Les révolutions de Tunisie et d'Égypte en 2011 ont été déclenchées par le mécontentement face à la corruption et à la répression des régimes en place, culminant avec le renversement de Ben Ali et Moubarak. Les manifestations, coordonnées en partie via les réseaux sociaux, ont uni divers segments de la société dans une quête commune pour la démocratie. Selon Emmanuel Todd, ces révolutions sont le résultat d'une montée du niveau éducatif plutôt que d'un moteur religieux, marquant une rupture avec l'ancien régime et le début d'une nouvelle ère politique.