Lorca, embajador de las lenguas. Instituto Español “ Giner de los Ríos” de Lisboa Curso 2007-2008
Vie et oeuvre de Federico García Lorca dans le cadre de la société de son temps
SA VIE “ Toute mon enfance est villageoise: bergers, campagne, ciel ,solitude ” Federico García Lorca
Federico García Lorca est né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, un village très près de Grenade. Sa mère, Vicenta Lorca , fut sa première institutrice car c’est elle qui lui apprit son goût pour la musique et la poésie. Pour cela , Federico utilisa plus son second nom de famille, Lorca,  que celui de son père, García . Federico s’adonne très tôt à la poésie, à la musique, au théâtre et au dessin. Maison natale Les marionnettes le fascinaient et il jouait des représentations de théâtre pour ses amis et ses parents.
Il eut un frère, Francisco et deux sœurs, Isabel et Concha. Issu d’une famille rurale aisée, il s’en va avec elle à Valderrubio (appelé à l’époque Asquerosa) pour s’installer en 1909 à Grenade où il commence son baccalauréat au collège des jésuites.  Il fit des études de piano et de guitare à Grenade où il devint l’ami du compositeur Manuel de Falla en 1917.  Concha n’est pas sur la photo
Il est surnommé par ses amis « le rossignol d’Andalousie » En 1919 il alla à Madrid où il continua les études de philosophie et de droit qu’il avait commencées à Grenade, et devint l’ami de Luis Buñuel, Salvador Dalí, Alberti…à la Résidence d’étudiants.  Vers 1920 Lorca fut victime  d'une dépression exacerbée par une angoisse due à la difficulté grandissante de cacher son homosexualité à ses amis et sa famille. Avec Emilio Aladrén, son amoureux
1929-1930.LE POÈTE À NEW YORK Conscient de ces problèmes , la famille de Lorca s'arrangea pour lui faire faire un long voyage aux États-Unis en 1929-30. Invité à New York pour y donner des conférences, Lorca quitta Madrid. Il écrivit sur place « Le poète à New York » « Au roi  de Harlem » et « Ode à Walt Whitman »
Son retour en Espagne en 1930  coïncida avec la chute de la dictature de Miguel Primo de Rivera et  le rétablissement de la République. Lorca était l´ami des personnes le plus représentatives de la République, écrivains, professeurs, intellectuels. Ils l´incorporèrent aux Missions Pédagogiques.  Les Missions Pédagogiques, c’était un projet créé par la seconde république espagnole qui s´inspirait de la philosophie de «  l´Institución Libre de Enseñanza » fondée par Giner de los Ríos.
1932: LA BARRACA Le poète fonda et dirigea le théâtre d´ étudiants La Barraca qui fit connaître  Cervantes, Lope de Vega, Calderón de la Barca…dans les lieux jusqu´alors les plus isolés, les plus abandonnés du pays.
1936: ÉCLAT DE LA GUERRE CIVILE Quand la guerre civile éclata en 1936, il quitta Madrid pour Grenade, même s'il était conscient qu'il allait vers une mort presque certaine dans une ville réputée pour avoir l'oligarchie la plus conservatrice d'Andalousie. Il y fut fusillé le 19 août 1936,près de Viznar. Le  régime de Franco décida l'interdiction totale de ses œuvres jusqu'en 1953 quand  Obras completas  (très censuré) fut publié.  Ce ne fut qu'avec la mort de Franco en 1975 que la vie et le décès de Lorca purent être discutés librement. Statue de García Lorca sur la place Santa Ana à  Madrid .
Lorca & Compagnie        
La Résidence d’étudiants de Madrid En 1919 il fait des études de Droit à l´Université de Madrid et il vit à la Résidence d’ étudiants de Madrid. Il y devint l'ami de  Luis Buñuel et Salvador Dali.  Ensemble , ils ont tourné des films comme le  Chien Andalou  en 1929
Rafael Alberti Alberti étudie aussi dans la Résidence d’Etudiants à Madrid où ils deviendront amis. (Lorca à gauche et Alberti à droite)
Emilio Aladrén  Sculpteur et amoureux de Lorca . Après leur rupture Lorca fit beaucoup de dépressions.
Buñuel et Dalí Tous les deux étaient les meilleurs amis de Lorca Ils ont influencé énormément sur Lorca et son écriture.
Lorca et  Dalí
PORTRAIT DE LORCA TÊTE DE LORCA .  SA BOUCHE EST LE DOS D’UNE FEMME
CENICITAS
DÉTAIL DE CENICITAS / TÊTE DE LORCA  DÉTAIL DE CENICITAS / TÊTE DE DALÍ
SES OEUVRES MAJEURES “ L´homme ne vit que du pain. Moi si j’avais faim et me trouvais démuni dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi-pain et un livre” Federico García Lorca 1931
Génération du 27 En 1927, Lorca va à l’hommage de Góngora à Seville. Sur la photo on le voit avec Cernuda,Alberti,José Bergamín, Dámaso Alonso, Primo de Rivera, Salinas...  Lorca avec d´autres écrivains espagnols fait partie de la génération du 27.Ils composent leurs œuvres avec une esthétique nouvelle. Leurs créations mélangent des éléments de la tradition littéraire et populaire espagnole et les avant-gardes européennes .
POÉSIE Impresiones y paisajes  (“Impressions et paysages ”) 1918 Canciones  (“Chansons ”) 1927 Primer romancero gitano  (“Premier  romancero  gitan”) 1928 Libro de poemas  (“Livre de poèmes”) 1931 Poema del cante jondo  (“Poème du  cante   jondo ”) 1931 Primeras canciones  (“Premières chansons”) 1936 Poeta en Nueva York  (“Poète à New York”) publié en 1940 Dessin de Lorca
THÉÂTRE El Maleficio de la mariposa  (“Le Maléfice du papillon”) 1920 Mariana Pineda  1927 La zapatera prodigiosa  (“La savetière prodigieuse”) 1930 Amor de Don Perlimpín com Belisa en su jardín  (“Les amours de Don Perlimpín avec Belisse à son jardin”) 1933 Yerma  1934 Donã Rosita la soltera  (“Doña Rosita la celibataire”) 1935 Retabillo de Don Cristóbal  (“Le jeu de Don Cristóbal”) 1935 Los títeres de Cachiporra  (“Le guignol et le gourdin”) 1935 Así que pasen cinco años  (“Lorsque cinq ans seront passés”) 1945 La casa de Bernarda Alba  (“La maison de Bernarda Alba”) 1945 El público  (“Le public”)   1972 Comedia sin título  (“Comédie sans titre”) 1986 Bodas de sangre  (“Noces de sang”) 1933
QUELQUES CITATIONS DE FEDERICO GARCÍA LORCA Né le 5 juin 1898 à 23h59 à Fuente Vaqueros (Espagne) Soleil en 15°16 Gémeaux, AS en 4°52 Poissons, Lune en 5°08 Capricorne, MC en 15°27 Sagittaire Numérologie : chemin de vie 1
« Naître femme est le pire des châtiments » Cette citation est très forte et, hors contexte, elle peut être mal interprétée. Alors, on l’étudiera dans le cadre où elle a été prononcée. La citation est tirée de « La casa de Bernarda Alba », une pièce considérée pour les uns ,une tragédie, et un drame ,pour les autres  où Federico García Lorca donne une fidèle représentation de la réalité sociale de l’époque qu’il critique. Cette pièce en particulier, seulement avec des personnages féminins, raconte l’histoire d’une femme veuve, Bernarda, qui réprime ses filles. Federico y traite le thème de l’oppression qui souffrait la femme, qui à l’époque, n’était que la personne qui s’occupait de la maison et des enfants. Tout cela dû sans doute au régime politique et à la société peu évoluée où il vivait. Lorca éprouve de la compassion envers ceux qui sont opprimés et il s’identifie avec eux . D’autres thèmes qui y sont aussi présents sont la morale conservatrice, l’autoritarisme, le besoin de liberté, et l’injustice envers les femmes qui vivent dans un monde d’hommes. Les fréquentes allusions à la « manière de faire des femmes » représentent la fausse morale et l’hypocrisie de l’époque, et l’avis de l’auteur à ce sujet-là. Adela, la fille de Bernarda, la plus jeune et rebelle, parle souvent de la répression qu’en tant que femmes, elles souffrent, et du besoin de changer la façon de penser des gens. Travail réalisé  par Maria Ribeiro. 1º Bachillerato.
«  Chaque femme a du sang pour quatre ou cinq enfants et lorsqu’elle n’en a pas, il se change en poison »  Dans cette citation tirée du livre « Yerma », Federico García Lorca traite le thème de l’infertilité.  La protagoniste de ce livre est Yerma, une paysanne mariée à un homme infertile, Juan. Elle veut désespérément avoir des enfants pour vraiment se sentir une femme mais le manque d’intérêt de son mari la laisse dans un grand état d'angoisse.  Elle essaie d’être enceinte en recourant à tous les moyens possibles, mais rien ne résulte. Ses valeurs traditionnelles ne lui permettent pas d'avoir des enfants avec un autre homme pendant que son mari soit vivant .Donc, folle par le désir de vouloir un fils et ne pas l'avoir, Yerma étrangle Juan. L'auteur représente avec cette phrase l'idée traditionnelle que la femme a besoin d'avoir des enfants pour se compléter. Si elle ne peut pas les avoir, ses désirs deviennent une rancune impossible d'effacer. Cette rancune est représentée par la métaphore du poison qui symbolise tout ce que la femme a chez elle et qui ne peut pas être libéré par le manque d’un fils. Tout l’amour qu'une mère peut donner à ses enfants se change en amertume pure, en poison authentique qui contamine la vie de la femme et de tous ceux qui l’entourent. Dans la société de Lorca , le manque d’enfants pour les femmes, c'est un drame authentique qui exerce une influence négative sur la manière de faire face à la vie et sur les relations qu’elles établissent avec les autres personnes, principalement leurs maris. Travail réalisé par Alejandra Velásquez. 1º Bachillerato.
“ Rien n’est plus vivant qu’un souvenir” Nous sommes ce que nous sommes grâce à notre mémoire. Chaque jour  nous nous levons en tant qu’ êtres humains, des êtres humains égaux. La seule chose qui nous fait différents, c’est notre mémoire. La mémoire de ce que nous avons vécu, celle qui s’est transformée en souvenirs. Le souvenir est le seul paradis d’où personne ne peut nous chasser. Rien n’est plus vivant qu’un souvenir, puisque le souvenir nous permet de revivre ce que nous voulons le nombre de fois que nous voulons aussi. C’est le seul moyen de retourner au passé, de revivre de bons et de mauvais  moments de notre vie. Si on n’avait pas de souvenirs, on n’aurait pas d’identité, donc, on n’aurait pas de futur !!!!!. Est-ce que Federico García Lorca a dit cela à cause du fait qu’avec les années nos souvenirs se modifient ? J’interprète ça de cette manière mais ce n’est pas forcément juste. Ni forcément faux ! Travail réalisé par Maria Sá. 1º Bachillerato.
Qu´est-ce que Lorca voulait nous dire avec ses oeuvres? Lorca veut capter l´ essence de l´âme divisée du peuple espagnol de son époque. Les principaux thèmes qui sont traités dans ses oeuvres sont : l´amour, la fierté, la passion  ainsi que la mort violente. Les oeuvres de Lorca sont composées d´une forte symbologie: La Lune: symbolise la mort, l´érotisme, la beauté, la fécondité et la stérilité L´eau: quand elle coule, cést la vie et quand elle est étanchée c´est la mort Le sang: la vie et la sexualité Le cheval: la mort, la vie et l´érotisme
La société de Lorca “ Naître femme est le pire des châtiments” (La maison de Bernarda Alba)
1898.- Naissance de Federico García Lorca. L´Espagne perd ses colonies d´outre-mer: le Cuba, les Philippines, le Porto Rico  1902.- La régence de Maria Cristina (qui reignait à cause de la mort de son mari, Alfonso XII, jusqu’a ce que son fils devienne majeur) est finie et Alfonso XIII commence son règne. 1917.- Crise sociale et politique du règne du roi Alfonso XIII. 1923.- Commence la dictature de Miguel Primo de Rivera avec l´acceptation du roi et du peuple. Janvier 1930.- Chute de la dictature et démission de Primo de Rivera (le chef de gouvernement)
AVRIL 1931 Proclamation de la seconde Republique, Alfonso XIII abandonne l´Espagne (la première République fut proclamée entre 1873 et 1874).
Juillet  1936.- Commence la Guerre Civile Espagnole à cause d´une rébellion militaire commandée par le Général Francisco Franco. Le 20 Juillet Grenade tombe aux mains des facistes, Lorca prend peur. Août 1936.- Brutale repression après la conquête de Badajoz par l´armée Franquiste Pendant toute la Guerre Civile Espagnole, l´Allemagne (gouvernée par Adolf Hitler) et l´Italie (gouvernée par Mussolini) aident l´armée de Franco et l´URSS aide les Républicains.
26 Avril 1937.- Bombardement de Guernica par les Légions Condor, envoyées par Adolf Hitler. Octobre 1937.- Les Franquistes conquêtent tout le Nord d´Espagne. 1938.- Bataille de l´Ebro, victoire des Franquistes qui en décembre attaquent la Catalogne. Février 1939.- Conquête de la Catalogne par les Franquistes suivi d´une forte repression.Des milliers de réfugiés traversent la frontière française.  Avril 1939.- Le Général Francisco Franco se déclare vainqueur, la guerre est finie, ceux  qui se sont  rebellés trois ans avant gagnent la Guerre Civile.
« Je ne serai jamais un politicien, je suis un révolutionnaire, puisqu’il n’y a pas de véritable poète qui ne le soit «. (Federico García Lorca) Madrid fête la fin de la guerre. Les rues sont invahies par les femmes et les enfants. L’après-guerre commence…. 1939 – 1975.- Francisco Franco gouverne l´Espagne comme dictateur.
TÉMOIGNAGE DE Mª DOLORES FERNÁNDEZ DE LOS MOZOS,  Grand-mère de trois élèves du lycée La grand-mère de Miguel s´appelle Maria Dolores Fernández de los Mozos. Elle avait six ans lorsque la guerre civile espagnole a commencé.  Elle est neé à Madrid et quand elle avait  deux ans sa mère est morte. Son père, Manuel Fernández, et elle, sont venus vivre à Lisbonne. Il s´est remarié avec une Portugaise. Quand elle avait six ans, la famille est allée s´installer à Salamanca pour s´occuper des cousins de Maria Dolores parce que la soeur de Manuel était infirmière à Madrid et son mari était à la guerre. Les souvenirs qu´elle a de cette époque sont mélangés : d´un côté elle s´amusait avec ses cousins, de l´autre ses cousins étaient tristes car ils ne voyaient pas leurs parents (ils ont passé cinq ans sans les voir).  Tous devaient se cacher sous les lits quand les bombes tombaient. Depuis Maria Dolores ne supporte pas les feux d´artifice à cause de la guerre… Luis Dezcallar et Miguel Francisco 3EC
La mort du poète « Quand je mourrai, enterrez-moi avec ma guitare sous le sable »  (Federico García Lorca)
QUAND?   Le 20 juillet 36, Grenade tombe aux mains des fascistes et l’angoisse s’y installe car son beau-frère est arrêté.  Le 6 août un groupe de fascistes arrive chez Lorca avec l’excuse de chercher un poste de radio clandestin avec lequel on pourrait communiquer les russes. Ce qu’ils viennent effectivement constater c’est la présence du poète « rouge » dans la maison.  Le 9 août arrivent à la maison de Federico 10 ou 11 hommes armés de fusils, ils viennent chercher les frères de Gabriel Perea Ruiz, l’homme qui entretient la maison depuis dix ans. On voit de nouveau que c’est une excuse pour installer la terreur. Le poète a peur car il est sûr que la prochaine fois ils viendraient le chercher.  Il décide de demander de l’aide à son ami Luis Rosales, qui occupe un poste important dans le nouveau régime qui est en train de s’instaurer. Rosales accepte que Federico reste à l’abri, chez lui. Bientôt tout le monde saura qu’il garde le poète « rouge ».
OÙ? COMMENT? Le 16 août, Federico apprend la nouvelle que son beau-frère a été fusillé dans le cimetière avec 30 personnes. Ce jour-là le poète est arrêté et conduit à la préfecture. La haine, la terreur et la rancune étaient les maîtres de la ville. La famille Rosales fit tout le possible pour sauver Lorca, mais à l’aube du 19 août, il fut conduit en voiture à Viznar, à quelques kilomètres de Grenade.  Une heure après, Lorca fut fusillé aux alentours du village d’Alfacar avec d’autres hommes : un maître républicain, Dióscoro Galindo, et deux banderilleros anarchistes : Francisco Galadí et Joaquin Arcollas.
POURQUOI? QUI? Parce qu’il était homosexuel ? À cause de ses idées politiques et ses prises de positions révolutionnaires ? Une vengeance contre la famille Rosales ? Qui arrêta Lorca  dans la maison de la famille Rosales et le conduit à la préfecture?. D’après l’hispaniste Ian Gibson, fut Ramón Ruiz Alonso et lui, il fut aussi le responsable de donner l’ordre de son meurtre. Après la mort de Franco ,il partit pour les Etats Unis où il mourut quelques ans plus tard. Cependant les recherches continuent ouvertes…
LES LIVRES DE IAN GIBSON Sur la connaissance de Lorca, sur sa vie et les véritables raisons de sa mort, nous devons beaucoup aux recherches de Ian Gibson. Parmi les livres de cet auteur traduit en français, on peut citer  La Mort de Garcia Lorca, enquête sur le crime(1974) Federico Garcia Lorca, biographie (1990), et le dernier livre qui vient d’apparaître en espagnol «  El hombre que detuvo a Garcia Lorca «  (2007)
HOMMAGES À FEDERICO GARCÍA LORCA
Tout le long du XXième siècle , García Lorca a reçu beaucoup d’hommages.   Le meilleur exemple d’un hommage au niveau mondial fut celui de l’Exposition Internationale de Paris en 1937,une année après sa mort.
Exposition internationale de Paris de 1937 Appelée aussi Exposition des Arts et Techniques,  cette exposition a reçu les espagnols dans un modeste ,mais riche en art, pavillon.Il y avait le Guernica de Pablo Picasso et des tableaux de Joan Miró. Guernica de Pablo Picasso
Le pavillon espagnol  de l’Exposition L’hommage fut composé d’une grande photo de Lorca avec les mots  Poète Fusillé à Grenade  et un de ses livres ”Llanto por la muerte de Ignacio Sánchez Mejías,à l’entrée du pavillon espagnol. On pouvait lire aussi quelques vers de son poème:” Romance de la Guardia civil”du réccueil Romancero gitano (1928)
Antonio Machado LE CRIME FUT À GRENADE On le vit, marchant entre des fusils  Par une longue rue Qui donnait sur la campagne froide De l’aube, encore sous les étoiles. Ils tuèrent Federico Alors que pointait la lumière Le peloton de bourreaux N’osa pas le regarder au visage.  Tous fermèrent les yeux ; Ils prièrent…Dieu lui-même ne te sauverait pas… Federico tomba mort - du sang sur le front, du plomb dans les entrailles- … c’est à Grenade que le crime eut lieu, Vous savez- pauvre Grenade !- dans sa Grenade ! (…) On les vit s’éloigner… Taillez, amis, Dans la pierre et le rêve, à l’Alhambra, Une tombe au poète, Sur une fontaine, où l’eau pleure, Et, éternellement dise : Le crime eut lieu à Grenade…dans sa Grenade ! Traduit par María Ribeiro, Alejandra Velasquez et María Sá. 1º Bachillerato. Machado écrivit  un poème qui fut publié pour la première fois le 17 Octobre 1936 dans l’hebdomaire “Ayuda” dont le titre :EL CRIMEN FUE EN GRANADA
JEAN CASSOU “ Ce que les balles fascistes ont frappé dans cette gorge et dans ce coeur est autre chose que la simple vie d'un ennemi : c'était une des sources mêmes, une des jaillissantes fontaines de l'émotion universelle ." (Jean Cassou , écrivain, critique d’art et poète est né en Espagne en 1897 et il est mort à Paris en 1986)
ARMAN UTILISE LE POÈME “LA COGIDA Y LA MUERTE” POUR CE TABLEAU LA TÊTE DE LORCA FRAPPÉE PAR LE VERT ET EN BAS HUIT PAYSAGES DE L’ÂME DE LORCA.PEINT PAR SON AMI CHILIEN ROBERTO  MATTA.( Prix Principe de Asturias,1992) 1996. SOIXANTE ANS APRÈS SA MORT
KLASEN ET RANDILLAC. 1996 ¿ DORMI OU MORT? C’EST LE PORTRAIT DE LORCA PAR RANDILLAC KLASSEN UTILISE LE SURREALISME, UN STYLE QUE LORCA N’UTILISAIT JAMAIS...
1998.CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LORCA Le 5 Juin 1998 on  célébra le centenaire de la naissance de Lorca.  Partout en France, à Paris, Toulouse, Bordeaux, Lille... il y a eu des expositions, des représentations de ses pièces de théâtre, des colloques.. Les Rois d’Espagne ont fait l’ouverture de l’hommage  Ay Lorca.
PROJET “LORCA. AMBASSADEUR DES LANGUES” Dans ce projet quelques élèves de 3º,4ºESO et 1º, 2º Bachillerato étudiant le français ont collaboré avec enthousiame et éfficacité afin de faire connaître un peu mieux cet écrivain espagnol qui n’a pas pu voir toutes ses oeuvres publiées en français . Au nom du département de français merci à tous :  Luis Dezcallar,   Miguel Francisco, Martim Azevedo, Mª Luisa Charters, Juan Mederos, Carlos Alpedrinha, Maria Ribeiro, Maria Sá, Alejandra Velasquez, Maria Fernanda Pimienta, Sandra Matos, Beatriz Ramírez, María Salamanca, Nuno Almeida, Mariana Bilbao, Sebastiao Botello, Jaime Olazabal, Caterina Lima, Paula Llavori, Sara Pinedo.(2007-2008)
  1929   Columbia   University   (New York)
 
 
 
 
From letter, 1929
  1929   Columbia   University   (New York)
 
 
 
 
6º de Primaria Little song of Seville.....Margarida Gouveia Cancioncilla sevillana....Athenea Olsson The Little Ballad of the three rivers.....Miguel Carlos Doblado Baladilla de los tres ríos ...................Joana Antunes Paisaje.....Miguel Martins Landscape.....Francisca Gomes
 
Spanish intellectual Pepín Bello dies at 103 Jose "Pepin" Bello, a key figure in Spanish culture and a close friend and inspiration of painter Salvador Dali, film director Luis Buñuel and poet Federico Garcia Lorca, died on January, 11 th  (2008)   in Madrid. He was 103.   Madrid, 1922. De izquierda a derecha, Juan Vicens, Federico García Lorca, Pepín Bello y Luis Eaton en la Residencia de Estudiantes.
Lamento por Ignacio Sánchez Mejías La cogida y la muerte   A las cinco de la tarde.  Eran las cinco en punto de la tarde.  Un niño trajo la blanca sábana  a las cinco de la tarde.  Una espuerta de cal ya prevenida  a las cinco de la tarde.  Lo demás era muerte y sólo muerte  a las cinco de la tarde.  El viento se llevó los algodones  a las cinco de la tarde.  Y el óxido sembró cristal y níquel  a las cinco de la tarde.  Ya luchan la paloma y el leopardo  a las cinco de la tarde.  Y un muslo con un asta desolada  a las cinco de la tarde.  Comenzaron los sones del bordón  a las cinco de la tarde.  Lament for Ignacio Sánchez Mejías The Goring and the Death At five in the afternoon. It was just five in the afternoon. A boy brought the white sheet at five in the afternoon. A basket of lime made ready at five in the afternoon. The rest was death and only death at five in the afternoon. The wind blew the cotton wool away at five in the afternoon. And oxide scattered nickel and glass at five in the afternoon. Now the dove and the leopard fight at five in the afternoon. And a thigh with a desolate horn at five in the afternoon. The bass-pipe sound began at five in the afternoon.
Las campanas de arsénico y el humo a las cinco de la tarde. En las esquinas grupos de silencio a las cinco de la tarde. ¡Y el toro, solo corazón arriba! a las cinco de la tarde. Cuando el sudor de nieve fue llegando a las cinco de la tarde, cuando la plaza se cubrió de yodo a las cinco de la tarde, la muerte puso huevos en la herida a las cinco de la tarde. A las cinco de la tarde. A las cinco en punto de la tarde.   Un ataúd con ruedas es la cama a las cinco de la tarde. Huesos y flautas suenan en su oído a las cinco de la tarde. El toro ya mugía por su frente a las cinco de la tarde. El cuarto se irisaba de agonía a las cinco de la tarde. A lo lejos ya viene la gangrena a las cinco de la tarde. Trompa de lirio por las verdes ingles a las cinco de la tarde. Las heridas quemaban como soles a las cinco de la tarde, The bells of arsenic, the smoke at five in the afternoon. Silent crowds on corners at five in the afternoon. And only the bull with risen heart! at five in the afternoon. When the snow-sweat appeared at five in the afternoon. when the arena was splashed with iodine at five in the afternoon. death laid its eggs in the wound at five in the afternoon. At five in the afternoon. At just five in the afternoon. A coffin on wheels for his bed at five in the afternoon. Bones and flutes sound in his ear at five in the afternoon. Now the bull bellows on his brow at five in the afternoon. The room glows with agony at five in the afternoon. Now out of distance gangrene comes at five in the afternoon. Trumpets of lilies for the green groin at five in the afternoon. Wounds burning like suns at five in the afternoon,
Beatriz Méndez, Catarina Bilbao, Rafael Duarte y Duarte Calderón. (3ºC) y el gentío rompía las ventanas a las cinco de la tarde. A las cinco de la tarde. ¡Ay qué terribles cinco de la tarde! ¡Eran las cinco en todos los relojes!  ¡Eran las cinco en sombra de la tarde!  and the people smashing windows at five in the afternoon. Ay, what a fearful five in the afternoon! It was five on every clock! It was five of a dark afternoon!
  1929   Columbia   University   (New York)
Canción del jinete En la luna negra  de los bandoleros,  cantan las espuelas.  Caballito negro,  ¿Dónde llevas tu jinete muerto?  ...Las duras espuelas  del bandido inmóvil  que perdió las riendas.  Caballito frío.  ¡Qué perfume de flor de cuchillo!  En la luna negra  Sangraba el costado  De Sierra Morena.  ¿Dónde llevas tu jinete muerto?  En la luna negra  ¡un grito! Y el cuerno  largo de la hoguera.  Caballito frío.  ¡Qué perfume de flor de cuchillo!  García Lorca  En la luna negra de los bandoleros, cantan las espuelas en la luna negra de los bandoleros, cantan las espuelas ¡ay! caballito negro ¿dónde llevas tu jinete muerto? ¿dónde llevas tu jinete muerto? Las duras espuelas del bandido inmóvil, que perdió las riendas las duras espuelas del bandido inmóvil, que perdió las riendas ¡ay! caballito frío que perfume de flor de cuchillo que perfume de flor de cuchillo En la luna negra sangraba el costado, de sierra morena en la luna negra sangraba el costado, de sierra morena ¡ay! caballito negro ¿dónde llevas tu jinete muerto? ¿dónde llevas tu jinete muerto? En la luna negra un grito y el cuerno, claro de la hoguera en la luna negra un grito y el cuerno, claro de la hoguera ¡ay! caballito frío que perfume de flor de cuchillo que perfume de flor de cuchillo Autor:  Paco Ibañez Guitarra:  Rui Carilho (4ºC) Voz :Inés  Pais (4ºC)
 
Take This Waltz   Pequeño vals vienés Now in Vienna there's ten pretty women  There's a shoulder where death comes to cry.  There's a lobby with nine hundred windows.  There's a tree where the doves go to die.  There's a piece that was torn from the morning,  and it hangs in the Gallery of Frost --  Ay, ay, ay, ay  Take this waltz, take this waltz,  take this waltz with the clamp on its jaws.  I want you, I want you, I want you  on a chair with a dead magazine.  In the cave at the tip of the lily,  in some hallway where love's never been.  On a bed where the moon has been sweating,  in a cry filled with footsteps and sand --  Ay, ay, ay, ay  Take this waltz, take this waltz,  take its broken waist in your hand.  This waltz, this waltz, this waltz, this waltz  with its very own breath  of brandy and death,  dragging its tail in the sea.   En Viena hay diez muchachas,  un hombro donde solloza la muerte  y un bosque de palomas disecadas.  Hay un fragmento de la mañana  en el museo de la escarcha.  Hay un salón con mil ventanas.          ¡Ay, ay, ay, ay!  Toma este vals con la boca cerrada.  Este vals, este vals, este vals,  de sí, de muerte y de coñac  que moja su cola en el mar.  Te quiero, te quiero, te quiero,  con la butaca y el libro muerto,  por el melancólico pasillo,  en el oscuro desván del lirio,  en nuestra cama de la luna  y en la danza que sueña la tortuga.          ¡Ay, ay, ay, ay!  Toma este vals de quebrada cintura.
There's a concert hall in Vienna  where your mouth had a thousand reviews.  There's a bar where the boys have stopped talking,  they've been sentenced to death by the blues.  Ah, but who is it climbs to your picture  with a garland of freshly cut tears?  Ay, ay, ay, ay  Take this waltz, take this waltz,  take this waltz, it's been dying for years.  There's an attic where children are playing,  where I've got to lie down with you soon,  in a dream of Hungarian lanterns,  in the mist of some sweet afternoon.  And I'll see what you've chained to your sorrow,  all your sheep and your lilies of snow --  Ay, ay, ay, ay  Take this waltz, take this waltz,  with its "I'll never forget you, you know!"  And I'll dance with you in Vienna,  I'll be wearing a river's disguise.  The hyacinth wild on my shoulder,  my mouth on the dew of your thighs.  And I'll bury my soul in a scrapbook,  with the photographs there, and the moss.  And I'll yield to the flood of your beauty,  my cheap violin and my cross.  And you'll carry me down on your dancing  to the pools that you lift on your wrist .O my love, O my love  Take this waltz, take this waltz,  it's yours now. It's all that there is. Leonard Cohen En Viena hay cuatro espejos  donde juegan tu boca y los ecos.  Hay una muerte para piano  que pinta de azul a los muchachos.  Hay mendigos por los tejados.  Hay frescas guirnaldas de llanto.          ¡Ay, ay, ay, ay!  Toma este vals que se muere en mis brazos. Porque te quiero, te quiero, amor mío,  en el desván donde juegan los niños,  soñando viejas luces de Hungría  por los rumores de la tarde tibia,  viendo ovejas y lirios de nieve  por el silencio oscuro de tu frente.          ¡Ay, ay, ay, ay!  Toma este vals del "Te quiero siempre".  En Viena bailaré contigo  con un disfraz que tenga  cabeza de río.  ¡Mira qué orilla tengo de jacintos!  Dejaré mi boca entre tus piernas,  mi alma en fotografías y azucenas,  y en las ondas oscuras de tu andar  quiero, amor mío, amor mío, dejar,  violín y sepulcro, las cintas del vals. García Lorca
28 de enero 2008 Instituto Español “Giner de los Ríos” de Lisboa .

Homenaje A Lorca 3

  • 1.
    Lorca, embajador delas lenguas. Instituto Español “ Giner de los Ríos” de Lisboa Curso 2007-2008
  • 2.
    Vie et oeuvrede Federico García Lorca dans le cadre de la société de son temps
  • 3.
    SA VIE “Toute mon enfance est villageoise: bergers, campagne, ciel ,solitude ” Federico García Lorca
  • 4.
    Federico García Lorcaest né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, un village très près de Grenade. Sa mère, Vicenta Lorca , fut sa première institutrice car c’est elle qui lui apprit son goût pour la musique et la poésie. Pour cela , Federico utilisa plus son second nom de famille, Lorca, que celui de son père, García . Federico s’adonne très tôt à la poésie, à la musique, au théâtre et au dessin. Maison natale Les marionnettes le fascinaient et il jouait des représentations de théâtre pour ses amis et ses parents.
  • 5.
    Il eut unfrère, Francisco et deux sœurs, Isabel et Concha. Issu d’une famille rurale aisée, il s’en va avec elle à Valderrubio (appelé à l’époque Asquerosa) pour s’installer en 1909 à Grenade où il commence son baccalauréat au collège des jésuites. Il fit des études de piano et de guitare à Grenade où il devint l’ami du compositeur Manuel de Falla en 1917. Concha n’est pas sur la photo
  • 6.
    Il est surnommépar ses amis « le rossignol d’Andalousie » En 1919 il alla à Madrid où il continua les études de philosophie et de droit qu’il avait commencées à Grenade, et devint l’ami de Luis Buñuel, Salvador Dalí, Alberti…à la Résidence d’étudiants. Vers 1920 Lorca fut victime d'une dépression exacerbée par une angoisse due à la difficulté grandissante de cacher son homosexualité à ses amis et sa famille. Avec Emilio Aladrén, son amoureux
  • 7.
    1929-1930.LE POÈTE ÀNEW YORK Conscient de ces problèmes , la famille de Lorca s'arrangea pour lui faire faire un long voyage aux États-Unis en 1929-30. Invité à New York pour y donner des conférences, Lorca quitta Madrid. Il écrivit sur place « Le poète à New York » « Au roi de Harlem » et « Ode à Walt Whitman »
  • 8.
    Son retour enEspagne en 1930 coïncida avec la chute de la dictature de Miguel Primo de Rivera et le rétablissement de la République. Lorca était l´ami des personnes le plus représentatives de la République, écrivains, professeurs, intellectuels. Ils l´incorporèrent aux Missions Pédagogiques. Les Missions Pédagogiques, c’était un projet créé par la seconde république espagnole qui s´inspirait de la philosophie de «  l´Institución Libre de Enseñanza » fondée par Giner de los Ríos.
  • 9.
    1932: LA BARRACALe poète fonda et dirigea le théâtre d´ étudiants La Barraca qui fit connaître Cervantes, Lope de Vega, Calderón de la Barca…dans les lieux jusqu´alors les plus isolés, les plus abandonnés du pays.
  • 10.
    1936: ÉCLAT DELA GUERRE CIVILE Quand la guerre civile éclata en 1936, il quitta Madrid pour Grenade, même s'il était conscient qu'il allait vers une mort presque certaine dans une ville réputée pour avoir l'oligarchie la plus conservatrice d'Andalousie. Il y fut fusillé le 19 août 1936,près de Viznar. Le régime de Franco décida l'interdiction totale de ses œuvres jusqu'en 1953 quand Obras completas (très censuré) fut publié. Ce ne fut qu'avec la mort de Franco en 1975 que la vie et le décès de Lorca purent être discutés librement. Statue de García Lorca sur la place Santa Ana à Madrid .
  • 11.
  • 12.
    La Résidence d’étudiantsde Madrid En 1919 il fait des études de Droit à l´Université de Madrid et il vit à la Résidence d’ étudiants de Madrid. Il y devint l'ami de Luis Buñuel et Salvador Dali. Ensemble , ils ont tourné des films comme le Chien Andalou en 1929
  • 13.
    Rafael Alberti Albertiétudie aussi dans la Résidence d’Etudiants à Madrid où ils deviendront amis. (Lorca à gauche et Alberti à droite)
  • 14.
    Emilio Aladrén Sculpteur et amoureux de Lorca . Après leur rupture Lorca fit beaucoup de dépressions.
  • 15.
    Buñuel et DalíTous les deux étaient les meilleurs amis de Lorca Ils ont influencé énormément sur Lorca et son écriture.
  • 16.
    Lorca et Dalí
  • 17.
    PORTRAIT DE LORCATÊTE DE LORCA . SA BOUCHE EST LE DOS D’UNE FEMME
  • 18.
  • 19.
    DÉTAIL DE CENICITAS/ TÊTE DE LORCA DÉTAIL DE CENICITAS / TÊTE DE DALÍ
  • 20.
    SES OEUVRES MAJEURES“ L´homme ne vit que du pain. Moi si j’avais faim et me trouvais démuni dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi-pain et un livre” Federico García Lorca 1931
  • 21.
    Génération du 27En 1927, Lorca va à l’hommage de Góngora à Seville. Sur la photo on le voit avec Cernuda,Alberti,José Bergamín, Dámaso Alonso, Primo de Rivera, Salinas... Lorca avec d´autres écrivains espagnols fait partie de la génération du 27.Ils composent leurs œuvres avec une esthétique nouvelle. Leurs créations mélangent des éléments de la tradition littéraire et populaire espagnole et les avant-gardes européennes .
  • 22.
    POÉSIE Impresiones ypaisajes (“Impressions et paysages ”) 1918 Canciones (“Chansons ”) 1927 Primer romancero gitano (“Premier romancero gitan”) 1928 Libro de poemas (“Livre de poèmes”) 1931 Poema del cante jondo (“Poème du cante jondo ”) 1931 Primeras canciones (“Premières chansons”) 1936 Poeta en Nueva York (“Poète à New York”) publié en 1940 Dessin de Lorca
  • 23.
    THÉÂTRE El Maleficiode la mariposa (“Le Maléfice du papillon”) 1920 Mariana Pineda 1927 La zapatera prodigiosa (“La savetière prodigieuse”) 1930 Amor de Don Perlimpín com Belisa en su jardín (“Les amours de Don Perlimpín avec Belisse à son jardin”) 1933 Yerma 1934 Donã Rosita la soltera (“Doña Rosita la celibataire”) 1935 Retabillo de Don Cristóbal (“Le jeu de Don Cristóbal”) 1935 Los títeres de Cachiporra (“Le guignol et le gourdin”) 1935 Así que pasen cinco años (“Lorsque cinq ans seront passés”) 1945 La casa de Bernarda Alba (“La maison de Bernarda Alba”) 1945 El público (“Le public”) 1972 Comedia sin título (“Comédie sans titre”) 1986 Bodas de sangre (“Noces de sang”) 1933
  • 24.
    QUELQUES CITATIONS DEFEDERICO GARCÍA LORCA Né le 5 juin 1898 à 23h59 à Fuente Vaqueros (Espagne) Soleil en 15°16 Gémeaux, AS en 4°52 Poissons, Lune en 5°08 Capricorne, MC en 15°27 Sagittaire Numérologie : chemin de vie 1
  • 25.
    « Naître femme estle pire des châtiments » Cette citation est très forte et, hors contexte, elle peut être mal interprétée. Alors, on l’étudiera dans le cadre où elle a été prononcée. La citation est tirée de « La casa de Bernarda Alba », une pièce considérée pour les uns ,une tragédie, et un drame ,pour les autres où Federico García Lorca donne une fidèle représentation de la réalité sociale de l’époque qu’il critique. Cette pièce en particulier, seulement avec des personnages féminins, raconte l’histoire d’une femme veuve, Bernarda, qui réprime ses filles. Federico y traite le thème de l’oppression qui souffrait la femme, qui à l’époque, n’était que la personne qui s’occupait de la maison et des enfants. Tout cela dû sans doute au régime politique et à la société peu évoluée où il vivait. Lorca éprouve de la compassion envers ceux qui sont opprimés et il s’identifie avec eux . D’autres thèmes qui y sont aussi présents sont la morale conservatrice, l’autoritarisme, le besoin de liberté, et l’injustice envers les femmes qui vivent dans un monde d’hommes. Les fréquentes allusions à la « manière de faire des femmes » représentent la fausse morale et l’hypocrisie de l’époque, et l’avis de l’auteur à ce sujet-là. Adela, la fille de Bernarda, la plus jeune et rebelle, parle souvent de la répression qu’en tant que femmes, elles souffrent, et du besoin de changer la façon de penser des gens. Travail réalisé par Maria Ribeiro. 1º Bachillerato.
  • 26.
    «  Chaque femmea du sang pour quatre ou cinq enfants et lorsqu’elle n’en a pas, il se change en poison »  Dans cette citation tirée du livre « Yerma », Federico García Lorca traite le thème de l’infertilité. La protagoniste de ce livre est Yerma, une paysanne mariée à un homme infertile, Juan. Elle veut désespérément avoir des enfants pour vraiment se sentir une femme mais le manque d’intérêt de son mari la laisse dans un grand état d'angoisse. Elle essaie d’être enceinte en recourant à tous les moyens possibles, mais rien ne résulte. Ses valeurs traditionnelles ne lui permettent pas d'avoir des enfants avec un autre homme pendant que son mari soit vivant .Donc, folle par le désir de vouloir un fils et ne pas l'avoir, Yerma étrangle Juan. L'auteur représente avec cette phrase l'idée traditionnelle que la femme a besoin d'avoir des enfants pour se compléter. Si elle ne peut pas les avoir, ses désirs deviennent une rancune impossible d'effacer. Cette rancune est représentée par la métaphore du poison qui symbolise tout ce que la femme a chez elle et qui ne peut pas être libéré par le manque d’un fils. Tout l’amour qu'une mère peut donner à ses enfants se change en amertume pure, en poison authentique qui contamine la vie de la femme et de tous ceux qui l’entourent. Dans la société de Lorca , le manque d’enfants pour les femmes, c'est un drame authentique qui exerce une influence négative sur la manière de faire face à la vie et sur les relations qu’elles établissent avec les autres personnes, principalement leurs maris. Travail réalisé par Alejandra Velásquez. 1º Bachillerato.
  • 27.
    “ Rien n’estplus vivant qu’un souvenir” Nous sommes ce que nous sommes grâce à notre mémoire. Chaque jour nous nous levons en tant qu’ êtres humains, des êtres humains égaux. La seule chose qui nous fait différents, c’est notre mémoire. La mémoire de ce que nous avons vécu, celle qui s’est transformée en souvenirs. Le souvenir est le seul paradis d’où personne ne peut nous chasser. Rien n’est plus vivant qu’un souvenir, puisque le souvenir nous permet de revivre ce que nous voulons le nombre de fois que nous voulons aussi. C’est le seul moyen de retourner au passé, de revivre de bons et de mauvais moments de notre vie. Si on n’avait pas de souvenirs, on n’aurait pas d’identité, donc, on n’aurait pas de futur !!!!!. Est-ce que Federico García Lorca a dit cela à cause du fait qu’avec les années nos souvenirs se modifient ? J’interprète ça de cette manière mais ce n’est pas forcément juste. Ni forcément faux ! Travail réalisé par Maria Sá. 1º Bachillerato.
  • 28.
    Qu´est-ce que Lorcavoulait nous dire avec ses oeuvres? Lorca veut capter l´ essence de l´âme divisée du peuple espagnol de son époque. Les principaux thèmes qui sont traités dans ses oeuvres sont : l´amour, la fierté, la passion ainsi que la mort violente. Les oeuvres de Lorca sont composées d´une forte symbologie: La Lune: symbolise la mort, l´érotisme, la beauté, la fécondité et la stérilité L´eau: quand elle coule, cést la vie et quand elle est étanchée c´est la mort Le sang: la vie et la sexualité Le cheval: la mort, la vie et l´érotisme
  • 29.
    La société deLorca “ Naître femme est le pire des châtiments” (La maison de Bernarda Alba)
  • 30.
    1898.- Naissance deFederico García Lorca. L´Espagne perd ses colonies d´outre-mer: le Cuba, les Philippines, le Porto Rico 1902.- La régence de Maria Cristina (qui reignait à cause de la mort de son mari, Alfonso XII, jusqu’a ce que son fils devienne majeur) est finie et Alfonso XIII commence son règne. 1917.- Crise sociale et politique du règne du roi Alfonso XIII. 1923.- Commence la dictature de Miguel Primo de Rivera avec l´acceptation du roi et du peuple. Janvier 1930.- Chute de la dictature et démission de Primo de Rivera (le chef de gouvernement)
  • 31.
    AVRIL 1931 Proclamationde la seconde Republique, Alfonso XIII abandonne l´Espagne (la première République fut proclamée entre 1873 et 1874).
  • 32.
    Juillet 1936.-Commence la Guerre Civile Espagnole à cause d´une rébellion militaire commandée par le Général Francisco Franco. Le 20 Juillet Grenade tombe aux mains des facistes, Lorca prend peur. Août 1936.- Brutale repression après la conquête de Badajoz par l´armée Franquiste Pendant toute la Guerre Civile Espagnole, l´Allemagne (gouvernée par Adolf Hitler) et l´Italie (gouvernée par Mussolini) aident l´armée de Franco et l´URSS aide les Républicains.
  • 33.
    26 Avril 1937.-Bombardement de Guernica par les Légions Condor, envoyées par Adolf Hitler. Octobre 1937.- Les Franquistes conquêtent tout le Nord d´Espagne. 1938.- Bataille de l´Ebro, victoire des Franquistes qui en décembre attaquent la Catalogne. Février 1939.- Conquête de la Catalogne par les Franquistes suivi d´une forte repression.Des milliers de réfugiés traversent la frontière française. Avril 1939.- Le Général Francisco Franco se déclare vainqueur, la guerre est finie, ceux qui se sont rebellés trois ans avant gagnent la Guerre Civile.
  • 34.
    « Je ne seraijamais un politicien, je suis un révolutionnaire, puisqu’il n’y a pas de véritable poète qui ne le soit «. (Federico García Lorca) Madrid fête la fin de la guerre. Les rues sont invahies par les femmes et les enfants. L’après-guerre commence…. 1939 – 1975.- Francisco Franco gouverne l´Espagne comme dictateur.
  • 35.
    TÉMOIGNAGE DE MªDOLORES FERNÁNDEZ DE LOS MOZOS, Grand-mère de trois élèves du lycée La grand-mère de Miguel s´appelle Maria Dolores Fernández de los Mozos. Elle avait six ans lorsque la guerre civile espagnole a commencé. Elle est neé à Madrid et quand elle avait deux ans sa mère est morte. Son père, Manuel Fernández, et elle, sont venus vivre à Lisbonne. Il s´est remarié avec une Portugaise. Quand elle avait six ans, la famille est allée s´installer à Salamanca pour s´occuper des cousins de Maria Dolores parce que la soeur de Manuel était infirmière à Madrid et son mari était à la guerre. Les souvenirs qu´elle a de cette époque sont mélangés : d´un côté elle s´amusait avec ses cousins, de l´autre ses cousins étaient tristes car ils ne voyaient pas leurs parents (ils ont passé cinq ans sans les voir). Tous devaient se cacher sous les lits quand les bombes tombaient. Depuis Maria Dolores ne supporte pas les feux d´artifice à cause de la guerre… Luis Dezcallar et Miguel Francisco 3EC
  • 36.
    La mort dupoète « Quand je mourrai, enterrez-moi avec ma guitare sous le sable » (Federico García Lorca)
  • 37.
    QUAND? Le 20 juillet 36, Grenade tombe aux mains des fascistes et l’angoisse s’y installe car son beau-frère est arrêté. Le 6 août un groupe de fascistes arrive chez Lorca avec l’excuse de chercher un poste de radio clandestin avec lequel on pourrait communiquer les russes. Ce qu’ils viennent effectivement constater c’est la présence du poète « rouge » dans la maison. Le 9 août arrivent à la maison de Federico 10 ou 11 hommes armés de fusils, ils viennent chercher les frères de Gabriel Perea Ruiz, l’homme qui entretient la maison depuis dix ans. On voit de nouveau que c’est une excuse pour installer la terreur. Le poète a peur car il est sûr que la prochaine fois ils viendraient le chercher. Il décide de demander de l’aide à son ami Luis Rosales, qui occupe un poste important dans le nouveau régime qui est en train de s’instaurer. Rosales accepte que Federico reste à l’abri, chez lui. Bientôt tout le monde saura qu’il garde le poète « rouge ».
  • 38.
    OÙ? COMMENT? Le16 août, Federico apprend la nouvelle que son beau-frère a été fusillé dans le cimetière avec 30 personnes. Ce jour-là le poète est arrêté et conduit à la préfecture. La haine, la terreur et la rancune étaient les maîtres de la ville. La famille Rosales fit tout le possible pour sauver Lorca, mais à l’aube du 19 août, il fut conduit en voiture à Viznar, à quelques kilomètres de Grenade. Une heure après, Lorca fut fusillé aux alentours du village d’Alfacar avec d’autres hommes : un maître républicain, Dióscoro Galindo, et deux banderilleros anarchistes : Francisco Galadí et Joaquin Arcollas.
  • 39.
    POURQUOI? QUI? Parcequ’il était homosexuel ? À cause de ses idées politiques et ses prises de positions révolutionnaires ? Une vengeance contre la famille Rosales ? Qui arrêta Lorca  dans la maison de la famille Rosales et le conduit à la préfecture?. D’après l’hispaniste Ian Gibson, fut Ramón Ruiz Alonso et lui, il fut aussi le responsable de donner l’ordre de son meurtre. Après la mort de Franco ,il partit pour les Etats Unis où il mourut quelques ans plus tard. Cependant les recherches continuent ouvertes…
  • 40.
    LES LIVRES DEIAN GIBSON Sur la connaissance de Lorca, sur sa vie et les véritables raisons de sa mort, nous devons beaucoup aux recherches de Ian Gibson. Parmi les livres de cet auteur traduit en français, on peut citer La Mort de Garcia Lorca, enquête sur le crime(1974) Federico Garcia Lorca, biographie (1990), et le dernier livre qui vient d’apparaître en espagnol «  El hombre que detuvo a Garcia Lorca «  (2007)
  • 41.
    HOMMAGES À FEDERICOGARCÍA LORCA
  • 42.
    Tout le longdu XXième siècle , García Lorca a reçu beaucoup d’hommages. Le meilleur exemple d’un hommage au niveau mondial fut celui de l’Exposition Internationale de Paris en 1937,une année après sa mort.
  • 43.
    Exposition internationale deParis de 1937 Appelée aussi Exposition des Arts et Techniques, cette exposition a reçu les espagnols dans un modeste ,mais riche en art, pavillon.Il y avait le Guernica de Pablo Picasso et des tableaux de Joan Miró. Guernica de Pablo Picasso
  • 44.
    Le pavillon espagnol de l’Exposition L’hommage fut composé d’une grande photo de Lorca avec les mots Poète Fusillé à Grenade et un de ses livres ”Llanto por la muerte de Ignacio Sánchez Mejías,à l’entrée du pavillon espagnol. On pouvait lire aussi quelques vers de son poème:” Romance de la Guardia civil”du réccueil Romancero gitano (1928)
  • 45.
    Antonio Machado LECRIME FUT À GRENADE On le vit, marchant entre des fusils Par une longue rue Qui donnait sur la campagne froide De l’aube, encore sous les étoiles. Ils tuèrent Federico Alors que pointait la lumière Le peloton de bourreaux N’osa pas le regarder au visage. Tous fermèrent les yeux ; Ils prièrent…Dieu lui-même ne te sauverait pas… Federico tomba mort - du sang sur le front, du plomb dans les entrailles- … c’est à Grenade que le crime eut lieu, Vous savez- pauvre Grenade !- dans sa Grenade ! (…) On les vit s’éloigner… Taillez, amis, Dans la pierre et le rêve, à l’Alhambra, Une tombe au poète, Sur une fontaine, où l’eau pleure, Et, éternellement dise : Le crime eut lieu à Grenade…dans sa Grenade ! Traduit par María Ribeiro, Alejandra Velasquez et María Sá. 1º Bachillerato. Machado écrivit un poème qui fut publié pour la première fois le 17 Octobre 1936 dans l’hebdomaire “Ayuda” dont le titre :EL CRIMEN FUE EN GRANADA
  • 46.
    JEAN CASSOU “Ce que les balles fascistes ont frappé dans cette gorge et dans ce coeur est autre chose que la simple vie d'un ennemi : c'était une des sources mêmes, une des jaillissantes fontaines de l'émotion universelle ." (Jean Cassou , écrivain, critique d’art et poète est né en Espagne en 1897 et il est mort à Paris en 1986)
  • 47.
    ARMAN UTILISE LEPOÈME “LA COGIDA Y LA MUERTE” POUR CE TABLEAU LA TÊTE DE LORCA FRAPPÉE PAR LE VERT ET EN BAS HUIT PAYSAGES DE L’ÂME DE LORCA.PEINT PAR SON AMI CHILIEN ROBERTO MATTA.( Prix Principe de Asturias,1992) 1996. SOIXANTE ANS APRÈS SA MORT
  • 48.
    KLASEN ET RANDILLAC.1996 ¿ DORMI OU MORT? C’EST LE PORTRAIT DE LORCA PAR RANDILLAC KLASSEN UTILISE LE SURREALISME, UN STYLE QUE LORCA N’UTILISAIT JAMAIS...
  • 49.
    1998.CENTENAIRE DE LANAISSANCE DE LORCA Le 5 Juin 1998 on célébra le centenaire de la naissance de Lorca. Partout en France, à Paris, Toulouse, Bordeaux, Lille... il y a eu des expositions, des représentations de ses pièces de théâtre, des colloques.. Les Rois d’Espagne ont fait l’ouverture de l’hommage Ay Lorca.
  • 50.
    PROJET “LORCA. AMBASSADEURDES LANGUES” Dans ce projet quelques élèves de 3º,4ºESO et 1º, 2º Bachillerato étudiant le français ont collaboré avec enthousiame et éfficacité afin de faire connaître un peu mieux cet écrivain espagnol qui n’a pas pu voir toutes ses oeuvres publiées en français . Au nom du département de français merci à tous : Luis Dezcallar, Miguel Francisco, Martim Azevedo, Mª Luisa Charters, Juan Mederos, Carlos Alpedrinha, Maria Ribeiro, Maria Sá, Alejandra Velasquez, Maria Fernanda Pimienta, Sandra Matos, Beatriz Ramírez, María Salamanca, Nuno Almeida, Mariana Bilbao, Sebastiao Botello, Jaime Olazabal, Caterina Lima, Paula Llavori, Sara Pinedo.(2007-2008)
  • 51.
    1929 Columbia University (New York)
  • 52.
  • 53.
  • 54.
  • 55.
  • 56.
  • 57.
    1929 Columbia University (New York)
  • 58.
  • 59.
  • 60.
  • 61.
  • 62.
    6º de PrimariaLittle song of Seville.....Margarida Gouveia Cancioncilla sevillana....Athenea Olsson The Little Ballad of the three rivers.....Miguel Carlos Doblado Baladilla de los tres ríos ...................Joana Antunes Paisaje.....Miguel Martins Landscape.....Francisca Gomes
  • 63.
  • 64.
    Spanish intellectual PepínBello dies at 103 Jose "Pepin" Bello, a key figure in Spanish culture and a close friend and inspiration of painter Salvador Dali, film director Luis Buñuel and poet Federico Garcia Lorca, died on January, 11 th (2008) in Madrid. He was 103. Madrid, 1922. De izquierda a derecha, Juan Vicens, Federico García Lorca, Pepín Bello y Luis Eaton en la Residencia de Estudiantes.
  • 65.
    Lamento por IgnacioSánchez Mejías La cogida y la muerte A las cinco de la tarde. Eran las cinco en punto de la tarde. Un niño trajo la blanca sábana a las cinco de la tarde. Una espuerta de cal ya prevenida a las cinco de la tarde. Lo demás era muerte y sólo muerte a las cinco de la tarde. El viento se llevó los algodones a las cinco de la tarde. Y el óxido sembró cristal y níquel a las cinco de la tarde. Ya luchan la paloma y el leopardo a las cinco de la tarde. Y un muslo con un asta desolada a las cinco de la tarde. Comenzaron los sones del bordón a las cinco de la tarde. Lament for Ignacio Sánchez Mejías The Goring and the Death At five in the afternoon. It was just five in the afternoon. A boy brought the white sheet at five in the afternoon. A basket of lime made ready at five in the afternoon. The rest was death and only death at five in the afternoon. The wind blew the cotton wool away at five in the afternoon. And oxide scattered nickel and glass at five in the afternoon. Now the dove and the leopard fight at five in the afternoon. And a thigh with a desolate horn at five in the afternoon. The bass-pipe sound began at five in the afternoon.
  • 66.
    Las campanas dearsénico y el humo a las cinco de la tarde. En las esquinas grupos de silencio a las cinco de la tarde. ¡Y el toro, solo corazón arriba! a las cinco de la tarde. Cuando el sudor de nieve fue llegando a las cinco de la tarde, cuando la plaza se cubrió de yodo a las cinco de la tarde, la muerte puso huevos en la herida a las cinco de la tarde. A las cinco de la tarde. A las cinco en punto de la tarde. Un ataúd con ruedas es la cama a las cinco de la tarde. Huesos y flautas suenan en su oído a las cinco de la tarde. El toro ya mugía por su frente a las cinco de la tarde. El cuarto se irisaba de agonía a las cinco de la tarde. A lo lejos ya viene la gangrena a las cinco de la tarde. Trompa de lirio por las verdes ingles a las cinco de la tarde. Las heridas quemaban como soles a las cinco de la tarde, The bells of arsenic, the smoke at five in the afternoon. Silent crowds on corners at five in the afternoon. And only the bull with risen heart! at five in the afternoon. When the snow-sweat appeared at five in the afternoon. when the arena was splashed with iodine at five in the afternoon. death laid its eggs in the wound at five in the afternoon. At five in the afternoon. At just five in the afternoon. A coffin on wheels for his bed at five in the afternoon. Bones and flutes sound in his ear at five in the afternoon. Now the bull bellows on his brow at five in the afternoon. The room glows with agony at five in the afternoon. Now out of distance gangrene comes at five in the afternoon. Trumpets of lilies for the green groin at five in the afternoon. Wounds burning like suns at five in the afternoon,
  • 67.
    Beatriz Méndez, CatarinaBilbao, Rafael Duarte y Duarte Calderón. (3ºC) y el gentío rompía las ventanas a las cinco de la tarde. A las cinco de la tarde. ¡Ay qué terribles cinco de la tarde! ¡Eran las cinco en todos los relojes! ¡Eran las cinco en sombra de la tarde! and the people smashing windows at five in the afternoon. Ay, what a fearful five in the afternoon! It was five on every clock! It was five of a dark afternoon!
  • 68.
    1929 Columbia University (New York)
  • 69.
    Canción del jineteEn la luna negra de los bandoleros, cantan las espuelas. Caballito negro, ¿Dónde llevas tu jinete muerto? ...Las duras espuelas del bandido inmóvil que perdió las riendas. Caballito frío. ¡Qué perfume de flor de cuchillo! En la luna negra Sangraba el costado De Sierra Morena. ¿Dónde llevas tu jinete muerto? En la luna negra ¡un grito! Y el cuerno largo de la hoguera. Caballito frío. ¡Qué perfume de flor de cuchillo! García Lorca En la luna negra de los bandoleros, cantan las espuelas en la luna negra de los bandoleros, cantan las espuelas ¡ay! caballito negro ¿dónde llevas tu jinete muerto? ¿dónde llevas tu jinete muerto? Las duras espuelas del bandido inmóvil, que perdió las riendas las duras espuelas del bandido inmóvil, que perdió las riendas ¡ay! caballito frío que perfume de flor de cuchillo que perfume de flor de cuchillo En la luna negra sangraba el costado, de sierra morena en la luna negra sangraba el costado, de sierra morena ¡ay! caballito negro ¿dónde llevas tu jinete muerto? ¿dónde llevas tu jinete muerto? En la luna negra un grito y el cuerno, claro de la hoguera en la luna negra un grito y el cuerno, claro de la hoguera ¡ay! caballito frío que perfume de flor de cuchillo que perfume de flor de cuchillo Autor: Paco Ibañez Guitarra: Rui Carilho (4ºC) Voz :Inés Pais (4ºC)
  • 70.
  • 71.
    Take This Waltz Pequeño vals vienés Now in Vienna there's ten pretty women There's a shoulder where death comes to cry. There's a lobby with nine hundred windows. There's a tree where the doves go to die. There's a piece that was torn from the morning, and it hangs in the Gallery of Frost -- Ay, ay, ay, ay Take this waltz, take this waltz, take this waltz with the clamp on its jaws. I want you, I want you, I want you on a chair with a dead magazine. In the cave at the tip of the lily, in some hallway where love's never been. On a bed where the moon has been sweating, in a cry filled with footsteps and sand -- Ay, ay, ay, ay Take this waltz, take this waltz, take its broken waist in your hand. This waltz, this waltz, this waltz, this waltz with its very own breath of brandy and death, dragging its tail in the sea. En Viena hay diez muchachas, un hombro donde solloza la muerte y un bosque de palomas disecadas. Hay un fragmento de la mañana en el museo de la escarcha. Hay un salón con mil ventanas.         ¡Ay, ay, ay, ay! Toma este vals con la boca cerrada. Este vals, este vals, este vals, de sí, de muerte y de coñac que moja su cola en el mar. Te quiero, te quiero, te quiero, con la butaca y el libro muerto, por el melancólico pasillo, en el oscuro desván del lirio, en nuestra cama de la luna y en la danza que sueña la tortuga.         ¡Ay, ay, ay, ay! Toma este vals de quebrada cintura.
  • 72.
    There's a concerthall in Vienna where your mouth had a thousand reviews. There's a bar where the boys have stopped talking, they've been sentenced to death by the blues. Ah, but who is it climbs to your picture with a garland of freshly cut tears? Ay, ay, ay, ay Take this waltz, take this waltz, take this waltz, it's been dying for years. There's an attic where children are playing, where I've got to lie down with you soon, in a dream of Hungarian lanterns, in the mist of some sweet afternoon. And I'll see what you've chained to your sorrow, all your sheep and your lilies of snow -- Ay, ay, ay, ay Take this waltz, take this waltz, with its "I'll never forget you, you know!" And I'll dance with you in Vienna, I'll be wearing a river's disguise. The hyacinth wild on my shoulder, my mouth on the dew of your thighs. And I'll bury my soul in a scrapbook, with the photographs there, and the moss. And I'll yield to the flood of your beauty, my cheap violin and my cross. And you'll carry me down on your dancing to the pools that you lift on your wrist .O my love, O my love Take this waltz, take this waltz, it's yours now. It's all that there is. Leonard Cohen En Viena hay cuatro espejos donde juegan tu boca y los ecos. Hay una muerte para piano que pinta de azul a los muchachos. Hay mendigos por los tejados. Hay frescas guirnaldas de llanto.         ¡Ay, ay, ay, ay! Toma este vals que se muere en mis brazos. Porque te quiero, te quiero, amor mío, en el desván donde juegan los niños, soñando viejas luces de Hungría por los rumores de la tarde tibia, viendo ovejas y lirios de nieve por el silencio oscuro de tu frente.         ¡Ay, ay, ay, ay! Toma este vals del "Te quiero siempre". En Viena bailaré contigo con un disfraz que tenga cabeza de río. ¡Mira qué orilla tengo de jacintos! Dejaré mi boca entre tus piernas, mi alma en fotografías y azucenas, y en las ondas oscuras de tu andar quiero, amor mío, amor mío, dejar, violín y sepulcro, las cintas del vals. García Lorca
  • 73.
    28 de enero2008 Instituto Español “Giner de los Ríos” de Lisboa .