Dali
délire
• Dali s’est bien mis en scène, piquant au
passage Gala la femme de P. Eluard, puis
vivant à trois avec Amanda Lear qui témoigne
de sa double vie, publique , fantasque et privée,
plus secrète, moins « dalirante ».
• Son musée, où il repose à Figueres est un
étonnant mélange de fantasmes quasi-
enfantins, de mise en scène bouffonne et de
réelles œuvres de dessinateur et d’ artiste.
• Le musée, comme sa maison, est sous le signe
de l’oeuf paranoia-critique!
Dans la cour d’honneur, sa
Cadillac, surmontée d’une
déesse (Gala?), cernée
d’un amphithéâtre de statues
de nymphes dorées, sur fond
d’une immense verrière…..
On se demande bien ce que les gamins des écoles pensent du génial ordonnateur..
Dans les niches autant d’anges
tutélaires, protecteurs et
clamant la gloire du génie…
Dali, double ou triple face
Un beau tableau de
Cadaquès, sur la Costa
Brava
Hommage ou influence
de Picasso?
A ma connaissance Dali est le seul artiste
Inhumé dans son propre musée, à sa gloire!
Quelques dessins petits et géants
montrent qu’il n’ avait pas seulement
le don de manipulation des médias,
le sens de la publicité, mais aussi
un sacré coup de crayon!
Le maître…..
Illustration de la Divine
Comédie avec cette barque
des ombres qui fait aussi
penser aux barques des
passeurs d’âmes des anciens
Egyptiens….
• Journal d’un génie
Port Lligat ~ 9 Mai 1957
• ” Au réveil, je baise l’oreille de Gala pour sentir avec le bout de ma
langue l’épaisseur du minuscule relief situé sur son lobe. A ce
moment-là, je sens, tout entier mêlé à ma salive, Picasso. Picasso
qui est l’homme le plus vivant que j’aie jamais connu et qui possède
un grain de beauté sur le lobe de son oreille gauche. Ce grain, un
peu plus olivâtre que doré et d’une épaisseur minime, est placé
exactement au même endroit que celui de ma femme Gala.
Il pourrait en être considéré comme l’exacte reproduction. Très
souvent, quand je pense à Picasso, je caresse cette épaisseur
infime au coin du lobe gauche de Gala.
Et ceci est fréquent, car Picasso est l’homme auquel j’ai le plus
souvent pensé après mon père. Tous les deux sont, plus ou
moins, les Guillaume Tell de ma vie. C’est contre leur autorité
que, depuis ma plus tendre adolescence, je me suis, sans
hésitation, héroïquement révolté.
Gala, la Muse –madonne inspiratrice….
• les évènements les plus
importants qui puissent arriver à
un peintre contemporain sont au
nombre de deux :
1°) Etre Espagnol ;
2°) S’appeler Gala Salvador Dali.
• Ces deux choses me sont
arrivées à moi. Comme mon
propre nom de Salvador l’indique,
je suis destiné à rien moins que
sauver la peinture moderne de la
paresse et du chaos.
• “ J’ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui,
que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de
Bourgogne. La conséquence est évidente : si on
veut manger sa pensée il faut la sortir avec une
aiguille. Alors, elle sort tout entière. Sinon, elle
se casse et il n’y a rien à faire, vous n’arriverez
jamais au but.
• Je range sans hésitation Freud parmi les héros. Il a
dépossédé le peuple juif du plus grand et du plus
prestigieux de tous ses héros : Moïse. Freud a
démontré que Moïse était égyptien, et dans le
prologue de son livre sur Moïse - le meilleur et le
plus tragique de ses livres - il avertit ses lecteurs
que cette démonstration a été sa tâche la plus
ambitieuse et la plus ardue, mais aussi la plus
corrosivement amère
• « D’un côté : l’inventeur de la psychanalyse. De l’autre : l’enfant terrible du
surréalisme qui a mis au point la méthode dite de la « paranoïa critique ».
Comment auraient-ils pu éviter, un jour ou l’autre la rencontre ? Celle-ci a eu
lieu le 19 juillet 1938 chez Freud où Stefan Zweig a amené Dali.
• D’un côté, un vieux monsieur très âgé, affaibli par la maladie et terriblement affecté
par l’exil : les persécutions nazies contre les juifs ont contraint Freud et sa famille de
quitter Vienne et à se réfugier à Londres. De l’autre, face à l’homme qui découvrit les
secret des rêves et de l’inconscient : Dali, le peintre le plus fiévreux et le plus inventif
du groupe surréaliste, qui a donné à celui-ci une nouvelle énergie en lui apportant
une méthode d’analyse extrêmement féconde.
• Il est intéressant de noter que l’attention portée par Dali à cette maladie mentale
appelée paranoïa avait intrigué, il y a quelques années déjà, un jeune disciple de
Freud, le docteur Jacques Lacan. Les deux hommes s’étaient rencontrés pour
échanger des informations à partir de leurs expériences respectives. Selon Dali, la
paranoïa critique est une méthode de connaissance « basée sur l’objectivation
critique et systématique des associations et interprétations délirantes ». La poésie
permet de pratiquer une telle méthode fondée sur la spontanéité et l’irrationalisme
mais la peinture s’y prête mieux encore. Freud a également évoqué à plusieurs
reprises le rôle de la « Sublimation » dans l’art. Sublimation…, aucun mot ne
pouvait plaire davantage à Dali, lui qui dans sa paranoïa non critique ne cesse de
clamer qu’il est le sublime incarné. «
• Stefan Zweig qui lui sert d’introducteur auprès de ce dieu des
surréalistes, l’a présenté ainsi dans une lettre au célèbre
docteur : “Salvador Dali est, à mon sens, le seul peintre de
génie de notre époque, et le seul qui lui survivra, fanatique de
ses propres convictions, disciple des plus fidèles et des plus
doués de vos idées parmi les artistes.”
• Réponse de Freud dans une lettre du 20 juillet 1938 :
• “Il faut réellement que je vous remercie du mot d’introduction
qui m’a amené les visiteurs d’hier. Car jusqu’alors, semble-t-il,
j’étais tenté de tenir les surréalistes qui apparemment m’ont
choisi pour saint patron, pour des fous intégraux (disons à
nonante cinq pour cent, comme pour l’alcool absolu).
Le Moïse originaire
sous la pieuvre céleste ???
• Le premier numéro de la revue Minotaure de Paris publie le prologue du livre –
qui restera inédit jusqu’en 1963 – Interprétation paranoïaque-critique de l’image
obsédante « L’Angélus » de Millet.
• Il préface et illustre le livre de Sigmund Freud, Moïse et le
monothéisme. Le 28 septembre, le Théâtre-musée Dalí est inauguré.
• Dali rencontre une jeune étudiante anglo-russe
aux Beaux-arts. Il la prend sous son aile
pendant 15 ans avec la bénédiction de Gala,
vivant ensemble à Cadaqués. Amanda Lear
(Dalear- , Da-lyre- Délire… nommée par lui)
raconte comment Dali avait une vie privée pleine
de charme , attentionnée et de culture partagée ,
bien éloignée du personnage qu’il jouait en
public.
• Amanda Lear est en ce moment une peintre et
personne intéressante dans le paysage
médiatique parisien….
• Pendant une trentaine d’années Gala et
Dali ont vécu dans une maison de
pécheur à Cadaqués, dont une quinzaine
en trio avec Amanda. La maison s’est
agrandie de plusieurs autres maisons de
pécheurs au fil du temps, et semble avoir
été un lieu très agréable de vie (photos
début avril 2010).
Le lit de Dali donne sur une
mezzanine en contrebas, avec
un miroir incliné à 45 degrés pour
lui permettre de voir le soleil
levant…
En contrebas des cages à
oiseaux et à grillons devant une
série de petites chaises
d’enfants, collectionnées par
Gala. Le mandala
psychanalytique est
omniprésent ici aussi….
Le voyeur de service,
passant éphèmère!
L’homme foudroyé…..
Zi End!!!!

SalVador dali

  • 1.
  • 2.
    • Dali s’estbien mis en scène, piquant au passage Gala la femme de P. Eluard, puis vivant à trois avec Amanda Lear qui témoigne de sa double vie, publique , fantasque et privée, plus secrète, moins « dalirante ». • Son musée, où il repose à Figueres est un étonnant mélange de fantasmes quasi- enfantins, de mise en scène bouffonne et de réelles œuvres de dessinateur et d’ artiste. • Le musée, comme sa maison, est sous le signe de l’oeuf paranoia-critique!
  • 5.
    Dans la courd’honneur, sa Cadillac, surmontée d’une déesse (Gala?), cernée d’un amphithéâtre de statues de nymphes dorées, sur fond d’une immense verrière…..
  • 6.
    On se demandebien ce que les gamins des écoles pensent du génial ordonnateur..
  • 9.
    Dans les nichesautant d’anges tutélaires, protecteurs et clamant la gloire du génie…
  • 10.
    Dali, double outriple face
  • 11.
    Un beau tableaude Cadaquès, sur la Costa Brava
  • 12.
  • 13.
    A ma connaissanceDali est le seul artiste Inhumé dans son propre musée, à sa gloire!
  • 14.
    Quelques dessins petitset géants montrent qu’il n’ avait pas seulement le don de manipulation des médias, le sens de la publicité, mais aussi un sacré coup de crayon!
  • 16.
  • 18.
    Illustration de laDivine Comédie avec cette barque des ombres qui fait aussi penser aux barques des passeurs d’âmes des anciens Egyptiens….
  • 19.
    • Journal d’ungénie Port Lligat ~ 9 Mai 1957 • ” Au réveil, je baise l’oreille de Gala pour sentir avec le bout de ma langue l’épaisseur du minuscule relief situé sur son lobe. A ce moment-là, je sens, tout entier mêlé à ma salive, Picasso. Picasso qui est l’homme le plus vivant que j’aie jamais connu et qui possède un grain de beauté sur le lobe de son oreille gauche. Ce grain, un peu plus olivâtre que doré et d’une épaisseur minime, est placé exactement au même endroit que celui de ma femme Gala. Il pourrait en être considéré comme l’exacte reproduction. Très souvent, quand je pense à Picasso, je caresse cette épaisseur infime au coin du lobe gauche de Gala. Et ceci est fréquent, car Picasso est l’homme auquel j’ai le plus souvent pensé après mon père. Tous les deux sont, plus ou moins, les Guillaume Tell de ma vie. C’est contre leur autorité que, depuis ma plus tendre adolescence, je me suis, sans hésitation, héroïquement révolté.
  • 20.
    Gala, la Muse–madonne inspiratrice….
  • 21.
    • les évènementsles plus importants qui puissent arriver à un peintre contemporain sont au nombre de deux : 1°) Etre Espagnol ; 2°) S’appeler Gala Salvador Dali. • Ces deux choses me sont arrivées à moi. Comme mon propre nom de Salvador l’indique, je suis destiné à rien moins que sauver la peinture moderne de la paresse et du chaos.
  • 23.
    • “ J’aidéjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors, elle sort tout entière. Sinon, elle se casse et il n’y a rien à faire, vous n’arriverez jamais au but. • Je range sans hésitation Freud parmi les héros. Il a dépossédé le peuple juif du plus grand et du plus prestigieux de tous ses héros : Moïse. Freud a démontré que Moïse était égyptien, et dans le prologue de son livre sur Moïse - le meilleur et le plus tragique de ses livres - il avertit ses lecteurs que cette démonstration a été sa tâche la plus ambitieuse et la plus ardue, mais aussi la plus corrosivement amère
  • 24.
    • « D’uncôté : l’inventeur de la psychanalyse. De l’autre : l’enfant terrible du surréalisme qui a mis au point la méthode dite de la « paranoïa critique ». Comment auraient-ils pu éviter, un jour ou l’autre la rencontre ? Celle-ci a eu lieu le 19 juillet 1938 chez Freud où Stefan Zweig a amené Dali. • D’un côté, un vieux monsieur très âgé, affaibli par la maladie et terriblement affecté par l’exil : les persécutions nazies contre les juifs ont contraint Freud et sa famille de quitter Vienne et à se réfugier à Londres. De l’autre, face à l’homme qui découvrit les secret des rêves et de l’inconscient : Dali, le peintre le plus fiévreux et le plus inventif du groupe surréaliste, qui a donné à celui-ci une nouvelle énergie en lui apportant une méthode d’analyse extrêmement féconde. • Il est intéressant de noter que l’attention portée par Dali à cette maladie mentale appelée paranoïa avait intrigué, il y a quelques années déjà, un jeune disciple de Freud, le docteur Jacques Lacan. Les deux hommes s’étaient rencontrés pour échanger des informations à partir de leurs expériences respectives. Selon Dali, la paranoïa critique est une méthode de connaissance « basée sur l’objectivation critique et systématique des associations et interprétations délirantes ». La poésie permet de pratiquer une telle méthode fondée sur la spontanéité et l’irrationalisme mais la peinture s’y prête mieux encore. Freud a également évoqué à plusieurs reprises le rôle de la « Sublimation » dans l’art. Sublimation…, aucun mot ne pouvait plaire davantage à Dali, lui qui dans sa paranoïa non critique ne cesse de clamer qu’il est le sublime incarné. «
  • 25.
    • Stefan Zweigqui lui sert d’introducteur auprès de ce dieu des surréalistes, l’a présenté ainsi dans une lettre au célèbre docteur : “Salvador Dali est, à mon sens, le seul peintre de génie de notre époque, et le seul qui lui survivra, fanatique de ses propres convictions, disciple des plus fidèles et des plus doués de vos idées parmi les artistes.” • Réponse de Freud dans une lettre du 20 juillet 1938 : • “Il faut réellement que je vous remercie du mot d’introduction qui m’a amené les visiteurs d’hier. Car jusqu’alors, semble-t-il, j’étais tenté de tenir les surréalistes qui apparemment m’ont choisi pour saint patron, pour des fous intégraux (disons à nonante cinq pour cent, comme pour l’alcool absolu).
  • 26.
    Le Moïse originaire sousla pieuvre céleste ???
  • 27.
    • Le premiernuméro de la revue Minotaure de Paris publie le prologue du livre – qui restera inédit jusqu’en 1963 – Interprétation paranoïaque-critique de l’image obsédante « L’Angélus » de Millet. • Il préface et illustre le livre de Sigmund Freud, Moïse et le monothéisme. Le 28 septembre, le Théâtre-musée Dalí est inauguré.
  • 29.
    • Dali rencontreune jeune étudiante anglo-russe aux Beaux-arts. Il la prend sous son aile pendant 15 ans avec la bénédiction de Gala, vivant ensemble à Cadaqués. Amanda Lear (Dalear- , Da-lyre- Délire… nommée par lui) raconte comment Dali avait une vie privée pleine de charme , attentionnée et de culture partagée , bien éloignée du personnage qu’il jouait en public. • Amanda Lear est en ce moment une peintre et personne intéressante dans le paysage médiatique parisien….
  • 32.
    • Pendant unetrentaine d’années Gala et Dali ont vécu dans une maison de pécheur à Cadaqués, dont une quinzaine en trio avec Amanda. La maison s’est agrandie de plusieurs autres maisons de pécheurs au fil du temps, et semble avoir été un lieu très agréable de vie (photos début avril 2010).
  • 40.
    Le lit deDali donne sur une mezzanine en contrebas, avec un miroir incliné à 45 degrés pour lui permettre de voir le soleil levant… En contrebas des cages à oiseaux et à grillons devant une série de petites chaises d’enfants, collectionnées par Gala. Le mandala psychanalytique est omniprésent ici aussi….
  • 42.
    Le voyeur deservice, passant éphèmère!
  • 51.
  • 61.