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  1. 1. RÉSUMÉ. L’étude de l’organisation d’unstade de football est non seulement révéla-trice de ses propres logiques spatiales maisencore, aux plus petites échelles, de cellesdes sociétés dont il est un miroir. Elle peutêtre facilement modélisée. C’est aussi unmoyen d’enseigner quelques fondements dela géographie.• DIDACTIQUE • MODÈLE • SAVOIR •STADE • TERRITOIREABSTRACT. The study of the organisationof a football stadium not only reveals itsown spatial logics but also, on the smallestscale, those of the societies of which thestadium is a reflection. It is easy to modeland can be used to teach some fundamentalprinciples of geography.• KNOWLEDGE • MODEL • STADIUM •TEA-CHING • TERRITORYRESUMEN. El estudio de la organizaciónde un estadio de fútbol no solo es reveladorde sus propias lógicas espaciales, sino aún,a escalas más pequeñas, de las sociedadesde las cuales él es el espejo. Esta puede serfácilmente modelizada. Es también un mediode enseñar algunos fundamentos de lageografía.• DIDÁCTÍCO • MODELO • SABER • STADIO •TERRITORIOParmi les édifices patrimoniaux et emblématiques qui nousenvironnent, le stade de football, malgré le succès de cesport-spectacle, n’est encore que trop rarement (Bromberger,Gay, Ravenel) un objet d’étude pour le géographe: on peut leregretter, car il s’avère riche d’enseignements.Une première hypothèse est que ce temple contemporainreprésente un triple microcosme de la ville, sinon duMonde, par ses structures, sa symbolique et les dynamiquesidentitaires dont il est le lieu. Le stade, et pas seulement unsoir de match, devient en modèle réduit l’illustration del’adéquation de l’organisation d’un espace aux valeursd’une société. Une seconde hypothèse, qui en découle, estque cet exemple recèle une grande richesse didactique parson sujet, par les techniques de représentation graphiquequ’il demande de réunir, par les concepts et les raisonne-ments qu’il permet de mettre en œuvre, et par les conclu-sions géographiques et civiques auxquelles il peut conduire.Le géographe et l’élève pourraient y trouver matière à « lirele Monde » (J. Lévy).L’illustration concrète de cette réflexion est tirée del’exemple du stade Marcel Picot de Nancy : c’est unexemple volontairement « moyen », par sa taille (capacitémaximale, 20 000 spectateurs), par le club qu’il abrite(l’Association sportive Nancy-Lorraine, oscillant entre1re et 2e division professionnelle), par la fréquentation(8 000 spectateurs en moyenne), enfin par l’absence degraves formes de tensions ou de violence, jusqu’ici du moins.Le stade comme atlas social: distance et fragmentationL’agencement d’un stade (fig. 1) n’a rien d’innocent oud’improvisé. Il a ses acteurs, ses décideurs, sesconcepteurs: pouvoirs publics, urbanistes, architectes sontles principaux, même si les dirigeants des clubs exprimentaussi leurs besoins. Les impératifs sont nombreux et jus-tifiés: accessibilité au stade; sécurité, voire confort, desspectateurs, des joueurs, des arbitres et des dirigeants ;maintien de l’ordre public. Mais le résultat est presque tou-jours le même: une architecture ségrégatrice et défensive.Cl. Mangin 36 Mappemonde 64 (2001.4)* Lycée H. Poincaré, NancyE-mail: cl.mangin@ac-nancy-metz.frM64APPEONDE2001.4LES LIEUX DU STADE,MODÈLES ET MÉDIAS GÉOGRAPHIQUESClaude Mangin *
  2. 2. Par la politique des prix des places, déterminante sinondéterministe, le stade s’avère un filtre socio-spatial efficace:en moyenne, à Nancy, la place dans la partie centrale des tri-bunes est à 150 francs, pour 120 francs en tribune latérale, et60 francs en tribune axiale. Il subsiste quelques placesdécouvertes et debout à 40 francs qui n’ont guère de succèsqu’auprès des plus jeunes. Le système des abonnements àl’année, certes plus avantageux, suit la même logique hiérar-chique. Les avantages (angle, hauteur et confort du champvisuel, existence de sièges individuels plutôt que de ban-quettes) varient selon l’endroit où est placé le spectateur. Ladistance sociale s’exprime dans sa distance spatiale aucentre du terrain… et aux tribunes voisines. Mais moindreest le contact avec le sol et meilleure est la vue. C’est la loide la rente foncière appliquée au football, où est reproduitela traduction spatiale de l’inégalité (W. Alonso). Plus lesplaces sont chères et moins la densité des spectateurs estforte (fig. 2), à l’exception des rares rencontres prestigieusesqui emplissent complètement les gradins.À cette sélectivité socio-spatiale s’ajoute le cloisonnement:l’espace du stade connaît de brutales discontinuités. Hormisl’enceinte, il existe deux types de frontières matérielles,intérieures. Le premier se présente sous la forme de hautesgrilles ou de fossés, séparant d’une part le public du terrain,d’autre part les tribunes axiales des tribunes principales:ces obstacles sont quasiment infranchissables, même s’ilexiste des portes grillagées de secours, en fait toujourscloses. Le second est constitué de simples mains courantesà hauteur de hanches, sans grillage, très facilement fran-chissables: elles se situent uniquement dans les tribunesprincipales où elles distinguent les places centrales desplaces latérales. À chaque groupe de places correspondentdes entrées et des sorties spécifiques: le stade est un lieu oùl’on se rencontre peu, la mixité sociale n’est pas son fort.On pourrait même parler ici d’une « architecture d’enclos »(J.-M. Delarue, cité par H. Vieillard-Baron à propos desgrands ensembles): la reproduction de l’espace urbain austade prend davantage corps. N’est-ce pas là une transpositiondu mode d’urbanité « carcérale » (Davis, Le Goix)? À sociétéfermée, communautés fermées: vivre avec ses semblables etséparé des autres… L’atlas des fractures françaises (selonl’expression de Guilluy) passe aussi par là: le stade apparaîtbien comme le reflet d’une société cloisonnée et inégale.Lexemple de Nancy confirme, au moins en partie, les obser-vations de Christian Bromberger à propos du stade-vélodrome de Marseille: « la géographie sociale de la cité seprojette sur celle du stade ». Le stade est situé à l’est deNancy et la tribune ouest est majoritairement occupée parune clientèle aisée. Ici le déterminisme est pourtant probable-ment autant spatial que social: le plan de circulation urbaine,les inégales facilités d’accès et l’origine rurale d’une partiedes spectateurs brouillent quelque peu la carte (fig. 3). Ainsien va-t-il de la localisation des clubs de supporters dans lestade de Nancy.Cl. Mangin 37 Mappemonde 64 (2001.4)ESTOUEST0 100mDistance minimum, angleet hauteur maximumL’enceinteLe sanctuaire Distance, angle et hauteurintermédiairesLe centre du terrainDistance maximum, angleet hauteur minimumLa loi de la rente foncière:(le modèle organisateur)Les éléments structurants(le cadre)Angles et distances de perceptionde lespace (les aménités)Larchitecture denclos:(la fragmentation socio-spatiale)Les places les plus chères(sièges)Limites infranchissables(frontières fermées)Les places relativement chères(sièges et banquettes)Limites franchissables(frontières fermées)Les places bon marché(banquettes)Entrée et sortie du public(cloisonnement des flux)SUDNORD1. Un atlas socialNiveau+–Tribunes centrales Tribunes latérales Tribunes axiales «populaires»Aménités Prix des places Densité moyenne des spectateurs2. Une libre interprétation de la loi de la rente et du modèlecentre-périphérie
  3. 3. Le stade comme haut lieu symbolique:la hiérarchie et l’ordreL’exemple du stade vaut aussi pour l’idée de la société qu’ilreprésente, par la combinaison des toponymes et de leurlocalisation. Rien n’est vraiment innocent ni fortuit autourde la pelouse. Car tous les lieux ont, plus ou moins, unedimension et une fonction symboliques (fig. 4): dans le casd’une cathédrale, d’un gratte-ciel, voire d’un hypermarché,celles-ci sont reconnues, admises et étudiées (Monnet). Cequi fait l’originalité du cas du stade, c’est que sa symbo-lique est restée jusqu’ici largement implicite. Pourtant, ellecommunique aussi de l’information sur l’état de la société,sur les liens concrets et abstraits entre « l’organisation d’unespace et un système de valeurs » (Monnet).Qu’on ne s’étonne pas de trouver l’espace destiné à lapresse au sommet de la tribune principale: là réside le vraipouvoir sur le spectateur, celui du commentateur, ducréateur de mythes. On conviendra que son aura, aussi bienque l’obligation de tout voir de la partie, justifie sa hauteurde vue (sinon de vues), ce qui n’est d’ailleurs pas le casdu photographe, ce prolétaire de terrain. Juste en-dessous,au centre de la « tribune d’honneur », se trouve « l’espaceVIP » (sic): c’est le centre du centre, le meilleur endroitpour assister au match. Rarement rempli à 100 %, occupépar des spectateurs n’ayant généralement pas payéeux-mêmes leur place (sponsors du club, élus en campagne,représentants des autorités sportives, anciens dirigeantset joueurs), c’est le lieu de l’élite, venue du cœur desbeaux quartiers, lui-même au centre d’une tribune dite« présidentielle », celle où les places sont les plus chères.De part et d’autre, les tribunes dites « latérales » prennentle caractère de périphéries résidentielles, à la fois prochesmais distinctes. Le gradient hiérarchique est donc net. Lesdeux tribunes principales portent des noms propres, commele stade lui-même : souvent ceux des pères fondateurs(Marcel Picot à créé le stade de Nancy en 1926).En revanche, les tribunes axiales, traditionnellement dites« populaires » sur beaucoup de terrains de football, un sportlié historiquement et géographiquement à l’industrie et à laclasse ouvrière, ont reçu respectivement et officiellementles appellations de « marmite » et de « chaudron » : lacrème de la tribune présidentielle ne serait-elle pas miscibleà la soupe qui mijote dans ces banlieues populaires? On esten France encore loin des contre-exemples donnés par cer-tains décideurs britanniques qui, comme à Derby, innoventen plaçant les loges dans les angles du stade. « C’est dansle domaine du contrôle des foules que les objectifs del’architecture contemporaine et ceux de la police conver-gent de la façon la plus frappante… Les concepteurs desCl. Mangin 38 Mappemonde 64 (2001.4)Banlieues ouvrières (Maxéville)et tertiaires (Malzéville)NordGrands ensembles(Laxou, Haut du Lièvre)1342Banlieues à dominante ouvrièredont grands ensembles(Vandœuvre, Jarville, Tomblaine)Limite de lagglomérationTribunesStade (commune de Tomblaine)Limite de la commune-centre1. «Chaudron» (Nord)2. «Marmite» (Sud)3. «Hazotte» (Est)4. «Jacquet» (Ouest)Origine dominante des spectateursde chaque tribuneEsseySaint-Max(communeslimitrophes)Nancy centre(populationrelativement aisée)Périphérie sud-ouestpavillonnaire(Ludres, Houdemont)Espacesruraux etpériurbains3. Le stade dans la ville, la ville dans le stade0 90 mLe sommet... le pouvoir(la tribune de presse et «lespace club»)Le prestige(lespace «VIP»)Les beaux quartiers(la tribune «présidentielle»)Les périphéries résidentielles(les tribunes latérales)Les banlieues populaires(les tribunes axiales)Tribune HazotteTribune Jacquet«Chaudron» «Marmite»4. Un espace symbolique
  4. 4. centres commerciaux et des pseudo-espaces publics neutra-lisent la foule en l’homogénéisant. Les indésirables sontexclus par des barrières architecturales et sémiotiques et lacirculation du public est canalisée sur des itinéraires d’unautomatisme férocement pavlovien »: la description quedonne Mike Davis (op. cit.) de la « forteresse LosAngeles » s’adapte comme un gant à nos stades de football.En tant que représentation symbolique spatialisée de la hié-rarchie et de l’ordre dans la société, le lieu des modernesjeux du cirque est donc un objet de choix, un objet lui aussidevenu patrimonial.Le stade comme atlaspolitique :contre-pouvoirs et territorialisationDans ces géographies du stade, le spectateur (le masculinest de rigueur) apparaît jusqu’ici bien passif. Ailleurs estl’action, ailleurs est la décision. Il n’est dès lors pas tropétonnant d’observer des dynamiques d’affirmation identi-taire déjà décrites il y a plus de dix ans à Marseille parChristian Bromberger. À Nancy (fig. 5), l’on n’observecependant pas le même déterminisme spatial et social dansl’identification de groupes de spectateurs à des joueursprécis: il y a plutôt communion autour du joueur embléma-tique du moment, du Michel Platini jeune au TonyCascarino vieillissant.Des tribunes aux tribus, il n’y a qu’un pas, vite franchipar les groupes de supporters placés derrière les buts.Groupés en clans aux noms éventuellement anglo-saxons etguerriers – à Nancy ils sont Snipers, Red Sharks, DiablesRouges ou Collectif –, ils ont spontanément colonisé desterritoires précis et balisés, les moins chers et les plusproches du niveau du sol, les plus visibles des tribunesprincipales aussi. Identifiés par des banderoles, ils ont leurscouleurs, leur uniforme, leur équipement, leurs chants(« Aux armes », « Nous sommes les Nancéiens », etc.), brefleur culture, et leurs agitateurs qui organisent l’ambiance,voire initient une « ola » pseudo-fusionnelle avec le restedu stade.Les supporters de l’équipe visiteuse, eux, sont reléguésautomatiquement dans un véritable ghetto, complètementisolé des autres gradins par des grilles renforcées ou dou-blées, situé de biais, donc jamais exactement derrière unbut, dans une tribune axiale profonde et étroite afin delimiter les risques de contacts, sécurité oblige. Ils sont lesétrangers, la minorité, le bouc émissaire potentiel.Cette territorialisation de certains espaces du stade estprobablement facteur de tensions, voire de violence.Celle-ci est le plus souvent orale. Dirigée contre l’arbitre,contre l’adversaire, contre l’équipe locale, elle mérite sansdoute une analyse psycho-sociologique approfondie. Maistensions et violences matérielles sont davantage du ressortde l’analyse spatiale. Le conflit peut éclater selon troismodalités dans l’enceinte: entre supporters de la mêmeéquipe, entre supporters autochtones et visiteurs, entrespectateurs et acteurs sur le terrain, joueurs ou arbitres. Ilpeut aussi éclater à la sortie. Mais il concerne rarement lestribunes centrales et latérales. Le stade a donc ses pointschauds, là où les frontières sont les mieux gardées.Comme les Crisps et les Bloods du quartier de SouthCentral à Los Angeles (Davis), mais toutes proportionsgardées, les tribus des stades rivalisent entre elles plutôtqu’avec les autres composantes de la société. Commedans les quartiers de nos villes réputés difficiles, la vio-lence atteint peu les nantis: la comparaison est inévitable.À la logique organisationnelle de la société répond lalogique organique des territoires.Une double synthèseLe chorotype final du stade de football (fig. 6) a peut-êtreun intérêt en soi. Il a surtout valeur d’exemple malgré sesCl. Mangin 39 Mappemonde 64 (2001.4)0 90 mLes territoires des clansLes territoires des autochtones (groupes alliésou rivaux de supporters de léquipe locale)Le ghetto (tribu des supporters deléquipe visiteuse)La frontière renforcéeLes zones de tension(points chauds potentiels)De forte intensitéDe moyenne intensitéPérimètre de la zoneà hauts risquesLes forces dintervention(stadiers et police)Principales localisations dudéploiement du service dordre5. Un atlas politique
  5. 5. caractères réducteurs et le risque corollaire de surinterpréta-tion: c’est, à son échelle, la transcription concentrée d’éten-dues plus vastes, une sorte de microgéographie, même sil’espace se complexifie aux autres échelles. Il peut offrir àce titre, et avec les réserves d’usage, une intéressante grillede lecture géographique, confirmant les conclusions derecherches antécédentes. Il peut aussi constituer un outilpédagogique simple et précieux, indépendamment de soncaractère porteur auprès des élèves. Il met en scène desconcepts géographiques majeurs – structures et dyna-miques, localisation, distance, limite, discontinuité, réparti-tion, territoire, gradient, hiérarchie, flux, centre etpériphérie –, il combine les principales composantes debase du langage cartographique, il permet de donner dusens aux croquis au moyen de légendes démonstratives, ilouvre à la modélisation… et il informe l’élève sur le mondedans lequel il vit. Son principe de construction, volontaire-ment cumulatif à l’image des exemples proposés notam-ment par Maryse Clary, veut répondre à ce soucididactique. Il est au carrefour de l’élaboration de laconnaissance et de sa transmission, du savoir et de la didac-tique. Et l’exemple « moyen » de Nancy devient le vecteurde conclusions finalement radicales.Références bibliographiquesALONSO W., 1964, Location and land use, Cambridge: HarvardUniversity Press.BROMBERGER Chr., 1989, «Le stade de football: une carte de laville en réduction», Mappemonde n° 2.BROMBERGER Chr., 1995, Le Match de football. Ethnologie d’unepassion partisane, Paris: Maison des Sciences de l’Homme.CLARY M. et al., 1987, Cartes et Modèles à l’école, Montpellier:RECLUS.DAVIS M., 2000, City of Quartz, Los Angeles capitale du futur, Paris: Éd. La Découverte/Poche n° 89.GAY J-Chr., 1997, «Le sport: une mise en limites de l’activité phy-sique», L’Espace géographique, n° 4.GUILLUY C., 2000, Atlas des fractures françaises, Paris :L’Harmattan.LE GOIX R., 2001, «Les “communautés fermées” dans les villes desÉtats-Unis. Aspects géographiques d’une sécession urbaine», L’Espacegéographique n° 1.LÉVY J., 1999 , Le Tournant Géographique, Paris: Éd. Belin.MONNET J., 1998, «La Symbolique des lieux: pour une géographiedes relations entre espace, pouvoir et identité », Cybergeo,http://www.cubergeo.presse.fr.RAVENEL L., 1998, La Géographie du football en France, Paris:Presses Universitaires de France.VIEILLARD-BARON H., 2001, «Les banlieues, des singularitésfrançaises aux réalités mondiales», Paris: Hachette.Cl. Mangin 40 Mappemonde 64 (2001.4)0 90 m6. Le chorotype final: un miroir de la ville et du MondeMappemonde : diffusion, abonnements, publicitéÉDITIONS BELIN, Service des abonnements, 8 rue Férou, 75278 PARIS CEDEX 06Tél. 01 55 42 84 04 – Fax 01 43 25 18 29Site Internet : www.editions-belin.comPrix du numéro (France et Étranger) 15,24 eurosAbonnements/Subscription 2002Mappemonde seule Mappemonde+Espace géographiqueFrance Étranger France ÉtrangerParticuliers (adresse privée) 38,11 euros 44,21 euros 74,70 euros 86,13 eurosÉtudiants 24,30 euros 27,44 euros 61,74 euros 61,74 eurosInstitutions 60,98 euros 68,60 euros 114,34 euros 137,20 euros

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