Le cirque du blanc
(sous titre: accro…)
Accro je le suis
Ça c’est certain!
Qu’en faire?
Qu’en dire?
Si ce n’est:
C’est pas bath !…
D’être un accro’bate
Le cirque est là !
Le spectacle peut commencer
Blanc, en est le leitmotiv
Blancs, sont quatre-murs
Blanches, les blouses
Blanche, la divine poudre.
Mon être ne voit plus
Que ce blanc qui m’inonde.
C’est le Cirque du blanc.
Tel l’acrobate je m’élance
Et essaie d’attraper
Cette main tendue...
Paf ….
L’élan était trop court
La chute
Terrible
M’éclate en sac à patates.
Je relance
Et bondis pour rejoindre
Ce perchoir
D’où la vue, dit-on
Est si belle.
Aller, cet essai là est encore
Un loupé.
Je prends la s’ringue
Et shoot un coup
Pas loupé c’ui là
Étincelles et étoiles
M’arrivent en pleine poire
Et …le trou noir…
Re…blanc, éblouissant
Le soleil m’éclate le crâne
Vous êtes contente ???
Le blanc, blanche blouse
Me scrute en clown blanc
J’suis l’auguste moa ???
C’est vrai pas de nez rouge,
Ni même de sang,
Me reste que le blanc du drap,
Où mon bras se pose,
Comme en dehors de mon corps.
Et le grand cirque reprend
Son manège de médicaments.
La nausée me prend comme un serpent
Qui se love en mon corps éreinté.
Normal, qu’elle dit la blanche blouse.
Le corps est aimant et attire
Ce qui le détruit!
J’aboute le lien,
Je le fais mien.
Quoi, cette corde est donc la mienne?
Vous n’y êtes pour rien ?
C’est moi, toute seule qui la tiens,
De ces fragiles mains ?
Mon cœur sursaute,
La corde tressaute,
Ce n’est plus celle à sauter
De mon enfance,
Mais ma démente,
Ma blanche,
Qui fout le camp….
À celle qui s'élance et qui, acrobate, attrapera la
corde de la vie.
poème à utiliser librement pour le besoin des
acrobates

Le cirque du blanc

  • 1.
    Le cirque dublanc (sous titre: accro…) Accro je le suis Ça c’est certain! Qu’en faire? Qu’en dire? Si ce n’est: C’est pas bath !… D’être un accro’bate Le cirque est là ! Le spectacle peut commencer Blanc, en est le leitmotiv Blancs, sont quatre-murs Blanches, les blouses Blanche, la divine poudre. Mon être ne voit plus Que ce blanc qui m’inonde. C’est le Cirque du blanc. Tel l’acrobate je m’élance Et essaie d’attraper Cette main tendue... Paf …. L’élan était trop court La chute Terrible M’éclate en sac à patates.
  • 2.
    Je relance Et bondispour rejoindre Ce perchoir D’où la vue, dit-on Est si belle. Aller, cet essai là est encore Un loupé. Je prends la s’ringue Et shoot un coup Pas loupé c’ui là Étincelles et étoiles M’arrivent en pleine poire Et …le trou noir… Re…blanc, éblouissant Le soleil m’éclate le crâne Vous êtes contente ??? Le blanc, blanche blouse Me scrute en clown blanc J’suis l’auguste moa ??? C’est vrai pas de nez rouge, Ni même de sang, Me reste que le blanc du drap, Où mon bras se pose, Comme en dehors de mon corps. Et le grand cirque reprend Son manège de médicaments. La nausée me prend comme un serpent
  • 3.
    Qui se loveen mon corps éreinté. Normal, qu’elle dit la blanche blouse. Le corps est aimant et attire Ce qui le détruit! J’aboute le lien, Je le fais mien. Quoi, cette corde est donc la mienne? Vous n’y êtes pour rien ? C’est moi, toute seule qui la tiens, De ces fragiles mains ? Mon cœur sursaute, La corde tressaute, Ce n’est plus celle à sauter De mon enfance, Mais ma démente, Ma blanche, Qui fout le camp…. À celle qui s'élance et qui, acrobate, attrapera la corde de la vie. poème à utiliser librement pour le besoin des acrobates