Table des matières
¡ Bienvenidos a Venezuela !
DÉCOUVERTE
Les plus du Venezuela
Fiche technique
Le Venezuela en 10 mots-clés
Survol du Venezuela
Histoire
Population et mode de vie
Arts et culture
Cuisine vénézuélienne
Enfants du pays
CARACAS ET SES ENVIRONS
CARACAS
EL HATILLO
PARQUE NACIONAL WARAIRA REPANO (EX-PARQUE
NACIONAL EL ÁVILA)
GALIPÁN
LOS ROQUES
GRAN ROQUE
FRANCISQUÍ
MADRISQUÍ
CAYO PIRATA
RASQUÍ
CRASQUÍ
CAYENERO
FERNANDO
DOS MOSQUISES SUR
LA CÔTE CENTRALE
COLONIA TOVAR
MARACAY
PARQUE NACIONAL HENRI PITTIER
CHORONÍ – PUERTO COLOMBIA
TUJA
CUYAGUA
VALENCIA
CAMPO DE CARABOBO
PUERTO CABELLO
LA CÔTE OUEST
PARQUE NACIONAL MORROCOY
CHICHIRIVICHE
CORO
PARQUE NACIONAL MÉDANOS DE CORO
PÉNINSULE DE PARAGUANÁ
BARQUISIMETO
LE ZULIA
LES ANDES
MÉRIDA
LA TRANSANDINA
LA ROUTE DES VILLAGES DU SUD
LA ROUTE DU SOLEIL
SUD DU LAC DE MARACAIBO
LES LLANOS
SAN FERNANDO DE APURE
MANTECAL
LE DELTA DE L'ORÉNOQUE
DELTA ALTO (PARTIE HAUTE)
DELTA BAJO (PARTIE BASSE)
LA GUYANE VÉNÉZUÉLIENNE
RÍO CAURA
CIUDAD BOLÍVAR
CIUDAD GUAYANA
LA GRAN SABANA
AMAZONAS
PUERTO AYACUCHO
AUTANA
RUTA HUMBOLDT
PARQUE NACIONAL DE YAPACANA
PARQUE NACIONAL DUIDA-MARAHUACA
PARQUE NACIONAL SERRANÍA LA NEBLINA
PARQUE NACIONAL PARIMA TAPIRAPECÓ
ISLA MARGARITA
PORLAMAR
PAMPATAR
LA ROUTE DES PLAGES DU SUD AU NORD
LE CŒUR DE L’ÎLE
MACANAO
EL YAQUE
ISLA COCHE
LA CÔTE EST
BARCELONA
SANTA FÉ
MOCHIMA
CUMANÁ
ARAYA
CARIPE
CARÚPANO
PÉNINSULE DE PARIA
PENSE FUTÉ
Décalage horaire
Électricité
Formalités, visa et douanes
Langues parlées
Quand partir ?
Santé
Sécurité
Galerie photos
Galerie cartes
¡ Bienvenidos a Venezuela !
Imaginez un pays aussi vaste que la France et l'Allemagne réunies. Une patrie qui clame sa
liberté, de l’homme à cheval parcourant les plaines des llanos à la rudesse de l’Andin, des
communautés africaines de la côte Caraïbe qui rythment leur vie au son des tambours
rituels jusqu’au Yanomami, fils de la Lune, qui sait que la planète est précieuse et
généreuse. Bienvenue au Venezuela !
Tout d’abord l’intrépide et sensuelle Caracas ouvre ses portes pour ne les refermer que
très tard dans la nuit, sur un dernier refrain de salsa. Puis vient l’heure de survoler la plus
belle des cartes postales… Los Roques ! Une petite faim ? Partez vers la péninsule
sauvage et sublime de Paria pour savourer des plats à base de coco, curry, gingembre et
cacao. Après le mytique delta de l'Orénoque et la rencontre avec le mystique peuple
Warao, faire une pause dans le quartier historique de Ciudad Bolívar, l’une des plus vieilles
cités d’Amérique latine, puis rendez-vous à Canaïma pour se réveiller sous la plus haute
chute d’eau du monde (le Salto Angel). En Grande Savane, au sommet du Roraïma, si
l’envie vous titille de réitérer l’expérience de Newton, réfléchissez avant de jeter ce guide
dans le monde perdu, car les dinosaures d’Arthur Conan Doyle risqueraient de le dévorer...
Il peut encore vous servir d’appui-tête dans les Llanos où l’incommensurable avifaune risque
de rompre vos cervicales ! Envie d’aventure ? Partez découvrir les Andes avant les eaux
poissonneuses du parc national Henri Pittier !
DÉCOUVERTE
DÉCOUVERTE - Vénézuela
Les plus du Venezuela
Les plus du Venezuela - Île du Venezuela.
© iStockphoto.com/Fenykepez
Le Venezuela est le pays des records mondiaux (sauf en football !). Celui de la plus haute
chute d'eau du monde, du plus haut téléphérique, des miss Univers, de l'essence la moins
chère…
Une nature puissante et préservée
Superbe et sauvage, elle vous laisse sans voix. Que vous soyez attiré par la lumière des
Caraïbes avec ses magnifiques plages, ses petites îles (cayos) ou le récif corallien de Los
Roques, par les nombreux parcs nationaux dotés d'une faune et d'une flore exceptionnelles,
ou par la haute montagne dans les Andes avec le pic Bolívar qui culmine à 5 007 m
d'altitude. Plus au nord, on trouve la ville coloniale de Coro avec son petit désert de
dunes… et des zones particulièrement arides (cactus…), la péninsule désertique de
Paraguaná qui lorgne du côté des Antilles néerlandaises. La nature reprend ses droits dans
un pays de savane et de tepuys (formations géologiques les plus anciennes du monde). De
l'un de ces tepuys se jette le Salto Angel, la chute d'eau la plus haute du monde.
Le métissage culturel
Le Venezuela est un pays aux visages multiples, point de rencontre de nombreuses
cultures.
Les criollos sont le fruit du métissage entre les populations indigènes, les colons espagnols,
français, hollandais ou allemands et les esclaves africains. Certaines régions enclavées ont
résisté pendant longtemps à ce métissage, et abritent aujourd'hui des populations d'origine
africaine (Choroni, Chuao…) ou allemande (Colonia Tovar). Mais le Venezuela c'est aussi
34 groupes ethniques qui tentent encore aujourd'hui de protéger et conserver leur mode de
vie traditionnel.
Une gigantesque réserve faunique
Paradis des animaux, 15 % des espèces d'oiseaux répertoriées dans le monde se
concentrent dans les Llanos (les plaines) du Venezuela au cours du printemps de
l'hémisphère boréal.
Le spectacle est un coup à rompre les cervicales d'un ornithologue. Des fermes (appelées
hatos) plutôt bien aménagées organisent des excursions. Les crocodiles, les dauphins
d'eau douce et les anacondas se trouvent aussi dans Les Llanos. Avec un peu de chance
vous apercevrez la tortue pré-cambrique communément appelée Mata Mata (loin d'être une
Miss celle-la !). La forêt amazonienne protège les singes, serpents, jaguars, etc. A ceci
s'ajoutent des îles paradisiaques, comme Los Roques, où la vie sous-marine regorge de
poissons abrités dans les coraux.
Fiestas avec un grand F
Qu'importe la classe sociale, les problèmes socio-économiques, c'est l'opium du peuple. Ne
demandez pas à un Vénézuélien où il a appris à danser, il serait incapable de vous
répondre ! Syndrome d'Obélix certainement, depuis le plus jeune âge les corps s'agitent, et
la musique enivre. Ne pas faire la fête en fin de semaine est une offense à la dignité
nationale. A Caracas, par exemple, on s'y amuse au moins autant qu'à New York dans des
lieux sûrs et chaleureux !
Fiche technique
Argent
Monnaie
La monnaie du pays porte le nom de son Libertador : bolivar (bolivares au pluriel,
prononcer « bolivarèsse » ), bolo pour les intimes, lucas ( « loucas » ) pour les familiers.
Taux de change
En janvier 2012, les taux de change officiels sont les suivants :
1 € = 5,5 bolivars fuerte (Bs.F) • 1 Bs.F = 0,18 €.
1 dollar canadien = 4,2 Bs.F • 1 Bs.F = 0,23 CAN$.
1 franc suisse = 4,57 Bs.F • 1 Bs.F = 0,22 CHF.
1 dollar américain = 4,30 Bs.F • 1 Bs.F = 0,23 US$.
Pour avoir une idée du change parallèle, rendez-vous sur le site www.lechugaverde.com
Le Venezuela en bref
Le pays
N o m officiel : República Bolivariana de Venezuela, depuis le vote de la nouvelle
Constitution en 1999.
Nature du régime : démocratie présidentielle.
Chef du gouvernement : Hugo Chávez Frías (première élection en 1998 avec 56,2 %
des voix, réélection en 2000 et deuxième élection en 2006 à 63 %). Prochaine élection le 7
octobre 2012.
Capitale : Caracas.
Frontières : Colombie, Brésil et Guyane.
Superficie : 916 445 km2. 39e rang mondial entre le Nigeria et la Namibie. La France est
49e.
La population
Population totale : 27,6 millions d'habitants (données 2011). 45e rang mondial entre
l'Ouzbékistan et l'Arabie saoudite.
Densité : 29,4 hab./km2.
Espérance de vie : 73,28 ans (hommes : 70,24 ; femmes : 76,48).
Taux brut de natalité : 20,1 %.
Taux de fécondité : 2,42 naissances par femme..
Population indigène : seulement 2 %.
Langue officielle : espagnol (Castellano).
Langues indigènes : (warao, pémon…) pour un petit pourcentage de la population.
Religion : catholiques (94 %), protestants (3 %).
Taux d'alphabétisation : 93,1 %.
Part de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté : 15 %.
L'économie
PNB : 344 milliards de dollars (2010).
PIB/taux de croissance réelle : -2,8 % (2010).
PIB/habitant : 12 600 US$ (2010).
Croissance du PIB : 4,5 % (premier trimestre 2011).
Taux de chômage : 12,1 % (2010).
Climat
Etant situé sous les tropiques, le Venezuela offre des moyennes de température situées
entre 22 et 33 °C. Quasiment constantes tout au long de l’année, avec des maxima autour
de 40 °C dans les Llanos. Ces températures dépendent principalement de l’altitude du lieu.
Maracaibo est réputée pour être la ville la plus chaude du pays avec 30 °C de moyenne,
par contre, dans certains villages des Andes (Mucuchíes, Apartaderos…) celle-ci descend
à 8 °C !
Saisonnalité
La saison touristique se déroule toute l’année, on peut donc y aller quand on veut, mais la
fréquentation des lieux touristiques et les prix pratiqués varient énormément en fonction de
la saison. En haute saison, on peut en effet constater que la plupart des établissements
affichent complet… et que les prix augmentent d’au moins 10 %. Les périodes les plus
courues sont Noël et le mois d’août mais restent raisonnables, tandis que lors de la
Semaine sainte (pâques) et du carnaval (février) les plages sont bondées et les
infrastructures saturées. En fait, la saison sèche de décembre à mai est plus plaisante.
Le Venezuela en 10 mots-clés
Arepa
Galette de maïs que l’on ouvre et que l’on remplit de nombreux aliments au choix : divers
types de viande (hachée, effilochée, gésiers, poulet…), fromage, poisson, fruits de mer,
perico (œufs brouillés avec tomates et oignons). Attention, le perico sert aussi à désigner
la cocaïne en référence à l’image du petit perroquet bavard.
Le tout s’accompagne de sauces variées : guasacaca (sorte de guacamole vénézuélien),
sauce piquante (le plus souvent extrêmement forte !). Enfin, on peut les préparer au grill, a
la plancha ou frits.
Les areperas sont les restaurants, très nombreux, spécialisés dans la fabrication des…
arepas. L’équivalent, en quelque sorte, de notre sandwich national (incontournable !).
Bolívar
Simón Bolívar proclamé en 1813 « El Libertador » est partout, dans les chansons, la
monnaie, les écoles, les avenues, les places (le point central de chaque commune, et votre
point de repère géographique). C’est le personnage historique par excellence du
Venezuela, qui a arraché à la domination espagnole un empire cinq fois plus grand que
l’Europe, fondé la république de Colombie et unifié divers pays d’Amérique du Sud
(Venezuela, Colombie, Equateur…).
Carnaval
Cette tradition arrive avec la conquête espagnole, sous forme de jeu, avec des lancers
d’eau, d'œufs, etc. Ensuite l’évêque Diez Madroñero au XVIIIe transforme les trois jours de
fête en cérémonie religieuse (processions, prières). C’est à José Abalos que l’on doit le
retour à Caracas d'une manifestation plus festive mais aussi plus raffinée, sauf pour le
peuple et les esclaves qui n’ont pas les moyens de gaspiller du riz dans les rues. Au milieu
des années 1950, les fameuses « negritas » cachent leur identité sous un déguisement
pour profiter pleinement et sans complexe des festivités, et ce jusqu’à la fin des années
1970. Le carnaval le plus célèbre dans le pays se trouve à El Callao dans l’Etat de Bolivar,
o ù l’immigration antillaise a apporté au calypso des éléments comme le cuatro et les
maracas.
Eau
Le pays tout entier se structure autour d’un fleuve majestueux : l’Orénoque, un immense flot
d’eau douce, avec tout le potentiel qu’il représente pour le développement du pays, dans
une planète où l’eau devient de plus en plus précieuse. Christophe Colomb a été clairvoyant
en affirmant au cours de son troisième voyage, il y a 500 ans à la vue de ce gigantesque
courant d’eau douce, que la terre s’étendant devant lui était bien un continent et non une île
comme celles qu’il avait découvertes auparavant. L’Orénoque est le symbole de la nation,
dont les rives virent Simón Bolívar donner forme et substance à sa création républicaine.
Gocho
Habitant de la zone andine. Victime principale des histoires drôles (le belge vénézuélien) à
cause de ses origines paysannes et de ses manières un peu rustiques. Le terme, vieux de
quelques siècles, viendrait du français « gauche » , employé par les étudiants de la haute
société pour qualifier les habitants de la région. Paradoxalement, les Gochos sont
également réputés pour leur galanterie et leur bonne éducation. Mérida est d’ailleurs
appelée la ciudad de los caballeros ( « la ville des gentlemen » ).
Hamac
Le Vénézuélien est indissociable du hamac, il aime s’y prélasser en sirotant une bière, calé
entre les fibres de coton, de palmiers moriche ou synthétiques. Les communautés indigènes
l’utilisent quotidiennement comme couche. Fabriqués principalement sur l’île de Margarita, à
Barquisimeto et chez les Waraos, on en trouve pour tous les goûts et tous les budgets.
Licorería
Lieu ouvert sur la rue où l’on vend de l’alcool. Tous les week-ends (et pas seulement) de
nombreux Vénézuéliens se réunissent devant les licorerías, ouvrent les portes de leur
voiture et boivent de la bière ou des alcools forts jusqu’au matin, tout en écoutant de la
musique à plein volume.
Contrairement à ce que l’on pense, les Vénézuéliens boivent plus de whisky que de rhum :
ils en sont les plus grands consommateurs au monde ! Le rhum est trop vulgaire pour la
bourgeoisie et trop cher pour les classes populaires qui se rabattent sur des alcools moins
raffinés et plus forts : l’aguardiente (miche) ou l’anis qui est un vague cousin du pastis et se
boit pur !
Poissons
Sur la côte des Caraïbe, les pêcheurs sont légion et le poisson est roi, frais et bon marché.
Vous le dégusterez à la plancha ou frit, accompagné d'une salade, de riz et de tostones
(bananes frites).
Telenovela
Ces feuilletons à l’eau de rose (star, glamour et intrigues « à deux balles » ) sont
omniprésents dans les foyers équipés. Le phénomène est tentaculaire, les productions
vénézuéliennes Abigail et Cristal ont paralysé par le passé toute activité professionnelle et
sociale à l’heure de leur retransmission dans les pays voisins. Elles sont régulièrement
réadaptées par des pays voisins. Au niveau du Venezuela le contexte politique et social a
stoppé les productions pendant quelques années, mais depuis 2011 les femmes au foyer
peuvent rêver aux vies dorées et compliquées dans Que el cielo me explique.
Toros coleados
L'un des sports causant le plus grand nombrede décès (sportifs) dans le pays. Cette
spécialité est l'apanage de cow-boys des Llanos, qui s'affrontent notamment lors des fêtes
populaires. Le principe est de lâcher un taureau dans le stade alors que trois cavaliers
tentent de faire tomber la puissante bête en la prenant...par la queue. Ambiance assurée !
Survol du Venezuela
Survol du Venezuela - Paysage du Venezuela.
© WernerHilpert – Fotolia
GÉOGRAPHIE
Andes et cordillère de la Costa
Au nord, les Andes vénézuéliennes et la cordillère de la Costa sont séparées de la zone
montagneuse de la Guyane par les Llanos, des plaines que l’on pourrait rapprocher de la
pampa argentine. Les cordillères du Nord sont des rameaux de la principale chaîne andine
qui entre au Venezuela en se divisant en un énorme V, de la sierra de Perijá jusqu’au nord
des Andes, au bassin de Maracaibo. Plus à l’est, les Andes se transforment en cordillère
de la Costa, qui marque la limite méridionale de la mer des Caraïbes.
Zone côtière
Cette zone n’est constituée que d’une frange étroite, entre la côte et les montagnes, entre
la péninsule de Paria et le lac de Maracaibo. On y trouve, d’ouest en est, les ports de
Maracaibo, Puerto Cabello, La Guaira, Puerto La Cruz (Guanta), Cumaná et Carúpano.
Elle est peuplée de 18 % de la population alors qu’elle ne représente que 7 % de la surface
du pays. C’est, bien entendu, ici que se trouvent les plages, notamment celles appartenant
aux parcs nationaux de Morrocoy (à l’ouest de Caracas) et de Mochima (à l’est). Dans ces
vallées chaudes qui longent la mer, on cultive le cacao, mais aussi la noix de coco, la canne
à sucre et les bananes. La pêche constitue aussi un pôle de ressources important, sur les
côtes continentales et ses 72 îles.
Llanos
Ces plaines immenses, situées entre les cordillères andines et côtières (à l’ouest et au
nord) et l’Orénoque (au sud), occupent une superficie plane de savanes à perte de vue.
Quelques forêts longent des rivières calmes au faible dénivelé, qui débordent par
conséquent fréquemment. Ainsi, le fond de l’Orénoque ne descend par exemple que de
80 m sur 1 200 km.
Formidable Orénoque !
97,4 % de l’eau du globe sont constitués par les océans. Parmi le peu restant, l’Orénoque a
sa part : 2 200 km de long, soit le deuxième plus long fleuve d’Amérique (le 7e mondial) et
le troisième plus puissant du monde (derrière l’Amazone et le Zambèze). En moyenne
circulent 40 000 m2 d’eau par seconde. C’est dans ce fleuve que se trouvent 90 % des
réserves d’eau non salubres du Venezuela. Au long de ce cours d’eau vivent 2 600 espèces
de vertébrés et peut-être plus d’un demi-million d’invertébrés, répartis dans de grands
biomes : savanes, forêts (57 types différents !), montagnes et écosystèmes aquatiques.
CLIMAT
En fait, il faut parler de climats. En effet, il existe 35 zones climatiques dans le monde, et
l’on retrouve 25 d’entre elles au Venezuela (sans compter l’air conditionné !). Il est bien sûr
difficile de détailler chacun de ces climats, mais en gros voici à quoi vous attendre. Le
Venezuela propose en règle générale des températures oscillant entre 22 et 33 °C, avec
des maxima dans les Llanos autour de 40 °C et surtout à Maracaibo, jusqu’à 45 ou 50 °C.
Néanmoins, au bord de la mer, la température est rafraîchie par la brise marine et s’avère
très agréable.
La saison des pluies débute en mai et dure normalement jusqu’en novembre : c’est l’hiver
(on observe cependant depuis quelques temps des pluies qui perdurent quelquefois
jusqu’en janvier). Le reste de l’année, c’est l’été (verano) et le temps est généralement très
sec. Mais même pendant la saison des pluies, il est tout à fait possible d’apprécier son
séjour au Venezuela. Il s’agit en effet généralement de précipitations fortes, mais très
courtes (30 minutes), et après le soleil reprend ses droits.
ENVIRONNEMENT – ÉCOLOGIE
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est très limitée dans le pays. Excepté dans des
parcs nationaux où la réglementation est très stricte, ailleurs c’est la jungle… Il suffit de
visiter n’importe quelle ville pour s’en rendre compte. Les plages en haute saison touristique
sont un véritable désastre : elles sont littéralement envahies de voitures et de tentes qui
s’étendent jusqu’au bord de l’eau, la musique à plein volume, pendant que s’amasse à
même le sable une impressionnante quantité de canettes de bière. Paradoxalement, ils
semblent plutôt respectueux de leur environnement… dès qu’ils posent un pied dans un parc
national. Ces parcs heureusement nombreux et vastes sont comme des îlots de propreté et
de respect. Leur état est irréprochable grâce à la bienveillance d’Inparques (organisme de
gestion des parcs nationaux) et la collaboration de tous.
FAUNE ET FLORE
Faune
Faune - Tony Martin, profession : piégeur d’anaconda.
© Laurent BOSCHERO
Les amateurs de faune se régaleront au Venezuela, qui compte une impressionnante
variété d’espèces. Nombreux sont les professionnels ou les simples admirateurs qui
viennent dans le pays pour étudier une espèce particulière.
Oiseaux
Sur les 9 300 espèces d’oiseaux répertoriées à ce jour dans le monde, plus de 3 000 ont
leur gîte en Amérique du Sud, le bien nommé « continent des oiseaux » . Le Venezuela
participe pleinement à cette richesse ornithologique avec plus de 1 400 espèces, ce qui le
place au 6e rang mondial. La richesse de l’avifaune vénézuélienne se voit favorisée par la
grande variété d’écosystèmes. Parmi les meilleurs sites pour les observateurs d’oiseaux,
nous citerons les Llanos et la péninsule de Paria, mais aussi le parc national Pittier, qui
compte pas moins de 570 espèces différentes ! Néanmoins, certains oiseaux indigènes, qui
ne vivent qu’au Venezuela, se trouvent en danger d’extinction. Parmi eux, la cotorra
margariteña, le cardemolito et la guacamaya verde, victimes du déboisement. Il faut en
effet savoir que chaque fois que l’on détruit 100 hectares en Amazonie, on détruit en même
temps l’habitat d’environ 2 000 oiseaux.
Reptiles
Le crocodile de l'Orénoque est le plus imposant membre de la famille des reptiles au
Vénézuela. Il a été chassé pour son cuir, presque jusqu’à extinction. Maintenant, divers
hatos (ranchs), hato Masaguaral, hato El Frío, travaillent à sa reproduction et chaque
année relâchent des spécimens dans le bassin de l’Orénoque. Ils peuvent atteindre 7 à 8 m
de long, ce qui leur confère l’honneur d’être le plus grand crocodile d’Amérique.
La famille des tortues. Une famille fort bien représentée au Venezuela avec pas moins
de onze espèces ! Plus révélateur encore de la richesse animalière du pays : sur les huit
espèces de tortues marines qui existent à l’échelle mondiale, cinq se rencontrent au
Venezuela, dont la Leatherback (luth) qui vient poser ses œufs au nord de la péninsule de
Paria. Malheureusement, les cinq espèces se trouvent en danger d’extinction, tant pour des
raisons naturelles (elles atteignent l’âge de reproduction seulement à 20 ans, et seule
1/10 000 atteint cet âge) qu’en raison de l’intervention humaine (chasse, destruction des
nids et pollution des eaux).
Mammifères
Parmi les 250 espèces recensées dans le pays, le roi est le jaguar (tigre mariposa), dont la
population est malheureusement menacée par le braconnage. Il peut atteindre 2,50 m et
120 kg et habite dans les forêts de la Guyane, mais aussi dans la savane des Llanos.
Autres félins que les très chanceux peuvent surprendre dans la nature, le puma (puma), le
splendide ocelot (cunaguaro ou tigre), braconné pour sa peau tachetée et sa viande paraît-
il savoureuse et, last but not least, la panthère noire. Les singes aussi sont largement
représentés dans tout le pays. Enfin, signalons la présence du charismatique paresseux
(pereza), tant dans les forêts de la Gran Sabana que dans certains parcs urbains. Ceux-ci
pendent invariablement aux arbres, la tête sous la branche, et n’en descendent qu’une fois
par mois environ pour déposer religieusement leurs crottes au pied du tronc.
Flore
Flore - Anarcade (ou noix de cajou).
© Laurent BOSCHERO
La grande variété d’écosystèmes différents influent bien sûr aussi sur la flore, qui mérite
une étude à part entière. Avec ses 30 genres et plus de 100 espèces de palmiers, le
Venezuela est l'un des pays les plus fournis d´Amérique latine dans la famille des
« Palmae » . La forêt de brouillard constitue le biotope préféré des palmiers où quelques
espèces endémiques sont également présentes.
Dans ces forêts couvertes de palmiers on trouve des manguiers. Tout ce petit monde
couvre tout de même près de 60 % du territoire, dans les plaines (llanos) poussent les
graminées, le Delta est fait de mangroves et les hauteurs andines hébergent des espèces
surprenantes. Mais à n'en pas douter, les plus spectaculaires sont les plantes carnivores
que l'on trouve aux sommets de certains tepuys. Soyez patients et attendez qu'un insecte
s'y pose, c'est extraordinaire !
Histoire
L’ÉPOQUE COLONIALE
Le 1er août 1498, lors de son troisième voyage, alors qu’il continuait à croire qu’il naviguait
en mer de Chine, Christophe Colomb finit par toucher les rivages du Venezuela. Parti de
Séville le 30 mai, le Gran Almirante pénètre dans la péninsule de Paria, au large du delta de
l’Orénoque, et découvre Margarita et Cubagua.
Ses successeurs chercheront des perles, et les trouveront à Cubagua, dont l’exploitation
perlière fut le premier motif d’établissement espagnol au Venezuela en 1500. Tandis que
d’autres conquistadores, plus courageux, explorent l’Orénoque infesté de crocodiles, à la
recherche de l’Eldorado…
Le Vénézuela devient une véritable opération militaire, où les Espagnols dominent, grâce à
leurs armes, leur stratégie, leurs chevaux et leurs armures. Leur but ? S’approprier l’or, les
perles, les terres et faire des esclaves. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les
conquistadores étaient indépendants, et non des soldats du roi.
UNE ENVIE D’INDÉPENDANCE
La volonté d'indépendance, née de la maturité des colonies capables de se gouverner elles-
mêmes, s'est trouvée confortée par le courant de pensée républicain et ses
conséquences : indépendance des Etats-Unis et Révolution française. Les élites créoles
veulent mettre fin à la dépendance politique (les postes clés sont réservés aux Espagnols)
et surtout économique du Venezuela vis-à-vis de la métropole (l'Espagne oblige les colonies
à ne commercer qu'avec elle, sous peine de mort). La métropole fixe aussi les productions,
afin d'éviter la concurrence avec ses propres produits, comme l'olive ou le raisin.
1810, le Venezuela se déclare indépendant
La vraie révolution commence avec la destitution de Carlos V, en 1808. L’Assemblée de
Caracas rejette l’autorité du capitaine général Emparán, pour fonder une junte suprême. Le
Venezuela est la première colonie à déclarer son indépendance à l’Espagne, le 5 juillet
1811. Le nouvel Etat, appelé la Confédération américaine du Venezuela, est constitué des
provinces unies de Caracas, Cumaná, Barinas, Margarita, Barcelona, Mérida et Trujillo. Le
drapeau dessiné par Miranda est adopté comme pavillon national.
Simón Bolívar : première tentative
Simón Bolívar joua un rôle très important dans l'indépendance du Vénézuela. C’est grâce à
la publication, le 15 décembre 1812, de son manifeste de Cartagena, que le futur
Libertador prend en main la restauration de la République. Dans le célèbre manifeste, il
analyse les raisons de l’échec de la Ire République.
Grâce à ses actions, il libère le pays des forces espagnoles. Suite à la victoire, le 30
septembre 1813, contre le commandant Monteverde, Bolivar est proclamé Liberator,
nommé commandant en chef des forces révolutionnaires et reçoit les pouvoirs dictatoriaux.
L’empire contre-attaque : fin de la IIe République
Les royalistes, postés à Puerto Cabello et dirigés par Monteverde, reçoivent des renforts
d’Europe. Au même moment, en 1814, le général royaliste et sanguinaire José Tomás
Boves, à la tête d’une autre horde venue des Llanos, prend Victoria et s’arrête à San
Mateo, l’endroit même où Bolívar tient son quartier général. Boves, blessé dans la bataille,
se retire dans les Llanos. Le 15 juin 1814, la seconde bataille de La Puerta est perdue par
les indépendantistes, ce qui achève la IIe République. L’armée, dirigée par Bolívar et
Mariño, est exsangue alors que Victoria, et plus tard Valencia, retombent dans les griffes
de Boves.
Le Venezuela redevient alors royaliste. Le 5 décembre, la bataille d’Urica, où Boves meurt,
sonne définitivement le glas de la IIe République. Le capitaine général espagnol Morillo
arrive à Margarita le 7 avril 1815, à la tête d’une force expéditionnaire de 15 000 hommes
envoyés pour « pacifier » les colons rebelles.
Bolívar : le retour, la IIIe République
Au début de l’année 1816, Bolívar retrouve nombre d’indépendantistes exilés à Haïti. Là,
avec l’approbation du président haïtien Petión, il prépare un débarquement avec ses
officiers à Los Cayos, sur l’île Margarita. Pendant ce temps, José Antonio Páez, une figure
militaire indépendantiste des Llanos, se fait remarquer par ses exploits. Il est nommé
commandant en chef des forces révolutionnaires. Bolívar et ses 250 hommes débarquent le
3 mai, à Margarita, où le Libertador proclame la IIIe République, à Santa Ana, quatre jours
plus tard. Il devient, du même coup, commandant en chef de l’armée libératrice.
L’ÈRE DES CAUDILLOS
De 1831 à 1835, José Antonio Páez, malgré son analphabétisme notoire, préside à
Caracas devenue capitale. En 1839, il est réélu président jusqu’en 1846. Mais trois ans plus
tard, il est carrément expulsé du pays pour avoir « conspiré » contre Monagas, qui décrète
en 1854 l’abolition de l’esclavage. En 1899, le général Cipriano Castro, accompagné de 60
compatriotes du Táchira, déclare la guerre au gouvernement à Capacho, le 24 mai. Il entre
dans Caracas le 22 octobre et prend le pouvoir le lendemain jusqu’en 1908. Gómez, le bras
droit du dictateur, emploiera ces 9 années à construire les bases de son futur pouvoir…
Les années Gómez
En 1908, Cipriano Castro, sur les conseils de son entourage, part en Allemagne pour se
faire opérer. Pendant ce temps, son vice-président, le général Juan Vicente Gómez prend
sa place, en l’accusant de crimes en tout genre. Les tribunaux déclarent Castro inéligible ; il
est suspendu de son poste et menacé d’arrestation s’il revient. Gómez assume donc le
pouvoir dès le 24 novembre 1908 pour une dictature mémorable qui ne s’achèvera qu’à sa
mort en 1935. En quatre ans, le budget de l’armée croît de 180 %. Son régime est une
vraie tyrannie qui chasse sans relâche tous les autres partis politiques quels qu’ils soient.
VERS LA DÉMOCRATIE
De 1935 à 1941, le général Eleazar López Contreras devient président. Lui succède
jusqu’en 1945 le général Isaías Medina Angarita. Sous sa présidence, aucun prisonnier
politique ni exilé n’est déploré ; c’est la première fois que l’on parle d’un impôt sur les
hydrocarbures aux gringos. Il dérange…
Le 18 octobre 1945 éclate un coup d’Etat fomenté par un groupe de jeunes officiers qui
prend d’assaut les installations militaires de Maracay et de Caracas ainsi que le palais
présidentiel de Miraflores et les centres de communication de la capitale. Le président
Medina se rend à un jeune officier, Marcos Pérez Jiménez, et s’exile avec Lopez Contreras.
Rómulo Betancourt préside le Conseil de gouvernement mis en place, jusqu’en février 1948,
date à laquelle le célèbre romancier Rómulo Gallegos, président de l’Action démocratique
(AD, social-démocrate), est élu démocratiquement président de la République. Pour la
première fois, le pouvoir a le soutien de la majorité de la population.
L'alternance politique
De 1969 à 1974, le président est Rafael Caldera (Copei, démocrate-chrétien). C’est la
première fois qu’une alternance politique a lieu au Venezuela sans effusion de sang. Avocat,
professeur et écrivain, le leader du Copei, né en 1916, gagne les élections avec un tiers
des voix.
De 1974 à 1979, a lieu une nouvelle alternance avec la présidence de Carlos Andrés Pérez,
AD. L’ancien président Carlos Andrés Pérez, réélu président le 4 décembre 1988, prônera,
à l’inverse, une politique de rigueur. L’impopularité de Pérez s’accroît. Tant et si bien que,
dans la nuit du 3 au 4 février 1992, douze bataillons de Maracay et Maracaibo se
soulèvent. Le putsch (qui fait 20 morts), mené par le lieutenant-colonel Hugo Chávez (du
Movimiento Bolivariano Revolucionario, un nationalisme anti américain de gauche) et Arias
Cárdenas, avorte, mais le mécontentement subsiste. C’est ce qui s’appellera le
« Mouvement du 4-F » . Lors du deuxième coup d’Etat, le 27 novembre 1992, un groupe de
jeunes officiers d’aviation va jusqu’à bombarder le palais présidentiel de Miraflores, faisant
100 morts. Mais l’armée restera loyale au président.
En mai 1993, Carlos Andrés Pérez est mis en cause par le Sénat pour une sombre affaire
de finances occultes. Il est écarté du pouvoir en 1993, mais il sera toutefois blanchi fin
1996. En décembre 1993, Rafael Caldera est réélu président à l’âge de 77 ans avec 28 %
des voix, grâce aux élections présidentielles à un tour. Malheureusement, le nouveau
Président ne parvient pas à redresser l'économie du pays et le peuple se soulève.
LES ANNÉES CHÁVEZ
LES ANNÉES CHÁVEZ - Discours du président Hugo Rafel Chavez Frias, Castillo
Cipriano Castro.
© Laurent BOSCHERO
Alors a commencé l’ascension du mystérieux Hugo Chávez, martyr du 4-F, emprisonné
pendant plusieurs mois. C’est la première fois au Venezuela qu’un homme politique descend
dans la rue et se préoccupe des problèmes des plus mal lotis. Son ascension est la
conséquence d’un dé sir de changement de la part de la majorité de la population, qui ne
veut plus de corruption, déçue par l'inefficacité de la gestion publique et de la distribution
inégale de la richesse, et qui accorde très peu de crédibilité aux partis politiques.
La nouvelle é lite est représentée par des gauchistes en mal de démocratie qui ont toujours
critiqué l’autoritarisme des précédents gouvernements. Chávez, qui n’est pas un ange,
n’hésite pas à remettre au pas l’industrie pétrolière et à favoriser ses fidèles au sein de
l’armée. Le 15 août 2004, le résultat des urnes conforte une nouvelle fois le mandat
présidentiel avec 58 % des voix en sa faveur.
En juillet 2006, il adhère au marché commun de l’Amérique du Sud, le Mercosur qui
regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.
L'année 2008 est marquée par les crises politiques avec la Colombie et les Etats-Unis,
expulsion des ambassadeurs respectifs, mais aussi d'une délégation de Human Rights
Watch (HRW), après un rapport critique de l'ONG. La relation avec le gouvernement
américain s'est depuis améliorée avec l'élection de Barack Obama, cordiale mais ferme, la
preuve avec la crise du Honduras en juillet 2009, lorsque Hugo Chávez assure alors qu'il
ferait tout pour « faire échouer » le putsch, et, que de son côté, la Maison-Blanche se
déclare « très préoccupée » de la situation, mais laisse place au dialogue. Se cherchant
des alliés puissant, le président Chávez s'était rendu en septembre 2008 en Russie pour
signer une série d'accords dans les domaines militaire et économique.
Population et mode de vie
Un peuple métissé
Un peuple métissé - Anniversaire chez les Piaroa.
© Laurent BOSCHERO
La population vénézuélienne est très jeune, comme le démontre la forme pyramidale de la
structure des âges : 31,6 % de la population a moins de 15 ans, alors que seuls 5,1 % des
habitants ont 65 ans ou plus, ceci malgré une espérance de vie relativement élevée : 76 ans
pour les femmes ; 70 ans pour les hommes. La croissance démographique reste soutenue,
si bien que cette tendance risque fort de se trouver confirmée durant les années à venir.
Les deux tiers (67 %) de la population vénézuélienne sont métissés. Les Blancs
représentent 21 % de la population et les Noirs 10 %. Ces derniers se rencontrent bien sûr
dans tout le pays, mais affichent des préférences pour la côte, notamment du côté de
Choroní-Chuao, où ils continuent à faire vivre leurs traditions comme celle des tambores
(sorte de tam-tam). Les Indiens, appelés indígenas, ne représentent que 2 % du total de la
population, mais méritent que l’on s’attache de plus près à leur sort : « Les Indiens
d’Amérique totalisaient pas moins de soixante-dix millions de personnes lorsque les
conquistadores firent leur apparition ; un siècle et demi plus tard, ils n’étaient plus que trois
millions et demi. » (Darcy Ribeiro, avec des documents de Henry F. Dobyns, Paul
Thompson et autres). Sur les 34 ethnies répertoriées lors du dernier recensement (le censo
indígena) qui remonte à 2001, la plupart d’entre elles vivent en Guyane. Les Waraos
(36 028 individus) et les Pemóns (27 157 individus) sont largement les plus importants
ressortissants de l’Etat Bolívar, alors que les Yanomamis dominent en nombre l’Etat
Amazonas (12 234 personnes), suivis par les Guajibos et les Piaroas (14 000 chacun).
Certaines communautés yanomamis (et sanemas, qui sont un sous-groupe) vivent
complètement recluses et sont inaccessibles aux curieux. Dans le delta de l’Orénoque vit
donc la première communauté indienne la plus importante du pays : les Waraos. Mais c’est
dans l’Etat de Zulia que l’on rencontre le plus fréquemment des Indiens : les 293 777
Wayuus (plus connus sous le nom de Guajiros) vivent à cheval entre le Venezuela et la
Colombie, ne reconnaissant d’ailleurs pas la frontière officielle. Ceux-ci, par ailleurs
contrebandiers par essence, défendent leurs droits avec un acharnement sans pareil, à tel
point que même l’armée vénézuélienne refuse de mettre les pieds sur leurs terres.
Vie sociale
Vie sociale - Pause cantine à El Bruzual.
© Laurent BOSCHERO
La philosophie du hamac et de la glacière...
Impossible de dissocier Venezuela, hamac et glacière ! Le hamac pend invariablement
devant les maisons à la campagne et accueille enfants assoupis, adultes au repos et
grands-parents laissant la vie passer. Autour de lui on y discute, on y rêvasse, on y regarde
la télévision, on y fait l’amour et, surtout, on y dort. Nombreux sont les Vénézuéliens qui
possèdent dans leur chambre à coucher, en plus du lit, un hamac où ils dorment
régulièrement. Quant aux différentes ethnies indiennes, toutes utilisent des hamacs comme
couche. Dans la forêt, il est vital de dormir au-dessus du sol où peuvent se promener des
animaux potentiellement dangereux ou dont la morsure n’est en tout cas pas agréable :
araignées, serpents, scorpions, fourmis. Il existe bien sûr des hamacs de toutes les tailles
et toutes les matières : en coton, en fibre de palmiers moriche, en diverses matières
synthétiques. Il ne doit surtout pas être trop tendu, mais ne doit pas toucher terre non plus.
Pensez à la moustiquaire également.
Encore plus populaire que le hamac mais pas incompatible – au contraire –, la glacière. Elle
ne quitte pas son maître, dans la voiture, sur un parking ou sur une plage. Autour d'elle on y
refait le monde, on y danse et on y chante. Les mains toujours prêtes à plonger au milieu
des glaçons pour en sortir une bière Polar bien fraîche dont les Vénézuéliens sont
d’immenses consommateurs. La glacière est à n’en pas douter le produit qui rassemble tout
le monde. Pour les alimenter sur les routes circulent 24h/24 des remorques transportant les
précieux breuvages fermentés et toutes les régions possèdent leur propre brasserie afin de
faciliter et accélérer le transfert de la cuve jusqu’à la glacière pour finir dans le gosier. Le
cocktail hamac et glacière se conclut souvent par une bonne sieste sur la plage ou devant
le tube cathodique… ou plasmique !
Arts et culture
De nouveaux espaces de création et d'expression se sont créés depuis que le président
Chávez a pris le pouvoir. Que ce soit au niveau de la danse comme de la musique force est
de reconnaître que le Venezuela s'est fait une place parmi les grandes nations depuis
quelques années. Toute la production artistique s'en retrouve bouleversée, politisée ; cette
effervescence favorise l'émergence de grands talents dans tous les domaines.
Architecture
Architecture - Maison typique Piaroa.
© Laurent BOSCHERO
Contrairement à d’autres pays d’Amérique latine, l’influence espagnole en matière
architecturale est relativement réduite, bien qu’il existe quelques villes qui possèdent de
jolies maisons coloniales ; au premier rang d’entre elles, citons Coro, qui est un petit bijou
classé par l’Unesco au patrimoine mondial ; Ciudad Bolívar (qui doit le devenir), Río Caribe,
Trujillo ou Choroní méritent également une mention. Parmi les caractéristiques principales,
relevons les maisons colorées, dont les fenêtres sont protégées par une grille en bois ou en
fer. La plupart du temps, ces demeures coloniales possèdent un charmant patio intérieur et
des plafonds très hauts afin de permettre une meilleure ventilation des chambres. Sur la
péninsule de Paraguaná, on rencontre une autre influence coloniale, hollandaise cette fois,
directement importée par les commerçants juifs établis antérieurement du côté des îles
ABC (Aruba, Bonaire, Curaçao). Dans les grandes villes, l’architecture est plus anarchique.
Caracas constitue un bon exemple de ce melting-pot, où s’entremêlent joyeusement
buildings vitrés à la pointe du modernisme, misérables baraques de tôle ondulée des
ranchos des bidonvilles, édifices atroces des années 1950, splendides villas luxueusement
aménagées, petit centre colonial, etc. Mais sans doute, l’architecture la plus typique et la
mieux conservée est l’apanage des communautés indiennes, comme la churuata (maison
ronde au toit en V renversé constitué de feuilles de palmiers) des Piaroas et des Yekuanas,
les palafitos (maisons sur pilotis) des Waraos et des Wayuus ou les yahís des Yanomamis.
Cinéma
Le premier film sonore du Venezuela fut un court-métrage intitulé Taboga de Antonio
Delgado Gomez en 1934. Pendant les années 1930, Romulo Gallegos crée les studios
Avila dans la capitale ; quelques années plus tard Bolivar Films est créé par Guillermo
Villegas Blanco qui aujourd'hui encore collabore avec des productions latino-américaines.
La Balandra Isabel llego esta tarde de Carlos Hugo Christensen remporte le prix de la
meilleure photo au festival de Cannes en 1951. En 1954, le Venezuela obtient sa plus haute
distinction, encore au festival de cannes où le documentaire Araya de Margot Benacerraf
se partage le prix de la critique avec Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais. Dans les
années 1960, le cinéma est militant, réalisé avec peu de moyens. Dans la décennie
suivante, le pays s'enrichit grâce à la hausse du pétrole : ceci profite aux productions qui
ont plus de moyens pour réaliser des fictions et des longs-métrages ; tout en restant
amateur le pays se tourne vers des productions plus commerciales.
A partir des années 1990, c'est un cinéma historique qui s’installe sur les écrans ; un autre
genre aussi fait recette avec des films plus violents tels que Sicario en 1995 ou Secuestro
Express de Jonathan Jakubowicz sur fond d'insécurité et de trafic de drogue. Lilane Blaser
dirige une école de cinéma depuis 1986, la Vila del Ciné accompagne le cinéma d'auteur qui
reprend sa place. Les financements de l’Etat permettent aujourd’hui à de jeunes
réalisateurs de concrétiser leurs projets. En 2011, le road-movie El chico que miente écrit
et produit par Mariana Rondón a été sélectionné au dernier festival de Berlin. Elle a aussi
réalisé Cartes postales de Leningrad, primé au festival Biarritz Amérique latine en 2007.
Littérature
Pendant la période coloniale, le Venezuela reste discret dans l’histoire de la littérature
latino-américaine. Seuls deux noms ressortent, le chroniqueur Oviedo y Baños qui
commente la découverte de la terre ferme (Colombie et Venezuela), et le poète Fray Juan
de Castellanos qui raconte de manière épique l’histoire de la colonisation. Au XIXe siècle
deux courants de pensée marquent l’époque républicaine, la pensée politique et
constitutionnelle de Simón Bolívar, et la pensée humaniste de Simón Rodríguez et d’Andrés
Bello ; les chants visionnaires amorcent la poésie romantique du continent sud-américain.
Les héros de l’histoire nationale sont dépeints sur un fond d’élégies. L’époque romantique
prédomine jusqu’au début du XXe siècle. Pendant cette période, la satire de la vie sociale
voit le jour avec le roman d’Eduardo Blanco (Zárate, 1882). Au début du XXe siècle, José
Martí et Rubén Darío, marqués par le modernisme, donnent un coup de jeune à l’écriture :
on est en pleine recherche symbolique. Mais la représentation de la vie nationale est
toujours présente, comme avec Rómulo Gallegos (Doña Barbara, 1929, et Canaïma,
1935). Le patrimoine lyrique s’enrichit avec Juan Sánchez Peláez, Juan Liscano ; l’écriture
contemporaine prend forme. La prose d’Arturo Uslar Pietri devient une référence dans le
monde littéraire (Barrabas y otros cuentos, 1929, Las lanzas coloradas, 1931 et El
Camino de El Dorado, 1942), l’écriture libre de Miguel Otero Silva (Casa muertas, 1955)
change la perspective trop réaliste des écrivains. L’imaginaire du peuple s’est nourri de la
richesse des traditions des ethnies indigènes, des esclaves africains et des conquistadors.
C’est avec l’histoire de ce peuple et ses talents d’alchimiste que l’écrivain contribue à
l’existence d’un être à part entière, reconnu par les autres nations. Hugo Chávez depuis son
ascension au pouvoir a détourné la majorité de l'imaginaire collectif vers lui ; la société
vénézuélienne a politisé tous les espaces même les plus intimes. On attend désormais d'un
écrivain qu'il prenne position et qu'il s'exprime sur ses affects par rapport à la politique. Le
lecteur se retrouve ou non dans la plume, il se sent proche ou très loin de celle-ci selon ses
convictions.
Musique
Musique - Musicien des Llanos.
© Elyxandro Cegarra Gomez
La musique au Venezuela est aussi importante que la bonne bouffe en France. Avant de
savoir marcher, le petit Vénézuélien tape du pied quand il entend du merengue. Dans les
bus (de jour comme de nuit), les boutiques et les bars, la musique est partout. Même les
plus machos fredonnent les refrains à l’eau de rose des salsas les plus romantiques.
Géographiquement, on distingue plusieurs types de musique. Sur les côtes encore
peuplées de Noirs, les tambores vous mettront en transe et vous feront tournoyer comme
sous l’effet d’un envoûtement furieux. Dans les plaines, la musique des Llanos
(contrapunteo ou l’entraînant joropó surtout, qui est la danse nationale) rythme la vie des
fermiers, au son des maracas, cuatro (une petite guitare à quatre cordes), basse et harpe.
Ses figures les plus éminentes, Simón Diaz ou le plus jeune (et plus soft) Reynaldo Armas,
sont les ambassadeurs des llaneros, ces cow-boys vrais et forts comme le café, à la peau
et au chapeau brûlés par le soleil. Ailleurs encore règnent la salsa (Willie Colon, Ruben
Blades, Celia Cruz, Oscar D’Leon) et le merengue (Proyecto Uno, Los Ilegales), qui sont
les musiques les plus populaires. Parfois, on a droit au reggae ravageur de Los Pericos ou
Lebronch, et la nouvelle bombe qui a explosé dans le monde latino, le reggaeton, ce style
ragga-cumbia-salsa avec des vocalises rap, est né dans le quartier qui a révélé au monde
entier la salsa dans les années 1970. Parmi les groupes autochtones populaires, on peut
compter sur le duo caraqueño de Doble Impacto, le soliste de Barquisimeto Mister Bryan.
En 2012, les plus fameux sont Chino y Nacha et Oscarcito. A Caracas et dans les grandes
villes, le rock'n'roll à son public, du rock classique des 80's avec Aditus, La Puta Electrica,
au rock alternatif avec Zapato 3, La Vida Boheme, Caramelos de Cianuro et Los
Mesoneros. Dans les discothèques, la probabilité d’avoir droit à quelques morceaux de
techno est importante. Les DJ qui s’imposent sont : DJ Trujillo (Caracas), Jose Cabello
(Cumaná), Leo, Stod, Nano et Oscar (Caracas). Les rappeurs ont aussi droit de « cité » :
Cuarto Poder, Guerilla Seca avec Prieto, La Mente, Los Causa et DJ Trece ; une grosse
scène rap appelée « Caracazo » a lieu chaque année. Au mois de décembre, un genre
musical folklorique éclipse les autres : la gaita, originaire de Maracaïbo. Enfin Soledad
Bravo, l'une des voix les plus célèbres d'Amérique latine, a émigré au Venezuela à l'âge de
7 ans. Connue depuis les années 1960, son répertoire mélange les genres : folklore, jazz,
llanera et même la salsa. Elle a interprété la fameuse chanson du Che Hasta Siempre.
Cuisine vénézuélienne
Cuisine vénézuélienne - L’art de préparer le steak de Macabi.
© Laurent BOSCHERO
Entrées et en-cas
Arepas. Il s’agit du plat le plus représentatif du Venezuela, vendu dans des débits
spécialisés : les areperas. Il s’agit d’une galette de maïs, fourrée de tous les ingrédients
possibles et imaginables, mélangés ou non : fromage (queso blanco ou amarillo), jambon
(jamón), thon (atún), viande en « mèches » façon ragoût (carne mechada), foie de poulet
(hígado de pollo), poulpe (pulpo), et une trentaine d’autres ! L’arepa se mange chaude
avec les doigts.
Cachapas. Galettes de maïs épaisses et bourratives. Une spécialité des Andes..
Empanadas. A base de farine de maïs, ce beignet frit d’une quinzaine de centimètres est
fourré le plus souvent de poulet (pollo), de carne mechada (viande de bœuf en lambeaux,
façon ragoût), de fromage (queso) ou de bébé-requin (cazón).
Pasapalos. Ces amuse-gueules (omelettes, chorizo coupé en cubes ou petits beignets)
sont servis dans les tascas (restaurants espagnols).
Tostones. Ce sont des chips de banane plantain. Les fines rondelles du légume sont frites
dans l’huile. Notez qu’il existe deux types de bananes au Venezuela : la banane fruit
(cambur) que nous connaissons aussi sous nos froides latitudes, et la banane plantain ou
banane légume.
Plats traditionnels
Hallacas. Servies dans des étuis en palme de bananier, les hallacas viendraient de
l’époque des premiers esclaves qui confectionnaient un plat avec les restes que leurs
maîtres leur donnaient à Noël. La pâte, élaborée à partir de farine de maïs blanc, est
d’abord enrichie de beurre. Ensuite, des morceaux de pâte sont étalés sur les feuilles de
bananiers lavées et découpées. Puis, on y dépose de la viande hachée de bœuf, de poulet,
de porc ou de dinde ainsi que des olives, des oignons, voire du raisin et autres ingrédients
déjà mélangés, dont l’ajout ou l’oubli fait la personnalité de l’hallaca.
Pabellón criollo. LE véritable plat national, typique du dimanche et des soirs de fête, est
constitué de plusieurs ingrédients : carne mechada, haricots noirs (caraotas), riz (arroz),
une banane plantain frite (plátano), de petites arepas (arepitas), parfois un œuf (huevo) et
un morceau d’avocat. Equilibré, copieux et peu onéreux, un plat très recommandé !
Boissons
Café. Producteur d’un café excellent exporté depuis 1835 aux quatre coins du monde, le
Venezuela en est aussi un grand consommateur. On le boit sous toutes les formes, du plus
clair au plus foncé : guayoyo (quasiment de l’eau), café con leche (au lait), marrón, décliné
encore en deux sous-groupes, claro (clair) ou oscuro (foncé) et enfin le café negro (noir).
Chicha. Les Indiens Caraïbes la préparaient déjà. Cette bouillie de lait et de riz se boit
frappée avec des glaçons et saupoudrée de cannelle. Une spécialité andine, que l’on trouve
également au village de la Asunción sur l’île de Margarita.
Frescolita. Cette boisson rouge orangé (que nous conseillons aux personnes sujettes à
l’hypoglycémie) a le goût du parfait colorant sucré, dans la grande tradition du chewing-gum
Malabar… ou de Novartis ! Les Vénézuéliens en raffolent mais nous vous défions d’aimer !
Cocada. Rafraîchissante et diaboliquement bonne. C’est un mélange de chair de noix de
coco avec son jus, de sucre, de vanille et de glaçons ! Les meilleures se trouvent à
Margarita sur le bord de la route entre La Asunción et Playa Parguito.
Bière. Le Venezuela se « distingue » par sa consommation d’alcool, la plus importante du
continent. Ils en sont très fiers et c’est une place qu’ils défendent avec succès depuis des
années. Caracolant en tête, la bière Polar, appelée Polarcita, servie en bouteille (en
botella : 22 centilitres ou plus rarement 33 centilitres – on commandera alors un tercio) ou
en canette (lata). C’est LA meilleure bière du Venezuela, dit la publicité.
Le Venezuela est un gros producteur de rhum brun (ron). L’usage le plus fréquent du
rhum est de le prendre en apéritif. On peut y ajouter du coca mais selon la qualité nous
vous conseillons de le savourer pur : dans ce cas oubliez même les glaçons et buvez très
lentement.
Ils ne crachent pas non plus sur le whisky, considéré comme plus noble que le rhum.
Ils en sont les plus grands consommateurs au monde !
Le vin vénézuélien. Autrefois petit consommateur de vin avec 1 % seulement du total des
boissons alcoolisées consommées dans le pays dans les années 2000, la consommation
de vin est depuis 2006 constante, phénomène de mode des telenovelas, mais aussi souci
de l'élégance et du savoir-vivre à la française. Ce qui ramène les chiffres actuels à un demi-
litre par personne par an, contre un litre de whisky et 65 litres de bières.
Enfants du pays
Hugo Rafaël Chávez Frías (1954-)
L'actuel président de la République bolivarienne du Venezuela est incontestablement la
personne la plus populaire du pays. Même au niveau international, le leader du parti
socialiste unifié du Venezuela (PSUV) est régulièrement sous les feux de la rampe ; il est la
bête noire des conservateurs de notre planète.
Rómulo Gallegos (1884-1969)
Non content d’avoir été un temps l’auteur le plus célèbre d’Amérique latine (ses romans
Doña Barbara, Canaïma, etc., peignent dans un style unique la vie dans les Llanos et la
savane), il devint président du Venezuela, en décembre 1947.
Pastor Rafael Maldonado Motta (1985-)
Figure désormais emblématique du sport de haut-niveau, il s'agit du seul Vénézuélien qui
court actuellement en Formule 1. Chez Williams depuis 2011 au côté de Barrichello, ses
résultats ne sont pas encore au rendez-vous mais il arrive assez régulièrement à atteindre
la dernière partie des qualifications. Lors du dernier Grand Prix de Monaco il se retrouve à
la sixième place et, proche de l'arrivée lorsqu'il se fait accrocher par Lewis Hamilton, il est
contraint à l'abandon.
Ivian Lunasol Sarcos Colmenares (1989-)
Miss Venezuela 2011 est devenue la plus belle femme du monde en remportant également
le prestigieux titre de Miss Monde, concours suivi dans 150 pays. 1m79, cheveux longs et
brune aux yeux de jais, elle est considérée comme l'une des plus belles miss de l'histoire
par les Vénézuéliens mais aussi par les spécialistes du concours. Issue d'une famille de 13
frères et sœurs, elle travaille dans une société audiovisuelle. Notre représentante française
Clémence Oleksy n'a pas terminé dans le top 30 sur les 112 créatures présentées cette
année-là à Londres.
CARACAS ET SES ENVIRONS
CARACAS ET SES ENVIRONS - Caracas
CARACAS ET SES ENVIRONS - Vue de l'hôtel Continental Altamira Caracas.
© Laurent BOSCHERO
CARACAS
CARACAS - Caracas
Caracas est le centre économique, administratif et financier du pays. C'est ici que siègent
les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Les plus importantes institutions éducatives,
comme l'université centrale du Venezuela (UCV), sont ici. La ville est attachante, le tout
c'est d'y prendre ses marques ; tout d'abord sa situation est assez idyllique, dans une
vallée ceinte de vertes collines au sud et du splendide parc national d'El Avila au nord, qui
est une source d'oxygène pour les Caraqueños, se prêtant parfaitement aux excursions
dominicales. Ensuite, le climat est agréable : un printemps permanent enveloppe cette ville
perchée à 950 m d'altitude, où les chutes de pluie ne durent généralement pas et où le
soleil règne la plupart du temps. Force est de reconnaître qu'un touriste débarquant à
Caracas, bruyant et stressant, n'a généralement ni le temps, ni l'envie de faire cet effort.
Ce qui est compréhensible étant donné que le Venezuela offre des attractions naturelles
d'un autre acabit.
CASA AMARILLA
Face à la place Bolivar et la cathédrale.
Entré libre de 9h à 12h30 et de 14h à 17h.
Cette maison coloniale fut d’abord une prison royale. C’est ici qu’en 1819 s’est réuni le
premier Conseil de Caracas. Cette réunion, qui marqua le début de l’indépendance du pays,
était alors provoquée par l’invasion de l’Espagne par Napoléon.
Les Caraqueños, rendus inquiets par la destitution de Fernand VII, se réunirent pour élire
un gouvernement provisoire, sans même prévenir le capitaine général Emparán. Devant le
refus d’Emparán de reconnaître une autorité autre que celle de Fernand VII, le Conseil,
appuyé par la rue, se proclama Junte suprême. Le 19 avril, la junte rendit public le premier
acte d’émancipation du Venezuela, confirmé le 5 juillet 1811 lors de la déclaration
d’Indépendance.
D’où vient la couleur jaune de ce monument ? D’aucuns prétendent qu’il fut peint en jaune
par les autorités, au moment où il devint une résidence officielle, afin de faire oublier son
sombre passé de prison. D’autres disent que pour fêter son élection à la présidence,
Guzmán Blanco le fit badigeonner de jaune, la couleur du Partido Liberal. Quoi qu’il en soit,
la Maison Jaune abrite aujourd’hui le ministère des Affaires étrangères.
CASA NATAL DEL LIBERTADOR SIMÓN BOLÍVAR
✆ +58 212 541 2563, +58 212 545 7693
Entrée gratuite. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 16h, le week-end à partir de 10h.
Située dans la dernière rue pavée de Caracas, cette maison fut construite en 1773, par
Juan Vincente Bolívar, sur un domaine appartenant à sa famille depuis des générations. De
son mariage avec María Concepción Palacios y Blancos naîtront deux filles et deux
garçons. Le second d’entre eux, né le 24 juillet 1783, sera baptisé Simón. Le futur
Libertador, orphelin à 9 ans, sera éduqué par le libre penseur et peu orthodoxe Simón
Rodríguez. A 16 ans, Bolívar quitte Caracas pour parfaire son éducation en Espagne. Il y
séjourne la dernière fois, en 1827, avant son départ pour la Colombie.
Cette demeure coloniale reste incontournable même si, à force de séismes et de
restaurations, elle a perdu de son cachet. Les meubles sont d’époque, mais à l’origine ils ne
faisaient pas tous partie de la maison. De grands tableaux de Tito Salas retracent l’histoire
d e l’Amérique et la vie héroïque du Libertador, depuis son mariage à Madrid en 1802
jusqu’au tremblement de terre de 1812. On notera l’exposition du cordon du Libertador,
l’équivalent de la Légion d’honneur. Eh, oui ! Bolívar a longtemps admiré Napoléon,
assistant même à son sacre à Notre-Dame. A gauche de la maison natale de Bolívar, se
trouve le musée de… Bolívar.
LA CASONA
Avenue centrale
entre Calles 1 et 2, Santa Cecilia
✆ +58 212 284 63 22
A cinq blocs, au nord du métro Dos Caminos.
Visites organisées gratuites, mardi et mercredi à 9h30 et 14h30, sur rendez-vous
seulement. Enfants à partir de 9 ans. Pas de photos et tenue correcte exigée. Demande
par téléphone 10 jours avant la date prévue.
Depuis 1964, cette ancienne hacienda de cacao et de café est la résidence obligée des
présidents vénézuéliens. Une tradition qui n’a été respectée que par Raúl Leoni en 1966 et
Carlos Andrés Pérez, en 1989. Chávez s’y est installé, mais se refuse à y faire des
bacchanales et des parrillas sur le dos de son peuple, a-t-il annoncé. La visite parcourt la
zone non habitée de cette gigantesque propriété, parmi les jardins et les œuvres de
Michelena, Reverón ou Cabré.
CATHÉDRALE DE CARACAS
Plaza Bolivar
Ouverte du mardi au dimanche de 10h à 16h.
Voilà moins de cinquante ans, son clocher de 33 m dominait encore la ville. Sortie de terre
en 1665, elle est ornée depuis 1888 d’une horloge anglaise mais – chose unique à Caracas
– sa façade n’a pas été modifiée depuis le début du XVIIIe siècle. A l’intérieur, le retable de
saint Nicolás de Bari (1771) illustre à merveille la transition entre le rococo et le
néoclassique. Le retable majeur, conçu en 1756 par J.-F. De León Quintana, ne peut
qu’attirer l’œil avec ses 150 kg de dorure. On notera aussi la présence de chefs-d’œuvre
tels que La Présentation de l’enfant au temple de Murillo, et La Résurrection de Rubens,
offert à l’église par un amiral français qui, pris dans une tempête effroyable, promit d’en
faire don s’il arrivait à La Guaira.
Dans la chapelle de la Trinidad, reposent la femme et les parents du Libertador. Les
cendres de ce dernier y furent également conservées, avant leur transfert au Panthéon.
ÉGLISE SAN FRANCISCO
Messe du lundi au vendredi à 6h, 7h, midi et 18h ; samedi à 6h30, 7h30, midi et 18h ;
dimanche à partir de 7h et toutes les heures jusqu'à midi puis dernière représentation à
17h30.
Bâtie à l’emplacement de la chapelle du couvent franciscain, détruite par le séisme de
1641, l’église San Francisco fut elle-même endommagée légèrement par le tremblement de
terre qui ravagea la moitié de la ville en 1812. C’est dans ces murs qu’en 1813 se
déroulèrent les cérémonies au cours desquelles Bolívar reçut le titre de Libertador.
C’est également ici qu’un an plus tard le leader du mouvement indépendantiste regroupa les
chefs de famille, avant l’exode vers l’est provoqué par l’approche des troupes du royaliste
et sanguinaire Boves. C’est encore à San Francisco que, le 17 décembre 1842, furent
déposées les cendres du héros national mort à Santa Marta et que fut célébrée
solennellement une messe funèbre en sa mémoire.
Si l’on peut regretter que la façade ait été modifiée à la fin du XIXe siècle, sous Guzmán
Blanco, pour « répondre » architecturalement au Capitole, l’intérieur et ses trésors sont
restés intacts, comme le retable rococo de l’Enfant Jésus, ou celui, plus sobre, de la
Vierge, œuvre de José Miguel de Arteaga.
GALERIA DE ARTE NACIONAL
Avenida México
La Candelaria
✆ +58 212 576 87 07, +58 212 808 96 15
www.fmn.gob.ve
Entre les stations de métro Bellas Artes et Parque Carabobo.
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h et le week-end de 10h à 17h. Entrée libre.
La galerie, inaugurée en 1938, a débuté ses fonctions dans un édifice néoclassique dessiné
par le grand architecte local Carlos Raul Villanueva. Depuis 2009, elle a déménagé entre
les avenues Mexico et Bolivar pour renforcer le nouveau centre culturel cher au président
Chávez. Dessinée par Carlos Gomez de Llerena, la galerie propose trois niveaux sur une
superficie totale de 30 000 m2 et abrite une collection permanente de plus de 6 000
œuvres vénézuéliennes qui couvrent les quatre siècles d’histoire et une grande quantité de
mouvements artistiques représentés par la période préhispanique, les portraitistes de la
période coloniale, les représentants de la peinture académique du XIXe, les membres du
cercle de Bellas Artes et une grande quantité d’artistes contemporains. Des travaux de
recherche historique sur l’art vénézuélien sont organisés ici à travers le centre d'information
et de documentation national des arts plastiques. Vous trouverez également une librairie et
une boutique.
JARDÍN BOTÁNICO
Plaza Venezuela.
Avenida Salvador Allende, entrée Tamanaco de la UCV (Université centrale)
✆ +58 212 605 39 96, Denise le Chapois + 58 212 605 39 75, +58 212 662 85 66
www.fibv.org.ve
Métro Plaza-Venezuela ou Ciudad-Universitaria.
Ouvert tous les jours sauf le lundi de 8h30 à 16h30. Participation symbolique pour entrer.
Ce jardin d'une superficie de 70 ha est intégré dans la cité universitaire de Caracas,
inscrite au patrimoine culturel de l'humanité depuis 2000 par l'Unesco.
Ces terres furent autrefois administrées par l’Hacienda Ibarra qui cultive au début du
XXe siècle la canne à sucre. Le jardin est créé en 1944 par le docteur et botaniste Tobías
Lasser en collaboration avec un horticulteur Augusto Braun. Il a ouvert ses portes en 1958.
Aujourd’hui, la végétation vient de tout horizon (nationaux comme internationaux). Plus de
100 espèces de palmiers, un arboretum où poussent des milliers d'arbres à différents
stades d’évolution, 4 serres pour les orchidées, broméliacées et des plantes grasses.
L’Institut botanique qui se trouve à l’intérieur du jardin possède un laboratoire, une
bibliothèque et plus de 100 000 plantes vénézuéliennes séchées, pressées et identifiées. Le
seul problème réside dans le fait que la plupart des installations restent privées : vous
pourrez seulement voir en tant que public la collection d’orchidées.
Un havre de paix au milieu de la ville et du trafic. De nombreux étudiants viennent y
potasser leurs cours à l’ombre des palmiers. Si vous ignoriez que les arbres perdent leurs
feuilles durant les périodes sèches pour conserver l’eau, et qu’au contraire ils se
remplissent de feuilles lors des périodes humides pour capter l’énergie solaire, alors peut-
être devriez-vous vous joindre aux étudiants vénézuéliens !
MINISTERIO DEL TURISMO
Complejo MINTUR
Avenida Francisco de Miranda avec Avenida Principal de La Floresta.
✆ +58 212 208 46 51, +58 212 208 46 52
www.mintur.gob.ve
Ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h30 et de 14h à 17h.
En 1999, le nouveau gouvernement a destitué l’ancien organisme Corpoturismo. En février
2005, le vice-ministère du Tourisme a donné sa place à un vrai ministère responsable de la
promotion du tourisme, constitué de trois directions : la Direction générale de politique
touristique, de promotion et de développement. Pour vous, c’est à la première direction que
les informations vous seront données. De ravissantes jeunes filles vous accueillent
chaleureusement ; on peut y recevoir diverses cartes de Caracas, mais aussi de jolies
brochures (en espagnol, anglais ou allemand et avec un peu de chance en français)
présentant les principaux sites intéressants du pays, avec de bonnes cartes en prime.
MUSEO BOLIVARIANO
Avenida Sur 1, parroquia catedral.
✆ +58 212 545 9828, +58 212 545 9829
Dans la rue située de San Jacinto à Traposos.
Entrée gratuite. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 16h, samedi et dimanche de 10h à
16h.
Ce bâtiment post-colonial abrite, outre des objets personnels de Bolívar et de sa famille,
les armes des familles fondatrices de Caracas. Vous y apprendrez tout sur le Libertador :
son arbre généalogique, ses lettres, ses victoires militaires… On notera, à ce propos, la
présence du journal Correo del Orinoco qui retrace, notamment en français, la légendaire
bataille de Carabobo (24 juin 1821). Celle-ci, rappelons-le, scella la véritable indépendance
du pays. Pour une fois, la collection est bien mise en valeur, grâce à des bornes
explicatives qui guident les visites.
MUSEO DE ARTE COLONIAL
San Bernardino
Avenue Panteón, Quinta Anauco.
✆ +58 212 551 8 190, +58 212 551 86 50
www.quintadeanauco.org.ve
artecolonialanauco@cantv.net
Métro Bellas Artes puis métrobus Ruta 421, en direction de San Bernardino.
Visites guidées (en espagnol) toutes les 30 minutes, du mardi au vendredi, de 9h à
11h30 ; samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 16h30. Depuis 1961, le musée se
trouve dans la maison la plus ancienne de la ville construite en 1632. Il s'agit de la Quinta
Anauco. La demeure possède des beaux jardins, un petit théâtre et un amphithéâtre de
style grec.
La maison coloniale, efficacement restaurée, est un peu à l’écart des lieux touristiques.
Construite en 1797, elle est composée d’un corps central (avec un joli patio), de corridors
intérieurs et extérieurs, d’une porte cochère à l’entrée et d’un pavillon à deux étages. Son
cadre agréable et ses visites bien organisées nous font découvrir l’artisanat, le mobilier et
la façon de vivre à l’époque de Bolívar. Parfois, dans la chapelle dotée d’une excellente
acoustique, se déroulent des concerts à des prix économiques. Le musée est administré
par l'Association vénézuélienne des amis de l'art colonial.
MUSEO DE ARTE CONTEMPORÁNEO
Parque Central
Zona Cultural. Nivel Lecuna
✆ +58 212 573 82 89, +58 212 573 00 75
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h et dimanche et jours fériés de 9h à 17h. Gratuit.
Pour les enfants : des ateliers de création plastique et artistique sont mis en place
pendant les vacances. Pour 140 BsF, votre bambin peut partager une demi-journée ou
plus avec des petits Vénézuéliens : une expérience enrichissante sans aucun doute.
Le gouvernement vénézuélien a éliminé le nom de Sofia Imber du musée après que la
fondatrice a accusé le président Chávez d'avoir tenu des propos antisémites. A l'intérieur,
on peut difficilement proposer une meilleure collection d’art contemporain. Les 5 étages de
galeries de ce musée moderne accueillent des œuvres d’artistes de premier rang, tels
Soto, Miró, Chagall, Matisse, Braque, Calder, Léger, Dubuffet, Segal, Carlos Cruz Diez,
Picasso (très belle collection de gravures et dessins) et autres Botero… Depuis 2005, cette
collection fait partie de la Fondation des musées nationaux. Au total, pas moins de 13 salles
d'exposition. Les salles 1 à 8 proposent des expositions temporaires. La salle 9 est dédiée
à l'art digital et aux multimédias ; la salle 10 exhibe les collections des grands maîtres ; une
autre salle est entièrement dédiée à Picasso. Régulièrement, ce musée organise aussi des
conférences et dispose d'une bibliothèque d'art. L'un des meilleurs musées d'Art
contemporain d'Amérique latine. A voir absolument.
MUSEO DE BELLAS ARTES
Parque Los Caobos
Plaza de los Museos
✆ +58 212 578 02 75, +58 212 573 00 75
www.fmn.gob.ve
Métro Bellas Artes.
Ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 16h ; samedi, dimanche et jours fériés de 10h à
17h. Entrée libre. Téléphoner pour prévoir une visite guidée.
En 1938, l’architecte Carlos Raúl Villanueva y pose sa touche néoclassique. En 1976, le
musée est déplacé dans une nouvelle construction verticale située dans le secteur est du
jardin. Cette dernière est réalisée par le même Villanueva. Cette année-là, l'immeuble
original est cédé temporairement au musée des Beaux-Arts, qui depuis l'occupe toujours.
Le plus vieux musée d’Art du pays est le seul également qui analyse l’art dans sa globalité.
Composé de 5 étages et de 6 salles destinées aux expositions temporaires (nationales
comme étrangères), il se termine sur une terrasse où l'on domine un large panorama. La
grande collection qui compose ce musée couvre 6 catégories réparties sur cinq niveaux :
art européen, contemporain, chinois, égyptien, latino-américain et cubisme. Le visiteur
traverse donc le temps à partir de 2 400 ans av. J.-C. (pièces d'Egypte) au XXe (cubisme
et ère des multimédias actuels). La collection « Obras sobre papel » (œuvres sur papier)
présente plus de 600 dessins réalisés par des artistes allant du XVIe au XVIIIe, Eugène
Biel Bienne, Camille Pissarro et même des contemporains tels que Juan Calzadilla, José
Bedia et Mira Schendel. Mais aussi une myriade de lithographies, sérigraphies et gravures
de maîtres comme Durero, Cranach, Piranesi, Goya, Picasso, Cézanne, Toulouse-Lautrec,
Warhol, Luis Guevara Moreno, Edgar Sánchez et Luisa Richter. Dans le jardin des
sculptures, on trouve des œuvres de grands maîtres comme Alexander Calder, Jacques
Lipchitz, Alejandro Otero et Sergio Camargo, entre autres. Dans le hall principal : une
exposition permanente de l'artiste conceptuel nord-américain Joseph Kosuth. Le musée
compte avec une bibliothèque d’art, un centre de documentation et une salle audiovisuelle. Il
organise des activités culturelles, spectacles de danse et de théâtre, ateliers, concerts et
cours d’art.
MUSEO DE CIENCIAS
Parque Central.
Zona Cultural. Sotano 1.
✆ +58 212 577 50 92, +58 212 577 75 54
www.fmn.gob.ve
Ouvert en semaine de 9h à 17h et le week-end de 10h30 à 18h. Un tour guidé (en
français) est possible, mais il faut réserver une semaine à l’avance.
Cet édifice néoclassique décoré avec des reliefs et sculptures de Francisco Narvaez vous
offre une intéressante expo sur la flore et la faune africaine et sud-américaine, mais
également des témoignages sur ce que fut la vie des indigènes. Un musée qui donne, en
espagnol seulement, d’intéressantes informations. Au total, pas moins de 11 collections
d’objets et d’animaux. Des têtes humaines réduites, des figures préhispaniques comme la
Vénus de Tacarigua, symbole de fertilité humaine et terrestre, des fossiles de plantes, etc.
Les amateurs de serpents peuvent y voir les vénéneux de ce continent. Il reçoit également
à intervalles réguliers des expositions temporaires d’excellent niveau qui captivent
géographes, ethnologues, biologistes et bien d’autres encore.
PALAIS DE MIRAFLORES
Visite interdite, mais on peut tenter sa chance, en demandant un rendez-vous par écrit.
Déposez votre requête 10 jours à l’avance, au 1er étage de l’immeuble administratif du
palais, adressée au « Señor Director, Dirección general seccional de Relaciones
Presidenciales » . La lettre doit comporter votre nom, votre numéro de passeport et la
date de rendez-vous souhaitée.
Commandé dans les années 1880 par le président Joaquín Crespo, le palais de Miraflores
n’a été achevé qu’après sa mort au combat, en 1898. Située à l’époque au milieu d’une
prairie, c’était la demeure la plus vaste, la plus majestueuse et la plus fastueuse du pays.
Ses murs renforcés de lamelles métalliques la rendaient résistante aux secousses
sismiques. L’intérieur comme l’extérieur du palais étaient décorés de motifs aux initiales J &
C entrelacées, en hommage au président Joaquín Crespo et à sa femme Jacinta. A
présent, meubles français et italiens, toiles de maîtres vénézuéliens (Michalena, Salas,
Mendoza et Tovar y Tovar) ornent le bureau officiel des présidents, installés dans ces murs
depuis 1911.
PALAIS DES ACADÉMIES
A gauche en sortant de l’église San Francisco
Ouvert du lundi au vendredi de 9h à midi et de 14h30 à 17h.
Cet ancien couvent franciscain, dont San Francisco était la chapelle majeure, abrita jusqu’en
1953 le siège des Académies de Caracas. Allez faire un tour à l’Académie d’histoire où la
bibliothèque de Miranda possède quelques livres français.
PANTHÉON NATIONAL
Plaza Panteón
Avenida Norte avec avenida Panteón
Entre le tribunal de justice et la bibliothèque publique nationale.
Entrée libre. Ouvert du mardi au dimanche de 9h à midi et de 13h30 à 16h30. Visite
organisée sur demande.
Le bâtiment du Panthéon est une ancienne église qui, jadis, vit le baptême de Bolívar. Lors
du séisme de 1812, l’une des colonnes de l’église, roulant jusqu’à l’actuelle place Bolívar,
détruisit la potence où fut pendu l’indépendantiste España. En 1875, après avoir ordonné la
restauration de l’église, Guzmán Blanco décida d’en faire le Panthéon national. Depuis
1876, le Panthéon abrite les cendres du Libertador, gardées par des soldats, ainsi que les
restes de ses trois aides de camp, de son secrétaire, du père du président Blanco et de
son tuteur, Simón Rodríguez. Y aller pour la relève de la garde, juste avant midi. Parmi les
138 éminents personnages qui reposent en ces lieux, se trouvent deux femmes : la pianiste
Teresa Carreño et l’indépendantiste Luisa Cáceres de Arismendi. Deux tombeaux restent
vides, celui de Francisco de Miranda, mort dans une prison de Cadix, en Espagne, et jeté
dans une fosse commune, et celui du maréchal Antonio José de Sucre, enterré dans la
cathédrale de Quito, en Equateur. En plus de représenter le mausolée de la patrie, le
Panthéon contient d’importantes œuvres d’art et une incroyable collection de cristal de
Baccarat.
PARQUE DEL ESTE – MIRANDA
Avenida Francisco de Miranda
✆ +58 212 273 28 64, +58 212 273 65 66, +58 212 284 62 66
Métro Miranda. Juste à la sortie.
Ouvert du mardi au dimanche de 5h à 17h, le lundi de 5h à 9h. La biliothèque quant à elle
est ouverte du mardi au samedi de 9h à 16h45. Le Parque Generalísimo Francisco de
Miranda est le plus grand espace vert de la ville avec ses 75 hectares après El Avila bien
sûr. Inauguré en 1961 par Rómulo Betancourt, il a été dessiné par le fameux architecte
paysagiste brésilien Roberto Burle Marx.
Les fins de semaine, cet espace vert est le rendez-vous classique des Caraqueños qui y
viennent en famille. Ce parc très, très vivant – où l’on côtoie iguanes, tortues, serpents,
perroquets et roseaux géants, offre un excellent but de promenade. Un petit zoo où l'on
peut apercevoir des caïmans de l'Orénoque et quelques singes. Ne ratez pas le terrarium,
surtout. On peut éviter d’aller s’endormir au planétarium Humboldt, de bien piètre qualité
(séances à 15h le samedi et toutes les heures le dimanche, de 14h à 17h), à moins de
vouloir y admirer la reconstitution du ciel de Caracas, invisible la nuit à cause de la pollution.
En 2011, le gouvernement y a fait construire une réplique du Leander, le bateau avec lequel
Francisco de Miranda débarqua à la Vela de Coro. C’est sur ce site privilégié pour une
capitale que les élèves du Lycée français viennent passer l’épreuve du bac en endurance
(pauvres choux !).
PLACE BOLÍVAR
C’est à partir de cette ex-place d’armes (plaza de Armas) que s’est développée Caracas,
fondée par Diego de Losada. Autour de la place étaient représentés les pouvoirs publics
civil, militaire et religieux, ce dont témoignent encore les bâtiments actuels qui la cernent :
palais municipal et gouvernemental, cathédrale et prison (Casa Amarilla) entourent la place.
En 1799, cette place a vu la pendaison d’España, l’un des premiers indépendantistes. Juste
retour des choses, c’est aussi là qu’en 1811 fut lue la déclaration d’Indépendance. En 1883,
après la démolition de son marché, la place fut rebaptisée du nom de Bolívar. Elle fut
ensuite ornée de bancs et d’arbres, puis complétée par Guzmán de lampes et d’un kiosque,
à la mode parisienne de l’époque. Aujourd’hui encore, des concerts y sont donnés le
samedi et dimanche à 11h et le jeudi à 16h.
Les plus observateurs auront remarqué la présence de nombreux oiseaux, et même
d'écureuils noirs, dans les arbres ! En 1874, la place s’enrichit d’une statue du Libertador,
récupérée dans les profondeurs de Los Roques où elle avait sombré avec le bateau qui la
ramenait d’Europe. Le socle de cette statue de Tadolini contient des documents et des
journaux relatifs à l’Indépendance.
SANTA CAPILLA
La Sainte-Chapelle a été construite en 1883, sur le modèle de celle de Paris. Grand
admirateur de la capitale française, Guzmán Blanco la fit bâtir en trois mois pour remplacer
les chapelles détruites par les tremblements de terre de 1641 et 1812. La plus ancienne,
celle de San Sebastian, où fut dite la première messe de Caracas, datait de la fondation de
la ville, en 1567. Elle avait été commandée par Don Diego de Losada pour remercier le
saint d’avoir sauvé la ville des attaques indiennes. La Sainte-Chapelle fut restaurée en
1921, après le séisme de 1900.
EL HATILLO
A l’origine, la zone est peuplée par les Indiens mariches. Ces derniers luttent avec audace
et courage contre les conquistadores sous le commandement des caciques Aricabacuto et
Tapiaracay, qui sont eux-mêmes commandés par le grand cacique Tamanaco. En 1752,
débarque Don Baltasar de León García. Il fait construire une chapelle de terre couverte
d’un toit de feuilles de palmier, connue aujourd’hui comme la Capelle d’El Calvario. Don
Baltasar lutte à cette époque pour faire d’El Hatillo un village indépendant de Baruta. Son
épouse, Ana Francisca Pérez García, aide alors beaucoup les enfants, les personnes
âgées, les malades et les nécessiteux. Elle offre de grandes quantités d’argent pour la
construction d’un hôpital à Petare à la suite du terrible tremblement de terre de 1812. Un
hôpital porte son nom : Hospital Pérez de León de Petare. Ce petit village colonial, à 15 km
du centre de Caracas, est désormais une destination courue le week-end. Malgré sa
grande proximité avec la mégalopole, le village a gardé son rythme paisible. Le mieux est
de commencer la balade à partir de la place Bolívar. Son église, construite en 1784, donne
une meilleure impression de l’extérieur, depuis qu’elle a été restaurée. On appréciera le
charme désuet des maisons coloniales à l’architecture classée, les couleurs tranquilles, les
fleurs, les sourires décontractés… Une escapade charmantissime dans ce qui est l’une des
plus belles « villes » du pays. Les possibilités de shopping – comme le spécialiste des
céramiques Barro y Fuego (calle C) – sont excellentes (quoique pas bon marché) alors que
cafés et restaurants sont légion et souvent très bons. Juste à côté se trouve le quartier de
La Lagunita, où les splendides villas semblent indiquer un statut social plus élevé que la
moyenne… Dernièrement, El Hatillo s'est habillé de centres commerciaux grands formats.
Excentrée de la partie coloniale (qui s'en plaindra), la ville vous permet de combiner
désormais balade à l'ancienne et shopping d'aujourd'hui.
ÉGLISE ORTHODOXE ROUMAINE SANTA ELENA Y CONSTANTINO
Av. Sur, après le centro empresarial Lagunita
Cette église originale (c’est le moins qu’on puisse dire…) est construite tout en bois. Seuls
quelques clous ont été employés pour fixer la toiture. Il est possible de la visiter, ce qui
vous permettra de découvrir sa superbe décoration intérieure (peintures murales). Pour
cela, adressez-vous à Armando, dit El Llanero, qui vous expliquera avec plaisir toutes les
étapes et les secrets de sa construction. S’il n’est pas sur les lieux, il ne se trouve jamais
très loin… Le contacter au tél : +58 414 278 21 19. L’office a lieu le dimanche de 11h à
13h.
MUNICIPIO EL HATILLO
www.une.edu.ve/hatillo
Ce site, superbement réalisé, traite de la culture, des traditions et de l’histoire du village.
PARQUE NACIONAL WARAIRA REPANO (EX-
PARQUE NACIONAL EL ÁVILA)
Les Indiens caraïbes donnèrent aux lieux le nom de Waraira-Repano ( « grande chaîne de
montagne » ). Décrété parc national en 1958, El Ávila (du nom du sous-lieutenant Gabriel
de Avila, l’un des fondateurs de Caracas) couvre 85 192 ha. Par un décret de mai 2011, le
gouvernement de Chávez a rebaptisé le parc en Parque Nacional Waraira Repano.
Il y a seulement 140 millions d’années, la mer recouvrait 60 % du territoire. Les Andes et la
cordillère de la côte n’existaient pas encore. Bien plus tard, des particules de roche du
massif guyanais formèrent une masse dans l’actuel nord du pays. Deux plaques – la
continentale sud-américaine et celle des Caraïbes – alors en contact s’opposèrent. Dans
une période géologique récente (Eocène : 40 millions d’années), la plaque des Caraïbes
s’enfonça sous la plaque continentale. Cette dernière forma la cordillère. Le parc national
est situé au centre de la région montagneuse, sur la Cordillera de la Costa. La température
à l’aube du troisième millénaire y varie de 5 ° à 30 °C selon l’altitude (jusqu’à 0 °C au pic
Naiguatá, à 2 765 m). Des conquistadors aux pirates, en passant par les paysans et plus
tard les naturalistes et géographes, chacun y chercha son trésor.
Une face nord qui veille sur Caracas et une face sud qui s’ouvre aux Caraïbes, El Ávila est
le poumon de la capitale. Il offre l’évasion des Andes tout près de Caracas. Au pied du pic
Naiguatá, on passe des forêts de cactus à la forêt tropicale en traversant des vallées et
des forêts embrumées. Les arbres copey, l’arbre national « araguaney » , le bucare et ses
splendides fleurs orange, Indio desnudo à la douce peau rouge, etc. On peut aussi
découvrir une importante faune : les moins sauvages sont les écureuils et les oiseaux
« querrequerres » . Les singes comme les « alouates » sont nombreux. On y aurait même
aperçu des ocelots et des tatous. Et bien que le parc ne soit pas une vraie réserve
animalière, il est conseillé de ne pas sortir des sentiers battus (serpents venimeux, pumas,
jaguars, etc.) : des vols ont été enregistrés. Toujours dans le parc, des ruines d’haciendas
et de forts attendent les plus courageux. Celui qui souhaite pénétrer les 85 000 ha du parc
est prié de demander l'autorisation à Inparques
GALIPÁN
Depuis le haut du téléphérique, des 4x4 vous descendent jusqu’au village de Galipán. Les
premiers habitants (XVIIIe siècle) vinrent des îles Canaries pour cultiver le café et les fruits.
La tradition se maintient, mais aujourd’hui ce sont les fraises, les mûres et les fleurs qui les
ont remplacés. Comme aux Castillos sur les bords du fleuve de l’Orénoque, on retrouve
également des immenses champs d’eucalyptus. C’est un des lieux de sortie dominicale des
Caraqueños, réputé également pour ses très bons restaurants (à San Bernardino, derrière
le barrio Cotiza, avant le port de La Boyaca). Cela change de l’ambiance de la grande ville
et, lorsque le ciel est dégagé, la vue sur la capitale est remarquable. L’arrivée tardive des
vols venant d’Europe incite les voyageurs à passer une nuit sur Caracas. Si vous êtes
allergique aux villes, Galipán peut être une alternative fraîche, pratique et agréable (vue
lointaine sur la mer). Dans ce cas, prévoyez de réserver le transfert depuis l’aéroport avec
une des posadas mentionnées ci-dessous ou par le biais de votre agence réceptive.
MUSÉE D'ART ÉCOLOGIQUE JARDIN DE LAS PIEDRAS MARINAS SOÑADORAS
A 4 km de Macuto.
San José de Galipán. Avenida principal de Macuto.
✆ +58 416 628 88 74, +58 416 720 56 53
www.galipan.net/museo/index.php
urru@urru.org
En venant de Macuto, compter 15 minutes en 4x4 et 1 heure 45 à pied. Ouvert de 9h à
18h le week-end et en semaine sur réservation.
Littéralement « Jardin des pierres marines rêveuses » . Ambiance mystique dans ce parc
créé par Gonzalo Barrios Pérez, un amoureux de la nature, qui définit son œuvre comme le
premier musée d’Art écologique du monde. Trois étapes permettent de développer la
sensibilité du public aux énergies naturelles des pierres. Pour cela, certaines règles sont à
respecter :
Les hommes doivent venir accompagnés d’une dame, car le jardin voue un culte à la
femme.
Entrer pieds nus pour être en contact direct avec la nature.
Ne pas porter de montre car le musée se veut hors du temps.
LOS ROQUES
LOS ROQUES - Los Roques
LOS ROQUES - Welcome to the paradise – Los Roques.
© Laurent BOSCHERO
Cet archipel est situé à 80 miles (166 km) au nord du port de La Guaira entre les 11°48'
et 11°58' de latitude nord et 66°32' et 66°52' de longitude ouest. Au centre de cet archipel
de 221 120 ha (mesurant 24,6 km du nord au sud avec une longitude totale de 36 km), se
trouve un immense lagon d'environ 400 km2 qu'encerclent 42 îlots et environ 250 bancs
de sable, récifs coralliens et sédiments calcaires qui surgissent à marée basse. Vers le
nord-est, Gran Roque avec ses petites maisons collées les unes aux autres autrefois
propriété des pêcheurs. L'archipel est protégé par deux barrières de corail, une à l'est de
24 km de longitude en direction du nord au sud et une autre de 32 km d'est en ouest.
L'archipel de Los Roques remporte tous les suffrages, tant auprès des Vénézuéliens que
des étrangers de passage. Tous s'accordent à reconnaître l'exceptionnelle transparence
de ses eaux, la variété de sa vie sous-marine, ainsi que la blancheur aveuglante de ses
petites plages de sable fin qui contraste avec les nuances azurées et turquoise qui les
enveloppent, rivalisant facilement avec d'autres îles des Petites Antilles.
GRAN ROQUE
GRAN ROQUE - Gran Roque
Après avoir survolé plusieurs des îlots composant l'une des plus belles barrières de corail
du monde (si le temps le permet, placez-vous près du hublot et gardez avec vous votre
appareil photo, sinon vous le regretterez !), vous atterrissez sur la mini-piste de l'aéroport
de Gran Roque : l'île principale de l'archipel. Descendu de l'avion, tout visiteur doit
s'acquitter d'une taxe de 152 Bs.F – elle est gratuite pour les moins de 4 ans – destinée à
la maintenance du parc. Vous entrez en effet dans un parc national, veillez donc à respecter
les lieux et à ne pas laisser derrière vous des détritus. Comme dans tous les parcs du
Venezuela, il est formellement interdit d'emporter des « souvenirs » (sable, coquillages…).
On ne peut pas dire que Gran Roque brille par son unité de style, alors retenons le
meilleur : ses rues en sable, ses maisons colorées et les bateaux de pêcheurs qui se
tiennent chaud sur la plage ! Un peu endormi la journée, le pittoresque village se réveille
toutefois le soir, parfois, lorsque s'improvise un concert ou une petite fête sur la place
centrale (Bolívar). Il est alors temps de déguster une larme de rhum local, puis de parfaire
vos pas de salsa en compagnie des locaux.
ÉGLISE DE LOS ROQUES
Restaurée depuis peu, elle est très particulière. Tout d’abord par son architecture. Les
larges battants en bois qui constituent ses parois latérales sont, par un système de
bascules, ouverts toute la journée ; ce qui réduit presque la construction à un simple toit,
créant ainsi un espace accueillant et ouvert sur l’extérieur, contrairement à la majorité des
églises. Elle est ouverte 24h/24 ! Autre fait particulier, l’entrée est située sur la plage… Si
vous rêvez de vous marier sous les cocotiers, renseignez-vous auprès du prêtre de la
localité…
PHARE
Monter très tôt le matin ou le soir, pour admirer de magnifiques levers et couchers de soleil.
Un vieux phare hollandais, d’où vous avez une très jolie vue, domine le village. Conseil :
éviter les sandales.
Pour rejoindre l’autre phare (celui qui fonctionne), continuer après Inparques.
Compter 2 heures de marche. Sur le chemin, vous rencontrerez la fameuse pierre verte
riche en phosphate que les Allemands venaient chercher en 1930.
FRANCISQUÍ
Ne manquez pas de plonger dans La Piscina (entre Francisquí Medio et Francisquí Abajo),
une sorte de piscine naturelle aux allures d’aquarium, disent certains, tant sa faune est
censée y être généreuse. Si vous êtes plus aventureux, tentez de passer la barrière de
corail, qui se trouve à quelques centaines de mètres du restaurant. Les fonds sont
beaucoup plus beaux que dans la piscine, mais faites attention aux vagues qui se brisent
sur le récif à fleur d’eau, aux coraux de feu et aux barracudas… L’endroit est propice aux
sports aquatiques (windsurf, kayak, kite).
MADRISQUÍ
A 10 minutes de Gran Roque, cette île est la plus visitée en raison de sa proximité. Ses
maisons sont antérieures au classement de Los Roques comme parc national et
appartiennent aux familles les plus riches du Venezuela. La majorité des coraux sont morts
– donc pas génial. La profondeur se situe entre 3 et 12 m. On observe des éponges, des
anémones et des crevettes. Bien pour plonger en apnée.
CAYO PIRATA
Une petite balade de 10 minutes depuis Madrisqui vous permet d’y accéder. Son intérêt
réside en son restaurant : El Rancho de la langosta. Autre point intéressant pour les
campeurs : ils peuvent y rester la nuit, mais il faut attendre le lendemain matin pour
l’ouverture de l’établissement. Pensez à emporter de l’eau et quelque chose à grignoter.
RASQUÍ
A 5 minutes de navigation de Gran Roque, la posada Acquamarina possède sur ce cayo le
Rasqui Island Chalet énergie solaire, réservoir d’eau douce pour passer un moment très
agréable…
CRASQUÍ
A 30 minutes de Gran Roque. Montagnes de coquillages (botutos) . Les Indiens avaient
l’habitude de ne pas rejeter à la mer les coquilles des animaux qu’ils mangeaient, ce qui
donne à présent de petites dunes qui deviendront rapidement du sable. Ici, c’est le petit
resto de fruits de mer tenu par Mano Andrès et Juanita qui reçoit tous les suffrages.
CAYENERO
A 25 minutes de Crasquí. Huit personnes vivent sur cet îlot. Ce fut le paradis du regretté
défunt Ezequiel, un personnage attachant. A 70 ans, ce prince des Caraïbes qui adorait les
Français pouvait vous préparer dans son « Rancho de Amor » une langouste pas cher. On
peut toujours plonger près de la barrière de corail sur la côte nord, mais il faut demander
aux autochtones si le courant n’est pas dangereux : « ¿ Perdona, dime si la corriente esta
fuerte hoy ? »
FERNANDO
C’est la plus importante ranchería de pêcheurs de langoustes du parc national où vivent
jusqu’à 50 personnes pendant la période de pêche. Après, quelques-uns restent pêcher le
requin (palangre). Sur ce cayo, on peut apercevoir les montagnes couvertes de palétuviers
les plus hautes du parc : conchas de botuto.
DOS MOSQUISES SUR
Située dans la Zone primitive marine, cette île abrite une station de biologie marine privée,
installée depuis 1963 et gérée par la Fundación Científica Los Roques de Caracas, qui
s’est fixé pour but de protéger les tortues du commerce et de la capture.
ESTACIÓN DE BIOLOGÍA MARINA
✆ +58 212 261 34 61
www.fundacionlosroques.org
fclr.dosmosquises@gmail.com
Dépend de la fondation scientifique Los Roques. La station a déjà libéré plus de 13 000
spécimens de tortues. Sur les 6 espèces présentes aux Caraïbes, 4 vivent ici : la tortue
verte (Chelonia mydas), la tortue marine cabezón ou caguama (Carett), la tortue luth
(Dermochelys coriacea) et la tortue à écaille ou imbriquée (Eretmochelys imbricata).
En 1976, la fondation a initié un programme basé sur l'élevage des tortues marines. En
2001, une nouvelle phase est amorcée avec le programme de conservation globale et de
développement pour le rétablissement des populations dans l'archipel.
LA CÔTE CENTRALE
LA CÔTE CENTRALE - La Côte centrale
LA CÔTE CENTRALE - Plage de Chuao, un petit air de Río.
© Laurent BOSCHERO
A l'ouest de Caracas, la région centrale, agricole et verte, suit la cordillère de la Costa, en
déployant ses vallées, ses forêts et ses plages. Que ce soit l'étrange colonia Tovar nichée
dans les montagnes, l'hacienda de la famille Bolívar, l'incontournable parc national Henri-
Pittier (forêt et plages), voire le port de Puerto Cabello, cette région, très facilement
accessible de Caracas, ne pourra que vous enchanter. Avant la fin du millénaire, la région
côtière était prise d'assaut le week-end par les plagistes de Caracas, ce qui a changé un
sombre jour de décembre… Il s'agit en effet aussi de la partie du pays – l'Etat de Vargas –
(à l'est) qui a été dévastée, le 15 décembre 1999. En pleine saison sèche, toute la région
du littoral (la partie coincée entre El Avila au sud et la mer des Caraïbes au nord) a vu,
durant tout le mois de décembre, une forte pluie tomber sur la région de manière constante.
Et, au beau milieu du mois, ce qui devait arriver arriva : des pans entiers du parc d'El Avila
s'effondrèrent, provoquant d'immenses coulées de boue qui s'engouffrèrent implacablement
dans les quebradas, charriant des arbres entiers, des rochers, etc. L'irrésistible force de la
nature, furieuse, rappela alors au monde entier stupéfait et scotché devant leur téléviseur la
nécessité de protéger les sols de l'érosion et des constructions sauvages. Des mètres de
boue entrèrent la nuit dans La Guaira, arrachant les ponts, emportant les maisons,
enterrant les voitures… et les habitants. Une catastrophe naturelle d'une ampleur inégalée
dans l'histoire de l'Amérique latine, causant la mort – bien que ces chiffres soient
difficilement vérifiables à cause du grand nombre d'habitants illégaux ou non recensés –
d'environ 50 000 personnes et en en jetant plus de 200 000 dans la rue.
COLONIA TOVAR
En allant vers l'ouest à la sortie de Caracas, on traverse le parc national Macarao pour se
retrouver 60 km plus loin dans cet endroit charmant et assez surprenant. La naissance de
la colonia Tovar date du début du XIXe siècle, lorsque le Venezuela, épuisé par la guerre
d’Indépendance (117 000 morts), ouvre ses frontières pour repeupler ses campagnes. De
passage à Paris, Codazzi, naturaliste de renom installé au Venezuela, prend l’initiative d’y
faire venir des paysans allemands de Kaiserstuhl, dans la Forêt-Noire. C’est ainsi que le
11 janvier 1843, 145 hommes, 96 femmes et 117 enfants embarquent au Havre, sur le
bateau français Clémentine. La variole en tue 70 durant la traversée…
Les colons débarquent avec un prêtre, un brasseur, un maître d’école, des arbres fruitiers
et, entre autres, un stradivarius pour le président Páez ! On leur doit la première brasserie
du pays. Enfin, sachez qu’il n’y a pas si longtemps les mariages étaient interdits avec les
personnes étrangères à la colonie.
La visite de ce drôle de village, à 60 km (une bonne heure de route) de la capitale, n’est
pas une perte de temps : son paysage andin, sa gastronomie et le dépaysement qu’il offre
méritent une halte, entre Caracas et Choroní par exemple. La différence de climat avec
Caracas se fait rapidement sentir. Jusqu’à la Colonia Tovar, la côte verdoyante parsemée
de sapins surplombe les Caraïbes. Les Vénézuéliens vous conseilleront même de prendre
une petite laine pour les nuits « glacées » (sic) de ce petit village bavarois (température
moyenne 16 °C), à 1 700 m d’altitude sur la cordillère de la côte.
HACIENDA SANTA TERESA
Municipio Revenga
Carretera Panamericana
Urbanismo Montalbon La Villa, El Consejo
✆ +58 244 400 25 54, +58 244 400 25 50, +58 424 318 86 85
www.haciendasantateresa.com.ve
info@haciendasantateresa.com.ve
Pour s’y rendre en bus, de La Victoria prendre la direction d’El Consejo. L’hacienda se
trouve sur la panaméricaine, parallèle à l’autoroute, entre les deux villes.
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h. Entrée : adultes 150 Bs.F ; enfants de 4 à 12
ans 40 Bs.F, en dessous de 4 ans gratuit et au-dessus de 60 ans 125 Bs.F. Atelier
cocktail 200 Bs.F, jeudi et vendredi de 14h à 16h et le week-end de 10h30 à midi et de
14h à 16h.
On peut visiter la fabrique (parties ancienne et moderne) du célèbre rhum et même le
déguster à la sortie du tonneau. Entièrement rénovée, située dans une vieille hacienda
fondée en 1896. On a même droit à une projection vidéo.
Cela dit, la visite s’adresse aussi aux moins de 12 ans. Guignol, glaces, clown, petit train et
orchestre au programme. On saluera l’initiative de Santa Teresa qui a remis à neuf la petite
gare de Consejo en 1996. C’est la seule gare qui subsiste du Gran Ferrocaril de Venezuela
Caracas-Valencia (176 km en 16 heures !), inauguré le 1er février 1894. Franchissant
86 tunnels et 212 ponts, ce train a transporté 194 232 personnes lors de sa première
année d’exploitation… Show audiovisuel « la Ruta del Ron » , traduisez !
MARACAY
San José de Maracay de Tapa naît en 1701. Sa cathédrale, plus jeune, apparaît en 1743.
C'est l'essor de l'indigotier qui va révolutionner ce village de cabanes, au milieu du
XVIIIe siècle, lorsque ses terres produisent un million de livres d'indigo chaque année.
Attirés par les récoltes, les royalistes fourniront la main-d'œuvre indispensable pour que la
ville devienne l'un des centres agricoles les plus performants du pays (café, coton,
cacao…). Finalement, si la ville tient son nom du cacique Maracay, chef de la tribu Aragua,
c'est un autre chef, l'effrayant dictateur Juan Vincente Gómez, qui y laisse son empreinte,
en s'y installant en 1902. Pendant son « règne » à la tête du Venezuela jusqu'en 1935, la
ville devient une autre capitale. Outre la plus grande place Bolívar d'Amérique du Sud (avec
une statue équestre identique à celle de Caracas), la ville doit à Gómez l'école d'aviation
militaire et les arènes, notamment. Tous les tunnels sous la ville mènent à son ancienne
maison située dans le parc zoologique. La caractéristique majeure de Maracay est
cependant sa majestueuse avenue Las Delicias qui, bordée de grands arbres, traverse
dans l'axe nord-sud cette ville dont l'économie réside en ses bases militaires – c'est
d'ailleurs d'ici qu'est parti le dernier coup d'Etat du pays ! – et ses vallées fertiles. Autant
dire que Maracay n'est pas beaucoup visité par les touristes, qui y transitent seulement sur
le chemin du parc national Pittier ou de Choroní, par exemple. La ville n’est pourtant pas
franchement désagréable et, contrairement à Caracas, Maracay n’a pas de bidonvilles sur
les hauteurs : car, ici, la création du parc national Pittier a protégé les montagnes
périphériques de toute construction illégale. Les riches villas, elles, ont investi les anciennes
haciendas.
MAUSOLEO DE JUAN VINCENTE GOMEZ
Avenue 10 de diciembre, juste derrière le cimetière
Le monument, de style néo-mauresque, héberge le corps de ce dictateur, admirateur
tellement convaincu du Libertador qu’il mourut, comme lui, un 17 décembre, mais un siècle
et quelque plus tard.
Il repose avec sa famille. L’homme s’est distingué par son despotisme et son pouvoir sans
partage, emprisonnant et torturant méthodiquement tous les opposants. Certains le
considèrent comme l’un des dictateurs les plus sanguinaires d’Amérique latine. L’arc de
triomphe est assez grandiose, sans doute parce qu’il a commandé lui-même la construction
de l’ouvrage dédié à sa propre personne en 1919, près de seize ans avant sa mort.
MAUSOLEO DE SANTA MARIA DE SAN JOSÉ
Calle López Avelado con Avenida Bolívar
Ouvert tous les jours, de 8h30 à 11h30 et de 14h30 à 17h. Attention, pas de photo. De
plus l’entrée est interdite aux porteurs (-euses) de shorts, sandales et autres minijupes.
C’est le mausolée de la première sainte vénézuélienne. La religieuse fut béatifiée par Jean-
Paul II en 1995. Morte le 2 avril 1967, sa maison natale se trouve au village de Choroní. On
peut s’offrir un moment de recueillement devant sa dépouille qui, comme celle de sainte
Thérèse de Lisieux, est restée intacte.
MUSEO DE ANTROPOLOGIA & HISTORIA
Calle Alcaldía, entre Mariño y Soublette, face à la place Gorardot
✆ +58 243 247 2521
Ouvert du mardi au dimanche de 8h à midi et de 14h à 18h.
Déclaré monument historique national, il a été construit entre 1929 et 1931 par le ministère
des Œuvres publiques sous Gómez. Rénové, il se compose d’une partie anthropologique
avec une collection d’objets précolombiens (céramiques, urnes funéraires, instruments de
musique) mais aussi des restes de mastodontes, glyptodons et d’ancêtres de la zone. La
partie historique aligne des salles dédiées à Bolívar, à Gómez et à d’autres présidents
vénézuéliens. Le musée évoque également le souvenir de San Francisco de Cara, un village
colonial englouti par les eaux du barrage de Camatagua. Restauré en 2008 grâce à la
nouvelle direction, le musée a de beaux jours devant lui.
PARQUE CODAZZI
A l’intersection en direction de Cagua
Ouvert tous les jours, de 9h à 16h.
Le plus petit parc du Venezuela (43 ha seulement) porte le nom du célèbre géographe
Augustín Codazzi et abrite des arbres samanes ainsi que des spécimens de la végétation
de la vallée. On peut y pique-niquer.
PARQUE DEPORTIVO EL EJERCITO LAS BALLENAS
Le long de l’avenue Sucre
Vraiment typique de Maracay ! Il s’agit d’une sorte de centre sportif (disons que l’on vient y
courir ou y faire des abdominaux), mais à la vénézuélienne : ce qui implique que le coffre
des voitures n’emmène pas seulement des chaussures de jogging, mais aussi des
glacières… remplies de Polar. Ambiance sportive tôt le matin, mais beaucoup moins vers
19h quand les gens quittent le travail !
PARQUE ZOOLOGICO LAS DELICIAS
Urbanización Las Delicias, au nord de la ville sur la route de Choroní.
✆ +58 243 241 39 33
Ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 18h. Entrée gratuite.
En 2001, un concours d’architectes remporté par Jorge Salvidia a été organisé pour la
rénovation du site. Le zoo se trouve à deux pas de l’entrée du parc Pittier.
Prendre le bus Maracay-Choroní. Cette ancienne annexe de la villa de Gómez n’a pas dû
être très fréquentée car, dit-on, le dictateur ne dormait jamais deux fois de suite au même
endroit par peur des complots. Le zoo rassemble, entre autres, des cadeaux de présidents
étrangers, comme des chevaux arabes ou des oiseaux chinois. Les animaux y sont vraiment
à l’étroit, longtemps laissés à l'abandon. Des efforts sont actuellement mis en œuvre pour
redorer son blason. Comme en 2011, où un total de 1,8 million de bolivars a été investi par
Inparques et la fondation Banfoandes pour la rénovation intégrale du parc.
PLAZA DE TOROS
Avenida 19 de Abril con calle López Aveledo
Visite possible de 8h à midi et de 14h30 à 17h (environ). Gratuit. On y accède par l’entrée
est.
Construite en 1933, l’arène est une copie miniature de celle de Séville. L’architecture
mauresque, caractérisée notamment par de splendides arcs ciselés, vaut le détour. La
construction étant trop élégante pour les boucheries qui s’y déroulent (notamment en mars,
pendant la feria San José, où des novillos – de jeunes taureaux qui ne sont pas encore
arrivés, et n’arriveront jamais, à maturité – font le délice des amateurs de corridas), on y
organise aussi des concerts, des rodéos et des spectacles de cirque.
PARQUE NACIONAL HENRI PITTIER
PARQUE NACIONAL HENRI PITTIER - Salto Gabriel, Parque Nacional Henri Pittier.
© Laurent BOSCHERO
Créé en 1937, le parc Henri-Pittier, immense réserve naturelle, doit son nom au botaniste
suisse qui y réalisa la plupart de ses travaux sur la faune et la formidable flore des lieux. Ce
coin de paradis fut relié à Maracay au temps de Gómez, qui ordonna la construction de
cette route afin de pouvoir fuir par la mer en cas de complot… La tâche fut confiée à des
prisonniers de droit commun, mais aussi à des prisonniers politiques, amenés de force. Les
mauvais traitements infligés par les gardiens, les serpents et autres épidémies
provoquèrent une hécatombe. Dans ce parc, qui couvre 107 800 ha que se partagent deux
Etats – 84% Aragua et 16% Carabobo –, les amoureux de la nature trouveront leur bonheur
puisque l'on recense 580 espèces, soit plus de 43 % de la population des oiseaux du pays
dont 7 % des espèces recensées dans le monde. Parmi lesquelles les colibris, perruches et
toucans… Tous les bruits et toutes les couleurs s'y trouvent. Les ornithologues, étudiants et
aficionados du monde entier s'y retrouvent pour compléter leurs observations. Une de leur
place favorite est le mont Portachuelo, dans la forêt nuageuse et à quelques centaines de
mètres à peine de la station biologique de Rancho Grande. Il faut absolument passer par
les montagnes, arrosées de cascades, à l'ombre de fougères géantes. Après ce paradis
luxuriant de verdure déchaînée, la descente sur la côte est naturelle. C'est alors la grande
effervescence caraïbes. Le jour, le rythme des vagues, entre cocotiers, pélicans et sable
blanc ; la nuit, les tambours mettent le feu à Choroní (surtout), tout le monde danse dans la
rue, l'alcool coule à flots et les villageois entrent en transe… Le mieux est encore d'y aller :
c'est fou !
STATION BIOLOGIQUE RANCHO GRANDE
Située à 12 km de Maracay sur la route de Ocumare de la Costa.
✆ +58 414 947 73 30
Pour essayer de dormir dans le parc, dans un dortoir basique, ou trouver un guide, se
renseigner auprès du chef de la station, Jesús Manzanilla. Une petite balade peut aussi
être entreprise par votre propre initiative, depuis la station : une boucle qui vous prendra
entre 15 minutes et 1 heure, selon votre intérêt pour la faune des lieux. Depuis 2010,
Jesús Manzanilla, qui est également le directeur de l'office national de la diversité
biologique du ministère de l'Environnement, a ouvert une école de la diversité biologique
dans la station.
Pour un aperçu de ce qu'offre ce parc, le mieux est de s'arrêter à la station. Charles
William Beebe (1877-1962) s'est inspiré de ses expériences dans cette station, située à
1 100 m d'altitude dans une zone de transition entre la haute forêt alpestre et la forêt
d'altitude (qui débute à 1 300 m), pour écrire son livre High Jungle. La station appartient à
la faculté d'agronomie (département de zoologie agricole) de l'Université centrale du
Venezuela. Mais avant d'être destiné à l'étude de la riche faune qui peuple cette forêt
nuageuse, le bâtiment était prévu pour servir d'hôtel – vous l'aurez deviné, un autre projet
pharaonique de Gómez. Néanmoins, jamais il n'a reçu de visiteurs car, dès l'annonce de la
mort du dictateur en 1935, les ouvriers prirent la poudre d'escampette et laissèrent l'édifice
inachevé. Le chantier sera terminé plus tard, et le bâtiment abrite depuis lors la station
biologique créée par Henri Pittier en 1948. Nous pouvons voir au milieu des cris d'oiseaux et
d'une luxuriante forêt ce vieux bâtiment fort décrépi et vraiment anachronique. La station est
souvent utilisée par les étudiants de l'université, qui l'utilisent comme base de leurs
recherches plus avant dans la forêt. Plusieurs marches intéressantes peuvent en effet être
entreprises et sont très recommandées, mais la solution la plus sage, pour ne pas vous
perdre, est de partir avec une agence sérieuse ou, alors, de demander à un étudiant de
bien vouloir vous guider. En 2009, vous pouviez dormir sur place. Actuellement, vu les
changements opérés à la station, le mieux est de se renseigner avant. Prévoyez de toute
façon de quoi vous éclairer et un sac de couchage car les nuits sont froides. Les
spécialistes de la macro y trouveront leur bonheur. On peut voir des insectes en nombre
comme les charançons, staphylins et autres coléoptères que la science n'a toujours pas
catalogués. Ils abondent sur les fleurs étranges de la famille des cyclanthacées (ailes à
mouche). Mélipones, scarabées et de magnifiques papillons bleutés, jaunâtres ou bruns aux
ailes transparentes sont aussi de la partie. Tôt le matin et la fin d'après-midi sont les
meilleurs moments pour surprendre les oiseaux, dont le quetzal brillant (Pharomachrus
fulgidus).
CHORONÍ – PUERTO COLOMBIA
CHORONÍ – PUERTO COLOMBIA - Vendeur de « teta » artisanale.
© Laurent BOSCHERO
A 145 km de Caracas, Choroní, le petit village fondé voilà plus de 300 ans, n'est pas
véritablement sur la côte. En fait, Choroní désigne aussi le village de Puerto Colombia, dont
la pêche, avec le tourisme et le cacao, est la principale ressource. Ce village colonial vit
arriver, en 1843, les Allemands de la Forêt-Noire, qui fondèrent la Colonia Tovar. Son
église Santa Clara abrite un retable d'une facture très intéressante. Les deux villages sont
vraiment tranquilles et reposants, et constituent une agréable étape au Venezuela. Pour
arriver jusque-là, vous devrez emprunter une route de montagne péniblement gagnée sur
une végétation humide, dense et luxuriante. Commandée par Gómez dans les années 1920,
cette route a coûté la vie à nombre de bagnards parmi lesquels quelques prisonniers
politiques. La route serpente allégrement, traversant de splendides paysages marqués
notamment par de véritables forêts de bambous. Rien que la route vaut le déplacement. Si
vous avez votre propre moyen de locomotion, vous vous arrêterez déguster un fabuleux
chocolat chaud dans les kiosques qui longent la route. Dans le village de Choroní, dans
l'ancienne maison du dictateur Gómez qui avait étendu ses propriétés jusqu'ici, se trouve
l'actuelle Medicatura : elle est en face de la posada Colonial. Le village de Puerto Colombia
tout en bas est entouré de deux rivières : le rio Choroni à droite et le rio Tipire à gauche.
De nombreuses plages sont accessibles depuis Puerto Colombia. Mais outre le plaisir du
farniente, le village noir de Choroní s'enflamme dès le samedi soir dans le crépitement des
tambours du barlovento ; une danse sensuelle et primaire qui vous mettra en transe. Une
expérience inoubliable, arrosée de guarapita ou non.
CEPE
La plus belle plage, donc la plus chère. Fait rarissime au Vénézuela, elle est équipée de
WC et douches publiques, ce qui garantit un minimum de propreté. En saison, des bateaux
collectifs vous y amènent. Hors saison, vous devriez y mettre le prix, mais sans doute
aurez-vous la récompense d'avoir la plage pour vous seul. Cepe est également est un
village de pêcheurs tranquille.
CHUAO
La large plage elle-même n’est pas la plus enthousiasmante qui soit. En revanche, de petits
restaurants sympathiques vous prépareront un bon poisson grillé. En outre, une très jolie
balade de 4 km (bus irréguliers et folkloriques pour les flemmards, mais l’auto-stop marche
bien) à travers une végétation luxuriante vous mène dans le village. Nous vous conseillons
de faire la balade à pied jusqu'au village : 40 minutes au milieu des cacaotiers et des
bananiers. Une excursion d’une journée est très recommandée.
limpbizkit le 01/09/2010
Arrivé au port de Chuao, je vous conseille de faire la ballade jusqu'au village à pied, car ce n'est
pas très loin (40 min) et c'est assez fascinant de marcher au milieu des cacaotiers et des
bananiers ! Si vous êtes observateurs, vous verrez sûrement les plantes grimpantes des fruit de la
passion et des goyaviers (sorte de petits palmiers mais avec des feuilles dentelées et les fruits
regroupés sous les feuilles) ou encore de grands avocatiers.
PLAYA DEL DIARIO
En sortant de Puerto Colombia vers Maracay, prendre le premier chemin à droite après un
pont en direction de l’hacienda El Portete (à 15 ou 20 minutes de Puerto Colombia) ; la
dépasser et continuer jusqu’au cimetière, puis prendre le sentier (pittoresque) sur la
gauche. Le suivre pendant une demi-heure (montée, puis descente sur la crique). N’oubliez
pas d’emporter des provisions car la plage est déserte. Si l’on continue encore sur le
chemin qui longe la côte pendant environ 1 heure, on arrive à la plage d’AROA, encore plus
tranquille que la précédente, où se jette le fleuve du même nom.
PLAYA GRANDE
A 5 minutes de Puerto Colombia, après avoir enjambé le ruisseau.
Une plage photogénique d’un demi-kilomètre bordée de cocotiers et dotée de belles vagues
(dangereuses pourtant, comme les sauveteurs du coin ne manqueront pas de vous le faire
remarquer si vous « bodysurfez » avec trop d’enthousiasme). Les montagnes à l’arrière-
plan vous transportent à La Réunion. Autant dire que la plage est très courue, peut-être
même trop, si l’on se réfère aux déchets abandonnés sur la plage. Juste à côté, plusieurs
restaurants de fruits de mer se livrent une concurrence acharnée, mais sont bien
organisés : commandez plusieurs Polar, et l’on vous prêtera une glacière. Beaucoup y
campent, mais surveillez vos affaires. Information : pendant la semaine sainte, elle est
surpeuplée (et c’est un euphémisme !). Les autorités locales ont aménagé une belle petite
promenade avec une avancée et quelques réverbères pour éclairer le site à la tombée de la
nuit. Les restaurants juste en face doivent se frotter les mains ; il ne leur reste plus qu'à
améliorer leur cuisine et nettoyer les fourneaux… La fraîcheur des aliments est douteuse.
PLAYA GRANDE - Un dimanche à Playa Grande.
© Laurent BOSCHERO
PLAYA VALLE SECO
Une petite plage déserte avec un lagon formé par un mur de corail. L’eau y est plus calme
et l’on peut y nager tranquillement, surtout quand on est seul.
Bien pour les enfants. Il y a une petite véranda en bambou pour s’abriter du soleil, mais
prenez tout de même votre crème solaire. Les barques au départ de Puerto Colombia
demandent environ 300 Bs.F, à plusieurs ça va !
TUJA
Presque seule au monde, la plage est plus petite, plus sauvage que les précédentes.
Seulement 10 maisons forment le village où vivent 30 personnes de la même famille : celle
du gardien du parc ! Ici, tous les hommes sont de nobles pêcheurs. Guacarina, le
Guacamaya, la mascotte de 30 ans, veille sur eux. Camping possible : prendre son hamac
et tout apporter… même du poisson qu'une femme du village préparera. Si l'envie de vous
rincer dans l'eau douce des petites piscines naturelles de Tuja vous prend, demander Ivan :
s'il n'est pas là, il pêche…
CUYAGUA
CUYAGUA - Jeune femme devant un commerce de Cuyagua.
© Laurent BOSCHERO
La seule belle plage (sans ombre) du coin vaut le détour, même si la baignade n'est pas
recommandée aux enfants : le ressac est parfois vraiment fort... ce qui attire justement des
surfeurs du monde entier. Mais en semaine, c'est encore calme. Bonne ambiance sportive
la journée, bonnes bières le soir. Le bar de la plage est délicieux : goûtez ses fabuleuses
arepas et savourez l'ambiance cool (les clients se baladent dans la cuisine). Pour se rincer,
à 2 minutes du restaurant, on trouve un ruisseau d'eau fraîche sous les manguiers.
Lorsqu'ils sont chargés de fruits (autour de mai), les arbres abritent aussi des singes. Le
paradis réellement... sauf quand ces charmantes créatures se mettent en tête de vous jeter
de vieilles peaux de mangues ! Attention, pas de toilettes publiques sur cette plage.
VALENCIA
A l'ouest de Maracay et comptant plus de deux millions d'habitants, la 3e ville du pays et
capitale de l'Etat de Carabobo est une cité industrielle et un centre agricole, sise dans une
vallée verte et chaude, heureusement caressée par les vents. Le capitaine Díaz Pereira
choisit l'endroit pour y faire prospérer l'élevage et pour sa sécurité. Pourtant, si la vallée de
Valencia est en effet éloignée de la côte, elle n'échappera ni à la vérole, aux attaques
indiennes (en 1582 et 1583), aux pirates français (en 1677), ni même au célèbre séisme de
1812 ! Pas moins de 35 batailles furent livrées dans les alentours de Valencia, pendant les
guerres d'indépendance, et notamment la grande bataille de Carabobo, le 24 juin 1821, qui
scella définitivement l'indépendance du Venezuela. Valencia, la première ville d'Amérique du
Sud à avoir été électrifiée, présente un petit centre colonial intéressant et une artère
principale fort majestueuse (l'avenida Bolívar, longue de plusieurs kilomètres). Mais pour le
reste, la ville n'a pas grand-chose à offrir aux touristes.
CASA DE LA ESTRELLA
Calle Colombia con avenida Soublette
Construite au début du XVIIIe siècle pour en faire un hôpital. C’est ici qu’en 1830 est né,
constitutionnellement, le Venezuela indépendant. A cette occasion, les 33 députés votèrent
l’abandon de Bogotá comme capitale de la Grande-Colombie, le rêve brisé de Bolívar.
Páez sera le premier président du Venezuela indépendant, dès 1831.
CASA PAEZ
Au coin de la calle Páez et de l’avenue Boyacá
Entrée gratuite, ouvert du mardi au vendredi, de 9h à midi et de 15h à 17h30 ; le week-
end de 9h à 14h.
La maison abrite aussi l’Athénée et la salle Michelena où se déroulent occasionnellement
des concours de peinture. Son premier propriétaire, le général llanero Páez (1790-1873),
élu président en 1830, a lui-même supervisé l’exécution des fresques de Castillo, qui
illustrent ses batailles et d’autres scènes mythologiques, et s’accompagnent de maximes du
genre de : « C’est un grand mal de ne pas faire le bien » … Reconnu sur le plan
international (il s’était trouvé aux côtés de Grant lors du défilé de l’indépendance
américaine, ainsi qu’au baptême du fils de Napoléon III…), Páez est mort en exil à New
York. Ses cendres sont aujourd’hui conservées au Panthéon, à Caracas.
On trouvera également ici des informations sur le centre excursionniste de Valencia, qui s’y
réunit le premier jeudi de chaque mois à 20h.
CATHÉDRALE NOTRE-DAME DEL SOCORRO
Ouvert tous les jours, de 6h30 à 11h30 et de 15h à 18h30 ; le dimanche de 6h30 à midi et
de 15h à 19h.
La cathédrale doit son nom au tableau de la Vierge del Socorro, la copie d’une peinture
dont l’original se trouve à Valence, en Espagne.
Depuis le début du siècle, cette Vierge fait l’objet d’une immense ferveur, au point que les
croyants lui ont offert une couronne d’or et de diamants qui ne quitte la banque qu’à
l’occasion du festival, le 1er août, et le deuxième dimanche de novembre. Bâtie en 1580,
l’église a connu quelques transformations, dont la construction d’une crypte en 1874, où
reposent des héros de l’indépendance : le général Cedeño et le colonel Ambrosio Plaza,
morts pendant la bataille de Carabobo, ainsi que le général Girardot, le chef de la légion de
la Nouvelle-Grenade, future Colombie. La cathédrale possède plusieurs belles peintures
des maîtres vénézuéliens.
MUSEO DE ARTE E HISTORIA « CASA DE LOS CELIS »
Avenue Soublette, entre calles Comercio et Páez
✆ +58 241 828 2391, +58 241 828 9121
Ouvert du mardi au vendredi, de 8h à 14h et, le week-end, de 9h30 à 12h30.
Cette magnifique maison doit son nom à l’un de ses propriétaires (en 1839), le colonel
Celis. En juin 1821, la maison s’improvisa en hôpital pour soigner les blessés du champ de
bataille de Carabobo. Aujourd’hui, c’est l’un des musées les plus représentatifs de l’époque
coloniale. On trouve également une petite collection d’art religieux ainsi que des salles
consacrées aux artistes locaux : le peintre Antonio Herrera Toro et le sculpteur Andrés
Pérez Mujica.
PLAZA DE TOROS MONUMENTAL DE VALENCIA
Avenue Las Ferias
Les plus grandes arènes d’Amérique latine, après celles de Mexico, accueillent des
corridas fabuleuses (pour les amateurs bien sûr !), en mars et novembre en particulier. Elle
date de 1930 environ.
CAMPO DE CARABOBO
La bataille de Carabobo donna son indépendance au Venezuela, même s'il fallut encore
combattre les Espagnols deux ans durant, avant de les chasser définitivement de Puerto
Cabello où ils s'étaient réfugiés. En ce jour historique du 24 juin 1821, le chef royaliste
Miguel de la Torre défia Bolívar qui lui envoya les 1 500 lanciers llaneros du général Páez
par l'arrière… Offrant une explication plus complète, une animation électronique a lieu les
mercredis, les week-ends et les jours fériés, dans le mirador qui surplombe le champ de
bataille. On remarquera, autour de la statue de Bolívar, les deux horloges, dont l'une
marque 11h, soit le début de la bataille, et l'autre midi, sa fin…
PUERTO CABELLO
PUERTO CABELLO - Puerto Cabello.
© Don Perucho – Fotolia
Le « port cheveux » doit son nom au calme proverbial de sa baie. Ce qui fit dire que les
bateaux qui s'y abritaient pouvaient être amarrés avec un simple cheveu (cabello) ! Une
autre explication viendrait de l'affinité avec la zone d'un certain Andrés Cabello, chargé du
commerce de cacao avec Curaçao. En 1730, l'implantation de la compagnie Guipuzcoana a
fait de Puerto Cabello le grand port du Venezuela. C'est aujourd'hui une ville qui aurait pu
être charmante et qui, par endroits, a su conserver son architecture coloniale. Ses nuits ont
quelque chose d'Amsterdam version Brel. Des marins, des bars louches et des mauvais
plans en pagaille... Le front de mer est à éviter en particulier.
CALLE DE LOS LANCEROS
Baptisée ainsi en hommage aux lanciers de Páez qui chassèrent les derniers Espagnols du
Venezuela (le 8 novembre 1823), cette rue pavée a gardé tout son charme colonial
(balcons, fenêtres…).
CASTILLO LIBERTADOR OU FUERTE SAN FELIPE
Ouvert de 8h à 16h. Pour y accéder, prendre la navette qui mène à la base navale.
On doit ce grand fort du XVIIIe siècle à la compagnie Guipuzcoana. Dernier bastion des
Espagnols, le fort abrita aussi, durant les années Gómez, une prison politique comme en
témoignent encore les inscriptions que les prisonniers ont laissées sur ses murs…
CATHÉDRALE DE SAN JOSÉ
Elle date de 1852, ancien quartier du bataillon de Valencia. Allez admirer les pierres
corallines qui la composent.
ISLA LARGA
Isla Larga.
Cette plage sans ombre, située en face de celle de Quizandal, dispose de quelques
restaurants mais aussi de 2 épaves idéales pour les plongeurs. Transports. Prendre une
barque (15 minutes) sur la plage de Quizandal.
Evitez les fins de semaine : c’est assez désagréable de faire la queue et de se bousculer
pour embarquer. Par contre en semaine l’île vous appartient. Pour la plongée, le site est
intéressant avec quelques épaves entourées de coraux à explorer. Elles ne sont pas très
profondes et même les amateurs de snorkeling peuvent s’y régaler (cf. ci-après pour plus
de détails).
Les alentours ne manquent pas de bonnes plages, dont celles de Huequito, de Rincón del
Pirata, de Bahia de Patanemo et de Quizandal. Attention, évitez les plages de l’ouest,
réputées pour leur insécurité. Elles appartiennent au parc national San Esteban.
MONUMENT EL AGUILA
Calle Aguila, dans le centre historique (casco histórico)
Il rappelle le souvenir des 10 officiers américains exécutés par les royalistes, lors de
l’échec du débarquement de Miranda, le 21 juillet 1806. Comme on pourra le constater, le
drapeau américain ne comportait alors que 16 étoiles…
MUSÉE D’HISTOIRE ET D’ANTHROPOLOGIE
43 Calle Bolívar, dans le centre historique
Ouvert tous les jours de 7h à 19h.
Situé dans un quartier bien préservé, le musée occupe une maison à balcon bleu, de 1790.
Il retrace l’histoire de la ville et propose un vaste panorama de l’artisanat précolombien.
Egalement, des armes coloniales et même une salle dédiée à Bolívar (qui commanda le
port en 1812). Actuellement, l’association des artistes de Puerto Cabello participe au lifting
de la maison.
YAPASCUA DE PLAYA PATANEMO
On peut aussi y accéder en barque, que l’on prendra à l’embouchure du río Patanemo. La
traversée dure 20 minutes. N‘oubliez pas vos bouteilles d’eau.
Une balade jusqu’à Yapascua s’impose. Après une bonne marche de 2 heures (de
préférence le matin à cause de la chaleur), vous rencontrerez une plage vierge qui
embrasse une lagune de rêve.
LA CÔTE OUEST
LA CÔTE OUEST - La Côte ouest
Cette vaste zone de côte est découverte en 1499, soit un an après le retour de Christophe
Colomb à la cour de la reine Isabel. Mais cette fois, c’est Alonso de Ojeda qui mène
l’expédition, dont Amerigo Vespucci fait aussi partie. En effet, la reine d’Espagne se mord
les doigts d’avoir promis à Colomb 10 % des recettes royales en provenance des Indes.
Elle a donc écarté l’Almirante ! Cette expédition, cependant, coûtera bien plus que les 10 %
de Colomb. En effet, les cartes de Vespucci, envoyées au duc de Lorena, puis expédiées
au couvent de Saint-Dié, enthousiasment tant les moines, que ceux-ci baptisent l’endroit du
nom d’Américo ! Une fantaisie qui dure encore, malgré Bolívar, qui jura de rendre hommage
au découvreur et avait commencé à le faire, à l’occasion de la 1re Confédération de
Colombie. Lorsqu’ils débarquent sur les côtes de l’actuel Cabo San Roman, la zone est
habitée par les indigènes Caquetios. Ces derniers souffrent alors de mauvais traitements et
sont exterminés par les envahisseurs. Ce fait constitue les premiers actes de violence
perpétrés par les conquistadors. Aujourd’hui, cette région chaude et sèche vit
principalement de l’exploitation du pétrole et du tourisme. Les lieux d’intérêt sont en effet
légion, à commencer par la région environnant Coro et bien sûr le parc national Morrocoy.
PARQUE NACIONAL MORROCOY
PARQUE NACIONAL MORROCOY - Visite des cayos, Parque Nacional Morrocoy.
© Laurent BOSCHERO
Le parc est situé dans la zone côtière orientale de l’Etat de Falcon, entre Morón et Coro,
sur le golfe triste. Cette partie orientale de la côte fut initialement peuplée par les indigènes
Caquetios mais aussi Chipas. De récentes études anthropologique signalent que dans la
zone de Mirimire et Jacura vécurent les Jirajaras. Le parc est propice à l’épanouissement
d’une avifaune extraordinaire. En effet, les lagunes côtières se remplissent d’eau en période
de pluies et les mystérieuses mangroves servent de refuge à des milliers de flamants
(Phoenicopterus ruber), ibis rouges et blancs (Endocimus ruber et albus) , aigrettes,
hérons, mouettes et autres playeros. Depuis un décret de 1974 instituant le refugio de
Fauna silvestre de Cuare, les quelque 1 700 maisons situées dans la nouvelle zone
protégée de 11 850 hectares (incluant 5 îlots) ont été détruites. Deux de ces îlots se
trouvent en face de San Juan de los Cayos et trois en face de Boca de Aroa. Pour accéder
au parc, l'idéal est de séjourner à Chichiriviche (à moins de camper).
CAYO MUERTO
L’île la plus proche est bien sûr aussi la plus fréquentée. L’eau, peu profonde, est idéale
pour les familles avec des enfants en bas âge et pour les passionnés de bronzage qui
aiment se prélasser dans l’eau. Un restaurant, sympa et pas mauvais (surtout les
calamars), rassasie les touristes tous les jours de la semaine pour 150 Bs.F.
CAYO PERAZA
Seule une petite entrée est vierge de corail mort et donc propice à la baignade. L’île est
donc souvent déserte. Bon snorkeling. Prévoir une casquette, car ce cayo n’a pas d’ombre
à offrir.
CAYO SAL
La deuxième île très populaire parmi les Vénézuéliens. Se prêtant parfaitement à la
baignade, elle est agréable en semaine, mais le serait encore plus si tout le monde n’y
laissait pas ses déchets.
Ici aussi, on peut se restaurer (pour 120 Bs.F). Il y a également sur cette île une petite
chapelle consacrée à la Virgen del Valle. Si vous avez la chance d’y être le 8 septembre,
vous admirerez le cortège des barques décorées. Une procession est en effet organisée
jusqu’à la cueva de la virgen.
CAYO SOMBRERO
La préférée des Vénézuéliens et de la plupart des touristes – et pas pour rien. Les deux
côtés de cet îlot allongé se prêtent à la baignade et au farniente, alors que des cocotiers
procurent une ombre bienvenue. Trois petits restaurants préparent du poisson grillé et des
calamars durant toute la semaine (70 Bs.F). On peut aussi y camper à 25 Bs.F par nuit,
mais évitez absolument la Semaine sainte !
Important : comme les prix des lanchas sont les mêmes que vous soyez seul ou huit, il est
conseillé d'anticiper et de s'arranger pour partager les frais avec d'autres touristes. Il va de
soi que les frais de lancha se marchandent.
LA CUEVA DE LOS INDIOS
La Grotte des Indiens.
A deux brasses du sanctuaire de la Vierge, cette grotte est vieille de 5 millions d'années.
Plus récents, datant de 3400 av. J.-C., des pétroglyphes (écritures gravées dans la pierre,
pétro signifie « pierre » , et glyphe « signe » ) attestent de la présence d'Indiens dans ces
lieux. A l'heure actuelle, on ne connaît pas la signification concrète des gravures des Indiens
Caquetios, mais prédomine le caractère anthropomorphique qui reproduit des figures
humaines suivi d'animaux et de plantes. On sait aussi qu'elles sont taillées avec des
palourdes (conchas), des pierres, et des os. Mis à part ce témoignage intéressant, la
grotte retentit de sons à profusion, de cris, de clapotis de vagues, du bruit, du vent dans les
feuilles.
ISLA DE LOS PAJAROS
Cette île sert de refuge à de nombreux oiseaux marins pendant la saison des pluies (de
novembre à février). Idéal pour observer le ballet aérien des albatros à gorge rouge qui
viennent y effectuer leur parade amoureuse.
Avant d’arriver, il est également intéressant de faire une halte dans un secteur aux eaux peu
profondes où prolifèrent des étoiles de mer de grande taille.
Si vous voulez les observer, prenez garde cependant à ne pas les maintenir plus de
quelques minutes hors de l’eau. Elles n’y survivraient pas.
PLAYA MAYORQUINA
Cette plage est intéressante pour les amateurs de sensations fortes. Il est en effet possible
(à marée haute !) de plonger des falaises d’une hauteur de 8 à 10 m qui bordent la plage.
SANCTUARIO DE LA VIRGEN Y DE LA NATURA
Ce recoin de falaise, protégé par la végétation, est une vraie surprise. Les Vénézuéliens
viennent ici, où apparut la Vierge, et déposent des ex-voto classiques : chapelets,
statuettes. D’autres ex-voto moins banals ornent aussi les murs blancs : casquettes et
même soutiens-gorge de bikini. N’hésitez pas à descendre du bateau, l’eau n’arrive qu’aux
genoux. Attention, pendant la semaine sainte, les bateaux font la queue… Terrible.
CHICHIRIVICHE
Principal centre touristique du nord-ouest vénézuélien il y a encore quelques années,
Chichiriviche connaît depuis des problèmes d'insécurité qui lui donnent mauvaise presse.
D'ailleurs suite à un violent incident en mai 2011 le président de l'association des lancheros
a organisé une marche pour la paix afin de sensibiliser les autorités en leur demandant une
attention immédiate, l'installation de postes de police et la mise en place de contrôles plus
fréquents et des patrouilles. Espérons que sa demande va aboutir et permettre au village
de vivre plus sereinement. Initialement habité par les Chipas, son nom signifie « endroit où
naquit notre soleil » . En arrivant sur Chichiriviche, la route qui coupe le marécage permet,
avec de la patience, d’apercevoir des oiseaux fabuleux – pélicans, flamants roses, ibis et
mouettes noires – cachés dans les mangroves. La ville touristique, qui a plus de 50 ans, est
peuplée d'environ 12 000 habitants. Elle est parcourue de rues en terre, plutôt sales,
peuplées de quelques chiens errants, de touristes, d’innombrables vacanciers vénézuéliens
lors des fins de semaine et des congés. On ne vient pas à Chichi pour la ville mais pour
aller au parc. Cependant le 8 septembre une fête pour célébrer les Vierges de la Vallée et
del Carmen transcende la ville avec une superbe procession de pêcheurs.
CORO
CORO - Casa Colonial de Coro.
© Elyxandro Cegarra Gomez
Les débuts de Coro (dont le nom signifie « vent » en arawak), fondée le 26 juillet 1527,
sont représentatifs de certaines idées qui ont présidé à l’implantation espagnole en
Amérique du Sud. Dans un premier temps, en effet, son fondateur, Juan de Ampíes,
s’attache à gagner la confiance des Indiens arawaks. L’esclavage n’y aura donc pas cours
jusqu’au jour où Charles Quint, ruiné par l’achat de sa charge d’empereur d’Espagne et
d’Allemagne, confie l’exploitation de la capitainerie du Venezuela aux banquiers Wesler.
Après la prise de pouvoir d’Alfinger en 1529, et pendant plus de vingt ans, Coro servira de
point de départ pour les expéditions à la recherche de l’Eldorado dans lesquelles la plupart
des conquistadores laissèrent leur peau. Malheureusement, en 1546, quand la concession
est retirée aux banquiers Wesler, les Indiens et leur précieux système d’irrigation de la ville
ont disparu. Coro est alors affamée et démoralisée. Bientôt, la première capitale du
Venezuela, premier siège épiscopal du continent, est abandonnée. La nouvelle capitale
s’installe un temps à Tocuyo, en 1546, alors que, déjà, les institutions ecclésiastiques
déménagent vers l’actuelle capitale Caracas. Sur bon nombre de cartes de l’époque, Coro
passe pour une ville détruite. Elle sera sauvée par le commerce maritime avec les Antilles
et la métropole.
Aujourd’hui, Coro fait partie du patrimoine culturel de l’Humanité. L’Unesco devait bien cela
à la ville coloniale la mieux conservée du Venezuela. Des rues pavées, des fenêtres
encadrées de bois, d’épais murs colorés : Coro est réellement une ville-musée magnifique
dans laquelle il est agréable de se (re) poser quelques jours, ceci d’autant plus que les
Corianos – comme on appelle les habitants de Coro – sont particulièrement sympathiques
et ouverts. Coro n’est pas un lieu idéal pour le tourisme balnéaire. Les plages de la région
(excepté le Cabo San Roman, difficile d’accès, et quelques plages autour de Punto Fijo)
sont très médiocres, et sales le plus souvent. Pour couronner le tout, elles sont balayées
par un vent assez violent qui ne ravira que les windsurfeurs.
CAPILLA SAN NICOLÁS
Calle 76 Ayacucho, à l’angle de la calle 35 Falcón
Profiter de la messe quotidienne de 17h pour la visiter.
Construite en 1741, cette chapelle a bien survécu aux siècles et aux pillages, puisqu’on peut
même y admirer un précieux retable colonial, protégé par deux petits anges de style créole
nichés sous le toit.
CASA DEL SOL
A l’angle de la calle 33 Zamora et de la calle 66 Federación, en face de la chapelle San
Clemente
Cette maison, qui abrite le tribunal de Coro, doit son nom au soleil sculpté au-dessus de la
porte principale. Regardez bien ses fenêtres à barreaux finement décorées, elles sont
presque uniques dans le pays…
CASA DEL TESORO
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 18h, entrée libre. A côté de la maison précédente.
L’ancienne résidence de Don Mariano de Talavera, sacré meilleur orateur par Bolívar, doit
surtout sa réputation à un trésor prétendument enfoui dans ses fondations. Inutile toutefois
de venir avec une pioche : d’autres petits malins y ont pensé avant vous et n’ont trouvé
qu’un tunnel qui reliait la maison à l’église San Francisco et à la cathédrale. Ces tunnels
étaient la bête noire des pirates et des corsaires, comme Raleigh, découragés par la fuite
rapide des villageois avec leur or… Notez un véritable effort de restauration avec des
procédés traditionnels comme l’adobe (briquette de boue et de paille cuite au soleil).
CATEDRAL
Place Bolívar
Commencée en 1583 et finie 53 ans plus tard, la cathédrale blanche de Santa Ana est,
avec son homonyme de Margarita, la plus vieille du Venezuela. Les délais de construction
et la sobriété de l’édifice sont imputables aux soucis d’économie des premiers temps de la
conquête. La tour principale est ornée de meurtrières qui défendaient la ville des pirates.
Pourtant, après plusieurs pillages, il ne reste plus grand-chose des richesses de l’église, si
ce n’est ce que l’on voit au musée de l’Evêché.
IGLESIA SAN FRANCISCO
Calle 33 Zamora, à l’angle de l’avenue Miranda
Cette église du XVIIIe, restaurée suite à quelques dommages causés par la guerre de la
Fédération, exhibe avec fierté sa tour orangée qui est la plus haute de la ville (50 m).
IGLESIA SAN FRANCISCO - Iglesia San Francisco.
© Don Perucho – Fotolia
MUSEO DE ARTE DE CORO
Paseo Talavera con calle Hernández, à un bloc de la cathédrale
✆ +58 268 251 1919, +58 268 808 3603
Ouvert du mardi au samedi, de 9h à 12h30 et de 15h à 19h et le dimanche de 9h à 16h.
Cette maison coloniale connue comme la Casa de los Señores, fut la demeure de
marchands juifs venus de Curaçao, à l’invitation du gouvernement républicain de 1825, peu
après la fin de l’Inquisition, en 1821. Cette demeure simple abrite, aujourd’hui, une antenne
d u prestigieux musée d’Art de Caracas. Une exposition permanente de la collection du
docteur María Rivas, une majorité d’autoportraits peints par Armando barrios entre 1970 et
1980 et un rassemblement d’œuvres contemporaines intéressant. On peut parfois y croiser
les travaux de Botero, Utrillo, Monet ou Soto.
PARQUE NACIONAL MÉDANOS DE CORO
PARQUE NACIONAL MÉDANOS DE CORO - Désert du Parque Nacional Medanos de
Coro.
© Elyxandro Cegarra Gomez
Il serait vraiment dommage de se priver de désert. Quel plaisir de se perdre dans ce
Sahara miniature formé par les vents ! De vraies dunes – de plus de 35 m parfois –,
quelques cactus et une réverbération hallucinogène marquent ce parc national de 91 280
hectares (dont 49 120 sont une réserve marine), créé en 1974 afin de protéger l’isthme qui
relie Coro à la péninsule de Paraguaná. Les conditions climatiques extrêmes –
températures oscillant de 18 °C à 40 °C, sécheresse et vent du nord-est constant – ne
constituent pas des obstacles à la survie de différentes espèces de reptiles, de petits
mammifères et surtout d’oiseaux de proie. Le meilleur moment pour s’y rendre est en fin de
journée, non seulement parce qu’il y fait une température plus supportable, mais aussi
parce que la lumière déclinante baigne les dunes d’une couleur chaude qui fera les délices
de la lentille de votre appareil photo. En fin de semaine, les jeunes Coreanos amènent leur
planche et s’adonnent au sandsurfing. Essayez, c’est arrechisimo ! Evitez toutefois de vous
fier aux dunes car elles changent, imperceptiblement, de direction… Apportez de l’eau.
PÉNINSULE DE PARAGUANÁ
PÉNINSULE DE PARAGUANÁ - Péninsule de Paraguana
La péninsule de Paraguaná est une presqu’île en forme de tête humaine, reliée à la terre
ferme par un long isthme (le cou) traversé par une route flanquée de dunes et d’étendues
planes. Sa superficie est de 2 492 km2 avec 270 km de côtes maritimes. Balayée par les
vents, elle attire d’émérites véliplanchistes à Adícora, des travailleurs et des businessmen
dans les deux raffineries de pétrole (Amuay et Punta Cardón) qui ceignent Punto Fijo ainsi
que quelques touristes épris de nature sauvage. Exception faite des alentours relativement
fertiles du mont (cerro) Santa Ana (déclaré Monument naturel) qui domine les environs du
haut de ses 830 m, on y trouve principalement des arbustes secs, des cactus et des
troupeaux de chèvre qui rappellent les îles voisines des Antilles néerlandaises.
En 1998, le decret n° 36 517 officialise la loi de zone libre commerciale sur la péninsule.
Vous trouvez essentiellement à Punto Fijo des boutiques et centres commerciaux pour faire
vos emplettes à des prix défiant toute concurrence. Parmi les produits les plus intéressants,
relevons les marchandises électroniques, le textile, les parfums, les meubles et les jouets.
ADÍCORA
Village de 2 000 habitants. La plage la plus proche est Playa Adícora, à 30 minutes de
Coro, très prisée par les amateurs de planche à voile. Bien équipée, elle dispose de
restaurants, d’hôtels et même de boutiques d’artisanat, quoiqu’il faille relever qu’il existe de
plus belles plages plus au nord. Malgré le développement touristique des lieux, les pêcheurs
continuent à réparer leurs filets sur la grève. Les maisons coloniales, d’inspiration
hollandaise, n’ont pas (encore) toutes été rachetées par des touristes. Samedi après-midi,
ne manquez pas le spectacle au club hípico Charaima (le restaurant face à l’arrêt de bus)
des parieurs suivant les courses hippiques le walkman scotché aux oreilles et la bouteille de
Polar à la bouche !
ARUBA
Vers l’an 1000 les Caiquetios venant du Venezuela commencent à peupler l’île. En 1499,
l’explorateur espagnol Alonso de Ojeda accoste. Nombreux pirates et boucaniers espagnols
y trouvent refuge. Contrairement aux vices et coutumes de l’époque, les Espagnols ne les
exterminent pas complètement mais leur laissent élever moutons, chèvres, cochons, etc.
Espagnole jusqu’en 1636, elle devient alors colonie du royaume des Pays-Bas. A partir de
1800, l’île connaît un grand développement grâce à la découverte d’or (1825) et de
l’excellent fleurissement de l’Aloé Vera. En 1924, Aruba profite de sa position géographique
avec le Venezuela pour ouvrir une raffinerie de pétrole. Elle forme un Etat à part entière de
ce royaume depuis que l’île s’est séparée des Antilles néerlandaises en 1986. Les Antilles
néerlandaises prennent leur autonomie le 29 décembre 1954 et Aruba fait partie de cet
ensemble constitué des « Iles sous le vent » (Aruba, Bonaire et Curaçao). La langue
officielle est le hollandais, mais la majorité des autochtones maîtrisent l’espagnol et assez
bien le créole local : le « papamiento. » Quelques-uns comprennent le français et
l’allemand. La monnaie est le florin Aruba.
MUSEE ARCHEOLOGIQUE
Zone de Zoutmanstraat
Diagonale à l’arrêt de bus de Oranjestad, le musée est composé de cinq salles où l’on peut
observer les restes des premiers habitants. Objets en céramique, en terre, des outils et
artefacts de cette époque.
MUSEE HISTORIQUE
Fort Zoutman
Le musée se trouve dans le plus vieux bâtiment d’Aruba. Collection très intéressante
d’objets antiques depuis les Caiquetios jusqu’à l’arrivée au pouvoir des Hollandais.
BARQUISIMETO
Don Juan de Villegas y était d'abord venu s'occuper de la minde de Buria, qu'un de ses
amis de Coro avait découverte. En 1561, la nouvelle ville fut "visitée" par Lope de Aguirre
qui la pilla et la brûla. Plus dur fut le retour de la manivelle par ce tyran, qui après avoir
quitté le Pérou en remontant l'Amazone, puis l'Orénoque pour piller ensuite Margarita et
Valencia, fut finalement pendu à Barquisimeto la même année ! Mais le rendement était tel
que le conquistador et ses quelques hommes fondèrent Nueva Segovia et firent venir des
Noirs pour exploiter la mine. Un an plus tard, les esclaves se soulevèrent et les
massacrèrent. Les survivant espagnols s'en allèrent donc fonder la ville plus loin, au lieu-dit
Varquisimeto (cendre, en indien, à cause de la couleur des eaux du fleuve voisin, le Turbio).
Définitivement fondée en 1563, la quatrième ville du pays est aujourd'hui le centre agricole
des Etats voisins de Lara, Portuguesa, Cojedes et Barinas, où prédominent le sucre, le
tabac et le coton. C'est une capitale chaude et sans grand intérêt, susceptible, tout au plus,
de constituer une halte entre les Andes et la côte. On peut y voir l'énorme et cinétique
monumento al Sol Naciente de Carlos Cruz Diez, en face du centre commercial Las
Trinatarias, et le parc national de Terepaima. et surtout, des balades partent pour les
villages indiens de Quibor et colonial de Carora. Enfin, quelques français viennent dans
cette ville pour étudier à l'université (la UCLA)... le genie civil par exemple.
MUSEO DE BARQUISIMETO
Carrera 15 entre calle 25 et 26
fundamuseo@cantv.net
Au sud de la place Bolívar
Ouvert du mardi au vendredi, de 9h à midi et de 15h à 18h ; samedi et dimanche, de 10h
à 17h. Gratuit.
Une chapelle a été érigée au centre du gigantesque patio de l’hôpital de la Caridad, datant
de 1918. Le musée présente des œuvres d’artistes locaux, mais aussi des expositions
temporaires des meilleures collections du pays, voire étrangères. On peut y voir une
création à l'effigie du fondateur de la ville le capitaine Juan de Villegas. Des concerts et des
séances de ciné-club sont donnés toutes les semaines dans la chapelle.
LE ZULIA
Le Zulia, situé à l’extrémité ouest du pays, encerclant le lac de Maracaibo, est un Etat
spécial, et fier de l’être. Il s’autoproclame « La Force du Venezuela » , en référence à son
pouvoir économique. Il fait très chaud au bord du plus grand lac salé d’Amérique latine, dont
le sous-sol constitue la plus grande richesse économique du Venezuela. Ce berceau du
pétrole de 12 950 km2 (155 km de long sur 120 km de large) est célèbre depuis la
découverte du Mene Grande, en 1914, l’un des plus grands gisements du monde. Il est
relié au golfe de Venezuela par un bras long de 55 km. Deuxième ville du pays
(1 800 000 habitants) grâce à l’or noir dont elle fournit 64 % de la production nationale,
Maracaibo n’offre que peu d’attractions dites « touristiques » aux voyageurs qui n’utilisent
souvent la ville que comme étape de transit avant de passer sur la côte colombienne. Nous
avons décidé de ne pas traiter la ville de Maracaibo mais les zones de l'Etat qui nous
semblent pertinentes d'un point de vue touristique. Les alentours méconnus comme les
maisons sur pilotis de Sinamaica, la réserve de flamants roses de Ciénaga de los Olivitos
et le splendide parc national Ciénagas de Juan Manuel méritent résolument le détour. Ce
dernier est plus facilement accessible depuis Mérida car il se situe au sud du lac. Zulia est
aussi le territoire des Guajiros, ces Indiens (parfois farouches…) qui conservent leurs
particularismes et que l’on peut croiser dans les rues, encore vêtus de leurs habits
traditionnels. C’est aussi le pays de la gaita (devenue la musique type des fêtes de fin
d’année dans tout le Venezuela), du pont Urdaneta (le plus grand d’Amérique du Sud), des
cités lacustres qui valurent au Venezuela son nom de « petite Venise » . Finalement, c’est
surtout le pays des Maracuchos, ces Vénézuéliens au grand cœur qui affectionnent le
parler fort et (très) vulgaire, les chemises ouvertes sur des chaînes en or qui brillent !
MARACAIBO
Le 24 juillet 1823, Maracaibo fut le théâtre de l'une des dernières batailles de la guerre
d'Indépendance. En effet, malgré le triomphe de Carabobo, tout le Venezuela avait été "
« libéré » , à l'exception des régions de Puerto Cabello, Coro et Maracaibo. A l'issue d'un
siège de 71 jours, la flotte républicaine, partie de Colombie et commandée par l'amiral
Padilla, attaqua les troupes de l'infâme Morales et triompha ! Le pays était libre, si ce n'est
Puerto Cabello restée royaliste durant quelques mois encore… Aujourd'hui, Maracaibo a
très mauvaise réputation : ville industrielle productrice de pétrole aux larges avenues,
dangereuse et excessivement chaude – autant d'éléments qui chassent le touriste avant
même qu'il n'arrive ! Etant donné que le Venezuela possède une multitude d'autres endroits
plus attrayants nous avons décidé de ne pas développer la ville. Cependant pour ceux qui
visite quand même la ville vous devriez passer quelques jours sans vous ennuyer, rien que
pour les spectacles culturels et l'intéressante vie nocturne qu'offre une grande ville. On
trouve même une arène de patinage sur glace qui contraste avec les 45°C extérieurs !
Enfin, les Maracuchos sont très sympathiques et ouverts, d'autant plus qu'ils n'ont pas
souvent l'occasion de tailler une bavette avec un étranger de passage. Et si jamais vous y
êtes entre le 10 et le 18 novembre, pendant la fête de la patronne de la ville, Nuestra
Señora de Chiquinquirá, vous aurez droit à des danses folkloriques, du cirque, des courses
cyclistes ( !), des processions et des corridas.
BASILICA DE NUESTRA SEÑORA DE LA CHIQUINQUIRA
Cette église construite (en partie) en 1686, fastueusement décorée, est splendide aussi (ou
surtout) de l’extérieur ; elle abrite la Vierge de la Chiquinquirá, appelée affectueusement La
Chinita par les Maracuchos dont elle est la sainte. La légende raconte qu’une paysanne a
trouvé sur une plage, alors qu’elle ramassait du bois, une planche qui une fois transportée
dans sa maison, a tout à coup montré l’illustration de la Vierge de Chiquiquirá. Encore
aujourd’hui, la rue où habitait la demoiselle porte le nom de El Milagro (Le miracle). Et c’est
à cause de ses petits yeux que la Vierge est appelée La Chinita, qui signifie « La petite
Chinoise » . Le 18 novembre, on lui fait la fête, qui est l’une des meilleures du pays.
BRASSERIE MODELE DE LA MYTHIQUE BIERE POLAR
✆ +58 261 736 3157, +58 261 792 4022, +58 261791 2022
Fax : +58 261 791 8350
La visite est gratuite.
Comment dissocier le plaisir du Venezuela de sa bière Polar ? L’entreprise, qui annonce
chaque année des résultats économiques fabuleux, est une firme-moteur du pays !
La visite commence par une vidéo qui vous expliquera notamment comment l’usine sortie de
terre en 1961 produisait alors 2 millions de litres par mois. Ce sont aujourd’hui
36 millions de litres qui sortent des usines du plantigrade éthylique. Les enfants ne sont pas
oubliés, une série de petites attractions (lac, petit zoo) leur est destinée…
MARCHE AUX PUCES (MERCADO DE LAS PULGAS)
Depuis la calle 96, descendez le long de l’avenue 10 en longeant le marché aux légumes, si
animé. Engouffrez-vous ensuite dans les petites ruelles parallèles bondées et encombrées
de toutes les babioles possibles et imaginables, au milieu de senteurs d’épices, de fumées
d’encens et du baratin des vendeurs. L’Amérique du Sud à l’état pur ! Si vous parvenez
jusqu’au marché à viande, ne soyez pas surpris si vous tombez sur un étalage d’yeux de
bœuf : les Maracuchos en sont de grands consommateurs ! Une fois par semaine, ils
extraient des pupilles un liquide blanc qu’ils mélangent à du jus d’orange – goûtez, il paraît
que c’est excellent pour le cerveau et pour el huevo (je vous laisse interpréter cet argot très
populaire). Autre conseil : écartez-vous si s’approche à grande vitesse un chariot couvert
de poumons et de foies sanguinolents, car vous pourriez en recevoir une partie. Un marché
excellent et authentique. Relevons toutefois le conseil des locaux : portez votre sac à dos
sur le ventre…
SINAMAICA
Le 24 août 1499, c'est ce village, construit sur pilotis, que virent Alonso de Ojeda, Juan de
la Cosa et Amerigo Vespucci quand ils baptisèrent le golfe voisin du nom de "Veneciola"
(petite Venise), qui donna le nom au pays découvert. Il s'agit de l'un des lieux habités le
plus vieux des Caraïbes, ce qui ne l'a pas empêché d'arriver à nos jours, en gardant intact
un vigoureuse identité culturelle. Aujourd'hui, les communautés indigènes añus et paraujanas
vivent toujours dans des maisons sur pilotis, simplement "parce qu'on vit mieux sur l'eau que
sur terre". Ils estiment que leurs maisons aussi ont leur cycle de vie et n'ont jamais fait en
sorte qu'elles durent plus longtemps ; d'autres réapparaitront pour remplacer les anciennes
dans un processus inépuisable où chaque génération ajoute sa part au processus
civilisateur. Ceci explique qu'ils ont la télé ! Avec le temps, ils ont par exemple adapté les
nouveaux matériaux constructibles à leurs propres formes et typologies, permettant une
évolution harmonieuse de ce riche patrimoine culturel d'origine précolombien.
Vous pouvez silloner en barque l'étrange cité lacustre. Les 6 000 habitants vivent dans 500
demeures. En passant par El Barro, noter la présence d'une tasca, d'un restaurant, d'une
école et même d'un dépot d'huile de coco, le tout sur pilotis.
ALTAGRACIA
Les férus d'histoire se souviendront que c'est à Altagracia, village colonial assez bien
conservé, que l'amiral Padilla et le général Manrique se sont vu avant la bataille navale
décisive de Maracaibo contre les Espagnols. Plus intéressant, se rendre depuis Altagracia
à la plus grande réserve de flamants roses du pays, en l'occurence la figure de proue des
108 espèces d'oiseaux que l'on rencontre dans cette réserve naturelle de 33 000 hectares,
située 50 km au nord-est de Maracaibo. Les flamants arrivent du nord au mois d'août,
fuyant l'hiver, et profitent de l'agréable climat de Zulia pour se reposer, s'alimenter et se
reproduire. Près des côtes vivent aussi quelques lamantins et des tortues marines.
LES ANDES
LES ANDES - Les Andes
LES ANDES - La vierge de La Azulita.
© Laurent BOSCHERO
De massives montagnes, mystérieuses, majestueuses. Les Andes font rêver à juste titre.
Elles gardent jalousement en leur sein des légendes et un peuple discret, humble et
travailleur sur tout le continent. L’image d’Epinal mérite d’être révisée, du moins au
Venezuela ; on voit aujourd’hui peu de lamas, mais la nature, les traditions seront partout
autour de vous. Mérida, la ville étudiante du Venezuela, passe pour être la plus accueillante
du pays. Au cœur des plus belles expéditions en montagne, elle est une base idéale pour
explorer les Andes – à pied, en VTT, à cheval – et son téléphérique (le plus long et le plus
haut du monde) est une invitation aux voyages vers les sommets. Enfin, chose relativement
rare au Venezuela, il est possible d’organiser de nombreuses sorties par ses propres
moyens, sans devoir obligatoirement recourir à une agence, ce qui permet de ménager les
budgets les plus serrés.
MÉRIDA
MÉRIDA - Danseuse de la Fiesta de San Benito.
© Elyxandro Cegarra Gomez
Avant la conquête déjà, Mérida et ses alentours étaient une des régions les plus peuplées
de l’actuel Venezuela avec les Indiens tatuys, qui parlaient le dialecte mucumbache. En
1558, Juan Rodríguez Suárez fonde une première fois la ville. C’est finalement en 1559 que
Juan de Maldonado la déplace au pied de la sierra Nevada et lui donne le nom de Santiago
de Mérida de los Caballeros. La cité dépendra du vice-royaume de Santa Fé de Bogotá,
avant de devenir partie intégrante de la capitainerie du Venezuela, en 1777. Mérida se
targue d’ailleurs d’avoir donné, en premier, le titre de Libertador au général Bolívar, lorsque
celui-ci commença sa campagne admirable, le 23 mai 1813. En 1600, les jésuites fondent
le séminaire de San Francisco, ancêtre de l’Université royale et pontificale qui donnera plus
tard la universidad de Los Andes, la ULA, autour de laquelle vivent maintenant la ville et ses
30 000 étudiants.
CASA DE LA CULTURA JUAN FELIX SANCHEZ
Avenida 3 entre calles 22 et 23
Face à la place Bolívar
Ouvert (presque) tous les jours de 9h à 21h.
Il s’y développe différentes activités culturelles : atelier de musique (cuatro, tambores,
chant lyrique), peinture (art libre à tendance naïve, atelier artisanal), gastronomie (typique).
Lors de notre dernier passage nous avons trouvé la maison en mauvais état.
CATEDRAL METROPOLITANA
Sur la place Bolívar
Sa construction a commencé en 1800, sur les plans de la cathédrale de Tolède, et n'a
abouti qu'en... 1958. D'où ce style très étrange. On notera la décoration chiraco-dalienne
de la porte. On peut, en effet, y voir des croix de Lorraine, l’inscription « fluctuat nec
mergitur » et un œil sur les gargouilles plaira aux amateurs de surréalisme ! Emouvant dans
la crypte, le corps de san Clemente mort au VIe siècle…
JARDÍN BOTÁNICO
Avenida Alberto Carnevali, après le centro comercial La Hechicera
✆ +58 274 417 32 90, +58 274 416 06 42
www.ciens.ula.ve/jardinbotanico
fundacionjardinbotanico@yahoo.es
Fait partie de l’université.
Au nord de la ville, le jardin de la faculté des sciences, véritable musée vivant, a été créé en
1991 par l'université des Andes (U.L.A.), qui a alors cédé 44 hectares face à son siège. On
peut apercevoir la Sierra Nevada. Ses limites vont par le nord-est jusqu'à la route qui mène
à Los Chorros de Milla, par le sud à l'avenue Alberto Carnevali et par l'est à la faculté des
sciences forestières. Le week-end vous pourrez y pratiquer de l’accrobranche.
MUSEO DE ARTE COLONIAL
Avenue 4 entre calles 17 et 18
✆ +58 274 252 78 60
Ouvert du lundi au vendredi de 8h à midi et de 14h à 18h, le week-end de 8h à 16h.
Entrée payante.
Son nom, ambitieux, ne tient pas ses promesses. On reste vraiment sur sa faim… Le plus
intéressant reste les expositions occasionnelles comme la dernière réalisée en collaboration
avec le gouvernement sur la thématique du futur téléphérique intitulée « 5 stations, 4
sections, 3 temps » .
PARQUE ZOOLÓGICO CHORROS DE MILLA
A la fin de l’avenue principale de Los Chorros de Milla
✆ +58 274 244 38 64
A l’extrême nord-est de la ville
Ouvert tous les jours de 8h à 18h et, en basse saison, fermé le lundi, moitié prix pour les
bambins jusqu’à 12 ans.
Paysage et cascades romantiques. En revanche, les bêtes sont un peu à l’étroit.
Notamment le puma et le célèbre ours à lunettes (Tremarctos ornatus), un animal menacé
des Andes. A ma connaissance, il n’a pas été aperçu depuis cinq ans, c’est le 3e plus
grand ours parmi les 8 espèces. Par contre ces deux dernières années des efforts sont
faits, tant au niveau de l'aménagement du parc que des conditions de vie des animaux.
LA TRANSANDINA
La route la plus haute des Andes vénézuéliennes est une merveille ! Depuis Mérida, elle suit
le río Chama dans l’axe nord-est, offrant de splendides vues sur les cimes du Parque
nacional Sierra Nevada ou sur des vallées jaunies par les frailejones en fleur (septembre-
décembre), traversant des villages bucoliques séparés l’un de l’autre par une petite
quinzaine de kilomètres. Cette particularité géographique s’explique par le fait que ces
villages ont dans un premier temps été construits comme haltes pour les mules, lesquelles
justement ne pouvaient guère couvrir, en une journée, une plus grande distance. Les
linguistes se seront de plus sans doute déjà demandé ce que signifie le préfixe mucu- qui
apparaît dans de nombreux noms de villages ; eh bien, cela signifie, en langue indigène,
« le lieu de… » . Bonne route !
TABAY
Le village, situé à 10 km de Mérida, délimité par le río Chamo au sud et les eaux thermales
au nord, tient son nom d’une méprise. On raconte, en effet, que Bolívar, en entrant dans le
village, demanda à un autochtone le nom des lieux. Celui-ci le répondit « No sé, estaba
allí » (Je ne sais pas, j’étais là-bas). Le Libertador, alors en pleine Campagne admirable,
comprit « Es Tabay » (C’est Tabay). Le nom est resté. Néanmoins, c’est une pure
légende ! La réalité est moins drôle, puisque l’histoire remonte aux premiers Indiens, les
Tabayones, sédentaires et cultivateurs, bien avant la Conquête. On peut encore voir les
vestiges de ce passé dans les murets en pierre qui longent les chemins. L’Histoire revint
vers Tabay lors des batailles de la guerre fédérale lorsque le village servit de base arrière
aux fédéralistes. Notons tout de même qu’il est très joli et qu’on y trouve un artisanat de
qualité, notamment le bois taillé. Voir le centro artesanal Tadeo Rangel et le centre sur la
place.
EAUX THERMALES DE TABAY (AGUAS CALIENTES)
✆ +58 416 873 79 01
De Tabay, prendre une Jeep de la linea La Mucuy à la plaza Bolívar.
Ouvert de 8h30 à 17h. Entrée vraiment pas chère et un peu plus si vous souhaitez
camper. Chevaux à disposition pour monter jusqu’à la Torre et aussi continuer au Pozo.
Situés sur les hauteurs de Tabay à 3 200 m d’altitude, sur fond de cumbia et de salsa, vous
attendent deux bassins à 25 °C, une piscine de 120 m2 à 35 °C très agréable et un sauna
vraiment artisanal qui vaut le déplacement (52 °C) ! Il est aussi possible de s’offrir une
« lodothérapie » (thérapie à base de boue). Il y a un petit local pour se changer, des
toilettes et un kiosque.
MARCHÉ ARTISANAL
Sur la place du village
Ouvert de 9h à 20h tous les jours.
Un espace dédié aux artisans locaux. On y trouve des choses différentes et très
intéressantes. Comme des sacs écologiques faits avec de la récup de journaux, magazines
et emballages divers. Ce marché couvert dispose également d'un petit
bureau d'informations touristiques.
MUCURUBÁ
Mucurubá est un des villages les plus vieux de la région andine. Jusqu’en 1744, il était
peuplé de 120 Indiens ; une remarquable église dédiée à la Vierge Marie est perchée à
plus de 2 400 m d’altitude. Ce village est surtout connu pour sa célébration de la Patrona
de Mucurubá, le 7 décembre. Une messe a lieu à 19h30, suivie d’une procession à la lueur
de 17 000 bougies (en 1999, mais chaque année il y en a plus) : toutes les lumières
s’éteignent et chacun allume les bougies posées devant lui sur le trottoir – une atmosphère
magique. Pour éviter de marcher des kilomètres (le village est bien sûr fermé à la
circulation ce soir-là), mieux vaut y aller tôt. Et si vous comptez y dormir ce soir-là, pensez
à réserver à l’avance.
SAN RAFAEL DE MUCUCHÍES
Ça y est ! Vous êtes à 3 140 m, dans le plus haut village du Venezuela. Le pull n’est plus
dans le sac ! Et si vous vous arrêtiez pour boire un bon chocolat confectionné avec le cacao
de la vallée, ou une cachapa bien chaude ? Ce petit village de 500 âmes, qui fête San
Rafael le 24 octobre, n’a été fondé qu’en 1872 par le père Asunción León sous le premier
nom de El Vecindario. Cernée par les montagnes, on peut voir, au bord de la route, la
splendide et simple capilla de piedra (chapelle de pierre). A l’intérieur de cette curieuse
petite construction bâtie à la main, en 1984, on peut admirer une statuette de la Vierge,
réalisée par Juan Félix Sánchez et son épouse. Cet artiste, vénéré au Venezuela comme un
saint pour son humilité, a eu l’honneur de recevoir la visite du pape lors du passage de ce
dernier dans la région en 1985. Reconnaissant, l’architecte s’est alors empressé de
construire un petit buste représentant le pape ! Décédé en 1997 au respectable âge de 97
ans, il repose dans sa propre église.
CAPILLA DE PIEDRA DE JUAN FELIZ SÁNCHEZ
La chapelle n’est en réalité qu’une copie de l’originale, située à El Tisure, où le
couple (Juan Félix Sánchez et son épouse) a longtemps vécu dans une petite maison de
pierre, construite elle aussi à la main. On peut y dormir gratuitement.
Pour y aller, chaussez vos bottes, prenez de la nourriture pour 2 jours et partez tôt. La
chapelle de pierre de la Vierge de Coromoto du Tisure se trouve en effet à 4-5 heures à
pied. Pour y accéder, sortez de San Rafael en direction d’Apartaderos (en auto-stop, par
exemple). A quelques kilomètres de là, passez sur le pont de La Mucuchaché. A droite,
commence la splendide marche (vous passerez notamment le col de La Ventana à 4 200 m
d’altitude, avant de basculer vers El Tisure) jusqu’au sanctuaire dédié à la Vierge qui
protégea l’artiste pendant la construction. L’église, achevée en 1954, abrite un trésor d’art
andin, des sculptures du calvaire et du Saint Sépulcre. Rajoutons que Sánchez née en 1900
conçut encore deux autres chapelles, en 1964 et 1966.
Autre adresse : El Tisure
PARQUE NACIONAL SIERRA NEVADA
PARQUE NACIONAL SIERRA NEVADA - Lac d’origine glaciaire, Laguna Negra.
© Laurent BOSCHERO
Dans le cœur des Andes, à 60 km de Mérida sur la route de Barinas. Vous voici à l’entrée
Nord du deuxième parc créé (1952), qui rassemble les sommets les plus hauts du pays :
les fameux picos Bolívar (5 007 m), Humboldt (4 942 m), Bonpland (4 883 m), La Concha
(4 922 m), El Toro (4 760 m), El León (4 745 m) et Muncuñuque (4 679 m). Les cimes des
Andes sont couvertes de neige toute l’année et la zone a été classée pour sa beauté mais
aussi pour son immense réserve hydrographique comme en témoignent les lacs d’origine
glacière tels la laguna Negra, la laguna Verde, Santo Cristo ou la laguna Mucubají. Si
taquiner la truite vous titille, sachez que les lacs du coin regorgent d’arc-en-ciel américaines
parfois énormes, à condition d’avoir le permis. Autour, les bois humides tropicaux laissent
place à une végétation plus basse, dont le frailejón. En arpentant ce tronçon d’Andes, vous
multipliez les chances de vous retrouver nez à truffe avec l’un des derniers ours à lunettes,
un chevreuil ou un sympathique puma (peut-on alors encore parler de chance ?), mais
l’animal le plus courant le matin tôt ou la nuit reste le lapin du páramo… C’est dans le
páramo que les Espagnols développent la culture du blé et de la pomme de terre lors de la
conquête, que les autochtones délaissent aujourd’hui au détriment de l’ail.
Malheureusement, cette dernière culture utilise une quantité considérable de produits
chimiques.
LAGUNA MUCUBAJÍ, LAGUNA NEGRA, LAGUNA LOS PATOS, PICO MUCUÑUQUE
(4 679 M)
Après un rapide passage auprès d’Inparques qui vous aura soulagé de quelques bolivars,
vous accédez au lac de Mucubají qui sommeille à 3 550 m d’altitude, entouré de frailejones
et souvent… de brouillard. Il s’agit du deuxième plus grand lac des Andes, le premier étant
la laguna Santo Cristo, à 2 heures de mules de Mérida. La lac de Mucubají se montre fort
généreux en savoureuses truites, que l’on peut pêcher de mars à octobre sous réserve d’un
permis que vous obtiendrez au ministerio de Agricultura y Tierra (environ 50 Bs.F l’année).
Ses eaux proviennent de la fonte des glaces du quaternaire.
Si vous décidez de camper ici, il vous sera facturé quelques centaines de bolivars par
personne et par nuit, et 20 Bs.F par tente. Il n’y a pas de douche mais vous utilisez le
lavabo et les toilettes pour vous débarbouiller. N’oubliez pas qu’en décembre les
températures descendent facilement au-dessous de 0°C.
S i vous décidez de ne pas camper, continuez 1 heure vers laguna Los Patos, une
montée dont vous serez récompensé par le fait que selon toute vraisemblance vous aurez
le lac et les environs pour vous seul. Si vous êtes insatiable, allez planter un drapeau au
sommet du pico Mucuñuque, mais essayez d’obtenir des informations actualisées, auprès
d’Inparques, sur le chemin à suivre car il n’est vraiment pas clair par endroits.
A proximité de ce lac, il est possible de louer des mules pour aller explorer les environs,
c’est-à-dire en premier lieu laguna Negra (lac Noir) en 1 heure 30 aller-retour (40 Bs.F), un
splendide lac de montagne d’origine glaciaire, son nom est dû aux ombres qui s’y reflètent.
Le chemin traverse de grandioses paysages du páramo vénézuélien. Si vous marchez,
comptez 2 heures et essayez de partir le plus tôt possible le matin afin d’éviter le brouillard.
L a coopérative des baquianos propose d’autres itinéraires, comme laguna Patos
(2 heures 15 aller-retour, 50 Bs.F) ou 3 heures à pied, laguna Victoria (2 heures 15, 50
Bs.F) ou une petite balade au Mirador (30 Bs.F). La présence d’un guide est obligatoire
pour toutes les sorties (40/50 Bs.F). Ouvert de 6h à 16h.
ALTAMIRA DE CÁCERES
ALTAMIRA DE CÁCERES - Maison coloniale.
© Laurent BOSCHERO
Vous voilà dans un village de transition entre les plaines et la cordillère, à 900 m d’altitude,
sur un petit plateau où une vigie peut observer à la fois les amples horizons des Llanos et
l’imposante masse des Andes. On a longtemps pensé que la ville fut fondée en même
temps que l’actuelle Barinas, le 25 mai 1577, mais dans les archives de Séville en 1992, il
en est autrement. A cette époque le conquistador Juan Andrés Varela, sous les ordres du
gouverneur de la province de l’Espiritu Santo de la Grita Don Francisco de Caceres, a pour
mission d’explorer les terres de la zone. Il trouve alors la cordillère et se dirige vers les
Llanos. On est en juin 1577 : avec un groupe d’hommes de confiance, il prend le siège d’un
plateau occupé jusqu’alors par les indigènes Barinas et fonde la ville le 30 juin qui selon la
cérémonie de rigueur reçoit le nom d’Altamira en mémoire aux natifs qui baptisèrent ainsi
cette terre et Caceres en honneur au gouverneur de Merida. Dès le début, l’église Notre-
Dame-Del-Pilar de Saragoza est édifiée, restaurée aujourd’hui, située entre les deux seules
posadas qui se trouvent sur la place Bolívar. Les trois bâtiments sont reconnaissables à
leur teinte bleu ciel et blanche ; allez l’OM ! Ils donnent à cette place un accent
méditerranéen. Aujourd’hui, l’activité économique première est la production de café et de
bananes. Altamira de Caceres est un lieu encore préservé du tourisme, une véritable vie de
village se concentre autour de la place Bolívar, embellie de manguiers centenaires.
LE CAMINO REAL
Entrée depuis la place Bolívar
Ce chemin au milieu des caféiers est un bien beau raccourci à pied pour rejoindre la sortie
du village. Pratique pour aller au campement Grados par exemple. Willmar de la posada
Caceres peut vous y emmener, il vous parlera des richesses de la flore, comme le Corozo,
un palmier dont le fruit semblable à une petite mangue est utilisé par les anciens en raison
de ses vertus anti-inflammatoires ; le Fiqué, un cactus à grande feuille longiligne et fine dont
la fibre sert à fabriquer des cordes. En sens inverse, pour remonter sur Altamira, prendre à
gauche au niveau du panneau La Quinta (hameau).
CALDERAS
La région de Calderas (35 185 ha) est limitée au nord avec l’Etat de Trujillo, au sud avec la
région d’Alramira, à l’est avec Cruz Paredes et à l’ouest avec celle de Mérida. L’histoire de
Calderas s’est perdue dans les cendres des documents calcinés lors des effrayants
incendies de 1859 et 1893. Seule la transmission orale a permis de reconstituer cette
histoire. En raison de la connexion de Calderas avec le village Niquitao, ce joli plateau était
habité par les Indiens xexetes et non Barinas comme à Altamira. Conquis en 1620 par le
capitaine Alonzo de Velazco, compagnon de Juan Andres Valera (fondateur de Barinas,
actuelle Altamira). La pacification dure huit ans. Depuis sa fondation, Calderas est un
refuge pour les gens qui cherchent une nouvelle destination, les affectés de guerre et les
agriculteurs sans terre venant de Tuñame, Las Mesitas, Escora, Pueblo Llano et Las
Piedras. En 1730, des missionnaires espagnols plantent du café au Venezuela. C’est en
1892 que les premières semences arrivent à Perla de Piedemonte (zone de Calderas). En
1906, la production atteint 150 tonnes au prix de 20 bolivars les 100 kg. La municipalité de
Bolívar a le privilège de produire le meilleur café, mais le secteur a beaucoup souffert d’une
politique allant à l’encontre des producteurs. Les gouvernements précédents sous la coupe
de l’OMC ont ouvert le marché des importations au détriment des producteurs locaux qui
devaient vendre pour une bouchée de pain leur production. Petit à petit les plantations de
bananes et surtout l’élevage de bétail ont supplanté la production de café. Ces nouvelles
activités ont alors généré un dangereux changement environnemental en accélérant le
processus géomorphologique. Depuis sept ans le gouvernement Chávez a lancé un plan de
réhabilitation du café (mission bolivarienne plan café). Aujourd’hui, la région cultive
également la canne à sucre, les platanos (bananes légumes), topochos (petites bananes),
avocats, papayes, pastèques, citrons, mangues, fruits de la passion, pamplemousses,
oignons et coriandre… ça commence à sentir bon !
EL BOQUERÓN
Cette randonnée est plus difficile, 8 heures sont nécessaires pour atteindre la destination
finale. A Cruz Verde, 15 minutes suffisent pour aller se rafraîchir à la cascade Molino, sinon
poursuivre jusqu’à la Laguna et le Pozo Azul (6 heures). Estimez 2 heures supplémentaires
pour le canyon « El Boquerón » .
CASCADE DEL MEDIO
On y va pour camper dans le refuge de Agua Blanca, marcher dans la forêt et apprécier
une belle cascade (el Medio). Deux solutions : en 4x4 jusqu’au refuge et 45 minutes de
marche jusqu’à la cascade ou à pied, environ 1 heure 30 jusqu’au refuge.
MIRADOR TURISTICO LA HONDA
A 20 minutes de voiture, une vue panoramique sur Barinas et Barinitas où il est possible de
camper.
PICO EL ÁGUILA
Le massif de la sierra de la Culata offre une ravissante route de montagne verte. En août
et septembre, les sommets (dont les plus majestueux sont sans doute El Aguila et Pan de
Azúcar) seront probablement blanchis par la neige. Entre Chachopo et Llano del Hato, on
arrive dans un coin à couper le souffle. Vous êtes dans le páramo de la Asomada, au pic El
Aguila, sur la route asphaltée la plus haute du pays où l’on peut apercevoir les frailejónes
les plus anciens (jusqu’à 200 ans). Pour en profiter, il est conseillé d’y arriver avant midi.
Plus tard, le panorama est perdu dans les brumes. Vous aurez alors une vue sur le pic de
la Culata. C’est aussi là que naît le río Chama qui descend jusqu’à Mérida. En vérité, c’est
une tour surmontée d’un condor prenant son envol (et non pas un aigle) qui domine à
4 300 m. Le monument est dédié à Bolívar qui passa ici, comme vous finirez par le savoir,
lors de la Campagne admirable, en 1813. Parfois, on voit de la neige ici, mais le plus
sympa est encore d’aller s’abriter pour boire, dans ce bon restaurant en bois que vous
voyez déjà, un chocolat chaud ! Si l’envie vous prend d’appeler un ami spéléologue, une
cabine téléphonique publique jouxte le restaurant.
PROYECTO CONDOR ANDINO
Parque Nacional Sierra de La Culata, Valle de Mifafí
Centro de Visitantes Mucunturia
✆ +58 274 251 01 31
www.bioandina.org.ar
En redescendant vers Apartaderos, juste après l’entrée du parc national Sierra La Culata
C'est ici que l'on fait la rencontre des deux condors mascottes du projet de réintroduction
de l'espèce que la fondation Bioandina gère depuis quelques années. Bioandina est
associé au zoo de Cleveland.
Dans les années 1960 plus un seul condor (Vultur gryphus) ne jouissait du plaisir de voler
dans le ciel vénézuélien, tous furent exterminés. Une association s’est alors donnée pour
mission d’incorporer à nouveau l’emblématique vautour dans le ciel andin. Il ne faut pas
oublier que le condor figure sur les écussons de la Bolivie, Colombie, Chili et Equateur.
Aujourd’hui 5 condors importés d’Argentine volent jusqu’à 10 000 m d’altitude en toute
liberté. Le mâle que vous verrez dans la cage qui répond au nom d’ « El Combatiente »
partage sa prison avec une femelle « Anicsi » . Blessé, les membres de l’association ont
décidé de lui offrir une compagnie afin que les deux nouveaux amants se reproduisent.
LA ROUTE DES VILLAGES DU SUD
Les villages du Sud racontent deux histoires importantes. Celle de la colonisation espagnole
des villages indiens, d’abord. Puis celle de la venue, plus récente, d’une immigration
inattendue : celle des Anglais et des Allemands, au milieu du XVIIIe siècle. Ces derniers
colons ont choisi les rives du Canaguá et du Mucutuy, abritées par le sommet du pic
d’Horma (3 113 m) et l’esplanade de Mucucharaní, pour leurs terres fertiles et fraîches.
Surtout, ces villages se trouvaient idéalement situés sur la route commerciale qui reliait la
vallée à Barinas et Táchira.
ESTANQUES
La route principale s’enfonce dans des terres du sud de l’Etat de Mérida, au village de
Estanques, à 2 heures de Mérida, sur la 7, entre Ejido et Bailadores. On remarque l’église
coloniale de la Urbina, et ses constructions en bois doré. De ce village où naissent tant de
légendes « amérindo-européennes » , on prend la route qui monte par des bois
enchanteurs à la végétation luxuriante et fraîche. Autour règne le páramo de Chirivitales, où
commencent ces montagnes qui offrent de si beaux panoramas, pour nous escorter jusqu’à
El Molino.
LOS NEVADOS
LOS NEVADOS - Village de Los Nevados.
© iStockphoto.com/joste_dj
Los Nevados est un petit village inoubliable enclavé dans les montagnes, à 2 500 m
d’altitude. Au nord, les sommets Toro et León, à l’est le páramo Aricagua, au sud la
montagne de la Silla de San Pedro. A l’ouest enfin, s’ouvre une vallée creusée par la rivière
Nuestra Señora, sur les côtés de laquelle triomphent les majestueux pics Bolívar et Espejo.
La route vaut vraiment le détour : on passe de routes sèches à des chemins en pleine forêt
(dans laquelle on peut voir des singes, avec un peu de chance), ensuite c’est le tour des
vallées arides balayées par le vent.
LA ROUTE DU SOLEIL
Cette route du Soleil vous rapproche des Etats de Táchira (au sud-ouest) et de Zulia (à
l’ouest), en passant dans des vallées chaudes, parfois en altitude, ou à l’ombre de forêts
humides.
LA MESA DE LOS INDIOS
Non loin d’Ejido, en allant vers Jají, on arrive à La Mesa de los Indios qui passe pour être
« Le village musical de Mérida » . Les habitants, en effet, organisent souvent des festivals.
Dans ce village de montagne, ils ont aussi conservé des constructions andines
traditionnelles. Noter la sobre silhouette de l’église.
MONUMENTO NACIONAL CHORRERA LAS GONZALES
En continuant le chemin vers Jají
Sur cette route on peut voir le pic Bolívar avant de déboucher sur la chute Las González.
Cette cascade magnifique alimente une lagune non moins attrayante, au milieu des
frailejones. Préparez-vous ensuite à traverser quelques petits bois où vagabondent
souvent des brumes, malgré la chaleur...
Décrété monument naturel en 1980 ce petit parc d'une superficie de 126 hectares tire son
nom des impressionnantes chutes d’eau qui surplombent la route. Idéal pour une petite
halte rafraîchissante au milieu des orchidées et des plantes épiphytes. Idéal pour le pique-
nique. Les températures varient de 6 à 20°C. La lagune de Urao est habitée par la carpe,
le paisible Pléco (Hypostomus plecostomu) appelé ici le corroncho et l'exocet
(Hirundichthys) appelé volador.
JAJÍ
JAJÍ - Vente d'artisanat à la casa colonial.
© Elyxandro Cegarra Gomez
Enfin Jají, un village colonial demeuré intact depuis plus de trois siècles, fondé en 1610 par
Bartolomé Gil Narajo, au milieu des terres des Indiens xaxíes. Le progrès a fait une
parenthèse, en ne défigurant pas ce havre de paix. Le rêve : pas de ligne téléphonique, ni
d’antenne, pas de goudron. Ici c’est encore pavé. Incroyable, car le village a totalement été
refait voilà à peine 35 ans ! Mais sa visite vaut la peine pour une après-midi typique, et pas
seulement pour les enfants. Cela peut être une façon de voir les Vénézuéliens en famille,
les Andins à dos de mule et la nature est aussi spectaculaire que les petites maisons dans
la prairie.
LAGUNILLAS
A 30 minutes de Mérida, on trouve la première ville fondée par les Espagnols dans les
Andes (en 1558). La plaza Bolívar, à Lagunillas, est blanche et bleue. Derrière elle, on peut
voir la laguna de Urao qui tire son nom d’un minéral couleur émeraude. Ce lac est –
étrangement – salé, contenant 4 types de sels différents, ce qui le place au deuxième rang
mondial pour sa diversité. C’est également le seul lac salé d’Amérique du Sud, paraît-il.
Pour les Merideños, le lieu est associé aux Indiens qui habitèrent jadis les abords de la
lagune, aux oiseaux que l’on peut y observer et à une agréable excursion qui se conclut par
une baignade. C’est aussi un lieu de balade sous les arbres (samanes) qui bordent
l’étendue d’eau sombre. Le village a connu le métissage des esclaves noirs employés dans
les cultures de canne à sucre, des Espagnols et des Indiens. Cependant, cette grosse
bourgade est nettement plus marquée par la colonie, contrairement à celle des villages de
montagne. Aux alentours de Lagunillas, remarquez les broméliacées, nido de pájaro (nid
d’oiseau) qui décorent les fils électriques. Toute cette zone est riche en agriculture, il faut
savoir que les méthodes employées par les aborigènes qui ont peuplé la région étaient très
avancées, souvent plus efficace que les techniques d'agriculture importées par les
Espagnols. Comme les Incas au Pérou, les Indiens du Venezuela utilisent les « andenes »
qui sont des terrasses artificielles agricoles qui permettent d'obtenir de la terre utile pour
l’ensemencement dans les montagnes raides, faisant circuler l'eau à travers des canaux,
ceci permet également d'éviter l'érosion des sols.
HACIENDA LA VICTORIA
Entre Santa Cruz de Mora et Lagunillas, avant Estanques, il est impératif de faire
une pause à la hacienda La Victoria, qui est certainement la plus belle hacienda de café
du Venezuela.
En parfait état, elle abrite un intéressant musée qui retrace toute l’histoire du café, de sa
culture, et son élaboration. On peut, à partir de l’hacienda faire un petit détour jusqu’au
charmant village de Santa Cruz de Mora, pour acheter un café artisanal de bonne qualité.
Pour s’y rendre, si vous n’êtes pas véhiculé, passer par Lagunillas.
MERIDA INDIGENA JAMU
Ouvert tous les jours, de 8h30 à 17h30.
Sur le lac, ce parc est un village reconstitué comme au bon vieux temps d’avant la
colonisation. Les Indiens montrent ici leur mode de vie, leur habitat, leur culture et leur
artisanat traditionnels. On peut compléter cette découverte avec le Musée anthropologique
de l’Ateneo de Lagunillas, sur la plaza Sucre.
SAN JUAN DE LAGUNILLA
A 10 km au nord, en passant par l’ancienne grand-route, on trouve San Juan de Lagunilla.
C’est ici, sur le plateau de Jamuen, qu’a été créée Mérida la première fois. De la plaza
Bolívar, on peut louer une mule pour une balade. Si vous avez du temps… l’on peut aussi
visiter une finca de cacao et son musée. Vestige de l’époque à laquelle, il n’y a pas si
longtemps, le cacao, la canne à sucre et le café faisaient vivre la région.
PARQUE NACIONAL PÁRAMOS BATALLÓN Y LA
NEGRA
Ce parc national de 65 000 hectares compte un total de 117 lagunes dans ces montagnes
d’où naît une demi-douzaine de rivières. On remarque des forêts de pins et on trouve
évidemment plus haut, le très caractéristique frailejóne et ses grandes feuilles poilues. Avis
au campeur : il peut faire 4 °C ici, et les précipitations, l’après-midi, sont généreuses et
presque systématiques. Les « très chanceux » pourraient par ailleurs tomber nez à truffe
avec l’ours à lunettes. Il est possible de loger dans les villages voisins.
PARQUE NACIONAL EL CHORRO DEL INDIO
Ce parc mal connu de 10 800 hectares, dans le páramo, berceau de rivières, se trouve
dans des bois et possède une végétation caractéristique des Andes. Le páramo de Marín y
culmine à 2 600 m. Classé pour ses énormes réserves hydrographiques, ce parc est
intéressant pour camper et pour se baigner dans de nombreuses cascades, malgré la
fraîcheur de l’eau et de la température pouvant descendre à 8 °C. Décrété parc national en
1989.
SUD DU LAC DE MARACAIBO
PUERTO CONCHA
La population de ce petit village tranquille se consacre à une activité singulière : la pêche au
crabe bleu. Vous verrez ces crabes à la taille assez conséquente, par milliers dans les
caisses qui s’empilent au bord du quai. Ils sont principalement destinés à l’exportation. Le
village constitue un point de départ idéal pour un parc national méconnu et peu fréquenté à
tort… On n’y croise quasiment aucun touriste, ce qui représente déjà un intérêt certain. Les
pluies torrentielles « La Vaguada » qui se sont abattues sur le pays et les Andes, en février
2005, ont détruit 40 % des palafitos d’Inparques.
PARQUE NACIONAL CIÉNAGAS DE JUAN MANUEL
Encore très peu visité, ce parc national créé en 1991 n’en est pas moins superbe ! Situé au
sud-est de Zulia, il couvre à quelques kilomètres près la même étendue que celui de Los
Roques (269 400 hectares) et protège une flore et une faune endémiques qui trouvent,
notamment dans les mangroves et les marais, des conditions idéales pour prospérer. Ces
marécages constituent un paradis pour les ornithologues et ont aussi été classés pour
protéger leur flore et leur caractère historique. Bolívar y passa, lors de son retour de
Cúcuta à Maracaibo, en 1826. L’un des aspects prédominants est l’existence d’un système
deltaïque formé par de nombreux affluents – les ríos Catatumbo, Escalante, Chama, Santa
Ana pour en citer quelques-uns d’entre eux – du lac de Maracaibo. Pour repérer le parc de
loin, sachez qu’il se trouve au pied du spectaculaire arc électrique – un orage permanent et
silencieux – appelé relámpago (éclair) de Catatumbo.
Vous ne verrez sans doute pas de jaguars, trop craintifs, et probablement pas davantage
de lamantins, mais par contre sans aucun doute des singes hurleurs par dizaines, des
dauphins d’eau douce en voie d’extinction (Sotalia fluviatilis), différents de ceux que l’on
observe dans les Llanos, qui se laissent approcher sans trop de difficultés et on peut même
nager en compagnie de ces sympathiques cétacés. La nuit est un moment privilégié pour
observer caïmans et divers serpents arboricoles qui glissent entre les branches des arbres.
Muni d’une lampe de poche et bien à l’abri sur sa pirogue, on les repère grâce à leurs yeux
qui brillent dans l’obscurité. Tout cela au milieu des célèbres et surprenants « relampagos »
. Il y a aussi les innombrables rapaces et au coucher de soleil, des arbres remplis d’ibis
blancs, noirs et rouges qui feraient rougir de jalousie le plus bel hato des Llanos ! Sans
oublier les magnifiques couchers de soleil, que l’on savoure depuis la maison sur pilotis
(palafito) tout en buvant un punch coco avec Omar. Au repas, on peut goûter aux excellents
crabes grillés.
LES LLANOS
LES LLANOS - Les Llanos
LES LLANOS - Le monde des babas selon Barrigua.
© Laurent BOSCHERO
Les Llanos ( « les plaines » en espagnol) sont les plus vastes étendues de savane du nord
de l’Amérique du Sud et couvrent presque 30 % du territoire national vénézuélien. Cette
immense bassine hydrographique draine dans l’Orénoque les rivières de la Cordillère
orientale colombienne, des Andes de Mérida et de la Cordillère de la côte vénézuélienne.
Les Llanos doivent leur existence à l’accumulation de sédiments que les rivières arrachent
aux chaînes montagneuses et qui se sont accumulés en couches successives jusqu’à
former un relief de surfaces planes, interrompues seulement par l’enchevêtrement de
rivières au cours lent et changeant. L’horizontalité absolue du terrain, l’absence totale
d’élévation sont d’ailleurs parmi les caractéristiques les plus souvent relevées par Humboldt,
qui a donné le nom de « steppes d’Amérique du Sud » à cette région.
SAN FERNANDO DE APURE
Le 28 février 1788, le gouverneur de Barinas, Fernando Miyares Gonzáles, fonde la ville de
San Fernando del Paso Real de Apure ; le nom alors attribué est en hommage à Don
Fernando de Borbón, duc de Parme. Rares sont les visiteurs qui restent plus d’une nuit
dans la capitale de l’Etat d’Apure. Force est de constater, en effet, que le centre industriel
des Llanos, qui vient de dépasser les 130 000 habitants, n’est pas la ville la plus charmante
qui soit, ce qui la condamne à être une ville de passage. Si vous avez quelques heures à
tuer entre deux correspondances, vous pouvez toutefois squatter un banc sur la plaza
Bolívar, dont les arbres offrent une ombre bienvenue au milieu de cette ville désespérément
chaude.
MANTECAL
MANTECAL - Río Guaritico, Mantecal.
© Laurent BOSCHERO
Si vous ne pouvez vous offrir un hato, vous pouvez vous arrêter pour passer la nuit à
Mantecal. C'est ici que Ramon de Rancho grande vient vous chercher pour rejoindre son
campement. Au XIXe siècle, la population du village initial fut décimée par la fièvre jaune.
Aujourd’hui déplacé, ce petit village typique des Llanos est le point de départ si vous êtes
autonome pour rejoindre les campements utilisés par les agences de Mérida. Ou dormir
avant de reprendre votre chemin soit vers les Andes ou jusqu’à San Fernando de Apure.
Nous avons testé la clinique pour vous, après avoir contracté un virus qui m'a broyé les os.
J'ai goûté aux plaisirs de l'antibiotique local injecté avec une seringue normalement utilisée
pour un cheval… « On soigne le mal par le mal » , dixit ma grand-mère !
LE DELTA DE L'ORÉNOQUE
LE DELTA DE L'ORÉNOQUE - Le delta de l'Orénoque
LE DELTA DE L'ORÉNOQUE - Delta de l'Orénoque.
© iStockphoto.xom/macbibi
Bienvenue dans l’un des plus grands (40 240 km2) et des plus mythiques deltas du monde
(grand comme la Belgique). Le delta, composé de trois parties, l’Alto (partie nord), le
Medio et le Bajo (partie sud), porte le nom de l’affluent principal de l’Orénoque : delta
Amacuro (21e Etat du pays depuis 1991). C’est dans cette région que Christophe Colomb
se rend compte au cours de son 3e voyage qu’il s’agit d’un nouveau continent et non pas
d’une île, grâce aux courants d’eau fraîche. En 1500, il écrit : « Il y a de grands indices du
paradis terrestre, car le site est conforme à l’opinion des saints et des savants
théologiens. » Americo Vespucci baptise le Venezuela (petite Venise), car le delta lui
rappelle la lagune du Lido. Du fait de la richesse du limon drainé par l’Orénoque et de la
rencontre des eaux salées de l’océan, on y observe une faune unique en son genre, qui
comprend des aras, des caïmans, des martins-pêcheurs, des toucans, des perroquets, des
serpents, des paresseux, des pumas ainsi que des singes hurleurs aux grognements sourds
et mystérieux. il est conseillé de sillonner les eaux du delta de novembre à février pour voir
au mieux la faune, quoiqu'il semble que cette dernière est moins nombreuse et variée que
dans les Llanos.
DELTA ALTO (PARTIE HAUTE)
PEDERNALES
On y accède par l'eau (la mer) ou... par l'eau (le caño mánamo) . Pour le Waro Waro
passer par Maturin et se diriger vers San josé de Bujas. Pour aller plus loin, il existe l'avion
aussi puisque Pedernales dispose d'une piste (Maturin-Pedernales, 30 minutes). Le petit
village de Pedernales se trouve au bout de la péninsule : si vous arrivez par la mer, vous
devez vous rendre au poste de police où un militaire se contentera de noter le nom de votre
bateau et votre numéro de passeport. Les voiliers qui arrivent de Trinidad ne verront pas le
chenal d'entrée, sans les waypoints d'entrée aucun balisage fiable ne permet de louvoyer
entre les hauts fonds, mais sachez qu'il n'y a pas moins de 4 m d'eau. Pour les moins
aventuriers (qui le restent cependant), on rejoint Pedernales par le passage Mánamo en
sortant de Tucupita. Le village est assez propre, quelques boutiques colorées, une église
lumineuse. C'est au mois d'août que la marée est la plus forte, c'est également l'époque où
l'on aperçoit le plus de crabes bleus le long des berges. Les Waraos en raffolent alors c'est
le moment de les goûter, avec les termites au goût mentholé…
TUCUPITA
Fondée au siècle dernier par les moines capucins pour évangéliser les Indiens waraos, la
ville de Tucupita borde l’Orénoque, ou plutôt deux des bras du 2e plus grand fleuve sud-
américain (derrière l’Amazone) : le río Mánamo (qui signifie « deux » en warao) et le río
Grande (par lequel transitent les cargos). C’est d’ailleurs à ce titre que Tucupita nous
intéresse, car c’est d’ici que partent des excursions dans le delta. Pour le reste, aucun
intérêt à rester ici. La principale ville du Delta, capitale de l’Etat Delta Amacuro, est habitée
par 30 000 âmes. En ce qui concerne les crocodiles qui infestaient jadis l’Orénoque, du
temps des premières explorations, rassurez-vous : les seuls spécimens sont des caïmans
(baba), qui n’attaquent pas l’homme.
SAN JOSÉ DE BUJA
San José de Buja est un petit village paisible peuplé de 1 000 âmes, généralement
agriculteurs et éleveurs. Les premiers habitants furent criollos, puis vinrent les indigènes
pour le troc. Ces derniers s'y installèrent également. C'est la raison pour laquelle ce qui fut
San José au début se transforma en San José de Buja pour représenter la communauté
Warao. Bu signifie « mangrove » et Ja « posséder » , « avoir » , cependant Buja en warao
est utilisé pour définir l'habit des hommes et des femmes waraos confectionnés en moriche
– arbre de paume – ou avec du tissu issu de la palme du Temiche. A l'heure actuelle cette
tradition tend à disparaître avec la confection moderne. Tous les ans, du 18 au 21 mars, on
célèbre la fête du village qui réunit les habitants mais également d'autres communautés qui
arrivent par lanchas sur l'eau waraos pour célébrer comme il se doit, avec beaucoup
d'alcool et de musique, la fête de San José de Buja. D'ailleurs à cette période il est difficile
de trouver un toit.
DELTA BAJO (PARTIE BASSE)
Une zone authentique et unique au monde : si le commencement et la fin du monde ont un
lieu, c’est ici ! La forte présence de mangliers (Rhizophora mangle) permet de stabiliser un
terrain constamment en formation dû à la sédimentation continue du fleuve. C’est sur ces
rives inondées que se dressent les palafitos, cabanes faites de bois de manaca et
couvertes de palme de moriche, elles sont montées sur pilotis à 2m au-dessus de l’eau.
Cette partie du delta est considérée comme le centre de la zone indigène puisque que plus
de 85% de la population totale des Waraos y est répertoriée dans 250 communautés. Pour
rejoindre les villages de cette partie du delta, il faut naviguer environ 7 heures en barque à
moteur – lancha – depuis le port d’El Volcan qui se trouve aux abords de Tucupita.
Compter 6 heures de moins et quelques milliers de bolivars de plus en hélicoptère.
SAN FRANCISCO DE GUAYO
Village de 2 000 habitants qui dispose d’un service de police, d’une école, d’un hôpital de
fortune et d’une mission catholique que le père Julio Lavandero administre, avec un musée.
On vit ici au rythme des Waraos et de la marée, le transport scolaire est effectué par des
curiaras (pirogue) qui passent devant chaque palafitos. Par chance, une danse warao va
illuminer votre soirée de colliers aux mille couleurs plus intenses que la lune, que les
femmes se passent de génération en génération. Un spectacle encore plus délicieux
lorsque l’on imagine que la brise constante et la marée ne permettent pas aux larves de
moustiques d’éclorent ici.
PIACOA
Petit village tranquille, à 30 minutes en voiture des châteaux (castillos) de San Francisco et
de San Diego de Alcalá. Sur le chemin, vous verrez des plantations d’eucalyptus utilisés
pour la fabrication du papier. La zone proche de l’Orénoque irrigue constamment les sols,
ce qui permet à l’arbre de reconstituer sa canopée 3 à 4 fois. A Piacoa, les habitants sont
waraos mais aussi guyanais ! Ces derniers se disent vénézuéliens : puisqu’ils viennent du
territoire que le gouvernement réclame depuis longtemps, il leur semble donc légitime, en
tant que virtuel Vénézuélien de Guyane, de l’être forcément au Venezuela ! C'est ici que
vous attend Roger pour un tour inoubliable sur le delta.
LA GUYANE VÉNÉZUÉLIENNE
LA GUYANE VÉNÉZUÉLIENNE - La Guyane Vénézuélienne
La Guyane vénézuélienne couvre la partie sud-est du pays avec les deux Etats les plus
vastes du pays : Bolívar et d’Amazonas. Le nom vient du massif guyanais (Macizo
guayanés) lequel couvre lesdits Etats vénézuéliens, une partie du Brésil et de la Guyane
anglaise. Situé au sud de l’Orénoque, ce coin de paradis demeure très sauvage, malgré le
développement des routes et l’existence de richissimes gisements d’or et de diamants qui
ouvrent sans cesse de nouveaux chemins. C’est ici que serait l’Eldorado – une bourgade
s’appelle d’ailleurs ainsi. La Guyane mérite assurément le déplacement si l’on vient au
Venezuela, pour ses paysages uniques au monde de tepuys, desquels se jettent de
formidables chutes d’eau comme le Salto Angel, la plus haute de notre planète (979 m),
mais aussi le Salto Kukenán (610 m, 4e mondial) ou d’autres encore qui jalonnent la Gran
Sabana. Permettant de fantastiques trekkings (du Roraïma à La Neblina) pour tous les
budgets, des tours plus tranquilles sur des rivières serpentant dans la forêt amazonienne
voire simplement en voiture jusqu’à la frontière brésilienne, la Guyane est réellement une
terre d’aventures, pour tous. C’est aussi ici que vivent encore une bonne vingtaine d’ethnies
indiennes, certaines d’entre elles tentant de défendre leur mode de vie contre l’invasion de
leurs terres par les criollos, ainsi qu’une faune variée qui va de l’ara au jaguar, en passant
par le piranha et le serpent corail. Le climat, évidemment, reflète la luxuriante végétation. Il
pleut donc souvent, particulièrement entre juin et septembre, mais souvent les violentes
précipitations ne durent guère longtemps et le ciel bleu reprend vite ses droits.
RÍO CAURA
La troisième plus grande rivière du pays (725 km) est encore isolée et les touristes qui s’y
rendent ne sont pas encore très nombreux. Pourtant, la forêt qu’elle sillonne, entre le fleuve
Caroní et la chaîne de Maigualida, passe pour être l’une des mieux conservées de toute
l’Amérique du Sud. Elle est d’ailleurs protégée depuis 1964. La rivière serpente
indolemment dans une forêt encore vierge, de 6 millions d’hectares, où vivent plus de
toucans et de tortues morrocoy que d’Indiens. Une balade en pirogue et à pied inoubliable.
Royaume des Indiens ye’kuanas (peuple de la pirogue) ou makiritare (hommes de la
rivière), le bassin du Caura est aussi arrosé par le Padamo, le Cuntinamo, le Ventuari, le
Paragua et l’Erebato, seules voies de navigation dans une région où les routes sont encore
inexistantes. Les Ye’kuanas vivent dispersés pour profiter au mieux des ressources
forestières, car ils ne pratiquent que très peu l’agriculture. La médecine par les plantes est
toujours de rigueur dans les endroits éloignés de Las Trincheras. Ainsi, la liane kashai
passe pour guérir les crampes, tandis que d’autres plantes sont connues pour leurs vertus
antidiarrhéiques. Les Ye’kuanas se nourrissent notamment des fruits des palmiers, comme
le küjüdi, le kawai, le wasai, la coroba et le kuduwa, et se délectent des délicieux vers
(dimuka) qui habitent dans leur écorce…
CIUDAD BOLÍVAR
CIUDAD BOLÍVAR - Ciudad Bolivar
CIUDAD BOLÍVAR - Ciudad Bolivar.
© Nyiragongo – Fotolia
De son passé, Ciudad Bolívar a gardé un charmant centre colonial – l’un des plus beaux du
pays – autour de la belle plaza Bolívar. Avec son petit air d’Antigua Guatemala et des rues
en déclive en prime, il flotte dans le quartier historique (casco colonial) une douceur de
vivre jusqu’à la tombée de la nuit, après il est déconseillé d’y traîner. Avec de la chance,
vous apercevrez quelques dauphins d’eau douce depuis le mirador. La grande majorité des
touristes ne font qu’y passer entre deux connexions vers et depuis Canaïma (c’est en effet
à Ciudad Bolívar que s’organisent les tours les moins chers), mais on y reste quelques jours
sans s’ennuyer. De plus, la ville constitue un excellent centre pour organiser d’autres
excursions dans la Gran Sabana, telles que vers les ríos Caura, Aro ou Caroní. Au mois
d’août s’y déroule la Feria de la sapoara dédiée au poisson du même nom qui peuple
l’Orénoque. Les Vénézuéliens accourent alors à Ciudad Bolívar depuis toute la région, voire
depuis Caracas, mettant à l’épreuve une légende populaire qui dit que celui qui mange la
tête du poisson ne quitte plus la ville « Quien come la cabeza se queda en Bolívar » . Une
autre croyance dit qu’une redoutable hydre à 7 têtes vit dans l’Orénoque, près des rives de
Ciudad Bolívar. Alors prudence…
CASCO HISTÓRICO
Calle Amor Patrio
La vieille ville (casco histórico) reste un endroit sûr dans sa partie refaite où vous pouvez
vous promener tranquillement. Sans laisser place à la parano, évitez les rues sombres
adjacentes. De nuit, la place Bolívar est une des beautés incontournables du Venezuela. La
journée, la place est idéale pour passer quelques instants sur un banc, dans les jardins et
se laisser enivrer par les odeurs de fleurs tout en appréciant la beauté des ruelles. Sur la
place le matin, à l'angle des rues Bolívar et Constitution, prendre un café ou un jus frais du
jour chez Naim. Il parle français et si vous êtes perdu malgré mes précieuses informations il
vous renseignera sur les différents monuments historiques de la place à visiter.
CATEDRAL
Casco histórico
Calle Bolívar con Calle Igualdad
La cathédrale métropolitaine Nuestra Señora de las Nieves, patronne de la ville, est fêtée
le 5 août.
Elle domine la place Bolívar, mais a beaucoup souffert lors de la défaite des Espagnols
pendant la conquête qui de rage brûlèrent tout sur leur passage. Sa restauration démarre
en 1770, et c’est seulement en 1840 qu’elle est inaugurée grâce aux efforts du docteur
Mariano de Talavera y Garcés, évêque de Guayana. Elle retrouve son aspect d’origine en
1949. Les plans originaux furent perdus, et c’est grâce aux archives des Indes que l’on
procéda à la récupération de la structure. C’est devant l’un de ses murs que le général en
chef, Manuel Piar, est fusillé le 16 octobre 1817, accusé de conspiration et trahison. Son
corps inerte resta dehors toute la nuit servant d'avertissement à la population. Aujourd’hui la
beauté de la cathédrale reflète l’importante d’Angostura pendant l’époque coloniale.
CATEDRAL - Catedral de Ciudad Bolivar.
© iStockphoto.com/jsandoval
JARDÍN BOTÁNICO
Calle Bolívar con calle Caracas
L'entrée principale est située sur la calle Bolívar
Du lundi au vendredi de 8h à midi et de 14h à 16h. Il est conseillé de s’accompagner d’un
guide pour bien découvrir les 60 ha du jardin : plantes (orchidées…), arbres (bora,
morichale…) et lagunes. Vous le trouverez à l’entrée. Le parc possède un module
d'informations touristiques et un poste de police.
Quelques sympathiques babas font trempette dans la lagune. Après de multiples
agressions à l’intérieur du jardin (pas par les mêmes crocodiles), le gouvernement a fait un
gros boulot pour renforcer la sécurité à l'intérieur. Aujourd'hui vous pouvez aller y flâner en
journée.
MUSEO DE ARTE MODERNO JESÚS SOTO
Avenue Germania con Mario Briceño Iragorry
✆ +58 285 632 05 18
museosoto@cantv.net
Ouvert du mardi au vendredi de 9h30 à 17h30 et le week-end et jours fériés de 10h à
17h.
Le père du cinétisme méritait bien son musée dans la ville qui le vit naître en 1923. On lui
doit – entre autres – les Pénétrables de Chacaíto, de l’ambassade de France à Caracas et
d’autres cubes faits de tiges colorées, disséminés sur la planète entière. Ici, vous verrez
une trentaine de ses œuvres, des créations d’artistes contemporains comme Albers ou
Mondrian, ainsi que des expos temporaires. Le musée dispose également d'une salle de
cinéma avec quelques projections hebdomadaires très bien sélectionnées : demandez sa
programmation du mois au musée. Cela vaut définitivement le déplacement. Maestro Soto
est mort le 14 janvier 2005 à Paris.
CIUDAD GUAYANA
Formée de la réunion de Puerto Ordaz et de San Félix, à la confluence du Caroní et de
l’Orénoque, Ciudad Guayana a été fondée 7 fois. La première fondation remonte à 1595 ;
la dernière est due à des architectes américains, en 1961. Puerto Ordaz est la ville
moderne, la cinquième plus grande du pays, qui ne cesse d’accroître son développement
urbain et qui dispose d’un potentiel industriel important, citons pour exemple la centrale
hydroélectrique de Guri, que vous pouvez visiter (cf. plus loin). C’est donc une ville de
cadres, caractérisée par de grands boulevards froids qui délaissent l’horrible (mais au
moins authentique) ville ouvrière de San Félix, avec son port et sa mauvaise réputation.
Puerto Ordaz est fade, tournée vers le tourisme (un peu) et l’industrie (beaucoup). On ne
s’éternise pas ici. On y passe seulement pour aller voir la Guyane sauvage. Après Puerto
Cabello et Barquisimeto, c’est entre Puerto Ordaz et San Feliz que le deuxième train du
Venezuela circule. Il charge le fer extrait du Cerro Bolívar et Altamira pour en faire de
petites boules d’acier inoxydable (planta de pellas) qui seront exportées en Europe, Japon
et aux Etats-Unis. Ville de passage, nous ne nous attarderons pas sur cette capitale
économique.
CASTILLOS DE GUAYANA
En voiture en sortant de San Félix, tourner à droite et prendre l’avenue Manuel Piar. En
bus : le prendre sur l’avenue principale de Castillito à Puerto Ordaz ou à la gare routière de
San Félix (20 Bs.F environ).
Ouverts tous les jours sauf le lundi, de 9h à midi et de 13h à 17h, les week-ends en
journée continue.
Les forts de San Francisco (1641) et de San Diego de Alcalá (1747) ont été érigés pour
protéger l’accès à l'intérieur des terres longeant l'Orénoque aux XVIIe et XVIIIe siècles.
De Puerto Ordaz, il faut une heure, la route est asphaltée. Vous pouvez y aller seul, avec
une agence de Puerto Ordaz ou avec Orinoco Discovery qui possède une finca à quelques
kilomètres (voir région du delta de l’Orénoque pour les coordonnées).
PARQUE CACHAMAY
Avenue Guayana
Ouvert du mardi au dimanche, de 7h à 17h. Entrée libre. Pour faire son footing entre forêt
exubérante et chutes d’eau.
A croire que la ville a été construite autour du parc ! En partant de l’Intercontinental, on
longe le Caroní jusqu’au parc Lœfing où aurait vécu le cacique caraïbe Marequito et où
aujourd’hui une immense volière permet d’apprécier l’extraordinaire variété d’oiseaux que
comptent les forêts voisines. Vraiment agréable.
PARQUE LA LLOVIZNA
Carretera San Félix-El Pao
Avenue Leonardo Sucre Figarela
✆ +58 286 930 37 69, +58 416 686 21 00
Ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 21h. Le train fonctionne de 9h15 à 16h15 en
rotation permanente.
Le plus beau parc de la ville est dépaysant, si vous n’êtes pas descendu au Venetur
Orinoco, vous pouvez aussi admirer les chutes de la Llovizna. Un escalier permet de
descendre au pied de la chute d’eau, puis à la lagune vous pourrez toujours alimenter les
poissons, spectacle garanti. Il n’est pas desservi par le bus, un taxi de Puerto Ordaz prend
40/50 Bs.F.
Il y a un nouveau barrage (represa). Le parc et le barrage ne font plus qu’un désormais.
Location de pédalos, kayaks, vente de nourriture pour les poissons. Un système de train
(deux trains de 42 places) pour la visite est opérationnel, le parcours complet dure une
trentaine de minutes. Accessible aux personnes à mobilité réduite.
PARQUE LA LLOVIZNA - Parque La Llovizna.
© iStockphoto.com/ronaldmorales
PARQUE ZOOLÓGICO
Parque Loefling
Au sud-est du parc Cachamay
Au sud-ouest du parque Cachamay. Ouvert du mardi au dimanche, de 5h30 à 18h30.
Entrée libre.
Au moment de la construction du barrage, le botaniste suédois Pédro Loefling a recueilli la
faune autochtone (zone de Guri) qui peuple à présent les lieux : singes, chiguires, babas
(petits crocos), reptiles, etc. Ceci donne l’occasion également d’y croiser un jaguar et le
caïman de l'Orénoque ! Côté flore on est gâté par une collection d'arbres somptueux :
acajou (caoba), samanes, araguaney, ceibas et chênes (robles).
LA GRAN SABANA
LA GRAN SABANA - Colibri au paradis de la Grande Savane.
© Laurent BOSCHERO
Dans l’Etat de Bolívar, s’étendant jusqu’aux frontières avec la Guyane anglaise et le Brésil,
se trouve la Grande Savane – Gran Sabana –, qui offre l’un des paysages les plus
originaux, singuliers et antiques de la terre. Unique au monde même. Ces confins
légendaires du Venezuela sont assis sur le fragment de ce que fut le continent de l’ère
secondaire appelée « Gondwana » , lorsque l’Afrique et l’Amérique du Sud étaient unies.
Ce qui, dans un lointain passé, fut un plateau rocheux qui subit au cours des millénaires une
spectaculaire érosion qui donna forme aux étranges montagnes tabulaires – les fameux
tepuys – qui s’élèvent des savanes herbacées et des forêts. Les tepuys ne se rencontrent
pas seulement dans la Gran Sabana, mais dans tout le massif guyanais, de la source de
l’Orénoque jusqu’à l’Amazone. Relevons aussi la similitude avec le paysage de Monument
Valley (en Utah) : même âge et même processus érosif, mais à la différence que les buttes
de l’Ouest américain se dressent au milieu d’un désert. L’usure de ces sols guyanais a
balayé les éléments essentiels comme le calcium, le phosphore et le magnésium, laissant à
peine quelques sols sableux qui sont peut-être parmi les plus pauvres de la planète. Dans
ces conditions de pauvreté extrême, les espèces ont expérimenté, comme le paysage, l’un
des processus évolutifs les plus larges de toute la biosphère – d’où la variété phénoménale
d’espèces endémiques, tant au niveau de la faune que de la flore. L’isolement des tepuys,
distants entre eux mais qui ne s’enchaînent pas moins en un système de codes secrets, a
également permis qu’y habitent des espèces uniques, faisant de la Guyane un véritable
sanctuaire écologique.
EL CALLAO
El Callao est à 18 km de Guasipati. Construite en 1864, elle compte aujourd’hui 3 000
mineurs, les autres habitants vivent de toute façon de la mine. Minerven, la première
entreprise d’exploitation du pays, avait pendant des années une équipe de football inscrite
dans le championnat de première division. Rappel : en 1998 sous la présidence de Caldera,
une forte crise frappe les zones aurifères du pays, les Anglais qui vendent d’énormes
quantités d’or font chuter les cours. La répercussion sur El Callao est alors dramatique, la
majeure partie des moulins et des mines ferment, les gens ont faim… depuis ces dernières
années la ruée vers l’or s'est calmée, l'époque de la Buya ! où le gramme se vendait sur
place à 10 € est révolue, le gouvernement est intervenu avec des lois pénales interdisant le
trafic.
EL DORADO
Vous êtes au kilomètre 0. Un village qui porte bien mal son nom puisque, outre des mines
d’or, on y rencontre une prison de haute sécurité destinée aux plus dangereux criminels du
Venezuela. Papillon y passa d’ailleurs quelques années. Personne ne s’échappe de la
prison – ou les rares qui y parviennent sont aussitôt rappelés à l’ordre. La place du village
est glauque, entourée de quelques sombres gargotes où rôdent les visiteurs des
prisonniers. Ambiance surréaliste le samedi soir, peu recommandé aux gringos que vous
êtes, dans cette ville sans loi ni mœurs, peuplée de durs à cuire ou alors y passer
rapidement juste pour la montée d’adrénaline… Bref, un eldorado très relatif.
RÁPIDOS DE KAMOIRAN
(Km 171). On s’y baigne, on y campe à la seule condition de laisser l’endroit aussi propre
qu’à l’arrivée. Selon la mythologie pémon, les esprits des Tuenkaróns peuplent les
cascades et les rivières.
Selon la zoologie moderne, vous n’avez rien à craindre des eaux du parc qui sont exonérées
de caïmans, piranhas et autres animaux hostiles à l’homme. La station-service devrait vous
dépanner en essence. Possibilité de camper, toilettes publiques.
SALTO KAMA
SALTO KAMA - Salto Kama.
© Laurent BOSCHERO
(Km 201,5). La cascade Kama-Merú est constituée de deux chutes d’eau phénoménales,
hautes de 70 m, très spectaculaires déjà depuis le haut. Les moins courageux seront
comblés : elle se trouve à quelques mètres de la route. Une petite marche de 10 minutes
jusqu’au pied de la chute coûte un dollar, mais vous gratifie d’une vue encore meilleure. La
nitescence du coucher de soleil est parfaite pour la photographie.
SAN FRANCISCO DE YURUANI
(Km 250). Votre passage par ce petit village qui frôle les 1 000 habitants sera l’occasion
rêvée de vous procurer de l’artisanat pémon (bijoux, arcs et flèches, stylos en bois, etc.),
de l’alcool à base de yuca (Kachire), et le Kumachi, la succulente sauce protéinique à la
termite, véritable viagra naturel ! Ou pour vous motiver avant l’ascension en contemplant la
partie ouest du majestueux Roraïma appelé la Muraille d’Or (Muralla de Oro) et le morceau
de roche appelé « Tevasin » qui semble séparé du tepuy… et si vous êtes de retour, c’est
une excellente halte pour boire une bière. Une moitié des habitants est catholique et l’autre
moitié adventiste (protestant), ce qui sous-entend que certains ne travaillent pas les
dimanches et d’autres les samedis. Possibilité de faire des excursions ou des promenades
à cheval, de louer des tentes et des cabanes, etc. Renseignements sur place.
RORAÏMA
C’est en 1654 qu’une carte publiée par le cartographe français, Nicolas Sanson d’Abeville,
mentionne pour la première fois le mot Roraïma. En langue pémon, Roraïma signifie « la
grande mère toujours féconde et mère de tous les courants » . Le Roraïma est une masse
de grès, le plus haut tepuy du Venezuela (2 810 m). Il constitue souvent le point culminant
d’un voyage au Venezuela. Dès 1838, le scientifique Robert Schoburg, accompagné de
Pémons, explore la zone du Roraïma pour le compte de la Britain’s Royal Geographical
Society, suivent les botanistes anglais Everard Im Thurn et Harry I. Perkins en décembre
1884. Ils sont les premiers à escalader un tepuy.
Le Roraïma fait en effet partie des grands treks d’Amérique du Sud, bien qu’il soit moins
connu que le Camino del Inca au Pérou ou le tour des Torres del Paine en Patagonie – tant
mieux ! La marche mène, après des passages dans la savane puis la jungle, à des
paysages lunaires comme seul l’offre le Roraïma – de manière accessible et relativement
économique. Cela vaut définitivement la peine.
QUEBRADA DEL JASPE
(Km 273,5). Il s’agit d’une des principales beautés de la Gran Sabana, déclarée monument
naturel par le gouvernement du Venezuela. Cette petite chute d’eau nichée dans la forêt est
une véritable merveille naturelle et un phénomène géologique exceptionnel : au pied de la
chute coule un filet d’eau de 10 m de large et 30 cm de profondeur sur un lit de jaspe (une
pierre semi-précieuse rouge et jaune). Un spectacle qui continue sur un trajet d’un
kilomètre. Pour de bonnes photos, allez-y autour de midi, quand le soleil est au zénith et
pénètre à travers la forêt. Le jaspe est une pierre d’origine volcanique ; grâce à l’eau et au
soleil, son éclat est d’une extrême beauté. Les Pémons l’appellent d’ailleurs « kakó » , ce
qui signifie feu. Il y a une churuata géante pour installer son hamac et une autre plus petite
pour pique-niquer et mettre votre tente dessous. Voir avec Oliviero, le gardien du temple.
LA LÍNEA
La Línea est le nom donné à la frontière avec le Brésil. Le village qui y est rattaché
s’appelle Pacaraima, il ne ressemble à pas grand-chose, les habitants vivent de leurs
différents commerces avec le Venezuela, profitant de la dévaluation de leur monnaie
nationale – le real – qui rend ce village très attractif : magasins de souvenirs et notamment
de hamacs prospèrent ainsi allégrement. En septembre 2009, le real était à 1,14 bolivar
fuerte. Au marché, vous pourrez déguster une authentique caipirinha de limao à base de
cachaça. Il est parfaitement possible de se livrer à une petite excursion au Brésil depuis
Santa Elena. Aucune formalité n’est à remplir, mais ceux qui veulent colorer leur passeport
peuvent demander un « tampon souvenir » à la frontière. Celui-ci est rond – au lieu d’être
carré – et est marqué « souvenir » . Pour ceux qui veulent passer au Brésil pour de bon, les
formalités sont faciles. Sachez toutefois que tout voyageur entrant au Brésil doit être
vacciné contre la fièvre jaune. Si vous ne l’êtes pas, pas de problème : rendez-vous dans le
petit cabanon à la frontière et on vous inoculera, gratuitement de surcroît, le précieux
sésame. Boa Vista, la première grande ville moderne et festive du Brésil, se trouve à
220 km de la frontière. Si l'envie vous titille d'aller voir la Coupe du monde de football en
2014 à Manaus…
EL PAUJÍ
Il s’agit d’un village atypique dans la Gran Sabana, peuplé de 300 habitants. Il est composé
d’Indiens pémons, de mineurs et d’autres personnes qui décidèrent de quitter la ville
(Caracas) dans les années 1960 et vivre une existence alternative. Depuis lors, ils ont été
rejoints par un certain nombre d’étrangers accourus d’Europe, d’Amérique du Nord et
d’autres pays d’Amérique latine, donnant à ce coin éloigné l’honneur d’être le village le plus
cosmopolite des bassins de l’Orénoque et de l’Amazone ! Vous pourrez apprécier cette
singularité dans l’architecture qui s’y est développée au fil des années, l’artisanat local et
l’importance de l’éducation et de la culture dans la vie de ses habitants. L’extraction à petite
échelle d’or et de diamants, le tourisme, l’artisanat et l’apiculture constituent les principales
activités économiques de la région. Le pauji est un oiseau agressif (Crax nigra) , paví en
langue pemón, paradoxal non ?
PARQUE LA ESMERALDA
Sur la route d’Icabarú, à environ 2 km d’El Pauji, l’entrée est à votre gauche, marcher 5
minutes et devant vous s’offre une petite cascade « Pozo » qui poursuit sa route dans une
piscine naturelle très agréable pour se rafraîchir. Les aventuriers plongeront sous la
cascade et exploreront le trou… jusqu’où ? (Si vous disposez d’un masque, laissez-vous
tenter !)
SALTO CATEDRAL
A 10 km avant El Pauji. Compter 10 minutes de marche depuis le bord de la route sans
trop de difficultés.
C’est une chute de 15 m de haut qui termine sa course dans un énorme bassin profond et
obscur. Elle est à découvrir en milieu de journée pour apprécier la lumière du soleil qui
pénètre entre les arbres. Assez magique.
WOYTAN TEPUY
Plus connu sous le nom de El Abismo. A une heure de marche d’El Pauji, 40 minutes sont
nécessaires pour atteindre le sommet.
Si vous n’escaladez pas le Roraima, ne ratez pas celui-ci. Vous avez là l'opportunité de
facilement gravir un tepuy, lequel vous gratifie d’une vue splendide sur la forêt amazonienne,
en contrebas. Vous y verrez aussi des plantes carnivores. Une fois à El Pauji demander
pour El Abismo, vous pouvez garer votre véhicule chez la famille Scull.
PARQUE NACIONAL DE CANAÏMA
PARQUE NACIONAL DE CANAÏMA - Chutes de Canaima.
© iStockphoto.com/KonradKaminsk
Bienvenue dans un parc de 3 millions d’hectares de forêts, de rivières et d e tepuys.
Canaïma est l’attraction touristique numéro un au Venezuela, car c’est de là que s’organise
la visite de la plus haute chute d’eau du monde, à savoir le Salto Angel. Le village même de
Canaïma, habité par des Indiens pémons qui vivent davantage du tourisme que de
l’agriculture – le cellulaire à la main l’atteste –, n’est pas franchement attractif, si ce n’est la
fantastique lagune où se jettent sept chutes d’eau, dont le Salto Hacha. Les cinéphiles
avertis reconnaîtront le décor des films Un Indien dans la ville et Le Jaguar (tout le village
fut alors réquisitionné pour jouer aux Indiens). Faute de terre, il n’y a pas de cultures dans
le village. Les jardins potagers se trouvent en effet sur l’autre rive, en contrebas d’un tepuy.
Quant à la faune aquatique, ce n’est pas Byzance à part l’Aimara qui peut peser jusqu’à
12 kg. A défaut d’une banque (emportez suffisamment de bolívars), on y trouve de
nombreuses possibilités d’hébergement et des vendeurs de souvenirs, lesquels rencontrent
beaucoup de succès avec l’artisanat indien. Si vous le pouvez, évitez la haute saison
(carnaval, Semaine sainte, l’été et les week-ends prolongés) et prévoyez 35 Bs.F pour
l’entrée au parc national, payables dès la sortie de l’avion.
SALTO ANGEL
SALTO ANGEL - Salto Angel, merveille naturelle.
© Laurent BOSCHERO
Les yeux émerveillés par le bal des martins-pêcheurs pendant 47 km de navigation en
curiara (pirogue), la remontée des ríos Carrao et Churum dure entre 3 et 5 heures selon le
niveau des eaux. Histoire de vous dégourdir les jambes, à votre arrivée une marche de
45 minutes à 1 heure 30 (selon votre rythme) vous attend dans la jungle humide. Et vous
voilà arrivé au Mirador, véritable « brumisateur pour dinosaure ! » . Du sommet de l’Auyán
Tepuy se jette dans le vide une chute d’eau de 979 m : le Salto Angel. Il s’agit de la plus
haute chute du monde, ce qui en fait l’attraction touristique numéro un pour tout visiteur au
Venezuela. Son nom n’a rien à voir avec le saut de l’ange, mais porte le nom de son
« découvreur » , le pilote Jimmy Angel (1899-1956).
LAGUNA DE CANAÏMA
Sous les (sept) chutes – salto Ucaima, salto Golondrina, salto Wadaima et salto Hacha
sont les seules à porter un nom – en provenance du río Carrao, cette lagune est un régal
pour les yeux, la lentille de l’appareil photo et le baigneur malgré ses eaux sombres. Son
eau n’est pas sale, elle est teintée par les matières organiques en décomposition que la
rivière emporte avec elle. Certains considèrent sa plage comme la plus belle du
Venezuela... nous aussi.
SALTO SAPO
Un véritable enchantement qui aboutit à un panorama de rêve sur les tepuys via le Salto
Sapo. Après avoir traversé la lagune de Canaïma, vous atteignez isla Anatholy où une
marche en forêt d’environ 15 minutes vous permet de découvrir lianes, orchidées et autres
mousses, jusqu’au majestueux Salto Sapo. On peut passer derrière la cataracte dans un
tonnerre indescriptible – en saison des pluies, c’est vraiment fabuleux. Pour la petite
histoire, sachez que le chemin derrière la chute est l’œuvre de feu Tomás Bernal, lequel a
tracé l’itinéraire (pendant deux étés) à l’aide d’une barre en fer. Il vécut des années en
ermite dans une petite grotte derrière la chute, avant de travailler dans le secteur
touristique puis de mourir d’une façon mystérieuse, donnant lieu à de nombreuses histoires.
Enfin, sur l’autre rive, on peut se baigner dans l’eau de la chute (en saison sèche) dont la
plage n’a rien à envier à celles des Caraïbes… Si pour une raison ou une autre ce salto
n’est pas inclus dans votre tour, vous dépenserez au moins 150 à 250 Bs.F
supplémentaires pour le visiter.
KAVAC
Bienvenue dans la vallée de Kamarata, lovée au pied de l’Auyan Tepuy sur sa base sud-
est, le tepuy le plus grand de la Gran Sabana. On peut admirer ici ses fabuleuses parois
rocheuses soumises à l’érosion du vent et de l’eau depuis des millions d’années, entre
savane et forêt. C'est ici le point le plus facile pour escalader le géant. Comme Kavac est
beaucoup moins commerciale que Canaïma, nombreux sont ceux qui préfèrent la première
nommée. Pourtant, le tout dégage un je-ne-sais-quoi de mystique. Il faut visiter la grotte de
Kavac en quittant la savane, tout en longeant la forêt par un sentier qui suit une rivière. On
arrive alors sur le canyon de Kavac d’où débouche, plus bas, une fabuleuse chute d’eau. En
allant vers « La Toma de Agua » , d’où le panorama est une merveille, n’hésitez pas à vous
baigner dans la rivière. Enfin, les villages pémons de Kamarata et de Santa Marta valent un
coup d’œil pour leur artisanat, avant d’aller braver les forêts qui vous séparent de la chute
d’Aguasakapan. Gare toutefois aux puripuris !
AMAZONAS
AMAZONAS - Amazonas
Un Etat de 180 145 km2 (1/5e de la géographie nationale) plus vaste que la Belgique, la
Suisse, la Corse, les Pays-Bas, la Sardaigne et la Sicile réunis. Une terre pour aventuriers
et amoureux de la nature ! Si l’on excepte la capitale Puerto Ayacucho, ses environs
immédiats (c’est-à-dire jusqu’à 4 jours de pirogue) et quelques localités telles que San
Fernando de Atabapo, San Carlos de Río Negro et La Esmeralda, rares sont les zones qui
ont vu la présence régulière de visages pâles. Terre d’Indiens appartenant à une quinzaine
d’ethnies différentes, Amazonas se caractérise en effet par une épaisse jungle
impénétrable, fourmillant d’une faune et d’une flore si riches qu’elles n’ont été répertoriées
que très partiellement. Le gouvernement tente avec bonheur d’en limiter l’accès afin de
protéger les Indiens comme les Yanomamis par exemple, qui vivent toujours en autarcie
selon un mode de vie archaïque, d’une dommageable intrusion étrangère. Seul, vous ne
pourrez ainsi pas dépasser Samariapo, 65 km au sud de Puerto Ayacucho. Il vous faudra
différents permis, à récolter auprès d’Inparques, de la communauté indienne, du ministère
de l’Environnement à Caracas, etc., pour continuer. Autant dire que vous rejoindrez une
agence pour organiser votre tour, n’allant pas loin en solitaire… et de toute manière, vous
serez content de ne pas être seul dans un monde hostile grouillant de prédateurs. Les
activités des Indiens demeurent très traditionnelles, avec une économie basée sur la pêche,
la chasse et l’agriculture, basée sur la culture du manioc (yuca), du maïs (maíz), des
bananes (cambur ou plátano) et d’une sorte de manioc brun (ñame). Régulièrement, les
femmes descendent en pirogue à Puerto Ayacucho pour vendre leur production. Ce sont
elles qui ont la vie la plus dure, récoltant le manioc qu’elles transportent sur le dos (jusqu’à
60 kg), ce qui leur occasionne souvent de graves problèmes dorsaux, alors que les
hommes passent beaucoup de temps dans les hamacs, à discuter, soignant la vie sociale
(très importante), repartant à la pêche lorsque les réserves sont épuisées.
PUERTO AYACUCHO
Chaleur et moiteur : c’est ce que retiennent de nombreux visiteurs de Puerto Ayacucho, qui
est surtout un port fluvial (d’où son nom) et le centre de tout le commerce de l’Etat. Fondée
un beau jour de décembre 1924 par l’ingénieur Santiago Aguerrevere et bâtie sur une table
de granit noir qui la préserve de tout mouvement sismique, la ville ne s’est développée que
vers la fin des années 1980 avec la construction de nombreuses routes goudronnées vers
la capitale. Puerto Ayacucho n’est toutefois pas désagréable pour autant, gardant un
sympathique caractère provincial avec ses échoppes qui débordent dans les rues, ses
petits marchés à découvrir et son intéressant mélange ethnique. La ville d’environ
120 000 habitants est traversée par deux avenues qui drainent la majorité du trafic,
l’avenida Orinoco qui traverse la ville dans l’axe nord-sud et l’avenida 23 de Enero dans
l’axe est-ouest. C’est ici que vous organiserez vos tours à l’intérieur d’Amazonas, que vous
vous procurerez tout ce dont vous aurez besoin (bolos, lotion antimoustique, pellicules
photos, etc.), que vous jouirez encore d’un certain confort, éventuellement que vous
passerez la frontière colombienne, autant d’éléments qui donnent un caractère de dernière
frontière à la ville. Comme chaque cité vénézuélienne, Puerto Ayacucho est dotée d’une
agréable plaza Bolívar ombragée où trône au centre une statue du glorieux Simón sur sa
monture. Tout autour se trouvent certains édifices gouvernementaux ainsi que la cathédrale
et la bibliothèque où l’on peut emprunter des ouvrages sur la région, notamment. La
capitale de l’Etat d’Amazonie est l’endroit idéal pour pratiquer du rafting extrême sur
l’Orénoque. C’est aussi un véritable retour aux sources qui guette celui qui décide de
s’aventurer dans les entrailles de la forêt amazonienne du Venezuela.
ISLA SARDINATA
A 20 minutes du centre de Puerto Ayacucho sur la route de l’aéroport, derrière
l’urbanisation San Enrique.
On accède uniquement à la plage par voie fluviale, l’été. L’hiver cela semble difficile tant les
courants sont violents. On considère en effet ses rapides comme les plus larges et
dangereux du monde. S’y rendre principalement pour apprécier les pétroglyphes et les
peintures rupestres.
MUSEO ETNOLOGICO DE AMAZONAS MONSEÑOR ENZO CECCARELLI
Avenue Rio Negro, en face du petit marché d’artisanat
✆ +58 248 521 28 42, +58 248 521 61 65
Ouvert du mardi au samedi de 8h30 à 18h et le dimanche, de 9h à 13h. Une exposition
de toutes les ethnies regroupées dans la région, telles que les Piaroas, Guajibos,
Arawaks, Yanomamis et les Ye’kuanas.
La présentation n’est toutefois pas fantastique et ne donne pas envie de s’y attarder pour
déchiffrer les intéressantes explications en espagnol. Néanmoins, conscientes de cette
faiblesse, les autorités étudient de nombreux projets, dont celui d’y incorporer un aquarium
présentant les différents poissons des rivières amazoniennes. Droit d’entrée symbolique.
PIEDRA LA TORTUGA
Situé à 8 km de Puerto Ayacucho
Ce monument naturel (en forme de tortue) compte trois cimetières indigènes, peintures
rupestres et pétroglyphes. Les membres d’Inparques proposent leurs services pour des
visites guidées. Pour toutes informations renseignez-vous à la direction régionale.
PIEDRA LA TORTUGA - Piedra la Tortuga.
© iStockphoto.com/enriquerodben
AUTANA
En plein milieu de la forêt surgit cet insolite tepuy turgescent de 1 300 m d’altitude, exploré
pour la première fois en 1971. Une merveille de la nature que l’on retrouve sur de
nombreuses cartes postales, mais vous ne l’escaladerez pas. D’une part, ce tepuy est
sacré pour les Piaroas et, ici, on respecte les communautés indigènes (pas comme l’Ayers
Rock des aborigènes australiens) ; d’autre part, il faudrait de très bonnes connaissances de
varappe pour venir à bout de ses parois à pic.
RUTA HUMBOLDT
Relevons que peu de touristes organisent des tours ici, la plupart préférant le Roraima, ce
qui constitue déjà une bonne raison pour y venir. La Ruta Humboldt est une expédition qui
requiert de nombreux permis, si bien qu’il faut prendre contact avec les agences avant
d’arriver à Puerto Ayacucho. Mais dès que vous quittez la capitale d’Amazonas, prenez
toujours votre passeport et votre carte touristique avec vous, car il existe de nombreux
contrôles d’identité sur le chemin vers le sud. Les nuits se passent toujours en hamac et
vous remercierez l’inventeur de la moustiquaire.
PARQUE NACIONAL DE YAPACANA
On dirait le Sud du pays, à l'intersection de l'Orénoque, du Ventuari et du Yagua. Accès par
l'Orénoque seulement. Permis obligatoire pour entrer dans ce parc de 320 000 hectares et
y dormir. Décrété parc national en 1978. Quel beau tepuy ! Le Yapacana (1 345m) domine
des savanes, dont certaines plantes d'apparenteront à des herbes asiatiques. Bienvenue
dans la forêt pure, dure et humide (température entre 19 et 27°C). Il est unique dans le
pays, voire même dans le monde pour son haut degré d'endémisme.
PARQUE NACIONAL DUIDA-MARAHUACA
Le permis Inparques est indispensable et vous ne l’obtiendrez sans doute pas. Le parc fut
créé en 1978 (210 000 hectares). Les tepuys Duida (2 880 m) et Marahuaka (2 840 m)
sont des vestiges de l’époque précambrienne (soit, rappelons-le, la première ère de
l’histoire de la Terre, qui dura 4 milliards d’années). La végétation, qui oscille entre savane
et forêt dense, abrite des pumas et une grande variété d’oiseaux. Les températures
oscillent entre 10 °C et 28 °C.
PARQUE NACIONAL SERRANÍA LA NEBLINA
A l’extrême sud du Venezuela, près de la frontière brésilienne, un permis est également
exigé pour entrer dans ce parc (1 360 000 hectares !) créé en 1978, et il est toujours
presque impossible à obtenir (sauf pour les expéditions scientifiques). Mais Lucho de
l’agence Selvadentro est bien placé pour vous l’obtenir et vous y accompagner. Attention de
gros moyens logistiques sont nécessaires. Exemple : 15 jours au départ de San Carlos
compter entre 25 000 et 30 000 US$ pour une équipe de 6 personnes. Comme son nom
l’indique, ce parc baigne dans la brume. Et pour cause ! La Neblina, avec ses 3 014 m, est
le plus haut sommet d’Amérique du Sud à l’est des Andes. Avis aux amateurs de plantes
carnivores et d’orchidées, le tout sous les cris des singes et des jaguars, les mouvements
d’anacondas bien plus gros que ce que vous pouvez imaginer.
PARQUE NACIONAL PARIMA TAPIRAPECÓ
Permis Inparques indispensable. Le Vénézuela a classé en 1991 les terres où l'Orénoque
prend sa sources. Par sa taille (3 500 000 hectares !), ce parc est le premier du pays et le
cinquième du monde. il couvre la totalité de la partie sud-ouest de l'Etat. En pleine forêt
humide et vierge, le royaume des Yanomamis est la partie la plus sauvage de la Guyane.
La faune et la flore de cette immensité luxuriante ne sont pas encore inventoriées... La
température oscille entre 10 et 28°C. On peut visiter le rapide de Gaaharibo (c'est beau la
vie !), la forêt Parima, le Tepuy Mawedi et sa cascade, les pétroglyphes de Arata.
ISLA MARGARITA
ISLA MARGARITA - Isla Margarita
ISLA MARGARITA - Plage du Nord de Margarita.
© Alain Demars
Son nom est-il un hommage à l’amante imaginaire de Christophe Colomb, qui rêvait de la
princesse Marguerite d’Autriche lorsqu’il découvrit l’île le 15 août 1498 ? C’est, en tout cas,
la légende dont les Margariteños se souviennent. Car bien moins romantique était le nom
de Paraguachoa (abondance de pêche), attribué à l’île par les premiers Guaiqueriés.
Comme partout, lors de la conquête du Nouveau Monde, ces Indiens, qui s’attendaient à la
visite de demi-dieux vêtus de lumière, prirent les reflets des armures pour une preuve de
divinité et firent un accueil royal aux conquistadores. Tellement royal, que ces derniers
furent bientôt suivis par beaucoup d’autres, attirés par les perles dont regorge Margarita et
qui firent la richesse des premiers temps de la colonie. Tant et si bien qu’en 1500, l’île de
Cubagua – à proximité de Margarita – accueillit la première ville du Venezuela : Nueva
Cádiz, qui disparut 41 ans plus tard lors d’un raz-de-marée, une nuit de Noël. En 1536, les
colons fondèrent Pueblo de la Mar qui devint Porlamar. Par sa position stratégique, l’île fut
considérée comme un trésor. On érigea forts et châteaux (à Juan Griego, La Asunción,
Santa Ana et Pampatar), destinés à protéger Margarita des pirates anglais, français et
allemands. Au XIXe siècle, Margarita sera parmi les premières régions à suivre Caracas,
lors de la déclaration d’indépendance de 1810. Elle fournira tant de héros nationaux
(Arismendi, Santiago Mariño, etc.) que l’Etat qu’elle forme avec Cubagua et Coche sera
nommé Nueva Esparta, afin de saluer le sacrifice et la bravoure de ses habitants dont la
détermination fut comparée à celle des Spartiates de la Grèce antique.
PORLAMAR
PORLAMAR - Église San Nicolas de Bari.
© iStockphoto.com/grahamheywood
Fondé par les colons le 22 avril 1536, Pueblo de la Mar devient plus tard Porlamar.
Aujourd’hui, c’est une capitale commerciale de 200 000 habitants, avec sa vie nocturne et
ses hôtels. On s’oriente dans le centre-ville grâce aux avenues principales Santiago Mariño
et 4 de Mayo (le 4 mai 1810, date à laquelle Margarita adhéra au mouvement
d’indépendance initié à Caracas le mois précédent). Voir dans le vieux Porlamar l’église San
Nicolás de Bari près de la place Bolívar. Pour le reste, le tout ne dégage pas un charme
fou. Le centre est très animé et rempli de vendeurs de rue, sur une musique continue de
Klaxons ; un peu au nord-est, le long de l’avenue Bolívar, le récent quartier appelé Costa
Azul où l’on trouve la plupart des hôtels de luxe. Un Cancún très miniature !
FUERTE DE LA PUNTILLA
Au bout du boulevard Romulo Gallegos
C’est le symbole de Porlamar, construit en 1530 à Puebla de la Mar (actuel Porlamar). Au
même endroit quelques années plus tard en 1895, un phare prend place pour commémorer
le centenaire de la naissance du Maréchal d’Ayacucho, Antonio José de Sucre.
FUERTE DE LA PUNTILLA - Phare de Fuerte de la Puntilla.
© iStockphoto.com/grahamheywood
MUSEO FRANCISCO NARVAEZ
Calle Igualdad avec calle Díaz
✆ +58 295 261 8668
Ouvert du mardi au vendredi de 8h30 à 15h30, et le week-end de 10h à 16h. Programme
à la semaine.
Ce musée est consacré au sculpteur et peintre contemporain du cru et du même nom (plus
de 50 œuvres), ainsi qu’à quelques-uns de ses rivaux. Il fonctionne depuis 1977 et possède
différents salons pour les conférences et un centre audiovisuel.
PAMPATAR
Pampatar, qui signifie Pueblo del Sal ( « village du sel » ) en langue guaiquerí, est situé à
8 km au nord-est de Porlamar. C’était le plus grand port de l’île durant la conquête, grâce à
sa situation idéale – ses côtes sont en effet protégées des vents et des courants
océaniques. Sa profondeur lui permet en outre de recevoir les grands voiliers européens.
La Playa Juventud constitue l'option plage la plus proche de la ville.
CASTILLO DE SAN CARLOS DE BORROMEO
Sur la plage face à la baie de Pampatar
Ouvert au public de 9h à 18h pendant la haute saison du lundi au dimanche, autrement il
reste fermé le lundi.
Rénové en permanence, vous pouvez le visiter dans son intégralité, typique de l'époque
coloniale avec ses canons et son pont-levis, ce château érigé à la fin du XVIIe siècle (1664-
1684), était destiné à défendre le port de Pampatar.
Sa base, comme il était d’usage, est en forme d’étoile et ses douves vides… l’ont toujours
été à cause d’une erreur de l’architecte ! Il possède trois éléments architectoniques
caractéristiques : la batterie de côte qui comprend douze canons oxydés pointant face à la
baie, la réserve d’eau et un accès extérieur soutenu par des chaînes qui permirent l’entrée
et la sortie des troupes comme à l’époque médiévale. Le fort abrite aujourd’hui un petit
musée de peinture et de sculpture. Allez jeter un œil à l’église del Cristo del Buen Viaje
(Christ du Bon Voyage) et à l’ancienne douane qui abrite aujourd’hui Fondene, l’office du
tourisme de l’Etat.
henry.iv. le 22/05/2011
Excellent point de vue à ne pas manquer ! Vaut le détour
CASTILLO DE SAN CARLOS DE BORROMEO - Castillo de San Carlos de Borromeo.
© Valery Shanin – Fotolia
PLAYA JUVENTUD
Prendre la via Punta Ballena. Avant d'y arriver, prendre à droite, face à l'école de
chef de Sumito.
Proche de la ville, la plage est agréable en semaine. Vous y trouverez une churuata qui
vend des spécialités culinaires de l'île comme la fameuse soupe Fosforera et des poissons
grillés (pargo et catalana). Comptez 160 Bs.F le plat.
LA ROUTE DES PLAGES DU SUD AU NORD
Cette route dessert successivement les plages d’El Tirano, Playa Parguito, Playa El Agua,
Manzanillo, Puerto Cruz, Pedro Gonzales, Zaragoza, Playa Caribe et Juan Griego.
PLAYA GUACUCO
Playa Guacuco se situe à 18 km au nord de Pampatar. La plage n'est pas très loin de la
Asuncion. On l'atteint par la route principale de Porlamar-Juan Griego. Au croisement de
Guacuco, tourner à droite en direction de la plage. Petit coup de cœur pour cette belle
plage de sable peu fréquentée en dehors des vacances et jours fériés. Les vagues y sont
moins fortes qu'au nord. La plage se prête à la promenade et aux raquettes de plage.
L'origine de son nom est due au fait que dans son sable on y trouve un mollusque, une
sorte de petite telline appelée guacuco. Une technique pour le sortir consiste à laisser
pénétrer les pieds dans le sable grâce à une petite danse assez folklorique, par un
mouvement latéral et continu du tronc pour activer les pieds… une sorte de twist !
Conseil : goûter au moins une fois le velouté de guacuco, c’est un grand moment !
EL TIRANO
El Tirano (le tyran), situé à côté du village de pêcheurs de Puerto Fermín, est une plage de
sable gris. Elle doit son nom à Aguirre, immortalisé à l’écran par Klaus Kinski, dans Aguirre,
la colère de Dieu, de Werner Herzog. Alors qu’il était sous les ordres de Pizarro au Pérou,
le conquistador se mutina et, prenant la tête de quelques hommes, partit à la recherche de
l’Eldorado. Il erra de l’Amazone à l’Orénoque, en éliminant les soldats soupçonnés de le
trahir, pour finalement « échouer » à Margarita. C’est précisément sur cette plage que le
cruel Aguirre tua sa fille de ses propres mains, parce que, dit la légende, il la préférait
morte que considérée par tous comme la fille d’un tyran. Freudien, non ?
PLAYA EL AGUA
La plus célèbre des plages de Margarita lui vaut de figurer sur les posters de l’office du
tourisme national. C’est dire ! Ce large ruban de sable blanc de 4 km est protégé par une
multitude de cocotiers, et l’on peut s’avancer dans l’eau turquoise, à 24° C, jusqu’aux
genoux pendant longtemps, caressé par ses rouleaux qui se prêtent bien au bodysurf.
Comme il s’agit aussi d'une plage très fréquentée par les Vénézuéliens, ses aménagements
en ont chassé ce qu’elle avait de sauvage. Ce qui permet, en revanche, de pratiquer des
« sports » comme le bronzage ou la séduction des corps musclés des hommes du cru ou
des strings féminins assurément très bien portés. Accessoirement, vous comparerez les
cartes des restaurants, mais les amateurs de plages plus authentiques préféreront lézarder
ailleurs, d'autant plus que depuis quelques temps la plage a mauvaise réputation : les
histoires la décrédibilisant sont légion et force est de constater que Playa El Agua n'est plus
ce qu'elle était.
PLAYA MANZANILLO
Cette plage longue de 600 m aux eaux tièdes est située dans une baie magnifique, au pied
d’une colline et tout près d’une communauté de pêcheur. On peut y apercevoir sur le petit
chantier naval la construction d’un 17 m en bois, commencée il y a une douzaine d’années,
abandonnée et reprise il y a quelques temps. La balade le long de la plage est exquise :
vers la gauche se découvrent quantité de petites baies où l’on est seul. En face du chantier,
une petite église renseigne sur la ferveur des pêcheurs malgré leurs difficultés financières.
Toi aussi ! Ô pauvre voyageur affamé et fauché, dans cette communauté ta participation
aux activités de pêche te sera payée en poissons frais ! Pas très loin, la communauté de
pêcheurs Guyacan très locale où peu de touristes se rendent… alors allez-y !
ZARAGOZA
La plage du village est un véritable coup de cœur. Elle est bordée de petites maisons
coloniales et est connue aussi sous le nom de Playa Pedro Gonzalez. Elle est peu
fréquentée par les touristes, plutôt reservée aux familles vénézuéliennes. Il arrive qu'on
puisse difficilement s'y installer, tant la grève est étroite et les vagues peuvent s'y révéler
fortes. L'eau est fraîche puisque la plage est au nord et ne profite pas des courants chauds
du sud de l'île. C'est aussi une des plages les plus propres de Margarita. On peut y louer
des scooters de mer, ou monter sur une grosse banane et se faire tirer par bateau ! Le
village de Pedro Gonzales est intéressant pour les différentes architectures qu'il présente.
A noter, la grande église bleue ainsi que le fort, au nord. Enfin, la proximité d'autres belles
plages : Puerto Cruz et Caribe, très prisées des « radicals surfers » lors des fortes
dépressions : des vagues de 3 m peuvent être shootées.
PLAYA CARIBE
A 2km au nord de Juan Griego, cette merveilleuse petite plage de sable blanc ornée de
palmiers, d’un peu plus d’un kilomètre, encore déserte voilà peu, voit sa popularité croître
du fait de sa beauté. Tranquille, abritée, aux eaux limpides, ses quelques rochers peuplés
de pélicans achèveront de vous envoûter ! La vie est calme et les soirées se passent sur la
plage ou dans l’un des restaurants de la zone. En novembre et décembre, lorsque les
houles d’Atlantique déferlent sur le littoral, la plage se transforme en excellent spot de surf.
JUAN GRIEGO
La ville la plus peuplée du nord de l’île (25 000 habitants), aujourd’hui active et
commerçante (calle Marina), est également intéressante du point de vue historique. En
effet, c’est dans le fort de la Galera qu’eut lieu la dernière et la plus sanglante bataille de
l’Indépendance. Le 8 août 1817, les troupes espagnoles investirent le fort et assassinèrent
jusqu’au dernier républicain. Ainsi, le marais situé au pied du fort porte le nom de « lagune
des martyrs » . Ce bled n’a rien de particulier, mais se révèle stratégiquement placé pour
visiter l’île. Sa plage à droite du phare communément appelée Playa La Galera, protégée
par la grande baie de Juan Griego, offre un plan d’eau des plus calmes, pour le plaisir des
petits comme des grands. Le coucher de soleil vous inonde de son éclat, fascinant, lorsqu'il
vient embrasser un horizon brillant de mille et un feux ocre, c’est toute la baie qui scintille…
avec la chaîne de Macanao qui se dessine à l’horizon !
FUERTE DE LA GALERA
On ne croirait pas, aujourd’hui, que Margarita a tant souffert. Pourtant, les forts n’étaient
pas un luxe, puisque, entre 1565 et 1595, l’île subit 14 attaques de pirates. Pour atteindre
la plate-forme où se trouvent les quatre canons qui survécurent au passage du temps, vous
devrez gravir un escalier bordé de pierres. Deux motifs pour visiter le fort de la Galera :
entendre l’histoire récitée par des petites jumelles et voir le soleil se coucher sur la baie à
17h30, jusqu’à la lagune des Martyrs, baptisée ainsi en hommage aux soldats tombés au
combat.
IGLESIA DE JUAN GRIEGO
On peut voir, dans cette grande église bleue et blanche, une représentation de l’Ascension
du Christ, sculptée dans un coquillage et datant de 1870.
TABACOS DE LOS MILLANES
Au nord de Juan Griego. Demandez pour Ismelda, Inocente ou Leonidas : ce sont eux qui
les fabriquent artisanalement et les vendent pas cher.
TALLER DE ARTESANIA ASI CON LAS MANOS TIERRA, AGUA Y FUEGO
A l’ouest de la ville, sur la route côtière.
Un village qui propose une multitude d’artisanats différents et où chaque cabane a son
thème. Le plus beau centre de l’île.
LE CŒUR DE L’ÎLE
LA ASUNCIÓN
LA ASUNCIÓN - La Asunción.
© iStockphoto.com/HereBeDragons
Réfugiée à l’intérieur des terres où elle était à l’abri des pirates, La Asunción, devenue
capitale administrative de l’Etat de Nueva Esparta, est restée une petite ville coloniale de
18 000 habitants. Elle fut fondée par Pedro González en 1562, mais le roi d’Espagne ne lui
concéda le titre de ville et des armoiries qu’en 1600. Notons que sa cathédrale est la
deuxième plus antique d’Amérique latine, édifiée par Juan de Manzanillo en 1602. Depuis
des modifications ont dénaturé son aspect originel.
CASTILLO DE SANTA ROSA
Ouvert le lundi de 8h à 15h et du mardi au dimanche jusqu’à 18h.
Construit en 1681, en remplacement du fort San Bernardo détruit par les corsaires, le
château défendait jadis la ville. Sa position et son architecture en forme d’étoile lui
permettaient de contrôler le passage entre le Nord et le Sud, grâce à des canons qui
couvraient la zone du lieu-dit la Fuente jusqu’à Guacuco. Plus tard, pendant la guerre
d’Indépendance, le fort servit de prison à l’indépendantiste Luisa Cáceres de Arismendi.
L’épouse de Juan Bautista alors âgée de 17 ans, enceinte, mis au monde un enfant qui ne
survécut pas au cachot. On ferme les yeux et on imagine encore le réfectoire de 40
soldats, la cuisine, le poste de garde et la prison. Décrété monument historique en 1965.
Son accès facile en fait un des lieux les plus visités.
CASTILLO DE SANTA ROSA - Castillo de Santa Rosa.
© iStockphoto.com/Colonel1
MONUMENTS NATURELS COLLINES MATASIETE ET GUAYAMURI
L’endroit est protégé du fait de son importance historique. C’est ici en effet, le 31 juillet
1817, que les indépendantistes gagnèrent une bataille stratégique contre les Espagnols. La
colline du nord est celle de Guayamurí ; celle du sud, le Matasiete. Mais les enfants vous
en diront plus sur l’histoire et la nature des lieux…
PARQUE NACIONAL CERRO EL COPEY
Arismendi
Ouvert du mardi au dimanche de 8h à 16h, l’entrée du parc est à 450 m d’altitude.
Ce parc (7 130 ha) ne tient pas son nom du parti politique mais de la grande quantité de
copey, cette fleur jaune et blanche qui y prolifère. Il constitue aussi un centre de drainage
naturel qui recueille les eaux et les distribue dans les villages voisins. C’est le point
culminant de l’île (950 m). La route dans la sierra pour y accéder est splendide. Un énorme
ficus vous accueille à l’entrée. Un barbecue est à disposition. Son microclimat, très doux et
brumeux, vous fera oublier la chaleur étouffante de Porlamar où la température peut
atteindre 35 °C.
EL VALLE
Lieu d'apparition de la patronne de l'île la « Virgen del Valle » , le village réunit chaque
année les fidèles qui viennent en masse des quatre coins du pays pour la procession. C'est
ici qu'est né en 1788 le général Santiago Mariño.
CATEDRAL DEL ESPIRITU SANTO D’EL VALLE
Située dans un village paisible niché au pied de la Sierra. Le mystère de l’arrivée
de la Vierge des pêcheurs sur l’île alors qu’elle était destinée au Pérou plane toujours. La
cathédrale a été reconnue en 1975 comme basilique par le pape pour ses miracles.
De style baroque, les vitraux nous renseignent sur les scènes de vie quotidienne des
pêcheurs et des gens du village. Fêtée le 8 septembre pendant une semaine, les gens
disent que grâce à cette vierge, le cyclone Ivan (8 septembre 2004) les a épargnés
passant à 10 km au large de l’île. En sortant à droite, une réplique de Notre-Dame-de-
Lourdes est visible dans une mini grotte qui fait office de lieu d’offrandes. A la seule
différence que, dans cette copie, la Vierge est à gauche.
Sur la place qui jouxte la cathédrale, on se délecte d’un jus de papelón con limon (canne à
sucre, citron, glaçon) et de la fameuse empanada de pepitonas (mollusques).
CATEDRAL DEL ESPIRITU SANTO D’EL VALLE - Cathédrale d’El Valle.
© Laurent BOSCHERO
MUSÉE DU GÉNÉRAL EN CHEF SANTIAGO MARIÑO
C’est l'ancienne maison personnelle du général qui a combattu auprès de Simón Bolívar. A
l’intérieur, quelques sculptures.
SANTA ANA
Village fondé en 1530, beaucoup le considèrent comme le jardin de Margarita, mais le plus
intéressant reste ses petites maisons colorées avec leurs larges portes et grandes fenêtres
utiles pour rafraîchir ses occupants.
Hors des sentiers battus margariteños, on peut visiter l’église Santa Ana consacrée à la
sainte éponyme, patronne de la ville et de la maternité, et que nombre de fidèles implorent
pour avoir un enfant. Bolívar la visita, mais l’histoire ne dit pas s’il vint expressément pour
cela. Enfin, outre cet aspect, on y trouve aussi des peintures de l’époque coloniale.
MACANAO
PÉNINSULE DE MACANAO
Rares villages, cactus et plages (presque) vierges. Macanao, le côté sauvage de l’île, n’est
relié au reste de Margarita que par un fin bras de terre qui longe, au nord, le parc national
de la Restinga. Un tour du côté du village de pêcheurs de San Francisco de Macanao vous
donnera une idée de ce qu’était l’île, il y a 60 ans. La plage La Pared est agréable et peu
connue, donc peu fréquentée. Les amateurs de plongée préféreront la plage de Punta
Arenas (à l’extrémité ouest), où les étoiles de mer géantes se laissent parfois surprendre
dans une eau plus tiède qu’ailleurs.
VILLAGE DE ROBLEDAD
Entre Punta Arenas et Playa La Pared
PLAYA LA PARED
Contrasté avec Porlamar, ce village, charmant et paisible, où tout le monde se connaît,
respire la tranquillité. On replonge un demi-siècle en arrière.
PARQUE NACIONAL LAGUNA DE LA RESTINGA
Le plus grand parc national de l’île (18 862 ha) abrite une lagune de 25 km2, qui se ramifie
en autant de canaux sauvages (18 km) abritant une faune protégée, comme l’ibis rouge.
Parmi les poissons qui habitent la lagune on relève des pagres, sardines, mérous, requins
et le mulet Lebranche, entre autres. Sans oublier les crustacés et mollusques (crabes,
huîtres, guacuco, etc.). D’après les géologues, l’isthme doit sa formation à l’accumulation
de coquillages et de débris végétaux, sur lesquels vinrent se fixer les mangroves. Ce site
offre aussi à l’île sa plus grande plage (27 km, de La Guardia jusqu’à Punta Tigre !). Cela a
valu à la lagune d’être classée parc national dès 1974, afin de protéger un écosystème
fragile, menacé par l’essor touristique de l’île, et qui abrite flamants roses, aigles pêcheurs,
cormorans, pélicans et plusieurs variétés de perruches comme l’amazone à épaulettes
jaunes (Amazona barbadensis). A noter, les deux collines jumelles d’environ 100 m,
baptisées Tetas de María Guevara (100 m), et classées monument naturel pour leur
ressemblance avec deux seins magnifiques…
BOCA DE RIO
Boca de Rio ville de pêcheurs est la capitale du plus grand municipio de l'île qui compte
une superficie totale de 330 km2 et plus de 20 000 habitants. « Capitale » de la simplicité
plutôt car ici la plupart des zones habitées restent peu peuplées. Le village est séparé par
un bras de mer et possède plusieurs rues sans issue : s'y perdre peut devenir un petit jeu
amusant. De toute façon, il y aura toujours un pêcheur pour vous guider. La pêche
artisanale est pratiquement la seule activité professionnelle de cette zone, et le climat aride
et chaud qui contraste avec le reste de Margarita qui est plus humide et tempéré n'attire
pas les foules. Au cours de l'histoire, Boca de Río a changé plusieurs fois de nom avant de
s'appeler Caserío Ríos en hommage à l'indépendantiste Antonio Ríos. C'est en 1963, sous
la loi du Territoire, que son nom définitif lui est attribué. On se rend à Boca de Río pour
visiter son Musée marin et se rendre au parc national Laguna de la Restinga.
PUNTA ARENAS
Une vertigineuse impression d'être au bout du monde. Les barques, actrices majeures de
ce tableau figuratif, lui donnent un charme fou, une lumineuse mélancolie… Punta Arenas ou
« Pointe de sable » en français est certainement l'une des plus belles plages de la
péninsule. Après avoir été attaqué par les pirates en 1593 le village est resté abandonné
pendant trois siècles. C'est seulement en 1894 que les premiers pêcheurs de Punta de
Piedras commencèrent à peupler de nouveau la zone et baptisèrent le secteur de la plage
« La Gloria » .
PLAYA LA PARED
Le « mur » en français doit son nom à la coupe longitudinale de la montagne qui, regardée
de loin, ressemble à un mur. Baie idyllique située au nord de la péninsule, à l'extrémité de
cette plage on trouve un petit village de pêcheurs. Sable blanc, eau limpide plus ou moins
profonde, cette plage très nature qui ne possède pas de structures et très peu d'ombre
pour accueillir les touristes est peu visitée. Ce qui ne l'empêche pas d'être propre et
entretenue. On peut y accéder en prenant à gauche après le campement Makatao en
direction du nord. Pour déjeuner, rendez-vous à El Tunal ou plus au sud à Punta Arenas.
EL YAQUE
EL YAQUE - Ponton à El Yaque.
© Alain Demars
Cachée derrière l’aéroport, cette plage fait partie des 7 meilleures plages du monde pour la
pratique de la planche à voile, grâce à son vent constant et à une mer calme. Il y règne
donc une atmosphère très sportive et très américaine, puisque la clientèle principale est
composée de gringos. Longue de 2 km, cette plage est aussi idéale pour les enfants avec
son eau peu profonde et tiède : 29 °C ! Attention toutefois aux véliplanchistes et
kitesurfeurs, qui ne témoignent généralement pas beaucoup d’égards.
ISLA COCHE
Fondée en 1526 par Juan Lopez de Archuleta, son nom voudrait dire « Chevreuil » en
langue caribe. Habitée par un peu plus de 10 000 personnes, la petite île de Coche (13 km
de large sur 12 km de long) est un peu moins touchée par le tourisme, bien que dans sa
capitale, San Pedro, des hôtels soient déjà sortis de terre. Cependant, San Pedro reste un
village de pêcheurs. L'électricité provient d’une plante thermoélectrique. Il existe aussi les
villages d’El Bichar, Guinima, El Amparo, El Guamache et la Uva. Tous ont des plages
agréables. Elles sont ici moins fréquentées et idéales pour la planche à voile et le kite.
D’ailleurs, il n’est pas rare que certains véliplanchistes et kitesurfeurs viennent directement
d’El Yaque à Coche. Les plages de sable blanc contrastent avec les terres rouges et le
bleu marin. Bonne alternative à Margarita, naturelle. En voiture, 2 heures suffisent pour
apprécier les paysages désertiques en passant par les salines qui se transforment en de
belles collines colorées que les autochtones appellent le « Grand Canon en petit » . Les
salines produisent une grande quantité de sel très réputé. Ici, les plages de rêve s’appellent
Playa El Coco, la plage romantique par excellence, Playa la Punta, la moins tranquille,
Playas El Amor, la délicieuse, et El Saco, la fougueuse.
LA CÔTE EST
LA CÔTE EST - La Côte est
Terre des Indiens arawacs, caribes, guayqueríes, cumanágotos, chaimas, chacopatas,
pariagotos, coares et guaraúnos. C’est cette route que prirent plus tard les républicains
fuyant le sanguinaire général espagnol Boves, surnommé « le boucher » . Ici, le 6 juillet
1814, la grande marche commença pour 20 000 hommes, femmes et enfants guidés par
Bolívar. Quelques milliers de morts plus tard, les exilés arrivèrent le 23 août à Barcelona,
pour être ensuite massacrés en règle à Cumaná, à la mi-octobre. Aujourd’hui, la zone est
sûre et riche en attractions touristiques : des îlots du parc Mochima à la grotte du
Guácharo en passant par la péninsule de Paria et bien plus encore, vous pouvez y rester
plusieurs semaines sans vous ennuyer.
BARCELONA
Alors que 40 années suffirent aux Espagnols pour coloniser toute la partie occidentale du
pays, la conquête de la région de Barcelona en nécessita 80. Seuls les villages de San
Cristóbal de la Nueva Ecija de los Cumanágotos (fondé en 1585) et Santa Eulalia del cerro
Santo (1638) survécurent aux attaques des courageux guerriers des tribus Chacopatas et
Cumanágotos. Le 1er janvier 1671, les deux cités fusionnent et le capitaine général de la
Nouvelle Andalousie, Don Sancho Fernández de Angulo y Sandoval, appose alors le nom de
« Nouvelle Barcelone du doux Nom de Jésus » à l’actuelle « Barcelona » . Aujourd’hui,
trente-sept « Barcelona » sont répertoriées dans le monde, les deux plus importantes
historiquement sont : notre voisine espagnole et celle-ci. La ville a su sauvegarder un peu
de son architecture d’époque.
CASA DE LA CULTURA OU ATENEO DE BARCELONA
Calle 1 San Felix et carrera 12 Juncal
La maison, de même que les peintures contemporaines qu’elle abrite, a été offerte à la ville
par Miguel Otero Silva, le grand écrivain et journaliste vénézuélien. On donne aussi des
concerts dans cette bâtisse coloniale, reconnaissable à sa multitude de balcons en façade.
Les amateurs de peinture pourront également visiter les expositions temporaires de la casa
de la Gobernación.
CASA FUERTE
Carrera 16 Buroz
Ces ruines sont classées monument historique depuis 1960. En 1647 Don Juan Sedeño
Albornoz est dégagé de ses fonctions de maître de champ à Barcelona del Cerro Santo
(Barcelona n’est pas encore fondé). Il donne le terrain de l’actuelle casa fuerte aux
missionnaires. 68 ans plus tard les franciscains commencent l’édification d’un couvent. En
décembre 1816, Simón Bolívar y organise le quartier général de ses opérations militaires.
Pour ce faire il transforme le couvent en une espèce de citadelle, cernée de tranchées où il
fait creuser des trous dans les murs pour les canons. C’est ainsi que le Libertador put
résister au général Pascual Real quand il prit Barcelone le 8 février 1817 avec son armée
de 4 500 hommes, et attendre ainsi les renforts du général Francisco Bermúdez pour une
victoire historique. Sur le pont Bolívar, on imagine encore l’accolade des deux hommes et la
célèbre phrase de Simón Bolívar : « Tu es le libérateur du libérateur ! » Le 5 avril 1817, le
sanguinaire colonel espagnol D. Juán Aldama prend position aux endroits stratégiques de la
ville en attendant l’artillerie lourde. Le 7 au matin la « casa » tombe. Le général Pedro
María Freites résiste héroïquement le bras blessé, mais doit ordonner la retraite, alors
accompagné du gouverneur Francisco Esteban Ribas. Les deux hommes tombent entre les
mains des ennemis. Prisonniers, ils sont emmenés à Caracas et exécutés sur la plaza
Mayor (actuelle plaza Bolívar) le 17 du même mois. On attribue au méchant royaliste le
massacre de 1 600 partisans (hommes, femmes et enfants !).
CASA FUERTE - La Casa Fuerte, Barcelona.
© Laurent BOSCHERO
CATEDRAL SAN CRISTOBAL
Place Boyacá
En face de l’office du tourisme
Ouverte de 6h à midi et de 15h à 19h30.
L’intérêt de cette cathédrale réside déjà dans l’histoire de sa pénible érection. En 1671,
dans l’acte cérémonial de la fondation de la « Nueva Barcelona del Dulce Nombre de
Jesús » Don Sancho Fernández de Angulo y Sandoval, alors gouverneur et capitaine
général de la Nouvelle Andalousie, légua un terrain aux prêtres des deux églises
paroissiales de Barcelona del Cerro Santo et de San Cristóbal de los Cumanogotos. Un an
après cette donation, l’église est modestement construite, avec des murs de bahareque
(terre et renforcement en roseaux), et un toit de palme. Trente-six ans plus tard, soit en
1708, l’évêque de San Juan de Puerto Rico en visite pastorale met la pression pour que
soit édifiée une église décente à l’image de la ville (en dur !). Commencent dès lors les
démarches nécessaires. Et il faut encore attendre quarante années pour que les maçons
démarrent les travaux de la nouvelle église paroissiale de San Cristóbal. En 1760, la
construction est interrompue jusqu’en 1765, suite à la mort du maître d’œuvre Don José
Santiago Duque. Le 21 août 1766, seulement un an après la reprise du projet par José
Samaniego, un tremblement de terre détruit une partie de la « maudite » église. Les
paroissiens ne veulent plus y croire. C’est le docteur Fernando Bastardo Loaiza alors
vicaire de l’église de sa ville natale qui redonne foi et motive les troupes avec l’aide
financière de Carlos III. Le retable date de 1744, construit par Don Diego Zapata, et les
deux premières cloches viennent de Barcelone (Espagne). La cathédrale abrite les restes
du martyr et protecteur de la ville, San Celestino, que le pape Pie VI envoya de Rome en
1777. Les reliques du patron de la ville, visibles dans l’aile gauche de l’église, sont encore
de nos jours l’objet d’une réelle dévotion. Vous pouvez vous en convaincre lors de la fête qui
lui est dédiée début mai.
SANTA FÉ
SANTA FÉ - Marché au poisson, Santa Fé.
© Laurent BOSCHERO
Depuis une bonne quinzaine d’années, ce village d'environ 6 000 habitants est l’un des
endroits à la mode auprès des routards, Allemands en tête, qui viennent s’y relaxer
(pauvres stressés…). Lieu étrange et envoûtant, tout semble être en apesanteur. La
nonchalance des habitants, les maisons barricadées, la chaleur parfois accablante créent
une athmosphère particulière. A n’en pas douter, on vous proposera de vous emmener sur
une plage déserte (pendant la semaine), sur les îles que l’on aperçoit en face : isla Arapito
et isla Arapo, dont la dernière plage est une véritable splendeur (bon et charmant
restaurant de fruits de mer que l’on déguste au milieu des iguanes). Entre les deux se
trouve la fameuse Piscina, vantée par tous les opérateurs pour le snorkeling. L’eau y est si
claire !
MOCHIMA
Le petit village de deux rues est une tête de pont dans le parc. Idéal quand on voyage à
pied, ce village de pêcheurs tranquille et agréable est si petit que l’on est toujours à côté de
l’embarcadère. Sauf en haute saison où il est bondé bondé ! Vous êtes ici au cœur du parc,
ce qui vous évite les trajets en bus au départ de Cumaná ou Puerto La Cruz… Comme
plusieurs plages insulaires sont toutes proches, il s’agit d’une bonne option pour aller sur les
îles.
PLAYA BLANCA
Une plage très fréquentée, sans doute parce qu’elle n’est pas loin et parce que le très bon
restaurant El Embajador sert d’excellents plats de fruits de mer. Chaises longues à louer.
Pour la nuit, on peut accrocher son hamac dans la cabane du restaurant.
PLAYA CANOA
C’est la plage la plus éloignée… et donc la plus chère : 250 Bs.F. On peut y camper pour
amortir les frais de lancha.
Le must pour le snorkeling. Imaginez une plage tranquille, bordant des eaux où est enfoui
un bateau envahi de coraux et de poissons multicolores.
PLAYA CAUTARO
Sans doute la plus belle plage, mais emportez de l’eau et de quoi survivre car il y a un
restaurant ouvert uniquement en saison.
PLAYA LAS MARITAS
La plage la plus proche du village n’est pas la meilleure. Chaises longues et un restaurant
de poisson en sus.
PLAYA MANARE
Une belle plage de sable, avec à une extrémité quelques barques et des baraques de
pêcheurs et vous serez seul, pendant la semaine, pour profiter des 3 palmiers.
Excellent snorkeling le long de la paroi rocheuse : ne manquez pas la vision assez unique
des coraux remplis de polypes bleus, orange, rouges et blancs qui les font ressembler à
des arbres de Noël.
omega le 09/09/2009
idéal pour faire la pause,si on veut jour les robinsons.La plage est immense,très belle,et en
janvier il y fait très chaud. C'est une île désolée, casi inhabitée, très sèche, juste des cactus
cierges et autres épineux,vraiment sympa,belles photos à faire
CUMANÁ
CUMANÁ - Cumana
Autrefois les grandes tribus unies de la zone où se trouve l'actuelle Cumaná habitaient dans
des cabanes de palme et vivaient de la pêche, du troc et de la culture de yuca. Ils vouaient
aux forces naturelles et aux shamans, à la fois sorciers et médecins, un amour sans faille.
Première ville espagnole d'Amérique continentale, il faut remonter à 1515 pour voir
débarquer les franciscains venus de Saint-Domingue. Aujourd'hui, la capitale de l’Etat de
Sucre est une ville active de 330 000 habitants, elle se trouve à 400 km à l'est de Caracas.
Malheureusement, il ne reste plus grand-chose de la cité coloniale (à cause des
tremblements de terre en 1684, 1765 et 1929), à part un fort, deux ou trois rues autour de
la plaza Bolívar et quelques clochers que l'on peut encore voir, grâce à une loi qui interdit la
construction de building en ville. Il fait cependant bon s'y promener.
CASA NATAL DE ANDRÉS ELOY BLANCO
CASA NATAL DE ANDRÉS ELOY BLANCO
79 Calle Sucre, sur la plaza Bolívar
Ouverte du lundi au vendredi, de 8h à midi et de 14h30 à 17h30. Une institution créée
dans le but d'explorer et d'étudier les arts visuels contemporains du Venezuela et
d'ailleurs. Organisateur de la biennale d'arts visuels d'Oriente et de la biennale
internationale des arts de Cumaná.
Cette maison où est né l’insigne écrivain, politique, dramaturge et poète vénézuélien est
typiquement cumanesa (de Cumaná). Chambres spacieuses aux grandes fenêtres, dallage
blanc artisanal de terre cuite au sol, larges couloirs et fixations pour les hamacs. Né à
Cumaná (1896-1955), on lui doit, entre autres, l’hymne de son parti, Acción democrática,
mais surtout le poème Pintame Angelitos Negros.
CASTILLO DE SAN ANTONIO DE LA EMINENCIA
Ouvert tous les jours, de 10h à 17h.
C’est un peu grâce à la France que le fort est là. En effet, après un pillage par les corsaires
de Sa Majesté de France en 1654, le gouverneur de Cumaná décide de se doter de cet
ouvrage défensif dont la construction débute en 1659 pour se terminer en 1686.
L’emplacement stratégique permet alors de visualiser la ville de Cumaná, le golfe de
Cariaco et la péninsule d’Araya. Vous remarquerez que le château possède des murs de
2 m de large, qu’il est construit en forme d’étoiles avec 4 extrémités comme les points
cardinaux. Le fort servit aussi de prison à José Antonio Páez, le premier président du pays,
qui y écrivit une partie de ses Mémoires et à José Tadeo Monagas, président entre 1847
et 1851 et de 1855 à 1858. Le tremblement de terre de 1853 détruisit le château qui ne fut
reconstruit qu’au début de notre siècle. Il est déclaré Monument national en 1965, et
aujourd’hui encore on découvre des tunnels et passages secrets qui conduisent à
différentes parties de la ville.
FABRICA DE TABACOS BERMUDEZ
15 Calle Sarmiento
✆ +58 293 433 43 73, +58 293 432 16 54
Fax : +58 293 432 56 38
tabacosbermudezca@cantv.net
A Cumaná, vous pouvez visiter les fabriques qui maintiennent une tradition et une excellence
depuis plus de 100 ans. La plus réputée est celle de José Miguel Patiño, dernier
descendant de la famille. Vous pouvez allez voir les femmes fabriquer artisanalement ses
Tabacos de qualité. Elles peuvent être fières, elles sont les seules à préparer un cigare de
qualité Premium au Venezuela : le Críspin Patiño. Conseil : il est plus économique d’acheter
les cigares directement sur place.
IGLESIA SANTA INES
En suivant la calle Sucre
C’est sur la structure de l’ancienne école Del Carmen et du temple de Santo Domingo qui
datent de 1637 qu’a été construite cette église par les franciscains (1862). Inaugurée en
1866, elle a subi cinq tremblements de terre. Son nom commémore le jour de la Sainte-
Inés, où une poignée d’habitants survécurent à l’attaque de 600 Indiens, le 21 janvier 1572.
Reconstruite intégralement en 1929, la coupole et les vitraux intérieurs sont remarquables.
L’image de Santa Inés Romana, déclarée avocate et patronne de Cumaná par le roi
Philippe II le 3 juillet 1591 aurait, dit-on, été apportée par les pirates qui mirent à sac la
cité, en 1570. On notera aussi la statue de la Vierge, vieille de plus de quatre siècles. A
côté du sanctuaire, on peut voir les ruines de la maison où a été baptisé le grand maréchal
d’Ayacucho… détruite lors du tremblement de terre de 1929.
RUINES DU COUVENT DE SAN FRANCISCO
Au sud du centre historique
Face à la place Badaracco
Déclaré monument historique en 1960, l’édifice est en effet le premier centre religieux fondé
par les Espagnols en terre ferme lors de l’évangélisation du continent américain (début
XVIe). Tout au long de ses nombreuses reconstructions, le bâtiment fonctionne comme
couvent, église, université, collège national jusqu’à une fabrique de savon. Aujourd’hui, il est
entre les mains de l’université de Oriente.
ARAYA
Au tout début du XVIIIe siècle, les Hollandais y exploitaient déjà le sel rose sur les 44 ha de
salines. Pas moins de 32 ans (1623-1665) furent nécessaires aux Espagnols pour
construire le fort Santiago de León de Araya (à voir !). Tous les matériaux indispensables
(même l’eau) devaient être apportés de Cumaná. Il a donc été construit pour dissuader les
Néerlandais d’emporter la précieuse substance cristallisée et pour se protéger des
incursions des pirates. Il fut déclaré Monument national en 1960. Aujourd’hui, 60 % du sel
consommé au Venezuela vient de là. Située au nord du golfe de Cariaco, presque en face
de Cumaná, la ville la plus importante de la péninsule du même nom vit aussi du tourisme.
Hormis sa plage où l’on peut faire du surf et de la planche à voile, on peut aller voir celles
de Guatapanare, El Guamache et Chacopata (d’où partent aussi d e s lanchas pour
Margarita). Au sud, les plages de Punta Arenas et d’El Castillo valent aussi le coup d’œil.
N’oubliez pas de vous protéger car le soleil est violent et les coins d’ombre se font prier.
LAGUNA GRANDE
Petit Mochima
Au sud de Taguapire, à 10 minutes en barque de la Angoleta.
Dans cette lagune on trouve pas moins de 50 petites îles, où les palétuviers abondent au
milieu d’une végétation xérophile (cactus…).
De novembre à avril, des colonies de flamands roses venus de l’île de Bonaire y séjournent.
Des mouettes aussi, des alcatraz, etc. C’est la nuit que la lagune devient magique, son
isolement la transforme en planétarium fantastique. Transports. Demander à Arquimedes
de la posada, il peut vous y emmener en 4x4 (1 heure 30) ou en bateau (2 heures).
MUSEO CRUZ SALMERON ACOSTA
A Manicuare
✆ +58 293 416 0971
Visite de 8h45 à 11h30.
Cruz Salmerón Acosta est né le 3 janvier 1892. Le « poète miraculeux » , comme on
l’appelle, est mort en pleine jeunesse de la lèpre. C’est dans une période mélancolique lors
de son isolement à Manicuare qu’à partir de 22 ans il écrivit ses magnifiques poèmes. Allez
visiter sa modeste maison face à la mer, elle est intacte. Sur son buste est gravé le poème
Azul. On raconte que juste avant de mourir il annonça aux habitants que des pluies bénites
viendraient soigner la terre aride : « Garçons, n’abandonnez jamais le village, demain quand
j’arriverai au ciel, je vous enverrai beaucoup d’eau. » Et la nuit du 29 juillet 1929, le cortège
accompagna le cercueil… sous une pluie diluvienne !
CARIPE
Vers 1717, Simón de Yabar fonde le village de San Miguel Arcángel de Caripe, qui sera
incendié peu après par les Indiens caribes. Plus tard, en 1734, c’est au tour de Pedro de
Gelsa (et 30 Indiens chaimas) de reprendre en main la mission, alors rebaptisée Santo
Angel Custodio de Caripe. Caripe (qui signifie « rivière des écureuils » en indien) est
appelée par le poète contemporain Segundo Torres González le « Jardin d’Orient » . Et il
est bien vrai que sa verdure et sa (relative) fraîcheur (entre 16 et 25 °C) sont une véritable
surprise. Les gens y sont calmes, courtois, et le vert est omniprésent. Irriguées par de
longues rivières et bien exposées, les terres de Caripe sont propices à la culture du café.
E n hauteur, on remarque le phénomène climatologique étonnant de brumes presque
perpétuelles qui favorisent la croissance de nombreuses fleurs sauvages comme les
orchidées, symboles du Venezuela. Au village, on se promène entre des maisons
coquettes, reliées par des bandeaux de bitume larges, étonnamment propres (seulement à
cause de la pluie ?) et en bon état. On se croirait presque en Caroline, s’il n’y avait ces
montagnes et ces vallées verdoyantes de café, à perte de vue. On pourrait rester à Caripe
plusieurs jours (à condition d’éviter le week-end), ne serait-ce que pour oublier les villes
touristiques de la côte. La Semana Santa y est dignement célébrée, avec notamment une
impressionnante reconstitution, le vendredi soir puis le samedi matin, de la Crucifixion. La
première semaine de mai, on fête Velorios de La Cruz.
MERCADO CAMPESINO
Tous les samedis.
Les paysans descendent pour vendre leur production : vous pouvez y découvrir des fruits
encore inconnus en Europe, aux saveurs étranges, dont on vous proposera même des jus…
Goûtez donc le Jugo de Lolo et vous m’en direz des nouvelles ! Theobaldo, un jeune guide,
indépendant, débrouillard et de confiance, passe tous les matins par la place de l’église, à
8h précises. Si vous y êtes, il vous emmènera visiter une hacienda de café, une cascade de
100 m ou le cerro Negro qui culmine à 2 600 m. Pas cher et sympa, mais discutez le prix
avant.
MUSEO ESPEOLÓGICO HUMBOLDT
C’est l’occasion de voir enfin à quoi ressemble un guácharo, d’en apprendre un peu plus sur
le savant allemand, et sur la grotte en général. Alors comme vous êtes sur place, pourquoi
pas ?
SALTO PAILA
Une chute d’eau bien fraîche (où vous pouvez vous baigner) qui vaut le détour si vous
prenez le chemin (une demi-heure) parsemé d’orangers qui part de l’autre côté de la route,
en face de l’entrée de la grotte. Mais la chute du Chorrerón, avec ses 90 m, dans la
serranía de Turimiquire, est plus impressionnante. Camping. A la tombée de la nuit (18h30,
19h15) et peu avant l’aube (vers 4h), on peut surprendre les allers et venues des
guácharos. Une bonne raison pour camper sur place. L’aire réservée se trouve au niveau
du poste Guardaparques du monument Alejandro de Humboldt, où vous devez vous
enregistrer. Bon terrain de l’autre côté de la route, 5 $ par tente.
CARÚPANO
La seconde ville de l’Etat de Sucre compte environ 150 000 habitants. Elle est située à
120 km de Cumaná et a toujours été le siège d’une intense activité économique. Ce fut
même l’un des ports les plus importants du pays au milieu du siècle passé. L’histoire de
Carúpano commença le 23 décembre 1647, lorsque l’évêque Damián López de Haro y
débarqua de Puerto Rico et ordonna la construction d’une église nommée Santa Rosa de
Lima. Plus tard, le 1er juin 1816, Bolívar y rendit public le décret éponyme, qui libérait les
esclaves désirant se battre pour l’indépendance du Venezuela. La ville a été la première
ville équipée d’un câble téléphonique sous-marin qui lui permit de communiquer avec la
France, il y a plus d’un siècle. En février, ne pas manquer d’y faire un tour pour le carnaval,
qui s’enflamme progressivement le vendredi pour culminer le lundi et le mardi. De la folie
pure et simple ! N’oubliez pas de réserver votre hôtel bien avant. Pour le reste, la ville reste
assez sympathique, à taille humaine, gardant un agréable caractère provincial. Mais
surtout, c’est la porte d’entrée aux parcs nationaux de la péninsule de Paria et de
Turuépano par voie terrestre, pour voir, en mai-juin, la ponte des tortues géantes ! A l’ouest
de la ville, plusieurs plages : Güiria de la Playa, Copey, Patilla. A relever aussi que des
vestiges archéologiques ont été mis au jour il y a quelques années à playa Grande,
Garrapata et à El Mayal.
PÉNINSULE DE PARIA
PÉNINSULE DE PARIA - Péninsule de Paria
A l’ouest de Trinidad et Tobago, la terre se sépare du continent pour former la merveilleuse
péninsule de Paria. La première fois que Christophe Colomb vit le continent – lors de son
3e voyage seulement –, il tomba en admiration devant la beauté de la péninsule de Paria et
la baptisa « isla de Gracia » ou « île de Grâce » . C’est à Macuro, sur la côte sud, qu’il
aurait posé ses pieds conquérants, un beau 5 août 1498, et pensa dans un premier temps
qu’il s’agissait d’une île, d’où ce nom. Mais le navigateur n’avait pas tout faux : la péninsule
de Paria est en effet merveilleuse, encore très sauvage, offrant diverses attractions
touristiques pour tous les goûts, même si elle ne figure généralement pas parmi les
destinations les plus courues au Venezuela, ce qui en constitue son principal avantage.
Relief montagneux et forêts denses, des criques à ne plus savoir qu’en faire et des plages
vierges, de sable blanc, bordées de palmiers et de cocotiers, abritant des petits villages de
pêcheurs et des petites villes au riche passé colonial comme Carupano et Río Caribe. Des
routes en mauvais état, des transports peu modernes et peu ponctuels et un certain
éloignement géographique ont contribué à sauvegarder la région d’un tourisme de masse.
Et c’est tant mieux ! Les gens n’en sont que plus aimables, peut-être même les plus ouverts
du pays. L’économie reste basée sur la pêche, mais aussi sur l’agriculture et notamment la
culture du cacao, qui passe pour être l’un des meilleurs du monde. Lorsqu’il fait beau,
partout au bord de la route sèchent les graines de la précieuse plante ; au bord des routes
aussi, à la devanture des maisons, les hommes, tee-shirts retroussés jusqu’à la poitrine,
discutent de la pluie et du beau temps, des récoltes, du combat de coqs du samedi à venir.
Le temps semble être suspendu et, assurément, la vie se pense au jour le jour
RÍO CARIBE
RÍO CARIBE - Barques posées devant le marché de Rio Caribe.
© Laurent BOSCHERO
Une adorable bourgade colorée de 25 000 habitants d’une gentillesse impressionnante où il
est bien agréable de se poser quelques jours, ceci d’autant plus que les environs regorgent
de points d’intérêt (parcs nationaux de Paria, plages, eaux thermales, élevage de buffalo,
etc.). Río Caribe peut donc parfaitement servir de centre pour organiser des excursions
d’une journée. La ville est fondée en 1715 par le conquistador Diego Brito de Narrabe. Côté
rue, c’est une architecture coloniale que vous allez découvrir, côté mer, un typique petit port
des Caraïbes. Une petite rivalité pas bien méchante oppose les habitants à ceux de
Carupano, qui se nomment d’ailleurs respectivement les « Carupatos » et « Riocarilocos »
! L’ancien parvis de la place du Maréchal Sucre datait de 1920, réalisé par un artiste
européen. Il fut remplacé il y a cinq ans sous ordre du nouveau maire, par un autre, certes
joli mais de seconde catégorie. En levant les yeux sous certaines gouttières, des fleurs de
lys sont dessinées. On sait maintenant que les influences française et corse ont aussi
marqué la ville.
MERCADO
Tous les matins à droite de la plage du village, les uns déballent des fruits et légumes,
d’autres du poisson fraîchement pêché, mais aussi des copies de CD et DVD. C’est une
balade agréable où l’on peut déguster une spécialité de la région aux abats de cochon : la
arepa de asadura.
MERCADO - Négociant en banane.
© Laurent BOSCHERO
PLAYA CARACOLITO
100 m après les Cabañas Costa Caribe, tournez à gauche et suivez le sentier.
Une petite plage tranquille vous attend, idéale pour faire trempette.
PLAYA CHAGUARAMAS DE LOERO
Après environ 10 minutes de voiture (30 à 45 minutes à vélo), obliquez à gauche.
Un panneau indique playa de Uva. Vous arriverez sur une belle et longue plage avec
cocotiers et peut-être même quelques surfeurs.
PLAYA EL MORRO
Un peu à l’ouest de Río Caribe.
L’une des plages les plus courues le week-end, car toute proche de la bourgade. On y loue
des chaises longues.
SAN JUAN DE LAS GALDONAS
Premièrement, sachez qu’il n’y a pas grand-chose à faire ! Cela vaut toutefois assurément
la peine d’y aller, ne serait-ce que pour la splendide route qui serpente au milieu de la
végétation tropicale. Certaines vues, notamment sur la plage de Congua, sont vraiment
royales. Le village lui-même, niché entre la mer et la montagne verdoyante, est encore tout
endormi, guère touché par le tourisme. San Juan de las Galdonas, comme de nombreux
villages de pêcheurs de la côte de Paria, semble sortir d’un roman surréaliste. Son
authenticité et sa situation au bout de la route asphaltée en font une bonne base pour
découvrir cette région encore vierge de tourisme. La pêche et l’agriculture (cacao,
avocat…) demeurent les principales ressources économiques de ce village peuplé de
3 000 habitants, si l’on ratisse large. Et la fabrique de glace l'une des rares attractions.
PLAYA BARLOVENTO
Comme son nom l’indique, cette plage est plus exposée que les autres au vent,
offrant plus de vagues à ceux qui veulent s’essayer au body-surf. Des tortues géantes
viennent pondre chaque année ici entre mars et juin.
PLAYA SOTAVENTO
Il s’agit de la plage principale, celle qui voit les pêcheurs s’affairer autour de leurs
filets ou s’occuper de leurs bateaux.
PLAYA TUCUCHIRE
Bien que dotée d’un nom des Indiens caraïbes, cette plage n’a rien de menaçant. Au
contraire, on peut facilement tomber sous le charme de ces deux baies séparées par un
petit banc de sable, immergé à marée haute. Le sable y est en partie noir, ceci provenant
du sable charrié par une petite rivière d’eau douce venant de la montagne. Probablement la
plus belle des plages du coin.
GUIRIA
A 2 heures 30 de Río Caribe, vous voilà arrivé dans la ville la plus orientale du Venezuela
qu’on puisse atteindre par la route, peuplée actuellement de 40 000 âmes environ. Elle fut
fondée le 8 décembre 1767. C’est en 1793 que Don Manuel de Navarrete lui donna un
second souffle en s’y installant avec des commerçants, des paysans, des marins, et leurs
esclaves. Tous ces braves gens parlaient alors le patois, en raison de nombre d’émigrants
français, comme en témoignent les patronymes Boyady, Bompart, Boulanger, Lacroix ou
Bideau que l’on trouve encore de nos jours. C’est aujourd’hui un port actif, pour son poisson
et peut-être aussi pour la contrebande avec l’île voisine de Trinidad. L’économie de la
région de Guiria attend toujours de reprendre un nouvel essor avec la construction du plus
grand gazoduc d’Amérique latine qui devrait relier Guiria à la ville brésilienne de Manaus et
au sud du Brésil. Comme le déclare Chávez : « Je pense que ce gazoduc servira d’ossature
à l’intégration énergétique du continent sud-américain. » D’après les spécialistes, la
construction de ce gazoduc de plus de 8 000 km de long va coûter 20 milliards de dollars et
doit prendre cinq à sept ans. Le Venezuela entend fournir le Brésil et l’Argentine. Le
gazoduc passerait par l'Orénoque et l'Amazonie, de Manaus à Recife et de là, selon
Chávez, une ramification jusqu'à Brasilia pour poursuivre à Saõ Paulo et Rio de Janeiro
avant de terminer à Montevideo et Buenos Aires. Cela fait huit ans qu'on attend…
PENSE FUTÉ
Décalage horaire
Le Venezuela a changé d’heure depuis janvier 2009. Alors qu’il était dans le fuseau horaire
GMT -4 : 00, le voici désormais, vous ne rêvez pas, dans le fuseau -4 : 30. Une trentaine
de minutes de différence avec ses voisins, le décalage horaire avec Caracas varie entre
5h30 et 6h30 heures suivant les horaires d’été ou d’hiver, soit -6h30 en été et -5h30 en
hiver (ex : en été il est midi à Paris, lorsqu’il est 18h30 à Caracas).
Électricité
Les prises élctriques vénézuéliennesfournissent du 110 volts, 60 cycles, du type nord-
américain. Il faut donc ajouter à vos bagages un adaptateur de voyage international, car les
prises sont pourvues d'un écartement et d'un type différents de celles que l'on trouve en
Europe. A moins de tomber sur des prises qui font les deux. Les coupures de courant ne
durent pas longtemps, rarement plus de quelques heures. Elles peuvent toutefois se
produire en cas de fortes pluies, même dans les villes aussi importantes que Puerto La
Cruz, Cumana ou Ciudad Bolivar (malgré la présence à une heure de route du barrage de
Guri !).
Formalités, visa et douanes
Il est recommandé de se munir de son billet de retour, qui peut être exigé aux frontières
avec la Colombie et le Brésil. Ceci reste aussi très théorique. Le problème, c’est si vous
prévoyez d’entrer au Venezuela par avion avec seulement un billet aller. En effet, vous êtes
officiellement obligé d’avoir un vol de sortie du pays pour y être admis ; en pratique, ce
détail n’est jamais vérifié au Venezuela par les fonctionnaires de l’immigration, qui ont
d’autres chats à fouetter. ( « fully refundable » ). Une fois dans le pays, vous avez donc
droit à un séjour de trois mois. Il est possible d’étendre cette durée à trois mois
supplémentaires – légalement, subtilement ou aventureusement.
Les ressortissants de la Communauté européenne, d’Amérique du Nord et d’Amérique
latine n’ont pas besoin de visa pour entrer au Venezuela… en avion. Sur présentation d’un
passeport valable 6 mois après la date de sortie du pays prévue leur sera délivrée une
autorisation de séjour de 90 jours (tarjeta de ingreso). Cette fiche sera exigée lors de la
sortie du territoire, aussi convient-il de ne pas l’égarer, sous peine de sérieux problèmes
aboutissant probablement à une amende. En revanche, légalement, les voyageurs
franchissant la frontière vénézuélienne en bus depuis la Colombie ou le Brésil ou en ferry
depuis Trinidad et les Antilles néerlandaises devraient avoir un visa. Ceci reste néanmoins
du domaine de la théorie, tant en venant du Brésil que de Colombie (aux frontières de
Puerto Ayacucho-Casuarito, Maracaibo-Maicao et San Antonio-Cúcuta, testées pour vous).
Mais attention, la question des visas est toujours soumise à des changements, donc vérifiez
tout de même.
Langues parlées
Exception faite des tribus indiennes qui parlent un langage distinct, tous les Vénézuéliens
parlent l’espagnol, appelé généralement « castellano » . Dans le tourisme en général
l’anglais est assez bien pratiqué, le français moins évident en dehors des réceptifs
francophones.
Quand partir ?
Au moins deux facteurs sont à prendre en considération : le climat, surtout, et le calendrier
de vacances des Vénézuéliens. En règle générale, il est plus agréable de voyager durant la
saison sèche, appelée verano (été), qui s’étend de fin novembre à fin avril. C’est en effet la
période la plus ensoleillée et la moins dangereuse pour escalader les sommets andins, la
période aussi où l’on voit le plus la faune dans les Llanos et, surtout, celle où il y a le moins
de moustiques dans tout le pays. En revanche, la saison humide est la meilleure pour
apprécier vraiment les chutes d’eau et c’est même l’unique moment où l’on peut rejoindre le
bas du salto Angel en pirogue (jusqu’en janvier).
Santé
Les conditions sanitaires et les infrastructures médicales sont modestes au Venezuela hors
des centres urbains, et plus vous vous en écarterez, plus il sera difficile d’obtenir une
réponse efficace aux maladies rencontrées lors de votre voyage. En revanche, Caracas,
Valencia, Maracaibo ou Porlamar disposent d’excellentes cliniques privées dont certaines
n’ont rien à envier aux installations médicales occidentales. Les maladies sont différentes
de celles que l’on trouve chez nous et un minimum de précaution est nécessaire. Il est
probable que vous ne serez pas amené à relire ce chapitre durant votre voyage. Il est
cependant important d’établir une liste exhaustive des maladies possibles, d’expliquer leur
prévention et, si elles se déclarent, la meilleure réaction à avoir.
Un vaccin est obligatoire, celui contre la fièvre jaune. D’autres sont très recommandés
comme la mise à jour du vaccin contre la DT-Polio et les vaccins contre les hépatites A et
B, la fièvre typhoïde et la diphtérie.
Sécurité
Assurément, le Vénézuela a très mauvaise réputation dans ce domaine sensible et d'aucuns
affirment que la violence et l'insécurité croissantes sont les principaux fléaux du pays.
Seulement, on se renc compte que les cibles touchées ne sont pas les touristes.
Le centre des grandes villes est déconseillé après 22 h. Vous constaterez d'ailleurs qu'il ne
reste plus grand monde dans les parages, ce n'est pas pour rien.
Galerie photos
ALTAMIRA DE CÁCERES - Maison coloniale.
© Laurent BOSCHERO
Architecture - Maison typique Piaroa.
© Laurent BOSCHERO
CARACAS ET SES ENVIRONS - Vue de l'hôtel Continental Altamira Caracas.
© Laurent BOSCHERO
CARACAS ET SES ENVIRONS - Couleur colonial.
© Laurent BOSCHERO
CARACAS ET SES ENVIRONS - Statue dans le quartier de Petare.
© Laurent BOSCHERO
CARACAS ET SES ENVIRONS - Quartier Altamira, Plaza Francia.
© Laurent BOSCHERO
CASA FUERTE - La Casa Fuerte, Barcelona.
© Laurent BOSCHERO
CASTILLO DE SAN CARLOS DE BORROMEO - Castillo de San Carlos de Borromeo.
© Valery Shanin – Fotolia
CASTILLO DE SANTA ROSA - Castillo de Santa Rosa.
© iStockphoto.com/Colonel1
CATEDRAL - Catedral de Ciudad Bolivar.
© iStockphoto.com/jsandoval
CATEDRAL DEL ESPIRITU SANTO D’EL VALLE - Cathédrale d’El Valle.
© Laurent BOSCHERO
CHORONÍ – PUERTO COLOMBIA - Vendeur de « teta » artisanale.
© Laurent BOSCHERO
CIUDAD BOLÍVAR - Ciudad Bolivar.
© Nyiragongo – Fotolia
CORO - Casa Colonial de Coro.
© Elyxandro Cegarra Gomez
Cuisine vénézuélienne - L’art de préparer le steak de Macabi.
© Laurent BOSCHERO
CUYAGUA - Jeune femme devant un commerce de Cuyagua.
© Laurent BOSCHERO
EL YAQUE - Ponton à El Yaque.
© Alain Demars
EL YAQUE - Véliplanchistes à El Yaque.
© Alain Demars
Faune - Tony Martin, profession : piégeur d’anaconda.
© Laurent BOSCHERO
Faune - Chiguire domestique des Llanos.
© Laurent BOSCHERO
Faune - Quand le lièvre Ramon rattrape la Tortue.
© Laurent BOSCHERO
Faune - Le crabe tient la pose.
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Faune - La Matamata (Chelus fimbriata) une curiosité pour de nombreux
scientifiques.
© Laurent BOSCHERO
Faune - L’anaconda, puissant contorsionniste des plaines !
© Laurent BOSCHERO
Faune - Veau coquet piémontais.
© Laurent BOSCHERO
Flore - Anarcade (ou noix de cajou).
© Laurent BOSCHERO
Flore - Ananas sauvage d’Amazonie.
© Laurent BOSCHERO
Flore - Fleur mystérieuse, salto Golondrina.
© Laurent BOSCHERO
FUERTE DE LA PUNTILLA - Phare de Fuerte de la Puntilla.
© iStockphoto.com/grahamheywood
IGLESIA SAN FRANCISCO - Iglesia San Francisco.
© Don Perucho – Fotolia
ISLA MARGARITA - Plage du Nord de Margarita.
© Alain Demars
ISLA MARGARITA - Végétation luxuriante à Margarita.
© Alain Demars
JAJÍ - Vente d'artisanat à la casa colonial.
© Elyxandro Cegarra Gomez
JAJÍ - Plaza Bolivar de Jají.
© Elyxandro Cegarra Gomez
LA ASUNCIÓN - La Asunción.
© iStockphoto.com/HereBeDragons
LA CÔTE CENTRALE - Plage de Chuao, un petit air de Río.
© Laurent BOSCHERO
LA CÔTE CENTRALE - Séchage du cacao sur la place de l’église de Chuao.
© Laurent BOSCHERO
LA CÔTE CENTRALE - Chorrerón de Chuao.
© Elyxandro Cegarra Gomez
LA CÔTE CENTRALE - Chuao.
© Elyxandro Cegarra Gomez
LA GRAN SABANA - Colibri au paradis de la Grande Savane.
© Laurent BOSCHERO
LE DELTA DE L'ORÉNOQUE - Delta de l'Orénoque.
© iStockphoto.xom/macbibi
LE DELTA DE L'ORÉNOQUE - Delta de l'Orénoque.
© iStockphoto.com/mad2k
LES ANDES - La vierge de La Azulita.
© Laurent BOSCHERO
LES ANDES - Vendeur ambulant de fraîcheur.
© Laurent BOSCHERO
LES ANDES - Moto-taxis de Barinas.
© Laurent BOSCHERO
LES ANDES - Dans les rues de Barinas.
© Laurent BOSCHERO
LES ANDES - Lac d’origine glaciaire, Laguna Negra.
© Laurent BOSCHERO
LES ANDES - Jardin de la posada El Tao.
© Laurent BOSCHERO
LES ANDES - Le Frailejon, plante emblématique des Andes.
© Laurent BOSCHERO
LES ANDES - Village du Páramo.
© iStockphoto.com/lathuric
LES ANNÉES CHÁVEZ - Discours du président Hugo Rafel Chavez Frias, Castillo
Cipriano Castro.
© Laurent BOSCHERO
LES ANNÉES CHÁVEZ - Manifestation pro-chaviste, Castillo Cipriano Castro.
© Laurent BOSCHERO
LES LLANOS - Le monde des babas selon Barrigua.
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LES LLANOS - Petite école rurale des Llanos financée par la France, Hato El Cedral.
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LES LLANOS - Piranha, un gouteux amuse-gueule pour le baba.
© Laurent BOSCHERO
LES LLANOS - Ballet llanero.
© Laurent BOSCHERO
LES LLANOS - Vieillard llaneros.
© Elyxandro Cegarra Gomez
LES LLANOS - La région quasi sauvage des Llanos est habitée par les llaneros, les
cow-boys d'Amérique latine.
© Elyxandro Cegarra Gomez
LES LLANOS
© Elyxandro Cegarra Gomez
LES LLANOS - Faune des Llanos.
© Elyxandro Cegarra Gomez
LES LLANOS - Chigüire.
© Elyxandro Cegarra Gomez
Les plus du Venezuela - Île du Venezuela.
© iStockphoto.com/Fenykepez
Les plus du Venezuela - Salto Angel.
© WernerHilpert – Fotolia
Les plus du Venezuela - Les Llanos sont le meilleur endroit pour observer les
anacondas.
© Elyxandro Cegarra Gomez
LOS NEVADOS - Village de Los Nevados.
© iStockphoto.com/joste_dj
LOS ROQUES - Welcome to the paradise – Los Roques.
© Laurent BOSCHERO
LOS ROQUES - Los Roques.
© iStockphoto.com/apomares
MANTECAL - Río Guaritico, Mantecal.
© Laurent BOSCHERO
MERCADO - Négociant en banane.
© Laurent BOSCHERO
MÉRIDA - Danseuse de la Fiesta de San Benito.
© Elyxandro Cegarra Gomez
MÉRIDA - Randonnée de haute montagne vers le Pico Bolivar.
© Rafcha – Fotolia
Musique - Musicien des Llanos.
© Elyxandro Cegarra Gomez
PARQUE LA LLOVIZNA - Parque La Llovizna.
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PARQUE NACIONAL DE CANAÏMA - Chutes de Canaima.
© iStockphoto.com/KonradKaminsk
PARQUE NACIONAL DE CANAÏMA - Parque Nacional de Canaïma.
© iStockphoto.com/picfolio
PARQUE NACIONAL DE CANAÏMA - Parque Nacional de Canaïma.
© iStockphoto.com/javarman3
PARQUE NACIONAL DE CANAÏMA - Petit bain sur l’une des plus belles plages du
monde.
© Laurent BOSCHERO
PARQUE NACIONAL HENRI PITTIER - Salto Gabriel, Parque Nacional Henri Pittier.
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PARQUE NACIONAL HENRI PITTIER - Cacaoyer dans l’écosystème parfait du parc
national Henri Pittier.
© Laurent BOSCHERO
PARQUE NACIONAL HENRI PITTIER - Étrange fruit du Parc National Henri Pittier.
© Laurent BOSCHERO
PARQUE NACIONAL MÉDANOS DE CORO - Désert du Parque Nacional Medanos de
Coro.
© Elyxandro Cegarra Gomez
PARQUE NACIONAL MORROCOY - Visite des cayos, Parque Nacional Morrocoy.
© Laurent BOSCHERO
PARQUE NACIONAL MORROCOY - Parque Nacional Morrocoy, Estado Falcón.
© Elyxandro Cegarra Gomez
PARQUE NACIONAL MORROCOY - Pétroglyphes du Parque Nacional Morrocoy.
© Laurent BOSCHERO
PARQUE NACIONAL SIERRA NEVADA - Lac d’origine glaciaire, Laguna Negra.
© Laurent BOSCHERO
PIEDRA LA TORTUGA - Piedra la Tortuga.
© iStockphoto.com/enriquerodben
PLAYA GRANDE - Un dimanche à Playa Grande.
© Laurent BOSCHERO
PLAYA GRANDE - Un dimanche à Playa Grande.
© Laurent BOSCHERO
PLAYA GRANDE - Playa Grande.
© iStockphoto.com/picfolio
PORLAMAR - Église San Nicolas de Bari.
© iStockphoto.com/grahamheywood
PUERTO CABELLO - Puerto Cabello.
© Don Perucho – Fotolia
RÍO CARIBE - Barques posées devant le marché de Rio Caribe.
© Laurent BOSCHERO
SALTO ANGEL - Salto Angel, merveille naturelle.
© Laurent BOSCHERO
SALTO ANGEL - Salto Angel.
© Lysithée – Fotolia
SALTO KAMA - Salto Kama.
© Laurent BOSCHERO
SANTA FÉ - Marché au poisson, Santa Fé.
© Laurent BOSCHERO
Survol du Venezuela - Paysage du Venezuela.
© WernerHilpert – Fotolia
Survol du Venezuela - Chute d'eau au Venezuela.
© iStockphoto.com/marepilc
Un peuple métissé - Anniversaire chez les Piaroa.
© Laurent BOSCHERO
Un peuple métissé - Sourires Caraïbes.
© Laurent BOSCHERO
Vie sociale - Pause cantine à El Bruzual.
© Laurent BOSCHERO
Galerie cartes
AMAZONAS - Amazonas
CARACAS - Caracas
CARACAS ET SES ENVIRONS - Caracas
CIUDAD BOLÍVAR - Ciudad Bolivar
CUMANÁ - Cumana
DÉCOUVERTE - Vénézuela
GRAN ROQUE - Gran Roque
ISLA MARGARITA - Isla Margarita
LA CÔTE CENTRALE - La Côte centrale
LA CÔTE EST - La Côte est
LA CÔTE OUEST - La Côte ouest
LA GUYANE VÉNÉZUÉLIENNE - La Guyane Vénézuélienne
LE DELTA DE L'ORÉNOQUE - Le delta de l'Orénoque
LES ANDES - Les Andes
LES LLANOS - Les Llanos
LOS ROQUES - Los Roques
PÉNINSULE DE PARAGUANÁ - Péninsule de Paraguana
PÉNINSULE DE PARIA - Péninsule de Paria
Couverture
Table des matières
¡ Bienvenidos a Venezuela !
DÉCOUVERTE
Les plus du Venezuela
Fiche technique
Argent
Le Venezuela en bref
Climat
Saisonnalité
Le Venezuela en 10 mots-clés
Arepa
Bolívar
Carnaval
Eau
Gocho
Hamac
Licorería
Poissons
Telenovela
Toros coleados
Survol du Venezuela
GÉOGRAPHIE
CLIMAT
ENVIRONNEMENT – ÉCOLOGIE
FAUNE ET FLORE
Faune
Flore
Histoire
L’ÉPOQUE COLONIALE
UNE ENVIE D’INDÉPENDANCE
1810, le Venezuela se déclare indépendant
Simón Bolívar : première tentative
L’empire contre-attaque : fin de la IIe République
Bolívar : le retour, la IIIe République
L’ÈRE DES CAUDILLOS
Les années Gómez
VERS LA DÉMOCRATIE
L'alternance politique
LES ANNÉES CHÁVEZ
Population et mode de vie
Un peuple métissé
Vie sociale
Arts et culture
Architecture
Cinéma
Littérature
Musique
Cuisine vénézuélienne
Enfants du pays
CARACAS ET SES ENVIRONS
CARACAS
EL HATILLO
PARQUE NACIONAL WARAIRA REPANO (EX-PARQUE NACIONAL EL
ÁVILA)
GALIPÁN
LOS ROQUES
GRAN ROQUE
FRANCISQUÍ
MADRISQUÍ
CAYO PIRATA
RASQUÍ
CRASQUÍ
CAYENERO
FERNANDO
DOS MOSQUISES SUR
LA CÔTE CENTRALE
COLONIA TOVAR
MARACAY
PARQUE NACIONAL HENRI PITTIER
CHORONÍ – PUERTO COLOMBIA
TUJA
CUYAGUA
VALENCIA
CAMPO DE CARABOBO
PUERTO CABELLO
LA CÔTE OUEST
PARQUE NACIONAL MORROCOY
CHICHIRIVICHE
CORO
PARQUE NACIONAL MÉDANOS DE CORO
PÉNINSULE DE PARAGUANÁ
ADÍCORA
ARUBA
BARQUISIMETO
LE ZULIA
MARACAIBO
SINAMAICA
ALTAGRACIA
LES ANDES
MÉRIDA
LA TRANSANDINA
TABAY
MUCURUBÁ
SAN RAFAEL DE MUCUCHÍES
PARQUE NACIONAL SIERRA NEVADA
ALTAMIRA DE CÁCERES
CALDERAS
PICO EL ÁGUILA
LA ROUTE DES VILLAGES DU SUD
ESTANQUES
LOS NEVADOS
LA ROUTE DU SOLEIL
LA MESA DE LOS INDIOS
JAJÍ
LAGUNILLAS
PARQUE NACIONAL PÁRAMOS BATALLÓN Y LA NEGRA
PARQUE NACIONAL EL CHORRO DEL INDIO
SUD DU LAC DE MARACAIBO
PUERTO CONCHA
PARQUE NACIONAL CIÉNAGAS DE JUAN MANUEL
LES LLANOS
SAN FERNANDO DE APURE
MANTECAL
LE DELTA DE L'ORÉNOQUE
DELTA ALTO (PARTIE HAUTE)
PEDERNALES
TUCUPITA
SAN JOSÉ DE BUJA
DELTA BAJO (PARTIE BASSE)
SAN FRANCISCO DE GUAYO
PIACOA
LA GUYANE VÉNÉZUÉLIENNE
RÍO CAURA
CIUDAD BOLÍVAR
CIUDAD GUAYANA
LA GRAN SABANA
EL CALLAO
EL DORADO
RÁPIDOS DE KAMOIRAN
SALTO KAMA
SAN FRANCISCO DE YURUANI
RORAÏMA
QUEBRADA DEL JASPE
LA LÍNEA
EL PAUJÍ
PARQUE NACIONAL DE CANAÏMA
SALTO ANGEL
LAGUNA DE CANAÏMA
SALTO SAPO
KAVAC
AMAZONAS
PUERTO AYACUCHO
AUTANA
RUTA HUMBOLDT
PARQUE NACIONAL DE YAPACANA
PARQUE NACIONAL DUIDA-MARAHUACA
PARQUE NACIONAL SERRANÍA LA NEBLINA
PARQUE NACIONAL PARIMA TAPIRAPECÓ
ISLA MARGARITA
PORLAMAR
PAMPATAR
LA ROUTE DES PLAGES DU SUD AU NORD
PLAYA GUACUCO
EL TIRANO
PLAYA EL AGUA
PLAYA MANZANILLO
ZARAGOZA
PLAYA CARIBE
JUAN GRIEGO
LE CŒUR DE L’ÎLE
LA ASUNCIÓN
EL VALLE
SANTA ANA
MACANAO
PÉNINSULE DE MACANAO
PARQUE NACIONAL LAGUNA DE LA RESTINGA
BOCA DE RIO
PUNTA ARENAS
PLAYA LA PARED
EL YAQUE
ISLA COCHE
LA CÔTE EST
BARCELONA
SANTA FÉ
MOCHIMA
CUMANÁ
ARAYA
CARIPE
CARÚPANO
PÉNINSULE DE PARIA
RÍO CARIBE
SAN JUAN DE LAS GALDONAS
GUIRIA
PENSE FUTÉ
Décalage horaire
Électricité
Formalités, visa et douanes
Langues parlées
Quand partir ?
Santé
Sécurité
Galerie photos
Galerie cartes

Venezuela

  • 2.
    Table des matières ¡Bienvenidos a Venezuela ! DÉCOUVERTE Les plus du Venezuela Fiche technique Le Venezuela en 10 mots-clés Survol du Venezuela Histoire Population et mode de vie Arts et culture Cuisine vénézuélienne Enfants du pays CARACAS ET SES ENVIRONS CARACAS EL HATILLO PARQUE NACIONAL WARAIRA REPANO (EX-PARQUE NACIONAL EL ÁVILA) GALIPÁN LOS ROQUES GRAN ROQUE FRANCISQUÍ MADRISQUÍ CAYO PIRATA RASQUÍ CRASQUÍ CAYENERO FERNANDO DOS MOSQUISES SUR LA CÔTE CENTRALE
  • 3.
    COLONIA TOVAR MARACAY PARQUE NACIONALHENRI PITTIER CHORONÍ – PUERTO COLOMBIA TUJA CUYAGUA VALENCIA CAMPO DE CARABOBO PUERTO CABELLO LA CÔTE OUEST PARQUE NACIONAL MORROCOY CHICHIRIVICHE CORO PARQUE NACIONAL MÉDANOS DE CORO PÉNINSULE DE PARAGUANÁ BARQUISIMETO LE ZULIA LES ANDES MÉRIDA LA TRANSANDINA LA ROUTE DES VILLAGES DU SUD LA ROUTE DU SOLEIL SUD DU LAC DE MARACAIBO LES LLANOS SAN FERNANDO DE APURE MANTECAL LE DELTA DE L'ORÉNOQUE DELTA ALTO (PARTIE HAUTE) DELTA BAJO (PARTIE BASSE) LA GUYANE VÉNÉZUÉLIENNE
  • 4.
    RÍO CAURA CIUDAD BOLÍVAR CIUDADGUAYANA LA GRAN SABANA AMAZONAS PUERTO AYACUCHO AUTANA RUTA HUMBOLDT PARQUE NACIONAL DE YAPACANA PARQUE NACIONAL DUIDA-MARAHUACA PARQUE NACIONAL SERRANÍA LA NEBLINA PARQUE NACIONAL PARIMA TAPIRAPECÓ ISLA MARGARITA PORLAMAR PAMPATAR LA ROUTE DES PLAGES DU SUD AU NORD LE CŒUR DE L’ÎLE MACANAO EL YAQUE ISLA COCHE LA CÔTE EST BARCELONA SANTA FÉ MOCHIMA CUMANÁ ARAYA CARIPE CARÚPANO PÉNINSULE DE PARIA PENSE FUTÉ
  • 5.
    Décalage horaire Électricité Formalités, visaet douanes Langues parlées Quand partir ? Santé Sécurité Galerie photos Galerie cartes
  • 6.
    ¡ Bienvenidos aVenezuela ! Imaginez un pays aussi vaste que la France et l'Allemagne réunies. Une patrie qui clame sa liberté, de l’homme à cheval parcourant les plaines des llanos à la rudesse de l’Andin, des communautés africaines de la côte Caraïbe qui rythment leur vie au son des tambours rituels jusqu’au Yanomami, fils de la Lune, qui sait que la planète est précieuse et généreuse. Bienvenue au Venezuela ! Tout d’abord l’intrépide et sensuelle Caracas ouvre ses portes pour ne les refermer que très tard dans la nuit, sur un dernier refrain de salsa. Puis vient l’heure de survoler la plus belle des cartes postales… Los Roques ! Une petite faim ? Partez vers la péninsule sauvage et sublime de Paria pour savourer des plats à base de coco, curry, gingembre et cacao. Après le mytique delta de l'Orénoque et la rencontre avec le mystique peuple Warao, faire une pause dans le quartier historique de Ciudad Bolívar, l’une des plus vieilles cités d’Amérique latine, puis rendez-vous à Canaïma pour se réveiller sous la plus haute chute d’eau du monde (le Salto Angel). En Grande Savane, au sommet du Roraïma, si l’envie vous titille de réitérer l’expérience de Newton, réfléchissez avant de jeter ce guide dans le monde perdu, car les dinosaures d’Arthur Conan Doyle risqueraient de le dévorer... Il peut encore vous servir d’appui-tête dans les Llanos où l’incommensurable avifaune risque de rompre vos cervicales ! Envie d’aventure ? Partez découvrir les Andes avant les eaux poissonneuses du parc national Henri Pittier !
  • 7.
  • 8.
    Les plus duVenezuela - Île du Venezuela. © iStockphoto.com/Fenykepez Le Venezuela est le pays des records mondiaux (sauf en football !). Celui de la plus haute chute d'eau du monde, du plus haut téléphérique, des miss Univers, de l'essence la moins chère… Une nature puissante et préservée Superbe et sauvage, elle vous laisse sans voix. Que vous soyez attiré par la lumière des Caraïbes avec ses magnifiques plages, ses petites îles (cayos) ou le récif corallien de Los Roques, par les nombreux parcs nationaux dotés d'une faune et d'une flore exceptionnelles, ou par la haute montagne dans les Andes avec le pic Bolívar qui culmine à 5 007 m d'altitude. Plus au nord, on trouve la ville coloniale de Coro avec son petit désert de dunes… et des zones particulièrement arides (cactus…), la péninsule désertique de Paraguaná qui lorgne du côté des Antilles néerlandaises. La nature reprend ses droits dans un pays de savane et de tepuys (formations géologiques les plus anciennes du monde). De l'un de ces tepuys se jette le Salto Angel, la chute d'eau la plus haute du monde. Le métissage culturel Le Venezuela est un pays aux visages multiples, point de rencontre de nombreuses cultures. Les criollos sont le fruit du métissage entre les populations indigènes, les colons espagnols,
  • 9.
    français, hollandais ouallemands et les esclaves africains. Certaines régions enclavées ont résisté pendant longtemps à ce métissage, et abritent aujourd'hui des populations d'origine africaine (Choroni, Chuao…) ou allemande (Colonia Tovar). Mais le Venezuela c'est aussi 34 groupes ethniques qui tentent encore aujourd'hui de protéger et conserver leur mode de vie traditionnel. Une gigantesque réserve faunique Paradis des animaux, 15 % des espèces d'oiseaux répertoriées dans le monde se concentrent dans les Llanos (les plaines) du Venezuela au cours du printemps de l'hémisphère boréal. Le spectacle est un coup à rompre les cervicales d'un ornithologue. Des fermes (appelées hatos) plutôt bien aménagées organisent des excursions. Les crocodiles, les dauphins d'eau douce et les anacondas se trouvent aussi dans Les Llanos. Avec un peu de chance vous apercevrez la tortue pré-cambrique communément appelée Mata Mata (loin d'être une Miss celle-la !). La forêt amazonienne protège les singes, serpents, jaguars, etc. A ceci s'ajoutent des îles paradisiaques, comme Los Roques, où la vie sous-marine regorge de poissons abrités dans les coraux. Fiestas avec un grand F Qu'importe la classe sociale, les problèmes socio-économiques, c'est l'opium du peuple. Ne demandez pas à un Vénézuélien où il a appris à danser, il serait incapable de vous répondre ! Syndrome d'Obélix certainement, depuis le plus jeune âge les corps s'agitent, et la musique enivre. Ne pas faire la fête en fin de semaine est une offense à la dignité nationale. A Caracas, par exemple, on s'y amuse au moins autant qu'à New York dans des lieux sûrs et chaleureux ! Fiche technique Argent Monnaie La monnaie du pays porte le nom de son Libertador : bolivar (bolivares au pluriel, prononcer « bolivarèsse » ), bolo pour les intimes, lucas ( « loucas » ) pour les familiers. Taux de change En janvier 2012, les taux de change officiels sont les suivants : 1 € = 5,5 bolivars fuerte (Bs.F) • 1 Bs.F = 0,18 €. 1 dollar canadien = 4,2 Bs.F • 1 Bs.F = 0,23 CAN$. 1 franc suisse = 4,57 Bs.F • 1 Bs.F = 0,22 CHF. 1 dollar américain = 4,30 Bs.F • 1 Bs.F = 0,23 US$. Pour avoir une idée du change parallèle, rendez-vous sur le site www.lechugaverde.com Le Venezuela en bref
  • 10.
    Le pays N om officiel : República Bolivariana de Venezuela, depuis le vote de la nouvelle Constitution en 1999. Nature du régime : démocratie présidentielle. Chef du gouvernement : Hugo Chávez Frías (première élection en 1998 avec 56,2 % des voix, réélection en 2000 et deuxième élection en 2006 à 63 %). Prochaine élection le 7 octobre 2012. Capitale : Caracas. Frontières : Colombie, Brésil et Guyane. Superficie : 916 445 km2. 39e rang mondial entre le Nigeria et la Namibie. La France est 49e. La population Population totale : 27,6 millions d'habitants (données 2011). 45e rang mondial entre l'Ouzbékistan et l'Arabie saoudite. Densité : 29,4 hab./km2. Espérance de vie : 73,28 ans (hommes : 70,24 ; femmes : 76,48). Taux brut de natalité : 20,1 %. Taux de fécondité : 2,42 naissances par femme.. Population indigène : seulement 2 %. Langue officielle : espagnol (Castellano). Langues indigènes : (warao, pémon…) pour un petit pourcentage de la population. Religion : catholiques (94 %), protestants (3 %). Taux d'alphabétisation : 93,1 %. Part de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté : 15 %. L'économie PNB : 344 milliards de dollars (2010). PIB/taux de croissance réelle : -2,8 % (2010). PIB/habitant : 12 600 US$ (2010). Croissance du PIB : 4,5 % (premier trimestre 2011). Taux de chômage : 12,1 % (2010). Climat Etant situé sous les tropiques, le Venezuela offre des moyennes de température situées entre 22 et 33 °C. Quasiment constantes tout au long de l’année, avec des maxima autour de 40 °C dans les Llanos. Ces températures dépendent principalement de l’altitude du lieu.
  • 11.
    Maracaibo est réputéepour être la ville la plus chaude du pays avec 30 °C de moyenne, par contre, dans certains villages des Andes (Mucuchíes, Apartaderos…) celle-ci descend à 8 °C ! Saisonnalité La saison touristique se déroule toute l’année, on peut donc y aller quand on veut, mais la fréquentation des lieux touristiques et les prix pratiqués varient énormément en fonction de la saison. En haute saison, on peut en effet constater que la plupart des établissements affichent complet… et que les prix augmentent d’au moins 10 %. Les périodes les plus courues sont Noël et le mois d’août mais restent raisonnables, tandis que lors de la Semaine sainte (pâques) et du carnaval (février) les plages sont bondées et les infrastructures saturées. En fait, la saison sèche de décembre à mai est plus plaisante. Le Venezuela en 10 mots-clés Arepa Galette de maïs que l’on ouvre et que l’on remplit de nombreux aliments au choix : divers types de viande (hachée, effilochée, gésiers, poulet…), fromage, poisson, fruits de mer, perico (œufs brouillés avec tomates et oignons). Attention, le perico sert aussi à désigner la cocaïne en référence à l’image du petit perroquet bavard. Le tout s’accompagne de sauces variées : guasacaca (sorte de guacamole vénézuélien), sauce piquante (le plus souvent extrêmement forte !). Enfin, on peut les préparer au grill, a la plancha ou frits. Les areperas sont les restaurants, très nombreux, spécialisés dans la fabrication des… arepas. L’équivalent, en quelque sorte, de notre sandwich national (incontournable !). Bolívar Simón Bolívar proclamé en 1813 « El Libertador » est partout, dans les chansons, la monnaie, les écoles, les avenues, les places (le point central de chaque commune, et votre point de repère géographique). C’est le personnage historique par excellence du Venezuela, qui a arraché à la domination espagnole un empire cinq fois plus grand que l’Europe, fondé la république de Colombie et unifié divers pays d’Amérique du Sud (Venezuela, Colombie, Equateur…). Carnaval Cette tradition arrive avec la conquête espagnole, sous forme de jeu, avec des lancers d’eau, d'œufs, etc. Ensuite l’évêque Diez Madroñero au XVIIIe transforme les trois jours de fête en cérémonie religieuse (processions, prières). C’est à José Abalos que l’on doit le
  • 12.
    retour à Caracasd'une manifestation plus festive mais aussi plus raffinée, sauf pour le peuple et les esclaves qui n’ont pas les moyens de gaspiller du riz dans les rues. Au milieu des années 1950, les fameuses « negritas » cachent leur identité sous un déguisement pour profiter pleinement et sans complexe des festivités, et ce jusqu’à la fin des années 1970. Le carnaval le plus célèbre dans le pays se trouve à El Callao dans l’Etat de Bolivar, o ù l’immigration antillaise a apporté au calypso des éléments comme le cuatro et les maracas. Eau Le pays tout entier se structure autour d’un fleuve majestueux : l’Orénoque, un immense flot d’eau douce, avec tout le potentiel qu’il représente pour le développement du pays, dans une planète où l’eau devient de plus en plus précieuse. Christophe Colomb a été clairvoyant en affirmant au cours de son troisième voyage, il y a 500 ans à la vue de ce gigantesque courant d’eau douce, que la terre s’étendant devant lui était bien un continent et non une île comme celles qu’il avait découvertes auparavant. L’Orénoque est le symbole de la nation, dont les rives virent Simón Bolívar donner forme et substance à sa création républicaine. Gocho Habitant de la zone andine. Victime principale des histoires drôles (le belge vénézuélien) à cause de ses origines paysannes et de ses manières un peu rustiques. Le terme, vieux de quelques siècles, viendrait du français « gauche » , employé par les étudiants de la haute société pour qualifier les habitants de la région. Paradoxalement, les Gochos sont également réputés pour leur galanterie et leur bonne éducation. Mérida est d’ailleurs appelée la ciudad de los caballeros ( « la ville des gentlemen » ). Hamac Le Vénézuélien est indissociable du hamac, il aime s’y prélasser en sirotant une bière, calé entre les fibres de coton, de palmiers moriche ou synthétiques. Les communautés indigènes l’utilisent quotidiennement comme couche. Fabriqués principalement sur l’île de Margarita, à Barquisimeto et chez les Waraos, on en trouve pour tous les goûts et tous les budgets. Licorería Lieu ouvert sur la rue où l’on vend de l’alcool. Tous les week-ends (et pas seulement) de nombreux Vénézuéliens se réunissent devant les licorerías, ouvrent les portes de leur voiture et boivent de la bière ou des alcools forts jusqu’au matin, tout en écoutant de la musique à plein volume. Contrairement à ce que l’on pense, les Vénézuéliens boivent plus de whisky que de rhum : ils en sont les plus grands consommateurs au monde ! Le rhum est trop vulgaire pour la bourgeoisie et trop cher pour les classes populaires qui se rabattent sur des alcools moins
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    raffinés et plusforts : l’aguardiente (miche) ou l’anis qui est un vague cousin du pastis et se boit pur ! Poissons Sur la côte des Caraïbe, les pêcheurs sont légion et le poisson est roi, frais et bon marché. Vous le dégusterez à la plancha ou frit, accompagné d'une salade, de riz et de tostones (bananes frites). Telenovela Ces feuilletons à l’eau de rose (star, glamour et intrigues « à deux balles » ) sont omniprésents dans les foyers équipés. Le phénomène est tentaculaire, les productions vénézuéliennes Abigail et Cristal ont paralysé par le passé toute activité professionnelle et sociale à l’heure de leur retransmission dans les pays voisins. Elles sont régulièrement réadaptées par des pays voisins. Au niveau du Venezuela le contexte politique et social a stoppé les productions pendant quelques années, mais depuis 2011 les femmes au foyer peuvent rêver aux vies dorées et compliquées dans Que el cielo me explique. Toros coleados L'un des sports causant le plus grand nombrede décès (sportifs) dans le pays. Cette spécialité est l'apanage de cow-boys des Llanos, qui s'affrontent notamment lors des fêtes populaires. Le principe est de lâcher un taureau dans le stade alors que trois cavaliers tentent de faire tomber la puissante bête en la prenant...par la queue. Ambiance assurée ! Survol du Venezuela
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    Survol du Venezuela- Paysage du Venezuela. © WernerHilpert – Fotolia GÉOGRAPHIE Andes et cordillère de la Costa Au nord, les Andes vénézuéliennes et la cordillère de la Costa sont séparées de la zone montagneuse de la Guyane par les Llanos, des plaines que l’on pourrait rapprocher de la pampa argentine. Les cordillères du Nord sont des rameaux de la principale chaîne andine qui entre au Venezuela en se divisant en un énorme V, de la sierra de Perijá jusqu’au nord des Andes, au bassin de Maracaibo. Plus à l’est, les Andes se transforment en cordillère de la Costa, qui marque la limite méridionale de la mer des Caraïbes. Zone côtière Cette zone n’est constituée que d’une frange étroite, entre la côte et les montagnes, entre la péninsule de Paria et le lac de Maracaibo. On y trouve, d’ouest en est, les ports de Maracaibo, Puerto Cabello, La Guaira, Puerto La Cruz (Guanta), Cumaná et Carúpano. Elle est peuplée de 18 % de la population alors qu’elle ne représente que 7 % de la surface du pays. C’est, bien entendu, ici que se trouvent les plages, notamment celles appartenant aux parcs nationaux de Morrocoy (à l’ouest de Caracas) et de Mochima (à l’est). Dans ces
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    vallées chaudes quilongent la mer, on cultive le cacao, mais aussi la noix de coco, la canne à sucre et les bananes. La pêche constitue aussi un pôle de ressources important, sur les côtes continentales et ses 72 îles. Llanos Ces plaines immenses, situées entre les cordillères andines et côtières (à l’ouest et au nord) et l’Orénoque (au sud), occupent une superficie plane de savanes à perte de vue. Quelques forêts longent des rivières calmes au faible dénivelé, qui débordent par conséquent fréquemment. Ainsi, le fond de l’Orénoque ne descend par exemple que de 80 m sur 1 200 km. Formidable Orénoque ! 97,4 % de l’eau du globe sont constitués par les océans. Parmi le peu restant, l’Orénoque a sa part : 2 200 km de long, soit le deuxième plus long fleuve d’Amérique (le 7e mondial) et le troisième plus puissant du monde (derrière l’Amazone et le Zambèze). En moyenne circulent 40 000 m2 d’eau par seconde. C’est dans ce fleuve que se trouvent 90 % des réserves d’eau non salubres du Venezuela. Au long de ce cours d’eau vivent 2 600 espèces de vertébrés et peut-être plus d’un demi-million d’invertébrés, répartis dans de grands biomes : savanes, forêts (57 types différents !), montagnes et écosystèmes aquatiques. CLIMAT En fait, il faut parler de climats. En effet, il existe 35 zones climatiques dans le monde, et l’on retrouve 25 d’entre elles au Venezuela (sans compter l’air conditionné !). Il est bien sûr difficile de détailler chacun de ces climats, mais en gros voici à quoi vous attendre. Le Venezuela propose en règle générale des températures oscillant entre 22 et 33 °C, avec des maxima dans les Llanos autour de 40 °C et surtout à Maracaibo, jusqu’à 45 ou 50 °C. Néanmoins, au bord de la mer, la température est rafraîchie par la brise marine et s’avère très agréable. La saison des pluies débute en mai et dure normalement jusqu’en novembre : c’est l’hiver (on observe cependant depuis quelques temps des pluies qui perdurent quelquefois jusqu’en janvier). Le reste de l’année, c’est l’été (verano) et le temps est généralement très sec. Mais même pendant la saison des pluies, il est tout à fait possible d’apprécier son séjour au Venezuela. Il s’agit en effet généralement de précipitations fortes, mais très courtes (30 minutes), et après le soleil reprend ses droits. ENVIRONNEMENT – ÉCOLOGIE Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle est très limitée dans le pays. Excepté dans des parcs nationaux où la réglementation est très stricte, ailleurs c’est la jungle… Il suffit de visiter n’importe quelle ville pour s’en rendre compte. Les plages en haute saison touristique sont un véritable désastre : elles sont littéralement envahies de voitures et de tentes qui s’étendent jusqu’au bord de l’eau, la musique à plein volume, pendant que s’amasse à même le sable une impressionnante quantité de canettes de bière. Paradoxalement, ils
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    semblent plutôt respectueuxde leur environnement… dès qu’ils posent un pied dans un parc national. Ces parcs heureusement nombreux et vastes sont comme des îlots de propreté et de respect. Leur état est irréprochable grâce à la bienveillance d’Inparques (organisme de gestion des parcs nationaux) et la collaboration de tous. FAUNE ET FLORE Faune Faune - Tony Martin, profession : piégeur d’anaconda. © Laurent BOSCHERO Les amateurs de faune se régaleront au Venezuela, qui compte une impressionnante variété d’espèces. Nombreux sont les professionnels ou les simples admirateurs qui viennent dans le pays pour étudier une espèce particulière. Oiseaux Sur les 9 300 espèces d’oiseaux répertoriées à ce jour dans le monde, plus de 3 000 ont
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    leur gîte enAmérique du Sud, le bien nommé « continent des oiseaux » . Le Venezuela participe pleinement à cette richesse ornithologique avec plus de 1 400 espèces, ce qui le place au 6e rang mondial. La richesse de l’avifaune vénézuélienne se voit favorisée par la grande variété d’écosystèmes. Parmi les meilleurs sites pour les observateurs d’oiseaux, nous citerons les Llanos et la péninsule de Paria, mais aussi le parc national Pittier, qui compte pas moins de 570 espèces différentes ! Néanmoins, certains oiseaux indigènes, qui ne vivent qu’au Venezuela, se trouvent en danger d’extinction. Parmi eux, la cotorra margariteña, le cardemolito et la guacamaya verde, victimes du déboisement. Il faut en effet savoir que chaque fois que l’on détruit 100 hectares en Amazonie, on détruit en même temps l’habitat d’environ 2 000 oiseaux. Reptiles Le crocodile de l'Orénoque est le plus imposant membre de la famille des reptiles au Vénézuela. Il a été chassé pour son cuir, presque jusqu’à extinction. Maintenant, divers hatos (ranchs), hato Masaguaral, hato El Frío, travaillent à sa reproduction et chaque année relâchent des spécimens dans le bassin de l’Orénoque. Ils peuvent atteindre 7 à 8 m de long, ce qui leur confère l’honneur d’être le plus grand crocodile d’Amérique. La famille des tortues. Une famille fort bien représentée au Venezuela avec pas moins de onze espèces ! Plus révélateur encore de la richesse animalière du pays : sur les huit espèces de tortues marines qui existent à l’échelle mondiale, cinq se rencontrent au Venezuela, dont la Leatherback (luth) qui vient poser ses œufs au nord de la péninsule de Paria. Malheureusement, les cinq espèces se trouvent en danger d’extinction, tant pour des raisons naturelles (elles atteignent l’âge de reproduction seulement à 20 ans, et seule 1/10 000 atteint cet âge) qu’en raison de l’intervention humaine (chasse, destruction des nids et pollution des eaux). Mammifères Parmi les 250 espèces recensées dans le pays, le roi est le jaguar (tigre mariposa), dont la population est malheureusement menacée par le braconnage. Il peut atteindre 2,50 m et 120 kg et habite dans les forêts de la Guyane, mais aussi dans la savane des Llanos. Autres félins que les très chanceux peuvent surprendre dans la nature, le puma (puma), le splendide ocelot (cunaguaro ou tigre), braconné pour sa peau tachetée et sa viande paraît- il savoureuse et, last but not least, la panthère noire. Les singes aussi sont largement représentés dans tout le pays. Enfin, signalons la présence du charismatique paresseux (pereza), tant dans les forêts de la Gran Sabana que dans certains parcs urbains. Ceux-ci pendent invariablement aux arbres, la tête sous la branche, et n’en descendent qu’une fois par mois environ pour déposer religieusement leurs crottes au pied du tronc. Flore
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    Flore - Anarcade(ou noix de cajou). © Laurent BOSCHERO La grande variété d’écosystèmes différents influent bien sûr aussi sur la flore, qui mérite une étude à part entière. Avec ses 30 genres et plus de 100 espèces de palmiers, le Venezuela est l'un des pays les plus fournis d´Amérique latine dans la famille des « Palmae » . La forêt de brouillard constitue le biotope préféré des palmiers où quelques espèces endémiques sont également présentes. Dans ces forêts couvertes de palmiers on trouve des manguiers. Tout ce petit monde couvre tout de même près de 60 % du territoire, dans les plaines (llanos) poussent les graminées, le Delta est fait de mangroves et les hauteurs andines hébergent des espèces surprenantes. Mais à n'en pas douter, les plus spectaculaires sont les plantes carnivores que l'on trouve aux sommets de certains tepuys. Soyez patients et attendez qu'un insecte s'y pose, c'est extraordinaire ! Histoire
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    L’ÉPOQUE COLONIALE Le 1eraoût 1498, lors de son troisième voyage, alors qu’il continuait à croire qu’il naviguait en mer de Chine, Christophe Colomb finit par toucher les rivages du Venezuela. Parti de Séville le 30 mai, le Gran Almirante pénètre dans la péninsule de Paria, au large du delta de l’Orénoque, et découvre Margarita et Cubagua. Ses successeurs chercheront des perles, et les trouveront à Cubagua, dont l’exploitation perlière fut le premier motif d’établissement espagnol au Venezuela en 1500. Tandis que d’autres conquistadores, plus courageux, explorent l’Orénoque infesté de crocodiles, à la recherche de l’Eldorado… Le Vénézuela devient une véritable opération militaire, où les Espagnols dominent, grâce à leurs armes, leur stratégie, leurs chevaux et leurs armures. Leur but ? S’approprier l’or, les perles, les terres et faire des esclaves. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les conquistadores étaient indépendants, et non des soldats du roi. UNE ENVIE D’INDÉPENDANCE La volonté d'indépendance, née de la maturité des colonies capables de se gouverner elles- mêmes, s'est trouvée confortée par le courant de pensée républicain et ses conséquences : indépendance des Etats-Unis et Révolution française. Les élites créoles veulent mettre fin à la dépendance politique (les postes clés sont réservés aux Espagnols) et surtout économique du Venezuela vis-à-vis de la métropole (l'Espagne oblige les colonies à ne commercer qu'avec elle, sous peine de mort). La métropole fixe aussi les productions, afin d'éviter la concurrence avec ses propres produits, comme l'olive ou le raisin. 1810, le Venezuela se déclare indépendant La vraie révolution commence avec la destitution de Carlos V, en 1808. L’Assemblée de Caracas rejette l’autorité du capitaine général Emparán, pour fonder une junte suprême. Le Venezuela est la première colonie à déclarer son indépendance à l’Espagne, le 5 juillet 1811. Le nouvel Etat, appelé la Confédération américaine du Venezuela, est constitué des provinces unies de Caracas, Cumaná, Barinas, Margarita, Barcelona, Mérida et Trujillo. Le drapeau dessiné par Miranda est adopté comme pavillon national. Simón Bolívar : première tentative Simón Bolívar joua un rôle très important dans l'indépendance du Vénézuela. C’est grâce à la publication, le 15 décembre 1812, de son manifeste de Cartagena, que le futur Libertador prend en main la restauration de la République. Dans le célèbre manifeste, il analyse les raisons de l’échec de la Ire République. Grâce à ses actions, il libère le pays des forces espagnoles. Suite à la victoire, le 30 septembre 1813, contre le commandant Monteverde, Bolivar est proclamé Liberator, nommé commandant en chef des forces révolutionnaires et reçoit les pouvoirs dictatoriaux. L’empire contre-attaque : fin de la IIe République
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    Les royalistes, postésà Puerto Cabello et dirigés par Monteverde, reçoivent des renforts d’Europe. Au même moment, en 1814, le général royaliste et sanguinaire José Tomás Boves, à la tête d’une autre horde venue des Llanos, prend Victoria et s’arrête à San Mateo, l’endroit même où Bolívar tient son quartier général. Boves, blessé dans la bataille, se retire dans les Llanos. Le 15 juin 1814, la seconde bataille de La Puerta est perdue par les indépendantistes, ce qui achève la IIe République. L’armée, dirigée par Bolívar et Mariño, est exsangue alors que Victoria, et plus tard Valencia, retombent dans les griffes de Boves. Le Venezuela redevient alors royaliste. Le 5 décembre, la bataille d’Urica, où Boves meurt, sonne définitivement le glas de la IIe République. Le capitaine général espagnol Morillo arrive à Margarita le 7 avril 1815, à la tête d’une force expéditionnaire de 15 000 hommes envoyés pour « pacifier » les colons rebelles. Bolívar : le retour, la IIIe République Au début de l’année 1816, Bolívar retrouve nombre d’indépendantistes exilés à Haïti. Là, avec l’approbation du président haïtien Petión, il prépare un débarquement avec ses officiers à Los Cayos, sur l’île Margarita. Pendant ce temps, José Antonio Páez, une figure militaire indépendantiste des Llanos, se fait remarquer par ses exploits. Il est nommé commandant en chef des forces révolutionnaires. Bolívar et ses 250 hommes débarquent le 3 mai, à Margarita, où le Libertador proclame la IIIe République, à Santa Ana, quatre jours plus tard. Il devient, du même coup, commandant en chef de l’armée libératrice. L’ÈRE DES CAUDILLOS De 1831 à 1835, José Antonio Páez, malgré son analphabétisme notoire, préside à Caracas devenue capitale. En 1839, il est réélu président jusqu’en 1846. Mais trois ans plus tard, il est carrément expulsé du pays pour avoir « conspiré » contre Monagas, qui décrète en 1854 l’abolition de l’esclavage. En 1899, le général Cipriano Castro, accompagné de 60 compatriotes du Táchira, déclare la guerre au gouvernement à Capacho, le 24 mai. Il entre dans Caracas le 22 octobre et prend le pouvoir le lendemain jusqu’en 1908. Gómez, le bras droit du dictateur, emploiera ces 9 années à construire les bases de son futur pouvoir… Les années Gómez En 1908, Cipriano Castro, sur les conseils de son entourage, part en Allemagne pour se faire opérer. Pendant ce temps, son vice-président, le général Juan Vicente Gómez prend sa place, en l’accusant de crimes en tout genre. Les tribunaux déclarent Castro inéligible ; il est suspendu de son poste et menacé d’arrestation s’il revient. Gómez assume donc le pouvoir dès le 24 novembre 1908 pour une dictature mémorable qui ne s’achèvera qu’à sa mort en 1935. En quatre ans, le budget de l’armée croît de 180 %. Son régime est une vraie tyrannie qui chasse sans relâche tous les autres partis politiques quels qu’ils soient.
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    VERS LA DÉMOCRATIE De1935 à 1941, le général Eleazar López Contreras devient président. Lui succède jusqu’en 1945 le général Isaías Medina Angarita. Sous sa présidence, aucun prisonnier politique ni exilé n’est déploré ; c’est la première fois que l’on parle d’un impôt sur les hydrocarbures aux gringos. Il dérange… Le 18 octobre 1945 éclate un coup d’Etat fomenté par un groupe de jeunes officiers qui prend d’assaut les installations militaires de Maracay et de Caracas ainsi que le palais présidentiel de Miraflores et les centres de communication de la capitale. Le président Medina se rend à un jeune officier, Marcos Pérez Jiménez, et s’exile avec Lopez Contreras. Rómulo Betancourt préside le Conseil de gouvernement mis en place, jusqu’en février 1948, date à laquelle le célèbre romancier Rómulo Gallegos, président de l’Action démocratique (AD, social-démocrate), est élu démocratiquement président de la République. Pour la première fois, le pouvoir a le soutien de la majorité de la population. L'alternance politique De 1969 à 1974, le président est Rafael Caldera (Copei, démocrate-chrétien). C’est la première fois qu’une alternance politique a lieu au Venezuela sans effusion de sang. Avocat, professeur et écrivain, le leader du Copei, né en 1916, gagne les élections avec un tiers des voix. De 1974 à 1979, a lieu une nouvelle alternance avec la présidence de Carlos Andrés Pérez, AD. L’ancien président Carlos Andrés Pérez, réélu président le 4 décembre 1988, prônera, à l’inverse, une politique de rigueur. L’impopularité de Pérez s’accroît. Tant et si bien que, dans la nuit du 3 au 4 février 1992, douze bataillons de Maracay et Maracaibo se soulèvent. Le putsch (qui fait 20 morts), mené par le lieutenant-colonel Hugo Chávez (du Movimiento Bolivariano Revolucionario, un nationalisme anti américain de gauche) et Arias Cárdenas, avorte, mais le mécontentement subsiste. C’est ce qui s’appellera le « Mouvement du 4-F » . Lors du deuxième coup d’Etat, le 27 novembre 1992, un groupe de jeunes officiers d’aviation va jusqu’à bombarder le palais présidentiel de Miraflores, faisant 100 morts. Mais l’armée restera loyale au président. En mai 1993, Carlos Andrés Pérez est mis en cause par le Sénat pour une sombre affaire de finances occultes. Il est écarté du pouvoir en 1993, mais il sera toutefois blanchi fin 1996. En décembre 1993, Rafael Caldera est réélu président à l’âge de 77 ans avec 28 % des voix, grâce aux élections présidentielles à un tour. Malheureusement, le nouveau Président ne parvient pas à redresser l'économie du pays et le peuple se soulève. LES ANNÉES CHÁVEZ
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    LES ANNÉES CHÁVEZ- Discours du président Hugo Rafel Chavez Frias, Castillo Cipriano Castro. © Laurent BOSCHERO Alors a commencé l’ascension du mystérieux Hugo Chávez, martyr du 4-F, emprisonné pendant plusieurs mois. C’est la première fois au Venezuela qu’un homme politique descend dans la rue et se préoccupe des problèmes des plus mal lotis. Son ascension est la conséquence d’un dé sir de changement de la part de la majorité de la population, qui ne veut plus de corruption, déçue par l'inefficacité de la gestion publique et de la distribution inégale de la richesse, et qui accorde très peu de crédibilité aux partis politiques. La nouvelle é lite est représentée par des gauchistes en mal de démocratie qui ont toujours critiqué l’autoritarisme des précédents gouvernements. Chávez, qui n’est pas un ange, n’hésite pas à remettre au pas l’industrie pétrolière et à favoriser ses fidèles au sein de l’armée. Le 15 août 2004, le résultat des urnes conforte une nouvelle fois le mandat présidentiel avec 58 % des voix en sa faveur. En juillet 2006, il adhère au marché commun de l’Amérique du Sud, le Mercosur qui regroupe l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.
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    L'année 2008 estmarquée par les crises politiques avec la Colombie et les Etats-Unis, expulsion des ambassadeurs respectifs, mais aussi d'une délégation de Human Rights Watch (HRW), après un rapport critique de l'ONG. La relation avec le gouvernement américain s'est depuis améliorée avec l'élection de Barack Obama, cordiale mais ferme, la preuve avec la crise du Honduras en juillet 2009, lorsque Hugo Chávez assure alors qu'il ferait tout pour « faire échouer » le putsch, et, que de son côté, la Maison-Blanche se déclare « très préoccupée » de la situation, mais laisse place au dialogue. Se cherchant des alliés puissant, le président Chávez s'était rendu en septembre 2008 en Russie pour signer une série d'accords dans les domaines militaire et économique. Population et mode de vie Un peuple métissé Un peuple métissé - Anniversaire chez les Piaroa. © Laurent BOSCHERO
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    La population vénézuélienneest très jeune, comme le démontre la forme pyramidale de la structure des âges : 31,6 % de la population a moins de 15 ans, alors que seuls 5,1 % des habitants ont 65 ans ou plus, ceci malgré une espérance de vie relativement élevée : 76 ans pour les femmes ; 70 ans pour les hommes. La croissance démographique reste soutenue, si bien que cette tendance risque fort de se trouver confirmée durant les années à venir. Les deux tiers (67 %) de la population vénézuélienne sont métissés. Les Blancs représentent 21 % de la population et les Noirs 10 %. Ces derniers se rencontrent bien sûr dans tout le pays, mais affichent des préférences pour la côte, notamment du côté de Choroní-Chuao, où ils continuent à faire vivre leurs traditions comme celle des tambores (sorte de tam-tam). Les Indiens, appelés indígenas, ne représentent que 2 % du total de la population, mais méritent que l’on s’attache de plus près à leur sort : « Les Indiens d’Amérique totalisaient pas moins de soixante-dix millions de personnes lorsque les conquistadores firent leur apparition ; un siècle et demi plus tard, ils n’étaient plus que trois millions et demi. » (Darcy Ribeiro, avec des documents de Henry F. Dobyns, Paul Thompson et autres). Sur les 34 ethnies répertoriées lors du dernier recensement (le censo indígena) qui remonte à 2001, la plupart d’entre elles vivent en Guyane. Les Waraos (36 028 individus) et les Pemóns (27 157 individus) sont largement les plus importants ressortissants de l’Etat Bolívar, alors que les Yanomamis dominent en nombre l’Etat Amazonas (12 234 personnes), suivis par les Guajibos et les Piaroas (14 000 chacun). Certaines communautés yanomamis (et sanemas, qui sont un sous-groupe) vivent complètement recluses et sont inaccessibles aux curieux. Dans le delta de l’Orénoque vit donc la première communauté indienne la plus importante du pays : les Waraos. Mais c’est dans l’Etat de Zulia que l’on rencontre le plus fréquemment des Indiens : les 293 777 Wayuus (plus connus sous le nom de Guajiros) vivent à cheval entre le Venezuela et la Colombie, ne reconnaissant d’ailleurs pas la frontière officielle. Ceux-ci, par ailleurs contrebandiers par essence, défendent leurs droits avec un acharnement sans pareil, à tel point que même l’armée vénézuélienne refuse de mettre les pieds sur leurs terres. Vie sociale
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    Vie sociale -Pause cantine à El Bruzual. © Laurent BOSCHERO La philosophie du hamac et de la glacière... Impossible de dissocier Venezuela, hamac et glacière ! Le hamac pend invariablement devant les maisons à la campagne et accueille enfants assoupis, adultes au repos et grands-parents laissant la vie passer. Autour de lui on y discute, on y rêvasse, on y regarde la télévision, on y fait l’amour et, surtout, on y dort. Nombreux sont les Vénézuéliens qui possèdent dans leur chambre à coucher, en plus du lit, un hamac où ils dorment régulièrement. Quant aux différentes ethnies indiennes, toutes utilisent des hamacs comme couche. Dans la forêt, il est vital de dormir au-dessus du sol où peuvent se promener des animaux potentiellement dangereux ou dont la morsure n’est en tout cas pas agréable : araignées, serpents, scorpions, fourmis. Il existe bien sûr des hamacs de toutes les tailles et toutes les matières : en coton, en fibre de palmiers moriche, en diverses matières synthétiques. Il ne doit surtout pas être trop tendu, mais ne doit pas toucher terre non plus. Pensez à la moustiquaire également. Encore plus populaire que le hamac mais pas incompatible – au contraire –, la glacière. Elle ne quitte pas son maître, dans la voiture, sur un parking ou sur une plage. Autour d'elle on y refait le monde, on y danse et on y chante. Les mains toujours prêtes à plonger au milieu
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    des glaçons pouren sortir une bière Polar bien fraîche dont les Vénézuéliens sont d’immenses consommateurs. La glacière est à n’en pas douter le produit qui rassemble tout le monde. Pour les alimenter sur les routes circulent 24h/24 des remorques transportant les précieux breuvages fermentés et toutes les régions possèdent leur propre brasserie afin de faciliter et accélérer le transfert de la cuve jusqu’à la glacière pour finir dans le gosier. Le cocktail hamac et glacière se conclut souvent par une bonne sieste sur la plage ou devant le tube cathodique… ou plasmique ! Arts et culture De nouveaux espaces de création et d'expression se sont créés depuis que le président Chávez a pris le pouvoir. Que ce soit au niveau de la danse comme de la musique force est de reconnaître que le Venezuela s'est fait une place parmi les grandes nations depuis quelques années. Toute la production artistique s'en retrouve bouleversée, politisée ; cette effervescence favorise l'émergence de grands talents dans tous les domaines. Architecture
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    Architecture - Maisontypique Piaroa. © Laurent BOSCHERO Contrairement à d’autres pays d’Amérique latine, l’influence espagnole en matière architecturale est relativement réduite, bien qu’il existe quelques villes qui possèdent de jolies maisons coloniales ; au premier rang d’entre elles, citons Coro, qui est un petit bijou classé par l’Unesco au patrimoine mondial ; Ciudad Bolívar (qui doit le devenir), Río Caribe, Trujillo ou Choroní méritent également une mention. Parmi les caractéristiques principales, relevons les maisons colorées, dont les fenêtres sont protégées par une grille en bois ou en fer. La plupart du temps, ces demeures coloniales possèdent un charmant patio intérieur et des plafonds très hauts afin de permettre une meilleure ventilation des chambres. Sur la péninsule de Paraguaná, on rencontre une autre influence coloniale, hollandaise cette fois, directement importée par les commerçants juifs établis antérieurement du côté des îles ABC (Aruba, Bonaire, Curaçao). Dans les grandes villes, l’architecture est plus anarchique. Caracas constitue un bon exemple de ce melting-pot, où s’entremêlent joyeusement buildings vitrés à la pointe du modernisme, misérables baraques de tôle ondulée des ranchos des bidonvilles, édifices atroces des années 1950, splendides villas luxueusement aménagées, petit centre colonial, etc. Mais sans doute, l’architecture la plus typique et la mieux conservée est l’apanage des communautés indiennes, comme la churuata (maison
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    ronde au toiten V renversé constitué de feuilles de palmiers) des Piaroas et des Yekuanas, les palafitos (maisons sur pilotis) des Waraos et des Wayuus ou les yahís des Yanomamis. Cinéma Le premier film sonore du Venezuela fut un court-métrage intitulé Taboga de Antonio Delgado Gomez en 1934. Pendant les années 1930, Romulo Gallegos crée les studios Avila dans la capitale ; quelques années plus tard Bolivar Films est créé par Guillermo Villegas Blanco qui aujourd'hui encore collabore avec des productions latino-américaines. La Balandra Isabel llego esta tarde de Carlos Hugo Christensen remporte le prix de la meilleure photo au festival de Cannes en 1951. En 1954, le Venezuela obtient sa plus haute distinction, encore au festival de cannes où le documentaire Araya de Margot Benacerraf se partage le prix de la critique avec Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais. Dans les années 1960, le cinéma est militant, réalisé avec peu de moyens. Dans la décennie suivante, le pays s'enrichit grâce à la hausse du pétrole : ceci profite aux productions qui ont plus de moyens pour réaliser des fictions et des longs-métrages ; tout en restant amateur le pays se tourne vers des productions plus commerciales. A partir des années 1990, c'est un cinéma historique qui s’installe sur les écrans ; un autre genre aussi fait recette avec des films plus violents tels que Sicario en 1995 ou Secuestro Express de Jonathan Jakubowicz sur fond d'insécurité et de trafic de drogue. Lilane Blaser dirige une école de cinéma depuis 1986, la Vila del Ciné accompagne le cinéma d'auteur qui reprend sa place. Les financements de l’Etat permettent aujourd’hui à de jeunes réalisateurs de concrétiser leurs projets. En 2011, le road-movie El chico que miente écrit et produit par Mariana Rondón a été sélectionné au dernier festival de Berlin. Elle a aussi réalisé Cartes postales de Leningrad, primé au festival Biarritz Amérique latine en 2007. Littérature Pendant la période coloniale, le Venezuela reste discret dans l’histoire de la littérature latino-américaine. Seuls deux noms ressortent, le chroniqueur Oviedo y Baños qui commente la découverte de la terre ferme (Colombie et Venezuela), et le poète Fray Juan de Castellanos qui raconte de manière épique l’histoire de la colonisation. Au XIXe siècle deux courants de pensée marquent l’époque républicaine, la pensée politique et constitutionnelle de Simón Bolívar, et la pensée humaniste de Simón Rodríguez et d’Andrés Bello ; les chants visionnaires amorcent la poésie romantique du continent sud-américain. Les héros de l’histoire nationale sont dépeints sur un fond d’élégies. L’époque romantique prédomine jusqu’au début du XXe siècle. Pendant cette période, la satire de la vie sociale voit le jour avec le roman d’Eduardo Blanco (Zárate, 1882). Au début du XXe siècle, José Martí et Rubén Darío, marqués par le modernisme, donnent un coup de jeune à l’écriture : on est en pleine recherche symbolique. Mais la représentation de la vie nationale est toujours présente, comme avec Rómulo Gallegos (Doña Barbara, 1929, et Canaïma, 1935). Le patrimoine lyrique s’enrichit avec Juan Sánchez Peláez, Juan Liscano ; l’écriture
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    contemporaine prend forme.La prose d’Arturo Uslar Pietri devient une référence dans le monde littéraire (Barrabas y otros cuentos, 1929, Las lanzas coloradas, 1931 et El Camino de El Dorado, 1942), l’écriture libre de Miguel Otero Silva (Casa muertas, 1955) change la perspective trop réaliste des écrivains. L’imaginaire du peuple s’est nourri de la richesse des traditions des ethnies indigènes, des esclaves africains et des conquistadors. C’est avec l’histoire de ce peuple et ses talents d’alchimiste que l’écrivain contribue à l’existence d’un être à part entière, reconnu par les autres nations. Hugo Chávez depuis son ascension au pouvoir a détourné la majorité de l'imaginaire collectif vers lui ; la société vénézuélienne a politisé tous les espaces même les plus intimes. On attend désormais d'un écrivain qu'il prenne position et qu'il s'exprime sur ses affects par rapport à la politique. Le lecteur se retrouve ou non dans la plume, il se sent proche ou très loin de celle-ci selon ses convictions. Musique
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    Musique - Musiciendes Llanos. © Elyxandro Cegarra Gomez La musique au Venezuela est aussi importante que la bonne bouffe en France. Avant de savoir marcher, le petit Vénézuélien tape du pied quand il entend du merengue. Dans les bus (de jour comme de nuit), les boutiques et les bars, la musique est partout. Même les plus machos fredonnent les refrains à l’eau de rose des salsas les plus romantiques. Géographiquement, on distingue plusieurs types de musique. Sur les côtes encore peuplées de Noirs, les tambores vous mettront en transe et vous feront tournoyer comme sous l’effet d’un envoûtement furieux. Dans les plaines, la musique des Llanos (contrapunteo ou l’entraînant joropó surtout, qui est la danse nationale) rythme la vie des fermiers, au son des maracas, cuatro (une petite guitare à quatre cordes), basse et harpe. Ses figures les plus éminentes, Simón Diaz ou le plus jeune (et plus soft) Reynaldo Armas, sont les ambassadeurs des llaneros, ces cow-boys vrais et forts comme le café, à la peau et au chapeau brûlés par le soleil. Ailleurs encore règnent la salsa (Willie Colon, Ruben Blades, Celia Cruz, Oscar D’Leon) et le merengue (Proyecto Uno, Los Ilegales), qui sont les musiques les plus populaires. Parfois, on a droit au reggae ravageur de Los Pericos ou Lebronch, et la nouvelle bombe qui a explosé dans le monde latino, le reggaeton, ce style ragga-cumbia-salsa avec des vocalises rap, est né dans le quartier qui a révélé au monde entier la salsa dans les années 1970. Parmi les groupes autochtones populaires, on peut compter sur le duo caraqueño de Doble Impacto, le soliste de Barquisimeto Mister Bryan. En 2012, les plus fameux sont Chino y Nacha et Oscarcito. A Caracas et dans les grandes villes, le rock'n'roll à son public, du rock classique des 80's avec Aditus, La Puta Electrica, au rock alternatif avec Zapato 3, La Vida Boheme, Caramelos de Cianuro et Los Mesoneros. Dans les discothèques, la probabilité d’avoir droit à quelques morceaux de techno est importante. Les DJ qui s’imposent sont : DJ Trujillo (Caracas), Jose Cabello (Cumaná), Leo, Stod, Nano et Oscar (Caracas). Les rappeurs ont aussi droit de « cité » : Cuarto Poder, Guerilla Seca avec Prieto, La Mente, Los Causa et DJ Trece ; une grosse scène rap appelée « Caracazo » a lieu chaque année. Au mois de décembre, un genre musical folklorique éclipse les autres : la gaita, originaire de Maracaïbo. Enfin Soledad Bravo, l'une des voix les plus célèbres d'Amérique latine, a émigré au Venezuela à l'âge de 7 ans. Connue depuis les années 1960, son répertoire mélange les genres : folklore, jazz, llanera et même la salsa. Elle a interprété la fameuse chanson du Che Hasta Siempre. Cuisine vénézuélienne
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    Cuisine vénézuélienne -L’art de préparer le steak de Macabi. © Laurent BOSCHERO Entrées et en-cas Arepas. Il s’agit du plat le plus représentatif du Venezuela, vendu dans des débits spécialisés : les areperas. Il s’agit d’une galette de maïs, fourrée de tous les ingrédients possibles et imaginables, mélangés ou non : fromage (queso blanco ou amarillo), jambon (jamón), thon (atún), viande en « mèches » façon ragoût (carne mechada), foie de poulet (hígado de pollo), poulpe (pulpo), et une trentaine d’autres ! L’arepa se mange chaude avec les doigts. Cachapas. Galettes de maïs épaisses et bourratives. Une spécialité des Andes.. Empanadas. A base de farine de maïs, ce beignet frit d’une quinzaine de centimètres est fourré le plus souvent de poulet (pollo), de carne mechada (viande de bœuf en lambeaux, façon ragoût), de fromage (queso) ou de bébé-requin (cazón).
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    Pasapalos. Ces amuse-gueules(omelettes, chorizo coupé en cubes ou petits beignets) sont servis dans les tascas (restaurants espagnols). Tostones. Ce sont des chips de banane plantain. Les fines rondelles du légume sont frites dans l’huile. Notez qu’il existe deux types de bananes au Venezuela : la banane fruit (cambur) que nous connaissons aussi sous nos froides latitudes, et la banane plantain ou banane légume. Plats traditionnels Hallacas. Servies dans des étuis en palme de bananier, les hallacas viendraient de l’époque des premiers esclaves qui confectionnaient un plat avec les restes que leurs maîtres leur donnaient à Noël. La pâte, élaborée à partir de farine de maïs blanc, est d’abord enrichie de beurre. Ensuite, des morceaux de pâte sont étalés sur les feuilles de bananiers lavées et découpées. Puis, on y dépose de la viande hachée de bœuf, de poulet, de porc ou de dinde ainsi que des olives, des oignons, voire du raisin et autres ingrédients déjà mélangés, dont l’ajout ou l’oubli fait la personnalité de l’hallaca. Pabellón criollo. LE véritable plat national, typique du dimanche et des soirs de fête, est constitué de plusieurs ingrédients : carne mechada, haricots noirs (caraotas), riz (arroz), une banane plantain frite (plátano), de petites arepas (arepitas), parfois un œuf (huevo) et un morceau d’avocat. Equilibré, copieux et peu onéreux, un plat très recommandé ! Boissons Café. Producteur d’un café excellent exporté depuis 1835 aux quatre coins du monde, le Venezuela en est aussi un grand consommateur. On le boit sous toutes les formes, du plus clair au plus foncé : guayoyo (quasiment de l’eau), café con leche (au lait), marrón, décliné encore en deux sous-groupes, claro (clair) ou oscuro (foncé) et enfin le café negro (noir). Chicha. Les Indiens Caraïbes la préparaient déjà. Cette bouillie de lait et de riz se boit frappée avec des glaçons et saupoudrée de cannelle. Une spécialité andine, que l’on trouve également au village de la Asunción sur l’île de Margarita. Frescolita. Cette boisson rouge orangé (que nous conseillons aux personnes sujettes à l’hypoglycémie) a le goût du parfait colorant sucré, dans la grande tradition du chewing-gum Malabar… ou de Novartis ! Les Vénézuéliens en raffolent mais nous vous défions d’aimer ! Cocada. Rafraîchissante et diaboliquement bonne. C’est un mélange de chair de noix de coco avec son jus, de sucre, de vanille et de glaçons ! Les meilleures se trouvent à Margarita sur le bord de la route entre La Asunción et Playa Parguito. Bière. Le Venezuela se « distingue » par sa consommation d’alcool, la plus importante du continent. Ils en sont très fiers et c’est une place qu’ils défendent avec succès depuis des années. Caracolant en tête, la bière Polar, appelée Polarcita, servie en bouteille (en botella : 22 centilitres ou plus rarement 33 centilitres – on commandera alors un tercio) ou en canette (lata). C’est LA meilleure bière du Venezuela, dit la publicité. Le Venezuela est un gros producteur de rhum brun (ron). L’usage le plus fréquent du rhum est de le prendre en apéritif. On peut y ajouter du coca mais selon la qualité nous vous conseillons de le savourer pur : dans ce cas oubliez même les glaçons et buvez très
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    lentement. Ils ne crachentpas non plus sur le whisky, considéré comme plus noble que le rhum. Ils en sont les plus grands consommateurs au monde ! Le vin vénézuélien. Autrefois petit consommateur de vin avec 1 % seulement du total des boissons alcoolisées consommées dans le pays dans les années 2000, la consommation de vin est depuis 2006 constante, phénomène de mode des telenovelas, mais aussi souci de l'élégance et du savoir-vivre à la française. Ce qui ramène les chiffres actuels à un demi- litre par personne par an, contre un litre de whisky et 65 litres de bières. Enfants du pays Hugo Rafaël Chávez Frías (1954-) L'actuel président de la République bolivarienne du Venezuela est incontestablement la personne la plus populaire du pays. Même au niveau international, le leader du parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) est régulièrement sous les feux de la rampe ; il est la bête noire des conservateurs de notre planète. Rómulo Gallegos (1884-1969) Non content d’avoir été un temps l’auteur le plus célèbre d’Amérique latine (ses romans Doña Barbara, Canaïma, etc., peignent dans un style unique la vie dans les Llanos et la savane), il devint président du Venezuela, en décembre 1947. Pastor Rafael Maldonado Motta (1985-) Figure désormais emblématique du sport de haut-niveau, il s'agit du seul Vénézuélien qui court actuellement en Formule 1. Chez Williams depuis 2011 au côté de Barrichello, ses résultats ne sont pas encore au rendez-vous mais il arrive assez régulièrement à atteindre la dernière partie des qualifications. Lors du dernier Grand Prix de Monaco il se retrouve à la sixième place et, proche de l'arrivée lorsqu'il se fait accrocher par Lewis Hamilton, il est contraint à l'abandon. Ivian Lunasol Sarcos Colmenares (1989-) Miss Venezuela 2011 est devenue la plus belle femme du monde en remportant également le prestigieux titre de Miss Monde, concours suivi dans 150 pays. 1m79, cheveux longs et brune aux yeux de jais, elle est considérée comme l'une des plus belles miss de l'histoire par les Vénézuéliens mais aussi par les spécialistes du concours. Issue d'une famille de 13 frères et sœurs, elle travaille dans une société audiovisuelle. Notre représentante française Clémence Oleksy n'a pas terminé dans le top 30 sur les 112 créatures présentées cette année-là à Londres.
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    CARACAS ET SESENVIRONS CARACAS ET SES ENVIRONS - Caracas
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    CARACAS ET SESENVIRONS - Vue de l'hôtel Continental Altamira Caracas. © Laurent BOSCHERO CARACAS
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    CARACAS - Caracas Caracasest le centre économique, administratif et financier du pays. C'est ici que siègent les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Les plus importantes institutions éducatives, comme l'université centrale du Venezuela (UCV), sont ici. La ville est attachante, le tout c'est d'y prendre ses marques ; tout d'abord sa situation est assez idyllique, dans une vallée ceinte de vertes collines au sud et du splendide parc national d'El Avila au nord, qui est une source d'oxygène pour les Caraqueños, se prêtant parfaitement aux excursions dominicales. Ensuite, le climat est agréable : un printemps permanent enveloppe cette ville perchée à 950 m d'altitude, où les chutes de pluie ne durent généralement pas et où le soleil règne la plupart du temps. Force est de reconnaître qu'un touriste débarquant à Caracas, bruyant et stressant, n'a généralement ni le temps, ni l'envie de faire cet effort. Ce qui est compréhensible étant donné que le Venezuela offre des attractions naturelles d'un autre acabit. CASA AMARILLA Face à la place Bolivar et la cathédrale. Entré libre de 9h à 12h30 et de 14h à 17h. Cette maison coloniale fut d’abord une prison royale. C’est ici qu’en 1819 s’est réuni le premier Conseil de Caracas. Cette réunion, qui marqua le début de l’indépendance du pays, était alors provoquée par l’invasion de l’Espagne par Napoléon. Les Caraqueños, rendus inquiets par la destitution de Fernand VII, se réunirent pour élire un gouvernement provisoire, sans même prévenir le capitaine général Emparán. Devant le refus d’Emparán de reconnaître une autorité autre que celle de Fernand VII, le Conseil,
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    appuyé par larue, se proclama Junte suprême. Le 19 avril, la junte rendit public le premier acte d’émancipation du Venezuela, confirmé le 5 juillet 1811 lors de la déclaration d’Indépendance. D’où vient la couleur jaune de ce monument ? D’aucuns prétendent qu’il fut peint en jaune par les autorités, au moment où il devint une résidence officielle, afin de faire oublier son sombre passé de prison. D’autres disent que pour fêter son élection à la présidence, Guzmán Blanco le fit badigeonner de jaune, la couleur du Partido Liberal. Quoi qu’il en soit, la Maison Jaune abrite aujourd’hui le ministère des Affaires étrangères. CASA NATAL DEL LIBERTADOR SIMÓN BOLÍVAR ✆ +58 212 541 2563, +58 212 545 7693 Entrée gratuite. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 16h, le week-end à partir de 10h. Située dans la dernière rue pavée de Caracas, cette maison fut construite en 1773, par Juan Vincente Bolívar, sur un domaine appartenant à sa famille depuis des générations. De son mariage avec María Concepción Palacios y Blancos naîtront deux filles et deux garçons. Le second d’entre eux, né le 24 juillet 1783, sera baptisé Simón. Le futur Libertador, orphelin à 9 ans, sera éduqué par le libre penseur et peu orthodoxe Simón Rodríguez. A 16 ans, Bolívar quitte Caracas pour parfaire son éducation en Espagne. Il y séjourne la dernière fois, en 1827, avant son départ pour la Colombie. Cette demeure coloniale reste incontournable même si, à force de séismes et de restaurations, elle a perdu de son cachet. Les meubles sont d’époque, mais à l’origine ils ne faisaient pas tous partie de la maison. De grands tableaux de Tito Salas retracent l’histoire d e l’Amérique et la vie héroïque du Libertador, depuis son mariage à Madrid en 1802 jusqu’au tremblement de terre de 1812. On notera l’exposition du cordon du Libertador, l’équivalent de la Légion d’honneur. Eh, oui ! Bolívar a longtemps admiré Napoléon, assistant même à son sacre à Notre-Dame. A gauche de la maison natale de Bolívar, se trouve le musée de… Bolívar. LA CASONA Avenue centrale entre Calles 1 et 2, Santa Cecilia ✆ +58 212 284 63 22 A cinq blocs, au nord du métro Dos Caminos. Visites organisées gratuites, mardi et mercredi à 9h30 et 14h30, sur rendez-vous seulement. Enfants à partir de 9 ans. Pas de photos et tenue correcte exigée. Demande par téléphone 10 jours avant la date prévue. Depuis 1964, cette ancienne hacienda de cacao et de café est la résidence obligée des présidents vénézuéliens. Une tradition qui n’a été respectée que par Raúl Leoni en 1966 et Carlos Andrés Pérez, en 1989. Chávez s’y est installé, mais se refuse à y faire des bacchanales et des parrillas sur le dos de son peuple, a-t-il annoncé. La visite parcourt la zone non habitée de cette gigantesque propriété, parmi les jardins et les œuvres de Michelena, Reverón ou Cabré. CATHÉDRALE DE CARACAS Plaza Bolivar
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    Ouverte du mardiau dimanche de 10h à 16h. Voilà moins de cinquante ans, son clocher de 33 m dominait encore la ville. Sortie de terre en 1665, elle est ornée depuis 1888 d’une horloge anglaise mais – chose unique à Caracas – sa façade n’a pas été modifiée depuis le début du XVIIIe siècle. A l’intérieur, le retable de saint Nicolás de Bari (1771) illustre à merveille la transition entre le rococo et le néoclassique. Le retable majeur, conçu en 1756 par J.-F. De León Quintana, ne peut qu’attirer l’œil avec ses 150 kg de dorure. On notera aussi la présence de chefs-d’œuvre tels que La Présentation de l’enfant au temple de Murillo, et La Résurrection de Rubens, offert à l’église par un amiral français qui, pris dans une tempête effroyable, promit d’en faire don s’il arrivait à La Guaira. Dans la chapelle de la Trinidad, reposent la femme et les parents du Libertador. Les cendres de ce dernier y furent également conservées, avant leur transfert au Panthéon. ÉGLISE SAN FRANCISCO Messe du lundi au vendredi à 6h, 7h, midi et 18h ; samedi à 6h30, 7h30, midi et 18h ; dimanche à partir de 7h et toutes les heures jusqu'à midi puis dernière représentation à 17h30. Bâtie à l’emplacement de la chapelle du couvent franciscain, détruite par le séisme de 1641, l’église San Francisco fut elle-même endommagée légèrement par le tremblement de terre qui ravagea la moitié de la ville en 1812. C’est dans ces murs qu’en 1813 se déroulèrent les cérémonies au cours desquelles Bolívar reçut le titre de Libertador. C’est également ici qu’un an plus tard le leader du mouvement indépendantiste regroupa les chefs de famille, avant l’exode vers l’est provoqué par l’approche des troupes du royaliste et sanguinaire Boves. C’est encore à San Francisco que, le 17 décembre 1842, furent déposées les cendres du héros national mort à Santa Marta et que fut célébrée solennellement une messe funèbre en sa mémoire. Si l’on peut regretter que la façade ait été modifiée à la fin du XIXe siècle, sous Guzmán Blanco, pour « répondre » architecturalement au Capitole, l’intérieur et ses trésors sont restés intacts, comme le retable rococo de l’Enfant Jésus, ou celui, plus sobre, de la Vierge, œuvre de José Miguel de Arteaga. GALERIA DE ARTE NACIONAL Avenida México La Candelaria ✆ +58 212 576 87 07, +58 212 808 96 15 www.fmn.gob.ve Entre les stations de métro Bellas Artes et Parque Carabobo. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h et le week-end de 10h à 17h. Entrée libre. La galerie, inaugurée en 1938, a débuté ses fonctions dans un édifice néoclassique dessiné par le grand architecte local Carlos Raul Villanueva. Depuis 2009, elle a déménagé entre les avenues Mexico et Bolivar pour renforcer le nouveau centre culturel cher au président Chávez. Dessinée par Carlos Gomez de Llerena, la galerie propose trois niveaux sur une superficie totale de 30 000 m2 et abrite une collection permanente de plus de 6 000
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    œuvres vénézuéliennes quicouvrent les quatre siècles d’histoire et une grande quantité de mouvements artistiques représentés par la période préhispanique, les portraitistes de la période coloniale, les représentants de la peinture académique du XIXe, les membres du cercle de Bellas Artes et une grande quantité d’artistes contemporains. Des travaux de recherche historique sur l’art vénézuélien sont organisés ici à travers le centre d'information et de documentation national des arts plastiques. Vous trouverez également une librairie et une boutique. JARDÍN BOTÁNICO Plaza Venezuela. Avenida Salvador Allende, entrée Tamanaco de la UCV (Université centrale) ✆ +58 212 605 39 96, Denise le Chapois + 58 212 605 39 75, +58 212 662 85 66 www.fibv.org.ve Métro Plaza-Venezuela ou Ciudad-Universitaria. Ouvert tous les jours sauf le lundi de 8h30 à 16h30. Participation symbolique pour entrer. Ce jardin d'une superficie de 70 ha est intégré dans la cité universitaire de Caracas, inscrite au patrimoine culturel de l'humanité depuis 2000 par l'Unesco. Ces terres furent autrefois administrées par l’Hacienda Ibarra qui cultive au début du XXe siècle la canne à sucre. Le jardin est créé en 1944 par le docteur et botaniste Tobías Lasser en collaboration avec un horticulteur Augusto Braun. Il a ouvert ses portes en 1958. Aujourd’hui, la végétation vient de tout horizon (nationaux comme internationaux). Plus de 100 espèces de palmiers, un arboretum où poussent des milliers d'arbres à différents stades d’évolution, 4 serres pour les orchidées, broméliacées et des plantes grasses. L’Institut botanique qui se trouve à l’intérieur du jardin possède un laboratoire, une bibliothèque et plus de 100 000 plantes vénézuéliennes séchées, pressées et identifiées. Le seul problème réside dans le fait que la plupart des installations restent privées : vous pourrez seulement voir en tant que public la collection d’orchidées. Un havre de paix au milieu de la ville et du trafic. De nombreux étudiants viennent y potasser leurs cours à l’ombre des palmiers. Si vous ignoriez que les arbres perdent leurs feuilles durant les périodes sèches pour conserver l’eau, et qu’au contraire ils se remplissent de feuilles lors des périodes humides pour capter l’énergie solaire, alors peut- être devriez-vous vous joindre aux étudiants vénézuéliens ! MINISTERIO DEL TURISMO Complejo MINTUR Avenida Francisco de Miranda avec Avenida Principal de La Floresta. ✆ +58 212 208 46 51, +58 212 208 46 52 www.mintur.gob.ve Ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h30 et de 14h à 17h. En 1999, le nouveau gouvernement a destitué l’ancien organisme Corpoturismo. En février 2005, le vice-ministère du Tourisme a donné sa place à un vrai ministère responsable de la promotion du tourisme, constitué de trois directions : la Direction générale de politique touristique, de promotion et de développement. Pour vous, c’est à la première direction que
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    les informations vousseront données. De ravissantes jeunes filles vous accueillent chaleureusement ; on peut y recevoir diverses cartes de Caracas, mais aussi de jolies brochures (en espagnol, anglais ou allemand et avec un peu de chance en français) présentant les principaux sites intéressants du pays, avec de bonnes cartes en prime. MUSEO BOLIVARIANO Avenida Sur 1, parroquia catedral. ✆ +58 212 545 9828, +58 212 545 9829 Dans la rue située de San Jacinto à Traposos. Entrée gratuite. Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 16h, samedi et dimanche de 10h à 16h. Ce bâtiment post-colonial abrite, outre des objets personnels de Bolívar et de sa famille, les armes des familles fondatrices de Caracas. Vous y apprendrez tout sur le Libertador : son arbre généalogique, ses lettres, ses victoires militaires… On notera, à ce propos, la présence du journal Correo del Orinoco qui retrace, notamment en français, la légendaire bataille de Carabobo (24 juin 1821). Celle-ci, rappelons-le, scella la véritable indépendance du pays. Pour une fois, la collection est bien mise en valeur, grâce à des bornes explicatives qui guident les visites. MUSEO DE ARTE COLONIAL San Bernardino Avenue Panteón, Quinta Anauco. ✆ +58 212 551 8 190, +58 212 551 86 50 www.quintadeanauco.org.ve artecolonialanauco@cantv.net Métro Bellas Artes puis métrobus Ruta 421, en direction de San Bernardino. Visites guidées (en espagnol) toutes les 30 minutes, du mardi au vendredi, de 9h à 11h30 ; samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 16h30. Depuis 1961, le musée se trouve dans la maison la plus ancienne de la ville construite en 1632. Il s'agit de la Quinta Anauco. La demeure possède des beaux jardins, un petit théâtre et un amphithéâtre de style grec. La maison coloniale, efficacement restaurée, est un peu à l’écart des lieux touristiques. Construite en 1797, elle est composée d’un corps central (avec un joli patio), de corridors intérieurs et extérieurs, d’une porte cochère à l’entrée et d’un pavillon à deux étages. Son cadre agréable et ses visites bien organisées nous font découvrir l’artisanat, le mobilier et la façon de vivre à l’époque de Bolívar. Parfois, dans la chapelle dotée d’une excellente acoustique, se déroulent des concerts à des prix économiques. Le musée est administré par l'Association vénézuélienne des amis de l'art colonial. MUSEO DE ARTE CONTEMPORÁNEO Parque Central Zona Cultural. Nivel Lecuna ✆ +58 212 573 82 89, +58 212 573 00 75 Ouvert du lundi au samedi de 9h à 19h et dimanche et jours fériés de 9h à 17h. Gratuit. Pour les enfants : des ateliers de création plastique et artistique sont mis en place
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    pendant les vacances.Pour 140 BsF, votre bambin peut partager une demi-journée ou plus avec des petits Vénézuéliens : une expérience enrichissante sans aucun doute. Le gouvernement vénézuélien a éliminé le nom de Sofia Imber du musée après que la fondatrice a accusé le président Chávez d'avoir tenu des propos antisémites. A l'intérieur, on peut difficilement proposer une meilleure collection d’art contemporain. Les 5 étages de galeries de ce musée moderne accueillent des œuvres d’artistes de premier rang, tels Soto, Miró, Chagall, Matisse, Braque, Calder, Léger, Dubuffet, Segal, Carlos Cruz Diez, Picasso (très belle collection de gravures et dessins) et autres Botero… Depuis 2005, cette collection fait partie de la Fondation des musées nationaux. Au total, pas moins de 13 salles d'exposition. Les salles 1 à 8 proposent des expositions temporaires. La salle 9 est dédiée à l'art digital et aux multimédias ; la salle 10 exhibe les collections des grands maîtres ; une autre salle est entièrement dédiée à Picasso. Régulièrement, ce musée organise aussi des conférences et dispose d'une bibliothèque d'art. L'un des meilleurs musées d'Art contemporain d'Amérique latine. A voir absolument. MUSEO DE BELLAS ARTES Parque Los Caobos Plaza de los Museos ✆ +58 212 578 02 75, +58 212 573 00 75 www.fmn.gob.ve Métro Bellas Artes. Ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 16h ; samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 17h. Entrée libre. Téléphoner pour prévoir une visite guidée. En 1938, l’architecte Carlos Raúl Villanueva y pose sa touche néoclassique. En 1976, le musée est déplacé dans une nouvelle construction verticale située dans le secteur est du jardin. Cette dernière est réalisée par le même Villanueva. Cette année-là, l'immeuble original est cédé temporairement au musée des Beaux-Arts, qui depuis l'occupe toujours. Le plus vieux musée d’Art du pays est le seul également qui analyse l’art dans sa globalité. Composé de 5 étages et de 6 salles destinées aux expositions temporaires (nationales comme étrangères), il se termine sur une terrasse où l'on domine un large panorama. La grande collection qui compose ce musée couvre 6 catégories réparties sur cinq niveaux : art européen, contemporain, chinois, égyptien, latino-américain et cubisme. Le visiteur traverse donc le temps à partir de 2 400 ans av. J.-C. (pièces d'Egypte) au XXe (cubisme et ère des multimédias actuels). La collection « Obras sobre papel » (œuvres sur papier) présente plus de 600 dessins réalisés par des artistes allant du XVIe au XVIIIe, Eugène Biel Bienne, Camille Pissarro et même des contemporains tels que Juan Calzadilla, José Bedia et Mira Schendel. Mais aussi une myriade de lithographies, sérigraphies et gravures de maîtres comme Durero, Cranach, Piranesi, Goya, Picasso, Cézanne, Toulouse-Lautrec, Warhol, Luis Guevara Moreno, Edgar Sánchez et Luisa Richter. Dans le jardin des sculptures, on trouve des œuvres de grands maîtres comme Alexander Calder, Jacques Lipchitz, Alejandro Otero et Sergio Camargo, entre autres. Dans le hall principal : une exposition permanente de l'artiste conceptuel nord-américain Joseph Kosuth. Le musée compte avec une bibliothèque d’art, un centre de documentation et une salle audiovisuelle. Il
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    organise des activitésculturelles, spectacles de danse et de théâtre, ateliers, concerts et cours d’art. MUSEO DE CIENCIAS Parque Central. Zona Cultural. Sotano 1. ✆ +58 212 577 50 92, +58 212 577 75 54 www.fmn.gob.ve Ouvert en semaine de 9h à 17h et le week-end de 10h30 à 18h. Un tour guidé (en français) est possible, mais il faut réserver une semaine à l’avance. Cet édifice néoclassique décoré avec des reliefs et sculptures de Francisco Narvaez vous offre une intéressante expo sur la flore et la faune africaine et sud-américaine, mais également des témoignages sur ce que fut la vie des indigènes. Un musée qui donne, en espagnol seulement, d’intéressantes informations. Au total, pas moins de 11 collections d’objets et d’animaux. Des têtes humaines réduites, des figures préhispaniques comme la Vénus de Tacarigua, symbole de fertilité humaine et terrestre, des fossiles de plantes, etc. Les amateurs de serpents peuvent y voir les vénéneux de ce continent. Il reçoit également à intervalles réguliers des expositions temporaires d’excellent niveau qui captivent géographes, ethnologues, biologistes et bien d’autres encore. PALAIS DE MIRAFLORES Visite interdite, mais on peut tenter sa chance, en demandant un rendez-vous par écrit. Déposez votre requête 10 jours à l’avance, au 1er étage de l’immeuble administratif du palais, adressée au « Señor Director, Dirección general seccional de Relaciones Presidenciales » . La lettre doit comporter votre nom, votre numéro de passeport et la date de rendez-vous souhaitée. Commandé dans les années 1880 par le président Joaquín Crespo, le palais de Miraflores n’a été achevé qu’après sa mort au combat, en 1898. Située à l’époque au milieu d’une prairie, c’était la demeure la plus vaste, la plus majestueuse et la plus fastueuse du pays. Ses murs renforcés de lamelles métalliques la rendaient résistante aux secousses sismiques. L’intérieur comme l’extérieur du palais étaient décorés de motifs aux initiales J & C entrelacées, en hommage au président Joaquín Crespo et à sa femme Jacinta. A présent, meubles français et italiens, toiles de maîtres vénézuéliens (Michalena, Salas, Mendoza et Tovar y Tovar) ornent le bureau officiel des présidents, installés dans ces murs depuis 1911. PALAIS DES ACADÉMIES A gauche en sortant de l’église San Francisco Ouvert du lundi au vendredi de 9h à midi et de 14h30 à 17h. Cet ancien couvent franciscain, dont San Francisco était la chapelle majeure, abrita jusqu’en 1953 le siège des Académies de Caracas. Allez faire un tour à l’Académie d’histoire où la bibliothèque de Miranda possède quelques livres français. PANTHÉON NATIONAL Plaza Panteón
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    Avenida Norte avecavenida Panteón Entre le tribunal de justice et la bibliothèque publique nationale. Entrée libre. Ouvert du mardi au dimanche de 9h à midi et de 13h30 à 16h30. Visite organisée sur demande. Le bâtiment du Panthéon est une ancienne église qui, jadis, vit le baptême de Bolívar. Lors du séisme de 1812, l’une des colonnes de l’église, roulant jusqu’à l’actuelle place Bolívar, détruisit la potence où fut pendu l’indépendantiste España. En 1875, après avoir ordonné la restauration de l’église, Guzmán Blanco décida d’en faire le Panthéon national. Depuis 1876, le Panthéon abrite les cendres du Libertador, gardées par des soldats, ainsi que les restes de ses trois aides de camp, de son secrétaire, du père du président Blanco et de son tuteur, Simón Rodríguez. Y aller pour la relève de la garde, juste avant midi. Parmi les 138 éminents personnages qui reposent en ces lieux, se trouvent deux femmes : la pianiste Teresa Carreño et l’indépendantiste Luisa Cáceres de Arismendi. Deux tombeaux restent vides, celui de Francisco de Miranda, mort dans une prison de Cadix, en Espagne, et jeté dans une fosse commune, et celui du maréchal Antonio José de Sucre, enterré dans la cathédrale de Quito, en Equateur. En plus de représenter le mausolée de la patrie, le Panthéon contient d’importantes œuvres d’art et une incroyable collection de cristal de Baccarat. PARQUE DEL ESTE – MIRANDA Avenida Francisco de Miranda ✆ +58 212 273 28 64, +58 212 273 65 66, +58 212 284 62 66 Métro Miranda. Juste à la sortie. Ouvert du mardi au dimanche de 5h à 17h, le lundi de 5h à 9h. La biliothèque quant à elle est ouverte du mardi au samedi de 9h à 16h45. Le Parque Generalísimo Francisco de Miranda est le plus grand espace vert de la ville avec ses 75 hectares après El Avila bien sûr. Inauguré en 1961 par Rómulo Betancourt, il a été dessiné par le fameux architecte paysagiste brésilien Roberto Burle Marx. Les fins de semaine, cet espace vert est le rendez-vous classique des Caraqueños qui y viennent en famille. Ce parc très, très vivant – où l’on côtoie iguanes, tortues, serpents, perroquets et roseaux géants, offre un excellent but de promenade. Un petit zoo où l'on peut apercevoir des caïmans de l'Orénoque et quelques singes. Ne ratez pas le terrarium, surtout. On peut éviter d’aller s’endormir au planétarium Humboldt, de bien piètre qualité (séances à 15h le samedi et toutes les heures le dimanche, de 14h à 17h), à moins de vouloir y admirer la reconstitution du ciel de Caracas, invisible la nuit à cause de la pollution. En 2011, le gouvernement y a fait construire une réplique du Leander, le bateau avec lequel Francisco de Miranda débarqua à la Vela de Coro. C’est sur ce site privilégié pour une capitale que les élèves du Lycée français viennent passer l’épreuve du bac en endurance (pauvres choux !). PLACE BOLÍVAR C’est à partir de cette ex-place d’armes (plaza de Armas) que s’est développée Caracas, fondée par Diego de Losada. Autour de la place étaient représentés les pouvoirs publics civil, militaire et religieux, ce dont témoignent encore les bâtiments actuels qui la cernent :
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    palais municipal etgouvernemental, cathédrale et prison (Casa Amarilla) entourent la place. En 1799, cette place a vu la pendaison d’España, l’un des premiers indépendantistes. Juste retour des choses, c’est aussi là qu’en 1811 fut lue la déclaration d’Indépendance. En 1883, après la démolition de son marché, la place fut rebaptisée du nom de Bolívar. Elle fut ensuite ornée de bancs et d’arbres, puis complétée par Guzmán de lampes et d’un kiosque, à la mode parisienne de l’époque. Aujourd’hui encore, des concerts y sont donnés le samedi et dimanche à 11h et le jeudi à 16h. Les plus observateurs auront remarqué la présence de nombreux oiseaux, et même d'écureuils noirs, dans les arbres ! En 1874, la place s’enrichit d’une statue du Libertador, récupérée dans les profondeurs de Los Roques où elle avait sombré avec le bateau qui la ramenait d’Europe. Le socle de cette statue de Tadolini contient des documents et des journaux relatifs à l’Indépendance. SANTA CAPILLA La Sainte-Chapelle a été construite en 1883, sur le modèle de celle de Paris. Grand admirateur de la capitale française, Guzmán Blanco la fit bâtir en trois mois pour remplacer les chapelles détruites par les tremblements de terre de 1641 et 1812. La plus ancienne, celle de San Sebastian, où fut dite la première messe de Caracas, datait de la fondation de la ville, en 1567. Elle avait été commandée par Don Diego de Losada pour remercier le saint d’avoir sauvé la ville des attaques indiennes. La Sainte-Chapelle fut restaurée en 1921, après le séisme de 1900. EL HATILLO A l’origine, la zone est peuplée par les Indiens mariches. Ces derniers luttent avec audace et courage contre les conquistadores sous le commandement des caciques Aricabacuto et Tapiaracay, qui sont eux-mêmes commandés par le grand cacique Tamanaco. En 1752, débarque Don Baltasar de León García. Il fait construire une chapelle de terre couverte d’un toit de feuilles de palmier, connue aujourd’hui comme la Capelle d’El Calvario. Don Baltasar lutte à cette époque pour faire d’El Hatillo un village indépendant de Baruta. Son épouse, Ana Francisca Pérez García, aide alors beaucoup les enfants, les personnes âgées, les malades et les nécessiteux. Elle offre de grandes quantités d’argent pour la construction d’un hôpital à Petare à la suite du terrible tremblement de terre de 1812. Un hôpital porte son nom : Hospital Pérez de León de Petare. Ce petit village colonial, à 15 km du centre de Caracas, est désormais une destination courue le week-end. Malgré sa grande proximité avec la mégalopole, le village a gardé son rythme paisible. Le mieux est de commencer la balade à partir de la place Bolívar. Son église, construite en 1784, donne une meilleure impression de l’extérieur, depuis qu’elle a été restaurée. On appréciera le charme désuet des maisons coloniales à l’architecture classée, les couleurs tranquilles, les fleurs, les sourires décontractés… Une escapade charmantissime dans ce qui est l’une des plus belles « villes » du pays. Les possibilités de shopping – comme le spécialiste des céramiques Barro y Fuego (calle C) – sont excellentes (quoique pas bon marché) alors que cafés et restaurants sont légion et souvent très bons. Juste à côté se trouve le quartier de
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    La Lagunita, oùles splendides villas semblent indiquer un statut social plus élevé que la moyenne… Dernièrement, El Hatillo s'est habillé de centres commerciaux grands formats. Excentrée de la partie coloniale (qui s'en plaindra), la ville vous permet de combiner désormais balade à l'ancienne et shopping d'aujourd'hui. ÉGLISE ORTHODOXE ROUMAINE SANTA ELENA Y CONSTANTINO Av. Sur, après le centro empresarial Lagunita Cette église originale (c’est le moins qu’on puisse dire…) est construite tout en bois. Seuls quelques clous ont été employés pour fixer la toiture. Il est possible de la visiter, ce qui vous permettra de découvrir sa superbe décoration intérieure (peintures murales). Pour cela, adressez-vous à Armando, dit El Llanero, qui vous expliquera avec plaisir toutes les étapes et les secrets de sa construction. S’il n’est pas sur les lieux, il ne se trouve jamais très loin… Le contacter au tél : +58 414 278 21 19. L’office a lieu le dimanche de 11h à 13h. MUNICIPIO EL HATILLO www.une.edu.ve/hatillo Ce site, superbement réalisé, traite de la culture, des traditions et de l’histoire du village. PARQUE NACIONAL WARAIRA REPANO (EX- PARQUE NACIONAL EL ÁVILA) Les Indiens caraïbes donnèrent aux lieux le nom de Waraira-Repano ( « grande chaîne de montagne » ). Décrété parc national en 1958, El Ávila (du nom du sous-lieutenant Gabriel de Avila, l’un des fondateurs de Caracas) couvre 85 192 ha. Par un décret de mai 2011, le gouvernement de Chávez a rebaptisé le parc en Parque Nacional Waraira Repano. Il y a seulement 140 millions d’années, la mer recouvrait 60 % du territoire. Les Andes et la cordillère de la côte n’existaient pas encore. Bien plus tard, des particules de roche du massif guyanais formèrent une masse dans l’actuel nord du pays. Deux plaques – la continentale sud-américaine et celle des Caraïbes – alors en contact s’opposèrent. Dans une période géologique récente (Eocène : 40 millions d’années), la plaque des Caraïbes s’enfonça sous la plaque continentale. Cette dernière forma la cordillère. Le parc national est situé au centre de la région montagneuse, sur la Cordillera de la Costa. La température à l’aube du troisième millénaire y varie de 5 ° à 30 °C selon l’altitude (jusqu’à 0 °C au pic Naiguatá, à 2 765 m). Des conquistadors aux pirates, en passant par les paysans et plus tard les naturalistes et géographes, chacun y chercha son trésor. Une face nord qui veille sur Caracas et une face sud qui s’ouvre aux Caraïbes, El Ávila est le poumon de la capitale. Il offre l’évasion des Andes tout près de Caracas. Au pied du pic Naiguatá, on passe des forêts de cactus à la forêt tropicale en traversant des vallées et des forêts embrumées. Les arbres copey, l’arbre national « araguaney » , le bucare et ses splendides fleurs orange, Indio desnudo à la douce peau rouge, etc. On peut aussi découvrir une importante faune : les moins sauvages sont les écureuils et les oiseaux « querrequerres » . Les singes comme les « alouates » sont nombreux. On y aurait même
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    aperçu des ocelotset des tatous. Et bien que le parc ne soit pas une vraie réserve animalière, il est conseillé de ne pas sortir des sentiers battus (serpents venimeux, pumas, jaguars, etc.) : des vols ont été enregistrés. Toujours dans le parc, des ruines d’haciendas et de forts attendent les plus courageux. Celui qui souhaite pénétrer les 85 000 ha du parc est prié de demander l'autorisation à Inparques GALIPÁN Depuis le haut du téléphérique, des 4x4 vous descendent jusqu’au village de Galipán. Les premiers habitants (XVIIIe siècle) vinrent des îles Canaries pour cultiver le café et les fruits. La tradition se maintient, mais aujourd’hui ce sont les fraises, les mûres et les fleurs qui les ont remplacés. Comme aux Castillos sur les bords du fleuve de l’Orénoque, on retrouve également des immenses champs d’eucalyptus. C’est un des lieux de sortie dominicale des Caraqueños, réputé également pour ses très bons restaurants (à San Bernardino, derrière le barrio Cotiza, avant le port de La Boyaca). Cela change de l’ambiance de la grande ville et, lorsque le ciel est dégagé, la vue sur la capitale est remarquable. L’arrivée tardive des vols venant d’Europe incite les voyageurs à passer une nuit sur Caracas. Si vous êtes allergique aux villes, Galipán peut être une alternative fraîche, pratique et agréable (vue lointaine sur la mer). Dans ce cas, prévoyez de réserver le transfert depuis l’aéroport avec une des posadas mentionnées ci-dessous ou par le biais de votre agence réceptive. MUSÉE D'ART ÉCOLOGIQUE JARDIN DE LAS PIEDRAS MARINAS SOÑADORAS A 4 km de Macuto. San José de Galipán. Avenida principal de Macuto. ✆ +58 416 628 88 74, +58 416 720 56 53 www.galipan.net/museo/index.php urru@urru.org En venant de Macuto, compter 15 minutes en 4x4 et 1 heure 45 à pied. Ouvert de 9h à 18h le week-end et en semaine sur réservation. Littéralement « Jardin des pierres marines rêveuses » . Ambiance mystique dans ce parc créé par Gonzalo Barrios Pérez, un amoureux de la nature, qui définit son œuvre comme le premier musée d’Art écologique du monde. Trois étapes permettent de développer la sensibilité du public aux énergies naturelles des pierres. Pour cela, certaines règles sont à respecter : Les hommes doivent venir accompagnés d’une dame, car le jardin voue un culte à la femme. Entrer pieds nus pour être en contact direct avec la nature. Ne pas porter de montre car le musée se veut hors du temps.
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    LOS ROQUES -Welcome to the paradise – Los Roques. © Laurent BOSCHERO Cet archipel est situé à 80 miles (166 km) au nord du port de La Guaira entre les 11°48' et 11°58' de latitude nord et 66°32' et 66°52' de longitude ouest. Au centre de cet archipel de 221 120 ha (mesurant 24,6 km du nord au sud avec une longitude totale de 36 km), se trouve un immense lagon d'environ 400 km2 qu'encerclent 42 îlots et environ 250 bancs de sable, récifs coralliens et sédiments calcaires qui surgissent à marée basse. Vers le nord-est, Gran Roque avec ses petites maisons collées les unes aux autres autrefois propriété des pêcheurs. L'archipel est protégé par deux barrières de corail, une à l'est de 24 km de longitude en direction du nord au sud et une autre de 32 km d'est en ouest. L'archipel de Los Roques remporte tous les suffrages, tant auprès des Vénézuéliens que des étrangers de passage. Tous s'accordent à reconnaître l'exceptionnelle transparence de ses eaux, la variété de sa vie sous-marine, ainsi que la blancheur aveuglante de ses petites plages de sable fin qui contraste avec les nuances azurées et turquoise qui les enveloppent, rivalisant facilement avec d'autres îles des Petites Antilles.
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    GRAN ROQUE GRAN ROQUE- Gran Roque Après avoir survolé plusieurs des îlots composant l'une des plus belles barrières de corail du monde (si le temps le permet, placez-vous près du hublot et gardez avec vous votre appareil photo, sinon vous le regretterez !), vous atterrissez sur la mini-piste de l'aéroport de Gran Roque : l'île principale de l'archipel. Descendu de l'avion, tout visiteur doit s'acquitter d'une taxe de 152 Bs.F – elle est gratuite pour les moins de 4 ans – destinée à la maintenance du parc. Vous entrez en effet dans un parc national, veillez donc à respecter les lieux et à ne pas laisser derrière vous des détritus. Comme dans tous les parcs du Venezuela, il est formellement interdit d'emporter des « souvenirs » (sable, coquillages…). On ne peut pas dire que Gran Roque brille par son unité de style, alors retenons le meilleur : ses rues en sable, ses maisons colorées et les bateaux de pêcheurs qui se tiennent chaud sur la plage ! Un peu endormi la journée, le pittoresque village se réveille toutefois le soir, parfois, lorsque s'improvise un concert ou une petite fête sur la place centrale (Bolívar). Il est alors temps de déguster une larme de rhum local, puis de parfaire vos pas de salsa en compagnie des locaux. ÉGLISE DE LOS ROQUES Restaurée depuis peu, elle est très particulière. Tout d’abord par son architecture. Les larges battants en bois qui constituent ses parois latérales sont, par un système de bascules, ouverts toute la journée ; ce qui réduit presque la construction à un simple toit,
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    créant ainsi unespace accueillant et ouvert sur l’extérieur, contrairement à la majorité des églises. Elle est ouverte 24h/24 ! Autre fait particulier, l’entrée est située sur la plage… Si vous rêvez de vous marier sous les cocotiers, renseignez-vous auprès du prêtre de la localité… PHARE Monter très tôt le matin ou le soir, pour admirer de magnifiques levers et couchers de soleil. Un vieux phare hollandais, d’où vous avez une très jolie vue, domine le village. Conseil : éviter les sandales. Pour rejoindre l’autre phare (celui qui fonctionne), continuer après Inparques. Compter 2 heures de marche. Sur le chemin, vous rencontrerez la fameuse pierre verte riche en phosphate que les Allemands venaient chercher en 1930. FRANCISQUÍ Ne manquez pas de plonger dans La Piscina (entre Francisquí Medio et Francisquí Abajo), une sorte de piscine naturelle aux allures d’aquarium, disent certains, tant sa faune est censée y être généreuse. Si vous êtes plus aventureux, tentez de passer la barrière de corail, qui se trouve à quelques centaines de mètres du restaurant. Les fonds sont beaucoup plus beaux que dans la piscine, mais faites attention aux vagues qui se brisent sur le récif à fleur d’eau, aux coraux de feu et aux barracudas… L’endroit est propice aux sports aquatiques (windsurf, kayak, kite). MADRISQUÍ A 10 minutes de Gran Roque, cette île est la plus visitée en raison de sa proximité. Ses maisons sont antérieures au classement de Los Roques comme parc national et appartiennent aux familles les plus riches du Venezuela. La majorité des coraux sont morts – donc pas génial. La profondeur se situe entre 3 et 12 m. On observe des éponges, des anémones et des crevettes. Bien pour plonger en apnée. CAYO PIRATA Une petite balade de 10 minutes depuis Madrisqui vous permet d’y accéder. Son intérêt réside en son restaurant : El Rancho de la langosta. Autre point intéressant pour les campeurs : ils peuvent y rester la nuit, mais il faut attendre le lendemain matin pour l’ouverture de l’établissement. Pensez à emporter de l’eau et quelque chose à grignoter. RASQUÍ
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    A 5 minutesde navigation de Gran Roque, la posada Acquamarina possède sur ce cayo le Rasqui Island Chalet énergie solaire, réservoir d’eau douce pour passer un moment très agréable… CRASQUÍ A 30 minutes de Gran Roque. Montagnes de coquillages (botutos) . Les Indiens avaient l’habitude de ne pas rejeter à la mer les coquilles des animaux qu’ils mangeaient, ce qui donne à présent de petites dunes qui deviendront rapidement du sable. Ici, c’est le petit resto de fruits de mer tenu par Mano Andrès et Juanita qui reçoit tous les suffrages. CAYENERO A 25 minutes de Crasquí. Huit personnes vivent sur cet îlot. Ce fut le paradis du regretté défunt Ezequiel, un personnage attachant. A 70 ans, ce prince des Caraïbes qui adorait les Français pouvait vous préparer dans son « Rancho de Amor » une langouste pas cher. On peut toujours plonger près de la barrière de corail sur la côte nord, mais il faut demander aux autochtones si le courant n’est pas dangereux : « ¿ Perdona, dime si la corriente esta fuerte hoy ? » FERNANDO C’est la plus importante ranchería de pêcheurs de langoustes du parc national où vivent jusqu’à 50 personnes pendant la période de pêche. Après, quelques-uns restent pêcher le requin (palangre). Sur ce cayo, on peut apercevoir les montagnes couvertes de palétuviers les plus hautes du parc : conchas de botuto. DOS MOSQUISES SUR Située dans la Zone primitive marine, cette île abrite une station de biologie marine privée, installée depuis 1963 et gérée par la Fundación Científica Los Roques de Caracas, qui s’est fixé pour but de protéger les tortues du commerce et de la capture. ESTACIÓN DE BIOLOGÍA MARINA ✆ +58 212 261 34 61 www.fundacionlosroques.org fclr.dosmosquises@gmail.com Dépend de la fondation scientifique Los Roques. La station a déjà libéré plus de 13 000 spécimens de tortues. Sur les 6 espèces présentes aux Caraïbes, 4 vivent ici : la tortue verte (Chelonia mydas), la tortue marine cabezón ou caguama (Carett), la tortue luth
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    (Dermochelys coriacea) etla tortue à écaille ou imbriquée (Eretmochelys imbricata). En 1976, la fondation a initié un programme basé sur l'élevage des tortues marines. En 2001, une nouvelle phase est amorcée avec le programme de conservation globale et de développement pour le rétablissement des populations dans l'archipel.
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    LA CÔTE CENTRALE LACÔTE CENTRALE - La Côte centrale
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    LA CÔTE CENTRALE- Plage de Chuao, un petit air de Río. © Laurent BOSCHERO A l'ouest de Caracas, la région centrale, agricole et verte, suit la cordillère de la Costa, en déployant ses vallées, ses forêts et ses plages. Que ce soit l'étrange colonia Tovar nichée dans les montagnes, l'hacienda de la famille Bolívar, l'incontournable parc national Henri- Pittier (forêt et plages), voire le port de Puerto Cabello, cette région, très facilement accessible de Caracas, ne pourra que vous enchanter. Avant la fin du millénaire, la région côtière était prise d'assaut le week-end par les plagistes de Caracas, ce qui a changé un sombre jour de décembre… Il s'agit en effet aussi de la partie du pays – l'Etat de Vargas – (à l'est) qui a été dévastée, le 15 décembre 1999. En pleine saison sèche, toute la région du littoral (la partie coincée entre El Avila au sud et la mer des Caraïbes au nord) a vu, durant tout le mois de décembre, une forte pluie tomber sur la région de manière constante. Et, au beau milieu du mois, ce qui devait arriver arriva : des pans entiers du parc d'El Avila s'effondrèrent, provoquant d'immenses coulées de boue qui s'engouffrèrent implacablement dans les quebradas, charriant des arbres entiers, des rochers, etc. L'irrésistible force de la nature, furieuse, rappela alors au monde entier stupéfait et scotché devant leur téléviseur la
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    nécessité de protégerles sols de l'érosion et des constructions sauvages. Des mètres de boue entrèrent la nuit dans La Guaira, arrachant les ponts, emportant les maisons, enterrant les voitures… et les habitants. Une catastrophe naturelle d'une ampleur inégalée dans l'histoire de l'Amérique latine, causant la mort – bien que ces chiffres soient difficilement vérifiables à cause du grand nombre d'habitants illégaux ou non recensés – d'environ 50 000 personnes et en en jetant plus de 200 000 dans la rue. COLONIA TOVAR En allant vers l'ouest à la sortie de Caracas, on traverse le parc national Macarao pour se retrouver 60 km plus loin dans cet endroit charmant et assez surprenant. La naissance de la colonia Tovar date du début du XIXe siècle, lorsque le Venezuela, épuisé par la guerre d’Indépendance (117 000 morts), ouvre ses frontières pour repeupler ses campagnes. De passage à Paris, Codazzi, naturaliste de renom installé au Venezuela, prend l’initiative d’y faire venir des paysans allemands de Kaiserstuhl, dans la Forêt-Noire. C’est ainsi que le 11 janvier 1843, 145 hommes, 96 femmes et 117 enfants embarquent au Havre, sur le bateau français Clémentine. La variole en tue 70 durant la traversée… Les colons débarquent avec un prêtre, un brasseur, un maître d’école, des arbres fruitiers et, entre autres, un stradivarius pour le président Páez ! On leur doit la première brasserie du pays. Enfin, sachez qu’il n’y a pas si longtemps les mariages étaient interdits avec les personnes étrangères à la colonie. La visite de ce drôle de village, à 60 km (une bonne heure de route) de la capitale, n’est pas une perte de temps : son paysage andin, sa gastronomie et le dépaysement qu’il offre méritent une halte, entre Caracas et Choroní par exemple. La différence de climat avec Caracas se fait rapidement sentir. Jusqu’à la Colonia Tovar, la côte verdoyante parsemée de sapins surplombe les Caraïbes. Les Vénézuéliens vous conseilleront même de prendre une petite laine pour les nuits « glacées » (sic) de ce petit village bavarois (température moyenne 16 °C), à 1 700 m d’altitude sur la cordillère de la côte. HACIENDA SANTA TERESA Municipio Revenga Carretera Panamericana Urbanismo Montalbon La Villa, El Consejo ✆ +58 244 400 25 54, +58 244 400 25 50, +58 424 318 86 85 www.haciendasantateresa.com.ve info@haciendasantateresa.com.ve Pour s’y rendre en bus, de La Victoria prendre la direction d’El Consejo. L’hacienda se trouve sur la panaméricaine, parallèle à l’autoroute, entre les deux villes. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h. Entrée : adultes 150 Bs.F ; enfants de 4 à 12 ans 40 Bs.F, en dessous de 4 ans gratuit et au-dessus de 60 ans 125 Bs.F. Atelier cocktail 200 Bs.F, jeudi et vendredi de 14h à 16h et le week-end de 10h30 à midi et de 14h à 16h.
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    On peut visiterla fabrique (parties ancienne et moderne) du célèbre rhum et même le déguster à la sortie du tonneau. Entièrement rénovée, située dans une vieille hacienda fondée en 1896. On a même droit à une projection vidéo. Cela dit, la visite s’adresse aussi aux moins de 12 ans. Guignol, glaces, clown, petit train et orchestre au programme. On saluera l’initiative de Santa Teresa qui a remis à neuf la petite gare de Consejo en 1996. C’est la seule gare qui subsiste du Gran Ferrocaril de Venezuela Caracas-Valencia (176 km en 16 heures !), inauguré le 1er février 1894. Franchissant 86 tunnels et 212 ponts, ce train a transporté 194 232 personnes lors de sa première année d’exploitation… Show audiovisuel « la Ruta del Ron » , traduisez ! MARACAY San José de Maracay de Tapa naît en 1701. Sa cathédrale, plus jeune, apparaît en 1743. C'est l'essor de l'indigotier qui va révolutionner ce village de cabanes, au milieu du XVIIIe siècle, lorsque ses terres produisent un million de livres d'indigo chaque année. Attirés par les récoltes, les royalistes fourniront la main-d'œuvre indispensable pour que la ville devienne l'un des centres agricoles les plus performants du pays (café, coton, cacao…). Finalement, si la ville tient son nom du cacique Maracay, chef de la tribu Aragua, c'est un autre chef, l'effrayant dictateur Juan Vincente Gómez, qui y laisse son empreinte, en s'y installant en 1902. Pendant son « règne » à la tête du Venezuela jusqu'en 1935, la ville devient une autre capitale. Outre la plus grande place Bolívar d'Amérique du Sud (avec une statue équestre identique à celle de Caracas), la ville doit à Gómez l'école d'aviation militaire et les arènes, notamment. Tous les tunnels sous la ville mènent à son ancienne maison située dans le parc zoologique. La caractéristique majeure de Maracay est cependant sa majestueuse avenue Las Delicias qui, bordée de grands arbres, traverse dans l'axe nord-sud cette ville dont l'économie réside en ses bases militaires – c'est d'ailleurs d'ici qu'est parti le dernier coup d'Etat du pays ! – et ses vallées fertiles. Autant dire que Maracay n'est pas beaucoup visité par les touristes, qui y transitent seulement sur le chemin du parc national Pittier ou de Choroní, par exemple. La ville n’est pourtant pas franchement désagréable et, contrairement à Caracas, Maracay n’a pas de bidonvilles sur les hauteurs : car, ici, la création du parc national Pittier a protégé les montagnes périphériques de toute construction illégale. Les riches villas, elles, ont investi les anciennes haciendas. MAUSOLEO DE JUAN VINCENTE GOMEZ Avenue 10 de diciembre, juste derrière le cimetière Le monument, de style néo-mauresque, héberge le corps de ce dictateur, admirateur tellement convaincu du Libertador qu’il mourut, comme lui, un 17 décembre, mais un siècle et quelque plus tard. Il repose avec sa famille. L’homme s’est distingué par son despotisme et son pouvoir sans partage, emprisonnant et torturant méthodiquement tous les opposants. Certains le considèrent comme l’un des dictateurs les plus sanguinaires d’Amérique latine. L’arc de
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    triomphe est assezgrandiose, sans doute parce qu’il a commandé lui-même la construction de l’ouvrage dédié à sa propre personne en 1919, près de seize ans avant sa mort. MAUSOLEO DE SANTA MARIA DE SAN JOSÉ Calle López Avelado con Avenida Bolívar Ouvert tous les jours, de 8h30 à 11h30 et de 14h30 à 17h. Attention, pas de photo. De plus l’entrée est interdite aux porteurs (-euses) de shorts, sandales et autres minijupes. C’est le mausolée de la première sainte vénézuélienne. La religieuse fut béatifiée par Jean- Paul II en 1995. Morte le 2 avril 1967, sa maison natale se trouve au village de Choroní. On peut s’offrir un moment de recueillement devant sa dépouille qui, comme celle de sainte Thérèse de Lisieux, est restée intacte. MUSEO DE ANTROPOLOGIA & HISTORIA Calle Alcaldía, entre Mariño y Soublette, face à la place Gorardot ✆ +58 243 247 2521 Ouvert du mardi au dimanche de 8h à midi et de 14h à 18h. Déclaré monument historique national, il a été construit entre 1929 et 1931 par le ministère des Œuvres publiques sous Gómez. Rénové, il se compose d’une partie anthropologique avec une collection d’objets précolombiens (céramiques, urnes funéraires, instruments de musique) mais aussi des restes de mastodontes, glyptodons et d’ancêtres de la zone. La partie historique aligne des salles dédiées à Bolívar, à Gómez et à d’autres présidents vénézuéliens. Le musée évoque également le souvenir de San Francisco de Cara, un village colonial englouti par les eaux du barrage de Camatagua. Restauré en 2008 grâce à la nouvelle direction, le musée a de beaux jours devant lui. PARQUE CODAZZI A l’intersection en direction de Cagua Ouvert tous les jours, de 9h à 16h. Le plus petit parc du Venezuela (43 ha seulement) porte le nom du célèbre géographe Augustín Codazzi et abrite des arbres samanes ainsi que des spécimens de la végétation de la vallée. On peut y pique-niquer. PARQUE DEPORTIVO EL EJERCITO LAS BALLENAS Le long de l’avenue Sucre Vraiment typique de Maracay ! Il s’agit d’une sorte de centre sportif (disons que l’on vient y courir ou y faire des abdominaux), mais à la vénézuélienne : ce qui implique que le coffre des voitures n’emmène pas seulement des chaussures de jogging, mais aussi des glacières… remplies de Polar. Ambiance sportive tôt le matin, mais beaucoup moins vers 19h quand les gens quittent le travail ! PARQUE ZOOLOGICO LAS DELICIAS Urbanización Las Delicias, au nord de la ville sur la route de Choroní. ✆ +58 243 241 39 33 Ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 18h. Entrée gratuite. En 2001, un concours d’architectes remporté par Jorge Salvidia a été organisé pour la rénovation du site. Le zoo se trouve à deux pas de l’entrée du parc Pittier.
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    Prendre le busMaracay-Choroní. Cette ancienne annexe de la villa de Gómez n’a pas dû être très fréquentée car, dit-on, le dictateur ne dormait jamais deux fois de suite au même endroit par peur des complots. Le zoo rassemble, entre autres, des cadeaux de présidents étrangers, comme des chevaux arabes ou des oiseaux chinois. Les animaux y sont vraiment à l’étroit, longtemps laissés à l'abandon. Des efforts sont actuellement mis en œuvre pour redorer son blason. Comme en 2011, où un total de 1,8 million de bolivars a été investi par Inparques et la fondation Banfoandes pour la rénovation intégrale du parc. PLAZA DE TOROS Avenida 19 de Abril con calle López Aveledo Visite possible de 8h à midi et de 14h30 à 17h (environ). Gratuit. On y accède par l’entrée est. Construite en 1933, l’arène est une copie miniature de celle de Séville. L’architecture mauresque, caractérisée notamment par de splendides arcs ciselés, vaut le détour. La construction étant trop élégante pour les boucheries qui s’y déroulent (notamment en mars, pendant la feria San José, où des novillos – de jeunes taureaux qui ne sont pas encore arrivés, et n’arriveront jamais, à maturité – font le délice des amateurs de corridas), on y organise aussi des concerts, des rodéos et des spectacles de cirque. PARQUE NACIONAL HENRI PITTIER
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    PARQUE NACIONAL HENRIPITTIER - Salto Gabriel, Parque Nacional Henri Pittier. © Laurent BOSCHERO Créé en 1937, le parc Henri-Pittier, immense réserve naturelle, doit son nom au botaniste suisse qui y réalisa la plupart de ses travaux sur la faune et la formidable flore des lieux. Ce coin de paradis fut relié à Maracay au temps de Gómez, qui ordonna la construction de cette route afin de pouvoir fuir par la mer en cas de complot… La tâche fut confiée à des prisonniers de droit commun, mais aussi à des prisonniers politiques, amenés de force. Les mauvais traitements infligés par les gardiens, les serpents et autres épidémies provoquèrent une hécatombe. Dans ce parc, qui couvre 107 800 ha que se partagent deux Etats – 84% Aragua et 16% Carabobo –, les amoureux de la nature trouveront leur bonheur puisque l'on recense 580 espèces, soit plus de 43 % de la population des oiseaux du pays dont 7 % des espèces recensées dans le monde. Parmi lesquelles les colibris, perruches et toucans… Tous les bruits et toutes les couleurs s'y trouvent. Les ornithologues, étudiants et aficionados du monde entier s'y retrouvent pour compléter leurs observations. Une de leur place favorite est le mont Portachuelo, dans la forêt nuageuse et à quelques centaines de mètres à peine de la station biologique de Rancho Grande. Il faut absolument passer par les montagnes, arrosées de cascades, à l'ombre de fougères géantes. Après ce paradis luxuriant de verdure déchaînée, la descente sur la côte est naturelle. C'est alors la grande effervescence caraïbes. Le jour, le rythme des vagues, entre cocotiers, pélicans et sable blanc ; la nuit, les tambours mettent le feu à Choroní (surtout), tout le monde danse dans la rue, l'alcool coule à flots et les villageois entrent en transe… Le mieux est encore d'y aller : c'est fou ! STATION BIOLOGIQUE RANCHO GRANDE Située à 12 km de Maracay sur la route de Ocumare de la Costa. ✆ +58 414 947 73 30 Pour essayer de dormir dans le parc, dans un dortoir basique, ou trouver un guide, se renseigner auprès du chef de la station, Jesús Manzanilla. Une petite balade peut aussi être entreprise par votre propre initiative, depuis la station : une boucle qui vous prendra entre 15 minutes et 1 heure, selon votre intérêt pour la faune des lieux. Depuis 2010, Jesús Manzanilla, qui est également le directeur de l'office national de la diversité
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    biologique du ministèrede l'Environnement, a ouvert une école de la diversité biologique dans la station. Pour un aperçu de ce qu'offre ce parc, le mieux est de s'arrêter à la station. Charles William Beebe (1877-1962) s'est inspiré de ses expériences dans cette station, située à 1 100 m d'altitude dans une zone de transition entre la haute forêt alpestre et la forêt d'altitude (qui débute à 1 300 m), pour écrire son livre High Jungle. La station appartient à la faculté d'agronomie (département de zoologie agricole) de l'Université centrale du Venezuela. Mais avant d'être destiné à l'étude de la riche faune qui peuple cette forêt nuageuse, le bâtiment était prévu pour servir d'hôtel – vous l'aurez deviné, un autre projet pharaonique de Gómez. Néanmoins, jamais il n'a reçu de visiteurs car, dès l'annonce de la mort du dictateur en 1935, les ouvriers prirent la poudre d'escampette et laissèrent l'édifice inachevé. Le chantier sera terminé plus tard, et le bâtiment abrite depuis lors la station biologique créée par Henri Pittier en 1948. Nous pouvons voir au milieu des cris d'oiseaux et d'une luxuriante forêt ce vieux bâtiment fort décrépi et vraiment anachronique. La station est souvent utilisée par les étudiants de l'université, qui l'utilisent comme base de leurs recherches plus avant dans la forêt. Plusieurs marches intéressantes peuvent en effet être entreprises et sont très recommandées, mais la solution la plus sage, pour ne pas vous perdre, est de partir avec une agence sérieuse ou, alors, de demander à un étudiant de bien vouloir vous guider. En 2009, vous pouviez dormir sur place. Actuellement, vu les changements opérés à la station, le mieux est de se renseigner avant. Prévoyez de toute façon de quoi vous éclairer et un sac de couchage car les nuits sont froides. Les spécialistes de la macro y trouveront leur bonheur. On peut voir des insectes en nombre comme les charançons, staphylins et autres coléoptères que la science n'a toujours pas catalogués. Ils abondent sur les fleurs étranges de la famille des cyclanthacées (ailes à mouche). Mélipones, scarabées et de magnifiques papillons bleutés, jaunâtres ou bruns aux ailes transparentes sont aussi de la partie. Tôt le matin et la fin d'après-midi sont les meilleurs moments pour surprendre les oiseaux, dont le quetzal brillant (Pharomachrus fulgidus). CHORONÍ – PUERTO COLOMBIA
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    CHORONÍ – PUERTOCOLOMBIA - Vendeur de « teta » artisanale. © Laurent BOSCHERO A 145 km de Caracas, Choroní, le petit village fondé voilà plus de 300 ans, n'est pas véritablement sur la côte. En fait, Choroní désigne aussi le village de Puerto Colombia, dont la pêche, avec le tourisme et le cacao, est la principale ressource. Ce village colonial vit arriver, en 1843, les Allemands de la Forêt-Noire, qui fondèrent la Colonia Tovar. Son église Santa Clara abrite un retable d'une facture très intéressante. Les deux villages sont vraiment tranquilles et reposants, et constituent une agréable étape au Venezuela. Pour arriver jusque-là, vous devrez emprunter une route de montagne péniblement gagnée sur une végétation humide, dense et luxuriante. Commandée par Gómez dans les années 1920, cette route a coûté la vie à nombre de bagnards parmi lesquels quelques prisonniers politiques. La route serpente allégrement, traversant de splendides paysages marqués notamment par de véritables forêts de bambous. Rien que la route vaut le déplacement. Si vous avez votre propre moyen de locomotion, vous vous arrêterez déguster un fabuleux chocolat chaud dans les kiosques qui longent la route. Dans le village de Choroní, dans l'ancienne maison du dictateur Gómez qui avait étendu ses propriétés jusqu'ici, se trouve l'actuelle Medicatura : elle est en face de la posada Colonial. Le village de Puerto Colombia tout en bas est entouré de deux rivières : le rio Choroni à droite et le rio Tipire à gauche.
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    De nombreuses plagessont accessibles depuis Puerto Colombia. Mais outre le plaisir du farniente, le village noir de Choroní s'enflamme dès le samedi soir dans le crépitement des tambours du barlovento ; une danse sensuelle et primaire qui vous mettra en transe. Une expérience inoubliable, arrosée de guarapita ou non. CEPE La plus belle plage, donc la plus chère. Fait rarissime au Vénézuela, elle est équipée de WC et douches publiques, ce qui garantit un minimum de propreté. En saison, des bateaux collectifs vous y amènent. Hors saison, vous devriez y mettre le prix, mais sans doute aurez-vous la récompense d'avoir la plage pour vous seul. Cepe est également est un village de pêcheurs tranquille. CHUAO La large plage elle-même n’est pas la plus enthousiasmante qui soit. En revanche, de petits restaurants sympathiques vous prépareront un bon poisson grillé. En outre, une très jolie balade de 4 km (bus irréguliers et folkloriques pour les flemmards, mais l’auto-stop marche bien) à travers une végétation luxuriante vous mène dans le village. Nous vous conseillons de faire la balade à pied jusqu'au village : 40 minutes au milieu des cacaotiers et des bananiers. Une excursion d’une journée est très recommandée. limpbizkit le 01/09/2010 Arrivé au port de Chuao, je vous conseille de faire la ballade jusqu'au village à pied, car ce n'est pas très loin (40 min) et c'est assez fascinant de marcher au milieu des cacaotiers et des bananiers ! Si vous êtes observateurs, vous verrez sûrement les plantes grimpantes des fruit de la passion et des goyaviers (sorte de petits palmiers mais avec des feuilles dentelées et les fruits regroupés sous les feuilles) ou encore de grands avocatiers. PLAYA DEL DIARIO En sortant de Puerto Colombia vers Maracay, prendre le premier chemin à droite après un pont en direction de l’hacienda El Portete (à 15 ou 20 minutes de Puerto Colombia) ; la dépasser et continuer jusqu’au cimetière, puis prendre le sentier (pittoresque) sur la gauche. Le suivre pendant une demi-heure (montée, puis descente sur la crique). N’oubliez pas d’emporter des provisions car la plage est déserte. Si l’on continue encore sur le chemin qui longe la côte pendant environ 1 heure, on arrive à la plage d’AROA, encore plus tranquille que la précédente, où se jette le fleuve du même nom. PLAYA GRANDE A 5 minutes de Puerto Colombia, après avoir enjambé le ruisseau. Une plage photogénique d’un demi-kilomètre bordée de cocotiers et dotée de belles vagues (dangereuses pourtant, comme les sauveteurs du coin ne manqueront pas de vous le faire remarquer si vous « bodysurfez » avec trop d’enthousiasme). Les montagnes à l’arrière- plan vous transportent à La Réunion. Autant dire que la plage est très courue, peut-être même trop, si l’on se réfère aux déchets abandonnés sur la plage. Juste à côté, plusieurs restaurants de fruits de mer se livrent une concurrence acharnée, mais sont bien organisés : commandez plusieurs Polar, et l’on vous prêtera une glacière. Beaucoup y campent, mais surveillez vos affaires. Information : pendant la semaine sainte, elle est surpeuplée (et c’est un euphémisme !). Les autorités locales ont aménagé une belle petite
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    promenade avec uneavancée et quelques réverbères pour éclairer le site à la tombée de la nuit. Les restaurants juste en face doivent se frotter les mains ; il ne leur reste plus qu'à améliorer leur cuisine et nettoyer les fourneaux… La fraîcheur des aliments est douteuse. PLAYA GRANDE - Un dimanche à Playa Grande. © Laurent BOSCHERO PLAYA VALLE SECO Une petite plage déserte avec un lagon formé par un mur de corail. L’eau y est plus calme et l’on peut y nager tranquillement, surtout quand on est seul. Bien pour les enfants. Il y a une petite véranda en bambou pour s’abriter du soleil, mais prenez tout de même votre crème solaire. Les barques au départ de Puerto Colombia demandent environ 300 Bs.F, à plusieurs ça va ! TUJA Presque seule au monde, la plage est plus petite, plus sauvage que les précédentes.
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    Seulement 10 maisonsforment le village où vivent 30 personnes de la même famille : celle du gardien du parc ! Ici, tous les hommes sont de nobles pêcheurs. Guacarina, le Guacamaya, la mascotte de 30 ans, veille sur eux. Camping possible : prendre son hamac et tout apporter… même du poisson qu'une femme du village préparera. Si l'envie de vous rincer dans l'eau douce des petites piscines naturelles de Tuja vous prend, demander Ivan : s'il n'est pas là, il pêche… CUYAGUA CUYAGUA - Jeune femme devant un commerce de Cuyagua.
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    © Laurent BOSCHERO Laseule belle plage (sans ombre) du coin vaut le détour, même si la baignade n'est pas recommandée aux enfants : le ressac est parfois vraiment fort... ce qui attire justement des surfeurs du monde entier. Mais en semaine, c'est encore calme. Bonne ambiance sportive la journée, bonnes bières le soir. Le bar de la plage est délicieux : goûtez ses fabuleuses arepas et savourez l'ambiance cool (les clients se baladent dans la cuisine). Pour se rincer, à 2 minutes du restaurant, on trouve un ruisseau d'eau fraîche sous les manguiers. Lorsqu'ils sont chargés de fruits (autour de mai), les arbres abritent aussi des singes. Le paradis réellement... sauf quand ces charmantes créatures se mettent en tête de vous jeter de vieilles peaux de mangues ! Attention, pas de toilettes publiques sur cette plage. VALENCIA A l'ouest de Maracay et comptant plus de deux millions d'habitants, la 3e ville du pays et capitale de l'Etat de Carabobo est une cité industrielle et un centre agricole, sise dans une vallée verte et chaude, heureusement caressée par les vents. Le capitaine Díaz Pereira choisit l'endroit pour y faire prospérer l'élevage et pour sa sécurité. Pourtant, si la vallée de Valencia est en effet éloignée de la côte, elle n'échappera ni à la vérole, aux attaques indiennes (en 1582 et 1583), aux pirates français (en 1677), ni même au célèbre séisme de 1812 ! Pas moins de 35 batailles furent livrées dans les alentours de Valencia, pendant les guerres d'indépendance, et notamment la grande bataille de Carabobo, le 24 juin 1821, qui scella définitivement l'indépendance du Venezuela. Valencia, la première ville d'Amérique du Sud à avoir été électrifiée, présente un petit centre colonial intéressant et une artère principale fort majestueuse (l'avenida Bolívar, longue de plusieurs kilomètres). Mais pour le reste, la ville n'a pas grand-chose à offrir aux touristes. CASA DE LA ESTRELLA Calle Colombia con avenida Soublette Construite au début du XVIIIe siècle pour en faire un hôpital. C’est ici qu’en 1830 est né, constitutionnellement, le Venezuela indépendant. A cette occasion, les 33 députés votèrent l’abandon de Bogotá comme capitale de la Grande-Colombie, le rêve brisé de Bolívar. Páez sera le premier président du Venezuela indépendant, dès 1831. CASA PAEZ Au coin de la calle Páez et de l’avenue Boyacá Entrée gratuite, ouvert du mardi au vendredi, de 9h à midi et de 15h à 17h30 ; le week- end de 9h à 14h. La maison abrite aussi l’Athénée et la salle Michelena où se déroulent occasionnellement des concours de peinture. Son premier propriétaire, le général llanero Páez (1790-1873), élu président en 1830, a lui-même supervisé l’exécution des fresques de Castillo, qui illustrent ses batailles et d’autres scènes mythologiques, et s’accompagnent de maximes du genre de : « C’est un grand mal de ne pas faire le bien » … Reconnu sur le plan international (il s’était trouvé aux côtés de Grant lors du défilé de l’indépendance
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    américaine, ainsi qu’aubaptême du fils de Napoléon III…), Páez est mort en exil à New York. Ses cendres sont aujourd’hui conservées au Panthéon, à Caracas. On trouvera également ici des informations sur le centre excursionniste de Valencia, qui s’y réunit le premier jeudi de chaque mois à 20h. CATHÉDRALE NOTRE-DAME DEL SOCORRO Ouvert tous les jours, de 6h30 à 11h30 et de 15h à 18h30 ; le dimanche de 6h30 à midi et de 15h à 19h. La cathédrale doit son nom au tableau de la Vierge del Socorro, la copie d’une peinture dont l’original se trouve à Valence, en Espagne. Depuis le début du siècle, cette Vierge fait l’objet d’une immense ferveur, au point que les croyants lui ont offert une couronne d’or et de diamants qui ne quitte la banque qu’à l’occasion du festival, le 1er août, et le deuxième dimanche de novembre. Bâtie en 1580, l’église a connu quelques transformations, dont la construction d’une crypte en 1874, où reposent des héros de l’indépendance : le général Cedeño et le colonel Ambrosio Plaza, morts pendant la bataille de Carabobo, ainsi que le général Girardot, le chef de la légion de la Nouvelle-Grenade, future Colombie. La cathédrale possède plusieurs belles peintures des maîtres vénézuéliens. MUSEO DE ARTE E HISTORIA « CASA DE LOS CELIS » Avenue Soublette, entre calles Comercio et Páez ✆ +58 241 828 2391, +58 241 828 9121 Ouvert du mardi au vendredi, de 8h à 14h et, le week-end, de 9h30 à 12h30. Cette magnifique maison doit son nom à l’un de ses propriétaires (en 1839), le colonel Celis. En juin 1821, la maison s’improvisa en hôpital pour soigner les blessés du champ de bataille de Carabobo. Aujourd’hui, c’est l’un des musées les plus représentatifs de l’époque coloniale. On trouve également une petite collection d’art religieux ainsi que des salles consacrées aux artistes locaux : le peintre Antonio Herrera Toro et le sculpteur Andrés Pérez Mujica. PLAZA DE TOROS MONUMENTAL DE VALENCIA Avenue Las Ferias Les plus grandes arènes d’Amérique latine, après celles de Mexico, accueillent des corridas fabuleuses (pour les amateurs bien sûr !), en mars et novembre en particulier. Elle date de 1930 environ. CAMPO DE CARABOBO La bataille de Carabobo donna son indépendance au Venezuela, même s'il fallut encore combattre les Espagnols deux ans durant, avant de les chasser définitivement de Puerto Cabello où ils s'étaient réfugiés. En ce jour historique du 24 juin 1821, le chef royaliste Miguel de la Torre défia Bolívar qui lui envoya les 1 500 lanciers llaneros du général Páez par l'arrière… Offrant une explication plus complète, une animation électronique a lieu les
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    mercredis, les week-endset les jours fériés, dans le mirador qui surplombe le champ de bataille. On remarquera, autour de la statue de Bolívar, les deux horloges, dont l'une marque 11h, soit le début de la bataille, et l'autre midi, sa fin… PUERTO CABELLO PUERTO CABELLO - Puerto Cabello. © Don Perucho – Fotolia Le « port cheveux » doit son nom au calme proverbial de sa baie. Ce qui fit dire que les bateaux qui s'y abritaient pouvaient être amarrés avec un simple cheveu (cabello) ! Une autre explication viendrait de l'affinité avec la zone d'un certain Andrés Cabello, chargé du commerce de cacao avec Curaçao. En 1730, l'implantation de la compagnie Guipuzcoana a fait de Puerto Cabello le grand port du Venezuela. C'est aujourd'hui une ville qui aurait pu être charmante et qui, par endroits, a su conserver son architecture coloniale. Ses nuits ont quelque chose d'Amsterdam version Brel. Des marins, des bars louches et des mauvais plans en pagaille... Le front de mer est à éviter en particulier. CALLE DE LOS LANCEROS Baptisée ainsi en hommage aux lanciers de Páez qui chassèrent les derniers Espagnols du Venezuela (le 8 novembre 1823), cette rue pavée a gardé tout son charme colonial
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    (balcons, fenêtres…). CASTILLO LIBERTADOROU FUERTE SAN FELIPE Ouvert de 8h à 16h. Pour y accéder, prendre la navette qui mène à la base navale. On doit ce grand fort du XVIIIe siècle à la compagnie Guipuzcoana. Dernier bastion des Espagnols, le fort abrita aussi, durant les années Gómez, une prison politique comme en témoignent encore les inscriptions que les prisonniers ont laissées sur ses murs… CATHÉDRALE DE SAN JOSÉ Elle date de 1852, ancien quartier du bataillon de Valencia. Allez admirer les pierres corallines qui la composent. ISLA LARGA Isla Larga. Cette plage sans ombre, située en face de celle de Quizandal, dispose de quelques restaurants mais aussi de 2 épaves idéales pour les plongeurs. Transports. Prendre une barque (15 minutes) sur la plage de Quizandal. Evitez les fins de semaine : c’est assez désagréable de faire la queue et de se bousculer pour embarquer. Par contre en semaine l’île vous appartient. Pour la plongée, le site est intéressant avec quelques épaves entourées de coraux à explorer. Elles ne sont pas très profondes et même les amateurs de snorkeling peuvent s’y régaler (cf. ci-après pour plus de détails). Les alentours ne manquent pas de bonnes plages, dont celles de Huequito, de Rincón del Pirata, de Bahia de Patanemo et de Quizandal. Attention, évitez les plages de l’ouest, réputées pour leur insécurité. Elles appartiennent au parc national San Esteban. MONUMENT EL AGUILA Calle Aguila, dans le centre historique (casco histórico) Il rappelle le souvenir des 10 officiers américains exécutés par les royalistes, lors de l’échec du débarquement de Miranda, le 21 juillet 1806. Comme on pourra le constater, le drapeau américain ne comportait alors que 16 étoiles… MUSÉE D’HISTOIRE ET D’ANTHROPOLOGIE 43 Calle Bolívar, dans le centre historique Ouvert tous les jours de 7h à 19h. Situé dans un quartier bien préservé, le musée occupe une maison à balcon bleu, de 1790. Il retrace l’histoire de la ville et propose un vaste panorama de l’artisanat précolombien. Egalement, des armes coloniales et même une salle dédiée à Bolívar (qui commanda le port en 1812). Actuellement, l’association des artistes de Puerto Cabello participe au lifting de la maison. YAPASCUA DE PLAYA PATANEMO On peut aussi y accéder en barque, que l’on prendra à l’embouchure du río Patanemo. La traversée dure 20 minutes. N‘oubliez pas vos bouteilles d’eau. Une balade jusqu’à Yapascua s’impose. Après une bonne marche de 2 heures (de préférence le matin à cause de la chaleur), vous rencontrerez une plage vierge qui
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    LA CÔTE OUEST LACÔTE OUEST - La Côte ouest Cette vaste zone de côte est découverte en 1499, soit un an après le retour de Christophe Colomb à la cour de la reine Isabel. Mais cette fois, c’est Alonso de Ojeda qui mène l’expédition, dont Amerigo Vespucci fait aussi partie. En effet, la reine d’Espagne se mord les doigts d’avoir promis à Colomb 10 % des recettes royales en provenance des Indes. Elle a donc écarté l’Almirante ! Cette expédition, cependant, coûtera bien plus que les 10 % de Colomb. En effet, les cartes de Vespucci, envoyées au duc de Lorena, puis expédiées au couvent de Saint-Dié, enthousiasment tant les moines, que ceux-ci baptisent l’endroit du nom d’Américo ! Une fantaisie qui dure encore, malgré Bolívar, qui jura de rendre hommage au découvreur et avait commencé à le faire, à l’occasion de la 1re Confédération de Colombie. Lorsqu’ils débarquent sur les côtes de l’actuel Cabo San Roman, la zone est habitée par les indigènes Caquetios. Ces derniers souffrent alors de mauvais traitements et sont exterminés par les envahisseurs. Ce fait constitue les premiers actes de violence
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    perpétrés par lesconquistadors. Aujourd’hui, cette région chaude et sèche vit principalement de l’exploitation du pétrole et du tourisme. Les lieux d’intérêt sont en effet légion, à commencer par la région environnant Coro et bien sûr le parc national Morrocoy. PARQUE NACIONAL MORROCOY PARQUE NACIONAL MORROCOY - Visite des cayos, Parque Nacional Morrocoy. © Laurent BOSCHERO Le parc est situé dans la zone côtière orientale de l’Etat de Falcon, entre Morón et Coro, sur le golfe triste. Cette partie orientale de la côte fut initialement peuplée par les indigènes Caquetios mais aussi Chipas. De récentes études anthropologique signalent que dans la zone de Mirimire et Jacura vécurent les Jirajaras. Le parc est propice à l’épanouissement d’une avifaune extraordinaire. En effet, les lagunes côtières se remplissent d’eau en période de pluies et les mystérieuses mangroves servent de refuge à des milliers de flamants (Phoenicopterus ruber), ibis rouges et blancs (Endocimus ruber et albus) , aigrettes, hérons, mouettes et autres playeros. Depuis un décret de 1974 instituant le refugio de
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    Fauna silvestre deCuare, les quelque 1 700 maisons situées dans la nouvelle zone protégée de 11 850 hectares (incluant 5 îlots) ont été détruites. Deux de ces îlots se trouvent en face de San Juan de los Cayos et trois en face de Boca de Aroa. Pour accéder au parc, l'idéal est de séjourner à Chichiriviche (à moins de camper). CAYO MUERTO L’île la plus proche est bien sûr aussi la plus fréquentée. L’eau, peu profonde, est idéale pour les familles avec des enfants en bas âge et pour les passionnés de bronzage qui aiment se prélasser dans l’eau. Un restaurant, sympa et pas mauvais (surtout les calamars), rassasie les touristes tous les jours de la semaine pour 150 Bs.F. CAYO PERAZA Seule une petite entrée est vierge de corail mort et donc propice à la baignade. L’île est donc souvent déserte. Bon snorkeling. Prévoir une casquette, car ce cayo n’a pas d’ombre à offrir. CAYO SAL La deuxième île très populaire parmi les Vénézuéliens. Se prêtant parfaitement à la baignade, elle est agréable en semaine, mais le serait encore plus si tout le monde n’y laissait pas ses déchets. Ici aussi, on peut se restaurer (pour 120 Bs.F). Il y a également sur cette île une petite chapelle consacrée à la Virgen del Valle. Si vous avez la chance d’y être le 8 septembre, vous admirerez le cortège des barques décorées. Une procession est en effet organisée jusqu’à la cueva de la virgen. CAYO SOMBRERO La préférée des Vénézuéliens et de la plupart des touristes – et pas pour rien. Les deux côtés de cet îlot allongé se prêtent à la baignade et au farniente, alors que des cocotiers procurent une ombre bienvenue. Trois petits restaurants préparent du poisson grillé et des calamars durant toute la semaine (70 Bs.F). On peut aussi y camper à 25 Bs.F par nuit, mais évitez absolument la Semaine sainte ! Important : comme les prix des lanchas sont les mêmes que vous soyez seul ou huit, il est conseillé d'anticiper et de s'arranger pour partager les frais avec d'autres touristes. Il va de soi que les frais de lancha se marchandent. LA CUEVA DE LOS INDIOS La Grotte des Indiens. A deux brasses du sanctuaire de la Vierge, cette grotte est vieille de 5 millions d'années. Plus récents, datant de 3400 av. J.-C., des pétroglyphes (écritures gravées dans la pierre, pétro signifie « pierre » , et glyphe « signe » ) attestent de la présence d'Indiens dans ces lieux. A l'heure actuelle, on ne connaît pas la signification concrète des gravures des Indiens Caquetios, mais prédomine le caractère anthropomorphique qui reproduit des figures humaines suivi d'animaux et de plantes. On sait aussi qu'elles sont taillées avec des palourdes (conchas), des pierres, et des os. Mis à part ce témoignage intéressant, la grotte retentit de sons à profusion, de cris, de clapotis de vagues, du bruit, du vent dans les feuilles.
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    ISLA DE LOSPAJAROS Cette île sert de refuge à de nombreux oiseaux marins pendant la saison des pluies (de novembre à février). Idéal pour observer le ballet aérien des albatros à gorge rouge qui viennent y effectuer leur parade amoureuse. Avant d’arriver, il est également intéressant de faire une halte dans un secteur aux eaux peu profondes où prolifèrent des étoiles de mer de grande taille. Si vous voulez les observer, prenez garde cependant à ne pas les maintenir plus de quelques minutes hors de l’eau. Elles n’y survivraient pas. PLAYA MAYORQUINA Cette plage est intéressante pour les amateurs de sensations fortes. Il est en effet possible (à marée haute !) de plonger des falaises d’une hauteur de 8 à 10 m qui bordent la plage. SANCTUARIO DE LA VIRGEN Y DE LA NATURA Ce recoin de falaise, protégé par la végétation, est une vraie surprise. Les Vénézuéliens viennent ici, où apparut la Vierge, et déposent des ex-voto classiques : chapelets, statuettes. D’autres ex-voto moins banals ornent aussi les murs blancs : casquettes et même soutiens-gorge de bikini. N’hésitez pas à descendre du bateau, l’eau n’arrive qu’aux genoux. Attention, pendant la semaine sainte, les bateaux font la queue… Terrible. CHICHIRIVICHE Principal centre touristique du nord-ouest vénézuélien il y a encore quelques années, Chichiriviche connaît depuis des problèmes d'insécurité qui lui donnent mauvaise presse. D'ailleurs suite à un violent incident en mai 2011 le président de l'association des lancheros a organisé une marche pour la paix afin de sensibiliser les autorités en leur demandant une attention immédiate, l'installation de postes de police et la mise en place de contrôles plus fréquents et des patrouilles. Espérons que sa demande va aboutir et permettre au village de vivre plus sereinement. Initialement habité par les Chipas, son nom signifie « endroit où naquit notre soleil » . En arrivant sur Chichiriviche, la route qui coupe le marécage permet, avec de la patience, d’apercevoir des oiseaux fabuleux – pélicans, flamants roses, ibis et mouettes noires – cachés dans les mangroves. La ville touristique, qui a plus de 50 ans, est peuplée d'environ 12 000 habitants. Elle est parcourue de rues en terre, plutôt sales, peuplées de quelques chiens errants, de touristes, d’innombrables vacanciers vénézuéliens lors des fins de semaine et des congés. On ne vient pas à Chichi pour la ville mais pour aller au parc. Cependant le 8 septembre une fête pour célébrer les Vierges de la Vallée et del Carmen transcende la ville avec une superbe procession de pêcheurs. CORO
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    CORO - CasaColonial de Coro. © Elyxandro Cegarra Gomez Les débuts de Coro (dont le nom signifie « vent » en arawak), fondée le 26 juillet 1527, sont représentatifs de certaines idées qui ont présidé à l’implantation espagnole en Amérique du Sud. Dans un premier temps, en effet, son fondateur, Juan de Ampíes, s’attache à gagner la confiance des Indiens arawaks. L’esclavage n’y aura donc pas cours jusqu’au jour où Charles Quint, ruiné par l’achat de sa charge d’empereur d’Espagne et d’Allemagne, confie l’exploitation de la capitainerie du Venezuela aux banquiers Wesler. Après la prise de pouvoir d’Alfinger en 1529, et pendant plus de vingt ans, Coro servira de point de départ pour les expéditions à la recherche de l’Eldorado dans lesquelles la plupart des conquistadores laissèrent leur peau. Malheureusement, en 1546, quand la concession est retirée aux banquiers Wesler, les Indiens et leur précieux système d’irrigation de la ville ont disparu. Coro est alors affamée et démoralisée. Bientôt, la première capitale du
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    Venezuela, premier siègeépiscopal du continent, est abandonnée. La nouvelle capitale s’installe un temps à Tocuyo, en 1546, alors que, déjà, les institutions ecclésiastiques déménagent vers l’actuelle capitale Caracas. Sur bon nombre de cartes de l’époque, Coro passe pour une ville détruite. Elle sera sauvée par le commerce maritime avec les Antilles et la métropole. Aujourd’hui, Coro fait partie du patrimoine culturel de l’Humanité. L’Unesco devait bien cela à la ville coloniale la mieux conservée du Venezuela. Des rues pavées, des fenêtres encadrées de bois, d’épais murs colorés : Coro est réellement une ville-musée magnifique dans laquelle il est agréable de se (re) poser quelques jours, ceci d’autant plus que les Corianos – comme on appelle les habitants de Coro – sont particulièrement sympathiques et ouverts. Coro n’est pas un lieu idéal pour le tourisme balnéaire. Les plages de la région (excepté le Cabo San Roman, difficile d’accès, et quelques plages autour de Punto Fijo) sont très médiocres, et sales le plus souvent. Pour couronner le tout, elles sont balayées par un vent assez violent qui ne ravira que les windsurfeurs. CAPILLA SAN NICOLÁS Calle 76 Ayacucho, à l’angle de la calle 35 Falcón Profiter de la messe quotidienne de 17h pour la visiter. Construite en 1741, cette chapelle a bien survécu aux siècles et aux pillages, puisqu’on peut même y admirer un précieux retable colonial, protégé par deux petits anges de style créole nichés sous le toit. CASA DEL SOL A l’angle de la calle 33 Zamora et de la calle 66 Federación, en face de la chapelle San Clemente Cette maison, qui abrite le tribunal de Coro, doit son nom au soleil sculpté au-dessus de la porte principale. Regardez bien ses fenêtres à barreaux finement décorées, elles sont presque uniques dans le pays… CASA DEL TESORO Ouvert du lundi au samedi de 9h à 18h, entrée libre. A côté de la maison précédente. L’ancienne résidence de Don Mariano de Talavera, sacré meilleur orateur par Bolívar, doit surtout sa réputation à un trésor prétendument enfoui dans ses fondations. Inutile toutefois de venir avec une pioche : d’autres petits malins y ont pensé avant vous et n’ont trouvé qu’un tunnel qui reliait la maison à l’église San Francisco et à la cathédrale. Ces tunnels étaient la bête noire des pirates et des corsaires, comme Raleigh, découragés par la fuite rapide des villageois avec leur or… Notez un véritable effort de restauration avec des procédés traditionnels comme l’adobe (briquette de boue et de paille cuite au soleil). CATEDRAL Place Bolívar Commencée en 1583 et finie 53 ans plus tard, la cathédrale blanche de Santa Ana est, avec son homonyme de Margarita, la plus vieille du Venezuela. Les délais de construction et la sobriété de l’édifice sont imputables aux soucis d’économie des premiers temps de la conquête. La tour principale est ornée de meurtrières qui défendaient la ville des pirates.
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    Pourtant, après plusieurspillages, il ne reste plus grand-chose des richesses de l’église, si ce n’est ce que l’on voit au musée de l’Evêché. IGLESIA SAN FRANCISCO Calle 33 Zamora, à l’angle de l’avenue Miranda Cette église du XVIIIe, restaurée suite à quelques dommages causés par la guerre de la Fédération, exhibe avec fierté sa tour orangée qui est la plus haute de la ville (50 m). IGLESIA SAN FRANCISCO - Iglesia San Francisco. © Don Perucho – Fotolia MUSEO DE ARTE DE CORO Paseo Talavera con calle Hernández, à un bloc de la cathédrale ✆ +58 268 251 1919, +58 268 808 3603 Ouvert du mardi au samedi, de 9h à 12h30 et de 15h à 19h et le dimanche de 9h à 16h. Cette maison coloniale connue comme la Casa de los Señores, fut la demeure de marchands juifs venus de Curaçao, à l’invitation du gouvernement républicain de 1825, peu après la fin de l’Inquisition, en 1821. Cette demeure simple abrite, aujourd’hui, une antenne d u prestigieux musée d’Art de Caracas. Une exposition permanente de la collection du docteur María Rivas, une majorité d’autoportraits peints par Armando barrios entre 1970 et
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    1980 et unrassemblement d’œuvres contemporaines intéressant. On peut parfois y croiser les travaux de Botero, Utrillo, Monet ou Soto. PARQUE NACIONAL MÉDANOS DE CORO PARQUE NACIONAL MÉDANOS DE CORO - Désert du Parque Nacional Medanos de Coro. © Elyxandro Cegarra Gomez Il serait vraiment dommage de se priver de désert. Quel plaisir de se perdre dans ce Sahara miniature formé par les vents ! De vraies dunes – de plus de 35 m parfois –, quelques cactus et une réverbération hallucinogène marquent ce parc national de 91 280 hectares (dont 49 120 sont une réserve marine), créé en 1974 afin de protéger l’isthme qui relie Coro à la péninsule de Paraguaná. Les conditions climatiques extrêmes – températures oscillant de 18 °C à 40 °C, sécheresse et vent du nord-est constant – ne constituent pas des obstacles à la survie de différentes espèces de reptiles, de petits mammifères et surtout d’oiseaux de proie. Le meilleur moment pour s’y rendre est en fin de journée, non seulement parce qu’il y fait une température plus supportable, mais aussi
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    parce que lalumière déclinante baigne les dunes d’une couleur chaude qui fera les délices de la lentille de votre appareil photo. En fin de semaine, les jeunes Coreanos amènent leur planche et s’adonnent au sandsurfing. Essayez, c’est arrechisimo ! Evitez toutefois de vous fier aux dunes car elles changent, imperceptiblement, de direction… Apportez de l’eau. PÉNINSULE DE PARAGUANÁ PÉNINSULE DE PARAGUANÁ - Péninsule de Paraguana La péninsule de Paraguaná est une presqu’île en forme de tête humaine, reliée à la terre ferme par un long isthme (le cou) traversé par une route flanquée de dunes et d’étendues planes. Sa superficie est de 2 492 km2 avec 270 km de côtes maritimes. Balayée par les vents, elle attire d’émérites véliplanchistes à Adícora, des travailleurs et des businessmen dans les deux raffineries de pétrole (Amuay et Punta Cardón) qui ceignent Punto Fijo ainsi que quelques touristes épris de nature sauvage. Exception faite des alentours relativement fertiles du mont (cerro) Santa Ana (déclaré Monument naturel) qui domine les environs du haut de ses 830 m, on y trouve principalement des arbustes secs, des cactus et des troupeaux de chèvre qui rappellent les îles voisines des Antilles néerlandaises.
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    En 1998, ledecret n° 36 517 officialise la loi de zone libre commerciale sur la péninsule. Vous trouvez essentiellement à Punto Fijo des boutiques et centres commerciaux pour faire vos emplettes à des prix défiant toute concurrence. Parmi les produits les plus intéressants, relevons les marchandises électroniques, le textile, les parfums, les meubles et les jouets. ADÍCORA Village de 2 000 habitants. La plage la plus proche est Playa Adícora, à 30 minutes de Coro, très prisée par les amateurs de planche à voile. Bien équipée, elle dispose de restaurants, d’hôtels et même de boutiques d’artisanat, quoiqu’il faille relever qu’il existe de plus belles plages plus au nord. Malgré le développement touristique des lieux, les pêcheurs continuent à réparer leurs filets sur la grève. Les maisons coloniales, d’inspiration hollandaise, n’ont pas (encore) toutes été rachetées par des touristes. Samedi après-midi, ne manquez pas le spectacle au club hípico Charaima (le restaurant face à l’arrêt de bus) des parieurs suivant les courses hippiques le walkman scotché aux oreilles et la bouteille de Polar à la bouche ! ARUBA Vers l’an 1000 les Caiquetios venant du Venezuela commencent à peupler l’île. En 1499, l’explorateur espagnol Alonso de Ojeda accoste. Nombreux pirates et boucaniers espagnols y trouvent refuge. Contrairement aux vices et coutumes de l’époque, les Espagnols ne les exterminent pas complètement mais leur laissent élever moutons, chèvres, cochons, etc. Espagnole jusqu’en 1636, elle devient alors colonie du royaume des Pays-Bas. A partir de 1800, l’île connaît un grand développement grâce à la découverte d’or (1825) et de l’excellent fleurissement de l’Aloé Vera. En 1924, Aruba profite de sa position géographique avec le Venezuela pour ouvrir une raffinerie de pétrole. Elle forme un Etat à part entière de ce royaume depuis que l’île s’est séparée des Antilles néerlandaises en 1986. Les Antilles néerlandaises prennent leur autonomie le 29 décembre 1954 et Aruba fait partie de cet ensemble constitué des « Iles sous le vent » (Aruba, Bonaire et Curaçao). La langue officielle est le hollandais, mais la majorité des autochtones maîtrisent l’espagnol et assez bien le créole local : le « papamiento. » Quelques-uns comprennent le français et l’allemand. La monnaie est le florin Aruba. MUSEE ARCHEOLOGIQUE Zone de Zoutmanstraat Diagonale à l’arrêt de bus de Oranjestad, le musée est composé de cinq salles où l’on peut observer les restes des premiers habitants. Objets en céramique, en terre, des outils et artefacts de cette époque. MUSEE HISTORIQUE Fort Zoutman Le musée se trouve dans le plus vieux bâtiment d’Aruba. Collection très intéressante d’objets antiques depuis les Caiquetios jusqu’à l’arrivée au pouvoir des Hollandais.
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    BARQUISIMETO Don Juan deVillegas y était d'abord venu s'occuper de la minde de Buria, qu'un de ses amis de Coro avait découverte. En 1561, la nouvelle ville fut "visitée" par Lope de Aguirre qui la pilla et la brûla. Plus dur fut le retour de la manivelle par ce tyran, qui après avoir quitté le Pérou en remontant l'Amazone, puis l'Orénoque pour piller ensuite Margarita et Valencia, fut finalement pendu à Barquisimeto la même année ! Mais le rendement était tel que le conquistador et ses quelques hommes fondèrent Nueva Segovia et firent venir des Noirs pour exploiter la mine. Un an plus tard, les esclaves se soulevèrent et les massacrèrent. Les survivant espagnols s'en allèrent donc fonder la ville plus loin, au lieu-dit Varquisimeto (cendre, en indien, à cause de la couleur des eaux du fleuve voisin, le Turbio). Définitivement fondée en 1563, la quatrième ville du pays est aujourd'hui le centre agricole des Etats voisins de Lara, Portuguesa, Cojedes et Barinas, où prédominent le sucre, le tabac et le coton. C'est une capitale chaude et sans grand intérêt, susceptible, tout au plus, de constituer une halte entre les Andes et la côte. On peut y voir l'énorme et cinétique monumento al Sol Naciente de Carlos Cruz Diez, en face du centre commercial Las Trinatarias, et le parc national de Terepaima. et surtout, des balades partent pour les villages indiens de Quibor et colonial de Carora. Enfin, quelques français viennent dans cette ville pour étudier à l'université (la UCLA)... le genie civil par exemple. MUSEO DE BARQUISIMETO Carrera 15 entre calle 25 et 26 fundamuseo@cantv.net Au sud de la place Bolívar Ouvert du mardi au vendredi, de 9h à midi et de 15h à 18h ; samedi et dimanche, de 10h à 17h. Gratuit. Une chapelle a été érigée au centre du gigantesque patio de l’hôpital de la Caridad, datant de 1918. Le musée présente des œuvres d’artistes locaux, mais aussi des expositions temporaires des meilleures collections du pays, voire étrangères. On peut y voir une création à l'effigie du fondateur de la ville le capitaine Juan de Villegas. Des concerts et des séances de ciné-club sont donnés toutes les semaines dans la chapelle. LE ZULIA Le Zulia, situé à l’extrémité ouest du pays, encerclant le lac de Maracaibo, est un Etat spécial, et fier de l’être. Il s’autoproclame « La Force du Venezuela » , en référence à son pouvoir économique. Il fait très chaud au bord du plus grand lac salé d’Amérique latine, dont le sous-sol constitue la plus grande richesse économique du Venezuela. Ce berceau du pétrole de 12 950 km2 (155 km de long sur 120 km de large) est célèbre depuis la découverte du Mene Grande, en 1914, l’un des plus grands gisements du monde. Il est relié au golfe de Venezuela par un bras long de 55 km. Deuxième ville du pays (1 800 000 habitants) grâce à l’or noir dont elle fournit 64 % de la production nationale,
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    Maracaibo n’offre quepeu d’attractions dites « touristiques » aux voyageurs qui n’utilisent souvent la ville que comme étape de transit avant de passer sur la côte colombienne. Nous avons décidé de ne pas traiter la ville de Maracaibo mais les zones de l'Etat qui nous semblent pertinentes d'un point de vue touristique. Les alentours méconnus comme les maisons sur pilotis de Sinamaica, la réserve de flamants roses de Ciénaga de los Olivitos et le splendide parc national Ciénagas de Juan Manuel méritent résolument le détour. Ce dernier est plus facilement accessible depuis Mérida car il se situe au sud du lac. Zulia est aussi le territoire des Guajiros, ces Indiens (parfois farouches…) qui conservent leurs particularismes et que l’on peut croiser dans les rues, encore vêtus de leurs habits traditionnels. C’est aussi le pays de la gaita (devenue la musique type des fêtes de fin d’année dans tout le Venezuela), du pont Urdaneta (le plus grand d’Amérique du Sud), des cités lacustres qui valurent au Venezuela son nom de « petite Venise » . Finalement, c’est surtout le pays des Maracuchos, ces Vénézuéliens au grand cœur qui affectionnent le parler fort et (très) vulgaire, les chemises ouvertes sur des chaînes en or qui brillent ! MARACAIBO Le 24 juillet 1823, Maracaibo fut le théâtre de l'une des dernières batailles de la guerre d'Indépendance. En effet, malgré le triomphe de Carabobo, tout le Venezuela avait été " « libéré » , à l'exception des régions de Puerto Cabello, Coro et Maracaibo. A l'issue d'un siège de 71 jours, la flotte républicaine, partie de Colombie et commandée par l'amiral Padilla, attaqua les troupes de l'infâme Morales et triompha ! Le pays était libre, si ce n'est Puerto Cabello restée royaliste durant quelques mois encore… Aujourd'hui, Maracaibo a très mauvaise réputation : ville industrielle productrice de pétrole aux larges avenues, dangereuse et excessivement chaude – autant d'éléments qui chassent le touriste avant même qu'il n'arrive ! Etant donné que le Venezuela possède une multitude d'autres endroits plus attrayants nous avons décidé de ne pas développer la ville. Cependant pour ceux qui visite quand même la ville vous devriez passer quelques jours sans vous ennuyer, rien que pour les spectacles culturels et l'intéressante vie nocturne qu'offre une grande ville. On trouve même une arène de patinage sur glace qui contraste avec les 45°C extérieurs ! Enfin, les Maracuchos sont très sympathiques et ouverts, d'autant plus qu'ils n'ont pas souvent l'occasion de tailler une bavette avec un étranger de passage. Et si jamais vous y êtes entre le 10 et le 18 novembre, pendant la fête de la patronne de la ville, Nuestra Señora de Chiquinquirá, vous aurez droit à des danses folkloriques, du cirque, des courses cyclistes ( !), des processions et des corridas. BASILICA DE NUESTRA SEÑORA DE LA CHIQUINQUIRA Cette église construite (en partie) en 1686, fastueusement décorée, est splendide aussi (ou surtout) de l’extérieur ; elle abrite la Vierge de la Chiquinquirá, appelée affectueusement La Chinita par les Maracuchos dont elle est la sainte. La légende raconte qu’une paysanne a trouvé sur une plage, alors qu’elle ramassait du bois, une planche qui une fois transportée dans sa maison, a tout à coup montré l’illustration de la Vierge de Chiquiquirá. Encore aujourd’hui, la rue où habitait la demoiselle porte le nom de El Milagro (Le miracle). Et c’est
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    à cause deses petits yeux que la Vierge est appelée La Chinita, qui signifie « La petite Chinoise » . Le 18 novembre, on lui fait la fête, qui est l’une des meilleures du pays. BRASSERIE MODELE DE LA MYTHIQUE BIERE POLAR ✆ +58 261 736 3157, +58 261 792 4022, +58 261791 2022 Fax : +58 261 791 8350 La visite est gratuite. Comment dissocier le plaisir du Venezuela de sa bière Polar ? L’entreprise, qui annonce chaque année des résultats économiques fabuleux, est une firme-moteur du pays ! La visite commence par une vidéo qui vous expliquera notamment comment l’usine sortie de terre en 1961 produisait alors 2 millions de litres par mois. Ce sont aujourd’hui 36 millions de litres qui sortent des usines du plantigrade éthylique. Les enfants ne sont pas oubliés, une série de petites attractions (lac, petit zoo) leur est destinée… MARCHE AUX PUCES (MERCADO DE LAS PULGAS) Depuis la calle 96, descendez le long de l’avenue 10 en longeant le marché aux légumes, si animé. Engouffrez-vous ensuite dans les petites ruelles parallèles bondées et encombrées de toutes les babioles possibles et imaginables, au milieu de senteurs d’épices, de fumées d’encens et du baratin des vendeurs. L’Amérique du Sud à l’état pur ! Si vous parvenez jusqu’au marché à viande, ne soyez pas surpris si vous tombez sur un étalage d’yeux de bœuf : les Maracuchos en sont de grands consommateurs ! Une fois par semaine, ils extraient des pupilles un liquide blanc qu’ils mélangent à du jus d’orange – goûtez, il paraît que c’est excellent pour le cerveau et pour el huevo (je vous laisse interpréter cet argot très populaire). Autre conseil : écartez-vous si s’approche à grande vitesse un chariot couvert de poumons et de foies sanguinolents, car vous pourriez en recevoir une partie. Un marché excellent et authentique. Relevons toutefois le conseil des locaux : portez votre sac à dos sur le ventre… SINAMAICA Le 24 août 1499, c'est ce village, construit sur pilotis, que virent Alonso de Ojeda, Juan de la Cosa et Amerigo Vespucci quand ils baptisèrent le golfe voisin du nom de "Veneciola" (petite Venise), qui donna le nom au pays découvert. Il s'agit de l'un des lieux habités le plus vieux des Caraïbes, ce qui ne l'a pas empêché d'arriver à nos jours, en gardant intact un vigoureuse identité culturelle. Aujourd'hui, les communautés indigènes añus et paraujanas vivent toujours dans des maisons sur pilotis, simplement "parce qu'on vit mieux sur l'eau que sur terre". Ils estiment que leurs maisons aussi ont leur cycle de vie et n'ont jamais fait en sorte qu'elles durent plus longtemps ; d'autres réapparaitront pour remplacer les anciennes dans un processus inépuisable où chaque génération ajoute sa part au processus civilisateur. Ceci explique qu'ils ont la télé ! Avec le temps, ils ont par exemple adapté les nouveaux matériaux constructibles à leurs propres formes et typologies, permettant une évolution harmonieuse de ce riche patrimoine culturel d'origine précolombien. Vous pouvez silloner en barque l'étrange cité lacustre. Les 6 000 habitants vivent dans 500 demeures. En passant par El Barro, noter la présence d'une tasca, d'un restaurant, d'une
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    école et mêmed'un dépot d'huile de coco, le tout sur pilotis. ALTAGRACIA Les férus d'histoire se souviendront que c'est à Altagracia, village colonial assez bien conservé, que l'amiral Padilla et le général Manrique se sont vu avant la bataille navale décisive de Maracaibo contre les Espagnols. Plus intéressant, se rendre depuis Altagracia à la plus grande réserve de flamants roses du pays, en l'occurence la figure de proue des 108 espèces d'oiseaux que l'on rencontre dans cette réserve naturelle de 33 000 hectares, située 50 km au nord-est de Maracaibo. Les flamants arrivent du nord au mois d'août, fuyant l'hiver, et profitent de l'agréable climat de Zulia pour se reposer, s'alimenter et se reproduire. Près des côtes vivent aussi quelques lamantins et des tortues marines.
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    LES ANDES -La vierge de La Azulita. © Laurent BOSCHERO De massives montagnes, mystérieuses, majestueuses. Les Andes font rêver à juste titre. Elles gardent jalousement en leur sein des légendes et un peuple discret, humble et travailleur sur tout le continent. L’image d’Epinal mérite d’être révisée, du moins au Venezuela ; on voit aujourd’hui peu de lamas, mais la nature, les traditions seront partout autour de vous. Mérida, la ville étudiante du Venezuela, passe pour être la plus accueillante du pays. Au cœur des plus belles expéditions en montagne, elle est une base idéale pour explorer les Andes – à pied, en VTT, à cheval – et son téléphérique (le plus long et le plus haut du monde) est une invitation aux voyages vers les sommets. Enfin, chose relativement rare au Venezuela, il est possible d’organiser de nombreuses sorties par ses propres moyens, sans devoir obligatoirement recourir à une agence, ce qui permet de ménager les budgets les plus serrés. MÉRIDA
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    MÉRIDA - Danseusede la Fiesta de San Benito. © Elyxandro Cegarra Gomez Avant la conquête déjà, Mérida et ses alentours étaient une des régions les plus peuplées de l’actuel Venezuela avec les Indiens tatuys, qui parlaient le dialecte mucumbache. En 1558, Juan Rodríguez Suárez fonde une première fois la ville. C’est finalement en 1559 que Juan de Maldonado la déplace au pied de la sierra Nevada et lui donne le nom de Santiago de Mérida de los Caballeros. La cité dépendra du vice-royaume de Santa Fé de Bogotá, avant de devenir partie intégrante de la capitainerie du Venezuela, en 1777. Mérida se targue d’ailleurs d’avoir donné, en premier, le titre de Libertador au général Bolívar, lorsque celui-ci commença sa campagne admirable, le 23 mai 1813. En 1600, les jésuites fondent le séminaire de San Francisco, ancêtre de l’Université royale et pontificale qui donnera plus tard la universidad de Los Andes, la ULA, autour de laquelle vivent maintenant la ville et ses 30 000 étudiants. CASA DE LA CULTURA JUAN FELIX SANCHEZ Avenida 3 entre calles 22 et 23 Face à la place Bolívar Ouvert (presque) tous les jours de 9h à 21h. Il s’y développe différentes activités culturelles : atelier de musique (cuatro, tambores, chant lyrique), peinture (art libre à tendance naïve, atelier artisanal), gastronomie (typique).
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    Lors de notredernier passage nous avons trouvé la maison en mauvais état. CATEDRAL METROPOLITANA Sur la place Bolívar Sa construction a commencé en 1800, sur les plans de la cathédrale de Tolède, et n'a abouti qu'en... 1958. D'où ce style très étrange. On notera la décoration chiraco-dalienne de la porte. On peut, en effet, y voir des croix de Lorraine, l’inscription « fluctuat nec mergitur » et un œil sur les gargouilles plaira aux amateurs de surréalisme ! Emouvant dans la crypte, le corps de san Clemente mort au VIe siècle… JARDÍN BOTÁNICO Avenida Alberto Carnevali, après le centro comercial La Hechicera ✆ +58 274 417 32 90, +58 274 416 06 42 www.ciens.ula.ve/jardinbotanico fundacionjardinbotanico@yahoo.es Fait partie de l’université. Au nord de la ville, le jardin de la faculté des sciences, véritable musée vivant, a été créé en 1991 par l'université des Andes (U.L.A.), qui a alors cédé 44 hectares face à son siège. On peut apercevoir la Sierra Nevada. Ses limites vont par le nord-est jusqu'à la route qui mène à Los Chorros de Milla, par le sud à l'avenue Alberto Carnevali et par l'est à la faculté des sciences forestières. Le week-end vous pourrez y pratiquer de l’accrobranche. MUSEO DE ARTE COLONIAL Avenue 4 entre calles 17 et 18 ✆ +58 274 252 78 60 Ouvert du lundi au vendredi de 8h à midi et de 14h à 18h, le week-end de 8h à 16h. Entrée payante. Son nom, ambitieux, ne tient pas ses promesses. On reste vraiment sur sa faim… Le plus intéressant reste les expositions occasionnelles comme la dernière réalisée en collaboration avec le gouvernement sur la thématique du futur téléphérique intitulée « 5 stations, 4 sections, 3 temps » . PARQUE ZOOLÓGICO CHORROS DE MILLA A la fin de l’avenue principale de Los Chorros de Milla ✆ +58 274 244 38 64 A l’extrême nord-est de la ville Ouvert tous les jours de 8h à 18h et, en basse saison, fermé le lundi, moitié prix pour les bambins jusqu’à 12 ans. Paysage et cascades romantiques. En revanche, les bêtes sont un peu à l’étroit. Notamment le puma et le célèbre ours à lunettes (Tremarctos ornatus), un animal menacé des Andes. A ma connaissance, il n’a pas été aperçu depuis cinq ans, c’est le 3e plus grand ours parmi les 8 espèces. Par contre ces deux dernières années des efforts sont faits, tant au niveau de l'aménagement du parc que des conditions de vie des animaux.
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    LA TRANSANDINA La routela plus haute des Andes vénézuéliennes est une merveille ! Depuis Mérida, elle suit le río Chama dans l’axe nord-est, offrant de splendides vues sur les cimes du Parque nacional Sierra Nevada ou sur des vallées jaunies par les frailejones en fleur (septembre- décembre), traversant des villages bucoliques séparés l’un de l’autre par une petite quinzaine de kilomètres. Cette particularité géographique s’explique par le fait que ces villages ont dans un premier temps été construits comme haltes pour les mules, lesquelles justement ne pouvaient guère couvrir, en une journée, une plus grande distance. Les linguistes se seront de plus sans doute déjà demandé ce que signifie le préfixe mucu- qui apparaît dans de nombreux noms de villages ; eh bien, cela signifie, en langue indigène, « le lieu de… » . Bonne route ! TABAY Le village, situé à 10 km de Mérida, délimité par le río Chamo au sud et les eaux thermales au nord, tient son nom d’une méprise. On raconte, en effet, que Bolívar, en entrant dans le village, demanda à un autochtone le nom des lieux. Celui-ci le répondit « No sé, estaba allí » (Je ne sais pas, j’étais là-bas). Le Libertador, alors en pleine Campagne admirable, comprit « Es Tabay » (C’est Tabay). Le nom est resté. Néanmoins, c’est une pure légende ! La réalité est moins drôle, puisque l’histoire remonte aux premiers Indiens, les Tabayones, sédentaires et cultivateurs, bien avant la Conquête. On peut encore voir les vestiges de ce passé dans les murets en pierre qui longent les chemins. L’Histoire revint vers Tabay lors des batailles de la guerre fédérale lorsque le village servit de base arrière aux fédéralistes. Notons tout de même qu’il est très joli et qu’on y trouve un artisanat de qualité, notamment le bois taillé. Voir le centro artesanal Tadeo Rangel et le centre sur la place. EAUX THERMALES DE TABAY (AGUAS CALIENTES) ✆ +58 416 873 79 01 De Tabay, prendre une Jeep de la linea La Mucuy à la plaza Bolívar. Ouvert de 8h30 à 17h. Entrée vraiment pas chère et un peu plus si vous souhaitez camper. Chevaux à disposition pour monter jusqu’à la Torre et aussi continuer au Pozo. Situés sur les hauteurs de Tabay à 3 200 m d’altitude, sur fond de cumbia et de salsa, vous attendent deux bassins à 25 °C, une piscine de 120 m2 à 35 °C très agréable et un sauna vraiment artisanal qui vaut le déplacement (52 °C) ! Il est aussi possible de s’offrir une « lodothérapie » (thérapie à base de boue). Il y a un petit local pour se changer, des toilettes et un kiosque. MARCHÉ ARTISANAL Sur la place du village Ouvert de 9h à 20h tous les jours. Un espace dédié aux artisans locaux. On y trouve des choses différentes et très
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    intéressantes. Comme dessacs écologiques faits avec de la récup de journaux, magazines et emballages divers. Ce marché couvert dispose également d'un petit bureau d'informations touristiques. MUCURUBÁ Mucurubá est un des villages les plus vieux de la région andine. Jusqu’en 1744, il était peuplé de 120 Indiens ; une remarquable église dédiée à la Vierge Marie est perchée à plus de 2 400 m d’altitude. Ce village est surtout connu pour sa célébration de la Patrona de Mucurubá, le 7 décembre. Une messe a lieu à 19h30, suivie d’une procession à la lueur de 17 000 bougies (en 1999, mais chaque année il y en a plus) : toutes les lumières s’éteignent et chacun allume les bougies posées devant lui sur le trottoir – une atmosphère magique. Pour éviter de marcher des kilomètres (le village est bien sûr fermé à la circulation ce soir-là), mieux vaut y aller tôt. Et si vous comptez y dormir ce soir-là, pensez à réserver à l’avance. SAN RAFAEL DE MUCUCHÍES Ça y est ! Vous êtes à 3 140 m, dans le plus haut village du Venezuela. Le pull n’est plus dans le sac ! Et si vous vous arrêtiez pour boire un bon chocolat confectionné avec le cacao de la vallée, ou une cachapa bien chaude ? Ce petit village de 500 âmes, qui fête San Rafael le 24 octobre, n’a été fondé qu’en 1872 par le père Asunción León sous le premier nom de El Vecindario. Cernée par les montagnes, on peut voir, au bord de la route, la splendide et simple capilla de piedra (chapelle de pierre). A l’intérieur de cette curieuse petite construction bâtie à la main, en 1984, on peut admirer une statuette de la Vierge, réalisée par Juan Félix Sánchez et son épouse. Cet artiste, vénéré au Venezuela comme un saint pour son humilité, a eu l’honneur de recevoir la visite du pape lors du passage de ce dernier dans la région en 1985. Reconnaissant, l’architecte s’est alors empressé de construire un petit buste représentant le pape ! Décédé en 1997 au respectable âge de 97 ans, il repose dans sa propre église. CAPILLA DE PIEDRA DE JUAN FELIZ SÁNCHEZ La chapelle n’est en réalité qu’une copie de l’originale, située à El Tisure, où le couple (Juan Félix Sánchez et son épouse) a longtemps vécu dans une petite maison de pierre, construite elle aussi à la main. On peut y dormir gratuitement. Pour y aller, chaussez vos bottes, prenez de la nourriture pour 2 jours et partez tôt. La chapelle de pierre de la Vierge de Coromoto du Tisure se trouve en effet à 4-5 heures à pied. Pour y accéder, sortez de San Rafael en direction d’Apartaderos (en auto-stop, par exemple). A quelques kilomètres de là, passez sur le pont de La Mucuchaché. A droite, commence la splendide marche (vous passerez notamment le col de La Ventana à 4 200 m d’altitude, avant de basculer vers El Tisure) jusqu’au sanctuaire dédié à la Vierge qui protégea l’artiste pendant la construction. L’église, achevée en 1954, abrite un trésor d’art andin, des sculptures du calvaire et du Saint Sépulcre. Rajoutons que Sánchez née en 1900
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    conçut encore deuxautres chapelles, en 1964 et 1966. Autre adresse : El Tisure PARQUE NACIONAL SIERRA NEVADA PARQUE NACIONAL SIERRA NEVADA - Lac d’origine glaciaire, Laguna Negra. © Laurent BOSCHERO Dans le cœur des Andes, à 60 km de Mérida sur la route de Barinas. Vous voici à l’entrée Nord du deuxième parc créé (1952), qui rassemble les sommets les plus hauts du pays : les fameux picos Bolívar (5 007 m), Humboldt (4 942 m), Bonpland (4 883 m), La Concha (4 922 m), El Toro (4 760 m), El León (4 745 m) et Muncuñuque (4 679 m). Les cimes des Andes sont couvertes de neige toute l’année et la zone a été classée pour sa beauté mais aussi pour son immense réserve hydrographique comme en témoignent les lacs d’origine glacière tels la laguna Negra, la laguna Verde, Santo Cristo ou la laguna Mucubají. Si taquiner la truite vous titille, sachez que les lacs du coin regorgent d’arc-en-ciel américaines parfois énormes, à condition d’avoir le permis. Autour, les bois humides tropicaux laissent place à une végétation plus basse, dont le frailejón. En arpentant ce tronçon d’Andes, vous multipliez les chances de vous retrouver nez à truffe avec l’un des derniers ours à lunettes,
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    un chevreuil ouun sympathique puma (peut-on alors encore parler de chance ?), mais l’animal le plus courant le matin tôt ou la nuit reste le lapin du páramo… C’est dans le páramo que les Espagnols développent la culture du blé et de la pomme de terre lors de la conquête, que les autochtones délaissent aujourd’hui au détriment de l’ail. Malheureusement, cette dernière culture utilise une quantité considérable de produits chimiques. LAGUNA MUCUBAJÍ, LAGUNA NEGRA, LAGUNA LOS PATOS, PICO MUCUÑUQUE (4 679 M) Après un rapide passage auprès d’Inparques qui vous aura soulagé de quelques bolivars, vous accédez au lac de Mucubají qui sommeille à 3 550 m d’altitude, entouré de frailejones et souvent… de brouillard. Il s’agit du deuxième plus grand lac des Andes, le premier étant la laguna Santo Cristo, à 2 heures de mules de Mérida. La lac de Mucubají se montre fort généreux en savoureuses truites, que l’on peut pêcher de mars à octobre sous réserve d’un permis que vous obtiendrez au ministerio de Agricultura y Tierra (environ 50 Bs.F l’année). Ses eaux proviennent de la fonte des glaces du quaternaire. Si vous décidez de camper ici, il vous sera facturé quelques centaines de bolivars par personne et par nuit, et 20 Bs.F par tente. Il n’y a pas de douche mais vous utilisez le lavabo et les toilettes pour vous débarbouiller. N’oubliez pas qu’en décembre les températures descendent facilement au-dessous de 0°C. S i vous décidez de ne pas camper, continuez 1 heure vers laguna Los Patos, une montée dont vous serez récompensé par le fait que selon toute vraisemblance vous aurez le lac et les environs pour vous seul. Si vous êtes insatiable, allez planter un drapeau au sommet du pico Mucuñuque, mais essayez d’obtenir des informations actualisées, auprès d’Inparques, sur le chemin à suivre car il n’est vraiment pas clair par endroits. A proximité de ce lac, il est possible de louer des mules pour aller explorer les environs, c’est-à-dire en premier lieu laguna Negra (lac Noir) en 1 heure 30 aller-retour (40 Bs.F), un splendide lac de montagne d’origine glaciaire, son nom est dû aux ombres qui s’y reflètent. Le chemin traverse de grandioses paysages du páramo vénézuélien. Si vous marchez, comptez 2 heures et essayez de partir le plus tôt possible le matin afin d’éviter le brouillard. L a coopérative des baquianos propose d’autres itinéraires, comme laguna Patos (2 heures 15 aller-retour, 50 Bs.F) ou 3 heures à pied, laguna Victoria (2 heures 15, 50 Bs.F) ou une petite balade au Mirador (30 Bs.F). La présence d’un guide est obligatoire pour toutes les sorties (40/50 Bs.F). Ouvert de 6h à 16h. ALTAMIRA DE CÁCERES
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    ALTAMIRA DE CÁCERES- Maison coloniale. © Laurent BOSCHERO Vous voilà dans un village de transition entre les plaines et la cordillère, à 900 m d’altitude, sur un petit plateau où une vigie peut observer à la fois les amples horizons des Llanos et l’imposante masse des Andes. On a longtemps pensé que la ville fut fondée en même temps que l’actuelle Barinas, le 25 mai 1577, mais dans les archives de Séville en 1992, il en est autrement. A cette époque le conquistador Juan Andrés Varela, sous les ordres du gouverneur de la province de l’Espiritu Santo de la Grita Don Francisco de Caceres, a pour mission d’explorer les terres de la zone. Il trouve alors la cordillère et se dirige vers les Llanos. On est en juin 1577 : avec un groupe d’hommes de confiance, il prend le siège d’un plateau occupé jusqu’alors par les indigènes Barinas et fonde la ville le 30 juin qui selon la cérémonie de rigueur reçoit le nom d’Altamira en mémoire aux natifs qui baptisèrent ainsi cette terre et Caceres en honneur au gouverneur de Merida. Dès le début, l’église Notre- Dame-Del-Pilar de Saragoza est édifiée, restaurée aujourd’hui, située entre les deux seules posadas qui se trouvent sur la place Bolívar. Les trois bâtiments sont reconnaissables à leur teinte bleu ciel et blanche ; allez l’OM ! Ils donnent à cette place un accent méditerranéen. Aujourd’hui, l’activité économique première est la production de café et de bananes. Altamira de Caceres est un lieu encore préservé du tourisme, une véritable vie de
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    village se concentreautour de la place Bolívar, embellie de manguiers centenaires. LE CAMINO REAL Entrée depuis la place Bolívar Ce chemin au milieu des caféiers est un bien beau raccourci à pied pour rejoindre la sortie du village. Pratique pour aller au campement Grados par exemple. Willmar de la posada Caceres peut vous y emmener, il vous parlera des richesses de la flore, comme le Corozo, un palmier dont le fruit semblable à une petite mangue est utilisé par les anciens en raison de ses vertus anti-inflammatoires ; le Fiqué, un cactus à grande feuille longiligne et fine dont la fibre sert à fabriquer des cordes. En sens inverse, pour remonter sur Altamira, prendre à gauche au niveau du panneau La Quinta (hameau). CALDERAS La région de Calderas (35 185 ha) est limitée au nord avec l’Etat de Trujillo, au sud avec la région d’Alramira, à l’est avec Cruz Paredes et à l’ouest avec celle de Mérida. L’histoire de Calderas s’est perdue dans les cendres des documents calcinés lors des effrayants incendies de 1859 et 1893. Seule la transmission orale a permis de reconstituer cette histoire. En raison de la connexion de Calderas avec le village Niquitao, ce joli plateau était habité par les Indiens xexetes et non Barinas comme à Altamira. Conquis en 1620 par le capitaine Alonzo de Velazco, compagnon de Juan Andres Valera (fondateur de Barinas, actuelle Altamira). La pacification dure huit ans. Depuis sa fondation, Calderas est un refuge pour les gens qui cherchent une nouvelle destination, les affectés de guerre et les agriculteurs sans terre venant de Tuñame, Las Mesitas, Escora, Pueblo Llano et Las Piedras. En 1730, des missionnaires espagnols plantent du café au Venezuela. C’est en 1892 que les premières semences arrivent à Perla de Piedemonte (zone de Calderas). En 1906, la production atteint 150 tonnes au prix de 20 bolivars les 100 kg. La municipalité de Bolívar a le privilège de produire le meilleur café, mais le secteur a beaucoup souffert d’une politique allant à l’encontre des producteurs. Les gouvernements précédents sous la coupe de l’OMC ont ouvert le marché des importations au détriment des producteurs locaux qui devaient vendre pour une bouchée de pain leur production. Petit à petit les plantations de bananes et surtout l’élevage de bétail ont supplanté la production de café. Ces nouvelles activités ont alors généré un dangereux changement environnemental en accélérant le processus géomorphologique. Depuis sept ans le gouvernement Chávez a lancé un plan de réhabilitation du café (mission bolivarienne plan café). Aujourd’hui, la région cultive également la canne à sucre, les platanos (bananes légumes), topochos (petites bananes), avocats, papayes, pastèques, citrons, mangues, fruits de la passion, pamplemousses, oignons et coriandre… ça commence à sentir bon ! EL BOQUERÓN Cette randonnée est plus difficile, 8 heures sont nécessaires pour atteindre la destination finale. A Cruz Verde, 15 minutes suffisent pour aller se rafraîchir à la cascade Molino, sinon poursuivre jusqu’à la Laguna et le Pozo Azul (6 heures). Estimez 2 heures supplémentaires pour le canyon « El Boquerón » .
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    CASCADE DEL MEDIO Ony va pour camper dans le refuge de Agua Blanca, marcher dans la forêt et apprécier une belle cascade (el Medio). Deux solutions : en 4x4 jusqu’au refuge et 45 minutes de marche jusqu’à la cascade ou à pied, environ 1 heure 30 jusqu’au refuge. MIRADOR TURISTICO LA HONDA A 20 minutes de voiture, une vue panoramique sur Barinas et Barinitas où il est possible de camper. PICO EL ÁGUILA Le massif de la sierra de la Culata offre une ravissante route de montagne verte. En août et septembre, les sommets (dont les plus majestueux sont sans doute El Aguila et Pan de Azúcar) seront probablement blanchis par la neige. Entre Chachopo et Llano del Hato, on arrive dans un coin à couper le souffle. Vous êtes dans le páramo de la Asomada, au pic El Aguila, sur la route asphaltée la plus haute du pays où l’on peut apercevoir les frailejónes les plus anciens (jusqu’à 200 ans). Pour en profiter, il est conseillé d’y arriver avant midi. Plus tard, le panorama est perdu dans les brumes. Vous aurez alors une vue sur le pic de la Culata. C’est aussi là que naît le río Chama qui descend jusqu’à Mérida. En vérité, c’est une tour surmontée d’un condor prenant son envol (et non pas un aigle) qui domine à 4 300 m. Le monument est dédié à Bolívar qui passa ici, comme vous finirez par le savoir, lors de la Campagne admirable, en 1813. Parfois, on voit de la neige ici, mais le plus sympa est encore d’aller s’abriter pour boire, dans ce bon restaurant en bois que vous voyez déjà, un chocolat chaud ! Si l’envie vous prend d’appeler un ami spéléologue, une cabine téléphonique publique jouxte le restaurant. PROYECTO CONDOR ANDINO Parque Nacional Sierra de La Culata, Valle de Mifafí Centro de Visitantes Mucunturia ✆ +58 274 251 01 31 www.bioandina.org.ar En redescendant vers Apartaderos, juste après l’entrée du parc national Sierra La Culata C'est ici que l'on fait la rencontre des deux condors mascottes du projet de réintroduction de l'espèce que la fondation Bioandina gère depuis quelques années. Bioandina est associé au zoo de Cleveland. Dans les années 1960 plus un seul condor (Vultur gryphus) ne jouissait du plaisir de voler dans le ciel vénézuélien, tous furent exterminés. Une association s’est alors donnée pour mission d’incorporer à nouveau l’emblématique vautour dans le ciel andin. Il ne faut pas oublier que le condor figure sur les écussons de la Bolivie, Colombie, Chili et Equateur. Aujourd’hui 5 condors importés d’Argentine volent jusqu’à 10 000 m d’altitude en toute liberté. Le mâle que vous verrez dans la cage qui répond au nom d’ « El Combatiente » partage sa prison avec une femelle « Anicsi » . Blessé, les membres de l’association ont décidé de lui offrir une compagnie afin que les deux nouveaux amants se reproduisent.
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    LA ROUTE DESVILLAGES DU SUD Les villages du Sud racontent deux histoires importantes. Celle de la colonisation espagnole des villages indiens, d’abord. Puis celle de la venue, plus récente, d’une immigration inattendue : celle des Anglais et des Allemands, au milieu du XVIIIe siècle. Ces derniers colons ont choisi les rives du Canaguá et du Mucutuy, abritées par le sommet du pic d’Horma (3 113 m) et l’esplanade de Mucucharaní, pour leurs terres fertiles et fraîches. Surtout, ces villages se trouvaient idéalement situés sur la route commerciale qui reliait la vallée à Barinas et Táchira. ESTANQUES La route principale s’enfonce dans des terres du sud de l’Etat de Mérida, au village de Estanques, à 2 heures de Mérida, sur la 7, entre Ejido et Bailadores. On remarque l’église coloniale de la Urbina, et ses constructions en bois doré. De ce village où naissent tant de légendes « amérindo-européennes » , on prend la route qui monte par des bois enchanteurs à la végétation luxuriante et fraîche. Autour règne le páramo de Chirivitales, où commencent ces montagnes qui offrent de si beaux panoramas, pour nous escorter jusqu’à El Molino. LOS NEVADOS
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    LOS NEVADOS -Village de Los Nevados. © iStockphoto.com/joste_dj Los Nevados est un petit village inoubliable enclavé dans les montagnes, à 2 500 m d’altitude. Au nord, les sommets Toro et León, à l’est le páramo Aricagua, au sud la montagne de la Silla de San Pedro. A l’ouest enfin, s’ouvre une vallée creusée par la rivière Nuestra Señora, sur les côtés de laquelle triomphent les majestueux pics Bolívar et Espejo. La route vaut vraiment le détour : on passe de routes sèches à des chemins en pleine forêt (dans laquelle on peut voir des singes, avec un peu de chance), ensuite c’est le tour des vallées arides balayées par le vent. LA ROUTE DU SOLEIL Cette route du Soleil vous rapproche des Etats de Táchira (au sud-ouest) et de Zulia (à l’ouest), en passant dans des vallées chaudes, parfois en altitude, ou à l’ombre de forêts humides. LA MESA DE LOS INDIOS Non loin d’Ejido, en allant vers Jají, on arrive à La Mesa de los Indios qui passe pour être « Le village musical de Mérida » . Les habitants, en effet, organisent souvent des festivals. Dans ce village de montagne, ils ont aussi conservé des constructions andines traditionnelles. Noter la sobre silhouette de l’église. MONUMENTO NACIONAL CHORRERA LAS GONZALES En continuant le chemin vers Jají Sur cette route on peut voir le pic Bolívar avant de déboucher sur la chute Las González. Cette cascade magnifique alimente une lagune non moins attrayante, au milieu des frailejones. Préparez-vous ensuite à traverser quelques petits bois où vagabondent souvent des brumes, malgré la chaleur... Décrété monument naturel en 1980 ce petit parc d'une superficie de 126 hectares tire son
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    nom des impressionnanteschutes d’eau qui surplombent la route. Idéal pour une petite halte rafraîchissante au milieu des orchidées et des plantes épiphytes. Idéal pour le pique- nique. Les températures varient de 6 à 20°C. La lagune de Urao est habitée par la carpe, le paisible Pléco (Hypostomus plecostomu) appelé ici le corroncho et l'exocet (Hirundichthys) appelé volador. JAJÍ JAJÍ - Vente d'artisanat à la casa colonial. © Elyxandro Cegarra Gomez Enfin Jají, un village colonial demeuré intact depuis plus de trois siècles, fondé en 1610 par Bartolomé Gil Narajo, au milieu des terres des Indiens xaxíes. Le progrès a fait une parenthèse, en ne défigurant pas ce havre de paix. Le rêve : pas de ligne téléphonique, ni d’antenne, pas de goudron. Ici c’est encore pavé. Incroyable, car le village a totalement été refait voilà à peine 35 ans ! Mais sa visite vaut la peine pour une après-midi typique, et pas seulement pour les enfants. Cela peut être une façon de voir les Vénézuéliens en famille,
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    les Andins àdos de mule et la nature est aussi spectaculaire que les petites maisons dans la prairie. LAGUNILLAS A 30 minutes de Mérida, on trouve la première ville fondée par les Espagnols dans les Andes (en 1558). La plaza Bolívar, à Lagunillas, est blanche et bleue. Derrière elle, on peut voir la laguna de Urao qui tire son nom d’un minéral couleur émeraude. Ce lac est – étrangement – salé, contenant 4 types de sels différents, ce qui le place au deuxième rang mondial pour sa diversité. C’est également le seul lac salé d’Amérique du Sud, paraît-il. Pour les Merideños, le lieu est associé aux Indiens qui habitèrent jadis les abords de la lagune, aux oiseaux que l’on peut y observer et à une agréable excursion qui se conclut par une baignade. C’est aussi un lieu de balade sous les arbres (samanes) qui bordent l’étendue d’eau sombre. Le village a connu le métissage des esclaves noirs employés dans les cultures de canne à sucre, des Espagnols et des Indiens. Cependant, cette grosse bourgade est nettement plus marquée par la colonie, contrairement à celle des villages de montagne. Aux alentours de Lagunillas, remarquez les broméliacées, nido de pájaro (nid d’oiseau) qui décorent les fils électriques. Toute cette zone est riche en agriculture, il faut savoir que les méthodes employées par les aborigènes qui ont peuplé la région étaient très avancées, souvent plus efficace que les techniques d'agriculture importées par les Espagnols. Comme les Incas au Pérou, les Indiens du Venezuela utilisent les « andenes » qui sont des terrasses artificielles agricoles qui permettent d'obtenir de la terre utile pour l’ensemencement dans les montagnes raides, faisant circuler l'eau à travers des canaux, ceci permet également d'éviter l'érosion des sols. HACIENDA LA VICTORIA Entre Santa Cruz de Mora et Lagunillas, avant Estanques, il est impératif de faire une pause à la hacienda La Victoria, qui est certainement la plus belle hacienda de café du Venezuela. En parfait état, elle abrite un intéressant musée qui retrace toute l’histoire du café, de sa culture, et son élaboration. On peut, à partir de l’hacienda faire un petit détour jusqu’au charmant village de Santa Cruz de Mora, pour acheter un café artisanal de bonne qualité. Pour s’y rendre, si vous n’êtes pas véhiculé, passer par Lagunillas. MERIDA INDIGENA JAMU Ouvert tous les jours, de 8h30 à 17h30. Sur le lac, ce parc est un village reconstitué comme au bon vieux temps d’avant la colonisation. Les Indiens montrent ici leur mode de vie, leur habitat, leur culture et leur artisanat traditionnels. On peut compléter cette découverte avec le Musée anthropologique de l’Ateneo de Lagunillas, sur la plaza Sucre. SAN JUAN DE LAGUNILLA A 10 km au nord, en passant par l’ancienne grand-route, on trouve San Juan de Lagunilla. C’est ici, sur le plateau de Jamuen, qu’a été créée Mérida la première fois. De la plaza
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    Bolívar, on peutlouer une mule pour une balade. Si vous avez du temps… l’on peut aussi visiter une finca de cacao et son musée. Vestige de l’époque à laquelle, il n’y a pas si longtemps, le cacao, la canne à sucre et le café faisaient vivre la région. PARQUE NACIONAL PÁRAMOS BATALLÓN Y LA NEGRA Ce parc national de 65 000 hectares compte un total de 117 lagunes dans ces montagnes d’où naît une demi-douzaine de rivières. On remarque des forêts de pins et on trouve évidemment plus haut, le très caractéristique frailejóne et ses grandes feuilles poilues. Avis au campeur : il peut faire 4 °C ici, et les précipitations, l’après-midi, sont généreuses et presque systématiques. Les « très chanceux » pourraient par ailleurs tomber nez à truffe avec l’ours à lunettes. Il est possible de loger dans les villages voisins. PARQUE NACIONAL EL CHORRO DEL INDIO Ce parc mal connu de 10 800 hectares, dans le páramo, berceau de rivières, se trouve dans des bois et possède une végétation caractéristique des Andes. Le páramo de Marín y culmine à 2 600 m. Classé pour ses énormes réserves hydrographiques, ce parc est intéressant pour camper et pour se baigner dans de nombreuses cascades, malgré la fraîcheur de l’eau et de la température pouvant descendre à 8 °C. Décrété parc national en 1989. SUD DU LAC DE MARACAIBO PUERTO CONCHA La population de ce petit village tranquille se consacre à une activité singulière : la pêche au crabe bleu. Vous verrez ces crabes à la taille assez conséquente, par milliers dans les caisses qui s’empilent au bord du quai. Ils sont principalement destinés à l’exportation. Le village constitue un point de départ idéal pour un parc national méconnu et peu fréquenté à tort… On n’y croise quasiment aucun touriste, ce qui représente déjà un intérêt certain. Les pluies torrentielles « La Vaguada » qui se sont abattues sur le pays et les Andes, en février 2005, ont détruit 40 % des palafitos d’Inparques. PARQUE NACIONAL CIÉNAGAS DE JUAN MANUEL Encore très peu visité, ce parc national créé en 1991 n’en est pas moins superbe ! Situé au sud-est de Zulia, il couvre à quelques kilomètres près la même étendue que celui de Los Roques (269 400 hectares) et protège une flore et une faune endémiques qui trouvent, notamment dans les mangroves et les marais, des conditions idéales pour prospérer. Ces
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    marécages constituent unparadis pour les ornithologues et ont aussi été classés pour protéger leur flore et leur caractère historique. Bolívar y passa, lors de son retour de Cúcuta à Maracaibo, en 1826. L’un des aspects prédominants est l’existence d’un système deltaïque formé par de nombreux affluents – les ríos Catatumbo, Escalante, Chama, Santa Ana pour en citer quelques-uns d’entre eux – du lac de Maracaibo. Pour repérer le parc de loin, sachez qu’il se trouve au pied du spectaculaire arc électrique – un orage permanent et silencieux – appelé relámpago (éclair) de Catatumbo. Vous ne verrez sans doute pas de jaguars, trop craintifs, et probablement pas davantage de lamantins, mais par contre sans aucun doute des singes hurleurs par dizaines, des dauphins d’eau douce en voie d’extinction (Sotalia fluviatilis), différents de ceux que l’on observe dans les Llanos, qui se laissent approcher sans trop de difficultés et on peut même nager en compagnie de ces sympathiques cétacés. La nuit est un moment privilégié pour observer caïmans et divers serpents arboricoles qui glissent entre les branches des arbres. Muni d’une lampe de poche et bien à l’abri sur sa pirogue, on les repère grâce à leurs yeux qui brillent dans l’obscurité. Tout cela au milieu des célèbres et surprenants « relampagos » . Il y a aussi les innombrables rapaces et au coucher de soleil, des arbres remplis d’ibis blancs, noirs et rouges qui feraient rougir de jalousie le plus bel hato des Llanos ! Sans oublier les magnifiques couchers de soleil, que l’on savoure depuis la maison sur pilotis (palafito) tout en buvant un punch coco avec Omar. Au repas, on peut goûter aux excellents crabes grillés.
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    LES LLANOS -Le monde des babas selon Barrigua. © Laurent BOSCHERO Les Llanos ( « les plaines » en espagnol) sont les plus vastes étendues de savane du nord de l’Amérique du Sud et couvrent presque 30 % du territoire national vénézuélien. Cette immense bassine hydrographique draine dans l’Orénoque les rivières de la Cordillère orientale colombienne, des Andes de Mérida et de la Cordillère de la côte vénézuélienne. Les Llanos doivent leur existence à l’accumulation de sédiments que les rivières arrachent aux chaînes montagneuses et qui se sont accumulés en couches successives jusqu’à former un relief de surfaces planes, interrompues seulement par l’enchevêtrement de rivières au cours lent et changeant. L’horizontalité absolue du terrain, l’absence totale d’élévation sont d’ailleurs parmi les caractéristiques les plus souvent relevées par Humboldt, qui a donné le nom de « steppes d’Amérique du Sud » à cette région. SAN FERNANDO DE APURE Le 28 février 1788, le gouverneur de Barinas, Fernando Miyares Gonzáles, fonde la ville de San Fernando del Paso Real de Apure ; le nom alors attribué est en hommage à Don Fernando de Borbón, duc de Parme. Rares sont les visiteurs qui restent plus d’une nuit dans la capitale de l’Etat d’Apure. Force est de constater, en effet, que le centre industriel
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    des Llanos, quivient de dépasser les 130 000 habitants, n’est pas la ville la plus charmante qui soit, ce qui la condamne à être une ville de passage. Si vous avez quelques heures à tuer entre deux correspondances, vous pouvez toutefois squatter un banc sur la plaza Bolívar, dont les arbres offrent une ombre bienvenue au milieu de cette ville désespérément chaude. MANTECAL MANTECAL - Río Guaritico, Mantecal. © Laurent BOSCHERO
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    Si vous nepouvez vous offrir un hato, vous pouvez vous arrêter pour passer la nuit à Mantecal. C'est ici que Ramon de Rancho grande vient vous chercher pour rejoindre son campement. Au XIXe siècle, la population du village initial fut décimée par la fièvre jaune. Aujourd’hui déplacé, ce petit village typique des Llanos est le point de départ si vous êtes autonome pour rejoindre les campements utilisés par les agences de Mérida. Ou dormir avant de reprendre votre chemin soit vers les Andes ou jusqu’à San Fernando de Apure. Nous avons testé la clinique pour vous, après avoir contracté un virus qui m'a broyé les os. J'ai goûté aux plaisirs de l'antibiotique local injecté avec une seringue normalement utilisée pour un cheval… « On soigne le mal par le mal » , dixit ma grand-mère !
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    LE DELTA DEL'ORÉNOQUE LE DELTA DE L'ORÉNOQUE - Le delta de l'Orénoque
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    LE DELTA DEL'ORÉNOQUE - Delta de l'Orénoque. © iStockphoto.xom/macbibi Bienvenue dans l’un des plus grands (40 240 km2) et des plus mythiques deltas du monde (grand comme la Belgique). Le delta, composé de trois parties, l’Alto (partie nord), le Medio et le Bajo (partie sud), porte le nom de l’affluent principal de l’Orénoque : delta Amacuro (21e Etat du pays depuis 1991). C’est dans cette région que Christophe Colomb se rend compte au cours de son 3e voyage qu’il s’agit d’un nouveau continent et non pas d’une île, grâce aux courants d’eau fraîche. En 1500, il écrit : « Il y a de grands indices du paradis terrestre, car le site est conforme à l’opinion des saints et des savants théologiens. » Americo Vespucci baptise le Venezuela (petite Venise), car le delta lui rappelle la lagune du Lido. Du fait de la richesse du limon drainé par l’Orénoque et de la rencontre des eaux salées de l’océan, on y observe une faune unique en son genre, qui comprend des aras, des caïmans, des martins-pêcheurs, des toucans, des perroquets, des serpents, des paresseux, des pumas ainsi que des singes hurleurs aux grognements sourds et mystérieux. il est conseillé de sillonner les eaux du delta de novembre à février pour voir au mieux la faune, quoiqu'il semble que cette dernière est moins nombreuse et variée que dans les Llanos. DELTA ALTO (PARTIE HAUTE) PEDERNALES On y accède par l'eau (la mer) ou... par l'eau (le caño mánamo) . Pour le Waro Waro passer par Maturin et se diriger vers San josé de Bujas. Pour aller plus loin, il existe l'avion
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    aussi puisque Pedernalesdispose d'une piste (Maturin-Pedernales, 30 minutes). Le petit village de Pedernales se trouve au bout de la péninsule : si vous arrivez par la mer, vous devez vous rendre au poste de police où un militaire se contentera de noter le nom de votre bateau et votre numéro de passeport. Les voiliers qui arrivent de Trinidad ne verront pas le chenal d'entrée, sans les waypoints d'entrée aucun balisage fiable ne permet de louvoyer entre les hauts fonds, mais sachez qu'il n'y a pas moins de 4 m d'eau. Pour les moins aventuriers (qui le restent cependant), on rejoint Pedernales par le passage Mánamo en sortant de Tucupita. Le village est assez propre, quelques boutiques colorées, une église lumineuse. C'est au mois d'août que la marée est la plus forte, c'est également l'époque où l'on aperçoit le plus de crabes bleus le long des berges. Les Waraos en raffolent alors c'est le moment de les goûter, avec les termites au goût mentholé… TUCUPITA Fondée au siècle dernier par les moines capucins pour évangéliser les Indiens waraos, la ville de Tucupita borde l’Orénoque, ou plutôt deux des bras du 2e plus grand fleuve sud- américain (derrière l’Amazone) : le río Mánamo (qui signifie « deux » en warao) et le río Grande (par lequel transitent les cargos). C’est d’ailleurs à ce titre que Tucupita nous intéresse, car c’est d’ici que partent des excursions dans le delta. Pour le reste, aucun intérêt à rester ici. La principale ville du Delta, capitale de l’Etat Delta Amacuro, est habitée par 30 000 âmes. En ce qui concerne les crocodiles qui infestaient jadis l’Orénoque, du temps des premières explorations, rassurez-vous : les seuls spécimens sont des caïmans (baba), qui n’attaquent pas l’homme. SAN JOSÉ DE BUJA San José de Buja est un petit village paisible peuplé de 1 000 âmes, généralement agriculteurs et éleveurs. Les premiers habitants furent criollos, puis vinrent les indigènes pour le troc. Ces derniers s'y installèrent également. C'est la raison pour laquelle ce qui fut San José au début se transforma en San José de Buja pour représenter la communauté Warao. Bu signifie « mangrove » et Ja « posséder » , « avoir » , cependant Buja en warao est utilisé pour définir l'habit des hommes et des femmes waraos confectionnés en moriche – arbre de paume – ou avec du tissu issu de la palme du Temiche. A l'heure actuelle cette tradition tend à disparaître avec la confection moderne. Tous les ans, du 18 au 21 mars, on célèbre la fête du village qui réunit les habitants mais également d'autres communautés qui arrivent par lanchas sur l'eau waraos pour célébrer comme il se doit, avec beaucoup d'alcool et de musique, la fête de San José de Buja. D'ailleurs à cette période il est difficile de trouver un toit. DELTA BAJO (PARTIE BASSE) Une zone authentique et unique au monde : si le commencement et la fin du monde ont un
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    lieu, c’est ici! La forte présence de mangliers (Rhizophora mangle) permet de stabiliser un terrain constamment en formation dû à la sédimentation continue du fleuve. C’est sur ces rives inondées que se dressent les palafitos, cabanes faites de bois de manaca et couvertes de palme de moriche, elles sont montées sur pilotis à 2m au-dessus de l’eau. Cette partie du delta est considérée comme le centre de la zone indigène puisque que plus de 85% de la population totale des Waraos y est répertoriée dans 250 communautés. Pour rejoindre les villages de cette partie du delta, il faut naviguer environ 7 heures en barque à moteur – lancha – depuis le port d’El Volcan qui se trouve aux abords de Tucupita. Compter 6 heures de moins et quelques milliers de bolivars de plus en hélicoptère. SAN FRANCISCO DE GUAYO Village de 2 000 habitants qui dispose d’un service de police, d’une école, d’un hôpital de fortune et d’une mission catholique que le père Julio Lavandero administre, avec un musée. On vit ici au rythme des Waraos et de la marée, le transport scolaire est effectué par des curiaras (pirogue) qui passent devant chaque palafitos. Par chance, une danse warao va illuminer votre soirée de colliers aux mille couleurs plus intenses que la lune, que les femmes se passent de génération en génération. Un spectacle encore plus délicieux lorsque l’on imagine que la brise constante et la marée ne permettent pas aux larves de moustiques d’éclorent ici. PIACOA Petit village tranquille, à 30 minutes en voiture des châteaux (castillos) de San Francisco et de San Diego de Alcalá. Sur le chemin, vous verrez des plantations d’eucalyptus utilisés pour la fabrication du papier. La zone proche de l’Orénoque irrigue constamment les sols, ce qui permet à l’arbre de reconstituer sa canopée 3 à 4 fois. A Piacoa, les habitants sont waraos mais aussi guyanais ! Ces derniers se disent vénézuéliens : puisqu’ils viennent du territoire que le gouvernement réclame depuis longtemps, il leur semble donc légitime, en tant que virtuel Vénézuélien de Guyane, de l’être forcément au Venezuela ! C'est ici que vous attend Roger pour un tour inoubliable sur le delta.
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    LA GUYANE VÉNÉZUÉLIENNE LAGUYANE VÉNÉZUÉLIENNE - La Guyane Vénézuélienne La Guyane vénézuélienne couvre la partie sud-est du pays avec les deux Etats les plus vastes du pays : Bolívar et d’Amazonas. Le nom vient du massif guyanais (Macizo guayanés) lequel couvre lesdits Etats vénézuéliens, une partie du Brésil et de la Guyane anglaise. Situé au sud de l’Orénoque, ce coin de paradis demeure très sauvage, malgré le développement des routes et l’existence de richissimes gisements d’or et de diamants qui ouvrent sans cesse de nouveaux chemins. C’est ici que serait l’Eldorado – une bourgade s’appelle d’ailleurs ainsi. La Guyane mérite assurément le déplacement si l’on vient au Venezuela, pour ses paysages uniques au monde de tepuys, desquels se jettent de formidables chutes d’eau comme le Salto Angel, la plus haute de notre planète (979 m), mais aussi le Salto Kukenán (610 m, 4e mondial) ou d’autres encore qui jalonnent la Gran Sabana. Permettant de fantastiques trekkings (du Roraïma à La Neblina) pour tous les budgets, des tours plus tranquilles sur des rivières serpentant dans la forêt amazonienne voire simplement en voiture jusqu’à la frontière brésilienne, la Guyane est réellement une terre d’aventures, pour tous. C’est aussi ici que vivent encore une bonne vingtaine d’ethnies indiennes, certaines d’entre elles tentant de défendre leur mode de vie contre l’invasion de leurs terres par les criollos, ainsi qu’une faune variée qui va de l’ara au jaguar, en passant par le piranha et le serpent corail. Le climat, évidemment, reflète la luxuriante végétation. Il
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    pleut donc souvent,particulièrement entre juin et septembre, mais souvent les violentes précipitations ne durent guère longtemps et le ciel bleu reprend vite ses droits. RÍO CAURA La troisième plus grande rivière du pays (725 km) est encore isolée et les touristes qui s’y rendent ne sont pas encore très nombreux. Pourtant, la forêt qu’elle sillonne, entre le fleuve Caroní et la chaîne de Maigualida, passe pour être l’une des mieux conservées de toute l’Amérique du Sud. Elle est d’ailleurs protégée depuis 1964. La rivière serpente indolemment dans une forêt encore vierge, de 6 millions d’hectares, où vivent plus de toucans et de tortues morrocoy que d’Indiens. Une balade en pirogue et à pied inoubliable. Royaume des Indiens ye’kuanas (peuple de la pirogue) ou makiritare (hommes de la rivière), le bassin du Caura est aussi arrosé par le Padamo, le Cuntinamo, le Ventuari, le Paragua et l’Erebato, seules voies de navigation dans une région où les routes sont encore inexistantes. Les Ye’kuanas vivent dispersés pour profiter au mieux des ressources forestières, car ils ne pratiquent que très peu l’agriculture. La médecine par les plantes est toujours de rigueur dans les endroits éloignés de Las Trincheras. Ainsi, la liane kashai passe pour guérir les crampes, tandis que d’autres plantes sont connues pour leurs vertus antidiarrhéiques. Les Ye’kuanas se nourrissent notamment des fruits des palmiers, comme le küjüdi, le kawai, le wasai, la coroba et le kuduwa, et se délectent des délicieux vers (dimuka) qui habitent dans leur écorce… CIUDAD BOLÍVAR
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    CIUDAD BOLÍVAR -Ciudad Bolivar
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    CIUDAD BOLÍVAR -Ciudad Bolivar. © Nyiragongo – Fotolia De son passé, Ciudad Bolívar a gardé un charmant centre colonial – l’un des plus beaux du pays – autour de la belle plaza Bolívar. Avec son petit air d’Antigua Guatemala et des rues en déclive en prime, il flotte dans le quartier historique (casco colonial) une douceur de vivre jusqu’à la tombée de la nuit, après il est déconseillé d’y traîner. Avec de la chance, vous apercevrez quelques dauphins d’eau douce depuis le mirador. La grande majorité des touristes ne font qu’y passer entre deux connexions vers et depuis Canaïma (c’est en effet à Ciudad Bolívar que s’organisent les tours les moins chers), mais on y reste quelques jours sans s’ennuyer. De plus, la ville constitue un excellent centre pour organiser d’autres excursions dans la Gran Sabana, telles que vers les ríos Caura, Aro ou Caroní. Au mois d’août s’y déroule la Feria de la sapoara dédiée au poisson du même nom qui peuple l’Orénoque. Les Vénézuéliens accourent alors à Ciudad Bolívar depuis toute la région, voire depuis Caracas, mettant à l’épreuve une légende populaire qui dit que celui qui mange la tête du poisson ne quitte plus la ville « Quien come la cabeza se queda en Bolívar » . Une autre croyance dit qu’une redoutable hydre à 7 têtes vit dans l’Orénoque, près des rives de Ciudad Bolívar. Alors prudence… CASCO HISTÓRICO Calle Amor Patrio La vieille ville (casco histórico) reste un endroit sûr dans sa partie refaite où vous pouvez vous promener tranquillement. Sans laisser place à la parano, évitez les rues sombres
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    adjacentes. De nuit,la place Bolívar est une des beautés incontournables du Venezuela. La journée, la place est idéale pour passer quelques instants sur un banc, dans les jardins et se laisser enivrer par les odeurs de fleurs tout en appréciant la beauté des ruelles. Sur la place le matin, à l'angle des rues Bolívar et Constitution, prendre un café ou un jus frais du jour chez Naim. Il parle français et si vous êtes perdu malgré mes précieuses informations il vous renseignera sur les différents monuments historiques de la place à visiter. CATEDRAL Casco histórico Calle Bolívar con Calle Igualdad La cathédrale métropolitaine Nuestra Señora de las Nieves, patronne de la ville, est fêtée le 5 août. Elle domine la place Bolívar, mais a beaucoup souffert lors de la défaite des Espagnols pendant la conquête qui de rage brûlèrent tout sur leur passage. Sa restauration démarre en 1770, et c’est seulement en 1840 qu’elle est inaugurée grâce aux efforts du docteur Mariano de Talavera y Garcés, évêque de Guayana. Elle retrouve son aspect d’origine en 1949. Les plans originaux furent perdus, et c’est grâce aux archives des Indes que l’on procéda à la récupération de la structure. C’est devant l’un de ses murs que le général en chef, Manuel Piar, est fusillé le 16 octobre 1817, accusé de conspiration et trahison. Son corps inerte resta dehors toute la nuit servant d'avertissement à la population. Aujourd’hui la beauté de la cathédrale reflète l’importante d’Angostura pendant l’époque coloniale.
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    CATEDRAL - Catedralde Ciudad Bolivar. © iStockphoto.com/jsandoval JARDÍN BOTÁNICO Calle Bolívar con calle Caracas L'entrée principale est située sur la calle Bolívar Du lundi au vendredi de 8h à midi et de 14h à 16h. Il est conseillé de s’accompagner d’un guide pour bien découvrir les 60 ha du jardin : plantes (orchidées…), arbres (bora, morichale…) et lagunes. Vous le trouverez à l’entrée. Le parc possède un module d'informations touristiques et un poste de police. Quelques sympathiques babas font trempette dans la lagune. Après de multiples agressions à l’intérieur du jardin (pas par les mêmes crocodiles), le gouvernement a fait un gros boulot pour renforcer la sécurité à l'intérieur. Aujourd'hui vous pouvez aller y flâner en journée. MUSEO DE ARTE MODERNO JESÚS SOTO Avenue Germania con Mario Briceño Iragorry ✆ +58 285 632 05 18 museosoto@cantv.net Ouvert du mardi au vendredi de 9h30 à 17h30 et le week-end et jours fériés de 10h à 17h. Le père du cinétisme méritait bien son musée dans la ville qui le vit naître en 1923. On lui doit – entre autres – les Pénétrables de Chacaíto, de l’ambassade de France à Caracas et d’autres cubes faits de tiges colorées, disséminés sur la planète entière. Ici, vous verrez une trentaine de ses œuvres, des créations d’artistes contemporains comme Albers ou Mondrian, ainsi que des expos temporaires. Le musée dispose également d'une salle de cinéma avec quelques projections hebdomadaires très bien sélectionnées : demandez sa programmation du mois au musée. Cela vaut définitivement le déplacement. Maestro Soto est mort le 14 janvier 2005 à Paris. CIUDAD GUAYANA Formée de la réunion de Puerto Ordaz et de San Félix, à la confluence du Caroní et de l’Orénoque, Ciudad Guayana a été fondée 7 fois. La première fondation remonte à 1595 ; la dernière est due à des architectes américains, en 1961. Puerto Ordaz est la ville moderne, la cinquième plus grande du pays, qui ne cesse d’accroître son développement urbain et qui dispose d’un potentiel industriel important, citons pour exemple la centrale hydroélectrique de Guri, que vous pouvez visiter (cf. plus loin). C’est donc une ville de cadres, caractérisée par de grands boulevards froids qui délaissent l’horrible (mais au moins authentique) ville ouvrière de San Félix, avec son port et sa mauvaise réputation. Puerto Ordaz est fade, tournée vers le tourisme (un peu) et l’industrie (beaucoup). On ne s’éternise pas ici. On y passe seulement pour aller voir la Guyane sauvage. Après Puerto Cabello et Barquisimeto, c’est entre Puerto Ordaz et San Feliz que le deuxième train du
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    Venezuela circule. Ilcharge le fer extrait du Cerro Bolívar et Altamira pour en faire de petites boules d’acier inoxydable (planta de pellas) qui seront exportées en Europe, Japon et aux Etats-Unis. Ville de passage, nous ne nous attarderons pas sur cette capitale économique. CASTILLOS DE GUAYANA En voiture en sortant de San Félix, tourner à droite et prendre l’avenue Manuel Piar. En bus : le prendre sur l’avenue principale de Castillito à Puerto Ordaz ou à la gare routière de San Félix (20 Bs.F environ). Ouverts tous les jours sauf le lundi, de 9h à midi et de 13h à 17h, les week-ends en journée continue. Les forts de San Francisco (1641) et de San Diego de Alcalá (1747) ont été érigés pour protéger l’accès à l'intérieur des terres longeant l'Orénoque aux XVIIe et XVIIIe siècles. De Puerto Ordaz, il faut une heure, la route est asphaltée. Vous pouvez y aller seul, avec une agence de Puerto Ordaz ou avec Orinoco Discovery qui possède une finca à quelques kilomètres (voir région du delta de l’Orénoque pour les coordonnées). PARQUE CACHAMAY Avenue Guayana Ouvert du mardi au dimanche, de 7h à 17h. Entrée libre. Pour faire son footing entre forêt exubérante et chutes d’eau. A croire que la ville a été construite autour du parc ! En partant de l’Intercontinental, on longe le Caroní jusqu’au parc Lœfing où aurait vécu le cacique caraïbe Marequito et où aujourd’hui une immense volière permet d’apprécier l’extraordinaire variété d’oiseaux que comptent les forêts voisines. Vraiment agréable. PARQUE LA LLOVIZNA Carretera San Félix-El Pao Avenue Leonardo Sucre Figarela ✆ +58 286 930 37 69, +58 416 686 21 00 Ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 21h. Le train fonctionne de 9h15 à 16h15 en rotation permanente. Le plus beau parc de la ville est dépaysant, si vous n’êtes pas descendu au Venetur Orinoco, vous pouvez aussi admirer les chutes de la Llovizna. Un escalier permet de descendre au pied de la chute d’eau, puis à la lagune vous pourrez toujours alimenter les poissons, spectacle garanti. Il n’est pas desservi par le bus, un taxi de Puerto Ordaz prend 40/50 Bs.F. Il y a un nouveau barrage (represa). Le parc et le barrage ne font plus qu’un désormais. Location de pédalos, kayaks, vente de nourriture pour les poissons. Un système de train (deux trains de 42 places) pour la visite est opérationnel, le parcours complet dure une trentaine de minutes. Accessible aux personnes à mobilité réduite.
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    PARQUE LA LLOVIZNA- Parque La Llovizna. © iStockphoto.com/ronaldmorales PARQUE ZOOLÓGICO Parque Loefling Au sud-est du parc Cachamay Au sud-ouest du parque Cachamay. Ouvert du mardi au dimanche, de 5h30 à 18h30. Entrée libre. Au moment de la construction du barrage, le botaniste suédois Pédro Loefling a recueilli la faune autochtone (zone de Guri) qui peuple à présent les lieux : singes, chiguires, babas (petits crocos), reptiles, etc. Ceci donne l’occasion également d’y croiser un jaguar et le caïman de l'Orénoque ! Côté flore on est gâté par une collection d'arbres somptueux : acajou (caoba), samanes, araguaney, ceibas et chênes (robles). LA GRAN SABANA
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    LA GRAN SABANA- Colibri au paradis de la Grande Savane. © Laurent BOSCHERO Dans l’Etat de Bolívar, s’étendant jusqu’aux frontières avec la Guyane anglaise et le Brésil, se trouve la Grande Savane – Gran Sabana –, qui offre l’un des paysages les plus originaux, singuliers et antiques de la terre. Unique au monde même. Ces confins légendaires du Venezuela sont assis sur le fragment de ce que fut le continent de l’ère secondaire appelée « Gondwana » , lorsque l’Afrique et l’Amérique du Sud étaient unies. Ce qui, dans un lointain passé, fut un plateau rocheux qui subit au cours des millénaires une spectaculaire érosion qui donna forme aux étranges montagnes tabulaires – les fameux tepuys – qui s’élèvent des savanes herbacées et des forêts. Les tepuys ne se rencontrent pas seulement dans la Gran Sabana, mais dans tout le massif guyanais, de la source de l’Orénoque jusqu’à l’Amazone. Relevons aussi la similitude avec le paysage de Monument Valley (en Utah) : même âge et même processus érosif, mais à la différence que les buttes de l’Ouest américain se dressent au milieu d’un désert. L’usure de ces sols guyanais a balayé les éléments essentiels comme le calcium, le phosphore et le magnésium, laissant à peine quelques sols sableux qui sont peut-être parmi les plus pauvres de la planète. Dans ces conditions de pauvreté extrême, les espèces ont expérimenté, comme le paysage, l’un des processus évolutifs les plus larges de toute la biosphère – d’où la variété phénoménale
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    d’espèces endémiques, tantau niveau de la faune que de la flore. L’isolement des tepuys, distants entre eux mais qui ne s’enchaînent pas moins en un système de codes secrets, a également permis qu’y habitent des espèces uniques, faisant de la Guyane un véritable sanctuaire écologique. EL CALLAO El Callao est à 18 km de Guasipati. Construite en 1864, elle compte aujourd’hui 3 000 mineurs, les autres habitants vivent de toute façon de la mine. Minerven, la première entreprise d’exploitation du pays, avait pendant des années une équipe de football inscrite dans le championnat de première division. Rappel : en 1998 sous la présidence de Caldera, une forte crise frappe les zones aurifères du pays, les Anglais qui vendent d’énormes quantités d’or font chuter les cours. La répercussion sur El Callao est alors dramatique, la majeure partie des moulins et des mines ferment, les gens ont faim… depuis ces dernières années la ruée vers l’or s'est calmée, l'époque de la Buya ! où le gramme se vendait sur place à 10 € est révolue, le gouvernement est intervenu avec des lois pénales interdisant le trafic. EL DORADO Vous êtes au kilomètre 0. Un village qui porte bien mal son nom puisque, outre des mines d’or, on y rencontre une prison de haute sécurité destinée aux plus dangereux criminels du Venezuela. Papillon y passa d’ailleurs quelques années. Personne ne s’échappe de la prison – ou les rares qui y parviennent sont aussitôt rappelés à l’ordre. La place du village est glauque, entourée de quelques sombres gargotes où rôdent les visiteurs des prisonniers. Ambiance surréaliste le samedi soir, peu recommandé aux gringos que vous êtes, dans cette ville sans loi ni mœurs, peuplée de durs à cuire ou alors y passer rapidement juste pour la montée d’adrénaline… Bref, un eldorado très relatif. RÁPIDOS DE KAMOIRAN (Km 171). On s’y baigne, on y campe à la seule condition de laisser l’endroit aussi propre qu’à l’arrivée. Selon la mythologie pémon, les esprits des Tuenkaróns peuplent les cascades et les rivières. Selon la zoologie moderne, vous n’avez rien à craindre des eaux du parc qui sont exonérées de caïmans, piranhas et autres animaux hostiles à l’homme. La station-service devrait vous dépanner en essence. Possibilité de camper, toilettes publiques. SALTO KAMA
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    SALTO KAMA -Salto Kama. © Laurent BOSCHERO (Km 201,5). La cascade Kama-Merú est constituée de deux chutes d’eau phénoménales, hautes de 70 m, très spectaculaires déjà depuis le haut. Les moins courageux seront comblés : elle se trouve à quelques mètres de la route. Une petite marche de 10 minutes jusqu’au pied de la chute coûte un dollar, mais vous gratifie d’une vue encore meilleure. La nitescence du coucher de soleil est parfaite pour la photographie. SAN FRANCISCO DE YURUANI (Km 250). Votre passage par ce petit village qui frôle les 1 000 habitants sera l’occasion rêvée de vous procurer de l’artisanat pémon (bijoux, arcs et flèches, stylos en bois, etc.), de l’alcool à base de yuca (Kachire), et le Kumachi, la succulente sauce protéinique à la termite, véritable viagra naturel ! Ou pour vous motiver avant l’ascension en contemplant la partie ouest du majestueux Roraïma appelé la Muraille d’Or (Muralla de Oro) et le morceau de roche appelé « Tevasin » qui semble séparé du tepuy… et si vous êtes de retour, c’est une excellente halte pour boire une bière. Une moitié des habitants est catholique et l’autre moitié adventiste (protestant), ce qui sous-entend que certains ne travaillent pas les
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    dimanches et d’autresles samedis. Possibilité de faire des excursions ou des promenades à cheval, de louer des tentes et des cabanes, etc. Renseignements sur place. RORAÏMA C’est en 1654 qu’une carte publiée par le cartographe français, Nicolas Sanson d’Abeville, mentionne pour la première fois le mot Roraïma. En langue pémon, Roraïma signifie « la grande mère toujours féconde et mère de tous les courants » . Le Roraïma est une masse de grès, le plus haut tepuy du Venezuela (2 810 m). Il constitue souvent le point culminant d’un voyage au Venezuela. Dès 1838, le scientifique Robert Schoburg, accompagné de Pémons, explore la zone du Roraïma pour le compte de la Britain’s Royal Geographical Society, suivent les botanistes anglais Everard Im Thurn et Harry I. Perkins en décembre 1884. Ils sont les premiers à escalader un tepuy. Le Roraïma fait en effet partie des grands treks d’Amérique du Sud, bien qu’il soit moins connu que le Camino del Inca au Pérou ou le tour des Torres del Paine en Patagonie – tant mieux ! La marche mène, après des passages dans la savane puis la jungle, à des paysages lunaires comme seul l’offre le Roraïma – de manière accessible et relativement économique. Cela vaut définitivement la peine. QUEBRADA DEL JASPE (Km 273,5). Il s’agit d’une des principales beautés de la Gran Sabana, déclarée monument naturel par le gouvernement du Venezuela. Cette petite chute d’eau nichée dans la forêt est une véritable merveille naturelle et un phénomène géologique exceptionnel : au pied de la chute coule un filet d’eau de 10 m de large et 30 cm de profondeur sur un lit de jaspe (une pierre semi-précieuse rouge et jaune). Un spectacle qui continue sur un trajet d’un kilomètre. Pour de bonnes photos, allez-y autour de midi, quand le soleil est au zénith et pénètre à travers la forêt. Le jaspe est une pierre d’origine volcanique ; grâce à l’eau et au soleil, son éclat est d’une extrême beauté. Les Pémons l’appellent d’ailleurs « kakó » , ce qui signifie feu. Il y a une churuata géante pour installer son hamac et une autre plus petite pour pique-niquer et mettre votre tente dessous. Voir avec Oliviero, le gardien du temple. LA LÍNEA La Línea est le nom donné à la frontière avec le Brésil. Le village qui y est rattaché s’appelle Pacaraima, il ne ressemble à pas grand-chose, les habitants vivent de leurs différents commerces avec le Venezuela, profitant de la dévaluation de leur monnaie nationale – le real – qui rend ce village très attractif : magasins de souvenirs et notamment de hamacs prospèrent ainsi allégrement. En septembre 2009, le real était à 1,14 bolivar fuerte. Au marché, vous pourrez déguster une authentique caipirinha de limao à base de cachaça. Il est parfaitement possible de se livrer à une petite excursion au Brésil depuis Santa Elena. Aucune formalité n’est à remplir, mais ceux qui veulent colorer leur passeport peuvent demander un « tampon souvenir » à la frontière. Celui-ci est rond – au lieu d’être
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    carré – etest marqué « souvenir » . Pour ceux qui veulent passer au Brésil pour de bon, les formalités sont faciles. Sachez toutefois que tout voyageur entrant au Brésil doit être vacciné contre la fièvre jaune. Si vous ne l’êtes pas, pas de problème : rendez-vous dans le petit cabanon à la frontière et on vous inoculera, gratuitement de surcroît, le précieux sésame. Boa Vista, la première grande ville moderne et festive du Brésil, se trouve à 220 km de la frontière. Si l'envie vous titille d'aller voir la Coupe du monde de football en 2014 à Manaus… EL PAUJÍ Il s’agit d’un village atypique dans la Gran Sabana, peuplé de 300 habitants. Il est composé d’Indiens pémons, de mineurs et d’autres personnes qui décidèrent de quitter la ville (Caracas) dans les années 1960 et vivre une existence alternative. Depuis lors, ils ont été rejoints par un certain nombre d’étrangers accourus d’Europe, d’Amérique du Nord et d’autres pays d’Amérique latine, donnant à ce coin éloigné l’honneur d’être le village le plus cosmopolite des bassins de l’Orénoque et de l’Amazone ! Vous pourrez apprécier cette singularité dans l’architecture qui s’y est développée au fil des années, l’artisanat local et l’importance de l’éducation et de la culture dans la vie de ses habitants. L’extraction à petite échelle d’or et de diamants, le tourisme, l’artisanat et l’apiculture constituent les principales activités économiques de la région. Le pauji est un oiseau agressif (Crax nigra) , paví en langue pemón, paradoxal non ? PARQUE LA ESMERALDA Sur la route d’Icabarú, à environ 2 km d’El Pauji, l’entrée est à votre gauche, marcher 5 minutes et devant vous s’offre une petite cascade « Pozo » qui poursuit sa route dans une piscine naturelle très agréable pour se rafraîchir. Les aventuriers plongeront sous la cascade et exploreront le trou… jusqu’où ? (Si vous disposez d’un masque, laissez-vous tenter !) SALTO CATEDRAL A 10 km avant El Pauji. Compter 10 minutes de marche depuis le bord de la route sans trop de difficultés. C’est une chute de 15 m de haut qui termine sa course dans un énorme bassin profond et obscur. Elle est à découvrir en milieu de journée pour apprécier la lumière du soleil qui pénètre entre les arbres. Assez magique. WOYTAN TEPUY Plus connu sous le nom de El Abismo. A une heure de marche d’El Pauji, 40 minutes sont nécessaires pour atteindre le sommet. Si vous n’escaladez pas le Roraima, ne ratez pas celui-ci. Vous avez là l'opportunité de facilement gravir un tepuy, lequel vous gratifie d’une vue splendide sur la forêt amazonienne, en contrebas. Vous y verrez aussi des plantes carnivores. Une fois à El Pauji demander pour El Abismo, vous pouvez garer votre véhicule chez la famille Scull.
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    PARQUE NACIONAL DECANAÏMA PARQUE NACIONAL DE CANAÏMA - Chutes de Canaima. © iStockphoto.com/KonradKaminsk Bienvenue dans un parc de 3 millions d’hectares de forêts, de rivières et d e tepuys. Canaïma est l’attraction touristique numéro un au Venezuela, car c’est de là que s’organise la visite de la plus haute chute d’eau du monde, à savoir le Salto Angel. Le village même de Canaïma, habité par des Indiens pémons qui vivent davantage du tourisme que de l’agriculture – le cellulaire à la main l’atteste –, n’est pas franchement attractif, si ce n’est la fantastique lagune où se jettent sept chutes d’eau, dont le Salto Hacha. Les cinéphiles avertis reconnaîtront le décor des films Un Indien dans la ville et Le Jaguar (tout le village fut alors réquisitionné pour jouer aux Indiens). Faute de terre, il n’y a pas de cultures dans le village. Les jardins potagers se trouvent en effet sur l’autre rive, en contrebas d’un tepuy. Quant à la faune aquatique, ce n’est pas Byzance à part l’Aimara qui peut peser jusqu’à 12 kg. A défaut d’une banque (emportez suffisamment de bolívars), on y trouve de nombreuses possibilités d’hébergement et des vendeurs de souvenirs, lesquels rencontrent beaucoup de succès avec l’artisanat indien. Si vous le pouvez, évitez la haute saison (carnaval, Semaine sainte, l’été et les week-ends prolongés) et prévoyez 35 Bs.F pour l’entrée au parc national, payables dès la sortie de l’avion.
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    SALTO ANGEL SALTO ANGEL- Salto Angel, merveille naturelle. © Laurent BOSCHERO Les yeux émerveillés par le bal des martins-pêcheurs pendant 47 km de navigation en curiara (pirogue), la remontée des ríos Carrao et Churum dure entre 3 et 5 heures selon le niveau des eaux. Histoire de vous dégourdir les jambes, à votre arrivée une marche de 45 minutes à 1 heure 30 (selon votre rythme) vous attend dans la jungle humide. Et vous voilà arrivé au Mirador, véritable « brumisateur pour dinosaure ! » . Du sommet de l’Auyán
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    Tepuy se jettedans le vide une chute d’eau de 979 m : le Salto Angel. Il s’agit de la plus haute chute du monde, ce qui en fait l’attraction touristique numéro un pour tout visiteur au Venezuela. Son nom n’a rien à voir avec le saut de l’ange, mais porte le nom de son « découvreur » , le pilote Jimmy Angel (1899-1956). LAGUNA DE CANAÏMA Sous les (sept) chutes – salto Ucaima, salto Golondrina, salto Wadaima et salto Hacha sont les seules à porter un nom – en provenance du río Carrao, cette lagune est un régal pour les yeux, la lentille de l’appareil photo et le baigneur malgré ses eaux sombres. Son eau n’est pas sale, elle est teintée par les matières organiques en décomposition que la rivière emporte avec elle. Certains considèrent sa plage comme la plus belle du Venezuela... nous aussi. SALTO SAPO Un véritable enchantement qui aboutit à un panorama de rêve sur les tepuys via le Salto Sapo. Après avoir traversé la lagune de Canaïma, vous atteignez isla Anatholy où une marche en forêt d’environ 15 minutes vous permet de découvrir lianes, orchidées et autres mousses, jusqu’au majestueux Salto Sapo. On peut passer derrière la cataracte dans un tonnerre indescriptible – en saison des pluies, c’est vraiment fabuleux. Pour la petite histoire, sachez que le chemin derrière la chute est l’œuvre de feu Tomás Bernal, lequel a tracé l’itinéraire (pendant deux étés) à l’aide d’une barre en fer. Il vécut des années en ermite dans une petite grotte derrière la chute, avant de travailler dans le secteur touristique puis de mourir d’une façon mystérieuse, donnant lieu à de nombreuses histoires. Enfin, sur l’autre rive, on peut se baigner dans l’eau de la chute (en saison sèche) dont la plage n’a rien à envier à celles des Caraïbes… Si pour une raison ou une autre ce salto n’est pas inclus dans votre tour, vous dépenserez au moins 150 à 250 Bs.F supplémentaires pour le visiter. KAVAC Bienvenue dans la vallée de Kamarata, lovée au pied de l’Auyan Tepuy sur sa base sud- est, le tepuy le plus grand de la Gran Sabana. On peut admirer ici ses fabuleuses parois rocheuses soumises à l’érosion du vent et de l’eau depuis des millions d’années, entre savane et forêt. C'est ici le point le plus facile pour escalader le géant. Comme Kavac est beaucoup moins commerciale que Canaïma, nombreux sont ceux qui préfèrent la première nommée. Pourtant, le tout dégage un je-ne-sais-quoi de mystique. Il faut visiter la grotte de Kavac en quittant la savane, tout en longeant la forêt par un sentier qui suit une rivière. On arrive alors sur le canyon de Kavac d’où débouche, plus bas, une fabuleuse chute d’eau. En allant vers « La Toma de Agua » , d’où le panorama est une merveille, n’hésitez pas à vous baigner dans la rivière. Enfin, les villages pémons de Kamarata et de Santa Marta valent un coup d’œil pour leur artisanat, avant d’aller braver les forêts qui vous séparent de la chute
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    AMAZONAS AMAZONAS - Amazonas UnEtat de 180 145 km2 (1/5e de la géographie nationale) plus vaste que la Belgique, la Suisse, la Corse, les Pays-Bas, la Sardaigne et la Sicile réunis. Une terre pour aventuriers et amoureux de la nature ! Si l’on excepte la capitale Puerto Ayacucho, ses environs immédiats (c’est-à-dire jusqu’à 4 jours de pirogue) et quelques localités telles que San Fernando de Atabapo, San Carlos de Río Negro et La Esmeralda, rares sont les zones qui ont vu la présence régulière de visages pâles. Terre d’Indiens appartenant à une quinzaine d’ethnies différentes, Amazonas se caractérise en effet par une épaisse jungle impénétrable, fourmillant d’une faune et d’une flore si riches qu’elles n’ont été répertoriées que très partiellement. Le gouvernement tente avec bonheur d’en limiter l’accès afin de protéger les Indiens comme les Yanomamis par exemple, qui vivent toujours en autarcie selon un mode de vie archaïque, d’une dommageable intrusion étrangère. Seul, vous ne
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    pourrez ainsi pasdépasser Samariapo, 65 km au sud de Puerto Ayacucho. Il vous faudra différents permis, à récolter auprès d’Inparques, de la communauté indienne, du ministère de l’Environnement à Caracas, etc., pour continuer. Autant dire que vous rejoindrez une agence pour organiser votre tour, n’allant pas loin en solitaire… et de toute manière, vous serez content de ne pas être seul dans un monde hostile grouillant de prédateurs. Les activités des Indiens demeurent très traditionnelles, avec une économie basée sur la pêche, la chasse et l’agriculture, basée sur la culture du manioc (yuca), du maïs (maíz), des bananes (cambur ou plátano) et d’une sorte de manioc brun (ñame). Régulièrement, les femmes descendent en pirogue à Puerto Ayacucho pour vendre leur production. Ce sont elles qui ont la vie la plus dure, récoltant le manioc qu’elles transportent sur le dos (jusqu’à 60 kg), ce qui leur occasionne souvent de graves problèmes dorsaux, alors que les hommes passent beaucoup de temps dans les hamacs, à discuter, soignant la vie sociale (très importante), repartant à la pêche lorsque les réserves sont épuisées. PUERTO AYACUCHO Chaleur et moiteur : c’est ce que retiennent de nombreux visiteurs de Puerto Ayacucho, qui est surtout un port fluvial (d’où son nom) et le centre de tout le commerce de l’Etat. Fondée un beau jour de décembre 1924 par l’ingénieur Santiago Aguerrevere et bâtie sur une table de granit noir qui la préserve de tout mouvement sismique, la ville ne s’est développée que vers la fin des années 1980 avec la construction de nombreuses routes goudronnées vers la capitale. Puerto Ayacucho n’est toutefois pas désagréable pour autant, gardant un sympathique caractère provincial avec ses échoppes qui débordent dans les rues, ses petits marchés à découvrir et son intéressant mélange ethnique. La ville d’environ 120 000 habitants est traversée par deux avenues qui drainent la majorité du trafic, l’avenida Orinoco qui traverse la ville dans l’axe nord-sud et l’avenida 23 de Enero dans l’axe est-ouest. C’est ici que vous organiserez vos tours à l’intérieur d’Amazonas, que vous vous procurerez tout ce dont vous aurez besoin (bolos, lotion antimoustique, pellicules photos, etc.), que vous jouirez encore d’un certain confort, éventuellement que vous passerez la frontière colombienne, autant d’éléments qui donnent un caractère de dernière frontière à la ville. Comme chaque cité vénézuélienne, Puerto Ayacucho est dotée d’une agréable plaza Bolívar ombragée où trône au centre une statue du glorieux Simón sur sa monture. Tout autour se trouvent certains édifices gouvernementaux ainsi que la cathédrale et la bibliothèque où l’on peut emprunter des ouvrages sur la région, notamment. La capitale de l’Etat d’Amazonie est l’endroit idéal pour pratiquer du rafting extrême sur l’Orénoque. C’est aussi un véritable retour aux sources qui guette celui qui décide de s’aventurer dans les entrailles de la forêt amazonienne du Venezuela. ISLA SARDINATA A 20 minutes du centre de Puerto Ayacucho sur la route de l’aéroport, derrière l’urbanisation San Enrique. On accède uniquement à la plage par voie fluviale, l’été. L’hiver cela semble difficile tant les courants sont violents. On considère en effet ses rapides comme les plus larges et
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    dangereux du monde.S’y rendre principalement pour apprécier les pétroglyphes et les peintures rupestres. MUSEO ETNOLOGICO DE AMAZONAS MONSEÑOR ENZO CECCARELLI Avenue Rio Negro, en face du petit marché d’artisanat ✆ +58 248 521 28 42, +58 248 521 61 65 Ouvert du mardi au samedi de 8h30 à 18h et le dimanche, de 9h à 13h. Une exposition de toutes les ethnies regroupées dans la région, telles que les Piaroas, Guajibos, Arawaks, Yanomamis et les Ye’kuanas. La présentation n’est toutefois pas fantastique et ne donne pas envie de s’y attarder pour déchiffrer les intéressantes explications en espagnol. Néanmoins, conscientes de cette faiblesse, les autorités étudient de nombreux projets, dont celui d’y incorporer un aquarium présentant les différents poissons des rivières amazoniennes. Droit d’entrée symbolique. PIEDRA LA TORTUGA Situé à 8 km de Puerto Ayacucho Ce monument naturel (en forme de tortue) compte trois cimetières indigènes, peintures rupestres et pétroglyphes. Les membres d’Inparques proposent leurs services pour des visites guidées. Pour toutes informations renseignez-vous à la direction régionale. PIEDRA LA TORTUGA - Piedra la Tortuga. © iStockphoto.com/enriquerodben AUTANA
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    En plein milieude la forêt surgit cet insolite tepuy turgescent de 1 300 m d’altitude, exploré pour la première fois en 1971. Une merveille de la nature que l’on retrouve sur de nombreuses cartes postales, mais vous ne l’escaladerez pas. D’une part, ce tepuy est sacré pour les Piaroas et, ici, on respecte les communautés indigènes (pas comme l’Ayers Rock des aborigènes australiens) ; d’autre part, il faudrait de très bonnes connaissances de varappe pour venir à bout de ses parois à pic. RUTA HUMBOLDT Relevons que peu de touristes organisent des tours ici, la plupart préférant le Roraima, ce qui constitue déjà une bonne raison pour y venir. La Ruta Humboldt est une expédition qui requiert de nombreux permis, si bien qu’il faut prendre contact avec les agences avant d’arriver à Puerto Ayacucho. Mais dès que vous quittez la capitale d’Amazonas, prenez toujours votre passeport et votre carte touristique avec vous, car il existe de nombreux contrôles d’identité sur le chemin vers le sud. Les nuits se passent toujours en hamac et vous remercierez l’inventeur de la moustiquaire. PARQUE NACIONAL DE YAPACANA On dirait le Sud du pays, à l'intersection de l'Orénoque, du Ventuari et du Yagua. Accès par l'Orénoque seulement. Permis obligatoire pour entrer dans ce parc de 320 000 hectares et y dormir. Décrété parc national en 1978. Quel beau tepuy ! Le Yapacana (1 345m) domine des savanes, dont certaines plantes d'apparenteront à des herbes asiatiques. Bienvenue dans la forêt pure, dure et humide (température entre 19 et 27°C). Il est unique dans le pays, voire même dans le monde pour son haut degré d'endémisme. PARQUE NACIONAL DUIDA-MARAHUACA Le permis Inparques est indispensable et vous ne l’obtiendrez sans doute pas. Le parc fut créé en 1978 (210 000 hectares). Les tepuys Duida (2 880 m) et Marahuaka (2 840 m) sont des vestiges de l’époque précambrienne (soit, rappelons-le, la première ère de l’histoire de la Terre, qui dura 4 milliards d’années). La végétation, qui oscille entre savane et forêt dense, abrite des pumas et une grande variété d’oiseaux. Les températures oscillent entre 10 °C et 28 °C. PARQUE NACIONAL SERRANÍA LA NEBLINA A l’extrême sud du Venezuela, près de la frontière brésilienne, un permis est également exigé pour entrer dans ce parc (1 360 000 hectares !) créé en 1978, et il est toujours presque impossible à obtenir (sauf pour les expéditions scientifiques). Mais Lucho de
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    l’agence Selvadentro estbien placé pour vous l’obtenir et vous y accompagner. Attention de gros moyens logistiques sont nécessaires. Exemple : 15 jours au départ de San Carlos compter entre 25 000 et 30 000 US$ pour une équipe de 6 personnes. Comme son nom l’indique, ce parc baigne dans la brume. Et pour cause ! La Neblina, avec ses 3 014 m, est le plus haut sommet d’Amérique du Sud à l’est des Andes. Avis aux amateurs de plantes carnivores et d’orchidées, le tout sous les cris des singes et des jaguars, les mouvements d’anacondas bien plus gros que ce que vous pouvez imaginer. PARQUE NACIONAL PARIMA TAPIRAPECÓ Permis Inparques indispensable. Le Vénézuela a classé en 1991 les terres où l'Orénoque prend sa sources. Par sa taille (3 500 000 hectares !), ce parc est le premier du pays et le cinquième du monde. il couvre la totalité de la partie sud-ouest de l'Etat. En pleine forêt humide et vierge, le royaume des Yanomamis est la partie la plus sauvage de la Guyane. La faune et la flore de cette immensité luxuriante ne sont pas encore inventoriées... La température oscille entre 10 et 28°C. On peut visiter le rapide de Gaaharibo (c'est beau la vie !), la forêt Parima, le Tepuy Mawedi et sa cascade, les pétroglyphes de Arata.
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    ISLA MARGARITA -Plage du Nord de Margarita. © Alain Demars Son nom est-il un hommage à l’amante imaginaire de Christophe Colomb, qui rêvait de la princesse Marguerite d’Autriche lorsqu’il découvrit l’île le 15 août 1498 ? C’est, en tout cas, la légende dont les Margariteños se souviennent. Car bien moins romantique était le nom de Paraguachoa (abondance de pêche), attribué à l’île par les premiers Guaiqueriés. Comme partout, lors de la conquête du Nouveau Monde, ces Indiens, qui s’attendaient à la visite de demi-dieux vêtus de lumière, prirent les reflets des armures pour une preuve de divinité et firent un accueil royal aux conquistadores. Tellement royal, que ces derniers furent bientôt suivis par beaucoup d’autres, attirés par les perles dont regorge Margarita et qui firent la richesse des premiers temps de la colonie. Tant et si bien qu’en 1500, l’île de Cubagua – à proximité de Margarita – accueillit la première ville du Venezuela : Nueva Cádiz, qui disparut 41 ans plus tard lors d’un raz-de-marée, une nuit de Noël. En 1536, les colons fondèrent Pueblo de la Mar qui devint Porlamar. Par sa position stratégique, l’île fut considérée comme un trésor. On érigea forts et châteaux (à Juan Griego, La Asunción, Santa Ana et Pampatar), destinés à protéger Margarita des pirates anglais, français et
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    allemands. Au XIXesiècle, Margarita sera parmi les premières régions à suivre Caracas, lors de la déclaration d’indépendance de 1810. Elle fournira tant de héros nationaux (Arismendi, Santiago Mariño, etc.) que l’Etat qu’elle forme avec Cubagua et Coche sera nommé Nueva Esparta, afin de saluer le sacrifice et la bravoure de ses habitants dont la détermination fut comparée à celle des Spartiates de la Grèce antique. PORLAMAR PORLAMAR - Église San Nicolas de Bari. © iStockphoto.com/grahamheywood Fondé par les colons le 22 avril 1536, Pueblo de la Mar devient plus tard Porlamar. Aujourd’hui, c’est une capitale commerciale de 200 000 habitants, avec sa vie nocturne et ses hôtels. On s’oriente dans le centre-ville grâce aux avenues principales Santiago Mariño et 4 de Mayo (le 4 mai 1810, date à laquelle Margarita adhéra au mouvement d’indépendance initié à Caracas le mois précédent). Voir dans le vieux Porlamar l’église San Nicolás de Bari près de la place Bolívar. Pour le reste, le tout ne dégage pas un charme fou. Le centre est très animé et rempli de vendeurs de rue, sur une musique continue de Klaxons ; un peu au nord-est, le long de l’avenue Bolívar, le récent quartier appelé Costa Azul où l’on trouve la plupart des hôtels de luxe. Un Cancún très miniature !
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    FUERTE DE LAPUNTILLA Au bout du boulevard Romulo Gallegos C’est le symbole de Porlamar, construit en 1530 à Puebla de la Mar (actuel Porlamar). Au même endroit quelques années plus tard en 1895, un phare prend place pour commémorer le centenaire de la naissance du Maréchal d’Ayacucho, Antonio José de Sucre. FUERTE DE LA PUNTILLA - Phare de Fuerte de la Puntilla. © iStockphoto.com/grahamheywood MUSEO FRANCISCO NARVAEZ Calle Igualdad avec calle Díaz ✆ +58 295 261 8668
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    Ouvert du mardiau vendredi de 8h30 à 15h30, et le week-end de 10h à 16h. Programme à la semaine. Ce musée est consacré au sculpteur et peintre contemporain du cru et du même nom (plus de 50 œuvres), ainsi qu’à quelques-uns de ses rivaux. Il fonctionne depuis 1977 et possède différents salons pour les conférences et un centre audiovisuel. PAMPATAR Pampatar, qui signifie Pueblo del Sal ( « village du sel » ) en langue guaiquerí, est situé à 8 km au nord-est de Porlamar. C’était le plus grand port de l’île durant la conquête, grâce à sa situation idéale – ses côtes sont en effet protégées des vents et des courants océaniques. Sa profondeur lui permet en outre de recevoir les grands voiliers européens. La Playa Juventud constitue l'option plage la plus proche de la ville. CASTILLO DE SAN CARLOS DE BORROMEO Sur la plage face à la baie de Pampatar Ouvert au public de 9h à 18h pendant la haute saison du lundi au dimanche, autrement il reste fermé le lundi. Rénové en permanence, vous pouvez le visiter dans son intégralité, typique de l'époque coloniale avec ses canons et son pont-levis, ce château érigé à la fin du XVIIe siècle (1664- 1684), était destiné à défendre le port de Pampatar. Sa base, comme il était d’usage, est en forme d’étoile et ses douves vides… l’ont toujours été à cause d’une erreur de l’architecte ! Il possède trois éléments architectoniques caractéristiques : la batterie de côte qui comprend douze canons oxydés pointant face à la baie, la réserve d’eau et un accès extérieur soutenu par des chaînes qui permirent l’entrée et la sortie des troupes comme à l’époque médiévale. Le fort abrite aujourd’hui un petit musée de peinture et de sculpture. Allez jeter un œil à l’église del Cristo del Buen Viaje (Christ du Bon Voyage) et à l’ancienne douane qui abrite aujourd’hui Fondene, l’office du tourisme de l’Etat. henry.iv. le 22/05/2011 Excellent point de vue à ne pas manquer ! Vaut le détour
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    CASTILLO DE SANCARLOS DE BORROMEO - Castillo de San Carlos de Borromeo. © Valery Shanin – Fotolia PLAYA JUVENTUD Prendre la via Punta Ballena. Avant d'y arriver, prendre à droite, face à l'école de chef de Sumito. Proche de la ville, la plage est agréable en semaine. Vous y trouverez une churuata qui vend des spécialités culinaires de l'île comme la fameuse soupe Fosforera et des poissons grillés (pargo et catalana). Comptez 160 Bs.F le plat. LA ROUTE DES PLAGES DU SUD AU NORD Cette route dessert successivement les plages d’El Tirano, Playa Parguito, Playa El Agua, Manzanillo, Puerto Cruz, Pedro Gonzales, Zaragoza, Playa Caribe et Juan Griego. PLAYA GUACUCO Playa Guacuco se situe à 18 km au nord de Pampatar. La plage n'est pas très loin de la Asuncion. On l'atteint par la route principale de Porlamar-Juan Griego. Au croisement de Guacuco, tourner à droite en direction de la plage. Petit coup de cœur pour cette belle plage de sable peu fréquentée en dehors des vacances et jours fériés. Les vagues y sont moins fortes qu'au nord. La plage se prête à la promenade et aux raquettes de plage.
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    L'origine de sonnom est due au fait que dans son sable on y trouve un mollusque, une sorte de petite telline appelée guacuco. Une technique pour le sortir consiste à laisser pénétrer les pieds dans le sable grâce à une petite danse assez folklorique, par un mouvement latéral et continu du tronc pour activer les pieds… une sorte de twist ! Conseil : goûter au moins une fois le velouté de guacuco, c’est un grand moment ! EL TIRANO El Tirano (le tyran), situé à côté du village de pêcheurs de Puerto Fermín, est une plage de sable gris. Elle doit son nom à Aguirre, immortalisé à l’écran par Klaus Kinski, dans Aguirre, la colère de Dieu, de Werner Herzog. Alors qu’il était sous les ordres de Pizarro au Pérou, le conquistador se mutina et, prenant la tête de quelques hommes, partit à la recherche de l’Eldorado. Il erra de l’Amazone à l’Orénoque, en éliminant les soldats soupçonnés de le trahir, pour finalement « échouer » à Margarita. C’est précisément sur cette plage que le cruel Aguirre tua sa fille de ses propres mains, parce que, dit la légende, il la préférait morte que considérée par tous comme la fille d’un tyran. Freudien, non ? PLAYA EL AGUA La plus célèbre des plages de Margarita lui vaut de figurer sur les posters de l’office du tourisme national. C’est dire ! Ce large ruban de sable blanc de 4 km est protégé par une multitude de cocotiers, et l’on peut s’avancer dans l’eau turquoise, à 24° C, jusqu’aux genoux pendant longtemps, caressé par ses rouleaux qui se prêtent bien au bodysurf. Comme il s’agit aussi d'une plage très fréquentée par les Vénézuéliens, ses aménagements en ont chassé ce qu’elle avait de sauvage. Ce qui permet, en revanche, de pratiquer des « sports » comme le bronzage ou la séduction des corps musclés des hommes du cru ou des strings féminins assurément très bien portés. Accessoirement, vous comparerez les cartes des restaurants, mais les amateurs de plages plus authentiques préféreront lézarder ailleurs, d'autant plus que depuis quelques temps la plage a mauvaise réputation : les histoires la décrédibilisant sont légion et force est de constater que Playa El Agua n'est plus ce qu'elle était. PLAYA MANZANILLO Cette plage longue de 600 m aux eaux tièdes est située dans une baie magnifique, au pied d’une colline et tout près d’une communauté de pêcheur. On peut y apercevoir sur le petit chantier naval la construction d’un 17 m en bois, commencée il y a une douzaine d’années, abandonnée et reprise il y a quelques temps. La balade le long de la plage est exquise : vers la gauche se découvrent quantité de petites baies où l’on est seul. En face du chantier, une petite église renseigne sur la ferveur des pêcheurs malgré leurs difficultés financières. Toi aussi ! Ô pauvre voyageur affamé et fauché, dans cette communauté ta participation aux activités de pêche te sera payée en poissons frais ! Pas très loin, la communauté de
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    pêcheurs Guyacan trèslocale où peu de touristes se rendent… alors allez-y ! ZARAGOZA La plage du village est un véritable coup de cœur. Elle est bordée de petites maisons coloniales et est connue aussi sous le nom de Playa Pedro Gonzalez. Elle est peu fréquentée par les touristes, plutôt reservée aux familles vénézuéliennes. Il arrive qu'on puisse difficilement s'y installer, tant la grève est étroite et les vagues peuvent s'y révéler fortes. L'eau est fraîche puisque la plage est au nord et ne profite pas des courants chauds du sud de l'île. C'est aussi une des plages les plus propres de Margarita. On peut y louer des scooters de mer, ou monter sur une grosse banane et se faire tirer par bateau ! Le village de Pedro Gonzales est intéressant pour les différentes architectures qu'il présente. A noter, la grande église bleue ainsi que le fort, au nord. Enfin, la proximité d'autres belles plages : Puerto Cruz et Caribe, très prisées des « radicals surfers » lors des fortes dépressions : des vagues de 3 m peuvent être shootées. PLAYA CARIBE A 2km au nord de Juan Griego, cette merveilleuse petite plage de sable blanc ornée de palmiers, d’un peu plus d’un kilomètre, encore déserte voilà peu, voit sa popularité croître du fait de sa beauté. Tranquille, abritée, aux eaux limpides, ses quelques rochers peuplés de pélicans achèveront de vous envoûter ! La vie est calme et les soirées se passent sur la plage ou dans l’un des restaurants de la zone. En novembre et décembre, lorsque les houles d’Atlantique déferlent sur le littoral, la plage se transforme en excellent spot de surf. JUAN GRIEGO La ville la plus peuplée du nord de l’île (25 000 habitants), aujourd’hui active et commerçante (calle Marina), est également intéressante du point de vue historique. En effet, c’est dans le fort de la Galera qu’eut lieu la dernière et la plus sanglante bataille de l’Indépendance. Le 8 août 1817, les troupes espagnoles investirent le fort et assassinèrent jusqu’au dernier républicain. Ainsi, le marais situé au pied du fort porte le nom de « lagune des martyrs » . Ce bled n’a rien de particulier, mais se révèle stratégiquement placé pour visiter l’île. Sa plage à droite du phare communément appelée Playa La Galera, protégée par la grande baie de Juan Griego, offre un plan d’eau des plus calmes, pour le plaisir des petits comme des grands. Le coucher de soleil vous inonde de son éclat, fascinant, lorsqu'il vient embrasser un horizon brillant de mille et un feux ocre, c’est toute la baie qui scintille… avec la chaîne de Macanao qui se dessine à l’horizon ! FUERTE DE LA GALERA On ne croirait pas, aujourd’hui, que Margarita a tant souffert. Pourtant, les forts n’étaient pas un luxe, puisque, entre 1565 et 1595, l’île subit 14 attaques de pirates. Pour atteindre la plate-forme où se trouvent les quatre canons qui survécurent au passage du temps, vous
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    devrez gravir unescalier bordé de pierres. Deux motifs pour visiter le fort de la Galera : entendre l’histoire récitée par des petites jumelles et voir le soleil se coucher sur la baie à 17h30, jusqu’à la lagune des Martyrs, baptisée ainsi en hommage aux soldats tombés au combat. IGLESIA DE JUAN GRIEGO On peut voir, dans cette grande église bleue et blanche, une représentation de l’Ascension du Christ, sculptée dans un coquillage et datant de 1870. TABACOS DE LOS MILLANES Au nord de Juan Griego. Demandez pour Ismelda, Inocente ou Leonidas : ce sont eux qui les fabriquent artisanalement et les vendent pas cher. TALLER DE ARTESANIA ASI CON LAS MANOS TIERRA, AGUA Y FUEGO A l’ouest de la ville, sur la route côtière. Un village qui propose une multitude d’artisanats différents et où chaque cabane a son thème. Le plus beau centre de l’île. LE CŒUR DE L’ÎLE LA ASUNCIÓN
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    LA ASUNCIÓN -La Asunción. © iStockphoto.com/HereBeDragons Réfugiée à l’intérieur des terres où elle était à l’abri des pirates, La Asunción, devenue capitale administrative de l’Etat de Nueva Esparta, est restée une petite ville coloniale de 18 000 habitants. Elle fut fondée par Pedro González en 1562, mais le roi d’Espagne ne lui concéda le titre de ville et des armoiries qu’en 1600. Notons que sa cathédrale est la deuxième plus antique d’Amérique latine, édifiée par Juan de Manzanillo en 1602. Depuis des modifications ont dénaturé son aspect originel. CASTILLO DE SANTA ROSA Ouvert le lundi de 8h à 15h et du mardi au dimanche jusqu’à 18h. Construit en 1681, en remplacement du fort San Bernardo détruit par les corsaires, le château défendait jadis la ville. Sa position et son architecture en forme d’étoile lui permettaient de contrôler le passage entre le Nord et le Sud, grâce à des canons qui couvraient la zone du lieu-dit la Fuente jusqu’à Guacuco. Plus tard, pendant la guerre d’Indépendance, le fort servit de prison à l’indépendantiste Luisa Cáceres de Arismendi. L’épouse de Juan Bautista alors âgée de 17 ans, enceinte, mis au monde un enfant qui ne survécut pas au cachot. On ferme les yeux et on imagine encore le réfectoire de 40 soldats, la cuisine, le poste de garde et la prison. Décrété monument historique en 1965. Son accès facile en fait un des lieux les plus visités.
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    CASTILLO DE SANTAROSA - Castillo de Santa Rosa. © iStockphoto.com/Colonel1 MONUMENTS NATURELS COLLINES MATASIETE ET GUAYAMURI L’endroit est protégé du fait de son importance historique. C’est ici en effet, le 31 juillet 1817, que les indépendantistes gagnèrent une bataille stratégique contre les Espagnols. La colline du nord est celle de Guayamurí ; celle du sud, le Matasiete. Mais les enfants vous en diront plus sur l’histoire et la nature des lieux… PARQUE NACIONAL CERRO EL COPEY Arismendi Ouvert du mardi au dimanche de 8h à 16h, l’entrée du parc est à 450 m d’altitude. Ce parc (7 130 ha) ne tient pas son nom du parti politique mais de la grande quantité de copey, cette fleur jaune et blanche qui y prolifère. Il constitue aussi un centre de drainage naturel qui recueille les eaux et les distribue dans les villages voisins. C’est le point culminant de l’île (950 m). La route dans la sierra pour y accéder est splendide. Un énorme ficus vous accueille à l’entrée. Un barbecue est à disposition. Son microclimat, très doux et brumeux, vous fera oublier la chaleur étouffante de Porlamar où la température peut atteindre 35 °C. EL VALLE Lieu d'apparition de la patronne de l'île la « Virgen del Valle » , le village réunit chaque année les fidèles qui viennent en masse des quatre coins du pays pour la procession. C'est ici qu'est né en 1788 le général Santiago Mariño. CATEDRAL DEL ESPIRITU SANTO D’EL VALLE Située dans un village paisible niché au pied de la Sierra. Le mystère de l’arrivée de la Vierge des pêcheurs sur l’île alors qu’elle était destinée au Pérou plane toujours. La cathédrale a été reconnue en 1975 comme basilique par le pape pour ses miracles. De style baroque, les vitraux nous renseignent sur les scènes de vie quotidienne des pêcheurs et des gens du village. Fêtée le 8 septembre pendant une semaine, les gens disent que grâce à cette vierge, le cyclone Ivan (8 septembre 2004) les a épargnés passant à 10 km au large de l’île. En sortant à droite, une réplique de Notre-Dame-de- Lourdes est visible dans une mini grotte qui fait office de lieu d’offrandes. A la seule différence que, dans cette copie, la Vierge est à gauche.
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    Sur la placequi jouxte la cathédrale, on se délecte d’un jus de papelón con limon (canne à sucre, citron, glaçon) et de la fameuse empanada de pepitonas (mollusques). CATEDRAL DEL ESPIRITU SANTO D’EL VALLE - Cathédrale d’El Valle. © Laurent BOSCHERO MUSÉE DU GÉNÉRAL EN CHEF SANTIAGO MARIÑO C’est l'ancienne maison personnelle du général qui a combattu auprès de Simón Bolívar. A l’intérieur, quelques sculptures. SANTA ANA
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    Village fondé en1530, beaucoup le considèrent comme le jardin de Margarita, mais le plus intéressant reste ses petites maisons colorées avec leurs larges portes et grandes fenêtres utiles pour rafraîchir ses occupants. Hors des sentiers battus margariteños, on peut visiter l’église Santa Ana consacrée à la sainte éponyme, patronne de la ville et de la maternité, et que nombre de fidèles implorent pour avoir un enfant. Bolívar la visita, mais l’histoire ne dit pas s’il vint expressément pour cela. Enfin, outre cet aspect, on y trouve aussi des peintures de l’époque coloniale. MACANAO PÉNINSULE DE MACANAO Rares villages, cactus et plages (presque) vierges. Macanao, le côté sauvage de l’île, n’est relié au reste de Margarita que par un fin bras de terre qui longe, au nord, le parc national de la Restinga. Un tour du côté du village de pêcheurs de San Francisco de Macanao vous donnera une idée de ce qu’était l’île, il y a 60 ans. La plage La Pared est agréable et peu connue, donc peu fréquentée. Les amateurs de plongée préféreront la plage de Punta Arenas (à l’extrémité ouest), où les étoiles de mer géantes se laissent parfois surprendre dans une eau plus tiède qu’ailleurs. VILLAGE DE ROBLEDAD Entre Punta Arenas et Playa La Pared PLAYA LA PARED Contrasté avec Porlamar, ce village, charmant et paisible, où tout le monde se connaît, respire la tranquillité. On replonge un demi-siècle en arrière. PARQUE NACIONAL LAGUNA DE LA RESTINGA Le plus grand parc national de l’île (18 862 ha) abrite une lagune de 25 km2, qui se ramifie en autant de canaux sauvages (18 km) abritant une faune protégée, comme l’ibis rouge. Parmi les poissons qui habitent la lagune on relève des pagres, sardines, mérous, requins et le mulet Lebranche, entre autres. Sans oublier les crustacés et mollusques (crabes, huîtres, guacuco, etc.). D’après les géologues, l’isthme doit sa formation à l’accumulation de coquillages et de débris végétaux, sur lesquels vinrent se fixer les mangroves. Ce site offre aussi à l’île sa plus grande plage (27 km, de La Guardia jusqu’à Punta Tigre !). Cela a valu à la lagune d’être classée parc national dès 1974, afin de protéger un écosystème fragile, menacé par l’essor touristique de l’île, et qui abrite flamants roses, aigles pêcheurs, cormorans, pélicans et plusieurs variétés de perruches comme l’amazone à épaulettes jaunes (Amazona barbadensis). A noter, les deux collines jumelles d’environ 100 m, baptisées Tetas de María Guevara (100 m), et classées monument naturel pour leur ressemblance avec deux seins magnifiques…
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    BOCA DE RIO Bocade Rio ville de pêcheurs est la capitale du plus grand municipio de l'île qui compte une superficie totale de 330 km2 et plus de 20 000 habitants. « Capitale » de la simplicité plutôt car ici la plupart des zones habitées restent peu peuplées. Le village est séparé par un bras de mer et possède plusieurs rues sans issue : s'y perdre peut devenir un petit jeu amusant. De toute façon, il y aura toujours un pêcheur pour vous guider. La pêche artisanale est pratiquement la seule activité professionnelle de cette zone, et le climat aride et chaud qui contraste avec le reste de Margarita qui est plus humide et tempéré n'attire pas les foules. Au cours de l'histoire, Boca de Río a changé plusieurs fois de nom avant de s'appeler Caserío Ríos en hommage à l'indépendantiste Antonio Ríos. C'est en 1963, sous la loi du Territoire, que son nom définitif lui est attribué. On se rend à Boca de Río pour visiter son Musée marin et se rendre au parc national Laguna de la Restinga. PUNTA ARENAS Une vertigineuse impression d'être au bout du monde. Les barques, actrices majeures de ce tableau figuratif, lui donnent un charme fou, une lumineuse mélancolie… Punta Arenas ou « Pointe de sable » en français est certainement l'une des plus belles plages de la péninsule. Après avoir été attaqué par les pirates en 1593 le village est resté abandonné pendant trois siècles. C'est seulement en 1894 que les premiers pêcheurs de Punta de Piedras commencèrent à peupler de nouveau la zone et baptisèrent le secteur de la plage « La Gloria » . PLAYA LA PARED Le « mur » en français doit son nom à la coupe longitudinale de la montagne qui, regardée de loin, ressemble à un mur. Baie idyllique située au nord de la péninsule, à l'extrémité de cette plage on trouve un petit village de pêcheurs. Sable blanc, eau limpide plus ou moins profonde, cette plage très nature qui ne possède pas de structures et très peu d'ombre pour accueillir les touristes est peu visitée. Ce qui ne l'empêche pas d'être propre et entretenue. On peut y accéder en prenant à gauche après le campement Makatao en direction du nord. Pour déjeuner, rendez-vous à El Tunal ou plus au sud à Punta Arenas. EL YAQUE
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    EL YAQUE -Ponton à El Yaque. © Alain Demars Cachée derrière l’aéroport, cette plage fait partie des 7 meilleures plages du monde pour la pratique de la planche à voile, grâce à son vent constant et à une mer calme. Il y règne donc une atmosphère très sportive et très américaine, puisque la clientèle principale est composée de gringos. Longue de 2 km, cette plage est aussi idéale pour les enfants avec son eau peu profonde et tiède : 29 °C ! Attention toutefois aux véliplanchistes et kitesurfeurs, qui ne témoignent généralement pas beaucoup d’égards. ISLA COCHE Fondée en 1526 par Juan Lopez de Archuleta, son nom voudrait dire « Chevreuil » en langue caribe. Habitée par un peu plus de 10 000 personnes, la petite île de Coche (13 km de large sur 12 km de long) est un peu moins touchée par le tourisme, bien que dans sa capitale, San Pedro, des hôtels soient déjà sortis de terre. Cependant, San Pedro reste un village de pêcheurs. L'électricité provient d’une plante thermoélectrique. Il existe aussi les
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    villages d’El Bichar,Guinima, El Amparo, El Guamache et la Uva. Tous ont des plages agréables. Elles sont ici moins fréquentées et idéales pour la planche à voile et le kite. D’ailleurs, il n’est pas rare que certains véliplanchistes et kitesurfeurs viennent directement d’El Yaque à Coche. Les plages de sable blanc contrastent avec les terres rouges et le bleu marin. Bonne alternative à Margarita, naturelle. En voiture, 2 heures suffisent pour apprécier les paysages désertiques en passant par les salines qui se transforment en de belles collines colorées que les autochtones appellent le « Grand Canon en petit » . Les salines produisent une grande quantité de sel très réputé. Ici, les plages de rêve s’appellent Playa El Coco, la plage romantique par excellence, Playa la Punta, la moins tranquille, Playas El Amor, la délicieuse, et El Saco, la fougueuse.
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    LA CÔTE EST LACÔTE EST - La Côte est Terre des Indiens arawacs, caribes, guayqueríes, cumanágotos, chaimas, chacopatas, pariagotos, coares et guaraúnos. C’est cette route que prirent plus tard les républicains fuyant le sanguinaire général espagnol Boves, surnommé « le boucher » . Ici, le 6 juillet 1814, la grande marche commença pour 20 000 hommes, femmes et enfants guidés par Bolívar. Quelques milliers de morts plus tard, les exilés arrivèrent le 23 août à Barcelona, pour être ensuite massacrés en règle à Cumaná, à la mi-octobre. Aujourd’hui, la zone est sûre et riche en attractions touristiques : des îlots du parc Mochima à la grotte du Guácharo en passant par la péninsule de Paria et bien plus encore, vous pouvez y rester plusieurs semaines sans vous ennuyer. BARCELONA
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    Alors que 40années suffirent aux Espagnols pour coloniser toute la partie occidentale du pays, la conquête de la région de Barcelona en nécessita 80. Seuls les villages de San Cristóbal de la Nueva Ecija de los Cumanágotos (fondé en 1585) et Santa Eulalia del cerro Santo (1638) survécurent aux attaques des courageux guerriers des tribus Chacopatas et Cumanágotos. Le 1er janvier 1671, les deux cités fusionnent et le capitaine général de la Nouvelle Andalousie, Don Sancho Fernández de Angulo y Sandoval, appose alors le nom de « Nouvelle Barcelone du doux Nom de Jésus » à l’actuelle « Barcelona » . Aujourd’hui, trente-sept « Barcelona » sont répertoriées dans le monde, les deux plus importantes historiquement sont : notre voisine espagnole et celle-ci. La ville a su sauvegarder un peu de son architecture d’époque. CASA DE LA CULTURA OU ATENEO DE BARCELONA Calle 1 San Felix et carrera 12 Juncal La maison, de même que les peintures contemporaines qu’elle abrite, a été offerte à la ville par Miguel Otero Silva, le grand écrivain et journaliste vénézuélien. On donne aussi des concerts dans cette bâtisse coloniale, reconnaissable à sa multitude de balcons en façade. Les amateurs de peinture pourront également visiter les expositions temporaires de la casa de la Gobernación. CASA FUERTE Carrera 16 Buroz Ces ruines sont classées monument historique depuis 1960. En 1647 Don Juan Sedeño Albornoz est dégagé de ses fonctions de maître de champ à Barcelona del Cerro Santo (Barcelona n’est pas encore fondé). Il donne le terrain de l’actuelle casa fuerte aux missionnaires. 68 ans plus tard les franciscains commencent l’édification d’un couvent. En décembre 1816, Simón Bolívar y organise le quartier général de ses opérations militaires. Pour ce faire il transforme le couvent en une espèce de citadelle, cernée de tranchées où il fait creuser des trous dans les murs pour les canons. C’est ainsi que le Libertador put résister au général Pascual Real quand il prit Barcelone le 8 février 1817 avec son armée de 4 500 hommes, et attendre ainsi les renforts du général Francisco Bermúdez pour une victoire historique. Sur le pont Bolívar, on imagine encore l’accolade des deux hommes et la célèbre phrase de Simón Bolívar : « Tu es le libérateur du libérateur ! » Le 5 avril 1817, le sanguinaire colonel espagnol D. Juán Aldama prend position aux endroits stratégiques de la ville en attendant l’artillerie lourde. Le 7 au matin la « casa » tombe. Le général Pedro María Freites résiste héroïquement le bras blessé, mais doit ordonner la retraite, alors accompagné du gouverneur Francisco Esteban Ribas. Les deux hommes tombent entre les mains des ennemis. Prisonniers, ils sont emmenés à Caracas et exécutés sur la plaza Mayor (actuelle plaza Bolívar) le 17 du même mois. On attribue au méchant royaliste le massacre de 1 600 partisans (hommes, femmes et enfants !).
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    CASA FUERTE -La Casa Fuerte, Barcelona. © Laurent BOSCHERO CATEDRAL SAN CRISTOBAL Place Boyacá En face de l’office du tourisme Ouverte de 6h à midi et de 15h à 19h30. L’intérêt de cette cathédrale réside déjà dans l’histoire de sa pénible érection. En 1671, dans l’acte cérémonial de la fondation de la « Nueva Barcelona del Dulce Nombre de Jesús » Don Sancho Fernández de Angulo y Sandoval, alors gouverneur et capitaine général de la Nouvelle Andalousie, légua un terrain aux prêtres des deux églises paroissiales de Barcelona del Cerro Santo et de San Cristóbal de los Cumanogotos. Un an après cette donation, l’église est modestement construite, avec des murs de bahareque (terre et renforcement en roseaux), et un toit de palme. Trente-six ans plus tard, soit en 1708, l’évêque de San Juan de Puerto Rico en visite pastorale met la pression pour que soit édifiée une église décente à l’image de la ville (en dur !). Commencent dès lors les démarches nécessaires. Et il faut encore attendre quarante années pour que les maçons démarrent les travaux de la nouvelle église paroissiale de San Cristóbal. En 1760, la
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    construction est interrompuejusqu’en 1765, suite à la mort du maître d’œuvre Don José Santiago Duque. Le 21 août 1766, seulement un an après la reprise du projet par José Samaniego, un tremblement de terre détruit une partie de la « maudite » église. Les paroissiens ne veulent plus y croire. C’est le docteur Fernando Bastardo Loaiza alors vicaire de l’église de sa ville natale qui redonne foi et motive les troupes avec l’aide financière de Carlos III. Le retable date de 1744, construit par Don Diego Zapata, et les deux premières cloches viennent de Barcelone (Espagne). La cathédrale abrite les restes du martyr et protecteur de la ville, San Celestino, que le pape Pie VI envoya de Rome en 1777. Les reliques du patron de la ville, visibles dans l’aile gauche de l’église, sont encore de nos jours l’objet d’une réelle dévotion. Vous pouvez vous en convaincre lors de la fête qui lui est dédiée début mai. SANTA FÉ SANTA FÉ - Marché au poisson, Santa Fé. © Laurent BOSCHERO Depuis une bonne quinzaine d’années, ce village d'environ 6 000 habitants est l’un des
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    endroits à lamode auprès des routards, Allemands en tête, qui viennent s’y relaxer (pauvres stressés…). Lieu étrange et envoûtant, tout semble être en apesanteur. La nonchalance des habitants, les maisons barricadées, la chaleur parfois accablante créent une athmosphère particulière. A n’en pas douter, on vous proposera de vous emmener sur une plage déserte (pendant la semaine), sur les îles que l’on aperçoit en face : isla Arapito et isla Arapo, dont la dernière plage est une véritable splendeur (bon et charmant restaurant de fruits de mer que l’on déguste au milieu des iguanes). Entre les deux se trouve la fameuse Piscina, vantée par tous les opérateurs pour le snorkeling. L’eau y est si claire ! MOCHIMA Le petit village de deux rues est une tête de pont dans le parc. Idéal quand on voyage à pied, ce village de pêcheurs tranquille et agréable est si petit que l’on est toujours à côté de l’embarcadère. Sauf en haute saison où il est bondé bondé ! Vous êtes ici au cœur du parc, ce qui vous évite les trajets en bus au départ de Cumaná ou Puerto La Cruz… Comme plusieurs plages insulaires sont toutes proches, il s’agit d’une bonne option pour aller sur les îles. PLAYA BLANCA Une plage très fréquentée, sans doute parce qu’elle n’est pas loin et parce que le très bon restaurant El Embajador sert d’excellents plats de fruits de mer. Chaises longues à louer. Pour la nuit, on peut accrocher son hamac dans la cabane du restaurant. PLAYA CANOA C’est la plage la plus éloignée… et donc la plus chère : 250 Bs.F. On peut y camper pour amortir les frais de lancha. Le must pour le snorkeling. Imaginez une plage tranquille, bordant des eaux où est enfoui un bateau envahi de coraux et de poissons multicolores. PLAYA CAUTARO Sans doute la plus belle plage, mais emportez de l’eau et de quoi survivre car il y a un restaurant ouvert uniquement en saison. PLAYA LAS MARITAS La plage la plus proche du village n’est pas la meilleure. Chaises longues et un restaurant de poisson en sus. PLAYA MANARE Une belle plage de sable, avec à une extrémité quelques barques et des baraques de pêcheurs et vous serez seul, pendant la semaine, pour profiter des 3 palmiers. Excellent snorkeling le long de la paroi rocheuse : ne manquez pas la vision assez unique des coraux remplis de polypes bleus, orange, rouges et blancs qui les font ressembler à des arbres de Noël. omega le 09/09/2009
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    idéal pour fairela pause,si on veut jour les robinsons.La plage est immense,très belle,et en janvier il y fait très chaud. C'est une île désolée, casi inhabitée, très sèche, juste des cactus cierges et autres épineux,vraiment sympa,belles photos à faire CUMANÁ CUMANÁ - Cumana Autrefois les grandes tribus unies de la zone où se trouve l'actuelle Cumaná habitaient dans des cabanes de palme et vivaient de la pêche, du troc et de la culture de yuca. Ils vouaient aux forces naturelles et aux shamans, à la fois sorciers et médecins, un amour sans faille. Première ville espagnole d'Amérique continentale, il faut remonter à 1515 pour voir débarquer les franciscains venus de Saint-Domingue. Aujourd'hui, la capitale de l’Etat de Sucre est une ville active de 330 000 habitants, elle se trouve à 400 km à l'est de Caracas. Malheureusement, il ne reste plus grand-chose de la cité coloniale (à cause des tremblements de terre en 1684, 1765 et 1929), à part un fort, deux ou trois rues autour de la plaza Bolívar et quelques clochers que l'on peut encore voir, grâce à une loi qui interdit la construction de building en ville. Il fait cependant bon s'y promener. CASA NATAL DE ANDRÉS ELOY BLANCO
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    CASA NATAL DEANDRÉS ELOY BLANCO 79 Calle Sucre, sur la plaza Bolívar Ouverte du lundi au vendredi, de 8h à midi et de 14h30 à 17h30. Une institution créée dans le but d'explorer et d'étudier les arts visuels contemporains du Venezuela et d'ailleurs. Organisateur de la biennale d'arts visuels d'Oriente et de la biennale internationale des arts de Cumaná. Cette maison où est né l’insigne écrivain, politique, dramaturge et poète vénézuélien est typiquement cumanesa (de Cumaná). Chambres spacieuses aux grandes fenêtres, dallage blanc artisanal de terre cuite au sol, larges couloirs et fixations pour les hamacs. Né à Cumaná (1896-1955), on lui doit, entre autres, l’hymne de son parti, Acción democrática, mais surtout le poème Pintame Angelitos Negros. CASTILLO DE SAN ANTONIO DE LA EMINENCIA Ouvert tous les jours, de 10h à 17h. C’est un peu grâce à la France que le fort est là. En effet, après un pillage par les corsaires de Sa Majesté de France en 1654, le gouverneur de Cumaná décide de se doter de cet ouvrage défensif dont la construction débute en 1659 pour se terminer en 1686. L’emplacement stratégique permet alors de visualiser la ville de Cumaná, le golfe de Cariaco et la péninsule d’Araya. Vous remarquerez que le château possède des murs de 2 m de large, qu’il est construit en forme d’étoiles avec 4 extrémités comme les points cardinaux. Le fort servit aussi de prison à José Antonio Páez, le premier président du pays, qui y écrivit une partie de ses Mémoires et à José Tadeo Monagas, président entre 1847 et 1851 et de 1855 à 1858. Le tremblement de terre de 1853 détruisit le château qui ne fut reconstruit qu’au début de notre siècle. Il est déclaré Monument national en 1965, et aujourd’hui encore on découvre des tunnels et passages secrets qui conduisent à différentes parties de la ville. FABRICA DE TABACOS BERMUDEZ 15 Calle Sarmiento ✆ +58 293 433 43 73, +58 293 432 16 54 Fax : +58 293 432 56 38 tabacosbermudezca@cantv.net A Cumaná, vous pouvez visiter les fabriques qui maintiennent une tradition et une excellence depuis plus de 100 ans. La plus réputée est celle de José Miguel Patiño, dernier descendant de la famille. Vous pouvez allez voir les femmes fabriquer artisanalement ses Tabacos de qualité. Elles peuvent être fières, elles sont les seules à préparer un cigare de qualité Premium au Venezuela : le Críspin Patiño. Conseil : il est plus économique d’acheter les cigares directement sur place. IGLESIA SANTA INES En suivant la calle Sucre C’est sur la structure de l’ancienne école Del Carmen et du temple de Santo Domingo qui datent de 1637 qu’a été construite cette église par les franciscains (1862). Inaugurée en 1866, elle a subi cinq tremblements de terre. Son nom commémore le jour de la Sainte- Inés, où une poignée d’habitants survécurent à l’attaque de 600 Indiens, le 21 janvier 1572.
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    Reconstruite intégralement en1929, la coupole et les vitraux intérieurs sont remarquables. L’image de Santa Inés Romana, déclarée avocate et patronne de Cumaná par le roi Philippe II le 3 juillet 1591 aurait, dit-on, été apportée par les pirates qui mirent à sac la cité, en 1570. On notera aussi la statue de la Vierge, vieille de plus de quatre siècles. A côté du sanctuaire, on peut voir les ruines de la maison où a été baptisé le grand maréchal d’Ayacucho… détruite lors du tremblement de terre de 1929. RUINES DU COUVENT DE SAN FRANCISCO Au sud du centre historique Face à la place Badaracco Déclaré monument historique en 1960, l’édifice est en effet le premier centre religieux fondé par les Espagnols en terre ferme lors de l’évangélisation du continent américain (début XVIe). Tout au long de ses nombreuses reconstructions, le bâtiment fonctionne comme couvent, église, université, collège national jusqu’à une fabrique de savon. Aujourd’hui, il est entre les mains de l’université de Oriente. ARAYA Au tout début du XVIIIe siècle, les Hollandais y exploitaient déjà le sel rose sur les 44 ha de salines. Pas moins de 32 ans (1623-1665) furent nécessaires aux Espagnols pour construire le fort Santiago de León de Araya (à voir !). Tous les matériaux indispensables (même l’eau) devaient être apportés de Cumaná. Il a donc été construit pour dissuader les Néerlandais d’emporter la précieuse substance cristallisée et pour se protéger des incursions des pirates. Il fut déclaré Monument national en 1960. Aujourd’hui, 60 % du sel consommé au Venezuela vient de là. Située au nord du golfe de Cariaco, presque en face de Cumaná, la ville la plus importante de la péninsule du même nom vit aussi du tourisme. Hormis sa plage où l’on peut faire du surf et de la planche à voile, on peut aller voir celles de Guatapanare, El Guamache et Chacopata (d’où partent aussi d e s lanchas pour Margarita). Au sud, les plages de Punta Arenas et d’El Castillo valent aussi le coup d’œil. N’oubliez pas de vous protéger car le soleil est violent et les coins d’ombre se font prier. LAGUNA GRANDE Petit Mochima Au sud de Taguapire, à 10 minutes en barque de la Angoleta. Dans cette lagune on trouve pas moins de 50 petites îles, où les palétuviers abondent au milieu d’une végétation xérophile (cactus…). De novembre à avril, des colonies de flamands roses venus de l’île de Bonaire y séjournent. Des mouettes aussi, des alcatraz, etc. C’est la nuit que la lagune devient magique, son isolement la transforme en planétarium fantastique. Transports. Demander à Arquimedes de la posada, il peut vous y emmener en 4x4 (1 heure 30) ou en bateau (2 heures). MUSEO CRUZ SALMERON ACOSTA A Manicuare
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    ✆ +58 293416 0971 Visite de 8h45 à 11h30. Cruz Salmerón Acosta est né le 3 janvier 1892. Le « poète miraculeux » , comme on l’appelle, est mort en pleine jeunesse de la lèpre. C’est dans une période mélancolique lors de son isolement à Manicuare qu’à partir de 22 ans il écrivit ses magnifiques poèmes. Allez visiter sa modeste maison face à la mer, elle est intacte. Sur son buste est gravé le poème Azul. On raconte que juste avant de mourir il annonça aux habitants que des pluies bénites viendraient soigner la terre aride : « Garçons, n’abandonnez jamais le village, demain quand j’arriverai au ciel, je vous enverrai beaucoup d’eau. » Et la nuit du 29 juillet 1929, le cortège accompagna le cercueil… sous une pluie diluvienne ! CARIPE Vers 1717, Simón de Yabar fonde le village de San Miguel Arcángel de Caripe, qui sera incendié peu après par les Indiens caribes. Plus tard, en 1734, c’est au tour de Pedro de Gelsa (et 30 Indiens chaimas) de reprendre en main la mission, alors rebaptisée Santo Angel Custodio de Caripe. Caripe (qui signifie « rivière des écureuils » en indien) est appelée par le poète contemporain Segundo Torres González le « Jardin d’Orient » . Et il est bien vrai que sa verdure et sa (relative) fraîcheur (entre 16 et 25 °C) sont une véritable surprise. Les gens y sont calmes, courtois, et le vert est omniprésent. Irriguées par de longues rivières et bien exposées, les terres de Caripe sont propices à la culture du café. E n hauteur, on remarque le phénomène climatologique étonnant de brumes presque perpétuelles qui favorisent la croissance de nombreuses fleurs sauvages comme les orchidées, symboles du Venezuela. Au village, on se promène entre des maisons coquettes, reliées par des bandeaux de bitume larges, étonnamment propres (seulement à cause de la pluie ?) et en bon état. On se croirait presque en Caroline, s’il n’y avait ces montagnes et ces vallées verdoyantes de café, à perte de vue. On pourrait rester à Caripe plusieurs jours (à condition d’éviter le week-end), ne serait-ce que pour oublier les villes touristiques de la côte. La Semana Santa y est dignement célébrée, avec notamment une impressionnante reconstitution, le vendredi soir puis le samedi matin, de la Crucifixion. La première semaine de mai, on fête Velorios de La Cruz. MERCADO CAMPESINO Tous les samedis. Les paysans descendent pour vendre leur production : vous pouvez y découvrir des fruits encore inconnus en Europe, aux saveurs étranges, dont on vous proposera même des jus… Goûtez donc le Jugo de Lolo et vous m’en direz des nouvelles ! Theobaldo, un jeune guide, indépendant, débrouillard et de confiance, passe tous les matins par la place de l’église, à 8h précises. Si vous y êtes, il vous emmènera visiter une hacienda de café, une cascade de 100 m ou le cerro Negro qui culmine à 2 600 m. Pas cher et sympa, mais discutez le prix avant. MUSEO ESPEOLÓGICO HUMBOLDT
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    C’est l’occasion devoir enfin à quoi ressemble un guácharo, d’en apprendre un peu plus sur le savant allemand, et sur la grotte en général. Alors comme vous êtes sur place, pourquoi pas ? SALTO PAILA Une chute d’eau bien fraîche (où vous pouvez vous baigner) qui vaut le détour si vous prenez le chemin (une demi-heure) parsemé d’orangers qui part de l’autre côté de la route, en face de l’entrée de la grotte. Mais la chute du Chorrerón, avec ses 90 m, dans la serranía de Turimiquire, est plus impressionnante. Camping. A la tombée de la nuit (18h30, 19h15) et peu avant l’aube (vers 4h), on peut surprendre les allers et venues des guácharos. Une bonne raison pour camper sur place. L’aire réservée se trouve au niveau du poste Guardaparques du monument Alejandro de Humboldt, où vous devez vous enregistrer. Bon terrain de l’autre côté de la route, 5 $ par tente. CARÚPANO La seconde ville de l’Etat de Sucre compte environ 150 000 habitants. Elle est située à 120 km de Cumaná et a toujours été le siège d’une intense activité économique. Ce fut même l’un des ports les plus importants du pays au milieu du siècle passé. L’histoire de Carúpano commença le 23 décembre 1647, lorsque l’évêque Damián López de Haro y débarqua de Puerto Rico et ordonna la construction d’une église nommée Santa Rosa de Lima. Plus tard, le 1er juin 1816, Bolívar y rendit public le décret éponyme, qui libérait les esclaves désirant se battre pour l’indépendance du Venezuela. La ville a été la première ville équipée d’un câble téléphonique sous-marin qui lui permit de communiquer avec la France, il y a plus d’un siècle. En février, ne pas manquer d’y faire un tour pour le carnaval, qui s’enflamme progressivement le vendredi pour culminer le lundi et le mardi. De la folie pure et simple ! N’oubliez pas de réserver votre hôtel bien avant. Pour le reste, la ville reste assez sympathique, à taille humaine, gardant un agréable caractère provincial. Mais surtout, c’est la porte d’entrée aux parcs nationaux de la péninsule de Paria et de Turuépano par voie terrestre, pour voir, en mai-juin, la ponte des tortues géantes ! A l’ouest de la ville, plusieurs plages : Güiria de la Playa, Copey, Patilla. A relever aussi que des vestiges archéologiques ont été mis au jour il y a quelques années à playa Grande, Garrapata et à El Mayal. PÉNINSULE DE PARIA
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    PÉNINSULE DE PARIA- Péninsule de Paria A l’ouest de Trinidad et Tobago, la terre se sépare du continent pour former la merveilleuse péninsule de Paria. La première fois que Christophe Colomb vit le continent – lors de son 3e voyage seulement –, il tomba en admiration devant la beauté de la péninsule de Paria et la baptisa « isla de Gracia » ou « île de Grâce » . C’est à Macuro, sur la côte sud, qu’il aurait posé ses pieds conquérants, un beau 5 août 1498, et pensa dans un premier temps qu’il s’agissait d’une île, d’où ce nom. Mais le navigateur n’avait pas tout faux : la péninsule de Paria est en effet merveilleuse, encore très sauvage, offrant diverses attractions touristiques pour tous les goûts, même si elle ne figure généralement pas parmi les destinations les plus courues au Venezuela, ce qui en constitue son principal avantage. Relief montagneux et forêts denses, des criques à ne plus savoir qu’en faire et des plages vierges, de sable blanc, bordées de palmiers et de cocotiers, abritant des petits villages de pêcheurs et des petites villes au riche passé colonial comme Carupano et Río Caribe. Des routes en mauvais état, des transports peu modernes et peu ponctuels et un certain éloignement géographique ont contribué à sauvegarder la région d’un tourisme de masse. Et c’est tant mieux ! Les gens n’en sont que plus aimables, peut-être même les plus ouverts du pays. L’économie reste basée sur la pêche, mais aussi sur l’agriculture et notamment la culture du cacao, qui passe pour être l’un des meilleurs du monde. Lorsqu’il fait beau,
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    partout au bordde la route sèchent les graines de la précieuse plante ; au bord des routes aussi, à la devanture des maisons, les hommes, tee-shirts retroussés jusqu’à la poitrine, discutent de la pluie et du beau temps, des récoltes, du combat de coqs du samedi à venir. Le temps semble être suspendu et, assurément, la vie se pense au jour le jour RÍO CARIBE RÍO CARIBE - Barques posées devant le marché de Rio Caribe. © Laurent BOSCHERO Une adorable bourgade colorée de 25 000 habitants d’une gentillesse impressionnante où il est bien agréable de se poser quelques jours, ceci d’autant plus que les environs regorgent de points d’intérêt (parcs nationaux de Paria, plages, eaux thermales, élevage de buffalo, etc.). Río Caribe peut donc parfaitement servir de centre pour organiser des excursions d’une journée. La ville est fondée en 1715 par le conquistador Diego Brito de Narrabe. Côté rue, c’est une architecture coloniale que vous allez découvrir, côté mer, un typique petit port des Caraïbes. Une petite rivalité pas bien méchante oppose les habitants à ceux de Carupano, qui se nomment d’ailleurs respectivement les « Carupatos » et « Riocarilocos » ! L’ancien parvis de la place du Maréchal Sucre datait de 1920, réalisé par un artiste
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    européen. Il futremplacé il y a cinq ans sous ordre du nouveau maire, par un autre, certes joli mais de seconde catégorie. En levant les yeux sous certaines gouttières, des fleurs de lys sont dessinées. On sait maintenant que les influences française et corse ont aussi marqué la ville. MERCADO Tous les matins à droite de la plage du village, les uns déballent des fruits et légumes, d’autres du poisson fraîchement pêché, mais aussi des copies de CD et DVD. C’est une balade agréable où l’on peut déguster une spécialité de la région aux abats de cochon : la arepa de asadura. MERCADO - Négociant en banane. © Laurent BOSCHERO PLAYA CARACOLITO 100 m après les Cabañas Costa Caribe, tournez à gauche et suivez le sentier. Une petite plage tranquille vous attend, idéale pour faire trempette. PLAYA CHAGUARAMAS DE LOERO Après environ 10 minutes de voiture (30 à 45 minutes à vélo), obliquez à gauche.
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    Un panneau indiqueplaya de Uva. Vous arriverez sur une belle et longue plage avec cocotiers et peut-être même quelques surfeurs. PLAYA EL MORRO Un peu à l’ouest de Río Caribe. L’une des plages les plus courues le week-end, car toute proche de la bourgade. On y loue des chaises longues. SAN JUAN DE LAS GALDONAS Premièrement, sachez qu’il n’y a pas grand-chose à faire ! Cela vaut toutefois assurément la peine d’y aller, ne serait-ce que pour la splendide route qui serpente au milieu de la végétation tropicale. Certaines vues, notamment sur la plage de Congua, sont vraiment royales. Le village lui-même, niché entre la mer et la montagne verdoyante, est encore tout endormi, guère touché par le tourisme. San Juan de las Galdonas, comme de nombreux villages de pêcheurs de la côte de Paria, semble sortir d’un roman surréaliste. Son authenticité et sa situation au bout de la route asphaltée en font une bonne base pour découvrir cette région encore vierge de tourisme. La pêche et l’agriculture (cacao, avocat…) demeurent les principales ressources économiques de ce village peuplé de 3 000 habitants, si l’on ratisse large. Et la fabrique de glace l'une des rares attractions. PLAYA BARLOVENTO Comme son nom l’indique, cette plage est plus exposée que les autres au vent, offrant plus de vagues à ceux qui veulent s’essayer au body-surf. Des tortues géantes viennent pondre chaque année ici entre mars et juin. PLAYA SOTAVENTO Il s’agit de la plage principale, celle qui voit les pêcheurs s’affairer autour de leurs filets ou s’occuper de leurs bateaux. PLAYA TUCUCHIRE Bien que dotée d’un nom des Indiens caraïbes, cette plage n’a rien de menaçant. Au contraire, on peut facilement tomber sous le charme de ces deux baies séparées par un petit banc de sable, immergé à marée haute. Le sable y est en partie noir, ceci provenant du sable charrié par une petite rivière d’eau douce venant de la montagne. Probablement la plus belle des plages du coin. GUIRIA A 2 heures 30 de Río Caribe, vous voilà arrivé dans la ville la plus orientale du Venezuela qu’on puisse atteindre par la route, peuplée actuellement de 40 000 âmes environ. Elle fut fondée le 8 décembre 1767. C’est en 1793 que Don Manuel de Navarrete lui donna un second souffle en s’y installant avec des commerçants, des paysans, des marins, et leurs esclaves. Tous ces braves gens parlaient alors le patois, en raison de nombre d’émigrants français, comme en témoignent les patronymes Boyady, Bompart, Boulanger, Lacroix ou
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    Bideau que l’ontrouve encore de nos jours. C’est aujourd’hui un port actif, pour son poisson et peut-être aussi pour la contrebande avec l’île voisine de Trinidad. L’économie de la région de Guiria attend toujours de reprendre un nouvel essor avec la construction du plus grand gazoduc d’Amérique latine qui devrait relier Guiria à la ville brésilienne de Manaus et au sud du Brésil. Comme le déclare Chávez : « Je pense que ce gazoduc servira d’ossature à l’intégration énergétique du continent sud-américain. » D’après les spécialistes, la construction de ce gazoduc de plus de 8 000 km de long va coûter 20 milliards de dollars et doit prendre cinq à sept ans. Le Venezuela entend fournir le Brésil et l’Argentine. Le gazoduc passerait par l'Orénoque et l'Amazonie, de Manaus à Recife et de là, selon Chávez, une ramification jusqu'à Brasilia pour poursuivre à Saõ Paulo et Rio de Janeiro avant de terminer à Montevideo et Buenos Aires. Cela fait huit ans qu'on attend…
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    PENSE FUTÉ Décalage horaire LeVenezuela a changé d’heure depuis janvier 2009. Alors qu’il était dans le fuseau horaire GMT -4 : 00, le voici désormais, vous ne rêvez pas, dans le fuseau -4 : 30. Une trentaine de minutes de différence avec ses voisins, le décalage horaire avec Caracas varie entre 5h30 et 6h30 heures suivant les horaires d’été ou d’hiver, soit -6h30 en été et -5h30 en hiver (ex : en été il est midi à Paris, lorsqu’il est 18h30 à Caracas). Électricité Les prises élctriques vénézuéliennesfournissent du 110 volts, 60 cycles, du type nord- américain. Il faut donc ajouter à vos bagages un adaptateur de voyage international, car les prises sont pourvues d'un écartement et d'un type différents de celles que l'on trouve en Europe. A moins de tomber sur des prises qui font les deux. Les coupures de courant ne durent pas longtemps, rarement plus de quelques heures. Elles peuvent toutefois se produire en cas de fortes pluies, même dans les villes aussi importantes que Puerto La Cruz, Cumana ou Ciudad Bolivar (malgré la présence à une heure de route du barrage de Guri !). Formalités, visa et douanes Il est recommandé de se munir de son billet de retour, qui peut être exigé aux frontières avec la Colombie et le Brésil. Ceci reste aussi très théorique. Le problème, c’est si vous prévoyez d’entrer au Venezuela par avion avec seulement un billet aller. En effet, vous êtes officiellement obligé d’avoir un vol de sortie du pays pour y être admis ; en pratique, ce détail n’est jamais vérifié au Venezuela par les fonctionnaires de l’immigration, qui ont d’autres chats à fouetter. ( « fully refundable » ). Une fois dans le pays, vous avez donc droit à un séjour de trois mois. Il est possible d’étendre cette durée à trois mois supplémentaires – légalement, subtilement ou aventureusement. Les ressortissants de la Communauté européenne, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine n’ont pas besoin de visa pour entrer au Venezuela… en avion. Sur présentation d’un passeport valable 6 mois après la date de sortie du pays prévue leur sera délivrée une autorisation de séjour de 90 jours (tarjeta de ingreso). Cette fiche sera exigée lors de la sortie du territoire, aussi convient-il de ne pas l’égarer, sous peine de sérieux problèmes aboutissant probablement à une amende. En revanche, légalement, les voyageurs franchissant la frontière vénézuélienne en bus depuis la Colombie ou le Brésil ou en ferry
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    depuis Trinidad etles Antilles néerlandaises devraient avoir un visa. Ceci reste néanmoins du domaine de la théorie, tant en venant du Brésil que de Colombie (aux frontières de Puerto Ayacucho-Casuarito, Maracaibo-Maicao et San Antonio-Cúcuta, testées pour vous). Mais attention, la question des visas est toujours soumise à des changements, donc vérifiez tout de même. Langues parlées Exception faite des tribus indiennes qui parlent un langage distinct, tous les Vénézuéliens parlent l’espagnol, appelé généralement « castellano » . Dans le tourisme en général l’anglais est assez bien pratiqué, le français moins évident en dehors des réceptifs francophones. Quand partir ? Au moins deux facteurs sont à prendre en considération : le climat, surtout, et le calendrier de vacances des Vénézuéliens. En règle générale, il est plus agréable de voyager durant la saison sèche, appelée verano (été), qui s’étend de fin novembre à fin avril. C’est en effet la période la plus ensoleillée et la moins dangereuse pour escalader les sommets andins, la période aussi où l’on voit le plus la faune dans les Llanos et, surtout, celle où il y a le moins de moustiques dans tout le pays. En revanche, la saison humide est la meilleure pour apprécier vraiment les chutes d’eau et c’est même l’unique moment où l’on peut rejoindre le bas du salto Angel en pirogue (jusqu’en janvier). Santé Les conditions sanitaires et les infrastructures médicales sont modestes au Venezuela hors des centres urbains, et plus vous vous en écarterez, plus il sera difficile d’obtenir une réponse efficace aux maladies rencontrées lors de votre voyage. En revanche, Caracas, Valencia, Maracaibo ou Porlamar disposent d’excellentes cliniques privées dont certaines n’ont rien à envier aux installations médicales occidentales. Les maladies sont différentes de celles que l’on trouve chez nous et un minimum de précaution est nécessaire. Il est probable que vous ne serez pas amené à relire ce chapitre durant votre voyage. Il est cependant important d’établir une liste exhaustive des maladies possibles, d’expliquer leur prévention et, si elles se déclarent, la meilleure réaction à avoir. Un vaccin est obligatoire, celui contre la fièvre jaune. D’autres sont très recommandés comme la mise à jour du vaccin contre la DT-Polio et les vaccins contre les hépatites A et B, la fièvre typhoïde et la diphtérie. Sécurité
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    Assurément, le Vénézuelaa très mauvaise réputation dans ce domaine sensible et d'aucuns affirment que la violence et l'insécurité croissantes sont les principaux fléaux du pays. Seulement, on se renc compte que les cibles touchées ne sont pas les touristes. Le centre des grandes villes est déconseillé après 22 h. Vous constaterez d'ailleurs qu'il ne reste plus grand monde dans les parages, ce n'est pas pour rien.
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    Galerie photos ALTAMIRA DECÁCERES - Maison coloniale. © Laurent BOSCHERO
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    Architecture - Maisontypique Piaroa. © Laurent BOSCHERO
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    CARACAS ET SESENVIRONS - Vue de l'hôtel Continental Altamira Caracas. © Laurent BOSCHERO
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    CARACAS ET SESENVIRONS - Couleur colonial. © Laurent BOSCHERO
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    CARACAS ET SESENVIRONS - Statue dans le quartier de Petare. © Laurent BOSCHERO
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    CARACAS ET SESENVIRONS - Quartier Altamira, Plaza Francia. © Laurent BOSCHERO CASA FUERTE - La Casa Fuerte, Barcelona. © Laurent BOSCHERO
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    CASTILLO DE SANCARLOS DE BORROMEO - Castillo de San Carlos de Borromeo. © Valery Shanin – Fotolia
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    CASTILLO DE SANTAROSA - Castillo de Santa Rosa. © iStockphoto.com/Colonel1
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    CATEDRAL - Catedralde Ciudad Bolivar. © iStockphoto.com/jsandoval
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    CATEDRAL DEL ESPIRITUSANTO D’EL VALLE - Cathédrale d’El Valle. © Laurent BOSCHERO
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    CHORONÍ – PUERTOCOLOMBIA - Vendeur de « teta » artisanale. © Laurent BOSCHERO
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    CIUDAD BOLÍVAR -Ciudad Bolivar. © Nyiragongo – Fotolia
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    CORO - CasaColonial de Coro. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    Cuisine vénézuélienne -L’art de préparer le steak de Macabi. © Laurent BOSCHERO
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    CUYAGUA - Jeunefemme devant un commerce de Cuyagua. © Laurent BOSCHERO EL YAQUE - Ponton à El Yaque. © Alain Demars
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    EL YAQUE -Véliplanchistes à El Yaque. © Alain Demars
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    Faune - TonyMartin, profession : piégeur d’anaconda. © Laurent BOSCHERO
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    Faune - Chiguiredomestique des Llanos. © Laurent BOSCHERO
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    Faune - Quandle lièvre Ramon rattrape la Tortue. © Laurent BOSCHERO
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    Faune - Lecrabe tient la pose. © Laurent BOSCHERO
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    Faune - LaMatamata (Chelus fimbriata) une curiosité pour de nombreux scientifiques. © Laurent BOSCHERO
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    Faune - L’anaconda,puissant contorsionniste des plaines ! © Laurent BOSCHERO
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    Faune - Veaucoquet piémontais. © Laurent BOSCHERO
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    Flore - Anarcade(ou noix de cajou). © Laurent BOSCHERO
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    Flore - Ananassauvage d’Amazonie. © Laurent BOSCHERO
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    Flore - Fleurmystérieuse, salto Golondrina. © Laurent BOSCHERO
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    FUERTE DE LAPUNTILLA - Phare de Fuerte de la Puntilla. © iStockphoto.com/grahamheywood
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    IGLESIA SAN FRANCISCO- Iglesia San Francisco. © Don Perucho – Fotolia
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    ISLA MARGARITA -Plage du Nord de Margarita. © Alain Demars
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    ISLA MARGARITA -Végétation luxuriante à Margarita. © Alain Demars
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    JAJÍ - Vented'artisanat à la casa colonial. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    JAJÍ - PlazaBolivar de Jají. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    LA ASUNCIÓN -La Asunción. © iStockphoto.com/HereBeDragons
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    LA CÔTE CENTRALE- Plage de Chuao, un petit air de Río. © Laurent BOSCHERO
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    LA CÔTE CENTRALE- Séchage du cacao sur la place de l’église de Chuao. © Laurent BOSCHERO
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    LA CÔTE CENTRALE- Chorrerón de Chuao. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    LA CÔTE CENTRALE- Chuao. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    LA GRAN SABANA- Colibri au paradis de la Grande Savane. © Laurent BOSCHERO
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    LE DELTA DEL'ORÉNOQUE - Delta de l'Orénoque. © iStockphoto.xom/macbibi
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    LE DELTA DEL'ORÉNOQUE - Delta de l'Orénoque. © iStockphoto.com/mad2k
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    LES ANDES -La vierge de La Azulita. © Laurent BOSCHERO LES ANDES - Vendeur ambulant de fraîcheur. © Laurent BOSCHERO
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    LES ANDES -Moto-taxis de Barinas. © Laurent BOSCHERO
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    LES ANDES -Dans les rues de Barinas. © Laurent BOSCHERO
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    LES ANDES -Lac d’origine glaciaire, Laguna Negra. © Laurent BOSCHERO
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    LES ANDES -Jardin de la posada El Tao. © Laurent BOSCHERO
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    LES ANDES -Le Frailejon, plante emblématique des Andes. © Laurent BOSCHERO
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    LES ANDES -Village du Páramo. © iStockphoto.com/lathuric
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    LES ANNÉES CHÁVEZ- Discours du président Hugo Rafel Chavez Frias, Castillo Cipriano Castro. © Laurent BOSCHERO
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    LES ANNÉES CHÁVEZ- Manifestation pro-chaviste, Castillo Cipriano Castro. © Laurent BOSCHERO
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    LES LLANOS -Le monde des babas selon Barrigua. © Laurent BOSCHERO
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    LES LLANOS -Petite école rurale des Llanos financée par la France, Hato El Cedral. © Laurent BOSCHERO
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    LES LLANOS -Piranha, un gouteux amuse-gueule pour le baba. © Laurent BOSCHERO
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    LES LLANOS -Ballet llanero. © Laurent BOSCHERO
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    LES LLANOS -Vieillard llaneros. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    LES LLANOS -La région quasi sauvage des Llanos est habitée par les llaneros, les cow-boys d'Amérique latine. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    LES LLANOS -Faune des Llanos. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    LES LLANOS -Chigüire. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    Les plus duVenezuela - Île du Venezuela. © iStockphoto.com/Fenykepez
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    Les plus duVenezuela - Salto Angel. © WernerHilpert – Fotolia
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    Les plus duVenezuela - Les Llanos sont le meilleur endroit pour observer les anacondas. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    LOS NEVADOS -Village de Los Nevados. © iStockphoto.com/joste_dj
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    LOS ROQUES -Welcome to the paradise – Los Roques. © Laurent BOSCHERO
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    LOS ROQUES -Los Roques. © iStockphoto.com/apomares
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    MANTECAL - RíoGuaritico, Mantecal. © Laurent BOSCHERO
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    MERCADO - Négocianten banane. © Laurent BOSCHERO
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    MÉRIDA - Danseusede la Fiesta de San Benito. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    MÉRIDA - Randonnéede haute montagne vers le Pico Bolivar. © Rafcha – Fotolia
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    Musique - Musiciendes Llanos. © Elyxandro Cegarra Gomez PARQUE LA LLOVIZNA - Parque La Llovizna. © iStockphoto.com/ronaldmorales
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    PARQUE NACIONAL DECANAÏMA - Chutes de Canaima. © iStockphoto.com/KonradKaminsk
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    PARQUE NACIONAL DECANAÏMA - Parque Nacional de Canaïma. © iStockphoto.com/picfolio
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    PARQUE NACIONAL DECANAÏMA - Parque Nacional de Canaïma. © iStockphoto.com/javarman3
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    PARQUE NACIONAL DECANAÏMA - Petit bain sur l’une des plus belles plages du monde. © Laurent BOSCHERO
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    PARQUE NACIONAL HENRIPITTIER - Salto Gabriel, Parque Nacional Henri Pittier. © Laurent BOSCHERO
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    PARQUE NACIONAL HENRIPITTIER - Cacaoyer dans l’écosystème parfait du parc national Henri Pittier. © Laurent BOSCHERO
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    PARQUE NACIONAL HENRIPITTIER - Étrange fruit du Parc National Henri Pittier. © Laurent BOSCHERO
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    PARQUE NACIONAL MÉDANOSDE CORO - Désert du Parque Nacional Medanos de Coro. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    PARQUE NACIONAL MORROCOY- Visite des cayos, Parque Nacional Morrocoy. © Laurent BOSCHERO
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    PARQUE NACIONAL MORROCOY- Parque Nacional Morrocoy, Estado Falcón. © Elyxandro Cegarra Gomez
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    PARQUE NACIONAL MORROCOY- Pétroglyphes du Parque Nacional Morrocoy. © Laurent BOSCHERO
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    PARQUE NACIONAL SIERRANEVADA - Lac d’origine glaciaire, Laguna Negra. © Laurent BOSCHERO
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    PIEDRA LA TORTUGA- Piedra la Tortuga. © iStockphoto.com/enriquerodben
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    PLAYA GRANDE -Un dimanche à Playa Grande. © Laurent BOSCHERO
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    PLAYA GRANDE -Un dimanche à Playa Grande. © Laurent BOSCHERO
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    PLAYA GRANDE -Playa Grande. © iStockphoto.com/picfolio
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    PORLAMAR - ÉgliseSan Nicolas de Bari. © iStockphoto.com/grahamheywood
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    PUERTO CABELLO -Puerto Cabello. © Don Perucho – Fotolia
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    RÍO CARIBE -Barques posées devant le marché de Rio Caribe. © Laurent BOSCHERO
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    SALTO ANGEL -Salto Angel, merveille naturelle. © Laurent BOSCHERO
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    SALTO ANGEL -Salto Angel. © Lysithée – Fotolia SALTO KAMA - Salto Kama. © Laurent BOSCHERO
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    SANTA FÉ -Marché au poisson, Santa Fé. © Laurent BOSCHERO
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    Survol du Venezuela- Paysage du Venezuela. © WernerHilpert – Fotolia
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    Survol du Venezuela- Chute d'eau au Venezuela. © iStockphoto.com/marepilc
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    Un peuple métissé- Anniversaire chez les Piaroa. © Laurent BOSCHERO
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    Un peuple métissé- Sourires Caraïbes. © Laurent BOSCHERO
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    Vie sociale -Pause cantine à El Bruzual. © Laurent BOSCHERO
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    CARACAS ET SESENVIRONS - Caracas
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    CIUDAD BOLÍVAR -Ciudad Bolivar
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    GRAN ROQUE -Gran Roque
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    ISLA MARGARITA -Isla Margarita
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    LA CÔTE CENTRALE- La Côte centrale
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    LA CÔTE EST- La Côte est
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    LA CÔTE OUEST- La Côte ouest
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    LA GUYANE VÉNÉZUÉLIENNE- La Guyane Vénézuélienne
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    LE DELTA DEL'ORÉNOQUE - Le delta de l'Orénoque LES ANDES - Les Andes
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    LES LLANOS -Les Llanos
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    LOS ROQUES -Los Roques
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    PÉNINSULE DE PARAGUANÁ- Péninsule de Paraguana
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    PÉNINSULE DE PARIA- Péninsule de Paria
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    Couverture Table des matières ¡Bienvenidos a Venezuela ! DÉCOUVERTE Les plus du Venezuela Fiche technique Argent Le Venezuela en bref Climat Saisonnalité Le Venezuela en 10 mots-clés Arepa Bolívar Carnaval Eau Gocho Hamac Licorería Poissons Telenovela Toros coleados Survol du Venezuela GÉOGRAPHIE CLIMAT ENVIRONNEMENT – ÉCOLOGIE FAUNE ET FLORE Faune Flore Histoire L’ÉPOQUE COLONIALE UNE ENVIE D’INDÉPENDANCE 1810, le Venezuela se déclare indépendant Simón Bolívar : première tentative L’empire contre-attaque : fin de la IIe République Bolívar : le retour, la IIIe République L’ÈRE DES CAUDILLOS Les années Gómez VERS LA DÉMOCRATIE
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    L'alternance politique LES ANNÉESCHÁVEZ Population et mode de vie Un peuple métissé Vie sociale Arts et culture Architecture Cinéma Littérature Musique Cuisine vénézuélienne Enfants du pays CARACAS ET SES ENVIRONS CARACAS EL HATILLO PARQUE NACIONAL WARAIRA REPANO (EX-PARQUE NACIONAL EL ÁVILA) GALIPÁN LOS ROQUES GRAN ROQUE FRANCISQUÍ MADRISQUÍ CAYO PIRATA RASQUÍ CRASQUÍ CAYENERO FERNANDO DOS MOSQUISES SUR LA CÔTE CENTRALE COLONIA TOVAR MARACAY PARQUE NACIONAL HENRI PITTIER CHORONÍ – PUERTO COLOMBIA TUJA CUYAGUA VALENCIA CAMPO DE CARABOBO PUERTO CABELLO
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    LA CÔTE OUEST PARQUENACIONAL MORROCOY CHICHIRIVICHE CORO PARQUE NACIONAL MÉDANOS DE CORO PÉNINSULE DE PARAGUANÁ ADÍCORA ARUBA BARQUISIMETO LE ZULIA MARACAIBO SINAMAICA ALTAGRACIA LES ANDES MÉRIDA LA TRANSANDINA TABAY MUCURUBÁ SAN RAFAEL DE MUCUCHÍES PARQUE NACIONAL SIERRA NEVADA ALTAMIRA DE CÁCERES CALDERAS PICO EL ÁGUILA LA ROUTE DES VILLAGES DU SUD ESTANQUES LOS NEVADOS LA ROUTE DU SOLEIL LA MESA DE LOS INDIOS JAJÍ LAGUNILLAS PARQUE NACIONAL PÁRAMOS BATALLÓN Y LA NEGRA PARQUE NACIONAL EL CHORRO DEL INDIO SUD DU LAC DE MARACAIBO PUERTO CONCHA PARQUE NACIONAL CIÉNAGAS DE JUAN MANUEL LES LLANOS SAN FERNANDO DE APURE MANTECAL
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    LE DELTA DEL'ORÉNOQUE DELTA ALTO (PARTIE HAUTE) PEDERNALES TUCUPITA SAN JOSÉ DE BUJA DELTA BAJO (PARTIE BASSE) SAN FRANCISCO DE GUAYO PIACOA LA GUYANE VÉNÉZUÉLIENNE RÍO CAURA CIUDAD BOLÍVAR CIUDAD GUAYANA LA GRAN SABANA EL CALLAO EL DORADO RÁPIDOS DE KAMOIRAN SALTO KAMA SAN FRANCISCO DE YURUANI RORAÏMA QUEBRADA DEL JASPE LA LÍNEA EL PAUJÍ PARQUE NACIONAL DE CANAÏMA SALTO ANGEL LAGUNA DE CANAÏMA SALTO SAPO KAVAC AMAZONAS PUERTO AYACUCHO AUTANA RUTA HUMBOLDT PARQUE NACIONAL DE YAPACANA PARQUE NACIONAL DUIDA-MARAHUACA PARQUE NACIONAL SERRANÍA LA NEBLINA PARQUE NACIONAL PARIMA TAPIRAPECÓ ISLA MARGARITA PORLAMAR PAMPATAR
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    LA ROUTE DESPLAGES DU SUD AU NORD PLAYA GUACUCO EL TIRANO PLAYA EL AGUA PLAYA MANZANILLO ZARAGOZA PLAYA CARIBE JUAN GRIEGO LE CŒUR DE L’ÎLE LA ASUNCIÓN EL VALLE SANTA ANA MACANAO PÉNINSULE DE MACANAO PARQUE NACIONAL LAGUNA DE LA RESTINGA BOCA DE RIO PUNTA ARENAS PLAYA LA PARED EL YAQUE ISLA COCHE LA CÔTE EST BARCELONA SANTA FÉ MOCHIMA CUMANÁ ARAYA CARIPE CARÚPANO PÉNINSULE DE PARIA RÍO CARIBE SAN JUAN DE LAS GALDONAS GUIRIA PENSE FUTÉ Décalage horaire Électricité Formalités, visa et douanes Langues parlées Quand partir ?
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