La gestion différenciée des espaces verts

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Par Louis Diard botaniste

CDT Haute Bretagne Ille-et-Vilaine

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La gestion différenciée des espaces verts

  1. 1. Gestion différenciée des espaces verts publics urbains Louis DIARD Flore et Nature 24 mai 2016 C D T 35 St-Germain-en-Cogles
  2. 2. LA GESTION DIFFÉRENCIÉE  Consiste à développer la biodiversité en milieu urbain avec la notion de conception différenciée des espacesdes espaces vertsverts. Cette démarche concerne tous les types d’espaces … des plus horticoles aux plus champêtres. Faire varier la conception et l’entretien des espaces en fonction de leur situation et de leurs usages  Une gestion plus respectueuse de l’environnement.  Nouvelle perception de la nature en ville  Evolution des métiers territoriaux du paysage
  3. 3. LA GESTION DIFFERENCIEE DES ESPACES VERTS UNE REPONSE…. …. DE NOMBREUX ENJEUX A des enjeux sociaux des enjeux culturels des enjeux économiques des enjeux environnementaux
  4. 4. LES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX Préserver la biodiversité des espaces verts et naturels; Réduire les pollutions en limitant les intrants, voire en les supprimant : produits phytosanitaires, engrais ; Gérer les ressources naturelles : économies d’eau, gestion des déchets verts… Prairie fleurie ZAC Prieuré
  5. 5. LA NECESSITE D’UNE VOLONTE POLITIQUE POUR METTRE EN OEUVRE DURABLEMENT LA GESTION DIFFERENCIEE
  6. 6. LA GESTION DIFFERENCIEE UNE APPROCHE PLURIDISCIPLINAIRE … qui nécessite d’associer, élus, responsables techniques et administratifs, services techniques de la collectivité, à chaque étape de la réflexion sur un projet d’aménagement urbain ainsi que sur les principales modalités d’entretien des espaces à gérer.
  7. 7. La trame verte et bleue est une mesure phare du Grenelle Environnement qui porte l’ambition d’enrayer le déclin de la biodiversité au travers de la préservation et de la restauration des continuités écologiques. LA TRAME VERTE ET BLEUE UN OUTIL D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE Intégré aux documents d’urbanisme (PLUI, SCOT…) Elle vise à (re) constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national (incluant le local) pour permettre aux espèces animales et végétales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer…. En d’autres termes, d’assurer leur survie et de permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services. Les continuités écologiques correspondent à l’ensemble des zones vitales (réservoirs de biodiversité) et des éléments (corridors écologiques) qui permettent à une population d’espèces de circuler et d’accéder aux zones vitales. La Trame verte et bleue est ainsi constituée des réservoirs de biodiversité et des corridors qui les relient.
  8. 8. Trame verte et bleue à St-Gilles
  9. 9. L’INTERET DE PRESERVER LA FLORE La flore constitue le premier maillon de la chaîne alimentaire : elle offre à la faune des lieux d’alimentation, de repos et de reproduction. - utilisations médicinales : les plantes servent dans la fabrication de nombreux médicaments (exemple : le saule sert à fabriquer l’aspirine, l’if est utilisé contre le cancer) - utilisations dans l’industrie (très nombreuses) : le houblon par exemple sert à parfumer et à conserver la bière, la prêle est utilisée dans les cosmétiques. La flore présente de nombreux intérêts : - utilisations culinaires : les feuilles d’Alliaires sont utilisées pour les salades, les fruits des églantiers (cynorrhodons) servent à la fabriquer des confitures. - utilisations en culture biologique : les feuilles et les tiges de la grande consoude constituent un engrais naturel. Le purin d’ortie est utilisé par ailleurs pour traiter les pucerons.
  10. 10. L’UTLISATION DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES DANS LES ESPACES VERTS … VERS UNE INTERDICTION  23 janvier 2014 – Modification de la loi Labbé Objectif « ZERO phyto » au 1er janvier 2020 (Collectivités) et 2022 (particuliers) Plan Eco Phyto 2008-2018 non concluant .  26 septembre 2014 – Echéance avancée au 31 décembre 2016 pour les collectivités. Extrait : lagazettedescommunes.fr 22 juillet 2015, l’Assemblée nationale adopte la loi de transition énergétique qui interdit : - l’utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces verts publics à compter de 2017. - l’utilisation des produits phytosanitaires par les particuliers dès 2019. Objectifs: -Préserver la santé des agents et du public dans les collectivités -Assurer la protection des nappes phréatiques - Respecter la flore et la faune dans les espaces verts.
  11. 11. Comment atteindre les objectifs de suppression des pesticides à court terme ? Quelles pratiques et innovations peuvent s’y substituer ? Comment accompagner le changement de regard sur le végétal spontané ? Quelles conséquences pour la commune ou la ville de demain ? QUESTIONNEMENT
  12. 12. DEFINIR UNE TYPOLOGIE DES TYPES D’ESPACES VERTS … des plus horticoles au plus naturels* ! - les jardins de prestige (code 1) - les jardins traditionnels (code 2) - les jardins mixtes (code 3) - les espaces champêtres (code 4) - les espaces de nature (code 5) *Principe de codification à adapter selon collectivités
  13. 13. Ville de Rennes – Parc du Thabor Parc de prestige très fleuri – Code 1 Code 1 Ville de Cesson-Sévigné / Parc de Bourgchevreuil
  14. 14. Ville de Rennes – Parc de Maurepas Parc historique – code 2 Code 2
  15. 15. Ville de Rennes - Zup Sud Accompagnement de voirie – code 3 Code 3
  16. 16. Ville de Rennes – E.V. des Longs Champs – code 4 Code 4
  17. 17. Ville de Rennes – Prairies St-Martin Espace de nature – code 5 Code 5
  18. 18. C1 Exemple d’outil pour les agents : Guide de maintenance en fonction des codes d’entretien
  19. 19. C4
  20. 20. D’un fleurissement purement esthétique, les collectivités sont invités à passer progressivement à un fleurissement raisonné. Garder dans l’esprit cette recherche du beau… tout en respectant, voire en restaurant les équilibres naturels, et surtout s’intégrant au paysage local, urbain ou rural, qui en constitue la toile de fond UN FLEURISSEMENT RAISONNE DANS LES COLLECTIVITES Pour demain…. un fleurissement durable et désirable D’un fleurissement de prestige à un fleurissement champêtre un zonage de l’espace vert communal et une gestion différenciée du fleurissement, on obtient des petits plus pour la nature en ville.
  21. 21. Massif densément fleuri à l’entrée du bourg de Plélan-le-Grand (35)
  22. 22. DES ESPACES HORTICOLES… EN CONSTANTE… … EVOLUTION
  23. 23. Massifs fleuris et suspensions à Noyal-sur-Vilaine Fleurissement sur des petits espaces résiduels
  24. 24. Evolution d’un massif fleuri à Perros-Guirec Avril 2012 Mai 2012 Mai 2013 (à base de plantes vivaces)
  25. 25. Une végétation opulente et variée Un foisonnement de plantes couvre-sol
  26. 26. Ville de Dinard
  27. 27. Renoncules ficaires dans un parterre fleuri à Cesson-Sévigné
  28. 28. PRESENTATION RESUMEE DES APPLICATIONS DE LA GESTION DIFFÉRENCIÉE PAR MILIEU LES PRINCIPAUX MILIEUX PRÉSENTÉS : - les haies bocagères - les zones enherbées - les zones humides - les zones minéralisées
  29. 29. LE LES HAIES BOCAGERES « UNE ARCHITECTURE A 3 ETAGES » - une strate arborescente - une strate arbustive - une strate herbacée
  30. 30. Une haie bocagère incomplète
  31. 31. Une haie bocagère bien structurée Favoriser les zones de transition pour améliorer la diversité biologique
  32. 32. Zone de transition en bordure d’une haie bocagère à Apigné (Rennes)
  33. 33. Semis de digitales dans une haie bocagère Quartier du Landrel à Rennes
  34. 34. Rennes (le Blosne) Fleurissement des lisières bocagères
  35. 35. Une haie bocagère déstructurée avec un fossé remblayé
  36. 36. Un arbre mort : quelle valeur écologique ?
  37. 37. Cavités de Grand capricorne (La Gacilly) Le grand capricorne est une espèce totalement protégée sur le territoire national (arrêté du 22 juillet 1993) et inscrite à la directive habitats (natura 2000).
  38. 38. Les vieilles ragosses « un habitat à préserver pour les oiseaux cavernicoles »
  39. 39. Arbre mort avec un nid de Pics – Parc de Keravelloc (Brest)
  40. 40. Chouette chevêche Sittelle torchepot Pic épeiche OISEAUX CAVERNICOLES Mésange charbonnière
  41. 41. Sous-bois à Cesson-Sévigné Parc de la Chalotais
  42. 42. Floraison printanière importante sur humus doux
  43. 43. Sentier de la vallée du Gouet à St-Brieuc
  44. 44. Bois de la Monniais Cesson-Sévigné
  45. 45. Parc du Bois de Vincennes (Paris)
  46. 46. ….. des habitants à tous les étages
  47. 47. Accenteur mouchet Bergeronnette grise Hirondelles de fenêtres OISEAUX INSECTIVORES
  48. 48. Linotte mélodieuse Gros bec OISEAUX GRANIVORES Verdier
  49. 49. LES MILIEUX ENHERBES - Les gazons traditionnels - Les pelouses fleuries - Les prairies fleuries - Les mélanges fleuris On distingue 4 grands types :
  50. 50. Les milieux ouverts regroupent l’ensemble des espaces verts herbacés de la collectivité : gazons, pelouses, prairies, friches enherbées, pâturages. La gestion de ces milieux ouverts représente souvent une charge importante pour la commune. On a tout intérêt à ce que leur entretien soit pensé au plus juste tant pour l’intérêt écologique que pour l’utilisation optimale des moyens : les plans de gestion prennent ici tout leur sens. Gazons, pelouses hautes, prairies …
  51. 51. Accroître la diversité de la flore et de la faune. Réduire la fréquence des tontes. Enrayer le développement spontané des ligneux (arbres, arbustes). Créer des ambiances paysagères prairiales. Objectifs d’un entretien différencié dans les zones enherbées (milieux ouverts) : Gazon ras Pelouse haute Prairie
  52. 52. Le jardin du Thabor à Rennes en 1902 et 1927
  53. 53. Gazon ras au parc du Thabor à Rennes
  54. 54. Pelouse densément fleurie Près de l’avenue F. Château à Rennes Floraison : Lamier pourpre – Pâquerette vivace - Pissenlit
  55. 55. Pelouse haute colonisée par le bugle rampant et la renoncule rampante - Parc du Conseil général 35
  56. 56. Pelouse fleurie à primevères et à violettes dans un jardin privé à Acigné
  57. 57. Zone de prairie à Cesson-sévigné
  58. 58. Prairie mésoxérophile Prairie xérophile (sol sec et pauvre en éléments nutritifs) -
  59. 59. Prairie à Orchis brûlé (Orchidée) à St-Jacques-de-la-Lande Prairie à Orchis pyramidal (Orchidée) sur sol calcaire à Chartres-de-Bretagne
  60. 60. Espace enherbé à Bain-de-Bretagne Prairie ancienne à Montgermont
  61. 61. Prairie de Gouesnou (29) – zone à orchidées (Orchis maculé) Massif de plantes sauvages à Gouesnou
  62. 62. 2000 Prairie de fauche à Acigné – Espace vert du Chevré (avec exportation de la matière) 2011 2014
  63. 63. Evolution de la flore dans une prairie de fauche à Noyal-sur- Vilaine
  64. 64. Prairie à Rumex à Acigné = sol très riche en éléments nutritifs
  65. 65. - Les étangs - Les mares - Les cours d’eau - Les prairies humides Les principaux types en milieu urbain : LES ZONES HUMIDES
  66. 66. Etang artificiel du Parc de Sibiu à Rennes
  67. 67. L’évolution des zones humides « une dynamique forte »
  68. 68. MARAIS DE LA MOTTE A ACIGNE
  69. 69. Enrochement végétalisé à l’étang des Longs Champs à Rennes Floraison des tanaisies et saponaires
  70. 70. Floraison d’été de la salicaire commune et de la lysimaque ponctuée au Parc des Gayeulles à Rennes.
  71. 71. Etang du lotissement de la Monniais à Cesson-Sévigné Floraison de l’Iris faux-acore et de l’Oenanthe safranée
  72. 72. Etang aux berges reprofilées à St-Aubin-du-Pavail (35)
  73. 73. Un entretien surprenant ! La coupe de la bande herbacée à la débroussailleuse au moment de la floraison des marguerites...et autres espèces
  74. 74. Végétalisation des berges à Amsterdam (bacs flottants)
  75. 75. Un aménagement « zone humide » dans le quartier du Blosne à Rennes (récupération des eaux de pluies environnantes)
  76. 76. LES MILIEUX MINERALISES - Les ilots directionnels - Les trottoirs sablés et gravillonnés - Les aires sablées - Les cimetières - Les vieux murs
  77. 77. A la ville de Rennes….. …. le pied tond ! QUELLE PLACE POUR L’HERBE DANS LA VILLE ?
  78. 78. Différents degrés d’enherbement dans les cheminements et aires sablées selon le code d’entretien Schéma : étudiants de la MFR
  79. 79. Avant Après Square F. Mistral - Rennes REAMENAGEONS NOS ESPACES VERTS
  80. 80. Avant Après Place Henri IV Rennes
  81. 81. Après l’abandon des désherbants chimiques, il faut attendre 2 à 3 ans pour que la nature reprenne pleinement ses droits.
  82. 82. Des espèces messicoles semées sur un ilot directionnel à Rennes. Floraison : Nielle des blés, Chrysanthème des moissons, coquelicot…
  83. 83. Plantation en pied d’arbre Bd de la T.A. à Rennes
  84. 84. Plantation d’origan, d’achillée millefeuille et d’un Géranium hybride
  85. 85. LA NOTION DU TOUT PROPRE LA PERCEPTION DES HABITANTS ? La difficulté de changer les habitudes
  86. 86. EMBELLISSONS NOS RUES La nature à notre porte…
  87. 87. Rennes
  88. 88. Rennes
  89. 89. Les campanules qui se sont installées naturellement sur le mur ont été conservées (Campanula portenschlagiana) EMBELLISSONS NOS MURS
  90. 90. Le « ZERO PHYTO », 2 espaces particuliers : LES TERRAINS DE SPORTS & LES CIMETIERES  Contraintes réglementaires  Forte exigence des usagers/utilisateurs  « Zéro Phyto » : une charge de travail supplémentaire
  91. 91. COMMENT RAMENER DE LA VIE…. …. DANS LES CIMETIERES ! Cimetière de Cesson-Sévigné  Contraintes réglementaires Lieu souvent très minéral, confronté aux exigences « propreté » de la population / Espace sensible Conception et entretien à penser de façon différenciée Importance de la communication pour faire évoluer la perception de la végétation dans les cimetières  Sensibilisation des agents pour répondre aux usagers
  92. 92. Face à une réglementation de plus en plus stricte dont l’objectif est de protéger l’environnement et la santé, les collectivités seront amenées à considérer les cimetières comme des espaces gérés sans produit phytosanitaire. Face aux nouvelles réglementations pour l'entretien des espaces publics, le cimetière, lieu très minéral chez nous, reste souvent la dernière frontière en matière de gestion écologique. Confronté aux exigences de "propreté" de la population, l'objectif "zéro phyto" semble difficile à atteindre, par le recours aux différentes méthodes alternatives de désherbage, dans ce lieu définitivement très sensible. En conséquence, leur conception et leur entretien doivent être pensés et réalisés de façon différenciée. La présence de végétation spontanée dans les cimetières est encore souvent mal perçue par la population qui l’associe à un manque d’entretien et de respect envers les défunts et leurs familles. Une bonne communication s’avère primordiale pour faire évoluer la perception de la végétation dans les cimetières. Les agents techniques en charge de l’entretien des cimetières doivent être sensibilisés afin de pouvoir répondre aux questions des usagers.
  93. 93. Cimetière de l’Est – Rennes - Années 1970
  94. 94. … et ensuite
  95. 95. Avant Après Cimetière de l’Est - Rennes Amener du vert maîtrisé dans les cimetières… de façon progressive
  96. 96. La végétalisation dans les cimetières QUAND LA VIE REFAIT SURFACE !
  97. 97. Cimetière de St-Gilles
  98. 98. Pousse-pousse et herse à Cesson-Sévigné
  99. 99. CIMETIERE DE L’EST A RENNES Surface : 16 hectares Gestion des surfaces gravillonnées (8 ha) Coût d’entretien au m² * - années 2011-2015 Désherbage chimique = 2 à 3 passages 2011 = 1000 heures = 34000 € = 0,21 €/m2 Désherbage mécanique : 2012 : 4536 heures – 1499150 € - 0,94 €/m2 2013 : 5823 heures – 192450 € - 1,20 €/m2 2014 : 3950 heures – 132917 € = 0,83 € /m2. 2015 : 2114 heures - 72615 € = 0,45 € /m2 * Chiffrage prenant en compte la charge du personnel, sans compter le produit ou l’investissement matériel
  100. 100. OPTIMISER LES INTERETS ECOLOGIQUES ET ECONOMIQUES … en développant de nouvelles pratiques A TITRE D’EXEMPLES : - Intégrer les modalités d’entretien des espaces verts dès la phase conception dans le cadre des projets d’urbanisation. - Favoriser la diversité végétale, tant horticole que champêtre. - Intégrer des plantes vivaces dans les massifs horticoles, y compris des plantes couvre-sol, en prenant en compte l’aspect visuel et le relief qui se dégagera du massif. - Favoriser les végétaux nécessitant peu d’entretien. - Systématiser le paillage naturel. - Adapter les hauteurs de coupe dans les zones enherbées - Mettre en œuvre les techniques de compostage pour recycler les végétaux. - Limiter les aires sablées au profit des surfaces engazonnées - Réduire la largeur de certaines allées fin d’amplifier la pression anthropique. - Elaborer un plan de gestion simplifié des espaces verts. - Passer des conventions avec des agriculteurs pour le fauchage des prairies.
  101. 101. Les méthodes alternatives au désherbage chimique
  102. 102. La tondeuse ramasseuse : un matériel nécessaire pour favoriser un appauvrissement du sol et obtenir une plus grande diversité d’espèces végétales sur les surfaces enherbées (pelouses hautes + prairies) Tondo balai super 500
  103. 103. AUTRE METHODE ALTERNATIVE AU DESHERBAGE CHIMIQUE …….. déclencher le plan P.T.B. ….. C’est quoi le plan P.T.B. ? = Prend Ta Binette !
  104. 104. INTEGRER LA REFLEXION SUR L’AMENAGEMENT DES ESPACES VERTS DES LE DEPART DU PROJET D’URBANISATION OU DE RESTRUCTURATION D’UN QUARTIER
  105. 105. L’importance, pour la collectivité, d’avoir la maîtrise foncière de la trame bocagère dans le cadre des projets d’urbanisation.
  106. 106. St-Jacques – La Morinais La Morinais Brocéliande à Noyal- sur-Vilaine Douves et noues
  107. 107. COMMUNIQUER EN INTERNE, EN EXTERNE La nécessité d’un discours commun pour faire accepter le projet auprès des administrés Des élus aux agents de terrain : parler d’une seule voix !
  108. 108. LA COMMUNICATION INTERNE Former les agents à la gestion différenciée de façon à ce qu’ils puissent répondre aux questions des usagers Organiser des réunions élus, cadres, gestionnaires et agents chargés de l’entretien de manière à apporter de la cohérence dans la démarche « gestion différenciée » Etablir un plan de gestion simplifié des espaces verts Rédiger des notes de services pour préciser certains aspects de la démarche Transmettre le savoir-faire. LA COMMUNICATION EXTERNE Rédiger des articles dans le bulletin municipal, la presse locale, les revues spécialisées. Organiser des réunions publiques pour expliquer la démarche aux citoyens. Organiser des visites commentées pour les habitants . Envisager des sorties pédagogiques dans le cadre de projets d’écoles. Réaliser un parcours didactique. Editer des plaquettes. Mettre en place une signalétique sur les espaces verts .
  109. 109. Bulletin municipal – Ville de Rennes La communication
  110. 110. Commune de Cesson-Sévigné 187 hectares d’espaces verts
  111. 111. Magazine de l’Agglomération rennaise – octobre 2012
  112. 112. EXPOSITION LA NATURE DANS LA VILLE
  113. 113. Exposition « la Grande Isle » à Cesson-Sévigné
  114. 114. Le savoir faire…… …….et le faire savoir
  115. 115. Rennes – Ecole Louise Michel (Bd T.A.)
  116. 116. LA SIGNALETIQUE DANS LES ESPACES VERTS
  117. 117. Bien gérer la signalétique !
  118. 118. Cesson-Sévigné Lanester
  119. 119. Rennes
  120. 120. Rennes
  121. 121. Commune de St-Germain-en-Cogles (35)
  122. 122. Kervignac (56)
  123. 123. LES PLANTES INVASIVES Une espèce invasive… c’est une espèce exotique envahissante. Je lutte contre les plantes invasives ……. un geste éco-citoyen
  124. 124. ….On dit qu’une espèce est invasive quand … - elle est introduite (volontairement ou accidentellement) - elle prolifère en formant des populations denses - elle concurrence les espèces indigènes - elle nuit au fonctionnement et/ou à la biodiversité des écosystèmes - elle cause de graves problèmes santé humaines ou à certaines activités économiques
  125. 125. Quelques exemples de plantes invasives en Bretagne 20 plantes invasives avérées (Jussies, Herbe de la Pampa, Elodée dense, Impatiente de L’Himalaya, Myriophylle du Brésil, Laurier- palme, grandes Renouées…) 22 plantes invasives potentielles (Ambroisie à feuilles d’armoise, Hydrocotyle fausse renoncule, Séneçon du Cap, buddleia du Père David, Robinier faux-acacia…) 60 plantes à surveiller (Vergerettes, Berce du Caucase, Raisin d’Amérique, Elodée du Canada, Onagres : bisannuelle et à sépales rouges…) (catégories invasives en Bretagne, validées en CSRPN le 7 juin 2011)
  126. 126. COMMENT COMBATTRE EFFICACEMENT LES ESPECES INVASIVES ? En sachant les identifier….. En sachant les reconnaître….. …. En agissant dès leur apparition.
  127. 127. Contexte et généralités (2) En Europe :  Plante indigène  Vit dans les zones humides (type roselières)  Mesure en moyenne 1,2 m.  Est consommée par des insectes phytophages  Populations non invasives En Amérique du Nord :  Plante introduite  Est responsable d’une perte de biodiversité dans les zones humides qu’elle colonise  Très vigoureuse : peut mesurer jusqu’à 2,5 m.  N’est pas consommée par des insectes phytophages  Populations invasives L’exemple de la salicaire (Lythrum salicaria) Aux USA : 115 000 ha de zones humides envahis chaque année Coût de la lutte estimé à 45 millions de dollars / an (Pimentel, 2000)
  128. 128. Hier, un marais d’une grande richesse écologique…….
  129. 129. …Aujourd’hui un espace colonisé par la Jussie à grandes fleurs près d’Apigné à Rennes Catégorie : invasive avérée Jussie à grandes fleurs
  130. 130. fin Juin Les opérations d’arrachage ou de curage…. parfois des échecs Mi-septembre
  131. 131. Fin août l’année suivante
  132. 132. Elodée du Canada (Elodea canadensis) Catégorie : espèce à surveiller
  133. 133. Egérie dense (Egeria densa) : se distingue des élodées par la présence de plus de 3 feuilles aux verticilles. Originaire du Brésil et des régions côtières de l’argentine et de l’Uruguay. Catégorie : invasive avérée
  134. 134. Le Grand lagarosiphon (Lagarosiphon major) . Il se distingue des élodées par ses feuilles alternes. Originaire d’Afrique du Sud – introduite au jardin botanique de Paris en 1930. Apparu en Ille-et-Vilaine en 1991. Catégorie : invasive avérée
  135. 135. Impatiente de l’Himalaya (Impatiens glandulifera) Originaire du Népal et du Cachemire - introduit au Jardin botanique de Paris en 1842). Une espèce en expansion en Bretagne, notamment dans le Nord-Est de l’Ille-et-Vilaine. Catégorie : invasive avérée
  136. 136. Séneçon en arbre (Baccharis halimifolia) Originaire des côtes est-américaines, du Massachusetts et du Texas. Introduit en France à partir du 17° siècle…s’est installé en Bretagne à partir des années 1960… s’est propagé ensuite dans les années 1990. Il a été observé sur le littoral 35 en 2008. Résistant aux embruns maritimes Catégorie : invasive avérée
  137. 137. … il faut renouer avec la biodiversité !
  138. 138. Renouée du Japon Originaire d’Asie orientale et du Japon - introduite en Europe en 1825, en France en 1939 pour ses qualités ornementales et mellifères, puis fourragères. Elle s’est propagée dans les milieux naturels, en Bretagne, à partir des années 1950. Catégorie : invasive avérée
  139. 139. Renouée à nombreux épis (Polygonum polystachyum) Catégorie : invasive avérée
  140. 140. Buddleia du Père David (arbre aux papillons) (Découvert en Chine en 1869 par le Père David – introduit en France par Vilmorin en 1895 en expansion en Bretagne depuis les années 1970. Catégorie : invasive potentielle
  141. 141. Herbe de la Pampa (Cortaderia selloana) Originaire d’Amérique du Sud (steppes d’argentine, du Chili…). Elle est introduite en Europe en 1770 (Angleterre). Fréquemment plantée en France de 1960 à 1980, elle est disséminée au début des années 1980 sur le pourtour méditerranéen puis sur la façade atlantique, puis en Bretagne au début des années 1990. Catégorie : invasive avérée
  142. 142. Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) Introduite en Europe au 19° siècle pour ses qualités ornementales et médicinales Catégorie : espèces à surveiller
  143. 143. D’origine méditerranéenne, elle a été introduite en Angleterre et en Bretagne pour des raisons ornementales et culinaires. Ail triquètre (Allium triquetrum)
  144. 144. Pétasite odorant (Petasites fragrans) Pétasite hybride, Grand pétasite (Petasites hybridus) Catégorie : invasive potentielle
  145. 145. Séneçon du Cap ou Séneçon africain Introduit accidentellement en Europe au 19° siècle par l’industrie textile (laine de mouton importée). Il s’est installé en France en 1935 et en Bretagne à la fin des années 1980 (Rennes 1991). Catégorie : invasive potentielle
  146. 146. Vergerettes à fleurs nombreuses Catégorie : espèce à surveiller
  147. 147. Vergerette de Sumatra
  148. 148. Ambroisie à feuilles d’armoise Originaire d'Amérique du Nord, la plante n'en finit plus de coloniser davantage la France et l'Europe. Entraînant asthme et réactions allergiques, l'herbacée pose un vrai problème de santé publique et fait l'objet d'une proposition de loi visant à coordonner un plan de lutte national. (projet de création d’un observatoire de l’ambroisie en France) Introduite accidentellement en France en 1863 avec des semences fourragères, elle est apparue en 1865, sur la Vallée de la Loire et ses affluents ainsi que la Vallée du Rhône. Catégorie : invasive potentielle
  149. 149. Le laurier palme (ou laurier cerise) se ressème facilement dans espaces boisés, là où les oiseaux rejettent les graines dans leurs excréments. Originaire d’Europe du Sud et d’Asie mineure, il a été planté dans les jardins dès le 16° siècle. Depuis 2008, il est apparu dans les milieux naturels en Ille-et-Vilaine Catégorie : invasive avérée Laurier-palme ou Laurier-cerise (Prunus laurocerasus)
  150. 150. Frelon asiatique Ecrevisse de Louisiane Coccinelle asiatique Ecureuil gris
  151. 151. Le premier nid de frelons asiatiques à été découvert en 2004 dans le département du Lot-et-Garonne (importation de poteries chinoises) . Hiver 2008-2009 : premier nid signalé en Ille-et-Vilaine. (St- Malo). - 2011 : 17 foyers recensés -- 2012 : 56 foyers recensés -- 2013 : 187 foyers recensés -- 2014 : 1000 foyers recensés -- 2015 : 3300 foyers recensés.
  152. 152. Nid de frelons asiatiques à Acigné (fin décembre 2014)
  153. 153. Grenouille rieuse Grenouille taureau
  154. 154. Ragondin Tortue de Floride Ibis sacré
  155. 155. LE LABEL DES VILLES FLEURIES Le label villes et villages fleuris à pour objectif de valoriser les communes qui œuvrent à la création d’un environnement favorable à l’accueil et au bien-être des habitants et des touristes. Il récompense les actions menées par les collectivités locales en faveur d’un patrimoine végétal et naturel propice à l’amélioration de la qualité de la vie. La démarche consiste à attribuer une série de 4 fleurs qui correspondent à 4 niveaux identifiés par un référentiel d’évaluation. Ces fleurs sont apposées sur une signalétique spécifique représentée par un panneau à l’entrée de la commune.
  156. 156. Pourquoi s’inscrire ? Pour améliore la qualité de vie des habitants. Pour améliorer l’accueil des visiteurs. Pour qualifier l’image de sa commune. Pour développer l’économie locale. Pour favoriser le lien social Pour protéger et favoriser l’environnement
  157. 157. L’attribution du label Villes et Villages Fleuris s’effectue sur la base d’une série de critères définis par le CNVVF La motivation pour l’obtention du label. La nécessité d’une volonté politique de porter le projet (ex: accueil du jury par le maire). La démarche globale de valorisation communale par le végétal et le fleurissement. Les actions d’animation et de promotion de cette démarche auprès de la population, des touristes et des acteurs pouvant être concernés. La présentation du patrimoine végétal et du fleurissement. Les modes de gestion mis en place pour entretenir ce patrimoine en respectant les ressources naturelles et la biodiversité. Les actions complémentaires mises en œuvre pour favoriser la qualité des espaces publics (mobilier, voirie, façades, enseignes, propreté…) La cohérence des aménagements paysagers et de leur gestion selon les différents lieux de la commune.
  158. 158. C’est fini !
  159. 159. CODES COUTS 1 5,27 2 1,92 3 1,43 4 0,56 5 0,32 VILLE de RENNES Coûts d'entretien €/M2/AN en fonction du code d'entretien des espaces verts CODES Kilojoules (KJ) 1 2500 2 1200 5 160 en fonction du code d'entretien des espaces verts VILLE de RENNES Consommation d'équivalent énergie (KJ/m2/an) Décroissance rapide des coûts, quand on passe des jardins « sophistiqués » aux espaces verts « plus écologiques » - code 5 Flux d’énergie KJ/m2/an : Les flux spécifiques annuels d’énergie décroissent rapidement au fur et à mesure qu’on se rapproche d’une type d’espace vert « plus écologique » - code 5
  160. 160. Chemin de randos – CdC Moyenne Vilaine et Semnon 1er passage mi-mai1er passage = mi-mai 2ème passage fin septembre 1er passage = mi-mai 2ème passage fin septembre

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