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DICTIONNAIRE RAISONNÉ                             DELARCHITECTURE                       FRANÇAISE         DU     X I   AU ...
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DICTIONNAIRE RAISONNÉLARCHITECTURE                 FRANÇAISE        DU    XIe    AU     XVIe       SIECLE                 ...
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[ GABLt:       ]                         -   2 -voûtespartiespar parties,puis attendrela récoltedesressources             ...
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[ GABLI;      ]ainsi quelesboutsde corniches de bahutsmanquants. tuyaux                            et                  Des...
-   5-                     L G-u:L:-i Le xivesiècle, en donnant gables              tout       aux    une granderichesse  ...
[ GABLI:      ]                    -   G-larchitecture             leur importance                           nécessaire. ....
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-   9 -                     [ GALERIK                                                                        ]des trois po...
L GALLhlt:j                   - 10 -Paris trace une zoneriche et solide cependantau-dessus trois por-                     ...
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[ GARGOUILLE         J                      -   22 -prodigieuse;nous nen connaissons deux pareillesen France,et           ...
- 23 -                   [ GARGOUILLE ]mais taillées déjà par des mains habiles (fig.2). Cellesqui sont placéesà lextrémit...
[ GARGOUILLE         J                    -     24 -  Nous avons indiqué, à larticle   GABLE,comment les constructeursgoth...
-   25 -                 [ GARGOUILLE                                                                    ]portent sur une ...
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[ GIROUETTE        ]                      - 28 -doutre-Loire, cest quelles tiennent à des édificesélevésaux xme,xiv"et xve...
- 29 -                   [ GIROUETTE ]« Les gentilshommes», dit le Laboureur1, « ont seulsdroit davoir des« girouettes sur...
[ GOTHIQUE        ]                        -   30 -dAmboise, 1833, girouettes commencementxvi siècle,        en     des   ...
- 31 -                     [ GOUT] GOUSSET, m. Piècede bois horizontale poséediagonalementpour             s.maintenir le ...
[ GOUT     ]                          - 32 -intime entrevos principeset la forme quils adoptent.Vos principesétant vicieux...
- 33 -                          [ GOUT                                                                              ]  Tou...
[ COUT      ]                               - 34 - quon veuille la supposer, nest plus quune prétention funeste, dont     ...
- 35 -                      [ GOUT ]Si le mensongeétait jamais permis, ce serait envers ceux que lonméprise. Cependant nou...
[ GOUT ]                      - 3fi -ne leur serait venu à lesprit de donner à un édifice municipal lasilhouettedune églis...
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- 39 -              [ GOUT                                                                        ]son art; quil était, en...
[ GOUT     ]                                -   -iO -détails de larchitecture, et Ton pourra reconnaître même que cettequa...
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[ GOUT     ]                              42 -moyens construction,     de           étaient conçus,                       ...
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ARCHITECTURE FR.-VIOLLET LE DUC 6

  1. 1. li
  2. 2. DICTIONNAIRE RAISONNÉ DELARCHITECTURE FRANÇAISE DU X I AU XVI" SIECLE VI Droits de traduction et de roprndiii i"n ir-
  3. 3. (t - 7:.17. - InijT. MûTTEROZ MARTINET, rue S.i:i,t-Il.:ia.it. el 7, }JI~
  4. 4. DICTIONNAIRE RAISONNÉLARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe SIECLE PAR E. VIOLLET-LE-DUC ARCHITECTE TOME SIXIEME PARIS M BRAI RI ES-1M PR n I ERIE S R ÉVN 1ES ANCIENNE MAISON MOREL .">. P.UE SAINT-BENOIT, .">
  5. 5. DICTIONNAIRE RAISONNÉ DE LARCHITECTURE FRANÇAISE DU XIe AU XVIe SIÈCLE GABLE, m. Terme de charpenterie appliqué à la maçonnerie. 11y s.a encoreune associationde charpentiers à laquelle on donne le nomde Gavauds,et, dans le Berri, un homme qui a les jambes arquéesen dehors sappelleun gnraud. Le gableest originairement la réunion,à leur sommet, de deux pièces de bois inclinées. Le gable dune lucarnecomprend deux arbalétriers assemblés dans un bout de poinçon etvenant reposerau pied, à lextrémité de deux semelles(fîg. 1). Nous avonsvu ailleurs (voy. CATHKHRALE, CONSTRUCTION)la fin du quàxii siècleet au commencement du xme, on reconstruisit, dans les villesdu domaine royal et du nord de la France, toutes les cathédrales et ungrand nombre déglises paroissiales.Bien quen commençant ces édi-fices les ressources fussent abondantes, lorsquon atteignit le niveaudes voûtes hautes, largent vint à manquer, ou du moins ne put-on lerecueillir que beaucoup plus lentement. 11 fallut donc employer desmoyens provisoires de couvertures qui permissentdabriter les con-structions faites, tant pour éviter les dégradations causéespar la pluieet la gelée, que pour livrer ces édifices au culte. Dailleurs, dans lestrès-grands monuments, comme la cathédrale dAmiens, par exemple,il eût été imprudent délever les piles, les grandes fenêtres, le muret le bahut qui les surmontent, de poser la charpente supérieure >urces murs isolés, ou plutôt sur ce quillage, sans bander les grandesvoûtes et les arcs-boutants qui les contre-butent ; car la stabilité deces sortes dédifices ne consiste quen un systèmedéquilibre, de pres-sions opposées, dont nousavonssuffisamment expliqué le mécanisme$ larticle CONSTRUCTION. Il fallait donc souvent maçonner les hautes il.- i
  6. 6. [ GABLt: ] - 2 -voûtespartiespar parties,puis attendrela récoltedesressources né-cessairespour élever les murs goutterots et les grandescharpentes.Alors on couvrait provisoirementchaque portion de voûte terminéeparle procédéle plus simple et le plus économique : au-dessusdes arcs.formerets on élevait des gablesde charpentedont le sommet était auniveau dun faîtageposésur des potelets suivant laxe principal de lavoûte. <>nréunissait ces sommets de gables avec ce faîtage, on che-vronnait, et lon posait du lattis et de la tuile sur le tout (flg. 2) [voyezU- tracé A . Les constructeurs avaient eu le soin de réserver, dans lesreins des voûtes, des cuvettes aboutissant à des gargouilles jetantles eaux diiveirment .--urle sol, comme à la sainte Chapelle de Paris, oudans les caniveaux de couronnements darcs-boutants, comme à Notre-Dame dAmiens (voy. le tracé B, en G). Ainsi pouvait-on attendre plu-sieurs mois, plusieurs année-, même, avant de se mettre à élever lestympans au-dessusdes fenêtres,les bahuts elles grandescharpentes;les voûtes étaient couvertes, et les maçonneries navaient rien à crain-dre de la pluie, de la neige ou de la gelée. Dès que les approvisionne-ments accumulés permettaient de continuer lSuvre, entre ces gables,et sans détruire les couvertures provisoires, on élevait les piles D et lesportions de bahuts G; sur ces portions de bahuts, dont larase supé-rieure atteignait le niveau des laitages des couvertures provisoires, ontaisait passerles sablièresdu comble définitif (voyezle tracé A, en H)ron posait la grande charpente,on la couvrait, et, celle-ci terminée, on
  7. 7. - 3 - [ GABLE ]enlevaitpar dessous couvertures les provisoires, gablesde bois, rt lesTonposaitles tympans les fornlerets archivoltes fenêtres, sur ou de
  8. 8. [ GABLI; ]ainsi quelesboutsde corniches de bahutsmanquants. tuyaux et Desménagés les dan» Li voyez tracé jetaientleseaux ché- le B) desueaux dans gargouilles qui avaient E les C, ainsi été utilisées avecle-couvertures isoires avec couvertures pro et les définitives. les Maisyeux- étaient habituésvoirces à gables boissurmontant forme- de lesretsdesvoûtes, interrompant ligneshorizontales corniches les des etbahuts,lorsquonlesenlevait,-omeutlescouronnements édifices desachevés(liaient paraître froids pauvres; architectes et les eurent donc]idée de substituer ces constructions à provisoires,dont leffet étaitagréable, Bibles pierre. des de Cest quePierre Montereau à ce de fitla sainte Chapelle Pari-, 1:215. exemple suivifréquem- de des Cet futment versla lin du m siècle, et notamment autour du chSur de lacathédrale dAmiens; puis, plus tard, à Cologne. Pendantla -e.-onde moitié du xme siècle, les gablesde pierre devin-rent ainsi un motif de décoration souvent employé. Les portails nordei -ml du li-anssept de la cathédrale de Paris, dont la constructiondate de l-2;>~.s,,nt surmontés de gables qui ne remplissent aucunefonction utile, mais qui terminent les archivoltes par de grands,trian-glesen partie ajourés,rompantla monotoniedes ligneshorizontalesde ces immenses pignons. Voici (lig..{) le gabledu portail méridional de Notre-Dame Paris. La debalustradeet la galerie passentderrière ce gable, qui nest autre chosequun mur triangulaire isolé,de Om,33 dépaisseur.Dautres gables,pluspetits, surmontent les niches qui accompagnent ce portail, et formentainsi une grande dentelure à la base de lédifice. Nous avons dit ail-leurs-comment les constructeursdu moyen âge sétaient servis de cesgables décoratifs pour charger les sommets des arcs-formerets et em-pêcher leur gauchissement. Les trois portails de la cathédraledAmiens, très-profonds, comprisentre de larges contre-forts saillants,sont couverts par des comblesàdouble pente ferméspar des gablespleins, donnant un angle presquedroit au sommi-l et décorésseulementpar des crochets rampants et unfleuron de couronnement. A la cathédrale de Laon, la même disposi-tion a été adoptée; mais larchitecte de la façadede la cathédrale deReims,vers litjU, voulut, tout en conservant principe, donneraux cegables trois portailsunerichesse des sanségale. Le gable du portail central (flg. 4) représentele Couronnementde laVierge, de grandeurcolossale, surmonté dune successionde dais séta-geant, en manière de gradins,jusquau sommet du triangle. La sta-tuaire est rondebosse les sailliessont prononcées point de faire ; aupresque oublier formeprimitive gable. leslignes larchitec- la du Ici deture sont détruites par la sculpture. 1 Vi.yoz FENÊTRE, 19. fig. Voyez CuNsThixTiu.v,108. %.
  9. 9. - 5- L G-u:L:-i Le xivesiècle, en donnant gables tout aux une granderichesse de détails,eut toujours pour principe,cependant, laisseraux lignes de de
  10. 10. [ GABLI: ] - G-larchitecture leur importance nécessaire. .gabledu portail dela LeCalende,à la cathédralede Rouen,est un des mieux composésparmi
  11. 11. " - - [ GABLE ] ceuxqui nousrestent cette de époque 5).Il estentièrement (fig. ajouréau-dessus de la galerie, et orné de bas-reliefs dans des lobes au-des-
  12. 12. [ GALERIi:] - 8-sous; sesrampantssont garnis de redents délicats, qui ont remplacéles crochets, comme au portail méridional de la cathédralede Paris. Au XVe siècle, les rampantsdes gables deviennentplus aigus encore,plus épais, plus chargés de moulures, et les découpuresintérieuresplus ajouréeset plus maigres. A la fin du xvesiècle, souvent les ram-pants des gablesforment des angles curvilignes concaves,en manièredacciilades allongées, au-dessus des archivoltes. (Voy. CONTHB-CODRBE;I.U.NSTRI-CTIUX, li^. 100, 108: FENKTFR, 19, 26; FLÈCHE, 4, 6; fig. flg.Lrr.ARM-:, Pu.VIN. i GALERIE, t. Passage couvert, de plain-pied, donnant à lintérieur s.ou à lextérieur, .servant de communication dun lieu à un autre, decirculation, aux différents étages dun édifice. Cest plutôt laspect mo-numental que le plus ou moins de largeur et de hauteur qui fait donnerle nom de//"//"" à un passage. dénomination de galerie enlralne Laavec elle lidée dun promenoir étroit relativement à sa longueur, maisdécoré avec une certaine richesse. On donne aussi le nom de galerieà tout passage de service, très-étroit dailleurs, mais très-apparent ettaisant partie de larchitecture dun édifice, nn dit la i/aleric desRois àNotre-Dame, la i/ali-rii des latéraux de la cathédrale de Rouen, bienque cette dernière galerie ne soit quun très-fâcheux passage. (Juantaux galeriesqui surmontent les lias cotésdans les églises,les archéo-logues sont convenus de leur donner le nom de triforium, que nousleur conserverons sans discuter la valeur de cette dénomination. Nous diviserons les galeries en galeries de service, contribuant à ladécorationextérieure ou intérieure des monuments,et en galeries pro-menoirs,dans les châteauxou les édificespublics ou privés. Les arcliiiecies du moyeu âge établissaient, dans leurs Brands mo-numents, des couloirs de service à différentes hauteurs, afin de rendrela surveillance el lentretien faciles. Les hautes façades des cathé-drales, par exemple, étaient divi-ee- en plusieurs étages de galeriesqui permettaient de communiquer de lintérieur à lextérieur, dentre-tenir les parements, de réparer les vitres des rosés, et de décorer aubesoin les façades,à laide de tentures, lors des grandescérémonies.Nos cathédrales françaises du Nord, bâties vers le commencementdu xine siècle, «elles dont les façades ont été terminées, sont décoréesde galeries superposées. Notre-Damede Paris, la façade, qui a été Aconstruite entre les années 1210 et 1225, présente, au-dessus des troisportails, une première galerie, fort riche, dont les entre-colonnementssont remplis de statues colossalesdes rois de Juda. Cette galerie estun véritable portique couvert par un plafond de dalles épaisses.Au-dessusest la galerie de la Vierge, sousla rosé; celle-ci est découverteet nestquuneterrasse munie dunebalustrade. troisièmegalerie, Uneen manière de portique très-svelte et très-riche, ceint la base des deuxtours et les réunit. Sur la façadede Notre-Dame dAmiens, au-dessus
  13. 13. - 9 - [ GALERIK ]des trois porches, est une galerie de servicecouverte, richement déco-rée darcatures et de colonnettes; la galerie des Rois la surmonte, etcelle-ci supporte une terrasse comme à Paris. A Reims, à la basedesdeux tours occidentales,au-dessusde la rosé centrale, est la galeriedécouvertedite du Gloria. Cest de cette galeriequà certainesfêtes delannée, devant le peuple assemblésur le parvis, le clergé de Notre-Dame entonnait le Gloria in excelsis Une longue série de statuescolossales rois enveloppela basedu pignon et des tours au-dessus dede cette terrasse.A Notre-Dame de Chartres, on observeune disposi-tion analogue,mais dans des proportions beaucoupplus simples, et nesétendant quentre les deux tours. On peut donc ainsi se faire uneidéede cequesontlesgaleries danslesédifices religieuxdu moyenâge.Nousallons entrer dans de plus amples détails sur ces parties impor-tantes des constructions. 1 i " " " GALERIE Rois. -La DES plus ancienne galerie des Rois à laquelle onpuisse donner ce nom, en ce quelle sert en même temps de passagepour le serviceet de décoration, est celle de la façade de Notre-Damede Paris ; on ne saurait lui assigner une date postérieure à 1220.Ellese composedune suite de piles (fig. 1) portant un plafond de pierre surdes encorbellements, et devant chacune desquelles est plantée unecolonne. Les rois sont posésen A et abrités sous larcature portée parces colonnes.La figure 2 donne cette galerie en coupe; les statuesdes rois sont placées un peu en retraite du socle des colonnes, eten B est une circulation pour le service, derrière les piliers de ren-fort posésau droit des colonnes.La terrassedite de la Viergeest en C.La figure 3 présente laspect extérieur de ces galeries. Par son stylecomme par sacomposition, cette galerie est certainement la plus bellede toutes cellesqui existent sur les façades de nos cathédrales fran-çaises.On observeracomme cette arcature, basse,simple par la com-position générale, brillante par sesdétails, forme un encadrementfa-vorable autour des statues des rois. Quant à. son effet sur lensemblede la façade, il est excellent. La galerie des Rois de Notre-Damede vi. - 2
  14. 14. L GALLhlt:j - 10 -Paris trace une zoneriche et solide cependantau-dessus trois por- destails et les couronne très-heureusement. La statuaire est bien à léchelledu monument, paraît grande, sanspour cela rapetisserles membresde larchitecture . Le siyle de la galerie des Rois de ^otre-Dame de Reims est toui * Voyez, Septième au entretien lArchitecture, sur lensemble cette de façade.
  15. 15. - 11 - [ GALERIE ] autre. Reims, galerie A cette remplace quiàParis celle enveloppe labase -. ,.,-:"/" "-":, . N^:- Sfte^§ 7"-" .".;".., ,r.;destours : elle nest quune décorationet ne fournit pasune circula-
  16. 16. - s«_ w- "lion continue. construction de la fin duxnr siècle; statuaire Sa date la
  17. 17. - 13 - [ GALERIi:] en est médiocre.. Cette galerie étant donnéeen détail dans louvrage <1" M. J. Gailhabaud, il ne paraît pas nécessaire la reproduire ici. de Quant à la cathédraledAmiens, la disposition de sa galerie des Knjs est fort belle. Comme celle de Paris, elle surmonte les trois portails ; mais à Amiens, entre la galeriedes Rois et les gables des porches, esl une galerie intermédiaire du plus beau style di- lart du xin" (1235 en- viron).Lagalerie basse 4), celle Rois la terrasse (fig. des et supérieure Asont praticables et communiquent avec les étagesintérieurs destoui"«-.Derrière la galerie bassesouvrent de grandesbaiessans meneaux,quiéclairaient la nef centrale, à travers une autre galerie intérieure, avantla posede la tribune des grandesorgues. Dautres fenêtrescourtes sontouvertesderrière la galerie des Rois; celles-ri donnent sur une seconde 5 Intérieur m «pi m "galerie qui surmonte la galerie inférieure. Le plan (fîg. 5) expliquecette belle disposition, qui, malheureusement, est masquée aujour-dhui par le buffet dorgues. On remarquera (fig. i) que la galerie infé-rieure porte sur des piles composées trois colonnesgroupéesdevant deun pilastre ; des arcs de décharge richement décorés de redents etdanimaux sculptés sur le devant des sommiers reposent sur ces piles.Entre ces arcs de décharge,larcature est libre : cest un simple rem-plissage à jour porté sur une colonne monolithe et maintenu seule-ment sous lintrados des archivoltes par deux tenons dépendant desdeux morceaux supérieurs du cercle. Ainsi larchitecte navait pas àcraindre la rupture des parties de ce remplissage à jour sous la chargeou le tassement des parties supérieures. Une seule assise de pierreséparela galerie bassede celle des Rois. Le dallagedu passagedécou-vert supérieur porte sur des linteaux qui forment les sommiersde lar-cature des Rois. Chacun de ces sommiers est taillé en caniveau et re-jette extérieurement les eaux du dallage par les tètes de gargouillesqui décorent les faces au-dessus des tailloirs. 1 LArchitecture du vc au xvn siècle, at les arts qui en dépendent, t. I.
  18. 18. [ GALERIE ] - 14 - GALERIES SERVICE ÉGLISES.-Avec galeriedesRoisde la cathé- DE DES ladrale dAmiens, nous voyons une de ces galeriesde serviceet décora-tives à la fois qui venaient couper les lignes verticalesdes façades.Cesgaleries pendant xnr siècle,sdntpassablement !"" variéesdansleurcomp"-iti"ii et leursdétails; elle- prennentuneimportanceconsidé-rable, comme la grande galerie à jour de la base des tours de Notre-Dame d>- l.ui-, e,.mme celles du portail de Notre-Dame de Dijon, ouelles ne sont que des portiques bas, trapus, comme la galerie de lataeade île Notre-Dame de Laon. La question dart et de proportions domine dans cescasla questionde service.Cependantces galeriesont toujours une utilité. Dans leursgrands édifices, les architectes du moyen âge établissentdes moyensdr circulation facile* à des niveaux différents, afin de pouvoir surveilleret entretenir le» i >n-tructions, les couvertures et les verrières, sansêtre uldigés, comme on le fait aujourdhui, de poser des échafaudagesdispendieuxet nuisibles, à cause des dégradationsquils occasionnentaux sculptures et parties délicatesde larchitecture. Les deux selleriessuperposées la faceoccidentalede léglise Notre- deDamede Dijon (me siècle) sont remarquablementbelles,comme com-position et sculpture. Nous donnons (fig. t>)lune de ces galeries, sur-montée dune haute frise dornements en façon de métopes poséesentre des figures saillantes. Ces galeries étaient destinéesà relier labase de deux tours qui nont jamais été élevées. A lextérieur des églisesrhénanes du xne siècle, sous les combles,régnent souvent des galeries de circulation, particulièrement autourdes absides. Ces galeries étaient prises alors aux dépens des reins desvoûtes en cul-de-four d:- ces absides; elles sont basses, formées de co-lonnettes portant une arcature plein cintre, et donnent de la richesseet dt- la légfi-eié aux couronnements de ces édifices. NIIUSobserverons que ce parti est adopté quelquefois dans le midide la France, notamment dans les monumentsreligieux construits enbrique. Ainsi, au sommet de léglise desJacobins à Toulouse, on voitune galerie de service, un véritable chemin de ronde, placé sous lechéneau,et qui, donnant dans des échauguettes placéesaux anglesdelédifice, permet de faire le tour de la construction près du sommet desvoûtes.Cette galerie A itig. "i prend jour du dehors,par les Sils B, etpermet dexaminer le- voûtes par les petites fenêtresC vitrées et sou-vrant sousles formerets; elle estportée sur de grandsarcsde déchargeD bandés dun contre-fort à lautre et abritant parfaitement les ver-rières placéesen E. Toute cette construction est de brique et présentelaspect le plus monumental. A lintérieur desgrandsvaisseaux gothiquesvoûtés,on trouve, au-dessus triforiums,particulièrement Bourgogne, galeriesde des en desservicequi passent derrièrelesformeretsdesvoûtes. Nousvoyonsdesgaleriesde ce genreà lintérieur de légliseNotre-Dame Dijon, de de
  19. 19. " 15 - [ GALERIE JNotre-Dame Semur, Saint-Etienne de de dAuxerre(voy. CONSTRUCTION -fig. 78, 79 bis et 88). Dansles églisesde Champagneet de Bourgogne,nous voyons aussi que des galeries de service sont disposées dans les
  20. 20. [ GALERIE ] - 16 -Us côtéset chapelles, au-dessus arcatures rez-de-chaussée, des desous appuisdesfenêtres les (voy. CONSTRUCTION, 87). fig. 86, paierie de ce genre, fort joliment composée, existe autour deslias côtés du chSur de léglise abbatiale de Saint-Jean à Sens1. Sousles formerets desvoûtesde cesbas côtéssouvrent des triples fenêtres;la galerie passeà traversleurs pieds-droits comme elle passederrièreles piles portant les voûtes (fig. 81. Nous ne pouvons omettiv iri les galeries de servicequi coupent àpeu près aux deux tiers de la hauteur des bas côtés les piles de la nefde la cathédralede Rouen,qui passent sur des arcadeset pourtour-nent cespiles du côté du collatéral. Cette disposition singulière, etdont on ne sexpliqueguèreaujourdhui le motif, a paru asseznéces-saire alors (vers 1220} pour que lon ait cru devoir bander des arcs sousles archivoltes et donner aux encorbellementspourtournant les pilesune importance et une richesseconsidérables.La figure perspective9donne, en A, le plan de la galerie au niveau B de la naissancedesarcades.En C, devait exister une balustrade, dont les supports sont en 1 Actuellement chapellede lhospice(1230 environ).
  21. 21. - 17 - [ GALERIE ]place, mais qui na, croyons-nous,jamais été posée.La nef de léglise 8Saint-Etienne Mont à Paris, qui date du xvie siècle, du présenteune vi. - 3
  22. 22. [ GALERIE ] - 18- disposition analogue. galeries pouvaient Ces ne servirquà faciliter la tenture des nefs, lesjours de fête.
  23. 23. - 19 - [ GALERIE J On observera encore,à ce sujet, combien les arcbitecles du moyenâge apportent de variété dans lensemble comme dans les détails deleurs conceptions.Leurs méthodessouplesleur donnent toujours desmoyens neufs lorsquil sagit de satisfaireà un besoin, de remplir lesdiversesparties dun programme. GALERIES SERVICE DE DES PALAIS. - - On établissait souvent, dans leschâteauxet palais du moyen âge, des galeries de service donnant surles piècesprincipales (voy. CONSTRUCTION, et 120). Ces galeries fig. 119desservaient un ou plusieurs étages. Au sommet des bâtiments fortifiésdes xive et xvesiècles, elles devenaient des cheminsde ronde propresà la défense et étaient munies alors de mâchicoulis (voyez CHATEAU,DONJON, MACHICOULIS). voyons dans quelques châteauxles restes Nousde ces galeries de service; elles sont quelquefois prises dans lépais-seur même des murs, passent à travers des contre-forts, comme danslexemple cité ci-dessus(fig. 120, CONSTRUCTION), portéessur des ou sontencorbellements. Dansle bâtiment méridional du palais des Papesà Avignon, du côtéde la cour, on trouve encore une jolie galerie du xive siècle, qui don-nait entrée dans les sallesdu secondétage.Nous reproduisons(fig. 10)la coupe transversale de cette galerie voûtée en arcs dogive et éclairéepar de petites fenêtres ouvrant sur la cour. Le dessus de cette galerieservait de chemin de ronde découvert, crénelé et décoré de pinacles. Ces sortes de galeries de service aboutissaient à des escaliers et secombinaient avec ceux-ci. Vers la fin du xivesiècle, on augmenta lalargeur de ces couloirs, et lon arriva, à la fin du xve siècle, à en fairede véritables promenoirs. Cet usage fut adopté définitivement au xvi*siècle, comme on peut le voir aux châteaux de Blois, de Fontainebleau(galeriede FrançoisIer),de Chambord,etc. Alors on les enrichit de pein-tures, de sculptures, on les garnit de bancs. Les galeries remplacèrentainsi fort souventla grand salle du château féodal. Sauvairapporte1 qu « en 1432le duc de Bethfort fit faire, au palais<"desTournelles, une gaïerielongue de dix-huit toises et largede deux« et demie : on la nomme la galler ie des Courges, parce quil la fit« peindre de courgesvertes: elle étoit terminée dun comble peint de« ses armes et de ses devises, couverte de tuiles assises à mortier de« chaux et ciment, et environnée de six bannières rehaussées de ses« armoiries et de celles de sa femme. Mais dans les siècles passés,ajoute« cet auteur, il ny en a point eu de plus magnifique que celle qua-« chevaCharlesV dans lappartement de la reine à lhôtel Saint-Pol. »Cette galerie était peinte depuis le lambris jusquà la voûte, de façonà représenter un bosquet tout rempli de plantes, darbres fruitiers, defleurs, parmi lesquels sejouaient des enfants; la voûte était blanc etazur. « Outre cela, continue Sauvai, le roi Charles V fit peindre encore 1 Hist. et Antiq. de la ville de Paris, t. II, p. 281.
  24. 24. [ GALERIE ] - 20 -« unepetitealléeparoù passoit reinepourvenirà sonoratoirede la« légliseSaint-Paul. de côté et dautre,quantitédanges Là, ten-« doient une courtine des livréesdu roi : dela voûte, ou pour mieux dire« duncieldazurquony avoitfiguré,descendoit légiondanges une II II 1 1 [ç-ncc^-? | 1 1 1 , 1 |;Sv | " 1 - ~ 1 1 1 1 1 1 ".^.4 « jouant desinstrumens chantant antiennes Notre-Dame. et des de Le« cieJ, reste, au aussibien de lallée que de la gallerie,étoit dazur( dAllemagne (outremer) valoit dix livresparisisla livre, et le quiK tout ensemblecoûta six-vingt écus. » Lesgaleries habitations des privées, destinéesdesservir à plusieurspièces commandant, se étaienthabituellement disposées forme endappentis donnant portiquerez-de-chaussée,à abriter un à propre les
  25. 25. - 21 - [ GARGOUILLE |provisions de bois de chauffage,à faire sécherle linge, etc. Ces gale-ries, légèrement construites en bois sur des colonnesde pierre ou surdes poteaux, navaient que la largeur dun corridor, 1 mètre à lm,50.(Voy. MAISON.) GALETAS, Étage s. m. dunemaison, le comble, sous destiné garder àdes provisions, à tendre le linge. Beaucoupde maisonsdu moyen âge,particulièrement dans le midi de la France, où le besoin de fraîcheur sefait sentir, possédaientleurs galetassous les combles. (Voy. MAISON.) GARDE-CORPS, GARDE-FOUS, m. -- Voy. BALUSTRADE. s. GARGOUILLE, f. ((jargolle,guivre, canon, lanceur). Ce nest guère s.que vers le commencementdu xme siècleque lon plaça des chéneauxet, par suite, des gargouilles à la chute des combles.Jusqualors, dansles premiers sièclesdu moyen âge, leau des toits ou des terrassességouttait directement sur la voie publique au moyen de la sailliedonnée aux corniches (voy. CHÉNEAU). la cathédrale de Paris, du Atemps de Maurice de Sully, cest-à-direlors de lachèvementdu chSuren 1190,il ny avait point de chéneauxni de gargouilles; plus tard, dansle même édifice, vers 1210 encore, les eaux des chéneaux sécoulaientsur la saillie des larmiers, au moyen de rigoles ménagéesde distanceen distance.Nous voyons apparaîtreles gargouilles,vers 1220,sur cer-tainespartiesde la cathédrale Laon. Cesgargouilles de sont larges,peu nombreuses, composéesde deux assises,lune formant rigole,lautre recouvrement(flg.l). Déjàcependantces gargouilles affectentlaforme danimaux fantastiques, lourdement taillés, comme pour laisservoir leur structure. Bientôt les architectes du xme siècle reconnurentquil y avait un avantageconsidérable diviserles chutesdeau.Cela, àen effet, dispensait des longues pentes dans les chéneaux et réduisaitchacune des chutes à un très-mince filet deau ne pouvant nuire auxconstructions inférieures. On multiplia donc les gargouilles; en lesmultipliant, on put les tailler plus fines, plus sveltes, et les sculpteurssemparèrentde ces pierres saillantes pour en faire un motif de déco-ration des édifices.La variété des formes données aux gargouilles est
  26. 26. [ GARGOUILLE J - 22 -prodigieuse;nous nen connaissons deux pareillesen France,et pasij-Smonuments moyenâgeen sont couverts. du Beaucoup cesgar- degouilles sont des chefs-dSuvre sculpture;cesttout un monde dedanimauxet de personnages composés avecune grandeénergie, vi-vants, taillés hardiment par desmains habiles et sûres.Cesêtres satta-chent adroitement aux larmiers, se soudent à larchitecture et donnentaux silhouettes des édifices un caractère particulier, marquant leuispoints saillants, accusant les tètes des contre-forts, faisant valoir leslignes verticales.Onpeut juger de lhabileté des architecteset dessculp-teurs dans la combinaison et lexécution de ces lanceurs par la diffi-culté quon éprouve à les combiner et les faire exécuter. Dansles pas-liches modernes que lon a faits des édificesgothiques, il est fort rarede voir des gargouillesqui selient heureusementà larchitecture : elles sont, ou mal placées,ou lourdes, ou trop grêles, ou molles de forme,pauvres dinvention, sans caractère; elles nont pas cet aspectréel siremarquable dansles exemplesanciens : ce sont des êtresimpossibles,ridicules souvent, descaricatures grossières dépourvuesde style. Certains calcaires du bassin de la Seine, comme le liais cliquart, seprêtaient merveilleusementà la sculpture de ces longs morceaux depierre en saillie sur les constructions. Il fallait, en effet, une matièreassez ferme, assez tenace pour résister, dans ces conditions, à toutesles causes de destruction qui hâtaient leur ruine. Aussi est-ce à Parisou dans les contrées où lon trouve des liais, comme à Tonnerre, parexemple, que lon peut recueillir encore les plus beaux exemplesdegargouilles. Dailleurslécolede sculpturede Paris, au moyen âge,asur celles des provinces voisines une supériorité incontestable, sur-tout en ce qui touche à la statuaire. Les gargouillessont employéessystématiquementà Paris vers 1240;cest à Notre-Dameque nous voyons apparaître, sur les corniches su-périeuresrefaites vers 1225,des gargouilles, courtes encore, robustes,
  27. 27. - 23 - [ GARGOUILLE ]mais taillées déjà par des mains habiles (fig.2). Cellesqui sont placéesà lextrémité des caniveauxdes arcs-boutantsde la nef, et qui sontà peuprès de la même époque, sont déjà plus longues, plus sveltes,et soula-géespar des corbeaux qui ont permis de leur donner une très-grandesaillie en avant du nu des contre-forts (fig. 3). A la sainte Chapelledu Palais à Paris, les gargouilles sont plus élan-cées,plus développées ce ne sont plus seulement des bustes duni- :maux, mais des animaux entiers attachéspar leurs pattes aux larmierssupérieurs; leurs têtes se détournent pour jeter les eauxle plus loinpossible des angles des contre-forts (fig. 4). Quelques-unes cesgar- degouilles sont évidemment sculptéespar des artistes consommés.
  28. 28. [ GARGOUILLE J - 24 - Nous avons indiqué, à larticle GABLE,comment les constructeursgothiques,lorsquils élevaientles grandesvoûtes des nefs,ménageaient,provisoirement, des cuvettes dans les reins de ces voûtes, avec gar-gouilles extérieures pour rejeter les eaux pluviales dans les caniveauxdes arcs-boutants jusquà lachèvement des combles définitifs. Ces gar-gouilles provisoires devenaient définitives elles-mêmes, lorsque ché- lesneaux supérieurs étaient posés, moyen au dune conduite presquever-ticale, descendantchéneau du jusquà gargouilles. (fig.5) ces Voici unedecesgargouillesdouble provenant parties à fin, des supérieures la denef de la cathédraledAmiens (1235environ). Lesgargouilles doublées chaque des sont de côté contre-forts, commeàla sainte Chapelle comme dela salle de Paris, autour synodale deSens, autourdeschapelles chSurdeNotre-Dame Paris;ou elles du detraversent deces laxe contre-forts, à Saint-Nazaire comme déCarcas-sonne dans dautres et tant édifices xnr etxive des siècles, alorselles et
  29. 29. - 25 - [ GARGOUILLE ]portent sur une console(fig. 6); ou ellessontappuyéessurla tête même 6de cescontre-forts, comme autour des chapellesdu chSur de la cathé-drale de Clermont (fig. 7) [fin du xnr siècle]. zxtoi Cest vers ce temps que la composition des gargouilles devient pluscompliquée,que les figures humainesremplacent souvent celles dani-maux, ainsi quon le voit dans ce dernier exemple, qui nous montreun démonailé paraissant entraîner une petite figure nue. Il existe autour des monuments de cette époquebon nombre de gar-gouilles qui sont de véritables morceaux de statuaire. Léglise Saint- vi. - 4
  30. 30. [ GARGOUILLE ] - -2U-Urbain de Troyes porte, au sommet des contre-forts de labside, desgargouilles fort remarquables;nous donnons lune delles (fig. 8). Pendant le xive siècle, les gargouilles sont généralementlongues,déjà grêleset souventchargéesde détails: au x" siècle, elles samai-grissentencoreet prennent un caractèreétrangede férocité. Bien que1rs détails en soient fins et souvent trop nombreux, cependant leurmasse conserveune allure franche, dune silhouette énergique; lesailes, les pattes desanimaux sont bien attachées, les têtes étudiées avecsoin(fig.9 et 9 bis). Cespartiesimportantes la sculpturedu moyen deâgeont toujoursététraitées desmainsexercées; conservent par ellestrès-tard leur caractère original, et encore aux premiers temps de larenaissance on voit, sur les édifices, des gargouilles qui affectent lestyle du xv< siècle.Ce nest que pendantla secondemoitié du xvrsièclequeles sculpteursrepoussent absolumentles anciennesformesdonnéesaux lanceurs,pour adopter des figures de chimères rappelantcertainesfigures antiques,ou desconsoles, de simplestuyauxde oupierre en forme de canons. Pendant moyen âge on na pas toujourssculptélesgargouilles le ;
  31. 31. - 27 - [ GARGOUILLE ]quelquefois,dansles endroits qui nétaient pas exposésà la vue, les r.sxnaar.gargouilles sont seulement épannelées.Il en est un grand nombre decettesortequi affectent formetrès-simple une (fig.lOJ-Les gargouillessont fréquentes dans lIle-de-France, dans la Champagne et sur lesbords de la basseLoire; elles sont rares en Bourgogne, dans le centreet le midi de la France; ou si lon en trouve dans les monuments Notre-Dame de Paris.
  32. 32. [ GIROUETTE ] - 28 -doutre-Loire, cest quelles tiennent à des édificesélevésaux xme,xiv"et xvesièclespar desarchitectesdu Nord, comme la cathédraledeCler-mont, celle de Limoges, celle de Carcassonne (Saint-Nazaire),celle deNarbonne.Là où les matériaux durs sont peu communs, comme en Nor-mandie,par exemple,les gargouilles sont courtes,rarement sculptées,ou manquent absolument,les eaux ségouttant destoits sanschéneaux. Les chéneaux de plomb, posés sur les édifices civils ou religieux,portaient aussileurs gargouilles de métal. Nous en possédons fort peuaujourdhui de ce genredune époqueantérieure au xvie siècle.En voiciune (fig. 11) qui sevoit à langle dune maison de Vitré ; elle date duxv" siècle et est faite de plomb repoussé (voy. PLOMBERIE). ne Nousconnaissonspas de gargouilles de terre cuite du moyen âge. Dans lesédificesde brique, les gargouillessont de pierre, ainsi quon peut levoir aux Jacobins de Toulouse, au collège Saint-Rémond, et dansbeaucoup dautres édifices anciens de la même ville. GAUFRURE, f. Application de pâtes sur la pierre ou le bois, for- s.mant des ornementssaillants, des fondsgaufrés, ordinairement dorés.(Voy. APPLICATION, PEINTURE.) GIRON, m. Est la largeur dune marche descalier.Le giron est dit s.droit, lorsque la marche est dune égale largeur dans toute sa lon-gueur; triangulaire, lorsquela marche est renfermée dansune cagecirculaire. Alors on mesurele giron de la marche au milieu de sa lon-gueur. GIROUETTE, f. (wire-wire). Plaque de tôle ou de cuivre munie dune s.douilleou dedeuxanneaux, roulantsur une tige de fer placée et ausommet dun comble. girouettes Les sont destinées indiquer doù àvient le vent. Pendantle moyen âge, il nétait paspermis à tout lemonde de placer des girouettes sur les combles des habitations. Lagirouetteétait un signede noblesse, saforme nétait pasarbitraire. et
  33. 33. - 29 - [ GIROUETTE ]« Les gentilshommes», dit le Laboureur1, « ont seulsdroit davoir des« girouettes sur leurs maisons: elles sont en pointes comme les pen-« nons, pour les simples chevaliers, et carréescomme les bannières,« pour les chevaliers bannerets. » - « On sait », dit encore Sainte-Pa-laye2, « que le premier acte de possessiondun fief, dune seigneurie,» dune place prise à la guerre, était marqué par la bannière du nou-» veau seigneur, arborée sur le lieu le plus éminent, sur la tour la plus» élevée. » Les girouettes anciennes sont rares : habituellement ellesétaient peintes aux armesdu seigneurou découpées façon à figurer deles pièces de cesarmes ; quelquefois on les surmontait dune couronne^mais celaversla fin du xvesiècle. La plupart des girouettes ouwire-wireanciennessont disposées telle façon que la partie pleine est main- detenueen équilibre par des contre-poids, de manière à faciliter le rou-lement sur le pivot de fer (fig. i). Les girouettes du moyen âge sontpetites,haut montées sur les tiges de fer et accompagnées dépis deplomb(voy. ÉPI). LHôtel-Dieu Beaune de conserveencore anciennes lesgirouettes sescombles, de peintesaux armesde NicolasRollin, chan-celierde Bourgogne.(1441) girouettessont carrées,avecun seul ; cescontre-poids, et décoréesaux deux angles extrêmesde feuilles décou-pées. Voici lune delles (fig. 2). Nous avons encore vu au château 1 Originesdesarmoiries, p. 93. Voy. Salvaing, Chambolas la Peirère. et * Mémoires sur lancienne chevalerie, t. Ier, p. 360 (notes).
  34. 34. [ GOTHIQUE ] - 30 -dAmboise, 1833, girouettes commencementxvi siècle, en des du duaux armesde France découpées couronnées(fig. 3). Il y a longtemps et I «a.que tous les bourgeois de France peuvent mettre des girouettes surleurs maisons, et ils ne sen font pas faute. GNOMON, m. Style scellé dans une dalle et donnant lheure du s.jour par lombre quil projette sur un cadran. Nous voyons, dans lesOU quau xme siècleil y avait des gnomonssur les grandschemins. ni,Louis IX, en 1207, fait faire une enquête par un certain chevalier,Guiters de Vilète, bailli de Tours, et un chanoine de Loches, Théobaldde Compans,pour savoir si le roi a le droit de faire enlever les stallesde chevaux fixées à terre et les cadrans solaires supportés par descolonnes, toutes choses qui obstruent les chemins. Nous voyons descadrans solaires des xive et xve siècles aux angles de certains édificesdu moyen âge, notamment à langle du clocher vieux de la cathédralede Chartres et à langle du cloître de la cathédrale de Laon (voyezCLOITRE, 16). fig. GOND, s. m. Morceau de fer coudé, dont la patte est scellée dansla pierre et dont le mamelon cylindrique ou légèrement conique entredans lSil de la penture dune porte. (Voy. SERRURERIE.) GORGE, f. Moulure concave. On donnait aussi le nom de gorge, s.autrefois, à la partie de la hotte dune cheminée comprise entre latablette et la corniche de couronnementsous le plafond. GOTHIQUE (ARCHITECTURE). Vny. ARCHITECTURE. --
  35. 35. - 31 - [ GOUT] GOUSSET, m. Piècede bois horizontale poséediagonalementpour s.maintenir le roulement dune enrayure composéede piècesassembléesdéquerre(fig. 1). A est un gousset. (Voy.CHARPENTE.) GOUT, m. Un homme desprit a dit: « Le manque de goût conduit s.au crime. » Le mot étant vrai, à notre sens, nous sommes entourés decriminels ou de gens disposésà le devenir. Le goût est lhabitude dubeau et du bien ; pour être homme de goût, il est donc essentiel dediscernerle bien du mal, le beau du laid. Le goût (car les définitionsne manquent pas, si la qualité est rare) est encore le respect pour levrai. Nous nadmettons pas quon puisse être artiste de goût sans êtrehommede goût, car le goût nest pas un avantage matériel, commeladresse de la main, mais un développement raisonné des facultésintellectuelles. Cest ce qui fait que nous rencontrons dans le mondenombredartistes habiles qui, malgré leur talent, nont pas de goût, etquelquesamateursqui sont gens de goût, sanspour cela pratiquer K».arts. On considère, en général, parmi les artistes, les amateurs commeun fléau, comme des usurpateurs dont linfluence est pernicieuse. Non-seulement nous ne partageonspas cetteopinion, mais nous croyonsquesi le goût tient encore une place en France, cest principalement aupublic que nous devonscet avantage.Nousprétendonsne parler ici quede larchitecture. Nous ne saurions admettre quun architecte obéissantà des intérêts étroits, à des passions mesquines, dont le caractère nestni respectableni respecté, puisse mettre du goût dans ses Suvres.Lhomme de goût ne ment pas à sa conscience,il exprime sespenséespar les moyens les plus naturels. Avoir du goût dans les arts, cestaimer le vrai, cest savoir lexprimer simplement ; cest repousser lexa-gération,toujours fausse; cest laisser voir le côté moral de lhomme,sa raison, ses affections, ses tendances et son but. Si donc ce côtémoral est faible, si la raison est obscure, si les affections sont basseset le but vulgaire ou odieux, il est difficile que le goût soit satisfait. Le bon goût, comme la vérité, ne simpose pas, il persuade; et lejour où lon vient dire : » Voici lexpression du bon goût », on ne secontenterapas de votre affirmation, il faudra plus que cela; il faudraque cette expressiondu bongoût soit discutée, prouvée par un accord
  36. 36. [ GOUT ] - 32 -intime entrevos principeset la forme quils adoptent.Vos principesétant vicieux, si belle que soit la forme, le goût fait défaut. Faites quela formesoit le langage lidée, et vousserezartistede goût; encore defaut-il avoir des idées,les avoir bonneset les exprimer en bon langage. On a pensé, depuis longtemps déjà, quil suffisait,pour faire preuvede goût,dadopter certains types reconnus beaux de nejamaissen etécarter. Cette méthode, admisepar lAcadémie des Beaux-Arts en cequi toucheà larchitecture, nousaconduits prendre à pourlexpressiondu goût certainesformules banales, exclurela variété,linvention,et àà mettre hors la loi du goût tousles artistes qui cherchaientà exprimerdes besoins nouveaux par des formes nouvelles, ou tout au moinssoumises à de nouvelles applications. Depuis le xvne siècle, on a mis en honneur bien des hypocrisies,et nous avons lhypocrisie du goût, comme nous avonslhypocrisiereligieuse. Ce sont des découvertesdont, à la rigueur, nous nousserions passés.Mais de même que lhypocrisie religieuse, cest-à-direlobservation extérieure des formules sans les principes, conduit à lin-crédulité et à la débauche, de même lhypocrisie du goût amène à ladépravation; et pendant que lAcadémie des Beaux-Arts contraint sesinitiés à se soumettre à des formules dont elle nexplique même pasle sens, nous voyons, autour de nous, larchitecture se livrer au plusétrangedévergondage, non-seulementen dehorsdu sanctuaire desini-tiés, mais dans leur sanctuaire même. Le goût (en architecture), aulieu dêtre une loi découlant dun principe vrai, général, admis par touset applicable à toute chose, est devenu le privilège dune école exclusive.II a été convenu, par exemple, que les ordres de lantiquité romaineétaient Suvres de goût ; ce que nous admettons sans difficulté, si ces or-dres ont une raison dêtre; ce que nous nadmettons pas, si rien nejustifie leur emploi. Lart, réduit à certaines pratiques, déclarées seulesorthodoxes en matière de goût, sest atrophié, descendantdun degré àchaque générationdinitiés ; on est devenuarchitecte de goût en suivantune ornière de plus en plus étroite et profonde, et à la condition de nenjamais sortir. Quelques architectes trouvent peut-être à cela un avan-tage, car rien nest plus doux et facile, dansles arts, que de faire partiedune coterie puissante; mais on peut affirmer que lart y a perdu. AveclAcadémie Beaux-Arts, des gardienne jalousedu goût depuisun assezlong temps, dit-elle, larchitecture, encore si vivace au milieu du xvnesiècle, est tombée peu à peu dans un affaissementquinous a conduitsde chuteen chute à lanarchie,à lobéissance aveugle à la révolte. ouMaisquant au goût, au bon goût, cest-à-dire à cetteconnaissance exactedes besoins, idées, génie notrecivilisation, cetteexpression des du de àvraieet tempérée cequelle a droit de nousdemander, faut cher- de ilcherlongtemps le trouver etsi, par aventure, goûtdu vrai se pour ; cefait jour, il étonne la foule, et excite la censure, sinon les colères deceuxqui sedonnentcomme seulsdépositaires sainesdoctrines. les des
  37. 37. - 33 - [ GOUT ] Toute forme darchitecture qui ne peut être donnée comme la con-séquencedune idée, dun besoin, dune nécessité,ne peut être regar-dée comme Suvre de goût. Sil y a du goût dans lexécution dunecolonne, ce nest pas une raison pour que la colonnade dont elle faitpartie soit une Suvre de goût ; car, pour cela, il faut que cette colon-nade soit à sa place et ait une raison dêtre. Si lon vient dire : « Cepalais est mal distribué, incommode; les servicesne sont pas à leurplace, les pièces sont obscures, la construction e-i n iruse, mais il oidécoré avec goût », cest à peu près comme si lon prétendait quunlivre est rempli derreurs, que les idé.-s de lauteur sont confuses, sonsujet mal développé,mais quil est écrit avec élégance.La premièreloi, pour un écrivain, cest de savoir ce quil veut dire et de se fairecomprendre; la clarté est une des condition- du goût en littératurecomme en architecture. Pour exprimer ses idées avec clarté, avec élé-gance,faut-il avoir des idées, faut-il que ces idéesprécèdent la formequi devra servir à les exprimer. Mais si, au contraire, nous nous préoc-cupons de la forme avant de savoir ce quelle devra exprimer, nous nefaisons pas preuve de goût. Si les portiques des Romains, élevés prèsdes places publiques; si ces vastes promenoirs couverts, accessiblesà la foule, laissant circuler lair et la lumière sous un beau climat, mar-quaientle goût des maîtres du monde en fait de constructionsurbaines,la colonnade du Louvre, élevée sur un rez-de-chaussée, inaccessible aupublic, nabritant les rares visiteurs qui la parcourent ni du soleil nide la pluie, nétant pas en rapport de proportions et de dimensions avecles autresparties du palais, ne peut raisonnablementpasserpour uneSuvre de goût. Nous admettrons bien, si Tonveut, que lordre estétudiéavec goût, cest-à-dire quil est en rapport harmonieux de propor-tions avec lui-même, mais ce portique, comme, portique appliqué àun palais, est de très-mauvais goût. « S-d nunc non erat hic locus... « II est destemps, heureux pour lart, où le goût na pas besoin dêtredéfini ; il existe par cela même que lart est vrai, quil se soumet auxenseignements la raison, quil ne répudie pas son origine et ne parle dequautant quil a quelque choseà dire. Danscestemps on ne se pré-occupepas de donner les règles du goût, pas plus que parmi dhon-nêtes gens on ne se préoccupe de discuter sur ce qui est licite et cequi ne lest pas. On commenceà parler du goût quand le goût séloignede lart pour seréfugier dans lesprit de rares artistes ; on nécrit deslivres sur la vertu que quand le vice domine. Cestemps heureux sontloin de nous; ils ont existé chez les Grecsde lantiquité, ils ont brillépendantle moyen âge, ils pourraient renaître peut-être, à la conditiondadmettre que le goût consiste dans lobservation de principes très-simples,non dans la préférence donnée à telle forme sur une autre.Quandle goût est renfermé dansles limites dune coterie, si puissante vi -5
  38. 38. [ COUT ] - 34 - quon veuille la supposer, nest plus quune prétention funeste, dont ce chacun tend à .saffranchir; car le goût, le bon goût possède ce privilège de simposerà (rnvcr»les temps et malgré les préjugés, comme tout ce qui découle la vérité.Maisà peine,aujourdhui,si lon sentend de sur ce que cest que le ^irùt. Un professe,lorsquil sagit darchitecture, (]<"véritables héréMesen matière de goût; on donne, chaque jour,connue de* modèles de goût, des Suvres dont il est impossible de-.IIMI-le sens, qui ne .setont remarquer que par un désaccord completentre le but et lapparence. On nous dit que cette façade est de bongoût; mais pourquoi? Est-ceparce que toutes ses parties sont symé-triques, quelle est ornée de colonneset de statues, que de nombreuxornements sont répandus partout? Mais cette symétrie extérieure cachedes services fort divers : ici une grande salle, là des cabinets, plus loinun escalier. Cette fenêtre qui éclaire la chambre du maître est de mômetaille et de môme forme que cette antre qui souvre sur un couloir. Cesdilonnes saillantes accusent-elles des murs de refend, tiennent-elleslieu de contre-forts? Mais les murs de refend sont placés à côté de ces(dlonnes et non sur leur axe; les contre-forts sont superflus, puisqueles planchers ne portent même pas sur ce mur de face. Nous voyonsdes niches évidées au milieu de trumeaux là où nous aurions besoin detrouver un point dappui. Pourquoi, si nous raillons cesgens qui veu-lent paraître autres quils ne sont,1 si nous méprisons un homme quicherche à nous en imposer sur sa qualité, son rang dans le monde, etsi nous trouvons ses façons dêtre de très-mauvais goût, pourquoitrouvons-nousquil y ait du goût à élever une façade de palais devantdes bureaux de commis, à placer des colonnadesdevant des murs quinen ont nul besoin,à construire des portiques pour des promeneursqui nexistent pas, à cacher des toits derrière des acrotères commeune choseinconvenante,à donner à une mairie laspect dune église,mi à un palais de justice lapparencedun temple romain?Le goût nestpas, comme le pensentquelques-uns,une fantaisie plus ou moins heu-reuse,le résultatdun instinct. Personne nait hommede goût. Le negoût, au contraire, nest que lempreinte laissée une éducation bien pardirigée, le couronnementdun labeur patient, le reflet au milieu danslequel on vit. Savoir, ne voir que de belles choses,sen nourrir, com-parer: arriver, par la comparaison, choisir; se défier desjugements àtout faits; chercher à discerner le vrai du faux, fuir la médiocrité,craindrelengouement, ."est moyende formerson goût. Le goût est lecomme considération on ne lacquiert quà la longue,en sobser- la :vant et en observant, en ne dépassantjamais la limite du vrai et dujuste,en ne sefiant pasau hasard. Comme lhonneur, goût nesouffre leaucunetache, aucun écart, aucune concessionbanale, aucun oubli dece que lon doit aux autres et à soi-même. respect Le pour le publicest,dela partdunartiste produituneSuvre,la première qui marquedegoût. la sincérité la meilleure Or est façondexprimer respect. le
  39. 39. - 35 - [ GOUT ]Si le mensongeétait jamais permis, ce serait envers ceux que lonméprise. Cependant nous nous sommes éloignés des règles du goûtà ce point, dans lart de larchitecture, que nous ne montrons plus aupublic que des apparences. Nous simulons la pierre avec desenduits oudu ciment, le marbre et le bois avec de la peinture. Ces voussures quevous croyez de pierre sculptée ne sont quun plâtrage sur des lattes;ces panneaux de chêne, ce sont des planches de sapin recouvertes depâtes et dune couche de décoration; cespilastres de marbre et dor,qui paraissent porter une corniche et soutenir un plafond, sont desplaquesde plâtre accrochéesau mur chargé de leur poids inutile. Cescaissons du plafond lui-même, qui nous représentent des comparti-ments de menuiserie, ne sont autre chose que des enduits mouluréssuspendus par des crampons de fer à un grossier plancher qui na nulrapport avec cette décoration : si bien que, dans cette salle où vouscroyez voir la main-dSuvre le disputer à la richesse de la matière,tout est mensonge. Ces piliers qui paraissent porter sont eux-mêmesaccrochés comme des tableaux; ces arcs masquent des plates-bandesde bois ou de fer; cette voûte est suspendue à un plancher quellefatigue ; ces colonnes de marbre sont des cylindres de stuc revêtant despoteaux.Lartiste, dites-vous,est un homme de goût. Oui, si cest fairepreuvede goût que se moquer de vous et de tromper le public sur laqualité de lSuvre. Commentprocédaient cependantcesartistesdu moyen âgeen France,accusés mauvaisgoût par les beauxesprits des xviie et xviii* siècles, depeu connaisseurs en architecture, et par nos débiles écoles modernes,copiant avec du carton et du plâtre les robustes splendeurs de ces der-niers siècles, et tombant, de contrefaçons en contrefaçons, par ennuiet fatigue, par défaut de principes et de convictions,jusquà limitationdu style du temps de Louis XVI, comme si lart de ce temps daffaisse-ment possédaitun style; comme si, pour en venir à cette triste extré-mité, il était nécessairedenvoyer nos jeunes architectes à Rome età Athènes sinspirer des arts de lantiquité? Leur première loi était la sincérité. Avaient-ils de la pierre, du bois,du métal, des stucs à mettre en Suvre, ils donnaient à chacune de cesmatières la structure, la forme et la décoration qui pouvaient leur con-venir; et, lors même quils tentaient dimposer à lune de ces matièresdesformesempruntéesà dautres,le goût leur traçait les limites quonne saurait dépasser,car jamais ils ne cherchaient à tromper sur lap-parence. On peut bien trouver que telle rosé, tels meneaux sont délica-tement travaillés : personne ne prendra une rosé de pierre, des me-neaux de pierre pour du bois ou du fer; encore ces détails des édificesreligieux ne sont-ils que des claires-voies,des accessoiresqui ne tien-nent pas à la véritable structure, on le reconnaît sans être architecte.Pour eux, une salle est une salle; une maison, une maison; un palais,un palais;une église,uneéglise;un château,un château;et jamaisil
  40. 40. [ GOUT ] - 3fi -ne leur serait venu à lesprit de donner à un édifice municipal lasilhouettedune égliseen manièrede pendant,pour amuserles ba-dauds,grands amateurs la symétrie. de Font-ilscouvrircettesalledunberceau de bois, cest bien un lambris que nous voyons, non pointle simulacre dune voûte en maçonnerie. Font-ils un plafond, cest lastructure du plancher qui donne sescompartiments, sa décoration. Aleur avis, un toit est fait pour couvrir un édifice : aussi lui donnent-ilsla pente suffisantepour rejeter les eaux; ils ne le dissimulent pas der-rière un attique. Dans un même palais, ils nélèveront pas des toitsplats et des toits aigus; ils adopteront les uns ou les autres partout,suivant le besoin, le climat ou la nature des couvertures. Est-ce unegalerie qui passederrière ce mur, nous le reconnaîtrons, à lextérieur, par la manièredont les jours sont percés; est-ce une grande salle, lesfenêtres seront hautes et larges; est-ceune suite de cellules, les fenê-tres seront fréquentes et petites. Partant de principes vrais, simples,raisnnnés, goût nest plus uneaffaire de hasard: il sattacheà quelque lechose de réel; il apporte dans létude des détails le respect pour lavérité ; il se complaît à exprimer les besoins, les nécessitésdu pro-1:1anime; à chaqueinstant il varie sonexpression,suivant le thèmequilui est donné. Savoirne dire que ce quil faut et savoir dire les chosesà propos, est une preuve de goût dans les relations du monde; cestfaire preuve de peu de goût que de donner à la maison dun simpleparticulier habitée par des locataires lapparence dun palais. « Si lepropriétaire peut payer ce luxe, direz-vous, pourquoi ne pas le satis-faire? » Soit; mais vous ne pourrez nous empêcher de trouver que lar-chitecte et son client ont mauvais goût, et lextravagancede celui-cinexcuse pas la complaisance du premier. On nécrit pas une ordon-nance de police comme un discours à lAcadémie, un inventaire avecleslle qui convient à un roman ; et la lettre que vous écrivezà votre jar-dinier pour lui recommander de planter des salades en temps opportunnestpasfaite commecellequevous écrivezà un prince pour réclamersabienveillance. Pourquoi donc, si nous admettons ces distinctions dans lafaçon décrire, ne lesobservons-nous dans notre architecture? Nous pastrouvonsdanslart du moyen âge cet à-propos,marque dun goût sûr.Léglise du village ne ressemblepasà une cathédrale; elle nest pas undiminutif de celle-ci. La maison dun bourgeois nest pas faite aveclesrognures dun palais.Lahalledelaciténepeut êtreprisepour une salledefêtes, lhôpital pour une maison de ville; et létranger qui se promenaitautrefois dansnos citéspouvait deviner la destinationde chaque édificeà son apparence extérieure; il ne lui serait jamais arrivé de chercherun bénitieràla porte dunemairie, croyantentrerdansune église,oude demander, le vestibuledunecaserne, nomdu riche seigneur sous lepour lequel on a bâti ce majestueuxédifice. Le goût est relatif à lobjet ; il sappuie donc avant tout sur la raison.Comme bon sensest une desqualités(fort ancienne) notre pays. le de
  41. 41. - 37 - [ GOUT ]nous avons apporté dans nos arts un goût délicat, lorsque nous avonsété laissés à nos propres instincts. Malheureusement,larchitecturesest brouillée depuis longtemps, en France, avec le bon sens,et parsuite avec le bon goût, sous linfluence de doctrines erronées. On areconnu, au xvne siècle, que larchitecture antique était un art soumisà un goût pur, ce qui est incontestable ; on sest mis à faire de larchitec-ture antique, sans penser que si larchitecture antique est conformeau goût, cest quelle est une expression nette, précise, de la civilisa-tion qui la constituée. Mais si par cela même larchitecture antique sesoumet aux règles du goût sous les empereurs romains, elle est con-traireà cesrèglessouslasociété Louis XIV, qui ne ressemble de pasabsolumentà la sociétéde Tibère ou de Claude. Alors (au xvir siècle)on ne faisait pas entrer le raisonnement dans les questions dart; lar-chitecture était une affaire de colonnades,de chapiteaux, de frontonset de corniches,de symétrie,touteschosesquon déclarait être degrandgoût, comme on disait alors, sans définir dailleurs ce quon entendaitpar ce grand goût, qui nest, à notre avis, quun grand engouement.Cependant (car cest une occasionde faire preuve de goût, et de ne pastomber dans lexagération) il est juste de reconnaître que ce siècle(nous parlons de celui de Louis XIV) a su produire en architecture desSuvres dune grande valeur, toutes fois quelles nont pas abandonnécomplètementnotre sensfrançais. Certes,on ne peut nier que lHôteldes Invalides, par exemple, ne soit un chef-dSuvre darchitecture.Pourquoi? Est-ce parce que nous y trouvons des archivoltes romaines,des corniches romaines? Non, certainement : cest parce que cet édificeprésente un plan parfaitement approprié à lobjet; partout de la gran-deur, sansplace perdue, des services faciles, un aspect général exté-rieur qui indique clairement sa destination. Mais à qui devons-nousces belles dispositions? Est-ce à lantiquité romaine? Sont-ce les archi-tectes romains qui nous ont donné, entre autres choses, cette bellecomposition de la cour, avec ses quatre escaliers aux angles, autourdesquelstourne le cloître? Non, cest là le plan dune cour dabbayefrançaise,avec son vasteréfectoire, avec sesdortoirs, son égliseacces-sible de tous les points des bâtiments, sesgaleries et sesservicesjour-naliers. Cest par ces dispositions appropriées à lobjet que lHôtel desInvalides est une Suvre de goût, et non parce que larchitecte a semésur sesfaçadesquelquesprofils romains; au contraire, ces détails em-pruntés à une architecture entièrement étrangère à notre climat, à nosusageset à notre génie, ne font que gâter le monument, ou le rendreau moins froid, monotone. Cestoits à pentes rapides (qui sont bienfrançais)jurent avecces corniches antiques, avec ces arcades qui ontle grand tort de vouloir rappeler quelque portique de théâtre ou dam-phithéâtreromain. En cela le goûtne sauraitêtre satisfait,car le goûtdemandeaussi un rapport, une corrélation entre lensembleet les dé-tails. Quand Molière a pris à Plante son sujet dAmnhUryon,bien quil
  42. 42. f BOUT 1 - 38 -ait adoptéle canevasantique, il a fait parler Mercure, la Nuit, Jupiter,Amphitryon, Alcmène et Sosie,commeparlaient les seigneurs, lesdames et les valets de la cour, et non comme des Grecs. Bien mieux,il a nonneà sespersonnages sentiments, idéeset les préjugés les lesde son temps;pour exprimer ces idées,ces sentiments,il na pase..u-ndesmots grecsou latins à saphrase française. nom desper- Lesonnages fait là rien à laffaire, et Jupiter pourrait sappelerLouis nele Grand et porter la grande perruque. CertesMolière, comme tous lesauteursillustres du xvne siècle, appréciait fort les anciens,avait su sen-rrvir; cessait-ilpour celadêtre Français,et si ni.-usladmirons, nest-cepasparce quil est bien Français?Pourquoi donc, à larchitecture seule,serait-il permis de sexprimer comme lécolier limousin de Rabelais,et en quoi cejargon peut-il être conforme aux règlesdu goût? La pierre, le bois, le fer, sont les matériaux aveclesquelslarchitectebâtit, satisfait aux besoins de son temps. Pour exprimer ses idées, ildonne des formes à ces matériaux ; ces formes ne sont pas et ne peu-vent être dues au hasard, elles sont produites par les nécessités la deconstruction, par cesbesoinsmêmesauxquelslartiste esttenu de satis-faire, et par limpression quil veut produire sur le public : cest unesorte de langagepour les yeux. Comment admettre que ce langagenecorrespondepas à lidée, soit dans lensemble.soit dans les détails?etcomment admettreaussiquun langage formé demembres sansrelationsentre eux puisse être compris? Cette confusion, introduite au xvne siècle,a bientôt fait de larchitecture un art incompréhensible pour le public ;nous en voyons aujourdhui plus que jamais les tristes effets. De lintroduction irréfléchie de certaines formes et non de lesprit delantiquité dans larchitecture, on en est venu bientôt à la corruptionde cesformes dont les principes navaient point été reconnus tout da-bord. Au xvnr siècle, on croyait encore pratiquer les arts romains,tandis quon ne faisait quaggraver le désordre qui sétait mis danslétude de larchitecture. Cependantle goût, le M-ntiment des conve-nances est asseznaturel chez nous, pour que, dans ce désordre même,on trouve les traces de cette qualité française.Nos châteaux, nos édi-ficespublics du dernier siècle, ont un certain air de grandeur calme,une raison, bien éloignésdes exagérations lon rencontre alors dans queles édificesanaloguesbâtis en Italie et en Allemagne. Lun des signesles plus visibles de la confusion qui sest faite dans les esprits depuiscette époque, cest le rôle infime que lon a donné au goût dans larchi-tecture. Le goût est devenu une qualité de détail, un attrait fugitif, àpeine appréciable,que lon ne saurait définir, vague, et qui dès lorsnétait plus considéré par nos architectes comme la conséquence deprincipes invariables. Le goût na plus été quun esclavede la mode, etil sesttrouvé alorsqueles artistes reconnuspour avoir du goût en1780 nen avaientplus en 1800.Cettedépréciation goût a fait dire, dupar exemple, tel artistene possédait la théorieni la pratiquede que ni
  43. 43. - 39 - [ GOUT ]son art; quil était, en deux mots, passablementignorant, mais quilavait du goût. Est-il donc possible de faire preuve de goût en architec-ture, sansêtre profondémentversé dans cet art ? Comme preuve de ladépréciation du goût, citons un auteur sérieux, éclairé, et voyons cequil dit à propos du goût1. « De même, pour tout ce qui a rapport à« limitation des beaux-arts2,la faculté quon appelle le ijoût sexerce« principalement sur les qualités agréables, sur le choix dune certaine« manière dêtre ou de faire que le sentiment seul comprend, et quau-« cune analyse ne peut démontrer. » Voilà qui est embarrassant, etcest le cas de dire : « On ne peut disputer de* goûts », puisquon nepeut démontrer sil existe ou nexiste pas. Et plus loin : « Le goût nest« pas celui qui, dans la composition, fait découvrir ces grands partis« dordonnance, ces lignes heureuses, ces masses imposantes qui sai-« sissent à la fois lesprit et les yeux; mais ce sera lui souvent qui mè-« lera à ces combinaisons lattrait de la facilité, doù résultera lappa-« rence dune création spontanée. » Ainsi nous voyons que, pour undes auteurs les plus distingués qui ont écrit sur lart de larchitectureau commencement de ce siècle, le goût est insaisissable ; il ne présidepoint à lordonnance générale, il nest appelé par lartiste que quandlSuvre est conçue et quil ne sagit plus que de lui donner un tourattrayant, cest-à-direlorsquil faut, en bon français, la soumettre auxexigences la mode du jour. Cétait bien (a peine de parler et décrire desur le goût pendant deux siècles,de fonder des Académies destinéesà maintenir les règles du goût, pour en arriver à cette conclusion:« Lattrait de la fa-eilité... une manière dêtre .et de faire que le senti-ment seul comprend ! » Rapetissantle goût à ces maigres et fugitives fonctions, on a dûnécessairement rapetisserceux qui sont considéréscomme les déposi-taires du goût. Aussi les architectes ont vu bientôt une rer aine parlicdes édificespublics sortir de leurs mains, puisque le goût navait rienà voir dans«les grandspartis dordonnance, masses les imposantes ».On a pensé que leur concours était inutile sil sagissait de bâtir desponts, délever des quais, de faire de grandstravaux de terrassement,descasernes, ouvrages des militaires.Et si le public trouvela plupartde cesbâtisseslaides, disgracieuses,barbaresmême, on peut dire quele goût nentre pour rien là-dedans, et que lui, public, na point à lychercher. Eh bien, nos architectes du moyen âge, daccord avec Upublicde leur temps,croyaientquele goût sedévoileaussibien dansla constructiondun pont etdune forteresse danslornementation quedunechapelleou dune chambreà coucher;pour eux, le goût prési-dait à la conception,aux dispositionsdensemble, aussi bien quaux 1 Quatremère Quincy,DictionnairedArchitecture, art. GOUT. de * Quest-ce limitationdesbeaux-arts? que Lauteur veut-il parlerdesartsdimitationou de limitation de la nature dans lart?
  44. 44. [ GOUT ] - -iO -détails de larchitecture, et Ton pourra reconnaître même que cettequalité généraleen matière de goût se retrouve jusque pendant lexvii siècle. Il suffit de voir comme étaient conçus les châteaux deVaux, de Maisons, de Coulommiers, du Raincy, de Berny, de Versailles,-le .Monceaux, de Saint-Germain, de Chantilly, leurs parcs et dépen-dances,pour sassurerque le goût, chez les architectesqui ont présidéà la construction et à larrangement de ces résidences, nétait pas seu-lement une qualité sattachant aux détails, un tour indéfinissable « quele sentiment seul comprend et quaucune analyse ne peut démontrer»,mais au contraire le résultat de bonnes traditions, du savoir, de vuesgénérales, justes et larges en même temps, résultat dont les causescomme les effets peuvent être définis. Cest bien plutôt dans les dis-positions densembleque les architectes du xvne sièclemontrent leurgoût que dans lexécution des détails. Par le fait, le goût se manifestedanstout, préside à tout, au milieu des civilisations qui sont danslesconditions propres à son développement.11y a autant de goût danslacomposition et lordonnance du Parthénon, dans la manière dont il estplanté sur lAcropole dAthènes, que dans le tracé et lexécution desprofils et des sculptures. Voyons maintenant comment les artistes du moyen âge, en France,ont manifesté cette qualité essentielle. Ainsi que nous lavons dit plushaut, le vrai est la première condition du goût. Les architectes de cestemps possèdent delà brique pour bâtir, leur construction ne simulerapas un édifice de pierre de taille; ils adopteront, non-seulement lastructure, mais la décoration que peut fournir la brique : ils éviteront,dans les bandeaux elles rorniches, les fortes saillies; ce ne sera pas parla sculpture quils produiront de leffet, mais par les massesque don-nent naturellement des parements de terre cuite revêtant un blocage.Aussi les monuments de brique élevéspar les architectes du moyenâge rappellent-ils certaines constructionsromaines du temps de lem-pire; employant les mêmes procédés,ils étaient entraînés à rappelerles mêmes formes, bien qualors les habitudes des constructeurs fus-sent très-différentesde celles des Romains.Ils font ressortir la gran-deur de ces masses simples par des cordons délicats, mais très-accen-tués dansleurs détails, ainsi quon peut les composeravec des briquesposéessur langle et en encorbellement. Sils mêlent la pierre à labrique, et si la pierre est rare, ils ne lemploieront que pour desn.lonnes monostyles, des chapiteaux, des tablettes de corniches, descorbeaux sculptés, des appuis de fenêtres,desjambageset des archi-voltes. Plus la matière est chère, plus ils sauront en rehausserle prixpar la main-dSuvre. Économes matériaux qui est encore de (ce unepreuve de goût), ils ne les prodigueront pas inutilement, les choisissantsuivant fonctionquilsdoivent la remplir,la placequilsdoiventoccuper.Dans un mêmeédifice,nous verronsdes colonnesmonostyles, dontle transport, taille et la poseont dû demander la beaucoup temps,de de
  45. 45. - 41 - [ GOUT ]soins et de peine, porter des constructions en petits matériaux, montéset posésà la main. Observateursfidèlesdes principes de leur construc-tion1, ils voudront que ces principes soient apparents; leur appareilnest pas seulement une science, cest un art qui veut être apprécié,qui sadresseaux yeux, explique à tous les procédés employés sansquil soit nécessairedêtre initié aux secretsdu praticien. Jamais laconstruction ne dissimule sesmoyens; elle ne paraît être que ce quelleest. Aussi (et cest là une observationque chacun peut faire) un édificedu moyen âge gagneplutôt quil ne perd à faire voir son appareil, lesjoints et lits de sa construction; en peut-on dire autant des édificesbâtis depuis le xvin" siècle ? Dansla plupart de ces monuments, au con-traire, la construction réelle nest-elle pas tellement en désaccordavecles formes, quon est forcément entraîné à chercher les moyens pro-pres à la dissimuler? Imagine-t-on leffet que produirait, par exemple,la colonnade du Louvre avec des joints et lits franchement accuséscomme ils le sont sur la façade de Notre-Dame de Paris ? En cela doncon ne peut refuser aux architectes du moyen âge dêtre vrais. On ob-jectera peut-être ceci : que les Grecs et les Romains même nont pasaccusélappareil, les moyensde la construction, le détail de la structure,et que cependant on ne saurait prétendre quils ont ainsi manqué degoût en cessantdêtre vrais. Les Grecs et les Romains, lorsquils ontemployéla pierre ou le marbre, ont eu en vue déleverdes édificesquiparussent tout dune pièce; ils posaient leurs pierres parfaitementjointives, sans mortier entre elles, de manière que les sutures demeu-rassent invisibles. Chez les Grecs, lidée de donner à un édifice laspectdune matière homogène, comme le serait un monument taillé dans leroc, était dominante à ce point que, sils ne pouvaient employer des ma-tériaux dune extrême finesse et pureté, lorsquils bâtissaient avec de lapierre et non du marbre, ils revêtaient cette pierre dun stuc fin, coloré,qui cachait absolument ces joints et lits à peine visibles. Or nous avonsadopté ou cru adopter les formes de larchitecture des Grecs et desRomains, et nous construisons comme les architectes du moyen âge,en posant nos pierres sur mortier ou plâtre. Cest alors que nous nefaisons pas preuve de goût, puisque notre construction est visible,malgrénos efforts pour la dissimuler, et que nous adoptons des formesévidemment altérées si lappareil reste apparent. Si donc, en construc-tion, pour montrer du goût, il faut être vrai, les anciens, comme lesartistes du moyen âge, étaient des gens de goût, et nous ne saurionsaujourdhui prétendre au même avantage. Passons dispositionsgénérales. ne saurait nier que nos églises aux Ondu moyen âge, grandes ou petites, remplissaient parfaitement leurobjet; que les plans de cesédifices, empruntés le plus souventà la ba-silique romaine, mais profondément modifiéssuivant les besoins et les Voyez CONSTRUCTION. vi. - 6
  46. 46. [ GOUT ] 42 -moyens construction, de étaient conçus, bien puisque, depuis lors,onii ,i rien su trouver de mieux, et que, même dans les temps où larchi-Ircture du moyenâgeétait considérée comme art barbare,on na unVa autre choseque de copierces plans, en les Datanttoutefois.La ilbelle dispositiondes sanctuairesavec collatéraux, qui appartientaumoyenâge, est non-seulement propre à lobjet, mais produit infailli-blement un très-grand effet. Or cette disposition est simple, facile àcomprendre, favorable aux développements cérémoniesdu culte et desà toutes les décorationsles plus somptueuses.Partout une circulationfacile, de lair et de la lumière. Si, dans les châteaux des xm*, xn" etxv* siècles,on ne découvrepas ces dispositions symétriques adoptéesdepuislors, cestquenréalitélesbesoins journaliers des habitantsdeces demeuresne seprêtaient point à la symétrie. On songeaitbien plu-tôt à trouver des distributions intérieures convenables, des moyens dedéfensesuflisauls, quà présenter aux passant^«les façadespondérées.Le goût ne consistait pas alors h chercher cette symétrie sans raison,ruais à exprimer au contraire lesbesoinsdiverspar les aspectsdifférentsdonnés aux bâtiments. La grand salle, la chapelle, les logis, les cui-sines, les défenses,les communs, adoptaient le caractère darchitecturepropre à chacu; e de ces parties. De même que dans la cité tous lesédifices étaient marqués au coin de leur destination propre, dans lechâteau chaque servicepossédait une physionomie particulière. Celanétait pas conforme au goût des architectes du xvn° siècle, maisi était conforme au goût absolu, cest-à-dire à la vérité et à la raison.Les anciens ne procédaient pas autrement, et les diverses parties quicomposaientune villa romaine navaient pas de rapports symétriquesentre elles. Les maisons des particuliers, pendant le moyen âge, soit quellesoccupassentune grande surface, soit quelles lussent petites, laissaientvoir clairement, à lextérieur, leur distribution intérieure. La salle, lelieu de réunion de la famille, se distinguait des chambres et des cabi-nets par lordonnance de ses baies ; les escaliers étaient visibles, enhors-dSuvre le plus souvent, et si des étagesétaient enlresolés,lar-chitecte ne coupait pas de grandes fenêtres par les planchers. Unefaçade en pansde bois ne se cachait pas sous un enduit simulant lapierre,et lesdétailsétaient à léchelle de lhabitant. Si desportiquesprotégeaient passants, étaientassez et assez les ils bas profonds pourles abriter en laissant une circulation facile sous leurs arcades. Avantde songer faire dunefontaineun point de vue,on croyaitquelleétait àdestinéeà fournir de leau à tous ceux qui en avaient besoin. Avant defaire de lentrée dun établissement public une décoration monumen-tale, on trouvait convenable dabriter sous auvent personnes un les quifrappaientà la porte.La tâche de larchitectede goût était doncdedonnerà toutechose apparence une conforme lusage, à quitteà ap-pliquerla décoration comportaitchaquepartie. Larchitecture que ne
  47. 47. [ GRANGL Jsimposait pas, elle obéissait; mais elleobéissait commeune personnelibre, sans contrainte, sansabandonnerses principes, en mettant sesressources son savoirau servicedesbesoins et auxquelsil fallait satis-faire, considérant, avanttout, cesbesoinscomme une questiondomi-nante. Pour en revenirà desméthodes conformes goût,nousavons au doncquelque chose à faire, beaucoup à défaire ; nous avons à laisser de cutin- quedes espritspeu indulgentsconsidèrent comme le pédantismodécole,une coteriearrivéeà la puissance duneoligarchie tyrannique;nous avons à respecter le vrai, à repousser le mensonge, à luttercontre deshabitudes déjà vieilles et considérées cela môme rnminr parrespectables nous avons encore à acquérir cette souplesse ; dans lem-ploi des moyensmis à notre disposition, souplesse est un des char- quimesde larchitecture des anciens comme de larchitecture «lu moyenâge et de la renaissance.Un amateur des arts disait un jouidevantnous, en admirant fort quelque groupe de terre cuite de Boucharduu:« Cest lantiquité, moins la roideur ! » Autant de mots, autant dhéré-sies en fait de goût. Les terres cuites de Bouchardon ne ressemblentnullement aux antiques, et la sculpiure antique nest jamais roide.Ce qui est roide, gêné, contraint, cest, en toute chose, limitation, larecherche,la manière.Celui qui sait, celui qui est vrai, fait ce quil faitavecgrâce, avec souplesse,avecgoût par conséquent.En architecture,la seule façon de montrer du goût, cest dappliquer à propos des prin-cipes qui nous sont devenus familiers ; ce nest pas de rechercherlimitation de formes, si belles quelles soient, sans savoir pourquoi onles imite. GOUTTIÈRE, f. -- Voyez GARGOUILLE. s. GRANGE, f. Bâtiment rural propre à renfermer les fourrages et les s.grains. Les moines, qui soccupaient fort, surtout à dater du xie siècle-dé travaux agricoles, bâtirent un grand nombre de granges, soit danslenceinte des abbayes,soit dansla campagne.A larticle ARCHITECTUREMONASTIQUE, avonsdonné quelques-unsde cesbâtiments, entourés nousde murs de clôture, commele sont aujourdhui nos fermes. Cesgrangesétaient en assez grand nombre et généralementbien construites, caril en existe encore plusieurs dans lIle-de-France, la Normandie, laChampagne la Touraine, qui datent des xne, xni6 et xive siè- etcles. Cestprincipalement à la fin du xne siècle, au moment où lesabbayes, devenuestrès-riches, sappliquaient lexploitation de leurs àterres,quelesplus bellesgrangeset les plus vastesont été élevées.Habituellementelles se composentde trois nefs séparéespar deuxrangées piles ou de poteaux supportantune énormecharpente. deMM.Verdier et Cattois, dans leur excellent ouvrage sur YArchitecturedomestique moyen en donnent quelques-unes, entre autres au âge, etla belle grange monumentalede labbayede Maubuisson, date qui
  48. 48. [ CHANGE ] - 44()""la première moitié du xiu siècle. M. de Caumont,dans son Bulletinmonumental signale cellesde Perrières, celle dArdennes,celles <]e ,lEure; elles datent des xne, xiii* et xive siècles. Lune des granges delabbaye de Lonpchamps, près Paris, existe encore tout entière; elledate du xiii* siècle. Nous en donnons le plan (fig. 1). Lentrée est pratiquée sur lun des grandscôtés, en A. Cette entréese composedune porte charretière, avec porte bâtarde à côté ; en B,est un puits. La figure 2 présentelun des pignons renforcés chacundecinq contre-forts, la figure3 la coupetransversale. charpente et La est 1 TomeXIV, page491; tomeXV. pages193,443 et 492.
  49. 49. "- 45 - [ GRANGE ] exécutéeavec le plus grand soin, en beaubois de chêne, à vive arête. La figure 4 donneune des travéeslongitudinales1. grangessont Ces 2 toujours placées sur des terrains aûntes, secs, nivelés avec soin, de manière à éloigner les eaux pluviales de la basedes murs. Dans le voi-sinage des châteaux,et même quelquefois dans la baille, des grangesétaient élevées pour recevoir les approvisionnements de fourrages et degrains nécessaires la garnison. à Les grandes abbayes avaient le soin de bâtir leurs granges sur desterrains entourés de murs de clôture, défendus par des échauguctteset de bonnes portes flanquées.Ces centres de provisions de grains etde fourrages étaient occupéspar des moines que lon détachait tem-porairement dans ces établissements isolés au milieu des champs, parsuite de quelque faute, et pour faire pénitence.Ils étaient habités aussipar des frères convers et par des paysans. Ils contenaient donc deslogementsdisposésprès des portes, et, la nuit, les voyageurspouvaienttrouver un gîte dans ces dépendances, signalées au loin par un fanalet le son dune cloche suspendueau-dessusde lune des entrées. Peuà peu les granges dabbayes, avec leurs enceintes et logis, virent segrouper autour delles des habitations de paysans,et devinrent ainsi lenoyau dun hameau. Nous avons en France beaucoup de villages qui Nousdevons dessins,relevés ces avecle plus grand soin, à M. Davioud,architectedela ville de Paris.
  50. 50. l linAM..i; ] - -if»-nont pas une autre origine, el qui ont conservéle nom de la Grnnge.En temps de guerre, les paysansse renfermaient dans lenceinte et n _sydéfendaient leurmieux. linstigation quelque de A de seigneur rivalde labbaye,il leur arrivait ausside piller les granges moinesou desdy mettre le feu, ce qui ne leur était pas dun grand profit. Onelquefoisces bâtiments ruraux contenaient des établesà rez-de-

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