La littérature au Moyen Age
La littérature est de
  tradition orale

                        2
Jongleurs, troubadours et trouvères
  parcourent les campagnes et les
villes pour chanter, réciter, raconter
              des récits




                                         3
Les troubadours s'expriment en

  langue d'oc, c'est-à-dire en

  dialecte du sud de la France




                                 4
Les trouvères s'expriment en

langue d'oil, qui est un dialecte

     du nord de la France




                                    5
Trouvères




Troubadours




              6
Lire,   écrire, posséder le savoir,
sont réservés à une petite élite (les
prêtres, les moines, les clercs.)




                                      7
La langue écrite, officielle et

littéraire, est le latin connu

  seulement par cette élite

 (prêtres, moines, clercs...)

    qui possède le savoir         8
ème
A partir du XII         siècle,

la bourgeoisie des villes

   veut accéder à la

       littérature.               9
Les auteurs deviennent plus

 nombreux et écrivent en

langue romane ou roman

 (ancien français), langue

 commune à tous les laïcs    10
La littérature du Moyen Age est constituée de :

* chansons de geste

* poèmes

* fabliaux

* pièces de théâtre

* chroniques historiques
                                            11
Les chansons de geste
    Poésie qui chante les exploits des grands héros
    nationaux: la poésie épique, représenté par les
    chansons de geste.

    Recitées par des jongleurs avec un accompagnement
    musical.

Les thèmes fondamentaux:
●   la guerre, exaltation des liens féodaux
●   La religion:les croisades contre les infidèles      12
La forme des Chansons de Geste
●   Longs poèmes épiques organisés en laisses
    ( strophes de longueur inégale qui comportent
    chacune une unité narrative.)
●   Mètre utilisé : décasyllabe
●   les vers étaient assonancés        le dernier son
    vocalique de chaque vers (indépendamment
    des consonnes qui encadrent ce son) était le
    même à l'intérieur de toute la laisse.
●    Le poème était psalmodié par un jongleur qui
    s'accompagnait d'un instrument de musique ;
    des saltimbanques mimaient les scènes         13
    racontées.
Le premier chef d’œuvre :
            la Chanson de Roland
                         l'intrigue
●   Charlemagne fait la guerre en Espagne depuis sept
    ans. Il rentre en France après avoir soumis
    Pampelune, mais il a été trahi par un de ses barons,
    Ganelon. Au passage de Roncevaux, le traître le
    convainc de placer Roland à la tête de l’arrière-garde.
    Avant la bataille, Olivier, son meilleur ami, tente de
    convaincre Roland d’appeler Charlemagne à la
    rescousse, mais il refuse, par orgueil. Tout le monde
    mourra, les Sarrasins et les Français. Roland meurt le
    dernier, juste avant l’arrivée de Charlemagne, qui
    anéantit le reste de l’armée sarrasine L’archange
    Gabriel emporte l’âme de Roland au paradis
                                                         14
ème
et aussi, à partir du XII         siècle
de romans de chevalerie où
sont racontés les exploits et les
     amours de chevaliers


                                           15
Ces récits sont parmi les
premiers    à   être   appelés
romans car ils sont écrits en
langue romane (= ancien
français) et non plus en latin.
                                  16
Qu'est-ce qu'un chevalier dans

  la société du Moyen Age ?




                                 17
e
A partir du IX siècle apparaît une
nouvelle catégorie de militaires :

       les chevaliers




                                     18
Un chevalier se consacre à la
guerre, au combat (tournois,
  joutes...), et à la chasse.




                                19
Il a pour mission de

protéger la veuve et

     l'orphelin
                       20
Le chevalier obéit à

 un code moral, un

 code de l'honneur

     très strict       21
Il doit être preux

c'est-à-dire vaillant


                        22
Il doit être loyal




                     23
Il doit faire preuve de
      largesse



                          24
Il doit faire preuve de
       mesure



                          25
Il doit être courtois



                        26
Les chevaliers sont
  au service d'un
     seigneur.

                      27
● Ils protègent la population qui vit
sur les terres du seigneur

● Ils aident le seigneur à faire
régner la justice

● Ils font aussi la guerre pour ce
seigneur
                                        28
En échange, le seigneur confie au
chevalier un fief (= une terre) qui va
 lui rapporter de l'argent et qui lui
permettra d'entretenir ses chevaux,
ses domestiques et son équipement

                                        29
Le roman de chevalerie




                     30
ème
Au XII         siècle , en temps

de paix, on vit au domaine

  du seigneur : la cour

                                   31
Dans ces cours seigneuriales
 les relations humaines sont
fondées sur un certain art de
            vivre

                               32
la courtoisie

                33
La courtoisie (qui
vient du mot cour)
désigne la bonne
manière d'être en
    société.         34
C'est un art de vivre qui
développe :
● la politesse,
● la conversation,
● le respect d'autrui,
● la générosité...
                            35
Le roman de chevalerie est

 une littérature de cour




                             36
Cette littérature de cour,
ou littérature courtoise,
est destinée aux seigneurs
 et aux grandes dames.

                              37
Les romans de
 chevalerie ont pour
 héros des hommes
dotés de nombreuses
      qualités         38
Il met aussi en scène
un univers raffiné où les
 femmes tiennent une
   place importante.
                         39
L'amour devient un
sujet important du
      roman


                     40
C'est un amour parfait
(= La fin'amor), délicat,
  qui unit un chevalier
complètement dévoué et
  soumis à sa dame        41
On l'appelle amour
  courtois parce qu'il
apparaît dans les cours
     seigneuriales

                          42
La source
  d'inspiration des
romans de chevalerie

                       43
Les sujets des romans de
chevalerie sont empruntés à la
  matière de Bretagne, nom
donné à l'ensemble des textes
écrits au Moyen Age autour des
     légendes celtiques et
         irlandaises             44
Les caractéristiques du
 roman de chevalerie



                       45
Les romans de chevalerie sont des récits

  * Écrits en vers octosyllabes (huit syllabes)

  * Ecrits en continu sans chapitres

   * Lus à haute voix devant un public de

seigneurs (les chevaliers et les gens de cour ne

savent pas lire)



                                                  46
Dans ces romans, le

chevalier doit chercher

l'aventure : il part en

        quête.            47
Il peut rechercher
●   un objet (le Graal)
●   délivrer une femme
●   venger un compagnon
●   etc.
                          48
Il doit alors affronter des

        épreuves.

 En triomphant de chaque

épreuve, il devient un héros
                               49
Le chevalier est au
service de sa dame et doit
lui être fidèle, la défendre,
 accomplir pour elle des
          exploits
                                50
Le roman de chevalerie est
un roman d'aventure où le
     merveilleux et le
vraisemblable se côtoient .

                              51
Le merveilleux c'est
  le surnaturel, le
monde de la magie, de
      la féérie.
                       52
Le merveilleux décrit un monde organisé
par des lois qui ne sont pas celles de
notre monde, mais qui ne surprennent
pas le héros.




                                      53
Le merveilleux se présente

  sous diverses formes




                             54
Des personnages :

l'enchanteur   Merlin,   des   fées

(Viviane, Mélusine, Morgane...),

des géants, des nains, etc.


                                 55
Des animaux et des personnages monstrueux :

des dragons, des loups-garous, des femmes-

serpents, des lions, des monstres de toutes

sortes, des animaux fabuleux (comme la licorne)




                                                  56
Des    lieux    enchantés       :     des   forêts

mystérieuses, des fontaines, des sources, des

rivières, des lacs... magiques, des ponts, des

châteaux surgis de nulle part, etc.




                                                 57
Des objets : Excalibur l'épée du roi Arthur, la

Table ronde, le Graal, des anneaux d'invisibilité,

d'invincibilité, etc.




                                                 58
Des produits : des philtres, des onguents

(remèdes magiques), etc.




                                        59
Le roman de chevalerie, dont les personnages
appartiennent à l'univers des chevaliers de la
Table ronde, raconte les exploits des héros ou
leurs aventures amoureuses et leur quête sans
fin pour trouver le Graal.




                                            60
Testi




        61

Littérature m age

  • 1.
  • 2.
    La littérature estde tradition orale 2
  • 3.
    Jongleurs, troubadours ettrouvères parcourent les campagnes et les villes pour chanter, réciter, raconter des récits 3
  • 4.
    Les troubadours s'exprimenten langue d'oc, c'est-à-dire en dialecte du sud de la France 4
  • 5.
    Les trouvères s'exprimenten langue d'oil, qui est un dialecte du nord de la France 5
  • 6.
  • 7.
    Lire, écrire, posséder le savoir, sont réservés à une petite élite (les prêtres, les moines, les clercs.) 7
  • 8.
    La langue écrite,officielle et littéraire, est le latin connu seulement par cette élite (prêtres, moines, clercs...) qui possède le savoir 8
  • 9.
    ème A partir duXII siècle, la bourgeoisie des villes veut accéder à la littérature. 9
  • 10.
    Les auteurs deviennentplus nombreux et écrivent en langue romane ou roman (ancien français), langue commune à tous les laïcs 10
  • 11.
    La littérature duMoyen Age est constituée de : * chansons de geste * poèmes * fabliaux * pièces de théâtre * chroniques historiques 11
  • 12.
    Les chansons degeste Poésie qui chante les exploits des grands héros nationaux: la poésie épique, représenté par les chansons de geste. Recitées par des jongleurs avec un accompagnement musical. Les thèmes fondamentaux: ● la guerre, exaltation des liens féodaux ● La religion:les croisades contre les infidèles 12
  • 13.
    La forme desChansons de Geste ● Longs poèmes épiques organisés en laisses ( strophes de longueur inégale qui comportent chacune une unité narrative.) ● Mètre utilisé : décasyllabe ● les vers étaient assonancés le dernier son vocalique de chaque vers (indépendamment des consonnes qui encadrent ce son) était le même à l'intérieur de toute la laisse. ● Le poème était psalmodié par un jongleur qui s'accompagnait d'un instrument de musique ; des saltimbanques mimaient les scènes 13 racontées.
  • 14.
    Le premier chefd’œuvre : la Chanson de Roland l'intrigue ● Charlemagne fait la guerre en Espagne depuis sept ans. Il rentre en France après avoir soumis Pampelune, mais il a été trahi par un de ses barons, Ganelon. Au passage de Roncevaux, le traître le convainc de placer Roland à la tête de l’arrière-garde. Avant la bataille, Olivier, son meilleur ami, tente de convaincre Roland d’appeler Charlemagne à la rescousse, mais il refuse, par orgueil. Tout le monde mourra, les Sarrasins et les Français. Roland meurt le dernier, juste avant l’arrivée de Charlemagne, qui anéantit le reste de l’armée sarrasine L’archange Gabriel emporte l’âme de Roland au paradis 14
  • 15.
    ème et aussi, àpartir du XII siècle de romans de chevalerie où sont racontés les exploits et les amours de chevaliers 15
  • 16.
    Ces récits sontparmi les premiers à être appelés romans car ils sont écrits en langue romane (= ancien français) et non plus en latin. 16
  • 17.
    Qu'est-ce qu'un chevalierdans la société du Moyen Age ? 17
  • 18.
    e A partir duIX siècle apparaît une nouvelle catégorie de militaires : les chevaliers 18
  • 19.
    Un chevalier seconsacre à la guerre, au combat (tournois, joutes...), et à la chasse. 19
  • 20.
    Il a pourmission de protéger la veuve et l'orphelin 20
  • 21.
    Le chevalier obéità un code moral, un code de l'honneur très strict 21
  • 22.
    Il doit êtrepreux c'est-à-dire vaillant 22
  • 23.
    Il doit êtreloyal 23
  • 24.
    Il doit fairepreuve de largesse 24
  • 25.
    Il doit fairepreuve de mesure 25
  • 26.
    Il doit êtrecourtois 26
  • 27.
    Les chevaliers sont au service d'un seigneur. 27
  • 28.
    ● Ils protègentla population qui vit sur les terres du seigneur ● Ils aident le seigneur à faire régner la justice ● Ils font aussi la guerre pour ce seigneur 28
  • 29.
    En échange, leseigneur confie au chevalier un fief (= une terre) qui va lui rapporter de l'argent et qui lui permettra d'entretenir ses chevaux, ses domestiques et son équipement 29
  • 30.
    Le roman dechevalerie 30
  • 31.
    ème Au XII siècle , en temps de paix, on vit au domaine du seigneur : la cour 31
  • 32.
    Dans ces coursseigneuriales les relations humaines sont fondées sur un certain art de vivre 32
  • 33.
  • 34.
    La courtoisie (qui vientdu mot cour) désigne la bonne manière d'être en société. 34
  • 35.
    C'est un artde vivre qui développe : ● la politesse, ● la conversation, ● le respect d'autrui, ● la générosité... 35
  • 36.
    Le roman dechevalerie est une littérature de cour 36
  • 37.
    Cette littérature decour, ou littérature courtoise, est destinée aux seigneurs et aux grandes dames. 37
  • 38.
    Les romans de chevalerie ont pour héros des hommes dotés de nombreuses qualités 38
  • 39.
    Il met aussien scène un univers raffiné où les femmes tiennent une place importante. 39
  • 40.
    L'amour devient un sujetimportant du roman 40
  • 41.
    C'est un amourparfait (= La fin'amor), délicat, qui unit un chevalier complètement dévoué et soumis à sa dame 41
  • 42.
    On l'appelle amour courtois parce qu'il apparaît dans les cours seigneuriales 42
  • 43.
    La source d'inspiration des romans de chevalerie 43
  • 44.
    Les sujets desromans de chevalerie sont empruntés à la matière de Bretagne, nom donné à l'ensemble des textes écrits au Moyen Age autour des légendes celtiques et irlandaises 44
  • 45.
    Les caractéristiques du roman de chevalerie 45
  • 46.
    Les romans dechevalerie sont des récits * Écrits en vers octosyllabes (huit syllabes) * Ecrits en continu sans chapitres * Lus à haute voix devant un public de seigneurs (les chevaliers et les gens de cour ne savent pas lire) 46
  • 47.
    Dans ces romans,le chevalier doit chercher l'aventure : il part en quête. 47
  • 48.
    Il peut rechercher ● un objet (le Graal) ● délivrer une femme ● venger un compagnon ● etc. 48
  • 49.
    Il doit alorsaffronter des épreuves. En triomphant de chaque épreuve, il devient un héros 49
  • 50.
    Le chevalier estau service de sa dame et doit lui être fidèle, la défendre, accomplir pour elle des exploits 50
  • 51.
    Le roman dechevalerie est un roman d'aventure où le merveilleux et le vraisemblable se côtoient . 51
  • 52.
    Le merveilleux c'est le surnaturel, le monde de la magie, de la féérie. 52
  • 53.
    Le merveilleux décritun monde organisé par des lois qui ne sont pas celles de notre monde, mais qui ne surprennent pas le héros. 53
  • 54.
    Le merveilleux seprésente sous diverses formes 54
  • 55.
    Des personnages : l'enchanteur Merlin, des fées (Viviane, Mélusine, Morgane...), des géants, des nains, etc. 55
  • 56.
    Des animaux etdes personnages monstrueux : des dragons, des loups-garous, des femmes- serpents, des lions, des monstres de toutes sortes, des animaux fabuleux (comme la licorne) 56
  • 57.
    Des lieux enchantés : des forêts mystérieuses, des fontaines, des sources, des rivières, des lacs... magiques, des ponts, des châteaux surgis de nulle part, etc. 57
  • 58.
    Des objets :Excalibur l'épée du roi Arthur, la Table ronde, le Graal, des anneaux d'invisibilité, d'invincibilité, etc. 58
  • 59.
    Des produits :des philtres, des onguents (remèdes magiques), etc. 59
  • 60.
    Le roman dechevalerie, dont les personnages appartiennent à l'univers des chevaliers de la Table ronde, raconte les exploits des héros ou leurs aventures amoureuses et leur quête sans fin pour trouver le Graal. 60
  • 61.

Notes de l'éditeur

  • #4 Les troubadours (ou les trouvères) sont des poètes qui inventent des récits qu'ils mettent en musique. Ils les récitent eux-mêmes dans les châteaux devant le seigneur et sa cour Les jongleurs récitent et chantent les textes inventés par les troubadours. Ils vont dans les châteaux, les foires, sur les places publiques ou dans les rues, Ils manipulent aussi des objets, font des acrobaties ou montrent des animaux dressés. Méprisés, ils sont remplacés au XIIe siècle par les ménestrels qui ne font plus que chanter ou réciter chansons de gestes, romans ou poésies.
  • #8 Les prêtres, les moines, les clercs sont des gens d'église. Les clercs sont des gens instruits qui ont appris à lire et à écrire. A la fin de leurs études la plupart des clercs se consacre à la vie religieuse.
  • #10 Avec le développement des villes le commerce, l'artisanat se sont développés et l'on voit apparaître de nouveaux riches : les bourgeois
  • #12 Chansons de geste : récits rapportant les exploits d'un héros (ex. : La chanson de Roland )
  • #19 Au cours du XI e siècle, dans tout l’Occident chrétien, se développe une nouvelle classe sociale, celle des chevaliers. Ils sont d’abord et avant tout des spécialistes de la guerre, rassemblés autour des maîtres du pouvoir, les aidant à défendre le territoire et à maintenir la paix.
  • #20 En temps de paix, les chevaliers s’adonnent à la chasse, sport noble, et au tournoi. Pour conserver intacte leur ardeur guerrière, les chevaliers se battent « amicalement » entre eux. En fait, ce sont des exercices très sérieux et très violents, véritable école de guerre. Ils aiment aussi, bien sûr, les fêtes...
  • #21 La guerre au XII e siècle est un facteur de troubles et d’insécurité, provoquant la misère et la famine du peuple, qui ne participe pas à la lutte, mais en subit toutes les retombées économiques et morales. À cela, bien entendu, il faut ajouter le désordre intérieur : en toute époque de crise et d’insécurité, il faut survivre, d’où l’apparition d’un banditisme qui prend les formes les plus diverses. La chevalerie aurait donc été créée pour garantir la société de tous les désordres, intérieurs et extérieurs. Son code moral lui impose la protection de la veuve et de l’orphelin, c’est-à-dire de tous les démunis.
  • #23 Par le mot « prouesse », on désignait l’ensemble des qualités morales et physiques qui font la vaillance d’un guerrier. Le chevalier doit donc être fort physiquement et psychologiquement. Il doit être fort, agile, rapide et courageux. Devant le danger, un chevalier ne recule pas. Il ne craint pas pour sa vie, puisqu’il la voue à protéger les faibles
  • #24 Le premier devoir du chevalier est de tenir parole. S’il rompt la foi qu’il a jurée, c’en est fait de sa réputation. Il faut savoir que la chevalerie est une fraternité dont tous les membres s’entraident. D’ailleurs, il est important que les chevaliers puissent se faire confiance, puisqu’ils vont combattre ensemble : ils doivent être assurés que leurs camarades ne les laisseront pas tomber. Il doit être loyal et fidèle au seigneur dont il dépend
  • #25 Il doit mépriser le profit, il ne doit pas s'attacher aux richesses mais les distribuer autour de lui
  • #26 c’est-à-dire qu’il sait réprimer les excès de sa colère, de son envie, de sa haine, de sa cupidité, qu’il est capable de rester maître de lui-même dans le feu de l’action.
  • #27 La courtoisie est un idéal de conduite à tenir à l’égard des dames et des demoiselles.
  • #30 Entre le XV ème et le XVI ème siècle, la chevalerie décline, puis disparaît. Les archers, les soldats à pied et les canons deviennent de + en + performants et finissent par surpasser les chevaliers. L'invention des canons et des boulets qui emportent tout, chevaux, chevaliers, armures, met un terme à l'époque des chevaliers.
  • #35 La courtoisie désigne une façon d’être, l’ensemble des attitudes, des mœurs de la cour seigneuriale dans laquelle les valeurs chevaleresques sont modifiées par la présence des dames.
  • #40 Au Moyen Âge, l'attitude générale à l'égard des femmes est marquée par les enseignements de l'Église. Cette dernière tient la femme pour responsable du péché originel et de l'expulsion du Paradis. La femme est donc une tentatrice, un instrument du Diable, un mal nécessaire. Le mariage est souvent considéré comme une condition avilissante. La loi ecclésiastique permet au mari de battre sa femme et de la répudier, contribuant à l'humiliation et à l'assujettissement de la femme, que l'on regarde comme inférieure à l'homme dans presque tous les domaines. Jusqu'au début du XIIe siècle, les textes déclamés dans les salles des châteaux (les cours) évoquent les hauts faits de guerre et la bravoure des chevaliers, Les femmes n'y jouent pas un grand rôle. Sous l'influence de Guillaume IX d'Aquitaine apparaît une poésie qui fait place à l'amour ; elle invente de nouvelles relations entre les hommes et les femmes ; sous l'influence des troubadours, les mentalités vont donc commencer à évoluer. Cette nouvelle attitude prendra le nom d'amour courtois parce qu'elle apparaît uniquement dans les cours seigneuriales et ne concerne que la société noble ; ni bourgeois, ni paysan ne figurent parmi les héros de ces récits. La poésie des troubadours entoure la femme de beaucoup de dignité, d'honneur et de respect ; elle en fait l'incarnation de la noblesse et de la vertu.
  • #41 Le chevalier amoureux devient un personnage important. L'amour est considéré comme un sentiment élevé qui l'aide à s'améliorer, à développer ses qualités de fidélité, d'honneur et de discrétion. L’amant courtois est totalement soumis et dévoué à sa dame : abnégation, obéissance et discrétion sont ses mots d’ordre. Pour mériter l’amour de sa dame (qui fait preuve de froideur et de caprices), afin de prouver l’intensité et la constance de son amour, le chevalier devra se plier au « service d’amour », c’est-à-dire qu’il devra se soumettre aux coutumes de l’attente et sortir vainqueur d’une série d’épreuves souvent fixées par sa maîtresse. Mais cela lui importe peu : lorsque le cœur noble est épris, plus rien ne compte. Les exploits accomplis, la souffrance, le grandiront moralement. Rudement mis à l’épreuve, le chevalier amoureux doit même trouver de la joie dans la souffrance et la séparation. Les épreuves, preuve de sa perfection morale, lui permettront de conquérir sa bien-aimée et d’obtenir une récompense. Quand il aime, le chevalier courtois rend hommage à sa dame, elle devient la suzeraine de son cœur : il s’y soumet aveuglément. La loyauté à la dame passe avant celle au suzerain : il doit faire preuve d’une obéissance totale, d’une fidélité indéfectible. Cette soumission amène ainsi, pour le chevalier, le conflit qui oppose son amour à son honneur. Renoncer à l’honneur pour l’amour représente le sacrifice le plus grand qu’il puisse faire. Les joies d’amour Après la discipline, l’attente, les épreuves, le sacrifice de son honneur, le chevalier peut enfin s’abandonner au plaisir sensuel. En effet, les troubadours, idéalistes mais aussi réalistes, voyaient l’acte sexuel – mérité de la sorte – comme le sacrement de l’amour. Toutefois, il se peut que cet acte d’amour ne se produise jamais, et que les faveurs de la dame, jamais accordées, aient entretenu de beaux rêves, suscité d’ardents espoirs, inspiré des actes généreux. Ce complexe état d’âme créé par cette attente et cet effort est ce qu’on appelle la « joie d’amour ».
  • #42 C'est un code social qui inverse la hiérarchie traditionnelle et place la dame en position de supériorité par rapport à son ami. En échange de la dévotion totale qu’elle attend de lui, elle lui accorde son amour, plus souvent symbolique que concret.
  • #43 C'est un code que doit suivre le chevalier. * Cet amour doit être mutuel * La dame dont est amoureux le chevalier courtois est très souvent mariée * La dame est idéalisée : c'est la plus belle, la plus noble et la plus généreuse... * Le chevalier se met au service de sa dame. * Le chevalier l'aime à en perdre la raison, il pense à elle en permanence * Il sert sa dame en toutes circonstances avec patience et loyauté * Il défend l' honneur de sa dame * Il accomplit des exploits pour la protéger * Il doit se montrer digne en toutes occasions, parfois au péril de sa vie * Le chevalier et sa dame sont fidèles l'un à l'autre * Ils veillent à tenir leur amour secret (Une passion sans frein, qui ne recule pas devant le scandale, est choquante. Les conséquences sont désastreuses pour les amants : la dame perd son honneur, élément essentiel à sa perfection et... à son titre, alors que le chevalier voit ignorer sa valeur, qui n’est ni reconnue ni publiée.)
  • #54 Les chevaliers ne sont pas du tout surpris de rencontrer une fée ou un monstre ou un dragon sur leur chemin