Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012
                       La présente lettre d'information peut être diffusée gratuitement et de manière illimitée. Elle
                       vise cependant tout d’abord à informer les gestionnaires informatiques, les chefs de projets et
                       les responsables réseaux des services publics fédéraux belges des nouveaux développements et
                       des possibilités techniques d'IPv6.

                       Bart Hanssens,
                       Expert interopérabilité
                       Fedict (DG Standards et Architecture du système)



    Table des matières

    Configuration DNS
     DNS records

     Reverse DNS

     Impact éventuel sur le firewall
    Quel protocole a priorité ?
     Si un serveur possède à la fois un « A-record » et un « AAAA-record »

     Serveur: DNS Whitelisting déconseillé

     Client: IPv6 et repli vers IPv4

     Client: Happy Eyeballs
    Site de test et Javascripts
    Cour des Comptes accessible via IPv6
    L'introduction d'IPV6 dans l'administration fédérale belge
     Décision du Conseil des ministres

     Responsabilités
    Support
     Pour les collaborateurs IT des SPF/SPP

     Pour les managers IT des SPF/SPP




1
    Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012
CONFIGURATION DNS

    DNS records

    Les serveurs DNS enregistrent l’adresse IPv4 d’une machine dans un « A-record », tandis qu’une adresse IPv6 (4
    fois plus longue) est enregistrée dans un « AAAA-record ». Ces records peuvent coexister et peuvent être
    consultés tant sur IPv4 que sur IPv6.
    Un système peut dès lors (mais ne doit pas obligatoirement) posséder simultanément une adresse IPv4 et une
    adresse IPv6 ; et le contenu d’un « AAAA-record » peut à la fois être envoyé sur IPv4 et sur IPv6.


    Reverse DNS

    Le système Reverse DNS, où le serveur DNS doit donner un nom de machine correspondant à une adresse IP, est
    parfois utilisé comme mode de contrôle par les filtres anti-spam.
    Tout comme pour IPv4, il est possible de créer des « PTR-records » pour IPv6 : ils sont eux aussi un peu plus
    longs et font partie du domaine « ip6.arpa » (au lieu de « in-addr.arpa »).


    Impact éventuel sur le firewall

    Les requêtes DNS se déroulent souvent via UDP, ce qui est plus efficace que les requêtes via TCP. Étant donné
    que les adresses IPv6 sont plus longues, il peut arriver que le résultat de ces requêtes soit plus long que les 512
    octets prévus initialement 1, ce qui peut faire échouer la requête.
    Les gestionnaires de réseaux ont donc intérêt à mettre en place un « Extension Mechanism for DNS » (EDNS0) 2,
    une option qui est d’ailleurs aussi nécessaire pour implémenter une sécurisation DNSSEC 3 (qui en soi n’a rien
    avoir avec IPv6).
    Il se peut que la configuration du firewall doive être adaptée.




    1
        http://tools.ietf.org/html/rfc1035
    2
        http://tools.ietf.org/html/rfc2671
    3
        http://tools.ietf.org/html/rfc4033




2
    Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012
QUEL PROTOCOLE A PRIORITÉ ?

    Si un serveur possède à la fois un « A-record » et un « AAAA-record »

    Si un serveur possède à la fois un « A-record » et un « AAAA-record », on ne sait pratiquement pas prévoir quel
    protocole le client utilisera pour communiquer avec ce serveur : cela dépend en effet de l’environnement de
    réseau, du système d’exploitation, et de l’application avec lesquels il travaille.


    Serveur: DNS Whitelisting déconseillé

    Le système « DNS Whitelisting », où un serveur DNS n’envoie les « AAAA-records » que dans les environnements
    compatibles IPv6, est déconseillé car cela demande davantage de maintenance et que, à terme, l’introduction
    d’IPv6 est plutôt contre-productive qu’efficace. 4


    Client: IPv6 et repli vers IPv4

    Pour promouvoir l’usage d’IPv6, certains systèmes donnent la préférence à IPv6 lorsque l’environnement de
    réseau a été configuré afin d’utiliser à la fois IPv4 et IPv6.
    Dans de rares cas, il peut y avoir des problèmes avec la connexion IPv6 et l’application attend le TCP time-out
    avant de lancer une connexion IPv4. En fonction du système, cette attente peut durer de quelques secondes à
    plusieurs minutes, ce qui est très incommodant pour l’utilisateur final, surtout dans le cas de sites web.
    Il est possible de déterminer le nombre d’utilisateurs qui seront confrontés à ce problème. Les grands
    fournisseurs et opérateurs d’Internet comme Facebook, Yahoo, Google, etc. ont signalé que 0,02% à 0,1% de
    leurs utilisateurs avaient été confrontés à une « IPv6-brokenness ». C’était principalement dû à des bugs dans
    des systèmes spécifiques et à des environnements de réseau mal configurés.


    Client: Happy Eyeballs

    Pour lutter contre ce phénomène, certains navigateurs utilisent le système « Happy Eyeballs » 5 , où le
    protocole le plus adapté est sélectionné en testant effectivement la disponibilité et la vitesse d’IPv4 et IPv6.
    Lorsque ce type de navigateur reçoit un « A-record » ou un « AAAA-record », il tente d’établir (quasi)
    simultanément une connexion IPv6 et IPv4. Le protocole qui « gagne » est provisoirement enregistré et
    directement utilisé la fois suivante pour établir une connexion.
    Le grand avantage est que l’utilisateur ne remarque rien (y compris aucun retard). L’inconvénient est que des
    connexions (inutiles) un peu plus nombreuses sont établies avec le serveur.




    4
        http://tools.ietf.org/html/rfc6589
    5
        http://tools.ietf.org/html/rfc6555




3
    Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012
SITE DE TEST ET JAVASCRIPTS

    Les utilisateurs techniques qui souhaitent tester rapidement via un navigateur si leur configuration Internet est
    compatible avec IPv6 peuvent se rendre sur le site http://test-ipv6.com/. Une série de tests automatiques (via
    Javascript) y seront réalisés et généreront des éventuels rapports de problèmes, avec une brève description
    des causes possibles et des suggestions de solutions.
    Bien entendu, il est aussi possible de placer un tel script de test (sous forme adaptée ou non) sur son propre
    site web. Pour ce faire, on peut utiliser le code de http://code.google.com/p/falling-sky/ ou
    http://www.getipv6.info/index.php/Warning_broken_users_with_JavaScript.




    COUR DES COMPTES ACCESSIBLE VIA IPV6

    Depuis début octobre, le site web de la Cour des comptes (http://www.ccrek.be) est également accessible via
    IPv6. Pour tout complément d’information, veuillez prendre contact avec Bart Vermoesen.




4
    Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012
L'INTRODUCTION D'IPV6 DANS L'ADMINISTRATION FÉDÉRALE BELGE

    Décision du Conseil des ministres

    Le Conseil des ministres du 22 juin 2012 a décidé que les services publics fédéraux doivent être compatibles
    avec IPv6 dans les deux ans6.
    À cet égard, il convient d'accorder la priorité aux sites web et services (web) utilisés par les citoyens, les
    entreprises et les autres services publics. Une période de transition est prévue, durant laquelle les services
    seront accessibles tant via IPv4 que via IPv6.


    Responsabilités

    En sa qualité d'intégrateur de services, Fedict peut remplir une fonction de coordination mais la responsabilité
    de l'introduction d'IPv6 incombe aux services publics mêmes.
    Afin de souligner l'importance économique d'IPv6, le SPF Économie présidera un groupe de travail dans lequel
    l'IBPT sera également représenté.




    SUPPORT

    Pour les collaborateurs IT des SPF/SPP

    Fedict a créé un espace de travail IPv6 sur beConnected, la plate-forme sécurisée pour l'échange de documents
    entre les différents services publics.
    Les informations présentes dans cet espace de travail sont surtout destinées aux managers IT, responsables
    réseaux et chefs de projets (IT).
    Contactez le responsable beConnected de votre service si vous n'avez pas encore accès à cette plate-forme. Si
    vous avez déjà accès à beConnected, vous pouvez sur simple demande obtenir l'accès à l'espace de travail IPv6.


    Pour les managers IT des SPF/SPP

    Outre l'espace de travail sur beConnected, les managers IT des SPF et SPP peuvent également s'adresser au
    Groupe de pilotage ICT permanent (PICTS).




    6
        http://presscenter.org/fr/pressrelease/20120623/plan-de-d%C3%A9ploiement-de-lipv6-en-belgique?setlang=1




5
    Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012

IPv6 news-fr-20121009

  • 1.
    Lettre d'information IPv6– 9 octobre 2012 La présente lettre d'information peut être diffusée gratuitement et de manière illimitée. Elle vise cependant tout d’abord à informer les gestionnaires informatiques, les chefs de projets et les responsables réseaux des services publics fédéraux belges des nouveaux développements et des possibilités techniques d'IPv6. Bart Hanssens, Expert interopérabilité Fedict (DG Standards et Architecture du système) Table des matières Configuration DNS DNS records Reverse DNS Impact éventuel sur le firewall Quel protocole a priorité ? Si un serveur possède à la fois un « A-record » et un « AAAA-record » Serveur: DNS Whitelisting déconseillé Client: IPv6 et repli vers IPv4 Client: Happy Eyeballs Site de test et Javascripts Cour des Comptes accessible via IPv6 L'introduction d'IPV6 dans l'administration fédérale belge Décision du Conseil des ministres Responsabilités Support Pour les collaborateurs IT des SPF/SPP Pour les managers IT des SPF/SPP 1 Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012
  • 2.
    CONFIGURATION DNS DNS records Les serveurs DNS enregistrent l’adresse IPv4 d’une machine dans un « A-record », tandis qu’une adresse IPv6 (4 fois plus longue) est enregistrée dans un « AAAA-record ». Ces records peuvent coexister et peuvent être consultés tant sur IPv4 que sur IPv6. Un système peut dès lors (mais ne doit pas obligatoirement) posséder simultanément une adresse IPv4 et une adresse IPv6 ; et le contenu d’un « AAAA-record » peut à la fois être envoyé sur IPv4 et sur IPv6. Reverse DNS Le système Reverse DNS, où le serveur DNS doit donner un nom de machine correspondant à une adresse IP, est parfois utilisé comme mode de contrôle par les filtres anti-spam. Tout comme pour IPv4, il est possible de créer des « PTR-records » pour IPv6 : ils sont eux aussi un peu plus longs et font partie du domaine « ip6.arpa » (au lieu de « in-addr.arpa »). Impact éventuel sur le firewall Les requêtes DNS se déroulent souvent via UDP, ce qui est plus efficace que les requêtes via TCP. Étant donné que les adresses IPv6 sont plus longues, il peut arriver que le résultat de ces requêtes soit plus long que les 512 octets prévus initialement 1, ce qui peut faire échouer la requête. Les gestionnaires de réseaux ont donc intérêt à mettre en place un « Extension Mechanism for DNS » (EDNS0) 2, une option qui est d’ailleurs aussi nécessaire pour implémenter une sécurisation DNSSEC 3 (qui en soi n’a rien avoir avec IPv6). Il se peut que la configuration du firewall doive être adaptée. 1 http://tools.ietf.org/html/rfc1035 2 http://tools.ietf.org/html/rfc2671 3 http://tools.ietf.org/html/rfc4033 2 Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012
  • 3.
    QUEL PROTOCOLE APRIORITÉ ? Si un serveur possède à la fois un « A-record » et un « AAAA-record » Si un serveur possède à la fois un « A-record » et un « AAAA-record », on ne sait pratiquement pas prévoir quel protocole le client utilisera pour communiquer avec ce serveur : cela dépend en effet de l’environnement de réseau, du système d’exploitation, et de l’application avec lesquels il travaille. Serveur: DNS Whitelisting déconseillé Le système « DNS Whitelisting », où un serveur DNS n’envoie les « AAAA-records » que dans les environnements compatibles IPv6, est déconseillé car cela demande davantage de maintenance et que, à terme, l’introduction d’IPv6 est plutôt contre-productive qu’efficace. 4 Client: IPv6 et repli vers IPv4 Pour promouvoir l’usage d’IPv6, certains systèmes donnent la préférence à IPv6 lorsque l’environnement de réseau a été configuré afin d’utiliser à la fois IPv4 et IPv6. Dans de rares cas, il peut y avoir des problèmes avec la connexion IPv6 et l’application attend le TCP time-out avant de lancer une connexion IPv4. En fonction du système, cette attente peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes, ce qui est très incommodant pour l’utilisateur final, surtout dans le cas de sites web. Il est possible de déterminer le nombre d’utilisateurs qui seront confrontés à ce problème. Les grands fournisseurs et opérateurs d’Internet comme Facebook, Yahoo, Google, etc. ont signalé que 0,02% à 0,1% de leurs utilisateurs avaient été confrontés à une « IPv6-brokenness ». C’était principalement dû à des bugs dans des systèmes spécifiques et à des environnements de réseau mal configurés. Client: Happy Eyeballs Pour lutter contre ce phénomène, certains navigateurs utilisent le système « Happy Eyeballs » 5 , où le protocole le plus adapté est sélectionné en testant effectivement la disponibilité et la vitesse d’IPv4 et IPv6. Lorsque ce type de navigateur reçoit un « A-record » ou un « AAAA-record », il tente d’établir (quasi) simultanément une connexion IPv6 et IPv4. Le protocole qui « gagne » est provisoirement enregistré et directement utilisé la fois suivante pour établir une connexion. Le grand avantage est que l’utilisateur ne remarque rien (y compris aucun retard). L’inconvénient est que des connexions (inutiles) un peu plus nombreuses sont établies avec le serveur. 4 http://tools.ietf.org/html/rfc6589 5 http://tools.ietf.org/html/rfc6555 3 Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012
  • 4.
    SITE DE TESTET JAVASCRIPTS Les utilisateurs techniques qui souhaitent tester rapidement via un navigateur si leur configuration Internet est compatible avec IPv6 peuvent se rendre sur le site http://test-ipv6.com/. Une série de tests automatiques (via Javascript) y seront réalisés et généreront des éventuels rapports de problèmes, avec une brève description des causes possibles et des suggestions de solutions. Bien entendu, il est aussi possible de placer un tel script de test (sous forme adaptée ou non) sur son propre site web. Pour ce faire, on peut utiliser le code de http://code.google.com/p/falling-sky/ ou http://www.getipv6.info/index.php/Warning_broken_users_with_JavaScript. COUR DES COMPTES ACCESSIBLE VIA IPV6 Depuis début octobre, le site web de la Cour des comptes (http://www.ccrek.be) est également accessible via IPv6. Pour tout complément d’information, veuillez prendre contact avec Bart Vermoesen. 4 Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012
  • 5.
    L'INTRODUCTION D'IPV6 DANSL'ADMINISTRATION FÉDÉRALE BELGE Décision du Conseil des ministres Le Conseil des ministres du 22 juin 2012 a décidé que les services publics fédéraux doivent être compatibles avec IPv6 dans les deux ans6. À cet égard, il convient d'accorder la priorité aux sites web et services (web) utilisés par les citoyens, les entreprises et les autres services publics. Une période de transition est prévue, durant laquelle les services seront accessibles tant via IPv4 que via IPv6. Responsabilités En sa qualité d'intégrateur de services, Fedict peut remplir une fonction de coordination mais la responsabilité de l'introduction d'IPv6 incombe aux services publics mêmes. Afin de souligner l'importance économique d'IPv6, le SPF Économie présidera un groupe de travail dans lequel l'IBPT sera également représenté. SUPPORT Pour les collaborateurs IT des SPF/SPP Fedict a créé un espace de travail IPv6 sur beConnected, la plate-forme sécurisée pour l'échange de documents entre les différents services publics. Les informations présentes dans cet espace de travail sont surtout destinées aux managers IT, responsables réseaux et chefs de projets (IT). Contactez le responsable beConnected de votre service si vous n'avez pas encore accès à cette plate-forme. Si vous avez déjà accès à beConnected, vous pouvez sur simple demande obtenir l'accès à l'espace de travail IPv6. Pour les managers IT des SPF/SPP Outre l'espace de travail sur beConnected, les managers IT des SPF et SPP peuvent également s'adresser au Groupe de pilotage ICT permanent (PICTS). 6 http://presscenter.org/fr/pressrelease/20120623/plan-de-d%C3%A9ploiement-de-lipv6-en-belgique?setlang=1 5 Lettre d'information IPv6 – 9 octobre 2012