Par Éléonore BÉNITPhotographie Yassine EL MANSOURIStylisme Sarah NADJARCoiffure et maquillage Ingrid AWADpour LINSTITUT CA...
BECHAR EL MAHFOUDI,                                                                                                       ...
yasmine                                                                 HADHOUMI                                          ...
Veste en cuir et fourruresynthétique. Short en jean à volants  de soie LITTLE BOHEMIAN.                                   ...
mehdi        KHESSOUANE         l’écofriendly      Formation ? Diplômé de l’École supérieure des beaux-arts de Casa- blanc...
Top en lycra à anneaux de raphia, jupe en lin à franges en cuir et         foulard en lin   MEHDI KHESSOUANE.   Sandales e...
siham sara               CHRAÏBI             la nostalgique      Formation ? Diplômée de l’École nationale d’architecture ...
Robe en soie blanche à épaulettes et              ceinture travaillées au galon dor                 SIHAM SARA CHRAÏBI.   ...
À seulement 16 ans,                                                                    Nisrine affiche déjà un            ...
Robe en jersey et mousseline de soie     NISRINE HARRAKAT. Sandales en daim à talon en bois       JIMMY CHOO chez        C...
safae                                                                    BENNOUNA                                         ...
Bustier en soie et jupe en tulle           HE.DO.                                   JUIN 2011 | L’OFFICIEL | 157
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Les juniors mode - L'Officiel Maroc

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La dernière édition de la fashion week casablancaise l’a prouvé une fois encore : au Maroc, la mode suscite un réel engouement auprès de jeunes créateurs qui rivalisent d’enthousiasme et d’imagination.
Cependant, des présentations au label, le chemin s’apparente au parcours du combattant dans un secteur encore dépourvu de structures complémentaires pour soutenir, professionnaliser et fédérer cette nouvelle génération. État des lieux à travers le portrait de cinq nouveaux talents.

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Les juniors mode - L'Officiel Maroc

  1. 1. Par Éléonore BÉNITPhotographie Yassine EL MANSOURIStylisme Sarah NADJARCoiffure et maquillage Ingrid AWADpour LINSTITUT CASABLANCA les juniors mde o de la La dernière édition de la fashion week casablancaise l’a prouvé une fois encore : au Maroc, la mode suscite un réel engouement auprès de jeunes créateurs qui rivalisent d’enthousiasme et d’imagination. Cependant, des présentations au label, le chemin s’apparente au parcours du combattant dans un secteur encore dépourvu de structures complémentaires pour soutenir, professionnaliser et fédérer cette nouvelle génération. État des lieux à travers le portrait de cinq nouveaux talents.146 | L’OFFICIEL | JUIN 2011
  2. 2. BECHAR EL MAHFOUDI, président de lAMC Mode. “ Pour qu’une mode émerge, il faut qu’elle soit viable, que les créateurs le prêt-à-porter marocain n’a pas encore trouvé son marché.” puissent en vivre. Contrairement au vêtement traditionnel,A ujourd’hui créateur et président roux, conseiller extérieur et mécénat auprès du président de la de l’Association marocaine des Maison méditerranéenne des métiers de la mode (MMMM), créateurs de mode (AMC Mode), est l’un de ces acteurs militants. "Beaucoup a déjà été fait avec Bechar El Mahfoudi est en 2005 la création de l’école Casa Moda Academy, et le rapprochement l’un des premiers à tenter de fé- entre l’Association marocaine des industries du textile et de dérer les différents acteurs du l’habillement (AMITH) et l’AMC Mode." Pour preuve, la Mai- renouveau de la mode maro- son de la création, lune des entités de la MMMM, sélectionne caine. "Tout le challenge était de depuis deux années consécutives plusieurs créateurs du bas- les convaincre qu’une autre voie sin méditerranéen, dont un Marocain. Créée pour former, que celle du caftan était possible." fédérer, révéler et accompagner des entrepreneurs de modeEn les persuadant de créer une collection de prêt-à-porter, il installés de part et d’autre de la Méditerranée (Amina Aguez-parvient à rassembler quelques amis stylistes jusqu’alors spé- nay en 2010, Art/C cette année pour le Maroc), l’associationcialisés dans le caftan sous une nouvelle bannière, le Collectif joue un rôle actif dans la professionnalisation des créateursdes jeunes créateurs. Imprégnés du savoir-faire traditionnel marocains.mais débarrassés de l’ombre du "roi Caftan" ou de la djellabarevisitée, ils osent. L’année suivante, avec Jamal Abdenassar, Associations, école de mode, institutions publiques, la dyna-actuel président de l’évènement, il lance Festimode, la pre- mique semble en marche, mais qu’en est-il de la synergie ? Àmière plateforme dédiée à la création marocaine contem- l’image de la France par exemple, le Maroc ne devrait-il pas seporaine. Sur le modèle des fashion weeks internationales, doter d’un groupe de réflexion, piloté par les principaux ac-l’événement propose de “pousser les créateurs à se débar- teurs du secteur ? Les prémices d’une Fédération nationale derasser de leurs référents culturels surexploités pour exprimer la mode ? Telle est l’idée lancée par Karim Tazi, créateur de laleur talent de manière nouvelle et avant-gardiste”. Aux côtés première franchise marocaine internationale Marwa, et vice-des créateurs marocains confirmés - Nouredine Amir, Saïd président de l’Association marocaine des industries du textileMahrouf, Amel Bouazizi, Hicham Oumlil en tête -, le défilé et de l’habillement (Amith). Pour lui, il reste encore beaucoupÉmergence, instauré dès la deuxième édition, devient aussi à faire. "S’appuyant sur une “ fabrique de talents” comme Casaune tribune pour les très jeunes talents installés au Maroc Moda Academy, le Maroc doit se doter d’une réelle vision etou revenus de l’étranger  : Amine Bendriouich, Ghita Las- de 2 ou 3 créateurs-locomotives capables de rayonner à l’in-krouif, Widad Anoua, Ahmed Taoufiki, Mima Bennani… ternational. L’avenir passera indiscutablement non pas par l’émergence d’une “mode marocaine” mais par l’avènement deSeulement, qu’en est-il une fois lévénement terminé ? Com- “business models” marocains." D’autant que “le Maroc pos-ment passer de la création à la production ? Du prototype à sède aussi un atout déterminant  : son savoir-faire ancestral.la collection ? Sylvie Richoux, directrice du développement En Europe, le champ de la création est saturé, ici, le terrain estde Casa Moda Academy, l’école supérieure de création et de vierge. Approprions-le-nous, au risque de se le faire voler parmode inaugurée il y a un an à Casablanca, explique : "La pla- des créateurs étrangers bien inspirés”.teforme qu’offre Festimode aux talents émergents est précieuseet indispensable. Mais ils doivent ensuite être encouragés, sou- Dans les pages qui suivent, nous dressons le portrait dunetenus moralement, professionnellement et financièrement par poignée de jeunes créateurs. Ils auraient pu être une dizaine,un réseau de distribution et des investisseurs. S’engager dans la nous nen avons retenu que cinq. Mais quil en aille de ceux-cicréation est un sacerdoce, les élus sont peu nombreux." Qu’ils comme des autres, la question demeure : quel avenir pour lessoient jeunes ou confirmés, créateurs ou jeunes talents, l’ave- jeunes créateurs au Maroc ? "La création est là, la presse spé-nir est soumis aux mêmes défis qu’ailleurs. Multiplier les pas- cialisée aussi, le Royaume encourage l’éducation à la mode.serelles, faciliter le lien entre artisans, créateurs, financiers, L’Amith développe de nombreux programmes de soutien. Tousindustriels, acheteurs, distributeurs et médias s’avère capital. les éléments sont réunis pour asseoir une économie et un sys-Des conditions idéales loin d’être aujourd’hui réunies, qui tème de la mode dans notre pays", affirme Sylvie Richoux. Sou-constituent pourtant l’horizon vers lequel tendent de plus en haitons quelle ait raison, et quune véritable filière mode voieplus d’acteurs de la planète mode. Maryline Bellieud-Vigou- le jour rapidement. JUIN 2011 | L’OFFICIEL | 147
  3. 3. yasmine HADHOUMI la décalée  Parcours et formation ? Un diplôme de communication puis de scénarisation ciné- matographique, avant d’enchaîner les tournages en tant que directrice de production freelance. Depuis le mois d’octobre, elle présente tous les samedis Fashion Buzz, l’émission 100 % mode de Médi1Sat. Le déclic ? Depuis toute petite, elle coupe, accessoirise et fabrique ses propres vêtements. En 2009, après six mois d’hospitalisation qui la maintiennent immobilisée, elle réoriente sa carrière, multiplie les stylismes pour plusieurs magazines féminins et commence à élaborer quelques prototypes. Depuis moins d’un mois, elle commercialise sa marque Little Bohemian dans le corner mode de L’Institut Casablanca. Son style ? Bohème, rock et vintage. De trois robes dénichées ici et là, Yasmine ne fait qu’une seule et même pièce… d’un pantalon un short, de deux vestes une seule. Ses inspirations ? Elle-même, ses désirs de “femme bohème”, ce qu’elle aime- rait porter et qu’elle ne trouve pas. Ce qu’elle chine dans les immenses friperies aussi, notamment à Koréa à Casablanca, Dallas à Hay Hassani et Casabarata à Tanger. Sa première collection ? Une trentaine de pièces uniques, réalisées en collaboration Ci-dessus : Yasmine avec la jeune styliste Ghitta Laskrouif, vendues à prix acces- Hadhoumi. À gauche sibles. Beaucoup de robes longues, de vestes, de jupes over- et ci-dessous, deux sized et de petits shorts à frous-frous. modèles de la Ses motifs et matières ? première collection Le cuir et le denim, les broderies anciennes, les volants, le co- Little Bohemian. ton. Ses références ? De Manoush à Isabel Marant en passant par Marithé + Fran- çois Girbaud et Balmain. La suite ? À 35 ans, elle voudrait concevoir une deuxième collection, ne plus faire que ça et en vivre. PHOTOS DR.148 | L’OFFICIEL | JUIN 2011
  4. 4. Veste en cuir et fourruresynthétique. Short en jean à volants de soie LITTLE BOHEMIAN. JUIN 2011 | L’OFFICIEL | 149
  5. 5. mehdi KHESSOUANE l’écofriendly Formation ? Diplômé de l’École supérieure des beaux-arts de Casa- blanca en architecture et design, ce jeune homme de 22 ans travaille depuis un an au sein d’un cabinet d’architec- ture. En parallèle, Mehdi réfléchit à un projet écologique, un centre de recherche et de développement où scienti- fiques, créateurs et penseurs se réuniraient autour de la question du réchauffement climatique. Le déclic ? Il y a un an, lorsque son projet de fin d’études encadré par la créatrice et architecte Amina Agueznay est retenu pour la 5e édition de Festimode dans la sélection Talents Émergents. Son style ? Conceptuel, à la lisière de l’architecture, de la mode et du Le 14 mai dernier, design. Mehdi Khessouane Ses inspirations ? (ci-dessus) défilait La nature, l’écologie, le réchauffement climatique, le dé- veloppement durable. pour la deuxième fois dans la catégorie PHOTOS ASSIA OUALIKEN Sa dernière collection ? Une petite ligne de prêt-à-porter et d’accessoires pour Talents Émergents homme et femme présentée lors de la dernière édition de de Festimode Festimode à Casablanca. Moins conceptuelle que la précé- Fashion Week. dente, plus portable aussi, Mehdi poursuit néanmoins sa réflexion sur l’écologie. Dernier thème en date, la “guerre ” que se livrent l’homme et la nature avec, en trame de fond, le désir qu’un jour les deux parviennent à cohabiter en har- monie. Ses matières ? Naturelles ou organiques comme le lin, le raphia, le corail, le cuir, le bois ou le daim, toujours associées à des matières issues de la nature mais crées par l’homme comme le lycra, dérivé du pétrole. Ses références ? John Galliano, Hussein Chalayan, Amina Agueznay et Saïd Mahrouf. L’avenir ? À lissue de son dernier défilé, un acheteur important pour un multistore international bientôt présent à Casablanca l’aurait approché. Partenariat en vu ? Affaire à suivre… Son rêve ? Créer un label way of life, une marque multidirectionnelle où vêtements, objets design et meubles déclinés sur le même thème composeraient un art de vivre global.150 | L’OFFICIEL | JUIN 2011
  6. 6. Top en lycra à anneaux de raphia, jupe en lin à franges en cuir et foulard en lin MEHDI KHESSOUANE. Sandales en cuir MARNI chez TRÈS CONFIDENTIEL. JUIN 2011 | L’OFFICIEL | 151
  7. 7. siham sara CHRAÏBI la nostalgique  Formation ? Diplômée de l’École nationale d’architecture de Ra- bat, elle obtient un DEA en philosophie et architecture hitecture à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-La Villette. Passionnée par la mode depuis toujours, Siham s, conçoit le corps et l’habit comme un prolongement de la ent discipline architecturale. Le déclic ? Au printemps dernier, elle lance une première ligne de caftans conceptuels – dont certains ont été portés par rtés l’équipe du film Sur la planche de Leila Kilani au dernier u Festival de Cannes – avant de déposer sa candidature didature pour la 6e édition de Festimode. Séléctionnée dans la ca- ns tégorie Talents, elle retient l’attention avec une dizaine de zaine tenues inspirées des femmes fatales des années 30 et 40. 0 Son style ? Des courbes sobres et épurées, des lignes graphiques et hiques Pour concevoir ses des silhouettes pures. modèles, Siham Sara Ses inspirations ? Chraïbi, 28 ans, La cour des princes russes ou arabes, les cabarets du Caire des années 30 et les icônes du cinéma en noir et dessine dabord un blanc. Un partage d’exotismes entre Orient et Occident croquis à laide dun logiciel darchitecture (ci-dessus et à droite), avant de confectionner le prototype (à gauche). empreint d’influences anglaise, ottomane et slave. Sa première collection ? Une ligne de robes, tailleurs-pantalon, corsages, manteaux et capes inspirée des héroïnes de l’entre-deux-guerres. Baptisée Orient Express Stardust, la collection retrace le voyage imaginaire de créatures féminines au corps struc- turé et aux formes saillantes, de Paris à Istanbul, du Caire à Casablanca. Débarrassées de leurs corsages, elles rivalisent avec les hommes et n’hésitent pas à leur emprunter leurs attributs militaires, leurs pantalons larges, leurs épaulettes viriles. Mieux, elles exhibent leurs muscles saillants cousus au fil d’or, féminité oblige. Ses couleurs et matières ? Le blanc, le rouge sang, le vert émeraude. Des matières nobles comme le cachemire, la soie, les plumes de paon ou le fil d’or. Ses références ? Paul Poiret, Elsa Schiaparelli et Madeleine Vionnet. Ses icônes ? Faouzia d’Egypte, Greta Garbo, Marlene Dietrich, Ava Gardner. L’avenir ? Créer une marque de luxe au Maroc ou en France, peu im- porte, quitte à repenser ma carrière darchitecte.152 | L’OFFICIEL | JUIN 2011
  8. 8. Robe en soie blanche à épaulettes et ceinture travaillées au galon dor SIHAM SARA CHRAÏBI. Sandales en cuir verni à plateformes en bois BARBARA BUI chez COSMOPOLITE.PHOTOS DR. JUIN 2011 | L’OFFICIEL | 153
  9. 9. À seulement 16 ans, Nisrine affiche déjà un style très affirmé. Ci-dessous : saroual et robe ceinturés à la façon dun caftan. nisrine HARRAKAT l’Orientale  Formation ? Actuellement en première scientifique, Nisrine est la ben- jamine de nos juniors de la mode. Quand elle aura ter- miné ses études secondaires, elle compte bien s’envoler pour Paris où Beyrouth et rallier les rangs d’une grande école de mode. Le déclic ? Dans la famille de Nisrine, la mode a toujours été om- niprésente. Sa mère et sa grand-mère sont de vraies mo- deuses. Comme elle le lance avec détermination, chez elle, “c’est génétique”. Il y a six mois, elle décide de prendre des cours du soir dans un petit atelier de couture. Là ou dans sa chambre, sur une petite machine à coudre, elle s’initie à la broderie et s’essaye au patronage. Son style ? À son image : fusion. À mi-chemin entre le Maroc et le Liban dont une partie de sa famille est originaire. Ses inspirations ? L’imagerie de l’Orient surtout et avant tout. Ses amies ly- céennes aussi. Sa première collection ? Une vingtaine de modèles. Des robes fluides et élégantes, des sarouals revisités et des vestes très colorées. Une multi- tude de petits clins d’œil au Liban comme ce sarouel taille haute, mais aussi au Maroc, avec une réappropriation twis- tée des ceintures de caftan. Ses motifs et matières ? Des tissus qu’elle rapporte d’Italie comme le crêpe de soie, le tulle et le brocard. D’autres, d’inspiration plus ethnique, qu’elle achète au Sénégal ou au cours de ses voyages. Ses références ? Manoush mais aussi Jean-Paul Gaultier, Dsquared2, Elie Saab et Chloé. Son rêve ? PHOTOS DR. Forger son style et lancer sa propre marque.154 | L’OFFICIEL | JUIN 2011
  10. 10. Robe en jersey et mousseline de soie NISRINE HARRAKAT. Sandales en daim à talon en bois JIMMY CHOO chez COSMOPOLITE. JUIN 2011 | L’OFFICIEL | 155
  11. 11. safae BENNOUNA la rêveuse Parcours et formation ? Un master en entreprenariat et une maîtrise en finance d’entreprise à l’université Paris Dau- phine. Un univers bien éloigné de celui de la mode mais fort utile pour lancer sa marque. Une première exposition à la Galerie Arcanes à Rabat en juin 2009, et déjà quelques collabo- rations avec l’Institut Goethe de Casablanca qui a mis ses vêtements en scène. Le déclic ? Il y a un peu plus de 3 ans. Après une longue période de réflexion, elle entreprend de lancer sa propre griffe, He.Do, en parallèle de son activité professionnelle dans le secteur bancaire. Son style ? Sensuel et féminin, à la lisière du style contemporain et du savoir-faire traditionnel ma- rocain. Beaucoup de robes, à porter de jour comme de nuit. Des coupes urbaines, des poches de pantalons militaires, des jupes à pinces mais amples. Ses inspirations ? La vie, les personnes qui l’entourent ou les héroïnes des temps modernes comme pour cette robe rose pâle esprit tutu inspirée de celle que Carrie Bradshaw porte dans le générique de la série Sex And The City. Ses coupes et matières ? Des robes ajustées, des matières soyeuses. Beaucoup de tulle, de soies quelle importe dItalie. Ses références ? La mode à l’italienne, celle qui sublime et met en avant le corps, comme pour lui demander de prendre son temps et d’entrer en contact avec ses propres courbes, son for intérieur, sa poésie intime. Ses icônes ? La chanteuse folk Hindi Zara, parce qu’elle incarne l’absolue sensualité de la femme arabe, une profonde richesse intérieure teintée de légèreté et d’insouciance. Sa marque ? He.Do pour “hédonisme”, parce qu’il est toujours bon de se souvenir que la vie n’est pas seulement une longue course effrénée mais aussi une multitude d’instants à saisir, surtout le matin, seule face à sa penderie. Le futur ? Poursuivre le chemin parcouru depuis trois ans, peaufiner l’identité de sa marque et pour- quoi pas un jour ouvrir une boutique en nom propre. Safae, 31 ans, dans un bustier en soie de sa création.156 | L’OFFICIEL | JUIN 2011
  12. 12. Bustier en soie et jupe en tulle HE.DO. JUIN 2011 | L’OFFICIEL | 157

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