la surveillance de l'état du patient
Module : Soins infirmiers de base 1
 les objectifs pédagogiques
Définir les constantes physiologiques
La température
La tension artérielle
Le pouls et la respiration
Le Poids et la taille
La Diurèse
Décrire leurs variations physiologiques et
pathologiques
 Les objectifs pédagogiques
Citer leurs indications de mesure
Reconnaitre le matériel nécessaire à la prise des
constantes
Appliquer les différentes techniques de prise des
constantes
Les constantes physiologiques
• Les paramètres vitaux Sont des indicateurs cruciaux qui
nous renseignent sur le bienêtre physique ou
psychologique d'une personne. Ils offrent un aperçu
essentiel sur l'état de santé d'une personne.
4
La température
5
Plan
 Définition de la température
 Variations physiologiques et pathologiques
 Indications de la prise de la température
 Les sites de la prise de la température
 Les types des thermomètres
 Le matériel et la technique de prise de température
 Les différentes courbes et leurs interprétations
6
 Définition de la température
• La température est le degré de chaleur de l’organisme. Elle est
constante quelque soient les conditions atmosphériques.
• La température corporelle d’un individu résulte de la différence entre
la production de chaleur (thermogenèse) et la perte de chaleur de
l’organisme (thermolyse).
• Valeur normale = 37°C (+/- 0,5°C)
7
 Les variations physiologiques de la
température
La température subit habituellement de légères variations de un demi à un degré par
vingt-quatre heures. Ces variations sont reconnues comme étant physiologiques, et
dépendent de différents facteurs;
 Le climat: dans les pays tropicaux la température organique est plus élevée que dans
un climat modéré
 L’heure: une différence de plusieurs dixième de degrés existe entre la température du
matin et celle du soir:
• Température minima de 4h à 8h du matin
• Température maxima de 16h à 18h
 La digestion: Les repas abondants augmentent la température, La diète l’abaisse
 Les variations physiologiques de la température
9
 Le travail physique et psychique, l’effort et l’émotion élèvent la température de
quelques dixièmes de degrés
 Le repos, le sommeil l’abaisse de quelques dixièmes
 L’âge: Le nouveau-né a une température irrégulière (son centre thermorégulateur
est encore immature).
 Le sexe: la femme représente une élévation de la température de quelques dixièmes
pendant la période d’ovulation.
 Les variations pathologiques de la température
• L’hypothermie
• abaissement de température au dessous de la normale. Elle peut être due à :
• Des maladies: choléra, hémorragie, hypoglycémie, hypothyroïdie
• Des traitements antipyrétiques( bain froid, aspirine)
• L’hyperthermie
• élévation de température au dessus de la normale, elle peut traduire:
• Une infection, une inflammation, une intoxication,
• Elle est un des signes de la fièvre
 Les variations pathologiques de la température
La fièvre est un syndrome caractérisé par des symptômes
distinctifs :
Hyperthermie
Tachycardie
Tachypnée
Anorexie
Soif
Transpiration
Céphalées
Oligurie
 Les variations pathologiques de la température
Classifications
L’hypothermie:
Légère : 32°C    35°C
Moyenne : 28°C    33°C
Grave : 20°C    28°C
Profonde :   20°C
L’hyperthermie:
Fébricule : 37°5C    38°C
Fièvre modérée : 38°C    39°C
Fièvre grave : 39°C    40°C
Fièvre majeure ou sévère :  40°C
 Les indications de la prise de température
Rechercher un syndrome infectieux
Avoir une valeur de référence à l'entrée du patient
Suivre l'évolution d'une pathologie
Contrôler l'efficacité d'une thérapeutique
 Les sites de prise de la température
1- Au niveau des cavités naturelles
Le rectum
La bouche
Le vagin
L’oreille
2-Au niveau du passage des gros vaisseaux
Le creux axillaire
Le creux de l’aine
La tempe
Le creux poplité
 Les types des thermomètres
Thermomètre à
gallium
Thermomètre
électronique à
infrarouge
Thermomètre à
cristaux liquides
Thermomètre
électronique
16
 Thermomètre
 Haricot
 Feuille de température
 Solution hydro-alcoolique
 La technique de prise de la température
Le matériel à préparer:
 Coton en cupule
 Stylo bleu
 Plateau
 Gants jetables
 lubrifiant
 La technique de prise de la température
Avant :
• prévenir le patient
• Hygiène des mains
• S’assurer de la décontamination du matériel et de son fonctionnement
• installation confortable du patient qui est au repos
• Explication du soin
• Le patient peut-il réaliser le soin seul ?
 La technique de prise de la température
Pendant: Prise de température rectale
Position latérale, jambe fléchies, écarter les muscles fessiers,
repérer le sphincter anal, introduire le thermomètre, préalablement
lubrifié, d’environ 4cm.
Secouer le thermomètre pour amener la colonne de liquide au plus bas.
Demander au patient de se placer en décubitus latéral, les jambes
légèrement repliées.
Après avoir vérifié l’absence de lésion (ulcération, hémorroïdes)
introduire la partie évasée du thermomètre dans le rectum.
 Après trois minutes, le thermomètre peut être retiré
 La technique de prise de la température
Pendant: Prise de température axillaire ou inguinale
Positionner le thermomètre dans le creux de l’aisselle en ramenant le bras sur
l’abdomen ou le creux de l’aine (après avoir asséché le site) et le maintenir serré
jusqu’au bip sonore.
Pendant: Prise de température buccale (sublinguale)
L’embout du thermomètre doit être placé sous la langue et la bouche doit être fermée
pendant la lecture.
Cette technique nécessite la participation active du patient.
Surveillance de l'état du patient (SIB) - Mme MAHOU FZ 19
Attention: ajouter 0,5 C° à la valeur obtenue
20
 La technique de prise de la température
Après :
• Lecture et retranscription des résultats
• Transmission du résultat au patient
• Avertir le médecin si résultat anormal
• Décontamination du matériel : brossage-trempage décontaminant-rinçage-essuyage
• Rangement du matériel
ATTENTION : précautions particulières pour patients
infectés, le thermomètre reste dans la chambre
21
38°C
37°C
Colonne de la température
37°
Traits en gras
Traits intermédiaires = 0,2°Celsius
36°C
37,2°
37,4°
37,6°
37,8°
38°
Des accès de fièvre ou de clocher thermique
Élévation brusque et courte de la température correspondant à une
décharge microbienne ou toxique dans le sang.
Une fièvre intermittente : succession régulière d’accès fébriles
• Tous les 3 jours fièvre tierce
• Tous les 4 jours fièvre quarte
• Mais entre lesquels la température redescend à la normale. Elle se
rencontre dans certains infections hépatiques.
 Les différentes courbes de température
Une fièvre continue ou en plateau
• c’est une hyperthermie régulière plus ou moins élevée se maintenant
pendant quelques jours avec un peu de différence entre le matin et le
soir,
• ex: en cas de fièvre typhoïde
Une fièvre ondulante ou récurrente
• c’est une courbe caractérisée par des périodes d’accès fébriles séparées
par des périodes d’apyrexie de durée sensiblement égale
Une fièvre hectique
• c’est une fièvre caractérisée par de grandes oscillations de
température avec 37°c – 37,5°c le matin et 41,5°c le soir
• Ex: fièvre médicamenteuse
Une fièvre rémittente
• c’est une fièvre constituée par des accès fébriles avec une température
ne revenant pas à la normale
• Ex: septicémie
La Tension
Artérielle
Plan
 Définition de la tension artérielle
 Indications et contre-indications de la prise de la tension
artérielle
 Variations physiologiques et pathologiques
 Le matériel et la technique de prise de tension artérielle
 Précautions à prendre
26
 Définition de la tension artérielle
• C’est la pression exercée par le flux sanguin sur les parois des artères
périphériques
• Elle dépend :
 Du débit cardiaque (fonctionnement du cœur)
 Des résistances vasculaires (élasticité de la paroi des
artères)
La tension artérielle correspond à la
pression sous laquelle le sang circule dans les
vaisseaux
• La tension artérielle correspond à la pression sous laquelle le sang circule
dans les vaisseaux
 Définition de la tension artérielle
Le cycle cardiaque intègre 2 temps :
- la systole : phase de contraction du cœur
correspond à la contraction du cœur ou systole, la pression augmente brusquement
dans les artères, c'est le premier chiffre
- la diastole : phase de relâchement du cœur
coïncide avec la phase de repos du cœur ou diastole, la pression minimal nous dévoile
le deuxième chiffre
28
L’unité de mesure est le centimètre ou le millimètre de mercure
( cmHg ou mmHg )
• En résumé : Principe de mesure de la TA
Arrêter complètement la circulation sanguine au niveau d’une artère superficielle
en la comprimant.
 Définition de la tension artérielle
la maxima :
moment où le sang recommence à passer grâce
à la décompression lente
La minima :
moment où le sang circule librement
Les indications de mesure de la TA
•Avoir une valeur de référence à l’entrée du patient
•Surveiller l’état hémodynamique d’un patient
Dépister l’hypertension artérielle
Diagnostiquer l’hypotension
Surveiller l’efficacité d’un traitement
31
 Les contre-indications de mesure de la TA
• Bras perfusé
• Fistule artérioveineuse
• Coté hémiplégique
• Lésions cutanées majeures
 Les variations physiologiques de la TA
 L'âge
9/6 chez l’enfant
12/7 chez l’adulte
14/9 chez le vieillard
 Le sexe
La TA est plus basse chez les femmes
 L’heure
La TA est plus basse le matin et pendant le sommeil
 La position
La TA est plus basse en position couchée
 L’effort
Tout effort physique ou psychique augmente la TA
Les valeurs de la TA selon l'âge
Surveillance de l'état du patient (SIB) - Mme MAHOU
FZ
 Les variations pathologiques de la TA
• L’hypertension artérielle (HTA):
On parle d’HTA lorsque l’une et/ou l’autre de ces valeurs, mesurée au repos, est
supérieure aux valeurs normales : 140 mmHg pour la pression systolique et 90 mmHg
pour la pression diastolique. Elle a plusieurs symptômes:
 Les variations pathologiques de la TA
• L’hypotension artérielle :
Contrairement à l’hypertension, il n’existe pas de valeur seuil qui définit
l’hypotension. S’il n’y a pas de symptômes, plus la pression artérielle est
basse, meilleure est la santé cardiovasculaire.
L’hypotension artérielle est généralement définit par une valeur de tension
artérielle systolique < 90 mmHg et une valeur de tension artérielle
diastolique < 60 mmHg
• Un tensiomètre électronique
• Ou tensiomètre manuel (brassard, poire, manomètre )
• Stéthoscope
• Fiche de surveillance du patient
• stylo noir ou bleu
• Solution hydro alcoolique
 La technique de mesure de la TA
 Matériel à préparer :
 La technique de mesure de la TA
Avant :
• prévenir le patient et le mettre au repos pendant au moins 10 min
• Hygiène des mains
• S’assurer de la décontamination du matériel et de son fonctionnement
• installation du patient en position demi-assise (ou assise)
• Explication du soin (rester silencieux lors de la mesure)
Pendant :
• Dévêtir le bras du patient
• Placer le bras en abduction, paume vers le haut
• placer le brassard :
• Au dessus du pli du coude (à 3 cm = 2 doigts )
• Serrer le brassard sur le bras
• sac gonflable sur l’artère brachiale
• placer le stéthoscope :
• pavillon sur l’artère humérale, au niveau du pli du coude
• embout dans les oreilles (attention au sens)
• s’assurer que les battements du cœur sont bien perçus
 La technique de mesure de la TA

Pendant :
• Mettre l’aiguille du manomètre à 0 et Mettre les embouts du stéthoscope dans les oreilles
• Poser la membrane du stéthoscope au pli du coude, sur l’artère brachiale, et en dessous du
brassard. Maintenez la membrane avec un doigt
• Fermer la vis de la poire et gonfler jusqu’à 20 cm de Hg sur le manomètre
(Un peu plus si le patient est hypertendu (sans jamais dépasser 25 cm Hg)
• Dégonfler progressivement le brassard en ouvrant doucement la vis de la poire
• Le premier battement perçu au stéthoscope est la pression systolique ou maxima
• Le dernier battement perçu au stéthoscope est la pression diastolique ou minima
Après :
• Enlever le brassard et Aider le patient à se rhabiller et à s’installer
• Noter les chiffres sur la feuille de surveillance du patient et lui communiquer le résultat.
• Assurer l’hygiène des mains
• Avertir le médecin si résultat anormal
• Décontamination et rangement du matériel
La transcription sur la feuille de surveillance du patient
 La technique de mesure de la tension artérielle
40
50
100
150
Traits intermédiaires = 10 mmHg
Colonne de la P.A Traits en gras
150
110
120
130
140
100
50
90
80
70
60
100
 Le malade doit être au repos , couché ou assis depuis plusieurs min (10min)
 Prendre toujours la tension artérielle à la même heure , avec le même
appareil
 Veillez à ce que la manche du vêtement ne fasse garrot
 En cas de problème, on peut reprendre la pression artérielle sur l’autre bras
afin de confirmer l’anomalie
 PRECAUTIONS A PRENDRE
42
Les pulsations
(le pouls)
Plan
 Définition de pouls
 Indications de la prise de pouls
 Variations physiologiques et pathologiques
 Le matériel et la technique de prise de pouls
43
44
• Les pulsations correspondent aux battements du cœur dont chaque contraction est
perçue au niveau des artères à plusieurs endroits du corps (pouls radial, fémoral,
carotidien)par palpation
• Le pouls est la sensation de soulèvement perçue par le doigt qui déprime une
artère superficielle
 Définition
• Le nombre de pulsations comptées en une minute est égal au nombre de battements
cardiaques dans le même temps
• Le pouls reflète la fréquence, le rythme et l’amplitude des battements cardiaque
45
• Évaluer l’amplitude, la fréquence et le rythme cardiaque ( chez
une personne normale, en per et postopératoire..)
• Déceler les anomalies de l’appareil cardio-vasculaire (en cas de
malaise ou maladie CVx)et pour suivre l’évolution d’une maladie
• Dépister les lésions artérielles et traumatiques (mise en évidence
d’une urgence vitale)
• Contrôler l’efficacité des traitements antiarythmiques
N.B : Pour les patients hospitalisés en réanimation, la mesure des
pulsations se fait en continu par l’intermédiaire d’un cardioscope
 Les indications
46
• Les pulsations se ralentissent avec L'âge
Pulsations : normes
Age Pulsations par minute
Adulte 60 - 80
Personnes âgées 60 - 70
Enfant 90 - 110
Nourrisson 100 - 130
Nouveau-né 130 - 140
foetus 140 - 160
Plus l'âge de l’individu est bas plus la fréquence du pouls est rapide
 Les variations physiologiques
47
• Les pulsations augmentent avec :
• l’effort physique et psychique
• la digestion
• la grossesse
• l’exposition à la chaleur (hyperthermie)
• L’émotion (stress, peur, joie)
 Les variations physiologiques
48
 Les variations pathologiques
• Fréquence (rapidité)
• Tachycardie: accélération des pulsations au delà de 100 bat/min
• Bradycardie: ralentissement des pulsations à moins de 60 bat/min
• Rythme(régularité)
• Arythmie : irrégularité des pulsations
• Brady-arythmie: ralentissement et irrégularité des pulsations.
• Tachyarythmie : accélération et irrégularité des pulsations.
• Amplitude(force)
• Pouls bondissant: Perception d’un soulèvement brusque et intense
• Pouls filant ou filiforme: Pouls faible donnant au doigt, la sensation d’un fil
• Pouls alternant : Succession rythmée d’une pulsation normale et d’une pulsation
faible.
Comment apprécier le pouls ?
Pression légère des doigts
sur le trajet de l’artère
Stéthoscope à la
pointe du cœur Appareil de mesure
électronique
 Technique de prise de Pouls
50
 Prise de pouls radial
 Prise de pouls fémorale
 Prise de pouls carotide interne
 Prise de pouls humérale
Les sites de mesure du pouls
 Technique de prise de Pouls
51
Le matériel à préparer
•Une montre avec une trotteuse, ou un chronomètre
•La feuille de surveillance du patient
•Solution hydroalcoolique (SHA)
•Stylo rouge
 Technique de prise de Pouls
Avant la prise du pouls
1. Prévenir le patient et le mettre au repos pendant au moins 10 min
2. Hygiène des mains
3. Installation du patient en position confortable
4. Explication du soin
52
 Technique de prise de Pouls
Pendant la prise du pouls
1. Choisir le lieu de la prise de pouls, le plus souvent c'est l'artère radiale (mettre le
bras sur un plan dur).
2. Positionner l'index et le majeur sur l'artère du patient en exerçant une légère
pression. (jamais avec le pouce)
3. Compter les pulsations, c'est-à-dire chaque soulèvement de l'artère sur une minute
4. Apprécier la qualité du rythme cardiaque (régulier ou irrégulier), la fréquence
(rapide, normal ou lent) et l’amplitude des battements (fort, faible, filant)
53
 Technique de prise de Pouls
Après la prise du pouls
1. Retranscrire les résultats sur la feuille de surveillance du patient
2. Réinstaller le malade confortablement et lui informer des résultats
3. Se frictionner les mains à l’aide de la solution hydroalcoolique
4. Transmettre les résultats anormaux directement au médecin
N.B: Dans la pratique courante, la prise des pulsations s’effectue en même temps que
la prise de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire et de la température
Surveillance de l'état du patient (SIB) - Mme MAHOU FZ 54
À retenir
 Technique de prise de Pouls
60
100
80
Colonne des pulsations
80
10
0
96
92
88
84
Traits en gras
Traits intermédiaires = 4 pulsations
La retranscription
 Technique de prise de Pouls
56
Les courbes du pouls sont parallèles à celles de la T°, car le pouls augmente de 20
pulsations/mn quand la T° augmente d’1°C
Les courbes sont parallèles :
Rapport avec la température corporelle
 70 pulsations correspondent à 37°c
 90 pulsations correspondent à 38°c
 110 – 120 correspondent à 40°c
Les courbes sont dissociées dans certaines pathologies, par exemple:
La phlébite
Accélération des pulsations
une température normale ou subnormal
La typhoïde
Des pulsations normales (80)
Hyperthermie à 40°c
57
La Fréquence
Respiratoire
Plan
 Définition de la fréquence respiratoire
 Indications de la prise de la fréquence respiratoire
 Variations physiologiques et pathologiques
 Le matériel et la technique de prise de la fréquence
respiratoire
58
59
 La respiration est l’ensemble des mouvements respiratoires assurant la
ventilation pulmonaire permettant l’hématose.
 La fréquence respiratoire correspond au nombre de mouvements respiratoires
(inspiration et expiration) comptabilisés sur une minute (un soulèvement et
abaissement du thorax)
L’inspiration : entrée de l’air dans les poumons
L’expiration : rejet de l’air inspiré
 Définition
60
• La recherche d’une détresse respiratoire quelle qu’en soit la cause
• Le diagnostic et le suivi d’une pathologie respiratoire
• L’évaluation de la fonction respiratoire en per- et en postopératoires
• Les patients sous assistance respiratoire ou sous oxygénothérapie…
 Indications
61
• La fréquence respiratoire s’abaisse avec :
• L'âge
• Le sommeil et le repos.
4
0
à
5
0
m
o
u
v
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m
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a
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n
é
 Les variations physiologiques
62
 LA TEMPERATURE AMBIANTE
La chaleur augmente le rythme respiratoire
 L’EFFORT PHYSIQUE ET PSYCHIQUE
Le stress, la peur, les émotions et le travail musculaire accélèrent le rythme
respiratoire
 LA POSITION CORPORELLE
La respiration s’accélère en position debout.
Les variations physiologiques
63
L’amplitude :correspond à l’étendue des mouvements
respiratoires
Le rythme : c’est l’intervalle entre chaque cycle
respiratoire
 Les variations pathologiques
• Fréquence
• Tachypnée: accélération de la FR au delà de 20 mvt/min
• Bradypnée: ralentissement de la FR à moins de 15 mvt/min
• Apnée: Arrêt plus ou moins prolongé de la respiration.
• Rythme et amplitude
• Dyspnée
• L’orthopnée
• Dyspnée d’effort
64
Le matériel à préparer
•Une montre avec une trotteuse, ou un chronomètre
•La feuille de surveillance du patient
•Stylo vert
 La technique de prise de la FR
La technique
1. Mettre au repos pendant au moins 10 min (ne pas prévenir car risque de
modifications )
2. Hygiène des mains
3. Installation du patient en position confortable
•4-Demandez au patient de poser sa main sur son thorax (optionnel) afin de voir
combien de fois sa main se soulève sur une minute entière (soulèvement
thoracique=inspiration)
•5-Noter les résultats sur la feuille de surveillance du malade
•6-Transmettre les résultats anormaux directement au médecin
La technique
 La technique de prise de la FR
o N.B 1: Chez l’enfant, compter les mouvements respiratoires au niveau abdominal
o N.B 2: La prise de la fréquence respiratoire s’effectue en même temps que la
prise des autres constantes
o N.B 3: En réanimation et en soins intensif, les cardioscopes sont munies d’une
courbe de surveillance de la fréquence respiratoire qui s’affiche en continue
66
La mesure du poids
et la taille
Plan
 Définition de poids et la taille
 Indications de la prise du poids et de taille
 Variations physiologiques et pathologiques
 Le matériel et la technique de mesure de poids et la taille
67
68
Le saviez-vous :Chez un sujet normal, la taille diminue de:
-1 cm entre 40 et 60 ans,
-4 à 5 cm entre 60 et 80 ans
 Systématique chez tout entrant à l’hôpital
 Prise en charge d’un enfant en S.M.I
 Dialyse
 Chez nutritionniste: ration alimentaire, métabolisme basal..
 Suivi et diagnostic médical
-Appréciation d’une dénutrition
-Grossesse normale et pathologique
-Sujet en cours de certains traitements médicamenteux (corticoïdes, antituberculeux…)
 Définition
 Indications
C’est l’action de peser et de toiser un patient en vue de contrôler son poids et sa taille.
69
En fonction
de l'âge
Taille
-À la naissance: 50 cm
-À un an: 80 cm
-À deux ans: 90 cm
-À quatre ans: 110 cm
-Age adulte: Femme 160 cm, Homme 170 cm
Poids
-Nouveau-né : 3000 à 3250 g en moyenne, ce poids double à 5 mois,
triple à 1 an et quadriple à 2 ans.
-Adulte : le poids s'exprime en kg par rapport à la taille (le chiffre qui
dépasse le un mètre est égal au poids de l'individu : exemple 1 mètre 50
cm = 50 kg).
 Les variations physiologiques
70
Pour la taille :
A/ Ralentissement de la croissance (moins de 7 % que la normale) :
Malnutrition protéino-caloriques
N.B: Si le retard dépasse les 15 % (inf à la normal) on l’appel nanisme (permanent):
Troubles endocriniens : hypothyroïdie ou insuffisance hypophysaire
B/ Excès statural : C’est le gigantisme, il est rare est souvent due à des troubles
neuroendocriniens
 Les variations pathologiques
71
Pour le poids :
A/ Augmentation du poids = Obésité :
Suralimentation.
Stimulation du centre de la faim (polyphagie)
Œdèmes (augmentation du poids par rétention hydrique) causés par des atteintes
rénales, cardiaque ou hépatique
B/ Diminution du poids = Amaigrissement :
Anorexie mentale
Maladies chroniques
Malnutrition
Hyperthyroïdie
 Les variations pathologiques
06/01/2026 Surveillance de l'état du patient (SIB) - Mme MAHOU FZ 72
IMC : Poids (kg) /
Taille² (m)
73
Le matériel à préparer
 Pour les mensurations (taille):
 Une toise ou à défaut un mètre ruban
 Stylo
 Feuille de surveillance/ carnet de santé du patient.
 Pour le poids :
 Pèse-personne/ pèse-bébé.
 Stylo.
 feuille de surveillance/ carnet de santé du patient.
 La technique
74
Si le patient est autonome:
- il se place :
• Pieds joints
• Dos à un mur au contact de la toise
• Sans chaussures
• Menton légèrement relevé (le regard à l’horizontale)
- Ramener la partie mobile de la toise au contact de la tête en excluant la chevelure.
 La technique : taille
Chez le patient non coopérant ou alité, il est possible d’estimer la taille en
mesurant la hauteur du bras.
Taille (cm) = 2,5 x [Longueur du bras (cm)
+ 7,27]
75
Le patient doit :
 ôter ses habits pour ne garder que ses sous vêtements.
 Se placer sur la balance de façon symétrique
 Rester immobile jusqu’à la stabilisation de la mesure.
N.B: Certaines balances stabilisent d’elles même la mesure et affichent ensuite le chiffre
déterminé.
N.B: s’il s’agit d’un suivi, les conditions de mesure doivent être identiques (même opérateur,
même matériel, même heure (le matin à jeun et vessie vide).
 La technique : poids
Surveillance de l'état du patient (SIB) - Mme MAHOU FZ 76
 Spécificités pédiatriques: mensurations
77
 Spécificités pédiatriques: poids
La diurèse
L’urine est un liquide organique d’élimination des déchets, elle est fabriquée de
manière continue et excrétée par les reins.
La quantité d’urine émise sur 24 H est de, environ, 1500 ml d’urine.
Sa couleur est jaune paille, limpide au moment de l’émission
La miction est l’action d’uriner. Elle est déclenchée quand la vessie atteint son
maximum, soit environ 250 ml.
De manières anormales, on peut y trouver des protéines, des glucides, des pigments
biliaires, du sang, des nitrites et toutes sortes de bactéries ou de germes.
79
Introduction
80
Définition
• La diurèse est le volume d’urine émise en 24 heures.
• La diurèse est la mesure de la quantité d’urines sur un temps donné, en général sur 24 H.
• Une appréciation qualitative est effectuée sur les urines prélevées (couleur, aspect, odeur)
Valeurs normales : 1 à 2 litres par 24 heures chez l’adulte
Indication
• Certains traitements (diurétiques)
• En vue d’examens
• Dépistage de certains maladies rénales ou cardiaque
La diurèse
 Variations physiologiques
• La température externe
• Le froid provoque l'envie d'uriner.
• La chaleur a tendance à diminuer la diurèse par augmentation de la sudation.
• Des aliments diurétiques
• salades, poireaux, certaines boissons (thé, café, eau)
• Les émotions
• Les émotions psychiques provoquent l'envie d'uriner.
• Un choc émotif violent peut provoquer un blocage de la miction
• Certains médicaments
• Antihypertenseur, anti-œdémateux, traitement de l’insuffisance cardiaque
• Corrélation Entrées/ Sorties
• Un apport hydrique important entraine des mictions importantes
 Variations pathologiques
Anomalies de la diurèse (la quantité)
• Oligurie
• C’est l’émission d’une petite quantité d’urines en 24heures. (moins de 500ml)
• Polyurie
• C’est l’émission d’une quantité d’urines supérieure à la normale (2 litres et plus par
24heures)
• Anurie
• C’est la diminution extrême du volume total journalier des urines à 100 ou 200
ml/24h.
• Le malade ne ressent aucune envie d’uriner
Anomalies de la miction (la fréquence)
• Pollakiurie
• C’est l’augmentation du nombre de mictions avec conservation de la diurèse.
• Dysurie
• C’est une gêne à la vidange vésicale, soit par obstacle à l’évacuation, soit par
insuffisance et faiblesse de la muqueuse vésicale
• Incontinence urinaire
• C’est une émission involontaire d’urines.
 Variations pathologiques
Anomalies de la couleur
• Hématurie
• C’est l’émission de sang dans les urines.
• Chlorurie
• Présence des pigments biliaires dans les urines à l’occasion d'atteintes
hépatobiliaires.
• Pyurie
• C’est l’émission d’urine mélangée au pus.
 Variations pathologiques
85
Matériels à préparer
 Il faut un bocal de 3 à 4 L, propre, sec, gradué avec un couvercle.
 Une étiquette doit être collée sur le bocal (non sur le couvercle) portant le nom, le prénom
du patient, plus la date et l’heure du début de la diurèse.
 Un urinal (selon le sexe) ou bassin de lit
 Le bocal se trouve dans le cabinet de toilette
 Il faut utiliser des gants à usage unique pour manipuler le bocal.
 La technique :
1. Expliquer le déroulement et le but du soin au patient, et avoir sa
coopération.
2. Commencer le recueil des urines de préférence le matin
3. Demander au patient d’uriner avant de commencer la diurèse ( ne
pas garder les 1ères urines)
4. Avertir le patient de conserver ses urines en utilisant un bassin ou
urinal pour simplifier le stockage
5. Après avoir récupérer le bocal, noter la quantité et l’aspect des
urines dans le dossier du patient
6. Noter sur le bocal le traitement en cours (antibiotique, diurétique,
anticoagulant) puis envoyer au laboratoire

Cours SIB1 (constantes).pptx paramètres vitaux

  • 1.
    la surveillance del'état du patient Module : Soins infirmiers de base 1
  • 2.
     les objectifspédagogiques Définir les constantes physiologiques La température La tension artérielle Le pouls et la respiration Le Poids et la taille La Diurèse Décrire leurs variations physiologiques et pathologiques
  • 3.
     Les objectifspédagogiques Citer leurs indications de mesure Reconnaitre le matériel nécessaire à la prise des constantes Appliquer les différentes techniques de prise des constantes
  • 4.
    Les constantes physiologiques •Les paramètres vitaux Sont des indicateurs cruciaux qui nous renseignent sur le bienêtre physique ou psychologique d'une personne. Ils offrent un aperçu essentiel sur l'état de santé d'une personne. 4
  • 5.
  • 6.
    Plan  Définition dela température  Variations physiologiques et pathologiques  Indications de la prise de la température  Les sites de la prise de la température  Les types des thermomètres  Le matériel et la technique de prise de température  Les différentes courbes et leurs interprétations 6
  • 7.
     Définition dela température • La température est le degré de chaleur de l’organisme. Elle est constante quelque soient les conditions atmosphériques. • La température corporelle d’un individu résulte de la différence entre la production de chaleur (thermogenèse) et la perte de chaleur de l’organisme (thermolyse). • Valeur normale = 37°C (+/- 0,5°C) 7
  • 8.
     Les variationsphysiologiques de la température La température subit habituellement de légères variations de un demi à un degré par vingt-quatre heures. Ces variations sont reconnues comme étant physiologiques, et dépendent de différents facteurs;  Le climat: dans les pays tropicaux la température organique est plus élevée que dans un climat modéré  L’heure: une différence de plusieurs dixième de degrés existe entre la température du matin et celle du soir: • Température minima de 4h à 8h du matin • Température maxima de 16h à 18h  La digestion: Les repas abondants augmentent la température, La diète l’abaisse
  • 9.
     Les variationsphysiologiques de la température 9  Le travail physique et psychique, l’effort et l’émotion élèvent la température de quelques dixièmes de degrés  Le repos, le sommeil l’abaisse de quelques dixièmes  L’âge: Le nouveau-né a une température irrégulière (son centre thermorégulateur est encore immature).  Le sexe: la femme représente une élévation de la température de quelques dixièmes pendant la période d’ovulation.
  • 10.
     Les variationspathologiques de la température • L’hypothermie • abaissement de température au dessous de la normale. Elle peut être due à : • Des maladies: choléra, hémorragie, hypoglycémie, hypothyroïdie • Des traitements antipyrétiques( bain froid, aspirine) • L’hyperthermie • élévation de température au dessus de la normale, elle peut traduire: • Une infection, une inflammation, une intoxication, • Elle est un des signes de la fièvre
  • 11.
     Les variationspathologiques de la température La fièvre est un syndrome caractérisé par des symptômes distinctifs : Hyperthermie Tachycardie Tachypnée Anorexie Soif Transpiration Céphalées Oligurie
  • 12.
     Les variationspathologiques de la température Classifications L’hypothermie: Légère : 32°C    35°C Moyenne : 28°C    33°C Grave : 20°C    28°C Profonde :   20°C L’hyperthermie: Fébricule : 37°5C    38°C Fièvre modérée : 38°C    39°C Fièvre grave : 39°C    40°C Fièvre majeure ou sévère :  40°C
  • 13.
     Les indicationsde la prise de température Rechercher un syndrome infectieux Avoir une valeur de référence à l'entrée du patient Suivre l'évolution d'une pathologie Contrôler l'efficacité d'une thérapeutique
  • 14.
     Les sitesde prise de la température 1- Au niveau des cavités naturelles Le rectum La bouche Le vagin L’oreille 2-Au niveau du passage des gros vaisseaux Le creux axillaire Le creux de l’aine La tempe Le creux poplité
  • 15.
     Les typesdes thermomètres Thermomètre à gallium Thermomètre électronique à infrarouge Thermomètre à cristaux liquides Thermomètre électronique
  • 16.
    16  Thermomètre  Haricot Feuille de température  Solution hydro-alcoolique  La technique de prise de la température Le matériel à préparer:  Coton en cupule  Stylo bleu  Plateau  Gants jetables  lubrifiant
  • 17.
     La techniquede prise de la température Avant : • prévenir le patient • Hygiène des mains • S’assurer de la décontamination du matériel et de son fonctionnement • installation confortable du patient qui est au repos • Explication du soin • Le patient peut-il réaliser le soin seul ?
  • 18.
     La techniquede prise de la température Pendant: Prise de température rectale Position latérale, jambe fléchies, écarter les muscles fessiers, repérer le sphincter anal, introduire le thermomètre, préalablement lubrifié, d’environ 4cm. Secouer le thermomètre pour amener la colonne de liquide au plus bas. Demander au patient de se placer en décubitus latéral, les jambes légèrement repliées. Après avoir vérifié l’absence de lésion (ulcération, hémorroïdes) introduire la partie évasée du thermomètre dans le rectum.  Après trois minutes, le thermomètre peut être retiré
  • 19.
     La techniquede prise de la température Pendant: Prise de température axillaire ou inguinale Positionner le thermomètre dans le creux de l’aisselle en ramenant le bras sur l’abdomen ou le creux de l’aine (après avoir asséché le site) et le maintenir serré jusqu’au bip sonore. Pendant: Prise de température buccale (sublinguale) L’embout du thermomètre doit être placé sous la langue et la bouche doit être fermée pendant la lecture. Cette technique nécessite la participation active du patient. Surveillance de l'état du patient (SIB) - Mme MAHOU FZ 19 Attention: ajouter 0,5 C° à la valeur obtenue
  • 20.
    20  La techniquede prise de la température Après : • Lecture et retranscription des résultats • Transmission du résultat au patient • Avertir le médecin si résultat anormal • Décontamination du matériel : brossage-trempage décontaminant-rinçage-essuyage • Rangement du matériel ATTENTION : précautions particulières pour patients infectés, le thermomètre reste dans la chambre
  • 21.
    21 38°C 37°C Colonne de latempérature 37° Traits en gras Traits intermédiaires = 0,2°Celsius 36°C 37,2° 37,4° 37,6° 37,8° 38°
  • 22.
    Des accès defièvre ou de clocher thermique Élévation brusque et courte de la température correspondant à une décharge microbienne ou toxique dans le sang. Une fièvre intermittente : succession régulière d’accès fébriles • Tous les 3 jours fièvre tierce • Tous les 4 jours fièvre quarte • Mais entre lesquels la température redescend à la normale. Elle se rencontre dans certains infections hépatiques.  Les différentes courbes de température
  • 23.
    Une fièvre continueou en plateau • c’est une hyperthermie régulière plus ou moins élevée se maintenant pendant quelques jours avec un peu de différence entre le matin et le soir, • ex: en cas de fièvre typhoïde Une fièvre ondulante ou récurrente • c’est une courbe caractérisée par des périodes d’accès fébriles séparées par des périodes d’apyrexie de durée sensiblement égale
  • 24.
    Une fièvre hectique •c’est une fièvre caractérisée par de grandes oscillations de température avec 37°c – 37,5°c le matin et 41,5°c le soir • Ex: fièvre médicamenteuse Une fièvre rémittente • c’est une fièvre constituée par des accès fébriles avec une température ne revenant pas à la normale • Ex: septicémie
  • 25.
  • 26.
    Plan  Définition dela tension artérielle  Indications et contre-indications de la prise de la tension artérielle  Variations physiologiques et pathologiques  Le matériel et la technique de prise de tension artérielle  Précautions à prendre 26
  • 27.
     Définition dela tension artérielle • C’est la pression exercée par le flux sanguin sur les parois des artères périphériques • Elle dépend :  Du débit cardiaque (fonctionnement du cœur)  Des résistances vasculaires (élasticité de la paroi des artères) La tension artérielle correspond à la pression sous laquelle le sang circule dans les vaisseaux • La tension artérielle correspond à la pression sous laquelle le sang circule dans les vaisseaux
  • 28.
     Définition dela tension artérielle Le cycle cardiaque intègre 2 temps : - la systole : phase de contraction du cœur correspond à la contraction du cœur ou systole, la pression augmente brusquement dans les artères, c'est le premier chiffre - la diastole : phase de relâchement du cœur coïncide avec la phase de repos du cœur ou diastole, la pression minimal nous dévoile le deuxième chiffre 28 L’unité de mesure est le centimètre ou le millimètre de mercure ( cmHg ou mmHg )
  • 30.
    • En résumé: Principe de mesure de la TA Arrêter complètement la circulation sanguine au niveau d’une artère superficielle en la comprimant.  Définition de la tension artérielle la maxima : moment où le sang recommence à passer grâce à la décompression lente La minima : moment où le sang circule librement
  • 31.
    Les indications demesure de la TA •Avoir une valeur de référence à l’entrée du patient •Surveiller l’état hémodynamique d’un patient Dépister l’hypertension artérielle Diagnostiquer l’hypotension Surveiller l’efficacité d’un traitement 31
  • 32.
     Les contre-indicationsde mesure de la TA • Bras perfusé • Fistule artérioveineuse • Coté hémiplégique • Lésions cutanées majeures
  • 33.
     Les variationsphysiologiques de la TA  L'âge 9/6 chez l’enfant 12/7 chez l’adulte 14/9 chez le vieillard  Le sexe La TA est plus basse chez les femmes  L’heure La TA est plus basse le matin et pendant le sommeil  La position La TA est plus basse en position couchée  L’effort Tout effort physique ou psychique augmente la TA
  • 34.
    Les valeurs dela TA selon l'âge
  • 35.
    Surveillance de l'étatdu patient (SIB) - Mme MAHOU FZ  Les variations pathologiques de la TA • L’hypertension artérielle (HTA): On parle d’HTA lorsque l’une et/ou l’autre de ces valeurs, mesurée au repos, est supérieure aux valeurs normales : 140 mmHg pour la pression systolique et 90 mmHg pour la pression diastolique. Elle a plusieurs symptômes:
  • 36.
     Les variationspathologiques de la TA • L’hypotension artérielle : Contrairement à l’hypertension, il n’existe pas de valeur seuil qui définit l’hypotension. S’il n’y a pas de symptômes, plus la pression artérielle est basse, meilleure est la santé cardiovasculaire. L’hypotension artérielle est généralement définit par une valeur de tension artérielle systolique < 90 mmHg et une valeur de tension artérielle diastolique < 60 mmHg
  • 37.
    • Un tensiomètreélectronique • Ou tensiomètre manuel (brassard, poire, manomètre ) • Stéthoscope • Fiche de surveillance du patient • stylo noir ou bleu • Solution hydro alcoolique  La technique de mesure de la TA  Matériel à préparer :
  • 38.
     La techniquede mesure de la TA Avant : • prévenir le patient et le mettre au repos pendant au moins 10 min • Hygiène des mains • S’assurer de la décontamination du matériel et de son fonctionnement • installation du patient en position demi-assise (ou assise) • Explication du soin (rester silencieux lors de la mesure) Pendant : • Dévêtir le bras du patient • Placer le bras en abduction, paume vers le haut • placer le brassard : • Au dessus du pli du coude (à 3 cm = 2 doigts ) • Serrer le brassard sur le bras • sac gonflable sur l’artère brachiale • placer le stéthoscope : • pavillon sur l’artère humérale, au niveau du pli du coude • embout dans les oreilles (attention au sens) • s’assurer que les battements du cœur sont bien perçus
  • 39.
     La techniquede mesure de la TA  Pendant : • Mettre l’aiguille du manomètre à 0 et Mettre les embouts du stéthoscope dans les oreilles • Poser la membrane du stéthoscope au pli du coude, sur l’artère brachiale, et en dessous du brassard. Maintenez la membrane avec un doigt • Fermer la vis de la poire et gonfler jusqu’à 20 cm de Hg sur le manomètre (Un peu plus si le patient est hypertendu (sans jamais dépasser 25 cm Hg) • Dégonfler progressivement le brassard en ouvrant doucement la vis de la poire • Le premier battement perçu au stéthoscope est la pression systolique ou maxima • Le dernier battement perçu au stéthoscope est la pression diastolique ou minima Après : • Enlever le brassard et Aider le patient à se rhabiller et à s’installer • Noter les chiffres sur la feuille de surveillance du patient et lui communiquer le résultat. • Assurer l’hygiène des mains • Avertir le médecin si résultat anormal • Décontamination et rangement du matériel
  • 40.
    La transcription surla feuille de surveillance du patient  La technique de mesure de la tension artérielle 40 50 100 150 Traits intermédiaires = 10 mmHg Colonne de la P.A Traits en gras 150 110 120 130 140 100 50 90 80 70 60 100
  • 41.
     Le maladedoit être au repos , couché ou assis depuis plusieurs min (10min)  Prendre toujours la tension artérielle à la même heure , avec le même appareil  Veillez à ce que la manche du vêtement ne fasse garrot  En cas de problème, on peut reprendre la pression artérielle sur l’autre bras afin de confirmer l’anomalie  PRECAUTIONS A PRENDRE
  • 42.
  • 43.
    Plan  Définition depouls  Indications de la prise de pouls  Variations physiologiques et pathologiques  Le matériel et la technique de prise de pouls 43
  • 44.
    44 • Les pulsationscorrespondent aux battements du cœur dont chaque contraction est perçue au niveau des artères à plusieurs endroits du corps (pouls radial, fémoral, carotidien)par palpation • Le pouls est la sensation de soulèvement perçue par le doigt qui déprime une artère superficielle  Définition • Le nombre de pulsations comptées en une minute est égal au nombre de battements cardiaques dans le même temps • Le pouls reflète la fréquence, le rythme et l’amplitude des battements cardiaque
  • 45.
    45 • Évaluer l’amplitude,la fréquence et le rythme cardiaque ( chez une personne normale, en per et postopératoire..) • Déceler les anomalies de l’appareil cardio-vasculaire (en cas de malaise ou maladie CVx)et pour suivre l’évolution d’une maladie • Dépister les lésions artérielles et traumatiques (mise en évidence d’une urgence vitale) • Contrôler l’efficacité des traitements antiarythmiques N.B : Pour les patients hospitalisés en réanimation, la mesure des pulsations se fait en continu par l’intermédiaire d’un cardioscope  Les indications
  • 46.
    46 • Les pulsationsse ralentissent avec L'âge Pulsations : normes Age Pulsations par minute Adulte 60 - 80 Personnes âgées 60 - 70 Enfant 90 - 110 Nourrisson 100 - 130 Nouveau-né 130 - 140 foetus 140 - 160 Plus l'âge de l’individu est bas plus la fréquence du pouls est rapide  Les variations physiologiques
  • 47.
    47 • Les pulsationsaugmentent avec : • l’effort physique et psychique • la digestion • la grossesse • l’exposition à la chaleur (hyperthermie) • L’émotion (stress, peur, joie)  Les variations physiologiques
  • 48.
    48  Les variationspathologiques • Fréquence (rapidité) • Tachycardie: accélération des pulsations au delà de 100 bat/min • Bradycardie: ralentissement des pulsations à moins de 60 bat/min • Rythme(régularité) • Arythmie : irrégularité des pulsations • Brady-arythmie: ralentissement et irrégularité des pulsations. • Tachyarythmie : accélération et irrégularité des pulsations. • Amplitude(force) • Pouls bondissant: Perception d’un soulèvement brusque et intense • Pouls filant ou filiforme: Pouls faible donnant au doigt, la sensation d’un fil • Pouls alternant : Succession rythmée d’une pulsation normale et d’une pulsation faible.
  • 49.
    Comment apprécier lepouls ? Pression légère des doigts sur le trajet de l’artère Stéthoscope à la pointe du cœur Appareil de mesure électronique  Technique de prise de Pouls
  • 50.
    50  Prise depouls radial  Prise de pouls fémorale  Prise de pouls carotide interne  Prise de pouls humérale Les sites de mesure du pouls  Technique de prise de Pouls
  • 51.
    51 Le matériel àpréparer •Une montre avec une trotteuse, ou un chronomètre •La feuille de surveillance du patient •Solution hydroalcoolique (SHA) •Stylo rouge  Technique de prise de Pouls Avant la prise du pouls 1. Prévenir le patient et le mettre au repos pendant au moins 10 min 2. Hygiène des mains 3. Installation du patient en position confortable 4. Explication du soin
  • 52.
    52  Technique deprise de Pouls Pendant la prise du pouls 1. Choisir le lieu de la prise de pouls, le plus souvent c'est l'artère radiale (mettre le bras sur un plan dur). 2. Positionner l'index et le majeur sur l'artère du patient en exerçant une légère pression. (jamais avec le pouce) 3. Compter les pulsations, c'est-à-dire chaque soulèvement de l'artère sur une minute 4. Apprécier la qualité du rythme cardiaque (régulier ou irrégulier), la fréquence (rapide, normal ou lent) et l’amplitude des battements (fort, faible, filant)
  • 53.
    53  Technique deprise de Pouls Après la prise du pouls 1. Retranscrire les résultats sur la feuille de surveillance du patient 2. Réinstaller le malade confortablement et lui informer des résultats 3. Se frictionner les mains à l’aide de la solution hydroalcoolique 4. Transmettre les résultats anormaux directement au médecin N.B: Dans la pratique courante, la prise des pulsations s’effectue en même temps que la prise de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire et de la température
  • 54.
    Surveillance de l'étatdu patient (SIB) - Mme MAHOU FZ 54 À retenir  Technique de prise de Pouls
  • 55.
    60 100 80 Colonne des pulsations 80 10 0 96 92 88 84 Traitsen gras Traits intermédiaires = 4 pulsations La retranscription  Technique de prise de Pouls
  • 56.
    56 Les courbes dupouls sont parallèles à celles de la T°, car le pouls augmente de 20 pulsations/mn quand la T° augmente d’1°C Les courbes sont parallèles : Rapport avec la température corporelle  70 pulsations correspondent à 37°c  90 pulsations correspondent à 38°c  110 – 120 correspondent à 40°c Les courbes sont dissociées dans certaines pathologies, par exemple: La phlébite Accélération des pulsations une température normale ou subnormal La typhoïde Des pulsations normales (80) Hyperthermie à 40°c
  • 57.
  • 58.
    Plan  Définition dela fréquence respiratoire  Indications de la prise de la fréquence respiratoire  Variations physiologiques et pathologiques  Le matériel et la technique de prise de la fréquence respiratoire 58
  • 59.
    59  La respirationest l’ensemble des mouvements respiratoires assurant la ventilation pulmonaire permettant l’hématose.  La fréquence respiratoire correspond au nombre de mouvements respiratoires (inspiration et expiration) comptabilisés sur une minute (un soulèvement et abaissement du thorax) L’inspiration : entrée de l’air dans les poumons L’expiration : rejet de l’air inspiré  Définition
  • 60.
    60 • La recherched’une détresse respiratoire quelle qu’en soit la cause • Le diagnostic et le suivi d’une pathologie respiratoire • L’évaluation de la fonction respiratoire en per- et en postopératoires • Les patients sous assistance respiratoire ou sous oxygénothérapie…  Indications
  • 61.
    61 • La fréquencerespiratoire s’abaisse avec : • L'âge • Le sommeil et le repos. 4 0 à 5 0 m o u v e m e n t s à l a m i n u t e c h e z l e n o u v e a u - n é  Les variations physiologiques
  • 62.
    62  LA TEMPERATUREAMBIANTE La chaleur augmente le rythme respiratoire  L’EFFORT PHYSIQUE ET PSYCHIQUE Le stress, la peur, les émotions et le travail musculaire accélèrent le rythme respiratoire  LA POSITION CORPORELLE La respiration s’accélère en position debout. Les variations physiologiques
  • 63.
    63 L’amplitude :correspond àl’étendue des mouvements respiratoires Le rythme : c’est l’intervalle entre chaque cycle respiratoire  Les variations pathologiques • Fréquence • Tachypnée: accélération de la FR au delà de 20 mvt/min • Bradypnée: ralentissement de la FR à moins de 15 mvt/min • Apnée: Arrêt plus ou moins prolongé de la respiration. • Rythme et amplitude • Dyspnée • L’orthopnée • Dyspnée d’effort
  • 64.
    64 Le matériel àpréparer •Une montre avec une trotteuse, ou un chronomètre •La feuille de surveillance du patient •Stylo vert  La technique de prise de la FR La technique 1. Mettre au repos pendant au moins 10 min (ne pas prévenir car risque de modifications ) 2. Hygiène des mains 3. Installation du patient en position confortable
  • 65.
    •4-Demandez au patientde poser sa main sur son thorax (optionnel) afin de voir combien de fois sa main se soulève sur une minute entière (soulèvement thoracique=inspiration) •5-Noter les résultats sur la feuille de surveillance du malade •6-Transmettre les résultats anormaux directement au médecin La technique  La technique de prise de la FR o N.B 1: Chez l’enfant, compter les mouvements respiratoires au niveau abdominal o N.B 2: La prise de la fréquence respiratoire s’effectue en même temps que la prise des autres constantes o N.B 3: En réanimation et en soins intensif, les cardioscopes sont munies d’une courbe de surveillance de la fréquence respiratoire qui s’affiche en continue
  • 66.
    66 La mesure dupoids et la taille
  • 67.
    Plan  Définition depoids et la taille  Indications de la prise du poids et de taille  Variations physiologiques et pathologiques  Le matériel et la technique de mesure de poids et la taille 67
  • 68.
    68 Le saviez-vous :Chezun sujet normal, la taille diminue de: -1 cm entre 40 et 60 ans, -4 à 5 cm entre 60 et 80 ans  Systématique chez tout entrant à l’hôpital  Prise en charge d’un enfant en S.M.I  Dialyse  Chez nutritionniste: ration alimentaire, métabolisme basal..  Suivi et diagnostic médical -Appréciation d’une dénutrition -Grossesse normale et pathologique -Sujet en cours de certains traitements médicamenteux (corticoïdes, antituberculeux…)  Définition  Indications C’est l’action de peser et de toiser un patient en vue de contrôler son poids et sa taille.
  • 69.
    69 En fonction de l'âge Taille -Àla naissance: 50 cm -À un an: 80 cm -À deux ans: 90 cm -À quatre ans: 110 cm -Age adulte: Femme 160 cm, Homme 170 cm Poids -Nouveau-né : 3000 à 3250 g en moyenne, ce poids double à 5 mois, triple à 1 an et quadriple à 2 ans. -Adulte : le poids s'exprime en kg par rapport à la taille (le chiffre qui dépasse le un mètre est égal au poids de l'individu : exemple 1 mètre 50 cm = 50 kg).  Les variations physiologiques
  • 70.
    70 Pour la taille: A/ Ralentissement de la croissance (moins de 7 % que la normale) : Malnutrition protéino-caloriques N.B: Si le retard dépasse les 15 % (inf à la normal) on l’appel nanisme (permanent): Troubles endocriniens : hypothyroïdie ou insuffisance hypophysaire B/ Excès statural : C’est le gigantisme, il est rare est souvent due à des troubles neuroendocriniens  Les variations pathologiques
  • 71.
    71 Pour le poids: A/ Augmentation du poids = Obésité : Suralimentation. Stimulation du centre de la faim (polyphagie) Œdèmes (augmentation du poids par rétention hydrique) causés par des atteintes rénales, cardiaque ou hépatique B/ Diminution du poids = Amaigrissement : Anorexie mentale Maladies chroniques Malnutrition Hyperthyroïdie  Les variations pathologiques
  • 72.
    06/01/2026 Surveillance del'état du patient (SIB) - Mme MAHOU FZ 72 IMC : Poids (kg) / Taille² (m)
  • 73.
    73 Le matériel àpréparer  Pour les mensurations (taille):  Une toise ou à défaut un mètre ruban  Stylo  Feuille de surveillance/ carnet de santé du patient.  Pour le poids :  Pèse-personne/ pèse-bébé.  Stylo.  feuille de surveillance/ carnet de santé du patient.  La technique
  • 74.
    74 Si le patientest autonome: - il se place : • Pieds joints • Dos à un mur au contact de la toise • Sans chaussures • Menton légèrement relevé (le regard à l’horizontale) - Ramener la partie mobile de la toise au contact de la tête en excluant la chevelure.  La technique : taille Chez le patient non coopérant ou alité, il est possible d’estimer la taille en mesurant la hauteur du bras. Taille (cm) = 2,5 x [Longueur du bras (cm) + 7,27]
  • 75.
    75 Le patient doit:  ôter ses habits pour ne garder que ses sous vêtements.  Se placer sur la balance de façon symétrique  Rester immobile jusqu’à la stabilisation de la mesure. N.B: Certaines balances stabilisent d’elles même la mesure et affichent ensuite le chiffre déterminé. N.B: s’il s’agit d’un suivi, les conditions de mesure doivent être identiques (même opérateur, même matériel, même heure (le matin à jeun et vessie vide).  La technique : poids
  • 76.
    Surveillance de l'étatdu patient (SIB) - Mme MAHOU FZ 76  Spécificités pédiatriques: mensurations
  • 77.
  • 78.
  • 79.
    L’urine est unliquide organique d’élimination des déchets, elle est fabriquée de manière continue et excrétée par les reins. La quantité d’urine émise sur 24 H est de, environ, 1500 ml d’urine. Sa couleur est jaune paille, limpide au moment de l’émission La miction est l’action d’uriner. Elle est déclenchée quand la vessie atteint son maximum, soit environ 250 ml. De manières anormales, on peut y trouver des protéines, des glucides, des pigments biliaires, du sang, des nitrites et toutes sortes de bactéries ou de germes. 79 Introduction
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    80 Définition • La diurèseest le volume d’urine émise en 24 heures. • La diurèse est la mesure de la quantité d’urines sur un temps donné, en général sur 24 H. • Une appréciation qualitative est effectuée sur les urines prélevées (couleur, aspect, odeur) Valeurs normales : 1 à 2 litres par 24 heures chez l’adulte Indication • Certains traitements (diurétiques) • En vue d’examens • Dépistage de certains maladies rénales ou cardiaque La diurèse
  • 81.
     Variations physiologiques •La température externe • Le froid provoque l'envie d'uriner. • La chaleur a tendance à diminuer la diurèse par augmentation de la sudation. • Des aliments diurétiques • salades, poireaux, certaines boissons (thé, café, eau) • Les émotions • Les émotions psychiques provoquent l'envie d'uriner. • Un choc émotif violent peut provoquer un blocage de la miction • Certains médicaments • Antihypertenseur, anti-œdémateux, traitement de l’insuffisance cardiaque • Corrélation Entrées/ Sorties • Un apport hydrique important entraine des mictions importantes
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     Variations pathologiques Anomaliesde la diurèse (la quantité) • Oligurie • C’est l’émission d’une petite quantité d’urines en 24heures. (moins de 500ml) • Polyurie • C’est l’émission d’une quantité d’urines supérieure à la normale (2 litres et plus par 24heures) • Anurie • C’est la diminution extrême du volume total journalier des urines à 100 ou 200 ml/24h. • Le malade ne ressent aucune envie d’uriner
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    Anomalies de lamiction (la fréquence) • Pollakiurie • C’est l’augmentation du nombre de mictions avec conservation de la diurèse. • Dysurie • C’est une gêne à la vidange vésicale, soit par obstacle à l’évacuation, soit par insuffisance et faiblesse de la muqueuse vésicale • Incontinence urinaire • C’est une émission involontaire d’urines.  Variations pathologiques
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    Anomalies de lacouleur • Hématurie • C’est l’émission de sang dans les urines. • Chlorurie • Présence des pigments biliaires dans les urines à l’occasion d'atteintes hépatobiliaires. • Pyurie • C’est l’émission d’urine mélangée au pus.  Variations pathologiques
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    85 Matériels à préparer Il faut un bocal de 3 à 4 L, propre, sec, gradué avec un couvercle.  Une étiquette doit être collée sur le bocal (non sur le couvercle) portant le nom, le prénom du patient, plus la date et l’heure du début de la diurèse.  Un urinal (selon le sexe) ou bassin de lit  Le bocal se trouve dans le cabinet de toilette  Il faut utiliser des gants à usage unique pour manipuler le bocal.
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     La technique: 1. Expliquer le déroulement et le but du soin au patient, et avoir sa coopération. 2. Commencer le recueil des urines de préférence le matin 3. Demander au patient d’uriner avant de commencer la diurèse ( ne pas garder les 1ères urines) 4. Avertir le patient de conserver ses urines en utilisant un bassin ou urinal pour simplifier le stockage 5. Après avoir récupérer le bocal, noter la quantité et l’aspect des urines dans le dossier du patient 6. Noter sur le bocal le traitement en cours (antibiotique, diurétique, anticoagulant) puis envoyer au laboratoire

Notes de l'éditeur

  • #31  La prise de la pression artérielle contribue à poser un diagnostic ou à suivre l’évolution d’une maladie Tout patient entrant à l’hôpital Surveillance d’un traitement Surveillance après une intervention Visite médicale
  • #79 C’est un liquide organique d’élimination des déchets, elle est fabriquée de manière continue et excrétée par les reins. Des reins, elles passent dans les uretères puis arrivent dans la vessie ; de là, elles passent dans l’urètre avant de sortir lors de la miction. La quantité d’urine émise sur 24 H est de, environ, 1500 mL d’urine. a) La qualité de l’urine Elle doit être jaune paille, limpide au moment de l’émission et peuvent de troubler au moment du stockage. Dans un litre d’urine, il y a environ 950 g d’eau, le reste étant des déchets azotés, de la créatinine, des sels minéraux, des chlorures et des phosphates. De manières anormales, on peut y trouver des protéines, des glucides, des pigments biliaires, du sang, des nitrites et toutes sortes de bactéries et autres germes. E. Les mictions C’est l’évacuation des urines déclenchées par la vidange de la vessie. C’est l’action d’uriner. Le besoin d’uriner se fait ressentir quand la vessie a atteint son maximum soit environ 250 mL. Cette miction nécessite la contraction vésicale et l’ouverture des sphincters de l’urètre La diurèse est le volume d’urine émise en 24 heures. La diurèse s’élève de 1200 à 1800 ml/24 heures Pour un litre d’urine :  900g d’eau  50 g de matières dissoutes  20 g de sels minéraux (CL, Na, K)  30 g de matières organiques (urée, acide urique, créatinine) pour la plupart des déchets d’utilisation des protides A l’état normal, l’urin LA DIURESE La diurèse est la mesure de la quantité d’urines sur un temps donné, en général sur 24 H. Une appréciation qualitative est effectuée sur les urines prélevées (couleur, aspect, odeur) Valeurs normales : 1 à 2 litres par 24 heures chez l’adulte  Variations liées aux entrées et sorties, aux traitements médicamenteux, à la températurenextérieure…
  • #85 IV- Matériel :   Un récipient propre, bien rincé à l’eau claire, bien sec, Une trotteuse, Un flacon de bandelettes réactives, Savon liquide et essuie-mains à usage unique.
  • #86 Technique • En général, la diurèse est commencé le matin. • Il faut avertir le patient et avoir sa coopération. • Lui demander d’uriner avant de commencer la diurèse ( ne pas garder les 1ères urines) • Ne pas aller uriner dans les toilettes mais dans un urinal ou dans le bassin • Demander à la personne d’uriner avant d’aller à la selle • Demander à la personne qu’elle prévienne si fuite • Demander à la personne si besoin d’aide pour uriner • Avertir la famille du patient • Avertir le reste de l’équipe soignante Une fois après avoir tout récupérer : • Evaluer la quantité des urines • Noter sur la feuille • Noter suivant habitude du service • Le jour de l’entrée = J0 Quand antibiotique = écrire en rouge ou vert Diurétique en vert Anticoagulant en rouge