L’enfant et le cirque Le développement psychomoteur
Objectifs de la journée Adéquation entre le développement psychomoteur et les activités circassiennes Le cirque et la scolarité Place du cirque dans l’éducation de l’enfant Connaître le développement psychomoteur de l’enfant Adapter la pratique du cirque au stade de développement  selon l’âge de l’enfant en fonction des aptitudes des enfants en fonction de la compréhension de l’enfant
BP JEPS Création et objet
BP JEPS Cirque Art. 1.  −  Il est créé une spécialité « activités du cirque » du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport. Art. 2.  −  La possession du diplôme mentionné à l’article 1er confère à son titulaire les compétences suivantes, qu’il assure en autonomie pédagogique : –  la  conception  et la  préparation  de cycles  d’ animation  permettant la  découverte et l’initiation aux activités du cirque  ; –  la conduite de séances  d’animation dans le domaine des activités du cirque   ; –  la participation aux actions de communication et de promotion de la structure employeur ; –  la participation au fonctionnement de la structure employeur. Arrêté du 30 novembre 2006 portant création de la spécialité « activités du cirque » du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport  MJSK0670294A – JORF 03 janvier 2007
Animateur de cirque Rôles et missions
Rôles et missions – animateur cirque Il encadre des activités de découverte, d’initiation et d’animation : Il sensibilise aux  différents arts du cirque . Il  prévient les comportements à risque  pour la santé physique et morale des pratiquants. Il  prépare physiquement et mentalement  les pratiquants aux activités du cirque. Il intervient en cas de  problème lié à la sécurité . Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Il propose des situations de rencontre avec la création artistique. Il établit un rapport critique entre la pratique d’une activité et les arts de piste. Il conçoit des cycles d’animation visant la découverte et l’initiation aux activités du cirque. Rôles et missions – animateur cirque Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Il conduit des séances visant la découverte et l’initiation aux activités du cirque précitées. Il évalue les  risques potentiels liés à l’activité, au milieu ou à la personne . Il aménage les espaces de pratique selon les usages et la réglementation en vigueur. Il équipe les pratiquants avec le matériel adapté. Rôles et missions – animateur cirque Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Il accompagne les pratiquants dans la mise en œuvre de présentation. Il évalue la pertinence des situations et des actions mises en œuvre. Il participe à des réunions de travail à caractère  interdisciplinaire . Il participe à des réunions de travail à caractère partenarial. Rôles et missions – animateur cirque Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Animateur de cirque Capacités ou compétences Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP)  Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel  de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Capacités ou compétences -  1 Mobiliser les  connaissances associées aux différents publics  concernés par l’animation. Choisir des  démarches adaptées aux différents publics . Favoriser l’expression du groupe et des individus. Favoriser l’ autonomie  des personnes dans le groupe. Analyser les effets de ses interventions  sur la vie du groupe. Réguler le fonctionnement du groupe. Agir en cas de  maltraitance dans une action  d’animation. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Capacités ou compétences -  2 Mobiliser les  connaissances artistiques, scientifiques, pédagogiques et techniques  associées aux activités du cirque. Concevoir une  démarche pédagogique  permettant la découverte et l’initiation aux activités du cirque. Définir les  objectifs pédagogiques adaptés aux publics . Conduire une action d'animation dans le  respect de l’intégrité physique et morale des pratiquants . Respecter et faire respecter les normes d’exécution des exercices, les consignes d’hygiène et de sécurité. Inciter les pratiquants à  explorer différents langages corporels . Maîtriser les conduites professionnelles nécessaires à la mise en œuvre des activités du cirque concernées. Evaluer les actions d’animation conduites. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Capacités ou compétences -  3 Communiquer oralement avec ses interlocuteurs. Produire les différents écrits de la vie professionnelle. Constituer une documentation sur un thème de la vie professionnelle. Contribuer au bon fonctionnement de la structure. Participer à l'organisation des activités de la structure. Participer au fonctionnement d’une équipe de travail. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Animateur de cirque La certification Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP)  Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel  de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
La certification Le BPJEPS est obtenu par la capitalisation de 10 unités. Les quatre unités capitalisables  communes  à toutes les spécialités : UC 1 : être capable de communiquer dans les situations de la vie professionnelle ; UC 2 : être capable de  prendre en compte les caractéristiques des publics  pour préparer une action éducative ; UC 3 : être capable de préparer un projet ainsi que son évaluation ; UC 4 : être capable de participer au fonctionnement de la structure. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Les unités capitalisables spécifiques de la spécialité « loisirs pour tous publics» : UC 5 : être capable de préparer une action d'animation permettant la pratique des activités du cirque UC 6 : être capable d'encadrer un groupe dans le cadre d'une action d'animation permettant la pratique des activités du cirque ; UC 7 : être capable de mobiliser les connaissances nécessaires à la conduite d'une action d'animation permettant la pratique des activités du cirque ; UC8 : être capable de conduire une action d'animation permettant la pratique des activités du cirque UC 9 : être capable de maîtriser les outils ou techniques nécessaires à la mise en œuvre d'action d'animation permettant la pratique des activités du cirque. La certification Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Une unité capitalisable d'adaptation :  UC 10 : visant l'adaptation à l'emploi La certification Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Animateur de Cirque Cadre législatif d’exercice
Base Légale Référence du décret général : Décret n°2001-792 du 31 août 2001 Référence arrêté création (ou date 1er arrêté enregistrement) : Arrêté du 18 avril 2002 (organisation du BP JEPS)  Arrêté du 30 novembre 2006 (création de la spécialité) Référence du décret et/ou arrêté VAE ( visant l'adaptation à l'emploi  ) :  Décret n° 2002-615 du 26 avril 2002 Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification  BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
Le développement psychomoteur de l’enfant
DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR MOTRICITE PSYCHISME INTELLIGENCE INNE ACQUIS ENVIRONNEMENT CORPS SYSTEME NERVEUX CERVEAU NEURONES MOELLE EPINIERE COMPREHENSION TRANSMISSION PERCEPTION SENSIBILITE MEMBRES TRONC POSTURE MOBILITE PREHENSION COMMANDE
Développement psychomoteur de l’enfant Le système nerveux central
Le système  sous-cortico-spinal = extrapyramidal comprend des faisceaux issus des  noyaux du toit , de la  formation réticulée  et des  noyaux vestibulaires  issu du  tronc cérébral ,  qualifié de  système inférieur  (ou  extrapyramidal )  mésencéphalique rôle essentiel dans le  maintien de la  posture   et la  fonction anti-gravitaire , c’est-à dire le tonus des muscles extenseurs des membres inférieurs et de l’axe corporel Posture Station debout Position assise Activités liés au cirque
Le système  corticospinal = pyramidal •  comprend les  zones corticales motrices , les cortex associatifs impliqués dans la  motricité  et les voies corticospinales  qualifié de  système pyramidal   =   supérieur  contribution au  contrôle du   tonus postural jeu des influences inhibitrice ou excitatrices sur le motoneurone. modère les réactions posturales en hyperextension Rôle prédominant dans  la  motricité fine  l’exécution des mouvements indépendants des doigts la précision et la vitesse de la manipulation. Activités liés au cirque Gestes fins et volontaires
Trois lois caractérisent l’évolution motrice
Au départ, le bébé a une  motricité globale  dont les décharges sont  généralisées à tout le corps .  L’activité motrice s’améliore pour devenir de plus en plus fine, plus élaborée et plus localisée.  Le bébé passe d’une motricité involontaire à une motricité volontaire. Loi de différenciation
Loi de variabilité L’évolution du développement psychomoteur se fait toujours dans un sens de perfectionnement progressif.  Ces progrès ne sont pas uniformes et continus. Cette maturation se réalise par des progressions rapides mais également par des stagnations, des arrêts, voire même des régressions puis le développement peut repartir.
L’ordre de maturation est d’une remarquable constance. Le développement psychomoteur se réalise à partir de 2 lois fondamentales : Loi céphalo-caudale Les muscles de l’axe du corps sont d’autant plus tôt sous le contrôle de la volonté qu’ils sont plus proche de la partie céphalique (SNC). Cette loi descendante est marquée par une série d’étapes dans la coordination statique. Donc, le contrôle musculaire s’achemine de la tête aux pieds. Par exemple, les muscles du visage sont contrôlés en premier puis l’enfant peut soulever sa tête avant de parvenir à s’asseoir. Loi de succession
Loi proximo-distale Les muscles des membres sont d’autant plus tôt sous le contrôle de la volonté qu’ils sont plus proche de l’axe du corps.   Cette loi est marquée par une série d’étapes dans la coordination fine. Donc, le contrôle s’achemine du centre du corps à la périphérie. L’enfant contrôle en premier ses bras, puis ses mains, puis ses doigts. L’enfant contrôle en premier ses cuisses, puis ses jambes, puis ses pieds.
Les facteurs influant sur le développement psychomoteur HEREDITE PLACE DANS LA FRATRIE CHOIX EDUCATIFS DES PARENTS ENVIRONNEMENT NATUREL STIMULATIONS EXTERIEURES SENTIMENT DE SECURITE ET DE STABILITE Facteurs génétiques Facteurs environnementaux La vie  relationnelle  est un facteur essentiel pour l’élaboration du développement psychomoteur. Quel que soit son environnement (famille, hôpital, pouponnière), l’enfant a besoin, pour lui permettre un développement psychomoteur et psycho-affectif  harmonieux, de recevoir une qualité et une continuité d’attention pour mettre en place des attachements privilégiés, c’est-à-dire des relations stables et sécurisantes
Développement  psychomoteur Les différents étapes
Naissance Réflexes archaïques Réflexe de succion Réflexe de marche automatique Réflexe de Moro Réflexe d’agrippement (Grasp reflex)
Motricité - Postures La motricité du nouveau-né est  spontanée, involontaire, diffuse, anarchique, bilatérale. C’est l’état  d’ hypertonie des membres  et d’ hypotonie de la tête et du tronc   qui prédomine à la naissance. Tenu assis  :  cyphose dorsale   globale en raison de  l’absence de contrôle des muscles vertébraux et lombaires . Position ventrale  : retrouve la  position fœtale . Les genoux sont ramenés sous le ventre, le bassin est surélevé, la tête tournée sur le côté.
Deux mois Motricité - Postures motricité  encore brutale,  sursaute spontanément  les réflexes archaïques tendent à disparaître mouvements d’ensemble avec les bras et les jambes qui deviennent plus souples. Tenu assis  : la tête tient droite quelques instants et vacille. Le dos est toujours mou. Position dorsale  : flexion ou semi-flexion des membres inférieurs ou supérieurs. Position ventrale  : tient sur ses avant-bras et peut soulever la tête jusqu’à 45° du plan du lit. Le bassin est à plat et les hanches sont en extension.
Deux mois Préhension Le grasping est plus discret,  les  mains  sont assez souvent  ouvertes . Langage Emet quelques  vocalises  : il s’agit de roucoulement de voyelles formés uniquement par la bouche et pas encore nasalisés. Ce sont les  e ,  eu ,  a  … qui traduisent habituellement un état de bien-être et ils sont les mêmes pour les bébés du monde entier. Apparition du  sourire social .
Trois mois Motricité - Postures La disparition de certains réflexes archaïques traduit une maturation cérébrale d’un niveau supérieur. Tenu assis  : tête droite, dos et nuque fermes mais la région lombaire reste faible. Position dorsale  : mouvements de flexion et d’extension des jambes, le réflexe asymétrique cou a disparu. Le bébé s’intéresse à son corps, c’est l’âge du «  regard de la main  ». Position ventrale  : la bassin repose à plat, hanches en extension, redresse la tête de 45 à 90°. Il prend  appui sur ses avant-bras .
Trois mois Préhension Le réflexe de grasping a disparu. L’enfant observe les objets avec intérêt et envie mais ne peut pas encore les saisir de lui-même. Lorsque l’adulte place un hochet au « contact » de sa main, il l’ouvre et la referme. Il retient le jouet quelques secondes : c’est la préhension involontaire, appelée aussi  préhension au contact . Langage cris de plaisir. « parle » beaucoup lorsqu’on lui parle. répétitions de syllabes déformées ; c’est l’ âge des gazouillis e.g. : A… ree, K… ree,
Quatre mois Motricité – Postures Tenu assis  : la tête reste droite. Position dorsale  : le contrôle de ses muscles abdominaux lui permet de  rouler du dos sur le côté . Position ventrale  : relève sa tête à 90°, redresse son thorax, appuie sur ses coudes.  Bébé nage  : ses membres s’étendent en extension complète.
Quatre mois Préhension Il  réunit ses mains  lorsqu’il joue. Il se sert indifféremment d’une main ou de l’autre. Il  enlève la serviette  que l’on a posé sur sa figure pour jouer. Il essaie d’atteindre les objets avec les mains. Il joue longtemps avec le hochet placé dans sa main et le secoue, mais le perd souvent. Langage Il  rit aux éclats . Il  gazouille beaucoup . Ambidextre Recherche l'objet et stimulus Réaction de défense
Cinq mois Motricité – Postures Tiré en position assise  : participe activement à ce mouvement en soulevant sa tête et en pliant ses jambes pour aller vers l’avant. Position dorsale  : nombreux mouvements de pédalage. Joue avec ses pieds. Position ventrale  : porte son poids sur ses avant-bras en se redressant. Les avant-bras sont en hyperextension vers l’avant, les mains reposent à plat sur le sol mais il ne peut encore les utiliser pour jouer. Prenant appui sur son thorax,  fait « l’avion » . Il essaie de  se retourner du ventre sur le dos . Maintenu en position debout  : soutient une grande partie du poids de son corps. Il fait beaucoup de mouvements de pédalage.
Cinq mois Préhension La  préhension volontaire  apparaît. C’est une  préhension cubito-palmaire , globale, qui reste encore imprécise : l’enfant saisit un objet de grosse taille entre la paume et les 3 derniers doigts de la main. L’enfant porte immédiatement l’ objet à sa bouche . Langage Ton moqueur  : il fait « agueu ». Bruit mouillé des lèvres Compréhension générale Il  sourit à son image dans le miroir .
Six mois Motricité - Postures Assis  : position en « tripode » ou «  trépied  ». Position dorsale  : décolle la tête et les épaules du plan du lit essayant de passer de lui-même de la position couchée à la position assise sans y parvenir. Il ne regarde plus ses mains mais il  saisit ses pieds . Il  se retourne dos-ventre . Position ventrale  :  se redresse sur ses mains  et non plus sur les avant-bras. Il peut facilement faire usage de ses mains pour jouer. Maintenu en position debout  : supporte pratiquement tout le poids de son corps sur ses jambes et adore sautiller : c’est le  stade du « sauteur » .
Six mois Préhension La  préhension volontaire globale  est bien acquise. Il peut tenir 2 cubes et regarder un 3ème posé sur la table. Il lâche un cube lorsqu’un autre lui est donné. Si les cubes disparaissent, il ne les cherche pas. Langage C’est l’âge des «  lallations  » : l’enfant fait des roulades avec des chaînes de syllabes, il varie le volume, le débit de ses expressions. Il babille.
Six mois Compréhension générale Lorsqu’il jette un jouet, il regarde où il est tombé et essaie de le récupérer : c’est la  permanence de l’objet . Il sourit et vocalise devant son image dans le miroir. Il tend les bras pour être pris. Il manifeste son plaisir et son mécontentement. Il n’aime pas qu’on lui prenne un jouet.
Sept mois Motricité – Postures Assis sans soutien , il tend les mains vers l’avant pour éviter de tomber : c’est le stade du  parachutiste . Position dorsale  : saisit ses pieds et suce ses orteils. Il a pris connaissance de son corps. Position ventrale  : supporte son poids sur une main pour saisir un objet. Se retourne dans les 2 sens . Maintenu en position debout  : saute et s’accroupit … déployant une grande vitalité.
Sept mois Préhension L’enfant peut lâcher un objet lorsqu’il le désire : c’est le relâchement volontaire global , le mouvement n’est pas encore ajuste ; il manque de précision. Il  passe les objets d’une main à l’autre  et les frappe violemment entre eux ou sur une table. Il peut garder un jouet dans une main sans le lâcher lorsqu’on lui en offre un deuxième. Tentatives de  préhension en pince inférieure  : il saisit les objets par la base du pouce et le petit doigt.
Sept mois Langage Syllabes : ba, da, ka. Compréhension générale Il imite les actes simples. Il tapote sa propre image dans un miroir. Il répond à l’appel de son prénom.
Huit mois Motricité – Postures Tient assis seul . Il modifie sa position pour atteindre un objet : exemple, se penche en avant. Position dorsale  : peut se soulever en position assise en prenant appui sur un côté en s’aidant avec son bras Position ventrale  : peut soulever son corps tenu uniquement sur les mains et la pointe des pieds : c’est  l’ours . Il peut se déplacer en utilisant les retournements : premier mode de locomotion.
Huit mois Préhension Il perfectionne sa préhension par pince inférieure. Entre 8 et 10 mois : l’ index commence à jouer un rôle plus précis , il se délie. Si l’enfant tient 2 cubes dans ses mains on lui en présente un 3ème, il peut lâcher un cube pour saisir ce dernier.
Huit mois Langage Il combine des syllabes : da-da, ba-ba. Il  imite les sons . Compréhension générale Il comprend la signification du « non ». Il cherche les jouets jetés.
Neuf mois Motricité Assis  : pivote sur les fesses. Position ventrale  : il apprend à ramper, les mouvements commencent à reculons. Il  se met debout en se tenant aux meubles  et au parc. Il tient quelques instants et tombe. Passe de la position en décubitus à assis : avec l’appui de ses mains en passant par la position du « lapin » ou en se servant de l’appui latéral d’un coude, puis de la main.
Neuf mois Préhension Préhension en pince supérieure  : l’enfant peut saisir un objet de petite taille entre la base du pouce et l’index. C’est le début d’une meilleure indépendance manuelle. Langage Apparition des premiers mots. La plupart du temps, il s’agit de syllabes redoublées  : mama puis viendront ensuite papa ou mimi ou kiki…
Neuf mois Compréhension générale Il  compare 2 cubes  en les réunissant. Il  apprend à tendre un jouet  à ses parents : dans un premier temps il refuse d’abandonner le jouet, dans un deuxième temps il le donne : il y a un échange. Il fait sonner la clochette. Il attire l’anneau par la ficelle : c’est la  notion d’outil
Dix mois Motricité Il marche à  4 pattes . Il se met debout seul en positon de «  chevalier servant  » en se tenant aux meubles, fait  quelques pas  et tombe souvent. Préhension Préhension en  pince supérieure plus fine  : l’objet est saisi entre la partie distale du pouce et l’index.
Dix mois Langage Il utilise soit des  monosyllabes , soit des  syllabes redoublées . Il comprend le sens général de la phrase et fait souvent le geste pour accompagner le mot. Un mot veut dire des tas de choses. C’est le «  mot symbole  ». Exemple : il peut dire « lo » pour désigner non seulement le lait mais tout autre liquide. Utilise papa, maman de façon approprié
Dix mois Compréhension générale Il tire sur les vêtements pour attirer l’attention. Il fait «  au revoir  » de la main et «  bravo  ». Il aime introduire et retirer un objet d’une boîte : c’est la  notion de contenant et de contenu .
Onze mois - douze mois Motricité Marche de l’ours  : c’est la marche à 4 pattes plus assurée, sur les mains et les pieds. Début des premiers pas  : marche tenu par les mains de l’adulte ou pousse un déambulateur (bassin en arrière). Il marche seul en prenant appui aux meubles : il cabote. Debout, il  se baisse pour ramasser un jouet .
Préhension Il aime  pointer son index  inquisiteur vers les objets. Ses manipulations plus fines lui font acquérir le sens  de la profondeur,  du solide,  du contenant et du contenu,  du haut et du bas,  de l’à côté,  du dehors et du dedans,  du séparé et du réuni. Onze mois - douze mois
Langage Entre 11 et 15 mois, l’enfant va utiliser un  langage global significatif . Il s’agit de «  mots phrases  » du type « tombé bobo», « maman gâteau », … C’est un jargon toujours peu explicite mais qui correspond à des situations précises. Il dit  2 mots ayant une signification . Onze mois - douze mois
Compréhension générale Il aime  emboîter  les objets les uns dans les autres (jeux gigogne). Jeu d’ encastrement  : il remet un rond dans le trou. Il peut envoyer une balle à l’adulte qui joue avec lui. Il peut  comprendre la signification de phrases simples  comme : « où est ta chaussure ? », « va chercher ton doudou », … Onze mois - douze mois
Quinze mois Motricité Il  marche seul . Il  monte l’escalier à 4 pattes . Il  se met debout seul sans appui  mais son équilibre est insuffisant et tombe massivement.  Il  s’agenouille  sans aide : passe de debout à assis.
Préhension Le  relâchement manuel est plus fin et plus précis . Il peut introduire des  pastilles dans le goulot  d’une bouteille. Il  sait tenir sa cuillère  mais la met à l’envers dans sa bouche. Il  sait tourner les pages d’un livre  mais saute plusieurs pages en feuilletant. Il  gribouille . Quinze mois
Langage Entre 15 et 24 mois, il  perfectionne le langage global significatif . Exemple : « Cathy poupée cassée » = la poupée de Cathy est cassée. Il faut remarquer que l’enfant range ses mots selon leur importance affective. Il se place souvent en premier, ensuite il place la poupée qui lui tient à cœur et le mot « explicite » de la situation arrive le dernier. Vocabulaire de  4 à 6 mots . Quinze mois
Compréhension générale Il demande des objets en les montrant du doigt. Il aime  jeter, renvoyer, pousser . Il sait faire une  tour de 2 cubes Quinze mois
Dix-huit mois Motricité Il  monte et descend les escaliers en tenant la rampe  ou  tenu Il commence à  courir . Il  s’accroupit pour ramasser  quelque chose. Il commence à  sauter sur ses 2 pieds . Il  court  (jambes et bras écartés), les chutes sont fréquentes. Il peut  tirer un jouet derrière lui en marchant . Il peut  marcher à reculons .
Préhension Il peut  lancer la balle  sans tomber et tape dans un ballon. Il peut retirer ses chaussures sans lacets et tous les vêtements qui n’ont pas de fermetures éclairs ou de boutons. Il peut  manger seul  et assez proprement. Il aime faire des gribouillis. Dix-huit mois
Langage Jargon mature . Vocabulaire de  7 à 10 mots . Dix-huit mois
Compréhension générale Il imite les adultes dans les tâches domestiques : enlève la poussière, nettoie et lave. Il sait désigner 2 ou 3 partie de son corps (nez-yeux, bouche…). Il comprend un à deux ordres donnés et les exécute. Il s’intéresse aux livres d’images et sait désigner une à deux images (chien et chat). Il peut être propre le jour, avec quelques accidents occasionnels. Dix-huit mois
Deux ans Motricité Il  monte et descend l’escalier  seul sans alterner les pieds (pose les 2 pieds sur chaque marche) Saute à deux pieds Il  court vite  (l’équilibre est meilleur), tourne en cercle, sautille, grimpe, danse. Il  tape dans un ballon  avec précision et équilibre.
Préhension Il a acquis une  grande souplesse du poignet et une bonne rotation de l’avant-bras  : dessine avec un crayon bien tenu (prise digitale). Il sait tourner la poignée d’une porte, dévisser un couvercle, manger avec une cuillère. Vers 2 ans et demi, il  copie un rond . Deux ans
Langage C’est l’âge de l’ explosion du vocabulaire . Il  parle constamment . Il fait des «  phrases explicites  » et abandonne le jargon du langage global.  Faire des phrases ne veut pas dire « parler adulte », il aura toujours un langage enfantin qui ne doit pas inquiéter. Il utilise le «  je  », le «  moi  », le «  tu  ».  Il utilise le «  verbe  ». Il réunit 2 ou 3 mots en une phrase. Deux ans
Compréhension générale Il nomme 4 à 5 images. Il comprend 2 à 3 ordres donnés. Il peut désigner 4 à 5 parties de son corps. Il peut être propre la nuit. Il connaît 1 à 2 couleurs et peut placer un objet sur un autre de la même couleur. Il peut compter jusqu’à 3-4. Il est capable de placer 3 à 4 éléments d’un puzzle correctement. Il aide pour se déshabiller. Deux ans
Trois ans Motricité Il  monte et descend les escaliers comme un adulte  (en alterné). Descend seul les escaliers Il saute la dernière marche de l’escalier (par jeu). Il  saute sur un pied  et peut maintenir l’équilibre sur un pied quelques secondes (à la demande). Il conduit un  tricycle .
Préhension Il peut  s’habiller seul  et très souvent sait utiliser boutons et fermetures éclairs. Il peut mettre des chaussures seul : vers 4 ans il lacera. Il aide à desservir la table sans caser la vaisselle. Il sait dessiner un  cercle  : début du  bonhomme tétard . Il fait une tour de 10 cubes (démonstration). Il  copie une croix . Il utilise une paire de ciseaux à bout rond. Trois ans
Langage C’est l’ éclosion du vocabulaire , l’ avalanche de questions  aux parents : pourquoi ? Sa soif de mots est intarissable. Il utilise correctement le temps des verbes. Trois ans
Compréhension générale Il connaît quelques  chansons enfantines . Il sait  compter jusqu’à 10 . Il peut  nommer 8 images  et  8 parties de son corps . Il  répond à 3 ou 4 ordres  donnés à la suite. Il a une maîtrise des sphincters anal et vésical (propreté totale). Il dit son nom et son âge. Il dit son sexe. Trois ans
Quatre ans Motricité Il pédale bien avec une bicyclette sans roues latérales. Il monte et descend de la voiture. Préhension Il peut boutonner ses vêtements complètement. Il construit des ponts de cubes. Il  copie un carré .
Compréhension générale Il pose des questions sur sa taille. Il sait reconnaître quel est le plus large de 2 traits. Les notions haut, bas, grand, petit sont acquises. Il s’interroge sur hier, demain, pareil, pas pareil, quand (durée) et comment. Les phrases sont constituées.  Il raconte de petites histoires. Quatre ans
L’enfant de 3 à 4 ans apprend A occuper l’espace en se déplaçant librement A maîtriser les obstacles : enjamber un obstacle, passer dessus, dessous, à l’intérieur, grimper sur, se glisser entre A développer l’adresse, l’équilibre, la précision du geste par les jeux de porter (sous le bras, sur la main), des jeux de lancer (ballons, anneaux), des jeux d’équilibre (marcher sur une corde au sol, sur un banc… ou des jeux de vitesse (faire rouler, attraper, courir A connaître son corps par des exercices au sol A développer ses sens
Cinq ans Motricité Il sautille sur ses deux pieds saute à cloche-pied. Préhension Il peut lacer ses chaussures. Il reproduit un  triangle . Compréhension générale Il distingue le matin de l’après-midi. Il compare 2 poids. Il s’habille et se déshabille.
L’enfant de 4 à 5 ans apprend A améliorer ses déplacements : marcher avant, arrière, vite, lentement…), courir (plus vite, avec obstacle), sauter à pieds joints, par-dessus un objet, ramper, glisser sur un plan incliné… A acquérir plus d’équilibre : grimper (banc, chaise…), marcher en équilibre, se tenir sur un pied, glisser sans appui, porter un objet et se déplacer avec A coordonner les gestes et actions : franchir des obstacles, lancer avec la main, le pied, loin, en haut, rattraper un ballon, faire rouler dans un sens donné (le ballon, le cerceau) A collaborer avec les autres
Six ans Motricité Il saute à pieds joints – sur place ou en se déplaçant Il tape la balle dans le but / Lance la balle vers une cible Préhension Il enroule le fil autour d’une bobine. Il coud avec une grosse aiguille. Langage Le langage est correct avec une extension du vocabulaire et une amélioration de la syntaxe. Compréhension générale Il nomme les jours de la semaine. Il reconnaît sa droite et sa gauche. Il connaît son adresse et son téléphone. Coordination occulomotrice Finesse et précision dans le geste Latéralisation
L’enfant de 5 à 6 ans apprend A maîtriser son corps Maîtrise des déplacements : vitesse, endurance.. Maîtrise de l’équilibre  Maîtrise de ses gestes et actions A acquérir une bonne perception du temps Notion de durée : temps court/long, trop tôt/trop tard
A maîtriser l’espace Se situer dans l’espace : dedans/dehors, devant/derrière, en haut/en bas, entre/à côté de, loin de/près de, autour, à droite/à gauche Se diriger dans l’espace : suivre un itinéraire prévu à l’avance ou fléché Avoir conscience du rythme A apprendre les règles de l’esprit d’équipe A s’exprimer par le corps : expression corporelle, mimiques L’enfant de 5 à 6 ans apprend
Développement psychomoteur de l’enfant De la naissance à 3 ans Tableau récapitulatif Imprimer pages 31 et 32  Polycop Jussieu
 
 
 
Nomme les jours de la semaine Reconnaît la droite / gauche Connaît son    et   Correct  Extension du vocabulaire  Amélioration de la syntaxe Enroule un fil autour d’une bobine  Coud avec une grosse aiguille Saut à pieds joints  Tape la balle dans le but 6 ans Distingue le matin de l’AM Compare 2 poids  S’habille et se déshabille Lacer ses chaussures Reproduit un triangle Sautille sur les deux pieds  Saute à cloche pied  5 ans Reconnaît la différence de taille et largeur Notion de haut, bas, grand, petit Notion de hier, demain, pareil, pas pareil, quand (durée), comment Peut boutonner ses vêtements Construit des ponts de cubes Copie un carré Pédale une bicyclette sans roues latérales  Monte et descend de la voiture 4 ans Compréhension Langage Préhension Motricité
Maturation et apprentissage sont indissociables L'expérience va retentir sur la maturation et l'accélérer. Inversement, le défaut d'expérience peut retarder la maturation. Stimuler et valoriser un enfant est le meilleur moyen de favoriser son développement Trop pousser un enfant est le plus sûr moyen de le mettre en échec et d’inhiber son développement harmonieux
«  L’enfant ne joue pas  pour apprendre, il apprend  parce qu’il joue » J. Epstein Psychosociologue
Intérêts de la pratique du cirque  Les arts du cirque sont un véritable modèle  développement de l’agilité motrice.  excellent entraînement pour développer  la psychomotricité la coordination vision / système moteur  par ailleurs nécessaire pour la pratique de nombreux sports et pour la plupart des tâches à accomplir dans la vie). permet de développer les réflexes,  le sens du rythme et de l’équilibre  l’enfant progresse à son propre rythme et trouve de nouveaux défis à chaque niveau  les nouvelles figures ou accessoires sont autant de problèmes à résoudre et de sources d’expérience
Le cirque est un  outil pédagogique  aux activités variées mettant en jeu les différents facteurs psychomoteurs, pré-requis à la base de tout apprentissage. Il se situe au  carrefour des pratiques artistiques et corporelles. Occasion  de découvrir ses élèves à travers  un autre regard , celui du monde  magique  du cirque Chacun peut  exploiter  ses propres compétences et se découvrir de  nouvelles aptitudes . Tout ceci à travers des  activités ludiques et éducatives . Intérêts scolaire de la pratique du cirque
Apports du cirque en milieu scolaire Tous les pédagogues sont d’accord sur ce point : l’enfant apprend plus efficacement ce qu’il a pu expérimenter, vivre, manipuler. Comment parler d’un cercle si on n’a jamais formé un cercle en se donnant la main, si on n’a jamais manipulé d’objets circulaires ?  Le cirque peut devenir le support d’activités pédagogiques qui peuvent se poursuivre en classe.  Le thème ainsi que les ateliers, qui se basent  sur l’expérience vécue et la manipulation de matériel, peuvent être exploités.  Ce qui se conçoit bien se transmet bien L’expérience et le vécu font la conception et favorisent la compréhension
Pour les enfants de Maternelles Tout apprentissage se base sur une expérience.  Chez le jeune enfant, ces expériences sont de l’ordre du vécu corporel.  Chez les petits, on parle de  circomotricité  :  différents jeux et mises en situation où l’enfant va découvrir et s’essayer aux différents éléments du cirque.  
Le cirque développe et favorise l’acquisition des différents facteurs psychomoteurs :   Le schéma corporel  :  le corps est impliqué dans les différentes activités circassiennes (que se soit à travers la jonglerie, les activités d’équilibre ou plus acrobatiques). L’enfant pourra ainsi prendre conscience de son corps et en intégrer les différentes parties. La latéralité :  à  travers notamment la jonglerie et la manipulation du matériel, l’enfant pourra expérimenter et découvrir son côté dominant.  Les différents ateliers contribuent au processus de latéralisation Pour les enfants de Maternelles
La structuration spatiale :  en prenant conscience de son corps,  l’enfant va pouvoir structurer son espace en première référence à lui-même  ce qui est devant, derrière lui.   L’enfant pourra ainsi expérimenter différentes situations où l’espace est un élément important :  comment se placer face au matériel,  comment le manipuler (vers le haut, vers l’avant),  pouvoir vivre les différentes notions spatiales dans différentes situations (tout en haut de la boule d’équilibre par exemple). Pour les enfants de Maternelles
La structuration temporelle :  toute activité se déroule toujours dans un espace et un temps.  Les ateliers mettront en jeu la temporalité (début, fin, ...).  Les techniques de cirque sont également une succession de mouvements qu’on apprend à décomposer avec les petits. Le rythme est également un élément important.  Les ateliers cirque proposés ponctuellement  peuvent aussi devenir  un repère clair dans le calendrier. Pour les enfants de Maternelles
La coordination motrice :  les ateliers  nécessitent une certaine habilité motrice.  développent donc la coordination générale.  Il suffit de monter sur un pédalgo (élément de cirque sur roues) pour s’en apercevoir. Pour les enfants de Maternelles
Le cirque favorise l’adaptation de l’enfant aux autres et à l’environnement  Les ateliers cirque permettent une expérience de groupe différente de celle de la classe. Ils permettent aux enfants et aux enseignants  de se rencontrer dans une autre activité,  de faire l’expérience d’autres relations et  contribuent ainsi au développement relationnel et à la socialisation de l’enfant. C’est souvent une expérience vécue dans le plaisir et l’ouverture aux autres. C’est parfois l’occasion de voir un enfant fonctionner différemment. Pour les enfants de Maternelles
Le cirque contribue à l’épanouissement de l’enfant sur un plan personnel : Le cirque amène l’enfant dans un autre environnement où il est amené à expérimenter de nouvelles choses.  Les petits apprennent à devenir autonome : ils sont souvent poussés par l’envie de faire « tout seul »...  L’enfant prend alors conscience de ses compétences et peut se sentir reconnu positivement dans celles-ci. C’est parfois l’occasion  de dépasser ses peurs et donc de prendre confiance en soi,  de se découvrir de nouvelles aptitudes :  combien d’enfants ne sont pas tout fier d’être tout en haut de la boule, dépassant leur  peur d’être là haut. Pour les enfants de Maternelles
Le cirque favorise la créativité et  la spontanéité de l’enfant   C’est en faisant ses propres expériences que l’enfant apprend. A travers les différentes activités, l’imagination et l’inventivité de l’enfant sont sollicitées et souvent étonne de par leurs idées...  L’activité cirque permet à l’enfant de retrouver toute sa spontanéité et sa créativité.   Cet aspect est présent dans les différents ateliers et privilégié dans les activités d’expression.   Lorsque l’activité débouche sur un spectacle, c’est toute une aventure : accepter le regard du public et s’adapter à la situation. Pour les enfants de Maternelles
Pour les classes Primaires   Développer leurs compétences motrices   la pratique du cirque est une activité physique et artistique,  l’enfant pourra ainsi continuer à progresser dans ses compétences acquises et se découvrir de nouvelles habilités.
Vivre une expérience de groupe différente à travers une activité éducative originale Les enfants créent d’autres relations et peuvent se rencontrer dans la magie du cirque.  La coopération et la dynamique de groupe sont favorisées ce qui permet l’intégration de chaque élève.  C’est souvent l’occasion de découvrir l’enfant avec un autre regard.  L’expérience est souvent vécue dans le plaisir et l’ouverture aux autres.  Si les ateliers débouchent sur un spectacle, tout le travail de création apprend également aux enfants à s’exprimer, à créer, à s’organiser,...  Faire face aux publics c’est toute un aventure, un dépassement de soi, ou une révélation pour d’autres… Pour les classes Primaires
Exploiter toute leur créativité et inventivité Les ateliers cirque laissent libre cours à la créativité des enfants Bien qu’il y ait une base technique, chacun peut y mettre « sa griffe ».  La création d’un spectacle ou de petits numéros permet à l’enfant de s’exprimer et d’oser. Pour les classes Primaires
Redécouvrir le plaisir d’apprendre à travers une activité ludique L’apprentissage de toute activité n’est pas toujours facile...  L’enfant est amené à persévérer, à s’appliquer, à répéter les mouvements, à aller de plus en plus loin.  En partant des forces de l’enfant, c’est la pédagogie de la réussite qui est favorisée.  L’enfant est alors valorisé et reconnu dans ses compétences.  Chacun peut trouver sa voix sans esprit de compétition.  Les Ateliers cirques s’inscrivent dans une dynamique d’apprentissage à travers l’action et le mouvement.  Ces actions peuvent par la suite être intellectualisées ou mentalisées (par exemple : les lancer de diabolos pourraient introduire les mesures et l’apprentissage des abaques). Pour les classes Primaires
Les ateliers La jonglerie  : une activité centrée sur la manipulation d’un ou plusieurs objets, développant l’adresse, la coordination, le rythme et la vision de l’espace,  En correspondance avec les lois physiques fondamentales.  Redécouvrir le monde des objets et se permettre toutes les tentatives sans rien casser ! Nous voici dans un univers merveilleux.   Les équilibres  : apprivoiser le déséquilibre afin de le transformer en équilibre...Magie !  Chercher le centre sur la boule, sur le rouleau ou le monocycle,  mesurer les risques d’un déplacement,  contrôler les variations d’une situation autour d’éléments qui permettront de réaliser un exploit à sa mesure et en confiance.
découvrir les possibilités de chacun à travers des exercices et des jeux d’improvisation.  En communiquant ses émotions, en élargissant son imaginaire à celui d’autrui, l’individu aura l’occasion unique d’épanouir sa personnalité.  Sentir sa présence, celle du public, écouter un partenaire et partager la joie d’oser exposer ses différences, et peut-être d’en rire... Les ateliers Voilà bien l’expérience  même  de l’ouverture  et de la nouveauté
L’enfant et le cirque Découvrir le monde du cirque, à travers des activités ludiques et éducatives. L’enfant est plongé dans l’univers circassien : partant de son vécu, favoriser l’expérimentation, la créativité et l’expression.  Les ateliers cirques permettront à l’enfant de développer à la fois ses capacités physiques, intellectuelles, relationnelles et artistiques.
Les arts du cirque apprennent aux enfants à synchroniser et coordonner leurs mouvements (notions importantes de dissociation, latéralisation, coordination vision /système moteur),  à se tenir avec des postures correctes, à prendre conscience de leurs appuis, à connaître mieux leur corps (muscles, articulations, squelette), à utiliser leurs deux mains (adresse, habileté, ambidextrie), à développer la précision dans le lancer et la réception d’objets, à développer la perception de l’espace et des objets dans l’espace (notion de plans, de sphère),
à développer leur sens de l’observation et  à mettre en place des processus de reproduction, à développer leur concentration, à développer une sociabilité (les exercices en groupe demandent des qualités d’écoute et d’adaptation), à se contrôler, à avoir confiance en eux, à être patient et persévérant. Les arts du cirque apprennent aux enfants
Choix du lieu, du matériel et rôle de l’enseignant  l’enseignant, dont le rôle est d’adapter les exercices au niveau de chacun afin de permettre à tout le monde de progresser et de ne jamais se décourager. les activités proposées peuvent aller du simple éveil corporel pour les plus jeunes (incluant de nombreux jeux) à une initiation approfondie à la jonglerie pour les plus âgés.
Le rôle de l’enseignant proposer des exercices et des jeux en adéquation avec les capacités et les attentes des enfants. Le choix du matériel et des activités avec ce matériel spécifique en fonction du niveau est très important.
De nombreux jeux et exercices (avec et sans objets) permettent de développer l’équilibre et le système psychomoteur.  associé aux exercices de base, les séances sont  accompagnées de jeux permettant de développer les facultés des enfants tout en s’amusant en groupe.  D’autres jeux ont pour objectif de développer le système psychomoteur (utilisation de différents appuis, jeux d’équilibre, jeux en aveugles pour la perception du corps dans l’espace, etc). Ces jeux seront plus ou moins nombreux selon les tranches d’âge et bien entendu adaptés à celles-ci. Le rôle de l’enseignant
A l’intérieur d’une même tranche d’âge, des différences de niveau apparaissent assez vite. Les séances doivent  s’adapter à tous les niveaux permettre à chacun d’être autonome et de progresser à son propre rythme.  Tout en proposant des jeux et exercices collectifs dans lesquels tout le monde peut se retrouver et s’amuser, l’objectif étant de ne jamais perdre la dynamique de groupe qui permet aux enfants d’avancer et de se sociabiliser. Le rôle de l’enseignant
Penser (dans la mesure du possible) à ne pas faire de groupes constitués d’un trop grand nombre d’enfants  ni le contraire, afin de garder une dynamique de groupe intéressante. Un groupe ne peut dépasser 10 enfants par intervenant, l’idéal étant 8 enfants. Le rôle de l’enseignant
Selon la durée de la séance, laisser des moments libres aux enfants  afin qu’ils puissent découvrir par eux mêmes tous les objets et les différentes manière de les manipuler.  Ces moments offrent la possibilité d’approfondir les choses qui les intéressent le plus,  permettant ainsi à l’intervenant de pouvoir consacrer des moments personnels avec chacun d’eux. Le rôle de l’enseignant
A vous De faire aimer le cirque aux enfants De convaincre les parents des bienfaits du cirque pour leur progéniture De convaincre les enseignants des qualités pédagogiques des activités circassiennes De promouvoir et de parfaire le développement psychomoteur de l’enfant par le biais de la circomotricité D’aider l’enfant à vaincre l’échec scolaire grâce à la positive attitude du cirque
Le Cirque Rigolade ? Amusement ? Vraie activité pédagogique ? Valorisation de l’enfant ? Outil de l’ouverture d’esprit de l’enfant ? Outil de socialisation
L’animateur de cirque Fou du roi  ou vrai éducateur ? Auxiliaire technique de l’enseignant ? Vrai ATSEM Auxiliaire de l’intégration Enfants en difficultés familiales / sociales  Enfants autistes Musicothérapie ergothérapie Pourquoi pas  aide scolaire pour les jeunes en difficulté en pédopsychiatrie
Code ROME Codes des fiches ROME les plus proches • G1203 : Animation de loisirs auprès d'enfants ou d'adolescents • K1206 : Intervention socioculturelle • G1204 : Éducation en activités sportives G1203 : un peu réducteur ! Pourquoi pas éducateur tout court Les trois aspects sont couverts Éducatif Social  Socialisation
DEVELOPPEMENT MOTEUR MOTRICITE PSYCHISME INTELLIGENCE INNE ACQUIS ENVIRONNEMENT CORPS SYSTEME NERVEUX CERVEAU NEURONES MOELLE EPINIERE COMPREHENSION TRANSMISSION PERCEPTION SENSIBILITE MEMBRES TRONC POSTURE MOBILITE PREHENSION

L'enfant et le cirque

  • 1.
    L’enfant et lecirque Le développement psychomoteur
  • 2.
    Objectifs de lajournée Adéquation entre le développement psychomoteur et les activités circassiennes Le cirque et la scolarité Place du cirque dans l’éducation de l’enfant Connaître le développement psychomoteur de l’enfant Adapter la pratique du cirque au stade de développement selon l’âge de l’enfant en fonction des aptitudes des enfants en fonction de la compréhension de l’enfant
  • 3.
  • 4.
    BP JEPS CirqueArt. 1. − Il est créé une spécialité « activités du cirque » du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport. Art. 2. − La possession du diplôme mentionné à l’article 1er confère à son titulaire les compétences suivantes, qu’il assure en autonomie pédagogique : – la conception et la préparation de cycles d’ animation permettant la découverte et l’initiation aux activités du cirque ; – la conduite de séances d’animation dans le domaine des activités du cirque ; – la participation aux actions de communication et de promotion de la structure employeur ; – la participation au fonctionnement de la structure employeur. Arrêté du 30 novembre 2006 portant création de la spécialité « activités du cirque » du brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport MJSK0670294A – JORF 03 janvier 2007
  • 5.
    Animateur de cirqueRôles et missions
  • 6.
    Rôles et missions– animateur cirque Il encadre des activités de découverte, d’initiation et d’animation : Il sensibilise aux différents arts du cirque . Il prévient les comportements à risque pour la santé physique et morale des pratiquants. Il prépare physiquement et mentalement les pratiquants aux activités du cirque. Il intervient en cas de problème lié à la sécurité . Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 7.
    Il propose dessituations de rencontre avec la création artistique. Il établit un rapport critique entre la pratique d’une activité et les arts de piste. Il conçoit des cycles d’animation visant la découverte et l’initiation aux activités du cirque. Rôles et missions – animateur cirque Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 8.
    Il conduit desséances visant la découverte et l’initiation aux activités du cirque précitées. Il évalue les risques potentiels liés à l’activité, au milieu ou à la personne . Il aménage les espaces de pratique selon les usages et la réglementation en vigueur. Il équipe les pratiquants avec le matériel adapté. Rôles et missions – animateur cirque Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 9.
    Il accompagne lespratiquants dans la mise en œuvre de présentation. Il évalue la pertinence des situations et des actions mises en œuvre. Il participe à des réunions de travail à caractère interdisciplinaire . Il participe à des réunions de travail à caractère partenarial. Rôles et missions – animateur cirque Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 10.
    Animateur de cirqueCapacités ou compétences Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 11.
    Capacités ou compétences- 1 Mobiliser les connaissances associées aux différents publics concernés par l’animation. Choisir des démarches adaptées aux différents publics . Favoriser l’expression du groupe et des individus. Favoriser l’ autonomie des personnes dans le groupe. Analyser les effets de ses interventions sur la vie du groupe. Réguler le fonctionnement du groupe. Agir en cas de maltraitance dans une action d’animation. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 12.
    Capacités ou compétences- 2 Mobiliser les connaissances artistiques, scientifiques, pédagogiques et techniques associées aux activités du cirque. Concevoir une démarche pédagogique permettant la découverte et l’initiation aux activités du cirque. Définir les objectifs pédagogiques adaptés aux publics . Conduire une action d'animation dans le respect de l’intégrité physique et morale des pratiquants . Respecter et faire respecter les normes d’exécution des exercices, les consignes d’hygiène et de sécurité. Inciter les pratiquants à explorer différents langages corporels . Maîtriser les conduites professionnelles nécessaires à la mise en œuvre des activités du cirque concernées. Evaluer les actions d’animation conduites. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 13.
    Capacités ou compétences- 3 Communiquer oralement avec ses interlocuteurs. Produire les différents écrits de la vie professionnelle. Constituer une documentation sur un thème de la vie professionnelle. Contribuer au bon fonctionnement de la structure. Participer à l'organisation des activités de la structure. Participer au fonctionnement d’une équipe de travail. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 14.
    Animateur de cirqueLa certification Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 15.
    La certification LeBPJEPS est obtenu par la capitalisation de 10 unités. Les quatre unités capitalisables communes à toutes les spécialités : UC 1 : être capable de communiquer dans les situations de la vie professionnelle ; UC 2 : être capable de prendre en compte les caractéristiques des publics pour préparer une action éducative ; UC 3 : être capable de préparer un projet ainsi que son évaluation ; UC 4 : être capable de participer au fonctionnement de la structure. Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 16.
    Les unités capitalisablesspécifiques de la spécialité « loisirs pour tous publics» : UC 5 : être capable de préparer une action d'animation permettant la pratique des activités du cirque UC 6 : être capable d'encadrer un groupe dans le cadre d'une action d'animation permettant la pratique des activités du cirque ; UC 7 : être capable de mobiliser les connaissances nécessaires à la conduite d'une action d'animation permettant la pratique des activités du cirque ; UC8 : être capable de conduire une action d'animation permettant la pratique des activités du cirque UC 9 : être capable de maîtriser les outils ou techniques nécessaires à la mise en œuvre d'action d'animation permettant la pratique des activités du cirque. La certification Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 17.
    Une unité capitalisabled'adaptation : UC 10 : visant l'adaptation à l'emploi La certification Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 18.
    Animateur de CirqueCadre législatif d’exercice
  • 19.
    Base Légale Référencedu décret général : Décret n°2001-792 du 31 août 2001 Référence arrêté création (ou date 1er arrêté enregistrement) : Arrêté du 18 avril 2002 (organisation du BP JEPS) Arrêté du 30 novembre 2006 (création de la spécialité) Référence du décret et/ou arrêté VAE ( visant l'adaptation à l'emploi ) : Décret n° 2002-615 du 26 avril 2002 Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification BP : Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport - spécialité Activités du cirque
  • 20.
  • 21.
    DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR MOTRICITEPSYCHISME INTELLIGENCE INNE ACQUIS ENVIRONNEMENT CORPS SYSTEME NERVEUX CERVEAU NEURONES MOELLE EPINIERE COMPREHENSION TRANSMISSION PERCEPTION SENSIBILITE MEMBRES TRONC POSTURE MOBILITE PREHENSION COMMANDE
  • 22.
    Développement psychomoteur del’enfant Le système nerveux central
  • 23.
    Le système sous-cortico-spinal = extrapyramidal comprend des faisceaux issus des noyaux du toit , de la formation réticulée et des noyaux vestibulaires issu du tronc cérébral , qualifié de système inférieur (ou extrapyramidal ) mésencéphalique rôle essentiel dans le maintien de la posture et la fonction anti-gravitaire , c’est-à dire le tonus des muscles extenseurs des membres inférieurs et de l’axe corporel Posture Station debout Position assise Activités liés au cirque
  • 24.
    Le système corticospinal = pyramidal • comprend les zones corticales motrices , les cortex associatifs impliqués dans la motricité et les voies corticospinales qualifié de système pyramidal = supérieur contribution au contrôle du tonus postural jeu des influences inhibitrice ou excitatrices sur le motoneurone. modère les réactions posturales en hyperextension Rôle prédominant dans la motricité fine l’exécution des mouvements indépendants des doigts la précision et la vitesse de la manipulation. Activités liés au cirque Gestes fins et volontaires
  • 25.
    Trois lois caractérisentl’évolution motrice
  • 26.
    Au départ, lebébé a une motricité globale dont les décharges sont généralisées à tout le corps . L’activité motrice s’améliore pour devenir de plus en plus fine, plus élaborée et plus localisée. Le bébé passe d’une motricité involontaire à une motricité volontaire. Loi de différenciation
  • 27.
    Loi de variabilitéL’évolution du développement psychomoteur se fait toujours dans un sens de perfectionnement progressif. Ces progrès ne sont pas uniformes et continus. Cette maturation se réalise par des progressions rapides mais également par des stagnations, des arrêts, voire même des régressions puis le développement peut repartir.
  • 28.
    L’ordre de maturationest d’une remarquable constance. Le développement psychomoteur se réalise à partir de 2 lois fondamentales : Loi céphalo-caudale Les muscles de l’axe du corps sont d’autant plus tôt sous le contrôle de la volonté qu’ils sont plus proche de la partie céphalique (SNC). Cette loi descendante est marquée par une série d’étapes dans la coordination statique. Donc, le contrôle musculaire s’achemine de la tête aux pieds. Par exemple, les muscles du visage sont contrôlés en premier puis l’enfant peut soulever sa tête avant de parvenir à s’asseoir. Loi de succession
  • 29.
    Loi proximo-distale Lesmuscles des membres sont d’autant plus tôt sous le contrôle de la volonté qu’ils sont plus proche de l’axe du corps. Cette loi est marquée par une série d’étapes dans la coordination fine. Donc, le contrôle s’achemine du centre du corps à la périphérie. L’enfant contrôle en premier ses bras, puis ses mains, puis ses doigts. L’enfant contrôle en premier ses cuisses, puis ses jambes, puis ses pieds.
  • 30.
    Les facteurs influantsur le développement psychomoteur HEREDITE PLACE DANS LA FRATRIE CHOIX EDUCATIFS DES PARENTS ENVIRONNEMENT NATUREL STIMULATIONS EXTERIEURES SENTIMENT DE SECURITE ET DE STABILITE Facteurs génétiques Facteurs environnementaux La vie relationnelle est un facteur essentiel pour l’élaboration du développement psychomoteur. Quel que soit son environnement (famille, hôpital, pouponnière), l’enfant a besoin, pour lui permettre un développement psychomoteur et psycho-affectif harmonieux, de recevoir une qualité et une continuité d’attention pour mettre en place des attachements privilégiés, c’est-à-dire des relations stables et sécurisantes
  • 31.
    Développement psychomoteurLes différents étapes
  • 32.
    Naissance Réflexes archaïquesRéflexe de succion Réflexe de marche automatique Réflexe de Moro Réflexe d’agrippement (Grasp reflex)
  • 33.
    Motricité - PosturesLa motricité du nouveau-né est spontanée, involontaire, diffuse, anarchique, bilatérale. C’est l’état d’ hypertonie des membres et d’ hypotonie de la tête et du tronc qui prédomine à la naissance. Tenu assis : cyphose dorsale globale en raison de l’absence de contrôle des muscles vertébraux et lombaires . Position ventrale : retrouve la position fœtale . Les genoux sont ramenés sous le ventre, le bassin est surélevé, la tête tournée sur le côté.
  • 34.
    Deux mois Motricité- Postures motricité encore brutale, sursaute spontanément les réflexes archaïques tendent à disparaître mouvements d’ensemble avec les bras et les jambes qui deviennent plus souples. Tenu assis : la tête tient droite quelques instants et vacille. Le dos est toujours mou. Position dorsale : flexion ou semi-flexion des membres inférieurs ou supérieurs. Position ventrale : tient sur ses avant-bras et peut soulever la tête jusqu’à 45° du plan du lit. Le bassin est à plat et les hanches sont en extension.
  • 35.
    Deux mois PréhensionLe grasping est plus discret, les mains sont assez souvent ouvertes . Langage Emet quelques vocalises : il s’agit de roucoulement de voyelles formés uniquement par la bouche et pas encore nasalisés. Ce sont les e , eu , a … qui traduisent habituellement un état de bien-être et ils sont les mêmes pour les bébés du monde entier. Apparition du sourire social .
  • 36.
    Trois mois Motricité- Postures La disparition de certains réflexes archaïques traduit une maturation cérébrale d’un niveau supérieur. Tenu assis : tête droite, dos et nuque fermes mais la région lombaire reste faible. Position dorsale : mouvements de flexion et d’extension des jambes, le réflexe asymétrique cou a disparu. Le bébé s’intéresse à son corps, c’est l’âge du « regard de la main ». Position ventrale : la bassin repose à plat, hanches en extension, redresse la tête de 45 à 90°. Il prend appui sur ses avant-bras .
  • 37.
    Trois mois PréhensionLe réflexe de grasping a disparu. L’enfant observe les objets avec intérêt et envie mais ne peut pas encore les saisir de lui-même. Lorsque l’adulte place un hochet au « contact » de sa main, il l’ouvre et la referme. Il retient le jouet quelques secondes : c’est la préhension involontaire, appelée aussi préhension au contact . Langage cris de plaisir. « parle » beaucoup lorsqu’on lui parle. répétitions de syllabes déformées ; c’est l’ âge des gazouillis e.g. : A… ree, K… ree,
  • 38.
    Quatre mois Motricité– Postures Tenu assis : la tête reste droite. Position dorsale : le contrôle de ses muscles abdominaux lui permet de rouler du dos sur le côté . Position ventrale : relève sa tête à 90°, redresse son thorax, appuie sur ses coudes. Bébé nage : ses membres s’étendent en extension complète.
  • 39.
    Quatre mois PréhensionIl réunit ses mains lorsqu’il joue. Il se sert indifféremment d’une main ou de l’autre. Il enlève la serviette que l’on a posé sur sa figure pour jouer. Il essaie d’atteindre les objets avec les mains. Il joue longtemps avec le hochet placé dans sa main et le secoue, mais le perd souvent. Langage Il rit aux éclats . Il gazouille beaucoup . Ambidextre Recherche l'objet et stimulus Réaction de défense
  • 40.
    Cinq mois Motricité– Postures Tiré en position assise : participe activement à ce mouvement en soulevant sa tête et en pliant ses jambes pour aller vers l’avant. Position dorsale : nombreux mouvements de pédalage. Joue avec ses pieds. Position ventrale : porte son poids sur ses avant-bras en se redressant. Les avant-bras sont en hyperextension vers l’avant, les mains reposent à plat sur le sol mais il ne peut encore les utiliser pour jouer. Prenant appui sur son thorax, fait « l’avion » . Il essaie de se retourner du ventre sur le dos . Maintenu en position debout : soutient une grande partie du poids de son corps. Il fait beaucoup de mouvements de pédalage.
  • 41.
    Cinq mois PréhensionLa préhension volontaire apparaît. C’est une préhension cubito-palmaire , globale, qui reste encore imprécise : l’enfant saisit un objet de grosse taille entre la paume et les 3 derniers doigts de la main. L’enfant porte immédiatement l’ objet à sa bouche . Langage Ton moqueur : il fait « agueu ». Bruit mouillé des lèvres Compréhension générale Il sourit à son image dans le miroir .
  • 42.
    Six mois Motricité- Postures Assis : position en « tripode » ou « trépied ». Position dorsale : décolle la tête et les épaules du plan du lit essayant de passer de lui-même de la position couchée à la position assise sans y parvenir. Il ne regarde plus ses mains mais il saisit ses pieds . Il se retourne dos-ventre . Position ventrale : se redresse sur ses mains et non plus sur les avant-bras. Il peut facilement faire usage de ses mains pour jouer. Maintenu en position debout : supporte pratiquement tout le poids de son corps sur ses jambes et adore sautiller : c’est le stade du « sauteur » .
  • 43.
    Six mois PréhensionLa préhension volontaire globale est bien acquise. Il peut tenir 2 cubes et regarder un 3ème posé sur la table. Il lâche un cube lorsqu’un autre lui est donné. Si les cubes disparaissent, il ne les cherche pas. Langage C’est l’âge des « lallations » : l’enfant fait des roulades avec des chaînes de syllabes, il varie le volume, le débit de ses expressions. Il babille.
  • 44.
    Six mois Compréhensiongénérale Lorsqu’il jette un jouet, il regarde où il est tombé et essaie de le récupérer : c’est la permanence de l’objet . Il sourit et vocalise devant son image dans le miroir. Il tend les bras pour être pris. Il manifeste son plaisir et son mécontentement. Il n’aime pas qu’on lui prenne un jouet.
  • 45.
    Sept mois Motricité– Postures Assis sans soutien , il tend les mains vers l’avant pour éviter de tomber : c’est le stade du parachutiste . Position dorsale : saisit ses pieds et suce ses orteils. Il a pris connaissance de son corps. Position ventrale : supporte son poids sur une main pour saisir un objet. Se retourne dans les 2 sens . Maintenu en position debout : saute et s’accroupit … déployant une grande vitalité.
  • 46.
    Sept mois PréhensionL’enfant peut lâcher un objet lorsqu’il le désire : c’est le relâchement volontaire global , le mouvement n’est pas encore ajuste ; il manque de précision. Il passe les objets d’une main à l’autre et les frappe violemment entre eux ou sur une table. Il peut garder un jouet dans une main sans le lâcher lorsqu’on lui en offre un deuxième. Tentatives de préhension en pince inférieure : il saisit les objets par la base du pouce et le petit doigt.
  • 47.
    Sept mois LangageSyllabes : ba, da, ka. Compréhension générale Il imite les actes simples. Il tapote sa propre image dans un miroir. Il répond à l’appel de son prénom.
  • 48.
    Huit mois Motricité– Postures Tient assis seul . Il modifie sa position pour atteindre un objet : exemple, se penche en avant. Position dorsale : peut se soulever en position assise en prenant appui sur un côté en s’aidant avec son bras Position ventrale : peut soulever son corps tenu uniquement sur les mains et la pointe des pieds : c’est l’ours . Il peut se déplacer en utilisant les retournements : premier mode de locomotion.
  • 49.
    Huit mois PréhensionIl perfectionne sa préhension par pince inférieure. Entre 8 et 10 mois : l’ index commence à jouer un rôle plus précis , il se délie. Si l’enfant tient 2 cubes dans ses mains on lui en présente un 3ème, il peut lâcher un cube pour saisir ce dernier.
  • 50.
    Huit mois LangageIl combine des syllabes : da-da, ba-ba. Il imite les sons . Compréhension générale Il comprend la signification du « non ». Il cherche les jouets jetés.
  • 51.
    Neuf mois MotricitéAssis : pivote sur les fesses. Position ventrale : il apprend à ramper, les mouvements commencent à reculons. Il se met debout en se tenant aux meubles et au parc. Il tient quelques instants et tombe. Passe de la position en décubitus à assis : avec l’appui de ses mains en passant par la position du « lapin » ou en se servant de l’appui latéral d’un coude, puis de la main.
  • 52.
    Neuf mois PréhensionPréhension en pince supérieure : l’enfant peut saisir un objet de petite taille entre la base du pouce et l’index. C’est le début d’une meilleure indépendance manuelle. Langage Apparition des premiers mots. La plupart du temps, il s’agit de syllabes redoublées : mama puis viendront ensuite papa ou mimi ou kiki…
  • 53.
    Neuf mois Compréhensiongénérale Il compare 2 cubes en les réunissant. Il apprend à tendre un jouet à ses parents : dans un premier temps il refuse d’abandonner le jouet, dans un deuxième temps il le donne : il y a un échange. Il fait sonner la clochette. Il attire l’anneau par la ficelle : c’est la notion d’outil
  • 54.
    Dix mois MotricitéIl marche à 4 pattes . Il se met debout seul en positon de « chevalier servant » en se tenant aux meubles, fait quelques pas et tombe souvent. Préhension Préhension en pince supérieure plus fine : l’objet est saisi entre la partie distale du pouce et l’index.
  • 55.
    Dix mois LangageIl utilise soit des monosyllabes , soit des syllabes redoublées . Il comprend le sens général de la phrase et fait souvent le geste pour accompagner le mot. Un mot veut dire des tas de choses. C’est le « mot symbole ». Exemple : il peut dire « lo » pour désigner non seulement le lait mais tout autre liquide. Utilise papa, maman de façon approprié
  • 56.
    Dix mois Compréhensiongénérale Il tire sur les vêtements pour attirer l’attention. Il fait « au revoir » de la main et « bravo ». Il aime introduire et retirer un objet d’une boîte : c’est la notion de contenant et de contenu .
  • 57.
    Onze mois -douze mois Motricité Marche de l’ours : c’est la marche à 4 pattes plus assurée, sur les mains et les pieds. Début des premiers pas : marche tenu par les mains de l’adulte ou pousse un déambulateur (bassin en arrière). Il marche seul en prenant appui aux meubles : il cabote. Debout, il se baisse pour ramasser un jouet .
  • 58.
    Préhension Il aime pointer son index inquisiteur vers les objets. Ses manipulations plus fines lui font acquérir le sens de la profondeur, du solide, du contenant et du contenu, du haut et du bas, de l’à côté, du dehors et du dedans, du séparé et du réuni. Onze mois - douze mois
  • 59.
    Langage Entre 11et 15 mois, l’enfant va utiliser un langage global significatif . Il s’agit de « mots phrases » du type « tombé bobo», « maman gâteau », … C’est un jargon toujours peu explicite mais qui correspond à des situations précises. Il dit 2 mots ayant une signification . Onze mois - douze mois
  • 60.
    Compréhension générale Ilaime emboîter les objets les uns dans les autres (jeux gigogne). Jeu d’ encastrement : il remet un rond dans le trou. Il peut envoyer une balle à l’adulte qui joue avec lui. Il peut comprendre la signification de phrases simples comme : « où est ta chaussure ? », « va chercher ton doudou », … Onze mois - douze mois
  • 61.
    Quinze mois MotricitéIl marche seul . Il monte l’escalier à 4 pattes . Il se met debout seul sans appui mais son équilibre est insuffisant et tombe massivement. Il s’agenouille sans aide : passe de debout à assis.
  • 62.
    Préhension Le relâchement manuel est plus fin et plus précis . Il peut introduire des pastilles dans le goulot d’une bouteille. Il sait tenir sa cuillère mais la met à l’envers dans sa bouche. Il sait tourner les pages d’un livre mais saute plusieurs pages en feuilletant. Il gribouille . Quinze mois
  • 63.
    Langage Entre 15et 24 mois, il perfectionne le langage global significatif . Exemple : « Cathy poupée cassée » = la poupée de Cathy est cassée. Il faut remarquer que l’enfant range ses mots selon leur importance affective. Il se place souvent en premier, ensuite il place la poupée qui lui tient à cœur et le mot « explicite » de la situation arrive le dernier. Vocabulaire de 4 à 6 mots . Quinze mois
  • 64.
    Compréhension générale Ildemande des objets en les montrant du doigt. Il aime jeter, renvoyer, pousser . Il sait faire une tour de 2 cubes Quinze mois
  • 65.
    Dix-huit mois MotricitéIl monte et descend les escaliers en tenant la rampe ou tenu Il commence à courir . Il s’accroupit pour ramasser quelque chose. Il commence à sauter sur ses 2 pieds . Il court (jambes et bras écartés), les chutes sont fréquentes. Il peut tirer un jouet derrière lui en marchant . Il peut marcher à reculons .
  • 66.
    Préhension Il peut lancer la balle sans tomber et tape dans un ballon. Il peut retirer ses chaussures sans lacets et tous les vêtements qui n’ont pas de fermetures éclairs ou de boutons. Il peut manger seul et assez proprement. Il aime faire des gribouillis. Dix-huit mois
  • 67.
    Langage Jargon mature. Vocabulaire de 7 à 10 mots . Dix-huit mois
  • 68.
    Compréhension générale Ilimite les adultes dans les tâches domestiques : enlève la poussière, nettoie et lave. Il sait désigner 2 ou 3 partie de son corps (nez-yeux, bouche…). Il comprend un à deux ordres donnés et les exécute. Il s’intéresse aux livres d’images et sait désigner une à deux images (chien et chat). Il peut être propre le jour, avec quelques accidents occasionnels. Dix-huit mois
  • 69.
    Deux ans MotricitéIl monte et descend l’escalier seul sans alterner les pieds (pose les 2 pieds sur chaque marche) Saute à deux pieds Il court vite (l’équilibre est meilleur), tourne en cercle, sautille, grimpe, danse. Il tape dans un ballon avec précision et équilibre.
  • 70.
    Préhension Il aacquis une grande souplesse du poignet et une bonne rotation de l’avant-bras : dessine avec un crayon bien tenu (prise digitale). Il sait tourner la poignée d’une porte, dévisser un couvercle, manger avec une cuillère. Vers 2 ans et demi, il copie un rond . Deux ans
  • 71.
    Langage C’est l’âgede l’ explosion du vocabulaire . Il parle constamment . Il fait des « phrases explicites » et abandonne le jargon du langage global. Faire des phrases ne veut pas dire « parler adulte », il aura toujours un langage enfantin qui ne doit pas inquiéter. Il utilise le « je », le « moi », le « tu ». Il utilise le « verbe ». Il réunit 2 ou 3 mots en une phrase. Deux ans
  • 72.
    Compréhension générale Ilnomme 4 à 5 images. Il comprend 2 à 3 ordres donnés. Il peut désigner 4 à 5 parties de son corps. Il peut être propre la nuit. Il connaît 1 à 2 couleurs et peut placer un objet sur un autre de la même couleur. Il peut compter jusqu’à 3-4. Il est capable de placer 3 à 4 éléments d’un puzzle correctement. Il aide pour se déshabiller. Deux ans
  • 73.
    Trois ans MotricitéIl monte et descend les escaliers comme un adulte (en alterné). Descend seul les escaliers Il saute la dernière marche de l’escalier (par jeu). Il saute sur un pied et peut maintenir l’équilibre sur un pied quelques secondes (à la demande). Il conduit un tricycle .
  • 74.
    Préhension Il peut s’habiller seul et très souvent sait utiliser boutons et fermetures éclairs. Il peut mettre des chaussures seul : vers 4 ans il lacera. Il aide à desservir la table sans caser la vaisselle. Il sait dessiner un cercle : début du bonhomme tétard . Il fait une tour de 10 cubes (démonstration). Il copie une croix . Il utilise une paire de ciseaux à bout rond. Trois ans
  • 75.
    Langage C’est l’éclosion du vocabulaire , l’ avalanche de questions aux parents : pourquoi ? Sa soif de mots est intarissable. Il utilise correctement le temps des verbes. Trois ans
  • 76.
    Compréhension générale Ilconnaît quelques chansons enfantines . Il sait compter jusqu’à 10 . Il peut nommer 8 images et 8 parties de son corps . Il répond à 3 ou 4 ordres donnés à la suite. Il a une maîtrise des sphincters anal et vésical (propreté totale). Il dit son nom et son âge. Il dit son sexe. Trois ans
  • 77.
    Quatre ans MotricitéIl pédale bien avec une bicyclette sans roues latérales. Il monte et descend de la voiture. Préhension Il peut boutonner ses vêtements complètement. Il construit des ponts de cubes. Il copie un carré .
  • 78.
    Compréhension générale Ilpose des questions sur sa taille. Il sait reconnaître quel est le plus large de 2 traits. Les notions haut, bas, grand, petit sont acquises. Il s’interroge sur hier, demain, pareil, pas pareil, quand (durée) et comment. Les phrases sont constituées. Il raconte de petites histoires. Quatre ans
  • 79.
    L’enfant de 3à 4 ans apprend A occuper l’espace en se déplaçant librement A maîtriser les obstacles : enjamber un obstacle, passer dessus, dessous, à l’intérieur, grimper sur, se glisser entre A développer l’adresse, l’équilibre, la précision du geste par les jeux de porter (sous le bras, sur la main), des jeux de lancer (ballons, anneaux), des jeux d’équilibre (marcher sur une corde au sol, sur un banc… ou des jeux de vitesse (faire rouler, attraper, courir A connaître son corps par des exercices au sol A développer ses sens
  • 80.
    Cinq ans MotricitéIl sautille sur ses deux pieds saute à cloche-pied. Préhension Il peut lacer ses chaussures. Il reproduit un triangle . Compréhension générale Il distingue le matin de l’après-midi. Il compare 2 poids. Il s’habille et se déshabille.
  • 81.
    L’enfant de 4à 5 ans apprend A améliorer ses déplacements : marcher avant, arrière, vite, lentement…), courir (plus vite, avec obstacle), sauter à pieds joints, par-dessus un objet, ramper, glisser sur un plan incliné… A acquérir plus d’équilibre : grimper (banc, chaise…), marcher en équilibre, se tenir sur un pied, glisser sans appui, porter un objet et se déplacer avec A coordonner les gestes et actions : franchir des obstacles, lancer avec la main, le pied, loin, en haut, rattraper un ballon, faire rouler dans un sens donné (le ballon, le cerceau) A collaborer avec les autres
  • 82.
    Six ans MotricitéIl saute à pieds joints – sur place ou en se déplaçant Il tape la balle dans le but / Lance la balle vers une cible Préhension Il enroule le fil autour d’une bobine. Il coud avec une grosse aiguille. Langage Le langage est correct avec une extension du vocabulaire et une amélioration de la syntaxe. Compréhension générale Il nomme les jours de la semaine. Il reconnaît sa droite et sa gauche. Il connaît son adresse et son téléphone. Coordination occulomotrice Finesse et précision dans le geste Latéralisation
  • 83.
    L’enfant de 5à 6 ans apprend A maîtriser son corps Maîtrise des déplacements : vitesse, endurance.. Maîtrise de l’équilibre Maîtrise de ses gestes et actions A acquérir une bonne perception du temps Notion de durée : temps court/long, trop tôt/trop tard
  • 84.
    A maîtriser l’espaceSe situer dans l’espace : dedans/dehors, devant/derrière, en haut/en bas, entre/à côté de, loin de/près de, autour, à droite/à gauche Se diriger dans l’espace : suivre un itinéraire prévu à l’avance ou fléché Avoir conscience du rythme A apprendre les règles de l’esprit d’équipe A s’exprimer par le corps : expression corporelle, mimiques L’enfant de 5 à 6 ans apprend
  • 85.
    Développement psychomoteur del’enfant De la naissance à 3 ans Tableau récapitulatif Imprimer pages 31 et 32 Polycop Jussieu
  • 86.
  • 87.
  • 88.
  • 89.
    Nomme les joursde la semaine Reconnaît la droite / gauche Connaît son  et  Correct Extension du vocabulaire Amélioration de la syntaxe Enroule un fil autour d’une bobine Coud avec une grosse aiguille Saut à pieds joints Tape la balle dans le but 6 ans Distingue le matin de l’AM Compare 2 poids S’habille et se déshabille Lacer ses chaussures Reproduit un triangle Sautille sur les deux pieds Saute à cloche pied 5 ans Reconnaît la différence de taille et largeur Notion de haut, bas, grand, petit Notion de hier, demain, pareil, pas pareil, quand (durée), comment Peut boutonner ses vêtements Construit des ponts de cubes Copie un carré Pédale une bicyclette sans roues latérales Monte et descend de la voiture 4 ans Compréhension Langage Préhension Motricité
  • 90.
    Maturation et apprentissagesont indissociables L'expérience va retentir sur la maturation et l'accélérer. Inversement, le défaut d'expérience peut retarder la maturation. Stimuler et valoriser un enfant est le meilleur moyen de favoriser son développement Trop pousser un enfant est le plus sûr moyen de le mettre en échec et d’inhiber son développement harmonieux
  • 91.
    «  L’enfant nejoue pas pour apprendre, il apprend parce qu’il joue » J. Epstein Psychosociologue
  • 92.
    Intérêts de lapratique du cirque Les arts du cirque sont un véritable modèle développement de l’agilité motrice. excellent entraînement pour développer la psychomotricité la coordination vision / système moteur par ailleurs nécessaire pour la pratique de nombreux sports et pour la plupart des tâches à accomplir dans la vie). permet de développer les réflexes, le sens du rythme et de l’équilibre l’enfant progresse à son propre rythme et trouve de nouveaux défis à chaque niveau les nouvelles figures ou accessoires sont autant de problèmes à résoudre et de sources d’expérience
  • 93.
    Le cirque estun outil pédagogique aux activités variées mettant en jeu les différents facteurs psychomoteurs, pré-requis à la base de tout apprentissage. Il se situe au  carrefour des pratiques artistiques et corporelles. Occasion  de découvrir ses élèves à travers un autre regard , celui du monde magique du cirque Chacun peut exploiter ses propres compétences et se découvrir de nouvelles aptitudes . Tout ceci à travers des activités ludiques et éducatives . Intérêts scolaire de la pratique du cirque
  • 94.
    Apports du cirqueen milieu scolaire Tous les pédagogues sont d’accord sur ce point : l’enfant apprend plus efficacement ce qu’il a pu expérimenter, vivre, manipuler. Comment parler d’un cercle si on n’a jamais formé un cercle en se donnant la main, si on n’a jamais manipulé d’objets circulaires ?  Le cirque peut devenir le support d’activités pédagogiques qui peuvent se poursuivre en classe. Le thème ainsi que les ateliers, qui se basent  sur l’expérience vécue et la manipulation de matériel, peuvent être exploités. Ce qui se conçoit bien se transmet bien L’expérience et le vécu font la conception et favorisent la compréhension
  • 95.
    Pour les enfantsde Maternelles Tout apprentissage se base sur une expérience. Chez le jeune enfant, ces expériences sont de l’ordre du vécu corporel. Chez les petits, on parle de circomotricité  : différents jeux et mises en situation où l’enfant va découvrir et s’essayer aux différents éléments du cirque.  
  • 96.
    Le cirque développeet favorise l’acquisition des différents facteurs psychomoteurs :   Le schéma corporel  : le corps est impliqué dans les différentes activités circassiennes (que se soit à travers la jonglerie, les activités d’équilibre ou plus acrobatiques). L’enfant pourra ainsi prendre conscience de son corps et en intégrer les différentes parties. La latéralité : à travers notamment la jonglerie et la manipulation du matériel, l’enfant pourra expérimenter et découvrir son côté dominant. Les différents ateliers contribuent au processus de latéralisation Pour les enfants de Maternelles
  • 97.
    La structuration spatiale : en prenant conscience de son corps, l’enfant va pouvoir structurer son espace en première référence à lui-même ce qui est devant, derrière lui.  L’enfant pourra ainsi expérimenter différentes situations où l’espace est un élément important : comment se placer face au matériel, comment le manipuler (vers le haut, vers l’avant), pouvoir vivre les différentes notions spatiales dans différentes situations (tout en haut de la boule d’équilibre par exemple). Pour les enfants de Maternelles
  • 98.
    La structuration temporelle : toute activité se déroule toujours dans un espace et un temps. Les ateliers mettront en jeu la temporalité (début, fin, ...). Les techniques de cirque sont également une succession de mouvements qu’on apprend à décomposer avec les petits. Le rythme est également un élément important. Les ateliers cirque proposés ponctuellement  peuvent aussi devenir  un repère clair dans le calendrier. Pour les enfants de Maternelles
  • 99.
    La coordination motrice : les ateliers nécessitent une certaine habilité motrice. développent donc la coordination générale. Il suffit de monter sur un pédalgo (élément de cirque sur roues) pour s’en apercevoir. Pour les enfants de Maternelles
  • 100.
    Le cirque favorisel’adaptation de l’enfant aux autres et à l’environnement  Les ateliers cirque permettent une expérience de groupe différente de celle de la classe. Ils permettent aux enfants et aux enseignants de se rencontrer dans une autre activité, de faire l’expérience d’autres relations et contribuent ainsi au développement relationnel et à la socialisation de l’enfant. C’est souvent une expérience vécue dans le plaisir et l’ouverture aux autres. C’est parfois l’occasion de voir un enfant fonctionner différemment. Pour les enfants de Maternelles
  • 101.
    Le cirque contribueà l’épanouissement de l’enfant sur un plan personnel : Le cirque amène l’enfant dans un autre environnement où il est amené à expérimenter de nouvelles choses. Les petits apprennent à devenir autonome : ils sont souvent poussés par l’envie de faire « tout seul »... L’enfant prend alors conscience de ses compétences et peut se sentir reconnu positivement dans celles-ci. C’est parfois l’occasion de dépasser ses peurs et donc de prendre confiance en soi, de se découvrir de nouvelles aptitudes : combien d’enfants ne sont pas tout fier d’être tout en haut de la boule, dépassant leur  peur d’être là haut. Pour les enfants de Maternelles
  • 102.
    Le cirque favorisela créativité et  la spontanéité de l’enfant  C’est en faisant ses propres expériences que l’enfant apprend. A travers les différentes activités, l’imagination et l’inventivité de l’enfant sont sollicitées et souvent étonne de par leurs idées... L’activité cirque permet à l’enfant de retrouver toute sa spontanéité et sa créativité.  Cet aspect est présent dans les différents ateliers et privilégié dans les activités d’expression.   Lorsque l’activité débouche sur un spectacle, c’est toute une aventure : accepter le regard du public et s’adapter à la situation. Pour les enfants de Maternelles
  • 103.
    Pour les classesPrimaires Développer leurs compétences motrices   la pratique du cirque est une activité physique et artistique, l’enfant pourra ainsi continuer à progresser dans ses compétences acquises et se découvrir de nouvelles habilités.
  • 104.
    Vivre une expériencede groupe différente à travers une activité éducative originale Les enfants créent d’autres relations et peuvent se rencontrer dans la magie du cirque. La coopération et la dynamique de groupe sont favorisées ce qui permet l’intégration de chaque élève. C’est souvent l’occasion de découvrir l’enfant avec un autre regard. L’expérience est souvent vécue dans le plaisir et l’ouverture aux autres. Si les ateliers débouchent sur un spectacle, tout le travail de création apprend également aux enfants à s’exprimer, à créer, à s’organiser,...  Faire face aux publics c’est toute un aventure, un dépassement de soi, ou une révélation pour d’autres… Pour les classes Primaires
  • 105.
    Exploiter toute leurcréativité et inventivité Les ateliers cirque laissent libre cours à la créativité des enfants Bien qu’il y ait une base technique, chacun peut y mettre « sa griffe ». La création d’un spectacle ou de petits numéros permet à l’enfant de s’exprimer et d’oser. Pour les classes Primaires
  • 106.
    Redécouvrir le plaisird’apprendre à travers une activité ludique L’apprentissage de toute activité n’est pas toujours facile... L’enfant est amené à persévérer, à s’appliquer, à répéter les mouvements, à aller de plus en plus loin. En partant des forces de l’enfant, c’est la pédagogie de la réussite qui est favorisée. L’enfant est alors valorisé et reconnu dans ses compétences. Chacun peut trouver sa voix sans esprit de compétition. Les Ateliers cirques s’inscrivent dans une dynamique d’apprentissage à travers l’action et le mouvement. Ces actions peuvent par la suite être intellectualisées ou mentalisées (par exemple : les lancer de diabolos pourraient introduire les mesures et l’apprentissage des abaques). Pour les classes Primaires
  • 107.
    Les ateliers Lajonglerie  : une activité centrée sur la manipulation d’un ou plusieurs objets, développant l’adresse, la coordination, le rythme et la vision de l’espace, En correspondance avec les lois physiques fondamentales. Redécouvrir le monde des objets et se permettre toutes les tentatives sans rien casser ! Nous voici dans un univers merveilleux.   Les équilibres  : apprivoiser le déséquilibre afin de le transformer en équilibre...Magie ! Chercher le centre sur la boule, sur le rouleau ou le monocycle, mesurer les risques d’un déplacement, contrôler les variations d’une situation autour d’éléments qui permettront de réaliser un exploit à sa mesure et en confiance.
  • 108.
    découvrir les possibilitésde chacun à travers des exercices et des jeux d’improvisation. En communiquant ses émotions, en élargissant son imaginaire à celui d’autrui, l’individu aura l’occasion unique d’épanouir sa personnalité. Sentir sa présence, celle du public, écouter un partenaire et partager la joie d’oser exposer ses différences, et peut-être d’en rire... Les ateliers Voilà bien l’expérience  même de l’ouverture et de la nouveauté
  • 109.
    L’enfant et lecirque Découvrir le monde du cirque, à travers des activités ludiques et éducatives. L’enfant est plongé dans l’univers circassien : partant de son vécu, favoriser l’expérimentation, la créativité et l’expression.  Les ateliers cirques permettront à l’enfant de développer à la fois ses capacités physiques, intellectuelles, relationnelles et artistiques.
  • 110.
    Les arts ducirque apprennent aux enfants à synchroniser et coordonner leurs mouvements (notions importantes de dissociation, latéralisation, coordination vision /système moteur), à se tenir avec des postures correctes, à prendre conscience de leurs appuis, à connaître mieux leur corps (muscles, articulations, squelette), à utiliser leurs deux mains (adresse, habileté, ambidextrie), à développer la précision dans le lancer et la réception d’objets, à développer la perception de l’espace et des objets dans l’espace (notion de plans, de sphère),
  • 111.
    à développer leursens de l’observation et à mettre en place des processus de reproduction, à développer leur concentration, à développer une sociabilité (les exercices en groupe demandent des qualités d’écoute et d’adaptation), à se contrôler, à avoir confiance en eux, à être patient et persévérant. Les arts du cirque apprennent aux enfants
  • 112.
    Choix du lieu,du matériel et rôle de l’enseignant l’enseignant, dont le rôle est d’adapter les exercices au niveau de chacun afin de permettre à tout le monde de progresser et de ne jamais se décourager. les activités proposées peuvent aller du simple éveil corporel pour les plus jeunes (incluant de nombreux jeux) à une initiation approfondie à la jonglerie pour les plus âgés.
  • 113.
    Le rôle del’enseignant proposer des exercices et des jeux en adéquation avec les capacités et les attentes des enfants. Le choix du matériel et des activités avec ce matériel spécifique en fonction du niveau est très important.
  • 114.
    De nombreux jeuxet exercices (avec et sans objets) permettent de développer l’équilibre et le système psychomoteur. associé aux exercices de base, les séances sont accompagnées de jeux permettant de développer les facultés des enfants tout en s’amusant en groupe. D’autres jeux ont pour objectif de développer le système psychomoteur (utilisation de différents appuis, jeux d’équilibre, jeux en aveugles pour la perception du corps dans l’espace, etc). Ces jeux seront plus ou moins nombreux selon les tranches d’âge et bien entendu adaptés à celles-ci. Le rôle de l’enseignant
  • 115.
    A l’intérieur d’unemême tranche d’âge, des différences de niveau apparaissent assez vite. Les séances doivent s’adapter à tous les niveaux permettre à chacun d’être autonome et de progresser à son propre rythme. Tout en proposant des jeux et exercices collectifs dans lesquels tout le monde peut se retrouver et s’amuser, l’objectif étant de ne jamais perdre la dynamique de groupe qui permet aux enfants d’avancer et de se sociabiliser. Le rôle de l’enseignant
  • 116.
    Penser (dans lamesure du possible) à ne pas faire de groupes constitués d’un trop grand nombre d’enfants ni le contraire, afin de garder une dynamique de groupe intéressante. Un groupe ne peut dépasser 10 enfants par intervenant, l’idéal étant 8 enfants. Le rôle de l’enseignant
  • 117.
    Selon la duréede la séance, laisser des moments libres aux enfants afin qu’ils puissent découvrir par eux mêmes tous les objets et les différentes manière de les manipuler. Ces moments offrent la possibilité d’approfondir les choses qui les intéressent le plus, permettant ainsi à l’intervenant de pouvoir consacrer des moments personnels avec chacun d’eux. Le rôle de l’enseignant
  • 118.
    A vous Defaire aimer le cirque aux enfants De convaincre les parents des bienfaits du cirque pour leur progéniture De convaincre les enseignants des qualités pédagogiques des activités circassiennes De promouvoir et de parfaire le développement psychomoteur de l’enfant par le biais de la circomotricité D’aider l’enfant à vaincre l’échec scolaire grâce à la positive attitude du cirque
  • 119.
    Le Cirque Rigolade? Amusement ? Vraie activité pédagogique ? Valorisation de l’enfant ? Outil de l’ouverture d’esprit de l’enfant ? Outil de socialisation
  • 120.
    L’animateur de cirqueFou du roi ou vrai éducateur ? Auxiliaire technique de l’enseignant ? Vrai ATSEM Auxiliaire de l’intégration Enfants en difficultés familiales / sociales Enfants autistes Musicothérapie ergothérapie Pourquoi pas aide scolaire pour les jeunes en difficulté en pédopsychiatrie
  • 121.
    Code ROME Codesdes fiches ROME les plus proches • G1203 : Animation de loisirs auprès d'enfants ou d'adolescents • K1206 : Intervention socioculturelle • G1204 : Éducation en activités sportives G1203 : un peu réducteur ! Pourquoi pas éducateur tout court Les trois aspects sont couverts Éducatif Social Socialisation
  • 122.
    DEVELOPPEMENT MOTEUR MOTRICITEPSYCHISME INTELLIGENCE INNE ACQUIS ENVIRONNEMENT CORPS SYSTEME NERVEUX CERVEAU NEURONES MOELLE EPINIERE COMPREHENSION TRANSMISSION PERCEPTION SENSIBILITE MEMBRES TRONC POSTURE MOBILITE PREHENSION