe comme espace de mobilité et de changement, mais aussi
et surtout, d’épanouissement personnel. Cependant, avec 22 000 étudiants par an, les étu-
diants Erasmus représentent très peu la population étudiante totale.




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Malgré – ou à cause de – la multiplicité des institutions pour informer les étudiants, les étu-
diants se sentent perdus. On peut citer comme « institutions phares » :


	 -	   la Direction générale éducation et culture de la Commission Européenne qui publie
		     régulièrement des brochures sur ces programmes
	 -	   l’agence Socrates Leonardo basée à Bordeaux qui forme et informe les différents
		     professionnels des services relations internationales des établissements du supérieur
	 -	   le ministère de l’Education Nationale et les rectorats
	 -	   les établissements d’enseignement supérieur dont la communication concerne souvent
		     de façon indistincte l’ensemble des programmes de mobilité (européens ou non)



Ainsi, la communication sur l’action de l’UE en faveur des étudiants semble encore peu effica-
ce. La communication se limite le plus souvent à un travail de transmission de brochures, sans
coordination des actions les unes avec les autres, et les associations étudiantes ne sont pas
associées à l’élaboration du message. Toute forme de communication sur l’Europe semble
vécue comme une communication institutionnelle imposée d’en haut. Les étudiants, parce
qu’ils connaissent mal les programmes de l’UE en leur faveur, ont une conscience limitée des
bénéfices qu’ils peuvent en tirer.



	 Donc plutôt une communication qui ne semble pas leur être destinée…
Les jeunes ne se sont pas réellement approprié les actions de l’Union Européenne, faute d’une
communication qui n’a pas pris en considération la spécificité de ce public.


Or, de nombreuses politiques menées au niveau européen répondent aux attentes exprimées
par les jeunes. Mais dans leur majorité, les jeunes ne sont pas en mesure de citer un quelcon-
que programme européen dont ils pourraient bénéficier. Le seul dispositif connu est le pro-
gramme ERASMUS grâce au film de Cédric Klapisch « L’auberge espagnole » en 2001.


Parmi les explications envisageables, il apparaît que la communication sur l’Europe et notam-
ment à destination des jeunes, ne semble pas faire l’objet d’une stratégie globale. Si les sour-
ces d’information sur l’Europe sont nombreuses, le traitement de l’information est surtout
éclaté entre des acteurs multiples, particulièrement au niveau national dans le cas français :
services de la Commission Européenne à Paris, SIG, SGAE, cabinet du ministre des affaires
européennes, ministère chargé de la jeunesse et des sports, collectivités territoriales…
Cet éclatement est particulièrement visible sur Internet, où de trop nombreux sites existent.
Un effort de recensement a certes été fait avec la mise en place du site www.touteleurope.fr


La communication européenne et nationale sur l’Europe ne semble pas être adaptée aux jeu-
nes en général, car elle privilégie ceux qui sont déjà prêts à aller chercher l’information par
eux-mêmes. Cependant, les jeunes qui désirent s’informer constituent un public encore mino-
ritaire. La majorité des jeunes, qui ne prend pas l’initiative d’aller chercher cette information,
est donc laissée de côté.




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Par ailleurs, les modes de communication choisis restent très institutionnels et ne correspon-
dent pas exactement aux attentes des jeunes, qui sont davantage attirés par les possibilités
de dialogue interactif entre eux.


Un des objectifs serait donc d’axer la communication sur les bénéficiaires potentiels des pro-
grammes européens, en mettant l’accent sur les programmes les plus mal connus et qui ont
le plus fort potentiel de développement, y compris du côté des étudiants.



	Quelle stratégie peut-on alors envisager selon vous pour mieux valoriser les
  programmes européens en faveur des étudiants ?
L’image de l’Europe, même dans la jeunesse, reste marquée par une idée d’éloignement vis-
à-vis des préoccupations des citoyens. Une communication ambitieuse ne peut que se conce-
voir sur plusieurs années, ce qui nécessiterait l’adoption d’une véritable programmation de la
communication en plusieurs phases.


Le premier axe stratégique viserait à positionner les jeunes comme des citoyens actifs de
l’Union Européenne. La jeunesse manifeste un désir de participation et d’implication dans les
politiques. La communication devrait mettre en avant l’implication des jeunes, le fait que sans
leur participation les politiques européennes n’auraient pas de sens.


Un deuxième axe consisterait à mettre en avant les messages plutôt que les institutions. Il
s’agit de souligner les avantages concrets des programmes européens pour les étudiants, à
savoir : développement des capacités d’adaptation et d’autonomie, compétences linguisti-
ques, diversification des expériences professionnelles, meilleure insertion sur le marché de
l’emploi.


Pour cela, il faudrait associer directement les jeunes à l’élaboration de la communication qui
leur est destinée. S’agissant de la cible particulière des étudiants, leurs associations représen-
tatives pourraient être impliquées, notamment pour relayer les messages à diffuser.


Au total, une nouvelle stratégie consisterait à montrer que les programmes de l’UE consti-
tuent des outils que les jeunes peuvent s’approprier à travers et au service des valeurs euro-
péennes dans lesquelles ils se reconnaissent.


La cible des étudiants ne doit pas être encore plus segmentée : leurs préoccupations se re-
coupent très largement. De plus, les bénéfices concrets tirés des actions de l’UE valent pour
l’ensemble des étudiants, toutes filières confondues. La diversité de cette cible s’incarne dans
les différentes pratiques qu’ont les jeunes pour s’informer. Certains jeunes sont à la recher-
che d’information et doivent pouvoir disposer de supports fiables, cohérents et identifiés. La
communication à destination des jeunes devrait aussi s’appuyer utilement sur les réseaux
d’information existants et leur proposer des outils de mise en cohérence de leur communica-
tion sur l’Europe.




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Dans le cas français et sans prétendre l’exhaustivité, les réseaux d’informations sont :
	 - réseau d’information jeunesse (1800 points de contact, 5 millions d’utilisateur)
	 - réseau des missions emplois (missions locales, ANPE, AFPA)
	 - réseau du ministère de l’Education Nationale
	 - réseau des conseils locaux de la jeunesse (association national des conseils de jeunes)
	 - associations de jeunes Européens


S’agissant de la cible des étudiants, les médias qu’ils pratiquent sont principalement Internet,
la presse gratuite et les radios pour les jeunes. Même si la télévision reste un média de choix,
son temps de consommation tend à se réduire chez les jeunes. A titre d’exemple, les étudiants
qui constituent 3.5 % de la population, représentent 35 % de la cible Internet et 33 % de la cible
de la presse quotidienne gratuite.


Des moyens innovants devraient être recherchés pour aller à la rencontre d’un public moins
impliqué et susciter ainsi son désir d’information. De ce point de vue, l’outil Internet – sur
lequel le « livre blanc sur une politique de communication européenne » (présenté par la
Commission Européenne en février 2006) recommande de s’appuyer – pourrait sensibiliser
des publics moins sensibles à la communication de l’Union Européenne. Les possibilités offer-
tes notamment par le Web 2.0 (terme utilisé pour désigner une approche d’Internet facilitant la
participation des utilisateurs, la création d’espaces collaboratifs et la constitution de réseaux)
pourraient être mieux explorées. L’objectif serait de susciter leur contribution et de les faire
échanger avec des jeunes qui ont déjà une expérience de l’Europe.


Un autre enjeu de cette « nouvelle communication » en direction des jeunes serait d’adopter
un ton moins institutionnel. Cela pourrait passer par la création d’une identité visuelle forte et
attractive pour séduire les jeunes éloignés de l’Europe, et par un effort d’information de proxi-
mité en « allant à leur rencontre, là où ils se trouvent ».


Les différentes actions de l’UE spécifiquement destinées aux étudiants (Erasmus, Leonardo da
Vinci, Europass…) devraient être valorisées à travers les résultats concrets qu’elles produisent
(développement des capacités d’adaptation, maîtrise des langues, insertion professionnelle)
et par les valeurs qu’elles véhiculent (mobilité, ouverture culturelle). Il s’agirait ainsi de donner
plus de vie et d’âme aux programmes de l’UE en mettant en valeur les histoires personnelles
et quotidiennes.



La valorisation de l’Europe auprès de la jeunesse nécessite une prise en considération de
la spécificité de ses publics et de la diversification de ses pratiques de communication.
L’utilisation des nouvelles technologies devrait permettre de mieux répondre aux souhaits
de participation des jeunes, sans que cela doive conduire les institutions européennes à
renoncer aux autres supports de proximité. Cela nécessite des moyens, de la durée, de la
stratégie. Ces exigences d’une communication plus proche et plus authentique ne concer-


nent bien sûr pas que les jeunes et l’Europe, mais tous les citoyens.




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Interview
                         de Marie Claire PETIT PERRIN
                         et Marie Amélie FRERE

 Responsable de la recherche et de l’enseignement supérieur
 Service Presse

Représentation Permanente de la France auprès de l’Union Européenne



	Quels ont été vos parcours universitaires et vos parcours professionnels
 respectifs ?
M.C Perrin Pour ma part, j’ai commencé par le Ministère de la Recherche en 1989. J’étais en
charge de l’organisation de la recherche et du développement des Pays du Sud. Puis j’ai tra-
vaillé six années dans des structures toujours en relation avec la recherche, la coopération des
pays du Sud et les affaires étrangères. Enfin, depuis 1 an, je suis Conseillère de la coopération
pour l’enseignement supérieur.
M. A Frère Quant à moi, j’ai d’abord réalisé des études de lettres en licence et un master d’in-
formation communication en master. Je travaille à la Représentation Permanente de la France
auprès de l’UE grâce au programme Volontariat International. Je suis chargée de mission au
service presse.



	 La Représentation Permanente de la France auprès de l’UE est le point de contact
 entre les autorités françaises et les institutions de l’Union européenne.
 Expliquez nous.
M.C Perrin La France bénéficie de deux interfaces auprès de l’UE : le SGAE (secrétariat général
des affaires européennes) et la Représentation Permanente. Le secrétariat réalise des concer-
tations interministérielles pour un ensemble des sujets abordés à Bruxelles. Par exemple, le
conseil de l’éducation, la culture et la jeunesse regroupe plusieurs ministres concernés. Nous
décidons ensemble de notre positionnement via des réunions en visioconférence ou par télé-
gramme officiel codé. Le rôle de la Représentation sera de défendre notre position auprès des
institutions européennes. Il est important de noter tout de même que toute communication
officielle a pour émetteur le Ministère des Affaires Etrangères.



	 Aujourd’hui, 94 % des étudiants ont envie de partir en Europe et le gouvernement
 souhaite doubler le nombre de bénéficiaires des programmes européens d’ici
 2013 (soit 50 000 personnes par an, au lieu de 22 000). Cependant, 83 % des jeunes se
 sentent perdus dans leurs démarches. Pourquoi selon vous ?
M.C Perrin Tout d’abord, ce chiffre de 22 000 personnes est très délicat. Il comprend seulement
les étudiants Erasmus. Or, il existe plein d’autres programmes pour la mobilité.


M.A Frere De plus, les jeunes français qui partent dès la première année d’étude ne sont pas
compris dans ces 22 000 étudiants. Ils sont hors statistique.



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M.C Perrin Il n’est pas non plus valorisant pour toutes les disciplines d’avoir une expérience à
l’étranger. Les professions réglementées comme la médecine et le droit nécessitent un diplô-
me national. Il existe aujourd’hui une petite ouverture en 3e cycle éventuellement, mais avant
ce n’est pas utile et judicieux. Les étudiants des autres disciplines universitaires connaissent
eux les programmes de mobilité existants.


M.A Frere Cependant, il est vrai que lorsque j’ai personnellement entrepris des recherches
pour partir à l’étranger, je me suis aperçue des démarches complexes que cela représente. Je
comprends ces 83 % de jeunes puisque j’en ai fait partie. Mais le vrai problème français est
surtout l’orientation des jeunes.


M.C Perrin Je ne connais pas la réalité universitaire, mais ce que j’en vois et perçois, les servi-
ces des relations internationales des établissements d’enseignement supérieur se sont beau-
coup améliorés. Ils sont plus professionnels. Etant en étroite relation avec l’agence Europe
Education Formation France de Bordeaux, ces services doivent renvoyer les élèves au point
de contact national en cas de problème ou de manque d’information.



	 Lors d’un de mes sondages qualitatifs auprès de jeunes étudiants français, l’un
  d’entre eux m’a dit : si l’Europe ne vient pas à nous, nous n’irons pas vers elle.
  Qu’en pensez-vous ?
M.A Frere J’ai assisté le 22 novembre dernier à une conférence de M. Laurent Wauquiez,
secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement français. M. Jean-Dominique Giulianni,
Président de la Fondation Robert Schuman, et M. Yves Clarisse, journaliste de l’agence Reuters
à Bruxelles, sont également intervenus. Selon eux, il est erroné de dire que la jeune généra-
tion est « naturellement pro-européenne » puisque la majorité des 20-30 ans ont voté contre
le référendum de 2005. Cette situation traduit le fait que l’Europe a besoin aujourd’hui de se
battre pour démontrer son utilité. Pour cela, les régions ont un rôle clé à jouer dans le proces-
sus de communication aux citoyens. L’opinion publique est très sensible aux visites d’officiels
européens sur le terrain.


M.C Perrin Les collectivités territoriales ont un rôle à jouer. C’est inévitable. Selon moi, il existe
4 obstacles à la mobilité : le financement (les régions doivent augmenter leurs bourses), les
conditions d’accueil du pays (logement, culture), la langue, et enfin la reconnaissance de ac-
quis obtenus durant l’année à l’étranger. La Commission Européenne en a pris conscience,
mais ce sont aux pays d’en faire une réelle priorité.




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Quant aux médias, ils sont des relais d’opinion très importants. Mais ceux-ci sont
  peu friands d’Europe. L’espace dédié aux politiques européennes est restreint.
  Pourquoi selon vous ?
M.A Frere Toujours à cette fameuse conférence, Laurent Wauquiez a passé en revue la pré-
sence médiatique à Bruxelles des différents Etats membres en soulignant que la faible repré-
sentation française parmi les journalistes traduisait un manque d’intérêt politique vis-à-vis de
l’Europe dans leurs pays respectifs. Alors qu’en Allemagne, on peut créer un journal dédié
à un nouveau sujet européen. Le discours européen est peu relayé parce que les hommes
politiques ne sont pas eux-mêmes convaincus. Cette situation reflète le comportement de la
classe politique française qui « depuis longtemps a nationalisé les succès et communautarisé
les échecs ». Le défi d’aujourd’hui est de passionner à nouveau les français à l’Europe, et donc
les journalistes.



	 L’éducation et la mobilité font partis des priorités de la Présidence française au
  Conseil de l’UE au second semestre 2008. Que va-t-il se passer ?
M.C Perrin On n’a pas attendu la Présidence de la France pour évoluer les programmes euro-
péens en faveur des étudiants, heureusement ! Les portugais ont fait beaucoup, comme par
exemple l’événement pour célébrer les 20 ans du programme Erasmus ou bien encore la
conférence du 15 novembre sur la mobilité dans les 27 pays (CIDJ à Paris). La Présidence
française ne prétend pas répondre aux problèmes existants, mais elle apportera sa pierre à
l’édifice. La France ne doit pas s’approprier l’UE durant six mois, mais doit continuer le travail
des autres. Il faudra absolument éviter « le cocorico français » et plutôt essayer de faire aussi
bien que les autres.




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Interview
          de Stephen BOUCHER

          Co secrétaire général du think tank « Notre Europe »	



	Quel a été votre parcours universitaire  professionnel ?
Franco-américain, j’ai tout d’abord intégré Sciences Po Paris puis j’ai pu entreprendre un
Master in Public Administration à Harvard. Avant de rejoindre Notre Europe, j’ai été alterna-
tivement consultant en matière de politiques énergétiques, conseiller pour les affaires euro-
péennes et internationales auprès de la vice-première ministre et ministre fédérale belge de
la mobilité, et consultant en lobbying à Bruxelles et Londres. Je suis aussi enseignant sur « le
lobbying en Europe » à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.


Dans le cadre de mes activités, j’ai écrit plusieurs ouvrages, articles et études dont les suivants :
-	 Les think tanks - Cerveaux de la guerre des idées, co-écrit avec Martine Royo, avril 2006
-	 La révolution de l’hydrogène - Vers une énergie propre et performante ?, février 2006
-	 «Démocratiser la démocratie européenne», Policy Paper Notre Europe, novembre 2005
-	 «L’Europe et ses think tanks : un potentiel inaccompli», Etude Notre Europe n°35, octobre 2004
-	 Les think tanks ne sont pas assimilables aux lobbies
-	 Ideas, Influence and Transparency -What Could Think Tanks Learn and Contribute?
-	 Intéresser les citoyens au débat sur le Traité constitutionnel



	 Créée en 1996 par Jacques Delors, Notre Europe est un laboratoire d’idées sur la
  construction européenne. Expliquez nous.
Nous sommes une équipe de cinq chercheurs et plusieurs collaborateurs pour l’adminis-
tratif. ‘’Notre Europe’’ participe au débat public de deux manières. Tout d’abord en publiant
des études sous notre responsabilité et en sollicitant des chercheurs et des intellectuels ex-
térieurs pour contribuer à la réflexion sur les questions européennes ; ces documents sont
destinés à un certain nombre de décideurs, académiques et journalistes dans les différents
pays de l’Union européenne. Ils sont aussi systématiquement mis en ligne sur le site Internet.
L’association organise également des rencontres et des séminaires, le cas échéant en collabo-
ration avec d’autres institutions ou des organes de presse.



	 Notre Europe fait partie des sept think tanks français « spécialistes de l’Europe ».
  Quel est leur rôle en Europe selon vous ?
Il est très dur d’évaluer l’ampleur de notre rôle. Nous avons une cellule au sein de la
Représentation de la Commission Européenne à Paris. On nous a demandé aussi de créer
un groupe de discussion de différents think tanks pour établir des propositions en amont de
notre future présidence de l’Europe au second semestre 2008. Dans ce même cadre, nous
organisons au mois de mai prochain un forum européen de tous les think tanks existants en
Europe. Après, le relais auprès des médias est difficile. Nous travaillons dans la perspective
d’améliorer les politiques et d’imaginer de nouvelles choses. Les médias veulent de l’actua-
lité, des faits. Notre Comité International, qui regroupe des personnalités de haut niveau (am-



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bassadeurs, anciens commissaires…), est plus une discussion sur un thème d’actualité. Nos
retombées presse sont plus importantes alors à ce moment-là.



	 Comment diffusez-vous vos travaux ?
Avec une collègue, nous nous chargeons d’approcher les médias pour leur faire découvrir nos
travaux. Parfois, nous réalisons des communiqués de presse quand le thème de l’étude est
d’actualité. Sinon, nous faisons un brief auprès de quelques journalistes durant une matinée.
Aussi, j’ai déjà écrit des éditoriaux avec les auteurs des études. Mais il est vrai que notre site
internet reste notre principal outil de communication. Nous mettons tous nos travaux en ligne
et on s’assure que nos partenaires (www.touteleurope.fr ; Euractiv) le font aussi. Nos statisti-
ques montrent aussi que des blogs les reprennent aussi.



	 L’éducation n’est pas un domaine de priorité pour les différents think tanks.
  Pourquoi ?
L’éducation n’est pas une question brûlante d’actualité. Je crois en Erasmus et il faut dévelop-
per ce programme. Mais ce n’est pas un thème pressant. De plus, l’éducation est avant tout un
thème qui doit être communiqué au niveau régional et local. Nous traitons plus les questions
européennes au niveau communautaire. Et puis, nous réalisons 30 études par an et il faut
donc faire un choix.



	 Les programmes de mobilité pour les étudiants existent, mais sont mal connus.
  Pensez-vous qu’il faut créer un think tank dédié à la jeunesse européenne pour
  relancer la communication vis-à-vis des 18-25 ans ?
Il existe tellement peu de think tanks européens en France que je ne peux qu’encourager les
bonnes œuvres. L’objectif est louable, mais la réalisation n’est pas simple. Il faut savoir que
le problème principal d’un think tank est le financement, très difficile à obtenir dans la culture
française. Pour notre part, les financements de ‘’Notre Europe’’ proviennent majoritairement
de la Commission Européenne et du Ministère des Affaires Etrangères. Si le but est de tou-
cher les médias et relais d’opinion, je crois qu’il vaut mieux s’appuyer sur des structures déjà
existantes. Demander le soutien d’un think tank est tout à fait possible. Mais pour pouvoir
organiser une conférence ou un séminaire en partenariat avec un think tank, votre structure
doit déjà avoir un budget. Nous ne pouvons pas investir dans tous les sujets.




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Interview
              de Pauline GESSANT

              Présidente de l’association
              « Jeunes Européens France »	



	Quel a été votre parcours universitaire  professionnel ?
J’ai tout d’abord intégré l’Institut de Sciences Politiques de Rennes durant lequel je suis partie
un an en Erasmus aux Pays Bas. Puis, j’ai continué mes études avec le DESS « Financements
Européens au niveau local » à Caen. Depuis 2003, je travaille au Conseil Général de Picardie
sur le programme transfrontalier entre la France et la Belgique. Mais en décembre prochain,
je pars à Lille pour travailler au sein de la communauté urbaine.



	 L’association Jeunes Européens France rassemble les jeunes désireux d’agir en
  faveur d’une Europe plus unie, plus démocratique et plus proche des citoyens.
  Expliquez-nous.
Les Jeunes Européens France sont une branche de l’association Mouvement Européen France:
nous regroupons leurs adhérents de moins de 35 ans. Notre association intervient à 3 niveaux :
au niveau local avec des conférences/ des stands d’information ; au niveau national pour la
coordination des réseaux locaux/ des séminaires (un séminaire de formation, un autre pour
notre assemblée générale et une université d’été) ; et enfin au niveau européen dans le but
d’organiser de séminaires à l’international avec nos homologues dans les pays membres,
coordonnée par notre maison mère associative la JEF Europe basée à Bruxelles. Nos res-
sources financières sont les cotisations de nos membres (10€ pour les étudiants, 30€ pour
les jeunes professionnels), les subventions de ministères (Ministère des Affaires Etrangères,
Ministère de l’Education), des subventions de la Commission Européennes lors de program-
mes qui répondent à des appels d’offre, des subventions au niveau département et régional.


Chaque année, notre association compte environ 700 membres en France, et 25 000 membres
en Europe. Une grosse majorité demeure à Paris, même si nous avons de nombreux relais lo-
caux dans une vingtaine de villes françaises. En province, il doit y compter minimum 10 mem-
bres et y organiser des activités pour pouvoir être considéré comme un relais local de notre
association. Personnellement, je suis membre des Jeunes Européens France depuis 2003, et
j’ai été élue présidente cette année.



	Quels outils de communication utilisez-vous vis-à-vis de vos membres ?
Nous utilisons surtout les mails vis-à-vis de nos membres. Nous donnons l’information aux
responsables des réseaux locaux qui relayent ensuite à leurs membres.
Nous avons un site internet (http://www.jeunes-europeens.org/), une newsletter et un maga-
zine en ligne « Taurillon » (accès libre pour les non membres aussi). Enfin, nous éditons un ma-
gazine deux fois par an « La Tête dans les Etoiles ». Cependant, les 3000 exemplaires ne sont
pas toujours distribués dans leur totalité ; nous sommes en pleine réflexion pour un nouveau
chemin de fer et une nouvelle maquette.



                                                                                             102
Une de vos activités est d’intervenir dans les écoles. Ce projet nommé « L’Europe
 à l’école » est parrainé par le ministère de l’éducation. Combien d’écoles et
 d’étudiants y participent ? Comment faites-vous pour les informer de ce projet ?
Le programme « L’Europe à l’école » a été créé en 2002 car nous considérions que l’Europe ne
faisait pas assez partie des programmes. Un professeur n’est pas toujours bien écouté, alors
que des intervenants extérieurs sont souvent mieux considérés. L’idée est d’informer les jeu-
nes par d’autres jeunes qui ont vécu une expérience européenne (un an en Erasmus, étranger
d’un autre pays membre…). Nous réalisons ainsi 200 interventions par an dans des classes du
CM1 à la Terminale. Selon l’âge, nous allons parler des différentes cultures européennes, de
la citoyenneté européenne, des enjeux politiques, des programmes de mobilité… etc. Dans
la plupart de nos interventions, nous apportons de la documentation comme le « Passeport
Jeunes » réalisé par www.touteleurope.fr et qui selon moi devrait être distribué à chaque ly-
céen français !
Notre communication vis-à-vis des écoles se réalise notamment par nos anciens professeurs,
par courrier, par le Salon de l’Education, et par l’AEDE (agence européenne des enseignants)
au niveau national et local. Le bouche-à-oreille reste notre meilleur outil de communication.
Pour recruter nos intervenants, nous nous appuyons sur nos réseaux locaux et sur les asso-
ciations « Anciens Erasmus » qui existent dans différentes universités de France. Des affiches
sont aussi collées dans les établissements d’enseignement supérieur.
Chaque professeur remplit après notre intervention un bilan qu’il renvoie à l’association ; ce
qui nous permet de réaliser ensuite un compte rendu annuel de cette activité.



	 Votre séminaire d’été est un lieu de rassemblement pour donner un sens à
 l’engagement pro-européen aux membres de l’association.
	Quel est le programme du dernier séminaire ? Serait-il envisageable d’y
 promouvoir les programmes en faveur des étudiants ?
Notre université d’été regroupe tous les membres de l’association qui souhaitent y participer.
Certaines conférences sont publiques et donc ouvertes à tous. Nous demandons une partici-
pation financière pour le logement et la nourriture. Aussi, nous remboursons 70 % des frais
de transport. Le séminaire a lieu en France durant 3 jours environ. Le thème varie selon l’ac-
tualité. Par exemple, cette année, nous avons parlé du budget 2007-2013, de la recherche, du
partenariat Euro-méditerranéen et de la Présidence Française en 2008.
Il est rare de parler des programmes européens en faveur des étudiants car notre public est
très averti voire déjà expérimenté en la matière. Nous en parlons plus lors de nos actions pour
le grand public : nos cafés débat, des forums, l’Europe à l’Ecole… Par exemple, nous avons
relayé l’information pour le forum « Mobilité Européenne » organisée le 14 novembre dernier
par la ville de Levallois Perret.
Nous militons aussi beaucoup pour la création d’un service civil européen non obligatoire
et accessible pour tous. Partir un an avec une équipe de jeunes venus de plusieurs Etats
membres serait une aventure formidable. Seuls 3000 jeunes partent faire un service volon-
taire européen ; il faudrait aussi valoriser cette année à l’étranger par un certificat pour leur
cursus.




                                                                                            103
La Commission Européenne a réalisé un appel d’offre suite à la mise en place du
 Plan D sous le nom de « Speak up Europe ». Comment y avez-vous participé ?




Notre maison mère associative la JEF Europe a répondu à l’appel d’offre en proposant une
action vis-à-vis des jeunes : « European Vibes ». Chacun était invité à parler de l’Europe à
travers le multimédia (photo, film, spot radio…). Les meilleures séquences ont été choisies
au moins d’août 2007 par un jury composé de Pat Cox, President de Mouvement Européen
International, Monika Oelz, Chef de projet de www.cafebabel.com, Claus Sørensen, Directeur
Général de la DG Communication et de Margot Wallström, Vice-President de la Commission
Européenne.




C’est une campagne qui combine une animation intitulée « ce que l’Europe a fait pour nous »
avec une série de 300 évènements dans toute l’Europe et 25 sites Internet en 20 langues.
Ce projet rassemble 5 partenaires internationaux (le Mouvement Européen International, la
Fondation Euractiv, la JEF-Europe, l’UEF-Europe et l’AEGEE). L’objectif était d’atteindre direc-
tement plus de 150 000 citoyens européens et indirectement plus de 5 millions. Cette campa-
gne a constitué l’une de plus large consultation de la société civile menée en Europe.


À notre niveau, nous y avons participé en relayant l’information auprès de nos membres et de
nos réseaux locaux. Plusieurs affiches ont été collées dans les universités et des étudiants en
ont parlé aux débuts de leurs cours en amphithéâtre.




                                                                                           104
Interview de Cédric LEDOUX

                  Planner Stratégique
                  spécialiste de la « youthologie »
                  de l’agence Rapp Collins Paris



	Quelles études avez-vous entreprises et quel a été ensuite votre parcours
  professionnel ?
Après mon baccalauréat, j’ai réalisé une première année de deug à l’université Paris III en com-
munication. En parallèle, j’étais en classe préparatoire afin de présenter les concours d’IEP et
du CELSA. Celle-ci est devenue mon école durant 3 ans, et j’ai même poursuivi en master «
stratégie de communication » au CELSA. Aujourd’hui, cela fait 2 ans que je travaille à l’agence
Rapp Collins Paris en tant que planner stratégique. La problématique « jeunes » fait l’objet de
mon quotidien pour de nombreuses compétitions de budget.


	Que pensez-vous de la cible des 18-25 ans ?
Les jeunes sont un public difficile pour plusieurs raisons.
 Tout d’abord, cette tranche d’âge est une période de construction personnelle très importan-
te : le jeune est très centré sur lui-même, sur ses centres d’intérêt  son parcours personnel.
L’annonceur doit être capable de le comprendre pour pouvoir le sensibiliser et le séduire à sa
marque.
 Aussi, il existe un fort éparpillement d’audience : aujourd’hui, on ne compte plus en taux
d’audience mais en attention et implication devant les médias. La télévision est allumée, on
est connecté sur MSN alors qu’on est en train de parler par téléphone mobile à sa copine tout
en faisant la cuisine. On est certes dans une consommation pluri média, mais surtout dans
une consommation des médias en simultané. C’est ce qu’on appelle le multi tasking.



	 Comment l’Europe devrait-elle toucher les jeunes ?
Les jeunes aiment l’Europe parce qu’ils doivent l’aimer. C’est une évidence. Ils n’ont pas ap-
pris à l’aimer. Les 18-25 ans se disent : « J’aime l’Europe, mais concrètement elle n’existe pas
pour moi ». L’information est abondante, éparpillée… et la tonalité du discours employé par
l’UE est beaucoup trop institutionnelle pour que les jeunes s’y intéressent.


De plus, la communication des institutions publiques est l’angoisse pour les jeunes. On leur
parle uniquement de la prévention routière, des méfaits du cannabis et des risques des mala-
dies sexuellement transmissibles comme le sida… Les institutions publiques ne parlent aux
jeunes qu’avec un ton négatif : « fais pas ci, fais pas ça » ! Les jeunes sont par conséquent
désintéressés par le discours et les programmes des institutions. Ainsi, l’Europe doit relever
le défi de leur parler avec un ton différent : un ton plus positif et moins institutionnel. Elle doit
trouver un registre qui lui permettra de garder son rôle institutionnel mais qui lui permettra
aussi de toucher les jeunes.




                                                                                                105
Aujourd’hui, les 18-25 ans méconnaissent les programmes et ne voient aucun bénéfice per-
sonnel pour leur cursus universitaire et leur CV : une année en Erasmus est considéré princi-
palement comme une année sabbatique. C’est dommage.


Il y aurait peut-être deux axes stratégiques pour cibler et intéresser les jeunes :
	 -	 faire de l’Europe quelque chose d’utile pour impliquer les jeunes et les faire participer
		 à l’Europe
	 -	 donner un visage humain à l’Europe avec des témoignages de bénéficiaires des
		 programmes permettrait d’apprendre à aimer l’Europe.




	Quels outils devrait alors utiliser l’Europe ?


Le web
Aujourd’hui, des jeunes affirment que leurs vrais amis ne sont pas à l’école mais ceux avec qui
ils partagent leur passion sur le web (Facebook, MSN, jeux vidéos en ligne…). Il existe vrai-
ment une nouvelle relation avec autrui. De plus, le Web 2.0 a un autre objectif que le business ;
c’est aussi un web plus humain dans lequel les gens s’u retrouvent. Ils se sont appropriés
l’outil. Les sites qu’ont le plus de succès sont ceux où participent le plus les internautes.


En réalité, il y a deux types de web : le web des utilisateurs et le web des annonceurs. Personne
ne va visiter les sites des marques ou des institutions publiques. Cela ne représente aucun in-
térêt, surtout pour les jeunes. La toile européenne avec ses 944 sites est un parfait exemple !


Or les marques ont su profiter du web 2.0 pour s’introduire dans le web des utilisateurs (Nike
et la chaîne de football, Bouygues et ses bannières web sur MSN, Peugeot et sa chasse au tré-
sor où les internautes écrivent tous les jours leur aventure sur un blog…).


C’est au tour de l’Europe de s’infiltrer dans les outils des jeunes. Elle pourrait imaginer :
	 -	 aller sur les réseaux sociaux (MSN, Facebook, Skype, Second Life…)
	 -	 créer un label « blog européen »
	 -	 créer un site communautaire avec des récits de voyages et un forum avec des anciens
		 bénéficiaires
	 -	 créer une carte avec Google Travel Map de toutes les destinations possibles…


Le marketing alternatif et le street marketing
Les jeunes sont très réceptifs à cet outil qui les surprend et les interpelle. Les campagnes des
institutions publiques et les campagnes pour les grandes causes les utilisent fréquemment.
Par exemple, la prévention routière est très performante. « Capitaine de Soirée » est une opé-
ration avec un autre type de discours : un discours par les jeunes pour les jeunes. Ou encore,
ils avaient installé dans les toilettes de boîte de nuit un petit jeu de voiture : si tu gagnais tu
pouvais conduire, si tu perdais tu devrais prendre un taxi. On s’en souvient tous même si c’est
l’Etat qui communique.




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Ainsi, même si c’est une campagne publique, les jeunes ont pris conscience des risques
car la tonalité du discours et les techniques employées diffèrent des campagnes dites
institutionnelles.


Le mobile pour une communication à long terme
Aujourd’hui, les usages du mobile sont encore très limités à la voix  au SMS. Internet sur
mobile n’a pas encore un business model pour les jeunes car le coût d’entrée est en inadé-
quation avec leur revenu moyen. Le prix étant à l’usage, les jeunes ne l’utiliseront pas tant
qu’il n’y aura pas de forfait en illimité. Par ailleurs, Internet sur mobile est aujourd’hui très lent
au niveau de la connexion car il n’existe pas encore de plateforme unifiée. Quand Apple et
Google feront un partenariat (téléphone high tech et plateforme internet), internet sur mobile
décollera !


L’Europe ne doit pas oublier le mobile comme outil. Il faut créer une cellule de veille à la direc-
tion « Strategy » de la DG COMM car le sujet sera d’actualité d’en 5 ans. Le jour où les français
seront prêts, il faut que l’Europe soit réactive sur cette interface du monde numérique.




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Sondage des étudiants


Questionnaire
« Les étudiants français et la communication de l’Europe »



  Nom, Prénom :
  Adresse Postale :
  Téléphone :
  Adresse Internet :



	 Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ?
	 Quel est votre projet professionnel ?


	 Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou deux images
afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de m’expliquer votre choix.



	 Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ?
Comment en avez-vous entendu parler ?


	 Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ?


	 Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre discours,
une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc)


	 83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau des démar-
ches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils de communication des
jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes d’information du type street marke-
ting, marketing alternatif…etc)




                                                                                        108
109
Questionnaire
« Les étudiants français et la communication de l’Europe »



   Nom, Prénom	         : ETTNER Benjamin
   Adresse Postale	     : 20 bis rue de la république, Charenton-le-Pont
   Adresse Internet	    : anthime1@msn.com



	Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ?
Depuis que j’ai obtenu un Baccalauréat scientifique, je suis en licence de droit à Paris.


	Quel est votre projet professionnel ?
Je ne sais pas encore précisément ce que je souhaite faire plus tard.


	Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou
  deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de
  m’expliquer votre choix.
                   Le drapeau européen est celui qui représente le mieux l’unité et le but de
                   l’Europe. J’aimerai qu’un jour que tous se sentent unis en évoquant le dra-
                   peau européen, un peu comme le drapeau américain. Voilà ce que repré-
                   sente pour moi : l’Europe en tant qu’une unité dans une diversité.


	Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ?
Comment en avez-vous entendu parler ?
Je connais Erasmus ainsi que LMD. Le premier grâce au film de Klapish « l’Auberge Espagnole »;
le deuxième à ma faculté puisqu’il s’agit d’une uniformisation des universités au sein de
l’Europe.


	 Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ?
Partir en Europe, oui mais pas n’ importe où. Il faut partir dans des endroits intéressants selon
ses études. Pour moi, il s’agirait de l’Angleterre. Mais il y a trop peu de place disponible.


	 Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre
  discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc)
L’Europe devrait surtout aller chercher les jeunes où ils se trouvent. Si l’Europe ne vient pas
aux jeunes, ceux-ci n’iront pas vers elle. Il devrait y avoir un discours plus attractif, des démar-
ches plus allégées et des aides généralisées.


	 83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau des
  démarches… Comment aimeriez-vous être informé ?
Il faudrait avoir un pôle relatif à l’Europe dans chaque faculté pour répondre aux différentes
exigences des étudiants. Un site internet avec une publicité suffisante serait aussi une bonne
chose. Et enfin, pour améliorer l’information, se pencher dessus. Je ne pense pas que les ins-
tances gouvernementales se soient réellement posé cette question.




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Questionnaire
« Les étudiants français et la communication de l’Europe »



   Nom, Prénom	        : Inès de Crépy	
   Adresse Postale	    : 25 rue de Longchamp 75016 PARIS	
   Téléphone		         : 06 82 72 33 34
   Adresse Internet	   : inesdecrepy@yahoo.fr



	Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ?
Après un baccalauréat ES, j’ai entrepris une licence de gestion à Dauphine, puis un M1 de
Finance à Dauphine aussi.



	Quel est votre projet professionnel ?
Dans un avenir lointain, travailler dans une PME et monter ma boite. Dans un avenir plus pro-
che, partir une année de césure faire mes armes à l’étranger en Banque, pour ensuite m’orien-
ter vers un M2 en audit ou conseil.



	Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou
 deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de
 m’expliquer votre choix.
                                   Pourquoi ces deux photos? L’une comme l’autre évoquent
                                   le déplacement: à la fois une distance à parcourir, mais aus-
                                   si et surtout des moyens de communication simple et ac-
                                   cessibles à tout le monde. L’Europe, plus que les Etats-Unis
                                   ou l’Asie, est le reflet d’une communication et de relations
                                   qui tendent à être de plus en plus faciles et de qualité.



	Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ?
Comment en avez-vous entendu parler ?
Comme de nombreux étudiants, et à partir d’abord du célèbre film « l’Auberge Espagnole », je
connais le programme Erasmus. Je ne suis pas partie, mais j’ai beaucoup d’amis qui ont vécu
ce type d’expérience grâce à leur établissement : de la Pologne à l’Espagne en passant pas la
Grande Bretagne, l’Autriche, la Roumanie, l’Irlande, l’Italie, l’Estonie...


Mais j’ai aussi entendu parler de programmes internationaux avec les Etats Unis. Il faut
d’ailleurs un certain niveau de langue validé par des examens (GMAT, TOEFL...).
Depuis, j’entends beaucoup parler de VIE pour les étudiants en fin de parcours universitaire,
qui désirent trouver des moyens simples et fiables pour travailler en stage puis s’installer en-
suite à l’étranger.




                                                                                           111
Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ?
Je ne suis pas partie, tout d’abord par manque de maturité. Trop jeune dans ma tête pour quit-
ter la France, j’ai préféré rester étudier en France. Par ailleurs, bien que les expériences dans
le cadre d’études à l’étranger soient très réputées et appréciées par les écoles et les entrepri-
ses, il est reconnu que l’année de Licence à Paris Dauphine est plus difficile et dense. C’est un
moyen de faire ses armes en France pendant que d’autres sont loin.


Aujourd’hui, après avoir entendu les récits de tous mes proches et tous les étudiants partis à
l’étranger, je ne regrette pas mais j’ai à mon tour envie de partir pour changer d’univers et être
plus ouverte d’esprit. C’est un bonus évident de savoir s’adapter et d’avoir une connaissance
d’autres cultures.



	 Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre
  discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc)
Pour attirer les jeunes dans les programmes européens, l’Europe a d’abord besoin d’être per-
çue par les jeunes et par tous comme une entité dont nous sommes solidaires et partie pre-
nante. Comment ? Je pense qu’il faut donner l’envie de découvrir des choses nouvelles : les
jeunes aiment s’évader et apprendre d’autres cultures. Il faut démontrer aux jeunes qu’une
année à l’étranger est un tremplin.


Mais les entreprises ont-elles aussi un rôle essentiel à jouer : futurs employeurs, leurs dis-
cours convaincants conduiront les étudiants à faire les démarches pour partir à l’étranger.
Aujourd’hui les procédures sont trop lourdes bien qu’indispensables, mais je pense qu’il faut
aussi faire dégorger l’administration. Elle est perçue comme une véritable barrière !



	 83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau
  des démarches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils
  de communication des jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes
  d’information du type street marketing, marketing alternatif…etc)
Il est important que les sites internet soient actualisés régulièrement, et de mettre en éviden-
ce toutes les dates d’inscription, concours, entretiens…pour que l’on apprenne à s’organiser.


Mais à mon sens, la priorité est de garder et promouvoir un dialogue plus aisé et facile avec
les organisations et les responsables de programmes étrangers. Les associations d’anciens
Erasmus ou étudiants sont aussi une façon de se forger une opinion censée sur nos orienta-
tions et notre profil.


Les universités sont aussi le seul repaire pour les étudiants. Je pense qu’il est primordial que
ce soient elles (sensées être les plus averties) qui nous renseignent, nous répondent et nous
rassurent.




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Questionnaire
« Les étudiants français et la communication de l’Europe »



   Nom, Prénom	         : Marie Brisson
   Adresse Postale	     : 26 rue René Mouchotte, 75014 Paris
   Téléphone		          : 06 15 06 12 47
   Adresse Internet	    : mariebrisson@hotmail.com



	Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ?
Je suis le cursus d’Histoire à Paris I et je suis maintenant en M1.


	Quel est votre projet professionnel ?
Travailler dans le domaine du patrimoine ou du culturel.


	Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou
  deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de
  m’expliquer votre choix.




	 Unité et diversité européenne culturelle
	 Complexité des démarches



	Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ?
Comment en avez-vous entendu parler ?
Socrates, Erasmus… grâce au film « l’Auberge Espagnole ».



	 Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ?
Plusieurs freins comme la complexité des démarches, la langue, le manque d’information…
Je ne sais pas vraiment ce que l’on peut me proposer. L’information n’est pas venue à moi.



	 Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre
  discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc)
Dans les facultés, on doit trouver de meilleures brochures et avoir surtout un accès plus sim-
ple à l’information. Jusqu’à aujourd’hui, il y a une brochure (avec une page dédiée pour l’in-
ternational) et une affiche à côté du secrétariat. Le site internet de Paris I est relativement
bien, mais ce ne sont que des informations de base. On ne sait pas exactement quels sont les
programmes des autres universités, comment partir… L’information est donc réservée à un
public averti.



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83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau des
démarches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils de commu-
nication des jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes d’information du
type street marketing, marketing alternatif…etc)
Ils nous ont donné un email en première année et facilement convertible sur Hotmail. Ils en-
voient en moyenne 5 emails par an pour les partiels, les grèves, les inscriptions… C’est un
excellent outil pour communiquer directement avec l’ensemble des étudiants et surtout un
outil simple d’utilisation.


Aussi, un salon dédié à ces programmes serait une bonne idée : ça nous éviterait de passer à
côté de toutes ces opportunités !




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Questionnaire
« Les étudiants français et la communication de l’Europe »



   Nom, Prénom	        : HEBERT, Nicolas
   Adresse Postale	    : 2 bis rue Doumer, 78120 Rambouillet
   Téléphone		         : 06 87 76 09 62
   Adresse Internet	   : shuz78120@hotmail.fr



	Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ?
Je suis actuellement en classe préparatoire scientifique au Lycée Janson de Sailly.



	Quel est votre projet professionnel ?
Ingénieur en multimédia



	Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou
 deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de
 m’expliquer votre choix.
                               La monnaie unique est le symbole le plus fort à mes yeux.
                               L’Europe a réussi à faire accepter aux différents pays et aux dif-
                               férents nationalismes une monnaie à visage unique pour tous.
                               Quant aux drapeaux, ils symbolisent le rassemblement des
                               pays en un seul endroit.



	Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ?
Comment en avez-vous entendu parler ?
Erasmus grâce au film « L’Auberge Espagnole », mais aussi par des amis qui sont partis durant
leur cursus.



	 Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ?
Mon cursus jusqu’à aujourd’hui ne correspondait pas. Mais j’espère que ma future école d’in-
génieur me proposera un semestre dans un autre Etat membre ou bien une université d’été.



	 Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre
 discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc)
J’aimerais que l’Europe s’adresse aux jeunes avec un ton moins institutionnel et avec plus de
dynamisme. De plus, elle doit inciter les jeunes à participer à son action : ils doivent avoir un
rôle pour se sentir citoyen européen.




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83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau
 des démarches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils
 de communication des jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes
 d’information du type street marketing, marketing alternatif…etc)
L’Europe ne communique pas sur ses programmes, ou très peu. Il faudrait tout d’abord une
communication officielle du type une campagne nationale pour déjà informer les jeunes des
opportunités qui existent.


Ensuite, dans un second temps, j’aimerais être relancé par email de temps en temps. Cela me
permettrait de ne pas oublier une date clé dans mes démarches, de savoir la bourse que je
peux demander, de connaître un nouveau programme qui vient d’être lancé…etc




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Questionnaire
« Les étudiants français et la communication de l’Europe »



   Nom, Prénom	        : SALA David
   Adresse Postale	    : 56 bis av Sainte marie
   Téléphone		         : 06 82 53 29 72
   Adresse Internet	   : davidsala@hotmail.fr



	Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ?
Après un baccalauréat scientifique, j’ai réalisé trois années de classe préparatoire en physique
et chimie au lycée Marcelin Berthelot. Depuis septembre 2007, j’ai intégré Centrale Lille avec
comme projet professionnel de devenir ingénieur commercial.


	Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou
 deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de
 m’expliquer votre choix.
                                         L’Auberge espagnole est le symbole premier de l’Eu-
                                         rope à mes yeux : des jeunes européens en quête de
                                         nouveau et de convivialité et qui font de nombreuses
                                         fêtes (d’où l’image de la bière). Le match de football
                                         représente tous les différents tournois européens qui
                                         font vibrer toutes les nations.


	Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ?
Erasmus et Erasmus Mundus au travers de récits d’amis qui sont partis.


	 Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ?
Je ne sais pas où aller, ni comment, ni auprès de qui m’adresser.



	 Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre
 discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc)
L’Europe ne doit pas parler mais agir. Elle doit être présente dans toutes les écoles et univer-
sités. Les jeunes doivent sentir que c’est facile de partir en Europe et non pas un projet com-
pliqué utopiste et qui coûte très cher.



	 83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau
 des démarches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils
 de communication des jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes
 d’information du type street marketing, marketing alternatif…etc).
Street marketing… il faut aller voir les jeunes  leur expliquer comment s’y prendre pour mon-
ter un projet européen. L’envie ne manque pas. Donnons-nous les moyens pour y arriver.




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L'Europe et les jeunes

  • 1.
    Laurence THENOZ EFAP Entreprise– Promotion 2008 Comment valoriser les programmes européens en faveur des étudiants en France ? Directrice de Mémoire Chantal BRAULT Parrain de Mémoire Jean-Emmanuel PAILLON Délégué Adjoint à l’Information et à la Communication des Ministères Sociaux Français
  • 2.
    Avant Propos Un avant-goûtd’ailleurs et d’Europe Mes parents, de part leur double nationalité, française et canadienne, ont eu à cœur de trans- mettre à leurs enfants (dès notre plus jeune âge), le goût du voyage et l’envie de découvrir les autres cultures. Ainsi, l’Europe est rapidement devenue pour moi une découverte et une passion. Cela com- mença par des voyages à Bruxelles chez des amis de la famille puis, au lycée, avec le pro- gramme d’éducation civique de mes professeurs d’Histoire. Cela se poursuivit ensuite en 2004, avec la réalisation de mon TPE (travaux pratiques encadrés) en Terminale, sur « l’identité européenne et les jeunes » sous forme de reportages vidéo. Et c’est tout naturellement qu’en 2006, j’ai poursuivi ces travaux via une thématique au sein de l’EFAP : « l’Europe : espace d’avenir pour les jeunes ». Aujourd’hui, l’Europe continue à revêtir pour moi un intérêt personnel très fort, avec un avenir encore à construire et pour lequel je me sens concernée. Ce mémoire est une pierre de plus dans ma compréhension de cette mosaïque de pays à rassembler et des efforts à fournir pour faire des Jeunes Européens le terreau de ce futur.
  • 3.
    Introduction Les jeunes sontles acteurs de demain… La création de l’Europe s’est réalisée petit à petit pour devenir une véritable réussite : 27 pays, aux cultures bien différentes, réunis en une seule entité pour mener ensemble de nombreux projets. Seulement, la génération des 18-25 ans n’a pas participé à toute cette construction. Pour elle, l’Europe est une évidence. Elle est intégrée dans leurs esprits mais ils n’ont pas ap- pris à l’aimer. Or, découvrir et vivre avec les autres pays européens n’est pas toujours automatique pour eux. Ils l’ont exprimé au dernier référendum en votant massivement contre l’Union Européenne. C’est ainsi que nous avons constaté que les 18-25 ans n’ont pas tous la même notion de ci- toyenneté européenne : sujet alarmant puisque ce sont eux qui bâtiront l’Europe de demain. Faire voyager ces jeunes et leur montrer que l’Union Européenne a mis en place des program- mes pour eux est une stratégie pour les séduire. Mieux informer sur l’Europe et son action pour les étudiants est un élément pour répondre à cet enjeu. Ce mémoire répond alors à une réelle préoccupation de l’UE : captiver et convaincre les jeu- nes pour mieux construire ensemble son futur. Sujet aussi au cœur de la politique du gouver- nement français puisqu’ils ont fait de l’éducation et la mobilité étudiante une des priorités de la présidence française au Conseil de l’Europe dès le mois de juillet 2008. L’intitulé de ce mémoire est alors « comment valoriser les programmes européens en faveur des étudiants en France ? », avec l’objectif de : Valoriser la mobilité des jeunes dans l’Europe Promouvoir les opportunités de l’Europe en développant leur communication Trouver des moyens d’information complets et faciles d’accès aux jeunes Les étudiants ont traditionnellement une image positive de l’Europe. Comme le note Michel HERBILLON dans son rapport, « la construction européenne ne peut plus se poursuivre sans l’adhésion des citoyens à un projet mobilisateur et fédérateur ». A ce titre, les étudiants consti- tuent un vecteur important de la communication sur l’Europe.
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    D’après les chiffresdu Ministère de l’Education Nationale en France, le nombre total d’étu- diants s’élève à 2 275 044 en 2006 et plus de la moitié d’entre eux fréquente l’université (1 308 000 en 2005-2006)(1). Mais uniquement 22 500 étudiants partent en Erasmus chaque année(2). Pourtant, 94 % des jeunes souhaitent partir en Europe : 68 % ont envie de travailler en Europe pour leur projet professionnel et 58 % ont envie d’aller étudier un an dans un autre pays membre (3). Il existe principalement deux raisons qui expliquent ce faible chiffre de bénéficiaires : 83 % des jeunes se sentent mal informés sur les opportunités de l’Europe, tandis que 79 % considèrent le financement de leur voyage et les longues démarches administratives comme des freins importants (4). On peut donc dire que les 18-25 ans ont envie de partir mais se sentent perdus dans cette abondance d’information et/ou dans ce manque d’information. Leurs attentes sont réelles, mais il conviendrait de mieux valoriser ce que l’UE fait concrètement pour eux. Alors comment faire ? Nous montrerons que l’Union Européenne a créé plusieurs dispositifs pour les étudiants, mais que la communication n’a pas pris en considération la spécificité de ce public. La politique de communication européenne a évolué depuis 2005 pour enrayer cette faiblesse. Après cette période de réflexion et une restructuration interne, l’UE est prête aujourd’hui à mettre en place des actions concrètes. Une nouvelle stratégie fera alors l’objet de la moitié du mémoire. Une proposition d’actions de communication mieux ciblées et mieux appropriées aux jeunes français de 18-25 ans y fi- gurent. Intervenir et communiquer directement auprès d’eux sera un des axes stratégiques à exploiter pour mieux les toucher et être en adéquation avec leurs attentes. Un plan du mémoire est disponible ci-après. (1) « L’éducation nationale en chiffres 2005-2006 » Disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid4099/l-enseignement-superieur.html (2) Rapport 2005/2006 sur la mobilité des étudiants ERASMUS (3) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », IPSOS, 2000 (4) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », CSA et Le Parisien, mai 2005
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    SOMMAIRE p.2Avant Propos p.3 Introduction p.6 I - éTUDE DU MARCHé 1/ L’Europe et ses opportunités pour les 18-25 ans 1.1 Les programmes européens existants 1.2 La communication réalisée autour de ces programmes 2/ La cible marketing des 18-25 2.1 Définition de la cible « jeunes » 2.2 Les jeunes face aux médias 2.3 Les jeunes face aux outils de communication 2.4 Pourquoi communiquer sur les 18-25 ans ? 2.5 Leurs attentes européennes des jeunes 2.6 Leur perception ambiguë des programmes p.41 II - NOUVELLE STRATéGIE 1/ Problèmes dégagés 2/ SWOT et Diagnostic 3/ Problématique 4/ Objectifs 5/ Cibles 6/ Axe de communication p.50 III - RECOMMANDATIONS 1/ Proposition de nouveaux Moyens de communication 2/ Planning global 3/ Budget global 4/ Schéma récapitulatif p.75 Conclusion p.77 Bibliographie p.81 Liste des Interviews p.82 Annexes
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    1/ L’Europe etses opportunités pour les 18-25 ans Au sein de l’Union européenne, plusieurs programmes ont été créés pour la cible des étu- diants de 18 à 25 ans. Nous évoquons ici un panorama de ces programmes (1.1). Puis nous ob- servons la communication de l’Union Européenne (1.2) d’un point de vue global, mais aussi d’un point de vue plus ciblé sur ces programmes en faveur des étudiants. 1.1 Les programmes européens existants La particularité de l’Europe, dit-on souvent, tient à sa diversité. C’est particulièrement vrai dans le domaine de l’éducation, où les systèmes et les pratiques varient beaucoup d’un pays à l’autre. Cette diversité constitue une source d’enrichissement pour tous et forme un terrain fertile à l’innovation et à la recherche de la qualité. Néanmoins, l’Europe a mis en place des programmes pour favoriser les échanges d’étu- diants d’un pays à l’autre afin qu’ils découvrent d’autres cultures européennes. Ci-dessous, nous présenterons ces programmes sous trois thématiques ciblées : - partir étudier en Europe (Socrates, Erasmus) - réaliser un stage en Europe (Leonardo Da Vinci, Europass) - la reconnaissance mutuelle des diplômes en Europe (LMD, crédits ECTS, réseau NARIC) 1.1.1 Partir étudier Socrates est un programme de financement européen en matière d’éducation. Il vise à pro- mouvoir la dimension européenne et à améliorer la qualité de l’éducation en encourageant la coopération entre les pays participants. Objectifs Socrates est un programme, auquel participent trente pays européens. Sa grande ambition est de développer une Europe de la connaissance et de mieux répondre aux grands défis de ce nouveau siècle : promouvoir l’éducation tout au long de la vie, encourager l’accès de tous à l’éducation, acquérir des qualifications et des compétences reconnues. Depuis sa mise en œuvre, nous avons connu 3 phases. Socrates I De 1995 à 1999, 500 000 étudiants ont bénéficié d’un séjour dans une autre université euro- péenne ; 10 000 écoles ont participé à des partenariats européens ; multiples projets se met- taient en place pour la promotion des langues européennes. Socrates étant encore méconnu, une deuxième phase a été reconduite. Socrates II De 2000 à 2006, Socrates a mis en exergue deux idées maîtresses: la promotion de l’appren- tissage tout au long de la vie et le développement d’une Europe de la connaissance.
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    Mis en œuvrepour une période de 7 ans avec un budget de 1,85 milliards d’euros, la poursuite du programme a permis un développement des partenariats et des échanges. Depuis, les uni- versités doivent être reconnues par les autorités nationales et doivent avoir obtenu la Charte Universitaire Erasmus délivrée par la Commission Européenne. Socrates III Jusqu’à aujourd’hui, peu d’étudiants français ont eu la possibilité de partir. Une troisième phase (2007–2013) avec une amélioration du montant des bourses donne la chance à plus d’étudiants de profiter de cette « éducation européenne ». En pratique, Socrates offre aux individus des bourses pour étudier, enseigner, faire un stage ou suivre des cours de formation à l’étranger. Il donne aussi aux établissements éducatifs un soutien pour monter des projets pédagogiques et échanger des expériences. Il accorde enfin aux associations et aux ONG une aide afin d’organiser des activités sur des thèmes éducatifs. Ainsi, Socrates comprend huit actions distinctes 1/ Comenius : l’enseignement scolaire 2/ Erasmus : l’enseignement supérieur 3/ Grundtvig : l’éducation des adultes et les autres parcours éducatifs 4/ Lingua : apprendre les langues européennes 5/ Minerva : les technologies de l’information et de la communication dans l’éducation 6/ L’observation et l’innovation des systèmes et politiques éducatifs 7/ Les actions conjointes avec d’autres programmes européens 8/ Les mesures d’accompagnement Le volet de SOCRATES III consacré à l’enseignement supérieur, baptisé «ERASMUS», poursuit et renforce le programme d’action communautaire en matière de mobilité des étudiants uni- versitaires, lancé en 1987. Le programme Erasmus vise à améliorer la qualité et à renforcer la dimension européenne de l’enseignement supérieur en encourageant la coopération transnationale entre les universi- tés et en stimulant la mobilité européenne. Le programme Erasmus comprend de nombreu- ses activités: échanges d’étudiants et d’enseignants, développement conjoint de programmes d’études, programmes intensifs internationaux, réseaux thématiques entre départements et facultés de toute l’Europe, cours intensifs de langues (CIEL). L’action ERASMUS s’adresse aux établissements d’enseignement supérieur - aux étudiants et aux enseignants - des 25 États membres de l’Union européenne, des trois pays de l’Es- pace Economique Européen (Islande, Liechtenstein et Norvège) et des trois pays candidats (Bulgarie, Roumanie et Turquie). À l’heure actuelle, 2 199 établissements d’enseignement su- périeur dans 31 pays participent au programme ERASMUS. Le budget d’ERASMUS pour 2006 s’élevait à plus de 187,5 millions d’euros. Depuis sa création en 1987, il a permis à 1,2 millions d’étudiants d’accomplir une période d’études à l’étranger. La Commission Européenne a pour objectif d’atteindre le nombre de 3 millions d’étudiants Erasmus d’ici 2012(5). (5) http://ec.europa.eu/education/news/erasmus20_en.html
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    Erasmus accorde àchaque étudiant, ayant au moins une Licence, une bourse de 250€ par mois de séjour. Celle ci est constituée de plusieurs bourses versées par 3 organismes différents : 1. Ministère de l’Education : 35€ 2. Agence Europe Education Formation : 90€ 3. Conseil Régional : 125€ Par ailleurs, l’Union Européenne a mis en place une extension du programme Erasmus de- puis 2004: Erasmus Mundus, un programme de coopération et de mobilité dans le domaine de l’enseignement supérieur du second cycle. Il vise à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur européen et à favoriser la compréhension interculturelle grâce à la coopération avec des pays tiers. Le programme soutient des cours de master de qualité remarquable et fournit des bourses d’études aux étudiants inscrits à ces masters. Le label « Erasmus Mundus » est attribué à ces cursus d’excellence qui font la preuve d’un travail commun stimulant et qui contribuent à la convergence des systèmes d’éducation et à l’attractivité de l’enseignement supérieur européen. Le programme est lancé pour une période de cinq ans (2004-2008) et dispose d’une enveloppe financière de 230 millions d’euros pour l’ensemble de la période (6). 1.1.2 Réaliser un stage en Europe Le programme Leonardo De Vinci offre la possibilité aux jeunes étudiants préparant tout di- plôme d’effectuer un stage de 3 à 12 mois dans une entreprise étrangère, mais la recherche du stage est à la charge de l’étudiant. Ce programme permet la mobilité des personnes désireuses d’acquérir une expérience pro- fessionnelle en Europe en facilitant les échanges de bonnes pratiques entre responsables de formation. Il constitue aussi un levier pour mettre en place de nouveaux outils et de nouvelles méthodes de formation. Trois types de bourses sont accordées : un étudiant obtient 357€ par mois ; un jeune en forma- tion professionnelle (CAP BEP BTS…) 90€ par semaine ; un jeune diplômé ou un demandeur , , d’emploi 356.70€ par mois. Ce programme d’action pour la mise en œuvre d’une politique de formation professionnelle a permis depuis sa création à 130 000 personnes d’améliorer leurs compétences à l’étranger. En 2007, presque 7000 bourses ont été attribuées dont environ 5000 pour les étudiants(7). L’Europass est un document communautaire officiel qui récapitule les expériences de chacun dans d’autres pays européens. Entré en vigueur le 1er janvier 2000, il s’agit d’un dispositif de l’Union européenne, adopté par le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen. Il se présente sous la forme d’un portfolio réunissant 5 documents : le CV Europass, le (6) http://ec.europa.eu/education/programmes/mundus/faq/faq1_en.html (7) http://www.europe-education-formation.fr/docs/Agence/fiche-leonardo.pdf
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    Passeport de languesEuropass, l’Europass Mobilité, le Supplément au diplôme Europass et le Supplément descriptif au certificat Europass. Il est identique dans 31 pays. Lorsqu’un jeune étudiant diplômé cherchera un emploi, l’Europass sera un atout à mettre en avant. 2000 livrets Europass ont été délivrés en France en 2002. Pour l’année 2006, 4 368 jeunes ont reçu un Europass Mobilité, soit une croissance de 54 % en 4 ans (8). 1.1.3 La reconnaissance mutuelle des diplômes Afin de permettre aux Européens de se former ou de travailler dans un autre Etat membre, l’Union européenne et les pays de l’Espace économique européen (EEE) ont mis en place des instruments visant à favoriser le transfert des qualifications et des compétences académiques ou professionnelles. Lorsqu’on compare les qualifications académiques de différents pays, il convient de faire la distinction entre équivalence et reconnaissance. L’équivalence se rapporte généralement à une comparaison détaillée des divers éléments de cours qui constituent un programme d’études. La reconnaissance est une approche plus globale de l’évaluation, celle-ci portant essentielle- ment sur l’ensemble des études entreprises par un étudiant. Il s’agit en général d’un diplôme, mais il peut également s’agir d’une période d’études accomplie par un étudiant (mobilité Erasmus par exemple). Plus que l’équivalence, la reconnaissance analyse la fonction et le niveau général des études universitaires afin de pouvoir poursuivre ses études ou travailler. Dans ce cas, les diplômes ou périodes d’études peuvent être reconnus même si les formations ne sont pas équivalentes. A titre d’exemple de reconnaissance académique, on peut citer le cas d’un étudiant à qui un diplôme est décerné dans un autre pays sur la base des études ac- complies dans son pays d’origine. Reconnaissance Académique Lancée en 1998, la construction de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur et de la recherche vise à adopter une architecture comparable des études supérieures fondée sur trois grands niveaux : la Licence, le Master et le Doctorat (LMD). Cette initiative intergouverne- mentale, qui concerne aujourd’hui 45 Etats, facilite la reconnaissance mutuelle des diplômes (processus de Bologne). Le système des «ECTS» (European Credit Transfer System), mis en œuvre dans le cadre du programme ERASMUS, garantit la reconnaissance mutuelle des diplômes en Europe. Un cré- dit ECTS correspond à une unité de valeur attribuée à un cours selon la charge de travail. 60 crédits ECTS représentent une année d’étude académique. C’est donc à partir du nombre d’années d’études que la reconnaissance du diplôme se fait. Cependant, cette reconnaissance des diplômes n’est pas automatique, il faut entamer des démarches administratives pour va- lider son niveau d’étude. (8) Rapport Statistique Europass Mobilité – Année 2006 10
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    Reconnaissance des diplômesà des fins professionnelles Tout professionnel qui détient le diplôme requis pour exercer son métier dans son pays d’ori- gine est considéré dans les autres pays comme qualifié pour exercer ce métier. Cependant, la procédure de reconnaissance d’un diplôme professionnel diffère selon le cas où cette profes- sion est réglementée ou non. Pour les professions non réglementées, l’employeur doit évaluer lui-même les compétences et les diplômes du demandeur. Pour les professions réglementées, la possession d’un diplôme ou de certaines qualifications professionnelles constitue une condition légalement indispensable pour pouvoir exercer cet- te profession. Il existe 7 professions réglementées : architecte, dentiste, infirmier, médecin, vétérinaire, pharmacien et sage-femme. La reconnaissance des diplômes est automatique à condition que les études remplissent les conditions minimales de formation établies par la lé- gislation communautaire. Pour les autres, tels que l’enseignement, les professions juridiques ou l’ingénierie, il faut demander une reconnaissance du diplôme par les autorités nationales chargées du secteur. L’autorité compétente dispose de quatre mois pour répondre. En cas de différence importante sur la durée ou le contenu de la formation, une épreuve d’aptitude, une formation complémentaire, ou bien la preuve de plusieurs années d’expérience peuvent être exigées. Si les établissements d’enseignement supérieur, les étudiants et leurs conseillers, les parents, les enseignants et les éventuels employeurs peuvent se sentir confus par rapport au système, NARIC est un réseau de centres nationaux afin d’aider à réguler la reconnaissance des diplô- mes et à faciliter l’intégration des systèmes éducatifs nationaux. Il vise à améliorer la recon- naissance académique des diplômes et des périodes d’études dans les États membres de l’UE et les pays de l’Espace Economique Européen. Tous les pays ont désigné des centres natio- naux qui fournissent des conseils et des informations faisant autorité en matière de reconnais- sance académique des diplômes et des périodes d’études entreprises dans d’autres États. La Commission Européenne soutient les activités du réseau NARIC dans le cadre du program- me Socrates. Le réseau vise à améliorer la qualité et la transparence des systèmes d’éducation et à favoriser la production d’innovations pédagogiques en Europe par l’échange d’informa- tions et d’expériences, l’identification des bonnes pratiques, l’analyse comparative des systè- mes et des politiques dans ce domaine, ainsi que l’examen et l’analyse de questions d’intérêt commun relevant de la politique de l’éducation. 11
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    1.2 La communicationréalisée autour de ces programmes L’échec du référendum du 29 mai 2005 a montré que l’Europe qu’elle avait délaissé ses citoyens. Depuis lors, la Commission Européenne a évolué de discours (Plan d’Action re- latif à l’amélioration de la communication ; Plan D, comme Démocratie, Dialogue, Débat). Elle s’est aussi déjà engagée dans quelques premières réalisations concrètes en matière de communication : Livre Blanc, création de la DG Communication, chaîne EuTube… Comprendre la nouvelle stratégie de communication globale de l’Union Européenne est né- cessaire pour comprendre ensuite la communication plus ciblée sur les programmes euro- péens en faveur des étudiants. Celle-ci se réalise notamment via l’agence Europe Education Formation qui forme les services relations internationales des universités, et via des plates- formes d’information européennes. 1.2.1 La communication globale de l’Union Européenne La Commission Européenne connaît des difficultés structurelles en matière de communica- tion. On remarque notamment un éclatement des émetteurs, une absence de culture civique européenne, une absence de dialogue avec les citoyens, une difficile implication des Etats dans la communication sur l’Europe, ainsi qu’une diversité culturelle et linguistique. Au-delà de ces problèmes structurels s’ajoute une panoplie d’outils de communication : - les symboles du drapeau, de l’hymne à la joie, et de la journée de l’Europe du 9 mai - des campagnes de communication (l’Euro) et des thèmes prioritaires (Années Européennes) - des publications émanant de l’Office des publications officielles (plus de 1500 brochures par an) - des événements : à travers le soutien de nombreux colloques, conférences, salons… - des centres d’appels, dont Europe Direct consacré aux programmes européens (depuis 1998) - des réseaux : trois centres d’information (Paris, Lisbonne, Rome), 27 représentations, et 65 Infos Point Europe et des relais associatifs d ’information - des outils d’évaluation (les Eurobaromètres) - des conférences de presse journalières - le portail internet Europa piloté par un comité interinstitutionnel (depuis 1995) - l’audiovisuel : Europe by Satellite (productions brutes et montées) et soutien d’Euronews L’Union Européenne avait considéré la communication comme un objectif secondaire jus- qu’aux années 70. Par exemple, ils ont mis en place les Eurobaromètres en 1974, premier pas vers une communication efficace. Mais les promesses de l’Acte unique (1986) et le référen- dum de Maastricht (1993) déçoivent les peuples et l’image de l’Europe commence à se dégra- der. La communication sur l’Euro n’arrange pas les choses et on constate le mécontentement des populations au référendum de 29 mai 2005. La Commission Européenne décide alors de changer sa politique de communication et d’en faire une réelle priorité. 12
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    Plan d’Action dela Commission relatif à l’amélioration de la communication sur l’Europe / Juillet 2005 Après un constat des faiblesses en matière de communication, la Commission Européenne a voulu réaliser un plan d’action interne, c’est-à-dire un plan de restructuration de son organisa- tion pour pouvoir entreprendre ensuite une communication plus efficace grâce à une appro- che moderne et plus professionnelle sur l’Europe. Il existe trois principes stratégiques dans ce Plan d’Action : - écouter - communiquer dans un langage clair - être en contact avec les citoyens au niveau local Des changements dans la culture et les méthodes de travail de la Commission Européenne sont significatifs pour parvenir aux résultats escomptés. Pour mener à bien les mesures pro- posées dans le présent Plan d’Action, il importe, dans une large mesure, de disposer de res- sources financières et humaines suffisantes, en particulier dans les Représentations. Ce plan propose 7 actions majeures : 1. Les Commissaires seront les principaux communicants 2. Les unités de communication de tous les services de la Commission Européenne doivent coopérer via un nouveau réseau de télécommunication externe (ECN) 3. Le nouvelle DG Communication est chargée des plans de communication et de l’agenda de communication de l’UE 4. Un service du porte-parole est mis en place au sein de la DG 5. Les Représentations Nationales deviennent les yeux, les oreilles, et la bouche de la Commission Européenne 6. Le renforcement de l’impact des outils de communication (centre de documentation européen dans les établissements d’enseignement supérieur, création d’un réseau d’intervenants nommé la « Team Europe », meilleure formation aux journalistes, organisations d’événements…) 7. Le recrutement d’experts via un nouveau concours ouvert aux professionnels de la communication. Ainsi, ce Plan d’Action propose une réelle réorganisation interne du siège. En guise de com- plément, l’UE a bâti un deuxième plan pour mieux répondre au troisième point stratégique : tout projet de l’Europe doit être assis sur une vision claire des besoins et des attentes des citoyens. 13
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    Plan D, commeDémocratie, Dialogue et Débat / Octobre 2005 Le plan D vise à redonner un souffle à la démocratie européenne et contribuer à l’émergence d’une sphère publique européenne. La population a besoin de sentir que l’Europe lui apporte une valeur ajoutée à son quotidien et qu’elle peut influencer les décisions prises à Bruxelles. Ainsi, un exercice d’écoute devrait permettre à l’UE de répondre aux préoccupations expri- mées par ses citoyens et de mettre fin au rejet mutuel de responsabilité entre les Etats mem- bres et les institutions européennes lors d’une décision impopulaire. Le plan D propose 5 actions majeures : 1. Favoriser un débat public sur l’avenir de l’UE, de telle sorte que les conclusions des débats puissent avoir un impact direct sur la politique de l’UE. 2. Multiplier les visites des Commissaires dans les Etats membres 3. Ouvrir les Représentations au public en permanence afin de donner un visage humain à la Commission Européenne 4. Utiliser les centres Europe Direct et les réseaux locaux d’information dans le cadre de manifestations régionales 5. Créer une table ronde européenne pour les jeunes afin de promouvoir une citoyenneté active Le Plan D met l’accent sur le caractère national du débat, mais recommande également la mise en place d’un processus de retour d’information structuré et propose une série d’initia- tives qui pourraient être prises au niveau communautaire. Ainsi, l’heure est venue d’écouter et d’agir. Ainsi, depuis fin 2005, la Commission Européenne a déjà mis en place quelques premières réalisations. • Cercle de Réflexion sur la communication européenne à Paris / Octobre 2005 La Représentation de la Commission Européenne à Paris a créé un Cercle de Réflexion sur la communication européenne à l’automne 2005 dans le cadre du plan D. Composé de 300 per- sonnalités politiques, de représentants d’associations, de partenaires sociaux et de médias, il a pour ambition d’identifier et de définir les actions à mettre en œuvre au niveau local pour rapprocher l’Europe du citoyen. Au sein de ce cercle de réflexion, un groupe a travaillé sur la thématique « Les Jeunes et l’Europe ». Les enseignements tirés de ce débat ont été les suivants : - la communication est efficace si elle est conçue par des jeunes pour des jeunes (témoigna- ges, jeunes ambassadeurs,...) - intégrer les valeurs que les jeunes attribuent à l’Europe : diversité culturelle et tolérance - mise en réseau de tous les acteurs Jeunesse sur un territoire donné - l’information doit d’abord être locale et passer par les lieux de vie des jeunes sous formes diverses (fêtes itinérantes, émissions de radio, bandes annonce, info au CIDJ et CIO) 14
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    - les supportsappréciés des jeunes sont internet, SMS, cinéma ; mais il faut aussi s’appuyer sur des manifestions déjà existantes (Festival des Vieilles Charrues, Printemps de Bourges), ou encore créer un événement fort et durable qui mobilise tous les ans tous les services de la Commission et les acteurs nationaux, créer un portail Jeunesse sur le site de l’UE - créer une Journée civique européenne obligatoire pour tous les jeunes de 18 ans (couplé avec la Journée d’Appel à la Préparation de la Défense en France - JAPD) - intégrer les jeunes dans les processus de décision et développer leur participation • Livre Blanc sur une politique de communication européenne / Février 2006 Ces vingt dernières années, l’UE s’est métamorphosée. Un large éventail d’activités influen- çant la vie des citoyens lui ont été confiées. Toutefois, la communication de l’Europe avec ses citoyens n’a pas suivi le rythme. Ce Livre Blanc est une réflexion sur la manière de travailler en partenariat avec les états membres, le Parlement Européen, les autres institutions et organes de l’union dans le but de développer une sphère publique européenne. Le Livre Blanc insiste sur le fait que que les citoyens ont le droit d’être informés sur l’Europe et sur ses projets concrets, le droit de faire connaître leur point de vue sur la question et le droit d’être entendus. Tel est le défi de la communication : faciliter le dialogue. L’objectif est de proposer des orientations de communication et d’inviter l’ensemble de ces acteurs à émettre des suggestions quant à la meilleure manière de combler la « fracture européenne ». 8 axes stratégiques figurent dans ce Livre Blanc : 1. Guider les activités d’information et de communication des institutions européennes ex : création d’une charte Européenne ou d’un code de conduite européen 2. Améliorer l’éducation civique européenne à travers les programmes de l’UE (tels que Leonardo da Vinci, Socrates, Erasmus, Jeunesse en Action, etc.) qui peuvent contribuer directement à promouvoir la citoyenneté européenne 3. Etablir un lien entre les citoyens pour exploiter le potentiel de plusieurs programmes européens existants ou prévus ex : on pourrait se servir des sites internet des étudiants Erasmus comme plate-forme pour organiser des rencontres et lancer divers débats... 4. Etablir un lien entre les citoyens et les institutions publiques ex : compléter les sites web de l’UE par des forums en ligne qui fonctionneraient comme des « lieux de réunion virtuels » 5. Collaborer d’une façon plus optimale avec les médias : même si Europe by Satellite fournit aux médias des images, des bandes sonores et des vidéos au nom des trois grandes institutions de l’UE et que le site Europa est le plus grand site web du monde, la couverture médiatique des questions européennes reste limitée dans les journaux régionaux et locaux 6. Donner à l’Europe un visage humain 7. Exploiter le potentiel offert par les nouvelles technologies ex : formation des fonctionnaires des institutions européennes et nationales en communication et en technologie des médias 15
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    8. Comprendre l’opinion publiqueeuropéenne ex : améliorer la qualité des sondages Eurobaromètres, créer un Observatoire indépendant de l’opinion publique européenne pour recenser les tendances et les analyser en profondeur • Mise en place de la DG COMM / 2006 La DG Communication (DG COMM) donne un cadre à la communication européenne de part sa structure : - le service du porte-parole - la stratégie de la communication (direction A) - la représentation et les réseaux (direction B) - les outils de communication : audiovisuel, publications, web, centres de contact (direction C) - les ressources (direction D) Le service du porte-parole de la DG COMM contribue au message politique et à la stratégie médiatique des plans de communication en collaboration avec les Cabinets et les Directions Générales (DG). Il établit aussi un calendrier interne d’information à court et moyen terme, mais aussi un calendrier externe s’adressant au grand public (avec une meilleure anticipation des grandes dates pour les médias). La direction A est une équipe de planification et de coordination. Ils ont principalement à leur charge la préparation de l’agenda de communication et la préparation des plans de commu- nication en fonction des priorités du moment. Une équipe de recherche utilise systématique- ment le feedback des citoyens pour déterminer ces fameuses priorités de communication et établir les messages pour mieux informer le public sur les politiques de l’UE. La direction B est constituée de l’ensemble des Représentations de la Commission Européenne dans les Etats membres. Deux équipes à Bruxelles coordonnent, informent et réalisent des networks avec les chefs de Représentation. La direction C doit optimiser les outils de communication actuels et en créer de nouveaux. La Commission a une solide expérience de la mise en réseau des programmes audiovisuels. La DG COMM propose des projets nationaux et paneuropéens pour soutenir cette expérience en créant une chaîne parlementaire, en améliorant la mise en place des chaînes de télévision en Europe et en gérant son agence de presse audiovisuelle « Europe by Satellite ». La direction D est composée du service ressources humaines, du service financier et budgé- taire, mais aussi d’un service d’évaluation de l’impact de la communication. Celui-ci contrôle l’efficacité, la rentabilité et la pertinence de chaque action de communication. Cette équipe définit ainsi les normes de qualité pour évaluer l’agenda de communication. 16
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    La Commission ayantfait de la communication l’un des objectifs stratégiques de son mandat et la reconnaissant pleinement comme une politique à part entière, elle a dégagé des crédits de 232 millions d’euros pour 2006 à 2013 (9) : Recherche de feedback et Analyse d’impact de la communication : 8.4 millions € Communication au niveau local par les Représentations : 56.815 millions € Meilleure utilisation des outils de communication (Audiovisuel, Internet, Europe Direct, Séminaires Journalistes) : 166.750 millions € Ainsi, en 2007, la DG COMM a dépensé pour : Actions Multimédia (productions audiovisuelles projets multimédias) : 18.750 millions € Information des Médias (séminaires, médiathèque, couverture médias) : 3.370 millions € Studios Radio-TV de la Commission (équipements, location du canal satellite) : 5.6 millions € Actions locales (conférences, centres d’information, manifestations) : 8.393 millions € Actions prioritaires du Plan D (célébration d’événements, partenariats de gestion avec pays) : 7.868 millions € Analyse de l’Opinion Publique (Eurobaromètres) : 5.6 millions € Outils d’information et de communication en ligne (Europe Direct, Site Europa, fiches…) : 10.180 millions € Publications écrites ciblées et Newsletters des Représentations : 6.050 millions € Publications écrites d’utilité générale : 2.420 millions € Relais d’information (Europe Direct, Centres, Activités de coordination aux relais) : 16.752 millions € Un an après sa création, M. VILLAIN fait le bilan : « Depuis 2005, la communication est deve- nue une nécessité renforcée mais surtout une politique. Cela implique un réel travail en inter- ne : chaque DG a son propre pôle de communication avec son propre budget communication. Etant surinformé en interne, il est fréquent que j’apprenne ce que font les autres DG en lisant le journal « Le Monde » le matin. Personnellement, je ne connais pas un communiquant par DG. Je le regrette parce qu’on serait plus fort en créant une synergie – humaine et financière. Il est vrai qu’aujourd’hui on maximise la communication externe, mais on aurait besoin aussi de communication interne. Le processus est en route : ce n’est pas encore un automatisme mais une démarche. Nous avons seulement un an d’ancienneté. Ce travail est long et un com- bat quotidien. On est encore aux prémices de ce qu’on pourrait faire pour mieux travailler ensemble. » (9) Fiche financière législative 2006-2013 du PLAN D’ACTION DE LA COMMISSION RELATIF À LAMÉLIORATION DE LA COMMUNICATION SUR L ’ ’EUROPE 17
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    • Création duConcours du Communicateur Européen / Mars 2007 Pour combler le manque d’experts en communication au sein des institutions européennes, un concours a été ouvert depuis quelques mois pour des postes d’administrateurs (125) et d’assistants (110) dans le domaine de l’information, de la communication et des médias. La nature de leurs fonctions relève de la communication interne et externe, de la communica- tion stratégique, de la communication de crise, des relations avec la presse, de l’organisation d’événements, et de la conception de sites web. Ces professionnels de la communication sont affectés au sein de la Commission Européenne (services du siège ou dans les Représentations de la Commission dans les Etats membres), au sein du Parlement européen (bureaux d’information du Parlement Européen dans les Etats membres), et au sein de la Cour de justice. • Création de la chaîne EuTube / Juin 2007 Pour mieux informer les citoyens des actions de l’UE et particulièrement les jeunes, la Commission Européenne a pris l’initiative dernièrement de créer sa propre chaîne thémati- que EU Tube (sur YouTube) : www.youtube.com/eutube. Une cinquantaine de vidéos sont ac- tuellement disponibles ainsi que des images d’archives expliquant les 50 ans d’histoire de la construction européenne à un mini dessin animé montrant les gestes quotidiens à faire «pour sauver la planète». Pour l’instant, ces clips, qui avaient à l’origine été produits pour la chaîne de télévision de la Commission EBS, n’existent qu’en anglais mais des versions française et allemande devraient suivre. «Il est très important que la Commission utilise tous les moyens qui sont à sa disposition lorsqu’il s’agit de communiquer avec les citoyens européens. Nous ne pouvons ignorer l’évo- lution intervenue sur Internet ces dernières années, en particulier la popularité des sites de partage de vidéos tels que YouTube» , a expliqué la commissaire à la Communication Margot Wallström dans un communiqué. M. VILLAIN du service audiovisuel de la DG Communication ajoute aussi que « EuTube est un enjeu vis-à-vis des jeunes et des adeptes de l’internet. Cette idée a donné un coup de jeune aux institutions, même si nous avons reçu beaucoup de critiques. Mais la Commission Européenne ne craint pas le débat, au contraire. » 18
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    • Création duGroupe Interinstitutionnel de l’Information (GII) / Octobre 2007 Un accord interinstitutionnel a vu le jour en octobre 2007 entre le Parlement Européen, le Conseil de l’Europe et la Commission des Communautés Européennes afin de faciliter la coo- pération entre institutions et entités communautaires. Le Groupe Interinstitutionnel de l’Information – GII – est composé des trois institutions (Parlement Européen, Conseil de l’Europe, Commission Européenne) à titre d’acteurs, du Comité des Région et du Comité Economique et Social Européen (CESE) à titre d’observateurs. Le GII a pour tâche : - de définir des orientations générales pour une communication coordonnée - de choisir les priorités annuelles de l’Union Européenne dans le domaine de la communication, sur la base d’une proposition émanant de la Commission et reflétant la stratégie politique annuelle (SPA) ; - d’adopter un programme de travail commun annuel, composé d’activités relevant de la communication, sur la base d’actions proposées par chaque institution ; - de superviser l’application et le suivi de ce programme de travail (développement d’un réseau électronique d’information – Infonet) Le GII veut aussi agir au niveau local. Pour cela, chaque État membre est invité à désigner un « directeur national de la communication », responsable de haut niveau chargé des affaires de communication sur les questions européennes, et à présenter un rapport annuel sur ses pro- pres activités dans le domaine de la communication relative à l’Union Européenne. Au moins deux fois par an, une réunion de tous les directeurs nationaux de la communica- tion pour un échange d’information et de bonnes pratiques, permettra au GII d’encourager et d’aider les États membres à prendre part à la communication relative à l’Union européenne. Les trois institutions conviennent aussi d’organiser un débat annuel sur la communication afin de dresser le bilan du programme de travail annuel et de fixer des orientations pour l’année. Ainsi, la Commission Européenne a de nouvelles perspectives en matière de communica- tion. La période de réflexion est terminée, quelques réalisations ont vu le jour… mais l’heure est à la mise en place d’actions concrètes pour les citoyens de l’Europe. 19
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    1.2.2 La communicationde l’UE sur ses programmes pour les étudiants Il existe une communication à deux niveaux : tout d’abord vis-à-vis des établissements d’enseignement supérieur (formation par l’agence Europe Education Formation), puis vis-à- vis des étudiants directement (plates-formes d’information). Un projet de plateforme web par la Commission Européenne est aussi en projet pilote. Communication et établissements d’enseignement supérieur La mise en œuvre de l’éducation et de la formation tout au long de la vie est devenue une prio- rité politique commune à tous les pays européens depuis la seconde partie des années 1990, et plus encore depuis le Conseil de Lisbonne en mars 2000. Les pays de l’Union Européenne sont désormais engagés sur la voie de la réalisation d’un espace européen de l’éducation et de la formation tout au long de la vie. Ainsi, dans ce but, il existe en France depuis 1994 une agence qui permet de relayer les mes- sages de la Commission Européenne aux établissements d’enseignement supérieur : l’Agen- ce Europe Education Formation. Située à Bordeaux et composée de 70 personnes, l’agence est un groupement d’intérêt public placé sous la double tutelle du ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et du ministère du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité. 31 pays européens participent aux différents programmes de mobilité ; ils ont chacun une agence nationale comme relais d’information. Dans le cadre d’actions décentralisées, l’agence nationale organise les appels à proposition, apporte une assistance technique aux candidats et aux porteurs de projet, organise l’instruc- tion et la gestion des dossiers, attribue les aides financières et assure le suivi qualitatif des projets. Pour la diffusion de l’information et le conseil aux porteurs de projet, l’agence béné- ficie du concours de nombreux relais locaux et régionaux : rectorats d’académie, chambres régionales de commerce et d’industrie, directions régionales de l’agriculture et des forêts, services des relations internationales des établissements d’enseignement supérieur, réseau des ANPE, OPCA, AFPA, etc. L’agence Europe-Education-Formation France est chargée d’assurer la promotion et la mise en œuvre décentralisée des programmes et dispositifs suivants : • Le programme d’éducation et de formation tout au long de la vie (EFTLV): Comenius (enseignement scolaire), Erasmus (mobilité dans l’enseignement supérieur), Leonardo da Vinci (formation professionnelle européenne), Grundtvig (éducation des adul- tes), et Programme transversal pour la coopération politique, la promotion de l’apprentissage des langues, l’enseignement en ligne, l’exploitation et le transfert de résultats de projets dans les systèmes éducatifs et formatifs. • Les programmes pays tiers : Erasmus Mundus (création de masters européens d’excellence) et Tempus (coopération inte- runiversitaire entre les Etats membres de l’Union européenne et les 27 pays de la région mé- diterranéenne, des Balkans occidentaux, d’Europe orientale et d’Asie centrale) 20
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    • Les dispositifs: Europass (portfolio pour la transparence des qualifications et des compétences), Euroguidance (réseau européen de centres de ressources pour l’orientation, soutenus par l’Union Européenne), Label européen des langues (décerné aux initiatives innovantes en matière d’enseignement et d’apprentissage des langues par des jurys dans chaque Etat membre selon des critères arrê- tés au niveau européen et complétés par des critères nationaux), Les Promoteurs de Bologne (experts pour la mise en œuvre des objectifs du processus de Bologne – développement de la mobilité et renforcement de l’attractivité des enseignements supérieurs européens) Afin d’assurer la mise en œuvre des programmes européens par les établissements d’ensei- gnement supérieur, l’agence nationale française établit des ateliers, des workshops sur des thématiques précises. L’agence est composée d’une équipe par programme afin d’être pré- sent et efficace vis-à-vis des demandes des universités et autres établissements. L’agence Europe-Education-Formation France utilise plusieurs outils de communication vis-à-vis de son public : - Soleo magazine, diffusé gratuitement trois fois par an (papier et version en ligne) - Soleo Flash, lettre électronique mensuelle gratuite - Alertes E-mail, dépêche d’information (nouvelle date de conférence, date d’appel d’offre…) - Site internet avec un agenda interactif www.europe-education-formation.fr - Autres publications : livrets, dépliants, affiches… Après leur formation, les services des relations internationales des établissements d’ensei- gnement supérieur ont un contact direct avec les étudiants. Les panneaux d’affichage, les brochures et leur site internet sont les moyens qu’ils choisissent d’utiliser pour informer leurs étudiants. Les plates-formes d’information existantes en France Il existe plusieurs plates-formes d’information qui guident les jeunes sur les possibilités de se déplacer au sein de l’Union Européenne : le Centre d’Information sur l’Europe (Paris Marseille), les Centres de documentation européenne dans les universités et instituts poli- tiques, les Euro Info Centres, les Maisons de l’Europe, la Maison des Français à l’étranger, l’Eurodesk… Mais ces plates-formes d’information publiques sont très souvent méconnues. Elles utilisent des brochures, des fiches techniques, des publications et le web comme moyens de communication. Aucun contact direct n’existe avec les jeunes de manière spontanée. Ci-après figure le fonctionnement de deux plates formes d’information : Eurodesk et le Centre d’Information sur l’Europe. 21
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    • Eurodesk Eurodesk estle principal network européen dont son objectif est d’informer les jeunes au ni- veau européen, national et local depuis 1990. Sur leur site internet http://www.eurodesk.org, il existe plusieurs rubriques concernant les programmes européens, les actualités de la com- mission européenne… mais aussi un forum pour les professionnels qui travaillent avec les jeunes (écoles, libraires, clubs de sport, organismes pour jeunes, maison des jeunes… etc.) afin de leur offrir un maximum d’aide et d’outils. Par ailleurs, il existe des centres Eurodesk dans chaque pays participatif ; on en compte aujourd’hui 500. Un intranet permet de colla- borer et coordonner entre professionnels européens des jeunes. Un jeune ne peut pas venir rencontrer lorsqu’il le souhaite Eurodesk ; il peut uniquement les contacter par email ou par téléphone. Cependant, les partenaires nationaux incluent très souvent Eurodesk aux manifes- tations et événements qu’ils organisent. A la demande du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, la mise en place d’Eurodesk s’appuie en France sur le réseau des Centres d’Information Jeunesse. Coordonné par le CIDJ au niveau national, Eurodesk renforce les actions d’information européenne que mènent les Centres d’Information Jeunesse depuis des années par l’intermédiaire des Espaces- Europe. Ces actions sont faites en concertation avec l’Agence française du programme jeunes- se destiné au rapprochement des jeunes en Europe. C’est un service des Espaces-Europe qui est accessible actuellement dans 72 sites de région et au CIDJ pour la coordination nationale. L’information est accessible par les services téléphoniques des centres, par des entretiens avec des spécialistes Europe ou par la consultation de dossiers Eurodesk. • Le Centre d’Information sur l’Europe Le Centre d’Information sur l’Europe est un groupement d’intérêt économique fondé en 1992 par le gouvernement français et la Commission Européenne. Ce Centre a pour mission d’in- former les citoyens français sur l’Union Européenne, ses politiques et ses réalisations. Depuis janvier 2006 avec la nomination de Benoît Thieulin comme nouvel administrateur, il dévelop- pe ses activités à partir d’Internet. Pour tenter de centraliser l’information européenne, le Centre d’information sur l’Europe a alors créé en France un portail de référence sur les questions européennes pour mettre toute l’Europe à un clic de tous ses citoyens : www.touteleurope.fr Les rubriques du site sont les suivantes : - Actualités : revues de presse, dossiers d’actualité, entretiens, agenda, tableau de bord législatif - Vos droits et démarches : financer son projet, partir étudier, travailler en Europe - l’Union Européenne : histoire, fonctionnement de la Commission Européenne, fiches techniques pays - l’UE en action : les projets innovants, l’UE près de chez vous - Parlons d’Europe : s’exprimer, débattre, réfléchir (forums, chats, médias) - Observatoire de l’Europe : explorer, décrypter, approfondir (veille, toile du web, Eurobaromètres…) 22
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    Projet Pilote dela Commission Européenne : un site internet Jean Marie CASTELAIN de la DG Education de la Commission Européenne nous explique ce nou- veau projet : « le portail européen de la jeunesse PLOTEUS est un guide qui peut aider les étudiants à trouver des informations sur les études en Europe. Créé en 2003 suite à l’agenda de Lisbonne, il contient des informations sur 30 pays dans différentes langues.Aujourd’hui, la première version du site recense 90 000 visiteurs par mois. Mais le schéma actuel du site est central et non transversal. Une deuxième version du site PLOTEUS est actuellement en ce moment un « projet pilote » : l’étudiant n’aura plus qu’à indiquer le domaine d’étude et l’année de cursus souhaités pour que le portail web lui liste toutes les universités européennes dans lesquelles il peut postuler. La mise en route de la 2e édition du portail PLOTEUS est prévue pour février 2008. » La garan- tie du succès du projet est tout de même que ce site internet soit connu par les étudiants. Ainsi, on peut dire que la communication de l’Union Européenne sur les programmes en faveur des étudiants est riche. Maha Tissot, responsable de la communication à la Représentation de la Commission Européenne à Paris, nous le confirme : « Notre stratégie auprès des jeunes et des citoyens dans son ensemble est de multiplier les acteurs et les in- formations. Nous voulons que tous connaissent et apprennent l’Europe. L’information existe. Les points d’information pour les jeunes existent. Nous avons même réalisé avec la Maison de l’Europe à Paris et Eurodesk un plan de Paris avec toutes les adresses où peuvent aller se renseigner les jeunes.» 1.2.3 Les autres relais de communication sur ces programmes Il existe en France de très nombreuses associations à vocation européenne, qui intègre de temps à autre le sujet des programmes en faveur des étudiants dans le cadre de leurs acti- vités (ex « Les Jeunes Européens France ») dans le cadre de leurs activités. On compte aussi en France 7 think tanks européens en France, dont « Notre Europe ». Ces laboratoires d’ex- perts sont une source d’information et un pouvoir auprès des relais d’opinion. Les Associations Européennes en France Il existe en France de très nombreuses associations à vocation européenne. La plupart sont subventionnées par le Ministère des Affaires Etrangères, par les Conseils Généraux des ré- gions et les départements ainsi que par la Commission Européenne (uniquement dans le ca- dre d’activités répondant à un appel d’offre). Ces associations militent pour des causes très différentes comme la construction européenne, l’éducation, les sciences… En matière de mobilité étudiante, il n’en existe aucune spécialisée dans ce domaine. Cependant, certaines associations ont tout de même une activité d’infor- mation pédagogique durant laquelle ils parlent des programmes européens en faveur des étudiants. 23
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    À titre d’exemple,l’association Les Jeunes Européens – France (700 membres en France, 25 000 membres en Europe) a créé en 2002 le projet « L’Europe à l’école ». Pauline Gessant, la pré- sidente de l’association, nous explique : « nous réalisons ainsi 200 interventions par an dans des classes du CM1 à la Terminale. Selon l’âge, nous allons parler des différentes cultures européennes, de la citoyenneté européenne, des enjeux politiques, des programmes de mo- bilité… etc. Dans la plupart de nos interventions, nous apportons de la documentation comme le « Passeport Jeunes » réalisé par www.touteleurope.fr et qui selon moi devrait être distribué à chaque lycéen français ! » La communication auprès des écoles se réalise par courrier, par bouche-à-oreille et avec l’aide de l’AEDE (Agence Européenne Des Enseignants). Les interve- nants sont des membres de l’association et des anciens Erasmus, recrutés au sein des univer- sités et au sein des associations « anciens Erasmus ». Cependant, chaque association vit ses conférences et séminaires avec ses réseaux locaux, ses membres… Même si des activités sont parfois publiques, les associations ne disposent pas d’un grand budget pour faire de la communication vers le grand public. Déjà informer leurs propres membres représente un coût : les outils utilisés sont souvent une newsletter, un site internet, et un magazine (version imprimée et version online). On constate ainsi qu’il existe peu de coordination entre les associations. Les Think Tanks européens en France Créé aux Etats-Unis au début du XXe siècle, les think tanks ont trois caractéristiques principa- les: la production de solutions de politique publique, l’interaction avec les décideurs, l’indé- pendance vis à vis du gouvernement et des intérêts particuliers. Mais un think tank dans le contexte européen a sa propre définition(10) : - des organismes permanents, - spécialisés dans la production de solutions de politique publique, - qui ont leur propre équipe de recherche, - proposent des idées, des analyses et des conseils, - ont l’objectif principal de communiquer les résultats de leur recherche aux décideurs et à l’opinion publique - ne sont pas responsables des actions du gouvernement, - cherchent à maintenir leur liberté de recherche et à ne représenter aucun intérêt en particulier, - ne donnent pas de diplômes et n’ont pas comme activité première la formation, - cherchent de façon explicite ou implicite, à agir dans l’intérêt général. Aujourd’hui, on identifie 149 think tanks en Europe : 36 think tanks « spécialistes de l’Europe » et les 113 autres sont des think tanks qui ont d’autres centres d’intérêt tout en menant d’impor- tantes recherches sur l’Europe. Ils emploient près de 3 000 chercheurs qui travaillent de plus ou moins près sur les politiques liées à l’Europe. Les communautés de chercheurs travaillant dans des « Euro-think tanks », particulièrement importantes en Allemagne, Autriche, Pologne et au Royaume -Uni, sont plutôt sous-développées en France et en Italie. (10) Article de Pierre Lepetit de Notre Europe : « Le rôle des Think Tanks » 24
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    Cependant, on compte5 think tanks européens en France : Confrontations Europe ; Europe 2020 (pour le développement de la démocratie) ; la Fondation Robert Schuman (engagée pour une réunification du continent européen) ; l’Institut d’Etudes de sécurité de l’Union européen- ne (spécialiste des questions de sécurité) ; et Notre Europe (avec l’esprit d’une Union plus étroite de l’Europe comportant une défense commune, une monnaie commune, respectant l’acquis communautaire et reposant sur des politiques communes qui favorisent le plein em- ploi, la compétitivité et la solidarité)(11). Ce dernier think tank, Notre Europe, est un groupement indépendant d’études et de recher- ches sur l’Europe, son passé, ses civilisations, sa marche vers l’unité et ses perspectives d’ave- nir. L’association a été créée par Jacques Delors à l’automne 1996. Elle se compose d’une petite équipe de chercheurs originaires de divers pays. En tant que laboratoire d’idées sur la construction européenne, « nous participons au débat public de deux manières. Tout d’abord en publiant des études sous notre responsabilité et en sollicitant des chercheurs et des in- tellectuels extérieurs pour contribuer à la réflexion sur les questions européennes ; ces do- cuments sont destinés à un certain nombre de décideurs, académiques et journalistes dans les différents pays de l’Union Européenne. Ils sont aussi systématiquement mis en ligne sur le site Internet. L’association organise également des rencontres et des séminaires, le cas échéant en collaboration avec d’autres institutions ou des organes de presse. » nous explique Stephen Boucher, co-secrétaire général du think tank. Cependant, leur visibilité dans les médias reste encore faible. Même si la culture française est méfiante vis-à-vis des think tanks (vision d’agences secrètes financées de manière douteuse), elle évolue peu à peu. Les syndicats étudiants Jusqu’à aujourd’hui, les syndicats étudiants ont montré un sentiment plutôt anti européen. Mais au contraire, le syndicat de la droite universitaire, l’UNI, est très engagé au niveau euro- péen. La mobilité européenne est un sujet très important pour ce syndicat. Par exemple, ils ont créé un portail internet « Guichet de la mobilité étudiante » pour aider les étudiants d’outre mer à partir (www.mobilites.com). Ce syndicat est présent dans toutes les universités de France et il a créé une section « UNI Lycées » pour intervenir au niveau de l’enseignement secondaire. Par ailleurs et surtout, l’UNI est vice-présidente de l’EDS (European Democrat Students), pre- mière organisation étudiante européenne qui fédère des étudiants libéraux et conservateurs de 39 pays différents. A ce titre, elle participe au sein des institutions européennes et aux dé- bats concernant la mise en place de l’Europe des diplômes. Mais Michel Jouve nous explique le problème: « dès qu’une mesure est instaurée par la Commission Européenne, celle-ci communique à l’EDS ; l’information est alors relayée. Mais peu de syndicats français y sont membres, ce sont surtout des pays du Nord et des nouveaux Etats membres qui y sont très actifs. » (11) Etude de Notre Europe : « L’Europe et ses think tank : un potentiel inaccompli » 25
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    Ainsi on peutconclure que la communication sur les programmes européens est engagée par de nombreux acteurs : choix et stratégie de l’UE ; engagement des associations, des syn- dicats et des think tanks. Mais, selon mon parrain de mémoire M.PAILLON, « la communication se limite le plus sou- vent à un travail de transmission de brochures, sans coordination des actions les unes avec les autres. Malgré – ou à cause de – la multiplicité des institutions pour informer les étudiants, les étudiants se sentent perdus. Si les sources d’information sur l’Europe sont nombreuses, le traitement de l’information est surtout éclaté entre des acteurs multiples, particulièrement au niveau national dans le cas français : services de la Commission Européenne à Paris, SIG, SGAE, cabinet du ministre des affaires européennes, ministère chargé de la jeunesse et des sports, collectivités territoriales… Cet éclatement est particulièrement visible sur Internet, où de trop nombreux sites existent. » 26
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    2/ Les étudiantsde 18-25 ans L’Europe cherche à mieux communiquer et notamment auprès des 18-25 ans : une cible psy- chologiquement difficile, mais une cible ouverte d’esprit qui est à la recherche de nouvelles aventures (2.1). Cette tranche d’âge est la première génération qui a grandi dans un univers technologique et numérique. Les jeunes sont alors moins attachés aux médias qu’avant (2.2) et expriment un engouement pour les outils de communication innovants (2.3) Il est aujourd’hui vital pour l’Europe de prendre en considération la spécificité de son public et de répondre à ses attentes (2.4) L’envie de partir existe chez les 18-25 ans, mais beaucoup d’entre eux se sentent perdus face à une information éparpillée, incomplète et difficile d’accès (2.5). Cette maladroite communication génère alors une perception ambiguë des programmes et une conscience limitée des bénéfices qu’ils peuvent tirer de l’Europe (2.6). 2.1 Définition de la cible « jeunes » La cible des jeunes est aujourd’hui très difficile à toucher et à séduire pour plusieurs raisons. Une cible difficile à cerner psychologiquement Le passage du monde de l’enfance à l’âge adulte est une période de dépendance affecti- ve et financière par rapport aux parents : cela dure maintenant jusqu’à 25 ans ou 30 ans. L’image de l’adulte dans la société est devenue synonyme de vie réglée et morose. C’est pour- quoi le modèle auquel aujourd’hui tout le monde se réfère est celui de la jeunesse. Les frontiè- res entre l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte sont floues : avec des enfants qui se condui- sent en adolescents de façon précoce, des jeunes adultes qui veulent rester des enfants et des cinquantenaires qui font tout pour conserver une apparence de jeunes gens. Le retour vers le passé avec cette nostalgie s’explique en grande partie par la peur de l’avenir. la situation familiale des 18-25 ans. On peut simplement dire que, du fait de l’allongement des études et des difficultés à débuter dans la vie professionnelle, beaucoup vivent encore chez leurs parents. Le départ du domicile parental est de plus en plus tardif : la peur de la solitude et l’envie de préserver un confort font que beaucoup de jeunes restent plus longtemps dans leur cocon familial où ils n’ont pas à se préoccuper de laver leur linge, de faire le ménage et de se préparer à manger. Aujourd’hui, selon une enquête de l’INSEE, un garçon sur cinq vit chez ses parents jusqu’à 29 ans, plus de 35 % des jeunes y habitent encore à 25 ans, et 50 % à 22 ans. Cette situation n’est pas sans rappeler Tanguy, le brillant étudiant de 28 ans du film éponyme de Chatiliez qui ne veut pas quitter le douillet nid familial, où il vit dans des conditions très confortables, mais qui finit tout de même par exaspérer ses parents. 27
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    Le Revenu decette cible Les jeunes âgés de 18-25 ans forment en France un groupe de 5 millions de consommateurs dotés d’un pouvoir d’achat global de l’ordre de 28 milliards d’euros. La répartition du revenu disponible dans leurs achats est la suivante : 26 % dans l’habillement, 20 % dans les loisirs, 14 % dans la musique, 8 % dans la téléphonie. D’après un bulletin mensuel de statistiques de l’INSEE, les 18-25 ans représentent environ 20 % de la population française avec 13 millions d’individus en 2007. Les multiples références de cette cible : ses besoins, ses valeurs, ses aspirations et ses comportements 4 besoins fondamentaux - le besoin de se rassurer : la situation économique morose inquiète les étudiants de leur avenir - le besoin de rester lié aux autres : volonté forte d’appartenir à une communauté partageant des goûts, des valeurs et des attitudes communes - le besoin de se distinguer : vivant dans une société de masse, l’étudiant veut montrer son originalité et sa personnalité pour échapper à toute classification (ex : naissance des bourgeois bohèmes) - le besoin de se divertir : les jeunes sont toujours à la recherche d’étonnement pour échapper à la routine Leurs aspirations - appartenir à une tribu pour partager des sensations communes : selon le sociologue M. Maffesoli, l’individu se regroupe avec ses semblables au sein de « tribus électives » afin d’y éprouver ensemble des émotions (ex : les soirées Roller Blade, les jeux en réseau, Facebook…) - affirmer sa personnalité et inventer sa vie : chaque jeune invente son propre chemin, loin des normes classiques et en fonction de sa personnalité, des occasions de voyager ou de travailler - vivre de nouvelles aventures : les jeunes sont très mobiles et aspirent à voyager pour découvrir d’autres cultures, que ce soit pendant leurs études, en vacances ou par le biais d’internet. Leurs valeurs - liberté : chacun croit en une liberté totale de s’exprimer, de se vêtir selon ses goûts… - humour : valeur jugée comme saine et qui aide à conserver sa jeunesse ; l’esprit ludique et décalé leur plaît beaucoup - authenticité : le jeune a besoin d’une certitude de qualité par un recentrage des valeurs qui le rassure - plaisir : les jeunes considèrent qu’on n’a qu’une vie et il faut en profiter - tolérance : ils ont une grande sensibilité à la différence, aux choix d’autrui 28
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    Leurs comportements - ouverture d’esprit : du fait de leur croyance dans la liberté et la tolérance, leur envie d’éprouver de nouvelles émotions, de vivre de nouvelles expériences et de s’amuser, ils sont ouverts à la nouveauté, au changement, à la différence. Ils sont adeptes de la diversité et du mélange des références culturelles - existentialisme et individualisme : chacun a sa propre définition du bonheur et réfléchit personnellement sur son existence. Il n’y a pas de destinée commune pour eux : c’est le triomphe de l’individu sur le groupe. - bien-être : les jeunes reviennent pour la plupart à une morale minimaliste axée sur le bien-être, le confort, la douceur de vivre. Ils sont très à l’écoute de leurs émotions : ils se sentent bien lorsqu’ils revivent des sensations familières, c’est pourquoi ils aiment entre tenir le culte de la nostalgie. Cédric Ledoux, planner stratégique chez Rapp Collins Paris, ajoute que : « cette tranche d’âge est une période de construction personnelle très importante : le jeune est très centré sur lui-même, sur ses centres d’intérêt son parcours personnel. L’annonceur doit être capable de le comprendre pour pouvoir le sensibiliser et le séduire à sa marque ». 2.2 Les jeunes face aux médias Les 15-30 ans représentent la première génération qui a grandi et qui a été éduquée avec les nouvelles technologies et Internet. Baignés très tôt dans l’univers numérique, ils ont grandi avec le Web, le téléphone portable, les CD-Rom etc., qui sont aujourd’hui totalement inté- grés dans leurs habitudes. Suréquipés par rapport aux autres générations, ils ont de plus en plus tendance à utiliser de façon simultanée plusieurs équipements électroniques. Aujourd’hui, les 13-24 ans bidouillent sur l’ordinateur, surfent sur Internet, jouent aux jeux vidéo sur leur console, écoutent de la musique sur leur baladeur MP3 et ne se séparent ja- mais de leur téléphone portable. Ils trouvent aussi le temps de visionner des DVD et d’aller au cinéma... Sans oublier la télévision, devant laquelle ils passent encore 2 heures par jour et la radio, qu’ils écoutent tout autant. Ils sont friands de presse gratuite et font les beaux jours de la nouvelle presse people. Mais les enfants du Web ont également des pratiques multimédias (78,5 % des 13-24 ans contre 66,7 % des Français), ce qui suppose évidemment des arbitrages dans leur budget temps. Cependant, ces différentes pratiques ne s’opposent pas puisqu’ils consomment en simultané : 71 % des 16-20 ans utilisent plusieurs médias simultanément(12). Mais « il existe un fort éparpillement d’audience : aujourd’hui, on ne compte plus en taux d’audience mais en attention et implication devant les médias. La télévision est allumée, on est connecté sur MSN alors qu’on est en train de parler par téléphone mobile à sa copine tout en faisant la cuisine. On est certes dans une consommation pluri média, mais surtout dans une consommation de médias en simultané. C’est ce qu’on appelle le multi tasking » confirme Cédric Ledoux. (12) à (15) Article « Médias et Jeunes » paru dans Strategies le 01/06/2006, dont leurs sources proviennent de Médiamétrie 2005, Afom/TNS Sofres 2005, ConsoJunior 2006, Simm 2005 et Epiq 2005. 29
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    Ainsi, les jeunesfont partis et sont l’ère numérique d’aujourd’hui. Ils consomment 6h21 de média par jour, avec la moitié du temps où ils sont sur consomment minimum deux médias. Selon Médiamétrie, 20,3 % des 13-24 ans consomment chaque jour quatre médias ou plus(13). Les médias classiques(14) La radio, média de prédilection des 13-24 ans En 2005, sur une journée moyenne de la semaine, hors week-end, 88,2 % des 18-25 ans ont écouté au moins une fois la radio, contre 81 % des Français en général, selon l’étude « Le Temps des Médias » de Médiamétrie en 2005. Ils y consacrent 2h05 par jour et leur écoute est plus longue après 22 heures, ce qui correspond aux émissions de libre antenne développées par toutes les stations musicales. Sous-consommation de la télévision et de la presse La télévision, de son côté, rassemble sur une journée 83,8 % de ces mêmes jeunes, qui se révèlent, cette fois, sous-consommateurs par rapport aux 89,2 % de Français accros au petit écran. La presse est dans un cas de figure identique : 63 % des 13-24 ans la lisent au moins une fois dans une journée, mais c’est un chiffre inférieur aux habitudes des Français (69,7 %) et des seniors (75,4 %). La Net génération(15) Un pays bien équipé 8 millions de foyers français sont connectés à Internet en 2006 (contre 500 000 en 2002), ce qui représente la plus forte croissance mondiale. 75 % des internautes ont un accès haut débit. Une forte consommation du web La France utilise plus internet que ses voisins européens : 13h de consommation web par se- maine (contre 10h la moyenne européenne). De plus, les internautes de 15 à 24 ans sont 44 % à surfer plusieurs fois par jour. Une nation, première bloggeuse d’Europe Dans le monde, un blog se crée tous les 4 secondes et 8 créateurs de blog sur 10 ont moins de 24 ans selon Médiamétrie. Quant à la France, elle a été élue « première bloggeuse en Europe » avec 40 % de nouveaux blogs en 2006. Selon le Ministère de l’Education, 1 jeune sur 2 tient un blog. A titre d’exemple, rien que Skyrock hébergeait en 2006 cinq millions de blogs tenus par des 13-24 ans. L’enquête Ipsos montre c’est une pratique plus féminine : il y a plus de bloggeuses que de bloggeurs. Mais les “vrais“ bloggeurs, ceux qui actualisent régulièrement leur blog restent une minorité et ne sont encore que 19 % des 15-30 ans. On le consulte plus qu’on ne le tient à jour : 51 % des 15-30 ans déclarent consulter des blogs régulièrement(16). (12) à (15) Article « Médias et Jeunes » paru dans Strategies le 01/06/2006, dont leurs sources proviennent de Médiamétrie 2005, Afom/TNS Sofres 2005, ConsoJunior 2006, Simm 2005 et Epiq 2005. (16) Enquête « Génération Digitale, Génération Duale » par IPSOS – parue le 30 janvier 2007 30
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    Les sites communautaires 5millions de jeunes se connectent le soir sur MSN, dont 68,3 % des internautes ont moins de 25 ans, soit 2,9 millions d’individus. La vogue actuelle de tous les sites communautaires (Flickr.com, MySpace, Dailymotion.com, etc.…) consacrent l’avènement d’un nouveau consommateur pour lequel connexion rime avec participation et partage(17). Reprenant la recette du Deuxième Monde, lancé en France en 1997 par Canal+ et Cryo, «The Second Life» est un monde virtuel où chaque membre peut disposer de son propre appar- tement 3D et discuter avec d’autres membres représentés par un avatar. La grande idée de Second Life est de faire en sorte que l’argent dépensé par ses utilisateurs, se retrouve dans le monde virtuel, sous la forme de «linden dollars», une monnaie privée émise via une bourse baptisée LindeX Currency Exchange (1000L$ coûtent environ 4 dollars)(18). La consommation mobile (19) 94 % des jeunes français de 18-24 ans possèdent un mobile et presque 100 % utilisent régu- lièrement les fonctions numériques d’un mobile : envoi de message, partage de photos vidéos, chat… Véritable écran nomade, le mobile devient pour les jeunes un objet multifonction adapté à tou- tes les situations de la vie. C’est l’outil à ne pas oublier car il contient de plus en plus de fonc- tions pratiques et indispensables à la vie quotidienne (carnet d’adresse, agenda, …). Signe de cette évolution inéluctable, plus d’un tiers des 15-30 ans ont abandonné leur ligne fixe au profit du portable. De plus, le téléphone se transforme lui-même en media personnel: 31 % des 15-30 ans se disent « impatients de regarder la télévision sur leur portable » contre 11 % pour l’ensemble de la population française. Cette génération inaugure une nouvelle manière de vivre avec les medias : ils les surconsomment de manière simultanée et ils préfèrent aujourd’hui les médias nomades comme internet et le mobile. (17) Article « Le Net, dernier endroit où les jeunes causent » paru dans Libération le 19 août 2006 (18) Article « Déjà un million de membres pour le monde 3D de Second Life » paru sur www.neteconomie.com le 19/10/2006 (19) Enquête « Génération Digitale, Génération Duale » par IPSOS – parue le 30 janvier 2007 31
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    2.3 Les jeunesface aux outils de communication La télévision demeure en tête de liste des médias en terme d’exposition au produit : 60 % des personnes interrogées par Ipsos déclarent en effet avoir découvert de nouveaux produits ou de nouvelles marques par le biais de la télévision. Suivent les prospectus (52 %), l’affichage (51 %) et la presse (50 %). La découverte des produits et des marques se fait donc aujourd’hui encore par le biais de la publicité média. Toutefois, «Il y a trop de publicité dans la rue, à la télévision, dans les journaux…» Un avis partagé par 70 % des jeunes de moins de 30 ans(20). La publicité média n’est plus le seul vecteur pour séduire les jeunes. La cible des 15/30 ans se montre de moins en moins sensible à la publicité traditionnelle. Attirée par un nouveau style de communication, plus personnalisé, plus interactif et plus communautaire. Le bou- che-à-oreille, le marketing alternatif, le marketing viral, l’e-pub, le mobile et la présence en magasin sont d’autres moyens de les toucher. Le bouche à oreille Cette cible est plus sensible à la notion de proximité qu’au discours commercial. 15 % des jeu- nes de moins de 30 ans semblent en effet accorder du crédit au discours publicitaire de la TV. L’e-pub n’est pas plus épargnée, ne recueillant que 11 % de taux de confiance des personnes interrogées. La palme d’or en matière de la confiance revient au bouche à oreille : pour 45 % des sondés, ce moyen d’information est digne de confiance. Le bouche à oreille autour d’une marque est un facteur d’influence dans la décision d’achat pour plus de 40 % des 15-30 ans, indique une étude Ipsos/Lycos(21). Le marketing alternatif Le marketing alternatif consiste à créer de véritables connexions émotionnelles avec la cible pour développer un puissant « bouche à oreille» en utilisant des supports et des opérations originales dans la rue et sur internet : Street, Buzz Guérilla marketing, interaction One to One… Selon Ipsos toujours, le marketing alternatif est un schéma d’adhésion moteur pour les jeunes : il est un schéma de connivence via un univers particulier (grand spectacle, décalage, décodage…). « Les jeunes sont très réceptifs à cet outil qui les surprend et les interpelle. Les campagnes des institutions publiques et les campagnes pour les grandes causes les utilisent fréquemment. Par exemple, la prévention routière est très performante. « Capitaine de Soirée » est une opé- ration avec un autre type de discours : un discours par les jeunes pour les jeunes. Ou encore, ils avaient installé dans les toilettes de boîte de nuit un petit jeu de voiture : si tu gagnais tu pouvais conduire, si tu perdais tu devrais prendre un taxi. Ainsi, les jeunes ont pris conscience des risques car la tonalité du discours et les techniques employées diffèrent des campagnes dites institutionnelles.» ajoute Cédric Ledoux. (20) Article « Le viral, premier vecteur d’influence auprès des jeunes » par Le Journal du Net – paru le 03/02/2006 (21) Enquête « Les jeunes et la pub : quelles relations ? » par IPSOS – parue en octobre 2005 32
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    Le marketing viral Enoctobre 2006, l’étude «Jeunes Attitudes» démontre par les statistiques la pertinence des stratégies de marketing viral auprès de cette cible. Etant donné l’influence du bouche à oreille et le manque de confiance envers les médias tra- ditionnels, le marketing viral s’affirme donc une très bonne réponse pour promouvoir une marque, un produit ou un service. 45 % des jeunes interrogés sont sensibles aux publicités en ligne, 43 % aux sites de marques ou sites événementiels, 33 % aux forums et 29 % aux blogs(22). Dans cet univers, les marques se heurtent à l’exigence et à l’agilité des jeunes. Elles doi- vent faire preuve d’audace et d’imagination pour pouvoir s’inscrire dans la dynamique du buzz, nouveau schéma de communication dans lequel la marque entre en partenariat avec le consommateur pour l’aider à s’auto promouvoir et, en échange, il en assure indirectement la promotion auprès de ses pairs. L’e-pub Avec un taux de croissance du marché de l’e-pub de 78 % en 2005, Internet est un média de plus en plus investi par les annonceurs(23). Face à la profusion des bannières et autres formats publicitaires en ligne, et face à la maturité croissante de l’internaute qui réfléchit désormais à deux fois avant de cliquer sur une publicité, les principales armes de visibilité des marques sur le Web sont devenues la créativité et l’inventivité. Pour réussir à attirer l’attention des in- ternautes, les annonceurs se lancent donc dans une course à l’originalité. Dans ces conditions, l’humour est un atout de premier choix. Publicité sur mobile Selon le rapport de Informa Telecoms Media, 87 % des individus utilisent leur mobile au quotidien et 70 % l’allument plus de 20 heures par jour. La publicité mobile représente alors une cible de 2 milliards de personnes, et près de 4 milliards d’ici 2011. Aussi, toujours selon ce rapport, la publicité sur mobile va dépasser 11,35 milliards de dollar d’ici 5 ans. Aujourd’hui, nous n’en connaissons que les prémices. Les prouesses technologiques à venir permettront aux annonceurs d’avoir une relation privilégiée avec l’utilisateur. Les Mobile Ads fourniront un lien de « Click-to-Call », en plus des 2 lignes de textes et du « lien hypertexte » : le mobinaute pourra être en relation avec l’annonceur directement soit par l’internet sur mobile, soit par téléphone. Les 18-25 ans sont une génération souple qui aime décoder les messages et qui sait ma- nipuler les codes, ce qui fait de cette cible une sur consommatrice de média. L’approche inte- ractive et participative bouleverse le schéma vertical de l’annonceur vers le consommateur. Aujourd’hui, les jeunes proposent et sont parti prenante de l’émetteur. Mélanger les outils de communication est aujourd’hui la clé du succès. Les 18-25 ans sont une cible qui bouge beaucoup : compléter un média traditionnel par un média tactique (street marketing, car- tes publicitaires, publicité dans les toilettes des bars ou restaurants) est une technique très utilisée. (22) Etude « Jeunes Attitudes » par IPSOS – parue en 2003 (23) Article « Quand l’e-pub devient un gag » par Le Journal du Net – paru le 22/06/2005 33
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    2.4 Pourquoi communiquersur les 18-25 ans ? Les étudiants ont traditionnellement une image positive de l’Europe. Mais leur soutien à l’Europe n’est pas pour autant garanti. Pour pérenniser leur adhésion au projet européen, il conviendrait de mieux valoriser ce que l’UE fait concrètement pour eux. En raison du man- que d’efficacité des opérations de communication menées jusqu’à présent, l’action de l’UE en faveur des étudiants passe largement inaperçue. Or, agir pour améliorer l’image de l’UE auprès des étudiants est essentiel parce que ceux-ci constituent les meilleurs ambassa- deurs de l’Europe auprès du grand public : ils ont une influence non pas au niveau économi- que, mais au niveau philosophique en utilisant des outils de communication que d’autres n’utilisent pas. Un public stratégique Comme le note Michel Herbillon dans son rapport, « la construction européenne ne peut plus se poursuivre sans l’adhésion des citoyens à un projet mobilisateur et fédérateur ». A ce titre, les étudiants constituent un vecteur important de la communication sur l’Europe. Les étudiants représentent une part non négligeable de la population : d’après les chif- fres du Ministère de l’Education Nationale, le nombre total d’étudiants s’élève à 2 275 044 en 2006-2007. Plus de la moitié d’entre eux fréquente l’université (1 308 000 en 2006-2007)(24). Les étudiants ont longtemps été considérés comme acquis au projet européen. En effet, l’image qu’ils ont de la construction européenne est jusqu’à présent positive : • 79 % des 18-24 ans considèrent que l’Europe est une chance pour eux et 69 % sont enthousiastes ou confiants lorsqu’ils pensent à l’Europe. Le dernier Eurobaromètre démontre que 83 % des jeunes adultes ayant plus de 21 ans considèrent que « l’appartenance de la France à l’UE est une bonne chose »(25). Toutefois, ce capital de sympathie semble s’éroder : • Si 46 % des étudiants ont voté « non » au référendum du 29 mai 2005 (contre 54.7 % pour l’ensemble de la société française), ce résultat n’en traduit pas moins une baisse du soutien étudiant à l’Europe relativement supérieure à la baisse de soutien de l’en semble de la population française(26). • L’Europe d’aujourd’hui apparaît comme un élément extérieur à la vie quotidienne des jeunes : en 2000, 52 % des étudiants estimaient que l’UE ne jouait pas un rôle important dans leur vie quotidienne, ils sont 70 % aujourd’hui(27). • Ils soulignent également un besoin d’information sur l’Europe : 81 % des jeunes interrogés s’accordent pour dire que les médias devraient davantage parler d’Europe(28). (24) « L’éducation nationale en chiffres 2005-2006 » Disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid4099/l-enseignement-superieur.html (25) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », CSA et Le Parisien, mai 2005 (26) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », CSA et Le Parisien, mai 2005 (27) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », IPSOS, 2000 (28) Sondage « Les Jeunes et l’Europe », CSA et Le Parisien, mai 2005 34
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    Si les étudiantscontinuent à être majoritairement pro-européens, une certaine retenue à l’égard de l’Europe peut donc être constatée. Dès lors, ils risquent de ne plus être les porteurs naturels et systématiques de l’idée européenne qu’ils étaient auparavant. Leur approche des questions européennes est devenue moins affective et spontanée, cédant la place à une vision plus pragmatique et plus utilitariste de l’Europe. Cette tendance a été constatée à un niveau plus large par la Commission Européenne, à tel point que sa stratégie consiste désormais à valoriser les réalisations concrètes de l’UE afin que chaque citoyen sache ce que fait l’Union pour lui. De plus, les étudiants sont une cible de première importance car ils constituent un relais stra- tégique de l’Europe vers le grand public : en symbolisant l’avenir et le dynamisme de la so- ciété, leurs intérêts et leurs préoccupations sont largement entendus par tous. Aussi, susciter durablement un désir d’Europe chez les étudiants doit être un objectif de communication prioritaire du gouvernement. 35
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    2.5 Les attenteseuropéennes des jeunes L’envie de partir existe chez les 18-25 ans, mais beaucoup trop d’étudiants se sentent per- dus face à une information éparpillée, incomplète et difficile d’accès. Des études officielles existent et la réalisation d’un sondage qualitatif auprès de 5 étudiants au mois de novembre dernier en témoigne. Afin de mieux comprendre les questions et les attentes des 18-25 ans, plusieurs études récen- tes et sérieuses ont été réalisées : Eurobaromètre : études de 2006, « Les Français et l’UE » et « Quelle Europe ? La construction européenne vue par les Français » CSA : étude de 2005 sur 465 personnes de 18 à 24 ans IFOP : étude de 2004 sur 520 personnes de 15 à 20 ans TNS-SOFRES : étude de 2004 sur 500 personnes de 15 à 18 ans Rapport 2005/2006 sur la mobilité des étudiants ERASMUS IPSOS : étude de 2000 sur 4000 personnes de 15 à 25 ans Ainsi, les tendances suivantes traduisent les voix de plus de 6 000 jeunes âgés entre 15 et 25 ans. • Aujourd’hui, 94 % des jeunes souhaitent partir en Europe. 79 % considèrent l’Europe comme une réelle chance pour eux. • 68 % ont envie de travailler en Europe pour leur projet professionnel et 58 % ont envie d’aller étudier un an dans un autre pays membre. • La volonté de mobilité augmente avec l’âge : - Les 15/17 ans souhaitent partir pour 58 % d’entre eux - Les 18/19 ans pour 66 % d’entre eux - Les 20 et plus pour 84 % d’entre eux • Les bénéficiaires de Socrates vont étudier à l’étranger principalement pour certaines filières: les langues, les sciences sociales, l’art et la gestion d’entreprise. L’éducation, les sciences, et la médecine sont les moins représentées dans les échanges universitaires. La durée d’un séjour ERASMUS est en moyenne de 6 à 7 mois. • Les principales difficultés qui entravent la mobilité sont de trois ordres : - 83 % des jeunes se sentent mal informés sur les opportunités de l’Europe - 79 % considèrent le financement du voyage comme un problème - Les démarches administratives sont longues : un excès de bureaucratie décourage certains étudiants pour l’obtention du visa ou du permis de séjour. 36
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    Au mois denovembre dernier, j’ai réalisé un sondage qualitatif auprès de cinq jeunes âgés entre 19 et 22 ans et qui étudient dans divers domaines : ingénieur, droit, économie, histoire et classe préparatoire scientifique. Tout d’abord, je leur ai demandé de choisir une image qui symbolise l’Europe à leurs yeux : A travers ces images, les étudiants veulent exprimer la facilité de voyager, le partage des cultures, la convivialité, et l’unité dans la diversité à travers les drapeaux et la monnaie. Un étudiant m’a exprimé son souhait qu’un jour les européens se sentent aussi unis que les amé- ricains à travers leur drapeau. Cependant, la pile de dossiers devant une personne montre leur ressenti vis-à-vis des démarches complexes pour partir. Ensuite, Erasmus est le programme qu’ils connaissent le mieux, suivi de LMD et Erasmus Mundus. Les jeunes interrogés en ont entendu parler surtout par le film de Cédric Klapisch « L’Auberge Espagnole » sorti en 2002 et par des amis qui sont partis. Aucun des cinq étudiants n’est encore parti pour la raison suivante : « je ne sais pas comment, ni avec quel programme où aller ». Pour eux, l’information manque cruellement dans les éta- blissements d’enseignement supérieur. à Paris I, par exemple, il existe aujourd’hui seulement une brochure et une affiche à côté du secrétariat. L’information étant difficile d’accès et n’étant pas venue aux jeunes, les bénéficiaires de ces programmes restent un public bien averti. Les jeunes attendent de l’Europe un ton moins institutionnel et un discours plus attractif. En valorisant ses programmes comme un tremplin dans les études d’un jeune, elle donnera envie de partir aux étudiants. Le but est que les jeunes sentent que c’est facile de partir en Europe et non pas que c’est un projet utopiste et coûteux. 37
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    Selon eux, l’Europene communique pas sur ses programmes, ou très peu. Il faudrait une communication officielle pour déjà informer les jeunes des opportunités qui existent : une manifestation nationale ou un salon dédié pourrait leur expliquer les démarches. Mais, l’Europe devrait surtout aller chercher les jeunes où ils se trouvent. Si l’Europe ne vient pas aux jeunes, ceux-ci n’iront pas vers elle. Pour cela, elle devrait être présente dans tous les établissements d’enseignement supérieur. Presque tous ont donné un email à leurs étudiants dès leur première année. Cet outil est pourtant très peu utilisé : uniquement pour les partiels, les grèves et les inscriptions. Les services relations internationales ne répondent pas toujours à leurs questions. Ainsi, les études et ce sondage qualitatif se recoupent : les 18-25 ans ont envie de partir mais se sentent perdus dans cette abondance d’information ou/et dans ce manque d’infor- mation. Leurs attentes sont réelles, mais la communication existante ne répond pas toujours à ce que les jeunes désirent. 38
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    2.6 Leur perceptionambiguë des programmes Ainsi, la Commission Européenne n’a pas su jusqu’à maintenant leur offrir une communica- tion adéquate à leurs attentes ; ce qui génère alors une perception ambiguë des program- mes et une conscience limitée des bénéfices qu’ils peuvent tirer de l’Europe. L’UE n’a pas de « politique éducative commune », son rôle est de créer une véritable coopé- ration entre les Etats membres en préservant les prérogatives de chaque Etat en matière de contenu et d’organisation de ses systèmes d’éducation et de formation. L’action de l’Union vise à : • Développer la dimension européenne dans l’éducation, notamment par l’apprentissage et la diffusion des langues des Etats membres • Favoriser la mobilité des étudiants et des enseignants, y compris en encourageant la reconnaissance académique des diplômes • Promouvoir la coopération entre les établissements d’enseignement Les actions européennes en faveur de la mobilité sont souvent bien perçues. Erasmus confère une image positive de l’Europe comme espace de mobilité et de changement, mais aussi, et surtout, d’épanouissement personnel. Dans une enquête de 2000, la Commission Européenne notait que 94 % des étudiants Erasmus se déclarent très satisfaits de leur période d’études à l’étranger, tant du point de vue de l’enseignement (90 %) qu’en ce qui concerne les aspects socioculturels (98 %). Cependant, avec 22 000 étudiants par an, les étudiants Erasmus représentent très peu la po- pulation étudiante totale(29). Les syndicats étudiants accusent ce programme d’être réservé aux élites. Pourtant, Michel Jouve, fondateur de l’agence Europe Education Formation et an- cien directeur de l’UFR de Bordeaux III, conteste : « L’étudiant reçoit une centaine d’euros par la bourse Erasmus. Mais il peut aussi percevoir un montant complémentaire ministériel et une bourse délivrée par sa région. Le Rhône Alpes est une des régions qui a mis au cœur de son budget les bourses de mobilité. Mes étudiants boursiers à l’université Bordeaux III m’ont dit qu’ils n’avaient jamais été mieux financièrement que l’année où ils sont partis ! Dire qu’Eras- mus est réservé aux enfants de cadres est une grossière erreur. » (29) Rapport entre le nombre d’étudiants partis en Erasmus (22 500 selon le «Rapport 2005/2006 sur la mobilité des étudiants ERASMUS») et le nombre total d’étudiants français (2 275 044 en 2006 selon le Ministère de l’Education Nationale dans son rapport «L’éducation nationale en chiffres 2005-2006») 39
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    Le processus dereconnaissance mutuelle des diplômes est vécu de façon assez paradoxale par les étudiants : d’un côté, ils déplorent que leurs diplômes ne soient pas reconnus dans les autres Etats membres, de l’autre, les actions mises en œuvre au niveau européen sont souvent mal comprises et mal perçues. Ainsi, le système européen de transfert de crédits (ETCS) est critiqué par les syndicats étudiants comme mettant en concurrence de manière in- juste les étudiants. Le processus de Bologne (Licence Master Doctorat) suscite également des réactions de méfiance. Le mouvement étudiant de l’automne 2003, quoique très minoritaire (30 000 manifestants sur 2.2 millions d’étudiants), a révélé certaines craintes liées à la mise en œuvre du LMD. Des inquiétudes ont resurgi à cette occasion : sélection masquée, remise en cause du caractère national des diplômes, fragilisation des filières professionnalisées, aug- mentation programmée des droits de scolarité (qui finance l’année d’étude supplémentai- re par rapport à la maîtrise ?), marchandisation, privatisation de l’enseignement supérieur… Toujours selon Mr Michel JOUVE, « Les syndicats n’ont pas du tout joué leur rôle pour mieux expliquer aux étudiants la réforme. En Scandinavie, les syndicats eux prennent très au sérieux leur rôle et valorisent l’Europe comme un droit et non comme un devoir. Les syndicats étu- diants français sont un vrai obstacle à la communication des programmes européens.» En définitive, les étudiants, parce qu’ils connaissent mal les programmes de l’UE, ont une vision limitée des opportunités qu’ils peuvent en tirer. 40
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    1/ Problèmes dégagés Jusqu’àaujourd’hui, les jeunes ont montré de réelles attentes vis-à-vis de l’Europe. Celle-ci n’a pas toujours su répondre correctement à leurs souhaits. Le tableau ci-dessous montre ce paradoxe entre la demande des jeunes et les offres de l’UE. On dégage ainsi trois problèmes majeurs : l’Europe n’est pas venue jusqu’aux jeunes, et le public non averti n’est pas allé vers elle Les jeunes ne savent pas à qui s’adresser La barrière financière est une raison importante pour ceux qui ne partent pas alors qu’il existe de nombreuses bourses et des prêts bancaires adaptés. Attentes des jeunes Attentes satisfaites Attentes insatisfaites Image des jeunes de l’Europe - Facilité de voyager, Partage des - Une vision d’une Europe qui cultures, Convivialité, et Unité impose des démarches dans la diversité à travers les complexes pour profiter des drapeaux et la monnaie opportunités proposées - Souhait qu’un jour les Européens se sentent aussi unis que les Américains à travers leur drapeau 94 % veulent partir* - Programmes depuis 1995 79 % L’Europe est une chance !* - Plusieurs programmes en fonction des étapes d’un cursus : licence, master, stage. - Volonté d’améliorer ces programmes (augmentation des bourses) - Un réel objectif de la CE : 3 millions d’étudiants Erasmus *Sondage CSA Le Parisien, 2005 d’ici 2012 58 % ont envie d’aller étudier un - Nombreux programmes - Manque d’information qui an dans un autre pays de l’UE* d’échanges (Socrates) engendre une méfiance - Bouche-à-oreille très efficace vis-à-vis des systèmes européens grâce au film de Cédric Klapisch de transfert de « crédits » (ECTS) « L’Auberge Espagnole » sorti en et de LMD *IPSOS, 2000 2002 68 % ont envie d’aller travailler en - Programme Leonardo De Vinci - Organismes privés et payants Europe* - Europass pour l’aide à la recherche d’un stage *IPSOS, 2000 42
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    Attentes des jeunes Attentes satisfaites Attentes insatisfaites 83 % mal informés* - Les plateformes d’information - Plates formes d’information - L’agence Europe Education publiques méconnues pour un Formation forme les services public peu averti Relations Internationales des -L’information est difficile d’accès établissements d’enseignement - Transmission de brochures, sans supérieur pour répondre aux coordination entre les différentes questions des jeunes et nombreuses institutions - Budget de la Commission publiques Européenne pour la - Peu de coordination entre communication entre 2006 et les différentes associations 2013 : 232 millions € européennes - Nouvelle Politique de - Les think tanks européens Communication : volonté en France n’ont pas assez de d’écouter, de communiquer en visibilité pour relayer auprès des langage clair, d’être en contact leaders d’opinion et le domaine avec les citoyens au niveau local de l’éducation n’est pas une de et de créer une sphère publique leurs priorités. européenne -L’information manque cruellement dans les établissements d’enseignement supérieur - Manque de volonté et d’efficacité des services Relations Internationales (qualité inégale entre les universités) - Les syndicats étudiants n’ont pas joué un rôle significatif vis-à- *Sondage CSA Le Parisien, 2005 vis de l’Europe des diplômes Les 15/30 ans se montrent de - Internet et les actions locales - 944 sites internet existent sur moins en moins sensibles à sont les outils de com qui ont les l’Europe : on s’y perd très vite la publicité traditionnelle ; ils plus grandes parts du budget - Les outils de communication préfèrent le marketing alternatif « communication » qu’utilisent les jeunes ne sont pas et viral - Création de la chaîne EuTube ceux qui ont été choisis jusqu’à - www.touteleurope.fr, portail maintenant pour dialoguer avec créé par le Centre d’Information cette cible sur l’Europe, a tenté de centraliser l’information 43
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    Attentes des jeunes Attentes satisfaites Attentes insatisfaites 79 % problème de financement* - Leonardo De Vinci - Sources de financement - Plan Socrates III complémentaires inégales selon - Prêts étudiants les régions - Peu de communication des banques sur leurs prêts dédiés *Sondage CSA Le Parisien, 2005 à la mobilité étudiante D’après le constat de ce qui existe pour partir en Europe et les critiques dégagées, on peut retenir 3 points essentiels : - L’information est éparpillée, incomplète et difficile d’accès. - Les organismes souffrent d’une communication mal adaptée. - Jusqu’à l’heure actuelle, étudier et travailler en Europe est perçu comme un rêve accessible principalement aux étudiants aux moyens financiers aisés. 44
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    2/ SWOT DIAGNOSTIC Opportunités Menaces L’UE met en place une nouvelle politique de Eclatement des émetteurs Eclatement de communication efficace et souhaite atteindre l’information 50 000 bénéficiaires de programmes d’éducation et de formation à l’étranger chaque année d’ici 2013 Manque de coordination entre les émetteurs Présidence Française au Conseil de l’Europe au L’éducation reste tout de même une priorité second semestre 2008 secondaire de l’Agenda. - 15 millions d’euros sont réservés à la communication lors de ce mandat - l’éducation est une des priorités de l’Agenda Forces Faiblesses Les programmes existants correspondent aux Hétérogénéité linguistique et culturelle des publics attentes d’un jeune étudiant par rapport à son cursus. étudiants. 94 % souhaitent partir en Europe. Les acteurs sont nombreux à vouloir communiquer L’information existe, mais les jeunes se sentent et mieux valoriser les programmes européens en perdus. Ils ne savent pas à qui s’adresser. faveur des étudiants. Leurs établissements d’enseignement supérieur ne sont pas un bon relais d’information aujourd’hui globalement. Bien que l’information pour partir en Europe soit difficile d’accès, les étudiants français sont majoritairement favorables aux programmes européens existants et souhaitent vouloir en bénéficier. 45
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    3/ PROBLEMATIQUE Comment valoriserles programmes européens en faveur des étudiants en France ? La volonté d’informer les étudiants français sur ces programmes européens leur permettra d’avoir une meilleure connaissance des moyens pour partir à l’étranger. L’Europe bénéficiera d’une image positive, et non pas celle d’une administration complexe. 46
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    4/ OBJECTIFS Les deuxobjectifs principaux du plan de communication proposé sont : • doubler le nombre de bénéficiaires français des programmes, soit 50 000 étudiants/an • valoriser la mobilité et l’Europe auprès des étudiants Le plan de communication répondra à ces objectifs par trois étapes, trois sous-objectifs : 1. Informer les étudiants des moyens existants 2. Guider les étudiants à travers toutes ces sources d’information 3. Recruter des étudiants prêts à partir en Europe 47
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    5/ CIBLES Lesétudiants de 18-25 ans Le cœur de cible correspond aux étudiants potentiellement bénéficiaires des programmes européens. Ce sont eux qu’il faut informer, guider et recruter en priorité. Les établissements d’enseignement supérieur Cette cible-relais a un rôle primordial à jouer auprès des étudiants en tant que première source d’information intuitive pour eux. Les lycéens de 16-18 ans Cette cible secondaire permettra de les informer en amont de leurs études supérieures. 48
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    6/ STRATEGIE Transformer les envies européennes des étudiants en opportunités concrètes L’Europe doit venir aux jeunes comme me l’a précisé un étudiant en droit : « L’Europe devrait surtout aller chercher les jeunes où ils se trouvent. Si l’Europe ne vient pas aux jeunes, ceux-ci n’iront pas vers elle. L’information doit être facile d’accès. » Il faut créer un lien entre les jeunes et l’Europe : un lien de confiance et d’échange. Les étudiants doivent considérer les programmes européens comme une opportunité pour leur cursus et comme une richesse humaine. Cette stratégie s’appuie sur le territoire de communication suivant : Un discours attractif et positif pour conserver et développer l’image positive de l’Europe vis-à-vis des jeunes. Il faut montrer aux étudiants que l’Europe n’est pas contre eux, mais pour eux. Un ton moins institutionnel pour s’adapter au mieux aux cibles. L’Union Européenne est prête comme nous le précise M. Villain de la DG Communication : « Un discours plus attractif et un ton moins institutionnel sont tout à fait possibles, notamment auprès de la cible des jeunes. Bien sûr.» et Mme Tissot de la Représentation de la Commission Européenne à Paris : « Nous voulons à tout prix dialoguer avec les jeunes. Un ton moins institutionnel est tout à fait envisageable et même souhaitable. Il faut qu’on se défasse de cette image froide et distante.» 49
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    Recommandation n°1 Campagne d’informationdans les régions Quel besoin ? 94 % des jeunes souhaitent partir étudier ou travailler en Europe, et pourtant 83 % se sentent mal informés sur les possibilités de mobilité en Europe (chiffres donnés dans l’étude de mar- ché). Il est bien dommage que les étudiants se sentent perdus dans leurs démarches et ne savent même plus à qui s’adresser. Les objectifs L’Europe ne communique pas sur ses programmes, ou très peu. Selon le sondage qualitatif que j’ai effectué en novembre, les jeunes souhaitent une communication officielle pour les in- former des opportunités qui existent. La recommandation suivante veut donc apporter direc- tement aux jeunes tous les renseignements nécessaires de manière simple, complète et facile d’accès pour mieux valoriser la mobilité en Europe. La cible Cette opération est destinée aux étudiants français entre 18 et 25 ans, c’est-à-dire notre cœur de cible. Le concept consiste à donner sur un plateau toutes les informations dont un étudiant a besoin. Les lycéens de 16-18 ans sont une cible secondaire de cette opération : il faut les sensibiliser aussi sur ce sujet. 51
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    Description Afin de créerune information facile d’accès et d’aller la donner directement aux étudiants, une campagne d’information dans les régions sera un bon outil de communication. La proximité est un moyen privilégié pour créer un lien entre les jeunes et l’Europe. Dans l’ouvrage « La communication sur l’Europe, regards croisés » du CEES, le président de la délégation française au Comité des Régions affirme que les régions ont « une responsabi- lité particulière en matière d’information sur l’Europe » et précise que « l’information devrait être relayée selon les différents territoires afin de communiquer aux citoyens des informations pertinentes pour leur vie quotidienne ». Marie Amélie FRERE ajoute que « l’Europe a besoin aujourd’hui de se battre pour démontrer son utilité. Pour cela, les régions ont un rôle clé à jouer dans le processus de communication aux citoyens ». De fin octobre à mi-décembre, deux bus itinérants effectuent une tournée dans les capitales régionales françaises. A chaque étape, les bus sont installés sur une place (avec accord de la mairie au préalable) et les jeunes viennent prendre l’information à bord des bus. Cette campagne d’information ambulante représentera bien le thème de la mobilité des étudiants. La carte ci-dessous illustre le parcours de la campagne. 52
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    Cette campagne estune opération ‘coup-de-poing’ qui soutient le mandat de la Présidence Française au Conseil de l’Europe, mais aussi la volonté de la Commission Européenne de dou- bler le nombre d’étudiants Erasmus d’ici 2013. Ce « one shot » marquera un tournant dans la position française en matière d’éducation euro- péenne. Mais cette opération de proximité perdura : un pôle Europe sera mieux valorisé et plus efficace au Salon de l’Etudiant à partir de 2009. Celui-ci est organisé chaque année au mois de mars dans différentes villes: Paris, Lille, Rouen, Caen, Orléans, Rennes, Poitiers, Lyon et Montpellier. Les jeunes auront alors un point de rendez-vous annuel qui leur permettra d’ac- céder facilement à l’information. Le Concept de la Campagne Le nom de la Campagne doit être simple et compréhensible très rapidement. De ce fait, « l’Europe des Etudiants » est un choix qui correspond à ces critères. Les deux bus itinérants sont divisés à l’intérieur en 4 pôles : 1/ partir étudier 2/ partir faire un stage 3/ financer son voyage 4/ nos partenaires L’espace réservé pour « partir étudier » sera investi par deux représentants de l’Agence Europe Education Formation : un responsable d’Erasmus et un responsable de Leonardo pourront bien expliquer ces programmes aux jeunes. Mais surtout, des anciens participants apporte- ront leurs témoignages et leurs conseils. En ce qui concerne les stages, les jeunes auront de l’information sur l’Europass et sur les dif- férentes démarches nécessaires d’un pays à l’autre. Une personne d’Eurodesk-France et une autre d’Euroguidance seront en mesure de répondre aux questions ciblées des étudiants sur ce sujet. « Financer son voyage » est sans doute un des pôles les plus importants pour les étudiants. Un représentant de l’Agence Europe Education Formation expliquera les bourses européen- nes ; le Conseil Régional de l’étape informera sur les démarches et montants des bourses proposées ; et enfin, un représentant de la banque BNP Parisbas présentera son prêt « Crédit Etudiant pour les expatriés ». Un pôle sera réservé aux partenaires : le Guide du Routard, la SNCF, Hostelling International, Orange et Touteleurope.fr Un coin librairie permettra aux jeunes d’acheter ‘’Le Guide du Jeune Européen’’ (voir recom- mandation n°2) ainsi que les autres guides du Routard des destinations où ils souhaitent partir. La SNCF proposera ses offres InterRail (pass par pays, pass européen à durée limitée…) et promouvra sa carte de réduction pour les 12-25 ans. 53
  • 54.
    Hostelling International présenterasa carte de membre qui donne accès aux 4000 auberges de jeunesse affiliées. Orange expliquera aux étudiants les différents forfaits de téléphonie mobile selon leur durée de voyage à l’étranger. Touteleurope.fr sera présent pour faire mieux connaître son rôle de plate-forme d’informa- tion publique Ainsi, les jeunes se sentiront entourés et prêts à partir. Un concours sera organisé pour attirer les jeunes et créer du trafic pour la campagne d’information. Le premier lot sera un global pass InterRail d’une durée de 1 mois (valeur de 600€). La deuxième récompense est un forfait téléphonique gratuit pour 6 mois de séjour en Europe (valeur de 400€). Le dernier et troisième gain est un kit du Routard qui comprend : un ‘’Guide du Jeune Européen’’, un guide pays, un sac à dos routard Izmir et un guide G’Palémo constitué uniquement d’il- lustrations indispensables pour communiquer et se faire comprendre en voyage sur tous les sujets (valeur du kit : 120€). à chaque étape, les jeunes pourront remplir un bulletin de participation. Le tirage au sort des lots aura lieu lors de la dernière étape. Communication Toute l’identité visuelle sera réalisée grâce à un concours entre les étudiants d’une école de graphisme. Cette campagne d’information pour les jeunes aura plus d’impact si elle est re- présentée graphiquement par des étudiants, eux-mêmes appartenant au cœur de cible et qui connaissent vraiment les insights des 18-25 ans. Le gagnant du concours se verra attribuer un global pass InterRail pour une durée de 15 jours (valeur de 300€). Les graphismes proposés ci-après ont été réalisés par une étudiante de l’Ecole de Communication Visuelle (ECV), Cécile Gaillard. Logo de la campagne Une campagne pour les jeunes doit avoir un logo simple, dynamique et stylisé. La proposition est la suivante : Les formes arrondies de la police rappellent que l’Europe est un cocon pour aider les jeunes à se construire. La couleur bleue est directement associée aux couleurs européennes. 54
  • 55.
    Affiches et Flyers Dèsla rentrée (fin septembre), les établissements d’enseignement supérieur seront au cou- rant de la manifestation. Deux affiches, accompagnées d’une lettre explicative, seront à dispo- sition de chaque établissement scolaire. Le recensement des établissements s’effectuera avec l’aide des rectorats académiques. Trois jours avant la ville-étape, des hôtesses viendront à la sortie des cours distribuer 500 flyers devant le plus grand établissement d’enseignement supérieur de la région. Afin de maximiser la visibilité de l’événement, 100 affiches seront aussi distribuées à chaque ville-étape : 20 pour la mairie et son réseau d’affichage public, 10 pour les maisons des jeunes, 20 pour les associations et 50 pour les cafés-restaurants. L’affiche proposée est la suivante : 55
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    Les relations presse •Le communiqué de presse 10 jours avant une ville-étape, les médias locaux recevront une invitation presse ainsi qu’un communiqué sur l’arrivée de la manifestation dans la capitale de leur région. • Le dossier de presse Un dossier de presse de 10 pages avec un CD-Rom sera édité à 3000 exemplaires. Le CD-Rom comprendra les textes, les données chiffrées sur le nombre d’anciens bénéficiaires des programmes européens région par région, et les visuels de l’opération. • Organisation des conférences de presse Le jour du lancement de l’opération mercredi 15 octobre 2008, une conférence de presse na- tionale sera organisée à bord des bus dans la première ville. Ensuite, des conférences de presse régionales auront lieu à chaque ville-étape pour dévelop- per la notoriété de la campagne. Un mini-site internet dédié Un mini-site internet soutiendra la campagne itinérante et s’appellera : www.leuropedesetudiants.fr. Ce support repose sur l’alliance d’une base de données fixe et de mises à jour régulières tout au long des étapes. La page d’introduction du site web propose une double entrée : une pour les étudiants, une pour les journalistes. Le contenu de ce mini-site dédié reprend les informations portant sur l’organisation de la cam- pagne (programmes, circuits de bus...). Mais il met aussi à disposition des informations com- plètes pour les jeunes qui ne peuvent pas se déplacer sur l’une des étapes : un renvoi est effec- tué sur le portail internet wwww.partireneurope.fr (voir recommandation n°3). Enfin, une page de ce mini site permet de faire le lien entre la campagne d’information et ses partenaires. Les mises à jour permettent un suivi par étape des principaux évènements de la campagne. Elles répondent à deux objectifs principaux : - Promouvoir une image dynamique auprès des étudiants et de leurs parents - Répondre aux attentes des journalistes et assurer une actualisation de qualité des informations et des illustrations par étape. 56
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    De la publicitéonline Un mini film raconte l’histoire de deux jeunes partis en Europe, l’un pour un séjour d’étude et l’autre pour un stage d’entreprise. A l’issue de la vidéo, ces étudiants invitent les internautes à voyager et à venir s’informer à bord des bus de la campagne. La dernière image est un fond d’écran noir sur lequel s’affiche le lien du mini-site. Cette vidéo est mise en ligne gratuitement sur les sites de Youtube et de Dailymotion un mois avant le début de la tournée. Le partenariat avec Touteleurope.fr permet aussi de mettre cette vidéo sur leur site, accompa- gnée d’un article explicatif. L’ensemble des internautes, majoritairement des jeunes de 15 à 25 ans, verront ce film et nous toucherons alors nos deux cibles. Ressources humaines la logistique - Deux bus aménagés dont un déployable (3 h d’installation et de démontage à chaque étape) avec groupe électrogène - Décoration extérieure des 2 bus : carrosserie bleue avec des étoiles jaunes - Aménagement intérieur : une moquette bleue, des tables rondes comme stands, des écrans plasma diffusant des spots touristiques sur les différents pays de l’UE, des drapeaux aux murs, une musique en arrière fond. les hommes Equipe technique 2 chauffeurs; 1 régisseur général; 1 chef d’équipe hôtesse, 9 hôtesses recrutées à chaque étape équipées de tenues complètes (tenue bleue avec casquette à l’effigie de l’Europe); 2 vigiles chargés de la sécurité 24h/24 équipe pour les stands 3 représentants de l’Agence Europe Education Formation 1 représentant de l’Eurodesk 1 représentant d’Euroguidance 1 représentant du Conseil Régional de la ville-étape 1 représentant commercial de la BNP Parisbas 1 représentant commercial de la SNCF 1 représentant commercial d’Orange 1 représentant commercial du Guide du Routard 5 anciens bénéficiaires par ville-étape. Leur recrutement s’effectuera dès début septembre grâce à différents moyens : - les associations des facultés « Anciens Erasmus » - appel sur le site de notre partenaire Touteleurope.fr - envoi d’un mailing sur Facebook (diffusion entre contacts comme une chaîne) 57
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    Le financement dela campagne La campagne d’information ‘’L’Europe des étudiants’’ est une initiative du Ministère de l’Education National. Informer les étudiants français relève de la compétence nationale. La Représentation de la Commission Européenne apportera son soutien en donnant des goodies, tels que des drapeaux et stylos à l’effigie de l’UE. Les fonds publics n’étant pas suffisants, la campagne est obligée d’avoir des partenaires. La SNCF : le train étant un moyen de voyager relativement peu cher pour les jeunes grâce à de multiples offres, la SNCF s’avère un partenaire de choix. Un espace leur est dédié pour proposer leurs produits. Le Guide du Routard : guide de référence de notre cible dont la notoriété et leur savoir-faire seront des atouts pour la visibilité de la campagne. Un coin librairie exclusif leur permettra de réaliser des ventes. Touteleurope.fr : Le Centre d’Information sur l’Europe a décidé de déployer l’ensemble de ses activités à partir d’internet depuis janvier 2006. www.touteleurope.fr est devenu un site de référence exceptionnellement bien fait pour accéder à un maximum d’information sur l’Eu- rope. Ce partenariat est bénéfique pour tous : nous allons accroître la visibilité de la campagne et développer une notoriété pour Touteleurope.fr. BNP Parisbas : Depuis un an, on assiste à une nouvelle stratégie de communication de la part des banques. Celles-ci souhaitent à tout prix se faire aimer des jeunes, futurs clients impor- tants. Etre partenaire de la campagne s’inscrit parfaitement dans cette stratégie. Hostelling International : en étant le réseau d’auberges de jeunesse le plus connu, les jeunes seront intéressés de connaître la carte de membre et les adresses des premiers lieux où dor- mir. La cible de la campagne est la même que celle d’Hostelling International. Orange : Puisque les jeunes ne vivent pas sans leur portable, un opérateur de téléphonie mobile comme Orange a tout intérêt de promouvoir ses forfaits internationaux auprès d’eux. Un représentant commercial pourra prendre le temps d’expliquer les différentes possibilités grâce à un pôle exclusif. Ainsi, la campagne se dote d’importants partenaires qui eux-mêmes répondent aux atten- tes des jeunes : transport, guide de voyage, financement, hébergement, et téléphone mobile. 58
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    Calendrier Juin 2008 :concours au sein d’une école de graphisme pour toute l’identité visuelle de la campagne Juillet 2008 : impression des supports de communication Août 2008 : création du site internet Fin septembre : envoi des affiches 01 octobre 2008 : envoi des dossiers de presse à l’ensemble des journalistes 15 octobre 2008 : lancement de la campagne ‘‘l’Europe des étudiants’’ conférence de presse Octobre à Décembre 2008 : conférences de presse à chaque étape 5 décembre 2008 : fin de la campagne Indicateurs d’évaluation Quatre indicateurs nous permettront d’analyser si cette campagne est une opération réussie : - le nombre de jeunes venus à chaque étape - le nombre de visiteurs sur le mini site internet dédié - le nombre de vidéos regardées sur Youtube et Dailymotion - la revue de presse de la campagne « L’Europe des Etudiants » 59
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    Recommandation n°2 Le «Guide du Jeune Européen » Quel besoin ? L’étude de marché précédente montre qu’un des principaux problèmes est l’éclatement de l’in- formation. Chaque émetteur (et ils sont nombreux) communique à sa façon sur les program- mes européens pour les étudiants. Ce manque de coordination et cette information, existante mais éparpillée, constituent un frein majeur pour partir. Les objectifs L’opération proposée a pour objectif principal de guider les étudiants à travers cette informa- tion dense et non centralisée. Par conséquent, cela permettra d’augmenter le nombre de bé- néficiaires français des programmes. La cible Cette opération est destinée aux étudiants français entre 18 et 25 ans, c’est-à-dire le cœur de cible. L’idée est de se mettre à la place d’un étudiant et de mettre à sa disposition toutes les informations dont il a besoin. Description Afin de pallier l’éclatement de l’information, la création d’un guide de référence serait utile aux étudiants. Le but est de réunir en un seul livre tous les renseignements dont aurait besoin un jeune français désirant partir en Europe. L’Union Européenne est une chance mais il est dommage que beaucoup de jeunes passent à côté. Le guide est une nouveauté du « Guide du Routard ». Cette marque est un symbole dans le monde du voyage : sa qualité et son utilité pratique ont fait de lui le leader des guides du tou- risme en plus de 30 ans. Les ventes du Routard totalisent 2,5 millions d’exemplaires par an, soit un guide touristique sur trois en France. On bénéficiera alors d’une image favorable et d’une légitimité pour s’imposer rapidement en tant que référence chez les jeunes. Le Guide du Routard a déjà édité le « Guide de l’expatrié » pour les français désirant s’installer durablement à l’étranger. Cependant, il couvre l’international et tous les pays ne sont pas re- présentés. Créer un guide centralisé sur l’Europe pour les 18-25 ans sera une opportunité pour le Guide du Routard puisque les jeunes sont trop nombreux à être perdus. Philippe Gloagen, Directeur Général du Guide du Routard, m’a confirmé que ce projet est tout à fait envisageable et réalisable : « L’idée d’un Guide du Routard pour les étudiants qui centraliserait toutes les informations pour les aider à partir et profiter des programmes euro- péens est tout à fait dans notre ligne éditoriale. » m’a-t-il dit par téléphone le 13 janvier dernier et confirmé par email le 15 janvier. 60
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    Le Concept Le guidese nommera le « Guide du Jeune Européen ». Ce nom transmet l’idée que l’équipe du Routard s’est imaginé être l’étudiant perdu dans ses démarches, mais qu’il réunit ici toutes les réponses à ses questions. Il s’organise autour de cinq thèmes transversaux : Partir étudier et Trouver un stage en Europe Les programmes européens pour les étudiants (Erasmus, Leonardo…) Les systèmes éducatifs européens (http://www.eurydice.org/portal) La reconnaissance de diplôme (avec une explication du système des crédits ECTS) Europass Trouver un établissement d’enseignement en Europe (http://europa.eu.int/ploteus/portal/) Réaliser un stage au sein des institutions européennes Les organismes privés pour trouver un stage à l’étranger A quelles portes frapper ? Agence Europe Education Formation Eurodesk Euroguidance Europe Direct Les Euro Info Centres Les Maisons de l’Europe La Maison des Français à l’étranger CIDJ et CIO Financer son voyage Les bourses européennes Les bourses régionales Coordonnées des conseils généraux et régionaux français Les prêts étudiants Préparer son voyage La Carte Européenne d’Assurance Maladie La Carte d’identité étudiante internationale Coordonnées des ambassades européennes en France Se loger en Europe Auberges de jeunesse pour les premiers jours (liste de 15 auberges de jeunesse par pays) Louer un studio, un appartement (tarif de location par pays + sites internet d’agences) La colocation (solutions de colocation par pays + sites internet de petites annonces) 61
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    Le premier thème« Partir étudier et Trouver un stage en Europe » fait le point complet sur les nombreux programmes permettant de partir en Europe. Dans cette partie, le Guide fait aussi référence aux différents moyens pour trouver une université ou un stage. Le deuxième thème, « A quelles portes frapper ? » recense les principaux organismes dont les jeunes ont besoin pour bâtir leur projet. Une des principales préoccupations des jeunes est de trouver des financements pour son voyage. L’argent peut être un frein majeur. Un chapitre dédié « Financer son voyage » explique aux étudiants qu’il existe multiples bourses, européennes et régionales. Les coordonnées des conseils généraux et régionaux sont recensées ici. « Préparer son voyage » aborde les questions administratives et pratiques, indispensables à la bonne conduite du séjour. Présentées sous forme de fiches techniques, ces informations se veulent suffisamment détaillées pour être utiles aussi bien lors de la construction du projet de l’étudiant que pendant son séjour. Enfin, la dernière partie du guide « Se loger en Europe » permet à l’étudiant d’avoir des conseils pratiques pour une première solution de logement à son arrivée et pour s’y installer durablement. Graphismes de la Couverture de la 4e de Couverture 62
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    Diffusion Ce nouveau Guidedu Routard est diffusé par les forces de ventes de l’entreprise dans son ré- seau de distribution. Il sera vendu au prix de 12€ : prix qui appartient à la gamme de prix du Routard et qui est à la portée des étudiants. Communication Partenaire de la campagne d’information Le Guide du Routard est en partenariat avec la campagne d’information « L’Europe des étudiants » afin de profiter de sa visibilité dans les médias. Un espace librairie est dédié exclusivement aux éditions du groupe à bord du bus. Le ‘’Guide du Jeune Européen’’, ainsi que les guides par pays, seront en vente durant les deux mois de la campagne. Un représentant commercial assurera la vente des guides à chaque étape du bus. Cependant, 10 exemplaires du « Guide du Jeune Européen » seront distribués gratuitement dans chaque ville-étape pour réaliser une opération de promotion, soit 1000 exemplaires au total. Les objectifs sont d’augmenter le taux de circulation et de faire découvrir ce manuel aux jeunes. Partenaire de www.partireneurope.fr Un espace librairie online permettra au Routard de vendre ses éditions aux milliers de jeunes étudiants qui consulteront cette plateforme web (voir recommandation n°3). Relations Presse Le « Guide du Jeune Européen » sera édité le 11 octobre 2008, peu avant le lancement de la campagne d’information et quinze jours après que tous les étudiants aient repris l’école. Un communiqué de presse sera envoyé à tous les médias concernés (radio, télévision, magazi- nes, presse quotidienne nationale, presse gratuite). À l’occasion de la conférence de presse de la campagne « L’Europe des Etudiants » le 15 octobre 2008, un dossier de presse sur le « Guide du Jeune Européen » sera distribué aux journalistes. De plus, la rubrique Evènement du Routard Mag sur www.routard.com consacrera l’espace rédactionnel à la sortie du guide. Ressources humaines et financières Ce « Guide du Jeune Européen » sera écrit par une des équipes de l’entreprise du Routard. Six mois sont nécessaires pour préparer le livre. Le Guide étant une nouvelle édition du Routard, son financement est assuré par l’entreprise. Cependant, le Ministère de l’Education Nationale marquera son soutient pour financer les 1000 guides offerts pendant la tournée. 63
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    Calendrier 10 mars 2008: mise en place des équipes du Routard Avril à Août 2008 : rédaction du guide Septembre 2007 : impression du guide 10 octobre 2008 : envoi du communiqué de presse 11 octobre 2008 : sortie du « Guide du Jeune Européen » 15 octobre 2008 : début campagne d’information « L’Europe des étudiants » et conférence de presse Octobre à Décembre 2008 : présence durant la campagne d’information « L’Europe des étudiants » Indicateurs d’évaluation Quatre indicateurs nous permettront d’analyser si ce guide est une opération réussie : - le nombre d’exemplaires du guide vendus dans le réseau de distribution traditionnel - le nombre d’exemplaires vendus durant la campagne d’information et sur www.partireneurope.fr - la revue de presse de la semaine de la sortie du Guide - la revue de presse à l’issue de la campagne « L’Europe des Etudiants » 64
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    Recommandation n°3 Kit deCommunication pour les établissements Quel besoin ? Les recherches effectuées préalablement montrent que les établissements d’enseignement supérieur ne sont pas un bon relais d’information aujourd’hui : l’information donnée aux étu- diants est très inégale selon les services de relations internationales. Or, selon un des 5 jeunes du sondage, « Les universités sont le seul repaire pour les étudiants. Il est primordial que ce soient elles qui nous renseignent, nous répondent et nous rassurent. » Les objectifs Cette recommandation d’action vise à recruter de nouveaux bénéficiaires en aidant les éta- blissements d’enseignement supérieur à mieux informer leurs étudiants sur les programmes européens. La cible Cette opération est destinée à tous les établissements d’enseignement supérieur. L’idée est de leur donner toutes les clés en main pour améliorer leurs services. Ainsi, tous les étudiants auront la même information. Description Les établissements d’enseignement supérieur sont répertoriés par académie. L’ensemble des kits seront envoyés à chaque directeur d’établissement, mais aussi à toutes les académies pour mieux faire connaître la démarche du Ministère de l’Education Nationale et de l’Agence Europe Education Formation. Le Concept Le Kit est composé de quatre outils de communication pour les établissements d’enseigne- ment supérieur. En premier lieu, le Kit comprend une plateforme web qui centralise l’information sur les programmes européens : www.partireneurope.fr Le sommaire du site est le suivant : « partir en Europe » - partir étudier - réaliser un stage en Europe - la reconnaissance mutuelle des diplômes - renvoi au site web de l’Agence Europe Education Formation 65
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    « oui… maisoù ? » - liste des facultés - mini fiche pays des 27 états européens : carte, capitale, monnaie… - renvoi au site PLOTEUS de la DG Education « comment faire » - explication des différents formulaires à remplir - le rôle du service RI « à qui tu dois t’adresser » - Agence Europe Education Formation - Eurodesk et Euroguidance - CIDJ et CIO - Les Euro Info Centres - Les Maisons de l’Europe - La Maison des Français à l’Etranger « comment financer ton voyage » - explication des bourses européennes par programme - explication des bourses régionales (renvoi aux sites internet des Conseils Régionaux) - page dédiée à la BNP Parisbas pour son prêt spécifique « espace libraire » où les internautes peuvent acheter en ligne les éditions du Guide du Routard « nos partenaires » Le deuxième élément du Kit est 5 affiches pour faire connaître le site internet aux étudiants. Les étudiants sont habitués au réseau d’affichage : il faut le perpétuer. Les facultés n’ont plus qu’à coller les affiches à différents endroits stratégiques de leur établissement. Une autre composante du Kit est la mise en place d’une conférence d’information annuelle. La représentation de la Commission Européenne à Paris et les associations inter- viennent déjà dans les écoles : il faut développer ce concept et s’appuyer sur ce réseau. Ainsi, un représentant de la CE, d’une association européenne ou de l’Agence Europe Education Formation expliquera aux étudiants les différents moyens pour partir en Europe. Dans le Kit de communication, les directeurs d’établissements ont un formulaire à retourner à l’académie pour organiser cette conférence. 66
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    Le quatrième etdernier élément du Kit est 3 emails « prêts à l’emploi » Les étudiants de chaque établissement d’enseignement supérieur reçoivent une adresse élec- tronique la première année de leur étude. Aujourd’hui, les établissements s’en servent pour informer les jeunes des dates d’examens et des nouvelles des grèves étudiantes. Ce système déjà existant est un atout pour développer une relation entre l’établissement et l’étudiant. Le premier email informe l’étudiant des différents programmes existants et le renvoie à la plateforme web s’il veut plus de détails. Le deuxième email annonce les dates clé d’inscription et la date de la conférence d’information. Le troisième email rappelle aux jeunes la date limite du dossier de candidature. Ces 3 emails « prêts à l’emploi » sont destinés au service des relations internationales. Celui-ci n’a plus qu’à envoyer les emails à trois différentes dates : le premier au mois de novembre, le deuxième en décembre et le dernier à la fin du mois de janvier. Le Kit est alors un CD-Rom contenant les visuels de la plateforme web et de l’affiche; les 3 emails « prêts à l’emploi » ; le formulaire d’inscription pour l’organisation d’une confé- rence d’information. Cinq affiches imprimées sont aussi jointes. Un guide accompagne le CD-Rom pour expliquer aux services RI les diverses fonctionnalités de ce kit. Communication Identité visuelle des outils de communication Toute l’identité visuelle sera réalisée grâce au même concours que celui de la campagne « L’Europe des étudiants » dans l’école de graphisme. La démarche est identique : les outils de communication pour les jeunes auront plus d’impact si elle est représentée graphiquement par des étudiants eux-mêmes. Conférence de démonstration du Kit L’Agence Europe Education Formation organise très régulièrement des conférences pour les employés des services de relations internationales. Elle leur explique les nouveaux program- mes européens pour les jeunes. Dans ce cadre-là, une conférence sera organisée à Paris le 3 mars 2009 pour leur faire connaî- tre ce Kit de communication. 67
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    Ressources humaines etfinancières Une équipe éphémère sera constituée avec des salariés du Ministère de l’Education Nationale et de l’Agence Europe Education Formation. Une agence sera engagée pour la création du site internet, mais les autres supports de com- munication seront réalisés par les étudiants d’une école d’art graphique. Cette opération est l’initiative du Ministère de l’Education Nationale et de l’Agence Europe Education Formation. Cependant, des partenariats privés aideront à financer le kit de commu- nication : SNCF BNP Parisbas, le Guide du Routard et Touteleurope.fr , Calendrier Janvier à Mai 2009 : création du kit de communication Juin à Juillet 2009 : impression des supports de communication Juin 2009 : conférence de démonstration du kit aux responsables des services RI Septembre 2009 : envoi du kit de communication aux établissements et aux rectorats Indicateurs d’évaluation Six mois après l’envoi du kit, un questionnaire d’évaluation sera envoyé aux services RI des établissements afin d’analyser l’efficacité de cet outil. 68
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    Recommandation n°4 Recrutement dejeunes voyageurs Quel besoin ? Les jeunes ne vont pas instinctivement vers l’Europe et méconnaissent les programmes. Selon le sondage qualitatif que j’ai effectué en novembre, les étudiants souhaitent que l’Europe vien- ne à eux et communique avec eux directement. Les objectifs Cette nouvelle action de communication valorisera la mobilité en Europe pour recruter des jeunes prêts à partir. La cible Cette opération est notamment destinée aux jeunes de 12 à 25 ans : le cœur de cible demeure les 18-25 ans, mais la cible des 12-18 ans devient un public secondaire afin de s’aligner aux offres des partenaires. Description Pour toucher les jeunes voyageurs désireux de partir et de découvrir d’autres horizons euro- péens, il faut les sensibiliser aux moments d’achats déclencheurs. Ceux qui voyagent fré- quemment possèdent très souvent les cartes suivantes : 1/ la « carte 12-25 » de la SNCF : elle permet d’avoir des réductions sur les billets de train en France 2/ le « pass InterRail » de la SNCF qui sert de ticket de train unique pour voyager partout en Europe 3/ la carte étudiante internationale ISIC (International Student Identity Card) qui donne accès à des réductions partout dans le monde musées, transports, logement… Cette carte ISIC est détenue par 4 millions d’étudiants dans 118 pays. Les jeunes peuvent l’obtenir dans des centres régionaux d’information jeunesse et certaines agences de voyage. Lorsqu’un jeune réalise ce type d’achat, il reçoit toujours en complément une enveloppe avec des informations sur sa carte. Dans cette enveloppe, un mailing du Ministère de l’Education Nationale sera joint : il expli- quera succinctement les différents programmes européens pour les jeunes et les invitera à consulter le site internet www.partireneurope.fr pour avoir plus de détails. 69
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    Le Concept Legraphisme ci-dessous traduit parfaitement l’idée de ce mailing. 70
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    Communication Vraie initiative duMinistère de l’Education Nationale, seul son logo apparaîtra sur le mailing afin de faire comprendre très rapidement qui est l’émetteur. Ressources humaines et financières L’équipe du Ministère de l’Education Nationale sera en charge de la conception à la diffusion du mailing. Trois mois seront nécessaires pour le préparer. Ce mailing étant une action du Ministère de l’Education Nationale, son financement est assuré par leur budget. Cependant, cet outil de communication ne peut se réaliser qu’en partenariat avec la SNCF et l’ISIC. Ceux-ci soutiendront l’opération, notamment en ajoutant eux-mêmes le mailing dans les enveloppes d’information. Calendrier Octobre et Novembre 2008 : conception du mailing Décembre 2008 : impression Janvier 2009 : envoi à la SNCF et à l’ISIC 2 février 2009 : le mailing est présent dans toutes les enveloppes d’information des offres des partenaires Indicateurs d’évaluation Un seul indicateur permettra d’analyser si ce mailing de recrutement est une opération réussie : le nombre de visiteurs sur le site internet www.partireneurope.fr 71
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    PLANNING GLOBAL CAMPAGNE DANSLES RÉGIONS 2008 Moyens Date de début Date de fin Mars Avril Mai Juin Juill. Août Sept. Oct. Nov. Déc. _création de l’identité visuelle juin 08 juin 08 _impression des supports de com juillet 08 juillet 08 _création du site internet août 08 août 08 _mise en ligne de la vidéo sur Youtube et Dailymotion 20-sep-08 5-déc-08 _envoi des affiches 20-sep-08 30-sep-08 _envoi des dossiers de presse à tous les journalistes 1-oct-08 1-oct-08 _campagne «L’Europe des étudiants» 15-oct-08 5-déc-08 _relations presse à chaque étape 15-oct-08 5-déc-08 GUIDE DU JEUNE EUROPÉEN 2008 Moyens Date de début Date de fin Mars Avril Mai Juin Juill. Août Sept. Oct. Nov. Déc. _mise en place de l’équipe de rédaction mars 08 mars 08 _rédaction du guide avril 08 août 08 _impression du guide sept 08 sept 08 _envoi du communiqué de presse 10-oct-08 10-oct-08 _sortie du guide 11-oct-08 11-oct-08 _conférence de presse 15-oct-08 15-oct-08 _partenaire de «L’Europe des Etudiants» 15-oct-08 5-déc-08 RECRUTEMENT DE JEUNES VOYAGEURS 2008 2009 Moyens Date de début Date de fin Oct. Nov. Déc. Janv Fév. Mars Avril Mai Juin _conception du mailing Oct-08 Nov-08 _impresssion du mailing Déc-08 Déc-08 _envoi à la SNCF et à l’ISIC Janv-09 Janv-09 _présence du mailing dans toutes les offres des partenaires 2-Fév-09 KIT DE COMMUNICATION DES ÉTABLISSEMENTS 2009 Moyens Date de début Date de fin Janv Fév. Avril Mai Juin Juill. Août Sept. _création du site internet Janv-09 mai 09 _création des affiches Janv-09 mai 09 _création des «emails prêts à l’emploi» Janv-09 mai 09 _organisation et mise en place des intervenants pour les conférences Janv-09 mai 09 _impression des supports et mise en ligne du portail web Juin 09 juil-09 _conférence de démonstration du kit Juin 09 Juin 09 _envoi du kit sep-09 sep-09 72
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    BUDGET GLOBAL CAMPAGNE DANSLES RÉGIONS Moyens Quantité Dépenses Explication si besoin _création de l’identité visuelle 0€ Concours Ecole de Graphisme _impression des supports de com (flyers, affiches) 13 000 ex. 16 000 € _création du site internet 0€ Concours Ecole de Graphisme _envoi des supports de com 600 ex./ville 315 € 15 € x 21 villes _campagne «L ’Europe des étudiants» 150 000€ (location de bus, décoration, personnel technique…) _concours de tirage au sort 15 000 coupons 700 € Lots des partenaires _mini site dédié : www.leuropedesetudiants.fr 3000 € _vidéo pour le net 500 € diffusion gratuite online _conférence de presse (invitation, location salle, petit déj...) 300 invités 30x300 = 9000€ _communiqué de presse envoyé 10 jours avant chaque 200/ ville, 0.6x4200 Courrier et E-mailing ville-étape soit 4200 = 2520€ _dossier de presse 3000 ex. 2x3000 = 6000€ SOUS-TOTAL : 194 035 € Financement : Ministère de l’Education Nationale, soutien de la Représentation de la Commission Européenne à Paris Partenaires : SNCF Guide du Routard, Touteleurope.fr, BNP Parisbas, Hostelling International, Orange. , GUIDE DU JEUNE EUROPÉEN Moyens Quantité Dépenses Explication si besoin _envoi du communiqué de presse 500 ex. papier 300 € Courrier et E-mailing _impression du dossier de presse 1.5x1000 1000 ex. papier (distribué à la conférence de la campagne) = 1500 € _1000 guides gratuits 12 000 € SOUS-TOTAL : 13 800 € Financement : Guide du Routard, soutien du Ministère de l’Education Nationale 73
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    BUDGET GLOBAL KIT DECOMMUNICATION DES ÉTABLISSEMENTS Moyens Quantité Dépenses Explication si besoin _création du site internet 0€ Concours Ecole de Graphisme _création des affiches 0€ Concours Ecole de Graphisme _création des «emails prêts à l’emploi» 0€ Concours Ecole de Graphisme _impression des affiches 4500 ex. 0.6x4500 = 2700€ _constitution du kit sur CD Rom avec un guide explicatif 1000 ex. 4x1000= 4000 € _conférence de démonstration du kit salle fournie par le Ministère 300 invités 300 € (invitation, salle, nourriture…) invitation par email _envoi du kit (800 établissements + 25 académies) 825 destinataires 1.5x825 = 1238 € SOUS-TOTAL : 8 238 € Financement : Ministère de l’Education Nationale, Agence Europe Education Formation Partenaires : SNCF Guide du Routard, Touteleurope.fr, BNP Parisbas , RECRUTEMENT DE JEUNES VOYAGEURS Moyens Quantité Dépenses Explication si besoin _conception du mailing 3 000 € _impresssion du mailing 400 000 ex. 25 000 € _envoi à la SNCF et à l’ISIC (par routage) 200 000 ex à chacun 2 000 € SOUS-TOTAL : 30 000 € Financement : Ministère de l’Education Nationale ; Partenaires : SNCF ISIC. , TOTAL : 234 073 € 74
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    Conclusion La communication estla clé de l’Europe de demain… Depuis plus de dix ans, l’Europe travaille et crée des programmes pour ses jeunes. Voyager et découvrir les autres cultures à travers des études ou un stage en entreprise sont une manière très concrète de vivre l’Europe. Les jeunes partis quelques mois à l’étranger ont un sentiment de citoyenneté européenne plus marqué. L’Union Européenne a tout à fait pris conscience de cet enjeu : sa nouvelle politique de communication prouve son envie d’évoluer et de redyna- miser son image auprès de ce public. Seulement le relais au niveau national relève de la compétence de l’état français. La commu- nication sur les programmes européens est réalisée aujourd’hui par de nombreux acteurs : l’Agence Europe Education Formation qui informe les établissements d’enseignement supé- rieur ; les plates-formes d’information qui répondent directement aux étudiants. Cependant, l’information reste difficile d’accès et très éparpillée. Un jeune est vite perdu, au point ne plus savoir à qui s’adresser. Mais ces étudiants ont déclaré leur envie de découvrir de nouveaux horizons dans multiples sondages : 94 % des jeunes souhaitent partir en Europe pour y étudier ou y effectuer un stage. L’enjeu de ce mémoire était d’imaginer des outils afin de mieux rapprocher cette offre et cette demande : la communication étant la clé pour transformer les envies des étudiants en oppor- tunités concrètes. L’avancée très rapide de la technologique a créé un fossé entre la génération des dirigeants et les citoyens de demain. Les jeunes ne sont plus attirés par des outils de communication tra- ditionnels. Ce public est particulièrement séduit par les outils innovants : le marketing viral et le marketing alternatif. Dans ce cadre-là, la stratégie proposée est de créer un lien de confiance entre l’Europe et les jeunes pour qu’ils considèrent les programmes européens comme une opportunité pour leur cursus et comme une richesse humaine. Un discours positif et un ton moins institutionnel permettra de mieux s’adapter à eux. Informer, Guider et Recruter sont les trois étapes pour répondre aux attentes des jeunes. Le schéma suivant traduit succinctement les recommandations d’actions de communication et les bénéfices attendus. 75
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    Campagne - Informer les étudiants des programmes dans les régions - Une information simple et facile d’accès Guide du jeune - Guider les étudiants européen - Une centralisation de l’information Kit de Com’ - Valoriser la mobilité en Europe auprès des étudiants pour les écoles - Améliorer la qualité d’information des établissements Mailing de - Informer les étudiants des programmes recrutement - Une information simple et facile d’accès Le gouvernement français sera à la tête du Conseil de l’Europe dès le mois de juillet 2008 pour une durée de six mois. Etant une véritable préoccupation, l’Etat français a considéré l’éduca- tion et la mobilité étudiante comme une des priorités de son mandat. Par ailleurs, la Commission Européenne s’est fixée comme objectif de faire partir trois millions d’étudiants Erasmus d’ici 2010 et cent cinquante mille jeunes Leonardo d’ici 2013. Ce mémoire s’inscrit alors dans un contexte politique où s’offrent de nombreuses opportunités. 76
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    Bibliographie RAPPORTS EUROPEENS PLAN D’ACTIONDE LA COMMISSION RELATIF A L’AMELIORATION DE LA COMMUNICATION SUR L’EUROPE Commission Européenne, juillet 2005 LIVRE BLANC sur une politique de communication européenne Commission Européenne, février 2006 PLAN D comme Démocratie, Dialogue et Débat Commission Européenne, octobre 2005 Rapport 2005/2006 sur la mobilité des étudiants ERASMUS LIVRE BLANC, un nouvel élan pour la jeunesse européenne Commission Européenne, 2001 Conclusions du groupe de travail « Les jeunes et l’Europe » réuni dans le cadre du cercle de réflexion de la Représentation de la Commission européenne à Paris, avril 2006 ACCORD INTERINSTITUTIONNEL : COMMUNIQUER SUR L’EUROPE EN PARTENARIAT Commission Européenne, octobre 2007 éTUDES EUROPEENNES A l’écoute des Français Rapport de synthèse du Cercle de réflexion sur la communication européenne, 2006 La construction européenne vue par les Français Eurobaromètre 178, mars 2006 La communication de l’Union Européenne et ses citoyens Eurobaromètre 189, septembre 2006 Institutions Européennes : y a-t-il du nouveau ? L’état de l’opinion Eurobaromètre, mars 2007 Les citoyens européens et l’avenir de l’Europe Eurobaromètre, mai 2006 Les jeunes européens de 18-30 ans Eurobaromètre 200, février 2007 77
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    L’Opinion Publique dansl’Union Européenne – Rapport National : France Eurobaromètre 67, printemps 2007 La politique de communication de l’Union européenne : mission impossible ? Centre d’Analyse Stratégique, juillet 2007 ÉTUDES d’INSTITUTS Les jeunes et la pub : quelles relations ? IPSOS, octobre 2005 Les 15-25 ans et les nouveaux médias Agence JUNIUM, juillet 2006 Les Jeunes et l’Europe CSA et Le Parisien, mai 2005 L’Europe comme nous la rêvons IFOP – Ouest France, 2004 Les Jeunes et l’Europe IPSOS, 2000 Le directeur de communication et Internet dans les collectivités territoriales : quel influence sur le métier ? Association Communication Publique, janvier 2006 LIVRES « La Fracture Européenne » de Michel Herbillon, collection des rapports officiels, La Documentation Française, Juin 2005 « 101 fiches pour comprendre l’Europe » de l’association Action Citoyenne- édition Belin « Le marketing adulescent » de Corinne Maillet, éditions Village Mondial « Marketing jeune » de Ronan Chastellier, éditions Village Mondial « L’éducation nationale en chiffres 2005-2006 » Disponible sur http://www.education.gouv.fr/cid4099/l-enseignement-superieur.html « La communication sur l’Europe, Regards croisés » du Centre des Etudes Européennes de Strasbourg 78
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    MéMOIRE « Towards betterEU Communication : a conceptual, organisational and structural challenge » Stéphanie Meillier, Collège d’Europe de Bruges, 2006/2007 ARTICLES 18-25 ans : portrait d’une génération Ouest France, 15 décembre 2006 15-25 ans : jeunes mais pas trop… Marketing Direct, 1er avril 2001 Le viral, premier vecteur d’influence auprès des jeunes Le Journal du Net, 03 février 2006 Quand l’e-pub devient un gag Le Journal du Net, 22 juin 2005 Les jeunes Européens sensibles au buzz Marketing Magazine, 1er septembre 2004 Oui : les jeunes aiment la pub, mais… Marketing Magazine, 1er mai 2005 Web+Mobile = le cocktail pour séduire les jeunes Marketing Convergence, 22 mars 2007 Publicité sur mobile Marketing Mobile, 13 septembre 2006 Teens Take UGC and Social Networking TO GO! Metrics2.0, 14 décembre 2006 Help ! La Net Génération s’ennuie Le Monde, 14 août 2006 Le Net, le dernier endroit où les jeunes se causent Libération, 19 août 2006 Le Virus gagne la famille Télérama, 21 juin 2006 79
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    La moitié desinternautes de 15 à 19 ans ont créé un blog IPSOS, 22 mars 2006 http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1810.asp Les jeunes sont pessimistes pour la société, mais optimistes pour eux-mêmes IPSOS, 15 mars 2006 http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/1806.asp Génération Digitale, Génération Duale IPSOS, 30 janvier 2007 http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/2044.asp?rubId=21 Médias Jeunes Stratégies, 1er juin 2006 Déjà un million de membres pour le monde 3D « Second Life » Netéconomie, 19 octobre 2006 LIENS INTERNET www.education.gouv.fr www.mfe.org www.europass-france.org www.info-europe.fr www.europa.ue.int www.jeunes.info-europe.fr www.eurodesk.org http://www.cohesionsociale.gouv.fr/ http://ec.europa.eu/france/index_fr.htm http://ec.europa.eu/dgs/communication/index_fr.htm http://ec.europa.eu/ploteus/portal/home.jsp http://www.univ-paris1.fr/international/article.php3?id_article=225 http://www.touteleurope.fr BLOGS DE COMMUNICATION PUBLIQUE http://lavigie.ublog.com/lacompublique/ Jean Emmanuel PAILLON, mon parrain http://philippederacourt.blogspirit.com/ Philippe Deracourt, membre de l’association « Communication Publique » et conférencier http://tlibaert.info/etudiants.html Thierry Libaert, auteur spécialiste de la communication 80
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    Liste des interviews Auniveau communautaire Jean Marie CASTELAIN, DG Education et Culture, Commission Européenne, Bruxelles, 30 Novembre 2007 Marc VILLAIN, DG Communication– Direction « Outils de Communication », Commission Européenne, Bruxelles, 30 Novembre 2007 Maha TISSOT, Responsable Communication, Représentation de la Commission Européenne, Paris, 21 Novembre 2007 Au niveau national Michel JOUVE, fondateur de l’Agence Europe Education Formation et ancien vice président de la faculté de Bordeaux III, Paris, 6 novembre Jean Emmanuel PAILLON, Délégué Adjoint à l’Information et à la Communication des Ministères Sociaux Français, Paris, 2 Octobre 2007 Marie Claire PETIT PERRIN et Marie Amélie FRERE, Responsable de l’Education et Responsable des Relations Presse, Représentation Permanente de la France auprès de l’UE, Bruxelles, 30 Novembre 2007 Au niveau des relais d’opinion Stephen BOUCHER, co secrétaire général du think tank « Notre Europe », Paris, 20 Novembre 2007 Au niveau associatif Pauline GESSANT, présidente de l’association Jeunes Européens France, interview téléphonique, 18 Novembre 2007 Au niveau de la cible des 18-25 ans Cédric LEDOUX, planner stratégique de Rapp Collins Paris spécialisé en « youthologie », 15 octobre 2007 Sondage de cinq étudiants (droit, scientifique, économie, histoire), Novembre 2007 81
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    Interview de JeanMarie Castelain Expert National détaché DG Education et Culture de la Commission Européenne Quel a été votre parcours universitaire professionnel jusqu’à aujourd’hui ? J’ai commencé comme professeur à l’université de Valencienne et je suis devenu chef du dé- partement de l’IUT. Après, j’ai travaillé au sein d’une école d’ingénieur à Valence et j’ai intégré par la suite le service des relations internationales de l’ENSAIT à Roubaix. Cela m’a permis d’être le président du réseau NTI. Enfin, en 2006, je suis devenu un expert national détaché pour la DG Education et Culture. Aujourd’hui, tout le monde sait que la Commission Européenne met en place des programmes pour les étudiants. C’est une réelle volonté pour elle et un vrai objectif. Le programme Erasmus est le plus connu auprès des étudiants, programme qui connaît un fort succès et qui ne cesse de progresser. Au tout début en 1987, seulement 3000 étudiants européens ont bénéficié d’Erasmus. En 1990, ils étaient presque 28 000. Alors que ces derniè- res années, nous comptons 154 000 jeunes en 2005 ; 160 000 en 2006… et nous prévoyons plus de 170 000 en 2007. Ce dernier chiffre n’est pas encore finalisé puisque notre dernier bilan de la mobilité Erasmus n’a pas encore été diffusé. Finalement, plus de 1.5 millions de person- nes ont bénéficié du programme Erasmus depuis sa création. Parmi eux ces 170 000 étudiants partis en 2007, ils sont 24 000 allemands (soit 15.5 %), 27 000 espagnols (14.82 %), 24 000 français (14.57 %) et 17 000 italiens (11 %) selon notre base de données. Ces jeunes de quatre pays uniquement représentent à eux seuls plus de la moitié des bénéficiaires de nos programmes. Les études de commerce, d’ingénierie, de langues et de sciences sociales sont les domaines pour lesquels les étudiants partent le plus. Pour chaque programme, la Commission Européenne donne de l’argent aux états pour aider financièrement les jeunes à partir. En 2005, l’UE a donné plus de 20 millions d’euros à l’en- semble des états membres, uniquement pour Erasmus. Trois millions d’euros ont été accordés à la France. Malgré cet engouement et cette envie de partir, 83 % des étudiants français se sentent perdus dans leurs démarches. Qu’en pensez-vous ? Il existe une floraison de sites internet sur le sujet. L’information existe. Mais je comprends que les jeunes puissent se sentir perdus. L’information est difficile d’accès. Même ici en in- terne, il ne faut jamais perdre espoir pour obtenir la bonne information. Cependant, le portail européen de la jeunesse PLOTEUS est quand même un guide qui peut aider les étudiants à trouver des informations sur les études en Europe. Créé en 2003 suite à l’agenda de Lisbonne, il contient des informations sur 30 pays dans différentes langues. Le schéma actuel du site est central et non transversal. Un pilote est en cours : l’étudiant n’a plus qu’à indiquer le domaine d’études et l’année de cursus souhaités pour que le portail web PLOTEUS lui liste toutes les universités européennes dans lesquelles il peut postuler. La mise en route de la 2e édition du portail PLOTEUS est prévue pour mars 2008. Aujourd’hui, le site recense 90 000 visiteurs par mois. 83
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    Interview de MarcVillain Direction « Communication Tools » DG Communication de la Commission Européenne Quel a été votre parcours universitaire professionnel jusqu’à aujourd’hui ? Tout d’abord, j’ai réussi l’AGREG d’allemand et j’ai ainsi enseigné durant une année. J’ai re- joint ensuite le Ministère des Affaires Etrangères allemand puis quelques ambassades fran- çaises au service culturel. Je suis revenue en France et j’ai travaillé longtemps pour Arte avant d’intégrer le Ministère de l’Education Nationale français. Cependant, il existe un système où les pays membres mettent à disposition de la Commission Européenne 200 fonctionnaires durant 2 à 4 années. Par ce biais-là, je suis expert national dé- taché à la DG Communication depuis un an et demi pour l’unité « Service Audiovisuel ». Expliquez-nous ce qu’est le service audiovisuel de la Commission Européenne. En réalité, il existe deux types de communication pour la DG COMM : - une communication directe avec le citoyen, le grand public (internet, interventions locales) - une communication via les médias Cette unité « service audiovisuel » est relativement nouvelle et il a été créé pour une meilleure coordination de tous les contenus éditoriaux pour promouvoir la Commission Européenne. Nous avons à disposition des studios pour aider les journalistes : des films et des photos sont libres de droit pour encourager tous types de médias à parler de l’Europe. Pourtant, on s’aperçoit que les journalistes laissent peu de place à l’Europe. Qu’en pensez-vous ? Si la Commission Européenne n’arrive pas à passer le message à travers les médias, il a y deux explications possibles : - soit les journalistes manquent à leur travail → l’Europe est décrite comme rébarbative et les journalistes jouent le jeu des clichés d’une bureaucratie froide et éloignée - soit la Commission Européenne doit affiner son message et être plus attractive pour eux Mais j’ai espoir que les journalistes deviennent aptes et volontaires pour bien relayer nos messages de manière plus équilibrée et plus large. 1 an après la création de la DG COMM, quel est votre avis et votre bilan de cette structure ? Notre commissaire suédoise Margot Wallström avait et a encore pour ambition que la com- munication de la Commission Européenne une politique à part entière. Depuis 2005, la com- munication est devenue une nécessité renforcée mais surtout une politique. Le positionne- ment de la DG Communication est difficile puisqu’elle est transversale. Cela implique un réel travail en interne : chaque DG a son propre pôle de communication (avec son propre budget communication) et ils n’ont pas forcément envie d’être régentés par la DG Communication. A titre d’exemple, chaque DG a ses propres sites web et on ne les 84
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    connaît pas touspar manque de temps et surtout parce que nous sommes surinformés en in- terne. Avant de voir ce que font les autres DG, je dois d’abord naviguer sur l’intranet de mon directeur général et sur le blog de ma commissaire. Il est fréquent que j’apprenne ce que font les autres DG en lisant le journal « Le Monde » le matin. Personnellement, je ne connais pas un communiquant par DG. Je le regrette parce qu’on se- rait plus fort en créant une synergie – humaine et financière. Il est vrai qu’aujourd’hui on maxi- mise la communication externe, mais on aurait besoin aussi de communication interne. Le processus est en route : ce n’est pas encore un automatisme mais une démarche. Nous avons seulement un an d’ancienneté. Ce travail est long et un combat quotidien. On est encore aux prémices de ce qu’on pourrait faire pour mieux travailler ensemble. Concernant le grand public et surtout les jeunes, quelle stratégie de communication la Commission Européenne doit-elle envisager : un ton moins institutionnel, un discours attractif… ou est-ce trop pour cette institution ? La réflexion est largement en cours depuis 2005. Un discours plus attractif et un ton moins institutionnel sont tout à fait possibles, notamment auprès de la cible des jeunes. Bien sûr. Nous avons déjà fait de gros efforts au niveau du langage : on essaie d’être clair et plus ac- cessible vis-à-vis des médias. Nos journées portes ouvertes, nos centres de documentation « Point info » et nos relais « Europe Direct » nous permettent aussi d’être en contact direct avec le grand public et ainsi de pouvoir s’exprimer différemment que par notre jargon européen. Notre nouvelle chaîne sur Youtube est aussi une avancée extraordinaire en matière de com- munication. EUtube est un enjeu vis-à-vis des jeunes et des adeptes de l’internet, mais elle est aussi un risque parce que nous n’avons pas d’outil de gestion. Personne ici n’est en charge d’actualiser le contenu et de répondre aux commentaires. Cette idée a donné un coup de jeune aux institutions, même si nous avons reçu beaucoup de critiques en interne et par l’externe. Mais la Commission Européenne ne craint pas le débat, au contraire. Par conséquent, je pense que le virage est pris pour cette nouvelle stratégie de communica- tion, mais encore une fois ce n’est pas encore abouti. Nous avons besoin d’un peu de temps. Lors d’un de mes sondages qualitatifs auprès de jeunes étudiants français, l’un d’entre eux m’a dit : si l’Europe ne vient pas à nous, nous n’irons pas vers elle. Qu’en pensez-vous ? Ce jeune a tout à fait raison. Cette cible a besoin de proximité avec l’Europe. On ne peut pas accuser la Commission Européenne de ne rien faire : il existe plein de pro- grammes pour les 18-25 ans. Mais, au niveau national, chaque pays est responsable de relayer l’information : la question de subsidiarité est primordiale. La représentation de la Commission Européenne à Paris pourra soutenir les projets en faisant venir la Commissaire ou en donnant des goodies par exemple. Mais les initiatives et leur soutien financier appartiennent au gou- vernement français. 85
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    Récemment, j’ai rencontréle directeur des relations internationales du Ministère de l’Educa- tion National français. Je lui ai proposé de créer des modules dans les lycées et d’organiser des visites de jeunes motivés à la Commission Européenne dans le cadre de la Présidence française au second semestre 2008. L’idée jugée très bonne, j’ai été mis en relation avec un ins- pecteur. Celui-ci préfère mettre en place une action de communication vis-à-vis des Rectorats académiques et de leurs responsables « relations internationales ». Or, je ne pense pas que ce soit les médiateurs les plus efficaces. Il faut utiliser les lycées comme levier de communication pour valoriser l’Europe et ses programmes. Quels sont vos outils d’évaluation de communication ? Comment fonctionnent-ils ? Il existe une culture de l’évaluation à la Commission Européenne très importante. Aujourd’hui, nous disposons de plusieurs instruments de mesure : - les Eurobaromètres (appel à des instituts extérieurs - 800 000€/baromètre) - à partir de 2008, nous mettons en place un « tracking » invisible sur les images et vidéos li- bres de droit. Nous allons enfin savoir qui, où et comment sont utilisées nos images - les rapports de mission que chacun doit écrire après un voyage d’affaire, après une confé- rence… c’est une autodiscipline nécessaire. Aujourd’hui, tout le monde est obsédé par l’évaluation de la communication pour des ques- tions financières notamment. Or c’est très dur d’évaluer la communication. Lorsqu’on orga- nise un événement, on peut juste dire le nombre de participants et le nombre de retombées presse. C’est très subjectif le succès d’un événement. L’évaluation est un travail nécessaire, mais un travail de fourmi. 86
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    Interview de MahaTISSOT Responsable de l’évaluation des actions de communication Représentation de la Commission Européenne à Paris Quel a été votre parcours universitaire professionnel jusqu’à aujourd’hui ? J’ai suivi l’enseignement de Sciences Politiques Paris, puis j’ai effectué un DESS en Information et Communication. J’ai travaillé quinze ans dans plusieurs organisations internationales en tant que consultante ou en tant que membre intégrée à l’équipe. Depuis janvier 2006, je suis en charge de la communication, du management de projets et d’analyse politique à la Représentation de la Commission Européenne à Paris. J’ai intégré cette institution dans le ca- dre du Plan D, comme Démocratie Dialogue et Débat. Le public « jeunes citoyens » est aussi de mon ressort : on doit arriver à dialoguer avec les jeunes. Depuis les propositions du Cercle de Réflexion de 2005, quelles sont les actions de communication qui ont été menées auprès des jeunes jusqu’à aujourd’hui ? Tout d’abord ce Cercle de Réflexion, qui regroupe 300 personnalités de secteurs bien diffé- rents, perdure. Nous le réunissons de temps en temps pour réfléchir et dégager des proposi- tions. Notre stratégie auprès des jeunes et des citoyens dans son ensemble est de multiplier les acteurs et les informations. Nous voulons que tous connaissent et apprennent l’Europe. Nous nous appuyons sur les relais d’information : Europe Direct, Centre de Documentation Européenne, les Teams Europe… Nous avons aussi une lettre d’information depuis septembre dernier. Une étude a montré que les citoyens veulent être informés par leurs maires et leurs collectivités. Nous diffusons ainsi 75 000 exemplaires dans les collectivités, les conseils géné- raux, les conseils régionaux mais aussi dans les bibliothèques publiques. L’année 2006 était l’Année Européenne de la Mobilité de l’Emploi, thème choisi par la Commission Européenne de Bruxelles et qui diffère tous les ans. Dans ce cadre-là, un bus itinérant est parti à la rencon- tre des citoyens dans toutes les capitales de l’Union Européenne. Lorsqu’il est venu à Paris, nous l’avons accueilli. Dans peu de temps, nous allons fêter les 20 ans d’Erasmus. Quels sont vos critères d’évaluation des actions de communication ? La DG Communication à Bruxelles a créé son propre outil d’évaluation. Il comporte plusieurs indicateurs tels que le nombre de personnes présentes, le nombre d’articles… La rentabi- lité financière n’est pas un indicateur. On prévoit et demande un budget détaillé en amont et non en aval. Aussi, chaque action de communication fait l’objet d’un reporting à la DG Communication et nous établissons un plan de gestion annuel. De nombreux acteurs européens disent agir pour les jeunes et la mobilité…et pourtant 83 % des jeunes se sentent mal informés. Qu’en pensez-vous ? L’information existe. Les points d’information pour les jeunes existent. Nous avons même réalisé avec la Maison de l’Europe à Paris et Eurodesk un plan de Paris avec toutes les adres- ses où peuvent aller se renseigner les jeunes. La Commission Européenne a pris en compte 87
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    l’enjeu de cettecible lors du « non » au référendum. Elle a ainsi créé un portail jeunesse pour eux. Mais il est vrai que c’est un long travail qui mérite encore d’être approfondi. Je crois qu’il faut aider les jeunes à naviguer entre tous ces acteurs et ces informations. Quelle stratégie de communication est-il envisageable pour la Commission Européenne : un ton moins institutionnel, un discours attractif… ou est-ce trop pour cette institution ? Nous voulons à tout prix dialoguer avec les jeunes. Un ton moins institutionnel est tout à fait envisageable et même souhaitable. Il faut qu’on se défasse de cette image froide et distante. Lorsque des classes viennent visiter la Représentation et les Institutions à Bruxelles, ils sont impressionnés de voir que les Commissaires sont aussi accessibles. Par exemple, le Chef de la Représentation, Yves Gazzo, m’accompagne lors d’ateliers Euro Découvertes dans les écoles primaires et les collèges/lycées. A nous aussi d’être abordable et spontané envers eux. Si on veut développer un projet de valorisation des programmes en faveur des étudiants, est-ce que la Représentation va pouvoir le soutenir financièrement ? Un projet se bâtit en général dans le cadre d’un appel à proposition. La Commission Européenne donne un thème et met à disposition des entrepreneurs de projets 3 mois pour y réfléchir. Ensuite, un comité d’évaluation choisit les meilleurs projets et leur accordent un budget. Ce processus dure environ 4 à 6 mois. Mais attention la Commission Européenne n’est pas un guichet : on donne en général 50 % du budget demandé et le porteur de projet doit avoir pensé à d’autres partenariats. Si votre projet ne répond pas à un appel à proposition, la décision de soutenir un tel pro- jet appartient aux Etats membres. Communiquer sur les programmes européens en faveur des étudiants relève du Ministère de l’Education et du Ministère des Affaires Etrangères. La Représentation de la Commission Européenne pourra et acceptera de vous fournir des sup- ports de communication (drapeaux, stylos, brochures) car nous avons un certain budget pour les actions de promotion. Avez-vous déjà imaginé des actions de communication durant la Présidence française du Conseil de l’Union européenne au second semestre 2008 ? Lors de la Présidence française, l’Etat et le Conseil de l’UE sont les acteurs mis en avant. Et non pas la Commission Européenne. Cependant, nous nous sommes associés avec le gouver- nement pour promouvoir l’information et communiquer auprès des citoyens. Nous serons un soutient pour le gouvernement français. Aujourd’hui, je ne peux pas vous en dire plus : rien n’est pas encore décidé et concret. 88
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    Interview de MichelJOUVE Fondateur de l’Agence Europe Education Formation France Quel a été votre parcours professionnel ? Tout d’abord, j’ai été professeur agrégé d’anglais dans plusieurs universités : le Havre, Rouen, Tunis et Bordeaux. Après, j’ai été directeur puis Vice Président du « service relations interna- tionales » de la faculté de Bordeaux III. J’ai aussi créé en 1995 l’agence Socrates, renommée aujourd’hui l’agence Europe Education Formation France. Basée à Bordeaux, cette agence nationale est sous la tutelle du Ministère de l’Education et celle du Ministère du Travail. Elle a pour but d’informer les établissements d’enseignement supérieur sur les programmes euro- péens mis en place. Aujourd’hui, la Commission Européenne a développé ce type d’agence nationale dans chaque pays. En 2000, à la fin du premier programme Socrates mis en place par la Commission Européenne, j’ai pris ma retraite. Mais je participe encore très activement au niveau de l’Europe puisque j’ai été nommé par la Commission Européenne expert national détaché pour le programme Tempus. Celui-ci est un programme de coopération interuniver- sitaire et de modernisation des systèmes d’enseignement supérieur entre les Etats membres de l’UE, les 27 pays de la région méditerranéenne, les Balkans occidentaux, l’Europe Orientale et l’Asie centrale. Cette agence Europe Formation Education que vous avez créée aide les établissements de l’enseignement supérieur à se familiariser avec les programmes européens. Comment se fait-il alors que les étudiants se sentent perdus dans leurs démarches ? Cette hiérarchie pyramidale est supposée délivrer la bonne information aux étudiants. L’agence forme les services « relations internationales » des universités et autre type d’établissements. Eux seuls ont un contact direct avec les étudiants. Si les étudiants se sentent perdus, c’est qu’il existe deux problèmes : un problème structurel : les services RI sont parfois peu efficaces (nombre réduit d’em- ployés, mauvaise communication…) un problème de volonté : les professeurs responsables des formations refusent des fois de parler de ses programmes car ils sont contre la mobilité européenne Cependant, il ne faut absolument pas généraliser : tous les établissements n’ont pas un ser- vice RI peu performant. Chaque université peut faire de la politique éducative européenne le cœur de sa priorité. Tous les 4 ans, elles font part de leur politique et de leurs moyens qu’elles souhaiteraient avoir pour y répondre. Si une université veut embaucher du personnel pour son service RI, elle n’a qu’à le demander ! L’excuse de « faute de moyen financier » n’est pas justifiée à mon sens. 89
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    22 000 étudiantsErasmus partent chaque année. Une opportunité de mobilité réservée aux étudiants fortunés ? Lorsque j’ai créé l’agence Socrates en 1995, 12 000 étudiants sont partis ; aujourd’hui, 22 000 d’entre eux ont bénéficié du programme Erasmus. Avec une croissance de 45 % en 12 ans, la France obtient la meilleure mobilité entrante et sortante. Le programme fonctionne, avec ses moyens, mais il fonctionne. La Commission Européenne y alloue de plus en plus d’argent et on pourra ainsi réaliser son objectif de « 3 millions d’étudiants européens en 2012 ». L’étudiant reçoit une centaine d’euros par la bourse Erasmus. Mais il peut aussi percevoir un montant complémentaire ministériel et une bourse délivrée par sa région. Le Rhône Alpes est une des régions qui a mis au cœur de son budget les bourses de mobilité. Mes étudiants boursiers à l’université Bordeaux III m’ont dit qu’ils n’avaient jamais été mieux financièrement que l’année où ils sont partis ! Dire qu’Erasmus est réservé aux enfants de cadres est une grossière erreur. Comment expliquez-vous alors cette perception ambiguë des programmes de la part des étudiants français ? Les établissements d’enseignement supérieur ont un réel problème avec les syndicats étu- diants : peu nombreux, très réactionnaires et anti européens. L’exemple parfait est la recon- naissance des diplômes et du programme ECTS. Les syndicats n’ont pas du tout joué leur rôle pour mieux expliquer aux étudiants la réforme. En Scandinavie, les syndicats eux pren- nent très au sérieux leur rôle et valorisent l’Europe comme un droit et non comme un devoir. Les syndicats étudiants français sont un vrai obstacle à la communication des programmes européens. On a déjà essayé de travailler avec eux, mais ils sont très bornés et vraiment anti européens. Cependant, il existe une fédération de syndicats européens. Dès qu’une mesure est instaurée par la CE, celle-ci communique à la fédération ; l’information est alors relayée ensuite. Peu de syndicats français y sont membres, ce sont surtout des pays du Nord et des nouveaux Etats membres qui y sont très actifs. Il y a éventuellement quelque chose à faire avec cette fédération de syndicats européens : nos voisins arriveront peut-être un jour à convaincre les français… Quelle stratégie de communication la Commission Européenne doit-elle envisager ? Les programmes européens en faveur des étudiants s’accompagnent de bourses pour eux. Or 100€ par mois ne permettent pas à un étudiant de réellement partir. Il ne faut pas communi- quer sur cette notion d’argent. Cela a développé ce sentiment que les programmes européens sont réservés à une élite. Je suggère d’axer la communication plutôt sur la richesse humaine que les programmes ap- portent. Il faut mettre en valeur l’expérience, la convergence des systèmes universitaires, l’ac- cès aux universités européennes onéreuses à un prix français…c’est-à-dire tous les bénéfices que peuvent en tirer les étudiants et un message d’encouragement de participation au pro- gramme. Par exemple, « L’Auberge Espagnole » a été une très bonne communication du pro- gramme : les jeunes vivent une aventure européenne dans un microcosme universitaire. 90
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    Aussi, le tondoit être changé : il est encore trop général, trop informel, et trop institutionnel. Pour les 20 ans du programme Erasmus, un concours d’affiche a été lancé. Mon préféré a été celui-ci ci contre parce que le dessinateur a employé un autre type de registre. L’accroche « et toi, toujours chez ta mère ? » interpelle le jeune étudiant par son propre vocabulaire. Cependant, ce n’est pas au niveau communautaire qu’il faut agir en matière de communication. Nous vivons un système de sub- sidiarité, ce qui limite les actions de l’UE. La vraie communica- tion efficace et utile repose sur le volontarisme des Etats mem- bres. Ces derniers doivent faire de ces programmes européens en faveur des étudiants un sujet de communication important. Quels sont les outils de communication que devrait alors imaginer la Représentation permanente de la Commission Européenne en France ? Tout d’abord, on ne peut pas imaginer de grandes campagnes de publicité à la télévision ! Le budget est tout de même limité. Je me souviens qu’en 1995, une journée et demie de subven- tions agricoles équivalait à 7 ans de programme Socrates ! Aujourd’hui, les budgets ont aug- menté mais ce n’est pas non plus une grande fortune. De plus, aucun projet ne verra le jour sans cadre de contrainte financière très détaillée. Selon moi, il faut accentuer la communication locale et notamment la communication interne des établissements d’enseignement supérieur. L’affichage n’est plus d’actualité : les étudiants ne lisent pas les panneaux. A Bordeaux III, on a même installé des écrans plasma et cela n’a rien changé à l’attention des étudiants. Comme moyen innovateur, l’établissement pour- rait avoir une relation individuelle avec chacun des étudiants via une démarche directe. Par exemple, beaucoup d’établissement fournissent une adresse électronique à leurs étudiants. Pourquoi ne pas envisager un mailing une fois par mois pour leur donner envie et leur rappe- ler les démarches ?! Le rôle de la Commission Européenne pourrait peut-être de fournir des supports graphiques déclinables dans plusieurs pays (ex culture occidentale). Je crois sincèrement qu’il faut aller chercher les gens dans leur intimité, notamment via le web. Mais les services RI ne doivent pas faire leur communication dans leur coin : il faut que les spécialistes de la communication de chaque établissement interviennent dans l’élabora- tion du message et du choix des outils de communication. 91
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    Interview de JeanEmmanuel PAILLON Délégué Adjoint à l’Information et à la Communication des Ministères Sociaux Français Quelles études avez-vous entreprises et quel a été ensuite votre parcours professionnel ? Diplômé de Sciences Po Paris, d’un 3ème cycle de communication et ancien élève de l’ENA, j’ai fait de la communication publique une spécialité professionnelle et un véritable choix de carrière. En premier lieu, j’ai été chargé de communication au Ministère du Travail, puis en deuxiè- me lieu chef du bureau de la communication externe au Ministère de la Santé. Enfin, je suis aujourd’hui le Délégué Adjoint à l’Information et à la Communication des Ministères Sociaux Français. Pourquoi avoir choisi l’univers de la communication publique ? La communication est au cœur de la qualité et de l’efficacité du service public comme de l’exercice quotidien de la démocratie. Elle s’impose aux pouvoirs et services publics pour ren- dre effectif le droit des citoyens à l’information et au débat public. Aujourd’hui, j’ai choisi la communication publique dans le secteur social car c’est le domaine où la communication a le plus de sens : le peuple entier est concerné par la santé, l’emploi, la famille, les affaires sociales… Vous êtes aussi maître de conférences et auteur. Expliquez nous. En effet, j’enseigne à l’ENA, au CELSA, à l’EFAP et à Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour apporter mes connaissances sur « La communication politique et publique ». Cependant, toutes mes interventions sont réalisées dans le cadre d’études de cas. En 1995, j’ai publié un guide pratique, avec Claude Nisenbaum, «Comment organiser une campagne de communication publique», paru à La Documentation française. Mais aujourd’hui, je tiens surtout 2 blogs sur internet pour proposer mon avis sur la commu- nication publique européenne à un plus large ensemble de personnes : - un blog personnel que j’actualise moi-même : http://lavigie.ublog.com/lacompublique/ - un blog tenu par plusieurs professeurs de l’EFAP qui souhaitent réagir à l’actualité de communication européenne : http://lacomeuropeenne.blogspot. com/2007/10/pour-une-relance-de-la-communication-de.html 92
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    Qu’est-ce qui acréé votre passion pour l’Europe ? Quel rôle professionnel avez-vous vis-à-vis de l’Europe ? L’Europe est une chance pour tous. Je me sens impliqué par la nécessité de faire en sorte que l’Etat s’implique dans la communication sur les thématiques européennes. Mon rôle professionnel est de suivre la future Présidence de l’UE pour le compte du ministère. Aujourd’hui, on constate que l’Union Européenne possède une image institutionnelle, lointaine et froide auprès des jeunes. Leur attachement est plus distendu. Quel est votre opinion ? L’Europe représente pour la jeunesse une communauté de valeurs, un espace de liberté et de mobilité. Les jeunes pensent que l’Europe peut offrir des réponses à leurs préoccupations, mais l’Europe produit peu de résultats. Il existe un sentiment de désenchantement à l’égard de la politique : ils ne se reconnaissent pas aujourd’hui dans l’Union Européenne alors qu’ils aimeraient y participer plus. Ainsi, la jeunesse a exprimé son grand scepticisme sur les réalisations concrètes de l’Union Européenne lors du référendum du 29 mai 2005 : les jeunes français ont en majorité rejeté le projet de Traité ; seuls 46 % des 18-30 ans se sont déclarés favorables à ce Traité. Citoyens ou futurs citoyens, ce sont les jeunes qui porteront demain le projet européen. Or, si leur soutien venait à manquer, l’avenir de l’Union Européenne pourrait être sérieusement remis en cause. Il est donc primordial de réconcilier la jeunesse avec l’Europe. De ce point de vue, communiquer sur l’Europe à destination des jeunes permettrait de valori- ser plusieurs dispositifs qui leur sont destinés en faveur des études, de l’emploi, de l’insertion professionnelle, mais aussi de rétablir un dialogue avec une population désireuse d’Europe. Selon vous, l’Union Européenne souffre-t-elle d’un manque de communication ou d’une communication mal appropriée ? L’image que les étudiants ont de la construction européenne a longtemps été positive : 79 % des 18-24 ans considèrent que l’Europe est une chance pour eux et 69 % sont enthousiastes ou confiants lorsqu’ils pensent à l’Europe. La possibilité de travailler dans un autre pays de l’UE est envisagée par 68 % d’entre eux, ce qui traduit un fort intérêt pour la mobilité géographique (« Les Jeunes et l’Europe », Sondage du CSA et Le Parisien, mai 2005). Les actions européennes en faveur de la mobilité sont souvent bien perçues. Erasmus consa- cre une image positive de l’Europe comme espace de mobilité et de changement, mais aussi et surtout, d’épanouissement personnel. Cependant, avec 22 000 étudiants par an, les étu- diants Erasmus représentent très peu la population étudiante totale. 93
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    Malgré – ouà cause de – la multiplicité des institutions pour informer les étudiants, les étu- diants se sentent perdus. On peut citer comme « institutions phares » : - la Direction générale éducation et culture de la Commission Européenne qui publie régulièrement des brochures sur ces programmes - l’agence Socrates Leonardo basée à Bordeaux qui forme et informe les différents professionnels des services relations internationales des établissements du supérieur - le ministère de l’Education Nationale et les rectorats - les établissements d’enseignement supérieur dont la communication concerne souvent de façon indistincte l’ensemble des programmes de mobilité (européens ou non) Ainsi, la communication sur l’action de l’UE en faveur des étudiants semble encore peu effica- ce. La communication se limite le plus souvent à un travail de transmission de brochures, sans coordination des actions les unes avec les autres, et les associations étudiantes ne sont pas associées à l’élaboration du message. Toute forme de communication sur l’Europe semble vécue comme une communication institutionnelle imposée d’en haut. Les étudiants, parce qu’ils connaissent mal les programmes de l’UE en leur faveur, ont une conscience limitée des bénéfices qu’ils peuvent en tirer. Donc plutôt une communication qui ne semble pas leur être destinée… Les jeunes ne se sont pas réellement approprié les actions de l’Union Européenne, faute d’une communication qui n’a pas pris en considération la spécificité de ce public. Or, de nombreuses politiques menées au niveau européen répondent aux attentes exprimées par les jeunes. Mais dans leur majorité, les jeunes ne sont pas en mesure de citer un quelcon- que programme européen dont ils pourraient bénéficier. Le seul dispositif connu est le pro- gramme ERASMUS grâce au film de Cédric Klapisch « L’auberge espagnole » en 2001. Parmi les explications envisageables, il apparaît que la communication sur l’Europe et notam- ment à destination des jeunes, ne semble pas faire l’objet d’une stratégie globale. Si les sour- ces d’information sur l’Europe sont nombreuses, le traitement de l’information est surtout éclaté entre des acteurs multiples, particulièrement au niveau national dans le cas français : services de la Commission Européenne à Paris, SIG, SGAE, cabinet du ministre des affaires européennes, ministère chargé de la jeunesse et des sports, collectivités territoriales… Cet éclatement est particulièrement visible sur Internet, où de trop nombreux sites existent. Un effort de recensement a certes été fait avec la mise en place du site www.touteleurope.fr La communication européenne et nationale sur l’Europe ne semble pas être adaptée aux jeu- nes en général, car elle privilégie ceux qui sont déjà prêts à aller chercher l’information par eux-mêmes. Cependant, les jeunes qui désirent s’informer constituent un public encore mino- ritaire. La majorité des jeunes, qui ne prend pas l’initiative d’aller chercher cette information, est donc laissée de côté. 94
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    Par ailleurs, lesmodes de communication choisis restent très institutionnels et ne correspon- dent pas exactement aux attentes des jeunes, qui sont davantage attirés par les possibilités de dialogue interactif entre eux. Un des objectifs serait donc d’axer la communication sur les bénéficiaires potentiels des pro- grammes européens, en mettant l’accent sur les programmes les plus mal connus et qui ont le plus fort potentiel de développement, y compris du côté des étudiants. Quelle stratégie peut-on alors envisager selon vous pour mieux valoriser les programmes européens en faveur des étudiants ? L’image de l’Europe, même dans la jeunesse, reste marquée par une idée d’éloignement vis- à-vis des préoccupations des citoyens. Une communication ambitieuse ne peut que se conce- voir sur plusieurs années, ce qui nécessiterait l’adoption d’une véritable programmation de la communication en plusieurs phases. Le premier axe stratégique viserait à positionner les jeunes comme des citoyens actifs de l’Union Européenne. La jeunesse manifeste un désir de participation et d’implication dans les politiques. La communication devrait mettre en avant l’implication des jeunes, le fait que sans leur participation les politiques européennes n’auraient pas de sens. Un deuxième axe consisterait à mettre en avant les messages plutôt que les institutions. Il s’agit de souligner les avantages concrets des programmes européens pour les étudiants, à savoir : développement des capacités d’adaptation et d’autonomie, compétences linguisti- ques, diversification des expériences professionnelles, meilleure insertion sur le marché de l’emploi. Pour cela, il faudrait associer directement les jeunes à l’élaboration de la communication qui leur est destinée. S’agissant de la cible particulière des étudiants, leurs associations représen- tatives pourraient être impliquées, notamment pour relayer les messages à diffuser. Au total, une nouvelle stratégie consisterait à montrer que les programmes de l’UE consti- tuent des outils que les jeunes peuvent s’approprier à travers et au service des valeurs euro- péennes dans lesquelles ils se reconnaissent. La cible des étudiants ne doit pas être encore plus segmentée : leurs préoccupations se re- coupent très largement. De plus, les bénéfices concrets tirés des actions de l’UE valent pour l’ensemble des étudiants, toutes filières confondues. La diversité de cette cible s’incarne dans les différentes pratiques qu’ont les jeunes pour s’informer. Certains jeunes sont à la recher- che d’information et doivent pouvoir disposer de supports fiables, cohérents et identifiés. La communication à destination des jeunes devrait aussi s’appuyer utilement sur les réseaux d’information existants et leur proposer des outils de mise en cohérence de leur communica- tion sur l’Europe. 95
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    Dans le casfrançais et sans prétendre l’exhaustivité, les réseaux d’informations sont : - réseau d’information jeunesse (1800 points de contact, 5 millions d’utilisateur) - réseau des missions emplois (missions locales, ANPE, AFPA) - réseau du ministère de l’Education Nationale - réseau des conseils locaux de la jeunesse (association national des conseils de jeunes) - associations de jeunes Européens S’agissant de la cible des étudiants, les médias qu’ils pratiquent sont principalement Internet, la presse gratuite et les radios pour les jeunes. Même si la télévision reste un média de choix, son temps de consommation tend à se réduire chez les jeunes. A titre d’exemple, les étudiants qui constituent 3.5 % de la population, représentent 35 % de la cible Internet et 33 % de la cible de la presse quotidienne gratuite. Des moyens innovants devraient être recherchés pour aller à la rencontre d’un public moins impliqué et susciter ainsi son désir d’information. De ce point de vue, l’outil Internet – sur lequel le « livre blanc sur une politique de communication européenne » (présenté par la Commission Européenne en février 2006) recommande de s’appuyer – pourrait sensibiliser des publics moins sensibles à la communication de l’Union Européenne. Les possibilités offer- tes notamment par le Web 2.0 (terme utilisé pour désigner une approche d’Internet facilitant la participation des utilisateurs, la création d’espaces collaboratifs et la constitution de réseaux) pourraient être mieux explorées. L’objectif serait de susciter leur contribution et de les faire échanger avec des jeunes qui ont déjà une expérience de l’Europe. Un autre enjeu de cette « nouvelle communication » en direction des jeunes serait d’adopter un ton moins institutionnel. Cela pourrait passer par la création d’une identité visuelle forte et attractive pour séduire les jeunes éloignés de l’Europe, et par un effort d’information de proxi- mité en « allant à leur rencontre, là où ils se trouvent ». Les différentes actions de l’UE spécifiquement destinées aux étudiants (Erasmus, Leonardo da Vinci, Europass…) devraient être valorisées à travers les résultats concrets qu’elles produisent (développement des capacités d’adaptation, maîtrise des langues, insertion professionnelle) et par les valeurs qu’elles véhiculent (mobilité, ouverture culturelle). Il s’agirait ainsi de donner plus de vie et d’âme aux programmes de l’UE en mettant en valeur les histoires personnelles et quotidiennes. La valorisation de l’Europe auprès de la jeunesse nécessite une prise en considération de la spécificité de ses publics et de la diversification de ses pratiques de communication. L’utilisation des nouvelles technologies devrait permettre de mieux répondre aux souhaits de participation des jeunes, sans que cela doive conduire les institutions européennes à renoncer aux autres supports de proximité. Cela nécessite des moyens, de la durée, de la stratégie. Ces exigences d’une communication plus proche et plus authentique ne concer- nent bien sûr pas que les jeunes et l’Europe, mais tous les citoyens. 96
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    Interview de Marie Claire PETIT PERRIN et Marie Amélie FRERE Responsable de la recherche et de l’enseignement supérieur Service Presse Représentation Permanente de la France auprès de l’Union Européenne Quels ont été vos parcours universitaires et vos parcours professionnels respectifs ? M.C Perrin Pour ma part, j’ai commencé par le Ministère de la Recherche en 1989. J’étais en charge de l’organisation de la recherche et du développement des Pays du Sud. Puis j’ai tra- vaillé six années dans des structures toujours en relation avec la recherche, la coopération des pays du Sud et les affaires étrangères. Enfin, depuis 1 an, je suis Conseillère de la coopération pour l’enseignement supérieur. M. A Frère Quant à moi, j’ai d’abord réalisé des études de lettres en licence et un master d’in- formation communication en master. Je travaille à la Représentation Permanente de la France auprès de l’UE grâce au programme Volontariat International. Je suis chargée de mission au service presse. La Représentation Permanente de la France auprès de l’UE est le point de contact entre les autorités françaises et les institutions de l’Union européenne. Expliquez nous. M.C Perrin La France bénéficie de deux interfaces auprès de l’UE : le SGAE (secrétariat général des affaires européennes) et la Représentation Permanente. Le secrétariat réalise des concer- tations interministérielles pour un ensemble des sujets abordés à Bruxelles. Par exemple, le conseil de l’éducation, la culture et la jeunesse regroupe plusieurs ministres concernés. Nous décidons ensemble de notre positionnement via des réunions en visioconférence ou par télé- gramme officiel codé. Le rôle de la Représentation sera de défendre notre position auprès des institutions européennes. Il est important de noter tout de même que toute communication officielle a pour émetteur le Ministère des Affaires Etrangères. Aujourd’hui, 94 % des étudiants ont envie de partir en Europe et le gouvernement souhaite doubler le nombre de bénéficiaires des programmes européens d’ici 2013 (soit 50 000 personnes par an, au lieu de 22 000). Cependant, 83 % des jeunes se sentent perdus dans leurs démarches. Pourquoi selon vous ? M.C Perrin Tout d’abord, ce chiffre de 22 000 personnes est très délicat. Il comprend seulement les étudiants Erasmus. Or, il existe plein d’autres programmes pour la mobilité. M.A Frere De plus, les jeunes français qui partent dès la première année d’étude ne sont pas compris dans ces 22 000 étudiants. Ils sont hors statistique. 97
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    M.C Perrin Iln’est pas non plus valorisant pour toutes les disciplines d’avoir une expérience à l’étranger. Les professions réglementées comme la médecine et le droit nécessitent un diplô- me national. Il existe aujourd’hui une petite ouverture en 3e cycle éventuellement, mais avant ce n’est pas utile et judicieux. Les étudiants des autres disciplines universitaires connaissent eux les programmes de mobilité existants. M.A Frere Cependant, il est vrai que lorsque j’ai personnellement entrepris des recherches pour partir à l’étranger, je me suis aperçue des démarches complexes que cela représente. Je comprends ces 83 % de jeunes puisque j’en ai fait partie. Mais le vrai problème français est surtout l’orientation des jeunes. M.C Perrin Je ne connais pas la réalité universitaire, mais ce que j’en vois et perçois, les servi- ces des relations internationales des établissements d’enseignement supérieur se sont beau- coup améliorés. Ils sont plus professionnels. Etant en étroite relation avec l’agence Europe Education Formation France de Bordeaux, ces services doivent renvoyer les élèves au point de contact national en cas de problème ou de manque d’information. Lors d’un de mes sondages qualitatifs auprès de jeunes étudiants français, l’un d’entre eux m’a dit : si l’Europe ne vient pas à nous, nous n’irons pas vers elle. Qu’en pensez-vous ? M.A Frere J’ai assisté le 22 novembre dernier à une conférence de M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement français. M. Jean-Dominique Giulianni, Président de la Fondation Robert Schuman, et M. Yves Clarisse, journaliste de l’agence Reuters à Bruxelles, sont également intervenus. Selon eux, il est erroné de dire que la jeune généra- tion est « naturellement pro-européenne » puisque la majorité des 20-30 ans ont voté contre le référendum de 2005. Cette situation traduit le fait que l’Europe a besoin aujourd’hui de se battre pour démontrer son utilité. Pour cela, les régions ont un rôle clé à jouer dans le proces- sus de communication aux citoyens. L’opinion publique est très sensible aux visites d’officiels européens sur le terrain. M.C Perrin Les collectivités territoriales ont un rôle à jouer. C’est inévitable. Selon moi, il existe 4 obstacles à la mobilité : le financement (les régions doivent augmenter leurs bourses), les conditions d’accueil du pays (logement, culture), la langue, et enfin la reconnaissance de ac- quis obtenus durant l’année à l’étranger. La Commission Européenne en a pris conscience, mais ce sont aux pays d’en faire une réelle priorité. 98
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    Quant aux médias,ils sont des relais d’opinion très importants. Mais ceux-ci sont peu friands d’Europe. L’espace dédié aux politiques européennes est restreint. Pourquoi selon vous ? M.A Frere Toujours à cette fameuse conférence, Laurent Wauquiez a passé en revue la pré- sence médiatique à Bruxelles des différents Etats membres en soulignant que la faible repré- sentation française parmi les journalistes traduisait un manque d’intérêt politique vis-à-vis de l’Europe dans leurs pays respectifs. Alors qu’en Allemagne, on peut créer un journal dédié à un nouveau sujet européen. Le discours européen est peu relayé parce que les hommes politiques ne sont pas eux-mêmes convaincus. Cette situation reflète le comportement de la classe politique française qui « depuis longtemps a nationalisé les succès et communautarisé les échecs ». Le défi d’aujourd’hui est de passionner à nouveau les français à l’Europe, et donc les journalistes. L’éducation et la mobilité font partis des priorités de la Présidence française au Conseil de l’UE au second semestre 2008. Que va-t-il se passer ? M.C Perrin On n’a pas attendu la Présidence de la France pour évoluer les programmes euro- péens en faveur des étudiants, heureusement ! Les portugais ont fait beaucoup, comme par exemple l’événement pour célébrer les 20 ans du programme Erasmus ou bien encore la conférence du 15 novembre sur la mobilité dans les 27 pays (CIDJ à Paris). La Présidence française ne prétend pas répondre aux problèmes existants, mais elle apportera sa pierre à l’édifice. La France ne doit pas s’approprier l’UE durant six mois, mais doit continuer le travail des autres. Il faudra absolument éviter « le cocorico français » et plutôt essayer de faire aussi bien que les autres. 99
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    Interview de Stephen BOUCHER Co secrétaire général du think tank « Notre Europe » Quel a été votre parcours universitaire professionnel ? Franco-américain, j’ai tout d’abord intégré Sciences Po Paris puis j’ai pu entreprendre un Master in Public Administration à Harvard. Avant de rejoindre Notre Europe, j’ai été alterna- tivement consultant en matière de politiques énergétiques, conseiller pour les affaires euro- péennes et internationales auprès de la vice-première ministre et ministre fédérale belge de la mobilité, et consultant en lobbying à Bruxelles et Londres. Je suis aussi enseignant sur « le lobbying en Europe » à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Dans le cadre de mes activités, j’ai écrit plusieurs ouvrages, articles et études dont les suivants : - Les think tanks - Cerveaux de la guerre des idées, co-écrit avec Martine Royo, avril 2006 - La révolution de l’hydrogène - Vers une énergie propre et performante ?, février 2006 - «Démocratiser la démocratie européenne», Policy Paper Notre Europe, novembre 2005 - «L’Europe et ses think tanks : un potentiel inaccompli», Etude Notre Europe n°35, octobre 2004 - Les think tanks ne sont pas assimilables aux lobbies - Ideas, Influence and Transparency -What Could Think Tanks Learn and Contribute? - Intéresser les citoyens au débat sur le Traité constitutionnel Créée en 1996 par Jacques Delors, Notre Europe est un laboratoire d’idées sur la construction européenne. Expliquez nous. Nous sommes une équipe de cinq chercheurs et plusieurs collaborateurs pour l’adminis- tratif. ‘’Notre Europe’’ participe au débat public de deux manières. Tout d’abord en publiant des études sous notre responsabilité et en sollicitant des chercheurs et des intellectuels ex- térieurs pour contribuer à la réflexion sur les questions européennes ; ces documents sont destinés à un certain nombre de décideurs, académiques et journalistes dans les différents pays de l’Union européenne. Ils sont aussi systématiquement mis en ligne sur le site Internet. L’association organise également des rencontres et des séminaires, le cas échéant en collabo- ration avec d’autres institutions ou des organes de presse. Notre Europe fait partie des sept think tanks français « spécialistes de l’Europe ». Quel est leur rôle en Europe selon vous ? Il est très dur d’évaluer l’ampleur de notre rôle. Nous avons une cellule au sein de la Représentation de la Commission Européenne à Paris. On nous a demandé aussi de créer un groupe de discussion de différents think tanks pour établir des propositions en amont de notre future présidence de l’Europe au second semestre 2008. Dans ce même cadre, nous organisons au mois de mai prochain un forum européen de tous les think tanks existants en Europe. Après, le relais auprès des médias est difficile. Nous travaillons dans la perspective d’améliorer les politiques et d’imaginer de nouvelles choses. Les médias veulent de l’actua- lité, des faits. Notre Comité International, qui regroupe des personnalités de haut niveau (am- 100
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    bassadeurs, anciens commissaires…),est plus une discussion sur un thème d’actualité. Nos retombées presse sont plus importantes alors à ce moment-là. Comment diffusez-vous vos travaux ? Avec une collègue, nous nous chargeons d’approcher les médias pour leur faire découvrir nos travaux. Parfois, nous réalisons des communiqués de presse quand le thème de l’étude est d’actualité. Sinon, nous faisons un brief auprès de quelques journalistes durant une matinée. Aussi, j’ai déjà écrit des éditoriaux avec les auteurs des études. Mais il est vrai que notre site internet reste notre principal outil de communication. Nous mettons tous nos travaux en ligne et on s’assure que nos partenaires (www.touteleurope.fr ; Euractiv) le font aussi. Nos statisti- ques montrent aussi que des blogs les reprennent aussi. L’éducation n’est pas un domaine de priorité pour les différents think tanks. Pourquoi ? L’éducation n’est pas une question brûlante d’actualité. Je crois en Erasmus et il faut dévelop- per ce programme. Mais ce n’est pas un thème pressant. De plus, l’éducation est avant tout un thème qui doit être communiqué au niveau régional et local. Nous traitons plus les questions européennes au niveau communautaire. Et puis, nous réalisons 30 études par an et il faut donc faire un choix. Les programmes de mobilité pour les étudiants existent, mais sont mal connus. Pensez-vous qu’il faut créer un think tank dédié à la jeunesse européenne pour relancer la communication vis-à-vis des 18-25 ans ? Il existe tellement peu de think tanks européens en France que je ne peux qu’encourager les bonnes œuvres. L’objectif est louable, mais la réalisation n’est pas simple. Il faut savoir que le problème principal d’un think tank est le financement, très difficile à obtenir dans la culture française. Pour notre part, les financements de ‘’Notre Europe’’ proviennent majoritairement de la Commission Européenne et du Ministère des Affaires Etrangères. Si le but est de tou- cher les médias et relais d’opinion, je crois qu’il vaut mieux s’appuyer sur des structures déjà existantes. Demander le soutien d’un think tank est tout à fait possible. Mais pour pouvoir organiser une conférence ou un séminaire en partenariat avec un think tank, votre structure doit déjà avoir un budget. Nous ne pouvons pas investir dans tous les sujets. 101
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    Interview de Pauline GESSANT Présidente de l’association « Jeunes Européens France » Quel a été votre parcours universitaire professionnel ? J’ai tout d’abord intégré l’Institut de Sciences Politiques de Rennes durant lequel je suis partie un an en Erasmus aux Pays Bas. Puis, j’ai continué mes études avec le DESS « Financements Européens au niveau local » à Caen. Depuis 2003, je travaille au Conseil Général de Picardie sur le programme transfrontalier entre la France et la Belgique. Mais en décembre prochain, je pars à Lille pour travailler au sein de la communauté urbaine. L’association Jeunes Européens France rassemble les jeunes désireux d’agir en faveur d’une Europe plus unie, plus démocratique et plus proche des citoyens. Expliquez-nous. Les Jeunes Européens France sont une branche de l’association Mouvement Européen France: nous regroupons leurs adhérents de moins de 35 ans. Notre association intervient à 3 niveaux : au niveau local avec des conférences/ des stands d’information ; au niveau national pour la coordination des réseaux locaux/ des séminaires (un séminaire de formation, un autre pour notre assemblée générale et une université d’été) ; et enfin au niveau européen dans le but d’organiser de séminaires à l’international avec nos homologues dans les pays membres, coordonnée par notre maison mère associative la JEF Europe basée à Bruxelles. Nos res- sources financières sont les cotisations de nos membres (10€ pour les étudiants, 30€ pour les jeunes professionnels), les subventions de ministères (Ministère des Affaires Etrangères, Ministère de l’Education), des subventions de la Commission Européennes lors de program- mes qui répondent à des appels d’offre, des subventions au niveau département et régional. Chaque année, notre association compte environ 700 membres en France, et 25 000 membres en Europe. Une grosse majorité demeure à Paris, même si nous avons de nombreux relais lo- caux dans une vingtaine de villes françaises. En province, il doit y compter minimum 10 mem- bres et y organiser des activités pour pouvoir être considéré comme un relais local de notre association. Personnellement, je suis membre des Jeunes Européens France depuis 2003, et j’ai été élue présidente cette année. Quels outils de communication utilisez-vous vis-à-vis de vos membres ? Nous utilisons surtout les mails vis-à-vis de nos membres. Nous donnons l’information aux responsables des réseaux locaux qui relayent ensuite à leurs membres. Nous avons un site internet (http://www.jeunes-europeens.org/), une newsletter et un maga- zine en ligne « Taurillon » (accès libre pour les non membres aussi). Enfin, nous éditons un ma- gazine deux fois par an « La Tête dans les Etoiles ». Cependant, les 3000 exemplaires ne sont pas toujours distribués dans leur totalité ; nous sommes en pleine réflexion pour un nouveau chemin de fer et une nouvelle maquette. 102
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    Une de vosactivités est d’intervenir dans les écoles. Ce projet nommé « L’Europe à l’école » est parrainé par le ministère de l’éducation. Combien d’écoles et d’étudiants y participent ? Comment faites-vous pour les informer de ce projet ? Le programme « L’Europe à l’école » a été créé en 2002 car nous considérions que l’Europe ne faisait pas assez partie des programmes. Un professeur n’est pas toujours bien écouté, alors que des intervenants extérieurs sont souvent mieux considérés. L’idée est d’informer les jeu- nes par d’autres jeunes qui ont vécu une expérience européenne (un an en Erasmus, étranger d’un autre pays membre…). Nous réalisons ainsi 200 interventions par an dans des classes du CM1 à la Terminale. Selon l’âge, nous allons parler des différentes cultures européennes, de la citoyenneté européenne, des enjeux politiques, des programmes de mobilité… etc. Dans la plupart de nos interventions, nous apportons de la documentation comme le « Passeport Jeunes » réalisé par www.touteleurope.fr et qui selon moi devrait être distribué à chaque ly- céen français ! Notre communication vis-à-vis des écoles se réalise notamment par nos anciens professeurs, par courrier, par le Salon de l’Education, et par l’AEDE (agence européenne des enseignants) au niveau national et local. Le bouche-à-oreille reste notre meilleur outil de communication. Pour recruter nos intervenants, nous nous appuyons sur nos réseaux locaux et sur les asso- ciations « Anciens Erasmus » qui existent dans différentes universités de France. Des affiches sont aussi collées dans les établissements d’enseignement supérieur. Chaque professeur remplit après notre intervention un bilan qu’il renvoie à l’association ; ce qui nous permet de réaliser ensuite un compte rendu annuel de cette activité. Votre séminaire d’été est un lieu de rassemblement pour donner un sens à l’engagement pro-européen aux membres de l’association. Quel est le programme du dernier séminaire ? Serait-il envisageable d’y promouvoir les programmes en faveur des étudiants ? Notre université d’été regroupe tous les membres de l’association qui souhaitent y participer. Certaines conférences sont publiques et donc ouvertes à tous. Nous demandons une partici- pation financière pour le logement et la nourriture. Aussi, nous remboursons 70 % des frais de transport. Le séminaire a lieu en France durant 3 jours environ. Le thème varie selon l’ac- tualité. Par exemple, cette année, nous avons parlé du budget 2007-2013, de la recherche, du partenariat Euro-méditerranéen et de la Présidence Française en 2008. Il est rare de parler des programmes européens en faveur des étudiants car notre public est très averti voire déjà expérimenté en la matière. Nous en parlons plus lors de nos actions pour le grand public : nos cafés débat, des forums, l’Europe à l’Ecole… Par exemple, nous avons relayé l’information pour le forum « Mobilité Européenne » organisée le 14 novembre dernier par la ville de Levallois Perret. Nous militons aussi beaucoup pour la création d’un service civil européen non obligatoire et accessible pour tous. Partir un an avec une équipe de jeunes venus de plusieurs Etats membres serait une aventure formidable. Seuls 3000 jeunes partent faire un service volon- taire européen ; il faudrait aussi valoriser cette année à l’étranger par un certificat pour leur cursus. 103
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    La Commission Européennea réalisé un appel d’offre suite à la mise en place du Plan D sous le nom de « Speak up Europe ». Comment y avez-vous participé ? Notre maison mère associative la JEF Europe a répondu à l’appel d’offre en proposant une action vis-à-vis des jeunes : « European Vibes ». Chacun était invité à parler de l’Europe à travers le multimédia (photo, film, spot radio…). Les meilleures séquences ont été choisies au moins d’août 2007 par un jury composé de Pat Cox, President de Mouvement Européen International, Monika Oelz, Chef de projet de www.cafebabel.com, Claus Sørensen, Directeur Général de la DG Communication et de Margot Wallström, Vice-President de la Commission Européenne. C’est une campagne qui combine une animation intitulée « ce que l’Europe a fait pour nous » avec une série de 300 évènements dans toute l’Europe et 25 sites Internet en 20 langues. Ce projet rassemble 5 partenaires internationaux (le Mouvement Européen International, la Fondation Euractiv, la JEF-Europe, l’UEF-Europe et l’AEGEE). L’objectif était d’atteindre direc- tement plus de 150 000 citoyens européens et indirectement plus de 5 millions. Cette campa- gne a constitué l’une de plus large consultation de la société civile menée en Europe. À notre niveau, nous y avons participé en relayant l’information auprès de nos membres et de nos réseaux locaux. Plusieurs affiches ont été collées dans les universités et des étudiants en ont parlé aux débuts de leurs cours en amphithéâtre. 104
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    Interview de CédricLEDOUX Planner Stratégique spécialiste de la « youthologie » de l’agence Rapp Collins Paris Quelles études avez-vous entreprises et quel a été ensuite votre parcours professionnel ? Après mon baccalauréat, j’ai réalisé une première année de deug à l’université Paris III en com- munication. En parallèle, j’étais en classe préparatoire afin de présenter les concours d’IEP et du CELSA. Celle-ci est devenue mon école durant 3 ans, et j’ai même poursuivi en master « stratégie de communication » au CELSA. Aujourd’hui, cela fait 2 ans que je travaille à l’agence Rapp Collins Paris en tant que planner stratégique. La problématique « jeunes » fait l’objet de mon quotidien pour de nombreuses compétitions de budget. Que pensez-vous de la cible des 18-25 ans ? Les jeunes sont un public difficile pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cette tranche d’âge est une période de construction personnelle très importan- te : le jeune est très centré sur lui-même, sur ses centres d’intérêt son parcours personnel. L’annonceur doit être capable de le comprendre pour pouvoir le sensibiliser et le séduire à sa marque. Aussi, il existe un fort éparpillement d’audience : aujourd’hui, on ne compte plus en taux d’audience mais en attention et implication devant les médias. La télévision est allumée, on est connecté sur MSN alors qu’on est en train de parler par téléphone mobile à sa copine tout en faisant la cuisine. On est certes dans une consommation pluri média, mais surtout dans une consommation des médias en simultané. C’est ce qu’on appelle le multi tasking. Comment l’Europe devrait-elle toucher les jeunes ? Les jeunes aiment l’Europe parce qu’ils doivent l’aimer. C’est une évidence. Ils n’ont pas ap- pris à l’aimer. Les 18-25 ans se disent : « J’aime l’Europe, mais concrètement elle n’existe pas pour moi ». L’information est abondante, éparpillée… et la tonalité du discours employé par l’UE est beaucoup trop institutionnelle pour que les jeunes s’y intéressent. De plus, la communication des institutions publiques est l’angoisse pour les jeunes. On leur parle uniquement de la prévention routière, des méfaits du cannabis et des risques des mala- dies sexuellement transmissibles comme le sida… Les institutions publiques ne parlent aux jeunes qu’avec un ton négatif : « fais pas ci, fais pas ça » ! Les jeunes sont par conséquent désintéressés par le discours et les programmes des institutions. Ainsi, l’Europe doit relever le défi de leur parler avec un ton différent : un ton plus positif et moins institutionnel. Elle doit trouver un registre qui lui permettra de garder son rôle institutionnel mais qui lui permettra aussi de toucher les jeunes. 105
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    Aujourd’hui, les 18-25ans méconnaissent les programmes et ne voient aucun bénéfice per- sonnel pour leur cursus universitaire et leur CV : une année en Erasmus est considéré princi- palement comme une année sabbatique. C’est dommage. Il y aurait peut-être deux axes stratégiques pour cibler et intéresser les jeunes : - faire de l’Europe quelque chose d’utile pour impliquer les jeunes et les faire participer à l’Europe - donner un visage humain à l’Europe avec des témoignages de bénéficiaires des programmes permettrait d’apprendre à aimer l’Europe. Quels outils devrait alors utiliser l’Europe ? Le web Aujourd’hui, des jeunes affirment que leurs vrais amis ne sont pas à l’école mais ceux avec qui ils partagent leur passion sur le web (Facebook, MSN, jeux vidéos en ligne…). Il existe vrai- ment une nouvelle relation avec autrui. De plus, le Web 2.0 a un autre objectif que le business ; c’est aussi un web plus humain dans lequel les gens s’u retrouvent. Ils se sont appropriés l’outil. Les sites qu’ont le plus de succès sont ceux où participent le plus les internautes. En réalité, il y a deux types de web : le web des utilisateurs et le web des annonceurs. Personne ne va visiter les sites des marques ou des institutions publiques. Cela ne représente aucun in- térêt, surtout pour les jeunes. La toile européenne avec ses 944 sites est un parfait exemple ! Or les marques ont su profiter du web 2.0 pour s’introduire dans le web des utilisateurs (Nike et la chaîne de football, Bouygues et ses bannières web sur MSN, Peugeot et sa chasse au tré- sor où les internautes écrivent tous les jours leur aventure sur un blog…). C’est au tour de l’Europe de s’infiltrer dans les outils des jeunes. Elle pourrait imaginer : - aller sur les réseaux sociaux (MSN, Facebook, Skype, Second Life…) - créer un label « blog européen » - créer un site communautaire avec des récits de voyages et un forum avec des anciens bénéficiaires - créer une carte avec Google Travel Map de toutes les destinations possibles… Le marketing alternatif et le street marketing Les jeunes sont très réceptifs à cet outil qui les surprend et les interpelle. Les campagnes des institutions publiques et les campagnes pour les grandes causes les utilisent fréquemment. Par exemple, la prévention routière est très performante. « Capitaine de Soirée » est une opé- ration avec un autre type de discours : un discours par les jeunes pour les jeunes. Ou encore, ils avaient installé dans les toilettes de boîte de nuit un petit jeu de voiture : si tu gagnais tu pouvais conduire, si tu perdais tu devrais prendre un taxi. On s’en souvient tous même si c’est l’Etat qui communique. 106
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    Ainsi, même sic’est une campagne publique, les jeunes ont pris conscience des risques car la tonalité du discours et les techniques employées diffèrent des campagnes dites institutionnelles. Le mobile pour une communication à long terme Aujourd’hui, les usages du mobile sont encore très limités à la voix au SMS. Internet sur mobile n’a pas encore un business model pour les jeunes car le coût d’entrée est en inadé- quation avec leur revenu moyen. Le prix étant à l’usage, les jeunes ne l’utiliseront pas tant qu’il n’y aura pas de forfait en illimité. Par ailleurs, Internet sur mobile est aujourd’hui très lent au niveau de la connexion car il n’existe pas encore de plateforme unifiée. Quand Apple et Google feront un partenariat (téléphone high tech et plateforme internet), internet sur mobile décollera ! L’Europe ne doit pas oublier le mobile comme outil. Il faut créer une cellule de veille à la direc- tion « Strategy » de la DG COMM car le sujet sera d’actualité d’en 5 ans. Le jour où les français seront prêts, il faut que l’Europe soit réactive sur cette interface du monde numérique. 107
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    Sondage des étudiants Questionnaire «Les étudiants français et la communication de l’Europe » Nom, Prénom : Adresse Postale : Téléphone : Adresse Internet : Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ? Quel est votre projet professionnel ? Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de m’expliquer votre choix. Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ? Comment en avez-vous entendu parler ? Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ? Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc) 83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau des démar- ches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils de communication des jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes d’information du type street marke- ting, marketing alternatif…etc) 108
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    Questionnaire « Les étudiantsfrançais et la communication de l’Europe » Nom, Prénom : ETTNER Benjamin Adresse Postale : 20 bis rue de la république, Charenton-le-Pont Adresse Internet : anthime1@msn.com Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ? Depuis que j’ai obtenu un Baccalauréat scientifique, je suis en licence de droit à Paris. Quel est votre projet professionnel ? Je ne sais pas encore précisément ce que je souhaite faire plus tard. Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de m’expliquer votre choix. Le drapeau européen est celui qui représente le mieux l’unité et le but de l’Europe. J’aimerai qu’un jour que tous se sentent unis en évoquant le dra- peau européen, un peu comme le drapeau américain. Voilà ce que repré- sente pour moi : l’Europe en tant qu’une unité dans une diversité. Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ? Comment en avez-vous entendu parler ? Je connais Erasmus ainsi que LMD. Le premier grâce au film de Klapish « l’Auberge Espagnole »; le deuxième à ma faculté puisqu’il s’agit d’une uniformisation des universités au sein de l’Europe. Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ? Partir en Europe, oui mais pas n’ importe où. Il faut partir dans des endroits intéressants selon ses études. Pour moi, il s’agirait de l’Angleterre. Mais il y a trop peu de place disponible. Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc) L’Europe devrait surtout aller chercher les jeunes où ils se trouvent. Si l’Europe ne vient pas aux jeunes, ceux-ci n’iront pas vers elle. Il devrait y avoir un discours plus attractif, des démar- ches plus allégées et des aides généralisées. 83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau des démarches… Comment aimeriez-vous être informé ? Il faudrait avoir un pôle relatif à l’Europe dans chaque faculté pour répondre aux différentes exigences des étudiants. Un site internet avec une publicité suffisante serait aussi une bonne chose. Et enfin, pour améliorer l’information, se pencher dessus. Je ne pense pas que les ins- tances gouvernementales se soient réellement posé cette question. 110
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    Questionnaire « Les étudiantsfrançais et la communication de l’Europe » Nom, Prénom : Inès de Crépy Adresse Postale : 25 rue de Longchamp 75016 PARIS Téléphone : 06 82 72 33 34 Adresse Internet : inesdecrepy@yahoo.fr Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ? Après un baccalauréat ES, j’ai entrepris une licence de gestion à Dauphine, puis un M1 de Finance à Dauphine aussi. Quel est votre projet professionnel ? Dans un avenir lointain, travailler dans une PME et monter ma boite. Dans un avenir plus pro- che, partir une année de césure faire mes armes à l’étranger en Banque, pour ensuite m’orien- ter vers un M2 en audit ou conseil. Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de m’expliquer votre choix. Pourquoi ces deux photos? L’une comme l’autre évoquent le déplacement: à la fois une distance à parcourir, mais aus- si et surtout des moyens de communication simple et ac- cessibles à tout le monde. L’Europe, plus que les Etats-Unis ou l’Asie, est le reflet d’une communication et de relations qui tendent à être de plus en plus faciles et de qualité. Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ? Comment en avez-vous entendu parler ? Comme de nombreux étudiants, et à partir d’abord du célèbre film « l’Auberge Espagnole », je connais le programme Erasmus. Je ne suis pas partie, mais j’ai beaucoup d’amis qui ont vécu ce type d’expérience grâce à leur établissement : de la Pologne à l’Espagne en passant pas la Grande Bretagne, l’Autriche, la Roumanie, l’Irlande, l’Italie, l’Estonie... Mais j’ai aussi entendu parler de programmes internationaux avec les Etats Unis. Il faut d’ailleurs un certain niveau de langue validé par des examens (GMAT, TOEFL...). Depuis, j’entends beaucoup parler de VIE pour les étudiants en fin de parcours universitaire, qui désirent trouver des moyens simples et fiables pour travailler en stage puis s’installer en- suite à l’étranger. 111
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    Vous avez enviede partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ? Je ne suis pas partie, tout d’abord par manque de maturité. Trop jeune dans ma tête pour quit- ter la France, j’ai préféré rester étudier en France. Par ailleurs, bien que les expériences dans le cadre d’études à l’étranger soient très réputées et appréciées par les écoles et les entrepri- ses, il est reconnu que l’année de Licence à Paris Dauphine est plus difficile et dense. C’est un moyen de faire ses armes en France pendant que d’autres sont loin. Aujourd’hui, après avoir entendu les récits de tous mes proches et tous les étudiants partis à l’étranger, je ne regrette pas mais j’ai à mon tour envie de partir pour changer d’univers et être plus ouverte d’esprit. C’est un bonus évident de savoir s’adapter et d’avoir une connaissance d’autres cultures. Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc) Pour attirer les jeunes dans les programmes européens, l’Europe a d’abord besoin d’être per- çue par les jeunes et par tous comme une entité dont nous sommes solidaires et partie pre- nante. Comment ? Je pense qu’il faut donner l’envie de découvrir des choses nouvelles : les jeunes aiment s’évader et apprendre d’autres cultures. Il faut démontrer aux jeunes qu’une année à l’étranger est un tremplin. Mais les entreprises ont-elles aussi un rôle essentiel à jouer : futurs employeurs, leurs dis- cours convaincants conduiront les étudiants à faire les démarches pour partir à l’étranger. Aujourd’hui les procédures sont trop lourdes bien qu’indispensables, mais je pense qu’il faut aussi faire dégorger l’administration. Elle est perçue comme une véritable barrière ! 83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau des démarches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils de communication des jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes d’information du type street marketing, marketing alternatif…etc) Il est important que les sites internet soient actualisés régulièrement, et de mettre en éviden- ce toutes les dates d’inscription, concours, entretiens…pour que l’on apprenne à s’organiser. Mais à mon sens, la priorité est de garder et promouvoir un dialogue plus aisé et facile avec les organisations et les responsables de programmes étrangers. Les associations d’anciens Erasmus ou étudiants sont aussi une façon de se forger une opinion censée sur nos orienta- tions et notre profil. Les universités sont aussi le seul repaire pour les étudiants. Je pense qu’il est primordial que ce soient elles (sensées être les plus averties) qui nous renseignent, nous répondent et nous rassurent. 112
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    Questionnaire « Les étudiantsfrançais et la communication de l’Europe » Nom, Prénom : Marie Brisson Adresse Postale : 26 rue René Mouchotte, 75014 Paris Téléphone : 06 15 06 12 47 Adresse Internet : mariebrisson@hotmail.com Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ? Je suis le cursus d’Histoire à Paris I et je suis maintenant en M1. Quel est votre projet professionnel ? Travailler dans le domaine du patrimoine ou du culturel. Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de m’expliquer votre choix. Unité et diversité européenne culturelle Complexité des démarches Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ? Comment en avez-vous entendu parler ? Socrates, Erasmus… grâce au film « l’Auberge Espagnole ». Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ? Plusieurs freins comme la complexité des démarches, la langue, le manque d’information… Je ne sais pas vraiment ce que l’on peut me proposer. L’information n’est pas venue à moi. Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc) Dans les facultés, on doit trouver de meilleures brochures et avoir surtout un accès plus sim- ple à l’information. Jusqu’à aujourd’hui, il y a une brochure (avec une page dédiée pour l’in- ternational) et une affiche à côté du secrétariat. Le site internet de Paris I est relativement bien, mais ce ne sont que des informations de base. On ne sait pas exactement quels sont les programmes des autres universités, comment partir… L’information est donc réservée à un public averti. 113
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    83 % des jeunesse sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau des démarches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils de commu- nication des jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes d’information du type street marketing, marketing alternatif…etc) Ils nous ont donné un email en première année et facilement convertible sur Hotmail. Ils en- voient en moyenne 5 emails par an pour les partiels, les grèves, les inscriptions… C’est un excellent outil pour communiquer directement avec l’ensemble des étudiants et surtout un outil simple d’utilisation. Aussi, un salon dédié à ces programmes serait une bonne idée : ça nous éviterait de passer à côté de toutes ces opportunités ! 114
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    Questionnaire « Les étudiantsfrançais et la communication de l’Europe » Nom, Prénom : HEBERT, Nicolas Adresse Postale : 2 bis rue Doumer, 78120 Rambouillet Téléphone : 06 87 76 09 62 Adresse Internet : shuz78120@hotmail.fr Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ? Je suis actuellement en classe préparatoire scientifique au Lycée Janson de Sailly. Quel est votre projet professionnel ? Ingénieur en multimédia Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de m’expliquer votre choix. La monnaie unique est le symbole le plus fort à mes yeux. L’Europe a réussi à faire accepter aux différents pays et aux dif- férents nationalismes une monnaie à visage unique pour tous. Quant aux drapeaux, ils symbolisent le rassemblement des pays en un seul endroit. Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ? Comment en avez-vous entendu parler ? Erasmus grâce au film « L’Auberge Espagnole », mais aussi par des amis qui sont partis durant leur cursus. Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ? Mon cursus jusqu’à aujourd’hui ne correspondait pas. Mais j’espère que ma future école d’in- génieur me proposera un semestre dans un autre Etat membre ou bien une université d’été. Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc) J’aimerais que l’Europe s’adresse aux jeunes avec un ton moins institutionnel et avec plus de dynamisme. De plus, elle doit inciter les jeunes à participer à son action : ils doivent avoir un rôle pour se sentir citoyen européen. 115
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    83 % des jeunesse sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau des démarches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils de communication des jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes d’information du type street marketing, marketing alternatif…etc) L’Europe ne communique pas sur ses programmes, ou très peu. Il faudrait tout d’abord une communication officielle du type une campagne nationale pour déjà informer les jeunes des opportunités qui existent. Ensuite, dans un second temps, j’aimerais être relancé par email de temps en temps. Cela me permettrait de ne pas oublier une date clé dans mes démarches, de savoir la bourse que je peux demander, de connaître un nouveau programme qui vient d’être lancé…etc 116
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    Questionnaire « Les étudiantsfrançais et la communication de l’Europe » Nom, Prénom : SALA David Adresse Postale : 56 bis av Sainte marie Téléphone : 06 82 53 29 72 Adresse Internet : davidsala@hotmail.fr Quelles études avez-vous entreprises jusqu’à aujourd’hui ? Après un baccalauréat scientifique, j’ai réalisé trois années de classe préparatoire en physique et chimie au lycée Marcelin Berthelot. Depuis septembre 2007, j’ai intégré Centrale Lille avec comme projet professionnel de devenir ingénieur commercial. Quelques images figurent sur la page suivante. Pouvez-vous choisir une ou deux images afin de montrer ce que l’Europe représente pour vous ? Merci de m’expliquer votre choix. L’Auberge espagnole est le symbole premier de l’Eu- rope à mes yeux : des jeunes européens en quête de nouveau et de convivialité et qui font de nombreuses fêtes (d’où l’image de la bière). Le match de football représente tous les différents tournois européens qui font vibrer toutes les nations. Quels programmes européens en faveur des étudiants connaissez-vous ? Erasmus et Erasmus Mundus au travers de récits d’amis qui sont partis. Vous avez envie de partir en Europe… et vous ne l’avez pas encore fait. Pourquoi ? Je ne sais pas où aller, ni comment, ni auprès de qui m’adresser. Comment l’Europe devrait-elle parler aux jeunes de ses programmes ? (un autre discours, une tonalité moins institutionnelle, un visage plus humain….etc) L’Europe ne doit pas parler mais agir. Elle doit être présente dans toutes les écoles et univer- sités. Les jeunes doivent sentir que c’est facile de partir en Europe et non pas un projet com- pliqué utopiste et qui coûte très cher. 83 % des jeunes se sentent mal informés au niveau des programmes, au niveau des démarches… Comment aimeriez-vous être informé ? (utilisation des outils de communication des jeunes : web, mobile, médias… ou bien des campagnes d’information du type street marketing, marketing alternatif…etc). Street marketing… il faut aller voir les jeunes leur expliquer comment s’y prendre pour mon- ter un projet européen. L’envie ne manque pas. Donnons-nous les moyens pour y arriver. 117