Le soufre, ne l’oublions pas !Le soufre, comme lazote est un élémentqui a des effets positifs sur le rendementdes cultures...
Or qui dit déficience dalimentation en soufre, même momentanée, dit baisses de rendements pour les cultures :sur colza par...
Or selon une enquête du Cetiom de 2008, encore un tiers des agriculteurs faisaient "limpasse" sur les apports desoufre (so...
Le soufre en pleine formeSO2, H2S, SO4, S2O2, ou encore S…Le soufre se présente sous de très nombreuses formes dans la nat...
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Le osufre est indispensable aux cultures. C'est un intrant important. Comment focntionne son action sur le déveoppement des plantes et comment éviter une carence en soufre en agriculture.

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Le soufre en agriculture

  1. 1. Le soufre, ne l’oublions pas !Le soufre, comme lazote est un élémentqui a des effets positifs sur le rendementdes cultures. Comme l’azote, presque toutle soufre contenu dans le sol est contenudans la matière organique du sol sous desformes non assimilables par les plantes etdoit être oxydé sous forme de sulfate, parles microorganismes du sol (bactériesoxydatives du soufre comme lesthiobacilles).Mais comme l’azote, le soufre sous saforme assimilable (sulfate) est trèssensible au lessivage...Dés que la minéralisation du sol est faible :temps froid, excès deau, sols acides ouavec un faible taux de matière organique,sols superficiels filtrants (cas des sables,argilo-calcaires superficiels, craie) ouencore suite aux lessivages hivernaux, le risque de carence en soufre est important....Sans parler du fait que les apports de soufre par retombées atmosphériques ne cessent de chuter depuis 40 ans etque d’une façon générale, les sols reçoivent 7 fois moins de soufre qu’il y a 30 ans !
  2. 2. Or qui dit déficience dalimentation en soufre, même momentanée, dit baisses de rendements pour les cultures :sur colza par exemple, une carence sévère peut provoquer des chutes de production de 15 à 20 q/ha (soit 20 à40% du rendement).Avec les cultures fourragères ou légumineuses (moutarde, luzerne, trèfle, graminées) le choux, l’oignon ou l’ail, lecolza reste l’une des cultures qui a les besoins les plus importants en soufre et dans un laps de temps bien précis :début montaison.
  3. 3. Or selon une enquête du Cetiom de 2008, encore un tiers des agriculteurs faisaient "limpasse" sur les apports desoufre (sous sa forme minérale), apports pourtant recommandés systématiquement tous les ans… Autre exemple,sur céréales : une carence se traduit par des diminutions du nombre d’épis au mètre carré et de leur fertilité.Résultat des courses : « Les pertes vont de 2 à plus de 10 q/ha dans la plupart des cas, jusqu’à 20 q/ha pour lescarences importantes », indique Arvalis.Les symptômes apparaissent en sortie d’hiver, à partir du stade fin tallage / début montaison. Mais un diagnosticdu risque de carence est réalisable. Si le risque est avéré, un apport de soufre doit être réalisé, au stade « mi àfin-tallage » sur céréales, à une dose qui doit être modulée, selon les besoins. Les cultures de maïs, betterave etpomme de terre ont, quant à elles, des besoins équivalents au blé, mais plus tardifs. Besoins souvent satisfaitspar la minéralisation des matières organiques. Toutefois Sur ces cultures aussi, des apports avant semis peuventprocurer des gains de rendements en particulier dans les sols filtrants ou a faible teneur en MO.Colza, choux, moutarde, ail, oignon, luzerne, trèfle etgraminées fourragères, ont des besoins importants ensoufre, entre 100 et 200 kg SO3/ha.Les céréales à paille, le maïs, la pomme de terre, labetterave ont des besoins compris entre 50 et 100 kgSO3/haSource : Comifer
  4. 4. Le soufre en pleine formeSO2, H2S, SO4, S2O2, ou encore S…Le soufre se présente sous de très nombreuses formes dans la nature !Présent dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de soufre (SO2) et de sulfure d’hydrogène (H2S), dans l’eau depluie, surtout sous forme organique dans les résidus de cultures et effluents animaux, ainsi que dans le sol. Dansle sol une partie du soufre se trouve également sous forme de sulfure S-, de soufre élémentaire S et de sulfate…Le soufre est partout.Ah oui, on allait l’oublier : le soufre est indispensable à la synthèse des protéines : les plantes en ont doncun besoin vital tout le long de leur cycle y compris pour constituer les réserves des graines !
  5. 5. Mais cest sous sa forme ionique de sulfate (S042-) que les plantes l’assimilent.Pour corriger une carence en soufre, lépandage d’engrais soufré libérant cette forme, « à effet immédiat »,peut être privilégié. Les grandes cultures - colza, céréales à paille, betterave, pomme de terre mais aussi leslégumineuses - répondent en effet « bien » à de tels apports. « Sulfate d’ammoniaque », « de potassium »,« superphosphates », « solution azotée soufrée », ou encore « kiesérite », de nombreuses formes d’engraissoufrés sont actuellement disponibles sur le marché. Mais « Attention ! Complète le Cetiom, lapport de soufresous forme S est onéreux et a une action nutritionnelle directe faible ». En cas de déficience, Arvalisdéconseille également l’application de soufre mouillable type « Thiovit », « un peu plus lent d’action sur descarences avérées ».Le fumier, tout comme les autres amendements organiques sont une autre forme dapport de soufre possible. Cetype d’engrais permet une assimilation plus lente du soufre. Selon l’origine animale, les fumiers peuventcontenir entre 1 et 3 kg/tonne de soufre, les effluents de volailles étant les plus riches en soufre (et en azote).Sur céréales, « L’apport de soufre reste inutile dans les parcelles recevant des apports réguliers de fumier depuisplus de 20 ans, sauf au printemps en cas d’hiver très pluvieux dans les sols à risque élevé », conseille Arvalis. « Lesoufre provenant du fumier nest pas toujours présent en quantité suffisante pour les cultures trèsproductives, prévient de son côté le département « fertilisation » du ministère de l’agriculture de l’Ontario(Canada). Toutefois, leffet de lapport de sources commerciales de soufre sur les cultures est moinsmarqué lorsque du fumier est épandu régulièrement ».Les formes SO4 sont très sensibles au lessivage, les pertes sont importantes lorsque la pluviométrie des mois denovembre à février est supérieure à 350 mm.www.agriculture-nouvelle.frL’atelier des curieux de l’agriculture : les nouveaux intrants : engrais, semences, plants, phyto, micro-organismes, les pratiques culturales, les O.A.D. …

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