Le hacking bio ou l’amateurisme en biotechnologie?Pratique activiste ou pratique en lien avec les fondements de la science?
Introduction  Avec l’émergence des médias qui permettent « la participation du public », on voit apparaitre, une sous culture, celle des hackers. Le hacker est un individu qui bidouille et bricole les outils fournis par les évolutions et l’émergence de pratiques sociales. Souvent associé au piratage comme en informatique, il appartient pourtant à la catégorie d’individus expérimentant les possibilités d’évolutions et de créations dans de nombreux domaines innovants. Dès lors, on voit s’ériger une sphère nouvelle, celle des bio hackers qui exploitent et expérimentent les propriétés de l’ADN et du vivant.
Définition:Biohacking est un néologisme contractant leterme « Biotechnologie » qui se caractérise parl’expérimentation génétique del’ADN et donc du vivant, et le terme « Hacking »( souvent associé au piratage) quant à lui, se définie ici, parbidouillage ou bricoloage .En d’autre termes, lebiohacker est un amateur qui expérimente lespossibilités du génome .
Ces innovations sont avant tout basées sur les principes de la transgénèse (mutation génétique) mais pourraient encore  évoluer grâce aux progrès des nanotechnologies et de la bioinformatique. Dans le cadre officiel et gouvernementale, cette forme de convergence  suscitent déjà des polémiques d’ordre éthiques chez le public  à cause de la notion de « brevetage du vivant » .Mais, les évolutions et innovations possibles et envisageables ne sont pas négligeables et  participe à scander le débat en deux
En effet, si l’on réduit ces pratiques au notions d’irresponsabilités et d’amateurisme, il semble légitime de rappeler les dégâts et les polémiques provoquées par Monsanto et certaines grandes firmes pharmaceutiques, qui manipulent la génétique et l’expérimentent sur les populations à des fins économiques. Afin d’éviter ce genre de pratique, les bio punks  divulguent leurs connaissances de l'ADN sur la Toile, pour éviter que ce savoir  fasse  l'objet d'un monopole de la part des grandes entreprises. En cela, ces individus ne s’opposent pas à la nouvelle ère biotechnologique, bien au contraire, ils peuvent permettre d’accélérer les processus d’innovation scientifique en expérimentant et en faisant circuler leurs recherches et leurs découvertes.
Problèmatique : Alors, pratique activiste, pratiques en lien avec les fondements et l’éthique scientifique ou, pratiques douteuses et dangereuses ? Quels est l’éventail des possibilités éthiques et performatives du bio hacking ?
PlanI°) les apports du bio hackingA°) Do it yourself et web 2.0B°) Communauté multi compétenteC°) Un espoir  scientifique?II°) Dérives et limites du bio hackingA°) Problèmes éthiques et morauxB°) Difficultés de contrôle.C°) Des enjeux économiques.
I°) les apports du bio hacking1°) Do it yourself et web 2.0Avec l’émergence de plateformes, de blog et de forum, on accélère les processus d’échanges qui s’élargissent à l’échelle planétaire. Le web 2.0 devient « un socle d'échanges entre les utilisateurs, les services ou les applications en ligne» (Tim O'Reilly ; What is Web 2.0 ?)
Depuis la naissance du web 2.0, les usagers génèrent leur propre contenu, ce qui permet :     - De développer leur rôle créatif et expressif.     - Mettre en avant l’intelligence collective et d’éviter la domination des grosses entreprises sur l’information.
Le mouvement militant du DIY - exploitation complète des systèmes ou procédés existant.  - fondements anarchiques - création et autodidactie - se dressent contre les divers formes de propriétés intellectuelles.  Afin d’aplanir la hiérarchie du savoir, les bio punks ou bio hackers cherchent à briser les barrières institutionnelles ou industrielles et rendre la science aux citoyens, en diffusant leurs travaux et leurs recherches en open-source.
En cela, le mouvement DIY semble être une application concrète de nombreuses revendications militantismes telle que l’écologie, l’anticapitalisme ou l’anti consumérisme
2°) Communauté multi compétentela frontière entre le cadre académique et le cadre privé ressort de ces pratiquesRéunis autour de leur passion pour la biologie moléculaire, les bio hackers promeuvent tous la même culture commune : celle d’un open-source génétique, où aucun gène ni génome n’est déposé sous licence mais doit rester libre d’accès pour tout un chacun.Plus intéressant encore, sont les sites qui vous propose des « cours »...Ce genre de pratique, attire l’attention d’une poigné d’amateur curieux dedécouvrir ce passe temps à la fois instructif et ludique.
Cette communauté se compose d’une diversité d’ambition et peut rassembler desbiologistes diplômés ou autres spécialistes ou des individus « autodidactes ». Leur butétant de mener leurs recherches en toutes libertés, à l’écart des laboratoires officiels.Ces pratiques attirent des individus venus de divers horizon  tels que des informaticiens, des biologistes, ou des artistes par exemple.Des réseaux d’intérêts communs
Le BIOART:Le bio-art est un courant dont le terme est apparu dans la presse pour caractériser letravail de certains artistes.   Natalie Jeremijenko : est ingénieur et techno artiste.
George Gessert: peintre qui a délaissé ses pinceaux et qui pratique désormais l’hybridation poussée de plantes
Oron Catts et Ionat Zurr : sont des artistes qui collaborent avec des scientifiques afin d’élaborer leurs œuvres. Ils se servent de la culture de tissu pour faire pousser des sculptures « semi-vivantes »Tout commence par un lapin vert fluo d’ Eduardo Kac, un artiste brésilien vivant aux États-Unis. Génétiquement croisé avec une méduse, il a la propriété d’avoir le bout des pattes, les oreilles et les yeux qui brillent si on l’éclaire à la lumière ultraviolette. Lapin transgénique fluorescent (2000), par Eduardo Kac (lien vidéo)‏
Sculptures semi-vivantesOron Catts et Ionat ZurrLes artistes et leurs  « steak de grenouille »« poupées du souci » : constituées en partie de tissus vivant.
Le Bio artLien vers vidéo bioart/environnentGeorges Gessert :« Cet anthropocentrisme nous coupe des animaux et des plantes (...) La génétique, en revanche, souligne les similitudes de toutes les vies. »Natalie JeremijenkoIngénieur, scientifique et bio artiste.
Le rôle social des hackersTout cela nous amène alors à réfléchir sur le rôle social des hackers.Remise en question des identités :     Qu'est ce qu'un scientifique ?      Est-ce seulement la connaissance qui détermine son statut ?      Ses découvertes ?(à droite :) Meredith Patterson
3°) Un espoir  scientifique?Le bio hacker a la volonté d’exploiter toutes les possibilités liées aux sciences génétiques. On compte déjà des découvertes intéressantes faites par les bio-hackers.Freeman Dyson:“Concevoir des génomes deviendra une activité personnelle, une nouvelle forme d’art comme la peinture ou la sculpture.Ainsi, nait chez les bio-hackers l'utopie qu'un jour peu être, M. ou Mme Toutlemonde pourrait découvrir une nouvelle bactérie, un médicament, une innovation dans son garage, un dimanche après-midi.
II°) les dérives du biohacking :1°) Problèmes éthiques et morauxCertaines expérimentations peuvent mener vers des erreurs ou vers des risques pour les populations : - Lla maitrise d’une certaine éthique morale de responsabilisation est indispensableKit de gel electrophoresis en « DIYbio style ». Ce gel est utilisé pour séparer les protéines lors de l'analyse moléculaire
Open SourceInspiration informatique.Définition : La désignation open source s'applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l'Open Source Initiative: possibilité de libre redistribution, d'accès au code source et de travaux dérivés.Problèmes éthiques : Peut-on faire la distinction entre vie bactériologique et une machine ? Y'en a-t-il seulement une dans les manipulations biologiques?
2°) Des problèmes de contrôle.La génétique en open-source pourrait-elle provoquer des catastrophes bioécologiques ?Nicolas Bécard : responsabiliser les chercheurs en incluant dans les cursus des préventions  sur la bio sûreté et la biosécuritéGérard Lambert : il est beaucoup plus plausible que le danger vienne de l’industrie  plutôt que du bio hacking
L'affaire Steve KurtzSteve Kurtz, professeur et membre fondateur de l'association Critical Art Ensemble : arrêté par le FBI, s'est vu confisquer son matériel et s'est retrouvé accusé de bio-terrorismeCette affaire permet de mettre en évidence l'action réprésible: aux USA, on s'apperçoit de manière flagrante que la législation empiète considérablement sur les libertés individuelles
3°) Enjeux économiques.Concernant les enjeux de propriété intellectuelle il semble coexister différentes modalités tel que le brevet, le copyleft, le domaine public ou une législation propre.Jay Keasling s'est rendu compte des répercutions sociales du système des brevets. Il à découvert un moyen de produire de l'Artesemisinin, un puissant agent anti-malaria. Cette manipulation réduit le cout de production de l'artesemisinin à quelques centimes par dose, d'autant qu'il a offert le procédé gratuitement à ses collègues
Utilisation abusive de brevets...Le « patent-troll », qui consiste à ce qu'une personne ou une entreprise achète un brevet et exploite la propriété intellectuelle pour :- Intenter des procès à d'autres firmes, disant q'un de ses produits enfreint le brevet- Utiliser son droit de brevet contre des enfreignant, alors qu'elle n'a pas l'intention de manufacturer le produit ou fournir le service breveté- Mettre en vigueur le brevet alors qu'elle n'a pas d'infrastructure de fabrication ou de recherche- Augmenter les droits du brevetle rentabiliser sans se soucier des répercutions pour l'idéologie scientifique
TensionsPrivé/public Académique/profaneLes tensions se situant entre les organismes privés, et la volonté des bio-hackers de rendre les sources de découvertes pouvant rapporter beaucoup d'argent accessibles.Comme on peut s'en douter, face aux idéologies du bio-hacking, le manque à gagner pour les organismes privés est évident.
Conclusion:De ce fait, les pratiques biotechnologiques semblent  tenir une posture ambivalentebio hacking  engage avant tout la responsabilité personnelle du chercheur. Il ne faut pas oublier que ces manipulations sont risquées. Nombreuses sont les personnes qui  voit en ces pratiques, des problèmes d’ordre morals et éthiques.Sans doute que ce genre de réaction est suscité par l’effet de la culture SF et les rêves ou cauchemar d’anticipation d’avenir scientifique.
Il s'agit donc d'une lutte entre une dynamique d'information, d'échange, de progrès, et une dimension commerciale qui engage la formation d'une multitude de marchés, parfois illégaux. Aujourd’hui, seuls les individus ont le pouvoir de déterminer l’avenir de ces pratiques qui contribue à fonder une nouvelle perception de « l’ordre social ». Ainsi, la dimension politique apporte sans nul doute une modification aux fondements premiers des pratiques biotechnologique et de sa condition déontologique.

Biohacking

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    Le hacking bioou l’amateurisme en biotechnologie?Pratique activiste ou pratique en lien avec les fondements de la science?
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    Introduction Avecl’émergence des médias qui permettent « la participation du public », on voit apparaitre, une sous culture, celle des hackers. Le hacker est un individu qui bidouille et bricole les outils fournis par les évolutions et l’émergence de pratiques sociales. Souvent associé au piratage comme en informatique, il appartient pourtant à la catégorie d’individus expérimentant les possibilités d’évolutions et de créations dans de nombreux domaines innovants. Dès lors, on voit s’ériger une sphère nouvelle, celle des bio hackers qui exploitent et expérimentent les propriétés de l’ADN et du vivant.
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    Définition:Biohacking est unnéologisme contractant leterme « Biotechnologie » qui se caractérise parl’expérimentation génétique del’ADN et donc du vivant, et le terme « Hacking »( souvent associé au piratage) quant à lui, se définie ici, parbidouillage ou bricoloage .En d’autre termes, lebiohacker est un amateur qui expérimente lespossibilités du génome .
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    Ces innovations sontavant tout basées sur les principes de la transgénèse (mutation génétique) mais pourraient encore évoluer grâce aux progrès des nanotechnologies et de la bioinformatique. Dans le cadre officiel et gouvernementale, cette forme de convergence suscitent déjà des polémiques d’ordre éthiques chez le public à cause de la notion de « brevetage du vivant » .Mais, les évolutions et innovations possibles et envisageables ne sont pas négligeables et participe à scander le débat en deux
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    En effet, sil’on réduit ces pratiques au notions d’irresponsabilités et d’amateurisme, il semble légitime de rappeler les dégâts et les polémiques provoquées par Monsanto et certaines grandes firmes pharmaceutiques, qui manipulent la génétique et l’expérimentent sur les populations à des fins économiques. Afin d’éviter ce genre de pratique, les bio punks divulguent leurs connaissances de l'ADN sur la Toile, pour éviter que ce savoir fasse l'objet d'un monopole de la part des grandes entreprises. En cela, ces individus ne s’opposent pas à la nouvelle ère biotechnologique, bien au contraire, ils peuvent permettre d’accélérer les processus d’innovation scientifique en expérimentant et en faisant circuler leurs recherches et leurs découvertes.
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    Problèmatique : Alors,pratique activiste, pratiques en lien avec les fondements et l’éthique scientifique ou, pratiques douteuses et dangereuses ? Quels est l’éventail des possibilités éthiques et performatives du bio hacking ?
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    PlanI°) les apportsdu bio hackingA°) Do it yourself et web 2.0B°) Communauté multi compétenteC°) Un espoir  scientifique?II°) Dérives et limites du bio hackingA°) Problèmes éthiques et morauxB°) Difficultés de contrôle.C°) Des enjeux économiques.
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    I°) les apportsdu bio hacking1°) Do it yourself et web 2.0Avec l’émergence de plateformes, de blog et de forum, on accélère les processus d’échanges qui s’élargissent à l’échelle planétaire. Le web 2.0 devient « un socle d'échanges entre les utilisateurs, les services ou les applications en ligne» (Tim O'Reilly ; What is Web 2.0 ?)
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    Depuis la naissancedu web 2.0, les usagers génèrent leur propre contenu, ce qui permet : - De développer leur rôle créatif et expressif. - Mettre en avant l’intelligence collective et d’éviter la domination des grosses entreprises sur l’information.
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    Le mouvement militantdu DIY - exploitation complète des systèmes ou procédés existant. - fondements anarchiques - création et autodidactie - se dressent contre les divers formes de propriétés intellectuelles. Afin d’aplanir la hiérarchie du savoir, les bio punks ou bio hackers cherchent à briser les barrières institutionnelles ou industrielles et rendre la science aux citoyens, en diffusant leurs travaux et leurs recherches en open-source.
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    En cela, lemouvement DIY semble être une application concrète de nombreuses revendications militantismes telle que l’écologie, l’anticapitalisme ou l’anti consumérisme
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    2°) Communauté multicompétentela frontière entre le cadre académique et le cadre privé ressort de ces pratiquesRéunis autour de leur passion pour la biologie moléculaire, les bio hackers promeuvent tous la même culture commune : celle d’un open-source génétique, où aucun gène ni génome n’est déposé sous licence mais doit rester libre d’accès pour tout un chacun.Plus intéressant encore, sont les sites qui vous propose des « cours »...Ce genre de pratique, attire l’attention d’une poigné d’amateur curieux dedécouvrir ce passe temps à la fois instructif et ludique.
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    Cette communauté secompose d’une diversité d’ambition et peut rassembler desbiologistes diplômés ou autres spécialistes ou des individus « autodidactes ». Leur butétant de mener leurs recherches en toutes libertés, à l’écart des laboratoires officiels.Ces pratiques attirent des individus venus de divers horizon  tels que des informaticiens, des biologistes, ou des artistes par exemple.Des réseaux d’intérêts communs
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    Le BIOART:Le bio-artest un courant dont le terme est apparu dans la presse pour caractériser letravail de certains artistes. Natalie Jeremijenko : est ingénieur et techno artiste.
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    George Gessert: peintrequi a délaissé ses pinceaux et qui pratique désormais l’hybridation poussée de plantes
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    Oron Catts etIonat Zurr : sont des artistes qui collaborent avec des scientifiques afin d’élaborer leurs œuvres. Ils se servent de la culture de tissu pour faire pousser des sculptures « semi-vivantes »Tout commence par un lapin vert fluo d’ Eduardo Kac, un artiste brésilien vivant aux États-Unis. Génétiquement croisé avec une méduse, il a la propriété d’avoir le bout des pattes, les oreilles et les yeux qui brillent si on l’éclaire à la lumière ultraviolette. Lapin transgénique fluorescent (2000), par Eduardo Kac (lien vidéo)‏
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    Sculptures semi-vivantesOron Cattset Ionat ZurrLes artistes et leurs  « steak de grenouille »« poupées du souci » : constituées en partie de tissus vivant.
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    Le Bio artLienvers vidéo bioart/environnentGeorges Gessert :« Cet anthropocentrisme nous coupe des animaux et des plantes (...) La génétique, en revanche, souligne les similitudes de toutes les vies. »Natalie JeremijenkoIngénieur, scientifique et bio artiste.
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    Le rôle socialdes hackersTout cela nous amène alors à réfléchir sur le rôle social des hackers.Remise en question des identités : Qu'est ce qu'un scientifique ? Est-ce seulement la connaissance qui détermine son statut ? Ses découvertes ?(à droite :) Meredith Patterson
  • 20.
    3°) Un espoir scientifique?Le bio hacker a la volonté d’exploiter toutes les possibilités liées aux sciences génétiques. On compte déjà des découvertes intéressantes faites par les bio-hackers.Freeman Dyson:“Concevoir des génomes deviendra une activité personnelle, une nouvelle forme d’art comme la peinture ou la sculpture.Ainsi, nait chez les bio-hackers l'utopie qu'un jour peu être, M. ou Mme Toutlemonde pourrait découvrir une nouvelle bactérie, un médicament, une innovation dans son garage, un dimanche après-midi.
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    II°) les dérivesdu biohacking :1°) Problèmes éthiques et morauxCertaines expérimentations peuvent mener vers des erreurs ou vers des risques pour les populations : - Lla maitrise d’une certaine éthique morale de responsabilisation est indispensableKit de gel electrophoresis en « DIYbio style ». Ce gel est utilisé pour séparer les protéines lors de l'analyse moléculaire
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    Open SourceInspiration informatique.Définition: La désignation open source s'applique aux logiciels dont la licence respecte des critères précisément établis par l'Open Source Initiative: possibilité de libre redistribution, d'accès au code source et de travaux dérivés.Problèmes éthiques : Peut-on faire la distinction entre vie bactériologique et une machine ? Y'en a-t-il seulement une dans les manipulations biologiques?
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    2°) Des problèmesde contrôle.La génétique en open-source pourrait-elle provoquer des catastrophes bioécologiques ?Nicolas Bécard : responsabiliser les chercheurs en incluant dans les cursus des préventions sur la bio sûreté et la biosécuritéGérard Lambert : il est beaucoup plus plausible que le danger vienne de l’industrie plutôt que du bio hacking
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    L'affaire Steve KurtzSteveKurtz, professeur et membre fondateur de l'association Critical Art Ensemble : arrêté par le FBI, s'est vu confisquer son matériel et s'est retrouvé accusé de bio-terrorismeCette affaire permet de mettre en évidence l'action réprésible: aux USA, on s'apperçoit de manière flagrante que la législation empiète considérablement sur les libertés individuelles
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    3°) Enjeux économiques.Concernantles enjeux de propriété intellectuelle il semble coexister différentes modalités tel que le brevet, le copyleft, le domaine public ou une législation propre.Jay Keasling s'est rendu compte des répercutions sociales du système des brevets. Il à découvert un moyen de produire de l'Artesemisinin, un puissant agent anti-malaria. Cette manipulation réduit le cout de production de l'artesemisinin à quelques centimes par dose, d'autant qu'il a offert le procédé gratuitement à ses collègues
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    Utilisation abusive debrevets...Le « patent-troll », qui consiste à ce qu'une personne ou une entreprise achète un brevet et exploite la propriété intellectuelle pour :- Intenter des procès à d'autres firmes, disant q'un de ses produits enfreint le brevet- Utiliser son droit de brevet contre des enfreignant, alors qu'elle n'a pas l'intention de manufacturer le produit ou fournir le service breveté- Mettre en vigueur le brevet alors qu'elle n'a pas d'infrastructure de fabrication ou de recherche- Augmenter les droits du brevetle rentabiliser sans se soucier des répercutions pour l'idéologie scientifique
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    TensionsPrivé/public Académique/profaneLes tensionsse situant entre les organismes privés, et la volonté des bio-hackers de rendre les sources de découvertes pouvant rapporter beaucoup d'argent accessibles.Comme on peut s'en douter, face aux idéologies du bio-hacking, le manque à gagner pour les organismes privés est évident.
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    Conclusion:De ce fait,les pratiques biotechnologiques semblent tenir une posture ambivalentebio hacking engage avant tout la responsabilité personnelle du chercheur. Il ne faut pas oublier que ces manipulations sont risquées. Nombreuses sont les personnes qui voit en ces pratiques, des problèmes d’ordre morals et éthiques.Sans doute que ce genre de réaction est suscité par l’effet de la culture SF et les rêves ou cauchemar d’anticipation d’avenir scientifique.
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    Il s'agit doncd'une lutte entre une dynamique d'information, d'échange, de progrès, et une dimension commerciale qui engage la formation d'une multitude de marchés, parfois illégaux. Aujourd’hui, seuls les individus ont le pouvoir de déterminer l’avenir de ces pratiques qui contribue à fonder une nouvelle perception de « l’ordre social ». Ainsi, la dimension politique apporte sans nul doute une modification aux fondements premiers des pratiques biotechnologique et de sa condition déontologique.