La manipulation par les cartes

Marine Jaquemart et Ivan Liberatore, élèves de Terminale S, lycée des Chaumes, Avallon, ont
adapté et commenté ce diaporama présenté par Philippe Rekacewicz, lors de la visio-conférence
du vendredi 6 décembre 2013.
Science
serving
propaganda
Ici, Philippe Rekacewicz a
montré comme il est facile de
fausser l’opinion du public sur
un sujet.
Pour légender la carte ci-après,
il a utilisé des cercles de taille
proportionnelle, mais selon la
taille choisie, l’idée que l’on se
fait du sujet n’est pas la même,
alors qu’est toujours
représenté le même nombre
d’individus, et que la carte
reste mathématiquement
correcte.

Cours de cartographie, abaque de Lenz:
http://www.ipt.univ-paris8.fr/vgodard/enseigne/carto2/mem
L’exemple retenu est le nombre de réfugiés par pays en Janvier 2002

Dans cette première version, la taille choisie pour les cercles n’est pas très grande, l’impact n’est pas très
important sur le lecteur, le sujet ne semble pas majeur à l’échelle mondiale.
Seconde version, avec une taille de cercles un peu plus importante.

On peut mieux discerner les pays accueillants des réfugiés, la taille des
cercles est plus adaptée, on discerne mieux l’enjeu.
Voici une troisième version, avec des cercles de plus grande taille.

Ici le sujet peut commencer à inquiéter, et amène à une analyse différente, on
peut voir la présence de quatre lieux qui se distinguent.
Quatrième représentation, avec des cercles toujours plus grands.

Dans cette version, la question des réfugiés donne l’impression de toucher d’avantage de pays. Les trois cercles qui se
démarquaient dans la diapositive précédente sont encore plus impressionnants ici, et la question devient préoccupante. La taille
des cercles parait disproportionnée par rapport aux nombres de réfugiés, qui est pourtant toujours le même.
Cinquième proposition de représentation, avec des taille démesurées.

Pour finir, la taille choisie ici peut provoquer une véritable inquiétude, dont les effets risquent
d’être contre-productifs, selon les objectifs visés. Les figurés sont totalement démesurés.
Il est facile de
manipuler le lecteur par
les cartes, en effet
selon l’impact que l’on
veut provoquer, on
choisira des
représentations en
conséquence.
La carte est un outil
totalement subjectif : le
cartographe présente un
point du vue sur un
sujet, qu’il doit
assumer.

La manipulation par les cartes #ConfReka

  • 1.
    La manipulation parles cartes Marine Jaquemart et Ivan Liberatore, élèves de Terminale S, lycée des Chaumes, Avallon, ont adapté et commenté ce diaporama présenté par Philippe Rekacewicz, lors de la visio-conférence du vendredi 6 décembre 2013.
  • 2.
    Science serving propaganda Ici, Philippe Rekacewicza montré comme il est facile de fausser l’opinion du public sur un sujet. Pour légender la carte ci-après, il a utilisé des cercles de taille proportionnelle, mais selon la taille choisie, l’idée que l’on se fait du sujet n’est pas la même, alors qu’est toujours représenté le même nombre d’individus, et que la carte reste mathématiquement correcte. Cours de cartographie, abaque de Lenz: http://www.ipt.univ-paris8.fr/vgodard/enseigne/carto2/mem
  • 3.
    L’exemple retenu estle nombre de réfugiés par pays en Janvier 2002 Dans cette première version, la taille choisie pour les cercles n’est pas très grande, l’impact n’est pas très important sur le lecteur, le sujet ne semble pas majeur à l’échelle mondiale.
  • 4.
    Seconde version, avecune taille de cercles un peu plus importante. On peut mieux discerner les pays accueillants des réfugiés, la taille des cercles est plus adaptée, on discerne mieux l’enjeu.
  • 5.
    Voici une troisièmeversion, avec des cercles de plus grande taille. Ici le sujet peut commencer à inquiéter, et amène à une analyse différente, on peut voir la présence de quatre lieux qui se distinguent.
  • 6.
    Quatrième représentation, avecdes cercles toujours plus grands. Dans cette version, la question des réfugiés donne l’impression de toucher d’avantage de pays. Les trois cercles qui se démarquaient dans la diapositive précédente sont encore plus impressionnants ici, et la question devient préoccupante. La taille des cercles parait disproportionnée par rapport aux nombres de réfugiés, qui est pourtant toujours le même.
  • 7.
    Cinquième proposition dereprésentation, avec des taille démesurées. Pour finir, la taille choisie ici peut provoquer une véritable inquiétude, dont les effets risquent d’être contre-productifs, selon les objectifs visés. Les figurés sont totalement démesurés.
  • 8.
    Il est facilede manipuler le lecteur par les cartes, en effet selon l’impact que l’on veut provoquer, on choisira des représentations en conséquence. La carte est un outil totalement subjectif : le cartographe présente un point du vue sur un sujet, qu’il doit assumer.